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La mission du Paraclet du monde

15 Mars 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La mission du Paraclet du monde

La mission du Paraclet du monde

F. Horton

Mais moi, je vous dis la vérité: il vous est avantageux (utile, profitable) que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous. Mais si je pars, je vous l'enverrai. Et celui-là, étant venu, convaincra (confondra, accusera) le monde à propos de péché et à propos de justice et à propos de jugement: à propos de péché, parce qu'ils ne croient pas en moi; à propos de justice, parce que je me retire vers le Père et vous ne me contemplerez plus; à propos de jugement, parce que le prince de ce monde a été (et reste) jugé.

(Jean 16,7-11)

Avec cet article nous laisserons provisoirement de côté le thème du Saint-Esprit dans le croyant pour ouvrir une parenthèse sur Son oeuvre dans le monde. Comme il s'agit d'un texte présentant quelques difficultés d'interprétation, nous le soumettrons à un examen exégétique mot par mot et phrase par phrase, en nous excusant auprès du lecteur d'un exercice intellectuel qui, quoique ardu peut-être, devrait nous conduire à des conclusions pratiques et utiles.

ET CELUI-LA, ETANT VENU...

Ce début de phrase fait allusion à l'époque subséquente à la venue de l'Esprit dans le monde après l'ascension de Jésus, c'est-à-dire à notre époque, celle de l'Eglise, qui va de la Pentecôte jusqu'au retour du Christ.
-c o n va i n c r a. ..L'idée est complexe et renferme plusieurs prérogatives divines: le droit d'examiner, d'accuser et de réprouver, la capacité de prouver les accusations faites, la compétence de convaincre, l'autorité de rendre un jugement et de condamner, la puissance de punir. Cependant, cette conviction divine n'aboutit pas forcément à la condamnation, car elle est en même temps un appel à la repentance, appel qui peut être ou ne pas être entendu. C'est par grâce que l'Esprit convaincra, dans un but miséricordieux!
- l e m o n d e...,
dans le sens de l'humanité séparée de Dieu, organisée par Satan sur une base égoïste de révolte contre Dieu.
-à propos de péché et justice et à propos de jugement. ..,
Tout ce qui est nécessaire pour déterminer l'état religieux de l'homme est compris dans ces trois catégories, lesquelles, d'ailleurs, sont rangées dans un ordre logique. En premier lieu, l'homme est présenté comme un être déchu; ensuite paraissent les deux puissances spirituelles qui contestent l'hégémonie sur lui: le Christ, élevé au trône de gloire, et le prince, déjà jugé, de ce monde. Sous un autre angle, on peut dire que la conviction du péché conduit l'homme à un choix entre deux possibilités: obtenir la justice du Christ, ou subir le jugement avec Satan. L'homme est central lorsqu'il s'agit du «péché», tandis que la mention de «justice» nous rappelle que seul Christ est juste, et le mot «jugement» nous apprend que le diable est déjà jugé.
Il est significatif, en rapport avec la triple oeuvre de conviction accomplie par l'Esprit, de comprendre les circonstances dans lesquelles Jésus a prononcé ces mots. Le monde d'alors, religieux, aveuglé par des notions totalement fausses de péché, de justice et de jugement, se persuadait qu'il était lui-même juste (Luc 18, 9), accusait Jésus d'être un pécheur (Jean 9, 24) et un... malfaiteur (18, 30), et le jugeait en disant qu'Il méritait la mort (Matthieu 26, 66). Remarquons que ces notions n'étaient le monopole, ni de cette époque-là, ni de la masse! Il s'ensuit que l'oeuvre du Paraclet, de l'Avocat de Dieu auprès des hommes, ne serait rien moins qu'un renversement spectaculaire et absolu des valeurs, conduisant ceux qui, parmi les hommes, voudraient bien se repentir (c'est-à-dire, littéralement, c h a n g e r d'a v i s) à reconnaître qu'en réalité ce sont eux-mêmes les pécheurs, que Jésus est le Juste, et que le jugement véritable est celui prononcé par Dieu contre le prince de ce monde. Une oeuvre miraculeuse de redressement, à la mesure de Dieu le Saint-Esprit, aboutissant à une révolution profonde dans la pensée et l'attitude du coeur de l'homme!

A PROPOS DE PECHE, PARCE QU'ILS NE CROIENT PAS EN MOI. ..

Le refus de croire en Christ (c'est-à-dire de Le reconnaître pour ce qu'Il est, Lui faire confiance et se soumettre à Son autorité) est la racine de tout péché. Car l'essence même du péché consiste en une auto-déification, en une déclaration d'indépendance par rapport à Dieu et à Son Christ, en un refus d'accorder à Jésus Ses droits sur Sa créature de Rédempteur et de Maître. Comme ce péché est d'ordre spirituel et que la conscience de l'homme reste insensible, impuissante et silencieuse devant lui, seul l'Esprit, au travers de la parole écrite et parlée, peut révéler à l'homme le caractère véritable et la gravité de son incrédulité, lui montrer sa condition de révolté et le laisser sans excuse.

A PROPOS DE JUSTICE, PARCE QUE JE ME RETIRE VERS LE PERE...

L'oeuvre historique de Jésus-Christ, depuis l'Incarnation jusqu'à l'Ascension, en passant par Sa Vie, Sa Mort et Sa Résurrection, établit une fois pour toutes un critère définitif et absolu de la Justice. L'obéissance du Seigneur, Son accomplissement parfait de la Loi, la conformité absolue de Sa vie à l'idéal divin, la Croix..., tout cela est une manifestation complète de justice par rapport à Dieu et à l'homme. Ayant achevé l'ouvre que le Père lui avait donné à faire, Il se retire, non pas simplement au ciel, mais vers Celui même qui l'avait envoyé, en signe d'un accomplissement auquel rien ne manque. Dans leur terrible aveuglement, les hommes avaient condamné le Christ; par l'Ascension, le Père donne la preuve qu'Il agrée la perfection de Sa personne et de Son OEuvre, ce dont la venue ultérieure de l'Esprit est aussi un signe éclatant. Et maintenant, dans Son ministère d'Avocat auprès du monde, le paraclet rend témoignage à la Justice de Christ et à la possibilité offerte à l'homme de participer à cette Justice, en Lui.
-et vous ne me contemplerez plus...
Idée d'un changement dans le mode d'existence.

A PROPOS DE JUGEMENT, PARCE QUE LE PRINCE DE CE MONDE A ETE (ET RESTE) JUGE. ..

Au moment où celui qui incarne l'esprit du monde - ses idées de péché, de justice, de jugement, de succès et de faillite - croit avoir triomphé, semble, à vues humaines, avoir triomphé par la «perte» du Christ, à ce moment même et par cet acte-là, il a en réalité perdu, il a été jugé, et son jugement est définitif. Dans Sa défaite apparente, le Christ a remporté la victoire des siècles, victoire dont la consommation est sûre. Cela aussi, le Paraclet doit le faire comprendre aux hommes: la victoire de Jésus est acquise et le jugement du prince de ce monde est un fait accompli. Partant, le triomphe final de la Justice ne sera qu'une conséquence de ce qui est déjà réalisé, et les actions des hommes seront passées en revue par le grand Vainqueur à qui le Père a remis tout jugement.

Quelles conclusions pratiques pouvons-nous tirer de ces versets magnifiques? D'abord, ils résument l'action du Saint-Esprit sur une vaste échelle dans le monde, action pour la plupart cachée et mystérieuse, qui passe sans doute par l'Eglise lorsque celle-ci se laisse utiliser dans la soumission et la fidélité, mais qui peut aussi se poursuivre indépendamment de l'Eglise, voire malgré elle.
Ensuite, reconnaissons que cette oeuvre de conviction est une oeuvre surnaturelle, miraculeuse, impossible à tous sauf à Celui qui seul possède l'autorité, la puissance et la mission divines, Dieu le Saint-Esprit. Enfin, puisque seul le Paraclet peut éclairer, convaincre et opérer ce changement d'avis bouleversant qu'est la repentance, ne confondons pas les rôles! N'essayons pas de nous arroger Son travail, de vouloir convaincre nos interlocuteurs. Gare au danger des techniques psychologiques de persuasion! A L u i de c o n va i n c r e ; à n o u s de d é c I a r e r la Bonne Nouvelle, de t é m o i g n e r dans un esprit d'humilité, de dépendance, de prière, en comptant sur Lui pour rendre fructueux nos pauvres balbutiements.

(Note: cette étude doit beaucoup au commentaire de B. F. Westcott sur l'Evangile de Jean.)

Source : http://www.promesses.org/arts/6p118-120f.html

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Equilibre spirituel

15 Mars 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Equilibre spirituel

Equilibre spirituel

R.H. Guignard
adapté de «Christian Sanity» du Dr A. T. Scofield
Editions Oliphants

Pour comprendre ce que l'on entend par «équilibre spirituel», quelque définition serait indispensable. D'autres expressions peuvent nous aider: raison saine, esprit sain, sain jugement, maturité d'esprit. Or, la Parole de Dieu nous certifie que le chrétien est passé des ténèbres à la lumière. Il reçoit ce qu'il avait perdu à la chute: il entre à nouveau en communication avec son Créateur. Retrouvant la position à laquelle il était primitivement destiné, ne découvrirait-il pas là la base d'une maturité spirituelle équilibrée?
Notre siècle est celui de l'instruction généralisée. Le chrétien, quel qu'il soit, participe à ce flot de connaissances. Les revues, les livres, les éditions de poche attirent l'acheteur. Des séries de volumes luxueux se succèdent, apportant les renseignements les plus divers à nos portes, dans nos bibliothèques. Savons-nous choisir nos lectures? Notre génération, si bien protégée par un réseau d'assurances de tout genre, souffre d'un vide indéfinissable: son âme est insatisfaite; elle cherche des émotions fortes pour meubler sa vie, des lectures à sensation pour occuper son intellect, sa pensée. Parlant de ses messages délivrés récemment à Londres, Billy Graham disait ceci: «Nous ne recevons guère de réponse de la part de la vieille génération: mais cette jeune génération, avec tout son exhibitionnisme, est spirituellement desséchée, elle cherche un but pour sa vie.» La Bible dit qu'elle est égarée (2 Pi. 2, 18).

DES COURANTS INSENSÉS

De tous temps, la religion chrétienne a été secouée par des courants d'idées n'émanant pas de son sein. «De faux docteurs introduiront sourdement parmi vous, des hérésies pernicieuses qui, reniant le Maître qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dérèglements, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux» (2 Pi. 2, 1-3}. Aujourd'hui, plus encore qu'hier, de par la diffusion énorme de la page imprimée, les doctrines les plus diverses sont enseignées, attirant les uns, écartant le plus grand nombre du chemin du temple ou de la chapelle, de la recherche de la vérité, du salut éternel. (Voir Rom. 1, 18-32.} Or, parce que nous révérons Jésus-Christ, notre voeu est que son Nom soit béni, loué, dans la dignité et le respect qui conviennent au Maître de l'univers.
«Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le Diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer» (1 Pi. 5, 8}. «Soyez sobres et vigilants pour vous livrer à la prière» (1 Pi. 4, 7}. Dans sa seconde épître, l'apôtre Pierre fait preuve du même souci : «Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vous ne soyez entraînés, vous aussi, dans l'égarement de ces pervers» (3, 17}. Nous sommes avertis; prévenir vaut mieux que guérir.
Le chrétien ne peut fermer les yeux, ne pas voir le profond besoin de ses contemporains, sans chercher à apporter quelque certitude, un havre dans la course, un repos dans le combat! La Parole de Dieu nous y invite.

AVEC ORDRE ET BIENSÉANCE

Dieu, dans sa parole et par le sacrifice de son Fils, nous offre amour, pardon, liberté et vie éternelle. Dans le Nouveau Testament, les lois, les règles, les commandements sont peu nombreux. «Je mettrai ma loi au-dedans d'eux, dit l'Eternel, et je l'écrirai dans leur coeur» (Jérémie 31, 34). Cette parole est pour tous les hommes, pour toutes les races. Tous, peuples et tribus, langues et nations doivent s'y trouver à l'aise. Ce n'est pas une question de couleur de peau, mais d'obéissance ou de désobéissance à des lois d'origine divine. Le psychanalyste décrit le conscient, le subconscient, et plus encore l'inconscient collectif. Nous ne sonderons pas cette voie. Mais le fait est que nous avons beaucoup reçu de nos aïeux - qu'ils nous ont formés, que nous sommes leur héritage (1 Pi. l, 18). Aussi nos pensées, nos réactions à la vie, aux circonstances sont différentes. Or, en tous pays, la Parole enseigne: «Soyez sobres, veillez», ou aussi, après une longue exhortation ecclésiastique: «Que toutes choses se fassent avec ordre et bienséance.» Cela peut se comprendre partout, sous toute latitude. Cette recommandation ne doit pas être interprétée d'une manière rigide, mais avec chaleur et amour, dans la liberté qui caractérise des sentiments vraiment chrétiens.

CHANGER DE CHEMIN

Nombreux sont ceux pour qui le sentiment religieux n'est qu'illusion. Ils estiment toute preuve ou manifestation de vie spirituelle, d'espérance pour l'au-delà comme fantaisies et extravagances, travail de l'imagination. Cependant, de multiples accusations contre le christianisme ont été trouvées fondées et, aux yeux de chrétiens sérieux, comme à ceux d'observateurs impartiaux, bien des manifestations ont jeté un discrédit sur le chemin qui mène à Christ.
Selon les versets bibliques cités plus haut, les «dérèglements) ont une double origine.
1. Un manque d'éducation, de connaissances bibliques, de sagesse de la part du chrétien.
2. Un faux enseignement dispensé par un ennemi, soit l'action décrite par les paraboles de l'ivraie et du bon grain et celle du levain.
D'après Romains 1, l'homme normalement intelligent sait et peut décider de sa voie. Un converti au christianisme change de voie. Il est compréhensible qu'il ne puisse être un modèle de vie morale, de séparation du mal dès le jour où il accepte et reçoit l'assurance du salut divin. Ses facultés de compréhension, sa pensée, son entendement ne sont pas gouvernés, dès la première heure, par les lois de l'Evangile. Mais Dieu a pitié des petits et des faibles.
Prenons note qu'il faut un certain courage, un acte de volonté, une détermination accusée pour se reconnaître pécheur, venir à Dieu et lui demander pardon. Si, aux yeux de quelques-uns, semblable décision peut paraître tout d'abord illogique, insensée, si elle est accompagnée de troubles psychologiques, faisons, nous chrétiens, la part des circonstances éventuelles. Trop souvent, nous sommes enclins à passer d'un jugement extrême à l'autre, alors que seul l'être humain est en cause.

UN SAIN RAISONNEMENT

«Ne jugeons pas, afin de n'être pas jugés.» En revanche, nous sommes appelés à discerner, c'est-à-dire à utiliser notre capacité de raisonnement. Les Ecritures nous aident à cet effet. Elles nous parlent de bon sens, sobriété, raison, modestie, contrôle personnel ou contrôle de soi-même, sagesse, modération, d'équilibre spirituel vécu. En Tite 2, 12, la grâce de Dieu nous enseigne à être sobres quant à nous-mêmes, justes quant au prochain et pieux envers Dieu.
Pour nous diriger dans cette étude, nous prendrons, dans la Parole, un mot grec qui apparaît douze fois (il y en a d'autres que nous verrons par la suite). Ce mot, «sophron», a été rendu de diverses façons: bon sens, raison, sobriété, modestie, etc. Nous le soulignerons dans les versets qui suivent.

Actes 26, 25
«Je ne suis point fou, très excellent Festus, réplique PAUL; ce sont au contraire des paroles de vérité et de bon sens que je prononce.» Les mots «bon sens» sont utilisés en opposition avec le mot «fou». Il s'agit ainsi de paroles saines,

Romains 12, 3
«Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes.» Le chrétien apprend qu'il fait partie d'un corps spirituel, au milieu duquel il est appelé à jouer un rôle empreint de modestie, en ayant égard à la majesté de Celui qui est la tête, Christ. Les sentiments sont formulés en pensées, lesquelles doivent être modestes, raisonnables.

2 Cor. 5,13
«En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous.» L'apôtre nous dit que quelles que soient ses manifestations de joie en adorant Dieu, ou quelle que soit l'appréciation ou la moquerie de l'incrédule, rien ne l'empêche de continuer; c'est pour Dieu. D'autre part, quels que soient son zèle, son allégresse dans son service envers l'homme, un sain raisonnement est toujours ce qui convient. Ce verset nous dépeint le comportement de l'apôtre dans son service."

1 Tim. 2, 9-10
«Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie ...se parent de bonnes oeuvres.» Un sain équilibre convient aux épouses, aux soeurs en Christ. Cette attitude décente et respectueuse de la part de celles qui font profession de servir Dieu, est placée en contraste avec les richesses éphémères et la gloire passagère de ce monde.

2 Tim. 1, 7
«Car ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse.» Trois qualités, formant un tout harmonieux, nous sont présentées dans ce verset: ce sont les traits essentiels du caractère du chrétien. L'esprit de force (puissance spirituelle) est souvent une excuse pour certaines extravagances de conduite; dans ce cas, nous ne pouvons donner notre accord. L'amour, de même, est supposé être parfait s'il excuse toutes sortes d'excès sans les blâmer; là aussi, nous disons: non. Le troisième élément, la «sagesse», un sage équilibre, une discipline personnelle, est là pour maintenir une juste balance.
Cependant, notons-le bien, ce sain équilibre est de peu de valeur s'il n'est pas le chevalier-servant des deux grandes qualités mentionnées: 1'«esprit de force», soit la puissance spirituelle, base de la vie, ainsi que «l'amour» qui en assure la direction. «Nous ne cessons de prier Dieu pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelles, pour marcher. ..»

Tite 1,8
«II faut que le surveillant (évêque) ...soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant. ..».II s'agit des qualités essentielles pour le service au sein de l'église. Le surveillant (ou aussi ancien) .doit faire preuve de modération en tout.

Tite 2, 2
«Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans la charité, dans la patience.» La recommandation ci-dessus est peut-être la plus simple à suivre. L'ardeur des jeunes années est atténuée, la vigueur de la maturité est passée; il est alors facile d'être modéré. Le vieillard chrétien est amené à considérer la vie avec bon sens et raison.

Tite 2, 5
«Les jeunes femmes. ..à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques. ..». Equilibre dans le mariage, afin, dit l'Ecriture, «que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée». Face à la révélation de la grâce divine, l'épouse est invitée à comprendre sa charge de mère de famille, en considérant la grande responsabilité à elle confiée.

Tite 2, 6
«Exhorte de même les jeunes gens à être modérés. ..». Vraiment, cette expression a sa place, dans l'enseignement biblique, sur tous les plans de la vie chrétienne. On ne concevrait pas la jeunesse chrétienne sans de l'enthousiasme, du zèle et de la piété. La Parole ajoute encore ce terme, la modération. Combien il est important que le nom de Christ soit honoré par la conduite et par le caractère de ceux qui se disent ses disciples! Il saute aux yeux qu'un sain équilibre manifesté par la jeunesse chrétienne est un puissant témoignage pour Christ.

Tite 2,11-12
«La grâce de Dieu. ..nous enseigne à vivre dans le présent siècle selon la sagesse, la justice et la piété.» Il s'agit là de notre comportement quant à nous-mêmes, quant à notre prochain et quant à Dieu. Quant à Dieu, pieux; quant au prochain, justes; quant à nous-mêmes, sages. ..dans le présent siècle.

1 Pi.4,7
«La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.» Le mot «sophron» est de nouveau rendu par sage, soit une sage intelligence. La dernière mention de ce mot dans le Nouveau Testament est en rapport avec «la fin de toutes choses». L'apôtre Pierre, dans sa deuxième épître, nous donne la raison de cette exhortation. Les derniers temps (il s'agit certainement de la fin de la présente période de grâce) sont dépeints comme des temps de désordre, des jours où un sain équilibre fait défaut, où sobriété et modération nous sont vivement recommandées.
Le trait de caractère dépeint par ce mot - équilibré - est recommandé aux jeunes hommes, aux jeunes femmes, aux femmes mariées, aux vieillards, aux surveillants. Il concerne la conduite, les charges dans l'église, l'intelligence, le service, la pensée, la parole, en un mot la vie entière du chrétien. «Que toutes choses se fassent avec ordre et bienséance.»

Source : http://www.promesses.org/arts/5p95-99f.html

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LES ATTENTES DE DIEU POUR NOUS EN 2016

17 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES ATTENTES DE DIEU POUR NOUS EN 2016

LES ATTENTES DE DIEU POUR NOUS EN 2016

« Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse » (Psaumes 90.12)

Introduction :

Depuis la nuit du 31 Décembre 2015 à minuit, nous sommes entrés dans une nouvelle année qui est certainement 2016. Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre. L’utilisation des symboles, nombre, figures, lieux, évènements introduit forcément une approche nouvelle dont le rejet de la compréhension nous éloignera forcément de la bénédiction divine attachée au contexte.

Nous sommes entrés en 2016. Dans les gouvernements, le monde des affaires, les industries, les familles, les églises aussi bien que dans le système du monde des ténèbres, un programme est établi. Qu’en est-il de nous ?

Bien que n’étant pas dans la numérologie, nous tenterons de faire une approche pour décrypter le nombre 16 contenu dans 2016 sachant que 1000 autant 2000 est un nombre qui introduit la transition des générations.

Signification de 16 :

Le chiffre 16 (seize) Symbolise l’amour. Il y’a seize noms de Dieu dans l’ancien testament qui signifient son amour fidèle et ferme pour les enfants d’Israël.

Le croyant converti doit :

  1. se perfectionner dans l’amour de Dieu, pas seulement en obéissant physiquement aux dix commandements de Dieu (qui doit également se faire)
  2. Mais aussi en obéissant aux lois spirituelles résolues par Dieu.

Jésus dit : ‘’ Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de tout ton âme et de tout tes pensées. Ceci est le premier et le plus grand commandement. Et le second est comme le premier. Aime ton prochain comme toi-même. Tous la loi et les prophètes s’appuie sur ces deux commandements’’ (Mathieu 22 :37-40)

Ces deux amours spirituels peuvent être significatifs lorsqu’on utilise 8 + 8 =16

La seizième fois le mot ‘’ Amour’’ est utilisé dans 1Jean qui dit ‘’ Il Y n’a pas de peur dans l’amour’’ (Jean 4.18).

Nous comprenons donc par-là que Symbolisme du nombre 16 indique l'accomplissement de la puissance matérielle.

Nous constaterons avec surprise que dans la Bible :

  • L'Ancien Testament compte 16 Prophètes

(4 Prophètes Majeurs : Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel et 12 Prophètes Mineurs)

  • Le Nouveau Testament compte 16 Apôtres et Evangélistes

(12 Apôtres (Luc 6.12-16) ; Matthias (Actes 1.20-26) ; Barnabas et Paul (Actes 13.2) et Jacques (Galates 2.9)

Dans l’aspect du mariage, le chiffre 16 introduit une distinction de « noces d'argenterie ».

  • Le nombre 16 est employé 21 fois dans la Bible.
  • Le nombre 80 est employé 16 fois dans la Bible.

Symbolisme et la spiritualité du chiffre 16 :

  1. 16 = 14 + 2 : Appel à l’unité parfaite s’appuyant sur la grâce

2 X 7 = 14 qui exprime un contact ou une conformité parfaite

14 = 1 + 4 = 5 : Dieu nous interpelle ici à ne plus dire ‘‘je ne peux plus’’ car nous pouvons tout en Christ par sa grâce qui nous suffit.

Soit : 1 qui symbole de l’unité, de la suprématie et de l’exclusivité. Quand il est employé figurément, ce chiffre emporte l'idée d'unicité ou d'unité de but et d'action

Soit : 5 qui est chiffre qui symbolise la grâce divine et la faiblesse humaine devant sa responsabilité.

16 = 14 + 2. Soit 2 dont la symbolique est la précision, le témoignage et la communion.

16 = 1 + 6 = 7, chiffre symbolisant la perfection spirituelle, ce qui est complet en d’autres mots la plénitude. C’est l’Alliance de Dieu avec les hommes.

Interpellation divine :

  • Rechercher l’unité à tout prix et à tous les prix dans l’amour de Dieu.
  • L’unité dans l’amour exprimé par 1 Corinthien 13 doit nous caractériser
  • Aspirer ardemment à la perfection
  • L’exigence de la perfection administrative et leadership
  • Tendre à l’excellence
  1. 3 + 13 = 16 : Eviter à tout prix l’apostasie et s’attacher à Dieu

(3) Symbolise la plénitude divine et la perfection du témoignage, c’est le chiffre divin. Le nombre trois est donc employé dans certains cas pour marquer l'intensité, l'accentuation ou une force accrue.

(13) symbole de la révolte et de l’apostasie et par ailleurs la plénitude de la perfection gouvernementale (12 Apôtres et Jésus)

Interpellation divine :

  • S’accrocher cœur, âme, force, pensée à Dieu afin d’éviter l’apostasie fortement montante.
  • Tout faire pour reposer, dévoiler et renoncer à toute révolte physique, spirituelle ou collective.
  • Soumission totale et globale à l’autorité spirituelle
  • Respecter chaque hiérarchie que Dieu place devant nous
  • S’unir de tout cœur pour atteindre le même objectif dans l’éthique divine
  1. 4 + 12 =16 : Vivre sous l’autorité humaine selon Dieu

(4) Exprime spirituellement ce qui est terrestre, mondain, universel. Symbole de la perfection de la création et des œuvres de Dieu.

(12) - Douze représente l’autorité, l’administration, la perfection gouvernementale.

Interpellation divine :

  • Respecter les lois de la nature (reconnaître les réalités de l’homme sur terre et s’adapter dans ce qui est conforme aux principes de Dieu)
  • Vivre en harmonie avec Dieu sur terre pour l’assujettir en y exerçant le gouvernement ce Dieu
  • Respecter les règles écologiques (planter les arbres, enlever un caillou ou ordures sur la chaussée sans chercher qui a mis, pourquoi on l’a mis ; éviter les bruits de nuisance, vacarme, éviter les feux de brousse et les ordures qu’on brûle sans tenir des conséquences sur l’environnement.
  • Faire son travail sans pression ni intérieure ni extérieure
  • Etre équilibré avec soi-même
  • Reconnaître sa tâche dans son étendu, son fond et sa forme
  • Travailler en harmonie avec les autres
  1. 5 + 11 =16 : Garder une attitude de prudence et de fermeté devant les situations. Eviter toute précipitation en paroles et acte

(5) Chiffre de la grâce divine et de la faiblesse humaine devant sa responsabilité.

(11) Symbole de la désorganisation

Interpellation divine :

  • Se mettre en garde contre les faux frères, les fausses doctrines, les déviations
  • Ne pas s’aligner avec les fauteurs de trouble
  • Eviter les bruits, les intoxications, les préjugés, les fausses conceptions
  • Dénoncer et s’éloigner de ceux qui causent la division
  • Fuir ceux qui méprisent les autorités
  • S’attacher fortement à son assemblée locale
  • Respecter l’éthique et la déontologie professionnelle
  • Surmonter les faiblesses spirituelles et non s’y plaire
  • S’accrocher à la grâce de Dieu et fonctionner par elle
  1. 6 + 10 = 16 : Quitter le charnel pour entrer dans le spirituel

(6) Chiffre de l’homme, de l’imperfection. C’est le chiffre de la servitude, du travail.

(10) dont la signification est l’ordre parfait et la responsabilité de l’homme envers Dieu.

Le nombre dix évoque la totalité, l'intégralité, l'ensemble, la somme de tout ce qui compose quelque chose. On peut noter également que, lorsque sept et dix sont mentionnés ensemble, sept représente ce qui est élevé ou supérieur et dix quelque chose de nature inférieure ou subordonnée.

Interpellation divine :

  • Rejeter la médiocrité
  • Repousser la mentalité rétrograde
  • Repousser les conflits d’intérêts
  • S’éloigner des luttes d’influence
  • Cultiver les talents et don naturels
  • Rejeter l’intellectualisme spirituel
  • Assumer la responsabilité de ses actes
  • Ne pas faire à l’autre ce que nous ne voulons pas qu’on nous fasse
  • Soumission totale à la Parole révélée de Dieu
  1. 7 + 9 = 16 : Cultiver l’intransigeance envers soi et l’exigence envers autrui

(7) symbolisant la perfection spirituelle, ce qui est complet en d’autres mots la plénitude. C’est l’Alliance de Dieu avec les hommes.

Le nombre sept est employé dans un sens symbolique, toujours en rapport avec des choses spirituelles ou célestes. Il représente également la plénitude spirituelle (Lévitique 4.6) ou que les choses sont pleinement accomplies du point de vue de Dieu.

Dans le livre de la Révélation, le chiffre sept est employé de nombreuses fois comme symbole en rapport avec les choses de Dieu et de sa congrégation, ainsi qu'avec les choses de l'adversaire de Dieu, Satan le Diable, dans la guerre totale qui l'oppose à Dieu et à son peuple (Ré 1:4, 12, 16 ; 5:1,6; 8:2 ; 10:3 ; 12:3 ; 13:1 ; 15:1, 7 ; 17:3, 10 ; et d'autres textes).

Les 7 Esprits de Dieu : ‘‘Esprit de l’Eternel, Esprit de sagesse, Esprit d’intelligence, Esprit de conseil, Esprit de force, Esprit de connaissance, Esprit de crainte’’ (Esaïe 11.2).

(9) Symbole de finalité et accomplissement, aussi de jugement. Le nombre 9 exprime également la plénitude de plénitude. Ce qui dépasse l’entendement, la compréhension et le langage humain. L’activation prophétique et sa manifestation.

Interpellation divine :

  • Recherchons premièrement le royaume des cieux et sa justice
  • Le royaume des cieux n’est pas le manger et le boire, mais la paix, la justice et la joie par le Saint-Esprit (Romains 14.17)
  • l’attachement au prophétique et surnaturel
  • Fuir les fausses prophéties et les faux prophètes
  • Se placer sous la discipline du Saint-Esprit pour toute chose
  • Croire en ses capacités intrinsèques et les cultiver
  • Croire et se soumettre à la souveraineté de Dieu
  • Croire Dieu dans ce qu’il est et ce qu’il peut faire
  • Dieu accomplit merveilleusement et miraculeuse au-delà de nos attentes
  1. 8 +8 = 16 : Souveraineté divine exprimé par un décret de rétablissement de tout ce qui était brisé, détruit, volé, arraché, ce qui introduit la notion irréversible du Jubilé.

(8) Huit parle du recommencement, du départ d’un nouveau cycle, d’une nouvelle vie. 8 parle également de la résurrection et d’un ordre nouveau.

Le deux apparaît souvent dans un contexte juridique. Il fallait deux témoins, ou même trois, pour porter une affaire devant les juges. Faire quelque chose une seconde fois, par exemple la répétition d'une déclaration ou d'une vision, même sous une forme seulement parallèle, en établissait solidement la véracité et la certitude.

Lorsqu’une chose se répète, sa signification introduit un décret divin arrêté et devant s’accomplir à tout prix.

Le chiffre huit servait lui aussi à ajouter l'idée d'accentuation à celle qui exprime l'état de ce qui est complet (un de plus que sept, le chiffre qui marque généralement l'état de ce qui est complet). Il représente donc parfois l'abondance.

Interpellation divine :

  • Dieu nous fera récupérer ce que nous avions perdu
  • Dieu fera ressortir le captif plein d’espérance de sa fausse
  • Dieu nous donnera la double portion (Zacharie 9.11-12)
  • Dieu peut tout recommencer avec nous
  • Rejet du désespoir

Les exigences divines pour 2016 :

Dieu est grand pour manifester sa grandeur dans la reconstruction.

Dieu est bâtisseur des brèches. La reconstruction que Dieu veut est contenue dans la restauration de ce qui avait été détruit, ruiné, dévasté et considéré dorénavant désespéré et hors de reconquête parce que caractérisé comme irrécupérable.

La puissante onction de récupération et de reconstruction des anciens vastes domaines fortement occupés par l’ennemi

C’est une onction cachée en Dieu et maintenant manifestée pour regrouper et répandre une fraiche onction sur une vague de chrétiens investis d’une dimension entrepreneuriale de puissance

Le livre de Néhémie parle de reconstruction :

En 2016, revêtons-nous de l’onction provenant de l’esprit de reconstruction

- Reconstruire les vies qui ont été ruinées, détruites, abusées et perdues

- Reconstruire les familles longtemps dévastées par les afflictions générationnelles, les péchés, les malédictions et les démons et les alliances maléfiques

- Reconstruire les mariages et relations brisées

- Reconstruire la foi et les vies spirituelles desséchées

- Reconstruire les appels et les ministères qui ont été détruites de l’intérieur comme de l’extérieur

Appel de Dieu pour notre temps et attitude comportementale et spirituelle à adopter :

- s’abaisser

- se soumettre le contenu de notre vie de manière totale au Seigneur Jésus

- Remettre le contrôle absolu au Saint-Esprit

- Etre attentive aux instructions du Saint-Esprit aussi petites que grandes

- Recevoir le rafraichissement, l’onction et l’abondance qui en découle

Point de prière :

  • Alliance avec Dieu pour la nouvelle année 2016
  • Consécration à Dieu pour de nouvelles choses
  • L’unité parfaite s’appuyant sur la grâce
  • Rejeter l’apostasie et s’attacher à Dieu
  • Garder une attitude de prudence et de fermeté devant les situations. Eviter toute précipitation en paroles et acte
  • Quitter le charnel pour entrer dans le spirituel
  • Cultiver l’intransigeance envers soi et l’exigence envers autrui
  • Souveraineté divine exprimé par un décret de rétablissement de tout ce qui était brisé, détruit, volé, arraché, ce qui introduit la notion irréversible du Jubilé.

Dr André CHOUBEU

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LES FONDEMENTS DU MARIAGE

15 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES FONDEMENTS DU MARIAGE

LES FONDEMENTS DU MARIAGE

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2.24).

La prescience divine du mariage :

« Elohîms dit: « Nous ferons Adâm - le Glébeux - à notre réplique, selon notre ressemblance. Ils assujettiront le poisson de la mer, le volatile des ciels, la bête, toute la terre, tout reptile qui rampe sur la terre. Elohîms crée le glébeux à sa réplique, à la réplique d’Elohîms, il le crée, mâle et femelle, il les crée. Elohîms les bénit. Elohîms leur dit: « Fructifiez, multipliez, emplissez la terre, conquérez-la. Assujettissez le poisson de la mer, le volatile des ciels, tout vivant qui rampe sur la terre » (Genèse 1.26-28 Version Chouraqui)

Compréhension des mots :

  • Réplique : qui répond à nos attentes, qui satisfait nos expectatives (ambitions), qui fait objection, qui réfute, qui reflète
  • Ressemblance : caractère, modèle

La sacralité du mariage :

  • Le Dieu trinitaire (1+1+1= 1) institue le mariage à sa ressemblance (1=1=1)
  • Le système qui régit Dieu est l’importance du but à atteindre, excluant la compétition, la lutte d’influence, agissant toujours par nous.
  • La notion de la communauté des biens est l’élément moteur de Dieu
  • Le couple doit mettre tout le meilleur de lui-même pour l’atteinte du but de leur existence
  • L’homme doit aimer sa femme
  • La femme doit se soumettre à son époux
  • L’entourage doit éviter de désunir le couple
  • Alliance réciproque pour exprimer l’amour de l’un envers l’autre
  • Confession du caractère sacrée et éternel de l’amour exprimé pour l’autre
  • Alliance devant les amis
  • Alliance devant les parents
  • Engagement devant le Maire et témoins des deux familles et amis
  • Engagement à l’église devant Dieu et le peuple de Dieu

De Genèse à Apocalypse, la Bible regorge de symbolisme relatif au mariage. Sa juste compréhension permettra d’aborder ou de vivre le mariage avec crainte respectueuse envers son législateur ; ceci permettra d’honorer le mariage et maintenir le lit conjugal exempt de toute souillure tel que le recommande le livre aux Hébreux.

Genèse 2.21 : « Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place ».

Symbolisme : - La mort de Christ sur la croix (Sommeil d’Adam) produit ceci :

- Dieu en sort l’Eglise (de la côte d’Adam, Dieu fit la femme)

- De la côte percée de Jésus, sort l’eau et le sang (l’Eglise qui naît de la croix est purifiée par l’eau de la Parole de Dieu)

- Le sang sorti de la côte de Jésus après le coup de lance atteste que le prix du rachat est payé (la rançon (la dot) est versée pour l’acquisition légale de la fiancée de Christ qui est l’Eglise. Autrement dit, de sa vie, Christ a payé la vie du pécheur qui était sous la servitude du tyran.

- La vie de Christ lui est communiquée (os de mes os)

Genèse 3.1-6 : La séduction de la femme par le serpent :

Symbolisme : - la corruption de l’Eglise au temps d’apostasie

Adam décide volontairement de manger le fruit défendu que lui donne Eve, en connaissance des conséquences qu’il encoure.

  • Christ décide volontairement de prendre sur lui les péchés de l’Eglise et d’en mourir afin d’obtenir son pardon (Rom 6.8).

Genèse 3.17 : Dieu punit Adam au lieu d’Eve

Symbolisme : Jésus Christ meurt pour les péchés de l’Eglise

Jean 14.1-3 : Jésus dit qu’il va préparer une place afin que là où il est, que les siens y soient aussi.

Symbolisme : les noces de Christ et de l’Eglise dans les airs[1].

Ephésiens 5.25-32 : L’homme doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et a donné sa vie pour elle.

Symbolisme : - Soins de l’époux sur l’épouse (Christ aime et veille sur son Eglise)

Genèse 24 : La dot de Rebecca par le serviteur d’Abraham

Symbolisme : La mort de Christ sur la croix pour le rachat de l’Eglise (Jean 19.34 ; Apoc 3.1-7)

L’amour dans le couple (Christ aime son Eglise)

Le mariage (mystère de Christ et l’Eglise)

Apocalypse : Le mariage est comparé (l’union de Christ et de l’Eglise)

Apocalypse 21.9 : La femme est comparée à l’Eglise

Apocalypse 19.9 : le mariage ou l’union du couple (les noces de l’Agneau)

Il ne serait pas superflu de comprendre que dans le mariage, le mot ‘‘une aide semblable à lui’’, traduit dans d’autre versions par ‘‘son vis-à-vis est riche de signification et symbolisme. De l’hébreu «‛âzar», «neged» et «nâgad», l’expression traduite par « une aide semblable à lui » dans le sens premier des mots signifie : aborder résolument de front en se tenant courageusement sans contradiction, prenant place en opposition dans le but d’assurer la complémentarité, agissant comme une amie, une âme sœur, un compagnon, un assistant, une aide, pour donner son corps, entourer, couvrir, lier, côtoyer, envelopper en signe de protection contre intempérie extérieure, étant la pointure convenable, pour obtenir et élire domicile, établir un siège quelque part, cernant la limitation, grimpant pour un banquet ou festin dans son hébergement.

Forma une femme : Dieu bâtit en femme la côte qu’il avait prise.

L’amena vers l’homme : Il ne laisse pas à l’homme le soin de la chercher et de la trouver ; il la lui présente et la lui donne lui-même. C’est par cet acte divin que le mariage a été institué.

Le pouvoir sur toutes les créatures a été donné à l’homme : il participe, dans ce qu’il fait, au plan que Dieu a initialement prévu. Mais bien qu’il ait une suprématie sur les créatures, rien en ce monde n’a été fait pour lui venir en aide. Notre aide ne peut provenir que de Dieu seul.

Dieu a endormi profondément Adam : l’Éternel a organisé toutes choses pour que Sa créature n’éprouve aucune douleur.

Dieu, en tant que Père : a procuré à l’homme, la femme, son aide et sa conjointe.

La femme résultat de la grâce et de la providence divine pour servir de compagne à l’homme.

Dieu comble le besoin : Adam reconnaît à l’instant l’être qui doit combler le vide que lui a fait sentir la vue des animaux passant devant lui par paires.

Celle-ci, en opposition à tous ces êtres inférieurs.

Cette fois. Ce mot exprime avec vivacité le contraste avec l’expérience qu’il vient de faire.

Os de mes os et chair de ma chair : Cette fois, un autre moi-même pour exprimer un élan de surprise et de joie qui traduit l’allégresse, les danses, les youyous que l’on vit le jour de mariage.

L’émotion se trahit aussi par la triple répétition du mot celle-ci; car la traduction littérale de la troisième proposition est: Elle a été prise de l’homme, celle-ci.

C- DIFFERENTES CATEGORIES DE MARIAGE

Dans la pratique des hommes, le mariage institué par Dieu a revêtis des formes diverses. Les deux principales formes dont il serait opportun d’en parler ici sont la polygamie et monogamie :

  1. La monogamie : Il y a monogamie quand un homme se marie d’une seule femme. C’est la forme prescrite par Dieu lui-même : (Genèse 2.18-24 ; Mat 19.5 ; 1Cor 6.16). En effet, la monogamie seule permet l’unité totale de l’homme et de la femme. Le créateur confirme cela en faisant naître autant de, garçons que de filles à quelques chiffres près. Il veut aussi que le mariage soit une relation permanente que la monogamie seule peut favoriser (Mat 19.6). Pour vivre dans l’amour selon l’ordre du Très-Haut les époux doivent se discipliner et pouvoir élever leurs enfants en leur apprenant à pratiquer la Parole de Dieu. Le mariage est indissoluble (Marc 10.11), sauf en cas de décès (Rom 7.1-2). Le remariage d’un homme divorcé ou d’une femme divorcée est interdit (Mat 5.32 ; 19.9 ; 1Cor 7.11).
  2. La polygamie : Elle est le fait pour un homme de se marier à plusieurs femmes. C’est-à-dire de prendre pour épouse plus d’une femme. La polygamie fit son apparition avec Lemec (Genèse 4. 19 ; 6.12 ; 13.15-16 ; 16.4 ; 29.15-30 ; Juges 8.30 ; 1 Sam 1.2 ; 2Sam 15.13 ; 12.8 ; 21.8 ; 1Rois 11.3). Les Saintes Ecritures montrent les maux inhérents à la polygamie : les rivalités misérables des épouses d’Abraham, de Jacob, d’Elkana (Gén. 16.6,30 ; 1Sam 1.6). Par contre les Saintes Ecritures soulignent la beauté des femmes dans les monogamies heureuses (Psaumes 128.3 ; Prov. 3 ; 5.28 ; 31.10-29 ; Eccl 9.9). On peut conclure que la polygamie avait été tolérée dans A.T. à cause de la dureté des cœurs des Juifs dont la spiritualité ne s’avérait qu’extrême et lâche ; mais que la polygamie n’a plus aucune place dans l’Evangile de Jésus-Christ ; tous les textes du N.T. sont formellement opposés à la polygamie.

3. Le concubinage : Dans l’Ancien Testament, le concubinage était une basse forme de polygamie. La concubine était une femme de second rang ; parfois, elle était une esclave, une prisonnière de guerre et dans le cas du roi t Salomon (Genèse 16.3 ; 22.24 ; 36.12 ; Deut 21.10-11 ; Juge 5.30 ; 2 Sam 5.13). Les enfants des concubines, quoique pleinement reconnus tel que le cas des enfants d’Abraham, n’avait pas le même droit à l’héritage que les fils de la première femme (Gal 4.30 ; Genèse 25.6).

4. Le Lévirat : le mot lévirat tire son origine du latin lege vir, qui signifie « frère du mari » était prescrite par la loi de Moïse à un homme d’épouser la veuve de son frère mort sans enfants. Le premier enfant issu de l’union du nouveau couple devait hériter le nom et les biens du frère défunt (Deut 25.2-6). Toutefois, l’ayant droit immédiat du lévirat pouvait se soustraire à cette charge, il devait recevoir un blâme public (Deut 25.7-10). Dans ce cas, un proche parent pouvait alors assurer le devoir de prendre la veuve (Ruth 4.1-10). Ces principes du lévirat avaient juste pour but d’assurer l’intégralité de la famille et le nom d’un membre décédé subitement sans enfant. Certains tributs du Cameroun observent cette pratique à l’instar des Bamilékés, des Bétis et autres.

5. Le remariage : Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ; 1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

5. La polyandrie :

La polyandrie est ce type de mariage où la femme a officiellement ou officieusement plusieurs maris.

Dans cette catégorie, nous n’oublierons pas la bigamie qui explique l’état d’une personne qui, comme un agent du diable sème du trouble en étant engagée dans les liens de mariage, en a contacté un autre avant la dissolution du précédent. Cette personne n’est en rien différente d’un polygame ou un agent du diable que la colère de Dieu poursuit si elle est chrétienne.

Dans certains pays, les couples avant l’officialisation de leur union, s’entendent à vivre sous le même toit, mais libre de tout engagement dans les jours où le dégoût pourrait s’installer dans l’une des parties. Plus tard, lorsque la partie souffrante se reconnaîtra guérie sentimentalement, les relations du couple peuvent reprendre normalement.

6. Le mariage des homosexuels : le mariage homosexuel est l’union de deux personnes de même sexe. Dans le cas des hommes, les rapports se font par la voie anale. Chez les femmes, des pratiques vont des caresses aux méthodes habituelles pour créer le désir dans la partenaire à la pénétration sexuelle par une espèce de pénis fabriqué en matière plastique. Des techniques diaboliques sont en activités pour faire de ces sexes masculins synthétiques qui fonctionnent sous forme de vibrations électriques. Certains hommes par suite de plusieurs grandes déceptions sentimentales, utilisent des espèces de femmes en caoutchouc animé de moteur qui produit une vibration à ce partenaire construit.

Interdiction de certains mariages :

En plus de certaines dispositions concernant l’inceste (Lev. 18 et 20), la Parole de Dieu interdisait formellement aux Israélites d’épouser des femmes étrangères (païennes) qui les entraîneraient à l’idolâtrie et l’immoralité (Ex 34.15-16 ; Deut 7.3). C’est effectivement ce qui se produisit chaque fois qu’ils désobéissaient (Juges 3.6 ; 1Rois 11.1-2, Esdras 9.1-2 ; 10.2-3). Dans le Nouveau Testament le texte de 2 Cor 6.14 à 7.1 s’applique certainement aussi au mariage. Un enfant de Dieu né de nouveau ne peut épouser une personne inconvertie. Combien de jeunes gens biens disposés faisant même état de véritable conversion, ont été complètement détournés de la foi par un conjoint non croyant et que s’ils sont restés personnellement fidèles, que de souffrances pour eux et que d’exemples et de conséquences déplorables pour leurs enfants. La seule sécurité et le seul bonheur est de se marier dans le Seigneur (1 Cor 7.39). C’est- à- dire se marier avec une personne vraiment croyante et dans la certitude d’accomplir la volonté de Dieu selon les Ecritures Saintes.

Sens spirituel du mariage : Le mariage et les fiançailles, sont souvent comparés aux relations spirituelles de l’Eternel avec son peuple (Es 6.4-5 ; Os 2.16) ; L’apostasie du peuple de Dieu, par l’idolâtrie ou d’autres formes du péché est comparée à l’adultère d’une autre épouse (Es 1.21 ; Jér. 3.1-20 ; Ez 16.24 ; 18.2) qui aboutit au divorce (Psaumes 7.3-27 ; Jér 2.2 ; Os 4.12). Le Nouveau Testament emploie la même comparaison : Christ est l’époux (Mat 9.15 ; Jean 3.29) ; l’Eglise, l’épouse (2 Cor 11.2 ; Apoc 19.7 ; 21.2 ; 9.22 ; 17). Christ, chef de d’Eglise l’aime et veille sur sa sanctification. C’est là, le modèle donné au mariage chrétien (Eph 5.23-32).

Conclusion :

Puisque Dieu hait la répudiation, prenons garde en notre esprit d’être infidèles

Dr. André CHOUBEU

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LA MALEDICTION DE JOTHAM

8 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MALEDICTION DE JOTHAM

LA MALEDICTION DE JOTHAM

Juges 9.1-57

INTRODUCTION :

Le quotidien de tout croyant authentique est caractérisé par un parcours jonché d’embûches, de contradictions, de vaines accusations et d’attaques perpétuelles à son intégrité physique. Le cas de Jotham est un cadre bien illustratif pour démontrer que le danger ne vient pas toujours du dehors, mais parfois bien plus près. Le personnage de Néhémie est une leçon frappante pour décrire le cadre des afflictions que peut rencontrer un serviteur de Dieu. Cet homme avait la charge d’échanson auprès roi de Babylone nommé Artaxercès-Longuemain. Employé de la cour royale, ayant la charge de composer le vin pour servir au roi à toute réquisition posa un acte hors de commun, risquant sa vie pour la cause du royaume. En effet, ayant appris par Hanani et quelques Juifs revenus de Juda, le triste état dans lequel se trouvait sa patrie, et la misère de ses compatriotes, son cœur fut navré de leur récit, ses larmes coulèrent, il mena deuil, jeûna, et recourut par la prière à celui qui devait bander les plaies de son peuple. Il s’humilia, mais rappela aussi à l’Éternel les promesses qu’il avait faites aux Juifs de les ramener après les avoir dispersés. Il pria Dieu de vouloir toucher le cœur de son roi, et sa prière fut exaucée.

Le roi Artaxercès ayant remarqué la tristesse inaccoutumée de son serviteur, la lui reprocha d’abord, et peut-être assez sévèrement, comme une mauvaise disposition d’esprit inconciliable avec le devoir d’un homme de cour. Néhémie craignit d’avoir déplu à son maître, mais il lui répondit avec douceur et simplicité : « Comment mon visage ne serait-il pas défait, puisque la ville qui est le lieu des sépulcres de mes pères demeure désolée, et que ses portes ont été consumées par le feu ». Et comme le roi lui demandait ce qu’il pouvait désirer de faire, Néhémie, après avoir invoqué encore le secours et l’assistance de son Dieu, demanda au roi de le renvoyer en Judée pour y rebâtir Jérusalem. C’était une demande hardie, mais le roi dont Dieu avait disposé le cœur, l’accorda à son échanson. Il lui donna en outre une escorte militaire, des lettres pour les gouverneurs des provinces qu’il devait traverser, le droit de prendre du bois dans les forêts royales, et sa protection pour tout ce qu’il entreprendrait. Cette très frappante intervention divine ne portera aucun effet dans le cœur de ses ennemis qui poseront tous les actes possibles pour l’empêcher d’accomplir la volonté de Dieu.

Bravant tous obstacles, il s’appuyait sans cesse sur Dieu, remettant sa cause à Dieu, refusant de se venger en utilisant quelque méthode que ce soit, quoi qu’ayant ét nommé gouverneur : « Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple: Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi » (Néhémie 8.9). Tandis que les adversaires se moquent, Néhémie prie et il continue le travail. Comprenant les griefs et les intentions de l’ennemi, il met en place une garde. Il arme les travailleurs ; et leur donne des consignes militaires (Néhémie 4.1,7,13,19).

Lire attentivement tout le chapitre 9 de Juges et y relever :

  • La conspiration d’Abimélek contre ses frères. Le massacre de 70 hommes pour des intérêts exclusivement égoïste est une abomination.
  • Dieu fait grâce de la survie de Jotham
  • Jotham prend conscience du danger qui menace la maison de son père dont il reste l’unique survivant

Signification de Jotham :

JOTHAM : L’Eternel est parfait ou droit ; perfection du Seigneur, du mot תם tham, ou תמם, parfait, ou perfection, et du mot יה Jah, le Seigneur.

Le personnage de Jotham tel que vu par Dieu : Prophétiquement, il est une figure du résidu persécuté par l’antichrist, mais qui porte le témoignage de Dieu au milieu des souffrances.

APOLOGUE DE JOTHAM :

La position de Jotham pendant son prologue : Cette montagne de Garizim s’élève au sud de la vallée de Sichem, formant une abrupte paroi de rochers de 240 mètres de hauteur. Sur le chemin qui de Sichem mène au sommet de la montagne, se trouve un rocher de quelques mètres de largeur qui s’avance et surplombe la ville. Il est donc possible que c’est de là que parla Jotham. La résonnance dans cet endroit facilite une transmission rapide et claire de la voix, en sorte qu’il put se faire entendre sans grand effort du peuple de la ville (Josée 8.34). Les pécheurs comparés aux mauvais arbres (Psaume 37.35 ; Mt 7.18 ; Luc 3.9 ; Jude 12). Dans notre ministère, nous nous devons d’être transparents, clairs, précis, utilisant, langage, actes, gestuels et apparences appropriés sinon nous ne serons toujours que de véritables prestidigitateurs pour amuser la galerie au lieu de leur communiquer les oracles de Dieu.

Le choix du lieu de l’allégorie : Guérizim était près de Sichem et Joatham, fils de Gédéon, parla du haut de la montagne aux Sichémites assemblés dans la vallée (Juges 9.7).

En effet, les deux montagnes Garizim et Hébal avaient été choisies par Moïse mourant pour y célébrer la fête sérieuse et solennelle de l’alliance de l’Ancien Testament (Deut 11.29 ; 27.12).

Garizim signifie ‘‘des coupeurs ou des trancheurs, ou bien terre stériles et coupées par des rochers, de la même racine’’.

Montagne de Garizim près de Sichem, dans la tribu d’Ephraïm, et dans la province de Samarie. La ville de Sichem était au pied des montagnes d’Hébal et de Garizim. Garizim était très-fertile, et Hébal entièrement stérile. Dieu avait ordonné qu’après le passage du Jourdain les Hébreux iraient aux monts Hébal et Garizim (Deut 11.29 ; 17.12) et que l’on partagerait les douze tribus, en sorte que six seraient sur le mont Garizim. et six sur le mont Hébal. Les premières devaient prononcer des bénédictions en faveur de ceux qui observeraient la loi du Seigneur, et les autres des malédictions contre ceux qui la violeraient.

L’acte de Garizim étant lié à celui d’Hébal, il convient de s’interroger que signifierait bien le mot Hébal ? Le mot Ebal viendrait d’une racine du sens d’être chauve. Le terme va plus loin pour exprimer une pierre ou montagne nue, caractérisant un tas et amas de vieillesse, ou simplement un amas qui s’écoule, et qui se dissipe. Après l’alliance faite par Moïse entre le peuple et Dieu, Hébal est devenue la montagne de la malédiction, à Sichem, face au Mont Garizim.

Jotham n’a pas peur de dire la vérité et rend témoignage aux oreilles de toute une ville, un peu comme son père Gédéon l’avait fait autrefois en construisant son autel et en renversant celui de Baal. La parabole du roi des arbres que reporte Jotham est instructive pour nous. Dans ce texte qu’il n’y avait aucune raison valable pour qu’un arbre soit déclaré roi, pour dominer sur tous les autres : tous étaient plantés par l’Éternel. Il était de même impossible de trouver un roi pour Israël, car Dieu était en fait son seul et unique Roi.

Ceux qui font don de leur personne, pour le bien public, et qui obtiennent des résultats positifs, doivent être respectés et honorés par tous, plus que ceux qui ne sont que de simples figurants ! De même que ces arbres fruitiers refusent d’être promus au-dessus des autres, en fait, pour régner, un homme doit à la fois, se donner, tout en exerçant une grande prudence. Ceux qui ont été élus pour leur intégrité et leurs capacités, doivent renoncer à leurs intérêts personnels et à tout avantage, pour le bien des autres. Ceux qui s’avancent pour recevoir l’honneur et la dignité, courent en fait le risque de perdre leur efficacité dans leur travail. Il apparaît cependant que ceux qui désirent pratiquer le bien, sont souvent effrayés par l’envergure de la tâche, reconnaissant ainsi que sans la grâce de Dieu, ils ne peuvent parvenir. Qui en fait peut gouverner convenablement si ce don ne lui a été donné du ciel ?

C’est ainsi qu’Abimélec, bien que placé par les siens et non par Dieu sur le peule n’était rien d’autre qu’un roncier ou à un chardon, l’un comme l’autre, complètement inutile et destinés à être brûlés.

Elle souligne trois choses à ne pas laisser, à garder avec soin :

  • 1° l’huile ou la graisse de l’olivier, figure du Saint Esprit, seule puissance du chrétien;
  • la douceur et le bon fruit (du figuier) expriment les œuvres de la foi;
  • le moût réjouissant Dieu et les hommes, est l’image des joies de la communion avec Dieu et les uns avec les autres.

Accepter de régner ici-bas, c’est-à-dire y occuper une place éminente, et de nous agiter pour le monde, ce serait nécessairement abandonner ces trois précieux privilèges. Que le Seigneur nous en garde tous!

La profondeur spirituelle du prologue de Jotham :

« Renoncerais-je à mon huile, qui m’assure les hommages de Dieu et des hommes » (Juges 9.9) : l’olivier reconnait son utilité, sa personnalité, ses dons, la dimension de sa consécration par la grâce qui lui a été faite d’être utilisé par Dieu que par les hommes. En fait, par l’usage qu’on fait de l’huile de l’olivier dans les sacrifices (Lev. 2.1,4 ; 6.15) et dans les cérémonies, pour oindre les souverains, est si important qu’abandonner le but de son existence pour un honneur autres, aussi supposé grand soit-il serait très insensé. Jotham rappelle ici de manière implicite une leçon que son père avait appliquée à sa vie. Il évoque que tous les citoyens vraiment vertueux préféreront rester dans leur position modeste, mais bienfaisante, et refuseront la royauté, celui qui l’accepterait, comme l’avait fait Abimélec, n’est qu’un homme sans valeur, un buisson d’épines

Me balancer au-dessus des arbres: jouir des vains honneurs de la royauté.

Le fondement du choix du lieu du prologue

De tout temps, l’ardent désir du Très Haut est que ceux qui veulent servir le, le fassent avec un esprit résolu. Le côté charnel humain est inimitié contre Dieu, et de ce fait, nous rend incapable d’une véritable adoration spirituelle. C’est ainsi que sur la même montagne plusieurs années avant, Josué plaça le peuple de Dieu face à leur responsabilité à savoir : rester indifférent, ou servir l’Éternel, acte renchéri par les termes : « choisissez qui vous voulez servir, c’est à vous de décider ». Au moment crucial, le patriarche avait comme Jotham, désiré sous le térébinthe, faire cette déclaration au peuple, quel que soit le choix de ce dernier (Josué 24.25).

Ceux qui sont assurés d’aller au ciel, doivent s’attendre à cheminer contre tous les courants contraires. Ils ne doivent pas suivre la majorité, mais au contraire, ceux qui pratiquent le bien. Personne ne peut prétendre avoir une conduite parfaite, en toutes circonstances, à moins qu’il ne se soumette devant Dieu, avant d’entreprendre toute action. Les Israélites furent d’accord avec Josué, étant influencés par l’exemple du patriarche, si richement béni. Pour mieux servir le Seigneur, nous devons bien observer la conduite des hommes pieux : quelle est leur influence vis-à-vis des autres, quel zèle ils manifestent pour accomplir leur tâche.

Comme au temps de Josué, la consécration pour Dieu est le résultat d’un choix délibéré, c’est pourquoi, il scella ce vœu par une cérémonie solennelle, en érigeant un monument. Par cette alliance, si les parties prenantes sombraient à nouveau dans le péché, leur sang retomberait sur leur tête. Que ce soit dans la maison de Dieu, à la table du Seigneur, ou même dans divers lieux où nous avons promis solennellement de le servir devant des témoins, nous pouvons être assurés que si nous défaillons, étant tentés de l’abandonner, Il saura placer la crainte dans notre cœur pour nous remettre dans le droit chemin. Dieu seul peut nous accorder la Grâce de bénir nos tentatives d’engagement à Son service !

Le déroulement de toute bonne œuvre s’opère convenablement quand les personnes qui la gèrent lui consacrent toute leur attention. Les reproches que nos ennemis peuvent nous adresser, devraient nous motiver dans l’accomplissement de notre devoir, au lieu de nous décourager !

Comme Jotham qui avait toute la population de Sichem contre lui, Néhémie a en face des adversaires de taille à savoir : Sanballat, le Horonite, en colère et très irrité qui se moquait des Judéens (Néhémie 2.19 ; 4.1) ; les samaritains, frères de Sanballat et les soldats de Samarie (Néhémie 4.2) ; Tobija, le serviteur ammonite (Néh 2.19 ; 4.3) ; Guéschem, l’Arabe (Néhémie 2.19) ; Mais Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens (Néh 4.7) ; Juda, membre de famille, qui disait que les forces manquaient à ceux qui portaient les fardeaux, et les décombres étant considérables, il serait impossible de rebâtir, par conséquent, il fut tout arrêter immédiatement (Néh 4.10). L’attaque interne est toujours plus redoutable et l’ennemi aime bien cette stratégie.

Abner fut une épine aux pieds de David, et c’est bien Judas, homme de confiance, trésorier de l’équipe apostolique qui vendit son Maître.

Conclusion :

A chaque moment d’attaque ou de moquerie des ennemis, Néhémie recourait à l’Eternel ; priant et établissant une garde jour et nuit pour se défendre contre leurs attaques : «Ecoute, ô notre Dieu, comme nous sommes méprisés! Fais retomber leurs insultes sur leur tête, et livre-les au pillage sur une terre où ils soient captifs. Ne pardonne pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi; car ils ont offensé ceux qui bâtissent » (Néhémie 4.4-5,9).

De la même manière, retournons à Dieu et à ces méthodes lorsque nous sommes attaqués. Cessons les attitudes charnelle et fermons la bouche pour ne pas pécher lorsqu’il y a situation car à notre Dieu la vengeance et la rétribution.

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LA VIE RETROGRADE

3 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE RETROGRADE

LA VIE RETROGRADE

Définitions :

Revenir en arrière, perdre ce que l'on avait acquis ; régresser.

Etre opposé au progrès, reculer.

Par application à la foi et à la vie spirituelle :

Il est donc ainsi possible et permis de parler de rétrogradation spirituelle et de «chrétien rétrograde»

« Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme » (Hébreux 10.39).

«Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour être sauvés» (Bible du Semeur)

Comment considérer la rétrogradation ?

La rétrogradation est une possibilité, et un risque qui vient du fait que la vie chrétienne s’inscrit dans la durée et qu’elle nécessite de la persévérance, car elle est une course de fond et non un sprint.

Elle a des symptômes précurseurs. Elle n’est pas une obligation car elle n’est pas inexorable.

Elle a des solutions.

Cependant, cette éventualité doit tenir chaque chrétien en éveil, car personne n’est à l’abri.

C’est un péché, un danger, un fait grave, une chute qui s’amorce en général par un relâchement qui s’aggrave de plus en plus s’il n’y a pas ressaisissement à temps.

Quand on considère l’histoire de l’église d’Ephèse dans les Actes des Apôtres au chapitre 19, et que l’on voit cette remontrance, il y a de quoi trembler.

Apocalypse 2.5 : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

Il y a eu abandon du premier amour »

J’ai cependant un grief contre toi : tu as abandonné ton premier amour : tu ne m’aimes plus comme au début ; votre amour des uns pour les autres s’est relâché.

« Allons ! Rappelle-toi de quelle hauteur tu es tombée ! Rentre en toi-même, change d’attitude et vis de nouveau comme au commencement : reprends ta conduite première, retourne à tes œuvres originelles. Si tu ne changes pas, j’agirai : je viendrai et j’ôterai ton chandelier de sa place actuelle, à moins que tu ne rentres en toi-même et que tu ne changes» (Parole vivante)

Y a-t-il vraiment un danger profond ?

« Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, s’il imite toutes les abominations du méchant, vivra-t-il ? Toute sa justice sera oubliée, parce qu’il s’est livré à l’iniquité et au péché; à cause de cela, il mourra » (Ezéchiel 18.24).

A PARTIR DE QUEL MOMENT Y A-T-IL RETROGRADATION ?

Quand doit-on parler de rétrogradation ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir apostasié ou renié le Seigneur comme Pierre l’a fait pour avoir rétrogradé.

Dès que Dieu n’est plus essentiel, il y a rétrogradation.

D’une manière générale, il y a rétrogradation dès qu’il y a recul et retour en arrière par rapport à des décisions et des engagements pris envers Dieu et l’église.

Ces engagements vont depuis ce qui concerne la conversion et le baptême jusqu’à ce qui touche au service et à l’éthique chrétienne.

Le problème pour un certain nombre de personnes est qu’elles ont du mal à inscrire leur foi et leur fidélité dans la durée.

Domaines concernés :

Nous devons dire que tout ce qui constitue la force et la vigueur d’une foi active et vivante est concerné.

Enumérons cependant certains domaines.

Vie de prière, relation avec la Parole de Dieu, service et engagement, assiduité dans l’Eglise, motivation, moralité...

La liste ne peut pas être close.

Précision

: certaines personnes ne peuvent plus assister aux assemblées car elles ont de difficultés relatives à l’âge ou à la santé sans être rétrogrades alors que d’autres peuvent toujours venir à l’église et être cependant rétrogrades de cœur.

LES 10 SIGNES POUR RECONNAÎTRE UN CROYANT RÉLIGIEUX

1- Il ne prie que dans les temples ou dans des lieux publics,

2- Il est prêt à tout pour son assemblée ..., son pasteur mais pas pour Dieu

3- Il ne va à l'église que le dimanche, réunions de délivrance, mais jamais à l'étude biblique.

4-Il est satisfait de son état spirituel.

5- Il se trouve à la fois bon, et pécheur

6- Il aime les apparences de piété, mais renie ce qui en fait la force.

7- Il n'entend pas la voix de son maître.

8- Cette personne accorde beaucoup d'importance aux rituels et aux coutumes.

9- Il ne partage pas sa foi.

10- Il ne connaît pas la parole de Dieu.

8 SIGNES POUR RECONNAITRE UN CHRÉTIEN RÉTROGRADE

1- il préfère marcher avec les incroyants
2 -il est à nouveau attiré par ce qu’il avait rejeté
3- quand il lui... arrive de prier il s’ennuie, il a l'impression de parler seul.
4 - penser à lire sa bible devient un somnifère
5 - il aime critiquer ceux qui sont zélé pour le seigneur
6 - il se plait dans le péché
7 - il n'a plus le courage de prier encore moins de lier le diable
8 - il n'a plus du temps pour DIEU

Textes qui évoquent des situations de rétrogradation.

Abandon du premier amour.

Apocalypse 2.5 :

« Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes ».

Priorité trompeuse de l’activité sur la vie spirituelle pour créer une fausse sécurité.

Apocalypse 2.2 : «Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé ».

Rechute dans de mauvais sentiments entretenus ».

Actes 8.23 : « car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité ».

1 Samuel 18.9 : « Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite ».

Abandon de la grâce et confiance dans les œuvres de la chair et dans la propre justice.

Galates 5.4 : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce ».

Retour à l’état d’immaturité et à la vie selon la chair.

1 Corinthiens 3.1 : « Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ? »

Rejet de la croix.

Jérémie 2.20 : « Tu as dès longtemps brisé ton joug, rompu tes liens, Et tu as dit : Je ne veux plus être dans la servitude ! Mais sur toute colline élevée et sous tout arbre vert tu t’es courbée comme une prostituée ».

Et bien d’autres encore, qui parlent d’être rétrograde soit par rapport à la doctrine, à la moralité ou au service et à l’engagement.

Conséquences :

Ils sont systématiquement les mêmes, à savoir :

Perte de la joie du salut, et de son assurance

Cependant, il arrive parfois que le chrétien rétrograde soit réellement orgueilleux et aveuglé qu’il continue de nourrir la prétention de l’assurance du salut alors qu’il s’est éloigné de ses conditions.

Alors, il ne s’agit plus de l’assurance, mais de l’arrogance du salut.

Amertume.

Situation pouvant être pire que celle qui précédait la conversion.

Retour au caractère naturel.

Rechute dans les anciennes passions et dans d’autres.

La moindre excuse est bonne pour se dérober et se soustraire à un service et à un engagement.

Esprit critique par rapport à ceux qui sont fidèles et à l’église.

Défense de causes et de situations injustes.

Orgueil et autojustification.

CAS ET EXEMPLES DE RETROGRADATIONS.

Dans les exemples cités, nous évoquerons aussi le retour à Dieu quand il s’est produit.

Abraham qui descend en Egypte (Genèse 12.10)

Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.

La famine dans le pays est l’expression de la mise à l’épreuve alors que l’on est dans l’obéissance à Dieu.

Retour au point de départ.

Genèse 13.3 : « Il dirigea ses marches du midi jusqu’à Béthel, jusqu’au lieu où était sa tente au commencement, entre Béthel et Aï... »

Il vaut mieux revenir là où l’on a dévié plutôt que de s’entêter dans une mauvaise direction.

Revenir à l’autel.

Genèse 13.4 : «au lieu où était l’autel qu’il avait fait précédemment. Et là, Abram invoqua le nom de l’Eternel.

Le retour à l’autel est une attitude et une démarche qui équivalent à un retour à la croix.

La véritable repentance ne consiste pas en paroles mais en actions.

A l’autel, il y a paiement de la dette de la faute commise et retour à la communion avec Dieu.

1 Jean 1.7 : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité ».

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LA VIE COMMUNAUTAIRE

2 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE COMMUNAUTAIRE

LA VIE COMMUNAUTAIRE

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés » (Actes 2.41-47).

Introduction :

De plus en plus, la notion de la communion fraternelle fait si cruellement défaut au milieu des enfants de Dieu que l’identification des véritables sauvés cause un sérieux problème. Et même, ceux qui sont parvenus au stade de la communion fraternelle s’y stagnent, freinant leur progression vers la consécration : « à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité » (1Pierre 1.5-7).

Loin donc d’être un simple acte, la vie communautaire est un fait qui régit les principes de la création, l’acte créateur lui-même s’en étant été inspiré. Ainsi, il convient de redéfinir depuis son essence le sens exact de la communion et de la vie communautaire pour rentrer dans la pensée et la prescience divine à cet égard. Lorsque nous y seront parvenus, nous saisirons la compréhension exacte du Créateur dans le but de la création et dès lors notre fonctionnement s’adaptera à ses principes éthiques, nous rentrerons au commencement de toute chose. Il nous sera alors simplement possible de tout résumer par « au commencement Dieu ». Si nous y parvenions, Dieu serait alors au centre de tout ce que nous sommes, nous faisons, pensons et projetons. Ce n’est qu’ainsi et qu’ainsi seulement que Dieu sera glorifié dans la vérité non seulement de notre bouche, mais de notre être tout entier.

Notre démarche consistera donc à redéfinir le concept et le contour pour ensuite mesurer la portée réelle du mot dans son sens et mesurer sa portée dans son symbolisme, sa signification pour aboutir aux effets escompté par Dieu dans son vouloir de vivre en commun et en communauté.

Définition des mots :

Une vie communautaire est celle vécu dans le cadre d’une communauté.

La communauté est dans le sens courant, un ensemble de personne vivant ensemble pour le bien commun et le bien de chacun. Dans les actions communautaires, tous partagent un environnement commun et intéragissent pour le bien de tous. Exemple du Kibboutz en Israël.

La communauté peut aussi se définir comme un état de ce qui est commun à plusieurs personnes : similitudes, groupe, des jeunes, des femmes, des hommes, chorale, mise en commun des biens entre époux, les biens de cette communauté.

Au sens étymologique originel : cum munus. La communauté est donc un groupe de personnes (« cum ») qui partagent quelque chose (« munus ») — un bien, une ressource, ou bien au contraire une obligation, une dette.

« La communauté n'est pas une propriété, un plein, un territoire à défendre et à isoler de ceux qui n'en font pas partie. Elle est un vide, une dette, un don (tous sens de munus) à l'égard des autres et nous rappelle aussi, en même temps, à notre altérité constitutive d'avec nous-mêmes. »

Nous pouvons facilement de ce mot déduire de ce mot que communautaire veut exprimer l’action de plusieurs personnes calquée sur le modèle d’une seule d’entre elle. Soit : Commun veut dire tous comme un. D’où communautaire : tout autant que un réuni.

Le concept de la communion

  • Son origine

. Au commencement Dieu qui interagit dans la création (Genèse 1.1)

. faisons l’homme à notre image (Genèse 1.26)

. descendons et confondons leur langage (Genèse 11)

. qui enverrons-nous et qui marchera pour nous (Esaïe 6.8)

  • Son symbolisme

. Cours d’eau

. les bananiers

. Les planches du tabernacle (Exode 36.20-34)

  • Son application à travers les âges

. Noé et sa famille dans l’arche

. La construction de la tour de Babel

. La vie d’Abraham, d’Isaac et de Jacob

. Les villes juives

. les divers groupes sociaux ou politico-religieux (pharisiens, esseniens, scribes, les zélotes, les publicains, etc.)

La communion dans l’église primitive

  1. accepter la parole de Dieu
  2. être baptisé pour former un seul corps en Christ
  3. l’enseignement des apôtres pour expérimenter l’unité selon Dieu
  4. dans la communion fraternelle pour s’identifier l’un à l’autre
  • agapè (Jude)

Le mot « agapè » signifie en grec, l’amour fraternel, s’expliquant par le fait que l’agape était un repas pris en commun par les premiers chrétiens pour manifester l’esprit de familiale concorde qui caractérisait l’Eglise dont ils sont chacun pour sa part un membre vivant constituant le corps de Christ (1Cor 11.17-22 ; Jude 1.12 ; 2Pierre 2.13).

  1. dans la fraction du pain

Dans un autre passage évoquant le pain et le vin, Paul insiste encore sur cette notion de l'Église, corps de Christ :"La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain." (1Co 10.16)

  • Communion

« Ils persévéraient dans l’enseignement des Apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2.42).

« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils,Jésus-Christ notre Seigneur » (1Cor 1.9).

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communionau sang de Christ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? » (1Cor 10.16)

« Voyez les Israélites selon la chair: ceux qui mangent les victimes nesont-ils pas en communion avec l’autel ? » (1Cor 10.18)

« Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu;or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons » (1Cor 10.20).

« Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et lacommunion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3.10)

« ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi,afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1Jean 1.3)

« Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité » (1Jean 1.6).

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans lalumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1Jean 1.7)

  • Sainte Cène

Le mot "cène" vient du latin "cena" qui signifie "repas du soir". Ce mot "cena" se retrouve d'ailleurs en espagnol et en italien, et, dans ces deux langues, signifie couramment "souper". Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire Larousse :

  • "Les seuls textes des évangiles qui nous parlent de ce que les théologiens ont appelé "la sainte cène", font tous effectivement référence à un repas :
  • « repas du Seigneur » (1Cor 11.20)

.Ce dernier passage nous apprend que l’agape était alors destinée à commémorer le dernier repas de Jésus avec ses disciples et que le pain et le vin, symboles du sacrifice du Maître, y étaient distribués aux fidèles. En d’autres termes, il s’agissait de reproduire l’événement de la Chambre Haute tout entier et l’on ne songeait pas encore que la Sainte Cène pût être distincte de l’agape.

. On n’y doit pas venir, comme à une table quelconque, parce qu’on a faim ou soif, (1Cor 11.22,34), mais pour « annoncer la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1Cor 11.26)

. Il est certain que cette union de l’agape et de la Sainte Cène datait de la première heure, mais alors ce repas avait lieu tous les jours.

  • Table du Seigneur

« Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vousne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons » (1Co 10.21).

  1. et dans les prières

Les effets de la vie communautaire

  • La crainte s’emparait de chacun,
  • il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.
  • Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu

Il leur communiqua le don de parler toutes sortes de langues, pour leur montrer qu’ils devaient annoncer l’Évangile à tous les peuples du monde, et pour les mettre en état de le faire. Et cette merveille arriva, dans un jour solennel, et en présence d’une grande multitude de personnes qui étaient venues à Jérusalem de divers pays étrangers, afin que le bruit de cet événement miraculeux se répandit de tous côtés, et que cela servît à faire recevoir la prédication des apôtres.

  • ils avaient tout en commun

Ils avaient tout en commun. La plupart, si ce n’est tous, étaient des voyageurs, et n’étaient pas citoyens de Jérusalem. Il était nécessaire qu’ils restent ensemble pendant leur séjour, et ils créent donc un fonds commun. Cette "communauté" ne se trouve que dans l’Eglise de Jérusalem, et le Nouveau Testament n’en parle nulle part ailleurs.

  • Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens,
  • ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.
  • ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple,
  • ils rompaient le pain dans les maisons,
  • prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur
  • louant Dieu,
  • trouvant grâce auprès de tout le peuple.
  • Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés »

Les attentes divines pour chacun de nous :

Le développement intégral

Les ennemis de a vie communautaire

  • Egoïsme
  • Individualisme
  • Médisance
  • Calomnies
  • Division
  • Soupçons
  • Préjugés
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COMMENT RETROUVER ET RECONNAÎTRE L'ÉGLISE QUI APPARTIENT À JÉSUS ? (Partie 1/2)

21 Décembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

COMMENT RETROUVER ET RECONNAÎTRE L'ÉGLISE QUI APPARTIENT À JÉSUS ? (Partie 1/2)

COMMENT RETROUVER ET RECONNAÎTRE L'ÉGLISE QUI APPARTIENT À JÉSUS ?
(Partie 1/2)

Michel Field

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Jésus a bâti son église au premier siècle et a ajouté tous les sauvés à cette seule église-là. Comment était cette église-là dans son autorité, son culte, son organisation, son travail, son nom et sa doctrine de salut ? Comment le " christianisme " moderne se compare-t-il à l'église ? Comment les confessions catholiques et protestantes ont-elles eu leur origine dans l'histoire ? L'église de Jésus existe-t-elle encore aujourd'hui ? Si oui, comment peut-on la trouver et la reconnaître ?

Introduction

Tout étudiant sérieux de la Bible sera d'accord que Jésus n'a bâti qu'une seule église, et qu'à cette époque tous les sauvés faisaient partie de celle-ci (Matthieu 16.18, Actes 2.47). Mais aujourd'hui, il y a des centaines de confessions chrétiennes différentes, qui se distinguent les unes des autres par leur nom, leur autorité, leur culte, leur organisation, leur plan de salut, le pardon des péchés, etc. Or, toutes prétendent être chrétiennes, suivre Jésus et plaire à Dieu.

L'objectif de cette étude est de déterminer ce que Jésus veut que nous pratiquions en ce qui concerne l'appartenance à une église. Comment était l'église de Jésus au premier siècle ? L'église qu'a bâtie Jésus existe-t-elle encore aujourd'hui ? Si oui, comment la retrouver et la reconnaître ? Que pense Dieu des différentes confessions catholiques et protestantes modernes ?

Veuillez maintenant sortir votre Bible et chercher les >>>ECRITURES EN MAJUSCULES<<<. Puis étudiez chaque question marquée avec des **. Vous trouverez les bonnes réponses aux questions à la fin de l'étude (Partie 2/2). Merci.

Quelle importance l'église de Jésus a-t-elle ?

Pourquoi étudier l'église de Jésus ? Certains croient que l'église n'a rien à voir avec le salut, et qu'on peut être sauvé en dehors de l'église. Quelle importance l'église a-t-elle pour Jésus le Seigneur ?

>>>Lire ACTES 20.28<<<
*1* Comment Jésus a-t-il rendu l'église "la sienne" ? (a) Il l'a acheté par son sang, (b) Il est venu établir un royaume terrestre mais n'a pas réussi et a fait l'église à la place, (c) Quelqu'un lui l'a donnée.
*2* Peut-on être sauvé sans le sang de Jésus ? (a) Oui, (b) Non.
*3* Peut-on donc être sauvé en dehors de l'église de Jésus ? (a) Oui, (b) Non.

Jésus a versé son sang pour nous sauver du péché (Ephésiens 1.7, Apocalypse 1.5, Romains 5.6-9). Mais les gens qui ont été sauvés et rachetés par ce sang-là sont les mêmes personnes qui sont dans l'église !

>>>Lire EPHESIENS 5.23,25<<<
*4* Pour qui Christ, le Sauveur, est-il venu ? (a) Uniquement la nation d'Israël, (b) Le corps (l'église), (c) Tout le monde sera sauvé.
*5* Pour qui s'est-il donné ? (a) Pour l'église, (b) Uniquement pour les bourgeois, (c) Peu importe.
Le salut ne peut être obtenu que par Jésus (Actes 4.12, Jean 14.6, Hébreux 5.9, 7.25). Mais le "corps" de gens que Jésus a sauvé forment l'église. Si l'église n'a rien à voir avec notre salut, pourquoi le Seigneur est-il mort pour elle ?

Le Seigneur ajoute à l'église ceux qui sont sauvés -Actes 2.47. Christ est le Sauveur, mais tous ceux dont il a pardonné les péchés se trouvent dans l'église. Ceux en dehors de l'église sont encore dans leurs péchés. Voilà pourquoi il nous est d'une importance vitale d'apprendre plus au sujet de l'église de Jésus. (Voir également Ephésiens 3.10,11, Colossiens 1.12-14, Hébreux 10.25, etc.)

Le mot "église" a plusieurs significations.

Dans la Bible, "l'église" se réfère toujours à un groupe de personnes, jamais à un bâtiment physique. Le mot a deux usages principaux :
1. L'église universelle - le corps de tous les sauvés partout dans le monde (Matthieu 16.18, Ephésiens 5.22-25, Actes 2.47).
2. L'église locale - une assemblée de gens sauvés dans une région particulière qui se réunissent, travaillent, et rendent un culte ensemble (Jérusalem, Corinthe, etc. - Actes 8.1, 13.1, 1 Corinthiens 1.2, Galates 1.2, Apocalypse 1.4).

Nous allons étudier plusieurs exemples de ce mot au cours de cette étude.
D'abord, étudions les caractéristiques de l'église du Nouveau Testament, puis nous étudierons l'origine des confessions modernes.
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Première Partie : Comment l'église de Jésus devrait-elle être ?
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Si la police cherchait une personne portée disparue, comment reconnaîtrait-elle la bonne personne ? Il leur faudrait une description ou une liste des caractéristiques distinctives - âge, nom, taille, poids, etc.
Supposons maintenant que nous voulons trouver l'église qui appartient à Jésus. Comment la reconnaître ?
>>>Lire MATTHIEU 7.15-21<<<
*6* A quoi reconnaît-on un faux enseignant ? (a) Son apparence externe, (b) Ses mauvaises manières, (c) Ses fruits.
*7* Quels sont les "fruits" des disciples de Dieu ? (a) Ils font la volonté du Père, (b) Ils ne font qu'appeler Jésus "Seigneur", (c) Ils ne font que croire.
L'on reconnaît la vraie église parce qu'elle enseigne et pratique la volonté de Dieu. En apprenant la volonté de Jésus pour son église, nous pourrons connaître les marques distinctives de son église [voir 1 Jean 2.3-6.]

Considérez ces caractéristiques :

A. Le standard doctrinal de l'église

Quelle loi ou quelles règles l'église devrait-elle suivre pour déterminer ce qu'elle devrait croire, enseigner, et pratiquer ?

>>>Lire EPHESIENS 1.22,23<<<
*8* Qui est le chef de toutes choses à l'église ? (a) Jean-Baptiste, (b) Pierre, (c) Jésus.
*9* A quelle responsable l'église devrait-elle se soumettre ? (a) Mohamed, (b) Jésus, (c) un conseil d'hommes.

>>>Lire COLOSSIENS 3.17<<<
*10* Quelles choses doivent être faites au nom de Jésus (par son autorité) ? (a) Tout ce que nous faisons, (b) Seulement les choses que nous voulons faire, (c) Tout ce que dit un prédicateur.
Puisque Jésus a bâti et a racheté l'église, elle doit suivre ses instructions. Sa volonté est révélée dans le Nouveau Testament (1 Corinthiens 14.37, 2 Timothée 3.16,17, Ephesiens 3.3-5).

(Voir également Ephésiens 5.23, Colossiens 1.18, 2.19, Jean 12.48, Actes 3.22,23, Matthieu 28.18-20, Luc 6.46, Hébreux 5.9.)

L'église a-t-elle le droit de suivre des lois faites par des hommes ?

>>>Lire 2 JEAN 9<<<
*11* Quelle sera notre condition si nous ne suivons pas les enseignements de Jésus ? (a) Dieu va fermer les yeux là-dessus, (b) Nous aurons une deuxième chance après la mort, (c) Nous n'aurons ni le Père ni le Fils.
>>>Lire MATTHIEU 15.9<<<
*12* Que Dieu pense-t-il d'un culte basé sur les enseignements des hommes ? (a) Il est vain, (b) Il l'encourage, (c) C'est sans importance.

>>>Lire GALATES 1.8,9<<<
*13* Que se passe-t-il si nous prêchons un évangile différent de celui du Nouveau Testament ? (a) Rien, (b) Nous serons maudits, (c) Personne ne sait.
*14* Une église serait-elle en train d'honorer Jésus comme Seigneur si elle suit des doctrines ou des pratiques qui ne se trouvent pas dans la Bible ? (a) Oui, (b) Non.

Si l'église de Jésus existe aujourd'hui, elle devrait écouter tous ses enseignements et éviter des pratiques qui ne s'y trouvent pas.

(Voir Apocalypse 22.18,19, Proverbes 14.12, 3.5,6, Jérémie 10.23.)

B. L'origine ou le commencement de l'église.

>>>Lire MATTHIEU 16.15-18<<<
*15* Qu'est-ce que Jésus a promis de bâtir ? (a) Un club social, (b) Un club d'amusement et de récréation, (c) Son église, (d) Toutes ces réponses.
*16* L'église existait-elle déjà quand Jésus a dit cela ? (a) Oui, (b) Non.
*17* A qui l'église allait-elle appartenir ? (a) à Pierre, (b) à Jésus, (c) à Jean-Baptiste.
*18* Combien d'églises Jésus a-t-il promis de bâtir ? (a) Une, (b) Dix, (c) Des centaines.
Ce passage et tous ceux qui précèdent Actes 2 parlent de l'église qui viendra dans le futur. (Voir Esaïe 2.2,3, Daniel 2.44, Marc 1.15, 9.1, Actes 1.4-8).

Or, les passages qui viennent après Actes 2 parlent tous de l'église comme étant en existence (voir Actes 2.47, 5.11, 8.1-3, 11.22, 26, Colossiens 1.13, etc.)

Donc, l'église qui appartient à Jésus a commencé à Jérusalem le jour de la Pentecôte, après l'ascension de Jésus (Actes 2.38, 41, 47).

*19* Supposons que des hommes commencent une église dans un autre endroit et à un autre moment que Jérusalem le jour de la Pentecôte. Cette église serait-elle celle de Jésus ? (a) Oui, (b) Non.

Nous recherchons l'église que Jésus a commencée le jour de la Pentecôte à Jérusalem.

C. Les noms ou appellations de l'église.

Les noms ont beaucoup d'importance pour Dieu. Parfois il donnait un nom à des gens avant leur naissance, ou changeait leur nom plus tard (Genèse 17.5,15,19, 32.27,28, Luc 1.13, Matthieu 1.21, Esaïe 62.2, etc). Quels termes ou phrases le Seigneur voudrait-il que nous utilisions pour parler de l'église et de ses membres ?

Termes utilisés pour l'église :

L'église du Christ ou de Dieu (Matthieu 16.18, Romains 16.16, 1 Corinthiens 1.2, etc.) La maison ou la famille de Dieu (1 Timothée 3.15, Ephésiens 2.16,19, Galates 6.10) Le royaume du Christ (Colossiens 1.13, Matthieu 16.18,19, Apocalypse 1.9, Hébreux 12.28) Le corps du Christ (Ephésiens 1.22, 23, 4.4-6, Colossiens 1.18)

Notez que tous ces termes rendent honneur à Dieu le Père ou au Fils, et montrent notre relation avec eux.

Termes utilisés pour des individus dans l'église :

Disciples (Actes 11.26, 20.7, 8.3, 9.1) Des enfants de Dieu (2 Corinthiens 6.16-18, 1 Jean 3.2) Des chrétiens (Actes 11.26, 26.28, 1 Pierre 4.16)

>>>Lire 1 CORINTHIENS 1.10-13<<<
*20* Quel péché a eu lieu à Corinthe ? (a) Des groupes ont été appelés après des hommes, (b) Des hommes ont été exaltés au lieu de Jésus, (c) La division, (d) Toutes ces réponses.

De la même manière, appeler l'église après une doctrine particulière viole les principes de ce passage, encourage la division, et n'exalte pas Dieu.

Un des fruits de l'église de Jésus était qu'elle portait des noms qui rendaient gloire à Dieu et au Christ. Elle ne portait jamais de noms qui honoraient des hommes, qui ont été inventés par des hommes, ou qui exaltaient une doctrine biblique quelconque.

D. Les étapes pour entrer dans l'église.

Certaines églises enseignent qu'il y a des choses qu'une personne doit faire pour être sauvée, et qu'après cela il y a d'autres choses qu'elle doit faire pour devenir membre de l'église. Mais l'église est le corps de tous les sauvés (Ephésiens 5.23,25, Actes 20.28, Colossiens 1.13). Il s'en suit que lorsqu'on reçoit le pardon de ses péchés, on devient automatiquement membre de l'église au même moment et par ces mêmes démarches.

Vous ne pourrez pas vous faire élire comme membre de l'église du Seigneur, vous ne pourrez pas y acheter votre place, et vous ne pourrez pas vous y inscrire. Vous devez simplement obéir à l'évangile et laisser Dieu vous ajouter à l'église (Actes 2.47).

Pour être pardonné des péchés, l'on doit faire les choses suivantes :
Entendre l'évangile (Jean 6.44,45, Romains 10.17)
Le croire (Romains 1.16, Hébreux 11.6, Jean 8.24)
Se repentir (Actes 17.30, 2 Corinthiens 7.10, 2 Pierre 3.9)
Confesser le Christ (Romains 10.9,10, Actes 8.37)
Être baptisé (immergé) pour recevoir le pardon (Actes 2.38, 22.16, Marc 16.16, Romains 6.3-4, 1 Pierre 3.21)

Au moment du baptême, nos péchés sont pardonnés et le Seigneur nous rajoute à l'église (Actes 2.38,47 ; 1 Corinthiens 12.13).

*21* Supposons qu'une église enseigne un autre moyen pour les gens d'être sauvés. Serait-elle en train de rendre gloire à Jésus comme Seigneur ? (a) Oui, (b) Non.
*22* En fait, les personnes dans cette église auraient-elles reçu le pardon de leurs péchés ? (a) Oui, (b) Non.

Nous recherchons l'église qui enseigne exactement ce qu'enseigne l'évangile au sujet du salut.

E. Le culte rendu dans les assemblées

Le Seigneur a enseigné à son église cinq choses à faire lorsqu'elle se réunit.

1. Enseigner

>>>Lire ACTES 2.42<<<
*23* Dans quelles activités les disciples persévéraient-ils ? (a) La doctrine des apôtres, (b) La prières, (c) La fraction du pain, (d) Toutes ces réponses.

Nous devrions enseigner uniquement la parole de Dieu, pas celle des hommes (voir Actes 20.7, 11.26, Hébreux 10.24 et suivant).

2. Prier (voir Actes 2.42 ci-dessus)

Lors de l'étude biblique, Dieu nous parle. Lors de la prière, nous parlons à Dieu (voir 1 Corinthiens 14.15, Philippiens 4.6, Actes 4.23-31, 1 Timothée 2.5).

3. Donner
>>>Lire 1 CORINTHIENS 16.1-2<<<
*24* Comment l'église a-t-elle obtenu des revenus financiers ? (a) Des lotos, des jeux de hasard, (b) Des kermesses, (c) Des collectes, (d) Toutes ces réponses.
*25* A quel moment les collectes étaient-elles ramassées ? (a) Le septième jour de la semaine, (b) Le premier jour de la semaine, (c) Aussi souvent que possible.
*26* Comment les membres se décidaient-ils du montant à donner ? (a) Selon leurs moyens, (b) Le prédicateur décidait a leur place, (c) Ils donnaient la dîme.

L'église faisait la collecte parmi ses membres le premier jour de la semaine. Chaque membre donnait généreusement selon ses moyens. L'église n'a jamais utilisé la dîme (exigeant 10%) ni des méthodes humaines de collecte de fonds comme des loteries, des ventes, des kermesses, etc. (Voir 2 Corinthiens 8.1-5, 9.6,7.)

4. Prendre le repas du Seigneur (la communion ou la fraction du pain)

>>>Lire 1 CORINTHIENS 11.23-26<<<
*27* Qu'est-ce que le pain et la coupe nous rappellent ? (a) Le corps et le sang de Jésus, (b) La création, (c) Le don des 10 commandements.
*28* Serait-il approprié d'avoir du pâté sur la table du Seigneur ? (a) Oui, (b) Non.
Nous devrions manger le pain et boire le fruit de la vigne en mémoire du corps et du sang de Jésus (voir Matthieu 26.17-30, Actes 2.42).

>>>Lire ACTES 20.7<<<
*29* A quel moment les disciples rompaient-ils le pain ? (a) à Pâques et à Noël, (b) Le dernier jour de la semaine, (c) Le premier jour de la semaine.
*30* Avec quelle fréquence ce jour a-t-il lieu ? (a) Une fois par an, (b) Une fois par mois, (c) Une fois par semaine.

Lorsque Dieu a précisé des fêtes mémorielles, il a toujours indiqué aux gens le moment où il fallait les célébrer. S'il a dit de les célébrer un jour précis d'un mois précis dans l'année, ce serait une fête annuelle (Exode 12.6, 14.24 et suivant, Lévitique 23.24,27). S'il a dit de les célébrer un jour particulier dans le mois, ce serait une observance mensuelle (Ezekiel 46.1,6,7). S'il a dit de les célébrer un jour précis dans la semaine, l'événement serait observé chaque semaine (comme le Sabbat - Exode 20.8-11).

De la même manière, puisque Dieu a révélé que les disciples prenaient le repas du Seigneur le premier jour de la semaine, nous devrions le prendre à chaque fois que ce jour-là a lieu. Notez que c'est le même jour où nous faisons la collecte. Certaines églises prennent la communion annuellement ou mensuellement. Font-elles la collecte annuellement ou mensuellement aussi ?

5. Chanter

>>>Lire EPHESIENS 5.19<<<
*31* Quel acte d'adoration est commandé dans ce passage ? (a) La prière, (b) Le chant, (c) Aucun.
*32* Dieu sera-t-il content si nous chantons sans sincérité de cœur ? (a) Oui, (b) Non.
*33* Quel est l'objectif du chant ? (a) Louer Dieu et enseigner les autres, (b) Montrer notre talent musical, (b) Faire un spectacle pour attirer des foules.
Chaque passage dans le Nouveau Testament qui fait mention de musique dans le culte précise le chant (Colossiens 3.16, 1 Corinthiens 14.15, Romains 15.9, Hébreux 2.12, Jacques 5.13). Il y a deux sortes de musique - le chant (vocale) et le pratique des instruments.
*34* Puisque Jésus dit expressément de "chanter", est-ce que nous sommes en train d'honorer Jésus si nous ajoutons une autre sorte de musique (des instruments) ? (a) Oui, (b) Non.
Utiliser des instruments de musique dans le culte signifie suivre l'autorité humaine. Ce serait manquer de rendre honneur à Jésus tout comme si nous mettions du pâté sur la table du Seigneur.

>>>Lire HEBREUX 10.25<<<
*35* Quelle erreur les chrétiens devraient-ils éviter ? (a) De délaisser l'assemblée, (b) De donner trop d'argent, (c) D'assister trop souvent au culte.
*36* Une

église serait-elle en train de suivre Jésus comme Seigneur si elle rendait un culte dans d'autres manières qui ne se trouvent pas dans l'évangile ? (a) Oui, (b) Non.
Note : Chaque chrétien devrait étudier la Bible, prier, et chanter régulièrement en privé, mais dans cette leçon il s'agit de notre louange à Dieu lors des réunions de l'assemblée.

Nous recherchons l'église qui loue Dieu de la même manière que le Nouveau Testament l'enseigne. Lorsque nous la trouvons, nous devrions faire l'effort d'assister à chaque réunion de l'assemblée.

Diffusion de l’Évangile
Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

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QU'EST-CE QU'UN LIEN D'ÂME ?

7 Décembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

QU'EST-CE QU'UN LIEN D'ÂME ?

QU'EST-CE QU'UN LIEN D'ÂME ?

Michel Field

Un lien d'âme est une attache émotionnelle ou un rapport particulier qui nous unit à une autre personne. Il est possible de devenir littéralement lié ou enchaîné à quelqu'un par l'âme. Je rappelle que l'âme est constituée de l'intelligence, de la volonté et des émotions et qu'elle inclut ce qu'on pense, ce qu'on désire et ce qu'on ressent.

Vous arrive-t-il d'être tourmenté par des pensées récurrentes à propos d'une personne ? Vous vous faites un souci excessif à son sujet, vous prenez des renseignements sur elle, vous vous remémorez sans cesse les moments passés avec elle. Vous êtes victime d'un lien d'âme. Vous pleurez une relation brisée avec quelqu'un dont vous avez été proche ? C'est un lien d'âme. Il ou elle vous manque et vous soupirez après sa présence ? C'est encore un lien d'âme.

Tous les liens d'âme ne sont pas mauvais. On peut en avoir de positifs avec son conjoint, ses parents, ses frères et sœurs, ses amis, ses collègues, les membres de son équipe, ses colocataires, son groupe de maison etc ... Dieu veut que nous ayons des relations saines, constructives qui nous procurent sagesse et direction divine.

« Dès que David eut fini de parler à Saül, [l'âme de] Jonathan s'attacha à [l'âme de] David, et Jonathan l'aima comme lui-même. » (1 Samuel 18 : 1, Traduction de la Bible Amplifiée)

Les liens d'âme se tissent à partir d'amitiés intimes, de vœux, d'engagements, de promesses et par l'intimité physique. Dieu place de bonnes relations dans nos vies pour nous permettre de nouer des liens d'âme sains. Au contraire, la stratégie de Satan consiste à proposer des contrefaçons pour nous faire tomber dans le piège de liens d'âme malsains. Qu'est-ce qu'une contrefaçon ? Par définition c'est la reproduction d'une chose de valeur ou d'importance dans le but de tromper ou d'escroquer. C'est exactement la manière dont notre ennemi Satan agit... par la tromperie.

Les liens d'âme malsains

Il existe différentes manières de créer des liens d'âme malsains parmi lesquelles on trouve :

— les relations abusives (au niveau physique, sexuel, émotionnel ou verbal)

— les relations adultères

— les relations sexuelles hors mariage

— l'attachement obsessionnel à une personne (il consiste à lui donner plus d'autorité dans sa propre vie qu'à Dieu lui-même)

— les relations de contrôle

— etc....

Par contre, lorsque des liens d'âme sont négatifs et malsains, c'est la puissance de Satan qui apparaît. Matthieu 18 : 19 dit : « (en vérité) je vous dis encore que si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. » Il existe des sentiments évidents d'amour, de paix et de satisfaction dans les relations dont le lien d'âme est sain.

À l'opposé, lorsque des liens d'âme sont mauvais et malsains, la puissance de Satan est magnifiée. Je pense qu'il existe des indicateurs clairs des liens d'âme malsains qui devraient être repérés et aussitôt pris en considération.

Quatre indicateurs du caractère toxique d'un lien d'âme : la confusion — la souffrance — le tourment — la désobéissance à Dieu

1. « Je ne sais plus où j'en suis. »

Lorsque vous vous trouvez en dehors de la volonté de Dieu dans une relation particulière, vous vous sentez troublé. Vos sentiments vous dictent une chose et votre esprit vous en dicte une autre. Vous voulez croire vos sentiments parce qu'ils ont l'air tellement réels et qu'ils crient le plus fort, mais quelque chose dans le fond de votre être vous tient un discours différent. Cela provoque de la confusion intérieure.

Qu'est-ce que la confusion ? C'est un manque d'ordre, de clarté dans l'esprit. La confusion intervient quand on mélange les ténèbres et la lumière.

« Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14 : 33)

Si vous n'êtes pas en paix dans la relation ou le lien d'âme en question, c'est que quelque chose ne va pas. Le Saint-Esprit est en train de tout faire pour attirer votre attention. En fait quand nous sommes en dehors de la volonté de Dieu, nous perdons sa paix. Ce malaise viscéral qui nous prend aux tripes pourrait bien être la voix du Saint-Esprit nous enjoignant de mettre fin à la dite relation sur le champ.

D'après Galates 1 : 7 : « Il y a des gens qui vous troublent et veulent pervertir l'Évangile du Christ. »

Vous devez prendre ces avertissements en considération. Il faut prendre ces avertissements au sérieux. Ils ne sont pas là pour être balayés d'un revers de main ou traités à la légère. Nous devons honorer la direction du Saint-Esprit dans nos vies. Si vous êtes vraiment dans la volonté de Dieu vous ne devriez ressentir aucun trouble. Et sérieusement pourquoi voudriez-vous être ailleurs que dans sa volonté ?

Lorsque nous nous trouvons dans la confusion à cause d'une relation, nous courons le risque de prendre des décisions stupides que nous regretterons ensuite. Nous devons résolument prendre des mesures pour nourrir notre esprit de la vérité de la parole de Dieu car la vérité l'emporte toujours sur le mensonge.

En vous mettant à rechercher Dieu pour y voir plus clair et recevoir ses directives, commencez par simplement lever les mains vers le ciel et par l'adorer. Pourquoi ? Parce que la louange et l'adoration invitent la présence même de Dieu dans votre maison, votre voiture, votre bureau, votre chambre, où que vous soyez. La confusion ne peut pas coexister avec la présence même de Dieu. Le Psaume 22 : 3 dit que Dieu habite parmi les louanges de son peuple.

2. «Je souffre tellement. »

Tant que nous continuerons à pécher volontairement contre Dieu, nous souffrirons. Comme le dit Joyce Meyer : « Il n'y a rien de plus misérable qu'un pécheur né de nouveau. » Lorsque nous persistons consciemment à faire quelque chose que Dieu n'approuve pas, nous connaîtrons un genre de souffrance qui ne s'en va pas.

Comment définir la souffrance ? C'est un état ou un sentiment de grande détresse ou d'inconfort moral ou physique. Il entraîne un mal-être intérieur, un état d'anxiété, de douleur ou de peines extrêmes. Vous avez beau vous sentir complètement dégoûté par ce que vous faites, vous vous sentez incapable de changer la situation. Ce sont là des indications que Satan est à l'œuvre dans votre vie pour la détruire.

Vous pouvez vous repentir dès maintenant et demander à Dieu de vous pardonner pour tout lien d'âme nuisible contracté dans votre vie et responsable de la souffrance de votre âme. David s'est écrié dans le Psaume 38 : 9 : «Je suis sans force, tout à fait brisé ; je gémis à cause du trouble de mon cœur. » Est-ce que cela décrit ce que vous ressentez lorsque vous êtes seul ? Alors, il y a de l'espoir.

Psaume 23 : 3 dit : «Il restaure mon âme. » Ces quatre petits mots vont redéfinir votre vie : Dieu va restaurer votre esprit, votre volonté et vos émotions. Apprenez ce verset par cœur et proclamez-le à haute voix chaque fois que la souffrance s'empare de votre âme. Dites-le maintenant : « Merci Seigneur de restaurer mon âme. »

Souvenez-vous que « la mauvaise compagnie corrompt les bonnes mœurs ». Cela se vérifie lorsqu'on cherche à justifier les mauvais liens d'âme. Si le seul moment où vous vous sentez à l'aise avec ladite relation est lorsque vous êtes avec la personne concernée, alors c'est vrai, la mauvaise compagnie corrompt les bonnes mœurs. Ne justifiez pas ce que votre conscience condamne. Obéissez au Saint-Esprit sans aucun regret.

3. « J'ai l'esprit tourmenté. »

Un esprit tourmenté n'est pas l'esprit de Christ. La caractéristique de l'esprit de Christ est d'être en paix en toutes circonstances. Mais, une fois que Satan aura envahi notre âme par le biais de ces liens d'âme négatifs, notre esprit ne trouvera aucun repos car c'est là que se déroule la bataille. Un point c'est tout.

Vous sentez-vous épuisé, vide, mal à l'aise, triste, déprimé, seul ou désespéré ? Cela signifie que vous avez laissé au diable trop d'accès à votre esprit.

Peut-être ressassez-vous sans cesse des images du passé et vous repassez-vous en boucle les anciennes conversations comme un enregistrement abîmé ? Ou les pensées que vous ruminez engendrent en vous de la crainte et un sentiment de honte ? Tout ce qui se passe dans votre esprit affecte votre état émotionnel.

Vos sentiments sont les indicateurs de ce à quoi vous pensez. Si vous vous sentez déprimé, c'est que vous avez des pensées déprimantes. Si vous éprouvez de la honte, c'est que vous avez des pensées remplies de honte.

2 Corinthiens 10 : 5 dit que nous devons renouveler notre intelligence en amenant « toute pensée captive à l'obéissance au Christ ».

Je suis le premier à admettre que ce n'est pas facile mais c'est nécessaire et vous pouvez y arriver. En tant que chrétien, vous pouvez amener vos pensées sous le contrôle de votre esprit renouvelé. De quelle manière ? En proclamant la Parole de Dieu de votre bouche à chaque fois qu'une pensée négative vous vient à l'esprit.

Vous pensez peut-être que je plaisante — ce n'est pas le cas. Il est impossible de vaincre ses pensées par d'autres pensées. Mais il est possible de vaincre ses pensées par des paroles. Lorsque j'ai compris cette clef puissante, cela m'a fait faire des pas de géant sur le chemin de la victoire.

Par exemple, imaginez que je vous aie demandé de réciter l'alphabet mentalement. Quand vous arrivez environ à la moitié de l'alphabet, je vous interromps et je vous demande de m'expliquer l'itinéraire pour aller chez vous. Votre esprit va devoir arrêter de penser à l'alphabet pour être en mesure d'entendre ce que votre bouche me dit pour m'indiquer le chemin.

Les choses fonctionnent de la même manière pour vaincre un esprit tourmenté : il faut proclamer la Parole de Dieu de sa bouche. Chaque fois que ces pensées déprimantes vous viennent à l'esprit, proclamez un verset de la Bible à voix haute. Y penser ne suffit pas, confessez-le de votre bouche. Ce peut être aussi simple que de répéter : « Merci Seigneur de restaurer mon âme »... encore et encore.

Mon verset préféré est : « Je ne me souviens pas des premiers événements, et je ne considère plus ce qui est ancien. Voici que tu fais une chose nouvelle, elle est maintenant en germe. » (version personnalisée d'Ésaïe 43 : 18-19 !).

Soyez persévérant. Il n'y a rien que Satan ne déteste plus que de nous entendre proclamer la Parole de Dieu et le nom de Jésus à voix haute !

4. «Je n'avais pas l'intention de désobéir à Dieu. »

Il est possible de ne pas choisir volontairement ou consciemment de désobéir à Dieu. Cependant, lorsque nous ne faisons pas ce qu'il nous dit de faire, nous désobéissons. Selon Deutéronome 28, l'obéissance ouvre la porte aux bénédictions de Dieu dans notre vie et la désobéissance ouvre la porte à la malédiction.

Si vous sentez que vous luttez avec la situation depuis bien trop longtemps et que rien ne semble vous aider à la dépasser, souvenez-vous que Dieu ne vous donnera pas une instruction de plus avant que vous n'ayez obéi à la précédente.

Si vous n'obéissez pas pleinement à ce que Dieu vous dit de faire maintenant, vous n'irez jamais plus loin que vos circonstances actuelles. Je ne sais pas ce que cela signifie pour vous, mais je sais ce que cela a signifié pour moi il y a des années. J'étais déterminée à changer mes circonstances quel qu'en soit le prix.

Quelles sont les raisons qui nous poussent à désobéir à Dieu ?

— Nous doutons de notre capacité à entendre la voix de Dieu.

— C'est difficile.

— Cela fait trop mal.

— C'est désagréable.

— Cela ne va pas dans le sens que notre chair désire.

— Nous disons que nous attendons que Dieu nous change.

— Nous attendons que Dieu change quelqu'un d'autre.

À mon avis, nous essayons de trouver une réponse qui ne soit pas désagréable. Nous attendons quelque chose de plus facile à faire mais nous nous sentons toujours mal intérieurement.

Qu'est-ce que Dieu vous dit de faire ? Soyez honnête avec vous-même dès maintenant. À votre avis, si Dieu se tenait devant vous là, tout de suite, qu'est-ce qu'il vous dirait de faire dans votre situation actuelle ?

Qu'est-ce que Dieu vous a demandé de faire dans le passé mais que vous n'avez pas fait, parce que cela vous paraissait trop difficile ? Et vous revoilà, un an plus tard en proie aux mêmes luttes.

Souvenez-vous : l'obéissance partielle reste de la désobéissance et la désobéissance nous place sous une malédiction. Vous vous sentirez misérable. Faites ce que Dieu vous demande en sachant à l'avance que c'est toujours pour votre bien. Dieu ne vous veut pas de mal. Il essaie de vous aider. Il voit ce que vous ne voyez pas.

« Plus nous avançons sur le chemin de l'obéissance, plus nous sommes libérés de l'esclavage dans notre vie. Le fait de savoir qu'on a obéi à Dieu amène une saine confiance en soi. »Stormie Omartian

Notre obéissance est le reflet de notre amour pour Dieu. Jean 14 : 15 dit : « Si vous m'aimez, vous obéirez à mes commandements » (VERSION PAROLE DE VIE). Vous n'allez jamais regretter d'avoir obéi à Dieu. Jamais.

Quand les liens d'âme

tournent mal

Les statistiques montrent qu'environ une femme sur trois est battue, contrainte à l'acte sexuel ou abusée d'une autre manière à un moment de sa vie. D'autres statistiques indiquent que la violence conjugale reste la plus grande menace à l'intégrité physique des femmes, davantage que le cancer, les crises cardiaques, les infarctus, les agressions dans la rue, les accidents de voiture et les viols, tous ensemble ! Hélas, un site internet affirme même que l'endroit le plus dangereux pour une femme est son propre foyer.

Les liens d'âme abusifs

Êtes-vous victime d'une relation abusive ? Êtes-vous dans le déni que vous êtes effectivement victime d'une relation abusive ?

Les personnes abusives ont une capacité assez unique à tordre notre perception de la réalité et même de ce qui est bien et mal. Nous commençons à douter de notre propre ressenti au point que nous devenons incapables de prendre de bonnes décisions.

« Ne fréquente pas quelqu'un de coléreux, ne va pas avec un homme furieux, de peur que tu ne t'habitues à ses sentiers, et que tu n'y trouves un piège pour ta vie. »

(Proverbes 22 : 24-25)

Il est possible d'être pris au piège de ce type de relation au point de ne plus voir d'issue. C'était mon cas. J'avais beau haïr ce que cette fille faisait et la haïr elle pour cela, parfois, je n'arrivais pas à l'imaginer avec un autre garçon que moi. Je ne me voyais pas la quitter pour de bon, pas après tout ce que nous avions vécu ensemble. Voilà où se trouve le piège. Le texte des Proverbes le dit bien : « Ne fréquente pas quelqu'un de coléreux, ne va pas avec un homme furieux, de peur que tu ne t'habitues à ses sentiers, et que tu n'y trouves un piège pour ta vie. » La version Parole de Vie dit : « Ne deviens pas l'ami d'un homme coléreux Ne va pas arec quelqu'un qui se met en colère facilement. Sinon tu l'imiteras et tu seras pris au piège. »

Voici quelques signes clairs indiquant si vous êtes victime d'une relation de type abusif. La personne avec qui vous êtes :

— se montre très possessive à votre égard,

— fait preuve d'une jalousie maladive,

— est violente avec vous,

— a des accès de rage et des colères incontrôlables,

— vous isole de vos amis et de votre famille,

— exerce un contrôle sur vous et vos allées et venues,

— a déjà un passé de relations abusives ou malsaines,

— vous rend responsable de son manque de contrôle d'elle même,

— vous fait peur ou vous intimide,

— vous pousse à avoir peur d'arrêter la relation même si vous savez que c'est la bonne chose à

faire,

— vous force à réaliser des actes sexuels.

La plupart des partenaires abusifs vont constamment surveiller votre emploi du temps, vous accuser d'être infidèle sans raison, vous accuser de flirter, vous critiquer ou vous rabaisser. Ces réactions sont toutes des signes majeurs de leur manque d'assurance intérieure. Souvent, nos amis et notre famille remarquent ces comportements anormaux et nous mettent en garde. C'est la raison pour laquelle la personne en position de force tend à vous décourager d'avoir des relations avec vos amis et votre famille par crainte que vous écoutiez leurs conseils salutaires.

Nous avons besoin d'écouter ce que Dieu a à nous dire. Il nous donnera toujours la sagesse et la direction nécessaires. Nous avons de la valeur à ses yeux. Notre corps a de la valeur. Nos opinions aussi. Dieu ne veut pas que ses précieux enfants soient maltraités. Criez à lui. Le Psaume 118 : 5 dit : « Du sein de la détresse j'ai invoqué l'Éternel : Du fond de la détresse, j'ai appelé le Seigneur au secours, et il m'a répondu, il m'a rendu la liberté. ' » (VERSION FRANÇAIS COURANT)

Les liens d'âme sexuels

Dans notre besoin désespéré d'amour et d'affection, d'approbation et de proximité, beaucoup d'entre nous finissent par tomber dans les bras de la mauvaise personne.

Plus nous devenons intimes avec quelqu'un, plus ce lien devient fort. L'immoralité sexuelle consiste à avoir des relations sexuelles avec une personne avec laquelle on n'est pas marié. Dieu n'essaie pas de nous enlever du bonheur en nous exhortant à nous abstenir de la sexualité hors mariage. Il a mis certaines règles en place pour notre bien.

Une relation sexuelle ne se limite pas une rencontre physique mais elle envahit l'âme. C'est pourquoi les instructions de Dieu sur la tentation sexuelle sont très claires : fuyez, (1 Corinthiens 6 : 18). Il y a une raison pour laquelle Dieu nous commande de fuir cette tentation pour sauver notre vie. Le chemin de la guérison à partir d'un péché sexuel semble être le plus douloureux et le plus long qui soit. « L'homme qui se livre à l'immoralité pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6 : 18, VERSION FRANÇAIS COURANT).

Le plan originel de Dieu pour l'homme et la femme était qu'ils s'unissent sexuellement dans le mariage. Il veut que nous ayons des liens d'âme avec notre conjoint. «Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair » (1 Corinthiens 6 : 16)

Lorsque vous vous donnez sexuellement à une personne, la Bible dit que vous devenez un avec elle. Si vous n'êtes pas mariés et que cette personne n'a pas l'obligation de vous être fidèle ou que la relation s'arrête, votre âme se sentira comme déchirée.

Conséquences de relations sexuelles débridées

Coucher à droite à gauche a réellement des conséquences. Les thérapeutes appellent cela « l'anorexie émotionnelle » ou apprendre à survivre sans relations. Cela est préjudiciable à l'estime de soi et génère de forts sentiments de rejet, qu'on l'admette ou non.

D'après le site PhysiciansForLife.org, il existe dix conséquences psychologiques négatives aux relations sexuelles hors mariage (pour les adolescents et les adultes) :

1. La crainte d'une grossesse et des MST

Chaque mois, les adolescentes craignent de tomber enceintes. Cela les perturbe. Elles achètent régulièrement des tests de grossesse à faire chez elles et accumulent beaucoup de stress dans leurs activités quotidiennes.

2. Les regrets et l'auto-accusation

« Je suis vraiment en colère lorsque je vois des filles perdre leur virginité avec un gars qu'elles viennent à peine de rencontrer. Plus tard, une fois que ces gars les ont plaquées, elles disent : 'Je regrette de l'avoir fait.' »

Une fille de troisième qui avait couché avec huit garçons au collège a dit : « Je suis jeune mais je me sens vieille. » Les filles ont plus tendance à voir le sexe comme un signe d'engagement dans une relation. Mais elles se sentent ensuite souvent méprisées et trompées.

« Jamais je n'aurais imaginé le payer si cher et pendant si longtemps. Le sexe sans engagement est très risqué pour le cœur », a dit une psychiatre de trente-trois ans en parlant de son expérience personnelle.

3. La culpabilité

La culpabilité est une forme particulière du regret. C'est la sensation très forte d'avoir commis une chose moralement incorrecte. La morale se réfère à un code de conduite.

La culpabilité est une réponse normale et saine, c'est le signe que la conscience fonctionne. Elle surgit quand on voit le mal que l'on a fait aux autres en les utilisant comme des objets sexuels ou quand on se rend compte à quel point nos parents seraient fâchés s'ils apprenaient la vie sexuelle que nous avons.

Lorsqu'une personne a des expériences sexuelles avant le passé, cela risque fort de l'inhiber quand elle se marie à cause des flash-back de ces expériences précédentes et de la culpabilité engendrée.

4. La perte du respect de soi et de l'estime de soi

De nombreuses personnes perdent le respect d'elles-mêmes lorsqu'elles découvrent qu'elles sont atteintes d'une maladie sexuellement transmissible. La plupart des gens n'imagent pas combien les MST sont répandues. Lorsqu'ils contractent eux-mêmes une infection, ils se sentent très « sales ».

Même sans infection, les relations sexuelles temporaires peuvent diminuer l'estime de soi qu'a la personne qui a consommé et celle qui a été consommée. Les relations sexuelles non suivies font baisser l'estime de soi. Cela conduit à s'engager encore plus dans de telles relations sans lendemain, ce qui à son tour engendre à nouveau une baisse de l'estime de soi. Ce cercle vicieux est difficile à rompre.

5. La corruption du caractère et la dégradation du sexe

Lorsque les gens traitent les autres comme des objets sexuels et les exploitent pour leur propre plaisir, ils corrompent leur caractère et dégradent leur sexualité dans ce processus. Un bon caractère inclut des vertus comme le respect, la responsabilité, l'honnêteté, le sens de la justice, le souci de l'autre et la maîtrise de soi.

La maîtrise de soi est un facteur essentiel dans la sexualité. L'absence de maîtrise de soi dans ce domaine est une des causes majeures des problèmes liés au sexe qui envahissent notre société : viols, sexualité débridée, pornographie, harcèlement sexuel, infidélité sexuelle dans le mariage etc.

6. Une difficulté à faire confiance et à s'engager

Après la rupture d'une relation où il y a eu du sexe, les jeunes se sentent abusés ou trahis et risquent de rencontrer des difficultés dans leurs relations futures. Certains développent une faible estime d'eux-mêmes et recherchent n'importe quel type d'attention, même si elle est de courte durée ou humiliante. D'autres se replient sur eux-mêmes et ont du mal à accorder à nouveau leur confiance.

Après plusieurs relations impliquant le sexe, une jeune femme a fait la remarque suivante : « En plus de me sentir sale, j'ai commencé à me demander s'il y aurait jamais quelqu'un qui m'aimerait et m'accepterait sans me demander de faire quelque chose avec mon corps en vue de ‘gagner’ cet amour. » Les garçons connaissent également une perte de confiance : « J'ai peur de tomber amoureux» diront-ils.

7. La colère suite à la trahison

Parfois, la réaction émotionnelle après avoir été « plaqué » n'est pas seulement une perte de confiance ou une peur de l'engagement, mais aussi une colère intense.

D'ordinaire, le sentiment d'avoir été trahi est bien plus fort si la relation impliquait des relations sexuelles. Le sexe peut devenir de la dynamite émotionnelle.

8. La dépression et le suicide

La rupture d'une relation entraîne une dépression profonde qui peut conduire à son tour au suicide. Au cours de ces vingt-cinq dernières années, le suicide d'adolescents a triplé. Selon une enquête de 1988 menée par le Ministère de la Santé aux États-Unis, une adolescente sur cinq disait avoir déjà fait une tentative de suicide (et un garçon sur dix).

9. Des relations brisées

Le sexe engendre parfois un autre genre de conséquence émotionnelle en faisant mal tourner une relation initialement bonne. Certains aspects de la relation cessent de se développer pour laisser place à des émotions négatives comme l'impatience, la jalousie et l'égoïsme.

10. Frein au développement personnel

Un engagement sexuel prématuré peut non seulement freiner le développement d'une relation mais également le développement de la personne. Certains jeunes gèrent leur stress en se tournant vers la drogue ou l'alcool tandis que d'autres se réfugient dans le sexe.

C'est lorsqu'elle intervient dans un engagement d'amour, valable à vie et total, historiquement appelé le mariage, que la sexualité apporte le plus de bonheur et d'épanouissement, le plus de sécurité émotionnelle et physique.

J'aimerais ajouter un onzième point aux conséquences des relations sexuelles non suivies :

11. La séparation d'avec Dieu

Ésaïe 59 : 1-2 déclare : « Non, la main de l'Éternel n'est pas devenue trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos fautes qui mettaient une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachaient (sa) face et l'empêchaient de vous écouter. »

Dieu est un Dieu qui pardonne et un Père Céleste aimant. Cependant, le péché nous sépare de lui. Lorsque nous demeurons dans la désobéissance à Dieu, un mur s'érige entre lui et nous. C'est une situation que personne n'aime.

Hébreux 10 : 26 dit : « Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés. »

Parfois, nous avons besoin de ce rappel pour arrêter ce que nous sommes en train de faire. Nous ne pouvons plus nous justifier longtemps. Dieu n'est pas satisfait lorsque nous continuons volontairement à pécher. Les conséquences sont trop chères à payer.

J'aimerais que vous fassiez preuve d'une honnêteté totale avec vous-même et que, si vous entretenez des relations sexuelles avant le mariage, vous reconnaissiez l'urgence d'arrêter. Demandez au Seigneur de vous pardonner. N'ayez pas honte d'aller à lui. Il sait déjà tout. Laissez les larmes couler. Entrez dans sa présence et confessez-lui votre péché.

Le péché détruit notre vie. Nous devons l'en extirper de nous-mêmes. Que vous soyez l'initiateur de cette relation ou non, que vous en ayez eu l'intention ou non, libérez-vous en maintenant. Demandez au Seigneur de vous pardonner et d'enlever ce résidu de péché de votre vie. Si vous tombez à nouveau, ne laissez pas cette chute vous empêcher d'aller à Dieu. Il n'est pas fâché contre vous. Il est le seul qui puisse réellement vous donner la force surnaturelle de résister au mal et d'être libre.

Si vous avez une forte addiction sexuelle, vous aurez peut-être besoin de relation d'aide. Ne vous détournez pas de Dieu. Appuyez-vous sur lui comme vous ne l'avez jamais fait auparavant.

Ne justifiez pas votre comportement sexuel en vous disant que vous y avez déjà cédé. Il n'est jamais trop tard pour recommencer à zéro et être purifié.

Si vous avez l'impression qu'une relation sexuelle vous a comme enchaîné à une personne et que vous n'arrivez pas à vous en libérer, lisez ce passage à voix haute :

« Dans leur détresse, ils crièrent à l'Éternel, et il les sauva de leurs angoisses. Il les fit sortir des ténèbres et de l'ombre de la mort, et il rompit leurs liens. »

(Psaume 107: 13-14)

Dieu promet de délivrer ceux qui crient à lui. Au moment où nous crions, il vient en courant. Dieu est un gentleman : il attend que vous l'appeliez.

« Quand les justes crient; l'Éternel entend et il les arrache à toutes leurs détresses ; l'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. » (Psaume 34 : 18-19)

Voilà le Dieu que vous servez. Son désir est de vous guérir totalement, là où ça vous fait mal.

– Notre mission – Conduire les gens dans le monde entier vers une relation croissante

avec Jésus-Christ.

Ministère pour la

Connaissance de Dieu

(Bibliothèque Chrétienne Évangélique MCD)

Diffusion de l’Évangile

Michel Field, Évangéliste

fieldmichel@sympatico.ca

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LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

6 Décembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

LES SEPT EGLISES DE L'ASIE PROCONSULAIRE

Michel Field Évangéliste

Le siège des sept Eglises de ce groupe mentionnées dans l'Apocalypse se trouve en Asie proconsulaire, celle-ci comprenant la Mysie, la Lydie, la Carie et une partie de la Phrygie, qui formèrent la province d'Asie sous la domination de Rome.

Jean fut exilé par Domitien vers 95 de notre ère à l'île de Patmos où il eut les visions dont il parle dans l'Apocalypse. Patmos est une petite île pierreuse, infertile et désolée, située dans la mer Egée à 32 km au sud de l'île de Samos et face à la province de Carie au sud-ouest de l'Asie mineure.

L'apôtre adressa ses messages aux Eglises dans l'ordre suivant:

1. Ephèse
La tradition veut que l'apôtre Jean passa les dernières années de sa vie à cet endroit. Aujourd'hui, ses vastes ruines, témoins de la grandeur, de l'opulence et de l'importance de la ville ancienne, servent de repaire aux seuls animaux sauvages.

L'Eglise d'Ephèse était réputée pour être la plus florissante de l'Asie proconsulaire. Elle reçut de très grandes louanges accompagnées d'un solennel avertissement dans le message de Jean; cependant, son rayonnement spirituel ne s'éteignit que quelques siècles plus tard (Apocalypse 2.7).
2. Smyrne
Située à la naissance du golfe de Smyrne, à 64 km au nord d'Ephèse, c'était un carrefour important des routes de commerce maritimes et terrestres. Bien que cette ville ait connu de fréquents tremblements de terre ainsi que de nombreux sièges et incendies, elle s'est maintenue à travers les siècles et, actuellement, sous le gouvernement turc, renommée Izmir, c'est un grand centre commercial et la ville la plus florissante d'Asie mineure avec une population qui atteint 2.8 millions d’habitants, en majorité chrétiens.

Lors de la persécution qui eut lieu sous le gouvernement de Marc Aurèle, Polycarpe, le talentueux et remarquable évêque de l'Eglise de Smyrne, fut brûlé vit. Jean n'avait pas de raison de censurer cette Eglise; au contraire, il exhorta les fidèles à demeurer ferme face aux épreuves qui les attendaient (Apocalypse 2.8-11).

3. Pergame
Ville de la province de Mysie, elle se trouve sur la rive nord de la rivière Caïcos à 32 km de la mer et à 96 km au nord-est de Smyrne. Elle fut célèbre comme siège des arts, de la littérature et de l'idolâtrie et aussi parce qu'on y inventa le parchemin. Sa grande bibliothèque de 20 000 volumes, offerte par Marc Antoine à Cléopâtre et transférée ensuite à Alexandrie, fut détruite par l'inculte calife Omar ainsi que la bibliothèque d'Alexandrie au 7è siècle. Pergame, toujours célèbre pour sa superstition païenne, se consacra tout d'abord au culte de Vénus et plus tard à celui d'Esculape, divin patron de la médecine. De nos jours, elle compte 70 000 habitants avec une majorité de Turcs et de musulmans.

Son fanatisme et son hostilité au christianisme se révélèrent dans le martyre d'Antipas (Apocalypse 2.12-17)

4. Thyatire
Ville natale de Lydie, elle se situe dans la province du même nom près de la frontière de la Mysie, sur le chemin qui conduisait de Pergame à Sardes. Seleucus Nicanor, après la mort d'Alexandre, la peupla de colons grecs. Elle acquit une grande renommée pour ses produits manufacturés et tout spécialement pour l'art de teindre à la pourpre. De nos jours encore, elle est spécialisée dans la manufacture et la teinture de tissus écarlates, dont une grande quantité est exportée chaque année à Smyrne. La ville moderne de Thyatire (Akhisar), construite sur les ruines de l'ancienne, compte une population d'environ 102 000 habitants, en grande partie musulmans (Apocalypse 2.18-29).

5. Sardes
Ancienne capitale de la Lydie au pied du mont Tmolus, elle se trouvait au milieu d'une région très agréable, à 48 km au sud de Thyatire. Depuis des temps reculés, elle fut renommée pour la fabrication de laine teinte et pour son commerce important. Son dernier monarque, Crésus, fut vaincu par Cyrus, roi de Perse, vers 546 avant Jésus-Christ et la ville devint alors le siège d'un satrape perse. En 499 avant Jésus-Christ alors qu'elle était encore sous la domination perse, elle fut incendiée par les Athéniens, ce qui eut pour conséquence l'invasion de la Grèce par Darius et Xerxès, rois de Perse. Elle se rendit à Alexandre le Grand en 334 avant Jésus-Christ mais, plus tard, en 214 avant Jésus-Christ elle tomba aux mains d'Antioche le Grand et fut finalement incorporée à la province romaine d'Asie. L'endroit où s'élevait alors la ville est maintenant une région nauséabonde, insalubre et pour ainsi dire dépeuplée. La ville moderne du même nom se trouve à 85 km au nord-est de l'ancienne.

Sa grande prospérité et ses richesses entraînèrent la prédominance des valeurs terrestres et la décadence de la religion: c'est pourquoi dans son message, Jean censura l'Eglise locale (Apocalypse 3.1-6).

6. Philadelphie
Dans un site pittoresque au milieu d'une région agricole, c'était aussi une ville de Lydie, à 40 km au sud-est de Sardes. Son nom rappelle son fondateur Attale Philadelphe, roi de Pergame. Malgré les vicissitudes de son histoire, elle existe encore aujourd'hui sous le nom de Alasehir et compte environ 58 000 habitants.

Jean ne s'adressa pas à l'Eglise de Philadelphie en termes de censure, au contraire, il la loua pour sa fidélité (Apocalypse 3.7-13).

7. Laodicée
La dernière des sept Eglises mentionnées dans l'Apocalypse, elle se trouvait dans la principale ville de Phrygie, située au sud de Colosses et de Hiéropolis, sur le Lycus, affluent du Méandre. Elle était réputée pour son école de médecine, ses onguents pour l'ophtalmie et pour ses tissus. En 65 après Jésus-Christ, Laodicée, Colosses et Hiérapolis furent détruites par un tremblement de terre; la première fut reconstruite par. ses habitants. La ville moderne du même nom se trouve à 88 km des ruines de l'ancienne.

Sa prospérité matérielle se refléta dans son Eglise. C'est pourquoi elle eut droit à la censure la plus sévère (Apocalypse 3.14-22).

II. LES DIVISIONS DU TEMPS

Les mesures de calcul du temps employées par les Hébreux étaient les suivantes:

1. Le jour
Le mot jour a différents sens. Il représente d'ordinaire le temps que met la terre pour faire un tour autour de son axe. Le jour civil est celui dont le début et la fin ont été fixés par les coutumes des différents peuples de l'antiquité. Les Israélites avaient l'habitude de diviser le jour d'un après-midi à l'autre. Notons au passage que nous le comptons de minuit à minuit. Le jour naturel, c'est le temps que dure la clarté du soleil à l'horizon, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre le lever et le coucher du soleil (Lévitique 23.32).

a. Les divisions du Jour (anciennes): les Hébreux divisaient le jour naturel en matin, midi et après-midi:
— Matin: jusqu'à dix heures,
— Midi: jusqu'à deux heures de l'après-midi,
— Après-midi: jusqu'à six heures.

b. Les divisions de la nuit (anciennes): ils divisaient la nuit en trois veilles c'est-à-dire:
— Première veille: jusqu'à minuit (Lamentations 2.19),
— Veille du milieu: jusqu'à trois heures du matin (Juges 7.19),
— Troisième veille: jusqu'à six heures du matin (Exode 14.24).

Dans le Nouveau Testament, on voit clairement qu'ils divisaient le jour en douze heures dont la durée variait suivant les saisons même si en général, on comptait de six heures du matin jusqu'à six heures du soir. Ils divisaient la nuit en quatre veilles comme les Romains.
c. Les divisions du jour (postérieures)
— La première heure correspond à six heures,
— La troisième heure (tierce) correspond à neuf heures,
— La sixième heure (sixte) correspond à douze heures ou midi,
— La neuvième heure (none) correspond à trois heures de l'après-midi,
— La douzième heure correspond à six heures du soir.

d. Les divisions de la nuit (postérieures)
— La première veille ou «de l'après-midi» durait de six heures à neuf heures,
— La seconde veille ou «de minuit» durait de neuf heures à douze heures,
— La troisième veille ou «chant du coq» durait de minuit à trois heures,
— La quatrième veille ou «du matin» durait de trois à six heures.

2. La semaine
La division de la semaine en sept jours remonte à la création, mais on énumérait les jours au lieu de leur donner des noms, par exemple, premier jour, deuxième jour jusqu'au septième jour qui était le jour de repos.

3. Le mois
Les mois hébreux étaient des mois lunaires car ils étaient réglés sur les phases de la lune. Ils commençaient avec la Nouvelle Lune. Comme une lunaison demande un peu plus de vingt-neuf jours et demi, les mois étaient par conséquent alternativement de vingt-neuf et de trente jours. L'année comptait approximativement 354 jours. Pour régler cette année lunaire de 354 jours sur l'année solaire de 365 jours, on intercalait un mois supplémentaire tous les trois ou quatre ans. Ce mois-là s'appelait We-Adar ou Adar second.

Au début, les mois ne furent pas désignés par des noms particuliers, mais par leur ordre dans l'année, par exemple premier mois, deuxième mois, etc. mais après la captivité, chaque mois reçut un nom distinct, emprunté selon ce que l'on croit, aux usages des Chaldéens et des Perses (1 Rois 8.2).

4. L'année
On distinguait l'année sacrée et l'année civile. L'année sacrée établissait les fêtes religieuses. Elle commençait en mars-avril avec la nouvelle lune, en souvenir du départ d'Egypte des Hébreux. Cela correspondait au septième mois de l'année civile qui, elle, commençait en septembre-octobre avec la pleine lune et réglait les travaux agricoles et les affaires civiles.

III. LE CALENDRIER HEBREU

Dans le tableau suivant, nous avons répertorié le numéro et le nom des mois hébreux et leur équivalent approximatif dans notre calendrier, ainsi que la saison agricole et le temps.
Mois Année Saison agricole
sacrée civile et temps
I 7 Récolte de l’orge dans la région côtière.
Nisan ou Abib (avril) Blé mûr dans la vallée du Jourdain.
(Exode 23 :15) Récolte de lin à Jéricho. Dernière pluie.

Ziv (mai) II 8 Récolte d'orge sur les hauteurs et de blé dans
(1 Rois 6.1-37) les basses terres. La végétation dans
le bas Jourdain se flétrit. Pluies rares.

Siwan (juin) III 9 Blé mûr sur les hauteurs. Les amandes sont
(Esther 8.9) mûres. Pommes de saison dans la région
côtière; figues-fleurs mûres. Les raisins
commencent à murir. Assez chaud. Vents
chauds et fréquents.

Thammuz (juillet) IV 10 Pommes, poires, prunes, cerises, courges
(Ezéchiel 8.14) presque mûres; premiers raisins mûrs; ruisseaux
à sec; ciel serein; très chaud; sol grillé.

Ab (août) V 11 figues; noix et olives mûres; début des vendanges;
campagne sèche, crevassée et triste; rosée de
nuit; chaleur intense.

Elul (septembre) VI 12 coton en balles; vendanges; dates et grenades mûres;
(Néhémie 6-15) éclairs sans tonnerre; de mai à octobre, abondante rosée
de nuit.

Ethanim ou Tichri Vll 1 vendange en Palestine septentrionale; récolte du
(octobre) (1 Rois 8.2; coton; début des labours et des semailles; vent froid
2 Chroniques 5.3) du nord.

Bul (novembre) VIII 2 mois des labours et des semailles; cédratiers et
(1 Rois 6.38) orangers en fleurs; les pluies ne sont pas fortes
jusqu’à la fin du mois.

Kisleu (décembre) IX 3 les arbres perdent leurs feuilles; il neige sur les cordillères;
(Zacharie 7.1) les champs sont couverts de fleurs; déserts qui étaient nus,
redeviennent de vertes prairies; les pluies sont abondantes.

Tébeth (janvier) X 4 les oranges commencent à mûrir; le débit des
(Esther 2.16) fleuves augmente; les prés se couvrent de fleurs;
neige et gelée sur les hauteurs; parfois, une légère
chute de neige sur Jérusalem; mois de pluies très
abondantes: décembre à février. (Zacharie 1.7)

Schebat (février) XI 5 orangers chargés de fruits dans les basses terres;
amandiers et abricotiers en fleurs; orangers chargés
de fruits dans les régions chaudes ; rivières à fort
débit.

Adar (mars) XII 6 Récolte d’orge à Jéricho ; les rivières sont en crue ;
(Esther 3 :7) ouragans ; peu de neige.
IV. LES FETES RELIGIEUSES ANNUELLES

Les Hébreux avaient coutume de célébrer chaque année trois grandes fêtes religieuses auxquelles tous les hommes de la nation étaient obligés de participer (Exode 23.14-17).

1. La Pâque ou la fête des pains sans levain
A la veille du départ d'Egypte, chaque famille israélite tua un agneau et ayant arrosé les montants et les portes des maisons de son sang, elle en mangea la chair grillée selon les instructions de Moïse; le sang sur les portes était un signe pour que l'ange exterminateur, qui devait passer devant la maison, n'y tue pas le fils aîné. Plus tard, les Israélites commémorèrent leur émancipation de l'esclavage et leur départ d'Egypte par une Cène identique. La Pâque débutait par une sainte convocation et une abstention de tout travail, elle était célébrée par de grandes cérémonies solennelles du 14 au 21 Nisan. On mangeait l'agneau pascal le 15 et le lendemain, on offrait les prémices de l'orge et l'on désignait d'autres cultes spéciaux pour les autres jours de la fête.

Notre Seigneur, après avoir célébré pour la dernière fois la Pâque qui symbolisait son sacrifice pour le rachat de l'humanité, instaura la fête chrétienne qui devait commémorer sa mort jusqu'à son retour (Exode 12.1-51; 1 Corinthiens 5.7).
2. La Pentecôte ou fête des semaines ou jour des prémices
C'était la seconde grande fête annuelle et la première des deux fêtes agricoles. Elle avait lieu le 6 Sivan, c'est-à-dire le quinzième jour après la consécration de la saison de la récolte par l'offrande de la première gerbe d'orge. Cette offrande avait lieu le deuxième jour de la fête de Pâque, ce qui donna naissance au nom de Pentecôte pour le quinzième jour. Elle fut instituée pour exprimer à Dieu des remerciements pour la récolte de céréales qui, en général, avait lieu en Palestine, entre Pâque et la Pentecôte. Lors d'une telle fête de saint repos et de réjouissances, on ne manquait pas d'inciter le peuple à une consécration plus complète à l'Eternel et à une généreuse hospitalité envers les nécessiteux.

La fête de Pentecôte la plus remarquable fut celle qui se célébra après l'ascension de Christ, au cours de laquelle le Saint-Esprit se répandit sur les participants dans la «Chambre haute»; cela marque en même temps la date de la fondation de l'Eglise chrétienne (Exode 34..22; Lévitique 23.16 et Actes 2.1).

3. Les tabernacles
Bien que ce fût une fête essentiellement agraire, célébrée au mois de Tichri du 15 au 21, au cours de laquelle on engrangeait les fruits, les noix et les huiles (on rappelait «la fête de la moisson»), elle commémorait aussi un événement historique, à savoir les quarante années pendant lesquelles le peuple israélite erra dans le désert. Pendant la durée de la fête, le peuple vivait dans des huttes construites à cet effet avec des branches d'arbres sur les terrasses et dans les cours des maisons et même dans la rue, ce qui était l'occasion de grande joie et d'actions de grâces (Lévitique 23.40-43; Néhémie 8.14-18).

Les autres fêtes annuelles célébrées par les Hébreux étaient:

4. Les trompettes: elle avait lieu le premier jour du septième mois de l'année sacrée, soit le premier de l’année civile et annonçait le début de l'année au son de la trompette. Elle se distinguait par des offrandes spéciales présentées à l'Eternel. Célébrée avec une grande solennité et par l'abstention de tout travail manuel, elle aidait le peuple à se recueillir devant Dieu (Lévitique 23.24-25).

5. Purim, appelée ainsi à cause de «Pur» qui veut dire «sort», instaurée après la captivité, commémorait la libération providentielle des Juifs de Perse du cruel massacre imaginé par Aman. Elle se célébrait les 14 et 15 mars (Esther 9.20-32).

6. La Dédicace, instituée par Judas Maccabée en 165 avant Jésus-Christ pour célébrer la purification du temple après qu'il ait été profané par l'idolâtrie grecque introduite par Antiochos Epiphane IV. Elle avait lieu le 25 décembre (Jean 10.22).

Les fêtes mobiles étaient les suivantes:

a. Le sabbat: il commémorait le jour de repos, tous les sept jours (Genèse 2.1-3).
b. Les nouvelles lunes: avaient lieu tous les premiers du mois. C'était une fête de dévotion célébrée par un festin (Nombres 28.11-14; 1 Samuel 5).
c. L'année sabbatique: célébrée tous les sept ans. On arrêtait tous les travaux agricoles et les créanciers devaient renoncer à tout droit de recouvrement si les débiteurs étaient des Israélites (Lévitique 25.1-7; Deutéronome 15.1-3).
d. Le Jubilé avait lieu tous les cinquante ans et était annoncé solennellement par des sonneries de trompette. Cette année-là, la terre n'était pas cultivée et chacun rachetait la part de son héritage qui avait dû être vendue ou hypothéquée. Les dettes étaient oubliées et ceux qui se trouvaient en esclavage étaient libérés (Lévitique 25.8-16).

De nos jours la fête de la Pâque est observée scrupuleusement par les Juifs dans le monde entier. En Palestine, on célèbre aussi tous les ans la fête du Purim par de grandes réjouissances et une distribution de cadeaux aux pauvres

Diffusion de l’Évangile
Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
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