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LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

7 Juillet 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

LA DÉMOCRATIE EST-ELLE IMPLIQUÉE DANS L’ÉGLISE ?

Introduction :

De plus en plus, le diable copie subtilement le modèle du monde et l’applique dans l’église.

Les principes de Dieu du gouvernement de Dieu (théocratie) :

Depuis Genèse, nous constatons que Dieu créa Adam sans demander son avis, et par nécessité, lui ajouta Eve pour l’aider dans le service. Ce fut la souveraine décision divine, sans qu’Adam fasse une quelconque description de la sorte de personnage qu’il lui fallait. Il faut noter qu’il n’y avait pas eu une femme auparavant pour qu’Adam s’en inspire dans sa commande si toute fois, elle était nécessaire. Noé par grâce à cause de son intégrité fut choisi et souverainement encore, ses fils lui furent adjoints sans demander son consentement. En dehors de lui, il ne fut dit à personne d’autre comment l’arche se construirait. Comment pouvait-il interroger l’un ou l’autre de ses fils sur la dimension, l’espèce de bois à utiliser pour tel partie de l’arche ? Arrivera entre autres, le tour d’Abraham qui aussi par grâce fut choisi. Là, un simulacre de démocratie s’y infiltra et les conséquences n’ont pas été des moindres. En effet, Abraham lorsque nous lisons bien le texte, se serait laissé ou bien a laissé à son père le soin de la vision divine pour quitter Ur et aller à Canaan. Abraham ne comprenant pas les principes de Dieu a cru bon laisser la primauté à son père sur les choses spirituelles qui échappaient totalement son père. Bien qu’il reste père, la direction non familiale, mais spirituelle est souverainement donnée au fils en sorte que si le père consent bénéficier de la grâce attachée à l’appel du fils, il devra impérativement se soumettre à Abraham son fils dans cet aspect bien que conservant son titre de père qui ne doit aucunement influencer la direction spirituelles des desseins divins confiés au fils. Ignorant cette réalité des principes divins, le père prendra les devants faisant prévaloir son autorité paternelle sur la vision de Dieu. Pourtant, Dieu dit :

« Et, de plus, il en fut ainsi de Rébecca, qui conçut du seul Isaac notre père; car, quoique les enfants ne fussent pas encore nés et qu’ils n’eussent fait ni bien ni mal, -afin que le dessein d’élection de Dieu subsistât, sans dépendre des œuvres, et par la seule volonté de celui qui appelle, il fut dit à Rébecca: L’aîné sera assujetti au plus jeune; selon qu’il est écrit: J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Esaü. Que dirons-nous donc? Y a-t-il en Dieu de l’injustice? Loin de là! Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde » (Romains 9.10-16).

Le père d’Abraham crut tout de même à ce que son fils lui avait raconté à propos de son entretien avec Dieu, car, l’étude du pays d’Ur montre sa grande richesse, sa prospérité légendaire. Quitter un tel endroit pour aller vers une destination inconnue est une preuve de grande foi. Toutefois, Dieu avait parlé à Abraham et non à son père. Lorsque la vision change humainement de main, Dieu y est écarté et elle devient purement humaine. Tout le cortège conduit par le père d’Abraham quittera Ur pour s’installer à Charan (Genèse 11.31).

Strong’s Hebrew and Greek Dictionaries définit Charan (chârân) en ces termes : sécheresse, lieu aride, sec comme un os, lieu déshydraté, manque d’eau, soif, lieu d’essoufflement, qui incite une passion.

En fait, ce lieu jadis carrefour commercial était un point d’attraction et de rencontre des caravanes venant de la Méditerranée en direction du Moyen Orient jusqu’au Yémen. Cette précision est faite pour montrer que l’homme qui n’est pas animé de la flamme de la passion de la vision qu’il a reçu peut facilement être fasciné par l’apparence des éventualités du parcours. Le père d’Abraham n’ayant eu aucune vision pouvait facilement croire que Dieu s’est trompé ou qu’il est déjà arrivé. C’est dans ce lieu de sécheresse que la mort le prendra pour libérer Abraham qui maintenant se soumettra à la vision sans pression d’une autorité autre que celle de Dieu uniquement. Mais c’est fort possible que la notion de consensus avec son frère Nachor ait intervenue et il a pris avec lui Lot par pur sentiment. Il est en effet impossible que Abraham ait pu prendre Lot sans que démocratie intervienne, néanmoins, Lot était le fils de leur frère à deux. Plus tard, il en souffrira sérieusement es conséquences et ne retrouvera la bénédiction de Dieu (Gen 17) qu’après la séparation d’avec Lot (Gen 13).

Moïse le grand leader de tous les temps recevra la vision et il lui sera dit de construire selon le modèle qui lui a été montré là-haut. Il a vu le modèle seul de même que Paul a vu seul la vision sur le chemin de Damas. Le sage conseil de Jéthro (excellence), de son vrai nom Réuel (Réouel) signifiant « Dieu est un ami ou ami (familier) de Dieu », beau-père de Moïse ne visait pas l’instauration d’une quelconque démocratie. Au contraire, ce conseil visait à asseoir dans le plus grand rassemblement des croyants de toute l’histoire, une espère d’harmonie et l’accomplissement aisé de la mission par la délégation d’autorité. Toutefois, c’est Moïse qui avait le dernier mot sur les cas difficiles devant lesquels, il se devait parfois de consulter l’Eternel qui assumait le rôle suprême dans ce gouvernement.

Si nous allons à Jésus, Paul et bien d’autres cas bibliques, nous ne verrons nulle part la notion de la démocratie intervenir dans la chose du ministère. Quelqu’un a d’ailleurs définit la démocratie comme (demo « moi », cratie « dieu » donnant l’idée du gouvernement de l’homme dieu par lui-même. Si mon cher Guy Rémi, nous prenions cette dernière définition de démocratie comme bien adaptée, ne dirons-nous pas aisément que l’est le nouvel ordre mondial qui s’approprie à la place de Dieu de définir ce que sera le monde demain, dans 50 ans etc. ?

L’instauration du groupe diaconal n’avait pas pour but une démocratie même s’il est dit que le peuple devait choisir, il est clair que le choix devait se faire sur une base bien définie par le Saint-Esprit qui par les qualifications requises dans la vie de ces heureux choisis seraient le signe d’approbation céleste dont l’humain n’aurait qu’à dire j’ai vu, je confirme que le choix de dieu est sur tel ou tel, afin que toute contestation soit vaine et soumise à la condamnation de la préscience de Dieu sur celui qui est choisi.

Certes, le visionnaire aura à consulter de temps en temps ceux qui sont sous lui, établis par lui selon ce que Dieu lui a dit d’eux. Cette consultation n’est pas un signe de faiblesse, d’abaissement ou d’incapacité, mais au contraire, la volonté divine afin que les dons donnés à chacun soient utilisé à bon escient. Toutefois, la consultation peut aussi être pour apprécier le niveau, le sens de compréhension de la personne consulté afin de voir ses forces et ses faiblesses, donnant lieu au redressement, à l’éducation, à la formation. C’est aussi l’astuce du management ou de l’administration du leadership.

Lorsqu’il fallait que le peuple quitte, ce n’est pas le peuple qui disait à Moïse ce qu’il fallait faire et ce n’est pas non plus le peuple qui disait à Moïse quand comment aller à la tente d’assignation, soit pour écouter Dieu ou pour l’interroger. Nulle part, Jésus n’a demandé aux disciples s’il était temps de faire telle chose.

Le Serviteur de Dieu qui porte la vision doit regarder à celui qui lui a donné la vision pour savoir organiser, distribuer les tâches et contrôler selon le modèle de la vision reçue :

« Moïse dit aux enfants d’Israël: Sachez que l’Eternel a choisi Betsaleel, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda. Il l’a rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages. Il l’a rendu capable de faire des inventions, de travailler l’or, l’argent et l’airain, de graver les pierres à enchâsser, de travailler le bois, et d’exécuter toutes sortes d’ouvrages d’art. Il lui a accordé aussi le don d’enseigner, de même qu’à Oholiab, fils d’Ahisamac, de la tribu de Dan. Il les a remplis d’intelligence, pour exécuter tous les ouvrages de sculpture et d’art, pour broder et tisser les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, et le fin lin, pour faire toute espèce de travaux et d’inventions. Betsaleel, Oholiab, et tous les hommes habiles, en qui l’Eternel avait mis de la sagesse et de l’intelligence pour savoir et pour faire, exécutèrent les ouvrages destinés au service du sanctuaire, selon tout ce que l’Eternel avait ordonné. Moïse appela Betsaleel, Oholiab, et tous les hommes habiles dans l’esprit desquels l’Eternel avait mis de l’intelligence, tous ceux dont le coeur était disposé à s’appliquer à l’oeuvre pour l’exécuter. Ils prirent devant Moïse toutes les offrandes qu’avaient apportées les enfants d’Israël pour faire les ouvrages destinés au service du sanctuaire. Chaque matin, on apportait encore à Moïse des offrandes volontaires. Alors tous les hommes habiles, occupés à tous les travaux du sanctuaire, quittèrent chacun l’ouvrage qu’ils faisaient, et vinrent dire à Moïse: Le peuple apporte beaucoup plus qu’il ne faut pour exécuter les ouvrages que l’Eternel a ordonné de faire » (Exode 35.30-36.1-5).

Dieu peut utiliser x ou y pour rappeler une chose au porteur de la vision, mais ce n’est pas la démocratie.

Pour conclure car j’ai été très long et il y a toujours à dire dessus, dans l’œuvre de Dieu, il n’y a pas la démocratie, même si la notion de la collégialité intervient :

« ………Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie » (Rom 12.1-8).

Conclusion :

La démocratie n’étant pas biblique, il devient très important de retourner en toute humilité à la source. La souveraineté de Dieu étant le socle de la théocratie, puissions-nous même au prix des nombreux sacrifices, apprendre à ne plus nous plaindre, murmurer, bouder, vilipender, jalouser, et les choses semblables. Si l’Eternel est Dieu, regardons vers Lui en toutes circonstances, devenant toute notre vie, de fidèles étudiants de l’Ecole de Dieu.

Dr. André CHOUBEU

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Si vous êtes tenté

6 Juillet 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Si vous êtes tenté

Si vous êtes tenté (1)
“Tout être humain est tenté quand il se laisse entraîner...” Jacques 1.14

Jésus fut tenté peu après Son baptême dans le Jourdain. Matthieu nous relate que l’Esprit emmena Jésus jusque dans le désert où Il fut tenté par le diable (Matthieu 4.1). Comme Lui nous n’échappons pas à la tentation : Dieu permet que nous soyons tentés, comme Il permit que Son fils le soit. Pourquoi ? Afin que nous nous rendions compte de l’importance de la mission que nous devons accomplir si nous voulons Lui obéir. Jésus allait souffrir une mort atroce et endurer l’abandon spirituel de Son Père pour porter nos péchés. Humain jusqu’à la Croix, Il aurait pu céder à la tentation et tourner le dos à la volonté divine. L’auteur de la lettre aux Hébreux l’explique ainsi : “comme nous, Il a été tenté en toutes choses, mais Lui n'a pas péché...” (Hébreux 4.15).

L’écrivain grec Nikos Kazantzaki a imaginé que Jésus, sur la Croix, avait été tenté une dernière fois par Satan qui voulait Lui faire croire qu’Il avait rejeté, au dernier moment, la volonté de Son Père et qu’Il avait choisi de vivre une vie d’homme, de se marier, d’avoir des enfants... Son livre se termine sur Jésus se “réveillant” de cette vision mensongère et criant “Tout est achevé”. Heureusement que Jésus n’a pas cédé aux tentations de Satan et qu’Il est mort pour mettre sur nos épaules Sa justice ! L’essence de toute tentation est de nous détourner de notre chemin, de nous pousser à refuser d’accomplir la volonté divine pour notre vie. Et pour cela Satan se sert des mêmes armes qu’il utilisa contre Jésus : le mensonge pur et simple et la contrefaçon de la Parole de Dieu. Contre elles, votre riposte repose sur une vraie connaissance de la Bible. Satan est expert dans l’art de déformer ce que Dieu a dit. Il mettra devant vous un verset sorti de son contexte et tentera de vous convaincre que son interprétation est la bonne. D’où l’importance d’évaluer une portion de la Bible en fonction de son contexte et de ce qu’elle affirme ailleurs sur le même sujet. Par exemple lorsque nous lisons : “Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu...”, nous devons comprendre que cette promesse concerne ceux que Dieu a appelés “selon Son dessein... et à être semblables à l’image de Son fils...” (Romains 8.28). La plupart des promesses divines sont liées à des conditions. L’exemple le plus fameux est le chapitre 28 du livre du Deutéronome. Les bénédictions promises sont conditionnées par l’obéissance de l’homme à Son Créateur. Satan le sait très bien, aussi instille-t-il le doute dans notre esprit pour faire vaciller notre foi, comme il le fit avec beaucoup de subtilité face à Adam et Eve. Ne tombons pas dans le panneau !

Si vous êtes tenté (2)
“Examinez tout avec soin et retenez ce qui est bon. Évitez le mal...” 1 Thessaloniciens 5.21-22

La tentation peut venir de trois directions différentes : du fond de nous-mêmes, car nous sommes tous pêcheurs (Romains 3.23), de l’extérieur, c’est-à-dire du monde qui nous entoure, de nos proches, amis, collègues... (“Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés...” Romains 12.2), et enfin de Satan lui-même et de ses sbires. Mais en fin de compte le dénominateur commun est le désir de prendre la place de Dieu. En nous se cache un ego surdimensionné. Moïse dut passer 40 ans dans un désert pour apprendre l’humilité. Contrôler ses propres désirs n’est possible qu’en obéissant à Dieu et en méditant “jour et nuit” sur Sa parole, comme le psalmiste l’affirmait (Psaume 1.2). Le monde met l’orgueil sur un piédestal et méprise l’humilité. Quant à Satan, nous savons tous que c’est l’orgueil qui l’a fait tomber.

Remarquez qu’il proposa à Jésus la direction de tous les royaumes du monde, s’Il acceptait de se prosterner devant lui (Matthieu 4.9). Quelle que soit l’origine de la tentation, elle semble le plus souvent bien anodine et innocente. Mais elle n’accorde jamais vraiment ce qu’elle promet : les conséquences sont très loin de ce que l’on imagine au premier abord. Quand David a désiré cette belle jeune femme qu’il devait déjà bien connaître (son mari, Urie, était l’un des premiers à s’être joint à sa bande de hors-la-loi et son père, Eliam, était lui aussi l’un de ses meilleurs soldats), il n’envisageait pas les conséquences indirectes de son acte : le déclin qui allait ronger la fin de son règne, le viol de sa fille Tamar par l’un de ses fils, la rébellion d’Absalom et les milliers de morts au sein de son propre peuple. Céder à la tentation a souvent comme conséquence outre la désobéissance à Dieu, la destruction de notre témoignage devant les hommes. Dieu nous appelle à être une “lumière pour les nations” (Esaïe 42.6). Jésus résista à la tentation de Satan parce qu’Il mettait la volonté de Son Père au-dessus de toute autre considération. Imaginez où nous en serions s’Il avait accepté de se prosterner ne serait-ce qu’une minute devant le diable, afin d’obtenir le gouvernement de tous les royaumes de la terre ? Impensable ? Réfléchissez à l’intensité de la bataille qui se livrait dans Son esprit, la nuit de Gethsémané alors qu’Il demandait à Dieu de ne pas Le forcer à accomplir Sa mission jusqu’au bout, “pourtant, que ce ne soit pas Ma volonté mais la Tienne qui se réalise !” (Luc 22.42). Comme pour Lui, la réponse à la tentation est d’obéir à Dieu et de rester fidèle à la mission qu’Il nous a confiée, car Dieu est capable de nous fournir la force nécessaire pour tout surmonter.

Source : Sa Parole Pour Aujourd’hui

http://www.saparole.com/

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Soyez honnête avec Dieu

28 Juin 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Soyez honnête avec Dieu

Soyez honnête avec Dieu
“Jusqu'à quand, Seigneur, Te cacheras-Tu sans cesse... ?” Psaume 89.47

Avez-vous peur d’exprimer vos vrais sentiments devant Dieu, de peur qu’Il ne s’irrite et ne vous punisse pour votre audace ? Regardez dans la Bible combien d’hommes et de femmes ont osé déclarer à Dieu le fond de leurs pensées, même si celles-ci n’étaient pas “spirituellement correctes” ! Job est un exemple frappant quand il s’écrie : “Mon Dieu, je crie vers Toi, et Tu ne réponds pas. Je me tiens devant Toi, mais Tu ne fais pas attention à moi. Tu es devenu cruel avec moi, Tu m'attaques de toutes Tes forces...” (Job 30. 20-21). Dieu ne l’a pourtant pas fait mourir sur le champ, comme cela arriva à deux des fils d’Aaron (Lévitique 10.1-2), ou encore à d’autres Hébreux du nom de Coré, Datan, Abiram et On, sans oublier leurs nombreux complices (Nombres 16.1-35). Dieu sait faire la différence entre la désobéissance délibérée et l’honnête indignation. Il réagit avec grâce et compassion envers ceux qui Lui ouvrent leur coeur pour exprimer leurs sentiments en toute honnêteté. Lisant dans nos cœurs comme à livre ouvert, Il comprend nos doutes, nos colères, notre indignation, nos peurs mêmes, quand elles ne sont pas vraie rébellion contre Lui. Job ne comprenait pas pourquoi il souffrait alors qu’il avait toujours essayé d’être fidèle à Dieu. Plutôt que faire preuve de stoïcisme, il voulait que Dieu lui donne une explication valable.Iil voulait comprendre les voies du Seigneur, même si celles-ci étaient tellement plus élevées et complexes que les siennes (Esaïe 55.9). Et que dire de David s’exclamant : “Fais-nous grâce, Seigneur, fais-nous grâce ! ... nous sommes plus que rassasiés des moqueries des gens satisfaits, du mépris des gens hautains !” (Psaume 123.3-4), et d’Etan, l’autre compositeur de Psaumes, allant encore plus loin : “Jusqu'à quand, Seigneur, Te cacheras-Tu sans cesse, et Ta fureur s'embrasera-t-elle comme le feu ?” avant de conclure : “Où est Ta fidélité d'autrefois, Seigneur, celle que, dans Ta constance, Tu as jurée à David ?” (v.50) ?

Le rebelle est celui qui considère qu’il n’a besoin de personne pour mener sa vie comme il l’entend. Job, David ou Etan avaient ceci en commun : ils savaient qu’ils avaient besoin de Dieu. Leurs cris émanaient de coeurs assoiffés de la présence réelle de Dieu, car “c'est Toi qui disposes du pardon, c'est pourquoi Tu dois être respecté” (Psaume 130.4). Dieu ne se cache pas loin de ceux qui s’adressent à Lui, même avec colère et indignation, si leurs sentiments prouvent qu’ils veulent mieux Le connaître ! Soyez honnête avec Lui, vous ne le regretterez pas !

(Sa Parole pour aujourd'hui du 25 Juin 2010)

Lien : http://www.saparole.com/

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LA VÉRITÉ

20 Juin 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VÉRITÉ

LA VÉRITÉ

« Pilate lui dit: Qu’est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: Je ne trouve aucun crime en lui » (Jean 18.38)

Définition :

Selon la racine des Ecritures, la vérité dans sa forme objective, traduit ou exprime :

  • ce qui est vrai quelle que soit la considération, d’où la réalité ou la certitude
  • ce qui est vrai dans ce qui appartient à Dieu et aux devoirs de l’homme,
  • concept morale qui ne souffre d’aucune altération
  • l’exécution des buts de Dieu à travers Christ, dictant les devoirs de l’homme, rejetant les superstitions des païens et les inventions des Juifs, et les opinions corrompues des faux enseignants qui peuvent se trouver parmi les Chrétiens

Dans un autre sens, la vérité selon l’homme est manifestée en considération de :

  • l’excellence personnelle
  • la grandeur d’esprit,
  • la liberté d’affection, de prétention, de simulation, de mensonge, de tromperie, de fausseté, de duperie

La vérité est aussi ce qui est conforme à l’essence des choses telle qu’elle était au commencement de toute choses, ayant existé depuis toujours en Dieu.

C’est également l’existence de toutes choses telles qu’elles se sont déroulées dans leur restitution sans altération, ni profanation de son caractère toujours sacré, encore moins orienté.

La vérité doit être perçue dans son essence véritable car se définie en plusieurs sens dans l’Ecriture :

1°- Ce qui est opposé à la fausseté, au mensonge, à l’erreur, à la tromperie. Il n’y aura personne parmi vous qui consulte les morts pour en apprendre la vérité (Deut 18.11) ; les impies (Psaume 5.5) ; Rom 9.1).

2°- La vérité se met pour la fidélité, la sincérité et l’exactitude à tenir ses promesses. Ordinairement on joint la vérité prise en ce sens avec la miséricorde (Genèse 24.27). La miséricorde et la justice, dans l’Hébreu, sont synonymes.

Le mot vérité peut encore signifier :

  1. Un état de vie, d’esprit et de cœur :

« Envoyez l’un de vous pour chercher votre frère; et vous, restez prisonniers.Vos paroles seront éprouvées, et je saurai si la vérité est chez vous;sinon, par la vie de Pharaon! vous êtes des espions » (Genèse 42.16).

« C’est avec droiture de cœur que je vais parler, C’est la vérité pure qu’exprimeront mes lèvres » (Job 33.3)

« Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice Et qui dit la vérité selon son cœur » (Psaumes 15.2).

  1. La certitude d’un fait ou d’une chose :

« Voici ce qu’ils racontèrent à Moïse: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. A la vérité, c’est un pays où coulent le lait et le miel, et en voici les fruits » (Nombres 13:27).

  1. La révélation d’une chose cachée :

« Saül dit à l’Eternel: Dieu d’Israël! fais connaître la vérité. Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple fut libéré » (1Sam 14.41).

  1. Le fondement de la Parole de Dieu

« Maintenant, Seigneur Eternel, tu es Dieu, et tes paroles sont vérité, et tu as annoncé cette grâce à ton serviteur » (2Sam 7.28).

« Tu es proche, ô Eternel! Et tous tes commandements sont la vérité » (Ps 119.151).

« Le fondement de ta parole est la vérité, Et toutes les lois de ta justice sont éternelles » (Psaumes 119.160).

« Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité » (Jean 17.17)

  1. Les caractéristiques de celui qui est en Christ :

« Et la femme dit à Elie: Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l’Eternel dans ta bouche est vérité » (1Rom 17.24).

« Et si devant lui je me suis un peu glorifié à votre sujet, je n’en ai point eu de confusion; mais, comme nous vous avons toujours parlé selon la vérité, ce dont nous nous sommes glorifiés auprès de Tite s’est trouvé être aussi la vérité » (2Cor 7.14).

  1. ­Caractéristique de l’homme de Dieu selon Dieu :

« La loi de la vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne s’est point trouvée sur ses lèvres; Il a marché avec moi dans la paix et dans la droiture, Et il a détourné du mal beaucoup d’hommes » (Malachie 2.6).

« Pilate lui dit: Tu es donc roi ? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18.37).

« elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité » (1Cor 13.6)

« Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu » (2Cor 4.2).

  1. Un fait certain, incontestabilité, authenticité

« Juda fut, à la vérité, puissant parmi ses frères, et de lui est issu un prince; mais le droit d’aînesse est à Joseph » (1Chron 5.2).

  1. Les règles, base et principes de justice

« Tu descendis sur la montagne de Sinaï, tu leur parlas du haut des cieux,et tu leur donnas des ordonnances justes, des lois de vérité, des préceptes et des commandements excellents » (Neh 9.13).

« Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore; Il annoncera la justice selon la vérité » (Esaïe 42.3).

« Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant » (Mt 5.26).

  1. Chemin et principes de la voie qui conduit à Dieu :

« Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance » (Psaumes 25.5).

  1. Nature ou attribut de Dieu :

« Je remets mon esprit entre tes mains; Tu me délivreras, Eternel, Dieu de vérité ! » (Psaumes 31.5)

La vérité est un attribut de Dieu à qui l’on peut faire une confiance illimitée (Jer 10.10).

  1. Manifestation de la justice selon Dieu

« Je ne retiens pas dans mon cœur ta justice, Je publie ta vérité et ton salut; Je ne cache pas ta bonté et ta fidélité Dans la grande assemblée » (Psaumes 40.10).

  1. Source de la gloire et d’exploits

« Oui, ta gloire! Sois vainqueur, monte sur ton char, Défends la vérité, la douceur et la justice, Et que ta droite se signale par de merveilleux exploits! » (Psaumes 45.4)

« Tu as donné à ceux qui te craignent une bannière, Pour qu’elle s’élève à cause de la vérité » (Psaumes 60.4).

  1. La vérité est exclusivement d’origine divine :

« Je le jure par moi-même, la vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée: tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi » (Esaïe 45.23).

  1. Sources de bénédictions des nations :

« Si tu jures: L’Eternel est vivant! Avec vérité, avec droiture et avec justice, Alors les nations seront bénies en lui, Et se glorifieront en lui » (Jérémie 4.2).

  1. Base d’une vie relationnelle harmonieuse :

« Voici ce que vous devez faire: dites la vérité chacun à son prochain;jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix » (Zacharie 8.16)

  1. Source de vie physique et spirituelle :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort » (Jean 8.51).

  1. Jésus-Christ est la Vérité :

« Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6).

  1. Le Saint-Esprit est l’Esprit de Vérité :

« Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16.13).

  1. Caractère de la vie de ceux qui ne sont plus du monde :

« Je ne suis point fou, très excellent Festus, répliqua Paul; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce » (Actes 26.25).

  1. Cause de la grâce et de la miséricorde :

« que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ, le Fils du Père, dans la vérité et la charité ! » (2Jean 1.3)

Conséquence de l’absence de la vérité :

  • Départ de la présence de Dieu :

« Et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné ; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher » (Esaïe 59.14).

  • Indignation de Dieu :

La vérité a disparu, Et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Eternel voit, d’un regard indigné, Qu’il n’y a plus de droiture » (Esaïe 59.15).

  • Instauration du règne de la terreur :

« Ils ont la langue tendue comme un arc et lancent le mensonge; Ce n’est pas par la vérité qu’ils sont puissants dans le pays; Car ils vont de méchanceté en méchanceté, Et ils ne me connaissent pas, dit l’Eternel » (Jérémie 9.3).

« Ils se jouent les uns des autres, Et ne disent point la vérité; Ils exercent leur langue à mentir, Ils s’étudient à faire le mal » (Jérémie 9.5).

  • Attire la colère de Dieu :

« Mais l’Eternel est Dieu en vérité, Il est un Dieu vivant et un roi éternel;La terre tremble devant sa colère, Et les nations ne supportent pas sa fureur » (Jérémie10.10).

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive » (Rom 1.18)

« ceux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! » (Rom 1.25)

  • Caractérise les fils du diable :

« Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8.44).

  • Détermine les faux serviteurs et chrétiens dans l’église :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand » (Jean 10.1).

« Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis » (Jean 10.7).

  • Ceux qui sont rebelles à la vérité :

« mais l’irritation et la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice » (Rom 2.8)

« Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux » (2Pierre 2.2).

« Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité » (1Jean 1.6).

  • Les menteurs, adversaires de la vérité sont condamnés

Psaume 63.11 ; Prov. 19.5 ; 19:9 ; Esaïe 44.25 ; Apoc. 21.8 ; 22.15.

Il arrive souvent que sous pression, des personnes se livrent au mensonge et pensent être excusables. Volontairement ou non, la confession de bouche comme l’indique si bien sa signification en grec, établit une alliance. Parce que les saints : « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Apoc 12.11)

Conséquence positive de la vérité :

  • Esprit tranquille :

« Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit » ((Rom 9.1)

  • Source de recommandation

« par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice » (2Cor 6.7)

  • Source de motivation sur le chemin de l’éternité :

« Par la vérité de Christ qui est en moi, je déclare que ce sujet de gloire ne me sera pas enlevé dans les contrées de l’Achaïe » (2Cor 11.10).

  • Source de puissance :

« Car nous n’avons pas de puissance contre la vérité; nous n’en avons que pour la vérité » (2Cor 13.8).

  • Elément de motivation pour la cause de l’Evangile

« Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Evangile fût maintenue parmi vous » (Gal 2.5).

  • Source de joie et d’encouragement des saints

« J’ai été fort réjoui de trouver de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père » (2Jean 1.4).

« J’ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité » (3Jean 1.3).

« Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité » (3Jen 1.8).

« Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai » (3Jean 1.12)

La dimension de la vérité :

La parole de vérité, la voie de la vérité, la science de la vérité, marcher dans la vérité, parler dans la vérité, rendre témoignage à la vérité, comme le relève les auteurs sacrés du Nouveau Testament, font allusion à la vérité de l’Evangile, les vérités saintes du christianisme. Le Psalmiste dit que la miséricorde du Seigneur s’étend jusqu’aux cieux, et sa vérité jusqu’aux nues (Psaumes 35.6 ; 56.11) pour marquer leur grandeur, leur étendue, leur immensité, et qu’elles se répandent sur toutes les créatures. Psaume 84.11,12, dit que la miséricorde et la vérité se sont rencontrées ; la justice et la paix se sont embrassées ; la vérité est sortie de la terre, et que la justice a regardé du haut du ciel, faisant allusion au bonheur du pays de Juda après le retour de la captivité, et dans un sens plus relevé, les avantages dont jouira l’Eglise après la venue du Messie. La miséricorde et la justice, la paix et la vérité peuvent être considérées comme synonymes dans ces passages. On verra régner dans Juda la miséricorde et la vérité, la justice et la paix, une miséricorde constante et permanente, une justice pleine et parfaite. Il est certain que la justice se met souvent pour la clémence, la bénignité, la miséricorde.

Le Psaume 88 relève différentes manières de la vérité de Dieu, ou sa fidélité dans ses promesses. Ce cantique d’actions de grâces exprime les faveurs de Dieu en vingt manières de publier la grandeur des miséricordes de Dieu, et l’efficace de ses promesses

Verset 1: J’annoncerai éternellement ses miséricordes, je publierai sa vérité de race en race.

Verset 3: Sa miséricorde est bâtie dans le ciel ; il y a affermi sa vérité.

Verset 6: On louera sa vérité dans l’assemblée des saints.

Verset 9: Sa puissance est grande, et sa vérité l’environne de toutes parts.

Verset 14: La justice et l’équité sont la base de son trône.

Verset 15: La miséricorde et la vérité marchent devant lui.

Verset 24: Sa miséricorde et sa vérité seront à toujours.

Toutes ces expressions et ces tours ne signifient autre chose que la miséricorde qui prévient et qui promet, et la vérité qui exécute.

- Les faits dont on peut savoir s’ils sont vrais ou faux (1Rois 10.6)

- L ‘attribut moral de la sincérité d’une personne (Genèse 42.16).

Le Nouveau Testament présente trois sens de la vérité:

1. La confiance en Dieu (Rom 3.7) et sa fidélité (Eph 5.9).

2. Ce qui est absolument vrai par opposition à ce qui est faux (Eph 4.25).

Le Saint-Esprit conduit dans toute la vérité (Jean 16.13)

3. Elle désigne aussi ce qui est réel par rapport à ce qui est image, symbole (Hébreux 8.2).

La grande valeur de la vérité

Plusieurs passages bibliques expliquent la grandeur de la vérité (Psaume 119.72 ; 119.127,162 ; Prov. 23.23).

CHRIST est la vérité (Jean 1.14 ; 14.6 ; 18.37)

DIEU est la vérité (Deut 32.4 ; 2Sam 7.28 ; Psaume 33.4 ; 146.6 ; Esaïe 65.16 ; Rom 3.4 ; Tite 1.2 ; Hébreux 6.18).

Dire la vérité, le devoir de tout croyant véritable (Prov. 12.19 ; Sophonie 3.13 ; Zacharie 8.16 ; Malachie 2.6 ; 2Cor 12.6 ; Eph 4.25 ; Eph 6.14)

La stratégie du malin contre le témoignage de la vérité :

Le cas de Job nous servira de cadre d’étude :

Scène I : Job et sa famille avant que l’affliction les rattrape. Job apparaît en tant que père pieux, intact par la prospérité, administrant, comme un prêtre, sa grande famille (Job 1.5)

Scène II : (1) Satan entre dans la présence divine, insinuant que Job sert Dieu à cause de faveurs particulières (Job 1.9-11)

(2) Satan est autorisé à éprouver Job en lui infligeant la perte de ses bien et de ses enfants (Job 1.12-20)

(3) Job maintient son intégrité (Job 1.21,22)

Scène III : (1) Satan revient dans la présence divine, disant: si le propre corps de Job est affligé, il maudira Dieu (Job 2.1-5)

(2) Satan est autorisé à frapper Job d’une horrible maladie (Job 2.7,8)

(3) Le conseil blasphématoire de son épouse, et la soumission triomphante de Job (Job 2.9,10)

Scène IV : L’arrivée des trois amis de Job, et les sept jours de compassion silencieuse (Job 2.11-13)

Scène V : La patience du Job étant épuisée, il pousse sa plainte (Job 3)

Scène VI : Les longues et stériles discussions entre Job et ses trois amis au sujet de ses afflictions. Ses amis maintiennent que la douleur est le résultat du péché personnel. Job se défend et affirme son innocence (Job 4.1-31.40)

Scène VII : Elihu entre dans la discussion (Job 32.1 ; 37.24)

Scène VIII : Le Seigneur répond à Job du milieu de la tempête avec des mots d’éclaircissement et de réprobation (Job 38.1-39.30)

Scène IX : Confession de Job (Job 40.3-5)

Scène X : Le Seigneur parle une seconde fois (Job 40.7-41.34)

Scène XI : (1) Seconde confession de Job (Job 42.1-6)

(2) La réprimande du Seigneur à Eliphaz, Bildad, et Tsophar pour leurs paroles folles, et leur commande d’offrir des sacrifices (Job 42.7-9)

Scène XII : Job prie pour ses amis, sa propre prospérité est restaurée, et il vit jusqu’à un âge avancé (Job 42.10-17).

Leçon tirée de la situation de Job :

1) La puissance maligne de Satan dans la vie humaine.

2) L’utilisation de Souffrances dans le plan divin comme un moyen de perfection du caractère.

La vérité humaine :

Celle-ci est exclusivement limitée à la façon de percevoir de l’homme sous l’effet de son peu d’illumination :

  • Job dont le nom signifie " haï, ennemi," "Je m’exclamerai" fut face aux situations très difficiles qui ont fortement influencé sa notion de vérité.

Il était dans ce sens très convaincu qu’il était le seul détenteur de la vérité, tout en exprimant plutôt les perceptions de sa façon d’appréhender ce qu’on appelle vérité. Il était fort sincère, mais la conscience est toujours fortement influencée par les choses auxquelles elle est habituées, entourées ou vécues constamment. Il défit ses trois amis.

  • Les trois amis de Job :
  • signifie : Mon Dieu est d’or fin, Dieu qui dispense.
  • veut dire : Vieille amitié, ou mamelle, vieux mouvement, fils de la dispute, ou homme querelleur, ami des disputes.
  • : signifie, matinal ou couronne, du mot, passereaux ou petit oiseau, bouc selon l’araméen, Insolent, exaltation.

L’attitude d’apitoiement auprès de Job d’abord pendant sept jours sans propos est choquante et déconcertante. Leur nom dit long sur la qualité de leurs interventions auprès de Job. Chacun y allait de son mieux, mais non dans la vérité voulue par Dieu. Il est impensable que des propos comme les leurs, dénoués de toute idée de compassion soit avancé à un homme qui vient de perdre ses enfants, tous ses biens et demeure criblé par les lèvres de son entourage qui sait souvent dire des choses.

  • La femme de Job :

Cette dernière avait sa part de vérité bien fondée et qui a la caution d’un grand nombre. Quitté de ci-haut pour chuter si bas entraine des effets moraux considérables et il faudrait mieux mourir pour éviter un choc. Là encore, la pensée toute humaine n’est fondée sur aucune vérité des principes divins.

Pourquoi la vérité ?

Partant du concept selon lequel, « nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu,

tous sont égarés, tous sont pervertis et il n’y a aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; parce que leur gosier est un sépulcre ouvert, leurs langues servent à tromper et leurs lèvres un venin d’aspic, leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume parce que leurs pieds légers pour répandre le sang innocent (Romains 3), il y a lieu d’avouer que tous sont dans une emprise très forte du mal. Alors, l’application de Actes 26.16-18 s’impose :

  1. Tous sont dans les ténèbres
  2. Même l’homme moralement correct n’est pas dans la vérité
  3. La nécessité de la vérité selon les principes de justice voulue par Dieu

1) Le besoin universelle de l’humanité face au péché ;

-le monde païen dans on égarement (Rom 1.18-2 7)

-les religieux sous la condamnation de la Loi (Rois 2.8-3.20)

-tous les pécheurs (Rom 3.23)

2) la vérité dans les devoirs civiques et sociaux (Rom 13.1-10)

-la vérité dans le devoir de vivre comme "enfants du jour," (Rom 13.11-14)

-la vérité dans les devoirs envers le faible (Rom 14.1-15.7).

- la vérité dans le jugement selon la charité (Rom 14.1-13)

-la vérité pour éviter d’offenser les autres (Rom 14.15-23)

-la vérité pour porter les infirmités des autres (Rom 15.1-7)

Le pharisien dans le temple (Luc 18.10-14)

Les propos de ce pharisien montrent qu’il n’avait confiance qu’en lui-même et qu’il pensait être un modèle de droiture. Nous pouvons supposer qu’il était dénué de tout péché gravissime ou scandaleux : c’était un homme de bien, un personnage vraiment recommandable, cependant, il était hors de la vérité divine.

Le pharisianisme est manifeste par la prétention de supériorité spirituelle par rapport aux autres

Le cheminement vers la vérité (Actes 26.16-18)

  1. Ouvrir les yeux pour passer des ténèbres à la lumière

La vérité apporte la lumière et doit refléter son influence pour s’imposer afin d’être toujours à la base de toute puissance.

Le rejet des artifices et subterfuges humains pour s’imposer par l’exercice d’une puissance maligne est à proscrire totalement.

Les bergers avaient une très haute spiritualité, ont vu le ciel ouvert, ont chanté avec les anges, ont été orienté vers l’enfant Jésus, malheureusement, ils ne l’ont connu que comme une brebis parmi tant d’autres. Même la tradition de l’époque qui prescrivait ce qu’il fallait faire dans un tel cas les a échappés.

Dans l’euphorie de la visitation, il n’ont plus pris du temps pour réfléchir afin de saisir la profondeur de la vérité en face d’eux.

Les mages par contre, bien que ne connaissant rien de la tradition juive à cet effet, se sont imposés par leur réflexion et sont allé au but, produisant dans le palais d’Hérode comme dans tous Jérusalem, un grand impact spirituel.

  1. Passer de la puissance de Satan à Dieu

Satan a le pouvoir pour affliger le Juste (Job 1.12), proclame son autorité sur le monde (Luc 4.6), tient le pécheurs sous la domination de mal (Actes 26.18), aveugle l’esprit des incroyants (2Cor 4.3,4), fait face aux saints (Eph 6.12), inspire des prodiges mensongers (2Thess 2.9 ; Hébreux 2.14).

Plusieurs vont après la puissance et les attributs de Dieu, tout en évitant Dieu qui donne les attributs.

  1. L’héritage spirituel

La connaissance de Dieu et de ses principes nous introduit dans sa présence avec tout le privilège de ceux qui sont comme nous.

Les conséquences du manque de vérité :

La vérité est un don de Dieu : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille, et venez à moi, Ecoutez, et votre âme vivra: Je traiterai avec vous une alliance éternelle, Pour rendre durables mes faveurs envers David » (Esaïe 55.1-3).

La vérité a un fondement éternel et inné. C’est par fausseté que l’homme refuse de reconnaître Dieu : « Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. Toi qui te donnes le nom de Juif, qui te reposes sur la loi, qui te glorifies de Dieu, qui connais sa volonté, qui apprécies la différence des choses, étant instruit par la loi; toi qui te flattes d’être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes! Toi qui dis de ne pas commettre d’adultère, tu commets l’adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges! Toi qui te fais une gloire de la loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la loi! Car le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens, comme cela est écrit » (Romains 2.14-24).

L’autorité :

Forcément, la vérité incarne l’autorité. Maintenant, ceux qui de près ou de loin possède une portion d’autorité l’exercent-ils selon la vérité ? L’autorité est le pouvoir ou le droit de commander et d’être obéi. C’est également la capacité d’expliquer et de convaincre.

« Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. Ce n’est pas pour une bonne action, c’est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l’autorité? Fais-le bien, et tu auras son approbation » (Romains 13.1-3).

« Daniel prit la parole et dit: Béni soit le nom de Dieu, d’éternité en éternité! A lui appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l’intelligence. Il révèle ce qui est profond et caché, il connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui » (Daniel 2.20-22).

Nous soumettons-nous aux autorités de tout bord selon la Parole de Dieu ? Révolte ici, révolte par-là et nos raisons semblent prévaloir les prescriptions divines. De grâce, taisons-nous et laissons nous diriger par le Manuel du Fabricant de toute chose. Ce Manuel n’est autre que la Bible.

Avantage de l’autorité

  • Il est souvent dit dans les affectations que les intéressés jouiront de tous les avantages liés à leur fonction. Mais plusieurs ne comprennent pas que l’exercice de l’autorité implique un devoir, une responsabilité qui nous rend comptable devant la loi, Dieu et les hommes.
  • La responsabilité de l’autorité exercée engendre des conséquences dont les effets peuvent être néfastes à plusieurs égards.
  • L’exercice de l’autorité selon Dieu
  • Le risque de l’exercice de l’autorité est une évidence dont il faut considérer
  • Les abus d’autorité doivent être évités (Apoc 22.19)
  • Attitude requise pour exercer l’autorité

Une femme qui puise dans son budget pour des achats imprévus

Une femme qui impose à son époux

Une femme qui repousse la famille de l’époux pour garder la sienne chez elle

La Puissance

En plus de l’autorité, la puissance accompagne ceux qui se confient en Christ pour établir une différence avec ceux qui ne connaissent pas Dieu. Mais alors, cette puissance est-elle toujours exercée pour la gloire de Dieu ou pour démontrer notre grandeur sur les autres ? Définition : force, capacité, résistance, énergie. Pouvoir d’imposer son autorité. Pouvoir de faire une chose.

Actes 1.8 :

  • Reçue de Dieu
  • Pour attester l’autorité de Dieu
  • Reçue pour un but précis

Différentes formes de puissances :

  1. Puissance selon l’homme quand il a les moyens
  2. Puissance selon Dieu en s’exprimant pour l’onction
  3. Puissance financière

Utilisation de la puissance

  • selon Dieu
  • selon les hommes (Simon le magicien dans Actes 8)
  • selon les buts inavoués (Actes 13)

Conclusion :

Au finish, sommes-nous vraiment dans la vérité ?

Avons-nous maitrisé les conséquences de l’abandon de la vérité ?

Jésus est le chemin de l vérité qui mène à la vie, allons-y et marchons y pour passer par la porte qui mène au vert pâturage de l’éternité.

Dr. André CHOUBEU

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LA DÉMOCRATIE DANS L’EGLISE

26 Mai 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA DÉMOCRATIE DANS L’EGLISE

Introduction :

On nous disait que la démocratie était le système parfait de gouvernement du peuple par le peuple. A la lumière des actions des illuminatis, les choses sont-elles vraies ? Le peule est-il toujours au courant des décisions ? Les accords secrets des pays occidentaux avec les anciennes colonies se font-ils avec l'accord du peuple ? Piller les nations pauvres pour s'enrichir, est-ce encore et toujours la démocratie ? ‘‘Order ab chao’’, mot d’ordre des grands maîtres de la franc-maçonnerie signifiant ‘‘l’ordre par le désordre’’ consiste à créer des fléaux divers pour instaurer leur sinistre programme, est-il toujours une démocratie ? La démocratie a tellement de méfaits que je me demande si le système de monarchie des empires anciens n’était pas plus adapté qu’à ce que nous vivons aujourd’hui !

Quant à moi, je vote et demeure dans le système de gouvernement théocratique dont Dieu est le Roi éternel. Son règne depuis avant tous les temps n’a ni bavures, ni crimes, ni plaintes justifiées, ni injustices d’aucune espèce.

Aspirons tous à ce gouvernement théocratique de Dieu. Comme chrétiens, rattachons-nous fermement au gouvernement et principes théocratiques de Dieu sans nous compromettre aucunement. Alors comme membres de l’Eglise, institution divine sur terre, agissons dans le sens des desseins divins pour que ne s'accomplissent que le programme de Dieu d’avance planifié. Puissions-nous avec la dernière énergie, combattre, dénoncer et refuser la compromission et les richesses empoisonnées de ces groupes politiques qui cherchent à acheter nos consciences. Proclamons la paix, la justice et l'unité du peuple de Dieu dans la vérité car c'est la seule issue pour rester toujours sous la grâce de la protection divine. ‘‘Car le royaume de Dieu, ce n'est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit’’ (Rom 14:17).

Plus que jamais, l’église est polluée par des enseignements, des méthodes, administration et principes calqués non sur le modèle d’en haut, mais d’en bas pourtant, il avait été dit : « selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (Hébreux 8.5b). Tous sont-ils allés à la montagne de la présence de Dieu poussés par le Saint-Esprit pour recevoir le « job description » de l’activité ou plutôt du ministère qu’ils vont exercer devant Dieu ? Non, car sur coup de tête parce qu’ils s’estiment insatisfaits de ce qu’ils veulent voir et ne voient pas (justement parce qu’ils sont dans un état d’aveuglement spirituel), ils ont senti leur orgueil blessé et leur égo humilié. Aussi, ils ont divisé leur église locale pour aller avec la bande qui s’est attaché à eux par pollution de leur conscience pour disent-ils bâtir leur ministère. Nous constatons que le Pasteur a perdu la vision, alors, nous nous sommes concerté en groupe séparé et avons réalisé sur consensus qu’il faut aller nous chercher ailleurs en fondant un ministère. Dieu n’a pas été consulté, mais la voix du peuple rebelle s’est mise en accord pour construire la tour de Babel.

Soyons non ces hommes que l’on achète avec de l’argent ou des honneurs, mais des hommes fidèles à leur unique Maître Jésus Christ, portant à tout instant contre vents et marées et tout haut, la sainte bannière du Crucifié. Alors, demeurant fidèles comme la boussole l’est au pôle, la gloire de Dieu ne tardera pas à se manifester à travers nos paroles, notre vie entière et nos actions toujours saines et paisibles. Nous pourrons alors être appelés enfants de Dieu, ceux-là dont la cité est au ciel et d’où nous attendons avec empressement, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ qui revient bientôt pour essuyer nos larmes et nous consoler de toutes les afflictions diverses et injustices subies pendant son paisible règne de 1000 ans.

Pour qu’il en soit vraiment ainsi, faisons de l’Eglise, un champ d’application des vérités divines du royaume de Dieu. Laissons le seul et véritable conseiller politique du gouvernement théocratique nous instruire, nous inspirer pour une transformation qui fera de nous, le modèle du gouvernant des gouvernants, Jésus-Christ. Les poste de l’église ne s’obtiennent ni par vote, ni par corruption ou au plus offrant, mais par le choix du Saint-Esprit à l’instar du modèle de Acte 6. L’église a besoin du nettoyage comme le fis le Pasteur Néhémie pour un retour à la sainteté comme voulue par Dieu.

Il me souvient un Pasteur avait estimé que son père spirituel le retenait dans les jougs de la captivité et avait opté pour la création de son ministère qui pourtant n’était différent de celui de son père que par la lettre ‘‘International’’. Avec son éloquence bien connue, il avait comme Absalom séduit les riches à qui il promettait des postes et fonctions dans la nouvelle église. Puisque la cupidité d’honneur est un poison pour les parvenus, vite, les rebelles se sont rangé au point de faire une contribution prompte pour mettre en exécution leur projet inique. En trois mois, leur vacarme attirait des gens car ils avaient mis de grands moyens de séduction. Alors, un comité des anciens, non selon la parole de Dieu, mais des membres fondateurs a vite vu le jour. C’est dans ce comité que toute décision relative à l’administration de l’église devait avoir lieu. Pour la bonne cause, le fameux comité était constitué d’un juriste, un commerçant, un planteur, un géomètre, un architecte et un homme d’affaire. Au moment des décisions, la tension était toujours si vive qu’on ne parvenait jamais à un compromis ou accord. Alors, aucune solution ni planification spirituelle ne pouvait être apportée. Au moment des débats, chacun réfléchissait selon l’esprit de son activité spirituelle et se refusait d’accepter autre chose que cela car hors de la méthode usuelle dans son domaine, il n’y a pas espoir d’un progrès. Il n’a pas fallu du temps pour qu’un profond désaccord semblable à celui de Paul et Barnabas conduise au pire et l’église fondée sur la démocratie fut fermé non sans grand ravages entres ses dirigeants.

En toute obéissance et en toute adoration au Seigneur, nous devons rester proches de la Parole de Dieu, car elle est la seule « référence » spirituelle. La dispensation de l’église contient toutes les promesses de toutes bénédictions spirituelles, et de la vie éternelle, révélées dans l’Évangile, et rendues certaines, grâce à Christ, et ont une valeur infiniment plus grande ! C’est donc d’en haut que toute décision pour le gouvernement ou la gestion de l’église devrait se faire. Mais en est-il ainsi ?

Bénissons Dieu, car nous avons un Souverain Sacrificateur (Christ) qui subvient parfaitement à notre impuissance spirituelle ! Retournons à la vieille Ecole de Dieu aux pieds du Saint-Esprit et soumettons-nous à Lui pour la construction de l'église locale selon le modèle voulu et attendu de nous.

Débarrassons-nous comme David de tout manteau guerrier roulé dans le sang et avançons avec foi vers celui devant qui tout genoux sans exception ploiera.

Maranatha !

Dr André CHOUBEU

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LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

21 Mai 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

LA PRESERVATION DES VALEURS MORALES, EXEMPLE DE LA RENE VASHTI

Dans le livre d’Esther, il est fait mention d’un cas souvent très mal compris et à tort interprété sans que l’on comprenne en profondeur les motivations qui en constitue le contexte. Essayons de lire ce texte avec une approche différente pour en ressortir des éléments de fond, propre à la nature féminine, qui nous interpellent tant de nos jours. Il s’agit bel et bien de l’acte posé par Vashti à l’égard de l’interpellation du roi, son mari.

Pendant six mois, le roi déploya l’opulence de son grand royaume et festoya avec ses responsables militaires, les princes et la noblesse (Esther 1.4,5). Au septième et dernier jour de ces festivités, après avoir beaucoup bu au point d’être hors du contrôle de soi, devant les faits et actes qui interpellent ses facultés, le roi demanda que la reine lui soit amenée afin de ‘‘montrer sa beauté’’ à tous ses invités présents (Esther 1.11). En effet, elle était élégante, distinguée parmi toutes et très attirante. Ce charme naturelle de Vashti ne pouvait laisser indifférent tout cœur d’homme, c’est pourquoi, le roi Assuérus lorsqu’il la vie, ne put résister un seul instant au point de dégager ses yeux de cette charmante créature aux yeux et corps envoûtant. Le maintien de sa beauté, sa démarche et son caractère faisait le charme tout entier de son être taillé sur mesure par le Souverain Créateur. Oui, Vashti était charmante, élégante, spirituelle, délicate et délicieuse. De son nom Vashti qui signifie ‘‘belle femme’’, belle elle était vraiment. Devenue la première dame du royaume, elle tenait à conserver cette beauté non seulement physique, mais bien plus spirituelle par une intégrité qui devait non seulement nous marquer, mais nous motiver pour en être le modèle dans notre quotidien.

Le roi lui demanda alors, devant tous ses invités, de révéler son corps à tous ses hommes ivres et concupiscents. Dans son état d’ivresse, il ne se rendait pas compte de la gravité de cette demande qu’il faisait à la reine. Se déshabiller, ôter sa tenue de reine, et se mettre toute nue devant ses hommes, tous inférieurs à son mari, le roi. Cela paraissait tout à fit hors de sens pour Vashti, et à raison, parce que constituant un acte inacceptable et déshonorant à la fois. Ce comportement inconcevable pour une reine qu’on imposait à Vasthi suscitait tout de même de grandes interrogations inquiétantes. Comment le roi Assuérus pouvait-il exiger de telles choses ? Consentir à un tel désir, inciterait la reine à offrir aux hommes en état d’ivresse notoire de tout bord, un spectacle désolant, totalement avilissant et humiliant. Elle porterait là une lourde responsabilité d’introduire le striptease dans le royaume. Ce serait une introduction abominable de chosification de la femme transformée en instrument de divertissement. La responsabilité devenait très lourde et un choix s’imposait.

En refusant de se plier à ces horreurs, il fallait s’attendre à de tristes conséquences. Elle perdrait la place de la reine. Mais une question fondamentale mérite d’être posée : sa position royale a-t-elle du fond de son âme et devant Dieu plus d’importance que la sainteté qu’exige le Créateur ou sa propre dignité ? Combien de femmes à sa place décideraient différemment ?

Heureusement, le reine Vashti opta pour une attitude plus digne, pudique qui allait à l’encontre de l’exigence du roi (Esther 1.1). Elle se résigna fermement à refuser de se déshabiller devant les hommes en état d’ivresse très avancé. C’est ainsi que nait la décision de désobéir à l’ordre du roi, son mari (Esther 1.12). Elle était conscience qu’une telle attitude produirait des conséquences amères pour elle, la punition pouvant être sa destitution comme reine, la perte de sa position d’honneur, et même son exécution pouvait être envisageable, mais il faudrait mieux qu’il en soit ainsi que de trahir la vérité révélée de la Parole de Dieu. Mieux valait souffrir de la punition des hommes et être accueilli par Dieu que de faire plaisir aux hommes pour être par la suite, rejeté de Dieu. Il faut parfois le faire pour marquer la différence. En effet, « c’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération » (Hébreux 11.24-26).

Vashti évalua sérieusement toutes ces alternatives et décida que sa dignité est un bien plus précieux que le déshonneur qu’elle pouvait expérimenter par le rejet de son titre de reine. Il fallait une détermination et un courage fou pour dire non au roi dans une telle circonstance. Il est vrai que faussant toute notion d’éthique et d’esthétique, la triste initiative fut prise, elle fut bannie et remplacé disent-ils pour ne pas donner de mauvais exemples aux autres femmes. Mais quel exemple !

A l’issue de cette réflexion, de nombreuses questions peuvent se poser :

  • Pouvons-nous ressembler à Vashti en refusant le compromis quoiqu’il en coûte ?
  • Quel prix attachons-nous à notre dignité ?
  • Abaissons-nous parfois des critères de conduite de vie morale ou spirituelle pour plaire à quelqu’un ?
  • Avons-nous peur d’être rejeté et perdre plus tard quelques miettes de quelqu’un qui réclame de nous un acte ou une attitude de compromission ?
  • L’appât des choses du monde n’exerce-t-il pas une forte pression sur nous au point de nous ridiculiser en objet de plaisir pour les yeux des autres ?
  • Le dernier cri de la mode nous attire-t-il au point où entacher, avilir ou dévaluer notre personne devienne un fait du quotidien ?
  • Quelle est la valeur de la modestie et comment estimons-nous l’honneur et la dignité de notre personne face aux critériums voulus par Dieu ?
  • 1 Corinthiens 6.19-20 dit : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu ». Vashti a été pudique et courageuse, une femme qui se respectait et faisait preuve d’une grande personnalité. Mais combien de femme laisse glisser les mains salles dans leur dessous pour de caresses démoniques qui progressivement éveilleront les désirs impurs et pour finalité produiront des actes d’impudicité ?
  • Comme Vashti, il faut avoir le courage d’abandonner certains privilèges passagers de ce monde et préserver sa dignité car la couronne éternelle ne se donnera qu’au ciel. L’honneur de Dieu à notre égard est de loin supérieur au déshonneur que peuvent nous infliger les hommes, pensons-y toujours : « et maintenant, dit l’Eternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés » (1 Sam 2.30).
  • Avons-nous souvent cette force de caractère pour prendre des décisions importantes de ce type qui élève Dieu dans notre vie et entourage ?

Il nous connaissons des couples pastoraux qui mènent une vie conjugale exemplaire diront un grand nombre. Cependant la réalité n’est qu’autre chose. Ce calme apparent est un lac qui cache tout ce qu’il a d’abominable. En effet, m’avait avoué l’épouse en pleurant, je suis misérable car dans tous nos rapports sexuels, je dois faire la fellation à mon mari et lui, il doit me faire la pipe, entendons cunnilingus, faute de quoi, je dois subir des sévices allant jusqu’à la bastonnade. Progressivement poursuivit cette dame, les films pornographiques ont un véritable impact dans la vie de mon époux. Nous visionnons ensemble, puis nous pratiquons ce que nous avons vu. Si une telle femme suivait l’exemple de Vashti, serait-elle coupable pour autant ?

Dans la vie disait quelqu’un, il est plus important de se rappeler que ce que nous sommes est bien plus grand que ce que nous avons. We must always think about conclurait l’Anglais !

Dr André CHOUBEU

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LES REGLES D’OR POUR UNE FEMME DE QUALITE

6 Mai 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES REGLES D’OR POUR UNE FEMME DE QUALITE

LES VINGT REGLES D’OR POUR UNE FEMME DE QUALITE


1.) Ton homme est ton Roi. Ne jamais oublier de faire de son époux une priorité absolue. Ton époux est celui qui doit avoir l’unique place de choix dans ton cœur. Plus que les parents, les intérêts extérieurs, et même les enfants, le mari est la chose la plus importante dans la vie.

2.) Se lever tôt : il faut être certain de se réveiller toujours avant lui dans la matinée afin de lui faire un joli petit déjeuner sain et s’assurer que sa journée commence bien. S’il est de ceux qui partent au travail très tôt, il faut s’assurer qu’il y a à chaque fois quelque chose de déjà prêt dans la cuisine pour le satisfaire. Tout homme qui prend son petit déjeuner et aussi le repas de midi dehors, finira par devenir familier avec les serveuses de restaurant ou les vendeuses de repas de midi. Alors, bienvenue le deuxième bureau.

3.) Pour bien garder et contrôler son homme, il faut éviter de le harceler. Il finira par voir son autorité froissée et la porte de la déchirure s’ouvrira pour lui. Les scènes de ménages, entendons disputes, éclats de voix, bouderies, mutismes sont les grands facteurs de rupture dans les foyers. Tout gestes ou envie inhabituels après son arrivée à la maison, ont souvent un rapport avec sa journée de travail. Lorsqu’il rentre étant dans une grande lassitude, il faut beaucoup de tact et d’affection envers lui, car il peut être sous l’effet de grand stress. Eviter de le pousser à bout.

4.) Sauf impossibilité convenue, il faut être à la maison pour lui quand il rentre à la maison après une longue journée de travail. Un bon accueil, une chaude bise, une belle accolade sont des bons ingrédients pour conserver la chaleur matrimoniale dans le foyer. Sauf horaire de travail difficilement modifiable, la femme si elle travaille, devrait même si elle est occupée en journée, essayer de toujours rentrer à la maison aussi vite que possible, avant lui évidemment.

5.) Quand votre homme rentre à la maison, très bien l’accueillir avec un sourire sincère, lui apportera la joie qu’il n’a peut-être pas eut en journée. A la mesure du possible, lui apporter un verre d’une boisson fraîche. Ne pas souvent oublier de le déshabiller, lui apporter les sandalettes en emportant les chaussures pour garder dans la penderie.

6.) Lui préparer toujours un plat délicieux qu’il pourra manger peu après son retour. Souvent les hommes sont sous un grand charme lorsque son épouse, discernant quelques signes de fatigue à cause de son travail, lui fait un petit massage.

7.) Lorsqu’il désire à certains moments sortir avec des amis, il ne faut pas trop de remontrances. Il n’est pas bon de s’énerver lorsqu’il veut sortir pour voir ses amis ou faire du sport avec eux. Lui montrer sa contribution en faisant son sac de sport ou en lui emballant une boisson fraîche et un pain chargé serait l’idéal. La jalousie excessive traduira un manque de confiance et exaspéré, il peut dans le stress, céder aux gestes et actes des séductrices.

8.) Avant d’effectuer une quelconque dépense importante par prélèvement sur le budget familiale, le lui en parler avant serait un ace de grande sagesse. La femme sage par son amour, réussi à conquérir le cœur de son cher époux qui très vite s’empressera à investir pour elle, ce au-delà même de la norme. N’est-ce pas un acte de grandeur que de dire à son homme quand on sait le séduire et le gagner chaque jour de lui dire lorsqu’enivré d’amour il va au-delà en lui disant : « chéri, ça va pour moi, nous pourrons avec cette autre somme que tu veux dépenser investir dans tel autre domaine commun pour le bien-être de notre foyer ?

9.) Lorsque vous êtes ensemble devant la télévision, renoncer à la télécommande et laissez votre homme décider ce qu’il faut regarder à la télévision. Plusieurs femmes à cause d’un feuilleton qu’elle privilégiait à leur époux ont malheureusement pour leur résistance et imposition, détruit leur foyer. Les séquences des feuilletons se reprennent toujours, pourquoi ne pas sacrifier cet intérêt égoïste au profit de l’amour pour son époux ?

10.) La docilité est la clé de succès dans l’harmonie conjugal. Faire ce que son homme aime est un canal par excellence de maintien de la victoire dans le foyer. Toujours éviter de se plaindre et porter devant Dieu les situations qui méritent un changement d’habitude. Si votre homme ne veut pas regarder avec vous une émission ou s’il ne veut pas que vous sortiez ce soir-là, écoutez-le. Cela vous apportera du bonheur dans votre couple. Favoriser la relation au sein du couple est un grand privilège.

11.) Consommer l’aspect d’intimité sans modération est recommandé. Multiplier les positions et les stratégies au lit, l’enivrer d’amour, l’envoûter avec le meilleur de vous-même le rendra fou de vous. Si votre homme aime les sous-vêtements sexys, alors portez-en. Porter des vêtements provoquant qui l’exciteront est une stratégie meilleure. Etre timide et pudique en présence des autres est recommandable, mais quand les lumières s’éteignent, lâchez-vous, et il vous rendra heureuse. Laissez-lui savoir qu’il est le seul homme au monde pour vous et que vous ferez tout pour être le sucre de l’unique excellente qualité au monde pour le rendre heureux. Surtout, le dire et le faire.

12.) S’investir dans les domaines qu’il affectionne fera de vous un compagnon intéressant. Au lieu d’aller commenter avec les autres ou partager l’expérience, demander un conseil sur le domaine en question, vous serez l’unique interlocuteur et cela fera du bien pour le couple.

13.) Faire de votre homme votre confident, votre compagnon, le sujet de votre attention, admiration, le rapprochera toujours de vous. Toujours avoir une communication franche sans colère et passion avec lui. Partager vos journées avec lui. Souvent lui soumettre vos points de vue en attendant de lui la dernière décision.

14) Les hommes aiment que leurs épouses restent en forme. Alors, éviter d’être toujours sale car il peut vous désirer à tout moment. Le dégouter par la saleté peut créer un grand gouffre. Votre partenaire doit être fier de dire à qui veut l’entendre que vous être celle qui est son poumon droit, celle en qui il a confiance. Pour y parvenir, il faut faire attention à sa tenue, comportement, attitude, gestes et fait dans le langage, l’habillement et les relations.

15) La propreté de votre maison toujours propre, l’ordre dans le classement et le positionnement des effets domestiques sont des facteurs à succès. Souvent changer la position des choses dans la maison jusqu’au lit de la chambre à coucher sont des touches qui charment l’homme. Faites ça et votre partenaire préférera rester à la maison. Il ne devrait pas avoir à chercher ses chaussettes ou des sous-vêtements propres.

16) Lorsque votre époux est absent, ne prenez aucune décision sur son dos. Même lorsqu’on vous demandera une chose qui est de votre ressort de compétence, dites que vous consulterez d’abord votre époux ou qu’on aille le lui demander personnellement. Ne jamais prendre autorité et usurper le titre de chef de famille.

17) Lorsque le foyer vit une forte tension, la douceur et l’action maternelle de la femme brisera son homme orgueilleux. Le bras de fer avec son époux qui incarne naturellement l’autorité donnée sans partage par Dieu ne fera qu’empirer la situation. S’abaisser en prière devant l’époux hautain et Dieu l’humiliera à votre niveau pour plus d’harmonie dans le couple.

18) Un bain commun de temps en temps fera beaucoup de bain pour l’union du couple, renforçant l’intimité conjugal.

19) Lorsque des efforts sont fournis pour que les repas soit en famille sir la même table, les liens se nouent chaque jour un peu plus. Il arrivera que de temps en temps, Madame prenne la nourriture dans son plat pour mettre dans la bouche de Monsieur, et ceci, lorsque c’est en famille ou lors des visites chez les amis, un plus s’ajoute dans le cœur de l’un et d’autre pour un rapprochement très affectueux.

20) Lorsque la femme réussi à manger régulièrement dans le même plat avec son chéri, elle gagne des points et accroit son amour dans le cœur de son partenaire.

Dr. André CHOUBEU

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LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (3)

27 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (3)

7. A SEDUCTION – L’INTOXICATION ET LA MANIPULATION

« Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes » (Ezéchiel 28.14). Il arrive toujours pour l’homme non vraiment régénéré ou l’homme en général, de croire être le meilleur en regardant ou se comparer aux autres.

Dieu à travers Ezéchiel retrace une réalité palpitante. Lorsque toute personne est placée au sommet de la gloire, l’orgueil parfois démesuré peut en découler, et s’installe au point de renverser l’échelle de valeur. Généralement, quiconque arrive à ce niveau très élevé est hanté par l’esprit de suffisance, de dictature, et pousse à l’introduction d’un culte en l’honneur de soi. Nebucadnetsar, Absalom et plusieurs autres, ont érigé un monument en leur honneur. L’orgueil est en effet le péché qui caractérise notre nature déchue. Aucune sagesse, à l’exception de celle que le Seigneur accorde, ne peut mener au bonheur ici-bas ou même, à celui du ciel.

Le prince arrogant de Tyr pensait pouvoir protéger son peuple par sa propre puissance, et se considérait égal aux créatures célestes. S’il était possible de demeurer dans le jardin d’Éden, ou même d’entrer au ciel, aucune plénitude ne pourrait exister sans humilité, ni sainteté, ni spiritualité. Tout orgueil provient du diable. Ceux qui se livrent à de tels sentiments périront inexorablement. C’est donc cette mort spirituelle dont les effets du décret dans le monde surnaturel est signé en raison de la violation des principes du gouvernement de Dieu, que sa matérialisation ou application comment ses effets par plusieurs manifestation :

  • Détournement de la pensée saine des personnes de son environnement :

Absalom était si préoccupé par son idée de révolte qu’il prépara avec une si grande minutie, qu’il ne songea ni à se marier, ni à s’impliquer dans les choses de Dieu. Plus que tout rebelle, il vient installer son bureau de destruction devant l’entrée du palais de son père. Et comme Lucifer, il orchestre sans vergogne, le putsch contre son propre père. Il saisit l’opportunité pour jouer le jeu du diable en navigant à contrecourant de la justice qu’il prétend prôner et de la rationalité. Il inverse la donne en attribuant une raison à tout mécontent, même si ce dernier disait faux. Cette stratégie exige bien au sein des églises locales, des putschistes toujours très sournoisement orchestrent en grand nombre dans le silence et injectent leur poison mortel dans les consciences de nombreuses victimes qui souvent meurent inconsciemment dans le péché, parce qu’ayant cru aux agents du diable dont le mensonge est l’essence même de sa vie.

  • Transformation des faits du mal en bien :

Dans tous les cas, les auteurs de troubles ont déjà l’âme blessée, la conscience trouble et une avancée significative dans l’aveuglement spirituel. Alors, ils ne peuvent que tordre la vérité pour se fabriquer un grain de crédibilité dans la conscience des ignorants. Et comme l’homme a toujours tendance à prendre pour chèque certifié les paroles du premier venu, il gagne significativement le terrain et installe la méfiance.

Comme Lucifer, plusieurs par leur succès séduisent constamment cherchent à détourner les yeux du Pasteur principal pour les poser sur soi afin de mieux orchestrer une division très prochaine. On créé des groupe de prière en cachette dans les quartiers sans le dire à son Pasteur. On a des personnes que l’on suit en particulier sans le dire, fabriquant des astuces pour préserver ses arrières au jour où tout pourra sembler ne plus aller comme on envisageait. Celui qui séduit est ouvrier du malin (Ezéchiel 28.17). Les dons de Dieu ne sont pas une propriété de chacun, mais la manifestation de la grâce de Dieu pour l’édification des saints. Mais très souvent, dès que nous nous en servons pour nous glorifier nous-mêmes, ils deviennent l’instrument d’une chute proportionnée à leur grandeur. Au lieu que les privilèges de Dieu en notre faveur soit une occasion pour plus d’humilité dans le service, ils ne deviennent que le moyen de satisfaire l’orgueil et faussent par cette direction égoïste, le but ultime de Dieu. Quiconque s’y aventure est sans complaisance, banni de la présence divine et des dispositions gracieuses au ciel à son endroit. , sur lesquels Dieu l’avait placé.

Nous rencontrons le succès dans nos entreprises lorsque les conditions des principes et attentes de Dieu pour nous et à cet effet sont bien remplis. Paul et Barnabas ont la lourde mission de s’assurer du bon état des frères qu’ils ont conduit à Christ dans leur précédent voyage missionnaire. Toutefois, avant le départ, une question d’ordre éthique s’impose. Dans la précédente mission, Jean Marc, le cousin de Barnabas qui accompagnait les deux serviteurs de Dieu les lâché pour s’occuper d’autre chose que le but de Dieu pour eux. Se souvenant que Jésus dit que si quelqu’un met la main à la charrue et regarde derrière n’est plus propre pour le royaume des cieux, Paul juge juste d’exclure Jean Marc de l’équipe. Non que Paul le livrait au diable, mais juste qu’il estime que Jean Marc, ne semble pas s’être élevé à toute la hauteur de la tâche. Mais Barnabas, conduit et retenu quelque part, par des considérations de famille, s’obstine à maintenir Jean Marc dans l’équipe.

Une compréhension profonde nous conduirait à saisir la rigueur de Paul dans sa prise de position. Une légèreté diabolique caractérise aujourd’hui les hommes de Dieu à tel point que le manque de rigueur envers eux-mêmes et les brebis instaure un régime anarchique qui fabrique des chrétiens chocolat, fantôme ou de circonstance. C’est ainsi qu’élevés dans cet atmosphère nombreux chrétiens ne connaissant pas que Dieu a des principes deviennent de potentiels rebelles de demain. Non à la légèreté et oui à la fermeté dans l’intégrité est le mot d’ordre de quiconque veut aller loin avec le Seigneur.

Beaucoup de personnes, demeurant à Antioche, ayant entendu parler du dévouement et de la piété de Paul et Barnabas, furent également au courant de leur différend et de leur séparation ; il en sera ainsi pour notre témoignage, si nous donnons un libre accès aux désaccords entre frères ici-bas. Au finish, le livre des Actes ne contient plus le nom de Barnabas. Ressaisissons-nous et revenons de notre rébellion pour être agréables à Dieu.

« L’œil qui se moque d’un père et qui dédaigne l’obéissance envers une mère, les corbeaux du torrent le perceront, et les petits de l’aigle le mangeront » (Proverbes 30.17)

Par parent, nous entendons, l’aîné, le géniteur, celui qui a une certaine responsabilité ou un droit de regard sur nous, allant du patron au lieu de service au conducteur spirituel. Ces choses peuvent se manifester par une attitude :

  • déshonorant les parents
  • entêtement et sensualité (Deut 21.20)
  • manque de respect pour les parents (Deut 27.16)
  • dédaignant leur mère (Prov 15.20)
  • maudissant leur père (Prov 30.11)
  • de querelles dans le foyer (Michée 7.6)
  • de défaut de pourvoir (Marc 7.11)
  • de désobéissance (2Tim 3.2)

La manifestation du jugement de Dieu sur les fils rebelles vise en premier les yeux en préférence à toute autre partie du corps parce qu’ils sont d’une manière toute particulière étant le miroir de l’âme, et d’autre part, ils offrent aux becs des corbeaux la proie la plus facile. Tomber dans une faute de rébellion introduit systématiquement un état d’aveuglement spirituel sans précédent qui pousse au pire.

La séduction de l’injustice a une emprise très forte sur ceux qui périssent dans leur endurcissement, sur eux seuls, et la raison en est qu’ils n’ont pas reçu ou clairement dit, accepté l’amour de la vérité pour être sauvés. La vérité divine sauve ceux qui l’aiment, comme le mensonge perd ceux qui s’y adonnent, parce que l’un et l’autre de ces attachements constitue tout un état d’âme (2Th 2.12). L’amour de la vérité, est un état d’âme qui nous dispose à l’accueillir, ne nous est pas naturel. Nous devons recevoir l’amour de Dieu qui crée en nous un cœur nouveau (2Cor 3.14,15 ; Eph 3.16-19).

8. LA RÉBELLION OUVERTE

Que les jeunes puissent considérer Absalom, pendu à un arbre ! Il était maudit, abandonné du ciel et de la terre ; que les enfants puissent voir à quel point le Seigneur aurait horreur d’une telle rébellion contre leurs parents ! Rien ne peut préserver des hommes de la misère et du mépris, sauf la Sagesse et la Grâce merveilleuses de Dieu !

Le comportement d’Absalom laisse une marque honteuse dans la Bible : 2Sam 3.3 ; 13.29,37 ; 14.25 ; 15.2,14 ; 17.1 ; 18.9,14,33. Un sombre tableau présente Absalom dans de lugubres besognes :

Tue son frère (2Sam 13.29)

Il s’exile de la maison familiale (2Sam 13.37)

Renommé pour sa beauté physique et non spirituelle (2Sam 14.25)

Dans le refus de reconnaître sa faute et se repentir, il devient politicien (2Sam 15.2,3)

Il conspire contre David, son père (2Sam 15.13,14)

Sa fin est prématurée (2Sam 18.9)

Il y a quelques cas :

  1. Lucifer : «Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apoc 12.7).
  2. Absalom combat contre son père : « Et David dit à Abischaï et à tous ses serviteurs: Voici, mon fils, qui est sorti de mes entrailles, en veut à ma vie; à plus forte raison ce Benjamite ! Laissez-le, et qu’il maudisse, car l’Eternel le lui a dit. Peut-être l’Eternel regardera-t-il mon affliction, et me fera-t-il du bien en retour des malédictions d’aujourd’hui » (2 Sam 16.11)
  3. Absalom prend la place de son père : «On dressa pour Absalom une tente sur le toit, et Absalom alla vers les concubines de son père, aux yeux de tout Israël » (2 Sam 16.22)
  4. Judas trahit et combattît son maître : « Jésus parlait encore quand survint Judas, l’un des Douze; il était avec une grande troupe de gens armés de bâtons qui venaient de la part des grands prêtres et des anciens du peuple. Celui qui livrait Jésus leur avait donné un signe en disant: « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; arrêtez-le ! » (Mt 26.47-48).

Le push n’a jamais été un principe de Dieu. L’ordre est un principe qui régit tout ce que Dieu fait. Il y a rébellion lorsque contestation d’autorité est manifeste. Se rebeller veut dire qu’on se place en position d’indiscipline, s’opposant aux ordres auxquels on est supposé normalement se soumettre. Refuser de se soumettre est un état d’esprit qui place quelqu’un dans une position d’autonomie, de suffisance, de capacité et d’une autorité imaginaire.

‘‘Car la rébellion est autant que le péché de divination et la résistance est autant que l’idolâtrie et les théraphins. Puisque tu as rejeté la parole de I’Eternel, il te rejette pour n’être plus roi » (1Sam 15.23).

Pour revenir de la rébellion, nous devons retenir que la repentance devant Dieu n’est pas une simple modification d’intention, mais aussi un changement de vie. Se rebeller est un réel détournement des principes fondamentaux de la société humaine. C’est aussi repousser les principes et programme de gouvernement divin dans l’application sur terre est consignée dans la Bible en ces termes : ‘‘que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel’’ (Mt 6.10). Si le règne de Dieu doit avoir lieu sur terre, nous retenons que ‘‘le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit’’ (Romains 14.17). Dans toute rébellion, il y a violation de la justice que l’on estime devenue injustice. En fait, on se rebelle contre une autorité établie à qui on a d’abord fait allégeance par le passé en lui manifestant notre soumission un tant soit peu. Lorsque la paix a d’abord existée par notre obéissance passée, la rupture de cette relation de paix et d’harmonie introduit une sorte d’anarchie qui ouvre la porte à un très grand désordre. La paix, la justice, la joie ne subsistent plus et l’ordre renversé ne peut introduire ou maintenir la volonté et la paix qui favorise l’harmonie d’antan ou glorifie Dieu.

Lorsque les Ecritures disent "que ton règne vienne" et que ta "que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel", Dieu veut que nous sachions qu’avant de parvenir au ciel, que devons faire de la terre un ciel anticipé en accomplissant la volonté par la soumission à son gouvernement théocratique comme l’enseigne l’Eglise. Pour que l’accomplissement de la volonté de Dieu soit une éventualité de manière qu’on rende à chacun ce qui lui est dû, il fut s’assurer qu’au jour du dernier jugement, une approbation divine serait donnée à tout ce qui a été dit, pensé ou fait par nous et pour les autres.

L’église en Jésus-Christ est comme l’épouse qui s’est unie à son époux qui a fidèlement exécuté la volonté de son Père sur la terre. Le ciel et la terre sont une figure très juste de l’homme et de la femme, car la terre ne produit des fruits qu’autant qu’elle est fécondée par le ciel. Cette étape d’étude nous laisse comprendre que les difficultés que nous rencontrons sont non un moyen qui favoriserait la rébellion, mais plutôt qui nous faciliterait la transformation de notre caractère pour une adaptation de notre vie dans tout son système aux principes du gouvernement de Dieu.

Tout ce qui s’oppose à notre conception ou à notre égo n’est pas forcément un mal, mais un test révélé négatif de notre intérieur qui nécessite une reformation divine. Ainsi, nous ne demandons pas que Dieu fasse ce qu’il veut, mais que, quant à nous, nous puissions faire ce que Dieu veut. Or, il n’y a que la volonté divine pour nous rendre capables de bonnes œuvres.

Par les temps présents, convaincre les hommes de leur insubordination devient très difficile. Aussi, au sein de l’église, une obéissance humble, sincère, et entière à la volonté divine, devient sine qua non pour une marche intègre avec Dieu. Tous nos actes, paroles et pensées doivent être agréables au Seigneur dans tous nos sacrifices personnels ou diverses offrandes. Dieu étant plus honoré et glorifié par notre obéissance que par actes, soumettre notre motivation intérieure au gouvernement de Dieu serait un départ important pour échapper à la rébellion. Refuser de se soumettre à l’autorité et à la volonté divine, est une preuve de notre insubordination. Quiconque serait comme tel, non seulement est incapable de diriger les autres selon Dieu, mais est en même temps un fils de la rébellion.

9. LA DIVISION

« Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs » (Jean 10.19)

Du grec schisma, σχισμα définit la division comme déchirure, schisme, dissension. Ce mot résume les faits et les conséquences de la séparation, de la désunion, lesquels introduisent de manière systématique, la dichotomie, la dislocation, la distinction, la rupture, la sécession, la différence, la barrière, la rébellion, la révolte et les querelles. Il convient de préciser que la dissension est une discorde provoquée par des opinions, des sentiments différents.

Une division n’intervient que lorsqu’il y avait union. Si donc, l’union était en Christ, le Saint-Esprit en étant le lien, une rupture de ce lien est aussi sérieuse que nous n’en pensons. Nous nous souviendrons que lors de la construction du tabernacle, il fut fermement recommandé à Moïse de faire des planches soutenues par deux socles en bronze chacune, retenus par deux barres de fer à l’extérieur et traversées par une barre de fer à l’intérieur des planches. Cette barre de fer intérieure et le lien du Saint-Esprit qui maintient unis tous les membres du corps de Christ. Prétendre détruire de soi ou sa basant ses opinion un tel lien sacré reviendrait à faire la guerre à Dieu pour séparer ce qui Dieu a uni.

Satan mène beaucoup de gens à la ruine spirituelle, en leur faisant tourner en dérision la Parole de Dieu et ses ordonnances. Les hommes n’aiment pas que l’on se moque de leur nourriture, nécessaire à la vie, cependant ils acceptent de se moquer eux-mêmes de l’essentiel qui est la nourriture spirituelle, en la déshonorant pour la satisfaction de leurs intérêts.

Si notre zèle et notre ferveur pour la cause de Christ, dans notre ministère pour conduire ses brebis dans sa bergerie, provoquent des insultes, nous avons intérêt de ne pas en prendre la garde. Notre Maître, souvenons-nous a été traité avec mépris. A plus forte raison nous ! Nous constatons que les pharisiens s’opposaient aux paroles de Jésus (Jean 9.40) et persistaient dans leur inimitié et l’exprimaient par des injures.

Lorsque les esprits de la division hantent et possèdent quelqu’un, il est revêtu malicieusement des caractères de la passion la plus violente et de la malice la plus obstinée. Devenu impie par son obstination à une fausse liberté et à la folie de la grandeur dans son libertinage parce se hisse aux nombreux « Je » comme exprimé par Satan dans Esaïe 14, son arrogance ferme ses yeux à la vérité, et ce qui devrait les toucher et l’amener à la raison ne fait que l’endurcir davantage parce qu’il est tombé dans l’étreinte de la séduction de l’iniquité. Dès lors, il fera tous les efforts pour rendre suspect les éventuels témoignages de Dieu sur celui qu’il quitte.

Généralement, lorsque survient la révolte et la division, c’est celui qui se sépare qui parfois se dresse à la hauteur spirituelle de son leader qu’il quitte, ce allant jusqu’à l’excommunier. Ceci est une faute spirituelle très grave car un fils n’a pas qualité, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain de mettre sous discipline son père. Il m’est souvent arrivé d’entendre les dissident dirent de celui qui les a enseigné, formé, encadré et ordonné, « après tout, il est un serviteur comme nous ». S’imaginer être à la dimension spirituelle de son père est une insulte à l’éthique et à la vérité divine. L’attitude Moïse devait nous inspirer grandement. Il se prosterna devant son beau-père, de l’imminent serviteur de Dieu qu’il était. Quelle leçon très frappante pour nous ! Bien qu’Eli fût spirituellement aveugle, son expérience du service de Dieu fut mise à profit pour l’éducation bénéfique de Samuel.

Pendant la période de division, l’aveuglement de tous ceux qui sont dans le camp de la rébellion, regardent comme des ignorants, ceux qu’ils quittent, étant obscurcie d’entendement et égarés dans leur pensées. A tous ceux qui aiment la vérité et que le monde persécute, le Seigneur leur accorde de nouvelles illuminations dans leur entendement spirituel et de nouveaux dons pour plus d’excellence dans le ministère, pendant que ceux qui se présument d’eux-mêmes et qui rejettent avec obstination la vérité, lorsqu’elle se présente à eux, demeurent dans leur incrédulité et périssent dans leurs ténèbres.

Le camp des putschistes qui ont organisés la rébellion agissent toujours comme on le fit pour le Seigneur : « à ce moment même s’approchèrent quelques pharisiens qui dirent à Jésus : pars et va-t’en d’ici, parce qu’Hérode veut te tuer » (Luc 13.31).

Au-delà de toute machination des instruments de Satan qui sont actifs pour la déchirure, il convient de dire comme Jésus : « aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route ; il ne convient pas qu’un prophète meure hors de Jérusalem » (Luc 13.33).

Toute déloyauté conduit à l’aveuglement et finalement l’égarement (2Théss 2.8-10).

Absalom est l’illustration d’une manifestation de rébellion ouverte (2 Sam 15.22-23) et nous n’ignorons pas quel a été sa fin.

Dr. André CHOUBEU

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LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (2)

25 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (2)
  1. 3. UN CŒUR REMPLI D'AMERTUME

« Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. Ne fais donc pas attention à toutes les paroles qu’on dit, de peur que tu n’entendes ton serviteur te maudire » (Ecclésiaste 7.20-21).

Que toute amertume, ou passion, ou colère, ou clameur, ou parole offensante, soit ôtée de vous, avec toute malice (Ephésiens 4.31). Le Seigneur dans ce texte montre que si le premier péché est consommé, on est sur le chemin d’un processus irréversible. Les péchés nommés sont dans l’ordre de leur développement : L’amertume, source commune de tout le reste, produit, en s’agitant dans l’âme, la passion, qui est une émotion intérieure ; la passion, en se répandant au dehors, manifeste la colère ; la colère, enfin engendre les cris et les paroles offensantes. La malice est la disposition qui pousse à faire du mal aux autres, et pourtant, la Bible nous recommande de faire le bien et toujours le bien.

L’amertume arrive généralement lorsque nous sommes sensibles aux choses extérieures, animés encore par l’élan émotionnel. Elle se définie comme une âpre tristesse, une douleur, une humiliation qu’on aurait subie et qui occasionne en nous un regret de notre personnalité froissée, nous rappelant nostalgiquement notre Moi qui va perdre sa place.

L’un des facteurs d’amertume est que dans le jugement, nous nous laissons emportés par la colère ou les passions, prenant parfois comme prétexte un zèle excessif pour Dieu. Cela est aussi dû à une trop haute opinion que nous nous faisons de nos propres capacités. Ceux qui agissent ainsi sont prompts à trouver des fautes en tout lieu. Ils s’occupent des affaires qui ne les concernent pas. Parfois, ils estiment qu’ils ont victimes d’injustice, même lorsqu’ils ont torts, ils pensent qu’on doit agir comme ils pensent et non comme le veut la vérité. Ceux qui sont sous l’emprise de l’amertume le sont en disant qu’ils ont été injustement victime d’une situation. Dans cet état, ils ne se soucient plus de Dieu, ni de l’enfer et tombent dans certains péchés, qui ruinent leur santé, leur état, ou peuvent les exposer à la justice humaine.

Ceux qui vivent dans l’amertume ne voient pas leurs fautes, se considèrent aussi juste que Dieu, puisque n’ayant aucun péché à confesser.

Ces derniers lancent le feu et invoque la colère de Dieu sur quiconque va à l’encontre de leur point de vue. La recherche de de droiture personnelle est leur préoccupation. La sagesse nous apprend à ne pas être contrariés trop rapidement par des affronts que nous pouvons subir. Tous ceux qui vivent dans l’amertume sont toujours désireux de savoir ce que les gens disent à leur sujet. Ces derniers vivent une position de bicéphalisme. En effet, si on parle en bien d’eux, cela nourrit leur orgueil, et si c’est en mal, cela excitera en eux de mauvaises pensées de vengeance.

Pour garder l’approbation divine, il est important de ne pas porter attention à ce que les hommes disent de nous, il est plus difficile de subir vingt affronts que de se venger d’un seul. Toutefois que nous sommes victime d’un mal quelconque, demandons-nous si nous n’avons pas fait subir la même chose à d’autres.

La chute conduira à la trahison : « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres » (Mt 24.10 ; Daniel 11.32)

Absalom avait été blessé tellement par l’offense qu’avait faite Amnon en violant sa sœur Tamar. Il a gardé cela en cœur et en récoltât la mort car il jugeait les autres sans jamais pardonner (Lévitique 20.17)

Les Ecritures recommandent que nous devions veiller en sorte que personne ne reste en arrière et ne tombe sur le chemin au point de ne pas atteindre la récompense finale. En fait, l’une des causes de la chute d’un grand nombre dans le parcours est la racine persistante d’amertume. Personne de nous ne peut dire qu’il est saint dans ce domaine parce que chacun à un moment ou un autre a eu des blessures dans son âme pour plusieurs raisons vraie et fausses. Toutefois, aucune réprimande amère, ou élément perturbateur ne devrait nous amener à lâcher sous quelque prétexte que ce soit. Pierre fut rudement repris par le Seigneur avec des termes très durs : « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes ». Loin de se sentir frustré, Pierre compris que le Seigneur le disait pour son bien afin de le ramener de la voie de la perdition. Malheureusement, plusieurs refusent d’être répréhensibles et s’endurcissent au point d’en mourir pour aller au feu éternel. Aucune souillure retenons-le n’entrera au ciel.

Le Seigneur a réprimandé à plusieurs occasion et souvenons-nous que « celui qui mérite d’être repris, et qui raidit le cou, Sera brisé subitement et sans remède » (Prov 29.1). Jésus a reproché Pierre (Marc 8.33), les douze qui ne croyaient pas en sa Résurrection (Marc 16.14), les disciples Impuissants pour délivrer le démoniaque (Luc 9.41 ; 24.25), ceux qui couraient après lui pour les pains et les poissons (Jean 6.26), à ceux qui critiquèrent Marie (Jean 12.7 ; Apoc 3.19).

Quiconque considère que tout ce qui émane de notre personne est bon et qui est convaincu de trop agir pour Dieu, parle en fait le « langage de Satan ». Ceux qui refusent de souffrir pour Christ, sont plus près des hommes que de Dieu. La nature émotive, l’esprit critique, les mauvaises actions proviennent de mauvaises pensées, les mauvaises paroles étant l’expression de ces mauvaises pensées. Elles indiquent un cœur pécheur, et font un homme pécheur, ou souillé.

De tout temps, la détresse est un fardeau capable de faire baisser les bras de nombreux chrétiens, de les affaiblir, de les déstabiliser et de les décourager. Conscients que nous sommes dans un champ d’intenses combats spirituels, lutter, afin de bien courir dans notre course spirituelle est un défi, un pari à gagner.

La foi et la patience permettent aux croyants de rechercher la paix et la sanctification, tel un homme qui suit avec constance, diligence et plaisir, sa vocation. La paix avec tout homme, de toute confession et parti, sera favorable à notre recherche de la sainteté. La paix et la sainteté vont de pair ; il ne peut y avoir de juste paix sans la sainteté. Là où se trouvent des âmes qui ne possèdent pas la véritable grâce de Dieu, la corruption prédominera et finira par éclater ; prenons garde au moindre péché qui reste caché en notre cœur, qui semble mort, mais qui rejaillit tôt ou tard, pour porter le trouble et nous déranger. Tout homme profane, par sa nature, désire pouvoir bénéficier des bénédictions célestes, tout en méprisant les voies par lesquelles elles peuvent être obtenues. Dieu ne veut pas mêler ces voies, ni ses bénédictions à l’impiété.

Quelques cas d’amertume qui a engendrer la haine :

  • Esaü (Genèse 27.41)
  • Frères de Joseph (Genèse 37.4)
  • Achab (1Rois 22.8)
  • Chaman (Esaïe 3.5-6 ; 9.1)
  • Hérodiade (Marc 6.18-19)
  • Les Juifs (Actes 23.12 ; Tit 3.3)
  • 4. L' INDIFFÉRENCE

Tous ceux qui ont été offensés deviennent passifs et manifestent une indifférence totale, et pour se consoler disent :

« Je ne veux plus de problème dans cette Eglise-là, je préfère rester dans mon coin ». (Jérémie 48.10).

Il convient en de telle période, dire avec Jérémie : « Guéris-moi, Eternel, et je serai guéri; Sauve-moi, et je serai sauvé; Car tu es ma gloire » (Jérémie 17.14)

L’homme plongé dans la passivité agit avec hypocrisie :

Absalom blessé par le viol de sa sœur Tamar reste calme (2Sam 13.22) et orchestre silencieusement un meurtre. Il est silencieux au dehors, mais actif dans ses pensées et tue son frère Amnon, auteur du viol (2Sam 13.28).

« Marie prit alors une livre d’un parfum très précieux, une huile de nard pur; elle oignit les pieds de Jésus et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Alors l’un des disciples de Jésus, Judas l’Iscariote, celui qui allait le trahir, protesta: « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, qu’on aurait donnés aux pauvres? » Il ne parlait pas ainsi parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et qu’il dérobait ce qu’on mettait dans la bourse commune dont il avait la charge » (Jean 12.3-6).

La cupidité était le grave défaut de Juda : cela l’a conduit au péché, à la trahison envers son Maître ; par ce point faible, le diable l’a induit en tentation et l’a vaincu. Nous voyons-là, les tristes machinations qui peuvent naître du péché : ce qui peut apparaître comme un gain au départ, peut se transformer à la fin en malédiction.

Le péché horrible de Judas était masqué par un prétexte plausible, le don de cet argent aux pauvres. Il était passif dans ce qui concernait la volonté de Dieu, mais très sournoisement actif pour ses intérêts. Les principaux sacrificateurs, hypocrites, parce qu’ils s’aperçoivent que le Seigneur est admiré dans ses paroles et onction se consultent pour anéantir le miracle de la résurrection de Lazare. Passifs dans la recherche de la volonté de Dieu, ils veulent tuer Jésus, ce qui témoigne une réelle méchanceté, une redoutable malice et folie. Le succès de ceux qui sont fidèles dérange les hommes passifs, à tel point qu’ils parlent et agissent comme s’ils espéraient obtenir une victoire sur le Tout-puissant Lui-même !

L’exemple de Judas montre que l’avarice endurcit et aveugle les hommes à un tel point, qu’elle les pousse dans toutes sortes de crimes.

5. ensUN ESPRIT DE CRITIQUE

La critique consiste à faire un jugement négatif à propos de quelque chose ou de quelqu’un. Généralement, la critique est plus ou moins vraie en fonction de la connaissance qu’on a de la chose ou de la personne. Malheureusement, notre appréhension des faits dans son exactitude nous échappe à bien d’égard et nous commençons à imaginer et faire des hypothèses et spéculations sur ce que nous ignorons véritablement.

Lorsque la légèreté est de mise dans un milieu où l’esprit de responsabilité et de détermination à imposer l’ordre doit régner, il fait s’attendre à toutes sortes d’anarchie. L’Apôtre dit en substance : « Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie » (Jacques 3.14-17).

David usait d’une certaine faiblesse, face à l’apparat d’Absalom. Les parents ne se rendent pas compte de leur attitude, lorsqu’ils ferment les yeux devant la conduite insolente de leurs enfants. Beaucoup de jeunes, par leur conduite orgueilleuse, courent à leur ruine. Ceux qui généralement, sont les plus avides d’autorité, ont en fait les pires difficultés à discerner quel est leur véritable devoir.

L’attitude qu’avait adopté Absalom de critiquer son père montre un travail machiavélique soigneusement préparé son coup d’état. Jour après jour, il se rendait à la porte de la ville pour y rencontrer ceux qui avaient une affaire à juger. Il leur tendait la main, les embrassait et les interrogeait sur la raison qui les amenait. Ensuite il leur donnait à entendre que son père n’était pas capable de prendre leur cause en main. Lui par contre, ajoutait-il, s’il recevait le pouvoir, ne manquerait pas de leur faire droit.

Hypocrite et flatteur, Absalom réussissait pourtant de cette manière à se faire auprès de tout Israël une réputation de bienveillance, d’amabilité, de justice, aux dépens du roi son père. Il dérobait les cœurs des hommes d’Israël à leur seigneur véritable (2Sam 15.6). N’y a-t-il pas aujourd’hui encore des personnes habiles à dérober nos cœurs au vrai David ? Souvenons-nous que ces cœurs appartiennent au Seigneur Jésus Christ. Il a payé un prix suffisamment grand pour les posséder sans réserve et sans retour.

Comme Satan a l’habitude, Absalom couvrait son action infâme sous un prétexte religieux (2Sam 15.7-12), prétendant organiser la conspiration qui doit, croit-il, le placer sur le trône (Jérémie 9.3-5).

Les adeptes de la critique on tout le temps pour regarder ce qui ne va pas, mais jamais pour voir ce qui marche bien. Et même ce qu’ils croient ne pas marcher l’est sur leur critère de jugement et non celui de la vision de Dieu pour la chose ou le temps convenable. Ces derniers ont de forts préjugés sur tout ce qu’ils perçoivent. Ils se dressent comme des maîtres à penser et à faire. Souvent, ils s’estiment pour certains être des donneurs de leçon et des maîtres d’œuvre pour tout ce qui doit se faire, dire ou penser. Tout ce qui n’est pas sous leur contrôle passe systématiquement sous le crible de la critique souvent destructrice et jamais constructive. Il fallait faire-ci, il fallait faire-ça ! Pourquoi ceci est comme çà ?

Lorsqu’un fait leur échappe pour établir leur rationalité à eux dans le but de donner une cohérence obscure à leurs idées lugubres, les fausses conceptions servent de socle. Alors, bonjour les imaginations, supputations et que sais-je encore !

Les critiqueurs si nous pouvons les appeler ainsi, ont toujours à redire. Curieusement, non seulement leurs critiques sont toujours adressées à d’autres, ce qu’ils prétendent qu’on doit faire ou ajouter ne le sera jamais par eux ni sur le plan physique, ni par leur contribution multiformes. Tous font mal et seuls, ils font bien.

Marie et Aaron entrèrent en contestation et critiques acerbes contre Moïse. Marie est nommée en tête parce que c’est celle qui est l’auteur du conflit qui avait pour motif ou pour prétexte la personne de sa belle-sœur. Aaron se laisse entraîner par elle comme naguères par le peuple (Exode 32). Il y avait tant d’années que Moïse avait Sephora pour femme, et il devient incompréhensible pourquoi Marie s’acharnerai sur ce cas.

Marie et Aaron s’appuyait malencontreusement sur la loi qui n’interdisait que les mariages avec les Cananéennes (Exode 34.16 ; Deut 7.3-4). Marie, la fière Israélite méprisait cette étrangère à la peau noire. Jéthro, sacrificateur de Madian et père de Sephora était Madianite. Les Madianites, étaient descendants d’Abraham et de Kétura (Genèse 25.2). Ils connaissaient le Dieu d’Abraham, quoique quelques-unes de leurs tribus, voisines des Cananéens, fussent devenues idolâtres (Nombres 25.16-18). La raison de cette critique ne se trouverait qu’ailleurs. Le reproche que Marie adressait à Moïse était sans doute un effet de la jalousie qu’elle éprouvait, ainsi qu’Aaron, de la position supérieure de leur frère cadet. Voilà donc Moïse, qui, accablé déjà par les soucis que lui causait le peuple, au lieu de trouver du secours dans sa famille, y rencontre de nouveaux sujets de peine et des critiques. Curieusement, c’est récurrent.

L’Apôtre Jacques montre bien que la langue est un mal désordonné plein d’un venin mortel (Jacques 3.8). Une fois encore nous constatons ses ravages. Non plus sous forme de plaintes et de murmures, mais de critiques et de médisances qui contaminent les membres les plus honorés de la famille des conducteurs du peuple. Aaron le souverain sacrificateur et Marie la prophétesse sont les moteurs de ces actions de destruction. Leurs paroles malveillantes avaient peut-être été chuchotées à l’oreille, dans le plus grand secret (Luc 12.3). Mais, l’Éternel l’entendit (Nombres 12.2 ; 11.1). N’oublions jamais que nos propos les plus confidentiels ont un Auditeur dans le ciel. Moïse se tait. Chaque fois qu’il s’agit d’une atteinte aux droits de l’Éternel, sa colère s’embrase à juste titre, tandis que pour sa propre défense, son extrême douceur se traduit par le silence. C’est là le comportement à adopter par chacun de nous dans de pareilles circonstances. Laissons comme Moïse, Dieu prendre notre défense si nous sommes ses serviteurs.

Dieu réprimande les critiques sur Moïse, faites par Aaron et Marie, tel est l’action de Dieu dans sa justice envers ceux qu’il aime. Marie est frappée de lèpre et n’a pu être guérie, que grâce à la prière faite par Moïse (Nombres 12.10-16)

L’opposition que nous pouvons avoir contre nos proches et contre nos frères dans la foi, est très nocive. Ces sentiments à l’encontre de Moïse, étaient peut-être tolérés par l’Éternel, afin de mettre en valeur la douceur et l’humilité du patriarche. Ce dernier était vraiment compétent pour la tâche à laquelle il était appelé. Dieu ne l’a pas seulement innocenté, face aux accusations reçues, mais Il lui a aussi adressé beaucoup d’éloges. Moïse était doué de Le sacrificateur de Madian. Les Madianites, descendants d’Abraham et de Kétura (Genèse 25.2) connaissaient le Dieu d’Abraham, quoique quelques-unes de leurs tribus, voisines des Cananéens, fussent devenues idolâtres (Nombres 25.16-18).

l’esprit de prophétie, qui surpassait de loin celui des autres prophètes ; cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Au lieu de répondre aux critiques, laissons Dieu témoigner notre douceur, notre tempérance, notre résilience et nous élever au-dessus de nos ennemis. Marie et Aaron auraient dû deviner le danger qu’il y avait à critiquer une personne telle que Moïse. Nous devons craindre de prononcer de mauvais propos contre les serviteurs de Dieu. Ceux qui sont médisants vis-à-vis de ces personnes sont vraiment insensés (2Pierre 2.10).

Quand Dieu nous prive de Sa présence, c’est le triste signe le plus évident de son mécontentement. Malheur à nous s’Il s’éloigne ! Il ne le fera jamais, si, convaincus de la folie de notre péché, nous voulons nous rapprocher de Lui !

  1. LA COMPROMISSION

Toutefois que quelqu’un est mordu par le démon de critique, il devient amer et s’éteint progressivement dans le domaine spirituel. Son cœur se rempli de toute sorte d’idées et de pensées négatives et ses nuits sont d’insomnie. C’est le moment où réflexions, tourments, justifications et controverses s’installent en lui. Il est au milieu de la coexistence pacifique parce qu’il fera semblant d’être alors qu’il ne l’est pas. Il devient un joueur de farce au milieu des enfants de Dieu. Il se montrera très gentil, injectera progressivement son venin dans les vies jusqu’à déstabiliser plusieurs et les dévier vers l’antre de la mort. Il est semblable à Hérode et Ponce Pilate qui ne se sont entendus que pour coopérer dans la crucifixion de Jésus. Il est comme un fumeur aux abois qui tendra la main à un lépreux ou à un tuberculeux pour un mégot de cigarette.

C’est le moment où de telles personnes s’investissent corps, âme et esprit pour adhérer les autres à sa cause. Comme un soubresaut d’une victime, il libère le plus d’énergie et de venin possible pour aveugler par des mensonges, calomnies, médisances, ceux qui veulent être intègres. Ignorant parfois qu’il est agent du diable, il s’investit pleinement croyant rendre un culte agréable à Dieu.

Nous venons de voir le cas d’Absalom qui s’activait à faire des disciples pour assoir sa cause. En ce moment, ce n’est plus Dieu qui élève, mais c’est eux par leur machination.

Jusques à quand reprend quatre fois le Psaumes 13.1. Ce cri, quatre fois répété, représente l’abandon comme définitif. La contradiction est dans l’âme même du suppliant, pas toujours juste, crie à son insu contre lui. Lorsqu’un rebelle appelle à la justice de Dieu, il ignore qu’il demande une sentence contre lui-même qui s’exercera à coup sûr, tôt ou tard. Il est des moments où, comme le dit, Luther à propos de cette parole, l’espérance commence à désespérer, et où pourtant le désespoir espère encore.

Tous ceux qui vivent dans le compromis ne cesse de dire que beaucoup de gens disent ceci, cela, mais jamais, ils ne diront ce que eux-mêmes disent. Ils créent un centre d’intérêt autour d’eux et réunissent tous les dissidents.

Conspiration d’Adonija.

Les pensées iniques sont très dangereuses pour la vie de tout serviteur de Dieu. Adonija, quatrième fils de David (2Sam 3.4), connaissant que ses deux frères aînés, Amnon et Absalom, avaient été tués et Kiléab, probablement mort jeune, il serait le potentiel fils à la succession de son père (1Rois 2.15,22). Adonija se révoltait non seulement contre son père, mais aussi contre Dieu dont la volonté s’était clairement exprimée.

Dr. André CHOUBEU

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LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (1)

24 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (1)

LA MANIFESTATION DE LA DÉNOYAUTE

(Timothée 3.1-5)

Introduction :

Plus s’approche l’heure de la fin, plus sont grandes les subtilités du malin dont l’ambition est d’introduire à forte dose, l’œuvre de la séduction dans la pratique du ministère afin d’égarer la multitude. Nous garderons de tout temps à l’esprit que ce n’est pas la quantité de nos œuvres qui intéresse Dieu, mais bien plus la qualité. La qualité à elle seule ne suffira pas puisque la manière dont l’œuvre a été faite influencera fortement sur la qualité. Au Tribunal de Christ, les motivations intérieures seront prises en compte pour évaluer l’œuvre que nous aurions accomplie au nom de Jésus. Plus encore, il sera beaucoup question de l’ouvrier autrement dit de son état d’âme lorsqu’il effectuait l’activité ou l’œuvre qui lui a été attribuée. Un cœur méchant, impie, injuste, ingrat, orgueilleux et autre ne pouvant rien offrir de mieux à Dieu, l’œuvre de plusieurs seront simplement consumée par le feu du jugement de Dieu à cause de l’état d’infidélité de l’ouvrier.

Le mot grec spendo, traduit par loyal exprime le sens de « servir de libation ; verser comme une offrande de boisson, faire une libation. Figurativement, ce mot est utilisé de quelqu’un dont le sang est versé dans une mort violente pour la cause de Dieu. Etre loyal pour Dieu consiste donc, par les compassions de Dieu, à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Cela ne sera évidemment possible qu’en ne nous conformant pas au siècle présent, étant transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Par contre, le côté négatif de la loyauté est exprimé par aspondos, qui signifie déloyaux. Ce mot abouti à une attitude implacable de quelqu’un qui n’est lié par aucun traité ou un pacte. Ce dernier affiche un état d’esprit à l’égard des choses non mutuellement admises, ce qui forcément écarte une idée d’innocence et d’abstinence d’hostilités. Cette personne qui ne peut être introduit dans un pacte vit en conflit sans trêve dans un état et esprit de rébellion.

Nous constaterons que notre texte de base tiré du livre de 2Timothée dans sa portion du chapitre 3 de ses versets 1 à 5 est du point de vue contexte titré « le mystère de l’iniquité ».

La déloyauté est-elle si grave que cela, l’œuvre de plusieurs années peut-elle s’effondrer à cause de la déloyauté et voir l’ouvrier condamné aux flammes de l’enfer ? Sont quelques questions qui nous guideront dans notre étude.

Aspect de la prophétie :

A cette époque, une défection de la vérité est effective. Les faux docteurs seront à l’œuvre en plein. Les ennemis de la vérité se manifesteront de manière incontestable. Dans ce qui est écrit, la vie de Paul est bien connue de Timothée et son exemple lui sert de repère à suivre pour parvenir à l’heureuse destination des élus. Dans les derniers jours, pendant la dernière période du monde, expression utilisée dans la dispensation de l’Evangile, attire l’attention sur l’époque et le temps afin que vigilance s’impose pour celui qui est voyageur et pèlerin sur la terre et dont le ciel est la patrie à laquelle il aspire et travaille dans les principes de Dieu pour y accéder. Il ne le fera jamais sans traverser des temps difficiles et de douloureuses périodes de détresse qui ébranlera parfois sa foi.

Une grande corruption pénètre actuellement dans l’Eglise avec une grande force par les faux enseignants et prophètes ainsi que par des personnes qui altèrent la saine base de la doctrine et la morale chrétienne. Ces gens-là, desquels une ruine inévitable les guette, il faut se séparer d’eux sans complaisance et vivre dans une conduite et patience dans les afflictions qu’imposent l’ennemi et les moqueurs. Tenir ferme ne serait alors possible que l’attachement à la doctrine qui est contenue dans l’Écriture Sainte.

Contexte historique :

On peut bien se demander pourquoi pouvait-on écrire ce texte à cette époque-là. Ce texte marque que dans les derniers jours les temps seraient fâcheux, et nous le remarquons clairement à ce jour. Pendant la vie des Apôtres déjà et dans les temps qui suivirent, il s’éleva diverses sectes dangereuses qui, avec des erreurs damnables, introduisaient la licence des mœurs avec toutes sortes de dépravation et l’impiété. La dimension prophétique de ce message s’étend jusqu’à notre temps, puisqu’on voit encore un si grand nombre de chrétiens qui n’ont que l’apparence de la piété ; mais qui en ont renoncé la force, étant engagés dans toutes sortes de péchés et de désordres. En suivant les instructions de l’Apôtre, éloignons-nous du mal et de ceux qui se sont égarés en compromettant leur voies.

La vie dans un tel contexte est difficile, voire faisant l’objet d’un choix singulier parce que nous opposés au vice et à l’impiété nous sommes exposés à la contradiction des pécheurs qui ne nous feront aucune concession. Toutefois, retenons que celui qui veut vivre pieusement selon la foi sera persécuté. Moïse, Paul et la plupart des saints l’ont expérimenté, pourquoi pas nous ? Les temps mauvais sont mentionnés dans la Bible à plusieurs reprise : Genèse 6.12 ; 1Rois 19.10 ; Psaume 12.1 ; 14.1 ; Esaïe 57.1 ; 59.14 ; Jérémie 5.1 ; Michée 7.2 ; Ephésiens 5.16 ; 2Ti 3.1,2 ; 4.3).

Le devoir de tout ministre de l’Évangile est d’enseigner et de conserver la pure doctrine, et de résister à ceux qui veulent l’altérer en enseignant des doctrines fausses ou inutiles, et qui ne sont propres qu’à exciter des disputes, des clans et du trouble dans l’Eglise. Le but de la religion selon Dieu ou de Dieu est la charité, qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère, et que ceux qui se détournent de ce but divin s’égarent dans de vains discours. Cette base est l’unique moyen de juger si les doctrines qu’on nous annonce sont véritables et si nous sommes nous-mêmes du nombre des vrais et sincères chrétiens.

La déloyauté est l’un des 18 éléments du mystère de l’iniquité annoncé pour les derniers temps. Tous ceux qui manifestent un symptôme de déloyauté sont :

- insensibles (Mt 10.21 ; Rom 1.31)

- déloyaux (2 Sam 21.1-3 ; Psaume 15.1-5 ; Ezéchiel 17.5)

- calomniateurs (Mt 4.1 ; Jean 6.70 ; 1Tim 3.11 ; Tite 2.3)

- intempérants (1Cor 7.59 ; 2Pierre 4.14.19 ; 3.3 ; Jude 1.16.18

- cruels (Genèse 49 .7 ; Daniel 8.23 ; Apoc 13.15-17)

- ennemis des gens de biens (Psaumes 22.6 ; Esaïe 53.3 ; 60.14 ; Luc 10.16 ; 16.14 ; Jacques 2.6).

Quelques manifestations de la déloyauté :

  1. LA PERTE DE LA BONNE CONSCIENCE

« en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim 1.19-20).

Dans l’esprit de Balaam qui a vu lui échapper la récompense tant convoitée, a germé une idée diabolique. Il avait lui-même annoncé que Dieu n’apercevait aucune iniquité ni injustice en Israël (Nombres 23.21). Qu’à cela ne tienne, s’est-il dit, induisons ce peuple à pécher ! De cette manière l’Éternel sera bien obligé de le maudire. Puisque Israël est une nation qui doit habiter seule selon les prescriptions divines (Nombres 23.9), il l’inciter à se mélanger avec les autres peuples. Pour y aboutir, Balaam enseigna à Balak à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commettent la fornication (Apoc 2.14). De cette machination ténébreuse résulte la triste et humiliante affaire de Baal-Péor. Nous noterons que les invitations du monde sont plus à craindre que ses malédictions parce qu’elle introduira celui qui les accepte à une perte de la bonne conscience. L’aveuglement spirituel s’en suivra automatiquement, car nous voyons que le peuple tomba dans le piège tendu par Moab et son allié Madian. Il faut le zèle de Phinées pour détourner la colère de l’Éternel et arrêter la plaie. Son attitude reçoit aussitôt sa récompense et nous apprend combien est agréable au Seigneur un jeune homme ou une jeune fille qui, au milieu d’un relâchement moral généralisé, a gardé pure sa voie et a su prendre avec courage position pour l’Eternel, cela dans une conscience bonne et pure.

Bien que la foi et la bonne conscience soient unies comme la cause et l’effet, nous retenons qu’il y a toujours action et réaction de l’une sur l’autre. La foi est le gouvernail du vaisseau, la bonne conscience en est l’ancre ; l’une ou l’autre manquant au jour de la tempête, il y a danger terrible de faire naufrage. Plusieurs chrétiens s’égarent de nos jours parque ayant considéré une doctrine indépendamment de la disposition morale qui l’a produite, ou qu’elle peut engendrer (1Tite 1.5).

Celui qui perd la foi, qui est essentielle à tous les saints, et particulièrement pour un ministère, perd la bonne conscience et fait systématiquement naufrage. C’est la bonne conscience qui nous fait garder l’espérance dans l’ancre de l’âme, sûre et solide (Hébreux 6.19).

Lorsque le soupçon nait dans un cœur, les préjugés, les fausses conceptions se bousculent pour installer des pensées et attitudes négatives à adopter dans le cœur de leur victime. Alors, toute la confiance qui avait été fondée dans notre entourage s’écroule progressivement jusqu’à ce que nous nous trouvions dans une île imaginaire fabriquée sur mesure pour nous garder dans notre position de perdition. Quiconque a perdu la bonne conscience est méfiant à l’égard de tous ceux qui l’approchent. Il devient comme un chien pris au piège qui mordrait quiconque veut l’aider à sortir de ses liens.

Une des préventions et des plus importantes censures dans l’église primitive consistait à prévenir au mieux le péché, et à corriger le pécheur engagé sur une fausse route, malheureusement, une telle initiative de nos jours est vue malheureusement comme une méchanceté. Puissent tous ceux qui sont tentés de s’écarter du chemin de la piété et des préceptes de l’Évangile, se souvenir qu’une telle démarche ne peut conduire qu’au naufrage de la foi, ayant perdu la bonne conscience.

  1. UN ESPRIT LIBERTIN (Libertinage)

Lorsque la bonne conscience est perdue, l’on ne croit plus normal de rendre compte car on se suffit et on est libre de faire ce que l’on veut et pense :

- Dieu est pour tout le monde et c’est à lui que chacun rendra compte disait quelqu’un.

- Pourquoi, poursuivait-il, irai-je rendre compte à un homme pour ensuite aller le faire à Dieu ?

- Persévérer, c’est pour mon bien et si j’en décide autrement, devant venir seulement le dimanche, où est le drame ?

- La foi est indépendante de ma compréhension et conception lançait un autre.

- Laissez les gens vivre leur foi comme ils veulent et c’est Dieu seul qui doit être le juge, concluent plusieurs autres.

- Très facilement, on se sent libre de prétendre obéir à Dieu et non aux Hommes. Pourtant il est écrit que toute autorité est instituée de Dieu (Rom 13).

- Pour un jeûne collectif programmé à l’église, on répondra aisément sans gêne, non j’ai jeuné hier et ne le peux plus l’observer ce jour sur ordre de qui que ce soit.

- Je suis libre de donner mes dîmes ailleurs selon l’orientation du Saint- Esprit

- On se croit libre de ne pas obéir

Quelques cas :

Joab avait par esprit de rancune et vengeance. Désobéissant, il tua Abner :

2 Samuel 3.20-21 : Abner adopte un esprit de pacificateur et va voir David pour la réconciliation en vue de l’accomplissement prophétique pour son installation comme roi sur tout Israël. Après entretien fructueux, David renvoya Abner, qui s’en alla en paix.

2 Samuel 3.22-24 : Joab qui était absent, revient victorieux d’une excursion avec eux un grand butin. Dans son élan d’orgueil, il s’en alla auprès de David, non pour rendre compte, mais pour le reprendre au sujet de la rencontre du roi avec Abner. Il n’a pas demandé au roi la quintessence de leur conversation avec Abner. Plutôt, il s’est permis dans son esprit de suffisance et d’indépendance, de mettre en cause l’action du roi en ces termes : « qu’as-tu fait ? Voici, Abner est venu vers toi; pourquoi l’as-tu renvoyé et laissé partir ? ».

Un subalterne en fait, selon les principes d’étiques, n’a ni qualité, ni droit de reprendre son supérieur. Il peut par contre dans une humilité totale attirer son attention sur un fait. Une autorité étant instituée par Dieu, manquer d’égard à son endroit serait s’attaquer à Dieu et provoquer la colère divine sur soi.

2 Samuel 3.25 : Il ira au point de qualifier le roi d’ignorant et incompétent par ces termes : « Tu connais Abner, fils de Ner ! C’est pour te tromper qu’il est venu, pour épier tes démarches, et pour savoir tout ce que tu fais ».

2Samuel 3.26-28 : Joab, se constitue en réel opposant au projet de paix et use de stratégie mesquine pour ramener Abner à Hébron sans informer le roi. Puis, dans son attitude d’indépendance, pourtant chef de l’armée du roi, il tue Abner de ses propres initiatives, à une période critique de regroupement des du peuple d’Israël.

2Samuel 3.29-30 : Traumatisé, le roi prononcera une malédiction sur Joab, ses descendants et la maison de son père.

2Samuel 3.31-38 : L’action de Joab amène David à une grande humiliation, à une grande affliction et pleurs.

Action de Joab au sujet d’Absalom

2Samuel 18.5 : Le roi donna cet ordre à Joab, à Abischaï et à Ittaï : Pour l’amour de moi, doucement avec le jeune Absalom ! Et tout le peuple entendit l’ordre du roi à tous les chefs au sujet d’Absalom.

  • Le roi est précis dans sa demande ; veiller pour qu’Absalom ne meure
  • Le peuple sous lui est témoin des instructions du roi

L’action de David exprime par contre la loyauté à l’égard des principes de Dieu, en répondant au mal par le bien. Pendant qu’Absalom cherchait à frapper David, ce dernier ne tendait qu’à l’épargner. Nous constatons là une sorte d’image de la méchanceté de l’homme, face à la Miséricorde divine. L’intervention de Joab manquait toutefois de respect et de déférence, face à la souveraineté de David. Une affaire claire et évidente peut être présentée aux supérieurs pour attirer leur attention sur certains faits, mais cela ne doit pas être fait avec grossièreté et insolence. Cependant, malgré le manque de respect de Joab, David sait se comporter avec dignité.

Tous ceux qui ont suivi David ne l’avaient pas fait par la foi. Joab en est un exemple. Pour cet homme il n’y a que son intérêt qui compte. Il est sans scrupules et ne recule pas devant un crime si quelqu’un fait obstacle à ses plans. Les reproches qu’il adresse à David sont d’autant plus déplacés que c’est lui-même, par le meurtre d’Absalom, qui est responsable de la douleur du pauvre roi. Pourtant ils aident celui-ci à se ressaisir pour penser à l’intérêt du peuple plutôt qu’à son propre chagrin. David au milieu de tout ce qui se passait agit avec un esprit de grâce. Et les cœurs s’inclinent vers lui, comme plus tard ils se soumettront au Seigneur Jésus quand, après sa victoire définitive sur ses ennemis, Il apparaîtra pour régner en gloire.

2Samuel 18.9-10 : Un homme voit Absalom retenu par ses cheveux au térébinthe et l’annonce à Joab.

2Samuel 18.9-10 : Joab s’indigne de ce que Absalom a été laissé vivant en ces termes : « Tu l’as vu ! Pourquoi donc ne l’as-tu pas abattu sur place ? Je t’aurais donné dix sicles d’argent et une ceinture ».

  • Joab est irrité contre l’homme qui a vu Absalom, mais l’a protégé selon l’ordre du roi.
  • Joab encourage la rébellion à l’ordre du roi car, il aurait récompensé le tueur d’Absalom,

2Samuel 18.12-13 : Cet homme tente d’amener Joab à l’ordre, lui rappelant les conséquences de tels actes, mais en vain : « quand je pèserais dans ma main mille sicles d’argent, je ne mettrais pas la main sur le fils du roi; car nous avons entendu cet ordre que le roi t’a donné, à toi, à Abischaï et à Ittaï : Prenez garde chacun au jeune Absalom ! »

2Samuel 18.12-14 : Joab enfonça trois javelots dans le cœur d’Absalom encore plein de vie au milieu du térébinthe

2Samuel 18.12-15 : Joab encourage dix jeunes gens, qui portaient les armes à achever Absalom.

2Samuel 18.15-17 : Joab fit jeter Absalom dans une grande fosse au milieu de la forêt, et le couvrit d’un très grand monceau de pierres. Ceci est un mépris à la famille royale.

2Samuel 18.12-33 : Le roi, saisi d’émotion, pleura Absalom.

2Samuel 19.1-5 : Joab se montre méprisant à l’endroit du roi par des propos désobligeant. Et menace de créer la désobéissance en ces termes : « car je jure par l’Eternel que, si tu ne sors pas, il ne restera pas un homme avec toi cette nuit; et ce sera pour toi pire que tous les malheurs qui te sont arrivés depuis ta jeunesse jusqu’à présent ».

2Samuel 19.5-10 : Alors que Joab dit que le peuple va abandonner le roi, le peuple vint devant le roi. Et dans toutes les tribus d’Israël, tout le peuple désirai le retour du roi.

Dr. André CHOUBEU

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