Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LA MEDITATION PERSONNELLE

25 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MEDITATION PERSONNELLE

Frédéric WALRAVEN

Frédéric Walraven a été missionnaire au Cameroun pendant de nombreuses années. Il est retourné récemment aux Pays-Bas, son pays d’origine, où il continue à servir le Seigneur dans l’enseignement et l’encouragement des chrétiens. Il est marié et père de trois enfants.

Partout, dans la Bible, le croyant est invité à s’approcher de Dieu. Méditer la Parole de Dieu, chanter, prier ou jeûner, sont toutes des expressions d’une consécration à Dieu. Concentrons-nous sur la méditation personnelle.

Un temps de méditation quotidienne avec le Seigneur est une expérience indispensable pour grandir dans la connaissance de Dieu et dans la foi personnelle. Ces moments sont importants pour la vie spirituelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matt 4.4)

Pourquoi est-il utile d’avoir un temps de méditation ?

La Parole nous donne plusieurs raisons :

1. Pour mieux connaître quelqu’un, il faut passer du temps avec lui.

Nous avons besoin de la communion avec Dieu pour mieux le connaître et pour mieux l’adorer. La vie éternelle se trouve dans une relation vivante avec Dieu et son Fils Jésus Christ : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. » (Jean 17.3)

2. C’est un moment pour se rappeler de ce que Dieu fait dans notre vie.

« Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Ps 103.2) Nous risquons facilement d’oublier les bienfaits de Dieu. Le temps de méditation nous invite à réfléchir sur la fidélité et la bonté de Dieu.

3. La méditation est indispensable pour la croissance spirituelle.

L’apôtre Pierre dit que les croyants doivent désirer la nourriture spirituelle comme un bébé désire le lait maternel. (1 Pi 2.2) Le bébé dans la foi a besoin du lait. Le croyant mature a besoin de la nourriture solide : « La nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l'habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. » (Héb 5.14) La méditation de la Parole nous apprend à discerner la volonté de Dieu pour notre vie.

4. La méditation de la Parole nous garde sur le bon chemin.

De notre temps avec le Seigneur nous recevons direction pour notre marche. « Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi. » (Ps 25.4-5) « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Ps 119.9-11)

Parfois, en plus d’une direction nous recevons une correction : « Heureux l’homme que tu châties, ô Éternel ! et que tu instruis par ta loi. » (Ps 94.12)

5. La Parole est aussi une source de consolation.

Les Thessaloniciens étaient dans l’inquiétude quant à leurs frères décédés. Paul les console par des éclaircissements sur ce sujet (1 Thes 4.17-18).

6. Ce temps quotidien avec le Seigneur nous rafraîchit comme le bain de chaque jour.

Il nous lave et nous garde en santé spirituelle : c’est la purification par le lavage d'eau de la Parole (Éph 5.25-26). Par cette Parole, qui est la vérité, nous sommes sanctifiés jour après jour (Jean 17.17).

Comment pouvons-nous VIVRE ce temps avec le Seigneur ?

a. Commençons par adopter la bonne attitude

1. Attendons quelque chose de lui

Il est nécessaire d’avoir un esprit d’attente afin de recevoir quelque chose de Dieu. Si nous n’attendons rien, nous ne recevrons probablement rien.

– David avait cette attente : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire. » (Ps 63.1-2)

– Moïse aussi : « Rassasie–nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse. » (Ps 90.14)

2. Venons avec sincérité et respect

Notre Seigneur est celui dont les séraphins disent : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (És 6.1-3). Aussi « montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. » (Héb 12.28) Nous prions alors : « Dispose mon cœur à la crainte de ton nom. » (Ps 86.11)

3. Soyons réveillé

C’est déjà à prendre au sens littéral ! Être réveillé veut dire adopter une bonne hygiène de vie. Pour être clair le matin, il faut se coucher à l’heure la veille au soir… En nous réveillant, lavons-nous le visage ; faisons quelques exercices corporels. Lisons et prions à haute voix. Prenons des notes lors de notre lecture. Disciplinons-nous !

David avait cette discipline : « Éternel ! le matin tu entends ma voix ; le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » (Ps 5.3) « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Réveille-toi, mon âme ! réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. » (Ps 57.7-8)

4. Obéissons à la Parole

Prenons garde à ne pas être des hommes insensés qui construisent leur maison sur le sable en entendant les paroles de Dieu sans les mettre en pratique (Matt 7.26). Job disait : « Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » (Job 23.12)

La Parole de Dieu doit être mise en pratique. Partout dans la Parole, nous voyons que le Seigneur préfère la réalité intérieure plutôt que la forme extérieure (1 Sam 15.22). Nous devons faire attention à ne pas tomber dans le formalisme. Faire de son temps de méditation un devoir n’est pas selon les pensées de Dieu. Notre cœur doit être là et dirigé vers Dieu. Le Seigneur Jésus disait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 4.34)

b. Choisissons un temps spécifique

Jésus sortait quand il faisait encore nuit (Marc 1.35). Choisissons le meilleur moment du jour.

La Bible donne des exemples des hommes de Dieu qui avaient plusieurs moments par jour avec le Seigneur :

– David : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il entendra ma voix. » (Ps 55.17)

– Daniel : « Trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. » (Dan 6.10)

Combien de temps faut-il passer avec le Seigneur ? C’est difficile de répondre à cette question… 15 minutes par jour correspondent à 1 % du temps entier d’une journée. Est-ce un sacrifice trop grand à offrir à notre Sauveur ?

Ne regardons pas notre montre pendant que nous lisons et prions. Mettons plutôt l’accent sur la qualité et non sur la quantité des minutes.

Courrons-nous après le temps ? C’est avant tout une question de priorité. Nous avons tous 168 heures par semaine ! Il faut créer du temps pour les choses importantes. Si nous n’avons pas de temps pour Dieu, c’est que nous sommes trop occupés.

c. Choisissons un endroit spécifique

C’était le cas :

– d’Abraham : « Il se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Éternel. » (Gn 19.27)

– de Jésus : « Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers. Ses disciples le suivirent. » (Luc 22.39)

Ce doit être un endroit où nous pouvons être seul, sans être dérangé par les enfants, de la musique, etc. Un endroit où nous pouvons prier à haute voix sans déranger les autres ; où nous avons une bonne lumière et un siège agréable. Ce doit être une place spéciale et consacrée à ce but.

d. Suivons un plan simple

Il est utile d’avoir un plan pour le temps de méditation, mais faisons attention à ne pas devenir esclave de notre plan. Soyons créatifs ! Pour ne pas tomber dans une routine ennuyeuse, changeons les manières de faire.

En dehors de notre Bible, munissons-nous aussi d’un cahier et d’un stylo pour prendre des notes, ainsi que d’un recueil de chants. Enlevons toute source de distraction. Notons les pensées errantes sur un bout de papier afin de les considérer plus tard.

Incluons les points suivants :

– 1. Repos

Attendons d’abord une minute et restons tranquille pour nous confier à Dieu : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » (Ps 46.10) « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (És 30.15)

– 2. Requête

Ce n’est pas un temps d’intercession mais de préparation. Voici quelques prières qui peuvent servir d’exemple :

– « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Ps 139.23-24)

– « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (Ps 119.18)

– 3. Lecture de la Parole

Lisons un passage dans la Bible lentement, sans nous arrêter. Lisons le passage plusieurs fois. Lisons le passage à haute voix. Lisons selon un plan systématique (livre par livre).

– 4. Méditation

Réfléchissons sur le texte que nous avons lu. Posons-nous des questions comme : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?

– 5. Mémorisation

Apprenons par cœur un verset qui nous a parlé particulièrement.

– 6. Notes

Écrivons ce que Dieu nous a montré : une promesse, un péché à confesser, une faiblesse à surmonter, quelque chose que nous devrions faire, un trait de caractère à désirer.

– 7. Chants

Prenons du temps pour chanter quelques cantiques avec l’esprit et avec l’intelligence (1 Cor 14.15).

« Que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu ! je te louerai toujours. » (Ps 30.12)

– 8. Prière

Ce temps de prière comprend plusieurs aspects :

– Louange et adoration (voir par exemple Ps 50.23 ; 1 Chr 29.10-13) : Trouvons chaque jour au moins cinq sujets pour lesquels nous pouvons remercier le Seigneur !

– Confession : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » (Prov 28.13)

– Pétition et intercession : Faisons des prières pour nous-mêmes et pour d’autres. « Loin de moi aussi de pécher contre l’Éternel, de cesser de prier pour vous ! » (1 Sam 12.23) « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières. » (Éph 1.16) Soyons spécifique. Faisons une liste avec des sujets pour mieux formuler les besoins. Notons aussi dans le cahier quand la prière a été exaucée. Prions pour notre famille, l'église, les voisins, les collègues de travail, les gens que nous croisons en route, notre pays et les autorités. En plus, prions pour l’œuvre missionnaire, la propagation de l’Évangile, les occasions de témoigner (1 Tim 2.1-3).

– Consécration : Consacrons-nous à Dieu pour la journée qui se présente devant nous. « Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main. » (Ps 31.14,15) « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Rom 12.1) « Me voici, Seigneur ! » (Act 9.10) « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act 22.10)

Conclusion

Souvent les gens ont de la bonne volonté, mais ils ne sont pas capables de mettre à part un moment quotidien avec le Seigneur. Commençons aujourd’hui et non demain. Faisons une alliance avec Dieu : Seigneur, je consacre chaque jour un temps de qualité avec toi. Je me confie en toi pour que tu me donnes la force pour sa réalisation.

Promesses No 176 - 2011 / 2 (avril – juin)

Dossier : Avec Dieu, chaque jour

Voir les commentaires

MOISE FACE AU PEUPLE

24 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

MOISE FACE AU PEUPLE

MOISE FACE AU PEUPLE

Jean-Pierre SCHNEIDER

L'incrédulité du peuple d'Israël l'empêche de prendre possession du pays promis. Face à un ennemi puissant, le peuple recule, prend peur, oublieux de la puissance supérieure de 'Eternel. La conséquence? 40 ans à tourner en rond dans le désert! C'est la septième étape: le châtiment du peuple

La punition de Dieu peut provoquer en l'homme des réactions très différentes: la soumission sous la main de Dieu l'acceptation du châtiment comme d'une fatalité inévitable la révolte. Où vous reconnaissez-vous? La première attitude est la seule qui permette à Dieu d'accomplir son oeuvre de formation spirituelle en l'homme.

Lisez Nombres 16 et 17.1-15, le récit de la révolte de 250 hommes de Dieu, incités par Qoré, Datan et Abirâm de se soulever contre Moïse et Aaron. Quel est leur argument? Nous aussi, on est saint! On est tous saints! On a autant à dire que ce Moise, cet Aaron!

C'est encore la jalousie qui pousse ces notables à se soulever contre ceux que Dieu a choisis, a mis a part (ce qui est le sens du mot saint). Ils se choisissent comme chefs, s'estimant assez saints pour cela. On peut imaginer le gâchis si Dieu avait laissé faire... L'Histoire est jonchée des conséquences catastrophiques, subies par les peuples, à la suite de prises de pouvoir par les notables aussi bien que par des gens de rien.

Moïse ne cherche pas à défendre sa position de chef. Il se prosterne devant celui dont il la tient et qui lui donne la réponse à faire aux rebelles: L'Eternel fera connaître... qui est saint. Parmi ces notables, il y a des Lévites, mis à part pour servir Dieu, le "corps ecclésiastique" d'Israël. Et ils refusent de se soumettre au chef choisi par Dieu! Malheur aux responsables ecclésiastiques d'aujourd'hui qui ne se soumettent pas au Seigneur Jésus-Christ, seul Chef de l'Eglise institué par Dieu (Eph 1 .22 5.23)! Et malheur à moi si je me soumets à un autre que Christ, le Seigneur des Seigneurs!

Le signe visible de la révolte, c'est la désobéissance ouverte. A la convocation de Dieu exprimée par Moïse le chef, les rebelles répondent: Nous ne monterons pas! Quand Dieu nous ordonne par notre chef: Pardonne à ton frère sans compter les fois (Mat 18.21-22), disons-nous: Je ne pardonnerai pas? Pardonnez-vous réciproquement est un ordre (Col 3.13); ce n'est pas à bien plaire, pas plus que l'ordre de gagner sa vie honnêtement (1 Thes 4.11), de ne jamais se venger (1 Thes 5.15), de rechercher la justice, la fidélité (aussi conjugale), l'amour (caractérisé par le pardon) et la paix avec tous (2 Tim 2.22), de prendre soin des membres de sa famille (1 Tim 5.8) et de respecter et aider ses parents (1 Tim 5.4). Tout cela se trouve englobé dans cet ordre: Aimez-vous les uns les autres. L'amour consiste à marcher selon ses commandements (2 Jean 5-6). Ma désobéissance aux ordres de Dieu-et le NT en regorge-est donc une conséquence de mon manque d'amour. C'est aussi une négation de la souveraineté de Dieu: Celui qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme (ici Paul, qui communique ces préceptes de la part de Dieu), mais il rejette Dieu (1 Thes 4.8). Pas besoin d'en préciser les conséquences...

Pour la troisième fois, Dieu annonce l'extermination de tout Israël. Une fois de plus, Moïse intercède: Ne détruis que les coupables! Et il demande à Dieu de les faire disparaître dans la terre: elle s'ouvre et engloutit Qoré et sa famille, tandis que le feu de l'Eternel consume les 250 notables révoltés.

C'est une illustration frappante de la sainteté de Dieu, qui ne supporte pas le mal (Hab 1.13). Moïse l'intercesseur préfigure le Christ intercesseur (Héb 7.25), qui est aussi la victime expiatoire pour nos péchés (1 Jean 2.1-2), en quoi il dépasse infiniment Moïse. Le sort des rebelles est une autre image, celle du feu éternel qui engloutira ceux qui meurent en révolte contre Dieu et son Christ (Mat 25.41,46).

Dieu a épargné le peuple, qui a vu où peut mener la révolte contre Dieu trois fois saint. On aurait pu s'attendre à ce que le jugement de Dieu produise un saint respect de sa volonté, de sa parole. Il n'en est rien: Dès le lendemain, tout Israël accuse Moïse et Aaron de la port du peuple de l'Eternel (17.6)! Décidément, le coeur de l'homme est d'une dureté à tout casser! Dieu annonce une quatrième fois l'extermination du peuple tout entier. La situation demande un remède d'urgence. Moïse agit avec rapidité: il envoie Aaron parcourir le camp avec un brasier prélevé sur l'autel pour expier le péché d'Israël, afin que cesse la plaie qui aura fait périr près de quinze mille personnes.


La braise de l'autel proclamait que l'affaire avait déjà été jugée en la victime sacrifiée sur l'autel. Aujourd'hui, la croix de Golgotha proclame qu'en Jésus-Christ le péché de l'humanité a été jugé et expié une fois pour toutes. Dans 'AT comme dans le NT, le principe de la grâce est appliqué chaque fois que Dieu trouve la foi dans le coeur de l'homme.

Au cours de ses pérégrinations dans le désert, le peuple passe plusieurs fois aux mêmes endroits. Dans Nombres 20, il arrive au même rocher qui avait donné lieu à un miracle dans Exl7 ou l'eau avait jailli du rocher quand Moïse l'eut frappé de son bâton. Rien n'a changé: le peuple conteste maintenant comme avant contre Moïse et Aaron parce qu'il n'a pas d'eau, raison pour laquelle le lieu s'appelle Meriba (contestation).

Ne hochez pas trop vite la tête. Etes-vous sûr de ne pas vous être fâché plusieurs fois contre Dieu (oh! sans le dire en paroles) à cause des mêmes circonstances adverses ? Et si elles étaient voulues par Dieu ? Comment voulez-vous être transformé en la même image (que le Seigneur) de gloire en gloire (2 Cor 3.18), si vous ne vous laissez pas former par Dieu 7 Quelle est votre destinée ? Aussi incroyable que cela puisse vous paraître: vous êtes prédestiné à être semblable à l'image de son Fils, afin qu'il soit le premier-né d'un grand nombre de frères (Rom 8.29).

Dieu demande à Moïse de parler au rocher, rien de plus. Mais Moïse s'emporte (comme on le comprend!), et il frappe le rocher deux fois en s'écriant: Rebelles! Vous allez voir comment on va vous faire sortir de l'eau de ce rocher, Aaron et moi! (J'ai transposé Nom 20.10 en langage moderne). Oui, Moïse a été emporté par la colère: cela arrive à l'homme le plus humble, le plus patient qu'ait porté la terre (Nom 12.3). Pas si grave, pensons-nous. Qu'en pense Dieu ?

Dieu punit Moïse et Aaron: Vous ne ferez pas entre cette assemblée (ce peuple) dans le pays que je lui donne. Cette sentence nous semble-t-elle trop sévère, en disproportion avec un délit somme toute négligeable? Posons-nous une autre question: Est-ce grave ou non de désobéir à l'ordre de Dieu ? Après tout, Dieu en est le seul juge laissons-le parler: La désobéissance est aussi coupable que la divination, c'est-à-dire l'occultisme (1 Sam 15.23). Pour grave, c'est grave!

Dans Nombres 27.12-14, Dieu donne la raison pour laquelle ni Moïse ni Aaron n'entreront en Canaan: parce que vous avez été rebelles à mon ordre. L'auteur de l'épître aux Hébreux, après avoir dit que les Israélites n'entrèrent pas en Canaan parce qu'ils avaient désobéi, ajoute: Aussi voyons-nous qu'ils ne purent entrer à cause de leur incrédulité (3.18-19). C'est exactement ce que Dieu dit à Moïse et Aaron: Parce que vous n'avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des Israélites (Nom 20.12). Sanctifier veut dire "mettre à part pour Dieu". L'action de Moïse avait un sens à part, un sens symbolique. Sans s'en rendre compte, Moïse avait violé le symbole divin en frappant le rocher au lieu de lui parler. Les textes cités peuvent faire penser que Moïse ne croyait pas que la simple parole adressée au rocher pût avoir le même effet qu'un coup de bâton.

Voyons cela de plus près. Dans Exode 17, Moïse a dû frapper le rocher une seule fois. Cette action préfigurait la mort de Jésus, frappé pour nos péchés. "Qu'est-ce qui vous donne le droit d'interpréter cela ainsi ?" me demanderont certains. Parlant des Israélites dans le désert, Paul écrit: ... ils buvaient à un rocher spirituel..., et ce rocher était Christ. ... Or, ce sont là des exemples (Ou: types) pour nous... (1 Cor 10.4-6). Il s'agit donc d'un symbolisme qui se trouve dans la Bible. Pourquoi Moïse devait-il seulement parler au rocher la deuxième fois, et ne pas le frapper à nouveau ? C'est que le Christ a été frappé une seule fois à la croix, etdes fleuves d'eau vive couleront de celui qui croit en Christ (Jean 7.38). Moïse a exécuté une action préfigurant la croix. Le Christ ne peut pas être sacrifié à nouveau ; il suffit de lui parler, ce que Moïse aurait dû signifier en parlant au rocher. En le frappant deux fois, il a détruit le symbolisme divin. Son châtiment vaut aussi pour ceux qui, aujourd'hui, nient la toute-suffisance du sacrifice du Fils de Dieu à la croix et s'imaginent qu'il faut le répéter sous une forme ou une autre.

Le dernier épisode que nous allons méditer se trouve dans Nombres 21.1-9. Il semblerait que la victoire d'Israël sur le roi cananéen Arad, que Dieu leur avait livré, aurait dû encourager le peuple. Il n'en est rien. Pour contourner le pays d'Edom, il faut prendre le chemin de la mer des Joncs, cette lagune à l'extrémité du golfe de Suez que les Israélites avaient franchie à pied sec lors de leur sortie d'Egypte. Cette fois, pas de raccourci! Est-ce pour cela que le peuple s'impatiente ?

L'impatience est une des expressions de la colère. Le peuple fâché par la contre Dieu et contre Moïse. Et Dieu l'entendit. Tout comme l'Eternel écouta la voix d'Israël quand le peuple demanda son secours contre Arad. Parler contre Dieu... contre le créateur tout-puissant! Et les Israélites sont vraiment déchaînés: On est dégoûté de ce pain méprisable! Quel pain ? Il s'agit de la manne, du pain de Dieu!

T'es-tu déjà fâché(e) contre la Parole que Dieu t'avait adressée ? Tu l'as repoussée parce qu'elle te semblait trop dure et tu ne pouvais pas l'accepter. Tu as été impatient(e), tout comme moi, avec tes enfants mais c'est Dieu qui te les a donnés. Tu t'es fâché(e) contre les conditions de ta vie, de ton travail, de ton habitation contre l'attitude de ton mari, de ta femme, de ton patron ou de tes employés contre le manque de respect, d'estime, d'appréciation que tu croyais être ton dû. Contre qui cette colère était-elle dirigée, en fin de compte? Le peuple parla contre Dieu; il méprisait le pain, pourtant don de Dieu. Es-tu, comme je l'ai été si souvent, en révolte contre Dieu?

En voici la conséquence: Alors I'Eternel envoya des serpents brûlants.., et il mourut beaucoup de gens. Des morsures qui brûlent et qui tuent: Dieu devra-t-il te parler ainsi ? J'entends quelqu'un me dire: "Mais cher monsieur, nous ne sommes plus sous la loi, nous sommes sous la grâce!". A quoi Hébreux 12.29 répond:Notre Dieu est aussi un feu dévorant. Grâce n'est pas synonyme de licence. Ne savez-vous pas que... vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit au péché qui conduit à la mort, soit à l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais... vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine qui vous a été transmise (Rom 6.16-17). Obéir de bon coeur! Votre coeur est-il encore un coeur de pierre ? Je vous donnerai un coeur nouveau et... j'ôterai de votre chair le coeur de pierre... Je mettrai mon Esprit en vous (Ez 36.26-27). Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature (ou: création) (2 Cor 5.1 7), et il marche en nouveauté de vie (Rom 6.4). Plus de mécontentement, plus de colère... Chacun de nous devrait se placer tous les jours sous la parole de Rom 6.11:Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Est-ce possible ? Oui, car nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui (Rom 6.6). Mon MOI méchant, égoïste est mort avec Christ il y a 2000 ans! Si mon grand-père était mort à l'âge de dix ans, je serais pour ainsi dire mort avec lui. Si le MOI né dans le péché est mort avec Christ, je ne suis plus esclave du péché. J'ai reçu une vie nouvelle, celle de Christ: Ce n'est plus moi qui vis, mais Christ en moi (GaI 2.20).
Cette vie du Christ n'était pas encore accessible aux Israélites, séparés de la croix de près de quinze siècles. Mais la grâce de Dieu était à leur portée, car le Dieu saint qui juge le péché fait grâce chaque fois qu'il y a repentance. Le chrétien qui s'est fâché contre Dieu peut se repentir: la grâce lui est assurée. Les Israélites se sont repentis: Nous avons péché contre l'Eternel... Dieu leur a pardonné. Non pas en passant l'éponge! Mais il pardonne, et ceci bien avant que la croix soit devenue un fait historique, sur la base de la croix de Golgotha, où le péché de l'humanité a été jugé et expié en Christ. Car le serpent d'airain est un autre symbole du Christ: Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé (à la croix), afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Jean 3.14-15). C'est Jésus qui dit cela en parlant à Nicodème. L'israélite qui contemple le serpent d'airain symbolisant Satan vit. Satan cloué à la perche signifie sa défaite â la croix. Celui qui contemple le Christ mort à la croix pour son péché vit.

Toute grâce que Dieu a accordée jusqu'à ce jour est due uniquement à la mort propitiatoire de Jésus-Christ. La croix est l'événement central de l'Histoire. Nous la voyons ici, plus d'un millénaire avant Golgotha, représentée par une perche à laquelle est cloué un serpent. C'est encore la croix que le monde entier verra lors du retour de Jésus-Christ. A la question des disciples: Quel sera le signe de ton avènement ?, Jésus répondit: Quand des cataclysmes cosmiques se produiront,alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, et toutes les tribus de la terre... verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Mat 24.3, 29-30).
Ainsi, dès le début de l'histoire du peuple d'Israël, la croix et avec elle le Christ, est au centre.

La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. (1 Cor 1.18).

Ceux qui refusèrent de regarder le serpent â la perche périrent ; ceux qui le regardèrent guérirent de leurs morsures. Nous avons tous été mordus par le serpent. Avons-nous tous contemplé le Christ, agneau de Dieu è la croix, pour être guéris

Lien : http://www.promesses.org/arts/73p16-20f.html

Voir les commentaires

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

21 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignementts

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

Jean-Luc DANDRIEU

L’Évangile selon Luc nous présente tout particulièrement le Seigneur Jésus comme un homme, l’homme parfait. Il est le « fils de l’homme ». Il est né et a grandi au milieu des hommes, a travaillé et a souffert comme un homme. Dans son humanité, il a vécu une vie de dépendance et de prière, en contact permanent avec son Père. Tout le long de cet Évangile, il prie. Nous allons passer en revue ses prières et tenter d’en retirer des applications pour nous.

• Luc 3.21-22 : « Jésus aussi étant baptisé et priant, le ciel s’ouvrit. »

C’est le début de son service, de sa mission. Il vient au baptême de Jean avec ceux qui se repentent, se courbent devant Dieu, reconnaissent leurs péchés — ce que les pharisiens et les docteurs de la loi refusaient de faire (Luc 7.29-30). Seul Luc précise qu’il prie à ce moment-là. Le Saint Esprit vient sur lui. Il entend la voix du Père : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir. » C’est une manifestation spéciale de l’amour du Père pour son Fils.

Le Seigneur a une relation unique avec son Père. Pour nous, la prière exprime notre relation d’enfant de Dieu. C’est le premier cri d’un « nouveau-né » dans la foi, le premier signe de la vie divine. Au moment où je crois, je reçois le Saint Esprit (Éph 1.13) et j’ai une relation vivante avec mon Père (Rom 8.16). C’est l’émerveillement : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! » (1 Jean 3.1)

• Luc 5.12-16 : « Jésus se tenait à l’écart dans les déserts et priait. »

Il enseigne et guérit des foules autour de lui. « Sa renommée se répandait de plus en plus. » Il accomplit son service et il a du succès. Que fait-il ? Il pourrait s’organiser pour être plus efficace, pour faire face à la demande. Non, il se retire « à l’écart » pour prier, cultiver sa relation avec son Père. Il n’est pas venu comme fondateur d’une nouvelle religion, ou pour être célèbre. Il montre ainsi que l’essentiel n’est pas ce que l’on fait, mais ce que l’on est : un enfant attaché à son Père.

Sur quoi vais-je asseoir ma vie, mon service ? Quand tout semble urgent, je dois m’arrêter, passer du temps avec mon Père, approfondir ma relation avec lui, pour avoir le discernement de ce qui est important et urgent.

• Luc 6.12-13 : « Il alla sur la montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand il fit jour, il appela à lui ses disciples. Il en choisit douze. »

Avant un choix, une grande décision, il passe la nuit à prier, sans dormir ! Pourtant il connaît toutes choses, il sait même que Juda le trahira (Luc 6.16). C’est une leçon de dépendance, de vie dans la proximité de Dieu.

Souvent, je fais mes choix seul, puis je demande au Seigneur de les bénir. Il vaudrait mieux, avant de prendre mes décisions, passer du temps avec lui dans la prière pour connaître sa volonté.

• Luc 9. 10-17 : « Il prit les cinq pains et les deux poissons et, regardant vers le ciel, il bénit et les rompit. »

Il accueille une foule immense, en guérit les malades et la nourrit. Il reçoit comme de la part de Dieu les cinq pains et les deux poissons et remercie. Il introduit dans le dénuement des gens les ressources du ciel : « Ils mangèrent et furent tous rassasiés. ».

Rendre grâce à Dieu pour chaque circonstance, recevoir avec gratitude « notre pain quotidien » n’est pas une simple forme. C’est reconnaître la bonté de notre Père et lui ouvrir la porte de notre quotidien. Paul savait le faire, même dans des moments très difficiles et ce fut une source de bénédiction pour ses compagnons de souffrance (Act 27.33-36).

• Luc 9.18-22 : « Comme il était en prière à l’écart, avec ses disciples, il leur posa cette question : Qui suis-je aux dires des hommes ? Ils répondirent : Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, qu’un des anciens prophètes est ressuscité. Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre répondit : Le Christ de Dieu. »

Jésus veut enseigner à ses disciples une vérité importante. Quel est le cœur du dialogue qu’il initie ? Sont-ce les opinions des hommes à son sujet ? Ou la réponse de Pierre : « Tu es le Christ de Dieu » ? Non, en réalité, c’est l’enseignement qu’il leur communique, et qu’ils ne comprennent pas : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup […] qu’il soit mis à mort et qu’il soit ressuscité le troisième jour. » Ils ne sont pas prêts à entendre le vrai motif de sa venue : le Christ (le Messie) va mourir et ressusciter le troisième jour ! D’ailleurs il continuera de les enseigner, encore et chaque jour. Mais avant de communiquer une grande vérité, Jésus prie.

Je désire parler à mon voisin du salut en Jésus Christ. C’est une mission difficile ; que faire d’abord ? Prier ! Je ne suis pas seul, je demande la direction de l’Esprit de Dieu. Seul Dieu produira la vie, par sa Parole et son Esprit. Je ne suis qu’un canal qui doit rester branché à la source. Comment l’être si je ne prie pas ? Paul, ne se contente pas d’exposer la vérité, à l’exemple de son maître il prie (Éph 1.15-23 ; 3.14-21 ; Col 1.9).

• Luc 9.28-31 : « Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre. »

Pendant qu’il prie, il est transfiguré. Seul Luc le précise. Pierre, Jacques et Jean sont les témoins de sa gloire divine. Ils en ont été marqués définitivement. « En effet, ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. » (2 Pi 1.16-18)

Autrefois, le visage de Moïse rayonnait après avoir parlé avec Dieu (Ex 34.35). Que se passe-t-il quand nous vivons dans la proximité de Dieu ? « Nous tous contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. » (2 Cor 3.18) Une transformation ! « Nous tous » : ce n’est pas réservé à une élite (comme Moïse et Élie) La communion avec Dieu transforme l’être intérieur, lui apportant paix, joie, douceur : quelque chose de Christ devient visible. C’est un reflet de sa présence. Le but de Dieu, c’est « Christ formé en vous » (Gal 4.19), « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col 1.27).

• Luc 10.21 : « Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c'est ce que tu as trouvé bon devant toi. »

C’est le retour joyeux des soixante-dix, retour d’une mission bien réussie. Jésus leur montre que l’important n’est pas dans le succès, mais ailleurs : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Lui se réjouit, exprime sa reconnaissance, car Dieu se révèle aux petits, et non à ceux qui ont la prétention du savoir.

Mais le texte parallèle en Mat 11.25 donne un autre éclairage : les villes de Galilée l’ont rejeté par incrédulité. C’est un échec apparent. Et Jésus exprime la même reconnaissance avec les mêmes paroles. Sa joie ne dépend pas des circonstances. Elle est liée à sa relation avec son Père.

Ai-je l’œil exercé pour voir ce que Dieu fait, en toutes circonstances (succès ou échecs) et dans la vie de mes frères et sœurs ? Quelle est la place de la louange et de la reconnaissance dans ma vie ? Être reconnaissant, c’est accepter ses plans, voir son œuvre, l’admirer. « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. » (1 Thes 5.16)

• Luc 11.1-13 : « Comme Jésus était en prière […] un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier […] — Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié… » Puis Jésus leur raconte l’histoire de l’ami qui vient chercher trois pains à minuit…

Son enseignement sur la prière commence par l’exemple. Puis il leur enseigne le « Notre Père ». Ce n’est pas une prière à réciter sans y penser.

D’abord, quand je prie, je m’adresse à un Dieu vivant, à mon Père, qui m’écoute, m’aime et veut répondre. Est-ce que je mets en place les bonnes priorités : en premier, Dieu et sa gloire, en second mes besoins matériels et spirituels ?

L’exemple de l’ami insiste sur la confiance et la liberté. N’ayons pas peur de déranger, de demander, d’insister : Dieu est le Dieu de toute grâce.

L’enseignement est clair : « Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. » (Luc 11.9)

« Vous n’avez pas parce que vous ne demandez pas. » (Jac 4.2) Demande et fais confiance à la sagesse de ton Père qui te donnera ce qu’il te faut et au bon moment !

• Luc 22.31-32 : « Moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères. »

L’intercession du Seigneur a été comme une bouée pour que Pierre ne sombre pas. Il renie le Seigneur, qui meurt. Il n’a pas pu se réconcilier avec lui. Mais il sait que Jésus a prié pour lui. Il lui a dit aussi : « Quand tu seras revenu... » Il y a un espoir, un retour possible.

Chacun a ses difficultés, ses tentations. Aujourd’hui encore, le Seigneur est l’intercesseur de chacun de nous « pour avoir du secours au moment opportun » (Héb 4.16 ; Jean 17.20 ; Rom 8.34 ; 1 Jean 2.1). Paul écrivait : « Frères, priez pour moi… » Prions-nous l’un pour l’autre ? La prière d’intercession rapproche l’un de l’autre. Nous avons besoin des soins réciproques qui rendent concret l’amour de Dieu pour nous.

Un frère de Colombie a raconté : « Un matin, de bonne heure, j’étais en route vers un orphelinat chrétien. Une moto m’a dépassé et son passager a jeté un œuf contre le pare-brise de ma voiture pour m’aveugler. J’ai freiné, et j’ai vu très distinctement le canon d’un révolver braqué sur moi. Mais le coup n’est pas parti. En arrivant à destination, j’ai été accueilli par le frère directeur de l’orphelinat, sur le pas de sa porte. ‘Est-ce que tout va bien ? Ce matin, à sept heures, j’ai été réveillé brusquement, avec le sentiment très fort que vous étiez en danger et que je devais prier pour vous.’ Quand je lui ai raconté l’agression, nous avons pu louer et remercier notre Père ensemble. » Ce frère a conclu : « Si vous pensez très fort à quelqu’un, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, priez pour lui aussitôt. » Peut-être pourrions-nous parfois mettre en pratique ce conseil.

• Luc 22.39-46 : « Et lui s'éloigna d'eux environ d'un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. »

Gethsémané ! Lui est à genoux, la face contre terre, dans une supplication intense, un combat terrible devant l’horreur des moments à venir, comme celui de l’abandon de Dieu à cause de notre péché ! « Si tu voulais… » : pas d’exigence. « Pas ma volonté, mais la tienne » : dépendance et soumission.

Est-ce que je désire toujours faire la volonté de Dieu ? Je sais que je ne serai jamais abandonné, mais les dangers existent. La prière est la ressource. « Il leur dit : Priez afin que vous n’entriez pas en tentation. » (Luc 22.46)

• Luc 23.33-34 : « Père, pardonne-leur… »

De qui Jésus est-il occupé à cette heure terrible, de lui ou des autres ? Son souci, c’est le pardon de ses tortionnaires, le salut de ses ennemis : « Il a intercédé pour les coupables. » (És 53.12)

Toute sa vie il a donné l’exemple de l’abnégation, du dévouement parfait.

La nuit avant la croix, il dit à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas troublé. » (Jean 14.1) Pourtant à ce moment là, il est lui-même troublé dans son âme et son esprit (Jean 12.27 ; 13.21). Il s’oublie lui même pour s’occuper des siens.

« Christ […] a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces. » (1 Pi 2.21) Je ne pourrai lui ressembler qu’en recherchant le bien des autres.

• Luc 23.46 : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »

Son dernier souffle est une prière.

À la fin de la vie de quelqu’un, ce qui a fait la trame de sa vie ressort souvent (plainte, colère, gourmandise, etc., — ou bonté, joie, confiance…). Le cœur de la vie du Seigneur Jésus, c’est la prière, expression de sa confiance en son Père. Quel exemple merveilleux !

Un frère africain, aveugle, très âgé, qui avait évangélisé dans les rues de son village en chantant chaque matin, avait l’habitude de dire, avant toute salutation, à tous ceux qu’il rencontrait : « D’abord, cale tes mains. » Et les deux mains jointes, il priait.

***

Rien n’a jamais troublé la relation du Seigneur Jésus avec son Père. Comme lui, approchons-nous de notre Père, avec nos joies et nos peines, nos questions et nos émerveillements, pour le rencontrer, l’écouter aussi, tout partager… Il y a des obstacles : le téléphone, les soucis, les occupations, le manque de temps… Qu’il nous aide à suivre ses traces.

Promesses No 176 - 2011 / 2 (Avril - Juin)

Dossier : Avec Dieu, chaque jour

Voir les commentaires

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

L’EGLISE QUI MARCHE AVEC LE MONDE

Auteur Inconnu

En parcourant la revue mensuelle de «MAYIM FOUNDATION», nous avons trouvé cet article en anglais sous le titre de ‘‘THE CHURCH THAT WALKS WITH THE WORLD’’ que nous avons traduit en français. Les lignes de cette traduction interpellent chaque église et chaque frère en Christ à un retour aux sources de l’Eglise Primitive. Cet article d’un auteur inconnu retrace la réalité spirituelle de la marche du christianisme jusqu’à ce jour. Peut-être cher lecteur en étiez-vous un peu écarté comme cette église que vous êtes par votre être qui est le Corps de Christ ou comme membre de l’Eglise qui est le Corps de Christ.

Nous espérons qu’en lisant le Saint-Esprit attirera votre attention sur la révélation spéciale qu'il transmet au travers de ces lignes, afin que loin de la mondanité et proche de la montagne vers laquelle courait Loth, les vérités essentielles et primaires du Royaume ne nous soient plus inconnues :

L’Eglise et le monde marchaient chacun de son côté, sur les rivages changeant du temps ;

Le monde chantait une chanson enivrée et l’Eglise un hymne sublime.

‘‘Viens et donne-moi ta main, dit le monde joyeux et alors marche avec moi dans cette voie ;’’

Mais la bonne Eglise cacha sa main blanche comme neige et répondit solennellement : «Non».

‘‘Je ne te donnerai pas du tout ma main et je ne marcherai pas avec toi. Ta voix est celle de la mort éternelle et tes paroles sont mensongères'’.

‘‘Non ! Marche avec moi un petit bout ‘’ dit le monde avec un air aimable.

‘‘La route que j’emprunte est une route gaie et le soleil y brille toujours’’.

‘‘Ta voie est étroite et épineuse et rocailleuse alors que la mienne est fleurie et lisse.

Ton lot est triste avec reproche et travail, mais je marche dans des tourbillons de joie.

Ma voie, comme tu peux voir, est large et belle et mon portail est haut et large ;

Il y a suffisamment de place pour toi et moi et nous voyageons côte à côte.’’

Quelque peu timidement, l’Eglise approcha le monde et lui donna sa main de neige ;

Et le monde faux s’en saisit et avança en murmurant tout bas ;

‘‘Ta robe est trop simple pour plaire – j’ai de l’or et des perles à porter ;

Du velours riche et des soies pour ta forme pleine de grâce et des diamants pour parer ta chevelure’’.

L’Eglise considéra ses habits simples et blancs et ensuite le monde éblouissant et rougit lorsqu’elle vit la belle lèvre du monde qui souriait avec mépris.

‘‘Je changerai mon habillement pour quelque chose de plus coûteux’’

Dit l’Eglise avec un sourire plein de grâce.

Alors son vêtement blanc comme neige fut poussé au loin et le monde prit sa place.

De beaux satins et des soies à la mode, et des roses, et des pierres précieuses et des perles ; et sur son front ses cheveux brillants tombaient et dansaient au vent en mille boucles.

‘‘Ta maison est trop laide’’, dit l’orgueilleux vieux monde.

‘‘Construisons-en une pour toi qui soit semblable à la mienne.

Avec des cuisines pour festoyer et un salon pour jouer et des meubles d’excellente qualité.’’

Ainsi le monde lui construisit une maison belle et coûteuse, splendide à contempler ; les filles et les garçons de l’Eglise s’y rencontraient souvent, brillante de pourpre et d’or.

Ses foires et des festivals, des ébats indicibles, étaient tenus et célébrés à la place de la prière ; et des jeunes filles charmantes telles de vieilles sirènes et des rares beautés qui attirent au monde.

Parées aux beaux bijoux, avec des cheveux bouclés, insensibles à l’évangile et aux lois ;

Pour séduire et distraire et gagner du monde quelque aide pour la bonne cause.

L’ange de miséricorde réprimanda l’Eglise et murmura : ‘‘Je connais ton péché !’’

Alors l’Eglise sembla triste et anxieusement désira réunir de nouveau ses enfants.

Mais certains étaient loin au bal de minuit et d’autres étaient au jeu ;

D’autres buvaient dans des salons fastueux, et l’ange s’en alla.

Et alors le monde dit dans un langage plein de douceur : ‘‘Tes bien-aimés ne pensent à aucun mal. Seulement ils aiment les sports innocents’’, ainsi elle s’appuya sur la main que lui offrait le monde.

Elle sourit et bavarda et chercha des fleurs et marcha avec le monde.

Alors que d’innombrables millions d’âmes étaient assoiffées pour la vérité non prêchée.

‘’Tes prédicateurs sont tous trop vieux et francs’’, dit le joyeux monde d’un ton railleur. Ils effraient mes enfants avec des histoires horribles que je n’aime pas écouter.

Ils parlent de jugements et de feu et de peine et de condamnation dans la nuit la plus noire.

Ils avertissent au sujet d’une place dont on ne devrait pas parler ainsi à des oreilles délicates’’.

‘’Je t’enverrai quelque meilleure étiquette, plus brillante, plus gaie et plus agréable, qui montrera comment l’homme peut vivre comme il lui plaît et finalement aller au ciel.

Le Père est miséricordieux, grand et bon, aimable, tendre et gentil.

Penses-tu qu’il prendrait un enfant au ciel et laisserait un autre en arrière ?’’

Ainsi elle appela les prêtres gais, réputés, doués et grands et doctes ;

Et les vieux hommes bigots qui avaient prêché la croix furent chassés de ses autels.

Alors Mammon vint et supporta l’Eglise et loua un banc en exergue et prêcha et chanta et fit une démonstration fleurie pour annoncer le nouvel évangile.

‘’Tu donnes trop aux pauvres’’, dit le monde – beaucoup plus que tu ne devrais. Bien que le pauvre ait besoin de refuge, de nourriture et d’habitats, pourquoi est-ce que cela te troublerait tant ?

‘’Vas, prends ton argent et paye des habits riches, des beaux chevaux et de belles voitures, et des perles et des bijoux et de la nourriture délicieuse, du vin le plus rare et le plus cher’’.

‘’Mes enfants aiment éperdument toutes choses pareilles, et si toi, tu veux les gagner, tu dois faire comme ils font, et marcher dans la voie, à l’intérieur de la voie fleurie’’.

L’Eglise, déliant les cordons de sa bourse courba sa tête et sourit avec flatterie :

‘’J’ai trop lâché du lest. Je ferai, monsieur comme vous l’avez dit’’

Ainsi les pauvres étaient repoussés loin des portes et méprisés ; l’église n’entendit plus le cri de l’orphelin ;

Et elle se pavanait dans ses beaux vêtements alors que la veuve s’en allait en pleurant.

Et ceux de l’Eglise, et ceux du monde, firent route côte à côte, la main au cœur ; et personne en dehors du Maître qui savait tout, ne pouvait discerner les deux.

Alors l’Eglise s’assit à son aise et dit : ‘’Je suis riche et mes possessions ont augmenté ; Je n’ai besoin de rien et rien à faire sinon rire et danser et festoyer.’’

Le monde astucieux entendit et rit en lui-même et, d’un air moqueur, dit en aparté :’’l’Eglise est tombée, la belle Eglise, sa honte dans sa gloire et dans sa fierté’’.

Ainsi, son pouvoir de témoignage, hélas, avait disparu et des temps périlleux vinrent ; les moments de la fin dont on avait tant parlé, souvent formés de plaisir et de péché.

Et l’ange s’approcha du trône de grâce et murmura et soupira son nom ; et les saints arrêtèrent leur hymne joyeuse et couvrirent leurs têtes avec honte.

Une voix se fit entendre dans le silence du ciel, de Celui qui est assis sur le trône ; ‘’Je connais tes œuvres et ce que tu as dit ; mais hélas, tu n’as pas su que tu es pauvre et nue, aveugle et orgueilleuse et ta ruine est assurée ; L’épouse supposée d’un (fiancé) époux céleste est la prostituée du monde.

Tu as cessé de vivre pour cette espérance bénie, tu es tombée du zèle et de la grâce. Ainsi, hélas, je dois te jeter au dehors et effacer ton nom de sa place.

Mais, de la côte de l’Eglise prostituée, pendant qu’elle dormait dans une honte indolente,

Sera sortie le petit nombre qui a gardé la Parole de Dieu et a honoré Son Saint Nom.

Par la parole de leur témoignage, et le sang de l’Agneau, ils ont vaincu le monde ; ils ont prié pour le jour où leurs puissants ennemis seraient jetés dans l’abîme.

Car ceux qui ont gardé leurs vêtements propres, marcheront avec lui en blanc, le jour où il viendra pour réclamer les siens pour en faire Ses bijoux éclatants.

Cher lecteur, nous sommes au terme de ces lignes et appelons chacun à une plus grande prise de conscience. Ne sommes-nous pas cette Eglise qui a troqué sa gloire céleste contre une certaine mondanité proclamée être la nouvelle révélation de l’Evangile de Jésus Christ ?

N’avons-nous pas au nom de Dieu changé l’évangile pur, authentique, non dilué au profit de l’évangile de la prospérité, de la santé et de l’onction même vivant dans le péché ?

L’Apôtre Paul dit : ‘‘Je suis consterné de la rapidité avec laquelle vous avez abandonné Celui qui vous a si généreusement invités à bénéficier de la grâce de Christ. Si vite, vous vous êtes laissés gagner à un autre «évangile» ! Vraiment, vous m’étonnez ! Comme s’il pouvait y avoir un autre Evangile ! Non, il n’en existe pas d’autre, mais certains sèment la confusion et cherchent à vous troubler ! Ils tordent le sens de l’Evangile du Christ, au point de lui faire dire le contraire. Et bien ! Si jamais quelqu’un venait vous apporter, sous le nom d’Evangile, un message différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il tombe sous le coup du châtiment divin. Même si moi ou un ange descendu du ciel venions proclamer au milieu de vous une « Bonne Nouvelle » contredisant celle que je vous ai annoncée, que la malédiction divine (Anathème) nous frappe. Je l’ai déjà dit autrefois, et je le répète aujourd’hui : si quelqu’un vous prêche un autre Evangile que celui que vous avez reçu, mettez-le au ban de l’Eglise et interdisez-lui d’enseigner !’’ (Gal 1.6-9) Version de la Parole Vivante.

Sans fausse humilité, si nous sommes tombés sous le coup de l’anathème, ne serait-il pas juste de tout déposer et rechercher la face de Dieu en nous inscrivant à son Ecole dans la classe du «Retour aux anciens sentiers» (Jérémie 6.16) pour fonder notre foi et nos pratiques selon les principes de l’Eglise Primitive ? Un jour, un homme de Dieu a dit que parce que Dieu est le Dieu de recommencement, il n’a pas peur de recommencer. Ayons du courage, ôtons la honte et rentrons à Dieu qui peut tout recommencer et nous faire vivre une ère nouvelle selon qu’Il dit : « Je descendis dans la maison du potier, Et voici, il travaillait sur un tour. Le vase qu’il faisait ne réussit pas, Comme il arrive à l’argile dans la main du potier; Il en refit un autre vase, Tel qu’il trouva bon de le faire. Et la parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots: Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël? Dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, Ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël » (Jér 18.3-6).

Puissions-nous agir ainsi pour dire ensemble avec l’Esprit Saint : Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (Apoc. 22).

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LE PEUPLE DANS LE DESERT

20 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PEUPLE DANS LE DESERT

LE PEUPLE DANS LE DESERT

(Première partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

Les 40 ans qu'Israël doit passer au désert sont, nous l'avons vu, un châ­timent imposé au peuple suite à son incrédulité. Tout père qui aime son fils le punit, nous dit Salomon dans ses Proverbes (13.24 ; 19.18). L'au­teur aux Hébreux nous dit que c'est aussi valable pour nous qui som­mes le peuple de la nouvelle alliance, qui est une alliance de grâce ; il cite Proverbes 3.11-12 et nous montre le but de toute correction divine: Dieu nous corrige pour notre véritable intérêt, afin de nous faire partici­per à sa sainteté (Héb 12.5-11).

J'ai d'emblée établi un parallélisme entre le peuple de l'ancienne et le peuple de la nouvelle alliance, entre l'israélite et le chrétien. Avant d'étu­dier le rapport qu'il y a entre les deux, il faut examiner la base qui fait de l'un un Israélite et de l'autre un chrétien. Je vous invite à interrompre votre lecture pour relire Exode 12.

La Pâque

Sans l'agneau immolé, il n'y a pas de libération de l'esclavage égyptien. Sans l'Agneau immolé, le Christ, il n'y a pas de libération du péché. Le sacrifice sanglant est toujours à la base du pardon de Dieu: Sans effu­sion de sang, il n'y a pas de pardon (Héb 9.22). Dieu pardonne et libère Israël à cause du sacrifice expiatoire de Christ accompli à la croix, pour ainsi dire rétrospectivement. Car le sang de l'agneau pascal dont l'israélite badigeonne l'encadrement de la porte de sa maison n'a aucune valeur en soi: Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Héb 10.4), ni celui des tourterelles, des veaux, des béliers, des brebis ou des agneaux... Tous ces animaux sacrifiés par les Israélites préfiguraient le sacrifice des sacrifices, celui offert volontaire­ment par le Fils de Dieu (les animaux sacrifiés n'avaient pas de choix à faire). Aussi le sacrifice de Christ est-il final. Tout sacrifice, sanglant ou non, offert après celui de Christ en vue de se faire pardonner est un affront à Dieu, comme si la mort expiatoire de Jésus à la croix n'était pas suffisante pour tous les temps. Car nous sommes sanctifiés, par l'offran­de du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes et par une seule offran­de, lia rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés, vu qu'avec son propre sang... il nous a obtenu une rédemption éternelle (Héb 10.10,14; 9.12). Comme "éternel" veut dire "sans commencement ni fin", le sacri­fice de Christ a été la base sur laquelle Dieu a fait grâce dès le premier sacrifice offert par Abel dans Genèse 4 ; Caïn aussi a bénéficié de l'effi­cacité éternelle du sang de Christ, car quel autre signe que celui de la croix pensez-vous que I'Eternel aurait mis sur Caïn pour que personne ne le tue à cause de son meurtre (Gen 4.15) ?

Signification de la Pâque

Regardons la Pâque décrite dans Exode 12 de plus près (les versets indiqués entre parenthèses se rapportent à ce chapitre):

1. Toute l'assemblée d'Israël l'immolera (non les immolera, 6).

- Un seul peuple: Israël, qui préfigure l'Eglise.
- Un seul agneau, donc un seul sacrifice: Jésus-Christ.
- Chaque maison est l'expression locale du peuple entier.
- Chaque église est l'expression locale de toute l'Eglise.

2. Quand JE verrai le sang, je passerai... (13).

C'est Dieu qui apprécie la valeur du sang de l'agneau, et donc de Christ. (Les sentiments, les pensées, les expériences passées ne changent rien à la valeur du sacrifice aux yeux de Dieu.)
Le sang était dehors: la famille réunie dans la maison ne le voyait pas. Elle n'avait qu'à l'appliquer à sa maison et Dieu faisait grâce. Nous appliquons-nous le sang de Christ en croyant qu'il nous fait grâce ?

3. On mangera la chair de l'agneau rôtie au feu et vous n'en laisserez rien (8,10).

S'appliquer le sang, c'est une chose: recevoir le pardon.
Manger la chair, c'est autre chose: accepter Jésus-Christ dans sa totali­té (il fallait manger tout l'agneau) - être en communion continuelle avec lui.
L'agneau était l'objet de la réunion.
Jésus-Christ est l'objet de nos réunions.
Le feu est l'image du jugement qui purifie.
Christ a été jugé pour les péchés du monde afin de se purifier un peuple qui lui appartienne.

4. On mangera sa chair avec des pains sans levain (8).
Le levain est le symbole du mal dans toute la Bible.
Le sang sur le cadre de la porte donne la sécurité (il n'y a plus de con­damnation).
Mais si on laisse entrer le mal (le levain), la communion avec Dieu est interrompue.

5. On le mangera avec des herbes amères (8)

Elles signifient les souffrances de Christ.
Elles signifient la crucifixion de notre chair (Gal 6.14)
Elles signifient la mise à mort du vieil homme (Rol 6.6)
Renoncer à notre Moi pécheur : chose amère pour la nature charnelle!

6. Concerne le verset 11:

Les reins ceints: lier les vêtements qui gênent à la marche, c'est lier, ren­dre inoffensif ce qui encombre dans la marche spirituelle.
Serrer la ceinture: une discipline à exercer (1 Cor 9.27).
Les souliers aux pieds: quitter l'endroit de la servitude, l'esclavage du péché. Quitter parfois son lieu géographique. Etre sur pied de paix et non de guerre (Eph 6.15)
Le bâton à la main: c'est l'emblème du pèlerin. Il sert à s'appuyer dessus (Ps 23.4).
La Pâque signifie donc non seulement le départ d'Egypte (esclavage du péché) et la libération de Pharaon (Satan), mais aussi la formation d'un peuple dans la communion avec Dieu, l'acceptation inconditionnelle de son Fils comme Sauveur, l'exclusion du mal, le renoncement au Moi crucifié à la croix avec Christ, une marche fidèle pour apporter le mes­sage de la paix en s'appuyant sur les promesses et la personne du Seigneur Jésus-Christ.

Quel programme! Est-il mis à exécution dans ma vie? Dans ma famille? Dans mon église? Dans mon peuple qui se dit peut-être encore chré­tien?... Ou sommes-nous un peuple dans le désert?

Le désert

Dans la Bible, le désert n'est jamais là où l'on demeure: on y passe pour arriver ailleurs. Elie marcha 40 jours et 40 nuits pour arriver à la monta­gne de Dieu (1 Rois 19.8). Jésus passa 40 jours et 40 nuits dans le désert pour y être tenté (Mat 4.1-2). Israël devait traverser le désert pour arriver à Canaan mais il n'était pas prévu qu'il y reste 40 ans! Le chiffre 40 signifie une période passagère qui doit déboucher sur une déli­vrance.

Bien entendu, le désert peut aussi signifier la solitude (la chambre où l'on rencontre Dieu). Le désert peut être le silence loin de la foule (la méditation qui accompagne la lecture de la Bible). Ainsi l'apôtre Paul se retira pendant 7 ans dans une région désertique en Arabie, en Syrie et en Cilicie (GaI 1.17-21), où Dieu le prépara à sa grande tâche mission­naire. Se retirer dans ce désert-là est aussi important que de vivre en communauté avec les autres et de travailler avec les autres. Les deux se complètent un seul des deux constitue un déséquilibre - le moine ou l'activiste.

Cependant, le désert dont il est question dans le Pentateuque est tout autre. Il ne faut pas s'imaginer des dunes de sable sans aucune végéta­tion, tel le Sahara. Il s'agit plutôt d'étendues désertiques où le bétail trouve assez de nourriture pour subsister, mais où l'eau peut faire cruel­lement défaut. Par son incrédulité, donc par sa faute, Israël reste 40 ans dans le désert, c'est-à-dire toute une génération, selon le consensus biblique. Ce n'était pas le plan de Dieu pour son peuple. Ce n'est pas non plus le plan de Dieu pour le chrétien pourtant, la grande majorité des chrétiens sont dans le désert au lieu d'être en Canaan, pays des promesses que Dieu leur a destiné, Ils sont sortis d'Egypte, mais ils ne sont jamais entrés en Canaan. Ils sont dans le désert, et tout le beau pro­gramme qui devait se réaliser une fois libérés de l'esclavage du péché reste en suspens. Pourquoi ?

Dans le prochain numéro, nous allons chercher à comprendre le pour­quoi du comportement du peuple d'Israël, comportement qui explique son incrédulité et son séjour au désert. Du même coup, nous compren­drons aussi pourquoi le chrétien reste dans le désert spirituel, car ce sont les mêmes raisons qui l'y maintiennent.

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p6-8f.html

Voir les commentaires

MOISE FACE AU PEUPLE

17 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

MOISE FACE AU PEUPLE

MOISE FACE AU PEUPLE

(quatrième partie)

Jean-Pierre SCHNEIDER

L'incrédulité du peuple d'Israël l'empêche de prendre possession du pays promis. Face à un ennemi puissant, le peuple recule, prend peur, oublieux de la puissance supérieure de 'Eternel. La conséquence? 40 ans à tourner en rond dans le désert! C'est la septième étape: le châtiment du peuple

La punition de Dieu peut provoquer en l'homme des réactions très différentes: la soumission sous la main de Dieu l'acceptation du châtiment comme d'une fatalité inévitable la révolte. Où vous reconnaissez-vous? La première attitude est la seule qui permette à Dieu d'accomplir son œuvre de formation spirituelle en l'homme.

Lisez Nombres 16 et 17.1-15, le récit de la révolte de 250 hommes de Dieu, incités par Qoré, Datan et Abirâm de se soulever contre Moïse et Aaron. Quel est leur argument? Nous aussi, on est saint! On est tous saints! On a autant à dire que ce Moise, cet Aaron!

C'est encore la jalousie qui pousse ces notables à se soulever contre ceux que Dieu a choisis, a mis a part (ce qui est le sens du mot saint). Ils se choisissent comme chefs, s'estimant assez saints pour cela. On peut imaginer le gâchis si Dieu avait laissé faire... L'Histoire est jonchée des conséquences catastrophiques, subies par les peuples, à la suite de prises de pouvoir par les notables aussi bien que par des gens de rien.

Moïse ne cherche pas à défendre sa position de chef. Il se prosterne devant celui dont il la tient et qui lui donne la réponse à faire aux rebelles: L'Eternel fera connaître... qui est saint. Parmi ces notables, il y a des Lévites, mis à part pour servir Dieu, le "corps ecclésiastique" d'Israël. Et ils refusent de se soumettre au chef choisi par Dieu! Malheur aux responsables ecclésiastiques d'aujourd'hui qui ne se soumettent pas au Seigneur Jésus-Christ, seul Chef de l'Eglise institué par Dieu (Eph 1 .22 5.23)! Et malheur à moi si je me soumets à un autre que Christ, le Seigneur des Seigneurs!

Le signe visible de la révolte, c'est la désobéissance ouverte. A la convocation de Dieu exprimée par Moïse le chef, les rebelles répondent: Nous ne monterons pas! Quand Dieu nous ordonne par notre chef: Pardonne à ton frère sans compter les fois (Mat 18.21-22), disons-nous: Je ne pardonnerai pas? Pardonnez-vous réciproquement est un ordre (Col 3.13); ce n'est pas à bien plaire, pas plus que l'ordre de gagner sa vie honnêtement (1 Thes 4.11), de ne jamais se venger (1 Thes 5.15), de rechercher la justice, la fidélité (aussi conjugale), l'amour (caractérisé par le pardon) et la paix avec tous (2 Tim 2.22), de prendre soin des membres de sa famille (1 Tim 5.8) et de respecter et aider ses parents (1 Tim 5.4). Tout cela se trouve englobé dans cet ordre: Aimez-vous les uns les autres. L'amour consiste à marcher selon ses commandements (2 Jean 5-6). Ma désobéissance aux ordres de Dieu-et le NT en regorge-est donc une conséquence de mon manque d'amour. C'est aussi une négation de la souveraineté de Dieu: Celui qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme (ici Paul, qui communique ces préceptes de la part de Dieu), mais il rejette Dieu (1 Thes 4.8). Pas besoin d'en préciser les conséquences...

Pour la troisième fois, Dieu annonce l'extermination de tout Israël. Une fois de plus, Moïse intercède: Ne détruis que les coupables! Et il demande à Dieu de les faire disparaître dans la terre: elle s'ouvre et engloutit Qoré et sa famille, tandis que le feu de l'Eternel consume les 250 notables révoltés.

C'est une illustration frappante de la sainteté de Dieu, qui ne supporte pas le mal (Hab 1.13). Moïse l'intercesseur préfigure le Christ intercesseur (Héb 7.25), qui est aussi la victime expiatoire pour nos péchés (1 Jean 2.1-2), en quoi il dépasse infiniment Moïse. Le sort des rebelles est une autre image, celle du feu éternel qui engloutira ceux qui meurent en révolte contre Dieu et son Christ (Mat 25.41,46).

Dieu a épargné le peuple, qui a vu où peut mener la révolte contre Dieu trois fois saint. On aurait pu s'attendre à ce que le jugement de Dieu produise un saint respect de sa volonté, de sa parole. Il n'en est rien: Dès le lendemain, tout Israël accuse Moïse et Aaron de la port du peuple de l'Eternel (17.6)! Décidément, le coeur de l'homme est d'une dureté à tout casser! Dieu annonce une quatrième fois l'extermination du peuple tout entier. La situation demande un remède d'urgence. Moïse agit avec rapidité: il envoie Aaron parcourir le camp avec un brasier prélevé sur l'autel pour expier le péché d'Israël, afin que cesse la plaie qui aura fait périr près de quinze mille personnes.


La braise de l'autel proclamait que l'affaire avait déjà été jugée en la victime sacrifiée sur l'autel. Aujourd'hui, la croix de Golgotha proclame qu'en Jésus-Christ le péché de l'humanité a été jugé et expié une fois pour toutes. Dans 'AT comme dans le NT, le principe de la grâce est appliqué chaque fois que Dieu trouve la foi dans le coeur de l'homme.

Au cours de ses pérégrinations dans le désert, le peuple passe plusieurs fois aux mêmes endroits. Dans Nombres 20, il arrive au même rocher qui avait donné lieu à un miracle dans Exl7 ou l'eau avait jailli du rocher quand Moïse l'eut frappé de son bâton. Rien n'a changé: le peuple conteste maintenant comme avant contre Moïse et Aaron parce qu'il n'a pas d'eau, raison pour laquelle le lieu s'appelle Meriba (contestation).

Ne hochez pas trop vite la tête. Etes-vous sûr de ne pas vous être fâché plusieurs fois contre Dieu (oh! sans le dire en paroles) à cause des mêmes circonstances adverses ? Et si elles étaient voulues par Dieu ? Comment voulez-vous être transformé en la même image (que le Seigneur) de gloire en gloire (2 Cor 3.18), si vous ne vous laissez pas former par Dieu 7 Quelle est votre destinée ? Aussi incroyable que cela puisse vous paraître: vous êtes prédestiné à être semblable à l'image de son Fils, afin qu'il soit le premier-né d'un grand nombre de frères (Rom 8.29).

Dieu demande à Moïse de parler au rocher, rien de plus. Mais Moïse s'emporte (comme on le comprend!), et il frappe le rocher deux fois en s'écriant: Rebelles! Vous allez voir comment on va vous faire sortir de l'eau de ce rocher, Aaron et moi! (J'ai transposé Nom 20.10 en langage moderne). Oui, Moïse a été emporté par la colère: cela arrive à l'homme le plus humble, le plus patient qu'ait porté la terre (Nom 12.3). Pas si grave, pensons-nous. Qu'en pense Dieu ?

Dieu punit Moïse et Aaron: Vous ne ferez pas entre cette assemblée (ce peuple) dans le pays que je lui donne. Cette sentence nous semble-t-elle trop sévère, en disproportion avec un délit somme toute négligeable? Posons-nous une autre question: Est-ce grave ou non de désobéir à l'ordre de Dieu ? Après tout, Dieu en est le seul juge laissons-le parler: La désobéissance est aussi coupable que la divination, c'est-à-dire l'occultisme (1 Sam 15.23). Pour grave, c'est grave!

Dans Nombres 27.12-14, Dieu donne la raison pour laquelle ni Moïse ni Aaron n'entreront en Canaan: parce que vous avez été rebelles à mon ordre. L'auteur de l'épître aux Hébreux, après avoir dit que les Israélites n'entrèrent pas en Canaan parce qu'ils avaient désobéi, ajoute: Aussi voyons-nous qu'ils ne purent entrer à cause de leur incrédulité (3.18-19). C'est exactement ce que Dieu dit à Moïse et Aaron: Parce que vous n'avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des Israélites (Nom 20.12). Sanctifier veut dire "mettre à part pour Dieu". L'action de Moïse avait un sens à part, un sens symbolique. Sans s'en rendre compte, Moïse avait violé le symbole divin en frappant le rocher au lieu de lui parler. Les textes cités peuvent faire penser que Moïse ne croyait pas que la simple parole adressée au rocher pût avoir le même effet qu'un coup de bâton.

Voyons cela de plus près. Dans Exode 17, Moïse a dû frapper le rocher une seule fois. Cette action préfigurait la mort de Jésus, frappé pour nos péchés. "Qu'est-ce qui vous donne le droit d'interpréter cela ainsi ?" me demanderont certains. Parlant des Israélites dans le désert, Paul écrit: ... ils buvaient à un rocher spirituel..., et ce rocher était Christ. ... Or, ce sont là des exemples (Ou: types) pour nous... (1 Cor 10.4-6). Il s'agit donc d'un symbolisme qui se trouve dans la Bible. Pourquoi Moïse devait-il seulement parler au rocher la deuxième fois, et ne pas le frapper à nouveau ? C'est que le Christ a été frappé une seule fois à la croix, et des fleuves d'eau vive couleront de celui qui croit en Christ (Jean 7.38). Moïse a exécuté une action préfigurant la croix. Le Christ ne peut pas être sacrifié à nouveau ; il suffit de lui parler, ce que Moïse aurait dû signifier en parlant au rocher. En le frappant deux fois, il a détruit le symbolisme divin. Son châtiment vaut aussi pour ceux qui, aujourd'hui, nient la toute-suffisance du sacrifice du Fils de Dieu à la croix et s'imaginent qu'il faut le répéter sous une forme ou une autre.

Le dernier épisode que nous allons méditer se trouve dans Nombres 21.1-9. Il semblerait que la victoire d'Israël sur le roi cananéen Arad, que Dieu leur avait livré, aurait dû encourager le peuple. Il n'en est rien. Pour contourner le pays d'Edom, il faut prendre le chemin de la mer des Joncs, cette lagune à l'extrémité du golfe de Suez que les Israélites avaient franchie à pied sec lors de leur sortie d'Egypte. Cette fois, pas de raccourci! Est-ce pour cela que le peuple s'impatiente ?

L'impatience est une des expressions de la colère. Le peuple fâché par la contre Dieu et contre Moïse. Et Dieu l'entendit. Tout comme l'Eternel écouta la voix d'Israël quand le peuple demanda son secours contre Arad. Parler contre Dieu... contre le créateur tout-puissant! Et les Israélites sont vraiment déchaînés: On est dégoûté de ce pain méprisable! Quel pain ? Il s'agit de la manne, du pain de Dieu!

T'es-tu déjà fâché(e) contre la Parole que Dieu t'avait adressée ? Tu l'as repoussée parce qu'elle te semblait trop dure et tu ne pouvais pas l'accepter. Tu as été impatient(e), tout comme moi, avec tes enfants mais c'est Dieu qui te les a donnés. Tu t'es fâché(e) contre les conditions de ta vie, de ton travail, de ton habitation contre l'attitude de ton mari, de ta femme, de ton patron ou de tes employés contre le manque de respect, d'estime, d'appréciation que tu croyais être ton dû. Contre qui cette colère était-elle dirigée, en fin de compte? Le peuple parla contre Dieu; il méprisait le pain, pourtant don de Dieu. Es-tu, comme je l'ai été si souvent, en révolte contre Dieu?

En voici la conséquence: Alors I ‘Eternel envoya des serpents brûlants.., et il mourut beaucoup de gens. Des morsures qui brûlent et qui tuent: Dieu devra-t-il te parler ainsi ? J'entends quelqu'un me dire: "Mais cher monsieur, nous ne sommes plus sous la loi, nous sommes sous la grâce!". A quoi Hébreux 12.29 répond : Notre Dieu est aussi un feu dévorant. Grâce n'est pas synonyme de licence. Ne savez-vous pas que... vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit au péché qui conduit à la mort, soit à l'obéissance qui conduit à la justice ? Mais... vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise (Rom 6.16-17). Obéir de bon cœur! Votre cœur est-il encore un cœur de pierre ? Je vous donnerai un cœur nouveau et... j'ôterai de votre chair le cœur de pierre... Je mettrai mon Esprit en vous (Ez 36.26-27). Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature (ou: création) (2 Cor 5.1 7), et il marche en nouveauté de vie (Rom 6.4). Plus de mécontentement, plus de colère... Chacun de nous devrait se placer tous les jours sous la parole de Rom 6.11:Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Est-ce possible ? Oui, car nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui (Rom 6.6). Mon MOI méchant, égoïste est mort avec Christ il y a 2000 ans! Si mon grand-père était mort à l'âge de dix ans, je serais pour ainsi dire mort avec lui. Si le MOI né dans le péché est mort avec Christ, je ne suis plus esclave du péché. J'ai reçu une vie nouvelle, celle de Christ: Ce n'est plus moi qui vis, mais Christ en moi (Gal 2.20).
Cette vie du Christ n'était pas encore accessible aux Israélites, séparés de la croix de près de quinze siècles. Mais la grâce de Dieu était à leur portée, car le Dieu saint qui juge le péché fait grâce chaque fois qu'il y a repentance. Le chrétien qui s'est fâché contre Dieu peut se repentir: la grâce lui est assurée. Les Israélites se sont repentis: Nous avons péché contre l'Eternel... Dieu leur a pardonné. Non pas en passant l'éponge! Mais il pardonne, et ceci bien avant que la croix soit devenue un fait historique, sur la base de la croix de Golgotha, où le péché de l'humanité a été jugé et expié en Christ. Car le serpent d'airain est un autre symbole du Christ: Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l'homme soit élevé (à la croix), afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (Jean 3.14-15). C'est Jésus qui dit cela en parlant à Nicodème. L'israélite qui contemple le serpent d'airain symbolisant Satan vit. Satan cloué à la perche signifie sa défaite â la croix. Celui qui contemple le Christ mort à la croix pour son péché vit.

Toute grâce que Dieu a accordée jusqu'à ce jour est due uniquement à la mort propitiatoire de Jésus-Christ. La croix est l'événement central de l'Histoire. Nous la voyons ici, plus d'un millénaire avant Golgotha, représentée par une perche à laquelle est cloué un serpent. C'est encore la croix que le monde entier verra lors du retour de Jésus-Christ. A la question des disciples: Quel sera le signe de ton avènement ?, Jésus répondit: Quand des cataclysmes cosmiques se produiront, alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, et toutes les tribus de la terre... verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Mat 24.3, 29-30).
Ainsi, dès le début de l'histoire du peuple d'Israël, la croix et avec elle le Christ, est au centre.

La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance de Dieu. (1 Cor 1.18).

Ceux qui refusèrent de regarder le serpent â la perche périrent ; ceux qui le regardèrent guérirent de leurs morsures. Nous avons tous été mordus par le serpent. Avons-nous tous contemplé le Christ, agneau de Dieu è la croix, pour être guéris

source : http://www.promesses.org/arts/73p16-20f.html

Voir les commentaires

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

12 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (2ème partie)

Jean-Pierre Schneider

III. Exemples de promesses faites spécifiquement à Israël partiellement ou non encore réalisées

Note: Les citations en caractères gras doivent encore s'accomplir. Les passages indiqués sont cités partiellement; il est recommandé de les lire en entier.

I. Le rassemblement d'Israël

Je cite d'Ez 39.25-29: ...je ramènerai les captifs de Jacob... Alors ils oublieront leur opprobre... Ils habiteront en sécurité sur leur territoire, ... quand je les ramènerai d'entre les peuples... je serai sanctifié par eux aux yeux de beaucoup de nations. On reconnaîtra que je suis l'Eternel, leur Dieu, qui les avait déportés chez les nations et qui les réunit sur leur territoire. Je ne laisserai là-bas aucun d'entre eux. Je répandrai mon Esprit sur la maison d'Israël.

Jér 23.7-8: ...voici que les jours viennent... où l'on ne dira plus: l'Eternel est vivant, lui qui a fait monter du pays d'Egypte les Israélites! Mais on dira: l'Eternel est vivant, lui qui a ramené la descendance de la maison d'Israël du pays du nordet de tous les pays où je les avais chassés! Et ils habiteront sur leur territoire (actuellement seulement partiellement accompli).

Mich 2.12: Assurément, je te rassemblerai tout entier, ô Jacob!

2. Israël pardonné

Jér 50.20: En ces jours-là, ...on cherchera la faute d'Israël et elle n'existera plus, le péché de Juda, et il ne se trouvera plus; car je pardonnerai au reste que j'aurai laissé (dont écrit Paul aux Romains, déjà cité; Israël et Juda ne peuvent être l'Eglise).

Es45.17: Quant à Israël, c'est par l'Eternel qu'il obtient le salut, un salut Eternel. Vous ne serez ni honteux ni confus jusque dans l' éternité (il s'agit du peuple entier).

Zach 8.13: De même que vous avez été malédiction parmi les nations, mai son de Juda et maison d'Israël, de même je vous sauverai, et vous serez bénédiction (spécifiquement «maison» d'Israël et de Juda; ne peut s'appliquer à l'Eglise).

Zach 12.10: Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont transpercé. Ils porteront son deuil comme on porte le deuil d'un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui</B>. (La citation dans Jean 19.37 n'a pas à ce moment eu les suites prédites par Zacharie). Le «alors» du texte se réfère au retour de Christ, dont Zacharie dit:Ses pieds se placeront en ce jour-là sur le mont des Oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l' orient; le mont des Oliviers se fendra par le milieu, vers l'est et vers l'ouest, en une très grande vallée... L'Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints seront avec lui... Ce sera un jour unique. Il n'y pas moyen de spiritualiser ces indications géographiques si exactes.

Hébr 12.26 cite Aggée 2.6: Encore une fois, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel, en accord avec Pierre dans son discours de la Pentecôte, où il cite Joël 3.1-5 en rapport avec le jour du Seigneur (Act 2.19-21).

Apoc 1.7 parle du même événement: Voici qu'il vient avec les nuées. Tout homme le verra, même ceux qui l'ont percé (Israël est nommé à part); et toutes les tribus de la terre se lamenteront à son sujet.

3. L'alliance avec Israël jamais abrogée

Ps IO5.8-10:L'Eternel se souvient à toujours de son alliance... conclue avec Abraham et de son serment à Isaac; il l' a établi comme une prescription pour Jacob, pour Israël une alliance éternelle, disant: Je te donnerai le pays de Canaan comme héritage qui vous est échu.

Jér 33.23-26: A ceux qui disent que Dieu a rejeté Israël, l'Eternel rappelle que son alliance avec Israël est aussi stable que les lois de la nature. Il répète: J'aurai compassion d'eux.

Jér31.35-36: L'Eternel qui a établi le soleil, la lune et les étoiles sur leurs orbites dit: Si ces lois viennent à cesser devant moi, la descendance d'Israël aussi cessera pour toujours d'être une nation devant moi. 33.20-21: Si vous pouvez rompre mon alliance avec le jour et mon alliance avec la nuit..., alors elle sera rompue aussi, mon alliance avec David, mon serviteur, en sorte qu'il n'ait pas de fils régnant sur sont trône. Jér 31,1-4: En ce temps-là,... je serai Dieu pour toutes les familles d'Israël, et ils seront mon peuple... Je t'aime d'un amour éternel; c'est pourquoi je te conserve ma bienveillance. Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d'Israël!

Jér 31.31-34: Voici que les jours viennent... où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle... Je mettrai ma loi au- dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cour,. je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain... en disant: Connaissez l'Eternel! Car tous me connaîtront... Car je pardonnerai leur faute et je ne me sou- viendrai plus de leur péché. (Ce pardon est aujourd'hui pour tout homme qui met sa foi en Christ; mais alors, quand les jours seront venus, au retour de Christ, le peuple d'Israël entier entrera dans la nouvelle alliance lors de sa conversion décrite par Zacharie; Paul le confirme dans Rom 11.26, où il dit qu'après que tous les païens prédestinés à former le Corps de Christ y seront entrés, tout Israël sera sauvé. )

4. L'occupation définitive du pays promis

Abd v.17-21: ...la maison de Jacob reprendra ses possessions. La maison de Jacob sera un/eu et la maison de Joseph (représentant le royaume du nord) une flamme; mais la maison d'Esaü (les Edomites, ennemis d'Israël) sera du chaume... et il n 'y aura aucun survivant pour la maison d'Esaü, car l'Eternel a parlé... Les déportés, cette armée d'Israélites, posséderont le pays de Canaan jusqu'à Sarepta (entre Tyr et Sidon, au nord), et les déportés de Jérusalem... posséderont les villes du Négueb (au sud). Des libérateurs monteront sur la montagne de Sion, pour juger la montagne d'Esaü; et à l'Eternel appartiendra le règne. -Es 26.15: Tu as augmenté la nation, ô Eternel!... tu as reculé toutes les limites du pays. -Toute la Palestine appartiendra à Israël.

Amos 9.14-15: Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront;... Je les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de leur terre, celle que je leur ai donnée dit l'Eternel, ton Dieu.

Ez 11,17 : Ainsi parle le Seigneur, ['Eternel: Je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des peuples où vous êtes disséminés, et je vous donnerai le territoire d'Israël.

Jér 34.16-17: Consultez le livre de l'Eternel et lisez!... sa main leur a partagé cette terre au cordeau, ils la posséderont toujours, ils l'habiteront d'âge en âge.

5. Israël, témoignage de la puissance et de la gloire de Dieu

Soph 3.20: En ce temps-Ià, je vous ferai revenir, ce sera le temps où je vous rassemblerai, car je ferai de vous un sujet de renommée et de louange parmi tous les peuples de la terre...

Ez 36.36: Les nations qui resteront autour de vous reconnaîtront que moi, l'Eternel, j'ai rebâti ce qui était abattu et planté ce qui était désolé. Moi, l'Eternel, j'ai parlé et j'agirai.

Es 51.3: Ainsi l'Eternel console Sion... Il rendra son désert semblable à l'Eden... Et je ferai jaillir mon jugement pour être la lumière des peuples. 41.19: Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, le myrte et l'olivier; je placerai dans la steppe le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble; afin qu'ils voient, qu'ils reconnaissent, qu'ils observent et comprennent que la main de l'Eternel a fait ces choses, que le Saint d'Israël les a créées. -En 40 ans, 70 millions d'arbres ont été plantés en Israël; mais le monde ne comprend pas encore que c'est l'ouvre de Dieu.

Zach 8.23: En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un juif... et diront: Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous .

6. Jérusalem, capitale du royaume du Christ-Roi sur la terre

Dan 3.4-5: Les Israélites resteront longtemps sans roi, sans .chef.. Après cela, les Israélites reviendront, ils chercheront l'Eternel, leur Dieu, et David, leur roi; et ils trembleront en s'approchant de l'Eternel et de sa bonté, dans la suite des temps.

Zach 14.16-18 dit que Jérusalem sera le centre d'une bénédiction mondiale: Alors tous ceux qui subsisteront de toutes les nations venues contre Jérusalem (cf. 12.3: toutes les nations de la terre) monteront chaque année pour se prosterner devant le roi, l'Eternel des armées, pour célébrer la fête des huttes. - La fête des Huttes (Tabernacles, Tentes ) est la seule qui n'a pas encore trouvé son accomplissement: le rassemblement final d'Israël et l'entrée des nations dans le millénium. La Pâque juive a trouvé son accomplissement dans la croix et la ré- surrection de Christ, et la fête des Moissons ou Pentecôte dans l'effusion du St- Esprit selon Actes 2; elles ne seront donc plus célébrées au millénium.

Zach 8.20-22: ...beaucoup de peuples et de puissantes nations viendront chercher l'Eternel des armées à Jérusalem et implorer l'Eternel.

Jér 3.17: En ce temps-là, on appellera Jérusalem le trône de l'Eternel; toutes les nations se dirigeront vers elle, au nom de l'Eternel, vers Jérusalem, et elles ne suivront plus obstinément leur cour mauvais. Cette dernière affirmation trouve sa raison en Apoc 20.2-3, qui dit que Satan sera lié pour mille ans (ce qui n'est manifestement pas le cas à présent)...jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis.

Jér 33.9: Cette ville (Jérusalem) sera pour moi... une parure parmi toutes les nations de la terre.

7. Le millénium, une réalité à venir

Les textes cités concernant le rétablissement d'Israël et l'instauration de Jérusalem comme capitale du royaume millénaire sont d'une clarté convaincante. Le règne de Christ en tant que Roi sur la terre est attesté par trop de textes pour qu'il puisse être mis en doute. Les conditions qui prévaudront pendant ce règne qu' Apoc 20 dit 6 fois millénaire sont décrites dans de nombreux textes dont voici quelques-uns:
-Es 2.2-4; 9.5-6: ce sera un règne de paix;
-Es 11.1-9: la justice y régnera;
-Es 65.18-25: longévité et prospérité; -Es 65.20; Ps 101.8: le pécheur invétéré devra mourir;
-Es 66.18-20: Israël évangélisera la terre entière;
-Luc 1.32-33: Jésus occupera le trône de David;
-Ps 68.30: Jérusalem sera le siège du gouvernement de Christ;
-Ps 46.10; Mich 4.3: absence totale de guerres.
Il est question de «terre», de «nations» (et de leur obédience au Christ- Roi), de «la maison de Jacob ou d'Israël», du «trône de David», de l'absence de guerres: il est incontestable que l'utilisation de ces termes exclut leur application à des conditions célestes et
, partant, à l'Eglise.

Es 11.6-8 fait comprendre que la création sera rétablie dans son état primitif d'avant le déluge; pas moyen de spiritualiser ces descriptions! D'ailleurs, le NT confirme ces prophéties: Rom 8.21-22 prédit que la création sera libérée de la servitude de la corruption</I>, tout comme les fils de Dieu qui sont sauvés en espérance.

Dan 2.44: ...le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit... qui subsistera éternellement. Apoc 20 & 21 montrent qu'après le royaume de mille ans, Satan sera jeté en enfer, où aboutiront aussi les méchants après le jugement dernier, après quoi il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre. Ainsi le millénium débouchera sur le royaume dont le millénium aura été le stade inaugural; cela explique pourquoi ce dernier est déjà qualifié d'éternel.

Conclusion

La citation finale de cet exposé fait bien ressortir qu'une partie des prophéties s'est accomplie en et par Christ lors de sa première venue, alors qu'une autre partie s'accomplira en et par Christ lors de sa deuxième venue, que nous attendons encore:

Dieu a de la sorte accompli ce qu'il avait annoncé d'avance par la bouche de tous les prophètes, c'est-à- dire les souffrances de son Christ. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que les temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu'il envoie celui qui vous a été destiné, le Christ Jésus. C'est lui que le ciel doit recevoir jusqu'au temps du rétablisse- ment de tout ce dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes d'autrefois(Act 3.18-22).

Lien : http://www.promesses.org/arts/102p3-7f.html

Voir les commentaires

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

4 Mai 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

L'Eglise n'a pas remplacé Israël (1ère partie)

Jean-Pierre Schneider

Préambule

L'Eglise est le corps de Christ constitué par tous ceux qui croient en Jésus-Christ comme leur Sauveur mort et ressuscité dans son corps, qu'ils soient d'origine juive ou païenne. Israël, le peuple de l'ancienne alliance, n'a pas cessé d'exister pour autant; preuve en est l'Etat juif en Palestine. Dans le Nouveau Testament, le terme «Israël» se rapporte 68 fois sans équivoque au peuple juif (sur un total de 70).

Deux textes ont été invoqués pour étayer l'idée que l'Eglise aurait remplacé Israël en tant que peuple de Dieu. Le premier: Rom 2.25-29 (je vous invite à le lire). Il est évident que «Juif» ne peut remplacer «chrétien» dans ce texte, qui fait remarquer que pour être vrai Juif, il ne suffit pas d'être circoncis, autrement dit de descendre d'Abraham «selon la chair»; le vrai Juif manifeste par sa vie qu'il a la crainte de Dieu. Un païen incirconcis qui craint Dieu est supérieur à un Juif circoncis qui ne craint pas Dieu (pensée inacceptable pour un Juif du temps de Paul). Le but de Paul: montrer que la circoncision ne suffit pas. - Ce passage n'enseigne pas que tous les croyants seraient des Juifs ou que l'Eglise serait l'Israël de Dieu.

Gal 6.16 dit: Sur tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l'Israël de Dieu. Le contexte montre qu'il s'agit de la règle de la nouvelle création en Christ. L'Israël de Dieu se réfère aux chrétiens d'origine juive. Le «Commentaire biblique du chercheur» (éditions Béthel, Québec, 1988) spécifie: «Par crainte d'être traité d'antisémite, Paul démontra, au moyen de cette bénédiction, son amour et son intérêt profonds pour Israël, soit les Juifs qui étaient venus à Christ.»

Le critère décisif se trouve dans les promesses faites à Israël. il faut poser la question: toutes les prophéties concernant Israël trouvent-elles leur accomplissement dans l'Eglise?

La lecture objective de certains chapitres des prophètes de l'Ancien Testament fait clairement ressortir qu'il y a toute une série de prédictions concernant le peuple d'Israël (l'Israël selon la chair, 1 Cor 10.18) qui ne se sont pas accomplies à ce jour. J'invite à la lecture réfléchie des chapitres suivants: Es Il, 65, 66; Jér 31,33; Ez 37; Zach 12 à 14.

Vouloir appliquer toutes ces prophéties à l'Eglise demande des tours de force exégétiques nés du désespoir. C'est pourquoi certains textes sont tout simplement ignorés par ceux qui refusent d'accepter que le plan de Dieu prévoit un avenir glorieux pour le peuple d'Israël, à commencer par le rassemblement d'Israël des quatre coins du monde: En ce jour, l'Eternel étendra une seconde fois sa main pour racheter le... reste de son peuple qui sera resté en Assyrie et en Egypte, à Patros (Haute-Egypte) et en Ethiopie (mai 1991: 25000 Juifs rapatriés en Israël par avion!), en Perse, à Babylone et en Syrie et dans les îles de le mer (l'Europe). Il élèvera une bannière pour les nations, il rassemblera les bannis d'Israël et il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre (Es Il.11-12).

Je donnerai aux développements suivants le sous-titre:

Prophéties encore non accomplies concernant le peuple d'Israël

Je traiterai ce sujet en trois parties

I. L'actualité confirme les prophéties.
II. L'Eglise ne remplace pas Israël.
III. Exemples de prophéties faites spécifiquement à Israël partiellement ou non encore réalisées.

Je précise que cet exposé est le fruit de ma propre réflexion, complétée par quelques textes et données supplémentaires que m'a fournis le livre de Pierre Despagne cité plus bas.

I. L'actualité confirme les prophéties

Ce processus de rassemblement s'accomplit sous nos yeux. Jamais un peuple dispersé dans le monde entier n'est revenu habiter en sa terre 2 millénaires plus tard, et cela malgré l'opposition mondiale.

La création de l'Etat juif en 1948 est un miracle historique: Un pays peut-il naître en un jour? Une nation est-elle enfantée d'un seul coup? A peine en travail, Sion a enfanté ses fils!... Moi qui fais enfanter, empêcherais-je de naître ? dit ton Dieu (Es 66.8-9).

Ez 37.1-14: Dans cette vision, les ossements qui reprennent vie représentent toute la maison d'Israël (v.11), dont il est dit plus loin: ô mon peuple, je vous fais revenir sur le territoire d'Israël (v. 12). - Les ossements ont repris vie, mais l'Esprit de Dieu ne les habite pas encore, tel que Zach 12.10 le décrit.

La proclamation de l'Etat juif en 1948 a élevé une bannière pour les nations, et Israël est devenu une pierre pesante à soulever pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront gravement meurtris; quant à Jérusalem, Dieu déclare: Voici que moi-même je fais de Jérusalem une coupe d'étourdissement pour tous les peuples d'alentour (Zach 12.2-3).

Quiconque a lu le livre de Dominique Lapierre et Larry Collins, O Jérusalem, doit constater que seule une intervention divine a pu empêcher que Jérusalem soit arrachée aux Juifs et ceux-ci massacrés, les Anglais étant de connivence avec les Arabes en faisant tout pour que ceux-ci réussissent. La parole de Zacharie 12.6 s'est avérée vraie: Jérusalem demeurera encore à sa place, à Jérusalem. Elle y restera jusqu'à l'établissement du royaume millénaire, quoi que fassent les ennemis. Israël a survécu à trois guerres dont chacune aurait dû l'anéantir, à vues humaines:

En 1956: Israël est attaqué par 40'000 Egyptiens équipés par l'Angleterre et la Russie (avions «Mig»); l'armée égyptienne est anéantie en une semaine. Israël fait un butin valant 50 millions de dollars.

En 1967: Israël est attaqué par 4 armées (Egypte, Irak, Jordanie, Syrie), qui sont anéanties en 6 jours! Israël fait 60'000 prisonniers, détruit 900 chars et 450 avions ennemis. 20'000 Egyptiens périssent dans le Sinaï.

En 1973: Attaque surprise pendant le Yom Kippour. Rapport des forces: 1 soldat israélien sur 15 égyptiens; 1 char sur 10 (450 chars israéliens sur 4500 chars russes); 1 pièce d'artillerie sur 24 égyptiennes. Israël se reprend si rapidement que Es 17.1 est presque accompli (la prise de Damas est donc encore à venir). Israël avance jusqu'en territoire égyptien, aux portes de Suez, et encercle une armée égyptienne de 20'000 soldats; plus tard Israël échangera 8000 prisonniers égyptiens contre 250 soldats israéliens! Israël a détruit ou capté 1500 chars et détruit les bases russes SAM.

Note: ces données se trouvent dans le livre de Pierre Despagne, Le grand retour au pays de la Bible, Maison dela Bible, Genève-Paris, 1984, p.61-79.

Ces faits historiques ont du poids pour tout lecteur qui prend la Bible au sérieux. Tous ceux qui ont attaqué Israël ont été gravement meurtris, selon la prophétie. Il est absurde de vouloir attribuer ces victoires extraordinaires à la chance ou au savoir faire des Israéliens. La main de Dieu y est bien trop évidente.

L'histoire confirme d'une manière incontestable ce que les prophètes avaient annoncé: Israël est retourné des quatre coins de la terre au pays de leurs pères; il a fait refleurir le désert; il a retrouvé son identité nationale avec une grande partie de son territoire et Jérusalem comme sa capitale, et il a successivement vaincu ses ennemis. Par contre, le retour des Juifs de l'exil babylonien n'était pas définitif; en 70 après J.-C., les Romains détruisirent Jérusalem et finirent par exiler les Juifs de leur pays; cet exil dura 1800 ans.

L 'histoire contemporaine confirme aussi la prédiction de Ps 83.3-5: ...tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse et tiennent conseil contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, faisons-les disparaître en tant que nation, et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël. - On croit entendre les paroles mêmes des Arafat et Co.

Il. L'Eglise ne remplace pas Israël

L'ancienne alliance n'a jamais été révoquée en ce qui concerne l'avenir terrestre d'Israël. Par la foi en Jésus-Christ, chacun bénéficie de la nouvelle alliance, qu'il soit d'origine juive ou païenne, pour former un nouveau peuple de Dieu, le Corps de Christ, l'Eglise. Jésus-Christ n'est jamais nommé le Roi de l'Eglise, toujours le Seigneur. Il sera en ce jour le Roi d'Israël; dans Apoc 15.3, il est nommé Roi des nations.

D'une part, l'épître aux Hébreux démontre que tout le côté rituel, sacrificiel, cultuel de l'ancienne alliance est devenu caduc, par le fait qu'en la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ ces ombres des choses célestes (8.5) sont devenues des réalités. Les chapitres 9 à 11 de l'épître aux Romains insiste sur l'accomplissement encore à venir des promesses faites au peuple de l'ancienne alliance. Rom 9.28 dit, en parlant manifestement des fils d'Israël: Le Seigneur exécutera pleinement et promptement sa parole. Paul, se référant à sa descendance israélite, d'Abraham, de la tribu de Benjamin, déclare formellement: Dieu n'a pas rejeté son peuple qu'il a connu d'avance (cela ne ferait aucun sens si cela se rapportait à l'Eglise). Et la suite montre qu'il ne s'agit pas seulement des Israélites devenus chrétiens par la foi en Christ, mais du peuple juif en tant qu'entité ethnique.

Les trois chapitres de Romains 9 à 11 font nettement la distinction entre le peuple d'Israël et les croyants ressortissants des païens: il y a endurcissement partiel d'Israël jusqu'à ce que la totalité des paiens soit entrée (11.25). Quand cela se sera produit, tout Israël sera sauvé, selon qu'il est écrit: Le libérateur viendra de Sion (Jérusalem), il détournera de Jacob (qui ne peut pas être l'Eglise) les impiétés; et telle sera mon alliance avec eux, lorsque j' ôterai leurs péchés (11.26-27). La prophétie y relative se trouve p.ex. dans Jér 31.33-34 et Zach 12.10; elle prédit la conversion en bloc d'Israël quand ce peuple verra le Christ venu en gloire,celui qu'ils ont percé; jusqu'à présent, tout Israël n'a encore jamais vu le Messie ainsi. La suite du texte montre qu'il y a une nette distinction entre l'Evangile et l'élection d'Israël en tant que peuple de l'ancienne alliance: En ce qui concerne l'Evangile, ils sont ennemis à cause de vous; mais en ce qui concerne l'élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car les dons gratuits de Dieu sont irrévocables ( 11.28.29).

Dans Actes 15, Jacques, le frère du Seigneur, mentionne d'abord l'intervention de Dieu pour prendre parmi les nations (païens) un peuple consacré à son nom(v.14), sur quoi il cite Amos 9.11-12: Après cela, je reviendrai, et je relèverai la tente de David... Il s'agit donc là d'une nouvelle étape dans l'accomplissement du plan de Dieu: après la formation de l'Eglise, le relèvement d'Israël.

De même, lorsque les disciples demandent à Jésus quand il rétablira le royaume pour Israël, Jésus, loin de réfuter cette idée, répond que seul le Père en connaît le moment (Act 1.6- 7).

Les chrétiens sont appelés enfants d'Abraham parce qu'ils sont justifiés par la foi comme lui; il est ainsi le père de tous ceux qui croient, bien qu'incirconcis (Rom 4.11 ). Pour eux, les promesses faites à Abraham se sont réalisées: ils sont héritiers selon la promesse (Gal 3.29), dont le contenu est aussi bien la venue du Médiateur et la réception de l'Esprit que la patrie et la cité célestes (Héb 11.16). Mais il est évident que la possession éternelle du pays de Canaan, que Dieu promit à la descendance d'Abraham, ne peut être appliquée à l'Eglise, formée d'individus juifs et païens suite à leur foi personnelle, nommée «Corps de Christ», dont les promesses concernent l'héritage céleste et non terrestre, bien que, selon Apoc 20.4-6, les croyants ressuscités lors de l'avènement de Christ, régneront avec lui(Christ) pendant (les) mille ans; ceci est deux fois répété.

Il est manifeste que les promesses faites au peuple de l'ancienne alliance concernant le pays promis et le rétablissement du trône de David à Jérusalem même ne peuvent pas être spiritualisées pour être appliquées au peuple de Dieu qu'est l'Eglise, bien que certains détails peuvent aussi avoir un sens symbolique. L'interprétation des prophéties de l'Ancien Testament doit respecter 2 principes complémentaires:

1. Chercher tout d'abord la signification littérale en rapport avec Israël.

2. Chercher ensuite s'il y a une signification symbolique, un éventuel sens spirituel, à la lumière d'autres passages dans la Bible,

La partie suivante de cet exposé met en évidence des prophéties de l'Ancien Testament concernant de toute évidence le destin du peuple d'Israël et non l'Eglise.J.-P.S

Lien : http://www.promesses.org/arts/101p3-7f.html

Voir les commentaires