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LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

6 Décembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

Michel Field Évangéliste

Le siège des sept Eglises de ce groupe mentionnées dans l'Apocalypse se trouve en Asie proconsulaire, celle-ci comprenant la Mysie, la Lydie, la Carie et une partie de la Phrygie, qui formèrent la province d'Asie sous la domination de Rome.

Jean fut exilé par Domitien vers 95 de notre ère à l'île de Patmos où il eut les visions dont il parle dans l'Apocalypse. Patmos est une petite île pierreuse, infertile et désolée, située dans la mer Egée à 32 km au sud de l'île de Samos et face à la province de Carie au sud-ouest de l'Asie mineure.

L'apôtre adressa ses messages aux Eglises dans l'ordre suivant:

1. Ephèse
La tradition veut que l'apôtre Jean passa les dernières années de sa vie à cet endroit. Aujourd'hui, ses vastes ruines, témoins de la grandeur, de l'opulence et de l'importance de la ville ancienne, servent de repaire aux seuls animaux sauvages.

L'Eglise d'Ephèse était réputée pour être la plus florissante de l'Asie proconsulaire. Elle reçut de très grandes louanges accompagnées d'un solennel avertissement dans le message de Jean; cependant, son rayonnement spirituel ne s'éteignit que quelques siècles plus tard (Apocalypse 2.7).
2. Smyrne
Située à la naissance du golfe de Smyrne, à 64 km au nord d'Ephèse, c'était un carrefour important des routes de commerce maritimes et terrestres. Bien que cette ville ait connu de fréquents tremblements de terre ainsi que de nombreux sièges et incendies, elle s'est maintenue à travers les siècles et, actuellement, sous le gouvernement turc, renommée Izmir, c'est un grand centre commercial et la ville la plus florissante d'Asie mineure avec une population qui atteint 2.8 millions d’habitants, en majorité chrétiens.

Lors de la persécution qui eut lieu sous le gouvernement de Marc Aurèle, Polycarpe, le talentueux et remarquable évêque de l'Eglise de Smyrne, fut brûlé vit. Jean n'avait pas de raison de censurer cette Eglise; au contraire, il exhorta les fidèles à demeurer ferme face aux épreuves qui les attendaient (Apocalypse 2.8-11).

3. Pergame
Ville de la province de Mysie, elle se trouve sur la rive nord de la rivière Caïcos à 32 km de la mer et à 96 km au nord-est de Smyrne. Elle fut célèbre comme siège des arts, de la littérature et de l'idolâtrie et aussi parce qu'on y inventa le parchemin. Sa grande bibliothèque de 20 000 volumes, offerte par Marc Antoine à Cléopâtre et transférée ensuite à Alexandrie, fut détruite par l'inculte calife Omar ainsi que la bibliothèque d'Alexandrie au 7è siècle. Pergame, toujours célèbre pour sa superstition païenne, se consacra tout d'abord au culte de Vénus et plus tard à celui d'Esculape, divin patron de la médecine. De nos jours, elle compte 70 000 habitants avec une majorité de Turcs et de musulmans.

Son fanatisme et son hostilité au christianisme se révélèrent dans le martyre d'Antipas (Apocalypse 2.12-17)

4. Thyatire
Ville natale de Lydie, elle se situe dans la province du même nom près de la frontière de la Mysie, sur le chemin qui conduisait de Pergame à Sardes. Seleucus Nicanor, après la mort d'Alexandre, la peupla de colons grecs. Elle acquit une grande renommée pour ses produits manufacturés et tout spécialement pour l'art de teindre à la pourpre. De nos jours encore, elle est spécialisée dans la manufacture et la teinture de tissus écarlates, dont une grande quantité est exportée chaque année à Smyrne. La ville moderne de Thyatire (Akhisar), construite sur les ruines de l'ancienne, compte une population d'environ 102 000 habitants, en grande partie musulmans (Apocalypse 2.18-29).

5. Sardes
Ancienne capitale de la Lydie au pied du mont Tmolus, elle se trouvait au milieu d'une région très agréable, à 48 km au sud de Thyatire. Depuis des temps reculés, elle fut renommée pour la fabrication de laine teinte et pour son commerce important. Son dernier monarque, Crésus, fut vaincu par Cyrus, roi de Perse, vers 546 avant Jésus-Christ et la ville devint alors le siège d'un satrape perse. En 499 avant Jésus-Christ alors qu'elle était encore sous la domination perse, elle fut incendiée par les Athéniens, ce qui eut pour conséquence l'invasion de la Grèce par Darius et Xerxès, rois de Perse. Elle se rendit à Alexandre le Grand en 334 avant Jésus-Christ mais, plus tard, en 214 avant Jésus-Christ elle tomba aux mains d'Antioche le Grand et fut finalement incorporée à la province romaine d'Asie. L'endroit où s'élevait alors la ville est maintenant une région nauséabonde, insalubre et pour ainsi dire dépeuplée. La ville moderne du même nom se trouve à 85 km au nord-est de l'ancienne.

Sa grande prospérité et ses richesses entraînèrent la prédominance des valeurs terrestres et la décadence de la religion: c'est pourquoi dans son message, Jean censura l'Eglise locale (Apocalypse 3.1-6).

6. Philadelphie
Dans un site pittoresque au milieu d'une région agricole, c'était aussi une ville de Lydie, à 40 km au sud-est de Sardes. Son nom rappelle son fondateur Attale Philadelphe, roi de Pergame. Malgré les vicissitudes de son histoire, elle existe encore aujourd'hui sous le nom de Alasehir et compte environ 58 000 habitants.

Jean ne s'adressa pas à l'Eglise de Philadelphie en termes de censure, au contraire, il la loua pour sa fidélité (Apocalypse 3.7-13).

7. Laodicée
La dernière des sept Eglises mentionnées dans l'Apocalypse, elle se trouvait dans la principale ville de Phrygie, située au sud de Colosses et de Hiéropolis, sur le Lycus, affluent du Méandre. Elle était réputée pour son école de médecine, ses onguents pour l'ophtalmie et pour ses tissus. En 65 après Jésus-Christ, Laodicée, Colosses et Hiérapolis furent détruites par un tremblement de terre; la première fut reconstruite par. ses habitants. La ville moderne du même nom se trouve à 88 km des ruines de l'ancienne.

Sa prospérité matérielle se refléta dans son Eglise. C'est pourquoi elle eut droit à la censure la plus sévère (Apocalypse 3.14-22).

II. LES DIVISIONS DU TEMPS

Les mesures de calcul du temps employées par les Hébreux étaient les suivantes:

1. Le jour
Le mot jour a différents sens. Il représente d'ordinaire le temps que met la terre pour faire un tour autour de son axe. Le jour civil est celui dont le début et la fin ont été fixés par les coutumes des différents peuples de l'antiquité. Les Israélites avaient l'habitude de diviser le jour d'un après-midi à l'autre. Notons au passage que nous le comptons de minuit à minuit. Le jour naturel, c'est le temps que dure la clarté du soleil à l'horizon, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre le lever et le coucher du soleil (Lévitique 23.32).

a. Les divisions du Jour (anciennes): les Hébreux divisaient le jour naturel en matin, midi et après-midi:
— Matin: jusqu'à dix heures,
— Midi: jusqu'à deux heures de l'après-midi,
— Après-midi: jusqu'à six heures.

b. Les divisions de la nuit (anciennes): ils divisaient la nuit en trois veilles c'est-à-dire:
— Première veille: jusqu'à minuit (Lamentations 2.19),
— Veille du milieu: jusqu'à trois heures du matin (Juges 7.19),
— Troisième veille: jusqu'à six heures du matin (Exode 14.24).

Dans le Nouveau Testament, on voit clairement qu'ils divisaient le jour en douze heures dont la durée variait suivant les saisons même si en général, on comptait de six heures du matin jusqu'à six heures du soir. Ils divisaient la nuit en quatre veilles comme les Romains.
c. Les divisions du jour (postérieures)
— La première heure correspond à six heures,
— La troisième heure (tierce) correspond à neuf heures,
— La sixième heure (sixte) correspond à douze heures ou midi,
— La neuvième heure (none) correspond à trois heures de l'après-midi,
— La douzième heure correspond à six heures du soir.

d. Les divisions de la nuit (postérieures)
— La première veille ou «de l'après-midi» durait de six heures à neuf heures,
— La seconde veille ou «de minuit» durait de neuf heures à douze heures,
— La troisième veille ou «chant du coq» durait de minuit à trois heures,
— La quatrième veille ou «du matin» durait de trois à six heures.

2. La semaine
La division de la semaine en sept jours remonte à la création, mais on énumérait les jours au lieu de leur donner des noms, par exemple, premier jour, deuxième jour jusqu'au septième jour qui était le jour de repos.

3. Le mois
Les mois hébreux étaient des mois lunaires car ils étaient réglés sur les phases de la lune. Ils commençaient avec la Nouvelle Lune. Comme une lunaison demande un peu plus de vingt-neuf jours et demi, les mois étaient par conséquent alternativement de vingt-neuf et de trente jours. L'année comptait approximativement 354 jours. Pour régler cette année lunaire de 354 jours sur l'année solaire de 365 jours, on intercalait un mois supplémentaire tous les trois ou quatre ans. Ce mois-là s'appelait We-Adar ou Adar second.

Au début, les mois ne furent pas désignés par des noms particuliers, mais par leur ordre dans l'année, par exemple premier mois, deuxième mois, etc. mais après la captivité, chaque mois reçut un nom distinct, emprunté selon ce que l'on croit, aux usages des Chaldéens et des Perses (1 Rois 8.2).

4. L'année
On distinguait l'année sacrée et l'année civile. L'année sacrée établissait les fêtes religieuses. Elle commençait en mars-avril avec la nouvelle lune, en souvenir du départ d'Egypte des Hébreux. Cela correspondait au septième mois de l'année civile qui, elle, commençait en septembre-octobre avec la pleine lune et réglait les travaux agricoles et les affaires civiles.

III. LE CALENDRIER HEBREU

Dans le tableau suivant, nous avons répertorié le numéro et le nom des mois hébreux et leur équivalent approximatif dans notre calendrier, ainsi que la saison agricole et le temps.
Mois Année Saison agricole
sacrée civile et temps
I 7 Récolte de l’orge dans la région côtière.
Nisan ou Abib (avril) Blé mûr dans la vallée du Jourdain.
(Exode 23 :15) Récolte de lin à Jéricho. Dernière pluie.

Ziv (mai) II 8 Récolte d'orge sur les hauteurs et de blé dans
(1 Rois 6.1-37) les basses terres. La végétation dans
le bas Jourdain se flétrit. Pluies rares.

Siwan (juin) III 9 Blé mûr sur les hauteurs. Les amandes sont
(Esther 8.9) mûres. Pommes de saison dans la région
côtière; figues-fleurs mûres. Les raisins
commencent à murir. Assez chaud. Vents
chauds et fréquents.

Thammuz (juillet) IV 10 Pommes, poires, prunes, cerises, courges
(Ezéchiel 8.14) presque mûres; premiers raisins mûrs; ruisseaux
à sec; ciel serein; très chaud; sol grillé.

Ab (août) V 11 figues; noix et olives mûres; début des vendanges;
campagne sèche, crevassée et triste; rosée de
nuit; chaleur intense.

Elul (septembre) VI 12 coton en balles; vendanges; dates et grenades mûres;
(Néhémie 6-15) éclairs sans tonnerre; de mai à octobre, abondante rosée
de nuit.

Ethanim ou Tichri Vll 1 vendange en Palestine septentrionale; récolte du
(octobre) (1 Rois 8.2; coton; début des labours et des semailles; vent froid
2 Chroniques 5.3) du nord.

Bul (novembre) VIII 2 mois des labours et des semailles; cédratiers et
(1 Rois 6.38) orangers en fleurs; les pluies ne sont pas fortes
jusqu’à la fin du mois.

Kisleu (décembre) IX 3 les arbres perdent leurs feuilles; il neige sur les cordillères;
(Zacharie 7.1) les champs sont couverts de fleurs; déserts qui étaient nus,
redeviennent de vertes prairies; les pluies sont abondantes.

Tébeth (janvier) X 4 les oranges commencent à mûrir; le débit des
(Esther 2.16) fleuves augmente; les prés se couvrent de fleurs;
neige et gelée sur les hauteurs; parfois, une légère
chute de neige sur Jérusalem; mois de pluies très
abondantes: décembre à février. (Zacharie 1.7)

Schebat (février) XI 5 orangers chargés de fruits dans les basses terres;
amandiers et abricotiers en fleurs; orangers chargés
de fruits dans les régions chaudes ; rivières à fort
débit.

Adar (mars) XII 6 Récolte d’orge à Jéricho ; les rivières sont en crue ;
(Esther 3 :7) ouragans ; peu de neige.
IV. LES FETES RELIGIEUSES ANNUELLES

Les Hébreux avaient coutume de célébrer chaque année trois grandes fêtes religieuses auxquelles tous les hommes de la nation étaient obligés de participer (Exode 23.14-17).

1. La Pâque ou la fête des pains sans levain
A la veille du départ d'Egypte, chaque famille israélite tua un agneau et ayant arrosé les montants et les portes des maisons de son sang, elle en mangea la chair grillée selon les instructions de Moïse; le sang sur les portes était un signe pour que l'ange exterminateur, qui devait passer devant la maison, n'y tue pas le fils aîné. Plus tard, les Israélites commémorèrent leur émancipation de l'esclavage et leur départ d'Egypte par une Cène identique. La Pâque débutait par une sainte convocation et une abstention de tout travail, elle était célébrée par de grandes cérémonies solennelles du 14 au 21 Nisan. On mangeait l'agneau pascal le 15 et le lendemain, on offrait les prémices de l'orge et l'on désignait d'autres cultes spéciaux pour les autres jours de la fête.

Notre Seigneur, après avoir célébré pour la dernière fois la Pâque qui symbolisait son sacrifice pour le rachat de l'humanité, instaura la fête chrétienne qui devait commémorer sa mort jusqu'à son retour (Exode 12.1-51; 1 Corinthiens 5.7).
2. La Pentecôte ou fête des semaines ou jour des prémices
C'était la seconde grande fête annuelle et la première des deux fêtes agricoles. Elle avait lieu le 6 Sivan, c'est-à-dire le quinzième jour après la consécration de la saison de la récolte par l'offrande de la première gerbe d'orge. Cette offrande avait lieu le deuxième jour de la fête de Pâque, ce qui donna naissance au nom de Pentecôte pour le quinzième jour. Elle fut instituée pour exprimer à Dieu des remerciements pour la récolte de céréales qui, en général, avait lieu en Palestine, entre Pâque et la Pentecôte. Lors d'une telle fête de saint repos et de réjouissances, on ne manquait pas d'inciter le peuple à une consécration plus complète à l'Eternel et à une généreuse hospitalité envers les nécessiteux.

La fête de Pentecôte la plus remarquable fut celle qui se célébra après l'ascension de Christ, au cours de laquelle le Saint-Esprit se répandit sur les participants dans la «Chambre haute»; cela marque en même temps la date de la fondation de l'Eglise chrétienne (Exode 34..22; Lévitique 23.16 et Actes 2.1).

3. Les tabernacles
Bien que ce fût une fête essentiellement agraire, célébrée au mois de Tichri du 15 au 21, au cours de laquelle on engrangeait les fruits, les noix et les huiles (on rappelait «la fête de la moisson»), elle commémorait aussi un événement historique, à savoir les quarante années pendant lesquelles le peuple israélite erra dans le désert. Pendant la durée de la fête, le peuple vivait dans des huttes construites à cet effet avec des branches d'arbres sur les terrasses et dans les cours des maisons et même dans la rue, ce qui était l'occasion de grande joie et d'actions de grâces (Lévitique 23.40-43; Néhémie 8.14-18).

Les autres fêtes annuelles célébrées par les Hébreux étaient:

4. Les trompettes: elle avait lieu le premier jour du septième mois de l'année sacrée, soit le premier de l’année civile et annonçait le début de l'année au son de la trompette. Elle se distinguait par des offrandes spéciales présentées à l'Eternel. Célébrée avec une grande solennité et par l'abstention de tout travail manuel, elle aidait le peuple à se recueillir devant Dieu (Lévitique 23.24-25).

5. Purim, appelée ainsi à cause de «Pur» qui veut dire «sort», instaurée après la captivité, commémorait la libération providentielle des Juifs de Perse du cruel massacre imaginé par Aman. Elle se célébrait les 14 et 15 mars (Esther 9.20-32).

6. La Dédicace, instituée par Judas Maccabée en 165 avant Jésus-Christ pour célébrer la purification du temple après qu'il ait été profané par l'idolâtrie grecque introduite par Antiochos Epiphane IV. Elle avait lieu le 25 décembre (Jean 10.22).

Les fêtes mobiles étaient les suivantes:

a. Le sabbat: il commémorait le jour de repos, tous les sept jours (Genèse 2.1-3).
b. Les nouvelles lunes: avaient lieu tous les premiers du mois. C'était une fête de dévotion célébrée par un festin (Nombres 28.11-14; 1 Samuel 5).
c. L'année sabbatique: célébrée tous les sept ans. On arrêtait tous les travaux agricoles et les créanciers devaient renoncer à tout droit de recouvrement si les débiteurs étaient des Israélites (Lévitique 25.1-7; Deutéronome 15.1-3).
d. Le Jubilé avait lieu tous les cinquante ans et était annoncé solennellement par des sonneries de trompette. Cette année-là, la terre n'était pas cultivée et chacun rachetait la part de son héritage qui avait dû être vendue ou hypothéquée. Les dettes étaient oubliées et ceux qui se trouvaient en esclavage étaient libérés (Lévitique 25.8-16).

De nos jours la fête de la Pâque est observée scrupuleusement par les Juifs dans le monde entier. En Palestine, on célèbre aussi tous les ans la fête du Purim par de grandes réjouissances et une distribution de cadeaux aux pauvres

Diffusion de l’Évangile
Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

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LA PRIERE DE JAEBETS

2 Décembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PRIERE DE JAEBETS

LA PRIERE DE JAEBETS

« Jaebets était plus considéré que ses frères; sa mère lui donna le nom de Jaebets, en disant: C’est parce que je l’ai enfanté avec douleur. Jaebets invoqua le Dieu d’Israël, en disant: Si tu me bénis et que tu étendes mes limites, si ta main est avec moi, et si tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance!… Et Dieu accorda ce qu’il avait demandé » (1Chron 4.9-10)

Introduction :

De tout temps, la prière est et demeure l’élément unique de communication avec Dieu par une vie de consécration totale et de dépendance absolue à Dieu. Dès lors, notre attitude, notre expression, l’état de notre cœur ou les paroles de nos bouches peuvent en diverses circonstances se traduire en prière qui s’élève devant le trône de Dieu : « Les princes d’Issacar furent avec Débora, Et Issacar suivit Barak, Il fut envoyé sur ses pas dans la vallée. Près des ruisseaux de Ruben, Grandes furent les résolutions du cœur ! » (Juges 5.15).

Demandez, cherchez, frappez (Mt 7.7) sont des termes utilisés en référence à la prière, et l’on y trouve une gradation :

Demandez implique une simple demande.

Cherchez indique une sérieuse recherche, une activité engagée, patiente, absorbante.

Frappez montre la persévérance malgré les obstacles.

La prière est le moyen approprié pour obtenir auprès de Dieu, ce don nous avons besoin. Prions ; prions souvent, prions en sorte que cela puisse être une véritable « vocation », faisons-le avec sérieux, avec ferveur. Demandons, comme le ferait un mendiant, faisant l’aumône, ou un voyageur, demandant son chemin. Cherchons, comme si nous avions perdu quelque chose de valeur, comme un marchand cherchant des perles précieuses.

Frappons comme on le ferait devant une porte à travers laquelle, seule, nous pouvons entrer dans la maison sois pour notre reposer soit pour entrer en possession d’une chose précieuse. Le péché a fermé et verrouillé la « porte » spirituelle, devant nous ; par la prière nous frappons à cette porte pour solliciter du ciel l’entrée.

Quel que soit le sujet que nous abordons par la prière, selon la promesse divine, il vous sera répondu favorablement, si Dieu constate que cela nous convient parfaitement ; que voulons-nous avoir de plus ?

Puissions-nous ne jamais supposer que notre Père céleste nous propose de prier, en refusant de nous entendre, ou qu’Il puisse nous octroyer, ce qui pourrait nous être nuisible.

La motivation de la prière de Jaébets

  1. Signification du nom :

יעבץ : tristesse ou douleur.

יבו : Sécheresse, confusion, honte.

  1. L’impact du nom dans la vie de Jaébets :
  • il avait peur de se confier en sa propre force, et résolut délibérément de se consacrer entièrement à Dieu.
  • il avait compris que se lamenter ne servirait à rien
  • répondre à ses frères ne servirait à rien
  • se plaindre de Dieu par rapport à son état ne changerait rien
  • il savait qu’en se confiant à Dieu qui changerait sa situation, il serait l’instrument divin de démonstration de la puissance de Dieu suite à l’exaucement de la prière
  1. Démarche de Jaébets dans sa prière :
  2. Consécration de Jaébets : « Éternel, si tu me bénis et si tu me gardes, que Ta Volonté soit accomplie ; je serai soumis à Tes ordonnances, étant sans cesse à Ton service ». Comme le texte le mentionne, c’était un désir vraiment ardent : « Oh Dieu, veuille me bénir abondamment » !
  3. Points de prière de Jaébets :
  • Si tu me bénis : que Dieu puisse vraiment le bénir. Il jouissait de l’estime sans doute maternelle et à cause de son infirmité, il bénéficiait d’une attention.

Jaébets, refuse d’être un sujet d’apitoiement des autres car il croyait que Dieu pouvait refaire son histoire.

Les bénédictions spirituelles sont les meilleures qui soient : elles sont véritables et agissantes.

Il était convaincu que sa condition spirituelle était des meilleures avec Dieu, tout changerait positivement sur le plan physique.

  • Que tu étendes mes limites : que Dieu étende ses limites. Ce Dieu, qui fait croître l’élan de notre cœur, qui augmente en nous Sa connaissance, et qui nous permet d’entrevoir le « Canaan spirituel » merveilleux, doit être l’objet de tous nos désirs et de nos prières.

Dans les situations, tout homme est comme dans une cage, préoccupé par ce qui le trouble. Jaébets, ne veut pas concentrer ses pensées sur ce qui le trouble, sur sa situation pitoyable, mais sur Dieu qui peut changer sa situation.

Jaébets se savait limiter dans ses mouvements, perspectives et projets à cause de son infirmité, mais il croyait en Dieu qui pouvait ôter sa paralysie pour accroitre sa mobilité.

  • Si ta main est avec moi : que la main de Dieu soit avec lui. Cette main divine est sur nous, afin de nous conduire, de nous protéger, de nous donner la force, et de nous diriger dans toutes nos tâches : c’est une main toute-suffisante.

Jaébets avait besoin de la main de Dieu pour garder son cœur dans la confiance en Dieu.

Il avait besoin de la main de Dieu pour supporter la moquerie de ses frères qui pouvaient voir en lui la cause de la souffrance de sa naissance qui avait failli peut-être causer la mort de leur maman.

Il avait besoin de la main de Dieu pour vivre la solitude que lui imposait sa situation physique

  • Si tu me préserves du malheur, en sorte que je ne sois pas dans la souffrance!… :

Que Dieu le préserve de la pratique du mal et du péché. Que le Tout Puissant le garde de l’épreuve, le mette à labri de ses ennemis, afin que ceux-ci ne puissent pas l’atteindre, ni le transformer en « homme de douleur ».

Si Dieu le guérit de son infirmité, il consacrera sa vie au service du Tout Puissant.

Conscient que son nom le maintenait captif dans ce qu’il signifie, « tristesse ou douleur, sécheresse, confusion, honte », il avait besoin de changement de son histoire.

Il voulait que le pouvoir qui régnait négativement sa vie change de main.

Dieu ne saura exaucer quelqu’un qui une fois sorti de la zone de torpeur se retournera contre Lui aussitôt.

CARACTERISTIQUE DE LA PRIERE QUE DIEU AGREE

1. Reconnaitre notre faiblesse, avoir conscience de nos besoins et de notre limitation.

C’est en effet la réalisation de notre incapacité et de la nécessité du secours divin qui nous conduiront à nous rejeter sur le Seigneur par la prière. Nous ne saurions nous adresser à Lui avec une prétention quelconque. Son appréciation des prières prononcées par le pharisien et le publicain est très instructive (Luc 18.9-14). C’est en réalisant notre impuissance que Dieu nous saurons apprécier la puissance de Dieu : «Use de grâce envers moi, Éternel ! Car je suis défaillant» (Psaume 6.2). «Invoque-moi au jour de la détresse je te délivrerai, et tu me glorifieras» (Psaume 50.15).

2. Le sentiment de notre dépendance

Si nous vivons dans la dépendance du Seigneur, laquelle le glorifie, nous serons conduits à lui remettre tout ce qui nous concerne. Dans les circonstances importantes de notre existence, dans le choix d’un chemin, notre recours est de dépendre de Lui, d’interroger sa bouche par la prière afin d’avoir le discernement de sa pensée. Dans l’affaire des Gabaonites, Josué n’avait pas interrogé l’Éternel en a supporté de douloureuses conséquences. Esdras par contre publia un jeûne dans le but de reconnaitre le vrai chemin que l’Eternel agréé pour le peuple (Esdras 8.21). «Dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers» (Prov. 3.6). La dépendance se manifeste aussi dans les petites choses de la vie journalière par un abandon aux soins et à la fidélité du Seigneur, qui ne saurait toutefois être de l’insouciance.

3. Une confiance totale à Dieu caractérisée par une foi vivante

Lorsque nous réalisons à partir de la Parole de Dieu que nos besoins sont parfaitement connus, que l’intention de Dieu est toujours de nous bénir et qu’il est puissant pour faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, nous avons des motifs d’être sans crainte, confiants ; il est écrit : «Approchons-nous ... avec confiance du trône de la grâce» (Hébreux 4.16). «Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en Lui ; et Lui, il agira» (Psaume 37.5) ; «J’ai dit de l’Éternel : Il est ma confiance et mon lieu fort ; il est mon Dieu, je me confierai en lui» (Psaume 91.2). Combien facilement nous doutons, manquant de foi dans sa puissance et sa sagesse ! Ne doutons donc point car la Parole nous dit à celui qui doute : « qu’il «ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur» (Jacques 1.7) car, «Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevez, et il vous sera fait» (Marc 11.24).

4. Une disposition constante dans notre communion avecDieu

L’enseignement des Ecritures prescrit de toujours prier et ne pas se lasser (Luc 18.1). Aux Thessaloniciens, l’Apôtre Paul prescrit : «Priez sans cesse» (1 Thess. 5.17). Cette exhortation, indique une disposition continuelle de l’inclinaison nos cœurs devant sa sainte Majesté dans la prière comme la respiration spirituelle de nos âmes, même lorsque nous courbons sous le poids d’autres occupations journalières.

5. Une expérience au quotidien

Chaque jour, et plusieurs fois par jour, nous devons sentir le besoin de nous approcher de Dieu par la prière pour lui présenter par le Seigneur Jésus nos requêtes avec des actions de grâces. Il est vrai, nous sentons souvent le besoin de prière lorsque nous traversons l’épreuve, mais la prière doit constituer un exercice quotidien, dans la jouissance de notre proximité du Seigneur, du libre accès que nous avons auprès de Lui par le Christ Jésus. Daniel, à genoux dans sa chambre et au péril de sa vie, priait trois fois par jour, en rendant grâces (Daniel 6.10). Il est dit à son sujet : «Comme il avait fait auparavant». Le Psalmiste dit : «Éternel ! Je crie à toi, et dès le matin ma prière te prévient» (Psaume 88.13). Le Seigneur, notre divin modèle, priait dans un lieu désert, longtemps avant le jour (Marc 1.35).

6. Une expérience de persévérance

Plus nous réalisons nos faiblesses et les dangers qui nous menacent, plus aussi nous aurons à cœur la gloire du Seigneur, le bien des siens et celui de tous les hommes ; alors, nous serons inclinés à persévérer dans la prière. Quant à nous-mêmes, ce sera notre sauvegarde ; quant aux autres, cette persévérance sera la traduction de l’amour que nous leur portons. Les premiers chrétiens persévéraient dans la prière avec les femmes et avec Marie, la mère de Jésus (Actes 1.14). «Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces» (Col. 4.2). «Pour nous, nous persévérerons dans la prière et dans le service de la parole» (Actes 6.4).

7. Une attente patiente.

Le Seigneur, dans sa prescience, sait ce qu’il nous faut, et connaît aussi le moment propice pour répondre à nos demandes. Nous sommes facilement caractérisés par l’impatience, mais la confiance en sa sagesse nous donnera la patience pour attendre, et dans le silence, le salut de l’Éternel (Lamentations 3.26). Saül, à Guilgal, n’a pas su attendre la venue de Samuel. Il «se fit violence» et offrit l’holocauste. A cause de cette idiotie, son règne s’écourta en sept jour, le prolongement n’étant que physique et vide de sa substance spirituelle, aussi, pendant ce vide, il accumula faute sur faute, ayant été rejeté par le ciel (1 Samuel 13.6-14). La patience n’est pas un fruit de la nature humaine, mais de la nature divine à laquelle nous participons (2 Pierre 1.3-7). Elle est aussi le produit de l’épreuve de notre foi (Jacques 1.3). «Le matin, je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai» (Psaume 5.3).

3.8 Un exercice réel, l’expression des besoins précis.

Loin d’être de vaines redites (Mt. 6.7), nos prières doivent exprimer nos réels désirs, ce que nous recherchons ardemment. Si nos requêtes sont la présentation devant le trône de la grâce de ce qui nous tient à cœur, elles seront ferventes, et changeront le cours de notre histoire (Jacques 5.16). Gardons-nous de la superficialité, exposant les vérités de nos cœurs par des requêtes, des actions de grâce ou des supplications. Evitons dans les réunions de prières, de longs exposés psychiquement conçus, fascinant par son éloquence et les gros mots qui transforment parfois nos prières en méditations que l’on adresse au Seigneur. «Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme... et l’Éternel se rendit à ses prières» (Genèse 25.21).

Les différentes formes de prières

Allons à notre Dieu «par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance» (Éphésiens 6.18). Nos prières peuvent revêtir des caractères différents selon les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, comme aussi en fonction des dispositions de nos cœurs. Nous en citerons quelques-uns :

1) La demande ou requête,

La demande ou requête, sens propre du mot «prière», par laquelle nous exposons des besoins, sollicitant de Dieu ce qui nous fait défaut. Comme croyants, nous ne devons plus demander à Dieu ce qui nous est déjà donné par sa grâce, ce que nous avons déjà en Christ ; par exemple la paix avec Dieu ou le pardon de nos péchés, car pour le croyant, ces choses sont acquises. Par contre, nous pouvons demander qu’il nous en accorde la jouissance, que nous en goûtions toujours plus les effets : «Exposez vos requêtes à Dieu par des prières... et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus» (Phil. 4.6). «Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai» (Jean 14.14).

2) La supplication

La supplication est une prière ardente et insistante, exprimée dans la conscience que Celui à qui nous la présentons. La supplication évoque la pensée de la nécessité absolue d’obtenir la chose implorée, bien que l’humilité et la soumission soient requises dans de telles prières. Daniel pouvait dire : «Écoute, ô notre Dieu, la prière de ton serviteur et ses supplications... ce n’est pas à cause de nos justices que nous présentons devant toi nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions» (Daniel 9.17,18) ; «Prête l’oreille, ô Éternel, à la voix de mes supplications» (Psaume. 140.6).

3. La plainte

La plainte est l’expression, dans la prière, de la douleur que nous exposons au Seigneur. C’est le gémissement d’un cœur opprimé. Anne, priant longuement, incomprise d’Éli qui l’observait, pouvait répondre à l’homme de Dieu : «Je suis une femme qui a l’esprit accablé... c’est dans la grandeur de ma plainte et de mon chagrin que j’ai parlé jusqu’à présent» (1 Samuel 1.15,16). «Écoute-moi, et réponds-moi ; je m’agite dans ma plainte et je me lamente» (Psaume 55.2). Tout le Psaume 102 est une plainte.

4. Le soupir de lâme

Le soupir est aussi une manifestation des sentiments de l’accablé. Il est entendu de Dieu, comme une prière. L’intensité des souffrances peut priver le croyant des facultés nécessaires pour prier mais ses soupirs qu’il fait monter devant Lui dans de telles circonstances sont entendus. «L’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables» (Romains 8.26). «Ne cache point ton oreille à mon soupir, à mon cri» (Lamentations 3.56). Le Seigneur, dans sa parfaite sympathie, constatant les conséquences du péché auxquelles sa créature était soumise, a soupiré (Marc 7.34 ; 8.12).

Le soupir est aussi l’expression d’un ardent désir, d’une aspiration profonde d’un cœur qui s’élève vers Dieu pour un besoin écrasant : «J’ai ouvert ma bouche, et j’ai soupiré ; car j’ai un ardent désir de tes commandements» (Psaume 119.131) ; «Toute la création ensemble soupire et est en travail... nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps» (Romains 8.22,23).

5. Le cri

Le cri est un appel pressant par lequel on réclame un secours immédiat. Le cri s’élève comme une détresse, un S.O.S. (Save Our Soul) que lance généralement un bateau qui coule. Celui qui crie n’a qu’un seul espoir, c’est d’être entendu, d’attirer l’attention : «J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu» (Jonas 2.3) ; «J’ai invoqué l’Éternel, et j’ai crié à mon Dieu : de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu devant lui à ses oreilles» (Psaume 18.6).

6. Le combat

Le combat est un aspect que revêt aussi la prière. Par elle, nous luttons, non «contre le sang et la chair, mais ... contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes» (Éphésiens 6.12). Dans cette portion de l’Ecriture, il est immédiatement fait mention de l’armure complète de Dieu. Les armes interviennent lorsque qu’il y a une guerre véritable. S'il est dit qu’il y eut guerre au ciel, nous devons nous aussi, entrer dans l’esprit de la guerre pour déloger l’homme fort de nos possessions afin d’en jouir librement : « Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu’il possède est en sûreté » (Luc 11.21). Nous avons un type remarquable de la lutte contre la chair dans le combat d’Israël contre Amalek (Exode 17). Pour nous, nous avons en Christ un intercesseur dont les mains ne s’appesantissent jamais, de sorte qu’en Lui, il est toujours possible de remporter la victoire. En nous approchant du trône de la grâce pour avoir du secours au moment opportun, nous pouvons combattre par la prière, tant individuellement que collectivement. Épaphras combattait toujours pour les Colossiens, par des prières (Colossiens 4.12). Paul exhorte les Romains à combattre avec lui, dans leurs prières (Romains 15.30).

7. L’intercession

L’intercession est le caractère particulier et très important d’un aspect de la prière. Comme le mot l’indique, intercéder signifie agir comme médiateur, requérir une faveur pour autrui. En intercédant, nous intervenons auprès de Dieu pour le bien des autres. C’est un service de grande valeur que celui qui consiste à prier pour ceux qui sont les objets de nos affections et pour ce qui est cher au cœur du Seigneur, tout spécialement son assemblée. Plus encore, la Parole nous enseigne à prier pour ceux qui nous font du tort et nous persécutent (Mt. 5.44). Le Seigneur a intercédé pour les transgresseurs (Ésaïe 53.12 ; Luc 23.34). Etienne a pu dire : «Seigneur, ne leur impute point ce péché» (Actes 7.60). La Parole contient d’innombrables exemples d’hommes de Dieu qui, s’oubliant eux-mêmes, sont intervenus en intercédant avec insistance, constance et même hardiesse, désirant ardemment le bien du peuple de Dieu. Relevons toutefois que de telles interventions ne seront agréées que dans la mesure où elles seront pratiquées en toute révérence et soumission, car nous ne saurions donner des ordres à Dieu. Moïse remplit à maintes reprises le rôle d’intercesseur : «Reviens de l’ardeur de ta colère, et repens-toi du mal que tu veux faire à ton peuple. Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël... auxquels tu as juré par toi-même» (Exode 32). Tenant dans ses mains les tables qu’il doit briser, sur lesquelles était écrite une loi inflexible, il base son intercession sur les promesses de bénédiction inconditionnelles faites aux pères (v. 13). Dans cette même circonstance, il intercède pour Aaron afin qu’il ne soit pas détruit (Deut. 9.20). Plus tard, en Nombres 14, après le mépris par le peuple du pays exploré, Moïse, a l’ouïe de la sentence divine, intercède encore. Ayant entendu auparavant, sur le mont Sinaï, la proclamation de la miséricorde, de la grâce et de la bonté de Dieu (Exode 34.6), il intercède en faisant appel à ces mêmes caractères, disant : «comme tu as parlé». Alors l’Éternel use de grâce et se laisse fléchir en disant : «J’ai pardonné selon ta parole». Toutefois, le gouvernement s’exerce, ce qui ne saurait amoindrir la réalité du pardon. À Mitspa, Samuel prie l’Éternel pour le peuple. Conscient de la valeur de cette intercession, Israël dit au prophète : «Ne cesse pas de crier pour nous à l’Éternel» (1 Samuel 7.5-9). Ezéchias pria l’Éternel pour ceux qui mangeaient la pâque sans s’être purifiés, afin que cette négligence leur fût pardonnée ; et l’Éternel l’écouta (2 Chroniques 30.18-20). Lors de la dédicace du temple de Salomon, ce roi adressa une prière à l’Éternel au cours de laquelle il intercéda pour le peuple par anticipation, disant : «S’ils ont péché contre toi... et que tu te sois irrité» et qu’ils disent : «Nous avons péché ... alors, écoute, ... leur prière et leur supplication, et fais-leur droit et pardonne» (1 Rois 8.46-50). Nous pourrions multiplier les citations en parlant de David, Esdras, Daniel, Jérémie, Paul et tant d’autres encore. L’intercession demande du discernement pour être conduits à requérir, dans nos prières, ce qui est selon la pensée de Dieu et qui contribue à la bénédiction de ceux qui en sont les objets.

Nous pouvons encore remarquer que, durant le jour de Christ, alors introduits dans la gloire, nous serons sacrificateurs, faisant partie de l’ensemble constitué par les vingt-quatre anciens qui, selon Apocalypse 5.8, tombent sur leurs faces devant l’Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Comme tels, nous remplirons cet office céleste en faveur des croyants souffrant ici-bas durant la période apocalyptique, opprimés sous le règne de l’antichrist. Intéressés à leurs circonstances, nous présenterons leurs prières comme enrobées de la justice divine (coupes d’or). N’est-il pas bienfaisant de penser que la sacrificature que nous exerçons présentement se poursuivra d’une façon parfaite dans le ciel à l’égard des saints se trouvant sur la terre durant le jour du Seigneur ?

Pour nous-mêmes, il nous est dit que l’Esprit intercède par des soupirs inexprimables (Romains 8.26). L’épître aux Hébreux développe richement l’office céleste qu’exerce le Seigneur en notre faveur, en tant qu’intercesseur, étant toujours vivant pour intercéder pour nous (Hébreux 7.25 ; Romains 8.34). Comme tel, divin et parfait médiateur, il prie en notre faveur et paraît devant Dieu pour nous afin que nous recevions la bénédiction dont nous avons besoin. Nous reprendrons ce sujet ultérieurement.

8. La confession

La confession est l’acte par lequel on avoue un mal commis. Devant Dieu, c’est la prière qui consiste à déclarer son péché, à nommer sa faute, en lui disant : J’ai fait ceci ou cela. Il est certainement plus pénible de confesser un manquement que de s’humilier d’une façon générale. Lévitique 5.5 est très instructif : « le coupable confessera ce en quoi il aura péché, ensuite de quoi seulement, le sacrifice peut être offert pour sa purification ». Lorsqu’un croyant a péché, il doit le confesser. 1 Jean 1.9 dit : «Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité». Remarquons qu’il n’est pas dit de demander le pardon, mais de confesser notre péché afin que la jouissance de ce pardon nous soit accordée par le rétablissement de la communion interrompue. Le Seigneur est fidèle et juste en nous pardonnant ce que nous confessons, en vertu de la perfection et de la pleine suffisance de son œuvre à la croix. Cette confession doit être accompagnée du désir d’être délivrés du piège dans lequel nous sommes tombés : «Celui qui les confesse (ses transgressions) et les abandonne, obtiendra miséricorde» (Proverbes 28.13). En outre, nous sommes exhortés à confesser nos fautes l’un à l’autre, dans la confiance et l’amour réciproques, afin que, par la prière, Dieu puisse agir en restaurant celui qui a péché (Jacques 5.15,16). La Parole mentionne de nombreux hommes de Dieu qui ont confessé personnellement le péché du peuple, celui-ci n’étant pas exercé pour le faire. Conscients de leur identification avec l’état de l’ensemble, ils déclarent ce péché devant Dieu comme étant aussi le leur. Daniel pria l’Éternel son Dieu et fit sa confession, disant : «Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité...». (Daniel 9.4,5). Autre chose est la confession qui signifie une affirmation, une déclaration publique : «Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé» (Romains 10.9).

9. L’humiliation.

Si la confession est un acte, l’humiliation est plutôt un état d’âme, dans lequel on mène deuil à la suite de péchés commis. Elle se poursuit après la confession. En nous humiliant, nous jugeons le mal, ayant à son égard la même appréciation que Dieu. Nous avons des motifs constants de nous humilier dans nos prières pour nos manquements personnels, nos inconséquences, nos infidélités. L’Éternel dit à Élie : «Vois-tu comment Achab s’est humilié devant moi ? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le mal en ses jours» (1 Rois 21.29). «Ezéchias s’humilia de ce que son cœur s’était élevé, lui et les habitants de Jérusalem ; et la colère de l’Éternel ne vint pas sur eux» (2 Chron. 32.26). Quand Manassé fut dans la détresse, «il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria ; et il se laissa fléchir par lui, et écouta sa supplication» (2 Chron. 33.12,13). «Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu» (1 Pierre 5.6). Une telle humiliation s’accompagne nécessairement du jugement de nous-mêmes devant Dieu. Ceci nous conduira, non pas à nous décourager, mais à élever nos regards vers le trône de la grâce pour recevoir du secours au moment opportun.

Si nous avons des motifs personnels de nous humilier, il existe aussi des sujets collectifs d’humiliation. En vertu de la vérité fondamentale de l’unité du corps, particulièrement développée dans la première épître aux Corinthiens, tous les croyants constituent un seul corps duquel ils sont membres, de sorte que si l’un souffre, tous souffrent avec lui (1 Cor 12.26). C’est la raison pour laquelle nous avons des réunions d’humiliation dans lesquelles l’Assemblée mène deuil, prenant sur elle, devant Dieu, le péché d’un frère ou d’une sœur. Celui qui a commis la faute peut s’être personnellement humilié, ce qui est fort souhaitable, mais l’Assemblée doit être purifiée de la souillure qui est dans son sein, car la confession du coupable ne peut suppléer à l’action de l’Assemblée. Le mal au milieu d’elle est incompatible avec la sainteté qui la caractérise. Elle en est solidaire et doit le confesser, s’en humilier et en être purifiée, travail pouvant nécessiter le retranchement de celui qui porte le caractère de méchant. L’ôtant du milieu d’elle, elle se montre pure dans l’affaire (2 Cor. 7.11). Lorsqu’une telle discipline est exercée en Assemblée, il est indispensable qu’elle soit précédée d’une réunion d’humiliation. Cette importante vérité nous est démontrée en type dans le péché d’Acan (Josué 7). Un seul homme avait vu, convoité, toutefois, le peuple entier est coupable. Le verset 11 est très frappant : «Israël a péché, et même ils ont transgressé mon alliance que je leur avais commandée, et même ils ont pris de l’anathème, et même ils ont volé, et même ils ont menti, et ils l’ont aussi mis dans leur bagage». Qu’est-ce qui fit revenir l’Éternel de l’ardeur de sa colère ? C’est le fait d’ôter le mal. «Et tout Israël le lapida...». (Josué 7.25). L’ensemble du peuple s’associe à cet acte de purification. Son affliction et la réalisation de la gravité du mal produisent l’énergie pour agir, car l’humiliation et l’action vont de pair. Nous citons un cas extrême, mais rappelons-nous qu’il y a toujours lieu de nous humilier dans nos réunions de prières habituelles en constatant l’abandon si facile du rassemblement, le développement de la mondanité, le manque croissant de besoins spirituels, et tant d’autres choses encore.

La Parole nous enseigne aussi que la conscience de notre identification avec les faiblesses de l’ensemble nous conduit à les porter sur nos cœurs, nous en humiliant aussi dans nos prières personnelles. C’est là un autre aspect de la même vérité.

Nous ne citerons qu’un cas mentionné dans les Écritures, celui d’Esdras qui, dans la solitude, son manteau et sa robe déchirés, pleurait et menait deuil sur les péchés du peuple, lequel s’était allié par mariage à des femmes étrangères au peuple de Dieu. Il peut dire dans son humiliation : «Je suis confus, et j’ai honte de lever ma face vers toi, ô mon Dieu, car nos iniquités se sont multipliées par-dessus nos têtes» (Esdras 9.6). L’attitude de cet homme pieux toucha la conscience du peuple coupable, de sorte qu’il se rassembla une très grande congrégation qui, dans les pleurs, confessa son péché et fut par cela animée de l’énergie nécessaire pour se séparer du mal.

Soyons préservés d’indifférence en constatant la ruine de l’Église et nos infidélités qui ternissent le témoignage, mais qu’au contraire l’ardent désir de la gloire du Seigneur et l’amour pour les siens nous conduisent à souffrir d’un tel état de choses, le portant avec humiliation sur nos cœurs devant Dieu par nos prières individuelles, implorant ses grandes compassions sur ce qui est appelé de son Nom (Daniel 9.17-20).

Après avoir énuméré de nombreux caractères des prières par lesquelles nous exposons nos requêtes à Celui qui peut répondre à tous nos besoins, il est bienfaisant de considérer brièvement les diverses actions par lesquelles nos bouches sont ouvertes pour offrir à Dieu, par le Seigneur Jésus, ce qu’il est en droit d’attendre de ceux qui sont les objets de son amour. Nous ne saurions présenter, dans nos prières, quoi que ce soit d’agréable, qui ait sa source en nous-mêmes. Le fruit des lèvres qui lui est agréable est tout premièrement la confession du nom de son Fils bien-aimé, comme aussi ce que sa grâce a produit en nous (Hébreux 13.15). «Ouvre ta bouche toute grande, et je la remplirai» (Psaume 81.10).

10. L’action de grâces

L’action de grâces est l’expression de notre reconnaissance associée à la conscience que tout ce pour quoi nous remercions est le fruit de la pure grâce de Dieu. La réalisation de nos privilèges immérités doit produire des actions de grâces. Nous sommes exhortés à les joindre à nos demandes : «Exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces» (Phil. 4.6). «Marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi... abondant en elle avec des actions de grâces» (Colossiens 2.7).

11. La louange

La louange consiste à proclamer les vertus, faire l’éloge d’une personne. Par notre louange, nous donnons gloire à Dieu, Père et Fils. Elle s’exprime d’une façon particulière par le chant. Le cantique de louange qui a retenti sur les bords de la mer Rouge après qu’elle eut été traversée par Israël, et par lequel le peuple a proclamé la puissance de l’Éternel en délivrance, en est un exemple frappant. Remarquons que les cinq derniers psaumes revêtent tout particulièrement le caractère de la louange, chacun d’eux commençant et se terminant par ces mots : «Louez Jah» ou «Alléluia» ! Notre louange a une source divine et son objet est une personne divine. «De toi vient ma louange» (Psaume 22.25) et : «Tu es le sujet continuel de ma louange» (Psaume 71.6). Pourquoi ? Parce qu’Il est fort digne d’être loué (Psaume 96.4). Certes, elle est toujours à sa place et bienfaisante dans nos prières et nous avons des motifs constants de l’exprimer. La confession du nom de Jésus constitue pour Dieu un sacrifice de louange qui lui est agréable. Nebucadnetsar, ayant recouvré son intelligence, l’a premièrement employée pour louer et magnifier Celui qui vit éternellement (Daniel 4.34). David, délivré de la main de Saül, dit : «Je crierai à l’Éternel, qui est digne d’être loué » (2 Samuel 22.4). Le Seigneur lui-même commence sa prière par ces paroles : «Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre...» (Luc 10.21).

12. L’exaltation

L’exaltation consiste à élever en gloire, à porter très haut la personne qui en est l’objet. En louant, nous exaltons, nous célébrons, nous proclamons hautement les gloires de la personne divine. À l’abaissement de notre Sauveur, à son anéantissement volontaire, répond sa haute élévation, son exaltation par la droite de Dieu (Phil. 2.611 ; Actes 2.33). Le considérant comme tel, élevé et placé très haut (Ésaïe 52.13), nos cœurs éprouvent des sentiments en accord avec sa position et l’exaltent. Israël pouvait dire à l’Éternel : «Il s’est hautement élevé... Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, le Dieu de mon père, et je l’exalterai» (Exode 15.1, 2). «Éternel ! Je t’exalterai, parce que tu m’as délivré» (Psaume 30.1). «Exaltons ensemble son nom» (Psaume 34.3). Ainsi, lorsque nous nous adressons à Lui, individuellement ou collectivement, il convient d’exalter son beau nom qui lui a été donné au-dessus de tout nom.

13. L’adoration

L’adoration est l’action par laquelle on rend culte. Si la créature peut être louée, l’adoration n’est due qu’à Dieu le Père et Dieu le Fils, exclusivement. «Il est ton Seigneur : adore-le» (Psaume 45.11). Par conséquent, il est inconvenant de faire usage de ce terme à l’égard de nos semblables et plus encore de choses que nous aimons. Lorsque les croyants adorent ensemble — et c’est là leur privilège le plus élevé — ils répondent au désir du cœur de Dieu car, ainsi que le Seigneur se plait à le révéler à la femme samaritaine, le Père cherche des adorateurs qui l’adorent en esprit et en vérité. L’adoration est donc un service accordé aux croyants déjà ici-bas, mais qui constituera leur activité parfaite et incessante durant l’éternité. L’enfant de Dieu qui rend culte remplit l’office de sacrificateur (ce qui n’était réservé qu’à la famille d’Aaron) et, pénétrant dans les lieux saints par le chemin nouveau et vivant qui nous a été consacré à travers le voile, c’est-à-dire la chair du Seigneur Jésus, il se tient devant Dieu sans conscience de péché, revêtu de la justice et de la sainteté de Christ. Placé dans cette position bénie, devant l’autel d’or, qu’offre-t-il ? Quel peut être le parfum de son adoration si ce n’est la personne de son Sauveur et Seigneur dont les perfections glorieuses et infinies constituent un encens pur et sans mélange, agréable à Dieu. En effet, la note la plus élevée du culte est la présentation à Dieu de l’excellence du Fils, car il remplit son cœur, comme aussi le nôtre. David pouvait dire : «Tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons» (1 Chron. 29.14). C’est aussi dans la mesure où nous aurons été occupés de lui chaque jour, que nous pourrons déposer à l’heure du culte en assemblée, des corbeilles remplies, lui exprimant ce que nos cœurs ont composé à son sujet (Deut. 26.1-4 ; Psaume 45.1). Le culte ne peut être réalisé que collectivement. Nous rendons culte par l’Esprit (Phil. 3.3). Ainsi, cette appellation ne convient pas à la lecture individuelle ou en famille, pas plus qu’à tout service religieux.

En rapport avec la prière, notons que l’adoration, en tant que disposition de cœur, n’appartient pas exclusivement au culte en assemblée, car elle a toujours sa place dans nos prières. La conscience de ce qu’est le Seigneur, de notre position en Lui devant notre Dieu et Père produira une adoration constante, dont nos prières seront empreintes.

Points de prière :

PRIERES ET CONFESSION

1. : Confession de la foi en Christ et en son sacrifice pour nous.

«Seigneur Jésus Christ, je crois que tu es le Fils de Dieu et que tu es le seul chemin qui mène à Dieu.

Je crois aussi que tu es mort à la croix pour mes péchés et que tu es ressuscité des morts».

2. : Repentance de toute rébellion et de tout péché.

«Je renonce à toute ma rébellion et à tout mon péché et je me soumets à toi en tant que mon Seigneur».

3. : Revendication du pardon de tout péché :

«Je confesse tous mes péchés devant toi et te demande de me les pardonner (spécialement ceux qui m’ont exposé à une malédiction). Libère-moi aussi des conséquences des péchés de mes ancêtres».

4. : Pardon à toute personne que l’on gardait à cœur :

«Par une décision de ma volonté, je m’engage à demander pardon à tous ceux que j’ai offensé ou qui ont un différend avec moi. Je pardonne à tous ceux qui m’ont blessé ou qui m’ont fait tort (de même que je voudrai que Dieu me pardonne, je pardonne en particulier à.. …….. (Nommez la ou les personnes en question)».

5. : Revêtement de l’armure spirituelle :

«Je me revêts de toute l’armure de Dieu et me plonge dans le sang de Jésus Christ qui est ma forteresse, bâtissant des murailles de protection tout autour de moi. Je résiste à Satan et à tous ses démons, leur commandant de libérer le lieu où je me tiens pour aller se jeter dans les abîmes de ténèbres au nom de Jésus Christ. Je commande au feu de consumer tout moyen de communication avec le monde des ténèbres et la destruction des radars et des tours de contrôle au nom de Jésus. Je chasse les esprits guides, les esprits sentinelles, les esprits espions, les esprits familiers et les esprits humains et les envoie dans les lieux arides au nom de Jésus Christ».

6. : Renonciation à tout contact occulte :

Satan, écoute-moi très bien de même que vous tous démons : Je vous déclare en mon âme et conscience, sans contrainte aucune, vous parlant de ma propre bouche. Je vous dis que je vous hais de tout mon cœur et renonce à toutes vos œuvres, à toutes alliances, tous pactes divers conclus avec vous et vous chasse de tout domaine de ma vie, vous envoyant dans les lieux arides au nom de Jésus Christ. Je renonce également à tous contacts avec quoi que ce soit d’occulte ou de satanique. Je m’engage à détruire ceux en ma possession.

7. : Je confesse que :

1 : Jésus fut puni afin que j’obtienne le pardon.

2 : Jésus fut blessé afin que je puisse être guéri.

3 : Jésus fut fait péché de mon péché afin que je puisse devenir juste de sa Justice.

4 : Jésus mourut de ma mort afin que je puisse avoir part à sa vie.

5 : Jésus devint pauvre de ma pauvreté afin que je puisse être enrichi de sa richesse.

6 : Jésus porta ma honte afin que je puisse partager sa gloire.

7 : Jésus endura mon rejet afin que je puisse avoir son acceptation en tant qu’enfant de Dieu.

8 : Jésus devint malédiction afin que je puisse être béni de toutes sortes de bénédiction en Lui dans les lieux célestes.

Prière d’invocation

Ezéchiel 37.9 : « Il me dit: Prophétise, et parle à l’esprit ! Prophétise, fils de l’homme, et dis à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu’ils revivent ! »

Actes 2.2 : « Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis ».

Le vent de l’Orient :

Le Seigneur semble porter un intérêt à l’Orient : « Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut » (Luc 1.78).

Vent d’orient, côté de l’orient, côté oriental, porte. La porte du sanctuaire de Dieu dans le désert se trouvait face à l’Orient. Est, vent d’est. Orient peut signifier : venir au-devant, surprendre, présenter, recevoir, débiteur, marcher à la rencontre de, prévenir, en tête, s’élever, devancer, porter, atteindre une direction.

Point de prière : Invoquer le vent d’orient pour agir en notre faveur contre les puissantes occultes, sorcières, ésotériques et mystiques en les surprenant, nous élevant au-dessus d’elles, les devançant en force pour porter notre destinée au-devant afin d’atteindre la direction du Saint-Esprit pour nous.

  1. Que le vent d’orient balaie tout obstacle et malédiction des alliances héréditaires, générationnelles qui font obstacles devant nous, aplanissant notre chemin pour une destinée glorieuse en Christ.
  2. Comme la vie du juste qui se lève comme le soleil à l’orient et va progressivement jusqu’au zénith, que de l’orient, le soleil se lève dès maintenant avec ma vie vers la gloire qui en m’accompagnant chasse les ténèbres de malédictions générationnelles de la 1ère à la 11èeme génération du côté paternel comme maternel au nom puissant de Yeshua Ha’Mashiah.

Le vent du midi :

Autan = teyman (tay-mawn’)
- droite, main droite, Jamin, le midi, la main ; main droite, côté droit, droite (comme direction), sud, midi (la direction de la main droite si l’on est face à l’Est)
- midi, méridional, régions australes, autan (vent) ; sud, tout ce qui est sur la droite (quartier du sud), vent du sud;

Ce vent de l’Autan ou du sud est le deuxième appelé sur le jardin du Seigneur allégoriquement considéré comme l’Eglise dans le Cantique des Cantiques 4.16 : « Lève-toi, aquilon ! Viens, autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! – Que mon bien-aimé entre dans son jardin, Et qu’il mange de ses fruits excellents. »

Le midi nous parle de l’autorité ainsi que de la droite. Ce qui est à la droite de l’Est c’est le midi. C’est le lieu où le soleil se trouve aussi au zénith, à son point culminant de la journée. Tout cela nous parle avec force de l’autorité du Seigneur assis à la droite du Père : « Parole de l’Eternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied » (Psaume 110.1). « Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied » (Matthieu 22.44)

Point de prière :

  1. Seigneur, lève ta droite et menace toutes les fondations de malédictions héréditaires et générationnelles et leurs causes depuis la 1ère à la 11ème génération des côtés paternel, maternel et matrimonial.
  2. Que tout faux fondement de malédictions personnelles, parentales, ancestrales ou héréditaires de la 1ère à la 11ème génération du côté paternel ou maternel soit renversé par le vent du midi au nom de Jésus-Christ.

Le vent du septentrion :

« Lève-toi, aquilon ! Viens, autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! – Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits excellents ! » (Cantique des cantiques 4.16)

saphown : vent du nord, septentrion ou septentrional, aquilon ;

Ce vent peut cacher, fermer, constituer un trésor, effectuer le partage ou mettre en réserve.

Il est caractérisé par la violence : fort, force, arme, pouvoir, puissance, violence.

« Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l’airain poli, sortant du milieu du feu » (Ezéchiel 1.4).

Point de prière : Invocation du vent du septentrion pour agir en concentration avec les autres vents pour arracher, ruiner et détruire toutes les puissances qui agissent à travers les fondements héréditaires des malédictions depuis la 1ère à la 11ème génération du côté paternel que maternel voire matrimonial.

  1. Que soit arraché, ruiné et détruites toutes les puissances qui agissent à travers les fondements héréditaires des malédictions sur ma vie depuis la 1ère à la 11ème génération du côté paternel que maternel voire matrimonial.
  2. Que le Seigneur rebâtisse ma vie, remplaçant tout ce qui avait été détruit, abîmé ou ruiné au nom de Jésus Christ.

Vent d’Occident ou le Vent d’Ouest :

Occident vient de l’hébreux, yam, d’une racine du sens de rugir ; avec la dimension de la mer et des divers lacs où se trouve de la nourriture.

Qui est celui qui rugit ? C’est l’Eternel !

« De Sion l’Eternel rugit, De Jérusalem il fait entendre sa voix; Les cieux et la terre sont ébranlés. Mais l’Eternel est un refuge pour son peuple, Un abri pour les enfants d’Israël » (Joël 3.16). « Il dit: De Sion l’Eternel rugit, De Jérusalem il fait entendre sa voix » (Amos 1.2)

Qui est celui qui a vaincu ? Le lion de la tribu de Juda : « Et l’un des vieillards me dit: Ne pleure point; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (Apocalypse 5.5)

Ici dans ce vent ce n’est pas seulement l’autorité pour l’Evangile, mais l’autorité suprême de celui qui est vainqueur, vainqueur de Satan et vainqueur du monde.
Le vent de l’occident, c’est le vent de celui qui règne sur le jour et la nuit.

« Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière » (Psaume 139.12).

Le lion rugit après sa proie, nous « rugissons » car nous sommes vainqueurs par lui. Nous sommes à la veille de la plus grande moisson que les nations de la terre n’ont jamais connue. Nous pouvons appeler ces quatre vents de l’Esprit et dire : « Esprit viens des quatre vents, souffle sur ma vie, mon cœur, ma nation et l’Eglise et qu’elle revive ». Nous pouvons par la foi anticiper et continuer en disant : « Pendant que nous prophétisions, il y eut un bruit, et voici il se fit un mouvement, et les os se s’approchèrent les uns des autres…la chair crût et la peau les recouvrit par-dessus … Nous prophétisons et nous disons à l’esprit : ‘Ainsi parle l’Eternel : ESPRIT viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent.’ L’ESPRIT entra en eux, ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds, c’était une armée nombreuse, très nombreuse » (Ezéchiel 37.7-11)

Le feu de Dieu :

Feu de purification et de gloire, le feu du réveil. Dieu se tient au milieu du feu de sa sainteté : « La montagne de Sinaï était toute en fumée, parce que l’Eternel y était descendu au milieu du feu; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence » (Exode 19.18)

Le vent (tourbillon, tempête, tsunami) de Dieu :

Les Hébreux reconnaissaient comme nous quatre vents principaux (Ezéchiel 42.16,17,18) :

  1. Le vent d’orient, en hébreu Kadim ;
  2. le vent du nord, Tzaphon ;
  3. le vent du midi, Darom ;
  4. le vent d’occident, ou de la mer Méditerranée, en hébreu Rouah-Haïam.

Point de prière : Que chacun de ces quatre vent souffle en même temps ramenant vers nous nos possession volées, terrorisant sur son passage tout adversaire quel que soit sa puissance car rien ne résistent au vent.

La grêle :

La grêle symbolise le jugement subit, violent orageux et d’origine céleste (Exode 9.18).

Point de prière : Nous invoquons le jugement céleste par la grêle sur tout voleur de destinée, sur les malédictions héréditaires des 11 générations des deux côtés de ma famille.

Les éclairs :

L’éclair est pris dans la Bible, comme dans notre langue, pour symbole de la rapidité (Luc 10.18) et de la soudaineté (Mt 24.27 ; Luc 17.24). Il est aussi, comme plusieurs phénomènes lumineux, un attribut de la gloire de Dieu ou de ses envoyés (Exode 19.16 ; Daniel 10.6 ; Mt 28.3 ; Apoc 4.5 ; 8.5).

Point de prière : Que l’éclaire de Dieu disperse, frappe d’aveuglement et étourdisse nos ennemis de tout bord, détruisant par sa décharge électrique tout sorcier, toute résistance à notre avancée dans notre destinée.

Foudre de Dieu et le tonnerre :

« Il lança des flèches et dispersa mes ennemis, la foudre, et les mit en déroute » (2Sa 22.15).

« Pendant que Samuel offrait l’holocauste, les Philistins s’approchèrent pour attaquer Israël. L’Eternel fit retentir en ce jour son tonnerre sur les Philistins, et les mit en déroute. Ils furent battus devant Israël » (1Sam 7.10).

Les éclairs pour les Hébreux, sont les flèches de l’arc de Dieu et le tonnerre est sa voix (Exode 9.23-34 ; 19.16 ; 20.18 ; 1Sam 7.10 ; 12.17 ; Job 28.26 ; 38.25) ; il manifeste la volonté et la puissance divines (Job 26.14 ; Psaume 29.3 Esaïe 29.6) ; il disperse les ennemis (1Sam 7.10 Psaume 77.18 ; 81.8) ; il est un signe (Exode 19.16 ; 20.18 ; 1Sam 12.17 ; Jean 12.29).

Point de prière : Que l’Eternel juge nos ennemis divers allant des malédiction de toutes les générations à la sorcellerie et leur impose une cuisante défaite au nom de Jésus-Christ.

L’eau qui sort du trône de Dieu :

Dans Ezéchiel 47 que ce qui vient au-devant de nous, est l’eau : « Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel » (Ezéchiel 47.1).

Nous avons un cheminement à faire au milieu de cette eau dans ses plusieurs étapes :

1. « Lorsque l’homme s’avança vers l’orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudées; il me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux chevilles » (Ezéchiel 47.3)

2. « Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser, et j’avais de l’eau jusqu’aux reins » (Ezéchiel 47.4)

3. « Il mesura encore mille coudées; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était si profonde qu’il fallait y nager; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser » (Ezéchiel 47.5).

La frayeur de Dieu :

« Abimélec se leva de bon matin, il appela tous ses serviteurs, et leur rapporta toutes ces choses; et ces gens furent saisis d’une grande frayeur » (Genèse 20.8).

Point de prière : Que la frayeur de Dieu se répandre tout autour de nous sur tous nos ennemis de tout bord au nom de Jésus-Christ.

La confusion et l’étourdissement :

« Mais l’Eternel est avec moi comme un héros puissant; C’est pourquoi mes persécuteurs chancellent et n’auront pas le dessus; Ils seront remplis de confusion pour n’avoir pas réussi: Ce sera une honte éternelle qui ne s’oubliera pas » (Jérémie 20.11).

Point de prière : Seigneur, comme au jour des Philistins, sème la confusion dans le camp de tous mes ennemis et adversaire de tout bord au nom de Jésus.

Point de prière :

Seigneur Jésus, je crois de tout mon cœur qu’à la croix du Calvaire, tu as pris sur toi mes péchés et toutes les malédictions qui devaient venir sur moi. Je te demande maintenant, cher Seigneur, de délivrer ma vie de toute emprise et malédiction démoniaque. Merci cher Jésus pour ta miséricorde à mon endroit.

QUELQUES POINTS DE PRIERE :

  1. : Si vous n'avez pas encore reçu Christ comme votre Sauveur et Seigneur, et que vous désirez sincèrement devenir enfant de Dieu, et marcher dans les voies du Seigneur Dieu. Lisez à voix haute autant que possible les Psaumes 51,130 et 32 et, faites la prière ci-après :

Père Céleste je viens à toi aujourd'hui car je reconnais que j'ai péché devant toi. J'ai marché selon mes propres voies et j'ai désobéi à Ta loi en étant rebelle à Ta volonté. Je Te demande de me pardonner mes péchés, mes iniquités et mes offenses Père. Je reconnais que Jésus Christ est mort à la croix pour mes offenses et qu'Il est ressuscité le 3éme jour et qu'Il vit éternellement à la droite du Père. Je Te demande Père de me purifier de tous mes péchés et de me donner un esprit nouveau et un cœur nouveau pour T'adorer en esprit et en vérité et pour Te servir. O Dieu aie pitié de moi et inscris moi dans Ton Livre de Vie. Change ma vie et délivre-moi de tout mal. Père Céleste, je Te soumets ma vie et Te demande de régner sur tous les aspects de ma vie, de me guider, de m'enseigner et de me garder jusqu'à la fin dans Tes voies, au nom puissant de Jésus Christ. Merci Père Eternel pour Ton pardon et pour Ton amour. Amen!

2.

  • Père Céleste, aie pitié de moi pour les péchés de l'inceste que j'ai commis, car j'ai couché avec les âmes à l'encontre de Ta loi, au nom de Jésus.
  • Père Eternel, délivre-moi des conséquences de ces péchés liés à l'inceste au nom de Jésus.
  • Père miséricordieux délivre moi des malédictions et des punitions qui sont destinées à tous ceux qui commettent ces péchés au nom de Jésus.
  • Eternel Dieu, détruits et anéantis les mauvais fondements que j'ai posés en commettant le péché d'inceste au nom de Jésus.
  • O Père Eternel, je T'invoque du fond de ma détresse, viens et déchire, brise les liens et les chaînes que les démons de l'inceste et les esprits familiers utilisent pour me maintenir dans la servitude au nom de Jésus.
  • Au nom de Jésus, que toute malédiction et toute répression opérant dans ma vie à cause des relations sexuelles entretenues avec mon père soient brisées et anéanties par le Sang de Jésus-Christ
  • Au nom de Jésus, que toute malédiction et toute répression opérant dans ma vie à cause des relations sexuelles entretenues avec mes frères ou sœurs biologiques, Saint-Esprit brise les et efface les au nom de Jésus.
  • Saint-Esprit vient dans ma vie (la main sur la tête, répétez ce point de prière) lie tous les démons de l'inceste dans ma vie au nom de Jésus.
  • Eternel Dieu, réprimande et lie dans l'étang de feu tous les dieux de ma terre qui me pourchassent et m'attaquent à cause des péchés de l'inceste que j'ai commis au nom de Jésus.
  • Sang de Jésus-Christ détruits, efface et libère moi des lois de la nature, des lois traditionnelles et des malédictions de mon territoire qui se tiennent contre moi à cause du péché de l'inceste que j'ai commis au nom de Jésus.
  • O Père Eternel, réprimande et détruits tous les sorts ancestraux et les sanctions imposées dans mon territoire sur les personnes coupables d'inceste et qui travaillent contre moi au nom de Jésus.
  • Sang de Jésus-Christ détruits tous les problèmes spirituels et physiques dont je souffre à cause de ces péchés au nom de Jésus.
  • Eternel Dieu, vient me libérer, déchire, brise et lie toute servitude du péché de l'inceste qui m'oppresse et rends moi totalement libre au nom de Jésus.
  • Père Céleste anéantis chaque peine d'emprisonnement spirituel et détruits le nombre d'années de souffrance qui me sont applicables à cause des péchés de l'inceste commis au nom de Jésus.
  • O Dieu, guéris-moi de toutes les blessures spirituelles dans ma vie causées par le péché d'inceste au nom de Jésus.
  • Eternel Dieu mon Père, Dieu de ma délivrance, restaure tout ce que j'ai perdu à cause de mes péchés au nom de Jésus.
  • Je Te rends grâce Père Céleste pour ma délivrance et je couvre ma délivrance par le sang de Jésus-Christ.
  • Que par Ta Présence Père Céleste, je marche chaque jour dans ma pleine liberté retrouvée au nom de Jésus

3.

(Psaumes 51 ; 130 ; 32)

Père céleste, je me repens des péchés commis dans ma vie et dans la vie de mes ancêtres qui ont ouvert les portes de la causé la malédiction.

Je me repens de toute désobéissance, rébellion, perversion, sorcellerie, idolâtrie, luxure, adultère, la fornication, maltraitance des autres, assassinats, tricherie, mensonge, divination et la participation occulte, et je te demande pardon Seigneur.

Purifie-moi Père Eternel par le sang de mon Sauveur et Seigneur Jésus-Christ.

Je prends autorité et je brise toutes les malédictions sur ma vie au nom de Jésus. Je brise toutes les malédictions de la pauvreté, du manque, de la dette, de la destruction, de la maladie, de la mort et du vagabondage.

Je brise toutes les malédictions sur mon mariage, sur ma famille, sur mes enfants, petits-enfants et relations au nom de Jésus

Je brise les malédictions de rejet, d'orgueil, de rébellion, l de luxure, de cœur brisé, d'inceste, de viol, d'Achab, de Jézabel, de la peur, de la folie, de la folie et de la confusion.

Je brise toutes les malédictions affectant mes finances, mon esprit, mon caractère sexuel (un garçon qui se prend pour une femme et vice versa), mes émotions, ma volonté et mes relations.

Je brise tous les mauvais sorts, malchance, paroles de malédiction prononcées sur ma vie au nom de Jésus

Je brise tout lien négatif, toute chaîne et corde, les habitudes et les cycles résultant des malédictions au nom de Jésus

Selon Galates 3.13, j'ai été racheté(e) de la malédiction de la loi par le sacrifice de Jésus.

J'exerce ma foi dans le sang de Jésus pour moi-même et mes descendants et nous libère de toute malédiction.

Je réclame le pardon par le sang de Jésus pour les péchés de leurs pères. Tous mes péchés ont été remis et je me détache de la malédiction causée par la désobéissance et la rébellion à la Parole de Dieu.

Je décrète selon Romain 10.10 que "c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut". Par conséquent, je confesse que les bénédictions d'Abraham sont miennes. Je ne suis pas maudit, mais béni. Je suis la tête et non la queue. Je suis au-dessus et non en dessous. Je suis béni dans mes sorties et dans mes arrivées au nom de Jésus

Je suis béni et je déclare selon la Parole de l'Eternel, que ce que Dieu a béni, ne peut être maudit.

Je rejette tout esprit d'amertume, de tristesse, d'angoisse, d'anxiété, de manque de pardon, de servitude, de blessures internes au nom de Jésus

Je renonce et rejette tous les esprits de mort, de destruction, de luxure, de perversion, de contrôle de l'esprit, de sorcellerie, de pauvreté, de dette, de confusion, de duplicité, de maladie et d'infirmité, de douleur, de divorce, de séparation, de querelles, de disputes, de dépression, de tristesse, de solitude, d'apitoiement, d'autodestruction, de rejet de moi-même

Je renonce et rejette tous les esprits de colère, de rage, de vagabondage, d'abus et de dépendance présente et à venir au nom de Jésus Christ de Nazareth !

Seigneur, je Te rends grâce de ce que Tu m'as affranchi(e) de toute malédiction, et de tout esprit ayant œuvré dans ma vie suite aux malédictions qui m'ont affecté(e).

A présent, Louez l'Eternel, chantez Son nom et dites Lui combien Il est bon et fidèle et combien vous l'aimez et Lui êtes reconnaissant !

Après avoir décrété ces points de prière, vous pouvez cesser de parler et effectuer quelques exercices d'expiration. Soufflez par la bouche pour faire sortir toute force négative cachée en vous. En effet, les esprits impurs peuvent sortir par des bâillements, par l'air, par des toux ou crachats.

Il est recommandé de recommencer ces prières plusieurs fois car les fondements de certains sont plus pollués que d'autres, selon votre arrière-plan familial et votre vécu.

HERITAGE MAUVAIS ET DOULOUREUX
Après avoir demandé pardon au Seigneur Jésus pour nos péchés, et d'avoir définitivement pardonné à tout le monde, demandons à Dieu notre libération, notre guérison, notre restauration.

Point de prière 1 : Seigneur Jésus-Christ, libère moi totalement : esprit, âme et corps. Je brise toutes les malédictions sur ma vie, la vie de ma famille, de ma maison, de mon pays pour lesquelles, je subis les conséquences, les effets, les condamnations.
Point de prière 2 : Seigneur Jésus, coupe tout mauvais lien d'âme, toute affection ou fréquentation malsaine.

Point de prière 3 : Père éternel, brise toute mauvaise hiérarchie, domination, manipulation, contrôle malsain : spirituel (démon, fausse religion, occultisme, ésotérisme, arts martiaux...), personne physique ou morale, morts, ancêtres..., qui influencent encore ma fie, celle de ma famille, de mon village ou de ma nation.

Point de prière 4 : Seigneur, je prie pour ma guérison de toute maladie, infirmité héréditaire, traumatisme, accident, agression, peur, angoisse etc...

Point de prière 5 : Seigneur Jésus-Christ, baptise moi de son Saint-Esprit, remplis moi de ta plénitude, guéris moi et affranchis moi de tout joug personnel, ancestral ou familiale, par le feu et la puissance du Saint-Esprit. Seigneur, je veux désormais par ta grâce, être à toujours uni dans ta sainteté et l'obéissance totale et absolue à Dieu, résistant au péché, et au diable de toute mon énergie pour qu’il fuit loin de moi.

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BESOIN DE GUÉRISON OU DE DÉLIVRANCE ?

22 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BESOIN DE GUÉRISON OU DE DÉLIVRANCE ?

BESOIN DE GUÉRISON OU DE DÉLIVRANCE ?

Michiel Field

Dieu désire que vous soyez en bonne santé !

Psaumes 91 : 1-6

1 Celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant.2 Je dis à l'Eternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie ! Lire la suite

Tout au long de la Bible, Dieu a promis la guérison et la santé à ses enfants. Nous pouvons saisir la guérison divine et d'autres bénédictions encore si nous ne doutons pas de ses promesses. Tout le Psaume 91 promet la santé et la protection à toute personne qui demeurera sous l'abri du Très-Haut. Le Psaume 103 déclare que Dieu veut pardonner toutes nos iniquités, guérir toutes nos maladies, nous délivrer de la fosse, nous couronner de bonté et de miséricorde, nous rassasier de biens dans notre vieillesse, et nous faire rajeunir comme l'aigle.
Il est clair selon l'Ancien Testament que la réception de ses bénédictions est liée à l'obéissance à ses commandements, mais il est aussi clair que Dieu est prêt à pardonner et à guérir miraculeusement toute personne repentante.
La Bible indique que Dieu voulait que son peuple ne soit même pas malade. Beaucoup de ses commandements étaient donnés justement dans ce sens pour empêcher la maladie de les atteindre.
Selon les prophéties d'Esaïe 53, Jésus-Christ a souffert sur la Croix pour nos péchés, mais aussi pour nos maladies. L'apôtre Pierre a déclaré dans (1Pierre 2) que par ses meurtrissures nous avons été guéris. C’est à dire que Jésus-Christ a déjà payé pour notre guérison et que nous n’avons qu’à la recevoir donc par la foi.

Il est vrai qu’un manque de pardon ou qu'un péché non-confessé et non-abandonné dans notre vie peut bloquer la guérison, mais Jacques a écrit :

Jacques 5.16 :

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

Si le malade était trop malade pour aller à l’Église, il devait appeler les anciens de l’Église pour qu’ils viennent prier pour lui à la maison. Il recevait alors l’onction d’huile qui est symbolique du Saint-Esprit. Jacques a dit au chapitre 5, que le Seigneur relèverait le malade et s’il avait commis des péchés, il serait pardonné.

A l’Église, nous prions avec l’imposition des mains comme le Seigneur l’a enseigné. Le Christ a dit : "en mon nom... ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris." (Marc 16). À la fin de chaque réunion, nous prions ainsi pour les malades. La délivrance de tout esprit mauvais, impur et maléfique est possible aussi grâce à la prière par des croyants qui croient pleinement et sont remplis de l’Esprit du Christ. Le Christ a dit : “en mon nom ils chasseront les démons” (Marc 16.17).

Venez. Ne doutez point, et vous expérimenterez sa puissance dans votre vie.
Le Christ a dit : "Tout est possible à celui qui croit."

Obstacles à la guérison ?

Oui : le refus de s’aligner avec tous les commandements du Christ (ne pas se repentir pleinement, ne pas se faire baptiser par immersion totale, ne pas pardonner et aimer ses ennemis, ne pas réparer ses torts, ne pas cesser d’insulter, etc. Matthieu 5 et 6, Jacques 1:26, Marc 16:16-21)
Le fait de mépriser d’autres croyants dans le corps du Christ

1 Corinthiens 11.11

11 Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme.

Le refus de confesser ses péchés ou de les abandonner

Jacques 5.13-20

13 Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie ? Qu'il chante des cantiques.14 Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; Lire la suite

Proverbes 28.13

13 Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

Un manque de foi dans les promesses de Dieu (Hébreux 11.6 ; Psaume 103 ; Esaïe 53 ; Psaume 91 ; Matthieu 14.36 ; Marc 11.20-26 ; Marc 16.15-20 ; Jacques 5.13-20).

Le refus de changer son style de vie (œuvres de la chair, manque de repos, excès du manger et du boire, cigarette, drogue, sexualité hors mariage, etc.)

Galates 5. 5

5 Pour nous, c'est de la foi que nous attendons, par l'Esprit, l'espérance de la justice.
1 Corinthiens 5.5

5 qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
1 Corinthiens 6.6

6 Mais un frère plaide contre un frère, et cela devant des infidèles !

Un manque de jeûne et de prière : certaines maladies sont liées aux esprits mauvais qui ne sortiront que par le jeûne et la prière.

Matthieu 17.21
21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Ne cessez jamais de recevoir les soins ou médicaments de votre docteur avant que votre guérison soit confirmée par la communauté médicale. Ne mettez pas votre vie en danger.

On ne peut pas parler de miracle s'il n'y a pas de confirmation valable. Avec une telle confirmation, votre témoignage touchera beaucoup plus de personnes.

Diffusion de l’Évangile
Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

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L’ECOUTE DE LA VOIX DE DIEU (2)

20 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

  1. LA PUISSANCE DES PRINCIPES D’ECOUTE DE DIEU

De plus en plus, l’écoute de la voix de Dieu devient problématique non à cause de Dieu, mais bien plus à cause de nous. Des circonstances et des fondements conditionnent toujours les méthodes d’actions de Dieu. Nous en citons quelques aspects :

  1. Le salut (Jean 10.3-4).
  2. Le brisement (Jean 12.24).
  3. La réceptivité (Apo 3.20 ; Jean 8.43 ; Math 17.5).
  4. La foi (Jean 10.3,27 ; Hébreux 11.6 ; 4.2 ; Romains 10.17).
  5. La prévenance (1Sam 3.1-11 ; Exode 3.4).
  6. Le discernement (Jean 12.26-29 ; 1Rois 19.11-13).
  7. L’obéissance.
  8. LES RAISONS POUR LESQUELLES DIEU PARLE ?

Nous savons que la voix est la méthode de communication par excellence pour transmettre une pensée, des instructions, une orientation, etc. En fait, quand une idée est conçue, il y a des paroles qui se rangent dans notre esprit pour exprimer notre conception. Alors, notre intelligence met en place une sorte d’encodage qu’il transmettra au destinataire. Dès réception, le destinataire doit procéder au décodage pour saisir la pensée de l’expéditeur. Un mauvais décryptage des codes envoyés que sont les paroles peut être mal compris, alors, une mauvaise compréhension s’installera et l’objectif visé par la communication sera raté. Alors, pourquoi Dieu nous parle-t-il ?

  1. Pour vous avertie d’un danger imminent (Actes 27.10).
  2. Pour nous donner l’image de notre destinée (Genèse 37.5-10).
  3. Pour révéler les secrets de notre ennemi (2Rois 6.15-17).
  4. Pour nous corriger (Job 5.17).
  5. Pour exécuter une mission pour Lui (Jonas 1.1-2).
  6. Pour intercéder pour les autres (Ezéchiel 22.30).
  7. Pour travailler pour Lui (Dieu) (Actes 26.16-18).
  8. Pour nous donner une pièce d’information (1Samuel 3.4-13).
  9. Pour montrer qu’Il nous aime (Genèse 18.17-23).
  10. Pour nous poser une question (Genèse 3.9).
  11. Pour exercer une punition (Daniel 4.3-32).
  12. Pour ordonner la prospérité (Deutéronome 28.1-3).
  13. Pour nous délivrer de nos problèmes (Actes 12.7).
  14. Pour nous enseigner certaines leçons (Exode 24.12).
  15. Pour créer des choses (Genèse 1.3-31).
  16. Pour nous révéler le passé (Moïse dans le livre de Genèse).
  17. Pour nous révéler le présent (Genèse 19.27-28).
  18. Pour nous révéler l’avenir (Jean dans l’Apocalypse 1.1-20)
  19. Pour approuver certaines choses (Luc 9.35).
  20. Pour nous bénir (Genèse 32.26-30).
  21. Pour nous mettre en garde (2Samuel 12.7-11).
  22. Pour pouvoir à nos besoins (1Rois 17.2-4).
  23. Pour nous guérir (Jean 5.5-9).
  24. Pour faire alliance avec nous (Genèse 15.18).
  25. Pour nous oindre (Luc 4.18).
  26. Pour nous enlever de ténèbres vers la lumière (Actes 9.4-6).
  27. LES AVANTAGES DE L’ECOUTE DE LA VOX DE DIEU

Nous sommes créés par Dieu et sans une communication franche avec Lui, notre vie serait hypothétique à tous égards. Notre Créateur connait bien le monde qui est l’œuvre de ses mains ainsi que chacun de nous, également son ouvrage. Dieu seul maîtrise à souhait le but de la création de l’univers ainsi que la raison fondamentale de notre existence.

« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Ephésiens 2.10).

S’il y a des choses prédisposées que nous devons accomplir, une communication avec Celui qui a prédisposé toute chose à savoir Dieu soit parfaite. Si tel n’est pas le cas, non seulement nous ne saisirons jamais la pensée de Dieu pour nous, mais nous serons très loin de notre destinée. Quelques avantages de l’écoute de Dieu :

  1. La joie dans notre cœur.
  2. La preuve de notre statut de privilégié/ être une personne particulière.
  3. Satan nous craint.
  4. Notre vie devient organisée.
  5. Notre prospérité est garantie.
  6. Nous n’avancerons pas avec des gens improductifs ou médiocres.
  7. Cela fait que nous ayons la paix de l’esprit.
  8. Le respect des autres.
  9. Nous recevrons le plan de notre vie.
  10. Nous connaîtrons les secrets de Dieu et de l’homme.
  11. Nous deviendrons spirituellement imposants.
  12. COMMENT DIEU PARLE-T-IL ?

Reconnaitre que Dieu parle est une évidence, mais savoir comment Il parle est important. Dieu n’étant pas limité dans l’espace et dans le temps comme nous les humains, permettra un rapprochement pour nous réajuster à Dieu, à ses principes et ses méthodes de communication. Alors, nous serons à la pointe de toute mise à jour de Dieu pour nous par rapport à ses desseins pour chacun de nous :

  1. Face à face dans une communisation d’émetteur au receveur : Dans cet aspect, Dieu nous parle directement et nous Lui répondons immédiatement dans une conversation ouverte. Il a parlé à Adam et Eve et ils ont répondu (Genèse 3.8-19). Dans une conversation avec Abraham, Dieu parle et Abraham répond (Genèse 18.17,23-33). Moïse et Dieu avaient une discussion (Exode 3.4-22 ; 31.18).
  2. La Parole Ecrite ou Bible : « Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2Timothée 3.16). La Bible est la parole et la voix de Dieu. Comme nous l’avons lue, le Seigneur nous parle.
  3. Références aux passages : Quand quelqu’un ou le Saint-Esprit nous renvoie aux passages de la Bible. Jésus s’est inspiré de certains passages de la Bible pour résister à Satan à (Luc 4.4,12).
  4. Messages et Enseignements oints : Les sermons d’un ministre oint et les enseignements d’un enseignant oint transmettent la pensée de Dieu (1Cor 1.17-18 ; Actes 26.28).
  5. Conseils oints : Lorsqu’un conseiller oint nous conseille, il n’est qu’un canal ou instrument à travers lequel, Dieu nous parle. L’exemple de Jethro par qui Dieu est passé pour conseiller Moïse est illustratif à plus d’un titre (Exode 18.14-23).
  6. Les versets nerveux de la Bible : Quand un texte biblique particulier attire fortement notre esprit et nous conduit à la méditer, il y a lieu de saisir là un moyen par lequel Dieu veut nous parler directement (Actes 8.26-39).
  7. Marcher avec des hommes ou femmes saints : Dans ce processus interactif ou relationnel, la manière de faire, de parler, d’agir, de prier, méditer ou réagir de ces hommes de Dieu nous parle et nous interpelle. Cette mode de communication relationnelle prescrite ou voulue de Dieu est très efficace pour un équipement adéquat de ministre de Dieu. Dans cette méthode, il n’y a pas que le message qui nous est transmis à partir des actes de ces hommes et femmes de Dieu dont la façon de faire nous inspire, mais leur compagnie façonne ne nous un caractère, comportement nouveau, propice à un environnement saint et agréable à Dieu.
  8. Le style de vie d’un homme saint exprime la voix et indique la voie de Dieu : La vie d’Abraham a fait prospérer Lot ; la vie de Moïse a fait prospérer Josué ; la vie d’Elie a fait prospérer Elisée ; la vie de Paul a fait prospérer Timothée.
  9. LES ELEMENTS DE LA NATURE QUI ONT RECONNU LA VOIX DE DIEU

A travers la Bible, plusieurs éléments de la nature ont reconnu la voix de Dieu et s’y sont soumis. Ceci interpelle les hommes à se remettre en cause et obéir à Dieu dans tout ce qu’il dit et fait.

  1. La terre (Nombres 16.27-32).
  2. Les animaux (exemple : le serpent) (Genèse 3.14), l’ours (2Rois 2.24).
  3. Les arbres (Marc 11.20-22).
  4. Le mort (Jean 11.43-44).
  5. Les démons (Mat 8.28-32).
  6. La lumière (Genèse 1.3).
  7. L’eau (2Rois 2.21-22).
  8. Les vents (Mat 8.23-27).
  9. Les montagnes (Mat 21.21).
  10. Les maladies et les nausées (Marc 1/40-42).
  11. L’infirmité (Luc 13.11-13).
  12. Les rivières, les collines, les vallées et les forêts (Ezéchiel 6.1-3).
  13. La nourriture (Marc 6.38 -43).
  14. La marmite et la bouteille d’huile (1Rois 17.14-16).
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L’ECOUTE DE LA VOIX DE DIEU

12 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ECOUTE DE LA VOIX DE DIEU

L’ECOUTE DE LA VOIX DE DIEU

Introduction :

De plus en plus, le principe de la communication avec Dieu devient désuet et le raisonnement fait place à l’audition de ce que dit et veux Dieu, car comme quoi, l’ère ‘‘Android’’ est arrivé.

Une question reste pourtant d’actualité : comment atteindrons-nous Dieu si l’unique moyen de liaison avec Lui est l’écoute de sa voix ? Dès la création de l’homme, ce moyen unique de communication avec Lui fut très actif car chaque soir, Dieu descendait du ciel et parcourant le jardin d’Eden, il s’entretenait avec sa créature. Comment croyons-nous servir le Très Haut si sa Parole, les visions, les songes et autres manières de communiquer avec Lui sont par nous rejeter ?

Ces lignes nous aideront à revenir totalement à Dieu en retournant à la base par le ciel établie pour une saine communication harmonieuse avec sa créature.

  1. COMMENT DIEU COMMUNIQUE

Dieu communique et se révèle à nous :

PAR REVELATION : (Psaumes 19.1 ; Esaïe 40.26 ; Rom 1.19-20 ; 2.15). La révélation est l’information découverte et non voilée de Dieu à l’homme. Les choses cachées sont à Dieu et celle révélée sont aux fils de l’homme (Deut 29.29). La révélation est la manifestation directe de la pensée de Dieu et de la volonté divines.

PAR INSPIRATION : C’est quand le Saint-Esprit agit sur l’homme pour lui faire connaître la révélation de Dieu (Job 32.8). L’inspiration est une sorte de souffle divin qui pousse à un acte précis.

PAR ILLUMINATION : C’est un ministère du Saint-Esprit qui permet à ceux de nous qui sont droits avec Dieu de comprendre les révélations telles qu’elles se rattachent à nos vies individuelles. Lumière extraordinaire que Dieu répand quelquefois dans l’âme. Clarté vive qui se produit subitement dans certains esprits au milieu des difficultés ou des dangers.

  1. COMMENT RECONNAITRE LA VOIX DE DIEU ?

Pour reconnaître la voix de Dieu, nous devons :

  1. Confier nos vies complètement au Seigneur.
  2. Apprendre à tester nos impressions
  3. Etre honnête envers nous-mêmes et avoir la foi ferme en Dieu.
  4. Que Dieu ait accès à tout domaine de nos vies.
  5. Prier Dieu d’ouvrir nos facultés à recevoir Ses messages.
  6. QUAND DIEU VOUS PARLE
  7. Cela glorifie son nom
  8. Cela vous excite à L’adorer
  9. C’est en accord avec les Ecritures
  10. Cela vous fait part de sa connaissance
  11. Cela vous amène à aimer les autres et Lui encore plus
  12. Cela peut produire une réponse à Dieu dans la prière, la louange, le remerciement, l’adoration ou les confessions
  13. LES MOYENS DES COMMUNICATION DIVINES
  14. Face à face dans une communication d’émetteur au receveur (Genèse 3.9 ; Exode 33.11).
  15. Par une voix (Nombres 11.17 ; Exode 3.4 ; 1Sam 3.4).
  16. Par les rêves (Genèse 20.6 ; Math 1.20 ; Actes 2.17).
  17. Par des visions ouverts (Actes 10.1-6 ; 12.7-11).
  18. Par des visions fermées (Actes 16.9 ; 18.9-10).
  19. Par la transe (Actes 10.9-16).
  20. Par les anges (Luc 1.11-20,27-28 ; Actes 8.26-29 ; Genèse 16.7 ; 19.1).
  21. Par des écrits, exemple : les commandements sur des tables en pierre, des phrases écrites sur le mur (Exode 20 ; Daniel 5.5).
  22. Par des miracles (Exode 14.21 ; 7.7-11 ; 2Rois 1.17).
  23. Par la parole écrite (les Evangiles).
  24. Références aux passages de la Bible.
  25. Messages et Enseignements oints.
  26. Conseils oints.
  27. Marcher avec des hommes et femmes saints (Prov 13.20)
  28. Musique ointe (2Rois 3.15).
  29. Méditations ointes.
  30. La conscience.
  31. Fardeaux du cœur.
  32. Idées divines.
  33. Intuitions (avertissements connus).
  34. Compréhension interne.
  35. Impression du cœur.
  36. Témoignage interne.
  37. Voix interne.
  38. Voix externe (Actes 9.4-9).
  39. Voix externe fermée (1Sam 3.3-10).
  40. Petite voix calme (1Rois 19.12).
  41. Impulsion soudaine.
  42. Circonstances favorables et positives (Genèse 24.15-48).
  43. Circonstances difficiles (Deut 8).
  44. Paroles de sagesse.
  45. Paroles de connaissance.
  46. La foi.
  47. La guérison.
  48. Œuvres de miracles.
  49. La prophétie.
  50. Discernement des esprits.
  51. Différents types de langues.
  52. Interprétation de langues.
  53. Se souvenir de la vérité.
  54. Intercession du dedans.
  55. Preuve décisive (par leurs fruits).
  56. Visite divine.
  57. Actions symboliques (Jérémie 18).
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LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

6 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

LES DANGERS DE LA VIE PSYCHIQUE

Michel Field, Évangéliste

Les manifestations de la vie psychique

D'une manière générale, les manifestations de la vie psychique peuvent se classer en quatre catégories :

1. Force naturelle.

2. Suffisance, dureté et insoumission à l'égard de Dieu.

3. Prétention à une sagesse personnelle — caractérisée par l'abondance des opinions et des plans élaborés.

4. Recherche d'expériences spirituelles à sensations sentimentales.

Ces manifestations sont dues au fait que c'est la vie propre, autrement dit la force naturelle, qui fait vivre l'âme, cette âme dont les facultés sont la volonté, l'intelligence et le sentiment.

Parce que l'âme dispose de ces trois facultés, les expériences de nombreux chrétiens psychiques diffèrent considérablement les unes des autres. Les unes inclinent davantage vers quelque chose qui touche l'intellect, tandis que les autres affectent plutôt le sentiment ou la volonté. De ce fait ces vies sont très dissemblables; mais ce sont toutes des vies psychiques. Les unes comme les autres appartiennent à l’âme. Ce qu'il est absolument nécessaire aux chrétiens de reconnaître, — c'est vital pour eux — c'est qu'ils doivent laisser la lumière de Dieu éclairer leur véritable état, pour qu'elle les affranchisse et qu'ils cessent de mesurer les autres avec le critère de leurs prétendues découvertes. Si les enfants de Dieu — en grand nombre — avaient accepté Sa lumière sur les manifestations de leur vie propre, leur état spirituel ne serait pas au pauvre niveau où il est aujourd'hui.

Ce qui caractérise le mieux l'expérience psychique, c'est la recherche intellectuelle de la vérité, sa formulation mentale, son acceptation et sa propagation sous cette forme. Pour les chrétiens de ce type, la plus haute expérience spirituelle et la vérité la plus profonde n'ont pas d'autre effet que de meubler leur entendement Cela ne veut pas dire que la marche spirituelle ne puisse en être affectée positivement, mais ce qui s'y révèle en tout cas, c'est le mobile qui est à la base, et ce mobile, c’est de nourrir et de développer l’intellect. Les chrétiens qui sont dominés par leur faculté intellectuelle ont certes un grand appétit pour les choses spirituelles, mais pour satisfaire cette faim, ils dépendent plus de leur pensée que de la révélation de Dieu. Ils passent plus de temps et déploient plus d'énergie pour calculer ou supputer leurs avantages que pour prier.

Le sentiment est ce que les croyants prennent le plus souvent — bien à tort — pour de la spiritualité. Les chrétiens charnels dont la tendance est sentimentale ont généralement faim et soif de sensations. Ils aspirent à sentir la présence de Dieu dans leur cœur; ils ont un ardent désir de sentir brûler le feu de l'amour. Ils aiment se sentir au beau fixe, efficacement soutenus dans leur vie spirituelle et prospères dans leur activité. Sans doute les chrétiens spirituels ont-ils parfois les mêmes sensations, mais ils n'en font pas dépendre leur joie de vivre ou les progrès de leur marche. Les chrétiens psychiques sont tout autres sous ce rapport : favorisés par de telles sensations, ils peuvent servir le Seigneur; sans elles, c'est à peine s'ils peuvent faire un pas.

Une expression très commune de la marche charnelle se manifeste dans la volonté — cette capacité qu'a la vie propre de s'affirmer. Par elle, les chrétiens qui vivent de leur âme font de leur vie propre le centre de chacune de leurs pensées, de leurs paroles ou de leurs actes. S'ils tiennent à savoir, c'est pour leur propre satisfaction; s'ils on besoin de sentir, c'est pour en avoir la jouissance; s'ils sont actifs, c'est pour réaliser leurs plans. Leur moi est au centre de leur vie, et leur but suprême, c'est de tirer gloire de tout.

Nous avons vu plus haut que dans la Bible, le mot âme est aussi traduit « être vivant » — « créature vivante » ou « animal ». Ces termes, dénotent simplement qu'il s'agit de la « vie animales ». Une telle précision doit nous aider à comprendre comment s'exprime la puissance de l'âme. La meilleure manière de décrire la vie et l'œuvre des chrétiens charnels est : « les activités animales », ou bien : la « vitalité animale ». Ils aiment à faire des plans, ont de nombreuses activités, une vie intellectuelle assez confuse, et toutes sortes de sentiments mélangés. Leur être entier, au dedans et au dehors, vit dans l'agitation et le désordre. Quant leurs émotions sont en éveil; leur être entier emboîte le pas. Mais si leurs sensations sont refroidies, ou que leur activité sentimentale tombe à zéro, leur intelligence restera active et travaillera pour son propre compte. La marche d'un chrétien charnel se distingue par une frénésie de mouvement; quand ce n'est pas dans l'activité physique, ce sera dans le secteur mental ou émotionnel. Une telle marche est toute hérissée de productions « animales », c'est-à-dire des réactions spontanées de la vie naturelle; elle est loin de favoriser la vie de l'esprit.

Nous pouvons résumer ce qui précède en disant que la tendance de l’âme déchue est de faire marcher les chrétiens au gré de leurs capacités naturelles, de les provoquer à servir avec leurs forces propres et d'après leurs idées personnelles, de leur faire rechercher les sensations physiques dans leurs relations avec le Seigneur ou dans l'expérience de Sa présence, et de leur faire interpréter la Parole de Dieu par leurs capacités intellectuelles.

A moins que le chrétien n'ait reçu de Dieu la vision de ce qu'est son moi naturel, il est hors de doute qu'il servira avec les énergies qu'il a en lui-même, tel que Dieu l'a créé. De grands dommages en résulteront pour sa vie spirituelle, et le fruit qu'il portera sera maigre ou nul, spirituellement parlant. Il faut que le Saint-Esprit fasse voir aux chrétiens la honte qu'il y a à accomplir une œuvre spirituelle avec des ressources charnelles. Si un enfant ambitieux se flatte de parvenir au succès et à la gloire, nous aurons tôt fait de juger cette ridicule prétention. De même notre activité « animale », dans le service spirituel, est aux yeux de Dieu une indignité. L'expérience la plus riche que nous puissions faire, c'est de nous repentir dans la poussière et sur la cendre — au lieu de chercher la première place devant les hommes.

La folie des chrétiens

De nombreux chrétiens sont aveugles quant au dommage que peut provoquer une expérience psychique. Ils estiment juste de répudier les actes charnels manifestement coupables, reconnaissant qu'ils souillent l'esprit; par contre, disent-ils, pourquoi ne pourraient-ils pas marcher par cette énergie de l'âme qu'ils ont en commun avec tous les hommes et même avec les animaux ? Quel mal y a-t-il à vivre de nos énergies naturelles, pourvu qu'on ne pèche pas ? L'œuvre de Dieu à laquelle ils s'adonnent n'est peut-être pas exécutée avec beaucoup de zèle, ni dans la dépendance de Sa force à Lui; mais du moins, arguent-ils, ce qu'ils font est l'œuvre de Dieu ! Ces efforts ne découlent peut-être pas tous d'un mandat personnel reçu d'En-haut, mais quel mal y a-t-il dans ces activités-là ? Ne sont-elles pas excellentes ? Puisque dons et talents nous ont été octroyés par Dieu en abondance, pourquoi ne pourrions-nous pas les utiliser ? Ne devons-nous pas engager nos ressources ? Si nous en manquons, nous ne pouvons rien faire; mais si nous en avons, ne devons-nous pas saisir toutes les occasions de nous en servir ? Voilà ce que ces chrétiens se demandent.

Leur raisonnement continue sur une autre ligne : nous aurions bien tort, naturellement, de négliger la Parole de Dieu; alors, peut-il y avoir du mal pour nous à mettre toute notre intelligence pour sonder les Ecritures ? Il y a de nombreuses vérités qui nous sont encore cachées; quel invraisemblable délai nous serait imposé pour les comprendre si nous ne mettions pas notre cerveau à contribution ! Dieu n'a-t-II pas créé notre intelligence pour que nous l'utilisions ?

Ils font un pas de plus : si nous aspirons à sentir la présence de Dieu, insistent-ils, cette recherche émane d'un cœur honnête et sincère. Quand nous nous sentons secs et vides, dans notre vie et notre travail, ne nous relève-t-Il pas souvent en nous rendant tellement conscients de l'amour du Seigneur Jésus qu'il nous semble sentir un feu s'allumer dans nos cœurs ? Alors pourquoi nous juger si nous cherchons sérieusement la restauration d'une telle sensation quand elle a été perdue et que notre vie est devenue froide et quelconque ?

Ce sont ces arguments-là que les chrétiens en grand nombre tournent et retournent dans leur cœur. Ils ne distinguent pas entre le spirituel et le psychique. Ils n'ont pas encore reçu cette révélation du Saint-Esprit leur montrant ce qu'il y a de condamnable dans leur marche naturelle. Il faut qu'ils se préparent à être instruits par Dieu; il faut qu'ils demandent au Saint-Esprit de leur révéler les aspects corrompus de leur « bonne » vie naturelle. La chose doit se faire dans l'honnêteté et dans l'humilité, et être assortie d'une résolution d'abandonner tout ce que le Saint-Esprit pourrait mettre à découvert. Au temps convenable, Il leur ouvrira les yeux sur l'absolue dépravation de leur vie naturelle.

Les enfants de Dieu qui se cramponnent ainsi à leur moi ne réalisent leur folie qu'une fois éclairés par le Saint-Esprit sur le caractère répugnant de cette vie propre. La lumière sur ce point n'arrive pas toute à la fois; elle vient graduellement; non pas une fois pour toutes, mais en de nombreuses occasions successives. Quand ils sont éclairés par l'Esprit pour la première fois, ils se repentent à cette lumière et livrent volontairement leur vie naturelle à la mort. Après un certain temps, quelques jours peut-être, la confiance en eux-mêmes, l'amour de soi, le plaisir qu'ils procuraient à leur vie naturelle retrouvent leur vitalité. C’est pour cela que l'illumination doit se renouveler périodiquement, pour que ces croyants finissent par accepter le principe de mourir à leur vie naturelle.

Les dangers de la vie psychique

Les chrétiens qui reculent devant l'accomplissement de ce que Dieu a prescrit, ou qui restent en deçà de Son objectif s'exposent à certains risques. Ce que Dieu veut, c'est que Ses enfants marchent par

l’esprit, et non par leur âme ou leur corps. Ils y perdent de ne pas vivre par l'esprit. Trois dangers en tout cas se présentent.

1. Le danger de l'étouffement de l’esprit

Les dispositions prises par Dieu sont parfaites et complètes. Elles comportent, premièrement, une action dans l'esprit humain; ensuite dans l'âme, l'illumination de l'intelligence; et finalement l'exécution par le corps. Un tel processus est très significatif.

Etant nés à une vie nouvelle par le Saint-Esprit, les chrétiens devraient désormais vivre par leur esprit. Rien d'autre ne pourra les qualifier pour connaître avec certitude la volonté de Dieu, pour collaborer avec le Saint-Esprit, et pour triompher de toutes les ruses de l'ennemi. L'esprit du chrétien doit être très sensible aux mouvements du Saint-Esprit et prendre garde de ne pas l'étouffer; il Le suivra au contraire, afin de Lui permettre, par l'esprit humain, d'exécuter Son dessein. L'Esprit de Dieu a besoin de la collaboration de l'esprit de l'homme pour conduire triomphalement les croyants dans leur marche quotidienne, et les préparer aux bonnes œuvres que Dieu les a destinés à accomplir.

Beaucoup d'enfants de Dieu, malheureusement, ne perçoivent pas les mouvements du Saint-Esprit. Ils ne peuvent pas distinguer le spirituel du psychique. Ils prennent souvent l'un pour l'autre. La conséquence, c'est qu'ils font souvent appel, dans leur marche, aux énergies de l'âme, ce qui porte préjudice à l'esprit, et tend à le tenir en échec, ou même à l'étouffer. Ils s'imaginent marcher selon l'esprit alors qu'ils marchent selon les sollicitations de leur âme. Un tel égarement a pour effet de rendre impossible la collaboration de leur esprit avec l'Esprit de Dieu, et interrompt par là ce qu'Il cherche à réaliser dans leur vie.

Tant que les chrétiens demeurent dépendants de leur âme, ils se comportent selon les pensées, l'imagination, les plans et les visions de leur entendement. Ils n'aspirent qu'à des sensations agréables et sont dominés par leurs sentiments. C'est là une faute grave qui équivaut à marcher d'après les sensations de leur homme extérieur, l'âme et le corps, au lieu de vivre par le centre de leur être, qui est l'esprit. Leur sensibilité spirituelle s'émousse. Leur esprit a perdu son aptitude à collaborer avec Dieu et leur croissance spirituelle est arrêtée. Si quelqu'un refuse à son esprit l'ascendant absolu qu'il doit avoir sur tout son être, ou se prive des ressources grâce auxquelles son esprit pourrait le faire vivre, il ne parviendra jamais à la maturité. Le sens spirituel est quelque chose de très délicat. Les sensations psychiques sont capables, non seulement de semer la confusion, mais même d'étouffer complètement le sens spirituel.

2. Le danger de retomber dans le domaine du corps

Parmi les œuvres de la chair énumérées dans le chapitre 5 des Galates, il y en a beaucoup naturellement qui ont leur origine dans les convoitises du corps humain, mais il y en a plusieurs autres qui se rapportent aux activités de l'âme. « Les animosités, les divisions, les sectes » émanent clairement de la vie propre ou de la personnalité de l'homme. Elles sont la conséquence des nombreuses divergences de vue qui ont cours parmi les chrétiens. Ce qui est important à noter ici, c'est que ces activités de l'âme figurent sur la même liste que des péchés du corps tels que l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'ivrognerie, les excès de table. Il y a là pour nous un rappel du lien étroit qui unit l'âme au corps. — En réalité, les deux sont inséparables, parce que le corps dans lequel nous sommes maintenant est un corps « animal » ou psychique (I Cor. 15.44).

Nous devrions comprendre que c'est à la Croix que Dieu traite l'ancienne création. Il n'y a pas de traitement partiel à la Croix. Elle liquide l'ancienne création dans sa totalité. Nous ne pouvons donc pas prendre la Croix pour qu'elle nous assure simplement le salut par substitution, sans accepter aussi la délivrance par identification. Une fois que nous avons reçu le Seigneur par la foi comme Sauveur personnel, nous serons amenés, par le Saint-Esprit qui habite en nous, à désirer également l'expérience de la mort avec Christ, que nous comprenions peu ou beaucoup ce qu'est l'identification. La Croix opérera en nous toujours plus profondément jusqu'à ce que l'ancienne création soit tout à fait crucifiée. Son but est d'éliminer complètement tout ce qui appartient à Adam.

Attention maintenant : si les enfants de Dieu, après avoir expérimenté la victoire sur le péché, au lieu d'aller de l'avant pour triompher de leur vie naturelle, s'attardent dans ce domaine de l'âme, ils découvriront bientôt que l'âme et le corps se sont retrouvés unis et les ramènent dans les péchés qu'ils avaient abandonnés. On peut comparer ce processus à une navigation fluviale à contre-courant : si l'on cesse d'avancer, on dérivera avec le courant. Tout ce qui a été fait ne tardera pas à être défait si la Croix n'accomplit pas en nous une œuvre complète C'est ce qui explique pourquoi un si grand nombre de chrétiens, après un temps de victoire sur le péché, retombent dans leur ancien état. Si la vie de l'ancienne création (celle de l'âme) est tolérée, elle sera rapidement unie de nouveau à l'ancienne nature (le péché).

3. Le danger que la puissance des ténèbres ne profite de la situation

L'épître de Jacques, écrite à des chrétiens, décrit distinctement la relation qui existe entre la vie psychique et l'activité satanique :

« Lequel d’entre vous est sage et intelligent ? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite, avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n'est point celle qui vient d'En-haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.»

Il existe une sagesse qui vient de Satan, et c'est la même qui surgit quelquefois de l'âme humaine. La « chair » est l'usine du diable; l'action de l'ennemi dans la partie psychique de la chair est aussi opérante que dans la partie corporelle. Ce passage explique comment le zèle amer est issu de la recherche de la sagesse psychique. C'est le fruit de l'activité du diable dans l'âme humaine. Les chrétiens savent que l'adversaire peut inciter les hommes au péché, mais réalisent-ils qu'il

peut faire naître des pensées dans leur entendement ? La chute de l'homme a été provoquée par l'amour de la connaissance et de la sagesse, et Satan emploie la même tactique aujourd'hui, afin de conserver l'âme humaine comme base d'opération. Son dessein est de se maintenir aussi solidement que possible dans notre ancienne création. S'il ne réussit pas à faire retomber les croyants clans le péché, sa manœuvre

suivante sera de les inciter à conserver leur vie naturelle; il profite de l'ignorance où ils sont de ses ruses, et de leur insoumission aux exigences de l'esprit. Car en ne réussit pas, toutes les armées de l'enfer seront bientôt réduites à l'inaction.

Il faut qu'on sache que tous les efforts de Satan, soit pour séduire, soit pour attaquer, ont pour champ d'activité notre ancienne création. C'est la raison pour laquelle il est infatigable dans ses tentatives d'obtenir des enfants de Dieu qu'ils en conservent quelque chose, que ce soit le péché, ou cette vie naturelle que nous apprécions tant. Il ne cesse de conspirer pour semer la confusion dans l'esprit des chrétiens, pour les amener à chérir leur vie propre, malgré leur haine pour le péché.

Le but que nous poursuivons, en discutant de ce sujet, c'est d'aider les chrétiens à comprendre que le corps n'est pas le seul terrain des pernicieuses activités de Satan, mais que l'âme est aussi une de ses zones d'opération. Il nous faut répéter que les chrétiens doivent être libérés, non seulement du péché, mais de leur être naturel. Puisse le Saint-Esprit nous ouvrir les yeux sur l'importance d'un tel pas !

Parce que les croyants, étant encore charnels, n'ont pas appris à protéger leur entendement, les mauvais esprits sont à l'aise pour exploiter à leurs fine la sagesse naturelle de l'homme. Ils peuvent tranquillement et subtilement faire surgir dans l'entendement des préventions et des malentendus portant sur la vérité de Dieu, ainsi que des doutes sur la véracité de leurs frères. La volonté d'un chrétien, toute bien intentionnée qu'elle soit, peut être trahie par une obsession de son entendement. Les mauvais esprits peuvent même provoquer des visions ou exalter les pensées des chrétiens, les portant à croire que ces choses sont de Dieu puisqu'elles sont surnaturelles. Et ainsi le croyant sombre toujours plus profondément dans la séduction.

La partie émotionnelle de l'âme, elle aussi, peut être surexcitée par l'adversaire. Comme les croyants sont friands de sentiments agréables, et se plaisent à subir l'attrait de Jésus-Christ et de la présence de Dieu, les mauvais esprits procureront à leurs sens de nombreuses et étranges expériences. Leur but est de stimuler les aptitudes naturelles, pour étouffer la voix discrète et calme du Saint-Esprit, cette voix qui n'est perceptible que par la délicate activité intuitive de l’esprit.

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Si les chrétiens n'ont pas liquidé leur vie propre, ils essuieront de lourdes pertes dans la guerre spirituelle dans laquelle ils sont engagés. Apoc. 12.11 énonce une des conditions essentielles de la victoire sur le diable : les chrétiens ne doivent pas aimer la vie de leur âme jusqu'à craindre la mort. Si l'égoïsme ou l'apitoiement sur leur sort ne sont pas livrés à la Croix, ils seront sûrement battus. Les soldats de Christ qui aiment leur vie verront la victoire leur échapper. L'adversaire triomphera de tous ceux qui ont des ménagements pour eux-mêmes.

Tout attachement à des choses révèle à l'ennemi les points de moindre résistance. Il n'y a qu'un moyen de triompher de l'adversaire, c'est de livrer à la mort notre vie naturelle. Les âmes indisciplinées sont des portes ouvertes à l'activité de Satan. Notre vie psychique est sa base d'opération dans notre être. Le moindre atome de vie charnelle qui se trouve mêlé à notre vie spirituelle suffit pour rendre extrêmement difficile la distinction entre ce qui est psychique et ce qui est spirituel. A moins que les chrétiens ne soient continuellement sur le qui-vive pour résister au diable, leur vie psychique sera pour eux l'occasion de graves défaites.

Ce que Dieu désire, c'est que nous reniions tout ce que nous avons hérité d'Adam.

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

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CONSCIENCE ET CONVERSION

1 Novembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CONSCIENCE ET CONVERSION

CONSCIENCE ET CONVERSION

Michel Field Évangéliste

Lire : Tite 1:10-16.

« ...ils montrent que l'œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. » (Romains 2:15).

La conscience est une puissance programmée en nous…pour passer des jugements moraux sur nous-mêmes, approuvant ou désapprouvant nos actions, pensées, et projets, et nous montrant si ce que nous avons fait est…mauvais, et que nous méritons de souffrir pour cela…Paul dit que Dieu a écrit la connaissance de Ses lois dans chaque cœur humain (Rom. 2:14-15) et l'expérience le confirme.

Notre texte d'ouverture dit,

« ...leur conscience en rendant témoignage...» (Romains 2:15).

Regardons ensemble à trois questions concernant la conscience de l'homme et comment la Bible y répond.

I. Premièrement, d'où vient la conscience de l'homme?

Il est dit que quand Dieu créa le monde,

« L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, Il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. » (Genèse 2:7).

Ce qui a fait que l'homme soit différent des animaux s'appelle le « souffle de vie. » En hébreux, on trouve le terme « neshamah » qui est traduit par « souffle de vie. » Strong fait remarquer que cela signifie « esprit » (#5397). Le « neshamah » devint l'esprit de l'homme, indépendant de l'âme (intellect) et des fonctions du corps. Ce « souffle de vie » a donné à l'homme deux choses qu'aucun animal ne possède – (1) la capacité de connaître Dieu (2) et la capacité de faire la différence entre le vrai et le faux. On peut également dire que le « souffle de vie » en l'homme lui donna son esprit humain à partir duquel son intellect (aussi connu sous le nom d'âme) fut activé. Avec cette intelligence, il pouvait penser et prendre des décisions. Mais les animaux ont aussi une intelligence. C'est l'esprit de l'homme, provenant du « souffle de vie » qui a rendu l'homme différent. Le « neshamah, » ou « souffle de vie » devint l'esprit de l'homme et lui donna la capacité de connaître Dieu personnellement, et celle de connaitre le vrai du faux.

La fonction de la conscience est donnée dans les Proverbes, chapitre 20:27,

« Le souffle de l'homme est une lampe de l'Éternel; Il pénètre jusqu'au fond des entrailles. »

Le « souffle » de l'homme dans ce verset est encore notre terme hébreu « neshamah » qui signifie « inspiration divine » ou « esprit » et découle du même terme « souffle de vie. » Proverbes 20:27 nous montre que « neshamah, » fut donné à Adam par Dieu et devint « l'esprit [souffle] de l'homme » (Proverbes 20:27). C'est le premier des trois éléments qui permettent à l'homme d'agir – esprit, âme et corps. L'âme est l'intellect. L'esprit [souffle de vie] est la conscience et la capacité de connaître Dieu. Le corps est la chair. The « neshamah » devint l'esprit de l'homme, doté de sa conscience qui lui permet de sonder ce qui se trouve au plus profond de lui-même. C'est elle qui lui montre quand il n'est pas dans la vérité.

« David sentit battre son cœur, après qu'il eut ainsi fait le dénombrement du peuple. » (II Samuel 24:10).

« Cœur », dans ce verset, fait référence au « neshamah » de David, l'activité de sa conscience. C'est à dire que sa conscience était agitée parce qu'en dénombrant [faire le recensement] ses sujets, il avait péché contre Dieu.

L'histoire bien connue de « Pinocchio » de Collodi, raconte l'histoire d'une marionnette qui désire de tout son cœur devenir un petit garçon. Tant qu'il est une marionnette, c'est un criquet qui lui sert de conscience. Mais aussitôt qu'il devient un véritable petit garçon, son cœur reçoit une vraie conscience lui montrant le vrai du faux. Nos premiers parents furent créés avec une conscience vivante et agissante, mais plus tard ces consciences furent altérées devinrent aussi peu fiables que le criquet de Pinocchio!

II. Deuxièmement, qu'arriva-t-il à la conscience de l'homme?

Nos premiers parents péchèrent dans le jardin d'Éden. À la chute, l'image de Dieu fut déformée au dedans de l'homme, et sa conscience s'arrêta de fonctionner correctement. Lorsqu'Adam, après avoir péché, fut confronté par Dieu il eu recours à différentes excuses, et Ève également (Genèse 3:11-13). Ni l'un ni l'autre ne sentirent aucun remord car leur conscience étaient devenues dénaturées et altérées. Il en fut de même pour le premier fils d'Adam, Caïn. Et même lorsque Dieu le surpris en train de tuer son frère, il ne montra aucune conviction de péché, mais ne fit que s'excuser. Ce qui montre qu'après la chute, la conscience de l'homme n'était plus fiable. Et depuis Adam, cette conscience dénaturée et altérée s'est retransmise de génération en génération.

Mais cet état peut devenir pire encore, car plus une personne pèche, plus sa conscience s'abîme et se corrompt. Plus l'homme s'enfonce dans son péché, plus sa conscience s'obscurcit et devient souillée. Il est dit que dans les temps anciens les hommes,

« … [Ils] se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. » (Romains 1:21).

Et à l'époque de Paul, les hommes sont décrits comme ayant,

« ...l'intelligence obscurcie, [ils sont] étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité. » (Éphésiens 4:18-19).

« Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. » (Tite 1:15).

Et alors que les hommes continuaient à pécher, leur conscience souillée portait la marque de la flétrissure en péchant de plus en plus,

« ....Disant des mensonges par hypocrisie, ayant leur

conscience cautérisée au fer rouge; » (I Timothée 4:2.)

Je me rappelle avoir été durant mon enfance dans un cirque quand il se tenait encore sous la grande tente avec la sciure de bois sur le sol, vers les années ‘50. Mais avant d'entrer sous le grand chapiteau pour le spectacle, on allait voir les « attractions foraines », attractions aussi bizarres et qu'étranges, qui se tenaient à côté du grand cirque. Je regrette que ces anciennes traditions n'existent plus. C'était le côté merveilleux des cirques classiques sous chapiteau.

Dans ces « attractions foraines » je vis un jour un homme avec des écailles comme celles d'un alligator. C'était véritable. Je vis aussi une femme avec deux têtes. Il y avait également l'homme le plus grand du monde. Et puis je vis un jour un homme qui tenait une épée devant un feu brûlant jusqu'à ce que la lame fût d'un rouge écarlate, puis il la posa sur sa langue. Une fine vapeur sortit de sa bouche. J'étais tout près de lui. Il n'y avait aucun trucage. Il avait mis la lame rougie par le feu sur sa langue! Cet homme pouvait véritablement poser cette lame brûlante sur sa langue sans avoir mal! L’homme me dit que comme il le faisait souvent, il ne sentait maintenant plus rien. Sa langue avait été cautérisée par le feu tant de fois que sa surface avait développé un cal, c'est à dire qu'elle s'était épaissie et durcie et ne sentait plus la douleur. Il n'avait pas mal. Quelle illustration, pour moi, de ce verset sur les hommes qui « ...disent des mensonges par hypocrisie, ayant leur conscience cautérisée au fer rouge » (I Timothée 4:2)! En d'autres mots, plus vous continuez à pécher, plus le cal de votre conscience se développe, jusqu'à ce que le feu du péché rend votre conscience incapable d'éprouver une souffrance quelconque, quelque soit le nombre de vos péchés.

Hitler s'était tellement habitué au péché, c'est à dire qu'il pratiquait le péché depuis si longtemps, qu'à la seconde guerre mondiale, il put ordonner la torture d'enfants juifs par le Dr. Mengele, surnommé « l'ange de la mort », un tueur en série nazi d'une cruauté impitoyable, qui trouvait son plaisir à couper ouvert l'estomac des enfants pour voir le temps qu'ils prenaient à mourir. Hitler put ordonner que 6 million de juifs soient passés à la chambre à gaz seulement parce qu'ils étaient juifs, sans qu'un seul remord ne tiraille sa conscience. De même le roi Henri VIII d'Angleterre, ordonnant que deux de ses deux femmes innocentes soient décapitées, et sans le moindre remord de sa conscience, s'en allait manger un repas royal et dormir à poing fermés, tellement sa conscience était devenue insensible, « cautérisée par le fer rouge» de ses péchés!

Et je dois vous avertir, vous les jeunes de cette église, que votre conscience était déjà dénaturée à votre naissance. Vous avez hérité de la conscience altérée de votre ancêtre Adam. Déjà, il faut réaliser que votre conscience ne fonctionnait pas comme il se doit au départ! À cela, il faut ajouter les péchés de votre enfance. Chaque mensonge que vous avez dit à votre mère, souillait votre conscience. Chaque fois que vous avez triché à l'école, chaque fois que vos pensées ont été attirées par l'impureté sexuelle, votre conscience se dégradait un peu plus – jusqu'à ce que finalement, elle soit cautérisée. Vous avez commencé à la cautériser au fer rouge du péché. Vous l'avez fait, un sourire étrange sur les lèvres – un large sourire même, tout en riant du fer rouge du péché que vous étiez en train d'appliquer sur votre conscience – la cautérisant encore et encore de péchés de plus en plus énormes – que je ne nommerai pas dans cette église. Certains d'entre vous avez cautérisé votre conscience sans aucune limite, prenant même plaisir à commettre ces péchés qui la marque comme au fer rouge. Je n'ai pas besoin de les nommer. Vous les connaissez déjà. Vous savez comment ils l'ont marquée. Vous savez comment ils ont émoussé votre sens du bien et du mal. Vous savez aussi comment il vous est devenu impossible d'en ressentir du remord. Et vous avez certainement pensé, de nombreuses fois, je suis sûr, que vous avez été abandonné à la dépravation, commettant le péché qui ne se pardonne pas, parce que vous avez cautérisé votre conscience, vous moquant délibérément de Dieu, commettant péché sur péché, et détruisant votre conscience autrefois jeune et tendre!

Et aujourd'hui, vous venez à moi pour me demander de l'aide pour recevoir une conviction de péché! Que puis-je faire pour vous? Vous êtes l'auteur de votre ruine. C'est vous qui avez cautérisé votre conscience. Que puis-je faire pour un homme qui a provoqué la mort de son cœur et brûlé sa conscience au-delà de toute possibilité? Je ne peux vous aider Je ne peux que vous regarder avec pitié – une créature au bord de la ruine, sans futur ni espoir. Je ne peux qu'avoir pitié de vous. Je ne peux vous aider de quelque manière que ce soit – car vous êtes déjà perdu. Oh oui, un homme dont la conscience est cautérisée est déjà tragiquement perdu et condamné. Jésus a dit,

« ....mais celui qui ne croit pas est déjà jugé » (Jean 3:18).

Ce n'est pas une condamnation future, quand vous serez mort. Oh non, j'ai pitié de vous parce que vous êtes « déjà jugé [et condamné]. » (Jean 3:18). Votre conscience marquée par le fer rouge, cautérisée et défigurée, ne peut être restaurée et il n'y a aucun espoir pour vous. Vous êtes « déjà jugé [et condamné]. » – aussi certain d'aller en enfer que si vous y étiez déjà. Et rien de ce que je puisse dire ou faire ne peut vous aider en aucune manière.

III. Troisièmement, comment Dieu peut-Il encore agir?

Peut être que…remarquez que je dis « peut être. » Mais si vous prenez ce « peut être » pour une certitude, vous êtes doublement condamné. C'est extrêmement dangereux, et terrifiant, de penser que c'est une chose acquise, et c'est pour cela que je le dis avec beaucoup de prudence – il se peut que Dieu vous accorde une conviction de péché. Il ne promet pas cette conviction à tout le monde. S'Il vous a déjà accordé cette conviction une fois auparavant, il n'y a aucune garantie qu'Il vous la donne à nouveau. Très souvent, l'Esprit de Dieu ne revient pas visiter ceux qui ont déjà connu la conviction de leurs péchés. Mais il se peut, il se peut peut-être, qu'Il vous donne une certaine conviction.

«....en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement » (Jean 16:8).

Après le rejet, les ricanements et les moqueries, la folie dont vous avez fait preuve, vous ne méritez pas même la plus infime conviction de Sa part – et si Dieu vous accorde encore quelque conviction de péché, chérissez-la et attachez-vous à ce sentiment de culpabilité comme s'il était un lingot d'or. Si vous venez à le perdre, il se pourrait que vous ne le retrouviez jamais, mais vraiment jamais plus!

Venez devant Dieu comme un mendiant! Venez et inclinez-vous avec humilité, sachant que le puissant Roi ne vous doit rien! Dans votre cœur, vous lui avez craché au visage toutes ces années. Pensez-y! Vous avez craché au visage de Christ par votre attitude. Mais Christ ne vous doit rien. Il ne vous doit que colère, châtiment et feux de l'enfer – et à cette heure, vous vous dîtes éventuellement dans votre cœur, « C'est vrai – Dieu ne me doit rien d'autre que les flammes de l'enfer. Je ne mérite pas autre chose! » Puis, si vous sentez que vous ne méritez que cet épouvantable jugement, je vous conjure de venir à Jésus comme cette femme pécheresse qui était venue à Lui et répandait ses larmes à Ses pieds. Venez à Lui, vous misérable vermisseau. Venez à Lui en pleurant et gémissant, comme l'a fait John Sung le soir, dans le dortoir de son université. Comme Bunyan et Whitefield l'ont fait également, poussant des cris de supplication pour Sa grâce, venez à Lui et confessez vos péchés. Peut être aura-t-Il compassion de vous. Mais je dis « peut être » car il n'est pas certain que votre heure ne soit déjà passée. Il se peut que vous ayez déjà perdu pour toujours, par votre persistance à pécher, ce jour de grâce. Venez pleurer devant Christ, et Il vous donnera peut être une autre chance – bien qu'en ce qui vous concerne, ce ne soit pas certain. Venez prendre place devant la chaire. Venez ici. Agenouillez-vous et pleurez devant Lui pour recevoir Sa compassion, et Il vous entendra peut être et vous donnera une autre chance de passer par cette conviction de péché et vous purifier de Son Sang précieux. La Bible enseigne que seulement « le Sang de Christ » peut

« ....purifier votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! » (Hébreux 9:14).

« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur !

Éprouve-moi, et connais mes préoccupations !

Regarde si je suis sur une mauvaise voie,

Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »

(Psaume 139:23-24).

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

fieldmichel@sympatico.ca

Mettant l’Élan dans l’Évangile

"Mon peuple péril, parce qu’il lui manque la connaissance" Osée 4:6

"Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme un cor" Ésaïe58:1

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LA CROIX

28 Octobre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA CROIX

LA CROIX

  1. ORIGINE DE LA CROIX

En dehors d’Israël, la crucifixion était un supplice commun à divers peuples de l’antiquité. Bien avant Jésus-Christ, la croix existait déjà. Pour tous ces peules, existe tout une gamme de croix dont la plus importante est celle qui nous concerne : la Croix de Jésus.

  1. BUT DE LA CROIX

Jusqu'à la mort de Christ, et même après, la croix suscitait l’horreur et le dégoût. Même de nos jours, la croix est un gibet, une potence, faite d’un poteau coupé par une traverse sur laquelle on attachait les criminelles pour les faire mourir. C’était donc une malédiction pour être pendue sur la croix (Col 3.13). Cette malédiction provenait et provient encore de l’inobservation de la loi (Deut 27.26). Tout homme de nature a violé la loi et est d’office voué à la malédiction ; donc méritant la croix. Dieu avait crée l’homme pour vivre en harmonie avec lui et pour sa gloire. Mais, sa chute, provoque une séparation avec lui (Genèse 3.15).

Dieu avait dans son cœur, un système universel qui devait avoir pour chef, Christ, son Fils. Car c’est en Lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les invisibles et les visibles ; soit les trônes, les dominations, les autorités et les puissances. Tout a été crée par Lui et pour Lui (Col 1.146-17).

Mais, Satan agissant par la chair de l’homme, a établi à sa place, un système rival que les Ecritures appellent ‘‘ce monde’’ ; le prince de ce monde étant le Diable (Jean 12.31).

La croix a été le moyen dont Dieu s’est servi pour mettre fin aux ‘’choses vieilles’’, mettent de côté notre ‘’vieil homme’’. C’est la première création devenue vielle création qui n’a plus d’intérêt de Dieu, se porte désormais vers une seconde et nouvelle création qu’il édifie en nouveau royaume et en nouveau monde ou rien de l’ancien ne sera transféré. La croix exprime l’œuvre rédemptrice complète, accomplie prophétiquement dans la mort, l’ensevelissement, la résurrection et l’ascension du Seigneur Jésus-Christ (Philippe 2.8-9)

La croix se distingue par la bataille décisive à Golgotha, d’où l’inimité proclamée par Dieu du Jardin d’Eden et son accomplissement : « Je mettrai l’inimité entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3.15).

  1. SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR DIEU
  1. La bataille décisive de Golgotha

La haine des Pharisiens porta le Christ à la croix. Son exécution fut le plus grand meurtre judiciaire jamais connu de l’histoire du monde. Mais, que fit Dieu ? Il changea cet objecte et diabolique rébellion contre sa personne en expiation pour le salut des rebelles. Il répondit aux coups portés à sa face sacrée par le baiser de l’amour réconciliateur. Ainsi, au même moment, l’action honteuse de la crucifixion devenait par la rédemption, le point tournant de l’histoire humaine et tout le drame de l’histoire universelle. Dès lors, l’ancien était appelé à disparaître au profit du nouveau. Le début de l’histoire de la nouvelle humanité en Christ montrait ses couleurs.

  1. L’importance de la croix

Dans l’histoire du salut, la croix est le plus grand évènement, plus grand même que la résurrection, celle dernière n’étant que la conséquence logique de l’autre, à savoir la croix (Col 2.13-15). La croix était le coup fatal donné à Satan et son système. A la croix, le péché, la justice de la loi, la chair ont montré leur limite. La croix est la victoire et cette victoire était complète en elle –même (Jean 19.30). La résurrection est une suite logique de la victoire du mont Calvaire :

  • La croix est l’évidence suprême de l’amour divin.
  • Pour en faire la démonstration, le Seigneur de toute vie livra à la mort son bien-aimé Fils unique ; le médiateur et l’héritier de la création (Colossiens 1.16 ; Hébreux 1.2-3). Christ le Seigneur mourut sur la croix, lui pour qui sont toutes choses (Hébreux 2.9-11. Jésus, le Fils unique de Dieu meurt, lui le juste, pour nous les injustes (Rom 5.8).
  • La croix est l’évidence suprême de la justice divine.
  • De l’arbre sortit le fruit que mangèrent Adam et Eve, source de la première mort spirituelle, de l’arbre sortit le bois de la croix d’où vint la vie par la mort de Christ.

Pour montrer sa justice (Romains 3.25), le juge du monde n’a pas épargné son propre Fils (Romains 8.32). Dans le passé, avant la croix, exception faite pour quelques jugements divins (Romains 1.18). Dieu n’avait à aucun moment, infligé au péché, une entière punition (Actes 17.39) ; à la longue, la justice semblait être mise en cause parce qu’il avait laissé impunis, les péchés commis auparavant, au temps de sa patience (Romains 3.25). Seule la mort expiatoire du rédempteur démontre la justice irréfutable du juge suprême en ce qu’elle justifie l’attitude divine tout au long de l’histoire passée de l’humanité. Toute la patience passée de Dieu n’avait été possible qu’à cause de la croix en vue (Romains 3.25) ; tout pardon à venir n’est juste qu’à travers un regard rétrospectif vers la croix (Romains 3.26 ; 1Jean 1.9).

Patience passée (Romains 3.25), Jugement présent (Jean 12.31) et Grâce future se rencontrent à la croix (Romains 5.8-9).

La justice de Dieu se révèle dans l’Evangile d’une manière unique (Romains 1.17 ; 2Cor 3.9). Cette justice, Sa justice est à la fois comme attribut divin et comme don céleste émanant de lui et valable à ses yeux (2Corinthiens 5.21) :

  • La croix est le prix d’une nouvelle manifestation de la gloire divine.

Par sa mort expiatoire, il a racheté par son sang, des hommes de toutes tribus, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. Christ a fait d’eux, un royaume de sacrificateurs par Dieu (Apoc 5.9-10). Les rachetés forment un peuple pour Christ, zélés pour les bonnes œuvres (1Pierre 2.9 ; Tite 2.14). A travers l’Eglise, Jésus démontre l’infinie sagesse variée de Dieu (Ephésiens 3.10-11).

  1. LA SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR CHRIST
  1. Relativement à Dieu, par la croix, Christ reconnaît aussi explicitement que possible, l’autorité de Dieu, en ce qu’il se rendit obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix (Philippe 2.8).
  2. Christ élève la foi à un plus haut degré de perfection en apprenant « l’obéissance par des choses qu’il a souffertes » (Hébreux 5.8-9), de la foi (Hébreux 12.2).
  3. Jésus Christ réalise le plus pleinement le bon plaisir de son Père en ce donnant lui-même comme « une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Ephésiens 5.2)
  4. Christ concrétise le fondement éternel de l’amour du Père pour le Fils « le Père m’aime parce que je donne ma vie » (Jean 10.17).
  5. En ce qui concerne le Christ, personnellement, la croix est le chemin qui émane d’une position d’amour et de puissance à la position de victoire, Lui qui était « dans le sein du Père » (Jean 1.18). Après avoir parcouru le chemin, s’est maintenant « assis à la droite du trône de la Majesté divine » Philippe 2.9 ; Hébreux 2.9 ; 8.1).
  6. C’est aussi le processus d’acquisition de son Eglise : Il fut d’abord seul comme le grain de blé (Jean 12.24) ; à travers la mort, il atteint la glorification et la fécondité. Ainsi, seulement obtient-il la joie qui lui était réservée (Hébreux 12.2). Ainsi peut-il devenir le premier né d’entre plusieurs frères (Romains 8.29), la tête de ses membres (Ephésiens 1.22).

Par ce chemin, il peut être rendu parfait comme « Prince du salut » (Hébreux 2.10) et acquérir « sa plénitude », son corps ; l’Eglise qu’est la plénitude de Celui qui remplit tout en tous (Ephésiens 1.23). En personne, Christ n’a évidemment rien gagné par la croix. Glorifié dans les cieux depuis avant les temps les plus anciens, il n’a maintenant ni plus de divinité, ni plus de gloire qu’il avait en sa qualité de verbe éternel, avant l’incarnation. Il pouvait prier ainsi « Père glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fut » (Jean 17.5). Cependant, comme rédempteur, et dernier Adam (Romains 5.12 ; 1Cor 15.45). Il a atteint une nouvelle élévation, voir un nom plus glorieux ; celui qui est au dessus de tout nom, auquel tous genoux fléchira dans les cieux et sur la terre (Philippiens 2.9-10).

  1. Dans ses relations avec nous, la croix est la plus merveilleuse expression de l’amour du Fils de Dieu. Christ a aimé l’Eglise et s’est livré lui-même pour elle (Ephésiens 5.25 ; Colossiens 2.20). De la mort de Golgotha, il a fait la source de la vie, répandant son amour rédempteur en réponse à ses oppositions et nos haines. La victoire apparentée de Satan devint ainsi sa défaite la plus définitive et l’apparente défaite de Jésus Christ, devint sa plus décisive victoire.
  1. LA SIGNIFICATION DE LA CROIX POUR NOUS
  1. L’aspect personnel

Pour l’individu, la croix a une double signification ; elle est en premier lieu, le fondement de sa justification, mise en ordre juridique de son passée et la base de sa sanctification, règle morale de son présent telle que le veut son Créateur.

  1. Le fondement de la justification

Nos péchés doivent être tous déposés sur celui qui est notre garant (Esaïe 53.6) ; il les porte pour plusieurs (1Pierre 2.24 ; Hébreux 9.28), afin qu’étant mort en lui aux péchés, ils vivent désormais pour la justice (2Cor 5.21). De même que la destruction de l’homme eut pour cause un fait historiquement unique, la chute (Genèse 3), le relèvement de l’homme doit maintenant s’accomplir par le garant à travers un évènement unique « le seul acte de justice de Golgotha » (Romains 5.18).

La vraie nature du péché pour la créature est de se séparer du Créateur, source de toute vie. Elle va alors au devant de la mort. Péché et propitiation devant correspondre, il faut donc nécessairement que le rédempteur endure cette sentence de mort, afin d’effectuer à travers elle, la restauration de la vie : « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.25). C’est par la mort qu’il périt pour ainsi « rendre impuissant celui qui a la puissance de la mort » (Hébreux 2.14). Ainsi, la mort, ce grave ennemi des hommes, (1Cor 15.26) devient l’instrument de leur salut. Ce qui est la conséquence et la punition inévitable du péché devient le moyen de leur rachat (Ephésiens 2.16). La mort du Christ est la mort de la mort. Cela est comparable à l’histoire des serpents brûlants du désert (Nombres 21.6-8 ; Jean 3.14) et de David décapitant Goliath avec l’épée même du géant- (1Samuel 17.51). C’est la logique du salut, vérité inattaquable, fermement enracinée dans le plan divin de la rédemption.

  1. Pour ceux qui sont sauvés, la croix est la base de la sanctification

Christ le Seigneur, mourant sur la croix enfin de nous sauver de la croix. C’est le côté juridique et exclusif de sa mort. C’est Golgotha pourvoyant à la libération du coupable. Mais, en dépit de cela, le Christ y mourut afin que nous puissions mourir avec lui. C’est le côté moral et exclusif de sa mort, l’impératif de Golgotha. Nous sommes « plantés ensembles » avec le crucifié, organiquement associé en « conformité à sa mort » (Romains 6.5).

Nous le suivions portant la croix (Mt 10.38), semblable comme il le fut à des grains de blé qui ne vivent réellement qu’à travers la mort (Jean 10.24-25). Nous avons été « crucifiés avec Christ » (Colossiens 2.20) :

  1. Le monde autour de nous est mort à travers le crucifié. Il est crucifié pour nous par la croix et nous les sommes pour lui (Galates 6.14).
  2. Le monde qui est au-dedans est pareillement cloué avec nous sur la croix. Notre viel homme a été crucifié avec lui afin que le corps du péché fut détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché (Romains 6.6-11).
  3. Le monde au dessous de nous est complètement conquis par la croix «Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elle par la croix » (Colossiens 2.15).
  4. Enfin, le monde qui est au dessus de nous, devient pour nous par la croix, grâce et bénédiction. L’acte d’accusation que contenaient ses commandements et qui témoignaient contre tous, est annulé et cloué à la croix (Colossiens 2.14). Le regard de Dieu ne peut s’y arrêter sans s’arrêter en même temps sur la croix. Crucifié avec le Christ, l’acte d’accusation lui aussi est mort, donc rendu impuissant « c’est par la foi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu » (Colossiens 2.19).
  1. L’aspect collectif

C’est ainsi sur le plan de l’humanité dans son ensemble que la croix introduit un ordre complètement nouveau :

  1. Intérieurement, par l’abrogation de la loi.
  2. Extérieurement, par l’admission de toutes les nations au salut.
  3. En général, par le triomphe universel du crucifié.
  4. Le jardin d’Eden supposé initialement être la demeure de tout temps de l’homme, est remplacée par l’éternité en Christ dans la cité céleste
  5. L’arbre du bien et du mal du Jardin d’Eden deviendra au ciel, l’arbre de vie
  1. L’abrogation de la loi :

La croix est l’accomplissement et par là, l’abolition de tous les sacrifices lévitiques (Hébreux 10.10-14) et de la lévitique en général (Hébreux 7.18). Puisque les sacrifices étaient la base de la sacrificature, et que celle-ci était le fondement de la loi (Romains 10.4) et le garant d’une meilleure alliance (Mt 26.28) dont il est le médiateur, afin que « ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel » (Hébreux 9.15-17). La sacrificature lévitique étant abolie avec le « premier tabernacle » (Hébreux 9.8) et le voile au temple étant déchiré (Mt 27.51), le chemin du lieu très saint est maintenant ouvert (Hébreux 10.19-28). Et le peuple de Dieu forme un royaume de prêtres (1Pierre 2.9 ; Apocalypse 1.6).

  1. L’admission de toutes les nations au salut :

La loi en tant que tuteur pour conduire Israël jusqu’au Christ était, jusqu’à la croix, come le signe distinctif de ce peuple de la terre. Les nations étaient « sans loi » (Romains 2.2), étrangères aux alliances de la promesse (Ephésiens 2.12). Une tension existait entre ceux qui était « loin » et ceux qui étaient « près ». Maintenant, Christ est notre paix ayant ôté « le mûr de séparation » par l’accomplissement de la loi, il a fait des deux, un seul homme nouveau. Dans l’Eglise, Dieu est son corps ; Juifs et Gentils, réconciliés avec Dieu, ont accès auprès de lui, d’une même manière, ensemble et dans unmême esprit (Ephésiens 2.13-18).

La mort du Christ était l’accomplissementde la loi, la promesse faite à Abraham peut maintenant se répandre, débordant le cadre de la loi mosaïque, et apporter la bénédiction au-delà d’Israël, à tous les peules de la terre. Le nationalisme du temps de la préparation fait place à une universalisation d’accomplissement (Jean 11.52) : « Et moi, quand j’aurai élevé de la terre, j’attirai tous les hommes à moi » (Jean 12.32).

  1. Le triomphe universel du crucifié : « Maintenant a lieu le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde est jeté dehors » (Jean 12.13). Par la croix, le mourant triomphant (Apocalypse 5.5-6), à travers elle, il dépouillait de leurs armures les principautés ennemis, anéantissant la puissance de celui qui avait le pouvoir de la mort, le diable (Hébreux 2.14). De là, le cri victorieux : « Tout est à accomplit » (Jean 19.30).

L’expulsion de Satan justifie sa force sur Golgotha (Jean 12.31), poursuit sa réalisation graduellement (Mt 12.29) jusqu’au temps marqué de son plein effet (Apocalypse 20.10). Tout ceci met en relief le sens double que donnent les Ecritures dans l’expression « être élevé » (Jean 13.14 ; 12.32 ; Philippe 2.9). Une étroite relation unie en effet l’élévation sur la croix et l’élévation sur le trône des cieux. Le couronné c’est le Prince crucifié (Philippiens 2.8-11 ; Hébreux 2.9). Le Prince légitime, maintenant couronné, va faire son entrée. C’est pourquoi, l’usurpation ancienne de ce monde doit être jetée dehors.

La croix est le grand « NON » de Dieu, prononcé contre toute manifestation du péché, aussi à la mort du Seigneur, la terre trembla (Mt 27.51-52 ; Luc 23.44-45). La terre ébranlée (Agée 2.6 ; Hébreux 12.26-27). Le soleil couvert de honte (Esaïe 24.23) ; la lune et ses étoiles sans éclats (Apocalypse 20.11), exprimeront sur la base de la croix, leur résurrection. C’est cette réalité qu’annoncent prophétiquement la terre qui tremble et le soleil qui s’obscurcit lors de la mort du Christ à Golgotha.

  1. LA CROIX, PASSAGE DE LA LIBERATION D’ESCLAVAGE

La croix est le passage qui nous libère de l’esclavage de Satan (ou la séparation d’avec lui) et nous introduit dans l’union des croyants avec Christ, en tout ce qu’il a traversé, par sa grâce (Ephésiens 2.5-6). Ainsi, se trouve dépeints les divers aspects de la croix :

  1. Selon Dieu, l’apaisement de sa colère.
  2. Selon Christ, l’obéissance complète au Père et l’amour de ses créatures.
  3. Selon l’homme, la réconciliation avec Dieu et la libération par Christ de la malédiction de la loi :
  • La libération de la mort et de ma crainte de la mort
  • La défaite éternelle de Satan et de son système
  • L’espérance d’une vie éternelle dans la cité céleste
  • La félicité éternelle en Christ

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INSCRIT AVEC LES JUSTES

18 Octobre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

INSCRIT AVEC LES JUSTES

INSCRIT AVEC LES JUSTES

Michel Field

Ajoute cette faute à leurs fautes. Et qu'ils n'aient pas accès à ta justice! Qu'ils soient effacés du livre de vie, Et qu'ils ne soient pas inscrits avec les justes! - Psaumes 69:28-29

Les ennemis de David l'avaient poussé finalement à la limite. Il avait grandi las de traiter avec eux. Il y en avait assez de leurs commérages et mensonges calomnieux. Il était prêt pour Dieu d'intenter une poursuite sérieuse contre eux. Donc il a demandé qu'ils soient effacés du livre de vie.

Ces versets, comme Apocalypse 3:5, ont causé à certains à se sentir dans l’insécurité à propos de la permanence de leur salut. C'est compréhensible. Ici nous trouvons le Roi David qui demande à Dieu d'effacer les noms de ses ennemis du livre de vie. Sûrement il n'aurait pas demandé une telle chose s'il n'avait pas cru que cela était possible.

À la lumière de ce que nous avons découvert dans notre étude d'Apocalypse 3:5, ce serait tentant de manipuler ce passage en disant que David s'était tout simplement trompé dans sa demande; peut-être il ne savait pas que Dieu n'avait pas l'habitude d'effacer des noms de personnes de Son livre.

Cette évaluation, cependant, soulève des questions concernant l'inspiration du psaume. Si David a été guidé par le Saint-Esprit lorsqu'il l'a écrit, il est douteux qu'il soit porté à demander quelque chose extérieur du domaine des possibilités théologiques (voir 2 Pierre 1:21). David savait pour ce qu'il priait, était bien. Et comme nous le verrons, sa demande était entièrement dans la structure des activités normales de Dieu.

Choses Anciennes Devenues Nouvelles

Ce passage et d'autres comme tels posent un problème pour nous parce que nous avons une tendance à les interpréter d'une perspective du Nouveau Testament. C'est que, nous prenons ce que nous savons du Nouveau Testament et nous relisons ces versets dans l'Ancien Testament. Au lieu de chercher à découvrir ce que les auteurs de l'Ancien Testament voulaient dire par certains mots et phrases, nous concluons vite et nous les interprétons en gardant l'usage du Nouveau Testament.

Dans ce cas nous avons pris l'expression “livre de vie”comme il apparaît dans le Psaume 69 et interprété d'après ce que dit le Nouveau Testament à propos du “livre de vie.” Nous avons assumé que le livre de vie que David fait allusion est le même que celui mentionné dans l’Apocalypse. Une approche plus exacte serait de demander, Qu'est-ce que David avait à l'esprit par expression “livre de vie?” Pour répondre à cette question, nous n'allons pas nous tourner vers le Nouveau Testament mais à d'autres portions de l'Ancien Testament.

Des Livres, Des Livres et Plus de Livres

Les anciens Hébreux visionnaient Dieu comme un grand Registraire. Ils Le décrivaient ayant en Sa possession un livre avec une liste de toutes les personnes vivantes. Peu importe s’ils croyaient que c’était un livre littéral ou pas, cela n’est pas le point. Ils ont rapporté ce livre dans leur littérature de la même façon que les auteurs du Nouveau Testament rapportent le livre de vie.

Quiconque a beaucoup lu l'Ancien Testament sait que les noms et les généalogies étaient très importants aux Juifs, qu’ils prenaient très sérieusement de garder l'ensemble des registres. C'est pourquoi de telles références sont éparpillées partout dans l'Ancien Testament aussi bien que dans le commencement de Matthieu et Luc. Les Juifs assument que Dieu aussi garde de bons registres, ce qu'Il fait. D’ailleurs les écrivains de l'Ancien Testament font de fréquentes références à cette pratique divine. Cinq passages d'intérêt particulier viennent tout droit du livre des Psaumes :

L'Éternel compte en inscrivant les peuples :
“C'est là qu'ils sont nés.” -Psaumes 87:6

Tu comptes les pas de ma vie errante; Recueille mes larmes
dans ton outre : Ne sont-elles pas inscrites dans ton livre?
-Psaumes 56:9, de moi l'accentuation

Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été fait dans
un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je
n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre
étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun
d'eux existât.
-Psaumes 139:15-16, de moi l'accentuation

…Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions;
Psaumes 51:3

Certaines choses intéressantes font surface dans ces versets. Dans le premier passage nous apprenons que Dieu a un registre dans lequel Il garde un comptage des vivants. Dans le second passage nous lisons que Dieu enregistre les événements de nos vies. Dans le troisième passage nous découvrons que Dieu a un registre contenant le nombre de jours décrétés pour la vie de chaque personne.

Dans Psaumes 51 le terme livre n'est pas réellement utilisé. Cependant, le mot “efface” apparaît. Ce sont les mêmes mots utilisés dans Psaumes 69 où David parle d'effacer les noms de ses ennemis. Psaumes 51 insinue que Dieu a aussi un registre pour les péchés.

Avec toutes ces références aux livres dans les Psaumes, pas une seule fois nous rencontrons un livre décrivant le contenu des noms de ceux qui sont sauvés ou de ceux qui sont perdus. La chose la plus proche à cela se trouve dans le passage sous considération quand David écrit, “Et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes”


Pensez-Y

La joie et l'insécurité
peuvent-elles vraiment coexister?
Comment réaliste
est-il de s'attendre à ce que
nous nous réjouissions
sur une relation qui est seulement
aussi sûre que notre comportement
est conséquent?

Quand David se rapporte au “livre de vie” dans le Psaume 69, il parle du registre de Dieu concernant les vivants. “Vie” est une référence à la vie physique, pas à la vie éternelle. Cette interprétation est consistante avec les versets que nous avons regardés au Psaume 139. David ne demande pas à Dieu d'envoyer ses ennemis en enfer. Il veut simplement que leurs vies raccourcissent.

Plusieurs éléments du texte supportent cette interprétation. Premièrement, les autres choses que David demande à Dieu de faire à ses ennemis sont de nature physique (voir vv. 22-26). Il commence par lancer un appel à Dieu d'envoyer la maladie sur eux. Ensuite il demande que leurs familles souffrent. Après il demande que leurs noms soient enlevés du livre de vie. C'est comme s'il construisait jusqu'au point d'invoquer Dieu d'aller de l'avant et de les enlever complètement de la scène.

Deuxièmement, interpréter le “livre de vie” comme le livre de vie de l'Agneau implique que les ennemis de David étaient croyants. Autrement, comment ont-ils eu leurs noms dans le livre de vie de l'Agneau? Mais le psaume entier présente les personnes comme injustes et mauvaises.

Troisièmement, dans le verset antérieur, David demande que ses ennemis, n'est “pas accès à” la justice de Dieu (voir Ps. 69:28). Si leurs noms étaient dans le livre de vie de l'Agneau, ils auraient hérité déjà de Sa justice. Par conséquent, cela aurait beaucoup plus de sens de comprendre ce livre comme une liste des vivants, pas une liste des justes.

“Efface-Moi...”

Assez intéressant, David n'est pas la seule figure dans l'Ancien Testament à demander à Dieu d'effacer quelqu'un d'un livre. Moïse a fait une requête d'être effacé :

Moïse retourna vers l'Éternel et dit : “ Ah! Ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fait un dieu.
d’or. Pardonne maintenant leur péché! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit.” L'Éternel dit à
Moïse : “C'est celui qui a péché contre moi que j'effacerai de mon livre.”
- Exode 32:31-33, de moi l'accentuation

Ici encore, le “livre” se rapporte à un registre des vivants. Moïse demandait à Dieu de prendre sa vie physique, non pas de l’envoyé en enfer. Dieu, cependant, a refusé. Mais Il a promis de prendre les vies de ceux dans le groupe qui ont péchés contre Lui, et Il l'a fait (voir Ex. 32: 35; Dt. 1: 35-36 ; 2:14). Nulle part, est-il même insinué que ces hommes et ces femmes ont été envoyés en enfer.

Encore Sur, Encore Enlevé

Cela serait plutôt déconcertant de penser qu'un homme qui a le coeur pour Dieu prierait pour enlever le nom de quelqu'un du livre de vie de l'Agneau. Si vous y pensez, vraiment, cela n'a pas beaucoup de sens. Ce même Dieu a envoyé Son fils dans le monde pour sauver le monde. Et Il a payé un grand prix à faire ce salut possible.

Notre Père céleste est dans les affaires pour obtenir des noms sur la liste, non pas pour les enlever. Pour ceux d'entre nous qui sommes sur la liste, il y a lieu de se réjouir. Jésus a rappelé à Ses disciples ceci quand Il a dit,

Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la
puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce
que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans
les cieux. - Luc 10:19-20

Puisse cette vérité glorieuse devenir une source d'assurance aussi bien que de joie.

Notes

1. Keil-Delitzsch, Commentary on the Old Testament, vol. 5 (Grand Rapids, Mich.: Eerdmans, réimprimé 1982), p. 285. "C'est seulement dans le Nouveau Testament que nous rencontrons le livre de vie comme une liste de noms des héritiers de la vie éternelle."

Diffusion de l’Évangile
Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

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WHAT ARE THE MARKS OF A FALSE TEACHER ?

18 Octobre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 WHAT ARE THE MARKS OF A FALSE TEACHER ?

WHAT ARE THE MARKS OF A FALSE TEACHER ?

Michel Field

First of all, read 2 Corinthians 11:3-¬15. Paul labels as a false prophet the man who denies the deity of the Lord Jesus Christ. You have no right to claim to be a preacher of the gospel of Jesus Christ and then deny the very One that you are preaching. And then, the office of the apostles went out a long time ago, after the death of the original apostles and those who saw the living Christ. After that it's the written record that they gave to us that we are to turn to. So the minute anyone takes the title of "apostle" you can mark him off your list.

Paul says the devil makes himself an angel light. If you could really see him I think you'd see the most beautiful creature you've ever seen, and you can be deceived. There are abroad today many men who are handsome, dignified, never say an unkind word, just lovey-dovey all the way through. But they're apostles of Satan, you see. Now that is one group of false teachers, and I think they're easily detected today.

There's another group, and that is the religious racketeer. I listened to one of them on the radio. Why, he preached the gospel, friends! But Paul says beware of those that are taking you away from the simplicity of Christ. Now I detect one little thing in this man's teaching: it involves all kinds of little performances and rituals. It takes you pretty far from the Word of God. That is taking you away from the simplicity that's in Christ. My friend, you and I are lost sinners and we come to Jesus Christ bringing nothing and receiving everything from Him. You can't do anything for Him without being filled by the Holy Spirit. That's the real test. You see, it's so easy to get away from the simplicity that is in Christ.


Diffusion of the Gospel
Evangelist Michel Field
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

“My people perish for lack of knowledge” Hosea 4:6
"Shout it aloud, do not hold back, raise your voice like a trumpet" Isaiah 58:1

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