Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA COMPREHENTION DE MATHIEU 18.22 (2)

22 Mars 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Compréhension du contexte et signification des propos de Jésus :

Pierre croit avoir fait un acte héroïque mais la réponse du Seigneur venait briser l’orgueil de son cœur pour lui indiquer la ligne par excellence. Que de fois, nous sommes comme Pierre, regardant tout le bien que nous avons fait, combien de fois nous avons supporté, enduré les bêtises, les fautes, les crimes de un tel, ce pendant plusieurs années ?  La réplique du Seigneur est catastrophique pour Pierre et les autres disciples par l’expression qu’on peut traduire ainsi : « Je veux dire, que quand même il aurait péché septante fois sept fois, pardonnez-lui toujours ; va-t-il pécher cent fois, pardonnez-lui encore. En un mot, toutes les fois qu’il pèche, ne cessez de lui pardonner ».

"Jusqu’à septante fois sept fois, le Sauveur ne précise pas un nombre et ne circonscrit pas le pardon dans un chiffre quelconque, mais il veut dire qu’il ne faut mettre aucune restriction, aucune limite à ce pardon.

En effet, Jésus-Christ, bien qu’il ait trouvé en nous des milliers de péchés, nous les a tous pardonnés, aussi, ne refusons donc pas de faire nous-mêmes miséricorde.

L’Apôtre nous le recommande en ces termes : "Vous pardonnant entre vous les sujets de plainte que vous pourriez avoir les uns contre les autres, comme Dieu vous a pardonné en Jésus-Christ ((Col 3 ; 2Cor 5.10).

Saint Augustin commente en ce sens : Cependant ce n’est point au hasard que le Sauveur choisit le nombre de septante fois sept; car la loi a été donnée en dix commandements. Si la loi est représentée par le nombre dix, le péché l’est par le nombre onze, car il va au-delà du nombre dix. Le nombre sept se prend ordinairement pour un tout complet, car le temps fait sa révolution en sept jours. Or, onze fois sept font soixante-dix-sept; le Sauveur, en choisissant ce nombre soixante-dix-sept, a donc voulu que tous les péchés que nos frères pourraient commettre fussent pardonnés ».

  1. Tribus descendant de fils de Noé
  2. Genèse 10.1-7 montre que le peuplement de la terre entière provient de la descendance des trois fils de Noé. Il y a soixante-dix cités.

Anciens, Gouvernementaux (Genèse 50.7 ; Nombres 11.24-25 :

  1. Anciens choisis : Nombres 11.16
  2. Années de captivité : Jérémie 25.11
  3. Semaines de Daniel : Daniel 9.24
  4. Le Sanhedrin

Il consistait en 71 membres de qui il était requis d’avoir plus de 30 ans et d’être marié. Ils devaient être de bonne réputation et bien instruits dans la Loi.

Si du nombre de 71 nous ton le Souverain Sacrificateur qui était comme leader général, il resterait 70 personnes

  1. Période de pardon : Mt 18.22
  2. Disciples envoyés : Luc 10.1

Périodes et Nombres « soixante-dix » :

a) Soixante-Dix anciens nommés (Nombres 11.16)

b) Soixante-Dix années de captivité (Jérémie 25.11)

c) Soixante-Dix semaines en référence à Daniel (Daniel 9.24)

d) Soixante-Dix fois à pardonner (Mt 18.22)

e) Soixante-Dix disciples envoyés devant (Luc 10.1)

 

Compréhension et décryptage des nombres reliés au contexte :

(1)   490

4 : Chiffre universel : chiffre de la manifestation de Dieu au monde.
L'autel des sacrifices (symbolisme de la croix du Calvaire) avait quatre côtés. Cet autel parlait par avance du sacrifice rédempteur de Christ valable pour tous. Quatre côtés dont un pour chacun des quatre points cardinaux.

Ce sont les quatre Evangiles correspondant aux quatre couleurs du Tabernacle : -  Pourpre correspondant à la couleur royale exprimée dans l’Evangile de Matthieu qui présente Christ comme le Roi des Juifs)

-  Ecarlate correspondant à la couleur du sang que l’Evangile de Marc qui présente  Christ comme parfait Serviteur de Dieu allant jusqu'à la mort sanglante de la Croix dans l'accomplissement de Son service

-   Blanc couleur qui exprime ce qui est pur correspondant à la couleur de la pureté, de la sainteté dans  l’Evangile de Luc qui présente Christ comme Homme parfait

-  Bleu qui symbolise la couleur du ciel que l’Evangile de Jean dépeint Christ comme Fils de Dieu, venu du ciel.
Nous retrouvons les quatre aspects de la Personne du Sauveur dans les quatre Evangiles, en types au travers des quatre animaux d'Ezéchiel 1.10 et des quatre rivières de Genèse 2.10-14 qui coulaient en Eden.

Ce nombre relatif à la terre est à mettre aussi en parallèle avec les quatre saisons.

9 : Ce chiffre symbole de finalité et accomplissement, aussi de jugement. Il exprime également la plénitude de plénitude. Ce qui dépasse l’entendement, la compréhension et le langage humain. L’activation prophétique et sa manifestation.

10 : ce chiffre est le nombre de la Loi et de la pénalité, de la double responsabilité - envers Dieu et envers l'homme. Les dix commandements et les dix plaies d'Egypte, ainsi que les dix vierges de la parabole.

7 : Perfection divine dans les choses spirituelles, mais aussi dans le rapport des choses de Dieu avec la terre. L'Ecriture présente sept alliances de Dieu avec des hommes.

Le Notre Père contient sept demandes, trois relatives à Dieu et quatre à l'homme.
Le message destiné à l'Eglise dans toutes les époques de son histoire est adressé à sept églises d'Asie Mineure dans les chapitres 2 et 3 de l'Apocalypse.
Dans Ephésiens 4.4-6, nous voyons que la foi chrétienne repose sur sept piliers. Sept est aussi le chiffre de l'inspiration des Ecritures.
Il y a sept époques de l'histoire de l'homme dans le temps.
Sept exprime aussi le chiffre de repos, de ce qui est complet, accompli. Dieu s'est reposé le septième jour. Le septième jour était le jour du repos (sabbat). Christ a prononcé sept paroles sur la Croix. Enoch qui fut enlevé au ciel était le septième depuis Adam.

70 : Chiffre qui exprime la plénitude et responsabilité. Septante semaines de Daniel. Christ envoya pendant Son ministère septante disciples. Moïse avait septante anciens pour l'aider dans sa tâche (Exode 24.1).

Dans la remarque générale nous réaliserons que l'alphabet hébreu se compose de 22 lettres constituant les trois nombres parfaits fondamentaux dans le symbolisme spirituel de la vie, du gouvernement et des principes divins pour le peuple :

  • 3 lettres sont triples et considérées comme fondamentales
  • 7 lettres sont doubles
  • 12 lettres sont simples. .
  • 12. Perfection divine dans l'administration humaine.
    Les douze tribus d'Israël, les douze apôtres de l'Agneau, les douze juges (du livre des Juges), les douze portes de la Jérusalem céleste. Les douze patriarches.
    Le cercle qui symbolise par ailleurs l’unicité compte 360°, multiple de douze.

En résumé, nous comprenons que les recommandations du Christ renferment un réel mystère dans lequel repose la base du salut et de la victoire dans la marche chrétienne :

Pardonner 70 fois symbolise donc l’accès à l’intégration dans le plan parfait de Dieu par rapport à l’alliance conclue avec Noé en ces termes : Je  ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du  cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus  tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait (Genèse 8.21). Et devenir bénéficiaire de la bénédiction divine : Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit: Soyez féconds, multipliez, et  remplissez la terre (Genèse 9.1).

Nous remarquerons que cette alliance ne fut possible qu’après que le sacrifice de tous les animaux purs préservés dans l’Arche qui est par ailleurs un type de Christ préservant l’homme qui se cache en elle de la colère de Dieu qui était le déluge. Entrer dans l’arche était un acte de foi au salut face à la colère de Dieu. Cet acte de foi n’était possible que si on croyait au pardon que Dieu octroyait à qui voulait fuir le danger qui planait sur le monde entier.

Pardonner 70 est l’acte d’adhésion à la plénitude du salut opéré sur la croix afin d’entrer comme membre agréé par la grâce dans la nouvelle tribu que Dieu sauve de la colère à venir (70 dans les 70 tribus issus de Noé après le déluge). Cet acte d’adhésion de soi à Dieu par la foi explique que nous croyons à l’accomplissement de toute la Loi par Christ à la croix (tout est accompli), se mettant à l’abri du jugement de Dieu contre le péché et le pécheur, ayant désormais la double responsabilité de se conduire de manière intègre envers Dieu et envers l'homme.

Pardonner 7 fois veut dire accepter la perfection divine dans les choses spirituelles, mais aussi dans le rapport des choses de Dieu avec la terre. Nous comprendrons cela dans la prière dominicale en ces termes :

  1. Notre Père qui est aux cieux ! Que  ton nom soit sanctifié (Mt 6.9)
  2. que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au  ciel (Mt 6.10)

Pardonner selon la perfection divine exprimée par le chiffre 7, c’est se soumettre de manière souveraine au gouvernement de Dieu dans toute sa plénitude (souveraineté) sans objectifs et suggestion.

Conclusion :

70 foi 7 foi = 490 fois par jour :

Le chiffre 490 qui est la somme des pardons qu’on pourrait accorder par jour peut-il avoir une signification ?

Nous venons de voir que  4 exprime le plan de Dieu, le salut de Dieu, l’œuvre de la croix a été parfaitement accompli non pour une classe d’homme, de tribu, de religion ou de nation, mais pour les hommes de toute la terre de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud et de toute race sans distinction de couleur.

90 ou 9 x 10 : Nous comprenons qu’en nous conformant à l’exigence divine dans l’action du pardon, nous entrons dans la finalité et accomplissement du plan de Dieu pour le salut, échappant par grâce le jugement. De ce fait, nous sommes en plein dans la grâce de Dieu qui nous introduit dans plénitude de ce qu’il veut et est. L’activation prophétique de notre avenir et sa manifestation de notre destinée en Christ devient évidente. Nous devenons dès lors, responsable de nos actes devant Dieu et les hommes,  le Saint-Esprit étant là pour nous aider à devenir conforme à Christ dans sa volonté parfaite.

Jusqu’à soixante-dix fois sept veut dire qu’il n’y a aucune limite, si le pardon est demandé dans un esprit de sincère repentance. Par référence à Luc, on peut voir la condition de pardon (Luc 17.4). Il faut que l’offenseur confesse sa repentance. Nous devons pardonner aux hommes leurs péchés, dans la même condition que Dieu pardonne les nôtres, et il ne pardonne pas à l’impénitent. Notre miséricorde doit être aussi illimitée que celle de Dieu. 70 : est le symbolisme des tribus issus des trois fils de Noé après le déluge. La composante de ces 70 tribus est représentée dans le gouvernement de Dieu exprimé par Septante fois sept fois, (490).

Dr André CHOUBEU

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LA COMPREHENTION DE MATHIEU 18.22 (1)

21 Mars 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

« Jésus lui dit: Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante  fois sept fois »

Introduction :

Sur l’interpellation du Rév. Alain NGWET sur l’insistance du Seigneur en réplique à la question quelque peu subtile visant à trouver des raisons pour assouplir la soif de vengeance après les actions offensives multipliées contre sa personne, il s’avère important de faire une étude assez poussée du problème posé afin qu’une clarification sur les propos en guise de réponse de Jésus à Pierre soit un principe commun de pardon dans la nécessité du véritable pardon dans la communauté chrétienne.

Dans la démarche, nous commencerons par emprunter les propos de Dr Jean Paul BEGOUMIE que nous considérons comme la base et ensuite, nous nous élargirons sur une expression employée dans son commentaire sur le sujet pour asseoir en complément la compréhension profonde de ce passage. Cela consistera à scruter la pensée divine dans les chiffres utilisés tout en survolant le contexte.

Problème posé :

Démystification de l’expression de Jésus dans le pardon basé sur les chiffres 70 fois 7ce qui équivaut à un total de 490 fois.

Contexte :

Les Apôtres demandent au Seigneur Jésus lequel d’entre eux serait le plus grand dans le royaume des cieux. Ils lui firent cette question, parce qu’ils croyaient avec les Juifs que le Messie établirait son règne sur la terre et qu’il y aurait des dignités dans son royaume. En réponse, pour les dissuader de cette opinion, met un petit enfant au milieu d’eux, et les exhorte à devenir semblables aux petits enfants. Il les exhortait par-là de prendre garde de mépriser ceux qui croyaient en lui quoi qu’ils fussent petits selon le monde. Cette démonstration pédagogiquement très naturelle et correctement dissuasive représente une sévère mise en garde d’un grand péché qui serait de scandaliser un seul membre parmi les élus. Sa mission en effet sur terre était cet acte qu’il est venu appeler même les plus grands pécheurs à la repentance et au salut. Le tout finalement, dans l’art oratoire et éducatif du Seigneur Jésus-Christ tendait à ôter de la pensée des Apôtres cette opinion selon laquelle, ils étaient sur le règne du Messie et à leur inspirer des sentiments de charité, de communion, d’humilité et d’intimité.

Dans la seconde partie du chapitre, Jésus-Christ enseigne à ses disciples comment se conduire envers leurs frères qui les auraient offensés en leur pardonnant leurs offenses 70 fois 7 par jour, et ce que l’Église doit faire à l’égard de ceux qui ne veulent pas les réprimander. Pour conclure, il montre par une parabole, l’importance et la nécessité absolue de nous pardonner les uns aux autres.

RÉFLEXIONS

Nous relevons les principales leçons de l’enseignement de Jésus-Christ dans la première partie de ce chapitre :

1. Pour entrer dans le royaume des cieux, il faut être extrêmement humble et revêtir le caractère des petits enfants qui ont peu d’attachement pour la gloire et pour les honneurs du monde ;

2. Les vrais disciples de Jésus Christ, quand bien même ils seraient peu considérables dans le monde, sont des gens de bien et sont chers à Dieu. Par conséquent, il faut :

- les honorer et les consoler,

- savoir que Dieu les garde par ses anges,

- qu’il punira sévèrement ceux qui les auront méprisés, affligés ou scandalisés.

Ces considérations sont aussi un encouragement aux fidèles pour les remplir d’une grande confiance.

3. Il ressort du chapitre par l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ que les scandales sont un grand préjudice qu’on ne saurait empêcher, mais cependant Dieu n’en est point la cause. Toutefois, lorsqu’il en arriverait, les auteurs porteront la peine de leur péché. Il s’ensuit donc, que nous devons éviter soigneusement le péché et le scandale. Nous pouvons le faire en pratiquant les conseils de Jésus-Christ, et en évitant tout ce qui pourrait être pour nous ou pour les autres une occasion de chute.

La grande leçon cachée dans le contexte est qu’en  évitant de mépriser, nous procurons l’édification et le salut de tous les hommes, et en particulier la conversion des pécheurs, autant que nous le pouvons. C’est cette façon que nous réjouirons le cœur de Dieu et du ciel tout entier en ramenant les pécheurs à la repentance pour avoir le pardon de Dieu et des hommes.

Dans la deuxième partie du chapitre qui concerne en particulier notre sujet, nous constatons que le Seigneur Jésus-Christ établit l’autorité et la discipline de l’Église. Nous constatons que la démarche requise par le Seigneur, ne consiste pas à distribuer les sanctions, les excommunications tous azimuts qui frustrent, découragent, blessent et fait chasser un grand nombre, mais instaure la nécessité des avertissements tant particulier que public. Le processus disciplinaire ainsi bien définit consiste :

  1. Découvrir un frère en faute et aller vers lui seul, façon d’éviter de faire la publicité du péché et intoxiquer un grand nombre qui pourra saisir l’occasion comme pierre d’achoppement et se laisser manipuler par les esprits malins (Hébreux 12.14-17).
  2. Au cas où il refuse de coopérer dans la démarche individuelle, on ira vers lui avec deux ou trois personnes, en conformité aux prescriptions bibliques contenues dans plusieurs textes de la Bible (Deut 17.6 ; 19.15 ; 2Cor 13.1 ; 1Tim 5.19 ; Hébreux 10.28)
  3. Si les cas deux se sont soldés par un échec, le réfractaire est amené devant l’Assemblée qui le considèrera désormais comme un inconverti.

Dans ce dernier cas, tout membre d’église qui a brûlé toutes les étapes jusqu’à tomber si bas n’est plus regarder comme membres de l’Église, mais comme un païen. Ainsi, ils sont retranchés de sa communion avec les saints. Cette décision de l’église tout entière envers l’individu réfractaire voire récidiviste dans son comportement, reste ratifiée par Dieu et ceci est confirmé dans le ciel parce que l’acte est conformément posé répond parfaitement aux intentions de Dieu.

Le Seigneur Jésus-Christ nous instruit sur la nature et sur la nécessité du pardon des offenses. Il en explique la nature, en disant que l’on doit pardonner jusqu’à septante fois sept fois; ce qui marque que ce pardon doit être général et sans bornes, et qu’il faut pardonner à toutes sortes de personnes et toutes sortes d’offenses, même celles qui seraient continuées et réitérées ; nous comprenons par-là que cela doit être une situation renouvelée en tout temps, sans jamais se rebuter. La parabole du serviteur à qui le maître avait effacé une dette fort considérable et qui ne voulut pas en acquitter une très-petite à l’un de ses compagnons en service traduit bien l’attitude de chacun de nous à l’égard du pardon. Cette parabole nous apprend plusieurs choses :

1. L’infinie bonté de Dieu qui veut bien nous pardonner, à nous qui sommes ses créatures et ses serviteurs, quoique nos péchés soient grands et en grand nombre;

2. le crime et l’ingratitude de ceux qui refusent de pardonner aux hommes qui sont leurs égaux et dont les offenses sont très-légères en comparaison des péchés commis contre Dieu;

3. la terrible et juste punition de tous ceux qui ne pardonneront pas de bon cœur et à tout le monde, les offenses qu’ils pourraient avoir été victimes (Mt 18.21-22).

Commentaires préliminaires :

Dr. Jean-Paul BEGOUMIE : En précision, selon la loi et la culture juive, il n'était pas permis à un homme ou une femme de passer la nuit avec une rancune dans le cœur, en l'encontre de quelqu'un qui l'avait offensé.
Ephésiens 4:26 "Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère"
Exode 22:26 "Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil"
Juste pour montrer que quand Jésus déclare "...Qu'il faut pardonner 70 fois 7..." (Matthieu 18.22)
C'est en un seul jour unique, et non en une semaine, un mois ou un an... Et ceci doit être fait au quotidien soit chaque jour !!!

De surcroit, pardonner notre prochain, notre frère ou sœur, notre conjoint(e), ou collègue, est une ordonnance quotidienne du Seigneur qui nous connecte au pardon de Dieu, et à ses grâces infinies.

Matthieu 6.12 : "Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;"

Matthieu 18.35 : "C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur."

Pasteur Bienvenu KOUYA : Je dirai tout simplement que le pardon n’est pas une option de vie inconditionnel pour tout enfants de Dieu mais un ordre divin, qui n’est pas un joug ni moins un ordre de frustration, mais un sujet d’épanouissement personnel d’abord - car on se fait plus de mal quand on refuse de pardonner et on s’attire la colère de Dieu. En suite puisque moi-même, je suis pécheur désirant le pardon de Dieu, le Seigneur nous dit par ricochet moi je t’ai toujours pardonné parfois même sans demander toi aussi pardonne ton frère ou ta sœur continuellement. L’autre question qu’on pourrait se poser : comment est-ce possible ? Humainement c’est impossible. Dieu m’a dit ne compte pas le nombre de fois que tu devrais pardonner autrui mais compte le nombre de fois que moi je t’ai pardonné. Lord we need your grace !

(à suivre)

 

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