Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES DIMENSIONS DE LA FOI

28 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIMENSIONS DE LA FOI

Introduction :

De plus en plus, nous entendons dire « chacun a sa foi dans le cœur ; ne me juge pas sur ma foi, tu connais ma relation avec Dieu, etc. ». La foi en Christ ou en Dieu tout court n’est pas relative, elle est fixée sur le socle de la rédemption (voir les planches du tabernacle). Sans la résurrection de Christ, la foi est sans fondement. La foi a ses lois et ses principes sans lesquelles il n’a pas de foi véritable. Dans une récente étude sur les cinq Ministères, j’ai écrit ceci à l’introduction concernant la foi : « De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mais la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence. Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous ».

Définition :

Selon le Dictionnaire Microsoft® Encarta® 2009, la foi est :

- confiance soutenue que l'on a en quelqu'un ou quelque chose

- conviction de l'existence de Dieu

- adhésion totale et fervente et soutenu (croyance)

- respect de la promesse donnée dont l'honneur est le garant (soutenu)

- considérer comme vrai quelque chose qui généralement est faux parce non fondé par rapport aux principes de la rationalité scientifique (croire)

- adhésion ou action non fondées sur la raison, mais sur une profonde et fervente (acte de foi)

- sincérité dénuée d'arrière-pensée ; sincère et honnête (être de bonne foi)

- manque de sincérité (mauvaise foi)

- agir sans aucun sens moral (n’avoir ni foi ni loi)

- dépourvu de sens moral et qui se livre à des actes répréhensibles (sans foi ni loi)

- croire absolument et aveuglément (voir avec les yeux de la foi)

Une foi active qui sauve se distinguera par sa profondeur, sa hauteur, sa longueur et sa largeur.

1) Profondeur de la foi : (stabilité, solidité ; (Prête-moi ta barque (donne –moi ta vie).

Définition : Selon le Dictionnaire Encarta 2009, le mot profondeur explique :

- caractère perspicace ou pénétrant (d'un jugement, d'une œuvre, de l'esprit)

- distance appréciable au-dessous de la surface (de l'eau ou du sol)

- dimension verticale (de quelque chose, mesurée de haut en bas)

- grande pénétration d'esprit (d'une personne)

- caractère d'une chose qui pénètre très avant, très loin ou très bas

- caractère fort, intense et durable (d'un sentiment, d'une croyance, d'une conviction) -Synonyme: force, puissance (la profondeur de la foi) en allant au fond des choses

Faire confiance au Seigneur Jésus qui malgré la situation apparemment catastrophique, peut refaire une vie. De ce qui a été brisé, détruit ou abîmé, Jésus peut redonner espoir. La profondeur de la foi s’attache implicitement à « celui auquel elle a cru, à savoir Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Alors, face aux impossibilités, la foi profonde espère contre toute espérance, croit, en sorte que toutes les promesses de la Parole de Dieu soient appropriées d’avance pour la voir se manifester après. Abraham crut et devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité (Rom 4.17-18).

2 Tim.1.12 : ‘‘Je sais en qui j’ai cru, je sais en qui j’ai cru’’.

Tant que je suis assis ou tenu sur Christ, le Roc Séculaire, j’ai l’assurance, la solidité et la stabilité, parce tenant ferme devant les tempêtes, ou autres évènements.

Chant:

My hope is built on nothing less,

Than Jesus’ blood and righteousness

I dare not trust the sweetest frame

But wholly learn on Jesus’ name

Choir: On Jesus Christ, the solid Rock I stand,

All other ground is sinking sand,

Al other ground is sinking sand.

2) Hauteur de la foi : (Grandeur, pureté, qualité)

Définition : Le mot hauteur selon le dictionnaire Encarta 2009, se définie comme le point d'élévation verticale (de quelque chose par rapport au sol ou à un point pris pour référence)

- dimension verticale depuis la base jusqu'au sommet (de quelque chose)

- état caractéristique d'un esprit peu conscient des réalités matérielles (soutenu) - degré le plus intellectuellement ou spirituellement élevé (d'une science ou d'une pensée) les hauteurs de la spiritualité

Mt 8.8 ; 1Jean 5.4-15 ; Lam 3.22-26 ; Psaumes 121.1

La particularité de la foi dan sa hauteur consiste à oser, à espérer aux grades choses. Avoir la haute foi consiste à voir dans la dimension de la grandeur de Dieu. Plusieurs limitent leur vie à leur passé, au souvenir, à la réminiscence, à leur cadre, à leur vue et expériences. 3quii a déjà fait comme cela dans ma famille et a réussi. Mais, toi tu peux faire et réussir.

Qui avant Josué avait arrêté le soleil dans sa course et ordonner à la lune de s’arrêter ? (Josué 10.12-14)

Qui avant Elie avait (1 Rois 17.1 ; 18.42-46 ; 2.1-14) :

- Arrêté la pluie pendant 3½ ans sur simple déclaration ?

- Fait tomber la pluie du ciel après 3½ ans ?

- Fait descendre le feu du ciel ?

Tu peux aussi le faire.

3) Longueur : (durabilité, entretien) Mt. 24.13 ; 28.2

Définition selon le Dictionnaire Encarta 2009 : Longueur exprime la dimension de quelque chose considéré selon sa plus vaste étendue

- important laps de temps

- dimension ou durée considérées comme importantes ou trop importantes

La longueur de la foi se mesure sur le défi de la marche avec Christ. Plusieurs à la première heure de leur foi font de grand bruit, tempêtent, se ventent et lorsque vient l’heure de la nuit (Genèse 28.9-22 ; Marc 6.48-50 ; Mt 11.2-5), ils sombrent et effacent les desseins de Dieu à leur égards en retournant à ce qu’ils avaient vomi. «Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés» ((2 Pierre 1.9).

La foi ne se manifeste que sur sa durabilité, or une foi qui est forte devant les victoires et qui devient fragile devant les épreuves ne saura être forte. Plusieurs chrétiens sont des chrétiens chocolat. Lorsque le climat est au printemps ou en hivers, ils sont forts et victorieux ; mais lorsque l’été ou l’automne arrive, ils s’effondrent.

4) Largeur : Le dictionnaire Encarta 2009 définit la largeur comme la plus petite dimension du périmètre (d'une chose considérée comme une surface définie par deux dimensions)

- aptitude à s'ouvrir aux idées d'autrui sans préjugé.

La largeur de la foi implique donc l’ouverture aux différentes possibilités divines ; acceptation sans restriction des voies divines pour agir en nous ou avec nous.

Mt. 28.18 ; croire au Dieu de l’impossible (Rom 7.16-18 ; Ps 114).

Une foi large se laisse orienter comme la girouette obéit à la direction du vent. Elle est fidèle aux principes, méthodes et moments de Dieu comme la boussole l’est au pôle.

Lorsque la main du divin potier décide de polir ou redonner une forme à l’homme en qui elle est, aucune résistance ne se présente.

Sommes-nous réformables ? Enseignables ? Répréhensibles ?

Les caractéristiques d’une foi authentique (2 Cor 13.5)

De plus en plus, le formalisme religieux gagne les hommes. Les pratiques de certains actes spirituels de faible portée donne à certains au regard de la considération apparente, une fierté et un complexe de supériorité. La Bible dit à juste titre que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais Dieu lui regarde au cœur.

Ces choses qui frappent les yeux sont extérieures au caractère et le commun des hommes le peut sans pourtant s’inquiéter parce que la chair peut être à la base de ses choses là. Nous énumérons ici quelques aspects :

Les signes qui ne prouvent pas la foi effective de quelqu’un :

La moralité visible : Mt 19.16-21 ; 21.23-27

Les connaissances intellectuelles : Rom 1.21 ; 2.17

L’engagement religieux : Mt 25.1-10

Le ministère actif : Mt 7.21-24

La conviction de péché : Actes 24.25

L’assurance : Mt 23

La décision passée : Luc 8.13-14

L’ancienneté : Jean 21.1

Les miracles : 1 Cor 10.1-13

Les confessions de péchés : Mt 27.1-5

Le baptême d’eau : Actes 8.5-24

Les dons spirituels : Luc 19.12-27

2. Le fruit de l’Esprit (preuve d’une vie véritablement consacrée)

L’amour envers Dieu : Psaumes 42.2 ; 73.25 ; Luc 10.27 ; Rom 8.7

La repentance envers le péché : Ps 32.5 ; Prov 28.13 ; Rom 7.14 ; 2 Cor 7.10 ; 1Jean 1.8-10

Une humilité sincère : Ps 51.19 ; Mt 5.1-12 ; Jacques 4.6,9

Le souci de la gloire de Dieu : Ps 105.3 ; 115.1 ; Es 43.7 ; 1 Cor 10.39 ; Esaïe 48.10 ; Jér 9.23,24

La constance dans la prière : 1 Tim 2.1-4 ; Jacques 5.16-18 ; Luc 18.1 ; Eph 6.18 ; Phil 4.6

Un amour désintéressé : 1Jean 2.9 ; 3.14 ; 4.7

La séparation d’avec le monde : 1Cor 2.12 ; Jacques 4.4,17 ; 1Jean 2.15-17 ; 1Jean 5.5

La croissance spirituelle : Luc 8.15 ; Jean 15.1-6 ; Eph 4.12-16

Une obéissance active : 1Jean 2.3-5 ; Mt 7.21 ; Jean 15.14 ; Rom 16.26 ; 1Pierre 1.2,22

La faim de la Parole de Dieu : 1Pierre 2.1-5 ;

Une vie transformée : 2 Cor 5.17

Le témoignage du Saint-Esprit : Marc 16.17-18

La libéralité : Hébreux 13.1 ; 2 Cor 8.9

Le renoncement à soi : Gen 13.5-13

En lisant attentivement ces lignes, il est facile de s’apercevoir que les choses du point un sont non le résultat des œuvres de l’Esprit de Dieu, mais de foi ou d’initiatives personnelles.

Comment nous sentons-nous dans ces éléments ?

Sommes-nous en Christ ou réprouvés de Christ ?

Conclusion : La foi n’existe pas seulement dans les jours bons, mais aussi dan les jours mauvais :

  1. « Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté; que le nom de l’Eternel soit béni! En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu » (Job 1.20-22).

2. « Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête. Et Job prit un tesson pour se gratter et s’assit sur la cendre. Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs! Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres » (Job 1.8-11).

Nous comment réagissons-nous devant les épreuves ? Savons-nous que les épreuves sont pour notre stabilité ?

Au vue de cette étude, avons-nous une foi intellectuelle, émotionnelle, temporaire ou fondée sur l’inébranlabilité de la Parole de Dieu ?

Revenons aux sources des Ecritures et vivons la foi sans l’altérer, la spolier ou l’adapte au contexte spatiotemporel et nous entrerons dans la présence de Dieu où il y a toutes sortes de bénédictions qui nous échappe encore. Sans la foi, la foi dans toute sa dimension, il est impossible d’être agréable à Dieu (Hébreux 11).

Dr André CHOUBEU

BP 9042 Douala-Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05 / 22 12 34 72

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LES DIFFERENTES ETAPES DU MYSTERE DU SANG DE JESUS

24 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIFFERENTES ETAPES DU MYSTERE DU SANG DE JESUS

LES DIVERSES ÉTAPES DU SANG DE JÉSUS

Nous réalisons que dans le ministère terrestre de Jésus, son sang comme Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde n’a coulé que lors de sa passion allant de la flagellation à la croix. Certes, il est dit que sans effusion du sang, il n’y a pas de pardon. Comment donc comprendre ce mystère afin d’en déceler la vérité pour le bien de nos âmes ?

Dans les lignes qui suivent, nous scruterons les cinq étapes où le sang de Jésus a coulé afin d’en découvrir la valeur et son impact dans notre vie.

Le mystère du sang de Jésus - Christ :

Le sang de Jésus qui a coulé dans cinq circonstances révèle le plan de Dieu pour notre entière délivrance (salut) tout en favorisant notre totale consécration afin que la dignité perdue au Jardin d’Eden soit retrouvée. Découvrons ensemble ces circonstances si précieuses pour nous et pour le ciel :

1- SON SANG A COULE A GETHSEMANI : (Luc 22.44 ; Mt 26.36-46)

La libération de la volonté de «moi» pour se mettre au service de la volonté d’autrui a de tout temps été très difficile voire pénible eu égard à l’égoïsme, à l’égocentrisme, à l’amour de soi. Perdre sa vie, ses intérêts au profit d’un autre sans espoir de contrepartie est l’éternel combat que livre Satan à l’âme humaine afin de faire de la volonté de l’homme intérieur le point de départ du mal vers l’extérieur. Jésus, Fils de l’homme dans sa condition humaine, n’a pas échappé à ce dur, triste, pénible et douloureux combat. Il savait pourquoi il était venu dans le monde. Alors que Jésus laissa ses facultés divines pour se soumettre aux exigences célestes, nous continuons à lutter et voulons servir Dieu dans la division de nous-mêmes. Tout notre être doit fonctionner dans son harmonie telle que prévue par le Souverain Créateur pour accomplir une œuvre équilibrée, juste et agréable au Très haut.

Depuis combien de temps luttons-nous contre la volonté de Dieu dans nos vies ? Et qu’en est-il du renoncement de « moi », de « ma », de « mon », ou de « mes » dans tel aspect ou dans telle situation ? Sachons cependant que «ces grumeaux de sang » ont coulé pour libérer notre volonté afin que nous puissions dire comme Jésus Christ devant la souveraineté du Très Haut : «Seigneur, non pas ma volonté, mais la tienne» (Mt 26.39). Nous savons du fond de nous-mêmes, que nous avons souvent prononcé ces paroles des lèvres (extérieur), mais notre cœur (à l’intérieur) mentait. Parfois, nous l’avons fait sincèrement pour abandonner et pour rechuter quelques instants après devant les difficultés. Alors acceptons-nous maintenant :

-D’offrir tout notre corps à Dieu comme un sacrifice vivant pour qu’avec le feu de purification qu’est Sa Parole lorsque nous nous soumettons à elle et à elle seule, Il brûle les interdits en nous pour faire de nous des vases de son choix ou d’honneur ?

-De laisser que Dieu combatte les ronces et les épines de notre vie pour que nous devenions des instruments de paix et de bénédiction pour les autres selon qu’il est écrit : ‘‘Il n’y a point en moi de colère ; mais si je trouve à combattre des ronces et des épines, je marcherai contre elles, je les consumerai toutes ensemble, à moins qu’on ne me prenne pour refuge, Qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse la paix avec moi’’ (Esaïe 27.4-5).

-De Laisser notre dos pour qu’on le laboure par le fouet, les injures, les calomnies et les médisances au profit de la gloire de Dieu ; nous ressemblerons par-là à notre Maître selon qu’il est écrit : ‘‘Des laboureurs ont labouré mon dos, is y ont tracé de longs sillons’’ (Psaumes 129.3).

-De recevoir les crachats sur notre figure, de supporter les injustices diverses comme l’Apôtre Paul qui a porté sur lui et veux que nous les portions aussi sur nous «les marques de Jésus» (Gal 6.17). Tout vrai serviteur de Dieu en effet doit expérimenter comme l’Apôtre Paul, les tristes réalités suivantes : ‘‘Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses’’ (2 Cor 6.4-11).

A défaut de vivre ces choses-là, il y a encore du chemin à faire.

-De pardonner à ceux qui nous font du tort et de prier pour nos ennemis !

Cessons de lutter, offrons-nous et le sang de Jésus transformera notre volonté pour qu’elle serve Dieu. Au moment où nous faisons de ces actes, une véritable alliance avec Dieu maintenant, puissions-nous laisser que chaque parole de ce cantique devienne pour nous une prière :

- Aussi longtemps qu’étranger sur la terre, Je foulerai les sentiers douloureux. Fais qu’en tout temps, à tout bien je préfère ce que tu veux, Seigneur ! Ce que tu veux

- Oui qu’en tout temps, sous la croix la plus dure, au jour mauvais comme au jour radieux, je puisse dire éloignant tout murmure comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

- Je ne demande, O mon Dieu ! Qu’une chose : Sois mon trésor, mon appui précieux ; pour tout le reste, ordonne, faits, dispose comme tu veux Seigneur ! Comme tu veux !

- Etablis donc sur mon cœur ton empire. Si bien et par de si doux nœuds que rien jamais ne m’empêche de dire : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

- Et puis un jour, sans trouble, sans alarme, je chanterai sur des bords plus heureux, l’hymne qu’ici, je mêle avec mes larmes : Comme tu veux, Seigneur ! Comme tu veux !

Assurément, c’est au bout d’un combat plusieurs fois renouvelés sans victoire, que l’auteur de ce chant a enfin résolu de livrer, d’abandonner en pleines larmes sa volonté et toute sa volonté sans contrainte ni plainte, en toute âme et conscience à Dieu pour l’accomplissement des saints desseins de Dieu. Pouvons-nous à ce stade, nous arrêter, nous évaluer et faire comme l’auteur de ce chant ?

2- LE SANG A COULE QUAND JÉSUS CHRIST FUT BATTU DE VERGE

(Mt 27.26 ; Jean 19.1)

Le supplice de la flagellation chez les romains était une chose horrible qui précédait la crucifixion. Pilate, reconnaissant que Jésus était innocent, crut que par cette flagellation qui à elle seule suffisait parfois pour provoquer la mort, il obtiendrait par-là l’approbation des accusateurs du Seigneur comme châtiment exemplaire, pouvant cautionner sa libération (Luc 23.22 ; Jean 19.1-5). Ceci était l’accomplissement des Ecritures : ‘‘Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités’’ (Esaïe 53.5a).

Voici comment les romains procédaient à la flagellation : la victime était déshabillée jusqu’à la taille, puis on l’attachait, replié à un poteau. Ensuite, on le frappait sur le dos jusqu’à ce que toute la chair soit lacérée par les coups de fouet. Le fouet utilisé était constitué des lanières de cuir alourdies à leurs extrémités par du plomb ou de petites pointes qui s’enfonçaient dans la chair provoquant des déchirures et faisant couler le sang. Ce fouet était fabriqué à l’exemple du fil barbelé. La flagellation provoquait une douleur atroce et affaiblissait considérablement la victime sur le plan physique, morale et occasionnait une forte tension nerveuse. Pour un innocent, supposez quelle haine ou idée de vengeance l’animerait ou le déterminerait à tuer quelques-uns de ses bourreaux avant de s’éteindre soi-même ou d’être exterminé par ces derniers ! Pourtant à cause de nous, Christ a tout supporté afin que s’accomplissent les Ecritures dans Esaïe 50.5-6 :

  1. «Je n’ai point résisté» (v. 5)
  2. «Je ne me suis point retiré en arrière» (v. 5)
  3. «J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient » (v. 6)
  4. «Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe » (v. 6)
  5. « Je n’ai point dérobé mon visage aux ignominies et aux crachats » (v. 6)

A l’état normal, le corps humain est muni d’un système de défense naturelle. Lorsqu’il y a une attaque, le système de défense déclenche l’alerte et les éléments de défense du corps provoquent une réunion de crise pour protéger l’organisme. La tension artérielle, le cœur bat très fort et tout le corps est sur la défensive, prêt à passer à l’offensive à la moindre occasion. A cet-état là, quand on sait que le sort ou le traitement que l’on subit est injuste, la réaction ne se fait pas attendre. Maîtriser ses émotions à ce moment particulier devient difficile ; mais Jésus l’a fait à cause de nous, car le sacrifice devait être parfait. Qu’aurions-nous fait à sa place ? Aurions-nous abandonné ? Nous serions-nous vengés ? Qu’aurions-nous fait au juste ?

Nous aussi, pouvons-nous dire la même chose que le Seigneur, le modèle dans la souffrance pour que s’accomplisse sur nous cette Parole de Dieu qui doit être le partage du croyant ?

Ce sang de la flagellation a coulé afin que par les meurtrissures de cet affreux supplice, nos maladies soient guéries (Es 53.5 ; 1 Pierre 2.24).

Croyons-nous en cette vérité et avons-nous la foi pour bénéficier de la grâce qui en découle ?

Déchargeons notre maladie sur Jésus qui a souffert pour nous comme substitut et nous verrons la puissance de son précieux sang et alors, nous expérimenterons le miracle de Dieu.

  1. LE SANG A COULE SOUS LA COURONNE D’ÉPINES (Mt 27.28-29 ; Jean 19.2-6)

La couronne d’épines fut placée sur sa tête, non avec douceur, mais brutalement. De nombreuses épines d’environ 5cm de longueur produisaient d’énormes blessures sur son crâne et faisaient jaillir le sang qui coulait dans ses cheveux, le long de son visage et de sa barbe. Le sang giclant des paumes de la main, ruisselait le long de ses bras et de son côté. Plus tard, la lance lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Ses pieds furent aussi cloués et encore plus de sang coulait et tombait à terre. "Il est comme de l’eau qui s’écoule et tous ses os se séparent" (Ps. 22.15). "Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée, Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire" (Es. 53.2).

La malédiction du péché d’Adam a eu pour conséquence la terre stérile, les épines, les ronces, la pauvreté, les souffrances, d’où absence complète de bénédiction (Genèse 3.17-18). En portant les épines sur sa tête, le sang de Jésus qui en coulait a une puissance qui ôte la malédiction et nous remplit de toutes sortes de bénédictions en Christ qui est l’unique source des bénédictions divines (Gal 3.13-14 ; Ephésiens 1.3).

Sommes-nous encore sous la malédiction ? Reconnaissons nos péchés, confessons-les l’un après l’autre et le sang de Jésus changera les malédictions d’hier en bénédictions d’aujourd’hui et de demain.

La couronne d’épines que porta Jésus était accompagnée des éléments très symboliques : manteau et sceptre. Toutes ces choses caractérisaient des vérités prophétiques très profondes :

- Le manteau : Les Juifs se moquaient de Jésus comme Prophète (Mt 26.68).

Ils n’avaient plus de roi depuis environ 620 ans. Entre temps les Prophètes considérés comme les plus élevés les avaient gouvernés par les oracles de Dieu pendant 220 ans. Or, depuis Malachie jusqu’à la naissance du Messie, soit 400 ans après, Israël n’avait ni vrai roi, ni vrai prophète.

Les Romains à leur tour le revêtirent de manteau écarlate (habit des chefs militaires et des rois) en signe de moquerie. Au même moment, les Ecritures l’établissaient Roi. Les Romains et le peuple Juif d’alors avaient rejeté le Roi de paix. Mais nous aujourd’hui, l’acceptons-nous vraiment dans notre vie ? Comme Roi dans toutes ses prérogatives ? Ou bien allons –nous nous moquer aussi de lui?

- La couronne : La couronne chez les Romains était la marque d’autorité royale

- Le sceptre : Chez les Romains, le sceptre est l’emblème de commandement.

Acceptons-nous Christ dans notre vie comme Roi, Monarque absolu pour régner, disposer, ordonner, commander et gouverner de manière souveraine, ou sommes-nous de ceux qui se plaignent de leur sort, admirent les hommes par motif d’intérêt refusant la honte pour rechercher leur propre gloire ?

Frère, accepte maintenant une fois pour toutes ta part de couronne, d’épines et toutes les marques et signes de honte que peuvent t’infliger les hommes ou le diable ici-bas afin qu’uni en esprit à Christ, la couronne de gloire et d’honneur soit ton partage dans l’éternité future (Apoc 2.7, 10-11,17, 26-28 ; 3.5,11-12,21).

  1. LE SANG A COULE LORSQU’ON A CRUCIFIE JÉSUS (Mt 28.33-56)

Cette étape revêt une importance qui n’est pas des moindres car étant la quatrième. Le symbolisme du chiffre quatre ‘‘exprime spirituellement ce qui est terrestre, mondain, universel – perfection de la création et des œuvres de Dieu’’. L’action accomplie par le Christ à cette étape est scellée par son sang en signe d’une alliance dont l’effet a un impact sur toute la terre et a pour but d’apporter la perfection à la création et aux œuvres de Dieu. Qui pourra dire le contraire face à ce qui s’est passé au Calvaire de la crucifixion depuis 09 heures jusqu’à 15 heures où Jésus a rendu l’âme ? (Marc 15.25 ; Mt 27.46).

Le Psaume 22.11 communément appelé Psaume messianique dépeint du verset 11 au verset 21 une réalité qui allait être vécue plus tard par Christ. Dans ces versets, nous voyons Christ souffrir et prier également; ce texte nous indique le chemin à suivre pour parvenir à Dieu. Le récit détaillé de la mort de Christ, bien que ce type soit peu usité chez les Juifs, est ici exposer. Les Juifs ont percé ses mains et ses pieds, ils l’ont cloué sur le bois maudit, laissant ainsi son corps pendu, dans les pires conditions de torture et de souffrance. Sa force naturelle fut vaincue, étant dévastée par le feu de la colère divine. D’ailleurs, qui peut ainsi tenir tête à une telle colère ? Qui en connait les limites ? La vie du pécheur est le "forfait" effacé par la vie de Celui qui a été pris en rançon.

Quelques remarques importantes sur cette étape :

  • Jésus n’est pas porté, mais il chemine lui-même du lieu de la flagellation au lieu de la crucifixion, en portant sa croix (Mt 27.33)

Il a volontairement accepté cette étape pour notre bien. Il a enduré toutes les épreuves par amour pour nous, buvant la coupe jusqu’à la lie (Marc 10.38). Christ a été mené comme un Agneau à la boucherie, comme un Sacrifice à l’autel. Même les miséricordes des méchants sont vraiment cruelles. Lui prenant sa croix, ils ont contraint Simon de Cyrène à la porter. Puissions- nous être prêts, O Seigneur, à porter la croix que tu nous as destinée, et la porter chaque jour, en te suivant avec bonne humeur !

La grâce providentielle se manifesta sur Simon de Cyrène car Dieu le choisit à dessein sans son consentement pour participer à l’œuvre de Dieu en portant la croix de Jésus. Arrêtons-nous un instant et réfléchissons. En attribuant la croix à Simon, où est passé son bagage du champ contenant ses vivres qui garantirait sa survit physique ? Certainement jeté parce que le port de la croix devenait une priorité pour Dieu. Simon était désintéressé à tout ce qui se passait, mais Dieu voulut l’y impliquer. Mais cette transition ne pouvait se passer si vulgairement. Des actes et faits doivent être pris en compte : (1) on arrache sa provision du champ de manière violente car les soldats le forcèrent ; (2) Puisqu’il est dit que les Juifs descendirent Jésus de la croix pour l’enterrer parce que le sabbat aller commencer, nous présumons que Simon voyait ainsi sa provision pour samedi complètement perdue ; (3) il est soumis à un jeûne forcé, lui et toute sa maisonnée ; (4) il devait s’attendre au mécontentement de sa famille et de ceux à sa charge ; (5) Dieu le privait de la nourriture physique pour l’alimenter spirituellement, pas lui seul, mais toute l’Afrique d’alors et d’après, mais le connaissait-il vraiment ? (6) comme Naaman qui se trempait dans l’eau du Jourdain en murmurant pourtant pour son bien, ne portait-il pas la croix en se plaignant ? (7) connaissait-il son nouveau sort puisqu’il rentrait du champ et ne savait rien de tout ce qui se passait ? (8) en portant la croix, certainement la partie arrière qui devait trainer à terre par suite de l’affaiblissement de Jésus après la flagellation, les hommes devaient le suspecter comme un autre malfaiteur ajouté à la liste des trois autres ; (9) Simon devait être troublé en son fort intérieur, rempli d’interrogations ; (10) il était pourtant sur le chemin de la gloire car participant personnellement à l’accomplissement de l’œuvre du salut, mais dans l’ignorance ; (11) sans le vouloir, la grâce de Dieu l’a conduit sur le chemin de la croix jusqu’au lieu de l’accomplissement des desseins éternels de Dieu ; (12) Simon a perdu sa provision champêtre pour partager la souffrance de Christ en vue du salut des hommes ; (13) les fils de Sem (juifs), les fils de Japhet (les européens) contribuaient à la crucifixion de Christ, mais Simon qui représentait Cham (l’Afrique) a été choisi par la providence divine, ce même involontairement pour la mission de l’Evangile.

Les Africains ont-ils compris qui ils sont et quel est le programme de Dieu pour eux dans la mission mondiale de l’Evangélisation en vue du Royaume de Dieu ? Que chacun prenne conscience en considérant Esaïe 19 !

Jésus était devenu par sa crucifixion, une coupe de jugement de Dieu pour nos péchés et en même temps, une coupe de bénédiction divine pour nous. Nous devons retenir que Jésus est mort à la Pâque, et lors de la Pâque, les Israélites prononçaient une prière de bénédiction tenant une coupe dans la main (la coupe de bénédiction). La coupe est appelée en Hébreu kos, gabhia’ et mizraq, si nous voulons considérer sa signification dans ce seul contexte. Elle était employée par les Lévites pour les libations (Ex 25.29). C’était le vase (ou calice) servant à répandre le sang sacrificiel sur l’autel (Ex 27.3 ; Nombres 4.14 ; 1Rois 7.40 ; 2Roisi 12.14 ; 1Chron 28.17 ; Néhémie 7.69 ; Jérémie 52.19 ; Zach 9.15).

Au sens figuré, la coupe symbolise la vie, la destinée (Jérémie 51.7 ; Ez. 23.31). Lorsque l’Eternel juge son peuple, il lui fait boire la coupe de sa fureur ou d’étourdissement (Psaumes 75.9; Esaïe 51.17,22 ; Jérémie 25.15-18,28 ; 49.12 ; 51.7 ; Lam 4.21; Habacuc 2.16). Les Juifs s’en servaient pour les aspersions rituelles (Marc. 7.4). La coupe était aussi employée pour la cène (Mt. 26.27; Marc. 14.23; Luc. 22.17,20; 1 Cor. 11.27).

Toujours sens figuré, Jésus-Christ a bu la coupe, c’est-à-dire, qu’il est passé par la mort (Mt 20.22; 26.39, 42; Marc 10.38 ; 14.36 ; Luc 22.42; Jean 18.11).

Y a-t-il jamais eu une peine comme sa peine ? Et quand nous voyons de quelle sorte de mort il a été sujet, qu’il nous soit permis de voir de quelle sorte d’amour il nous aimait. Comme si la mort, une mort si affreuse, n’était pas suffisante, ils ont rajouté à son amertume et à sa terreur, le partage de ses vêtements. Il est, en effet, écrit à ce sujet :

  • « après l’avoir crucifié » (Psaumes 22.16 ; Jean 20.20, 25,27 ; Actes 4.10)
  • « Les soldats se partagèrent ses vêtements » (Luc 23.34
  • « ce qui avait été annoncé » (Jean 19. 24 ; Psaumes 22.18)
  • Jésus refuse de boire le vin mêlé de fiel qui lui est offert (Mt 27.34).

Selon Proverbes 31.6, les Romains au moment de la crucifixion, administraient à leurs victimes un médicament constitué de la myrrhe qui était narcotique mélangé à du vin afin de soulager la douleur. Jésus refusa d’émousser ses sens afin de garder sa lucidité pour accomplir dans toute sa perfection, l’œuvre qui était la sienne. En effet, cette lucidité lui permit de prier pour les brigands alors qu’il était en pleine douleur. Le résultat fut la repentance de l’un des deux qui l’insultaient pourtant aussi. Cette lucidité lui permis de rester bien éveillé pour s’opposer fermement aux puissances de ténèbres de douze heures à quinze heures et enfin, crier à Dieu et prier pour remettre son esprit au Père de toute chose. Tout ceci était l’accomplissement prophétique : « Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre » (Psaumes 69.22).

Lorsque, nous souffrons donc et nous nous décourageons ou cherchons le raccourci pour échapper aux douleurs au lieu de prier, qu’en dira-t-on ? Quand nous traversons des moments pénibles, loin de Dieu, c’est alors que nous devons nous tenir devant Lui pour qu’Il nous fortifie ; quand nous sommes loin de toute joie spirituelle, sachons saisir le réconfort qu’Il nous donne. Nous devons méditer sur les souffrances et la résurrection de Christ, jusqu’à ce que nous puissions ressentir en nos âmes toute la Puissance et l’Amour qui en découlent.

  • Après la crucifixion, ses vêtements ont été partagés par un tirage au sort (Mt 27.35)

Notre Seigneur Jésus, lors de la crucifixion, a été déchiré, dépouillé de ses vêtements en sorte qu’Il peut maintenant nous revêtir de sa droiture. Les vêtements couvrent le corps, mais ne peuvent couvrir les péchés ni l’âme, ni l’esprit. Nos vêtements sont souillés en sorte qu’il faut faire attention de les toucher de peur d’en être souillé « et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair » (Jude 23b). Esaïe dira que notre justice est comme un vêtement souillé (Esaïe 64.5). Prenant notre place de pécheur, il se fit débarrassé de toutes ces choses temporaires et souillées afin de nous revêtir plus tard, non des vêtements qui se détériorent, mais de sa justice éternelle : « Et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur, car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints » (Apocalypse 19.8)

Selon l’écriture, Christ était destiné à souffrir. Que ceci puisse affermir notre foi en Lui, afin de pouvoir le considérer comme "le Messie"; que cela puisse nous faire découvrir le meilleur de nos amis, Celui qui nous aime et qui a souffert pour nous. Christ, lors de son agonie a prié, a prié avec ferveur, pour que cette coupe passe loin de Lui, mais la volonté du Père était toute autre.

  • Ses bourreaux restent assis à côté de la croix et le regardent (Mt 27.36)
  • C’est sur la croix qu’il est reconnu universellement comme Roi (Mt 27.37)

Il était habituel de mettre la honte sur les malfaiteurs, en notifiant sur un écriteau le crime pour lequel ils étaient condamnés à mort. C’est pourquoi ils en ont fixé un au-dessus de la tête de Christ. Ce que Pilate décida pour lui comme reproche a été dirigé par Dieu, de façon que même son accusation fut à son honneur. Savons-nous donc que lorsque nous souffrons pour Christ, les insultes, les mépris et autres facteurs dont nous sommes injustement victimes sont une marque d’honneur ou d’estime pour notre Dieu ? Mais alors, lorsque cette couronne est posée sur notre tête comme insigne honorifique, nous crions au scandale. Misérables que nous sommes ! Puissions-nous reconnaître notre identité et nous y conformer pour entrer dans la gloire de Dieu !

Certainement, ce chant nous aiderait selon Luc 21.36 à toujours prier pour rester éveiller devant Dieu :

Veille au matin, quand un ciel sans nuage
Semble annoncer un jour calme et serein,
C’est dans ton cœur que peut gronder l’orage
Qui fait tomber le
pèlerin.

Refrain
Veille au matin, veille le soir,
Veille et prie toujours.
Font oublier le céleste séjour;
Trouve un instant pour être solitaire
Dans la prière et dans
l’amour

Veille le soir, quand se fait le silence :
Pense aux bienfaits de ton céleste ami;
Cherche avec soin sa divine présence,
Verse en son cœur tout ton
souci

Veille toujours, en tous lieux, à toutes heures,
Car l’ennemi te guette à chaque instant,
Pour se glisser dans la sainte demeure
Où doit régner le Tout-
Puissant.

En même temps que lui ont été crucifiés deux voleurs. Il a été, à sa mort, compté parmi les transgresseurs, pour que nous, à notre mort, puissions être comptés parmi les saints.

  • Il est l’objet de toutes les railleries, des moqueries, d’injures, de mépris alors qu’il est élevé en position de gloire par l’insigne de Roi (Mt 27.39-43)

Les insultes et les railleries qu’il a reçues sont ici rapportées. Les ennemis de Christ travaillent de manière à faire croire aux autres, ce qu’eux-mêmes pensent être faux de la religion et du peuple de Dieu. Les principaux sacrificateurs, les scribes, et les anciens, reprochaient à Jésus de se prétendre le Roi d’Israël. De nombreuses personnes pourraient suffisamment aimer le Roi d’Israël, s’il descendait seulement de la croix ; s’ils pouvaient avoir son royaume sans la tribulation à travers laquelle ils devraient y entrer. Or, s’il n’y a pas de croix, alors pas de Christ, pas de couronne. Ceux qui veulent régner avec lui doivent être disposés à souffrir avec lui.

Considérons dans les lignes suivantes, la mort des Apôtres et posons-nous des questions intérieures pour nous repositionner par rapport à Dieu :

- Jérémie fut mis à mort,

- Jean Baptiste fut décapité,

- Jésus le chef de l'Eglise fut crucifié

- Jacques, frère de Jean fut décapité

- Etienne fut lapidé,

- Matthieu fut mis à mort en Ethiopie,

- Marc fut traîné dans la rue jusqu'à la mort,

- Luc fut pendu

- Pierre fut crucifié la tête en bas,

- Simon le Cananite fut crucifié,

- André fut attaché à une croix en X jusqu’à ce que mort s’en suive,

- Jacques fut jeté à terre du haut du temple et frappé à mort,

- Philippe fut crucifié et lapidé,

- Barthélemy (Nathanaël) fut écorché vif,

- Thomas fut transpercé de lance

- Paul fut décapité.

Ainsi notre Seigneur Jésus, ayant entrepris de satisfaire à la justice de Dieu, l’a fait en se soumettant au pire châtiment des hommes. Et dans chaque élément particulier qui nous rapporte les souffrances de Christ, nous trouvons l’accomplissement des prédictions des Prophètes ou des Psaumes.

  • La grande offensive des puissances de ténèbres (Mt 27.45)

Depuis le début de l’ultime combat à l’heure de la crucifixion, Satan étonné de la résistance de Christ sans faillir après trois heures, passa à l’offensive infernale. Toute son armée en action fut manifeste comme un assaut final en vue de s’emparer définitivement du gouvernement de la terre. Malheureusement pour lui, Christ n’était pas assoupi, mais veillait attentivement afin de ne donner aucune occasion à l’imposteur Satan. La victoire éternelle est acquise lorsque dans la prière, Jésus remet son esprit à son Père. Lorsque l’esprit de l’homme le quitte, semble-t-il, les forces du mal peuvent s’en emparer, mais ici, Jésus leur inflige une défaite cuisante. Merveilleux Jésus !

  • Jésus pousse le cri à Dieu pour nos péchés qu’il porte, implorant délivrance (Mt 27.46)

Parce que Christ a porté sur lui tous les péchés commis contre Dieu par les hommes, il ressent l’abandon de Dieu manifesté contre le pécheur. Depuis le jardin de Getsémané jusqu’à cette heure, il expérimente ce que le pécheur doit souffrir à cause des péchés commis contre le Créateur. Ce cri exprime clairement le point de départ de la substitution, car il est devenu comme l’agneau que le pécheur amenait à l’autel d’airain et sur lequel, ce dernier devait poser la main sur l’animal pour lui transmettre ses péchés ; ensuite, cet agneau est égorgé afin que le sang versé compense celui du pécheur qui gardera la vie sauve à cause du sang de l’agneau dont la vie dans le sang a été répandue. ‘‘Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris’’ (Esaïe 53.5b).

  • Le voile du temple se déchire (Mt 27.51)
  • La terre tremble, les rochers se fendent (Mt 27.51)
  • Les tombeaux s’ouvrent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent (Mt 27.52)
  • Les morts d’autrefois ressuscitent et entrent dans la Ville (Mt 27.53)
  • Les versets 51-53 retracent de terribles évènements qui eurent lieu lorsque Jésus rendit l’âme. A cela s’alignent ces choses : le voile du temple se déchire (Mt 27.51),
  • la terre tremble, les rochers se fendent (Mt 27.51), les tombeaux s’ouvrent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent (Mt 27.52), les morts d’autrefois entrent dans la Ville (Mt 27.53).

Tout ceci ne reste pas sans signification très portantes.

C’est ainsi que le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme (parce que personne n’y est entré et revenu), fut vaincu par la résurrection de Jésus. « Alors s’accomplit la parole qui est écrite, La mort a été engloutie dans la victoire ». Où est– elle, ô mort, ta victoire ? Où est – il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56). Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumis Jésus ; et ensuite dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 06h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h (Mt 27.45). Jésus, s’identifiant à l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut s’écria d’une voie forte vers Dieu (Mt 27.46-47. Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ (Mt 27.51). Ce spectacle fut si terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y eut des tremblements de terre, les rochers se fendirent, le ciel et la lune ont perdu leur éclat (Mt 27.51).

Par-là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut ensemble avec l’homme son chef, vendu à Lucifer par le péché, revoit la défaite publique de leur bourreau. Les morts qui sortent du tombeau symbolisent le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité et ne pouvaient pas expérimenter les merveilles du royaume de Dieu (Mt 27.52). Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes tant humaines que naturelles (Mt 27.53). Notre nouvelle vie en Christ, démontrera aux yeux de tous les effets du royaume de Dieu parmi les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant.

  • Témoignage du centurion (Mt 27.54)

Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu

  • Témoignage des femmes présente à la croix (Mt 27.55-56)

Tous ces témoignages du Centurion, des femmes présentes à Golgotha pour voir Jésus Christ rendre l’âme, attestent que le péché a été bel et bien vaincu.

Que signifie ce fameux mot péché ?

Définition : le péché est la transgression de la loi (1Jean 3.4). Là où il n’y a point de loi, il n’y a point non plus de transgression... Le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi" (Rom 4.15 ; 5.13). Le péché est donc toute désobéissance à la volonté révélée de Dieu, notre grand Législateur. Qu’il s’agisse d’une faute d’omission (négligence de faire ce que la loi ordonne) ou de commission (action interdite par la loi) (Jacques 4.17) cela ne change rien à la situation. Terminologie : Pris dans son sens strict, le mot péché est une traduction de l’hébreu Hatta’t ou Het’, Hatta’ah et du grec hamartia qui expriment le manquement d’un but ou la déviation d’une cible (Genèse 20.9 ; Juges 20.16 ; Rom 3.23). Cependant le mot péché est souvent utilisé comme un terme générique, couvrant tout ce qui, dans la disposition, les desseins et le comportement des créatures rationnelles de Dieu est contraire à la volonté révélée du Seigneur (Rom 3.20 ; 7.7 ; Jaques 4.17).

Voici quelques mots qui font ressortir divers aspects du péché en hébreu et grec :

- ‘avel, ‘avlah ; ‘avonadikia : injustice, manque de droiture, tort (Genèse 44.16 ; Romains 9.14)

- pecha’ parabasis : transgression délibérée, crime (1Rois 8.50 ; Es 1.28 ; Rom 4.15)

- paraptôma : faute, erreur délibérée (Mt 6.14 ; Ephésiens 2.1)

- recha’ anomia : contravention, éloignement de la loi, iniquité (2Sam 22.22 ; Mt 7.23)

- paranomia : illégalité (proche d’anomia 2 Pierre 2.16)

- ma’alapistia : incrédulité, infidélité, trahison (Mt 13.58 ; Rom 3.3 ; 4.20)

- kakia et ponêria : le mal moral et spirituel ;

- opheilêma : dette ;

- enochos : coupable devant la loi.

En général, le péché dans tous ses aspects, (formes et expressions), est une révolte contre Dieu de la part de l’homme qui, par une décision intelligente et volontaire, refuse de se conformer à la nature de Dieu et d’obéir à sa loi. En sa qualité d’être moral, créé à l’image de Dieu, il en porte la responsabilité, d’où l’extrême gravité du péché dans la révélation biblique.

La défaite du péché dans la vie à cause de la mort de Christ :

La conviction du péché, c’est-à-dire la conviction d’être pécheur est une des plus grandes grâces que le Seigneur puisse nous accorder. En fait, elle est la clé qui donne accès à toutes les autres grâces. Seul, son Esprit peut la produire (Jean 16.8). Pour être justifié, l’homme doit s’écrier, tout d’abord : "Sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur" (Luc 18.38). Si nous prétendons n’avoir pas de péché, nous mentons (1Jean 1.8,10). Le pardon des péchés est désormais acquis à quiconque croit de tout son cœur au sacrifice du Calvaire. L’Agneau de Dieu a ôté le péché du monde (Jean 1.29), il a aboli le péché par son sacrifice unique (Hébreux 9.26), son sang nous purifie de tout péché (1Jean 1.7). Ayant ainsi donné son Fils pour nous, Dieu ne nous traite plus selon nos péchés (Psaumes 103.10,12). La cène est le signe du sang de l’alliance répandu pour la rémission des péchés (Mt 26.28). Quiconque croit en Christ reçoit par son nom le pardon des péchés (Actes 10.43). Les péchés, rouges comme le cramoisi, deviennent blancs comme la neige (Esaïe 1.18), Dieu les a jetés derrière lui, et les a effacés comme une nuée (44.22) ; il les a précipités au fond de la mer (Michée 7.19). Il va même jusqu’à les oublier (Michée 7.18) ! Ils n’existent plus devant lui (Jérémie 50.20). Alléluia ! Tous les méfaits de la chute en Adam ont été annulés : l’honneur de Dieu est maintenu, sa sainteté satisfaite et sa gloire manifestée. A la culpabilité de l’homme, Dieu répond par la Justification, à sa corruption par la Sanctification, à sa souffrance et sa mort par la Glorification.

Par le sang de la croix, nous sommes libérés de la mort et malédiction. Le croyons-nous vraiment ?

  1. LE SANG A COULE LORSQU’ON A PERCE LA COTE DE JÉSUS (Jean 19.33-37)

La vie est dans le sang (Lév 17.11). Sans effusion de sang, il n’y a point de pardon (Héb 9.22). Dans l’Ancien Testament, le sang des animaux servait d’expiation (Genèse 3.20-21 ; 4.4 Lév 4.22-26 ; 5.1-6), en attendant l’accomplissement de la promesse de la postérité d’Adam qui écraserait la tête du serpent après avoir été blessé au talon (Genèse 3.15) et dont le sang expiatoire laverait tout péché (Rom 3.25). Une des caractéristiques particulières de cette étape, chose non négligeable, est son rang. Le sang versé qui coule de la côte percée de Jésus intervient à la cinquième étape. Le chiffre cinq dans son symbolisme est la ‘‘Grâce et faiblesse humaine devant ses responsabilités’’. Dieu fait homme accorde Sa Grâce à l’homme dans sa faiblesse face à ses responsabilités. Nul de nous n’aura aucune justification valable pour demeurer dans son péché. Dieu a fait ce que l’homme ne pouvait faire. Face à notre faiblesse devant nos responsabilités, nous n’avons plus qu’à tourner le regard vers la montagne d’où nous viendra le secours par la grâce divine qui est en Celui qui a pris notre place pour donner la vie à nos âmes autrefois mortes à cause du péché, lequel a été vaincu à la quatrième étape du versement du sang par le Christ. Le sang de Christ qui a coulé sur la croix a satisfait les exigences divines dans sa justice pour le pardon de nos péchés.

Il présente plusieurs aspects :

  1. La condamnation : nous sommes sauvés de la condamnation de la loi (Gal 3.13)
  2. La substitution : Jésus a pris notre place, portant sur Lui, la peine de nos châtiments (Lév 1.4 ; Es 53.5-6 ; 1 Pie 2.24)

3. La propitiation : Le sang démontre que la juste sentence de la loi qui nous condamnait a été exécutée (Col 2.14).

4. Expiation : Ceci transforme le trône de jugement en trône de miséricorde (Hébreux 9.11-15) et en trône de grâce (Hébreux 4.14-16)

5. La réconciliation : Les péchés qui dressaient un mur d’inimitié étant détruits par le sang de la croix, la réconciliation devient évidente (Eph 2.13-16)

6. L’efficacité : Toutefois que le croyant pèche, le sang de Jésus est toujours efficace pour effacer son péché quand il confesse. (1 Jean 1.5-9)

7. La justification : Nous croyons et marchons dans la lumière, sommes regardés ou considérés par Dieu comme justes à cause du sang de Christ.

8. La rédemption : Naturellement, l’homme est esclave, vendu au péché (Rom 7.14) et condamné à mort (Ez 18.4 ; Rom 6.23). Par son sang, Jésus Christ nous a rachetés de l’esclavage du péché et de la mort (1 Jean 5.11-13 ; Hébreux 2.14-15).

Il a par son sang, remporté la victoire de notre salut sur le diable et son système (Col 2.15). Par la rédemption, je suis sauvé, racheté pour appartenir, moi et tout ce qui peut être à moi, à Jésus Christ.

Sens-tu encore les liens d’iniquité dans ta vie ? Es-tu encore sous l’emprise démoniaque ? Sens-tu encore un fardeau étranger peser sur toi ? Accepte la puissance du sang de Jésus pour ta délivrance car la malédiction est partie, et il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, et qui marchent non selon la chair, mais selon l’Esprit (Rom 8.1 Version Colombe). T’appartiens-tu encore alors que tu es racheté par le sang de Christ pour demeurer la propriété de Dieu ?

Quelques passages bibliques nous fondent sur l’ancre de la vérité du sang de Jésus. Accrochons-nous fermement à la réalité de la puissance du sang de Jésus et nous naviguerons avec aisance sur les flots de l’Esprit pour un voyage heureux, victorieux et pacifique sur le chemin du Royaume.

Les Saintes Ecritures retracent de manière concise et précise, l’indispensabilité du sang de Jésus dans toutes les artères de la vie du croyant :

  1. L’Eglise est acquise par le sang de Jésus (Actes 20.28)
  2. Nous sommes justifiés par le sang de Jésus (Rom 5.9)
  3. Nous avons la rédemption et le pardon des péchés par le sang de Jésus (Eph 1.7)
  4. Christ est notre paix en Dieu par son sang (Col 1.20)
  5. Le sang de Jésus purifie la conscience des œuvres mortes (Héb 9.14)
  6. Nous ne pouvons servir véritablement Dieu qu’à travers le sang de Jésus (Héb 9.14)
  7. Le sang de Jésus est le sang de la sanctification (Héb 13.12)
  8. Le sang de Jésus rachète de la vaine manière de vivre des ancêtres (1 Pier 4.18-19)
  9. Le sang de Jésus nous purifie de tout péché (1Jn 1.7)
  10. Le sang de Jésus nous délivre de nos péchés (Apoc 1.5)
  11. Le sang de Jésus rachète les hommes de toutes tribus pour Dieu (Apoc 5.9)
  12. Le sang lave et blanchit la robe de ceux qui ont été mis à mort pour Christ (Apoc 7.14)
  13. Le sang de Jésus est le gage de la victoire (Col 2.13-14 Ap 12 : 11 )
  14. Par la sainte cène, nous sommes en communion avec le sang de Christ (1Cor 10.16)
  15. Le sang de Jésus fait office d’alliance entre l’homme et Dieu (1 Cor 11.25)
  16. Tout péché est contre le sang de Jésus : Mt 26.28 ; 1Cor 11.17-22,27-29 ; Héb 10.29

Dr. André CHOUBEU

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ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (Fin)

20 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ICHTUS !  LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (Fin)

QUEL GENRE DE CHRÉTIEN SUIS-JE ?

Nous devons le savoir, à l’église, il n’y a pas qu’une seule sorte de chrétien. Déjà, dans Matthieu 13 communément appelé en théologie ‘‘Les mystères du royaume’’, le Seigneur Jésus retrace dans la marche prophétique de l’Eglise sur la terre, les diverses péripéties de son parcours caractérisé entre autre par les espèces de sa composante parfois considérée de disparate quant à sa forme. Selon l’Apôtre Paul, nous distinguerons :

  • Le chrétien charnel
  • Le chrétien spirituel

Un jeune dessinateur nommé Alain Auderset, a dans une bande dessinée, reproduit des images intéressantes de diverses sortes de poissons pour exprimer les différentes sortes de chrétien. Nous nous en sommés inspiré, pour argumenteront pour attirer l’attention de chacun en vue du retour à la spiritualité de l’Eglise primitive :

A travers le symbole du poisson, cette série de dessins nous décrit l’identité et l’attitude du chrétien. L’exercice est très intéressant. D’abord parce que ces dessins sont humoristiques. Cela nous aide à nous remettre en question tout en gardant le sourire et sans nous prendre trop au sérieux. Rappelons-nous le dicton : « Heureux celui qui sait rire de lui-même; car il n’a pas fini de s’amuser ! »

Ces dessins humoristiques sont provocateurs et nous posent de vraies questions sur notre comportement de chrétien. Examinons-les tous et posons-nous deux questions :

1è question : lequel de ces poissons-chrétiens me remet en question parce qu’il correspond à un côté de ma personnalité qui aurait besoin d’être amélioré. C’est le côté négatif qui pourrait éventuellement nous concerner et sur lequel Dieu souhaite attirer mon attention.

2è question : lequel de ces poissons-chrétiens correspond à un côté positif de ma personnalité que Dieu peut utiliser dans ma vie et par rapport auxquels il veut m’encourager.
Notons au passage, chacun pour soi, deux poissons, l’un négatif et l’autre positif qui nous correspondent. Retournons à l’authenticité et revenons au Seigneur dans une conscience pure, prêts pour l’enlèvement :

1ère image : Le chrétien évangélique :

Un chrétien colle un poisson derrière sa voiture avec le texte suivant : »Si vous êtes aussi chrétien, klaxonnez ! » Un jour, il est arrêté devant un feu rouge interminable. La voiture qui s’arrête derrière lui est conduite par un chrétien, qui, voyant l’autocollant, se dit : « Super un ami-chrétien ! » Du coup il lui fait un petit coup de klaxon. Notre chrétien, de mauvaise humeur, ayant totalement oublié son autocollant, ouvre la fenêtre, se retourne et lui crie méchamment : « Ca va pas ou quoi, faut nettoyer vos lunettes; vous ne voyez pas que le feu est rouge ! » Ce chrétien dans ses faiblesses manifeste ses ratés.

Ce signe extraordinaire de poisson qu’utilisaient les chrétiens grecs du temps des persécutions avec une signification fondamentale. Pour eux, le mot poisson, en grec ICHTUS, avait un sens profond : I pour Iésous (Jésus), K pour Kristos (Christ), T pour Théos (Dieu), U pour Uios (Fils) et S pour Soter (Sauveur).

Ils dessinaient leur poisson dans le sable et cela voulait dire : Jésus, Christ, Fils de Dieu, Sauveur. C’était leur signe de ralliement; il fallait du courage pour être chrétien et oser dessiner ce logo. En résumé, pour le côté négatif, notre témoignage parfois déficient… et du côté positif le courage d’oser affirmer notre foi en public.

2ème image : le chrétien sympathique :

Etre un chrétien sympathique est quelque chose de vraiment formidable. Un chrétien ouvert, qui sait écouter, qui est tolérant, qui fait envie, qui est le « sel de la terre*, qui témoigne avec le sourire et une joie sincère… un chrétien qui se lie d’amitié aussi avec des non chrétiens dans le but de manifester la nature de Christ dans le chrétien pour amener la conversion de l’autre est merveilleux.
Par contre, le chrétien qui est sympathique parce qu’il fait comme tout le monde, qui est toujours d’accord avec tout, qui est gentil mais qui n’ose pas exprimer un avis personnel, qui sourit mais ne manifeste pas d’amour concret, reflète une image négative d’un frère rétrograde.

3ème image : le chrétien exalté :

Cette catégorie de chrétien a ses émotions sont toujours à fleur de peau. Il s’excite pour n’importe quoi, il n’a de contact avec Dieu qu’à travers des manifestations émotionnelles exacerbées ; il a peur du silence et voudrait que tout le monde s’excite comme lui. Tout son entourage se méfie de lui, on l’isole et il s’interroge toujours sans qu’on lui dise clairement la cause.
Par contre, le chrétien qui sait exprimer sa joie, qui ose manifester sa reconnaissance, qui est spontané, qui recherche la joie et l’onction du Saint-Esprit, qui n’a pas peur du qu’en dira-t-on », qui sait rire et s’amuser au bon moment est le type qu’il fait beau côtoyer.

4ème image : le chrétien conservateur type A :

Ce type de chrétien reste figé dans ses règles et ses lois ; il ne fait pas envie. On aimerait qu’il découvre que la Grâce a remplacé la loi. Il est sincère, mais sa peur du changement, son amour des lois et sa facilité à juger autrui, son refus systématique de changement de paradigme, enlèvent toute faveur et tout charme à sa vie chrétienne. On a envie de le secouer, de lui fournir un ouvre-boîte pour qu’il découvre la liberté et la joie, mais son légalisme absolu ferme toute porte. Il sent tout changement comme une trahison et s’y obstine.

Au contraire, le chrétien conservateur type B est très différent. Il ne s’enferme pas dans sa boîte, mais il défend des valeurs qui ne doivent pas être contestées. Pour les choses secondaires de la vie de l’église, il est souple; pour toutes sortes de détails pratiques, il laisse à chacun la liberté de faire comme ceci ou comme cela… Par exemple, cela lui est parfaitement égal que l’on soit fasse les réunions le matin ou le soir ; qu’on utilise l’orgue ou la guitare ou le trombone pour accompagner les chants ; que le pupitre soit à devant oo à côté, c’est la qualité du message qui l’intéresse. Dans la pratique il est très souple.

Mais pour l’essentiel, il est un conservateur intransigeant; il ne veut pas que l’on touche aux bases bibliques: pas question pour lui de douter que Jésus soit le Fils de Dieu et qu’il soit ressuscité ; pour lui, on ne touche pas à des principes cruciaux comme le salut, le pardon des péchés, l’amour du Père, la vie éternelle, etc…

Établi comme contrôleur de qualité, son conservatisme évite de flotter à tous vents de doctrines et de s’éloigner des vérités bibliques.

5ème image : le chrétien conquérant :

Cet autre type de chrétien fait l’objet de grande méfiance car il est agressif et attaque à coup de versets bibliques pour forcer à voir les choses comme lui. Il pense être le détenteur de la vérité et l’impose sans amour. Utiliser la Bible pour matraquer de vérités est son principe.
Par contre, s’il s’agit d’un chrétien conquérant qui s’attaque à l’ennemi, qui entre dans le combat spirituel contre Satan, un chrétien qui se bat dans l’intercession et la prière fidèle pour conquérir les promesses que Dieu nous faites… alors là, oui qu’il est beau ce chrétien conquérant. Toutefois, tout doit se faire dans l’amour car Dieu aime la miséricorde plus que les sacrifices.

6ème image : le chrétien du dimanche :

Il faut bien se mettre d’accord sur le sens des mots; il y a plusieurs définitions du chrétien du dimanche. Rien à voir avec celui qui, fidèlement, vient au culte chaque dimanche. Il s’agit plutôt de celui qui fait semblant d’être chrétien le dimanche et qui n’est pas du tout chrétien le reste de la semaine.

Le chrétien du dimanche est aussi celui ou celle qui reste dans son bocal évangélique, qui ne connaît rien d’autre que sa communauté, rien d’autre que la rencontre du dimanche matin. Tout le reste ne l’intéresse pas ! Même ses prières sont seulement orientées pour son église seulement. Il n’a aucun contact avec les non chrétiens et le monde extérieur. Il en va également de celui qui ne peux sacrifier un seul jour de la semaine pour les réunions parce qu’il veut tirer le maximum de profit. Puisqu’officiellement les activités ralentissent le dimanche, il va à l’église pour occuper son temps. Rien de bon en celui-là.

7ème image : le chrétien qui se donne :

Celui-ci est un chrétien qui se donne au Seigneur, qui se donne à son prochain, qui s’investit, qui rend service, qui grandit, qui devient un adulte spirituel et qui peut ainsi redistribuer autour de lui ce qu’il reçu. Il est généreux, il ne compte pas et sa récompense sera grande dans le Royaume.

Toutefois, il faut faire attention car certains exagèrent et n’ont pas de discernement dans leur manière d’être généreux, aussi, il risque d’arriver rapidement au « burn out », à l’épuisement. Il est beau de se donner, mais il ne faut pas se mutiler. Il ne pourra continuer à donner à long terme que s’il est capable de se ressourcer, de recevoir ce dont il a besoin. Il a tout particulièrement besoin de soigner sa relation personnelle avec Dieu, en prenant du temps pour la prière et pour la lecture de la Bible. Il est de femmes mariées qui ont privilégié les diverses rencontres de l’église tous les sept jours de la semaine, laissant des lacunes remarquables dans leur foyer et famille qui se détériorent graduellement. Revenir à l’équilibre est nécessaire.

8ème image : le chrétien qui ne veut pas se mouiller :

Il est un type de chrétien volant qui reste toujours dans les airs, manquant de base, de leadership et vit inconsciemment dans les problèmes qui le rattraperont plus tard. C’est le chrétien qui dit: « Moi je n’ai pas besoin d’église, pas besoin des autres chrétiens; je lis ma Bible et je prie seul chez moi; Dieu me suffit ! ». Jésus Christ est mon Pasteur et la Bible dit de n’appeler personne sur la terre votre père. J’ai le Saint-Esprit qui m’enseigne toute chose et je suis complet en moi-même.

Il ne risque pas de devenir missionnaire puisqu’il est démissionnaire. Une île déserte lui convient très bien puisqu’il est individualiste. Son temps et son argent lui appartiennent et il ne les partage pas ou si peu. C’est le chrétien hors-église, hors-engagement ! Aucun poisson ne peut pas être heureux en dehors de l’eau, tel est le chrétien fidèle qui ne peut se détacher du corps. Un chrétien ne peut pas être heureux seul dans son coin.

9ème image : le chrétien partagé :

Ce chrétien vit de bien mauvaise situation. Il est partagé, tiraillé; il ne sait pas s’il est chrétien ou athée, ou agnostique. En tous cas, il n’est ni pour ni contre, bien au contraire. Il se sent coupable ; il sait que Dieu existe mais ne veut pas prendre le risque, en le rencontrant, de perdre le confort et les joies de la vie. Il a peur de perdre sa liberté en s’engageant, peur de dépendre des autres. Il a peur de Dieu et reste à distance. Dieu est très sévère et exigent.
Si un tel chrétien, et il en existe dans nos églises, ne remédie pas rapidement à sa confusion et à ses hésitations, il sera bientôt trop tard.

10ème image : le chrétien adolescent :

Un chrétien adolescent, dans une église se remarque aisément ; rien à voir avec son âge; il peut avoir 20, 40 ou 60 ans; peu importe son âge, il a des attitudes d’adolescent; il est agressif, il conteste les autorités de l’église, il critique, il sait tout, il s’acharne sur la paille et le foin qu’il trouve dans l’œil des membres de la communauté et ignore totalement la poutre qui se trouve le sien. Il est grand à ses propres yeux, imbus de lui-même et largement suffisant, étant le grand connaisseur de la communauté. Il est souhaitable d’avoir le moins possible d’adolescents dans nos églises. Mais l’adolescent a aussi des côtés très positifs. Il est souvent enthousiaste, chaleureux. Il se moque des conventions et n’a pas peur du ridicule. Il est remuant, il aime provoquer, il fait bouger les choses ! On a besoin de ces types d’adolescents dans l’église, même si ce n’est pas toujours facile à gérer.

11ème image : le chrétien homme-affaire :

Le chrétien homme-affaire voit dans l’église un lieu idéal pour gagner de l’argent, pour prendre le pouvoir, pour diriger, imposer son respect, tirer le profit à toute étape et en être très fier, car pour lui, les affaires marchent très bien…

Ce chrétien a besoin de découvrir qu’une église n’est ni une entreprise, ni une banque ; il doit comprendre que le patron, c’est Dieu ; que le chef du marketing c’est le Saint-Esprit, et que l’église est d’abord un lieu d’agapé, de partage plutôt que de rendement… un lieu d’échange et d’amour fraternel plutôt qu’un lieu de profit. Le jour où un tel chrétien comprendra cette vérité de ce qu’est l’église, il enlèvera très vite sa cravate et s’intéressera aux besoins de ceux qui l’entourent.

12ème image : la chrétienne soumise :

Cette catégorie est bien relative à une épouse chrétienne. Il devient donc très délicat d’aborder et de définir en quelques phrases. La meilleure approche résumée de l’attitude de l’épouse chrétienne, est celle donnée par Pierre au chapitre 3, lorsqu’il dit : « Femmes, n’ayez pas pour parure ce qui extérieur, ornements, bijoux, manteaux élégants, mais ayez plutôt la parure cachée du cœur, la parure inaltérable d’un esprit doux et tranquille. Voilà qui est d’un grand prix devant Dieu ». Voilà ce que Pierre propose aux femmes comme caractéristique principale : la douceur et la paix.

Quand aux maris, Paul dit toute autre chose : « Maris, aimez votre femme en vous sacrifiant, en donnant votre vie pour elle… comme le Christ s’est sacrifié et a donné sa vie pour l’Eglise. »
Dès lors, pour la femme, la soumission est beaucoup plus facile, si son mari donne sa vie pour elle.

13ème image : le chrétien ami de Dieu :

Dieu n’est pas une machine à sous dans laquelle on glisse une pièce ou une prière pour obtenir ce qui nous convient. Dieu n’est pas à disposition pour assouvir nos caprices et nous permettre de nous comporter en enfants gâtés. Les saintes Ecritures disent : « Heureux l’homme qui a Dieu pour ami ! » En effet Dieu protège, bénit, encourage, aime, nourrit, soutient, fortifie, renouvelle… celui qui se confie en lui ! Mais pour être son ami, il faut passer par Jésus-Christ est lui donner notre vie. Ensuite nous sommes pardonnés, puis Dieu nous adopte. Nous entrons alors la famille de Dieu. Dès ce moment, nous sommes sous sa protection.

14ème image : le chrétien compromis :

Le chrétien compromis aime tout ce qui est nouveau; il aime surtout ce qui douteux et dangereux. Il aime frôler les limites et prendre des risques. Il ne se soucie pas de rendre compte, s’estimant tout permis à cause de sa conception de choses et de son sens de libertinage devenu une nature. C’est pour cela qu’il touche à tout. « Pourquoi ne pas profiter aussi de ce qui vient d’ailleurs ! » nous dira-t-il. « Il faut avoir l’esprit ouvert, tolérant. On ne doit pas rester enfermer dans les quatre murs de l’église locale ; il faut découvrir ce que les autres font et vivent. Un petit horoscope par ci, une petite amulette par là, une petite méditation transcendantale pour se relaxer, quelques cartes à tirer pour voir son avenir, un guérisseur pour soulager sa souffrance, etc… tout ça n’a jamais fait de mal à personne, conclura-t-il en toute quiétude !”… croit-il !

Convaincu de son courage, il mord à pleine dent jusqu’au jour où il est accroché par son pire ennemi. Attention au chemin glissant qui conduit à la perdition de ce dernier !

15è image : le faux chrétien :

Semblable au mythe d’Obélix et Astérix, le faux chrétien est tombé dans la marmite lorsqu’il était petit. Il a toujours été à l’église, a toujours fait comme le reste de la famille ; il a suivi l’école du dimanche, il a fait son école de nouveau converti et suivi les cours de fondement ; tout le monde pense qu’il est un chrétien authentique ; lui aussi, jusqu’au jour où il fait une découverte désagréable et se dit : « Mais… je n’ai pas une vraie foi personnelle… Je n’ai fait aucun choix par rapport à Dieu, je n’ai fait que suivre les autres. »

Beaucoup ont vécu cette expérience et ont réalisé qu’un jour, il faut décider librement pour soi-même, ne plus se contenter de la foi familiale, mais prendre une décision personnelle.

Conclusion
Beaucoup de points doivent assurément attirer notre attention sur toutes ses sortes de chrétien à partir de l’illustration suggérée pour un retour à la spiritualité de l’Eglise primitive. Certaines nous auront peut-être touchées plus que d’autres. Elles nous auront permis de faire un constat et de mieux répondre à la question : Quel chrétien suis-je aujourd’hui ?

Mais le constat ne suffit pas. Il faut aussi nous demander : Quel chrétien est-ce que je souhaite devenir demain ? Demandons à Dieu de continuer à transformer nos vies afin que nous devenions des chrétiens à Son image, c'est-à-dire, qui progressent, qui font envie et qui apportent, autour d’eux, un bon témoignage.

Dr. André CHOUBEU

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ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (4)

19 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ICHTUS !  LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (4)

EXPLICATION DU SYMBOLE ICHTUS

Le signe du poisson

A travers les âges, on le voit partout sur les voitures, les vélos et les vélomoteurs, les sacs de voyage...Mais quelle en est la signification ? Snobisme, mode, imitation ? Tous portent-ils ayant le sens réel qu’il revêt ? Si tous connaissent sa signification par les martyrs de l’Eglise primitive, continueront-ils à porter ce signe ?

C’est un code secret, un mode de passe pour les chrétiens de l’Eglise primitive lors de la persécution.

Ce poisson est un cryptogramme, un "code secret de reconnaissance.". Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines l'utilisaient comme code secret pour se reconnaître. Une espèce de mot de passe pour la sécurité. A cette époque, le grec était davantage parlé dans l'empire romain que le latin. Mais pourquoi un poisson ? En grec, poisson se dit ICHTHYS. Les cinq lettres grecques correspondaient chacune à la première lettre d'un des noms de leur Sauveur

I = I …………………………….Iessous……………………………………………..Jésus

CH= X……………………………Christos…………………………………………….Christ

TH= T……………………………Theou………………………………………………..Dieu

Y (U)= Y…………………………. .hYios………………………………………………...Fils

S = Σ……………………………Soter…………………………………………………Sauveur

Ces lettres rassemblées forment la déclaration : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur IESOUS CHRISTOS THEOU UIOS SOTER ("Iesu Christos Theou Uios Sautèr"). C'est ainsi que les premiers chrétiens s'identifiaient à Jésus-Christ.

Quel sens pour aujourd'hui ?

Le poisson est un signe de ralliement des chrétiens, indépendamment de toute appartenance dénominationnelle. Celui qui adopte le signe du poisson témoigne qu'il a découvert Jésus-Christ, qu'il croit en LUI. Il affirme son appartenance à Jésus-Christ. A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

Considérant qu’Avril est le premier mois du calendrier hébreu, il est fort possible que le poisson dont on fait état le premier Avril peut bien être moquerie à l’encontre de chrétien.

MAIS POURQUOI UN POISSON POUR SYMBOLISER LE CHRIST ?

Le poisson à la fois dans la culture biblique (juive) et dans la culture grecque avait par essence, un symbole extrêmement positif :

  • Dans la culture juive biblique, l'eau (quand elle est paisible) évoque la bénédiction de Dieu, comme cette eau qui fait fleurir le désert, et calme notre soif. Le poisson est l'image même de la créature qui vit tout entièrement plongée dans l'eau, c'est ainsi une image du croyant qui vit tout entier plongé dans la bénédiction de Dieu bien qu’exerçant ses fonctions d’Ambassadeur de Dieu en Christ sur terre. C'est ainsi une bonne image du Christ, d'abord, ou plus modestement du croyant fidèle. D'autant plus que le poisson a la réputation de grandir tout au long de sa vie et de garder toujours les yeux ouverts. Ces deux belles qualités pour un croyant symbolisent tant la croissance spirituelle que la vigilance ou le discernement.
  • Dans la culture grecque, le dauphin (que l'on prenait pour un poisson) était l'image du sauveur, puisqu'il arrivait que des dauphins sauvent des naufragés en les portants, jusqu'à la rive.
  • Christ en appelant ses disciples dit qu’il fera d’eux des pécheurs d’homme. Le poisson peut dont assimiler également le pêcheur repentant qui a été arraché du monde de la perdition par la prédication de l’Evangile du royaume.
  • Le poisson vit dans l’eau du fleuve ou d’une rivière. L’eau dans cet aspect symbolise le monde. Le poisson devient ce pécheur perdu qui est sauvé de la perdition pour sa sécurisation en Christ.

Cette coïncidence était donc un privilège extraordinaire pour le christianisme primitif qui était une branche de la culture juive biblique se répandant dans un monde imprégné de culture grecque. Par là, Christ est ainsi reconnu à la fois comme l'exemple même du croyant, et leur Sauveur en même temps.

La marque du poisson était très significative. Beaucoup d’histoires dans la Bible se sont déroulées autour d’un repas à base de poisson, de plus les scènes de pécheurs sont très présentes dans les Evangiles. L’image du "pécheur d’hommes" a même été utilisée par le Seigneur pour confirmer la vocation de Pierre et d’André, son frère (Matthieu 4.1). Nous pouvons dire que chaque chrétien est aussi par vocation spirituelle un "pécheur d’hommes". C’est dire si la marque symbolique du poisson est pertinente comme signe de reconnaissance.

La symbolique du poisson n’est plus utilisée aujourd’hui à cause de la persécution, mais demeure un signe du christianisme. Celui qui a choisi d’utiliser ce signe distinctif, affirme son appartenance à la communauté chrétienne, et reconnaît avoir rencontré Jésus-Christ comme son sauveur personnel. Il est fâcheux de voir certains automobilistes porter ce signe et ne pas se comporter comme la Bible l’enseigne ! Nous devons comprendre que tous ceux qui s’affichent comme chrétiens ne sont pas forcément d’authentiques enfants de Dieu

Conclusion :

Le symbole graphique résume l’identité de Jésus, qui est le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes.

Au premier siècle de notre ère, les chrétiens persécutés par les autorités romaines utilisaient le dessin d’un poisson, comme marque de leur identification à Celui-ci dont tous se réclamaient disciples.

A l'époque révéler son identité de chrétien était très risqué à cause de la persécution sociale et politique. Les premiers chrétiens étaient tués, crucifiés et jetés aux lions. La discrétion et la prudence étaient donc nécessaires.

Si la persécution refaisait surface, où nous tiendrons-nous ? Dans son ouvrage ‘‘Debout dans la tempête de portes ouvertes, nous relevons : ‘‘Alors Jésus, debout dans la tempête menaça le vent et aussitôt il s’arrêta. Les problèmes internes s'apparentent aux divisions créées par les ismes, le triomphalisme dénominationnel et même l'immaturité spirituelle. Ceux externes sont tout d'abord le pluralisme religieux, Satan et le monde. Si la première église, en présence de Jésus a connu des difficultés au travers des persécutions, comment en pouvons- nous être exempts ? Si ceci est arrivé à l’arbre vert qu’en serait-il pour l’arbre sec ? Néanmoins, l’église peut rester debout dans la tempête car elle ne comptera pas sur ses propres efforts, mais sur Jésus-Christ le consommateur de notre foi et le Chef des Armées de l’Eternel’’.

De cette vie isolée du monde des catacombes, mais communautaire en Christ, favorisant une croissance spirituelle sans précédent due à l’encadrement de proximité, une connaissance profonde des uns et des autres, quelques leçons non négligeables mérites d’être retenues :

L'art des catacombes est aussi un art symbolique, c'est-à-dire que l'on représente de façon très simple certains concepts difficiles à exprimer. Pour indiquer le Christ, on dessine un poisson ou un berger avec l’Agneau sur ses épaule ; pour signifier la paix du paradis, une image de la colombe ; pour exprimer la fermeté de la foi, une ancre. Sur les plaques fermant les niches, sont parfois sculptées des symboles de diverses significations. Dans certains cas, se trouve représenté un outil utilisé dans le métier du défunt. La plupart des symboles se réfèrent au salut éternel, comme la colombe, la palme, le paon, le phénix et l'agneau.

Les niches constituent le système cimetérial le plus humble et égalitaire, dans le respect du sens communautaire qui animait les premiers chrétiens.

L'art des catacombes. Dès la fin du IIème siècle, se développe dans les catacombes un art extrêmement simple, en partie narratif et en partie symbolique. Les peintures, les mosaïques, les reliefs des sarcophages et les arts mineurs évoquent les histoires de l'Ancien et du Nouveau Testament, comme pour présenter les exemples du salut du passé aux nouveaux convertis. C'est ainsi qu'on trouve souvent représenté Jonas sauvé du ventre de la baleine où il était resté pendant trois jours, pour évoquer la résurrection du Christ.

Que le Seigneur nous pardonne et nous fasse grâce !

Dr. André CHOUBEU

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ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (3)

17 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ICHTUS !  LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (3)

LA SPIRITUALITE DES CATACOMBES

‘‘Le pèlerin d'aujourd'hui, avec une âme émue, entrevoit lui aussi dans les catacombes l'intime secret de la spiritualité de ces martyrs, de ces vierges et de cette foule innombrable de chrétiens obscurs. Les inscriptions et les peintures, qui ont résisté à tant de dévastations et de déprédations, révèlent, tout au moins partiellement, un tel secret et répètent encore les paroles d'une ancienne épitaphe chrétienne : " Tauta ho bios ", " Voilà, telle est notre vie. "

Cette phrase très célèbre d’un auteur inconnu relatant l’historique de la vie dans les catacombes nous conduit à une véritable mise en cause de notre spiritualité d’aujourd’hui.

La spiritualité des catacombes est celle-là même de l'Eglise primitive dans sa jeunesse pleine de conquête et de martyr. Nourrie par la moelle des Ecritures, simple et puissante, elle est la sœur des confessions les plus anciennes ; de sorte que celui qui visite les catacombes touche aux sources de la spiritualité chrétienne de cette époque dont les aspects sont variés :

Spiritualité christocentrique

Cette spiritualité pose Jésus-Christ comme figure dominante, c'est-à-dire le signe de la bonté du Christ, équivalait, pour le chrétien des premiers siècles, au Bon Pasteur. Parmi les représentations rencontrées dans les catacombes, celle du Bon Pasteur est la plus fréquente ; on la trouve peinte sur les plafonds parmi de riches décorations florales, gravée grossièrement sur les plaques funéraires, dessinée en relief sur les sarcophages, et enfin sculptée avec une élégance grecque dans une des plus anciennes statues chrétiennes que l'on connaisse (IVe siècle, Musées du Vatican). L'agneau qui repose sur ses épaules, fermement tenu par les mains du pasteur, représente le chrétien. Tout autour règne cette atmosphère de confiance qui faisait dire à l’Apôtre Paul ces propos combien riche de sens : " Qui nous séparera de l'amour du Christ ? La détresse, l'angoisse, la persécution, la faim ? " (Romains 8.35).
Plusieurs images des catacombes ont très souvent représenté le Sauveur agissant parmi les hommes : on voit Jésus qui touche les yeux de l'aveugle ou qui ressuscite Lazare du tombeau ; qui multiplie les pains ou qui change l'eau en vin : c'est le Christ qui passe en faisant le bien.
Ensuite il y a les symboles. Les figures les plus significatives sont peut-être celles où le Christ apparaît sous les voiles d'un symbole. Avant Constantin, quand la croix était utilisée quotidiennement comme gibet pour les esclaves et les étrangers, le chrétien en voilait pieusement l'aspect repoussant et recourait aux symboles, comme par exemple l'ancre.
Spiritualité exprimée par des symboles : La spiritualité des catacombes est aussi exprimée par les symboles chrétiens. Dans ces symboles chrétiens pour exprimer la rédemption et le salut de l'homme, le baptême à travers le rite baptismal l'homme meurt et ressuscite spirituellement avec le Christ, et par l'efficacité de ces actes rédempteurs il est associé à la vie divine.
Une des plus anciennes peintures dans l’aspect des symboles des catacombes représente le baptême. Devant une pièce d'eau, siège un pêcheur tirant avec sa ligne un poisson hors de l'eau : on voit volontiers dans ce personnage un Apôtre obéissant au commandement de Jésus: " Suivez-moi, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes " (Mc 1.17). De nombreux chrétiens, " saisis par le Christ " (Phil 3.12), après des expériences intérieures angoissantes, ont senti que le moment du baptême avait marqué le début d'une vie nouvelle. De là est venu ce nom que l'on peut lire sur une pierre de la " tricora " de Saint-Callixte, un nom qui devint ensuite très commun dans la chrétienté: " Renatus ", " René ", c'est-à-dire " Je suis né à une vie nouvelle ".
Sur une représentation, il a aussi été découvert des chrétiens assis à la table sainte au nombre de sept, symbolisant les disciples qui se rassemblèrent autour de Jésus ressuscité sur les rives du lac ; sur les plats qui se trouvent devant eux se trouve le poisson qui signifiait pour eux : ‘‘Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur’’. Par ailleurs, l'autre côté de la table sainte, on voyait une personne en prière tenant les bras élevés, nous rappelant que, pour aller au ciel, il faut se nourrir de ce pain consacré (manger la pâque qui est le Christ ressuscité). Dans un autre tableau, on pouvait lire : " Dans le sacrifice d'Isaac est préfiguré le sacrifice du Christ. "
Aussi visiblement dans les catacombes, étaient représentés de manière identique deux poissons, devant lesquels sont placés deux paniers pleins de pains. Entre les paniers, on entrevoyait deux coupes de vin. Le poisson est le Christ; le pain et le vin, par contre, sont les espèces sous lesquelles le Christ est manifeste dans la communion de son corps et de son sang lors de la Sainte Cène.

Nous sommes aux sources du christianisme et le chrétien des origines est conscient qu' " il n'y a sous le ciel aucun autre nom offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut, si ce n'est celui du Christ " (Actes 4.12).

Spiritualité sociale
La spiritualité des catacombes est encore " sociale " : le chrétien, habitué à dire dans sa prière non pas " mon Père " mais " notre Père ", sait que dans la famille de Dieu l'on ne vit pas isolément mais socialement : " A plusieurs, nous sommes un seul corps en Christ " (Rom 12.5). Les catacombes nous donnent l'image de ce corps de Christ à l'intérieur duquel les chrétiens vivent ensemble de manière ordonnée, dans une hiérarchie de fonctions et une unité d'esprit. Dans leurs logements de fortune qu’étaient les catacombes, les martyrs qui jouaient le rôle d’Anciens demeuraient sans complexe de titre au milieu de la multitude humble et anonyme de leur troupeau. Cependant, la sémantique nous trouble aujourd’hui en sorte que les mots : berger, évêque, ancien qui pourtant signifient la même chose sont perçus comme des gros titres auxquels il faut faire de grandes distinctions et accorder de privilège, honneur, différence et prévalence voir prédominance. A quelle heure sommes-nous et où allons-nous ?
On pouvait compter par milliers les inscriptions avec des prières les uns pour les autres sachant que chaque personne singulière est reliée à l'Eglise tout entière.

Spiritualité évangélique
Le chrétien est tourné vers les " eschata ", c'est-à-dire les réalités définitives de la vie éternelle: " Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous sommes à la recherche de la cité future " (Heb 13.14). " Notre cité, à nous, est dans les cieux " (Phil 3.20). Il suffit de faire un petit tour dans une catacombe pour voir briller cette vérité de tous ses feux. Forts de cette conviction des Ecritures Saintes, les frères et sœurs en Christ des catacombes trouvaient comme un gain, une mort victorieuse en Christ qu’une vie en conformité au système du monde. En est-il vraiment pour nous aujourd’hui ? Plusieurs ne trouveraient-ils pas meilleur de renier Christ pour partager les quelques heures du règne ténébreux de Lucifer dans ce monde avant que ne vienne très bientôt la fin de tout ? N’est-il pas des sectes dénommées ‘‘vivre heureux et mourir jeune’’ ? A chacun d’en juger. Toutefois, les Ecritures saintes sont claires : ‘‘Nous sommes pèlerins et voyageurs dans ce monde, alors, abstenons-nous des convoitises et du système de ce monde’’ (1 Pierre 2.11). Il devient en effet très difficile par le simple style d’habilement, de chanson, de dance ou de coiffure, de distinguer qui est chrétien et qui est du monde. Confusion ou inversion de rôle ? Est-il vraiment facile de nos jour d’évangéliser pour notre comportement ? Pourtant nous récitons à longueur de journée, ce à notre honte et pour notre condamnation, des versets tels que : "Christ en vous, l’espérance de la gloire" ou encore "aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu".

Agrippine déclara que le jour de sa mort fut le jour de son entrée dans la lumière, dans la béatitude espérée. Combien parmi les chrétiens de nos jours voient dans la mort un passage de la souffrance de ce monde à la gloire éternelle ? Paul dit pourtant : ‘‘selon ma ferme attente et mon espérance que je n'aurai honte de rien, mais que, maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort ; car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain’’ (Phil 1.20-21).

Cette ferme assurance d’une vie meilleure avait poussé les chrétiens des catacombes à porter par ailleurs une inscription grecque " ecoimète ", c'est-à-dire " s'est endormie ", tout comme la fillette de Capharnaüm, qui - comme le dit l'Evangile - " n'est pas morte, mais dort " (Mc 5.39) et attend l'appel de celui qui est la résurrection et la vie. La mort n'est donc plus terrifiante pour le chrétien, qui est porté par le Christ vers les verts pâturages.

Sur la paroi d'une chambre funéraire des catacombes, un tableau de cinq chrétiens lèvent les bras dans une attitude d'adoration ; autour d'eux un superbe jardin en fleurs. Ceci est le symbole du jardin céleste ou paradis qui nous attend au bout de notre persévérance. Il était aussi trouvé une pierre sur laquelle était gravée une croix-ancre symbolisant qu'un chrétien porte à travers l’œuvre de la croix, une ferme assurance qui lui donne accès à la porte du paradis.
Tous ces cimetières visités par les chercheurs du mystère des catacombes paraissaient empreints de paix. La réponse ne se trouve nulle part que dans la foi totalement ferme et bien engagée des premiers chrétiens. Cette foi qui s'exprime dans le silence des catacombes pouvait traduire les propos du Seigneur Jésus : " Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? " (Luc 24.5). " Je suis la résurrection et la vie " (Jean 11.25). " Ne crains pas, crois seulement " (Mc 5.36).

Spiritualité biblique
Peintres, graveurs, sculpteurs et épigraphistes nous apparaissent imprégnés et inspirés par la Parole de Dieu. Ici l'Ancien Testament est entièrement remédité et réinterprété à la lumière du Nouveau. Les thèmes centraux des Evangiles et des Epîtres sont particulièrement présents. La spiritualité des catacombes s'alimente dans l'Ecriture Sainte ; Il est dit que lors de son martyr, une fervente sœur dans le Seigneur nommée Cécile, portait toujours sur elle l'Evangile du Christ, et, au moment suprême de son martyre, elle indiqua de ses doigts l'unicité et la trinité divine pour affirmer sa confession de foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit. L’attachement à la Bible, quel exemple pour notre temps ! Alors que les persécutions n’existent plus, la laïcité favorisant l’expansion de l’Evangile, la course au gain, à l’apathie, à la cupidité de la célébrité et à la pleine conformité avec le monde a gagné les chrétiens dans une proportion très inquiétante.

Spiritualité transformatrice

On découvre ici la véritable révolution opérée par le christianisme. Sont en particulier présents deux types de personnages d'une grande force spirituelle: le " martyr " et la " vierge ". Le " martyr " donne sa vie pour témoigner de la certitude de sa foi ; il la donne sereinement et sans regret, alors que se déchaînent autour de lui caractérisé par les brutalités et tortures ; il meurt sans haine pour qui le tue, et même il implore le pardon pour celui-ci. Beaucoup de chrétiens inhumés dans les catacombes ont réalisé de manière sublime et dans des situations très diverses le martyre sanglant. La figure de la " vierge " chrétienne ne manque pas dans les catacombes. C’est ainsi que l’on trouvera très significatif à cet égard, le poème d’un fervent frère en l'honneur de sa sœur : ‘‘ ... Celle-ci, alors qu'elle était encore en vie, s'était consacrée au Christ, de sorte que sa Sainteté et sa pudeur même ont prouvé les mérites de sa virginité...
Et maintenant, quand toi, ô Dieu, tu viendras, souviens-toi de moi, afin que ton flambeau me soit une lumiè
re. "

Il sera aussi important de faire état d’un autre témoignage d’un père sur lequel brille un sourire de tendresse plein de larmes à l’intention d’une vierge : " âme douce. Dans la paix du Seigneur. Elle vécut 15 ans, 75 jours. (Elle mourut) à la veille des calendes (le 1er) de décembre. Le père à sa fille très douce ". Nous remarquons là comme aujourd’hui, bien que cela devienne très rare, qu’avec la foi du Christ, c'est aussi une source divine de pureté et de tendresse qui entre dans les familles les plus humbles.

Même de nos filles nées dans la foi comme il se dit souvent, comment ont pu et veulent garder leur virginité pour le Seigneur ? La tendance mondaine qui dit : "on peut gouter à la sexualité et puis on confesse" a discrètement alimenté et gagné les causeries et finalement la vie de nombreuses sœurs devenues célèbre prostituées cachées dans les communautés chrétiennes. N’est-il pas temps de nous inspirer de l’Eglise Primitive pour revêtir nos vraies valeurs chrétiennes et confesser en actes, en paroles et en pensées le Christ Ressuscité et vivre une vie de sainteté telle qu’il a enseignée et vécue lui-même ?

Spiritualité du silence

‘‘Il peut paraître étrange de parler d'une spiritualité du silence, parce que le silence, à première vue, n'est que vide de sens, pure absence de paroles, de pensées et de sentiments. En réalité, le silence de la parole, de l'imagination et de l'esprit est une dimension humaine fondamentale : il appartient à notre essence, car il est le gardien de notre monde intérieur, la condition préalable de l'écoute, la prémisse nécessaire à toute communication humaine’’, dit le commentateur sur les catacombes. En effet, ceux qui ont parcouru les galeries des catacombes ou en s'arrêtant dans les sépultures, se sont vu immergés dans une atmosphère de silence, qui n'est cependant que le silence d'un ancien cimetière. Mais ce silence poursuit le commentateur, frappe profondément, car ce n'est pas le silence de la mort, des regrets désespérés de tout ce qui était cher aux chrétiens durant leur vie. C'est poursuit-il, un silence de plénitude, rempli du témoignage de la vie des martyrs qui ont vécu une vie comme la nôtre et qui ont cependant courageusement et constamment témoigné de leur foi, pas seulement en temps de paix religieuse mais spécialement au cours des persécutions. Ce silence est débordant de paix, d'espérance dans une vie future meilleure, dans la lumière de la résurrection du Christ.

Le silence des catacombes est plein d'histoire et de mystère; il est sacré, expressif et plus éloquent que les paroles elles-mêmes; il est enrichissant parce qu'il porte à réfléchir sur l'Eglise des origines, sur le témoignage héroïque des martyrs, comme sur le témoignage ordinaire des simples chrétiens qui n'ont pas mis sous terre leur foi mais l'ont vécue dans la vie de tous les jours, dans la famille, en société, au travail, dans toute tâche ou profession, et surtout nous interpellant à réexaminer notre vie pour savoir si nous aurions pu comme eux résister jusqu’au bout sans renier notre Maître à cause de la grande souffrance qu’imposaient les bourreaux ?

C’est un silence communicatif, qui parle au cœur et à l'esprit des pèlerins, qui leur révèle le monde inconnu de l'Eglise Primitive, avec ses classes sociales, ses sentiments et ses émotions, et aussi avec les peines et les espérances des chrétiens inhumés dans les catacombes est interpelatif pour notre temps de paix où malgré la liberté à nous offerte, notre foi pour Christ est très superficielle et se dégrade progressivement pour faire corps avec le système du monde dans lequel un grand nombre et déjà en conformité et s’y plaît vraiment, s’y étant fortement accoutumés.

Cette atmosphère de silence, qui évoque la vie et le sacrifice des premiers chrétiens, constitue un lieu privilégié de méditation spirituelle, de révision de notre vie et de renouvellement de la foi. Le témoignage courageux et fidèle de ces chrétiens nous interpelle personnellement. Quelle est aujourd'hui " notre " réponse à l'amour de Dieu, dans une société qui, certes, n'est pas aussi hostile que celle où ces chrétiens ont vécu, mais qui est de prime abord indifférente aux valeurs religieuses? Les catacombes nous laissent un message de foi, silencieux mais clair, d'autant plus nécessaire que notre époque est malade du bruit, de l'extériorité, de la superficialité, de la célébrité, de la soif de paraître, etc. Ici les paroles ne sont pas nécessaires, parce que les catacombes parlent par elles-mêmes. Tel est le christianisme dans son degré maximal de simplicité et d'intensité, concrétisé par des figures de martyrs, de confesseurs et de vierges, qui parlent au travers des tombes, des longs couloirs, par les peintures et les pierres funéraires consacrées par presque deux millénaires. Tous étaient heureux de s’appeler frère ou sœur. Juste parce qu’un fidèle avait appelé son leader pasteur, une malédiction et une excommunication n’ont pas tardés à être immédiatement servies à ce fidèle très engagé pour Christ. Comme quoi, je suis apôtre et tu me ridiculise devant les gens en m’appelant pasteur ? Imaginez la suite. Sur les pas des martyrs et des premiers chrétiens, l’étude de la spiritualité des catacombes devrait nous aider à chercher la face de Dieu pour retrouver les vrais valeurs chrétiennes par un appel à la repentance et à la réformation exprimé dans : Sola Scriptura ; Solus Christus ; Sola Gratia ; Sola Fide ; Soli Deo Gloria.

Dr André CHOUBEU

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ICHTUS ! LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (2)

16 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ICHTUS !  LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITE DE L’EGLISE PRIMITIVE ! (2)

LA VIE DANS LES CATACOMBES

Les premiers chrétiens dans les catacombes ont mené une vie de vrais rachetés à l’image de leur Seigneur Jésus Christ. Le témoignage et la confirmation de la vie admirable des chrétiens est décrite par plusieurs apologistes. La lecture de leurs pensées ou plaidoyers devait nous rappeler à l’ordre par rapport à la dimension ou la mesure de notre foi par eu égard au standard divin attendu de chacun de nous. Nous retraçons ci-dessous quelques passages significatifs, qui constituent une carte d'identité de ces chrétiens des premiers siècles :

1. Apologie d'un auteur inconnu, IIe - IIIe siècle

Les chrétiens sont des hommes comme les autres
" Les chrétiens ne se distinguent pas des autres hommes ni par les terres qu'ils occupent, ni par la langue qu'ils parlent, ni par leur manière de s'habiller. Ils ne s'isolent pas dans leurs villes, ils n'utilisent pas un langage particulier et ne mènent pas un genre de vie spécial.

Leur doctrine n'est pas la conquête due au génie insatisfait de chercheurs, et ils ne professent pas non plus, comme le font quelques-uns, un système philosophique humain. Ils habitent les villes grecques et barbares (étrangères), comme cela leur échoit à chacun, s'adaptant aux traditions locales tant pour la manière de s'habiller que de se nourrir et pour tout ce qui concerne le reste de leur vie, donnant un exemple admirable de leur forme de vie sociale, qui, aux dires de tous, est extraordinaire. "

Ils demeurent sur terre, mais ils sont citoyens des cieux
" Ils habitent leur propre pays, mais comme des étrangers. Ils prennent part à tous leurs devoirs de citoyens, mais sont considérés comme des étrangers. Une terre étrangère est pour eux une patrie, et une patrie leur est terre étrangère. Ils se déplacent comme tout le monde et ils ont des enfants, que toutefois ils n'exposent pas. Ils ont des repas en commun, mais jamais le lit. Ils vivent dans la chair, mais pas selon la chair (2 Cor 10.3; Rom 8.12-15). Ils passent leur vie sur la terre, mais ils sont citoyens des cieux.

Ils obéissent aux lois établies, mais par leur genre de vie ils dépassent les lois. Ils aiment tous les êtres et sont par tous persécutés. Ils ne sont pas connus et ils sont condamnés. On leur donne la mort et ils en reçoivent la vie. Ils sont pauvres, mais ce sont eux qui rendent riches beaucoup de personnes (2 Co 6.9-10). Ils sont privés de tout, mais ils abondent de tout. Ils sont méprisés, mais dans le mépris ils trouvent grâce devant Dieu. On bafoue leur honneur et l'on ne fait qu'accumuler des témoignages de leur innocence.

Insultés, ils bénissent (1 Co 4.12). On se montre insolent à leur égard, et eux se comportent avec respect. Ils font le bien et sont punis comme des malfaiteurs. Punis, ils se réjouissent, comme si on leur donnait la vie. Les juifs leur font la guerre comme à un peuple étranger. Les Grecs les poursuivent, mais ceux qui les haïssent ne savent pas dire le motif de leur haine. "

Ils sont dans le monde comme l'âme dans le corps

" Pour le dire en un mot, les chrétiens sont dans le monde ce que l'âme est dans le corps. Comme l'âme est présente à toutes les parties du corps, ainsi les chrétiens sont disséminés dans les différentes cités du monde. L'âme habite dans le corps, mais elle ne provient pas du corps; les chrétiens, eux aussi, habitent dans le monde, mais ils ne proviennent pas du monde. L'âme invisible est enfermée dans un corps visible; les chrétiens, eux aussi, sont dans le monde, mais leur piété reste invisible.

Comme la chair déteste l'âme et lui fait la guerre, sans avoir reçu d'elle aucune offense, mais seulement parce qu'elle lui interdit de jouir des plaisirs, ainsi le monde prend en haine les chrétiens, alors que ceux-ci ne lui ont fait aucun tort, mais seulement parce qu'ils s'opposent à un système de vie basé sur le plaisir.

L'âme aime la chair, qui la déteste, et elle aime les membres: les chrétiens, eux aussi, aiment ceux qui les détestent. L'âme est enfermée dans le corps, mais c'est elle qui soutient le corps: les chrétiens, eux aussi, sont retenus dans le monde comme dans une prison, mais ce sont eux qui soutiennent le monde. L'âme immortelle habite dans une tente mortelle, comme les chrétiens passent en pèlerins parmi les choses qui se corrompent, dans l'attente de l'incorruptibilité céleste.

Se mortifiant dans la nourriture et la boisson, l'âme devient meilleure; les chrétiens, eux aussi, alors qu'ils sont punis, se multiplient de jour en jour. Dieu leur a assigné un emplacement si sublime qu'ils ne doivent absolument pas abandonner. "

2. Apologie de Théophile d'Antioche (IIe siècle)

Les chrétiens honorent l'empereur et prient pour lui (Livre I,2)

" J'honorerai l'empereur, mais je ne l'adorerai pas; je prierai cependant pour lui. J'adore le Dieu vrai et unique, par lequel, je le sais, le souverain a été fait. Et alors tu pourrais me demander: et pourquoi donc ne pas adorer l'empereur? L'empereur, par sa nature, doit être honoré par des marques de respect légitimes, il ne doit pas être adoré. Il n'est pas Dieu mais un homme que Dieu a mis à cette place non pour qu'il soit adoré mais pour qu'il exerce la justice sur la terre.

Le gouvernement de l'Etat lui a été confié en quelque sorte par Dieu. Et, comme l'empereur ne peut tolérer que son titre soit porté par tous ceux qui lui sont subordonnés - personne en effet ne peut être appelé empereur -, ainsi personne ne peut être adoré, si ce n'est Dieu. C'est pourquoi le souverain doit être honoré avec des sentiments de dévotion; il faut lui obéir et prier pour lui. Ainsi s'accomplit la volonté de Dieu. "

La vie des chrétiens démontre la grandeur et la beauté de leur religion (Livre III,15)
" Chez les chrétiens on trouve une sage maîtrise de soi, on pratique la continence, on s'en tient à l'unicité du mariage, on reste chaste, on exclut l'injustice, on extirpe le péché à sa racine, on pratique la justice, on observe la loi, on apprécie la piété dans les faits concrets. Dieu est reconnu et la vérité est considérée comme la norme suprême.

La grâce les garde, la paix les protège, la parole sacrée les guide, la sagesse les instruit, la vie (éternelle) les oriente, Dieu est leur roi. "

3. Apologie" d'Aristide (IIe siècle)

Les chrétiens observent les lois divines

" Les chrétiens portent inscrites dans leur cœur les lois de Dieu et ils les observent dans l'espérance de la vie future. C'est pourquoi ils ne commettent pas l'adultère et ne forniquent pas; ils ne portent pas de faux témoignages et ne se déclarent pas propriétaires des biens qu'ils ont reçu; ils ne convoitent pas ce qui ne les concerne pas; ils honorent leur père et leur mère; ils font du bien à leur prochain; et, s'ils sont juges, ils jugent avec justice. Ils n'adorent pas des idoles de forme humaine; tout ce qu'ils ne veulent pas que les autres leur fassent, ils ne le font à personne. Ils ne mangent pas les viandes offertes aux idoles, parce qu'elles sont souillées. Leurs filles sont pures et vierges et fuient la prostitution; les hommes s'abstiennent de toute union illégitime et de toute impureté; leurs femmes aussi sont chastes, dans l'espérance de la grande récompense dans l'autre monde... "

Ils sont bons et charitables

" Ils secourent ceux qui les offensent, en se faisant d'eux des amis; ils font du bien à leurs ennemis. Ils n'adorent pas des étrangers; ils sont doux, bons, pudiques, sincères, et ils s'aiment entre eux; ils ne méprisent pas la veuve; ils sauvent l'orphelin; celui qui possède donne, sans murmurer, à celui qui ne possède rien. S'ils voient des étrangers, ils les font entrer dans leur maison et ils se réjouissent avec eux, reconnaissant en eux de vrais frères, parce qu'ils appellent ainsi non pas ceux qui leur sont frères selon la chair, mais ceux qui le sont selon l'âme.

Quand un pauvre meurt, s'ils l'apprennent, ils contribuent selon leurs moyens à ses funérailles; s'ils viennent à savoir que certains sont persécutés, mis en prison ou condamnés pour le nom du Christ, ils mettent en commun leurs aumônes et leur envoient ce dont ils ont besoin, et, s'ils le peuvent, ils les libèrent; s'il y a un esclave ou un pauvre à secourir, ils jeûnent deux ou trois jours et leur envoient la nourriture qu'ils s'étaient préparés, estimant que lui aussi doit en profiter puisque comme eux il est appelé à la joie"

Ils vivent dans la justice et dans la Sainteté

" Ils observent avec exactitude les commandements de Dieu, en vivant dans la Sainteté et dans la justice, ainsi que le Seigneur Dieu le leur a demandé; ils rendent grâce chaque matin et chaque soir, pour la nourriture ou la boisson et pour tout autre bien...

Telles sont, ô empereur, leurs lois. Les biens qu'ils doivent recevoir de Dieu, ils les lui demandent, et c'est ainsi qu'ils traversent ce monde jusqu'à la fin des temps; car Dieu leur a tout assujetti. C'est pourquoi ils sont reconnaissants envers lui, car l'univers tout entier et toute la création ont été faits pour eux. A vrai dire, ces gens ont trouvé la vérité. "

4. Apologétique" de Tertullien (IIe - IIIe siècle).

Les chrétiens ne sont ni inutiles ni improductifs
" On nous accuse d'être improductifs dans les différents secteurs d'activités. Mais comment pouvez-vous dire cela de personnes qui vivent avec vous, qui mangent comme vous, qui portent les mêmes habits, qui adoptent le même genre de vie et qui connaissent les mêmes nécessités?

Nous nous souvenons de rendre grâce à Dieu, le Seigneur et le créateur, et nous ne refusons aucun des fruits de son œuvre. Certes, nous usons des choses avec modération, sans excès ou malveillance. Nous cohabitons avec vous et nous fréquentons la place publique, le marché, les bains, les magasins, les ateliers, les fermes, en prenant part à toutes les activités.

Nous naviguons également avec vous, nous servons dans l'armée, nous cultivons la terre, nous exerçons le commerce, nous échangeons les marchandises et vendons, pour votre usage, le fruit de notre travail. Je ne comprends vraiment pas comment nous puissions paraître inutiles et improductifs dans vos affaires, alors que nous vivons avec vous et grâce à vous.

Oui, il y a des personnes qui ont des motifs de se plaindre des chrétiens, parce qu'elles ne peuvent faire affaires avec eux. Ce sont les protecteurs des prostituées, les entremetteurs et leurs complices, et encore les criminels, les homicides intentionnels, les maîtres-chanteurs, les diseurs de bonne aventure, les sorciers, les astrologues. C'est une bonne chose d'être improductifs pour ces gens-là !... Enfin, dans les prisons, vous ne trouvez jamais, à moins qu'il y soit pour sa religion. Nous avons appris de Dieu à vivre dans l'honnêteté. "

Dr. André CHOUBEU

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ICHTUS ! MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L'EGLISE PRIMITIVE (1)

15 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 ICHTUS !  MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L'EGLISE PRIMITIVE (1)

ICHTUS !

LE MODÈLE DE LA SPIRITUALITÉ DE L'EGLISE PRIMITIVE (1)

Introduction :

En lisant sur Facebook, un article de Youlia Carelle Tchassou ainsi intitulé : ‘‘<:)))))))>< Je t'envoie ce poisson comme symbole de notre amitié. S’il te plaît pour que ce poisson vive mets ton ordinateur ou téléphone dans l'eau. Merci de laisser notre amitié vivre’’. J’ai réalisé que ces lignes sont très profondes, mais peut-être incomprises ou ignorées de plusieurs. Procédant aux recherches pour mieux saisir la portée exacte du mot poisson selon les Ecritures Saintes et par ailleurs, ce mot en rapport à l’Eglise Primitive, la découverte a été grande. Nous savons que les mots poisson et eau dans la compréhension spirituelle constitue un grand symbolisme pour le chrétien qui a une idée de l’Eglise Primitive. Pour la première fois en 1986, j’ai eu connaissance de ce mot lorsque je lisais un livre très recherché aujourd’hui intitulé ‘‘Les Martyrs des Catacombes’’. Mais sonder les Ecritures fait poser des questions pertinentes : peut-on parler du poisson sans toucher les aspects combien riches qui entourent ce mot ? Il le faut à coup sûr afin de puiser au mieux, les précieux éléments du trésor de la Bible, allant jusqu’à la vie des premiers disciples de l’Eglise primitive pour qui le mot poisson était en temps de persécution, le mot de passe traduisant leur foi et leur appartenance à Christ.

D’où est-il venu que le poisson à cette époque soit le signe ou la marque de son appartenance à Christ ? Quelles sont les principales motivations qui ont poussé ces braves héros de la foi de l’Eglise Primitive qui pour la plus part ont écrit de leur sang, des lignes sublimes dans l’illustre Registre des œuvres des saints, à adopter le poisson comme mot de passe entre les croyants ? Que signifiait ce poisson et comment était la vie chrétienne à cette époque très hostile aux disciples de Christ ? Les lignes ci-après nous aideront à comprendre et à réajuster notre marche chrétienne à l’éthique chrétienne afin d’acquérir l’approbation divine sans laquelle nous pourrions nous entendre dire en ce jour-là : ‘‘Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité’’ (Mt 7.23). Puisse Dieu y aider par son Esprit Saint pendant que nous parcourrons ces lignes à la fois émouvante et pleines de leçons pour un retour au Dieu de la Bible

L’EGLISE PRIMITIVE AU TEMPS DES PERSECUTIONS

Lorsque nous jetons un coup d’œil rétrospectif sur les tristes évènements qui ont été le propre de l’Eglise Primitive, nous avons sujet aujourd’hui de remettre plusieurs aspects de notre foi et de notre marche chrétienne en doute ou en question. Par la puissance, le dynamisme, la résistance, la fermeté et l’endurance de leur foi, l’Eglise Primitive avait été fichée par les fausses accusations portées contre elle. Sa condamnation par la loi romaine était reconnue par plusieurs termes.

Ainsi, la religion chrétienne fut déclarée :

- étrange et illicite (décret sénatorial de l'an 35),

- pernicieuse (" exitialis ", Tacite),

- perverse et excessive (" prava et immodica ", Pline),

- neuve et maléfique (" nova et malefica ", Suétone),

- obscure et ennemie de la lumière (" tenebrosa et lucifuga ", de l'Octavius de Minucius),

- détestable (" detestabilis ", Tacite).

Le principe de la loi sénatoriale romaine ("Non licet vos esse " - " Il ne vous est pas permis d'exister") est suffisant pour comprendre ce que pouvait souffrir quiconque oserait publiquement confesser Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel.

L’EXPANSION ET L’INFLUENCE DE L’EGLISE PRIMITIVE :

Dès le premier siècle, la religion chrétienne s'est répandue rapidement à Rome et dans le monde, non seulement par son originalité et son universalité, mais aussi et surtout par le témoignage de ferveur, d'amour fraternel et de charité envers tous, manifesté par les chrétiens. Les autorités civiles et le peuple même, d'abord indifférents, se montrèrent très vite hostiles à la nouvelle religion, parce que les chrétiens refusaient le culte de l'empereur et l'adoration des divinités païennes de Rome. Pour cette raison, les chrétiens furent accusés de manque de loyauté envers la patrie, d'athéisme, de haine envers le genre humain, de délits occultes comme l'inceste, l'infanticide et le cannibalisme rituel. On les accusa d'être la cause des calamités naturelles, telles que la peste, les inondations, les famines, les incendies, etc.

Au vue de tout ceci, l’Eglise fut donc mise hors la loi et poursuivie comme l'ennemi le plus dangereux du pouvoir romain, qui était fondé sur l'ancienne religion nationale et sur le culte de l'empereur, instrument et symbole de la puissance et de l'unité de l'Empire. Nous devons comprendre que Rome seule comptait sept cents temples et des autels sans nombre. Alors, laisser l’Eglise progresser constituait un grand danger qui favoriserait l’extinction de leurs nombreuses divinités par la diminution considérable du nombre de leurs différents adeptes.

L'EPOQUE DES MARTYRS :

Les trois premiers siècles constituent la pire des sombres épisodes des persécutions qu’a connu l’Eglise de Jésus Christ à travers son histoire. Cette persécution eut lieu sous le règne des empereurs suivants : Néron, Domitien, Hadrien, Antonin le pieux et Marc Aurèle.

Elle s'achève en 313 avec l'édit de Milan, par lequel les empereurs Constantin et Licinius concédèrent la liberté à l'Eglise. La persécution ne fut pas toujours continue et générale, c'est-à-dire étendue à tout l'empire ; elle ne fut pas non plus partout également cruelle et sanglante. A des périodes de persécution succédèrent des périodes de paix relative.

Dans la très grande majorité des cas, les chrétiens affrontèrent avec courage, souvent avec héroïsme, l'épreuve des persécutions, sans toutefois la subir passivement. Ils se défendirent avec force en dénonçant le manque de fondement des accusations de délits occultes ou publics qui leur étaient adressées, en présentant la teneur de leur foi, c’est-à-dire en : " ce en quoi nous croyons ", et en décrivant leur identité : " qui nous sommes ". Ce témoignage de leur foi en temps difficile peut-il être le propre de nous tous aujourd’hui ? Si en temps de paix, notre témoignage chrétien est sombre, lugubre, morne et honteux à la limite, à plus forte raison si nous étions sous la persécution ? Matière à réflexion vraiment !

QU’ETAIENT LES CATACOMBES ?

Dans mes recherches interrogatives de ce qu’étaient réellement les catacombes, j’ai trouvé ces phrases très émouvantes : ‘‘Admirable synthèse qui montre la fusion entre un drame humain de mort et de deuil, et l'expression passionnée de la foi consolatrice dont l’issue est ‘‘vie au-delà de la mort, vie avec les êtres chéris que nous rejoindrons bientôt, vie éternelle, vie en Dieu’’.

Le constat à prendre très au sérieux à la suite de mes recherches réside dans le fait qu’une fois à l’intérieur des catacombes, les rapports familiaux sont rehaussés par les rapports sociaux. Les tombes chrétiennes ignorent les mentions des charges et des honneurs, qui sont habituelles dans les épitaphes païennes. Tous sont un en Christ et il n’y a ni distinction, ni rang social, ni privilège, car tous sont parvenus à la gloire céleste à travers le martyr par la grâce de Dieu. Quel privilège de saisir cette vérité si édifiante. Alors, qu’est-ce que ce mot catacombes ?

Les catacombes sont les anciens cimetières souterrains, utilisés jadis par les communautés chrétiennes et juives, surtout à Rome. Les catacombes chrétiennes, qui sont les plus nombreuses, sont nées au deuxième siècle et l'excavation ou vie cachée dans les cavernes, se poursuivit jusqu'à la première moitié du cinquième siècle.

A l'origine, elles étaient seulement des lieux de sépulture. C'est là que les chrétiens se réunissaient pour célébrer les rites funéraires, les anniversaires des martyrs et des défunts.

Au cours des persécutions, dans des cas exceptionnels, les catacombes servirent de lieux de refuge momentané pour la célébration, la prière, la Cène et le partage fraternel. Selon certains, elles ne furent pas utilisées comme cachettes secrètes pour les chrétiens.

Après les persécutions, en particulier à l'époque du pape Saint Damase I (366-384), les catacombes devinrent de véritables sanctuaires des martyrs, centres de dévotion et de pèlerinage de chrétiens de tous les lieux de l'empire romain.

A cette époque, il existait également à Rome des cimetières à ciel ouvert, mais, pour diverses raisons, les chrétiens préféraient les cimetières souterrains. Tout d'abord, les chrétiens refusaient la coutume païenne de la crémation des corps. Sur l'exemple de la sépulture du Christ, ils préféraient l'inhumation, par respect pour le corps, destiné un jour à la résurrection d'entre les morts.

Ce vif sentiment des chrétiens donna lieu à un problème d'espace, problème qui influença grandement le développement des catacombes. S'ils n'avaient utilisé que des cimetières à ciel ouvert, l'espace disponible aurait été très tôt épuisé, à partir du moment où les chrétiens ne réutilisaient normalement pas les tombes. Les catacombes résolurent le problème de façon économique, pratique et sûre. Les premiers chrétiens étant en majorité pauvres, cette forme de sépulture fut décisive.

Il y eut également d'autres motifs qui conduisirent à choisir les excavations souterraines ; les chrétiens avaient un sens de la communauté très développé ; ils désiraient se retrouver ensemble également dans le "sommeil de la mort". En outre, ces lieux reculés, en particulier lors de la période des persécutions, permettaient des réunions communautaires réservées et discrètes et le libre emploi des symboles chrétiens.

Conformément à la loi romaine, qui interdisait la sépulture des défunts à l'intérieur des murs de la ville, toutes les catacombes étaient situées le long des grandes voies, et généralement, dans l'immédiate périphérie de la Rome de l'époque.

Dr André CHOUBEU

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L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

10 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

L’IMPORTANCE DU SANG DE JESUS

Introduction :

Le sang de Jésus, cette expression que nous prononçons tous les jours, en avons-nous compris la signification, son impact tant dans l’œuvre du salut que dans nos vies et son importance pour l’expiation ?

C’est en fait le sang de Jésus qui rend célèbre sa personne et même il est la raison fondamentale de la venue de Christ sur terre. En hébreu et en grec, les lettres de l’alphabet comportent une valeur numérique : par exemple, aleph et alpha correspondent à 1, béth et béta à 2, etc. Ainsi on peut calculer le nombre de chaque nom. Fait intéressant, en grec le nom de Jésus (Ièsous) correspond à 888 (le chiffre 8 signifie un nouveau commencement ou une résurrection). C’est donc une contrefaçon pour l’antéchrist d’avoir aussi un nom à trois chiffres. Les lettres du nom de la Bête donnent un total de 666. Il y a plusieurs noms et circonstances dont la somme des lettres du nom donnerait le même résultat. Aussi devons-nous éviter toute spéculation incontrôlée.

Il est écrit : « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.22b). Christ est venu sur terre pour résoudre le problème du péché et c’est son sang qui en est l’unique solution. Déjà dans le jardin d’Eden, l’animal sacrifié dont la peau a servi à couvrir la nudité d’Adam et d’Eve ne préfigure-t-il pas Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché ?

Le dilemme :

Tout commence au jardin d’Eden lorsque par ruse, le pouvoir sur l’homme et toute l’humanité bascula dramatiquement au tyran. Par un aveu si simple que nous faisons parfois, nous oublions l’impact sur notre présent, sur notre futur et même sur le futur de nos descendances. Je m’imagine l’obscurité qui s’effondra subitement sur l’humanité à cause de la consommation du fruit défendu. La tyrannie entra immédiatement en vigueur et Caïn brilla tristement par son ingéniosité très négative à s’illustrer comme le premier meurtrier de l’histoire.

Par la désobéissance d’Adam, le péché engendra la séparation entre Dieu et l’homme. Dieu ne pouvait plus entretenir de communion avec l’homme, parce que quelque chose était venu s’interposer entre Lui et Sa créature. Cette rupture de communion fit naître en l’homme un sentiment de culpabilité qui alla se cacher, couvrant sa nudité avec les feuilles d’arbre qui pourtant flétrira avec le temps. Il était dans une condition désastreuse, situation totalement désespérée. Accusé de toutes parts, il ne put résister et pour faire taire la voix de sa conscience, il croit fuir loin de Dieu et se cacher. Rempli de crainte, il ne peut trouver de repos. Dès lors, le péché posa un quadruple problème à l’homme :

1. Dieu accuse l’homme et lui dit: "tu as péché" (Rom. 3.9).

A la création, bien que l’homme soit sans péché, il n’avait jamais été confronté à une tentation qui attesterait son obéissance inconditionnelle à Dieu. Mais par son péché, la couverture spirituelle de Dieu lui fut ôtée et il se sentit nu. Il n’y a point de paix pour le méchant nous dira clairement Esaïe 48.22. Deutéronome donne plus de clarté sur la déstabilisation de la citadelle intérieure du pécheur : ‘‘Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille, et tu n’auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L’Eternel rendra ton cœur agité, tes yeux languissants, ton âme souffrante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu douteras de ton existence. Dans l’effroi qui remplira ton cœur et en présence de ce que tes yeux verront, tu diras le matin : Puisse le soir être là ! et tu diras le soir : Puisse le matin être là !’’ (Deutéronome 28.65-67). De tout temps donc, l’homme a essayé, à cause de son péché, de se libérer lui-même de ce sentiment de culpabilité qui le tourmentait, le paralysait et le détruisait. Mais ce fut en vain. Seule la paix avec Dieu pouvait régler cet aspect délicat de la vie de l’homme. De nombreuses tentations humaines n’ont pu résoudre le problème car il est écrit : ‘‘Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très-Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ? L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile ? Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Eternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu’’ (Michée 6.6-8). Toutefois, cette justice que Dieu attends de l’homme, a-t-il jamais pu l’accomplir ? Jamais car l’observation de la loi ne pouvais jamais conduire à la justification parce que la loi dans son but ultime était un tuteur qui conduirait l’homme à reconnaître sa limitation et son incapacité afin que vienne le Libérateur.

2. L’homme dit à Dieu : "la femme que tu m’as donnée" (Genèse 3.12)

La prise de conscience du mal a de manière innée créé en l’homme un vide du bien qu’il cherche à tout prix à combler quelque soient les voies emprunter pour y parvenir. L’homme vole parce qu’il veut être bien ; il met sa vie au risque sans y prendre vraiment garde, pourtant il souffre pour atteindre l’objectif du mal qu’il croit bien. Pour couvrir son forfait, il trouve des raisons qui ne conviennent pas du tout. Dans nos églises, nombreux sont ceux-là qui, au lieu d’avouer leurs fautes, trouvent toujours des raisons pour se justifier leurs forfaits, faisant de Dieu menteur. Nous constatons par-là que la notion de la vraie repentance est devenue un réel problème à tout niveau. Même celui qui prétend se repentir le fait avec un langage inadéquat, souvent à demi-mot ou avec des tournures qui cachent la réalité. Pourtant, une conscience ne peut être apaisée que ce qui est vrai.

3. L’homme s’accuse lui-même et dit: "j’ai péché" (Luc 15.18).

Le complexe de culpabilité est un fait courant dans la société. Il arrive que celui qui a confessé son péché normalement se voit souvent négativement inspiré par l’ennemi qui lui dit comme au jardin d’Eden : ‘‘crois-tu vraiment que Dieu t’a pardonné ? Ne vois-tu pas que la faute est très grave ?’’. Plusieurs croupissent ainsi dans un désespoir inutile. Ceci arrive juste parce que l’importance et la puissance du sang de Jésus est soit ignoré ou connu partiellement. Pourtant il est écrit :

‘‘Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier’’ (1Jean 2.1-2).

‘‘Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous’’ (1 Jean 1.7-10).

4. Satan accuse l’homme et lui dit: "tu as péché" (Apoc. 12.10).

Les textes suivants retracent des exemples d’accusation de Satan contre les saints :

‘‘Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Eternel dit à Satan : Que l’Eternel te réprime, Satan ! que l’Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange’’ (Zacharie 3.1-3).

‘‘Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment’’ (Luc 22.31).

‘‘Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !’’ (Romains 8.34)

‘‘C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur’’ (Hébreux 7.25).

‘‘Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu’’ (Hébreux 9.24).

‘‘Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort’’ (Apoc. 12.10-11)

‘‘Et Satan répondit à l’Eternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face’’ (Job 1.9-11).

‘‘Et Satan répondit à l’Eternel: Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie. Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu’il te maudit en face’’ (Job 2.4-5).

Ces divers textes montrent combien tous les élus sont criblés au jour le jour par le malin. Il n’y a que le sang de jésus qui puisse nous donner la victoire à tout moment. Pour ce faire, il est important que notre robe soi à tout moment lavé dans le sang de Jésus.

La nécessité de notre revêtement de la robe de justice

Depuis l’Ancien Testament, Dieu montrait l’importance non de faire des sacrifices constants, mais de se revêtir de la robe de justice. Plusieurs passages attestent chez choses pour exprimer que le sacrifice est extérieur et ne peut purifier l’intérieur car dit Jésus : ‘‘C’est du dedans, c’est du cœur que sortent les mauvaises choses’’.

‘‘Il est une race qui se croit pure, Et qui n’est pas lavée de sa souillure’’ (Proverbes 30.12).

‘‘Il n’y a personne qui invoque ton nom, Qui se réveille pour s’attacher à toi: Aussi nous as-tu caché ta face, Et nous laisses-tu périr par l’effet de nos crimes’’ (Esaïe 64.7).

‘‘Et les restes de Sion, les restes de Jérusalem, seront appelés saints, quiconque à Jérusalem sera inscrit parmi les vivants’’ (Esaïe 4.3)

‘‘Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ?’’ (Romains 10.14)

‘‘et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi’’ (Philippiens 3.9).

Les principes de Dieu sont de plus en plus mis de côté au profit de la superficialité. La religiosité prend la primauté sur la consécration. La qualité est rejeté au profit de la course pour la quantité, ce même au mépris des principes de Dieu.

Le combat de l’adversaire contre le projet du sang de Jésus

Tout au long de l’histoire, Satan s’est efforcé d’exterminer Israël parce qu’il savait bien que c’est de là que viendra le Messie. N’est-il pas écrit : ‘‘le salut vient des juifs’’ ? Voici quelques-unes des tentatives du diable, visant à anéantir la race du peuple élu :

(1) l’esclavage (Exode 2)

(2) la noyade (Exode 14)

(3) la famine (Exode 16)

(4) la tentation (Exode 32 ; Nombres 14)

(5) la malédiction (Nombres 23)

(6) la capture (2Rois 17 ; 2Rois 24)

(7) l’engloutissement (Jonas 2)

(8) le feu (Daniel 3)

(9) les bêtes féroces (Daniel 6)

(10) la pendaison (Esther 3).

La libération dans tous ses aspects s’imposait pour afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés, grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. (Luc 1.76-79).

Le sacrifice de la croix à travers le sang de Jésus procède à notre triple libération.

La quadruple libération par le sang de Jésus

Nous venons de voir les quatre aspects où l’homme est au centre des accusations. Pour nous racheter de cette quadruple accusation qui écrase l’homme, Jésus a dû subir ces quatre condamnations lui-même. Seul son sang répandu pour tous les hommes a la puissance de résoudre ce problème humainement insoluble. Ainsi, le sang de Jésus nous procure les quatre libérations suivantes:

  1. Le sang de Jésus nous réconcilie avec Dieu

Libération par rapport à Dieu : ‘‘Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix’’ (Col. 1.19-20)

L’œuvre de la croix ayant satisfait les exigences de la loi, Dieu reconnaît et accepte la valeur suffisante et absolue du sang de Jésus pour nous réconcilier avec Lui. Pour mieux saisir la valeur du sang de Jésus, nous devons considérer le prix qu’il représente pour Dieu, car le sang de Jésus n’a pas été versé pour nous en premier lieu. Tout pécheur doit de sa vie payer la violation ou transgression de la loi. Il est écrit que celui qui pèche mourra. Par nos péchés, nous étions morts comme le dit Ephésiens et par conséquent étrangers aux choses de Dieu. Le sang de Jésus se versant comme celui de l’Agneau pascale, il l’est versé pour satisfaire les exigences divines et par conséquent pour Dieu qui est seul à même de juger et d’apprécier sa valeur et sa puissance.

Dans le sens du sacrifice de Jésus le mot Expiation, qui veut dire Couvrir permet de comprendre l’implication et l’efficacité. Ce mot est employé dans l’Ancien Testament lorsque le peuple d’Israël se présentait devant Dieu pour offrir un sacrifice d’expiation (Lév. 1.4 et 4.25). Avant que l’animal ne soit sacrifié et que son sang soit versé, le pécheur posait sa main sur la tête de l’animal en question ; question de transmettre ses péchés à l’animal dont le sang en coulant remplace celui de l’homme, ainsi, le péché était expié, c’est-à-dire couvert. L’animal servait donc de substitut. Ainsi, Dieu pardonnait, ne voyant plus le péché qui était couvert, mais seul le sang qui l’avait expié. Tout au long de l’histoire d’Israël, nous retrouvons le même principe, la même loi immuable. Une vie devait être livrée pour une autre vie. Aucun homme ne pouvait s’approcher de Dieu sans un sacrifice sanglant qui couvrait son péché. Tous les types d’expiation dans l’Ancien Testament furent accomplis à la crucifixion de Jésus.

Dans le Nouveau Testament, nous retrouvons ce même mot expiation avec le même sens, directement en relation avec le sacrifice de Jésus (entre autres dans 1 Jean 2.2 et 1 Jean 4.10). À la croix, Jésus devint Lui-même notre Pâque, notre substitut, notre sacrifice, notre Sauveur. Son sang seul a expié, couvert notre péché.

Nous devons nous approcher avec respect et humilité de la croix, pour essayer de comprendre pourquoi le sang de Jésus avait une telle valeur aux yeux de Dieu : "Car sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon." (Hébreux 9.22).

Lorsque nous laissons libre cours à nos sentiments, la pure expression de faits réels et scripturaires semblent ne rien signifier pourtant les évènements du calvaire furent vraies. Quand nous imaginons la scène du Calvaire, comme elle s’est déroulée en réalité, elle semble trop répulsive à notre nature sensible. Dieu donna ce qu’il avait de meilleur, Son fils, Son parfait sacrifice. Tous ceux qui le regardaient ne voyaient que du sang. Ses cheveux et sa barbe étaient imprégnés de son propre sang. Son dos lacéré par trente-neuf coups de fouet était couvert de sang. La croix était couverte de sang. Au pied de la croix il n’y avait que du sang!

N’est-il pas étonnant qu’Il cria dans l’agonie de son âme: "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" Mat. 27.46. Pourquoi le Père a-t-il abandonné le Fils ? Il est écrit que Dieu ne peut regarder le péché (Habacuc 1.13). Ainsi, quand Jésus portait les péchés du monde sur son corps à la croix, le Père ne pouvait regarder son fils qui devint péché pour nous (2 Cor. 5.21). Mais lorsque son propre sang couvrit son corps sur lequel Il porta nos iniquités et péchés (Es. 53.6), alors, à nouveau, le Père pouvait tourner ses regards sur son Fils unique, car "Il a été obéissant jusqu’à la mort même de la croix" (Phil. 2.8). Le Père, alors, ne voyait plus nos péchés, mais le sang de Son Fils qui les couvrait. C’était suffisant. Son Fils avait offert sa vie par Son sang pour l’humanité entière. Le Père accepta cette offrande et notre rédemption fut complète, c’est pourquoi, Jésus en rendant l’âme avait crié : "Tout est accompli" (Jean 19.30), ou, plus littéralement, "Tout est parfaitement parfait", "le prix est payé".

Maintenant, nos péchés sont expiés, c’est-à-dire couverts par le sang précieux de son Fils. Sa vie a été livrée en rançon pour notre vie. Il a donné Sa vie pour sauver la nôtre! Sa mort nous donne la vie car désormais ‘‘Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions’’ (Psaumes 103.12). Si nous nous sommes sincèrement repentis de nos péchés et que nous avons mis notre confiance dans le sang de Jésus pour être purifiés, alors Dieu a fait la paix avec nous et vous sommes réconciliés avec Lui pour toujours. Nous devons alors nous réjouit et demeurer dans cette paix qui vient de Dieu et qui surpasse toute intelligence. A tout moment, nous dirons : À l’Agneau qui a été immolé soient Gloire et Honneur éternellement ! Amen !

2. Le sang de Jésus apaise notre conscience de la condamnation

L’homme moral propre juste sera confronté, comme le païen injuste, au double témoignage de la nature et de la conscience (Romains 1.19-20 ; 2.12-15). La Bible présente différents types de conscience :

(a) La bonne conscience (1Tim 1.5,19)

(b) La conscience faible (1Cor 8.12)

(c) La conscience accusatrice (Jean 8.9)

(d) La conscience souillée (Tite 1.15)

(e) La conscience marquée au fer (1Tim 4.2).

Pour mieux saisir l’impact de la conscience et son influence sur l’homme, nous retiendrons que la conscience n’a pas une fonction législative, mais judiciaire. Elle agit comme un arbitre qui siffle les fautes, mais n’a pas le pouvoir d’édicter les règles du jeu. Elle est donc un aiguillon et non un guide. Paul résume cette section en disant : « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché sous la loi seront jugés par la loi » (Rom 2.12 ; Luc 12.47-48). L’homme moral prend à la légère la main que Dieu lui tend, mais il continue de lui faire le poing. Il est sûr que sa moralité lui épargnera le jugement (Rom 2.3). Il existe pour l’homme quatre solutions pour échapper au jugement d’un tribunal humain :

(a) Il peut commettre un crime non découvert, être un criminel jamais accusé.

(b) Il peut fuir et vivre en dehors de la juridiction où s’applique la loi.

(c) Il peut soudoyer un juge.

(d) Il peut s’échapper de sa prison.

Mais avec Dieu, les choses sont différentes, car nul homme ne pourra échapper (Hébreux 2.3). Car, même loin de la possibilité de condamnation, il ne serait pas pourtant loin de sa conscience. La seule possibilité d’échapper au jugement constant de la conscience consiste à trouver un arrangement d’apaisement selon les principes divins. Sans cet arrangement, tous les hommes seront jugés selon leurs pensées (Rom 2.16), leurs paroles (Mt 12.36) et leurs actes (Apoc. 20.12). Ce principe est certain car « auprès de Dieu, il n’y a pas de considération de personnes » (Rom 2.11 ; Deut 6.17 ; Actes 10.34 ; Jacques 2.1,9 ; Eph 6.9 ; Col 3.25).

‘‘Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu’’ (Jean 8.9). ‘‘Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : hommes frères, que ferons-nous ?’’ (Actes 2.37).

Le sang de Jésus apaise la conscience accusatrice et produit la paix de l’âme, établissant la réconciliation entre le péché désormais pardonné et Dieu. Alors, il y a la paix avec Dieu.

3. Le sang de Jésus justifie l’homme

Libération par rapport à l’homme : ‘‘Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie’’ (Rom. 5.6-10). Dieu a accepté le sang de Jésus, seul moyen pour pardonner nos péchés. Nous sommes justifiés par ce sang, c’est-à-dire que Dieu nous considère comme si nous n’avions jamais péché ou comme si nous avions toujours satisfait les exigences de la justice divine. La rançon a été payée ! Le juge suprême de l’Univers nous a acquittés c’est pourquoi, il est écrit : "Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort, bien plus, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu et Il intercède pour nous" (Rom. 8.33). Il a fait de nous des sacrificateurs, alors, approchons-nous donc avec assurance (c’est-à-dire : sans honte, avec la liberté de parler) du trône de la grâce (Hébreux 4.16 ; Romains 8.15-16), sans aucun sentiment de crainte ou de culpabilité. Gloire au Seigneur !

4. Le sang de Jésus a vaincu Satan

Libération par rapport à Satan : ‘‘Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort’’ (Apoc. 12.11).

Satan connaît trop bien la valeur et la puissance du sang de Jésus. Il déteste cela. Il tremble à la mention du sang de Jésus car c’est précisément cela qui l’a vaincu. Le plus grand accusateur de l’homme est vaincu. Il ne peut juridiquement nous accuser puisque notre péché a été couvert : ‘‘Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix’’ (Col. 2.13-15). La justice de Dieu est satisfaite ! La rançon a été payée pour notre libération ; Satan n’a plus aucun droit sur nous. Nous sommes rachetés par le sang de Jésus, ce qui veut dire que non seulement Satan ne peut nous accuser, mais nous ne lui appartenons plus et ne lui devons plus. Nous sommes désormais la propriété de Dieu ! Nous appartenons à Celui qui est mort et ressuscité pour nous. Jésus a dépouillé (désarmé) les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix (Col. 2.15).

Apocalypse 12.11 retrace de manière claire les armes spirituelles du chrétien pour vaincre Satan comme ci-mentionnées : "Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort". Le sang de l’Agneau et la Parole de leur témoignage ! Cette victoire est possible sur la base de trois éléments intimement liés entre eux. En d’autres termes, en tant qu’enfants de Dieu, nous avons vaincu Satan seulement lorsque nous témoignons personnellement de ce que le sang de Jésus a fait pour nous, selon la déclaration de la Parole de Dieu. En conséquence, pour que notre libération des accusations de Satan soit effective, nous devons dire, déclarer, témoigner ce que le sang de Jésus a fait, de nous et pour nous. Ainsi, sur la base des trois passages bibliques concernant nos libérations, notre confession personnelle pourra par exemple être rendue de la façon suivante :

1. À cause du sang de Jésus, Dieu a fait la paix avec nous et nous sommes réconciliés avec Dieu (Col. 1.20)

2. À cause du sang de Jésus nous sommes justifié, c’est-à-dire comme si nous n’avons jamais péché (Romains 5.9)

3. À cause du sang de Jésus nous sommes libérés de la main de Satan et de toutes ses accusations (Apoc. 12.11)

Quand nous aurons appris à témoigner de ces vérités et à tenir ferme dans la puissance du Saint-Esprit, Satan sera vaincu dans nos vies et la vérité nous affranchira. Une fois, je prêchais dans une petite église de maison et connaissais à l’époque la puissance du sang de Jésus. Dans le passé, cette petite église avait été paralysée par les puissances des ténèbres. Les voisins, dominés par Satan, faisaient un tel vacarme en criant et en frappant sur des boîtes, qu’il était impossible de tenir une réunion dans le salon qui servait de lieu de culte. Connaissant bien le programme des réunions, le voisin faisait tout pour perturber si les autres n’ont pas fait leurs bruits habituels. Ce soir-là, juste quand le message commença, le voisin éleva très haut le volume de son ampli. Ne maîtrisant pas encore ce phénomène, j’envoyai d’aller lui demander de baisser le volume de son appareil, lorsqu’il m’insulta et se moque de mon Dieu. Aussitôt, j’invoquai le sang de Jésus, mettant Satan au défi car il avait à cause du sang de Jésus, essuyé une cuisante défaite à la croix du calvaire, sans possibilité d’un match de revanche. Cinq minutes plus tard, le bruit s’estompa et je sus des jours après que tous ses appareils avaient été grillés. Après cela, ils n’eurent plus d’ennuis, l’ennemi ayant été vaincu par le sang de l’Agneau.

"À Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par Son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu Son Père, à Lui soient la Gloire et la Puissance aux siècles des siècles! Amen!" (Apoc. 1.6). "C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté." (Ephésiens 6.13-18).

Dr. André CHOUBEU

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LE MYSTÈRE DE LA CROIX

7 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MYSTÈRE DE LA CROIX

LE MYSTÈRE DE LA CROIX

Introduction :

Bien que la Bible l’explique, plusieurs ne comprennent pas vraiment l’importance de la croix et le mystère de Dieu qui y est caché. La croix est le lieu du décès de l’Ancienne Alliance et de la vie de la Nouvelle Alliance. La croix est le lieu de la mort de la mort et du passage de la mort à la vie. Oui, c’est aussi le lieu d’une mort controversée dans sa compréhension et sa composition. Celui qui croit en Christ passe de la mort à la vie et celui qui refuse Christ ou pèche contre Christ demeure dans la mort spirituelle. Par contre, celui qui quitte la mort spirituelle (cadavre ambulant qu’il était à cause de son péché) pour se rattacher à Christ est considéré par ses compagnons de la mauvaise vie d’hier comme étant mort. La croix peut donc être un lieu de bénédiction et de malédiction. Bénédiction lorsqu’y étant, on s’est librement livré à la crucifixion pour que la chair périsse, alors on passe de la mort à la vie. Malédiction lorsqu’on refuse le passage obligé de la croix pour la vie. La croix est l’ultime lieu de transition pour une éternité heureuse ou malheureuse. C’est aussi le lieu du changement de l’histoire de l’humanité. La croix est encore ce lieu du jugement éternel de Dieu sur le diable et son système. C’est en effet là, à la croix que Christ prit définitivement les commandes du monde jusqu’à ce que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous’’ (1 Cor 15.25-28).

Oui, le mystère de la croix est révélé, mais l’avons-nous compris ?

LE CHEMINEMENT DU PROCESSUS DIVIN

Dieu dans la réalité de ses manifestations nous amène à entrer comme acteurs dans les principes de son royaume et pour y parvenir, il nous conduit de manière progressive dans la pleine révélation de ses plans rédempteurs.

Après l’échec cuisant de l’homme au Jardin d’Eden, loin de perdre la face, Dieu voit les choses aller dans le sens de la perfection de ses projets. L’homme ne sera pas seulement l’image de Dieu (Genèse 1.27), mais en Christ, il sera l’image et la ressemblance de Dieu (Genèse 1.26). C’est là, après la chute que Dieu révèle de manière voilée, son mystère pour l’homme qu’il a créé. Le péché doit conduire l’homme à la mort physique, mais par sa foi au fils de la promesse (Genèse 3.15), son statut changera par son appropriation par la foi de la promesse divine faite à Adam au Jardin d’Eden et exprimée en Genèse 3.15. D’habitant terrestre, il deviendra après sa résurrection, habitant éternel dans le royaume céleste de Dieu :

‘‘Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses’’ (Phil 3.20).

De la sentence gracieuse du jardin d’Eden à la suite de la chute, il ressort les aspects de la souffrance temporaire suivante :

La Femme :

  • augmentation de la souffrance des grossesses
  • enfantement avec douleur,
  • ses désirs se porteront vers son mari,
  • mais le mari dominera sur elle (Genèse 3.16)

L’homme :

  • malédiction du sol à cause de l’homme.
  • trop de peine pour tirer de la nourriture du sol tous les jours de sa vie,
  • le sol produira des épines et des ronces
  • il mangera de l'herbe des champs
  • il retournera dans la poussière d'où il a été pris (Genèse 3.17-19)

Tout le processus de la marche commence donc là, à travers un chemin très sinueux et parfois incompréhensible, mais bien certain. Ne l’oublions jamais, toutes les promesses et prophéties divines devient manifestation en nous par notre unique adhésion au projet de Dieu au moyen de notre foi. Pour donc atteindre le but du royaume des cieux (ou de Dieu) dans notre vie, le chemin pour y parvenir commencera du stade d’innocence non éprouvée et de sainteté non justifiée du Jardin d’Eden à la chute où l’homme, dans sa première initiative de prise de décision face à un avis contraire, a montré son incapacité. L’homme étant tombé sans espérance, le diable croyait à l’instauration de son règne absolu sur la terre, prétendant y devenir à jamais dieu. Viendra alors un parcours sous la vigilance de la conscience après la chute pour que l’homme une fois séparé de Dieu expérimente le danger de la rupture de la communion avec le Créateur, sa source de vie. Au contraire, l’endurcissement, l’incrédulité, le refus de repentance produisent leur effet dévastateur, éloignant de plus en plus ce dernier de son Créateur. Dieu conduira après le déluge l’homme à veiller sur son prochain, devant rendre compte de celui-ci à Dieu. Le spectre malheureux et humiliant de la tour de Babel viendra montrer que l’homme, loin de chercher à s’abaisser pour reconnaître les voies de Dieu qui le conduiront au but de son existence, créera ses propres méthodes d’adoration et d’élévation pour se proclamer dieu. L’ambition de l’homme telle que détectée à la Tour de Babel n’est rien d’autre que la copie de la révolte de Lucifer contre Dieu telle qu’exprimée dans les Ecritures Saintes : ‘‘Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, A l’extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut’’ (Esaïe 14.13-14). Mais la réaction de Dieu a valu l’accomplissement du verset 15 du même texte d’Esaïe 14. Alors, Dieu décide de se choisir un homme, Abraham en qui il mettra en exécution son plan pour un gouvernement sans partage de son régime théocratique. Les choses rencontreront des obstacles de la part de l’homme et Dieu soumettra la postérité de Jacob à 400 années d’esclavagisme afin que par la souffrance, elle apprenne qu’elle doit solliciter le secours d’en haut et se soumettre à ses principes et méthodes en vue de la transformation de son intelligence pour un vécu dans une pureté de cœur et d’esprit. Mais encore, la délivrance miraculeuse d’Israël ne l’empêcha pas de murmurer, de se plaindre à chaque étape du voyage vers la terre promise. Dieu décide enfin de faire alliance avec son peuple par la loi qui le dirigerait facilement pour une vie soumise à un régime gouvernemental théocratique.

Pendant que Moïse sur le montage est en train de recevoir les dix commandements, le peuple de Dieu se livre à la prostitution spirituelle par la fabrication d’un veau d’or qu’il adore comme leur dieu qui l’a délivré d’Egypte. Fortement inspiré, Moïse en sa qualité de leader chevronné, portera sur lui la responsabilité de ces actes ignobles en brisant les tablettes des dix commandements qu’il ramenait de la présence de Dieu. Il savait pertinemment que sa promulgation provoquerait à l’instant même la mort de tous, car dès la première loi, le peuple avait offensé Dieu. C’est ainsi qu’après une forte intercession, Moïse verra Dieu faire à nouveau grâce. Il aura fallu qu’il paie un prix bien fort en prolongeant son jeûne de quarante autres jours, marchant dans cet état de fatigue pour retourner sur la montagne, retailler lui-même deux autres tablettes sur lesquelles Dieu réécrira la loi qui sera par la suite instaurée. Les Sacrificateurs établis pour le rapprochement du peuple à Dieu bien qu’appelés à être modèles, deviendront eux-mêmes de véritables pierres d’achoppement pour le peuple qui, à son tour continuera à se révolter contre les principes de Dieu, tendant malheureusement à imiter et à vivre comme les autres nations. Cette attitude continuera jusqu’au jour où, sous le juge Samuel, Israël demandera un roi à Dieu comme celui des nations, rejetant à jamais le régime théocratique de Dieu établi sur eux.

Toujours sous la loi, le règne de la royauté montrera son inefficacité. Alors, Dieu par les Prophètes, annonce qu’un vrai Roi viendra et gouvernera comme Dieu le veut, instaurant le royaume des cieux dans les cœurs, la vie des hommes et parmi les hommes. Cette personne, Jésus Christ, venu du ciel, connaissant la vie du ciel et le gouvernement de Dieu dans son royaume est Celui qui est choisi par le ciel. Ses deux natures bien à dessein expriment une vérité fondamentale :

  • Comme tout être humain, l’homme Jésus expérimentera les souffrances incontournables dans la vie sur terre (fatigue, soif, souffrance du climat hostile, tentation, style de vie du monde contraire à celui de Dieu et de son royaume, etc.).
  • Comme Dieu, il devra haïr le péché, aimer le pécheur bien que détestant son péché. Il devra aussi aimer la justice, l’intégrité, ayant soif de voir la volonté de Dieu faite sur terre comme au ciel.

Ces deux natures de Christ jouent un rôle déterminant dans l’œuvre du salut. Pour intercéder notre cause auprès de Dieu, il saura justifier sa prière pour les choses qu’il a souffertes : ‘‘lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée. Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. C’est pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui l’a établi, comme le fut Moïse dans toute sa maison. Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus d’honneur que la maison même’’ (Hébreux 2.12-3.3)

Autrement dit, Dieu le Père ne connait pas de manière expérimentale les effets de la tentation, de la famine, de la peur, de la honte, de la fatigue et autres fait et effets qui peuvent facilement influencer négativement le cours de nos décisions. Ainsi, Jésus dans sa plaidoirie pour nous dira : ‘‘Père, il a succombé à telle faute, c’est vrai, maintenant il a reconnu ; pardonne-le car la pression des parents, amis, circonstances étaient telle qu’il a craqué. Père, toi, tu ne sais pas ces choses, mais moi, je les ai vécues personnellement et connais ce que cela fait en et dans l’homme. Père pardonne’’.

Il est l’accomplissement de la loi (à la Montagne de Transfiguration, Moïse représentant la Loi disparaît et laisse sa place à Jésus car jusque là, la Loi n’avait apporté aucune perfection selon les attentes divines) et des Prophètes (à la Montagne de Transfiguration Elie représentant les Prophètes cède sa place à Jésus qui est l’accomplissement de l’annonce de tous les Prophètes qui prédisaient que le Messie viendra). Rejeté selon les desseins de Dieu, il est mort afin que la loi supposé apporter la justice et la vérité montre ses limites et ne constitue selon le plan divin qu’une méthode pour montrer à l’homme que sans Dieu, il ne peut rien (Jean 15.5). La loi ayant condamné Christ injustement, n’avait pas ainsi accompli la justice de Dieu. Aussi, Christ, le crucifié devient JUSTICE DE DIEU.

Crucifié sans péché personnellement, le Christ a triomphé sur plusieurs aspects :

  1. Sur le péché qui depuis le jardin d’Eden a dominé et jusque-là sur Adam et sur sa progéniture.
  2. Etant l’incarnation de Dieu parce que sa naissance n’obéit pas à la loi biologique, Christ devient le fils de la promesse par qui la victoire sur le bourreau Satan viendra : ‘‘Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’’ (Genèse 3.15).
  3. La loi qui jusque-là avait été parfaite se heurtera sur lui en le condamnant injustement. De fait, il devient la justice de Dieu pour l’accomplissement de toute bonne œuvre. Ainsi, il satisfait les exigences de Dieu dans le domaine de la justice.
  4. Satan qui s’était depuis lors montré comme le terrible adversaire de l’homme et du plan de Dieu dans la vie de l’homme, se trouva affaibli parce que Jésus, le plus fort que lui depuis les 4000 ans de règne sans partage se manifesta. Dès lors, Satan ainsi que son royaume des ténèbres devinrent minoritaires puis complètement et à jamais mis hors d’état de nuire.
  5. La mort qui depuis Abel avait régné sans partage à cause du péché trouva aussi la mort de son règne terrifiant par la résurrection de Jésus Christ.
  6. Le Séjour des morts, objet de terreur face à tout homme parce que personne n’y est entré et revenu, fut vaincu par la résurrection de Jésus. Alors s’accomplit cette parole « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est–elle, ô mort, ta victoire ? Où est–il, ô mort, ton aiguillon ? L’aiguillon de la mort, c’est le péché, et la force du péché, c’est la Loi » (1 Cor 15.54-56). Pendant que le Christ Jésus mourrait sur la croix selon les desseins de Dieu, les tombes perdirent leur puissance de rétention des saints qui étaient morts avant l’évènement de la crucifixion. Les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps de saints ressuscitèrent : ‘‘les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent’’ (Mt 27.52), les morts d’autrefois entrèrent dans la Ville : ‘‘Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d’arriver, furent saisis d’une grande frayeur, et dirent : Assurément, cet homme était Fils de Dieu’’ (Mt 27.53-54)
  7. Satan qui depuis lors avait tenu tête à tous est lamentablement vaincu dans son propre camp, d’abord dans toutes les épreuves de tentations auxquelles il a soumises Jésus, et aussi dans la grande bataille de Golgotha qui se déroula de 09h du matin jusqu’à 15h en passant par le renfort infernal des puissances des ténèbres de 12h à 15h : ‘‘Depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, il y eut des ténèbres sur toute la terre’’ (Mt 27.45).
  8. Jésus, s’identifiant à l’homme pécheur pour qui il s’est fait substitut, s’écria vers Dieu ‘‘Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, dirent : Il appelle Elie’’ (Mt 27.46-47). Le voile du temple qui symbolise la fragilité de la chair humaine perdit sa force sur l’homme crucifié avec Christ : ‘‘Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas’’ (Mt 27.51).
  9. Le témoignage de la terre : Ce spectacle fut si terrifiant que même la terre n’est pas restée sans réaction car il y a eut des tremblements de terre, les rochers se sont fendus, le soleil et la lune ont perdu leur éclat : ‘‘Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent’’ (Mt 27.50-51). Par là, nous réalisons que la création qui avait été témoin de l’horrible désolation lorsqu’elle fut, ensemble avec l’homme son chef, vendue par le péché à Lucifer, revoit la défaite publique de leur bourreau.
  10. La victoire de Jésus sur le séjour des morts : Les morts qui sortent du tombeau symbolisent le relâchement des prisonniers qui spirituellement avaient été retenus en captivité, ne pouvant jamais expérimenter les merveilles du royaume de Dieu : ‘‘les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent’’ (Mt 27.52).
  11. Leur nouvelle vie après la mort démontre la nouvelle naissance par l’expérience d’une nouvelle vie hors de l’oppression du diable et en toute liberté par rapport aux lois et contraintes humaines : ‘‘Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes’’ (Mt 27.53).
  12. Notre nouvelle vie en Christ, démontrera aux yeux de tous, les effets du royaume de Dieu parmi les hommes par ceux qui ont cru, et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout - Puissant. Les leçons suivantes peuvent être tirées :
  13. Dieu : L’homme a péché contre Dieu et entre par sa chute dans un état de mort spirituelle par son inimitié contre Dieu et sa séparation de l’essence de la vie qui est Dieu. Par la croix, il réconcilie l’homme à Lui, et rétablira la communion d’une intimité et communication permanente comme autrefois au jardin d’Eden :
  • ‘‘…la voix de l’Eternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir…’’ (Gen. 3.8)
  • ‘‘Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu’’ (Apoc. 21.3-4).
  1. Satan, qui avait tenu tête à Dieu depuis sa révolte au ciel et avait fait de grands ravages contre la créature et la création de Dieu, fut de façon humiliante battu à Golgotha. Dès lors, il reconnaît que ses jours sont désormais comptés. Il sait que sa demeure éternelle est désormais l’enfer : ‘‘Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles’’ (Apoc. 20.10).
  2. Homme qui à cause de son malheureux choix du jardin d’Eden était à jamais perdant trouve grâce aux yeux de Dieu et entre dans le processus de la restauration totale. Il ne sera plus, grâce à sa réconciliation avec Dieu destiné à la mort ni à la vie sur terre, mais désormais, il est habitant éternel du ciel où il ira après le dernier jugement qui enverra Lucifer et ses anges en enfer : ‘‘Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste. Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent. Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau. Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles’’ Apoc. 21.19-22.5).
  3. La loi, qui servait de guide, de garde-fou est désormais, à cause de son inefficacité, remplacée par Christ, Justice de Dieu, Chemin pour conduire toute chose selon le principe de Dieu, Vérité pour conduire toute chose dans la vérité divine, Vie pour communiquer la vie de Dieu à quiconque croit en Lui : ‘‘Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi’’ (Jean 14.6). Pour mieux saisir le sens de ce verset, entendons : ‘‘Je suis le Chemin de la Vérité qui mène à la Vie’’.
  4. Le péché, du fait de l’inculpation injuste de Jésus, a accompli son œuvre de la colère divine sur Jésus, le juste. Parce que le Christ porte sur lui les péchés et leurs conséquences sur la croix, le péché dans son pouvoir meurt avec Lui : ‘‘Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris’’ (Esaïe 53.4-5).
  5. Le sacrifice pour le péché devait avoir lieu à chaque péché commis (Lév. 5.5) ; mais le Christ étant devenu selon la prescience divine le sacrifice pour le péché de l’humanité, les animaux et les autres choses qu’on offrait pour l’expiation sont aboli, le Christ ayant été le sacrifice parfait une fois pour toute : ‘‘Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit. Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée. Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope ; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant : Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous. Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte. Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon’’ (Hébreux 9.11-23).
  6. Grâce, qui était impossible car quiconque péchait devait mourir, a vu sa manifestation à cause de la miséricorde de Dieu.

‘‘Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent! C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.71-75).

  1. Rédemption, substitution, justification sont devenues effectives car en Christ nous les avons totalement l’une comme l’autre :
  • De perdus que nous étions, nous sommes rachetés et sauvés
  • Christ ayant pris notre place, nous n’avons plus à souffrir pour nos péchés
  • D’injustes chroniques, nous avons hérité la justice de Christ

‘‘Mais maintenant, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui appartiennent à Jésus-Christ. Si nous sommes unis à lui, nous n’avons donc à redouter aucune sentence contraire, car nous vivons à présent sous un nouveau régime, celui du Saint-Esprit. Cet Esprit nous donne la vie qui était dans le Christ Jésus et nous introduit dans la communion avec lui. Cette puissance vivifiante de l’Esprit me soulève hors du cercle vicieux du péché et de la mort ; cet ordre nouveau me permet d’échapper au régime du mal qui me menait à la ruine’’ (Romains 8.1-8).

  1. Mort de la mort est devenue une réalité car nous sommes passés de la mort à la vie : ‘‘J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi’’ (Galates 2.20).

‘‘Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! (1-18) Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts’’ (Apoc. 1.17)

  1. Jésus est notre Sauveur et Seigneur, désormais notre nouveau Maître et ceci pour toujours car Satan, le péché, la mort et la puissance du mal sont à jamais détrônés : ‘‘Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés’’ (Actes 4.12).

‘‘afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père’’ (Phil 2.10-11).

Conséquence : Nous vivons désormais pour aimer Jésus, en raison de tout ce qu’il a fait pour nous et qu’il nous est impossible de rembourser. Nous sommes donc, esclaves de Jésus, non par contrainte, mais par amour à cause de tout ce qu’il a fait et est pour nous.

La justification biblique du contexte :

Pour attirer l’attention sur la transformation que produit le Seigneur en nous par le Saint-Esprit, les Écritures Saintes utilisent ici une forme d’expression qui établit un contraste entre le passé et le présent : « Morts par vos offenses ». En effet, dans la mort spirituelle où le pécheur était avant sa conversion, une séparation entre Dieu et lui était effective parce que le péché consommé avait produit la rupture de communion avec la source de vie qui est Dieu. Par ce fait, un état de mort spirituel était installé, l’homme n’étant plus qu’en cadavre ambulant. Le Saint-Esprit, par l’Apôtre Paul, utilise l’expression « l’incirconcision de votre chair ». La vie véritable est inséparable d’une juste relation avec Dieu ; l’explication de la méthode du pardon de Dieu s’avère indispensable. L’usage de la métaphore d’un acte officiel (cheirographon) décrit « une reconnaissance de dette », qui devait être signée par le débiteur comme une reconnaissance de ce qu’il devait parce qu’il lui était impossible de s’acquitter de sa dette. Les dettes, en effet, sont toujours aggravées par des dispositions légales, parce que toute faute est une violation de la loi de Dieu. Le seul espoir face à cette dette que l’on ne peut payer était de trouver quelqu’un qui pourrait l’annuler la dette. Paul se représente Dieu prenant l’acte rédigé contre nous et le clouant à la croix du Christ, ce qui est une manière vivante de dire que la mort du Seigneur est la base du pardon de Dieu accordé pour le péché de l’homme.

Un fait très important dans l’annulation de dette est que le relevé des créances doit porter le détail exclusif et inclusif de la dette. Une dette oubliée et non portée sur le relevé devra absolument être payé un jour sinon, la loi serait à nos trousses. Cet aspect montre l’importance de la confession de tous nos péchés de manière bien détaillés, et ce, un à un.

Il peut aussi être fait allusion de la grâce présidentielle qui annule les peines des prisonniers. Une fois que le décret présidentiel annulant les peines carcérales est promulgué, les Régisseurs de prisons seront notifiés. Le Régisseur dès qu’il entre en possession du décret présidentiel, le donnera au Greffier de la Prison qui fouillera chaque dossier pénal, y portera la mention « peine remise par décret présidentiel avec les références et date de signature ». C’est alors, que le lever d’écrou est signé et le prisonnier devient publiquement libre au cours d’une cérémonie de libération collective des prisonniers ayant bénéficié de la dite grâce présidentielle. Aussi longtemps que le dossier d’un prisonnier n’est pas traité systématiquement, il attend en prison bien qu’il soit libre théoriquement. Comprenons ici que la confession des péchés, signe de la repentance est indispensable et incontournable pour bénéficier du salut. Eventuellement, la confession de sa foi au Ressuscité et la conversion sont des facteurs à ne pas dissocier du processus.

Les effets spirituels de la victoire de l’annulation des créances ne se comprennent très bien que par l’emploi de métaphore qui explique le coup de maître réalisé que par Dieu en Christ. Dans la métaphore utilisée, on fait allusion au cortège triomphal du général vainqueur dans lequel les prisonniers de guerre étaient exhibés pour rehausser la gloire personnelle du vainqueur. En fait, qu’est-ce qui se passait, lorsqu’un général dissident réussissait à renverser l’Empereur ? Le général vainqueur devait lier les mains de l’Empereur vaincu ainsi que celui des soldats qui lui étaient restés fidèles. Les mains liées de l’Empereur vaincu étaient attachées derrière le char du général vainqueur par une longue corde. Pendant que la population de deux côtés de la route acclame le cortège du vainqueur, les vaincus liés sont tirés honteusement avec toute l’humiliation que cela comporte dans tous les artères de la ville (Colossiens 2.13-15).

Conclusion :

Les ennemis, ici, sont spirituels -les principautés et les pouvoirs- mais ils n’en ont pas moins été dépouillés, c’est-à-dire privés de toute possibilité ultérieure de nuire. Dieu les a publiquement livrés en spectacle, non seulement dans le sens que tout le monde peut voir, mais aussi comme un acte de défi contre les pouvoirs qui contestaient son autorité. Ces ennemis offrent maintenant un triste spectacle, totalement vaincus par la croix. La version anglaise traduit « en lui » (ou « par lui, Christ »), ce qui paraît préférable, puisque Dieu est le sujet de toute la phrase. Le texte d’Esaïe 14.15-17, retrace exactement ce spectacle : « Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, au plus profond d’une fosse. Ceux qui te voient fixent sur toi (leurs regards), Ils te considèrent attentivement : est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes, qui réduisait le monde en désert, qui ravageait ses villes, et ne relâchait pas ses prisonniers ? ».

Ne craignons plus le diable et ne lui donnons plus la considération actuelle, car il a été et restera vaincu. Nous parlerons un jour des sept étapes de la défaite de Satan. Dr. André CHOUBEU

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LES EXCUSES

6 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

  LES EXCUSES

LES EXCUSES

Luc 14.15-24 ; Mt 22.1-14

Les excuses : - Les excuses sont des raisons invoquées pour se soustraire de ses obligations.

- Raison avancée pour se défendre d’une accusation, d’un reproche, pour expliquer ou atténuer une faute.

Dans le sens du pardon, l’excuse est un regret qu’on présente à quelqu’un pour l’avoir offensé.

Loin d’être une simple déclaration, l’excuse est plus qu’une offense, une injure à l’autorité, une trahison à la vérité, un étalage de sa propre justice au détriment de la loyauté. C’est la manifestation d’un esprit corrompu. L’excuse est une preuve de l’immaturité spirituelle, émotionnelle et morale. C’est l’expression d’un esprit enfantin qui prétexte ne pas reconnaître son état, sa faiblesse. En déduction, l’excuse est une stratégie du diable pour nier la vérité, pour mentir.

Ce texte dépeint l’esprit du peuple de Dieu qui manifeste l’ingratitude, l’insolente confiance dans leur aveuglement et hypocrisie spirituelle, la révolte et le refus d’obéissance. Dans la pensée divine de Jésus, il présentait un peuple indifférent au bonheur éternel qui lui est offerte gratuitement au profit d’une joie éphémère. Tous les motifs présentés pour s’excuser sont honnêtes, légitimes, plausible aux yeux des hommes, mais il n’y a aucune compatibilité entre ces choses et la communion, la volonté de Dieu. Dans la tradition orientale, on offrait toujours une première invitation et la deuxième est remise le jour de la cérémonie. Dès que l’invité arrivait, on lui remettait un manteau appelé « kaftan » avec lequel il pouvait se présenter convenablement devant le Prince. Dans le fond, ce manteau est la justice intérieure, la sanctification qui s’obtient par la repentance et la foi en Christ. Les excuses montrent la culpabilité de ceux qui, préférait les haillons de leur propre justice au détriment de la justice parfaite qui leur est offerte, refusant de soumettre leur cœur irrégénéré à la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur. Dans nos églises, notre position, notre ministère, nos charismes, nos talents, notre éloquence, notre zèle et bien d’autres privilèges extérieurs nous conduisent à une auto glorification du moi ; Dieu ne recherche pas les œuvres extérieures, mais la pureté intérieure qui établit une intimité avec lui. Comment est notre caractère face à plusieurs situations ? N’est-ce pas de nos caractères venant du cœur méchant que sont issues nos mauvaises actions pour lesquelles nous trouvons des excuses ? Toutes les excuses en leur fond, ne sont que des vains prétextes, parce que le vrai obstacle à l’obéissance est dans le cœur qui refuse la soumission en privilégiant les intérêts propres, personnels et égocentrique : les possessions, les affaires, les affections de famille :

1. « J’ai acheté un champ, et il me faut nécessairement sortir pour voir » (Luc 14.18) : Cet homme se croit sous la nécessité absolue de refuser d’aller à l’invitation. Combien trouve nécessaire de se soustraire de sa tâche, de répondre à l’invitation pressante du Saint-Esprit de faire la volonté de Dieu ? Ceci traduit la notion de manque de consécration réelle à Dieu. Pour lui, il y a des priorités au-dessus de Dieu. Combien ont cru avoir raison devant leur responsable spirituelle pour souffrir après ? Combien ont repoussé les instructions reçues pour revenir après confessé en pleurant, mais devant boire l’amère coupe de leur rébellion ?

Dans Mt 22.5, la notion d’excuse est porté sur le son propre champ. La jouissance de sa propriété lui suffit et il méprise l’invitation. Il a mis de côté la réalité selon laquelle, il est esclave de la justice et de l’obéissance au Seigneur parce qu’en se consacrant à Dieu, il l’a fait avec tout ce qui lui appartient. Réalises-tu que l’esclave que tu es n’a plus rien qui lui appartienne et que toi et toute ta richesse est la propriété de Dieu ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Même ce que tu offres à Dieu ne vient-il pas toujours de lui ?

2. « J’ai acheté cinq couple de bœufs, je m’en vais les essayer » (Luc 14.19) : Ce second homme informe tout simplement Dieu de l’importance de voir s’il n’a pas fait une mauvaise affaire. Certainement, il l’a fait sans Dieu et veut s’assurer de son ingéniosité. Peut-être a-t-il agit frauduleusement alors qu’il est écrit : « Mauvais! Mauvais! dit l’acheteur; Et en s’en allant, il se félicite » (Proverbes 20.14). Maudit soit celui qui fait ses projets sans moi afin d’accumuler péché sur péché (Es 30.1-5). Plusieurs font leurs choses sans Dieu et après vont l’informer juste pour s’excuser afin d’endosser l’éventuelle responsabilité de l’échec sur Dieu. Les brebis adoptent la même attitude est souvent adopté envers les serviteurs de Dieu. Le temps de Dieu est le meilleur car il peut prendre soin des choses secondaires, le royaume des cieux étant sa priorité ; « cherchez premièrement le royaume des cieux et sa justice ».

Selon Mt 22.5, la notion du trafic pour tirer bénéfice en vue de garantir sa suffisance le presse. Demain, dit Jacques, j’irai faire un trafic et tirer un bénéfice ; Sais-tu si tu atteindras demain ? L’homme riche de Luc 12 montre comment le riche insensé avait dit « mon âme, mange et bois, repose-toi, car tu as amassé beaucoup pour plusieurs années. La même nuit, Dieu lui dit : insensé, ce que tu as amassé pour plusieurs années ne sera plus à toi car je retire ton âme ». Arrêtons-nous un instant et réfléchissons sur le souci du lendemain au mépris des affaires du ciel !

3. « J’ai épousé une femme et c’est pourquoi, je ne puis venir » (Luc 14.20) : ce troisième ne trouve même pas juste de présenter une excuse tellement il est dans ses droits selon la loi Mosaïque, mais loin des exigences du Saint-Esprit. Que de priorité nous avons donné à nos coutumes, traditions, habitude, méthodes et expériences qui devaient être constamment renouvelées non dans le sens de la routine, mais de la révélation divine.

Nous trouvons des excuses pour nos retards, nos absences, nos refus de remplir nos engagements, de payer nos dîmes, nos offrandes selon le Saint-Esprit ou d’agir par la foi.

Tu dis : Je ne vois aucune voie.

Dieu déclare : Je conduis tes pas :

« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur… Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers » (Prov 3.5-6)

Tu dis : Je me sens si las.

Dieu déclare : Je te donne du repos :

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Mat 11.28)

Tu dis : Je ne puis me libérer

Dieu déclare : Je puis toutes choses

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (Luc 18.27)

Tu dis : Je ne me sens pas aimé.

Dieu déclare : J’ai tout sacrifié pour toi

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… (Jean 3.16)

Tu dis : Mon péché me tourmente

Dieu déclare : Je te justifie

« Il n’y a aucune condamnation (aucun jugement) pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rom 8.1)

Tu dis : Je trouve mon sort dépourvu de sens

Dieu déclare : Je sais ce que je fais

« Nous savons du reste que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu… (Rom 8.28)

Tu dis : J’ai trop peu de confiance

Dieu déclare : Je t’en offre suffisamment

« … selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun » (Rom 12.3)

Tu dis : je souffre d’un complexe d’infériorité

Dieu déclare : Je cherche de telles personnes

« Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point… (1 Cor 1.28)

Tu dis : Je ne suis pas capable d’être en bénédiction.

Dieu déclare : Je t’aide à l’être

« Dieu peut aussi vous combler… Ainsi, vous aurez en tout temps amplement ce qu’il vous faut, et il vous restera encore pour toutes sortes de bonnes œuvres » (2 Cor 9.8 ; Parole vivante)

Tu dis : Je n’y tiens plus

Dieu déclare : Je te porte constamment

« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse (2 Cor 12.9)

Tu dis : Je suis brisé devant ma situation

Dieu déclare : Je te donne de la force

« Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance… être rassasié et avoir faim… être dans l’abondance et être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil 4.12-13)

Tu dis : J’ai trop dépensé

Dieu déclare : Moi-même je rembourserai

« Mon Dieu pourvoira à tous vos besoin selon sa richesse… (Phil 4.19)

Tu dis : J’ai peur de témoigner

Dieu déclare : Je te donne du courage

« car Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance et d’amour et de sagesse » (2 Tim 1.7)

Tu dis : Les questions relatives à la vie quotidienne m’étouffent

Dieu déclare : Je les considère comme étant les miennes

« …déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » (1 Pi 5.7)

Tu dis : La solitude me tue

Dieu déclare : Je me tiendrai toujours près de toi

« Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point » (Héb 13.5)

Tu dis : Je ne puis rien produire

Dieu déclare : Je te donne des choses gratuitement

« Celui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement (Apoc 22.17).

Conclusion : Abandonne dès ce jour les excuses et soumets-toi à ce que Dieu dit.

Dr CHOUBEU

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