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Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles récents

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25 Janvier 2013 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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Les neuf lettres de Paul à des églises

25 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Lettre-de-l-Apotre-Paul.jpg

J-P. Berney

   Dans nos Bibles, les épîtres de Paul ne figurent pas dans l'ordre chronologique, mais dans un ordre logique.

   Les tableaux ci-dessous aident à comprendre cet ordre dans le ca­non des Saintes Ecritures et à mémoriser les grandes lignes du conte­nu de chaque épître.

Quatre sortes de lettres

Romains

CONFIRMATION

Exposé systématique de l'Evangile aux chrétiens

Corinthiens

CORRECTION

Les Corinthiens avaient une conduite indigne de l'Evangile

Galates

CORRECTION

Les Galates avaient abandonné l'Evangile pour retourner à la loi mosaïque

Ephésiens

CONSTRUCTION

L'Eglise universelle (corps, temple, épouse)
La position du croyant en Jésus-Christ

Philippiens

CONSTRUCTION

L'expérience chrétienne
Le croyant appelé à se réjouir en toutes circons­tances

Colossiens

CONSTRUCTION

La prééminence du Seigneur Jésus-Christ
Christ dans le croyant sur la terre

Thessaloniciens

CONSOLATION

1re épître: la venue du Seigneur pour les siens
2e épître: la venue du Seigneur avec les siens

Les neuf épîtres en relation avec la Personne du Seigneur Jésus

Romains

Jésus-Christ la puissance de Dieu pour nous

1 Corinthiens

Jésus-Christ la sagesse de Dieu pour nous

2 Corinthiens

Jésus-Christ la consolation de Dieu pour nous

Galates

Jésus-Christ la justice de Dieu pour nous

Ephésiens

Jésus-Christ les richesses de Dieu pour nous

Philippiens

Jésus-Christ les richesses de Dieu pour nous

Colossiens

Jésus-Christ la plénitude de Dieu pour nous

1 Thessaloniciens

Jésus-Christ la promesse de Dieu pour nous

2 Thessaloniciens

Jésus-Christ la récompense de Dieu pour nous

Le chrétien, tel que vu en Jésus-Christ, dans les épîtres - Mots clés

Romains

En Jésus-Christ justifié

justice

1 Corinthiens

En Jésus-Christ sanctifié

sagesse

2 Corinthiens

En Jésus-Christ consolé

consolation

Galates

En Jésus-Christ libéré

foi

Ephésiens

En Jésus-Christ ressuscité

lieux célestes

Philippiens

En Jésus-Christ satisfait

sentiments, pensées

Colossiens

En Jésus-Christ accompli

plénitude, pleinement

Thessaloniciens

En Jésus-Christ victorieux

espérance

Les neuf épîtres en relation avec l'Evangile

Romains

L'Evangile et son message

1 Corinthiens

L'Evangile et son ministère

2 Corinthiens

L'Evangile et ses ministres

Galates

L'Evangile et ceux qui le mutilent

Ephésiens

L'Evangile et les lieux célestes

Philippiens

L'Evangile et notre vie terrestre

Colossiens

L'Evangile et la philosophie

1 Thessaloniciens

L'Evangile et l'avenir des croyants

2 Thessaloniciens

L'Evangile et l'avenir des incroyants

 

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« SI QUELQU'UN »

25 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

« SI QUELQU'UN »

Willy Ferrazzini

L'invitation universelle, les demandes, voire surtout les droits du Seigneur Jésus-Christ sont compréhensivement révélés dans les phrases bibliques qui commencent par cette expression : « SI QUELQU'UN », qui se trouve dans l'Evangile de Jean. Voyez plutôt:

LA VIE ETERNELLE:

« Je suis le pain vivant. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jean 6:51). C'est avec l'autorité divine que la vie terrestre ou éternelle a affaire. Elle est la bénédiction positive de l'Evangile.

LA SECRETE CONNAISSANCE:

« Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu... » (Jean 7:17). Les secrets de la volonté de Dieu se trouvent chez ceux qui le craignent !

LES SATISFACTIONS:

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive » (Jean 7:37). Désirer Christ, c'est désirer toutes choses. Il est LUI, le pourvoyeur de tous nos besoins.

LE SALUT:

« Si quelqu'un entre par MOI, il sera sauvé il entrera, il sortira !... »(Jean 10:9). Avec Jésus-Christ entrent dans le cœur de celui qui le reçoit toutes les bénédictions divines, les plus bienfaisantes, corporelles et spirituelles.

LA MARCHE CHRETIENNE:

« Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche pas !... » (Jean 11:9). Marcher dans la lumière, c'est l'âme de la droiture. Or, a dit Jésus, il ne bronche pas parce qu'il voit la lumière et cette lumière, c'est Jésus Lui-même !...

SERVIR JESUS-CHRIST:

« Si quelqu'un me sert, qu'il me suive » (Jean 12:26). Le chemin pour le service est simple et efficace, il ressemble à un chemin d'autrefois, qu'importe, il exige cependant de suivre consciencieusement le Maître.

HONORER DIEU:

« Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera !... » (Jean 12:26). Ce qui a été fait pour Jésus-Christ est reconnu acceptable par Dieu le Père. C'est comme si le service avait été accompli par le Fils bien-aimé de Dieu.

LE JUGEMENT:

« Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n'est pas MOI qui le juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour !... » (Jean 12:47-48). La façon dont l'homme traite le Christ et sa Parole se trouve être la base, le fondement même du jugement de cet homme. Ce que personne au monde ne saurait évincer.384839 302253683142252 100000728670125 1005070 831586471 n 

Lien :  http://www.promesses.org/arts/66p102-103f.html

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Cordages d'Amour

25 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Cordages d'Amour

Osée 11:4

Willy Ferrazzini

LA VIE DE CHRIST ILLUSTRE SON AMOUR: Observons combien de fois il est dit: « Il fut ému de compassion » (Matth. 9:36; 14:14; 15:32; 20:34; Marc 1:41 ; 5:19; Luc 7:19). Sa vie, comme le soleil, brille pour le bénéfice de son ministère.

LA CROIX DE CHRIST DEPLOIE SON AMOUR: Il s'est donné Lui-même (Galates 2:20 ; Eph. 5:2-25). Pensons à tout ce qu'Il a dû abandonner; pourquoi et pour qui il s'est donné lui-même et aussi ce que ce don a produit.

LA GRACE DE CHRIST CONFIRME SON AMOUR: Les croyants sont bénis par le déploiement de cet Amour, étant détachés, mis au large (Apocalypse 1:5); et rien ne peut nous séparer de cet Amour. Voyez les sept effets qui ordinairement peuvent nous séparer dans Romains 8:35 ; et ensuite les dix créatures qui cherchent à diviser le peuple de Dieu.

LA VERITE DE CHRIST AFFIRME SON AMOUR: Les mots de vérité à eux seuls assurent la continuité de son Amour (Jean 13:1) et aussi la mesure et la manière d'agir. Jean 15:9-12: « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon Amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son Amour ».

LES AMIS DE CHRIST TEMOIGNENT DE SON AMOUR: Le Seigneur témoigne un Amour tout particulier dans son affection pour les siens (Jean 4:15-16). Il a été merveilleusement sympathique dans son service (Jean 11:35), confiant dans ses amitiés, manifestant une communion fraternelle des plus douces.

L'ESPRIT DE CHRIST PARTAGE SON AMOUR: Romains 5:1 Il conduit, par des voies sublimes au salut, les plus réfractaires. Il partage cet amour qui finit par se montrer parfaitement sanctifié. Il est le secret de l'Amour qui se sacrifie pour le service des disciples qui ne ménageront pas leurs forces pour continuer son œuvre.

CHRIST FAIT AU TRAVERS DES SIENS LA DEMONSTRATION DE SON AMOUR: (2 Cor. 5:14) Cette puissance contraignante de son Amour, et la force qui fait mouvoir le service sanctifié et l'humble sacrifice à la gloire du Dieu Tout-Puissant. Que le Dieu du Ciel soit béni pour l'Amour répandu dans le cœur des croyants sur la terre. Lien : http://www.promesses.org/arts/66p100f.html

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L'ARGENT : UN VERITABLE ENJEU DE VIE SPIRITUELLE

20 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Amour-de-l-argent.jpg

Joël Prohin

Le sujet de l'argent est plus présent dans la Bible qu’on pourrait le penser de prime abord : de nombreux versets de l’Ancien Testament, bon nombre de paraboles de Jésus, des enseignements et des exemples qui émaillent les Evangiles, sans parler des exhortations des épîtres (de Paul en particulier)… Aujourd’hui, selon les églises, soit les appels de fonds sont fréquents — trop diront certains — soit le sujet est soigneusement occulté et laissé à la sphère privée.

Dans cet article, nous chercherons à relever les implications spirituelles de notre gestion de l’argent, qui sont le véritable enjeu de ce sujet.

1. Dieu est le possesseur de toute richesse

Tout appartient à Dieu

En tant que Créateur, nous devons tout d’abord nous souvenir que Dieu est le seul vrai Riche, le propriétaire indiscutable de tout ce qui existe :

– « L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. » (Agg 2.8)
– « À l'Éternel est la terre et tout ce qu'elle contient. » (Ps 24.1)

Ce Dieu si riche distribue ses richesses selon sa souveraineté : « Le riche et le pauvre se rencontrent : l'Éternel les a tous faits. » (Prov 22.2). Il ne nous appartient pas de discuter de la dotation de chacun1; de toute façon, à sa naissance comme à sa mort, l’homme arrive sans rien et repart sans rien, qu’il soit entre temps riche ou pauvre.

Les richesses que Dieu confie aux hommes sont appelées couramment les « biens terrestres ». Ce terme de « biens » indique qu’à la base, il s’agit de choses positives, de dons que le Créateur, dans sa bonté, dispense pour le bonheur de sa créature. C’est ce que rappellent les deux principes énoncés dès la première page de la Bible :

– le principe de gérance de Genèse 1.26 : « Que [l’homme] domine sur toute la terre » ;
– le principe de bénédiction de Genèse 1.28 : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la. »

En tant que représentant de Dieu sur la terre, l’homme a reçu à la création l’autorité et le pouvoir pour utiliser et faire fructifier les richesses de la terre.

Mes « biens » me viennent de Dieu

Il est facile d’en rester à ces considérations générales et d’oublier de faire le pont avec le contenu de notre compte en banque. Au fond, tout centime que j’ai me vient de Dieu : « Qu'as-tu, que tu n'aies reçu ? Et si aussi tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ? » Tel est l’avertissement de Paul à des Corinthiens trop prompts à s’arroger l’origine de leurs bénédictions, qu’elles soient temporelles ou spirituelles (1 Cor 4.7). Un tel verset devrait nous inciter à moins nous vanter de nos possessions matérielles…

Bien sûr, mon travail me permet de recevoir un salaire, qui n’est qu’une juste contrepartie de l’effort fourni. Mais les compétences et la force qui me procurent ce travail me viennent de Dieu : « Lorsque tu mangeras et te rassasieras, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, lorsque tu verras multiplier ton gros et ton menu bétail, s'augmenter ton argent et ton or, et s'accroître tout ce qui est à toi, prends garde que ton cœur ne s'enfle, et que tu n'oublies l'Eternel, ton Dieu. Garde-toi de dire en ton cœur : Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses. Souviens-toi de l'Eternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir. » (Deut 8.12-14,17-18)

Une déclinaison personnelle

Mais le fait que Dieu soit ultimement le possesseur de tous « mes » biens, conduit à envisager ce point sous un autre angle : en tant que fils de Dieu, j'ai la richesse de mon Père ! Un petit enfant parle de « sa » voiture, de « sa » maison, pour désigner la voiture ou la maison de ses parents. C’est ainsi que Paul pouvait dire : 

– « Comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n'ayant rien, et nous possédons toutes choses. » (2 Cor 6.10)

– « Tout est à vous, […] soit les choses présentes, soit les choses à venir. Tout est à vous, et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. (1 Cor 3.21-23).

De plus, en tant qu’enfant de Dieu, l'héritage m'attend : « Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. » (Rom 8.17)

2. La neutralité intrinsèque de l'argent

Les fonctions de la monnaie

Les théoriciens de la finance distinguent trois fonctions économiques pour l’argent : 
– c’est un instrument de transaction qui permet d’échanger deux biens ; dans ce sens, c’est un « bien » d'une nature particulière (puisque, a priori, on ne « l'achète » pas) ;
– c’est un instrument de mesure qui permet de mesurer la valeur relative de biens hétérogènes ;
– c’est un instrument de réserve : nonobstant l’inflation qui réduit ce pouvoir, l’argent permet de stocker de la richesse dans le temps.

Ces trois fonctions sont utiles et « neutres ». Intrinsèquement, elles n’ont pas de portée morale ou spirituelle. L’argent, en lui-même, n’est donc ni bon ni mauvais.

Un bien temporel et temporaire

Pour autant, l’argent a une « valeur » limitée. Il est temporel, car limité à notre seule vie terrestre :

– « Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j'y retournerai. » (Job 1. 21)
– « Nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter. » (1 Tim. 6. 7) (Mais il est des « évidences » qu’il est bon parfois de se rappeler…)

L’argent est un bien temporaire à plusieurs titres :

– Tout d’abord, souvenons-nous que tous nos biens vont finir dans le feu ! « La terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement. » (2 Pi. 3. 10) Cette pensée est bien utile parfois, lorsque nous déplorons la perte ou la dégradation d’un objet précieux : cela ne fait qu’anticiper une issue de toute façon certaine !

– De plus, la richesse peut varier au cours de notre vie : les placements les plus sûrs ne sont jamais totalement à l’abri et un revers de fortune est plus vite arrivé qu’on le pense…

La richesse est-elle une bénédiction divine ?

L’argent est-il plus qu’un bien neutre ? Est-il une marque de la bénédiction de Dieu ? La réponse biblique est équivoque : l'A.T. semblerait incliner vers cette opinion (cf. les promesses faites à Abraham et aux patriarches et leur réalisation, ainsi que les promesses liées à l'alliance du Sinaï) ; mais le N.T. ne reprend pas une telle causalité entre piété et richesse2.

Tout au plus peut-on conclure que la richesse n’est pas incompatible avec la piété ou la bénédiction divine. La loi de Moïse, qui incite souvent à la protection du pauvre, encourage à ne pas le favoriser indûment par rapport au riche ; elle demande ainsi un équilibre a priori : « Tu n'auras pas égard à la personne du pauvre, et tu n'honoreras pas la personne du riche. » (Lév 19.15)

Quant aux assemblées du N.T., si elles étaient plutôt pauvres, surtout en Judée, des personnes relativement riches en faisaient aussi partie (1 Tim 6.17).

La pauvreté, un état du fidèle ?

A contrario, la pauvreté est-elle l’état normal du fidèle ? La Bible n’établit pas de lien absolu, mais on peut tirer de certains passages quelques règles de proportionnalité, illustrée par le schéma suivant :

 

– il y a peu de fidèles (Mat 7.13-14) : A + C < B + D ;
– il y a plus de pauvres sur notre terre marquée par le péché : A + B > C + D ;
– il y a plus de pauvres qui se tournent vers Dieu que de riches (Mat 11.5) : A/(A+B) > C/(C+D) ;
– il y a peu de riches parmi les chrétiens (1 Cor 1.26) : C/(A+C) < D/(B+D).

La corrélation entre pauvreté et foi n’est pas absolue, mais il existe néanmoins une certaine liaison. L’expansion rapide du christianisme dans les pays les plus pauvres et son déclin dans l’Occident nanti le prouvent.

3. L'argent comme instrument de Satan

Mammon

Comme de si nombreux « éléments » terrestres neutres en eux-mêmes3, Satan a utilisé l’argent pour asservir l’homme. Le Seigneur Jésus, pour nous faire comprendre l’enjeu crucial de l’argent et son rôle privilégié dans la main du diable, le personnifie dans « Mammon »4. L’argent est un autre dieu, rival du vrai Dieu : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Mat 6.24).

Cette déification intervient quand l'argent n'est plus considéré comme un outil mais comme une valeur en soi, lorsque l'argent (ou les biens qu’il permet d’acheter) prend la place de ce qu'on reçoit de Dieu :

– L'assurance, la sécurité : « Voilà l’homme qui ne prenait point Dieu pour protecteur, mais qui se confiait en ses grandes richesses. » (Ps. 52. 7) Sur quoi est-ce j’assure mon lendemain ? sur l’épaisseur de mon compte en banque ou bien sur le Dieu fidèle qui ne manquera jamais ?
– La reconnaissance personnelle : Ai-je besoin de posséder tel gadget à la mode pour me sentir bien dans ma peau, ou bien ma place d’enfant aimé de Dieu me suffit-elle ?
– L'autonomie : Mon argent est-il ma possession, sur lequel Dieu n’a pas droit de regard ?

A propos de Mammon, le problème est qu’il n’y a que deux possibilités exclusives ! Au fond, nous aimerions bien servir Dieu… et garder un peu de Mammon. De plus, ne croyons pas que seuls les riches sont concernés : nous sommes tous en danger, riches etpauvres, tout autant celui qui a déjà que celui qui désire avoir.

La cupidité

La cupidité est l’écho intérieur que trouve en nous Mammon. Ce défaut majeur de la nature humaine a été dénoncé :

– par la loi, dans le 10e commandement : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain » (Ex 20.17) ;

– par le Seigneur : « Du dedans, du cœur des hommes, sortent les mauvaises pensées, les adultères, les meurtres, les vols, les cupidités… » (Marc 7.21) ;

– par l’apôtre Paul : « La cupidité est de l'idolâtrie » (Col 3.5 ; Éph 5.5) ; « C'est une racine de toutes sortes de maux que l'amour de l'argent : en cédant à ce désir, certains se sont égarés de la foi et se sont transpercés de beaucoup de douleurs. » (1 Tim 6.10)

Pour autant, l'avarice n'est guère stigmatisée parmi les chrétiens… Et, bien qu’elle soit un des motifs d’excommunication explicitement mentionnés en 1 Cor 5.11, dans quelle église a-t-on même le souvenir d’une exclusion pour avarice notoire ?

L'accumulation n'a jamais rendu heureux. Notre système économique est basé sur le principe d’insatisfaction permanente des besoins : dès qu’ils sont comblés, il en suscite de nouveaux. L’Ecclésiaste en était revenu, lui qui était si riche : « Celui qui aime l'argent n'est point rassasié par l'argent, et celui qui aime les richesses ne l'est pas par le revenu. Cela aussi est vanité. » (Ecc 5.10) De plus, la richesse va souvent de pair avec une pauvreté selon Dieu, comme l’indique le Seigneur dans la parabole des greniers de l’homme riche (Luc 12.16-21). Et « quel profit y aura-t-il pour un homme s'il gagne le monde entier et fait la perte de son âme ? » (Marc 8.36)

Les « épines »

Je ne suis pas si attaché à l’argent, dira un lecteur. Mais il est une forme atténuée, plus subtile, mais bien réelle de la cupidité, que le Seigneur, dans la parabole du semeur, symbolise par les « épines » : « D'autres reçoivent la semence parmi les épines ; ce sont ceux qui entendent la parole mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises étouffent la parole, et la rendent infructueuse. » (Marc 4.18-19) Posons-nous sérieusement la question devant le Seigneur : quel pourcentage de mon temps et de mes pensées est consacré aux questions financières ? L’obsession pour les choses matérielles est une réelle entrave spirituelle. Et pourtant nous connaissons celui qui nous dit : « Ne soyez pas en souci pour votre vie… » (Mat 6.25)

L'antidote

Il est défini très simplement par Paul : « C’est en effet une grande source de gain que la piété avec le contentement. Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. » (1 Tim 6.6,8)

Pour terrasser Mammon, pour arracher les épines, rien de tel que de mettre à mort ce « principe d'insatisfaction permanente des besoins », en étant contents de notre situation : « Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez. » (Héb 13.5) Paul savait rester le même devant Dieu dans des situations financières diverses : « J'ai appris à être content dans l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et avoir faim, à être dans l’abondance et dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Phil 4.11-13) Le contentement n’est pas inné : même Paul l’avait appris ! Mais il avait en vue un « gain » ô combien supérieur : Christ lui-même (Phil 3.9).

Seule cette vision du Seigneur, fondement de la vraie piété, nous fera mieux percevoir nos richesses en Christ et « les choses de la terre pâliront à nos yeux », comme nous le chantons volontiers… et parfois un peu vite. La piété nous fera ainsi introduire de nouveaux principes : la gratuité et le don librement consenti ; en agissant selon ceux-ci, nous saperons à la base l’aiguillon du Mammon : nous mettrons le ver dans le fruit ! Ces principes doivent se vivre dans l'amour. Lui seul peut donner sa valeur au don et à la gratuité car « quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien. » (1 Cor 13.3)

4. Une nouvelle échelle de valeurs

Nous avançons alors vers une nouvelle échelle des valeurs. La Bible relève souvent la faible valeur des richesses au regard d’autres biens, plus « réels » (Prov 8.21, Darby) :
– la méditation et la mise en pratique de la Bible : « Je me réjouis en suivant tes préceptes, comme si je possédais tous les trésors » (Ps 119.14) ;

– la sagesse pour se conduire au quotidien : « Son acquisition est meilleure que l'acquisition de l'argent, et son revenu est meilleur que l'or fin » (Prov 3.14) ;

– une bonne renommée : « Une bonne renommée est préférable à de grandes richesses, et la bonne grâce à l'argent et à l'or » (Prov 22.1).

Nos vraies richesses ne sont pas matérielles, mais spirituelles. Citons-en trois : 
– la bénédiction de l'Éternel : « La bénédiction de l'Éternel est ce qui enrichit, et il n'y ajoute aucune peine » (Prov 10.22) ;

– les immenses richesses de la grâce de Dieu : « Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce » (Éph 1.7) ;

– les immenses richesses de la gloire de Dieu : « … que les yeux de votre cœur soient éclairés, pour que vous sachiez quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » (Éph. 1.18 ; 3. 16).

Relisons encore une fois ces versets, si familiers, sur lesquels notre regard a peut-être glissé un peu vite, pour nous pénétrer de leur réalité, en regard de l’illusion procurée par l’argent. Dans certains pays, les particuliers doivent payer un impôt sur l’ensemble de leurs actifs5. Nous disposons de biens considérables et non imposables : rien de moins que l’immensité de la grâce du Dieu qui nous a sauvés gratuitement (És 55.1-2) au prix du sang infiniment précieux de son Fils unique (1 Pi 1.18 ; 2 Cor 9.15 ; 1 Cor 6.20) ; rien de moins que l’immensité de la gloire du Dieu qui nous promet son ciel et l’infini de l’héritage divin !

Conclusion : un défi personnel

Sur ce sujet, il est sans doute facile de faire la leçon aux autres. Or l’enjeu est d’abord personnel : que vais-je faire de mon argent ? quelle part les questions financières vont-elles prendre dans mes pensées ? Comment l’argent va-t-il entrer en ligne de compte dans mes choix de vie ? Combien et comment vais-je donner ? etc.

Ces questions sont cruciales pour notre vie spirituelle : elles sont des tests pour mesurer le prix que nous attachons à nos biens spirituels. Dans l’humilité, progressivement, nous apprendrons à faire évoluer notre échelle de valeurs, à user de l’argent comme des gens de passage sur terre, à cultiver le contentement, à renoncer joyeusement au matérialisme et aux excès de la société de consommation, à être toujours plus généreux. Et ainsi nous nous amasserons « pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide » et nous saisirons « la vie véritable » (1 Tim 6.19).

1Pour autant, cela ne doit pas nous empêcher d’avoir une évaluation critique de la répartition des richesses induite par les structures sociales et économiques humaines, qui portent l’empreinte du péché.

2Voir par exemple, les églises de Macédoine, où les chrétiens étaient très consacrés et très pauvres à la fois (2 Cor 8.2,5).

3Au rang desquels aujourd’hui les moyens de communication (radio, télévision, internet) : en eux-mêmes, ce sont des vecteurs d’information neutres, mais ils sont bien souvent détournés pour des fins impies.

4Ce mot vient de l’araméen mamonas, qui signifie « richesse ». Il se retrouve dans le Targum, la Mishnah et dans des textes de Qumran, mais il ne semble pas qu’il s’agisse d’un nom propre d’une divinité connue, mais plutôt d’une per-sonnification des possessions matérielles.
5En France, cet impôt s’appelle l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune.

Lien :  http://www.promesses.org/arts/153p1-5f.html

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LES RICHESSES ET LE SOUCI DU LENDEMAIN

20 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Amour-de-l-argent-1.jpg

Craig Blomberg 

Matthieu 6.19-34 (voir Luc 11.34-36 ; 12.22-34 ; 16.13) oppose longuement les richesses terrestres aux richesses célestes. Comme dans la parabole du riche insensé, il s’agit d’une image d’accumulation inutile — des richesses conservées là « où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler » (Mat 6.19). Jésus ne veut pas dire que l’on ne peut ni conserver ni protéger ses biens, mais que nous devons déterminer exactement lesquels nous sont vraiment nécessaires. Les versets 22-23 continuent en soulignant comment la façon dont nous gérons nos finances a des répercussions sur tous les autres domaines de notre vie. Nos motivations se révèlent à nouveau être toutes puissantes. D’où la conclusion du verset 24 : on ne peut en fin de compte servir Dieu et Mammon (« les biens matériels »). On peut à juste titres penser que le matérialisme est le plus grand concurrent du christianisme authentique à qui il dispute les cœurs et les âmes de millions de personnes dans le monde d’aujourd’hui ; y compris dans l’Eglise visible.

Les versets 25-34 nous demandent en revanche de ne pas nous inquiéter au sujet de nos besoins matériels. Nous devons avoir confiance en Dieu et en sa façon souveraine de prendre soin de nous, parce qu’il accorde encore plus de valeur aux humains qu’au reste de la création, et qu’il sait ce dont nous avons besoin. Le commandement le plus important de cette section se trouve au verset 33 : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » On peut entièrement spiritualiser cette promesse ou en reporter l’accomplissement à la fin des temps, ce qui ne correspond pas au contexte immédiat qui décrit quelqu’un qui s’inquiète au sujet de ses besoins matériels présents ; on peut aussi prendre les pluriels du verset 33 comme s’adressant à la communauté des disciples de Jésus dans son ensemble (comme c’est d’ailleurs le cas de l’ensemble du sermon, nous l’avons déjà signalé).

En cherchant d’abord ce qui est juste aux yeux de Dieu, la communauté des rachetés va par définition aider les pauvres qui sont en son sein. La juxtaposition remarquable de Luc 12.33 et du parallèle lucanien (12.31) de ce texte est un argument en faveur de cette conclusion : « Vendez ce que vous possédez, et distribuez-en le produit aux pauvres. Fabriquez-vous des bourses inusables… » Appliquer sérieusement ce principe à l’Eglise d’aujourd’hui nécessiterait une telle transformation de la plupart des communautés chrétiennes que peu semblent prêtes à l’envisager. Mais comme Schmidt le remarque : « Rester immobile parce que la fin est trop loin reviendrait à oublier que la vie du disciple est un voyage. »2 Et pour ceux qui craignent une application trop radicale de ce texte, il ajoute : « Beaucoup d’entre nous pourraient parcourir une distance considérable avant que quelqu’un ne suspecte notre obéissance d’extrémisme. » 

Demander et recevoir

Enfin, Jésus encourage ses disciples à demander, chercher et frapper, parce qu’ils recevront, trouveront et qu’on leur ouvrira la porte (Mat 7.7-8). La théologie dite de la prospérité applique parfois ces versets de façon à suggérer que la personne dont la foi est suffisante peut recevoir tout ce qu’elle demande dans la prière, particulièrement dans le domaine matériel. Pourtant, le parallèle lucanien montre bien qu’au niveau spirituel, la bonne chose par excellence que Dieu promet à ceux qui la lui demandent est le Saint-Esprit (Luc 11.13). La période dans laquelle nous vivons est marquée par le « déjà » et le « pas encore », c’est-à-dire que Dieu peut en effet parfois accéder à nos requêtes matérielles. Mais le raisonnement de Matthieu 7.9-11 est du type : « à combien plus forte raison… ». Jésus passe de quelque chose d’exclusivement matériel (7.9-10) à quelque chose de d’abord spirituel (7.11). Il vaut également la peine de mentionner que l’expression « vous recevrez » de 7.7 traduit un verbe passif à la troisième personne du singulier. Le texte grec ne mentionne pas le sujet de ce verbe. Il pourrait donc bien s’agir d’un passif divin : « demandez et Dieu vous donnera. » Ce qui laisse à la volonté souveraine de Dieu le choix de ce qui est donné ! La partie centrale du sermon de Jésus se termine par la fameuse règle d’or de 7.12. Pour l’appliquer dans le domaine économique, il faudrait certainement agir à l’égard de ceux qui ont besoin d’aide avec la générosité dont nous aimerions les voir faire preuve à notre égard lorsque nous en avons besoin.

1D.A. Carson, Matthew, Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, Frank Gaebelein éd., p. 131.
2Thomas E. Schmidt, « Burden, Barrier, Blasphemy : Wealth in Matt 6:33, Luke 14:33, and Luke 16:15 », Trinity Journal, 9–1988, p. 188.

© Editions Excelsis – BP 11 – 26450 Cléon d'Andran – Tél. : + 33 4 75 91 81 81 – Commande en ligne : www.XL6.com <http://www.XL6.com>.

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La doctrine des Témoins de Jéhovah et la foi chrétienne : une confrontation

11 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La doctrine des Témoins de Jéhovah et la foi chrétienne : une confrontation

Par le Dr Lothar GASSMANN,
TEMOIN-DE-JEHOVAH.jpgtraduction Henri LÜSCHER

Lothar Gassmann est né en 1958 à Pforzheim en Allemagne; études en théologie évangélique à l'Université de Tubingue, doctorat; auteur de plusieurs ouvrages et articles traitant des problèmes actuels (œcuménisme, new-age, syncrétisme religieux, écologie, etc.)

Dans cette confrontation, les textes bibliques et les citations ne seront pas mentionnés pour des raisons de place. Mais ils s'y trouvent abondamment dans l'ouvrage de l'auteu r«Zeugen Jehovahs, Geschichte, Lehre, Beurteilung» (Hänssler-Verlag, D-7362 Neuhausen-Stuttgart, 1996).

Texte traduit avec l'autorisation du journal"Das Signal"no 106 mai-juin 1996.

Les enseignements des Témoins de Jéhovah sont répandus, entre autres moyens, par leurs journaux "La Tour de Garde" et "Réveillez-vous!"

La doctrine de la Tour de Garde

La foi chrétienne

La Bible

-est pleinement inspirée de Dieu

-a la même valeur dans toutes ses parties

 


-est centrée sur le royaume de Jéhovah

-ne peut être interprétée valablement que par la Société de la Tour-de-Garde


-se comprend par le recours très fréquent aux préfigurations, aux parallélismes et aux allégories

-contient des dates pour le calcul exact d'événements historiques et eschatologiques


-a, dans la "Traduction du monde nouveau", gagné sa forme voulue de Dieu, notamment par l'insertion du nom de "Jéhovah"

La Bible

-est pleinement inspirée de Dieu

-est remplie d'une dynamique historico-sotériologique (heilsgeschichtlich) (Ancien Testament - Nouveau Testament, Promesse - Accomplisse- ment, Loi -Evangile, Lettre - Esprit)

-est centrée sur Christ et son ouvre rédemptrice

-s'interprète par elle-même et peut être comprise dans ses déclarations nécessaires au salut par chaque chrétien, sous la direction du Saint-Esprit

-se comprend principalement à partir du sens du mot et du contexte


-contient des dates, mais ne rend pas possible une chronologie sans lacunes, et met en garde contre les spéculations concernant des dates de la fin des temps

-se base sur les textes des manuscrites hébreux, araméens et grecs, dont la "Traduction du monde nouveau" s'écarte par des paraphrases, des insertions de mots tordant le sens, des traductions erronées, des annotations et un apparat critique qui induisent en erreur.

 

La doctrine de la Tour de Garde

La foi chrétienne

Dieu

-porte le nom de "Jéhovah"


-est un; la doctrine de la Trinité n'est pas biblique et est d'origine païenne

 


Jésus-Christ

-est un fils de Dieu, voire l'archange Michaël (la première créature de Jéhovah), devenu un homme parfait, et qui après sa mort et sa résurrection (dans le sens d'une création nouvelle) fut élevé à un rang angélique supérieur

-est, en tant qu'homme parfait, au même rang qu'Adam


Le Saint-Esprit

-est la "puissance opérante" impersonnelle ou "manifestation inspirante" de Jéhovah

 

 

L'homme

-n'a pas d'âme, mais est une âme

 


-meurt totalement lors de sa mort terrestre; il n'y a de résurrection que dans le sens d'une création nouvelle complète sur la base d'un modèle stocké dans la mémoire de Jéhovah


-ne va pas à la perdition et aux tourments éternels ("enfer") s'il rejette Jéhovah, mais sera simplement anéanti; l'"enfer" signifie "tombe" et est un lieu de repos

Dieu

-porte le nom de "JHWH" (tétragramme), qui est probablement prononcé "Jahweh"

-est un Etre en trois Personnes: Père, Fils et Saint- Esprit; il est vrai qu'on ne trouve pas le terme Trinité dans la Bible, mais bien des déclarations implicites et explicites y font référence

Jésus-Christ

-est le Fils de Dieu, c'est-à-dire le Fils, la deuxième Personne de la

 

 


-est en tant que vrai homme et vrai Dieu infiniment supérieur à Adam et à toutes les créatures Trinité, vrai Dieu et vrai

Le Saint-Esprit

-est Dieu, c'est à dire la troisième Personne de la divine Trinité: Il parle, pense, enseigne, connaît l'avenir; on peut lui mentir et blasphémer contre lui; il est le Consolateur (Paraclet) qui, après l'ascension de Christ, le représente au sein de son Eglise homme à la fois

L'homme

-est une âme en tant qu'être dans sa totalité (Gesamtwesen), mais il a aussi une âme dans le sens d'un noyau indestructible de sa personnalité

-passe, lors de sa mort terrestre, à un état intermédiaire sous la forme d'une personnalité indestructible (existence qui continue sans le corps terrestre), en attendant la résurrection (revêtement d'un corps éternel)

-va à la "géhenne" ("enfer de feu", éloignement de Dieu, perdition éternelle), s'il rejette le Dieu trinitaire. L'enfer est caractérisé dans la Bible comme un lieu de tourments incessants et conscients

 

La doctrine de la Tour de Garde

La foi chrétienne

La rédemption

-est accomplie en ce que le Christ-Michel comme second Adam sacrifie son corps parfait au poteau des tourments, créant un fondement pour les hommes, afin qu'ils parviennent également à la perfection par des ouvres adéquates. Des ouvres humaines sont donc nécessaires à la rédemption.

L'Eglise

-existe comme communauté de salut (Heilsgemeinde) des Témoins de Jéhovah qui, en tant que telle, affronte les états et communautés religieuses (=Babylone, la prostituée) en s'éloignant d'eux le plus possible


-se compose de 144'000 personnes rassemblées depuis Pentecôte, mais spécialement au sein de la Société de La Tour de Garde, pour régner comme classe céleste avec Christ, et plusieurs millions "d'autres brebis" (="une grande multitude de peuples" (Volksmenge) qui sont destinées à une vie éternelle sur la terre renouvelée en paradis (et non pas dans le ciel)

-possède, sous la forme d'une corporation dirigeante (leitende Körperschaft) au sein de la Société de la Tour-de-Garde, un "règne visible de Jéhovah sur la terre"

Les temps de la fin

-ont commencé en 1914, lorsque Christ établit son règne invisible et jeta Satan sur la terre; Christ est donc présent, invisible, depuis 1914; il n'y a pas de retour visible de Jésus-Christ


-convergent vers la bataille d'Harmaguédon, dans laquelle les ennemis de Jéhovah et de la société de la Tour-de-Garde seront anéantis dans le monde entier; puis la terre sera purifiée des effets de cette destruction par les survivants et transformée en un paradis qui durera éternellement et qui est destiné à la "grande multitude des peuples" (Volksmenge)

-offrent une espérance céleste au nombre limité des 144'000 spécialement élus de la "classe johannique" (Johannes-Klasse)

La rédemption

-est accomplie par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ qui a, à la croix, vaincu le péché, la mort et le diable. Les ouvres humaines sont la conséquence et le fruit de la foi en Jésus comme Rédempteur, mais en aucun cas la condition du salut

 


L'Eglise

-est la communion invisible de tous les chrétiens rachetés et nés de nouveau par le sacrifice parfait de Christ qui on reçu par la foi l'Esprit de Dieu, et qui se rassemblent dans différentes dénominations visibles où subsistent des hypocrites et des incroyants

-est fragmentée aujourd'hui en dénominations, comportant des chrétiens issus des nations et des Juifs messianiques, qui seront unis plus tard dans l'éternité, dans la gloire céleste

 

 

 

-est soumise au Christ seul comme son Chef, sans représentant terrestre (au moins dans le Protestantisme)

 

Les temps de la fin

-ont commencé avec l'élévation et l'ascension de Christ (en l'an 33 env.), tandis que les signes des temps (avant tout la fondation de l'état d'Israël en 1948) annonçant le retour de Christ se multiplient; Christ, dans l'avenir, reviendra visiblement en puissance et en gloire

-convergent vers le retour de Christ, la disparition du monde présent et le création d'un nouveau ciel et d'une nouvelle terre précédée peut-être par un règne - limité temporellement - de mille ans1

 

 


-offrent une espérance céleste à tous les hommes qui aiment Jésus-Christ et lui appartiennent

1Dans le protestantisme, il y a différentes interprétations concernant le Millénium ou le règne de mille ans mentionné dans Apoc. 20, d'où cette formulation prudente du Dr L. Gassmann. Le chrétien qui croit en l'accomplissement certain de toutes les prophéties encore non accomplies attend pour l'avenir un règne de mille ans selon Apoc. 20 (note de la réd. Das Signal)

Jésus est Dieu

Les Témoins de Jéhovah (et pas seulement eux) nient la Trinité (unité de son Etre, Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit). Jésus ne serait qu'une créature (l'archange Michel, le second Adam parfait), mais pas Dieu dans le vrai sens. Ci-dessous un aperçu ra-ide des passages bibliques qui démontrent que Dieu (JHWH), «Jéhovah» et Jésus-Christ sont un et que la doctrine des Témoins de Jéhovah concernant Jésus n'est pas biblique.

JHWH est Dieu:Gen 1.1; Deut 6.4; Ps 45.7-8;
et Jésus est Dieu: Jean 1.1,18; 20.28; Rom 9.5; Tite 2.13; Héb 1.8; 2 Pi 1.1

JHWH est Seigneur: Gen 15.7; Ex 20.2; Nom 6.24; Deut 6.4;
et Jésus est Seigneur: Marc 12.35-37; Luc 2.11; Jean 20.28; Act 2.36; 10.36; Rom 10.9; 1 Cor 8.5-6; 12.3; 16.22; 2 Cor 4.5; Phil 2.11; 1 Pi 2.3; 3.15; Jac 2.1

JHWH est le Premier et le Dernier, l'Alpha et l'Oméga: Es 41.4, 48.12; Apoc 1.8
et Jésus est le Premier et le Dernier, l'Alpha et l'Oméga: Apoc 1.17-18; 2.8; 22.12-16

JHWH est le Sauveur: Es 43.3,11; 63.8; Luc 1.47; 1 Tim 4.10
et Jésus est le Sauveur: Mat 1.21; Luc 2.11;Jean 1.29; 4.42; Tite 2.13; Héb 5.9

JHWH est Roi: Ps 95.3; Es 43.15; 1 Tim 6.14-16;
et Jésus est Roi: Apoc 17.14; 19.16

JHWH est Juge: Gen 18.25; Ps 50.4,6; 96.13; Rom 14.10
et Jésus est Juge: Jean 5.22; 2 Cor 5.10; 2 Tim 4.1

JHWH est le Rédempteur: Ps 130.7- 8; Es 48.17; 54.5; 63.9
et Jésus est le Rédempteur: Act 20.28; Héb 9.12

JHWH est le Créateur: Gen 1.1; Job 33.4; Ps 95.5-6; 102.26; Es 40.28
et Jésus est le Créateur: Jean 1.1-3; Col 1.15-18; Héb 1.1-3

JHWH existe dès l'éternité: Gen 1.1; Ex 3.15; Ps 90.2; Dan 6.27; Rom 1.20
et Jésus existe dès l'éternité: Jean 1.1; 8.58; 12.41; 17.5; 1 Cor 10.4; Phil 2.6; Héb 9.26; 13.8; Jude 25

JHWH pardonne les péchés: Ex 34.6-8; Néh 9.17; Dan 9.9; Jon 4.2
et Jésus pardonne les péchés: Marc 2.1-12; Act 5.31; 26.18; Col 2.13; 3.13

JHWH ressuscite les morts: 1 Sam 2.6; Mat 22.31-32; Jean 5.21; Act 2.24; 3.15; Rom 4.24; 2 Cor 1.9
et Jésus ressuscite des morts: Luc 7.11-17; Jean 5.21; 6.40; 11.39-44

JHWH reçoit louange et adoration: Deut 32.3; Es 45.23; Ps 22.27-28; 66.4; 95.6; 97.7; 99.9; Apoc 14.7; 19.10
et Jésus reçoit louange et adoration: Mat 2.2; 14.33; 28.9,17; Jean 5.23; 20.28; Act 1.24; 7.59; 9.10-16; 22.16- 21; 1 Cor 1.2; 16.22; 2 Cor 12.8-9; Phil 2.10-11; Héb 1.6; Apoc 5.8-14.

Dr G.L.


Quelques informations sur les Témoins de Jéhovah

Les adeptes de la secte des Témoins de Jéhovah se considèrent comme "chrétiens" malgré leurs doctrines non bibliques. Ils diffusent surtout les deux périodiques "Réveillez-vous" et "La Tour de Garde". Ce dernier paraît depuis 1879. Son tirage international en 1994 a été de plus de 16 millions d'exemplaires; chaque mois parurent 2 éditions en 117 langues. La désignation officielle de cette secte aux structures rigoureusement hiérarchiques est "La Société de Bibles et de Traités La Tour de Garde" (Watchtower Bible and Tract Society). Leur propre "traduction" de la Bible porte le nom de: "Les Saintes Ecritures -Traduction du monde nouveau" et contient un grand nombre de falsifications de textes de la Bible.

Texte tiré avec autorisation de l'éditeur «Das Signal. no 106 mai/juin 1996, périodique de l'Association Suisse des Protestants actifs (Schweizerischer Bund aktiver Protestanten, Postfach 154, CH-5726 Unterkulm).

Lien : http://www.promesses.org/arts/121p21-25f.html

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RÉINCARNATION

11 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Faut-il y croire ?

   Dans ces dernières années, de plus en plus nombreux sont ceux qui croient à la réincarnation. Certains même prétendent se souvenir d'évènements relatifs à une vie antérieure !

   A cause du grand désarroi dans lequel ils vivent et suite aux déceptions amères qui sont les leurs, lorsqu'ils abandonnent le christianisme, les hommes d'aujourd'hui sont avides de révélations nouvelles. Ils cherchent et c'est heureux. Mais dans notre monde occidental, marqué par un christianisme décadent, ils goûtent à toutes sortes de philosophies et de prétendues religions nouvelles, et sont facilement fascinés par l'idée de la réincarnation. Rapidement, ils y adhèrent.

   D'où vient cette croyance ? Peut-on y ajouter foi? Faut-il la rejeter comme n'ayant aucun fondement solide ?

   Il est important de savoir que l'idée de la réincarnation nous vient des religions orientales, originaires des Indes. Elle est commune à l'hindouisme (brahmanisme) et au bouddhisme.

   Il est connu que les religions orientales ont une forme de spiritualité dont la ferveur fait parfois contraste avec le peu de zèle de ceux qui prennent encore le nom de « chrétiens ». Elles utilisent avec ruse le sentiment naturel religieux qui est dans le cœur de l'homme. Ces religions orientales enseignent un certain nombre de vérités, ou plutôt quelques aspects de la vérité. Mais, n'oublions pas que ce sont des religions qui admettent l'existence de plusieurs dieux (polythéistes) et sont contraires à l'enseignement de Jésus-Christ. La doctrine hindoue se rattache aussi au panthéisme, lequel identifie Dieu au monde, selon quoi Dieu est la somme de tout ce qui existe. Le premier verset de la Bible corrige cette erreur, en faisant la distinction entre le Créateur et la création. Jésus-Christ est venu sur la terre pour faire connaître aux hommes le seul et unique vrai Dieu.

   Toute la théorie des réincarnations est basée sur la notion païenne que l'homme peut parvenir à la félicité éternelle par ses propres efforts. Elle attribue une valeur méritoire à la souffrance et aux épreuves de la vie pour le salut éternel de l'homme.

   D'après l'hindouisme, la terre serait un lieu d'expiation, une sorte de purgatoire. L'âme survit - soi-disant - pour expier les fautes commises dans des existences antérieures ou dans la vie présente. Elle doit vivre et mourir, successivement plusieurs fois, en qualité de plante, d'animal, d'esprit, d'homme, de dieu... Mais, elle ne se souvient ni des existences précédentes, ni des péchés qui les ont souillé.

   L'Hindou se condamne à de terribles pénitences pour n'avoir pas à expier dans une autre vie le péché qu'il vient de commettre. Même sans avoir conscience de péché, il s'impose des mortifications cruelles, afin d'effacer les fautes qu'il pourrait commettre dans l'avenir, et monter ainsi, après la mort, d'une marche dans la hiérarchie humaine. Ce caractère pénal de la vie l'assombrit, le mène au désespoir, vers une existence toute dépersonnalisée. Inversement, celui qui veut continuer à se mal conduire vit dans l'illusion qu'il pourra se racheter dans une vie future. L'idée de la réincarnation n'est-elle pas opposée à celle du christianisme ? La Bible enseigne que l'homme n'a qu'une existence à passer ici-bas: « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hé. 9 : 27). Cette affirmation de l'Ecriture est catégorique. Dans Rom. 6 : 23, nous lisons: « Le salaire du péché, c'est la mort... » et non pas des morts indéfinies ou successives.

   Jésus-Christ a parlé avec autorité, comme personne d'autre ne peut le faire, sur la mort et l'Au-delà. Il a enseigné que l'impie, le pécheur non repentant, se trouve dès sa mort dans un lieu de jugement dont il ne peut s'évader (Luc 16 :19-31). Par contre, les esprits des justes sont auprès du Seigneur et se reposent en attendant le jour glorieux de la résurrection (Luc 23 : 43 ; 2 Co. 5: 6-9 ; I Th. 4:13-18).

   L'idée à la base de la réincarnation est qu'il y a plusieurs chemins qui mènent à Dieu, alors que Jésus a dit: « Je suis le chemin, la vérité, la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14: 6).

   Il n'y a qu'un seul Dieu et non pas plusieurs dieux, comme l'hindouis­me l'enseigne. Le fait de croire à Brahma, Vichnoun, Rama, Krichna, Boudha, ou à quelque autre « divinité réincarnée » ne sauve personne du jugement devant la face du Créateur.

   « Et je vis les morts, grands et petits, qui se tenaient devant le trô­ne. Des livres furent ouverts. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres » (Ap. 20 :11-13).

Ass. Evang. Ste-Foy

Lien :  http://www.promesses.org/arts/57pxxxiii-xxxivf.html

 

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Notre axe d'action en 2013 :

5 Janvier 2013 , Rédigé par Jeunesse SANS Corruption

Notre axe d'action en 2013 :
Assainir le milieu éducatif afin d'assurer une génération d'hommes intègres.

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LES CAUSES DE LA CHUTE DES HÉROS (3)

4 Janvier 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

x25427742.jpgAttitude exemplaire de David :

Après la mort de Saul, David pouvait s’ériger immédiatement en roi car il avait été oint de manière officielle par Samuel et tout le peuple savait que Dieu était avec lui. Da manière prophétique, Dieu établit devant deux personnes la preuve irréfutable de  l’onction royale sur David :

  1. Chez Eliab, grand frère de David :

Il nous souvient que dans 1Samuel 16, Dieu envoya le Prophète Samuel pour oindre le roi selon le cœur de Dieu dans la famille d’Isaï. Lorsque lui et les Anciens de Bethlehem y entrèrent, il se dit, en voyant

Éliab: Certainement, l'oint de l'Éternel est ici devant lui. Mais la réponse de Dieu fut sans équivoque :

‘‘Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur’’. Probablement, Eliab n’avait pas digéré cette déception car son droit d’ainesse qui lui conférait automatiquement le titre d’héritier se voyait ainsi ôté. Lorsque la prescience divine voulue que leur père envoya le jeune David recouvert de l’onction royale pour donner à manger a ses frères ainés en guerre. Mais voici la réaction d’Eliab : ‘‘Éliab, son frère aîné, qui l'avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit: Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur. C'est pour voir la bataille que tu es descendu’’. La réponse très empreinte d’un sens bien élevé de leadership de David fut : ‘‘Qu'ai-je donc fait? ne puis-je pas parler ainsi?’’. Et ensuite il adopta à l’ endroit de son ainé qui méprisait la personnalité royale qu’il incarnait : ‘‘Et il se détourna de lui pour s'adresser à un autre, et fit les mêmes questions. Le peuple lui répondit comme la première fois’’.

Par cette attitude, nous découvrons la maturité de David et un sens développé de leadership. La victoire de David sur Goliath devant Eliab qui comme les autres ont battu retraite devant Goliath attestera le choix de Dieu sur son oint David.

 Chez Saul, roi d’Israël : 

Saul quant à lui sans le savoir avait procédé à une passation de commandement avec David lors de la guerre contre les Philistins. En effet, lorsque Goliath avait semé la terreur au point où tous les vaillants guerriers d’Israël avait fait volte face. Dieu suscita David. Lorsqu’il vint se présenter comme potentiel adversaire du Philistin, il s’était au préalable renseigné de la récompense donnée au vainqueur et voici ce qui était dit par le roi Saul : ‘‘Si quelqu'un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille, et il affranchira la maison de son père en Israël’’ (1Sam 17.25,38).

Dans ce texte il est des choses importantes :

-          le roi le comblera de richesses : ne peut puiser dans le trésor royal qu’un membre rapproché

-          il lui donnera sa fille : avoir la fille du roi indique qu’on devient membre de la famille royale

-          il affranchira la maison de son père en Israël : dans la tradition, seul le roi ou un membre de la famille royale ne paie pas les impôts.

-          Saül fit mettre ses vêtements à David : le vêtement du roi est l’emblème de la royauté. 

-           il plaça sur sa tête un casque d'airain : Dans Esaïe 59.17, l’Éternel se coiffe du « casque du salut » pour défendre l’homme, c’est-à-dire que le salut de l’homme est l’acte qui « couronne » toute l’œuvre divine.

-          et le revêtit d'une cuirasse : la cuirasse protège la poitrine contre les balles et flèche qui peuvent atteindre le cœur.

Lui qui est le chef de l’armée de son peuple se dépouille de son armure et en revêt David qui systématiquement prend sa place. 

Apres donc la mort de Saul, David attend l’action de Dieu pour son intronisation physique par un processus normal : 

‘‘Les hommes de Juda vinrent, et là ils oignirent David pour roi sur la maison de Juda. On informa David que c'étaient les gens de Jabès en Galaad qui avaient enterré Saül. David envoya des messagers aux gens de Jabès en Galaad, pour leur dire: Soyez bénis de l'Éternel, puisque vous avez ainsi montré de la bienveillance envers Saül, votre maître, et que vous l'avez enterré. Et maintenant, que l'Éternel use envers vous de bonté et de fidélité. Moi aussi je vous ferai du bien, parce que vous avez agi de la sorte.  Que vos mains se fortifient, et soyez de vaillants hommes; car votre maître Saül est mort, et c'est moi que la maison de Juda a oint pour roi sur elle’’ (2Sam 2.4-7). 

Dans une attitude de trahison de son chef d’armée, David agit avec intégrité : 

      ‘‘Lorsque Abner fut de retour à Hébron, Joab le tira à l'écart au milieu de la porte, comme pour lui parler en secret, et là il le frappa au ventre et le tua, pour venger la mort d'Asaël, son frère. David l'apprit ensuite, et il dit: Je suis à jamais innocent, devant l'Éternel, du sang d'Abner, fils de Ner, et mon royaume l'est aussi. Que ce sang retombe sur Joab et sur toute la maison de son père! Qu'il y ait toujours quelqu'un dans la maison de Joab, qui soit atteint d'un flux ou de la lèpre, ou qui s'appuie sur un bâton, ou qui tombe par l'épée, ou qui manque de pain! Ainsi Joab et Abischaï, son frère, tuèrent Abner, parce qu'il avait donné la mort à Asaël, leur frère, à Gabaon, dans la bataille.

      David dit à Joab et à tout le peuple qui était avec lui: Déchirez vos vêtements, ceignez-vous de sacs, et pleurez devant Abner! Et le roi David marcha derrière le cercueil. On enterra Abner à Hébron. Le roi éleva la voix et pleura sur le sépulcre d'Abner, et tout le peuple pleura. Le roi fit une complainte sur Abner, et dit: Abner devait-il mourir comme meurt un criminel?   Tu n'avais ni les mains liées, ni les pieds dans les chaînes! Tu es tombé comme on tombe devant des méchants. Et tout le peuple pleura de nouveau sur Abner. Tout le peuple s'approcha de David pour lui faire prendre quelque nourriture, pendant qu'il était encore jour; mais David jura, en disant: Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si je goûte du pain ou quoi que ce soit avant le coucher du soleil!

      Cela fut connu et approuvé de tout le peuple, qui trouva bon tout ce qu'avait fait le roi. Tout le peuple et tout Israël comprirent en ce jour que ce n'était pas par ordre du roi qu'Abner, fils de Ner, avait été tué. Le roi dit à ses serviteurs: Ne savez-vous pas qu'un chef, qu'un grand homme, est tombé aujourd'hui en Israël? Je suis encore faible, quoique j'aie reçu l'onction royale; et ces gens, les fils de Tseruja, sont trop puissants pour moi. Que l'Éternel rende selon sa méchanceté à celui qui fait le mal!’’ (2Sam 2.27-39) 

La troisième onction de David : 

      ‘‘Lorsque le fils de Saül apprit qu'Abner était mort à Hébron, ses mains restèrent sans force, et tout Israël fut dans l'épouvante. Le fils de Saül avait deux chefs de bandes, dont l'un s'appelait Baana et l'autre Récab; ils étaient fils de Rimmon de Beéroth, d'entre les fils de Benjamin. -Car Beéroth était regardée comme faisant partie de Benjamin, et les Beérothiens s'étaient enfuis à Guitthaïm, où ils ont habité jusqu'à ce jour.  Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds; et âgé de cinq ans lorsqu'arriva de Jizreel la nouvelle de la mort de Saül et de Jonathan; sa nourrice le prit et s'enfuit, et, comme elle précipitait sa fuite, il tomba et resta boiteux; son nom était Mephiboscheth.

      Or les fils de Rimmon de Beéroth, Récab et Baana, se rendirent pendant la chaleur du jour à la maison d'Isch Boscheth, qui était couché pour son repos de midi. Ils pénétrèrent jusqu'au milieu de la maison, comme pour prendre du froment, et ils le frappèrent au ventre; puis Récab et Baana, son frère, se sauvèrent.

      Ils entrèrent donc dans la maison pendant qu'il reposait sur son lit dans sa chambre à coucher, ils le frappèrent et le firent mourir, et ils lui coupèrent la tête. Ils prirent sa tête, et ils marchèrent toute la nuit au travers de la plaine. Ils apportèrent la tête d'Isch Boscheth à David dans Hébron, et ils dirent au roi: Voici la tête d'Isch Boscheth, fils de Saül, ton ennemi, qui en voulait à ta vie; l'Éternel venge aujourd'hui le roi mon seigneur de Saül et de sa race.

      David répondit à Récab et à Baana, son frère, fils de Rimmon de Beéroth: L'Éternel qui m'a délivré de tout péril est vivant! Celui qui est venu me dire: Voici, Saül est mort, et qui croyait m'annoncer une bonne nouvelle, je l'ai fait saisir et tuer à Tsiklag, pour lui donner le salaire de son message; et quand des méchants ont assassiné un homme juste dans sa maison et sur sa couche, combien plus ne redemanderai-je pas son sang de vos mains et ne vous exterminerai-je pas de la terre? Et David ordonna à ses gens de les tuer; ils leur coupèrent les mains et les pieds, et les pendirent au bord de l'étang d'Hébron. Ils prirent ensuite la tête d'Isch Boscheth, et l'enterrèrent dans le sépulcre d'Abner à Hébron’’ (2Sam 4.1-12).

Et puis vient enfin l’heure de l’élévation :

L’élévation a de tout temps été l’objet de tractation, de lutte, de coup bas, de toutes sortes de mauvaises pratiques et démarches, mais tout ce qui est de Dieu se fait dans la paix selon qu’il est écrit :’

‘‘Lequel d'entre vous est sage et intelligent? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.  Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix’’ (Jacques 3.13-18).

C’est donc dans cet aspect paisible que David sera au vue de sa vie juste, sollicité par tout le peuple qui reconnaitra enfin ses actions même au temps du roi Saul. Ce qui est de Dieu, même si ca semble tarder, s’accomplira en son temps. David reçoit la troisième onction royale :

‘‘Toutes les tribus d'Israël vinrent auprès de David, à Hébron, et dirent: Voici, nous sommes tes os et ta chair. Autrefois déjà, lorsque Saül était notre roi, c'était toi qui conduisais et qui ramenais Israël. L'Éternel t'a dit: Tu paîtras mon peuple d'Israël, et tu seras le chef d'Israël. Ainsi tous les anciens d'Israël vinrent auprès du roi à Hébron, et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l'Éternel. Ils oignirent David pour roi sur Israël. David était âgé de trente ans lorsqu'il devint roi, et il régna quarante ans’’ (2Sam 5.1-4). 

Conclusion :

Le service de Dieu étant une activité consacrée exigeant non des fonctionnaires, mais des vocationnels, il importe non de servir pour servir, mais de le faire avec Dieu, par Dieu et pour Dieu ; surtout le faire avec les principes et méthodes de Dieu. L’avons-nous toujours fait sans offenser Dieu ? Un arrêt s’impose afin de ne pas servir pour servir, mais d’être dans le champ de Dieu, ayant Dieu pour fondement de l’action. Il serait en effet très dangereux de faire le service de Dieu sans que Dieu soit le Seigneur de l’œuvre. Aux regards des points non exhaustifs abordés, ne faudrait-il pas un temps soit peu s’arrêter et faire une rétrospective critique et sévère afin de se repositionner rapport au programme exact de Dieu. Ceci lui donnera comme le dit si bien l’Apôtre Paul de courir ou avoir couru en vain. Pour éviter le désagrément sur le parcours, chaque vrai homme doit considérer ses trois catégories d’amis et se comporter à leur endroit avec intimité :

-          Celui qu’il regarde en haut (donne des conseils, observe etc.)

-          Celui qu’il regarde d’en face (avertit)

-           Celui qu’il regarde d’en bas (blâme)                                                                         

-          Que celui qui revêt une armure ne se glorifie pas comme celui qui la dépose ! (1 Rois 20.11) 

Ces choses si elles sont observées, nous préserveront de  l’oisiveté et d’une éventuelle chute. Puisse Dieu nous aider à être toujours humble dans la recherche exclusives de la vérité et la marche dans l’intégrité.    

Dr André CHOUBEU                                                                                                                                                                              
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