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Devenir majeurs en Christ

17 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Devenir majeurs en Christ

Devenir majeurs en Christ

I Cor. 2.6.


par Egon Wilms

"Nous prêchons aux chrétiens parvenus à maturité "

La famille de Jacob a faim. Une fois déjà, les fils ont fait le voyage de l'Egypte, pour prier le vice-roi inconnu - le frère qu'ils ont vendu - de leur vendre du blé. Genèse 42 nous renseigne à ce sujet. Au chapitre 43, nous lisons ceci: « La famine pesait lourdement sur le pays. Quand ils eurent achevé de manger le blé qu'ils avaient apporté d'Egypte, leur père leur dit: « Retournez pour acheter un peu de vivres ». On le sent tout de suite: Les fils de Jacob ont renvoyé le plus longtemps possible le départ du voyage de Canossa au bord du Nil. Mais voilà, la détresse au pays a atteint son plus haut degré. L'homme a faim. Le bétail a faim. Et cela même oblige à penser au deuxième départ vers le Nil, vers l'homme sévère...

A ce point, un « quelque chose » attire notre regard :

Dieu a recours à la catastrophe pour amener des élus à posséder une bonne santé spirituelle.

Car, avec le temps, cela ne peut aller - traîner après soi, jour après jour, année après année, un péché non pardonné, tel un fardeau de cent kilos sur les épaules !

Connaissons-nous cela ? Une offense non pardonnée peut brûler comme un feu, et l'on n'est pas soi-même dans la possibilité de l'éteindre. Les fils de Jacob vivent avec une mauvaise conscience en face de leur père âgé. Ils lui ont menti; ils l'ont trompé, volé - ils ont fait disparaître leur frère Joseph. De plus, ils ont péché contre Dieu; ils savent très bien ce que cela signifie.

Si nous laissons le texte nous enseigner, nous avons l'impression qu'ils craignent le contre-coup du Dieu saint. Ils doivent se présenter à nouveau devant le sévère vice-roi. Pourquoi veut-il avoir le frère Benjamin ? Nouvelle chicane, esclavage ou même la mort ? Ils ont encore peur de révéler toute la vérité à leur père, ce qui permettrait de mettre fin à cette tragi-comédie et de rétablir avec le père des relations de confiance. Mieux prendre un nouveau risque en Egypte... que la fuite dans la bonne direction, dans les bras de Dieu! Ce texte n'est- il pas pour nous tous ?

Combien d'offenses, de manquements, pèsent sur nos relations avec notre Maître, entre parents et enfants, entre frères et sœurs ! On ne s'y retrouve même plus. On se sépare après une querelle, puis on meurt. Combien d'offenses entre mari et femme ? On n'arrive pas à prendre le chemin le plus bas... pour demander pardon et nettoyer l'atmosphère. Combien d'offenses non réglées entre frères de la même communauté - de la communauté de Christ !

Une aide importante nous est offerte dans la lettre de Jacques: « Confessez vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ». La confession, une pratique qui n'est plus guère d'usage parmi nous. On se rend chez le vis-à-vis, on s'incline, on reconnaît sa faute, et l'on prie l'un pour l'autre. Alors, tout redevient limpide. Mais rien n'est plus pénible, pour l'orgueil humain, que de prendre le chemin de la confession, avec l'intention d'en finir une fois ! Notre but est pourtant de gagner des hommes à Christ, sans être entravé, bloqué par l'Esprit-Saint attristé. Cela ne peut réussir que si toute offense est réglée, tout péché reconnu, en face de celui que nous avions blessé !

Dieu se saisit de la catastrophe pour guérir ses élus. Cependant, encore un point: Dieu n'utilise pas seulement la catastrophe, lorsqu'il s'agit de ses bien-aimés malades spirituellement. Il utilise aussi l'amour. Simultanément, Dieu déclenche l'offensive de l'amour et attaque sur tout le front.

A leur arrivée sur le bord du Nil, les fils de Jacob éprouvent une surprise après l'autre. Une énigme se dresse après une énigme. Faveur sur faveur. Joie sur joie. Ils sont étonnés et stupéfaits tout à la fois. Nous lisons plus loin: « Joseph parla à l'intendant de sa maison, après que ses frères se fussent prosternés devant lui jusqu'à terre, et il dit : « fais entrer ces hommes dans ma maison, car ils prendront leur repas avec moi, à midi ».

Pour aller plus loin, nous devons maintenant nous souvenir des moeurs de ce temps-là, qui étaient fort différentes des nôtres. La réception dans la maison du vice-roi (que les frères n'avaient pas encore reconnu) est d'une beaucoup plus grande valeur qu'une manifestation de bienvenue, comme nous la pratiquons dans nos maisons et nos familles. Là, c'était vraiment offrir sa maison à l'étranger. Et cela était fait en toute cordialité. Manger de la même marmite, boire du même verre signifiaient davantage que ce que nous comprenons aujourd'hui comme une aimable invitation. L'hôte qui agissait de cette manière se déclarait solidaire avec ceux qu'il recevait à sa table. Il reconnaissait que rien ne les séparait. Le repas communautaire signifiait une acceptation intime de l'étranger, la base d'une communion de cœur avec lui !

Celui qui connaît l'Ecriture sait que la préparation d'un repas de fête avait toujours une profonde signification. Sous forme imagée, la Bible compare souvent la réunion des enfants de Dieu dans la gloire à une fête sans fin! Un céleste repas de mariage, les noces de l'Agneau ! De même, dans la similitude du fils prodigue, nous trouvons mention d'un repas de fête. Le père voulait affirmer ce fait: « Tu es reçu dans la gloire divine; il n'y a plus pour toi que gloire et bénédictions ». Ne devons-nous pas toujours nous en souvenir lorsque nous prenons part à la cène ? C'est une heure où l'on mange, où l'on boit, où l'on se souvient que Dieu, à la croix, a donné le départ à l'offensive de l'amour. De même encore, la salutation avait, à ce moment-là, une plus grande signification que celle d'aujourd'hui. Nous lisons que « Joseph les salua » ou « Joseph leur demanda comment ils se portaient ». En langue hébraïque, nous lisons ceci: « Il leur demanda après « Shalom ». Shalom veut dire: paix, salut, santé intime. Ce n'était pas une phrase seulement. L'Oriental exprimait ainsi une profonde question, un vœu sincère. Il souhaitait que la paix fût vraiment la part des visiteurs.

Joseph leur posa encore une autre question: « Votre vieux père se porte-t-il bien ? » Plus exactement: « Votre vieux père a-t-il Shalom ?" A-t-il la paix ? Est-il en bonne santé ? Comment va son âme ? Combien était aimable toute cette bienveillance dont les visiteurs étaient entourés. Beaucoup d'amour. Puis Joseph dit encore: « Est-ce là votre jeune frère dont vous m'avez parlé ? ». Il ajouta: « Dieu te fasse miséricorde, mon fils ».

C'en est trop pour les fils de Jacob, trop d'amour. Ils ne peuvent supporter cette offensive de bonté. C'est pourquoi ils réagissent très sainement au réveil de leur conscience. Ah! ils auraient bien voulu disparaître sous terre. Leur dette les accable: de la tête aux pieds, ils constatent leur perversité et leur vulgarité. « Ils eurent peur », ils craignirent et tremblèrent. Et voici leur commentaire: on veut nous assaillir, faire de nous des esclaves. Peut-être avaient-ils peur de la potence. En Egypte, tout était possible. Après tout, n'avaient-ils pas eux-mêmes accompli quelque chose de terrible ?

C'est pourquoi ils s'adressent à l'intendant de la maison de Joseph et s'enquièrent de l'argent trouvé dans leurs sacs lors du premier voyage. Or, c'est un païen (un homme qui ne croyait pas au Dieu d'Israël) qui parle à leur conscience: « C'est votre Dieu, le Dieu de votre père, qui vous a donné un trésor dans vos sacs. Votre argent m'a bien été remis ». De tous côtés, Dieu les saisit. Ils sont entourés par l'amour du Créateur.

Est-ce le moment de nous confesser ? Paul écrivait dans Romains 2.4 : « Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience, de sa longanimité, et ne reconnais-tu pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance ? ».

Nous rendons-nous compte de la situation ?

Pour la plupart d'entre nous, notre table est bien garnie; nous sommes rassasiés. Nos enfants sont en bonne santé; nous avons du travail et nous gagnons notre vie matérielle. JI y a du confort dans notre appartement - et pourquoi pas ? Nous sommes dans un pays démocrate et libre. Pas de police secrète. Et nous sommes protégés.

Cependant « Il te couvrira de ses ailes et sous sa protection (en automobile, par exemple), tu trouveras un refuge ». Savons-nous que tout cela ne va pas de soi ? Dieu est présent, avec son offensive d'amour. Ne voyez-vous pas combien Il nous entoure ? Il nous demande :« Quand me donneras-tu tout, jusqu'à la dernière dette ou faute non pardonnée? Quand mettras-tu en ordre ceci ou cela ? Quand sortiras-tu, t'élèveras-tu hors de ta paresse spirituelle ? ».

Dieu met en œuvre l'amour, l'offensive de l'amour, pour guérir spirituellement les élus d'Israël. La question doit être posée: Sommes- nous des hommes chrétiens dont l'existence satisfait pleinement Dieu ?

C'est ce qu'Il désire, et c'est la raison de l'offensive de l'amour. « Et aussitôt, sentant son coeur ému à la vue de son frère, Joseph chercha un endroit pour pleurer; il entra dans la chambre intérieure, et y pleura » - lui, l'homme fort Joseph, le frère de ses frères...

Mais le même Joseph est aussi l'instrument de Dieu et il le sait! Tenant compte de Dieu, il doit être dur à cause de la chair. Il se redresse, il se ressaisit, car Dieu est encore en action... mais non pas lui, Joseph - en ce moment - l'homme et le frère de ses frères.

Laissez-moi l'exprimer concrètement: chaque croyant est un être humain, comme Joseph est humain ; simultanément, il est aussi un « outil » dans la main de Dieu.

Une certaine relation ou tension lie ces points les uns aux autres. Quant à Joseph: « Ainsi dit le Seigneur », Je te le dis, sois dur; tu es outil, non encore le frère qui peut se faire connaître à ses frères. Dans l'Ancien Testament, nous voyons

le prophète, avec le joug sur le cou,

membre de son peuple, de sa communauté. Certainement, c'était pénible, pour le prophète, de porter le joug à la vue de chacun, tel le bœuf qui porte son joug. Peut-être s'est-on moqué de lui! « Tu es mon instrument, premièrement, tu n'es pas frère de tes frères en Israël. Tu portes mon joug, tu dois annoncer ma prophétie :

Le roi Nebukadnetsar vaincra Israël.
Osée prendra une prostituée comme femme - horrible,
afin de rendre clair à leurs yeux que le peuple d'Israël
est devenu une prostituée, qui court aujourd'hui vers Dieu,
demain vers un Baal, un faux dieu... !

L'homme Joseph doit maintenant se laisser dominer par la vocation divine -« Tu es instrument dans les mains de Dieu ». Comprenons- nous cela ? Le conducteur spirituel aimerait bien dire: « Humainement parlant, vous devriez agir comme ceci ou cela ». Mais, comme outil dans la main de Dieu, il doit annoncer ce que le Seigneur VEUT pour une situation donnée. Joseph aimerait se faire, connaître, dévoiler son incognito. Son cœur se serre... « mais ce sont mes frères! » Je leur dis tout et tout est clair !...

Mais l'Esprit de Dieu est sur lui: « Non, tu es l'instrument de Dieu. Il y a plus et plus haut, que d'être frère parmi ses frères. Il s'agit de mieux encore; il faut que ces hommes deviennent MAJEURS devant MOI".

Le Seigneur aimerait aussi nous amener à la majorité, à la stature « d'hommes faits » (I Cor. 2: 6).

Un vrai chrétien « majeur » brûle d'amour à cause de son amour pour Jésus; il fait Sa volonté, il vit en communion avec ses frères. Dans cette optique, Dieu crée, utilise cette tension entre l'humain et le spirituel :

Humain parmi les humains,
frère parmi les frères,
mais instrument de Dieu.

Joseph, tu ne dois pas te laisser attendrir,
Joseph, tu dois être sévère,
Joseph, tes frères doivent devenir majeurs.

Dieu met en jeu la catastrophe,
Dieu déploie son amour, car
Dieu désire nous guérir et nous posséder entièrement.

Dieu nous laisse subir et endurer cette contradiction :
Etre humain, mais aussi instrument de Dieu,
afin que les élus deviennent majeurs - pour Dieu.

Comprenons-nous Sa voix ?

D'après « Ruf », No 17/2, avec autorisation.

Source : http://www.promesses.org/arts/27p246-250f.html

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LA RESTAURATION

12 Juin 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RESTAURATION

LA RESTAURATION

La restauration se définit selon l’Encyclopédie biblique comme ‘‘réparation, rétablissement, remise en état’’.
La marche chrétienne est soumise à de perpétuels combats spirituels qui épuisent, ce qui occasionne la perte de certains privilèges, atouts ou potentialités du point de départ.
1. Les jours glorieux :
Nous sommes en effet passés par ces jours de véritables foi, d’exaucement de la prière et de grand témoignage lorsque nous avons reçu Christ et lors de notre baptême dans le Saint-Esprit, nous avons expérimenté les réalités de la présence de Dieu et des merveilles de la vie spirituelle. Il en fut de même lors de l’expérience de la Pentecôte par les Apôtres. La joie était au comble, ils étaient dans le glorieux plan de Dieu, remplis d’amour, l’harmonie et l’unité dans l’église primitive, le partage des biens et la mise en commun de ce qu’ils possédaient étaient une réalité. Ils étaient persécutés, mises à mort, séquestrés, mais l’unité régnait au milieu d’eux et la présence de Dieu était leur réconfort. Les miracles, les signes et les prodiges les accompagnaient. L’amour, la paix, l’harmonie, l’unité dans l’église, la croissance spirituelle et numérique, le partage et la vie communautaire, les guérisons spectaculaires caractérisaient l’église. Au milieu de persécutions, l’intervention directe de Dieu établissait une différence entre la religion judaïque et la nouvelle jeune communauté.
Mais le premier virus dévastateur a commencé par le phénomène Ananias et Saphira (Actes 5), se prolongeant par la fausse conversion de Simon le magicien (Acte 8). La stérilité entamée continue sa course et cette situation devient lamentable, mais la dévastation loin de s’arrêter se prolonge. D’autres pestes s’amoncellent pour laisser place au dévastateur suivant la sauterelle.
2. Les avertissements de Dieu :
Le prophète dit : « Ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’a laissé le jelek, le hasil l’a dévoré ». (Joël 1.4).
Dieu voyait le désastre qui les plongerait dans un état très sombre et l’avait ainsi prédit par Joël. Le Seigneur Jésus dira la même chose par : « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apocalypse 2.4-5).
3. Comment survient la perte de la puissance spirituelle :
L’œuvre du gazam :
L’ennemi met sur pied une stratégie de rongeur pour tout détruire :
Le feu du Saint-Esprit s’éteint, les malades ne sont plus guéris au rythme d’autrefois. La désobéissance, l’orgueil spirituel, l’abandon de l’ardeur de la vie de prière et de témoignage gagnent progressivement le chrétien et le sommeil spirituel s’installe. Le péché frappe continuellement à la porte et les esprits méchants en prenant possession amènent avec eux d’autres esprits plus méchants et le désastre devient considérable. Les chrétiens téméraires d’hier fuient la persécution, la stérilité spirituelle gagne du terrain et les dons du Saint-Esprit s’en vont au profit de la chair.
. Le Saint-Esprit attristé ne se manifeste plus et la présence de Dieu devient rare, la foi commence à s’éteindre. L’interprétation des langues, les visions deviennent rares et les visions sont fortement combattues. Les fruits de l’amour, de la paix, de la joie sont aussi attaqués par la gazam et le ravage devient plus sérieux.
L’œuvre de la sauterelle :
. Finalement, ‘‘ce qu’a laissé le gazam, la sauterelle l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
L’œuvre de la sauterelle est d’attaquer les feuilles. Elle parcourt de grands territoires et mangent toutes les feuilles au point où il ne reste après leur passage. La perte de la présence du Saint-Esprit ne manifeste par l’excès de bruits dénué de tout fondement spirituel, de bavardage abondant, de la fausse science et un langage ordurier. La prière fervente et les réunions de louanges disparaissent aussi. Le charnel prend le dessus et les jugements se font les uns contre les autres se basant sur des préjugés, des soupçons et parfois des ‘‘on dit’’.
L’humilité, la piété et la manifestation du Saint-Esprit sont devenues denrées très rares, les reproches, la haine du péché, les persécutions disparaissent.
Les réunions originelles sont transformées en des cultes respectueux et plus orthodoxes (traditionnels, coutumiers, classiques, habituels). Les réunions de prière authentiques font place aux chorales dirigées par la science humaines et les hautes méthodes appréciées au milieu d’une chorégraphie qui frise la honte spirituelle à cause de la mixture du profane (monde) et du spirituel. Les communautés de maison qui donnaient le souffle et la base de la vraie spiritualité à l’église n’existent plus. Alors que la persécution extérieure disparaît, la persécution intérieure prend de l’envol. Le Saint-Esprit est blessé au point de se retirer en silence, avec lui ses merveilleuses et puissantes manifestations, laissant la place à la foi intellectuelle. Le charnel s’impose à l’église, l’influence s’établit et le critère spirituel du choix des ouvriers de Dieu est remplacé par la considération du rang social, intellectuel et autres. Le prophète explique ce stade par : « la nourriture n’est-elle pas enlevée sous nos yeux ? La joie et l’allégresse n’ont-elles pas disparu de la maison de Dieu ? » (Joël 1.16).
Le baptême dans le Saint-Esprit qui était la règle d’or pour le départ de toute marche chrétienne authentique devient un élément sans grande valeur, chacun se contentant d’avoir été baptisé du Saint-Esprit dès la nouvelle naissance, bien que vivant très charnellement, nul ne connaît ses infirmités. Trop s’humilier pour confesser ses péchés, ôter de son cœur toute souillure, ce avec des pleurs, devenait ennuyeux. Comment peut-on laisser entrer et habiter le Seigneur l’Esprit dans un cœur impur qui ne veut nullement la conversion ?
L’œuvre du jélek :
. ‘‘Ce qu’a laissé la sauterelle, le jélek l’a dévoré’’ (Joël 1.4).
Après la destruction des fruits et des feuilles par la sauterelle, le jelek commence sont travail sur les branches et les tendres bourgeons de l’arbre.
1. La perte de la sainteté
Cet insecte destructif symbolise ceux qui abandonnent la conduite sainte. La séparation d’avec le monde est devenue un slogan creux. Ils ont abandonné le sentier étroit qu’exige la vie avec Dieu pour se lancer dans le chemin large et spacieux de la mondanité.
La sève de l’arbre qui est évidemment sa vie commence aussi à être attaquée et consumée et la pourriture s’accentue. Les choses autrefois considérées comme péchés deviennent normales. Le service religieux qui exigeait un caractère saint devient profane. Dans l’ivrognerie, l’adultère, le mensonge et autres, on peut prier, prêcher, être dans la chorale sans se gêner. Cette attitude sème la confusion entre la vérité et le mensonge et le diable danse.
2. L’entrée en puissance de la mondanité : la luxure, la mondanité devient le point de départ d’une course effréné vers l’égarement. Dès lors naît à l’église, des sacro-saints, supers spirituels se proclament connaisseurs émérites, mais s’éloignant de la sainteté. Le mélange de la sève (vie) avec le poison mortel de la mondanité produit la mort spirituelle (Apoc 3.1 ; 1 Tim 5.6).
L’œuvre du hasil :
« Ce qu’a laissé le jélek, le hasil l’a dévoré » (Joël 1.4).
Les fruits, les feuilles et les branches étant pourris, les écorces sont aussi entamées et commencent à tomber. Finalement, les racines et le tronc sont atteints et le hasil fait sa demeure dans l’arbre.
Aucun arbre ne peut vivre sans feuilles qui lui servent de respiration et les branches véhiculent la sève (vie) ; Joël 1.9,10,17,18,20. La sève qui est la vie dans les veines de l’arbre caractérisées par les branches finira par céder place à une mort programmée de l’arbre. De même, la vie du croyant sans le Saint-Esprit, souffle de vie, et sans la sainteté de Jésus dans ses membres ne représente qu’une vie chrétienne très pauvre.
La perte de la justification devient un fait réel, alors, on s’enorgueilli de ses œuvres, se vente de ses mérites « Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien » (Apoc 3. 17).
La vie chrétienne est une vie manifestée par la foi. A ce stade, le chrétien a complètement sombré dans les ténèbres, les œuvres dominent sur la foi et ce sont les efforts personnels qui priment l’activité pour Dieu. L’espoir semble à jamais perdu.
La Promesse divine de la restauration :
Dieu qui connaît l’avenir dit : « Je vous remplacerai les années qu’on dévorées la sauterelle, le jélek, le hasil et le gazam, ma grande armée que j’avais envoyée contre vous » (Joël 2.25).
L’église n’atteindra sa restauration que si elle est une église prophétique. La restauration promise par Dieu est prophétique en fait.
Caractéristique d’une église prophétique :
« Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :
1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.
4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.
Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».
Dieu par le prophète a dépeint ici la marche de son peuple à travers les siècles :
1. Retour à la foi après les sombres périodes de sa marche sous l’emprise papale
2. Retour au vrai baptême par les baptistes
3. Retour à l’expérience du baptême du Saint-Esprit
4. La présence du charisme (miracles).
5. La connaissance du vrai Dieu
David avant de mourir dit à son fils Salomon : « Connais le Die de ton père ».
Il n’y a pas d’action apostolique sans déclaration prophétique. Nous sommes au troisième jour : Jubilé, restauration. Cela ne dépend pas de moi, mais bien de Dieu. Cela ne dépend ni de ce que je ressens, ni de ce que je pense ou des circonstances par lesquelles je passe ou de ce que je crois ou vois, mais de ce que Dieu déclare.
Esaïe 62.10-11 : « Franchissez, franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres ! Elevez une bannière vers les peuples. Voici ce que l’Eternel proclame aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici, ton Sauveur arrive ; Voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent ».
Avant que le Seigneur ne rentre, le salaire l’accompagne. Nous devons pour être restauré, rétablir ce que nous avons perdu quelque chose. Nous avons perdu la présence de Dieu en nous. Nous avons renversé l’autel de Dieu et pour rebâtir, il faut le faire selon le plan de Dieu afin de voir Dieu siéger en Roi.
Depuis l’esclavage jusqu’à ce jour, il y a 400 ans et dès les années 1950 où les pays africains ont eu l’indépendance, il y a 50 ans. Après 50 ans, Israël entrait dans l’année sabbatique ou jubilé.
Esaïe 19.1-2 : « Oracle sur l’Egypte. Voici, l’Eternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Egypte ; et les idoles de l’Egypte tremblent devant lui, et le cœur des Egyptiens tombe en défaillance. J’armerai l’Egyptien contre l’Egyptien, et l’on se battra frère contre frère, ami contre ami, ville contre ville, royaume contre royaume ». L’esprit de l’Egypte disparaîtra du milieu d’elle, et j’anéantirai son conseil ; on consultera les idoles et les chanteurs, ceux qui évoquent les morts et ceux et ceux qui prédisent l’avenir.
v. 1 : Nous avons l’onction prophétique nécessaire pour détruire les idoles.
v. 2 : Les guerres africaines aujourd’hui sont prophétiques. Ce ne sont pas les étrangers, mais ce sont les africains, les frères qui combattent contre eux-mêmes.
v. 3 : Pendant la colonisation, les africains ont perdu leurs principes traditionnels, mais continuaient toujours à servir les faux dieux.
Nous parlons de la restauration et dans son aspect quant à l’église, elle sera au temps marqué par les Ecritures. Sommes-nous vraiment à cette époque arrêtée par Dieu ? Sinon, nous ne pouvons espérer à la restauration dont on parle tant en ces derniers moments
1 Chron 12.32 : connaissance des signes du temps pour connaître dans quelle génération nous sommes
Est-ce vraiment le temps ou la saison de la restauration ?
Esaïe 20.3-4 : l’Egypte et l’Ethiopie = Afrique dans le sens de continent
Selon cette prédiction, les arabes viendraient en Afrique pour prendre des hommes et les vendre comme esclaves. Ceci se fit sous le signe du commerce triangulaire. Les hommes vigoureux furent vendus, certains par nous-mêmes africains
La Bible parle de 3 ans. Selon les principes prophétiques, il y a des jours et des semaines années autant qu’il peut avoir soit des jours qui sont des millénaires selon 2 Pierre 3.8. La prophétie se situait ici dans la période de 1000 ans avant Jésus. Après Jésus, il a eu 3è jour de la prédiction selon l’Ecriture.
Esaïe 21.6-9 :
L’esclavage a laissé des blessures.
Que disent les sentinelles ?
Esaïe 21.10 :
Pour mieux comprendre que « mon peuple dont il est question ici n’est pas Israël, mais bien l’Afrique, nous lisons Esaïe 19.25 : « Et l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, les bénira disant : Bénie soit l’Egypte, mon peuple, bénie soit l’Assyrie, mon œuvre, et Israël, qui m’appartient ». Osée dit : « celui qui n’était pas mon peuple est devenu mon peuple ».
Esaïe 19.18-25 : « En ce jour-là, il y aura dans le pays d’Egypte cinq ville où l’on parlera la langue de Canaan et où l’on prêtera serment par l’Eternel, le Seigneur des armées célestes. On appellera l’une d’entre elle la ville de Destruction… »
L’intelligence humaine ne connaît pas le temps et ne pourra pas nous aider à mettre dans l’ordre chronologique les prophéties. C’est dans leur accomplissement que nous saurons les situer dans le contexte spatio-temporel.
La restauration de l’Afrique viendra en même temps que celle de l’Arabie.
Cinq pays qui parlent la langue de Canaan. La langue de Canaan est l’Arabe qui vient des Philistins (Philistie), les palestiniens. Ces cinq pays qui ont l’Arabe pour langue officielle sont : Libye, Egypte, Maroc, Tunisie, Algérie.
Ville de destruction : La Libye est depuis connue comme une nation de terrorisme dont les effets sont nombreux dans le monde (destruction avion Air Afrique….)
L’autel au Centre du pays de l’Egypte. Egypte ici désigne toute l’Afrique. A l’heure actuelle des rumeurs de réveil se font entendre et se dessine en Afrique Centrale (Les deux Congo, le Cameroun, le Centrafrique, le Tchad, le Gabon)
Monument
Frontière : Un Pasteur Egyptien a dit que le territoire du Sinaï situé à la frontière de l’Egypte et Israël était totalement fermé à l’évangile. Cependant en ces derniers moments, une forte croissance des conversions voit le jour par la multiplication des cassettes du fils de Jésus Christ que les gens voient discrètement chez eux. Par Internet aussi, les hommes lisent et copient l’évangile depuis leur maison sans s’inquiéter des radicaux musulmans.
Joël 2.1-27 : donne tout le processus qu’il nous faut pour la restauration.
1. V. 1-11 : Le jour du Seigneur qui nous montre notre état et nous pousse à une prise de conscience pour un retour à Dieu. Par des pleurs, on prie pour la restauration.
Les difficultés sont inévitables avant la restauration. Ceci est un élément capital pour le passage à la seconde étape.
2. V. 12-17 : La repentance : Aujourd’hui, c’est la repentance dans l’étape des iniquités.
3. V. 18 : La consécration :
4. V. 19-27 : La restauration : Nous demandons les bénédictions de Dieu
Dieu dit à Josué que Canaan appartient à Israël. Dieu fait le miracle et on traverse le Jourdain à sec. Le mur de Jéricho tombe sous l’obéissance et la louange à Dieu. Mais il faut combattre pour gagner le pays.
Mais pour combattre et rentrer dans le plan de la restauration divine il faut bâtir sur le fondement. Nous vivons à une époque délicate que les Ecritures dépeignent fort bien. Le psalmiste s’écrit alors en ces termes : « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? ».
Jérémie 5.24-25 : « Ils ne disent pas dans leur cœur : Craignons l’Eternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l’arrière-saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson. C’est à cause de vos iniquités que ces dispensations n’ont pas lieu, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens ».
Les fondements sont renversés, nous n’avons pas les bénédictions à cause de :
1. Les iniquités
2. Nos péchés
Nous devons prendre conscience que nous avons perdu quelque chose. Il y a une grande différence entre péchés et iniquité.
Péché : transgression d’un individu contre Dieu.
Psaumes 51.6 : « J’ai péché contre toi seul, et j’i fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement ».
Iniquités : Les péchés de nos parents et de nos arrières grands parents. Dieu punit l’iniquité jusqu’à la quatrième génération.
Ps 51.7 : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché ».
Confession de David : Ps 51.11 : « Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités ».
1 Jean 1.9 : Le pardon est pour le péché personnel et les conséquences des iniquités des parents.
Quand Esdras est rentré de la captivité, lui et le peuple se sont repentis de leurs péchés et de l’iniquité des parents. Il n’y a pas de repentance s’il n’y a pas de confession des péchés.
C’est l’iniquité qui apprend le mal aux enfants. Comment peut-on expliquer qu’un enfant morde les seins de sa maman et quand celle-ci le frappe, il ne pleur pas ? Deux enfants de 6 ans qui n’ont jamais connu le sexe, s’accoupleront facilement quand ils seront dans l’obscurité ou dans un lieu secret.
Avant de naître, nous sommes déjà par les iniquités de nos parents, consacrés au diable. La stabilité du pays n’est pas assurée parce que le pays est maudit par les iniquités de nos parents. Il faut racheter la terre.
Il faut rebâtir un autel à l’Eternel : « En ce jour là, l’Eternel aura un autel au milieu de l’Egypte, et une stèle sera dressée en l’honneur du Seigneur sur sa frontière » (Esaïe 19.19).
1 Rois 18.30-36 :
Elie fut choisi pour trois raisons :
1. Reprendre Achab pour sa vie de péché d’idolâtrie,
2. Exercer le jugement sur les prophètes de Baal
3. Ramener Israël à Dieu
L’intervention d’Elie introduit par le biais du rapprochement du peuple à côté de lui, deux situations importantes :
1. La restauration des bénédictions matérielles
2. La restauration de la vie spirituelle
v.31 : La restauration des douze pierres constitue le rétablissement de l’unité entre le peuple.
v.34 : La réconciliation (Elie verse l’eau trois fois). L’eau était très rare à cette époque qui connut trois ans et demi de sécheresse :
1. eau de repentance (prise de conscience de son état)
2. eau de restauration
3. eau de séparation (mise à part pour Dieu). Israël ne devait plus aller après d’autres dieux.
v. 35 : eau de la puissance de Dieu utilisée pour que le feu descende car toute chose bénéficiait de la restauration.
Les iniquités dans leur diversification : (Lévitique. 18 et 20)
Dr. André CHOUBEU

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