Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE FONDEMENT D'UN MINISTÈRE SPIRITUEL

16 Juillet 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Le fondement d’un ministère spirituel

  

La religion chrétienne authentique consiste à s’en remettre entièrement et en toute chose au Seigneur Jésus Christ. Le Sauveur n’est pas à la recherche d’homme et femmes qui soit disposés à lui consacrer quelques unes de leurs préoccupations. Ce qu’Il veut plutôt, ce sont des gens qui soient prêts à lui donne la première place dans leur vie. Ceci dit que l’intention de l’action de Dieu pour l’Eglise contient l’ordre de quitter toute personne afin qu’elle puisse devenir des membres ouvriers selon Ephésiens 4.11-12, les dons de la position dominante (leadership) d’Apôtre, de Prophète, d’Evangéliste, de Pasteur et Docteur sont donnés pour se munir du nécessaire, afin d’accomplir le travail du ministère. Cet accomplissement du ministère se veut des éléments essentiels pleins de vie de l’Esprit de Dieu. 

Le fondement est l’élément essentiel servant de base à quelque chose.

Le ministère est une fonction ou une charge exercée

Le spirituel est ce qui appartient à l’Esprit 

Les éléments essentiels sont le point capital servant de base à la charge exercée par le Serviteur de Dieu avec vivacité d’esprit. Ces éléments sont concédés par Dieu quand on est prêts à soumettre son esprit à l’Esprit de Dieu, la deuxième étape par l’expérience des hommes ; et la troisième étape par soi-même.

Eh bien ! Nous devons nous mettre en règle avec le Seigneur dès le début du ministère. 

Notre ministère dans le Corps de Christ est choisi par Dieu et non pas par nous-même ou par d’autres personnes (Eph 4.11-12), il y a six étapes que nous avons énumérées pour l’observance du fondement efficace du ministère spirituel : 

. L’appel

. La réponse à l’appel

. La séparation

. La formation

. L’approbation

. La consécration 

Chaque enfant de Dieu a un appel défini pour sa vie. Dieu a mis de l’ordre dans son œuvre de manière que chacun ait la place pour un service précis (Néh 3.1-32).

Dieu n’appelle pas et n’accorde pas son onction à une personne pour ses intérêts égoïstes, mais pour sa gloire. L’appel est effectué non à cause de nos œuvres, mais selon le merveilleux dessein de Dieu, celui de sauver l’humanité toute entière. Nous pouvons distinguer trois sortes d’appel : l’appel général, spécial et l’appel particulier. 

Parlant de l’appel particulier qui est l’étape nécessaire dans le fondement du ministère spirituel. Il convient d’abord de se mettre complètement sous l’autorité de Christ si on veut avoir un appel particulier de Dieu pour son œuvre. Au sein de chaque appel spécial c’est-à-dire du service spécifique dans le Corps de Christ, il y a un appel particulier. La Bible  nous apprend que Pierre et Paul étaient tous deux Apôtres, mais l’un était pour les Juifs et l’autre pour les païens.  Tous sont passés de l’appel général (Héb 4.7) à l’appel particulier (1 Cor 1.1) pour finir avec l’appel particulier (Acte 9.15). 

Dieu porte son choix et il fait appel (Mt 12.18) je mettrai mon Esprit sur lui. Cela nous amène au jour de la Pentecôte ! C’est qu’après la Pentecôte que les Apôtres se déchargèrent de leur mission avec autorité que le Christ ressuscité leur avait communiqué (aborder le service). L’homme appelé de Dieu est celui qui agit par la foi (1 Rois 17.8-14 ; 18.1). Et la Parole de l’Eternel fut adressée à Elie : Dieu connaît ta foi et selon son merveilleux dessein, t’appelle. 

L’appel précède la réponse (1 Sam 3.4-10)

Il est important de préciser que le croyant doit éviter de se méprendre au sujet de l’appel de Dieu pour lui.

Beaucoup n’ayant ni les qualification ni l’équipement nécessaire se lancent dans le service (1 Rois 19.16,19). Elisée avait un équipement, une qualification. 

La réponse à son appel 1 Rois 19.20.21 : se débarrasser des occupations éphémères. On reçoit le fondement d’un ministère spirituel quand on devient esclave par amour, c’est-à-dire lorsqu’on se met complètement sous l’autorité de Christ (Actes 9.3-6,8-9). La Bible dit dans 2 Corinthiens 6.15 : quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial (iniquité) ? Mot employé pour personnifier le mal. Quel rapport y a-t-il entre l’œuvre de Dieu et celle des hommes ? (Mt 4.18-22 ; 8.21-22) après s’être séparé ou dépouillé des allusions du monde et la vie, Dieu te confie à une discipline : « on te dira ce que tu dois faire » (Actes 9.3-6). Si Paul ne se séparait pas du Souverain Sacrificateur de la ville de Jérusalem, il n’aurait jamais de fondement, c’est-à-dire les éléments de la connaissance de Dieu (formation). Pendant sa formation ou après, Dieu voit son appelé  (Deut 31.7-8). Dieu utilise l’homme pour former l’homme : « je vous ferai pécheurs d’hommes » dit Jésus (Mt 4.19 ; Acte 19.8-10). L’appel de Dieu à un service spécifique, il donne les moyens de la qualification pour accomplir ce  service. C’est dans une formation que l’on acquiert les connaissances allant des qualifications spirituelles, morales aux qualités sociales et propres au ministère (1 Tim 3 ; Tite 1 ; 1 Pierre 5 ; 2 Tim 2.3,24-25 ; 1 Pierre 5.2). La formation est l’approfondissement des équipements nécessaires pour le service. Le Saint Esprit n’exclut pas la formation. En nous appuyant sur la Parole de Dieu seule norme ou référence ne la matière, nous pouvons remarquer que l’appel spécial de Dieu est adressé à tous exemple qui place leur vie sur l’autel du sacrifice. Le péché ne doit plus dominer sur de telles personnes. 

Lorsqu’on se lance dans une demande de foi, l’une des plus formidables bénédictions qui en découle est de voir qu’il commence à se passer de nouvelles choses dans sa vie. C’est lorsque nous voyons Dieu donner gloire à son Serviteur en pourvoyant à tout le nécessaire pour son service que nous sommes certains de son appel pour lui (Ex 7.10 ; 31.18 ; 1 Sam 17.40).

Pour être approuvé par Dieu il faut :

rechercher le bien d’autrui, avoir du temps pour rendre ministère à un autre qui a besoin d’aide (2 Rois 5.8)

passer aux examens de Dieu (Juges 7.18), beaucoup n’étaient pas qualifiés

éviter d’être distrait par le monde (Jonas 1.3) sous l’autel du sacrifice, le monde n’aura plus de pouvoir sur nous.

Se concentrer sur les choses éternelles (Col 3.2). Aussi, nous sommes constamment plongés dans l’attente active de la venue du Seigneur. Nous ne pouvons plus nous encombrer des affaires de cette vie. 

Nous tenons à préciser que les miracles, les signes et les prodiges ne sont pas en soi un caractère du choix ou de l’approbation de Dieu pour un homme : « je ne vous ai jamais connu dit Jésus » (Mt 7.21-23) nous interpelle à plus d’un titre. 

L’appel au service de Dieu a toujours été sujet à de grands combats. La première rencontre avec le Seigneur est souvent émotionnelle que réellement dans certains cas. Mais le bon service est le résultat d’une consécration réelle à Dieu. 

Servir, c’est avoir une responsabilité, une coordination du travail, une discipline. La discipline est de la même famille que disciple. Un disciple suit son maître, son éducation selon les règles qu’il lui impose. Le mot disciple dans sa signification littérale veut dire « apprenti ».

Quand une personne se donne à servir Christ, le monde des ténèbres organise les stratégies de guerre pour la ramener dans son camp « Dieu a-t-il réellement dit ». (Gen 3.1). 

Aussitôt l’appel reçu, les soucis et les diverses questions sur ce que sera demain se posent ; l’entourage parfois exerce une forte pression : « pourquoi es-tu descendu ici «  (1 Sam 17.28).

Avec du sérieux, Serviteurs, méditons dans les Ecritures, la vie de Pierre pour découvrir de plus en plus ce service de Christ dans la marche de la vie spirituelle de Pierre. 

De même dans Ezéchiel 13.19, « puissions-nous en tirer des leçons pour ne plus tuer les âmes qui ne doivent pas mourir et faire vivre les âmes qui ne doivent pas vivre ! ». « Ne fabriquons plus les coussinets en faisant des voiles pour des têtes des gens de toute taille afin de surprendre les âmes qui ont été sauvées par le Seigneur (Ez 13.18). Amen !

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BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2)

16 Juillet 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

b)  La grâce de Dieu au secours de l’ouvrier du fondement :

 

Ce fondement, expliquera Paul, n’est pas le résultat d’une conception ou de la réflexion humaine, mais bien plus de la grâce de Dieu qui nous fais saisir la pensée et la portée des principes et techniques méthodiques de Dieu dans ce qu’il avait prévu d’avance pour exécuter l’ouvrage selon la vision du modèle spirituelle. Ceci justifie pourquoi il est écrit : «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne» (Hébreux 8.5).  Moïse construisait le Tabernacle physique en s’inspirant de sa réalité spirituelle. La vie spirituelle en effet n’est rien d’autre que l’application de la volonté de Dieu sur la terre telle qu’elle est faite au ciel. L’ouvrier de Dieu a donc besoin d’une connexion préalable avec le ciel avant toute activité. Il ne fera pas son œuvre, mais l’œuvre de celui qui l’a envoyé. L’Apôtre Paul en d’autres termes veut dire aux Corinthiens qui se discutent les serviteurs de Dieu, se les appropriant que nul ne peut faire quelque chose pour Dieu en moins qu’il n’ait reçu un mandat céleste tant sur le type d’ouvrage à faire que le lieu et les méthodes de travail.

Du fait que Jésus Christ lui aussi, dans son ministère terrestre, appartenait à l’ordre céleste et non à celui de la terre ; le sacrifice de sa personne (bien qu’il soit mort sur terre comme un homme) ne peut s’apprécier correctement que dans la perspective du tabernacle céleste ; il joui d’une domination au trône de Dieu, ainsi la façon dont les chrétiens, quoique vivant encore sur la terre, doivent se considérer comme citoyens du ciel étant exhortés, s’ils suivent Jésus, à traverser les cieux et à venir hardiment jusqu’au trône de la grâce pour rendre un culte en Esprit, conforme à ce qui se fait au ciel. La qualification de tout ouvrier fera savoir Paul ne peut aller outre ce principe qui sert de base pour tout service que Dieu exige pour son Eglise.

Alors, nous, Paul, Apollos, Pierre et tous les autres serviteurs sont des ouvriers d’égale valeur dans le champ de Dieu. Mais la vie spirituelle qui grandit dans ce champ provient de la seule grâce et de la seule puissance de Dieu.

Il revient donc une compréhension facile de ce que la grâce peu faire avec nous. Paul donc, se glorifie du privilège immérité dont il jouit par un don gratuit de la part de Dieu (Rom 12.3 ; Eph 3.8), qui l’a rendu Sage  et architecte  pour poser le fondement de la vie spirituelle de l’église de Corinthe. Paul dira que sur ce sage fondement qu’il a posé par l’inspiration du Saint-Esprit, un autre a battit dessus.  (1 Cor 3.10).

Les matériaux utilisés pour le fondement et leur valeur :

 

Comme Paul le démontre, son ministère est authentique, n’ayant pas été conçu ou exercé dans la ruse, la duplicité, le mensonge, aucun motif d’enrichissement illicite ou gloriole, mais vise exclusivement à annoncer Jésus Christ. Il dira en substance : « Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs » (1 Cor 1.23). 

« Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus–Christ, Jésus–Christ crucifié » (1 Cor 2.2). Dieu ayant fait levé la lumière de sa connaissance dans le cœur de l’Apôtre, il aura pour mission de fondement la description ci-après qu’il donne lui-même à Agrippa en ces termes : « Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26.15-20).

Il est clairement établi que par ce témoignage, Paul explique le fait qu’il a été fait chrétien par la puissance divine à traves une révélation de Christ à la fois à lui et en lui, alors qu’il était au maximum de sa carrière de son péché. Il a été fait ministre par l’autorité divine: le même Jésus qui lui est apparu dans cette lumière glorieuse lui a ordonné de prêcher l’évangile aux Païens. Un monde qui est assis dans les ténèbres doit être éclairé; on doit amener à connaître les choses qui appartiennent à leur paix éternelle à ceux qui en sont encore ignorants. Un monde qui repose sur la méchanceté doit être sanctifié et réformé; il n’est pas suffisant pour eux d’avoir leurs yeux qui soient ouverts, ils doivent avoir leurs cœurs renouvelés; il n’est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits du pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu. Tous ceux qui sont détournés du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés d’un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à cela. Nul ne peut être heureux s’il n’est pas saint; et pour être saints dans le ciel nous devons d’abord être des saints sur terre, c'est-à-dire, nous devons nous dépouiller au prix même de la honte s’in le faut, des péchés de toute nature, ce publiquement s’il le faut. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ; par cette foi nous nous appuyons sur Christ comme le Seigneur de notre Justice, et nous abandonnons à lui comme le Seigneur et Souverain de notre vie ; dans ce cas, il doit exercer sans frontière dans nos vies à tout moment qui Lui convient, car nous devenons par cet acte, sa propriété par notre consécration sans retour à Son saint service ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. La croix de Christ étant encore à ce jour une pierre d’achoppement pour les païens, et ils seront toujours en rage à notre prédication sur l’éventuelle sentence divine présente et futur du péché avec la conséquence éternelle de la punition en enfer pour les rebelles. C’est ainsi que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement par rapport à sa vie passée qui se manifeste en lui. Cette régénération du vrai chrétien converti sera un grand facteur d’évangélisation, avec ou sans parole pour appeler les hommes à se repentir et à se convertir, mais souvent, on y aboutira pas sans blâmes et persécution de la part des ennemis de la bonne nouvelle.

 

Les hommes n’ont donc pas de choix en ce qui concerne le fondement, qui doit être la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (1 Cor. 2.2 ; 1Pierre 2.5). Tout autre fondement ne produirait pas une Église, mais un club, une secte, un groupe d’intérêt économique ou d’initiative commune œuvrant non sur les principes spirituels, mais humains, charnels, diaboliques produisant  (Ga 1.7).  Paul n’a donc pas posé un autre fondement. Paul n’a pas créé ces fondations de toutes pièces, il ne les a posées qu’en prêchant Christ, et Christ crucifié (1Pierre 2.6-8). Il poursuivra en mettant en garde tout ceux qui aspirent ou veulent faire l’œuvre de Dieu, ce aussi, d’une manière plus large, que ce principe s’applique à tous les croyants qui sont appelés l’Eglise par un service fidèle de l’or, de l’argent des pierres précieuses. Ces matériaux de qualité représentent un service spirituel et caractérisé par la consécration visant à l’édification de l’Eglise, corps de Christ. Lorsqu’il emploie les mots « bois », « foin », « chaume », faisant allusion aux matériaux de moindre valeur, il projette ou renvoie l’image à une activité superficielle, sans impact éternel que l’on peut faire pour Dieu, même si elle n’est pas mauvaise. C’est pour cela que le verset suivant établie l’image du tribunal de Christ où les œuvres du croyants passeront au peine fin afin qu’il reçoive une récompense en fonction de la valeur et qualité de service rendu. Comme pour dire que l’ouvrier et l’œuvre seront évalué à ce moment crucial qui déterminera le résultat médiocre, bon ou excellent de ce que nous aurions fait pour Dieu.

 

Ce qui est bâti sur le fondement peut être durable ou non en fonction des matériaux employés :

 

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). Le raffinement de l’or au creuset sert d’image à la purification du peuple de Dieu dans la fournaise de l’épreuve (Zach 13.9; Mal 3.3; 1Pierre 1.7). Dans la typologie du tabernacle (Hébreux 8.5), si l’argent représente le rachat de chaque Israélite (Ex 38.25-28), l’or semble symboliser ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire. Par exemple l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17).

Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or.

L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée.

 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur le cortines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) d »montre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relie la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2).

 

La construction du tabernacle et du peuple est le résultat des dons de chaque Israélite. De même, notre rachat est un don de Dieu pour nous. Par conséquent notre disponibilité et notre zèle tels qu’ils animaient les personnes qui construisaient l’arche, la qualité de leur travail accompli, leur fidélité à l’ouvrage et leur recherche d’une bonne coordination de l’ensemble des tâches, tout cela devrait nous servir d’exemple. En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. Où se trouve la représentation de l’amour de Dieu parmi nous, celle qui devrait nous faire demeurer en Lui et Lui en nous, comme l’indique le Nom de Celui qui nous a sauvés, Emmanuel, (Matthieu 1.23). En Christ, nous avons tout le ministère de la réconciliation, (2 Corinthiens 5.18,19). Dans le "témoignage du tabernacle", toutes ces choses étaient déjà annoncées, elles étaient un témoignage visible de l’amour de Dieu pour l’humanité et cela, malgré la chute originelle d’Adam et Ève. Cet amour a été manifesté en Christ, lorsqu’Il est descendu sur terre. Quand la Parole a été faite "chair", comme il nous est dit dans (Jean 1.14), Christ représentait le "tabernacle" parmi nous!

L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce.

 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). On utilisait les pierres précieuses pour confectionner des ornements sacerdotaux et royaux (2Sam 12.30), etc. Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17). Sur le pectoral du grand prêtre, l’agate était la pierre centrale de la 3e rangée de pierres précieuses (Ex 28.19; 39.12), alors que l’Améthyste (le nom hébreux suggère l’idée d’une pierre précieuse dont on rêve) quant à elle, était de grande valeur occupait la dernière du 3e rang sur le pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.19 ; 39.12). Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur. Le Béryl : (en hébreu tarchich) est la première pierre de la 4e rangée du pectoral (Ex 28.20; 39.13; Soph 5.14 ; Eze 1.16 ; 10.9 ; 28.13 ; Dan 10.6). Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude. Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc. Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).  Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20). Corail, de hébreux ra’mot : Cette substance était classée parmi les plus précieuses (Job 28.18). Les marchands araméens portaient le corail aux marchés de Tyr (Eze 27.16). Le corail prend souvent l’aspect d’un bel arbre branchu ou d’un arbrisseau, d’où son nom de zoophyte (animal ayant l’aspect d’une plante). Quelques espèces forment de grands récifs. Cornaline, Sardoine, Diamant, sont des minéraux de dureté et d’éclat incomparables, transparents et peuvent acquérir un poli merveilleux. D’autres nombreuses pierres précieuses en hébreux yahalom (Eze 28.13), la 3e du 2e rang du pectoral du souverain sacrificateur ; chamir, pierre dure, taillée en pointe, pour graver (Jér 17.1). Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). L’émeraude est une variété de béryl ; Escarboucle, hébreux nophekh (Eze 28.13) est la première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). L’hébreux ‘eqdaH, flamboiement, étincelle (Esaïe 54.12) est une pierre lumineuse ayant l’aspect d’un charbon ardent. Escarboucles distinguent 3 pierres différentes : le grenat, le rubis spinelle et le saphir, sa transparence, sa couleur sont magnifiques. Le rubis spinelle est rouge clair ou légèrement teinté de rouge, transparent ou seulement translucide. Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral. Jaspe, de l’hébreu yachpheh, et du grec iaspis (Ex 28.20 ; Eze 28.13 ; Apoc 4.3). Onyx, du grec onux, ongle, traduction de l’hébreu choham, désignant une pierre précieuse (Job 28.16 ; Eze 28.13) portant chacune les noms de 6 tribus d’Israël, étaient fixées aux épaulettes de l’éphod du souverain sacrificateur (Ex 28.9,12). La 2e pierre de la 4e rangée du pectoral était aussi une pierre d’onyx (28.20). Opale, en hébreu lechem est la pierre de la 3e rangée du pectoral (Ex 28.19). Rubis, en hébreu kadkod (Es. 54.12 ; Ez. 27.16), est première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant. Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17). Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ?

 

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute.

Nous déduirons ici que poser le fondement d’une œuvre avec le bois consisterait à le faire avec la sagesse humaine. Or de cette sagesse humaine, il est dit : « « Mais si vous avez au cœur une passion jalouse et amère ou une ambition personnelle, n’en soyez pas fiers et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse–là n’est pas celle qui descend d’en haut : elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, là où il y a passion jalouse et ambition personnelle, il y a du désordre et toutes sortes de pratiques mauvaises » (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois.

 

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. On mélangeait aussi la paille (ou chaume) à de l’argile pour faire des briques qui servirait à la construction. Il est vrai au la construction en paille simple est de très courte durée car exposée aux intempéries. Un incendie et la construction n’est plus. Quand même la construction serait de paille mélangée à l’argile, les briques qui en sortiront sont toute naturelle avec des matériaux qui n’ont pas coûté cher. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18).

(1 Cor 3.11-12)

 

Le test de la résistance :

 

L’apôtre était un sage architecte; mais c’est la grâce de Dieu qui l’a fait ainsi. La fierté spirituelle est abominable; elle utilise les plus grandes faveurs de Dieu pour nourrir notre propre vanité, et nous devenons des idoles à nous-mêmes. Mais que chaque homme fasse attention; il peut y avoir une mauvaise construction sur un bon fondement. Rien ne doit être posé sur cette fondation que ce qu’elle ne peut porter et qui en est un élément qui fait l’approbation divine. Prenons soin de ne pas joindre une vie simplement humaine ou charnelle avec une foi divine, ni la corruption du péché avec la profession du Christianisme. Christ est un roc ferme, durable, et fixe des âges, toujours capable de supporter tout le poids que Dieu lui-même ou le pécheur peut mettre sur lui; il n’y a de salut en aucun autre. Excluons la doctrine de son expiation, et il n’y a pas de fondement pour nos espérances. Mais il y a deux sortes de gens qui s’appuient sur ce fondement. Ceux qui ne soutiennent rien d’autre que la vérité telle qu’elle est en Jésus, et qui ne prêchent rien d’autre. D’autres construisent sur le bon fondement mais ne supporteront pas le contrôle lorsque le jour de l’épreuve viendra. Nous pouvons être trompés en nous-mêmes et dans les autres; mais le jour vient qui montrera nos actions dans la vraie lumière, sans voile ni déguisement. Ceux qui répandent la véritable et pure religion sous toutes ses formes, et dont l’œuvre persistera lors du grand jour, ceux-là recevront une récompense. Et combien importante! Combien plus que ce à quoi ils pensent! Et il y a les autres, dont les opinions et les doctrines corrompues, ou les vaines inventions ou les usages dans l’adoration de Dieu seront dévoilés, et ceux-là seront rejetés lors du grand jour. Il est clair qu’il s’agit ici d’un feu au sens figuré, non d’un feu réel, car quel feu réel pourrait consumer des doctrines ou des rites religieux ? Et ce feu doit éprouver les œuvres de chaque homme, celles de Paul et Apollos aussi bien que des autres. Considérons la tendance de nos entreprises, de ce que nous faisons, comparons-les avec la parole de Dieu, et jugeons nous nous-mêmes, afin que nous ne soyons pas jugés du Seigneur.

 

Appréciation du fondement :

 

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu que son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive.

En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13)

 

9. Le salaire de l’ouvrier du fondement :

 

La récompense (1 Cor. 3.8) n’est pas définie, mais ne peut être le salut lui-même. La parabole des mines (Luc 19.11-27) suggère qu’il existe des occasions d’un service supérieur subsiste. Tout ce qui a été accompli par la puissance de Dieu et pour sa gloire résistera à l’épreuve du feu (Mt 25.21,23 ; 2Cor 5.9 ; Ph 3.13-14 ; 1Th 2.2,19 -20 ; 2Ti 4.7-8 ;  Jacq 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; Apoc 22.12). Ce jugement comme le démontre Apoc 22.12, montre qu’il ne s’agit pas du jugement du péché, car Christ l’a pris sur lui (Rom 8.1). Aucun croyant ne sera donc jamais jugé pour le péché. Ce jugement ne sert qu’à déterminer la récompense éternelle (1 Cor 4.5), « la louage qui lui sera due ».

 

La perte, de sa récompense (1 Cor. 9.27). « Il sera personnellement sauvé, mais comme un homme arraché au feu » (Phillips). Au travers signifie « du milieu de » et non « par le moyen de » (« à travers l’eau », 1Pi 3.20). Il n’est pas question ici d’un feu purificateur ou « purgatoire ». Le feu révèle la qualité du travail accompli sur terre ; il n’est pas un moyen d’améliorer le caractère de celui qui a fait ce travail. Mais, il est révèle un caractère d’appréciation du travail effectué. Il faut noter ici que l’enjeu est porté sur la vie des corinthiens dont l’instabilité était notoire et manifeste à bien d’égard. D’où, la considération de l’ouvrier et de l’œuvre interviendra. Autrement dit, qui a posé le fondement ? Comment le fondement a-t-il été posé ? Les normes techniques adéquates ont-elles été respectées ? Le modèle tel que révélé par le plan de l’architecte a-t-il été respecté ? Le sol sur lequel la fondation ou fondement a été fait convient-il ayant été l’objet d’une étude pour éviter une fissuration ou un éboulement futur ? Si tel a été le cas, bien que le travail soit effectué, les normes techniques appropriées n’ayant pas été respectées, tout le travail sera complètement rejeté et l’ouvrier blâmé voire disqualifié. En effet, tous ses efforts s’ils sont pris en compte par sentiment, produiront la mort de plusieurs. L’expression sauvé comme au travers du feu veut dont signifié que parce qu’il est demeuré tout de même dans le chantier, n’ayant commis qu’une faute professionnelle, il ne sera pas méconnu, mais la clémence de Dieu ne lui attribuera aucun salaire pour tout son travail, car il est comme un élève quia été hors sujet dans son devoir. Il est donc comme Lot, qui bien qu’ayant échappé la mort à Sodome et Gomorrhe que le feu du jugement de Dieu avait consumé s’est échappé sans rien emporté de tout le fruit de son travail dans cette ville où il était pourtant parmi les anciens.

 

Conclusion :

 

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se posent avec acuité est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ?

 

Dr André CHOUBEU

(grec : sophos, employé pour les ouvriers qui élevèrent et ornèrent le Tabernacle : Ex 35.10)

(grec : architecton) dirige les opérations de construction contribuant par sa science plus que par son travail)

lors de la première visite de Paul à Corinthe Un autre bâtit dessus. Dans la fondation de l’Église de Corinthe, différents ouvriers ont coopéré (verset 6 a). Chacun doit répondre devant Dieu de sa participation à l’œuvre.

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BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2)

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

angel-gallery-22BÂTIR SUR LE FONDEMENT

 

b)  La grâce de Dieu au secours de l’ouvrier du fondement : 

Ce fondement, expliquera Paul, n’est pas le résultat d’une conception ou de la réflexion humaine, mais bien plus de la grâce de Dieu qui nous fais saisir la pensée et la portée des principes et techniques méthodiques de Dieu dans ce qu’il avait prévu d’avance pour exécuter l’ouvrage selon la vision du modèle spirituelle. Ceci justifie pourquoi il est écrit : «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne» (Hébreux 8.5).  Moïse construisait le Tabernacle physique en s’inspirant de sa réalité spirituelle. La vie spirituelle en effet n’est rien d’autre que l’application de la volonté de Dieu sur la terre telle qu’elle est faite au ciel. L’ouvrier de Dieu a donc besoin d’une connexion préalable avec le ciel avant toute activité. Il ne fera pas son œuvre, mais l’œuvre de celui qui l’a envoyé. L’Apôtre Paul en d’autres termes veut dire aux Corinthiens qui se discutent les serviteurs de Dieu, se les appropriant que nul ne peut faire quelque chose pour Dieu en moins qu’il n’ait reçu un mandat céleste tant sur le type d’ouvrage à faire que le lieu et les méthodes de travail.

Du fait que Jésus Christ lui aussi, dans son ministère terrestre, appartenait à l’ordre céleste et non à celui de la terre ; le sacrifice de sa personne (bien qu’il soit mort sur terre comme un homme) ne peut s’apprécier correctement que dans la perspective du tabernacle céleste ; il joui d’une domination au trône de Dieu, ainsi la façon dont les chrétiens, quoique vivant encore sur la terre, doivent se considérer comme citoyens du ciel étant exhortés, s’ils suivent Jésus, à traverser les cieux et à venir hardiment jusqu’au trône de la grâce pour rendre un culte en Esprit, conforme à ce qui se fait au ciel. La qualification de tout ouvrier fera savoir Paul ne peut aller outre ce principe qui sert de base pour tout service que Dieu exige pour son Eglise.

Alors, nous, Paul, Apollos, Pierre et tous les autres serviteurs sont des ouvriers d’égale valeur dans le champ de Dieu. Mais la vie spirituelle qui grandit dans ce champ provient de la seule grâce et de la seule puissance de Dieu.

Il revient donc une compréhension facile de ce que la grâce peu faire avec nous. Paul donc, se glorifie du privilège immérité dont il jouit par un don gratuit de la part de Dieu (Rom 12.3 ; Eph 3.8), qui l’a rendu Sage  et architecte  pour poser le fondement de la vie spirituelle de l’église de Corinthe. Paul dira que sur ce sage fondement qu’il a posé par l’inspiration du Saint-Esprit, un autre a battit dessus.  (1 Cor 3.10).

Les matériaux utilisés pour le fondement et leur valeur : 

Comme Paul le démontre, son ministère est authentique, n’ayant pas été conçu ou exercé dans la ruse, la duplicité, le mensonge, aucun motif d’enrichissement illicite ou gloriole, mais vise exclusivement à annoncer Jésus Christ. Il dira en substance : « Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs » (1 Cor 1.23). 

« Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus–Christ, Jésus–Christ crucifié » (1 Cor 2.2). Dieu ayant fait levé la lumière de sa connaissance dans le cœur de l’Apôtre, il aura pour mission de fondement la description ci-après qu’il donne lui-même à Agrippa en ces termes : « Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26.15-20).

Il est clairement établi que par ce témoignage, Paul explique le fait qu’il a été fait chrétien par la puissance divine à traves une révélation de Christ à la fois à lui et en lui, alors qu’il était au maximum de sa carrière de son péché. Il a été fait ministre par l’autorité divine: le même Jésus qui lui est apparu dans cette lumière glorieuse lui a ordonné de prêcher l’évangile aux Païens. Un monde qui est assis dans les ténèbres doit être éclairé; on doit amener à connaître les choses qui appartiennent à leur paix éternelle à ceux qui en sont encore ignorants. Un monde qui repose sur la méchanceté doit être sanctifié et réformé; il n’est pas suffisant pour eux d’avoir leurs yeux qui soient ouverts, ils doivent avoir leurs cœurs renouvelés; il n’est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits du pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu. Tous ceux qui sont détournés du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés d’un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à cela. Nul ne peut être heureux s’il n’est pas saint; et pour être saints dans le ciel nous devons d’abord être des saints sur terre, c'est-à-dire, nous devons nous dépouiller au prix même de la honte s’in le faut, des péchés de toute nature, ce publiquement s’il le faut. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ; par cette foi nous nous appuyons sur Christ comme le Seigneur de notre Justice, et nous abandonnons à lui comme le Seigneur et Souverain de notre vie ; dans ce cas, il doit exercer sans frontière dans nos vies à tout moment qui Lui convient, car nous devenons par cet acte, sa propriété par notre consécration sans retour à Son saint service ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. La croix de Christ étant encore à ce jour une pierre d’achoppement pour les païens, et ils seront toujours en rage à notre prédication sur l’éventuelle sentence divine présente et futur du péché avec la conséquence éternelle de la punition en enfer pour les rebelles. C’est ainsi que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement par rapport à sa vie passée qui se manifeste en lui. Cette régénération du vrai chrétien converti sera un grand facteur d’évangélisation, avec ou sans parole pour appeler les hommes à se repentir et à se convertir, mais souvent, on y aboutira pas sans blâmes et persécution de la part des ennemis de la bonne nouvelle. 

Les hommes n’ont donc pas de choix en ce qui concerne le fondement, qui doit être la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (1 Cor. 2.2 ; 1Pierre 2.5). Tout autre fondement ne produirait pas une Église, mais un club, une secte, un groupe d’intérêt économique ou d’initiative commune œuvrant non sur les principes spirituels, mais humains, charnels, diaboliques produisant  (Ga 1.7).  Paul n’a donc pas posé un autre fondement. Paul n’a pas créé ces fondations de toutes pièces, il ne les a posées qu’en prêchant Christ, et Christ crucifié (1Pierre 2.6-8). Il poursuivra en mettant en garde tout ceux qui aspirent ou veulent faire l’œuvre de Dieu, ce aussi, d’une manière plus large, que ce principe s’applique à tous les croyants qui sont appelés l’Eglise par un service fidèle de l’or, de l’argent des pierres précieuses. Ces matériaux de qualité représentent un service spirituel et caractérisé par la consécration visant à l’édification de l’Eglise, corps de Christ. Lorsqu’il emploie les mots « bois », « foin », « chaume », faisant allusion aux matériaux de moindre valeur, il projette ou renvoie l’image à une activité superficielle, sans impact éternel que l’on peut faire pour Dieu, même si elle n’est pas mauvaise. C’est pour cela que le verset suivant établie l’image du tribunal de Christ où les œuvres du croyants passeront au peine fin afin qu’il reçoive une récompense en fonction de la valeur et qualité de service rendu. Comme pour dire que l’ouvrier et l’œuvre seront évalué à ce moment crucial qui déterminera le résultat médiocre, bon ou excellent de ce que nous aurions fait pour Dieu. 

Ce qui est bâti sur le fondement peut être durable ou non en fonction des matériaux employés : 

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). Le raffinement de l’or au creuset sert d’image à la purification du peuple de Dieu dans la fournaise de l’épreuve (Zach 13.9; Mal 3.3; 1Pierre 1.7). Dans la typologie du tabernacle (Hébreux 8.5), si l’argent représente le rachat de chaque Israélite (Ex 38.25-28), l’or semble symboliser ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire. Par exemple l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17).

Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or.

L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée. 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur le cortines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) d »montre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relie la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2). 

La construction du tabernacle et du peuple est le résultat des dons de chaque Israélite. De même, notre rachat est un don de Dieu pour nous. Par conséquent notre disponibilité et notre zèle tels qu’ils animaient les personnes qui construisaient l’arche, la qualité de leur travail accompli, leur fidélité à l’ouvrage et leur recherche d’une bonne coordination de l’ensemble des tâches, tout cela devrait nous servir d’exemple. En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. Où se trouve la représentation de l’amour de Dieu parmi nous, celle qui devrait nous faire demeurer en Lui et Lui en nous, comme l’indique le Nom de Celui qui nous a sauvés, Emmanuel, (Matthieu 1.23). En Christ, nous avons tout le ministère de la réconciliation, (2 Corinthiens 5.18,19). Dans le "témoignage du tabernacle", toutes ces choses étaient déjà annoncées, elles étaient un témoignage visible de l’amour de Dieu pour l’humanité et cela, malgré la chute originelle d’Adam et Ève. Cet amour a été manifesté en Christ, lorsqu’Il est descendu sur terre. Quand la Parole a été faite "chair", comme il nous est dit dans (Jean 1.14), Christ représentait le "tabernacle" parmi nous!

L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce. 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). On utilisait les pierres précieuses pour confectionner des ornements sacerdotaux et royaux (2Sam 12.30), etc. Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17). Sur le pectoral du grand prêtre, l’agate était la pierre centrale de la 3e rangée de pierres précieuses (Ex 28.19; 39.12), alors que l’Améthyste (le nom hébreux suggère l’idée d’une pierre précieuse dont on rêve) quant à elle, était de grande valeur occupait la dernière du 3e rang sur le pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.19 ; 39.12). Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur. Le Béryl : (en hébreu tarchich) est la première pierre de la 4e rangée du pectoral (Ex 28.20; 39.13; Soph 5.14 ; Eze 1.16 ; 10.9 ; 28.13 ; Dan 10.6). Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude. Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc. Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).  Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20). Corail, de hébreux ra’mot : Cette substance était classée parmi les plus précieuses (Job 28.18). Les marchands araméens portaient le corail aux marchés de Tyr (Eze 27.16). Le corail prend souvent l’aspect d’un bel arbre branchu ou d’un arbrisseau, d’où son nom de zoophyte (animal ayant l’aspect d’une plante). Quelques espèces forment de grands récifs. Cornaline, Sardoine, Diamant, sont des minéraux de dureté et d’éclat incomparables, transparents et peuvent acquérir un poli merveilleux. D’autres nombreuses pierres précieuses en hébreux yahalom (Eze 28.13), la 3e du 2e rang du pectoral du souverain sacrificateur ; chamir, pierre dure, taillée en pointe, pour graver (Jér 17.1). Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). L’émeraude est une variété de béryl ; Escarboucle, hébreux nophekh (Eze 28.13) est la première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). L’hébreux ‘eqdaH, flamboiement, étincelle (Esaïe 54.12) est une pierre lumineuse ayant l’aspect d’un charbon ardent. Escarboucles distinguent 3 pierres différentes : le grenat, le rubis spinelle et le saphir, sa transparence, sa couleur sont magnifiques. Le rubis spinelle est rouge clair ou légèrement teinté de rouge, transparent ou seulement translucide. Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral. Jaspe, de l’hébreu yachpheh, et du grec iaspis (Ex 28.20 ; Eze 28.13 ; Apoc 4.3). Onyx, du grec onux, ongle, traduction de l’hébreu choham, désignant une pierre précieuse (Job 28.16 ; Eze 28.13) portant chacune les noms de 6 tribus d’Israël, étaient fixées aux épaulettes de l’éphod du souverain sacrificateur (Ex 28.9,12). La 2e pierre de la 4e rangée du pectoral était aussi une pierre d’onyx (28.20). Opale, en hébreu lechem est la pierre de la 3e rangée du pectoral (Ex 28.19). Rubis, en hébreu kadkod (Es. 54.12 ; Ez. 27.16), est première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant. Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17). Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ? 

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute.

Nous déduirons ici que poser le fondement d’une œuvre avec le bois consisterait à le faire avec la sagesse humaine. Or de cette sagesse humaine, il est dit : « « Mais si vous avez au cœur une passion jalouse et amère ou une ambition personnelle, n’en soyez pas fiers et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse–là n’est pas celle qui descend d’en haut : elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, là où il y a passion jalouse et ambition personnelle, il y a du désordre et toutes sortes de pratiques mauvaises » (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois. 

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. On mélangeait aussi la paille (ou chaume) à de l’argile pour faire des briques qui servirait à la construction. Il est vrai au la construction en paille simple est de très courte durée car exposée aux intempéries. Un incendie et la construction n’est plus. Quand même la construction serait de paille mélangée à l’argile, les briques qui en sortiront sont toute naturelle avec des matériaux qui n’ont pas coûté cher. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18). (1 Cor 3.11-12) Le test de la résistance :

L’apôtre était un sage architecte; mais c’est la grâce de Dieu qui l’a fait ainsi. La fierté spirituelle est abominable; elle utilise les plus grandes faveurs de Dieu pour nourrir notre propre vanité, et nous devenons des idoles à nous-mêmes. Mais que chaque homme fasse attention; il peut y avoir une mauvaise construction sur un bon fondement. Rien ne doit être posé sur cette fondation que ce qu’elle ne peut porter et qui en est un élément qui fait l’approbation divine. Prenons soin de ne pas joindre une vie simplement humaine ou charnelle avec une foi divine, ni la corruption du péché avec la profession du Christianisme. Christ est un roc ferme, durable, et fixe des âges, toujours capable de supporter tout le poids que Dieu lui-même ou le pécheur peut mettre sur lui; il n’y a de salut en aucun autre. Excluons la doctrine de son expiation, et il n’y a pas de fondement pour nos espérances. Mais il y a deux sortes de gens qui s’appuient sur ce fondement. Ceux qui ne soutiennent rien d’autre que la vérité telle qu’elle est en Jésus, et qui ne prêchent rien d’autre. D’autres construisent sur le bon fondement mais ne supporteront pas le contrôle lorsque le jour de l’épreuve viendra. Nous pouvons être trompés en nous-mêmes et dans les autres; mais le jour vient qui montrera nos actions dans la vraie lumière, sans voile ni déguisement. Ceux qui répandent la véritable et pure religion sous toutes ses formes, et dont l’œuvre persistera lors du grand jour, ceux-là recevront une récompense. Et combien importante! Combien plus que ce à quoi ils pensent! Et il y a les autres, dont les opinions et les doctrines corrompues, ou les vaines inventions ou les usages dans l’adoration de Dieu seront dévoilés, et ceux-là seront rejetés lors du grand jour. Il est clair qu’il s’agit ici d’un feu au sens figuré, non d’un feu réel, car quel feu réel pourrait consumer des doctrines ou des rites religieux ? Et ce feu doit éprouver les œuvres de chaque homme, celles de Paul et Apollos aussi bien que des autres. Considérons la tendance de nos entreprises, de ce que nous faisons, comparons-les avec la parole de Dieu, et jugeons nous nous-mêmes, afin que nous ne soyons pas jugés du Seigneur. 

Appréciation du fondement : 

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu que son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive.

En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13) 

9. Le salaire de l’ouvrier du fondement : 

La récompense (1 Cor. 3.8) n’est pas définie, mais ne peut être le salut lui-même. La parabole des mines (Luc 19.11-27) suggère qu’il existe des occasions d’un service supérieur subsiste. Tout ce qui a été accompli par la puissance de Dieu et pour sa gloire résistera à l’épreuve du feu (Mt 25.21,23 ; 2Cor 5.9 ; Ph 3.13-14 ; 1Th 2.2,19 -20 ; 2Ti 4.7-8 ;  Jacq 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; Apoc 22.12). Ce jugement comme le démontre Apoc 22.12, montre qu’il ne s’agit pas du jugement du péché, car Christ l’a pris sur lui (Rom 8.1). Aucun croyant ne sera donc jamais jugé pour le péché. Ce jugement ne sert qu’à déterminer la récompense éternelle (1 Cor 4.5), « la louage qui lui sera due ». 

La perte, de sa récompense (1 Cor. 9.27). « Il sera personnellement sauvé, mais comme un homme arraché au feu » (Phillips). Au travers signifie « du milieu de » et non « par le moyen de » (« à travers l’eau », 1Pi 3.20). Il n’est pas question ici d’un feu purificateur ou « purgatoire ». Le feu révèle la qualité du travail accompli sur terre ; il n’est pas un moyen d’améliorer le caractère de celui qui a fait ce travail. Mais, il est révèle un caractère d’appréciation du travail effectué. Il faut noter ici que l’enjeu est porté sur la vie des corinthiens dont l’instabilité était notoire et manifeste à bien d’égard. D’où, la considération de l’ouvrier et de l’œuvre interviendra. Autrement dit, qui a posé le fondement ? Comment le fondement a-t-il été posé ? Les normes techniques adéquates ont-elles été respectées ? Le modèle tel que révélé par le plan de l’architecte a-t-il été respecté ? Le sol sur lequel la fondation ou fondement a été fait convient-il ayant été l’objet d’une étude pour éviter une fissuration ou un éboulement futur ? Si tel a été le cas, bien que le travail soit effectué, les normes techniques appropriées n’ayant pas été respectées, tout le travail sera complètement rejeté et l’ouvrier blâmé voire disqualifié. En effet, tous ses efforts s’ils sont pris en compte par sentiment, produiront la mort de plusieurs. L’expression sauvé comme au travers du feu veut dont signifié que parce qu’il est demeuré tout de même dans le chantier, n’ayant commis qu’une faute professionnelle, il ne sera pas méconnu, mais la clémence de Dieu ne lui attribuera aucun salaire pour tout son travail, car il est comme un élève quia été hors sujet dans son devoir. Il est donc comme Lot, qui bien qu’ayant échappé la mort à Sodome et Gomorrhe que le feu du jugement de Dieu avait consumé s’est échappé sans rien emporté de tout le fruit de son travail dans cette ville où il était pourtant parmi les anciens. 

Conclusion : 

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se posent avec acuité est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ? 

Dr André CHOUBEU

(grec : sophos, employé pour les ouvriers qui élevèrent et ornèrent le Tabernacle : Ex 35.10)

(grec : architecton) dirige les opérations de construction contribuant par sa science plus que par son travail)

lors de la première visite de Paul à Corinthe Un autre bâtit dessus. Dans la fondation de l’Église de Corinthe, différents ouvriers ont coopéré (verset 6 a). Chacun doit répondre devant Dieu de sa participation à l’œuvre.

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BÂTIR SUR LE FONDEMENT (1)

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

Fondations.jpgBÂTIR SUR LE FONDEMENT

(1 Corinthiens 3.9-15) 

Introduction : 

L’Apôtre Paul dans ce passage clé du chapitre 3 du livre de 1 Corinthiens en ces verset 9-15 parle de fondement qui se révèle être la base de l’œuvre que l’on est appelée à faire pour Dieu. Il va plus loin en démontrant que de tous ceux qui sont appelés à bâtir, tous n’utilise pas les même matériaux pour bâtir. La conséquence poursuit-il sagement des matériaux utilisés pour poser ce fondement déterminera sa résistance au jour du feu tant de l’épreuve du temps du ministère que du jugement de Dieu. Il revient donc simplement à comprendre que nous ne bâtissons pas pour nous, mais sur l’ordre de Dieu. Et s’il arrivait que nous n’ayons pas reçu de Dieu l’ordre de bâtir, avec quel matériel, pour le compte de qui avons-nous bâtit, qui appréciera finalement notre travail ? Il est en fait impossible de comprendre ces versets ou plutôt son contexte sans découvrir le contenu de tout le livre de 1 Corinthiens qui dénote une déroute toute totale des corinthiens par rapport aux normes et principes de Die pour le fonctionnement et la vie de son Eglise. Déjà, qu’est ce que l’Eglise ?

Dans mon article sur l’Eglise, une réalité spirituelle, l'Eglise de Christ pouvait être comparée à diverses images différentes qui projettent de multiples significations et d'application pratiques dans la vie des croyants qui la composent à savoir :

Un édifice

Elle est comparée à une construction d'un édifice (1 Cor 3.9) dont Christ est la "pierre angulaire" (1 Pierre 2.4,7). Chaque membre représente "une pierre vivante" (1 Pi 2.5) de ce bâtiment en construction. Nous devons "nous édifier pour former une maison spirituelle" jusqu'à l'achèvement de la construction divine.

Une maison

Ici l'Eglise est comparée à une maison ou un "ménage" ou une "famille". Christ est le maître de la maison (1 Tim 3.15). Dans une maison il faut de l'ordre. Cela nous rappelle que le Dieu de paix est un Dieu de l'ordre (1 Cor 14.33), et il ne désire pas que dans sa famille règne de la confusion. Tout doit se faire avec "bienséance et avec ordre (1 Cor 14.39). Les propos doivent être des moyens de communication pour un partage harmonieux dans une saine communion (Phil 4.8).

Un temple

Quand l'Eglise du Seigneur est comparée à un temple, cela nous rappelle toute la sacrificature sous l'Ancienne Alliance. Seul le sacrificateur avait le droit d'entrer dans le lieu saint. Christ le souverain sacrificateur d’Hébreux 7 et 8 est notre médiateur ayant acquis notre rédemption par son sang précieux, par sa mort expiatoire. La sainteté et la justice de Dieu ont été satisfaites, et désormais l'Eglise est devenue "un temple saint dans le Seigneur… une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.21-22).

Au vue de ce vient d’être dit, si la fondation de l’édifice, de la maison ou du temple n’est pas posé, à coup sûr, l’effondrement ne tardera pas. Il fait demeure ; ce pas de moindre importance, c’est le matériel qui a servi à poser le fondement. Dans l’architecture, il est clairement établi que l’édifice ou le bâtiment travaille. Pour donc éviter toute fissuration, il faut une fondation qui doit faire face au mouvement de la terre, à l’humidité, au soleil, au vent, tous des éléments qui influencent fortement toute construction. Toute ce qui est important doit avoir un fondement : notre foi, notre vie, notre comportement, notre habitation, notre profession, notre éducation, notre vie spirituelle, etc. Un bon fondement doit de toute façon garantir la durabilité. C’est justement pour cela que notre Seigneur Jésus pouvait mettre en garde en ces termes :

‘‘ C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande’’ (Mt 7.24-27). 

Au vue de la signification symbolique de l’Eglise de Christ par les expressions « édifice », « maison » et « temple », une préoccupation reste majeure à savoir, la vie des corinthiens affirmait telle ou infirmait ses choses ? La structure du livre de 1 Cor nous le démontrera : 

Structure de l’Epitre aux Corinthiens : 

  • Adresses et salutations : 1. 1-3
  • Actions de grâce 1. 4-9

A – Les corinthiens et leur maître à penser (1. 10-3.23)

  • Les tensions entre corinthiens au sujet des maîtres à penser (1.10-17)
  • La sagesse des hommes et la folie de Dieu (1.1-2.5)
  • Une sagesse pour ceux qui sont parfaits (2. 6-16)
  • Le rôle des prédicateurs de l’évangile (3. 1-23)

B - Paul et les corinthiens (4. 1-21)

  • Des intendants des mystères divins : Ne pas juger avant le temps (4. 1-7)
  • L’orgueil des corinthiens (4. 8-17)
  • L’attitude de Paul (4. 18-21)

C - 5.1-6.20

  • Un cas d’inceste (5.1-13)
  • Le procès entre les frères (6.1-11)
  • La fréquentation des prostitués (6.1-12à20

D – Mariage, divorce et célibat

  • L’occupation des corinthiens est la pensée de Dieu (7. 1-2)
  • Les rapports conjugaux (7.1-6)
  • Les veufs et les veuves (7.7-9)
  • Les couples et le divorce (7.10-24)
  • Le célibat et les fiançailles (7. 25-38)
  • Le remariage (7. 39-40)

E – Les viandes sacrifiées aux idoles (8. 10)

  • L’amour dans l’application de la connaissance (8)
  • Le renoncement à ses droits par amour pour autrui (9)
  • L’idolâtrie, ses dangers et ses conséquences (10. 1-22)
  • Faire tout pour la gloire de Dieu (10.23-11.1)

F – La vie dans la communauté (11.2-14)

L’homme et la femme dans l’église (11.2-16)

Le repas du Seigneur (11.17-11.34)

  • Les dons de l’esprit et leurs exercices (12.1-27)
  • Les ministères établis dans l’église (12. 28-31)
  • L’amour fraternel pratique (13)
  • Le don de prophétie et le parler en langue (14.1-25)
  • Le modèle de culte apostolique (14.26-40)

G – La doctrine de la résurrection (15)

  • La foi qui sauve (15.1-11)
  • Les morts ressuscitent (15. 12-34)
  • Le corps des ressuscités (15. 35-58)
  • Application finale (16)
  • Modalités pratiques de la collecte (16.1-4)
  • Les projets missionnaires de Paul (16.5-12)
  • Recommandations finales (16.13-18)
  • Salutations (16.19-24)  

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DES PAROLES DE L’APOTRE SUR LE FONDEMENT : 

  1. Contexte géographique et historique de Corinthe : 

Corinthe est une ville  située au sud de la Grèce dans la province d’Achaïe environ à 80km d’Athènes dans un Isthme de plus de 6km de large bordé à l’Est comme à l’ouest d’un Golfe situé au centre de ces Isthmes.  Corinthe occupe une position dominante sur un plateau des siècles avant la naissance de la ville, tout trafic Nord-Sud de cette région passée par là et plusieurs capitaines faisaient transiter leurs bateaux au dessous de cet Isthme. C’est ainsi que la région de la Méditerranée y compris l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Asie Mineur et la Grèce profitaient de l’important trafic commercial de cette zone.

Les jeux Isthmiques et les compétitions d’Athlétisme de l’antiquité (les jeux olympiques se déroulaient à Corinthe à l’occasion devant une grande affluence).

  Tous ces facteurs étaient la cause de la dépravation morale très poussée caractérisé par une vie de débauche, d’immoralité et d’ivrognerie qui donna lieu à l’expression ‘‘corinthiser’’ ou ‘‘vivre à la corinthienne’’.  

Ce climat spirituel très pollué avait caractérisé bon nombre des membres de l’église en sorte que certains nombre des péchés étaient toujours présents dans la vie des croyants qui les considéraient comme normal. C’est ainsi que l’un deux ira jusqu’à y coucher avec la femme de son père (1Corinthiens 5.2). Comme la plupart de villes grecques que de l’Antiquité, Corinthe avec son acropole (ville haute) dressée à 600 m de hauteur servant à la fois des citadelles militaires et de lieu de culte abritant le temple principal d’Aphrodite, déesse d’amour. Près de 1000 prêtresses (prostituées « religieuses ») qui vivaient et travaillaient sur le site, descendaient en ville chaque soir pour rendre un culte au dieu  d’amour en se livrant à la prostitution sacrée avec les citoyens et les visiteurs étrangers. On les reconnaissait par leur tenue vestimentaire et leurs attitudes et leur comportement frisant la légèreté notoire, plein de séduction et d’actes grossiers trempés d’immoralité publique. Elles avaient la tête rasée, les tenues indécentes, effrontées de caractère. C’est donc cette attitude qui amené l’Apôtre Paul à prescrire le foulard aux sœurs pour les démarquer des autres d’une part d’autre part selon 1 Corinthiens 11.1-16 :  

1.  De l’autorité de l’homme (chef) dont elle dépend (verset 5) 

2.  Pour attester que l’homme est l’image et la Gloire de Dieu. (verset 7)

3.  Pour confirmer que la femme est la Gloire de l’homme (verset 7).

4.  Que la femme à été tiré de l’homme (verset 8).

5.  A cause des Anges, symbole de leur soumission à l’autorité pour ne pas offenser les Anges qui étaient présents lorsque Dieu établit les ordres pour l’autorité de l’homme et de la femme (verset 10).

6. A couse de la nature : l’hormone masculin, la testostérone contribue à accélérer la perte de cheveux chez l’homme. L’œstrogène, au contraire fait pousser chez la femme des cheveux plus longs et pendants plus longtemps. Les femmes sont rarement chauves, même à un âge avancé. Ce phénomène  physiologique se reflète dans la plupart des cultures par la coutume qui consiste à laisser pousser les cheveux plus longs chez les femmes. Dieu leur a donné les cheveux comme couvre-chef afin de montrer leur tendresse leur douceur et leur beauté (verset 14-15). Les femmes doivent veiller à préserver leur coiffure féminine particulière et doivent aussi porter un viole car ni le Seigneur, ni les Apôtres, ni les Eglises ne toléraient de rébellion féminine, conclut l’Apôtre (verset 16). 

  1. L’hérésie de Corinthe :

Le spiritualisme parmi les corinthiens 

Il est claire que les chrétiens corinthiens ont de la peine à rompe avec leur ancien mode de vie. La ville de Corinthe, en effet, avait la réputation de plaisir et de corruption .Le verbe « corinthianiser » ou                              « corinthiser » voulait dire « vivre dans la débauche » ! Mais cela n’explique pas tout .Car comme Paul le relève avec indignation, l’immoralité des chrétiens d’accepter en son sien –le cas d’inceste – est « telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens » (1 Cor 5.1)       

La lecture attentive conduit à déceler la façon déroutante dont certains problèmes des chrétiens de Corinthe se présentent si contradictoirement. Pendant que certains chrétiens fréquentent les prostituées (6.12-20), d’autres affirment que « c’est une excellente chose qu’un homme se passe de femme » (7.1). D’un côté, il y a des chrétiens qui, par motif de conscience n’ont pas la liberté de manger les viandes sacrifiées à des idoles, qui se vendent au marché (8.4-8), tandis que  d’autres n’hésitent pas à participer à des cérémonies corporatives ou familiales dans une salle annexe d’un temple païens (8.10). Ces excès si opposés qui simultanément font bon ménage au sein d’une même communauté créent de véritable controverses. La compréhension de 1 Corinthiens 15 laisse entrevoir des erreurs théologiques issues des couches du gnosticisme. Il est vraisemblable que le grand désordre spirituel des corinthiens dû à leur état spirituel ne pouvait manquer d’engendrer l’hérésie. La multiplicité de leur couche raciale (les enfants issus du fruit de la prostitution sacrée avec les autochtones et les passants ou touristes) ne pouvait que donner un back ground spirituel et culturel assez complexe. Dans une telle confusion, l’imbroglio est chaotique. La résurrection des morts (1 Cor.15) posant un sérieux problème de compréhension, probablement certains corinthiens  ne voient pas l’importance du corps dans la rédemption de Dieu (1Cor 15.12). Les croyants étaient beaucoup influencés  par la pensée grecque qui prévalait l’âme au dépriment de la matière, excluant un possible salut à l’aspect corporel de l’existence humaine. Cette hypothèse leur faisait croire  quant à l’expérience chrétienne qu’ils étaient déjà arrivés. Cette fausse conception très apparemment   innocente pouvait insinuer plusieurs choses horribles :                  

  1. On ait sauvé dans l’esprit et il faut tout  faire pour préserver la sainteté  de l’esprit.
  2. La chair est destinée à la corruption (pourriture), pourquoi s’en occuper ou lui donner une attention aussi bien que ce qui revient à l’esprit ?
  3. De ce pas, les plaisirs et ses actions terrestres pour autant qu’ils n’affectent pas l’esprit,  ne gênent aucunement la vie spirituelle.
  4. En d’autres termes, dans un péché qui concerne la chaire (adultère, manger et boire, etc.) c’est la chaire qui agit mais, l’esprit n’est pas affecté, car non concerné. 

Apôtre Paul diras en outre :   

‘‘Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous! Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés! Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant’’ (1Cor. 4,8-13).

Par ce texte nous comprenons que les Corinthiens estimaient déjà avoir possédé l’essentielle de la réalité spirituelle à venir. Ainsi donc, leur espoir était non de se revêtir le cops de la résurrection, mais de se dévêtir pour devenir totalement spirituel : « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (2Cor. 5.4-5). Ceci justifie la neutralité du corps dans son usage et la perditance éthique de sa conception. Fort de cette insinuation, les un se sentent libres de fréquenter les prostituées tandis que  les autres nient les élans du corps et de la sexualité. A côté des deux camps que nous venons de citer, certains ont des problèmes de conscience face aux viandes sacrifiées aux idoles, lesquels sont traités sans amour ; viennent à leur tour, les questions sociales que l’on traite avec grande légèreté et qui pourtant concerne un domaine très délicat (procès entre frères 1 Cor 6.1). Comme si l’unité d’esprit ne voulait demeurer parmi les frères de Corinthe, la distinction de sexe tendait à disparaître (1 Cor 11.2-16) pendant que la tension entre riches et pauvres qui étaient banalisés perdurait.         

L’église de Corinthe était dans une grande effervescence spirituelle, mais dans un grand désordre,  possédant divers dons spirituels, mais ne les utilisant pas convenablement ; toutes ces choses ne pouvait que produire en retour un culte incongru parce que chacun pouvait prétendre faire comme il voulait sans tenir compte de la hiérarchie spirituelle de l’église (1 Cor 12 ; 13 ; 14).

Qui finalement étaient alors les corinthiens devant Dieu ? 

  1. La crise d’identité des Corinthiens 

La lecture attentive de l’Epître de Paul aux Corinthiens ressort tellement de choses parfois si négatives et controversées que des interrogations inquiétantes ne peuvent manquer d’êtes suscités dans l’esprit du lecteur passionné. Parfois, on se demandera comment Dieu réussi-t-il à gérer les choses ? Parfois, on est confus face à la réalité vécu. C’est dans ce contexte que l’on peut relever à travers ces lignes, les éléments d’une grave crise d’identité de l’église de Corinthe :

- Difficultés de rompre avec les habitudes immorale du passé, scrupules, dérive spiritualiste, tendances syncrétiste, attitudes ascétique, problèmes de pourvoir.

- toutes ces réalités suggèrent une profonde crise d’identité.

Celle-ci révèle au grand jour dans les quatre premiers chapitres de la lettre dans lesquels l’Apôtre cherche à répondre aux dissensions qui divisent les corinthiens (chapitre 1.10-4.21). Le fait que les uns se déclarent « pour Paul », d’autre «pour Apollos », d’autres « pour Pierre » et d’autres encore « pour Christ » (chapitre 1.12). Le volet historique laisse entrevoir qu’à cette époque, il existait des groupuscules d’homme qui s’accordaient autour des but différents selon les points suivants : - coutume grecque des thiases, petits groupes culturel constitué autour d’une divinité par une association libre d’individu, des groupes influencés par le mouvement sophiste ou de l’une ou de plusieurs écoles de sagesse qui regroupait à cette époque, les disciples d’un maître bien renommé.

Leur division en faction apparente par le biais de leur discorde (1.11) et les dissensions (schismata 1.10) au sujet des serviteurs de Dieu, tout ceci, sans l’assentiment desdits serviteurs de Dieu. Nous constatons par cette mentalité que les corinthiens sont en crise d’identité par identification, à la recherche de modèle, de gourous intériorisés. Cette crise d’identité exprime le rejet de Paul comme source de bénédiction divine pour leur salut et croissance. C’est pour cela que Paul leur écrira comme à des enfants bien-aimés, leur rappelant que s’ils avaient même dix mille maîtres (gardiens) dans la foi en  Christ, ils ne pourront avoir qu’un seul père, et c’est bien sûr lui Paul. Fort donc de ce que c’est lui qui les a fait naître dans la foi en Christ par la bonne nouvelle de l’Evangile, les corinthiens ses enfants se devront de suivre son exemple (1 Cor 4.14-16). Au vue de ces choses, l’Apôtre rappellera en insistant à ses enfants que celui qui veut se glorifier, devra le faire non par rapport à lui-même, aux hommes ou aux œuvres, comme ils le font, mais bien plus se glorifier  dans le Seigneur qui nous rachetés, nous a purifiés et libérés de tous péchés (1 Cor 1.29-31). Il conviendrait donc pour ses fils dans le Seigneur de retenir que l’identité d’un homme se construit autour de ce qu’il valorise alors que la gloire du chrétien ne vient pas des serviteurs de Dieu, mais se trouve en Christ (1 Cor 3.20-21). 

Nécessité du fondement : 

     Les effets manifestes de l’incohérence et contraste dans l’Eglise de Corinthe, de la composante sociologique de l’Eglise et la tension entre Corinthiens et Paul nous conduisent à découvrir les caractéristiques certaines de l’église de Corinthe :

Incapacité de rompre complètement avec la culture religieuse.

Extrême division dans les églises.

Immaturité spirituelle et caractère charnel.

Groupe des fans (division) par groupuscules attachés aux serviteurs de Dieu : 

. Apollos :   Homme éloquent. Cet aspect attire certains fidèles qui s’attachent à Apollos non pour plaire à Dieu, mais pour être ses fans.

. Pierre :     Homme disciple et témoin des actions de Jésus. Ces propos du témoin authentique attirent certains qui croient que du fait de l’authenticité de ce que Pierre a vécu, il est mieux rapproché de Dieu, alors devenir ses fans favoriserait un rapprochement de Dieu.

. Paul :       Homme qui a été l’instrument de Dieu pour la création de l’Eglise de Corinthe, était plein de révélation. Certains voyant en cela une connexion directe au Saint-Esprit, trouve en Paul, la personne indiquée et deviennent ses fans.

. Christ :     Pour une ambition plus spirituelle que les autres, certaines brebis se sont attachées directement à Christ, car pour eux, Apollos, Pierre et Paul sont des hommes, mais Jésus est Dieu.

Nous devons toutefois comprendre que cette époque était très rapprochée du judaïsme qui avait encore une très forte influence sur les hommes. Sous la loi en effet, les choses sont beaucoup plu visibles que spirituelles. De tout temps avec les hommes, le changement de paradigme a toujours été un grand problème pour l’adaptation à tout changement. 

Manque de renoncement de l’ancienne matière de vivre

Vie immorale

Egoïsme

Pratiques païennes

Péchés d’ordre sexuel et divorce (1 Cor 7.1-40)

Incapacité, nécessité de comprendre la sainteté de Dieu (3.17)

Identité spirituelle de l’église (12.27)

Nécessité d’une sainte cène dans la pureté (11.17-24)

Pour adoration appropriée

Nécessité de la compréhension et exercice des dons spirituels pour une édification fidèle et efficace (1 Cor 12.1–14-40)

Nécessité de comprendre la résurrection du monde

Nécessité d’une vie spirituelle pieuse (1 Cor  3.13-15)

Conception correcte des idoles et des faux dieux face aux chrétiens immatures (1 Cor 8.1 – 11.1)

Nécessité de la compréhension et l’expression d’un amour authentique pour l’exercice des dons spirituels et adéquats dans la connaissance des choses de Dieu (1 Cor 13.1-13)

Composante sociologique : la ville de Corinthe était composée de plusieurs classes sociales (riches, pauvres…) mais, on y retrouvait une discorde entre les classes sociales :

. Le manque de solidarité entre les riches et les pauvres

. Les riches s’attablent avant l’arrivée des plus pauvres esclaves et affranchis, retenus par le travail (11. 33)

. Le manque de  respect d’autrui

.Le souci et la volonté de dépouiller leur frères

. Le mépris des démunis s’accompagne d’animosité (11.22)

. L’orgueil des riches et des puissants

. Tout ceci est causé par la question du pouvoir dans l’église

Les tensions entre les Corinthiens et Paul : Nous avons entre autre :

. Accusé d’être un faible (4.18 - 21 ; 9.22)

. Manque d’éloquence de Paul contrairement à Apollos (2.1)

. Dénigrement de son autorité (1 4.37)

. Contestation de son enseignement (11.16) exemple :

Nier l’enseignement sur la résurrection, mauvaise interprétation sur l’enseignement « tout est permis » car mettant en service la débauche et l’idolâtrie (5. 9 ; 6.12) 

Il est indéniable qu’une église comme celle-ci au-delà de l’apparence extérieure que peuvent apprécier ceux qui aiment le folklore et non la spiritualité conviendront qu’un fondement sûr est le besoin urgent des Corinthiens. Paul donnera dont les points précis sur les éléments qui devraient constituer ce fondement : 

Les divers points du fondement posé par l’Apôtre : 

Caractéristique de l’ouvrier du fondement : 

L’Apôtre Paul insiste sur le fait réel que sont égaux tous les instruments humain que Dieu emploie pour amener d’autres personnes au salut bénéficient de la même considération et sont également récompensés pour leur disponibilité à se laisser utiliser par le Seigneur. Porter donc une appréciation ou un choix particulier sur un ouvrier de Dieu au détriment de l’autre est une façon de désapprouver Celui (Dieu) qui a fait son choix. Ce serait aussi une grande ignorance de la manière donc Dieu travaille car, tous en effet sont et seront toujours complémentaires. Cependant, c’est à Dieu que revient toute gloire, car lui seul est l’auteur du salut. C’est la raison pour laquelle l’esprit de parti ridicule manifesté par les corinthiens et dénoncé au verset  4 est condamné au  verset 12.  (1 Cor 3.8).                                                 L’Apôtre Paul graduellement passe à l’étape suivante qui facilite l’entendement de la nature et de la qualité de travail que l’ouvrier dans son essence contribuera par rapport à l’intimité avec le propriétaire du champ qu’est Dieu. C’est ainsi que dans la compréhension courante, dire que nous sommes  ouvriers avec Dieu désigne « ceux qui collaborent ensemble au service de Dieu » ; le sens original grec exprime l’idée de « travailler avec Dieu » (Marc 16.20). Dans la langue original grec, les mots « avec Dieu » ou de Dieu marquent une forte insistance, et sont répétés à trois reprises comme au début de trois membres de phrases. L’apôtre change maintenant d’image : après celle du travail dans un champ, celle du travail sur un édifice. (1 Cor 3.9).

(à suivre)

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LA VIE CONJUGALE DU PASTEUR

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Etudes Bibliques

 

La vie conjugale du pasteur, et des autres...

(Etude présentée par Jacques DUBOIS au Groupe de Réflexion Biblique de Villeneuve et rédigée d'après ses notes)

Semblables mais distincts

Le récit biblique de la création nous montre clairement (Gen 2.18,20) que la femme, créée après l'homme, l'a été pour être une aide semblable à lui, le vis-à-vis de l'homme. Emerveillé, l'homme déclare qu'elle est os de ses os et chair de sa chair. Dans le mariage, ces deux êtres distincts deviennent une seule chair.

La femme donc, tout en se distinguant de l'homme, est pour l'homme, d'une certaine manière, un autre lui-même. Il n'y a donc pas supériorité d'un côté et infériorité de l'autre, mais au contraire complémentarité dans cette identité d'être humain.

Pour l'apôtre Paul aussi (Eph 5.28- 33), l'épouse est un autre soi-même, et aimer sa femme c'est s'aimer soi-même : les maris doivent aimer comme leur propre corps.

Comme le fait remarquer Henri Blocher (Révélation des origines, p. 89 à 105), le récit de la création ne comporte qu'une seule appréciation négative de Dieu sur son ouvre: Il n'est pas bon que l'homme soit seul. La vie humaine atteint sa plénitude communautairement. Le mariage est l'expression sublimée de cette réalisation, mais heureusement pour les célibataires, ce n'est pas la seule.

La femme (comme épouse) est le prochain le plus proche de l'homme (son mari). En tant que prochain, elle est distincte et indépendante de l'homme. Et pourtant, la femme dépend de l'homme, et l'homme dépend de la femme. D'ailleurs, suivant un curieux mais merveilleux paradoxe, l'homme, qui a été créé le premier, était un être solitaire, et c'est la femme, qui est venue après, qui engendre et crée la vie communautaire.

Les remarques de Saint-Augustin à ce sujet sont toujours pertinentes: si l'homme est la force de la femme (solidité de la côte), la femme est la douceur de l'homme (chair refermée, cicatrisée). Et Saint-Augustin n'a pas peur de pousser plus loin l'allégorie et dit aussi: La blessure du côté de l'homme a fait naître la femme. Par le Christ percé au flanc est née l'Epouse.

Privilèges et responsabilités

L'apôtre Paul n'aurait certainement pas contredit l'idée que l'on peut être un excellent pasteur célibataire, mais il ressort de ses épîtres que la plupart des pasteurs étaient mariés (1 Tim 3.2,12).

Le célibat a ses avantages, par exemple dans un ministère itinérant. Le pasteur est plutôt un résident. Et pour lui, le mariage est un cadre privilégié créé par le Seigneur. Ainsi, le pasteur n'est pas à la charge de ses paroissien(ne)s, mais surtout, son foyer devient un lieu d'accueil pour beaucoup. Le couple peut exercer l'hospitalité recommandée dans l'Ecriture (I Tim 3.2).

Le foyer constitue aussi un test valable et redoutable (I Tim 3.4-5). Si l'église est une famille élargie, la famille nucléaire est, d'une certaine manière, une église en miniature (Eph 5.22). Qui veut le plus, doit le moins!

Avoir une vocation à part entière

La femme qui accepte d'épouser un serviteur de Dieu doit savoir à quoi elle s'engage: elle s'engage à servir Dieu avec son mari. Ainsi, elle ne sera pas seulement l'épouse de son mari, mais la femme du pasteur. Ce fait aura de nombreuses incidences dans sa vie et dans son foyer.

Elle doit donc avoir aussi la vocation de servir Dieu, afin d'être prête à collaborer selon ses charismes, mais attention à ne pas lui en demander plus!

Cette collaboration revêtira diverses formes qui vont de l'accueil et de l'hospitalité, qui sont des constantes du ministère pastoral, à une foule d'activités spécifiques: travail de bureau, secrétariat, visites, école du dimanche, accompagnement des jeunes, musique, soins aux malades, chauffeur de taxi, fleuriste, cuisinière, jardinière, couturière, animatrice, etc.

Note à propos de l'hospitalité: Bien entendu, ce ministère déborde du cadre du seul foyer pastoral et concerne tous les chrétiens qui en ont la possibilité. Lire à ce sujet Rom 12.13; 1 Tim 3.2; 5.10; Tite 1.8; Hbr 13.2; 1 Pi 4.9; 3 Jean 5, textes à mettre en parallèle avec Mat 25.34-40.

Pour réussir son mariage: amour et confiance

Qu'est-ce qu'un mariage réussi?

C'est celui d'un couple dont les conjoints s'intéressent l'un à l'autre dans tous les domaines les concernant... s'aidant mutuellement dans toute la mesure du possible. 

Faut-il tout dire à l’autre?

Cela dépend du couple, de l'intérêt, de la capacité nerveuse, morale, spirituelle du conjoint à apprendre certaines choses. Cela est vrai dans les deux sens: une femme n'a pas plus que son mari l'obligation de tout lui dire. Quelquefois, la promesse du secret est la condition qui permet un partage authentique. N'oublions pas que l'amour véritable ne force jamais les confidences et accepte sans crainte la partie cachée des confidences reçues par l'autre.

Aimer vraiment, c'est être prêt à donner à l'autre ce que l'autre est prêt à recevoir.

Qu'est-ce qu'un mariage réussi?

C'est une union dans laquelle les conjoints se réservent des moments, des journées pour se retrouver seuls. Pour vivre heureux, vivons cachés, dit une certaine forme de sagesse populaire. Une seule solution pour cela: partir à l'aventure, quitter l'environnement habituel, avec son téléphone, la sonnette de la porte d'entrée, et même parfois les enfants exigeants et un peu tyranniques.

C'est difficile à faire, en particulier quand on a des enfants en bas âge, mais il faut néanmoins prendre son jour de congé.

Le pasteur, pour sa femme, est d'abord un mari. Elle a droit à un traitement de faveur. Elle est sa Jérusalem, il n'a pas le droit d'être toujours à Samarie, et encore moins aux extrémités du monde (Act 1.8), sauf momentanément; et d'un commun accord (1 Cor 7.5).

Quelques difficultés

-Le pasteur a l'habitude de donner des conseils, plus que d'en recevoir! Acceptera-t-il les conseils de sa femme? C'est un baromètre de vraie spiritualité! Mais attention cependant: il ne faut pas que la femme se mette à "porter les pantalons", et que son mari devienne totalement dépendant d'elle.

-Le pasteur rentre souvent chez lui épuisé. Il n'a pas envie d'écouter, ni même de parler. Or sa femme, débordée par les enfants en bas âge et le travail domestique ingrat et routinier, voit en lui quand il rentre le premier adulte intelligent de la journée. L'épouse doit laisser à son mari le temps de décompresser. Ensuite le mari, comprenant son épouse, l'écoutera et partagera.

-Dehors, le pasteur soigne son image de marque. Il y va de sa "réputation"! A la maison... il redevient lui- même: il est peut-être impatient, voire indifférent. Triste situation, et contre-témoignage pour les siens. La femme en souffrira très vite, et les enfants se révolteront contre cette caricature hypocrite.

-Le pasteur conseille d'autres femmes. Certaines d'entre elles sont fragiles affectivement et peuvent effectuer un transfert sur lui (cela s'est déjà vu). Si ce qui précède n'est pas réglé, le danger est d'autant plus grand.

-Le mari est le pasteur. Il est au centre de la vie de la communauté. Sa femme n'est que sa femme. Elle court le danger de se déprécier elle-même, de ne vivre que par rapport à son mari, d'être à son ombre. Elle peut finir par ne plus être elle-même, ne plus avoir ses propres réactions, son propre jugement sur les êtres et sur les choses. Et c'est pire encore lorsque le mari encourage cette situation en infantilisant sa femme.

-Souvent les pasteurs épousent des femmes de valeur, cultivées, instruites, à la personnalité riche et attachante. Vont-elles s'épanouir et donner leur pleine mesure, ou s'étioler en végétant? La réponse dépend du mari, chef de sa femme!

Quelques bons conseils

Réfléchissons à la communion avec notre femme: 
-en réservant du temps pour elle dans la programmation de notre temps;
 
-en priant l'un pour l'autre, l'un avec l'autre;
 
-en comprenant les besoins spécifiques de l'autre, et en l'acceptant, le respectant, l'aidant, l'aimant;
 
-en échangeant et en discutant aussi sur des domaines qui ne sont pas spécifiquement chrétiens (livres, spectacles, concerts, sports, etc.);
 
-en nous laissant critiquer dans notre caractère, notre comportement, au dehors comme au dedans, et pour ceux d'entre nous qui prêchent, dans nos sermons (prions pour ne pas avoir une femme trop admirative, elle ferait notre malheur homilétique!) .

Demandons-nous à quand remonte la dernière fois où nous avons dit: "je t'aime, je t'apprécie".

Nous avons choisi notre femme. Personne d'autre ne peut la remplacer. Nous ne pouvons pas avoir de meilleure collaboratrice. Nous lui devons beaucoup plus que nous ne l'imaginons. Si nous voulons une preuve de cela, regardons ailleurs, dans les foyers où la femme refuse d'être l'aide de son mari: quel drame! Quelle amputation pour le mari!

Alors, ne nous contentons pas de dire notre appréciation et notre amour, mais prouvons-les: par un petit cadeau ("disons-le avec des fleurs", même si ce sont des fleurs des champs!). Et si nous sommes éloignés pour un temps... un coup de fil, c'est si facile!

Nous devons travailler activement au succès de notre mariage. Notre effort doit être quotidien. Faisons attention à ne point négliger l'autre, mais aussi à ne point nous négliger, à cause de l'autre.

Sachons que, dans le domaine du mariage, tout est possible, même que notre conjoint nous quitte, parce que l'esprit du siècle le veut ainsi et y travaille constamment.

Notre vie de couple doit être un modèle

pour Dieu -- qui nous aime en Christ
pour nous -- qui y trouvons notre réalisation
pour nos enfants -- qui y ont droit
pour l'église -- qui se sent bien dirigée
pour le prochain -- qui s'arrêtera chez nous le temps d'une visite
pour le monde -- qui recevra le témoignage de l'amour divin.
 

Lien : http://www.promesses.org/arts/124p25-28f.html
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