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Le blog de Dr André CHOUBEU

MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

 

Depuis son impression après l’invention de l’imprimerie, la popularité de la Bible va croissante. Il y a  deux siècles, la Bible est le livre qui a reçu le plus d’attaques bien que sa popularité soit incontestablement établie. Chaque nouvelle découverte scientifique vient conforter la position de la Bible dans ses affirmations très anciennes remettant chaque fois en cause, les vérités des scientifiques d’hier qui deviennent forcément des mensonges d’aujourd’hui. Si Voltaire, un des grands ennemis de la Bible qui prétendait qu’en moins d’un siècle après sa mort la Bible tomberait dans l’oubli, il s’évanouirait à coup sûr en s’apercevant lui-même qu’il s’était horriblement trompé, sa maison étant devenue une imprimerie des Bibles. La Bible est le livre le plus persécuté par ses ennemis et le plus torturé par ses amis, pourtant c’est elle seule qui véhicule la vérité concernant Dieu, la création, restant l’unique code de vie par excellence. La Bible est encore le livre le plus diffusé dans le monde entier, et de loin, car elle est éditée à plusieurs millions de copies chaque année et on en retrouve des portions traduites dans plus de 1500 langues et dialectes. Les ennemis se succèdent, mais la Parole de Dieu demeure. Mais pourquoi donc l’homme s’acharne-t-il tant à rejeter la plus belle des nouvelles jamais révélée à l’homme ?

Il apparaît de plus ne plus clairement que le dieu que rejette l’homme moderne n’est pas sûrement celui qui nous est présenté dans la Bible. Au jour de sa mission terrestre Jésus fut hâtivement jugé et condamné sur la base des montages honteux de faux témoins pour croire faire taire la conscience accusatrice de ses meurtriers tous coupables devant Dieu. Aujourd’hui encore, Jésus-Christ est chaque jour devant la barre d’accusation poussé par ses mauvais disciples qui au lieu de faire la volonté du Père céleste, veulent voir leur volonté faite. Face à la forte conviction de péché dans leur conscience, certains croient échapper en allant d’église en église pour s’abriter à l’ombre de faux enseignements. Lorsqu’ils ne trouvent pas de repos selon qu’il est écrit il n’y a point de paix pour les méchants, ils optent pour noyer leurs soucis dans l’alcool, troubler leur intelligence par la drogue ou simplement chercher à tuer leur conscience. Inconsciemment,  ils agissent comme ceux il y a deux mille ans, voulant le faire taire, le crucifièrent. La méthode moderne de nos jours consiste à toujours  vouloir le faire taire par d’autres moyens : on nie son existence en tant que personnage historique ; on décrie et déclare inexistant le péché et la venue imminente du Fils Unique de Dieu.

Comme il est dérangeant Jésus ! Si seulement il restait juste le petit enfant de la crèche, un petit bébé sans influence ! Mais non, c’est la croix du sacrifice qui est devenue l’emblème de son message. Comment échapper à cette autre réalité ? Sur les églises, dans les cimetières et même comme bijoux sur le cou ou les oreilles des femmes, ces fameuses croix sont présentes.

Lorsque malgré tout rien ne va, ils changent de religion et deviennent musulmans, bouddhistes, etc. Derrière tout cela, la Bible crie : Mais sache que ton péché t’atteindra.

Aujourd’hui, Dieu est entre tes mains, fais de lui ce que ce que tu veux ! Un jour, toi, tu seras entre ses mains, lui le souverain.

Petite mise en garde : Si tu dis : je refuse d’obéir à Dieu malgré tout, il te dira ce jour là, que ta volonté soit faite et tu iras en enfer. Mais si tu dis : Seigneur, que ta volonté soit faite dans ma vie, il te dira en ce jour là : bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître.

A tous, serviteurs de Dieu, retenons que :

Parce que l’Eglise est essentiellement un organisme spirituel, (Colossiens 1.24),  l’Eglise a aussi : Un Ministère spirituel (Colossiens 1.27),  avec un Message spirituel (Colossiens 1.25), véhiculé Par des Hommes spirituels   (Colossiens 1.9-14), Pour des Fins spirituelles   (Colossiens 1.28), en comptant sur une puissance spirituelle   (Colossiens 1.29).

Dr André CHOUBEU

 

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LES DIVERS ASPECTS DE L’EVANGILE

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Définition : 

Le mot grec ‘‘Euangellion’’  traduit en français Evangile signifie ‘‘bonne nouvelle’’. Ce mot se rapporte à différents aspects de la révélation divine de la voie du salut. L’Evangile dans son but premier appelé Evangile de la grâce de Dieu est le plan de Dieu, indispensable pour le salut de l’homme (Rom 2.16). Il annonce la bonne nouvelle de Jésus Christ mort à la croix du Calvaire pour les péchés du monde entier, ressuscité des morts et justifiant parfaitement quiconque croit en Lui (Rom 4.25-5.1).

Il revêt plusieurs aspects qui doivent trouver leur application dans la vie du croyant sinon, il n’aura pas son effet tel que voulu par Dieu. Bien que l’Evangile désigne plusieurs aspects de la bonne nouvelle de la révélation divine, Dieu en proclamant la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce, celle de l’Evangile du Royaume à venir, et celle de l’Evangile éternel du jugement divin des méchants et de la délivrance des croyants, ne signifie pas qu’il y ait plusieurs évangiles.

Durant toutes les dispensations, la grâce a toujours été le fondement du salut. Elle demeure en toutes circonstances, le seul moyen pour être sauvé du péché. Les Saintes Ecritures mettent donc un accent sur  les aspects suivants de l’Evangile : 

  1. 1.      L’Evangile de Dieu :

‘‘Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu’’ (Rom 1.1). 

L’évangile de Dieu est la bonne nouvelle concernant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que Paul va expliquer aux Romains tout au long de la lettre. Cet évangile tire son origine de l’amour de Dieu.

L’utilisation de ce mot environ 60 fois dans l’Epître aux Romains comme verbe et nom a une importance sans équivoque. Particulièrement le mot Evangile de Dieu aux romains établit une différence entre le culte de l’Empereur pour interpeller les hommes non à la bonne nouvelle qui caractérisait les heureux évènements survenus dans la famille de ce dernier, mais de celle que Dieu a réservé à quiconque acceptera celui qu’il a envoyé pour remplacer leur amertume par la joie, la tristesse par l’allégresse, la perdition par le salut et ce, par simple grâce. En effet, le héraut de la ville introduisait une importance annonce sur l’Empereur telle que la naissance d’un fils par le mot ‘‘bonne nouvelle’’. Paul au contraire y souligne le fondement vétérotestamentaire de la Bonne Nouvelle (Romains 1.2-4) et son universalité, les Juifs et les non Juifs étant appelés par Dieu au moyen de l’Evangile à ne former qu’un seul peuple (Romains 1.5). Ce projet divin était déjà inscrit dans l’Ancien Testament (Romains 16.25-26). Pour placer la Bonne Nouvelle dont Paul annonçait au-delà de toute tension, appelant tous à la même confession de foi, il rappelle à cet effet que l’Evangile de Dieu parle de l’Eternel Dieu (Adonaï de l’Ancien Testament), du Messie Roi, pleinement humain et pleinement divin, divinité qui a été manifestée par sa résurrection (Phil 2.9 ; 1 Pierre 1.21 ; Eph 1.20-23), sur l’Esprit Saint comme agent de la résurrection (Romains 8.11 ; 1 Cor 15.44-45), la grâce de Dieu source de tout salut excluant tout mérite et toutes bonnes œuvres (Eph 2.8). Ainsi, la Bonne Nouvelle que pêchait Paul ne venant pas de l’Empereur, tire son origine de Dieu et dont le contenue : Dieu pardonnera vos péchés, il vous délivrera du pouvoir du péché et vous donnera une espérance éternelle (1 Cor 1.16 ; 1 Cor 15.1-4), n’étant pas seulement une offre pleine de grâce, mais aussi un ordre auquel il faut obéir (Rom 10.16). Comme Paul, nous devons tous brûler de l’annoncer (1 Cor 9.23) : 

 

-   «Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour les impies.

-   A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

-   Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque  nous étions encore des pécheurs, Christ est  mort pour nous.» (Rom 5.6-8)

-   « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui.

-    Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jean 4.9-10).

Jésus-Christ a dit : Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie (Jean 20.21).

a)      Nous connaissons-nous envoyés pour annoncer l’Evangile ?

b)      Obéissons-nous à cet ordre ?

c)      Prions-nous sincèrement pour les perdus et allons-nous vers eux pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume des cieux ?

d)      Souffrons-nous pour ceux qui sont sur la voie de la perdition ?

e)      Sommes-nous reconnaissant à Dieu pour notre salut ? La joie du salut habite-t-elle vraiment en nous ?

L’Evangile de Dieu nous ramène à la Seigneurie de Celui qui est à l’origine de toute chose et qui ne veut pas que le pécheur soit perdu, mais qu’il soit sauvé et parvienne à la connaissance de la vérité. 

  1. 2.      Evangile de Christ :

‘‘Par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l'Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu'en Illyrie, j'ai abondamment répandu l'Évangile de Christ’’ (Rom 15.19).

La bonne nouvelle du salut procède du sacrifice expiatoire dont Christ est la seule source de la foi (Rom 1.16 ; 15.19 ; 1 Cor. 9.12 ; 2 Cor 10.14). Cet Evangile consiste à annoncer la Bonne Nouvelle comme pionnier là où Christ n’a pas encore été annoncé. Le salut qui est l’œuvre du Serviteur exprimée dans Esaïe 53 doit être explicitée et proclamée en sorte que ceux qui ont le cœur brisé, les prisonniers et les captifs soient visités d’en haut pour leur libération parce que celui qui ne relâchait jamais ses prisonniers a été vaincu à la croix et alors les ténèbres ne règneront pas à toujours (Esaïe 14.17 ; 61.1-5 ; Esaïe 8.20). Proclamer donc l’Evangile de Christ c’est annoncer le salut à ceux qui étaient dan la geôle de la mort ou dans l’emprise des puissances démoniaques par les liens du péché car il est dit : ‘‘et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance’’ (1Co 2.4).

Nous constatons qu’au fil des jours, Satan investit lourdement pour renverser les valeurs de l’Evangile de Christ en inventant subtilement toutes sortes de stratégies.  Ainsi, l’évangile bon marché au moyen de la falsification des Ecritures est prêché, octroyant un faut salut au moyen des principes inconnus de Dieu : celui qui croit en Christ ne souffrira jamais, ne sera jamais pauvre, etc., pourtant nous pouvons dire :  

-            « Non pas qu’il y ait u autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ » (Gal 1.7)

-            «Commencement de l’Evangile de Jésus Christ, Fils de Dieu» Marc 1.1)

-            « Nous aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

-            Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône.

-            Considérez, en effet, Celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point l’âme découragée. » (Hébreux 12.1-3)

 

Christ a souffert pour notre salut :

a)         et l’Apôtre Paul de dire : ce qui manque aux souffrances de Christ, je les achève dans ma chair pour son Corps qui est l’Eglise. Souffrez-nous pour Christ en annonçant l’Evangile ?

b)        Subissez-nous les persécutions sans complainte pour la cause de Christ ? Investissez-nous pour le progrès de l’Evangile (Luc 22.36-37) ?

L’Evangile de Christ nous conduit à celui que le ciel dans sa souveraineté avait avant les temps ancien désigné pour notre salut afin que la prophétie ‘‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon’’ de Genèse 3.15 s’accomplisse. 

  1. 3.      Evangile de la grâce de Dieu :

‘‘Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu’’ (Actes 20.24).

      L’Evangile de la grâce est la bonne nouvelle qui sauve ceux qui sont sous la malédiction de la loi. Dans le passé, les hommes ont expérimenté plusieurs moyens pour parvenir au salut, mais en vain. Ainsi, ce ne sont ni nos œuvres, ni nos efforts, nos possibilités physiques, morales ou nos valeurs intrinsèques qui peuvent nous sauver (Actes 20.24). L’une des réelles difficultés dans la transformation morale de plusieurs chrétiens est la base absente de cet aspect de l’Evangile qui relâche la puissance de Dieu qui opère en notre esprit. La doctrine du salut est moins enseignée ou expliquée dans les Assemblées locales, privilégiant la loi que plusieurs en vain s’efforcent de pratiquer. L’Apôtre dit : ‘‘Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus Christ notre Seigneur’’ (1Co 1.8-9).

     ‘‘Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ’’ (Phi 1.6).

       Nous comprenons ici que cet aspect de l’Evangile place la grâce au centre de tout bien que nous ayons à faire des efforts pour joindre à notre foi à la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité (2Pierre 1.5-7). Ne nous souvenons-nous pas que le Seigneur Jésus lui-même nous a dit : ‘‘Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire’’ (Jean 5.5). L’Apôtre ira plus loin en disant : ‘‘Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ?’’ (1Co 4.7). 

       Il devient évident que oublier l’Evangile de la grâce dans l’application de la Bonne Nouvelle reviendrai à conduire les hommes vers le légalisme et non vers la grâce de Dieu qui peut tout faire en nous et pour nous lorsque nous demeurons obéissants et attachés à la vraie Parole de Dieu non diluée, non polluée. Quelques textes bibliques donnent matière de réflexion à ce sujet :

-       « Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, pour m’humilier devant le Dieu Très – Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ?

-       L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, des myriades de torrents d’huile ?  Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? » (Michée 6.6-7).

-       «Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé...» (Esaïe 64.5)

-       « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que  personne ne se glorifie. (Eph 2.8-9).

 

     Quelques questions devraient alors nous interpeller dans notre motivation au service pour Dieu :

            a)    Sommes-nous toujours sous la loi ou sommes-nous passés de la loi à la grâce ?

b)        Sommes-nous ces fanatiques qui nous appuyons sur ses œuvres extérieures pour nous croire quelque chose ?

c)         Reconnaissons-nous la grâce de Dieu dans tout ce que nous sommes, avons et faisons ?

d)        Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu, et si nous avons reçu, pourquoi nous enorgueillir ?

e)         Investissons-nous pour que d’autres reçoivent la grâce de Dieu ?

f)         Par notre comportement, privons-nous d’autres de la grâce de Dieu (Héb 12.15-17) ?

 

L’Evangile de la grâce nous permet de compter sur Dieu d’heure en heure pour toute chose, tout en demeurant dans son intimité car il est souverain et connaît seul le chemin par lequel il nous conduit en d’atteindre ses objectifs dans nos vie. 

  1. 4.      Evangile de la gloire du Christ :

‘‘Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu’’ (2Co 4.4).

L’Evangile de gloire est la Bonne Nouvelle qui concerne Celui qui est dans la gloire et qui veut conduire à la gloire beaucoup de fils. Par la chute, Satan entraîna la race humaine sous le coup de la perdition, de la misère, de l’ignominie. Mais Jésus venu de Dieu, sauve le pécheur par l’Evangile de la gloire, afin de l’amener à la gloire de Dieu. En effet, Satan le Dieu de siècle aveugle l’esprit humain afin d’empêcher la lumière du Christ d’y pénétrer. Le monde présent dominé par le péché (Gal 1.4) est distingué du monde à venir. En tant que Dieu incarné, le Christ est l’image parfaite de Dieu, mais en tant qu’homme, il est aussi parfaitement à l’image de Dieu (de même qu’Adam et Eve avaient été créée à l’image de Dieu) : En étant transformé à l’image du Christ (2 Cor 3.18) le croyant devient ce qu’il était sensé être depuis le commencement, c’est-à-dire parfaitement humain, ceci par l’Evangile de la gloire : ‘‘nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit’’ (2Co 3.18).

Nous comprenons ici que l’adhésion de notre esprit à l’Esprit de Dieu par une soumission totale à la Parole de Dieu bénéficie d’une régénération qui transforme notre méthode de pensée et notre capacité de compréhension qui produira en nous la nature de Christ dans la manifestation de nos actes. Cette gloire dont tout vrai croyant est tributaire par la grâce de Dieu est exprimée dans les Ecritures :

-          « Rendez grâces au Père, qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

-          qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

-          en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés» (Col 1.12-14)

-          « Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrit la mort pour tous.

-          Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

-          Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères» (Héb 2.9-11).

 

      Parce que le but de l’Evangile dans l’une de ses implications conduit à la gloire de Dieu perdu par le péché, et parce que ‘‘tous ont péché et sont privé de la gloire de Dieu (Rom 3.23) interrogeons-nous :

                        a)    Recherchons-nous  toujours la gloire de Dieu en toute chose ?

b)      Travaillons-nous pour que les autres entre dans la gloire de Dieu ?

c)      Espérons-nous à la gloire de la vie éternelle ?

d)      Nous laissons-nous transformer par l’Evangile pour refléter la gloire de Dieu ?

L’Evangile de la gloire nous amène à comprendre que Dieu veut restaurer en nous, sa gloire qui fut ôtée par le péché et recréer à nouveau une intimité avec lui comme qui fut entre Adam et Eve dans le jardin d’Eden avant la chute. 

  1. 5.      Evangile de votre salut :

‘‘En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis’’ (Eph 1.13).

L’Evangile de votre salut est cette bonne nouvelle à travers laquelle le Seigneur manifeste sa miséricorde à notre endroit en agissant lui-même, mais de manière définitive pour apporter une fois pour toute la solution au problème de péché. Au Jardin d’Eden, il en avait fait une illustration en tuant deux animaux dont la peau servit à couvrir la nudité des premiers parents Adam et Eve. Cet acte plein de signification est la solitude divine envers l’homme et la femme malgré leur désobéissance. Nous constatons que malgré la mise ne garde de Genèse 2.17, la première créature à mourir n’était pas un homme, mais bien un animal. C’est une ombre de la réalité divine car Dieu tua au Calvaire un substitut pour racheter les pécheurs. Nous réalisons que les animaux tués, type de l’animal qu’égorgeait le sacrificateur pour le pardon du pécheur et plus tard l’Agneau de Dieu (Christ) livré pour la rédemption de l’humanité n’intervint qu’après la confession de foi d’Adam qui eu confiance à la promesse divine de Genèse 3.15 en donnant à sa femme le nom de Eve (Genèse 3.20). Nous retiendrons ici que le nom Eve en hébreu Chavvah signifiant vie ou qui donne la vie veut bien dire que Adam connut qu’il est mort spirituellement, mais un jour, l’enfant qu’accouchera son épouse vaincra définitivement leur ennemi. L’Evangile de notre salut atteste une bonne fois pour toute que notre rachat a été bien acquis par Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Par le rachat en effet, l’objet de la transaction change complètement de main, donc de propriétaire. C’est pour cela qu’il est affirmé : ‘‘Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu’’ (Eph 2.14-19). Ainsi, nous pouvons affirmer :

-       « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,

-       lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire» (Eph 1.13-14)

-       « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16)

 

     Face à cet amour de Dieu, une forte interpellation s’impose :

                      a)   L’Evangile nous a-t-il vraiment affranchi ?

b)      Sommes-nous encore sous le joug d’un esclavage quelconque ?

c)      Aimons-nous vraiment le salut des autres ?

d)      Savons-nous que l’Evangile peut sauver tous ceux qui sont autour de nous ?

e)      Quel programme de témoignage avons-nous pour le salut des autres ?

 

L’Evangile de notre salut exprime à l’intention de tout pécheur que toutes les dispositions favorables ont été prises par Dieu pour garantir notre salut et veiller sur notre croissance aussi longtemps que nous y sommes attachés car Dieu a tout accompli sur la croix les exigences requises par la loi à cet effet. 

  1. 6.      Evangile de paix :

       ‘‘Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix’’ (Eph 6.14-15).

 

L’Evangile de la paix proclame que Christ a établi la paix entre Dieu et le pécheur devenu croyant, lui accordant la  possibilité d’acquérir la paix intérieure (Col 1.20). Nous devons savoir que le monde entier est sous l’emprise du malin (1 Jean 5.19), mais, Jésus – Christ le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable (1 Jean 3.8). Nous savons qu’il est écrit ‘‘qu’il n’y a point de paix pour les méchants’’ (Esaïe 57.21). La gamme de propositions que fait Satan aux hommes pour les maintenir dans l’esclavagisme a essentiellement pour but de leur faire croire que par là, ils vont acquérir la paix. Une fois engagé dans cette voie subtile du diable, l’homme s’enlise chaque jour dans une étreinte interminable qui le conduit toujours vers l’aliénation jusqu’à ce que mort s’en suive. Dans l’Ancienne Alliance, il fallait à chaque fois qu’on a péché, recourir aux sacrifices pour l’expiation ; mais par la mort de Jésus Christ sur la croix, le mur de l’iniquité a été définitivement renversé et la paix octroyée à la conversion est renouvelée par une simple confession lorsque nous nous sommes éloignés de Dieu par un péché quelconque (1 Jean 1.9).

Nul ne pourrait prétendre avoir reçu l’Evangile de paix s’il n’est enrôlé dans l’armée du Seigneur pour le combat spirituel défensif et offensif :

La paix étant une chose précieuse dans la marche chrétienne, nous devons veiller sur notre comportement, sur nos paroles, nos pensées et nos actes afin que vivant dans l’intimité du Saint-Esprit, nos relations à tous égards soient saines et empreintes de paix. La paix que donne l’Evangile est si indispensable pour une approbation divine qu’il est écrit de ne pas se mettre inutilement en soucis, mais d’exposer nos besoins en toute chose à Dieu, lui adressant nos prières et requêtes, lui disant notre reconnaissance et alors, la paix de Dieu qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir gardera notre cœur et notre pensée sous la protection de Jésus Christ (Phil 4.5-7). L’Evangile de paix est la source qui nous préservera dans la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (Héb 12.14). La paix intérieur et extérieur étant l’objet de fréquentes attaques du monde des ténèbres, nous devons pour préserver cet acquis si cher à notre vie dans tous ses aspects, retenir ce qui suit :

-       « Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu » (Eph 6.14-17)

-       « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! (Mt 5.9)

-       « Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

-       Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par Lui nous avons les uns les autres accès auprès du Père dans un même Esprit » (Eph 2.14-17).

 

     Comme interpellation dans la prescription divine de l’Evangile de paix, nous devons nous interroger sur les points suivants : 

              a)    Sommes-nous en paix avec Dieu ?

b)        Sommes-nous en paix avec toi-même ?

c)        Sommes-nous en paix avec les autres ?

d)        Travaillons-nous pour le ministère de la réconciliation, de la destruction ou la division ?

e)        Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l'Evangile de la paix disent les Ecritures ; Qu’en est-il des nôtres ?

 

L’Evangile de paix est la manifestation de la miséricorde divine qui à travers le sang de l’alliance, efface de nos consciences la notion de culpabilité qui est la cause des troubles, des inquiétude, des mauvaises pensées et paroles déplacées ou mensongère, etc. La paix étant comme une sentinelle autour du croyant et le protégeant des assauts de l’ennemi, nous affirmons qu’elle est l’assurance de la présence et de l’intimité divine avec celui qui a Christ comme bouclier. La paix que donne la bonne nouvelle est un contentement intérieur donné par Dieu. 

  1. 7.      L’Evangile du Royaume :

‘‘Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus Christ, hommes et femmes se firent baptiser’’ (Actes 8.12). 

Dans cette Bonne Nouvelle, Dieu se propose d’établir sur terre le Royaume de Christ, afin d’accomplir l’alliance faite à David (2 Sam 7.16). Cette bonne nouvelle du royaume fut annoncée par les Prophètes de l’Ancien Testament (Esaïe 9.5-6), ainsi que par Christ Lui-même lors de sa première venue (Mt 9.35). Elle sera proclamée pendant la Grande Tribulation (Mt 24.14). 

L’Evangile de Matthieu est celui dans lequel la notion de royaume est la plus marquée. Il convient de préciser que le peuple Juif ayant trop souffert des dominations étrangères soupiraient ardemment à un royaume messianique dans lequel, le Messie envoyé du ciel combattra leurs ennemis par le Roi Messie. Dieu par Matthieu introduit Jésus comme ce Roi longtemps attendu qui apportera enfin la paix tant attendue. C’est ainsi que Matthieu présentera Jésus dans sa généalogie dans la dynastie royale de David. Toutefois, le règne messianique du Roi Jésus devra selon les saints desseins de Dieu commencer par l’intérieur du croyant qui par la manifestation de la nature de Christ qui habite en lui étalera par sa conduite, ses paroles, ses actes et ses œuvres le règne absolu de Dieu tel qu’il est vu et appliqué au ciel.

 

Dans Ses paraboles au sujet des divers aspects du Royaume de Dieu, Jésus a enseigné beaucoup de leçons importantes qui donnent à l’Evangile du Royaume un sens précis. L’étude de ces nombreuses paraboles du Christ permet de comprendre plus profondément ce que sera ce Royaume dans le programme de Dieu, dans sa manifestation et notre implication à partir de notre subordination au Roi éternel pour l’entrée dans son Royaume. Bien que la signification réelle les paraboles du Christ sur le Royaume soit souvent obscure pour le monde qui nous entoure, elles révèlent les mystères du Royaume à ceux qui sont appelés par Dieu.

C’est ainsi que selon Matthieu 13, la parabole du grain de sénevé qui  est la plus petite semence du jardin enseigne aux disciples que le Royaume de Dieu, quoique paraissant petit au commencement, connaîtra une grande croissance (versets 31-32). Avec la parabole du levain, Jésus souligne selon certains commentateurs, le jugement divin à venir, ainsi que les devoirs de ceux qui sont invités à participer au Royaume. Parce que le règne de Dieu est un règne d’amour, de miséricorde, cet Evangile apprend au sujet de la joie que Dieu éprouve à l’égard de notre repentance. Ainsi, Le Christ rendait très clair que l’entrée dans le Royaume de Dieu impliquait des obligations et un jugement. Mais, le Royaume de Dieu n’est pas uniquement un message d’obligations et de jugement, c’est également une description de la joie intense du Père, qui retrouve ceux qui étaient égarés. La parabole du Luc 19 montre que Christ, l’unique Roi du Royaume revendra, et récompensera Ses disciples en fonction de leur fidélité et de leur diligence manifestées lors Son absence. Luc 14 quant à lui, montre que dans les gouvernements du monde, les gens qui semblent réussir sont ceux qui utilisent des moyens politiques, et qui sont motivés par leurs ambitions. Mais dans le gouvernement de Dieu, ce ne sera pas le cas : pour avancer, il ne faut pas rechercher les hautes fonctions, mais servir humblement. L’Evangile du Royaume mentionné 33 fois dans le livre de Matthieu retrace trois aspects marquants et déterminants sur Jésus comme le Roi incontestable de ce Royaume : 

- L'entrée triomphale à Jérusalem (Mt 21.2-11 ; Luc 19.28-38 ; Jean 12.12-16).

En entrant à Jérusalem monté sur un ânon, Jésus réalise la prophétie de Zacharie (9.9) et se présente comme un roi. Les foules et ses disciples ont pu penser qu'il restaurerait la royauté politique en Israël. Mais conscient de sa mort prochaine, Jésus annonçait plutôt le Royaume de Dieu.

-  L'action contre le Temple (Mt 21.12-17 ; Marc 11.15-19 ; Luc 19.45-46 ; Jean 2.14-16)

En chassant les vendeurs du Temple, Jésus s'attaque au "centre visible de Jérusalem et du judaïsme (Brown, cité par Poirier, 1998). Plusieurs interprétations de son geste sont possibles. Retenons celle-ci: son geste pouvait annoncer la fin d'un ordre et le commencement d'un ordre nouveau, l'ordre du Royaume.

- Le dernier repas avec les disciples (Mt 26. 20-35 ; Marc 14.17-31 ; Luc 22.14-38 ; Jean 13.1-17,26)

En rassemblant les données des quatre évangiles, on saisit mieux la forte densité du sens contenu dans ce repas d'adieu. Le symbolisme du repas rappelle bien sûr le festin du Royaume. Bien plus, il vient expliquer l'ordre nouveau du Royaume. Dans son geste de se donner lui-même à manger (institution de la cène), dans son geste de laver les pieds de ses disciples, Jésus montre que dans l'ordre du Royaume, l'amour va jusqu'au don de soi-même, jusqu'au don de sa vie pour les autres.

Et comme il est écrit : 

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera su ses épaules ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

Donnez à l’empire de l’accroissement et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours » (Esaïe 9.5-6)

«Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin» (Mt 24.14). 

Nous devons en toute âme et conscience, nous interroger sincèrement :

   a)     De quel royaume sommes-nous : du monde, de Satan ou de Dieu ?

b)        Dans le royaume de Dieu, seul Christ est l’unique roi. Lui sommes-nous soumis ?

c)         Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6.46) 

d)        Christ est-il vraiment notre Souverain ? Pourquoi donc les plaintes et inquiétudes ?

e)         Christ est-il Seigneur sur nos lèvres seulement ou dans notre vie aussi ?

f)         Travaillons-nous pour l’avancement du royaume de Dieu ?

g)         Obéissons-nous au commandement de Mt 28.19-20 ? 

L’Evangile du Royaume présente le Royaume de Dieu comme la réalisation parfaite de l'éthique, du mode de vie, de la vision et des valeurs portés par l'Évangile. Il s'agit de la description d'un monde idéal auquel l'espérance chrétienne soumet l’individu à l’obéissance inconditionnelle du mode de vie manifesté par la nature de Christ en lui, modèle parfait de celle que vivait le Seigneur sur terre, expression véritable des principes du gouvernement de Dieu dans tout ce que l’homme est, pense, vie, fait et sera pour l’éternité. 

  1. 8.      L’Evangile éternel :

‘‘Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribut, à toute langue et à tout peuple’’ (Apoc 14.6).

L’ange prêche cette Bonne Nouvelle de la vie éternelle et de l’entrée dans le Royaume de Dieu en accomplissement des prédictions de Mt 24.14 et 1 Cor 15.1-10. Le monde est en plein dans la grande tribulation et cet évangile invite tous les habitants du monde entier à mettre fin sans tarder à  allégeance faite à la Bête pour se tourner vers l’Agneau. L’Evangile éternel n’est rien d’autre que la l’Evangile de la gloire de Dieu, Bonne nouvelle de la grâce de Dieu, de Jésus Christ ou du Royaume. C’est la bonne nouvelle qui affirme que Dieu sauve en pardonnant les péchés et ouvre son royaume à tous ceux qui se repentent et croient. Dans sa justice, sa miséricorde, son amour, Dieu a établi que le monde entier entendra ce message grâce aux anges, lorsque Dieu appellera les hommes à saisir ce salut gratuit. Il devra être ainsi avant la fin en sorte que Dieu soit juste en jugeant et en condamnant ceux qui volontairement ont manifesté l’endurcissement et l(incrédulité face à la miséricorde de Dieu, préférant la perdition que de se soumettre à Christ le Roi choisi par Dieu pour régner pendant les mille ans.

L'évangile de la grâce est la bonne nouvelle que Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. Cet Evangile de grâce est prêché entre les deux périodes de l'Evangile du Royaume. L'évangile éternel consiste dans la crainte et l'adoration du Dieu glorieux, Créateur de toutes choses, béni éternellement. Cet Evangile est proclamé aux habitants de la terre à l'extrême fin de la Grande Tribulation, juste avant le Jugement des nations (Mat. 25.31). C'est une bonne nouvelle pour Israël et pour ceux qui ont été sauvés à travers la Grande Tribulation ; car elle annonce leur délivrance prochaine de leurs persécuteurs et les exhorte à ne pas craindre ceux qui peuvent tuer leur corps, mais ne peuvent tuer leur âme. C'est aussi un dernier appel jeté à ce monde apostasié. 

Cet Evangile sera une bonne nouvelle pour les croyants dans leurs souffrances, puisqu’il leur annoncera la délivrance très prochaine et la récompense. Devant les terribles jugements divins, les habitants de la terre sont exhortés à craindre Dieu et à Lui donner gloire : 

-       « Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez Lui gloire, car l’heure de son jugement est venue et adorez Celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer et les sources d’eaux....C’est ici, la persévérance des saints qui gardent les commandements de Dieu, la foi de Jésus. » (Apoc 14.7,12).

 

     Ces choses ne peuvent rester sans réaction de notre part. Alors :

          a)    Comment voyons-nous l’amour de Dieu pour les incrédules de la Grande Tribulation ?

b)        Savons-nous que les effets de l’Evangile sont éternels et que notre péché nous atteindra ?

c)        Le riche apprit de grandes leçons en enfer, mais pour sa condamnation.

d)        Notre comportement présent vis-à-vis de l’Evangile nous garantit-il le bonheur du ciel ?

 

L’Evangile Eternel est une marche de la voie sortie de l’éternité et qui traverse la création en direction du lieu de sa provenance, savoir l’éternité. Marquant ses empruntes, il se repose dans le cri du témoignage des envoyés venus de l’Eternel, Dieu de toute éternité qui confie sa pensée au Saint Esprit dans le seul but de « manifester » sa miséricorde avant que sa gloire ne soit donné à aucun autre. 

  1. 9.      Selon mon Evangile :

‘‘A Celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles’’ (Romains 16.25).

Lorsque dit selon son Evangile, il ne parle de son message personnel, mais le message de Jésus Christ qui lui a été divinement révélé, qui est une bonne nouvelle à la lumière des mauvaises nouvelles du jugement. Paul avait été choisi, mis à part pour annoncer le message de la bonne nouvelle du salut aux païens. C’est la nouvelle de la grâce de lui qui lui a été faire, lui persécuteur non seulement d’être pardonné, mais d’être appelé à l’apostolat et d’avoir sans avoir été parmi les douze Apôtres, trouvé grâce aux de Dieu qui lui a révélé plusieurs mystères concernant le peuple juif et les non juifs qui deviennent égaux en Christ dans le salut qui est un don du ciel. Plusieurs autres mystères lui sont révélés et il a fait de cet évangile une application pour sa vie, lui permettant de régler tous les axes et aspects de sa vie. Cet Evangile ordonnait non de s’attacher aux autres pour s’attirer la faveur de Dieu, mais de considérer uniquement l’œuvre parfaite accomplie à la croix une fois pour toute pour le salut de quiconque croit. Paul, juif d’origine prêchait et observait ce qu’il prêchait. Les autres (Pharisiens et Scribes) par contre disent et ne font pas (Mt 23.2-7). Effectivement, la Bonne Nouvelle a un grand impact pour ceux qui la reçoive :     

-       « Mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi » (Rom 16.26)

-         «Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.» (1 Cor 1.17).  

       Pour nous qui servons Dieu :

                          a)      Quel est notre évangile ?

b)            Observons-nous ce que nous prêchons ?

c)             Notre évangile est-il de Dieu ou des hommes ?

d)            Osons-nous appeler l’Evangile de Dieu notre évangile ?

L’Evangile de Dieu est notre Evangile lorsque nous l’avons accepté et la visons au complet.

 

10.  Un autre Evangile :

‘‘Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passé à un autre évangile’’ (Gal 1.6).

Cet évangile est une perversion de la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce de Dieu. Cette forme d’évangile pollué enseigne que l’on peut se passer de la sainteté une fois qu’on est sauvé car Dieu a pardonné tous nos péchés passés, présent et avenir. Par conséquent, tout acte mauvais que nous pouvons poser est d’avance pardonné, même si une confession n’est pas faite. Il enseigne aussi qu’on peut être sauvé par d’autres moyens que la grâce de Dieu, par exemple par ses propres efforts. Il enseigne par ailleurs que tous ceux qui sont sauvés ne doivent plus souffrir de la maladie, de la pauvreté et d’autres maux. Cet évangile est communément appelé « l’évangile pollué, dilué, corrompu, de prospérité et souillé ». Un autre évangile est aussi ces pratiques honteuses que nous rencontrons aujourd’hui partout mélangeant syncrétisme et mysticisme religieux. Les nouveaux ministères de délivrance qui donne priorité aux démons n’ont rien à voir avec l’Evangile du salut. Nous devons retenir que :

 

« Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Nous l’avons dis précédemment et je le répète à cette heure : Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal 1.7,9).

 

CONCLUSION : Quel amour ! Quelle merveille ! De la part de notre Dieu qui envoya Son fils unique Jésus-Christ mourir sur la croix pour nos péchés. Cet exemple de l’amour résume le bien fondé de notre existence sur terre. Alors qu’as-tu, fais de Jésus sur la croix ? Là où il y a la discorde, peux-tu  apporter la  paix ? Là où  il y a la tristesse peux-tu apporter la joie ?  Peux–tu sacrifier ton argent, ton temps, ton enfant, bref, tout ce que  tu as comme bien pour le Seigneur ? Mais saches que le Seigneur a besoin de toi pour la croissance de son Eglise selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur,  ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » (Marc 12.30). A cause de l’amour de Dieu que véhicule l’Evangile dans ses multiples aspects, les sauvés entrent dans une nouvelle dimension selon qu’il est écrit : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9). Toutefois dans notre service pour la cause de l’Evangile, sachons que Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

 

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. 99 58 65 05 / 22 12 34 72

 

 

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LES ANCIENS ET LES DIACRES DE L’EGLISE LOCALE

26 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

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Dans le Nouveau Testament les Conducteurs de l’Eglise locale étaient plusieurs dans chaque ville.

C’étaient des Anciens qui, sans être « Pasteurs » dans le sens du Ministère générale dans l’Eglise Corps  de Christ, jouaient localement les rôles de :

Anciens : qui n’est pas nouveau converti, mais  d’une longue et profonde expérience chrétienne et spirituelle.

 

Presbytre : Administrateur ou mieux coordinateur

Evêque  : Surveillant pour bonne marche et ordre.

Berger ou Episcope : Exerçant la cure d’âme

 

Choisis par l’Eglise entière, ils servent sous le contrôle et la surveillance des Ministres ordonnés de l’Oeuvre générale.

Mais les sacrificateurs étaient en petit nombre, et ils ne purent dépouiller tous les holocaustes ; leurs frères les Lévites les aidèrent jusqu’à ce que l’ouvrage fut fini  (2Chron 29.33-35).‘‘Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, intègres, ennemis de la cupidité ; établis-les sur eux’’ (Exode 18.21)

 

Une œuvre excellente : 

« Pour le service de la maison de l’Eternel» (1Chro.23 :24-32 ; 2 Chro.29 :31-36 ; Exo.18 :13-27 ).

 « Maintenant écoute ma voix je vais te donner un conseil , et que Dieu soit avec toi ! »

 

Ministère don de Christ : 

Sois l’interprète du peuple auprès de Dieu, et porte les affaires devant Dieu. Enseigne-leur les ordonnances et les lois ; et fais leur connaître le chemin qu’ils doivent suivre, et ce qu’ils doivent faire.

 

Nominations des Anciens bien choisis : 

Choisis parmi le peuple les hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité, établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.

 

Leur Service : 

Qu’ils jugent le peuple en tout temps ; qu’ils portent devant toi les affaires importantes ; et qu’ils prononcent eux-mêmes sur les petites causes.

 

Leur rôle d’aide :

Allège ta charge et qu’ils la portent avec toi.

 

Liaison avec le Seigneur, seul Directeur : 

Si tu fais cela, et que Dieu te donne des ordres.

 

But : Tu pourras y suffire, et tout le peuple parviendra heureusement à sa destination.

Service organise bien coordonné : 

Le service s’organisa et les sacrificateurs (Ministères ordonnés) et les Lévites Anciens ou aides) occupèrent leurs place, selon leurs divisions, d’après l’ordre du roi (2 Chron. 35.10).

Sur ta Parole : (Psaumes 139.139-140)

 

C’est vraiment une œuvre excellente que la participation efficace de tout le peuple de Dieu bien disposé à l’œuvre du Seigneur (2 Chron. 29.36), pourvu que ce soit d’après leurs divisions, chacun selon ses fonctions (2 Chron. 31.2), chacun pour sa part (1Cor. 12.27), personne n’ayant pas de lui-même une très haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi (ou du don de Christ que Dieu a départis en chacun :

-          Tous les membres  n’ont pas la même fonction.

-          Nous formons un seul corps en Christ…que celui qui a … qui est …. s’attache à son …

-          mais que, professant la vérité  dans la charité, nous croisions à tous égards, en celui qui est chef,

Christ. C’est de Lui, et grâce à tous les liens de son assistance que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement, selon la force qui convient à chacun de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité (Eph. 4.1-16)

 

D’après l’ordre du roi : (2 Chron. 35.10) 

Jésus a dit : Je bâtirai mon Eglise, (sur terre) et même… La cité (céleste ) qui a de solide fondements, celle dont  Dieu est l’architecte et le constructeur  (Héb.11.10,14-16). Ainsi nul homme ne peut se donner la fantaisie d’organiser le service de la maison de Dieu  autrement, et s’attendre à réussir,  à moins de faire ce qui est bien, droit et vrai, devant l’Eternel Dieu (2 Chron. 31.20-21).Notre fidélité à Dieu est aussi prouvée dans le fait d’organiser soit l’Eglise locale, soit l’œuvre de Dieu à tout niveau, d’après le modèle  révélé par Lui-même une fois pour toutes sur la montagne de la connaissance et de la sagesse de l’Eternel (Tout le conseil de Dieu dans sa Parole) d’où nous pouvons être enseigné sur ses voies (Michée 4.1-2).

Dieu n’a rien laissé pour être fait selon (notre volonté). « Tu as prescris tes ordonnances pour qu’on les observe avec soin »(Psaumes 119.4).

Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie ? Ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? Si quelqu’un croit être Prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore. L’Apôtre Paul, comme un sage architecte dans 1 Cor. 14.36-38.

 

Ils firent ainsi Exode 39.42-43 : 

Moïse choisit des hommes capables des Anciens du peuple d’Israël (Exode 18.21-22). Les chefs des vaillants hommes qui étaient au service de David et … l’aidèrent avec tout Israël …les prêtèrent leur secours (1Chron. 11.10 et 12.1).

Les Sacrificateurs étaient en petit nombre … leurs frères les Lévites, les aidèrent jusqu’à ce que l’ouvrage  fut fini  (2 Chron. 29.34). Barnabas et Saul, envoyés par le Saint–Esprit, arrivaient Jean pour aide (Act. 13.4-5). Le Seigneur a donné au corps de l’Eglise des ministères pour le perfectionnement des saints et l’Edification du Corps de Christ (Ephe. 4.:11-12). Ces ministères « choisis et établis » par Lui ont une mission itinérante dans toute l’étendue de l’Oeuvre. Ils doivent aller (Jean 15.16) et ne pas être des paresseux à se mettre en marche pour aller (Juges 18.89). De ce fait, surtout dans l’œuvre locale, il est indispensable d’avoir dans chaque ville des Anciens (aides, homme vaillants, lévites) pour maintenir le « troupeau » qu’on remettra à leur garde et dont ils auront soin (Nombres 8.20-26). De ce fait les Anciens n’ont point de ministère itinérant, mais des fonctions dans la tente d’assignation pour le service uniquement local (Nombres 4.3,4,15,23,30,33,37,39,41,43,47). En outre ils doivent être bien choisis par les ministres. Ils exercent aussi leurs fonctions sous la surveillance des « ministres ordonnés » (Nombres 4.15-16,19,27 ; 28.33). 

Qui est Anciens ?

 Un Anciens en général est un vieillard par rapport à l’âge, avec un grand nombre des années (Job 32.6-9 ; 1 Pierre 5.5 ; 1 Tim. 5.1-2). On reconnaît ainsi les Anciens dans toutes les classes sociales  (Es.37.1-2).

Selon Dieu, c’est aussi une personne avec une profonde expérience  spirituelle dans les choses de Dieu (Psaumes 119.98-104). Mais dans la Parole de Dieu, il y a différentes catégories d’Anciens :                                  

A-  Dans l’Eglise : 

1)   Ancien disciple, qui soit de longue date dans la foi par rapport aux autres disciples, ou qui soit aussi plus expérimenté que les autres (Act.21.15-16 ; Mat 10.11-13 ; Luc 10.5-7. C’est l’opposé d’un nouveau converti (1 Tim. 3.6).

2)   Les Anciens de l’Eglise, qui sont des Anciens disciples (et non nouveaux convertis) à qui on donne la charge de surveiller l’Eglise ou une partie, et cela pour parer à l’absence ou l’insuffisance des ministères réguliers chargé de l’Eglise (Act 20.17,28,29-31).

3)   Anciens, Ministres de Dieu : Dans 1Pierre 5.1, l’Apôtre se présente aussi comme Ancien comme les autres Anciens qui sont parmi vous. Et l’Apôtre Jean se présente comme Ancien en écrivant à Kyria et Gaius.

       B - Dans La Cité Céleste : 

 L’auteur de l’Epître aux Hébreux dit au Chapitre 12.22-24 que l’Eglise sur la terre est liée à tout ce qui est au ciel comme un tout coordonné. Entre autre, affirme t-il, nous nous sommes reprochés… de la cité de Dieu vivant, la Jérusalem céleste,… de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux… des esprit des justes parvenus à la perfection, de Jésus… médiateur de la nouvelle alliance …Ainsi notre ministère terrestre est lié au ministère céleste, avec, dans le cas du concept d’Ancien, nous avons :

1)   L’Ancien des jours : dont parle le texte Dan 9.7-10,13-14,21-22

et qui est l’Eternel qui existe de toute éternité (Ps.93.1-2), et que mille milliers servent et dont dix mille millions se tiennent devant sa présence : tous les peuples, toutes les nations et les hommes de toutes langues à son service éternel. Ici, toute tentative de recherche d’homme, de révérence, de généalogie s’avère présomption mesquine et vaine gloire.

2)   Les 24 Anciens :  assis autour du trône de gloire, dans le ciel et qui font allusion aux chefs des douze tributs d’Israël (semence du peuple de Dieu) et douze Apôtres de l’agneau (prémisse des ministres de L’agneau)

 

Attention a la confusion :

Voilà pourquoi dans Jér.19.1 il y a cette distinction qu’il faut comprendre pour ne pas confondre

a)   les Anciens du peuple (dans le sens 1) d’où on choisissait des hommes « Anciens » devant « aider » les sacrificateurs (Nombres 11.16, 21,24 (dans le sens 2)

b)   les Anciens des sacrificateurs (dans le sens 3)

voilà pourquoi selon Ex.18.25 ceux que Moïse choisit, il les appelle « Chefs c’est-à--dire Anciens » du peuple. Si on ne prend pas la peine d’examiner les Ecritures, on se trouve facilement dans une telle confusion comme le dit Prov. 18.13. Voilà pourquoi quelques fois on enseigne se qu’il ne faut pas enseigner pour faire plaisir aux hommes et pour un gain honteux, trafiquant la Parole de Dieu pour le service de son propre ventre  et cela sans tenir compte de l’enseignement reçu (Tit 1.10-11 ; Rom 16.17-20). Comme on ne doit pas confondre, selon Eph 4.11, par exemple :

 

-          les ministères de Prophètes à un disciple exerçant le don de prophétie

     (1 Cor.12.10 ; Rom.12.6).

-          le ministère d’Evangéliste à l’activité des disciples qui annoncent avec succès l’Evangile (Actes 8.1-4 ; 11.19-21) Psaumes 68.12 Luc 2.36-38

-          le Ministère de Docteur à l’enseignement transmis aux autres chrétiens par les plus fidèles et capables parmi eux sous les directives des Ministres de la Parole (2 Tim 2.2).

-          le ministère de Pasteur (Ministre don de Christ Col .1 :17) que l’Ancien Testament appelle « sacrificateurs » au service de « garde » des Anciens « nommés » dans l’Eglise (1Pierre 5.2 ; Act.14.23) et que l’Ancien Testament appelle « Lévites ».

 

Il ne faut jamais dire que les Anciens sont des Pasteurs ou que les Pasteurs sont des Anciens. On ne pouvait pas faire cette confusion entre Sacrificateurs et Lévites. Cette arrogance coûta la vie à Koré avec 250 des Lévites qui voulait « le sacerdoce » à tout prix (Nombres 16.1-11,12-50).

 Anciens et Lévites : 

 L’Ancien de l’Eglise du Nouveau Testament a beaucoup d’équivalence aux Lévites de l’Ancienne Alliance (lire Nombres 3) :

 

1)   Les Lévites n’étaient pas de la famille d’Aaron (Sacrificateurs v.2-4)

     v.5. Ils étaient leurs aides.

2)   Les Lévites étaient pris du milieu des enfants d’Israël à la place des premiers née (v.12).

3)   Les Lévites étaient sous la responsabilité du Sacrificateur (v.5,9 et 8.22).

4)   Les Lévites avaient soin de ce qui était remis à leurs garde (v.7-8 et 8.19).

5)   Les Lévites étaient limités au service de la tente d’assignation et ne s’approchaient pas du sacerdoce du sanctuaire ni de l’autel (v.18.3-4).

6)   Ils étaient surveillants, gardiens des seuils, portiers et chantres (1Chron. 9.14-30).

 

Les Anciens de l’Eglise d’aujourd’hui ont la même origine et jouent le même rôle que le Lévite de l’Ancienne Alliance. Ce sont des aides pour les ministères établis chargés de toutes « les petites causes » des Eglises locales (Actes 13.5 ; Ex. 18.21-22).

 Anciens et premier nés : 

 En Israël, les Lévites étaient pris du milieu des enfants d’Israël, de tous les premiers-nés » équivalent (similaire) des « Anciens disciples » aujourd’hui (Nombres 3.11-13 ; Act. 21.16). Le premier né était distingué comme « prémices de la vigueur » de son père (Gen 49.3). Il recevait une double portion de l’héritage de son père (Deut. 21.15-17). Alors il pouvait après la mort de ce dernier le remplacer comme sacrificateur dans le sanctuaire de la famille (Job 1.5). Voilà ce que doivent être en réalité tous les Anciens disciples du peuple de Dieu  aujourd’hui :

a)    être les prémices de la vigueur spirituelle dans l’Eglise

b)   jouer le rôle de « sacrificateur local » dans le sanctuaire de famille, l’Eglise locale.

 Hommes parmi les Anciens du peuple :

 

Moïse devait choisir 70 aides « hommes des Anciens d’Israël » absolument. Voilà pourquoi nous devons aujourd’hui ne choisir des Anciens que parmi les Anciens disciples, premiers-nés, prémices (Ex 24.1,9 ; Nombres 11.16,21,24).

 

Afin que tu mettes en ordre :

 L’une des chose que Tite devait mettre en ordre en Crête et Timothée à Ephèse c’est la charge des Anciens comme conducteurs spirituels, Evêque ou Surveillant des Eglises locales « dans chaque ville » (1Tim. 3.1-7 ; Tite 1.5-9). Epaphras était Pasteur  (et non Ancien) à Colosse. A ce titre l’Apôtre Paul l’appelle « fidèle ministre de Christ, Serviteur de Jésus Christ », titre qu’il ne donne pas aux Anciens de l’Eglise » d’Ephèse (Act. 20.17, Col 1.7 ; 4.12). De même  Archippe était Pasteur « et non Ancien » à Laodicée (Col. 4.16-17). Et l’Apôtre les appelle tous deux ses compagnons de service, de combat comme il appelait souvent d’autres ministres de Christ (Col 1.7 ; Philémon 1-2 ,23-24) (comparer 1Cor 1.1 ; Phil 1.1 ; 1Thess. 1.1).

 

COMPARAISON DES DEUX SERVICE

 

LE Pasteur

L’Ancien

a)    Ministre par vocation reçue dans le Seigneur (Héb.3.1-6 ; Col 4.16  Act. 26.19-20 ; Jér.15.15-16

b)   Captif « don » à l’Eglise Corps de Christ  (Eph 4.7-11)

c)    Ministère itinérant (Act.18.24-28 (Esd 7.1-6, 1 Cor 16.12, Act 11.29-30)

d)    Enseignant dans toutes les Eglises 1 Cor. 4.17

e)    Chargé d’enseigner 1Tim 2.7

f)     Sous le contrôle majeur du Seigneur 1 Cor 4.1-5

a)    Charge reçu par nomination Act.14.23

b)   Etablit dans l’Eglise locale dans chaque ville (Tite 1.5)

c)    Service localement fixe « pour vous » (Col 1.7) « parmis vous » (1ier 1.5)  « dans chaque ville » (Tite 1.5)

d)   Se sont des portiers à chaque porte pour la garde, pour le service du temple  (Jn 10.3, 1Chron.26.12-13 2Chron 35.15. Le troupeau sous leur garde (1Pier 2.5, Prov. 27.23)

e)    Travaille (à la prédication et à l’enseignement comme attaché à la vrai Parole telle qu’elle a été enseignée (1Timt 5.17 , Tite 1.9).

f)     servent selon les directives des Ministres de la Parole (1Timt.1.3-4, 5.17-25, Tite 1.5, 1 Cor. 4.8).

 

 Paître  le troupeau de Dieu :

 

Ainsi donc un Ancien de l’Eglise (entendez servant dans l’Eglise locale) est un Ancien disciple nommé avec d’autres comme ‘‘EVEQUE’’  qui signifie ‘‘SURVEILLANT’’.

Veillez au maintient au maintien en équilibre spirituel la vie et l’action du troupeau, ainsi que l’indique les différents textes : Actes 20.28-31 ‘‘prendre garde aux loups, à l’hérésie, à l’apostasie’’ (Tite 1.9), Exhorter, réfuter les contradicteurs (Héb 13.17, 7), veiller sur les âmes :

 

-          Comme berger pour :

1.   Conduire sur la bonne voie (Esaïe 30.20-21 ; 35.8-10 ; Hébreux 13.7 ; 1 Thess 5.12)

2.   Diriger selon la Parole de Dieu (Ps 11.1-7 ; 1 Tim 3.1-7).

3.   Prendre soin (Ps 23.3-6 ; 1 Chron. 23.26-32).

-          Comme Econome pour :

1.   Donner la nourriture  (Tite 1.7 ; Luc 12.42-43)

2.   Selon le trésor de la saine doctrine (Mt 13.52 ; Tite 2.1)

-          Comme conducteur pour :

1.   imiter leur foi agissante avec les œuvres (Héb 13.7)

2.   rendre parfaite (Jacques 2.14-26)

 

Diversité d’opération d’Anciens :

 

Que les Anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un grand honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement (1 Tim 5.17). D’après le texte, il est certain que tous les Anciens n’avaient pas le même rôle dans l’Eglise primitive. On peut alors comprendre par cela les textes tels que : Rom 12.3-8. Tous les membres n’ont pas la même vocation. Nous avons des dons différents :‘‘que celui qui est appelé au ministère (service) s’attache à son ministère (service). 1 Pierre 4.10-11 ‘‘que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu’’.

 

LES LEVITES DE L’ANCIEN TESTAMENT :

 

Dans l’Ancienne alliance, les Lévites étaient ‘‘propre à exercer quelque fonction et servir de porteurs dans la tente d’assignation’’(Nombres 4.46-47). 

Et quand, le temple était construit, il n’avait plus à ‘‘ porter’’ le tabernacle… Ils avaient à prendre soins des parvis et des chambres ». Et à travailler à la purification de toutes les choses saintes, des ouvrages concernant le service de la maison de Dieu ».

Ainsi, ils étaient employés au service de la maison de l’Eternel ( 1Chro 23.24-32) entre autres :

-          Le service dans le  lieu Saint (arrangement, ordre, nettoyage, couverture) sans toucher aux choses saintes « de peur qu’ils ne meurent » (Nom 4.4-15)

-          Le service du parvis tout autour de l’Autel et du tabernacle (Nom 4.26)

-          Le service dans l’enceinte du temple (Nom 4.32) lire aussi le condensé dans 1Chron 23.28-3.

 

LES ANCIENS DU NOUVEAU TESTAMENT

 Dans L’Ancien Testament, les sacrificateurs étaient seuls au service de l’Eternel, aidés par les Lévites au service de la maison de l’Eternel. Tout le reste du peuple étaient les bénéficiaires, sauf qu’ils étaient souvent sollicités à « donner volontairement » ce qui était utile pour les sacrifices et les fêtes.

Dans le Nouveau Testament, les ministres-don (sacrificateurs) sont chargés du perfectionnement des saints « en vue de l’œuvre du ministère (service) Eph 4.11-12.

Ils sont assistés par les Anciens qui « dirigent » les fidèles dans différents domaines

(1 Thess 5.12-13)…. Ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent… (1Tim 5.17). Que les Anciens qui dirigent…. Leurs travail est, entre autres :

     -Diriger les assemblées locales en conduisant et prononçant sur toutes « les petites causes »  (Ex 18.22 ; 2 Chron 19.11)

-   Diriger les groupes et équipes de service chrétien de tout genre en vue d’une bonne coordination et pour le bon ordre  (Col 2.5).

A noter que le service chrétien d’une Eglise locale s’étend dans les domaines suivantes en général :

a)    Responsabilité administrative d’organisation.

b)   Adoration, Culte et Réunions

c)    Education chrétienne biblique

d)   Evangélisation

e)    Chant et Musique

f)     Service social

g)    Participation à l’œuvre missionnaire

h)   Charge financière

 

Pour tout ceci il faut des « Conducteurs » (Héb 13.7), pour que tout soit bien fait et en ordre, chacun pour sa part. C’est aussi pour cela que les Anciens (comme avant les Lévites) jouent le rôle de : 

 

    -    Surveillant (Evêque) (1 Chro 34.12)

-          Gardiens de service de l’Eglise (1 Chron  9.26 et 26.12)

-          Autres : secrétaires, commissaires (de contrôle), portiers (1Chron 23.4-5 ;

     2 Chron 34.13) 

 

SOUS LES ORDRES DES SACRIFICATEURS

Le travail des Lévites de l’Ancien Testament était supervisé non par un grand sacrificateur, mais sous la direction des sacrificateurs : (Nomb 4.28 et 33 ; 1Chron 23.28 et surtout Nomb 7.4-8, lire surtout Nom 3.5-10).

Ils étaient aussi chargés « d’indiquer à chaque lévite le service qu’il devait faire » (Nomb 4.49). Et tout devait être fait selon « l’ordre de l’Eternel par Moïse (Nom 4.49).

 

Le service des Anciens du Nouveau Testament était établi « selon les instructions des Apôtres » (Tite 1.5) et supervisé par les ministères-don exerçant leur ministère dans toutes les Eglises locales (Actes  13.1 ; 21.17-18 ; II Cor 12.18) Comparez Phil 1.1 et 4. 2-3. Dans cette lettre, les Evêques (Anciens) et Diacres ne sont pas « le fidèle collègue » ni les « compagnons d’œuvre » de l’Apôtre, qui sont aussi mentionnés dans cette lettre.

 

         FORMATION, EQUIPEMENT DES ANCIENS

 

Lire Actes 20.17-35 (Nom 4)

Seulement les lévites de l’Ancien Testament étaient chacun à son service et à sa charge qui lui étaient imposés (Nom 4.15,19). Ils devaient aussi recevoir de Moïse et Aaron les instructions relatives à leurs fonctions et leurs limites, pour éviter toutes erreur (Nomb 4.16-20 ; 1Sam 6.13-19 ; 1 Chron 13.9-10) lire spécialement II Chron. 35.3-6. Dans Actes 20 nous avons l’essentiel des instructions qui doivent être données aux Anciens pour formation adéquate pour leur service :

 

1)   Enseignement de tout ce qui est utile pour ne pas enseigner ce qu’il ne faut pas enseigner et réfuter les contradicteurs (v.18-21  Tite 1.9-11)

2)   La marche par l’Esprit (v.22-23)

3)   La consécration au service (v. 24=

4)   Tout le conseil de Dieu : doctrine et pratique (v. 25-27)

5)   Vigilance et soins du troupeau (v. 28-31)

6)   Maintenance dans la Parole et la grâce de Dieu  (v.32)

7)   Travail pratique, manuel au service de Dieu (v.33-35)

8)   Vie de prière (v. 36)

9)   Compassion de l’ouvrier avec Dieu (v.37-38)

 

RECOMMADATION DES ANCIENS 

Lire Nombres  8.5-26

Avant la consécration, les Lévites de L’Ancien Testament étaient préparés pour être propres et dignes de leur service.

- Ils étaient purifiés…….. (v.5-19)

- Ils étaient une classe séparée du peuple…(v.14 seul)

- Ils étaient présentés devant l’Eternel par Aaron (et non par Moïse) qui les fit tourner de côté et d’autre comme une offrande devant l’Eternel (v.21)

 

Ainsi donc pour leur consécration :

 Moïse donnait les instructions reçues de l’Eternel (v.3,5,20-22)

1. Moïse et Aaron les choisissaient (Nombres 4.34-37)

2. D’après ces instructions toute l’Assemblée des enfants d’Israël poseront leur mains sur les Lévites (en signe d’accord et de respect à leur titres) (v.9-10)

3.  Aaron et ses fils seuls les consacraient au service qu’ils allaient accomplir sous leur direction (v.11-13) 

Tout ceci est rassemblé dans la seule indication concernant les Anciens (Actes 14.23) :

 

a)    les Apôtres ‘‘firent’’ nommer des Anciens, c’est-à-dire ‘‘donnèrent des instructions à suivre’’

b)   l’Eglise des fidèles les nommèrent

c)    la prière et le jeûne étaient pour leur préparation

d)   la recommandation était leur consécration.

 

IL FAUT DONC QUE L’EVEQUE SOIT :

 

-          N’impose les mains à personne avec précipitation (1 Tim 5.17-25)

-          L’appartenance à la famille des enfants de Lévi et les qualifications des lévites résumées dans le problème d’âge pour tous ceux qui sont propres à exercer quelque fonction dans Nombres 4.1-3 et 8.23-26 étaient les qualités suffisantes pour être consacré. Ceci, en plus des autres défauts qui devaient disqualifier tout enfant d’Israël  pour être renvoyé hors du camp d’Israël (Nombres 5).

-          Le Naziréat était la formule comme à l’image d’une vie consacrée à l’Eternel (Nombres 6).

 

Pour les Anciens du Nouveau Testament, les qualités et les qualifications sont résumés dans plusieurs textes et entre autres : 1 Tim 3.1-7 ; Tite 1.5-16 ; 1 Tim 5.17-25 ; 1 Pierre 5.1-11.

 

‘‘Je t’en conjure devant Dieu, devant Jésus Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention et de ne rien faire par faveur’’ (1 Tim 5.21).

 

 

 LES DIACRES :

 

Ce sont aussi des Anciens spécialement chargés de l’Administration des biens matériels de l’Eglise locale :

 

-          Ils sont chargés de la collecte des biens réguliers de l’Eglise, des Dîmes et Offrandes, mais aussi de tous les dons volontaires de tout genre.

-          Il sont chargés de la distribution pour l’œuvre de Dieu, les Serviteurs de Dieu, l’Eglise locale.

-          L’œuvre sociale sur la base de l’encadrement des veuves et des pauvres est faite par l’Eglise et surtout sous leur direction.

-          Les Diacres étant aussi d’abord des Anciens, peuvent aussi jouer ce rôle dans l’Eglise locale selon le besoin et la nécessité

 

Qu’est-ce que le Diaconat ?

 

Dans Actes 4.34-37 il y avait dans l’Eglise de Jérusalem un service spécial ‘‘de distribution’’ des biens rassemblés par le peuple. Dans Actes 6.1-3, ce service a nécessité des responsables spéciaux en dehors des Ministres de la Parole. Dans Romains 16.1-2, l’Apôtre Pal parle de ‘‘donner à plusieurs fidèles et aux Serviteurs de Dieu’’.

Ajoutons à ceci le rôle que jouaient les Lévites et ceux spécialement de ‘‘gardiens du seuil’’ ou portier. La collecte d’argent pour divers usages dans la maison de Dieu (2 Chron 34.8-12)

 

Les Diacres qui ont don de secours :

 

Les Diacres sont des Anciens spécialement chargés de l’emploi des ‘‘fonds’’ matériel de l’Eglise locale. Dans l’Ancien Testament, c’étaient certains Lévites qui étaient chargés de l’intendance des offrandes de la dîme et les choses saintes, ainsi que de l’intendance des dons volontaires faits à Dieu (2 Chron 31.11-14).

Ils étaient aussi chargés de la distribution à tous ceux que cela concernait (2 Chron 31.15-18). Il y avait de tels Lévites dans chaque ville pour ce rôle (2 Chron 31.19).

 

DIACRE ET ANCIEN

 

Les Diacres sont choisis au même niveau spirituel que les Anciens de l’Eglise

                                       Actes 6.3-5

                                       1 Tim 3.1-7 ……l’Evêque…

                                       1 Tim 3.8-13……les Diacres aussi

 

Ainsi les Diacres conservateurs de la foi peuvent aussi quand c’est nécessaire :

-          parler du Seigneur comme Etienne (Actes 6.8-14)

-          prêcher Christ comme Philippe (Actes 8.5-8)

 

Exercice du ministère de Diaconat :

 

1. Intendance (comme Econome de Dieu)

-          Rassemblement ou collecte de dîmes, offrandes

-          dons divers faits au Seigneur

2. Surveillance des biens de l’Eglise

-          Les Diacres font partie du Comité de Surveillance de tout le matériel de l’Eglise (Néh 13.12-13)

-          Ils ont de Dieu le don de secourir (1 Cor 12.28)

3.  Distribution

-   aux nécessiteux (selon les besoins)

-          Dans l’Eglise (service et entretien)

-          Dans les ministères donnés à l’Eglise

-          Dans l’Oeuvre de Dieu

-          Soins des nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, etc.)

4. Ministère d’Eglise locale

-          Les Diacres exercent ‘‘leur ministère’’(service) dans l’Eglise locale ‘‘dans chaque

     ville’’ (2 Chr 31.19).

    Les Diacres exercent dont leur ministère dans une localité seulement. On peut

    être Diacre dans une Eglise locale, cependant, dans une autre ville où on va, on

    ne peut prétendre user des même privilège.

    Les Diacres gardent le respect qui leur est dû s’ils restent fidèles comme le

    présente la recommandation de l’Apôtre Paul à la Diaconesse Phoebé (Rom 16.1-2).

5. Les femmes aussi

-  Les femmes aussi peuvent exercer le ministère de diaconesse (1Tim 3.11 ; Rom 16.1-2)

6. Recommandation des Diacres

-          Leur consécration se fait au même niveau que les Anciens (Actes 6.3,6 ; 14.23) Néh. 12.44-45

 

Nous ne devons pas ignorer au point de négliger les dons que le Seigneur place dans certains des membres fidèles de l’Eglise et que souvent, on ne considère pas comme cela se devrait. Certains membres de l’Eglise peuvent exercer certains dons spirituels sans qu’ils soient pour cela des Ministres de Dieu comme tels (1 Cor 12.28b ;  Rom 12.8) :

-          Le dons de miracles se manifestent souvent chez des hommes et des femmes de prière.

-          Le don de gouverner qu’on souvent ceux qui savent mener des groupes et les organiser

-          Le don de guérir

-          Les donateurs qui exercent la libéralité avec miséricorde

-          Les enfants de paix qui exercent la miséricorde

 

On est souvent tenté de penser que toutes ces choses ne peuvent être accomplies que par des Serviteurs de Dieu. Il faut avoir de la préférence pour de tels hommes, dit l’Apôtre Paul, ainsi que pour tous ceux qui travaillent de cette sorte, en particulier ceux qui le font au nom de l’Eglise pour suppléer à l’absence de responsables nommés dans de tel ou tel domaine (1 Cor 16.13-18).

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (237) 77 75 71 60

 

 

 

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LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE

25 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE 

(2 Rois 2. 1-25) 

Lorsque nous lisons l’histoire de l’enlèvement d’Elie et de la double portion que reçut Elisée, nous nous contentons souvent de voir l’apparence sans regarder le fond pour en tirer de véritables leçons spirituelles. Combien prient souvent pour demander que Dieu déverse sur eux la double portion d’Elie ? La course à l’onction est l’ultime désir des Serviteurs de Dieu de cette dernière heure. Il faut l’onction à tout prix disait quelqu’un, même s’il faut passer par la fenêtre ! Le retour aux sources des Ecritures s’impose. Le secret des étapes parcourues par Elisée  pour recevoir la double portion d’Elie mérite notre attention. A travers ces linges, nous ferons chemin ensemble avec Elisée pour bénéficier aussi de l’onction du service pour le service.  

L’appel d’Elisée : 

Après le victorieux et brillant défi du mont Carmel, Elie poursuivi par Jézabel qui en voulait à tout prix à sa vie, demanda la mort à Dieu. Sous le genêt de la mort, la providence divine le conduisit dans une prière de quarante jours devant la face du Très Haut. La miséricorde divine lui octroya de oindre les rois Hazaël et Jéhu, choisir Elisée à sa place pour annoncer le jugement de Dieu sur le peuple.

Les instructions données à Elie relatives au choix d’Elisée furent : « Tu donneras  l’onction à Elisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola, comme prophète à ta place » (1 Rois 19.16)  

Réponse d’Elisée à l’appel divin 

Elie s’empressa d’exécuter l’ordre de l’Eternel en se dirigeant vers Hazaël, Jéhu et Elisée pour accomplir la mission qui lui avait été confiée. Qu’en est- il de nous aujourd’hui face à l’obéissance ? Cette obéissance est aussi frappante dans la manière dont Elisée répondit à l’appel de Dieu «  Elie passa prés de lui et jeta son manteau sur lui. Elisée abandonna ses bœufs, couru derrière Elie et dit : Je vais embrasser mon père et ma mère et je te suivrai »

De ce départ, dépend la suite de la marche jusqu’à l’octroi de la double porion de l’onction d’Elie. 

  1. La consécration d’Elisée  

« Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Elie et fut à son service » (1 Rois 19.21). Elisée d’après le texte était le chef de l’entreprise familiale. Douze paires de bœufs expriment l’ampleur de la ferme familiale et de l’importance de l’activité d’Elisée sur le plan structurel, organisationnel et de la gestion des personnes. Ceci témoigne qu’Elisée était un homme  robuste fort. L’empressement à abandonner la charrue de bœufs qu’il utilisait pour labourer, pour aller obtenir l’accord en vue d’un éventuel retard montre sa promptitude à répondre à l’appel et caractérise sa disponibilité au service de Dieu.

Frère, comment avait été ton appel ? En as-tu vraiment eu ? En avais-tu réagi positivement, ou avais-tu posé de la résistance ? Ta chute ne vient-elle pas d’un mauvais départ pour le ministère ?

Sitôt l’accord obtenu, Elisée revint vers sa paire de bœufs, non pour continuer le travail, mais pour signifier à ses ouvriers sa cessation d’activité agricole au profit de son appel à l’œuvre de Dieu. Elisée prit soin de ne pas laisser un désordre derrière lui qui souillerait son passé.

Frère, avais-tu tout mis en ordre avant de t’engager au service de Dieu ? Les réclamations et poursuites ne sont-elles pas à tes trousses comme une punaise sur ton vêtement ?

Pour manifester sa consécration, Elisée sacrifia sa paire de bœufs qu’il fit cuire pour donner en festin au peuple. Puis, il se leva suivit Elie et fut à son service. Au service de son nouveau maître, il ne regarda plus au passé glorieux, mais comme Paul, considérera tout le privilège de son passé comme de la boue à cause de l’excellence de sa vocation. Toute consécration véritable est suivie d’une période de formation. Elisée fut un disciple très assidu derrière Elie son maître. Timothée, fut fidèle disciple derrière Paul. Josué le fut également derrière Moïse.

Qu’en est-il de nous ? 

  1. La période de formation d’Elisée :  

Elisée au service d’Elie ne perdait aucun écart avec son maître. Ceci lui permettait de vivre tout ce qu’Elie faisait. Les conseils qu’il donnait aux rois, les messages qu’il recevait pour le peuple imprégnaient une vie précieuse aux yeux d’Elisée.

Quelques traits de la vie d’Elisée démontrent les aspects saillants d’une vie de disciple modèle :

. Reste ici, lui dit Elie. L’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point, répliqua Elisée. Et ceci à plus de trois fois.

. Taisez-vous, dit Elisée aux fils des prophètes, je sais aussi que l’Eternel enlèvera aujourd’hui mon maître au-dessus de ma tête.

. Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit, dit Elisée à Elie.

. Elisée regardait son maître enlevé et criait : Mon père, char d’Israël et sa cavalerie, saisit alors ses vêtements et les déchira en deux morceaux.

.Il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Retournant pour Jéricho, il s’arrêta au bord du Jourdain, prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, le frappa sur eaux et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Encore, il frappa les eaux qui se partagèrent ça et là et Elisée passa. Elisée appliqua ici la leçon qu’il a apprise de son maître.

  1. Caractéristique de la vie d’Elisée :
    1. Il était un homme très énergique (1Rois 19.19)

Son énergie est caractérisée par la manière dont il labourait, dont il quitta ses bœufs en courant pour rejoindre Elie. On peut conclure qu’il n’était pas un homme paresseux. Le service de Dieu ne veut pas les oisifs, les bavards, les hypocrites etc. ; Mais les hommes qui travaillent. Paul n’a-t-il pas dit : «  Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Nous invitons ces gens- là et nous les exhortons par le Seigneur Jésus Christ à manger leur propre pain en travaillant paisiblement » (2Thess 3.10-12).Cette énergie le préparait pour de lourdes responsabilités, de longues marches, la fermeté dans les décisions et l’accomplissement des vœux.

   b) lorsqu’il a été appelé, a tout abandonner (1Rois 20.21) :  

                  Cette fermeté lui permit d’abandonner le service agricole, convaincu que Dieu pourvoira à ses besoins. Sous orientation d’un homme qui est la recherche des armes spirituelles.

   c) Il a recherché les armes spirituelles (2 Rois 2.9) :

                    Et il dit à Elisée : « Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi ». Qu’il est sur moi, je te prie une double portion de ton esprit lui répondu Elisée. Chose difficile, mais si tu me vois pendant que je serai enlevé cela t’arrivera ainsi, sinon, cela n’arrivera pas lui dit Elie ». L’attachement d’un disciple envers son maître est toujours un signe avant coureur de grande bénédiction.

Jean qui restait couché sur le sein du Seigneur Jésus n’était-il pas le disciple qui a véritablement eu le secret de l’amour et la révélation des choses avenir ? (Jean 13.23)

 Recherchons-nous véritablement les armes spirituelles par une communion authentiquement horizontale et verticale ?

d) Il a parlé avec autorité comme un oracle de Dieu (2Rois 3.16-17) :                  

e) Il a mis toute sa personnalité au service de son œuvre (2 Rois 4.34-35) :

  f) Il a été d’une intégrité sans faille (2Rois 5.16)

  g) Il a vaincu dans l’esprit de la victoire   (2 Rois 6.15-16)

   h) Il fut un homme de vision spirituelle  ( 2 Rois 6.17)

  i)  il était mort en vainqueur          2 Rois 13.14-19)

  j)  Il avait eu une merveilleuse influence posthume  (2 rois 13.20-21) 

  1. Les étapes pour obtenir la double portion de l’esprit Elie

Les différentes étapes parcourues par Elisée pour recevoir la double onction d’Elie sont significatives à plus  d’un titre. Chaque escale en effet explique un stade que le croyant devait atteindre impérativement s’il veut voir sa marche chrétienne stable. 

a.  Guilgal : Signification du nom «  rouler par-dessus, ôter ». L’explication du nom Guilgal rappelle la disparition, grâce à la circoncision de l’opprobre de l’Egypte (Josué (.7-9). Selon l’histoire  Guilgal  est le premier campement des Israélites après la traversée du Jourdain, et leur quartier général durant la conquête de Canaan. Douze pierres commémoratives enlevées au lit du Jourdain furent dressées à Guilgal (Josué 4.19-24).

Nous savons que l’application chrétienne de la circoncision est le baptême ou symbole de la conversion. Sans cette étape très importante qui est la première de la marche en Christ, il est impossible d’avoir une base dans la foi.

Nous voulons vivre la plénitude de la présence de Dieu, mais notre commencement est-il sur Christ le fondement ? Nous pouvons être allés très loin, mais si notre base n’est pas Christ, il est impératif de tout détruire pour rebâtir à nouveau.

Par la circoncision et la traversée du Jourdain, l’Egypte, l’esprit de l’Egypte, les habitudes, les mœurs de l’Egypte ont été séparés de chaque individu par son engagement à une nouvelle vie, celle de Canaan.

Guilgal implique de manière irrévocable, la séparation qui est une doctrine incontournable pour une union réelle avec Christ. 

Qu’est-ce qui nous unis encore à la tradition, aux coutumes, au monde ?

Quels liens héréditaires ont encore un impact sur nous ? 

b.    Béthel : signification de nom « maison de Dieu ».

Dans l’historique, Jacob fut visité à Béthel lorsqu’il fuyait son frère Esaü pour aller à Paddam Aram. Jacob y fit un vœu à Dieu et plus tard il vit l’exaucement. Lorsque Lévi et Siméon occasionnèrent le trouble en coupant les jarrets des habitants de Sichem à cause de leur sœur Dina qui avait été violée, Dieu demanda à Jacob de monter à Béthel.  

« Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Otez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements. Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel; là, je dresserai un autel au Dieu qui m'a exaucé dans le jour de ma détresse, et qui a été avec moi pendant le voyage que j'ai fait. Ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient entre leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles. Jacob les enfouit sous le térébinthe qui est près de Sichem. Ensuite ils partirent. La terreur de Dieu se répandit sur les villes qui les entouraient, et l'on ne poursuivit point les fils de Jacob » (Gen 35.2-5).

Nous réalisons ici qu’après cette action, Jacob et sa troupe montèrent à Béthel, la terreur de Dieu se répandit sur les alentours, produisant la sécurité à Jacob et tous les siens (Gen 35.6).   

Jacob bâtit alors un autel très significatif à Dieu :

« Il bâtit là un autel, et il appela ce lieu El Béthel; car c'est là que Dieu s'était révélé à lui lorsqu'il fuyait son frère » (Gen 35.7).  

Une compréhension profonde nous interpelle à saisir la pensée de Jacob dans cette action posée et l’imiter en conséquence. En effet, Jacob fut très impressionné par le lieu où il avait eu la vision de l’échelle.

Habituellement, nous sommes plus impressionnés par les miracles de Dieu que du Dieu des miracles. Jacob pour ne pas tomber dans ce piège, fait une élévation spirituelle non plus vers le lieu, mais le Dieu du lieu qui prit de l’importance capitale par un tournant décisif dans sa vie et son ministère.  

La Construction des autels inutiles   

Il fut dit à Moïse lors de la construction de l’arche : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne’’ (Héb 8.5).

Tout service que nous faisons pour Dieu doit obéir aux principes, normes et méthodes de Dieu. En un mot, Dieu ne doit pas seulement être celui à qui nous adressons notre œuvre, mais il doit en même temps être le Seigneur et l’auteur de l’œuvre que nous faisons. Tout en effet doit répondre à sa Volonté non permissive, mais souveraine. Ainsi, qu’avons-nous souvent fait pour Dieu à notre manière, en notre temps et principes sans respecter les bases scripturaires ?

Mal faire ce qui devait être bien fait est une malédiction. Celui qui se détourne de ses œuvres est l’ami du destructeur. Celui qui change ses voies et enseigne le mal est maudit (Gal 1.6-10).

« Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, Sa prière même est une abomination » (Prov. 28.9). 

« Le sacrifice des méchants est une horreur, surtout qu’ils l’offrent avec des arrières pensées criminelles »(Prov. 21.27).

Les deux autels de Gédéon  (Juges 6.21-27). Dans sa miséricorde, Dieu visita Gédéon qui trouva grâce à ses yeux. Après que ce dernier ait offert un sacrifice que Dieu agréa, il s’empressa de bâtir un autel à Dieu sur des bases purement humaines, sentimentales ou émotionnelles. Le fait de bâtir un autel à l’Eternel à côté de l’autel de Baal établissait l’Eternel un autre dieu comme le premier qui était déjà vénéré dans le village. Mais dans sa jalousie et sa gloire, l’Eternel demanda à Gédéon de détruire le premier autel avant de bâtir le véritable autel à son honneur. Dans nos vies, il existe aussi plusieurs autels. Puissions-nous les détruire, pour rebâtir un autel agréable à l’Eternel. 

Nous devons revenir sur la base divine en ayant le courage de détruire tout ce que nous avons faussement fait au nom de Dieu ou pour Dieu en rejetant les bases normatives de Dieu dans ses principes. 

N’oublions pas Béthel était le lieu où il y avait une école de Prophètes (2 Rois 2.2).  

c.   Jéricho : Signification du nom « lieu parfumé ». Jéricho était une ville fortifiée.  Les recherches archéologiques donnent cette description de la muraille de Jéricho : 

« Deux murs parallèles de 10 m de hauteur fait de briques chauffées au soleil d’une épaisseur de 10cm, leur longueur variant de 30 à 60cm. Le mur intérieur a une épaisseur variant de 3,70m à 4m et est édifié sur un mur antérieur. Le mur extérieur suivant a une épaisseur de 2m. L’espace qui sépare les deux murs varie de 4 à 9m et en différents endroits les deux murs sont liés entre eux par des murs de briques ».  

Nous comprenons ici l’inaccessibilité de Jéricho. Après l’intimité avec le Dieu de la maison de Dieu, on peut se réjouir de sa protection. En outre, dans tous les aspects de la vie spirituelle, on répand l’odeur de Christ partout où on va.  

Dans l’exercice du ministère, les dons du Saint-Esprit nous accompagnent attestant que Dieu marche avec nous et confirme sa Parole. Le livre de Marc 16.17-18 résume cet aspect de chose comme suit :  

Une foi publiquement témoignée et manifeste a des effets conquérants comme nous l’atteste le texte de Mc 16. 15-18. Le verset 15 est de même signification que Matthieu 28.19 : «Allez, faites des disciples ». 

Un disciple est un élève, un apprenti. Le disciple ou élève a des obligations : 

  •  
    • Mise à part pour les études
    • Connaître le but de ses études
    • Aimer le cours
    • Régularité chaque jour
    • Persévérance devant les obstacles
    • Espérance.

 V. 16 : La foi est incluse dans le baptême et le baptême est inclus dans la foi. Il n’y a pas l’un sans l’autre. « Je me baptise parce que j’ai la foi (à la mort et la résurrection de Jésus, base du salut), et ma foi est manifestée par mon baptême, par lequel je m’identifie à sa mort et à sa résurrection ». 

V. 17 : « Voici les miracles (signes) qui marqueront la vie des croyants » (Version Parole Vivante). 

Ce n’est pas le croyant qui au fond produit des miracles, mais étant mort en Christ, c’est Christ en lui qui fait des miracles.

En mon Nom, ils chasseront les démons  

La chute de l’homme occasionna la rupture de la communion spirituelle avec son Dieu. Sous l’empire de son nouveau maître, Satan, il ne vécut que misère, souffrance et maladie (Gén. 3. 1-19). Par sa foi en  Christ, la vie  du croyant devient miraculeuse par sa résurrection spirituelle. Par Christ, le nouvel Adam, il est ramené au jardin d’Eden où il est désormais comblé et béni de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes (Eph 1.3)

Satan, le tombeur de l’homme a subi une défaite cuisante lors de la grande bataille historique de Golgotha. La mort et la résurrection de Christ ont rendu la vie au croyant ; grâce lui a été faite pour toutes ses offenses : l’acte de condamnation qui subsistait contre lui étant effacé et détruit à la croix. Satan et son  armée sont livrés publiquement en spectacle par le triomphe de Christ, à la croix (Col. 2. 13-15).

Dès lors, Jésus est au-dessus de tout nom qui se peut nommer dans le siècle présent comme dans le siècle avenir, afin qu’au nom de Jésus, tout genoux fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre (Phil. 2. 9-11). 

C’est ainsi que par la foi qui l’engage au baptême, le croyant est fondé en Christ, élevé et assis en Lui à la droite de Dieu dans les lieux célestes, au-dessus de toutes dominations, autorités, puissance, dignité (Eph. 1. 20-23) 

Cette foi étant en Christ supérieure aux puissances  des ténèbres, triomphe du monde, ayant le pouvoir de chasser Satan et ses anges (Luc 9, 1 : Mt 18.18). Un ferme non est dit à Satan et à ses nombreuses prédications silencieuses. 

Comme démonstration de sa foi, le croyant investi de l’autorité, étale en public la suprématie de Christ sur les démons. Christ est éternel vainqueur, au ciel, sur la terre et sous la terre. Il est Dieu.

Ils parleront de nouvelles langues  

La multiplicité  des langues est une suite logique de la rébellion des hommes, qui, dans une entente unique, construisaient leur propre foi en opposition au dessein divin (Gén. 11). Comme salaire à leur péché, Dieu les dispersa sur la face de la terre en confondant leurs langues. Mais par le baptême dans le Saint-Esprit, le mur d’inimitié avec Dieu est brisé, la communion avec le péché rompu, l’homme régénéré    devient la moisson de Dieu (1 Cor 3.9), formant un peuple, une nation sainte, un sacerdoce royal (1 Pierre 2.9) Il n’y a donc plus de barrière linguistique, car en Christ, il n’y a ni juif, ni grec, ni païen, ni esclave, ni homme libre (Gal. 3. 26-28). Ainsi, par la foi, le sauvé parle en d’autres langues selon que le Saint-Esprit qui unit dans le corps de Christ (Eglise Universelle) donne de s’exprimer.

Ils saisiront des serpents   

Le diable se déguisa en serpent pour séduire Eve (Gén. 3.1). Aujourd’hui  encore, il se déguise en ange de lumière (2 Cor. 11.14) ; ses ouvriers en faux apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en Apôtres de Christ (2 Cor. 11.13)   ; ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Cor. 11.15). 

La foi en Christ étant illuminée par le Saint-Esprit, éclairée par la gloire de la parole de Christ, parole de vérité, de justice et de sainteté, discerne spirituellement les ruses du diable, met à nu la duplicité, l’hypocrisie, la malice et dénonce toute incongruité, tout mensonge. Celui qui a cru n’a plus en lui des liens avec le péché, ni les œuvres mortes. Celui-là condamne le mal sous toutes ses formes. Il utilise l’autorité spirituelle pour éteindre les traits enflammés du malin (Luc 10.19 ; Actes 28.3-5 ; Eph. 6.16) 

Il n’est point sous un joug étranger (2 Cor 6.14-16). Il n’a plus de secret avec Satan, mais a un cœur pur. La haine, jalousie, rancune, vengeance, conséquence de Gén. 3.16 sont surmontés par la foi en Christ (1Jn 5.4-5 ; 4.4)

S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal 

Enracinés dans la vérité, il est parvenu à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ; ainsi, il n’est plus enfant, flottant et emporté  à tout vent de doctrine, par la  tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais en professant la vérité dans l’amour, il croît à tout égard en celui qui est le chef, Christ (Eph. 4. 13-15)

Les fausses doctrines, les intoxications, les séductions du péché, les philosophies (Col. 2.18), l’imitation du mal ne l’infecte pas. Il dit  non aux œuvres des ténèbres et les condamne (1Pierre 5, 9 ; Eph. 4.27 ; Jacques 4.7).  IL connaît et maîtrise l’usage des armes offensives et défensives  de la justice (2 Cor. 6.7) 

Boire un breuvage mortel consiste aussi à supporter la souffrance introduite dans le monde par le péché (Gén. 3.17-19) sans se décourager, ni murmurer, se plaindre, accuser, révolter et pécher contre Dieu. 

En effet, ce n’est plus le croyant qui vit, mais c’est le Christ qui vit en lui (Gal. 2.20) ; « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col. 1.27) 

Il examine toute chose et retient ce qui est bon (1 Thess. 5.21). Appartenant désormais à la race royale, il a la vie éternelle en lui (1 Jean 5.13), et ne peut plus venir à la mort. Christ en effet est sa vie (Gal 2.20). 

Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris

Les maladies sont entrées dans le monde par le péché (Gen 3.16). Par sa mort, Christ a porté nos péchés et leurs conséquences comme substitut (Esaïe 53.5). Christ est vainqueur du diable qui est le père de la maladie, le péché en étant la cause ; le croyant a donc le pouvoir de chasser le diable et ses œuvres dans la vie de l’homme que le diable tient captif (Mt. 10.1). Par les guérisons, Christ manifeste sa présence avec le croyant (Mt 28.20 ; Jean 20.21 ; Mt 18,18). 

L’incompréhension de la signification spirituelle du baptême qui est le point de départ de toute vie chrétienne (Marc 16.16) conduit non à un engagement à servir Dieu en esprit et en vérité (Jean 4. 23-24),par le renoncement aux œuvres mortes et le dépouillement du vieil homme (confession détaillée et abandon du péché), mais à un rite, une formalité religieuse qui ne justifie pas Dieu, ce qui rend nul les desseins de Dieu pour une personne (Luc 7. 29-30).  

d.   Jourdain : Signification du nom « Celui qui descend ». Selon les Ecritures, nous comprenons que personne n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu.  

La marche du croyant ne doit pas être en conformité avec la masse, mais spécifiquement conforme aux desseins rédemptifs de Dieu pour chacun. Une séparation de la masse, de l’onction ou de l’environnement dans son sens large du terme, doit nous conduire à la source céleste qui est Christ.  

 

CONCLUSION : 

Pour franchir les quatre étapes prescrites (Guilgal, Béthel, Jourdain, Jéricho) il faut entrer en contact avec le ciel et sa bénédiction.

  1. Il faut s’attacher à la vision céleste (l’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point II Rois 2. 4)
  2. Savoir ce que Dieu révèle et y rester attaché (je le sais aussi taisez-vous II Rois 2.5)
  3. Rester accrocher à son mentor et partager avec lui ses expériences spirituelles (Elie frappa le manteau sur les eaux du Jourdain qui se partagèrent et il y passa avec Elisée II Rois 2.8)
  4. Désirer ardemment les grandes choses (qu’il y ait sur moi, je te prie une double portion de ton Esprit II Rois 2.9)
  5. Etre fixé sans distraction aucune sur l’objet de son cœur (Elisée regardait et criait : char d’Israël et sa cavalerie II Rois 2. 12)
  6. Saisir par la foi et s’approprier ce qu’on attendait de Dieu (et il vit, saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber II Rois 2. 12)
  7. Agir en fonction de ce qu’on est désormais (il en frappa et dit : où le Dieu d’Elie et les eaux se partagèrent ça et là II Rois 2.14)
  8. Garder la vérité et non la réalité (II rois 2 :15-16) 

         52.Elie.Char.de.feu.jpgDr André CHOUBEU 

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. (237) 77 75 71 60

E- Mail : chandre403@gmail.com

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APOSTLES OR BISHOPS ?

24 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

 

 

 

 

APOSTLES OR BISHOPS?

By John Eckhardt

 

 

Introduction

 

With the current restoration of apostles to the Church there is a corresponding restoration of New Testament terminology. As I travel around the world emphasizing this current restoration, I am often asked the difference between apostles and bishops. There is some confusion concerning these two terms that needs to be resolved. Many leaders are opting to use the term “bishop” in describing their ministry. Some have even gone as far as using the term “archbishop”. Some are opting for the term “apostle”.

 

Some will contend that any term is irrelevant. However words and terms are very important in helping us understand truth. Wrong terminology can actually hinder people from understanding important truths that the Holy Spirit is restoring to today’s church.

 

This is true with the historical use of the word missionary. Peter Lyne states “The church for generations has used the term “missionary” to identify those sent out to foreign lands to plant and establish new churches. The Antioch model shows us the importance in releasing apostles for the planting and establishing of new churches. The events of Acts 13:1-4 have profound implications for the church today. So often we have sent the wrong people. At the heart of the church in Antioch was a team of prophets and teachers, but out of this group of five men the Holy Spirit singled out Barnabas and Saul for the wider work of evangelism and church planting. That these men were foundational to the establishing of the church in Antioch is without question. Their intensive program of teaching was a vital key to the development of the church. The contrast with contemporary church life is this. Had they been involved in any one of our churches today, they would have quickly become indispensable! New titles would have to be discovered, like ‘senior pastor’, to identify the importance of their role, and before long, their giftedness would become the cork in the bottle, preventing other gifts and ministries from developing. To cope with this dilemma, a name change has been inevitable. Apostles are now missionaries, the latter word coming from a Latin derivative, but essentially meaning the same thing. Some will feel that what I am saying here is simply semantics and of no particular importance. HOWEVER, WORDS ARE SYMBOLS OF IDEAS, AND A CHANGE OF NAME HAS SO OFTEN BROUGHT WITH IT A CHANGE IN UNDERSTANDING AND FUNCTION. A RETURN TO NEW TESTAMENT TERMINOLOGY COULD LEAD TO A REDISCOVERY OF APOSTOLIC PRIORITIES AND EFFECTIVENESS.

 

I agree wholeheartedly. Think of the difference between what comes to your mind when you hear the word APOSTLE to hearing the word MISSIONARY. There is a marked difference. Although both words mean essentially the same thing (a sent one), the word apostle carries a higher degree of authority. We expect more from apostles than we do from missionaries. The church is built upon the foundation of apostles, not missionaries (Eph.2:20). Although many missionaries were and are apostolic, many were and are not. Since many in the church have historically taught that there were nor more apostles after the apostolic age , we needed to replace their ministry with missionaries.

 

The word apostle is mentioned over seventy times in the New Testament. It is used more than any of the other ministry gifts. It is obvious that the Holy Spirit uses this word so often to emphasize the priority of the apostle’s ministry. It is the most important and primary gift in the church. This does not mean that we don’t need the other gifts. They are also important. The apostle however is set in the church FIRST by God (1 Cor.12:28).

 

The word PASTOR is mentioned only once in the King James New Testament (Eph.4:11). How is it that a ministry that is listed once gets more priority in most churches than a ministry listed over seventy times? Our tradition has kept us from emphasizing the ministry that the Holy Spirit has emphasized in the Word of God. Some believers and churches are afraid to use the term APOSTLE. But it is a New Testament word that describes the most important and up-front ministry in the church. We cannot be afraid to use New Testament terminology.

 

Which things we also speak, not in the words which man’s wisdom teacheth, but which the Holy Ghost teacheth; comparing spiritual things with spiritual (1 Cor.2:13)

 

The ASV says “combining things with spiritual words.” In other words the Holy Spirit gives us spiritual words to help us understand spiritual things. The word APOSTLE is a spiritual word that helps us understand a SPIRTUAL ministry. No other word can adequately describe this ministry.

 

In order to understand what the Holy Spirit is doing today we need to understand this word. We cannot be afraid of it. We cannot be blinded by tradition that limits this ministry to twelve. Unfortunately there are many leaders today who don’t understand this word. They are afraid to use it, or will substitute other words to replace it. But the fact remains that Jesus gave APOSTLES (Eph.4:11). If leaders don’t understand and have a revelation of the term APOSTLE, how can the Body of Christ as whole understand this ministry? If the church does not understand this word and gift, how can believers place a demand on this anointing and receive fully from this gift?

 

The word BISHOP is found four times in the King James New Testament. Again the word apostle is found over seventy times. You do the math. Which ministry is emphasized more by the Holy Spirit? In addition to these numbers the term ‘bishop’ has had a history of misuse. It has presently come to mean something that it never meant in the early church. Because of this the church has suffered in it’s understanding of apostolic ministry. This is unfortunate because the apostle’s ministry is much needed today.

 

The Holman Bible dictionary gives an excellent definition of the term BISHOP:

 

The English word “bishop” is the normal translation of the Greek noun episcopas , which occurs five times in the New Testament (Acts 20:28; Philem. 1:1; 1 Tim 3:2; Titus 1:7; 1 pet.2:25)… Paul, addressing the Ephesian “elders,” reminded them that the Holy Spirit made them “overseers” (episcopous) “to feed (verb which is cognate to the noun “pastor”) the church of the Lord.” From this many conclude that in Paul’s time “elder,” “bishop,” and “pastor” were terms used to describe three different functions of the same Christian leader, not three distinct ministerial offices. Moreover, according to Phillipians 1:1 the church at Phillipi had more than one bishop. During the second century A.D. churches came to have a single bishop, and then that bishop came to exercise oversight over nearby rural churches as well as the city church so that his ecclesiastical territory became known as a “diocese” or “see” (“eparchy” in the East). Bishops of churches that have been founded by apostles were said to be in succession to the apostles, and hence their teachings were held to be authentic and their authority collegial. By 400 A.D. in the West, the bishop of Rome began to assume extraordinary authority over other bishops. Today the Roman Catholic Church, the Eastern Orthodox churches, the Old Catholic Church, the Anglican Communion, and the (Lutheran) Church of Sweden teach the doctrine of apostolic (or Episcopal) succession.

 

Vines Dictionary defines bishop as follows : EPISCOPAS, lit., an overseer (epi, over, skopeo, to look or watch), whence Eng. “bishop,” which has precisely the same meaning, is found in Acts 20:28; Phil.1:1; 1 Tim.3:2; Tit.1:7; 1 Pet.2:25. Note: Presbuteros, an elder, is another term for the same person as bishop or overseer. See Acts 20:17 with verse 28. The term “elder” indicates the mature spiritual experience and understanding of those so described; the term “bishop,” or “overseer,” indicates the character of his work undertaken. According to the Divine will and appointment, as in the N.T., there were to be bishops in every local church, Acts 14:23; 20:17; Phil.1:1; Tit.1:5; Jas.5:14.

 

Roger Sapp states in his book The last Apostles on earth “As Martin Luther, John Calvin, and others were raised up by God in the dark Ages of Europe to be forces in the Reformation, they and others were the first to acknowledge the misuse of the term bishop. The Reformers correctly explained the relationship between these two terms. The terms presbyter (or elder) and bishop (or overseer) in the New Testament denote the same office – with this difference only, that the first term originated from the synagogue and the second from the Greek communities; and that one signifies the dignity of the office, while the other the actual practice of ministry… The equality and interchange of the terms elder and bishop continued until the close of the first century, as evidenced by the epistle of Clement of Rome written about A.D. 95. The Didache reveals that the equivalent meaning remained evident even near the end of the second century. However, with the beginning of the second century from Ignatius onward, the two terms began to be distinguished from each other. In other words, during the second century, the term episcopas began to lose its scriptural meaning and to be transformed into something else. During this time the term episcopas began to mean “a head of a congregation surrounded by a group of presbyters.” Decades later it came to mean a “head of a diocese and successor to the apostles.” The episcopas grew out of the “presidency” of the presbytery. The Reformation churches, i.e. the Lutherans, the Presbyterians, and the pre-Reformation Anabaptists, rejected the erroneous idea of bishops leading the Church; however, they did not reestablish the correct order of apostolic ministry.”

 

It is a common fact that words can change in meaning over a period of time. It is unfortunate that the scriptural meaning of the word bishop has changed because it has often given men holding unscriptural authority and positions in the Church. It is not surprising that the King James translators did not translate the word episcopas as overseer. They kept the term bishop in place because the Church of England still had in place the Episcopal form of church government, and this is true even until this day. 

 

John Tetsola states “the term episcopas (overseer), for example, developed a meaning that was quite different from the New Testament usage. It became one of the most significant ecclesiastical titles of the hierarchical church. We know that the term in English is “bishop,” meaning a church official who presides over many churches and the lower clergy. Thus, the original sense of the term episcopas, which was synonymous with elder, indicated a local

church official…In the end, every local church is responsible to teach its people the meaning of the terms it uses to describe its spiritual leaders, whether it be elders, overseers, ministers, preachers or pastors. Biblically sensitive church leaders will insist that the terminology they use represents as accurately as possible the original biblical terms and concepts of a New Testament eldership. The vocabulary Christians use to describe their church officials has great problems. Much of our church vocabulary is unscriptural and terribly misleading. Words such as clergyman, layman, reverend, priest, and bishop convey ideas contrary to what Jesus Christ and His apostles taught.”

 

The New International Version translates the word episcopas as overseer. Roger Sapp concludes in his book “ Perhaps it would be better to altogether dispense with the term bishop. It has been so strongly tied to traditional and historical misuse that its use will continue to perpetuate confusion and make the apostle’s role more difficult. Perhaps we simply need to use elder or overseer to describe this local church ministry to avoid confusion.”

 

The historical decline of apostolic ministry can be traced to the rise of bishops in the church. The doctrine of Apostolic Succession that teaches the bishops replaced apostles is a heresy. The Roman Catholic Church has taught that the bishop of Rome (pope) has inherited the authority of the apostle Peter. This is the teaching of Apostolic Succession at it’s worst. This teaching excludes any apostle who is not in direct line of the bishops from the time of Peter. The apostle Paul was raised up by God without any direct connection to Peter. Many other apostles have been raised up by God over the centuries without being in the line of bishops. This is a gift given by grace and has nothing to do with apostolic succession. No church has a monopoly on the gifts of God. They are given by the Holy Spirit irrespective of a denomination or certain group of churches.

 

The unfortunate truth is that many present day Pentecostals and Charismatics are embracing terms and concepts that were challenged by the Reformers hundreds of years ago. Although the Reformers were limited in their understanding of spiritual gifts, we have no excuse today. We have more knowledge of spiritual gifts than ever before. The Reformers did not reestablish the order of apostolic ministry. Their biggest fight was to restore the doctrine of  Justification by faith. Present day churches should reestablish the order of apostolic ministry. We should not return to concepts and religious systems that the Reformed changed hundreds of years ago. We should be progressing instead of regressing.

 

With the decline of apostolic ministry and the rise of unscriptural bishops the church entered into a long period of decline. The leadership of the church became corrupt as men often used ungodly means to rise to positions of power in the church. Because the bishoprick became an appointed position, favoritism and other things besides the anointing became the means of being appointed into these offices. Some bishops were corrupt and ungodly. Many were simply religious politicians who maneuvered their way into the coveted positions.

 

With the decline of apostolic ministry came the decline of apostolic power. One of the major characteristics of an apostle’s ministry is power. This includes signs, wonders and miracles (2 Cor.12:12). With the restoration of the apostle’s ministry will come a corresponding restoration of apostolic power. There is also a restoration of apostolic terminology. Terminology that is religious and outdated will be replaced by terminology that is current and scriptural.

 

We are presently in a period of great restoration. Truth and ministries that have been neglected for generations are being rediscovered by the church. This includes, but is not limited to, the apostle’s ministry. God is breaking the spirit of ignorance. We are in a time of reformation. Things that have been imposed on the church are now being removed. The unscriptural role of bishops was imposed on the church for hundreds of years. This is being removed and replaced by the proper order of apostolic ministry.

 

BISHOPS DO NOT REPLACE APOSTLES

 

This false concept is based on the doctrine of Cessationism. This is the teaching that the apostle’s ministry ceased after the death of the twelve. The bishops therefore replaced the twelve as the leaders of the church.

 

First of all there is no substitute for the apostle’s ministry. We need apostles in each generation just like we need evangelists, pastors, and teachers. When emerging apostles do not replace founding apostles, the church is in trouble. This cycle of deterioration has occurred in almost every movement and denomination. This is because of a lack of understanding concerning apostolic ministry.

 

After the death of the early apostles the church began to teach that the bishops (those ordained and set by the apostles) replaced the apostles as the governmental leaders of the church. The doctrine of apostolic succession was espoused by Clement of Rome. He intervened on the behalf of the presbyters of Corinth who were dismissed from the church. He ordered their reinstatement by insisting that an orderly succession of bishops was established by the apostles. This is found in the letter of the Roman Church to the Corinthians (c.a.96).

 

During the second century the church came under threat from false teachings, primarily the teachings of Gnosticism. These heresies posed such a threat to the church that Irenaeus proposed the concept that the true churches must be able to trace their leaders back to the apostles. He taught that an unbroken succession of bishops of dioceses founded by the apostles guarantees the truth that a church possesses. In this way one could differentiate true churches from the false ones lead by heretics. This is found in his writing Against the Heresies (c.a.185). Churches were therefore considered apostolic if they could trace their leadership back to the apostles.

 

The African orator Tertullian , in his treatise The Prescription of Heretics (c.a.200) proposed that a church need only have the teaching of the apostles in order to be apostolic. In other words there was no need to have apostolic succession in order to be a legitimate church. Clement of Alexandria (c.a 150- c.a.215) similarly proposed that a succession of doctrine rather than a succession of bishops is the most important characteristic of a true apostolic church.

 

Cyprian , the bishop of Carthage (c.a. 205- c.a.258), is perhaps one of the strongest proponents of apostolic succession. He maintains that the apostolate (the apostles) and the episcopate (the bishops) are one. In his view the bishops were the successors to the apostles and the apostles were the bishops of old. By the mid third century, the difference between the apostles and bishops disappears with Cyprian.

 

The development of the doctrine of apostolic succession ( an unbroken line of bishops from the apostles to the present bishop of Rome) was a response to the rampant heresies being taught in the early church. This doctrine was developed to test the whether a church was legitimate or not. If teachers (heretics) could not trace their leadership to the apostles, they were considered false. Only the apostles and the bishops that replaced them were considered valid teachers and carriers of apostolic tradition.

 

This teaching further states that only ordinations conducted by the bishops were valid. This teaching rests on the false doctrine of Cessationism. It rests on the false concept that bishops replaced apostles. Any teaching based on a lie is false because it rests on a false foundation. There have always been apostles in the church. Tradition has often hid them from our eyes, but this gift was never withdrawn from the church. Each generation needs apostles, prophets, evangelists, pastors and teachers. I agree with Tertullian in stating that the doctrine of the apostles is currently available through the New Testament. Any teaching outside of it is blatantly un-apostolic.

 

Paul was sent as an apostle without the laying on of the hands of the twelve. He was an apostle by the will of God, not by the will of man. Jesus sends apostles. Although they are usually released in the local church and confirmed by prophetic ministry, their origin is from God, not man. No man has to trace his ministry directly to one of the original apostles through the laying on of hands. This would be a fruitless endeavor for the multitudes of apostles the Lord is

sending today.

 

The apostle is a pioneer. They are set in the church first (Greek word Proton meaning first in time, order, or rank, 1 Cor.12:28). This pioneering anointing causes great breakthroughs and advancement. New Movements grow rapidly and have great momentum. This usually continues while the founding leader is alive. Movements usually try to maintain the leaders legacy by replacing the leadership with bishops, superintendents, and administrators. The movement begins to lose momentum as it becomes more administrative than apostolic. This process is called institutionalization.

 

Ernest B. Gentile defines institutionalization as the process whereby the church of Jesus Christ becomes an established, recognized organization, a structured and highly formalized institution, often at the expense of certain spiritual factors originally thought to be important. Derek Tidball defines it as the process by which the activities, values, experiences and relationships of the (religious) group become formalized and stabilized so that relatively predictable behaviour and more rigid organizational structures emerge. It is the name for the way in which free spontaneous and living (Church) movements become structured and inflexible.

 

Inflexibility is the characteristic of an old wineskin. New wine must be poured into new wineskins. New wineskins can become old wineskins quickly after the death of the founding leaders. This has happened to almost every movement in the past. It will continue to happen unless a group can identify and raise up emerging apostles to replace the founding apostles. When the founding leaders are replaced by bishops and administrators (governments in 1

Cor.12:28) the emphasis is on maintaining instead of advancing. The movement becomes less open to new ideas and revelation. It ceases to be a movement and becomes a monument.

 

And in the church God has appointed first of all apostles, second prophets, third teachers, then workers of miracles, and those having gifts of healing, those able to help others, those with gifts of administration, and those speaking in different kinds of tongues. (1 Cor. 12:28 , NIV).

 

The NIV translates the Greek word kubernesis as “those with the gift of administration.” The Kings James version uses the term governments. The gift of administration is a very important gift to the success of any church. It is not however set in the church first by God. In other words it is not intended to be the dominant anointing of the church. When the administrative gifts becomes the dominant gift  the priorities of the organization become

administrative instead of pioneering and advancing. The administrative gift cannot replace the apostolic gifts at the helm of the church. David Cartledge states “Where apostolic ministries are not in the church, or accessed by it, those without a ministry Gift will attempt to lead or govern the Church. The end result of this is a man-made bureaucracy. It becomes merely a democratic administration instead of a theocracy. The usual effect is the utilization of control mechanisms rather than modeled leadership…The attitudes of most denominations towards apostolic

 

leadership have tended to squeeze such gifted ministries out of their local churches. The resisted or rejected apostolic ministries have either formed independent churches, or movements that functioned without democratic or denominational restraint.”

 

There are many bishops who are apostles. There are also many apostles who have administrative abilities. This book is not intended to oppose leaders with genuine gifts and callings. I personally have many friends who identify themselves as bishops and yet they know they are apostles. My only desire is to remove any confusion or tradition that would hinder the many apostles that are emerging around the world. Many of these emerging apostles are in denominations that are more administrative than apostolic. The lack of movement in many organizations  has frustrated many emerging apostles. Many apostles end up leaving groups that they love in order to fulfill their ministries.

 

I believe that God always provides the gifts that we need in order to fulfill our destinies. It is not the will of god that movements start out with great power and momentum only to shrivel up and die after one generation. The apostolic gift is the key to continuous advancement and momentum. There is always another generation of apostles that should be in position to replace the founding apostles. When an organization or church becomes administrative at the expense of being apostolic, apostolic gifts are often choked out. This is because apostolic gifts tend to be to progressive, pioneering, and advancing for many organizations. Some would identify this as rebellion, but usually it is a desire to keep the group moving forward and walking in present truth.

 

This is unfortunate because the very gifts that churches need to advance are usually lost due to the organizational constraints placed upon them. This happened in the early church when bishops replaced apostles. The church became more ceremonial and traditional. The apostolic power and grace of the church in the book of Acts was lost. The Reformation of the Sixteenth Century began to change this. The Reformers however failed to restore the proper role of the apostle. Many Reformation churches kept the Episcopal (bishops) form of government. We are now seeing the restoration of apostles to their proper role in the church.

 

APOSTLES ORDAIN BISHOPS

 

The third chapter of First Timothy gives the qualifications of bishops (overseers, elders). Paul is giving apostolic instruction to Timothy concerning the government of the local church. Timothy is functioning as an apostle

(1 Thess.1:1 & 2:6). Apostles are responsible for the oversight and setting of leaders in local churches. The traditional concept of bishops being over groups of churches is really an apostolic function. The teaching that bishops replaced apostles removes the role of current apostles from the church.

 

Some have taught that the bishop is the highest office in the church. This is not true. God has set apostles first in the church. No amount of scriptural wrangling can remove them from this position in the church. Apostles ordain and set bishops (overseers, elders) in the church. Titus was sent by Paul to ordain elders (bishops, overseers) in the church at Crete (Titus 1:5). Paul and Barnabas appointed elders (bishops, overseers) in the churches they established (Acts

14:23). Roger Sapp states “We must recover the scriptural understanding of the apostle and the overseer, and for the sake of the Church put away the unscriptural ministry and the title of bishop. It is evident from a simple look at these passages that all or at least the vast majority of those Christian leaders who have accepted the title of bishop did not receive it from apostolic ministry and have accepted a role that usurps the role of the apostle. For present-day bishops to acknowledge this error to the churches that respect them will be difficult, but necessary, to make room for apostolic ministry to come forth. Otherwise, the “old wineskin” will not be suitable to hold the “new wine” of the Spirit that will be poured out in the days preceding the coming of the Lord. In some cases, it will not be difficult for the man of God to dispense with this title and to instruct those who look to him for leadership about the apostolic ministry over a short time. It will be for him a question of humility and love for the truth. In other cases, due to long tradition it may not be possible to do so without serious difficulties. In any case, the Lord will grant His servant grace to embrace the truth.

 

FIRST APOSTLES / LAST APOSTLES

 

God has set in the church first apostles, secondarily prophets, thirdly teachers…(1 Cor.12:28)

 

For I think that God hath set forth us the apostles last, as it were appointed to death; for we are made a spectacle unto the world, and to angels, and to men. (1 Cor.4:9)

 

The apostle’s ministry is the highest ranking ministry in the church. This does not mean that an apostle has jurisdiction over every church. There are different apostles who have different spheres of  influence.  Apostles have different geographical regions to which they are set and sent.

 

Although apostles are set in the church “first”, they are often treated as “last”. The rise of bishops to positions of prominence in the church coincided with the state’s recognition of the church. Bishops often became more powerful than natural rulers. This began when the Roman Emperor Constantine recognized Christianity as the religion of the Roman Empire. The bishop’s office eventually became a position of power and prominence.

 

Some leaders like the use of the term bishop because it is recognized by the world. Apostles have always been persecuted and hated by the world’s system. They know what it means to suffer and be treated as “last”. Many leaders are afraid to walk in true apostolic ministry because they fear rejection and persecution. Many desire honor from men rather than honor from God. Some religious leaders even receive titles such as “His Eminence”, or “His Holiness”. How disgusting this must be to God because it is a manifestation of pride and arrogance. We should not think of men above that which is written (1 Cor.4:6).

 

Many leaders don’t like the idea of being treated “last”. Many desire to be treated “first”. Being treated “last” is hard on the flesh. The flesh hates suffering, rejection, and persecution. The flesh loves flattering titles. Leaders must be aware of the subtle trap of religious pride. True believers and ministries cannot avoid suffering and persecution, especially apostolic ministries who minister in power and authority.

 

There are many leaders today who refer to themselves as bishops that are apostles. Many are aware of it, some are not aware. The word bishop means an overseer. The word apostle has a much broader definition and broader function. Apostles provide oversight to churches. They are also elders. The word apostle is a transliteration of the Greek word apostolos meaning “one sent forth”. A sent one has a variety of functions and duties including overseeing, planting, watering, encouraging, correcting, judging, activating, imparting, demonstrating, establishing, pioneering, mobilizing, teaching, preaching, and ordaining. Leaders who are apostles cannot limit themselves to managerial duties, but must fully express the grace that is upon the apostolic office. The same thing is true of many pastors. Pastors who are apostles need to recognize this gift and walk in it fully. Pastors cannot allow fear and tradition to hold them back. God has not

 

set in the church first pastors , but first apostles. This is an order of ministry for the local church.

Paul wrote to a local church when revealing God’s order of ministry.

 

Some will maintain that terms are not important. Terms and words are very important. Words have definitions. Words shape our way of thinking. Apostles cannot think like pastors. Apostles must think and act like apostles. Out lack of understanding of gifts and ministries can hinder us from walking in the fullness of God’s grace. We are not to be ignorant of spiritual gifts (1Cor.12:1).

 

THE STATEGY OF JESUS AND EMERGING APOSTLES

 

Jesus ordained twelve that they might be with him. Many have looked at the strategy of Jesus as a one time historical event. Jesus is however our perfect example. He is the apostle of our profession. He is the perfect sent one. His methods and strategies reflect the wisdom of an apostle.

 

Jesus did not raise up twelve pastors, evangelists or bishops. He raised up twelve apostles.

Is this a one time event or a model that modern apostles need to have? One of the failures of many apostles has been the failure to raise up emerging apostles. Many apostles raise up pastors to shepherd the churches that are birthed through their movements. This is not the wisdom of God for several reasons. The first reason is that the next generation of leaders also will need an apostolic anointing to continue in the momentum of the founding apostle. Jesus raised up leaders that would carry his message and penetrate to the uttermost parts of the world. Apostles have the ability to breakthrough and expand the movement begun by the founder.

 

God will place emerging apostles around a founding apostle. It is up to the founding apostle to discern who they are and mentor them. The failure to do so often causes the next generation to replace the apostle’s leadership with managers and administrators.  Some fellowships resort to voting in order to replace leaders. Without emerging apostles the fellowship is not in a position to advance and progress. The apostolic gifts in a church need to be recognized, encouraged, and released. This is the strategy of Jesus and it should be our strategy today.

 

Joshua is a type of an emerging apostle. The Lord told Moses to encourage him. Emerging apostles need to be encouraged. They need spiritual fathers who will mentor and train them. There are many emerging apostles in the church today. They cannot be locked into managerial positions that limit their anointings. They need to be released fully.

 

Timothy and Titus were emerging apostles who were trained by Paul. Emerging apostles will often be a part of the apostolic team. They will travel with an apostle and learn firsthand apostolic ministry. They will be a part of planting and establishing churches as well as ordaining ministers. Their gifts will take time to fully come forth, but through patience and maturity these gifts will be able to fully manifest.

 

When leaders step fully into apostolic callings, many emerging apostles will have a model to follow. Ministers will follow the models set before them. If all ministers see are bishops and pastors, this is all many will aspire to become. If they see apostles and prophets honored and received in the church, they will have a New Testament model before them. We are responsible for what we model before emerging ministries. Paul encouraged the church to follow him as he followed Christ. Paul presented a true apostolic model before the churches. He exposed false apostles and modeled the true.

 

We cannot afford to present old religious models before the church. Traditional models will not suffice. The church is built upon the foundation of apostles and prophets (Eph.2:20). It is not built upon the foundation of bishops and pastors. This is not to say we don’t need bishops (elders , overseers) and pastors. It simply means these are not foundational ministries. They are not the primary ministries of the church. When we replace foundational ministries with ministries that are not foundational, the church is in trouble.

 

Paul, an apostle, (not of men, neither by man, but by Jesus Christ, and God the Father, who raised him from the dead;) Gal:1:1

 

Paul always identified himself as an apostle. He never referred to himself as a bishop. Apostles are called and sent by Jesus. Bishops are appointed and set by apostles. Paul knew his calling and setting was not by man. He understood the authority of his calling was given directly by the Lord. When he corrected churches he did it based on his apostolic authority. His authority came form God and not from the church. Bishops that are set in their positions by the church are accountable to the churches that elect or appoint them. How can leaders walk in the necessary authority without the authority coming from God?

 

This is one of the reasons many organizations have a problem with apostles. Apostles operate in a level of power and authority that make many uncomfortable. Bishops who are apostles also walk in authority, but this authority comes from their apostolic grace. Apostles have the authority of a “sent one”. They have ambassadorial authority. Authority is a distinct mark of the apostle’s ministry. This authority is recognized in the spirit realm. Angels and demons recognize this authority. This authority registers in the spirits o people. Apostles are first in time, order, and rank.

 

Many organizations and denominations will have a hard time embracing the order of apostolic ministry because it is a threat to a pyramid type of leadership structure. When emerging apostles are raised up and released they will in turn raise up and release emerging ministries. This is a threat to control mechanisms that are set in place in many structures. Mature spiritual sons will raise up sons and daughters. There is a greater release of gifts and ministries when apostles are in place. Many emerging apostles will develop their own networks and spheres of influence.

 

THE DEPARTURE OF APOSTOLIC MINISTRY

 

For I know this, that after my departing shall grievous wolves enter in among you, not sparing the flock. Also of your own selves shall men arise, speaking perverse things, to draw away disciples after them (Acts 20:29-30)

 

Paul warned the church what would happen after his departure. Evidently the enemy could not do these things while he was present. The apostolic anointing provides a restraining influence to division and false ministry. The church is always susceptible to these attacks when the apostolic mantle departs. This happened historically with the death of the early apostles. The church drifted into tradition, ceremonialism, and heresy. This is the reason why the apostle’s ministry is so needed in the church.

 

And when the people saw that Moses delayed to come down out of the mount, the people gathered themselves together unto Aaron, and said unto him, Up, make us gods, which shall go before us; for as for this Moses, the man that brought us up out of the land of Egypt, we wot not what is become of him. (Exod.32:1)

 

Moses is a type of an apostle. The people began to rebel when he departed from the camp. His presence provided a restraining influence. This is what happens when strong leadership departs. People need strong leaders. The church needs the apostolic anointing to be present. The devil will do anything in his power to remove this ministry from the church. If there are no emerging apostles to replace the founding apostle, the church tends to choose leaders after the flesh. Every Moses needs a Joshua. Every Elijah needs an Elisha. Every Paul needs a Timothy. The church cannot afford to have a void in apostolic leadership.

 

Now after the death of Jehoiada came the princes of Judah, and made obeisance to the king. Then the king hearkened unto them.

And they left the house of the LORD God of their fathers, and served groves and idols: and wrath came upon Judah and Jerusalem for this their trespass. (2 Chron.24:17-18)

 

Jehoiada the priest mentored and trained the young king. He was a father to the king. He is a type of an apostolic ministry. His death marked the beginning of a spiritual decline for the nation. The princes of Judah came to the king and enticed him to disobey after Jehoiada’s departure. Jehoiada’s presence was a restraining influence to the powers of darkness. The apostolic ministry has the power to bind. This is another reason why the devil hates this ministry. He

wants it to die in the church. He has influenced the church to believe that the apostle’s ministry ceased after the death of the twelve.

 

The devil has always hated and feared the apostle’s ministry. It is the most misunderstood and persecuted ministry in the church. The enemy has successfully removed this ministry in it’s fullness from the church through tradition and false teaching. The major lie the enemy influenced the church to accept was that bishops replaced apostles. The enemy effectively stole the role of the apostle from the church. Thank God we are presently seeing a restoration.

 

This is why it has been necessary to view what happened in church history after the death of the early apostles. There is always a danger when apostolic ministry departs from the church. Paul warned of wolves entering the flock. The Corinthian church became divided and sectarian after Paul’s departure. The schisms in the Corinthian church were probably due to the fact that there were no strong apostolic leaders present in the church. Churches are more unified when the apostolic anointing is present. Without apostles the church is susceptible to the influence of spirit of division and carnality.

 

Also he made a molten sea of ten cubits from brim to brim, round in compass, and five cubits the height thereof; and a line of thirty cubits did compass it round about.

And under it was the similitude of oxen, three looking toward the north, and three looking toward the west, and three looking toward the south, and three looking toward the east: and the sea was set above upon them, and all their hinder parts were inward. (2 Chron.4:2-4),

 

The molten (brazen) sea was a type of the cleansing power of the word. It was the basin of water that the priests washed in before they ministered in the tabernacle. It is also a type of the apostle’s ministry. It rested upon a foundation of twelve oxen. Twelve is the number of government and the apostolic ministry. Oxen represent the laboring aspect of the apostolic ministry. The oxen faced every direction representing the apostles going into all the world. The church is built upon the foundation of the apostles and prophets. The enemy desires to remove this foundation from the church.

 

And king Ahaz cut off the borders of the bases, and removed the laver from off them; and took down the sea from off the brazen oxen that were under it, and put it upon a pavement of stones. (2 Kings 16:17)

 

King Ahaz removed the molten sea from its proper foundation. It placed it upon a pavement of stones. This is what the enemy did to the church. Church tradition has removed the church from its apostolic foundation. When apostles and prophets are not operating in the church, the church is not standing on its proper foundation. One of the ways the enemy did this is by influencing the church to believe that bishops replaced apostles. The church is not built upon the foundation of bishops, but apostles.

 

John Tetsola makes the important point that the church should be a non-clerical family. The separation of clergy and laity has brought much damage to the church. Bishops are sometimes referred to as “high clergy”, while those ministers under them as “low clergy”. Tetsola states “the local church is a non-clerical family. The early church was a people’s movement. The distinguishing mark of Christianity was not found in a clerical hierarchy, but in the fact that God’s Spirit came to dwell within ordinary, common people and that through them the Spirit manifested Jesus’ life to the believing community and to the world”.

 

With the institution of the clergy came a distinction in dress. Robes, collars, colors, staffs, and rings become the dress of bishops. Clerical dress became mandatory for those ordained as bishops. We are seeing a revival of this kind of wear among Pentecostal and Charismatic leaders who identify themselves as bishops. This is totally foreign to the early apostolic church. When the church becomes clerical it loses the simplicity that the early apostles desired. The result is a religious caste system that elevates men to positions of power and prominence that is dangerous and carnal.

 

Apostles are given for the perfecting of the saints. They are one of the five ministries given for this purpose. Apostles are called to activate believers to do the works of Jesus Christ. They are anointed to impart and stir up the gifts inside of the believers. There position is not one of fleshly prominence. They are usually treated “last”. They are driven and motivated by a commission, not by worldly fame and power. They are not clerical. In other words they do not represent some priestly order inside the church. They know that all believers are priests.

 

The church must be careful not to revert back to clericalism. The reformers challenged this concept and brought reformation by exposing it as a false system. Clerical terminology can hinder the church from being a non-clerical family. The division of the church into clergy and laity causes the saints to invest the majority of ministry into the hands of a few. The five-fold ministry is given to “perfect the saints for the work of the ministry”.

 

RESTORATION

 

We are presently living in a time of restoration. The Lord is restoring the order of apostolic ministry to the church. With restoration comes reformation. Adjustments and alignment to the truth is necessary in order to receive the new wine that is being released. Religious tradition is being challenged. The church is returning to New Testament terminology and truth.

 

Many leaders are beginning to embrace their true callings and ministries. They are being loosed from fear and tradition that has hindered them from walking in the higher callings. It is important that true apostles understand their function in order to release their gifts fully to the church. Apostles are more than bishops (overseers). They have a unique anointing to advance the church. Apostles must be free to minister in the church. They cannot be limited by false teachings and governmental structures that are not biblical. The truth will set us free.

 

God is also restoring prophets to their governmental positions in the church. This will not fully happen until apostles take their place. Religion and tradition has always been a hindrance to the release of the gifts of the Spirit. Apostles have the ability to activate the gifts through imparta-tion and the prophetic word. With the restoration of apostles and prophets will come the greatest release of the power of God. We must study to shew ourselves approved unto God. Ignorance will no longer be an excuse. God is opening his word and causing us to know his secrets. We are stewards of the mysteries of God.

 

The new leaders the Lord is releasing must shed the old religious garments of the past. We can- not sew a new piece of cloth on an old garment. The new anointing that God is releasing will not work with an old mentality. Remember words represent concepts and ideas. The way we thing is governed by our vocabulary. We must renew our minds according to the word of God in order to receive what God is releasing from heaven. Holding on to the old while trying to receive the new will not work. We cannot put new wine into old bottles.Un-Eveque.jpg

 

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QUAND LES FONDATIONS SONT RASEES, LE JUSTE, QUE FERAIT–IL ?

24 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

QUAND LES FONDATIONS SONT RASEES, LE JUSTE, QUE FERAIT–IL ?

(Psaumes 11.3)

 

Définition :

Le mot Fondation ou Fondement dans l’Ancien Testament est traduit de l’hébreu yasad qui signifie attacher fermement.

Ces termes sont employés distinctement au sens propre pour les bases des constructions (Job 4.19), des autels (Ex 29.12). Au sens figuré, il est question des fondations de la terre (Ps 24.2 ; Esa 24.18) et du monde habité (Ps 18.16) et de la voûte des cieux (Am 9.6).

Dans le même sens, il est dit qu’Israël sera le fondement des peuples (Esa 54.11 ; Pr 10.25 ; Esa 14.32) Les fondations du Temple de Salomon étaient faites de pierres magnifiques (1R 5.17 ; 6.37 ; 7.10 ; 1Ch 22.2).

Au sens figuré, Jésus-Christ est le fondement de l’Église, c’est-à-dire la vérité et le salut qu’il a apportés servent de soubassement à tout l’édifice nouveau (1Co 3.11). Il est la pierre angulaire (Esa 28.16 cité dans 1Pierre 2.6 et Eph 2.20). Dans ce dernier passage, les apôtres et les prophètes (de la nouvelle alliance) sont le fondement posé sur cette pierre angulaire et sur lequel les chrétiens sont édifiés. Dans Rom 15.20 et 1Cor 3.10, le fondement désigne le ministère d’évangélisation qui pose les premières pierres d’une nouvelle Église.

 

Compréhension du verset :

a)     Les fondements sont renversés : les lois les plus essentielles de la société sont violées. Il semble donc aux gens craintifs qu’il n’y a, pour le juste, plus rien à faire.

b)   Des considérations générales viennent à l’appui de cet argument : bien que les fondements de la société soient instables, qu’ont fait de tout temps les justes et les bons pour prévenir sa chute ? La prudence dicte l’abandon du bateau qui coule.

c)    La lutte de David et le triomphe sur une forte tentation consistant à défier Dieu par le fait de vouloir se tirer d’affaire par ses propres moyens, ceci dans une période de trouble.

 

À quels désordres de la nature pourrait-on comparer ceux de la société quand la foi est méprisée, l’autorité des lois les plus justes méconnue, les liens même de la famille foulés aux pieds, et que, de la sorte, « les fondements sont renversés ? » (Ps 11.3). Mais que fait alors le juste ? Réponse : Il se souvient que l’Éternel voit toutes ces choses, qu’il les hait, qu’il les réprimera ; puis il sait que le regard de sa face est propice à quiconque est droit de cœur (Ps 11.4-7).

 

Ceux qui craignent Dieu et qui le servent vraiment, font bien de placer en Lui toute leur confiance. Face au grand danger qui menace injustement la vie de David poursuivi sans raison par Saül alors que le Prophète l’avait oint et le consacré comme roi d’Israël, celui-ci décide que même s’il fallait qu’il succombe à la tentation de ne pas s’appuyer entièrement sur Dieu, il retient néanmoins qu’il se doit de lui faire absolument confiance, non seulement dans sa vie, mais même jusque dans sa mort.

David est bien conscient du grand danger encouru ; il est conscient de sa sécurité menacée à chaque seconde et du risque de la mort à tout moment, alors, il faut préserver sa vie, mais où et comment au-delà des efforts déjà fourni ? On lui donne des conseils et une politique à suivre, relatifs au monde, plutôt que la sagesse qui vient du ciel, mais il opte pour la totale confiance en Dieu qui dit et veille sur sa parole pour l’accomplir.

 

N’y a-t-il pas à nos jours des croyants, qui, très sensibles aux terreurs provoquées par leurs ennemis, sont tentés, par crainte du « qu’en dira-t-on », de déserter leur poste ou de négliger leur besogne devant Dieu ?

 

Conclusion : Les principes d’une religion sont les fondements sur lesquels la foi et l’espérance de la droiture sont basées.

Dieu gouverne le monde Nous pouvons voir ce que les hommes laissent paraître quant à leur personnalité, mais Dieu connaît leur véritable nature, comme l’affineur connaît la valeur de l’or quand il l’a traité. On dit que lorsque Dieu met à l’épreuve, Il ne veut pas s’imposer. S’Il afflige les justes, c’est pour les éprouver, donc c’est pour leur bien. Même si les persécuteurs et les oppresseurs peuvent prospérer quelques temps, Ils finissent toujours par périr à jamais. Dieu est un Dieu saint et par ce fait, les hait. Il est un juge plein de droiture, il les punira. Dans quelle horrible tempête les méchants sont précipités lors de la mort. Chaque homme a la mesure de la coupe qui lui est assignée. Pécheur impénitent, considérez votre destin. Le dernier appel à la repentance est sur le point de vous être adressé, le jugement arrive. Au travers de l’ombre obscure de la mort, vous passez dans les lieux de la colère éternelle. Hâte-toi, ô pécheur, d’aller à la croix de Christ. Comment se règle le cas entre Dieu et nos âmes ? Christ est-il bien notre espérance, notre consolation, notre sécurité ? S’il n’en est pas ainsi, notre âme sera ballottée dans toutes sortes de conflits et difficultés.

Dr André CHOUBEUinsolite_maison_renversee.jpg

 

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LA SOUVERAINETE DE DIEU SUR SON OEUVRE

22 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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1 Samuel 1.1-4.21

 

Introduction :

Le livre de Samuel est l’un des livres de la bible qui fournit de grandes leçons dans le service du temple. Il illustre pour le mieux la mauvaise qualité du service fait pour Dieu par des hommes sans foi ni loi qui s’attribuent toutes sortes de titres honteux qui n’ont aucun lien avec la pensée divine dans son œuvre. Il illustre au mieux deux type d’hommes qui vont à l’église, les ambiants qui sont émotionnels, portés vers le folklore et l’aspect extérieur du service et enfin ceux qui ont le cœur porté vers Dieu, soupire après la qualité de service dans la maison de Dieu, soucieux du sens de l’éthique, de la sainteté, de la loyauté et de l’intégrité, parce que consacrés pour Dieu. Alors que les émotionnels s’attardent à la superficialité et à la jouissance de l’opportunité présente que leur offrent les circonstances, les consacrés regardent vers l’avenir, souffrant dans leur cœur de l’absence des principes divins dans ce qui se fait car leur yeux sont constamment fixés sur le modèle qu’exige Dieu tant dans l’architecture de la vision qu’à la condition spirituelle, physique, intellectuelle quem orale de celui qui fait le service.

Est-il encore pour un grand nombre besoin aujourd’hui de regarder vers le ciel pour demander comment, quand, pourquoi faire les choses de Dieu ? Des modèles sont taillés ici et là dans des buts égocentriquement inavoués dont la finalité vise la gloire du serviteur que de Dieu. Le ventre devenu une divinité qui est subtilement et silencieusement adoré, beaucoup de privilèges honteux lui sont octroyés au mépris de la sobriété, du jeûne, de l’abstinence, de la consécration ou du simple désir de préservation de l’amour de Dieu pour le prochain qui demande de ne rien faire pour être un objet de scandale ou une occasion de chute pour l’autre. Au diable toutes ces prescriptions qui demandent qu’il ne soit pas fait envers l’autre, ce que nous ne voudrions pas qu’on nos fasse ! Subitement, vive Moi-même et ses désirs qui deviennent des priorités sur l’axe de la parole de Dieu. Quel honte lorsque ignorant volontairement la droiture, les fils d’Eli imposeront leur modèle dans la perception des offrandes, allant même jusqu’à assouvir leur fin sexuelle sur les pauvres femmes fragiles quine demandent rien d’autre que de s’approcher de Dieu. Aveuglés pour la routine des dirigeants spirituels dont la déviance avait depuis longtemps provoqué un naufrage spirituel, les pauvres femmes se sont habitués au mensonge et à la falsification des Ecritures qui a occasionné un égarement plus accentué que celui dans lequel elles vivaient avant leur présence au temple.

Samuel est le type de croyant que demande Dieu car il vit au milieu des enfants corrompu d’Eli sans se distraire, imiter leur mauvaise manière de service, encore mois leur mauvaise façon de vivre. Quelle leçon pour nous !

L’heure est grave et l’interpellation à toute conscience de quiconque s’appelle serviteur ou servante de Dieu est d’actualité. Continuerons-nous jusqu’à la situation dramatique d’Ikabod ? Ne convient-il pas de s’arrêter un instant et reconnaître que le départ de la gloire de Dieu n’est pas immédiate, mais progressive jusqu’à ce qu’habitué au mal, nous soyons séduits faut de l’amour de la vérité ?

Un temps d’arrêt s’impose pour reconsidérer le livre de Samuel et repartir à zéro, mais vers une bonne destination.

Définition des mots : Souveraineté signifie autorité suprême (Deutéronome  4.39 ; 1 Chron 29.12 ; Job 9.12).

Etymologie : de souverain (autorité suprême d'une monarchie), venant du latin superus, supérieur.
La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législativejudiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.

La souveraineté peut être détenue par :

Les principaux acteurs dans l’histoire du ministère de Samuel :

Elkana : Dieu a acquis

Anne (Channah) : Grâce

Penina : Corail (tumeur, cancer)

Eli : Dieu est élevé

Ophni : le nubien (égyptien)

Phinée : la bouche du serpent

Samuel (Shemuel) : Entendu ou exaucé de Dieu

 

Conduite des fils d’Eli :

  1. 1.      Cause de l’inconduite des fils d’Eli :

a)    Eli était âgé (1Sam 2.22)

b)   Eli avait 98 ans (1 Sam 4.15)

c)    Eli avait les yeux éteints ou complètement aveugle)

d)   La réprimande tolérante d’Eli à l’égard de ses fils :

-       1Sam 2.22 : Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l'égard de tout Israël; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.

-       1Sam 2.23 : Il leur dit: Pourquoi faites-vous de telles choses? car j'apprends de tout le peuple vos mauvaises actions.

-       1Sam 2.24 : Non, mes enfants, ce que j'entends dire n'est pas bon; vous faites pécher le peuple de l'Éternel.

-       1Sam 2.25 : Si un homme pèche contre un autre homme, Dieu le jugera; mais s'il pèche contre l'Éternel, qui intercédera pour lui? Et ils n'écoutèrent point la voix de leur père, car l'Éternel voulait les faire mourir.

-       Il honorait ses fils plus que Dieu (1Sam 2.30)

-       1Sam 3.13 : Je lui ai déclaré que je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu'il les ait réprimés.

    L’offense contre l’Eternel méritait la mort (Lévitique 24.11-13).

    Leurs actes blasphématoire méritaient la lapidation (Lévitique 24.15-16)

    Conséquences :

-       1Sam 2.30 : C'est pourquoi voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: J'avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l'Éternel, loin de moi! Car j'honorerai celui qui m'honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

-       1Sam 2.31 : Voici, le temps arrive où je retrancherai ton bras et le bras de la maison de ton père, en sorte qu'il n'y aura plus de vieillard dans ta maison.

-       1Sam 2.32 : Tu verras un adversaire dans ma demeure, tandis qu'Israël sera comblé de biens par l'Éternel; et il n'y aura plus jamais de vieillard dans ta maison.

-       1Sa 2.33 : Je laisserai subsister auprès de mon autel l'un des tiens, afin de consumer tes yeux et d'attrister ton âme; mais tous ceux de ta maison mourront dans la force de l'âge.

-       1Sam 2.34 : Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées; ils mourront tous les deux le même jour.

-       1Sam 2.35 : Je m'établirai un sacrificateur fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme; je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint.

-       1Sam 2.36 : Et quiconque restera de ta maison viendra se prosterner devant lui pour avoir une pièce d'argent et un morceau de pain, et dira: Attache-moi, je te prie, à l'une des fonctions du sacerdoce, afin que j'aie un morceau de pain à manger.

  1. 2.      Inconduite des fils d’Eli
  2. 1Sam 2.12 : Les fils d'Éli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l'Éternel.

Ils étaient devenus les fils du diable, parce que s’étant détournés de l’intimité avec Dieu, ils étaient devenus des instruments du diable. Alors, ils étaient improductifs, sas valeur, inutile dans le programme de Dieu, des fils de la rébellion, des enfants de la destruction, remplis de méchanceté, ils avaient de mauvais comportement (inconduite), impies.

  1. 1Sam 2.13 : Et voici quelle était la manière d'agir de ces sacrificateurs à l'égard du peuple. Lorsque quelqu'un offrait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur arrivait au moment où l'on faisait cuire la chair. Tenant à la main une fourchette à trois dents,
    1. Actions charnelles
    2. Dictature, intimidation (Mal 2.1-9)
    3. 1Sam 2.14 : il piquait dans la chaudière, dans le chaudron, dans la marmite, ou dans le pot; et tout ce que la fourchette amenait, le sacrificateur le prenait pour lui. C'est ainsi qu'ils agissaient à l'égard de tous ceux d'Israël qui venaient là à Silo.
      1. Une violation délibérée de la loi (Psaumes 51.3 ; Rom 3.23)
      2. Iniquité : mauvais acte qui va à l’encontre de l’éthique des bonnes mœurs (Rom 1.21-23)
      3. Faute : abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; 1 Jean 3.4)
      4. Egarement : échec dans leur intension de servir Dieu (ils ne s’inspiraient pas de la volonté exprimée de Dieu dans le service) Rom 3.23
      5. Offense : intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Eph 2.1)
      6. Licence : situation d’anarchie d’ordre spirituelle (1 Tim 1.19)
      7. Incrédulité : insulte à la véracité (authenticité, exactitude, droiture) divine (Jean 16.9)
      8. 1Sam 2.15 : Même avant qu'on fît brûler la graisse, le serviteur du sacrificateur arrivait et disait à celui qui offrait le sacrifice: Donne pour le sacrificateur de la chair à rôtir; il ne recevra de toi point de chair cuite, c'est de la chair crue qu'il veut.

La graisse était selon les prescriptions lévitiques, brûlés sur l’autel, revenant à Dieu, mais les fils d’Eli se l’appropriaient (Lév.  7.31). Ils prenaient la place de Dieu, tellement ils se sont élevés eux-mêmes.

  1. 1Sam 2.16 : Et si l'homme lui disait: Quand on aura brûlé la graisse, tu prendras ce qui te plaira, le serviteur répondait: Non ! tu donneras maintenant, sinon je prends de force.

Dictature, intimidation et non soins portés sur les brebis.

  1. 1Sam 2.17 : Ces jeunes gens se rendaient coupables devant l'Éternel d'un très grand péché, parce qu'ils méprisaient les offrandes de l'Éternel.

La violation des instructions de Dieu dans le service occasionnait la mort à l’instar de l’exemple de Uzza qui toucha seulement l’arche et en mourut (2 Sam 6).

  1. 1Sam 2.18 : Samuel faisait le service devant l'Éternel, et cet enfant était revêtu d'un éphod de lin.

Bien que les enfants d’Eli soient toujours au service, l’Ephod, tenue de service, était porté par Samuel marquant une distinction avec les autres qui œuvraient au gré de leurs pensées. Les fils d’Eli étaient rejetés déjà par Dieu bien que encore en service, parce que Samuel était encore petit et pas suffisamment formé.

  1. 1Sam 2.19 : Sa mère lui faisait chaque année une petite robe, et la lui apportait en montant avec son mari pour offrir le sacrifice annuel.

La mère de Samuel reconnaissait déjà en lui le Serviteur de Dieu qui désormais était au soin de Dieu.

  1. 1Sam 2.20-21 : Éli bénit Elkana et sa femme, en disant: Que l'Éternel te fasse avoir des enfants de cette femme, pour remplacer celui qu'elle a prêté à l'Éternel! Et ils s'en retournèrent chez eux.  Lorsque l'Éternel eut visité Anne, elle devint enceinte, et elle enfanta trois fils et deux filles. Et le jeune Samuel grandissait auprès de l'Éternel.

La justice de Dieu s’est manifestée pour redonné à Anne 5 fils pour remplacer Samuel qu’elle avait donné à Dieu.

  1. 1Sam 2.22 : Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l'égard de tout Israël; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.

Enlisant Exode 38.8, nous nous apercevons qu’il y avait des femmes devant la tente d’assignation. Autrement dit, ces dernières étaient au service de Dieu de manière très discrète. Les fils d’Eli se sont inspirés de la méthode païenne de prostitution sacrée selon laquelle, les sacrificateurs de Baal, Astarté et autres couchaient avec les femmes de service. Toute femme dans cet ordre païen devait servir au temple de Baal en sorte que même la mariée devait servir une semaine par an, respectant les principes sacrés de cette prostitution qui n’échappait personne.

  1. 1Sam 2.27-29 : Un homme de Dieu vint auprès d'Éli, et lui dit: Ainsi parle l'Éternel: Ne me suis-je pas révélé à la maison de ton père, lorsqu'ils étaient en Égypte dans la maison de Pharaon? Je l'ai choisie parmi toutes les tribus d'Israël pour être à mon service dans le sacerdoce, pour monter à mon autel, pour brûler le parfum, pour porter l'éphod devant moi, et j'ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices consumés par le feu et offerts par les enfants d'Israël. Pourquoi foulez-vous aux pieds mes sacrifices et mes offrandes, que j'ai ordonné de faire dans ma demeure? Et d'où vient que tu honores tes fils plus que moi, afin de vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d'Israël, mon peuple?

La maison d’Eli avait méprisé la grâce de Dieu attachée au salut ou au service que Dieu nous lui avait attribué. Le privilège donné à Eli et ses fils étaient simplifié par ces derniers qui s’imposaient une rémunération taillée à la dimension de leurs ambitions criminelles.

         Conclusion : Quelle est la qualité de notre service devant Dieu ?

        Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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LA SPIRITUALITE DU FONDEMENT

19 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA SPIRITUALITE DU FONDEMENT

 

    ‘‘Lorsque les fondements vacillent que peut bien faire l’homme droit ?’’

    ‘‘Quand les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il ?’’

(Psaumes 11.3)

 

    Définition :

     L’Ancien Testament définit le mot hébreu yasad par attacher fermement.

     Le fondement est également défini comme une base solide, un élément essentiel, une certitude et une réalité.

     Fonder implique dont le fait d’asseoir les fondements d’une construction, d’une vie, d’un projet de manière à assurer sa durabilité certaine.

 

     L’usage biblique du mot fondement :

     Ces termes sont employés indifféremment au sens propre pour les bases des constructions (Job 4.19), des autels (Ex 29.12) et par ailleurs, du monde, des institutions, de la terre, d’une foi ou d’une confiance en Dieu dans toutes les circonstances de la marche périlleuse aux travers des péripéties de la vie de la pérégrination du croyant dans les zones parfois désertiques de son parcours.

 

     Israël autrefois et le croyant aujourd’hui est le fondement des peuples :

     Dans le même sens, il est dit qu’Israël sera le fondement des peuples (Isaïe 54.11 ; Prov. 10.25 ; Esa 14.32)

 

     Le fondement du temple de Jérusalem :

     La pose des fondations d’un immeuble (en particulier l’édification d’un temple (1Rois 6.37 ; Esdras 5.16) faisait l’objet d’une cérémonie religieuse. Les fondations du Temple de Salomon étaient faites de pierres magnifiques : ‘‘ Pour construire le temple, on utilisa les pierres telles qu’elles provenaient de la carrière ; ainsi, pendant tout le temps de la construction, on n’entendit pas un seul coup de marteau, ni de pic, ni d’aucun autre outil de fer’’ (1Rois 6.7).

     Les matériaux du fondement du temple de Dieu étaient tous de grand prix

     Le fondement du temple fut posé et pendant la durée de la construction du temple en 7 années, on n’entendit ni bruit, ni vacarme car tout doit faire silence devant Dieu (1 Rois 6.37).

     ‘‘Les fondations consistaient en grands blocs de pierres de prix ayant quatre et cinq mètres de long. Par-dessus ces fondations étaient posées des pierres taillées sur mesure et des poutres de cendre…. (1 Rois 7.10-12)

 

Temple dans le sens général exprime le bâtiment consacré à un culte (Joël 3.5 ; Esdras 5.14 ; Actes 19.27). Ce terme s’applique le plus souvent à l’un des temples élevés successivement à Jérusalem pour le culte de l’Éternel.

Le Temple de Salomon rassembla beaucoup de matériaux précieux, mais son symbolisme revêt une dimension plus grande aux regards de l’intérêt que Dieu porte sur la très louable vision de David de lui bâtir un temple. Examinons ensemble quelques aspects important de cette initiative qui pour nous aujourd’hui serait le sérieux attaché à notre sens de recherche de la volonté de Dieu pour notre vie et le travail spirituel ardu pour que le temple de Dieu que nous sommes soit bâti selon le modèle préconçu par Dieu pour l’individu que nous sommes chacun pour sa part :

-           La beauté et la précision dans la construction du temple :

Le plan du Temple reproduisait celui du tabernacle, mais les dimensions étaient doubles et la décoration plus somptueuse. L’intérieur mesurait 60 coudées de long, sur 20 de large et 30 de haut (1Rois 6.2) ; la hauteur différait donc en proportion de celle du tabernacle. Les murs étaient de pierres que l’on avait achevé de tailler dans la carrière (1Rois 6.7) ; la toiture et le plafond étaient en cèdre (1Rois 6.9). Des planches de cyprès recouvraient le sol ; les parois étaient lambrissés de cèdre depuis le sol jusqu’au plafond (1Rois 6.15 ; 2Chron 3.5). Tout l’intérieur était plaqué d’or (1Rois 6.20,22,30 ; 2Chron 3.7, etc.).

-           Des chérubins, des palmes et des fleurs étaient sculptés sur les parois. Le lieu très saint (débîr) était un cube de 20 coudées de côté (1Rois 6.16,20) ; des chambres plaquées d’or occupaient probablement l’espace, haut d’environ 10 coudées, entre le plafond et le toit (1Chron 28.11 ; 2Chron 3.9). L’arche se trouvait dans le lieu très saint (1Rois 8.6), sous les ailes de 2 immenses chérubins en bois d’olivier recouvert d’or. Ils étaient debout de chaque côté de l’arche. Chacun mesurait 10 coudées de haut (environ 5,25 m), la longueur d’une aile atteignait 5 coudées. Les ailes extérieures des chérubins touchaient les murs, tandis que les 2 autres ailes se rejoignaient. Au centre, au-dessus du propitiatoire, les 2 chérubins contemplaient l’arche (1Rois 6.23-28 ; 2Chron 3.10-13). Une cloison de cèdre, recouverte d’or des 2 côtés, séparait le lieu saint (hêkal) du lieu très saint (débir). Une porte à 2 battants en bois d’olivier, ornée de palmes, de fleurs, de chérubins, et plaquée d’or, traversait la cloison. Celle-ci était tenue, du côté du lieu saint, par des chaînettes d’or, et un voile analogue à celui du tabernacle la recouvrait (1Rois 6.16,21,31,32 ; 2Chron 3.14).

Les deux battants de la porte donnant accès au lieu saint depuis le parvis étaient de cyprès (1Rois 6.33,34).

Le sérieux, la précision, la beauté et la perfection des travaux du temple ne devait pas nous laisser indifférent. Mais en est-il toujours ainsi ? A chacune de nos consciences de donner une réponse !!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

-           Le service dans le temple :

Le souverain sacrificateur devait offrir chaque jour l’encens, alors qu’il n’entrait qu’une fois par an dans le lieu très saint. Il y avait là, non pas un seul, mais 10 chandeliers d’or et 10 tables ; les pains de proposition ne se trouvaient sans doute que sur une seule table.

Le fondement de notre vie devait selon Dieu revêtir les différents aspects suivants :

 

  1. 1.     Sur le plan éthique et moral

     . vie comportementale correspondant à la vocation et aux fonctions que l’on exerce avec toutes les craintes nécessaires (pureté, simplicité, fidélité, intégrité. Modestie de l’alimentaire au vestimentaire, en passant par l’usage de la langue) 1 Pierre 2.12.

     Même si le frère, la sœur, le ministre de Dieu est dans la suffisance ou l’abondance matérielle ou financière, ceci ne doit pas le changer au milieu de ses frères, il doit plutôt être une source de bénédiction pour plusieurs.

  1. 2.     Sur le plan déontologique

      La soumission aux autorités et l’observation de la règle établie conforme à la Parole de Dieu ne doit pas faire l’objet ni de contestation, ni de critique ou de contrefaçon. Une vision divine ne devrait pas souffrir de raisonnement, mais d’obéissance dans son accomplissement.

     Nul s’il n’a pu se soumettre à l’autorité spirituelle ne pourra ni l’exercer, ni l’imposer à d’autre (Rom 13.1-7.

     Il faut être un bon coéquipier, capable de marche sur les mêmes traces que celles de tous les autres (2 Cor 12.14-18).

  1. 3.     Sur le plan de la vie dans le ministère

     Quiconque est engagé au service de Dieu ou à la vie de disciple doit être éloigné des séductions matérielles, doctrinales et sectaires.

     Le croyant, le ministre de Dieu doit accrocher à la croix de Jésus, l’orgueil, la course effrénée de l’argent. Il doit se mettre en garde au sexe opposé qui a tué beaucoup de héros

  1. 4.     Sur le plan doctrinal

Celui qui est engagé au service de Dieu ou à la vie de disciple doit exercer :

. La doctrine selon la piété (1 Tim 6.3-5)

. la vérité selon la piété (Tite 1.1)

. la saine doctrine (Tite 2.1 ; 2 Tim 4.1-6)

. un enseignement pur, digne et irréprochable (Tite 2.7-10)

. la doctrine de Dieu (Tite 2.10b)

. la vraie parole telle qu’elle a été enseignée (Tite 1.9 ; Deut 4.9 ; Hébreux 2.1)

. la parole dispensée droitement (2 Tim 2.15) et de façon homogène (1 Cor 4.17)

. le prédicateur doit être un modèle recommandable à toute conscience et en toute bonne conscience (2 Cor 4.2 ; 1 Pierre 3.16) comme le sel, la lumière du monde (Mt 5.13), la bonne odeur de Dieu (2 Cor 2.16), la lettre de Christ, lue et connue de tous (2 Cor 3.1), un ambassadeur (2 Cor 5.19 ; Actes 26.17 ; Jean 4.34), un homme fidèle, digne et capable de transmettre à d’autre (2 Tim 2.1-7)

 

 

  1. 5.   Sur le plan théologique

          . il s’agit d’une solide connaissance des Saintes Ecritures dans un Institut, une Ecole biblique ou une Université ayant une bonne profession de foi, tout en spécifiant qu’aucun diplôme théologique ne confère ni repentance, ni conversion, ni nouvelle naissance, ni vocation, ni appel, ni ministère, ni dons spirituels, aucun fruit de l’Esprit (Jean 7.15)

           . l’Apôtre Paul doit son éloquence et son érudition grâce à la formation qu’il a acquise du célèbre docteur Gamaliel, membre du Sanhédrin. Il a su utiliser ses prérequis (Actes 22.3)

           . Paul citait les philosophes de l’époque et leur fermait la bouche (Acte 17.17-34), parce qu’il lisait d’autres livres utiles en dehors des parchemins qui étaient une portion de l’Ancien Testament (2 Tim 4.13)

 

       La durabilité du fondement est aussi fonction des matériaux employés :

La Bible, code de vie par excellence laisse comprendre que notre corps est le temple de Dieu. Lorsque nous pénétrons la profondeur des Ecritures Saintes, nous voyons comment était le fondement du temple de Salomon. Il devait en être aussi de notre vie. L’Apôtre Paul dans 1 Corinthiens 3 parle de la manière dont nous bâtissons. Il fait allusion à divers matériaux, notamment de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, de la paille ou du chaume : ‘‘Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'œuvre de chacun sera manifestée’’  (1 Cor 3.12).

Qu’en est-il de la vérité que cela véhicule ?

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). L’or symbolise ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire, l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17). Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or. L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée.

 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur les courtines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) démontre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relief la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2).

En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce.

En effet, le fondement avec de l’or de l'argent et des pierres précieuses (1Cor 3.12), consiste à recevoir et propager les vérités pures de l'Évangile. Ceux-là, ne détiennent rien que la vérité telle qu'elle est en Jésus Christ, et prêchez rien d’autre que cela. Ils sont semblables à la déclaration de l’Apôtre Paul : ‘‘Si nous-mêmes ou un ange venait à prêcher un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème’’ (Galates 1).

Par là, Dieu veut une construction sur de bonnes bases, rendant l'ensemble des actions ministres dépendent uniquement du Christ comme le grand prophète de l'église. Dès lors, Christ est pris pour unique guide et maître infaillible. Ainsi, chaque ouvrier doit recevoir de Christ et répandre la doctrine  qu'il enseigne dans leur pureté, sans aucun mélange corrompu parce que rien n’y est ajouté ni diminué. 

Du bois, du foin, du chaume : Les ouvriers qui utilisent le bois, du foin ou du chaume sont ceux qui s'écartent de l'esprit du Christ dans beaucoup de détails, substituent leurs propres fantaisies et les inventions des doctrines et des institutions. Certains peuvent, dans la simplicité de leur cœur, construire en bois et de chaume sur les bonnes bases, ne sachant pas qu'ils ont fait ; toutefois, il est certain qu’au jour du Seigneur leur inconduite sera manifestée à la lumière.  Maintenant nous pouvons être trompés en nous-mêmes et les autres, mais il y a un jour où toute folie des hommes qui ont confondu leur propre justice à la justice divine, verront leur déguisement exposé à la lumière de la justice de Dieu.

Les Ecritures parlent du fondement de la nouvelle Jérusalem en ressortant les pierres précieuses qui constitueront ses douze fondements. Puisque la nouvelle Jérusalem nous attend, pourrons-nous y entrer et y habiter avec un mauvais fondement de notre vie ? N’est-il pas dit qu’il est impossible aux méchants de demeurer dans l’assemblée des saints ? Prenons donc garde à nous-mêmes et regardons l’importance que Dieu donne à la nouvelle Jérusalem et son fondement.

 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17).

 

Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur.

Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude.

Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc.

Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). 

Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20).

Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19).

Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral.

Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant.

Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17).

 

Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois.

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille (ou chaume) dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. Un incendie est suffisant pour que la construction ne soit plus. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18). (1 Cor 3.11-12)

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ?

Conclusion :

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive. En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13)

    ‘‘Lui donc la voix ébranla alors la terre et qui maintenant a fait cette promesse, une fois encore, j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : une fois encore, indique le changement des choses ébranlées comme étant faite pour un temps afin que les choses inébranlables subsistent. C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable avec piété et avec crainte car notre Dieu est aussi un feu dévorant’’ (Hébreux 12.26-29).                                     

       Dr André CHOUBEU

       BP. 9042 DOUALA (Cameroun)

       Tél.  (237) 77 75 71 60 / 22 12 34 72

 

 

 

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LES CAS DE BAPTEME A PROBLEME

18 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES CAS DE BAPTEME A PROBLEME

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Introduction :

 

Dans le parcours du ministère, j’ai rencontré des cas parfois alarmants. Mon constat à la suite de tout cela est l’absence des éléments du fondement de la fois. Ces situations parfois mettent en difficultés des âmes et les rend errantes. Pour élucider cette pensée, nous verrons quelques cas de baptêmes dont le fondement problématique conduit à une remise en cause de sa forme extérieure :

 

1-      Baptême de Simon le magicien

 

Une lecture attentive » de Actes 8.1-13 permet de découvrir que Simon crut non par conviction de son état de pécheur perdu et destiné à la condamnation éternelle, mais plutôt par admiration des miracles et grands prodiges qui s’opéraient par les Apôtres (Actes 8.13).

La cupidité et la folie des grandeurs restent si attachés à Simon qu’il sollicite financer pour obtenir le pouvoir d’imposer les mains sur les hommes afin que le Saint-Esprit descende sur ceux-ci (Actes 8.18-19). La réplique de l’apôtre Pierre atteste bien que Simon était encore sous les liens de la méchanceté et des mauvaises pensées. C’est pourquoi lui dira-t-il : « Mais Pierre lui dit: Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent! Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton coeur te soit pardonnée, s’il est possible;  car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. » (Actes 8.20-23)

La réponse de Simon : « Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit. » (Actes 8.24), atteste bel et bien qu’il est totalement ignorant de la doctrine de repentance qui conditionne le baptême d’eau. Le baptême étant une confession extérieure de la foi intérieure, à la mort avec Christ dans la vie du péché et la résurrection avec lui dan la vie de la justice à travers l’œuvre accomplie à la croix, il est évident que Simon ne s’était jamais repenti. Son baptême ne peut donc plus trouver l’expression qu’en une espèce de bain publique.

 

2-      Baptême par émotion

 

Ce cas de figure est fréquent dans nos églises. Nous allons le démontrer par illustration bien réelle. Un jour une fille vit la gigantesque organisation festive à l’occasion du baptême de sa sœur cadette. Elle alla aussitôt vers sa mère et dit : «  Maman, si je me faisais  baptiser, ferait-on aussi pour moi une fête aussi grandiose que celle de ma petite sœur ? » La réponse fut « oui ». A la prochaine occasion de baptême, elle fut sur la liste des baptisés. La fête eut effectivement lieu selon son cœur et elle en fut ravie. L’objectif de celle-ci fut atteint non pour le salut, mais pour la fête.

 

Une femme avait accepté l’évangile deux ans auparavant et son mari incrédule venait d’être convaincu de son état de pécheur perdu par un message poignant d’un Evangéliste. Sans tarder, cet homme dit au Serviteur de Dieu : Mon crime est grand car j’ai persécuté Christ, son Eglise et ses Serviteurs. Ma femme a souffert de torture entre mes mains depuis deux ans et maintenant, je m’en repens vraiment. Que dois-je faire pour que mes péchés soient effacés pour toujours et que Christ dans sa miséricorde m’accepte pour la vie éternelle ? L’Evangéliste sans ambages lui lut Acte 2.37-39 et l’homme inconsciemment dit comme Philippe : Il y a le fleuve qui coule à 200m de ma maison, pourquoi ne pas aller me baptiser maintenant ? Le baptême fut remis le soir à cause des exigences professionnelles de cet homme et au moment du baptême, sa femme qui était à l’Eglise à cause de la soif d’enfanter et d’être guérie de sa stérilité sauta sur l’occasion et dit vivement : Mais je suis à l’église avant mon mari et il vient à être baptisé avant moi, non, je me fais baptiser aussi !

 

3-      Baptême pour un intérêt

 

Un jeune homme sollicita une fille pour le mariage. Cette dernière de répondre à l’homme « Je t’aime, tu réponds à mon goût, mais tu n’es pas dans notre église. Tu es encore un païen et notre pasteur a dit que nous ne pouvons épouser que les frères en Christ ». « Et si je venais et me faire baptiser ? » Lui répliqua le garçon. « Mon oui pour le mariage serait acquis » dit la fille. Aussitôt dit aussitôt fait.

 

Un jour un frère vint nous voir en exigeant de le baptiser à nouveau. Le connaissant depuis plusieurs années, nous nous opposâmes à cette initiative que nous qualifions de malheureux. Mais le frère fut si ferme  qu’il décida de nous quitter pour aller se faire baptiser à nouveau ailleurs. Il ajouta : « Si vous ne m’écoutez pas, il est impossible pour moi de me laisser vaincre par vous ; car vous jugez sur les apparences extérieures (mon zèle ; mon engagement pour Christ et ma détermination à vivre exclusivement selon qu’il est écrit) mais vous ignorez sur quel fondement avait été posé mon ancien baptême. La voie que j’ai choisie conclue-t-il, est la condition sine qua non à mon salut. Baissant le ton,  nous l’avons minutieusement interrogé sur son passé et il nous relata cette triste histoire : « Très endetté et poursuivi j’errais ça et là afin d’échapper à mes créanciers, jusqu’au jour ou en profonde crise dans mes tribulations je rencontrais un frère qui annonçait l’évangile. Dans sa prédication il disait entre autres : venez à Jésus tel que vous êtes. Quand un homme donne sa vie à Jésus son passé est effacé, les dettes envers les créanciers sont annulées, et Dieu frappera d’aveuglement et d’oubli ceux qui le poursuivent ». Ces mots me concernaient personnellement. Je posais alors la question : J’ai les dettes et je suis poursuivi ; que faut-il donc que je fasse ? Repens toi et fais toi baptise et tu seras protégé pour toujours par Christ, fut sans hésitation la réponse. Quand me ferai-je donc baptiser ? ‘‘Même maintenant’’ me répondit l’Evangéliste. C’est ainsi que je me fis baptisé sans hésitation. » Pendant huit ans il persévéra, la grâce de Dieu lui permit de se réconcilier avec ses créanciers et de solder ses dettes. Mais il y a quelques jours, nous dit-il, au cours d’une prière il demanda au Saint-Esprit sa restauration pour servir Dieu en Esprit et en vérité. C’est pendant ces moments que ses yeux s’ouvrirent et il s’aperçut que Christ était pour lui non son Sauveur et Seigneur personnel, mais un bienfaiteur qui l’aida à sortir d’une situation délicate. Convaincu maintenant, conclut-il de regarder Christ comme l’auteur et le consommateur de sa foi, il se doit de conformer sa vie aux exigences scripturaires car  ses paroles de l’Ecriture retentissaient sans cesse à son cœur :

 

 « Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2.37-39).

 

4-      Baptême par tradition

 

Les Saintes Ecritures sont sans équivoques : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue (la Parole), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1.12-13).

 

La visitation de Dieu est devenue de plus en plus rare et la religiosité s’est progressivement installée à tel point que même dans les milieux pentecôtistes authentiques, une forme de tradition qui ne dit pas son vrai nom se substitue au service devant Dieu selon les méthodes et les principes de Dieu.  Cette forme s’intensifie à tel point que faire participer les bébés et les enfants à la Table Sainte sans être au préalable baptisés devient normal et toute cette amalgame est soutenue parfois par des prétendues révélations ou expériences reçues de Dieu. Il en va aussi des enfants nés de familles chrétiennes qui une fois parvenus à l’âge de baptême sont systématiquement doigtés et conduits aux eaux de baptême. Leur conversion devient pour ainsi dire, non plus selon la conviction du Saint-Esprit, mais bien par la volonté de l’homme ou selon le sang. Cette pratique n’est ni moins, ni supérieure à celle du Catholicisme Romain où chaque enfant est par essence enfant de l’église à cause de son lien de sang. Cette malheureuse aventure disqualifie d’office le nouveau baptisé de la course vers le paradis, parce que lui donnant un faux départ. Puissions-nous à ces heures de la fin, nous référer seulement à la Bible pour dire et faire ce qu’elle ordonne. Un commentaire d’un auteur inconnu a ressorti cette phrase bien significative : ‘‘La bible est le livre le plus haït par ses ennemis et persécuté par ses amis’’.

 

5-      Baptême par précipitation

 

Toujours au cours d’un ministère rendu, j’ai reçu une sœur qui me dit : ‘‘Pasteur, prière t’occuper sincèrement de ma sœur que voici. En effet, j’ai reçu Christ la première et lui ai parlé de l’Evangile. Au milieu de nombreuses tribulations, elle n’a pas hésité à venir à l’église avant son époux  accablé par une maladie têtue à tout traitement. Comme ce couple était riche, ils ont donné 1.500.000F CFA à l’église le premier dimanche où ils ont fait culte avec nous. Au cours de la semaine, le Pasteur les a fait baptisé et le deuxième dimanche, ils étaient consacrés Anciens d’église et assis devant. Depuis lors, elle dit être parvenue, n’a plus besoin de conseil sinon du Pasteur seul. Son comportement allait de mal en pire et sa sœur après l’avoir réprimandé vertement, l’a amené à voir les choses à la manière de Dieu, tout en l’invitant à l’humilité car elle n’était encore qu’une nouvelle convertie. Si Dieu m’a choisi comme Ancienne, répliqua-t-elle à sa sœur, c’est parce que je suis digne. Toi jalouse, reste tranquille ! Imaginez vous-même la suite de la vie spirituelle de cette soeur et vous comprendrez qu’elle n’ira que de scandale en scandales jusqu’au jour où elle descendra de sa suffisance pour se repentir et repartir avec Christ sur de bonnes bases selon les Saintes Ecritures. On ne brûle pas les étapes quand on veut marcher avec Dieu et lui plaire !

 

 ‘‘Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu’’ (Luc 7.29-30).

 ‘‘Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné’’ (Marc 16.16)

 

      Conclusion :

Aux regards de ces cas non exhaustifs, nous convenons qu’il est plus que jamais à cette période de la nuit très avancée de faire un arrêt pour prendre conscience de qui est Dieu et de ce que veut Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Pour éviter des désagréments dans la marche des frères dans le Seigneur, soyons partenaires du Saint- Esprit dans le champ.

 

      Dr André CHOUBEU

 

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L’IMPROVISATION DANS LE SERVICE DE DIEU

16 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’IMPROVISATION DANS LE SERVICE DE DIEU

 

(Actes 19. 13-20)

 

 

 

 

 

Introduction :

 

 

 

Quel est le Dieu que servent plusieurs aujourd’hui ?

 

Pensons-nous qu’il ait changé,  ou que sa Parole ait perdu de puissance ?

 

Serait-il possible désormais de le servir avec négligence sans que cela emporte des  conséquences ? Est-ce en criant fort, en se faisant inciser comme les prophètes de Baal et d’Astarté dont parle 1 Rois 18 que nous nous ferons entendre ? Dieu est-il si loin qu’il faut tant de bruit pour le réveiller ou attirer son attention sur notre état pour qu’il prenne garde ?

 

Dans le livre des Actes des Apôtres à son chapitre 19 et des versets 13 à 20, l’exemple des sept fils de SCEVA nous servira de base d’appui pour une étude sur ce sujet. L’attitude dans le service (verset 13-15), les conséquences inhérentes (verset 16-20) donne une leçon afin que nous sachions que le Dieu d’aujourd’hui est le même qu’hier et éternellement. Sa parole et son service sont sacrés à toujours et le non respect des principes fondamentaux par lui seul posés entraîne un feu étranger devant sa face. Les fils d’Aron en furent victimes et la colère de Dieu sur eux fut sans miséricorde (Lev. 10.1-2). Le mauvais service des fils d’Eli le Sacrificateur (1 Samuel 4.6) entraîna une lourde défaite à Israël (trente mille morts 1 Samuel 4.10), la mort de leur père (1 Samuel 4.18), la rétention de l’arche de l’alliance par les Philistins (1 Samuel 4.17) et un accouchement prématuré (1 Samuel 4.19) à un fils qui porta un nom de malédiction (IKABOD) ce qui signifie : «La gloire de Dieu est enlevée » (1 Samuel 4.21). Il n’en demeura pas moins des enfants de Noé  dont l’un vit la nudité de son père et alla en faire une honteuse campagne à ses frères. Cet acte malheureux occasionna une malédiction au fils de Cham (Genèse 9.20-27). N’oublions pas que l’attitude des jeunes hommes qui se moquèrent du Prophète Elisée en l’appelant chauve, début à Dieu et pour conséquence, les loups les déchirèrent (2Rois 2.23-25).

 

Il importe donc plus que jamais auparavant, de prendre conscience car non seulement notre Dieu est un feu dévorant, mais encore, il ne reçoit et ne recevra jamais : « Tout service fait à Dieu sans qu’il (Dieu) en soit le Seigneur ».

 

 

 

L’ATTITUDE DE CERTAINS DANS LE SERVICE (Actes 19.13-15)

 

 Actes 19.13 : Ils allaient d’un endroit à l’autre (ambulants,  itinérants) chasser les esprits mauvais hors des malades :

 

Attitude d’instabilité spirituelle : Manque de maîtrise spirituelle, morale et sociale. Attitude volatile. Manque de maturité spirituelle. Impossibilité de surveiller le travail effectué de manière à pouvoir rendre compte. Semer à tout vent.

 

L’exorcisme consiste à rendre ministère au service des possédés pour leur délivrance. Ce service exige par ailleurs une parfaite connaissance de la Relation d’Aide. Il suffit non de ce lancer dans le travail seulement, mais d’être formé au préalable par des hommes avertis et acquérir de surcroît de l’expérience car les cas ne se ressemblent jamais en matière de délivrance. Il faut être formé et équipé pour bien servir Dieu.

 

Ils essayèrent d’utiliser le non du Seigneur Jésus à cet effet :

 

L’expression essayer d’utiliser traduit un manque d’assurance, de certitude, de conviction. Caractéristique de l’esprit d’improvisation dans l’ouvre à accomplir pour le Seigneur.

 

La prédication, l’empressement pour servir Dieu est un zèle amer à l’origine de la mort d’UZZA dans le livre de (2Samuel 6.1-11).

 

La célébrité et la gloire personnelle : (Actes 8.4-25)

 

Le cas de Simon n’est pas moins révélateur à ce sujet très important. La nature humaine aime toujours la première place alors que le Saint-Esprit aime l’humilité. Le Seigneur ne nous recommande-t-il pas que « celui qui veut être grand doit être le serviteur des autres ? » . Littéralement Saul signifie « Grand » alors que Paul signifie « Petit ». Tirons –en des leçons profitable car il est écrit : « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il traite les humbles avec bonté » (Jacques 4.6). Souvenons-nous toujours que l’orgueil est à la base de tout péché et fut la cause de la chute du grand chérubin aujourd’hui appelé Satan (1Tim. 3.6).

 

Ils disaient aux esprits mauvais : je vous ordonne de sortir au nom de ce Jésus que Paul prêche :

 

Un esprit d’imitation : désir de suivre une nouvelle mode ou façon de faire dans la délivrance. Paul n’est rien d’autre qu’une star, un modèle de puissance. Il faut donc être aussi comme lui pour acquérir la gloire. Que d’instabilité même dans la doctrine biblique aujourd’hui parmi les Serviteurs dit de Dieu ! Combien sont des prostitués spirituels à cause du désir de paraître ? Combien réclament des ministères de puissances (dons de miracles, de guérison) juste pour être vus et non pour rendre gloire à DIEU ? Combien de Serviteurs de Dieu  n’aiment plus attendre pour recevoir de DIEU, pour être formés comme Samuel aux pieds d’Eli ? Plusieurs ne se croient-il pas plus connaisseurs et spirituels que leurs Pasteurs ? Combien de Serviteurs de Dieu  n’ont plus de domicile fixe ? Plusieurs n’ont pas de ‘‘ pouls’’ spirituel  en sorte qu’aujourd’hui, ils croissent deux heures dans la prière, la crainte de Dieu pour régresser demain jusqu’à atteindre le point Zéro ? Combien imitent et vivent justement des apparences et jamais de fond ?

 

Beaucoup de Serviteurs de Dieu  courent après des bergers qui ne sont que des vrais loups garous à cause de la quête de puissance. Aujourd’hui on est baptisé « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », demain c’est au nom du Jésus et après demain au nom de Mahomet et autres. Il me souvient ce serviteur de Dieu dont le baptême fut au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, plus tard au nom de Jésus seul et récemment encore repris au nom de Jésus par des personnes différentes, juste pour empocher quelques poignées de Francs CFA. Quel scandale ! Grand nombre n’est–il pas vagabond allant d’église en église pour des raisons inavouées ? N’est-il pas convenable d’obéir à cette parole de Dieu pour voir des jours heureux et la connaissance au service de Dieu dans un ministère venant d’en haut et non de soi ou des autres : « Celui qui est descendu est celui qui est monté au plus haut des cieux afin de remplir tout l’univers. C’est lui qui a fait des dons particuliers aux hommes : des uns il a fait des Apôtres, d’autres Prophète d’autres encore des Evangélistes, des Pasteurs ou des Enseignant. C’est ainsi qu’il a rendu le peuple de Dieu apte à accomplir son service, pour faire croître le corps du Christ.De cette façon, nous parviendront tous collectivement à l’unité de la connaissance du Fils de Dieu ; nous deviendrons des adultes dont le développement atteindra à la stature parfaite du Christ. Alors, nous ne serons plus des enfants emportés par les vagues ou le tourbillon de toutes sortes de doctrines, trompés par les hommes recourant à la ruse pour entraîner les autres dans l’erreur. Au contraire, en  proclament la vérité avec amour, nous grandirons en tout vers le Christ, qui est la tête. C’est grâce à lui que le corps forme un tout solide, bien uni par toutes les articulations dont il est pourvu. Ainsi lorsque chaque partie fonctionne comme elle doit, le corps entier grandi et se développe par l’amour »   (Ephésiens 4.9-16)

 

 

 

Actes 19.14 : c’est ainsi qu’agissaient les fils d’un grand prêtre juif nommé SCEVA :

 

Il n’y a point de salut, encore moins le service devant Dieu par hérédité. Il n’y a aucune transmission automatique de la gloire du fils au père dans le service de Dieu. N’est-il pas écrit : Cependant certains l’ont reçu et ont cru en lui ; il leur a donné le droit de devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas devenus enfants de Dieu par une naissance naturelle, par une volonté humaine : c’est Dieu qui leur a donné une nouvelle vie (Jean 1.12-13)

 

Combien ne sont chrétiens que de sang ? Combien ne suivent que la masse par leurs parents, leurs frères, leurs sœurs, leurs amis ou encore juste parce qu’ils visent un intérêt ? Combien peuvent vivre leur foi comme Daniel, isolé dans la cour du roi à Babylone ou comme Joseph en Egypte ?

 

Actes 19.15 : Mais un jour, l’esprit mauvais leur répondit : «  je connais Jésus et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ?

 

Le don de Dieu n’est pas un mérite. Certains bénéficient de la grâce de Dieu dans l’accomplissement d’une tâche et se croient aussitôt investi d’un ministère. Cette attitude d’orgueil les pousse à mépriser les autres, rejeter les conseils pour chuter quelques instants après  par manque de maturité, de conseils ou d’expérience.

 

Les fils de SCEVA avaient quelques fois réussit l’exploit de chasser des démons et se croyaient maîtres dans le domaine alors qu’ils auraient recherché l’humilité pour s’attacher au Saint-Esprit.

 

Dieu se glorifie parfois même sans tenir compte de nous dans bien de situations, mais continue avec nous pour nous instruire afin que nous connaissions parfaitement ses voies pour le servir selon ses desseins.

 

Ces derniers manquaient de réelle relation personnelle avec Dieu. Ils n’avaient aucune expérience propre, ni de personnalité spirituelle propre dans le service. Il faut connaître Dieu pour mieux le servir.

 

Qui es-tu devant Dieu ? Au service de qui es-tu réellement ? Qu’est-ce que tu es en vérité et que fais-tu de ce que tu es ? Certainement tu dis : je crois en Dieu, mais il est écrit « tu crois qu’il y a un seul Dieu. Très bien. Les démons le croient aussi et il tremblent de peur ». (Jacques 2.19)

 

 

 

LES CONSEQUENCES DU SERVICE FAIT A LA MANIERE DES HOMMES

 

 

 

Actes19.16 : Et l’homme possédé de l’esprit mauvais se jeta sur eux et se montra plus fort que tous ; il les maltraita avec une telle violence qu’ils s’enfuirent de sa main nus et couvert de blessures :

 

La défaite, l’humiliation publique et les blessures spirituelles. Il est impossible de chercher à soumettre le diable alors qu’on lui est soumis ou redevable.

 

Combien de Serviteurs de Dieu agissent la tête baissée sans consulter Dieu et sans avoir rien n’entendu de Lui ?

 

Combien de Serviteurs dit Dieu  sont aujourd’hui terrassés par un ennemi qu’ils devaient normalement vaincre depuis ?

 

Quelle honte et choc as-tu gardé en sorte qu’amertume, rancune, haine, idée de vengeance ou jalousie demeure en ton cœur ?

 

«   Certainement, si tu as bien agis, tu relèverais la tête. Mais si tu agis mal, le péché se couche à la porte, mais toi domine sur lui » (Genèse 4.7).

 

Pourquoi agir au nom du Seigneur  sans être mandaté par lui ? Les conséquences des actions non conformes à la parole de Dieu sont multiples :

 

Aujourd’hui nous un grand nombre de Serviteurs de Dieu  sont sous le coup de fortes emprises démoniaques ; des maladies mystiques à cause des liens occultes, etc.

 

 

 

Actes 19.17 : Les habitants d’Ephèse, et non juifs apprirent ce fait ; ils furent tous saisirent de crainte et l’on éprouva un grand un respect pour le nom du Seigneur Jésus :

 

L’échec ou les mauvaises actions des Serviteurs de Dieu se répandent très rapidement (voir ce que David a dit sur la nouvelle de Saül dans 2 Samuel 1.20). Un mauvais service, une mauvaise action des chrétiens est une occasion de blasphème donné au diable et à ses démons pour transformer en scandale et s’en référer pour salir le nom de notre Grand Dieu (Romains 2.17-24)

 

Il est dit par le Seigneur Jésus : Celui qui fait tomber dans le péché (scandale) un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grosse pierre et qu’on le  noie au fond de la mer (Mathieu 18.6)

 

Actes 19.18 : Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient avouer à haute voix le mal qu’ils avaient fait : Un grand nombre de ceux qui avaient pratiqué la magie apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le monde. On calcula la valeur de ces livres et l’on trouva qu’il y en avait pour 50.000 pièces d’argent :

 

Dieu veille toujours sur son Nom pour en répandre la crainte partout. C’est donc par la crainte de Dieu que devaient commencer les fils de SCEVA : c’est -à- dire la confession, la destruction des pratiques du passé dans leur vie avant d’entrer dans ce service.

 

Le prix des livres se chiffre exactement à 195 x 50.000 = 9.750.000 FCFA selon le barème de conversion de la Bible Scofield.

 

Plusieurs d’entre les Serviteurs de Dieu aiment brûler les étapes. Commencer par la fin et la gloire en reniant les souffrances des débuts ? (Philippines 3.10).

 

Combien veulent défier Satan maintenant en dévoilant ce qui leur est très cher et que le diable leur a toujours dit de cacher ?

 

Actes 19.20 : c’est ainsi que, par la puissance du Seigneur, la Parole se répandait et se montrait pleine de force :

 

Par la force du Seigneur … Si les Serviteurs de Dieu  ne veulent pas servir Dieu, Dieu se servira lui-même pour atteindre ses objectifs sacrés. Rien ne bloquera l’expansion de la Parole de Dieu (Luc 19.40 ; 1Cor. 9.16). Ce n’est pas par la séparation qu’on peut travailler avec Dieu (Hébreux

 

10.25)

 

Que penses-tu de ces remarques ? Les principales embûches à l’explosion spirituelle du Serviteur de Dieu ou chrétien d’aujourd’hui :

 

  • La Mode spirituelle
  • La Prétendue hérédité spirituelle
  • Le fait de savoir les choses sur Dieu sans connaître Dieu
  • L’agitation intérieure, l’instabilité, l’activisme, le tourisme spirituel
  • Faire l’œuvre de Dieu sans être dans son plan
  • Absence de maturité.

 

Puisse chacun s’examiner sincèrement car impérativement un jour :

 

Nous dirons à Dieu :

 

‘‘– Que Ta volonté soit faite (et nous serons sauvés)

 

Ou bien Dieu nous dira :

 

- Que ta volonté soit faite ! (et nous serons perdus)’’

 

 

 

Et puisqu’il ce jour là il sera demandé beaucoup à celui à qui il a beaucoup demandé, ou bien Dieu est notre Dieu ou bien vous êtes notre propre Dieu !

 

Chacun de nous doit faire son choix et supporter les conséquences.

 

MARANATHA !

 

 

 

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA (Cameroun)

Tél. (237) 77 75 71 60 

 

 

 

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