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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU (2.6)

Publié le par Dr André CHOUBEU

IV. Sola Fide : l’érosion de l’article de foi principal 

 La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui.  

  • Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester. 
  • L’auto justification est accompagnée ces derniers temps  par l’appropriation gauche de tout domaine réservée à Dieu pour Sa gloire.
  • homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Evangile biblique. 
  • L’état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
  • Un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère.

 Dans de nombreuses églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif. 

« Rien ne peut sauver mon âme,
Rien que le sang de Jésus!
Pour elle je ne réclame,
Rien que le sang de Jésus !) » 

 

 V. Soli Deo Gloria : l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu  

Partout où, dans l’Eglise, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Evangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison : nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée. 

  • Dieu n’est plus au centre de la vie de l’Eglise.
  • Le culte se transforme en divertissement,
  • la prédication de l’Evangile en opération de marketing,
  • la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite. 
  • Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux. 
  • Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels. 
  • Dans le culte, Dieu doit être souverain, pas nous. 
  • Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès. 

Un appel à la repentance et à la réformation  

  • La fidélité dont les Eglises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente.

 

  • Au début de ce siècle, les Eglises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ.
  • Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains
  • De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
  • nous devons nous repentir de notre trop grande conformité au monde.
  • l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée.
  • Nous avons affaibli le témoignage de l’Eglise par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
  • Nous avons affaibli le témoignage de l’Eglise par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ

                                                                                     André CHOUBEU, PhD

                                                                                              Tél. : (237) 677 75 71 60

                                                                                      (237) 699 58 65 05

                                                                             Douala, 25 Février 2021

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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU (2.5)

Publié le par Dr André CHOUBEU

III. Sola Gratia : l’érosion de l’Evangile 

 La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme aussi, une autosuffisance, une infaillibilité doit laisser place à l’humilité. 

  • Il y a nécessité absolue de reconnaitre que l’Eglise est une communauté de pécheurs graciée par Christ.
  • Une confiance dénuée de fondement existe  dans la mouvance évangélique :

a)  l’Evangile de l’estime de soi

b) l’Evangile de la santé

c) l’Evangile de la richesse

d) l’Evangile des indulgences (transformation de l’Evangile en produit à commercial)

e)  l’Evangile des opportunités qui place Dieu au rang de homme d’Affaire

f)  l’Evangile des avantages sans responsabilité ou devoir à assumer

g) l’Evangile qui exclut la colère de Dieu sur le péché

h) l’Evangile de l’amour de Dieu qui accepte même le salaire d’un chien ou d’une prostitué

i) l’Evangile qui considère les pécheurs comme consommateurs désireux de l’acheter les services divers (offrandes de rachat, offrandes dangereuse, offrandes de douleur,  construction des autels, etc….) 

  • Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification au profit des textes de nos doctrines intérieures et statuts. 
  • La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut. 
  • Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère. 
  • le salut n’est aucunement une œuvre humaine.
  • Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation.
  • La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi. 
  • L’orgueil spirituel a envahi la majorité des  ouvriers de Dieu : 

     L'orgueil est une trop haute opinion de soi et consiste à se passer pour ce qu'on n'est pas en réalité. Une opinion très avantageuse et souvent exagérée, qu'on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui.

    Une position de commandement chez un homme aura forcément tendance à engendrer secrètement en lui un élan d’orgueil qui, non maîtrisé, le rendra inapte à progresser dans son ministère. "Tout cœur hautain est en abomination  à l'Eternel" (Prov. 16.5). Rien ne déplaît plus à Dieu qu'une personne imbue d'amour-propre. Ce péché, qui est la racine même de tous les autres péchés, a pour but principal de détrôner Dieu pour y placer notre "moi". Rappelons-nous que c'est, ce péché qui a fait du plus grand chérubin, gardien du trône de Dieu, un démon de l'enfer, et qui a provoqué son expulsion du ciel.

On note généralement  cinq formes du péché d'orgueil : 

a)  Orgueil de l'apparence 

Nous avons une meilleure façon, une meilleure mine que les autres. Nous nous estimons plus galant, plus beau, plus habillé, ayant une bonne démarche que les autres ; on marche, se compare, aux autres, les sous-estime et même les minaude. 

b)  Orgueil d'origine 

Nous sortons de telle famille, tribu, pays, et surtout, savez-vous qui nous sommes ?  Nous sommes riches, bien cultivés, instruits et bien placés ; par conséquent, nous devons conserver notre honneur. Savez-vous à qui vous avez affaire ! Pardon ! Mon père, oncle, frère... est ou sont x y z. 

c)  Orgueil de rang

Se voir supérieur aux autres à cause de tel avantage ou privilège. Ne me jugez pas de cette façon-là ; après tout m’avez-vous bien vu ? Je peux vous faire arrêter.

d)  Orgueil de l'efficacité

Nous montrons que nous sommes les seuls capables et que nul ne peut nous remplacer. D'ailleurs, sans nous tout doit échouer. Nous sommes les seuls plus valeureux ; les autres se débrouillent, mais ne peuvent jamais avoir notre compétence. Il n'y  a personne d’autre que nous. Après nous, c’est le déluge. Jér. 17.13 ; 1 Cor 4.7 

e)  Orgueil spirituel 

Cette dernière forme est la plus abominable. Nous sommes orgueilleux de nos mérites spirituels, orgueilleux de notre connaissance, de la longueur de nos jeûnes, de nos visions, songes, révélations et dons spirituels. Nous avons le sentiment d'être les favoris de Dieu et en venons même à nous vanter de notre humilité. On compte trop sur soi, sur les capacités intrinsèques qu'on croit posséder et non sur Christ en qui on peut tout. Nous avons pourtant tout par la grâce.

L'orgueil spirituel est si subtil que celui qui en est concerné n'est bien souvent pas conscient.

Comment savoir si nous avons succombe à ce péché ?

Test de la préférence 

Comment réagissons-nous quand quelqu'un d'autre est choisi à notre place pour occuper un poste que nous convoitions ou quand un autre est élevé alors que nous, nous semblons être oubliés ; ou encore quand d'autres nous éclipsent par leurs dons et leur succès ?

Test de la sincérité 

Dans nos moments d'honnêtes autocritiques, nous découvrons en nous, beaucoup de défauts que nous acceptons sincèrement. Mais que ressentons-nous quand d'autres, et spécialement nos adversaires disent exactement les mêmes choses de nous ?

Test de la critique 

La critique provoque-t-elle dans notre cœur de l'hostilité et du ressentiment au point de nous pousser immédiatement à nous justifier ? N'avons-nous pas hâte de critiquer à notre tour celui qui  vient de nous critiquer ? N'est-ce pas rendre le mal pour le mal ? Quelle est notre réaction lorsque nous sommes victimes des critiques ?

Test de la haine 

Lorsque poussé, utilisé par un démon, quelqu'un nous calomnie. Comment réagissons-nous en retour ? Pouvons-nous alors sincèrement pardonner, prier pour lui et l'aimer ? Ne promettons-nous pas en retour dans un esprit de jalousie, de rancune, de nous venger ? Pourtant, nous devons aimer nos ennemis, ne pas attrister le Saint-Esprit (Mt 5.38-45 ; 2 Tim 2.24-26).

Plusieurs vies sont ruinées et éteintes par l'amertume, l'animosité, la colère, la clameur, la calomnie, la méchanceté (Eph 4.30,31).

Honnêtement, lorsque nous nous comparons à notre Seigneur qui s'est abaissé lui-même jusqu'à la mort sur la croix, nous ne devons que nous humilier pour la mesquinerie et la bassesse de notre propre cœur (Phil 2.1-8).

Pourtant il est écrit : « Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur (doulos) comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison ! » (Mt 10.25)

De part sa définition le mot grec "doulos" signifie en Français : Un esclave, homme de condition servile, celui qui se donne ou se vend à un autre ceux dont le service est utilisé par Christ pour l'avancement de Sa cause parmi les hommes. L’esclave est celui qui est dévoué aux autres sans se soucier de ses propres intérêts. Il n’est qu’un serviteur, un intendant qui n’a ni droit, liberté, car totalement placé sous la dépendance absolue de son maître.

Un véritable esclave, donne tout et doit tout à son Maître :           

Lui-même

Sa famille nucléaire

Son époux (se)

Ses enfants

Ses idées

Son ministère

Son travail

Son temps

Son argent

Sa santé

Son logement

Son véhicule

Ses projets

Ses loisirs

Ses préférences

Ses relations, etc.

André CHOUBEU, PhD

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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU (2.4)

Publié le par Dr André CHOUBEU

L'ETHIQUE DU MINISTERE PASTORALE

La dérive devenant de plus en plus grande dans les milieux évangéliques, pentecôtistes et charismatiques, il a semblé utile de prendre des dispositions pour préserver notre environnement des catastrophes que connaissent tristement plusieurs congrégations, dénominations et églises du Cameroun. Aussi, nous avons élaboré ce Code d’Ethique que doit signer chaque Pasteur avant tout exercice de ministère dans l’Eglise Universelle de Dieu.

I. Mes responsabilités envers moi-même (1Tim 3.1-5)

Comme ministre de Jésus-Christ, appelé par Dieu pour la prédication de l'Evangile, l'enseignement de la Parole de Dieu, et mis à part par l'Esprit Saint pour un ministère particulier, je prends l'engagement solennel d'exercer ce ministère selon les règles et les principes établis par mon Eglise et ce Code.

En effet, un dirigeant d'Eglise est chargé de s'occuper des affaires de Dieu et par conséquent on ne doit rien avoir à lui reprocher. Il ne doit être ni arrogant, ni colérique, ni buveur, ni violent, ni prêt à gagner malhonnêtement de l'argent. Il faut qu'il reçoive bien ceux qui viennent chez lui et qu'il aime ce qui est bien. Il faut qu'il soit raisonnable, juste, saint, ne répandant pas les calomnies et maître de lui-même (Tite 1.7,8)

Je m’engage, en outre à :

1. Cultiver quotidiennement ma vie dévotionnelle par la lecture des Saintes Ecritures, la méditation et la prière.

2. Chercher à imiter Christ dans mes attitudes et actions envers les autres sans distinction de race, de classe sociale, de croyances religieuses ou de position d'influence à l'Eglise et dans la communauté.

3. Être honnête dans la préparation et la proclamation de l'Evangile sans faire de plagiat, de tapages ou exagérer les faits.

4. Augmenter mon bagage intellectuel par l'étude, le recyclage et la lecture.

5. Bien gérer mon temps, mes obligations, mes tâches, mes responsabilités familiales tout en m'accordant un jour de repos par semaine et un congé annuel ;

6. Maintenir en bon état ma santé physique et mentale par des exercices, un régime alimentaire équilibré et des visites médicales régulières ;

7. Être honnête dans la gestion de mes finances en coopération avec ma femme, payant mes dettes si elles existent et en faisant face à mes obligations à temps ;

8. Ne rechercher ni privilège, ni gratification pour les services rendus aux autres.

 II. Mes responsabilités envers ma famille (1Tim. 3.3-5)

1. Je serai bon pour tous les membres de ma famille en dédiant le temps, l'amour et la considération qu'ils attentent de moi.

2. Mon épouse sera toujours mon amie, ma complice, ma partenaire, ma confidente, la mère de mes enfants et la maîtresse de ma maison.

3. Je regarderai mes enfants comme un don de Dieu en cherchant à répondre à leurs besoins individuels ; je m'efforcerai à les élever en étroite collaboration avec leur mère dans la connaissance de la Parole de Dieu, dans la crainte de son nom et le respect d'autrui.

4. Je m'engage à veiller à la tenue quotidienne du culte de famille avec la participation de tous.

5. Mon foyer sera ma première église locale et les membres, mes premiers fidèles. Que Dieu me soit en aide

III. Mes responsabilités envers ma communauté chrétienne

"Prenez soin comme des bergers du troupeau que Dieu vous a confié, veillez sur lui avec bonne volonté, comme Dieu le désire, et non à contrecœur..." (1 Pierre 5.2-4) 1. Comme pasteur :

a) Je m'efforcerai à être un ministre-serviteur de l'Eglise en suivant l'exemple du Christ dans la foi, l'amour, la sagesse, le courage et l'intégrité.

b) Je serai le serviteur de tous et de chacun dans le respect de la personne et des préceptes du Nouveau Testament ;

c) J'enseignerai la Parole de Dieu et ce qui en découle dans la loyauté, l’intégrité et l'honnêteté ;

d) Je serai le Pasteur du peuple de Dieu que je dois guider, conseiller et soigner dans l'Esprit du Seigneur ;

e) Je serai sincère, franc, honnête et impartial dans mes relations avec les membres de ma Congrégation afin de maintenir l'unité et la mutualité ;

f) Dans mes visites et séances socio-psychologiques, je veillerai à ce que je ne sois jamais seul, dans une salle non ouverte, avec une personne de sexe opposé ;

g) Je m'engage à faire l'éducation civique des fidèles qui sont à ma charge dans le respect des doctrines fondamentales de l'Ecriture.

2. Mes responsabilités comme Ministre religieux

a) J'exercerai mon ministère dans le respect des lois en vigueur ;

b) Je respecterai la loi Camerounaise dans la bénédiction des mariages ;

c) Je remplirai mes devoirs de citoyen tout en respectant la mission prophétique de l'Eglise et de mon ministère ;

3. Dans mes responsabilités de dispensateur de la Parole de Dieu, je passerai beaucoup de temps dans la prière et la préparation afin que mes exposés soient bibliquement orientés, contextuellement définis, théologiquement corrects et clairement communiqués.

4. Dans mes responsabilités évangéliques, je chercherai à former les membres de l'Eglise devant évangéliser les non croyants sans esprit de prosélytisme et sans critiquer les autres confessions évangéliques ;

5. Je ne me ferai pas rémunérer pour la célébration des mariages, la dédicace des enfants, les baptêmes, les consécrations des jeunes Ministres de Dieu et les funérailles ;

6. Je préférerai démissionner que de voir l'Eglise divisée pendant ou à cause de mon ministère ;

7. Je n'accepterai aucune position rémunérée sans l'autorisation expresse de l'Eglise ou de la Congrégation à laquelle j'appartiens ;

8. En consultation avec les membres, je travaillerai à l'amélioration des valeurs sacrées de l'Eglise et non à leur disparition.

9. Je respecterai d'une manière absolue les confidences que les membres m'auront faites en privé.

10. Je n'aurai pas de relation ni ne ferai de harcèlement sexuel avec toute autre personne qui ne soit pas mon épouse ou mon époux. Que Dieu me vienne en aide ! 11. Je cultiverai les fidèles à ma charge à respecter les lois et les autorités administratives et à faire de chaque citoyen de notre nation, un membre de famille pour l’atteinte des objectifs d’harmonie et de cohésion sociale ;

IV. Mes responsabilités vis à vis de ma Congrégation.

1. Je serai loyal, solidaire et attaché à ma Congrégation. Je l'aimerai et coopérerai avec elle dans mes efforts d'institutionnalisation, de développement, d'évangélisation et de coordination des affaires de la Congrégation.

2. Je participerai à toutes ses activités, appliquerai et ferai appliquer à l'Eglise ses règles et ses principes dans les limites de mes attributions et de la morale.

3. Je reconnaîtrai en tout temps que je fais partie de la fraternité qui a contribué à mon salut, mon éducation religieuse, mon ministère et au développement de mon Eglise.

4. Reconnaissant que ma Congrégation fait partie de l'Eglise Universelle, je m'engage à participer aux activités de celle-ci ayant rapport avec l'église dont j'ai la responsabilité ou charge.

V. Mes responsabilités vis-à-vis de mes collègues pasteurs

1. Je m'efforcerai à avoir de bonnes relations avec les autres Pasteurs, spécialement mes compagnons d'œuvre en respectant leur ministère et en coopérant loyalement avec eux.

2. Je n'entrerai pas en compétition avec les autres Pasteurs, ni pour agrandir ma congrégation, ni pour avoir du succès.

3. Je ferai de mon mieux pour ne pas ternir le pastorat par une mauvaise conduite ou par un comportement reprochable ;

4. Je me garderai de dire du mal de la personne et de l'œuvre d'un autre Pasteur, en particulier de mon prédécesseur ou de mon successeur.

5. Je serai honnête, juste et respectueux dans mes jugements et mes appréciations du ministère de mes collègues.

6. Je serai juste et honnête dans mes recommandations de Pasteurs à des églises ou à d'autres fonctions.

7. Je me garderai de prêcher, de célébrer des mariages ou des funérailles et de participer à aucune cérémonie religieuse dans une église que j'ai autrefois dirigée sans l'invitation expresse du Pasteur en place

8. Je m'efforcerai à travailler à la communion et la fraternité entre les églises Chrétiennes

VI. Mes responsabilités envers la communauté... (1 Tim. 3.7)

1. Ma première responsabilité dans la communauté est, Pasteur de l'église et je ne négligerai pas mes devoirs envers elle en faveur de la communauté.

2. Toutefois, reconnaissant que j'ai aussi un ministère à exercer auprès du public, je pourrai accepter des responsabilités qui ne soient ni contraignantes, ni incompatibles à mon ministère.

3. J'apporterai mon soutien à la morale publique à travers mon témoignage prophétique et en accomplissant mes devoirs civiques.

4. J'obéirai aux lois de mon pays pourvu qu'elles ne soient pas contraires aux normes et aux préceptes de la Bible.

5. Je me soumettrai à toute discipline à laquelle me soumettrait ma hiérarchie, sans bouderie, intoxications, justifications, murmures ou autres attitudes méprisantes

le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante. 

Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations. 

André CHOUBEU, PhD

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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU 5.3)

Publié le par Dr André CHOUBEU

COMPRENDRE LA CLASSIFICATION DE CHAQUE MINISTÈRE

Une approche ignorante fera croire que les cinq ministères sont classés par simple hasard. Notons très bien que les choses de Dieu sont toujours faites de très haute précision en tenant compte du lieu, de la nation, du contexte, de l’époque, des chiffres revêtant une signification et que sais-je encore ? C’est ainsi que nous comprendrons par les lignes qui suivent, le message que Dieu véhicule par le positionnement de chaque ministère par rapport aux cinq doigts de la main dans le sens ascendant et descendant :

a) En decrescendo (sens descendant) :

Pour bien saisir le but et le fonctionnement des ministères, nous devons retenir que toute tentative pour atteindre ou servir Dieu avait de tout temps été un échec cuisant pour l’homme. Le livre de Romains retrace avec précision le mécanisme ou le processus qui a conduit à la justice selon Dieu, clôturant son chapitre 12 à 16 par l’application de la justice au sens de la prescription et perception divine. Ainsi, dans le sens descendant, Dieu vient du ciel vers nous exerçant ministère pour nous donner un exemple du modèle céleste. La parole s’est faite chair et elle a habité parmi nous dit l’Evangile de Jean. Bien avant cela, la parfaite illustration du Tabernacle est très édifiante. En effet, Dieu habitait dans le lieu Très Saint dans l’Arche de l’Alliance. Puisque tout cela faisait allusion à Christ, parfaite typologie dans la conception, la fabrication et la présentation du Tabernacle, Il quitte le lieu Très Saint pour aller à la porte du parvis extérieure (notons que cette porte est Christ) pour chercher le pécheur et le conduire pas à pas, jusqu’à l’introduire dans la présence de Dieu au saint des saints. Il deviendra aisé par-là de saisir le sens du nom de Jésus, Emmanuel qui signifie ‘‘Dieu avec nous’’ ou simplement, ‘‘Dieu parmi nous’’. Ainsi, chacun des cinq ministères dans son positionnement selon Dieu signifie :

1. Le pouce ou Apôtre désigne Christ, l’Envoyé de Dieu vers nous selon qu’il est écrit : ‘‘ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.68-75). Il est l’Envoyé de Dieu vers un monde perdu apportant la vérité pour l’éclairer de la lumière céleste afin que dans la vie de celui qui accepte le don de Dieu exprimé par le sacrifice de la croix, naisse un rayon d’espoir qui jaillira jusqu’à la vie éternelle : « « L’Esprit de Dieu est sur moi, car il m’a consacré d’une onction pour que j’annonce la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le retour à la vue. Il m’a envoyé libérer les opprimés et proclamer une année où le Seigneur sera généreux » (Luc 4.18-19).

En effet, l’homme depuis les temps les plus anciens précédant la chute, cherche à saisir la vérité pour améliorer sa condition de vie ; mais en réalité, c’est elle qui doit nous saisir. Nous avons toujours et de tout temps voulu la posséder, mais en vérité, la vérité nous dépasse parce qu’elle est l’expression même de Dieu. C’est pour cela que c’est Dieu Lui-même qui peut venir vers nous pour nous conduire à Lui. Le Seigneur Lui-même n’a-t-Il pas dit : « « Je suis le chemin et la vérité et la vie : personne ne va au Père si ce n’est par moi » (Jean 14.6) ?

2. l’index qui désigne le Prophète, est Christ, le Messager de Dieu pour nous afin que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force’’ (Ephésiens 1.17-19).

Il convient de savoir que pour que nous retournions à Dieu, Créateur de toutes choses et être avec Celui qui n’a ni commencement ni fin, être revêtus de la connaissance, plutôt de Sa Connaissance qui est le commencement de la sagesse. Parlant de la Sagesse qui est Jésus, il est écrit : « L’Eternel m’a possédée comme prémices de ses voies, Comme première de ses œuvres, dès les temps anciens » (Proverbes 8.22 Bible Annotée). C’est pourquoi, Lorsque le Messager de Dieu entre dans une vie prédestinée pour apporter le salut, Il devient :

- Le Seigneur de notre volonté

- Le Prophète de notre intelligence

- Le Sacrificateur de nos sentiments et émotions.

3. le majeur représente l’Evangéliste, Jésus-Christ entrant dans le monde pour le salut des âmes dit : venu dans le monde pour ce message de l’Ecriture : Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté. (Hébreux 10.5-10).

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière ; Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort Une lumière resplendit…. Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Esaïe 9).

Le ministère terrestre de Jésus a été essentiellement basé sur la prédication du message de la repentance, utilisant les miracles, les paraboles, diverses figures de style pour amener le peuple à tourner les yeux vers le Père céleste. Sur l’aspect sacrificiel, il s’est constitué Agneau de Dieu, s’offrant comme holocauste sur la croix du Calvaire en vue de favoriser la réconciliation entre l’humanité pécheresse et Son Créateur.

En plus de son message, Sa vie sans péché dont la conduite dans son ensemble servait de modèle d’homme parfait reflétait l’image de la volonté parfaite de Dieu, condamnant de fait le diable dont la tyrannie semait la terreur sur tous les êtres habitants de la planète terre. Le volet rédemption s’est magnifiquement accompli lorsque la vie de Jésus a brisé les diverses lois pour assurer le salut intégral de l’homme :

- par Sa vie sans péché de Jésus a anéanti la force du péché.

- en brisant la puissance du péché qui avait depuis Adam tenue tous les hommes en captivité, le diable a perdu son autorité et son emprise sur Jésus, devenant ainsi vaincu

- à la croix, Jésus en se livrant à la mort comme Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde a trainé le diable derrière son char triomphal, anéantissant la puissance du bourreau de l’homme.

- lorsque Jésus fut mort, il a fait trois jours dans le tombeau et y étant, il a prêché la bonne nouvelle du royaume aux morts, surprenant ainsi le diable et libérant ses captifs condamnés à vie. Cet acte gracieusement, mystérieusement et souverainement accompli plongea dès lors le diable dans la confusion qui longtemps avait cru être fort.

- La résurrection d’entre les morts de Jésus a rendu vaine la puissance de la mort car celle-ci vaincue dans la tombe qui a relâché le Seigneur de gloire.

Tous ces aspects constituent la Bonne Nouvelle de l’Evangile selon lequel, Christ en revenant à la vie, nous restaure et nous introduit dans l’Eden de sa présence, nous revêtant à nouveau de l’autorité pour assujettir toute chose à son nom : « Jésus s’approcha et leur parla en ces termes : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples, en les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, 20 en leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. Moi, voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.» (Mt 28.18-20)

4. l’annulaire représente le Pasteur qui n’est autre que Christ car il est écrit de lui : ‘‘Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger’’ (Jean 10.11,14-16).

Comme décrit plus haut, la vie du Jésus sur la terre a été celui d’un Pasteur tout fait, donnant un exemple afin que tous ceux qui seront plus tard appelé au ministère pastoral puisse agir avec efficacité. Dans la douceur, Jésus a marché : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11.29). Dans l’humilité, la simplicité, il a fait montre « et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Phil 2.7-8). Il avait un cœur de berger au point de demander que ses disciples soient laissés en paix et qu’il soit seul arrêté. Dans son rapport de fin de mission, il dit qu’il n’a perdu aucune brebis, sauf celle qui était destinée à la perdition.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Au cours de son ministère terrestre, son ministère d’Enseignant spécialement oint a fait ses preuves et obtenu de grands témoignages, même de ses ennemis : ‘‘Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour’’ (Luc 4.31-37).

Tout ceci nous atteste fort bien que Jésus est l’auteur des cinq ministères qu’il a lui-même exercé selon la prescience du Père. Pour assurer la continuité de ce qu’il a commencé et ainsi pérenniser son œuvre, il continue bien qu’étant au ciel à exercer au travers de chaque ministère don, le perfectionnement des saints en vue d’une Eglise irréprochable, sans tâche ni ride qu’il viendra bientôt chercher.

Cette première approche retrace le chemin du Tabernacle duquel Dieu quitte le lieu Très Saint pour se manifester aux hommes, montrant son amour, accomplissant tout ce qui était requis par la loi en vue du salut. Ainsi en chair, il ira au parvis extérieur prendre le pécheur pour ensuite le ramener vers lui, dans le lieu Très Saint, en sa Sainte présence selon le processus ci-après, en utilisant les hommes qu’il a souverainement choisis :

b) En crescendo (Sens ascendant) :

1. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Lorsque le pécheur se convertit, le Docteur lui enseigne avec précision la voie du salut et les principes de Dieu qui régissent la nouvelle vie en Christ. Lorsque ce fondement est posé selon les Écritures, le nouveau converti qui sort de l’Ecole de fondement est remis au soin du Pasteur.

2. l’annulaire représente le Pasteur qui avec ses vertus de berger, encadrera ce nouveau venu dans le royaume. Il veillera sur lui, lui montrant comment vivre dans cette nouvelle famille en harmonie avec Dieu, avec les autres membres de famille qu’il a trouvé aussi bien que ceux qui viendront après. Le Pasteur pour ce faire, soigne ses plaies, panse ses blessures et le façonne pour passer du stade de l’enfant à fils. Il est formé dans la prière, la communion fraternelle, la vie communautaire et les principes de la vie dans le royaume dont il est devenu fils, faisant partie intégrante des membres de la famille de Dieu. Devenu fils, il sent la nécessité d’accomplir la volonté de Dieu pour l’accroissement de la famille. Il passe alors entre les mains de l’Evangéliste.

3. le majeur représente l’Evangéliste qui passe dans l’église locale et forme ce fils dans la conquête des âmes perdues, le combat spirituel, la guerre défensive et offensive contre le royaume des ténèbres. Par ce ministère, le fils ressent la douleur du cœur de Dieu pour les perdus et s’y investi sans réserve, sachant qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir et que le salut d’un seul pécheur réjouit tout le ciel. La passion pour les choses du royaume devenant sa raison d’être, il peut maintenant recevoir du Prochaine pour sa croissance vers la maturité spirituelle.

4. l’index désigne le Prophète qui de messager de Dieu qu’il est peut transmettre la connaissance de la révélation divine au nouveau fils du royaume. Cette connexion lui apprendra non plus à rester dépendant des rudiments, mais à être éveillé dans son homme intérieur et voir dans la vision de Dieu pour accomplir les œuvres agréables, comprenant que la dispensation de Dieu pour un homme, une famille, une tribu, un peuple, une nation ou un continent fait l’objet de la prescience divine et il faut s’y atteler pour rester dans l’intimité avec Dieu. On peut aisément pour cette circonstance lire Nombres 24.4 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Nombres 24.16 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Lorsqu’on a la révélation des choses de Dieu et s’y attache avec fermeté, on n’a plus raison de ne pas être envoyé.

5. Le pouce désigne l'Apôtre. La réformation apostolique est l’étape du retour à la case départ pour attendre le retour du Christ.

Ce processus montre fort bien que le nouveau converti peut et doit être formé par les cinq ministères dons qui lui passeront le relai pour l’œuvre de Dieu dans l’aspect spécifique de la multiplication comme l’a si bien dit l’Apôtre Paul à son fils Timothée par ces mots profonds dans leur implication et responsabilité : ‘‘Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres’’ (2 Tim 2.1-2). Il faut cela pour transmettre la connaissance aux hommes car ‘‘Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice’’ (2 Tim 3.16).

André CHOUBEU, PhD

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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU  (2.2)

Publié le par Dr André CHOUBEU

COMPRENDRE LA CLASSIFICATION DE CHAQUE MINISTERE

Une approche ignorante fera croire que les cinq ministères sont classés par simple hasard. Notons très bien que les choses de Dieu sont toujours faites de très haute précision en tenant compte du lieu, de la nation, du contexte, de l’époque, des chiffres revêtant une signification et que sais-je encore ? C’est ainsi que nous comprendrons par les lignes qui suivent, le message que Dieu véhicule par le positionnement de chaque ministère par rapport aux cinq doigts de la main dans le sens ascendant et descendant :

a) En decrescendo (sens descendant) :

Pour bien saisir le but et le fonctionnement des ministères, nous devons retenir que toute tentative pour atteindre ou servir Dieu avait de tout temps été un échec cuisant pour l’homme. Le livre de Romains retrace avec précision le mécanisme ou le processus qui a conduit à la justice selon Dieu, clôturant son chapitre 12 à 16 par l’application de la justice au sens de la prescription et perception divine. Ainsi, dans le sens descendant, Dieu vient du ciel vers nous exerçant ministère pour nous donner un exemple du modèle céleste. La parole s’est faite chair et elle a habité parmi nous dit l’Evangile de Jean. Bien avant cela, la parfaite illustration du Tabernacle est très édifiante. En effet, Dieu habitait dans le lieu Très Saint dans l’Arche de l’Alliance. Puisque tout cela faisait allusion à Christ, parfaite typologie dans la conception, la fabrication et la présentation du Tabernacle, Il quitte le lieu Très Saint pour aller à la porte du parvis extérieure (notons que cette porte est Christ) pour chercher le pécheur et le conduire pas à pas, jusqu’à l’introduire dans la présence de Dieu au saint des saints. Il deviendra aisé par-là de saisir le sens du nom de Jésus, Emmanuel qui signifie ‘‘Dieu avec nous’’ ou simplement, ‘‘Dieu parmi nous’’. Ainsi, chacun des cinq ministères dans son positionnement selon Dieu signifie :

1. Le pouce ou Apôtre désigne Christ, l’Envoyé de Dieu vers nous selon qu’il est écrit : ‘‘ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.68-75). Il est l’Envoyé de Dieu vers un monde perdu apportant la vérité pour l’éclairer de la lumière céleste afin que dans la vie de celui qui accepte le don de Dieu exprimé par le sacrifice de la croix, naisse un rayon d’espoir qui jaillira jusqu’à la vie éternelle : « « L’Esprit de Dieu est sur moi, car il m’a consacré d’une onction pour que j’annonce la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le retour à la vue. Il m’a envoyé libérer les opprimés et proclamer une année où le Seigneur sera généreux » (Luc 4.18-19).

En effet, l’homme depuis les temps les plus anciens précédant la chute, cherche à saisir la vérité pour améliorer sa condition de vie ; mais en réalité, c’est elle qui doit nous saisir. Nous avons toujours et de tout temps voulu la posséder, mais en vérité, la vérité nous dépasse parce qu’elle est l’expression même de Dieu. C’est pour cela que c’est Dieu Lui-même qui peut venir vers nous pour nous conduire à Lui. Le Seigneur Lui-même n’a-t-Il pas dit : « « Je suis le chemin et la vérité et la vie : personne ne va au Père si ce n’est par moi » (Jean 14.6) ?

2. l’index qui désigne le Prophète, est Christ, le Messager de Dieu pour nous afin que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force’’ (Ephésiens 1.17-19).

Il convient de savoir que pour que nous retournions à Dieu, Créateur de toutes choses et être avec Celui qui n’a ni commencement ni fin, être revêtus de la connaissance, plutôt de Sa Connaissance qui est le commencement de la sagesse. Parlant de la Sagesse qui est Jésus, il est écrit : « L’Eternel m’a possédée comme prémices de ses voies, Comme première de ses œuvres, dès les temps anciens » (Proverbes 8.22 Bible Annotée). C’est pourquoi, Lorsque le Messager de Dieu entre dans une vie prédestinée pour apporter le salut, Il devient :

- Le Seigneur de notre volonté

- Le Prophète de notre intelligence

- Le Sacrificateur de nos sentiments et émotions.

3. le majeur représente l’Evangéliste, Jésus-Christ entrant dans le monde pour le salut des âmes dit : venu dans le monde pour ce message de l’Ecriture : Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté. (Hébreux 10.5-10).

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière ; Sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort Une lumière resplendit…. Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Esaïe 9).

Le ministère terrestre de Jésus a été essentiellement basé sur la prédication du message de la repentance, utilisant les miracles, les paraboles, diverses figures de style pour amener le peuple à tourner les yeux vers le Père céleste. Sur l’aspect sacrificiel, il s’est constitué Agneau de Dieu, s’offrant comme holocauste sur la croix du Calvaire en vue de favoriser la réconciliation entre l’humanité pécheresse et Son Créateur.

En plus de son message, Sa vie sans péché dont la conduite dans son ensemble servait de modèle d’homme parfait reflétait l’image de la volonté parfaite de Dieu, condamnant de fait le diable dont la tyrannie semait la terreur sur tous les êtres habitants de la planète terre. Le volet rédemption s’est magnifiquement accompli lorsque la vie de Jésus a brisé les diverses lois pour assurer le salut intégral de l’homme :

- par Sa vie sans péché de Jésus a anéanti la force du péché.

- en brisant la puissance du péché qui avait depuis Adam tenue tous les hommes en captivité, le diable a perdu son autorité et son emprise sur Jésus, devenant ainsi vaincu

- à la croix, Jésus en se livrant à la mort comme Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde a trainé le diable derrière son char triomphal, anéantissant la puissance du bourreau de l’homme.

- lorsque Jésus fut mort, il a fait trois jours dans le tombeau et y étant, il a prêché la bonne nouvelle du royaume aux morts, surprenant ainsi le diable et libérant ses captifs condamnés à vie. Cet acte gracieusement, mystérieusement et souverainement accompli plongea dès lors le diable dans la confusion qui longtemps avait cru être fort.

- La résurrection d’entre les morts de Jésus a rendu vaine la puissance de la mort car celle-ci vaincue dans la tombe qui a relâché le Seigneur de gloire.

Tous ces aspects constituent la Bonne Nouvelle de l’Evangile selon lequel, Christ en revenant à la vie, nous restaure et nous introduit dans l’Eden de sa présence, nous revêtant à nouveau de l’autorité pour assujettir toute chose à son nom : « Jésus s’approcha et leur parla en ces termes : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples, en les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, 20 en leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. Moi, voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.» (Mt 28.18-20)

4. l’annulaire représente le Pasteur qui n’est autre que Christ car il est écrit de lui : ‘‘Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger’’ (Jean 10.11,14-16).

Comme décrit plus haut, la vie du Jésus sur la terre a été celui d’un Pasteur tout fait, donnant un exemple afin que tous ceux qui seront plus tard appelé au ministère pastoral puisse agir avec efficacité. Dans la douceur, Jésus a marché : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes » (Mt 11.29). Dans l’humilité, la simplicité, il a fait montre « et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix (Phil 2.7-8). Il avait un cœur de berger au point de demander que ses disciples soient laissés en paix et qu’il soit seul arrêté. Dans son rapport de fin de mission, il dit qu’il n’a perdu aucune brebis, sauf celle qui était destinée à la perdition.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Au cours de son ministère terrestre, son ministère d’Enseignant spécialement oint a fait ses preuves et obtenu de grands témoignages, même de ses ennemis : ‘‘Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant : Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour’’ (Luc 4.31-37).

Tout ceci nous atteste fort bien que Jésus est l’auteur des cinq ministères qu’il a lui-même exercé selon la prescience du Père. Pour assurer la continuité de ce qu’il a commencé et ainsi pérenniser son œuvre, il continue bien qu’étant au ciel à exercer au travers de chaque ministère don, le perfectionnement des saints en vue d’une Eglise irréprochable, sans tâche ni ride qu’il viendra bientôt chercher.

Cette première approche retrace le chemin du Tabernacle duquel Dieu quitte le lieu Très Saint pour se manifester aux hommes, montrant son amour, accomplissant tout ce qui était requis par la loi en vue du salut. Ainsi en chair, il ira au parvis extérieur prendre le pécheur pour ensuite le ramener vers lui, dans le lieu Très Saint, en sa Sainte présence selon le processus ci-après, en utilisant les hommes qu’il a souverainement choisis :

b) En crescendo (Sens ascendant) :

1. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Lorsque le pécheur se convertit, le Docteur lui enseigne avec précision la voie du salut et les principes de Dieu qui régissent la nouvelle vie en Christ. Lorsque ce fondement est posé selon les Écritures, le nouveau converti qui sort de l’Ecole de fondement est remis au soin du Pasteur.

2. l’annulaire représente le Pasteur qui avec ses vertus de berger, encadrera ce nouveau venu dans le royaume. Il veillera sur lui, lui montrant comment vivre dans cette nouvelle famille en harmonie avec Dieu, avec les autres membres de famille qu’il a trouvé aussi bien que ceux qui viendront après. Le Pasteur pour ce faire, soigne ses plaies, panse ses blessures et le façonne pour passer du stade de l’enfant à fils. Il est formé dans la prière, la communion fraternelle, la vie communautaire et les principes de la vie dans le royaume dont il est devenu fils, faisant partie intégrante des membres de la famille de Dieu. Devenu fils, il sent la nécessité d’accomplir la volonté de Dieu pour l’accroissement de la famille. Il passe alors entre les mains de l’Evangéliste.

3. le majeur représente l’Evangéliste qui passe dans l’église locale et forme ce fils dans la conquête des âmes perdues, le combat spirituel, la guerre défensive et offensive contre le royaume des ténèbres. Par ce ministère, le fils ressent la douleur du cœur de Dieu pour les perdus et s’y investi sans réserve, sachant qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir et que le salut d’un seul pécheur réjouit tout le ciel. La passion pour les choses du royaume devenant sa raison d’être, il peut maintenant recevoir du Prochaine pour sa croissance vers la maturité spirituelle.

4. l’index désigne le Prophète qui de messager de Dieu qu’il est peut transmettre la connaissance de la révélation divine au nouveau fils du royaume. Cette connexion lui apprendra non plus à rester dépendant des rudiments, mais à être éveillé dans son homme intérieur et voir dans la vision de Dieu pour accomplir les œuvres agréables, comprenant que la dispensation de Dieu pour un homme, une famille, une tribu, un peuple, une nation ou un continent fait l’objet de la prescience divine et il faut s’y atteler pour rester dans l’intimité avec Dieu. On peut aisément pour cette circonstance lire Nombres 24.4 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Nombres 24.16 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Lorsqu’on a la révélation des choses de Dieu et s’y attache avec fermeté, on n’a plus raison de ne pas être envoyé.

5. Le pouce désigne l'Apôtre. La réformation apostolique est l’étape du retour à la case départ pour attendre le retour du Christ.

Ce processus montre fort bien que le nouveau converti peut et doit être formé par les cinq ministères dons qui lui passeront le relai pour l’œuvre de Dieu dans l’aspect spécifique de la multiplication comme l’a si bien dit l’Apôtre Paul à son fils Timothée par ces mots profonds dans leur implication et responsabilité : ‘‘Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres’’ (2 Tim 2.1-2). Il faut cela pour transmettre la connaissance aux hommes car ‘‘Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice’’ (2 Tim 3.16).

André CHOUBEU, PhD

 

 

 

 

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PROCESSUS DU RETOUR A DIEU  (1)

Publié le par Dr André CHOUBEU

PROCESSUS DU RETOUR A DIEU

 

« Rappelle ces choses, en conjurant devant Dieu qu’on évite les disputes de mots, qui ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent. Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité. Evite les discours vains et profanes ; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, 18  qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent la foi de quelques uns. Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité » (2 Tim 2.14-19) 

De tout temps, Dieu s’appui sur Sa Parole par laquelle Il a créé toute chose pour agir. C’est elle en effet qui est et doit rester notre seul et unique fil conducteur car cette Parole, Christ, est le chemin, la vérité et la vie (Jea 14.6). en de temps troubles comme ceux-ci, rentrer sur la base et les principes de Dieu pour rester toujours en sa présence s’impose. Alors, les cinq SOLI de la réforme nous servirons de base :

 I. Sola Scriptura : l’érosion de l’autorité  

L’Ecriture seule, telle est la règle inerrance pour la vie de l’Eglise. Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité. 

L’Eglise y compris les « évangéliques » donne une image très sombre de ce qu’elle était supposée être :

  • Se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante.
  • Techniques thérapeutiques,
  • stratégies de marketing,
  • rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite,
  • à sa manière de fonctionner,
  • à ce qu’elle offre. 
  • Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte,
  • Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, sur la substance doctrinale des chants. 

Observation :

- l’autorité biblique se diluait en pratique,

- les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens

- les doctrines perdaient leur pointe

- autorité morale s’effondre

- le sens de la vocation de l’église devient hypothétique

- des efforcer sont fait au quotidien pour détourner les règles d’interprétation biblique afin d’adapter la foi chrétienne aux besoins mondains selon les saisons.

- la proclamation de la Loi de Dieu comme la norme de toute justice véritable s’est estompée

- la proclamation de l’Evangile comme l’unique vérité qui sauve se change en scénettes, jeu de pimpon, théâtres, salle de spectacles, vedettariat, clubs des amis, réunion du quartier.

 - au lieu de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein, les pasteurs ont ériger l’église en Business club, en centre de promotion publicitaire de mariage, voyage, et autre illusion.

- la parole de l’homme de Dieu surpasse déjà ses limites et le spectre « homme dieu’’ est devenu évident à travers divers exemples :

a) je fais un saut dans le surnaturel et je te vois, je déclare…..

b) je purifie et sanctifie ce repas au nom de Jésus

c) Can I prophecy ?

d) je déclare que tu es béni en cette semaine

e) je commande au nouveau jour, à la lune, aux étoiles, etc… de….

f) le prophétisme tout azimuts à temps et à contre temps, sans respects des cheveux blancs ou déontologie

g) l’autoritarisme, dictature et anarchie

h) intrusion de la volonté propre dans les domaines appartenant à Dieu seul

i) on parle comme si on était Dieu Lui-même

Pourtant, l’Ecriture Sainte doit plutôt nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse.

C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins.

- Le peuple avale toute doctrine étrangère par terreur imposée des leaders aux gains sordides 

- L’œuvre du Saint-Esprit dans l’expérience personnelle se fait très rare

- Les messages dits venant du Saint-Esprit sont contradictoires aux Ecritures.

- la grâce de Dieu en Christ est substituée par le développement personnel.

- Le critère de la vérité, n’est plus seulement la parole biblique, mais des objets oints, saints, images des leaders, etc…

- Nécessité de revenir sur la foi qui sauve à travers un enseignement biblique saint

- revenir sur la doctrine de la repentance, de la conversion et de la confession  authentique tant de la foi que des péchés

André CHOUBEU, PhD

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L'ETHIQUE DU MINISTÈRE PASTORAL

Publié le par Dr André CHOUBEU

L'ETHIQUE DU MINISTÈRE PASTORALE

La dérive devenant de plus en plus grande dans les milieux évangéliques, pentecôtistes et charismatiques, il a semblé utile de prendre des dispositions pour préserver notre environnement des catastrophes que connaissent tristement plusieurs congrégations, dénominations et églises du Cameroun. Aussi, nous avons élaboré ce Code d’Ethique que doit signer chaque Pasteur avant tout exercice de ministère dans l’Eglise Universelle de Dieu.

I. Mes responsabilités envers moi-même (1Tim 3.1-5)

Comme ministre de Jésus-Christ, appelé par Dieu pour la prédication de l'Evangile, l'enseignement de la Parole de Dieu, et mis à part par l'Esprit Saint pour un ministère particulier, je prends l'engagement solennel d'exercer ce ministère selon les règles et les principes établis par mon Eglise et ce Code.

En effet, un dirigeant d'Eglise est chargé de s'occuper des affaires de Dieu et par conséquent on ne doit rien avoir à lui reprocher. Il ne doit être ni arrogant, ni colérique, ni buveur, ni violent, ni prêt à gagner malhonnêtement de l'argent. Il faut qu'il reçoive bien ceux qui viennent chez lui et qu'il aime ce qui est bien. Il faut qu'il soit raisonnable, juste, saint, ne répandant pas les calomnies et maître de lui-même (Tite 1.7,8)

Je m’engage, en outre à :

1. Cultiver quotidiennement ma vie dévotionnelle par la lecture des Saintes Ecritures, la méditation et la prière.

2. Chercher à imiter Christ dans mes attitudes et actions envers les autres sans distinction de race, de classe sociale, de croyances religieuses ou de position d'influence à l'Eglise et dans la communauté.

3. Être honnête dans la préparation et la proclamation de l'Evangile sans faire de plagiat, de tapages ou exagérer les faits.

4. Augmenter mon bagage intellectuel par l'étude, le recyclage et la lecture.

5. Bien gérer mon temps, mes obligations, mes tâches, mes responsabilités familiales tout en m'accordant un jour de repos par semaine et un congé annuel ;

6. Maintenir en bon état ma santé physique et mentale par des exercices, un régime alimentaire équilibré et des visites médicales régulières ;

7. Être honnête dans la gestion de mes finances en coopération avec ma femme, payant mes dettes si elles existent et en faisant face à mes obligations à temps ;

8. Ne rechercher ni privilège, ni gratification pour les services rendus aux autres.

 II. Mes responsabilités envers ma famille (1Tim. 3.3-5)

1. Je serai bon pour tous les membres de ma famille en dédiant le temps, l'amour et la considération qu'ils attentent de moi.

2. Mon épouse sera toujours mon amie, ma complice, ma partenaire, ma confidente, la mère de mes enfants et la maîtresse de ma maison.

3. Je regarderai mes enfants comme un don de Dieu en cherchant à répondre à leurs besoins individuels ; je m'efforcerai à les élever en étroite collaboration avec leur mère dans la connaissance de la Parole de Dieu, dans la crainte de son nom et le respect d'autrui.

4. Je m'engage à veiller à la tenue quotidienne du culte de famille avec la participation de tous.

5. Mon foyer sera ma première église locale et les membres, mes premiers fidèles. Que Dieu me soit en aide

III. Mes responsabilités envers ma communauté chrétienne

"Prenez soin comme des bergers du troupeau que Dieu vous a confié, veillez sur lui avec bonne volonté, comme Dieu le désire, et non à contrecœur..." (1 Pierre 5.2-4) 1. Comme pasteur :

a) Je m'efforcerai à être un ministre-serviteur de l'Eglise en suivant l'exemple du Christ dans la foi, l'amour, la sagesse, le courage et l'intégrité.

b) Je serai le serviteur de tous et de chacun dans le respect de la personne et des préceptes du Nouveau Testament ;

c) J'enseignerai la Parole de Dieu et ce qui en découle dans la loyauté, l’intégrité et l'honnêteté ;

d) Je serai le Pasteur du peuple de Dieu que je dois guider, conseiller et soigner dans l'Esprit du Seigneur ;

e) Je serai sincère, franc, honnête et impartial dans mes relations avec les membres de ma Congrégation afin de maintenir l'unité et la mutualité ;

f) Dans mes visites et séances socio-psychologiques, je veillerai à ce que je ne sois jamais seul, dans une salle non ouverte, avec une personne de sexe opposé ;

g) Je m'engage à faire l'éducation civique des fidèles qui sont à ma charge dans le respect des doctrines fondamentales de l'Ecriture.

2. Mes responsabilités comme Ministre religieux

a) J'exercerai mon ministère dans le respect des lois en vigueur ;

b) Je respecterai la loi Camerounaise dans la bénédiction des mariages ;

c) Je remplirai mes devoirs de citoyen tout en respectant la mission prophétique de l'Eglise et de mon ministère ;

3. Dans mes responsabilités de dispensateur de la Parole de Dieu, je passerai beaucoup de temps dans la prière et la préparation afin que mes exposés soient bibliquement orientés, contextuellement définis, théologiquement corrects et clairement communiqués.

4. Dans mes responsabilités évangéliques, je chercherai à former les membres de l'Eglise devant évangéliser les non croyants sans esprit de prosélytisme et sans critiquer les autres confessions évangéliques ;

5. Je ne me ferai pas rémunérer pour la célébration des mariages, la dédicace des enfants, les baptêmes, les consécrations des jeunes Ministres de Dieu et les funérailles ;

6. Je préférerai démissionner que de voir l'Eglise divisée pendant ou à cause de mon ministère ;

7. Je n'accepterai aucune position rémunérée sans l'autorisation expresse de l'Eglise ou de la Congrégation à laquelle j'appartiens ;

8. En consultation avec les membres, je travaillerai à l'amélioration des valeurs sacrées de l'Eglise et non à leur disparition.

9. Je respecterai d'une manière absolue les confidences que les membres m'auront faites en privé.

10. Je n'aurai pas de relation ni ne ferai de harcèlement sexuel avec toute autre personne qui ne soit pas mon épouse ou mon époux. Que Dieu me vienne en aide ! 11. Je cultiverai les fidèles à ma charge à respecter les lois et les autorités administratives et à faire de chaque citoyen de notre nation, un membre de famille pour l’atteinte des objectifs d’harmonie et de cohésion sociale ;

IV. Mes responsabilités vis à vis de ma Congrégation.

1. Je serai loyal, solidaire et attaché à ma Congrégation. Je l'aimerai et coopérerai avec elle dans mes efforts d'institutionnalisation, de développement, d'évangélisation et de coordination des affaires de la Congrégation.

2. Je participerai à toutes ses activités, appliquerai et ferai appliquer à l'Eglise ses règles et ses principes dans les limites de mes attributions et de la morale.

3. Je reconnaîtrai en tout temps que je fais partie de la fraternité qui a contribué à mon salut, mon éducation religieuse, mon ministère et au développement de mon Eglise.

4. Reconnaissant que ma Congrégation fait partie de l'Eglise Universelle, je m'engage à participer aux activités de celle-ci ayant rapport avec l'église dont j'ai la responsabilité ou charge.

V. Mes responsabilités vis-à-vis de mes collègues pasteurs

1. Je m'efforcerai à avoir de bonnes relations avec les autres Pasteurs, spécialement mes compagnons d'œuvre en respectant leur ministère et en coopérant loyalement avec eux.

2. Je n'entrerai pas en compétition avec les autres Pasteurs, ni pour agrandir ma congrégation, ni pour avoir du succès.

3. Je ferai de mon mieux pour ne pas ternir le pastorat par une mauvaise conduite ou par un comportement reprochable ;

4. Je me garderai de dire du mal de la personne et de l'œuvre d'un autre Pasteur, en particulier de mon prédécesseur ou de mon successeur.

5. Je serai honnête, juste et respectueux dans mes jugements et mes appréciations du ministère de mes collègues.

6. Je serai juste et honnête dans mes recommandations de Pasteurs à des églises ou à d'autres fonctions.

7. Je me garderai de prêcher, de célébrer des mariages ou des funérailles et de participer à aucune cérémonie religieuse dans une église que j'ai autrefois dirigée sans l'invitation expresse du Pasteur en place

8. Je m'efforcerai à travailler à la communion et la fraternité entre les églises Chrétiennes

VI. Mes responsabilités envers la communauté... (1 Tim. 3.7)

1. Ma première responsabilité dans la communauté est, Pasteur de l'église et je ne négligerai pas mes devoirs envers elle en faveur de la communauté.

2. Toutefois, reconnaissant que j'ai aussi un ministère à exercer auprès du public, je pourrai accepter des responsabilités qui ne soient ni contraignantes, ni incompatibles à mon ministère.

3. J'apporterai mon soutien à la morale publique à travers mon témoignage prophétique et en accomplissant mes devoirs civiques.

4. J'obéirai aux lois de mon pays pourvu qu'elles ne soient pas contraires aux normes et aux préceptes de la Bible.

5. Je me soumettrai à toute discipline à laquelle me soumettrait ma hiérarchie, sans bouderie, intoxications, justifications, murmures ou autres attitudes méprisantes

le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante.

Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations. 

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RETOURNONS A NOTRE DIEU

Publié le par Dr André CHOUBEU

RETOURNONS A NOTRE DIEU

(Message de l’an 2021)

Texte de base : Actes 19.13-20

« Quelques exorcistes juifs ambulants essayèrent de prononcer le nom du Seigneur Jésus sur ceux qui avaient des esprits mauvais; ils disaient: «Nous vous conjurons par le Jésus que Paul prêche!» Ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva, un Juif chef des prêtres. L’esprit mauvais leur répondit: «Je connais Jésus et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous?» Alors l’homme qui avait l’esprit mauvais en lui se jeta sur eux, les maîtrisa tous et les maltraita de telle sorte qu’ils s’enfuirent de cette maison nus et blessés. Cela fut connu de tous les habitants d’Ephèse, juifs et non juifs; la crainte s’empara de tous et on célébrait la grandeur du nom du Seigneur Jésus. Beaucoup de croyants venaient reconnaître publiquement ce qu’ils avaient fait. Un grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la magie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le monde. On en estima la valeur à 50.000 pièces d’argent. C’est ainsi que la parole du Seigneur se propageait et gagnait en puissance » (Actes 19.13-20).

Introduction :

La situation dans les communautés chrétiennes est très critique à la vuedes pratiques constatées çà et là de par le monde. La remise en cause des vérités fondamentales est à l’ordre du jour partout. Le libertinage et la théologie libérale prennent le pas sur l’éthique et l’anarchie prédomine. Un retour s’impose car l’état des lieux présente un diagnostic inquiétant.

Un regard vers le fondement apostolique et prophétique s’avère indispensable.

Le parcours et les actes dans les méthodes et principes utilisés par l’Apôtre Paul nous inspireront.

Enseigne à Éphèse : versets 1.1-20

  • Régularisation des baptêmes non conformes (Actes 19.1-7)

L’exemple missionnaire de l’Apôtre Paul est une illustration de la pensée divine quant au service de l’église. Il ne se contentait pas seulement de prêcher, mais de visiter les croyants pour s’enquérir de leur état tant physique, moral, spirituel, matériel voire financier. Il répondait ainsi à l’instruction du Seigneur dont la prescription est précise : « Connais bien chacune de tes brebis, Donne tes soins à tes troupeaux » (Proverbes 27.23)

Ayant fortifié les disciples en Galatie et en Phrygie (18.23), Paul arrive à son tour à Éphèse. Le récit qui suit nous montre clairement que le christianisme ne peut exister sans l’Esprit Saint. Paul trouve à Éphèse douze croyants juifs, disciples de Jean le Baptiseur. Il saisit chaque occasion pour faire progresser les croyants qu’il rencontre dans le chemin de la foi et dans la connaissance de Jésus. En parlant avec ces Juifs, l’apôtre discerne qu’ils sont des croyants « incomplets » car il manque quelque chose d’essentiel à leur foi. Ils ne sont pas de véritables « chrétiens », mais des Juifs qui ne connaissent que le baptême d’eau que Jean prêchait pour la repentance.

Ces douze Juifs croyaient en Jésus comme Messie mais ne comprenaient pas la signification de sa mort et de sa résurrection. Ils avaient probablement appris de Jean que le Messie baptiserait de l’Esprit Saint,mais ignoraient que cette prophétie s’était réalisée à la Pentecôte et que, dès ce moment, l’Esprit Saint habite dans tous les croyants et les scelle (Eph. 1.13,14). Ils avaient entendu les avertissements et les menaces prononcés par Jean (Mt 3.7-10) mais ne connaissaient pas la grâce de Dieu en Jésus.

Le baptême de Jean préparait la nation juive à accueillir le Messie sur la terre (Matthieu 3.1-3). Il n’était qu’un signe de repentance des péchés. Il devait réveiller les Juifs et leur donner conscience de leur état misérable réservé à la colère de Dieu.

Le baptême d’eau chrétien au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit a une toute autre signification. Il est un signe extérieur de l’identification du croyant avec Christ dans sa mort (Romains 6.4-6).

Quant au baptême de l’Esprit Saint, il est une présence intérieure de l’Esprit qui intègre tous les croyants au corps de Christ, le chef de l’Église (2.4). Il s’est réalisé le jour de la Pentecôte (2.1-4) pour former l’assemblée, le corps de Christ (1 Corinthiens 12.13). Par la suite, tout croyant reçoit l’Esprit Saint et devient ainsi membre du corps de Christ déjà formé.

Paul ne met pas en doute la foi de ces douze hommes ni l’utilité du baptême de Jean pour la repentance. Mais ils ne sont pas encore chrétiens. Pour le devenir, il faut à la fois se détourner de ses péchés (la repentance) et se tourner vers Jésus (la foi). Par quelques questions précises, Paul les place face à Jésus puis les baptise du baptême chrétien et leur impose les mains pour qu’ils reçoivent l’Esprit Saint. Ils parlent en langues et prophétisent comme au jour de la Pentecôte. Ce don de parler en langues était pour les Juifs le signe que Dieu agissait réellement (1 Corinthiens 14.21) et la démonstration que Paul, comme apôtre, était placé dans la même position que Pierre et Jean (Actes 8.14-17).

  • La synagogue abandonnée : versets 8-10

Paul n’avait pas de méthodes stéréotypées pour amener les âmes à la foi. Mais il s’empressait toujours d’enseigner soigneusement ceux qui se convertissaient ! La foi initiale ne peut s’édifier que sur de solides bases doctrinales. Usant de sa prérogative de rabbin, Paul enseigne pendant trois mois dans la synagogue d’Éphèse. L’évangile a la priorité sur tout et doit être annoncé en toutes circonstances (2 Timothée 4.2). Certains écoutent, d’autres ne veulent rien savoir. Comme les Juifs disent du mal de la “Voie”, Paul se tourne vers ceux des nations pour les enseigner à leur tour. Il sépare les disciples des Juifs qui ne veulent pas accepter l’évangile et se retire pendant deux ans dans un autre bâtiment, chez un certain Tyrannus qui y tient une école de philosophie. Cet exemple démontre que le témoignage chrétien peut être rendu en tous lieux.

De nos jours, face aux diverses déceptions les croyants sont froissés au lieu d’être fortifiés et encouragés selon qu’il est écrit : « Heureux serez-vous quand on vous outragera, parlera mal de vous à cause de moi, réjouissez-vous car c’est ainsi qu’on a traité ceux qui étaient avant vous » (Mt. 5.12).

  • Puissance de Dieu et de Satan : versets 11-20

La prédication de l’évangile s’accompagnait de manifestations miraculeuses dont l’origine était Dieu et non une créature comme les magiciens. Dieu donnait à son serviteur Paul une puissance surnaturelle comme lettre de créance pour démontrer qu’il agissait pour Lui et pour sa gloire (2 Corinthiens 12.12). Par conséquent, les miracles rendaient inexcusables les témoins qui restaient incrédules.

Ne soyons pas surpris. Des imitateurs se manifestent chaque fois que la puissance de Dieu s’exerce (Actes 8.9 ; 13.8). A Éphèse, la contrefaçon provient du milieu religieux juif. On sait qu’à cette époque de nombreux Juifs pratiquaient l’exorcisme de ville en ville contre salaire. Dans leurs incantations, ils récitaient souvent toute une liste de noms pour être certains de ne pas omettre celui de la divinité qui agirait. Le commerce dans le temple est légion à notre époque en sorte que tout Pasteur qui ne vit pas dans le luxe est maudit. Ceci est en nette contradiction avec la pensée de Dieu.

A Éphèse, des exorcistes juifs sont impressionnés par le travail de Paul. Dans leur effort pour rivaliser avec l’Apôtre, ils essayent d’utiliser le nom de Jésus pour chasser les démons. Mais ils recourent à un nom et une puissance qu’ils ne connaissent pas. L’esprit malin que les sept fils d’un sacrificateur (Scéva) tentent d’exorciser s’élance sur eux avec violence et les laisse nus et blessés. Possédés par l’esprit qu’ils prétendaient combattre, ils en deviennent les misérables victimes et sont immédiatement jugés et exposés comme contrefacteurs de Dieu. On ne prend pas le nom de Dieu en vain (Exode 20.7).

Ce récit nous enseigne à être très vigilants par rapport à tout ce qui touche au monde des esprits et aux manifestations miraculeuses. Demandons à Dieu de nous accorder le don de discerner les esprits (1 Corinthiens 12.10). Sans curiosité malsaine, éprouvons les esprits pour voir s’ils sont de Dieu (1 Jean 4.1). A notre époque, on assiste à une recrudescence de l’activité de toutes sortes de gens pratiquant l’occultisme. Magiciens et menteurs agiront sur cette terre jusqu’à la fin (Apocalypse 21.8).

Aujourd’hui, certains prédicateurs n’hésitent pas à recourir publiquement à l’exorcisme. De nombreux prétendus guérisseurs invoquent de manière abusive et scandaleuse le nom de Jésus. Savent-ils à quelle puissance ils s’exposent et par quel pouvoir ils opèrent ?

La Parole de Dieu croît à Éphèse et montre sa force, non seulement par les miracles opérés par Paul, mais surtout par l’autorité morale de l’apôtre sur les cœurs. La foi entraîne la confession des péchés et une purification radicale. Plusieurs de ceux qui pratiquaient l’occultisme se tournent vers Dieu, confessant leurs pratiques et brûlant leurs grimoires qui leur procuraient sans doute notoriété et revenus. Les objets de leur séduction doivent être éliminés totalement pour ne pas les tenter à nouveau ou pour servir à d’autres.

Encore aujourd’hui, il est nécessaire de confesser tout péché et particulièrement celui de la pratique de l’occultisme, interdite par Dieu de la manière la plus absolue (Deutéronome 18.9-13). Personne ne peut jouir de la paix et de la joie du Seigneur sans avoir confessé ce péché car il pèse lourdement sur la conscience. Mais Dieu peut délivrer de cette emprise car Il est plus grand que Satan (1 Jean 4.4)  ; Apocalypse 20.10).

L’EGLISE ACTUELLE COMPAREE A CELLE DE CORINTHE

La ville de Corinthe occupe, en Grèce, une position centrale. Elle est bâtie sur un isthme entre la mer Egée (à l’est) et la mer ionienne (à l’ouest). Au temps de Paul, elle comptait déjà, estime-t-on, 700 000 habitants. Tous les cultes s’y côtoyaient sous la domination de la déesse « diane » : grecs, romains et orientaux ; les écoles de philosophie y florissaient. Mais la corruption des mœurs emboîtait le pas à la prospérité matérielle.

L’Eglise de Corinthe a été fondée en 51 par l’Apôtre Paul (Actes 18.1-18). Quelques Juifs se convertirent d’abord, en particulier Crispus, le chef de la synagogue. Puis Paul se tourne vers les non-Juifs qui, en grand nombre, deviennent chrétiens. L’Apôtre reste environ deux ans dans la ville, y rassemblant l’Eglise la plus nombreuse de sa carrière.

Lui-même, au moment où il écrit cette première lettre aux Corinthiens (probablement au printemps 56), se trouve au terme d’un long séjour à Ephèse.

L’occasion de la lettre est double :

  1. Paul a eu de mauvaises nouvelles de l’Eglise par « les gens de la maison de Chloé » (1 Cor 1.11) : des « clans » se sont formés, qui revendiquent :

-  l’autorité d’un Apôtre particulier (préférence entre Apollos, Pierre et Paul)

-  il y a des querelles

-  des cas d’immoralité.

2) Il a reçu une lettre de l’Eglise de Corinthe (7.1), qui lui pose des questions sur divers sujets et soulève plusieurs problèmes.

Il doit donc redresser, par son enseignement, la situation dans l’Eglise, et répondre à la lettre des Corinthiens. De ces deux impératifs se dégage le plan général de la lettre.

La diversité des sujets abordés fait de cette lettre une des plus pratiques de Paul. Elle permet d’entrer de plain-pied dans la vie d’une Eglise du premier siècle. Mais diversité ne signifie pas éparpillement, c’est pourquoi, l’Apôtre ramène toujours aux vérités fondamentales de la foi, qui éclairent tous les aspects de la vie chrétienne.

L’Eglise de notre ère :

Les faits qui se vivent à ce jour dans notre ère certifient à juste titre, le même comportement et fonctionnement. Nous devons comme au temps de Paul, en faire une revue et apporter correction pour un retour à Dieu :

  • Sur le vêtement

 L’apôtre Paul poussé par le Saint-Esprit demande pourtant à ses enfants de ne pas se conformer au siècle présent mais au contraire d’être transformés par le renouvellement de l’intelligence afin qu’ils discernent la volonté de Dieu (Romains 12.2). De nos jours le coté vestimentaire est devenu une liberté de choix dans l’Église comparé à celle de Corinthe où pouvait s’habiller qui veut de manière indécente que ce soit, sans motif de conscience, proclamant que la foi est intérieure et non à l’extérieur.  De la tête par un voile et le corps par un vêtement qui couvrait partout était la recommandation de Paul en conformité aux Écritures : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rom 12.2)

  • Sur  l’hospitalité

Paul pouvait encore parler de l’hospitalité comme un moyen de bénédiction jusqu'à prouver que nous pouvons loger les anges sans le savoir en faisant cas à Abraham (Hébreux 13.2). L’hospitalité est une chose que nous devons exercer pour vivre en accord avec le Seigneur. La visite des uns aux autres est une application pratique de l’hospitalité et de la communion fraternelle.

  • Un texte diversement interprété par les turbulences

Depuis la période des années 1968-1980 caractérisée par la dépravation des mœurs en Occident, surtout par les jeunes générations au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notre société actuelle jusqu’à l’église africaine, adopte une attitude de contestation toujours plus vigoureuse des valeurs chrétiennes authentiques, refusant de s’intégrer spirituellement par un comportement et une vie saine requise par la volonté non négociable de Dieu. Cette mentalité a notamment pour caractéristique de s’attaquer, voire de récuser les données les plus communes de la vie sociale acceptable, mais aussi d’engendrer une nouvelle culture. Celle-ci devait faire davantage sa place aux libertés individuelles et à leurs modes d’expression à l’aide des nouveaux moyens de communications sociales. Dans tous les secteurs et à tous les niveaux se substituent des interprétations, sinon inédites, du moins assez radicalement différentes de celles auxquelles on est habitué. Deux mots les résument : Autonomie et Sécularisation.

  • Au sein de l’Église

Les controverses doctrinales sérieuses, la remise en cause constante des vérités qui caractérisent les fondements même de la foi pour adopter un modèle adapté au temps de manière indépendante de la volonté de Dieu.

Chaque membre de cette catégorie réclame une liberté d’action et de comportement qui lui sied quitte à offenser Dieu, Sa Parole ou les autres. L’impunité se voulant absolument voire légaliser, une tentative de redressement occasionne une large campagne d’intoxication et de déstabilisation pour faire des victimes innocentes qu’on conduira vers le gouffre de l’égarement.

  • Les théologies de la Libération

La théologie de la libération est cette doctrine qui encore fait l’objet d’un grave malentendu fondé sur l’appréciation qu’on porte de part et d’autre, sur la situation socio-politique des pays. Alors, l’option préférentielle pour les pauvres est renforcée par les interprétations de la sortie d’Égypte et développée par une certaine théologie ou courant de pensée qui au lieu de prier pour l‘application  de la théonomie de valeurs, ils passent leur temps à contredire la politique gouvernementale, en désaccord avec Romains 13.

Un retour à Dieu pour une action d’intercession, de prière pour les nations, les tribus, les familles et les autorités tant administratives, traditionnelle que spirituelles s’impose.

  • Les divergences entre les théologiens

Pour asseoir l’ivraie et sa semaine dans l’église locale, des agents du diable déguisés en Pasteurs, Prophètes, Apôtres, Evangélistes et Docteurs qui sont des « excellence  très saints hommes de dieu », travaillent ardemment jour et nuit pour détrôner Dieu dans Sa Parole, sa Souveraineté et Son omnipotence et s’imposer par des enseignements dont l’interprétation est totalement étrangère à la Parole de Dieu et aux règles d’interprétation.

Les fondamentaux ne sont plus acceptés et méritent d’être effacés dans l’histoire de l’église car estiment la nouvelle vague du spirituellement correct, ceux-là ont échoué car n’ayant pas su ou reçu la vision de la prospérité. La notion de « esprit nouveau », « style nouveau », « surnaturelle » « l’esprit prophétisme », etc.., méritent l’attention du peuple qui aime les démangeaisons doctrinales.Comme l’a dit un penseur de ce siècle « J’ai longtemps cherché l’église dans le monde et j’ai fini par trouver le monde dans l’église ».

  • Au sein de la société

Au sein de la société, l’église n’est plus en odeur de sainteté à cause de la vie et comportement des croyants qui côtoient étroitement la mondanité, salissant à un haut niveau le témoignage chrétien.

  • Une éthique communicationnelle ou procédurale

Les écritures sont claires sur la dimension communicationnelle : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées » (Philippiens 4.8)

« Qu’on n’entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu’on entende plutôt des actions de grâces » (Ephésiens 5.4)

« 1.Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. 2.Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 3.Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun »(Rom 12.1-3)

  • Un nouveau départ ?

Le problème, ou pour mieux dire, le mystère fondamental de la morale chrétienne est celui d’une parfaite intériorisation de la loi dans le respect du caractère essentiellement dialogal de la religion. Le chrétien ne règle pas sa vie sur une série de principes impersonnels, mais pas davantage il n’obéit à un idéal de perfectionnement de soi-même. Il obéit à un Autre, sans cesser pour autant d’être libre d’agir selon son élan intérieur, au point de faire « ce qu’il veut » ; comment cela est-ilpossible ?
C’est le mystère de notre incorporation au Christ qui résout cette antinomie et réalise cette merveille. Car le Chrétien obéit au Christ. Aussi peut-il répondre docilement à Dieu tout en suivant son propre principe intérieur, l’esprit d’amour, la charité, la miséricorde. Toute la morale chrétienne apparaît alors comme une morale de la charité 
[3][3]B.Haering, La Loi du Christ, III, Introduction, Desclée,….

L’affirmation chrétienne essentielle est que c’est par une libre décision de l’amour divin que l’homme est appelé dans le Christ à participer à la vie de l’Esprit. Mais cette affirmation implique comme présupposé que, si Dieu a créé l’Homme capable de cette participation, elle lui est cependant totalement inaccessible par ses seules forces. C’est là ce qui différencie radicalement le Christianisme de toutes les doctrines qui font de l’Homme un être divin par nature. La transcendance de Dieu implique ainsi l’existence d’une nature humaine créée par Dieu, qui a donc une consistance propre, que Dieu a posé devant lui dans l’existence pour un dialogue avec lui… Il importe donc essentiellement pour savoir ce qu’est l’Homme sauvé de ce qu’est l’Homme créé. Cette réalité de l’Homme créé c’est d’abord d’être une Personne, faite à l’image de Dieu, c’est-à-dire intelligent, libre… Cette affirmation de la valeur de l’intelligence qui dérive de sa nature de créature est essentielle à rappeler aujourd’hui en face des erreurs du fidéisme, du subjectivisme, du relativisme, du pragmatisme. La foi surnaturelle ne se substitue pas à l’intelligence, elle la suppose et l’introduit dans les domaines qui dépassent sa capacité naturelle. L’accord de l’Esprit et de l’Être qui s’appelle la vérité est une doctrine essentielle au Christianisme. 

Actions à mener pour un retour à Dieu :

« Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, Défrichez-vous un champ nouveau! Il est temps de chercher l’Éternel, Jusqu'à ce qu'il vienne, et répande pour vous la justice » (Osée 10.12)

Contexte : La leçon à tirer de ce texte est que si nous nous servons mal de la bénédiction divine, cette dernière peut conduire à l'échec. Nous pouvons lire ici qu’Israël avait fait une mauvaise utilisation de la bénédiction divine. En effet, il existait une vigne qui était féconde, qui grandissait et qui produisait des fruits abondants (Osée 10 :1). Cependant, au lieu de rendre grâce à Dieu pour ces bienfaits, ils ont construit des autels à des idoles et leur cœur était alors "partagé" (verset 2). De plus, ils prononçaient des paroles vaines et des faux serments (verset 4).

Un principe de Dieu dans l’Ancien et Nouveau Testament

"Semez pour vous la justice, moissonnez à la mesure de la fidélité". (Osée 10.12)

Dans notre vie spirituelle, si nous semons pour notre chair nous moissonnerons la corruption. Notre espérance ne trouvera rien dans ce monde que désespérance et échec.

Osée 11.4 : « Je les tirai avec des liens d'humanité, avec des cordages d'amour, Je fus pour eux comme celui qui aurait relâché le joug près de leur bouche, Et je leur présentai de la nourriture. »

Défrichez-vous un champ nouveau

Une autre conséquence est que Dieu déclare qu’il faut défricher un champ nouveau car l’ancien champ est corrompu. Dieu demande à Israël de revenir vers lui : « Israël, reviens à l'Eternel, ton Dieu, Car tu es tombé par ton iniquité. » (Osée 14.1)

Mais qu’est-ce que défricher ? C'est simplement enlever toutes les mauvaises racines dans le champ pour qu'il puisse produire à nouveau. Nous retrouvons cette recommandation dans Jérémie 4.3 « Israël, si tu reviens, si tu reviens à moi, dit l'Eternel, Si tu ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant. »

De même, nous retrouvons cela dans la Parabole du Semeur dans Matthieu 13.22 « Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c'est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. ».

Un commandement : Recherchez l'Eternel

Dieu nous attend. Ceci est flagrant dans la parabole du Fils Prodigue lorsque nous lisons que le père, qui revoit son fils revenir à la maison, alors que ce dernier l’a abandonné pour les plaisirs du monde, et qu’il court à sa rencontre.

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3.20). Il s'agit ici des chrétiens, mais Dieu ne nous obligera jamais à ouvrir la porte. C’est notre propre démarche, mais Dieu veut que nous nous réconciliions avec Lui pour célébrer cette paix et ce bonheur.

Il y a comme un leitmotiv qui se distingue : cherchez dans le but de trouver. « C'est de là aussi que tu chercheras l'Eternel, ton Dieu, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 4.29).

Nous avons le privilège que Jésus soit venu sur terre et qu'il nous ait laissé le Saint-Esprit, nous permettant ainsi de le connaître davantage.

Pour conclure, nous avons besoin de considérer cette dernière exhortation dans Jacques 4.4-5 : « Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Croyez-vous que l'Ecriture parle en vain? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous. »

Nous comprenons dans Osée 11.1 que nous devons voir l'amour de Dieu, dans notre vie et être intérieur. Être capable de voir Son amour dans tout ce qui se passe.

Trois choses demeurent, la foi, l'espérance, et l'amour (1 Corinthiens 13.13), mais il n'y a pas de plus grande chose que l'amour.

Retour à la vie d’intégrité dans tous les aspects de notre vie : « Évite les discours creux et contraires à la foi. Oui, ceux qui les font s’éloigneront de Dieu de plus en plus.Leurs discours seront comme une plaie infectée qui s’élargit. Parmi ces gens-là, il y a Himéné et Philète. Ils se sont éloignés de la vérité. Ils disent que Dieu nous a déjà relevés de la mort et ainsi, ils renversent la foi de certains. Pourtant, les solides fondations que Dieu a posées résistent. Voici les paroles qui sont écrites sur elles : « Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui. » Et encore : « Celui qui dit : J’appartiens au Seigneur, doit s’éloigner du mal. » (2 Tim 2.16-19).

« Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème ! Maranatha » (1 Cor 16.22)

Sortons de l’idolâtrie criminelle et servons le Dieu vivant en nous débarrassant de tout interdit.

                                                                       Douala, le 31 Décembre 2020

CHOUBEU André, PhD

Tél. +237 677 75 71 60

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L'HISTOIRE SECRÈTE DES JOURS DE LA SEMAINE

Publié le par Dr André CHOUBEU

L'HISTOIRE SECRÈTE DES JOURS DE LA SEMAINE

Leur ritournelle semble éternelle. Les jours de la semaine ont pourtant bien une date de naissance. Comment ont-ils été créés ? Pourquoi sont-ils sept ? Le Figaro a mené l'enquête.

Par Alice Develey

Les jours de la semaine tirent leur origine des croyances de l'époque romaine. Rue des Archives/Rue des Archives/OVRM

À chaque jour suffit sa peine. Les Romains l'avaient bien compris: l'avenir n'a de certain que ses incertitudes. A fortiori s'il dépend de divinités capricieuses...

Si certains oseront suivre la maxime horacienne du Carpe Diem - sans jamais oublier sa forme longue Spatio brevi, Spem longam reseces «Ôte le long espoir, à tes jours comptés» - les autres, moins hardis, chercheront au gré des jours à obtenir les faveurs du ciel. Le calendrier liturgique était ainsi né.

Chaque jour sera l'occasion de fêter les divinités romaines. Ou du moins, ses principales figures. On retrouvera ainsi dans l'ordre: Sol, Luna, Mars, Mercurius, Juppiter, Venus et Saturnus. Les noms latins des sept «planètes» connues à l'époque de la Rome antique, entre les Ier et IIIe siècles. Voilà donc la raison de cette ritournelle de sept jours! Une semaine soit dit en passant, pléonastique. Le mot «semaine», du latin septimana signifiant «relatif au nombre de sept».

Les variations que l'on connaît aujourd'hui dans le calendrier sont le fait de la christianisation du cycle diurnal qui s'opéra à l'aube du XIIe siècle.

Que signifient donc les jours de la semaine?

Commençons par le commencement...

Dimanche : Avant que les Chrétiens ne renomment le Sol en Dies Dominicus, le premier jour de la semaine chez les Romains et le septième d'après notre calendrier, était associé au soleil et au dieu du même nom, symbole de lumière et du cycle des saisons.

Remarque: La survivance de cette croyance se retrouve encore aujourd'hui dans le lexique anglophone, néerlandophone et germanophone. En effet, dimanche se dit respectivement en anglais, néerlandais et en allemand: Sunday, Zaterdag et Sonntag, à savoir «jour du soleil».

Rue des Archives/Rue des Archives/Tallandier

Du latin ecclésiastique dies dominicus «jour consacré à Dieu, au repos», le mot dimanche est selon le CNRTL d'abord apparu dans le calendrier sous les formes didominicu puis diominicu par «dissimilation consonantique». À l'aube du XIIe siècle, le septième jour connaîtra un nouveau revers linguistique en se transformant en «dienenche». Ce n'est qu'à compter du XIVe siècle, nous précise toujours le Centre national de ressources textuelles et lexicales, que le mot dimanche, écrit «dymanche» prendra le son qu'on lui connaît aujourd'hui et au XVIIe siècle, son orthographe exacte.

Lundi : Déesse de la lune chez les Romains, Luna se transformera en lunis dies, «jour de la lune» ( et/ou dies lunae) sous l'ère médiévale. Du latin populaire, le mot lundi est attesté dès 1119, orthographié lunsdi. Selon le CNRTL, il prendra sa forme que nous lui connaissons aujourd'hui entre les années 1160 et 1174.

Remarque: En miroir du mot «lundi», tous les jours doivent leur syllabe «di» au terme latin «dies», signifiant «jour».

Mardi : Originellement Martis dies «le jour de Mars» (dieu de la guerre), le deuxième jour de la semaine est apparu en 1119 sous la forme «marsdi». C'est en 1262, que le terme prendra son écriture exacte.

Employé aujourd'hui dans l'expression «mardi gras» pour qualifier le dernier jour du carnaval avant le début du carême, le jour de la semaine dédié à Mars pouvait également se retrouver au XIXe siècle dans le dicton: «Mardi s'il fait chaud». Une autre manière de dire «pourvu que cela n'arrive pas».

Rue des Archives/© Granger NYC/Rue des Archives

Zola écrivait ainsi dans l'Assommoir : «En voilà une peloteuse qui venait les embobiner! Aujourd'hui, elle les tapait de dix sous, demain ce serait de vingt, et il n'y avait plus de raison pour s'arrêter. Non, non, pas de ça. Mardi, s'il fait chaud!»

Mercredi : Apparu sous la forme mercresdi en 1119, puis merkredi en 1339, le terme issu du latin classique Mercurii Dies «jour de Mercure» s'écrira enfin «mercredi», orthographié ainsi, entre les années 1694 et 1740.

Jour de pénitence chez les Chrétiens (on le retrouve dans le calendrier liturgique pour le «mercredi des cendres», au lendemain du Mardi gras), le terme mercredi peut aussi signifier par extension, et dans le registre familier, un équivalent du mot «m*rde».

Jeudi : Du latin Jovis Dies «jour de Jupiter», le quatrième jour de la semaine selon notre calendrier actuel, apparaît une première fois sous la forme juesdi en 1119, puis jeudy entre 1694 et 1718 pour enfin prendre sa forme finale en 1740.

Jour de Jupiter (Zeus en grec) à l'époque romaine, le «jeudi» deviendra au XIXe siècle, le «jour des réceptions». Stendhal l'emploiera ainsi dans sa Chartreuse de Parme: «Le prince mourait d'envie de voir un de ces jeudis.»

Rue des Archives/©Rue des Archives/RDA

Vendredi : Le cinquième jour de la semaine n'échappe pas à la règle. À l'instar du lundi, mardi, mercredi et jeudi, le vendredi, du latin veneris diem «jour de Vénus», s'est transformé en 1119, tout d'abord en vendresdi, avant de prendre le suffise -dy entre 1694 et 1718 et enfin s'écrire «vendredi» à partir de 1740.

A contrario de Stendhal, les jours de réception se faisaient le vendredi chez Proust. «Chaque fois qu'elle voyait Mme de Villeparisis, [elle] ne pouvait s'empêcher de penser que la duchesse de Guermantes n'allait pas à ses vendredis», (Le Côté de Guermantes).

Samedi : À l'origine «jour de Saturne», le sixième jour de la semaine selon notre calendrier, s'est, sous l'influence du christianisme, progressivement transformé en samedi.

Du grec sabbaton et du latin sabbatum «le sabbat», le «samedi» a tour à tour pris la forme de «samadi» au début du XIIe siècle, «samedy» à la fin du XVIIe siècle, et enfin celle que nous connaissons actuellement en 1740.

Remarque: Le samedi correspond au septième jour dans le calendrier ecclésiastique. En effet, il semblerait qu'à l'origine, le mot «samedi» se soit également écrit «sethmedi», en référence au terme ancien français setme ou seme «septième». Il correspond chez les juifs au jour du sabbat, «jour de repos».

 Source : https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/02/01/37003-20170201ARTFIG00019-l-histoire-secrete-des-jours-de-la-semaine.php

 

 

 

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CHAINES AUX PIEDS : SIGNIFICATION ET CONSEQUENCES SPIRITUELLES

Publié le par Dr André CHOUBEU

CHAINES AUX PIEDS : SIGNIFICATION ET CONSEQUENCES SPIRITUELLES

Son origine vient de l'Égypte antique, le port de bracelets ou chaîne de cheville était l’une des marques de la prostitution. En effet, les filles publiques ( filles que tout le monde pouvait acquérir par bourse d'argent ou autres moyens d'échanges ) devaient être distinguer des femmes chastes ou de bonne moralité.Leurs féminités et érotisations de leurs personnes étaient assurés par un soin particulier du corps (pommades, huiles , parfums) et le port de nombreux bijoux, dont les bracelets de cheville ou chaîne aux pieds .
La chaîne de cheville dans la Bible

Des écritures de l’Ancien Testament font allusion au port de la chaîne aux chevilles à plusieurs reprises. La Bible parle plusieurs fois de bijoux, que des hommes et des femmes portaient dans beaucoup d’occasions: bracelet, colliers, chaînes. Le bijou n’est pas appelé ainsi dans les textes mais plutôt "bande magique", "clochettes au pied", "ornement de pied" ou encore "boucle de pied" selon la version de la Bible.

Dans les écritures bibliques la chaîne de cheville était considérée comme un objet de séduction qui faisait appel à la fierté mal placée de la femme ou homme qui portait tel bijou. Les chaînes de cheville à l’époque faisaient du bruit comme les chaînes de chevilles indiennes avec des breloques ou des grelots.

Les hommes et les femmes portaient la chaîne chevilles en Palestine plusieurs vestiges archéologiques le prouvent : or, argent massif ou bronze furent utilisés pour leur fabrication.

Le livre d’Isaïe et la chaîne de cheville

Le livre d’Isaïe est le seul à parler de ce bijou de manière claire, on y retrouve la chaîne de cheville trois fois, voici les versets :

Isaïe 3:16 16

L’Éternel dit: Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses,

Et qu'elles marchent le cou tendu

Et les regards effrontés,

Parce qu'elles vont à petits pas,

Et qu'elles font résonner les boucles de leurs pieds ;

La deuxième fois qu’on lit sur la chaîne de cheville dans le livre d’Isaïe :

 

Isaïe 3 :18 18

En ce jour, le Seigneur ôtera les boucles qui servent d'ornement à leurs pieds,

Et les filets et les croissants;

Et une troisième fois :

Isaïe3 :18 20

Les diadèmes, les chaînettes des pieds et les ceintures,

Les boîtes de senteur et les amulettes;

Le texte parle de femmes orgueilleuses qui veulent se faire remarquer par la chaîne de cheville appelé ici boucle de pied. Il est facile de remarquer que l’attitude de ces femmes est considérée comme contraire à la Gloire de Dieu.

Source: opera.com

CHAINES AUX PIEDS : SIGNIFICATION ET CONSEQUENCES SPIRITUELLES

Son origine vient de l'Égypte antique, le port de bracelets ou chaîne de cheville était l’une des marques de la prostitution. En effet, les filles publiques ( filles que tout le monde pouvait acquérir par bourse d'argent ou autres moyens d'échanges ) devaient être distinguer des femmes chastes ou de bonne moralité.Leurs féminités et érotisations de leurs personnes étaient assurés par un soin particulier du corps (pommades, huiles , parfums) et le port de nombreux bijoux, dont les bracelets de cheville ou chaîne aux pieds .
La chaîne de cheville dans la Bible

Des écritures de l’Ancien Testament font allusion au port de la chaîne aux chevilles à plusieurs reprises. La Bible parle plusieurs fois de bijoux, que des hommes et des femmes portaient dans beaucoup d’occasions: bracelet, colliers, chaînes. Le bijou n’est pas appelé ainsi dans les textes mais plutôt "bande magique", "clochettes au pied", "ornement de pied" ou encore "boucle de pied" selon la version de la Bible.

Dans les écritures bibliques la chaîne de cheville était considérée comme un objet de séduction qui faisait appel à la fierté mal placée de la femme ou homme qui portait tel bijou. Les chaînes de cheville à l’époque faisaient du bruit comme les chaînes de chevilles indiennes avec des breloques ou des grelots.

Les hommes et les femmes portaient la chaîne chevilles en Palestine plusieurs vestiges archéologiques le prouvent : or, argent massif ou bronze furent utilisés pour leur fabrication.

Le livre d’Isaïe et la chaîne de cheville

Le livre d’Isaïe est le seul à parler de ce bijou de manière claire, on y retrouve la chaîne de cheville trois fois, voici les versets :

Isaïe 3:16 16

L’Éternel dit: Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses,

Et qu'elles marchent le cou tendu

Et les regards effrontés,

Parce qu'elles vont à petits pas,

Et qu'elles font résonner les boucles de leurs pieds ;

La deuxième fois qu’on lit sur la chaîne de cheville dans le livre d’Isaïe :

 

Isaïe 3 :18 18

En ce jour, le Seigneur ôtera les boucles qui servent d'ornement à leurs pieds,

Et les filets et les croissants;

Et une troisième fois :

Isaïe3 :18 20

Les diadèmes, les chaînettes des pieds et les ceintures,

Les boîtes de senteur et les amulettes;

Le texte parle de femmes orgueilleuses qui veulent se faire remarquer par la chaîne de cheville appelé ici boucle de pied. Il est facile de remarquer que l’attitude de ces femmes est considérée comme contraire à la Gloire de Dieu.

Source: opera.com

 

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