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L’INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

21 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’INVINCIBILITÉ DE L'EGLISE

L'invincibilité de l'Eglise

(Matt 16.18)

Introduction :

Mon désir, si je pouvais formuler un vœu, serait celui de voir tous comprendre à la traversée de l’an que l’Eglise de Jésus Christ dont nous sommes membres par grâce est invincible. Puissions-nous dans notre esprit, au-delà des circonstances physiques accepter par la foi cette réalité spirituelle, la confesser et agir afin de voir le plein triomphe de l’Eglise dans sa dimension prophétique.

En fait, l’invincibilité de l’Eglise telle que annoncée par Jésus Christ est-elle réelle ? Pourquoi tant de dérapages ici et là ? Pourquoi les échecs à gauche et à droite ? Pourquoi les dépressions, le désespoir, le découragement de ceux-là qui sont membres de l’église. Le vrai problème est non celui de Dieu, mais des membres de l’Eglise qui n’ont pas compris qu’est-ce que Jésus a dit, qui sont-ils devant les hommes, qui sont-ils aux yeux du monde, quels est leur responsabilité entant membre de l’Eglise, quelle est la mission de l’Eglise, voire son fonctionnement. Il est évident que l’homme qui porterait entre ses mains l’arme la plus puissante du monde, mais qui ne connait ni son fonctionnement ni comment la manier serait le plus vulnérable qui soit. Telle est l’état et le statut de plusieurs chrétiens. Dans les lignes qui suivent, nous nous pencherons sur la compréhension de ce que Jésus a dit par "Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). S’il est dit que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre l’Eglise, c’est en rapport à sa mission et son autorité puisqu’elle a le pouvoir de lier et de délier. Dans ce cas, son institution, sa constitution et son instruction doivent avoir une signification et un impact profond dans cette déclaration du Seigneur Jésus. En fait quel est ce secret de l’invincibilité de l’Eglise ?

  • L’INSTITUTION DE L’EGLISE :

‘‘Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église’’ (Mat 16.18).

Jésus ici, institue l’Eglise en remplacement d’un ancien système dont le judaïsme était le garant depuis longtemps et qui n’avait jamais atteint le standard du culte agréable au Très Haut. Jésus voulais dire, je bâtirai mon Eglise (Assemblée : ekklesia) dont la structure et le fonctionnement répondront aux normes de Dieu, différemment de vos Assemblées (qahal) qui n’ont malgré ses multiples pratiques n’avaient jamais satisfait les principes de Dieu pour une adoration normale. Par l’institution de l’Eglise, Jésus apporte non une réforme, mais une refonte (correction) complète de l’ancien système basée sur la loi mosaïque. De la base de la loi de Moïse, Jésus passe à la grâce et la vérité : « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus–Christ » (Jean 1.17). L’innovation supplémentaire que Jésus apporte est cette autorité qui est donnée à l’Eglise.

Pourquoi l'Eglise ?

Parce que :

  • Christ lui-même l'a instituée (Matt 16.18-19)
  • Le Saint-Esprit l'a constituée (Actes 2 et 1 Cor 12.13) "baptisés par un seul Esprit pour (lui) former un seul corps")
  • Les Apôtres étaient membres des églises locales (1 Pierre 5.1 ; Hébreux 10.25 : "n'abandonnez pas votre rassemblement"
  • C'est dans la volonté de Dieu et dans son plan : (Prov. 18.1 "Celui qui se tient à l'écart ne recherche que son désir". Dieu désire faire connaître sa sagesse à travers l'Eglise aux principautés et pouvoirs dans les lieux célestes (Eph 3.9).
  • Elle est la base du témoignage collectif et individuel face au monde (témoignage oral, attitude et vie (Matt 28.19-20 ; Actes 13.1-4; 17.17)
  • Chaque chrétien a besoin de l'église locale pour croître dans la foi au Christ et dans sa connaissance (Eph 4.11-15 ; 1 Thes 5.11-14 ; Col 3.16). L'Eglise, elle, a besoin de chaque chrétien qui apporte ses dons pour son édification collective.
  • Elle est appelée à être "le sel de la terre et la lumière du monde" (Matt 5.13-16)
  • LE POUVOIR DE L’EGLISE

Jésus ne partira pas en laissant son institution (l’Eglise) vide de sens. Il fera une déclaration inhabituelle en ces mots : « Jésus s’approcha et leur dit : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Mt 28.18). Dans un certain sens, Il a toujours eu pleine autorité. Mais là, Il parle en tant que Chef de la nouvelle création. Depuis sa mort et sa résurrection, Il a le pouvoir d’accorder la vie éternelle à tous ceux que Dieu lui a donnés (Jean 17.2). Comme Premier-né de toute la création, Il a toujours détenu l’autorité. Mais maintenant qu’Il a achevé l’œuvre de la rédemption, Il a autorité en tant que Premier-né d’entre les morts, « afin d’être en tout le premier » (Col 1.15, 18). L’expression tout pourvoir « exousia » qui tire son origine de exesti signifie habilité, privilège implique la force, la capacité, la compétence, la liberté de commander, de juger, de gouverner surnaturellement, gouvernant avec puissance, prenant contrôle en exerçant l’autorité. Autrement dit, l’exercice du pouvoir incluse la notion de manifester la puissance pour asseoir l’autorité du pouvoir qui a été reçu.

Ainsi, les portes du séjour des morts : littéralement « les portes de l’Hadès » (ou du « Schéol »). L’expression se trouve dans le cantique d’Ezéchias : « Je me disais : quand mes jours sont en repos, je dois m’en aller aux portes du séjour des morts. Je suis privé du reste de mes années ! » (Esaïe 38.10). L’image évoque une forteresse ou une prison où sont enfermés les morts, et dont les verrous résistent aux efforts des sauveteurs. Elle signifie que l’Église prend l’offensive et que son Chef va piller les possessions de Satan : « Comment quelqu’un pourrait–il entrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens sans avoir d’abord lié cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison » (Mt 12.29 ; 1Pierre 3.18-20).

Par ailleurs, "Et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle" (Matt 16.18). Le mot "porte" a le sens de protection et non pas de conquête. Une porte de maison sert à protéger ses habitants. En revanche, les portes d'une prison servent à empêcher les prisonniers de sortir. "Prévaloir" (katischuo) veut dire "maîtriser", "tenir emprisonné"-

  • "Jésus nous a libérés du pouvoir des ténèbres pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé" (Col 1.13). Les portes de l'enfer n'y peuvent rien contre nous. Nous avons été emprisonnés par les ténèbres et nous avons été libérés par le Christ, en vertu de son œuvre rédemptrice.
  • "Les portes de l'enfer", c'est aussi Satan et sa cohorte se liguant contre l'Eglise de Christ. Ces "portes" ne pourront s'ouvrir pour détruire l'Ekklesia. Elle est protégée par le Seigneur et ses armées. Ce sont nos "ennemis à la porte" (Ps 127.5)
  • L'expression "Les portes du Hades" se réfère à la mort également (Job 17.16; Ps 9.13; Es 38.10). Jésus a "vaincu le monde" (Jean 16.33) et son prince, Satan, à la croix. Le texte dans Col 2.15 est instructif: "il a dépouillé les nations et les autorités et les a livrés publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix". Sans doute, l'apôtre faisait allusion au spectacle triomphant de l'armée Romaine traversant la capitale de l'empire. Il fallait voir ce cortège triomphant passant devant l'empereur et les sénateurs, ayant à sa tête le général vainqueur, suivi des prêtres portant de l'encens, des officiers, de l'armée traînant derrière elle les esclaves captifs. Et le peuple leur lançait des fleurs. Pour Paul, le Christ victorieux est aussi à la tête de son armée invincible. Satan a été vaincu de fait, et son Eglise reste invincible. Bien plus, la "bonne odeur de Christ" de l'Eglise monte vers le ciel constamment (2 Cor 2.14). Nous restons plus que vainqueurs dans notre "bon combat de la foi" (1 Tim 6.12), et les tribulations les plus diverses n'y prévaudront point contre nous (Rom 8.26-39). L'Eglise reste invincible dans cette lutte quotidienne acharnée (Eph 6.10-13). Elle est sous la puissante protection de Dieu.

Or, "le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous ses pieds" (Rom 16.20) pour la victoire de facto, finale (Apoc 19.11-20.6; 20.7-14) qui se déroulera en plusieurs étapes.

  • LA MISSION ET L'AUTORITE DIVINES DE L'EGLISE (Matt 18.19-20)

Une clef est le symbole de l'autorité. "Malheur à vous scribes, vous avez enlevé la clef de la connaissance et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient" (Luc 11.52).

  • Pierre, sur la base de sa propre confession du Christ révélée par le Père, peut, à son tour proclamer l'Evangile et ouvrir - avec les clefs reçues du Seigneur - le royaume des cieux. Il a ainsi ouvert le royaume aux juifs (Actes 2) aux Samaritains (Actes 8.14-17) et aux nations (Actes 10.44-48).
  • C'est Pierre. les apôtres et d'autres frères qui ont exercé cette autorité par la prédication de l'Evangile (Actes 2.14-36,37-41 ; 3.12-26 (Pierre) ; 4.5-22 (Pierre et Jean) ; 7.1-53 (Etienne) ; 8.14-17 Pierre et Jean) ; 8.26-40 (Philippe) ; 10.22-48 (Pierre); 11.19-21 (les chrétiens de Jérusalem dispersés par la persécution) ; 11.22-25 (Barnabas) ; 13-28 (Paul) ; 15.39 (Barnabas et Marc).
  • C'est aussi l'Eglise de Christ qui a cette mission divine d'apporter l'Evangile aux perdus. En annonçant l'Evangile, elle aide ainsi les âmes à passer des ténèbres à la merveilleuse lumière de Jésus-Christ. La phrase "tout ce que tu lieras sur la terre, sera lié dans les cieux" (Matt 16.19) devrait être traduit littéralement "tout ce que tu lieras sur la terre, aura été lié dans le ciel. En suivant la volonté de Dieu dans l'obéissance à sa Parole, nous ne ferons que confirmer ce qui a déjà été fait dans le ciel. Ce passage est en quelque sorte l'explication de Matt 18.18 "tout ce que vous lierez…". Par notre attachement ferme au Christ et à sa Parole, nous recevons dans une certaine mesure le discernement de l'authenticité d'une conversion.

Il en est de même de la discipline "tout ce que vous délierez"…. de croyants tombés dans des péchés graves et qui doivent être sanctionnés de différentes manières:

  • Ananias et Saphira (Act 5) dont le jugement arriva par leur décès immédiat
  • l'inceste qui fut excommunié de l'église de Corinthe et livré à Satan pour la destruction da la chair (1 Cor 5.1-13)
  • celui qui méprise les avertissements (Tite 3.10-11) tombe sous coup de l'isolation et du jugement
  • les faux docteurs Hyménée et Alexandre qui furent livrés à Satan (1 Tim 1.20)

L'Eglise a reçu l'autorité d'exercer cette discipline (Mat 18.15-20; Tite 2.15). Mais cette discipline est toujours exercée dans l'espoir d'une restauration de la personne sous discipline (2 Cor 7.9). Ceci dit, gardons-nous de nous ériger en justiciers. Ce n'est que dans des cas graves et après avoir procédé selon Matt 18.15-20 qu'une telle discipline devra être exercée, et cela dans l'humiliation et la tristesse devant le Seigneur, qui lui seul connaît et sonde les cœurs. Nous pouvons faillir, nous tromper dans nos jugements. C'est toujours dans la crainte du Seigneur qu'il faut exercer une telle discipline.

Autres aspects de l'Eglise

  • 3 bases concernant l'Eglise:
  • L'institution de l'Eglise se situe dans Matthieu 16.13-20
  • La constitution de l'Eglise est réalisée historiquement à la Pentecôte, événement unique (Act 2)
  • L'instruction sur l'Eglise se trouve dans les Epîtres de Paul
  • Absolus et non-absolus concernant l'Eglise

Les absolus sont au dessus de toute culture et se dégagent dans la Parole

  • Fonctions: (anciens, diacres, ministères, "déclarer", "parler", "proclamer", "prêcher", "témoigner", baptiser, enseigner, encourager, exhorter, fortifier, consoler, édifier, etc.) Ces fonctions sont permanentes
  • Principes: Ils sont permanents (se réunir en assemblée, prier, prendre le repas du Seigneur)
  • Organisme: Il englobe tous les chrétiens authentiques et tire sa vie de Christ (le Corps de Christ)
  • La Vérité: C'est d'abord une Personne, puis, la Parole incarne ce qu'elle a dit. (Dieu, Jésus-Christ, la Parole; Jean 14. 6-7; 17.17)
  • Le message: La Bonne Nouvelle est un absolu divin et non négociable (l'Evangile, la Parole)

Les non-absolus varient selon les siècles, les cultures et sont toujours soumis en premier lieu aux Ecritures

  • Formes: Elles varient selon les siècles, les cultures (comment l'église se réunit)
  • Exemples et modèles: Nous avons de multiples formes et modèles qui constituent tous un ensemble complémentaire (selon chaque culture, l'Eglise se réunit sous diverses formes)
  • Organisation: L'Eglise peut comporter diverses structures qui peuvent varier d'une communauté à l'autre. (diverses structures administratives)
  • Tradition: Elle est toujours soumise à la Vérité de la Parole et tout se mesure selon les Ecritures. Une tradition naît en général d'une confession de foi et est en danger de s'éloigner au fil des années de la vérité. Il faut toujours l'examiner et la mettre en accord avec les Ecritures (Act 17.16)
  • Méthodes: Les méthodes peuvent différer les unes des autres selon les cultures pour apporter l'Evangile, témoigner, prêcher, instruire.
  • Les 4 piliers de l'Eglise selon Actes 2.42

La persévérance dans

  1. l'enseignement des apôtres

L'instruction biblique est à la base du reste. Les disciples étaient enseignés par le Seigneur et toutes les instructions nécessaires à la vie de l'Eglise ont été transmises aux apôtres (1 Jean 4.6;

  1. la communion fraternelle

Elle touche toute la vie de l'Eglise. Toutes les Epîtres mettent l'accent sur le partage, la communion fraternelle qui englobe l'amour fraternel, l'édification, l'encouragement, l'avertissement, l'exhortation et le soutien mutuels.

  1. la fraction du pain

Elle est le point central des rencontres: le sacerdoce universel des croyants y est exercé. Le mémorial de la mort de Christ et de sa résurrection prend la principale place au jour du Seigneur (le premier jour de la semaine (Act 20.7). On se réunit en premier lieu pour adorer Dieu et pour célébrer la mort du Seigneur (1 Cor 11.23-33; Act 20.7).

  1. la prière

Elle reste la respiration divine de l'individu, de la famille, de l'Eglise (Matt 18.19-201 Tim 2.1-8) Il y a diverses formes de prières (requêtes, prières, intercessions, actions de grâces)

  • Le sacerdoce universel des croyants

Luther rédigea en 1520 un pamphlet polémique "à la noblesse allemande" contre le concept romain sur le ministère sacerdotal. C'est de là que provient cette expression "sacerdoce universel des croyants". Elle est correcte et devrait être appliquée dans l'Eglise.

Texte d'appui: 1 Pi 2.4-9

  • Chaque croyant une "pierre vivante" pour s'approcher directement de Dieu (2 Pi 1.4)
  • Nous formons tous "la maison spirituelle"
  • Nous avons tous part au "saint sacerdoce" (Ex 19.6)
  • Nous offrons tous des "victimes spirituelles" que sont les prières, les louanges, les actions de grâces (Ps 50.14,23; 107.22; 141.2; Héb 13.15-16)
  • Nous devons tous annoncer les "vertus du Seigneur" (1 Pi 2. 9)

Ce sacerdoce consiste en

  • des louanges à Dieu (ministère de l'adoration)
  • de l'évangélisation du monde, le témoignage face aux non-croyants (ministère de la parole)
  • de l'édification de l'Eglise (ministères de la Parole)
  • de l'intercession pour les croyants et pour le monde (ministère de la prière)

En quoi se résume ce sacerdoce universel de tous les croyants ?

  1. Consécration à Dieu (Rom 11.1-2). Toute notre vie lui appartient. Nous nous offrons d'abord nous-mêmes à Lui (2 Cor 8.5) et nous nous gardons des souillures du monde à l'instar des sacrificateurs de l'ancienne alliance (Lév 10.8-9; 21.7)
  1. Sacrifices de louanges. Nous avons un libre accès (Heb 10.20 alors que dans l'ancienne alliance seuls les sacrificateurs y avaient accès). Nous offrons ces louanges à Dieu (1 Pi 2.4-9; Apoc 1.6; 5.8; 8.3). Rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Eph 5.20)
  2. Intercession (1 Tim 2.1). Dans l'ancienne alliance, le souverain sacrificateur portait les noms des 12 tribus sur son cœur (Ex 28.9,29; 39.6-7)
  3. Témoignage en vie et en paroles (Act 1.8. Nous sommes porteurs de paroles de vie (Phil 2.15-16).
  4. Edification mutuelle. Instruisez-vous mutuellement (Col 3.16). Les sacrificateurs enseignaient au peuple la loi de l'Eternel (2 Chron 15.3; Néh 8.13-18; Mich 3.11). Exhortez-vous mutuellement (Col 3.16; 1 Thes 5.11). Portez les fardeaux les uns des autres (Gal 6.2). Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur (Eph 5.19). Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ (Eph 5.21). Ayez soins les uns des autres (1 Cor 12.24-25).
  5. Miséricorde, bienfaisance, libéralité (Héb 13.16; Phil 4.18; 2 Cor 9.11-14)

Conclusion du sacerdoce universel de tous les croyants

  • Le sacerdoce universel concerne tous les croyants. Tous appelés à se consacrer à Dieu, à l'adorer et le louer, à témoigner, à intercéder, à s'édifier mutuellement et à exercer miséricorde et compassion.
  • Le ministère universel concerne les services divers de chacun. Cela est l'équivalent de l'équipement du sacrificateur dans l'ancienne alliance. Chacun exerce son don et son ministère spécifique selon 1 Co3 12.7 et 1 Pi 4.10-11.
  • Il y a donc une responsabilité collective de la vie de l'Eglise dans tous les aspects de la vie. En voici quelques exemples:
  • tous prennent position contre ceux qui divisent l'église (Rom 16.17)
  • tous sont responsables d'exercer la discipline contre l'immoralité (1 Cor 5.2)
  • tous sont responsables en cas d'un procès public d'un frère contre un autre (1 Cor 6.5)
  • tous sont responsables en cas de désordre à l'occasion du repas du Seigneur (1 Cor 11.17)
  • tous sont appelés à redresser tel frère repris en faute (Gal 6.1)
  • tous doivent avertir ceux qui vivent dans le désordre et en cas d'insoumission aux Ecritures de s'éloigner d'un tel frère (1 Thes 5.14)
  • Les points suivants concernent tous, sans exception:
  • Instruction, exhortation et vigilance (Col 3.16; 1 Thes 3.11; Héb 10.24-25)
  • L'organisation (1 Cor 11.33-34; 14.39-40; 16.22)
  • La discipline (Rom 16.17; 1 Cor 5.3-5;11; 6.1-6; 16.22; Gal 6.1; 2 Thes 2.14)
  • La croissance spirituelle en Christ (Rom 15.14; 1 Co3 14.31; Eph 4.15; Phil 2.4; Col 3.16; 1 Thes 5.11)

La Mission de l'Eglise selon Matthieu 18.18-20

  • Les 4 "tout" dans ce texte
  • L'omnipotence du Seigneur: "tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre"
  • Son ordre concernant notre témoignage: "Allez, faites des toutes les nations des disciples"
  • Son ordre concernant notre instruction: "Baptisez-les (les disciples) au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit"
  • Sa présence permanente en nous et au milieu de nous: "Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde"
  • L'Eglise et les Actes

Les Actes donnent l'historique de l'Eglise primitive. Ce n'est pas toujours normatif, surtout dans les événements divers. Nous n'y trouvons en conséquence pas de prescriptions comme dans les Epîtres, surtout celles de Paul. Voici les étapes historiques principales qui ne se répéteront pas, à l'instar de celles de l'ancienne alliance:

  • La Promesse d'envoyer le Saint-Esprit pour former l'Eglise et faire des disciples les témoins puissants (Act 1.8)
  • La naissance de l'Eglise par la descente du Saint-Esprit pour former l'Eglise à la Pentecôte (Act 2)
  • L'Evangile apporté aux Juifs (à Jérusalem): l'Eglise de Jérusalem (Act 1 - 7)
  • L'Evangile apporté aux Samaritains (Act 8)
  • L'Evangile apporté aux nations (12 - 28)
  • Les 2 impératifs de l'Eglise selon Matthieu 28.18-20
  1. Evangélisation: "Faites disciples"

Quelques principes bibliques pour l'évangélisation:

  • La puissance de l'amour (Jean 13.34) maintenir les relations dynamiques dans l'Eglise (Rom 13.8; 1 Thes 3.12; 2 Thes 1.3; 1 Pi 1.22; 1 Jean 3.11,23; 4.11-12,21; 2 Jean 5)
  • La puissance de l'unité (Jean 17.21,23) "UN" (1 Cor 12.13; Eph 4.3 ("unité de l'Esprit) Eph 4.13 ("unité de la foi"); "d'un seul cœur" (Act 1.14; 2,1,46 ; 4.24; 5.12; 8.6; 12.20; 15.25; Rom 15.16)
  • La puissance de la communication comme témoignage: "parler" (Act 4.31), "évangéliser" (5.42); "enseigner" (4.2; le peuple 5.25,28); "proclamer" (8.5-6); "témoigner" (1.8) "dialoguer" (17.2-3)
  • La puissance d'une vie exemplaire: Act 2.42-47; Rom 13.9; 2 Cor 3.2; Col 4.3-6; 1 Thes 4.11-12; 1 Tim 6.1; 1 Pi 2.12,18; 3.2-7.10,15

Quelques impératifs pour l'évangélisation:

  • Chaque église locale doit manifester l'amour, l'unité, une règle de vie chrétienne dans tous les domaines,
  • Chaque chrétien doit être un témoin par l'amour fraternel (Jean 13.34, par l'amour du prochain (Rom 13.9, par une attitude correcte (1 Pi 2.12; 1 Cor 6.1) par l'humilité (1 Pi 2.18) et par un témoignage correct (1 Pi 3.15)
  • Un des objectifs importants doit être l'intégration rapide des nouveaux croyants dans l'Eglise (Prov. 18.1). L'individualisme-. produit partiel de l'opulence a trop marqué l'Occident, et nous devons veiller à une intégration saine et équilibrée des croyants dans l'Église. L'accueil chaleureux, la communion fraternelle, le partage, sont primordiaux.
  • Gagner des familles est un objectif important. Exemples dans les Actes et le reste du N.T.: Zachée (Luc 19.9; Lydia (16.15), le geôlier (16.31-34), Corneille (Act 10) Crispus (18.8); 1 Cor 1.16; Onésiphore (2 Tim 1.16) Philémon 1). La famille crée un impact. Les parents ont le devoir d'enseigner ou d'instruire les enfants dans la crainte de Dieu (Deut 6.7; Jos 24.15; Proverbes).
  • Développons le discernement et l'encouragement de ceux qui ont un appel pour la mission extérieure
  • Cherchons constamment de nouveaux chemins pour atteindre les non-croyants.
  1. Instruction: "Enseignez-les"

L'édification de l'Eglise est le second impératif de l'Eglise.

Développement des 3 vertus

1 Cor 13.13: la foi, l'espérance et l'amour : Eph 1.15-18; Col 1-3-4; 1 Thes 1.2-3; 2 Thes 1.3-4; 1 Tim 1.5; 1 Pi 1.20-22; Héb 10.22-24. Ces 3 vertus poursuivies nous mènent à la maturité spirituelle

  • La foi: Eph 1.5 (en Jésus-Christ); 1 Thes 1.3; 5.8 (œuvre de la foi); 2 Thes 1.3 (foi élargie); 1 Tim 1.5 (foi sans hypocrisie), 1.19 (garder la foi (l'ensemble des Ecritures; de la doctrine biblique); Phim 5 (envers Jésus et pour tous les saints) Héb 10.22; Heb. 1.1 (assurance des choses qu'on espère); 1 Pi 1.25 (en Dieu)
  • L'espérance : Eph 1.18; Col 1.5 ; 1Thes 1.3; 5.8; 1 Tim 1.1; 4.10; 6.17; Tite 1.2; 2.13; Héb 10.23; 1 Pi 1.3,25.
  • L'amour : 1Cor 13.4-9; Eph 414-16; Phil 1.9-10; 1Jean 3.11,23 ; 4.7,11 ; Col 3.12-14
Quelques principes pour l'édification de l'Eglise
  • La Parole inspirée, inerrante, base et priorité absolue: "faites disciples… les enseignant" (Matt 28.19-20); persévérer dans l'enseignement des apôtres (Act 2.42) apporter "le pur lait de la Parole pour croître quant au salut" (1 Pi 2.2). Le mot "didasko" est employé env. 100 fois dans le NT. Dans les Actes, la moitié de ce terme est employée par rapport aux chrétiens et l'autre moitié par rapport aux non-chrétiens.
  • Le relations: avec Dieu d'abord (verticalement), et avec les autres frères (horizontalement): "Que vous ayez communion avec nous, car notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ (1 Jean 1.3). C'est la "koinonia" la communion fraternelle", le partage. Cela implique
  • La prière collective: Act 1.14 (les 120 croyants ensemble, "priaient continuellement"); Act 2.42 (persévérer dans la prière); Rom 12.12; Col 4.2 (exhortation à la prière); Eph 6.18; 1 Thes 5.17 (tout le temps, sans cesse); Phil 4.6 (exposer tout à Dieu); 1 Tim 2.1-8 (supplications, prières, intercessions, actions de grâces). Tout cela se passe dans le contexte de la communauté locale. Prier "les uns pour les autres" (1 Thes 4.14-18; Jacques 5.13-16; 1 Pi 4.7-10; Act 12.12). Prier ensemble pour la proclamation de l'Evangile (Act 4.23-31). Rendre grâces ensemble (Eph 5.20; Phil 4.6; Col 4.2; 1 Thes 5.17-18). Paul demande à l'église de prier pour lui (Eph 6.19; 2 Thes 3.1). Paul prie pour les églises (Rom 1.8; Eph 1.16; 3.14; Phil 1.9-10)
  • Le chant collectif: L'A.T. est rempli d'exemples. Jésus et les disciples chantaient des Psaumes (Marc 14.26). C'est un moyen d'instruction, d'exhortation, d'avertissement, de témoignage (Eph 5.19; Col 3.16). "hymne" est une composition poétique non inspiré, un psaume de louange en quelque sorte. La raison de nos chants: expression de notre attitude envers Dieu et les autres.
  • L'offrande collective: c'est une qualité de vie relationnelle qui est un témoignage face au monde. Gal 6.10 (pratiquer le bien envers tous, spécialement envers les frères en la foi); Act 2.44-45 (partager les produits des biens selon les besoins); Rom 12.13 (Subvenir aux besoins des saints, exercer l'hospitalité): 1 Cor 16.1-4 (les offrandes réunies chaque premier jour de la semaine à l'église locale pour l'œuvre de Dieu); 2 Cor 8.3-4 (donner de plein gré selon nos possibilités) 2 Cor 9.6-15 (la libéralité selon nos possibilités, car Dieu récompensera notre libéralité provenant du cœur); Phil 1.5 (prendre part (koinonia) à l'Evangile par ses biens)1 Thes 5.15 (rechercher toujours le bien, soit entre vous soit envers tous). " Corinthiens 8 - 9 nous montrent un christianisme relationnel, qui aura sa répercussion même dans le monde.
  • Le repas collectif: Selon Act 20.7, nous pouvons déduire que l'Eglise primitive se réunissait le "premier jour de la semaine" (dimanche) pour "rompre le pain". L'institution de la Cène avait été faite par le Seigneur: Matt 26.26-28 "prenez, mangez, ceci est mon corps… Buvez en tous, ceci est mon sang". Selon Act 2.42, l'église persévérait aussi "dans la fraction du pain". On prenait le repas du Seigneur même plusieurs fois par semaine dans les maisons (Act 2.46-47).

Ce mémorial est décrit dans 1 Cor 11.28-34 et constitue la principale partie du rassemblement. La Cène est donc un repas que l'on prend en mémoire du Sauveur mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification.

Il semble avoir été lié à des repas de communion dans l'église de Corinthe (1 Cor 11.20-22). "Faites tout pour la gloire de Dieu, soit que vous mangiez, soit que vous buviez" (1 Cor 10.31).

Quelques impératifs pour l'édification de l'Eglise

  • La priorité de l'édification à l'église locale

Eph. 4.11-13. La "koinonia" (communion, partage, participation) dynamique

  1. l'Eglise, corps de Christ, composée de croyants, des personnes régénérées de l'Esprit
  2. l'Eglise doit se réunir régulièrement
  3. l'Eglise doit avoir des conducteurs qualifiés (1 Tim 3)
  4. l'Eglise exercice une discipline sous diverses formes envers ceux qui violent les principes bibliques sur la vie chrétienne
  5. L'Eglise maintient les grands axes bibliques, le baptême d'eau, l'enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, la prière
  • La connaissance de base des Ecritures doit être prodiguée aux croyants

Paul passe une année à Antioche (Act 11.25)

Paul et Barnabas passent à Lystre, Icône, Antioche pour "affermir l'âme des disciples, les exhorter à demeurer dans la foi" (Act 14.22)

Paul passe une année et demie à Corinthe "à enseigner parmi eux la parole de Dieu" (Act 18.11) en "se consacrant entièrement à la parole" (11.5)

Paul passe trois ans à Ephèse (Act 19). "Pendant deux ans, il prit les disciples à part et eut des entretiens chaque jour dans l'école de Tyrannus" (v. 9-10). En Act 20.31, il rappelle les anciens d'Ephèse que "pendant 3 ans, il n'a cessé nuit et jour d'avertir chacun des disciples".

Depuis Athènes, il envoie Timothée à l'église locale de Thessalonique "afin de les affermir et de les exhorter dans l'intérêt de leur foi pour que personne ne soit ébranlé dans les tribulations présente" (1 Thes 3.2)

Paul dans sa 1ère lettre au Corinthiens écrit à cette église que Timothée leur "rappellera mes voies en Christ, telles que je les enseigne partout dans toutes les églises" (4.17)

Paul exhorte Tite, son collaborateur à "dire ce qui est conforme à la saine doctrine" aux églises de Crète (Tite 2.1; 1.5).

Pierre exhorte les "élus qui sont des étrangers dans la dispersion au Pont, en Galatie, et Cappadoce, en Asie et en Bithynie" (1 Pi 1.1) de "désirer comme des enfants nouveaux nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut" (2.2-3).

  • La connaissance des Ecritures doit être menée en profondeur

Nécessité de faire connaître Dieu, la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, ses attributs, ses voies

Transmettre une connaissance compréhensible des messages de Dieu à l'homme

L'épître aux Ephésiens a comme but d'amener cette église au delà d'une simple connaissance, à passer de l'état d'enfance à celui de d'état d'homme fait. Paul prie qu'ils soient remplis "d'un esprit de sagesse" et "que leur cœur soit illuminé" (1.16-19) et qu'ils "soient fortifiés dans l'homme intérieur" (3.14-19) en progressant dans la foi et dans l'amour de Dieu. C'est plus qu'une connaissance intellectuelle ou superficielle.

Il faut un équilibre entre la connaissance de la Parole de Dieu, notre relation avec Dieu et les frères et notre témoignage face aux non-croyants, ce qui se résume à: connaissance - communion - communication. Aucun de ces 3 aspects ne doit être négligé

  • L'Equipement des croyants en vue du service dans l'église

Eph 4.11-12, 15-16; 1 Pi 4. Le corps de Christ est un organisme vivant, dont la sève est la vie de l'Esprit.

  • Développement de la qualité d'une vie de famille

Eph 5.24-33 nous exhortent à une qualité de vie relationnelle entre mari et femme; et Eph 6. 1-4 entre parents et enfants. Des familles fortes constituent des églises fortes (Deut 6.6-9)

Deut 8.18 nous exhorte de garder l'humilité en cas de succès dans nos entreprises permis par Dieu: Nous avons un mauvais exemple en Israël: "une autre génération qui ne connaissait pas l'Eternel ni l’œuvre qu'il avait accomplie pour l'Eternel" (Juges 2.10)

Si les époux ne font pas l'expérience de la vraie communion (koinonia), communication, et partage entre eux, ils ne pourront pas non plus la faire dans l'Eglise. "Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché" (1 Jean 1.7).

  • Développement dans l'église du 21e siècle des formes et structures adéquate

Les absolus de la Parole restent: les principes, bases, fonctions permanents.

Attention, ne suivons ni formes, ni traditions ni structures humaines comme des absolus, ou comme une théologie. La Parole reste notre seule norme de foi et de vie.

développement normal d'une église locale

La réflexion qui suit a été tirée du livre Le Développement de l'Eglise de Christian Schwarz (éditions Empreinte Temps Présent, 1996). L'auteur fait une approche originale en opposant la tendance d'une méthode technocratique aux principes d'une croissance naturelle. Nous exposons simplement les 8 critères de qualité relevés par l'auteur suite à son l'analyse de centaines d'églises de différentes tailles.

8 Critères de qualité

Selon notre propre expérience, ces critères s'avèrent pertinents et trouvent leur appui dans les Ecritures. Ils confirment entièrement notre exposé qui précède ces principes bibliques.

  1. Des responsabilités déléguées

Il est important de ne pas confondre les projets avec les personnes. Chaque église doit d'abord composer avec les frères et sœurs que le Seigneur y a placés. 1 Cor 12 est un exemple comment une église locale devrait fonctionner. Un corps a plusieurs membres dont chacun a sa fonction spécifique. Il est indispensable que les conducteurs de l'église locale découvrent les divers dons des membres et les aident à les développer. Il faut donc former, soutenir, motiver et accompagner les membres avec cet objectif en vue. Ensuite, il faut les responsabiliser pour leur(s) tâche(s) déléguée(s). C'est un travail en équipe qui est délégué par les conducteurs qui veillent à ce qu'il soit bien exécuté. Les conducteurs doivent apprendre à déléguer les tâches dans l'église. Cela fait partie du ministère d'un conducteur.

  1. Des ministères selon les dons

Les passages de Rom 12.3-8; 1 Cor 12 - 14; Eph 4.7-16 et 1 Pi 4.7-11 sont clairs à ce sujet. Dieu a accordé au moins un don à chacun. Les anciens doivent aider à discerner ces dons chez les membres du corps de Christ local. Nos engagements dans l'église devraient correspondre à nos divers dons. Une enquête menée, écrit Christian Schwarz, a révélé que 80 % des frères et sœurs ignorent leur(s) don(s). Une ignorance à ce sujet peut "tuer" une église. Nous vous renvoyons également aux quelques lignes que nous avons consacrées au "sacerdoce universel des croyants" dans cette étude. L'adoration, les prières, les chants, la libéralité, le témoignage, par exemple, sont exercés par tous. En revanche, il y a ceux qui ont des dons divers d'évangélistes, d'enseignants, de direction, de miséricorde, etc. Le discernement pour découvrir les dons est une tâche importante pour les anciens, et la formation à exercer ces divers ministères l'est également. On ne peut jamais recevoir assez de formation biblique. Notre éducation biblique est d'ailleurs continue jusqu'à notre dernier souffle. Nous n'avons jamais fini d'apprendre à marcher dignement de l'appel de notre Seigneur Jésus-Christ. Tous nos ministères servent à l'édification de toute l'église (1 Cor 4.12)

  1. Une spiritualité enthousiaste

Cela n'a aucun rapport avec une exaltation malsaine. L'enthousiasme, le dynamisme, la joie, se communiquent. Cela est bien plus qu'assister simplement aux rencontres d'église, ou adhérer à une confession de foi aussi biblique qu'elle soit. Jésus nous a donné la "vie éternelle en abondance" (Jean 10.10). "Nous avons tout pleinement en Christ" (Col 2.10). Cela "déteint" sur les autres. Une foi authentique, une vie de prière, une consécration réelle au Seigneur, vécues de paire avec l'orthodoxie de la doctrine biblique confèrent au chrétien cette spiritualité enthousiaste. Si l'église possède cette qualité en ces membres, d'autres viendront se joindre à elle.

  1. Des structures efficaces

Souvent, la tradition exerce une influence négative sur la croissance de l'église. Ce n'est pas parce que l'on a toujours fait ainsi dans notre église que l'on ne puisse pas revoir les structures pour les adapter aux temps et aux circonstances actuels dans un monde en pleine mutation. D'autre part, de constantes restructurations et remaniements peuvent aussi être destructeurs pour une église. Il faut une structure en harmonie avec la vie. N'ayons donc pas peur de réfléchir sur nos structures internes de l'église locale. Nous avons reçu la grâce et les capacités de créer, former et structurer une église dans son organisation interne, restons donc toujours attachés aux principes bibliques qui sont permanents.

  1. Des cultes édifiants

Comme l'église est "une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.22), nos cultes devraient être célébrés dans la présence de Dieu. Les éléments de l'adoration, de la fraction du pain, de l'enseignement et de l'exhortation bibliques devraient être présents au culte. Quand l'Esprit est à l'œuvre il influence le culte et son déroulement. Cela ne signifie nullement que les choses doivent se passer dans le désordre et la confusion. Dieu est un Dieu d'ordre et de paix (1 Cor 14.33). Les messages bien préparés sous le regard de Dieu servent à nous instruire, nous exhorter, nous encourager, nous édifier et nous corriger. C'est aussi au culte que nous éprouvons de la joie et vivons la communion avec nos frères et sœurs. Nous partageons ce que nous avons vécu pendant la semaine: joie, peine, témoignages, etc., et nous nous édifions mutuellement dans notre foi.

  1. Des groupes de maison

Il est toujours avantageux de former de petits groupes de maison pour l'étude de la Parole et son application pour la vie quotidienne. Cela peut s'effectuer de différentes façons. On peut procéder par thème, par livre de la Bible, par formation plus complète à différents niveaux.

  1. Une évangélisation adaptée

Sachons qu'il n'y a aucune méthode idéale qui garantisse un "succès". Chaque chrétien témoigne déjà du Seigneur. Mais tous ne sont pas évangélistes. L'église locale doit s'adapter aux problèmes et besoins de nos contemporains non-chrétiens. Il faut examiner les courants modernes, la situation de notre entourage et dresser ensemble un plan des besoins et des possibilités pour atteindre les gens de notre ville. L'Evangile se partage. Faisons-nous donc des amis. Invitons-les, partageons avec eux les problèmes de la vie, et n'ayons pas peur de leur parler aussi de notre propre fragilité face aux épreuves de la vie, mais avec la différence que nous trouvons toujours refuge en un grand Dieu et Christ, et que nous avons une espérance fabuleuse au delà de la vie présente.

  1. Des relations amicales

Soignons aussi les rencontres en dehors des réunions. L'hospitalité est un point très important. L'amour fraternel manifesté dans la vie quotidienne fait des miracles. Cela peut s'extérioriser pas une aide concrète dans les domaines les plus divers de la vie, par une visite aux malades, un repas, un échange en discussion, la lecture de la Parole et la prière, etc. L'amour de Christ devrait imprégner toutes nos activités quotidiennes.

Conclusion :

Nous arrivons à la fin de notre étude sur l'Eglise selon le Nouveau Testament. Repassons ces choses dans nos cœurs et attelons-nous à changer ce qu'il y a à changer, à consolider ce qui est à consolider, et à établir ce qui reste à établir. Restons fermement attachés à la Parole. Dieu bénira et ajoutera à l'église ceux qui doivent être sauvés (Actes 2.47)

Dieu bénisse toute votre chère Communauté et vous enrichisse en Christ, le Chef de l'Eglise, notre bien-aimé Seigneur et Sauveur qui revient bientôt enlever son Eglise pour l'introduire dans la gloire. "Maranatha!

Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous" (1 Cor 16.22-23).

Dr André CHOUBEU

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DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

19 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

Les étapes de la Restauration personnelle :

Réaliser l’état de la malédiction qui pèse sur nous (Agée 1.1-11)

a) Le peuple venait de rentrer de Babylone où il était en captivité.

b) A peine arrivée en Israël, c’était le temps de semailles. Il y avait le choix de se sacrifier, jeûner, diminuer sa ration alimentaire pour semer une partie qui servira de nourriture pour le futur ou tout manger au rythme de Babylone pour mourir de faim après (Psaumes 126.5-6).

c) Le confort personnel s’imposait par la construction et l’embellissement de son chez soi. Du côté de Dieu, la préoccupation première était la construction du Temple, lieu de rencontre avec Dieu qui produit la protection, l’abondance et la prospérité. Mais la priorité du peuple était l’amour pour soi et non pour Dieu (Agée 1.1-2).

Dans le contexte qui est le nôtre, nous avons le souci de nous vêtir, manger, faire ses activités, penser à l’avenir, mais ignorer le Dieu qui est le propriétaire de l’avenir.

d) La malédiction s’est abattu sur le peuple en raison de son alliance abandonnée avec Dieu pour Jérusalem (Temple de Dieu)

‘‘5 Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie ! Que ma langue s’attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie !’’ (Psaumes 137.5-6)

Cette malédiction résumée par Agée ne s’accomplie-t-elle pas en nous aujourd’hui dans comme ici mentionnée :

‘‘C’est pourquoi la parole de l’Eternel leur fut adressée par Aggée, le prophète, en ces mots: Est-ce le temps pour vous d’habiter vos demeures lambrissées, Quand cette maison est détruite ? Ainsi parle maintenant l’Eternel des armées: Considérez attentivement vos voies ! Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, Vous mangez, et vous n’êtes pas rassasiés, Vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, Vous êtes vêtus, et vous n’avez pas chaud ; Le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé. Ainsi parle l’Eternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! Montez sur la montagne, apportez du bois, Et bâtissez la maison : J’en aurai de la joie, et je serai glorifié, Dit l’Eternel. Vous comptiez sur beaucoup, et voici, vous avez eu peu ; Vous l’avez rentré chez vous, mais j’ai soufflé dessus. Pourquoi ? dit l’Eternel des armées. A cause de ma maison, qui est détruite, Tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison. C’est pourquoi les cieux vous ont refusé la rosée, Et la terre a refusé ses produits. J’ai appelé la sécheresse sur le pays, sur les montagnes, Sur le blé, sur le moût, sur l’huile, Sur ce que la terre peut rapporter, Sur les hommes et sur les bêtes, Et sur tout le travail des mains’’ (Agée 1.3-11).

Puisse ‘‘l’Eternel réveilla l’esprit de nos leaders, et l’esprit de nos pasteurs, et l’esprit de tout le reste du peuple’’ (Agée 1.14) pour que tous, retournent aux anciens sentiers, en se mettant à l’œuvre dans la maison de l’Eternel des armées, notre Dieu.

Souvenons-nous toujours que Dieu reste fidèle à l’alliance qu’Il a faite avec nous quand il nous a sorti des ténèbres à son admirable lumière. Souvenons-nous le, il est écrit : ‘‘car ainsi parle l’Eternel des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec ; j’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées. L’argent est à moi, et l’or est à moi, Dit l’Eternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande Que celle de la première, Dit l’Eternel des armées ; Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, Dit l’Eternel des armées’’ (Agée 2.6-9).

  1. Aller devant Dieu en repentance

Action à mener :

- Souviens-toi de ton premier amour, des engagements d’autrefois avec Dieu (Apoc. 2.1-5)

- Voir les conséquences de ta faute autour de toi (Jonas 1.4-16 ; Jude 23)

3. Entendre la voix de Dieu (Agée 1.13)

4. Avoir la crainte de l’Eternel (Agée 1.13)

5. Avoir l’esprit réveillé par Dieu (Agée 1.14)

ORIENTATON POUR LA REPENTANCE

  • esprit d’individualisme, division (Eccl 4.9-10 ; 1Cor 12.14-27)
  • esprit d’hypocrisie, de paresse (1Cor 11.17 ; Rom12.11 ; Prov. 19.15)

- esprit de cupidité et l’esprit de justification (Eccl 5.9 ; Heb 13.5 ; Col 3.5; Nahum 3.4)

  • esprit d’impudicité, de mensonge (Eccl 7.26 ; Rom 13.13 ; 1Cor 6.18 ; Eph 5.3 ; Ps 101.7)
  • croyance des lèvres en la parole de Dieu Héb. 11.1
  • compassion qu’il a pour les perdus (Mt 9.36)
  • dirigeant selon le cœur de Dieu ? (Ps 139.23-24 ; 1Ch 22.19 ; Jérémie 23.24 ; Ps 11.4-5a)
  • amour de la mission comme les premiers Apôtres (Actes 6.8-10)
  • Dr. André CHOUBEU
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LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

15 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

Les souffrances de Jésus nous comblent de toutes sortes de bénédictions pour notre vie spirituelle. Dans la Bible il y a 100 points de souffrance de Jésus pour notre bien donc voici quelques bénédictions en Lui :

En Lui, l’amour de Dieu a été manifester (1 Jean 4.9)

En Lui, la richesse de son amour a été manifestée (Éphésiens 2.4)

En Lui, le juste vivra par la foi (Romains 1.17)

En Lui, nous avons l’héritage des saints dans la lumière (Colossiens 1.12) En Lui, nous sommes héritiers (Éphésiens 1.11)

En Lui, nous avons la parole de Vérité (Éphésiens 1.3)

En Lui, nous avons le Saint Esprit (Éphésiens 1.13)

En Lui, nous avons été élus avant la fondation du monde (Éphésiens 1.4) En Lui, nous sommes assis ensemble dans les lieux célestes (Éphésiens 1.7)

En Lui, nous sommes citoyens des cieux (Philippiens 3.20)

En Lui, nous sommes sanctifiés (Jean 17.17)

En Lui, nous triomphons du monde (1 Jean 4.5)

En Lui, nous sommes affranchis (Romains 6.22)

En Lui, nous sommes crucifiés (Galates 2.20)

En Lui, nous sommes morts au péché (Romains 6.11)

En Lu, il n’y a plus aucune condamnation (Romains 8.1)

En Lui, nous sommes devenus des imitateurs de Dieu (Éphésiens 5.1,2)

En Lui, nous sommes transformés par le renouvellement de l’intelligence (Romains 12.2)

En Lui, nous sommes des enfants de lumière (1 Thessaloniciens 5.5)

En Lui, nous sommes la lumière du monde (Matthieu 5.14)

En Lui, nous sommes une nouvelle création (Galates 6.15; 2 Corinthiens 5.17) En Lui, nous sommes saints comme Lui-même est saint (1 Pierre 15.16)

En Lui, nous avons des trésors dans le ciel (Psaumes 119.14)

En Lui, nous avons l’amour (Galates 5.4 ; Jean 13.34,35)

En Lui, nous avons la foi agissante (Galates 5.16)

En Lui, nous avons l’infinie grandeur de sa puissance (Éphésiens 1.18,19)

En Lui, nous avons la foi en sa puissance (Colossiens 2.2)

En Lui, nous portons dans nos cœurs la puissance de Dieu (2 Corinthiens 4.7)

En Lui, nous avons l’infinie richesse de sa grâce (Éphésiens 2.7)

En Lui, nous avons la puissance qui agit en nous (Éphésiens 3.20)

Conclusion :

Paul dit qu'il a expérimenté la souffrance de Christ dans sa vie. Christ a souffert pour nous faire bénéficier de la faveur divine. Notre souffrance pour Christ en fera autant pour les autres.

Mais aimons-nous ou plutôt accepterons-nous souffrir injustement pour que Christ soit glorifié ?

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LE CHEMIN DE LA LIBERTE EN CHRIST

13 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CHEMIN DE LA LIBERTE EN CHRIST

LE CHEMIN DE LA LIBERTE EN CHRIST

Introduction :

Arrivée au lieu du supplice, Mme Roland s'inclina devant la statue de la Liberté et prononça cette phrase : Ô liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !

La notion de la liberté pose aujourd’hui un grand problème dans l’esprit de l’homme. Aussi longtemps que l’homme n’est pas spirituellement affranchi, son penchant restera charnel et ses actions seront le mobile de ses motivations ou de pulsions intérieures. C’est ainsi que ces personnes qui parfois prétendent être en Christ ont encore un grand chemin à parcourir pour devenir disciple. Entre la croyance et l’état de disciple, il y a du chemin. Ce chemin est celui du renoncement a soi, du brisement que Jésus définit en quatre points différents qui constitue le prix de la consécration :

1. Pour marcher derrière Jésus, il faut renoncer à soi

2. se charger de sa croix (Mt 16.24) (Mt 10.38-39)

3. Porter sa croix (Luc 9.23 ; 14.27)

4. Porter sa croix chaque jour et le suivre

La majeure partie des frères en Christ vivent en net contradiction avec elles-mêmes. En fait, de l’extérieur, l’attitude est louable, mais l’intérieur de leur conscience est amertume. Jésus les appellerait ‘‘Tombeaux blanchis’’. Aussi longtemps que notre volonté n’est pas servante de celle du Seigneur, mais reste soumise à notre intellect suite à la satisfaction de son ego, la question du salut demeure une équation non résolue.

Au regard de ce que nous disons, une question importante mérite d’être poser : Sommes-nous libre ou encore esclave tant de nous-mêmes, que du diable ou du monde ?

Définition de liberté :

  • État de quelqu'un qui n'est pas soumis à un maître tyran
  • Condition d'un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté
  • Situation de quelqu'un qui se détermine en dehors de toute pression extérieure ou de tout préjugé
  • Possibilité d'agir selon ses propres choix, sans avoir à en référer à une autorité quelconque
  • État de quelqu'un qui n'est pas lié par un engagement d'ordre contractuel, conjugal ou sentimental
  • Temps libre, dont on peut disposer à son gré
  • État de quelqu'un ou d'un animal qui n'est pas retenu prisonnier
  • Situation psychologique de quelqu'un qui ne se sent pas contraint, gêné dans sa relation avec quelqu'un d'autre
  • État de ce qui n'est pas étroitement contrôlé, soumis à une réglementation sévère
  • Caractère de ce qui relève de l'initiative privée.
  • La vraie liberté est l’absence de la contrainte

Analysons les Ecritures :

- Ceux qui croyaient pour avoir vu les miracles (Jean 2.23; 7.31):

- Ceux qui avaient vu la vie de Dieu dans le comportement, la vie, les propos de Jésus (Jean 8.29)

- Jésus les exhorte à s’attacher aux principes de vie de Dieu (Jean 8.31)

Jésus cherchait à développer et à épurer la foi de ces nouveaux croyants

- Jésus les éclaire sur la nouvelle attitude pour les affermir et la réaction contraire se manifeste (Jean 8.34,37,43,44), allant de la haine a la menace de mort (Jean 8.37,59)

. Il les encourageait à pratiquer Son enseignement,

. à se reposer sur Ses promesses,

. à obéir à Ses commandements,

. malgré toutes les tentations : Faisant ainsi, ils seraient vraiment Ses disciples ;

- Les causes :

1) Ils ont laissé subsister dans le fond de leur cœur les germes de leur inimitié naturelle

2) La manifestation de l’orgueil

3) Ils se passaient maitre de la connaissance des choses divines, prescrivant la liberté de toutes sortes, alors qu’ils sont en fait esclaves de leur convoitise coupable

Conclusion :

Sommes-nous vraiment libres ?

Qu’est-ce qui nous maintient encore dan l’esclavagisme ?

Voulons-nous vraiment être libérer ?

Seul chacun peut répondre a ses questions bien personnelles pour une liberté en Christ

Dr André CHOUBEU

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LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

12 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

LE MYSTÈRE DU ROYAUME DES CIEUX

Il est évident que nous ne pouvons exposer en détail ces trois chapitres qui retrace le mystère du royaume des cieux à savoir Matthieu 13 et Apocalypse 2 et 3 qui, mais seulement en donner le sens général et faire un bref rappel.

a - Matthieu 13 (Appelé communément ‘‘Le mystère du Royaume des cieux’’)

1) La parabole du Semeur (Mt 13.3-9,18-23).

C’est une époque caractérisée par la semence de la Parole de Dieu (Mc.4.14) par ceux appartenant au Royaume, c'est-à-dire, au Corps de Christ. Mais cette semence tombe sur quatre terres différentes dont trois ne donneront aucun fruit (à cause de l’opposition du monde, de la chair et du diable). Même la quatrième donne un fruit qui va progressivement en diminuant (Mt.13.8). Au début, l’Évangile semé portait du fruit en abondance, mais au fil des siècles, celui-ci a diminué.

2) La parabole de l’Ivraie (Mt 13.24-30,36-43).

Il est évident que cette parabole donne le mauvais côté de la première. Ici, nous voyons l’Ennemi qui sème une semence apparemment semblable à la bonne. En fait, l’ivraie est un type de blé dégénéré. Ces deux semences poussent ensemble. Ce n’est qu’à la fin qu’est opérée la séparation (jugement sur la fausse semence). Celui qui connaît un peu l’histoire de l’Église sait que le vrai christianisme et la fausse chrétienté coexistent et qu’il est parfois difficile de distinguer l’un de l’autre. Pourtant, Dieu connaît la différence et c’est lui qui fera le tri à la fin de la saison (du » siècle présent »).

3) La parabole du grain de moutarde (Mt. 13.31-32).

Il s’agit d’une période pendant laquelle se produit une croissance extraordinaire à partir de presque rien. Mais cet arbre devient un repaire pour les oiseaux qui symbolisent une influence mauvaise qui détruit la Parole de Dieu (Mt 13.4,19). L’arbre serait bon, mais les oiseaux en profitent pour exercer une mauvaise influence. Il est bien évident, malheureusement, que l’arbre qu’est l’Église, un organisme, est devenu, extérieurement une organisation, extraordinairement grande et abrite des influences malignes qui détruisent l’Evangile.

4) La parabole du Levain (Mt. 13.33).

C’est une période pendant laquelle le ministère d’une femme (le système de la fausse religion (Apoc. 2.20 ; 17.1-18 ; 1Cor 5.6-8) corrompt la vérité. Le mot « levain » employé dans Ex.12 ; Lév. 2.11 ; 6.17 ; 10.12 ; Mt 16.12 ; Mc. 8.15 ; Luc 12.1 ; I Cor. 5.6-8 ; Gal. 5.9, porte toujours un sens mauvais. Il va s’en dire donc, que l’Ennemi sème des doctrines corruptrices dans la farine de la Vérité pendant toute la période de « l’Eglise, le Corps de Christ » en vue de corrompre autant que possible le Vrai Corps. La « pâte », la chrétienté, est gonflée par de fausses doctrines et de fausses pratiques qui permettent à beaucoup de gens non-convertis de professer d’être chrétien. Au cours des siècles jusqu’à nos jours, cette prophétie est incontestablement vraie.

5) La parabole du trésor caché (Mt. 13.44).

Elle décrit les rapports qui existent entre Christ et Israël. Cette dernière est un « trésor caché » dans le monde, qui sera révélé au grand jour après la Tribulation. Israël s’est toujours considérée comme « un peuple consacré », « une possession particulière » (Exode 19.5 ; Deut. 14.2 ; Psaumes 135.4). Le programme théocratique touchant Israël allait l’obliger d’être dispersée dans le monde, lequel est désigné le « champ » dans le verset 38. La dispersion a lieu en 70 de notre ère. Mais Jésus sauve tout juif aujourd’hui qui L’accepte comme Messie et Sauveur. Lors de Son Retour sur la terre à la fin de la Tribulation, le Messie - Roi va ramasser aussi tous les juifs convertis pendant cette période de douleur. Il les a rachetés à la Croix.

Le trésor est caché non aux yeux de Dieu, mais aux yeux du monde. Il est écrit : ‘‘Je ferai naître de toi un grand peuple, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Je bénirai les autres par toi. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Par toi, je bénirai toutes les familles de la terre’’ (Genèse 12.2-3). Alors, vers le temps de la fin, ceux qui découvriront en Israël, le trésor caché de Dieu, seront bénis dans la connaissance de Dieu et des choses de Dieu. Le livre de Ruth est une expression ou encore plus, une typologie relative à l’union d’Israël et du peuple des gentils pour être bénis. Il convient de noter ici que le mariage de Ruth avec Boaz ne l’a été que par les sages conseils de Naomi, symbolisant Israël. Après le mariage, Ruth conçue et enfanta un fils qui fait partie de la généalogie de Christ. Toutefois, après l’accouchement de l’enfant, ce ne fut pas Ruth qui fut félicité, mais bien Naomi. Les gentils qui se seront rattachés à Israël, connaîtront le vrai Dieu, le serviront non selon les principes des païens, mais du Dieu d’Israël dont seuls, les Israélites ont les principes.

6) La parabole de la perle (Mt.13.45-46).

Celle-ci a un rapport avec les Gentils sauvés (Actes 15.14) qui ont été rachetés aussi à la Croix. En ce qui concerne le trésor et la perle, ils forment actuellement un seul « butin », le Corps de Christ (Eph. 2.11-18,19-22). Parce que les gentils ont trouvé Israël, le trésor de Dieu, ils deviennent une perle dans le trésor de Dieu qui est Israël. Dès, lors, ils sont eux aussi précieux aux yeux de Dieu comme son trésor. N’est-il pas écrit à juste titre : « là où est ton trésor, là est ton cœur » ? Alors, parce que le cœur de Dieu est là où est son trésor, le gentil qui est devenu le trésor de Dieu en Israël, devient comme la prunelle de l’œil de Dieu. Ainsi, celui qui le touche ou les touche, a touché Dieu.

7) La parabole du filet (Mt. 13:47-50).

Cette parabole parle clairement du jugement à la fin du « siècle présent », lorsque Christ séparera les justes et les injustes (Mt. 24.36-44 ; 25.31-46). Rappelons-nous bien que la fin du « siècle présent » termine avec la fin de la Tribulation début du Millénium. Nous savons selon les Ecritures que les croyants de l’Eglise qui auront gardé leur robe pure seront enlevés avant que la tribulation s’abatte sur terre. La Parole de Dieu qui est comme un filet est jeté dans le monde que symbolise la mer. Jésus n’avait-il pas dit à Pierre « Je ferai de toi, pêcheur d’hommes ? ». L’effet de l’évangile amène des hommes dans l’église qui est certes la barque dans laquelle les poissons pêchés sont stockés. Les enseignements par les ministères dans l’église sélectionneront les justes qui s’y attacheront alors que les injustes s’en éloigneront spirituellement bien que se disant chrétiens.

b- Apocalypse 2 et 3

1) L’Église d’Éphèse (Apoc. 2.1-7).

Son nom signifie « relâchement, rétrograder » ; il décrit bien la fin de la période apostolique et post-apostolique (2ème siècle).

2) l’Église de Smyrne (Apoc. 2.8-11).

Son nom signifie « myrrhe » (produit amer associé à la mort). Il décrit la période de persécution de l’Église ; cette persécution se terminera en 310 après J.C. avec la mort de Dioclétien.

3) L’Eglise de Pergame (Apoc. 2.12-17)

Son nom signifie « marié complètement », ce qui s’accorde parfaitement avec le fait que le christianisme s’est complètement associé au monde. Le monde envahissait totalement l’Eglise. Cette période s’étend de 300 à 800 après Jésus-Christ.

4) L’Église de Thyatire (Apoc. 2.18-29).

Ce nom signifie « sacrifice perpétuel » qui exprime la domination des chrétiens par le pape avec la doctrine de la messe (Christ sacrifié continuellement). Cette période va, en gros de 800 à 1517 après JC.

5) L’Église de Sardes (Apoc. 3.1-6).

Ce nom signifie « ceux qui s’échappaient » ; il est une image excellente de la force de la Réforme dont l’influence continuera jusqu’à l’Enlèvement de l’Église (1517---).

6) L’Église de Philadelphie (Apoc. 3.14-22).

Ce nom signifie « amour fraternel » ; il décrit la période des grands réveils et des conquêtes missionnaires dans le monde, par le protestantisme à partir du 18è siècle.

7) L’Église de Laodicée (Apoc. 3.14-22).

Ce nom signifie « les peuples qui gouvernent » ; il correspond à ce qui se passe aujourd’hui dans l’Église : ce sont eux et non Jésus-Christ qui sont considérés comme les plus importants. C’est pour cette raison que l’Église, de nos jours, n’est ni bouillante, ni froide. Elle est tiède.

Nous assistons ici à l’instauration de la démocratie dans l’Eglise de Dieu au mépris des principes Théocratiques tels que voulu par Dieu, le fondateur de son Eglise. Ne vote-t-on pas des Pasteurs, Diacres ou Anciens dans les Eglises aujourd’hui ? Tient-on encore compte des critères de sélection d’Exode 18 ou de Actes 6 ?

2) Un rappel :

Il faut noter que le programme schématisé dans Mat 13 est celui du « siècle présent » en rapport avec le plan de Dieu vu dans le Royaume de Dieu. Par contre, Apocalypse 2-3 exprime les rapports entre le « siècle présent » et l’Église. Nous pouvons constater un parallélisme dans le développement du « siècle présent » révélé au travers de ces deux passages.

La fin du siècle présent (Mt.13.39, 49; 24.3 ; 28.20)

Pour rester dans la lumière, il faut rappeler qu’entre les deux événements de Christ, Dieu est en train d’accomplir deux programmes distincts

1) Celui de l’Église qui se terminer à l’Enlèvement des croyants avant la Tribulation (1 Thess 4.13-18 ; Apoc 3.10).

Avant que la véritable fin n’arrive, la Bible décrit les derniers jours de l’Église professante. Ces jours sont caractérisés par le reniement de Dieu (Luc 17.26 ; 2 Tim 3.4-5), de Christ (1 Jean 2.18 ; 4.3 ; 2Pierre 2.6), de Son Retour (2 Pierre 3.3-4), de la foi (1Tim 4.1-2 ; Jude 3), de la sainte doctrine (2 Tim 4.3-4), d’une vie sainte (2 Tim 3.1-7), de la liberté chrétienne (1Tim 4.3-4), d’une vie morale (2Tim 3.1-8,13 ; Jude 18) et de l’autorité (2Tim 3.4). Comme la vraie Église (personnes sauvées par Jésus-Christ) attend le retour imminent du Seigneur (l’Enlèvement du Corps avant la Tribulation) qui peut venir d’un moment à l’autre, il est impossible de composer une liste exacte de signes avant-coureurs du moment de Son retour pour Son Corps ; mais il existe certaines indications qui nous font penser que nous ne pouvons pas être très loin de l’Enlèvement de l’ÉGLISE.

2) Celui de la nation d’Israël qui sera accompli à la fin de la Tribulation et à l’Avènement de Jésus-Christ (Sa Venue pour instaurer le Millénium), lors de sa descente sur la Montagne des Oliviers (Mt 24-25). Voici quelques références qui décrivent les derniers jours d’Israël (Daniel 10.14 ; Deut 4.30 ; Esaïe 2.2 ; Michée 4.1 ; Actes 2.17 ; Jean 6.39,40,44,54).

Dr André CHOUBEU

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LES DIFFERENTES SORTES DE FOI

11 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES DIFFERENTES SORTES DE FOI

LES DIFFÉRENTES SORTES DE FOI

Selon l’expression hébraïque, la foi est une confiance et un repos tranquille en un Dieu Vivant et Vrai. Sans la foi nous dira Hébreux 11.6, il est impossible d’être agréable à Dieu. Il revient donc à nous comprendre que le point de départ de toute intimité avec Dieu ou de toute victoire sur le monde et les choses spirituelle a son fondement sur la notre foi en Christ. On distingue en effet plusieurs sortes de fausse foi :

1. la foi des lèvres (Jacques 2.14 ; Luc 6.46

2. la foi sans œuvres (Jacques 2.14)

3. la foi qui ne peut sauver (Jacques 2.14)

4. la foi manifestée par l’amour en paroles sans actes (Jacq 2.15-16 ; Jn 3.17)

5. la foi morte (Jacques 2.17,26)

6. la foi sans preuve concrète (Jacques 2.18 ; Mt 7.17)

7. la foi semblable à celle des démons (Jacques 2.19)

8. la foi stérile (Jacques 2.20)

9. la foi qui sauve (Hébreux 11)

La foi nous ne devons jamais l’oublier est le moteur qui nonobstant tout obstacle, épreuves et autres barrières, nous propulse vers l’avant parce que nous avons les yeux fixés non sur les circonstances, mais sur la promesse qui nous est faite par Christ, le Chef et le Consommateur de notre foi. La foi voit la finalité, l’accomplissement de la promesse alors que la vue et les émotions voient les circonstances.

Et notre foi, dans quelle catégorie la classe-t-on ?

Dr. André CHOUBEU

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LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

8 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

Introduction :

De par sa définition, le mariage est l’union de deux personnes. Cette union à connotation spirituel fusionne les deux êtres qui deviennent un par le lien du mariage, d’où la fameuse équation des mathématiques divines 1 + 1 = 1.

Il existe de nombreuses définitions parfois sous l’angle humoristique, mais pleines de significations lorsque l’on aspire à un mariage heureux. Découvrons ensemble ces choses :

Diverses définitions du mariage :

Définition Religieuse :

Acte religieux qui consiste à créer un crucifié de plus et une vierge de moins.

Définition juridique :

Sentence dont le condamné à perpétuité, est libéré uniquement pour mauvaise conduite.

Définition de la vie courante :

Aucune femme n’a ce qu’elle espérait et aucun homme n’espérait ce qu’il a.

Définition mathématique :

Somme d’emmerdes, soustraction de liberté, multiplication de responsabilité, division des biens.

Définition militaire :

C’est la seule guerre où l’on dort avec l’ennemi.

Définition philosophique :

Sert à résoudre à deux des problèmes que l’on n’aurait jamais eu en restant célibataire.

PUIS VIENT L’HEURE DU BILAN

En tenant compte des diverses définitions ci-dessus énumérées, l’heure du bilan est inévitable, mais pour quel résultat. Découvrons-le dans l’expression ‘‘le mariage avant et après’’ :

► Avant : deux fois par nuit

Après : deux fois par mois

► Avant : Tu m’essouffles

Après : tu m’étouffes

► Avant : Ne t’arrête pas

Après : Ne commence pas

► Avant : Saturday night fever

Après : Saturday night football

► Avant : Etre à côté de toi

Après : Reste de ton côté

► Avant : Je me demande ce que je faisais sans elle (sans lui)

Après : Mais qu’est-ce que je fais avec elle (lui)

► Avant : Erotique

Après : Neurologique

► Avant : On croirait qu’on est ensemble depuis toujours

Après : On est toujours ensemble

► Avant : On l’a fait sur le canapé

Après : J’ai dormi sur le canapé

► Avant : Je découvre que man vie sans toi n’avait pas de sens

Après : Je découvre que tu as détruit ma vie

► Avant : Impossible de vivre sans toi

Après : Te voir encore, c’est mourir deux fois

► Avant : Tu es un ange

Après : Tu es un démon

Il devient évident que lorsque le mariage n’a pas été vécu selon les principes de son initiateur, le bilan est désastreux. Découvrons ensemble et tirons en les leçons qui s’imposent pour refaire notre mariage. C’est en effet possible de tout recommencer pour voir des jours meilleurs.

ET CE FAMEUX MOT M A R I A G E

Pourtant, lorsque nous sondons la pensée divine dans les sept lettres qui constituent le vocable mariage nous aboutissons à définition suivante :

M = Mort en soi-même ; A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ, R = Révélation du caractère, I = Intérêt commun, Intégrité, A = Allégresse, G = Grâce, générosité, E = Esprit de Dieu.

Considérant la profondeur de cette décomposition de chaque mot du vocable mariage, nous pouvons y découvrir les vérités suivantes :

M = Mort en soi-même (Genèse 2.24 ; 1 Cor 7.3). Comme nous l’avons exprimé auparavant, le mariage est le renoncement à ses aises, à ses ambitions, à sa famille, à ses coutumes, à ses principes et autres, pour épouser et vivre par les desseins de Dieu dans le nouveau couple qui est formé par le lien du mariage. Pour parvenir à l’amour selon la vision divine, il faut avoir la charité qui est la mort en soi-même pour le bien-être ou le bonheur de l’autre. Beaucoup d’entre nous sont-ils vraiment morts à eux-mêmes ? Le moi ne domine-t-il pas fortement alors qu’il n’est plus lui-même, parce qu’il ou elle forme une entité spirituelle avec son partenaire dans un nouvel environnement tel que voulu par Dieu ? Quel aspect de notre vie du couple ressurgit du tombeau ou résiste fortement à la crucifixion ? Dans quel domaine brille-ton très négativement de manière à être une gangrène pour notre partenaire dans le couple ?

A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ. Les caractéristiques de l’amour dépeignent Christ lui-même en ces termes : ‘‘L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvénient. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère’’ (1 Cor 13.1-7 - Version Parole de Vie). Quel genre d’amour manifestons-nous dans le couple ? Les termes grecs en citent plusieurs qui ne sont malheureusement pas l’amour agapè que recommande le cœur de Dieu.

R = Révélation du caractère. Dans l’amour de Christ qui unit le couple, la découverte des aspects négatifs dans l’autre partenaire est la manifestation de l’amour de Dieu pour apporter la sanctification dans cette autre partie de moi-même qu’est désormais le vis-à-vis en vue d’une transformation, en vue de l’harmonie parmi les deux. N’est-il pas écrit : ‘‘Car il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux, un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié’’ (Eph 2.14-16). Depuis quand refuses-tu de reconnaître la différence de l’autre pour ne vois toujours que le négatif parce que tu refuses le travail que t’impose Dieu pour ton changement individuel et puis de l’autre ensuite ? Qui es-tu ? Pourquoi es-tu avec lui ou elle ? Coïncidence, hasard ? Le but pour lequel tu es son partenaire doit être atteint car c’est pour cela que tu es là. Prends en conscience et ne luttes plus contre la vérité.

En allégorisant ce texte pour le ramener dans le contexte du mariage, nous comprenons clairement que le travail du Saint-Esprit est de ramener la paix dans le couple en réconciliant en Christ les deux êtres pour qu’ils obéissent aux mathématiques divines dans leur manifestation qui est 1+1=1. La découverte du caractère négatif du partenaire n’est pas une joie de constater les faiblesses du conjoint, mais plutôt de la révélation d’un travail à faire sur lui pour le ramener au modèle que Dieu attend de lui.

I = Intérêt commun, Intégrité. Lorsque l’harmonie est établie dans le couple et que les deux êtres sont devenus mystérieusement fusionnés en Christ pour ne plus former qu’un, leurs intérêts ne se trouvent désormais qu’en Dieu. Ainsi, comme Christ et le Père sont un, les deux deviennent réellement un et travaillent pour un objectif commun dans lequel les intérêts ne sont plus partagés, mais commun à cause du caractère d’intégrité de l’un et de l’autre. La communion et la solidarité dans le couple sont appelées à devenir une complicité manifestée par l’attachement indéfectible à la communion mutuelle. Le centre d’intérêt de l’un devient celui de l’autre, en effet le partage des joies, des peines, des ambitions et autres ne visent plus rien d’égoïste ou personnel :

‘‘Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde de Dieu, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée’’ (Phil 2.1-2).

A = Allégresse. L’accomplissement du point ci-dessus conduit le couple à expérimenter une joie surnaturelle dans leur union intime et pratique qui les amène chaque fois à la montagne de la joie éternelle. Lorsque la fusion des deux est devenue possible en Christ, le couple est transporté dans leur intimité conjugale dans les vestibules du ciel.

G = Grâce, générosité. Au jour où l’adversaire, l’adversité tente de briser l’harmonie conquise en Christ, la grâce de Dieu reste leur seule source d’espoir qui sans faille se renouvelle chaque matin pour leur bonheur (Lamentations 3.22-23). La générosité de chacune des parties pardonne facilement les torts de l’autre afin de ne pas briser l'équilibre si chèrement obtenu par la grâce de Dieu. La grâce disait un serviteur de Dieu doit nous conduire à avoir toujours en réserve le pardon préventif au jour où l’autre nous offenserait. Par la grâce et la générosité, chacun dans le couple doit s’efforcer de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix (Eph 4.3).

E = Esprit de Dieu. Chaque couple comme dit plus haut, entre dans les desseins rédemptifs de Dieu pour la famille qu’ils vont fonder, devant exercer une influence positive autour d’eux pour la gloire de Dieu dans leur deux familles respectives, leur tribu, leur quartier, ville, pays et enfin le monde. L’avons-nous vraiment compris ? Toutefois pour atteindre cette dimension, il faut exclusivement se laisser entre les mains du Saint Esprit qui sonde les cœurs et les reins, connaissant les dispensations de Dieu à notre égard. Puissions-nous dès aujourd’hui nous plier aux exigences du Saint-Esprit pour le bonheur de notre foyer à la gloire de Dieu !

Conclusion :

Parfois amusant, parfois sévère, parfois interpelatif, les divers phrases de cette étude ne peuvent nous laisser indifférents. Qu’en pensons-nous honnêtement et concrètement. Ne peut-on pas nous arrêter pour réexaminer et refaire ce qui a été détruit. Un mariage échoué est l’occasion de voir notre entrée au ciel compromise. Alors, prenons-en conscience car il est écrit : Je hais la répudiation dit l’Eternel dans Malachie 2.16.

Faut-il continuer malgré soi car l’amour est plus fort que la mort ? Non, il faut s’arrêter et tout refaire car les plaies du passé peuvent trouver leur pansement dans le sang de la croix au moyen du pardon intégral.

Dr André CHOUBEU

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LA VIE DE CONSECRATION DE JOSUE

4 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE DE CONSECRATION DE JOSUE

LA VIE DE CONSECRATION DE JOSUE

Introduction :

Plus que jamais, le modèle Josué interpelle les Ministres de Dieu de cette époque. En effet, la vie, la soumission, le sens de sacrifice et de l’amour pour Dieu manifesté par son attachement indéfectible à son leader et bien d’autres facteurs sont la cause d’un leadership boiteux de nos jours. Dans la vie de Josué, les principes de paternité de Moïse sur Josué ne sont plus à démonter. Que de super spirituels, qui pour plusieurs sont disent-ils des Melchisédek et bien d’autres. Certains sont allés jusqu’à s’affirmer n’appartenir à aucune église qui pour eux sont des sectes ; pourtant Jésus vient chercher son église et rien d’autre que son église constituée des personnes unies par le lien de l’Esprit. D’autres affirment peut-être avec raison, mais raison humaine que toutes les églises ont des problèmes. Justement, parmi les sept églises d’Apocalypse, aucune n’était en véritable santé spirituelle sauf une. Cependant, l’une et l’autre sont appartiennent au Seigneur Jésus.

Puissions-nous faire un arrêt et reconsidérer nos voies en retournant aux anciens sentiers pour notre salut. Le modèle Josué nous interpelle tous !

La personne de Josué

Son nom premier "Hosée" ("salut",) a été changé en "Josué" ce qui veut dire "l'Eternel est salut" (yehochoua) Nom 13.8.16). Il est de la tribu d'Ephraïm. Son père s'appelle Noun (Ex 33.11; Nom 13.8,16)

Il a probablement à peu près le même âge que Caleb de la tribu de Juda qu'il représentait (Nom 34.19). Seuls ces deux hommes de cette génération purent rentrer dans le pays à cause de leur foi inébranlable en les Paroles du Seigneur et ses promesses (Nom 13.2,6,30). A la fin de la conquête du pays de Canaan, Caleb avait 85 ans (Jos 14.7,10. La conquête durait 7 ans, ce qui fait qu'il avait 78 ans. Josué, lui, devient le conducteur du peuple à 79 ans. Il meurt à 110 ans. Il a donc dirigé le peuple pendant 31 ans.

Situons la chronologie aux environs des années 1405 - 1375 avant J.-C. Après "avoir erré 40 ans dans le désert" à cause de son infidélité lors de sa révolte à Kadès-Bernéa, et après le décès de cette génération incrédule, (Nom 14.33), le peuple est enfin prêt à la conquête.

Josué a été à l'école de la vie. Appelé par Dieu à cette difficile mission de conducteur, il a passé les deux tiers de sa vie pour être préparé par lui à faire entrer le peuple d'Israël dans le pays promis, à le préparer à la conquête de Canaan et à attribuer ensuite à chaque tribu sa terre.

Son cheminement est celui d'un homme obéissant, fidèle, loyal, constant et courageux, qualités qu'il possédait réellement:

  • Ex 17.9-10,13-14: On le voit au premier tiers de sa vie préposé à l'armée contre les Amalécites, alors que Moïse, soutenu par Aaron et Hur, montait sur la montagne pour intercéder en faveur de son peuple combattant contre son ennemi. Sa sagesse et son courage l'ont mis à la tête de l'armée. Il avait déjà la pleine confiance de Moïse.
  • Ex 24.13: Il est l'assistant de Moïse qui lui demande expressément de l'accompagner à la montagne du Sinaï pour rencontrer Dieu et recevoir les 10 commandements. C'est aussi l'exhortation de Paul à l'église concernant le jeune Timothée "Que personne ne méprise ta jeunesse" (1 Tim 4.12). Qu'en est-il de notre église à ce sujet? Qu'en est-il de notre jeunesse? Est-elle bien consacrée au Seigneur comme Josué le fut?
  • Ex 33.11: On le voit aussi étroitement associé à Moïse dans cette rencontre de Moïse avec Dieu après les infidélités commises de son peuple. Il ne sortit pas du milieu de la tente où se tenait Moïse et où était la gloire de Dieu.
  • Nom 11.26-30: Il se passionne pour l'Eternel en voulant intervenir en faveur de Moïse dans l'affaire d'Eldad et Médad qui prophétisaient. C'était du zèle un peu trop charnel, et Moïse remet les choses au point. Josué était depuis sa jeunesse l'assistant de Moïse ( v. 28). Juger et discerner par l'Esprit demande de l'expérience, et Moïse le lui apprend au milieu de ce peuple incrédule.
  • Nom 13.16: Moïse lui-même donne à Hosée (salut) le nom de Josué l'Eternel est salut). C'est lors du choix des 12 hommes pour explorer le pays à conquérir, que cela se passe. Ce sont les 12 représentants de leurs tribus (Nom 13).
  • Nom 14.6-10,30,38 : Caleb et Josué se désolidarisent des autres espions revenants qui décourageaient le peuple. Ils ne cachent pas la réalité, mais exhorte le peuple découragé, rebelle, de mettre sa confiance en Dieu seul, sans se laisser trop impressionner ou détourner par les obstacles. L'approbation du Seigneur leur suffit: "Si l'Eternel nous est favorable, il nous mènera dans ce pays" (v 8). Ils seront les deux seuls survivants de leur génération à entrer dans le pays de la promesse.
  • Nom 27.18: L'Esprit de Dieu réside en Josué; il était habité par Lui.
  • Nom 27.18-24: Sur l'ordre de Dieu, Moïse consacre Josué officiellement à le "rendre participant de sa dignité, afin que toute l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute". Il "posera la main sur lui" et le remettra au sacrificateur pour ratifier cette association au ministère de Moïse. Un peu comme Paul l'avait fait en association avec les anciens d'Ephèse pour Timothée (1 Tim 4.14; 2 Tim 1.6). Sa responsabilité augmente, et Josué, approuvé par Dieu est reconnu par Moïse et le peuple comme "éprouvé" et digne de la confiance de tous.
  • Nom 32.12: Ce texte relève spécialement la qualité de deux hommes: "Caleb… et Josué… qui ont pleinement suivi la voie de l'Eternel". Y-a-t-il plus beau témoignage que celui-là! Suivre Dieu était la devise de ces deux hommes de foi. Dieu pouvait ainsi leur confier de hautes responsabilités. Paul exhorte Timothée: "Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier, afin que tes progrès soient évidents pour tous" (1 Tim 4.15).
  • Deut 31.22: Dieu confirme à Josué qu'il succèdera à Moïse pour faire entrer le peuple dans le pays de Canaan. Il doit se fortifier et prendre courage face à une telle responsabilité. Les tâches qui nous sont imposées ne doivent pas nous écraser, et nous ne devons pas nous laisser dépasser par des sentiments d'incapacité ou accabler par notre accusateur, Satan. Dieu donne toujours exactement la force nécessaire pour accomplir nos ministères divers.
  • Deut 34.9: "Josué…était rempli de l'Esprit de sagesse, car Moïse avait posé sa main sur lui" (Nom 27.18-24). Le parallèle avec Timothée est frappant: "L'Esprit que Dieu nous a donné ne nous rend pas timides; au contraire, son Esprit nous remplit de force, d'amour et de sagesse" (2 Tim 1.7).

Le serviteur de Dieu est désormais prêt à assumer pleinement la tâche que Dieu lui a assignée. Il a fallu 2/3 de sa vie pour son ministère spécifique. Dieu prend son temps. Il n'est pas pressé. Quand il ordonne, il donne aussi et prépare son serviteur, sa servante à toutes sortes de circonstances et d'instructions utiles.

Josué, dès son jeune âge avait suivi le Seigneur. Il aimait l'Eternel et sa loi et résistait tout au long de sa vie aux tentations de son peuple de tomber dans l'incrédulité ou de suivre plutôt les coutumes des nations païennes voisines. Plutôt que de déplaire à l'Eternel, il avait choisi le camp des minoritaires que la pensée courante d'aujourd'hui nommerait "fondamentalistes" "biblistes".

LES IMPERATIFS DE LA CONSECRATION

Dieu appelle Josué à remplacer Moïse. Qu'en est-il de notre génération de la relève? Entendez-vous l'appel du Seigneur à remplir les ministères restés vacants?

1. Lève-toi (v. 2)

Tel est l'ordre de Dieu adressé à tout chrétien qui veut suivre le Seigneur. "Lève-toi et mange" dit l'ange à Elie fatigué de la vie (1 Rois 19.5). "Lève-toi et agis, et l'Eternel sera avec toi" (1 Chron 22.16) a été l'ordre de David à son fils Salomon pour construire la maison de Dieu. Les hommes encouragés par Néhémie pour reconstruire les murailles de Jérusalem s'écrient "Levons-nous et bâtissons" (Néhémie 2.18). "Ceins tes reins, lève-toi, et dis-leur" (Jér 1.17) tel est l'ordre de l'Eternel au jeune serviteur Jérémie.

Tel était l'ordre bienveillant du Seigneur aux malades guéris "Lève-toi et marche": Matt 9.5, (Luc 5.23; Marc 2.9); "lève-toi, prends ton lit et va" Matth 9.6 (Marc 2.11; Luc 5.24); voir encore Luc 17.14; 17.19 ("Lève-toi, et t'en va, ta foi t'a guéri"); lève-toi, prends ton petit lit et marche" (Jean 5.8).Tel était l'impératif pour ceux qui étaient dans la peur: "Levez-vous et n'ayez point de peur" (Matt 17.7). Dans les tentations, le Seigneur nous ordonne "Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation (Luc 22.46).

Le Seigneur se leva de bon matin pour prier: "Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria" (Marc 1.35). Le secret d'une vie spirituelle abondante est dans nos entretiens matinaux avec Dieu (Ps 57.8 "je m'éveillerai à l'aube du jour").

"Lève-toi" est un appel à notre disponibilité pour Christ (Rom 12.1-3)

Ne restons plus assis, levons-nous et marchons, bâtissons. Cette expression nous secoue et nous rappelle que nous avons un service à remplir pour le Seigneur.

2. Passe ce Jourdain (v. 2)

Le Jourdain est d'abord le symbole de notre mort avec Christ. "Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ" (Rom 6.11). Après la sortie d'Egypte, la traversée de la Mer Rouge et celle du désert, il s'agit maintenant de prendre possession du pays de la promesse. Mais il faut franchir le Jourdain. C'est la prise de conscience de notre état de péché, de notre impuissance face au péché, et en même temps de notre appropriation par la foi de la grande réalité spirituelle que "notre vieil homme a été crucifié avec lui (Rom 6.6) et que nous "nous marchions maintenant en nouveauté de vie" comme "Christ qui est ressuscité" (v 4).

Le péché appartient à notre ancien statut et "marcher en nouveauté de vie" en Christ signifie que "le péché est rendu à l'impuissance" (v. 6). "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, mais c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi" (Gal 2.20). Le passage du Jourdain nous est indispensable pour planter nos pieds dans le pays de Canaan afin de le conquérir.

Rappelons-nous que l'obstacle le plus sérieux pour franchir le Jourdain, c'est toujours mon propre "moi". N'oublions jamais cette traversée que nous devons franchir quotidiennement avec l'aide de Dieu. "Quiconque se livre au péché est esclave du péché", mais "si le Fils vous affranchis, vous serez réellement libres" (Jean 8.34-35).

Le Jourdain devait être franchi avec tout le peuple de Dieu. Servir Dieu veut dire aussi amener d'autres personnes à Christ et avancer ensemble. Franchir le Jourdain avec notre Eglise locale. Ensemble nous devons réaliser cette descente dans le fleuve de la repentance et du renouveau en Christ.

3. Prenez tout (v. 3)

Dieu nous a déjà tout acquis en Christ. Mais à nous de "fouler la plante de notre pied" sur le sol des promesses de la conquête par la foi.

4. Fortifie-toi et prend courage (v. 3, 7, 9)

Une telle aventure de la foi demande des forces et du courage. Nombreux sont les embûches et les adversités dans la voie de la conquête.

Jean 16.33: "Prenez courage, j'ai vaincu le monde". Aucun système dans notre société moderne sans Dieu ne pourra nous vaincre.

Eph 6.20: "Au reste frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force". Les artifices du diables, ses multiples attaques de toute sorte n'y pourront rien. Job est un exemple encourageant pour nous.

1 Pi 5.8-9: "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrance sont imposées à vos frères dans le monde".

2 Cor 12.9-11: "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort".

La vraie force se cache dans la conscience de notre faiblesse et dans nos cris à Dieu pour recevoir force, courage et audace en Christ.

5. Médite ce livre de la loi jour et nuit (v. 7-8)

"La loi de l'Eternel" c'est toute la Bible. Dieu s'est progressivement révélé à travers les écrivains divinement inspirés et qui nous ont laissé 66 livres. C'est la Bible, Parole de Dieu. Dans la méditation du Pentateuque pour Josué et de toute la Bible pour nous git le secret de toute victoire. Paul exhorte son jeune collaborateur de "s'appliquer à la lecture, à l'exhortation et à l'enseignement" (1 Tim 4.13). Il devait puiser toute la sagesse, les directives, les instructions, les exhortations de la Bible.

Dans 2 Tim 3.15-17, les Ecritures saintes nous ont été données pour "nous rendre sages à salut par la foi en Jésus-Christ" et elles nous sont "utiles pour enseigner, convaincre, corriger, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre".

Le Ps 1 est un appel au choix que nous avons à faire entre le bonheur, la conquête, la réussite dans la voie des Ecritures ou la ruine éternelle pour celui qui refuse cette alternative.

Toute la Bible est truffée d'exemples d'hommes et de femmes de Dieu qui, à travers la méditation et l'obéissance à Dieu, ont été richement bénis. Mais elle dépeint aussi tant d'hommes et de femmes divers - rois, leaders religieux d'apparence pompeuse qui ont terminé leur carrière terrestre en ruine.

Rappelons-nous que la Parole de Dieu est aussi "l'épée de l'Esprit" (Eph 6.16). Elle seule a la puissance de transformer un cœur, de faire ployer les genoux d'un chef d'état autant que ceux d'un être humain inconnu du monde mais connu et aimé de Dieu. Qu'en est-il de nos méditations quotidiennes? C'est de là que dépend toute richesse intérieure.

6. Vous aiderez vos frères (v. 11)

Les tribus de Ruben et de Gad ainsi que la demi tribu de Manassé, ayant déjà reçu de Moïse "le pays de ce côté-ci" (v. 14) étaient dans l'obligation d'aider leurs frères dans la conquête de leur terre promise. Il en est ainsi de l'Eglise du Christ. Nul ne travaille pour lui-même, pour son propre intérêt. Tout don, tout service est accompli en vue "de l'édification de l'Eglise" (1 Cor 14.26). Tout doit être fait dans cette perspective. Si nous négligeons ce point, nous privons nos frères de conquêtes précieuses, et nous devrons répondre un jour devant Dieu de ce qu'il nous avait confié. "Maintenant nous vivons pour Dieu" (Rom 6.10-11). Or Dieu désire que tout se fasse pour l'encouragement et l'édification mutuels des membres du Corps de Christ. (1 Cor 12 - 14). Notre vrai repos sera celui de nos frères et sœurs aidés selon nos divers dons (Jos 1.14-15). C'est le résumé des autres impératifs: l'amour du prochain.

Les promesses de Dieu

Quand Dieu ordonne, il équipe aussi ses serviteurs en vue de l'accomplissement de la tâche. A part le principal objectif de Dieu, sa gloire, il a aussi des promesses qu'il désire se voir réaliser dans la mesure de notre marche avec Lui.

1. Tout lieu foulé par la plante de votre pied, est à vous (v. 3)

Il va sans dire que "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu" (1 Cor 1.20). C'est donc par la foi seule que nous devons nous approprier les promesses de Dieu. Nous le faisons à l'instar du père de l'enfant possédé et délivré par Jésus: "Je crois! Viens au secours de mon incrédulité" (Marc 9.21-24).

La foi n'a pas besoin de voir d'abord, car "heureux sont ceux qui croient sans voir" (Jean 20.29). Si nous marchons dans l'obéissance à sa Parole en mettant la plante de notre pied sur de nouveaux lieux de conquête, Dieu va faire le reste.

Abraham ne sachant pas où aller, suivit l'appel de Dieu (Héb 11.8-10). Tous ces héros de la foi dans Héb 11 nous servent d'exemples pour avancer sur la route de l'inconnues pour eux mais parfaitement claires pour Dieu qui les conduisit pas à pas vers la victoire, pour les uns déjà ici-bas, pour les autres dans la perspective de l'éternité, mais toujours dans l'aboutissement du triomphe final dans le Christ mort et ressuscité et revenant en gloire.

Rappelons-nous de cela, Dieu nous a dit: "je vous le donne" (v. 3).

2. Nul ne tiendra devant toi (v. 5)

Nous avons l'affirmation on peut plus claire par Jésus lui-même: "Je vous donne autorité (pouvoir; "exousia")… sur toute la puissance (dynamis) de l'ennemi" (Luc 10.19). Ce droit délégué de Christ d'exercer l'autorité sur la force de l'ennemi nous a été délégué en Christ.

Or "tout pouvoir (exousia) a été donné dans le ciel et sur la terre à Christ" (Matt 28.18). "Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable" (1 Jean 3.8).

Ambassadeurs de Christ, nous pouvons être rassurés que "nul ne tiendra devant nous" si nous restons cachés en Christ. Ce combat spirituel décrit en Eph 6.10-20 consiste essentiellement en notre résistance à l'ennemi et la fermeté dans la foi et le combat par l'épée de l'Esprit, la Parole de Dieu. C'est le Christ qui s'occupera de la victoire qui fera reculer Satan et ses cohortes.

3. Je serai avec toi (v. 5, 9)

"L'Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras". Quelle belle assurance. Les circonstances les plus défavorables et effrayantes en apparence sont des épreuves tests pour nous manifester sa présence constante. "je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matt 28.20).

Le Père et le Fils ont envoyé l'Esprit, 3e Personne de la Trinité pour "être avec nous et en nous éternellement" (Jean 14.16-17).

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui" (Jean 14.23). "Christ en vous, l'espérance de la gloire" (Col 1.27).

Et si Dieu est en nous par l'Esprit, "nous avons aussi tout pleinement en Lui, le chef de toute principauté et de tout pouvoir" (Col 1.10). Que nous manque-t-il encore? Sommes-nous rassurés par cette réalité spirituelle immuable? Le Dieu de l'univers avec nous et en nous par Christ! Avec lui, nous pouvons affronter par la foi les plus grand défis du monde.

4. Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point (v. 5)

L'auteur de l'Epître aux Hébreux reprend ce passage également prononcé par Dieu en Deut 31.6 en faveur des siens. Nous devons nous contenter de ce que Dieu nous donne et ne pas "nous livrer à l'amour de l'argent", car il prend soin de nous en toutes choses. "C'est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire l'homme?" (Heb 13.5-6). Dieu pourvoit à tous nos besoins, spirituels et matériels (Mat 6.19-21; 25-34; Phil 4.6-7; 11-13; 19; 1 Pi 5.7)

Ps 37.25: "J'ai été jeune, et je suis vieux; je n'ai jamais vu le juste abandonné, ni sa semence cherchant du pain; il use de grâce tout le jour, et il prête et sa semence sera en bénédiction".

Cette promesse adressée à Josué a été accomplie dans la vie des millions de croyants en Christ.

CONCLUSION

Ce défi lancé à Josué par Dieu est aussi actuel pour nous. L'Eglise de Christ est en constant mouvement en avant. Il s'agit de prendre possession de nouvelle terre arrachée à notre ennemi, Satan. Suivons les impératifs du Seigneur et saisissons-nous de ses promesses. A nous de nous lever et de conquérir le pays de la promesse. A Dieu de nous accorder la réalisation de toutes ses promesses. Peut-être il y a quelqu'un qui se décide aussi de lâcher son ancienne vie et de saisir Jésus comme son Sauveur prêt à lui donner une nouvelle vie passionnante, celle du pardon, du salut et de la joie. Alors n'hésitez pas à suivre dès aujourd'hui le divin JOSUE, L'ETERNEL MON SALUT.

« Moïse égorgea le bélier, prit de son sang, et en mit sur le lobe de l'oreille droite d'Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit. Vous resterez donc sept jours à l'entrée de la tente d'assignation, jour et nuit, et vous observerez les commandements de l'Éternel, afin que vous ne mouriez pas; car c'est là ce qui m'a été ordonné » (Lév 8.22, 35).

Dr André CHOUBEU

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LES DIMENSIONS DE LA FOI

28 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIMENSIONS DE LA FOI

Introduction :

De plus en plus, nous entendons dire « chacun a sa foi dans le cœur ; ne me juge pas sur ma foi, tu connais ma relation avec Dieu, etc. ». La foi en Christ ou en Dieu tout court n’est pas relative, elle est fixée sur le socle de la rédemption (voir les planches du tabernacle). Sans la résurrection de Christ, la foi est sans fondement. La foi a ses lois et ses principes sans lesquelles il n’a pas de foi véritable. Dans une récente étude sur les cinq Ministères, j’ai écrit ceci à l’introduction concernant la foi : « De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mais la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence. Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous ».

Définition :

Selon le Dictionnaire Microsoft® Encarta® 2009, la foi est :

- confiance soutenue que l'on a en quelqu'un ou quelque chose

- conviction de l'existence de Dieu

- adhésion totale et fervente et soutenu (croyance)

- respect de la promesse donnée dont l'honneur est le garant (soutenu)

- considérer comme vrai quelque chose qui généralement est faux parce non fondé par rapport aux principes de la rationalité scientifique (croire)

- adhésion ou action non fondées sur la raison, mais sur une profonde et fervente (acte de foi)

- sincérité dénuée d'arrière-pensée ; sincère et honnête (être de bonne foi)

- manque de sincérité (mauvaise foi)

- agir sans aucun sens moral (n’avoir ni foi ni loi)

- dépourvu de sens moral et qui se livre à des actes répréhensibles (sans foi ni loi)

- croire absolument et aveuglément (voir avec les yeux de la foi)

Une foi active qui sauve se distinguera par sa profondeur, sa hauteur, sa longueur et sa largeur.

1) Profondeur de la foi : (stabilité, solidité ; (Prête-moi ta barque (donne –moi ta vie).

Définition : Selon le Dictionnaire Encarta 2009, le mot profondeur explique :

- caractère perspicace ou pénétrant (d'un jugement, d'une œuvre, de l'esprit)

- distance appréciable au-dessous de la surface (de l'eau ou du sol)

- dimension verticale (de quelque chose, mesurée de haut en bas)

- grande pénétration d'esprit (d'une personne)

- caractère d'une chose qui pénètre très avant, très loin ou très bas

- caractère fort, intense et durable (d'un sentiment, d'une croyance, d'une conviction) -Synonyme: force, puissance (la profondeur de la foi) en allant au fond des choses

Faire confiance au Seigneur Jésus qui malgré la situation apparemment catastrophique, peut refaire une vie. De ce qui a été brisé, détruit ou abîmé, Jésus peut redonner espoir. La profondeur de la foi s’attache implicitement à « celui auquel elle a cru, à savoir Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Alors, face aux impossibilités, la foi profonde espère contre toute espérance, croit, en sorte que toutes les promesses de la Parole de Dieu soient appropriées d’avance pour la voir se manifester après. Abraham crut et devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité (Rom 4.17-18).

2 Tim.1.12 : ‘‘Je sais en qui j’ai cru, je sais en qui j’ai cru’’.

Tant que je suis assis ou tenu sur Christ, le Roc Séculaire, j’ai l’assurance, la solidité et la stabilité, parce tenant ferme devant les tempêtes, ou autres évènements.

Chant:

My hope is built on nothing less,

Than Jesus’ blood and righteousness

I dare not trust the sweetest frame

But wholly learn on Jesus’ name

Choir: On Jesus Christ, the solid Rock I stand,

All other ground is sinking sand,

Al other ground is sinking sand.

2) Hauteur de la foi : (Grandeur, pureté, qualité)

Définition : Le mot hauteur selon le dictionnaire Encarta 2009, se définie comme le point d'élévation verticale (de quelque chose par rapport au sol ou à un point pris pour référence)

- dimension verticale depuis la base jusqu'au sommet (de quelque chose)

- état caractéristique d'un esprit peu conscient des réalités matérielles (soutenu) - degré le plus intellectuellement ou spirituellement élevé (d'une science ou d'une pensée) les hauteurs de la spiritualité

Mt 8.8 ; 1Jean 5.4-15 ; Lam 3.22-26 ; Psaumes 121.1

La particularité de la foi dan sa hauteur consiste à oser, à espérer aux grades choses. Avoir la haute foi consiste à voir dans la dimension de la grandeur de Dieu. Plusieurs limitent leur vie à leur passé, au souvenir, à la réminiscence, à leur cadre, à leur vue et expériences. 3quii a déjà fait comme cela dans ma famille et a réussi. Mais, toi tu peux faire et réussir.

Qui avant Josué avait arrêté le soleil dans sa course et ordonner à la lune de s’arrêter ? (Josué 10.12-14)

Qui avant Elie avait (1 Rois 17.1 ; 18.42-46 ; 2.1-14) :

- Arrêté la pluie pendant 3½ ans sur simple déclaration ?

- Fait tomber la pluie du ciel après 3½ ans ?

- Fait descendre le feu du ciel ?

Tu peux aussi le faire.

3) Longueur : (durabilité, entretien) Mt. 24.13 ; 28.2

Définition selon le Dictionnaire Encarta 2009 : Longueur exprime la dimension de quelque chose considéré selon sa plus vaste étendue

- important laps de temps

- dimension ou durée considérées comme importantes ou trop importantes

La longueur de la foi se mesure sur le défi de la marche avec Christ. Plusieurs à la première heure de leur foi font de grand bruit, tempêtent, se ventent et lorsque vient l’heure de la nuit (Genèse 28.9-22 ; Marc 6.48-50 ; Mt 11.2-5), ils sombrent et effacent les desseins de Dieu à leur égards en retournant à ce qu’ils avaient vomi. «Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés» ((2 Pierre 1.9).

La foi ne se manifeste que sur sa durabilité, or une foi qui est forte devant les victoires et qui devient fragile devant les épreuves ne saura être forte. Plusieurs chrétiens sont des chrétiens chocolat. Lorsque le climat est au printemps ou en hivers, ils sont forts et victorieux ; mais lorsque l’été ou l’automne arrive, ils s’effondrent.

4) Largeur : Le dictionnaire Encarta 2009 définit la largeur comme la plus petite dimension du périmètre (d'une chose considérée comme une surface définie par deux dimensions)

- aptitude à s'ouvrir aux idées d'autrui sans préjugé.

La largeur de la foi implique donc l’ouverture aux différentes possibilités divines ; acceptation sans restriction des voies divines pour agir en nous ou avec nous.

Mt. 28.18 ; croire au Dieu de l’impossible (Rom 7.16-18 ; Ps 114).

Une foi large se laisse orienter comme la girouette obéit à la direction du vent. Elle est fidèle aux principes, méthodes et moments de Dieu comme la boussole l’est au pôle.

Lorsque la main du divin potier décide de polir ou redonner une forme à l’homme en qui elle est, aucune résistance ne se présente.

Sommes-nous réformables ? Enseignables ? Répréhensibles ?

Les caractéristiques d’une foi authentique (2 Cor 13.5)

De plus en plus, le formalisme religieux gagne les hommes. Les pratiques de certains actes spirituels de faible portée donne à certains au regard de la considération apparente, une fierté et un complexe de supériorité. La Bible dit à juste titre que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais Dieu lui regarde au cœur.

Ces choses qui frappent les yeux sont extérieures au caractère et le commun des hommes le peut sans pourtant s’inquiéter parce que la chair peut être à la base de ses choses là. Nous énumérons ici quelques aspects :

Les signes qui ne prouvent pas la foi effective de quelqu’un :

La moralité visible : Mt 19.16-21 ; 21.23-27

Les connaissances intellectuelles : Rom 1.21 ; 2.17

L’engagement religieux : Mt 25.1-10

Le ministère actif : Mt 7.21-24

La conviction de péché : Actes 24.25

L’assurance : Mt 23

La décision passée : Luc 8.13-14

L’ancienneté : Jean 21.1

Les miracles : 1 Cor 10.1-13

Les confessions de péchés : Mt 27.1-5

Le baptême d’eau : Actes 8.5-24

Les dons spirituels : Luc 19.12-27

2. Le fruit de l’Esprit (preuve d’une vie véritablement consacrée)

L’amour envers Dieu : Psaumes 42.2 ; 73.25 ; Luc 10.27 ; Rom 8.7

La repentance envers le péché : Ps 32.5 ; Prov 28.13 ; Rom 7.14 ; 2 Cor 7.10 ; 1Jean 1.8-10

Une humilité sincère : Ps 51.19 ; Mt 5.1-12 ; Jacques 4.6,9

Le souci de la gloire de Dieu : Ps 105.3 ; 115.1 ; Es 43.7 ; 1 Cor 10.39 ; Esaïe 48.10 ; Jér 9.23,24

La constance dans la prière : 1 Tim 2.1-4 ; Jacques 5.16-18 ; Luc 18.1 ; Eph 6.18 ; Phil 4.6

Un amour désintéressé : 1Jean 2.9 ; 3.14 ; 4.7

La séparation d’avec le monde : 1Cor 2.12 ; Jacques 4.4,17 ; 1Jean 2.15-17 ; 1Jean 5.5

La croissance spirituelle : Luc 8.15 ; Jean 15.1-6 ; Eph 4.12-16

Une obéissance active : 1Jean 2.3-5 ; Mt 7.21 ; Jean 15.14 ; Rom 16.26 ; 1Pierre 1.2,22

La faim de la Parole de Dieu : 1Pierre 2.1-5 ;

Une vie transformée : 2 Cor 5.17

Le témoignage du Saint-Esprit : Marc 16.17-18

La libéralité : Hébreux 13.1 ; 2 Cor 8.9

Le renoncement à soi : Gen 13.5-13

En lisant attentivement ces lignes, il est facile de s’apercevoir que les choses du point un sont non le résultat des œuvres de l’Esprit de Dieu, mais de foi ou d’initiatives personnelles.

Comment nous sentons-nous dans ces éléments ?

Sommes-nous en Christ ou réprouvés de Christ ?

Conclusion : La foi n’existe pas seulement dans les jours bons, mais aussi dan les jours mauvais :

  1. « Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté; que le nom de l’Eternel soit béni! En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu » (Job 1.20-22).

2. « Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre. Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs! Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres » (Job 1.8-11).

Nous comment réagissons-nous devant les épreuves ? Savons-nous que les épreuves sont pour notre stabilité ?

Au vue de cette étude, avons-nous une foi intellectuelle, émotionnelle, temporaire ou fondée sur l’inébranlabilité de la Parole de Dieu ?

Revenons aux sources des Ecritures et vivons la foi sans l’altérer, la spolier ou l’adapte au contexte spatiotemporel et nous entrerons dans la présence de Dieu où il y a toutes sortes de bénédictions qui nous échappe encore. Sans la foi, la foi dans toute sa dimension, il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11).

Dr André CHOUBEU

BP 9042 Douala-Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05 / 22 12 34 72

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LES DIFFERENTES ETAPES DU MYSTERE DU SANG DE JESUS

24 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIFFERENTES ETAPES DU MYSTERE DU SANG DE JESUS

LES DIVERSES ÉTAPES DU SANG DE JÉSUS

Nous réalisons que dans le ministère terrestre de Jésus, son sang comme Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde n’a coulé que lors de sa passion allant de la flagellation à la croix. Certes, il est dit que sans effusion du sang, il n’y a pas de pardon. Comment donc comprendre ce mystère afin d’en déceler la vérité pour le bien de nos âmes ?

Dans les lignes qui suivent, nous scruterons les cinq étapes où le sang de Jésus a coulé afin d’en découvrir la valeur et son impact dans notre vie.

Le mystère du sang de Jésus - Christ :

Le sang de Jésus qui a coulé dans cinq circonstances révèle le plan de Dieu pour notre entière délivrance (salut) tout en favorisant notre totale consécration afin que la dignité perdue au Jardin d’Eden soit retrouvée. Découvrons ensemble ces circonstances si précieuses pour nous et pour le ciel :

1- SON SANG A COULE A GETHSEMANI : (Luc 22.44 ; Mt 26.36-46)

La libération de la volonté de «moi» pour se mettre au service de la volonté d’autrui a de tout temps été très difficile voire pénible eu égard à l’égoïsme, à l’égocentrisme, à l’amour de soi. Perdre sa vie, ses intérêts au profit d’un autre sans espoir de contrepartie est l’éternel combat que livre Satan à l’âme humaine afin de faire de la volonté de l’homme intérieur le point de départ du mal vers l’extérieur. Jésus, Fils de l’homme dans sa condition humaine, n’a pas échappé à ce dur, triste, pénible et douloureux combat. Il savait pourquoi il était venu dans le monde. Alors que Jésus laissa ses facultés divines pour se soumettre aux exigences célestes, nous continuons à lutter et voulons servir Dieu dans la division de nous-mêmes. Tout notre être doit fonctionner dans son harmonie telle que prévue par le Souverain Créateur pour accomplir une œuvre équilibrée, juste et agréable au Très haut.

Depuis combien de temps luttons-nous contre la volonté de Dieu dans nos vies ? Et qu’en est-il du renoncement de « moi », de « ma », de « mon », ou de « mes » dans tel aspect ou dans telle situation ? Sachons cependant que «ces grumeaux de sang » ont coulé pour libérer notre volonté afin que nous puissions dire comme Jésus Christ devant la souveraineté du Très Haut : «Seigneur, non pas ma volonté, mais la tienne» (Mt 26.39). Nous savons du fond de nous-mêmes, que nous avons souvent prononcé ces paroles des lèvres (extérieur), mais notre cœur (à l’intérieur) mentait. Parfois, nous l’avons fait sincèrement pour abandonner et pour rechuter quelques instants après devant les difficultés. Alors acceptons-nous maintenant :

-D’offrir tout notre corps à Dieu comme un sacrifice vivant pour qu’avec le feu de purification qu’est Sa Parole lorsque nous nous soumettons à elle et à elle seule, Il brûle les interdits en nous pour faire de nous des vases de son choix ou d’honneur ?

-De laisser que Dieu combatte les ronces et les épines de notre vie pour que nous devenions des instruments de paix et de bénédiction pour les autres selon qu’il est écrit : ‘‘Il n’y a point en moi de colère ; mais si je trouve à combattre des ronces et des épines, je marcherai contre elles, je les consumerai toutes ensemble, à moins qu’on ne me prenne pour refuge, Qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse la paix avec moi’’ (Esaïe 27.4-5).

-De Laisser notre dos pour qu’on le laboure par le fouet, les injures, les calomnies et les médisances au profit de la gloire de Dieu ; nous ressemblerons par-là à notre Maître selon qu’il est écrit : ‘‘Des laboureurs ont labouré mon dos, is y ont tracé de longs sillons’’ (Psaumes 129.3).

-De recevoir les crachats sur notre figure, de supporter les injustices diverses comme l’Apôtre Paul qui a porté sur lui et veux que nous les portions aussi sur nous «les marques de Jésus» (Gal 6.17). Tout vrai serviteur de Dieu en effet doit expérimenter comme l’Apôtre Paul, les tristes réalités suivantes : ‘‘Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses’’ (2 Cor 6.4-11).

A défaut de vivre ces choses-là, il y a encore du chemin à faire.

-De pardonner à ceux qui nous font du tort et de prier pour nos ennemis !

Cessons de lutter, offrons-nous et le sang de Jésus transformera notre volonté pour qu’elle serve Dieu. Au moment où nous faisons de ces actes, une véritable alliance avec Dieu maintenant, puissions-nous laisser que chaque parole de ce cantique devienne pour nous une prière :

- Aussi longtemps qu’étranger sur la terre, Je foulerai les sentiers douloureux. Fais qu’en tout temps, à tout bien je préfère ce que tu veux, Seigneur ! Ce que tu veux

- Oui qu’en tout temps, sous la croix la plus dure, au jour mauvais comme au jour radieux, je puisse dire éloignant tout murmure comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

- Je ne demande, O mon Dieu ! Qu’une chose : Sois mon trésor, mon appui précieux ; pour tout le reste, ordonne, faits, dispose comme tu veux Seigneur ! Comme tu veux !

- Etablis donc sur mon cœur ton empire. Si bien et par de si doux nœuds que rien jamais ne m’empêche de dire : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

- Et puis un jour, sans trouble, sans alarme, je chanterai sur des bords plus heureux, l’hymne qu’ici, je mêle avec mes larmes : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

Assurément, c’est au bout d’un combat plusieurs fois renouvelés sans victoire, que l’auteur de ce chant a enfin résolu de livrer, d’abandonner en pleines larmes sa volonté et toute sa volonté sans contrainte ni plainte, en toute âme et conscience à Dieu pour l’accomplissement des saints desseins de Dieu. Pouvons-nous à ce stade, nous arrêter, nous évaluer et faire comme l’auteur de ce chant ?

2- LE SANG A COULE QUAND JÉSUS CHRIST FUT BATTU DE VERGE

(Mt 27.26 ; Jean 19.1)

Le supplice de la flagellation chez les romains était une chose horrible qui précédait la crucifixion. Pilate, reconnaissant que Jésus était innocent, crut que par cette flagellation qui à elle seule suffisait parfois pour provoquer la mort, il obtiendrait par-là l’approbation des accusateurs du Seigneur comme châtiment exemplaire, pouvant cautionner sa libération (Luc 23.22 ; Jean 19.1-5). Ceci était l’accomplissement des Ecritures : ‘‘Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités’’ (Esaïe 53.5a).

Voici comment les romains procédaient à la flagellation : la victime était déshabillée jusqu’à la taille, puis on l’attachait, replié à un poteau. Ensuite, on le frappait sur le dos jusqu’à ce que toute la chair soit lacérée par les coups de fouet. Le fouet utilisé était constitué des lanières de cuir alourdies à leurs extrémités par du plomb ou de petites pointes qui s’enfonçaient dans la chair provoquant des déchirures et faisant couler le sang. Ce fouet était fabriqué à l’exemple du fil barbelé. La flagellation provoquait une douleur atroce et affaiblissait considérablement la victime sur le plan physique, morale et occasionnait une forte tension nerveuse. Pour un innocent, supposez quelle haine ou idée de vengeance l’animerait ou le déterminerait à tuer quelques-uns de ses bourreaux avant de s’éteindre soi-même ou d’être exterminé par ces derniers ! Pourtant à cause de nous, Christ a tout supporté afin que s’accomplissent les Ecritures dans Esaïe 50.5-6 :

  1. «Je n’ai point résisté» (v. 5)
  2. «Je ne me suis point retiré en arrière» (v. 5)
  3. «J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient » (v. 6)
  4. «Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe » (v. 6)
  5. « Je n’ai point dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats » (v. 6)

A l’état normal, le corps humain est muni d’un système de défense naturelle. Lorsqu’il y a une attaque, le système de défense déclenche l’alerte et les éléments de défense du corps provoquent une réunion de crise pour protéger l’organisme. La tension artérielle, le cœur bat très fort et tout le corps est sur la défensive, prêt à passer à l’offensive à la moindre occasion. A cet-état là, quand on sait que le sort ou le traitement que l’on subit est injuste, la réaction ne se fait pas attendre. Maîtriser ses émotions à ce moment particulier devient difficile ; mais Jésus l’a fait à cause de nous, car le sacrifice devait être parfait. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Aurions-nous abandonné ? Nous serions-nous vengés ? Qu’aurions-nous fait au juste ?

Nous aussi, pouvons-nous dire la même chose que le Seigneur, le modèle dans la souffrance pour que s’accomplisse sur nous cette Parole de Dieu qui doit être le partage du croyant ?

Ce sang de la flagellation a coulé afin que par les meurtrissures de cet affreux supplice, nos maladies soient guéries (Es 53.5 ; 1 Pierre 2.24).

Croyons-nous en cette vérité et avons-nous la foi pour bénéficier de la grâce qui en découle ?

Déchargeons notre maladie sur Jésus qui a souffert pour nous comme substitut et nous verrons la puissance de son précieux sang et alors, nous expérimenterons le miracle de Dieu.

  1. LE SANG A COULE SOUS LA COURONNE D’ÉPINES (Mt 27.28-29 ; Jean 19.2-6)

La couronne d’épines fut placée sur sa tête, non avec douceur, mais brutalement. De nombreuses épines d’environ 5cm de longueur produisaient d’énormes blessures sur son crâne et faisaient jaillir le sang qui coulait dans ses cheveux, le long de son visage et de sa barbe. Le sang giclant des paumes de la main, ruisselait le long de ses bras et de son côté. Plus tard, la lance lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Ses pieds furent aussi cloués et encore plus de sang coulait et tombait à terre. "Il est comme de l’eau qui s’écoule et tous ses os se séparent" (Ps. 22.15). "Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée, Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire" (Es. 53.2).

La malédiction du péché d’Adam a eu pour conséquence la terre stérile, les épines, les ronces, la pauvreté, les souffrances, d’où absence complète de bénédiction (Genèse 3.17-18). En portant les épines sur sa tête, le sang de Jésus qui en coulait a une puissance qui ôte la malédiction et nous remplit de toutes sortes de bénédictions en Christ qui est l’unique source des bénédictions divines (Gal 3.13-14 ; Ephésiens 1.3).

Sommes-nous encore sous la malédiction ? Reconnaissons nos péchés, confessons-les l’un après l’autre et le sang de Jésus changera les malédictions d’hier en bénédictions d’aujourd’hui et de demain.

La couronne d’épines que porta Jésus était accompagnée des éléments très symboliques : manteau et sceptre. Toutes ces choses caractérisaient des vérités prophétiques très profondes :

- Le manteau : Les Juifs se moquaient de Jésus comme Prophète (Mt 26.68).

Ils n’avaient plus de roi depuis environ 620 ans. Entre temps les Prophètes considérés comme les plus élevés les avaient gouvernés par les oracles de Dieu pendant 220 ans. Or, depuis Malachie jusqu’à la naissance du Messie, soit 400 ans après, Israël n’avait ni vrai roi, ni vrai prophète.

Les Romains à leur tour le revêtirent de manteau écarlate (habit des chefs militaires et des rois) en signe de moquerie. Au même moment, les Ecritures l’établissaient Roi. Les Romains et le peuple Juif d’alors avaient rejeté le Roi de paix. Mais nous aujourd’hui, l’acceptons-nous vraiment dans notre vie ? Comme Roi dans toutes ses prérogatives ? Ou bien allons –nous nous moquer aussi de lui?

- La couronne : La couronne chez les Romains était la marque d’autorité royale

- Le sceptre : Chez les Romains, le sceptre est l’emblème de commandement.

Acceptons-nous Christ dans notre vie comme Roi, Monarque absolu pour régner, disposer, ordonner, commander et gouverner de manière souveraine, ou sommes-nous de ceux qui se plaignent de leur sort, admirent les hommes par motif d’intérêt refusant la honte pour rechercher leur propre gloire ?

Frère, accepte maintenant une fois pour toutes ta part de couronne, d’épines et toutes les marques et signes de honte que peuvent t’infliger les hommes ou le diable ici-bas afin qu’uni en esprit à Christ, la couronne de gloire et d’honneur soit ton partage dans l’éternité future (Apoc 2.7, 10-11,17, 26-28 ; 3.5,11-12,21).

  1. LE SANG A COULE LORSQU’ON A CRUCIFIE JÉSUS (Mt 28.33-56)

Cette étape revêt une importance qui n’est pas des moindres car étant la quatrième. Le symbolisme du chiffre quatre ‘‘exprime spirituellement ce qui est terrestre, mondain, universel – perfection de la création et des œuvres de Dieu’’. L’action accomplie par le Christ à cette étape est scellée par son sang en signe d’une alliance dont l’effet a un impact sur toute la terre et a pour but d’apporter la perfection à la création et aux œuvres de Dieu. Qui pourra dire le contraire face à ce qui s’est passé au Calvaire de la crucifixion depuis 09 heures jusqu’à 15 heures où Jésus a rendu l’âme ? (Marc 15.25 ; Mt 27.46).

Le Psaume 22.11 communément appelé Psaume messianique dépeint du verset 11 au verset 21 une réalité qui allait être vécue plus tard par Christ. Dans ces versets, nous voyons Christ souffrir et prier également; ce texte nous indique le chemin à suivre pour parvenir à Dieu. Le récit détaillé de la mort de Christ, bien que ce type soit peu usité chez les Juifs, est ici exposer. Les Juifs ont percé ses mains et ses pieds, ils l’ont cloué sur le bois maudit, laissant ainsi son corps pendu, dans les pires conditions de torture et de souffrance. Sa force naturelle fut vaincue, étant dévastée par le feu de la colère divine. D’ailleurs, qui peut ainsi tenir tête à une telle colère ? Qui en connait les limites ? La vie du pécheur est le "forfait" effacé par la vie de Celui qui a été pris en rançon.

Quelques remarques importantes sur cette étape :

  • Jésus n’est pas porté, mais il chemine lui-même du lieu de la flagellation au lieu de la crucifixion, en portant sa croix (Mt 27.33)

Il a volontairement accepté cette étape pour notre bien. Il a enduré toutes les épreuves par amour pour nous, buvant la coupe jusqu’à la lie (Marc 10.38). Christ a été mené comme un Agneau à la boucherie, comme un Sacrifice à l’autel. Même les miséricordes des méchants sont vraiment cruelles. Lui prenant sa croix, ils ont contraint Simon de Cyrène à la porter. Puissions- nous être prêts, O Seigneur, à porter la croix que tu nous as destinée, et la porter chaque jour, en te suivant avec bonne humeur !

La grâce providentielle se manifesta sur Simon de Cyrène car Dieu le choisit à dessein sans son consentement pour participer à l’œuvre de Dieu en portant la croix de Jésus. Arrêtons-nous un instant et réfléchissons. En attribuant la croix à Simon, où est passé son bagage du champ contenant ses vivres qui garantirait sa survit physique ? Certainement jeté parce que le port de la croix devenait une priorité pour Dieu. Simon était désintéressé à tout ce qui se passait, mais Dieu voulut l’y impliquer. Mais cette transition ne pouvait se passer si vulgairement. Des actes et faits doivent être pris en compte : (1) on arrache sa provision du champ de manière violente car les soldats le forcèrent ; (2) Puisqu’il est dit que les Juifs descendirent Jésus de la croix pour l’enterrer parce que le sabbat aller commencer, nous présumons que Simon voyait ainsi sa provision pour samedi complètement perdue ; (3) il est soumis à un jeûne forcé, lui et toute sa maisonnée ; (4) il devait s’attendre au mécontentement de sa famille et de ceux à sa charge ; (5) Dieu le privait de la nourriture physique pour l’alimenter spirituellement, pas lui seul, mais toute l’Afrique d’alors et d’après, mais le connaissait-il vraiment ? (6) comme Naaman qui se trempait dans l’eau du Jourdain en murmurant pourtant pour son bien, ne portait-il pas la croix en se plaignant ? (7) connaissait-il son nouveau sort puisqu’il rentrait du champ et ne savait rien de tout ce qui se passait ? (8) en portant la croix, certainement la partie arrière qui devait trainer à terre par suite de l’affaiblissement de Jésus après la flagellation, les hommes devaient le suspecter comme un autre malfaiteur ajouté à la liste des trois autres ; (9) Simon devait être troublé en son fort intérieur, rempli d’interrogations ; (10) il était pourtant sur le chemin de la gloire car participant personnellement à l’accomplissement de l’œuvre du salut, mais dans l’ignorance ; (11) sans le vouloir, la grâce de Dieu l’a conduit sur le chemin de la croix jusqu’au lieu de l’accomplissement des desseins éternels de Dieu ; (12) Simon a perdu sa provision champêtre pour partager la souffrance de Christ en vue du salut des hommes ; (13) les fils de Sem (juifs), les fils de Japhet (les européens) contribuaient à la crucifixion de Christ, mais Simon qui représentait Cham (l’Afrique) a été choisi par la providence divine, ce même involontairement pour la mission de l’Evangile.

Les Africains ont-ils compris qui ils sont et quel est le programme de Dieu pour eux dans la mission mondiale de l’Evangélisation en vue du Royaume de Dieu ? Que chacun prenne conscience en considérant Esaïe 19 !

Jésus était devenu par sa crucifixion, une coupe de jugement de Dieu pour nos péchés et en même temps, une coupe de bénédiction divine pour nous. Nous devons retenir que Jésus est mort à la Pâque, et lors de la Pâque, les Israélites prononçaient une prière de bénédiction tenant une coupe dans la main (la coupe de bénédiction). La coupe est appelée en Hébreu kos, gabhia’ et mizraq, si nous voulons considérer sa signification dans ce seul contexte. Elle était employée par les Lévites pour les libations (Ex 25.29). C’était le vase (ou calice) servant à répandre le sang sacrificiel sur l’autel (Ex 27.3 ; Nombres 4.14 ; 1Rois 7.40 ; 2Roisi 12.14 ; 1Chron 28.17 ; Néhémie 7.69 ; Jérémie 52.19 ; Zach 9.15).

Au sens figuré, la coupe symbolise la vie, la destinée (Jérémie 51.7 ; Ez. 23.31). Lorsque l’Eternel juge son peuple, il lui fait boire la coupe de sa fureur ou d’étourdissement (Psaumes 75.9; Esaïe 51.17,22 ; Jérémie 25.15-18,28 ; 49.12 ; 51.7 ; Lam 4.21; Habacuc 2.16). Les Juifs s’en servaient pour les aspersions rituelles (Marc. 7.4). La coupe était aussi employée pour la cène (Mt. 26.27; Marc. 14.23; Luc. 22.17,20; 1 Cor. 11.27).

Toujours sens figuré, Jésus-Christ a bu la coupe, c’est-à-dire, qu’il est passé par la mort (Mt 20.22; 26.39, 42; Marc 10.38 ; 14.36 ; Luc 22.42; Jean 18.11).

Y a-t-il jamais eu une peine comme sa peine ? Et quand nous voyons de quelle sorte de mort il a été sujet, qu’il nous soit permis de voir de quelle sorte d’amour il nous aimait. Comme si la mort, une mort si affreuse, n’était pas suffisante, ils ont rajouté à son amertume et à sa terreur, le partage de ses vêtements. Il est, en effet, écrit à ce sujet :

  • « après l’avoir crucifié » (Psaumes 22.16 ; Jean 20.20, 25,27 ; Actes 4.10)
  • « Les soldats se partagèrent ses vêtements » (Luc 23.34
  • « ce qui avait été annoncé » (Jean 19. 24 ; Psaumes 22.18)
  • Jésus refuse de boire le vin mêlé de fiel qui lui est offert (Mt 27.34).

Selon Proverbes 31.6, les Romains au moment de la crucifixion, administraient à leurs victimes un médicament constitué de la myrrhe qui était narcotique mélangé à du vin afin de soulager la douleur. Jésus refusa d’émousser ses sens afin de garder sa lucidité pour accomplir dans toute sa perfection, l’œuvre qui était la sienne. En effet, cette lucidité lui permit de prier pour les brigands alors qu’il était en pleine douleur. Le résultat fut la repentance de l’un des deux qui l’insultaient pourtant aussi. Cette lucidité lui permis de rester bien éveillé pour s’opposer fermement aux puissances de ténèbres de douze heures à quinze heures et enfin, crier à Dieu et prier pour remettre son esprit au Père de toute chose. Tout ceci était l’accomplissement prophétique : « Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre » (Psaumes 69.22).

Lorsque, nous souffrons donc et nous nous décourageons ou cherchons le raccourci pour échapper aux douleurs au lieu de prier, qu’en dira-t-on ? Quand nous traversons des moments pénibles, loin de Dieu, c’est alors que nous devons nous tenir devant Lui pour qu’Il nous fortifie ; quand nous sommes loin de toute joie spirituelle, sachons saisir le réconfort qu’Il nous donne. Nous devons méditer sur les souffrances et la résurrection de Christ, jusqu’à ce que nous puissions ressentir en nos âmes toute la Puissance et l’Amour qui en découlent.

  • Après la crucifixion, ses vêtements ont été partagés par un tirage au sort (Mt 27.35)

Notre Seigneur Jésus, lors de la crucifixion, a été déchiré, dépouillé de ses vêtements en sorte qu’Il peut maintenant nous revêtir de sa droiture. Les vêtements couvrent le corps, mais ne peuvent couvrir les péchés ni l’âme, ni l’esprit. Nos vêtements sont souillés en sorte qu’il faut faire attention de les toucher de peur d’en être souillé « et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair » (Jude 23b). Esaïe dira que notre justice est comme un vêtement souillé (Esaïe 64.5). Prenant notre place de pécheur, il se fit débarrassé de toutes ces choses temporaires et souillées afin de nous revêtir plus tard, non des vêtements qui se détériorent, mais de sa justice éternelle : « Et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur, car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints » (Apocalypse 19.8)

Selon l’écriture, Christ était destiné à souffrir. Que ceci puisse affermir notre foi en Lui, afin de pouvoir le considérer comme "le Messie"; que cela puisse nous faire découvrir le meilleur de nos amis, Celui qui nous aime et qui a souffert pour nous. Christ, lors de son agonie a prié, a prié avec ferveur, pour que cette coupe passe loin de Lui, mais la volonté du Père était toute autre.

  • Ses bourreaux restent assis à côté de la croix et le regardent (Mt 27.36)
  • C’est sur la croix qu’il est reconnu universellement comme Roi (Mt 27.37)

Il était habituel de mettre la honte sur les malfaiteurs, en notifiant sur un écriteau le crime pour lequel ils étaient condamnés à mort. C’est pourquoi ils en ont fixé un au-dessus de la tête de Christ. Ce que Pilate décida pour lui comme reproche a été dirigé par Dieu, de façon que même son accusation fut à son honneur. Savons-nous donc que lorsque nous souffrons pour Christ, les insultes, les mépris et autres facteurs dont nous sommes injustement victimes sont une marque d’honneur ou d’estime pour notre Dieu ? Mais alors, lorsque cette couronne est posée sur notre tête comme insigne honorifique, nous crions au scandale. Misérables que nous sommes ! Puissions-nous reconnaître notre identité et nous y conformer pour entrer dans la gloire de Dieu !

Certainement, ce chant nous aiderait selon Luc 21.36 à toujours prier pour rester éveiller devant Dieu :

Veille au matin, quand un ciel sans nuage
Semble annoncer un jour calme et serein,
C’est dans ton cœur que peut gronder l’orage
Qui fait tomber le
pèlerin.

Refrain
Veille au matin, veille le soir,
Veille et prie toujours.
Font oublier le céleste séjour;
Trouve un instant pour être solitaire
Dans la prière et dans
l’amour

Veille le soir, quand se fait le silence :
Pense aux bienfaits de ton céleste ami;
Cherche avec soin sa divine présence,
Verse en son cœur tout ton
souci

Veille toujours, en tous lieux, à toutes heures,
Car l’ennemi te guette à chaque instant,
Pour se glisser dans la sainte demeure
Où doit régner le Tout-
Puissant.

En même temps que lui ont été crucifiés deux voleurs. Il a été, à sa mort, compté parmi les transgresseurs, pour que nous, à notre mort, puissions être comptés parmi les saints.

  • Il est l’objet de toutes les railleries, des moqueries, d’injures, de mépris alors qu’il est élevé en position de gloire par l’insigne de Roi (Mt 27.39-43)

Les insultes et les railleries qu’il a reçues sont ici rapportées. Les ennemis de Christ travaillent de manière à faire croire aux autres, ce qu’eux-mêmes pensent être faux de la religion et du peuple de Dieu. Les principaux sacrificateurs, les scribes, et les anciens, reprochaient à Jésus de se prétendre le Roi d’Israël. De nombreuses personnes pourraient suffisamment aimer le Roi d’Israël, s’il descendait seulement de la croix ; s’ils pouvaient avoir son royaume sans la tribulation à travers laquelle ils devraient y entrer. Or, s’il n’y a pas de croix, alors pas de Christ, pas de couronne. Ceux qui veulent régner avec lui doivent être disposés à souffrir avec lui.

Considérons dans les lignes suivantes, la mort des Apôtres et posons-nous des questions intérieures pour nous repositionner par rapport à Dieu :

- Jérémie fut mis à mort,

- Jean Baptiste fut décapité,

- Jésus le chef de l'Eglise fut crucifié

- Jacques, frère de Jean fut décapité

- Etienne fut lapidé,

- Matthieu fut mis à mort en Ethiopie,

- Marc fut traîné dans la rue jusqu'à la mort,

- Luc fut pendu

- Pierre fut crucifié la tête en bas,

- Simon le Cananite fut crucifié,

- André fut attaché à une croix en X jusqu’à ce que mort s’en suive,

- Jacques fut jeté à terre du haut du temple et frappé à mort,

- Philippe fut crucifié et lapidé,

- Barthélemy (Nathanaël) fut écorché vif,

- Thomas fut transpercé de lance

- Paul fut décapité.

Ainsi notre Seigneur Jésus, ayant entrepris de satisfaire à la justice de Dieu, l’a fait en se soumettant au pire châtiment des hommes. Et dans chaque élément particulier qui nous rapporte les souffrances de Christ, nous trouvons l’accomplissement des prédictions des Prophètes ou des Psaumes.

  • La grande offensive des puissances de ténèbres (Mt 27.45)

Depuis le début de l’ultime combat à l’heure de la crucifixion, Satan étonné de la résistance de Christ sans faillir après trois heures, passa à l’offensive infernale. Toute son armée en action fut manifeste comme un assaut final en vue de s’emparer définitivement du gouvernement de la terre. Malheureusement pour lui, Christ n’était pas assoupi, mais veillait attentivement afin de ne donner aucune occasion à l’imposteur Satan. La victoire éternelle est acquise lorsque dans la prière, Jésus remet son esprit à son Père. Lorsque l’esprit de l’homme le quitte, semble-t-il, les forces du mal peuvent s’en emparer, mais ici, Jésus leur inflige une défaite cuisante. Merveilleux Jésus !

  • Jésus pousse le cri à Dieu pour nos péchés qu’il porte, implorant délivrance (Mt 27.46)

Parce que Christ a porté sur lui tous les péchés commis contre Dieu par les hommes, il ressent l’abandon de Dieu manifesté contre le pécheur. Depuis le jardin de Getsémané jusqu’à cette heure, il expérimente ce que le pécheur doit souffrir à cause des péchés commis contre le Créateur. Ce cri exprime clairement le point de départ de la substitution, car il est devenu comme l’agneau que le pécheur amenait à l’autel d’airain et sur lequel, ce dernier devait poser la main sur l’animal pour lui transmettre ses péchés ; ensuite, cet agneau est égorgé afin que le sang versé compense celui du pécheur qui gardera la vie sauve à cause du sang de l’agneau dont la vie dans le sang a été répandue. ‘‘Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris’’ (Esaïe 53.5b).

  • Le voile du temple se déchire (Mt 27.51)
  • La terre tremble, les rochers se fendent (Mt 27.51)
  • Les tombeaux s’ouvrent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent (Mt 27.52)
  • Les morts d’autrefois ressuscitent et entrent dans la Ville (Mt 27.53)
  • Les versets 51-53 retracent de terribles évènements qui eurent lieu lorsque Jésus rendit l’âme. A cela s’alignent ces choses : le voile du temple se déchire (Mt 27.51),
  • la terre tremble, les rochers se fendent (Mt 27.51), les tombeaux s’ouvrent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent (Mt 27.52), les morts d’autrefois entrent dans la Ville (Mt 27.53).

Tout ceci ne reste pas sans signification très portantes.

C’est ainsi que le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme (parce que personne n’y est entré et revenu), fut vaincu par la résurrection de Jésus. « Alors s’accomplit la parole qui est écrite, La mort a été engloutie dans la victoire ». Où est– elle, ô mort, ta victoire ? Où est – il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56). Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumis Jésus ; et ensuite dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 06h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h (Mt 27.45). Jésus, s’identifiant à l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut s’écria d’une voie forte vers Dieu (Mt 27.46-47. Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ (Mt 27.51). Ce spectacle fut si terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y eut des tremblements de terre, les rochers se fendirent, le ciel et la lune ont perdu leur éclat (Mt 27.51).

Par-là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut ensemble avec l’homme son chef, vendu à Lucifer par le péché, revoit la défaite publique de leur bourreau. Les morts qui sortent du tombeau symbolisent le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité et ne pouvaient pas expérimenter les merveilles du royaume de Dieu (Mt 27.52). Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes tant humaines que naturelles (Mt 27.53). Notre nouvelle vie en Christ, démontrera aux yeux de tous les effets du royaume de Dieu parmi les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant.

  • Témoignage du centurion (Mt 27.54)

Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu

  • Témoignage des femmes présente à la croix (Mt 27.55-56)

Tous ces témoignages du Centurion, des femmes présentes à Golgotha pour voir Jésus Christ rendre l’âme, attestent que le péché a été bel et bien vaincu.

Que signifie ce fameux mot péché ?

Définition : le péché est la transgression de la loi (1Jean 3.4). Là où il n’y a point de loi, il n’y a point non plus de transgression... Le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi" (Rom 4.15 ; 5.13). Le péché est donc toute désobéissance à la volonté révélée de Dieu, notre grand Législateur. Qu’il s’agisse d’une faute d’omission (négligence de faire ce que la loi ordonne) ou de commission (action interdite par la loi) (Jacques 4.17) cela ne change rien à la situation. Terminologie : Pris dans son sens strict, le mot péché est une traduction de l’hébreu Hatta’t ou Het’, Hatta’ah et du grec hamartia qui expriment le manquement d’un but ou la déviation d’une cible (Genèse 20.9 ; Juges 20.16 ; Rom 3.23). Cependant le mot péché est souvent utilisé comme un terme générique, couvrant tout ce qui, dans la disposition, les desseins et le comportement des créatures rationnelles de Dieu est contraire à la volonté révélée du Seigneur (Rom 3.20 ; 7.7 ; Jaques 4.17).

Voici quelques mots qui font ressortir divers aspects du péché en hébreu et grec :

- ‘avel, ‘avlah ; ‘avonadikia : injustice, manque de droiture, tort (Genèse 44.16 ; Romains 9.14)

- pecha’ parabasis : transgression délibérée, crime (1Rois 8.50 ; Es 1.28 ; Rom 4.15)

- paraptôma : faute, erreur délibérée (Mt 6.14 ; Ephésiens 2.1)

- recha’ anomia : contravention, éloignement de la loi, iniquité (2Sam 22.22 ; Mt 7.23)

- paranomia : illégalité (proche d’anomia 2 Pierre 2.16)

- ma’alapistia : incrédulité, infidélité, trahison (Mt 13.58 ; Rom 3.3 ; 4.20)

- kakia et ponêria : le mal moral et spirituel ;

- opheilêma : dette ;

- enochos : coupable devant la loi.

En général, le péché dans tous ses aspects, (formes et expressions), est une révolte contre Dieu de la part de l’homme qui, par une décision intelligente et volontaire, refuse de se conformer à la nature de Dieu et d’obéir à sa loi. En sa qualité d’être moral, créé à l’image de Dieu, il en porte la responsabilité, d’où l’extrême gravité du péché dans la révélation biblique.

La défaite du péché dans la vie à cause de la mort de Christ :

La conviction du péché, c’est-à-dire la conviction d’être pécheur est une des plus grandes grâces que le Seigneur puisse nous accorder. En fait, elle est la clé qui donne accès à toutes les autres grâces. Seul, son Esprit peut la produire (Jean 16.8). Pour être justifié, l’homme doit s’écrier, tout d’abord : "Sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur" (Luc 18.38). Si nous prétendons n’avoir pas de péché, nous mentons (1Jean 1.8,10). Le pardon des péchés est désormais acquis à quiconque croit de tout son cœur au sacrifice du Calvaire. L’Agneau de Dieu a ôté le péché du monde (Jean 1.29), il a aboli le péché par son sacrifice unique (Hébreux 9.26), son sang nous purifie de tout péché (1Jean 1.7). Ayant ainsi donné son Fils pour nous, Dieu ne nous traite plus selon nos péchés (Psaumes 103.10,12). La cène est le signe du sang de l’alliance répandu pour la rémission des péchés (Mt 26.28). Quiconque croit en Christ reçoit par son nom le pardon des péchés (Actes 10.43). Les péchés, rouges comme le cramoisi, deviennent blancs comme la neige (Esaïe 1.18), Dieu les a jetés derrière lui, et les a effacés comme une nuée (44.22) ; il les a précipités au fond de la mer (Michée 7.19). Il va même jusqu’à les oublier (Michée 7.18) ! Ils n’existent plus devant lui (Jérémie 50.20). Alléluia ! Tous les méfaits de la chute en Adam ont été annulés : l’honneur de Dieu est maintenu, sa sainteté satisfaite et sa gloire manifestée. A la culpabilité de l’homme, Dieu répond par la Justification, à sa corruption par la Sanctification, à sa souffrance et sa mort par la Glorification.

Par le sang de la croix, nous sommes libérés de la mort et malédiction. Le croyons-nous vraiment ?

  1. LE SANG A COULE LORSQU’ON A PERCE LA COTE DE JÉSUS (Jean 19.33-37)

La vie est dans le sang (Lév 17.11). Sans effusion de sang, il n’y a point de pardon (Héb 9.22). Dans l’Ancien Testament, le sang des animaux servait d’expiation (Genèse 3.20-21 ; 4.4 Lév 4.22-26 ; 5.1-6), en attendant l’accomplissement de la promesse de la postérité d’Adam qui écraserait la tête du serpent après avoir été blessé au talon (Genèse 3.15) et dont le sang expiatoire laverait tout péché (Rom 3.25). Une des caractéristiques particulières de cette étape, chose non négligeable, est son rang. Le sang versé qui coule de la côte percée de Jésus intervient à la cinquième étape. Le chiffre cinq dans son symbolisme est la ‘‘Grâce et faiblesse humaine devant ses responsabilités’’. Dieu fait homme accorde Sa Grâce à l’homme dans sa faiblesse face à ses responsabilités. Nul de nous n’aura aucune justification valable pour demeurer dans son péché. Dieu a fait ce que l’homme ne pouvait faire. Face à notre faiblesse devant nos responsabilités, nous n’avons plus qu’à tourner le regard vers la montagne d’où nous viendra le secours par la grâce divine qui est en Celui qui a pris notre place pour donner la vie à nos âmes autrefois mortes à cause du péché, lequel a été vaincu à la quatrième étape du versement du sang par le Christ. Le sang de Christ qui a coulé sur la croix a satisfait les exigences divines dans sa justice pour le pardon de nos péchés.

Il présente plusieurs aspects :

  1. La condamnation : nous sommes sauvés de la condamnation de la loi (Gal 3.13)
  2. La substitution : Jésus a pris notre place, portant sur Lui, la peine de nos châtiments (Lév 1.4 ; Es 53.5-6 ; 1 Pie 2.24)

3. La propitiation : Le sang démontre que la juste sentence de la loi qui nous condamnait a été exécutée (Col 2.14).

4. Expiation : Ceci transforme le trône de jugement en trône de miséricorde (Hébreux 9.11-15) et en trône de grâce (Hébreux 4.14-16)

5. La réconciliation : Les péchés qui dressaient un mur d’inimitié étant détruits par le sang de la croix, la réconciliation devient évidente (Eph 2.13-16)

6. L’efficacité : Toutefois que le croyant pèche, le sang de Jésus est toujours efficace pour effacer son péché quand il confesse. (1 Jean 1.5-9)

7. La justification : Nous croyons et marchons dans la lumière, sommes regardés ou considérés par Dieu comme justes à cause du sang de Christ.

8. La rédemption : Naturellement, l’homme est esclave, vendu au péché (Rom 7.14) et condamné à mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23). Par son sang, Jésus Christ nous a rachetés de l’esclavage du péché et de la mort (1 Jean 5.11-13 ; Hébreux 2.14-15).

Il a par son sang, remporté la victoire de notre salut sur le diable et son système (Col 2.15). Par la rédemption, je suis sauvé, racheté pour appartenir, moi et tout ce qui peut être à moi, à Jésus Christ.

Sens-tu encore les liens d’iniquité dans ta vie ? Es-tu encore sous l’emprise démoniaque ? Sens-tu encore un fardeau étranger peser sur toi ? Accepte la puissance du sang de Jésus pour ta délivrance car la malédiction est partie, et il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, et qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit (Rom 8.1 Version Colombe). T’appartiens-tu encore alors que tu es racheté par le sang de Christ pour demeurer la propriété de Dieu ?

Quelques passages bibliques nous fondent sur l’ancre de la vérité du sang de Jésus. Accrochons-nous fermement à la réalité de la puissance du sang de Jésus et nous naviguerons avec aisance sur les flots de l’Esprit pour un voyage heureux, victorieux et pacifique sur le chemin du Royaume.

Les Saintes Ecritures retracent de manière concise et précise, l’indispensabilité du sang de Jésus dans toutes les artères de la vie du croyant :

  1. L’Eglise est acquise par le sang de Jésus (Actes 20.28)
  2. Nous sommes justifiés par le sang de Jésus (Rom 5.9)
  3. Nous avons la rédemption et le pardon des péchés par le sang de Jésus (Eph 1.7)
  4. Christ est notre paix en Dieu par son sang (Col 1.20)
  5. Le sang de Jésus purifie la conscience des œuvres mortes (Héb 9.14)
  6. Nous ne pouvons servir véritablement Dieu qu’à travers le sang de Jésus (Héb 9.14)
  7. Le sang de Jésus est le sang de la sanctification (Héb 13.12)
  8. Le sang de Jésus rachète de la vaine manière de vivre des ancêtres (1 Pier 4.18-19)
  9. Le sang de Jésus nous purifie de tout péché (1Jn 1.7)
  10. Le sang de Jésus nous délivre de nos péchés (Apoc 1.5)
  11. Le sang de Jésus rachète les hommes de toutes tribus pour Dieu (Apoc 5.9)
  12. Le sang lave et blanchit la robe de ceux qui ont été mis à mort pour Christ (Apoc 7.14)
  13. Le sang de Jésus est le gage de la victoire (Col 2.13-14 Ap 12 : 11 )
  14. Par la sainte cène, nous sommes en communion avec le sang de Christ (1Cor 10.16)
  15. Le sang de Jésus fait office d’alliance entre l’homme et Dieu (1 Cor 11.25)
  16. Tout péché est contre le sang de Jésus : Mt 26.28 ; 1Cor 11.17-22,27-29 ; Héb 10.29

Dr. André CHOUBEU

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