Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)

28 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)
  1. Au commencement par Dieu et pour Dieu

Le désir de Dieu en tout temps est de faire participer toute ses créatures à son commencement pour continuer avec lui dans son programme dont l’unique but est la manifestation de sa gloire par l’atteinte de son but pour chaque créature. En fait, Dieu est le propriétaire de tout domaine céleste, terrestre et des profondeurs des abîmes. Aussi, il veut et doit y régner de manière souveraine afin de conduire toute chose selon son bon plaisir pour le but qu’il s’est Lui-même assigné pour tout ce qui est de lui et existe non pour exister, mais doit exister pour Lui. Les asticots semblent répugnants, mais ce sont les asticots qui favorisent la décomposition de tout afin d’engraisser le sol et favoriser sa fertilité. Lorsqu’un homme rend l’âme, nous pleurons, mais les asticots rendent de puissantes actions de grâce à Dieu qui non seulement leur a donné la nourriture, mais les a rendu utiles pour le progrès de l’humanité à travers la fertilité du sol qui produira la nourriture, permettant l’homme de manger pour vivre et œuvrer pour la gloire de Dieu.

Comme c’est complexe, mais vrai !

Moïse travaille pour Dieu et ce n’est qu’à 80 ans qu’il est conduit sur la montagne où il lui sera dit de bâtir selon le modèle qui lui a été montré sur la montagne. Moïse pouvait croire être arrivé, mais voici qu’il doit à présent entrer dans un nouveau processus qui le ramènera au commencement de Dieu et pour Dieu. En fait, selon Genèse 3.15, la postérité de la femme écrasera la tête du serpent qui lui blessera le talon. Ce programme divin existait depuis avant la création. En effet, il avait dans sa prescience arrêter d’avance ce qui arrivera et où, quand et comment. La construction du tabernacle dont l’existence bien que non précisée auparavant doit avoir l’origine très ancienne dans la pensée de Dieu avant même la création de toute chose.

  1. Au commencement des commencements Le commencement des commencements apparaît ici comme le début des œuvres de Dieu. Nous entendrons par-là, la pierre de touche qui est le socle, la base de tout ce qui existe aujourd’hui ou a existé dans l’histoire du temps depuis la création. Mais toujours, nous reviendront à Celui qui est le commencement car aucun commencement n’est possible sans l’acteur de ce commencement. Il ne l’a jamais été depuis le livre de ‘‘Genèse’’ qui est un nom tiré du grec, signifiant « le livre de la création, ou de la réalisation ».

Dès le début de la Bible, nous lisons, au sujet de l’Esprit de Dieu qui plane à la surface des eaux. Une manière en s’inspirant de la révélation donnée à l’Apôtre Paul en ces termes : ‘‘Car Dieu qui commanda, que la lumière brille des ténèbres, a brillé dans nos cœurs, pour donner la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ. Mais nous avons ce trésor dans des vases terrestres, afin que l’excellence de la puissance puisse être de Dieu, et non pas de nous’’ (2 Cor 4.6-7).

Nous comprenons là que de même Dieu a été au commencement de la création, le sera également de nos vies pour la création des choses merveilleuses qu’il avait bien avant le commencement de toutes choses, prévue que nous les accompliront au temps marqué pour chaque action : ‘‘Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions’’ (Eph 2.10). Oui, Dieu travaille dans le cœur de l’homme. Il faut remarquer qu’au début, il n’y avait rien d’enviable sur la surface terrestre car le monde d’alors était informe et vide ; tout n’était que désolation. De manière imagée, l’œuvre effectuée par la grâce, dans l’âme, est aussi une création nouvelle. Dans une âme désertique, là où il n’y a pas eu de nouvelle naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui concerne le bien, de tout contexte divin ; on n’y trouve que l’obscurité car il n’y a en elle que ténèbres : c’est ici notre état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en nous Son changement.

L’homme doit poursuivre l’œuvre de la création en laissant Dieu œuvrer en lui pour la régénération de sa personnalité, de son caractère déformés par les mœurs et le système du présent siècle.

  1. Au Dieu des commencements

Le mot hébreu Bereschit que le Français traduit par ‘‘au commencement’’ revêt dans le texte sacré une implication très profonde qui sort de l’ordinaire, désignant le début de tout ce qui peut être nommé, parce qu’étant le commencement absolu. Le commencement du temps dont parle Genèse est effectivement celui qui fait connaître les origines du monde et de l’humanité, du péché et de la mort, de la promesse du salut, des arts et de la civilisation, de la diversité des peuples et des langues, de tous les êtres qui se développent dans le temps, et enfin du peuple de Dieu.

On divise naturellement ce commencement en deux parties :

  • La période universaliste qui se rapporte à l’humanité primitive dans son ensemble :

Cette première partie contient les onze premiers chapitres du livre de Genèse dans lesquelles ressortent quatre périodes principales :

1. Celle de la création (Genèse 1.1 à Genèse 2.4)

2. Celle du séjour dans le paradis et de la chute (Genèse 2.5 à Genèse 3.24)

3. Celle de la corruption croissante de l’humanité jusqu’au déluge (Genèse 4-8)

4. Celle du développement de l’humanité entre le déluge et Abraham (Genèse 9-11)

  • La période particulariste qui commence avec l’histoire du peuple de Dieu :

La seconde partie quant à elle retrace tout le reste du livre de Genèse allant du chapitre 12 à 50 qui retrace les trois périodes patriarcales :

5. Celle d’Abraham (Genèse 12 à Genèse 25.18)

6. Celle d’Isaac (Genèse 25.19 à Genèse 36.43)

7. Celle de Jacob et de ses fils jusqu’à leur établissement en Egypte (Genèse 37-50)

Il est important de noter trois principes qui caractérisent le récit des commencements des œuvres de Dieu :

- Dieu a tout créé

- Il a tout créé conformément à sa volonté, bon et susceptible de progrès

- Il a tout créé pour préparer l’arrivée de l’homme qui est considéré comme le terme et le couronnement de toute la création.

Dieu : en hébreu Elohim, est dérivé d’une racine arabe, aliah, qui signifie trembler. Dieu est donc l’être devant lequel on tremble, l’être souverainement redoutable. El qui désigne aussi Dieu vient de la racine oul, qui signifie être fort. Le nom Elohim par contre est le pluriel de Eloah (Job 12.6 ; 35.10 ; Habakuk 1.11 ; Deut 32.15 ; Psaumes 50.22) et dans l’hébreu postérieur (Dan 11.37-39 ; 2Ch 32.15 ; Neh 9.17).

Bien que Elohim traduit le pluriel de Eloa, le verbe au singulier bara utilisé pour créa certifie que le caractère unique de Dieu en trois personnes est ici bien affirmé. Il n’est nullement question ou d’idée d’un pluriel de majesté qui ne trouve pas sa place les Ecritures Saintes.

Créa. Le mot hébreu bara, que nous traduisons ainsi, signifie primitivement tailler et n’implique pas nécessairement, comme notre mot créer, l’absence de toute matière déjà existante: mais il faut observer que les idées abstraites ne peuvent être énoncées dans le langage humain qu’au moyen de termes exprimant des notions sensibles; puis, quand ce verbe désigne une action exercée sur une matière existante, il se met à une autre forme (pihel, béré) et a pour sujet un être humain et pour régime la matière même sur laquelle le travail s’exerce, (Jos 17.15) tandis que dans la forme employée ici (kal) il a toujours pour sujet Dieu et pour régime le mot qui désigne le résultat de l’action accomplie (Esaïe 43.1).

Il reste vrai que l’hébreu à travers les Ecritures Saintes utilise plusieurs termes pour désigner l’action créatrice de Dieu sur une matière existante :

- asa qui signifie faire (Genèse 1.7,16),

- jatsar qui donne l’idée de former (Genèse 2.7)

Il convient de toujours noter que le mot faire ou fabriquer introduit l’idée de commencement car ce que l’on vient de transformer à l’aide de matières existante amène une chose qui n’était pas à être.

Dans le mystère des œuvre de Dieu, on pourrait facilement, en parlant de la période où les ténèbres couvèrent la terre de 12h à 15h pendant que Christ état sur la croix du Calvaire que ‘‘cette nuit silencieuse n’était pas celle de la mort; c’était la nuit féconde d’où devait sortir la vie’’

Notions ici, les principes de Dieu dans ses méthodes et actes. Les actes de la création, les méthodes et les principes utilisés sont une espèce de modèle appliqués sur nous dans notre naissance, la corruption de notre vie par l’environnement et le mauvais héritage des parents, choses qui nous ont conduits à l’état chaotique dans notre comportement et état d’esprit.

Dans sa miséricorde, Dieu descendra de son saint trône en revêtant la nature humaine pour nous racheter en Christ.

  1. Pour que toutes choses recommencent
  • Christ, Parole, Tabernacle

Dieu dans sa prescience a voulu qu’après la déchéance de l’humanité toute entière, le chao ne puisse pas s’installer de manière définitive, mais que par la parole, tout recommence. Pour ce faire, Dieu choisit une procédure qui lui convienne à savoir, bâtir un lieu de rencontre entre l’homme et Lui. Le Tabernacle devient la demeure de Dieu, manifestation de la suprématie sur tous les autres Dieu qui ont un lieu de rencontre avec leur adepte dans des lieux divers, habituellement placés loin des hommes. L’Eternel quant à lui, habite au milieu de son peuple pour que s’accomplisse la signification du nom Emmanuel donné à Jésus-Christ « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Mt 1.23). Le tabernacle était conçu et subdivisé en trois parties à savoir : le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint. Le lieu très saint était le lieu où siégeait la gloire de Dieu protégé par deux chérubins aux ailes déployées. Dans la préscience de sa miséricorde pour que tout recommence, Christ (Dieu), quittera le lieu très saint s’abaissera en quittant la gloire du lieu très saint pour venir accueillir le pécheur à l’autel de l’holocauste où se fera l’expiation de ses péchés commis. Comment comprendre que le Dieu très saint, fidèle dans ses voies et ses principes, lui qui a été offensé, refuse d’exiger son droit pour plutôt appliquer son devoir de père dont l’une des essences est la miséricorde, l’amour et le bonheur de sa créature. C’est comme si le fort s’abaissait pour demander au faible de reconnaître sa faiblesse afin d’éviter d’être écraser par la foudre de sa colère. Cette main tendue au pécheur qui l’acceptera, se verra orienté vers la cuve d’airain, lieu de purification des souillures intérieures causées par les effets des péchés de la vie. Certes, l’aspect de la culpabilité a été réglé par le mystère du sang versé du sacrifice, mais les effets du péché dans la nature de l’homme ne peuvent voire leurs empreintes effacées que par la régénération de la conscience. Ce n’est que dans cet état d’esprit que l’on peut sans être accusé par sa conscience, entrer librement dans le lieu saint par la grâce de Dieu pour le service. Du choix de Dieu, le Souverain Sacrificateur Jésus, par le mystère de son sang versé au Calvaire (Autel de l’holocauste), introduira le pécheur repenti dans le lieu très saint, le voile (symbole de la fragilité que produit la chair sur l’homme) ayant été déchiré à la croix par la mort expiatoire du Seigneur. Comment comprendre et apprécier la grandeur de la miséricorde de Dieu pour sa créature déchue qu’il ramène au commencement de lui-même, c’est-à-dire de l’action créatrice de sa parole pour que toute chose recommence : « Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent » (Hébreux 12.27).

  • Fondements de départ

Au commencement de la création, c’est la parole qui a amené toute chose à l’existence. Dieu étant dans sa parole, tout ce qui se fait, se conçoit hors de la parole et ses principes est immédiatement décrié comme instable et passager. Dieu dans sa conception de la création n’avait pas prévu les choses temporaires, mais l’apparition de la rébellion de Satan qui a entrainé l’homme dans sa chute a modifié ce qui était définitif en provisoire. C’est ainsi que Dieu ramène toutes choses en Jésus-Christ, Parole éternelle de Dieu, le seul et unique fondement de départ pour que « lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1Cor 15.28).

Toute vie qui n’a pas son fondement au commencement pour être conforme à la prescience de Dieu est vouée au feu : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée » (2 Pierre 3.9-15).

  • Alliance du départ avec chacun

Nous arrivons au terme de notre étude et comprenons que les premiers mots de la Bible intitulé « Au commencement Dieu » est largement suffisant pour nous situer sur notre sort, nous ramener à la pensée, aux principes et voies de Dieu dans le commencement de ses œuvres afin de bénéficier de la grâce attachée à son appel pour chacune de nos vies.

Au commencement s’illustre comme le fondement, la fondation sur laquelle toute chose devait se poser pour subsister. La fondation garantissant la durabilité, il nous revient dont de s’assurer de la manière dont nous agissons ou envisageons agir sur le fondement de Dieu qui est sa parole : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. Que nul ne s’abuse lui-même: si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage » (1 Cor 3.9-18).

Puissions-nous aux regards de ce texte revenir à notre alliance de départ avec Dieu lors de notre conversion. Notre engagement était ferme, notre foi était sans altération, notre détermination était sans précédent, mais la marche nous a fatigué, les oppositions, le combats, les difficultés, etc. ont ralenti notre élan et nous sommes devenus des rétrogrades qui ne disent pas leur noms. Puissions-nous nous rappeler que Dieu reste le même du commencement tant dans sa juste, son amour que sa miséricorde et retourner vers Lui, source de tout ce qui dure.

  1. Retour au Dieu des recommencements

De l’hébreux re’shiyth (ray-sheeth’), le mot commencement traduit littéralement en tenant compte des préfixe et suffixe signifie ‘‘prémices de l’ancienne prospérité dans le but de devenir le principal, le meilleur du premier état étant plus excellent et plus précieux’’.

Le commencement marque aussi la notion du temps approprié, de période, de circonstance, d’époque choisi, prévu et décrété par Dieu pour surmonter et se placer au sommet des hauteurs comme un chef dans la croissance.

Dieu créa : Créer signifie quelquefois simplement arranger ou organiser, mais créer signifie aussi donner l’existence à ce qui n’existait pas, le sortir du néant. Dieu a créé de ces deux manières. Après avoir appelé les choses à l’existence, il les a organisées.

La lecture attentive de Jean 1.1-14, nous introduit à la découverte suivante :

1° : Il rappelle que dans l’Ancien Testament, la « Parole » est le moyen habituel par lequel Dieu se fait connaître, qu’il s’agisse de création, de rédemption ou de révélation. La « Parole » éternelle faite chair, Dieu, comme dans l’Ancien Testament, se dévoile dans la création, la révélation et la rédemption.

2° Si la « Parole » de Dieu était avec Dieu au commencement, cette Parole était son compagnon, un compagnon distinct de lui. Si la « Parole » de Dieu était Dieu dès le départ, elle s’identifiait à lui, au point d’être lui-même. Dès le commencement, Dieu a toujours été une unité complexe.

3° Le fait que la parole était « avec Dieu » au commencement, la Parole a pu être l’agent divin de la création de toutes choses. Ni Dieu ni la Parole ne font partie de la création ; Dieu et la Parole sont au commencement de toutes choses sans avoir lui-même de commencement ni de fin.

4° La Parole a été faite chair (c’est-à-dire être humain) et elle a littéralement « tabernaclé » parmi nous. Jésus représente un nouveau tabernacle, un nouveau temple (Jean 2.13-25), une nouvelle possibilité divine de recommencement sur les voies anciennes pour être digne d’approbation divine. Les versets Jean 1.14-18 contiennent une allusion à Exode 32.1-34.

Domaine d’action :

La personnalité toute entière doit rentrer en Christ pour expérimenter le commencement à savoir dans la volonté, l’intelligence et les sentiments, autrement dit dans l’âme :

Volonté : Dieu (Christ) y est l’unique ROI

Intelligence : Dieu (Christ) y est l’unique Prophète pour apporter la connaissance du ciel

Sentiment : Dieu (Christ) y est l’unique sacrificateur pour apporter la paix et la sérénité intérieure qui exclut tout conflit interne et établit la confiance en la souveraineté de Dieu.

Dieu est-il au commencement :

  1. De nos pensées ?
  2. De nos projets ?
  3. De nos paroles ?
  4. De notre entendement ?
  5. De nos engagements ?
  6. De nos choix ?
  7. De notre service pour Dieu ?
  8. De la gestion de nos biens matériels ?
  9. De notre foyer ?
  10. De notre poste de travail ?
  11. De notre famille ?
  12. De notre nation ?
  13. De nos relations ?
  14. De nos comportements ?
  15. De nos coutumes ?
  16. De nos attitudes ?
  17. De notre ministère ?

Conclusion :

La compréhension et l’application de cette étude nous donnera de comprendre sans ambiguïté qu’au commencement Dieu, dans la continuité Dieu, à la fin Dieu.

Dr. André CHOUBEU

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LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

26 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

(Genèse 12.1-3)

Introduction :

Cette foi dont on parle tant et tous azimuts a-t-elle un sens aux regards de la pensée de Dieu ? Tout ce qui fait l’objet de nos paroles, conversations et actes, allant jusqu’aux comportements, tire-t-il son origine de notre foi ? Aussi peut-on demander l’essence de notre foi :

- avoir la foi à Dieu – Croire Dieu dont la finalité pratique est d’accepter ce que dit Dieu dans sa parole et de s’y attacher pour manifester son accomplissement envers nous ou envers quelqu’un soit une circonstance.

- avoir la foi en Dieu- Croire en Dieu qui n’est rien d’autre qu’une adhésion de notre intelligence à la conviction de l’existence de Dieu. Cela n’empêche pas de s’attacher soit à d’autres dieux voire pratiquer ce que refuse le vrai Dieu. Nous irons plus loin en disant que le diable croit que Dieu existe et même en tremble sans pourtant se soumettre à Lui (Jacques 2.19).

Quelle nuance entre la vraie et la fausse foi ? Ce qui est vrai est que si le chrétien est le tabernacle de Dieu (Habitat), il aura une compréhension claire de qui est Jésus dans les deux appellations (Jésus et Emmanuel).

- Emmanuel signifie Dieu avec nous. Reconnaître cette vérité fondamentale consiste à savoir que le Dieu Souverain est avec lui, en lui et par conséquent, il est et devra en être le témoignage de la manifestation visible de Dieu et des œuvres de Dieu autour de lui. Ce croyant est une sorte de tabernacle vivant de Dieu, une véritable campagne d’évangélisation ambulante.

- Jésus signifie Salut (Dieu est salut). L’affirmation sans équivoque du salut opéré à la croix et son appropriation fera de l’auteur du salut le centre de notre quotidien. Nous entrerons de fait par-là dans le fonctionnement entièrement christocentrique. Etant sauvé, nous reconnaîtrons de fait « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10).

L’entendement dans ce sens ira si loin que je devrais comprendre que je suis racheté non plus pour faire ce que je veux, mais pour être la propriété exclusive de Jésus-Christ étant une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre 2.9).

Définition et origine de la foi

De l’hébreu ‘’aman’’, la foi, en considérant les préfixes, suffixes et les temps de conjugaison du verbe qui active la foi, le mot exprime une sorte de fondement sur lequel il y a une croissance qui va jusqu’à défier les vicissitudes de la vie, entendons épreuves pour l’exercice de l’autorité et finalement devenir une bénédiction. Ainsi la somme de la complexité du mot ‘’foi’’ traduit le sens de :

‘’Croire ; ayant une confiance véritable qui défie l’épreuve par la fidélité à longue durée et rend finalement stable par la ferme volonté et l’engagement totale pour gouverner, bénir et devenir une bénédiction. C’est pourquoi, loin de la démonstration de la foi, qu’explique hébreux 11, la foi est conçue comme ‘’une confiance totale et tranquille en un Dieu vivant et vrai’’ (Hébreux 10.38).

Processus de a foi en l’homme

La foi vient de Dieu et doit se manifester en lui à travers nos actes et comportements :

  1. La foi vient de la vocation exprimé en grec par kaleo ; verbe signifiant klesis qui veut dire appel, faire venir.
  1. Par la soumission à l’interpellation de la Parole de Dieu dans notre intuition.
  2. L’illumination du Saint Esprit à notre conscience qui est le lieu du dépôt de la vérité et de l’éthique qui n’est rien d’autre que les principes normatifs de Dieu exigés pour notre bien-être.
  3. Cette lumière dans notre conscience laisse voir notre état réel que l’intelligence matérialise par notre quotidien.
  4. Notre besoin devient évident et par la foi, nous tendons la main à Dieu qui seul au vue de notre misère, peut nous sauver d’une situation catastrophique.

Cas d’Abraham

Le patriarche Abraham est originaire d’Ur qui signifie flamme, éclat, feu, situé en Chaldée qui à son tour signifie briseurs des mottes comme des démons.

La foi d’Abraham (Genèse 11.27)

Les tombes découvertes à Ur contenaient d’admirable trésor, des objets en métaux précieux (bijoux, objets de tables, de cultes des parures, décorations ou d’apparat).

La parure de tête de la Reine de Ur reste encore hors compétition. A la mort d’un roi ou d’une reine, de nombreux adeptes ou esclaves se donnaient la mort pour aller les servir dans l’au-delà. Ils s’empoisonnaient. Le dieu d’Ur était lunaire. Le sol était très riche avec des arbres fruitiers qui produisaient abondamment. Abraham choisit de quitter ce beau et riche pays par la foi en Dieu afin de répondre à sa vocation.

La foi avec Abraham

Lorsqu’Abraham arrive à Canaan, il ne possède pas immédiatement le territoire, mais il actionne sa foi pour la possession de son héritage pour lequel il a délaissé sa patrie. Il bâtit plusieurs autels à Dieu, l’unique et le l’incontournable propriétaire terrain de l’univers :

  • Autel d’appropriation (Genèse 12.6-7)
  • Autel d’adoration (Genèse 12.8)
  • Confiance en Dieu qui choisit pour lui (Genèse 13.7-12)
  • Autel de témoignage (Genèse 13.14-18)
  • Elévation (Genèse 22.1-18)

Conclusion

Dieu créé les difficultés pour affermir ou orienter notre foi.

« En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité » (Rom 4.13-18)

« Quand Israël sortit d’Egypte, Quand la maison de Jacob s’éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire, Israël fut son domaine. La mer le vit et s’enfuit, Le Jourdain retourna en arrière; Les montagnes sautèrent comme des béliers, Les collines comme des agneaux. Qu’as-tu, mer, pour t’enfuir, Jourdain, pour retourner en arrière ? Qu’avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, Et vous, collines, comme des agneaux ? Tremble devant le Seigneur, ô terre! Devant le Dieu de Jacob, qui change le rocher en étang, Le roc en source d’eaux » (Psaume 114).

Dr. André CHOUBEU

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LE TEMPS ET L'ETERNITE

19 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE TEMPS ET L'ETERNITE

Le temps et l'éternité

G. G. Jones

QU'EST -CE QUE LE TEMPS ?

Rom. 13, 11: «...connaissant le temps... ..»
2 Cor. 4, 18: «. ..les choses q,ui se voient sont pour un temps
2 Cor. 6, 2: «. ..Voici, c'est maintenant le temps agréable; voici, c'est maintenant le jour du salut.»
Commençons par un peu de théologie, nous rappelant les exhortations de Paul, en 1 Cor. 14, 20: «. ..dans vos entendements, soyez des hommes faits», et de l'apôtre Jean (1 Jean 2, 13) qui s'adresse aux «pères» qui connaissent «Celui qui est dès le commencement.»

DIEU ET LE TEMPS

Dieu est «Infini» et de perfection absolue; qui, parmi nous, peut dessiner un cercle autour de l'Infini? Dieu est hors du Temps et de l'Espace quant à sa nature, sa substance, bien qu'Il tienne compte de l'existence du Temps et de l'Espace à cause de la création qui est soumise à ces deux conditions. Il n'y a pas de «succession» en Dieu, et le temps est dominé par succession. Rien ne peut être ajouté à Dieu pour L'améliorer, ni retiré pour Le diminuer. Nous ne pouvons pas appliquer les mots «avant» et «après» à la nature de Dieu. Il n'y a pas de succession d'idées, de pensées, de sentiments ou de propos en Lui. Il existe dans un «maintenant éternel». Ce qui, pour nous, est passé, présent et avenir, est un éternel PRESENT pour Lui. Si Dieu recevait, comme nous, de nouvelles pensées ou idées, Il ne serait pas en possession de toutes les idées à la fois et, ainsi, ne serait pas OMNISCIENT (qui connait tout), De nouvelles pensées chassent les anciennes, elles sont changées ou oubliées. Nous, les humains, rampons de pensée en pensée et, n'étant pas infinis, nous «grandissons» en connaissance. Celui qui est infini ne peut pas grandir et, avec Lui, il n'y a pas de mots «jadis» et «quand», Mais bien que Dieu n'ait pas de «succession» chronologique, il y a en Lui «succession» logique, et ce que nous appelons «Temps» possède une réalité objective pour Dieu; malgré le fait que tout est un éternel présent pour Lui, Il reconnaît, pour Ses créatures, les divisions du temps en passé, présent et avenir. Le temps a commencé avec la création: nous ne le concevons que par des mesures matérielles. Lorsque Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles, c'était pour servir comme «signes et pour saisons, pour jours et pour années» (Gen. 1, 14); en réalité, Il était en train de «créer» le Temps. Sans l'existence des nuits et des jours, de la lumière et des ténèbres, des marées, du tic-tac des chronomètres ou de l'indication silencieuse des sabliers et des cadrans solaires, nos esprits flotteraient dans une sorte de «maintenant» continuel, plutôt affolant pour les êtres que nous sommes, et qui avons physiquement et moralement besoin du temps et de ses divisions. On peut objecter que la Bible elle-même nous parle de la pré-connaissance de Dieu, de sa pré-détermination, etc., mots qui semblent indiquer passé et avenir. Mais, à proprement parler, cela n'existe pas en Dieu et n'est qu'une condescendance envers nous. Dans les Écritures, il faut tenir compte de ce qu'on appelle l'anthropomorphisme» (grec: anthropos = homme, morphe = forme, manière) ; Dieu, en effet, se présente sous forme ou manière d'homme lorsque, par exemple, Il «se repentit d'avoir fait l'homme» (Gen. 6, 6-7), ou que, «les yeux de l'Eternel parcourent toute la terre» (2 Chron. 16, 9), ou encore lorsque nous lisons: «les paumes de Mes mains» (Esaïe 49, 16), et bien d'autres passages. Dieu est Esprit pur, et il nous est impossible de comprendre ce qu'est un esprit pur. Nous courrions le danger de tomber dans l'abstraction et de nier que Dieu est une vraie Personne, car il nous est difficile d'imaginer une personne sans silhouette, sans membres, etc.

Laissons maintenant ces considérations aux théologiens. Nous les donnons simplement pour «déblayer» en quelque sorte le «terrain».

CINQ POINTS (OU ÉPOQUES) IMPORTANTS DANS LE TEMPS

1) Gal.4,4: «mais, quand l'accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé Son Fils». -L'incarnation du Fils de Dieu.
2) Héb. 9, 26: «mais maintenant, dans la consommation des siècles. .. abolition du péché par Son sacrifice». - La Croix.
3) Matt. 13, 39: «la moisson, c'est la consommation du siècle». - La fin de la dispensation de la grâce.
4) Eph. 1, 10: «l'administration de la plénitude des temps. ..de réunir toutes choses dans le Christ». - Le Millénium, ou règne de Christ sur la terre pendant 1000 ans.
5) 1 Cor. 15, 24: «ensuite la fin; quand Il aura remis le royaume à Dieu le Père».

Il n'y a pas, en somme, de fin au temps, même au ciel, car les anges eux-mêmes ont eu un commencement et les rachetés se rappelleront sans doute le temps qu'ils ont passé sur la terre. Certaines versions de la Bible citent le mot «temps» au lieu de «délai» (Apoc. 10, 6).

Bien des passages de la Bible nous parlent du temps, même si le mot «temps», ou son équivalent, ne s'y trouve pas. Il y a un temps pour la repentance. Actes 17, 30: «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant à tous les hommes de se repentir». Hébreux 3, 7: «Aujourd'hui, si vous entendez Sa voix, n'endurcissez pas vos cceurs». Il y a un temps pour Satan, pendant lequel il résiste à Dieu et mène les hommes à la perdition, mais Satan aussi saura à un certain moment que son temps est court (Apoc.12, 12).

QUELQUES SYMBOLES DU TEMPS

Fleuve, courant, etc. Le temps, comme un courant irrésistible, nous emporte vers le gouffre de l'éternité. Il n'y a aucun arrêt, ni de possibilité de recul. Ce fleuve du Temps charrie sur toute sa largeur des millions d'âmes immortelles qui descendent, comme une immense cataracte, dans l'abîme sombre et sans fond de l'éternité. Quel naufrage terrifiant se déroule depuis des siècles! Ames sans Sauveur, qui roulent vers la perdition !

Chronomètre. Le Temps est comme une horloge remontée par le Tout-puissant «Horloger»; rien ne peut l'arrêter. C'est une montre dont le tic-tac changera bientôt de rythme; il s'affaiblira pour céder la place à la grande horloge de l'éternité, qui sonnera - peut-être pour beaucoup - le glas. ..Nous voudrions parfois tourner en arrière ces aiguilles, ces engrenages, pour rattrapër les années de notre jeunesse!

Pépinière ou Parterre. Nous labourons la terre et y semons en vue de la récolte dans l'éternité.

Chapelet. Le fil représente le temps; nos actes et nos pensées, les perles que nous y enfilons jour après jour. L'ange qui tient le registre de nos actes les égrène au fur et à mesure que nous forgeons sur la terre, au cours des années, notre caractère et notre destinée.

Couloir. Nous le traversons irrémédiablement, en jetant un coup d'oeil - ou en entrant même, pour un moment - par les portes situées de chaque côté de ce couloir, tout en enjambant avec difficulté les obstacles qui en jonchent le sol: ce sont les épreuves et les souffrances de la vie; elles précèdent la grande «Sortie».

Salle d'attente. C'est celle de l'éternité, où nous attendons l'appel de l'huisser, la Mort, qui nous introduira dans le cabinet du Juge.

Métier de tisserand. Sa navette va et vient à une vitesse affolante. Nous n'avons pas toujours la possibilité de remplacer les fils cassés ou dont la couleur ne correspond pas au modèle.

Lac. Tandis que nous voguons sur l'eau, les vagues de notre influence vont jusqu'au rivage de l'éternité.

Démolisseur. Le temps a une prodigieuse puissance de destruction. Les anciennes villes de Babylone, Ninive, etc., ainsi que les temples, les palais royaux qu'elles contenaient, ont été effacés par les siècles. Là où les rois régnaient, il ne reste que des ruines où ulule le hibou. Mais, heureusement, il est des choses que le Temps ne peut toucher, telles la pensée et la mémoire; elles continuent et peuvent mûrir malgré lui. Ce monstre, le Temps, dévore ses propres enfants et, comme une sorte d'usurier, nous envoie les heures matinales avec des mains pleines pour donner, mais aussi les heures du soir avec des mains vides pour reprendre.

Il y a beaucoup d'autres symboles du Temps, mais le temps (lui-même!) et la place, ici, nous empêchent de les citer.

Dans un prochain article, nous parlerons de la brièveté du Temps et de la nécessité de bien l'employer, etc.

Source : http://www.promesses.org/arts/1p11-13f.html

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L'EGLISE PRIMITIVE

9 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'EGLISE PRIMITIVE

L'EGLISE PRIMITIVE

Sa simplicité - Sa force - Son exemple

D. L. Norbie

Plusieurs chrétiens se sentent aujourd'hui un peu nostalgiques quand ils lisent le Nouveau Testament. Les choses semblaient alors tellement simples. Que voyons-nous aujourd'hui ? De grandes et puissantes organisations religieuses qui se mêlent de réformes politiques et sociales. La simplicité et la spiritualité de l'église primitive ont-elles disparu pour toujours ?

Au cours des âges, il y a eu des groupes de croyants qui se sont détournés du courant principal de la chrétienté et ont décidé de prendre les Saintes Ecritures comme seul guide. Ils ont été en grande partie ignorés par le christianisme institutionnalisé, mais ils ont connu une vraie bénédiction spirituelle et la grande joie de plaire à leur Seigneur en agissant ainsi.

L'attraction vers une personne

Les premiers disciples étaient unis, non parce qu'ils étaient membres d'une organisation, mais par leur amour pour la même personne. Ils avaient entendu l'appel du Seigneur et ils étaient devenus ses disciples (Mt. 4 : 18-29). Leur vie entière était centrée sur lui; ils apprenaient de Lui, ils Lui obéissaient, ils L'aimaient. Cette relation qu'ils avaient avec Lui était une relation personnelle. Elle se manifestait par une loyauté qu'on oserait presque qualifier de fanatique. Pierre exprimait le sentiment de tous les autres disciples lorsqu'il a dit: « Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Mt. 26 : 35).

Après l'ascension de Jésus-Christ, les nouveaux disciples ont été abreuvés du même esprit. Ils prêchaient au nom de Jésus-Christ (Ac. 4: 12, 18); ils baptisaient en son nom (Ac. 10: 48); ils s'assemblaient en son nom (Mt. 18: 20); ils faisaient des miracles en son nom (Ac.3 : 6); ils défiaient l'opposition en son nom (Ac. 4: 18-20); ils souffraient joyeusement pour son nom (Ac. 5: 41). Est-il surprenant que le monde ait commencé à les appeler « chrétiens » ? (Ac. 11 : 26).

Les croyants qui saisissent aujourd'hui cet esprit délaissent toute étiquette ecclésiastique et se réjouissent de porter le nom de Christ devant le monde. Ils ne désirent employer, que les termes que l'on trouve dans la Bible pour désigner les chrétiens, tels que croyants, frères, saints. Pour eux, l'Ecriture est encore valable: « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus...» (Col. 3: 17).

Soumission à la Parole

Pour les croyants des premiers temps, la seule autorité était la Parole de Dieu. L'Ancien Testament existait déjà et le Nouveau Testament, qui était en train d'être rédigé, furent reconnus comme ayant la même autorité (II Pi. 3: 15-16). Les apôtres insistaient sur l'enseignement des nouveaux convertis (Ac. 2 : 42). Leur Seigneur ne leur avait-il pas commandé de leur enseigner « à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt. 28 : 20). Les vies vécues autrefois indépendamment de Dieu devaient maintenant être modelées selon l'enseignement de la Parole (Ro. 6: 17).

L'enseignement était l'activité la plus importante lors des réunions de l'église primitive (Ac. 2 : 42). La Parole devait éclairer chaque aspect de la vie. Ceux qui avaient vécu dans les ténèbres devaient maintenant marcher dans la lumière (1 Jn 1 : 6, 7). II n'y avait pas de recours à une autorité supérieure. « Si quelqu'un croit être prophète ou inspiré, qu'il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur » (I Co. 14 : 37). Ceux qui veulent aujourd'hui suivre le modèle de l'église primitive doivent insister de nouveau sur l'autorité absolue et inchangée de la Parole de Dieu pour tout ce qui concerne la foi et la conduite. Si Dieu n'avait pas parlé, l'homme n'aurait jamais vraiment pu connaître la vérité spirituelle.

Direction par les anciens

Les églises primitives étaient comme des familles. Les familles du peuple de Dieu. Certaines étaient jeunes dans la foi et d'autres avaient davantage de maturité dans la connaissance du Seigneur et de sa Parole (I Jn 2 : 13, 14). Dans chaque famille, il doit y avoir une direction et c'est la même chose pour l'église locale. Après qu'une église avait été formée et qu'elle se fût réunie pendant un certain temps, les premiers missionnaires revenaient et désignaient ceux qui étaient qualifiés pour diriger l'assemblée (Ac. 14 : 21-23). Plus tard, les qualifications requises pour une telle direction spirituelle ont été données en détail par écrit pour les générations futures (Tit. 1 : 5-9 ; 1 Ti. 3 : 1-7). Pour être un dirigeant, il faut avoir une bonne connaissance de la Bible, être moralement au-dessus de tout reproche et savoir diriger sa maison.

Ces dirigeants étaient appelés anciens ou évêques (c'est-à-dire surveillants) et ils étaient les pasteurs du troupeau. Ils avaient une lourde responsabilité. Un jour, ils devront rendre compte du travail qui leur était confié (Hé. 13: 17). Dans chaque église locale, cette responsabilité reposait sur un groupe d'hommes; il n'y avait jamais un seul ancien ou un seul pasteur. « Le salut est dans le grand nombre de conseillers » (Pr. 11 : 14). Les premiers missionnaires confiaient chaque église à la charge de tels anciens. A ce moment, il n'y avait pas d'autorité plus élevée, ni fédération d'églises, ni évêque en charge d'un diocèse ou de surintendant au-dessus d'une région. C'était merveilleusement simple. La direction était laissée entre les mains d'hommes spirituels de l'endroit, qui étaient le plus en mesure de prendre les décisions concernant l'oeuvre qui avait été confiée à leurs soins.

Liberté pour le Saint-Esprit

Chaque église locale était donc confiée aux soins d'un groupe d'anciens qui avaient les Ecritures comme guide (Ac. 20 : 32). Les apôtres avaient une très grande confiance en la suffisance de la Parole de Dieu pour la direction et la croissance spirituelle des croyants (II Ti. 3: 16, 17). En plus de les laisser avec un livre, ils les laissaient avec la certitude que le Saint-Esprit continuerait à travailler dans leur coeur et dans leur vie. « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite (complète) pour le jour de Jésus-Christ » (Ph. 1 : 6).

Le Seigneur lui-même leur avait promis, avec la venue du Saint-Esprit, une puissance pour témoigner (Ac. 1 : B). Ils avaient connu d'une manière merveilleuse cette puissance qui les avait rendus capables de parler avec assurance pour Jésus-Christ, malgré l'opposition (Ac. 4: 19, 20). C'est ainsi que l'évangile s'est répandu à travers l'empire romain comme une traînée de poudre allumée par l'Esprit de Dieu. Quand les apôtres laissèrent de petits groupes de chrétiens derrière eux, ils l'ont fait avec l'assurance que le Saint-Esprit, qui les avait conduits à Christ, continuerait de les diriger et de les fortifier. I1s croyaient que le Saint-Esprit leurdonnerait les dons spirituels nécessaires à la croissance des chrétiens (Ep.4 : 11; 1 Co. 12 : 4-7). On enseignait à chaque chrétien qu'il était utile et qu'il avait une fonction à accomplir dans l'église locale (I Co. 12: 12). Chacun réalisait qu'il était désormais le temple du Saint-Esprit (I Co. 6 : 19) et que la vie de Dieu devait s'exprimer en lui.

Ces églises primitives encourageaient le développement des dons de chaque personne. Il n'y avait pas de division entre un clergé et les laïcs et la prédication n'était pas réservée à une classe privilégiée. La plupart des réunions étaient sans cérémonie et p1usieurs y prenaient part. Tous les hommes avaient la liberté de prier publiquement (I Ti. 2 : B). (Dans les réunions mixtes de l'église, c'est les hommes qui prenaient la parole, (1 Co. 14: 34). Différents frères pouvaient proposer un cantique, donner un enseignement ou une exhortation. De cette façon, des dons variés commençaient à se développer et à se faire connaître au groupe (I Co. 14 : 26). Avec le temps, certains étaient reconnus comme prophètes ou enseignants. Toutefois il y avait toujours moyen pour une nouvelle voix de se faire entendre et pour un nouveau don de se manifester (I Co. 14: 31). Il n'est pas surprenant que Paul compare l'église à un corps dans lequel chaque membre a une fonction à remplir (Eph. 4: 11-16).

Le repas du Seigneur

Dans Ac. 2 : 42 nous voyons les différentes activités qui avaient lieu lors des réunions des églises primitives: « Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières ». L'enseignement, la communion fraternelle, la fraction du pain (le repas du Seigneur) et la prière, voilà ce qui constituait leurs réunions. Le commandement du Seigneur: « Faites ceci en mémoire de moi » était encore très frais à leur mémoire. Au début dans leur amour et leur ferveur, ils se rappelaient peut-être chaque jour du Seigneur (Ac. 2 : 46). Plus tard, les églises ont pris l'habitude de prendre le repas du Seigneur chaque dimanche (Ac. 20 : 7).

C'était le moment le plus important de leurs réunions, un moment d'adoration intense, alors que plusieurs frères conduisaient l'assemblée dans la prière et que l'on partageait le pain et la coupe. Les coeurs étaient attendris dans la présence de Dieu en se souvenant de l'agonie du Sauveur sur la croix. Le pain et la coupe n'étaient que des symboles pour rafraîchir la mémoire: le pain, le corps meurtri du Seigneur Jésus; la coupe, son sang répandu. Les églises primitives attisaient souvent leur amour pour le Seigneur en se souvenant de Lui de cette manière. Les chrétiens d'aujourd'hui ont terriblement besoin d'un attachement semblable à Jésus-Christ (I Co. 11 : 23-26).

Le retour du Seigneur

Quand les chrétiens quittaient la table du Seigneur, les larmes aux yeux, c'était pour affronter un monde hostile. Leur coeur était plein d'amour les uns envers les autres (Ac. 2 : 44, 45). Ils se souciaient grandement de ceux qui n'avaient pas encore reçu Jésus-Christ, car ils savaient que sans Lui les hommes sont condamnée (Ac. 4: 12). Ils évangélisaient partout, parlant aux hommes de leur merveilleux Sauveur. Ils étaient connus comme des hommes qui attendaient... qui attendaient le retourdu Seigneur Jésus-Christ.

Aucun groupe ne peut se dire vraiment chrétien s'il n'est pas marqué par une foi profonde dans le retour de Jésus-Christ. « Vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre des cieux son Fils...» (I Th. 1 : 9, 10). Chaque église se considérait comme une colonie de pèlerins en route vers le ciel, attendant avec persévérance le retour de son Roi (Ph. 3 : 20). Alors, et seulement alors, tous leurs espoirs seraient réalisés. C'était la « bienheureuse espérance » qui remplissait leur coeur et les faisait chanter. La dernière prière de la Bible est prononcée avec cet ardent soupir: « Amen! Viens, Seigneur Jésus! » (Ap. 22 : 20).

Simplicité, spiritualité, puissance... on a la nostalgie des premiers temps de l'église. Et pourtant, Dieu est toujours le même et, au cours des âges, de petits groupes de chrétiens sont revenus à la simplicité de l'église primitive et y ont trouvé la bénédiction de Dieu. « Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez » (Jn 13: 17).

Source : http://www.promesses.org/arts/49p197-200f.html

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JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)

8 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)
  • L’inconstance :

L’inconstance est la facilité à changer d’opinion, de résolution, de passion, de conduite, de sentiment. Faculté, capacité à changer, en parlant des choses sans en vérifier l’authenticité. C’est l’état de quelqu’un qui ne fait pas d’effort pour persévérer dans le but poursuivi, et relâche en cours de chemin.

« c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses » (Jacques 1.8).

« Approchez-vous de Dieu, et Il S’approchera de vous. Lavez vos mains, pécheurs; et purifiez vos cœurs, vous qui êtes irrésolus » (Jacques 4.8).

« Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusques à quand serez-vous comme un homme que boite des deux côtés? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le; si Baal est Dieu, suivez-le aussi. Et le peuple ne lui répondit pas un seul mot » (1Rois 18.21).

« Et quoiqu’ils adorassent le Seigneur, ils servaient en même temps leurs dieux, selon la coutume des nations du milieu desquelles ils avaient été transférés en Samarie » (2Rois 17.33).

« Et le Seigneur a dit: Parce que ce peuple s’approche de bouche et Me glorifie des lèvres, tandis que son cœur est éloigné de Moi, et que le culte qu’il Me rend vient de préceptes et d’enseignements humains » (Esaïe 29.3).

« Leur cœur est partagé, maintenant ils vont périr; le Seigneur Lui-même brisera leurs idoles, Il renversera leurs autels » (Osée 10.2).

« Nul ne peut servir deux maîtres; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Mt 6.24).

« Ils ont les yeux pleins d’adultère et d’un péché qui ne cesse jamais; ils séduisent les âmes mal affermies; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction……C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses; lettres dans lesquelles il y a certains passages difficiles à comprendre, dont les hommes ignorants et mal affermis tordent le sens, pour leur propre » (2Pierre 2.14 ; 3.16).

En Grec, "un homme double d’âme," ayant deux dispositions contraires, dont l’une regarde à Dieu dans la prière, l’autre à la créature au monde, à soi-même « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur » (Jacques 4.8).

Un tel homme est inconstant, c’est-à-dire sans repos, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toutes ses voies, dans toute sa conduite.

Un homme irrésolu est un homme qui ne sait pas ce qu’il veut.

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu.

Nous devons avoir une confiance sans précédent à notre Dieu dans toutes ses voies.

L’angoisse :

L’angoisse est une anxiété extrême, accompagnée d’un serrement douloureux à l’épigastre, d’oppression et de palpitation. Grande affliction d’esprit mêlée d’une vive inquiétude.

« Jacob fut très effrayé, et saisi d’angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis, les bœufs et les chameaux » (Genèse 32.7).

« Ils se dirent alors l’un à l’autre: Oui, nous avons été coupables envers notre frère, car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté! C’est pour cela que cette affliction nous arrive » (Genèse 42.21).

« Ainsi parla Moïse aux enfants d’Israël. Mais l’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse » (Exode 6.9).

« Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi » (Deut 2.25).

« Au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que l’Eternel, ton Dieu, t’aura donnés » (Deutéronome 28.53).

« il ne donnera à aucun d’eux de la chair de ses enfants dont il fait sa nourriture, parce qu’il ne lui reste plus rien au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi dans toutes tes portes » (Deut 28.55) ;

Dans le texte d’Ex 6.9-8, on remarque que Dieu a développé devant Moïse tout son plan de salut découlant de ce nouveau nom d’Éternel qu’il a pris pour Israël. Et ce plan de salut est encore une fois absolument garanti par sa signature: Je suis l’Éternel. "C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même" confirmera Dieu plus tard (Esaïe 43.25). Il est bien triste de constater qu’Israël "à cause de leur angoisse d’esprit" manifestée par l’impatience, n’écoute pas. C’est la première manifestation d’incrédulité de ce peuple, hélas suivie, comme nous le verrons, d’une longue liste d’autres semblables (Psaumes 106.7). Mais nous devons le retenir, Dieu porte ses regards sur les siens. Ils sont mêlés à des étrangers mais son œil les distingue et il se plaît à rappeler leurs noms car, "Le Seigneur connaît ceux qui sont siens" (2Tim 2.19). Nous devons donc être encouragés en tout temps parce que "Les yeux du Seigneur regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri" (Psaumes 34.15 ; 1Pierre 3.12).

Une leçon et pas de moindre subsiste dans cette situation de Moïse avec le peuple de Dieu à sa charge. Quand nous constatons, par expérience, que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, que nous sommes le mieux amenés à prospérer dans nos tentatives ici-bas, à la gloire de Dieu ; c’est particulièrement vrai quand nous voulons dépendre entièrement de Sa Personne, et que toute notre espérance est placée en Lui. Au début, Moïse s’attendait à voir Dieu réaliser Ses intentions à l’égard du peuple ; maintenant il va vraiment distinguer l’action divine. Dieu voulait désormais être connu sous le nom de Jéhovah, c’est-à-dire un Dieu qui accomplit ce qu’il promet, qui finit ce qu’Il entreprend. Dieu s’attendait à être reçu dans la joie : « Je vous prendrai pour être mon peuple, un peuple mis à part et Je serai votre Dieu ». Rien ne peut nous rendre plus heureux qu’une telle bénédiction ! Dieu annonce Sa gloire : « vous saurez que Je suis L’éternel ». Ces paroles merveilleuses et pleines d’encouragement auraient dû vivifier les enfants d’Israël, tout en leur faisant oublier leur misère ; mais ils étaient si absorbés par leurs épreuves, qu’ils n’ont pas prêté attention aux promesses divines.

Quand nous cédons à la déprime et à l’énervement, nous nous privons du réconfort que nous pourrions avoir, à la fois par la Parole de Dieu et par la Providence, avec tous les désagréments que cela peut engendrer.

  • La crainte :

La crainte est le fait de redouter quelque chose.

« Jacob répondit, et dit à Laban: J’avais de la crainte à la pensée que tu m’enlèverais peut-être tes filles » (Genèse 31.31).

« Jacob n’envoya point avec eux Benjamin, frère de Joseph, dans la crainte qu’il ne lui arrivât quelque malheur » (Genèse 42.4).

Ceux qui s’investissent en Dieu, peuvent témoigner ou parler en faveur d’eux-mêmes, avec crainte et humilité. Au temps de la fin, la crainte, non celle qui est respectueuse de Dieu et des choses du ciel, se verra manifeste dans la vie des hommes qui soient, amenés à jurer, à la fois par le Seigneur et par le roi (Sophonie 1.5) ? De la même manière, de nos jours, les hommes souhaitent servir Dieu et Mammon. Beaucoup professent connaître le vrai Dieu, mais leurs cœurs et leurs maisons sont les demeures de l’idolâtrie. Quand un homme est sujet à la convoitise, comme Laban, le monde est son dieu ; il réside alors parmi des idolâtres et la luxure, afin de devenir comme eux, ou du moins un adepte de leurs abominations.

Déstabilisation de la citadelle intérieure :

« Quant à ceux d’entre vous qui resteront, Je frapperai leurs cœurs d’épouvante au milieu de leurs ennemis; le bruit d’une feuille qui vole les fera trembler, ils fuiront comme s’ils voyaient une épée, et ils tomberont sans que personne les poursuive. Ils tomberont chacun sur leurs frères, comme s’ils fuyaient du combat; nul d’entre vous ne pourra résister à vos ennemis » (Lév. 26.36)

« Parmi ces nations mêmes, tu ne seras pas tranquille, et il n’y aura pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds; là Yahweh te donnera un cœur tremblant, des yeux éteints, et une âme languissante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, et tu ne croiras pas à ta vie. Le matin tu diras: « Que ne suis-je au soir? » et le soir tu diras: « Que ne suis-je au matin? » —à cause de la crainte qui agitera ton cœur et des choses que tes yeux verront » (Deut 28.65-67)

L’expression « bruit d’une feuille » introduit la notion de terreurs continuelles et imaginaires.

Notre attachement par la foi en Christ garantit notre stabilité émotionnelle, financière voire matériel. Ainsi, lorsque nous ne craignons pas le nom terrible de l’Éternel, nous pouvons vraiment nous attendre à subir les épouvantables fléaux réservés à ceux qui n’ont pas le Tout Puissant pour refuge. C’est ainsi qu’à cause de son infidélité, Israël a été retranché de la « terre promise » selon la parole de Dieu dans Deutéronome 28.63. Ceci s’est d’abord réalisé, lors de la captivité des Juifs, à Babylone, mais aussi, quand Jérusalem fut détruite par les Romains, et que ses habitants ne purent, là encore, rester en Palestine. Les Israélites ne devaient plus connaître le repos, même pour « la plante de leurs pieds » (Deutéronome 28.65). ils devaient errer continuellement, devant s’attendre soit à une prospérité éventuelle, soit à la crainte d’être persécutés. Même leur âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Ils devaient être bannis de ville en ville, de pays en pays ; aller çà et là, toujours rejetés. Ces tragédies au sujet du peuple aimé de Dieu ne devraient pas non seulement nous étonner, mais surtout nous convaincre de la véracité de la Parole de Dieu, ce qui devait susciter en nous une sainte crainte de Dieu et de sa parole.

Soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

Jésus Christ est le Prince de paix et l’abandonner n’est pas sans conséquences (2Chron 15.5 ; Esaïe 48.22 ; 59.8 ; Ezéchiel 7.25 ; 13.10 ; Zacharie 8.10 ; Romains 3.17).

Nous devons le retenir, on ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est pour le méchant, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure Grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

Application :

L’ancre plonge dans l’invisible pour y chercher le sol ferme et s’y fixer solidement. Où que nous soyons, en pleine vie ou près de la mort, jetons l’ancre de notre espérance vers ce rocher toujours accessible qui est Jésus !

Le câble de l’ancre n’est rien d’autres que l’ensemble des promesses divines qui descendent à toutes les profondeurs de la pensée divine. Avec ses caractères de sûreté et de fermeté, nous découvrons là une belle image de l’espérance fondée sur Christ. Nous avons une ferme consolation, nous qui sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme (Hébreux 6.18-19).

Dans la manifestation effective de ce que disent les Ecritures au sujet de Jésus-Christ qui est l’ancre véritable de nos âmes, notre espérance doit être comme celle d’Israël (Actes 28.20) qui était axée sur la venue du Messie, et la fin de la captivité de Babylone, et le bonheur du ciel. Le Seigneur est l’espérance des justes car leur espérance ne sera point confondue parce qu’au contraire, c’est l’espérance des impies qui périra (Proverbes 10.28 ; Job 8.13), devant être sans effet, puisque même ils vivront et mourront sans espérance.

L’impact de l’espérance pour le croyant est si important que lorsqu’elle est différée, elle afflige l’âme (Prov. 13.12) au lieu de la réconforter et la stabiliser. C’est pourquoi, quand on possède ce qu’on désire, l’âme est consolée. Abraham, notre père dans la foi espéra en Dieu contre toute espérance (Romains 4.18) lorsqu’étant avancé en âge, Dieu lui promit un fils. L’espérance de l’ingrat se fond comme la glace. Les prisonniers plein d’espérance (Zacharie 9.12), sont les Israélites qui étaient en captivité, mais qui espéraient d’en sortir. Dans le Nouveau Testament, l’espérance, se rapporte généralement à l’espérance en Jésus-Christ, l’espérance aux biens éternels, l’espérance de la résurrection future (Romains 5.2). L’épreuve produit l’espérance, et l’espérance n’apporte jamais de confusion (Romains 5.4,5). L’espérance du croyant authentique est fondée sur la patience, et la consolation que nous tirons des Ecritures (Romains 15.4). La foi, l’espérance et la charité comme nous le recommande 1Corinthiens 13.13, sont tout le trésor des Chrétiens. En effet, Jésus-Christ est toute notre espérance (1Tim 1.1). C’est dans ses mérites, dans son sang, dans sa grâce, dans ses promesses, dans son esprit, que consiste toute notre espérance dans cette vie et dans l’autre.

L’espérance touche trois points principaux :

(1) Le fruit de la foi dont elle ne peut être séparée (Hébreux 11.1).

(2) Attente des croyants de l’accomplissement des promesses de Dieu.

(3) Retour du Seigneur, appelée bienheureuse (Tite 2.13.

La comparaison est très significative lorsqu’il nous disons « Cette espérance, … comme une ancre de l’âme. Cela veut bien dire que de même qu’une ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme.

Pénètre au-delà du voile : Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Cette espérance mentionnée dans ce texte est une recherche certaine des bénédictions promises par Dieu ; cette espérance est animée par l’amour que l’on éprouve pour Dieu, elle conditionne notre attente et la mesure de Ses engagements.

L’espérance comporte divers degrés, tout comme la foi. La promesse que Dieu a faite aux croyants provient du dessein éternel qu’il a établi, elle est immuable et en phase avec le Père éternel, le Fils, et l’Esprit. Les promesses de Dieu sont pour nous une ferme assurance ; nous avons dans ce texte deux éléments immuables : le conseil et le serment de Dieu, au sujet desquels Il ne peut mentir. Si cette vérité n’était pas, elle serait contraire à la nature et à la volonté divine. Comme Dieu ne peut pas mentir, la destruction de l’incrédule et le salut du croyant sont inexorables, l’une comme l’autre.

Tous ceux à qui Dieu a accordé la joie de demeurer en Lui, bénéficient de promesses, par « héritage ». Les consolations de Dieu sont suffisamment solides pour soutenir Son peuple, même dans les épreuves les plus lourdes. Dieu est un véritable « Refuge », pour tous les pécheurs qui recherchent Sa Miséricorde, à travers la Rédemption de Christ, selon Sa Grâce, laissant de côté toute autre considération.

Conclusion :

Nous sommes en ce monde tel un navire sur la mer, ballotté ça et là, courant souvent le risque de partir à la dérive. Nous avons besoin d’une « ancre » pour nous garder fermement. L’espérance que nous accorde l’Évangile est notre « ancre », dans les tempêtes ici-bas. Cette ancre est sûre et solide, sinon elle ne pourrait pas nous garder ainsi, en sécurité ! La Grâce de Dieu, les mérites et la médiation de Christ, comme les influences puissantes de son Esprit, constituent les bases d’une solide espérance spirituelle. Christ est l’objet et le fondement de l’espérance du croyant. Portons donc nos affections sur les « choses d’en haut », et attendons patiemment leur venue, lorsque nous paraîtrons avec Christ, dans Sa gloire !

Enfin ceux qui croient à l’Évangile et qui montrent la sincérité de leur foi par leur patience et par leur charité, doivent considérer, pour leur consolation et pour leur encouragement, ce que l’apôtre dit ici, que Dieu n’est point injuste pour oublier leur travail, que ses promesses sont immuables, puisqu’elles ont été faites avec serment et confirmées, outre cela, par l’exaltation de Jésus-Christ dans la gloire céleste, où il est entré comme notre précurseur. C’est là l’espérance des fidèles qui, comme une ancre sûre et ferme, pénètre jusque dans le ciel et les rend inébranlables au milieu des tentations et des afflictions auxquelles ils sont exposés.

Dr. André CHOUBEU

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JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)

7 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)
  • L’agitation intérieure :

L’agitation est le mouvement continuel et fatiguant du corps, occasionné soit par une cause physique, soit par une inquiétude morale. L’agitation morale est une espèce de déstabilisation de la citadelle intérieure de l’homme, cédant généralement à un panique qui occasion parfois une fatalité.

« Même parmi ces peuples vous ne trouverez aucun repos, et vous ne trouverez pas seulement où appuyer en paix la plante de votre pied. Car le Seigneur vous donnera un cœur toujours agité de crainte, des yeux languissants, et une âme tout abîmée dans la douleur. Votre vie sera comme en suspens devant vous; vous tremblerez nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie. Vous direz le matin: Qui me donnera de voir le soir? et le soir: Qui me donnera le voir le matin ? tant votre cœur sera saisi d’épouvante, et tant la vue des choses qui se passeront devant vos yeux vous effrayera » (Deutéronome 28.65-67 Version Fillon).

Nous savons que l’agitation intérieure introduit une sorte de surdité spirituelle (Esaïe 6.10 ; Jérémie 6.10 ; Ezéchiel 12.2 ; Zacharie 7.11 ; Mt 13.15 ; Actes 28.26 ; 2Tim 4.4) qui produit une lourdeur d’esprit caractérisée par la dureté du Cœur, qu’occasionne une sorte d’indifférence religieuse, manifestée par l’incrédulité.

L’Eternel est le Dieu de paix et Jésus Christ étant le Prince de Paix, la réconciliation véritable produit occasionne la paix avec Dieu qui introduit dans l’esprit et la conscience du croyant, la paix de Dieu. Par contre, la séparation spirituelle d’avec Dieu a pour conséquence le commencement des douleurs qui seront envoyées à ceux-là qui par leur détour du plan et de la Parole de Dieu, sont de fait maudits. In fine, toute agitation intérieure fait que le sujet ne devait plus connaître le repos, même pour « la plante de ses pieds », devant errer continuellement, devant s’attendre à la crainte d’être persécuté. Même son âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Il devait être banni de ville en ville, errant ça et là, toujours rejeté et déçu par ce qu’il vivra de lieu en lieu.

Puisse nous soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

  • La frousse :

La frousse est la manifestation de la peur. Un manque de conviction ou de confiance en soi qui introduit une crise d’identité. Il arrive que celui qui a la frousse doute aussi de lui-même et de ses possibilités, ce qui le réduit considérablement dans ses actions et interventions.

« Or elle envoya appeler Barac, fils d’Abinoham de Kédés de Nephthali, et lui dit : L’Eternel le Dieu d’Israël n’a-t-il pas commandé, et dit ? Va, et fais amas de gens en la montagne de Tabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali, et des enfants de Zabulon. Et j’attirerai à toi au torrent de Kison, Sisera, chef de l’armée de Jabin, avec ses chariots et la multitude de ses gens, et je le livrerai entre tes mains. Et Barac lui dit : Si tu viens avec moi, j’y irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’y irai point » (Juges 4.6-8).

Dans le texte, Barak ne se sentait pas suffisamment appuyé de l’Esprit d’en-haut, pour marcher seul à cette grande lutte. Il réclame l’appui personnel de la prophétesse. Toutefois, nulle part, il n’est dit que Barak était en déphasage avec Dieu à cause d’un péché quelconque. Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l’Esprit de Dieu. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l’Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu’il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l’accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés. Ceux qui, au nom de l’Éternel, envoient d’autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses. Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

Dans les propos de Barak à la Prophétesse, il se lit la pusillanimité (Lev. 26.36 ; Nombres 14.3 ; Deut 1.28 ; 20.8 ; Esaïe 7.4 ; 30.17) qui est une sorte de lâcheté, de peur et de crainte coupable caractérisait la vie de Barak, et il ne put prendre la tête du peuple pour la bataille contre l’ennemi de son peuple. Ceci est une sorte de démission due au manque de foi au Dieu de son salut.

On ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est de tout temps pour nous, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

  • Le complexe d’infériorité :

Le complexe se définit comme l’ensemble de contenus inconscients susceptibles de venir perturber l’activité psychique du sujet. Il est question de quelqu’un qui capitalise en lui comme acquis, un nombre important d’incompétences qui le limite de manière littéral, parce qu’en lui il s’est incapable. Dans la pensée d’une telle personne, il est inutile d’essayer car la réussite est impossible.

« Puis vint l’ange de l’Eternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit: L’Eternel est avec toi, vaillant héros! Gédéon lui dit: Ah! mon Seigneur, si l’Eternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent: L’Eternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Egypte? Maintenant l’Eternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian! » (Juges 6.11-13).

Les valeurs intrinsèques de Gédéon (abatteur d’arbres) montrent qu’il était assez discret, mais actif et brave et lors qu’il est sollicité pour accomplir une grande œuvre, il n’a pas cru au potentiel en lui. Il avait une faible foi, il avait du mal à croire que l’Éternel était toujours présent, avec Son peuple, malgré la détresse qu’éprouvait ce dernier.

Sous la dispensation du Saint-Esprit, nous ne devons pas nous attendre à voir de tels signes, de nos yeux, comme ce fut le cas pour Gédéon. Nous devons, par contre, prier Dieu avec ferveur, qu’Il nous donne une manifestation spirituelle dans le cœur, témoignant ainsi que nous avons trouvé grâce à Ses yeux. L’Ange de l’Éternel transforma la viande, en offrande passée par le feu, montrant ainsi qu’Il n’était pas un simple homme, ayant besoin de se nourrir, mais directement le Fils de Dieu, qui devait à la fois, par Son sacrifice, être honoré et sauver ceux qui acceptent le Salut par Grâce. Un signe a donc été donné à Gédéon, indiquant à ce dernier, qu’il avait trouvé grâce aux yeux de l’Éternel.

  • L’inquiétude :

L’inquiétude est l’état de celui qui est inquiet, qui n’a pas le repos moral. Etat de tourment, inconstance d’humeur, amour du changement qui fait qu’on est toujours mécontent de l’état où l’on se trouve. Manque de tranquillité, de repos physique, état de trouble soit sentimental, soit intellectuel, fréquent dans la pathologie des obsédés.

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.27-34).

Ce texte très clair de Matthieu peut ainsi se lire aisément : "Quelle est l’utilité de l’anxiété ? Qui par son anxiété, peut ajouter quelque chose au parcours de sa vie?" S’il est correct de parler de "longueur de vie," il est aussi possible de parler d’ajouter une coudée à cette longueur. Aux regards de l’insistance du Seigneur sur les inquiétudes, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie, nous saisissons sans détour que ce point est celui sur lequel Satan piège sans relâche les ouvriers de Dieu.

Nous ne le dirons jamais assez, l’inquiétude, l’anxiété, la crainte du lendemain relève simplement d’un manque de foi à cause du manque de la réelle place de l’abnégation dans nos vies. Le sens profond de ce mot conduit aux renonciations de toutes choses pour Christ. Pour y parvenir, il faut une démarche qui consiste à :

1) Quitter maison et amis (Marc 10.28 ; Luc 5.11)

2) Quitter les affaires (Luc 5.27,28)

3) Adopter une condition de disciples (Luc 14.33)

4) L’exemple de la renonciation de Paul (Phil 3.8)

5) Récompense Promise (Luc 18.29,30)

Cette condition de vie est caractérisée par la mort au péché, association à la mort de Christ, un service sans questions, une résignation dans l’épreuve, une soumission à la volonté divine, une consécration totale dans un appel personnel, exercice d’une tache particulière dans l’église tout en revêtant la nature de suiveurs ou disciples, en remplissant les conditions (porter sa croix (Mt 16.24), renonciation (Luc 14.26), quitter tout (Luc 14.33), vivre dans la constance, la fermeté (Jean 8.31), étant toujours fructueux (Jean 15.8), afin d’évoluer dans une croissance équilibrée.

Le croyant authentique vit dans un monde dont les défis journaliers interpellent à plus d’un titre sur plusieurs domaines. Alors, même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyons pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée. Laissons plutôt le soin à Dieu de l’allonger ou de la raccourcir comme Il le désire car, notre temps est dans Sa main, qui est toujours une bonne main !

Ne nous soucions pas non plus de notre devenir ici-bas, mais permettons à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté souveraine et parfaite. La nourriture et le vêtement, Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne nous soucions pas non plus du lendemain, ni du temps à venir car Dieu doit seul être notre présent et notre avenir (prospérité). Ne soyons pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l’an prochain, ou quand nous serons âgés, ce que nous laisserons derrière nous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas ! La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchons premièrement le royaume de Dieu, et faisons de la piété votre priorité, ne considérant pas que c’est de la résignation. Cette ligne de conduite nous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

Après une mise au clair sur le désir d’un enrichissement à tout prix et à tous les prix qui peut conduire au fatalisme, Pierre interroge donc le Seigneur pour lui et au nom des autres disciples. Pierre a quitté bien peu de chose, et cependant il dit: "Nous avons tout quitté," car il faut peu de chose pour nous rendre esclaves de la cupidité; aussi on est heureux quand on a su le sacrifier.

Il ne veut pas ici nous engager à abandonner nos parents, sans les assister ; ni à nous séparer de nos épouses ; il nous apprend simplement à préférer l’honneur de Dieu à tous les intérêts du siècle. Chrysostome dans son Homélie 64 sur S. Matthieu dit que notre Seigneur me paraît avoir voulu prédire indirectement les persécutions futures où l’on devait voir un grand nombre de parents entraîner leurs enfants dans l’impiété, et beaucoup de femmes leurs maris.

Cette récompense au centuple doit donc s’entendre de la communication et non de la possession, et le Seigneur a accompli cette promesse d’une manière bien supérieure au sens matériel. Dans une maison, une seule épouse s’occupe de la nourriture et du vêtement de son mari. Mais voyez les Apôtres, un certain nombre de femmes pourvoyaient à leur nourriture et à leurs vêtements, et les servaient (1Cor 9). Ils eurent aussi autant de pères, autant de mères qu’il y avait de fidèles qui les aimaient. Pierre lui-même n’avait quitté qu’une seule maison, et les maisons de tous les fidèles étaient à sa disposition. Et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que les saints jouiront de ce centuple jusqu’au milieu des persécutions qu’ils auront à souffrir. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

2 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

Hébreux 6.19

Introduction :

La pratique de la foi devient de plus en plus si aléatoire qu’il est difficile de déceler des hommes et femmes dont la fermeté de la confiance a une stabilité prouvée au milieu des flots agités par les vagues des péripéties de la marche. La Bible nous parle de l’ancre de la foi, celle-là qui garantit notre résilience (capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant) qui démontre notre forte conviction de l’action divine qui en nous atteste notre marche vers une maturité spirituelle évidente. Le fonctionnement et l’importance de l’ancre, objet si petit, mais efficace pour stabiliser un gros bateau pendant des heures, jours ou mois devait nous interpeler pour une confiance véritable et tranquille en un Dieu vivant et vrai.

Définition :

L’ancre est un instrument dont on se sert pour arrêter les vaisseaux en rade ou au port.

Symbolisme de l’ancre :

L’ancre est le symbole de solidité, de sécurité, et donc d’espérance. L’ancre évite au bateau d’être poussé par le vent ou le courant sur les rochers. Elle doit reposer sur un fond solide, qui dans Hébreux 6.19 est le lieu saint, le lieu d’accès à Dieu, mais dans le Nouveau Testament, c’est par l’œuvre de Christ à la croix.

Notre espérance est incarnée par Christ lui-même, qui est entré pour nous dans la présence de Dieu, dans le lieu Très Saint. En effet, lorsqu’on jette l’ancre, elle doit aller s’accrocher dans le sable au fond de la mer pour assurer la stabilité du bateau. Pour nous, la foi de Dieu a opéré l’action afin d’accrocher notre foi à la foi de Dieu au travers du sacrifice expiatoire du Calvaire. Nous savons que dans l’Ancien Testament, le Souverain Sacrificateur traversait trois zones dans le parvis (le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint) pour effectuer le sacrifice pour les péchés. Jésus a traversé trois zones célestes (le ciel atmosphérique, l’univers stellaire et la demeure de Dieu (2 Cor 12.2-4) après réalisé l’ultime sacrifice. Dans le temple, un voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Il empêchait de pénétrer ou de jeter un simple coup d’œil dans le ieu très saint (Hébreux 9.1-8). Une fois par an en effet, le jour des expiations, le Souverain Sacrificateur d’Israël devait entrer dans le lieu très saint pour effectuer le rachat des péchés du peuple (Lévitique 16). Ce tabernacle limité n’était que la copie de la réalité céleste (Hébreux 8.15). Quand Jésus est entré dans le sanctuaire céleste après nous avoir acquis la rédemption, le fac-similé terrestre a été remplacé par la réalité du ciel elle-même. Ainsi, libéré de ce qui es terrestre, la foi chrétienne se caractérise par ce qui est céleste Hébreux 3.1 ; Ephésiens 1.3 ; 2.6 ; Phil 3.20 ; Col 1.5 ; 1 Pierre 1.4).

Christ étant entré une fois pour toute dans le lieu très saint de la réalité céleste, il est constamment devant Dieu, et en tant que grand-prêtre, il intercède sans cesse pour nous pour notre lien indéfectible avec le trône de grâce, étant par là même, l’ancre de notre foi qui maintient nos âme vivante et stable dans la ferme confiance en Dieu.

Mécanisme de fonctionnement :

Dans les grands vaisseaux on tenait trois ou quatre ancres, mais il y en avait toujours une dont on ne se servait qu’à la dernière extrémité: on l’appelait ancre sacrée, et maintenant encore on l’appelle maîtresse-ancre.

Autrefois on jetait les ancres de la poupe ou de l’arrière (Actes 27.17,29), de nos jours on les jette de la proue ou de l’avant. Les ancres modernes sont de fer en forme de crocs, en sorte que, de quelque manière qu’elles tombent, elles entrent dans le sable.

C’est par l’espérance que nous avons la foi et l’espérance du salut est comparée par l’Apôtre (Hébreux 6.19) à une ancre sûre et inébranlable, qui, allant se fixer au-delà du voile dans le ciel vers Jésus et les choses invisibles, nous affermit au milieu des orages et de la tempête des passions, nous empêchant de flotter à tout vent de doctrines (Jacques 1.6 ; Jude 1.13 ; 1Timothée 1.19 ; Ephésiens 4.14).

Une marche chrétienne permanente hors de la zone de turbulences est pratiquement impossible. Les ennemis de la foi sont nombreux :

  • La peur :

La peur est la crainte, la frayeur, l’émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.

« Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur !.... Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi! » (Marc 14.27,30).

La peur manifeste un manque de fermeté ou de confiance devant une circonstance qui présente un danger.

Dans le texte de Marc, le Seigneur montre qu’il voit ce qui ne va pas, dans ce que nous disons ou faisons, ce dont nous sommes parfois incapables de vraiment nous rendre compte. Il connait notre état d’âme. La sagesse de l’homme n’est que folie, lorsqu’elle prétend que les ordonnances divines ont des limites. Dans ce texte, nous voyons que Pierre ne comprit pas exactement la véritable nature du Royaume de Christ à cause de la peur.

  • Le doute :

Le doute est l’incertitude sur l’existence ou la vérité d’une chose, sur la vérité ou la fausseté d’une idée. Etat d’esprit de celui qui doute des vérités d’une promesse divine. Le doute est également le fruit du raisonnement et du manque de confiance en Dieu.

« Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre » (Jacques 1.6).

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu. Certaines personnes de condition modeste, peuvent se réjouir d’être « riches » dans la foi, convaincues d’hériter du Royaume de Dieu ; le riche peut également se réjouir de traverser des conditions difficiles, elles ne peuvent que le conduire sur le chemin de la piété. La richesse du monde se flétrit inéluctablement : que le riche se réjouisse en la Grâce de Dieu, Celui qui peut le garder dans l’humilité ; cette Grâce lui permettra de traverser les épreuves, et lui apprendra à rechercher la paix en Dieu, au lieu des plaisirs éphémères de ce monde. Cependant, s’accrochant à Christ, Parole et Vérité éternelle de Dieu, notre lien à lui par la foi nous maintiendra stable dans le domaine spirituel comme l’ancre retient stable le bateau qui accoste.

Ce texte de Jacques prescrit comment rester fidèle à Dieu, au temps de l’épreuve et comment tenir une bonne conduite dans la prospérité, comme dans les circonstances défavorables (Jacques 1.11), en considérant tout mal, comme procédant de nous-même, et tout bien comme provenant de Dieu (Jacques 1.12-18). Il recommande le devoir de veiller contre un tempérament irréfléchi, et de recevoir la Parole de Dieu avec humilité et soumission (Jacques 1.19-21), vivant en conformité aux saines exhortations (Jacques 1.22-25), ce qui, parce que Christ est la base, établira la différence entre les vaines hypocrisies et la véritable piété (jacques 1.26,27). Lorsque Christ est l’ancre de notre foi, il est indéniable que dans l’adversité, l’homme soit toujours joyeux, parce que l’amour de Dieu en est l’unique base. Ainsi, les différentes épreuves rencontrées dans l’exercice du devoir, nous apporteront des bénédictions, puis contribueront à l’établissement de notre couronne, dans les cieux.

Christ comme l’ancre de notre foi répond pour le mieux à tout découragement, quand nous allons vers Dieu, convaincus de notre propre faiblesse et de notre folie.

  • La terreur :

La terreur est une émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.

« Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d’Israël » (Nombres 22.3).

« L’Eternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous » (Josué 2.9).

« Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront » (Luc 21.26).

Une foi inébranlable à ce que Dieu a dit est comme l’ancre que l’on lance de la poupe. La marche du peuple d’Israël vers Canaan créait la terreur dans les royaumes situés sur leur parcours. Rahab avait entendu parler des miracles que l’Éternel avait accomplis en faveur d’Israël. Elle était convaincue que Ses promesses s’accompliraient également et que Ses menaces seraient mises à exécution. Elle savait qu’il n’y avait aucun autre moyen d’échapper à Sa colère, sinon en se soumettant à Lui, tout en se plaçant aux côtés du peuple d’Israël. Elle opta par son identification au peuple en souscrivant aux principes qui conduisaient à la foi divine. En conséquence, les promesses des espions trouvent une adhésion de sa foi sans équivoque. En Christ, l’Éternel se manifeste souvent par Sa bonté et Sa vérité, (Psaumes 117.2) ; par ces deux qualités, Il est déjà digne d’être suivi ! Ainsi, ceux qui gardent les promesses de Dieu dans leur cœur, marchent avec une prudence respectueuse, quand ils les voient s’accomplir. Le cordon mis en place par les espions est un procédé simple et très pratique pour sauver Rahab. Ce cordon écarlate, semblable au sang qui recouvrait le linteau des portes des Israélites, lorsque l’Éternel frappa les premiers-nés d’Égypte, rappelle indubitablement la sécurité dont peuvent bénéficier les pécheurs, au travers du sang expiatoire de Christ. Grâce à cette expiation, nous sommes en mesure de nous réfugier en Jésus, pour fuir la colère légitime de Dieu. Ce cordon, que Rahab utilisa pour sauver les Israélites, est le même que celui qui nous garde en sécurité : le sang de Jésus qui, aspergé sur le propitiatoire produit la paix avec Dieu et nous procure la paix de Dieu.

  • L’incertitude :

L’incertitude est l’état d’une personne irrésolue sur ce qu’elle doit faire, ou incertaine de ce qui doit arriver. Ce qui est susceptible de doute. Ce qui n’est pas d’une nature bien arrêtée. Une susceptibilité qui présage une erreur possible.

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? » (Genèse 3.1).

Nous retiendrons que dans le texte Samaritain, le mot ‘‘serpent’’ au lieu d’être normalement nachash, qui veut dire ‘‘un serpent’’, est écrit cachash, qui signifie un menteur ou imposteur. Ce menteur ou imposteur en question est exposé clairement par le Christ dans Jean 8.44 comme étant le diable. L’incertitude est une inspiration satanique pour induire en erreur lorsque l’illumination est inexistante ou affaiblie.

Lorsque nous examinons la profondeur de la question du diable à la femme, une astuce bien préconçue cache une intention de nuire. Il est pour le serpent, dans une interrogation qui semble innocente, de susciter chez la femme le doute à l’égard de la réalité de la défense de manger les fruits. Il veut ébranler, par la conviction même de la réalité de la défense de la femme, sa confiance en la bonté et en la justice de Dieu qui prétendu bon, oserait introduit une si grande dureté en refusant de manger les fruits de tous ces nombreux arbres.

La stratégie du serpent est bien peaufinée consistant à s’introduit dans le jardin pour capter la confiance de la femme en même temps qu’il insinue dans son cœur la méfiance envers Dieu. Il introduit dans son cœur une idée comme celle-ci : Dieu ne vous aime pas puisqu’il vous prive d’un si grand avantage. Non seulement vous ne mourrez point, mais « vous serez comme Dieu ». Le Menteur excite ainsi l’orgueil et l’envie dans le pauvre cœur humain et le place dans l’incertitude. (à suivre)

Dr André CHOUBEU

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