Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

26 Avril 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

LA VIE DE CONSECRATION PRATIQUE DE MOISE

Exode 3.1-10

Définition :

De l’hébreu millu’ (mil-loo’), אלמ, le mot français consécration signifie : garniture, pierres à enchâsser; installation.

La consécration est le résultat de la séparation. Mais cette séparation revêt deux aspects importants sans lesquelles l’impact de Dieu sur nous ou pour nous, peut être soit superficiel soit partiel. La séparation dans son aspect premier implique une séparation, un retrait d’avec les choses du monde tandis que le second aspect est la séparation ou une mise à part pour Dieu.

Le hébreu millu’ (mil-loo’), vient d’une racine primaire male’ (maw-lay’) ou mala’ (maw-law’) אלמ et signifie remplir, être plein, pleinement, regorger, garnir, accomplir, achever, s’écouler, être employé, assouvi, s’armer, compléter, déborder.

Ainsi, par le fait de la consécration, le consacré est mise à part pour Dieu, devenu membre de la famille de Dieu (Eph 2.19-20), rempli et atteint la plénitude, l’abondance, la main remplie : « A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur,

19 et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Ephésiens 3.14-19)

La consécration est également l’expression de : « c’est Christ au lieu du moi, ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Galates 2.20).

La consécration ne consiste donc pas en un acte résolu d’abandon de soi-même, mais dans le fait que nous acceptons Christ à la place de nous-mêmes, que nous lui donnons sa vraie place de prééminence en nous.

Etymologiquement, la consécration est l’action de consacrer, dédier ou dédicacer une personne, un objet, ou un bien, en les vouant au service de Dieu. D’où les mots con : avec et sacré : dévoué (attachement) ou voué (dépendance totale et absolue, vocation).

Les étapes de la consécration de Moïse :

Toute nouvelle saison qui introduit le peuple de Dieu dans un nouveau mouvement de l’Esprit provoque un courroux du monde des ténèbres et appelle impérativement les serviteurs à un discernement complet sinon, ils prendront Dieu pour diable et le diable pour Dieu. La sortie d’Israël de l’Egypte conformément à la prophétie donnée à Abraham (Genèse 15.13-14) approchait et Satan le savait. Pour tenter de l’empêcher, il a décrété par son instrument humain la mort des garçons. Cette scène macabre se répétera à la naissance du Christ (Mt 2.18).

Lorsque Dieu décide de passer à une nouvelle saison avec son Serviteur, les classiques du conservatisme aveugle, sauvage et brut se dressent en ambassadeurs des traditions pour s’opposer aux révélations à ce nouveau départ (Actes 26.16).

  1. La prescience de Dieu sur Moïse

Pharaon régissait sur l’Egypte comme dieu. Ses décrets devenaient impérativement exécutoires car toute action contraire aux désirs de ce monarque était passible de mort sans appel. Aussi, il n’y a que Dieu qui pouvait entrer dans les sages-femmes pour préserver un enfant à cette époque et en garder confidentiellement le secret (Exode 2.17).

Les dispositions prises par la Providence sont toujours surprenantes, étonnantes et merveilleuses. Au moment précis où Pharaon, parvenu au fait de sa puissance, a cruellement ordonné de tuer les enfants des Hébreux, celui qui devait les délivrer est né ! Quand les hommes tentent de détruire un enfant de Dieu, un Serviteur de Dieu ou l’église, Dieu prépare de Son côté le moyen qui la sauvera. Les parents de Moïse virent que leur fils était beau.

  1. La consécration à Dieu par les parents (Exode 2.1-3)

« Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi.

Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il étaitbeau, et elle le cacha pendant trois mois. Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisitde bitume et de poix; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux,sur le bord du fleuve ».

La mère de Moïse savait voir dans la vision de Dieu (Nombres 24.4) et compris que si les sages-femmes n’ont pas tué son fils, selon le puissant décret satanique de Pharaon, assurément la main de Dieu y est et par conséquent, Dieu a un plan particulier pour ce fils.

La mère de Moïse a la foi au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui au-delà de la menace de Pharaon peut assurer la vie et la protection de son fils.

La mère de Moïse de vit surnaturellement que son fils était très beau, et elle prend le risque par la foi pour faire la caisse de joncs dans laquelle, elle le placera.

En effet, la beauté exceptionnelle de Moïse est représentée comme remarquée de Dieu même, ou encore consacrée à Dieu. Le texte original dit simplement et noblement : Il était beau à Dieu. La beauté du petit Moïse est célébrée aussi par Josèphe: « On se retournait dans la rue, dit-il, et l’on abandonnait ses affaires pour le voir passer »

Comment de mères voit-elles en leurs fruits des entrailles, les desseins de Dieu et savent-elles les consacrer à Dieu ?

La mère de Moïse s’appuyait sur le fait qu’Israël serait préservé selon la promesse divine. La foi dans ces promesses, incite à exploiter des moyens tout à fait légaux, dans le but d’obtenir la miséricorde divine. S’il nous appartient de connaître notre devoir, les évènements, quant à eux, sont conduits par Dieu. Même quand il conduisait les Israélites dans le désert, Moïse n’était pas été autant protégé que lors de ce périple sur le fleuve, simple bébé sans aide. Ni les eaux du Nil, ni les Égyptiens ne pouvaient lui faire de mal. C’est quand nous sommes au point le plus bas de la vague que Dieu est alors le plus près de nous !

  1. La consécration à la fille de Pharaon (Exode 2.5-10)

« ……. Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai retiré des eaux ».

A cause de la prédestination divine sur celui qui lui appartient, Dieu approuve la consécration de Moïse et pourvoit par la fille de Pharaon pour prendre soin de Moïse depuis sa récupération des eaux jusqu’à la vie majeure :

  • Education exceptionnelle au sommet de connaissance égyptienne
  • A cause de la prédestination divine sur Moïse, la consécration de l’enfant par la mère a valu à cette dernière un salaire pour son œuvre, bien qu’elle soit mère.
  • Comme toute mère, bien qu’ayant comme perdu l’enfant humainement parce ne l’ayant plus comme fils, elle a par la grâce de Dieu, le privilège de l’allaiter.
  • La fille de Pharaon adopte Moïse comme son propre fils avec toutes les conséquences positives, lui permettant de mieux connaître le milieu pharaonique, la gestion politique, sociale, économique, militaire de l’Egypte.
  1. La consécration au service de l’Egypte (Actes 7.22)

La fille de Pharaon pris soin de nourrir Moïse comme son propre fils (littéralement: pour elle-même en tant que fils). Il ne fut pas seulement nourri ; il fut aussi instruit, de manière à posséder toute la sagesse du pays des Pharaons. Les jeunes Egyptiens, les futurs prêtres surtout, suivaient alors volontiers l’université d’Héliopolis. Ils y recevaient des enseignements, distingués pour l’époque, sur la théologie, la médecine, le droit, les mathématiques, l’astronomie et l’histoire naturelle. Les plus récents travaux de l’égyptologie ont établi ces données presque avec certitude. Moïse se préparait de la sorte, à son insu, à devenir à la fois le législateur et le guide de son peuple, non seulement à travers le désert, mais pour les siècles à venir. Cette éducation porta ses fruits. Il fut puissant par ses paroles et par ses œuvres.

  1. La première étape de la consécration à Dieu de Moïse (Hébreux 11.23-27)

La séparation de Moïse d’avec Pharaon et le service de l’Egypte pour se donner à Dieu.

« Il avait quarante ans, lorsqu’il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, les fils d’Israël. Il en vit un qu’on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l’Egyptien. Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main; mais ils ne comprirent pas. Le jour suivant, il parut au milieu d’eux comme ils se battaient, et il les exhorta à la paix: Hommes, dit-il, vous êtes frères; pourquoi vous maltraitez-vous l’un l’autre ? Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa, en disant: Qui t’a établi chef et juge sur nous ? Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l’Egyptien ? » (Actes 7.23-28)

« Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Hébreux 11.23-27)

Moïse ayant vu dans le surnaturel en contemplant Dieu dans sa vie, comprend par le Saint-Esprit que le bouleversement final de l’univers et le remplacement de toutes les choses ébranlées de ce monde par celles qui ne peuvent être ébranlées et qui subsisteront à toujours est évidente.

Notre consécration se heurte aujourd’hui par l’amour du siècle présent, la cupidité d’honneur, la gloire éphémère et le matérialisme satanique. Puisse chacun revoir le degré de sa consécration pour un retour véritable à Dieu en marchant sur les anciens sentiers.

Moïse s’enfuit et demeure comme étranger au désert, à cause de l’aveuglement de son peuple. Mais le jour de sa vocation comme libérateur de ce peuple était réservé auprès de Dieu. Lorsque l’amour du royaume nous inonde et que l’incompréhension de notre entourage se dresse contre nous de quelque manière que ce soit, quelle est notre réaction ?

Moïse, devenu grand, montre comme ses parents une foi exceptionnelle. Hébreux 11.24… souligne comment il refuse l’avenir brillant qui s’offre à lui ; il choisit…, il estime…, et quel est son secret ? Il regarde à la rémunération. Grand exemple pour nous qui sommes tous, tôt ou tard, placés devant ce choix : le monde avec ses ambitions et ses plaisirs ou "l’opprobre du Christ"! Moïse se présente pour délivrer son peuple. Mais son échec nous instruit aussi. Si grandes que soient les affections, on ne peut pas suivre Christ par l’énergie naturelle (Exode 2.12 ; Jean 18.10).

  1. La deuxième étape de la consécration à Dieu de Moïse (Actes 7.29)

« A cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils » (Actes 7.29).

« Pharaon apprit ce qui s’était passé, et il cherchait à faire mourir Moïse. Mais Moïse s’enfuit de devant Pharaon, et il se retira dans le pays de Madian, où il s’arrêta près d’un puits » (Exode 2.15)

Moïse s’est séparé du monde avec sa luxure, il a l’amour de Dieu dans son cœur, mais, il doit apprendre la patience, l’endurance, la souffrance pour l’œuvre de Dieu. Dieu l’envoie dans le désert.

Moïse, au pays de Madian, rencontra des bergers. Malgré son rang, à la cour d’Égypte, il était prêt à aider les filles de Réuel, pour faire boire les troupeaux. Moïse aimait que la justice soit rendue, il cherchait à défendre ceux qui étaient injuriés ; c’est d’ailleurs ce que devrait faire chacun de nous, dans la mesure du possible. Moïse aimait faire le bien.

Quel que soit l’endroit où la Providence nous place, nous devrions désirer et chercher à être utiles. Si nous ne pouvons pas réaliser tout le bien que nous voudrions, soyons au moins prêts à accomplir ce qu’il nous est possible de faire.

Moïse habita chez Réuel qui signifie « ami de Dieu », mais appelé communément Jéthro selon son nom de fonction qui signifie « excellence). Cet homme politique et religieux pour son peuple avait la culture des hébreux, étant fils d’Abraham par Ketura, l’Ethiopienne qu’épousa le patriarche après la mort de Sara (Genèse 25.1).

Les leçons du désert pour une consécration plus efficace de Moïse :

Moïse, le prince dans sa vie de palais, était servi, maintenant, il est serviteur

Il était honoré, maintenant, il doit honorer

Il était respecté, maintenant, il doit respecter

Il était craint, maintenant, il doit craindre

Il dormait sous les climatiseurs, maintenant, il dort dans la tente

Il avait des gardes de corps, maintenant il garde les brebis

Il était chef de l’armée d’Egypte, maintenant, il est berger

Il avait un fusil, maintenant, il a un bâton

Il donnait des ordres, maintenant, il en reçoit

Etc.

Sommes-nous prêts pour une telle école ? Moïse l’a vécu pendant 40 ans.

La consécration, c’est se placer sous la souveraineté de Dieu pour tout ce que nous vivons, voyons, ou faisons. La traversée ou la formation du désert est un passage obligé pour tout vrai serviteur de Dieu.

  1. La troisième étape de la consécration à Dieu de Moïse (Exode 3.1-10)

Cette dernière étape de la consécration de Moïse qui a certes de l’expérience et des acquis non négligeables est remplie de symbolismes qui nous instruisent sur des aspects sans lesquels nous pouvons rester toujours loin des principes de la consécration bien qu’ancien de plusieurs années dans le service pour Dieu.

Vocation de Moïse et son retour en Egypte (Exode 3)

  1. Dieu apparaît à Moïse dans un buisson ardent (Exode 3.1-6)

Le beau-père de Moïse de son vrai nom Réuël qui signifie « familier ou ami de Dieu » est Sacrificateur de son pays. Le titre de Jéthro signifiant « Excellence » (Exode 4.18) qu’il porte correspondrait de sens au titre actuel d’Iman ou chef de tribu. On ne saurait jouer avec le troupeau d’un tel personnage.

Moïse est berger et comme chaque jour, doit chercher le bon pâturage pour son troupeau. C’est ainsi que ce jour-là, il se trouva au pied du Mont Horeb qui est le même lieu que Sinaï ou la Montagne de Dieu (Ex 3.1 ; 17.6 ; Deut 4.10 ; 5.2 ; 9.8 ; 1Rois 8.9 ; 19.8 ; 2Chron 5.10 ; Psaume 106.19 ; Mal 4.4).

Nous noterons ici la particularité de la présence de Moïse à cette montagne en ce moment précis là. En effet, en se référant à la Bible, les scènes de grands événements se sont déroulées sur les Montagnes et Collines :

1) Ararat : l’arche s’est posée (Genèse 8.4)

2) Morija: Abraham sacrifia Isaac (Genèse 22.)

3) Horeb : Moïse vit le Buisson Ardent (Exode 3.1,2)

4) Sinaï : la Loi fut donnée à Moïse (Exode 19.11,20)

5) Ebal et Garizim : Bénédictions et Malédictions y furent prononcées (Deut 11.29 ; 27.11-13)

6) Carmel : le sacrifice d’Elie (1Rois 18.19)

7) Hermon ou Tabor : Transfiguration du Christ (Marc 9.2)

8) Mont des Oliviers : Ascension de Christ (Actes 1.12)

Retenons que le chiffre huit exprime un nouveau départ, ce qui est nouveau.

La révélation du buisson ardent :

La présence de l’ange de l’Eternel, suivant le sens habituel de cette expression est la manifestation de Dieu sous une forme visible (Genèse 21).

Le mot hébreu buissons, sené est le nom d’une sorte d’acacia épineux et velu, commun dans ces montagnes et qui leur a peut-être valu leur nom de Sinaï. Le mot hébreu au singulier a ici un sens collectif, ce qui explique l’article. Du milieu du taillis s’élevait la flamme provenant du buisson en feu. Le feu est un des faits de la nature qui nous représentent le mieux ce que Dieu est : lumière, chaleur, vie, détruisant ce qui est vil, purifiant ce qui est précieux. Aussi l’Esprit de Dieu est-il apparu à la Pentecôte en langues de feu et Dieu est-il appelé, un feu consumant (Exode 24.17 ; Deut 4.24)

L’attention de Moïse sur la révélation :

Moïse remarque que le buisson enflammé demeure cependant complètement intact. C’est donc là un feu d’une nature particulière qui n’a besoin d’aucun aliment extérieur et qui s’entretient par lui-même. Dieu veut donner par là le magnifique emblème de ce qu’il est lui-même, comme la vie absolue, indépendante de toute matière, se reproduisant incessamment elle-même. C’est l’illustration de l’essence divine telle qu’il va la révéler à Moïse, en se désignant par le nom de Jéhovah, « Je suis » (Exode 3.14).

Dans les divers songes, les révélations, les signes divers que Dieu nous donne, notre attention y est-elle tournée ?

« Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil, afin de garantir son âme de la fosse Et sa vie des coups du glaive. Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, quand une lutte continue vient agiter ses os. Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis ; Sa chair se consume et disparaît, Ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu ; son âme s’approche de la fosse, et sa vie des messagers de la mort » (Job 33.14-22).

L’étape décisive de la consécration de Moïse (Exode 3.4)

« L’Eternel vit qu’il se détournait pour voir; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici » !

Le désert et surtout celui-là est un lieu où les serpents brûlants, les loups, les voleurs sont légion. Une tradition raconte que dans des lieux comme ceux-là, lorsqu’un jeune homme veut épouser une fille, il va simplement tout faire pour voler des bêtes dans le troupeau de son beau futur beau-père. Lorsque cela est constaté et certifié, son beau-père l’appelle, le félicite et déclare que s’il est capable de voler bétail, il est capable de se battre pour nourrir sa fille. De là, la fille est accordée en mariage.

Moïse est conscient du grand danger qui guette sa décision : « je veux me détourner ». Il risque perdre sa femme et ses deux enfants en compensation du bétail complètement volé pendant qu’il est détourné. Il ne sait pas combien de temps coûtera la recherche de la vérité dans la compréhension de la révélation.

Il sait qu’il est étranger dans cette contré depuis 40 ans et les hommes de la localité le savent aussi. On sait qu’il n’a pas de maison à lui et habite depuis lors dans la maison de son beau-père. Il sait qu’il peut se retrouver en état de fuite et de poursuite à cause de la perte du troupeau. Mais par une ferme décision de la foi qui engage tout son avenir, il fait le choix ultime :

  1. Quelles sont encore les choses qui nous occupent tant de sorte qu’une consécration véritable soit difficile ?
  2. Que sert-il à l’homme de gagner le monde entier s’il perdait son âme ?
  3. Depuis que nous sommes préoccupés par ce qui retarde notre consécration, quel avantage avons-nous eu ?
  4. Savons-nous que nous avons plaqué Dieu au carrefour dans l’attente de notre consécration véritable ?
  5. Si quelqu’un aime son frère, son métier, son argent ou autre chose plus que Jésus, il doit savoir qu’il n’est pas digne d’être appelé son disciple.
  6. Si quelqu’un renie Jésus devant les hommes ou les circonstances, Jésus le reniera devant le Père céleste et les anges.

Ôte tes sandales : Les Orientaux (tant chrétiens que musulmans) ont toujours eu et ont encore la coutume de se déchausser avant d’entrer dans un lieu saint, apparemment afin de ne pas mêler à une terre sainte la poussière d’une terre profane.

La décision de Moïse l’amenait à un autre niveau de consécration qui exigeait la dépendance totale à Dieu. Il entrait dans un monde nouveau dont les instructions ne viendrait plus de ses efforts, de sa connaissance ou de sa force, mais de Celui est. Il entrait ainsi une fois pour toute dans la présence sainte de Celui qui est tout en tous.

Discernons-nous aujourd’hui le sacré du profane ? Nos danses, nos pensées, notre habillement ne connaissent plus le lieu saint. L’Egypte est dans nos cœurs même quand nous prétendons être à Canaan.

Jacob expérimenta une consécration qui nous interpelle :

  • Il dépouilla les siens des petits dieux qu’il enfouit sous le térébinthe.
  • Il montant ensuite à Bethel (maison de Dieu)
  • Il vécut un évènement particulier (la terreur de Dieu s’empara autour de lui et tous ses ennemis eurent peur de le poursuivre)
  • Il bâtit un autel à El Bethel.

Que nous inspire cette action ?

Quel est notre degré de révérence, pour Dieu et les choses sacrées ?

  1. Dieu envoie Moïse pour délivrer Israël (Exode 3.7-10)

Le besoin est présent, la souffrance d’une grande multitude est effective et Dieu dit : « Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n’en trouve point. Le répandrai sur eux ma fureur, je les consumerai par le feu de ma colère, je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, dit le Seigneur, l’Eternel » (Ex 22.30)

De même que tous ceux qui craignent Dieu, doivent s’unir, pour favoriser le développement de la Vérité et de la Droiture divines, à l’inverse des âmes de tout rang et de toute profession qui s’associent pour conduire chacun à la ruine, une action urgente et efficace pour la restauration des principes de la consécration divine s’impose.

« La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière » (Rom 13.12).

Conclusion : Les années de la vie de Moïse sont réparties en trois périodes de quarante ans ; la première partie s’est passée à la cour de Pharaon, la deuxième en tant que berger, au pays de Madian et la troisième pendant laquelle il fut un grand dirigeant.

Nous remarquons à quel point la destinée d’un homme peut changer au cours de sa vie ! La première fois que Dieu apparut à Moïse, ce dernier s’occupait des moutons. Cela peut sembler être une modeste occupation, pour un homme possédant une telle éducation, mais il s’en accommodait apparemment ; ce travail lui a appris l’humilité et le contentement de peu, qualités qui sont mentionnées plus loin dans la Parole. Satan aime nous voir paresser ; Dieu, quant à Lui, aime que nous soyons actifs. Le fait de nous retrouver seul, nous permet d’entrer vraiment en communion avec Dieu. À sa grande surprise, Moïse vit un buisson ardent, sans avoir vu comment ce dernier avait été allumé. Ce buisson était en feu et ne se consumait pas ; c’est un peu une image du peuple de Dieu en Égypte. Cela nous rappelle également l’Église à travers les âges, persécutée sévèrement, mais préservée de la destruction, par la présence de Dieu.

Dans l’Écriture, le feu est l’emblème de la Sainteté et de la Justice divines ; il caractérise également les afflictions et les épreuves que Dieu envoie pour purifier Son peuple ; le feu représente aussi le baptême du Saint Esprit, par lequel les affections du péché sont consumées et qui transforme l’âme en une image conforme à la nature divine. Dieu, dans Sa miséricorde, appela Moïse ; ce dernier répondit aussitôt. Ceux qui désirent entrer en communion avec Dieu, doivent se plier à Ses ordonnances, par lesquelles Il se manifeste, Lui et Sa gloire ; Moïse a vu cette gloire, même au sein de ce buisson. Le fait d’ôter ses chaussures fut pour le patriarche un signe de respect et de soumission.

Nous devrions nous approcher de Dieu dans la solennité, avec des cœurs préparés, cherchant à éviter tout propos léger ou grossier et tout service peu convenable.

Dieu n’a pas dit : « J’étais le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », mais, « Je suis… ». Les patriarches vivent encore, malgré le fait que leur corps soit dans la tombe depuis de nombreuses années. Aucun laps de temps ne peut séparer l’âme des justes, du Créateur. Par ce témoignage, Dieu instruisit Moïse, sur l’existence d’un autre monde ; Il a ainsi affermi sa foi sur cet état futur. C’est ce qu’annonce aussi notre Seigneur Jésus, à propos de la résurrection des morts, dans Luc 20.37. Moïse cacha son visage, comme s’il était à la fois effrayé et honteux de voir Dieu.

Plus nous discernons Dieu, Sa Grâce et Son Amour, plus nous sommes amenés à l’adorer avec révérence, sous une crainte respectueuse de Sa Personne.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LE DIACONAT

21 Avril 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE DIACONAT

Les signes précurseurs de la fin des temps se dessinent de plus en plus, appelant tout véritable enfant de Dieu à plus de responsabilité. A la lumière d’Apocalypse 13, Satan par le système du mal enveloppera le monde, apportant une fausse sécurité, plongeant le politique, la religion, la morale, les finances et tout autre domaine de la vie active à son contrôle total afin de mieux faire asseoir sa domination mondiale. Plus que par le passé, l’esprit de l’antéchrist comme aime si bien le dire Jean dans le premier de ses Epîtres est déjà au milieu de nous. Ne constatons-nous pas que toute la révélation de 2 Tim. 3.1-5 est en plein dans nos milieux chrétiens ? Cessons de jouer à la farce avec Dieu et reprenons conscience pour agir, parler et faire selon les méthodes de Dieu : « Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne » (Hébreux 8.5).

A l’heure de la fin où l’amour d’un grand nombre refroidi, Satan se déguisant en ange de lumière pénètre dans l’église pour la falsification de Parole de Dieu au profit d’un formalisme religieux désagréable à Dieu, il devient nécessaire si non impératif de revenir sur la base de l’enseignement de l’église primitive afin d’ôter la confusion qui règne dans les milieux chrétiens.

Il n’est plus de secret pour personne, les diacres aujourd’hui s’élèvent au-dessus du Pasteur local et même du ministère spécifique pour prendre une autorité et se réclamer au même titre que les cinq ministères. Ainsi, passant des choses matérielles, ils vont jusqu’à exiger le ministère spirituel tels la prédication, l’enseignement et la direction d’une église locale.

Dans le souci de faire mieux, nous sommes retournés aux sources des Ecritures Saintes. Nous croyons par-là apporter notre contribution pour l’harmonie dans l’église locale de manière à glorifier Dieu dans l'exercice de ce ministère.

Définition :

Du grec diakonos, signifiant chez les écrivains classiques : domestique, subordonné, messager. Mt 20.26 traduit ce mot dans ce sens pour le différencier de Mt 20.27 ; 23.11 ; Jean 2.5,9 ; Rom 13.4 ; 15.8 ; 1 Cor 3.5 ; 2 Cor 6.4 etc. où il est utilisé pour serviteur afin de lui éviter le sens de doulos qui signifie esclave.

Champ d’application du ministère :

Le diacre est un frère en Christ exerçant les fonctions auxiliaires (complémentaires) dans l’église locale Phil 1.1 ; 1 Tim 3.8-13).

Le diacre est un ministère plein, installé dans l’église par les Apôtres. Il se traduit par « serviteur ». Le Diaconat était employé, pour homme ou femme chargée d’un service à l’église. Pour la première fois, les diacres ont vu le jour dans l’église de Jérusalem à l’issu d’un conflit parmi les disciples au sujet de la distribution de la nourriture. Ils ne sont jamais mentionnés comme conducteurs d’église, mais comme s’occupant des choses matérielles, pouvant gérer l’argent car 1 Tim 3.8 qui qualifie les diacres dit « éloignés d’un gain sordide ». Toutefois, selon Actes 11.29-30, les diacres bien que s’occupant des affaires financières, les décisions étaient prises par les Anciens ou conducteurs spirituels : « Les disciples résolurent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée. Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul ».

Les fonctions du diacre étaient spécifiquement matérielles (Actes 6.1-6). Sur la direction du Saint-Esprit et Etienne et Philippe ont été des prédicateurs (Actes 6.8 ; 9.5). Le fait que ces deux frères aient plus tard exercé un autre ministère a donné lieu à des interprétations très équivoques. Bien que le potentiel spirituel de Etienne et Philippe aient été suffisantes pour devenir plus tard conducteur d’église, ils étaient au départ choisis pour servir aux tables. Il est évident que les qualifications des diacres sont aussi élevées que celles des surveillants ou évêques. Il devrait en être de même aujourd’hui.

Un critère sélectif intervient pour le choix du Diacre (Actes 6.3). Sur les 5000 membres que comptait l’église à l’époque, les plus qualifiés le furent par choix sur les critères ci-après :

  1. Jouir d’un bon témoignage
  2. Etre plein d’Esprit Saint
  3. Etre plein de sagesse

Etre approuvé des hommes comme ayant un bon caractère. Il doit être obligatoirement baptisé du Saint-Esprit. Avoir une communion avec Dieu, avoir une bonne vision de la chose spirituelle. Avoir la saine doctrine, aimer la prière et le jeûne, Aimer les frères et aimer l’œuvre de Dieu. Connaître par l’Esprit de Dieu les divers besoins de l’œuvre de Dieu, être homme ou femme de conception. Il doit être mûr dans les paroles et actes, être encadreur, réconciliateur, être régulier au conseil de Dieu pour avoir la direction divine dans les situations.

Les Diacres jouissent d’une grande considération parmi les frères et font partie du collège des Anciens (Phil.1.1 ; Rom.16.1). Ils ont une lourde mission de prière sur l’œuvre de Dieu, sur les Serviteurs de Dieu, devant posséder des facultés exceptionnelles d’encadrement.

L’absence constatée d’un diacre durant deux jours sans passer à l’église est une faute grave (Luc 8.2). La vie de Anne est un exemple modèle dans le service du temple, de la prière et du rôle de la sentinelle (Luc 2.36-38).

En somme, le Diacre doit avoir une vie chrétienne irréprochable :

Le livre de 1 Chron. 9.17-34 donne quelques précisions sur les activités des portiers qui assumaient dans l’Ancien Testament, les fonctions que les diacres dans le Nouveau Testament. Les portiers étaient des lévites assuraient la garde de l’entrée de la tente d’assignation de manière permanente. Ils étaient 212 au total et veillaient sur le lieu saint, aujourd’hui église, et de manière interchangeable pour que le service ne souffre d’aucune interruption. Il y avait parmi les 212, quatre portiers principaux qui assumaient leur fonction en permanence, veillant aussi sur les trésors du sanctuaire de Dieu. Ils passaient des nuits dans les environs du sanctuaire. L’église doit avoir des sentinelles toutes les nuits et selon les Ecritures, le service du Diacre est concerné. Les clés de l’église sont entre les mains des Diacres. L’entretient de l’église doit être journalière par les Diacres alors que certains veillent sur le matériel de l’église et d’autres s’occupent des choses saintes.

L’Apôtre Paul défini ainsi le devoir d’un Diacre (1Tim. 3.1-13) :

  • Etre irréprochable, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalière, propre à l’enseignement (Gen.18.1-18).
  • Avoir une bonne renommée pour sa douceur
  • Pardonnant sans exigence ; être bon
  • Toutes ces paroles doivent être constructives. Il doit être ambassadeur de paix
  • Il doit éviter la cupidité d’honneur ou matérielle, être humble
  • Ne doit pas être égoïste ni partial
  • Il doit instruire et soumettre sa maison à la vie chrétienne
  • Il doit être un chrétien affermi et éprouvé dans la foi
  • Il doit avoir une vie chrétienne convaincue et pratique devant constituer un témoignage de Christ aux païens, être modèle à l’église
  • Il doit être distingué et apprécié par sa manière et sa conduite, ses actes et animé d’un esprit de compréhension, réflexion, conception
  • L’intégrité, la moralité, la doctrine et la dignité doivent refléter ses qualités maîtresses.
  • Il doit éviter médisance, discrimination et avoir une grande discrétion.
  • Il doit s’éloigner de la fraude, revêtir l’intégrité et droiture.
  • Il doit avoir une conscience pure, être juste dans les partages.
  • Il doit haïr les commérages, bavardages etc.

Attribution du Diacre

  1. Gestion matérielle et financière de L’église :
  • Il doit nourrir les étrangers (Rom 16.1-2 ; Rom. 12.13)
  • Prendre soin des Serviteurs de Dieu (3 Jean 5-8)
  • Pouvoir au besoin des orphelins et des veuves (Jacques 1.27 ; Job 29.12)
  • Encadrement des frères persécutés et abandonnés (1Cor. 12.26 ; Héb. 13.3)
  • Paiement des frais de transport des serviteurs de Dieu (Tite 3.13)
  • Encadrement des frères sans emploie ou inoccupés (Tite 3.14)
  • Approvisionnement de la maison de Dieu en nourriture (Mal 3.10 ; 2 Ch.31)
  • Organisation et prise en charge du mariage du serviteur de Dieu en plein temps (Mc 10. 28-30)
  • Gestion de la caisse de l’église en toute âme et conscience devant Dieu (1Tim. 3.8 ; 1 Cor.4.2)
    • Règlement facture eau, électricité, boîte postale
    • Achat pétrole, allumette, entretien
    • Création d’activité pour accroître les revenus de l’Eglise (fermes, champ communautaire ou autres activités rentables, etc.)
      • Réflexion pour aménagement, construction, équipement

2. Surveillance des Biens de l’église

  • assure la conservation de certains documents de l’église
  • Veille sur les nappes, matériel des choses saintes, bancs, tables.
  • Coordonne et s’assure de la bonne évolution des travaux
  • Assure la tenue des cahiers (matériel de l’église, caisse)
  • Veille et entretient les biens de l’église
  • Réception des dons fait à l’église
  • Collaboration avec la direction des œuvres sociales
  • Encadrement des frères endeuillés, démunis, malades, orphelins et veuves
  • Recueil des libéralités pour le soutien des assemblés ou frères démunis et autres (2 Cor. 8.9)

Dans les assemblés où l’église est en location, les frères et sœurs qui connaissent la grâce de Dieu devraient contribuer pour s’acquitter des frais, la caisse n’intervenant qu’en cas d’insuffisance.

3. Prière :

  • Observe les manquements divers et les met devant Dieu.
  • Evalue les dîmes, collectes et :
    • Remercie Dieu
    • Demande la bénédiction de Dieu sur les frères concernés selon les Ecritures
    • Intercède pour la baisse ou la hausse
    • Prie pour les sans emploi
    • Demande au Seigneur de toucher ceux qui ne connaissent pas sa bénédiction à travers le paiement de leurs dîmes, offrandes ou collectes
    • Demande au Seigneur de ne pas permettre qu’il soit versé dans les caisses de l’église de l’argent impur :
      • Salaire de prostitution (Deut. 23.17)
      • Argent de sang (Prov. 15.8)
      • Dons des satanistes (2 Cor. 6.14)

Prie pour couvrir sous le sang de Jésus les finances de l’église, les frères et toutes les entreprises afin de les rendre prospère et inattaquable par Satan et ses agents.

4. Autres devoirs du Diacre :

  • Prière pour son ministère afin d’être dirigé par le Saint-Esprit
  • Recueille les offrandes, dîmes et divers dons donnés à L’église
  • Veille sur la maison du Pasteur afin qu’il n’y manque de rien
  • Veille pour que le domicile du Pasteur soit propre
  • Veille pour que les étrangers et visiteurs chez le Pasteur reçoivent l’hospitalité digne de l’évangile
  • Veille sur l’habillement du Pasteur, lave et change les tenues qui ne conviennent plus
  • Veille sur la nutrition du Pasteur
  • Veille pour qu’il soit souvent en compagnie de son épouse dans les sorties et missions
  • Veille pour que les missions du Pasteur soit toujours en compagnie d’un collaborateur
  • Veille pour que le Pasteur soit au petit soin
  • Veille sur la décoration, la propreté de l’église en perfectionnant ce qui existe, remplaçant ce qui est abîmé
  • Veille sur l’entretien et la bonne utilisation du matériel de l’église
  • Veille sur l’ordre dans l’église avant, pendant et après le culte

Le ministère du diacre commence toujours avant et se termine après les autres.

Les Diacres locaux doivent à la fin de chaque mois dresser pour acheminement, leur rapport mensuel financier et matériel. Le rapport financier doit comporter les entrées et les sorties d’une manière bien détaillée. Le rapport matériel doit comporter la récapitulation des biens de l’Assemblée locale à la fin de chaque année et dans les mois qui suivent, il précisera tout simplement les nouvelles acquisitions, donations ou dotations. Doivent être signalé dans le rapport matériel, tout projet, travaux en cours, l’avancement des travaux, des difficultés rencontrées. Tout manquement, biens détérioré, besoin urgent suivra la même procédure.

Un constat sur état d’indigence des orphelins, veuves et autres nécessiteux fera l’objet d’un rapport mensuel avec appréciation ou point de vue du diacre local ressortant une éventuelle proposition pour venir à bout de cette situation. Un état de récapitulatif annuel des recettes et dépenses par nature sera dès fin décembre envoyé Secrétariat Générale de l’église.

Ce rapport comportera les rubriques : dons, legs, biens meubles et immeubles, dotations diverses.

LES DIACRES Ce sont aussi des Anciens spécialement chargés de l’Administration des biens matériels de l’Eglise locale :

  • Ils sont chargés de la collecte des biens réguliers de l’Eglise, des Dîmes et Offrandes, mais aussi de tous les dons volontaires de tout genre.
  • Ils sont chargés de la distribution pour l’œuvre de Dieu, les Serviteurs de Dieu, l’Eglise locale.
  • L’œuvre sociale sur la base de l’encadrement des veuves et des pauvres est faite par l’Eglise et surtout sous leur direction.
  • Les Diacres étant aussi d’abord des Anciens, peuvent aussi jouer ce rôle dans l’Eglise locale selon le besoin et la nécessité

Qu’est-ce que le Diaconat ?

Dans Actes 4.34-37 il y avait dans l’Eglise de Jérusalem un service spécial ‘‘de distribution’’ des biens rassemblés par le peuple. Dans Actes 6.1-3, ce service a nécessité des responsables spéciaux en dehors des Ministres de la Parole. Dans Romains 16.1-2, l’Apôtre Pal parle de ‘‘donner à plusieurs fidèles et aux Serviteurs de Dieu’’.

Ajoutons à ceci le rôle que jouaient les Lévites et ceux spécialement de ‘‘gardiens du seuil’’ ou portier. La collecte d’argent pour divers usages dans la maison de Dieu (2 Chron 34.8-12)

Les Diacres qui ont don de secours :

Les Diacres sont des Anciens spécialement chargés de l’emploi des ‘‘fonds’’ matériel de l’Eglise locale. Dans l’Ancien Testament, c’étaient certains Lévites qui étaient chargés de l’intendance des offrandes de la dîme et les choses saintes, ainsi que de l’intendance des dons volontaires faits à Dieu (2 Chron 31.11-14).

Ils étaient aussi chargés de la distribution à tous ceux que cela concernait (2 Chron 31.15-18). Il y avait de tels Lévites dans chaque ville pour ce rôle (2 Chron 31.19).

DIACRE ET ANCIEN

Les Diacres sont choisis au même niveau spirituel que les Anciens de l’Eglise

Actes 6.3-5

1 Tim 3.1-7 ……l’Evêque…

1 Tim 3.8-13……les Diacres aussi

Ainsi les Diacres conservateurs de la foi peuvent aussi quand c’est nécessaire :

  • parler du Seigneur comme Etienne (Actes 6.8-14)
  • prêcher Christ comme Philippe (Actes 8.5-8)

Exercice du ministère de Diaconat :

  1. Intendance (comme Econome de Dieu)
  • Rassemblement ou collecte de dîmes, offrandes
  • dons divers faits au Seigneur
  1. Surveillance des biens de l’Eglise
  • Les Diacres font partie du Comité de Surveillance de tout le matériel de l’Eglise (Néh 13.12-13)
  • Ils ont de Dieu le don de secourir (1 Cor 12.28)
  1. Distribution

- aux nécessiteux (selon les besoins)

  • Dans l’Eglise (service et entretien)
  • Dans les ministères donnés à l’Eglise
  • Dans l’Œuvre de Dieu
  • Soins des nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, etc.)
  1. Ministère d’Eglise locale
  • Les Diacres exercent ‘‘leur ministère’’ (service) dans l’Eglise locale ‘‘dans chaque

ville’’ (2 Chr 31.19).

Les Diacres exercent dont leur ministère dans une localité seulement. On peut être Diacre dans une Eglise locale, cependant, dans une autre ville où on va, on ne peut prétendre user des mêmes privilèges.

Les Diacres gardent le respect qui leur est dû s’ils restent fidèles comme le présente la recommandation de l’Apôtre Paul à la Diaconesse Phoebé (Rom 16.1-2).

  1. Les femmes aussi

- Les femmes aussi peuvent exercer le ministère de diaconesse (1Tim 3.11 ; Rom 16.1-2)

  1. Recommandation des Diacres
  • Leur consécration se fait au même niveau que les Anciens (Actes 6.3,6 ; 14.23) Néh. 12.44-45

Nous ne devons pas ignorer au point de négliger les dons que le Seigneur place dans certains des membres fidèles de l’Eglise et que souvent, on ne considère pas comme cela se devrait. Certains membres de l’Eglise peuvent exercer certains dons spirituels sans qu’ils soient pour cela des Ministres de Dieu comme tels (1 Cor 12.28b ; Rom 12.8) :

  • Les dons de miracles se manifestent souvent chez des hommes et des femmes de prière.
  • Le don de gouverner qu’on souvent ceux qui savent mener des groupes et les organiser
  • Le don de guérir
  • Les donateurs qui exercent la libéralité avec miséricorde
  • Les enfants de paix qui exercent la miséricorde

On est souvent tenté de penser que toutes ces choses ne peuvent être accomplies que par des Serviteurs de Dieu. Il faut avoir de la préférence pour de tels hommes, dit l’Apôtre Paul, ainsi que pour tous ceux qui travaillent de cette sorte, en particulier ceux qui le font u nom de l’Eglise pour suppléer à l’absence de responsables nommés dans de tel ou tel domaine (1 Cor 16.13-18).

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

Qu'est-ce qu'un chrétien ?

10 Avril 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Qu'est-ce qu'un chrétien ?

Qu'est-ce qu'un chrétien ?

par Philémon Mabanga, Kinshasa

Dans le siècle présent, nous employons mal ce terme de chrétien, parce que, au fond, nous ne comprenons pas l'origine et la signification de ce mot. Il se peut que nous nous sommes écartés de ce que dit la Bible à ce propos, même si nous chantons de nos bouches que nous sommes des chrétiens. Cependant, notre vie ne correspond pas à ce que nous disons. Si cela est le cas, alors nous sommes comme les pharisiens et les scribes auxquels Jésus a dit: «Ce peuple m'honore de ses lèvres, mais son coeur est éloigné de moi» (Mat. 15, 8).
C'est pourquoi je vous invite, vous et moi, à voir ce que dit la Parole de Dieu à ce sujet. Etudions-la au sérieux et demandons à Dieu de nous accorder sa sagesse spirituelle pour bien comprendre ce terme de «chrétien» que nous portons.

La signification de ce terme et son origine
Le terme «chrétien» trouve son origine en Christ; il vient promptement de Christ! C'est le diminutif du Christ, par exemple un grand manguier à côté d'un petit manguier. Mais les deux ont la même nature, parce que le petit manguier provient du grand manguier. Il en est ainsi pour Christ avec nous qui sommes les chrétiens. Si Christ en est l'origine, nous qui portons son nom devons donc nécessairement être semblables à l'original, Christ notre modèle.

Qui est un chrétien?
Etre un chrétien, c'est exactement être un disciple de Christ, Le suivre, marcher sur le même chemin que Lui-même a suivi durant son séjour ici-bas. Il est très intéressant de savoir que ceux qui suivaient le Christ dans l'église primitive portaient le nom de disciples de Christ. Mais c'est à Antioche que les disciples du Seigneur furent pour la première fois nommés chrétiens. Il faut noter que les gens qui les ont nommés chrétiens étaient des païens. Pourquoi? Parce qu'ils ont trouvé que chez les chrétiens, les empreintes de Christ se sont manifestées dans leur vie. Les gens d'Antioche ont vu comment les nouveaux convertis se sont attachés à Christ, en se réclamant de Christ. Leur vie tout entière présentait leur Seigneur. Ils étaient vraiment les disciples de Christ, ils étaient ses élèves attentifs dans son école, ils n'étaient pas seulement les écouteurs, mais ils pratiquaient ce qu'ils apprenaient dans son école, et ils imitaient l'exemple de leur Maître. A savoir, son amour, son humilité, sa douceur, sa miséricorde, sa soumission à la volonté de son Père, sa sainteté, etc. Les premiers chrétiens dans l'église primitive pratiquaient cela (Actes 2, 41. 42). «Ceux qui acceptèrent sa parole (celle de Pierre) furent baptisés. ..Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres. ..». Pour cette raison, les gens d'Antioche les nommèrent sans aucun doute les chrétiens, parce que leur vie présentait l'image de Christ.

Semblable à Christ
«Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né d'entre plusieurs frères». Notez bien ce point très important: «être semblables à l'image de son Fils. ..et il est le premier-né d'entre plusieurs frères». Semblables à LUI, le Fils éternel de Dieu; nous les chrétiens sommes appelés ses frères, issus du même Père. Naturellement, le Fils de Dieu, Christ, nous a précédés; c'est par Lui que nous avons reçu l'adoption filiale. Cette conformité au Fils par excellence donne l'image de «fils» à nous les chrétiens. Conformés au Christ en fait, nous sommes conformés au Christ, «car Dieu qui a dit: 'Que la lumière brille du sein des ténèbres!' a fait aussi briller sa lumière dans nos coeurs, afin que resplendisse en la personne de Jésus-Christ la connaissance de la gloire de Dieu» (II Cor. 4, 6). Ainsi, maintenant, co-héritiers avec Christ, nous sommes appelés «frères» de Christ (Rom. 8, 17 et 29).

Semblable à Christ pour... obéir
Celui qui est chrétien doit se soumettre à la volonté de Dieu, comme Jésus l'a fait. Il est un devoir pour nous d'obéir à la volonté de Dieu: Pourquoi est-il indispensable pour un chrétien de faire la volonté de Dieu? Ecoutons ce que Jésus a dit: «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul (un vrai chrétien) qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux» (Mat. 7, 21).

Un sceau vivant
Un chrétien est celui qui a l'Esprit de Christ. Pourquoi? Ecoutons ce que dit l'apôtre Paul sous l'inspiration du Saint-Esprit: «Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas» (Rom. 8, 9). Si l'Esprit de Christ ne domine pas notre vie, afin que nous sachions faire la volonté de Dieu, alors les péchés auront pouvoir sur nous (Rom. 7, 14-21). Sans l'Esprit de Christ, nous ne serons pas capables d'accomplir la volonté de Dieu et nous ferons tant de choses qui ne seront pas agréables à ses yeux!

Baptisé en Christ
L'apôtre Paul, sous l'inspiration divine dit: «Vous tous, qui avez été baptisés» en Christ, «vous avez revêtu Christ». Notez bien la préposition «en», être baptisé en Christ veut dire, entrer dans la communion en lui dans sa mort, dans son ensevelissement et dans sa résurrection (Gai. 3, 27; Rom. 6, 3-5). Un chrétien s'est introduit en Christ, donc c'est la nature du Christ qui est intégrée dans sa vie. C'est pourquoi un chrétien doit marcher en «nouveauté de vie», la nouvelle vie en Christ doit se manifester. «Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici toutes choses sont devenues nouvelles» (2 Cor. 5, 17).
Le baptême d'eau est ainsi, pour le nouveau converti, l'affirmation et la manifestation publique de ce que le baptême de l'Esprit a produit au fond du coeur. Il veut montrer, d'un façon extérieure, qu'à partir de ce moment, il appartient à Christ, il lui est associé. Ses membres sont devenus les membres de Christ. Etant uni au corps de Christ, toutes les choses qui se sont manifestées en Jésus, la tête, doivent aussi se manifester chez le chrétien, le corps. Uni à Christ, il doit manifester qu'il est «mort au péché», sh vie actuelle doit être une vie nouvelle, en un mot, vivre pour Christ.

Comme conclusion,
le chrétien est un disciple de Christ; il le suit, il fait ce qu'il dit, il suit son enseignement, il fait la volonté de Dieu. Mort avec Christ, il vit pour Christ, en «nouveauté de vie».

Source : http://www.promesses.org/arts/14p306-308f.html

Voir les commentaires

Le Saint-Esprit et l'évangélisation

8 Avril 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le Saint-Esprit et l'évangélisation

Le Saint-Esprit et l'évangélisation

René Pache

Evangéliser, c'est apporter..à tout homme perdu la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ. Pour accomplir une tâche si vaste et si difficile, la présence et l'assistance du Saint-Esprit sont indispensables. «Sans moi, dit le Seigneur, vous ne pouvez rien faire». Les efforts de propagande, les dépenses matérielles, les prédicateurs doués, les discours entraînants, les réactions des foules, tout cela n'est rien sans l'intervention efficace de l'esprit de Dieu.
Ayant donné à ses disciples le grand mot d'ordre missionnaire, Jésus leur recommande de ne pas s'éloigner de Jérusalem avant d'avoir reçu la puissance du Saint-Esprit, par laquelle ils seront ses témoins jusqu'aux extrémités du monde (Act. l, 4. 8). Ne leur avait-il pas déjà dit dans la chambre haute: «L'Esprit de vérité. ..rendra témoignage de moi; et vous aussi, vous rendrez témoignage» (Jn 15, 26-27)?

Voyons en quoi l'action de l'Esprit est tellement indispensable.

1. Le Saint-Esprit convainc de péché. Dieu a promis de parler au coeur et à la conscience de tout homme. Nous, nous agissons de l'extérieur; Il le fait, Lui, de l'intérieur. Jésus promet que l'Esprit consolateur convaincra le monde en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en Lui (Jn 16, 8-9). Nous pouvons accuser l'homme au nom de la loi, et produire en lui une terreur qui n'est pas la vraie repentance. Seul le Consolateur, sans le révolter, le rendra conscient de ses fautes, du péché qu'il a commis contre l'amour du Sauveur qu'il attriste en Le repoussant.
Après le discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, ses auditeurs, ayant «le coeur vivement touché», se repentent et sont sauvés (Act. 2, 37-41). Lydie est attentive aux paroles de Paul, parce que le Seigneur lui a «ouvert le coeur» (Act. 16, 14). Voici la première chose que nous voulons voir dans nos efforts d'évangélisation.

2. Seul, l'Esprit régénère. «C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien» (Jn 6, 63). Nous pouvons essayer de parler, convaincre, encourager, donner un vernis de piété, jamais nous ne produirons le miracle de la résurrection spirituelle. Il y aura peut-être des décisions, des statistiques encourageantes, mais aussi beaucoup de déchets, si l'Esprit ne produit en chaque individu la nouvelle naissance sans laquelle nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Sur l'ordre du Seigneur, nous L'invoquons avec Ezéchiel: «Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts, et qu'ils revivent!» (37, 9).

3. Le Saint-Esprit baptise, en ajoutant le croyant à l'Eglise. L'un des points les plus faibles des efforts d'évangélisation est que trop de convertis veulent ensuite conserver une totale indépendance. Ils ne trouvent pas d'église locale parfaite, et ne consentent à s'engager nulle part. Or, le Seigneur ajoute chaque jour à l'Eglise ceux qui sont sauvés (Act. 2, 47). Tous les croyants ont été «baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps» (1 Cor. 12, 13). Jusque-là séparés de Dieu et des hommes, ils meurent avec Christ pour revivre avec Lui. Etant plongés en Christ, ils sont unis à la tête et en même temps à tous les autres membres du corps, qui est l'Eglise. Notre travail d'évangélisation se perdra dans la dispersion, si nous ne contribuons pas à établir ensemble sur le seul fondement des pierres vivantes, régénérées par la Parole, unies entre elles et scellées par le Saint-Esprit.

4. Le don de l'Esprit est accordé à toute personne régénérée. Nous venons de parler de la mortalité terrible qui frappe les prétendus «convertis» de nos campagnes d'évangélisation. A quoi l'attribuer, sinon au fait que l'expérience de ces personnes était seulement partielle? Peut-être ne leur avait-on prêché qu'un message élémentaire, mais non «tout le conseil de Dieu sans en rien cacher» (Act. 20, 27)? Le nouveau-né dans la foi subit aussitôt les terribles assauts de Satan et du monde, qui s'efforcent de le reconquérir. Il n'aura jamais la force de leur résister, s'il n'a la conviction que celui qui est en lui est plus fort que celui qui est dans le monde (1 Jn. 4, 4). Et comment vivrait-il la vie chrétienne s'il n'a pas reçu par la foi le don du Saint-Esprit, promis à tous ceux qui se repentent et qui croient (Act. 2, 38-39; 5.32; Gal. 3, 14)? Ne pas inclure ces certitudes dans le message dit d'évangélisation, c'est conduire les personnes les mieux disposées au légalisme et à la faillite.

5. L'Esprit enrôle chaque croyant au service du Seigneur.

Les progrès de l'Evangile suivront une progression géométrique si chaque converti devient à son tour un gagneur d'âmes. Dans le cas contraire, nous continuerons à avoir de rares spécialistes de l'évangélisation, qui s'exténueront en face d'une tâche impossible. Les quelques personnes «gagnées» ne feront aucun progrès, et seront rapidement perdues à nouveau pour l'oeuvre de Dieu.
En réalité l'Esprit-Saint fait de nous tous des témoins de Jésus-Christ (Act. 1,8). Partir sans être revêtu de la puissance d'En-Haut serait téméraire (Luc 24, 49). Mais ne pas ouvrir la bouche après avoir prétendument cru au Christ serait mettre en jeu son salut même (Rom. 10, 10).
Si un pays mobilise tous ses hommes, aucun d'eux n'a le droit de se dérober. De même, aucun chrétien ne peut refuser sa contribution à l'évangélisation du monde. Nous sommes en effet un sacerdoce royal, un peuple acquis, afin que nous annoncions les vertus de Celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pi. 2, 9).
Paul s'écriait: «Malheur à moi, si je n'annonce pas l'Evangile!» (1 Cor. 9, 16). Nous devons inculquer cette nécessité à tous ceux que nous amenons au Christ. Avec eux, soyons pénétrés de la joie ineffable et glorieuse qu'il y a de servir le Roi des rois. Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais un Esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Tim. 1,7).

6. L'Esprit qualifie tous les membres du corps de Christ pour une tâche particulière. Si l'appel est général, une oeuvre précise est confiée à chacun. Le Saint-Esprit la fait connaître clairement à l'intéressé et à l'Eglise. A Antioche, Il déclare: «Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'oeuvre à laquelle je les ai appelés» (Act. 13.2). Paul lui-même dit aux anciens d'Ephèse: «Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau, sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques» (surveillants, Act. 20, 28).

L'oeuvre de Dieu est extrêmement difficile et redoutable. Nous n'avons en nous-mêmes aucune capacité. Mais, déclare Paul, notre capacité vient de Dieu. C'est Lui qui nous rend capables d'être ministres de la nouvelle alliance de l'Esprit. A chacun de ceux qu'Il a «baptisés» dans le corps de Christ, le Saint-Esprit accorde un don spirituel (1 Cor. 12, 7-11). Au point de vue qui nous intéresse, le don le plus précieux est évidemment celui d'évangéliste, dont Dieu fait cadeau non seulement à un homme, mais encore à son Eglise (Eph. 4, 11). «II a donné les uns. .. comme évangélistes». Que ce don-là est rare et pourtant indispensable! Les communautés religieuses ont leurs chefs et leurs prédicateurs, mais souvent, elles meurent faute d'avoir des hommes capables de faire naître des âmes à la nouvelle vie. Pour un Moody, un Spurgeon, un Billy Graham, que d'hommes peu doués, non pas tant humainement, mais spirituellement parlant! Il y a peu, très peu d'ouvriers capables d'évangéliser. Supplions donc le Maître de les susciter, de les qualifier par son Esprit, et de leur accorder une ample moisson d'âmes. Quant à nous, constituons avec humilité l'équipe qui saura les entourer, et faisons résolument notre part, peut-être cachée, dans ce merveilleux travail. «Autre est celui qui sème, et autre celui qui moissonne» (Jn 4, 37). «Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu» (1 Cor. 3, 8-9). Il va sans dire que toute participation à une telle oeuvre n'est possible que grâce au don spirituel départi à chacun.
Ajoutons enfin que, quelle que soit notre spécialisation dans la tâche, le don par excellence qui valorise tous les autres est celui de l'amour. Nous n'évangélisons pas assez, nous gagnons peu d'âmes, nous n'attei-gnons guère notre génération, parce que nous ne savons pas aimer. Un amour brûlant pour les perdus animait tous les grands évangélistes. Ecoutons l'apôtre Paul: «L'amour de Christ nous presse. ..C'est dans une grande affliction, le coeur angoissé, et avec beaucoup de larmes, que je vous ai écrit. ..afin que vous connussiez l'amour extrême que j'ai pour vous. ..Je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je en vous aimant davantage, être moins aimé de vous» (2 Cor. 5, 14; 2, 4; 12, 15).

Voici la voie par excellence! Pour nous, qui en sommes si éloignés, la seule solution est que l'amour de Dieu soit répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rom. 5, 5).

7. Le Saint-Esprit dirige toute la stratégie missionnaire. Le «Consolateur», qui doit nous conduire dans toute la vérité, ne le fait pas seulement sur le plan de la doctrine; Il désire nous mener en tout sur le chemin de la volonté divine. Il révèle à l'Eglise ses plans pour l'oeuvre de conquête, et tient fermement dans sa main ses serviteurs dociles. Tout d'abord, nous l'avons vu, c'est l'Esprit qui met à part des personnalités choisies, comme Barnabas et Saul, les appelle et fait reconnaître cette vocation par l'Eglise (Act. 13, 2-3). Lorsque les païens commencent à se convertir en foule, il s'agit de savoir à quelle condition ils seront admis dans l'Eglise: se feront-ils Juifs en observant la loi de Moïse, ou recevront-ils la grâce de Dieu simplement par la foi? Après délibération, l'Eglise peut dire à ces païens convertis: «II a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne pas vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire» (15, 28). Paul et ses compagnons entreprennent ensuite leur deuxième voyage missionnaire, guidés pas à pas par le Seigneur: ils sont empêchés par le Saint-Esprit d'annoncer la Parole dans l'Asie, puis l'Esprit de Jésus ne leur permet pas d'entrer en Bithynie (16.6-7). Nous ne citons pas en détail tous les passages d'après lesquels Dieu intervient directement pour faire passer Paul en Europe, l'encourage à Corinthe, lui confirme sa volonté de l'envoyer à Rome, lui fait connaître qu'il échappera au naufrage et comparaîtra devant César. Paul résume tout cela en disant qu'il s'en va lié par l'Esprit (20, 22) et aussi averti par l'Esprit de ville en ville de ce qui va lui arriver (v. 23).
Quelle leçon pour nous! Notre vision est rétrécie, nous piétinons sur place, nous atteignons mal les centres stratégiques, nous manquons de plans à long terme, nous sommes bloqués par le premier obstacle venu: tout cela parce que le Saint-Esprit n'est pas notre unique stratège et entraîneur. Puissions-nous désormais Le laisser nous lier et nous conduire où Il voudra sur les chemins de la Croix, jusqu'à la complète victoire!

8. L'Esprit aide l'évangéliste à délivrer son message. Parlant, non pas de prédication, mais de témoignage en temps de persécution, le Seigneur disait à ses disciples: «Quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez, ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même; car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous» (Mat. 10, 19. 20). On a abusé de ce verset dans certains milieux en disant que le prédicateur ne devait aucunement se préparer à l'avance, mais compter seulement sur l'aide instantanée de l'Esprit. Il n'en reste pas moins que le Seigneur accordera à ses serviteurs fidèles le secours de son Esprit aussi dans l'annonce de l'Evangile. Les hommes qui discutaient avec Etienne «ne pouvaient résister à sa sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait» (Act. 6, 9-10).
Dans un texte qui s'applique davantage à la rédaction de la révélation écrite, l'apôtre Paul déclare à propos des choses profondes du Seigneur: «Nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles» (1 Cor. 2, 13). Mais ne faut-il pas aussi la sagesse et le secours personnel de l'Esprit pour que le prédicateur parle avec le langage, le discernement, l'amour, le feu intérieur désirables? Pierre et Jean, hommes du peuple sans instruction, s'expriment avec assurance parce qu'ils sont remplis de l'Esprit (Act. 4, 8.13).

C'est aussi pour cela qu'ils s'écrient: «Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu» (v. 20). Après la première persécution, les disciples se réunirent, ils prièrent, et Luc ajoute: «Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance» (v. 31.). Dans une Eglise où les diacres eux-mêmes devaient être remplis du Saint-Esprit (Act. 6, 3.5), qu'attendait-on des évangélistes et des apôtres, aussi bien que des simples croyants? Nous touchons ici sans doute le secret de la vie débordante et de l'expansion irrésistible des premiers chrétiens.

D'autre part, quelle est l'unique arme du chrétien et du témoin de Jésus, si ce n'est «l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu?» (Eph. 6, 17). Il apprendra à la manier dans ta mesure où se réalisa pour lui le voeu de l'apôtre: «Que Dieu ...vous donne un Esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance, et qu'Il illumine les yeux de votre coeur. ..» 1, 17-18). Que le Seigneur remplisse tout d'abord nos âmes, puis notre message, des richesses infinies de sa grâce et de sa puissance, et le rende de la sorte irrésistible.

L'évangéliste, comme tout témoin du Christ, a besoin d'être disponible et toujours prêt à laisser l'Esprit compléter son message, s'il le faut. Nous pouvons facilement tomber dans la routine, devenant les hommes d'un seul message et répétant toujours les mêmes choses familières. Ou bien, nous craignons d'aborder certains sujets peu populaires, de peur de paraître «négatifs» et d'éloigner la masse que nous voulons gagner. Jésus, au contraire, a parfois dévoilé ses plus hautes exigences précisément lorsque de grandes foules faisaient route avec lui, comme s'Il voulait opérer un triage parmi elles (par exemple en Luc 14, 25-27).

De façon analogue, l'Esprit avertit expressément l'Eglise et ses prédicateurs de l'apostasie des derniers temps (1 Tim. 4, 1-3). Paul développe à nouveau ce thème dans la deuxième lettre à Timothée (4, 1-5), annonçant que bientôt les hommes ne supporteront plus la saine doctrine et se retourneront vers les fables. Et n'est-ce pas frappant qu'aussitôt après, l'apôtre dise à son jeune ami: «Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l'oeuvre d'un évangéliste, remplis bien ton ministère»? (2 Tim. 4, 3-5).

Cela revient à dire que l'homme de Dieu a besoin d'une grande mesure d'esprit de discernement et de connaissance des besoins de son époque, pour savoir comment accentuer les diverses vérités de son message. Il est clair que si tout témoignage et tout message d'évangélisation sont ainsi inspirés, soulignés et complétés par l'Esprit, ils apporteront vraiment cette Parole du Seigneur qui ne retourne jamais à Lui sans effet.

9. La prière par l'Esprit, moteur de l'évangélisation. Nous oublions constamment que «nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais. ..contre les esprits méchants dans les lieux célestes» (Eph. 6, 12). Nous voulons bien proclamer le message de l'Evangile et chercher à persuader les incrédules, mais nous ne savons pas d'abord «lier l'homme fort» pour pouvoir ensuite lui arracher ses victimes. (Mat. 12, 29). Nous ayant exhortés à «prendre l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu», Paul ajoute: «Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. ..Priez pour moi, afin qu'il me soit donné, quand j'ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l'Evangile pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j'en parle avec assurance, comme je dois en parler» (Eph. 6, 17-20). L'intercession en faveur des évangélistes, des combattants en première ligne, voilà ce que nous voulons apprendre toujours mieux. Une intense préparation du terrain par la prière, un soutien de l'effort donné, un arrosage de la semence jetée, feront reculer l'adversaire et produiront des fruits abondants.

10. La démonstration d'Esprit et de puissance. «Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: soyez réconciliés avec Dieu!» (2 Cor. 5, 20-21). Quiconque a cette redoutable responsabilité ne peut se permettre de dire des platitudes, des mots humains dépourvus de l'onction d'En-Haut. Paul se trouvait à Corinthe dans un état de faiblesse, de crainte et de grand tremblement. Il a pu dire cependant: «Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance, afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu» (1 Cor. 2, 4-5). Il écrit aux Thessaloniciens: «Nous savons, frères bien-aimés de Dieu, que vous avez été élus, notre Evangile ne vous ayant pas été prêché en paroles seulement, mais avec puissance, avec l'Esprit Saint, et avec une pleine persuasion» (1 Thess. l, 5).

Voilà ce que nous souhaitons ardemment pour tous nos efforts de prédications et d'évangélisation. Que Dieu nous garde de toute inflation verbale; qu'Il nous empêche de chercher à gagner le monde par les «discours persuasifs de la sagesse» ou par des paroles évangéliques sans efficacité. Examinons-nous nous-mêmes pour découvrir ce qui empêche l'Esprit d'agir en nous et par nous avec puissance. Reconnaissons sur quels points nous l'avons contristé, où nous avons prétendu évangéliser par des moyens et dans des buts charnels: par nos talents, nos efforts matériels, pour faire grandir notre communauté, pour attirer l'attention sur notre personne. Dieu nous a confié son trésor dans des vases de terre. C'est dans la mesure où nous porterons toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus que sa vie aussi sera puissamment manifestée et transmise. Car nous voulons consentir à ce qui était l'expérience de Paul: «Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous» (2 Cor. 4, 12). C'est alors que, par la foi au Seigneur et la plénitude du Saint-Esprit, des fleuves d'eau vive couleront du sein de chacun d'entre nous.
Ce jour-là, nous n'aurons pas seulement une campagne d'évangélisation, mais un réveil de l'Eglise et une résurrection d'âmes perdues dans leur péché. Car «ce n'est ni par la puissance, ni par la force (des hommes), mais c'est par mon Esprit, dit l'Eternel des armées» (Zach. 4, 6).

Source : http://www.promesses.org/arts/14p298-304f.html

Voir les commentaires