Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

Le temps et l'éternité (3)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le temps et l'éternité (3)

G. G. Jones

L'ETERNITE ET DIEU

Psaume 90, 2:

Avant que les montagnes fussent nées et que tu eusses formé la terre et le monde, d'éternité en éternité, tu es Dieu.

Esaïe 57, 15:

...celui qui est haut élevé et exalté, qui habite 1'éternité...

Esaïe 40, 28:

...le Dieu d'éternité, l'Eternel, créateur des bouts de la terre...

Psaume 102, 25-27:

Eux (la terre et les cieux) périront, mais toi, tu subsisteras... Toi, tu es le Même, et tes années ne finiront pas,

Genèse 21, 33:

Abraham invoqua le nom de l'Eternel, le Dieu d'éternité,

Jérémie 10, 10:

Mais l'Eternel est vérité, lui est le Dieu vivant et le Roi d'éternité,

1 Tim. 1, 17 :

Or, qu'au Roi des siècles, l'incorruptible, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire aux siècles des siècles! Amen!

1 Tim. 6, 16:

...lui seul possède 1'immortalité, qui habite la lumière inaccessible.

TERMINOLOGIE

Rappelons-nous que certains mots ne sont que des jetons et non des pièces de monnaie, leur sens change parfois, selon l'usage qu'on en fait; il ne faut donc pas se laisser uniquement guider par l'étymologie (origine des mots), mais par le sens qu'ils acquièrent à l'usage. Cela est important pour les mots éternité, éternel, siècles, immortalité, car plusieurs fausses doctrines sont basées sur le sens original de ces mots qu'elles utilisent pour nier et renier ce que la Bible enseigne, notamment la doctrine des peines éternelles. Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu olam signifie monde, univers, et dans le grec du Nouveau Testament, le mot aion signifie période, époque, etc. Il faut également se rappeler que les philosophes et les poètes païens, qui écrivaient en grec, n'avaient généralement aucune idée de l'Eternité séparée du Temps; cela n'était pas possible sans une révélation de Dieu, leur conception était limitée à l'Aion (siècle), qui comprend le temps tout entier, Mais la Parole de Dieu a enseigné aux hommes inspirés par le Saint-Esprit une autre conception que les païens n'avaient pas saisie, l'Ancien Testament était écrit en hébreu (sauf quelques très courts passages en araméen) et le Nouveau Testament en grec, non pas en grec classique, qui est le langage des poètes et des philosophes païens, mais en grec populaire, la koiné. La Septante (version grecque de l'Ancien Testament écrite en Egypte par 70 Juifs, au temps de Ptolomée, quelque 300 ans avant J. C.) est aussi dans ce dialecte; les Juifs ont ennobli et donné un sens plus élevé à beaucoup de mots du grec classique. Non seulement cela, mais en formant des phrases à l'aide d'autres mots qui renforcent le sens - tels que ad (jusque) et même ad v'ad (jusque et jusque) avec olam - ils ont donné le sens éternel, tel que nous le concevons aujourd'hui. Quatre ou cinq phrases du grec sont généralement traduites dans nos versions françaises par aux siècles des siècles. Mais même dans le grec classique, certains poètes et philosophes avaient saisi ce que veulent dire éternité et éternel, affirme J. N. Darby, qui connaissait bien cette langue. Il cite notamment le philosophe grec Aristote (384-322 avant J. C.) et Hérodote, surnommé le «Père de l'Histoire» (vers 484-425 avant J. C.), qui donnaient à ces mots le sens «existant toujours». Philon d'Alexandrie a dit en grec classique, au premier siècle après J. C.: «En éternité, rien n'est ni passé, ni à venir, mais subsiste seulement». Nous n'avons donc pas à craindre les affirmations des faux docteurs qui prétendent, en insistant, que les termes que la Bible utilise pour éternité et éternel, etc, ne possèdent pas le sens que nous leur attribuons aujourd'hui. Mais laissons là ces questions de terminologie; nous les avons surtout données en pensant à certaines sectes modernes qui colportent partout des erreurs de doctrine en rapport avec les peines éternelles.

L'ETERNITE AVANT LA CREATION DE L'UNIVERS

Nous devrions dire, selon les savants modernes, LES univers, car la découverte de certaines nébuleuses, appelées «Amas Globuleux» et «Univers Insulaires», a contribué à reculer les limites de l'espace à une telle distance de l'univers visible des plus puissants télescopes modernes, que l'univers que nous avons jusqu'à maintenant connu n'est que le «trottoir» des univers 'existants. Notre Dieu a eu besoin, en tant que divin «artiste peintre», d'une très grande toile de fond pour peindre certains de Ses «paysages» ! Mais avant la création de l'univers, aussi vaste soit-il, avant les formidables concentrations et l'ensemble merveilleux de tous les corps célestes, il y eut nécessairement un temps où le moindre atome de tous ces systèmes solaires n'existait pas. Alors, aucun séraphin radieux ne se tenait devant le Trône de Dieu, aucun vermisseau ne rampait sur la terre. Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit) était absolument seul, dans une solitude sublime. Dieu seul, dans Sa terrifiante majesté, remplissait de Sa Présence cet espace vide d'êtres et de matière. Avant la création du premier ange, avant l'existence d'une seule molécule de matière, les Trois Personnes de la Trinité vivaient dans une béatitude parfaite, se réjouissant réciproquement (mutuellement) dans leurs perfections. Il est terrifiant pour nos esprits de songer à cette éternité passée avant la création; il est vain d'essayer de la mesurer et d'imaginer une suite de vastes périodes, d'espaces de temps, car tout chiffre est englouti dans l'immensité, comme une goutte d'eau dans l'océan. Il importe peu de savoir combien de milliards de siècles se sont écoulés depuis le moment où Dieu a émis le premier décret visant à créer quoi que ce fût: il y eut toujours une éternité où Il se trouvait seul. Mais cette solitude n'était pas un désert aride, car Sa Présence remplissait ce que nous appelons l'Espace et le Temps. Lui seul est l'Eternel, le «JE SUIS», sans commencement, sans présent et sans avenir, vivant dans un éternel MAINTENANT.

CARACTERE ET QUALITE DE L'ETERNITE

L'éternité n'est pas qu'une période sans fin, puisqu'elle possède le pouvoir de vivifier, d'agrandir et de transformer ce qui caractérise. le temps et la terre. Le temps est «enfant» de l'Eternité; comme un bébé ressemble déjà, tant soit peu, à son père, physiquement et moralement (ressemblance qui se développera au cours des années), de même certaines choses «temporelles» seront ennoblies par l'éternité. L'Ecriture nous apprend que certains sujets dans le Temps sont des «copies» de ceux qui sont dans le ciel (voir Hébr. 9, 23, 24.), l'Eternité étant 1'arrière-plan, ou le «fond du Temps». Peut-être que les choses du temps que nous appelons Trônes, Roi, Cité, etc, ne sont que des reflets de ce qui existe en Eternité, même si d'autres mots ne sont destinés qu'à faciliter notre compréhension si limitée, tels que arbre de vie (Apoc. 22, 14), fruits, etc. Ces «reflets», pourtant soumis à des limitations et des changements, céderont la place à ce qui est éternel, donc substantiel et sans bornes. 
Selon l'enseignement du Seigneur Jésus et de Ses apôtres, le temps que nous passons ici-bas a une importance incalculable: c'est le germe de ce qui est éternel. Cette existence ici-bas, de très courte durée, est à la fois TOUT et RIEN. Envisagée comme un Commencement d'Eternité et donnant forme à un avenir fixé, elle est TOUT, mais comparée à cette Eternité, elle n'est RIEN (voir Marc 8, 36; 2. Cor. 4, 17).

Si nous considérons le sens étymologique du mot ainos (siècle), qui exprime une période mesurée de temps en Eternité, il se peut qu’ll y ait une éternelle série, ou succession d'époques, telle une chaîne qui n'a ni commencement ni fin; les différentes périodes du temps terrestre, et même le temps écoulé entre la création et la fin du monde, rie sont qu'un des anneaux de cette chaîne éternelle.

Dans l'Eternité, il y aura, au ciel, des chaînons distincts les uns des autres, certains pouvant durer des milliers, des millions ou des milliards d'années «de Temps»; pendant la durée. de chaque chaînon, Dieu, l'INFINI, se révélera à nous différemment, sous les aspects variés de toutes Ses perfections, de Son amour, de Sa grâce, etc. S'il en est ainsi, de quel prix sera l'héritage des croyants? Rappelons-nous que l'Ecriture dit (Rom. 8, 17) que nous sommes «héritiers de DIEU», non pas seulement de ce que Dieu possède; l'Eternité elle-même sera-t-elle trop courte pour épuiser les trésors qui se trouvent dans cet héritage : DIEU LUI-MEME? 

Lien : www.promesses.org

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Le temps et l'éternité (2)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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G. G. Jones

… G. G. JONES

Les lecteurs de PROMESSES ont lu avec intérêt la première partie de l'étude de G. G. Jones intitulée «LE TEMPS ET L'ETERNITÉ». La suite paraît dans le présent cahier. Nous avons le devoir de vous faire part que notre frère nous a quittés en novembre dernier: il est auprès du Seigneur. Anglais d'origine, mais en France pendant de longues années, G. G. Jones avait été fort maltraité durant la dernière guerre, par la puissance occupant ce pays. Depuis, sa santé fortement ébranlée ne s'était plus rétablie. 
Ce brusque départ nous prive d'une voix bien nécessaire. Elle manquera à PROMESSES en particulier. Le Seigneur a jugé que la course terrestre de son serviteur était terminée. Que son Nom soit béni. 
Nous tenons à exprimer à sa famille, à Madame Jones surtout, toute notre sympathie. Celui qui vient de nous quitter réalise déjà les promesses du Père céleste: Les souffrances du temps passé ici-bas ne se comparent pas à la gloire qui, aujourd'hui, lui est révélée (Rom. 8.18). 

Réd.

I. LA BRIÈVETÉ DU TEMPS

1. Le Temps est court -EN LUI-MÊME

Cela veut dire par rapport à nous-mêmes; il s'agit du temps (moment) que dure notre vie. La vie passe comme un rêve. A ceux qui sont âgés, il semble que les années aient acquis quelque nouveau pouvoir de locomotion: une vitesse accélérée digne de notre époque électronique. Notre vie est comme une vapeur des plus évanescentes (voir Jacques 4. 14-15). Nous ne possédons qu'un seul moment à la fois, et ne sommes jamais certains du suivant.

2. Le Temps est court -PAR COMPARAISON

a) Pour l'œuvre à accomplir. Le Temps semble passer beaucoup plus rapidement si nous sommes très occupés. Nous avons tous à œuvrer ici-bas en vue de l'éternité. Il faut gagner des âmes pour le Sauveur; vivons en vue de la haute destinée qui nous est réservée dans le ciel. 
b) Avant le retour du Seigneur. Lire à ce sujet Romains 13. 12-13 et 1 Pierre 4. 7. 

c) Face à l'Eternité. Mais pouvons-nous vraiment comparer le Temps à l'Eternité, puisque cette dernière est sans limites? Imaginons une grande salle remplie de sable du plancher au plafond. Une fois tous les 1000 ou 100000 ans, on en enlève un grain. La salle sera vide après un certain laps de temps, naturellement très long, mais qu'est-ce en regard de l'Eternité? A ce moment-là, la durée de celle-ci n'en serait nullement diminuée. Quant à nous, dans quelques années seulement, nous aurons tous disparu de la terre. ..

II. L'UTILISATION DU TEMPS (voir 1 Cor. 7.29-31)

L'apôtre indique le danger qu'on court à être trop absorbé par plusieurs choses: cercle domestique - peines - joies - occupations et affaires - monde. Ce sont des choses naturelles ou nécessaires, mais temporaires, sur lesquelles il ne faut pas trop fixer nos cœurs, au point de perdre de vue les choses plus importantes de l'Eternité. 
Les membres de nos familles (mari, femme, enfants, etc.)? Endossons les responsabilités, jouissons des joies familiales, mais rappelons-nous les passages de Luc 20. 35-36 et 14. 26, où le Seigneur Jésus utilise un langage très fort. Nous devrions mettre le service et la gloire de Dieu au-dessus de nos familles. 
Nos peines? Ici aussi le texte est clair: «Ceux qui pleurent comme ne pleurant pas» (1 Cor. 7.30). Pour de nombreux êtres humains, les peines d'ici-bas iront se déverser dans les peines éternelles comme une goutte d'eau se jette dans l'océan qui l'engloutit. Il importe d'y réfléchir et de chercher à éviter ces peines-là. 
Nos joies terrestres? Même lecture: «Ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas» (v. 30). L'homme riche de Luc 12. 16-21 se réjouissait et disait: «Mon âme, tu as beaucoup de biens assemblés pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois, mène grande vie.» Le malheureux ne savait pas qu'il n'avait plus que quelques heures à vivre. ..Les joies fugitives de la terre n'auront aucune valeur lorsque la mort arrivera; elles ne devraient pas satisfaire nos cœurs. 
Nos possessions? «Ceux qui achètent comme ne possédant pas» (30). Tous, nous achetons et vendons d'une manière ou d'une autre. Nous échangeons temps, énergie, talents, etc., de «main à main». Nous regardons avec plaisir notre maison, notre ferme, notre voiture et tout ce que nous avons acquis comme étant nôtres. ..et nous oublions d'acheter «le vin et le lait et les choses grasses» d'Esaïe 55. 1-3. 
Nos occupations? «Ceux qui usent du monde comme n'en usant pas à leur gré» (31). Tout en étant dans le monde, ne soyons pas du monde et ne passons pas notre temps à faire ripaille, à mener un joyeux train de vie, à nous occuper de belles toilettes, etc. Bien sûr, le Créateur nous permet, en tant que créatures, de jouir de ses bienfaits, des loisirs, des récréations, des vacances, des diversions qui rafraîchissent nos esprits et nos corps, mais attention! Utilisons ces loisirs en vue de l'Eternité.

III. QUELQUES INTRUSIONS DANS LE TEMPS

a) Imagination indisciplinée. Elle construit des «châteaux en Espagne», elle rêvasse, spécule, vit de romantisme et de chimères. 
b) Occupations frivoles. Ce sont les jeux et les divertissements inutiles. La récréation doit être de saison seulement, et limitée en vue de tonifier l'esprit et le corps. Au lieu de «tuer le temps», comme on dit, faisons-le plutôt mourir d'épuisement par le travail. 
c) Organisation désordonnée(!). En manquant d'ordre et de méthode, on gaspille beaucoup d'heures précieuses; on commence une chose et ne la finit pas; on court çà et là sans but précis, avec fièvre, sans achever la tâche qu'on nous a confiée. 
d) Temporisation. On remet à plus tard ce qu'il faudrait faire immédiatement. On a bien l'intention de tirer le meilleur parti du Temps, mais - malheureusement - c'est toujours pour l'avenir: l'inconverti renvoie sa conversion à plus tard, le chrétien renvoie à plus tard sa consécration à Dieu. Les disciples ont pu s'étonner des paroles du Seigneur Jésus (Jean 16. 181: «Qu'est-ce que ceci: un peu de temps? Nous ne savons ce qu'Il dit.» Notre «peu de temps» est pourtant celui des opportunités; les fleuves de grâce coulent, à notre portée, mais ils passent rapidement. Ne tombons cependant pas dans la précipitation en «dépensant» hâtivement le temps, d'une manière désordonnée, en essayant de concentrer sur une seule heure ce: qu'il n'est pas raisonnable de faire en si peu de temps. Pas de paresse non plus, ni de nonchalance dans l'accomplissement de nos devoirs; ne délaissons pas. une chose, par exemple, pour en entreprendre une autre.

Tirons parti du Temps

1) en nous concentrant et en faisant toute chose (ou tâche) à fond, avec le maximum d'attention, et en temps opportun, ce qui nous permettra de faire face à la vie trépidante d'aujourd'hui;

2) avec calme, en évitant toute confusion et nous rappelant qu'on ne peut faire plus qu'une certaine quantité de travail. Il est préférable de faire PEU de choses à fond que BEAUCOUP avec médiocrité; 
3) avec énergie, en y mettant toute notre force. Songeons que c'est le Seigneur qui nous a confié cette tâche.

IV. QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DU TEMPS

1) Le Temps est PRÉCIEUX. Il est, avec la vie, le plus grand «dépôt» que nous ayons reçu. Il est la semence et l'éternité en sera la moisson. Un jour que son carrosse était en retard, le grand prédicateur John Wesley gémissait: «J'ai perdu à jamais dix minutes.» Le passage de' l'Ecriture déjà cité ci-dessus dit que «la figure de ce monde passe» (1 Cor. 7). Utilisons donc le monde comme un voyageur utilise l'hôtel où il passe la nuit. Il ne cherche pas à s'approprier cet hôtel, il n'est pas à lui. Il utilise seulement la chambre, les meubles, etc., et temporairement, car le lendemain, il partira pour un autre endroit. Notre «home», notre foyer, n'est pas ici-bas. Nous quitterons bientôt ce monde pour notre «patrie», là-haut. 
2) Le Temps est IRRÉCUPÉRABLE. On peut, par le travail, retrouver des richesses perdues; la santé, grâce à la science médicale; une réputation compromise, par un amendement. Mais tout temps gaspillé est à tout jamais perdu, même pour le ciel.

3) Le cours du Temps est IMPERCEPTIBLE. Il glisse en silence. Nous n'en percevons la marche que par la succession des pensées dans nos propres esprits. Nous ne le sentons pas lorsque nous le gaspillons. Si nous pouvions le voir disparaître, comme l'argent qui fuit de nos mains, nous cesserions de le gaspiller. Imaginons un homme emprisonné dans une cellule dotée de quatre murs mobiles qui se referment lentement, mais sûrement, pour l'écraser. Il en est de même de notre vie, avec ses occasions de servir Dieu.

Le Temps nous emporte toujours à la même vitesse; c'est pour cela aussi que nous ne remarquons pas qu'il fuit. 

Pendant que j'ai écrit cette dernière phrase, près de 30 personnes sont passées de vie à trépas ; les statistiques parlent en effet d'une mort par seconde. La mort fait chaque jour disparaître l'équivalent de la population d'une de nos villes moyennes (90000 âmes). Chaque fois que nous respirons, la porte de l'Eternité s'ouvre et se referme sur une âme qui a passé dans l'au-delà, pour rendre compte de sa vie à Dieu. Pour elle, ce fut «la dernière heure» (1 Jean 2.18). Que notre Dieu nous fasse la grâce de mesurer le Temps et de l'utiliser à profit!

Lien : www.promesses.org

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Le temps et l'éternité (1)

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le temps et l'éternité (1)

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..» 
2 Cor. 4, 18: «. ..les choses q,ui se voient sont pour un temps.» 
2 Cor. 6, 2: «. ..Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.» 
Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «. ..dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession»chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Ecritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Gen. 6, 6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal.4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu. 
2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. .. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix. 
3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce. 
4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps. ..de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans. 
5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père». 

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattraper les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.images--8-.jpg

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'œil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huissier, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre. ..

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

Lien : www.promesses.org

 

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TU AS ABANDONNE TON PREMIER AMOUR

23 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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C. H. M.

Qu'est-ce que tout cela sinon un avertissement pour les enfants de Dieu à revenir à leur point de départ, c'est-à-dire au premier mouvement de leur cœur vers Dieu. Quelqu'un pourrait dire que l'amour éprouvé est bien au-dessus d'un premier amour. Admettons-le; mais ne trouvons-nous pas dans notre propre histoire spirituelle que lorsque nous avons commencé à suivre Jésus, il y avait en nous une simplicité, un zèle, une fraîcheur, une ferveur de dévouement que malheureusement nous ne possédons plus? Nous sommes devenus indifférents et quelques peu sceptiques; le monde nous gagne peu à peu et dévore notre spiritualité; le vieil homme prend aisément le dessus, d'une façon ou de l'autre, et tue la sensibilité spirituelle, suffoque notre ardeur et offusque notre vision.

Est-ce peut-être le cas pour l'un de nos lecteurs? Si oui, serait-ce une grâce pour lui d'être ramené d'où il est parti? Sans doute, vous pouvez être assuré que le Seigneur use de patience à votre égard, que Son amour est immuable; mais rappelez-vous qu'il attend une réponse de votre part. C'est pourquoi, cher ami, si pour un moment vous vous êtes laissé séduire par le monde, que votre cœur retourne aussitôt à Lui. N'hésitez pas, ne retardez pas, jetez-vous aux pieds du Seigneur qui vous aime - dites Lui tout - faites que votre cœur se tourne vers Lui et qu'il soit pour Lui seul. Ceci est le ressort secret de tout vrai service. Si Christ n'a pas l'affection de votre cœur, Il n'a pas besoin du travail de vos mains. Il ne dit pas: «Mon fils, donne-moi ton argent, ton temps, tes talents, tes énergies, ta plume, ta langue, ta tête.» Toutes ces choses n'arrivent pas à satisfaire Son cœur. Quand le cœur est donné à Jésus tout est en règle. Hors du cœur sont les issues de la vie; et si Christ a sa place légitime dans le cœur, la marche dans ce monde sera comme elle doit être pour Lui.


L'ÉVANGILE MIS EN PRATIQUE 
: Mes frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce ,qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui a bonne réputation, tout ce qui est vertueux et digne de louange, que tout cela occupe vos pensées. Phil. 4, 8 

Lien : www.promesses.org

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LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE...

23 Octobre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE...

LES 3 MALAISES INTERIEURS D’UNE CONSCIENCE TROUBLEE

1. Incapacité de pardonner –»Se diriger à la croix
• Culpabilité non résolues
• Désir de vengeance
• Matérialisme
• Prendre pour soi une offense qui ne nous vise pas
2. Incapacité de s’approprier le pardon de Dieu
• Pardon demandé à Dieu mais pas à la personne offensée
• Confession de torts mineure et non des offenses graves
3. Incapacités de témoigner efficacement
• Sécheresse spirituelle
• Compensation sentimentale
• Zele amer
• Déséquilibres doctrinaux

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CONFESSION POSITIVE DE LA PAROLE DE DIEU

22 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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 Par la grâce de Dieu le Tout Puissant,  JE SUIS

1.  Un enfant de Dieu (Rom 8.16)

2. Racheté de la main de l'adversaire (Ps 107.2)

3. Pardonné (Ephésiens 1.7 ; 1 Jean 1.9)

4. Sauvé par grâce, par le moyen de la foi (Rom 5.1)

5. Lavé, sanctifié, justifié au nom du Seigneur Jésus (1Cor 6.11)

6. Une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées (2 Cor 5.17)

7. Participant de la nature divine (2 Pierre 1.4)

8. Racheté de la malédiction de la loi (Gal 3.13)

9. Délivré du pouvoir des ténèbres (Col 1.13-14)

10. Conduit par l'Esprit de Dieu (Rom 8.14)

11. Gardé par des anges dans toutes mes voies (Ps 91.11)

12. Mis à l'abri de tous les besoins en Jésus Christ (Phil 4.19)

13. Libre de tous soucis, car Dieu prend soin de moi (Phil 4.6-7

14. Fortifié  dans le Seigneur et par sa force toute puissante (souveraine) (Ephésiens 6.10)

15. Héritier de Dieu et cohéritier de Christ (Rom 8.17)

16. Héritier de la bénédiction d'Abraham (Gal 3.13-14)

17. Observant et mettant en pratique les commandements de l'Eternel par conséquent, je suis béni à mon arrivée et béni à mon départ, béni dans toutes mes entreprises et dans tout le travail de mes mains, béni en mes enfants (Deut 28.1-13)

18. Béni de toutes sortes de bénédictions (Eph 1.13 ; 2 Pierre 1.3)

19. Guéri par les meurtrissures de Jésus Christ (1 Pierre 2.24)

20. Plus que vainqueur par Christ celui qui m'aime (Rom  8.37)

21. Transformé par le renouvellement de l'intelligence (Rom 12.2)

22. La justice de Dieu en Christ (2 Cor 5.21)

23. Ouvrier avec Dieu et imitateur de Christ (1 Cor 3.9 ; Eph 5.1)

24. Je renverse les raisonnements et toute hauteur qui se lève contre la connaissance de Dieu et j'amène toute pensée captive à l'obéissance de Christ (2 Cor 10.5)

25. Je marche par la foi et non par la vue (2 Cor 5.7)

26. Je triomphe à cause du sang de l'Agneau (Apoc 12.11)

27. Je vaincs le diable en tout temps car Celui qui est en moi est plus fort que celui qui est dans le monde (1 Jean 4.4)

28. J'ai le pouvoir sur toute la puissance de l'ennemi et rien ne peut me nuire (Luc 10.19)

29. J'établis la Parole de Dieu sur la terre (Mat 16.19)

30. Je suis toujours en haut, jamais en bas (Deut 28.13)

31. Je suis le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5.13-14)

32. Je puis tout par Celui qui me fortifie (Phil 4.13)

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LES PRINCIPES ET FRUITS DE LA REFORMATION SELON DIEU

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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(Ezéchiel 47.1-12)

Introduction :

La lecture attentive du chapitre 47 d’Ezéchiel laisse entrevoir le plan parfait de Dieu pour nous dans la marche du ministère. Les étapes vers la plénitude ou l’acquisition de l’onction laissent apercevoir la précipitation effroyable et effrayante qu’ont aujourd’hui plusieurs serviteurs lorsqu’on observe de près leur conquête pour la célébrité, ce même au prix du mensonge, de la supercherie et de subterfuges, bien que conscient de leur avancée vertigineuse vers la perdition. Ce qui est important diront-ils, c’est le résultat ; oui, mais sur quelle base pour quelle approbation divine ?

De même, dans les principes, charte ou lois du royaume que retrace avec force détail Matthieu 5 à 7, plusieurs aspects sont complètement mis de côté au profit du modernisme du siècle présent. Tout royaume terrestre a ses principes et lois qui régissent le fonctionnement harmonieux de la structure pour une éventuelle cohésion sociale. Mais il sera dit à notre honte par le Prophète Jérémie que les oiseaux connaissent les saisons, l’âne connait son maitre, mais le peuple de Dieu ne connait pas son Dieu.

L’étude schématique de chaque verset nous donnera d’en ressortir la pensée divine à chaque étape pour une marche rationnelle et équilibrée vers la gloire en Lui. Puisse Dieu nous aider à en tirer le maximum de profit pour une heureuse fin spirituelle : 

  1. S’abandonner entre les mains du Saint-Esprit et se laisser diriger : (Eze 47.1)

 Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient, car la face de la maison était à l'orient; l'eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l'autel.

Nous devons comprendre ici que l’obéissance aux prescriptions divines a été et reste l’unique accès aux bénédictions célestes. 1Samuel 15.22-23 ressort avec autorité que la désobéissance (Rébellion selon la version de la Bible Anglaise) est coupable comme le péché de la sorcellerie. Et poursuivra ce texte, la résistance est semblable au théraphins. Si les théraphins représentent les dieux étrangers que les orientaux de l’époque enteraient soit au seuil de la porte ou ailleurs tant dans la maison, la concession ou les champs pour assurer leur protection, nous comprenons que l’hésitation, le retard, l’absentéisme, la légèreté, la résistance à la soumission est assez grave devant Dieu.

  1. Se laisser conduire par le Saint-Esprit qui est le directeur de l’œuvre de Dieu et qui maitrise si bien le chemin qui est Christ. Il faut à ce stade de la marche, déposer son intellect pour laisser la révélation nous conduire : (Eze 47:2) :

Il me conduisit par le chemin de la porte septentrionale, et il me fit faire le tour par dehors jusqu'à l'extérieur de la porte orientale. Et voici, l'eau coulait du côté droit.

Nous devons avouer que très peu à nos jours ont une relation d’intimité avec le Saint-Esprit. L’intellectualité a pris place à la spiritualité car une dualité inappropriée entre l’intuition et l’intelligence a fait interférence. Puisse Dieu nous aider à revenir aux anciens sentiers. Les vraies valeurs sont renversées à tel point que mal est appelé bien et le bien mal dira si bien longtemps avant le Prophète Esaïe.

  1. La transformation se fait par proportion définie d’avance et non au hasard (Eze 47.3)

       Lorsque l'homme s'avança vers l'orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudées; il me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles.

       Nous savons tous bien que certains l’ignorent, que la mort expiatoire de Christ a eu deux effets majeurs sur l’homme. La rédemption a pour effet le rachat, satisfaisant ainsi les exigences de la loi pour le salut. Par ailleurs, la régénération produit par le Saint-Esprit une sorte de reformation dans le caractère de la personne sauvée. Par cet autre moyen, la nature humaine corrompue par le péché doit par le Saint-Esprit, subir une transformation de gloire en gloire par l’effet de la Parole de Dieu dont la lecture au quotidien mettra à nouveau dans la conscience autrefois déflatée, les prescriptions divines de la saine manière de vivre.

  1. Progression dans l’action avec le Saint-Esprit (Eze 47.4) 

       Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser l'eau, et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées, et me fit traverser, et j'avais de l'eau jusqu'aux reins.

       Bien que l’évangile au rabais l’ignore ou plutôt ne veut pas l’admettre, la transformation ou le passage effectif de l’ancienne à la nouvelle nature ne peut se faire que par le brisement, la souffrance et les difficultés. Ces choses sont de véritables enseignants divins pour nous découvrir tels que nous sommes afin d’implorer la grâce divine pour notre changement progressif jusqu'à revêtir complètement la nature de Christ (Ephésiens 4.13).

  1. Consécration dans la voie de l’obéissance (Eze 47.5)

Il mesura encore mille coudées; c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau était si profonde qu'il fallait y nager; c'était un torrent qu'on ne pouvait traverser.

La volonté divine pour tout serviteur et servante de Dieu est la disponibilité, la loyauté, la fidélité, l’intégrité dans une marche saine vers la perfection. Seul un réel engagement sans retour peut conduire jusqu'à l’approbation divine.

  1. Entrée dans une nouvelle dimension avec Dieu (Eze 47.6)

 Il me dit: As-tu vu, fils de l'homme? Et il me ramena au bord du torrent.

Il est facile de découvrir les disciples de l’Eglise Primitive dans de grands exploits à cause de leur abandon total et sans réserve à Dieu pour faire sa volonté. Quel temps, moyen et possibilité personnelle consacrons-nous vraiment à Dieu pour attendre de Lui tant ? Comment dans notre laxisme pouvons-nous exiger des choses pour lesquelles nous ne remplissons pas les conditions ?

  1. Fruit de la consécration (Eze 47.7)

Quand il m'eut ramené, voici, il y avait sur le bord du torrent beaucoup d'arbres de chaque côté.

Nous ne pourront récolter que ce que nous avons semé. Si nous avons semé la chair, nous moissonnerons la corruption, par contre, si nous avons semé selon l’Esprit, nous moissonnerons la vie éternelle avec toutes ses bénédictions.

     ‘‘Jésus répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres, et qui ne reçoive au centuple, présentement dans ce temps–ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants et des terres, avec des persécutions et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et les derniers seront les premiers’’ (Marc 10.20-31).

Portons-nous de fruits dignes de la repentance ? Portons-nous des fruits que Dieu agrée ?

  1. Exécution du programme divin (Eze 47.8)

Il me dit: Cette eau coulera vers le district oriental, descendra dans la plaine, et entrera dans la mer; lorsqu'elle se sera jetée dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines.

L’une des choses cruciales dans la marche avec Christ ou du ministère en général est non de faire, mais de faire avec Dieu et par Dieu sur la base de la révélation divine que l’on peut avancer avec certitude tout en recevant l’approbation divine.

  1. L’évolution dans la progression devient systématique à cause de notre subordination au Saint-Esprit (Eze 47.9)

Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.

      Personne ne fait l’œuvre pour lui-même ou selon lui-même. Lors de la construction du Tabernacle, Dieu dit ceci a Moise : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut–il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne’’ (Hébreux 8.5).

L’œuvre de Dieu marche sur programmation divine pour un but bien défini et arrêté d’avance dans le plan de Dieu.

  1. Abondantes récoltes des fruits évangéliques (Eze 47.10)

Des pêcheurs se tiendront sur ses bords; depuis En Guédi jusqu'à En Églaïm, on étendra les filets; il y aura des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et ils seront très nombreux.

La vision de l’Eglise dans sa mission est de faire des disciples et des leur enseigner les principes fondamentaux pour une croissance réelle en Christ. S’investir dans l’évangélisation constitue un pilier pour l’élargissement du royaume de Dieu sur la terre. Christ envoya Pierre pêcher un poisson de la bouche duquel il retirerait de quoi payer les droits du temple. De même, les âmes gagnées devront pourvoir aux besoins de l’œuvre de Dieu.

  1. Ceux qui ont les cœurs fermés aux réprimandes, à la confession et à la repentance resteront tels sans changement aucun (Eze 47.11)

Ses marais et ses fosses ne seront point assainis, ils seront abandonnés au sel.

Le besoin d’adaptation au flot de l’Esprit s’impose pour briser le mythe du paradigme et accomplir la volonte de Dieu. Malheureusement, très peu de frères et sœurs en Christ sont enseignables.

  1. Manifestation du règne de Dieu dans sa totalité, restauration, abondance (Eze 47:12)

Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède.

Quand nous considérons le programme prophétique de Dieu, la restauration  de l’Eglise aujourd’hui regardée comme ayant perdu ses valeurs primitives est dans le plan de Dieu. Evitons simplement de nous voir hors de la volonté de Dieu sur son église.

Conclusion :

Une lecture attentive du texte d’Ezéchiel 47 nous a amené à conclure que le Prophète commence par une soumission incontestée aux ordres qui lui sont donnés, lesquels le préparent à une ascension spirituelle selon les normes divines (47.1-7). Cette expérience vue et vécue par lui-même est l’unique point de départ pouvant garantir son succès. C’est donc ce vécu très discipliné sous les injonctions formelles du guide qui conduira équipera le Prophète pour communiquer ensuite. Que souvent, nous avons mis la charrue avant les bœufs et attendons l’approbation de Dieu sur nos abominations. Lorsque l’attente se solde par le néant, nous inventons une doctrine pour soutenir nos égarements. Revenons aux normes de Dieu et recevons les explications (47.8-12) que nous donneront nos guides afin de voir des effets merveilleux se produire par le flot de l’Esprit Saint. Tout commence du parvis extérieur au parvis intérieur. Quelle merveilleuse illustration. Beaucoup de nos prouesses dites spirituelles aujourd’hui vont de l’extérieur vers l’intérieur, contraignant l’esprit à épouser ce qui est humain, traditionnel, charnel. 

Pourtant, une profonde compréhension de d’Ezéchiel 47.13-23 et tout le chapitre 48 nous introduit de fait a une et une seule chose tant cherchée et tant voulue par Dieu pour nous : Jéhovah – schammah qui signifie : l’Éternel est ici. Jésus dans les Evangile n’est-il pas appelé Emmanuel ou Dieu avec nous ? 

En entendant ces passages au sens littéral, ou dans le sens allégorique et spirituel, nous déduisons sans ambiguïté, conduits par l’abondance et la précision des détails, que cet oracle n’a pas déjà eu son accomplissement. En effet, bien que les Juifs soient rentrés en grand nombre dans leur pays après les soixante-dix ans de captivité, bien qu’ils aient rebâti Jérusalem et reconstruit le temple, bien qu’ils aient eu plus tard des princes et qu’ils se soient remis de tout leur cœur à observer les ordonnances religieuses de la loi, il n’y a rien eu dans leur nouvelle situation qu’on puisse envisager comme l’accomplissement entier et littéral de cette grande prophétie. Si donc elle fut réellement destinée à tracer d’avance un moment de l’histoire temporelle et religieuse du peuple juif, il faut reconnaître que ce moment n’a pas encore paru, et tous sont d’accord sur ce point. 

Par ailleurs, lorsqu’on prend cette prophétie au sens spirituel et symbolique, elle décrirait un ordre de choses que l’Évangile n’a pas encore produit, si ce n’est en de faibles proportions ; car, alors, la Judée représenterait le monde entier ; la ville, à son tour, serait l’Église au sein de laquelle le Seigneur habite et dont le nom est Jéhovah-schammah. 

Quelle que soit, en définitive, l’idée qu’on se fasse de la nouvelle Jérusalem, et du nouveau temple, et des nouvelles institutions destinées au nouveau peuple, il demeure vrai que le genre humain, semblable à la mer Morte, est tout entier dans le péché ; qu’un jour viendra cependant où la face du monde moral sera changée, et peut-être, jusqu’à un certain point, celle du monde matériel ; que les eaux de nettoiement, de purification et de vie ne peuvent sortir que du temple de l’Éternel ; que ce temple, après tout, c’est Jésus-Christ, et, par lui, son Église ; qu’il n’est rien, en conséquence, dont nous devions être plus désireux que d’appartenir à Jésus-Christ ; rien non plus que les chrétiens doivent avoir à cœur comme de répandre son glorieux nom par toute la terre. 

Bien que le livre d’Ézéchiel finisse en cet endroit, nous avons la certitude que ce ne fut pas alors que se termina sa carrière prophétique ; car deux années après cette grande vision (Ezéchiel 29.17-21), il dut encore prophétiser contre l’Égypte. Il n’est donc pas encore tard pour nous de revenir sur le programme de Dieu.

Dr André CHOUBEU

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VERS UNE DEFINITION DE L'AUTORITE

20 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Bernard COUSYN

L'existence de l'autorité

C'est un lieu commun de dire que l'Ecriture est très sensible à la qualité des rapports tissés entre les hommes. Et c'est vrai particulièrement dans l'Eglise. Un type de relations nouvelles y a été inauguré par le Saint-Esprit.

L'Eglise identifiée à un corps (Eph 4.12 5.23), où tous les membres sont bien coordonnés (Eph 4.16 I Cor 12. 14-27), nous parle à la fois d'un ordonnancement harmonieux et d'une explosion de vie nouvelle, mais sans anarchie.

L'autorité confessée, qui organise et gère cet état de choses, est toujours en fin de compte celle de Christ (Col 1.17-18) ; mais il faut reconnaître, dans la pratique, que le rouage de l'autorité existe entre les membres de l'Eglise, et plus spécialement entre les adhérents d'une église locale !

Ignorer cet axiome, c'est résoudre ce problème relationnel fondamental, soit par la dissolution de l'autorité, ce qui est illusoire et amène la pagaille soit par l'absolutisation de l'autorité, ce qui est usurpatoire et amène la dictature. 

Les diverses formes de l'autorité

1) Dans notre société, il existe des chefs "naturels" qui détiennent une autorité que nous pouvons qualifier de hiérarchique les parents pour leurs enfants, les professeurs pour les élèves, les patrons, les maîtres, etc... Même seuls contre tous, ils décident et font appliquer ce qui leur paraît juste.
2) D'autres critères peuvent nous faire découvrir une autorité fonctionnelle, par exemple celui qui est plus âgé, ou l'animateur en Centre de Vacances, ou encore celui qui détient le savoir.

Le leader

Prenons précisément l'exemple de "celui qui sait" dans un groupe qu'il connaît et qui le connaît. Celui-ci sera désigné comme chef, tout simplement parce que les autres reconnaissent en lui le seul capable de les instruire de les guider, de répondre à leurs besoins. L'exemple des anciens dans 'Eglise est typique. L'ancien n'est jamais celui qui se désigne, mais celui qui s'impose au groupe comme une évidence.

La conséquence immédiate de ce qui précède, est qu'il n'y a pas d'autorité sans groupe. Il en découle que la règle de l'unanimité prévaut lors de la reconnaissance du leader.

Il paraît alors légitime de penser que l'autorité personnelle, ou naturelle, est un leurre. Il existe certes des qualités pour être et rester leader mais celui qui s'impose de lui-même, qui est là et que l'on supporte, n'est plus vraiment un leader, mais une idole ou un despote, avec cette caractéristique redoutable : celui qu'on n'a pas voulu et à qui on donne constamment !

Les qualités d'un leader

1) Il est avant tout celui qui répond aux attentes du groupe, qui mène, qui nourrit, et qui montre par lé qu'il n'a pas usurpé sa place.
2) Il est aussi celui qui se remet en question constamment.
L'autocritique est biblique et permet de mieux se connaître (I Cor 11.28 ; Apoc 3.17,18). Mais ce dont il est question ici, c'est de se sentir constamment renvoyé à son rôle de chef, à tout moment, et de façon tacite !
3) Il est enfin celui qui est apte à "rentrer dans les rangs" à certaines occasions, et être lui-même capable d'investir un autre, sans arrière-pensée, d'une autorité de la même qualité que celle qu'il détenait.
4) Sans être exhaustif, les qualités morales telles que maîtrise de soi, honnêteté, simplicité, sincérité et justice, viennent compléter l'esquisse à peine ébauchée du leader d'un groupe.

L’autorité pour quoi faire ?

Dans ce qui précède, nous avons tout d'abord découvert que celui qui a l'autorité, est celui qui, issu d'un groupe, d'une communauté, d'une église, est reconnu comme chef.
Maintenant que notre leader est découvert, il nous reste à examiner comment il va concevoir son rôle et exercer son autorité.

La mise en exercice de l'autorité

On peut légitimement s'attendre à ce que le leader assume pleinement le rôle pour lequel il a été choisi. Ses qualités, son savoir-faire, ses connaissances, qui ont guidé son "élection" dans le sein du groupe, n'ont de valeur que si le groupe lui-même tire profit de ce choix. Il est normal qu'une communauté ou une assemblée soit au bénéfice de ses anciens, au lieu de les subir.

Les critères d'un groupe qui avance sous l'impulsion de son chef sont finalement simples harmonie, gens heureux, pas de conflit, pour ne citer que ce qui frappe de prime abord.

La prise de pouvoir

Le tableau ci-dessus ne correspond mal heureusement pas toujours à la réalité. Il arrive parfois qu'un leader se coupe du groupe. Pour des motifs charnels tels que l'orgueil ou le goût du pouvoir, le leader s'investit alors lui-même d'une autorité qui ne correspond plus aux désirs du groupe. Issu des rangs du groupe, il n'est plus question pour lui d'y retourner : c'est la prise de pouvoir. Il détient bel et bien le pouvoir, mais il ne détient plus l'autorité authentique dans le groupe, puisque celui-ci lui échappe. Les échanges entre le groupe et lui, si abondantes au début, s'étiolent jusqu'é cesser totalement. Comment le leader peut-il alors exercer son autorité dans un groupe qui le rejette, si ce n'est en établissant le règne de l'autoritarisme?

Il est vrai que l'élection d'un leader au sein d'un groupe présente un double aspect:
d'une part, la promesse d'un épanouissement certain des éléments qui composent le groupe ; d'autre part, le risque de porter un homme à un poste de premier rang.

Sans le discernement collectif pour ce choix, parfois capital, il faut reconnaître que l'élection d'un leader comporte pour celui-ci une certaine tentation ; car la maladie du pouvoir est un danger réel qui, à des degrés très divers, fait des leaders des "tentés à vie". Qui ne connaît ce "frère prêcheur", dont la recherche de la parole en chaire est le symptôme évident de cette maladie ? Qui ne connaît ce "frère indispensable", ou ce "frère président", dont l'activité est devenue activisme, toujours à cause de cette maladie ?

Nuance

Ce qui précède présuppose un groupe adulte, mûr, capable de se choisir un leader, même s'il y a un risque. Mais dans une situation différente, au sein d'un groupe incapable de se gouverner, soit par inertie, soit par manque de vie, soit à cause de nombreux conflits, on ne peut s'attendre à ce que le groupe choisisse lui-même son chef. Dans ce cas, quiconque se lève est considéré comme prenant le pouvoir : c'est compréhensible, mais c'est parfois la seule méthode curative pour le groupe.

C'est dans ce cadre qu'il faut voir le ministère de Jésus sur terre. Il n'a jamais été accepté, mais il a opéré une prise de pouvoir salutaire chez les siens, par-ce qu'il connaissait mieux leurs besoins qu'aucun autre. (Jean 12.48 peut s'expliquer dans ce sens).

* Cet article fait suite à celui de J. HOFFMANN, PROMESSES N° 69

 

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QUELQUES CARACTERISTIQUES DE L’HOMME CHARNEL

17 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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(2 Pierre 1.8-9) 

Introduction : Lorsque considérons les principes de croissance indiqués par l’Apôtre depuis le verset 3, nous pouvons constater une cohérence dans la croissance spirituelle équilibrée. Cette démarche ou processus de la croissance normale est le même que celui indiqué par le Seigneur Jésus dans Mt 5.3-12. Cependant, lorsque ces recommandations de l’Apôtre Pierre ne sont pas appliquées, l’absence de la croissance spirituellement laissera apparaître les traces d’immaturité.

Les Ecritures Saintes demandent de travailler pour notre salut avec crainte et tremblement, mais ne travaillons-nous pas beaucoup plus pour le maintien physique que spirituel ? Avons-nous dans notre programme journalier, adopté un programme d’alimentation équilibrée de la méditation de la Parole de Dieu pour une saine santé spirituelle autant que nous le faisons chaque jour pour les aliments physiques pour le maintien de notre corps biologique ?

Comme nous savons nous abusons nous-mêmes. Je connais dans mon église locale des frères et sœurs qui sont dans la routine, ne manifestant plus une discipline rigoureuse possible pour remise à la norme du programme d’entretien de leur vie spirituelle. Ils tournent en rond, se contentent des histoires de leurs exploits passés pour lesquels ils sont près à rappeler à chaque ’instant. Le nombre de leurs années de marche dans l’église et peut-être pas de marche avec Christ est un drapeau qu’ils brandissent devant les nouveaux convertis pour s’attirer quelques respect ou appréciations. Mais, au fond, ils restent très charnels, trahissant leur prétendu ancienneté. Ces derniers, bien qu’ils aient mis longtemps dans l’église, sont encore crus (bruts), bien qu’ils croient avoir cru (s’être convertis). Qu’en est-il de nous ? Au juste, que veut dire être charnel et comment cela se manifeste-t-il ? 

Dans 1 Cor 2.14, l’Apôtre Paul parle de l’homme naturel ou charnel pour désigner ceux qui ne sont pas convertis (régénérés) et qui ne possède pas la sagesse surnaturelle que donne le Saint-Esprit. Ces derniers au lieu de la révélation divine du Saint-Esprit dans leur esprit (inspiration déposée dans leur intuition), c’est plutôt leur intelligence (partie de leur âme) qui est très aiguisée pour raisonner, ergoter pour s’affirmer. Alors que lorsque l’inspiration vient du Saint-Esprit et reçu dans l’intuition, l’intelligence analyse avec les éléments spirituels, et le résultat produit plutôt l’humilité pour soumettre le corps à la volonté divine pour l’accomplissement de ce qui vient d’en haut.

Tous ceux qui marchent selon la chair ou qui sont simplement des chrétiens charnels se caractérisent par les aspects suivants : 

  1. Ils ne supportent pas la nourriture solide
  2. Ils sont charnels : 1 Cor 5 et 6 ; 2 Cor 8 et 9 ; Hébreux 13.5 ; Gal 5.20 ; 2 Cor 4.8-11 ;

      2 Cor 8.1 ; 1 Cor 3.1,3.

      La paix, le désintéressement, l’humilité et la maîtrise de soi leur manquent.

  1. Ils sont égocentriques : 1 Cor 10.23 ; 1 Cor 11.21 ; 1 Cor 12.12,22-24
  2. Leur foi este entachée d’erreurs doctrinales

-fausse notion de la résurrection : 1Cor 15

-le légalisme : Col 2.21

  1. Ils manquent le discernement : Hébreux 5.14 ; 1Sam 16.17
  2. Ils sont instables et manquent de  persévérance : Héb 10.36 ; Héb 12.1 ; Mt 13.20,21
  3. Ils ont peur de souffrir : Hébreux 12.27
  4. Ils manquent de tact dans le contact avec les autres

Ils s’occupent d’eux-mêmes, de ce qui les plaît et se rendent pas compte que ce qu’ils font peut blesser d’autres.

  1. Ils sont toujours prêts à critiquer les autres

Généralement, le chrétien charnel est si sûr de lui, qu’il croit être le parfait, celui qui est suffisant, le compétent, celui qui seul peut tout faire très bien.

10.  Ils sont toujours à le prouver en vantant leur qualité et mérite, exposant leurs œuvres pour que tout le monde s’en aperçoive et les félicitent

11.  Ils sont incapables de supporter les critiques bien que doués pour critiquer les autres

12.  Ils résistent à tout changement

13.  Ils se mêlent souvent des affaires des autres, mais n’aiment qu’on se mêle des leurs

14.  Ils accusent généralement les autres

15.  Ils sont incapables de travailler avec d’autres dans une équipe

16.  Ils sont incapables d’aider les autres à atteindre leurs objectifs

17.  Ils aiment qu’on leur attribue des titres

18.  Quand ils font mal, ils ne supportent pas les blâmes

19.  Eux, au contraire, ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent (Jude 10)

20.  et ils se corrompent dans ce qu'ils savent naturellement comme les brutes (Jude 10)

21.  Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn (Jude 11) : Gen 4.8

22.  ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Balaam (Jude 11)

. Nbres 22.7-35 : ils sont attiré par l’appât du gain qui illustre les hérétiques

. Bien que Balaam délivre d’authentiques messages inspirés (prophétiques), il s’est éloigné du chemin de la vérité à cause de l’amour de l’argent que devrait lui donner Balaq, il incite subtilement le peuple de Dieu à se livrer à la débauche et à l’idolâtrie (Nbres 31.16)

23.  ils se sont perdus par la révolte de Coré (Jude 11)

24.  Ce sont des écueils dans vos agapes (entendons : ils représentent de véritablement danger dans les repas de la communion fraternelle) (Jude 11)

25.  ils représentent selon le Nouveau Testament, des prophètes de mensonge par l’illustration de la personne de Balaam (2Pierre 2.1).

26.  Autrement dit, ils prophétisent le mensonge soit pour impressionner, soit pour dénoncer une chose soit dans la vie d’un frère parce qu’ils ont entendu dire, soit parce qu’ils ont vu et au lieu de dire au frère concerné selon les Ecritures, ils font comme s’ils sont inspirés.

« Les dirigeants de ce peuple l’égarent, Et ceux qui se laissent diriger sont engloutis » (Esaïe 9.16 Version Semeur).

27.  « Car tous sont des impies et des méchants, Et toute bouche profère des insanités » (Esaïe     9.17 Version Semeur). Es-tu impie (moqueur, qui manque la crainte de Dieu)?

28.  « Car la méchanceté brûle comme un feu Qui dévore ronces et épines, Il embrase les taillis de la forêt, Qui se dissipent en volutes de fumée » (Esaïe 9.18 Version Semeur). L’esprit de la vengeance, de la haine, de la méchanceté vous ronge.      

  1. « Les prophètes prophétisent avec fausseté » (Jér 5.31). Prophétises-tu avec mensonge ?
  2. Lisez et commentez Jérémie 14.14 ; 23.30-32. Quelle déduction faites-vous pour vous ?

31.  « Les sacrificateurs les tiennent en leur pouvoir, Et mon peuple aime qu’il en soit ainsi ! » (Jér 5.31). 

  1. « Mais que ferez–vous pour l’avenir du pays ? » (Jér 5.31). Quel sera ton avenir spirituel ?         

33.  Il y a eu de faux prophètes parmi le peuple ; de même il y a parmi vous de faux docteurs qui introduiront insidieusement des hérésies de perdition et qui, reniant le Maître qui les a rachetés,

34.  « attireront sur eux une perdition soudaine » (2 Pierre 2.1). Savez-vous qu’en suivant les faux enseignements ou en suivants les faux frères (ceux de mauvaises vie avec qui vous communiez)  vous attirez sur vous la colère de Dieu et l’enfer 

  1. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n’a pas Dieu ; celui qui demeure dans la doctrine a le Père et le Fils » (2Jean 9). L’homme charnel n’a pas Dieu.

36.  « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! » (2Jean 10). Coopères-tu avec les faux Docteurs charnels qui enseignent des faussetés ?     

  1. Certains faux ou enseignants bibliques charnels :

      -Balaam :selon la tradition juive, son enseignement est sous forme de séduction, inculquant le mauvais exemple. Ta sens tu indexé parce que ta vie charnel est en scandale à plusieurs, faisant de toi un mauvais exemple de vie chrétienne ?   

      Cet enseignement de Balaam aux festivités des cultes des idôles et les viandes sacrifiées, à la débauche, prostitution spirituelle qui est signe d’idolâtrie. (Apoc 2.14)

     -Nicolaïtes (Apoc 2.15) : Les Nicolaïtes sont ceux qui vivent dans la licence (libertinage, désordre, péché, anarchie, débauche, idolâtrie, rébellion, et.. et continue à se dire chrétien. Apoc 2.2,6,14,20,24).

     -Jézabel (Apoc 2.120) : Sa doctrine enseigne :

     La prostitution et la sorcellerie : « Dès que Joram vit Jéhu, il dit: Est-ce la paix, Jéhu? Jéhu répondit: Quoi, la paix! Tant que durent les prostitutions de Jézabel, ta mère, et la multitude de ses sortilèges! » (2Rois 9.22 ;

     La séduction (les fards aux yeux) pour faire tomber Jéhu dans l’adultère avec elle), les paroles agressives, « Jéhu entra dans Jizreel. Jézabel, l'ayant appris, mit du fard à ses yeux, se para la tête, et regarda par la fenêtre.  Comme Jéhu franchissait la porte, elle dit: Est-ce la paix, nouveau Zimri, assassin de son maître? » (2Rois 9.30-31)

      Hyménée et Philète: Évite les discours vains et profanes; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l'impiété, et leur parole rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent le foi de quelques uns » (2 Tim 2.16-18).

      « Cette conscience, quelques-uns l'ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.

      Hyménée et Alexandre : « De ce nombre son Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne pas blasphémer » (1Ti 1:19-20)

       Jannès et Jambrès : « De même que Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse, de même ces hommes s'opposent à la vérité, étant corrompus d'entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes » (2Ti 3:8-9).

      Koré : « ils se sont perdus par la révolte de Coré » (Jude 12). Il a contesté l’autorité de Moïse et soulevé la rébellion contre l’autorité de Dieu en Moïse dans Nomb 16.1-5.

38.   « car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres » (2Jean 11). Celui qui le fait est en abomination à Dieu (Lire 2 Chron 19.2)

39.  « Beaucoup les suivront dans leurs dérèglements et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera calomniée » (2 Pierre 2.2). Etre encore attaché aux enseignements de ces faux Docteurs est un grand danger pour la foi. En t’attachant à eux, tu es anathème (Gal 1.6-10)

40.  « Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses, mais depuis longtemps leur condamnation est en marche et leur perdition n’est pas en sommeil » (2Pierre 2.3).

41.  « faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes » (Jude 11).

       . Les frères charnels aiment trop le manger et le boire et

42.   « Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents » (Jude 12).

     . La confession des frères charnels exprime les grandes promesses de Dieu, mais leur vie pratique est décevante de par leur comportement.

     « des arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés » (Jude 12)

      . Par l’extérieur, on croit voir dans les frères charnels de par leurs nombreuses paroles, des fruits spirituels. Mais ils sont comme le figuier qui fut maudit faute de fruit en son temps.

      . Le premier exemple et le deuxième font d’eux des personnes mortes deux fois, déjà déracinées.

       Apoc. 3.1 et 1 Tim 5.6 dira qu’ils paraissent vivants, mais ils sont morts. En est-il de vous aussi ?

43.  « des vagues furieuses de la mer, rejetant l'écume de leurs impuretés; des astres errants, auxquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour l'éternité » (Jude 13).  Le comportement des faux docteurs ou frères charnels entraîne la corruption et contamine les autres.

        Hébreux 12.15-17 dit : « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés;

        à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet ».  Vous sentez-vous concerné ?             

44.  « pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux 

        de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs impies » (Jude 1:15).

      Deux choses ressortent caractérisant le charnel : actes d’impiété ou faux zèle, manque d’amour pour Dieu et la craint respectueuses des choses de Dieu et ses Serviteurs ; les paroles hautaines, injurieuses.

  1.  « Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs  convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d'intérêt » (Jude 1:16). 

Conclusion : Ces frères charnels ne sont jamais satisfaits, ils se plaignent toujours, ne disent jamais merci pour les bienfaits, mais en veulent toujours, ils sont ingrats. La vie chrétienne authentique n’est pas en eux. Ils font les choses de Dieu à leur manière, temps et guise. Ils convoitent, aspirent aux miracles et grands ministères alors que leur vie est mauvaise. Ils sont arrogants et manquent de politesse et respect. Ils aiment ceux qui sont riches et pour eux, font des promesses et de fausses prophéties. Ils aiment enfin non pour rien, mais par intérêt, cherchant profit à tirer. Ils sont comme les Israélites dans Exode 16.7-12. Dans tout cela, comment vous sentez-vous et où en êtes-vous impliqué et à quel degré ?

Dr André CHOUBEU

 

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LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

12 Octobre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CHEMIN DE LA RESPONSABILITE DU LEADER

(2 Rois 10.15-16)

Introduction : Chemin-sinueux.jpg

La responsabilité en un mot est une charge, un poste, une situation qui entraîne des responsabilités, c’est-à-dire des prises de décisions qui éventuellement entraînent des conséquences.

Le responsable doit donc accepter et subir les conséquences de ses actes, autrement dit en répondre.

La responsabilité implique la notion de rendre compte. Il y a donc lieu de comprendre que la responsabilité implique les devoirs et les obligations, c’est-à-dire, les prises de décisions, mais aussi en assumer les conséquences en cas de préjudices. 

Toute charge appelle certes à une fonction avec certainement son cortège d’honneur, mais aussi de ses problèmes. Il y a lieu pour le Pasteur, pour le fonctionnaire ou toute personne appelé à une charge quelconque d’assumer sa responsabilité de manière à répondre lorsque les résultats attendus ne sont pas atteints. 

Dans le texte de base de 2 Rois 10, les noms des personnes qu’utilise Dieu sont bien significatifs : 

Jéhu : Il est l’Éternel

Jonadab : L’Éternel est généreux

Samarie : vigilance, guet 

Tout responsable spirituel doit être ‘‘Samarie’’, c’est-à-dire ‘‘vigilant’’, qui sait ‘‘guetter’’ pour mieux voir afin de bien marcher, voir et savoir (Jéhu) qu’"Il (Dieu) est l’Éternel" et que "l’Éternel est généreux" (Jonadab). 

Qui est Jéhu ? 

La signification "Il est l’Éternel" du nom de Jéhu, vient pour attester que c’est bien Lui, l’Éternel qui avait parlé dans 1 Rois 21.21-22) qui est en action pour accomplir ce qu’il avait annoncé d’avance. Autrement, ce n’est pas Jéhu qui agit intentionnellement, mais c’est bien l’Éternel qui en lui accomplit sa Parole.

Au moment convenu, Jéhu est oint roi par Élisée sur l’ordre de l’Éternel pour accomplir la prophétie sur la maison de Achab (2 Roi 9 et 10). 

Jéhu sur le chemin de vigilance (Samarie), guette et voit la générosité de l’Éternel (Jonadab) dont il a besoin pour l’accomplissement de sa mission de manière à plaire à Dieu qui l’envoie. 

Qui est donc Jonadab ? 

Il est fils de Récab. Les Récabites été caractérisés par une vie de nomade et d’abstinence de boisson alcoolisée. Ils descendirent des Kéniens, race dont Jethro, beau-père de Moïse partie (1 Chron. 2.55 ; Juges 4.11). Jonadab comme chaque membre de sa famille vivait une vie désintéressée et dans cette simplicité, sauvegardait les coutumes primitives de bienséance que plusieurs avaient abandonné à cause de la luxure et de l’imitation des mœurs de la cité. Jéhu constatant que Jonadab avait la vision de l’Éternel dans la haine des idoles, l’amena avec lui dans sa vision. Il l’emmena à Samarie par souci de vigilance et Jonadab l’aida à séparer les idolâtres, prêtres de baal des autres hommes afin de ne pas faire périr l’innocent avec les coupables (2 Rois 10.1,23). 

Que signifie le geste de Jéhu  envers Jonadab ? 

‘‘Jéhu part de là et rencontre Yonadab, fils de Rékab, qui vient vers lui. Jéhu le salue et lui demande: «Est-ce que tu es sincère envers moi comme je le suis envers toi?» Yonadab répond: «Oui.» Jéhu lui dit: «Dans ce cas, serrons-nous la main.» Ils se serrent la main, puis Jéhu le fait monter sur son char. Il dit à Yonadab: «Viens avec moi, et tu verras mon amour brûlant pour le SEIGNEUR.» Et il l’emmène sur son char.’’ (2 Rois 10.15-16). 

La main tendue de Jéhu à Jonadab est un signe d’engagement, une main d’association pour devenir un dans la vision et dans le service de Dieu. 

Voulez-vous, ce matin, vous qui devez être consacrés, accepter la main tendue du Seigneur Jésus pour être ouvrier avec lui dans la vigne de dieu au service des pauvres, démunis, pécheurs de toute sorte ? 

Chemin du leader, chemin de responsabilité et de discipline

Le chemin du leader est un chemin de responsabilité vis-à-vis de Dieu, d’autrui et de soi-même. En tant que leader, nous ne devons pas nous comporter comme si nous n’avons pas de compte à rendre. Nous avons de compte à rendre à l’Église. Aucun leader n’est au-dessus de l’Église. Si nous savons que nous avons de comptes à rendre à l’Église, nous serons protégés. La responsabilité implique quatre éléments ou qualités : 

La vulnérabilité : 

La vulnérabilité est la fragilité, la faiblesse. Quoiqu’étant Serviteur de Dieu, on est d’abord un homme avec ses qualités, ses défauts et ses limites. Il convient pour réussir de garder ces choses constamment en sa conscience et reconnaître que le secours d’en haut est capital pour faire face aux péripéties de la marche et atteindre l’objectif sans faille ou sans trop de gâchis.

On parle de vulnérabilité d’un leader lorsqu’il accepte d’être critiqué, d’être corrigé. Beaucoup de fois, nous croyons que nous ne pouvons pas nous tromper comme si nous étions invulnérables. Dieu seul l’est. Aussi longtemps que nous ne connaîtrons pas nos limites, notre vulnérabilité, l’orgueil, l’efficacité, l’indispensabilité et la célébrité nous guetteront et notre chute ne sera pas lointaine. 

Il doit de temps en temps être fait au leader des remarques non négatives qui détruisent, mais celle qui au contraire sont constructives. Le manque de vulnérabilité d’un leader le pousse à tomber dans la haine, dans le règlement des comptes. Pour réussir dans sa mission, tout leader doit cultiver en lui cette qualité de vulnérabilité. 

Plusieurs se font des illusions et croient que le fait d’être leader le place au rang du spirituel le plus élevé du monde et même au-dessus du diable et des difficultés inhérentes (inséparables) à la vie humaines et au parcours du de tout serviteur de Dieu. En qualité de leader, on  n’est pas plus spirituel que l’Église dans laquelle on n’est pas non plus le plus spirituel. C’est par la grâce que Dieu nous choisit. Aussi Jéhu rencontra sur son chemin pour l’aider dans sa mission, le nommé Jonadab qui signifie "l’Éternel est généreux", c’est-à-dire que Dieu est miséricordieux dans son choix et autres à notre endroit. 

Personne en effet ne peut être vulnérable s’il ne passe par "l’école de la nullité qui consiste à être prêt à recevoir des blâmes quand les choses ne vont plus, c’est être prêt à ne pas être récompensé quand les choses marchent bien". 

La docilité 

La docilité consiste à apprendre et être prompt à écouter. Le leader est cet homme qui s’instruit du jour au jour.  L’apprentissage excluant tout idée de moi, du rang social, de la position, de ce que j’étais, de ce que je serai et autres exige l’humilité, l’abaissement parois jusqu’au ridicule aux yeux des hommes. Le roi Ozias à cause e de son manque de docilité en apprit à ses dépens : 

‘‘Mais à cause de sa puissance, il devient orgueilleux, et ceci entraîne sa perte. Il devient infidèle au SEIGNEUR son Dieu: un jour, il entre dans le temple pour brûler de l’encens sur l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria entre derrière lui avec 80 prêtres du SEIGNEUR, tous très courageux. Ils se placent en face du roi Ozias et lui disent: «Notre roi, tu n’as pas le droit d’offrir toi-même de l’encens pour le SEIGNEUR. Seuls les prêtres, les hommes de la famille d’Aaron, qui ont été consacrés pour cela, peuvent le faire. Sors du lieu saint! Oui, tu es en train de commettre un péché. Aux yeux du SEIGNEUR Dieu, cette offrande ne sera pas un acte glorieux.» Ozias, qui tient le brûle-parfum à la main, se met en colère contre les prêtres. Au même moment, la lèpre apparaît sur son front, en présence des prêtres, dans le temple près de l’autel du parfum. Le grand prêtre Azaria et tous les autres prêtres, qui le regardent, voient la lèpre apparaître sur son front. Ils le chassent tout de suite. Et lui-même se dépêche de sortir du lieu saint, parce que le SEIGNEUR l’a frappé. Le roi Ozias reste lépreux jusqu’à sa mort. À cause de cette lèpre, il doit habiter dans une maison à l’écart et il n’a pas le droit de retourner au temple du SEIGNEUR. Son fils Yotam est chef du palais royal. C’est lui qui gouverne le peuple du pays’’ (2 Chron. 26.16-21)

La disponibilité 

La disponibilité consiste à être accessible à tous, tous les membres de l’Assemblée. Être disponible pour toutes les couches de l’Église est la pensée de Dieu pour le leader selon le cœur de Dieu. La disponibilité consiste aussi à être libre devant Dieu à tout moment prêt à écouter sa voix et à recevoir ses instructions et exécuter ses ordres sans rechigner (résister). Que souvent, les soucis du siècle présent, les pensées de haine, de vengeance et autres occupations viles du monde viennent souvent obstruer la communion intime que Dieu veut avec ses serviteurs à tout moment. 

Être disponible comme leader, c’est se laisser atteindre par tout le monde. Nous entendons par tout le monde, les obéissant comme les rebelles, les ignorants comme les sages, les pauvres comme les riches, et traiter chacun avec équité sans faire de préférence. La responsabilité implique la disponibilité de jour et de nuit pour le vrai leader.

Chaque soir, Dieu visitait Adam (Gen 3.8). 

L’intégrité 

L’intégrité, qualité essentielle de tout leader est l’honnêteté face à la vérité. En tant que leader, nous devons faire attention à l’intégrité. C’est être la même personne quelque soit l’endroit où on se trouve. C’est être le même au-dedans et au dehors. C’est être le même chrétien dans tous les lieux où on est. Nous sommes Pasteurs à la maison et dans notre milieu social, il a des éléments très importants dans la notion d’intégrité : 

La franchise 

En tant que leader, l’esprit de mensonge nous guette souvent. Nous avons toujours tendance à amplifier. Nous devons essayer de créer au maximum la transparence. Quand les brebis découvrent l’esprit de mensonge dans leur leader, ils perdent la crédibilité. L’un des grands principes dans le leadership est la confiance. Nous ne saurons diriger les gens s’ils n’ont pas confiance ne nous. 

L’équité 

Pour rester dans l’équité qui exprime une notion de justice, il faut être :

éviter le favoritisme

éviter la dissimulation

éviter la partialité

Il  y a des gens que Dieu nous envoie, mais nous les perdons à cause du manque d’équité. Nous faisons cela pour défendre notre personnalité et notre trône comme si nous sommes patrons de nous-mêmes.  Cependant, le manque d’équité est une chose très nuisible pour le service et pour notre réputation elle-même.

Pour rester dans l’équité selon la pensée de Dieu, nous devons apprendre à respecter les gens quelque soit leur rang social. Ne trafiquons pas les dons que nous avons reçus de Dieu en nous livrant comme Balaam au salaire d’impiété :

‘‘Quel malheur pour eux! Ils ont suivi le même chemin que Caïn, ils ont menti pour de l’argent comme Balaam, ils sont morts parce qu’ils se sont révoltés comme Coré. Oui, ce sont eux qui mettent en danger les repas que vous prenez entre chrétiens. Là, ils mangent et ils boivent en abondance, sans aucune honte, en ne pensant qu’à eux. Ils sont comme des nuages emportés par le vent et qui ne donnent pas de pluie. Ils sont comme des arbres sans fruits au moment de la récolte, déracinés et complètement morts’’ (Jude 11-12). 

La capacité de reconnaître ses erreurs dans le jugement 

Nous devons savoir que nous sommes faillibles et qu’il n’y a que Dieu qui est infaillible. Nous aurons souvent tendance à croire que si nous reconnaissons nos erreurs, nous perdons notre témoignage, notre personnalité, notre leadership. C’est faux. Reconnaître ses erreurs est une puissance pour le leadership. Tout homme entêté qui ne reconnaît point ses fautes ou ses faiblesses, non seulement ne peut grandir, mais deviendra à la longue un obstacle pour lui-même et pour les autres dans la marche.

‘‘Voici le message que nous avons entendu de la bouche de Jésus-Christ, et nous vous l’annonçons: Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de nuit. Nous disons peut-être: nous sommes unis à Dieu. Mais si, en même temps, nous marchons dans la nuit, nous mentons et nous ne faisons pas sa volonté. Dieu est dans la lumière. Alors, si nous aussi, nous marchons dans la lumière, nous sommes unis les uns aux autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tous les péchés. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas de péché.» Mais nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. Nous disons peut-être: «Nous n’avons pas commis de péchés.» Dans ce cas, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous’’ (1 Jean 1.5-11). 

La discrétion 

Il n’y a pas de leadership sans direction. Souvent nous connaissons la vie de certaines personnes, leurs faiblesses et nous avons tendance à les détruire au moment où nous rencontrons cela. Sans discrétion, nous allons déstabiliser le groupe dans lequel nous sommes. La croissance des hommes est souvent fonction du plan de Dieu pour chacun et le temps est un grand facteur dans le processus divin de notre transformation. Lorsque Dieu nous montre certaines choses, ce n’est pas pour parler à tout vent, mais pour prier et aller rencontrer les concernés afin de leur en parler pour leur bien. Que la recommandation de cette portion de l’Écriture fait tant défaut parmi le peuple de Dieu aujourd’hui :

‘‘Si ton frère te fait du mal, va le voir et fais-lui des reproches quand tu es seul avec lui. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, retourne le voir avec une ou deux personnes. De cette façon, "on jugera l’affaire avec deux ou trois témoins". S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église. S’il refuse d’écouter l’Église, traite-le comme un non Juif ou comme un employé des impôts’’ (Mt 18.15-17). 

La loyauté 

La loyauté entraîne la fidélité. Une personne loyale est une personne qui reste fidèle à quelqu’un, qu’il pleuve ou qu’il neige, même si Dieu l’élève spirituellement et financièrement, restons fidèles à nos premiers compagnons.

David n’avait chassé, même oublié las générosités avec lesquelles il avait commencé. Nous devons nous efforcer de pouvoir être loyaux. La loyauté est la fidélité aux frères et sœurs quelque soit la visitation de Dieu. David, arrivé à Jérusalem n’a pas oublié les hommes qui étaient auprès de lui dans la caverne d’Adullan. Le manque de loyauté déstabilise notre leadership. L’épreuve de la prospérité est plus dure que l’épreuve de l’adversité.  C’est dans l’épreuve de l’adversité que nous avons tendance à oublier les générosités avec qui nous avons conquis

La décision 

L’une des choses la plus difficile dans le leadership c’est la décision. En tant que leader, nous serons confrontés à la prise de la décision. La décision est un acte quel e leader pose. Autrement dit, c’est un engagement quel e leader prend.

Décider c’est choisir comme l’objectif, déterminer, fixer, décréter quelque chose.

Décider, c’est pousser à agir, à prendre telle ou telle décision.

La décision est une résolution prise. 

Conclusion :

‘‘Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, et qui a du caractère’’ (Ps 1.1). 

C

 

Confiance en Dieu (sans la foi, nul n’est agréable à Dieu)

A

Accepte-toi (Avoir une bonne image de soi, refuser de se comparaître à autrui, refuser de se sous estimer)

R

 

Respecter la Parole de Dieu, de l’autorité et des autres.

A

 

Attitude (pessimiste, optimiste ou négatif)

C

 

Choix (bon ou mauvais)

T

 

Travail (engagement, détermination et sacrifice) Pas croiser les bras

E

 

Excellence de ce qu’on fait (la notion du beau et de la grandeur)

R

Repentance (Reconnaître son erreur, sa faute et être prêt pour le changement, le changement est évolutif).

E

Écouter Dieu (Dans la prière, méditation et conseils des autres et même dans certaines circonstances)

 Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. (237) 775 7160 / 958 6505

 

 

 

 

 

 

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