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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LES 30 CARACTÉRISTIQUES DU MANIPULATEUR (1)

7 Octobre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES 30 CARACTÉRISTIQUES DU MANIPULATEUR (1)

LES 30 CARACTÉRISTIQUES DU MANIPULATEUR (1)

Les 30 caractéristiques du manipulateur

Pour qu'une personne soit manipulatrice il faut qu'elle ait au moins 14 des caractéristiques parmi la liste suivante et 20 pour être dangereuse (en ajoutant à ça que ce n'est qu'un comédien, qu'il est très difficile de percer son masque, voir qui il est vraiment et aussi il vampirise ses victimes) :

1) Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle, etc.

2) Il reporte sa responsabilité sur les autres ou dément ses propres responsabilités.

3) Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.

4) Il répond très souvent de façon floue.

5) Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.

6) Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.

7) Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.

8) Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans avoir l'air, dévalorise et juge.

9) Il fait passer ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu de choisir le face à face, laisse des notes écrites).

10) Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d'un couple.

11) Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne (maladie exagérée, entourage "difficile", surcharge de travail...).

12) Il ignore les demandes (même s’il dit s'en occuper).

13) Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d'humanité, de charité, racisme, "bonne" ou "mauvaise" mère).

14) Il menace de façon déguisée ou fait du chantage ouvert.

15) Il change carrément de sujet au cours d'une conversation.

16) Il évite l'entretien ou la réunion ou alors il s'en échappe.

17) Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.

18) Il ment.

19) Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.

20) Il est égocentrique.

21) Il peut être jaloux même d'un parent ou d'un conjoint.

22) Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.

23) Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.

24) Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.

25) Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.

26) Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.

27) Il produit un sentiment de malaise ou de non-liberté (piège).

28) Il est efficace pour obtenir ses propres buts mais au dépens d'autrui.

29) Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas faites de notre gré.

30) Il est constamment l'objet de discussions entre les gens qui le connaissent, même s'il n'est pas là.

Les 5 profils

1) Le séducteur

Il est souriant, extraverti, bon vivant, et il sait aussi se montrer parfois attentif aux autres.

Il suscite généralement l'admiration chez les autres, il est souvent beau, il donne l'impression de quelqu'un de sûr de lui et sympathique mais c'est un véritable comédien (comme tout manipulateur). On sait déjà que les manipulateurs aiment rabaisser pour mieux dominer, voilà la réelle différence avec une vraie personne sympathique ainsi que le fait qu'il cache sa personnalité contrairement à une personne réellement sûr d'elle. Le séducteur regarde dans les yeux, pose des questions embarrassantes, et répond de façon détournée à celles qu'on lui pose. Il aime flatter les gens même si ce n'est pas sincère.

2) L'altruiste

Il fait des cadeaux, achète tout, donne tout, vous ne pouvez rien lui refuser (c'est ce qu'il cherche). Il exigera une réciprocité au niveau des efforts même si les efforts qu'il demande sont bien plus importants. Cet aspect du manipulateur le rend encore plus dangereux que nous sommes inconscients des mécanismes mis en jeu. Il crée la dépendance envers lui.

Le "gentil" piège est refermé.

3) Le dictateur

C'est le plus facile à reconnaître, il est souvent désagréable, agressif et autoritaire. Il est craint de son entourage, ses critiques, ses attaques et comportements sont souvent violents.

Quand il a besoin de services il utilise la flatterie mais contrairement au séducteur ce n'est pas son truc de faire des compliments. Il se montre insensible, il déteste les sentiments humains (c'est un vrai dur). Il peut vous traiter d’inhumain ou de monstre d'égoïsme si vous n'êtes pas aux petits soins pour lui lorsqu'il tombe malade ou subit un deuil affligeant.

4) Le cultivé

Il croit tout savoir sur tout, il se montre méprisant envers ceux qui n'ont pas les mêmes connaissances que lui. Il s'étonne de notre ignorance face à des sujets pointus que peu de personnes connaissent. Les personnes cultivées non manipulatrices ne donneront pas l'impression d'être inculte, idiot ou inintelligent, voilà où est la subtilité.

Il mentionne des lieux, des dates sans donner d'explications. Les gens le voient comme quelqu'un de très intelligent et n'osent pas lui poser des questions. Si nous le faisons, il peut se montrer surpris, irrité ou encore évasif. En réalité il ne connaît pas toujours la vérité sur la question, mais s’il la connaît il peut monopoliser la parole pour étaler "sa science" et comme ça il a son public pour l'écouter. Par contre s’il parle d'un sujet que vous connaissez vous-même très bien, vous constaterez rapidement qu'il se trompe ou ment sur certains points.

5) Le timide

Il s'agit souvent d'une femme, mais ce n'est pas obligatoire. C'est aussi le manipulateur le plus rare.

Le timide est difficile à repérer car son apparence de fragilité, de vulnérabilité et de soumission sont des traits de manipulateurs que personne ne soupçonne.

Il est en retrait, silencieux surtout en groupe, juge par ses silences et son regard, sans donner son avis quand on en a besoin.

Il utilise son compagnon ou un collègue pour faire parvenir son avis ou ses critiques à la personne cible. Il créé le soupçon et la zizanie pourtant cette personne dit détester les conflits mais les crée subtilement.

Conclusion

Mais le manipulateur peut utiliser aussi tous les masques et en changer à sa guise.

Si on touche à son pouvoir et à son territoire il change instantanément en se montrant ironique, sarcastiques, insistant, voire méchant. Il ne supporte pas non plus les remarques et les reproches.

La contre manipulation avec (par profils)

1) Le séducteur

Première chose, briser le miroir de l'illusion en se posant les questions comme: Que cache ce sourire et ces bonnes manières? Quel est son but et qu'attend-il de moi?

Il n'y a pas de danger à dire "non" à un manipulateur séducteur, on ne peut pas le blesser non plus.

On peut lui dire "non" en lui montrant qu'on a bien compris sa demande (décrire la situation), exprimant calmement son point de vue, rechercher et proposer une ou des solutions.

2) L'altruiste

Il nous culpabilise, il faut donc déculpabiliser.

Il faut se demander s’il y a un équilibre entre ce qu'il demande et ce qu'il a donné.

3) Le cultivé

On est ébloui par son prestige donc on ne remet pas en cause son jugement, il faut cultiver le doute, prendre du recul et retrouver son regard d'enfant.

4) Le dictateur

C'est un faible et un lâche, il n'a que le pouvoir qu'on veut lui donner, il ne se sent fort qu'aussi longtemps qu'on le craint. La solution n'est pas dans la soumission et encore moins la fuite (devant lui du moins).

Il faut chercher ce qui vous paralyse face à lui.

Ne montrez pas de peur et parlez fort mais un ton en dessous du ton sur lequel il vous parle sinon il hurlera encore plus fort. Ne surtout pas oubliez : il faut être ferme.

La contre manipulation

1) L'attitude à adopter

- Répondez vite et bien.

- Faites des phrases courtes.

- Restez dans le flou (comme lui).

- Ne pas vous justifier.

- Restez poli, ne soyez pas agressif, pas trop gentil non plus, juste ferme.

- Faites de l'humour si le contexte le permet.

- Ne rentrez pas dans son jeu.

- Refusez toute conversation qui mène à la dévalorisation.

- Demandez de préciser ses demandes et ses paroles floues par "qui? quoi? où? quand?"

2) Quelques exemples de phrases courtes de contre manipulation

C'est une (votre) opinion.

Vous (on) pouvez (peut) le croire.

C'est une façon de voir.

Si vous le dites !

Je peux vous dire "oui" si c’est ce que vous voulez entendre.

Bien sûr tout le monde le dit.

Changez de disque.

J'ai l'impression que vous jetez de l'huile sur le feu.

Quand on ne sait pas on peut toujours l'imaginer.

C'est possible.

C'est possible... pour vous.

Cela arrive.

Cela fait mon charme.

Nul n'est parfait, n'est ce pas?

L'avenir vous le dira.

Ai-je vraiment le choix?

Je suis adulte et libre.

C'est gentil de m'y autoriser.

Il faut savoir l'être parfois.

Souvent, effectivement.

Je suis désolé pour vous.

Je n'en doute pas.

Que voulez-vous dire par là?

J'ai la conscience tranquille.

3) Les dix commandements de l'indifférence à la manipulation

-J'ai le droit de ne pas être parfait.

-J'ai le droit de ne pas être logique.

-J'ai le droit de ne pas savoir.

-J'ai le droit de me tromper.

-J'ai le droit d'avoir mon opinion personnelle

-J'ai le droit de ne pas plaire à tout le monde.

-J'ai le droit d'être parfois indifférent à certains problèmes.

-J'ai le droit de changer d'avis, de ne pas en changer ou de ne pas en avoir.

-J'ai le droit de ne pas me justifier.

-J'ai le droit de penser à moi.

Les 3 types de manipulations

1) La manipulation positive

L'intention est bonne (donc il s'agit du moins dangereux). Il ne s'agit pas de manipulations dans le sens où on l'entend habituellement car le manipulateur recherche le bien de la personne, en offrant des cadeaux mais cela est avant tout de la diplomatie.

2) La manipulation égocentrique

Voilà le type de manipulation qui est l'exemple même de ce qu'on qualifie de manipulation, le manipulateur recherche un but ; il peut autant essayer en douceur ou avec méchanceté, il se moque complètement de votre bonheur ou malheur, tant qu'il arrive à ses fins.

3) La manipulation malveillante (perverse)

Le seul objectif de ce manipulateur est détruire, il n'a que ça comme objectif contrairement à l'égocentrique.

Dans le couple

La critique destructrice ou la violence verbale

• Il crie, vous injurie, vous accuse

• Il vous humilie, vous jette des insultes à la figure

• Il fait des remarques dévalorisantes

• Il adopte des attitudes menaçantes

• Il fait pression sur vous en vous culpabilisant

• Il vous force à prendre des décisions contre votre gré

• Il vous dicte ce que vous devez faire

L'abus de pouvoir :

• Il veut avoir toujours raison

• Il prend des décisions importantes sans vous demander votre avis

Le manque de respect :

• Il vous interrompt sans cesse ou change sans arrêt de discussion

• Il n’écoute pas et ne répond pas

• Il modifie le sens de vos paroles

• Il dit du mal de votre famille et de vos amis

L'abus de confiance :

• Il ment

• Il garde certaines informations pour lui

• Il vous trompe

• Il est excessivement jaloux

La démission :

• Il ne respecte pas ce qui a été décidé

• Il n'assume pas sa part de responsabilité

Le déni, la contestation, le blâme :

• Il minimise ses actes violents et ne vous prend pas au sérieux

• Il nie les abus commis

• Il se décharge de sa responsabilité en prétendant qu'il est violent par votre faute

Le comportement autodestructeur :

• Il boit trop d'alcool

• Il menace de dire ou de faire des choses qui auraient des conséquences fâcheuses

L'isolement :

• Il contrôle vos appels téléphoniques

Les menaces :

• Il profère des menaces contre vous ou d'autres personnes

La surveillance et les brimades :

• Il arrive en l'improviste ou vous appelle sans cesse au téléphone

• Il vous contrôle

• Il vous met dans l'embarras en public

• Il refuse de s'en aller quand vous le lui demandez

L'intimidation :

• Il adopte des attitudes menaçantes

• Il utilise sa supériorité physique pour vous faire peur

• Lors de disputes, il vous bloque le passage

• Il crie

• Il conduit la voiture brutalement

La violence sexuelle :

• Il vous traite de manière déshonorante et avilissante

La violence physique :

• Il recourt à la violence contre vous

Le manipulateur malveillant (pervers) dans le détail:

Ses 7 armes de destructions

- L'incompréhension: si on l'accuse, il fait mine de ne pas comprendre.

- Les apparences trompeuses: il n'est pas fiable, il critique constamment. Il relève un détail et l'amplifie pour cacher ce qui pourrait juger en sa défaveur.

- L'insensibilité aux accusations: il peut accuser l'autre de faire ce que lui-même fait.

- L'impossibilité de l'atteindre: il est impossible de lui faire entendre ou voir ce qu'il refuse de voir.

- L'utilisation de l'énergie de l'adversaire: nous aurions beau tout faire, il va nous casser et nous décourager. Pire, en revendiquant un point de vue différent du sien, on lui donne encore plus d'énergie pour nous abattre.

- L'ambiguïté: il n'y a aucun lien entre leurs actes et leurs paroles (tous les manipulateurs pervers l'utilisent), tout ça dans l'objectif de détruire.

- La culpabilité: elle reste le sentiment le plus fréquent que produisent les manipulateurs sur leurs victimes.

Ses points faibles

Le manipulateur pervers n'est pas invincible, il possède un certain nombre de points faibles qu'il cache soigneusement car il sait que c'est par là qu'il peut être abattu.

Ceux qui paraissent être ses points forts sont en réalité ses points faibles qui peuvent nous permettre de leur résister victorieusement.

Il a peur des autres, son attitude destructrice révèle son impuissance de faire changer les gens comme il le souhaite.

C'est un faible et un lâche incapable d'attaquer à visage découvert, plus il paraît redoutable plus il est lâche et faible. On peut se poser les questions suivantes: Que craint-il? Pourquoi il se comporte comme il le fait? Comment ou en quoi se sent-il inférieur?

(En voyant ainsi les choses on le craint moins).

Ses menaces sont du chantage: toute sa stratégie se trouve dans le fait qu'il fait croire à ses victimes qu'il peut les détruire alors qu'en fait il ne peut pas ou n'osera pas le faire.

A vous de jouer avec ce manipulateur pervers

Ne surtout pas chercher à l'aider (en plus la gentillesse le dégoûte) car ce virage le rendra encore plus redoutable.

Le voir le moins possible.

En dire le moins possible quand vous êtes avec lui.

Indifférence à ses attaques.

Dénoncer le manipulateur: il faut des preuves dont il est incapable de démontrer le contraire (sinon il ne se gênera pas alors il faut bien préparer son coup).

Source : http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=460&cat=34

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LES PRINCIPES DU LEADERSHIP

10 Septembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES PRINCIPES DU LEADERSHIP

LES PRINCIPES DU LEADERSHIP

1 Timothée 3.15

  1. Qu’est-ce que le leadership ?
  1. Exercer l’influence de la mobilisation (2 Sam ­6.1-3)
  2. Mobiliser autour d’un but commun du changement (2 Samuel 6.11-18)
  3. Bâtir le savoir et le savoir-faire (Actes 19.8-12 ; Mt 13.10-23 ; Jean 13.13-17)
  4. Développer la confiance et la résilience (capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, continuer de fonctionner de la même manière qu’avant) Colossiens 4.9 ; Philippiens 2.19-30 ; 2 Tim. 4.9-11)
  5. Amener au dépassement de soi (2 Cor 4.7-15 ; 6.1-10 ; 11.16-33 ;
  6. Responsabiliser (Tite 1.5-6)
  7. Recadrer, développer les façons de penser
  1. L’exercice du leadership (Exode 18.13-27)

‘‘Même dans l’exercice du bien, on assume parfois trop de travail ! Il est bon de faire preuve de sagesse lorsqu’on dirige des affaires, de façon à exercer au moins ce que nous dicte notre devoir, sans aller au-delà de nos forces. C’est pourquoi Jéthro suggéra à Moïse une meilleure stratégie.

Les grands responsables ne doivent pas uniquement être attentifs à accomplir leurs tâches, ils doivent aussi savoir les déléguer aux autres, pour valoriser ces derniers. Un grand soin doit être pris, dans le choix de telles personnes. Elles doivent faire preuve de bon sens, être aptes à comprendre les différentes affaires, être non sujettes à mauvaise réputation, ni à la corruption. Il en va de même pour les hommes qui veulent exercer la piété et le ministère religieux ; ils doivent craindre Dieu, accomplir leur devoir aux yeux de tous, sans cacher quoi que ce soit. La crainte de Dieu fortifiera l’homme soumis à la tentation, à l’injustice. Moïse n’a pas dédaigné le conseil de son beau-père. Il n’y a que les insensés qui refusent constammentde suivre le conseil des autres !’’

  • Verticalement :

. du haut vers le bas,

.du bas vers le haut

  • Horizontalement :

. les collègues

. les partenaires internes et externes de la structure

  1. Le leadership partagé
  • La mise en commun des ressources et du leadership de chaque membre partie pour une plus grande influence collective
  • Se guider l’un, l’autre, afin de réaliser un but commun
  • Dans l’intérêt d’une collectivité
  • Et dans le respect des imputabilités
  1. Fondement du leadership partagé
  • Compréhensions communes, claires, partagées
  • But commun, clair, et partagé
  • Sentiment d’efficacité partagé (confiance)
  • Interdépendance et imputabilité claire
  • Apprentissage les uns, les autres
  • Capacité de dialoguer à des niveaux supérieurs
  • Leadership individuel assumé et exprimé
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Tout appartient à Dieu

27 Mai 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Tout appartient à Dieu

Tout appartient à Dieu (1)

“C'est au Seigneur, ton Dieu, qu'appartiennent le ciel... la terre et tout ce qui s'y trouve.’’ (Deutéronome 10.14).

Où est passé la superbe Babylone et ses jardins suspendus ? Disparue à jamais. Où trouver la fameuse citadelle portuaire de Tyr qui fut un temps la plate-forme commerciale et financière du monde antique ? Engloutie par les eaux de la Méditerranée. Nous accumulons autant de biens que possible au cours de notre courte vie, comme l’ont fait avant nous des millions d’hommes qui pensaient ainsi garantir leur avenir. Biens qui ne nous accompagnent pas quand nous quittons cette terre (Ecclésiaste 5.15). A quelqu’un qui demandait : “JD. Rockfeller, qu’a-t-il laissé quand il est mort ?” Un journaliste répondit : “Tout !” Soyons logiques : puisque Dieu a tout créé, quel droit avons-nous pour réclamer la possession de quoi que ce soit ? Tout Lui appartient, le ciel, la terre et tout ce qui s’y trouve, y compris nous-mêmes. Avez-vous jamais réfléchi à cette vérité : nous Lui appartenons corps et âme parce qu’Il nous a créés et nous a donné la vie ? Mais ce Dieu qui a tous les droits sur nous a fait quelque chose d’invraisemblable : Il nous a accordé la liberté de vivre comme si nous étions les maîtres de notre propre destinée.

Puis Il a agi de manière encore plus incroyable en envoyant Son Fils unique pour nous “r-acheter” comme s’Il avait besoin de payer un prix énorme afin que nous Lui appartenions à nouveau ! Notre garantie ne réside pas dans les biens éphémères que nous pouvons accumuler sur cette terre vouée à la destruction (Psaume 102. 25-26), mais dans la promesse de Jésus de revenir nous chercher “afin que vous soyez, vous aussi, là où Je suis...” (Jean 14.3). Ne devrions-nous pas Lui exprimer notre reconnaissance ? 1- de ce que nous Lui appartenons, avec l’assurance d’être un jour avec Lui pour toujours. 2- de ce qu’Il partage avec nous “la richesse extraordinaire de Ses bienfaits” (Ephésiens 2.7) ?

Tout appartient à Dieu (2)

“Recommande aux riches de ce monde de ne pas être orgueilleux...’’ (1 Timothée 6.17)

Vous trouvez difficile de joindre les deux bouts ? Les experts nous parlent de seuil de pauvreté estimé, en Europe, à environ 50% du niveau de vie moyen des habitants, soit aux alentours de 900€ par mois ou 30€ par jour. Comparez cela aux 2€ dont 2,2 milliards d’humains doivent se contenter chaque jour pour survivre ! Si vous avez un compte en banque, vous êtes “riche” par rapport à la moitié de la population du globe qui n’en possède aucun. En mettant votre salaire ou retraite dans ce contexte, l’avertissement de Paul demeure valable pour vous aujourd’hui. En vérité nous devons tous nous considérer comme “riches” et veiller à ne pas nous sentir orgueilleux, sans pour autant culpabiliser dès que nous faisons une dépense non essentielle ou que nous apprécions un repas au restaurant. Si Dieu, qui est extrêment généreux, vous a accordé des ressources vous permettant de vivre dans l’aisance, ce n’est pas pour que vous en profitiez de manière égoïste. Il l’a fait pour deux raisons : 1- pour vous apprendre à être reconnaissant. Tant que vous prendrez le temps de Le remercier et de Le louer pour les bienfaits qu’Il vous offre, vous ne vous enflerez pas d’orgueil. Daniel nous dit qu’il louait Dieu trois fois par jour (Daniel 6.11). Par contre, si vous oubliez de le faire, vous prenez Sa place et vous vous imaginez être l’auteur de ces bienfaits.

Nabucodonosor agit ainsi et il se retrouva à vivre comme un animal pendant sept ans ! (Daniel 4. 27-28). Dieu explique : “J’ai pris soin d’eux quand ils erraient dans le désert... mais quand ils ont fini de manger et qu’ils ont été satisfaits, ils se sont enflés d’orgueil et M’ont oublié complètement” (d’après Osée 13.5-6 TP). N’oubliez donc jamais de Lui exprimer votre gratitude chaque jour ! 2- pour que vous puissiez vous montrer généreux envers les autres, pas seulement en partageant vos “richesses”, à travers l’hospitalité, la charité... mais aussi en donnant de votre temps, en encourageant ceux qui sont découragés, en rendant visite à ceux qui sont isolés, en prison ou à l’hôpital, en soutenant votre communauté et ses leaders, bref en acceptant de faire un kilomètre ou deux si nécessaire. Ce faisant vous n’aurez plus le temps de vous enfler d’orgueil !

Tout appartient à Dieu (3)

“Un homme... appela ses serviteurs et leur confia ses biens’’. (Matthieu 25.14)

Dans la parabole dite des “talents” tout appartient au maître. Il ne leur donne rien, il se contente de leur confier pour un temps ce qui lui appartient en propre et qu’il reprendra à son retour. Nous apprécions la conduite zélée et intelligente des deux premiers serviteurs. Mais que pensons-nous vraiment de la conduite du troisième ? Ne sommes-nous pas un peu frustrés de découvrir la dureté du châtiment qui lui tombe dessus au retour de son maître ? Après tout il n’a pas gaspillé les biens qui lui avaient été confiés. Il les a rendus intacts, sans rien voler à son maître. Pourtant ce dernier le bannit de sa présence après lui avoir dit qu’au moins il aurait dû investir ce qu’il lui avait confié. “Qu’a-t-il fait de mal ?” direz-vous. Il n’a pas placé les intérêts de son maître au-dessus des siens. Dans la culture de l’époque le serviteur était vraiment un esclave qui avait été acheté pour servir son maître. Souvenez-vous : vous aussi avez été acheté “à grand prix”; “vous ne vous appartenez plus” (1 Corinthiens 6. 19-20). Vous appartenez donc à Dieu et vous devez rechercher avant tout Son royaume (Matthieu 6.33). Nous considérons souvent cette parabole énigmatique de Jésus comme représentant soit les biens matériels que Dieu nous a permis d’acquérir soit les talents qu’Il a placés en nous et qui font partie de notre personnalité.

Or le mot talent en grec n’a rien à voir avec les “talents” ou “dons”que nous avons reçus à notre naissance. Le “talent” était une mesure de poids à l’origine, (environ 35kg) avant de représenter une forte somme d’argent (l’équivalent de ce poids en argent ou en or). Un véritable trésor en fait ! Et que dit Paul sur ce sujet ? “Nous portons ce trésor spirituel en nous comme en des vases d'argile, pour qu'il soit clair que cette puissance extraordinaire vient de Dieu...” (2 Corinthiens 4.7). Nous n’avons pas tous reçu la même connaissance de la vérité divine (Romains 12.3). Notre responsabilité néanmoins est de faire fructifier ce “dépôt” divin afin de plaire à notre Maître. Si nous gardons ce trésor caché au fond de nous, nous serons réduits au final à regretter notre vie gâchée et à “grincer des dents” (v. 30) !

Source : Sa Parole Pour Aujourd’hui 24,25 et 26 Mai 2016

Lien : http://us6.campaign-archive2.com/?u=5bc79ce092&id=7c4dc4aac6&e=838a47046d

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UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

24 Septembre 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

UNE TENUE VESTIMENTAIRE QUI HONORE LE SEIGNEUR

Michel Field, Évangéliste

Dans notre société contemporaine, on met beaucoup d'accent sur les droits et les libertés de la personne. Le chrétien qui veut plaire au Seigneur doit se souvenir qu'il n'a pas seulement des droits et des privilèges, mais aussi des responsabilités.

N'est-ce pas notre devoir, comme enfants de Dieu, ou collectivement comme assemblée chrétienne, de nous conduire d'une façon qui honore Celui en qui nous professons croire et qui a donné sa vie pour nous sauver?

Il y a quatre aspects à notre témoignage:
• Ce que nous sommes (notre caractère, nos attitudes)
• Ce que nous disons (notre langage, nos conversations)
• Ce que nous faisons (notre conduite)
• Ce que nous montrons (notre tenue)

Nous ne trouvons pas toujours dans la Parole de Dieu un verset qui décrive exactement le problème auquel nous avons à faire face. Les principes bibliques doivent nous guider dans la recherche de la volonté de Dieu.
Cette injonction s'applique à toutes les situations: «Examinez ce qui est agréable au Seigneur» (Éphésiens 5.10).

Dès qu'on aborde le sujet des vêtements, on entend des voix qui protestent que Dieu regarde au cœur. Oui, Dieu n'est pas influencé par ce qui impressionne l'homme. Le Seigneur a reproché aux pharisiens d'avoir une apparence pieuse alors que l'intérieur était rempli de convoitise et d'impureté. Il a enseigné qu'il fallait d'abord purifier l'intérieur afin que l'extérieur aussi devienne pur (Matthieu 23.25,26).
«Dieu veut que la vérité soit au fond du cœur» (Psaume 51.8). Mais on ne peut pas dissocier ce qui se trouve au plus profond de nous-mêmes et notre comportement «Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux se plaisent dans mes voies» (Proverbes 23.26).
Notre cœur naturel — notre vieil homme, notre chair — nous porte vers la souillure du péché. Mais, lorsque le cœur est donné au Seigneur, il prend plaisir à Lui plaire et à faire Sa volonté.
La volonté de Dieu est clairement exprimée: «Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification; c'est que vous vous absteniez de l'impudicité (ou débauche); c'est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu» (1 Thessaloniciens 4.3-5).

Noblesse oblige

Personne n'est digne du salut C'est une grâce imméritée que Dieu accorde au pécheur repentant qui reçoit Jésus-Christ comme son Sauveur.
Néanmoins, il y a une grande dignité rattachée au fait d'être chrétien, ou de faire partie d'un foyer chrétien où l'autorité du Seigneur doit être reconnue et respectée. Nous sommes en relation avec Dieu et le nom de Christ est associé à notre personne.
Notre comportement et notre habillement doivent montrer à qui nous appartenons. «Vous avez été rachetés à un grand prix, glorifiez donc Dieu dans votre corps» (1 Corinthiens 6.20).
Une assemblée chrétienne doit être le reflet de la personne de Jésus-Christ et de la soumission à la Parole de Dieu. Cela n'est possible que si chacun de ceux qui la compose, du plus jeune au plus âgé, est conscient de sa responsabilité devant Dieu et du témoignage que nous avons à rendre devant le monde qui nous observe.

Dans le monde mais pas du monde

Le Nouveau Testament emploie souvent le mot «monde» dans un sens moral pour décrire ce qui est opposé à Dieu. Satan est le prince (ou chef) de ce monde (Jean 12.31). Le Seigneur Jésus a dit, en parlant des siens: «Ils sont dans le monde (physiquement)... Ils ne sont pas du monde (moralement)» (Jean 17.11,14).
Toujours dans le sens moral, le monde se trouve partout où l'homme s'est détourné de Dieu, où la créature est hostile à son Créateur. Le monde est la sphère où Dieu n'est pas consulté parce qu'on ne se soucie ni de ce qu'Il pense, ni de ce qu'Il dit.
La Bible est très claire concernant l'attitude que l'enfant de Dieu doit avoir face au monde qui a crucifié le Seigneur Jésus.
L'apôtre Jean écrit: «N'aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui» (1 Jean 2.15). L'apôtre Jacques parle du christianisme pratique et dit aussi: «Ne savez vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu» (Jacques 4.4).
Dieu ne nous demande pas de nous isoler dans un couvent ou sur quelque île déserte. Nous sommes appelés à vivre dans ce monde mais à nous préserver des souillures du monde (Jacques 1.27).
Un chrétien mondain est une anomalie, un état anormal qui doit être corrigé. «Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété» (Tite 2.11,12).

La mentalité du monde
est opposée à Dieu

Les créateurs de la mode et les fabricants de vêtements ne se soucient pas de la morale biblique. Sans doute que la plupart d'entre eux ne connaissent même pas les Saintes Écritures et ignorent le salut dont les croyants sont l'objet. Ils n'ont pas pour objectif de plaire au Seigneur.
Ce n'est pas un secret, les commerçants veulent faire des affaires, et pour cela, il faut satisfaire les goûts du public et cultiver la convoitise d'une société obsédée par le sexe.
Alors, on n'a pas de peine à comprendre le pourquoi des minijupes, des shorts courts, des robes ouvertes sur le côté, des décolletés exagérés, des vêtements tellement ajustés qu'ils laissent voir tous les contours du corps, des tissus transparents, des vêtements qui n'habillent pas, et de bien d'autres tenues qui ont plutôt pour but de mettre en relief ce qu'il faudrait cacher.
Comme chrétiens, notre devoir est de ne pas nous laisser entraîner par le monde, ennemi de Dieu. Pour résister à ce courant, de plus en plus fort, il faut être solidement enraciné dans la Parole de Dieu. C'est déjà dans nos pensées et notre mentalité que nous devons être différents du monde. La Bible est très claire: «Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait» (Romains 12.2).
En parlant des incrédules, la Bible dit que la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux (Romains 3.18). À l'opposé, nous lisons que «la crainte du Seigneur, c'est la sagesse. S'éloigner du mal, c'est l'intelligence» (Job 28.28).

Le nudisme et le semi-nudisme

Le dictionnaire Larousse dit que le nudisme est la doctrine qui conseille de vivre en plein air et de pratiquer des sports en état de nudité.
Le nudisme est de plus en plus populaire aujourd’hui Sans aller jusqu'au nudisme, beaucoup de nos contemporains n'éprouvent plus aucune gêne à se montrer publiquement presque nus.

Quand les missionnaires évangéliques vont dans des contrées où la vie est encore très primitive, ils enseignent aux païens qui se convertissent à se vêtir. Mais, dans nos pays occidentaux, l'influence du christianisme se perd rapidement pour faire place à l'apostasie. L'indécence et le nudisme sont, non seulement tolérés, mais acceptés comme un droit légitime. Nos lois civiles sont défiées et contestées, et doivent être refaites pour satisfaire aux exigences d'une nouvelle moralité.
Avant l'entrée du péché dans ce monde, l'homme et la femme étaient tous deux nus et ils n'en avaient pas honte (Genèse 2.25). Ils étaient à l'état d'innocence. Mais, sitôt après la chute, ils prirent conscience de leur nudité, tant physique que morale, et cousirent des feuilles de figuier pour s'en faire des ceintures (Genèse 3.7).
Nous ne parlerons pas ici de l'aspect spirituel pour considérer seulement le côté pratique. Dieu n'a pas laissé nos premiers parents dans leur état de nudité physique. Il fit à Adam et à sa femme des habits de peau et il les en revêtit (Genèse 3.21). Le but des vêtements est donc de couvrir le corps, particulièrement certaines parties qu'il est honteux d'exhiber (Ésaïe 47.3; Apoc. 3.18).
Dans l'évangile qui porte son nom, Luc, le médecin, nous parle du comportement étrange d'un homme possédé par des démons. Il précise que, depuis longtemps, cet individu ne portait point de vêtement. Après avoir été délivré par le Seigneur de cette puissance démoniaque, cet homme était vêtu et dans son bon sens (Luc 8.27,35).

Qu'est-ce que le légalisme?

Le dictionnaire Larousse dit que le légalisme est le souci de respecter minutieusement la loi. Dans le langage chrétien, on appelle «légalisme» l'attitude ou la croyance de ceux qui cherchent à observer des commandements, des rites, des ordonnances, des cérémonies, pour s'acquérir la faveur de Dieu. L'esprit légaliste s'attache à des choses extérieures au détriment de la spiritualité authentique.
Il est important de comprendre que, comme chrétiens, notre position devant Dieu ne dépend pas de notre conduite. Le croyant est accepté devant Dieu par pure grâce, en vertu de l'œuvre de Jésus-Christ à la croix. C'est le sang de Christ qui répond parfaitement à la justice de Dieu et non pas notre vie de piété.
Comme enfants de Dieu, ce ne sont pas nos pratiques extérieures qui vont nous rendre plus spirituels. Mais le fait d'être spirituels et en communion avec le Seigneur, nous sensibilisera à ce qui peut attrister le Saint-Esprit dans notre vie de tous les jours.

L'épître aux Galates dénonce le légalisme. Néanmoins, nous y trouvons une énumération partielle des œuvres de la chair (5.19-21). En tête de liste se trouvent l'impudicité (certaines versions disent fornication ou débauche), l'impureté et la dissolution. Ces péchés expriment le mépris des lois originelles qui gouvernent la continuation de la race humaine. Le mot impudicité est la traduction du grec «porneia» (racine du mot pornographie). Il désigne les relations sexuelles en dehors des liens du mariage. L'impureté est une expression plus générale. Elle englobe tout ce qui est souillé, en pensée, en parole ou en acte. La dissolution inclut le libertinage, la licence et le manque de retenue. C'est une attitude qui se moque de toute forme de délicatesse et de scrupule. C'est le mépris et le rejet public de la décence. La lettre aux Galates enseigne que nous ne sommes plus sous la loi mais ce n'est pas le feu vert pour satisfaire les caprices de la chair!

L'épître aux Éphésiens dévoile les plus hauts sommets de la révélation, en nous montrant les croyants assis dans les lieux célestes avec Christ. Tout est grâce et sans aucun mérite de notre part, du commencement à la fin. Cependant, elle nous donne des instructions très pratiques et des commandements spécifiques pour notre vie de tous les jours. Qui oserait dire que c'est du légalisme?
En résumé, il faut distinguer entre le légalisme, une œuvre de la chair qui pense se rendre agréable à Dieu et, d'autre part, l'obéissance à la Parole, une marque de spiritualité. Certains ont tellement peur du légalisme qu'ils sont tombés dans un relâchement qu'on peut qualifier de laxisme.

Décence, pudeur et modestie

La Bible dit catégoriquement que les femmes chrétiennes doivent être vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie (1 Timothée 2.9). Cette injonction pourrait tout aussi bien s'adresser aux hommes car la décence, la pudeur et la modestie doivent aussi caractériser le sexe masculin.
Ces trois expressions méritent notre attention. Qu'est-ce que ça veut dire?
La décence, c'est le respect de ce qu'il convient de faire, des bonnes mœurs. C'est avoir une tenue réservée, un habillement convenable qui reflète la dignité. Dans la Bible, ce mot comporte l'idée de bon ordre, de quelque chose de bien arrangé.

La pudeur, c'est la discrétion et la retenue qui empêchent ce qui peut blesser la décence, la délicatesse, les convenances. La pudeur sous-entend une répugnance pour ce qui est grossier et déplacé, ce qui dépasse les limites d'une tenue réservée.
La modestie est cette qualité qui fait qu'on s'éloigne de l'exagération pour avoir, au contraire, de la modération et de la retenue. Être habillé modestement, c'est ne pas rechercher l'éclat, avoir une tenue simple. Le même mot grec est traduit par «bon sens» dans Actes 26.25.
Ces expressions nous mettent en garde contre le danger de suivre une mode exagérée et provocante. Le Saint-Esprit veut nous faire comprendre qu'un chrétien ou une chrétienne qui aime le Seigneur doit éviter l'extravagance. Une tenue sobre et de bon goût doit être l'expression d'un cœur qui désire plaire à son Sauveur. Le laisser-aller et le débraillé ne sont pas des marques de spiritualité.
Certaines personnes semblent avoir de la difficulté à saisir ce que signifie la pudeur et la modestie. Pour se faire mieux comprendre, un prédicateur a parlé «des robes qui commencent jamais et qui finissent tout de suite!».
Dans certaines circonstances exceptionnelles, une femme peut avoir une tenue plus convenable et décente avec des pantalons appropriés. Nous ne voulons pas légiférer et il importe d'avoir du discernement. Chacun doit éprouver ses motifs.
La pudeur et la modestie sont toujours de mise, mais particulièrement lorsque nous sommes réunis autour du Seigneur Jésus pour être occupés de Lui et pour prier. Sans être immodestes, il y a certains gilets (tee-shirts) avec un dessin publicitaire, suggestif ou amusant, qui peuvent convenir pour le sport ou d'autres occasions, mais qui ne sont pas appropriés pour des réunions spirituelles où ils risquent de distraire ceux qui veulent se concentrer.

La différence entre les sexes

Dieu a créé l'homme et la femme différents physiquement et physiologiquement et avec des rôles différents, mais complémentaires, dans la famille et dans l'église.
Le Saint-Esprit conduit le croyant à se soumettre à la volonté de Dieu avec un esprit doux et paisible. Satan, l'adversaire de Dieu et des hommes, incite à la contestation et à la confusion. Aujourd'hui, la Bible est méprisée, ou du moins ignorée. La morale chrétienne est abandonnée, l'institution du mariage est dénigrée et souvent considérée comme dépassée et la différence entre les sexes est supprimée.
À mesure que nous approchons de la fin du jour de grâce et de l'apparition de l'antéchrist, l'homme sans foi ni loi, nous assistons à une rébellion de plus en plus marquée contre l'ordre institué par Dieu. En mai 1968, à Paris, lors de la révolte étudiante, la jeunesse criait «Interdit d'interdire!».
Dans tous les temps, l'immoralité sexuelle et la confusion des sexes ont été les marques d'une société décadente et dépravée. Ce sont bien souvent les causes du jugement de Dieu.

La mode unisexe contribue à confondre ce que Dieu distingue. Elle s'est infiltrée dans les mœurs de notre société et s'y trouve maintenant bien installée. Mais, le fait que nous y sommes habitués ne veut pas dire que c'est bien aux yeux de Dieu. Les chrétiens ne doivent pas s'y conformer.
Un caricaturiste français a dessiné le mariage d'un couple à la fine pointe de la mode. Un des invités qui voyait les mariés de dos seulement, demandait à son voisin: «C'est qui elle?»... Depuis derrière, on ne pouvait pas distinguer le marié de la mariée. Tous les deux portaient des jeans délavés. La fille avait les cheveux courts et le garçon des cheveux qui traînaient sur les épaules! C'est un cas extrême mais qui montre jusqu'à quel point la confusion des sexes peut aller.
Une femme doit avoir une allure typiquement féminine et un homme une apparence masculine. Cela concerne les vêtements aussi bien que les cheveux, dont nous voulons parler maintenant.

Les cheveux

La Bible enseigne que c'est une honte pour l'homme de porter des cheveux longs, mais que c'est une gloire pour la femme d'avoir une longue chevelure (1 Cor. 11.14,15). Cet enseignement est ignoré aujourd’hui, parfois méprisé, par ceux et celles qui se disent pourtant chrétiens.
Certains prétendent que les instructions de Paul dans sa première lettre aux Corinthiens ont rapport aux conditions particulières de l'époque et qu'elles ne nous concernent plus. Quelle erreur! C'est précisément le but de l'ennemi d'enlever à la Parole de Dieu son tranchant.
Le Saint-Esprit a prévu cet argument. L'épître où se trouve cet enseignement est adressée, non seulement aux saints qui étaient à Corinthe, mais aussi «à tous ceux qui invoquent en quelque lieu que ce soit le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre» (1 Cor. 1.2). Mais Jésus Christ est-il, pratiquement, le Seigneur de ma vie?
Les exhortations de Paul ne sont pas basées sur des coutumes nationales ou sur une mode révolue. Cet enseignement est donné par le Saint-Esprit et il est valable pour tous les temps et en tous lieux. Il faut lire attentivement le texte pour s'en convaincre. Plusieurs passages soulignent le fait que Paul donnait le même enseignement partout (1 Cor 4.17; 7.17; 11.16; 14.33).
La signification symbolique des éléments du Repas du Seigneur, dans 1 Corinthiens 11, est généralement acceptée. Pourquoi refuser les instructions concernant les cheveux et le voile dans les versets qui précèdent? Qui nous autorise à accepter certains symboles et à en refuser d'autres?
W.E. Vine, un commentateur érudit, auteur du Dictionnaire des mots grecs du Nouveau Testament, dit ceci en commentant les versets en question: «Les cheveux d'une femme doivent être gardés longs, c'est sa gloire, vu que cela démontre la soumission de l'Église à Christ. Une femme qui a les cheveux coupés perd sa gloire naturelle en méprisant la dignité de son état de femme. Les cheveux coupés lui enlèvent une distinction de la plus haute signification possible».
Quelqu'un dira peut-être que cela est secondaire. N'oublions pas que même ce qui est jugé secondaire a son importance. Le déclin commence par le détail. C'est dans les petites choses qu'on peut voir si notre volonté est soumise à la Parole. Le Seigneur Jésus a dit que celui qui est fidèle dans les plus petites choses sera aussi fidèle dans ce qui est plus grand (Luc 16.10).
D'autres objecteront qu'il ne s'agit que de symboles. Lorsque Moïse a frappé le rocher deux fois, c'était un symbole. Et pourtant, Moise a été privé d'entrer dans la terre promise à cause de sa désobéissance. Que c'est triste lorsque l'excuse de la commodité ou les exigences de la mode sont plus importantes que l'obéissance à la Parole de Dieu.

Les bijoux

L'homme du monde est centré sur lui-même. Le vrai disciple du Seigneur Jésus a pour modèle et pour centre de sa vie le Maître qui l'a racheté à un si grand prix. Pour beaucoup de gens, les vêtements et les bijoux ont pour but d'attirer l'attention sur leur propre personne, et même parfois de séduire. C'est précisément ce qu'il faut éviter.
Un ami nous a raconté avoir vu une jeune fille qui portait des boucles d'oreilles avec une minuscule ampoule électrique reliée à une batterie par un fil invisible. La petite lumière clignotait.. et les gens regardaient!

C'est le but des pendants d'oreilles, même s'ils ne sont pas aussi excentriques. La Parole de Dieu recommande le contraire aux femmes: «Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu» (1 Pierre 3.3,4). Pierre ne défend pas aux femmes de tresser leurs cheveux, mais il les met en garde contre les coiffures extravagantes. À l'époque, c'était la mode d'avoir les cheveux tressés, entrelacés avec un fil d'or.
La même exhortation à la modestie peut bien s'appliquer aux deux sexes. Il n'est pas rare de voir aujourd'hui des hommes avec une chaînette autour du cou ou du poignet, une grosse bague et même une boucle d'oreille. Le chrétien qui veut obéir à la Parole s'abstiendra de ces décorations mondaines.
La première épître à Timothée a été écrite pour combattre le légalisme et pourtant nous y lisons des instructions spécifiques concernant la tenue vestimentaire et le port de bijoux Paul, inspiré du Saint-Esprit, dit «Je veux que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, mais qu'elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu» (2.9,10).

Il nous faut aussi considérer un autre point de vue. Celui de l'administration des biens matériels que le Seigneur nous confie. Certains chrétiens semblent manquer d'argent pour des choses élémentaires mais, à côté de cela, il ont de l'argent pour acheter des bijoux ou des ornements superflus. D'autres, qui ont de meilleurs revenus, privent de fonds l'œuvre de Dieu en dépensant pour des frivolités ce qu'ils pourraient donner pour la propagation de l'évangile. Il ne nous appartient pas de nous juger les uns les autres concernant la liberté dans laquelle le Seigneur nous a placés. Mais chacun doit se mettre devant Lui pour dépenser sagement l'argent qu'il est responsable d'administrer.

Le maquillage

Le maquillage n'est pas une invention moderne. C'est une pratique presque aussi vieille que le monde. Les découvertes archéologiques ont montré que les cosmétiques étaient déjà connus des Égyptiens il y a des millénaires.
Cependant, le maquillage était l'exception chez les Hébreux et, dans chaque cas, la Bible l'associe aux mœurs de femmes légères et non recommandables. On lit que Jézabel se mettait du fard aux yeux (2 Rois 9.30). Jérémie compare Jérusalem, la ville rebelle, à une prostituée parée de bijoux et maquillée (Jérémie 4.30). Ézéchiel associe aussi le maquillage et les ornements à la prostitution (Ézéchiel 23.40). Le livre des Proverbes nous enseigne comment vivre selon Dieu. Il parle d'une femme ayant la mise d'une prostituée (7.10). Les saintes femmes dont la Bible nous parle et qui sont des exemples à suivre pour tous les temps, n'avaient certainement pas l'apparence de mannequins ou d'actrices sur la scène d'un théâtre.
Les temps changent mais le cœur humain ne change pas. Le Nouveau Testament ne nous donne pas de commandements précis pour tous les détails de notre comportement. Il nous montre clairement que nous devons avoir une moralité différente du monde qui ne connaît pas Dieu et ignore sa Parole.

Le Seigneur nous aime tels que nous sommes mais il nous aime trop pour nous laisser tels que nous sommes lors de notre conversion. Quand Dieu sauve quelqu'un, il le change intérieurement et extérieurement. Le monde aime ce qui frappe les yeux et excite les passions. Le Nouveau Testament nous enseigne à rechercher ce qui est humble et sobre (2 Tim. 4.5). Le croyant qui aime le Seigneur ne voudra pas véhiculer une manière d'être qui reflète la rébellion contre les enseignements de la Parole de Dieu concernant la modestie et la modération.

Attention à la discrimination

La Bible nous enseigne que Dieu juge sans partialité (Deutéronome 10.17; Actes 10.34; Éphésiens 6.9). Il aime tous les humains également.
Comme chrétiens, nous sommes aussi appelés à ne pas avoir un esprit de discrimination sociale ou raciale. Jacques 2.1-4 nous met en garde contre tout favoritisme basé sur la classe sociale à laquelle une personne appartient. Un pauvre mal habillé doit être reçu au même titre qu'un homme avec un bel habit.
Dans nos assemblées, nous devons nous montrer accueillants envers ceux qui cherchent la vérité ou qui viennent de se convertir, et qui ont une allure ou des habitudes qui reflètent le monde qui ne connaît pas le Seigneur. Avec le temps, ils vont apprendre et nous devons être patients, comme le Seigneur est patient avec nous.

Le respect des autres

Dans un monde où tout évolue si rapidement, le problème des générations s'est accentué. Les goûts des jeunes sont bien différents de ceux de leurs aînés. Une jeune fille et un jeune homme peuvent très bien être habillés d'une façon qui corresponde à leur âge, tout en étant vêtus avec pudeur et modestie.

Mais, les jeunes doivent apprendre à ne pas provoquer ou choquer ceux qui sont plus âgés. Dans notre société occidentale, le respect des gens âgés est une valeur qui a été trop souvent perdue. Dans Lévitique 19.32, nous lisons: «Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. Tu craindras ton Dieu».
À l'opposé, les personnes âgées doivent comprendre que la jeunesse ne peut avoir la maturité qu'on acquiert seulement avec les années, et souvent à travers bien des manquements. Les adultes sont appelés à montrer l'exemple, car les enfants et les jeunes apprennent autant par l'exemple que par les paroles.

La perte de la récompense

Beaucoup de chrétiens semblent ignorer la différence entre le salut et les récompenses. Le salut du croyant dépend uniquement de l'œuvre du Seigneur Jésus à la croix. Les récompenses seront données aux enfants de Dieu qui auront vécu pour le Seigneur et travaillé pour Lui. Pour être sauvé, il faut naître de nouveau, une fois pour toutes. Si nous voulons recevoir une récompense au tribunal de Christ, il faut être fidèle pendant notre vie.

À plusieurs reprises, la Parole nous met en garde du danger de perdre la récompense que le Seigneur voudrait bien nous donner (Colossiens 2.18; 2 Jean 8; Apocalypse 3.11). Lorsque notre vie sera examinée, certains perdront leur récompense (pas leur salut), et seront sauvés «comme au travers du feu» (lire 1 Corinthiens 3.10-15).

À l'opposé, Pierre nous exhorte à faire des progrès spirituels afin que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous soit largement accordée (ou richement donnée) (2 Pierre 1.11). Il y aura des degrés de récompenses.
Pour être récompensé, il faut avoir discipliné notre corps (1 Corinthiens 9.24-27) et mis en pratique la Parole, ce que la Bible appelle avoir «combattu selon les règles» (2 Timothée 2.5).

Conclusion

Il faut nous éloigner de la tentation et du péché sous toutes ses formes. Qu'il s'agisse de nos pensées, de nos attitudes, de nos paroles, de nos actions ou de notre apparence, notre vie doit être propre.
Une femme ou une jeune fille peut très bien être attrayante, sans être provocante. Un chrétien, homme ou femme, peut s'habiller correctement, en tenant compte des instructions de la Parole de Dieu, sans être démodé pour attirer l'attention, ni rechercher la fine pointe de la mode. L'équilibre est toujours de rigueur.
Il y a des vêtements qui peuvent convenir pour le sport, le camping, le jardinage ou pour travailler autour de la maison mais qui, en d'autres occasions, laissent voir un manque de respect et de considération.
Il ne faut pas confondre ce qui est simplement culturel et ce qui manque de sobre bon sens et viole la morale biblique.

Plusieurs passages du Nouveau Testament nous enseignent que notre liberté est limitée par la conscience d'autrui. Romains 15.2 résume bien ce principe: «Que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification». L'inconverti est centré sur lui-même, le croyant doit chercher ce qui glorifie le Seigneur et encourage ses frères et sœurs à faire des progrès spirituels et pratiques.

Les vêtements que nous portons ne peuvent pas nous rendre plus spirituels. Mais, un chrétien spirituel aura une conscience exercée afin de ne pas avoir une allure charnelle. On ne parle pas avec nos vêtements, mais nos vêtements parlent pour nous!

Nous avons été affranchis de la loi mais nous ne sommes pas sans loi. Notre tenue propre et convenable doit être le reflet de notre état intérieur et d'un cœur qui aime le Seigneur.

10 QUESTIONS
POUR CONNAÎTRE
LA VOLONTÉ DE DIEU

Ces questions, basées sur des principes bibliques, vous serviront de guide pour discerner la volonté de Dieu, d'une façon générale ou dans des cas précis, sans oublier la prière.
Lire Romains 12.1,2 Éphésiens 5.17 1 Pierre 4.1,2
1. Y a-t-il un enseignement à ce sujet?
Ps. 119.9,105 2 Tim. 3.16,17 1 Cor. 10.6,11
2. Puis-je faire cela pour la gloire de Dieu? (en comptant sur son approbation et sa bénédiction)
1 Cor. 10.31 Col. 3.17,23 2 Cor. 5.9,10
3. Est-ce constructif (édifiant) pour moi-même ou pour d'autres?
1 Cor. 9.19-27 10.23,24 Éph. 4.29
4. Est-ce en harmonie avec la présence du Saint-Esprit dans mon corps?
1 Cor. 6.19,20 Gal. 5.22
5. Est-ce une chose qui donne à la chair l'occasion de se manifester?
Rom. 8.8,12,13 13.14 Gal. 5.13-21 6.7,8
6. Est-ce que cette chose-là me rapprochera du Seigneur et me fortifiera face à la tentation?
Jac. 4.7,8 1 Cor. 6.18 10.14 1 Tim. 6.9,10
7. Est-ce que cette décision me rendra esclave d'une chose ou d'une personne?
Jean 8.34 1 Cor. 6.12 7.23 Marc 9.43-47
8. Est-ce une action qui peut être une pierre d'achoppement pour d'autres?
Rom. 14.13-23 1 Cor. 8.9-13 1 Jean 2.10
9. Est-ce une caractéristique du monde qui ne connaît pas Dieu?
Éph. 5.8-11 Jac. 1.27b 4.4 1 Jn 2.15-17 4.4-6 5.4,19
10. Si le Seigneur revenait à l'instant, serais-je heureux d'être entrain de faire cette chose-là?
1 Thess. 3.12,13 2 Pierre 3.14 1 Jean 3.2,3

Ministère pour la Connaissance de Dieu (Bibliothèque Chrétienne Évangélique)

Diffusion de l’Évangile Michel Field, Évangéliste
fieldmichel@sympatico.ca
www.facebook.com/evangeliste.michel.field

Mettant l’Élan dans l’Évangile

"Mon peuple péril, parce qu’il lui manque la connaissance" Osée 4:6
"Crie à plein gosier, ne te retiens pas, élève ta voix comme un cor" Ésaïe58:1

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LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

21 Mai 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

Dans le livre d’Esther, il est fait mention d’un cas souvent très mal compris et à tort interprété sans que l’on comprenne en profondeur les motivations qui en constitue le contexte. Essayons de lire ce texte avec une approche différente pour en ressortir des éléments de fond, propre à la nature féminine, qui nous interpellent tant de nos jours. Il s’agit bel et bien de l’acte posé par Vashti à l’égard de l’interpellation du roi, son mari.

Pendant six mois, le roi déploya l’opulence de son grand royaume et festoya avec ses responsables militaires, les princes et la noblesse (Esther 1.4,5). Au septième et dernier jour de ces festivités, après avoir beaucoup bu au point d’être hors du contrôle de soi, devant les faits et actes qui interpellent ses facultés, le roi demanda que la reine lui soit amenée afin de ‘‘montrer sa beauté’’ à tous ses invités présents (Esther 1.11). En effet, elle était élégante, distinguée parmi toutes et très attirante. Ce charme naturelle de Vashti ne pouvait laisser indifférent tout cœur d’homme, c’est pourquoi, le roi Assuérus lorsqu’il la vie, ne put résister un seul instant au point de dégager ses yeux de cette charmante créature aux yeux et corps envoûtant. Le maintien de sa beauté, sa démarche et son caractère faisait le charme tout entier de son être taillé sur mesure par le Souverain Créateur. Oui, Vashti était charmante, élégante, spirituelle, délicate et délicieuse. De son nom Vashti qui signifie ‘‘belle femme’’, belle elle était vraiment. Devenue la première dame du royaume, elle tenait à conserver cette beauté non seulement physique, mais bien plus spirituelle par une intégrité qui devait non seulement nous marquer, mais nous motiver pour en être le modèle dans notre quotidien.

Le roi lui demanda alors, devant tous ses invités, de révéler son corps à tous ses hommes ivres et concupiscents. Dans son état d’ivresse, il ne se rendait pas compte de la gravité de cette demande qu’il faisait à la reine. Se déshabiller, ôter sa tenue de reine, et se mettre toute nue devant ses hommes, tous inférieurs à son mari, le roi. Cela paraissait tout à fit hors de sens pour Vashti, et à raison, parce que constituant un acte inacceptable et déshonorant à la fois. Ce comportement inconcevable pour une reine qu’on imposait à Vasthi suscitait tout de même de grandes interrogations inquiétantes. Comment le roi Assuérus pouvait-il exiger de telles choses ? Consentir à un tel désir, inciterait la reine à offrir aux hommes en état d’ivresse notoire de tout bord, un spectacle désolant, totalement avilissant et humiliant. Elle porterait là une lourde responsabilité d’introduire le striptease dans le royaume. Ce serait une introduction abominable de chosification de la femme transformée en instrument de divertissement. La responsabilité devenait très lourde et un choix s’imposait.

En refusant de se plier à ces horreurs, il fallait s’attendre à de tristes conséquences. Elle perdrait la place de la reine. Mais une question fondamentale mérite d’être posée : sa position royale a-t-elle du fond de son âme et devant Dieu plus d’importance que la sainteté qu’exige le Créateur ou sa propre dignité ? Combien de femmes à sa place décideraient différemment ?

Heureusement, le reine Vashti opta pour une attitude plus digne, pudique qui allait à l’encontre de l’exigence du roi (Esther 1.1). Elle se résigna fermement à refuser de se déshabiller devant les hommes en état d’ivresse très avancé. C’est ainsi que nait la décision de désobéir à l’ordre du roi, son mari (Esther 1.12). Elle était conscience qu’une telle attitude produirait des conséquences amères pour elle, la punition pouvant être sa destitution comme reine, la perte de sa position d’honneur, et même son exécution pouvait être envisageable, mais il faudrait mieux qu’il en soit ainsi que de trahir la vérité révélée de la Parole de Dieu. Mieux valait souffrir de la punition des hommes et être accueilli par Dieu que de faire plaisir aux hommes pour être par la suite, rejeté de Dieu. Il faut parfois le faire pour marquer la différence. En effet, « c’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération » (Hébreux 11.24-26).

Vashti évalua sérieusement toutes ces alternatives et décida que sa dignité est un bien plus précieux que le déshonneur qu’elle pouvait expérimenter par le rejet de son titre de reine. Il fallait une détermination et un courage fou pour dire non au roi dans une telle circonstance. Il est vrai que faussant toute notion d’éthique et d’esthétique, la triste initiative fut prise, elle fut bannie et remplacé disent-ils pour ne pas donner de mauvais exemples aux autres femmes. Mais quel exemple !

A l’issue de cette réflexion, de nombreuses questions peuvent se poser :

  • Pouvons-nous ressembler à Vashti en refusant le compromis quoiqu’il en coûte ?
  • Quel prix attachons-nous à notre dignité ?
  • Abaissons-nous parfois des critères de conduite de vie morale ou spirituelle pour plaire à quelqu’un ?
  • Avons-nous peur d’être rejeté et perdre plus tard quelques miettes de quelqu’un qui réclame de nous un acte ou une attitude de compromission ?
  • L’appât des choses du monde n’exerce-t-il pas une forte pression sur nous au point de nous ridiculiser en objet de plaisir pour les yeux des autres ?
  • Le dernier cri de la mode nous attire-t-il au point où entacher, avilir ou dévaluer notre personne devienne un fait du quotidien ?
  • Quelle est la valeur de la modestie et comment estimons-nous l’honneur et la dignité de notre personne face aux critériums voulus par Dieu ?
  • 1 Corinthiens 6.19-20 dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ». Vashti a été pudique et courageuse, une femme qui se respectait et faisait preuve d’une grande personnalité. Mais combien de femme laisse glisser les mains salles dans leur dessous pour de caresses démoniques qui progressivement éveilleront les désirs impurs et pour finalité produiront des actes d’impudicité ?
  • Comme Vashti, il faut avoir le courage d’abandonner certains privilèges passagers de ce monde et préserver sa dignité car la couronne éternelle ne se donnera qu’au ciel. L’honneur de Dieu à notre égard est de loin supérieur au déshonneur que peuvent nous infliger les hommes, pensons-y toujours : « et maintenant, dit l’Eternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés » (1 Sam 2.30).
  • Avons-nous souvent cette force de caractère pour prendre des décisions importantes de ce type qui élève Dieu dans notre vie et entourage ?

Il nous connaissons des couples pastoraux qui mènent une vie conjugale exemplaire diront un grand nombre. Cependant la réalité n’est qu’autre chose. Ce calme apparent est un lac qui cache tout ce qu’il a d’abominable. En effet, m’avait avoué l’épouse en pleurant, je suis misérable car dans tous nos rapports sexuels, je dois faire la fellation à mon mari et lui, il doit me faire la pipe, entendons cunnilingus, faute de quoi, je dois subir des sévices allant jusqu’à la bastonnade. Progressivement poursuivit cette dame, les films pornographiques ont un véritable impact dans la vie de mon époux. Nous visionnons ensemble, puis nous pratiquons ce que nous avons vu. Si une telle femme suivait l’exemple de Vashti, serait-elle coupable pour autant ?

Dans la vie disait quelqu’un, il est plus important de se rappeler que ce que nous sommes est bien plus grand que ce que nous avons. We must always think about conclurait l’Anglais !

Dr André CHOUBEU

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UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

16 Novembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

UNE AIDE QUI LUI CONVIENNE

Genèse 2.18

POUR UNE MEILLERE COMPREHENSION

« Et Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer et sur les oiseaux du ciel et sur le bétail et sur toute la terre et sur tout reptile qui rampe sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image » (Genèse 1.26 Version Bible Annotée)

« IHVH Dieu dit: « Il n'est pas bien pour le glébeux d'être seul. Je ferai pour lui un auxiliaire comme un vis-à-vis de lui » (Genèse 2.18 Guy LAFON).

Il l’a créé à l’image de Dieu. Il les a créés mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Fructifiez et multipliez et remplissez la terre et soumettez-la, et assujettissez-vous les poissons de la mer et les oiseaux des cieux et tout animal qui se meut sur la terre » (Genèse 1.26-28 Version Bible Annotée)

En lisant minutieusement ces lignes, nous comprenons que Dieu forme le projet de créer l’homme. Cet homme que Dieu décide de créer selon la formulation des Ecriture a une dimension plurielle parce cachant le féminin. S’il n’en était pas ainsi, les acteurs qui conditionneront le verbe « dominer » qui suit la décision de la création (Genèse 1.26) ne seraient pas au pluriel et le verbe non plus.

Le but de la création de l’homme :

Dieu dans ses principes est pragmatique car il ne fait ni à moitié, ni de manière qui laisse à désirer. Dieu ne fait rien pour rien, tout a un but, même si nous ne comprenons pas vite. Quelqu’un me disait que les asticots sont répugnants, mais sont efficace en médecine pour soigner les plaies bénignes. Et même sur les cadavres de toutes sortes, les asticots produisent la décomposition qui favorisera la fertilisation du sol en vue de meilleurs cultures. C’est aussi pour un but précis que la création de l’espèce humaine a été faite :

  • Dominer sur toute la terre.
  • En hébreux le verbe ¨qu’ils dominent¨ est au pluriel pour montrer que l’Homme créé est un, mais pluriel.
  • Comme le mystère de¨ faisons¨ d’une personne pluriel est le symbole divin de plusieurs en Un.
  1. La complexité du mystère est celle de la composition de l’Homme pluriel en « ish » (masculin) et « isha » (féminin) qui est à l’image de Dieu dans les actions à poser pour affirmer ou manifester leur existence ou le but de leur création.

L’essence divine dans l’homme

A notre image, selon notre ressemblance. Littéralement: Selon notre image, comme une ressemblance (un portrait) de nous. Le premier terme (tsélem) signifie proprement ombre, d’où contour, esquisse; il désigne plutôt le modèle, tandis que le second parait plutôt désigner la copie.

La réunion de ces deux termes met un accent bien pointu à la fois sur la ressemblance (à l’image) et la différence (un portrait) : toutefois au verset 27, le mot image est seul relevé.

Le pluriel employé prouve que l’homme est dans cette relation avec les êtres divins renfermés dans le sujet de faisons. Par conséquent, toute déconnexion à la relation divine à laquelle il se doit d’être fortement relié, entraine la perte totale de ce qu’il est supposé être, la source vitale étant Dieu. La réussite de cet être humain créé est aussi dépendante de la source de sa création que l’ampoule électrique l’est à l’interrupteur.

Certains pour une compréhension plus aisée sont allés plus loin pour affirmer que l’image de Dieu chez l’homme consiste dans le fait de son installation comme souverain de la terre et par là comme dépositaire ici-bas de la souveraineté divine. Toutefois, ne conviendrait-il pas d’avouer que cette relation de l’homme avec la terre n’est que l’effet de sa relation avec Dieu exprimée par le mot : à notre image, et ne peut servir à expliquer cette relation elle-même.

En poursuivant notre investigation, nous constaterons que le trait de beauté physique qui distingue l’homme est un effet de sa ressemblance morale avec Dieu. La vraie notion de l’image de Dieu dans l’homme ne saurait se trouver en dehors du trait de sa beauté morale. Elle consiste dans la possession de la personnalité, privilège qui a pour essence la volonté libre, disposant d’elle-même, et qui suppose à la fois l’intelligence capable de distinguer les partis à prendre, et le sens moral, indicateur de celui qu’il faut choisir. C’est par là que l’homme peut arriver à la sainteté, l’identité avec le bien, qui est le trait fondamental de l’essence divine.

La création physique de l’homme

L’homme au pluriel que l’on peut appeler espèce humaine en Français et en hébreux Adam avait en son sein la femme. De la définition hébreu du mot, Adam : אדם homme terrestre, roux, de couleur du sang, du mot אדם adam, rouge. Le mot Adam peut désigner ici la première créature humaine et peut aussi indiquer l’espèce tout entière comme renfermée dans son premier représentant. L’origine de ce nom est expliquée de différentes manières. La plupart le mettent en rapport avec le substantif adamah (le sol), mot que l’on fait dériver soit de adâm, être rouge, soit d’une racine arabe qui signifie joindre, en ce sens que la superficie du sol forme une couverture étroitement unie au corps de la terre.

Dans le premier cas, l’homme serait appelé ainsi à cause de la couleur de son corps; dans le second, en tant que tiré du sol qui recouvre la terre. Dans les deux cas, ce mot rappelle son humble origine, ce qui est conforme à l’esprit des Hébreux, d’après lequel le plus élevé des êtres terrestres n’est que poussière en face de Dieu (Genèse 3.19).

Un extrait de l'Entête (Béréshit en hébreux, genesis en grecque), une traduction fidèle de André Chouraqui reproduit le texte en ces termes : Genèse 2.7 : « IHVH-Adonaï Elohîms forme le glébeux ­ Adâm, poussière de la glèbe ­ Adama. Il insuffle en ses narines haleine de vie: et c’est le glébeux, un être vivant ».

  • Dieu voit que l’espèce humaine plurielle conçu en esprit, et constituée du mâle et de la femelle ne peut pas régner sur la création matérielle.
  • Dieu forme donc l’homme de la poussière de la terre et par son souffle dans ses narines, l’homme devient un être vivant (Genèse 2.7)
  • L’inactivité de la femme ou espèce femelle en l’homme Adam n’a pas produit le résultat escompté ou attendu de Dieu (Genèse 2.15)
  • Dieu constate et juge de l’importance de la matérialisation de l’espèce humaine qui sera la pointure qui lui convienne.

Certaines versions bibliques disent : « je lui ferai un vis-à-vis. L’expression vis-à-vis signifie : qui se tient en face, non en réplique, non en contestation, non en reproche, non en réprimande, non en critique, non en contraste, non en divorce, ni en adversaire. Mais en accord, en amie, en complice, en partenaire ; offrant son corps, son âme, sa force, son potentiel pour qu’ensemble les deux unis soient forts, stables, s’élevant dans la demeure des hauteurs (Genèse 2.18)

LE MYSTERE DIVIN DANS LA CREATION DE LA FEMME

  • Dieu fait tomber l’homme dans un profond sommeil et en sort la femme de sa côte.
  • Jésus meurt sur la croix et de sa côte transpercée sort le sang de l’alliance pour le rachat de l’Eglise.

Symbolisme de la femme cote de l’homme

La côte qui servi à créer la femme portait les germes de la vie qui est dans l’homme au pluriel (Adam).

La côte est gauche et couvre le cœur pour assurer la stabilité du corps ou être car le cœur est l’organe de la vie. Toute perturbation du cœur entraine systématiquement un déséquilibre organique qui perturbe la vie entière.

DIEU REAFFIRME SES PRINCIPES (Genèse 3.25)

  • Apres la chute, les deux s’accusent et Dieu prononce un décret très fort :

¨La postérité de la femme écrasera la tête du serpent¨ (Genèse 3.15) ; c’est comme pour dire Monsieur Adam, la vie est dans cette femme malgré ses failles. Sache que seul, tu ne pourras réussir ; souviens-toi de la période de ta solitude dans le jardin d’Eden.

  • L’homme affirme et confesse ce que Dieu a dit. Il voit au-delà de la faiblesse de sa femme, la vie abondante et appelle sa femme Eve qui signifie vie.
  • Dans la diversité que traverse chaque couple, il y a une mine d’or dont on ne peut en jouir qu’en la creusant.

SUPERIORITE DE L’HOMME SUR LA FEMME

  • Chef de la femme (1Cor 11.3)
  • Femme = 1 os sur 208
  • Femme = gloire de l’homme (1Cor 11.7)
  • Femme a été tirée de l’homme (1Cor 11.8)
  • Femme a été créée à cause de l’homme (1Cor 11.9)
  • Voile de la femme marque l’autorité de l’homme sur elle (1Cor 11.10)
  • Homme et femme sont complices (1Cor 11.11)
  • Homme est fils ainé de la femme (1Cor 11.12)

Conclusion :

Nous sommes créés pour un but, celui d’adorer Dieu à travers non nos actes religieux, mais notre vie entière dans toute sa complexité. Puisse chacun reconnaitre son identité, ses limites et attributions telles que voulues par Dieu par que l’harmonie règne là où il y avait le désordre.

Dr. André CHOUBEU

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L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE (1)

6 Octobre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE (1)

L’ÉGLISE PRIMITIVE APOSTOLIQUE

Période 1

Scott McCARTY

Nous avons le plaisir de publier une série d’études sur l’histoire de l’Église, exposés instructifs pour notre compréhension de l’histoire de la doctrine chrétienne et de la situation actuelle de l’Église pour en tirer des leçons. Son auteur, M. Scott McCarty, a fait ses études en théologie au «Dallas Seminary» aux États-Unis. Il exerce un ministère d’enseignement biblique en France depuis 1971. Il est marié et père de cinq enfants. Il est co-fondateur du C.I.F.E.M. et auteur de nombreux articles.

I. Prologue.

«L’histoire est la connaissance et le récit des événements du passé…relatifs à l’évolution de l’humanité…»,
Le Petit Robert, p. 1093.

Cet article concerne le récit de ce qui est connu de l’origine et du développement de l’organisme appelé «l’Église», composé des nés-denouveau en Christ (Ac 4.12). Ce terme d’Église s’applique aussi dans l’histoire pour désigner l’organisation mondialement répandue composée de dénominations et de groupements divers.

Cette série commence par l’étude de cet organisme - l’Église, Corps de Christ - décrit dans le Nouveau Testament. Puis nous poursuivrons en montrant, qu’à partir du 2e siècle, ce Corps spirituel devient de plus en plus organisationnel. Il en est de moins en moins spirituel, malgré des îlots de grande spiritualité qui subsistent ici et là.

Le chrétien moyen, qui n’a jamais connu cette histoire, en souffre involontairement. Celui qui, l’ayant connue, l’oublie, souffre également de son amnésie «historique »!

L’Éternel reconnut cet état amnésique chez son peuple (Ex 8; 16; 33); et l’apôtre Paul nous met en garde (1 Cor 10.6,11- 12). Voici trois résultats de cette amnésie:

1. Les sectes tordent l’histoire de l’Église afin d’accaparer les ignorants vulnérables.
2. Des chrétiens tombent dans le piège de l’orgueil en affirmant que leur église- dénomination est la seule vraiemeilleure. Cela leur arrive car ils n’ont pas de repères pour comparer correctement leur situation ni avec la norme biblique, ni avec celle de l’histoire.
3. Beaucoup de gens s’engagent dans des ministères, ignorants du cadre étendu et riche de l’histoire du Corps de Christ, donc, ils peuvent avoir un ministère tronqué.
4. Les hérésies doctrinales prolifèrent facilement. Chaque converti doit devenir, à son niveau de compréhension, un étudiant de l’histoire de l’Église.

La connaissance de cette histoire devrait séparer l’éphémère du permanent, l’ombre du concret, le faux du réel, ce qui est une mode passagère de ce qui est vrai et durable. Il faut raconter la vraie histoire, que cela fasse «mal» à son camp ou non. Voici quatre approches de l’étude de l’histoire chrétienne:

L’Église romaine: toute autorité, toute décision et toute version touchant le christianisme émanent uniquement du Pape et de ses représentants. C’est la vue hiérarchique.
L’Anglo-catholique (la partie romanisante de l’Eglise anglicane): la vraie histoire (celle de «son» camp ) s’identifie avec celle des Pères de l’Église et avec les canons des Quatre Conciles Œcuméniques des premiers siècles. C’est la vue de la continuité ecclésiastique.
Le N.T. ne nous donne qu’une idée générale de l’organisation de l’église locale, et chacune des générations successives doit s’adapter aux modes de vie de son siècle; le style de la congrégation simple s’est transformé en gouvernement presbytéral, puis en épiscopal, prélature pour arriver enfin au papisme. C’est la vue du développement circonstanciel ecclésial.
Seuls Christ et les apôtres définissent avec authenticité et avec autorité le standard éternel pour le vrai plan de l’Église universelle, et locale, puis des relations inter-églises.

L’histoire du Corps de Christ ne tombe pas du Ciel, car ce sont des convertis qui l’ont «écrite», pour commencer, dans le N.T. Elle se lit ensuite dans les écrits des «Pères», appelés apostoliques et postapostoliques, dans les écrits des apologistes et des polémistes, dans les décisions des conciles et des synodes, dans la correspondance entre des religieux, dans les liturgies et les hymnes, etc.

Notre histoire de «l’Église», organisme et organisation, sera davantage compréhensible en la divisant en périodes logiques, lesquelles seront ciblées par des études successives:

1. Période Néo-testamentaire, le 1er siècle.
2. Période Post-apostolique, jusqu’à la «conversion» de Constantin, de l’an 100 à l’an 312.
3. Période de l’Age du développement de la chrétienté impériale romaine, de l’an 312 à l’an 590.
4. Période du Moyen Âge ou l’Âge des Ténèbres, de 590 à 1517( avec des subdivisions ).
5. Période de La Réforme, de 1517 à 1648.
6. Période du Siècle des Lumières et des Réveils, de 1648 à 1789.
7. Période des Révolutions politiques, économiques, sociales et religieuses, de 1789 à 1914.
8. Période du Siècle des bouleversements, des tragédies, de la dégénérescence et des victoires, de 1914 à aujourd’hui.

II. L’histoire selon les Actes des Apôtres.

En commençant avec la création de l’Église (Corps) - selon 1 Cor 12.12-13, Eph 1.22-23; 2.21-22 - au Jour de la Pentecôte (Act 2), nous découvrons une communauté locale composée de pécheurs repentis-croyants (Act 2.41; 3.19; 4.12) en Jésus-Christ. Ils viennent de toute race, nation, langue sans aucun esprit tribal au début (Act 2.8-11; Eph 2.11-18; Apoc 7.9). Le Saint-Esprit est l’agent créateur du Corps (1 Cor 12.12-13; Eph 2.22). Il y réside en permanence (Act 2.4a; 9.17; cf. Jean 16.7; 14.16; Rom 8.2,9a; 1 Cor 3.16; 6.19; Eph 1.4; Gal 4.6; 1 Jean 4.13). Il fixait comme buts à accomplir à travers les convertis:

1. De révéler les qualités excellentes du Seigneur Jésus-Christ (1 Pi 2.9), afin de changer le monde païen par des principes bibliques vécus ( 1 Pi. 2.11- 21; 3.1-9; 4.14-19; Eph 4 à 6; Rom 12 à 16; 1 Thes 4.1-8, etc.).
2. D’évangéliser les païens (Mat 28.18- 20; Ac 1.8; 2 Cor 5.14-15, 18-21).
3. D’édifier et de former des chrétiens (Act 9.31; Rom 15.2; 2 Cor 10.8; 13.10; 1 Cor 8.1;14.12,26; Eph 4.11- 16; 2 Tim 2.2). Les Actes des Apôtres étalent amplement devant nos yeux ces trois buts.

Christ mentionne la création future de l’Église-organisme (Mat 16.18), et les Actes démontrent l’application vivante de cette promesse. La doctrine de l’Église est bien développée dans les épîtres, et les Actes servent de fond historique, spirituel et géographique. Ce livre unique nous renseigne sur le caractère, des tensions internes, des persécutions, des problèmes doctrinaux et spirituels, des espérances, des conversions, des victoires, des églises locales fondées, etc. Cette histoire explique comment le message du Royaume de Dieu et de l’Évangile progressait de Jérusalem à Rome pour être reconnu finalement comme une Foi mondiale ( Act 1; 8.12; 10.24 à 11.18; 19.8; 28.23; Col 4.11; etc.).

Le Corps se constitua à la Pentecôte (Ac 2), lorsque le Saint-Esprit baptisa les repentis- convertis dans ce Corps. Selon 1 Cor 12.12-13, ce début fut très spectaculaire, voire extraordinaire. Parfois même, il y avait des «grands coups» exceptionnels (Ac 8;10;19). Mais les passages de Act 2.47; 6.7; 9.31; 12.24; 16.5; 19.20; 28; 30-31 nous informent que le progrès de l’Église était plutôt régulier et «normal ».

Ce progrès se faisait par étapes sur le plan géographique (Act 1 à 7; 8 à 9; 10 à 11; 13 à 14; 15 à 28. Votre église locale a-t-elle la vision apostolique, désirant annoncer l’Évangile plus loin sur le plan géographique? Ou bien êtes-vous simplement satisfaits du statu-quo, c.-à-d. que votre église devienne la plus grande possible sans se préoccuper d’annoncer la Bonne Nouvelle aussi plus loin?

Le progrès se faisait aussi sur le plan spirituel:

1° en commençant dans un contexte «tribal » ( le Judaïsme, ch. 1-7 ), puis,
2° en «se métissant» (ch. 8-10 ), pour finir,
3° en acceptant que n’importe quel individu, prêt à se soumettre à Jésus-Christ comme Sauveur et nouveau Maître, fasse partie du Corps, l’Église organisme (11.19 à 28.31). Quels sont les progrès de votre église dans ce domaine?

La méthode apostolique pour fonder et pour consolider des églises locales se résume très brièvement ainsi:

1. Par l’évangélisation en prêchant la vérité de Christ et en témoignant personnellement, la parole de Dieu (Act 2.17-40; 3.12-26; 4.33; 7.2-53; 8.5-8; 9.20,28; 10.34-43; 13.7, 17-41, 44-49; etc.). Notez bien 1 Cor 1.23; 9.16; 2 Cor 9.5; Gal 1.6; 2 Tim 4.2. Elle se fait sans «gadgets» souvent charnels très en vogue depuis presque 100 ans? Êtes-vous, vous et les prédicateurs de votre église, des témoins «apostoliques »?

2. Par l’acceptation de l’obligation volontaire de passer par immersion dans les eaux du baptême de tout vrai converti, comme signe sincère de sa foi en Christ (Act 2.38,41; 8.12,36; 9.18; 10.47-48; 16.15,33; etc.). Êtes-vous baptisé bibliquement?

3. Par le rassemblement en une assemblée locale et indépendante, pour vivre selon les points 1 et 2, ci-dessus (Act 2.46; 4.23,31-32; 14.21-23,27; 15.5; etc.). Ceci sans oublier la communion fraternelle avec d’autres assemblées locales, voire nationales indépendantes (Act 11.19-26; 12..24-25; 14.27-28; 15; 2 Cor 8.18-19, 22-23; 9.12-14).

4. Par les quatre activités fondamentales, sans lesquelles aucune église ne peut prétendre suivre le chemin apostolique (Act 2.42): «la persévérance dans l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières». Où en est votre église locale?

5. Par trois autres éléments essentiels, celui de l’entraide humanitaire (Act 2.44-45; 4.32,35; 6.1-3), celui de la discipline juste (Ac 5.1-11; 8.18-24; 15.38) et celui del’envoi de missionnaires (Ac 11.22; 13.1-3; 15.40-41; 16.1-3; 18.22-23,27-28; 19.23).

Où, vous et votre église, vous situez-vous par rapport à ces cinq piliers essentiels?

Il apparaît clairement que le Corps de Christ, l’Église, fut bien meurtri pendant le 1er siècle par de terribles persécutions qui ont été racontées sans fard dans les Actes; mais ce Corps se développe toujours pendant les époques de virulente opposition. Un théologien du 3ème siècle a dit: «Le sang est la semence de l’Église ». La prochaine étude développera bien, entre autres, ce point dans la période de l’an 100 à l’an 312.

Il est impossible en si peu de pages d’écrire totalement l’histoire de l’Église apostolique, mais le but est de stimuler votre réflexion et votre action, afin que vous alliez plus loin avec le Seigneur, vous et votre église locale, en cette époque de médiocrité.

Retournons à l’étude de l’histoire néotestamentaire afin d’apprendre ce qui est bien devant Dieu, ce qu’il faut éviter à notre époque si dégénérée et tiède. Pour apprendre aussi ce que nous devons changer dans notre église, sur la base de la parole de Dieu écrite sous l’inspiration du Saint-Esprit. Il existe des chrétiens bien intentionnés qui parlent beaucoup du Saint-Esprit. Or, si nous ne respectons pas tout ce qu’Il a fait écrire dans le N.T.(«tout le conseil de Dieu», Act 20.26-27), nous tombons assez loin du modèle apostolique. Pour honorer Jésus-Christ par l’Esprit, nous devons suivre les traces de Leur œuvre concertée, si bien présentée dans les Actes des Apôtres.

Chers lecteurs, à l’étude, à la réflexion, et à l’action! Le Corps de Christ a besoin d’un réveil. Cette série pourrait vous encourager dans cette direction, je l’espère!

Lien : http://www.promesses.org/arts/140p29-32f.html

Vous pouvez visiter ce site pour plus d'enseignement : www.promesses.org

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La patience de Dieu, son silence, plus de délai

25 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

La patience de Dieu, son silence, plus de délai

La patience de Dieu, son silence, plus de délai

Ch. Racine

Etat du monde actuel
L'état moral et spirituel du monde, qui marche rapidement vers son jugement, est désastreux. Le temps de la patience de Dieu tend à sa fin. Le mystère d'iniquité opère déjà (II Thess. 2, 7). C'est la dernière heure, celle où l'esprit de l'antichrist, qui doit venir, agit déjà dans toutes les activités des hommes.

Attitude des hommes face à la patience de Dieu
Parce que la sentence contre les mauvaises oeuvres ne s'exécute pas immédiatement, le coeur des fils des hommes est plein d'envie de faire le mal (Ecc. 8, 11). Dieu dit à celui qui fait le mal: «Tu as fait ces choses-là et j'ai gardé le silence; tu as estimé que j'étais véritablement comme toi; mais je te reprendrai, et mettrai tout devant tes yeux» (Ps. 50, 21).
Certains hommes prennent la patience de Dieu pour de l'indifférence: Dieu ne s'occupe pas de nous. D'autres nient son existence, tandis que d'autres encore affirment qu'Il est mort.
Ces divers aspects de l'incrédulité témoignent de la mort spirituelle des hommes. Ils ignorent que la patience de Dieu est salut, car Il ne prend pas plaisir à la mort du méchant, mais plutôt à ce qu'il se détourne de sa voie et vive. (Ez. 33, 11).

Encore un dernier silence de Dieu
Après l'enlèvement de l'Eglise, le mal se développera très rapidement, à tel point qu'à l'ouverture du 6ème sceau, les autorités seront renversées, donnant à Satan l'occasion de faire monter de la mer agitée, la Bête à 10 cornes (Ap. 13), à laquelle il donnera sa puissance, son trône et un grand pouvoir (Ap. 13, 2).
Devant un tel développement du mal, le 7ème sceau s'ouvre et il se fait un «Silence» au ciel, d'environ «une demi-heure» (Ap. 8, 1). Un court temps où Dieu semble se recueillir avant de faire son oeuvre étrange et inaccoutumée (Es. 28, 21). Il y a une vie dans sa faveur et un moment dans sa colère (Ps. 30, 5).

Ap. 10,7. Plus de délai. Le mystère de Dieu sera terminé
Ni le dernier silence d'une demi-heure au ciel, ni les événements décrits depuis la première trompette (Ap. 8, 7) au son de la 6ème trompette (Ap. 8, 7 à 9 et 13, 21), ne produiront la repentance chez les hommes. Au contraire (Ap. 9, 20-21).
Alors l'ange que Jean a vu se tenir sur la mer et sur la terre lèvera sa main et jurera qu'il «n'y aura plus de délai», mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner de la trompette, le «mystère de Dieu» sera terminé (Ap. 10, 7). Dieu mettra une fin au mystère de l'inaction dans laquelle Il semble rester actuellement, quant au gouvernement du monde. Les hommes peuvent pécher. En tant qu'il s'agit d'une intervention directe, Dieu n'apparaît pas, sauf en quelques occasions exceptionnelles. Mais le moment vient où Dieu jugera le péché; alors, Il ne tolérera plus rien de ce qui est contraire à sa nature et il n'y aura plus de délai; mais au jour de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner de la trompette, le mystère de Dieu arrivera à conclusion.
Le mystère de Dieu, c'est qu'Il permet au mal de poursuivre son cours avec une apparence d'impunité, comportement auquel les hommes ne comprennent rien. Mais au jour où la colère de Dieu éclatera dans toute son ardeur, le mystère de Dieu sera terminé (Ap. 10, 7).
Cette colère de Dieu s'exercera par les sept anges qui verseront sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu (Ap. 16). Mais, malgré l'intensité de ces jugements, les hommes blasphémeront. Lorsque la dernière coupe sera versée, une grosse grêle, dont les grêlons pèseront un talent, tombera du ciel sur les hommes (Ap. 16, 21). Lire aussi: Job 38, 22: Ez. 38, 22. Le poids d'un talent, ou 3000 sicles, correspond à 42,533 kg. (Dict. de Vigourux).

Lecteur,
Nous sommes dans les temps de la fin. Jésus revient pour enlever son Eglise. Es-tu prêt pour cet événement?
Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs (Héb. 3, 7). Demain, il peut être trop tard.

Etre utile à Dieu

Vous n'êtes d'aucune utilité à Dieu tant que votre volonté n'est pas brisée.

Lieu : http://www.promesses.org/arts/8p156-157f.html

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Histoire et destinée du pays de l'Eternel

10 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Histoire et destinée du pays de l'Eternel

Histoire et destinée du pays de l’Éternel

(suite et fin)

H. Lüscher

D L'EGLISE DE CHRIST

Le drame de la croix a justifié la chute d'Israël. Le Messie, Jésus-Christ, a été rejeté. Mais Dieu, dans sa grâce infinie, s'est servi de la faute des juifs pour bénir les nations (Rom. 11, 11 ). Ainsi, il ne fait plus de différence entre juifs et païens. Ils sont coupables de désobéissance. Plus question de prérogative nationale pour les juifs pendant leur mise à l'écart. Dieu fait miséricorde à tous les hommes qui viennent à lui (Rom. 11, 30-32).
Tous ceux qui croient en Jésus-Christ sont sauvés et intégrés dans l'Eglise par le Saint-Esprit. L'Eglise est un corps distinct d'Israël.
L'Eglise est composée de juifs et de païens qui ont accepté Jésus- Christ comme Sauveur personnel. (Eph. 2).
Elle est un mystère qui n'a pas été révélé aux prophètes de l'Ancien Testament (Eph. 3).
Sa vocation est céleste (Jean 17, 24). Sa bourgeoisie est céleste (Phil. 3, 20). Ses bénédictions sont célestes (Eph. l, 3). Son héritage est céleste (1 Pi. l, 3-4). Son espérance est céleste. Tout cela contraste avec Israël qui attend des bénédictions terrestres, millénaires.
L'Eglise, enfin, est née à Pentecôte, par la descente du Saint-Esprit; elle sera enlevée dans les cieux auprès du Seigneur, avant les jugements apocalyptiques.
Le lecteur objectif se persuadera lui-même de l'imminence de l'enlèvement de l'Eglise, par le fait historique de l'existence de l'Etat d'Israël (Mat th. 24, 32).

E LE RETOUR DE SON PEUPLE

1. A la fin des temps, Dieu reprendra le fil des relations avec Israël. Tout prépare cette fin. Ezéchiel 37, 1-14 et Esaïe 18, 1-3 prédisent un réveil national lié à un retour progressif du peuple en Palestine (Ez. 34, 13). Ces prophéties sont partiellement accomplies aujourd'hui. Les os se sont rapprochés. Ils ont été recouverts de chair et de nerfs. Mais il leur manque encore le souffle de l'Eternel. La grande masse est dans un état d'incrédulité et le restera jusqu'à ce que le Messie apparaisse sur la montagne des Oliviers.
Depuis 1791, l'influence des juifs dans la politique et la finance n'a cessé de s'accroître. Ce fut la date de l'abrogation des lois d'exception contre les juifs, acceptée par l'Assemblée nationale française.
E n 1897, le sionisme prit naissance. Nous assistons à la fondation officielle de l'Organisation Sioniste Mondiale, grâce à laquelle le développement de l'ardent désir des juifs de rentrer en possession du pays de leurs pères, fit des pas de géants.
E n 1917 , la Palestine redevint le berceau national des juifs, sous l'égide des Anglais, grâce à la déclaration Balfour en faveur d'un foyer national juif.
E n 1967 , la ville de Jérusalem tout entière redevint juive; la partie jordanienne fut intégrée à la partie juive lors de la guerre-éclair en juin.

QUELQUES CHIFFRES ELOQUENTS DE 1965

-L a p o p u I a t i o n d'Israël au 31. 12.65 était de 2 598 400 habitants, dont 2 299 100 juifs, contre 649631 en 1948. En moins de dix ans, la population juive a presque triplé, cela surtout à cause de l'immigration.
-L a s u p e r f i c i e irriguée a augmenté de 400 %; la superficie totale des terres cultivées a triplé, et la valeur de la production agricole est 5 fois plus grande.
-L' i n d u s t r i e a pris un essor extraordinaire, et depuis 1955, la valeur de la production industrielle s'est accrue de 250 %. L'exportation est aussi cinq fois supérieure au chiffre de 1955.
-Grâce aux r e s s o u r c e s n a t u r e ll e s et aux moyens d'exploitation modernes, la production minérale est devenue importante. Il y a du pétrole, des phosphates, de la potasse, du cuivre, du chrome, du soufre, etc.
-Depuis 1948, la longueur d e s r o u t e s a augmenté de 176 %, celle du réseau des chemins de fer de plus de 250 %. La marine marchande possède 90 unités, avec un tonnage total de 932000 tonnes, soit environ 66 fois le chiffre de 1948.
-L ' é d u c a t i o n est très poussée, et Israël est un des pays où l'on trouve le moins d'analphabètes. Quelque 750000 élèves jouissent de l'éducation scolaire. Actuellement, il y a cinq établissements d'études supérieures, avec 22000 étudiants.
-L ' h é b r e u d e l ' A n c i e n T e s t a m e n t est redevenu une langue vivante. Il est d'une grande importance pour la vie culturelle d'Israël. «(Israël», description sommaire du Pavillon d'Israël à l'Exposition universelle et Internationale de 1967, Montreal).
2. Le temple sera reconstruit et profané ensuite par l'Antichrist et ses acolytes. (Es. 66, 1-3; 1,10-14; Apoc.11, 1-3; 2 Thess. 2, 4; Ps. 74 et 79).
3. Une grande tribulation envahira la terre tout entière, en particulier la Palestine. Ce temps effroyable est appelé «la détresse de Jacob» (Jér. 30, 7). Le jugement de Dieu tombera sur le pays et ses habitants (Ez. 22, 17-22). Les prophètes Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, ainsi que les petits prophètes, y font abondamment allusion.
4. Mais Dieu s'est choisi un résidu juif fidèle qui prêchera l'Evangile du royaume. Beaucoup d'âmes seront sauvées par ce témoignage (Apoc. 7). Certains seront mis à mort, d'autres préservés de ces grandes épreuves (Zach. 13, 8-9; Os. 2, 14-15; Apoc. 12,14).
5. La majorité des juifs restera incrédule. Le chef d'Etat les séduira et dominera avec cruauté sur eux. Le pays sera convoité par le bloc «communiste» (la Russie et ses satellites) et les juifs concluront une alliance avec le bloc «occidental» (la bête à sept têtes et dix cornes), pour 7 ans (Dan. 9, 27; 7,7-27; Es. 28, 14-22).
Dès la seconde moitié de ces sept ans, des conflits mondiaux gigantesques se concentreront en Palestine (Apoc. 13,5; Dan. 9, 27) pour aboutir au jugement des nations à Harmaguédon (Apoc. 16, 13-16). Le pays et ses habitants seront sous les coups terribles et directs de l'Eternel.
6. Le Seigneur Jésus apparaîtra officiellement et posera ses pieds sur la montagne des Oliviers. Il anéantira les puissances de ce monde (Apoc.19, 11-21). Tout oeil le verra (Apoc.1,-7).

F. LA RESTAURATION DE SON PEUPLE

1. Lors du retour de Christ en puissance et en gloire, le peuple juif se tournera vers l'Eternel et se repentira (Zach. 12,10; 14, 4; Apoc. 1, 7). C'est avec émotion que le chrétien pense à ce jour-là - le plus beau pour Israël, car enfin, les prophéties, annonçant cette conversion nationale, trouveront leur pleine réalisation. Dieu donnera aux juifs un coeur nouveau (Ez. 36, 25-26; Rom. 1,' 26-27).
2. Le retour des juifs dispersés et exilés pendant des millénaires s'effectuera d'une manière définitive et surnaturelle (Es. 27, 12; 43, 5-7; 66, 19-20; Mich. 4, 6; Mat th. 24, 31). En chemin, les rebelles seront jugés et ne rentreront pas dans le pays (Ez. 20, 30-38). L'unification des douze tribus en sera le résultat (Ez. 37, 15-28).
3. Jésus-Christ, le Messie, gouvernera son peuple et la terre tout entière avec justice et dans la paix (Es. 9, 6; 1,' 5-9). La haine et la guerre seront bannies et feront place à un règne stable de 1000 ans (Apoc. 20, 1-6), d'où le terme: M i l l é n i u rn .
4. Le temple sera reconstruit selon les dimensions données en Ez. 40-46. Les rites et les sacrifices se concentreront sur l'Agneau immolé. Ils auront un caractère commémoratif de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus.
Les nations monteront à Jérusalem, à la maison de l'Eternel, pour adorer Dieu et se faire instruire dans ses voies. (Mich. 4, 1-2).
5. Jérusalem deviendra la première ville de toute la terre, le centre de toutes les nations (Mich. 4, 1-8; Es. 2, 2-4). Les lois nécessaires à la bonne marche de toutes choses sortiront de cette cité bénie qui s'agrandira considérablement (Jér. 31, 38-40; Zach. 14, 10).
6. Le pays subira des modifications topographiques (Joël 3, 18; Zach. 14, 4 et 8), ce qui favorisera la fertilité du sol (Es. 29, 17; Ez. 34, 27). Il y aura abondance de pluie (Es. 30, 23-25), signe de bénédiction dans l'Ancien Testament. Le pays sera partagé selon les tribus (Ez. 47,21 et 48,1-7).
7. Toutes les ruines des villes détruites disparaîtront pour faire place à des constructions nouvelles et magnifiques. Le sol sera de nouveau labouré (Ez. 36, 33-38).
En vertu du sacrifice de Jésus-Christ, par lequel toutes les prophéties s'accompliront, nous entrevoyons déjà maintenant
-un p e u p l e renouvelé
-une v i l l e renouvelée
-un p a y s renouvelé
-un t e m p l e renouvelé
-des n a t i o n s renouvelées.
Les promesses faites à Abraham trouveront leur double accomplissement: les nations seront bénies en la semence d'Abraham, c.-à-d. en Jésus-Christ, et Israël sera en bénédiction aux nations.
Lecteur, le Seigneur Jésus va revenir, es-tu prêt? Nous te supplions de faire la paix avec Dieu, en acceptant Jésus-Christ comme ton Sauveur.

Lien : http://www.promesses.org/arts/7p132-135f.html

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Ouverture sur l'au-delà

10 Avril 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Ouverture sur l'au-delà

Ouverture sur l'au-delà

Prof. A. Lamorte, Dr en théologie, Dr ès lettres

I. LE LENDEMAIN DE LA MORT

La mort (du grec Thanatos) est la dislocation de la personne humaine, dislocation provisoire (jusqu'à la résurrection). Cette séparation entre l'âme et le corps constitue une terrible épreuve au sens physique et par sa seule perspective, au cours de la vie. Cette brisure de la personne est une mystérieuse absurdité, tel est le salaire du péché (Rom. 6-23).

Que sera le lendemain de la mort? Non pas l'anéantissement, mais une survie: survie pour la vie éternelle de félicité ou pour le châtiment (Math. 25-46).

Le «comment» de cette survie

a) Faut-il accepter la doctrine romaine du purgatoire (lieu de souffrances où les âmes des justes achèvent d'expier leurs péchés avant d'entrer dans le Ciel)? Cette doctrine est contraire à la doctrine de rédemption parfaite par Christ, car elle suppose une expiation méritoire de notre part.
Le Nouveau Testament est muet sur le purgatoire.
b) Faut-il croire au sommeil des âmes après la mort, dans l'attente de la résurrection?
Cette doctrine trouve son point d'appui dans: 1) Dans les passages de l'Ancien Testament relatifs au séjour des morts (Scheol.); et 2) Dans les passages du Nouveau Testament où les morts sont évoqués comme des êtres qui dorment (Actes 7-60; I Thess. 4, 13-14; Jean 11, 11).
Mais 1) Jésus a magnifiquement redressé la doctrine du Scheol en proclamant: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort» (Jean 11, 25). 2) Quant aux allusions au sommeil, elles ne peuvent être que des images s'appliquant au corps qui attend dans la poussière le jour du réveil de la résurrection. Car Jésus affirme que l'âme croyante ne connaîtra jamais la mort (Jean 11, 26). Or l'âme non rachetée ne connaîtra pas davantage l'anéantissement.

Après la mort, c'est le paradis pour le racheté. le paradis (séjour des âmes) n'est pas encore le Ciel (séjour des ressuscités). C'est au paradis que, aussitôt après sa mort, devait être le brigand repentant (Luc 23-43). Le paradis est fait de la présence bénie du Christ «aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis»).

Après la mort, c'est l'enfer, le châtiment pour les rebelles (Matt. 25, 46). Sous les figures de la flamme (Luc 16, 24), du feu qui ne s'éteint point (Matt. 3, 12; 25, 41) de la géhenne (Matt. 18, 9; 5, 22), des ténèbres du dehors (Matt. 25, 30), de la seconde mort ou de l'étang de feu (Apoc. 21, 8), l'enfer se révèle d'un réalisme tragique, effroyable et sans limite. Car, «après la mort suit le jugement» (Hébr. 9, 27). Le récit de Lazare et du mauvais riche est particulièrement suggestif à cet égard (Luc 16,22-23). Le châtiment est éternel (Matt. 25, 46).
C'est donc ici-bas que se décide notre sort éternel. Quel appel à la décision sans délai! Demain, peut-être, il sera trop tard (Hébr. 3, 13-15).

Lien : http://www.promesses.org/arts/4p73-74f.html

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