enseignements - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles avec #enseignements tag

LE FOYER EN CHRIST (4)

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

b)    Dialogue de qualité


L’un des aspects marquants des moments de qualité est le dialogue de qualité qui n’a pas les mêmes allures ni impact avec les paroles valorisantes. C’est plutôt une conversation dans laquelle deux personnes convergent ensemble leurs expériences, leurs pensées, leurs sentiments dans un contexte d’affection totale.  Ce moment n’a pas besoin de voir les défauts ou ressortir les fautes du passé, mais c’est un moment où on cherche à s’accorder sur des points, à tirer les leçons du passé, à revoir certaines situations de manière totalement non partisane et objective afin d’en tirer conséquence pour le futur.
Au cours d’un de mes déplacements missionnaires à travers le pays, Dieu m’a fait grâce de rencontrer un couple dont le mari très patient use de toutes les stratégies spirituelles, morales et même affectives pour maintenir l’harmonie dans son foyer. Très intempestive, sa femme est intolérante et imposante, à la limite querelleuse. Pour communiquer quelque chose à son mari, elle lui dira la même chose à longueur de  journée. Parfois, même, elle va jusqu’à rappeler à son mari ses responsabilités comme si ce dernier les ignorait. Toutefois que les deux entrent dans un moment de qualité, la femme parvient toujours à tout gâcher par le rappel des erreurs de son mari, lui montre ses erreurs et certifie que c’est elle qui est non seulement la tête pensante, mais que c’est encore elle qui fait main et pieds pour nourrir la famille, passant outre tous les efforts de son conjoint. Tu es trop faible et mou dit-elle souvent à son cher époux. D’ailleurs, dit-elle fréquemment : j’aime le foyer de telle car ce couple là vit mieux que nous. Au dehors, on m’apprécie, mais ici, tu ignores mon importance. Cette manière de comparaître son mari à d’autres hommes et les propos déplacés avait fini par tarir l’amour et la considération qu’il portait toujours à l’endroit de son épouse qu’il aimait pourtant bien. Ils vivaient déjà une sorte de divorce dans leur cœur malgré leur cohabitation apparemment paisible. 
Lorsque visité par le Saint-Esprit la femme compris que ses scènes de jalousies et bouderies détruisent au lieu de construire, elle se ressaisit et les choses ne furent plus semblables car la douceur avait remplacé la violence, les paroles aimables à la place des reproches et remontrances constantes.
‘‘Qu’on n’entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance; qu’on entende plutôt des actions de grâces. Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur’’ (Eph. 5.4
‘‘Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés; à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet’’ (Hébreux 12.15-17).
Pour garder un bon contact et préserver l’harmonie du foyer, le dialogue de qualité doit tenir compte des conseils pratiques suivants : 
1. Maintenir un contact visuel avec son conjoint quand il parle. Ceci empêche le vagabondage de votre esprit. Le conjoint par ce contact visuel de son vis-à-vis gardera à cœur le sentiment qu’il a toute votre attention et que vous êtes partenaire dans ce qu’il dit et fait. Plusieurs ont vu leur foyer brisé parce que les ténèbres sont leur endroit préférable de communication, d’intimité sexuelle et autre. Le contact favorise l’harmonie. Un couple se sépara juste parce que l’homme au cours de leur intimité sexuelle ne voulait jamais voir son épouse nue. Cette dernière après supporta très mal que son mari à elle n’apprécie pas la voir dans la parfaite beauté de la création. Elle conclut que son époux avait aimé ses habits, son comportement, son sexe, sa famille, mais pas son corps et son être entier. Puisque je ne suis pas belle, dit-elle, il me dégoûte et préfère ne pas voir ma laideur. Autant partir. Et cela fut ainsi avec toutes ses déchirures.
2. Ne pas faire autre chose en écoutant son conjoint. Les moments de qualité disais-je plus haut consistent à offrir à l’autre, le meilleurs de soi et lui prêter toute notre attention. Nul n’apprécie celui qui mange les ongles, griffonne sur un papier, nettoie ses oreilles ou fait des activités parallèles pendant qu’on lui parle. Il serait encore mieux de s’excuser pour achever ce que l’on a à faire afin de se consacrer entièrement à l’autre. 
3. Etre à l’affût des sentiments. Les sentiments se dégradent facilement à la suite d’une action, parole ou geste déplacé. S’assurer toujours des émotions qui agitent ou animent l’autre en ce moment là. Toujours agir en sorte que l’autre sache s’il doit répondre ou garder silence. ‘‘Ma chérie, il me semble que tu aies été déçue de mon comportement d’hier’’. Ceci lui permettra d’avouer l’état de son cœur et l’obstacle ôté permettra un moment de qualité avec un dialogue de qualité.
4. Observer toujours le langage du corps.  Les points serrés, les mains tremblantes, les larmes, les sourcils froncés et le mouvement des yeux dit Gary Chapman,  annonceront sur ce qu’éprouve celui qui parle. Une attention au corps est aussi importante que parfois la bouche dit une chose, mais le corps à cause de la pensée du cœur dit une autre chose. Découvrir les émotions de son conjoint pendant le dialogue est de grande valeur.
5. Toujours se garder d’interrompre l’autre. Des statistiques récentes ont montré que les individus écoutent en moyenne 17 secondes seulement et se pressent d’interrompre l’autre pour émettre lui-même ses propres idées qui parfois, ne sont pas dans le même sens et but que ce qui lui était dit. Garder silence devant celui qui vous parle évite de se défendre, de contre-attaquer, de justifier son point de vue ou d’étaler sa nudité par un comportement humiliant. Pendant les dialogues de qualité, le but essentiel est de découvrir le sentiment de l’autre, de savoir si son vase émotionnel est plein ou vide. Ce diagnostic bien fait permettra de rééquilibrer la barre et rester toujours au beau fixe dans ses relations sentimentales dans son foyer.
6. Ecouter avec attention avec de répondre. L’expérience dans les couples a montré que les querelles naissent généralement d’un léger malentendu. Le diable est aussi spécialiste de quiproquo. Laisser son partenaire décharger son cœur, exprimer ses sentiments permet de se décharger et ainsi éviter le refoulement qui à la longue produit des incendies dans le couple et parfois avec des rebondissements dans les deux familles. Ecouter l’autre, noter les points qui l’ont vexé, amènera à désamorcer la bombe et maintenir la sécurité dans le foyer.
c)    Apprendre à parler
L’un des aspects qui marque très négativement certaines personnes, détruisent des relations, brise l’harmonie parfois chèrement acquise est la façon de parler. Le style de communication de la génération présente est totalement dénoué de tout souci de la morale. Des enfants aux parents, des paroles ordurières sont souvent lancées sans honte aucune. A gauche comme à droite, on s’accroche mordicus à ses points de vue ; manifeste de la colère ou lance des invectives qui non maîtrisées, causent parfois des scandales sérieux qui infectent un grand nombre et les privent de la grâce de Dieu. 
Je connais une famille dans laquelle, le savoir parler est une plaie ouverte. On entendra facilement le père, la mère dirent à un enfant : ‘‘donne-moi de l’eau à boire, chien’’. Les enfants entre eux feront de même sinon pire : Imbécile, viens ici, chien. Etc.
Plus que par le passé, nos familles chrétiennes, nos églises devaient consacrer beaucoup de temps à éduquer les fidèles et même les couples dans la manière de parler qui soit conformément aux Saintes Ecritures. N’est-il pas écrit : ‘‘Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées’’ (Phil 3.8).
L’une des réalités de la vie chrétienne aujourd’hui est une sorte de repentance dont les principes sont éloignés de la pensée du Dieu souverain. On confesse facilement pour reconquérir la communion charnelle. Combien demandent pardon pour ne pas être rejeté, haï, humilié et non parce qu’on a la tristesse selon Dieu pour le mal commis à l’endroit du Très Haut ou du prochain qui en souffre. Que de personnes ont Jésus Christ pour leur Pasteur au détriment des Ministères établis dans l’église. Quel égarement ! 
J’ai rencontré un couple qui s’aime vraiment, mais à cause d’une compréhension lente du partenaire,  des querelles et propos violents sont de temps en temps échangés par manque de retenue et de prévenance réciproque. Chaque fois que la femme apprend une chose pour laquelle elle peut soupçonner son époux, elle devient très impatiente, et est prête à interpeller effrontément son mari même en public ; sans tarder, elle lui vocifère ce qu’elle a dans le cœur sans tenir compte d’une quelconque notion de respect normalement dû à son mari. Par précipitation, elle ne connaît pas le temps favorable pour parler et agir dans une communication bénéfique. Dans un but inavoué, elle veut à chaque fois imposer et contraindre son époux à marcher selon ses voies. Une petite résistance la conduit au chantage. Ce facteur est la seule plaie de ce foyer où le mari pourtant est très doux et compréhensif. 
Activités de qualité
Pendant les moments de qualité, l’espace précieux est accordé à une espèce de langage de qualité par l’expression de l’amour dans le couple par l’attention que l’un porte pour l’autre pendant une activité de leur choix. Pendant un séminaire de couple nous avons abordé le souvenir des moments de qualité et une femme dit : 
« Quand je suis allé en promenade avec mon mari l’autre jour, il m’a conduit dans une prairie à la floraison et l’herbe qui poussait fraîchement après les premières pluies qui suivent la saison sèche a ramené mon souvenir sur les jours de nos fiançailles. Je me suis rappelée de tout le charme dont il m’entourait, je l’ai regardé attentivement sans rien dire, mais dans mon cœur se renouvelait mon amour à son endroit. Comme si je sortais du sommeil, je lui ai subitement raconté tout ce que je ressentais. Il me fixa avec considération et fit un signe qui réveilla en moi sa manière d’exprimer sa soif de me voir sur sa poitrine. Je sautai sur lui et il m’enlaça dans ses bras. Pendant quelques minutes, je revis l’amour d’il y a 20 ans. Nous renouâmes notre alliance et rentrions tous rajeunis avec de nouvelles perspectives ». 
Pour la vitalité de notre foyer, des activités de qualité pendant les moments de qualité s’avèrent indispensables, nécessitant un renouvellement constant. L’amour en effet doit à chaque jour bénéficier de nouvelles stratégies pour faire face au danger du vieillissement. Le corps peut-il faut le savoir vieillir, mais le cœur et son amour doivent toujours se rajeunir. 
Pour clore ce chapitre très riche en décors, nous dirons que les cadeaux, le don de soi et les services rendus sont des supports inamovibles qui non seulement renouvellent l’amour et le charme du foyer, mais consolident le lien conjugal en créant la surprise et l’harmonie dans le cœur du conjoint. Un biscuit fourré, une nouvelle robe, un bouquet de fleur que l’on disposera au salon rappellera toujours dans le cœur de l’autre un souvenir qui peut faire dissiper des nuages au moment de la tornade dans le couple.
Martine aime la viande et chaque fois que je lui garde un quart de poulet bien braisé, quelque chose de nouveau se passe ce soir-là. Lorsque j’ai oublié cette jolie habitude et d’autres touches secrètes que je connais d’elle, elle le réclame en des termes très révélateurs : 
« Alors André, souviens-toi que j’aime telle chose qui me manque depuis. Chéri, je t’attends ce soir avec cela car ton Dieu pourvoit toujours à tes besoins quand je désire quelque chose ».
f)    L’intimité sexuelle

Types de personnalité
 La connaissance du type de la personne avec qui nous cohabitons est d’une importance vitale. Cela nous permettra d’éviter des querelles fréquentes si nous savons gérer la complexité qui réside dans la diversité les caractères. En général, il existe deux types d’hommes :
i)    le silencieux : ce type de personnes parfois très passives, peuvent faire des semaines avec l’autre sans lui adresser un mot et sans se gêner. Il se plaît dans cette attitude renfermée, solitaire et silencieuse parfois au moment où sa communication était avantageuse.
ii)    le bavard : lorsque vous êtes avec ce genre de personnes, elles aiment non seulement parler, mais ne pas contrôler si vous en êtes intéressés ou pas. Son langage très aisé et facile débite des choses nombreuses parmi lesquelles parfois existent des illusions. 
Les sous-types de ces deux principaux types d’hommes sont diversifiés : 
Le justificateur, le justicier, le raisonneur, le franc parleur, l’intolérant, le légaliste, le coléreux, le vengeur, le pacifiste, le sournois, l’hypocrite. Le comportement de chacun des cas ici cités est différent et il faut une connaissance réciproque pour faciliter une vie commune dans l’harmonie.
Deux amis de longue date étaient de type bavard et l’autre silencieux. Nous les appellerons Tumulte et Mer morte. Lorsque les deux se retrouvaient, Tumultueux enclenchait aussitôt des interminables discours. De temps en temps, Mer morte hochait  simplement la tête. A la fin de leurs retrouvailles, chacun regagne son domicile avec une satisfaction totale. La chose dura longtemps mais un jour, Mer morte était débordée. Le refoulement s’imposait et il avait besoin d’une aide. La présence subite de Tumultueux fut par lui perçu comme salutaire car il croyait enfin se libérer en obtenant de son ami quelques conseils salutaires. Comme d’habitude, Tumultueux se mit à débiter de tout et de rien et croyait que les choses seront comme toujours. C’est alors que ne pouvant plus supporter, Mer morte craqua et se mis à pleurer amèrement. Tumultueux cru d’abord à une plaisanterie avant de réaliser quelques instants plus tard que la chose avait pris un autre sens. Il apprit enfin à écouter à cause de l’amour qu’il avait pour Mer morte et leur amitié dès ce jour changea d’attitude car chacun appris une nouvelle leçon. 

Frère André CHOUBEU

à suivre)

Voir les commentaires

LE FOYER EN CHRIST (3)

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES BASES DE L'INTIMITE 


Nous proposons ci-après quelques ingrédients de grandes valeurs pour maintenir l’harmonie dans le couple :
2.    Les paroles valorisantes 
Un bon compliment a toujours été pour chaque être humain un joli parfum qui exhale la gloire de Dieu dans son image et sa ressemblance mise dans l’homme. La beauté de l’amour exprimé dans le livre de Cantique des Cantiques est la pensée divine sur la valorisation réciproque dans le couple. Nous exploiterons ce livre sur plusieurs points dans notre livre en préparation intitulé ‘‘La beauté de l’amour selon le cœur de Dieu’’. Les compliments verbaux, les gestes affectueux spontanés, les mots d’appréciation, des cadeaux surprises, des ballades romantiques et d’autres encore sont de puissants facteurs communicateurs et de galvanisation d’amour. Il est convenable de les utiliser toujours sous forme d’affirmation et jamais de négation. Quelques exemples :
-    Comme tu es ravissante ce matin, ma chérie !
-    Plus les jours passent, plus tu deviens belle !
-    Ta spécialisation dans la cuisine est sans pareil !
-    Tu es un don de Dieu pour mon foyer !
-    Quel merveilleux mari Dieu m’a donné !
-    Je suis ce que je suis par ton concours !
-    Tes parfums ont une odeur suave, ton nom est un parfum qui se répand (Cant 1.3)
-    C’est avec raison que l’on t’aime (Cant 1.4)
-    Tes joues sont belles au milieu des colliers, ton cou est beau au milieu des rangées des perles (Cant 1.10)
-    Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes (Cant 1.15)
-    Que tu es beau mon bien-aimé, que tu es aimable (Cant 1.16)
-    Mon bien-aimé est semblable à la gazelle ou au faon des biches (Cant 2.9)
-    Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colonnes derrière ton voile, tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendu au flanc de la montage de Galad, tes dents comme des jumeaux d’une gazelle qui passe au milieu des lis (Cant 4.1-5).
Un jour, Martine mon épouse était vraiment en colère contre moi pour une faute que j’avais commise. Je lui dis : ton beau nez ne te permet pas de te fâcher. Sache que c’est ton nez qui m’a charmé le plus. Alors, donne une dernière bise qui va m’enivrer d’amour et ensuite laisse-moi toucher ce beau nez pour la dernière fois, et alors, fais, ce que tu veux de moi, même si tu veux me tuer. Elle me regarda, sourit, m’embrassa et sa colère fut arrêtée.
3.    Les paroles aimables
Dans la société autant que dans la vie du couple, la manière de parler et de la plus haute importance pour maintenir l’harmonie. Le livre de proverbes dit qu’une réponse douce clame la fureur. 
Lorsque le conjoint manifeste la colère ou de mauvaises paroles, nous devons discerner immédiatement que son vase d’amour s’est vidé. Au lieu donc de faire des critiques et répliquer négativement, il faut plutôt chercher à remplir son vase en apportant la quantité suffisante de l’amour perdu. En ce moment, les paroles et les actes doivent aller ensemble. Lorsque le tort est causé au conjoint qui en souffre, il faut éviter les discussions, les justifications qui au lieu de guérir la blessure l’augmentent au contraire. Conjuguer la langue de l’amour devient nécessaire pour la réconciliation. L’amour ne conserve pas la liste des torts subis. Il ne rappelle pas les manquements passés. Personne n’est parfait. Dans le mariage, nous ne faisons pas toujours ce qui est juste. Il nous est arrivé de débiter les paroles méchantes ou de commettre des vilaines actions à l’encontre de notre conjoint. Impossible d’effacer le passé. Nous ne pouvons que l’assumer et reconnaître que nous avons mal agi.
‘‘Nous pouvons demander pardon et nous efforcer de faire mieux à l’avenir. Après avoir confessé ma faute et demandé pardon, je ne peux rien faire de plus pour adoucir la souffrance subie par mon conjoint. Si j’ai été offensé par mon épouse, elle a amèrement regretté le mal qu’elle m’a causé et m’en a demandé pardon, je peux manier la justice ou le pardon. Si je choisis la voie de la justice en lui rendant ce qu’elle a fait ou en exigeant réparation, je m’érige en juge et la rabaisse au rang du malfaiteur. Dans ces conditions, l’intimité » devient impossible. En revanche, si j’opte pour le pardon de Dieu, l’intimité peut être rétablie. Le pardon est la voie de l’amour’’ Gary Chapman). 
Plusieurs gâchent leur journée avec le rappel de la journée précédente mettant en l’oubli la précieuse recommandation de Ephésiens 4.26 : « Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère ». L’inobservation de ce verset d’or dans le mariage ouvre les portes et l’on donne accès au diable. Ils insistent pour conserver les manquements du passé, compromettant sans souci les merveilleuses promesses de Dieu pour eux. Que de fois on entend dire : ‘‘Tu ramperas à mes pieds pour me demander pardon, mais je ne sais même pas si je te pardonnerai’’. Quelle parole choquante et blessante empreinte de haine, de rancune, d’amertume, ce au mépris du pardon de Dieu et de sa Parole. 
Deux amis marchaient toujours ensemble. Un jour, l’un a fait du tort à l’autre. Celui-ci bien blessé se baissa et écrivit sur le sable ce préjudice subi de la part de celui qu’il aimait. Les deux continuèrent leur route sans problème. A un endroit, celui qui avait été offensé s’est vu sauvé d’un grave danger par son ami qui auparavant l’avait offensé. Il s’arrêta, se baissa et écrivit cela sur une pierre. Son ami et compagnon étonné demanda : ‘‘Pourquoi quand je t’ai fait du mal, tu as écrit sur le sable et maintenant quand je te fais du bien tu écris sur la pierre ? Comment expliquer cela ?’’ La réponse fut : ‘‘Le vent de l’histoire effacera le mal que tu m’as fait, car il a été écrit non dans mon cœur, mais sur le sable ; cependant, le bien que tu m’as fait et qui est écrit sur la pierre restera au souvenir des générations’’. Ainsi, le meilleur sort que nous puissions réserver aux fautes du passé est de les enfouir dans l’histoire.
4.    Les paroles d’encouragement
Les paroles d’encouragement sont d’une grande valeur dans le couple. L’un et l’autre doivent s’encourager afin de maintenir l’harmonie devant les multiples difficultés que leur réserve l’avenir. Un encouragement du partenaire est un stimulant de grand prix au moment difficile. 
Un homme de 46 ans avait épousé une fille de 15 ans. La carrure imposante de cet homme baraqué, son principe dictatorial excluait tout dialogue. La pauvre petite fille jouait plusieurs rôle à la fois toute seule face aux multiples pressions de la vie du foyer : instrument de sexe, elle devait céder à toute réquisition (entendons exigence du mari) ; maîtresse de la maison, elle devait tout faire seule sans aide aucune pendant que monsieur dans son égocentrisme s’occupait des choses futiles extrêmement personnelles.  Jamais encouragée, elle était chaque jour et à chaque erreur, victime des critiques acerbes et finalement, traumatisée, elle se comportait en véritable schizophrène (c’est-à-dire une personne atteinte de maladie psychosomatique).  Tous ses efforts pour montrer son amour, toutes tentatives ou initiative malgré tendre vers l’excellence étaient violemment critiqués par son époux. Finalement perturbée et troublée, elle agissait comme une aliénée. Lorsque son conjoint lui demandait de l’eau, elle apportait le plat ou autre chose que ce qui lui avait été demandé. Un jour, voyant sa bravoure, un homme l’admira, l’apprécia, l’encouragea pour son dévouement. Elle fut très étonnée et dévoila son cœur et les raisons de sa surprise à cet inconnu qui saisit l’occasion pour donner à ce cœur blessé des paroles valorisantes, des promesses de la rendre heureuse. Tu es une perle disait-il et si cet aveugle n’a pas vu, je ferai ton bonheur. La pauvre, n’hésita pas à saisir la balle au bon et plus tard, son nouveau mari su parler à son cœur et elle fut si épanouie que son ancien mari et plusieurs autres connaissances l’ont prise pour une étrangère. 
 Un homme savait fort bien se battre pour faire vivre sa famille. Il rentrait toujours tard, ressortait tôt le matin et rendait vraiment sa famille heureuse. Mais sa femme n’avait jamais su l’apprécier encore moins reconnaître ses efforts pour les mettre à l’aise. Un jour, elle prit de la peine pour garder un cadeau à sa moitié, qui sans même dire merci, méprisa ce présent. Ceci réveilla dans le cœur de l’homme tout le manque d’attention dont il est victime. Il finit par craquer et c’est à force de beaucoup de conseils qu’on dû le sortir du choc et le foyer in extremis, fut sauvé du naufrage. 
L’encouragement est un véritable stimulant, réel moyen de galvanisation d’énergie qui pousse toujours à l’excellence. Chacun de nous a un potentiel bien supérieur à celui que nous faisons paraître. Beaucoup d’opportunités existent en nous et un encouragement est un grand coup de pouce qui propulse toujours vers l’avant, vers notre destinée. Que de jeunes filles ambitieuses, déterminées à rendre leur foyer heureux une fois mariées, sont frustrées, sombrent dans leur passé et voient leur sens affectif brisé. Que d’hommes décidés d’embrasser l’avenir avec leurs conjointes dans une heureuse perspective, mais qui, déçus par le manque d’encouragement de ces dernières sombrent dans la déception. D’autres filles par contre, à cause de leur passé dont la frustration les suit encore, finissent par manquer de sentiment affectueux envers leur conjoint et, amères dans leurs attitudes, actions, paroles et gestes ne peuvent donner autre chose que ce qu’elles ont longtemps conservé par devers elles. Alors par le refoulement, l’amour de leur conjoint pour elles est brisé à cause des blessures de l’âme longtemps conservées sans traitement. 
Soyons de la génération de ceux qui encouragent ; ainsi, notre famille, nos relations et notre vie changera faisant de nous, une génération de vainqueurs.
5.    Le romantisme
 ‘‘Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, Tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J'ai désiré m'asseoir à son ombre, Et son fruit est doux à mon palais. Il m'a fait entrer dans la maison du vin; Et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour. Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, Fortifiez-moi avec des pommes; Car je suis malade d'amour. Que sa main gauche soit sous ma tête, Et que sa droite m'embrasse!’’ (Cantique 2.3-6)
Dans son essence, le pommier autant que le figuier et la vigne est un arbre non seulement apprécié et estimé pour son fruit qui est de meilleure qualité, mais ces trois arbres sont chargés de symbolisme. Le pommier est l’expression de la douceur, du don de soi, du sacrifice de soi pour le bonheur de l’autre. Le figuier est le symbole du peuple élu de Dieu, pour qui le divin Père autant que pour la vigne entoure de beaucoup de soin. Une pomme pour l’acquéreur est un trésor, un bijou qui fait la joie et donne du goût au palais. Tout comme on consomme la pomme, on consomme également l’amour dont le goût est exceptionnel dans le couple. Comme la pomme est douce et ne créée ni résistance ni dommage aux dents, lorsqu’elles pénètrent en elle pour la consommer et délecter son jus qui est exquis aux  palais, de même en est-il de l’homme qui pénètre dans l’intimité de la femme qui est le trésor de son cœur et de sa vie. Elle devient la source affective et sentimentale de son mari pour qui la vie sans elle devient quasi impossible. 
Une fois nous racontait un homme : ‘‘mon foyer était vraiment en crise et son effondrement total n’était plus que question d’heure. Je fis un tour sur une montagne dit-il pour méditer et prier à ce sujet. Plongeant mes yeux vers la vallée,  je vis les hautes herbes que le vent de temps en temps venait baisser et ceci produisait une harmonie merveilleuse, de revoir les herbes en même temps se relever après le passage du vent. Je me souvins que les mêmes herbes avaient ensemble baissé leur tête pour laisser le vent passer. Pourquoi donc, mon épouse et moi ne  pouvons-nous  pas faire la même chose lorsque la tempête vient nous emporter l’un loin de l’autre ?’’ 
Il résolut alors de rentrer voir son épouse pour lui parler. Arrivé à la maison, celle-ci bouda plus que par le passé. Dépassé, il dit à son épouse de manière vraiment intuitive : ‘‘Chérie, allons faire un tour au bord du WOURI’’. La femme se redressa brusquement, toute surprise. ‘‘Que dis-tu ?’’ L’homme reprit ses propos et celle-ci de lui demander : ‘‘Qui t’a enfin montré ce qui est bon ? Nous allons donc quand ?’’ Tout de suite répondit l’homme. ‘‘Je suis prête, répliqua-t-elle’’. Les deux partirent et passèrent ensemble trois heures à revoir les meilleurs moments de leur parcours conjugal. Comme poussé par le Saint-Esprit, l’homme laissa de côté la négativité de sa femme, venta ses qualités et l’arrêtant par la main, les deux se promenèrent au bord du WOURI. Arrosés par la brise du soir, ils s’embrassèrent comme au premier jour et la femme de dire : ‘‘je sens la vie revenir avec toutes les promesses que j’avais effacées de ma mémoire’’. La soirée se clôtura par un tour dans un restaurant et revenus à la maison, de nouvelles idées et perspectives refirent surface et les lendemains ne furent plus jamais les mêmes. 
Le livre de Cantique des Cantiques est plein de romantisme et constitue un trésor de puissantes ressources et sources d’inspiration pour recharger nos vases d’amour quand ils sont vides. Nous développerons pleinement la pensée de Cantique des Cantiques dans notre prochain livre intitulé ‘‘La beauté du mariage selon le cœur de Dieu’’. 
6.    Le toucher physique
Depuis les temps anciens, le toucher a toujours été le moyen de communication d’amour efficace. L’expérience a montré que les enfants qui ont été pendant leur enfance tenus dans les bras, cajolés,  embrassés et entourés de câlins auront une personnalité émotionnelle plus saine que ceux qui ont vécu de longues périodes sans contact physique.
Gary Chapman, auteur du livre ‘‘Les Langages de l’amour, Editions Farel’’ dit à la page 94 : ‘‘Le toucher physique est également un puissant moyen de communication de l’amour conjugal. L’étreinte des mains, les baisers, les enlacements et les relations sexuelles sont autant de façons de faire ressentir l’amour sentimental au conjoint’’. La complexité de l’espèce humaine est un domaine minutieux qui nécessite toujours une recherche profonde pour découvrir l’autre. Chaque être humain, il faut le savoir, est une entité bien différente en tout de l’autre. Pour certains, le toucher physique est le langage d’amour le mieux maîtrisé. Lorsque cet aspect n’est pas abordé, ces personnes ne se sentent pas du tout aimées. Mais lorsqu’elles jouissent de ce toucher, leur vase émotionnelle est pleine, et alors leur amour pour le conjoint déborde, elles se sentent en sécurité, entourées d’affection et de l’amour dont elles avaient besoin.  
Les rapports sexuels dans le couple ne constituent qu’un dialecte du langage d’amour par le toucher physique. Le toucher couvre tout le corps contrairement aux autres sens qui ne se limitent généralement qu’à une partie précise du corps. Quelqu’un a dit : ‘‘Des minuscules récepteurs tactiles sont présents dans tout le  corps. Lorsqu’ils ressentent un toucher ou une pression, ils communiquent l’information au cerveau qui interprète l’impulsion reçue et nous dit si ce qui nous a touchés est chaud ou froid, dur ou mou, et nous fait éprouver du plaisir ou de la douleur. De là, on détecte si le toucher est affectueux ou hostile’’. Certaines parties du corps sont plus sensibles que d’autres. Dans le mariage, le toucher affectueux peut revêtir plusieurs formes. Comme les points sensibles au toucher sont répartis sur tout le corps, quelque soit l’endroit où l’on peut toucher le partenaire, ce geste peut exprimer son amour pour lui. Cela ne veut pourtant pas dire que toutes les parties du corps ont la même sensibilité. Certaines bien sûr délivrent plus de plaisir que d’autres. Dans ce cas, le meilleur guide pour maintenir le réservoir émotionnel plein est le partenaire qui saura indiquer les points les plus sensibles de son corps produisant le plaisir et favorisant un rapprochement sentimental. Les conjoints doivent donc se connaître pour mieux conserver l’harmonie à travers le toucher et ainsi toujours favoriser le maintien du réservoir émotionnel plein. 
Si le rapport sexuel est le langage d’amour auquel votre mari est le plus sensible, le fait de discuter avec lui de l’art et de la manière de faire l’amour lui permettra de ressentir profondément l’amour que vous avez pour lui. Le toucher affectueux occasionnel et spontané ne demande ni art, ni temps, mais est précieux pour exprimer à son conjoint combien on l’aime et l’apprécie.  Par exemple, un bras autour du cou de son partenaire assis dans la chambre, une main posée sur celle de l’autre lors d’un repas, un baiser sur la joue de l’autre pendant une séparation momentanée, faire asseoir son épouse sur ses jambes ou s’asseoir sur les siennes ne coûtent rien, mais expriment profondément l’amour de l’un pour l’autre. Essayer des gestes virtuels d’amour par le toucher permettra de se découvrir et d’apprécier le comportement envers son conjoint par l’expression de son langage d’amour. Embrasser par exemple son épouse quand elle va faire des courses ou au marché, l’excite à revenir vite. 
La négligence de la réalité du toucher dans certains couples peut être hautement préjudiciable. La triste réalité ci-après que j’ai vécue pourrait changer certaines mentalités rétrogrades à cet effet :
Un certain jour de Mars 1992,  une jeune dame mère de deux enfants frappa à la porte de mon bureau et entra. Elle prit place et me fit une déclaration fracassante : ‘‘Papa, je suis venue ce matin te parler franchement et sans détour d’une situation qui me tourmente depuis et qui malgré toutes mes démarches, n’a trouvé aucune solution. Je dois quitter le mariage et aller me trouver un jeune homme qui peut me satisfaire sexuellement et émotionnellement. Mon mari a 50 ans et moi 22. Il n’y a vraiment pas de compatibilité sexuelle et sentimentale avec lui et je suis toujours à ma soif. Je l’ai trouvé étant vierge, mais je sens qu’il ne répond pas à mes attentes. A l’époque de notre mariage, les jeunes filles étaient rares à l’église et lorsqu’on l’amena pour être mon époux, mon père acquiesça sans demander mon consentement et pour lui obéir et ne pas le décevoir, lui qui était Diacre, je me suis pliée et aujourd’hui, je regrette amèrement. Je suis fatiguée, prête à craquer. Il me gratte et quand je veux sentir bon, il m’abandonne. Depuis le premier jour de notre mariage, mon époux a manifesté l’égoïsme à mon endroit. Les années se sont écoulées continue-t-elle et il persiste dans sa position. Vivre avec lui ne sert à rien, il vaut mieux dit-elle de s’en aller pour épouser un homme qui me rendra heureuse. Comment feras-tu puisque tu es chrétienne lui demandai-je et elle de répondre : je me suis mariée pour jouir pleinement de ma sexualité et de l’affection conjugale avec mon mari, mais, il est anachronique (il a les anciennes pensées au sujet de la femme et de la sexualité que l’on doit considérer comme tabou, s’accoupler avec son épouse dans l’obscurité, la considérer non comme une personne avec un coeur aussi, mais comme une chose, un machin, un truc) et ne veut pas accorder ses violons pour que nous soyons sur la même longueur d’onde. Que fait-il au juste de si grave lui demandai-je ? Lorsque le moment de faire l’amour arrive, il saute sur moi comme un bourreau et me viole. A peine est-il sur moi, qu’il fait comme un coq et en cinq minutes, il a éjaculé, me laissant dans ma soif. Lorsqu’il a finit de jouir, il ne s’imagine pas que je dois aussi éprouver un plaisir et quitte subitement alors que j’avais encore besoin de le sentir en moi pour que le désir s’éveille enfin. J’aurai souhaité, dit-elle en pleurant que son sexe dans le mien dure pour m’amener à expérimenter une profonde dimension de l’amour jusqu’à parvenir à l’orgasme. Il ne sait pas ce que c’est, et ne veut même pas en savoir. Je suis fatiguée et dois partir, car je ne suis pas comprise et crois que je ne le serai jamais. Que veux-tu qu’il fasse pour que les choses aillent pour le mieux lui demandai-je ? Avant les rapports sexuels, il devait me caresser, toucher les points sensibles de mon corps tel que mon clitoris car je suis clitoridienne, m’amener avec lui dans son bateau d’amour jusqu’à ce que je sois prête avant qu’il me pénètre. Mais, il passe outre tous mes désirs, éjacule précocement et n’a jamais étanché ma soif’’. 
Notre approche fut infructueuse car pour ce frère, les rapports sexuels étaient charnels et n’avaient pour unique but que de produire un enfant et rien d’autre. Les caresses, l’orgasme et tout autre langage prétendu d’amour étaient diaboliques, charnels et dénués de tout sens logique.  La femme finit par s’en aller laissant ce frère seul avec les deux jusqu’à nos jours. 
Même dans l’affection normale au sein de la famille, le toucher joue un rôle très important. Un baiser paternel sur la joue ou le front d’un enfant peut changer toute sa vie. L’histoire suivante en est une parfaite illustration :
Une vive tension régnait entre un jeune garçon et sa maman qui par maladresse s’était mal prise et la réaction imprévisible de son fils lui avait causé un choc et produit une blessure émotionnelle. Après plusieurs conseils, le fils a tenté en vain de renouer avec sa mère tant il l’aimait et regrettait profondément son acte. Après plusieurs jours de prière, il réussit enfin à dire : ‘‘Seigneur, je me remets à tes soins pour revoir l’amour complice revenir entre ma mère et moi’’. Toutefois que ce garçon arrivait, la mère boudait et manifestait de manies désagréables, décourageant toute tentative de réconciliation. Ce soir là, l’enfant prit tout son courage et dit : ‘‘Saint-Esprit, l’heure d’entrer en action est venue, vas avec moi, je me laisse conduire par toi’’. Après plusieurs tours à côté de la mère qui tricotait silencieusement une nappe, le garçon finit par prendre place sur le bord du canapé où était assise sa mère. Posant intuitivement la main sur l’épaule de sa mère, il lui dit affectueusement : ‘‘Tu es la plus belle des mamans. Je t’aime maman et promets t’aimer aujourd’hui plus qu’hier et moins que demain’’. Elle sursauta, le fixa attentivement et dit : ‘‘Quelle belle parole ! Depuis ma naissance, je n’ai pas entendu de tels propos aimables à mon endroit’’. Bondissant, elle embrassa son fils en pleurant et toute la mésentente finit là. 
e)    Le secret de l’intimité dans les activités de qualité
Les moments de qualité
Les moments de qualité dit une sœur, sont des périodes où loin de toutes les préoccupations personnelles, égoïstes ou encore égocentriques, l’homme et la femme se retrouvent dans un cadre intime pour communiquer, dialoguer, pour un temps d’admiration de l’autre, se faire des compliments et des appréciations. 
Au-delà de cette affirmation somme toute vraie, les moments de qualité sont ce temps que l’on accorde à l’autre, où on lui donne une attention sans partage. Nous devons éviter de croire que rester ensemble sur le divan et regarder un film est un moment de qualité ; loin delà, car l’attention n’est pas attirée sur l’autre, mais sur le film. Il serait très facile pour un homme averti de distinguer dans un parc ou au bord d’une plage, un couple de fiancés d’un couple de mariés. Les fiancés causent alors que les mariés sont silencieux, contemplant l’autre ou observant quelque chose. 
Dans sa remarque lors d’une causerie intime entre couples dans l’église, une sœur fit cette observation qui retint l’attention de tous et suscita brusquement la nécessité de fréquents séminaires pour couples dans l’église.  Voici ce qu’elle releva en substance : ‘‘Mon époux travaille loin du domicile conjugal et ne revient souvent qu’une fois en deux semaines et même parfois une seule fois en un mois.  Un jour, ayant été averti de son arrivée par coup de fil,  je m’étais arrangée pour de véritables moments d’intimité et de qualité avec lui. Je lui avais préparé un mets copieux qu’il aime pour la circonstance. A peine était-il venu que j’ai sauté pour m’enlacer à son cou et l’embrasser tendrement et affectueusement. Son attitude fut si froide que je risquai un choc, tant je m’étais préparée pour lui offrir tout l’amour que je lui ai manqué pendant son absence à la maison pour cause de service. Tout de même, j’ai pris le courage pour affronter la situation en vaillant soldat de Jésus Christ. Prenant son sac, je l’ai dirigé vers la chambre conjugale et désirais lui donner une chaude bise, voire même le solliciter en moi au lit. Une seconde fois, il m’a déçue en disant : Ah ! C’est quoi ça, laisse-moi tranquille ! Pour surmonter le choc, je lui dis : chéri, si tu pouvais savoir comment j’ai soif de toi et il me dit : laisse-moi ça dis-donc. 
J’avalai difficilement cette pilule amère et résolus de le laisser se laver et se reposer parce qu’il devrait être bien fatigué. Quatre heures après, je l’invitai après son sommeil à passer à table avant que nous n’allions nous coucher. Il me répondit : Tu as même préparé quoi de bon, toi, cette femme-ci ?  Je lui dis : Ce que tu aimes chéri. IL rétorqua : chéri, chéri de mes bottes ! Laisse-moi avec tes bêtises là. Malgré tout, je décidai de surmonter vraiment cette autre déception et atteindre mon objectif à savoir : étancher ma soif d’amour et le satisfaire. Au lit, je commençai à lui parler des choses très douces, agréables, lui rappelant combien il est doux, aimable, gentil, combien il était un don de Dieu pour moi, un mari exemplaire qui me comble de tout. Dans tous ces compliments, il semblait vraiment absent. Comme s’il revenait de très loin, il dit : Ah ! Je n’ai pas donné à manger aux porcs. Le patron va me tuer ! Je lui répliquai : Chéri, tu as au moins un adjoint qui veille sur tout quand tu te déplaces. Parlons de nous, pardon car tu es à moi maintenant. Je suis à toi ! Mon œil, dit-il. Mes porcs sont précieux pour moi. Chéri, lui dis-je, comprends-tu ce que tu dis ? Oui, je dis que mes porcs sont très importants pour moi. Je décidai alors que désormais, il fera l’amour avec ses porcs qui lui prépareront aussi à manger et même seront sa femme’’.
Vous ne pouvez, vous imaginer combien cette sœur a souffert de cette attitude négative que plusieurs hommes et femmes souffrent dans leur foyer à cause des actes pareils. 
Passer des moments de qualité, c’est faire une activité ensemble juste à deux en concentrant les yeux non sur l’activité, mais sur l’autre dans le but de rendre heureux. Il peut bien s’agir : de faire une promenade à deux parfois en se tenant la main dans la main,  faire la cuisine à deux, courir ensemble, etc.
a)    Solidarité
Les mots apparentés à solidarité sont : équipe, alliance, groupe, union, communauté, association. Nous pouvons donc comprendre ici, qu’une action entreprise dans la solidarité conjugale implique l’œuvre de deux conjoints qui réalisent quelque chose dans une perspective et union physique, émotionnelle et sentimentale. Lorsque la solidarité n’est pas au centre des moments de qualité, ils deviennent tout simplement des moments de proximité. N’y a-t-il pas des couples qui sont à proximité l’un de l’autre dans la même chambre, à la table, au lit, à une invitation et que sais-je  alors que leur union physique cache la réalité du divorce spirituel, émotionnel longtemps consommé ? 
C’est à juste titre que Dieu a mis en garde contre ces choses : ‘‘Voici ce que vous faites encore: vous couvrez de larmes l’autel du Seigneur. Vous pleurez et vous vous plaignez, car le Seigneur ne fait plus attention à vos offrandes et il ne les accepte plus. Vous vous demandez pourquoi. C’est parce que vous aviez promis devant lui de rester fidèles à la femme choisie pendant votre jeunesse. Mais vous l’avez trahie! C’était pourtant votre compagne, et vous vous étiez engagés envers elle. Est-ce que le Seigneur n’a pas fait de vous une seule personne avec elle, un seul corps animé du même souffle de vie? Et qu’est-ce que cette personne unique veut? Avoir les enfants que Dieu donne, n’est-ce pas? Faites attention à vous-mêmes! Ne trahissez pas la femme que vous avez choisie pendant votre jeunesse! En effet, voici ce que dit le Seigneur, Dieu d’Israël: «Si quelqu’un renvoie sa femme parce qu’il la déteste, il est coupable de violence.» C’est le Seigneur de l’univers qui parle. Faites donc attention à vous-mêmes! Ne trahissez pas vos promesses! Vous fatiguez le Seigneur avec vos discours. Vous dites: «Comment est-ce que nous le fatiguons?» Vous le fatiguez quand vous dites: «Ceux qui font le mal, le Seigneur les regarde avec bonté. Il approuve ces gens-là.» Vous dites aussi: «Le Dieu qui juge avec justice, que fait-il?»’’ Mal 2.13-17 Version Parole de Vie). 
La version Louis SEGOND viendra renchérir le verset 16 en ces termes : ‘‘Car je hais la répudiation, Dit l’Eternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Eternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles!’’.
‘‘Offrir des moments de qualité  ne signifie pas passer des moments à se regarder dans les yeux. C’est entreprendre lune activité ensemble en accordant notre attention au conjoint. En soi l’activité est secondaire ; l’importance est que sur le plan sentimental nous passions des moments intenses l’un avec l’autre. L’activité n’est là que pour créer le sentiment de solidarité’’ (Gary Chapman dans son livre « Les Langages de l’amour page 52).

(à Suivre)
Frère André CHOUBEU

(Extrait de mon livre non publié intitulé ''Le Secret d'un Foyer Heureux''

Voir les commentaires

LE COUPLE EN CHRIST (2)

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

FONDEMENTS SOLIDES D’UN BON MARIAGE

 
Les Ecritures dans sa considération des fondements insistent sur : « Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain » (Psaumes 127.1). « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? » (Psaumes 11.3)
La réflexion sur ces versets nous conduit à comprendre que le vrai fondement inébranlable d’un foyer est scellé par l’unité dans l’esprit, dans l’âme et dans la chair : 
a)    Unité dans l’esprit
Le mariage, nous devons le savoir est autant spirituel que physique. Son auteur est spirituel et l’acte sexuel bien que physique, tire son essence de l’esprit. Si l’esprit n’est pas disponible, ne consent pas à l’acte sexuel, celui-ci devient simplement une hostilité, une bestialité ou la zoophile, la nécrophilie qui est appelée aussi le vampirisme. La frustration avait atteint un niveau élevé dans la vie d’une femme et au moment de l’acte sexuel, elle offrait son corps alors que son esprit était ailleurs dans les critiques, murmures, plaintes et accusations diverses et parfois elle comptait simplement les tôles ou méditait sur d’autres choses. Elle ne pouvait jamais parvenir à l’orgasme. Cette indisposition de son esprit ne donnait pas accès à son cerveau d’apprécier la sensation du plaisir sexuel, et cette paralysie fermait la porte à la fonction hormonale et le glaire ne pouvant pas circuler, la sécheresse de son vagin empêchait la possibilité de transport des spermatozoïdes et la stérilité restait maître du jeu dans le foyer. 
Pour maintenir l’unité de l’esprit dans le couple, il faut privilégier l’intérêt et la recherche du bonheur de l’autre au lieu du sien seulement. Il faut beaucoup de sagesse à la femme car devant une décision de l’homme qui compromet la volonté de Dieu, il faut aller en prière. Dieu alors, au travers de la prière de la femme qui est une autre partie de son mari, touchera le cœur de son époux afin qu’il revienne sur sa décision qui peut constituer un danger pour le foyer. L’unité de l’esprit se cultive plus dans la prière commune, la lecture de la Parole de Dieu, les activités communes, les paroles d’encouragement, l’admiration de l’autre, la proximité, les rapports sexuels précédés d’une préparation pour disposer l’un et l’autre  en sorte que l’appétit aiguisé, prédispose les organes génitaux pour cet exercice sacré.
b)    Unité dans l’âme
L’âme est la partie de l’être humain qui sert de centre de délibération des actes, faits et pensées, pour ordonner au corps de poser une action qui peut être favorable ou défavorable à l’esprit au profit ou non de la satisfaction de moi. L’âme est constituée de la volonté, de l’intelligence ou raisonnement et des sentiments. Pour que l’âme se soumette à une autre personne ou à Dieu, il faut que Christ ait été introduit comme Roi dans notre volonté, Prophète dans notre intelligence et Sacrificateur dans nos sentiments et émotions. Lorsque Christ est intronisé comme Souverain dans notre vie, l’humilité, la soumission et le désir de l’amour pour le bien être de l’autre prennent place dans le cœur et l’unité de l’âme devient une réalité. Lorsque dans le couple, l’intimité sexuelle est atteinte et l’orgasme (le plus haut point du plaisir sexuel qui est son aboutissement et qui coïncide chez l’homme avec l’éjaculation) est fréquent, l’unité de l’âme des conjoints est une expérience continuelle. Dans cet état, quand bien même les difficultés surviennent, l’amour qui émane du lien d’âme des deux couvre la multitude des fautes du partenaire. 
c)    Unité dans la chair
L’unité de la chair dans le couple devient une réalité dès le premier jour des noces où après la bénédiction nuptiale, les mariés font l’expérience sexuelle pour la première fois. Les deux deviendront une seule chair, dit la Bible.  Une relation sexuelle sensible, dans le mariage, est l’affirmation muette de l’autre : « tu es la personne la plus précieuse de ma vie ». Cela transmet le silencieux message de gratitude : « merci d’être là » ; d’espoir : « j’espère que tu seras là demain », et d’accomplissement : « je me découvre complètement quand je suis confondu avec toi ». Ce mystère, cette relation en « ‘‘une seule chair’’ dit Joyce Huggett, offre par conséquent beaucoup de condition nécessaire à la maturité émotionnelle. L’acceptation, la confiance, la réussite et l’affirmation de soi produisent des gens complets, et une sexualité enthousiaste produit un autre fruit. C’est le lieu où on trouve la réconciliation après les querelles et les désaccords. L’unité sexuelle transcende les différences. Ce n’est pas à dire que les différences d’opinions soient automatiquement résolues lorsque deux personnes font l’amour. Tout conflit dans le mariage doit tout de même être traité avec patience et pardon. Mais lorsque les couples jouissent de l’intimité sexuelle, leur motivation à préserver l’unité totale du mariage devient très forte. En ce sens, l’unité sexuelle transcende les différence et fournit au couple la détermination à travailler à sa relation ».
L’unité dans la chair est aussi ce sens éveillé qui demande que dans le couple, les deux conjoints prennent minutieusement soin des besoins physique de l’autre, en vêtement, en matière de santé, de propreté et autre, allant jusqu’à l’argent de poche.
6.    L’intimité dans le couple
Différence de perception
DIFFERENCE ENTRE L’HOMME ET LA FEMME :
L’incompréhension de la nature si controversée de l’homme et de la femme pourtant appelée à cohabiter dans un seul aspect pour produire les résultats escomptés par Dieu est le grand facteur de désordre dans les ménages aussi païens que chrétiens.
Comprendre les différences qui existent entre les deux sexes est un impératif pour assimiler et vivre le mariage selon Dieu sans heurt et déceptions. C’est ainsi que l’incompréhension de la nature masculine différente de la féminine peut créer de sérieux dommages dans le couple. Nous tenterons de retracer ici quelques  aspects de ces  différences qui loin d’être une occasion de chute parce que mal comprise et exploitée devaient plutôt être une bénédiction car dans la complexité et la diversité existe une grande richesse de la complémentarité :
Chez l’homme, la priorité est donnée au corps, aux sensations, à l’attrait charnel. Si l’homme a un peu de cœur, il découvrira derrière ce corps séduisant de la femme qui l’attire, la richesse du cœur féminin – dont il a besoin. Pour l’homme : Amour =  sensualité --- Tendresse. L’homme étant d’abord charnel il est souvent pressé en amour, il veut brûler les étapes pour faire l’amour. Ainsi, il confond vite amour et plaisir.
a.     L’homme a tendance à penser émotionnellement. La femme pense avec son cœur. 
b.     L’homme a besoin de la réussite par contre la femme a besoin de la sécurité.
c.    L’homme est centré sur son travail et le monde extérieur.
d.    La femme Est préoccupée par son mariage et par ses sentiments.
Chez la femme, la priorité est donnée du cœur, des sentiments, de l’émotion. Pour la femme : Amour= Tendresse et sensualité. La femme est surtout sentimentale. Elle aime les paroles, les compliments, la douceur. Alors, elle se laisse facilement apprivoiser lentement mais sûrement. Ainsi, si son cœur est épris, sa sensibilité s’éveillera. La femme pourra alors donner tout son corps. La femme aime sentir l’intimité émotionnelle. Et l’homme est incapable de comprendre les sentiments. Elle veut le romantisme dans l’amour et l’homme trouve cela insignifiant. Elle aime sentir son époux à ses côtés, mais l’homme dira, ce n’est pas cela l’important, blessant la femme et creusant un vide émotionnel entre eux. 
Une fois, un homme conduisit son épouse à la maternité pour un accouchement. Anxieusement assis sur le blanc, il attendait ce qu’il en adviendra. Soudain, il entendit la porte de la maternité s’ouvrir et une infirmière lui annonça la bonne nouvelle. Sans attendre sa femme, il courut aussitôt annoncer à ses amis que sa femme venait de donner naissance à une très belle fille. Lorsque celle-ci sortit de la maternité, elle ne vit point son mari qu’elle languissait rencontrer pour savourer la victoire divine dans leur foyer. Très déçue, elle alla sur son lit de maternité dans une nouvelle salle. Deux heures après, ce dernier entra avec des cantiques et des louanges à la bouche, mais fut fortement repoussé par sa femme qui désapprouva son absence pendant le moment où elle avait le plus besoin de lui. L’homme trouva ce geste inhumain juste parce qu’il ne sait rien des sentiments.
L’homme cherche à combler la soif de son cœur auprès de la femme qui incarne l’amour par sa beauté, sa douceur, son affection. Lorsque l’homme regarde une femme, il pense immédiatement au sexe, mais la femme se dit en son cœur : cet homme peut-il vraiment m’aimer, combler le vide de mon cœur. Est-il celui qu’il me faut vraiment ? Remplira-t-il les conditions d’amour adéquat pour gagner mon cœur ? Saura-t-il vraiment y parler de manière à me gagner complètement à lui ?
La femme cherche auprès de l’homme ce qui lui manque : 
-  Etre tendrement aimée         -  Etre tendrement Elue  -  Etre tendrement préférée  
-  Etre tendrement admirée     -   Etre tendrement choyée et appréciée
Elle cherche la force et la confiance auprès de l’homme. Ce besoin de complémentarité est un appel à la communion, au partage dans l’amour. Ceci explique le fondement divin de la sexualité, c’est-à-dire ces différences entre l’homme et la femme dans leur cœur (âme), leur esprit et leur corps. Alors, si on ignore ou si on déforme cette vocation à l’amour, si on néglige la nécessaire complémentarité de l’homme et de la femme, leurs différences seront plutôt une source d’incompréhensions, de querelles, d’égoïsme, d’intrigues, de divorce, de rancœur et vengeance pouvant conduire au crime.
Le manque de connaissance des chemins, processus et preuves du vrai amour, occasionne une union fragile, illusoire et engendrera des surprises, des déceptions et alors s’installera l’infidélité et les déchirements. Voici un profil de processus et preuve de l’amour :          
a.  Le respect 
Le respect tel que définit par le dictionnaire Petit Robert, est le sentiment qui porte à accorder à quelqu’un une considération admirative, en raison de la valeur qu’on lui reconnaît, et à se conduire envers lui avec réserve et retenue, par une contrainte acceptée.  C’est la considération, la déférence, la politesse, la dignité et l’amour propre que nous portons à l’endroit de notre partenaire dans le couple. 
Dans le couple, le respect consiste dont à ne pas imposer ses exigences à l’autre, mais à le laisser libre sans chercher une possession jalouse caractérisée par la domination. L’amour ne s’impose donc pas. Dès qu’on impose l’amour, il disparaît parce qu’il ne serait plus l’amour. L’amour en effet, ne peut croître que dans la confiance et la liberté laissée à l’autre. C’est pourquoi, on ne peut ni retenir, ni maîtriser l’amour ; lorsque nous essayerons de le retenir ou le maîtriser, soit il nous échappera, soit il deviendra douloureux avec son cortège de peines et problèmes.
N’est-il pas écrit : ‘‘Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l'Éternel. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris ’’ (Cantique des cantiques 8.6-7). 
La grande douleur d’une épouse provient parfois du manque de valeur que son époux accorde à ses prouesses pour valoriser son foyer. Un jour, je fus invité avec Martine, mon épouse par un couple ami. La maîtresse de la maison qui nous invitait avait fait une cuisine vraiment appréciable, des mets aux fins gourmets. Nous étions déjà installés à table. Après la prière, le chef de la famille qui nous recevait dit : je préfère mettre le sel dans le repas. Mon épouse par expérience laisse toujours à tous nos invités d’apprécier personnellement la quantité de sel qui lui convient dans son plat. C’est pour cela que vous voyez le sel dans ce petit plat à table. Je connais bien qu’André et Martine n’ont aucun problème avec le sel. Je m’en vais donc mettre le sel dans le repas pour nous tous. Il y mit le sel, demanda à Martine et à son épouse de goûter tout en ajoutant avec ironie « je sais que vous avez chacune une médaille en or nationale pour la bonne cuisine, n’est-ce pas vrai mon ami André ? ». Oui fut bien sûr ma réaction. Martine goûta la première et sentit que le sel en était de trop. Mais par modestie, elle garda silence. La femme de notre ami après avoir goûté dit : « oh ! Chéri, tu y as mis de trop ! ». L’homme aussitôt de s’excuser et de dire : Je suis vraiment désolé. Il trouva vite un palliatif et la soirée fut une réussite.  En réalité me confia plus tard cet ami : « André, mon épouse m’avait en dernière minute soufflé qu’elle avait commis une erreur en mettant un trop de sel dans le met. Je résolus donc de la couvrir, c’est pourquoi tu as vu toute la comédie que j’ai jouée. Qu’en penses-tu ? J’appréciai son action et en tirai une bonne leçon.  Cet homme sut respecter et honorer son épouse. Qu’en est-il de nous ? 
      b. La connaissance réciproque
Il est vrai qu’au premier chapitre, nous avons développé certains aspects qui favorisent la connaissance réciproque dans ‘‘la base d’un choix’’ judicieux d’une bonne épouse ; mais il convient dans ce domaine assez vaste de la connaissance réciproque, d’ajouter les éléments suivants qui ne sont bien sûr pas exhaustifs. Se mettre sur la même longueur d’onde est la condition indispensable pour accorder ses violons et favoriser une véritable harmonie. Pour y parvenir, il faut se découvrir en profondeur dans les intérêts, les projets, les soucis, les peines et jusque dans les secrets et ambitions de la vie.
Pour aimer quelqu’un, il faut découvrir son être profond ; chercher à le comprendre dans ses  sentiments et émotions. Pour y parvenir, il ne convient pas seulement de se contenter de la façade ou des qualités superficielles de celui ou de celle qu’on veut épouser.  Il faut partager avec lui ou elle, ce qui vous tient à cœur pour voir et marcher dans la même direction. Cacher les faiblesses, les limites, les problèmes à celui que nous voulons pour compagne de demain est une grande illusion aux conséquences désastreuses pour demain. Il est donc normal d’être franc, sincère avec lui ou avec elle. Aimer réfléchir, travailler, se détendre avec son future partenaire pour la vie est une nécessité. Ne rien lui cacher, mais s’ouvrir entièrement à lui, ce qui est le gage d’un amour vrai et une assurance aux jours mauvais dans le foyer, parce que sa réaction, sa décision prépare le terrain d’entente et de communion qui durera.
Après environ une trentaine d’années de mariage, un homme dans une profonde communication dit à son épouse : ‘‘Ma chérie, je suis très étonné que tu ne m’aies point connu après de si nombreuses années de mariage. Tu t’agites trop et inutilement. Nous avons de grands enfants qui peuvent nous aider en attendant partir chacun chez soi. Notre dernier né a neuf ans et doit contribuer positivement pour la prospérité familiale, ce en nous aidant dans les petites tâches. Pendant trente ans, j’ai mangé tes jolis mets et me suis enivré de ton amour dans toutes ses formes. Maintenant, ce dont j’ai le plus besoin, c’est ta présence à mes côtés, tes encouragements, conseils, réconforts, tes suggestions et appréciations dans le travail que je fournis pour le ministère auquel Dieu nous a appelés. Je veux sortir de la monotonie de chaque jour pour vivre en toi de nouvelles choses qui vont me rajeunir spirituellement, bien que la tente dans laquelle j’habite se détériore’’. 
La connaissance dans le couple doit pousser chaque partenaire à conduire l’autre dans des innovations qui ouvre la porte à la joie, aux découvertes des potentialités encore cachées de l’autre, renouvelant l’harmonie et une soif constante du besoin de sentir l’autre à côté de soi. C’est dans cet objectif que plusieurs femmes de temps en temps pour changer le look et faire vivre une nouvel air dans le foyer, ont coutume après un mois, de changer la position des meubles et de certaines choses dans la maison. Un jour, un homme vint du travail tard, épuisé et se coucha aussitôt. Dans la nuit, il se leva pour aller aux toilettes. Après avoir allumé, il ne se trouva qu’à peine parce que dans sa tête, la routine avait imprimé la position du lit et d’autres choses de sa chambre à coucher. Il dû dans cet état de mi sommeil demander à sa femme : ‘‘Chérie, quand sommes-nous entrés dans ce nouvel appartement ? Je te prie, viens me conduire car tout est nouveau devant moi’’. Vous pouvez imaginer la suite, et surtout ce que cette nouvelle disposition de la chambre a apporté dans la vie du couple.
Un homme de Dieu dans une causerie me dit : ‘‘Dr André, il est important de souvent modifier la position du lit et autres choses de la maison. Un jour, ma fille m’a appelé de l’étranger pour me signifier qu’elle était victime de nombreuses attaques démoniaques. Après avoir prié, je lui ai demandée de changer la position de son lit. Le lendemain, elle m’appela avec joie, pour me signaler qu’elle avait passé la plus douce et belle nuit depuis son arrivée dans cette contrée lointaine’’. Quelle leçon pour nous !
C. L’union des cœurs  
Aimer l’autre, ce n’est pas se regarder l’un à l’autre, mais c’est regarder ensemble vers la même direction. L’amour vrai exige qu’on se fasse un seul cœur et un seul esprit. C’est une alliance dans le partage des mêmes valeurs et du même idéal de vie, dans la volonté réciproque de construire la confiance, en se donnant ce qu’on a de meilleur. L’union des cœurs se brise dans le couple parfois juste par une crise de confiance qui a commencé sur de moindres choses. 
Le coût impliqué dans la formation d’une relation de toute une vie avec quelqu’un que nous aimons profondément est inestimable. Chaque partenaire, s’il consentait à payer vraiment le prix pour une récompense de l’amour conjugal, la fréquence que nous enregistrons dans la rupture des liens conjugaux serait moins effrayant que ce que nous vivons. En Angleterre et aux Etats Unis, les statistiques montrent que qu’un couple sur trois perd en route, les sentiments qui ont attirés l’un vers l’autre avant le mariage, rendant désormais leur union incompatible. Qu’en est-il de l’Afrique où le même statistique ramène le résultat au plus bas de l’échelle, car en fait chez nous, deux sur trois divorcent ou vivent fictivement un mariage longtemps détruit. Et même le troisième couple ne vit pas une harmonie réellement parfaite dans le foyer. Beaucoup reste à apprendre sur le mot aimer.
Aimer, c’est accepter l’autre avec ses qualités et ses défauts. L’exception n’est plus l’amour altruiste, c’est-à-dire désintéressé. 

(à suivre)

Voir les commentaires

LE COUPLE EN CHRIST (1)

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE COUPLE EN CHRIST

1.    Fondement biblique du mariage
2.    2. Signification du mot Mariage
a)    Chaque lettre du mot Mariage
b)    Les origines hébraïques du mot Mariage
. Kadosh  -  Kadoshim
. Mariage correspond à « épousage »
c)    Signification de « une aide semblable »
3.    Le caractère sacré du mariage
a)    Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance et qu’ils dominent (Genèse 1.26)
b)    Dieu les créa mâle et femelle (Genèse 1.27)
c)    « Os de mes os et chair de ma chair »
d)    « les deux étaient nus et n’avaient pas honte »
e)    Mystère et Sacralité du mariage (Ephésiens 5.22-31)
4.    L’intimité dans le couple
a)    Différence de perception
b)    Les bases de l’intimité
c)    Le secret de l’intimité dans les activités de qualité
d)    L’intimité sexuelle
Fondement biblique du mariage
‘‘Définition du mariage :
1.    Religieuse : acte religieux qui consiste à créer un crucifié de plus et une vierge de moins.
2.    Juridique : sentence dont le condamné à perpétuité, est libéré simplement pour la mauvaise conduite.
3.    Vie courante : aucune femme n’ ce qu’elle espérait et aucun homme n’espérait ce qu’il a.
4.    Mathématique : somme d’emmerdes, soustraction de liberté, multiplication de responsabilités, division des biens.
5.     Militaire : c’est la seule guerre où l’on dort avec son ennemi dans le même lit ou sous le même toit.
6.    Philosophique : sert à résoudre a deux des problèmes que l’on aurait jamais eu en restant célibataire.
Puis vient l’heure du bilan : Le Mariage avant et après :
        Action    Avant    Après
Sexe    2 fois par nuit    2 fois par mois
    Tu m’essouffles    Tu m’étouffes 
    Ne t’arrête pas    Ne commence pas
    Saturday night fever    Monday night football
    On n’a fait sur le canapé    J’ai dormi sur le canapé
Amour    Je me demande ce que je faisais sans elle (lui)    Mais qu’est-ce que je fais avec elle (lui)
    Erotique    Neurologique
    On croirait qu’on est ensemble depuis    On est toujours ensemble
    Mais on continue tout de même car après tout, l’amour est plus fort que tout’’
 
a)    Pensée divine du mariage :
Dans son essence c’est une union légitime d’un homme et d’une femme, impliquant l’idée d’une alliance, d’une union par une fusion pour des actions conjuguées, où deux personnes de sexe opposé, sexuellement incomplets, mais compatibles, s’unissent. Par l’union de leur corps, ils créent un troisième être complet et nouveau : ‘‘nous’’. Cette unité à son tour s’emboîte  dans le cadre de l’amour de Dieu qui la soutient. C’est l’amour divin qui tient les pièces parfois difformes et divergentes du caractère, du comportement, de l’entendement de l’un et de l’autre pour les ajuster afin de produire l’effet attendu selon ses saints desseins. Dans le couple, les partenaires sont à la fois l’objet de l’amour de l’autre et de l’amour de Dieu. En parlant de cette union, Virginia Satir dit : « Dans le mariage, je te rends plus possible ; tu me rends plus possible ; je nous rends plus possibles, tu nous rends plus possibles et Dieu nous rend chacun de moi et toi plus possible ».
     b) But du mariage :
 Le mariage revêt un but quadruple selon Dieu : 
1)    La collaboration: Sortir l’homme de son isolement en lui procurant une aide semblable à lui, pour lui permettre une collaboration nécessaire à la réussite de la mission qui est sienne.
2)    La reproduction: Permettre à l’homme et à la femme de mettre à contribution une capacité reproductive en s’unissant dans l’ordre et la crainte de Dieu, en vue de multiplier et de remplir la terre, exécutant ainsi la volonté de Dieu (Gen. 1.27-28).
3)    La complétude ou accomplissement de soi : Permettre à l’homme de retrouver sa côte arrachée afin d’être complet dans l’unité  ; Car la femme est tirée de l’homme et l’homme existe par la femme l’un et l’autre ayant quitté père et mère pour être une seule chair  .
4)    La sanctification : Permettre la sanctification de l’un et l’autre pour la sauvegarde de ce qu’est pour eux le lien conjugal (1Cor 7.2-7). Le Seigneur veut que le mariage soit saint et honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure (Hébreux 13.4). Il doit constituer un point d’honneur pour les deux conjoints. Ceux qui interdisent le mariage vont contre la volonté de Dieu (1Tim 4.1-3).
On ne s’étonne plus des crises dans le mariage car parfois, au lieu de poursuivre les buts susmentionnés le mariage est basé sur : 
-    La tradition et l’alliance des familles (d’où le manque de dialogue) ;
-    L’improvisation ou la revanche d’une récente déception ;
-    La cohabitation dans le but de satisfaire juste ses instincts sexuels (viens-on-vit) ;
-    La contrainte des parents ;
-    Le coup de foudre, la pitié ou la compassion ;
-    Des aspects extérieurs (beauté, attitudes, argent etc.)

SYMBOLISME BIBLIQUE DU MARIAGE
De Genèse à Apocalypse, la Bible regorge de symbolisme relatif au mariage. Sa juste compréhension permettra d’aborder ou de vivre le mariage avec crainte respectueuse envers son législateur ; ceci permettra d’honorer le mariage et maintenir le lit conjugal exempt de toute souillure tel que le recommande le livre aux Hébreux (13.4).
Genèse 2.21 : « Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place ».
Symbolisme : - La mort de Christ sur la croix (Sommeil d’Adam) produit ceci :
                        - Dieu en sort l’Eglise (de la côte d’Adam, Dieu fit la femme)
                        - De la côte percée de Jésus, sort l’eau et le sang (l’Eglise qui naît de la croix est purifiée par l’eau de la Parole de Dieu)
                        - Le sang sorti de la côte de Jésus après le coup de lance atteste que le prix du rachat est payé (la rançon (la dot) est versée pour l’acquisition légale de la fiancée de Christ qui est l’Eglise. Autrement dit, de sa vie, Christ a payé la vie du pécheur qui était sous la servitude du tyran (Esaïe 14.17). 
                        - La vie de Christ lui est communiquée (os de mes os)
                        - Les actions de sa vie reflètent la nature de Christ 
Genèse 3.1-6 : La séduction de la femme par le serpent :
Symbolisme : -  la corruption de l’Eglise au temps d’apostasie
                          Adam décide volontairement de manger le fruit défendu que lui donne Eve, en connaissance des conséquences qu’il encoure.
-    Christ décide volontairement de prendre sur lui les péchés de l’Eglise et d’en mourir afin d’obtenir son pardon (Rom 6.8).
Genèse 3.17 : Dieu punit Adam au lieu d’Eve
Symbolisme : Jésus Christ meurt pour les péchés de l’Eglise
Jean 14.1-3 :   Jésus dit qu’il va préparer une place afin que là où il est, que les siens y soient aussi.
Symbolisme : les noces de Christ et de l’Eglise dans les airs .
Ephésiens 5.25-32 : L’homme doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et a donné sa vie pour elle.
Symbolisme : - Soins de l’époux sur l’épouse (Christ aime et veille sur son Eglise)
Genèse 24 : La dot de Rebecca par le serviteur d’Abraham     
Symbolisme : La mort de Christ sur la croix pour le rachat de l’Eglise (Jean 19.34 ; Apoc 3.1-7)
                        L’amour dans le couple (Christ aime son Eglise)
                        Le mariage (mystère de Christ et l’Eglise)
Apocalypse : Le mariage est comparé (l’union de Christ et de l’Eglise)
Apocalypse 21.9 : La femme est comparée à l’Eglise
Apocalypse 19.9 : le mariage ou l’union du couple (la noce de l’Agneau)

Il ne serait pas superflu de comprendre que dans le mariage, le mot ‘‘une aide semblable à lui’’, traduit dans d’autre versions par ‘‘son vis-à-vis est riche de signification et symbolisme. De l’hébreu «‛âzar»,  «neged» et «nâgad», l’expression traduite par « une aide semblable à lui » dans le sens premier des mots signifie : aborder résolument de front en se tenant courageusement sans contradiction, prenant place en opposition dans le but d’assurer la complémentarité, agissant comme une amie, une âme sœur, un compagnon, un assistant, une aide, pour donner son corps, entourer, couvrir, lier, côtoyer, envelopper en signe de protection contre intempérie extérieure, étant la pointure convenable, pour obtenir et élire domicile, établir un siège quelque part, cernant la limitation, grimpant pour un banquet ou festin dans son hébergement.   

L’appréhension du symbolisme et du sens profond du mot aide semblable à lui permettra aisément de s’introduire ne plein dans  une parfaite compréhension du mariage selon la vision du législateur divin, auteur, instituteur et instructeur du mariage.
2. Signification du mot Mariage
Chaque lettre du mot Mariage
Le mariage définit par les sept mots qui constituent le vocable se définit de la manière suivante : 
M = Mort en soi-même ; A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ, R = Révélation du caractère, I = Intérêt commun, Intégrité, A = Allégresse, G = Grâce, générosité, E = Esprit de Dieu.
Considérant la profondeur de cette décomposition de chaque mot de vocable mariage, nous pouvons y découvrir les vérités suivantes :
M = Mort en soi-même (Gen 2.24 ; 1 Cor 7.3). Comme nous l’avons exprimé auparavant, le mariage est le renoncement à ses aises, à ses ambitions, à sa famille, à ses coutumes, à ses principes et autres, pour épouser et vivre par les desseins de Dieu dans le nouveau couple qui est formé par le lien du mariage. Pour parvenir à l’amour selon la vision divine, il faut avoir la charité qui est la mort en soi-même pour le bien-être ou le bonheur de l’autre. Beaucoup d’entre nous sont-ils vraiment morts à eux-mêmes ? Le moi ne domine-t-il pas fortement alors qu’il n’est plus lui-même, mais forme une entité spirituelle avec son épouse dans un nouvel environnement tel que voulu par Dieu ?
A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ. Les caractéristiques de l’amour dépeignent Christ lui-même en ces termes : ‘‘L’amour est patient, il est plein de bonté,  l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvénient. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère’’ (1 Cor 13.1-7 - Version Parole de Vie). 
R =  Révélation du caractère. Dans l’amour de Christ qui unit le couple, la découverte des aspects négatifs dans l’autre partenaire est la manifestation de l’amour de Dieu pour apporter la sanctification dans l’autre partie de moi-même qu’est désormais chacun en vue d’une transformation en vue de l’harmonie parmi les deux. N’est-il pas écrit : ‘‘Car il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux, un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié’’ (Eph 2.14-16)
En allégorisant ce texte pour le ramener dans le contexte du mariage, nous comprenons clairement que le travail du Saint-Esprit est de ramener la paix dans le couple en réconciliant en Christ les deux êtres pour qu’elles obéissent aux mathématiques divines dans leur manifestation qui est 1+1=1. La découverte du caractère négatif du partenaire n’est pas une joie de constater les faiblesses du conjoint, mais plutôt de la révélation d’un travail à faire sur lui pour le ramener au modèle que Dieu attend de lui. 
I =   Intérêt commun, Intégrité. Lorsque l’harmonie est établie dans le couple et que les deux êtres sont devenus mystérieusement fusionnés en Christ pour ne plus former qu’un, leurs intérêts ne se trouvent désormais qu’en Dieu. Ainsi, comme Christ et le Père sont un, les deux deviennent réellement un et travaillent pour un objectif commun dans lequel les intérêts ne sont plus partagés, mais commun à cause du caractère d’intégrité de l’un et de l’autre. La communion et la solidarité dans le couple sont appelées à devenir une complicité manifestée par l’attachement indéfectible à la communion mutuelle. Le centre d’intérêt de l’un devient celui de l’autre, en effet le partage des joies, des peines, des ambitions et autres ne visent plus rien d’égoïste ou personnel :
‘‘Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde de Dieu, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée’’ (Phil 2.1-2).
A = Allégresse. L’accomplissement du point ci-dessus conduit le couple à expérimenter une joie surnaturelle dans leur union intime et pratique qui les amène chaque fois à la montagne de la joie éternelle. Lorsque la fusion des deux est devenue possible en Christ, le couple est transporté dans leur intimité conjugale dans les vestibules du ciel.
G = Grâce, générosité. Au jour où l’adversaire ou l’adversité tente de briser l’harmonie conquise en Christ, la grâce de Dieu reste leur seule source d’espoir qui sans faille se renouvelle chaque matin pour leur bonheur (Lamentations 3.22-23). La générosité de chacune des parties pardonne facilement les torts de l’autre afin de ne pas briser l'équilibre si chèrement obtenu par la grâce de Dieu. La grâce disait un serviteur de Dieu doit nous conduire à avoir toujours en réserve le pardon préventif au jour où l’autre nous offenserait. Par la grâce et la générosité, chacun dans le couple doit s’efforcer de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix (Eph 4.3). 
E = Esprit de Dieu. Chaque couple comme dit plus haut, entre dans les desseins rédemptifs de Dieu pour la famille qu’ils vont fonder, devant exercer une influence positive autour d’eux pour la gloire de Dieu dans leur deux familles respectives, leur tribu, leur quartier, ville, pays et enfin le monde. L’avons-nous vraiment compris ? Toutefois pour atteindre cette dimension, il faut exclusivement se laisser entre les mains du Saint Esprit qui sonde les cœurs et les reins, connaissant les dispensations de Dieu à notre égard. Puissions-nous dès aujourd’hui nous plier aux exigences du Saint-Esprit pour le bonheur de notre foyer à la gloire de Dieu.
d)    Les origines hébraïques du mot Mariage
. Kadosh  -  Kadoshim
. Mariage correspond à « épousage »
e)    Signification de « une aide semblable »
Une aide à son mari :
Dans le sens premier des mots hébreux «‛âzar»,  «neged» et «nâgad» qui composent l’expression "une aide semblable à lui", une lourde signification apparaît lorsque nous reconstituons les implications des préfixes, suffixes et alors aboutissons à la compréhension ci-après : "quelqu’une qui aborde résolument de front en se tenant courageusement sans contradiction, prenant place en opposition  dans le but d’assurer la complémentarité, agissant comme une amie, une âme sœur, un compagnon, un assistant, une aide, côtoyant pour donner son corps afin d’entourer, couvrir, lier et envelopper en signe de protection contre les intempéries extérieures, étant la pointure convenable, pour obtenir et élire domicile, établir un siège, cernant la limitation, grimpant pour un festin dans son hébergement".   
5.    Le caractère sacré du mariage
f)    Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance et qu’ils dominent (Genèse 1.26)
g)    Dieu les créa mâle et femelle (Genèse 1.27)
h)    « Os de mes os et chair de ma chair »
i)    « les deux étaient nus et n’avaient pas honte »
j)    Mystère et Sacralité du mariage (Ephésiens 5.22-31)
Les trois piliers du mariage
Le mariage pour être valide doit comporter trois éléments fondamentaux sagement posés par Dieu. Le mariage au vu de ce qui vient d’être dit est comme une marmite à trois pieds posée sur un foyer. L’absence d’un seul pied entraîne inévitablement la chute de celle-ci. Ces trois éléments sont consignés dans le décret divin instituant le mariage : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Gen 2.24).
1.    l'homme quittera son père et sa mère
Le mariage est le point de démarcation entre les parents, l’entourage, le cercle parfois vicieux du passé, les ambitions égoïstes, pour circonscrire un nouveau cadre de vie en posant de solides bases d’amour sur le conjoint pour fonder un foyer ou cellule familiale qui se veut prospère. Pour ce faire, une alliance établie entre les deux devant plusieurs témoins et parties s’impose :
-    entre les deux : chacun, au nom de l’amour acceptent de se soumettre au conjoint pour un bonheur futur indissoluble. Cette étape continuera jusqu’à l’église lors de la bénédiction nuptiale.
-    Devant les parents : dans le contexte africain par un consentement mutuel, les deux acceptent de s’unir pour former une famille. La dot est versée et le contrat coutumier est établi. Les familles à leur tour font alliance entre elles à cause de l’alliance de leur fils et de leur fille qui sont devenus un par le lien du mariage.
-    Devant le Maire : en présence des témoins, le Maire ne signe l’Acte de mariage que lorsque les deux ont porté l’alliance ayant confessé leur désir de s’appartenir l’un l’autre et de  vivre l’un pour l’autre dans les bons et les mauvais jours.
-    A l’église : en présence de Dieu le couple renouvelle leur alliance de devenir une seule chair avant de recevoir la bénédiction nuptiale.
L’alliance comme dit plus haut, est toujours scellée devant témoins : «Et vous dites : Pourquoi ?... Parce que l'Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, bien qu'elle soit ta compagne et la femme de ton alliance …» .
« Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon, et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon[…] Vous en êtes témoins aujourd'hui ! ». 
La notion de l’alliance dans le mariage va plus loin qu’on ne le pense réellement. L’un est fusionné dans l’autre perdant de fait son identité pour adopter et vivre celle qu’impose l’alliance de la nouvelle condition de vie : « Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! ». 
La violation d’une alliance entraîne la nullité de celle-ci et occasionne toujours d’amères conséquences. Plusieurs enfants de Dieu aujourd’hui souffrent dans leur vie spirituelle à cause des alliances du passé violées par ignorance ou par fausse présomption de la  volonté de Dieu. Il arrive qu’un frère avant sa conversion ait contacté un mariage et après dot, il ne restait aux parents de la fille que d’amener la fiancée chez son mari. Ayant aussitôt accepté Christ,  on s’empresse de dire au frère, cette fille est païenne, tu devras prendre une sœur. La démarche logique consisterait à présenter à Christ la fiancée et si celle-ci l’accepte, tout va pour le mieux. Mais si elle refuse Christ et ne consent pas que son mari soit en Christ, la rupture de l’alliance devient justifiée. 
Le respect du premier élément instituant le mariage introduit le but affectif (Gen 1.27-28) qui s’exprime comme suite : Etant l’expression même de l’amour, Dieu a créé à son image et à sa ressemblance, l’homme et la femme. Ces derniers doivent à leur tour par le lien de l’amour à travers leur union et leur nature spirituelle, être la manifestation physique de l’amour dont ils sont le produit en Christ. Ainsi, comme Dieu communique avec l’homme, le couple à travers la communication (verbale, physique, émotionnelle, sentimentale et spirituelle) conjugue leurs efforts pour réaliser la mission à eux confiée par Dieu. Sans communication, il n’y a point d’affection et point de communion.
2.    l’homme s'attachera à sa femme,
Le mariage est l’union qui résulte d’un libre choix entre une femme et un homme. Toute contrainte dans le processus du mariage rend l’union vulnérable et sujette à des déstabilisations à tout moment. Entre les deux parties, seule l’idée d’une alliance rend l’union unique et valable aux yeux  de Dieu et des Saintes Ecritures.
La convoitise étant l’effet des motivations impures sous l’impulsion du diable, un mariage établi sur cette base est bâti sur un terrain occulte glissant, laissant libre accès aux mauvais esprits pour y souffler des tourbillons, tempêtes diverses afin de mieux asseoir l’instabilité et décrédibiliser l’institution divine du mariage. 
Ceci suscite dans quelques cœurs les desseins iniques de vie de prostitution et perversion sexuelle au détriment du mariage tel que voulu par Dieu. Un tel mariage, il faut le savoir, non seulement produit l’absinthe, les haines, la jalousie, la violence mais parfois aboutit à la rupture voire même au meurtre.
Toute bénédiction nuptiale sur un faux fondement n’est d’aucune valeur et n’a aucun effet aux yeux de Dieu qui honore toujours sa Parole, faisant tout par elle. Les raisons du véritable attachement de l’homme à sa femme ressortent d’un mystère : « Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée, Même quatre que je ne puis comprendre: La trace de l'aigle dans les cieux, La trace du serpent sur le rocher, La trace du navire au milieu de la mer, Et la trace de l'homme chez la jeune femme » (Prov. 30.18-19). Lorsque le fondement divin qui garantit la durabilité du mariage est violé, toute forme de mariages parallèles : homosexualité, bestialité, mariage par la compassion ou la pitié pour l’autre, pour échapper à la sollicitude, sous pression, par contrainte, par soumission aux parents, par convoitise, par intérêt, se marier pour faire comme tout le monde, se marier pour fuir un foyer malheureux ou une situation désagréable, épouser une personne qui ressemble beaucoup à un parent, pour montrer à son ancien amoureux que l’on est capable d’attirer quelqu’un d’autre, et autres constituent une abomination aux yeux de Dieu puisque leur caractère et pratique sont sataniques. 
Les principes divins dans ce deuxième aspect introduit le mariage à son but social (Gen 1.28). La collaboration est nécessaire à l’homme qui est par essence un être social.  L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui » (Gen 2.18).
Lorsque chaque partenaire dans le couple a bien compris et joue véritablement son rôle, le but social est atteint car leurs enfants seront conçus et élevés selon les vraies valeurs morales et éthiques en sorte que leur futur sera un facteur potentiel de la prospérité familiale et de la société. 
3.    ils deviendront une seule chair 
Pour être valide après les deux premières étapes, le mariage doit être consommé. La réalité des relations sexuelles régulières, harmonieuses, librement, pleinement consenties et offertes dans le respect du désir et du corps du conjoint de manière à parvenir fréquemment à l’orgasme introduit les deux dans de régulières expérimentations de nouvelles dimensions de bonheur mutuel par le biais d’une union :
-      physique : l’un dans l’autre au travers des organes sexuels produit l’intimité
-   émotionnelle : les caresses, la sensation de joie, de bonheur, de satisfaction entraînent des paroles mutuelles admiratives, valorisantes, encourageantes pleines de charmes. 
-    sentimentale : la sécurité, le confort, la confiance, l’affection qui enlace l’un dans l’autre au milieu d’une ardente flamme d’amour les entraînent dans le lien de l’âme, produit la joie et le lien d’âme qui introduit la personnalité de l’un dans l’autre.
-  Spirituelle : Lorsque les deux nagent dans l’océan de l’amour, la véritable     sensation de l’unité de leur être s’exprime par le lien spirituel (ma vie sans toi n’a pas de sens etc. ; se diront-ils l’un à l’autre en ce moment-là). Ce facteur introduit les deux devant le trône de la volonté de Dieu quant au plan divin pour    le mariage.
« Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari ; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence » (1 Cor 7.3-5). 
Ainsi donc, l’union physique des corps conjugue l’union de l’âme et de l’esprit. Par les rapports sexuels remplis selon Dieu, le couple atteindra à chaque nouvelle fois, une autre dimension émotionnelle, sentimentale et spirituelle qui fera augmenter leur amour, ôtera la monotonie, la suspicion dans le couple pour ouvrir la porte à un plein épanouissement mutuel dans tous les domaines de la vie et les stabilisera en consolidant les liens dans le foyer.
C’est de cette manière que les buts spirituels de Dieu dans le mariage seront atteints par l’union physique : « C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église,  parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari » (Eph 5.28-31).
Ainsi, le troisième élément institutionnel du mariage conduit au but physique (1 Cor. 7.1-3). L’unité du couple dans son intimité produit une force. La femme, dit la Bible, est tirée de l’homme et l’homme existe par la femme : «Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu » (1 Cor. 11.12). Mais il doit quitter son père et sa mère pour s’unir à sa femme et les deux deviendront une seule chair (Gen 2.21-24). Ce cycle sacré introduit le but principal de la pensée de Dieu. L’un vient de l’autre, et l’autre ne peut exister sans l’un. Mystère ! Le mot hébreux parlant de l’acte sexuel dans le couple se traduit par connaître : ‘‘Adam connut Eve, sa femme ; elle conçu, et enfanta Caïn’’ (Gen 4.1), ‘‘Caïn connut sa femme’’ (Gen 4.17), ‘‘Adam connu encore sa femme (Gen 4.25)’’. Le mot connaître est constitué du préfix ‘‘con’’ et de l’élément ‘‘naître’’.  Les Dictionnaires français Robert et Larousse définissent les deux éléments du mot de cette manière :
-    con : (du latin connus) Vulg. Le sexe de la femme ; Élément du latin com, cum qui signifie ‘‘avec’’. 
-    naître : avoir son origine, commencer à exister.
De cette décomposition, il ressort sans ambiguïté que la pénétration de l’homme dans la femme par le biais sexuel établit le lien d’une nouvelle vie, une nouvelle existence. Il devient très facile de comprendre que par le biais de l’acte sexuel, on prend naissance avec le partenaire et vice versa. L’un et l’autre deviennent un même élément par le biais de la fusion. Une nouvelle origine s’engendre de manière irréversible. De cette révélation divine, nous arrivons à comprendre que la femme est la côte qui avait été détachée de l’homme pendant son sommeil. L’affirmation si profonde d’Adam après son sommeil ne semble pas être véritablement compris par nous aujourd’hui : ‘‘Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! On l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme’’ (Genèse 2.23). 
Arrêtons-nous un instant, pour ceux qui sont déjà mariés, prenons la place d’Adam et posons-nous la question suivante en donnant à notre épouse la position d’Eve : Ai-je réalisé que mon épouse est une partie de mon propre corps, de ma propre personnalité parce que par notre union par l’acte sexuel nous nous sommes introduits l’un dans l’autre devenant non plus l’essence ou l’espèce d’avant le mariage, mais une nouvelle entité qui ne trouve son expression cette fois-ci que dans la vison de Dieu pour notre nouveau couple ? Tout foyer nouvellement promu est appelé dans le plan de Dieu a joué un rôle précis dans l’histoire de l’église et de l’humanité. L’avons-nous vraiment compris ? Nous pensons souvent semble-t-il que notre couple est une union de plus juste pour remplir une formalité traditionnelle. Savons-nous que lorsque nous insultons, tapons sur nos épouses ou vice versa, faisant violence de toute sorte, nous ne sommes rien d’autres que des prophètes de Ball ou autres pratiquant de méthodes occultes des violences de toutes sortes sur soi au nom de Dieu (1 Rois 18.28) qui a institué le mariage pour la paix ? La violence dans le couple est la pratique du sadomasochisme qui consiste à faire souffrir le partenaire pour éprouver du plaisir. N’est-ce pas de l’occultisme ? Malachie ira plus loin en disant : « Voici une autre faute que vous avez commise : vous inondez de larmes l’autel de l’Eternel, vous le couvrez de pleurs et de gémissements, parce que l’Eternel ne fait plus aucun cas de toutes vos offrandes et qu’il n’accepte plus de recevoir de vous ce que vous présentez. Vous demandez : Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que l’Eternel a été le témoin entre chacun de vous et la femme que vous avez épousée lorsque vous étiez jeune et que vous avez trahie. Elle était ta compagne, et tu avais conclu une alliance avec elle. Un homme en qui subsiste un reste de bon sens ne ferait pas cela ! Mais vous me répliquez : Alors qu’a fait cet homme-là Abraham dont nous avons l’exemple ? Eh bien, il cherchait une descendance qui lui vienne de Dieu. Restez donc dans votre bon sens, et ne trahissez pas la femme de votre jeunesse. Car renvoyer sa femme par haine, déclare l’Eternel, Dieu d’Israël, c’est comme maculer de sang son propre vêtement en commettant un acte de violence, déclare l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. Restez donc dans votre bon sens et n’agissez pas en traîtres ! Vous lassez l’Eternel par vos discours, et puis vous demandez : En quoi te lassons-nous ? C’est parce que vous dites : Quiconque fait le mal est bien vu de l’Eternel. Il a plaisir à ces gens-là. Ou bien encore : Où est le Dieu de la justice ? » (Malachie 2.13-17)
Il m’arrive souvent lors de la célébration de mariage de prendre un coca-cola et une Fanta que j’ouvre devant les époux et mélange dans un verre le contenu des deux bouteilles.  Après, je leur fais savoir que la femme est transparente en général (Fanta) et aime la communication, ce qui est clair, mais l’homme souvent est opaque, sombre, caché (coca-cola). Faisant ensuite goûter cette mixture à l’un et à l’autre, je leur pose la question suivante : quel goût sentez-vous dans ce mélange ? Evidement ni cola, ni Fanta répondent-ils souvent. Alors, je reprends et dis : Frère, tu as laissé tes habitudes, ta famille, tes façons, ta solitude, tes projets et ambitions etc. et tu as fait fusion avec la sœur. Vous ne devenez plus ni frère, ni sœur, mais une nature nouvelle qui dit s’exprimer en Christ dans le plan de Dieu. Sachez donc que dès la bénédiction de votre mariage, vous ne serez plus rien de ce que vous étiez lorsque vous aurez consommé votre union par l’acte sexuel. 
Une nouvelle vision s’impose : un nouveau mode de pensée, une nouvelle façon de vivre, de faire, d’agir, de se comporter, de marcher doit voir le jour dans un nouveau cadre. On peut emprunter des éléments du passé des deux côtés pour construire le nouveau cadre du foyer, mais on ne doit jamais s’y identifier comme si l’expérience, la vocation ou la mission des autres était forcément les nôtres. A un nouveau foyer, une nouvelle vision de Dieu se présente et il faut à tout prix la découvrir pour rester dans le plan de Dieu en fonction des objectifs du Créateur pour ce couple.
Lorsque les trois buts de Dieu dans le mariage sont atteints, le lien de la sanctification de l’un par l’autre à travers Dieu se produit à cause du lien conjugal. Ils deviennent un sujet de sanctification, d’édification, de conseil, d’assurance, de protection mutuelle, constituant un facteur de croissante victoire sur la faiblesse d’hier dans la vie de l’autre. 
Tout mariage qui ne respecte pas les trois éléments fondamentaux posés par Dieu sera à reconsidérer parce qu’il ne pourra jamais atteindre les trois objectifs divins qui visent le but affectif, le but social et le but physique.
    
(à suivre)

Voir les commentaires

LES DIFFÉRENTES SORTES DE BREBIS

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Ezéchiel 34

Introduction :
Plus les jours passent, plus nos yeux s’éclairent et nous découvrons que notre prétention d’efficacité et d’excellence d’hier qui nous faisaient croire que nous sommes au top niveau, que nous sommes au-dessus des autres dans le service de Dieu s’écroulent face aux exigences divines dans son éthique. Job s’est écrié en ces termes : « Si Dieu n’a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui, combien moins l’être abominable et pervers, L’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ! » (Job 15.15-16). Comment nous est-il souvent arrivé de croire que nous sommes arrivés ? L’Apôtre Paul quant à lui s’est écrié : « je ne pense pas l’avoir saisi, je fais une chose, courir de l’avant, oubliant ce qui est derrière, pour parvenir à la vie éternelle ».
Le livre de Proverbes 27.23 dit en substance : ‘‘Connais bien chacune de tes brebis, Donne tes soins à tes troupeaux’’. Est-il vraiment facile pour un berger de connaître parfaitement chaque brebis de ses troupeaux. L’exigence n’est-elle trop risquée pour être applicable ? Le berger du peuple de Dieu est un esprit dans une chair et chaque brebis entendons fidèle ou croyant sous sa garde est aussi un esprit dans une chair. Chaque brebis est différente de l’autre brebis tant dans sa nature, son caractère, son environnement original, son background en général. Ces facteurs conditionnement l’aspect comportemental très diversifié et controversé de chaque croyant et des croyants réunis. Dans ce labyrinthe, comment osé croire être la personne qu’il faut pour une sécurité intégrale et un service de qualité, entendons sans défaut parmi les brebis du Seigneur à notre charge. 
Ne faut-il pas s’arrêter, reconsidérer la charge en scrutant en profondeur du devoir, de la responsabilité y afférente ? Je me dis que si cet aspect de la charge, du devoir de rendre compte était notre souci, plusieurs se seraient rendu compte de leur manque de vocation et seraient retournés au véritable but de leur existence. Des bergers du peuple de Dieu ont fait un rapport élogieux de leur mission à l’instar de :
1.    Prophète Samuel :
« 1 Samuel dit à tout Israël: Voici, j’ai écouté votre voix dans tout ce que  vous m’avez dit, et j’ai établi un roi sur vous.
2  Et maintenant, voici le roi qui marchera devant vous. Pour moi, je suis  vieux, j’ai blanchi, et mes fils sont avec vous; j’ai marché à votre  tête, depuis ma jeunesse jusqu’à ce jour.
3  Me voici! Rendez témoignage contre moi, en présence de l’Eternel et en  présence de son oint. De qui ai-je pris le bœuf et de qui ai-je pris  l’âne? Qui ai-je opprimé, et qui ai-je traité durement? De qui ai-je  reçu un présent, pour fermer les yeux sur lui? Je vous le rendrai.
4  Ils répondirent: Tu ne nous as point opprimés, et tu ne nous as point  traités durement, et tu n’as rien reçu de la main de personne.
5  Il leur dit encore: L’Eternel est témoin contre vous, et son oint est  témoin, en ce jour, que vous n’avez rien trouvé dans mes mains. Et ils  répondirent: Ils en sont témoins. » (1Samuel 15.1-5)
2.    Le Seigneur Jésus :
«Lorsque j’étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J’ai  gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le  fils de perdition, afin que l’Ecriture fût accomplie » (Jean 17.12).
3.    L’Apôtre Paul :
«18 Lorsqu’ils furent arrivés vers lui, il leur dit: Vous savez de quelle manière, depuis le premier jour où je suis entré en Asie, je me suis sans cesse conduit avec vous,
19  servant le Seigneur en toute humilité, avec larmes, et au milieu des épreuves que me suscitaient les embûches des Juifs.
20  Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons,
21  annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ.
22  Et maintenant voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera;
23  seulement, de ville en ville, l’Esprit-Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent.
24  Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.
25  Et maintenant voici, je sais que vous ne verrez plus mon visage, vous tous au milieu desquels j’ai passé en prêchant le royaume de Dieu.
26  C’est pourquoi je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous,
27  car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher.
28  Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
29  Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau,
30  et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
31  Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous.
32  Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce, à celui qui peut édifier et donner l’héritage avec tous les sanctifiés.
33  Je n’ai désiré ni l’argent, ni l’or, ni les vêtements de personne.
34  Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi.
35  Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.
36 Après avoir ainsi parlé, il se mit à genoux, et il pria avec eux tous » (Actes 20.18-36).
En considérant ces trois rapports de fin de mission relatifs au compte rendu du devoir de berger sur le peuple par Dieu confié à chacun des trois à leur époque, que dirons-nous si à l’immédiat nous étions interpellés ? Une méga church est bien, un grand troupeau est bien, mais sommes-nous conscients de la responsabilité et devoir de connaître chacune des brebis du troupeau et lui donner le soin approprié en tenant compte de son entité par rapport aux autres ?
Les différents types de brebis :
« 2  Fils de l’homme, prophétise contre les pasteurs d’Israël! Prophétise, et dis-leur, aux pasteurs: Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux pasteurs d’Israël, qui se paissaient eux-mêmes! Les pasteurs ne devaient-ils pas paître le troupeau?
3  Vous avez mangé la graisse, vous vous êtes vêtus avec la laine, vous avez tué ce qui était gras, vous n’avez point fait paître les brebis.
4  Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté. « Ezéchiel 34.2-4)
Il existe en résumé cinq principaux types de brebis :
1.    Les brebis solitaires : 
. elles ne s’approchent pas du reste du troupeau
. elles pensent que le reste du troupeau est trop mature pour elles
. elles sont toujours malades
2.    Les brebis ermites :
. elles ne s’approchent pas du troupeau parce qu’elle ne veulent pas être tondues pourtant, la finalité de la brebis c’est de produire de la laine et d’avantage de brebis.
. elles refusent d’être des brebis et d’être conduites
. elles ne veulent pas que le Saint-Esprit les émonde
. la laine pousse et recouvre leur yeux en sorte qu’elle ne peuvent plus voir et se protéger
. le poids de la laine les écrase et les fait plier, en sorte qu’elle ne peuvent plus se lever et les loups viennent les dévorer
. elles commencent à influencer sur les autres
3.    Les brebis errantes :
. elles ne sont jamais satisfaites des choses comme elles sont
. quoique Dieu soit en train de faire, ce n’est jamais assez rapide, assez grand ou assez bon pour leur convenir
. elles parlent toujours de la manière donc « c’était » (les choses étaient)
. elles ont tendance à apporter chez les autres brebis le mécontentement et elles peuvent elles-mêmes produire « un genre semblable à elles » (multiplication de leur espèce)
4.    Les brebis Judas :
. elles conduisent les autres à l’abattoir. Elles sont généralement des leaders d’opinions
. elles sont d’ordinaire aveugles et trompés par leur propres entêtement
. elles dont toujours d’avis contraire pour tout ce que le berger essaie d’établir
. elles calomnient le berger
. elles colportent des mensonges à l’extérieur
. elles ne sont pas recommandables, elles sont indisciplinées, sauvages et n’ont aucun amour pour le troupeau
5.    Les brebis satisfaites :
. elles sont innocentent et se fient au berger
. elles sont douces, bienveillantes et ont un cœur soumis
. elles sont patientes, elle vivent ensemble avec le troupeau et ne se mettent pas à courir à chaque fois que les choses ne vont pas comme il faut.
. elles sont utiles, travailleuses et s’impliquent
. elles sont toujours en train d’accomplir des tâches dans l’église et là « manque de paresse » (les chrétiens qui ne font rien dans l’église) les appelant « les zélés »
. elles sont obéissantes et dociles
6.    Toutes les brebis du troupeau sont-elles de Dieu ?
. il y a des loups en vêtement d’agneau (Mt 7.15), vous les reconnaîtrez à leurs fruits.
. certaines vont se séparer eux-mêmes du troupeau avant que Jésus ne vienne (1Jean 19)
. d’autres seront plus tard séparés du troupeau (Mt 13.30)
. d’autres vont s’élever au sein du troupeau et enseigner des choses pernicieuses pour entrainer les disciples après eux. On nous prévient que ceux-là se séduiront eux-mêmes et tomberont (1Tim 4.1 ; Actes 20.29-30)
Notons en outre que dans le troupeau qui est aussi l’église locale que nous a confiée gracieusement le Seigneur, il y a trois catégories d’homme :
a)    L’homme naturel : il n’est pas sauvé et par conséquent, ne reçoit pas les choses de l’Esprit et ne les comprends pas (1 Cor 2.14). 
Nous trouvons une illustration parfaite dans l’entretien de Jésus et Nicodème : « Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? » (Jean 3.3-4)
b)    L’homme charnel : Il marche dans les disputes, les jalousies, les querelles, les divisions, les commérages, les haines, les murmures, convoitises, envies et tous les désirs de la chair (1Cor 3.3)
Une bonne démonstration de ce type de personne se trouve expliqué dans le livre de Jacques :
« 14 Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.
15  Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.
16  Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions.
17  La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie.
18  Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix.
c)    L’homme spirituel : Il juge de tout, possédant les aptitudes de la grâce divine pour parler, agir et se comporter (2Cor 2.15).
Nous sommes à Dieu ou pour Dieu la bonne odeur de Christ, c’est-à-dire que Christ, qui vit en nous et que nous portons en tous lieux, nous rend agréables à Dieu. Dieu voit en nous son Fils bien-aimé (Eph 1.6). 

En qualité de brebis, nous devons reconnaître que dans tout troupeau, il y a trois sortes de chrétiens qu’il nous faut discerner pour corriger, à savoir :
a)    les chrétiens flottants : ils vont d’une église vivante à une autre en quête des herbes toujours vertes. Passionnés par le goût des miracles et révélations, elles sont insassiables. Ils aiment Dieu avec leur intelligence et sont prêts à verser des cautions pour avoir toutes sortes d’onctions et faveurs qui les conduiront à leur désir. 
b)    Les chrétiens prostitués : ils adorent d’un lieu à un autre sans être consacré nulle part. Ces derniers par moment ou généralement estiment avoir le Seigneur Jésus pour Pasteur. Ils paient leur dimes disent-ils où le Saint-Esprit les oriente. Certains irons jusqu’à avoir leur père spirituel dans un pays étranger. Tout ceci est amalgame et déviation.
c)    Les chrétiens bâtards : ils estiment ne pas avoir d’origine car ils viennent directement de Dieu et ne doivent être sous le contrôle de personne si oui le ciel seul. Certains se font même appeler Melchisédech. 
 

Voir les commentaires

LE CHEMIN VERS L’INTIMITE AVEC DIEU

18 Septembre 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements


Marc 10.46-52

Introduction :
De tout temps, les principes divins dans son ensemble répondent à un même critère basé sur l’éthique de la Parole de Dieu. Il est vrai que dans la complexité du processus souverain de Dieu, des cas isolés échappent à la compréhension humaine. Toutefois, lorsque les voies par Dieu tracés pour notre destinée sont délaissées, une sorte de religiosité nous introduira dans un laxisme et une routine qui fera de nous des rétrogrades inconscients. 
Puisse dans notre présente étude de la démarche usée par Timée fils de Bartimée nous éveiller pour recadrer notre marche dans la foi sinon, renforcer notre intimité avec les principes du royaume.
1)    Connaître son origine
Bien que né en Israël et originaire de l’une des douze tribus du peuple de Dieu, Timée habite dans une ville qui par ailleurs signifie ‘‘lune’’. Bien que de la descendance d’Abraham, sa destinée est liée à celle de sa ville et stoppe avec évidence son ascension vers le bonheur. Nous lisons avec stupéfaction dans le livre de Marc 8.22-26 une histoire surprenante de la guérison d’un aveugle conduit au Seigneur Jésus par ses amis. Après un processus inhabituel utilisé par le Seigneur pour la guérison de cet homme, les recommandations du Maîtres furent formelles : « Alors Jésus le renvoya dans sa maison, en disant: N’entre pas au village » (Marc 8.26). N’est-il pas évident au regard d’une analyse objective que le village était source de sa souffrance ? 
Dans le cas de Timée, fils de Bartimée, la signification du nom du village joue un rôle prépondérant. Le Dictionnaire Westphal s’agissant du nom écrit entre autre : « Le nom d’un individu évoque avec sa personne tous les attributs plus ou moins indéfinissables qui la constituent; un exemple extrême se trouve dans les hyperboles poétiques du Cantique : « Ton nom même exhale comme un parfum » (Cantique 1.3), déclaration amenée par jeu de mots grâce à la ressemblance de chemanèka (=tes parfums) avec chemèka (ton nom) ». Nous comprendrons alors que le nom peut affecter, infecter, influencer une vie positivement ou négativement.
Timée vivant dans une ville nommée « lune », jouira d’une lumière inférieure à celle du soleil. Son champ de perception des choses spirituelles sera limité et si son champ de vision est limité, son potentiel est limité de fait. Abigaël, répliquant à David au sujet de son mari ne dira-t-elle pas : « Que mon seigneur ne prenne pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il  est comme son nom; Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie » (1Samuel 25.25).
Que signifie ton nom, celui de tes parents, celui de ton village, de ton époux, de ta femme ou du lieu où tu habites aussi bien que les villes que tu as fréquentées, allant jusqu’aux diverses relations avec qui nous avons plus ou moins fait des alliances ?
L’historique montre que Jéricho, ville natale de Timée était placé sous une malédiction après sa chute (Josué 6.26). Les fondements négatifs de Jéricho furent posés par Hiel de Béthel au prix du sang de son fils Segub (1Rois 16.34). Une puissante malédiction ne peut être ôtée d’une vie que par un homme de Dieu investi de l’autorité du ciel. Jésus le fut pour Timée, fils de Bartimé.
2)    Connaître son état
-    un aveugle est limité
-    un aveugle est cloué sur place
-    un aveugle est forcément conduit et dirigé
-    un aveugle vit au dépend des autres
-    un aveugle est sans avenir
-    un aveugle peut rêver, mais ne peut seul réaliser
Qui es-tu ? Connais-tu ton problème ? Es-tu conscient de ton besoin ?
Les indigents du peuple de Dieu devaient être pris en charge par ceux qui étaient nantis, mais est-ce vraiment le cas pour l’église aujourd’hui ? (Lév 25.35-38). L’égoïsme pousse les gens à ne penser qu’à eux-mêmes au lieu d’être une bénédiction pour les autres.
Que de mendiants dans l’église pour plusieurs raisons :
-    oubli des attributs et bénéfice du salut
-    ignorance de qui nous sommes en Christ
-    manque de foi
-    ignorance de nos droits et devoirs
Plusieurs ne sont-ils pas étrangers aux choses de Dieu, se réclamant pourtant chrétiens ? Les mendiants du temple sont nombreux : 
-    mariage, prospérité, voyages, guérisons, etc., ignorant que c’est à travers le salut qu’il y a tout cela.

3)    Réaliser son besoin
Timée conscient de son impotence, son invalidité a saisi l’opportunité de la grâce de Dieu à lui manifesté par le passage de Jésus. De nos jours, sommes-nous tous conscients de notre heure de visitation ? Le livre de Luc reporte un fait malheureux qui devait attirer notre attention : « Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné,  tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant  elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées,  t’enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront  pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où  tu as été visitée » (Luc 10.41-44). Il ressort de ce texte que le peuple d’Israël a traversé et traverse encore d’affreuses souffrances à cause des conséquences de l’ignorance de sa visitation par le Seigneur que ce peuple bien que de Dieu a rejeté. 
Ainsi, retournons à Dieu et écoutons sa voix « Car il dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, Au jour du salut je t’ai  secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour  du salut » (2Cor 6.2). 
4)    S’informer pour avancer avec assurance
Il est important de s’informer pour marche dans son programme prophétique avec Dieu. Timée signifie « pollué, corrompu, impur ».
Que signifie ton nom qui est considéré comme un point de contact avec le spirituel ? Timée a entendu parler de Jésus. Allant plus loin, il a cherché à savoir qui il est et quel profit il y a à s’attacher à lui.
Certes, il était aveugle, mais ses oreilles écoutaient. Quels sont nos membres utiles que nous muselons ? 
Au Tribunal de Christ, les dons que Dieu nous a donnés devront passer au peigne fin pour s’assurer de leur utilisation :
-    Timée, bien qu’aveugle, a utilisé ses oreilles pour que s’ouvrent ses yeux.
-    Les choses que Timée a découvertes par l’information :
a)    Jésus es le Messie
b)    Jésus est le descendant de David
c)    Le Messie vient pour délivrer Israël
d)    L’état de Timée était considéré comme malédiction par les hommes (Jean 9.2)
e)    Il avait foi au salut que donne Christ
f)    Il a confessé sa foi en la personne de Christ
g)    Il n’a pas demandé en premier sa guérison, mais le salut de son âme
h)    Il a imploré la miséricorde divine

5)    Surmonter avec détermination les obstacles
Il a par sa foi surmonté les obstacles pour atteindre les promesses divines à son égard :
-    Le chemin de la foi n’est pas un long fleuve tranquille
-    Persécutions, tentations, épreuves, combats spirituels jonchent le parcours de la foi.
-    Timée est étouffé par la foule et les disciples, mais il persévère dans sa foi en Christ et crie plus haut
-    Sur le chemin de la persévérance, la violence est nécessaire pour triompher sur les obstacles.
-    La visitation divine n’est pas toujours la bienvenue car elle rencontre l’opposition des puissances de ténèbres, alors la violence devient l’unique possibilité pour la possession des promesses
La visitation divine se manifeste de plusieurs manières :
« 14 Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, Tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde.
15  Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche.
16  Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions,
17  Afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil,
18  Afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive.
19 Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, quand une lutte continue vient agiter ses os.
20  Alors il prend en dégoût le pain, même les aliments les plus exquis;
21  Sa chair se consume et disparaît, ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu;
22  Son âme s’approche de la fosse, st sa vie des messagers de la mort » (Job 33.14-22)
6)    Reconnaître l’exaucement divin
-    Jésus s’arrête et parle
-    Avons-nous des moments de silence devant Dieu ?
-    Apprenons-nous à nous décharger de nos fardeaux devant Jésus ?
-    Les hommes sont des instruments divins pour nous introduire à Dieu :
a)    Comment sont nos attitudes face à nos leaders, collaborateurs, frères et sœurs ?
b)    Timée s’est laissé conduire à Christ
c)    Sommes-nous enseignables ?

7)    Poser un acte de foi
-    Les aveugles et mendiants avaient une tenue qui les distinguait
-    Timée a su que s’il trouve grâce aux yeux de Dieu, même ses yeux seront ouverts
-    Il laisse tomber le manteau signe de délivrance de son état de mendiant
-    Christ est-il la solution à tous nos problèmes ?

8)    La réponse importante
-    « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
-    Le besoin indispensable : « que je voies »
Timée sut être précis et concis. Plusieurs de nos demandes et prières ne trouvent aucun exaucement à cause de la confusion dans son contenu.
9)    Expérimenter et vivre le salut de Dieu
-    Rédemption
-    Guérison physique
Lorsque l’âme est en bon état, l’esprit est en communion avec Dieu et le corps bénéficie des grâces avantageuses de la foi :
« 3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!
4  En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui,
5  nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,
6  à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.
7  En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,
8  que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence,
9  nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en lui-même » (Ephésiens 1.3-9)
Conclusion :
Le salut et le but recherché par Dieu (Mt 6.33-34)
Frère André CHOUBEU
 

Voir les commentaires

LE PARDON DE DIEU

9 Août 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

“Presque”

“Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste...” Mt 27. 19

Le mot “presque” est l’un des mots les plus déprimants de notre langue. Il rivalise avec “si seulement” ou “peut-être plus tard” au concours des mots sans débouché. “Il s’en est presque sorti...” pour dire en fait : “il n’a pas survécu à son accident” ! A un mot près, il était encore vivant ! Quand Pilate a rencontré Jésus, il avait le choix entre : soit refuser de condamner un innocent, soit sceller son propre destin. Il a “presque” pris la bonne décision, celle que lui conseillait sa femme “Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car, cette nuit, j'ai beaucoup souffert en rêve à cause de lui” (Mt 27. 19). Max Lucado écrit : “Il était dans une position unique : celle d’absoudre le Prince de Paix, de relâcher le Fils de Dieu, d’acquitter le Christ” mais finalement il n’a pas pris cette décision. Il aurait pu écouter la voix de sa femme ou prêter attention aux paroles de Jésus, mais il choisit d’écouter la voix de la foule manipulée par les chefs religieux.

Face au Sauveur qui pouvait lui garantir l’éternité en Sa présence, Pilate tourna le dos au salut. Beaucoup de gens à travers l’histoire auraient rêvé de rencontrer personnellement le Christ. Mais cette “chance”, Pilate la rejeta, par peur de s’aliéner le soutien des chefs religieux. Une grande leçon se dégage de cette courte histoire : face à des choix difficiles ou importants nous pouvons soit prendre la bonne décision soit refuser de le faire. Même en ajoutant tous les “presque” que nous pouvons prononcer en une journée, le mauvais choix ne se transformera pas en bonne décision ! “Presque” est un mur infranchissable. Si vous n’avez pas encore accepté le Christ comme votre sauveur, saisissez l’opportunité quand vous le pouvez encore. Le mot “presque” n’existe pas dans le vocabulaire divin : il n’est que l’équivalent de “jamais”. “Presque” sauvé n’est pas le passeport valide pour l’entrée au Paradis, dans la présence de Dieu. Choisissez plutôt le chemin de la vie et de la vérité, Jésus !

“Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; J’ai dit : J’avouerai mes transgressions... Et tu as effacé la peine de mon péché.” Ps 32. 5

Puisque la Bible parle sans cesse du pardon, il est intéressant de voir comment elle en parle et même avec quels mots elle le fait. En hébreu, pardonner se dit aussi avec le verbe effacer. En pardonnant, Dieu efface la liste des fautes que nous avons commises. Si je lis bien la Bible, Dieu a inventé et proposé la gomme avant d’inscrire la loi ! Un autre mot hébreu parle du pardon, c’est celui qui cerne l’idée de lever, enlever un fardeau, soulager pour porter plus loin. C’est cette idée que l’on trouve dans l’expression de Jésus lorsqu’il nous propose de déposer nos fardeaux, de les enlever de nos épaules, pour que nous en soyons soulagés, libérés. Libérer, c’est un troisième verbe qui évoque le pardon. Libéré, débarrassé d’une dette lourde, stressante, oppressante. Ce n’est pas pour rien que Jésus propose une bien belle parabole : celle du roi qui remet une énorme dette à l’un de ses sujets.

Mais le serviteur soulagé, gracié, met ensuite la pression sur d’autres serviteurs qui lui doivent personnellement un peu d’argent. Or, le roi, informé de cette attitude déplorable, revient sur sa remise de dette et emprisonne celui qui n’a pas eu, à l’égard des autres, la compassion dont il avait été bénéficiaire. De cette parabole, il y a beaucoup à découvrir. Notamment que le roi remet la dette de son serviteur sans poser de condition. Il pardonne à son débiteur parce que celui-ci le supplie d’être patient et miséricordieux. Ce serviteur ne prononce pas une prière de repentance et ne fait aucun acte de contrition, et pourtant, il y a bel et bien une remise de dettes. Lorsque le roi revient sur sa décision, il le fait parce que la conduite du serviteur est sans réciprocité, sans pitié, sans amour, sans pardon. Le serviteur témoigne n’avoir rien saisi de la grâce qu’il y a dans le pardon. Il n’a pas compris cette règle évangélique : “Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-même pour eux !” (Mt 7. 12).

“C’est Lui qui pardonne toutes nos fautes, qui guérit toutes nos maladies, qui reprend ta vie au fond du gouffre... qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle…” Ps 103. 3-5

Le psalmiste insiste : le pardon de Dieu est une force vivifiante, revivifiante ; une force qui évoque la résurrection, une force qui remet sur pied, qui remet en route. Dans l'Évangile, Jésus pardonne Lui-même seulement deux fois. L’une de ces fois, c’est lorsqu’Il accorde le pardon au paralysé transporté par ses quatre amis : “Tes péchés te sont pardonnés… Lève-toi et marche, va chez toi !” (Mc 2. 5). Nous avons bien là l’idée d’une remise en route, voire d’une nouvelle vie, d’une résurrection. Le pardon de Dieu permet de reprendre de la hauteur lorsque l’on se sent écrasé. C’est ainsi que tout en nous est renouvelé, rafraîchi : c’est la vigueur de l’aigle qui lui permet de s’élever dans les airs, libre, libéré. Le roi David, qui parle si bien du pardon, explique comment est Celui qui pardonne.

En saisissant la nature de Dieu, on comprend que de cette nature ne peut découler que le meilleur : l’amour, l’amour qui pardonne tout, qui supporte tout : “Le Seigneur est compatissant et clément, patient et grand par sa fidélité” (v 8). Le psalmiste ajoute ce qui semble se retrouver dans la première lettre aux Corinthiens, lorsque l’apôtre Paul propose une définition de l’amour : “Il n’accuse pas sans cesse. Il ne garde pas rancune pour toujours. Il ne nous traite pas selon nos péchés; Il ne nous rend pas selon nos fautes” (v 9-10). L’amour de Dieu est patient : l’expression hébraïque dit que “son nez est long” ! Cette image est celle de la colère longue à venir, retenue. C’est que l’amour de Dieu l’emporte sur la colère. Pourtant, la colère serait légitime parce que Dieu est sans cesse offensé par nos comportements et nos rébellions. Mais Dieu retient cette colère, enlève la dette, efface l’offense par amour ; Il pardonne. En écho, Jésus enseigne la prière qui devrait surgir de chacun : “Pardonne-nous nos offenses !”

“Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant Il éloigne de nous nos transgressions.” Ps 103. 12

Dieu pardonne et éloigne de nous le fardeau de nos fautes, autant que le levant du soleil est éloigné du lieu où il se couche. Sans Son pardon, nous sommes morts. Avec Son pardon, nous sortons de la mort, et nous pouvons aller de l’avant. Bien que tournés vers le passé à dépasser, le pardon nous ouvre un avenir. Le pardon nous permet d’aller de l’avant malgré le fardeau de nos fautes. Le pardon nous oblige à nous souvenir de Celui qui nous l’accorde et sans lequel notre vie serait invivable. Desmond Tutu, archevêque d’Afrique du Sud, a analysé toutes les conséquences tragiques de l’Apartheid, et il a dit : “Sans pardon, il n’y a pas de futur.” C’est vrai pour nous aussi et Dieu, en nous pardonnant, nous en offre un. Une des fêtes les plus importantes de la liturgie juive est celle du Yom Kippour, le jour du Grand Pardon. Ce jour-là, les Juifs pratiquants passent plus de douze heures à la synagogue, à jeun, pour se replacer sous le bénéfice de ce pardon. Dans cette démarche de piété forte, le croyant confesse devant Dieu ses fautes. Il médite sur cette vérité étonnante qui est la capacité de Dieu à pardonner là où Il pourrait châtier, punir et éliminer.

Sans cette prise de conscience de la “chance” qu’il a d’avoir un Dieu clément et compatissant, patient et miséricordieux, il n’aurait jamais le courage d’avouer ses transgressions. Si je n’étais pas sûr d'être pardonné, je garderais pour moi, dans le secret de mon coeur, l’essentiel de mes secrets intimes, pour éviter d’être jugé et condamné autant par Dieu que par mon entourage. Pourquoi dévoiler mes faiblesses si, une fois avouées, je ne reçois pas le pardon, mais le jugement ? Par contre, toutes les données changent si l’essence même de Dieu est amour et pardon. “Si nous prétendons n'être coupables d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, Il est fidèle et juste et, par conséquent, Il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis” (1 Jn 1. 8-9).

“Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. “ (Luc 15. 21)

Le pardon de Dieu nous permet de vivre, malgré nos limites et nos manquements. Le croyant pardonné promet de renoncer à tout comportement qui l’entraînerait dans de nouvelles erreurs. Il peut alors méditer cette promesse du livre des Proverbes : “Qui confesse ses fautes et y renonce obtiendra miséricorde” (Pr 28. 13). Le prophète Ésaïe se fait l’écho d’une parole de Dieu d’une grande bienveillance : “J’ai dissipé tes péchés comme un nuage et tes fautes comme une nuée. Reviens à Moi car Je t’ai racheté, libéré de ta dette” (És 44. 22). Nous devons nous souvenir que Dieu est amour et qu’Il prouve Son amour en nous aimant le premier. Il nous a aimés le premier parce qu’il fallait bien que quelqu’un fasse le premier pas. Or, nous, nous ne sommes pas remplis de cet amour inconditionnel tandis que l’essence même de Dieu est Amour. Il fait le premier pas tel le père du fils de la parabole. Il est parti, bafouant tout l’amour paternel au nom d’une liberté fantasmée, laquelle le conduit à la perdition.

Lorsque ce fils indigne reconnaît son erreur, il décide de retourner vers son généreux père pour espérer et implorer son pardon. Il a pris conscience de l’impasse dans laquelle il s’est engagé en croyant trouver l’avenue de ses désirs et de sa liberté. Il aurait pu décider d’assumer ses erreurs et, par orgueil et fierté, refuser de reconnaître ses manquements et ses fautes. Oser affronter la vérité n’est pas toujours aussi facile que cela ! Or, voilà que le père est déjà là, sur la route ; il l’attend et il court à sa rencontre. Pourquoi ? Parce qu’il lui a déjà pardonné et parce qu’il l'aime. Parce qu’il l’aime et qu’il lui a déjà pardonné. Dieu nous a pardonné le premier parce que nous ne sommes pas remplis de pardon tandis que l’essence même de Dieu est Pardon. Pour aimer l’autre, nous devons être remplis de l’amour de Dieu ; pour pardonner à l’autre, nous devons être remplis de Son pardon. Prendre conscience du pardon de Dieu dont nous sommes bénéficiaires doit nous conduire à la plus profonde reconnaissance et à la plus grande gratitude. Et cela doit aussi nous pousser à offrir, à notre tour, le pardon autour de nous !

Source : Sa Parole pour Aujourd’hui du 5-Juillet 2017

Lien : http://mailchi.mp/saparole/le-pardon-de-dieu-5?e=838a47046d

 

 

Voir les commentaires

L'ADMINISTRATION

29 Mai 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ADMINISTRATION

Plus que jamais, l'importance du retour aux principes, à l'éthique, à la déontologie, à l'esthétique et à l’application exacte de nos actes en conformité sans équivoque aux sens véritable des exigences divines pour nous et en rapport avec son contexte précis s'impose.

Cessons de ramasser des mots ça et là pour en faire des usages hors contextes, conduisant ainsi nous-mêmes et les autres dans l'hérésie.

Nous sommes tous des administrateurs à divers niveaux des choses à nous confiées par Dieu. Le savons-nous vraiment ou refusons nous simplement de le savoir pour notre perdition ?

Quelqu'un m'a fait un texto un jour en ces termes : "Nous savons qu'ils savent que nous savons ; mais ils font comme s’ils ne savent pas que nous savons, pourtant, ils savent bien que nous savons qu'ils savent. Nous aussi, nous faisons comme si nous ne savons pas qu’ils savent que nous savons. Pourtant, nous savons qu'ils savent et eux aussi savent que nous savons qu'ils savent mais, ils continuent à faire comme s'ils ne savent pas que nous savons et nous aussi continuons à faire comme s'ils ne savent pas que nous savons. Nous continuons pourtant à cheminer ensemble "

Cette attitude d'hypocrisie criminelle doit cesser pour que dans une conscience de dépendance les uns des autres, nous apprenions que nous sommes fait les uns pour les autres, condamnes a fonctionner dans la vision communautaire de Celui qui nous a créé. Pour que vive cet objectif et atteindre les buts escomptes par le Créateur, un respect des normes de l'administration des choses de Dieu disposées en notre faveur doit être une règle inviolable.

On entend ici dire : mon ministère (mon église), mon onction (aspect de possession exclusive), mon chrétien, et un indéfini mon.....

On entend dire là : si tu ne veux pas écouter mon enseignement, ce qui sort de ma bouche, tu n'es pas de mon troupeau, mais un adversaire ; si tu ne........,

Pourtant, le Saint-Esprit dit sans équivoque aucun par la bouche de l'apôtre Paul : "qu'est ce qui met la différence entre toi et un autre ? Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas reçu ?

Nous constatons que là se pose un sérieux problème d'administration. C'est donc quoi administrer ?

ADMINISTRATION (oikonomia ; litt. : loi ou direction d’une maison ; a donné : économie)

Responsabilité confiée à une personne pour assumer la gestion des biens d’autrui. L’économe (ou intendant) qui dissipait les biens de son maître (Luc 16:1-13) fut appelé à rendre compte de son administration. Paul avait reçu une administration en rapport avec la communication des vérités concernant la grâce de Dieu et l’Assemblée (p. ex. : Éphésiens 3:2 ; Colossiens 1.25). (Petit Dictionnaire NT R.Pigeon).

Aux regards de cette définition on ne peut plus claire, il convient de reconnaitre notre rébellion face a la volonté révélée de Dieu dans nos diverses pensées, méthodes, programmes, paroles, actes, etc.

Ne constatons nous pas que nos actes, paroles, attitudes et faits deviennent de plus en plus imprègnes de souveraineté ?

" Si tu ne m'obéis pas, je te maudis, ce que tu me donnes là correspond il a ce que tu aurais donne a Jésus s'il se tenait devant toi ?

Je sanctifie cette nourriture au nom de Jésus-Christ, toute personne qui touche mon habit est béni, si tu dis amen, tu reçois ce que je déclare, etc....."

Revenons sur terre, rabaissons-nous pour savoir que partant de notre existence a ce que nous faisons ou possédons, il n'y a que grâce.

Cessons de vanter nos mérites. Plusieurs vont jusqu'à se mettre sur le même piédestal que le Seigneur déclarant que Jésus a dit : "vous ferez même des choses que je n'ai pas faites".

Ces choses-là sont l'onction vaginale, le braquage à ciel ouvert dans l'église, les femmes de ministère, l'acte sexuel avec les pauvres brebis pour leur transmettre la faveur exceptionnelle a l'instar de ce prétendu pasteur d'un pays Africain dont l'unique vision du ministère porte sur la plaque est de sucer les seins des femmes, etc., n'est-ce pas ?

J'ai lu ce jour avec consternation les propos qui mettent totalement en cause la crédibilité et la qualité d'un homme au service de Dieu lorsqu'il peut se glorifier de sa venue au Cameroun au point de faire croire que tous les Serviteurs de Dieu de cette nation ne sont pas seulement invalides, mais n'ont jamais existés puisqu'il est venu être l'unique guérisseur, l'unique délivreur des démons. Malheureusement, il n'est pas venu comme l'unique porteur de la bonne nouvelle du Royaume.

Je pense honnêtement que la communion des différentes fédérations ou associations des pasteurs du Cameroun devaient discipliner ceux qui invitent de tels brigands au col blanc, messagers de l'hérésie et prendre des initiatives auprès des autorités administratives pour que n'entrent au Cameroun que des Serviteurs de Dieu de notoriété bien établie et non de bandits le temple (vendeurs d'illusion).

Administration de quoi ?

De tout ce que nous avons reçu de Dieu : vie, pays, patrimoine, les hommes à diverses couches soumis à notre autorité ou leadership, etc.

De tout ce que nous faisons : exercice du ministère, pratique de la déontologie du ministère, l'éthique ministériel, l'analogie de la foi et les principes de la marche dans la nouvelle création en conformité aux dons que nous avons reçus.

Paul dans le livre aux Romains a son chapitre 9 dit "que cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de Celui qui court, etc., mais de celui a qui Dieu veut, car, Il fait miséricorde à qui il fait miséricorde".

Dieu nous a fait miséricorde, reconnaissons-le et retournons au Dieu de dispensation gracieuse.

Points de prière :

1) Seigneur pardonne moi pour ma conduite anarchique dans ta maison,

2) Seigneur, pardonne moi car j'ai poussé mon pasteur à l'orgueil

3) Seigneur, par ton Esprit Saint, brise mon orgueil et utilise moi comme tu veux

4) Seigneur, je me repens d'avoir été activiste dans ta maison

5) Seigneur. Pardonne moi pour avoir été occasion de chutes à maintes reprises, causant la perte de plusieurs

6) Dans ta compassion Seigneur, ramène moi sur les sentiers de la Justice et restaure moi a cause de ton Très Saint Nom.

Dr André Choubeu

Detroit, Michigan

Avril 2017

Voir les commentaires

DANS LA VOLONTÉ PARFAITE DE DIEU

15 Mai 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Comment pouvons-nous être dans le centre de la volonté de Dieu à chaque instant, sans aucun doute. La réponse se trouve dans 1 Thessaloniciens 5 :16-18 :

″Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. En toutes circonstances, rendez grâce ; car telle est à votre égard la volonté de Dieu en Christ-Jésus.″

Ces versets nous garantissent que nous sommes dans le centre de la volonté de Dieu, quand nous nous réjouissons, prions, et remercions, en tout temps.

Une part importante de faire la volonté de Dieu c’est l’utilisation d’un petit organe du corps, la langue. La langue a tout avoir avec le cours de notre vie. Dieu dit, dans Jacques 3 :2-6 :

″Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux, pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voyez encore les navires : si grands qu’ils soient, et poussés par des vents impétueux, ils sont dirigés par un très petit gouvernail au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, mais elle a de grandes prétentions. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! Or la langue aussi est un feu, elle est le monde de l’injustice : la langue a sa place parmi nos membres, elle souille tout le corps et embrase tout le cours de l’existence, embrasée qu’elle est par la géhenne.″

Dieu nous dit que la langue dirige le cours de notre vie comme un gouvernail d’un navire ou le mors dans la bouche du cheval dirige tout son corps, le guide.

La langue est au corps et à la vie du chrétien, comme le gouvernail est au navire et le mors au cheval. Quand la langue est utilisée négativement, comme ″Monde iniquité″ cela produit beaucoup de choses qui sont secondaires.

Si je suis chrétien et que je me plains et grogne, le monde ne sait pas que je suis différent des païens. Ma spiritualité est partie, mon témoignage est sans effet, je répands un monde de ténèbres parce que j’ai choisi d’amplifier le problème avec ma bouche au lieu d’amplifier la réponse en louant Jésus.

Quand je suis dans une épreuve, je dis : ″Seigneur, je te remercie pour une raison, parce que tu l’as dit″, immédiatement j’entre dans une nouvelle dimension.

Vous pensez peut-être que c’est fou de louer Dieu quand tout s’écroule autour de vous ? C’est parfait. Il y a aucun endroit que Dieu dit de le louer que cela devait avoir du sens pour nous ; Il a dit, ″de le faire. Et vous saurez que vous êtes dans ma volonté″. Quand nous sommes dans sa volonté, Il répond à nos prières.

Demandez n’importe quoi et Pour Sa gloire, vous allez le recevoir. ″Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.″ (1 Jean 3 :22)

″ Voici l’assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé.″ (1 Jean 5 :14-15)

″Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.″ (Jean 15 :7)

Tout de suite nous voyons que nous sommes en position de recevoir des réponses à nos prières, nous devons en premier lieu garder Ses commandements et faire ce qui lui est agréable. C’est une grosse commande l’obéissance ne vient pas naturellement à la race humaine.

″Seigneur,″ Je proteste, ″Je ne peux pas garder tes commandements.″ ″C’est une bonne chose que tu sais cela,″ Il répondit. ″Certainement tu ne peux les garder mais tu peux désirer, de le faire. Et quand tu décides que tu veux les garder, alors J’interviens et prends en charge, de les garder pour toi.″

(Phil. 2 :13) ″Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant.″

Ce qui fait le plus plaisir à Dieu : c’est la louange (Ps. 107:8) ″ Qu’ils célèbrent (louent) l’Éternel (pour) sa bienveillance Et pour ses merveilles en faveur des humains″.

Nos langues pourvoient une lecture très précise de la condition de nos âmes, et nos âmes prospèrent seulement quand elles sont sur l’emprise de l’Esprit de Dieu au lieu sur notre contrôle personnel.

″Mon âme, bénis l’Éternel ! Que tout en moi (bénisse) son saint nom ! Mon âme, bénis l’Éternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes fautes, Qui guérit toutes tes maladies.″ (Ps 103 :1-3)

Quand l’âme bénit le Seigneur, elle prospère : ″Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en bonne santé, comme prospère ton âme.″ (3 Jean 1 :2)

La prospérité de l’âme est un résultat naturel quand nous nous réjouissons, prions, et remercions (rendre grâce) au Seigneur.

″Pourtant tu es le Saint, Tu sièges au milieu des louanges d’Israël.″ (de ton peuple) ( Ps 22 : 3 (4) )

Si vous vous mettez en position de propriétaire de votre âme, il n’y aura pas de prospérité, elle sera dans le désordre, pas en accord avec Dieu, parce que Dieu n’a jamais eu l’intention que nous devenions propriétaire. Il a dit ″Soyez mon hôte (steward)″.

Un hôte n’a aucune responsabilité, excepté une chose – loyauté (faithfulness). Un propriétaire doit donner tout ce qu’il a dans l’ordre de protéger ses droits. Être un hôte suffit d’être loyal au patron. Quand commencent les troubles, nous pouvons interpeller le patron ″Hey Boss ! On a un problème, ici. Qu’est-ce que tu vas faire avec ? J’admets que c’est moi qui nous ai mis dans ce pétrin, mais je compte sur toi pour me secourir.″

Un hôte a la vie facile, pas d’ulcères, parce qu’il n’a jamais à prendre de décisions. Il est libre, seulement Jésus peut rendre un homme libre. Ne possédant rien, il peut se réjouir des possessions de Dieu.

Cette liberté a été perdue dans le Jardin d’Éden.

Dieu n’a jamais dit que c’était facile d’abandonner la propriété de son âme. Mais ça peut être fait.

″Au bord de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; en effet ils étaient pêcheurs. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.

Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.″ (Matt 4 :18-20)

Quand Jésus leur a présenté son invitation de tout abandonner, leur propriété et devenir des hôtes, ils ont laissé leurs filets tout de suite sans rouspéter. Ils ont tous laissé tombés pour le suivre. Ils ont donné instantanément leur droit de propriété quand ils ont vu Jésus.

À n’importe quel moment, quand vos sentiments font mal, c’est une indication directe que vous agissez comme propriétaire. Personne ne peut violer vos droits à moins que vous ayez des droits à être violés. N’importe quel temps, vous sortez vos pilules de martyre et commencez un party de pitié, lamentez, ″Pauvre de moi, personne ne me comprend,″ vous êtes sur la mauvaise route. Quand vous êtes mal pris, votre âme fait n’importe quoi sauf de prospérer. Prospérité, santé, et tous les autres signes d’abondances vivant en Jésus seront très loin de vous.

Les enfants de Dieu ne réagissent jamais à ces choses quand ils marchent dans l’Esprit. Ils répondent toujours aux besoins des autres. Réaction ou réponse ? Ceci est le baromètre par lequel nous pouvons dire dans quelle dimension nous vivons : la dimension de propriétaire – domaine dans l’âme de Pied Léger, ou la dimension d’hôte (stewardship) – dans l’Esprit, par lequel toutes choses fonctionnent comme Dieu ordonne.

Ministère pour la

Connaissance de Dieu

(Bibliothèque Chrétienne Évangélique MCD)

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

www.facebook.com/evangeliste.michel.field

fieldmichel@sympatico.ca

Voir les commentaires

EFFETS DU PÉCHÉ

15 Mai 2017 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

• Vus dans l’histoire d’Israël

Esd 9 :6 et je dis : Mon Dieu, je suis dans la confusion et j’ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers toi; car nos fautes se sont multipliées par-dessus nos têtes, et notre culpabilité s’est accrue jusqu’au ciel.

Jr 5 :28 Ils sont devenus gras, resplendissants, Ils dépassent toute mesure dans le mal, Ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, Et ils prospèrent ; Ils ne font pas droit aux pauvres.

• Illustrés dans la vie des rétrogrades

Mt 12 :45 Il s’en va et prend avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération mauvaise.

*2P2 :20 En effet, si après s’être retirés des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première.

• Démontrés par une insensibilité croissante aux choses spirituelles

Mt 13 :15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; Ils se sont bouché les oreilles, et ils ont fermé les yeux, De peur de voir de leurs yeux, d’entendre de leurs oreilles, De comprendre de leurs cœurs, Et de se convertir en sorte que je les guérisse.

• Démontrés par les étapes de la chute de Pierre

Mt 26 :74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta.

• Seront plus évidents dans les derniers jours

*2Tm 3 :13 Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes.

• DÉTÉRIORATION (a) Développement

Une tendance de la vie du pécheur

Es 1 :22 Ton argent s’est changé en scories, Ton vin a été coupé d’eau.

Jr 7 :26 Mais ils ne m’ont pas écouté, Ils n’ont pas prêté l’oreille ; Ils ont raidi leur nuque, Ils ont fait le mal plus que leurs pères. (Jr 16 :12; Ez 16 :47; Os 13 :2)

Lc 11 :26 Puis il s’en va et prend sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils entrent et s’établissent là, et la dernière condition de cet homme devient pire que la première.

2Tm 3 :13 (voir *)

2P2 :20 (voir *)

EFFORT EXIGÉ AVANT QU’UNE BÉNÉDICTION NE SOIT ACCORDÉE :

- Pour recevoir

L’argent nécessaire pour payer les impôts : Mt 17 :27

La guérison d’une main sèche : Mc 3 :5

Une grande quantité de poissons : Lc 5 :4

La guérison de la paralysie : Lc 5 :24

La guérison de la lèpre : Lc 17 :14

Du vin lors d’un mariage : Jn 2 :7

De l’eau vive : Jn 4 :16

La capacité de marcher : Jn 5 :8

Le recouvrement de la vue : Jn 9 :7

La résurrection d’un frère : Jn 11 :39

- Résultats exigés

Mt 3 :8 Produisez donc du fruit digne de la repentance ;

Mt 5 :16 Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos œuvres bonnes, et glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Mc 4 :20 D’autres ont reçu la semence dans la bonne terre ; ce sont ceux qui entendent la parole, l’acceptent, et portent du fruit : un grain en donne trente, un autre soixante, et un autre cent.

Lc 13 :9 Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.

Lc 19 :23 pourquoi donc n’as-tu pas placé mon argent dans une banque, et à mon retour je l’aurais retiré avec un intérêt ?

Lc 20 :10 La saison venue, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour que ceux-ci lui donnent du fruit de la vigne. Les vignerons le frappèrent et le renvoyèrent (les mains) vides.

Jn 15 :8 Mon Père est glorifié en ceci : que vous portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples.

Jn 15 :16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis et je vous ai établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, pour que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.

LES CARACTÉRISTIQUES DU VRAI CHRISTIANISME :

1 Une Nouvelle Naissance : Jn 3 :5

2 Une Croissance : 2P3 :18

3 Un Vêtement Nouveau : Es 61 :10

4 Une Vie Radieuse : Mt 5 :16

5 L’Édification du Caractère : Mt 7 :24

6 Un Groupe où règne une communion fraternelle véritable : Lc 24 :32

7 Une Adoption : Jn 1 :12

8 Un Enseignement : Jn 8 :31,32

9 Un Service : 1Tm 6 :18

10 Un Sacrifice : Rm 12 :1

11 Une Marche : Col 2 :6

12 Une Bataille : 1Tm 6 :12

13 Une Course : Hé 12 :1

14 Une Victoire : 1Jn 5 :4

15 L’Assurance de l’Immortalité : Jn 17 :3

LE COEUR, CENTRE DE LA VIE :

• Doit donc être soigneusement gardé –

Pr 4 :23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie.

• Détermine le caractère –

Pr 23 :7 Car il est tel que sont les arrière-pensées de son âme. Mange et bois, te dira-t-il ; Mais son cœur n’est pas avec toi. (Mt 6 :18)

• Source du mal –

Mt 15 :18 Mais ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est ce qui rend l’homme impur.

• Contrôle la parole –

Lc 6 :45 L’homme bon tire le bien du bon trésor de son cœur, et le mauvais tire le mal de son mauvais trésor, car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

• Source de la foi –

Rm 10 :10 Car en croyant du cœur on parvient à la justice, et en confessant de la bouche on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture.

DEUMEURER EN CHRIST :

A pour conséquence

La fécondité spirituelle : Jn 15 :5

L’exaucement des prières : Jn 15 :7

La paix : Jn 16 :33

La vie nouvelle : 2 Co 5 :17

La justice : Ph 3 :9

Proximité de Dieu : Jn 15 :4-7, 10; 1Jn 2 :6,28;3 :6; 2Jn 9

DESSEIN DE LA VIE :

Le service de Dieu : Jos 24 :15

Chercher le Royaume de Dieu : Mt 6 :33

Faire la volonté de Père : Jn 4 :34

Achever la tâche confiée par Dieu : Jn 17 :4

Achever la course avec joie : Ac 20 :24

Parvenir à la ressemblance de Christ : Ph 3 :13-14

DIRE A CHRIST :

Les dangers que nous affrontons : Mt 8 :25

Nos questions : Mt 24 :3

Nos maladies : Mc1 :30

Nos difficultés : Mc 6 :35-36

Nos besoins : Mc 10 :51

Nos échecs : Mc 9 :28; Lc 5 :5

Nos problèmes familiaux : Lc 9 :38

Nos victoires : Lc 10 :17

Nos déceptions :Lc 24 :18

Nos deuils : Jn 11 :21

Ministère pour la

Connaissance de Dieu

(Bibliothèque Chrétienne Évangélique MCD)

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

www.facebook.com/evangeliste.michel.field

fieldmichel@sympatico.ca

Voir les commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>