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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA DESTINEE DE L’EGLISE

5 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA DESTINEE DE L’EGLISE

La particularité de l’objet de ce  sujet vient du fait  que beaucoup parmi des enfants de Dieu ont toujours lié la destinée ultime de l’église, soit aux biens matériels, soit aux miracles; alors que la Bible nous donne une indication contraire comme nous le verrons tout au long de cette étude.

Avant de rentrer dans la profondeur de cette analyse, définissons les mots tels que : destinée et ultime.

Définition

La destinée : veut dire puissance souveraine réglant d’avance tout ce qui doit être. Ce mot signifie aussi vie. En d’autres termes, la destinée qui vient du mot destination veut dire lieu ou l’on doit se rendre ou encore la position que l’on doit occuper.

Ultime: vient de ultimus qui veut dire dernier ou final dans le temps.

Nous pouvons donc définir la destinée ultime comme la dernière position que l’église doit atteindre ou occuper.

Matthieu 6:33 nous dit : de chercher premièrement le royaume de Dieu et sa justice…

Ce verset nous enseigne que la destinée ultime de l’église c’est : le royaume de Dieu et de sa justice non les matériels.

Le royaume : c’est aussi le perfectionnement des saints pour accomplir l’œuvre du ministère, l’édification du corps de Christ en vue de parvenir à l’unité de la foi, avoir la connaissance du fils de Dieu et atteindre la stature parfaite de Christ, etc. 

Prenons le cas d’Israël pour montrer que les matériels et les miracles ne peuvent être la finalité d’un enfant de Dieu mature. 

Pendant leur marche de l’Egypte vers la terre promise, les enfants d’Israël ont bénéficié de différents privilèges matériels et miracles de la part de Dieu :

-          Le passage de la mer rouge (miracle)     Exode 14:19-23

-          Ils ont mangé la manne dans le désert   Exode 16:4, 31

-          Ils ont bu l’eau du Rocher d’Horeb          Exode 17:6

Mais cela ne leur a pas permis d’atteindre leur destination qui était la terre promise et non les miracles. Ils sont tous morts sauf Caleb et Josué qui sont arrivés à la terre promise.

Les miracles et les biens matériels ne peuvent pas être les buts poursuivis par un enfant de Dieu. C’est plutôt le royaume de Dieu qui est l’objectif final à atteindre. C’est pour cela que Dieu a donné les 5 dons du ministère. 

Pourquoi les 5 dons du ministère ont-ils été donnés ?

Ephésiens 4:11-13

o         Les 5 dons du ministère : Apôtre, Prophète, Evangéliste, Pasteur et Docteur ont été donnés par Dieu pour une raison majeure : le perfectionnement des saints.

o         Le perfectionnement : c’est l’action de rendre meilleur. Hébreux 6:1 dit : « tendez à ce qui est parfait ».Ceci veut  dire que le chrétien, l’église doit tendre vers la perfection.

o         Le perfectionnement que Dieu veut est que l’église atteigne plusieurs objectifs.      
Lorsqu’un apôtre, un prophète, un évangéliste, un pasteur ou un docteur prêche, il essaie seulement de déverser la dimension de la grâce qui a été mis en lui, afin que l’église ait une compréhension claire de la Parole de Dieu, ou encore qu’elle sache quelle est sa destinée finale.

Le perfectionnement conduit à accomplir l’œuvre du ministère. 

1.  L’œuvre du ministère 

Il y a ici deux mots importants :

L’œuvre : dans son sens général, désigne l’activité de Dieu et le travail des hommes. Cela s’apparente à une action ou un ouvrage.

Le ministère : se caractérise par le terme service ou gouvernement.

Ces deux mots réunis nous conduisent à considérer comme l’œuvre du ministère : tout travail ou service que l’on a à faire pour l’avancement du royaume de Dieu.           

L’œuvre du ministère englobe aussi tous les travaux de l’église comme exhorter, aller gagner les âmes, apporter les finances, etc.

Les 5 dons du  ministère ont été aussi donnés pour conduire l’église vers sa destinée finale. Signalons que cette destinée n’est ni le ciel ni l’enlèvement.

L’église est plutôt en destination de Sion ou Jérusalem. Sion est une position sur la terre. Cependant, Il vivait dans la puissance de l’éternité.

Ce que nous poursuivons, ce n’est pas le ciel, mais plutôt l’accomplissement du travail de Dieu sur la terre. D’ailleurs, le ciel n’est pas ce que nous croyons. C’est une dimension en Jésus-Christ où les rachetés rentreront en un clin d’œil. Cette dimension est au milieu de nous sur la terre mais nos yeux ne sont pas capables de la saisir comme cela fut le cas du serviteur d’Elisée. 2Rois 6:16-17 

2.  Edification du corps de Christ.

Le mot édification veut dire : instruction qui signifie formation ou enrichissement. 

Dieu a donné les 5 dons du ministère pour instruire, former ou encore enrichir les saints dans la connaissance de la Parole de Dieu, mais aussi pour les éclairer ou illuminer quant à la destinée.

Au-delà, Dieu a besoin d’un peuple qui connaît avec précision et exactitude la voie à suivre pour l’enseigner à ceux qui viendront dans la maison de Dieu comme le dit Esaïe 2:2-3. Pour accomplir cette mission, il faut un peuple mature qui est une position de qualification ou de reconnaissance qui vient de Dieu comme nous le montre l’histoire du Roi David. 2 Samuel 5:1

Nous sommes sur la terre mais nous vivons dans l’éternité avec Christ parce que nous L’avons reçu comme Sauveur et Seigneur en naissant de nouveau. C’est ce qu’Il disait dans livre de Jean : « Père, Je veux que là où Je suis qu’eux aussi y soient ». Mais Jésus était avec les apôtres sur la terre, Il était assis au même moment était assis avec Lui ! 

3.  Les conséquences.

Une communauté édifiée parviendra à l’unité de la foi, aura la connaissance du fils de Dieu et atteindra la mesure de la stature parfaite de Christ. 

1.      Parvenir à l’unité de la foi

L’unité de la foi est un élément fondamental des buts de Dieu. Nous le croyons parce que Gen 1:26, nous donne une importante indication à ce sujet,  « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… ».  Ce passage montre l’unité qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Genèse 11:4 donne aussi un exemple d’un peuple uni qui avait un même langage et qui voulait atteindre un même but. 

L’église d’aujourd’hui doit tout faire pour répondre favorablement à cette exigence de Dieu. L’unité de la foi doit se manifester d’abord au niveau de l’église globale (universelle) pour affecter les communautés locales. Ce qui est une dimension qui conditionne le retour de Christ.

NB: l’église ne peut atteindre ou parvenir à l’unité de la foi que si elle est correctement bâtie. Ceci demande la libération et restauration des sages architectes ! La dimension apostolique ici est très importante pour retrouver notre ‘le premier amour’. 1Corinthiens 3:10 Ap 2.1-5

Cette grâce est un moyen solide qui amène le peuple à atteindre la connaissance du fils de Dieu et la stature parfaite de Christ. 

2. La connaissance du fils de Dieu  Ephésiens 4:13

Nous devons avoir la vraie connaissance de Jésus. Le mot connaissance veut dire : avoir l’exactitude et la précision de qui est Jésus- Christ. 

Pour y arriver, il faut:

1.      Réunir toutes les informations sur Jésus et les garder. Cela ne peut être possible que par une connaissance de la saine doctrine. 1 Timothée 4:3

2.      Se discipliner pour maintenir un rythme de travail régulier. 1 Corinthiens 9:27

3.      Développer un grand intérêt et une écoute de la Parole de Dieu. Amos 8:11

4.      Appliquer toutes les connaissances acquises. Esdras 7:10 

3. Atteindre la mesure de la stature parfaite de Christ

o         Devenir comme Christ est l’identité finale de chrétien, de l’église. Là où tout ce qui est en Christ ou prend place dans notre homme intérieur régénéré.

  • Ceux qui ont cette vue des choses ne peuvent jamais être satisfaits du système de vie babylonien, ni de l’acquisition des biens matériels car ce qui les attend est bien supérieur. Ca nous pousse à bouger, migrer, voyager, avancer avec Dieu. Nous continuons le voyage comme nos aînés car lorsque la ville saint apparaîtra, elle n’attirera vers elle que ceux qui ont les même caractères qu’elle à savoir : pureté, transparence… Hébreux 11:9-10

Lieu : http://www.portedunordglobale.org63839_153279621360739_100000361052565_360878_1997956_n.jpg

 

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L'EGLISE

2 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

L’EGLISE


Présentation

 

Au-delà d’être avant tout un corps particulier de gens, choisi en Christ avant que le monde ne fut créé ; c’est ce qui est établi de façon précise dans Éphésiens 1 :4. Il y est spécifié que l'Église, ce corps particulier de personnes, a été « élue en lui ». Tout aussi précisément que Christ a été élu (Luc 9:35 ; cf. Psaume 89:19, Esaïe 42:1) et établi (Hébreux 1:2, 3:2) ; ainsi l’a été l'Église, il n’en demeure pas moins qu’il y a d’autres contexte que l’on pourrait ainsi utiliser pour définir l’Eglise.

Ainsi, nous en venons au mot « Église » lui-même. Comme nous le savons, ceci traduit le mot grec ekklesia, un mot très riche et complet qui fut approprié par Christ et les apôtres et employé pour décrire ce corps élu de toute éternité : l'Église. L'équivalent moderne de ce mot est notre mot « assemblée » un mot qui porte en lui-même tous les éléments de la signification de l'original grec. Dans le monde grec, certaines personnes étaient choisies, élues, pour une fonction officielle soit dans le conseil municipal, ou dans le gouvernement provincial ou national selon que cette fonction s'exerçait respectivement dans une cité ou dans une province ou dans un état. Et à une date donnée, quand il y avait des affaires d'état à régler, et quand une session devait être convoquée, les messagers s'en allaient pour réunir les hommes, pour convoquer l'assemblée en vue de traiter les affaires de l'état ou de la cité. Un tel groupe d'hommes était appelé ekklesia.

Ce n'était pas une affaire d'Église ou « ecclésiastique », comme nous le pensons; c'était une affaire purement politique, soit d'une municipalité, d'une province ou d'un état ; c’était « l’Assemblée » . Cela exprimait l'idée d'une compagnie élue, réunie pour traiter les affaires du royaume. C'est le terme qui fut approprié et appliqué à l'Église. Et combien est riche cette idée! Une compagnie élue, appelée ensemble dans le but de continuer l’œuvre du Royaume !


Définir l’Eglise


« Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » - Matthieu 6:10 LSG


« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » Matthieu 16:18-19 LSG

 

Le mot « Eglise » vient du mot grec « EKKLESIA » qui signifie : 

  • Sortir hors de …
  • Groupe de citoyens engagés, informés et soucieux d’apporter un impact rédempteur à une nation.
  • Groupe de personnes qui se réunissait pour partager des informations.

C’est encore la collaboration, l’effort cohérent d’une compagnie équipée et développée, appelée pour prendre des décisions. L’église est donc l’expression d’une structure informée, intelligente et rédemptrice du royaume de Dieu sur la terre. 

Lorsque Jésus-Christ faisait cette déclaration dans Matthieu 16, concernant l’Eglise, à Pierre devant les autres disciples, il ne pensait pas à une structure religieuse. En effet, il n’a pas dit qu’il bâtirai l’une des structures religieuses de ce temps qui étaient les synagogues ou les temples. Par cette déclaration, Christ faisait allusion au fait debâtir une structure beaucoup plus complexe et panoramique que ces dernières (Les disciples avaient une idée claire de ce dont Christ parlait lorsqu’il parlait de bâtir son Eglise car à chaque fois qu’ils ne comprenaient pas une chose, ils s’empressaient de lui poser des questions). 

Nous savons également qu’Hérode avait son église et que cela n’avait rien à voir avec un quelconque environnement religieux. 

“Car vous avez amené ces hommes, qui ne sont coupables ni de sacrilège, ni de blasphème envers notre déesse. Si donc Démétrius et ses ouvriers ont à se plaindre de quelqu’un, il y a des jours d’audience et des proconsuls; qu’ils s’appellent en justice les uns les autres. Et si vous avez en vue d’autres objets, ils se régleront dans uneassemblée légale.” (Actes 19:37-39 LSG2) 

  • Nous voyons qu’il y a des marchands qui se sont réunit pour accuser les personnes que Paul a formé, car le fait de proclamer la vérité à affecter leur commerce (statut de Diane).
  • Ici, l’un des secrétaires est en train de nous démonter que chaque problème concernant la ville doit comparaître devant l’Ekklesia.
  • « Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Matthieu 4:4 LSG

Ce que l’église n’est pas:

 

Après lecture de ce qui suit, nous comprenons donc que l’Eglise n’est pas:  

  • Un bâtiment contenant des personnes ;
  • Un rassemblement de personnes :
    • Qui viennent prier, chanter et danser pour Dieu seulement mais ayant une connaissance superficielle par négligence de la profondeur de la connaissance et de la révélation. Osée 4:6
    • Qui s’asseoient et comptent sur les révélations ou ressources du passé ;

« Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tudélieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu 16:19 LSG2) 

« que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » (Matthieu 6:10 LSG)

« Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » (Jean 20:21 LSG)

Nous constatons ici le mandat de l’église de prendre les clefs du Royaume de Dieu et établir de l’établir en fonction de la volonté du créateur. Au travers de ces passages, nous voyons que Dieu nous donne une « Procuration » pour exercer son autorité et forcer son royaume sur la terre. 

L’église de Christ à donc un très grand pouvoir et cela nous pousse à prendre conscience de notre responsabilité personnelle. L’Eglise de Christ n’est pas un endroit où nous venons recevoir des bénédictions car elles sont déjà un acquises : 

“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !” (Ephésiens 1:3 LSG) ; 

Ici nous constatons que la bénédiction est quelque chose que nous avons déjà reçue en Christ. Elle est incluse lorsque nous acceptons Christ dans notre vie ; Elle est également proportionnelle au niveau de travail et de développement pour notre salut.

 

Lien : http://www.portedunordglobale.org

 

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LE ROYAUME DE DIEU

2 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE ROYAUME

 

Le Royaume de Dieu est un profond travail intérieur du Saint-Esprit dans le cœur de l'homme, et qui propulse l'homme à la perfection. Il s'agit d'un dessin délibérément descendu du ciel des valeurs spirituelles éternelles de Dieu dans l'homme intérieur qui nous habilite à honorablement représenter Dieu sur la terre. Le Royaume de Dieu est personnel avant qu'il ne soit public, subjectif avant d’être objectif, individuel avant d’être corporatif ou collectif. Il ne s'agit pas de l'application d'un ensemble de codes externes, faire ceci et ne faites pas cela, mais consiste à avoir un ensemble de valeurs célestes, et consiste en l'alignement de votre vie à ces valeurs célestes au point d’une transformation délibérée, progressive, et vrai. C'est la règle non contestée et le gouvernement de Dieu qui est d'abord mis en place dans nos cœurs, puis il se déplace vers l'extérieur apportant ainsi un impact réel dans toutes les échelles de la société.

 

Il s'agit d'un mode de vie complet vécu dans l'obéissance à Dieu. Les lois de Dieu dans Son Royaume, et si nous sommes des citoyens de ce royaume de Dieu, les lois de Royaume prévaudront et régiront notre propre cœur, notre vie, nos portefeuilles, nos relations, nos préférences. Il règne sur tout. C'est le Royaume de Dieu. Il possède notre cœur et contrôle nos passions. Le Royaume de Dieu est le système d’opérations ou la réalité fonctionnelle et active du monde à venir.

Le Royaume de Dieu doit être interne. Les changements externes doivent être le reflet de la transformation intérieure, car en alignant nos cœurs de l’intérieur, Les règles de vies externes sont influencées et changées. 

Définir le Royaume:

Le mot « Royaume » englobe deux mots : Un Roi, et un Royaume ; et, est plus vaste que l’Eglise locale.

Le mot “Royaume” vient du mot grec “Basiléa” qui signifie : la sphère où Dieu règne, l’endroit où son autorité est incontournable et incontestable. La notion du Royaume englobe non seulement la vie de l’église mais également la vie économique, politique, sociale, etc. du monde qui nous entoure.

Le Royaume n'est pas le concept vague d'une vie dans le ciel pour tous les bons chrétiens, mais c'est plutôt un vrai gouvernement provenant du ciel qui donne la permission de gouverner sur les affaires des hommes.

 Le Royaume c’est un processus spirituel qui nous envahit, qui combat la superficialité et qui éveille et produit en nous la vraie vie intérieure.

Le Royaume nous permet de vivre par l’intérieur.

 « Le Royaume de Dieu est au–dedans de vous ». Luc 17:21  

C’est l’établissement de la droiture dans l’âme humaine et la soumission de la volonté humaine à celle de Dieu.

Le Royaume n’est pas :  Une vision séparatiste.

Le Royaume est différent du concept de l’enlèvement.

Il y a un paradoxe entre le mandat que Christ nous a laissé en tant que fils du Royaume dans Matthieu 28: 18-19 et le comportement de fuite ou encore de départ imminent de l’Eglise actuelle. Nous constatons que l’Eglise dans sa forme actuelle résulte en la mise en marge de la société en créant un monde « chrétien » et en négligeant le mandat d’origine. Ce style de vie monastique consiste en la séparation entre ce qui est Chrétien (venant de Dieu) d’avec les choses Païennes (qui provienne du monde). 

Or la parole nous dit: 

“Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.” (Jean 3:16 LSG2) 

Le départ imminent est la clef de la doctrine pentecôtiste. 

Les théories décrites dans l’Eschatologie font voir l’Eglise comme une entité faible et apeurée dont la principale motivation est la fuite de ce monde. Or en étudiant l’histoire de l’Eglise, nous remarquons que l’Eglise est née dans la puissance de la résurrection comme décrite dans le Livre des Actes. Et Même dans le moment le plus faible de l’Eglise il doit toujours y  avoir un moment de triomphe et de puissance de résurrection. Cela nous arrive à démontrer le processus l’environnement ou l’Eglise doit grandir et ceci en dépit des circonstances environnantes, l’Eglise doit être une entité triomphante sur la terre. 

“Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.” (Apocalypse 21:2-3 LSG) 

Ce passage nous montre qu’il n’y a, en réalité, aucun départ imminent vers le ciel mais que c’est la Jérusalem céleste qui descend sur la terre à cause de la fidélité des fils et des filles du Royaume de Dieu. Matthieu 6:9; Ephésiens 4:11-14.

b. Le royaume de Dieu n’est pas superficiel et vague.

C’est un gouvernement venant du ciel sur les hommes et qui leur donne l’autorité et la permission de gouverner sur les affaires des hommes.

« …Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. » (Matthieu 28:18 LSG) 

C’est également l’établissement de la soumission, la droiture et de la justice dans l’âme humaine. 

« Quoi donc ! la cité fidèle est devenue une prostituée ! Elle était remplie d’équité, la justice y habitait, Et maintenant il y a des assassins ! » (Esaïe 1:21 LSG)

« Je rétablirai tes juges tels qu’ils étaient autrefois, Et tes conseillers tels qu’ils étaient au commencement. Après cela, on t’appellera ville de la justice, Cité fidèle. » (Esaïe 1:26 LSG)  

c.  Le Royaume est l’établissement d’une culture dominante.

Nous devons traiter l’ensemble des mentalités, des codes de valeurs, des traditions et des langues qui nous empêchent de forcer la culture du Royaume dans nos environnements locaux afin qu’il n’y ai que le Royaume de Dieu qui puisse être représenté.

Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, sculptés par l’art et l’industrie de l’homme.” (Actes 17:29 LSG)

“20 ¶ Interrogé par les Pharisiens pour savoir quand viendrait le royaume de Dieu, il leur répondit : Le royaume de Dieu ne vient pas de telle sorte qu’on puisse l’observer. 21 On ne dira pas : Voyez, il est ici, ou : Il est là. Car voyez, le royaume de Dieu est au–dedans de vous.” (Luc 17:20-21 SER)

Ce que Jésus dit ici est fondamentale, "Vous ne pouvez pas le voir!" Vous ne pouvez pas mettre le doigt sur quelque chose de particulier et dire qu'il est ici - le royaume. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Les Pharisiens étaient à la recherche d'une chose extérieure. Jésus a dit, ce n'est pas là-bas, c'est ici!

Lien : http://www.portedunordglobale.org

 

 

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CONSEILS PRATIQUES TOUCHANT À L’ÉTHIQUE DU MINISTÈRE ITINÉRANT

5 Novembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CONSEILS PRATIQUES TOUCHANT À L’ÉTHIQUE DU MINISTÈRE ITINÉRANT1

 

Fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère (1Tm 4.5)

Nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire (Hé 13.18)

Je marche dans l’intégrité… mon pied est ferme dans la droiture (Ps 26.11-12)

Les itinérants réunis à Répit 2002 proposent, ici, une série de conseils qui leur paraissent d’une importance fondamentale dans l’exercice du ministère itinérant, afin que rien n’y fasse obstacle.

+ + +

1. Rappelons-nous que l’impact du message de l’Evangile que nous prêchons dépend, avant tout, de notre propre condition spirituelle, à savoir : notre engagement personnel envers Christ et son Eglise en même temps que de l’authenticité de notre communion avec Dieu, de notre pureté morale et de notre intégrité intellectuelle.

2. Etre invité par une Eglise locale ou un groupe d’Eglises ne sera jamais ni un dû ni un droit. C’est un privilège qu’il convient d’apprécier et dont nous devons être reconnaissants. Ceux auxquels nous nous adressons doivent pouvoir percevoir cette attitude en nous. C’est la conscience de notre responsabilité et l’esprit de service qui doivent, en toutes circonstances, caractériser et donner vie à notre ministère.

3. Nos messages et notre enseignement tiendront compte des particularités des communautés qui nous invitent. On évitera ainsi toute polémique susceptible de nuire à l’accueil de l’Evangile. Veille sur toi-même et sur ton enseignement (1Tm 4.16). Il est vrai que l’itinérant est au service de la Parole avant de l’être du milieu qui l’invite. En ce qui concerne les points théologiques secondaires, il doit conjuguer les deux fidélités: ne rien laisser de ses convictions mais les taire si la liberté de les exprimer ne lui en a pas été clairement donnée et si les dire s’oppose aux positions de ceux qui l’accueillent.

4. La connaissance préalable du milieu qui nous invite permettra une meilleure adaptation à l’auditoire et, par là, un meilleur impact. Relier la prédication à la réalité de l’Eglise locale produira des prolongements sérieux et durables dans la vie des auditeurs que les responsables auront à suivre.

5. Dans l’esprit biblique de la soumission des ministères les uns aux autres, il est capital de respecter les ministères pastoral (pasteur et anciens) et diaconal des communautés qui nous reçoivent.

Honnêteté et loyauté à leur égard sont de rigueur pour manifester clairement notre engagement envers le Seigneur lui-même, et envers les Eglises locales qui sont le reflet de l’Eglise qui est son corps.

6. Par respect des responsables d’Eglise, nous nous garderons de déposer livres, circulaires personnelles, K 7, C.D. ou publicité pour notre association, de les distribuer ou de les vendre sans en avoir préalablement reçu l’accord des responsables.

7. La prédication et l’enseignement biblique ne sont vraiment utiles et efficaces que nourris constamment de la Parole de Dieu qui nous appelle à l’humilité. Tout désir de paraître, en transformant la prédication en spectacle, en fait un contre témoignage. Qu’as-tu que tu n’aies reçu? (1 Co 4.7). Ceux d’entre nous qui travaillent sur des supports artistiques en sont particulièrement conscients, eux qui, d’un spectacle, font une prédication.

8. Amour et compassion doivent être perçus dans nos messages, d’autant plus que nous avons à présenter la gravité du péché et la réalité de la perdition. Méfions-nous du désir de plaire ou de la quête de la popularité qui nous pousseraient à négliger ces deux réalités essentielles de la proclamation de l’Evangile.

9. Cette proclamation doit être nourrie d’enthousiasme, si nous voulons voir le Saint-Esprit interpeller et convaincre les auditeurs relativement au péché, à la perdition et à la nécessité de se repentir pour recevoir le salut offert en Jésus-Christ.

10. Un engagement pour une ou plusieurs réunions doit être considéré comme ayant priorité sur toute autre activité; autant en ce qui concerne la préparation que la prestation elle-même.

11. La fatigue, les déceptions, le manque de motivation personnelle, les petits ennuis de santé, les soucis familiaux ou autres ne sauraient être regardés comme suffisants pour différer ou renoncer à des engagements de prédication publique. Ténacité et courage font partie de la foi qui se repose entièrement sur le Dieu puissant. Il peut faire au-delà de ce que nous osons penser et demander. Ses interventions miraculeuses pour secourir, guérir, renouveler les forces nécessaires ne manquent pas lorsque l’on ose dépasser ses propres craintes et celles de la famille pour aller accomplir la tâche pour laquelle on est attendu. Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse (2Co 12.9).

12. Se faire remplacer pour un message ou une série de réunions ne devrait donc être envisagé qu’en cas d’impossibilité notoire: maladie grave, décès d’un proche parent, situation familiale gravissime. Si, toutefois, l’impossibilité était insurmontable, ne mettons jamais les responsables d’une Eglise devant cette décision sans avoir d’abord tout fait pour trouver un remplaçant qui soit à la hauteur de la tâche et qui leur convienne.

13. Certains conflits ne pourront être évités. Dans toute la mesure possible, il convient de les gérer au mieux avec les responsables d’Eglise de sorte qu’ils restent circonscrits et ne dégénèrent pas en querelles. Il ne faut pas qu’un serviteur de Dieu ait des querelles (2 Tm 2.24). Toute querelle, tôt ou tard, nuirait inévitablement à notre ministère. Elle ferait rapidement tache d’huile et freinerait les invitations. Bien pire, elle hypothéquerait aussi le ministère de la parole auquel Dieu nous a appelés.

14. Il importe d’éviter les entretiens seul à seul, à l’écart des regards, avec une personne de l’autre sexe. Dans le climat actuel d’amoralité où la suspicion est de mise, le diable aurait tôt fait d’utiliser des personnes que ne contrôle pas le Saint-Esprit pour discréditer et nous et l’Evangile. Lorsque l’on pratique la «cure d’âme» seul à seul, on peut difficilement contrer les insinuations ou les attaques calomnieuses. Le Seigneur a envoyé ses disciples deux à deux (Lc 10.1). Pour les entretiens, il est généralement possible de s’associer une tierce personne: collaborateur, pasteur, ancien ou diacre. C’est plus important encore si l’on a affaire à un cas difficile. Notre épouse peut être cette tierce personne lorsqu’elle nous accompagne.

15. Tout entretien touchant à la relation d’aide (ou cure d’âme) relève du secret professionnel. Nous devons être reconnus comme sérieux en ce domaine si nous voulons connaître la bénédiction de Dieu et voir des victoires remportées à la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Toutefois, un grave problème se pose au regard de la jurisprudence actuelle concernant les cas de pédophilie ou de meurtre. Il convient d’être très prudent et très clair pour gérer ce genre de situation.

16. En tant qu’itinérants, il est bon de nous sentir engagés les uns envers les autres dans un respect sans faille. Cela implique rejeter toute critique du ministère des autres et refuser d’entendre des critiques à leur sujet. En cas de médisances rapportées sur l’un ou sur l’autre, il convient de l’en avertir très vite afin de lui permettre d’agir sans attendre pour mettre fin à la rumeur, si cette dernière n’a pas de fondement.

17. Faisons tout pour simplifier la tâche de celui qui nous accueille: ne pas abuser de son hospitalité, par exemple, en usant sans gêne du téléphone ou autre commodité; ne rien demander qui ne soit absolument indispensable, montrer de la reconnaissance… en bref, user du respect le plus strict de la politesse et de la discrétion (cf. Phm 4.10-12).

18. Les questions d’argent sont parfois source de conflits dans l’œuvre de Dieu. Il est essentiel d’être au-dessus de tout soupçon dans la gestion des dons reçus. Pour éviter toute suspicion de la part des autorités, voire des Eglises, il est préférable de dépendre d’un Eglise ou d’une œuvre. Il est important de transmettre à celle-ci tout don reçu lors de l’exercice du ministère (réunions, entretiens, visites, etc.).Contentez-vous de votre solde (Luc 3.14). N’oublions pas que l’amour de l’argent est une racine de tous les maux (1Tm 6.10). Souvenons-nous des fils de Samuel (cf. 1S 8.1-9). Selon les cas, nous pouvons signer un reçu sur place ou faire envoyer un reçu par l’association à laquelle nous sommes rattachés. Les problèmes sont gommés quand tout se fait par chèque à l’ordre de l’association.

1 Texte élaboré lors de la retraite de janvier 2002 organisée par REPIT (Retraite pour les Evangélistes Pionniers et Itinérants Travaillant en France). La Revue réformée a déjà publié un des documents produits à l’occasion de cette rencontre dans son numéro 2000/5: « Des ministères négligés: l’évangéliste itinérant».

 

 

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RETOUR AUX FONDEMENTS

1 Novembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

162950_169056983136980_100000980376143_356747_8335652_s-1-.jpgRetour aux fondements

Henri LÜSCHER

La fin du vingtième siècle avec ses grands chambardements approche à grands pas. Elle est caractérisée par le renversement des fondements sur lesquels reposait la société occidentale. Profondément marquée par des siècles de culture chrétienne qui plongeait ses racines dans les Ecritures, elle a subi une érosion lente pour aboutir à un changement de paradigme dans son concept du monde. Le psalmiste pose une question pertinente: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?(11.3) Quelle sera notre réponse?

Il est bon de revenir un peu en arrière dans le temps. La Réforme nous a légué quelque chose d'inestimable. Par elle, Dieu a opéré un retour aux Ecritures, seule norme de notre foi dans tous les domaines de la vie. Cette foi n'était pas floue. L'ensemble des vérités bibliques constituait le fondement de la foi des Réformateurs. Il engendrait une confiance; et une obéissance totales en la Bible, Parole de Dieu qui avait autorité sur leur intelligence, leur cour, leur vie. Il n'y avait pas de concept relativiste ou pluraliste quant aux fondements de la foi. En revanche, le dualisme entre le spirituel et le matériel, l'invisible et le visible, la nature et la grâce, le temporel et l'éternel a contribué à une sécularisation progressive de la société occidentale. Les lumières et le rationalisme ont encore diminué l'impact de l'Evangile produit par la Réforme. Avec Hegel, au début du 19e siècle, le monde a été bouleversé dans sa manière de penser par le principe dialectique: thèse, antithèse, synthèse. Plus rien n'était absolu, vrai, sans cette démarche philosophique préalable. Ici, on trouve l'origine du relativisme qui a marqué également la théologie.

Au milieu du siècle passé, Darwin, sans doute influencé par la philosophie de Hegel, a publié son fameux ouvrage "De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle", ce qui marqua le début de la diffusion de la théorie de l'évolutionnisme. Roger Liebi écrit avec pertinence: "On exagère à peine en disant que Darwin a posé l'un des fondements essentiels de la cosmologie dominante du 20e siècle. Il est l'auteur d'un tournant décisif dans la manière de penser des pays occidentaux hautement civilisés. Innombrables furent ceux qui commencèrent à se détacher du christianisme. La perspective biblique, selon laquelle Dieu créa le monde et la vie, et fit l'homme à son image, devint pour eux toujours plus inacceptable. L'enseignement de Darwin conduisit aussi à de toutes nouvelles conceptions en philosophie, en psychologie, en pédagogie, en sociologie, en théologie, en histoire, en astronomie, ainsi qu'en beaucoup d'autres domaines" (Le Nouvel Age, p. 11, éd. Bibles et Traités Chrétiens, CH-1800 Vevey). Le marxisme, l'existentialisme et le pragmatisme ne sont que le prolongement de ces philosophies.

En résumé, toute la crise actuelle à tous les niveaux est la conséquence de l'humanisme séculier qui a déshumanisé l'homme, aussi paradoxal que cela paraisse. Dans tous les domaines, il est en faillite. Alors les hommes cherchent leur bonheur ailleurs, dans l'irrationnel, puisque le matérialisme rationnel ne leur a apporté que le goût amer d'une illusion chimérique. Le Nouvel Age se substitue au rationalisme. On parle d'être en harmonie avec soi-même, avec la nature, l'environnement, le cosmos, etc. Pour se déstresser, on a recours à la spiritualité orientale, au mysticisme, à l'astrologie, à la médecine parallèle, à la psychologie moderne, etc. Des termes comme amour, unité, paix, n'ont plus la connotation que la Bible leur donne.

Face à ce déferlement de séductions sataniques et à la désorientation de l'Eglise dans un monde où elle devrait être le sel de la terre, n'y a-t-il pas un retour aux Ecritures Saintes à opérer en laissant libre cours à l'Esprit de Dieu qui veut parler à nos cours? Lui seul peut produire la repentance, l'obéissance à la Parole de Dieu et la mise en pratique des directives divines. L'objectif des articles publiés dans ce numéro est d'avertir nos lecteurs des temps que nous vivons en nous encourageant à revenir aux vérités centrales de la Réforme: Sola Scriptura, Solus Christus, Sola gratia, Sola fide, Soli Deo gloria. Ces vérités claires et fondamentales révélées dans les Ecritures ne se négocient pas. Il n'y a pas de compromission possible. Jésus n'affirme-t-il pas: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ? L'apôtre Pierre n'est pas moins explicite: Il n'y a de salut en aucun autre; car il n y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Jean 14.6; Act 4.12). Paul, dans sa 2e lettre aux Corinthiens, retrace la vie chrétienne au milieu des difficultés. Toutes nos ressources sont en Christ, qui nous fait toujours triompher (2.14). Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance au Christ (10.4-5). C'est Jésus seul, l'Esprit seul et l'Evangile seul par contraste à un autre Jésus..., un autre esprit... et un autre évangile provenant de Satan lui-même qui se déguise en ange de lumière (11.4, 13-15).

Que Dieu nous fasse la grâce de persévérer dans la foi telle que les Ecritures nous l'enseignent. C'est pourquoi, affermissez votre pensée, soyez sobres et ayez une parfaite espérance en la grâce qui vous sera apportée, lors de la révélation de Jésus-Christ. (1 Pi 1.13).

H.L



Lien :http://www.promesses.org/arts/120p1-2f.html

 

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DECLARATION DE CAMBRIDGE

1 Novembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Déclaration de Cambridge

Alliance des Evangéliques Confessants 
Cambridge, Massachusetts (USA), le 20 avril 1996 

Traduction Frank HORTON

Aujourd'hui les églises évangéliques sont de plus en plus dominées par l'esprit du siècle plutôt que par l'Esprit du Christ. En tant qu'évangéliques nous nous appelons à nous repentir de ce péché et à recouvrer la foi historique chrétienne.

Au cours de l'histoire, les mots changent de sens. A l'heure actuelle c'est ce qui est arrivé au mot "évangélique". Par le passé il servait de lien d'unité entre chrétiens venant d'une grande diversité de traditions ecclésiastiques. Etre évangélique, c'était confesser sa foi. Etre évangélique, c'était adhérer aux vérités essentielles du christianisme telles qu'elles avaient été définies par les grands conciles ocuméniques de l'Eglise. De plus, les évangéliques partageaient en héritage commun les "sola" de la Réforme protestante du 16e siècle.

Aujourd'hui la lumière de la Réforme a été affaiblie d'une manière significative. En conséquence, le mot "évangélique" est devenu tellement inclusif qu'il a perdu sa signification. Nous sonmes confrontés au danger de perdre l'unité forgée pendant des siècles. En tenant compte de cette crise, et à cause de notre amour pour le Christ, pour son évangile et pour l'Eglise, nous nous efforçons d'affirmer tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme telles qu'elles ont été confessées historiquement par les évangéliques. Nous affirmons ces vérités, non pas à cause de leur rôle dans nos traditions, mais parce que nous croyons qu'elles sont centrales à la Bible.

I. Sola Scriptura: L'érosion de l'autorité

L'Ecriture seule est la règle inhérente de la vie de l'Eglise, et pourtant l'église évangélique à l'heure actuelle a séparé l'Ecriture de sa fonction d'autorité. Dans sa pratique, l'Eglise se laisse diriger trop souvent par la culture ambiante. Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme du monde des divertissements: tout cela correspond beaucoup plus à ce que l'Eglise désire, à sa manière de fonctionner, et à ce qu'elle offre, que ne le fait la Parole de Dieu. Nombre de pasteurs ont négligé le contrôle légitime qu'ils doivent exercer sur l'adoration, y compris sur la substance doctrinale de la musique. Au fur et à mesure qu'on a abandonné dans la pratique l'autorité biblique, que ses vérités ont disparu de la pensée chrétienne, et que ses doctrines ont perdu leur pointe, l'Eglise a été progressivement dépouillée de son intégrité, de son autorité morale et de son orientation.

Plutôt que d'adapter la foi chrétienne pour la faire correspondre et satisfaire aux besoins ressentis par les consommateurs, nous devons proclamer la loi comme l'unique mesure de la justice véritable, et l'évangile comme l'unique annonce de la vérité salvatrice. La vérité biblique est indispensable à la compréhension de l'Eglise, à son édification et à sa discipline.

L'Ecriture doit nous porter; au delà de nos besoins ressentis jusqu'à nos besoins réels, et nous libérer de l'habitude que nous avons de nous voir au travers des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d'une culture de masse. C'est seulement à la lumière de la vérité de Dieu que nous sommes rendus capables de nous comprendre et de voir comment Dieu a pourvu à nos besoins. Il est donc indispensable de prêcher et d'enseigner la Bible dans l'église. Les sermons doivent être une exposition de la Bible et de ses enseignements, et non pas l'expression des opinions du prédicateur ou des idées courantes de l'époque. Nous ne devons accepter rien de moins que ce que Dieu a donné.

L'ouvre du Saint-Esprit dans l'expérience ne saurait être dissociée de l'Ecriture. L'Esprit ne parle pas selon des moyens qui seraient indépendants de l'Ecriture. Séparés de l'Ecriture, nous n'aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ. C'est la parole biblique, et non pas l'expérience spirituelle, qui est le critère de la vérité.

Première thèse: Sola Scriptura

Nous réaffirmons l'Ecriture inerrante comme unique source de la révélation divine écrite, qui seule peut lier notre conscience. La Bible seule enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut (et délivrance) du péché, et constitue la règle selon laquelle tout comportement chrétien doit être mesuré.

Nous déclarons qu'aucun credo, concile ou individu ne peut lier la conscience du chrétien, que l'Esprit Saint ne parle jamais indépendamment de ou contrairement à ce qui est présenté dans la Bible, et que l'expérience personnelle spirituelle ne peut jamais être un véhicule de la révélation. 

II. Solus Christus: L'érosion d'une foi centrée sur le Christ

Au fur et à mesure que la foi évangélique s'est conformée à l'esprit du siècle, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante. Les résultats ont été, d'abord, une perte des valeurs absolues et l' émergence d'un individualisme permissif; la guérison s'est substituée à la sainteté, le rétablissement à la repentance, l'intuition à la vérité, la sensation à foi, le hasard à la providence, et gratification immédiate à l'espérance persévérante. Le Christ et sa croix ont été déplacés du centre de nos préoccupations. 

Deuxième thèse: Solus Christus

Nous réaffirmons que notre salut est accompli par le Christ historique seul grâce à son ouvre de médiateur. Sa vie sans péché et l'expiation comme substitut à notre place seules suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père.

Nous déclarons que l'Evangile n'est pas prêché si l'on ne déclare pas l'ouvre expiatoire du Christ et si l'on ne sollicite pas la foi en Christ et en son ouvre.

III. Sola Gratia: L'érosion de l'Evangile

La confiance injustifiée dans la capacité de l'homme est un produit de la nature humaine déchue. Cette fausse confiance remplit maintenant le monde évangélique - à partir de l'évangile de l'estime de soi jusqu'à l'évangile de la santé et de la richesse; à partir de ceux qui ont transformé l'Evangile en un produit à vendre et les pécheurs en des consommateurs qui désirent acheter, jusqu'à d'autres qui considèrent que la foi chrétienne est vraie parce qu'elle est efficace. Tous "ces dérapages" réduisent au silence la doctrine de la justification, quels que soient les engagements officiels de nos églises.

La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais reste la seule cause efficace du salut. Nous confessons que les êtres humains naissent morts sur le plan spirituel et sont incapables de collaborer avec la grâce qui régénère.

Troisième thèse: Sola Gratia

Nous réaffirmons que par le salut nous sommes délivrés de la colère de Dieu, et cela par sa grâce seule. C'est l'ouvre surnaturelle du Saint-Esprit que de nous conduire au Christ en nous libérant de notre esclavage au péché et en nous ressuscitant de la mort spirituelle à la vie spirituelle.

Nous déclarons que le salut n'est en aucun sens une ouvre humaine. Les méthodes, techniques et stratégies humaines ne peuvent, par elles-mêmes, accomplir cette transformation. La foi ne peut être produite par notre nature humaine non-régénérée.

IV. Sola Fide: L'érosion de l'article principal

La justification est par la grâce seule au travers de la foi seule à cause du Christ seul. Il s'agit là de l'article par lequel l'Eglise tient debout ou s'écroule. Aujourd'hui nombre de responsables, savants et pasteurs qui prétendent être évangéliques négligent, déforment, voire parfois nient cet article. Bien que la nature humaine déchue ait toujours refusé d'admettre la nécessité de la justice de Christ imputée, la pensée moderne alimente peu à peu ce mécontentement à l'encontre de l'Evangile biblique. Nous avons permis à ce mécontentement de dicter la forme de notre ministère et le contenu de notre prédication.

Nombre de ceux qui sont dans le mouvement pour la croissance de l'Eglise croient que la compréhension sociologique des participants au culte est tout aussi importante pour le succès de l'Evangile que la proclamation de la vérité biblique. Par conséquent, les convictions théologiques sont souvent divorcées d'avec l'ouvre du ministère. L'orientation vers le marketing dans beaucoup d'églises va encore plus loin, pour effacer la distinction entre la Parole biblique et le monde, priver la croix de Christ de son aspect choquant, et réduire la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès des corporations mondaines.

Tout en prétendant croire à la théologie de la Croix, ces mouvements en réalité la vident de sa substance. Il n'y a pas d'autre évangile que celui de la substitution du Christ à notre place, grâce à laquelle Dieu lui a imputé notre péché et nous a imputé sa justice. C'est parce qu'il a enduré notre jugement que nous pouvons maintenant marcher dans sa grâce, assurés pour toujours de son pardon, acceptés et adoptés comme enfants de Dieu. Il n'y a pas d'autre fondement pour notre acceptation devant Dieu que l'ouvre salvatrice du Christ... pas même notre patriotisme, notre dévouement ou notre rectitude morale. l'Evangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ, et nous dissuade de chercher à obtenir la faveur de Dieu par quelque autre voie que ce soit.

Quatrième thèse: Sola fide

Nous réaffirmons que la justification est par la grâce seule au travers de la foi seule grâce au Christ seul. Par la justification, la justice de Christ nous est imputée comme unique satisfaction possible de la justice parfaite de Dieu.

Nous déclarons que la justification ne repose sur aucun mérite qui nous soit propre, ni sur la base d'une infusion de la justice de Christ en nous par voie sacramentelle. Nous déclarons de même qu'une institution qui prétend être une église mais qui refuse ou condamne la sola fide ne peut être reconnue comme une église légitime.

V. Soli Deo Gloria: L'érosion d'une adoration centrée sur Dieu

Partout où, dans l'Eglise, l'autorité biblique a été perdue, le Christ a été déplacé, l'Evangile a été biaisé ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison: nos intérêts ont remplacé ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes à l'accomplissement de son ouvre. Que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l'Eglise aujourd'hui est un fait répandu et lamentable. C'est cette perte qui nous permet de transformer l'adoration en divertissement, la prédication de l'Evangile en marketing, la foi en une technique, l'éthique en appréciation agréable de nous-mêmes, et la fidélité en une quête du succès. En conséquence, Dieu, le Christ et la Bible ont perdu une grande partie de leur valeur à nos yeux et ne pèsent plus beaucoup pour nous.

Dieu n'existe pas pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises, notre appétit de consommation, ni même nos intérêts spirituels personnels. Nous devrions de nouveau centrer notre adoration sur Dieu lui-même, plutôt que sur la satisfaction de nos besoins personnels. Dieu reste souverain dans l'adoration, et non pas nous. Nos soucis devraient concerner le royaume de Dieu et non pas notre propre sphère, notre popularité ou notre succès.

Cinquième thèse: Soli Deo gloria

Nous réaffirmons que parce que le salut est de Dieu et a été accompli par lui, ce salut est pour la gloire de Dieu, et nous devons le glorifier, lui, toujours. Nous devons vivre notre vie entière devant sa face, sous son autorité et pour sa gloire seule.

Nous déclarons que nous ne pouvons pas glorifier Dieu convenablement si nous confondons l'adoration avec le divertissement, si nous négligeons la Loi ou l'Evangile dans notre prédication ou si nous permettons à la recherche de l'épanouissement de soi, l'estime de soi ou la réalisation de soi de devenir les options préférées de notre "évangile".

Conclusion

Un appel à la repentance et à la réformation

La fidélité de l'Eglise évangélique dans le passé contraste de façon marquante avec son infidélité actuelle. Au début de ce siècle, les églises évangéliques soutenaient un effort missionnaire remarquable et construisaient de nombreuses institutions religieuses au service de la vérité biblique et du royaume de Christ. C'était une époque où le comportement chrétien et son attente étaient tout à fait distincts de ceux de la culture. Aujourd'hui ils ne le sont souvent plus. Aujourd'hui le monde évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale et son zèle missionnaire.

Nous nous repentons de notre mondanité. Nous sommes tombés sous l'influence des "évangiles" de notre culture sécularisée... qui ne sont pas des évangiles. Nous avons affaibli l'Eglise par notre manque de repentance sérieuse, notre aveuglement face aux péchés en nous-mêmes que, pourtant, nous voyons si clairement chez les autres, et notre échec inexcusable d'annoncer efficacement à d'autres l'ouvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.

Nous appelons sincèrement les évangéliques égarés qui se sont écartés de la Parole de Dieu dans les domaines développés dans cette Déclaration. Nous y incluons ceux qui déclarent qu'il y a une espérance de vie éternelle en dehors d'une foi explicite en Jésus-Christ, qui prétendent que ceux qui rejettent le Christ dans cette vie sont annihilés plutôt que de subir le juste jugement de Dieu au travers d'une souffrance éternelle, ou qui affirment qu'évangéliques et catholiques romains sont un en Christ là même où la doctrine biblique de la justification n'est plus confessée.

L'Alliance des Evangéliques Confessants invite tout chrétien à envisager d'incorporer cette Déclaration dans l'adoration de l'église, comme dans son ministère, ses principes, sa vie et son ouvre d'évangélisation.

Pour la gloire de Christ. 
Amen 

Taduction F. H

 

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L'EGLISE SELON LE NOUVEAU TESTAMENT

31 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’Église selon le Nouveau testament

Frank HORTON

Après des études au Biblical Seminary à New-York, Frank Horton a été secrétaire général des GBU en France, professeur puis directeur de l’Institut Biblique d’Emmaüs à St-Légier en Suisse. Retraité depuis plusieurs années, il poursuit son ministère d’enseignant. L’article que nous publions est un résumé d’un message donné en Angola, pays où il a passé son enfance avec ses parents missionnaires. Frank Horton est membre du comité de soutien de Promesses.

T. Ernest Wilson a écrit : « Le but de toute œuvre missionnaire des assemblées est de planter des églises néotestamentaires sur sol indigène, totalement autonomes, sans aucune domination étrangère, et dépendant du Saint-Esprit pour leur direction et progrès. Tandis qu’on poursuit des activités médicales, éducatives et sociales, l’objet principal n’en reste pas moins l’établissement de l’église indigène ».

Cette déclaration soulève un certain nombre de questions : Qu’entend-on par églises néo-testamentaires ? Quels principes le N.T. nous donne-t-il pour l’établissement de l’Église ? Ces principes fonctionnent-ils aujourd’hui ?

A. PRINCIPES DIRECTEURS

Qu’est-ce que l’Église ?

Trois mots grecs nous aideront à comprendre la signification de ce mot.

1. Ekklésia

Ce mot vient du verbe ekkaléô, qui signifie littéralement « appeler en dehors de ». Il désignait le gouvernement municipal d’Athènes, où des représentants de différents groupes dans la société étaient appelés pour, en quelque sorte, « sortir de leurs groupes » et se réunir, se trouver ensemble dans un but précis. Ainsi, l’Église n’est ni un bâtiment ni une institution mais un rassemblement de personnes qui ont quelque chose de très important en commun : elles ont répondu à l’Évangile, la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui est venu dans le monde, a souffert et est mort pour leurs péchés, puis est ressuscité. Elles se sont repenties de leurs péchés, ont mis leur confiance en Jésus, reconnaissant en lui leur Sauveur et leur Seigneur. Pardonnées et adoptées dans la famille de Dieu, elles sont rassemblées pour des raisons que nous évoquerons plus loin.

Le mot ekklésia est utilisé dans deux sens :

•    Dans un sens universel, unissant tous les croyants partout et en tout temps en une seule grande famille spirituelle. Le Seigneur, par exemple, dit à Pierre « Je bâtirai mon Église » (Mat 16.18). Paul écrit que par l’Église « la sagesse de Dieu doit être connue » (Éph 3.10).

•    Dans un sens local, faisant allusion aux croyants qui se réunissent à une époque et dans un lieu particuliers, où ils agissent comme une congrégation visible, tangible. Ainsi, notre Seigneur donne des instructions à l’église locale sur la manière d’exercer la discipline (Mat 18.15-20). De nombreuses fois, les apôtres adressent leurs lettres à des églises locales. Notre étude ici sera consacrée à cette utilisation du mot.

2. Koinônia

Koinônia vient de koinos : « commun ». Le mot parle de la communauté et de l’unité. Un exemple merveilleux nous est donné dans Actes 2.41-47, où les premiers chrétiens avaient tout en commun, tandis qu’ils se consacraient à l’enseignement des apôtres, à la communion fraternelle, à la fraction du pain et à la prière.

Cette communion dans l’unité s’exprime de plusieurs manières :

•    la louange et l’adoration,

•    la prière,

•    l’évangélisation des non-convertis,

•    l’édification des croyants,

•    les conseils pastoraux,

•    les services sociaux.

Notre Seigneur a donné à ses disciples un exemple de ce ministère « holistique » en enseignant, prêchant, nourrissant les affamés et guérissant les malades (Mat 9.35) ; puis il les a envoyés faire la même chose (Mat 10.1s).

3. Kuriakê

Kuriakê dérive de kurios : « Seigneur ». Il nous rappelle que l’Église appartient au Seigneur ! C’est lui qui l’a fondée, qui la bâtit et qui la dirige par l’intermédiaire de la Parole et du Saint-Esprit. Il n’a pas dit à Pierre : « Je bâtirai ton Église », pas plus que : « Tu bâtiras mon Église » ni même : « Vous bâtirez votre Église ». Non !  Il a dit : « Je bâtirai mon Église ! »

Autonomie de l’église locale

Alors que les apôtres missionnaires voyageaient et prêchaient l’Évangile, ils fondaient des églises locales, les laissaient sous la direction d’anciens, et les confiaient au Seigneur (Act 14.21-23). Les premiers chapitres de l’Apocalypse contiennent des lettres adressées par le Christ individuellement à sept églises différentes, chacune de celles-ci étant responsable directement envers lui.

Une église autonome, par définition, se gouverne elle-même. Elle n’est soumise à aucun synode, conseil ou hiérarchie, soit religieux soit politique. L’Histoire dénonce la tendance vers la centralisation d’autorité qui a marqué l’évolution malsaine, non-biblique, de l’Église au travers des siècles.

L’église locale doit-elle pour autant « se débrouiller seule », indépendamment de toute relation extérieure ? Pas du tout. Les églises locales ont besoin les unes des autres pour la communion fraternelle, la communication, la collaboration et la consultation. Le peuple de Dieu est appelé à former une famille spirituelle de frères et sœurs dans la foi qui donnent, reçoivent exhortation et encouragement spirituels. En conséquence, l’église, l’assemblée locale, apprend à être responsable directement envers le Seigneur, développe la force nécessaire pour repousser toute attaque hostile, et reste assez souple pour s’adapter à la culture locale. N’ayant pas d’autorité centralisée qui pouvait  être directement visée, les assemblées en Allemagne pendant l’ère nazie ont été protégées de l’interférence par ce régime dictatorial. Il y a plus de 40 ans T. E. Wilson écrivit à ce propos : « À travers la brousse et dans pratiquement toutes les villes [de l’Angola], on peut trouver des rassemblements de chrétiens africains, complètement indigènes, qui se réunissent de la manière la plus simple, voire primitive, et cherchent à répandre l’Évangile parmi les leurs. Leur seule littérature est la Bible ou le Nouveau Testament traduit dans leur propre langue, un recueil de cantiques qu’ils aiment – car ils sont un peuple musical qui aime chanter – et peut-être un ou deux traités sur le baptême et l’ordre ecclésiastique […]. Il y a littéralement des centaines de tels groupes en Angola aujourd’hui, qui se multiplient constamment en nombre malgré les difficultés qui viennent de sources diverses ».

En plus de son autonomie, l’église locale veille à son indépendance financière et à sa multiplication par l’évangélisation.

B. GOUVERNEMENT COLLEGIAL

1. Anciens

Selon un texte déjà évoqué (Act 14.23), Paul et Barnabas « firent nommer » des anciens dans chaque église locale. Nous ne sommes pas renseignés sur la manière exacte dont il l’ont fait. Ils ont probablement respecté la coutume des synagogues juives. Paul écrit à « tous les saints en Christ-Jésus qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres » (Phil 1.1). Il exhorte les Thessaloniciens à « avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur et qui vous avertissent » (1 Thes 5.12 ; Héb 13.17). Les anciens portent deux appellations :

•    Presbuteros (litt. plus âgé) : indique la maturité de l’expérience spirituelle, et la sagesse ;

•    Episkopos (du verbe episkopéô, veiller sur) : indique la nature de leur ministère de surveillants, capables de diriger l’assemblée.

Deux passages soulignent leurs qualités morales et spirituelles (1 Tim 3.1-7 ; Tite 1.5-9). La manière de les choisir est moins importante que la nécessité qu’ils soient reconnus par l’assemblée en vertu de leur caractère et de leur engagement actif dans la vie et le bien-être de l’église. Une pluralité d’anciens protège contre le danger de domination par un seul homme.

2. Diacres

Le mot diakonos est souvent utilisé à travers le Nouveau Testament, généralement dans le sens de « serviteur ». Paul reconnaît toutefois un groupe officiel d’hommes, à côté des anciens, qu’il appelle « diacres » (Phil 1.1). Leur origine remonte probablement au moment où les apôtres demandent à l’Église de choisir des hommes pleins de foi, du Saint-Esprit et de sagesse, qui les libéreraient de considérations pratiques, leur permettant de se consacrer à la prière et au ministère de la Parole (Act 6.1-7). L’expression « servir aux tables » semble indiquer qu’ils auraient le rôle d’être des aides, des serviteurs en choses pratiques. Nous ignorons si la femme Phoebé était simplement une « servante » de l’église à Cenchrées, ou si elle avait le titre officiel de « diaconesse » (Rom 16.1-2).

C. Ministères multiples

Le ministère d’un seul homme ne peut jamais couvrir tous les besoins d’une église locale, car aucun homme ne possède toutes les qualifications indispensables. C’est la raison pour laquelle divers membres ont diverses « manifestations » du Saint-Esprit sous la forme d’un ou de plusieurs dons spirituels (charismes). Ce sujet mériterait une étude complète en soi, mais nous devons nous contenter ici d’un bref survol. Paul consacre plusieurs passages d’enseignement à ce propos. Le but principal des ministères multiples est d’édifier les saints, de les conduire vers une unité plus grande, vers la maturité et la stabilité, de les exhorter, de les consoler, afin que, par la qualité de leur vie, ils confessent que « Jésus est le Seigneur ».

Le Saint-Esprit est souverain, et libre de distribuer les dons spirituels comme bon lui semble. Paul nous encourage à « aspirer aux dons les meilleurs » (1 Cor 12.31). Les dons d’importance primordiale, toujours valables, sont ceux qui équipent les évangélistes, les pasteurs-enseignants, les aides, les administrateurs, et qui permettent le discernement des esprits. Sans l’amour ces dons restent inutiles. Les croyants – anciens en particulier – devraient encourager les membres à s’engager activement dans la vie de l’église, montrant de cette manière qui possède l’aptitude pour quel ministère.

D. SACERDOCE UNIVERSEL DES CROYANTS

S. Ridout souligne que dans l’Ancien Testament le service religieux était centré sur l’adoration : le sanctuaire, la prêtrise, les sacrifices, les temps prescrits et les fêtes. Mais tout cela, dit-il, était provisoire et incomplet. Le Christ est venu, le voile a été déchiré, et nous avons maintenant la hardiesse d’entrer dans le lieu très saint par le sang de Jésus. « L’adoration chrétienne a sa source dans une œuvre de rédemption accomplie : son objet est Dieu le Père et le Fils ; sa place est la présence de Dieu ; sa puissance est le Saint-Esprit ; sa matière sont les vérités pleinement révélées dans la Parole de Dieu ; et sa durée est l’éternité ». Tous les croyants sont sacrificateurs (1 Pi 2.5,9) et seuls les croyants le sont ! Ridout de continuer : « La grande occasion pour adorer est quand les croyants sont réunis le premier jour de la semaine pour rompre le pain. La louange, sans être limitée à ce moment là, s’y exprime de la façon la plus complète […]. Le Seigneur est au milieu de nous pour conduire nos accents de louange (Héb 2.12). Le Saint-Esprit est présent pour guider, selon la Parole (1 Cor 14.25) ; et les symboles qui rappellent l’amour du Sauveur manifesté dans sa mort sont là pour être partagés. » Les sacrifices de l’Ancien Testament ont cédé la place à des « sacrifices spirituels » de louange dans le chant, la prière, la lecture et la méditation de la Parole, et la participation au pain et à la coupe.

E. DEUX ORDONNANCES

Le Seigneur a institué le baptême d’eau (Mat 24.19) et le repas du Seigneur (Mat 26.17s). Le baptême du croyant par immersion, accordé à ceux qui le demandent comme une confession publique de leur foi en Christ et leur engagement envers lui, est un acte simple d’initiation, normalement administré par un ancien. Le repas du Seigneur est, dans les mots de S. Ridout, « une fête commémorative […] où le peuple du Seigneur, réuni auprès de lui, se souvient de son amour plus fort que la mort ».

F. CES PRINCIPES FONCTIONNENT-ILS AUJOURD’HUI ?

En 1975, une guerre civile qui devait durer 27 ans a éclaté en Angola. Parmi les missionnaires qui devaient quitter le pays figuraient mes parents, qui avaient consacré plus de 50 ans à une œuvre paisible centrée sur Kavungu, à l’extrême est du pays dans la région du haut Zambèze. Ils ont mis deux valises dans leur voiture et sont partis vers le sud jusqu’en Zambie, laissant derrière eux toutes leurs possessions personnelles. Ils ont aussi laissé deux assemblées, des anciens formés et préparés pour l’épreuve, un dispensaire médical, une école primaire, et la Bible traduite dans la langue Luvale.

Ils se sont retirés, âgés de 75 ans, aux États-Unis, où ma mère est décédée en 1979,  et mon père l’a rejointe 17 ans plus tard, âgé de 95 ans. La dernière fois que je l’ai vu, quelques mois avant son départ, il se demandait tristement s’il restait quoi que se soit de leurs labeurs. Il se pouvait que tous les croyants soient morts… J’ai écrit à une missionnaire de ma connaissance à Chavuma, juste de l’autre côté de la frontière en Zambie, lui demandant si elle avait des nouvelles. J’ai pu transmettre sa réponse stupéfiante à mon père, pour le consoler, juste avant son départ pour la gloire.

Alors que le pays était encore fermé aux blancs, des croyants africains avaient fait le voyage vers le nord, et étaient revenus pour dire que les réfugiés rentraient au pays afin de reconstruire à partir de zéro, et que des anciens des assemblées organisaient des retraites pour enseigner l’Écriture, en utilisant la Bible traduite en Luvale par mon père. Au milieu de toute cette souffrance atroce et du dénuement absolu, des maisons détruites et des champs dévastés, les églises se sont multipliées pour atteindre près de 70 congrégations en 2007. Aujourd’hui, vous représentez 500 000 croyants réunis dans 2 000 communautés locales à travers 15 des 18 provinces de l’Angola !

« C’est de l’Eternel que cela est venu : c’est un miracle à nos yeux. C’est ici la journée que l’Eternel a faite : à cause d’elle, soyons dans l’allégresse et la joie ! » Ps 118.23-24

 

Promesses  No 177 -  2011 / 3 ( juillet – septembre )

Dossier : L’Église néo-testamentaire

 

Angola Beloved, Loiseaux Brothers, 1967, p. 15.  T. Ernest Wilson fut un des missionnaires pionniers des Assemblées de Frères qui ont commencé une œuvre en Angola dès 1884.

In Angola Beloved, Loiseaux Brothers, 1967, p. 16. 

Voir les qualités nécessaires décrites en 1 Tim 3.8-13.

Voir 1 Cor 12 à 14 ; Rom 12.3-8 ; Éph 4.1-16.

The Church and its Order According to Scripture, Loiseaux Brothers, 1915, pp. 42ss.

Op. cit. p. 36.62533_155471537808214_100000361052565_371904_6019642_n.jpg

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DAVID, UN MODÈLE DE LEADER

31 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

DAVID, UN MODÈLE DE LEADER

Joël PROHIN

 

Joël Prohin travaille dans la finance, tout en s’impliquant activement dans son église locale en région parisienne et en collaborant à diverses revues ou commentaires bibliques. Il est membre de la rédaction de Promesses.

 

David est plusieurs fois appelé le « berger » du peuple d’Israël (Ps 78.71-72). Il est ainsi le précurseur du bon Berger. Ceux qui ont une place de responsabilité dans l’Église sont aussi appelés à être pasteurs à leur tour (Jér 17.16 ; 1 Pi 5.1-5). De ce fait, l’histoire de David est bien apte, encore aujourd’hui à donner quelques indications utiles pour conduire le peuple de Dieu.

Cependant, la lecture et l’interprétation des livres historiques sont particulièrement délicates. Le N.T. indique clairement que ces livres contiennent un enseignement moral pour nous, aujourd’hui (1 Cor 10.11 ; Rom 15.4). Néanmoins, cet enseignement est rarement explicite et le texte ne donne pas souvent la façon dont Dieu apprécie les événements et les comportements des personnages.

De plus, s’y ajoute une distance temporelle et culturelle importante.

Tout cela incite à être prudent dans nos interprétations et à laisser place pour d’autres applications que celles proposées ici.

A. AVANT SON ACCESSION AU TRÔNE

Un potentiel

Dans les entreprises, se développent les « Comités de Développement de Carrière » (CDC) où les dirigeants essaient d’identifier les futurs leaders de l’entreprise en détectant les « potentiels ». Mais Dieu n’était pas d’accord avec le CDC que Samuel entreprend à Bethléhem (1 Sam 16.7). Dieu regarde au cœur, et il voit chez David des qualités de cœur pour son Dieu que sa vie lui permettra d’exprimer.

David a des dons naturels évidents : physiques (1 Sam 16.12a,18), musicaux (1 Sam 16.18), etc.

ð Nos dons naturels sont à mettre au service de leur Donateur.

David est le huitième de sa fratrie et apparemment méprisé par ses frères. Ce n’est pourtant pas un obstacle dans sa vie ultérieure : il n’a pas été traumatisé par une enfance sans doute difficile.

ð Dieu peut se servir valablement de toute personne, quels qu’aient pu être ses antécédents.

Un choix divin

– David était le roi selon le cœur de Dieu (1 Sam 13.14 ; 16.12b). Le choix de Samuel venait directement de Dieu.

ð Dans le NT, Dieu « a établi dans l’Église » des personnes qu’il a qualifiées en vue de certaines fonctions (1 Cor 12.28). Le choix est divin, mais le chrétien doit accepter la place que Dieu lui donne : les deux vont de pair.

– David a reçu une onction particulière : « L’Esprit de l’Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite. » (1 Sam 16.13)

ð Plus qu’autrefois, l’Esprit habite aujourd’hui en chaque croyant et le qualifie pour un service : si ce n’était son action directe pour nous permettre de remplir notre mission, nous ne pourrions pas y faire face.

– Peu après, David est amené à faire état de ses victoires secrètes quand il était berger (1 Sam 17.34-36). Son témoignage des luttes remportées est crédible, car Saül n’hésite plus à l’envoyer.

ð Le choix divin qualifie, mais il ne peut aller qu’avec une préparation personnelle qui passe par des victoires remportées dans le secret.

Une reconnaissance publique

Par Jonathan : David a vaincu Goliath. Jonathan, immédiatement après, s’attache à lui (1 Sam 18). Cet attachement sera plus fort que les manœuvres de Saül (1 Sam 20 ; 23). Jonathan aurait pourtant pu prendre ombrage des succès de David : il en avait lui-même remporté autrefois (1 Sam 14) et il était l’héritier naturel du trône ; mais il reconnaît le leadership de David et s’y soumet avec joie.

ð La reconnaissance publique par d’autres responsables est indispensable pour que le leader puisse y jouer son rôle (Gal 2.9).

Par le peuple : Le peuple « aimait » David (1 Sam 18.16).

ð Le leader doit susciter l’affection de ceux qu’il est chargé de guider et cette affection vient naturellement si les gens sentent qu’il veut et cherche leur bien, et s’intéresse à eux. Il est reconnu par les membres de son église locale (1 Thess 5.12).

Par Mical : Elle aussi aime David (1 Sam 18.20,28). David devient le gendre de Saül.

Une transition difficile

Mettons-nous à la place de Saül : il n’est pas facile de voir un jeunot avoir plus de succès que soi, de devoir laisser la place qu’on occupait depuis des années, etc. Saül en nourrit de la jalousie. Il se montre égocentrique. Il veut garder le pouvoir.

Il peut arriver que notre service soit contesté par quelqu’un qui s’accroche à sa fonction et perd de vue que le troupeau n’est jamais le sien, mais celui de Dieu.

David n’anticipe cependant pas le temps de Dieu : deux fois en position de tuer facilement Saül, il s’en défend vivement et refuse de porter la main sur celui qu’il considère toujours comme « l’oint de l’Éternel » (1 Sam 24 ; 26).

ð Apprendre la patience pour attendre son temps est un exercice difficile, mais il permet d’acquérir une crédibilité qui, autrement, est entachée.

David en profite pour grandir : en témoignent les semaines passées auprès de Samuel à Naioth (1 Sam 19.18). L’expérience et l’influence du pieux conducteur durent être très bénéfiques au jeune David.

ð Si notre service subit un contretemps, c’est peut-être une bonne occasion pour forger notre caractère par la patience, pour étudier plus, pour approfondir notre vocation, etc.

Un leader

Il sait faire avec le peuple qu’il a : le ramassis de personnes qui s’agglutinent autour du fugitif en 1 Samuel 22.1-2 est loin de l’armée d’élite que David aurait pu souhaiter, mais il va s’occuper d’eux et en faire une troupe d’élite.

ð Dans nos églises, nous aimerions bien n’avoir que des frères et des sœurs matures, fondés dans l’Écriture, engagés dans le service, équilibrés, etc., et nous avons affaire à des « bras cassés » qu’il nous faut aider, à des « bébés dans la foi » qui nécessitent des soins constants, etc. Sachons ne pas nous décourager, mais amener ceux qui nous sont confiés à grandir.

Il ne refuse pas les recrues de choix : Abiathar a vu sa famille sacerdotale décimée et rejoint David avec l’éphod qui servait à interroger Dieu (1 Sam 22.20-23 ; 23.9). Il lui sera particulièrement utile dans ce temps d’errance.

ð Sachons apprécier les chrétiens de qualité que Dieu met sur notre chemin et utiliser leurs talents.

Il sait susciter les vocations : quand il s’agit d’accomplir une mission dangereuse dans le camp ennemi, David pressent deux de ses lieutenants (1 Sam 26.6), tout en laissant le choix. Abishaï se décide et David profitera de l’escapade pour lui montrer un magnifique exemple de grâce (1 Sam 26.8-11).

ð Enseigner la grâce à de plus jeunes qui nous suivent est sans doute la plus grande leçon que nous puissions leur donner.

Il sait partager avec équité : les guerriers victorieux des Amalécites ne voulaient pas partager le butin avec leurs frères trop fatigués pour aller jusqu’au bout. David, au contraire, édicte un principe d’égalité qui sera maintenu dans la suite (1 Sam 30.24).

ð De même, Paul indique l’importance, dans le corps de Christ, d’avoir un « égal soin les uns des autres » (1 Cor 12.25). Le leader dans l’église devra être particulièrement attentif à ce que ce soit le cas, tant de sa part que de celle des autres.

Un écart

Il est triste de lire la compromission de David chez les Philistins d’Akish (1 Sam 27). Il est obligé de biaiser vis-à-vis de son hôte.

On peut bien penser que les dissimulations et les mensonges de David produiront des fruits amers bien plus tard : il est fort possible que la conduite de David ait influencé Absalom, qui agira envers son père de cette manière.

ð Notre exemple parle plus fort que nos paroles, dit-on souvent — à raison. Un manque de droiture peut avoir des conséquences dramatiques dans l’avenir. Aussi exerçons-nous à être « irréprochables » (1 Tim 3.1).

Mais, une fois au bout de ses possibilités humaines, David se tourne rapidement vers Dieu. Quand ses soldats parlent de le lapider, il se fortifie instantanément en son Dieu (1 Sam 30.6).

ð Un leader peut chuter, mais il sait se relever (Pr 24.16), sans rester paralysé par le poids de son écart. Pierre en sait quelque chose : une fois revenu de son reniement, il pourra continuer à être utile en affermissant ses frères (Luc 22.32).

B. APRÈS SON ACCESSION AU TRÔNE

Son intelligence des situations

Vis-à-vis des anciens de Juda : David, victorieux des Amalécites, envoie immédiatement un cadeau à ceux qui l’avaient soutenu dans son errance (1 Sam 30.26). Il sait être reconnaissant.

Vis-à-vis des gens de Jabès : ces courageux transjordaniens vont chercher les corps de Saül et de ses fils. David, dès qu’il l’apprend, les en félicite (2 Sam 2.5), sans montrer d’esprit de revanche par rapport à ceux qu’il aurait pu considérer comme des soutiens pour la dynastie ennemie. Au contraire, il prépare l’avenir.

Lors de la mort d’Abner (2 Sam 3) : face au meurtre indigne du chef de l’armée adverse, David montre immédiatement son refus de telles pratiques et accorde des funérailles nationales à Abner. Là encore, il se montre « au-dessus des partis ».

– David, après avoir attendu la mort de Saül, puis sept autres années, est enfin roi sur Israël. Les anciens d’Israël savaient pertinemment que David était le choix de Dieu (2 Sam 5.2) et ils auraient pu reconnaître David plus vite, mais ce dernier a su attendre son temps.

ð Comme David, un leader se doit d’agir avec droiture et ouverture, même vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas toutes ces vues. Il doit avoir l’intelligence des situations pour désamorcer de possibles conflits par une attitude appropriée.

Ses qualités morales

– L’humilité : « David reconnut que l’Éternel l’affermissait comme roi d’Israël, et qu’il élevait son royaume à cause de son peuple d’Israël. » (2 Sam 5.12)

ð Si quelqu’un a une position d’autorité, c’est que Dieu la lui a donnée et non pas pour lui-même, mais pour le peuple de Dieu. Comment alors s’en enorgueillir (1 Cor 4.7) ?

– La souplesse : face à deux attaques identiques des Philistins (2 Sam 5.16-25), David ne se repose pas sur la première victoire, mais interroge Dieu pour remporter la seconde, par un moyen tout différent.

ð Une des qualités principales de l’ancien est de ne pas être « adonné à son sens », c’est-à-dire pas arrogant, pas borné, pas buté (Tite 1.7), mais ouvert à agir différemment, à se remettre en cause, si Dieu le montre.

– La générosité : l’attitude de David vis-à-vis de Méphibosheth est sans doute la meilleure illustration de la grâce dans l’A.T. (2 Sam 9). Au double titre de son ascendance et de son infirmité (2 Sam 5.8), le petit-fils de Saül n’avait rien à faire valoir. Mais David l’accueille magnifiquement.

ð Un vrai leader sait passer au-dessus de préventions personnelles et se montre généreux envers tous, quels qu’ils soient.

– La spontanéité : face à l’arche qui arrive enfin à Jérusalem, David ne peut contenir sa joie et danse sans retenue (2 Sam 6.14-16). Mical lui en fait le reproche, mais David n’en a cure : son Dieu d’abord !

ð Quand nous exprimons une louange spontanée dans l’église, nous dévoilons forcément l’intimité de notre vie spirituelle avec le Seigneur ; aussi encourageons-nous à le faire, pour la joie et le bien de tous.

Ses relations familiales

Ses femmes : nous avons déjà noté que David avait commencé à en avoir plusieurs (2 Sam 5.13). Une fois roi, il continue à en ajouter, femmes de premier rang et concubines, contrairement à l’avertissement divin (Deut 17.17). Salomon imitera son exemple, en pire.

Son mauvais exemple : inutile de revenir sur l’histoire de la femme d’Urie le Hétien (2 Sam 11), très connue. David, repris par Nathan, montre sa droiture par rapport à Dieu en reconnaissant rapidement sa faute (2 Sam 12.13).

ð Agissons-nous toujours ainsi ou bien préférons-nous nous chercher des excuses ? Mais son inconduite vis-à-vis de Bath-Schéba peut expliquer (sinon excuser) l’attitude désinvolte d’Ammon vis-à-vis de sa demi-sœur Tamar, qui le conduira à sa perte (2 Sam 13). Une faute ne disqualifie pas définitivement (David n’est pas mort et il est resté roi), mais des conséquences surviennent.

Son attitude par rapport aux fils de Tseruïa : Tseruïa était la sœur de David (1 Chr 2.15). David a toujours été faible et dépendant vis-à-vis du fier Joab et de ses frères (2 Sam 3.39). Il a manqué de courage pour prendre la mesure ferme qui s’imposait après le meurtre d’Abner.

ð N’ayons pas deux poids et deux mesures en favorisant les personnes de notre famille, par exemple pour leur éviter une discipline ecclésiastique nécessaire.

Ses fils : Absalom était beau, Adonija n’a jamais été contrarié (1 Rois 1.6) : David semble avoir été un père faible, avec des préférences coupables (2 Sam 19.4-5).

ð L’ancien, avant de conduire l’église locale, doit prouver qu’il sait « bien diriger sa propre maison » et tenir ses enfants soumis (1 Tim 3.4).

Au final, c’est un constat d’échec que David dresse sur son lit de mort (2 Sam 23.5). Qu’il serait triste que nous ayons eu un rôle éminent dans l’église mais que notre vie de famille ait été un naufrage ! L’exemple de David nous avertit clairement.

Sa gestion des conflits

L’évitement : au lieu de traiter Amnon comme il aurait dû l’être après sa conduite infâme, David est irrité… mais n’agit pas (2 Sam 13.21). La suite montrera une escalade dans les problèmes.

Les demi-mesures : après le meurtre d’Amnon, Absalom s’enfuit, puis revient à Jérusalem, sous l’instigation du perspicace Joab. Mais au lieu de régler le sujet, David se contente de demi-mesures (2 Sam 14.24), ce qui va frustrer Absalom et faire le lit de sa révolte future.

Les factions en germe : le schisme qui allait se concrétiser sous Roboam est déjà en germe dans l’altercation entre les hommes de Juda et d’Israël (2 Sam 19.41-43). Mais David semble ne se rendre compte de rien et n’agit pas.

ð Sachons, comme leaders, traiter un problème à sa source, ne pas prendre des demi-mesures mais aller jusqu’au bout et détecter le plus tôt possible les racines d’une possible division, avant que la situation ne s’envenime.

Son administration au quotidien

Des décisions prises sous influence ? Il est étonnant de lire que « les conseils donnés en ce temps-là par Achitophel avaient autant d’autorité que si l’on avait consulté Dieu lui-même » (2 Sam 16.23).

ð Les conseillers sont utiles, mais le leader est avant tout responsable devant Dieu et aucun conseil, si bon soit-il, n’est à mettre au niveau de la Parole.

Des négligences ? David semble avoir été meilleur guerrier qu’administrateur. La révolte d’Absalom a été favorisée apparemment par un manque de rapidité dans la justice (2 Sam 19.29).

ð Un leader n’a pas forcément toutes les qualités ; aussi le modèle du N.T. est-il celui d’une collégialité dans la direction de l’église locale (Phil 1.1).

Des injustices ? David n’a pas compris pourquoi Méphibosheth ne l’a pas accompagné en exil. Une fois détrompé, il propose de partager les biens de l’infirme avec Tsiba (2 Sam 19.29-30). Surprise : ce dernier a calomnié son maître et ne méritait pas un tel dédommagement !

ð Faisons attention à ne pas trancher trop rapidement, au risque d’injustices. Quant à l’attitude de Méphiboscheth, elle est admirable : si nous pouvions toujours adopter la même sur les questions d’argent…

Bien finir

– Les Philistins attaquent, mais David court le risque de livrer le combat de trop (2 Sam 21.16-17). Ses fidèles lui disent qu’il est temps maintenant pour lui de se retirer et David a la sagesse de le comprendre et de le faire. Il utilisera les derniers moments de sa vie pour laisser à Salomon un royaume en ordre.

ð Heureux les leaders qui, comme David, ont des amis qui savent donner un tel sage conseil ! Sachons écouter et nous retirer.

– 2 Samuel 23 liste les hommes forts de David. Face à Goliath, Saül n’avait personne pour combattre (1 Sam 17.10). David a su former des combattants.

ð Un vrai leader sait former la génération suivante, pour se retirer, confiant que la suite est assurée.

 

Conclusion

David a laissé une trace durable. Relevons trois aspects :

Il a « en son temps servi au plan de Dieu » : 1 000 ans plus tard, Paul rendra à David ce beau témoignage.

ð Dans une mesure bien sûr ô combien moindre que celle de David, qu’il puisse être dit de chacun de nous que nous avons été utiles au plan de Dieu dans notre génération.

Il a préparé la suite : 1 Chr 29 indique tout ce que David a accumulé pour le futur temple que Salomon allait bâtir.

ð Un vrai leader se montre peut-être avant tout dans la façon dont il prépare sa succession.

Il a entrainé les autres à louer Dieu : Le « chantre agréable d’Israël », le « doux psalmiste », a laissé 75 psaumes inspirés. Depuis 3 000 ans, ils sont une source inépuisable de louanges pour le peuple de Dieu.

ð Puissions-nous aussi laisser le souvenir d’hommes et de femmes qui ont loué Dieu et qui ont encouragé les autres à le faire à leur suite.

Promesses  No 177 -  2011 / 3 ( juillet – septembre )

Dossier : L’Église néo-testamentaire

 

Voir cependant 2 Sam 11.27b : mais même sans ce commentaire, on se serait un peu douté que la conduite de David était répréhensible !46637_149113835110651_100000361052565_340513_7367087_n.jpg

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PRIER A LA SUITE DE JESUS

31 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

PRIER À LA SUITE DE JÉSUS

Jean-Luc DANDRIEU

Jean-Luc Dandrieu est depuis peu à la retraite, après une carrière de dentiste. Il a élevé six enfants avec sa femme Geneviève et tous deux sont très actifs dans leur église locale, dans leur voisinage et auprès des jeunes et des familles. Jean-Luc s’implique aussi dans l’enseignement biblique, en particulier en Afrique.

L’Évangile selon Luc nous présente tout particulièrement le Seigneur Jésus comme un homme, l’homme parfait. Il est le « fils de l’homme ». Il est né et a grandi au milieu des hommes, a travaillé et a souffert comme un homme. Dans son humanité, il a vécu une vie de dépendance et de prière, en contact permanent avec son Père. Tout le long de cet Évangile, il prie. Nous allons passer en revue ses prières et tenter d’en retirer des applications pour nous.

• Luc 3.21-22 : « Jésus aussi étant baptisé et priant, le ciel s’ouvrit. »

C’est le début de son service, de sa mission. Il vient au baptême de Jean avec ceux qui se repentent, se courbent devant Dieu, reconnaissent leurs péchés — ce que les pharisiens et les docteurs de la loi refusaient de faire (Luc 7.29-30). Seul Luc précise qu’il prie à ce moment-là. Le Saint Esprit vient sur lui. Il entend la voix du Père : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir. » C’est une manifestation spéciale de l’amour du Père pour son Fils.

Le Seigneur a une relation unique avec son Père. Pour nous, la prière exprime notre relation d’enfant de Dieu. C’est le premier cri d’un « nouveau-né » dans la foi, le premier signe de la vie divine. Au moment où je crois, je reçois le Saint Esprit (Éph 1.13) et j’ai une relation vivante avec mon Père (Rom 8.16). C’est l’émerveillement : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! » (1 Jean 3.1)

• Luc 5.12-16 : « Jésus se tenait à l’écart dans les déserts et priait. »

Il enseigne et guérit des foules autour de lui. « Sa renommée se répandait de plus en plus. » Il accomplit son service et il a du succès. Que fait-il ? Il pourrait s’organiser pour être plus efficace, pour faire face à la demande. Non, il se retire « à l’écart » pour prier, cultiver sa relation avec son Père. Il n’est pas venu comme fondateur d’une nouvelle religion, ou pour être célèbre. Il montre ainsi que l’essentiel n’est pas ce que l’on fait, mais ce que l’on est : un enfant attaché à son Père.

Sur quoi vais-je asseoir ma vie, mon service ? Quand tout semble urgent, je dois m’arrêter, passer du temps avec mon Père, approfondir ma relation avec lui, pour avoir le discernement de ce qui est important et urgent.

• Luc 6.12-13 : « Il alla sur la montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Quand il fit jour, il appela à lui ses disciples. Il en choisit douze. »

Avant un choix, une grande décision, il passe la nuit à prier, sans dormir ! Pourtant il connaît toutes choses, il sait même que Juda le trahira (Luc 6.16). C’est une leçon de dépendance, de vie dans la proximité de Dieu.

Souvent, je fais mes choix seul, puis je demande au Seigneur de les bénir. Il vaudrait mieux, avant de prendre mes décisions, passer du temps avec lui dans la prière pour connaître sa volonté.

• Luc 9. 10-17 : « Il prit les cinq pains et les deux poissons et, regardant vers le ciel, il bénit et les rompit. »

Il accueille une foule immense, en guérit les malades et la nourrit. Il reçoit comme de la part de Dieu les cinq pains et les deux poissons et remercie. Il introduit dans le  dénuement des gens les ressources du ciel : « Ils mangèrent et furent tous rassasiés. ».

Rendre grâce à Dieu pour chaque circonstance, recevoir avec gratitude « notre pain quotidien » n’est pas une simple forme. C’est reconnaître la bonté de notre Père et lui ouvrir la porte de notre quotidien. Paul savait le faire, même dans des moments très difficiles et ce fut une source de bénédiction pour ses compagnons de souffrance (Act 27.33-36).

• Luc 9.18-22 : « Comme il était en prière à l’écart, avec ses disciples, il leur posa cette question : Qui suis-je aux dires des hommes ? Ils répondirent : Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, qu’un des anciens prophètes est ressuscité. Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre répondit : Le Christ de Dieu. »

Jésus veut enseigner à ses disciples une vérité importante. Quel est le cœur du dialogue qu’il initie ? Sont-ce les opinions des hommes à son sujet ?  Ou la réponse de Pierre : « Tu es le Christ de Dieu » ? Non, en réalité, c’est l’enseignement qu’il leur communique, et qu’ils ne comprennent pas : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup […] qu’il soit mis à mort et qu’il soit ressuscité le troisième jour. » Ils ne sont pas prêts à entendre le vrai motif de sa venue : le Christ (le Messie) va mourir et ressusciter le troisième jour ! D’ailleurs il continuera de les enseigner, encore et chaque jour. Mais avant de communiquer une grande vérité, Jésus prie.

Je désire parler à mon voisin du salut en Jésus Christ. C’est une mission difficile ; que faire d’abord ? Prier ! Je ne suis pas seul, je demande la direction de l’Esprit de Dieu. Seul Dieu produira la vie, par sa Parole et son Esprit. Je ne suis qu’un canal qui doit rester branché à la source. Comment l’être si je ne prie pas ?  Paul, ne se contente pas d’exposer la vérité, à l’exemple de son maître il prie (Éph 1.15-23 ; 3.14-21 ; Col 1.9).

• Luc 9.28-31 : « Il prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Comme il priait, l’apparence de son visage devint tout autre. »

Pendant qu’il prie, il est transfiguré. Seul Luc le précise. Pierre, Jacques et Jean sont les témoins de sa gloire divine. Ils en ont été marqués définitivement. « En effet, ce n'est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. » (2 Pi 1.16-18)

Autrefois, le visage de Moïse rayonnait après avoir parlé avec Dieu (Ex 34.35). Que se passe-t-il quand nous vivons dans la proximité de Dieu ? « Nous tous contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. » (2 Cor 3.18) Une transformation ! « Nous tous » : ce n’est pas réservé à une élite (comme Moïse et Élie) La communion avec Dieu transforme l’être intérieur, lui apportant paix, joie, douceur : quelque chose de Christ devient visible. C’est un reflet de sa présence. Le but de Dieu, c’est « Christ formé en vous » (Gal 4.19), « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col 1.27).

• Luc 10.21 : « Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c'est ce que tu as trouvé bon devant toi. »

C’est le retour joyeux des soixante-dix, retour d’une mission bien réussie. Jésus leur montre que l’important n’est pas dans le succès, mais ailleurs : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Lui se réjouit, exprime sa reconnaissance, car Dieu se révèle aux petits, et non à ceux qui ont la prétention du savoir.

Mais le texte parallèle en Mat 11.25 donne un autre éclairage : les villes de Galilée l’ont rejeté par incrédulité. C’est un échec apparent. Et Jésus exprime la même reconnaissance avec les mêmes paroles. Sa joie ne dépend pas des circonstances. Elle est liée à sa relation avec son Père.

Ai-je l’œil exercé pour voir ce que Dieu fait, en toutes circonstances (succès ou échecs) et dans la vie de mes frères et sœurs ? Quelle est la place de la louange et de la reconnaissance dans ma vie ? Être reconnaissant, c’est accepter ses plans, voir son œuvre, l’admirer. « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard. » (1 Thes 5.16)

• Luc 11.1-13 : « Comme Jésus était en prière […] un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier […] — Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié… » Puis Jésus leur raconte l’histoire de l’ami qui vient chercher trois pains à minuit…

Son enseignement sur la prière commence par l’exemple. Puis il leur enseigne le « Notre Père ». Ce n’est pas une prière à réciter sans y penser.

D’abord, quand je prie, je m’adresse à un Dieu vivant, à mon Père, qui m’écoute, m’aime et veut répondre. Est-ce que je mets en place les bonnes priorités : en premier, Dieu et sa gloire, en second mes besoins matériels et spirituels ?

L’exemple de l’ami insiste sur la confiance et la liberté. N’ayons pas peur de déranger, de demander, d’insister : Dieu est le Dieu de toute grâce.

L’enseignement est clair : « Et moi, je vous dis : Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. » (Luc 11.9)

« Vous n’avez pas parce que vous ne demandez pas. » (Jac 4.2) Demande et fais confiance à la sagesse de ton Père qui te donnera ce qu’il te faut et au bon moment !

• Luc 22.31-32 : « Moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères. »

L’intercession du Seigneur a été comme une bouée pour que Pierre ne sombre pas. Il renie le Seigneur, qui meurt. Il n’a pas pu se réconcilier avec lui. Mais il sait que Jésus a prié pour lui. Il lui a dit aussi : « Quand tu seras revenu... » Il y a un espoir, un retour possible.

Chacun a ses difficultés, ses tentations. Aujourd’hui encore, le Seigneur est l’intercesseur de chacun de nous « pour avoir du secours au moment opportun » (Héb 4.16 ; Jean 17.20 ; Rom 8.34 ; 1 Jean 2.1). Paul écrivait : « Frères, priez pour moi… » Prions-nous l’un pour l’autre ? La prière d’intercession rapproche l’un de l’autre. Nous avons besoin des soins réciproques qui rendent concret l’amour de Dieu pour nous.

Un frère de Colombie a raconté : « Un matin, de bonne heure, j’étais en route vers un orphelinat chrétien. Une moto m’a dépassé et son passager a jeté un œuf contre le pare-brise de ma voiture pour m’aveugler. J’ai freiné, et j’ai vu très distinctement le canon d’un révolver braqué sur moi. Mais le coup n’est pas parti. En arrivant à destination, j’ai été accueilli par le frère directeur de l’orphelinat, sur le pas de sa porte. ‘Est-ce que tout va bien ? Ce matin, à sept heures, j’ai été réveillé brusquement, avec le sentiment très fort que vous étiez en danger et que je devais prier pour vous.’ Quand je lui ai raconté l’agression, nous avons pu louer et remercier notre Père ensemble. » Ce frère a conclu : « Si vous pensez très fort à quelqu’un, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, priez pour lui aussitôt. » Peut-être pourrions-nous parfois mettre en pratique ce conseil.

• Luc 22.39-46 : « Et lui s'éloigna d'eux environ d'un jet de pierre, et s'étant mis à genoux, il priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite. »

Gethsémané ! Lui est à genoux, la face contre terre, dans une supplication intense, un combat terrible devant l’horreur des moments à venir, comme celui de l’abandon de Dieu à cause de notre péché ! « Si tu voulais… » : pas d’exigence. « Pas ma volonté, mais la tienne » : dépendance et soumission.

Est-ce que je désire toujours faire la volonté de Dieu ? Je sais que je ne serai jamais abandonné, mais les dangers existent. La prière est la ressource. « Il leur dit : Priez afin que vous n’entriez pas en tentation. » (Luc 22.46)

• Luc 23.33-34 : « Père, pardonne-leur… »

De qui Jésus est-il occupé à cette heure terrible, de lui ou des autres ? Son souci, c’est le pardon de ses tortionnaires, le salut de ses ennemis : « Il a intercédé pour les coupables. » (És 53.12)

Toute sa vie il a donné l’exemple de l’abnégation, du dévouement parfait.

La nuit avant la croix,  il dit à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas troublé. » (Jean 14.1) Pourtant à ce moment là, il est lui-même troublé dans son âme et son esprit (Jean 12.27 ; 13.21). Il s’oublie lui même pour s’occuper des siens.

« Christ […] a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces. » (1 Pi 2.21) Je ne pourrai lui ressembler qu’en recherchant le bien des autres.

• Luc 23.46 : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »

Son dernier souffle est une prière.

À la fin de la vie de quelqu’un, ce qui a fait la trame de sa vie ressort souvent (plainte, colère, gourmandise, etc., — ou bonté, joie, confiance…). Le cœur de la vie du Seigneur Jésus, c’est la prière, expression de sa confiance en son Père. Quel exemple merveilleux !

Un frère africain, aveugle, très âgé, qui avait évangélisé dans les rues de son village en chantant chaque matin, avait l’habitude de dire, avant toute salutation, à tous ceux qu’il rencontrait : « D’abord, cale tes mains. » Et les deux mains jointes, il priait.

***

Rien n’a jamais troublé la relation du Seigneur Jésus avec son Père. Comme lui, approchons-nous de notre Père, avec nos joies et nos peines, nos questions et nos émerveillements, pour le rencontrer, l’écouter aussi, tout partager… Il y a des obstacles : le téléphone, les soucis, les occupations, le manque de temps… Qu’il nous aide à suivre ses traces.

Promesses  No 176 -  2011 / 2 (avril - juin)

 Dossier : Avec Dieu, chaque jour

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LA MEDITATION PERSONNELLE

31 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La méditation personnelle

 Frédéric WALRAVEN

Frédéric Walraven a été missionnaire au Cameroun pendant de nombreuses années. Il est retourné récemment aux Pays-Bas, son pays d’origine, où il continue à servir le Seigneur dans l’enseignement et l’encouragement des chrétiens. Il est marié et père de trois enfants.

Partout, dans la Bible, le croyant est invité à s’approcher de Dieu. Méditer la Parole de Dieu, chanter, prier ou jeûner, sont toutes des expressions d’une consécration à Dieu. Concentrons-nous sur la méditation personnelle.

Un temps de méditation quotidienne avec le Seigneur est une expérience indispensable pour grandir dans la connaissance de Dieu et dans la foi personnelle. Ces moments sont importants pour la vie spirituelle. « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matt 4.4)

Pourquoi est-il utile d’avoir un temps de méditation ?

La Parole nous donne plusieurs raisons :

1. Pour mieux connaître quelqu’un, il faut passer du temps avec lui.

Nous avons besoin de la communion avec Dieu pour mieux le connaître et pour mieux l’adorer. La vie éternelle se trouve dans une relation vivante avec Dieu et son Fils Jésus Christ : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus–Christ. » (Jean 17.3)

2. C’est un moment pour se rappeler de ce que Dieu fait dans notre vie.

« Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! » (Ps 103.2) Nous risquons facilement d’oublier les bienfaits de Dieu. Le temps de méditation nous invite à réfléchir sur la fidélité et la bonté de Dieu.

3. La méditation est indispensable pour la croissance spirituelle.

L’apôtre Pierre dit que les croyants doivent désirer la nourriture spirituelle comme un bébé désire le lait maternel. (1 Pi 2.2) Le bébé dans la foi a besoin du lait. Le croyant mature a besoin de la nourriture solide : « La nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l'habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. » (Héb 5.14) La méditation de la Parole nous apprend à discerner la volonté de Dieu pour notre vie.

4. La méditation de la Parole nous garde sur le bon chemin.

De notre temps avec le Seigneur nous recevons direction pour notre marche. « Éternel ! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi. » (Ps 25.4-5) « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Ps 119.9-11)

Parfois, en plus d’une direction nous recevons une correction : « Heureux l’homme que tu châties, ô Éternel ! et que tu instruis par ta loi. » (Ps 94.12)

5. La Parole est aussi une source de consolation.

Les Thessaloniciens étaient dans l’inquiétude quant à leurs frères décédés. Paul les console par des éclaircissements sur ce sujet (1 Thes 4.17-18).

6. Ce temps quotidien avec le Seigneur nous rafraîchit comme le bain de chaque jour.

Il nous lave et nous garde en santé spirituelle : c’est la purification par le lavage d'eau de la Parole (Éph 5.25-26). Par cette Parole, qui est la vérité, nous sommes sanctifiés jour après jour (Jean 17.17).

Comment pouvons-nous VIVRE ce temps avec le Seigneur ?

a. Commençons par adopter la bonne attitude

1. Attendons quelque chose de lui 

Il est nécessaire d’avoir un esprit d’attente afin de recevoir quelque chose de Dieu. Si nous n’attendons rien, nous ne recevrons probablement rien.

– David avait cette attente : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu, je te cherche ; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire. » (Ps 63.1-2)

– Moïse aussi : « Rassasie–nous chaque matin de ta bonté, et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse. » (Ps 90.14)

2. Venons avec sincérité et respect

Notre Seigneur est celui dont les séraphins disent : « Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (És 6.1-3). Aussi « montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. » (Héb 12.28) Nous prions alors : « Dispose mon cœur à la crainte de ton nom. » (Ps 86.11)

3. Soyons réveillé

C’est déjà à prendre au sens littéral ! Être réveillé veut dire adopter une bonne hygiène de vie. Pour être clair le matin, il faut se coucher à l’heure la veille au soir… En nous réveillant, lavons-nous le visage ; faisons quelques exercices corporels. Lisons et prions à haute voix. Prenons des notes lors de notre lecture. Disciplinons-nous !

David avait cette discipline : « Éternel ! le matin tu entends ma voix ; le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » (Ps 5.3) « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Réveille-toi, mon âme ! réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. » (Ps 57.7-8)

4. Obéissons à la Parole

Prenons garde à ne pas être des hommes insensés qui construisent leur maison sur le sable en entendant les paroles de Dieu sans les mettre en pratique (Matt 7.26). Job disait : « Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche. » (Job 23.12)

La Parole de Dieu doit être mise en pratique. Partout dans la Parole, nous voyons que le Seigneur préfère la réalité intérieure plutôt que la forme  extérieure (1 Sam 15.22). Nous devons faire attention à ne pas tomber dans le formalisme. Faire de son temps de méditation un devoir n’est pas selon les pensées de Dieu. Notre cœur doit être là et dirigé vers Dieu. Le Seigneur Jésus disait : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 4.34)

b. Choisissons un temps spécifique

Jésus sortait quand il faisait encore nuit (Marc 1.35). Choisissons le meilleur moment du jour.

La Bible donne des exemples des hommes de Dieu qui avaient plusieurs moments par jour avec le Seigneur :

– David : « Le soir, le matin, et à midi, je soupire et je gémis, et il entendra ma voix. » (Ps 55.17)

– Daniel : « Trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. » (Dan 6.10)

Combien de temps faut-il passer avec le Seigneur ? C’est difficile de répondre à cette question… 15 minutes par jour correspondent à 1 % du temps entier d’une journée. Est-ce un sacrifice trop grand à offrir à notre Sauveur ?

Ne regardons pas notre montre pendant que nous lisons et prions. Mettons plutôt l’accent sur la qualité et non sur la quantité des minutes.

Courrons-nous après le temps ? C’est avant tout une question de priorité. Nous avons tous 168 heures par semaine ! Il faut créer du temps pour les choses importantes. Si nous n’avons pas de temps pour Dieu, c’est que nous sommes trop occupés.

c. Choisissons un endroit spécifique

C’était le cas :

– d’Abraham : «  Il se leva de bon matin, pour aller au lieu où il s’était tenu en présence de l’Éternel. » (Gn 19.27)

– de Jésus : « Après être sorti, il alla, selon sa coutume, à la montagne des Oliviers. Ses disciples le suivirent. » (Luc 22.39)

Ce doit être un endroit où nous pouvons être seul, sans être dérangé par les enfants, de la musique, etc. Un endroit où nous pouvons prier à haute voix sans déranger les autres ; où nous avons une bonne lumière et un siège agréable. Ce doit être une place spéciale et consacrée à ce but.

d. Suivons un plan simple

Il est utile d’avoir un plan pour le temps de méditation, mais faisons attention à ne pas devenir esclave de notre plan. Soyons créatifs ! Pour ne pas tomber dans une routine ennuyeuse, changeons les manières de faire.

En dehors de notre Bible, munissons-nous aussi d’un cahier et d’un stylo pour prendre des notes, ainsi que d’un recueil de chants. Enlevons toute source de distraction. Notons les pensées errantes sur un bout de papier afin de les considérer plus tard.

Incluons les points suivants :

– 1. Repos

Attendons d’abord une minute et restons tranquille pour nous confier à Dieu : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu. » (Ps 46.10) « C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » (És 30.15)

– 2. Requête

Ce n’est pas un temps d’intercession mais de préparation. Voici quelques prières qui peuvent servir d’exemple :

– « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées !  Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Ps 139.23-24)

– « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (Ps 119.18)

– 3. Lecture de la Parole

Lisons un passage dans la Bible lentement, sans nous arrêter. Lisons le passage plusieurs fois. Lisons le passage à haute voix. Lisons selon un plan systématique (livre par livre).

– 4. Méditation

Réfléchissons sur le texte que nous avons lu. Posons-nous des questions comme : Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Pourquoi ?

– 5. Mémorisation

Apprenons par cœur un verset qui nous a parlé particulièrement.

– 6. Notes

Écrivons ce que Dieu nous a montré : une promesse, un péché à confesser, une faiblesse à surmonter, quelque chose que nous devrions faire, un trait de caractère à désirer.

– 7. Chants

Prenons du temps pour chanter quelques cantiques avec l’esprit et avec l’intelligence (1 Cor 14.15).

« Que mon cœur te chante et ne soit pas muet. Éternel, mon Dieu ! je te louerai toujours. » (Ps 30.12)

– 8. Prière

Ce temps de prière comprend plusieurs aspects :

– Louange et adoration (voir par exemple Ps 50.23 ; 1 Chr 29.10-13) : Trouvons chaque jour au moins cinq sujets pour lesquels nous pouvons remercier le Seigneur !

– Confession : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » (Prov 28.13)

– Pétition et intercession : Faisons des prières pour nous-mêmes et pour d’autres. « Loin de moi aussi de pécher contre l’Éternel, de cesser de prier pour vous ! » (1 Sam 12.23) « Je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières. » (Éph 1.16) Soyons spécifique. Faisons une liste avec des sujets pour mieux formuler les besoins. Notons aussi dans le cahier quand la prière a été exaucée. Prions pour notre famille, l'église, les voisins, les collègues de travail, les gens que nous croisons en route, notre pays et les autorités. En plus, prions pour l’œuvre missionnaire, la propagation de l’Évangile, les occasions de témoigner (1 Tim 2.1-3).

– Consécration : Consacrons-nous à Dieu pour la journée qui se présente devant nous. « Mais en toi je me confie, ô Éternel ! Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main. » (Ps 31.14,15) « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Rom 12.1) « Me voici, Seigneur ! » (Act 9.10) « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act 22.10)

Conclusion

Souvent les gens ont de la bonne volonté, mais ils ne sont pas capables de mettre à part un moment quotidien avec le Seigneur. Commençons aujourd’hui et non demain. Faisons une alliance avec Dieu : Seigneur, je consacre chaque jour un temps de qualité avec toi. Je me confie en toi pour que tu me donnes la force pour sa réalisation.

Promesses  No 176 -  2011 / 2 (avril – juin)

 Dossier : Avec Dieu, chaque jour

 

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