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Le blog de Dr André CHOUBEU

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CHRIST, LE ROI DE GLOIRE

23 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Christ, le Roi de gloire: Il vient !

Jean-Raymond CouleruRetour-Glorieux-de-Jesus-Christ.jpg 

   « Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Eternel et contre son oint ?    Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes
   Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux. Puis il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur : C'est moi qui ait oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte!
   Je publierai le décret; l'Eternel m'a dit: Tu es mon Fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession ; tu les briseras avec une verge de fer, tu les briseras comme le vase d'un potier.
   Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse ! Juges de la terre, recevez instruction ! Servez l'Eternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement. Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne périssiez dans votre voie, car sa colère est prompte à s'enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en Lui! ».

(Psaume 2)

INTRODUCTION

   Nous venons de lire ce psaume magnifique qui place sous nos yeux la Personne de Christ dans Sa réjection et dans Sa gloire. Jésus lui-même a dit: « Il fallait que s'accomplit tout ce qui est écrit de moi... dans les psaumes » (Luc 24 : 44). Nos cœurs brûlent au dedans de nous (Luc 24 32) quand nous contemplons notre Sauveur et Seigneur bien aimé dans la Parole de Dieu. Il nous dit: « Sondez les Ecritures... ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5.39). Le livre des Psau­mes en particulier nous fait entrer dans les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies (1 Pierre 1.11). Certains psaumes ont été appelés «messianiques ». Ce sont les numéros 2, 8, 16, 22, 23, 24, 40, 41, 45, 68, 69, 72, 89, 102, 110, 118. On les a considérés ainsi parce que, dans leur ensemble ou en partie, ils annoncent le Messie. Mais il ne fait aucun doute que d'autres psaumes nous parlent également de Lui.

I. QUI EST L'AUTEUR INSPIRÉ DU PSAUME DEUXIÉME ?

   Son nom n'est pas indiqué comme cela est souvent le cas pour d'autres psaumes. Cependant nous pouvons savoir qui en est l'auteur en ouvrant le Nouveau Testament. Lisons Actes 4 : 25 et 26 : « Seigneur, c'est toi qui a dit par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David Pourquoi ce tumulte parmi les nations, et ces vaines pensées parmi les peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint ». C'est donc le roi David, l'auteur inspiré du Psaume 2, mais c'est le Saint-Esprit qui a parlé par la bouche de David, et cela mille ans avant Jésus-Christ. Est-ce que l'absence du nom de l'auteur manifesterait le désir de ce dernier de s'effacer lui-même devant la grandeur de Celui que ce psaume nous présente : LA PERSONNE DE CHRIST, que l'Eternel appelle:

MON OINT - MON ROI - MON FILS

   Nous savons que le mot « OINT » peut être traduit également par « MESSIE » ou par « CHRIST ».

   Tout l'Ancien Testament nous permet de contempler:

  • l'Oint de l'Eternel, le Messie, ou le Christ.
  • le roi de gloire, le roi d'Israël, le Roi des rois.
  • le Fils de Dieu, le Fils éternel, le Fils de Son amour.

   Le « Fils » apparaît encore en Proverbes 30 : 4: « Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ? ».

   Et tout au début du Nouveau Testament, nous entendons la voix du Père qui dit: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection » (Matthleu 3:17).

II. L'OEUVRE DE LA CROIX

   « Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les prin­ces se liguent-ils avec eux contre l'Eternel et contre son Oint ? (v. 1 et 2). Ces versets nous parlent de la révolte des Juifs et des païens contre l'Eternel et contre son Christ. L'interprétation inspirée des versets 1 à 3, nous l'avons lue dans Actes 4: 25-26 qui voit son accomplissement littéral dans la crucifixion de Christ. Juifs et païens (tous les hommes) ont dit du Seigneur Jésus:
« NOUS NE VOULONS PAS QUE CELUI-Cl RÈGNE SUR NOUS! » (Luc 19:14). C'est ce que nous confirme l'évangile de Jean: « La lumière (Christ) luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue (ou point comprise - version Darby) ; Le monde a été fait par elle (la lumière c'est-à-dire : Christ) et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens (les Juifs) et les siens ne l'ont point reçue » (Jean 1 : 5, 10 et 11). Christ n'a été ni compris, ni connu, ni reçu ! « Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu » (v. 12 version Darby). N'est-ce pas merveilleux ? Posons-nous cependant honnêtement la question suivante : Si tous les hommes ont dit: « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous », le Seigneur Jésus-Christ règne-t-Il vraiment sur mon cœur et dans ma vie aujourd'hui, maintenant ? En est-Il réellement le Maître incontesté ? Bientôt Il régnera sur le monde entier ! Mais aujourd'hui, règne-t-Il sur le cœur et dans la vie de tous les enfants de Dieu, de tous ceux qu'il a rachetés à si grand prix par l'œuvre de la croix ?

III. LA RÉVOLTE CONTRE DIEU ET CONTRE JÉSUS-CHRIST

   « Brisons leurs liens, délivrons-nous de leurs chaînes » (v. 2). Aujour­d'hui, hélas! on voit la révolte contre Dieu et contre Christ s'étendre sur la terre, révolte qui se traduit par ces paroles:

« NI DIEU, NI MAITRE ».

IV. DIEU SE MOQUE DES MOQUEURS

   « Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d'eux » (v.4). Il tourne en dérision les hommes rebelles. « Le Seigneur se rit du méchant, car il voit que son jour arrive » (Psaumes 37:13). « Toi, Eternel, tu te ris d'eux, tu te moques de toutes les nations, quelle que soit leur force » (Psaume 59 : 9-10). « Je rirai quand vous serez dans le malheur, je me moquerai quand la terreur vous saisira » (Proverbes 1 : 26).

V. LA COLÈRE DE DIEU VIENT SUR LES FILS DE LA RÉBELLION

   (Coloss. 3: 6).

   « Il leur parle dans sa colère, il les épouvante dans sa fureur » (v. 5). Toute la Parole de Dieu (Ancien et nouveau testaments) nous avertit solennellement à cet égard:

   « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes » (Romains 1 :18). Le Fils de Dieu Lui-même est notre unique Refuge: « Celui qui croit au Fils (c'est-à-dire : qui se con­fie en LUI) a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3 : 36). Pen­sons davantage, frères et sœurs en Christ, à ceux qui nous entourent et qui ont cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes: LA COLÈRE DE DIEU!

VI. L'INTRONISATION DU ROI DE GLOIRE EN SION

   « C'est moi qui ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte! » (v. 6). Christ est le Roi de gloire qui régnera à Jérusalem. Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes éternelles. Que le roi de gloire fasse son entrée » (Psaume 24: 7-9). « Qui donc est ce roi de gloire? L'Eter­nel des armées Voilà le roi de gloire! » (do v. 10). Ce titre majestueux: « L'ETERNEL DES ARMÉES » s'applique essentiellement à Christ et apparaît, nous dit-on, 281 fois dans l'Ancien Testament.

   Jésus-Christ, dans le Nouveau Testament, est appelé:

« LE SEIGNEUR DE GLOIRE »

« Aucun des chefs de ce siècle ne l'a connu car, s'ils l'eussent connu, ils n'auraient pas crucifié le Seigneur de gloire » (1 Cor. 2 : 8).

VII. LE FILS DU DIEU VIVANT EST RESSUSCITÉ !

   « Je publierai le décret ;  l’Eternel m'a dit: Tu es mon fils ! Je t'ai en­gendré aujourd'hui » (v. 7). Nous entendons ici la voix du Seigneur­ Jésus qui parle. Ce texte s'applique à Sa glorieuse résurrection: « La promesse faite à nos pères. Dieu l'a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui » (Actes 13 : 32, 33) (Voir Hébreux 1 : 5).

   « Il a été déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l'Esprit de sain­teté, par sa résurrection d'entre les morts » (Romains 1 : 4).

VIII. CHRIST SERA LE ROI DES ROIS ET LE SEIGNEUR DES SEIGNEURS

   « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extré­mités de la terre pour possession; tu les briseras avec une verge de fer, tu les briseras comme le vase d'un potier » (v. 8 et 9).

   « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Ja­cob éternellement, et son règne n'aura point de fin » (Luc 1 : 32-33).

   « Il dit: C'est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d'Israël : Je t'établis pour être la lumière des nations, et pour porter mon salut jusqu'aux extrémités de la terre » (Esaïe 49 : 6).

   Enfin voici un texte magnifique qui nous annonce la gloire et la do­mination universelle du Roi des rois : « On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit » (Esaïe 7:14).

   Nos cœurs bondissent de joie au dedans de nous en contemplant d'avance la gloire de notre Sauveur bien-aimé, quand Il sera « le Sei­gneur des seigneurs et le Roi des rois » (Apocalypse 17:14).

IX. MESSAGE AUX CHEFS DES NATIONS

   « Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse ! Juges de la terre, recevez instruction ! Servez l'Eternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement. Baisez le fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne périssiez dans votre voie, car sa colère est prompte à s'enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui ! » (v. 10 à 12).

   Ce sérieux appel s'adresse encore aux chefs des nations de notre temps. On peut le résumer en sept points:

  1. Conduisez-vous avec sagesse
  2. Recevez instruction
  3. Servez l'Eternel avec crainte
  4. Réjouissez-vous avec tremblement
  5. Baisez le Fils (c'est-à-dire: Rendez hommage au Fils)
  6. Prenez garde à la colère de l'Agneau (Apoc. 6:15-17)
  7. Voici quel est votre bonheur: « CONFIEZ-VOUS EN CHRIST! »

Conclusion : 
« HEUREUX TOUS QUI SE CONFIENT EN LUI! ».

Lien : http://www.promesses.org/arts/60p60-64f.html

 

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OUVERTURE SUR L'AU-DELA

23 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

images--10-.jpgOuverture sur l'au-delà

Prof. A. Lamorte, Dr en théologie, Dr ès lettres

I. LE LENDEMAIN DE LA MORT

La mort (du grec Thanatos) est la dislocation de la personne humaine, dislocation provisoire (jusqu'à la résurrection). Cette séparation entre l'âme et le corps constitue une terrible épreuve au sens physique et par sa seule perspective, au cours de la vie. Cette brisure de la personne est une mystérieuse absurdité, tel est le salaire du péché (Rom. 6-23).

Que sera le lendemain de la mort? Non pas l'anéantissement, mais une survie: survie pour la vie éternelle de félicité ou pour le châtiment (Math. 25-46).

Le «comment» de cette survie 

a) Faut-il accepter la doctrine romaine du purgatoire (lieu de souffrances où les âmes des justes achèvent d'expier leurs péchés avant d'entrer dans le Ciel)? Cette doctrine est contraire à la doctrine de rédemption parfaite par Christ, car elle suppose une expiation méritoire de notre part. 
Le Nouveau Testament est muet sur le purgatoire. 
b) Faut-il croire au sommeil des âmes après la mort, dans l'attente de la résurrection? 
Cette doctrine trouve son point d'appui dans: 1) Dans les passages de l'Ancien Testament relatifs au séjour des morts (Scheol.); et 2) Dans les passages du Nouveau Testament où les morts sont évoqués comme des êtres qui dorment (Actes 7-60; I Thess. 4, 13-14; Jean 11, 11). 
Mais 1) Jésus a magnifiquement redressé la doctrine du Scheol en proclamant: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort» (Jean 11, 25). 2) Quant aux allusions au sommeil, elles ne peuvent être que des images s'appliquant au corps qui attend dans la poussière le jour du réveil de la résurrection. Car Jésus affirme que l'âme croyante ne connaîtra jamais la mort (Jean 11, 26). Or l'âme non rachetée ne connaîtra pas davantage l'anéantissement.

Après la mort, c'est le paradis pour le racheté. le paradis (séjour des âmes) n'est pas encore le Ciel (séjour des ressuscités). C'est au paradis que, aussitôt après sa mort, devait être le brigand repentant (Luc 23-43). Le paradis est fait de la présence bénie du Christ «aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis»).

Après la mort, c'est l'enfer, le châtiment pour les rebelles (Matt. 25, 46). Sous les figures de la flamme (Luc 16, 24), du feu qui ne s'éteint point (Matt. 3, 12; 25, 41) de la géhenne (Matt. 18, 9; 5, 22), des ténèbres du dehors (Matt. 25, 30), de la seconde mort ou de l'étang de feu (Apoc. 21, 8), l'enfer se révèle d'un réalisme tragique, effroyable et sans limite. Car, «après la mort suit le jugement» (Hébr. 9, 27). Le récit de Lazare et du mauvais riche est particulièrement suggestif à cet égard (Luc 16,22-23). Le châtiment est éternel (Matt. 25, 46). 
C'est donc ici-bas que se décide notre sort éternel. Quel appel à la décision sans délai! Demain, peut-être, il sera trop tard (Hébr. 3, 13-15).

Lien : www.promesses.org

 

 

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Le langage figuratif de la Bible

23 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le langage figuratif de la Bible

J. Fritschi

Un vieux dicton dit: «Parle, afin que je te connaisse». En effet, il y a un sens profond dans la parole que nous utilisons pour nous révéler à nos semblables. 
L'homme s'extériorise de plusieurs manières; par la musique, la peinture, la sculpture, mais la parole est l'expression la plus parfaite et la plus riche de l'être humain. Au commencement était la Parole (Jean l,1). Ta parole est la vérité.
 

Sommes-nous conscients de la puissance de la parole dans la propagande politique? Il en est de même dans l'évangélisation et le travail missionnaire; car la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Dieu (Rom. 10, 17). A la pentecôte, Pierre, par plusieurs paroles, les conjurait et les exhortait, disant: «Sauvez-vous de cette génération perverse» (Act. 2, 40). 

POURQUOI TROUVONS-NOUS LE LANGAGE FIGURATIF? 
Dans le jardin d'Eden, la parole était directe entre le créateur et sa créature: «Ils entendirent la voix de l'Eternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour... et l'Eternel Dieu appela l'homme et lui dit: «Où es-tu?». Avec la chute, l'homme quitta la sphère spirituelle où il se mouvait pour tomber dans la sphère charnelle. Nos premiers parents furent chassés d'Eden, dès lors «nous sommes tous errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin» (Es. 53, 6).
 
Pour l'homme déchu, privé de la grâce de Dieu, la vérité lui est un mystère. Dieu dit à Aaron et à Marie: «S'il y a un prophète parmi vous, moi l'Eternel, je me ferai connaître à lui en vision, je lui parlerai en songe. Il n'en sera pas ainsi de mon serviteur Moïse qui est fidèle dans toute ma maison, je parle avec lui bouche à bouche et en me révélant clairement et non en énigmes» (Nomb.12, 6-8).

POUVONS-NOUS INTERPRETER LE LANGAGE FIGURATIF? OUI 
Il nous serait impossible de saisir le sens de toutes les ordonnances de la loi, des sacrifices et du culte lévitique. «image et ombre des choses célestes» (Héb. 8, 5). «Car toutes les choses qui ont été écrites le sont pour notre instruction» (Rom. 15, 4).
 
Comment comprendre la prophétie et l'Apocalypse? En évitant de tout symboliser et d'appliquer à l'économie de l'église, qui est d'origine céleste, des prophéties dont l'accomplissement ne peut se concevoir que dans l'économie terrestre, soit le rétablissement d'Israël et le millénium. Prenons l'exemple de Il Cor. 5.21. «II a été fait péché pour nous». Dans son entretien avec Nicodème, Jésus montre la nécessité de naître de nouveau pour entrer dans le royaume de Dieu. Au docteur d'Israël fort étonné, Christ dit: «Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle» (Jean 3, 14). Le chapitre 21 du livre des Nombres rapporte que les Israélites désobéissants furent mordus par des serpents brûlants. Sur l'ordre de l'Eternel, Moïse fit un serpent d'airain pour que celui qui était mordu puisse vivre en le regardant. Ce serpent d'airain, image même de ce qui avait fait le mal, devenait le canal par lequel la grâce divine pouvait agir, car ce serpent d'airain (image de Jésus) est le seul remède contre le venin mortel du serpent brûlant (images du péché et de Satan). Jésus a été élevé sur le bois maudit; c'est là qu'est ton Sauveur, contemple-le mon frère, un seul regard et sois sauvé.
 
Pour faciliter la continuation de notre étude, nous ferons une petite classification:
 

   a) les images
 
   b) les allégories
 
   c) les paraboles
 
   d) les métaphores
 
   e) les similitudes
 
   f) les symboles
 
   g) les types

a) LES IMAGES 
Ressemblance ou représentation d'une personne ou d'une chose.
Elles ont plusieurs significations, selon leurs usages et applications. 

Le lion:
 

Image de force et de puissance. 
Le lion de Juda (Apoc. 5, 5). Le diable rôde comme un lion rugissant (I Pi. 5, 8).

Le vin:
 
 

Image du sang (Matt. 26, 26-29; Marc 14, 22-24). 
Image de la joie (Cant. 2, 4). Il m'a fait entrer dans la maison du vin. 
Image de la fureur de Dieu (Ap. 14, 10).

La fleur:
 

Image d'une vie de courte durée où tout est passager (Job 14, 2; Jacques 1, 10-11). 
Image d'une vie de richesse et sans soucis (Matt. 6, 28; Luc. 12, 27).

b) L'ALLEGORIE 
Un seul passage (Gal. 4, 24). Figure du discours qui présente à l'esprit une chose par une autre. L'allégorie ne réclame pas, comme la parabole, une interprétation qui vienne du dehors; elle la renferme elle-même.

c) PARABOLE 
Grec,
 «parabolé». Mettre une chose auprès ou devant une autre pour les comparer. 
Hébreux,
 «maschal». Enigme.

Une méthode de l'art oratoire, illustrant une vérité par des comparaisons tirées de la vie courante. On ne peut identifier la parabole évangélique avec la fable, car la parabole veut représenter une vérité spirituelle; la fable a un autre but, elle se rattache à la terre et ne s'élève pas au-dessus d'elle, son but est d'inculquer des maximes de prudence, de prévoyance et de morale humaine. Elle ne se trouve pas dans la Bible et ne s'élève jamais jusqu'à condamner le péché comme péché. Les relations des bêtes entre elles n'ayant rien de spirituel ne peuvent offrir aucune analogie avec les vérités du royaume de Dieu. L'homme appelé à dominer sur les animaux, selon la volonté du Créateur, peut servir, dans la parabole du berger, à illustrer les rapports de Dieu avec l'homme. La parabole diffère de la fable en ce qu'elle se meut dans un monde spirituel et ne renverse jamais l'ordre naturel des choses. La parabole diffère du mythe, car ce dernier se présente non seulement comme porteur de vérité, mais comme la vérité elle-même. Tandis que dans la parabole, on voit la différence entre le fond et la forme, entre le vase précieux et le vin plus précieux.

Dans Matt. 13, 10-17, les disciples demandent à Jésus «pourquoi parles-tu en paraboles?». Le Seigneur répond: «C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant, ils ne voient pas, et qu'entendant, ils n'entendent pas, ni ne comprennent». Comment comprendre la réponse du Christ? Pour en saisir la signification, prenons l'exemple de la nuée qui conduisit les Hébreux à travers la Mer Rouge. Elle fut ténèbres pour les Egyptiens qui poursuivaient le peuple de Dieu, mais elle fut lumière pour les Israélites (Ex. 14, 20).

Il en est de même pour les vérités bibliques: ténèbres, incompréhensibles pour le monde, ne sont-elles pas une source de vie et de bénédictions pour le racheté?

d) METAPHORES 
Grec métaphora = transport. Figure de rhétorique par laquelle on transporte la signification propre d'un mot à une autre signification, qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison sous-entendue. Expression introuvable dans la Bible.
 
Vous êtes la lumière du monde (Matt. 5, 14).
 
Vous êtes le sel de la terre (Matt. 5,13).

e) SIMILITUDE 
Latin similis = semblable. Ressemblance, analogie, conformité. Expression se trouvant dans la traduction J. N. Darby (Osée 12, 11; Jean 16, 25-29). (Trad. Segond indique parabole).

f) SYMBOLE 
Grec symbolon. Expression introuvable dans la Bible.
 
Figure ayant une signification conventionnelle, gardant toujours la même signification. Par exemple, le drapeau avec la croix blanche sur fond rouge est le symbole de la Suisse et ne peut s'appliquer qu'à la Confédération helvétique.
 
Exemples:
Circoncision:
 parle du dépouillement du vieil homme. (Genèse 17.10-..14). 
Lavage:
 parle de la purification (Ex. 29, 4 ; Eph. 5, 26).

g) TYPE 
Grec «typos» empreinte, imprimer
 
Expression de la version J. N. Darby.
 
I Cor. 10, 11 type    = V. Segond = exemple 
I Pi. 3,21 antitype    = V. Segond = figure
 

Abraham:

type du Père céleste, tous les deux ont donné leur fils.

Isaac:

type du sacrifice consentant

Jonas:

type de la mort de Christ, seulement pour les jours où Jonas fut dans le poisson.

Il est dangereux d'établir une doctrine sur une image, un symbole ou un type de l'Ancien Testament sans l'appui de textes néotestamentaires. Le b599267_10151917605110032_640162450_n.jpgut de cet article est d'aider le lecteur de la Bible en lui donnant quelques jalons lui facilitant l'étude de la Parole de Dieu et l'encourageant à rester dans la simplicité.

OU EST VOTRE FOI ?

Qu'est-ce que la foi? 
Une confiance aveugle en Dieu, en l'œuvre de Jésus-Christ et dans les promesses de la Parole de Dieu.
 
Votre confiance est-elle ferme, inébranlable?
 Appliquez votre foi à votre situation, à votre position, à vos circonstances. Ne laissez pas votre situation vous dominer: c'est ce qu'avaient fait les apôtres (Luc 8, 22-25). 
La foi est la ferme assurance de l'amour et du pardon de Dieu; elle est aussi, par conséquent, le refus de tomber en panique!

Lien : http://www.promesses.org/arts/9p192-195f.html

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LE CHEMIN DE LA LIBERTE EN CHRIST

22 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Jean 8.28-44

Introduction :

Arrivée au lieu du supplice, Mme Roland s'inclina devant la statue de la Liberté et prononça cette phrase : Ô liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !

La notion de la liberté pose aujourd’hui un grand problème dans l’esprit de l’homme. Aussi longtemps que l’homme n’est pas spirituellement affranchi, son penchant restera charnel et ses actions seront le mobile de ses motivations ou de pulsions intérieures. C’est ainsi que ces personnes qui parfois prétendent être en Christ ont encore un grand chemin à parcourir pour devenir disciple. Entre la croyance et l’état de disciple, il y a du chemin. Ce chemin est celui du renoncement a soi, du brisement que Jésus définit en quatre points différents qui constitue le prix de la consécration :

1. Pour marcher derrière Jésus, il faut renoncer à soi

2. se charger de sa croix (Mt 16.24) (Mt 10.38-39)

3. Porter sa croix (Luc 9.23 ; 14.27)

4. Porter sa croix chaque jour et le suivre 

La majeure partie des frères en Christ vivent en net contradiction avec elles-mêmes. En fait, de l’extérieur, l’attitude est louable, mais l’intérieur de leur conscience est amertume. Jésus les appellerait ‘‘Tombeaux blanchis’’. Aussi longtemps que notre volonté n’est pas servante de celle du Seigneur, mais reste soumise à notre intellect suite à la satisfaction de son ego, la question du salut demeure une équation non résolue.

Au regard de ce que nous disons, une question importante mérite d’être poser : Sommes-nous libre ou encore esclave tant de nous-mêmes, que du diable ou du monde ?

    Définition de liberté : 

  • État de quelqu'un qui n'est pas soumis à un maître tyran
  • Condition d'un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté 
  • Situation de quelqu'un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé 
  • Possibilité d'agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque 
  • État de quelqu'un qui n'est pas lié par un engagement d'ordre contractuel, conjugal ou sentimental 
  • Temps libre, dont on peut disposer à son gré 
  • État de quelqu'un ou d'un animal qui n'est pas retenu prisonnier 
  • Situation psychologique de quelqu'un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu'un d'autre 
  • État de ce qui n'est pas étroitement contrôlé, soumis à une réglementation sévère 
  • Caractère de ce qui relève de l'initiative privée.
  • La vraie liberté est l’absence de la contrainte 

Analysons les Ecritures :

-    Ceux qui croyaient pour avoir vu les miracles (Jean 2.23; 7.31):

-    Ceux qui avaient vu la vie de Dieu dans le comportement, la vie, les propos de Jésus (Jean 8.29)

-    Jésus les exhorte à s’attacher aux principes de vie de Dieu (Jean 8.31)

Jésus cherchait à développer et à épurer la foi de ces nouveaux croyants

-    Jésus les éclaire sur la nouvelle attitude pour les affermir et la réaction contraire se manifeste (Jean 8.34,37,43,44), allant de la haine a la menace de mort (Jean 8.37,59)

. Il les encourageait à pratiquer Son enseignement,

. à se reposer sur Ses promesses,

. à obéir à Ses commandements,

. malgré toutes les tentations : Faisant ainsi, ils seraient vraiment Ses disciples ;

-    Les causes :

1)   Ils ont laissé subsister dans le fond de leur cœur les germes de leur inimitié naturelle

2)   La manifestation de l’orgueil

3)   Ils se passaient maitre de la connaissance des choses divines, prescrivant la liberté de toutes sortes, alors qu’ils sont en fait esclaves de leur convoitise coupable 

     Conclusion :

     Sommes-nous vraiment libres ?

     Qu’est-ce qui nous maintient encore dan l’esclavagisme ?

     Voulons-nous vraiment être libérer ?

      Seul chacun peut répondre a ses questions bien personnelles pour une liberté en Christ

      Dr André CHOUBEU

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LES ETAPES DE LA RESTAURATION :

22 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES ETAPES DE LA RESTAURATION : 

Les démarches pour aboutir au pardon divin selon les principes scripturaires vers une intimité avec le Seigneur impliquent une rationalisation dans les étapes suivantes :

-          1. la conviction du péché

« Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement : de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi ;  de justice, parce que je m'en vais à mon Père, et que vous ne me voyez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé » (Jean 16.9-11)

« Et étant revenu à lui-même, il dit: Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim! »  (Luc 15.17) 

-          2. le regret, la tristesse éprouvée à cause du péché

« Use de grâce envers moi, ô Dieu! selon ta bonté; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mauvais à tes yeux; afin que tu sois justifié quand tu parles, trouvé pur quand tu juges. Voici, j'ai été enfanté dans l'iniquité, et dans le péché ma mère m'a conçu » (Psaumes 51.1-5) 

-          3. la confession du péché

« Et le vingt-quatrième jour de ce mois, les fils d'Israël s'assemblèrent avec jeûne et vêtus de sacs, et avec de la terre sur eux. Et la race d'Israël se sépara de tous les fils de l'étranger; et ils se tinrent là et confessèrent leurs péchés et les iniquités de leurs pères. Et ils se levèrent à leurs places, et lurent dans le livre de la loi de l'Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée; et pendant un quart, ils firent confession et se prosternèrent devant l'Éternel, leur Dieu. Et les lévites, Jéshua, Bani, Kadmiel, Shebania, Bunni, Shérébia, Bani, et Kenani, se levèrent sur l'estrade et crièrent à haute voix à l'Éternel leur Dieu. Et les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia, dirent: Levez-vous, bénissez l'Éternel, votre Dieu, d'éternité en éternité! Et qu'on bénisse le nom de ta gloire, qui est haut élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange » (Néh 9.1-5 Version Darby). 

-          4. la séparation d’avec le péché

« Et le reste du peuple, les sacrificateurs, les lévites, les portiers, les chantres, les Nethiniens, et tous ceux qui s'étaient séparés des peuples des pays pour s'attacher  à la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui avaient de la connaissance et de l'intelligence, se joignirent à leurs frères, les principaux d'entre eux, et s'engagèrent par exécration et par serment de marcher selon la loi de Dieu qui avait été donnée par Moïse, serviteur de Dieu, et d'observer et de pratiquer tous les commandements de l'Éternel, notre Seigneur, et ses ordonnances et ses statuts, et promettant que nous ne donnerions pas nos filles aux peuples du pays, et que nous ne prendrions pas leurs filles pour nos fils; et que, si les peuples du pays apportaient des marchandises ou toutes sortes de grains, le jour du sabbat, pour les vendre, nous n'en prendrions pas le jour du sabbat, ni en un jour saint; et que nous laisserions la terre en friche la septième année, et remettrions toute espèce de dettes. Et nous nous établîmes des commandements, nous imposant le tiers d'un sicle par an pour le service de la maison de notre Dieu, pour les pains à placer en rangées, et pour l'offrande de gâteau continuelle, et pour les holocaustes, l'holocauste continuel, celui des sabbats, et celui  des nouvelles lunes, pour les jours solennels et pour les choses saintes, et pour les sacrifices pour le péché, afin de faire propitiation pour Israël, et pour toute l'oeuvre de la maison de notre Dieu » (Néh 10.28-33 – Version Darby).

 -          5. la restitution 

« Et Zachée, se tenant là, dit au Seigneur: Voici, Seigneur, je donne la moitié de mes biens aux pauvres; et si j'ai fait tort à quelqu'un par une fausse accusation, je lui rends le quadruple » (Luc 19.8)

« Produisez donc des fruits convenables à la repentance ; et ne vous mettez point à dire en vous–mêmes : Nous avons Abraham pour père ; car je vous dis que Dieu peut faire naître de ces pierres des enfants à Abraham. Or, la cognée est déjà mise à la racine des arbres. Tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu. Alors le peuple lui demanda : Que ferons–nous donc ? leur répondit : Que celui qui a deux habits en donne à celui qui n’en a point ; et que celui qui a de la nourriture en fasse de même. Il vint aussi des péagers pour être baptisés ; Et ils lui dirent : Maître, que ferons–nous ? Et il leur dit : N’exigez rien au–delà de ce qui vous a été ordonné » (Luc 3:8-13)

« Mais plutôt, donnez en aumônes ce que vous avez, et toutes choses seront pures pour vous » (Luc 11.41).

« Vendez ce que vous avez, et le donnez en aumônes ; faites–vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor dans les cieux qui ne manque jamais, d’où les voleurs n’approchent point, et où la teigne ne gâte rien » (Luc 12:33).

« Et moi, je vous dis : Faites–vous des amis avec les richesses injustes, afin que quand vous mourrez, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Luc 16:9).

« Jésus entendant cela, lui dit : Il te manque encore une chose ; vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel ; puis viens, et suis–moi » (Luc 18:22).

« Mais quand il eut entendu cela, il devint tout triste ; car il était fort riche » (Luc 18:23).

« Au maître–chantre. Psaume de David. (41–2) Heureux celui qui fait attention au misérable ! Au jour du malheur l’Éternel le délivrera » (Psaumes 41:1).

 « Or, tous ceux qui croyaient étaient dans un même lieu, et avaient toutes choses communes ; Ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon le besoin que chacun en avait. Et ils étaient tous les jours assidus au temple d’un commun accord ; et rompant le pain dans leurs maisons, ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur » (Actes 2.44-46).

« Car il n’y avait aucun indigent parmi eux ; parce que tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons, les vendaient, et apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu. Ils le mettaient aux pieds des apôtres ; et on le distribuait à chacun selon qu’il en avait besoin » (Actes 4:35).

« C’est pourquoi, comme vous abondez en toutes choses, en foi, en parole, en connaissance, en zèle de toute sorte, et en amour pour nous, abondez aussi dans cette oeuvre de charité. Je ne le dis point par commandement, mais pour éprouver, par l’empressement des autres, la sincérité de votre amour » (2 Corinthiens 8.7-8).

« Recommande aux riches du présent siècle de n’être point orgueilleux ; de ne point mettre leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu vivant, qui nous donne toutes choses abondamment pour en jouir ; De faire le bien, d’être riches en bonnes oeuvres, prompts à donner, faisant part de leurs biens » (1 Tim 6:17-18).

« Et le riche dans son humiliation, car il passera comme la fleur de l’herbe.

« En effet, le soleil s’est levé avec son ardeur, et il a séché l’herbe, et sa fleur est tombée, et la beauté de son éclat a disparu ; ainsi le riche se flétrira dans ses voies » (Jacques 1.10-11).

« Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre coeur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité » (Jacques 3:14). 

 « Tu ne diras point de faux témoignage contre ton prochain 

« Si un homme dérobe un boeuf, ou un agneau, et le tue ou le vend, il restituera cinq boeufs pour le boeuf, et quatre agneaux pour l’agneau. Si le larron est trouvé faisant effraction, et est frappé à mort, celui qui l’aura frappé ne sera point coupable de meurtre. Mais si le soleil était levé sur lui, il sera coupable de meurtre. Le voleur fera donc restitution ; s’il n’a pas de quoi, il sera vendu pour son vol. Si ce qui a été dérobé est trouvé vivant entre ses mains, soit boeuf, soit âne, soit agneau, il rendra le double » (Exode 20:16 ; 22.1-4).

« L’Éternel parla aussi à Moïse, en disant : Lorsque quelqu’un péchera et commettra une prévarication envers l’Éternel, en mentant à son prochain au sujet d’un dépôt, d’une chose qu’on lui a confiée, d’un vol, ou en agissant injustement envers son prochain ; Ou s’il a trouvé une chose perdue, et qu’il mente à ce sujet ; ou s’il jure faussement, concernant quelqu’une des choses dans lesquelles l’homme pèche en les faisant ; Quand il aura ainsi péché et se sera rendu coupable, il rendra la chose qu’il a dérobée, ou ce qu’il a usurpé par fraude, ou le dépôt qui lui a été confié, ou la chose perdue qu’il a trouvée, Ou toute chose au sujet de laquelle il a juré faussement ; il la restituera en son entier, et il y ajoutera un cinquième, et la remettra à celui à qui elle appartient, au jour où il fera un sacrifice pour le délit. Et il amènera au sacrificateur en sacrifice pour le délit à l’Éternel, pour son péché, un bélier sans défaut, pris du troupeau d’après ton estimation » (Lévitique 6:1-6).

« Me voici, témoignez contre moi devant l’Éternel et devant son Oint. De qui ai–je pris le boeuf ? et de qui ai–je pris l’âne ? qui ai–je opprimé ? qui ai–je foulé ? et de la main de qui ai–je pris une rançon, pour fermer mes yeux sur lui ? et je vous le restituerai » (1 Samuel 12:3) 

« Et pour cette brebis il en rendra quatre, puisqu’il a fait cela et qu’il a été sans pitié » (2 Samuel 12:6).

«Et s’il est surpris, il rendra sept fois autant, il donnera tout ce qu’il a dans sa maison » (Prov. 6:31). 

-          6. le pardon du péché tel que vu par Dieu 

Cette sixième étape qui conduit à la restauration effective nécessite une compréhension profonde. Le mot pardon semble si léger à nos lèvres, mais contient un sens profond que nous aborderons dans les lignes suivantes :

Le pardon dans son sens selon le Dieu :

  • a) Les mots principaux du pardon :

Dans l’Ancien Testament : les textes qui parlent du pardon utilisent principalement trois mots dont les racines sont :

« kipper », (Esaïe 6.7), qui évoque l’expiation ;

« nasa » littéralement lever, élever, porter (Lev 5.1,17 ; 17.16 ; 20.19 ; 24.15 ; Eze 23.35) qui parle des conséquences du péché et du châtiment qui en résulte, que parfois quelqu’un d’autre pourrait porter (Exode 34.7 ; Lev 19.17) pour arriver au Serviteur souffrant (Esaïe 53.4, 12) qui porte sur lui notre péché pour l’enlever;

enfin « salaH » littéralement remettre une dette, une faute (1Rois 8.30,39 ; (Esaïe 55.7) ou ne pas la remettre (2Rois 24.4). 

Dans le Nouveau Testament, les mots principaux sont :

« aphiêmi » de la racine « aphesis » détacher, envoyer au loin, donc remettre dettes ou péchés, d’où l’idée de rémission et de pardon (Mt 6.12,14,15 ; 9.2 ; 12.31,32)

« hilaskomai » expier, pardonner (Luc 18.13 ; Heb 8.12) (citant Jérémie 31.34).

D’autres mots comme « apoluô » littéralement ‘‘relâcher’’ (Luc 6.37) (traduction dans certains textes par absoudre).

kaluptô littéralement couvrir, parfois utilisé à propos des péchés (Rom 4.7 citant Ps 32.1), (Jacq 5.20 citant Prov. 10.12), (1Pierre 4.8 citant également Prov. 10.12).

  • b) La nécessité.

Le péché, qui entre dans l’expérience humaine par la chute, pèse aussitôt sur l’homme. Caïn dit que le poids de sa faute est trop grand pour être supporté (Genèse 4.13).

Le péché apparaît aussi comme une offense à Dieu, à son amour, à sa sainteté, à sa justice (Rom 5.16, 17), il est représenté encore comme une dette immense dont l’homme ne pourra jamais s’acquitter (Mt 18.24).

Nous devons donc prendre conscience que le péché n’est pas simplement un fardeau à la manière des épreuves qui nous écrasent malgré nous. Il n’est pas seulement un lien qui nous retient prisonniers, enchaînés malgré nous.  Cette vision transforme trop souvent les pécheurs en simples victimes.  Elle déculpabilise dangereusement et pourrait nous faire passer à côté du pardon. Pécheurs, nous sommes pleinement responsables et coupables devant le Seigneur. Nous avons besoin de pardon et nous devons le demander (Psaumes 25.18).

  • c) La source du pardon est en Dieu seul.

Les Juifs du temps de Jésus l’avaient bien compris. Entendant Jésus prononcer une parole de pardon, ils pensent qu’il blasphème, car Dieu seul peut pardonner (Mt 9.3)

Dans l’alliance qui conduit au salut, par le pardon, Dieu seul dicte les conditions. Et même lorsque l’homme les accomplit, le pardon qu’il reçoit repose encore uniquement sur la grâce de Dieu. D’ailleurs, la forme passive, souvent utilisée, l’atteste: Tes péchés te sont pardonnés (Mt 9.2). L’homme ne peut se pardonner lui-même. Dieu fixe la barre très haute.  Dans l’Ancien Testament, il met au coeur du culte juif les sacrifices (Lev 1 à 7) en établissant le principe de l’expiation par le sang (Lev 17.11).

Dans ce temps de formation, Israël doit savoir que sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon (Heb 9.22).

Mais les animaux des sacrifices sont en attente du seul et unique sacrifice, celui de l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1.29) car le sang des taureaux et des boucs ne peut pas ôter les péchés (Heb 10.4). Ainsi Dieu, en posant la règle fondamentale qui permet le pardon, s’engage lui-même personnellement, douloureusement, prêt à sacrifier son propre Fils (2Cor 5.18-19). Dieu a fait par amour pour l’homme, ce que l’homme était incapable de faire. La source du pardon est dans sa grâce, sa miséricorde. Les hommes de l’Ancien Testament l’ont déjà compris et se réjouissent devant Dieu qui pardonne (Néhémie 9.17 qui reprend les paroles de l’Eternel à Moïse Ex. 34.6).

  • d) Les conséquences. L’homme pardonné par le sang de Christ (1Jean 1.7-9) retrouve aussitôt la communion avec Dieu et avec les frères. Il marche dans la lumière et l’obéissance aux commandements de Dieu (1Jean 2.6). Il est un homme heureux et dit sa joie (Psaumes 32.1-2), car il perçoit la dimension du pardon. Dieu lui dit qu’il met ses péchés à une distance comparable à celle qui sépare l’orient de l’occident (Psaumes 103.12), les jette derrière son dos (Esaïe 38.17), il les a effacés et ne s’en souvient plus (Esaïe 4.25 ; Jér 31.34).

Du moment que Dieu les a oubliés, nous ne devons pas revenir sur des fautes pardonnées pour nous culpabiliser ou attendre un meilleur pardon, car ce serait une injure à son amour. Une autre conséquence sur laquelle Jésus a beaucoup insisté est le pardon que l’homme pardonné doit accorder aux autres. Ainsi, dans le Notre Père, nous fait-il exprimer le rapport entre le pardon reçu de Dieu et celui que nous donnons à ceux qui nous ont offensés (Mt 6.12,14-15).

Si cette mesure est appliquée, elle indique que nous avons vraiment compris le pardon de Dieu et que nous avons fait le juste rapport entre l’énorme dette qui nous a été remise et les petites créances que nous remettons à notre tour. Aux 10 000 talents soit 60.000.000 qui représentent la dette qui nous a été remise, Jésus oppose les 100 deniers soit 600.000 figurant la dette des autres envers nous (Mt 18.24-33). Ce texte symbolise la grandeur de nos péchés commis à Dieu par rapport aux péchés très amoindris que le prochain a commis envers nous et qui mérite notre pardon. Le principe appliqué ici est la relation entre l’amour et le pardon (Luc 7.47-48).

Ainsi l’apôtre Paul nous exhorte à nous pardonner mutuellement à cause de la bonté que nous devons nous témoigner les uns les autres (Eph 4.32).

  • e) Le message.

Le pardon proclamé en la personne de Jésus-Christ est une des spécificités de l’Evangile.

. Zacharie, le père de Jean-Baptiste l’annonce en rattachant le pardon au salut que le Seigneur donne (Luc 1.77).

. Le ministère de Jean commence par la prédication de la repentance, et le baptême qu’il administre annonce déjà le pardon des péchés (Luc 3.3).

. A la fin de l’Evangile, Jésus, dans la chambre haute, ouvrant l’intelligence spirituelle à ses disciples, leur rappelle qu’il était écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour et que la repentance en vue du pardon des péchés serait prêchée à toutes les nations à commencer par Jérusalem (Luc 24.46-47).

. A la Pentecôte, Pierre termine son message par un appel à la repentance et mentionne le baptême au nom de Jésus-Christ pour le pardon des péchés (Actes 2.38).

. Plus tard, Paul, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, termine en déclarant que, par le Christ ressuscité, le pardon des péchés est annoncé (Actes 13.38).

. Pierre, envoyé chez Corneille, voit le Saint-Esprit descendre sur son auditoire au moment où il prononce ces paroles :

. Tous les prophètes rendent de Jésus le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés (Act 10.43). 

. Et Paul devant le roi Agrippa rappelle comment Dieu l’a envoyé vers les païens afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière, du pouvoir de Satan vers Dieu et reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en Christ (Act 26.18).

  • f) Deux difficultés doivent être mentionnées:

a) Le péché contre le Saint-Esprit qui ne peut être pardonné (Mt 12.31-32 ; Marc 3.28-29 ; Lu 12.10 ; 1Jean 5.16 ; Hébreux 6.4-6 ; 10.26-31). Ce péché n’est pas vraiment défini. A la lumière du message global du Nouveau Testament, il est impossible de conclure à un péché précis particulier. Il semble que nous devrions plutôt considérer la résistance délibérée et prolongée au témoignage de l’Esprit Saint, comme étant, à un moment donné, le seuil que nous ne devons pas franchir. Le faire équivaudrait à un mépris définitif de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ. Celui qui commet ce péché impardonnable n’est plus amené ni à la repentance, ni à la foi.

b) L’absolution prononcée selon Jean. 20.23 : Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Le message général du Nouveau Testament rend difficile la perception, dans ce texte, d’un pouvoir qui serait sacramental, épiscopal, laissé à l’arbitraire des hommes responsables dans l’Eglise. Un tel texte est le mieux compris dans le ministère général de l’Eglise et de ses responsables qui, au bénéfice de l’inspiration divine, vont être envoyés comme le Christ a été envoyé (Jean 20.21) pour annoncer l’Evangile de Christ. C’est donc, en même temps, par le témoignage fidèlement rendu à Christ selon les Ecritures (1Cor 15.1-8) et le refus ou l’acceptation des auditeurs, que se décide le pardon des péchés ou le maintien de la culpabilité. Tout le Nouveau Testament, à commencer par les Actes, va dans ce sens. Les témoins qui proclament l’Evangile ne décident rien par eux-mêmes, ils ne prennent pas la place de Dieu, mais ils constatent et attestent, par les effets de la Parole de Dieu dans les cœurs, le pardon et le salut. Ce qui est dit sur terre est confirmé dans le ciel. La tradition  littérale dit : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur sont [déjà] pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur sont [encore] retenus ». Les hommes sur terre ne font que reconnaître et confirmer ce que Dieu fait dans le ciel.

  • g) Jour du Grand Pardon (Yom kippour) appelé aussi Jour des expiations.

La description en est faite dans le Lévitique. Le 10e jour du 7 e mois (Lev. 16.29) le souverain sacrificateur pénétrait dans le lieu très saint pour y apporter d’abord du parfum qui, en brûlant, dégageait une nuée dense destinée à couvrir le propitiatoire (Lév. 16.13), puis le sang d’un taureau et d’un bouc (Lév. l6.14-15) afin de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour lui-même et pour le peuple tout entier. C’était le seul jour de l’année où le grand prêtre était autorisé à pénétrer au-delà du voile, selon des indications très précises ordonnées par Dieu. Pendant ce temps, les Israélites humiliaient leur âme (Lév. 16.31), c’est-à-dire se repentaient de leurs fautes. Le grand prêtre, en ressortant vivant, attestait l’accueil de Dieu et le pardon des péchés. Le peuple pouvait alors se réjouir. 

-          7. la restauration 

« L’Éternel a été jaloux de sa terre, il a été ému de compassion envers son peuple. Et l’Éternel a répondu et a dit à son peuple : Voici, je vais vous envoyer du blé, du moût et de l’huile ; vous en serez rassasiés, et je ne vous livrerai plus à l’opprobre parmi les nations. J’éloignerai de vous l’ennemi du nord, et je le chasserai dans une contrée aride et désolée ; son avant–garde vers la mer orientale, et son arrière–garde vers la mer occidentale ; sa puanteur montera, et son infection s’élèvera, quoiqu’il ait fait de grandes choses. Terre, ne crains point ; égaye–toi et réjouis–toi ! Car l’Éternel a fait de grandes choses. Ne craignez pas, bêtes des champs ; car les pâturages du désert reverdissent ; les arbres portent leurs fruits ; le figuier et la vigne donnent leurs richesses. Et vous, enfants de Sion, égayez–vous et réjouissez–vous en l’Éternel votre Dieu ! Car il vous donne la pluie de la première saison dans une juste mesure, et il vous envoie une pluie abondante de la première et de la dernière saison, comme autrefois. Les aires se rempliront de froment, et les cuves regorgeront de moût et d’huile. Et je vous rendrai les années qu’a dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil, et le gazam, ma grande armée, que j’avais envoyée contre vous. Vous mangerez et vous serez rassasiés, et vous louerez le nom de l’Éternel, votre Dieu, qui vous aura fait des choses merveilleuses ; et mon peuple ne sera jamais confus. Vous saurez que je suis au milieu d’Israël ; que moi, l’Éternel, je suis votre Dieu, et qu’il n’y en a point d’autre ; et mon peuple ne sera plus jamais confus. Et il arrivera, après ces choses, que je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront ; vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Et même sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours–là, je répandrai mon Esprit » Joël 2.18-29).ispi012282.jpg 

Dans les Ecritures, nous nous rendons compte que Dieu dans sa justice ne viole pas ses principes, mais fait aussi la restitution afin qu’équité et intégrité en lui subsiste. Le processus que l’Eternel adopte pour la restitution de l’homme dans ce qu’il a perdu par son péché et qui revient à Lui est le suivant en prenant l’exemple d’Israël vendu par ses péchés au roi de Babylone :

-          restauration de l’agriculture et des villes dans le pays (Ezéchiel 36.1-15)

-          reconstitution de la nation (Ez 36.16-37.28)

-          Jugement des ennemis (Ez 38.1-39.24)

-          Etablissement d’un culte d’adoration (Ez 40.1-47.12)

-          Restitution au double de ce qui a été perdu (Zach 2.1-13 ; 9.11-12 ; Esaïe 61.7)

-          Restitution de ce qui a été perdu au jour du jugement divin du péché dans le coupable (Joël 2.25)

          Dr André CHOUBEU

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LE SECRET DES COMBATS DE L’ETERNEL

21 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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 1. LE SECRET DE VICTOIRE SUR AMALEK (Exode 17.8-16 ; JOSUÉ 1.1-9)

 ‘‘Parce que la main a été levée sur le trône de l'Éternel, il y aura guerre de l'Éternel contre Amalek, de génération en génération’’ (Exode 17.16) 

Plus que par le passé, nous devons prendre conscience de la guerre de l’Eternel. Pourquoi l’expression la guerre de l’Eternel ? Dans nos vies, dans nos villes, villages ou quartiers, plusieurs choses nous barrent le chemin d’accès à Canaan. Dans la stratégie du combat dans la guerre de l’Eternel, des leçons doivent être retenues sinon, notre victoire tardera à venir. L’identification de notre ou nos ennemis dans la guerre de l’Eternel est primordiale.

L’IDENTIFICATION DE L’ADVERSAIRE :

Dans la stratégie de combat, l’identification de l’adversaire est la priorité. Comme nous passons souvent du temps à chasser des ennemis qui n’existe pas, gaspillant des munitions qui nous feront défaut au moment convenable ! Alors, lorsque survient le véritable adversaire, nous sommes pris au dépourvu et la défaite est consommée. L’identification, communément appelée cartographie ou géographie spirituelle consiste à connaître l’adversaire en profondeur  

- son nom éventuellement sa signification dans laquelle peut bien se cacher des éléments importants pour nous mener dans la victoire.

- La localisation de l’adversaire, c’est-à-dire le lieu où il réside, la forteresse dans laquelle il est logé et son environnement afin de connaître comment l’approcher.

-  Elaborer une stratégie de combat en tenant compte des réalités de chaque localité.

Chaque localité a il faut le retenir, ses priorité et réalités qu’il ne faut jamais confondre avec l’expérience d’un autre endroit  risque d’échouer avant le début effectif du combat. Après de nombreuses années d’instabilité spirituelle et de manque de progrès dans la communauté, nous avons opté pour l’identification des divinités principales du village qui abrite notre église. Voici la réplique du Seigneur à cet effet :

Pendant la prière de quatorze jours que  la Communauté du Centre Apostolique de Jésus Christ organise chaque année, et qui cette fois a eu lieu du 19 Juillet au 01 Août 2004, le Seigneur nous a révélé dans une vision, ce qui suit :

‘‘Neuf couches de nuage et dans chacune des couches, il y avait neuf trônes’’.

Prière pour demander l’explication des neuf couches de nuage :

C’est une hiérarchisation de la domination de ce village. Domaine territorial de commandement démoniaque du village.

Prière pour demander l’explication des neuf trônes :

Les trônes représentent les subdivisions ou les divers princes qui occupent le poste principal de commandement dans la domination du village.

Prière pour demander à Dieu leur  identification :

Diverses principautés du village et leur domaine d’activités :

  1. Vision : Un imam ayant en main un animal ressemblant au mouton 

. Trône : Prince de l’Islam

. Domaine d’activités : Conjuration, aveuglement, blanchiment d’argent sale, sacrifice sanglant, pratiques diverses

  1. Vision : Une femme revêtue d’une mousseline, mais paraissant toute nue car tout son corps est dessiné dans sa tenue. Elle apparaît encore toute nue tenant en main un animal ayant la tête du chien et le corps d’un oiseau.

Trône : Prince : Princesse de Babylone (Apocalypse 17)

       . Domaine d’activités : séduction, idolâtrie, envoûtement, argent sale, luxure, richesse impure, fraude

  1. Vision : Un homme revêtu d’une robe noire tenant en main un animal comme le bouc qui a les yeux d’un  fauve sauvage, possédant les cornes de fer et les sabots de pierres.

 .  Trône : Prince : Le Catholicisme romain

       . Domaine d’activités : Idolâtrie, entrée puissante de l’incrédulité, de l’impudicité et de la fausse adoration

  1. Vision : Un homme  assis sur un trône recouvert  d’un semblant d’arc-en-ciel de couleur noir, rouge, bleue. Ses vêtements exprimaient sa grande richesse ; au devant de lui il y avait une cuvette remplie  d’eau, d’argent et des bébés en miniature.                                                           

Trône : Prince : Magie (Occultisme)

       . Domaine d’activités : Incantation, richesse et fausse luxure, mensonge, violence

  1. Vision : Un homme au visage d’un indien ayant une plume plantée au milieu deux cornes poussées sur son crâne. La plume était penchée vers le derrière de sa tête. La plume était très grosse et avait la couleur bleu, tenue des veuves. Il avait à l place de la ceinture un serpent vivant qui tournait constamment autour de ses reins.

Trône : Prince : Prince de Tyr (Lucifer) Ezéchiel 28)

       . Domaine d’activités : Opulence, domination, puissance, inimitié envers Dieu et son peuple.             

  1. Vision : Quelqu’un dont le trône est fait des casiers de bière très bien arrangés. Mains pour arriver à  lui il faut gravir les marches faites de paquets de cigarette. Il est habillé en kimono marqué à la ceinture d’une  croix gammée en rouge.   

Trône : Prince : Ivrognerie

       . Domaine d’activités : Anarchie (ni Dieu, ni loi), contrefaçon, inimitié contre Dieu, violence,     cigarette, drogue.

  1. Vision : un homme plein de collier au cou. Le bout de  ses cheveux est rouge  alors que les cheveux eux-mêmes sont violet Il est assis sur une chaise et une rivière coule sous ses pieds. Il y a une forêt autour de la rivière. L’homme est torse nu, un pagne SAWA noir couvrant le reste du corps, et tenant en  main un bâton au bout duquel il y a un crâne  d’homme.                  

 .  Trône : Prince : Tradition

       . Domaine d’activités :   NGONDO, esprit Sawa, (une voix dit : je suis le fils des eaux), sacrifice, prostitutions sacrées, scandales, sirènes de eaux                                                                                                                                                                                    

  1. Vision : Une femme dont tout le tronc est un  serpent jusqu’en bas. La tête est une femme, les mains

      sont semblables à ceux  d’un animal sauvage, les cheveux  semblable à ceux des rastafariens

      (rastamen) et  elle est aveugle. Son front est semblable à celui de l’aigle.     

   .  Trône : Prince : Princesse des eaux et des forêts (Reine de la Côte)

      .  Domaine d’activités : Sort, charme, sorcellerie, sacrifice, incantations,

         AGATAMIA : démon chargé de mettre l’orgueil dans ceux qui ont des dons spirituels afin de les pousser à la suffisance, la révolte si on les reprend ; alors, ils saisissent l’occasion pour partir de l’église          nécrophilievie rétrograde et impudicité

  1. Vision : La tête d’un homme, le corps d’un gorille et qui se nourrit de la chair des enfants.    

   .  Trône : Prince : Dominateur

       . Domaine d’activités : Egarement, kidnapping, destruction, agression, vols

De cette expérience, nous pouvons facilement relever un fait très important qu’il ne faut jamais négliger : La principauté du lieu est le démon territorial qui assure le contrôle et la supervision des activités satanique dans la région en question. Il est la plus grande hiérarchie démoniaque de cette circonscription. Les trônes représentent les divers domaines d’activités par lesquels Satan et ses démons assujettissent  les hommes de la localité en question. Non seulement les Amalécites étaient idolâtres, mais encore plus, une raison profonde poussait Dieu à ordonner aux Israélites, la destruction de ce peuple :

‘‘Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d'Égypte, comment il te rencontra dans le chemin, et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais las et épuisé toi-même. Lorsque l'Éternel, ton Dieu, après t'avoir délivré de tous les ennemis qui t'entourent, t'accordera du repos dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d'Amalek de dessous les cieux: ne l'oublie point’’ (Deut 25.17-19).

Amalek est un peuple issu de la descendance d’un petit fils d’Esaü, habitant la zone désertique du Neguev et dans la montagne de Séir. Ill vivait du pillage ou des incursions dans le pays de Canaan ou du Sinaï (Gen 36.6 ; 1 Sam 15 ; 1 Sam 30 ; 1 Chron 1.36 ; Juges 6.3). Amalek est donc un peuple guerrier habitant dans la vallée et signifie ‘‘qui lèche’’. Amalek pour le chrétien typifie la chair.

LA STRATEGIE DE COMBAT CONTRE AMALEK

  1. Amalek : Amalek est issu de la même racine génétique (congénitale) qu’Israël, étant de la descendance d’Esaü, grand frère de Jacob (Israël). Ainsi, il maîtrisait l’histoire de la famille et ayant entendu les témoignages de la puissance de Dieu qui accompagnait Israël depuis sa sortie d’Egypte, se mit délibérément en travers du chemin de celui-ci pour l’empêcher d’entrer dans l’héritage de Canaan qu’il n’ignorait pas appartenir à Israël. Amalek, peuple rodé dans la guerre utilisa une stratégie dangereuse pour combattre contre son frère. Au 10è arrêt de la marche vers Canaan, au lieu  dit Rephidim (appuis, supports, repos), il attaqua Israël. Israël fatigué, se reposait pour reprendre la route après. C’est alors, qu’Amalek choisit ce moment précis de la lassitude pour attaquer son adversaire qu’il connaissait sans force.
  2. Israël : Sur les instructions de Moïse, une stratégie est mise sur pied pour combattre Amalek :   Choix des guerriers, l’Intercession, l’action. Les acteurs eux-mêmes sont des personnes dont le nom est aussi bien significatif :
  • Moïse : tiré de l’eau
  • Aaron : éclairé, illuminé, haut élevé
  • Josué : dont le salut est l’Eternel
  • Hur    : délivrance

De grandes leçons doivent être tirées de la manière de combattre d’Israël en tenant compte des noms des principaux acteurs. Pour dont combattre les combats de l’Eternel, il faut être sorti de l’eau (monde), il faut avoir la verge de Dieu à la main (Ex 17.9), symbole de l’autorité reçue de Dieu pour une mission ou une cause très précise,  se tenir devant Dieu sur la montagne (intercession), s’asseoir sur la pierre (Christ ou la Parole de Dieu), il faut être éclairé autrement dit il faut être illuminé par l’Esprit de Dieu et enfin reconnaître que le salut est en l’Eternel. Alors, la délivrance est acquise.

2. LE SECRET DE LA CONQUÊTE DE CANAAN

I. LA SITUATION

Moïse est mort. Le peuple est au bord du Jourdain et attend l'entrée dans le pays de la promesse. Il a passé 40 ans dans le désert à cause de son incrédulité. La génération concernée a dû finir sa course terrestre dans le désert. Une nouvelle génération se lève. Mais il faut un conducteur, il faut des hommes fidèles qui prennent en main la destinée du peuple.

Josué est là. Il a été préparé depuis longtemps à cette nouvelle mission. Il va maintenant devoir se consacrer au service auquel Dieu l'a appelé : Conduire le peuple de l'autre côté du Jourdain, préparer le plan pour la conquête et prendre possession du pays promis par Dieu: Canaan.

II. L’EXPERIENCE DU GUERRIER DE L’ETERNEL 

Son nom premier "Hosée" ("salut",) a été changé en "Josué" ce qui veut dire "l'Eternel est salut" (yehochoua) Nom 13.8.16). Il est de la tribu d'Ephraïm. Son père s'appelle Noun (Ex 33.11; Nom 13.8,16).Il a probablement à peu près le même âge que Caleb de la tribu de Juda qu'il représentait (Nom 34.19). Seuls ces deux hommes de cette génération purent rentrer dans le pays à cause de leur foi inébranlable qux Paroles du Seigneur et ses promesses (Nom 13.2,6,30). A la fin de la conquête du pays de Canaan, Caleb avait 85 ans (Jos 14.7,10. La conquête durait 7 ans, ce qui fait qu'il avait 78 ans. Josué, lui, devient le conducteur du peuple à 79 ans. Il meurt à 110 ans. Il a donc dirigé le peuple pendant 31 ans.

Situons la chronologie aux environs des années 1405 - 1375 avant J.-C. Après "avoir erré 40 ans dans le désert" à cause de son infidélité lors de sa révolte à Kadès-Bernéa, et après le décès de cette génération incrédule, (Nom 14.33), le peuple est enfin prêt à la conquête.

Josué a été à l'école de la vie. Appelé par Dieu à cette difficile mission de conducteur, il a passé les deux tiers de sa vie pour être préparé par lui à faire entrer le peuple d'Israël dans le pays promis, à le préparer à la conquête de Canaan et à attribuer ensuite à chaque tribu sa terre.

Son cheminement est celui d'un homme obéissant, fidèle, loyal, constant et courageux, qualités qu'il possédait réellement:

-      Ex 17.9-10,13-14: On le voit au premier tiers de sa vie préposé à l'armée contre les Amalécites, alors que Moïse, soutenu par Aaron et Hur, montait sur la montagne pour intercéder en faveur de son peuple combattant contre son ennemi. Sa sagesse et son courage l'ont mis à la tête de l'armée. Il avait déjà la pleine confiance de Moïse.

-      Ex 24.13: Il est l'assistant de Moïse qui lui demande expressément de l'accompagner à la montagne du Sinaï pour rencontrer Dieu et recevoir les 10 commandements. C'est aussi l'exhortation de Paul à l'église concernant le jeune Timothée "Que personne ne méprise ta jeunesse" (1 Tim 4.12). Qu'en est-il de notre église à ce sujet? Qu'en est-il de notre jeunesse? Est-elle bien consacrée au Seigneur comme Josué le fut?

-      Ex 33.11: On le voit aussi étroitement associé à Moïse dans cette rencontre de Moïse avec Dieu après les infidélités commises de son peuple.  Il ne sortit pas du milieu de la tente où se tenait Moïse et où était la gloire de Dieu.

-      Nom 11.26-30: Il se passionne pour l'Eternel en voulant intervenir en faveur de Moïse dans l'affaire d'Eldad et Médad qui prophétisaient. C'était du zèle un peu trop charnel, et Moïse remet les choses au point. Josué était depuis sa jeunesse l'assistant de Moïse ( v. 28). Juger et discerner par l'Esprit demande de l'expérience, et Moïse le lui apprend au milieu de ce peuple incrédule.

-      Nom 13.16: Moïse lui-même donne à Hosée (salut) le nom de Josué l'Eternel est salut). C'est lors du choix des 12 hommes pour explorer le pays à conquérir, que cela se passe. Ce sont les 12 représentants de leurs tribus (Nom 13).

-      Nom 14.6-10,30,38 : Caleb et Josué se désolidarisent des autres espions revenants qui décourageaient le peuple. Ils ne cachent pas la réalité, mais exhorte le peuple découragé, rebelle, de mettre sa confiance en Dieu seul, sans se laisser trop impressionner ou détourner par les obstacles. L'approbation du Seigneur leur suffit: "Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays" (v 8). Ils seront les deux seuls survivants de leur génération à entrer dans le pays de la promesse.

-      Nom 27.18: L'Esprit de Dieu réside en Josué; il était habité par Lui.

-      Nom 27.18-24: Sur l'ordre de Dieu, Moïse consacre Josué officiellement à le "rendre participant de sa dignité, afin que tout l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute". Il "posera la main sur lui" et le remettra au sacrificateur pour ratifier cette association au ministère de Moïse. Un peu comme Paul l'avait fait en association avec les anciens d'Ephèse pour Timothée (1 Tim 4.14; 2 Tim 1.6). Sa responsabilité augmente, et Josué, approuvé par Dieu est reconnu par Moïse et le peuple comme "éprouvé" et digne de la confiance de tous.

-      Nom 32.12: Ce texte relève spécialement la qualité de deux hommes: "Caleb… et Josué… qui ont pleinement suivi la voie de l'Eternel". Y-a-t-il plus beau témoignage que celui-là! Suivre Dieu était la devise de ces deux hommes de foi. Dieu pouvait ainsi leur confier de hautes responsabilités. Paul exhorte Timothée: "Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous" (1 Tim 4.15).

-      Deut 31.22: Dieu confirme à Josué qu'il succèdera à Moïse pour faire entrer le peuple dans le pays de Canaan. Il doit se fortifier et prendre courage face à une telle responsabilité. Les tâches qui nous sont imposées ne doivent pas nous écraser, et nous ne devons pas nous laisser dépasser par des sentiments d'incapacité ou accabler par  notre accusateur, Satan. Dieu donne toujours exactement la force nécessaire pour accomplir nos ministères divers.

-      Deut 34.9: "Josué…était rempli de l'Esprit de sagesse, car Moïse avait posé sa main sur lui" (Nom 27.18-24). Le parallèle avec Timothée est frappant: "L'EsPrit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse" (2 Tim 1.7).

Le serviteur de Dieu est désormais prêt à assumer pleinement la tâche que Dieu lui a assignée. Il a fallu 2/3 de sa vie pour son ministère spécifique. Dieu prend son temps. Il n'est pas pressé. Quand il ordonne, il donne aussi et prépare son serviteur, sa servante à toutes sortes de circonstances et d'instructions utiles.

Josué, dès son jeune âge avait suivi le Seigneur. Il aimait l'Eternel et sa loi et résistait tout au long de sa vie aux tentations de son peuple de tomber dans l'incrédulité ou de suivre plutôt les coutumes des nations païennes voisines. Plutôt que de déplaire à l'Eternel, il avait choisi le camp des minoritaires que la pensée courante d'aujourd'hui nommerait "fondamentalistes" "biblicistes". 

III. LE PAYS DES CANANEENS ET SA CONQUETE

Il pourrait surgir une question: "Pourquoi exterminer les habitants de ces pays et prendre et s'approprier leur butin?".

Les Cananéens sortent de la racine génétique de Canaan, fils de Cham et petit-fils de Noé. Les listes des peuples habitant Canaan sont très variables ; deux nations (Gend 13.7) ; cinq nations (Nbre 13.29) ; six nations (Ex 3.17 ; Juges 5.3) ; dix nations (Gen 15.19-21) ou même douze nations (Gen 10.15-20 ; Deut 7.1 ; Jos 3.10). La signification des noms de ces différentes nations est à prendre avec beaucoup de sérieux dans le combat spirituel de la marche avec Dieu. Voici leur signification : 

  1. 1.     Cananéens ou canaanites : habitant de Canaan qui signifie « inférieur, bas, déprimé ». Ce nom introduit les esprits de complexe d’infériorité et disqualifie d’emblée pour le combat.
  2. 2.     Hétiens : issus de Heth dont le nom signifie « terreur, peur, panique, embrouille »
  3. 3.     Héviens ou Hivites (Gabaonites) : petit village de shavvah, signifie « place habitée, villageois, ignorant ». Ce nom introduit les esprits d’incompétence et d’inexpérience.
  4. 4.     Phéréziens : sginifie « paysan de la rase campagne, villageois ». Ce nom introduit les esprits de stérilité, d’improductivité, de sécheresse et de limitation.
  5. 5.     Guirgasiens : signifie « créateur d’habitude, habitant d’une terre argileuse ». ce nom introduit les esprits d’instabilité, de manque d’expérience, d’immaturité, de non fondement fonctionnant en relation avec la routine.
  6. 6.     Amoréens : ce mot provient d’Amar et signifie « dire, montagnard ». Ce nom introduit les esprits de la haute opinion de soi, exhibant les œuvres égoïstes, cherchant à paraître, produisant des actions qui frappent juste pour attirer les regards sur soi, la haute estimation de soi, d’orgueil et de prétention.
  7. 7.     Jébusiens : habitant de Jébus qui signifie « tassé ou pressé, foulé au pieds ».
  8. 8.     Anakim (Josué 11.21) : descendant d’Anak qui signifie « cou long ». Ils constituent la race des géants. Ce nom introduit les esprits de curiosité, d’envie.
  9. 9.     Rephaïm (Josué 12.4) : habitants des vallée de Canaan dont le nom signifie « fort, géant ». Ce nom introduit les esprits de domination, lutte d’influence, intimidation.

10.  Arkiens : habitants d’Arka qui signifie « archi ». Ce nom exprime une notion de prééminence, de supériorité, d’extrémisme et d’arnarchi.

11.  Arvadiens : descendants de Arvard dont le nom signifie « égarement, errant ».

12.  Tsémariens : signifie « désert ».

Siniens : nom de provenant de Sin qui désigne « un lieu désertique, un terrain argileux » situé entre la Mer rouge et le mont Sinaï.

Hamathiens : signifie « défense, citadelle, forteresse » 

IV.  LES DIVERSES DIVINITES 

Ces nations étaient politiquement sous l'influence de l'Egypte.

La religion et l'éthique de ces peuples étaient totalement dépravées:

-      EL était le dieu suprême, Il était cruel et sanguinaire et aux passions effrénées.

-      BAAL était son successeur, le dieu suprême des Cananéens, le "Seigneur de cieux": Il était le dieu des pluies, de la fertilité et des plantes et verdures.

-      ANATH était la sœur de Baal, une des 3 déesses de la fertilité et de la guerre. Dans ce culte voué à cette déesse, prostitution et sacrifices d'enfants se pratiquaient.

-      ASTORETH (Astarté) et ASHERE, aussi en relation avec Baal, étaient les 2 autres déesses de la fertilité et de la guerre.

-      MOLOCH et MILKOM étaient des dieux ammonites des orgies et correspondait à KEMOSH, le dieu national des moabites.

Voici les raisons qui expliquent les conquêtes de Josué dans le pays des Cananéens. Cela répond à la question "comment il est possible  que le peuple choisi de Dieu, envahit, conquiert le pays, en tuant ses habitants et en les épouillant de leurs richesses?"

  1. Dieu est un Dieu saint et juste. Au fur et à mesure que l'homme s'éloigne de Dieu, il tombe dans l'idolâtrie. Nous avons un exemple significatif en Sodome et Gomorrhe. Au fil des années elles avaient accumulées une somme d'iniquité telles que le Dieu de patience devait mettre un terme à cette éthique totalement corrompue et débauchée; "Le cri de Sodome et Gomorrhe s'est accru et leur péché est énorme" (Gen 18.20) . Or Dieu est "le juge de la terre" et "exerce la justice" (Gen 18.25).

Nous découvrons un principe divin fondamental: Dieu est un Dieu de patience (2 Pi 3.9; Luc 13.34). Mais quand le péché d'un peuple arrive à son comble, Dieu le fait passer par le jugement divin: "L'iniquité des Amoréens n'est pas encore arrivé à son comble" (Gen 15-16; voir aussi Jér 18.7-10).

Pendant le temps de sa patience, Dieu avertit, appelle à la repentance (Jér 18.11; Jonas 3).

  1. La religion était alors totalement dénaturée. Elle était devenue "une abomination devant l'Eternel". L'immoralité et la cruauté à outrance des dieux cananéens (preuves dans l'archéologie était connues. Le culte voué aux 3 déesses érotiques Anat, Astoret et Ashère avec des serpents autour de leur corps était une sorte de vénération des serpents rempli d'immoralité.
  2. La culture des Cananéens était totalement décadente, licencieuse, dépravée et obscène. On célébrait des cultes de fertilité et de guerre et il se dégageait des comportements sociaux, pleins de passions sans freins, accompagnés d'actes de cruauté. Les fouilles archéologiques confirment que des prêtres et des prêtresses sodomistes, des foyers d'immoralité et des sacrifices d'enfants était chose courante. En revanche, les religions de l'Egypte et de la Mésopotamie étaient en contraste avec ces "abominations".
  3. L'avertissement contre de telles nations est sévère: "Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c'est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasse devant vous. Le pays en a été souillé; je punirai son iniquité, et le pays vomira ses habitants… Car ce sont là toutes les abominations qu'ont commises les hommes du pays qui ont été avant vous. Et le pays en a été souillé: Prenez garde que le pays ne vous vomisse, si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous" (Lév 18.24-28).

Cette patience de Dieu s'est manifestée aux contemporains de Noé qui ont refusé ses avertissements (Gen 9.22-27). Dieu laisse mûrir l'iniquité jusqu'à un point de non-retour de l'exercice de son jugement (Gen 15.16), quand "l'iniquité sera arrivée à son comble" (Gen 18.25), Il livre les hommes à leurs propres passions et mentalités réprouvées à tel point que déjà cela constitue un jugement de Dieu (Rom 1.18-22).

  1. L'ordre divin adressé à Israël était qu'en tant que nation alliencielle, il avait des obligations à remplir, aussi dans l'exécution ordonnée des jugement de ces pays dont l'iniquité était arrivé à son comble (Nom 31.7; Deut 9.3; 7.16; Jos 1 - 7.

Mais parallèlement ils devaient aussi riposter aux attaques cruelles de ce pays contre eux (Nom 21.1,23-24;33; Jos 9.1-2; 1.1-4; 11.1-5).

  1. Le peuple de l'Alliance de Dieu devait recevoir ce pays de la promesse. Ses frontières s'établiraient depuis "le désert et le Liban…jusqu'au grand fleuve, le fleuve de l'Euphrate, tout le pays des Hittittes et jusqu'à la grande mer, au soleil couchant" (Jos 1.4; Gen 15.7; Deut 7.8; 30.5). C’est le Dieu souverain, le Tout-puissant qui dans sa grande sagesse accomplit tout ces plans à l'égard de son peuple Israël et à l'égard des nations.
  2. V- DIEU CHERCHE UN HOMME QUI DOIT ALLER AU FRONT

 Moïse est appelé "serviteur de l'Eternel" au v. 1. En Matt 20.26-27, l'humilité est une des caractéristiques du serviteur: "Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon à tous". Cela va à l'encontre de l'homme naturel. S'affirmer et non pas s'effacer est la devise de la société moderne.

Le seul modèle sans faille est Jésus pour servir et donner sa vie comme rachat pour nous libérer de l'esclavage du péché et de la puissance des ténèbres. Son prix nous a valu le salut, le pardon, la vie éternelle. Incapables de nous sauver par les œuvres, Jésus, en vertu de son œuvre de Rédempteur, nous ouvert la porte du bonheur éternel indépendant de toute circonstance.

La fidélité est une autre qualité de vrai serviteur. "Bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître" (Matt 25.21). Ce n'est pas dans la quantité du travail que j'abats, mais dans sa qualité que gît le secret du serviteur. "Etre fidèle en peu de chose" vaut mieux que l'infidélité et beaucoup d'activisme. Pas de nonchalance, ni de négligence non plus. C'est l'éternité qui démontrera la qualité de notre service.

"Servons donc le Seigneur en nouveauté de vie et non en vieillesse de lettre" (Rom 7.6). Cela implique une vie remplie du Seigneur. Moïse et Josué ont manifesté tous deux ces qualités de serviteurs de Dieu dignes de lui. 

II. Les impératifs POUR LE COMBAT

Dieu appelle Josué à remplacer Moïse. Qu'en est-il de notre génération de la relève? Entendez-vous l'appel du Seigneur à remplir les ministères restés vacants?

1. Lève-toi (v. 2)

Tel est l'ordre de Dieu adressé à tout chrétien qui veut suivre le Seigneur. "Lève-toi et mange" dit l'ange à Elie fatigué de la vie (1 Rois 19.5). "Lève-toi et agis, et l'Eternel sera avec toi" (1 Chron 22.16) a été l'ordre de David à son fils Salomon pour construire la maison de Dieu. Les hommes encouragés par Néhémie pour reconstruire les murailles de Jérusalem s'écrient "Levons-nous et bâtissons" (Néh 2.18). "Ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur" (Jér 1.17) tel est l'ordre de l'Eternel au jeune serviteur Jérémie.

Tel était l'ordre bienveillant du Seigneur aux malades guéris "Lève-toi et marche": Matt 9.5, (Luc 5.23; Marc 2.9); "lève-toi, prends ton lit et va" Matth 9.6 (Marc 2.11; Luc 5.24); voir encore Luc 17.14; 17.19 ("Lève-toi, et va t'en, ta foi t'a guéri"); lève-toi, prends ton petit lit et marche" (Jean 5.8).Tel était l'impératif pour ceux qui étaient dans la peur: "Levez-vous et n'ayez point de peur" (Matt 17.7). Dans les tentations, le Seigneur nous ordonne "Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.46).

Le Seigneur se leva de bon matin pour prier: "Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria" (Marc 1.35). Le secret d'une vie spirituelle abondante est dans nos entretiens matinaux avec Dieu (Ps 57.8 "je m'éveillerai à l'aube du jour").

"Lève-toi" est un appel à notre disponibilité pour Christ (Rom 12.1-3)

Ne restons plus assis, levons-nous et marchons, bâtissons. Cette expression nous secoue et nous rappelle que nous avons un service à remplir pour le Seigneur.

2. Passe ce Jourdain (v. 2)

Le Jourdain est d'abord le symbole de notre mort avec Christ. "Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ" (Rom 6.11). Après la sortie d'Egypte, la traversée de la Mer Rouge et celle du désert, il s'agit maintenant de prendre possession du pays de la promesse. Mais il faut franchir le Jourdain. C'est la prise de conscience de notre état de péché, de notre impuissance face au péché, et en même temps de notre appropriation par la foi de la grande réalité spirituelle que "notre vieil homme a été crucifié avec lui (Rom 6.6) et que nous "nous marchions maintenant en nouveauté de vie" comme "Christ qui est ressuscité" (v 4).

Le péché appartient à notre ancien statut et "marcher en nouveauté de vie" en Christ signifie que "le péché est rendu à l'impuissance" (v. 6). "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, mais c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Gal 2.20). Le passage du Jourdain nous est indispensable pour planter nos pieds dans le pays de Canaan afin de le conquérir.

Rappelons-nous que l'obstacle le plus sérieux pour franchir le Jourdain, c'est toujours mon propre "moi". N'oublions jamais cette traversée que nous devons franchir quotidiennement avec l'aide de Dieu. "Quiconque se livre au péché est esclave du péché", mais "si le Fils vous affranchi, vous serez réellement libres" (Jean 8.34-35).

Le Jourdain devait être franchi avec tout le peuple de Dieu. Servir Dieu veut dire aussi amener d'autres personnes à Christ et avancer ensemble. Franchir le Jourdain avec notre Eglise locale. Ensemble nous devons réaliser cette descente dans le fleuve de la repentance et du renouveau en Christ.

3. Prenez tout (v. 3)

Dieu nous a déjà tout acquis en Christ. Mais à nous de "fouler la plante de notre pied" sur le sol des promesses de la conquête par la foi.

4. Fortifie-toi et prend courage (v. 3, 7, 9)

Une telle aventure de la foi demande des forces et du courage. Nombreux sont les embûches et les adversités dans la voie de la conquête.

Jean 16.33: "Prenez courage, j'ai vaincu le monde". Aucun système dans notre société moderne sans Dieu ne pourra nous vaincre.

Eph 6.20: "Au reste frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force". Les artifice du diable, ses multiples attaques de toute sorte n'y pourront rien. Job est un exemple encourageant pour nous.

1 Pi 5.8-9: "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrance sont imposées à vos frères dans le monde".

2 Cor 12.9-11: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

La vraie force se cache dans la conscience de notre faiblesse et dans nos cris à Dieu pour recevoir force, courage et audace en Christ

5. Médite ce livre de la loi jour et nuit (v. 7-8)

"La loi de l'Eternel" c'est toute la Bible. Dieu s'est progressivement révélé à travers les écrivains divinement inspirés et qui nous ont laissé 66 livres. C'est la Bible, Parole de Dieu. Dans la méditation du Pentateuque pour Josué et de toute la Bible pour nous dit le secret de toute victoire. Paul exhorte son jeune collaborateur de "s'appliquer à la lecture, à l'exhortation et à l'enseignement" (1 Tim 4.13). Il devait puiser toute la sagesse, les directives, les instructions, les exhortations de la Bible.

Dans 2 Tim 3.15-17, les Ecritures saintes nous ont été données pour "nous rendre sages à salut par la foi en Jésus-Christ" et elles nous sont "utiles pour enseigner, convaincre, corriger, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre".

Le Ps 1 est un appel au choix que nous avons à faire entre le bonheur, la conquête, la réussite dans la voie des Ecritures ou la ruine éternelle pour celui qui refuse cette alternative.

Toute la Bible est truffée d'exemples d'hommes et de femmes de Dieu qui, à travers la méditation et l'obéissance à Dieu, ont été richement bénis. Mais elle dépeint aussi tant d'hommes et de femmes divers  - rois, leaders religieux d'apparence pompeuse qui ont terminé leur carrière terrestre en ruine.

Rappelons-nous que la Parole de Dieu est aussi "l'épée de l'Esprit" (Eph 6.16). Elle seule a la puissance de transformer un cœur, de faire ployer les genoux d'un chef d'état autant que ceux d'un être humain inconnu du monde mais connu et aimé de Dieu. Qu'en est-il de nos méditations quotidiennes? C'est de là que dépend toute richesse intérieure.

6. Vous aiderez vos frères (v. 11)

Les tribus de Ruben et de Gad ainsi que la demi tribu de Manassé, ayant déjà reçu de Moïse "le pays de ce côté-ci" (v. 14) étaient dans l'obligation d'aider leurs frères dans la conquête de leur terre promise. Il en est ainsi de l'Eglise du Christ. Nul ne travaille pour lui-même, pour son propre intérêt. Tout don, tout service est accompli en vue "de l'édification de l'Eglise" (1 Cor 14.26). Tout doit être fait dans cette perspective. Si nous négligeons ce point, nous privons nos frères de conquêtes précieuses, et nous devrons répondre un jour devant Dieu de ce qu'il nous avait confié. "Maintenant nous vivons pour Dieu" (Rom 6.10-11). Or Dieu désire que tout se fasse pour l'encouragement et l'édification mutuels des membres du Corps de Christ. (1 Cor 12 - 14). Notre vrai repos sera celui de nos frères et sœurs aidés selon nos divers dons (Jos 1.14-15). C'est le résumé des autres impératifs: l'amour du prochain.

III. Les promesses de Dieu

Quand Dieu ordonne, il équipe aussi ses serviteurs en vue de l'accomplissement de la tâche. A part le principal objectif de Dieu, sa gloire, il a aussi des promesses qu'il désire se voir réaliser dans la mesure de notre marche avec Lui.

1. Tout lieu foulé par la pante de votre pied, est à vous (v. 3)

Il va sans dire que "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu" (1 Cor 1.20). C'est donc par la foi seule que nous devons nous approprier les promesses de Dieu. Nous le faisons à l'instar du père de l'enfant possédé et délivré par Jésus: "Je crois! Viens au secours de mon incrédulité" (Marc 9.21-24).

La foi n'a pas besoin de voir d'abord, car "heureux sont ceux qui croient sans voir" (Jean 20.29). Si nous marchons dans l'obéissance à sa Parole en mettant la plante de notre pied sur de nouveaux lieux de conquête, Dieu va faire le reste.

Abraham ne sachant pas où aller, suivit l'appel de Dieu (Héb 11.8-10). Tous ces héros de la foi dans Héb 11 nous servent d'exemples pour avancer sur la route de l'inconnues pour eux mais parfaitement claires pour Dieu qui les conduisit pas à pas vers la victoire, pour les uns déjà ici-bas, pour les autres dans la perspective de l'éternité, mais toujours dans l'aboutissement du triomphe final dans le Christ mort et ressuscité et revenant en gloire.

Rappelons-nous de cela, Dieu nous a dit: "je vous le donne" (v. 3).

2. Nul ne tiendra devant toi (v. 5)

Nous avons l'affirmation on peut plus claire par Jésus lui-même: "Je vous donne autorité (pouvoir; "exousia")… sur toute la puissance (dynamis) de l'ennemi" (Luc 10.19). Ce droit délégué de Christ d'exercer l'autorité sur la force de l'ennemi nous a été délégué en Christ.

Or "tout pouvoir (exousia) a été donné dans le ciel et sur la terre à Christ" (Matt 28.18). "Le Fils de Dieu  a paru afin de détruire les œuvres du diable" (1 Jean 3.8).

Ambassadeurs de Christ, nous pouvons être rassurés que "nul ne tiendra devant nous" si nous restons cachés en Christ. Ce combat spirituel décrit en Eph 6.10-20 consiste essentiellement en notre résistance à l'ennemi et la fermeté dans la foi  et le combat par l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu. C'est le Christ qui s'occupera de la victoire qui fera reculer Satan et ses cohortes.

3. Je serai avec toi (v. 5, 9)

"L'Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras". Quelle belle assurance. Les circonstances les plus défavorables et effrayantes en apparence sont des épreuves tests pour nous manifester sa présence constante. "je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt 28.20).

Le Père et le Fils ont envoyé l'Esprit, 3e Personne de la Trinité pour "être avec nous et en nous éternellement" (Jean 14.16-17).

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14.23). "Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col 1.27).

Et si Dieu est en nous par l'Esprit, "nous avons aussi tout pleinement en Lui, le chef de toute principauté et de tout pouvoir" (Col 1.10). Que nous manque-t-il encore? Sommes-nous rassurés par cette réalité spirituelle immuable? Le Dieu de l'univers avec nous et en nous par Christ! Avec lui, nous pouvons affronter par la foi les plus grand défis du monde.

4. Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point (v. 5)   

L'auteur de l'Epître aux Hébreux reprend ce passage également prononcé par Dieu en Deut 31.6 en faveur des siens. Nous devons nous contenter de ce que Dieu nous donne et ne pas "nous livrer à l'amour de l'argent", car il prend soin de nous en toutes choses. "C'est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire l'homme?" (Heb 13.5-6). Dieu pourvoit à tous nos besoins, spirituels et matériels. (Matt 6.19-21; 25-34; Phil 4.6-7; 11-13; 19; 1 Pi 5.7)

Ps 37.25: "J'ai été jeune, et je suis vieux; je n'ai jamais vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain; il use de grâce tout le jour, et il prête et sa semence sera en bénédiction".

Cette promesse adressée à Josué a été accomplie dans la vie des millions de croyants en Christ.

IV. Conclusion

Nous sommes au 21e siècle. Ce défi lancé à Josué par Dieu et aussi actuel pour nous. L'Eglise de Christ est en constant mouvement en avant. Il s'agit de prendre possession de nouvelles terres arrachées à notre ennemi, Satan. Suivons les impératifs du Seigneur et saisissons-nous de ses promesses. A nous de nous lever et de conquérir le pays de la promesse. A Dieu de nous accorder la réalisation de toutes ses promesses.

Peut-être il y a quelqu'un qui se décide aussi de lâcher son ancienne vie et de saisir Jésus comme son Sauveur prêt à lui donner une nouvelle vie passionnante, celle du pardon, du salut et de la joie. Alors n'hésitez pas à suivre dès aujourd'hui le divin JOSUE, L'ETERNEL MON SALUT (Jésus Christ).

Dr André CHOUBEU

BP. 9042 DOUALA

Tél. 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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COMMENT RECEVOIR LE BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT ?

14 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Question d'un Internaute : Je voudrais un conseil pour rechercher le baptême du Saint-Esprit.

La question du baptême dans le Saint-Esprit (ou du Saint-Esprit, les deux expressions se valent) fait l'objet de deux compréhensions différentes des Écritures parmi les évangéliques.

Nous croyons tous que le Saint-Esprit est l'agent de la nouvelle naissance et qu'il habite le croyant né de nouveau. Mais certains affirment que cette action régénératrice du Saint-Esprit constitue en soi le baptême du Saint-Esprit dont parle l'Écriture, alors que d'autres, dans la mouvance pentecôtiste et charismatique, sont convaincus que le baptême dans le Saint-Esprit est une expérience distincte de la nouvelle naissance. C'est ce que je crois personnellement et ce que j'enseigne, tout en respectant ceux qui ne partagent pas mes vues.

Ma réponse à cette question sera donc conforme à mes convictions profondes.

Pour recevoir le baptême du Saint-Esprit, voici quelques conditions nécessaires :

1. Avoir une conviction qu'il est conforme à l'Écriture :

a. Afin d'être rempli de la plénitude de Dieu (Éph. 3.14-19)

b. Promis par Jésus (Jn. 14.15-18, 26 ; 15.26 ; 16.7-15 ; Luc 24.49 ; Actes 1.4-8)

c. Accompli aux temps apostoliques (Actes 2.1-4 ; 8.14-18 ; 10.44-46 ; 19.2-7)

d. Valable encore aujourd'hui (Actes 2.38-39)

2. Avoir une vie en règle avec Dieu dans l'obéissance à sa parole :

a. Repentance, pardon des péchés et baptême dans l'eau (Actes 2.38-39)

b. Garder ses commandements (Jn. 14.15-16)

c. Vivre dans l'obéissance (Actes 5.32)

3. Avoir soif de la bénédiction promise :

a. Venir à Jésus et croire en lui (Jn. 7.37-39)

4. Avoir de la persévérance dans la prière :

a. Les disciples qui attendent dans la chambre haute (Actes 1.14)

b. Il faut lui demander (Luc 11.9-13)

5. Avoir la foi qu'il nous le donne :

a. Croire qu'on l'a reçu, et le voir s'accomplir (Marc 11.24)

b. Savoir que nous le possédons (1 Jn. 5.14-15)

Le baptême dans le Saint-Esprit s'accompagne normalement du parler en langues qui en est le signe initial (Actes 2.1-4 ; 10.44-46 ; 19.2-7). Mais ce parler en langues ne nous vient pas d'une manière incoercible, c'est-à-dire sans notre plein assentiment.

De plus, lorsque nous parlons en langues, l'inspiration vient bien du Saint-Esprit en ce qui concerne le contenu de ce que nous disons, mais c'est notre organe vocal naturel qui fonctionne. Actes 2.4 nous dit : "ils se mirent à parler en d'autres langues (ce sont eux qui parlaient, qui articulaient les syllabes), selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer (le contenu de ce qu'ils disaient venait du Saint-Esprit).

L'obstacle majeur à la réception du baptême dans le Saint-Esprit consiste en un tel désir d'authenticité qu'on est paralysé par la crainte de produire soi-même ce parler en langues. Or, je le dis souvent, la crainte est l'opposé de la foi. Nous n'avons pas à craindre une quelconque contrefaçon ; celui qui baptise de l'Esprit (Luc 3.16) nous l'a promis :

"Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson ? Ou, s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." (Luc 11.11-13)

L'idéal, c'est que cette recherche du baptême dans le Saint-Esprit se fasse au sein d'une assemblée qui professe le plein Évangile, en la présence de pasteurs ou d'anciens remplis de l'Esprit. Ils peuvent alors imposer les mains selon le modèle biblique en vue de la réception du Saint-Esprit (Actes 8.17 ; 9.17 ; 19.6).

De plus ils sont, par leur perception spirituelle, à même de vérifier l'authenticité de l'expérience vécue.

Jean-Claude Guillaume

 

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MA DEVISE ET VISION

12 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

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Ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui, c’est d’hommes, non des hommes qu’on achète et qui se vendent, mais d’hommes profondément loyaux et intègres ; des hommes qui ne craignent pas d’appeler le péché par son nom ; des hommes dont la conscience soit aussi fidèle à son devoir que la boussole uniquement l’est au pôle ; des hommes qui défendraient la justice et la vérité même  si  l’univers s’écroulerait ou si leur vie en dépendait ; des hommes qui par leur position intègres face à la vérité, à la probité morale et à l’éthique sont sans compromission et prêts à offrir leur sang pour servir de bitume sur le sentier de la justice afin de rendre aisé le chemin de ceux qui aspirent au règne théocratique Jésus Christ dans la vie et les actes tant de l’individu que de l’humanité.

Dr André CHOUBEU

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LA CORRUPTION ET SA MANIFESTATION

12 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Mes activités

LA CORRUPTION ET SA MANIFESTATION 

Introduction :

En parcourant le site de mon Association dénommée ‘‘Jeunesse Sans Corruption’’ dont l’objectif est de lutter contre la corruption au Cameroun, je me suis posé quelques questions importantes :

  1. Ce phénomène de la corruption ne se trouve-t-elle bien enracinée dans l’église ?
  2. Le harcèlement sexuel dont les sœurs sont victimes dans l’église par les Pasteurs ne s’appellerait-t-il pas ‘‘corruption’’ ?
  3. Le dépouillement des brebis par des manipulations intellectuelles n’est-il pas la corruption ?
  4. Les scenarios de délivrances organisées pendant lesquels des personnes opèrent en morceaux choisis pour séduire et faire des victimes ne sont-ils pas des signes de la corruption ?
  5. Les témoignages mensongers au nom de l’Eternel ne sont-ils pas des manipulations de conscience ou la corruption ?
  6. Lorsque le messager de Dieu vit dans le péché et devient un vase impur, n’est-il par de fait un corrupteur ?
  7. Lorsque le messager de Dieu enseigne des faussetés, n’est-il pas un corrupteur ?
  8. Etc.

Face a ses inquiétantes interrogations, je me suis dis qu’il vaut la peine d’attirer l’attention des uns et des autres.

LA CORRUPTION ET SA MANIFESTATION :

Le système de dénonciation permet de dénoncer sept catégories d’actes de corruption dont les définitions sont : 

•    Corruption

La corruption est l’utilisation abusive d’un pouvoir à des fins privées tel que l’enrichissement personnel ou celui d’un tiers ou d’une entité. Elle consiste, pour un fonctionnaire, un magistrat, un agent public, un élu, un médecin, un salarié d’une entreprise privée, à faire ou à s’abstenir de faire, à faciliter un acte ou une opération, de par sa fonction, en échange d’une promesse, d’une offre, d’un don, d’une somme d’argent ou de tout autre avantage.

Exemples : Enrichissement illicite, trafic d’influence, soustraction et détournement de biens, octroi d’avantages injustifiés à des fonctionnaires… 

Les Actes de la Corruption

A – Céder à la Corruption

Toute demande ou acceptation d’une offre, ou promesse ou réception d'un don ou d’un cadeau ou de tout autre intérêt afin de : 

• Exécuter une fonction ou s'abstenir  à une telle action, que ce soit un travail légitime ou illégitime, 

• Emettre une décision ou exprimer une opinion pour ou contre une personne, en sa qualité de Juge, ou d’Expert désigné par l'autorité  administrative ou judiciaire ou choisi par les Parties, 

• Etre en faveur d'une partie ou contre elle, en sa qualité de Magistrat ou d’Expert assermenté ou de membre du Conseil du tribunal, 

• Donner un faux témoignage sur l'existence ou l'absence de maladie ou d’un handicap, ou d’un état de grossesse, ou donner de fausses déclarations sur l'origine d’une maladie, d’un handicap ou la raison du décès, en sa qualité de médecin, de chirurgien ou dentiste ou de sage-femme.

B – Corrompre

• Toute présentation d’une promesse ou d’une offre, de don ou de cadeau ou de tout autre avantage pour accomplir ou s'abstenir à un travail ou un avantage, que ce soit pour la corruption ou non. 

• Toute en réponse à une demande de un pot de vin, même sans aucune suggestion de la part du requérant, en contrepartie d’un  service.

C – Le Favoritisme

Signifie le parti pris en faveur d'une partie par complicité ou l'hostilité exprimée contre lui. Il constitue une infraction. 

•    Fraude

C’est une action faite de mauvaise foi dans le but de détourner la loi à des fins personnelles.

Exemples : Fraude fiscale (le noir), fraude électorale, escroquerie…

La Fraude  est aussi :

• Chaque demande ou réception ou imposition d'ordres de rassembler ce qui n’est pas dû ou ce qui excède ce qui est dû, que ce soit pour l’administration publique, ou pour des individus qu’il dispose de leurs comptes ou de son compte, 

• L'ensemble des prélèvements perçus directement ou indirectement, non prévus par la loi, 

• Toute autorisation, non prévue par la loi, de toute exonération ou exemption d’un impôt ou d’une taxe générale,

• Toute livraison gratuite des recettes cultures des institutions étatiques.

La collecte d’un bénéfice illégal

• Toute perception ou réception de tout intérêt dans un contrat ou une transaction ou d'une institution ou l'exploitation directe sous la direction de l'agent public ou à sa surveillance, en tout ou en partie, au cours de son acte, que ce soit expressément ou implicitement ou par lui ou par d'autres,  

• Tout bénéfice découlant du processus ou un agent public est chargé du paiement ou d’effectuer la liquidation à cet effet, 

• Tout bénéfice découlant processus ou un agent public est chargé du paiement ou d’effectuer la liquidation à cet effet après la fin de sa fonction.

•    Abus administratifs

Ce sont des usages excessifs ou injustes qui empêchent le bon fonctionnement des administrations. Ils peuvent se traduire par des lenteurs administratives volontaires au bénéfice des détenteurs de pouvoir dans le secteur public ou privé ainsi que dans certaines organisations.

Les avantages découlant de ces abus peuvent revêtir la forme de dons, offres, promesses, présents, sommes d’argent, faveurs, distinctions, récompenses, emplois…Exemples : Abus de pouvoir…

L’Excès de Pouvoir

Se matérialise par chaque ordre d’utilisation du pouvoir public par un juge ou un fonctionnaire public ou toute demande d’intervention contre l'application d’une loi ou pour la collecte de l'impôt fixé par la loi ou contre la mise en œuvre des ordonnances ou des décisions judiciaires ou des ordonnances émanant d'une autorité légitime. Toute décision administrative rendue par une autorité non compétente ou portant un vice de forme ou un dérèglement de pouvoir ou une absence de fondement ou une violation de la loi constitue un Excès de pouvoir.

L’Abus d’Influence

• Toute demande ou acceptation d’une offre ou d’une promesse, ou  demande ou réception d’un don ou d’un cadeau ou de tout autre avantage, afin de permettre à une personne ou d'essayer de lui permettre, d’obtenir un Ordre, un rang ou une récompense ou honoraire, un statut, une fonction ou un service ou tout autre avantage accordé par l'autorité publique ou  une affaire ou un projet ou tout bénéfice résultant de l'accord conclu avec l'autorité publique ou avec le ministère placé sous sa supervision, 

• Toute obtention d’une décision en faveur d'une telle autorité ou administration, en prenant avantage de cette influence réelle ou supposée.

•    Dysfonctionnements liés au processus de passation et d'exécution des marchés publics

Des dysfonctionnements peuvent avoir lieu dans le cadre des marchés publics en particulier en ce qui concerne l’égalité d’accès à l’information, le suivi et l’exécution des marchés, le contrôle et l’audit, la transparence, le pouvoir discrétionnaire du maître d’ouvrage et le recours devant la commission des marchés.

Exemples : Collusion ou discrimination entre fournisseurs et les agents responsables de la passation des marchés, ententes occultes entre fournisseurs, situation de monopole, irrégularités dans les appels d’offres…

•    Pratiques anticoncurrentielles

Pratiques ayant pour effet d’empêcher, de restreindre ou de fausser le jeu de la concurrence. Il en est ainsi notamment lorsque les actions concertées, conventions, ententes ou coalitions expresses ou tacites tendent à :

1. limiter l'accès au marché ou le libre exercice de la concurrence par d'autres entreprises ;
2. faire obstacle à la formation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ;

3. limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique ;

4. répartir les marchés ou les sources d'approvisionnement.

Exemples : Refus de vente, vente discriminatoire…

•    Abus de biens sociaux

Délit dont se rendent coupables les dirigeants ou les gérants d’une société commerciale qui, de mauvaise foi, font des biens ou du crédit de la société un usage qu’ils savent contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils sont intéressés directement ou indirectement. L’abus de biens sociaux est un type de détournement de biens.

•    L’Exploitation illégale du domaine public

Toute exploitation sous quelque forme que ce soit de moyens et d'outils appartenant à l'Etat, aux collectivités locales et aux institutions  publiques et semi-publiques pour des fins personnelles

 Deuxièmement : Les Parties de la Corruption 

En plus des parties de la corruption concernées à commettre des actes de corruption ci-après dénommés, il y a d'autres parties supportant les conséquences des actes de corruption qui peuvent être identifiées comme suit : 

A - l'instigateur : 

Toute personne qui, par tout moyen, tente de persuader les autres de commettre un crime stipulé dans la présente loi ou  l’inciter ou l’encourager à le  faire.

B – Le Complice : 

Est considéré comme un complice du crime ou d’un délit toute personne ayant personnellement commis un acte d'exécution matérielle ce crime ou délit.

C – Le Participant : 

 Est considéré comme participant au crime ou au délit celui qui ne contribue pas directement à la mise en œuvre de ce crime, mais qui entre dans l'un des actes comme suit: 

• A donné l’ordre de commettre le crime ou a incité à le commettre, par un don ou une promesse ou une menace ou un abus d'autorité ou de juridiction ou de fraude ou de fraude criminelle. 

• A aidé ou a aidé l'auteur ou les auteurs  du crime dans les travaux préparatoires ou facilitateurs du crime, en étant en parfaite connaissance de cela.

D - le Bénéficiaire 

• Toute personne qui a bénéficié d'allégements fiscaux ou gratuits pour la livraison des recettes de l’état.  

Le Dénonciateur : 

Celui qui dénonce à l'autorité le crime de corruption. Il pose un acte citoyen. 

•    Pratiques contraires à l’éthique

Ces pratiques sont des comportements malhonnêtes ne respectant pas les normes, les lois et le système des valeurs. Elles peuvent concerner le respect des droits humains, les conditions de travail, les relations professionnelles, la transparence, la protection de l’environnement, la protection des consommateurs, la sécurité dans l’entreprise,  les licenciements abusifs,  le délit d’initié ….

Exemples : Conflits d’intérêt, clientélisme, copinage…

•   Le Détournement de Fonds 

Tout acte de dilapidation, d’endommagement ou de détention sans droit, ou de dissimulation de  fonds publics ou privés ou d’obligations équivalentes, des arguments ou des contrats ou des biens meubles placés sous le commandement du  fonctionnaire suite aux dispositions de sa fonction  ou en relation avec celle-ci.  

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OBSTACLES A LA RECEPTION DES BENEDICTIONS SPIRITUELLES

10 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

OBSTACLES A LA RECEPTION DES BENEDICTIONS SPIRITUELLES

 A la chute, la relation d’intimité qui reliait spirituellement l’homme à son Créateur facilitant une communion et une communication permanente et parfaite ayant été rompue par le péché, celui-ci fut désormais empêché par les chérubins placés devant le jardin d’Eden d’y avoir encore accès pour entrer en présence de Dieu.

Toutefois, après la promesse de restauration  par la postérité de la femme qui écrasera la tête du serpent, Adam saisit cette opportunité à lui offerte par Dieu et changea le nom de son épouse en Eve, ce qui signifie « vie ». Ceci était le signe d’une foi ferme mise au fils de la promesse qui vengerait sa cause. Dieu égorgea alors, un animal et par le sang versé, couvrit leur péché et les habilla de sa justice à cause de la foi d’Adam. Christ étant venu, condamna dans sa chair, le péché et par son sang, effaça les péchés, ouvrant de nouveau la porte du jardin d’Eden pour hériter les bénédictions spirituelles par le lien du Saint-Esprit qui descendrait sur l’homme après sa conversion en Christ.

Les Ecritures déclarent deux choses importantes :

  1. « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10). « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé » (Eph 1.3-6).
  2. (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne) Hébreux 8.5.

Ayant été créé en Christ depuis avant la fondation du monde pour accomplir les œuvres que Dieu s’était d’avance fixée que chacun de nous accomplirait en son temps et dans les circonstances voulues par le Très Haut.  Pour ce faire, il faut avancer sous la direction du Saint-Esprit, Maître d’œuvre actuel dans le ministère de l’église, Corps de Christ. Les Israélites n’obéissaient-ils pas aux mêmes principes à savoir :

« Le jour où le tabernacle fut dressé, la nuée couvrit le tabernacle, la tente d'assignation; et, depuis le soir jusqu'au matin, elle eut sur le tabernacle l'apparence d'un feu. Il en fut continuellement ainsi: la nuée couvrait le tabernacle, et elle avait de nuit l'apparence d'un feu. Quand la nuée s'élevait de dessus la tente, les enfants d'Israël partaient; et les enfants d'Israël campaient dans le lieu où s'arrêtait la nuée. Les enfants d'Israël partaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils campaient sur l'ordre de l'Éternel; ils campaient aussi longtemps que la nuée restait sur le tabernacle.  Quand la nuée restait longtemps sur le tabernacle, les enfants d'Israël obéissaient au commandement de l'Éternel, et ne partaient point. Quand la nuée restait peu de jours sur le tabernacle, ils campaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils partaient sur l'ordre de l'Éternel. Si la nuée s'arrêtait du soir au matin, et s'élevait le matin, ils partaient. Si la nuée s'élevait après un jour et une nuit, ils partaient. Si la nuée s'arrêtait sur le tabernacle deux jours, ou un mois, ou une année, les enfants d'Israël restaient campés, et ne partaient point; et quand elle s'élevait, ils partaient. Ils campaient sur l'ordre de l'Éternel, et ils partaient sur l'ordre de l'Éternel; ils obéissaient au commandement de l'Éternel, sur l'ordre de l'Éternel par Moïse » (Nombres 9.15-23.

La nuée était le symbole de la présence divine par le Saint-Esprit qui conduisait le peuple à travers la marche du désert, ordonnant les arrêts, les campements et orientant la marche selon les chemins d’avance fixés par Dieu. Obéir au Saint-Esprit est un impératif  et se laisser conduire par Lui devient une nécessité. Alors, lui résister, l’attrister, le défier, se rebeller contre Lui devient une catastrophe spirituelle. Comment peut-on donc attrister le Saint - Eprit ou lui résister ?

L'Esprit est doué de pensée, de connaissance de langage, de volonté : 

« Et celui qui sonde les cœurs connaît la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints » (Rom 8:27). 

 « Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.  Qui donc, parmi es hommes, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles » (1Co 2:10-13). 

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut (1Co 12:11) 

On peut le traiter comme une personne: lui mentir, le tenter, lui résister, l'attrister : 

Pierre lui dit, Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ? Alors Pierre lui dit, Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront. (Ac 5:3,9) 

 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d'oreilles! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi (Ac 7:51)

N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption (Eph 4.30). 

« De quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit de la grâce ? » (Heb 10:29). 

 D'autre part il enseigne, témoigne, convainc, conduit, entend, parle, annonce :

 Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit (Jean 14:26) 

 Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi (Jean 15:26)

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement (Jean 16.8) 

Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir (Jn 16.13)  

                        

La Bible nous exhorte à ne pas attrister le Saint-Esprit de Dieu « Attrister ». Fait partie du vocabulaire de l’amour. On ne peut attrister une personne qui n’aime pas. On l’offense, on l’aigrit, mais on ne l’attriste pas. Attrister le Saint-Esprit signifie faire souffrir le Saint-Esprit qui nous aime (Eph 4.30). 

                             Comment peut-on l’attrister ? 

       -Il est l’Esprit de Vérité (Jn 14.17) : Tout ce qui est mensonge, fausseté, tromperie, hypocrisie, fable, blague, duplicité, dissimulation, falsification, fraude, fourberie, calomnie attristent l’Esprit de Dieu.

       -Il est l’Esprit de foi (2 Cor 4.13) : Le doute, l’incrédulité, la méfiance, le pessimisme, l’anxiété, indécision, contestation, scepticisme, soupçon  l’attristent.

       -Il est l’Esprit de grâce (Hébreux 10.29) : Il est attristé par toute dureté, l’amertume, rancune, ingratitude, oubli, colère,  découragement, tristesse, animosité.

        -Il est l’Esprit de sagesse et de révélation (Eph 1.17) : L’ignorance (volontaire), la suffisance, inaptitude, inconscience, ânerie, la sottise, l’attristent.

        -Il est l’Esprit de sainteté (Rom 1.4) : Toute impureté, toute souillure, saleté, corruption, bassesse (action honteuse), obscénité, acte impur, péché de la chair, impudicité, péché secret et tout ce qui est vil l’attristent.

        -Il est l’Esprit de vie (Rom 8.2) : Il est attristé par l’indifférence, la tiédeur, la superficialité, l’apathie (manque d’ardeur, inactivité, paresse), légèreté, frivolité, futilité (action inutile).

        -Il est l’Esprit de force, d’amour et de sagesse (2 Tim 1.7) : Tout ce qui est improductif,  désordre, scandale,  brouillon l’attristent.

        -Il est l’Esprit de gloire (1 Pierre 4.14) : Tout ce qui est mondain, terrestre, charnel l’attristent.

        -Il est l’Esprit conseil, sagesse, de crainte de l’Eternel (Esaïe 11.2) : Toute paresse, toute négligence, toute rébellion, orgueil, sommeil spirituel l’attristent. 

D’autres attitudes ou circonstances qu attriste l’Esprit Saint :

-          Eph 4.25-29,31 car la loi du Saint - Esprit est de se réjouir toujours et d’être dans l’intégrité.

-          1 Thes5.19

-          Hébreux 10.28-31

-          1 Jean 5.16

-          1 Pierre 2.1

-          1 Pierre 2.1

-          Prov. 1.28-33

-          Rom 2.17-24

-          2 Tim 3.1-5

-          2 Pierre 15-11

-          Es 63.10

-          Mt 12.31

-          Marc 3.29603446_406903539367365_722764217_n.jpg 

Dr. André CHOUBEU

 

 

 

 

 

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