Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

Dangers de la face cachée du leader

29 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Dangers de la face cachée du leader

Dangers de la face cachée du leader

(d'après le livre : « OVERCOMING THE DARK SIDE OF LEADERSHIP »)

Les dangers de notre côté sombre :

Les tendances compulsives peuvent engendrer :

§ Une rigidité personnelle et dans l'organisation qui étouffe la créativité et sape les relations avec les autres

§ Un environnement de propre justice et de légalisme qui aliène ceux que nous voulons conduire.

§ Un dirigeant qui va être « drogué de travail », ou qui va exploser douloureusement sur la plan émotionnel (dépression), qui peut le conduire à un burn-out complet.

§ Une rébellion ou une aliénation de la part de ceux qui ne supportent plus d'être contrôlés et qui réagissent (le foyer comme l'église peuvent se fracturer dans ces conditions)

Les tendances narcissiques peuvent engendrer :

§ Le fait d'exploiter ceux que nous sommes appelés à conduire.

§ Au lieu de répondre aux besoins des autres, ce type de dirigeant voit les autres comme des « instruments » qui servent à satisfaire son appétit insatiable de réalisations grandioses et meilleures.

§ Des églises qui s'effondrent sous le poids financier de projets de constructions dont elles n'avaient pas besoin ou qu'elles n'étaient pas en mesure de payer, simplement dans le but de permettre à un dirigeant insécurisé de se sentir bien pour un moment.

§ Parfois, des pratiques illégales ou contraires à la morale, alors que le dirigeant veut absolument réussir, sans tenir compte du prix qu'il faut payer.

Les tendances paranoïdes peuvent engendrer :

§ Un état permanent de déni cher le dirigeant.

§ Une méfiance terrible au sein de l'équipe de direction, un combat de type « guérilla » au sein de l'église.

§ Une incapacité à apprécier une véritable communion entre chrétiens.

Les tendances à la co-dépendance peuvent engendrer :

§ Une auto-destruction du ministère du dirigeant, qui essaie de rendre tout le monde heureux dans l'église et de répondre aux besoins de tous, en mettant de côté les siens et ceux de sa famille.

§ Burn-out, divorce, adultère, maladie physique.

Les tendances du tempérament passif-agressif engendrent :

§ Un dirigeant qui vit constamment avec la honte et les conséquences de ses explosions incontrôlées.

§ Un dirigeant qui doit parfois déménager malgré lui d'église en église à cause de ses comportements changeants et bizarres, et qui n'arrive pas à comprendre pourquoi « ces gens » ne l'aiment pas ou ne le veulent pas.

Nous devons prendre la responsabilité de triompher de notre côté sombre. Il vaut la peine de faire un effort pour nous éviter certaines de ces conséquences négatives, et prévenir un éventuel échec dans notre rôle de dirigeant.

Comment racheter notre côté sombre ?

Notre côté sombre n'est pas intrinsèquement mauvais : c'est une partie de l'être humain. Dieu fait son œuvre au travers de notre côté sombre pour accomplir ses buts et pour nous élever à certains postes de responsabilités.

Cependant, il est essentiel que notre côté sombre soit racheté à un certain degré, si nous voulons mieux servir les buts du Seigneur et être moins occupés à satisfaire nos propres besoins.

→ Nous devons examiner en profondeur nos motivations, ainsi que les peurs et anxiétés qui accompagnent le leadership.

→ Nous apprendrons alors à remettre à Dieu nos motivations injustes et nos craintes.

→ Nous devons réaliser qu'aucun niveau de succès ou d'épanouissement de soi ne pourra combler les trous créés par nos besoins non satisfaits.

§ Celui qui a des tendances compulsives : doit réaliser que Dieu est Souverain, et qu'il contrôle totalement sa vie personnelle, ainsi que les circonstances qui entourent sa vie. Il doit apprendre à faire confiance au Seigneur pour tous les détails de sa vie.

§ Celui qui a des tendances narcissiques : doit apprendre qu'aucune dose de réussite ou de reconnaissance de la part des autres ne pourra étancher sa soif intérieure permanente de savoir qu'il est à la hauteur et son besoin d'être estimé - à moins de trouver une complète satisfaction en Christ.

§ Celui qui a des tendances paranoïdes : doit apprendre à faire confiance à Dieu pour être son protecteur, et qu'Il sera sa forteresse contre toutes les attaques sui se lèveront contre son leadership (réelles ou imaginaires). Ce type de dirigeant devra apprendre que lorsqu'il encourage le développement des autres, Dieu veillera à lui rendre justice.

§ Celui qui a des tendances co-dépendantes : doit apprendre qu'il n'est pas responsable des attitudes et des réactions des autres, et que faire plaisir à Dieu est plus important que recevoir l'approbation des gens qu'il sert. En tant que dirigeant, nous n'avons pas la responsabilité de répondre aux attentes de tout le monde, nous ne pouvons pas toujours sauvegarder la paix. A certains moments nous sommes utilisés par Dieu pour que les gens se sentent mal à l'aise avec certains comportements inacceptables.

§ Celui qui a des tendances passives-agressives : doit apprendre qu'une motivation issue d'une vision inspirée par Dieu associée avec une stratégie bien au point sont plus efficaces que la manipulation des autres, au moyen d'explosions émotionnelles en public.

C'est en suivant ce processus d'apprendre à mieux nous connaître et à progressivement mieux gérer notre côté sombre que nous pourrons éviter son paradoxe destructeur, et que nous permettrons à Dieu de mieux exercer son contrôle sur notre leadership. Avec le temps, nous pourrons exercer notre leadership avec plus de repos, alors que nous dirigerons calmement et avec foi pour la gloire de Dieu plutôt que pour nous satisfaire nous-mêmes.

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LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

27 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT
Par Watchman N
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I. UNE CONSCIENCE DÉPOURVUE D'OFFENSE

Une fois que nous croyons au Seigneur, nous devons prendre l'habitude de demander pardon et de restituer. Si nous avons offensé quelqu'un, ou si nous avons failli dans notre relation avec un autre, nous devons apprendre à demander pardon et à dédommager. Si un homme ne confesse pas ses péchés devant Dieu et ne demande pas pardon aux hommes en proposant de restituer, sa conscience pourra facilement s'endurcir. Une fois que la conscience s'endurcit, un problème sérieux et fondamental se manifeste : il devient difficile pour la lumière de Dieu d'éclairer l'homme. Nous devons prendre l'habitude de confesser nos péchés et de dédommager pour garder une conscience sensible et vive devant le Seigneur.

Une personne qui travaillait pour le Seigneur a demandé un jour : « Depuis combien de temps n'avez-vous pas demandé pardon à quelqu'un ? » Si cela fait longtemps qu'une personne ne s'est pas confessée à quelqu'un d'autre, il y a sans doute un problème avec la conscience de cette personne. Nous offensons régulièrement les autres. Si une personne a offensé quelqu'un et ne le ressent pas dans sa conscience, celle-ci doit être malade ou anormale. Le temps qui vous sépare de votre dernière confession peut vous permettre de savoir s'il existe ou non un problème entre vous et Dieu. Si le temps est long, cela prouve qu'il y a un manque de lumière dans votre cœur. Si le temps est court, autrement dit, si vous vous êtes récemment confessé à quelqu'un, cela prouve que votre conscience est encore sensible. Pour pouvoir vivre dans la lumière de Dieu, nous avons besoin d'une conscience sensible, et pour que notre conscience demeure sensible, nous avons besoin de continuellement reconnaître le péché comme tel. Nous devons nous confesser à Dieu, et nous devons aussi demander pardon aux hommes et les dédommager.

Si nous avons offensé Dieu et que l'offense n'a aucun rapport avec l'homme, nous n'avons pas besoin de nous confesser à l'homme. Nous ne devons pas tomber dans l'extrême. Si les péchés d'un frère ou d'une sœur n'ont aucun rapport avec les hommes, et qu'ils n'ont offensé que Dieu, ils n'ont besoin que de se confesser à Dieu ; il n'y a absolument aucun besoin de se confesser à l'homme. J'espère que nous ferons attention à ce principe.

Quelles sortes de péchés offensent les hommes ? Comment une personne doit elle s'excuser auprès d'une autre, ou dédommager une autre quand elle l'offense ou qu'elle pèche dans sa relation avec elle ? Pour être clair sur ce point, il est nécessaire d'étudier attentivement deux parties des Écritures.

II. LE SACRIFICE D'EXPIATION DE LÉVITIQUE 5

Le sacrifice d'expiation revêt deux aspects spécifiques, qui sont tous deux présentés dans le chapitre cinq. Le début de ce chapitre nous dit que nous devons confesser à Dieu et offrir un sacrifice d'expiation pour nos divers péchés. La fin du chapitre nous dit qu'il n'est pas suffisant d'offrir un sacrifice à Dieu si nous avons offensé une personne dans le domaine matériel ; nous devons aussi dédommager la personne que nous avons offensée. Ce passage nous dit que si nous avons offensé quelqu'un dans le domaine matériel, nous devons régler ce problème avec l'homme. Bien sûr, cela ne nous dispense pas de nous confesser à Dieu et de Lui demander pardon. Mais dans ce cas, traiter uniquement avec Dieu n'est pas suffisant. Nous ne pouvons pas demander à Dieu de nous pardonner pour le compte de ceux que nous avons offensés.

Comment devons-nous traiter ce problème du côté de l'homme ? Regardons de plus près le sacrifice d'expiation de la fin de Lévitique 5.

A. Certains péchés constituent des offenses envers l'homme

Lévitique 5:21-26
“Lorsque quelqu'un péchera et commettra une infidélité envers l'Éternel, en mentant à son prochain au sujet d'un dépôt, d'un objet confié à sa garde, d'une chose volée ou soustraite par fraude, en niant d'avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché; lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ou la chose quelconque sur laquelle il a fait un faux serment. Il la restituera en son entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire, le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité. Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. [...] ” » suite

Une personne qui a offensé quelqu'un dans le domaine matériel doit régler le problème avec les hommes avant de pouvoir être pardonnée. Si elle ne règle pas le problème avec les hommes, elle ne pourra pas recevoir le pardon.

Ces versets décrivent six types de péchés :

(1) Mentir à son prochain au sujet d'une chose confiée : Cela signifie que quelqu'un nous a confié quelque chose, et que nous en avons intentionnellement retenue la meilleure partie en restituant la chose. Ceci est un mensonge, et c'est un péché devant Dieu. Nous ne devons pas mentir aux autres par rapport à ce qu'ils nous ont confié, mais nous devons plutôt garder la chose fidèlement. Les enfants de Dieu devraient toujours garder fidèlement les choses que les autres leur confient. Si nous ne pouvons pas le garder, nous ne devons pas accepter un tel dépôt. Une fois que nous l'avons accepté, nous devons faire de notre mieux pour le garder. Si quelque chose se produit suite à notre infidélité, nous avons péché envers l'homme.

(2) Mentir à son prochain au sujet d'une chose déposée entre ses mains : Cela signifie traiter injustement ou mentir dans les relations professionnelles, ou tirer profit par des moyens abusifs, ou usurper quelque chose injustement par le commerce. C'est là un péché devant l'Éternel duquel nous devrions nous occuper sérieusement.

(3) Voler : Même si cela n'arrive certainement pas parmi les saints, nous devons pourtant en parler. Personne ne doit acquérir quoi que ce soit par le vol. Celui qui profite de sa position ou de son pouvoir pour usurper les biens d'autrui a commis un péché.

(4) Extorquer à son prochain : Profiter de quelqu'un en usant de sa position ou de son pouvoir est un péché. Aux yeux de Dieu, Ses enfants ne devraient jamais faire une telle chose. Nous devons nous traiter un tel problème.

(5) Mentir au sujet d'une chose perdue : Les nouveaux croyants doivent prendre garde à ce sujet. Beaucoup de personnes ont menti concernant des choses que les autres ont perdues. Dire que quelque chose n'est rien, dire que beaucoup est peu, ou échanger ce qui est mauvais contre ce qui est bon, c'est mentir. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Il y a beaucoup, mais vous dites qu'il y a peu. Une chose peut être bonne, mais vous dites qu'elle est mauvaise - tout cela constitue un péché. Une personne a perdu quelque chose et vous en profitez, en extorquant d'elle un gain ou un bénéfice : c'est un péché. Un chrétien ne doit pas prendre possession des biens d'autrui. Si vous avez pris quelque chose par erreur, vous devez le garder précieusement afin de pouvoir le rendre à son propriétaire. Ne vous appropriez jamais une chose perdue. Il n'est pas juste de conserver les objets perdus ; c'est encore pire d'usurper les biens d'autrui par la fraude. Obtenir les biens d'autrui par tout moyen injuste est un péché. Un croyant ne devrait jamais faire quelque chose qui lui profite au détriment d'un autre.

(6) Jurer en mentant : C'est un péché que de jurer injustement concernant une chose matérielle. Vous savez quelque chose, et pourtant, vous dites que vous ne savez rien. Vous avez vu quelque chose, mais vous dites n'avoir rien vu. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Quelqu'un qui jure injustement a péché.

« Toutes les choses qu'un homme fait de manière à pécher en les faisant. » Cela nous parle de tous les péchés que nous commettons dans le domaine matériel. Les enfants de Dieu doivent apprendre cette leçon, et ne jamais s'en éloigner : ils ne doivent pas s'approprier le bien d'autrui. Les biens des autres appartiennent aux autres. Ne vous les appropriez pas. Celui qui jure faussement concernant l'une des choses mentionnées ci-dessus a péché.

Frères et sœurs, s'il a de la malhonnêteté dans quelque chose que vous avez fait, si vous avez acquis quelque chose au détriment d'un autre, ou si vous avez acquis une chose dans l'une des six circonstances mentionnées, vous avez péché. Vous devez traiter ce problème avec sérieux.

B. Comment dédommager

Notre manière de vivre doit être juste et notre conscience dépourvue d'offense devant Dieu. La Parole de Dieu nous dit : « Alors, s'il a péché et qu'il soit coupable, il arrivera qu'il rendra l'objet qu'il a volé » (v. 23). Le mot « rendra » est très important. Le sacrifice d'expiation a deux aspects. Il y a d'un côté le besoin de propitiation devant Dieu et de l'autre, le besoin de « rendre » à l'homme ce qui a été enlevé. Ne pensez pas que la propitiation devant Dieu soit suffisante. Vous devez également rendre à l'homme ce qui lui a été enlevé. Si vous ne le rendez pas, il manque quelque chose. Le sacrifice d'expiation du début de Lévitique 5 nous parle des choses qui ne constituent pas des offenses matérielles envers les hommes. Bien sûr, dans ce cas il n'y a aucun besoin de rendre la chose. Mais les péchés dont il est question à la fin de Lévitique 5 impliquent une perte matérielle, auquel cas il est nécessaire de faire restitution. La propitiation par le sacrifice n'était pas suffisante. Il fallait en plus « rendre » ce qui avait été enlevé. C'est pourquoi le verset 23 nous dit :

Lévitique 5:23
“lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ”

Tout ce qui s'acquiert par des moyens injustes doit être restitué. Nous devons rendre ce qui a été volé, ce qui a été extorqué, ce qui a été confié, ce qui a été retrouvé, et ce au sujet duquel on a juré faussement. Toutes ces choses doivent être restituées.

Comment devons-nous restituer ces choses ?

Lévitique 5:5
“Celui donc qui se rendra coupable de l'une de ces choses, fera l'aveu de son péché. ”

Il y a trois choses qui sont intéressantes à noter.

Premièrement, nous devons restituer complètement. Nous sommes dans l'erreur si nous ne restituons rien. Mais nous sommes tout autant dans l'erreur si nous ne restituons pas complètement. Il ne suffit pas de demander pardon. Si l'objet demeure dans votre maison, cela prouve que vous êtes encore dans l'erreur. Nous devons tout restituer.

Deuxièmement, Dieu ne veut pas seulement que nous restituions complètement, mais Il veut aussi que nous ajoutions un cinquième lorsque nous restituons. Pourquoi devons-nous ajouter un cinquième ? Selon ce principe, nous devons restituer abondamment. Si nous avons volé de l'argent ou d'autres choses, Dieu veut que nous ajoutions un cinquième à la valeur totale lorsque nous faisons restitution. Dieu ne veut pas que Ses enfants rendent le strict minimum. En imprimant des livres, l'imprimeur laisse toujours une marge en haut, en bas, à gauche et à droite. De la même façon, nous ne devons pas être mesquins lorsque nous demandons pardon aux gens et que nous leur rendons ce qui leur appartient. Nous devons être généreux.

Certains n'ajoutent pas un cinquième à leur restitution. En fait, ils rendent bien moins d'un cinquième de ce qu'ils devaient. Ils demandent pardon en disant : « C'est vrai que je t'ai offensé sur ce point, mais j'avais raison sur d'autres points. Sur d'autres points je ne t'ai pas offensé, au contraire, c'est toi qui m'as offensé. » Ce n'est pas une confession, c'est un règlement de comptes. Si vous voulez vous confesser, ne soyez pas si mesquin. Ce n'est pas grave de demander pardon pour plus qu'il ne faut, ce qui est grave, c'est de demander pour moins. Pourquoi avez vous péché initialement ? Puisque vous devez maintenant restituer, soyez généreux. Ne prenez pas quelque chose à quelqu'un pour ensuite lui rendre uniquement ce que vous avez pris. Vous devez restituer généreusement.

Les enfants de Dieu devraient se comporter d'une manière digne de leur Père. C'est particulièrement vrai dans le domaine de la confession. Demander pardon dans l'esprit d'un règlement de comptes n'est pas le type de confession que les enfants de Dieu devraient pratiquer. Les enfants de Dieu devraient confesser leurs fautes complètement et ajouter un cinquième lors d'un dédommagement. Personne ne devrait hésiter à faire le moindre sacrifice lorsqu'il s'agit de la confession. Si vous vous occupez de calculer combien chacun doit à l'autre lorsque vous demandez pardon, alors vous ne vous comportez pas en chrétien. Certaines personnes disent : « Je n'étais pas en colère au départ, mais ce que tu as dit m'as mis en colère. J'ai confessé ma faute, maintenant c'est à toi de confesser la tienne. » Il s'agit ici tout simplement d'un règlement de comptes ; ce n'est pas une confession. Si vous faites une confession, vous devriez faire un mille de plus:

Matthieu 5:41
“Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. ”

Soyez plus généreux dans le domaine de la confession. Ne retenez rien dans votre confession ; soyez plutôt généreux.

Ajouter un cinquième à notre confession ou notre dédommagement nous rappelle que nous y perdons lorsque nous offensons les autres, et que par conséquent, nous devons faire attention de ne pas recommencer. Lorsqu'un nouveau croyant offense quelqu'un, il doit réaliser qu'il en souffrira en fin de compte, même s'il pense avoir gagné quelque chose sur le moment. Il a pris cinq cinquièmes, mais il doit en rendre six. Il est facile de prendre quelque chose à quelqu'un. Mais lorsqu'on doit le rendre, il faut y ajouter un cinquième de sa valeur.

Troisièmement, nous devons effectuer notre confession et notre dédommagement dès que possible. Le verset 24 nous dit : « Il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit. » Si nous avons la possibilité de restituer l'objet en question, ou si l'objet est encore en notre possession, nous devrions le restituer le jour même où nous apprenons notre faute. Il est trop facile de repousser cette chose. Plus les enfants de Dieu repoussent la confession et le dédommagement, plus la sensation du péché s'estompera. Dès que nous recevons la lumière, nous devons agir en conséquence. Nous devons restituer le jour même. J'espère que nos frères et sœurs prendront ce chemin étroit dès le moment de leur conversion. Nous ne devrions jamais profiter des autres et agir injustement. Le principe de base de la vie chrétienne sur cette terre est de ne pas profiter des autres. Profiter des autres, c'est mal. Nous ne devons pas profiter des autres, mais plutôt prendre l'habitude dès le départ de traiter les autres avec justice.

Nous devons rendre aux autres ce qui leur appartient. Mais ce n'est pas tout. Nous ne devons pas penser que l'affaire est réglée dès que nous avons demandé pardon et que nous avons dédommagé la personne. L'affaire n'est pas encore réglée.

Lévitique 5:25
“Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. ”

Après avoir confessé notre faute et avoir fait restitution, nous devons encore aller à Dieu pour obtenir le pardon. Le sacrifice d'expiation dont il est question au début du chapitre cinq ne concerne que le cas où il n'y a pas de dommage matériel. Mais dans le cas présenté à la fin du chapitre cinq, il s'agit d'une faute envers l'homme. Dans ce cas, nous devons d'abord aller régler le problème auprès de l'homme avant de venir à Dieu pour obtenir le pardon. Tant qu'une affaire n'est pas réglée avec l'homme, nous ne pouvons pas nous adresser à Dieu pour obtenir le pardon. Que se passe-t-il une fois que l'affaire est réglée avec l'homme et nous nous sommes confessés devant Dieu ?

Lévitique 5:26
“Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. ”

Voilà ce que le Seigneur demande. Celui qui a commis une faute envers l'homme dans le domaine matériel devrait faire de son mieux pour dédommager. Ensuite, il peut venir devant Dieu et Lui demander le pardon de son péché par le sang du Seigneur.

Nous ne devons pas considérer cela comme une chose insignifiante. Si nous sommes négligents, nous profitons des autres et nous péchons contre eux. Les enfants de Dieu devraient se souvenir de cela et y prêter attention durant toute leur vie. Quel que soit le domaine dans lequel ils ont offensé les autres, ils devraient toujours les dédommager et confesser leurs péchés à Dieu.

III. L'ENSEIGNEMENT DE MATTHIEU 5

Tournons-nous maintenant vers une autre portion des Écritures : Matthieu 5. Ce chapitre diffère de Lévitique 5, qui nous parle des transgressions envers l'homme uniquement dans le domaine matériel. Matthieu 5 aborde beaucoup plus que les transgressions dans le domaine matériel.

Matthieu 5.23-26 nous dit :

Matthieu 5:23-26
“Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. [...]” » suite

Les quadrants dont il est question ici ne signifient pas simplement des quadrants physiques. Ils nous parlent du principe de perte dans un certain domaine.

Le Seigneur nous dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. » Cela se réfère particulièrement aux disputes qui se produisent parmi les frères, parmi les enfants de Dieu. Si vous offrez un sacrifice sur l'autel, c'est-à-dire que vous offrez quelque chose à Dieu et que soudain vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, le fait de vous souvenir vient de Dieu. Le Saint-Esprit vous donne souvent une pensée appropriée. Lorsque vous vous souvenez de quelque chose, ne rejetez pas la pensée en vous disant que ce n'est qu'une pensée. Dès que vous vous souvenez de quelque chose, il faut vous en occuper avec soin.

Si vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, c'est que vous avez péché contre lui. Votre transgression peut être ou non dans le domaine matériel. Peut-être l'avez-vous offensé en agissant injustement envers lui. L'accent n'est pas sur les choses matérielles, mais plutôt sur ce que les autres ont contre vous. Un nouveau croyant devrait réaliser que s'il offense quelqu'un et qu'il ne demande pas pardon, c'en est fini de lui, dès lors que la personne offensée mentionne son nom et soupire devant l'Éternel. Rien de ce qu'il offrira au Seigneur ne sera accepté. Tout ce qu'il demandera dans la prière sera refusé. Nous ne devrions pas donner l'occasion à qui que ce soit de soupirer devant Dieu à notre sujet. Une fois que cette personne soupire, c'en est fini de nous devant Dieu. Si nous avons fait le mal, ou si nous avons offensé ou blessé quelqu'un, la personne en question n'a pas besoin de nous accuser devant Dieu. Il suffit qu'elle dise : « Oh ! Untel... », il suffit même qu'elle dise : « Oh ! » et tout ce que nous offrons à Dieu sera rejeté. Tout ce que l'autre a besoin de faire, c'est soupirer devant Dieu à cause de nous. Nous ne devrions jamais donner l'occasion à un frère ou une sœur de soupirer devant Dieu à notre sujet. Si nous leur donnons une raison de soupirer, nous perdons alors toutes nos perspectives spirituelles, et toutes nos offrandes àDieu seront refusées.

Si vous offrez un sacrifice sur l'autel et que vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, ou a une quelconque raison de soupirer à cause de vous, n'offrez pas votre offrande. Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, « va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Dieu veut l'offrande, mais vous devez d'abord être réconcilié avec votre frère. Ceux qui ne sont pas réconciliés avec les hommes ne sont pas capables d'offrir des offrandes à Dieu. Vous devez laisser là votre offrande, et aller d'abord vous réconcilier avec votre frère, puis venir présenter votre offrande. Voyez-vous comment il faut agir ? Vous devez d'abord aller vous réconcilier avec votre frère. Que signifie être réconcilié avec son frère ? Cela signifie ôter la colère de son frère. Vous aurez besoin de demander pardon et peut-être aussi de le dédommager. Cependant, il s'agit de satisfaire votre frère. Il ne s'agit pas d'ajouter un cinquième, ou un dixième ; il s'agit d'être réconcilié. Se réconcilier signifie satisfaire la demande de l'autre.

Quand vous avez offensé votre frère et commis une faute envers lui, quand il est dérangé et qu'il pense que vous n'avez pas agi justement et quand vous lui avez donné l'occasion de soupirer à votre égard devant Dieu, votre communion spirituelle avec Dieu est interrompue ; toutes vos perspectives spirituelles ont disparu. Vous n'avez peut-être aucun sentiment d'être dans les ténèbres et vous avez peut-être l'impression d'avoir raison, mais l'offrande que vous offrez sur l'autel a perdu sa valeur. Vous ne pouvez rien demander à Dieu. Vous ne pouvez rien donner à Dieu. Vous ne pouvez ni Lui donner quelque chose, ni recevoir des réponses de Sa part. Vous avez peut-être tout remis sur l'autel, mais Dieu n'en est pas satisfait. Il faut donc, lorsque vous venez à l'autel de Dieu, être réconcilié avec votre frère. Quelles que soient ses demandes, vous devez faire de votre mieux pour les honorer. Apprenez à satisfaire les justes demandes de Dieu, ainsi que les justes demandes de votre frère. Vous ne pouvez offrir votre sacrifice à Dieu qu'après avoir fait cela. C'est un sujet très sérieux.

Nous ne devons pas offenser les autres à la légère. En particulier, nous ne devons pas offenser les frères et les sœurs à la légère. Si nous offensons un frère ou une sœur, nous tombons immédiatement sous le jugement de Dieu, et il n'est pas facile d'en sortir. Dans le verset 25, le Seigneur souligne :

Matthieu 5:25
“Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. ”

Voilà un frère qui a souffert l'injustice à cause de vous ; il n'est pas en paix devant Dieu. Les mots du Seigneur nous sont adressés en termes humains. Notre frère est comme un plaignant au tribunal. L'expression « pendant que tu es en chemin avec lui » est merveilleuse. Aujourd'hui nous sommes encore « en chemin ». Notre frère n'est pas encore mort, et nous non plus. Nous voici, et le voici. Il est en chemin, et nous aussi. Nous devons nous accorder promptement avec lui. Il est très facile pour nous de ne plus être là un jour ; il est très facile pour nous de ne plus être « en chemin ». Il est également très facile pour notre frère de ne plus être là, et de ne plus être « en chemin ». À ce moment-là il sera trop tard. Personne ne sait qui sera le premier à partir. À ce moment-là il sera trop tard pour faire quoi que ce soit. Pendant qu'il est encore là et que nous sommes encore là, il y a la possibilité de se parler et de se demander pardon. Nous devrions être réconciliés les uns envers les autres rapidement. La porte du salut ne restera pas toujours ouverte. Il en est de même pour la porte de la confession mutuelle entre frères. Les frères ont souvent regretté de ne pas avoir eu l'occasion de se demander pardon ; la personne offensée n'est plus en chemin. Si nous avons offensé quelqu'un, nous devrions profiter de la première occasion pour nous réconcilier avec lui pendant que nous sommes encore tous les deux en chemin. Nous ne savons pas si les autres seront là demain. Nous devons donc être bien disposés envers les frères pendant que nous sommes en chemin. Une fois qu'une personne n'est plus en chemin, il n'est plus possible de régler le problème.

Nous devons réaliser combien ce sujet est important ! Vous ne pouvez pas être nonchalant ou négligent dans ce domaine. Pendant qu'il vous reste encore du temps, soyez bien disposés envers votre frère ! Si vous savez qu'un frère a quelque chose contre vous, vous devez vous en occuper. Vous devez faire le maximum pour lui demander pardon, de peur de ne plus avoir la possibilité de vous réconcilier par la suite.

Ensuite, le Seigneur nous parle de nouveau en termes humains : « De peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. » Nous ne nous attarderons pas sur l'interprétation biblique concernant le paiement des derniers quadrants. Nous relèverons simplement la nécessité de payer les derniers quadrants. Nous voyons que cette affaire doit être réglée correctement. Si nous ne la réglons pas bien, l'affaire ne sera pas résolue. Le Seigneur ne nous parle pas d'un jugement futur ni d'être jeté et libéré d'une véritable prison. Le Seigneur ne met pas l'accent sur ces choses. Son souci est que nous soyons réconciliés aujourd'hui, et que nous payions tous les quadrants nécessaires aujourd'hui, sans remettre au lendemain. Nous devons faire cela pendant que nous sommes encore en chemin. Nous ne devons pas remettre l'affaire en espérant qu'elle se réglera plus tard. Ce n'est pas sage, et il n'est pas bon de remettre les choses à plus tard. Les enfants de Dieu doivent bien apprendre cette leçon. Nous devons restituer lorsque c'est nécessaire, et demander pardon lorsque c'est nécessaire. Nous devons constamment restituer et constamment demander pardon. Nous ne devons laisser aucune occasion à un frère ou à une sœur de nourrir une plainte contre nous. Si notre conscience est pure, et que le mal n'est de toute évidence pas de notre côté, nous pouvons être en paix. Autrement, si nous avons mal agi, nous devons demander pardon. Nous devons être irréprochables dans notre conduite. Nous ne devons pas toujours considérer que les autres ont tort et que nous avons raison. Il n'est assurément pas bon d'ignorer les plaintes des autres et d'insister sur le fait que nous avons raison.

IV. QUELQUES CONSIDERATIONS PRATIQUES

Premièrement, la portée de votre confession devrait être à la mesure de votre offense. Vous devriez tout faire selon la Parole de Dieu et ne pas emprunter la voie extrême. N'exagérez rien. Une fois que vous commencez à exagérer les choses, vous tomberez sous l'attaque de Satan. Si vous offensez beaucoup de personnes, vous devez demander pardon à beaucoup de personnes. Si vous offensez un seul individu, vous ne devez demander pardon qu'à cet individu. Confesser votre faute à une seule personne si vous avez offensé beaucoup de personnes, c'est insuffisant. Confesser votre faute à beaucoup de personnes, alors que vous n'en avez offensé qu'une, c'est en faire trop. La portée de notre confession dépend de la portée de notre offense. La portée de notre témoignage est autre chose. Parfois vous avez offensé un seul individu, mais parce que vous voulez témoigner aux frères et sœurs, vous leur en parlez. C'est là tout à fait autre chose. En ce qui concerne la confession, nous devons nous limiter à la portée de notre offense. Nous ne devons pas dépasser cette limite. Faisons attention à ce point.

Deuxièmement, notre confession doit être complète. Nous ne devons rien cacher dans le but de « sauver la face » ou de préserver notre intérêt. Il existe bien entendu des cas où nous devons user de beaucoup de discernement dans notre façon de nous confesser ; nous devons faire attention aux intérêts des autres. Dans de tels cas, il vaudrait peut-être mieux de parler de l'offense sans entrer dans les détails. Si nous avons du mal à prendre des décisions dans des cas délicats, demandons conseil à des frères et sœurs plus expérimentés qui pourront nous aider à faire le bon choix.

Troisièmement, il y aura parfois des cas où vous ne serez pas en mesure d'effectuer le dédommagement adéquat. Cependant, la possibilité de dédommager et le désir de dédommager sont deux choses bien distinctes. Certaines personnes sont peut-être incapables de dédommager, mais elles ont au moins le désir de le faire. Si quelqu'un est incapable de dédommager immédiatement, il devrait dire à la personne offensée : « Je veux te dédommager, mais je ne suis pas en mesure de le faire aujourd'hui. Sois patient avec moi ; je le ferai dès que possible. »

Quatrièmement, la loi de l'Ancien Testament nous indique que si le bénéficiaire légitime de notre dédommagement est décédé et qu'il n'a laissé aucun parent qui puisse recevoir le dédommagement, cela devrait être remis aux sacrificateurs qui servent l'Éternel :

Nombres 5:8
“S'il n'y a personne qui ait droit à la restitution de l'objet mal acquis, cet objet revient à l'Éternel, au sacrificateur, outre le bélier expiatoire avec lequel on fera l'expiation pour le coupable. ”

Selon ce principe, si le bénéficiaire de votre dédommagement n'est plus disponible, vous devez dédommager ses proches parents. S'il n'a aucun parent, vous devez dédommager l'Église. Si vous pouvez dédommager, vous devez dédommager la personne offensée ou l'un de ses proches parents. Vous ne devez pas dédommager l'Église pour des raisons de commodité. Cependant, si la personne offensée est décédée et qu'il semble n'y avoir aucune possibilité de confession, vous pouvez traiter l'affaire avec l'Église selon ce principe.

Cinquièmement, après avoir confessé, vous devez vous assurer que vous n'êtes pas condamné dans votre conscience. Il est possible que la conscience continue à subir la condamnation même une fois que vous avez confessé le péché. Nous devons être au clair sur le fait que le sang du Seigneur a purifié notre conscience. Grâce à Sa mort nous avons une conscience dépourvue d'offense devant Dieu et nous pouvons nous approcher de Dieu. Ce sont là des faits. Toutefois, nous devons voir que, pour être purs devant les hommes, nous devons nous occuper sérieusement des péchés. Nous devons nous occuper de toutes nos offenses dans le domaine matériel aussi bien que dans les autres domaines de notre vie. Mais nous ne devons pas permettre à Satan de nous condamner injustement.

Sixièmement, la confession est en rapport avec la guérison physique.

Jacques 5:16
“Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. ”

Le résultat de la confession est souvent la guérison divine. La maladie intervient souvent lorsqu'il y a des obstacles parmi les enfants de Dieu. Si nous confessons nos péchés les uns aux autres, nous serons guéris de nos maladies.

J'espère que les frères et sœurs seront vigilants dans ce domaine de la confession et du dédommagement. C'est ainsi que nous pouvons maintenir notre pureté. Si quelqu'un a transgressé envers l'homme, il doit confesser son péché envers Dieu d'une part, et il doit s'occuper sérieusement de sa relation avec l'homme d'autre part. Ce n'est qu'alors que sa conscience demeurera forte. Quand sa conscience est forte, une personne peut faire de bons progrès dans le domaine spirituel.

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VOIR DANS LA VISION DE DIEU

22 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

VOIR DANS LA VISION DE DIEU

VOIR DANS LA VISION DE DIEU

La vision spirituelle : Elle doit caractériser la vie du croyant authentique et consiste à voir dans la

vision du Tout Puissant : « Et maintenant voici, je m'en vais vers mon peuple. Viens, je t'annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps. Balaam prononça son oracle, et dit: Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l’œil ouvert, Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connaît les desseins du Très Haut, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent. Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth. Il se rend maître d'Édom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force. Celui qui sort de Jacob règne en souverain, Il fait périr ceux qui s'échappent des villes » (Nombre 24.14-19).

Une personne de vision doit :

a) Avoir les yeux (spirituels) ouverts

b) Entendre les paroles de Dieu (oreilles spirituelles ou discernement)

c)Connaître les desseins du Très haut (connaissance, intelligence dans la compréhension des choses spirituelles)

d)Voir la vision du Tout Puissant (voir comme Dieu Lui-même voit)

e)Celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent (aller au Conseil de Dieu et recevoir instruction ou direction précise pour un but, un objectif à atteindre).

f)Celui qui a la révélation de Dieu pour maintenant, et marche dans la révélation des voies de Dieu pour le futur « Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t'établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai » (Actes 26.16).

La vision est parfois donnée comme celle que nous venons de mentionner concernant l’Apôtre Paul pour fixer un objectif dans une vie en vue d’atteindre les desseins rédemptifs de Dieu dans une vie, une nation, un peuple précis :

Moïses : a) «Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font souffrir les Égyptiens. Maintenant, va, je t'enverrai auprès de Pharaon, et tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les enfants d'Israël » (Ex 3.9-10).

b) Regarde, et fais d'après le modèle qui t'est montré sur la montagne » (Ex 25.40).

Pour avoir une inspiration qui conduit à une vision selon le cœur de Dieu et obtenir de l’aide en temps opportun, il faut toujours regarder à Dieu (Psaumes 34.6 ; 123.1 ; Esaïe 40.26 ; Jean 11.41 ; 17.1 ; Actes 1.10 ; 7.55.

Elle est parfois donnée :

a)en réponse à une prière : « Élisée pria, et dit: Éternel, ouvre ses yeux, pour qu'il voie. Et l'Éternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d'Élisée » 2 Rois 6.17).

b)Les afflictions préparent à la vision : « Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon œil t'a vu » (Job 42.5). « En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre; Et, délivrés de l'obscurité et des ténèbres, Les yeux des aveugles verront » (Esaïe 29.18).

c)La pureté du cœur est essentielle à la vison : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! » Mt 5.8)

d)Seuls les croyants possèdent la vison : « Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez, car je vis, et vous vivrez aussi » (Jean 14.19).

e)Le Saint-Esprit est l’auteur de la vision : « Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi, et vous l'annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c'est pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera » (Jean 16.14-15).

f)La vision utilise le télescope (lunette, microscope, jumelle, longue-vue) de la foi : « C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Hébreux 11.27.

1.La Vision domine la vie de celui qui la reçue :

-Regarder derrière empêche le progrès : « La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel » (Genèse 19.26). « Jésus lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu » (Luc 9.62)

-Regarder vers Christ sauve : «Moïse fit un serpent d'airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d'airain, conservait la vie » (Nombres 21.9) Jean 3.14-15

-Regarder les difficultés déprime : «Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria: Seigneur, sauve-moi! » (Mt 14.29-30)

  • Regarder vers le ciel produit la gloire : « Mais Étienne, rempli du Saint Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu » (Actes 7.55).

LA FORCE DE LA VISION

"Sans vision le peuple dépérit." (Proverbes 29.18).

Si vous vivez en accord avec la vision divine, quatre éléments devraient régir votre quotidien:

1- La passion du succès final.

Une vision claire et nette pour votre vie vous permettra d'anticiper le résultat final. Malgré les difficultés rencontrées en chemin, votre cœur bondira à l'avance. La passion est une émotion qui enrichira votre engagement pour la tâche à laquelle Dieu vous a appelé, en vous faisant oublier les difficultés présentes.

2- La motivation.

L'étudiant qui vient de terminer ses études en a eu besoin chaque jour, pour traverser ces longues heures passées à étudier tant de projets apparemment futiles. Mais sa motivation le poussait à décrocher sa licence ou son doctorat, le rêve d'une vie peut-être. Votre vie devrait ressembler à ces années d'études motivées par le succès final.

3- La direction.

Votre vision ressemble à une carte routière: il vous suffit de suivre la direction indiquée pour atteindre le but final. Tout ce qui encourage votre progression dans la bonne direction est précédé par un feu vert. Tout ce qui vous entraîne sur une fausse route est précédé par un feu rouge ! Débarrassez-vous de tout ce qui obstrue votre marche vers l'avant. Ne vous laissez pas distraire par les voies secondaires, qui ne mènent nulle part. Les gens qui vivent sans vision papillonnent d'une idée à une autre sans boussole spirituelle ou morale pour les guider. Ils risquent de prendre souvent des décisions sans lendemains.

4- La raison de vivre.

Votre vision vous donne une raison de vous lever le matin ! Si vous ne le faites pas, vous risquez de manquer une opportunité que Dieu va mettre sur votre chemin. Votre vie a un sens, qui est d'une importance capitale à Ses yeux. Alors chérissez votre vision !

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L'au-delà

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'au-delà

L'Au-delà

Henri LÜSCHER

A. L'au-delà : un monde à part

Comment se représenter « l'au-delà » ? Le Larousse trois volumes en couleurs 1970 le décrit comme « l'autre monde, la vie future » ; le Quillet 1959 parle également de « l'autre monde » et de « l'après la mort », tandis que le Petit Robert 1996 donne : « Le monde supraterrestre ; la vie, l'activité imaginée après la mort ». Plutôt flou .

L'au-delà serait donc le monde invisible qui nous attend après la mort. Mais quel monde ? Michel Colucci, dit Coluche, a cru pouvoir résoudre le problème en déclarant : « Y a-t-il une vie après la mort ? Seul Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort ». Cent ans avant Coluche, Charles Darwin écrivait : « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit et de la vie future une absurdité »1.

Cependant, la croyance en un au-delà reprend ses droits dans notre société postmoderne. La question a même envahi les médias depuis la parution des fameux ouvrages sur les « expériences de mort imminente » (EMI) du Dr R. Moody : La vie après la vie (R. Laffont, Paris, 1977), de P. Van Eersel : La Source noire - Révélations aux portes de la mort (B. Grasset, Paris, 1986), de B. Martino : Voyage au bout de la vie (Editions Balland, 1987), et de bien d'autres.

Cet engouement n'a rien de surprenant : Dieu ayant mis la pensée de l'éternité dans le cour de l'homme, ce dernier ne peut s'empêcher de penser à la mort et à ce qui la suivra. C'est pourquoi, dans notre étude sur l'au-delà, nous nous concentrerons sur la question de notre survie individuelle. Nous laisserons de côté le monde invisible des anges, ainsi que les divers aspects de l' « environnement » supraterrestre. Et nous donnerons la première place à la Révélation de celui qui est le Dieu éternel, le Créateur de toutes choses.

B. Une mort à deux dimensions

La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents. Ainsi, nous apprenons que cet acte historique de désobéissance devait fatalement amener le péché et la mort dans le monde :

« Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2.17).

Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption » (Rom 8.21-22) :

« Le salaire du péché c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom 5.12-14).

Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché, et de la mort qui atteint tous les hommes. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de l'homme. Les meilleurs soins et cures de santé, la science la plus avancée ne pourront jamais éliminer la mort physique.

La mort spirituelle

Depuis la chute, l'homme est mort spirituellement. Cela veut dire que son être tout entier est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu :

« Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éph 2.1,5) ;

« Celui qui croit en moi a passé de la mort à la vie » (Jean 5.24) ;

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cour » (Éph 4.18).

La mort physique

La mortalité est la conséquence de la mort spirituelle de l'homme depuis sa chute au jardin d'Eden :

« Le salaire du péché, c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

Le corps se décompose et retourne à la poussière :

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen 3.19).

C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort :

« Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Ps 104.29).

Le Ps 90 nous enseigne que la mort a été décrétée sur tous les hommes, dont les plus robustes atteignent 80 ans. Le simple bon sens voudrait donc que nous nous efforcions de « conduire notre cour avec sagesse en comptant nos jours ».

En bref, la mort n'est pas un simple « phénomène naturel ». Elle est anormale et contraire à la théorie évolutionniste qui enseigne que la mort est une phase nécessaire et positive dans l'évolution des espèces vivantes. La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d'Eden. Nous sommes tous « dignes de mort » (Rom 1.32) et « le jugement, après une seule faute, aboutit à la condamnation » (Rom 5.17). La mort est « le roi des épouvantements », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18.14. Elle est le signe de la défaite de notre race, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Cor 15.26). C'est pourquoi Jésus-Christ, le Sauveur, l'a attaquée de front, triomphant de ses liens par sa résurrection et par la vie impérissable qu'il réserve aux siens.

C. Quand notre corps s'en va

L'homme est un être tripartite - corps, âme et esprit (1 Thes 5.23). Il va continuer son existence après la mort jusqu'à sa résurrection, soit pour la vie éternelle, soit pour la mort éternelle :
- le corps, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière (Gen 3.19 et Ecc 12.7 : « la poussière retourne à la terre »).
- l'âme, séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts » - une sorte de salle d'attente de la résurrection des corps. En Luc 16.19-31, nous voyons que cette sphère (le « hadès » en grec) est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments des réprouvés, et « le sein d'Abraham » où se trouve Lazare. Les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister, conscientes.
- l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecc 12.7 ; Act 6.59).

A noter que certains passages décrivent l'être humain de manière plutôt dualiste : ils distinguent entre sa partie matérielle et visible, le corps, et sa partie invisible, immatérielle, comportant à la fois l'âme et l'esprit.

D. L'état intermédiaire

Jusqu'à la résurrection « des justes » et des « injustes » (Dan 12.2; Jean 5.25, 28-29 ; Act 24.15; Apoc 20.4-6, 12 -13), l'âme reste séparée du corps, ayant rejoint le lieu intermédiaire, le « séjour des morts ». Nous savons très peu de choses sur l'état intermédiaire jusqu'à la résurrection des corps.

Le lieu

L'A.T. appelle ce lieu « shéol », mot équivalent à peu près au « hadès » du N.T. Toute âme humaine séparée du corps y entre jusqu'à la résurrection. C'est une réalité incontournable : « Le séjour des morts apparaît comme la résidence des croyants aussi bien que des réprouvés » (Précis de doctrine chrétienne, J.M. Nicole, Éd. de l'Institut biblique, Nogent, 1983, p. 320).

Bien que « Dieu seul possède l'immortalité » (1 Tim 6.16), l'âme est également immortelle. Elle ne cesse donc pas d'exister à la mort physique.

Les morts ne reviennent plus sur terre (Job 16.22) et n'ont « plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil » (Ecc 9.6).

Le récit de Lazare et de l'homme riche (Luc 16.19-31) nous révèle les vérités suivantes quant à l'au-delà :
- il y a dans le séjour des morts deux endroits distincts ;
- il y a entre ces deux lieux un gouffre infranchissable ;
- l'âme est consciente et jouit du bonheur dans le sein d'Abraham, mais souffre de tourments dans le séjour des injustes ;
- il n'y a plus de possibilité de repentir après la mort (Héb 9.27).

E. L'âme du défunt incroyant

Dans son état intermédiaire

L'âme entre dans le « séjour des morts » (Éz 32.21). Elle est consciente, à l'exemple des âmes des grands de ce monde décédés lorsqu'ils voient Satan les y rejoindre :

« Le shéol s'émeut jusque dans ses profondeurs pour t'accueillir à ton arrivée. Il réveille pour toi des défunts, tous les guides de la terre. Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire: toi aussi, tu es sans force comme nous. Tu es devenu semblable à nous » (És 14.9-10).

C'est un lieu de tourments qui la fait souffrir constamment, consciemment, irrémédiablement.

Dans son état final

Les réprouvés restent dans le "hadès" jusqu'au jugement dernier. Ils seront jugés « selon leurs ouvres » et jetés dans « l'étang de feu » (Apoc 20.11-15). Il s'agit de la résurrection des injustes :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement » (Jean 5.28-29).

Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Act 24.15).

Les incroyants aussi ressusciteront et seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le soufre » (Apoc 20.15; 19.20). La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Mat 5.22), qui signifie « Vallée de Hinnom », au sud de Jérusalem, où du temps des rois on célébrait un culte idolâtre, et qui était devenu l'endroit où l'on brûlait les immondices, si bien que le feu y était continuel" (Précis de doctrine chrétienne, J.-M. Nicole, p. 324).

C'est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Es 33.14; Marc 9.48). Il implique une séparation d'avec Dieu: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable » (Matt 25.41; 7.3). Ce sort final des incroyants est éternel, aussi permanent que la félicité des croyants : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Mat 25.46).

Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apoc 20.14). La « mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apoc 20.14). Ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui « des pleurs et des grincements de dents" (Mat 8.12; 13.42,50; 22.13; 24.51; 25.30). « Ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 14.10; 20.10). Les réprouvés seront donc conscients dans leur tourment.

F. L'âme du défunt croyant

Dans son état intermédiaire

Pendant les temps pré-chrétiens, il est probable que l'âme du croyant défunt soit allée au séjour des morts, dans un « compartiment » séparé de celui des incroyants. La mort et la résurrection de Jésus ont peut-être changé quelque chose à leur condition. Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » sont maintenant « auprès du Seigneur ».

Le Seigneur, à la croix, disait au brigand :

« Aujourd'hui, tu seras aujourd'hui avec moi au paradis » (Luc 23.43).

Paul dit:

« Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue - nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Cor 5.6-8) ;

« Christ est ma vie et mourir m'est un gain. Mais, est-ce utile pour mon ouvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Phil 1.21-23).

L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (12.23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification, sera terminée. Arrivés auprès du Seigneur, nous jouirons de la présence de Dieu :

« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19.25-27) ;

« Etienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit: Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Act 7.55-59) ;

« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Rom 8.38-39).

Ces âmes sont conscientes (Luc 9.30-31). Moïse et Élie, en compagnie de Jésus, apparurent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Abraham, dans « le sein d'Abraham », était également conscient (Luc 16.19-31), et il parlait avec le défunt riche. Ces âmes-là sont dans le bonheur et le repos (Apoc 14.13).

Dans son état final

La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire de l'âme du croyant. En revanche, tout est centré sur le retour de Christ qui amène le croyant à la résurrection du corps. Une étude approfondie de 2 Cor 5.1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des croyants encore sur terre lors du retour de Christ, soit par la résurrection des croyants déjà décédés à ce moment-là.

Lors de la venue de Jésus-Christ qui, « au son de la trompette de Dieu descendra du ciel, [et] les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur » (1 Thes 4.13-18). Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Thes 5.23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1 Cor 15.44; 35-58).

Les récompenses promises par le Seigneur feront alors pleinement notre joie (Luc 14.14; 2 Tim 4.8). Nous serons réunis définitivement autour du trône de l'Agneau pour chanter éternellement « un cantique nouveau » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apoc 5.11-14).

G. Notions erronées

Plusieurs enseignements erronés circulent, inconciliables avec la Parole de Dieu.

Le conditionalisme et l'universalisme

Le conditionalisme et l'universalisme, sont des hérésies déjà condamnées au second Concile de Constantinople en 553. L'une enseigne l'annihilation des rebelles et leur destruction par un jugement ponctuel (avec ses diverses variantes), et l'autre le salut universel et final de tous (également avec ses diverses variantes). Les deux théories erronées sous leurs diverses formes sont tout à fait contraires à l'enseignement clair de l'Écriture sur les peines éternelles pour les rebelles (Mat 10.28 ; 25.46 ; Héb 9.27-28 ; Apoc 20.10).

Mentionnons de façon plus détaillée encore la réincarnation et le purgatoire.

La réincarnation

Ce mot est composé de « ré » (de nouveau) et « incarner » (dans la chair). Selon cette fausse doctrine, l'âme, au moment de la mort, quitte la personne et fait une « transmigration » dans un nouveau corps. Origène (185 - 254), influencé par la philosophie grecque, a soutenu cette doctrine. La réincarnation moderne, importée de l'hindouisme, n'est donc pas nouvelle. Elle enseigne que l'âme est purifiée à travers la réincarnation - au cours de nombreuses vies - et arrive finalement à l'état pur du Nirvana. La Bible dit au contraire en Hébr. 9.27 « qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement ». Cette doctrine est basée sur une auto-rédemption et nie de ce fait que Jésus seul sauve. Aucun homme ne pourra jamais atteindre un état de perfection par ses propres moyens.

Le purgatoire

Cette fausse doctrine fut officiellement admise au Concile de Florence en 1439 par l'Église romaine. L'Église orthodoxe ne reçoit pas cette doctrine.

Le mot « purgatoire » vient de « purgare » (purger, purifier), mot composé de « purus » (pur) et d' « agere » (faire). C'est un lieu où, après la mort, l'âme peut être purifiée plus complètement. Déjà Augustin (354 - 430) avait une fausse notion sur ce point , pensant que les esprits des morts seraient purifiés par le feu entre leur mort et leur jugement. Le Concile de Trente accepte la notion du purgatoire et affirme qu' « il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont détenues, sont aidées par l'intercession des fidèles, mais la plupart d'entre elles le seront pas le sacrifice acceptable de l'autel » (Dictionary of Christian Theology de Peter A. Angeles, p. 168). Plusieurs passages sont cités pour soutenir cette doctrine (Zach 9.11; Mat 12.32; 1 Cor 3.13-15). Mais le passage clé pour la soutenance de cette doctrine se trouve dans les Apocryphes (2 Maccabées 12.42-45).

Voici quelques dogmes corrélatifs à ce faux enseignement du purgatoire :
- c'est une période de discipline et de châtiment après la mort pour purger les péchés commis dans cette vie ;
- les non baptisés ne peuvent pas y entrer ;
- tous les baptisés n'y entrent pas, car quelques-uns vont directement en enfer ;
- le temps passé au purgatoire correspond à la somme des péchés commis dans cette vie moins le nombre d'indulgences données pour l'absolution des péchés ;
- le purgatoire cessera au moment du Jugement dernier ;
- les fidèles encore en vie peuvent avoir une influence sur la condition et le statut des occupants du purgatoire, et ceci par leurs prières, leurs intercessions, leur ouvres de charité, et les messes (Dictionary of Christian Theology, p.168).

Ces fausses notions sont à rejeter, parce qu'elles sont contraires à ce que l'Écriture enseigne. Le texte d'Héb 9.27 est clair quant à l'illusion d'un tel lieu. Par le récit de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), le Seigneur nous avertit solennellement que le sort de l'homme est scellé à sa mort physique. C'est lors de son vivant que l'homme, responsable devant Dieu, doit se repentir de ses péchés devant Lui et croire en Jésus-Christ. Seule l'ouvre de Jésus-Christ est suffisante pour effacer les péchés (Héb 7.25; 10.14, 19-20; Rom 8.1). En Lui, il n'y a plus de condamnation. Nous avons un exemple touchant dans le brigand repentant qui, du lieu de sa crucifixion, put entrer directement au paradis (Luc 23.43).

H. Bon voyage !

Ce monde moderne nous offre mille moyens trompeurs pour nous rassurer au sujet de l'au-delà. Toutes ces séductions attrayantes ont un instigateur, « Satan, se transformant en ange de lumière » (2 Cor 11.14). Tenons-nous simplement à la Parole de Dieu qui est suffisante pour lever quelque peu le voile sur l'au-delà et nous dire l'essentiel. Elle invite chacun à prendre au sérieux le temps de notre voyage terrestre, qui ne se répètera pas. C'est une question aux conséquences éternelles. Alors, « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » (Amos 4.12).

Cher lecteur, si tu n'as pas encore saisi la main de ton Sauveur Jésus-Christ, fais-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11.25-26).

Suivons donc le Seigneur et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Rom 13.11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance. C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les chrétiens] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Cor 5.5-10).

Note :
1 (tiré de www.atheisme.free.fr/Citations/au_dela.htm -- site hors-ligne)

Ouvrages recommandés

Et après ? d'Henry Bryant (80 p.) Éditions Clé, 1993, 2, Impasse Morel, FR-69003 Lyon

L'Au-delà de René Pache (292 p.) éditions Emmaüs, 1977, CH-1806 St-Légier

Le lieu invisible et l'état de l'âme après la mort de H. Rossier (16 p.) et Les peines éternelles d'après les Écritures de J.N. Darby (24 p.) aux éditions EBLC, La Foge C, CH-1816 Chailly-Montreux

Lien : http://www.promesses.org/arts/155p1-7f.html

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LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

(2ème partie)

Paul-André DUBOIS

Cet article comprend la deuxième et dernière partie du thème «la résistance à l’esprit du monde». Son auteur, Paul-André Dubois, expose les différentes facettes du culte de l’homme et, dans sa conclusion, nous donne le secret pour résister à l’esprit du monde régi par son prince. Les deux articles ont paru dans la revue trimestrielle «La Bonne Nouvelle», 21, rue de la Patinoire, CH-2504 Bienne (n° 4/2000 et 1/2001). Nous les avons reproduits avec l’aimable autorisation de sa rédaction.

Dans la première partie de cet article - «La résistance à l’esprit du monde» -, nous avons illustré ce combat par l’exemple donné au VIIe siècle avant Jésus-Christ par Daniel et ses trois compagnons, dans leur confrontation avec l’idolâtrie païenne: Daniel ch. 1, 3, 6. Puis nous avons dégagé trois leçons:

– Il incombe au croyant, quelle que soit l’époque, de ne pas reculer d’un pouce dans la lutte contre l’esprit du siècle.
– C’est l’erreur qui doit reculer; les rois païens ont fini par «louer» le Dieu des Hébreux, cf. Dan 6.25-27. L’emprise de l’idolâtrie sur eux s’est relâchée.
– Cette victoire spirituelle n’est possible que par la foi, cf. Héb 11.30-34; 1 Jean 5.3-5, qui est capable de vaincre des royaumes, à savoir la coalition de la puissance politique et religieuse.

III – La résistance au monde aujourd’hui

A chaque époque de l’histoire, les croyants ont été et sont confrontés à l’esprit du siècle, à ce qui émane de la société sans Dieu. La culture du jour, les modes de penser, de sentir, de vivre, voudraient s’imposer à l’enfant de Dieu, le modeler, et pour la simple raison qu’il y a, derrière tout cela, une puissance spirituelle invisible en conflit irréductible avec Dieu et avec le peuple de Dieu. Le diable, appelé par Jésus- Christ le prince de ce monde, Jean 12.31; 14.30, et par Paul le dieu de ce siècle, qui aveugle l’intelligence des incrédules afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de l’Evangile de Christ, cf. 2 Cor 4.3,4, patronne la société sans Dieu. Il est le «chef d’orchestre» invisible derrière le rideau.

Nous aussi, nous sommes exposés, soumis à d’énormes pressions dans notre intelligence, notre âme, notre sensibilité, nos sens. Nous aussi, nous devons affronter unrouleau compresseur culturel qui cherche à «niveler» les conceptions, les émotions, les réactions, les aspirations. Ce rouleau compresseur agit avec d’autant plus d’efficacité qu’il dispose d’un appareil médiatique perfectionné et de la puissance grandissante des images. L’homme moderne ne court-il pas le risque d’être un jour enseveli sous les images et les moyens d’information et de communication toujours plus développés et performants?

Le danger est d’être peu à peu conformés à un modèle culturel unique conçu par le diable, d’être embrigadés à notre insu dans de nouvelles formes d’idolâtrie, dans des cultes adaptés à notre époque, cf. Rom 12.2.

Ce modèle culturel unique se reflète dans le langage, de plus en plus impersonnel, uniforme et d’une pauvreté effrayante! Les cultes dominants sont facilement repérables et ils vont dans le sens d’une nouvelle «paganisation » de notre société. Je vais partir de ce qui est le plus tangible et choquant.

A) Le culte du sexe

Avec ce culte, de plus en plus agressif et envahissant, on est tout près de la pourriture morale de la Grèce et de la Rome antiques. Il suffit pour s’en rendre compte de lire les dénonciations de Paul et de Pierre, cf. Rom 1.18-32; 1 Pi 4.1-6.

Après la seconde guerre mondiale, on a beaucoup parlé de révolution sexuelle et de libération des mœurs. Mais le dernier mot, «libération», est terriblement trompeur. L’apôtre Pierre ne dit-il pas: Ils leur promettent la liberté, quand ils sont euxmêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui, 2 Pi 2.19?

Les idéaux de pureté, chasteté, discipline dans le domaine des sens, ont été mis au rancart. On a prôné et prêché «l’amour libre », hors mariage, avant le mariage (pour ceux qui donnaient encore une valeur à cette institution divine), sans cadres, sans frontières, sans contraintes, sans tabous!

La pression du sexe, de l’érotisme, de la sensualité, de l’hédonisme (recherche du plaisir, cf. 2 Tim 3.4), se fait sentir partout, et les chrétiens n’y échappent pas. Ce «moule » culturel veut s’imposer. L’idolâtrie du sexe pénètre tout: les journaux, les livres, certains festivals, un certain type de musique, le cinéma, la télévision, les bandes dessinées, la publicité et, bien sûr, la mode!

On peut dire de la société moderne «sans dieu», et sur tous les continents: Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre, Phil 3.19.

B) Le culte du corps

Voilà encore un relent de paganisme, et il y a forcément connexion entre ce culte et le précédent.

Plus l’homme moderne se vend au péché, aux plaisirs de la chair, autrement dit plus «il se vide de son âme», plus aussi son corps prend de la place.

Il est légitime de se préoccuper de la santé corporelle, mais l’attention et les soins apportés au corps – enveloppe de l’âme – ne doivent pas tourner à l’obsession. Pour la santé, le bien-être, la forme physique, les exercices, les disciplines et thérapies de tout genre se multiplient. Il suffit de penser à la prolifération des établissements de «fitness »!

Pour la beauté du corps, les produits et les soins cosmétiques sont légion; l’étalage publicitaire donne la nausée…

Le rite sacré du bronzage – malgré tous les risques qu’il comporte – montre que le corps est devenu le centre de tout et jusqu’où certains sont prêts à sacrifier à sa beauté.

C) Le culte de l’exploit ou de la performance

Peut-être pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un, l’homme veut se dépasser, se surpasser. Il se lance des défis. A un présentateur de télévision qui lui demandait le pourquoi de sa tentative, une jeune Bretonne qui a traversé l’Atlantique à la rame a fait cette réponse significative: «Le dépassement de moi». Il semble que l’homme moderne soit hanté par l’image du «surhomme ».

Il y a les défis et les exploits d’ordre scientifique et technologique, comme la conquête de l’espace, le génie génétique… Mais Rabelais nous avertit que: «Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme». Cet écrivain du XVIe siècle a pressenti les dangers qui guettaient ceux qui veulent aller toujours plus loin dans la recherche de la connaissance.

Il y a les défis et les exploits sportifs: on tente aujourd’hui les épreuves les plus extrêmes, les plus risquées, les plus osées, les plus coûteuses aussi: il n’est que de penser au fameux «Paris Dakar», qui se répète chaque année, malgré son caractère scandaleux.

On se pâme devant des records qui se comptent en quelques centièmes de seconde!

De plus, les champions deviennent de vrais dieux: un joueur de basket-ball a même été qualifié de «dieu vivant». C’est du blasphème, de l’idolâtrie et de la pure folie collective.

Cette rage de l’exploit révèle le vide profond de l’homme moderne, orphelin de Dieu. Quel contraste avec le profond rassasiement intérieur de l’homme qui adore Dieu, devenu son Père en Jésus-Christ, cf. Phil 4.11 b, 12; Ps 131!

Que veut dire «se dépasser, repousser ses limites», si, en définitive, l’on passe toujours à côté du but suprême: Dieu Lui-même?

Ne s’agit-il pas de vains records et de vaines tentatives? L’homme se dépasse pour le vide et pour le néant, ce qui est tout à fait irrationnel. N’est-ce pas là ce que Jean appelle l’orgueil – ou la fanfaronnade – de la vie? (1 Jean 2.16)

D) Le culte du délire

Le trafic et l’usage de la drogue dans notre culture sont emblématiques. Ils révèlent que, dans ce domaine aussi, l’homme veut «s’éclater», dépasser ses limites. Mais il y a toutes sortes de drogues et toutes sortes de délires, de transes et d’extases.

A côté de la drogue chimique qui altère les états de conscience, qui «dilate» le psychisme et les perceptions sensorielles (le poète Rimbaud parlait déjà d’un «dérèglement de tous les sens»), il y a aujourd’hui le délire de la musique. Dans certains concerts l’on assiste à un phénomène d’hystérie collective, que le dictionnaire définit comme un «délire nerveux». Or, l’hystérie – la perte de contrôle – est contraire à la volonté de Dieu, cf. Eph 5.18, et l’inverse du résultat de l’action du Saint-Esprit. Dans Gal 5.22, «la tempérance», un des fruits de l’Esprit, signifie l’auto-contrôle.

Il y a aussi le délire mystique ou religieux. A Delphes, la pythie vouée au culte d’Apollon et qui rendait des oracles, entrait en transe en mâchant des feuilles de laurier.

Aujourd’hui, une frange importante de la chrétienté s’est laissé envahir, depuis le milieu du XXe siècle, par une série de vagues mystiques accompagnées de phénomènes bizarres extraordinaires: visions, prophéties, parler en langues, souvent dans une atmosphère survoltée. C’est un signe certain de paganisation, bien que tout cela soit attribué à l’action du Saint-Esprit, malgré le fait que la Bible le caractérise comme un Esprit d’ordre et de paix, cf. 1 Cor 14.33,40. Dans un livre paru en 1981 (Labor & Fides), intitulé «Le Mouvement Charismatique », l’auteur, Françoise Van der Mensbrugghe, enseignante et sociologue, a ajouté au-dessous du titre une double question: «Retour de l’Esprit? Retour de Dionysos?» Nous avons reconnu dans ce nom grec l’équivalent de Bacchus, dieu de l’ivresse et du délire.

E) Le culte de l’argent

La cupidité sans frein, taxée d’idolâtrie par l’Ecriture, cf. Col 3.5, est une des marques ignominieuses de notre société matérialiste, où les «affaires» (détournements, abus des biens publics, profits scandaleux, corruption), pullulent.

La poursuite frénétique du gain, du profit, accompagne l’exploitation du sexe, du sport et même du délire mystique. Ne connaissons- nous pas des «gourous» qui se remplissent les poches?

F) Le culte du nombre

Le nombre, la majorité, l’opinion majoritaire, semblent avoir une auréole. Voyez la course aux records d’audience à la télévision!

Un jour, une religion majoritaire, basée sur une unité de façade, factice, humaine et diabolique parce que fondée sur le compromis et la confusion, exigera la soumission des minoritaires, soit des chrétiens attachés à la pureté et à l’unité authentique de l’Eglise.

Serons-nous impressionnés, ébranlés, écrasés par le prestige du nombre, et allonsnous fléchir les genoux devant l’idéologie religieuse dominante et menaçante? Il en est aujourd’hui, hélas, et même dans le monde évangélique, qui ont déjà succombé et qui ont fait des alliances honteuses avec l’immense machine œcuménique (cf. la Célébration œcuménique du 23 janvier 2000 à la cathédrale de Lausanne, où une fédération d’églises évangéliques (1) a pris publiquement et officiellement des engagements qui déshonorent Dieu et constituent une trahison de l’Evangile).

G) Le culte de la nature

Quand l’adoration du vrai Dieu cède place à une perversion du sentiment religieux - par le rejet de la vérité révélée dans la création, cf. Rom 1.18-32, dans la conscience, Rom 2.14-16, et dans l’Ecriture - le sens du sacré doit se loger ailleurs que dans son objet légitime. «La créature» (les chose créées) se substitue au Créateur: … Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! Rom 1.25.

Aujourd’hui, la déesse «nature» a remplacé le Dieu vivant et vrai. Ne lisons-nous pas souvent, sous la plume de scientifiques, que «la nature a bien fait les choses»? C’est une façon commode d’escamoter Dieu, d’occulter l’action du Dieu personnel infiniment sage et puissant.

Lors des dernières et toutes récentes catastrophes en Europe (tempêtes), les médias se sont référés à la fragilité de l’homme face… à la nature, aux éléments déchaînés. Je n’ai entendu personne faire allusion à Celui à qui la nature obéit, au Maître absolu de toutes choses, au Souverain de l’univers qui tient tout dans Sa main. Qui a élevé son regard au-dessus du monde naturel, vers Dieu qui siège dans les cieux? (Ps 123.1; Dan 4.34)

La majesté de Dieu est anachronique, une notion rétrograde! On en drape la nature, qui est «sacralisée».

Il peut y avoir, chez les écologistes, si épris et jaloux des équilibres naturels, un respect louable et utile des choses créées. Mais, le mal, c’est que la plupart d’entre eux ont complètement oublié le Créateur et qu’ils voient la nature presque comme une entité divine. Leur respect tourne à l’idolâtrie, la divinisation.

H) Le culte de l’homme

Sur un fond d’oubli volontaire de Dieu (dans ses rubriques religieuses, le Figaro a parlé «d’Europe apostate», de «paganisation de la France» et de «panthéisme qui revient au galop»), se développe le culte abominable de la confiance en l’homme, en ses capacités extraordinaires, en son génie «prométhéen », en son pouvoir à changer son destin, à infléchir le cours des événements.

Quelques esprits lucides, ici et là, discernent le côté dramatique de notre situation, voient que l’humanité va tout droit «dans le mur», entrevoient avec terreur la catastrophe finale. Mais ce qui prévaut, en général, c’est une confiance folle, aveugle et obstinée en l’homme, un optimisme buté, suicidaire, et cela malgré les coups de boutoir des deux grandes guerres mondiales, et les preuves accumulées au cours des siècles - «erreurs et horreurs» - de la misère morale de l’homme. Même s’il reste «grand» par certains côtés comme créature faite à l’image de Dieu, l’homme a amplement démontré sa faillite, son impuissance totale à maîtriser les forces du mal et de la destruction, à commencer par le mal qui est en lui et ronge son propre cœur.

En dépit de tout, la confiance, l’assurance, l’arrogance continuent à prévaloir, et l’on s’acharne sans états d’âme à élever «une statue d’or» à la gloire de l’homme. C’est la répétition de l’Histoire.

A l’aube de l’an 2000, j’ai été frappé d’entendre deux discours présidentiels allant exactement dans le même sens, celui de l’optimisme à tous crins nourri aux sources de la foi en l’homme. Cela fait frémir… surtout après des avertissements divins (catastrophes naturelles) comme ceux que nous avons eus récemment!

La forme individualisée de cette foi démente en l’homme, c’est «le culte de soi» que promeut et nourrit la psychologie, si omniprésente dans notre culture: Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes… 2 Tim 3.1,2. Egoïstes signifie littéralement épris d’eux-mêmes.

Un narcissisme effrayant sévit dans notre société, y compris dans une chrétienté décadente.

IV – Le secret pour résister au monde

Vers la fin du livre de Daniel, nous trouvons l’annonce prophétique de la venue d’un roi syrien, Antiochus Epiphane («l’illustre »), dont le règne se situe au début du IIe siècle avant Jésus-Christ (175 - 164). Ce roi impie cherchera à détruire en Palestine le culte du vrai Dieu, défiera la foi juive et les fidèles en Israël en dévalisant le Temple et en érigeant une statue de Jupiter dans le Lieu Très Saint. Il ordonnera aussi d’offrir des porcs en holocaustes et détruira tous les écrits sacrés qu’il trouvera. Ces profanations suscitèrent la révolte des Maccabées, cf. livre apocryphe du même nom.

C’est à propos de cette résistance héroïque à un paganisme provocateur et persécuteur que le livre de Daniel nous révèle le secret spirituel de la victoire: CEUX QUI CONNAITRONT LEUR DIEU agiront avec fermeté, Dan 11.32.

Pas de fermeté sans connaissance personnelle, intime, profonde de Dieu.

Les quatre Hébreux connaissaient intimement et clairement leur Dieu: sa gloire, sa puissance, souveraineté, fidélité, justice, miséricorde, bonté, etc. (cf. Dan 9, la prière du prophète).

C’est pourquoi ils ont pu, par la foi, résister à l’idolâtrie païenne et à ses menaces, et même la vaincre.

Cette connaissance est source de convictions inébranlables, et c’est d’hommes et de femmes convaincus dont l’Eglise a besoin, de chrétiens profondément enracinés dans la connaissance de leur Dieu à travers l’action de la Parole et de l’Esprit.

Notes :
(1) FREOE, «Fédération Romande d’Eglises et Œuvres Evangéliques»

Lien : www.promesses.org

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L'OCCULTISME

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'OCCULTISME

Occultisme

L'occultisme pourrait être défini comme il suit: « Ensemble de doctrines et de pratiques secrètes visant à faire intervenir des forces cachées, mystérieuses et connues (pour une part tout au moins) de quelques initiés ».

La Bible affirme que toute recherche d'aide, de force ou de secours ailleurs qu'en Dieu seul est de l'occultisme. « Il ne devra se trouver chez toi ni devin, ni astrologue, ni enchanteur, ni magicien, ni personne qui emploie des charmes, qui consulte les évocateurs et les devins, ou qui interroge les morts; car l'Eternel a horreur de quiconque recourt à de telles pratiques » (Deut. 18: 10-12). Par le premier de ses commandements (« Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face »), Dieu ordonne à son peuple de n'adorer que Lui seul, et de ne chercher aucune autre source de vie et de bonheur. Dieu est très sévère pour ce genre de péchés et demande la mort du sorcier en Exode 22: 18. Il en est de même pour ceux qui évoquent les esprits (mauvais) et s'adonnent à la divination (Lév. 20 : 27). Il est à noter que c'est à cause de ces pratiques, abominables aux yeux de l'Eternel, que Celui-ci a chassé les peuples qui habitaient Canaan, pour donner ensuite ce pays à Israël.

Dieu, par la bouche du prophète Esaïe (47.13), s'adresse à ceux qui interrogent les cieux en observant les étoiles: « Qu'ils paraissent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui interrogent les cieux, qui observent les étoiles et qui, aux nouvelles lunes, prédisent ce qui doit arriver! » Dieu se moque d'eux !

Nous savons (Genèse 11) comment ces pratiques ont commencé. La tour de Babel était une construction élevée au-dessus de la plaine de Mésopotamie, une « ziggourat », sur laquelle devait se trouver un zodiaque, représentation figurée des signes du ciel. C'était le précurseur de l'horoscope moderne que l'on trouve dans presque tous les journaux de notre époque dite éclairée! Il est pour nous bien compréhensible que Dieu descendît du Ciel pour considérer et confondre ce premier essai visant à tromper l'homme en prétendant satisfaire sa curiosité: il cherche à sonder l'avenir, qui n'appartient qu'à Dieu, en se liant à des forces mystérieuses et magiques.

La Bible nous enseigne qu'il existe deux sources ce puissance et de doctrine: Dieu et Satan. Le chrétien, homme libéré de la tutelle de Satan, se doit de ne chercher sa voie que par le Saint-Esprit, par la Bible, Parole de Dieu et par la prière. Celle-là doit toujours être présentée à Dieu uniquement au NOM de Jésus-Christ. Le NOM, selon la Bible, reflète TOUT ce qu'est une personne, ce qu'elle fait, ce qu'elle représente; ainsi, tout ce que nous demandons à Dieu doit être en harmonie avec Sa Parole, et avec la personne et le caractère de Jésus (I Jean 5.14).

Si nous passons au Nouveau Testament, nous retrouvons les mêmes enseignements. Dans Galates 5 : 20, l'idolâtrie et la sorcellerie sont mentionnées parmi les œuvres de la « chair ». Dans Apoc. 9 : 21, nous lisons les avertissements adressés aux humains d'un jour à venir: les péchés dont ils ne voudront pas se repentir: ce sont les meurtres, les maléfices, les impuretés et les rapines. Le mot grec pour maléfice (magie) est « pharmakeia », qui veut dire « enchantements par les drogues ». Or, c'est bien l'usage des drogues qui « enchante » la jeunesse de notre civilisation occidentale, qui l'emporte vers des « joies » trompeuses, qui lui permet de se moquer d'un pauvre christianisme qui serait débilitant! Car l'utilisation des produits hallucilogènes procure à ceux qui en usent des sensations qu'ils comparent à des expériences religieuses, les considérant même comme très supérieures! Mais tout cela tourne rapidement à la tragédie et des milliers d'épaves humaines et de vies brisées par les drogues en témoignent éloquemment! Lors d'une rencontre de médecins suisses pour l'étude des stupéfiants et autres drogues, un membre a affirmé « avoir relevé de très nettes aspirations religieuses chez les sujets qui lui avaient été soumis ».

Drogues diverses, jeux à base de formules occultes, rites magiques sont présentés sous la forme d' « expériences religieuses ». L'apparition de ces tendances au cours de ce dernier siècle peut être significative. Ne serait-ce pas peut-être l'accomplissement de la prophétie de I Tim. 4: 1 ? « Or, l'Esprit dit expressément que, dans les temps à venir, quelques-uns se détourneront de la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».

Cependant, le Seigneur nous recommande d'avoir confiance en Lui et de nous préoccuper essentiellement du moment qui passe, de la journée que nous vivons. « Ne vous mettez pas en souci pour le lendemain; car le lendemain aura soin de ce qui le concerne. A chaque jour suffit sa peine » (Matt. 6: 34).

Mais l'ennemi cherche à nous faire pécher et nous pousse à tenter de deviner l'avenir, car il connaît les dispositions du cœur humain et voudrait les satisfaire pour l'égarer. Or, « ce qui est caché appartient à l'Eternel, notre Dieu, mais la révélation (ce que nous enseigne la Bible) est pour nous et nos enfants, à jamais, afin que nous mettions en pratique (aujourd'hui) toutes les paroles de cette loi » (Deut. 29.29). Dans Jacques 4.13-15, nous avons une pensée semblable: « A vous qui dites: Nous irons aujourd'hui ou demain dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent... vous qui ne savez pas ce que sera demain! En effet, qu'est-ce que votre vie ? Vous n'êtes qu'une vapeur qui paraît un instant et qui s'évanouit ensuite. Vous devriez dire, au contraire: Si le Seigneur le veut, nous serons en vie, et nous ferons telle ou telle chose ».

Si nous nous en tenons aux dernières paroles que Jésus a prononcées sur cette terre avant son enlèvement auprès du Père, nous apprenons quelles étaient ses ultimes recommandations: « Vous serez mes témoins ». « Allez par tout le monde et prêchez l'évangile à toute créature ». « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde ».

Mais quant à l'avenir, quant à l'éternité, voici ce qui est dit: « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève quand il en sera temps; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, parce qu'il a soin de vous ! » (I Pierre 5.6,7).

Quelques exemples pratiques montreront comment l'Ennemi s'y prend pour induire en erreur même des chrétiens fidèles et occupés à répandre l'Evangile. Cependant, vous remarquerez qu'il y a souvent, au départ, un faux pas, un oubli, un manque de connaissance ou d'obéissance inconscient qui permet au diable d'opérer et d'entrer en contact avec un chrétien. C'est ici la manière la plus simple qu'utilise Satan pour détourner les chrétiens du droit chemin, de leur travail, pour provoquer une dispute, etc. Il suggère une pensée, une idée, une action et le chrétien l'admet comme venant de Dieu, n'en vérifiant pas la provenance. Il s'agit parfois d'une action qui paraît excellente ou même biblique, et dans ce cas, il est très difficile d'en reconnaître rapidement l'origine. Voyez, dans Matt. 4.5-7, la tentation de Jésus-Christ au dé- sert - le diable lui cite la Parole de Dieu: « car il est écrit: Il ordonnera à ses anges de veiller sur toi, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre ». Mais Jésus, averti, sait que répondre...

C'est ainsi que des chrétiens se sont aperçus avec terreur et épouvante que « quelqu'un » se trouve disposé à révéler des secrets, à faire connaître à l'avance ce qui va se passer. Et ce quelqu'un n'est pas notre Seigneur !

1. Une dame missionnaire demandait à Dieu de lui révéler la suite qui serait donnée à ses prières. Elle reçut plusieurs réponses, une partie d'entre elles se révélant exactes. Elle en conclut avoir reçu un don spécial (charisme) de la part de Dieu. Cependant, elle souffrit, par la suite, durant une certaine période, de difficultés diverses, d'oppression et de ténèbres. Lorsqu'elle parvint à comprendre l'origine maligne (du Malin) de ses révélations, elle se repentit, demanda à Dieu la délivrance, et elle l'obtint. Toutefois, ce ne fut qu'après deux ans de luttes qu'elle fut vraiment délivrée. Ce combat, pour retrouver la communion avec le Seigneur, fut ainsi infiniment plus long que les moments passés dans les mains du Trompeur.

C'est exact, Satan est heureux de rendre des services à ceux qui ont recours à lui. En revanche, il demande le prix fort pour ses faveurs ! Il sait rendre ses suggestions fort attractives, mais il tend son filet. Il domine ainsi l'âme humaine par ses enchantements.

2. Un journal chrétien pour garçons encourageait ses lecteurs à utiliser une baguette ou un pendule pour chercher des choses perdues, des sources d'eau, etc., et donnait des instructions pour confectionner un tel objet! Est-ce sans danger ?

Une missionnaire qui avait trouvé, par ce moyen, de l'eau dans un désert africain, tomba ensuite malade et dut être envoyée mourante à la maison. S'étant placée devant Dieu, elle apprit l'origine occulte de son « succès » ; elle confessa son péché et demanda à Dieu à être purifiée par le sang de Jésus-Christ. La maladie disparut promptement, les forces revinrent, et elle put reprendre son service en pleine santé.

3. Un missionnaire qui voulut un jour, à titre d'information, assister à une séance spirite, souffrit de cauchemars et d'insomnie pendant une douzaine d'années !

Comme nous l'avons dit plus haut, il s'agit là de la manière la plus simple dont se sert l'Adversaire: il suggère...

Les effets qui en résultent sont fort divers. Une constatation seulement parmi beaucoup d'autres: un chrétien peut passer par des périodes difficiles d'opposition et de révolte contre la Parole de Dieu; il peut perdre le contact avec Dieu dans la prière, et s'opposer parfois aux autres croyants.

4. A l'heure actuelle, l'ignorance de trop de croyants à ce sujet est alarmante. Une nombreuse jeunesse chrétienne s'amuse, expérimente, se complaît dans certaines activités occultes, souvent avec le consentement des parents et des enseignants. Au cours des deux dernières années, de nombreux rapports de groupes de jeunesse, rapports concernant des courses et des camps de vacances, font état de participation à des jeux occultes. On prétend que le danger est nul, si celui qui joue ne met pas sa foi en cause. Les effets ne seraient pas différents de ceux qui accompagnent les jeux habituels. Les faits prouvent le contraire.

Il a été constaté que la participation à des pratiques occultes est souvent à l'origine de dépressions, de maladies étranges, d'accidents, de folie, de suicides même. Le chrétien n'est pas immunisé contre les conséquences d'un contact avec des forces spirituelles mauvaises. Le Seigneur Jésus nous a donné une prière modèle, dans laquelle une courte phrase résume la défense que nous devons opposer à l'Ennemi de nos âmes: « Délivre-nous du Malin ». Elle est une nécessité de tous les jours - Seigneur, délivre tes enfants du Malin, ainsi que les enfants de tes enfants! « Nous devons, dit la Parole, nous purifier de toute souillure de la chair et de l'esprit, et achever notre sanctification dans la crainte de Dieu » (II Cor. 7.1).

Adaptation du « Prophetic Witness », janvier 1971, avec autorisation

Nous plaçons cette étude sous le titre général de « Occultisme ». Toutefois, il ne s'agit pas en ce cas de recherche des forces occultes par l'homme. Là, au contraire, ces forces, opposées à Dieu, cherchent à dominer la créa­ture et tout spécialement le chrétien. La tentation dans le désert (Mat. 4) nous dépeint, en particulier, l'effort fait par le Diable en personne pour engager le Fils de Dieu à accepter un chemin raccourci pour atteindre rapidement à la domination de « tous les royaumes du monde ».

Les trois réponses de Jésus nous montrent le chemin à suivre.

L'Esprit de mensonge (I Rois 22)

« Je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous les prophètes »

Dieu règne. Il n'abandonne à personne sa souveraineté. Malgré cette attitude de la part du Créateur, l'être humain peut trafiquer, déployer sa puissance et participer au déroulement de la vie selon son bon plaisir. Il peut imprimer à son siècle, à son temps, son influence per­sonnelle; il ne passe pas sans avoir laissé son empreinte. Plus Dieu lui a confié de forces intellectuelles et de volonté, plus grandes sont sa valeur et son efficacité propre (en bien ou en mal).

Les faits que nous découvre l'Ancien Testament nous renseignent ; les œuvres de Dieu et le travail de l'homme sont présents à nos yeux. Il ne s'agit pas de l'histoire du monde entier, mais des événements qui ont marqué la vie du peuple d'Israël, sa marche et ainsi sa pré­sence dans le monde. Toutefois, ces récits sont valables pour com­prendre et estimer l'histoire d'autres peuples.

C'est ainsi que dans la Bible, la description des hauts et des bas de la vie des tribus ou des peuples présente un développement unifor­me il n'y a pas de déroulement qui, partant de la base, de la terre, monte vers Dieu il n'y a pas de marche qui, du mal, se dirige vers le bien. Au contraire, il s'agit constamment d'une chute en sens inverse, d'un départ ayant pour base la connaissance de Dieu et d'une arrivée sans Dieu, après avoir abandonné Dieu.

Cela explique la manière de faire, les décisions, les actes de Dieu. Partant d'un niveau donné, il est toujours à nouveau obligé de recom­mencer:

expulsion du jardin d'Eden,
déluge, confusion des langues et dispersion des peuples loin de Babel,
choix d'une famille, à l'exclusion des autres (Abram),
destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe.

L'histoire des peuples nous apprend que le cours de leur vie s'est toujours déroulé dans ce sens. Les livres des Rois et des Chroniques nous en donnent une image qui fait peur: guerres, révoltes, dévasta­tions, destructions, maladies, mort. Dans son infidélité toujours renou­velée, Israël n'a-t-il pas épuisé toute la patience de Dieu ? (voir aussi Juges 2.8 et suivants).

Ainsi en était-il du temps d'Achab, roi d'Israël. Il faisait le mal, du mal, plus que tous les rois qui avaient régné avant lui. Toutefois, il ne se­rait pas juste de penser que le mal n'habitait que la maison du roi. D'une manière générale, il était comme son peuple et le peuple com­me le roi. On dit qu'un peuple a le gouvernement qu'il mérite Cepen­dant, le jugement de Dieu n'atteint pas, à chaque occasion, tous les innocents ainsi que tous les méchants. Dans chaque génération, il se trouve des hommes qui voient le mal et savent l'éviter et le juger.

Souvent, les croyants partagent avec leur nation les conséquences des crimes et des débordements de la majorité du peuple. Quant à Achab, la coupe était pleine aux yeux de l'Eternel, et son éloignement avait été décidé en Haut-lieu.

A l'appel d'Achab et de Josaphat, roi de Juda, Michée le prophète s'é­tait présenté. Il fut le moyen, le moyen ultime, pour amener Achab à obéir à 'Eternel ! « Que chacun retourne en paix dans sa maison », avait-il conseillé aux deux rois et au peuple. C'est-à-dire, « Ne fais pas la guerre ». Mais Achab était fermement décidé son cœur était fer­mé il ne pouvait plus s'incliner devant la Parole de l'Eternel. Il or­donna que Michée fût considéré comme prisonnier jusqu'à l'heure du retour d'une guerre victorieuse !

Dieu chercha alors un messager. Il le trouva dans la personne d'un esprit « trompeur », qui s'engagea à séduire le roi Achab et à être un « esprit de mensonge » dans la bouche de tous ses prophètes (v. 21).

Pourquoi Dieu n'a-t-il pas depuis longtemps chassé de son ciel ces esprits mauvais, ces puissances de tromperie, ces princes des ténèbres ? Et non seulement du ciel, mais aussi de notre terre et de notre atmosphère ? Pourquoi Satan peut-il encore prendre place parmi les fils de Dieu, pour­quoi peut-il élever la voix dans la présence du Tout-puissant et présenter ses propositions ? (voir Job 6-2 et 2 1-6). Oui, pourquoi ?

Est-ce que l'Ennemi de Dieu possède des droits dont nous n'avons pas connaissance ? Est-ce que, un jour, ils lui auraient été reconnus en toute légitimité ? L'homme ne se serait-il pas placé sous la domination de ce potentat, sous sa dépendance, le jour où il a écouté ses suggestions ? Où a-t-il cédé à ce diffamateur ?

Lors de la tentation dans le désert, le Fils de Dieu n'a pas contesté une affirmation de Satan, celle que tous les royaumes de la terre lui avaient été confiés, remis. En cette heure sérieuse et décisive, Jésus-Christ, nous semble-t-il, a reconnu les droits de Satan (Luc 4.5, 6).

Pourquoi, même après la mort et la résurrection victorieuse du Christ, les princes de la méchanceté, les puissances du mal, les dominateurs des ténèbres se maintiennent-ils encore dans les réglons célestes ? (Eph. 6 : 12). Et pourquoi Satan doit-il être, à un moment déterminé et encore à venir, chassé du ciel ?

Il peut paraître que Dieu accorde à son adversaire des occasions re­nouvelées de faire montre de sa puissance. Dieu est miséricordieux, il attend, il patiente, il prolonge ses délais avant de passer au jugement. Toutefois, un jour, Dieu prendra la décision finale et agira en consé­quence. L'œuvre du Fils de Dieu a déjà été révélée : Il est mort afin que « soient détruites les œuvres du Diable » (I Jean 3.8). La Bible rend témoignage au fait que la condamnation du « prince de ce mon­de » est considérée comme déjà accomplie (Jean 16: 11) et que Christ, par sa victoire sur la mort, a anéanti celui qui a la « puissance de l'em­pire de la mort » (Hébreux 2.14).

C'est ainsi que nous apprenons certaines règles de la sagesse infinie de Dieu. Certes, Il règne. Mais, dans une mesure donnée, Satan pos­sède encore quelque autorité et quelque puissance. Dieu est le Souve­rain. Il laisse une marge de liberté à Satan qui peut encore élaborer certains plans et engendrer le mal.

En ce qui concerne Job, Dieu a utilisé les services de Satan pour atteindre son but. Il a fait de même pour Achab en acceptant l'offre d'un esprit mauvais. Il n'est pas écrit que cet esprit se soit rendu maî­tre d'Achab, qu'il l'ait séduit. Non, il s'est adressé aux prophètes du roi et s'est chargé d'obscurcir leur vision spirituelle. Ces prophètes se virent obligés, par l'action de l'esprit du mensonge, de donner l'impres­sion au roi que la bénédiction divine était sur lui. Ce qui s'est passé montre bien qu'Achab désirait avoir l'air d'être en ordre avec l'Eternel. C'était un calcul pour s'assurer de l'aide du roi Josaphat. Par la bouche de ses quatre cents prophètes, Achab fit demander à Dieu la bénédic­tion d'En-haut et, de cette façon, faire miroiter aux yeux de tous une piété feinte, enrobant sa perversité d'un manteau de respectabilité.

Mais par quel moyen l'esprit de mensonge s'est-il rendu maître des quatre cents prophètes ? Pouvait-il sans autre dominer ces hommes ? Sûrement pas ! Etaient-ils donc sans force ou sans réaction face à ses suggestions ? La conduite du prophète Sédecias montre l'état spirituel des prophètes. De son propre chef, il avait confectionné des cornes de fer, afin de démontrer à son roi combien il serait facile de détruire l'ar­mée syrienne. Mais surtout, il voulait prouver l'authenticité de son message et des prédictions de l'ensemble de ses compagnons. Quant à lui-même, il désirait exhiber un zèle tout particulier pour son roi...

Toutefois, la suite le prouve, Sédécias n'avait reçu aucune révélation de la part de Dieu. Lorsque, selon l'ordre de l'Eternel, le prophète Mi­chée leva le voile afin de mettre à découvert les machinations de l'es­prit de mensonge, c'est Sédécias qui dans son orgueil plein de préten­tion se moqua de l'envoyé de l'Eternel et le frappa !

Est-il surprenant que Michée ait été l'objet de sévices à la suite de l'in­fluence de l'esprit trompeur?
Orgueil et esprit de domination sont les signes de l'homme qui marche sans se soumettre à Dieu. Ces sentiments l'empêchent de se rendre compte que Dieu parle...

La conduite de Michée était bien différente. Bien qu'assuré d'avoir reçu un message de la part de Dieu, il parla avec beaucoup de modes­tie. Alors qu'Achab le menaçait de pain sec et de prison jusqu'au mo­ment de son retour victorieux, Michée répondit humblement qu'il serait ainsi prouvé, en cas de victoire des armées d'Achab, que l'Eter­nel n'aurait pas parlé par lui.

Et maintenant, l'esprit du mensonge a fait son œuvre. Achab est mort sur le champ de bataille et ne revient pas ! Personne n'a cru au mes­sage apporté par Michée, même pas Josaphat, le pieux roi de Juda ! Comment se fait-il que Josaphat n'ait pas saisi l'avertissement divin ? Josaphat était, on peut le dire, sur un mauvais chemin. Il n'aurait pas dû descendre à Samarie et se lier à Achab dont il connaissait l'impiété. Car, sur les chemins détournés comme au jour de l'orgueil et de la suffisance, nul ne peut entendre la voix de l'Eternel.

Dieu avait condamné Achab. C'était chose décidée. Mais pourquoi Dieu faisait-il connaître une fois de plus sa décision par la bouche de Michée juste avant le départ d'Achab pour son expédition guerrière ?

Dieu savait, par avance, que son avertissement n'aurait aucun effet. Et alors ? Pour nous, il nous semble voir là une preuve ultime de la grâce, de l'amour de Dieu. Jusqu'à la dernière minute, Dieu se fait con­naître, faisant savoir que son salut est gratuit, que sa Parole est vraie, que sa miséricorde voudrait atteindre tous les hommes.

Ainsi, à l'heure de la mort, et plus tard au tribunal de Christ, l'homme qui n'a pas voulu céder devra encore reconnaître que Dieu lui parlait.

Lien : http://www.promesses.org/arts/36p184-188f.html

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