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LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

7 Juillet 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

Introduction :

De plus en plus, le diable copie subtilement le modèle du monde et l’applique dans l’église.

Les principes de Dieu du gouvernement de Dieu (théocratie) :

Depuis Genèse, nous constatons que Dieu créa Adam sans demander son avis, et par nécessité, lui ajouta Eve pour l’aider dans le service. Ce fut la souveraine décision divine, sans qu’Adam fasse une quelconque description de la sorte de personnage qu’il lui fallait. Il faut noter qu’il n’y avait pas eu une femme auparavant pour qu’Adam s’en inspire dans sa commande si toute fois, elle était nécessaire. Noé par grâce à cause de son intégrité fut choisi et souverainement encore, ses fils lui furent adjoints sans demander son consentement. En dehors de lui, il ne fut dit à personne d’autre comment l’arche se construirait. Comment pouvait-il interroger l’un ou l’autre de ses fils sur la dimension, l’espèce de bois à utiliser pour tel partie de l’arche ? Arrivera entre autres, le tour d’Abraham qui aussi par grâce fut choisi. Là, un simulacre de démocratie s’y infiltra et les conséquences n’ont pas été des moindres. En effet, Abraham lorsque nous lisons bien le texte, se serait laissé ou bien a laissé à son père le soin de la vision divine pour quitter Ur et aller à Canaan. Abraham ne comprenant pas les principes de Dieu a cru bon laisser la primauté à son père sur les choses spirituelles qui échappaient totalement son père. Bien qu’il reste père, la direction non familiale, mais spirituelle est souverainement donnée au fils en sorte que si le père consent bénéficier de la grâce attachée à l’appel du fils, il devra impérativement se soumettre à Abraham son fils dans cet aspect bien que conservant son titre de père qui ne doit aucunement influencer la direction spirituelles des desseins divins confiés au fils. Ignorant cette réalité des principes divins, le père prendra les devants faisant prévaloir son autorité paternelle sur la vision de Dieu. Pourtant, Dieu dit :

« Et, de plus, il en fut ainsi de Rébecca, qui conçut du seul Isaac notre père; car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et qu’ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, il fut dit à Rébecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit: J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Esaü. Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là! Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde » (Romains 9.10-16).

Le père d’Abraham crut tout de même à ce que son fils lui avait raconté à propos de son entretien avec Dieu, car, l’étude du pays d’Ur montre sa grande richesse, sa prospérité légendaire. Quitter un tel endroit pour aller vers une destination inconnue est une preuve de grande foi. Toutefois, Dieu avait parlé à Abraham et non à son père. Lorsque la vision change humainement de main, Dieu y est écarté et elle devient purement humaine. Tout le cortège conduit par le père d’Abraham quittera Ur pour s’installer à Charan (Genèse 11.31).

Strong’s Hebrew and Greek Dictionaries définit Charan (chârân) en ces termes : sécheresse, lieu aride, sec comme un os, lieu déshydraté, manque d’eau, soif, lieu d’essoufflement, qui incite une passion.

En fait, ce lieu jadis carrefour commercial était un point d’attraction et de rencontre des caravanes venant de la Méditerranée en direction du Moyen Orient jusqu’au Yémen. Cette précision est faite pour montrer que l’homme qui n’est pas animé de la flamme de la passion de la vision qu’il a reçu peut facilement être fasciné par l’apparence des éventualités du parcours. Le père d’Abraham n’ayant eu aucune vision pouvait facilement croire que Dieu s’est trompé ou qu’il est déjà arrivé. C’est dans ce lieu de sécheresse que la mort le prendra pour libérer Abraham qui maintenant se soumettra à la vision sans pression d’une autorité autre que celle de Dieu uniquement. Mais c’est fort possible que la notion de consensus avec son frère Nachor ait intervenue et il a pris avec lui Lot par pur sentiment. Il est en effet impossible que Abraham ait pu prendre Lot sans que démocratie intervienne, néanmoins, Lot était le fils de leur frère à deux. Plus tard, il en souffrira sérieusement es conséquences et ne retrouvera la bénédiction de Dieu (Gen 17) qu’après la séparation d’avec Lot (Gen 13).

Moïse le grand leader de tous les temps recevra la vision et il lui sera dit de construire selon le modèle qui lui a été montré là-haut. Il a vu le modèle seul de même que Paul a vu seul la vision sur le chemin de Damas. Le sage conseil de Jéthro (excellence), de son vrai nom Réuel (Réouel) signifiant « Dieu est un ami ou ami (familier) de Dieu », beau-père de Moïse ne visait pas l’instauration d’une quelconque démocratie. Au contraire, ce conseil visait à asseoir dans le plus grand rassemblement des croyants de toute l’histoire, une espère d’harmonie et l’accomplissement aisé de la mission par la délégation d’autorité. Toutefois, c’est Moïse qui avait le dernier mot sur les cas difficiles devant lesquels, il se devait parfois de consulter l’Eternel qui assumait le rôle suprême dans ce gouvernement.

Si nous allons à Jésus, Paul et bien d’autres cas bibliques, nous ne verrons nulle part la notion de la démocratie intervenir dans la chose du ministère. Quelqu’un a d’ailleurs définit la démocratie comme (demo « moi », cratie « dieu » donnant l’idée du gouvernement de l’homme dieu par lui-même. Si mon cher Guy Rémi, nous prenions cette dernière définition de démocratie comme bien adaptée, ne dirons-nous pas aisément que l’est le nouvel ordre mondial qui s’approprie à la place de Dieu de définir ce que sera le monde demain, dans 50 ans etc. ?

L’instauration du groupe diaconal n’avait pas pour but une démocratie même s’il est dit que le peuple devait choisir, il est clair que le choix devait se faire sur une base bien définie par le Saint-Esprit qui par les qualifications requises dans la vie de ces heureux choisis seraient le signe d’approbation céleste dont l’humain n’aurait qu’à dire j’ai vu, je confirme que le choix de dieu est sur tel ou tel, afin que toute contestation soit vaine et soumise à la condamnation de la préscience de Dieu sur celui qui est choisi.

Certes, le visionnaire aura à consulter de temps en temps ceux qui sont sous lui, établis par lui selon ce que Dieu lui a dit d’eux. Cette consultation n’est pas un signe de faiblesse, d’abaissement ou d’incapacité, mais au contraire, la volonté divine afin que les dons donnés à chacun soient utilisé à bon escient. Toutefois, la consultation peut aussi être pour apprécier le niveau, le sens de compréhension de la personne consulté afin de voir ses forces et ses faiblesses, donnant lieu au redressement, à l’éducation, à la formation. C’est aussi l’astuce du management ou de l’administration du leadership.

Lorsqu’il fallait que le peuple quitte, ce n’est pas le peuple qui disait à Moïse ce qu’il fallait faire et ce n’est pas non plus le peuple qui disait à Moïse quand comment aller à la tente d’assignation, soit pour écouter Dieu ou pour l’interroger. Nulle part, Jésus n’a demandé aux disciples s’il était temps de faire telle chose.

Le Serviteur de Dieu qui porte la vision doit regarder à celui qui lui a donné la vision pour savoir organiser, distribuer les tâches et contrôler selon le modèle de la vision reçue :

« Moïse dit aux enfants d’Israël: Sachez que l’Eternel a choisi Betsaleel, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda. Il l’a rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages. Il l’a rendu capable de faire des inventions, de travailler l’or, l’argent et l’airain, de graver les pierres à enchâsser, de travailler le bois, et d’exécuter toutes sortes d’ouvrages d’art. Il lui a accordé aussi le don d’enseigner, de même qu’à Oholiab, fils d’Ahisamac, de la tribu de Dan. Il les a remplis d’intelligence, pour exécuter tous les ouvrages de sculpture et d’art, pour broder et tisser les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, et le fin lin, pour faire toute espèce de travaux et d’inventions. Betsaleel, Oholiab, et tous les hommes habiles, en qui l’Eternel avait mis de la sagesse et de l’intelligence pour savoir et pour faire, exécutèrent les ouvrages destinés au service du sanctuaire, selon tout ce que l’Eternel avait ordonné. Moïse appela Betsaleel, Oholiab, et tous les hommes habiles dans l’esprit desquels l’Eternel avait mis de l’intelligence, tous ceux dont le coeur était disposé à s’appliquer à l’oeuvre pour l’exécuter. Ils prirent devant Moïse toutes les offrandes qu’avaient apportées les enfants d’Israël pour faire les ouvrages destinés au service du sanctuaire. Chaque matin, on apportait encore à Moïse des offrandes volontaires. Alors tous les hommes habiles, occupés à tous les travaux du sanctuaire, quittèrent chacun l’ouvrage qu’ils faisaient, et vinrent dire à Moïse: Le peuple apporte beaucoup plus qu’il ne faut pour exécuter les ouvrages que l’Eternel a ordonné de faire » (Exode 35.30-36.1-5).

Dieu peut utiliser x ou y pour rappeler une chose au porteur de la vision, mais ce n’est pas la démocratie.

Pour conclure car j’ai été très long et il y a toujours à dire dessus, dans l’œuvre de Dieu, il n’y a pas la démocratie, même si la notion de la collégialité intervient :

« ………Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie » (Rom 12.1-8).

Conclusion :

La démocratie n’étant pas biblique, il devient très important de retourner en toute humilité à la source. La souveraineté de Dieu étant le socle de la théocratie, puissions-nous même au prix des nombreux sacrifices, apprendre à ne plus nous plaindre, murmurer, bouder, vilipender, jalouser, et les choses semblables. Si l’Eternel est Dieu, regardons vers Lui en toutes circonstances, devenant toute notre vie, de fidèles étudiants de l’Ecole de Dieu.

Dr. André CHOUBEU

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Si vous êtes tenté

6 Juillet 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Si vous êtes tenté

Si vous êtes tenté (1)
“Tout être humain est tenté quand il se laisse entraîner...” Jacques 1.14

Jésus fut tenté peu après Son baptême dans le Jourdain. Matthieu nous relate que l’Esprit emmena Jésus jusque dans le désert où Il fut tenté par le diable (Matthieu 4.1). Comme Lui nous n’échappons pas à la tentation : Dieu permet que nous soyons tentés, comme Il permit que Son fils le soit. Pourquoi ? Afin que nous nous rendions compte de l’importance de la mission que nous devons accomplir si nous voulons Lui obéir. Jésus allait souffrir une mort atroce et endurer l’abandon spirituel de Son Père pour porter nos péchés. Humain jusqu’à la Croix, Il aurait pu céder à la tentation et tourner le dos à la volonté divine. L’auteur de la lettre aux Hébreux l’explique ainsi : “comme nous, Il a été tenté en toutes choses, mais Lui n'a pas péché...” (Hébreux 4.15).

L’écrivain grec Nikos Kazantzaki a imaginé que Jésus, sur la Croix, avait été tenté une dernière fois par Satan qui voulait Lui faire croire qu’Il avait rejeté, au dernier moment, la volonté de Son Père et qu’Il avait choisi de vivre une vie d’homme, de se marier, d’avoir des enfants... Son livre se termine sur Jésus se “réveillant” de cette vision mensongère et criant “Tout est achevé”. Heureusement que Jésus n’a pas cédé aux tentations de Satan et qu’Il est mort pour mettre sur nos épaules Sa justice ! L’essence de toute tentation est de nous détourner de notre chemin, de nous pousser à refuser d’accomplir la volonté divine pour notre vie. Et pour cela Satan se sert des mêmes armes qu’il utilisa contre Jésus : le mensonge pur et simple et la contrefaçon de la Parole de Dieu. Contre elles, votre riposte repose sur une vraie connaissance de la Bible. Satan est expert dans l’art de déformer ce que Dieu a dit. Il mettra devant vous un verset sorti de son contexte et tentera de vous convaincre que son interprétation est la bonne. D’où l’importance d’évaluer une portion de la Bible en fonction de son contexte et de ce qu’elle affirme ailleurs sur le même sujet. Par exemple lorsque nous lisons : “Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu...”, nous devons comprendre que cette promesse concerne ceux que Dieu a appelés “selon Son dessein... et à être semblables à l’image de Son fils...” (Romains 8.28). La plupart des promesses divines sont liées à des conditions. L’exemple le plus fameux est le chapitre 28 du livre du Deutéronome. Les bénédictions promises sont conditionnées par l’obéissance de l’homme à Son Créateur. Satan le sait très bien, aussi instille-t-il le doute dans notre esprit pour faire vaciller notre foi, comme il le fit avec beaucoup de subtilité face à Adam et Eve. Ne tombons pas dans le panneau !

Si vous êtes tenté (2)
“Examinez tout avec soin et retenez ce qui est bon. Évitez le mal...” 1 Thessaloniciens 5.21-22

La tentation peut venir de trois directions différentes : du fond de nous-mêmes, car nous sommes tous pêcheurs (Romains 3.23), de l’extérieur, c’est-à-dire du monde qui nous entoure, de nos proches, amis, collègues... (“Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés...” Romains 12.2), et enfin de Satan lui-même et de ses sbires. Mais en fin de compte le dénominateur commun est le désir de prendre la place de Dieu. En nous se cache un ego surdimensionné. Moïse dut passer 40 ans dans un désert pour apprendre l’humilité. Contrôler ses propres désirs n’est possible qu’en obéissant à Dieu et en méditant “jour et nuit” sur Sa parole, comme le psalmiste l’affirmait (Psaume 1.2). Le monde met l’orgueil sur un piédestal et méprise l’humilité. Quant à Satan, nous savons tous que c’est l’orgueil qui l’a fait tomber.

Remarquez qu’il proposa à Jésus la direction de tous les royaumes du monde, s’Il acceptait de se prosterner devant lui (Matthieu 4.9). Quelle que soit l’origine de la tentation, elle semble le plus souvent bien anodine et innocente. Mais elle n’accorde jamais vraiment ce qu’elle promet : les conséquences sont très loin de ce que l’on imagine au premier abord. Quand David a désiré cette belle jeune femme qu’il devait déjà bien connaître (son mari, Urie, était l’un des premiers à s’être joint à sa bande de hors-la-loi et son père, Eliam, était lui aussi l’un de ses meilleurs soldats), il n’envisageait pas les conséquences indirectes de son acte : le déclin qui allait ronger la fin de son règne, le viol de sa fille Tamar par l’un de ses fils, la rébellion d’Absalom et les milliers de morts au sein de son propre peuple. Céder à la tentation a souvent comme conséquence outre la désobéissance à Dieu, la destruction de notre témoignage devant les hommes. Dieu nous appelle à être une “lumière pour les nations” (Esaïe 42.6). Jésus résista à la tentation de Satan parce qu’Il mettait la volonté de Son Père au-dessus de toute autre considération. Imaginez où nous en serions s’Il avait accepté de se prosterner ne serait-ce qu’une minute devant le diable, afin d’obtenir le gouvernement de tous les royaumes de la terre ? Impensable ? Réfléchissez à l’intensité de la bataille qui se livrait dans Son esprit, la nuit de Gethsémané alors qu’Il demandait à Dieu de ne pas Le forcer à accomplir Sa mission jusqu’au bout, “pourtant, que ce ne soit pas Ma volonté mais la Tienne qui se réalise !” (Luc 22.42). Comme pour Lui, la réponse à la tentation est d’obéir à Dieu et de rester fidèle à la mission qu’Il nous a confiée, car Dieu est capable de nous fournir la force nécessaire pour tout surmonter.

Source : Sa Parole Pour Aujourd’hui

http://www.saparole.com/

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