Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LE REPOSITIONNEMENT

19 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Repositionnement.jpg 

Introduction : 

L’observation de la création laisse voir que tout est en mouvement :

-      La terre tourne autour du soleil

-      L’heure est composée de 60 minutes

-      La Minute est composée de 60 secondes

-      La seconde est composée de 60 tierces

-      Le jour est constitué de :

. 24 heures consécutives

. 1 jour

. 1 nuit

-      La semaine est constituée de 7 jours

-      Le mois est constitué de 4 semaines

-      Le trimestre est composé de 3 mois

-      L’année est composée :

. 4 trimestres

. 52 semaines

. 12 mois

. 365 jours

. 4 saisons

-      La marche de l’Eglise a obéit a plusieurs mouvements :

1)   L’âge apostolique (33-100)

2)   La sombre période de la marche de l’Eglise (100-1500)

3)   La reformation

  • 1500 : Pastorale
  • 1800 : Evangélique
  • 1900-1970 : Doctorale
  • 1980 : Prophétique
  • 1990 : Apostolique

-      Etc. 

Tout laisse voir que le mouvement est propre à l’homme dans l’espace comme dans le temps. Parce que la terre tourne autour du soleil, si la fondation d’une maison n’est pas bonne, le mouvement de la terre obligera très vite les murs à se fissurer et l’édifice s’écroulera a coup sur. La femme dans son cycle ovarien, les cellules du corps, la nature sont soumis à la régénérescence continue pour favoriser son repositionnement en vue d’un fonctionnement efficient. Depuis la création, les divers mouvements tant des saisons, des hommes, des circonstances, etc., obéissent aux lois naturelles ou aux diverses étapes de l’une ou de l’autres des sept dispensations. L’ultime but est de se repositionner. Pendant le ministère terrestre de Jésus, les pharisiens, scribes et toute la composante sociopolitique et politico-religieuse était appeler a se repositionner par rapport a la nouvelle donne, a savoir reconnaitre le temps de la visitation et se conformer en fonction du mouvement de Dieu pour le moment, d’où, accepter d’abandonner le judaïsme, et ceux qui étaient avec Jean baptiste de le délaisser pour suivre Jésus. Apres sa crucifixion et sa résurrection, il fallait croire à l’œuvre expiatoire pour le salut. La foi sans équivoque à cette œuvre accomplie à la croix entraine des actes de repositionnement :

-      Repentance

-      Confession

-      Conversion

-      Baptême d’eau

-    Plénitude de l’Esprit

-    Membre actif d’une église locale

-    Implication dans l’œuvre du ministère

-    Croissance continue 

Le refus de repositionnement entraine systématiquement la rétrogradation, le risque de tourner en rond, le risque de déphasage complet par rapport au temps et aux circonstances. Le refus ou le l’ignorance de la nécessité de repositionnement peut conduire a la mort physique autant que spirituelle. Etre à la place qu’il ne faut pas entraine assez de conséquences fâcheuses. 

Définition des termes : 

Repositionner : action de positionner de nouveau.  

Il va sans dire que cette définition entraine une succession de circonstances et d’évènements : réparer, replacer, dépanner, restituer, remettre, remplacer, rétablir, refaire, réconcilier, stopper, reconstruire, restaurer, rectifier, briser, détruire, casser.   

Différence entre restauration et repositionnement  

La restauration consiste remettre a sa place initiale quelque chose qui avait subi une déformation, une altération, un préjudice, une dégradation ou dévaluation. C’est rétablir quelqu’un dans son droit. C’est remettre à quelqu’un ce qu’il avait perdu. ‘‘Je vous remplacerai les années Qu'ont dévorées la sauterelle, Le jélek, le hasil et le gazam, Ma grande armée que j'avais envoyée contre vous’’ (Joël 2.25). 

Le repositionnement par contre consiste a un réajustement, un recalibrage afin d’être ce qu’il faut a la place qu’il faut pour remplir les conditions requise a ce moment précis en vue du résultat attendu. 

Les causes et circonstance effectives du repositionnement : 

La marche du croyant oblige le brisement en vue d’un éventuel repositionnement adéquat au temps ou à la circonstance. Ce processus s’enclenche par une succession de problèmes, difficultés dont le but est de casser, briser, déraciner, ruiner pour que prennent place une reformation de caractère. Les cas bibliques sont nombreux :

1.  Joseph :

. rejet et haine de ses frères

. brisement, humiliation,

. fausse accusation et injustice après un excellent travail chez Potiphar

. souffrances injuste dans la prison

But de Dieu : passage obligé ou méthode divine pour repositionner :

.  Il appela sur le pays la famine, Il coupa tout moyen de subsistance.

.  Il envoya devant eux un homme: Joseph fut vendu comme esclave.

.  On serra ses pieds dans des liens, On le mit aux fers,

.  Jusqu'au temps où arriva ce qu'il avait annoncé, Et où la parole de l'Éternel l'éprouva.

.  Le roi fit ôter ses liens, Le dominateur des peuples le délivra.

.  Il l'établit seigneur sur sa maison, et gouverneur de tous ses biens,

.  Afin qu'il pût à son gré enchaîner ses princes, et qu'il enseignât la sagesse à ses anciens’’ (Psaumes 105.17-22).

Etre l’accomplissement prophétique : ‘‘Et l'Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans’’ (Genèse 15.13).

  1. Jephté : Rejet par ses frères à cause de son statut d’enfant issu de l’immoralité sexuelle. Il est pourtant le premier né, mais selon la loi juive, il ne peut hériter avec les enfants légitimes. Il se laisse diriger par la souffrance qui le forma et au temps marqué, il fut sollicité pour être restauré et repositionné (Juges 11.1-11).
  2. David : Oint roi pourtant (1 Sam 16.13), sa victoire sur Goliath sera très vite oubliée par Saül qui verra en lui un grand danger pour son trône et mettra tout en marche pour le tuer. D’attentats de meurtre en fuite devant Saul et son armée, il échappera a la mort et évitera de tuer son ennemi à cause de l’onction royale sur lui aussi. Apres la mort de Saül, il aura une deuxième onction royale sur Juda (2Sam 2.4) et enfin sur tout Israël (2Sam 5.3). La justice a caractérisé ses actions pour qu’il soit repositionné.
  3. Jacob : Depuis le ventre de sa mère, il fut dit qu’il sera le leader de son frère jumeau, pourtant né le premier. Pour y parvenir, il faudra qu’il use de la sagesse pour obtenir droitement le droit d’ainesse. Poursuivi par son frère qui réalisa tard son erreur, il passa 20 ans chez son oncle qui le maltraita, bien qu’il fût son beau fils en même temps. Aux regards des hommes, Jacob était un grand homme car beau-fils de son oncle en plus de qui il a la sœur aînée et cadette comme épouses en plus d’être le berger principal du troupeau familial. Il apparaissait extérieurement comme un homme béni, mais dans la réalité, son beau père, le ruinait, l’oppressait, l’utilisait et réduisait même son salaire presque tous les sept mois pendant six ans (Genèse 31.7). 

Lorsque nous considérons le mouvement de l’Eglise vers le finish, nous réalisons que le changement de paradigme entraine toujours des cassures, des brisures, des déchirures, des querelles, mésententes et tristes conséquences. La raison est simple : ceux qui sont hostiles aux changements gardent dogmatiquement leur positions, refusent tout changement et combattent acharnement ceux qui sont dans le flot de la manifestation de l’Esprit Saint par rapport au temps de Dieu.

Si nous revenons aux diverses phase du mouvement de l’Eglise depuis son commencement, nous constaterons :

  1. Lorsque Jean baptiste est venu, il a été combattu par les pharisiens

     ‘‘Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites: Il a un démon’’ (Luc 7.33).

  1. Lorsque Jésus est venu, il a été combattu également par les pharisiens et scribes.

    ‘‘Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie’’ (Luc 7.34).

     Les hommes ont même tenté de créer un conflit entre jean baptiste et Jésus. Heureusement que Jean baptiste très spirituel a compris la voix de Dieu et su qu’il fallait faire une passation de service :

             ‘‘Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent: Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui. Jean répondit: Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui. Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. Il faut qu'il croisse, et que je diminue’’ (Jean 3.26-30). 

  1. Des sa naissance, l’Eglise est combattu par le judaïsme qui se refuse tout changement, restant dans les pratiques qui n’étaient que l’ombre des choses qui venaient de prendre corps dans la manifestation de l’Eglise (Colossiens 2.17). Même le diable s’y prête parfois pour s’opposer au repositionnement ; la longue période très sombre de l’Eglise dans sa marche depuis les terribles persécutions jusqu'à la papauté et ses nombreuses guerres religieuses contre la vérité en sont des témoignages vivants.
  2. En l’an 1500, lorsque Dieu visita Matin Luther pour écrire les 95 thèses qui dénonçaient les pratiques anti-bibliques afin de susciter un retour à la vrai foi au vrai Dieu, une guerre sans précédent fut soulevée contre lui et tous ceux qui voulaient s’adhérer à la nouvelle vision divine. Pourtant Dieu restaurait en ce moment là, le Ministère de Pasteur dans son Eglise.
  3. En 1800, alors que Dieu restaurait le Ministère d’Evangéliste, le même combat fut soulevé par qu’il fallait un plus grand zèle ; il fallait ajouter a la foi, la sanctification et la vie de vrai disciple ; ceux qui gardaient encore en eux la nostalgie du mouvement de Dieu par Luther voulaient a tous prix garder et l’image, le style, le zele et le modèle de ce réformateur dont la fin d’activité cessait pour passer le flambeau à un autre. Il se dit même que John Wesley cru tellement que c’est lui qui est la source du vrai fondement des principes de Dieu qu’il cru un instant être le seul à révéler la vérité et par qui seul le salut peut être possible. Dieu mis fin à sa démence lorsque dans un songe, il se vit devant un lieu où il y avait des cantiques, il y alla et demanda avec joie, ne sont-ils pas les gens de John Wesley ? La réponse fut non et il se sentit un peu offusqué. Il demanda donc avec étonnement : qui sont-ils donc ? La réponse fur sans équivoque : Se sont ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau. Il se retrouva devant l’enfer et entendit avec frayeur les luttes, les abominations et blasphèmes. Il interrogea celui qui gardait l’entrée en ces termes : Y a-t-il les protestants là dedans ? La réponse fut oui. Et les catholiques aussi ? La réponse fut encore oui. Et les méthodistes (ceux qui sont de lui) ? Il fut encore choqué de recevoir une réponse affirmative.
  4. En 1900, l’arrivée du mouvement de la pentecôte suscita tellement d’engouement que ceux du mouvement précédent le qualifia de faux pendant que ces nouveaux au lieu de retenir qu’ils continueront sur le fondement posée depuis Luther, ont qualifié tous les mouvements précédents d’hérétiques et ont cru qu’ils sont les fondateurs des principes du salut. Quelle utopie ! Ce n’était que la restauration du Ministère de Docteur pour la période allant jusqu'à 1979.
  5. En 1980, le flot de l’Esprit de Dieu dirigeait ver le Ministère de Prophète. Des lors, des paroles de connaissances, des paroles prophétiques et la délivrance s’exercèrent avec plus d’efficacité. Tous les hommes y accourent et conservent cela comme la fin du programme de Dieu. Celui qui était Docteur croit maintenir sa popularité seulement en s’appelant Docteur -Prophète. Quel égarement ?
  6. Dans le mouvement final de la restructuration des Ministères pour préparer le retour de Jésus Christ, le Mouvement du flot de l’Esprit ramena la mission de l’Apôtre. Les Prophètes se sont mis à combattre ce nouveau programme de Dieu. Le combat contre cette période de la reformation apostolique est si grand qu’il a fallu que le diable instaure des ministères inconnu d’en haut pour croire freiner l’action de Dieu. C’est alors que le Bishop (Ancien) fait son entrée pour être supérieur à l’apostolat. Véritable conflit des termes. Maintenant, l’Archibishop ou Archevêque, les Souverain et que sais-je encore entrent en ligne de compte. 

Nous constatons par ces choses que le repositionnement est très important et le diable veut à tout prix y imprimer sa marque pour semer une grande confusion. Puisse chacun faire attention.

Il est facile de constater qu’à chaque étape de reformation, le dilemme du paradigme constitue un obstacle majeur pour un rétablissement. De là, hésitation, routine, aveuglement, trouble, regret d’avoir cru, idée d’être abandonné de Dieu, tentative de tout abandonner, désir argent de contourner la situation si possibilité se présentait, quitte à emprunter le chemin de la facilité ou de la mise de fin a la vie. Le livre de Job est révélateur à ce sujet. Ce n’est qu’a la réelle prise de conscience du programme divin pour lui qu’il dira :

Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon œil t'a vu. 

‘‘C'est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre.  Après que l'Éternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Éliphaz de Théman: Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n'avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job.  Prenez maintenant sept taureaux et sept béliers, allez auprès de mon serviteur Job, et offrez pour vous un holocauste. Job, mon serviteur, priera pour vous, et c'est par égard pour lui seul que je ne vous traiterai pas selon votre folie; car vous n'avez pas parlé de moi avec droiture, comme l'a fait mon serviteur Job’’ (Job 42.5-8). 

Le repositionnement ou le recalibrage devient une évidence :

-    Tu aurais dû être plus que ce que tu es aujourd’hui

-    Tu as pris une direction contraire à la pensée de Dieu à un moment donné

-    Tu as des choses qui t’ont frustré et que tu as gardées, n’ayant jamais pardonné

-    Tu regrettes ta position, accuses les autres oubliant être l’auteur de ce que tu es

-    Le retard de ton entrée dans le programme de Dieu a laissé des conséquences sur toi, sur ton entourage et sur ton avenir

-    Tu fixes les yeux sur les circonstances et non sur Dieu

-    Tu crois que tout es fini pour toi et qu’il n’y a plus d’espoir

-    Tu as exercé avec négligence la mission qui t’a été confiée

-    Tu t’es sous-estimé

-    Tu as le complexe d’infériorité et croient les autres meilleurs que toi

-   Il faut absolument se repositionner pour être la où Dieu le désire 

Repositionnement-1.jpg

PRIERE DE CIRCONSTANCE 

  1. L’attitude dans la posture : 

Nous nous tenons dans le domaine de l’Esprit, là où trouvons la définition de notre vie ; là en ta sainte présence où nous nous tenons, nous déversons  le cri de nos cœurs en larmes devant toi ; là Seigneur, nous élevons nos yeux vers Toi. C’est ici Seigneur, en ta sainte présence que nous découvrons l’exactitude et la définition de ce que nous sommes en Christ : notre attitude dans notre posture mentale, les choses qui sont importantes, l’aspect collectif de notre salut.

La révélation de ta présence, Oh notre Dieu, va bien au-delà de ce que nous pensons, bien au-delà de la connaissance des versets bibliques et du contenu de la Bible. Ta présence est au-dessus de toute chose et de toutes ces choses. La définition de l’endroit dans lequel nous nous tenons en ta présence ne peut se résumer qu’en gloire, majesté, suprématie, autorité et, domination. C’est là en ta présence que tu opère le calibrage de qui nous sommes et de notre identité interne. Oui, Père, procède pour que ces choses qui sont vitales et importantes, qui font partie du dynamisme interne de notre salut et de notre marche vers Christ soient véritablement effectives pour la manifestation réelle de qui tu es et de ce que tu veux. Nous te prions de rafraîchir tout notre être afin que nous apprenions à marcher en conformité à la définition de la Nouvelle Ère.

  1. La crainte de Dieu

Seigneur Dieu, que ta crainte soit intensifiée à l’intérieur de mon Cœur. Je veux Te craindre et ne jamais agir sans considération de Toi ; ne jamais T’oublier quand je pose une action. A tout moment oh mon Dieu, je veux entendre Ta voix, voir Ta présence et être conscient de Toi en tout temps. Pousse ta Crainte à agir comme une retenue, comme un gardien, comme un guide et comme une emprise sur ma liberté personnelle. Donne-moi ce sens de ta crainte comme une terreur dans mon Esprit et non dans mes émotions, Oh Dieu. Crée un tremblement dans mon Esprit et une crainte de transgresser ta loi et tout ce que Tu as déclaré dans Ta Parole sainte.

Pousse mon homme intérieur à trembler ; pousse mon Esprit intérieur à être sensible à toute transgression.

Intensifie en moi ta crainte Seigneur et met la en nous pendant que nous levons nos mains vers ta sainte Majesté. Nous disons oui à ta souveraineté, l’acceptons et la considérons comme source absolue de ton gouvernement sans partage sur nous. Nous y pensons, et soumettons tout notre intérieur, cœur, âme et esprit à ton règne incontesté et incontestable.

  1. 3.   La justice personnelle

La poursuite de la Justice personnelle, je voudrai bâtir mon existence.

Ainsi, Seigneur, mets dans mon cœur ce cri qui rend mes décisions fortes. Que cela me donne la sagesse de guider ma vie, de guider ma maison et de guider mes relations. Donne-moi cet engagement à la justice personnelle en sorte que je ne brise pas tes standards ou négocie avec tes voies de Dieu. Mais que je sois  fort et clair comme de l’eau, clair comme un cristal. Pousse-moi à comprendre qu’est-ce que ta volonté dans ma vie. Rends-moi juste, intègre et correctement aligné. Pousse-moi à être positionné correctement selon Tes principes et Ta loi. Rends-moi clair et vertical dans l’application de chaque principe divin que mon esprit connaît et que mon cœur a vu. Que tout soit appliqué et ordonné dans ma vie. Qu’il n’y ait aucun domaine où Tu as déclaré un principe divin dans ma vie que je négocie, que je retienne, que je ralentisse, que je retarde, que je torde et que j’affaiblisse.

Ta Justice Dieu ! Rends la tellement pleine de puissance, tellement pleine d’attrait, tellement pleine d’exactitude, tellement pleine de force de la Nouvelle Ere, tellement pleine de définition de mon humanité avancée, tellement pleine de la maturité que j’ai acquise toute cette année. Ta Justice ! Rends-moi juste à Ta vue.

Ton trône est établi sur la fondation de la justice. Ta puissance divine est établie sur la justice. Ton onction s’enracine dans ma vie sur la plateforme de la justice. Mon autorité contre les ténèbres est établie sur la plateforme de la justice. Ma puissance de déclarer la parole de Dieu est établie sur la plateforme de la justice. Ma force de vivre dans les ténèbres brûle à cause de cette plateforme de justice. Mon pouvoir à protéger mes enfants des ténèbres et à déclarer sur ma maison est bâti sur ma force de justice.

Justice Dieu, Justice ! Rends-la comme un pilier, comme une planche, comme une fondation, comme une force dans ma vie. Je l’embrasse, et je la reçois de la Parole de Dieu. Je la reçois de la Parole de Dieu. Justice ! Dieu qu’elle emmène tout péché à s’écrouler. Emmène toute faiblesse en moi à commencer à s’épuiser et mourir. Meurs ! Transgression ! Meurs ! Tout péché ! Meurs ! Toute désobéissance. Meurs ! Toute rébellion. Meurs ! Ancienne vie égoïste. Meurs ! Sois crucifié ! Mourrez! Mourrez! Mourrez! Anciennes habitudes ! Mourrez ! Mourrez ! Anciennes convoitises! Mourrez dans ma vie.

Dieu, je déclare que ma délivrance est ma justice ! Maintenant marche avec moi et aide-moi, prends ma main, prends ma vie, prends ma force. Fais-moi marcher dans la justice. Que j’entende Ta voix !

  1.  Rester dans un monde sécurisé : Reconnaître l’ordre divin de l’Eglise

Aide-moi à rester dans ton Eglise, dans une relation pure avec les frères et sœurs de la communauté pour marcher dans les voies que nous a révélées. Fortifie-nous maintenant Père, fortifie ma sœur assise à côté de moi et mon frère derrière moi. Enlève la puissance de la condamnation et donne-nous plutôt la puissance de la conviction. Enlève la condamnation Dieu. Je rejette la condamnation !

Cela vient des ténèbres, cela vient du diable ! Je rejette la condamnation et je reçois la conviction du Saint-Esprit et la force de Dieu qui coule dans ma vie.

Nous levons tous nos mains vers Toi et recevons ta grâce et ta paix pour vivre dans une complicité intime comme Toi, le Fils et le Saint-Esprit. Ainsi Père, délivre-nous là où il y a le péché. Libère-nous là où il y a la désobéissance.

A tes pieds, nous nous jetons pour une dépendance sans retour ni partage. Laboure, transforme et que ta théocratie soit réelle et effective a jamais sur nous et dans ton Eglise pour que vienne enfin à jamais ton règne parmi nous.

Dr André CHOUBEU

Nota : La prière légèrement modifiée est tirée du CWBN

 Repositionnement-2.jpg

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http://dr-choubeu.over-blog.com/article-le-remariage-ou-le-divorce-selon-mt-5-31-32-113467549.html

14 Décembre 2012 , Rédigé par La Bonne Nouvelle Enseignement Biblique

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LE REMARIAGE OU LE DIVORCE SELON MT 5.31-32 ?

14 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE REMARIAGE OU LE DIVORCE SELON MT 5.31-32 ?

 

Divorce-3.jpgIntroduction : 

Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ;  1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

La femme doit être regardée, non comme une servante mais comme une compagne pour le mari. Il y a un serment de Dieu dans le couple avec lequel on ne doit pas plaisanter.  L’homme et la femme devraient continuer jusqu’à la fin de leur vie dans l’amour et la paix de Dieu. Dieu n’a-t-il pas créé une seule Ève pour un Adam ? Et pourtant Il aurait pu créer une autre Ève. Pourquoi n’a-t-il fait qu’une femme seulement pour un homme ? C’était pour que leur postérité Le serve. Les maris et les femmes doivent vivre dans la crainte de Dieu afin que leur descendance soit une descendance pieuse. Le Dieu d’Israël hait la répudiation. Ceux qui voudraient se garder du péché doivent faire attention à leur esprit car c’est là que tout péché naît.  Les hommes constateront que leur mauvaise conduite dans leur famille naît de leur égoïsme qui ne tient aucun compte du bien-être et du bonheur des autres lorsqu’ils s’opposent à leurs passions et à leurs fantasmes.  C’est fatigant pour Dieu d’entendre Son peuple se justifier dans des pratiques corrompues. Ceux qui pensent que Dieu peut tolérer le péché l’affrontent et se trompent eux-mêmes. Les moqueurs ont dit : « Où est le Dieu de la justice » ? Mais le jour du jugement va venir.

De grands débats et une mauvaise interprétation des Ecritures ont longtemps attribué à Mt 5.31-32 et Mt 19.9, un sens que l’auteur même de la Bible ignore. Une approche sans discrimination du texte en question nous conduit dans la profondeur de la pensée juive à comprendre qu’il s’agit là d’un fait plus grave que celui que nos cœurs qualifient légèrement d’infidélité entre guillemet à notre façon juste pour assouvir le désir de divorce qui habitait nos cœurs tortueux, hypocrites et dénués de la vérité substantielle de la pensée divine relative au mariage. Le thème du divorce et du remariage est l’un des plus difficiles de toute la Bible. S’il est quasiment impossible de répondre à toutes les questions qu’il suscite, il est néanmoins utile de résumer l’enseignement de l’Ecriture sur ce point. Les lois sur le divorce étaient très lâches parmi les Juifs. Un homme pouvait renvoyer son épouse « pour n’importe quelle cause. Moïse demandait une lettre légale pour le divorce (Deut 24.1). Au-delà de tout ceci, faut-il reconnaître, Dieu hait le divorce (Mal 2.16) qui n’a pas de fondement scripturaire. Dirons-nous donc, qu’Il ne hait pas toute forme de divorce, puisqu’Il déclare avoir divorcé lui-même d’avec le peuple d’Israël ? (Jérémie 3.8). Cette rupture était motivée du fait que le peuple l’avait abandonné pour servir des idoles. Israël avait donc été infidèle. Christ interdit fermement le divorce excepté pour infidélité. Le mariage est une institution divine, et une obligation pour la vie (Mt 19.3-9 ; Rom 7.1-3 1 ; Co 7.10-17). Parmi les excellents interprètes, B. Weiss estime que Jésus ne donne pas ici l’adultère comme motif de divorce, mais qu’il veut seulement dire : celui qui répudie sa femme l’expose à devenir adultère, à moins que par la fornication, elle ne se soit déjà rendue telle. Ici, le mot clé réside sur la signification de fornication. Le mot infidèle dans d’autre traduction précise en cas d’union illégale (Lév. 18.6-18). 

Une reconstitution de la société juive de l’époque s’avère indispensable pour comprendre le problème dans sa complexité. Dieu en effet ne peut refuser et autoriser en même temps une chose. 

LES ORIGINES DU TESTE DONT MT 5.31-32 FAIT REFERENCE : 

Le texte qui fait sujet aux interprétations équivoques tire son origine de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

Le terme hébreu traduisant honteux peut signifier « la nudité, la honte ou quelque chose de honteux ». Cette expression plus vague a dont donner lieu à de nombreuses déductions parmi les rabbins principalement au temps de Jésus : « une offense sexuelle proche de l’indécence ou de l’adultère ; pour certains, pas l’adultère au sens absolu du terme sinon l’auteur aurait été passible de lapidation (Deut 22.22) ; d’autres de manière plus large traduisait ce forfait par toutes sortes de fautes allant des plus sérieuses aux plus futiles, même mineure, comme le fait de brûler un repas dans la marmite au feu selon l’Ecole de Hillel ; exemple : « si elle n’a pas trouvé grâce à tes yeux », autrement dit : si quelqu’un voit une  plus belle que la sienne, qu’il répudie sa femme » (E. Staefer, Palestine… page 50). Seule l’Ecole de Schammaï prescrivait l’adultère comme motif de divorce. Le mot « infidélité » utilisé par Jésus pour justifier le divorce tire son origine du grec porneia. De Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, le mot utilisé par Jésus ‘‘« porneia » tire son origine des mots juifs et grecs signifiant « prostitution incluant adultère et inceste » dans l’aspect  d’un libertinage dans l’action comme si la notion d’une quelconque idée de mariage du sujet était effacé imputant plutôt à la faute commise le sens de fornication. L’action devenue fréquente ou régulière ne constitue plus une simple faute, mais une vie devenue pratique comme celle de l’idolâtrie en faisant allusion à la prostitution sacrée dans les temples du dieu Baal. Des dérivés du même mot font allusion à un attachement à la prostitution renfermant ses pratiques infâmes devenues un mode de vie ; idée de garce, bordel, putain, catin, gagneuse ; cocotte ; faisant appel à l’idée de la notion de vente de son corps dans la vie de débauche, encourageant les autres à le faire, voire servir d’intermédiaire entre deux personnes pour une fin sexuelle illicite en échange d’argent pour commission ; notion de transport de sa personne l’ayant transformé en objet de séduction pour une fin commerciale afin de se faire des partenaires dans un sens de trafic pour lequel son corps est désormais utilisé comme un objet sans valeur transformé en esclave au profit du gain sexuel’’.

La position des églises : 

‘‘L’intervention de Jésus pose deux principes : (1) celui qui répudie sa femme pour les motifs futiles alors considérés comme suffisants, la fait devenir adultère, par la liberté qu’il lui donne de se remarier, tandis qu’en droit elle est la femme d’un autre ; (2) et celui qui épouse une femme ainsi séparée commet le même péché, par la même raison.

Mais une question se pose : si la séparation a eu lieu pour cause d’adultère, et qu’ainsi le divorce soit légal un second mariage le sera-t-il aussi ? Les uns, d’après ce texte, répondent oui ; et telle est l’opinion qui a prévalu dans l’Église et dans les législations des pays protestants, qui ont même statué d’autres causes légitimes de divorce ; les autres, se fondant sur les passages parallèles (Luc 16.18 ; Marc 10.11), où ne se trouve pas la cause exceptionnelle admise ici (si ce n’est pour cause de fornication), répondent non, et considèrent le mariage après divorce comme interdit d’une manière absolue. Telle est l’opinion et la pratique de l’Église et des législations catholiques, qui n’autorisent en aucun cas le divorce, mais seulement la séparation. La question est complexe ; Jésus n’a point entendu l’épuiser ici, puisqu’il ne parle que de la femme, qui pourtant a les mêmes droits, et nullement du mari, qui peut avoir les mêmes torts. L’apôtre Paul présente de la même manière les deux faces de ce sujet : la pratique la plus sévère (1Cor 7.10,11) et le point de vue plus adouci (1Cor 7.15)’’ (commentaire tiré d’un document).

LA COMPREHENSION DE MT 5.31-32 

Mat 5:32 : ‘‘But I say unto you, that whosoever shall put away his wife, except for cause of fornication, makes her commit adultery, and whosoever marries one that is put away commits adultery’’.

‘‘Il a été dit: Que celui qui répudie sa femme lui donne une lettre de divorce. Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère’’

Nous comprenons donc que la faute exprimée par porneia implique les pratiques sexuelles condamnées par la loi de Moïse comme la prostitution, l’homosexualité, la bestialité, le lesbianisme, l’inceste (Lév. 18 et 20) etc. Ainsi, le sens porneia dans la pensée du texte biblique signifierait « la prostitution, l’homosexualité, autres vices sexuels comme le cunnilingus ou fellation et pratiques associées devenues régulières visant le seul but dans la perversion de disposer son corps en le livrant comme une marchandise dans une transaction commerciale. Celle qui se comporte ainsi ne serait plus simplement une femme adultère si oui, le pardon ne serait-il pas là ? Il s’agirait donc bien plus selon le même Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, d’une prostituée (femme de mauvaise vie, fille de joie, fille publique, professionnelle), putain (femme facile, sans moralité, qui cherche à plaire à tout le monde en utilisant des moyens et des méthodes de séduction pour s’attirer la clientèle (Prov. 7.10-23 ; 5.3-6 ; 2 Rois 9.30), courtisane (femme prostituée de rang social élevé), souteneur (personne qui vit du proxénétisme ; proxénète signifie personne qui tire des revenus de la prostitution d’autrui).

La consultation de diverses traductions bibliques nous conduit à découvrir plusieurs sens lourds de signification pour le mot infidélité utilisé dans la version Louis Segond :

1. Version Webster de l’an 1833 emploie le mot « lewdness » qui se traduit par lubricité et signifie : vie de débauche, soûlerie, étalage, surabondance, luxe, dévergondage, excès, dépravation, inconduite, dérèglement, luxure, licence, obscénité, intempérance, abus. Ce même mot a aussi le sens de « obscénité » qui traduit l’indécence, la bêtise, l’impudeur, l’avilissement, l’ordure, l’impureté.

2. Version People’s New Testament emploi l’idée de manque de chasteté qui qualifie une absence de continence, de pudeur, d’abstinence, de caractère.

3.  Version Young’s Literal Translation utilise le mot « whoredom»  que nous pouvons traduire par vie de débauche.

4.  Version Bible in Basic English de l’an 1965 traduit le mot infidélité par « loss of her virtue » qui s’exprime par la perte de sa chasteté.

5.   Hebrew Name Version traduit le même mot par « sexual immorality » en Français immoralité sexuelle qui signifie amoralité, licence, perversion, dérèglement, orgie, perversité, cynisme, débauche, dévergondage, scandale.

6.  Version Vulgate traduit infidélité par fornication. Ce mot ne revêtira son sens qu’en rentrant dans l’historicité pour comprendre qu’à Rome, les prostituées « fornis » se tenaient dans les chambres voûtées et pratiquaient le vice sexuel dans les murs des maisons. Ici, il y a lieu de considérer l’attitude qu’adoptent plusieurs jeunes filles et femmes dans les endroits communément appelés « marché mondial », « rue de la joie » ; dans ces endroits, les filles à certaines heures tardives de la nuit se revêtent de manière luxueuse, séduisante ou autres et se placent à des endroits précis en quête d’un homme pour le sexe (Prov 7.10-18). 

7. Version Weymouth New Testament de 1912 traduit quant à elle le mot par « vie d’infidélité ».

Le tout résume une femme mariée qui se livre au libertinage ou vagabondage et à la perversion sexuelle, menant une vie totalement honteuse de dépravation de mœurs comme si elle était libre, autrement dit jeune fille. Dans la pensée d’une telle femme, la notion de soumission à un époux est totalement absente et elle agit en demoiselle libre de tout engagement.

La Parole Vivante de Alfred KUEN explique cette parole de Jésus comme il suit : ‘‘« excepté le cas de porneia » ; ce terme de porneia était rendu par : 1. Débauche, d’où les traductions : sauf si elle a commis un adultère, excepté pour cause d’infidélité. 2. Prostitution, dévergondage, d’où : sauf s’il s’agit d’une femme qui se livre à la prostitution, qui vit dans l’immoralité. 3. Union illégale, irrégulière, faux ménage. 4. Mariage consanguin ou incestueux (Lév. 18 ; Actes 15.20, 29, 21,25 ; 1 Cor 5.1). Dans les deux premiers cas, le lien avec la suite s’explique ainsi : il ne l’expose plus à devenir adultère puisqu’elle est déjà. Dans le troisième cas, s’il y a union irrégulière, il faut, au contraire, la renvoyer. Dans le quatrième cas, l’union peut être dissolue en cas de remariage, du vivant de son mari, avec un autre homme (Rom 7.3 ; Nombres 30.3, Deut 21.23)’’.

 

La femme chrétienne qui se conduirait comme nous venons d’expliquer tombe sous le coup de cette parole de l’Ecriture : « En effet, il y a des responsabilités dont nous devons tenir compte. Si des hommes ont été éclairés par la lumière d’en haut, s’il ont goûté aux dons du ciel, s’il ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, et si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance car, au fond, ils sont en train de crucifier le fis de Dieu pour leur propre compte et l’expose à la moquerie publique » (Héb 6.4-6 Version Parole vivante). 

Une femme qui parviendrait à une telle position n’est qu’une preuve réelle qu’elle avait été à l’église, mais n’avait jamais cru au sens étymologique du mot. Le mot « Croire, traduit du grec pisteuō et de l’hébreu 'âman’ dérive des préfixes et suffixes exprimant  persuasion, crédibilité, conviction morale religieuse au sujet d’une vérité ou de la véracité divine ou encore d’un enseignant, spécialement basé sur le salut en Christ. C’est pratiquement l’attachement à la profession de la déclaration de foi, c’est-à-dire au système relatif à la pratique religieuse saine, à l’évangile qui est la vérité elle-même. Croire contient l’idée de Promesse, conviction, acceptation de la vérité révélée, foi et attachement sacré aux choses divines ou dévouées à Dieu, incluant la loyauté et la fidélité. C’est avoir foi en la parole révélée, l’accepter et l’appliquer dans la conduite ou comportement, avec ferveur, respect et crainte à l’égard de la personne de Dieu et de ses choses ; ceci conduit à l’adoration, impliquant la dépendance de son bien être en Christ. C’est agir en mettant sa confiance en Christ qui devient le fondement et le support de la vie qui ne s’exprime plus qu’en lui (Christ). C’est se comporter, se tenir, vivre fermement et en permanence dans la tranquillité parce qu’on est moralement dans la vérité ou dans la certitude en prenant toujours la bonne direction qui est dans Sa volonté parfaite». 

C’est donc pourquoi, une telle personne est retournée à sa vomissure « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux... En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 pierre 2.1-22).

Certains exégètes pensent, d’après 1Co 7.12-16, que le divorce est admissible si le conjoint chrétien est abandonné par le non-chrétien. Dans ce passage, Paul déclare que le croyant qui reste n’est pas lié dans ce cas, c’est-à-dire que le frère ou la sœur est libre de demander le divorce, pour abandon du domicile conjugal. L’auteur de ce Commentaire est d’avis que le cas envisagé par Paul est identique à celui décrit par Matthieu : l’incroyant a quitté son conjoint croyant pour vivre avec quelqu’un d’autre. Le conjoint croyant a donc des raisons scripturaires de demander le divorce uniquement si l’autre a commis un adultère. 

Dans ce cas, l’alliance conclue avec le mari (frère) et la femme (sœur) par leur union réciproque basée sur leur foi à la Parole de Dieu et sur Christ ayant été profanée, la validité de l’alliance est rendue nulle par la violation des clauses et seule les conséquences de la trahison subsistent désormais ; car telles sont les principes des clauses de l’alliance dont nous avons amplement expliqué dans notre livre intitulé ‘Le Secret d’un foyer heureux’’ en correction. 

Nous avons rencontré des cas de certaines femmes qui par suite d’un désaccord, ont quitté leur foyer et sont allées vivre maritalement avec un autre homme pendant des années. De tels cas constituent l’un des aspects traités par Alfred KUEN. Il nous est facile maintenant de comprendre que l’infidélité dont parle le Seigneur Jésus n’est pas la paresse d’une femme, la légèreté, la rébellion, la résistance, le manque d’intelligence, le manque de zèle pour l’œuvre de Dieu, et autres défauts naturels corrigeables avec le temps, la patience ou une éducation par l’œuvre du Saint-Esprit au moyen de la Parole de Dieu et de nos prières. 

Jésus déduit la convoitise à l’adultère :

Jésus précise que celui qui regarde une femme pour la convoiter a commis adultère. Il veut dire ici que si quelqu’un éprouve le désir d’une relation coupable avec une femme, il a commis un adultère dans son cœur. Le Seigneur associe ainsi le 7ème au 10ème commandement, et affirme que Dieu ne tient pas compte seulement de l’attitude extérieure face à l’adultère physiquement commis, mais de l’état du cœur à l’égard de la femme. A cette époque, les femmes juives mariées devaient se couvrir la tête pour ne pas susciter la convoitise ; certains écrits juifs mettant en garde le grand danger qu’elles (les femmes) représentent dans la société par les moyens de séduction. La femme se trouve ici chosifiée par la personnification du désir mauvais. Le Seigneur inverse la responsabilité du mauvais désir qui est propre à tout cœur, tant de l’homme que de la femme. Alors, il déclara avec force que celui qui convoite une femme dans son cœur pour commettre adultère avec elle a déjà commis un péché. Lequel des hommes peut-t-il affirmer avec justice n’avoir jamais convoité pour prétendre chasser son épouse à cause d’un péché d’adultère ? En effet, l’homme qui a convoité a aussi été infidèle à l’alliance conclu avec Christ. Je vous ai fiancé à un seul époux, Christ, proclamera l’Apôtre Paul par le Saint-Esprit. La Bible précise que le délaissement de l’amour pour Dieu pour s’attacher un temps soit peu à autre chose, même si on doit revenir après, constitue de fait un adultère. La victoire sur les désirs du cœur, doit être accompagnée d’efforts douloureux. Mais il en vaut la peine. Tous nos sens et nos pouvoirs doivent être gardés de ces choses qui conduisent à la transgression. Ceux qui amènent les autres dans la tentation à pécher, que ce soit par leur tenue ou d’autres moyens, ou qui les laissent ou les exposent à ce péché, se rendent eux-mêmes coupables de leur péché, et en seront responsables devant Dieu. Il est vrai que des justifications personnelles sont prétentieusement et fortement avancées pour vivre une telle vie. Mais la justice de l’homme renversera-t-elle la justice divine ? Si nous devons passer par des opérations douloureuses pour que nos vies puissent être sauvées, pourquoi nos esprits ne s’y résoudraient-t-ils pas lorsqu’il s’agit du salut de nos âmes ? Il y a une tendre miséricorde dans toutes les exigences divines, et la grâce et les consolations de l’Esprit nous rendront capables d’y prêter attention. 

Et lorsqu’on a divorcé injustement ?

La prescription mosaïque que cite Jésus (Mt 5.31) se trouve dans Deutéronome 24.1. Elle permettait le divorce, mais la lettre ou (grec) l’acte de répudiation que donnait, dans ce cas, le mari à sa femme, constatait officiellement la séparation. Que de désordre parmi les croyants de nos ours. Des frères prétendus en Christ se séparent à gré de leur épouses, épousent plusieurs autres à la suite des divorces répétés, ce parfois sans divorce officiel bien que ce soit interdit par le Seigneur. Nous avons rencontré des frères qui sont à leur troisième noce laissant derrière eux deux actes de mariage au régime monogamique. Il est entendu que l troisième jouit également entre guillemet d’un acte aussi établi sous le régime monogamique. Il n’est pas étonnant d’entendre ces frères se dire ‘‘très ontionnés’’. Quelle utopie ! Un mauvais mariage favoriserait-il l’entrée au ciel ? A mon avis non parce que le mariage est un type de Christ et l’Eglise : ‘‘Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps’’ (Eph 5.25-30). 

Dans Malachie 2.13-17, apparaît une seconde chose contre les Sacrificateurs dont l’objet principal du reproche précédent était le mariage avec des païennes ; le prophète relève surtout dans ce qui suit le péché du divorce avec des femmes juives.

  — Vous couvrez de larmes l’autel. Ces larmes sont celles des femmes répudiées qui s’en vont pleurer devant Dieu dans le parvis.

  — De pleurs et de sanglots. Expression de la détresse à laquelle elles se trouvent réduites.

  — De sorte que l’Éternel n’a plus égard. Le culte du mari devient odieux à l’Éternel, par l’injure faite à sa femme.

Leur relâchement en ce qui concernait le culte de l’Éternel, se manifestait par des mœurs dépravées, certainement contraires à la pensée de Dieu caractérisées par  des mariages avec des femmes étrangères, la polygamie selon toute apparence, et de fréquents divorces. Une telle attitude de relâchement des mœurs correspondait à celui de la piété. Mais sur ce point encore ils cherchaient à se justifier, alléguant l’union d’Abraham avec Agar, comme si leurs désordres avaient pu s’expliquer aussi par une erreur de la foi (Genèse 16.1). Ce n’est pas tout : au lieu de s’humilier, ils contestent contre Dieu (Mal 2.17) ; ils prétendaient, eux qui devaient si bien savoir le contraire, que Dieu se plaît dans la méchanceté des hommes ; ils allaient même jusqu’à invoquer la justice divine, dont ils pensaient apparemment n’avoir rien à redouter. Nos églises d’aujourd’hui expérimentent pour certaines, les mêmes situations ayant à leur tête des Pasteurs véreux, adultères, vivant pour d’autres avec une sœur en second bureau officiellement connu dans l’église, comme pour se moquer de Dieu. 

Je hais la répudiation. On traduit aussi : « Si l’un hait [sa femme], qu’il la répudie » ; ce serait une ironie ; ou : « il la répudie » ; le fait serait mentionné avec indignation, et la suite en indiquerait la conséquence.

  — C’est couvrir de violence son vêtement. Le premier motif était la haine de Dieu pour le divorce ; le second est la culpabilité qu’assume sur lui le mari en rompant le lien qui l’unit à sa femme. Au lieu de la couvrir de tendresse et de protection, selon le symbole dont nous avons un exemple (Ruth 3.9), en lui faisant tort il se fait tort à lui-même, comme un homme qui déchirerait violemment son propre vêtement. 

Lorsqu’un homme choisissait son épouse, il la couvrait de son vêtement (Ruth 3.9). Ici, par conséquent, il faut comprendre par vêtement « les liens du mariage » ;  nous voyons également par vêtement, un symbole de protection, d’affection, d’assurance, d’amour dont la conjointe est entourée. Lui ôter toutes ces choses qui lui reviennent ne peut être caractérisé qu’au traitement brutal qu’entraîne le divorce. 

Vous avez fatigué l’Éternel. Toues ces attitudes répétées fatiguent Dieu qui à longueur de journée crient contre l’oppression, la destruction des foyers sans qu’aucune changement intervienne. La violence faite aux femmes dans les foyers est monnaie courante, même justifiée, approuvée par les Anciens d’église qui cautionnent le mal en se joignant à la multitude pour commettre l’iniquité. Cesser de violenter les épouses et coopérer avec elles pour l’atteinte des objectifs de dieu pour le couple est la vision céleste. 

En restant dans le contexte des Ecritures, il apparaît que celui qui répudie sa femme injustement devrait rester sans se marier : ‘‘A ceux qui sont mariés, j'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari (si elle est séparée, qu'elle demeure sans se marier ou qu'elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme’’ (1 Cor 7.10-11). 

Dans l’Ancien Testament, Israël était comparé à un adultère à cause de ses fréquents attachements aux divinités païennes.

« Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un vœu quelconque ; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 18.23). Que d’églises sont sous le coup des malédictions parce qu’elles ne réprimandent pas la prostitution en recevant les offrandes des prostituées ! 

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Conclusion : 

Ne vaut-il pas la peine de revoir sa position et se mettre en accord avec la parole de Dieu ?

Que de trouble ont été causés dans les églises locales par des prophéties proclamant de la part du Seigneur, des divorces et des fiançailles inconnus du ciel. Que de familles ont été trainées en justice ou abandonnées dans la rue sous prétexte d’infidélité ? Prenez garde en votre cœur d’être infidèle car je hais la répudiation dira l’Eternel par la bouche de Malachie en son chapitre 2 en ses versets 13-17.

Lorsque les cris de l’épouse abandonnée ou des enfants livrés soit au banditisme ou la prostitution s’élèveraient vers le ciel, les coupables peuvent-ils être exaucés ? Leur travail de leurs mains serait-il agréé par Dieu ? N’avons-nous pas d’une manière ou d’une autre contribué quelque part à un divorce ?

Au-delà de tout ce qui est, ne conviendrait-il pas de reconnaître que dans le royaume de Christ, celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère. Cela ne signifie pas que cette femme devient automatiquement adultère ; elle le devient si, n’ayant aucun moyen de subvenir à ses propres besoins, elle se voit contrainte de vivre avec un autre homme. Dans ce cas, la femme n’est pas seule à vivre dans l’adultère, celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère, lui aussi.

En général toutefois, les solutions que Dieu offre n’aggravent pas la situation. Si, pour rompre un lien matrimonial illégitime, des hommes et des femmes étaient incités à pécher, ou si des épouses et des enfants étaient livrés à eux-mêmes, sans foyer et sans ressources, le remède serait pire que le mal. Alors, pourquoi dans un tel cas, à cause de la survie, de l’avenir de la progéniture le couple ne pourrait-il pas entrevoir une possibilité de pardon quand bien même les conditions de divorces serait bibliquement établi ? Le divorce n’est pas une option. L’intention de Dieu pour le mariage est qu’il soit pour la vie. Tous les conflits entre époux doivent être résolus au travers d’entretiens empreints de tolérance, de pardon et de compassion. Les différences de caractère et de comportement sont parfois qualifiées par certains à tort d’infidélité. Pourtant une approche intelligente discerne dans ces différences, une grande source de sanctification mutuelle. Dans les églises locales, les anciens peuvent souvent conduire à une réconciliation en agissant comme médiateurs du conflit.

Au-delà de tout ceci, regardons vers Dieu dans sa Parole qui déclare : ‘‘Voici ce que je dis, frères, c'est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n'en usant pas, car la figure de ce monde passe’’ (1 Cor 7.29-31).

Revenons à Dieu comme il est convenable et ne péchons plus. Sans la paix avec tous et la sanctification, nul ne verra Dieu.

Dr André CHOUBEU

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LA SPIRITUALITÉ DANS LA FORMULE DU BAPTÊME ?

13 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Introduction : 

De plus en plus des controverses s’élèvent au sujet du baptême. Deux formules divisent les enfants de Dieu, donnant lieu à des interprétations à la fois honteuses et alarmantes parce l’ignorance du contexte créé des prétextes, causant des sujets de polémiques constantes.

Les dégâts sont tels que les enfants de Dieu se déchirent, se dénigrent mutuellement et chaque partie se croit meilleure que l’autre. Les arguments avancés par chaque côté semblent si convainquant les uns que les autres, que nous avons découvert des leaders d’église se baptiser de nuit afin de ne pas perdre leurs brebis disent-ils.

Au-delà des faits, que signifient concrètement les deux expressions autour de laquelle se livre au nom du Seigneur, une guerre sans merci qui a déjà fait des victimes, dévié plusieurs et placé un grand nombre dans l’expectative pour finalement adopter  la position : ‘‘le baptême ne sauve pas, il faut mieux rester comme ça’’. Alors, que voulait dire le Christ ? Les Apôtres ont-ils désobéi à l’ordre de la grande commission en pratiquant autre chose dans le livre des Actes, le Saint-Esprit les conduisant à la rébellion contre les ordres du Seigneur ? 

Le contexte : 

Jésus s’adresse à ses disciples à la fin de sa mission terrestre. Avant de promulguer la grande commission  ‘‘Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie’’ (Jean 20.21). 

Les Ecritures Saintes sont très claires : ‘‘Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs’’ (Jean 4.22).

Jésus ayant apporté le salut aux siens selon le plan de rédemption divin commande aux disciples qu’il avait formé depuis trois et demi d’étendre la bonne nouvelle au monde entier afin qu’au jour du jugement, la sentence divine contre tout pécheur soit juste. La peuple juif connaissait Dieu le Père, d’où l’expression ‘‘Abba, Père’’ dans : ‘‘En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux !’’ (Mt 6.7-9) 

Il connaissait le Saint-Esprit : ‘‘Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint–Esprit, vous comme vos pères’’ (Actes 7.52). 

Mais les Juifs ont rejeté Jésus, l’auteur de leur délivrance (salut). Pourtant, hors de Lui, il n’y a de salut en aucun autre reporte sans équivoque Actes 4.32. Christ s’établit dès lors comme la condition sine qua non, la plaque tournante absolue pour être sauvé. Les Juifs qui l’ont rejeté doivent le confesser pour être baptisé afin d’entrer en communion dans l’amour du Père qui a tant aimé le monde, la grâce du Seigneur Jésus Christ, mort sur la croix pour le salut de l’humanité déchue,  la communication du Saint-Esprit pour leur régénération. Il convient de préciser que les Juifs connaissaient le Père et le Saint-Esprit (Actes 7). Il ne leur manquait plus que Jésus pour entrer dans le plan parfait de la rédemption. 

Les païens quant à eux se doivent de connaître le Père comme Créateur de toute chose, Christ, l’Oint de Dieu qui apporte la réconciliation pour la paix avec Dieu par le pardon des péchés et le rejet des idoles muettes pour accepter le salut gracieusement offert par sa mort a leur place sur la croix de Golgotha ; enfin, accepter le Saint-Esprit pour leur restauration dans le plan parfait de Dieu établit depuis avant la fondation du monde à leur égard. 

  1. 1.   LA FORMULE DE BAPTEME AU NOM DU PERE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

 A-   L’IMPACT SPIRITUEL DE LA FORMULE 

Loin d’être une simple formule, l’expression ‘‘au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit’’ enseigne une vérité incontestable :

Au nom du Père : retourner avec des larmes de repentance au Père, Créateur de toute chose contre qui nous avons été rebelles par notre vie de péché. Nous constaterons que ceux qui venaient a Jean Baptiste confessaient leurs péchés en premier et ils étaient baptises ensuite.

-   Au nom du Fils : Apres la chute, le Père promis en Genèse 3.15, un fils qui écraserait la tête du serpent. Se faire baptiser au nom du Fils consiste a croire que Christ est le Fils promis qui par son sacrifice sur la croix a accompli la promesse de la rédemption pour notre salut complet.

- Au nom du Saint-Esprit : Initialement, l’homme est créé pour fonction indépendamment, mais pour une victoire qui ne peut être dissociée des principes de l’Esprit de Dieu. Se baptiser au nom du Saint-Esprit consisterait simplement à se remettre au Saint-Esprit pour notre régénération par le façonnement du caractère de Dieu en nous tel que contenu en Christ, le dieu manifeste en chair et quia vécu au milieu de nous pour nous servir de modèle au service de Dans tant par sa vie, ses actes, ses paroles, ses pensées, son zèle pour l’œuvre de Dieu que son attitude et comportement. 

Ainsi, au cours de la rencontre des trois personnes de la trinité par le baptême au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, une chose importante se manifeste : le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de cet Esprit par lequel il peut dire « Abba, Père. » « Au nom de » peut aussi être l’équivalent à : sur ordre de, dans la présence de  ou dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit. 

Par ailleurs, baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie ; dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps ; dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint-Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

Nous trouvons ainsi dans cette solennelle parole de Jésus-Christ une révélation complète de Dieu, tel que l’Église le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. L’Écriture, en effet, ne présente pas les rapports de ces trois Êtres de l’essence divine comme objets de spéculation, mais comme la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ôtez à la foi l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, et aussitôt le chrétien sentira une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance. 

Le passage ci-après tirée de la version Louis Segond Révisée stipule en des termes sans équivoques :

‘‘C’est lui, Jésus–Christ, qui est venu avec de l’eau et du sang, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et l’Esprit Saint. Et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord’’ (1 Jean 5.6-8).

(Extrait d’un livre en préparation 2012)

Dr André CHOUBEU.

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L'AU-DELA

9 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Henri LÜSCHER

A.  L'au-delà : un monde à part

Comment se représenter « l'au-delà » ? Le Larousse trois volumes en couleurs 1970 le décrit comme « l'autre monde, la vie future » ; le Quillet 1959 parle également de « l'autre monde » et de « l'après la mort », tandis que le Petit Robert 1996 donne : « Le monde supraterrestre ; la vie, l'activité imaginée après la mort ». Plutôt flou .

L'au-delà serait donc le monde invisible qui nous attend après la mort. Mais quel monde ? Michel Colucci, dit Coluche, a cru pouvoir résoudre le problème en déclarant : « Y a-t-il une vie après la mort ? Seul Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort ». Cent ans avant Coluche, Charles Darwin écrivait : « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit et de la vie future une absurdité »1.

Cependant, la croyance en un au-delà reprend ses droits dans notre société postmoderne. La question a même envahi les médias depuis la parution des fameux ouvrages sur les « expériences de mort imminente » (EMI) du Dr R. Moody : La vie après la vie (R. Laffont, Paris, 1977), de P. Van Eersel : La Source noire - Révélations aux portes de la mort (B. Grasset, Paris, 1986), de B. Martino : Voyage au bout de la vie (Editions Balland, 1987), et de bien d'autres.

Cet engouement n'a rien de surprenant : Dieu ayant mis la pensée de l'éternité dans le cour de l'homme, ce dernier ne peut s'empêcher de penser à la mort et à ce qui la suivra. C'est pourquoi, dans notre étude sur l'au-delà, nous nous concentrerons sur la question de notre survie individuelle. Nous laisserons de côté le monde invisible des anges, ainsi que les divers aspects de l' « environnement » supraterrestre. Et nous donnerons la première place à la Révélation de celui qui est le Dieu éternel, le Créateur de toutes choses.

B.  Une mort  à deux dimensions

La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents. Ainsi, nous apprenons que cet acte historique de désobéissance devait fatalement amener le péché et la mort dans le monde :

« Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2.17).

Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption »  (Rom 8.21-22) :

« Le salaire du péché c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom 5.12-14).

Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché, et de la mort qui atteint tous les hommes. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de l'homme. Les meilleurs soins et cures de santé, la science la plus avancée ne pourront jamais éliminer la mort physique.

La mort spirituelle

Depuis la chute, l'homme est mort spirituellement. Cela veut dire que son être tout entier est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu :

« Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éph 2.1,5) ;

« Celui qui croit en moi a passé de la mort à la vie » (Jean 5.24) ;

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cour » (Éph 4.18).

La mort physique

La mortalité est la conséquence de la mort spirituelle de l'homme depuis sa chute au jardin d'Eden :

« Le salaire du péché, c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

Le corps se décompose et retourne à la poussière :

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen 3.19).

C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort :

« Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Ps 104.29).

Le Ps 90 nous enseigne que la mort a été décrétée sur tous les hommes, dont les plus robustes atteignent 80 ans. Le simple bon sens voudrait donc que nous nous efforcions de « conduire notre cour avec sagesse en comptant nos jours ».

En bref, la mort n'est pas un simple « phénomène naturel ». Elle est anormale et contraire à la théorie évolutionniste qui enseigne que la mort est une phase nécessaire et positive dans l'évolution des espèces vivantes. La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d'Eden. Nous sommes tous « dignes de mort » (Rom 1.32) et « le jugement, après une seule faute, aboutit à la condamnation » (Rom 5.17). La mort est « le roi des épouvantements », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18.14. Elle est le signe de la défaite de notre race, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Cor 15.26). C'est pourquoi Jésus-Christ, le Sauveur, l'a attaquée de front, triomphant de ses liens par sa résurrection et par la vie impérissable qu'il réserve aux siens.

C.  Quand notre corps s'en va

L'homme est un être tripartite - corps, âme et esprit (1 Thes 5.23). Il va continuer son existence après la mort jusqu'à sa résurrection, soit pour la vie éternelle, soit pour la mort éternelle :
- le corps, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière (Gen 3.19 et Ecc 12.7 : « la poussière retourne à la terre »).
- l'âme, séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts » - une sorte de salle d'attente de la résurrection des corps. En Luc 16.19-31, nous voyons que cette sphère (le « hadès » en grec) est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments des réprouvés, et « le sein d'Abraham » où se trouve Lazare. Les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister, conscientes.
- l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecc 12.7; Act 6.59).

A noter que certains passages décrivent l'être humain de manière plutôt dualiste : ils distinguent entre sa partie matérielle et visible, le corps, et sa partie invisible, immatérielle, comportant à la fois l'âme et l'esprit.

D.  L'état intermédiaire

Jusqu'à la résurrection « des justes » et des « injustes » (Dan 12.2; Jean 5.25, 28-29 ; Act 24.15; Apoc 20.4-6, 12 -13), l'âme reste séparée du corps, ayant rejoint le lieu intermédiaire, le « séjour des morts ». Nous savons très peu de choses sur l'état intermédiaire jusqu'à la résurrection des corps.

Le lieu

L'A.T. appelle ce lieu « shéol », mot équivalent à peu près au « hadès » du N.T. Toute âme humaine séparée du corps y entre jusqu'à la résurrection. C'est une réalité incontournable : « Le séjour des morts apparaît comme la résidence des croyants aussi bien que des réprouvés » (Précis de doctrine chrétienne, J.M. Nicole, Éd. de l'Institut biblique, Nogent, 1983, p. 320).

Bien que « Dieu seul possède l'immortalité » (1 Tim 6.16), l'âme est également immortelle. Elle ne cesse donc pas d'exister à la mort physique.

Les morts ne reviennent plus sur terre (Job 16.22) et n'ont « plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil » (Ecc 9.6).

Le récit de Lazare et de l'homme riche (Luc 16.19-31) nous révèle les vérités suivantes quant à l'au-delà :
- il y a dans le séjour des morts deux endroits distincts ;
- il y a entre ces deux lieux un gouffre infranchissable ;
- l'âme est consciente et jouit du bonheur dans le sein d'Abraham, mais souffre de tourments dans le séjour des injustes ;
- il n'y a plus de possibilité de repentir après la mort (Héb 9.27).

E.  L'âme du défunt incroyant

Dans son état intermédiaire

L'âme entre dans le « séjour des morts » (Éz 32.21). Elle est consciente, à l'exemple des âmes des grands de ce monde décédés lorsqu'ils voient Satan les y rejoindre :

« Le shéol s'émeut jusque dans ses profondeurs pour t'accueillir à ton arrivée. Il réveille pour toi des défunts, tous les guides de la terre. Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire: toi aussi, tu es sans force comme nous. Tu es devenu semblable à nous » (És 14.9-10).

C'est un lieu de tourments qui la fait souffrir constamment, consciemment, irrémédiablement.

Dans son état final

Les réprouvés restent dans le "hadès" jusqu'au jugement dernier. Ils seront jugés « selon leurs ouvres » et jetés dans « l'étang de feu » (Apoc 20.11-15). Il s'agit de la résurrection des injustes :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux  qui sont dans les tombeaux entendront  sa voix, ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement » (Jean 5.28-29).

Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Act 24.15).

Les incroyants aussi ressusciteront et seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le soufre » (Apoc 20.15; 19.20). La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Mat 5.22), qui signifie « Vallée de Hinnom », au sud de Jérusalem, où du temps des rois on célébrait un culte idolâtre, et qui était devenu l'endroit où l'on brûlait les immondices, si bien que le feu y était continuel" (Précis de doctrine chrétienne, J.-M. Nicole, p. 324).

C'est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Es 33.14; Marc 9.48). Il implique une séparation d'avec Dieu: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable » (Matt 25.41; 7.3). Ce sort final des incroyants est éternel, aussi permanent que la félicité des croyants : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Mat 25.46).

Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apoc 20.14). La « mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apoc 20.14). Ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui  « des pleurs et des grincements de dents" (Mat 8.12; 13.42,50; 22.13; 24.51; 25.30). « Ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 14.10; 20.10). Les réprouvés seront donc conscients dans leur tourment.

F.  L'âme du défunt croyant

Dans son état intermédiaire

Pendant les temps pré-chrétiens, il est probable que l'âme du croyant défunt soit allée au séjour des morts, dans un « compartiment » séparé de celui des incroyants. La mort et la résurrection de Jésus ont peut-être changé quelque chose à leur condition. Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » sont maintenant « auprès du Seigneur ».

Le Seigneur, à la croix, disait au brigand :

« Aujourd'hui, tu seras aujourd'hui avec moi au paradis » (Luc 23.43).

Paul dit:

« Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue - nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Cor 5.6-8) ;

« Christ est ma vie et mourir m'est un gain. Mais, est-ce utile pour mon ouvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Phil 1.21-23).

L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (12.23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification, sera terminée. Arrivés auprès du Seigneur, nous jouirons de la présence de Dieu :

« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19.25-27) ;

« Etienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit: Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu . Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Act 7.55-59) ;

« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Rom 8.38-39).

Ces âmes sont conscientes (Luc 9.30-31). Moïse et Élie, en compagnie de Jésus, apparurent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Abraham, dans « le sein d'Abraham », était également conscient (Luc 16.19-31), et il parlait avec le défunt riche. Ces âmes-là sont dans le bonheur et le repos (Apoc 14.13).

Dans son état final

La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire de l'âme du croyant. En revanche, tout est centré sur le retour de Christ qui amène le croyant à la résurrection du corps. Une étude approfondie de 2 Cor 5.1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des croyants encore sur terre lors du retour de Christ, soit par la résurrection des croyants déjà décédés à ce moment-là.

Lors de la venue de Jésus-Christ qui, « au son de la trompette de Dieu descendra du ciel, [et] les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur »(1 Thes 4.13-18). Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Thes 5.23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1  Cor 15.44; 35-58).

Les récompenses promises par le Seigneur feront alors pleinement notre joie (Luc 14.14; 2 Tim 4.8). Nous serons réunis définitivement autour du trône de l'Agneau pour chanter éternellement « un cantique nouveau » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apoc 5.11-14).

G.  Notions erronées

Plusieurs enseignements erronés circulent, inconciliables avec la Parole de Dieu.

Le conditionalisme et l'universalisme

Le conditionalisme et l'universalisme, sont des hérésies déjà condamnées au second Concile de Constantinople en 553. L'une enseigne l'annihilation des rebelles et leur destruction par un jugement ponctuel (avec ses diverses variantes), et l'autre le salut universel et final de tous (également avec ses diverses variantes). Les deux théories erronées sous leurs diverses formes sont tout à fait contraires à l'enseignement clair de l'Écriture sur les peines éternelles pour les rebelles (Mat 10.28 ; 25.46 ; Héb 9.27-28 ; Apoc 20.10).

Mentionnons de façon plus détaillée encore la réincarnation et le purgatoire.

La réincarnation

Ce mot est composé de « ré » (de nouveau) et « incarner » (dans la chair). Selon cette fausse doctrine, l'âme, au moment de la mort, quitte la personne et fait une « transmigration » dans un nouveau corps. Origène (185 - 254), influencé par la philosophie grecque, a soutenu cette doctrine. La réincarnation moderne, importée de l'hindouisme, n'est donc pas nouvelle. Elle enseigne que l'âme est purifiée à travers la réincarnation - au cours de nombreuses vies - et arrive finalement à l'état pur du Nirvana. La Bible dit au contraire en Hébr. 9.27 « qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement ». Cette doctrine est basée sur une auto-rédemption et nie de ce fait que Jésus seul sauve. Aucun homme ne pourra jamais atteindre un état de perfection par ses propres moyens.

Le purgatoire

Cette fausse doctrine fut officiellement admise au Concile de Florence en 1439 par l'Église romaine. L'Église orthodoxe ne reçoit pas cette doctrine.

Le mot « purgatoire » vient de « purgare » (purger, purifier), mot composé de « purus » (pur) et d' « agere » (faire). C'est un lieu où, après la mort, l'âme peut être purifiée plus complètement. Déjà Augustin (354 - 430) avait une fausse notion sur ce point , pensant que les esprits des morts seraient purifiés par le feu entre leur mort et leur jugement. Le Concile de Trente accepte la notion du purgatoire et affirme qu' « il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont détenues, sont aidées par l'intercession des fidèles, mais la plupart d'entre elles le seront pas le sacrifice acceptable de l'autel » (Dictionary of Christian Theology de Peter A. Angeles, p. 168). Plusieurs passages sont cités pour soutenir cette doctrine (Zach 9.11; Mat 12.32; 1 Cor 3.13-15). Mais le passage clé pour la soutenance de cette doctrine se trouve dans les Apocryphes (2 Maccabées 12.42-45). Voici quelques dogmes corrélatifs à ce faux enseignement du purgatoire

- c'est une période de discipline et de châtiment après la mort pour purger les péchés commis dans cette vie ;
- les non baptisés ne peuvent pas y entrer ;
- tous les baptisés n'y entrent pas, car quelques-uns vont directement en enfer ;
- le temps passé au purgatoire correspond à la somme des péchés commis dans cette vie moins le nombre d'indulgences données pour l'absolution des péchés ;
- le purgatoire cessera au moment du Jugement dernier ;
- les fidèles encore en vie peuvent avoir une influence sur la condition et le statut des occupants du purgatoire, et ceci par leurs prières, leurs intercessions, leur ouvres de charité, et les messes (Dictionary of Christian Theology, p.168).

Ces fausses notions sont à rejeter, parce qu'elles sont contraires à ce que l'Écriture enseigne. Le texte d'Héb 9.27 est clair quant à l'illusion d'un tel lieu. Par le récit de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), le Seigneur nous avertit solennellement que le sort de l'homme est scellé à sa mort physique. C'est lors de son vivant que l'homme, responsable devant Dieu, doit se repentir de ses péchés devant Lui et croire en Jésus-Christ. Seule l'ouvre de Jésus-Christ est suffisante pour effacer les péchés (Héb 7.25; 10.14, 19-20; Rom 8.1). En Lui, il n'y a plus de condamnation. Nous avons un exemple touchant dans le brigand repentant qui, du lieu de sa crucifixion, put entrer directement au paradis (Luc 23.43).

H.  Bon voyage !

Ce monde moderne nous offre mille moyens trompeurs pour nous rassurer au sujet de l'au-delà. Toutes ces séductions attrayantes ont un instigateur, « Satan, se transformant en ange de lumière » (2 Cor 11.14). Tenons-nous simplement à la Parole de Dieu qui est suffisante pour lever quelque peu le voile sur l'au-delà et nous dire l'essentiel. Elle invite chacun à prendre au sérieux le temps de notre voyage terrestre, qui ne se répètera pas. C'est une question aux conséquences éternelles. Alors, « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » (Amos 4.12).

Cher lecteur, si tu n'as pas encore saisi la main de ton Sauveur Jésus-Christ, fais-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11.25-26).

Suivons donc le Seigneur et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Rom 13.11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance . C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les chrétiens] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Cor 5.5-10).

Note :
1 (tiré de www.atheisme.free.fr/Citations/au_dela.htm -- site hors-ligne)

Ouvrages recommandés

Et après ? d'Henry Bryant (80 p.) Éditions Clé, 1993, 2, Impasse Morel, FR-69003  Lyon

L'Au-delà de René Pache (292 p.) éditions Emmaüs, 1977, CH-1806 St-Légier

Le lieu invisible et l'état de l'âme après la mort de H. Rossier (16 p.) et Les peines éternelles d'après les Écritures de J.N. Darby (24 p.) aux éditions EBLC, La Foge C, CH-1816 Chailly-Montreux

Lien : http://cmrsvc.com/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=56&lang=fr

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CHAQUE VIE EST SACREE

9 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Chaque vie est sacrée

Gilles GEORGEL

1. L'histoire de ma vie

1er mai : Par amour, aujourd'hui, mes parents m'ont appelée à la vie !

15 mai : Mes premières artères apparaissent et mon corps se forme très rapidement.

19 mai : J'ai déjà une bouche.

21 mai : Mon cour commence à battre. Qui pourra mettre en doute le fait que je vive ?>

28 mai : Mes bras et mes jambes commencent à croître.

8 juin : À mes mains poussent de petits doigts. Que c'est beau ! Bientôt, je pourrai saisir, grâce à eux.

16 juin : C'est seulement aujourd'hui que maman a appris que j'étais là. Je m'en suis bien réjouie.

20 juin : Maintenant, c'est sûr : je suis une fille.

24 juin : Tous mes organes se dessinent. Je peux sentir la douleur.

6 juillet : J'ai des cheveux et des sourcils. Cela me rend jolie.

8 juillet : Mes yeux sont finis depuis longtemps, même si mes paupières sont encore fermées. Bientôt je pourrai tout voir : le monde si grand et si beau et, par-dessus tout, ma chère maman qui me porte encore.

18 juillet : Mon cour bat magnifiquement. Je me sens protégée et je suis heureuse.

20 juillet : Aujourd'hui, maman m'a fait mourir. (Tiré du livre du Dr S. Saltzmann, Et Dieu donna la vie, éd. LLB, p. 106-107).

Le massacre des innocents

Ils sont en France 220'000 par an dans ce cas. Éliminés à peine conçus, ils n'ont pas franchi la première étape de la vie : la naissance. Ni désirés, ni attendus, ils ont débarqué au mauvais moment. Ils sont de trop, ils ne survivront pas.

Conçu aujourd'hui, Jésus aurait couru le même risque. Malcom Muggerdidge l'exprime en ces termes : « La grossesse de Marie, dans des conditions aussi précaires et en l'absence de père, aurait fait d'elle une candidate tout indiquée pour un avortement » (cité par Philip Yancey dans Ce Jésus que je ne connaissais pas, éd. Farel, p.28-29). Orientée vers les services du planning familial, elle aurait peut-être eu droit à ce discours :

- Vous avez voulu  cet enfant ?

- Non !

- Qu'allez-vous faire de lui ? Vous n'allez pas le garder ?

- Je ne sais pas.

- Vous êtes encore jeune ! C'est une erreur de parcours qui peut être effacée !

- Mais cet enfant que je porte vit !

- Vous savez, l'embryon n'a pas de statut. On ne peut pas encore dire qu'il soit un être vivant !

Plus vite vous interromprez votre grossesse, mieux ce sera. Pensez à vous-même et à votre avenir !

- !

- Alors, on le prend, ce rendez-vous ? Vous verrez, tout se passera bien ! Ce n'est pas douloureux  et, à votre âge, on oublie vite.

Chaque vie est sacrée

« Notre cinquième enfant, Maxime, est né huit ans après Florine, notre seconde fille atteinte de myopathie. À la nouvelle de cette grossesse, la gynécologue a demandé à ma femme ce qu'elle comptait faire. Le risque que notre garçon soit malade était réel. Des examens prénataux auraient pu nous révéler son état de santé. Nous les avons refusés. Qui sommes-nous pour décider qui doit vivre ou non ? Maxime est né en bonne santé. L'avortement nous aurait privés de la joie que sa venue a procurée à toute la famille ! » (Le handicap des bien-portants, Radio Réveil, BP 310, FR-18007 Bourges cedex)

2.  Dieu et la vie

Heureusement, Jésus est né ! Sa naissance, décidée par Dieu, atteste deux choses au sujet de la condition humaine :

Dieu est l'Auteur de la vie, pas l'homme !

Chaque créature est le fruit de la volonté divine. Elle correspond à un projet personnel et précis. Le roi David a écrit : « Mon corps n'était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre. Je n'étais encore qu'une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre se trouvaient déjà inscrits tous les jours que tu m'avais destinés alors qu'aucun d'eux n'existait encore » (Ps 139.15-16).

Dieu a droit de vie et de mort sur l'être humain, pas l'homme ! 

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Chaque vie est sacrée, y compris celle qui est en formation. Dans la pensée de Dieu, celui qui attente à la vie d'un embryon en est pénalement coupable.

La Bible donne un exemple à ce sujet : « Si des hommes, en se battant, heurtent une femme enceinte et causent un accouchement prématuré, mais sans qu'il y ait d'autre conséquence grave, l'auteur de l'accident devra payer une indemnité dont le montant sera fixé par le mari de la femme et approuvé par arbitrage. Mais s'il s'ensuit un dommage, tu feras payer vie pour vie, oil pour oil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied » (Ex 21.22-24).

3.  La famille de Jésus

Le témoignage des Évangiles sur l'enfance de Jésus est succinct. Contrairement à une idée reçue, il n'est pas resté enfant unique dans le foyer de Marie et de Joseph. Alors que Jésus enseigne à Nazareth, ses contemporains s'étonnent : « D'où tient-il cette sagesse et le pouvoir d'accomplir ces miracles ? N'est-il pas le fils du charpentier ? N'est-il pas le fils de Marie, et le frère de Jacques, de Joseph, de Simon, de Jude ? Ses sours ne vivent-elles pas toutes parmi nous ? D'où a-t-il reçu tout cela » (Mat 13.54-56). Jésus a donc au moins eu quatre frères et deux sours.

Faire de Marie une femme définitivement vierge est :

- culturellement inacceptable.

Quel sens le mariage de Marie et de Joseph a-t-il sans la possibilité de créer une famille ? La Bible dit : « Des fils : voilà bien l'héritage que donne l'Éternel, oui, des enfants sont une récompense » (Ps 127.3). Dans la culture juive de l'époque de Jésus, une famille nombreuse est signe de bénédiction. Que Marie, choisie par Dieu pour porter son Fils, devienne mère de beaucoup d'enfants, n'est qu'un juste retour des choses.

- bibliquement incorrect.

L'évangéliste Matthieu est précis. Marie est bien vierge lorsque Jésus est conçu en elle. Elle le restera jusqu'à sa naissance. Troublé par la grossesse de sa fiancée, Joseph reçoit en songe  la visite d'un ange qui le rassure sur l'origine de ce qui se passe en Marie. «À son réveil, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé : Joseph prit sa fiancée pour femme. Mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle avant qu'elle ait mis au monde un fils, auquel il donna le nom de Jésus » (Mat 1.24-25).

Dieu donne toujours plus qu'il ne réclame : il y a quelque chose d'injuste à imaginer que Dieu exige de Marie et Joseph, légalement mariés, de rester indéfiniment vierges. Jusqu'où, dans l'expression de son amour pour sa femme, Joseph a-t-il le droit d'aller ? Lui est-il permis de l'embrasser ? Peut-il la caresser ? Que doit-il faire de ses désirs d'homme ? Pourquoi Dieu insiste-t-il tant auprès de Joseph pour qu'il épouse Marie si, par la suite, il lui interdit de s'unir à elle ?

Selon l'apôtre Paul, Dieu n'impose jamais une épreuve qui soit au dessus des forces humaines (1 Cor 10.13). Il ne peut exiger telle chose du couple qu'il a choisi comme foyer d'accueil pour son Fils. Dieu donne toujours beaucoup plus qu'il ne réclame. La virginité perpétuelle de Marie ne peut être que le fruit d'une imagination pervertie. Elle n'est pas digne de Dieu.

- historiquement en voie d'être infirmé.

Plus que toute autre discipline, l'archéologie a contribué à crédibiliser la Bible. Des dizaines de découvertes ont permis d'exhumer des documents confirmant l'exactitude de nombreux récits concernant des lieux, des civilisations ou des personnages dont la Bible parle. La dernière trouvaille en date est celle de l'ossuaire de Jacques. En 2002, André Lemaire, directeur d'études à l'École pratique de la Sorbonne, annonce une nouvelle stupéfiante : la découverte d'un ossuaire du 1er siècle portant l'inscription suivante en langue araméenne : « Jacques fils de Joseph, frère de Jésus ». Elle serait, selon les spécialistes, la première preuve épigraphique de l'existence du Christ et de son lien de parenté direct avec Jacques. Le débat fait rage. L'inscription est-elle authentique ou un rajout tardif ? (RevueChristianisme aujourd'hui, sept 2003).

Pour les lecteurs honnêtes de la Bible, cette découverte n'est pas nécessaire à leur foi. Elle confirme cependant un écrit de Paul : « Ce n'est que trois ans plus tard que je suis allé à Jérusalem pour  faire la connaissance de Pierre, chez qui je suis resté quinze jours. À part lui et Jacques, le frère du Seigneur, je n'ai rencontré aucun apôtre » (Gal 1.18-19).

Note de la rédaction : Devant l'importance que l'Écriture accorde à la vie humaine, à la femme comme à l'homme, au mariage et à la famille, sommes-nous prêts à considérer que dans tous ces domaines, Dieu doit conserver la haute main ? Son honneur et notre bonheur sont les enjeux de la bataille pour la vie.mais c'est aussi tout l'avenir de nos sociétés qui est suspendu au respect des dispositions divines. Mépriser ces dernières, c'est courir à la ruine et encourager la mort.

Lien : http://cmrsvc.com/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=56&lang=fr

 

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LES CONTROVERSES DOCTRINALES (4) de 312 à 590 après J.-C.

8 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Scott McCARTY

I. Introduction

Une lecture, même rapide, du N.T. peut nous convaincre qu’une saine doctrine est essentielle et les premiers chrétiens tenaient à la Vérité. La doctrine détermine le contenu du salut et elle influence la conduite quotidienne. Après un calme doctrinal relatif pendant les trois premiers siècles, le Corps de Christ a été secoué par des discussions âpres au sujet du contenu de la doctrine biblique :

1) Comment Christ, le Fils de Dieu, est-il lui-même Dieu (la doctrine trinitaire), en même temps homme et Dieu (la doctrine de la personne de Christ) ?
2) Comment distinguer le Père du Fils sans nier la vraie humanité, ni la vraie divinité absolue du Fils ? Les meilleurs penseurs et théologiens s’y sont penché pendant 125 années (de 325 à 451).

L’hérésie consiste souvent, au départ, à s’accrocher avec ténacité à un aspect évident, mais incomplet, de la vérité biblique. Cet aspect, développé hermétiquement, est déformé jusqu’à compromettre l’équilibre de toute la saine doctrine. En relisant cette histoire doctrinale, si complexe et subtile - où même parfois l’incompréhension et la violence dominaient - je suis émerveillé par la manière dont les doctrines du N.T. se sont imposées. Chaque protagoniste se servait de la Bible pour affirmer « sa vérité ». Où est La Vérité ? Sans la ténacité de certains érudits éclairés par le Saint-Esprit quant à l’enseignement du N.T., le christianisme aurait sombré dans le marasme hérétique : les vérités concernant le Christ, la rédemption, le salut par la grâce, la vie éternelle auraient été irrémédiablement perdues. Nous devons remercier Dieu pour le contrôle qu’il a exercé sur l’élaboration de la doctrine dans cette période.

L’orthodoxie a été définie par les travaux exténuants des quatre premiers Conciles, appelés « œcuméniques » (= généraux), où étaient représentés les chrétiens de tout l’Empire, et tenus sous les auspices des empereurs romains (!) : les conciles de Nicée (325), de Constantinople (381), d’Éphèse (431) et de Chalcédoine (451). Seul un survol en est possible ; mais il vaut la peine de lire les textes qui y ont été élaborés pour saisir pourquoi ils ont tenu à l’orthodoxie doctrinale, comme nous le faisons aujourd’hui.

II. Les Quatre Conciles.

A. Le Concile de Nicée (325)

Arius, ancien d’une église d’Alexandrie en Egypte, veut à tout prix sauvegarder les privilèges du Père au sein de la Trinité, car Lui seul est éternel, souverain, incréé, selon Arius. Il affirme : puisque le Fils de Dieu a été créé par la volonté et la puissance du Père, il n’est donc pas de la même « substance » que le Père. Donc, Christ est une créature qui s’est développée humainement avec ses propres faiblesses ; il n’est pas Divin, car seulement similaire au Père, mais différent de lui, quant à sa nature. Le Logos (le Fils de Dieu) remplace l’âme humaine de Jésus ; le Logos habite le corps de Christ, mais il a soigneusement évité de s’identifier avec la nature humaine complète. Le Fils est subordonné dans sa nature au Père.

Cet enseignement hérétique plaît beaucoup aux ex-païens « convertis » ( ?), parce qu’il ressemble au gnosticisme qui affirme que Dieu (=le Père) règne seul entouré d’êtres moins importants mais au service de Dieu vis-à-vis des humains. Même les vrais convertis ont de la difficulté pour comprendre que le Logos ( la Parole, Jean 1.1) existe éternellement en tant que l’égal du Père ! Les vues d’Arius étaient très populaires, parce que sa prédication était prisée, et il savait gérer les relations publiques ! Il a écrit des chansons appréciées qui véhiculaient ses erreurs ! Les idées de « La Tour de Garde » (Témoins de Jéhovah) sont un type d’arianisme moderne.

Après bien des débats « animés », le Concile réuni à Nicée (Iznik, Turquie), adopte le Credo suivant :

« Nous croyons en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, Créateur de tous les êtres visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, ce qui est dans le ciel et ce qui est sur la terre, qui à cause de nous les hommes et à cause de notre salut est descendu et s'est incarné, s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel, viendra juger les vivants et les morts ; et en l'Esprit Saint.

Ceux qui disent : "Il était un temps où il n'était pas" et : "Avant d'avoir été engendré, il n'était pas" et qu'il est devenu à partir de ce qui n'était pas, ou d'une autre hypostase ou substance, ou qui affirment que le Fils de Dieu est susceptible de changement ou d'altération, ceux-là l'Église catholique et apostolique les anathémise. »

Le Corps de Christ avait toujours cru en la Trinité, laquelle est biblique, et l’a confessée dans la formule trinitaire (Mat 28.19). Le Fils est entièrement Dieu existant éternellement en la même « substance » que le Père et l’Esprit, car Dieu est UN, présent en trois révélations personnelles - Père, Fils, et Saint-Esprit - , tous égaux en la même essence et en actions. Dieu est Un en Trois et Trois en UN. Il n’existe ni trois dieux ni un Dieu divisé en trois tiers. Toute connaissance biblique du Père est acquise en Christ par l’Esprit-Saint. Notre salut dépend de la connaissance du vrai Dieu trinitaire révélé dans le N.T. «La Définition» de Nicée fut la norme pour toutes les autres définitions conciliaires futures.

B. Le Concile de Constantinople (381)

Qui est Jésus-Christ ? Tous les chrétiens n’avaient pas la même conviction !

Appollinarius, un pasteur de Laodicée (en Turquie actuelle), nie que Christ possède un esprit humain. Il affirme : Christ a été dépossédé de son esprit par le divin Logos, ce dernier étant un homme céleste préexistant ! Il est impossible que deux natures, divines et humaines cohabitent en une seule personne, donc Christ n’est ni entièrement Dieu, ni entièrement homme, mais une combinaison des deux. (Appollinarius voulait pour résoudre ce dilemme que Christ sauve des hommes, et pour cela Christ n’ait eu qu’une seule nature, la humaine, selon lui ).

Après délibération, le Concile a publié le Credo suivant :

« Nous croyons en un Dieu, Père tout?puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et en un Seigneur Jésus?Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel (?µ???s??? (homoousios) au Père, par qui tout a été fait, qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, par le Saint Esprit s'est incarné de la Vierge Marie, et s'est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert, a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra en gloire juger les, vivants et les morts ; son règne n'aura pas de fin ; et en l'Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie, qui procède du Père, qui avec le Père et le Fils est conjointement adoré et glorifié, qui a parlé par les prophètes, et en une Église sainte, catholique{= universelle}, et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen. »

Il est évident que l’évangélique ne peut accepter l’avant-dernière phrase de ce « symbole ». Elle n’est pas biblique : le pardon des péchés vient par la repentance du péché et par la foi en Christ, et non par le baptême d’eau.

Ce Concile affirme

1) l’unité de la Trinité,
2) la pleine divinité de Christ,
3) la nature humaine complète, mais sans péché, de Christ permettant ainsi à Jésus-Christ de racheter le corps-l’âme-l’esprit de l’individu,
4) la divinité et l’égalité du Saint-Esprit.

Le problème de la relation entre la nature divine et la nature humaine en Christ n’y est pas totalement solutionné, mais l’Église va dans la bonne direction : Dieu a été manifesté en chair. Ce concile réaffirme, puis élargit le « Symbole de Nicée ».

C. Le Concile d’Éphèse (431)

La bataille pour l’orthodoxie doctrinale biblique continue entre 381 et 431. Le sommet, sur le plan de l’explication théologico-biblique dans certains domaines importants, y est atteint à Éphèse.

Nestorius, prédicateur fameux et grand évêque à Constantinople, s’est opposé hardiment à l’emploi populaire de « Marie, Mère de Dieu », dans le culte des églises. Combien il avait raison de le faire ! Or, en condamnant cette appellation, il employait des mots qui faisaient croire que Christ était composé de deux personnes ! Il ne nie pas la divinité de Christ, mais en accentuant tellement la réalité et l’intégrité de son humanité, il parle d’une « conjonction » morale ou d’une fonte de deux volontés plutôt qu’une union essentielle des deux natures. Il refuse de reconnaître la participation de la nature divine dans les actes et les souffrances de l’homme Jésus. Il considère Jésus-Christ comme un composite de deux personnes distinctes, divine et humaine ; selon lui, Jésus-Christ a eu deux personnalités distinctes. Dieu résidait en l’homme Jésus ; Jésus n’a été que le « véhicule » qui portait le passager Dieu. Jésus et Dieu (le Père) sont de très bons amis ! Cette conception met en danger l’unité théanthropique (Dieu-homme) de la personne et de l’œuvre de Christ. De plus l’œuvre de la rédemption est affaiblie, compromise.

Nestorius est condamné par le Concile d’Éphèse. Ce concile affirma sa foi en la « Définition » de Nicée, mais fait étrange, il n’a promulgué ni « définition=symbole », ni canons doctrinaux. Le concile exprima sa pensée positivement en approuvant solennellement une lettre écrite par l’imminent théologien d’Alexandrie, Cyrille. En voici l’explication essentielle :

La nature divine du Verbe n’a subi aucun changement en S’incarnant, car Il S’est uni selon l’hypostase (« l’être réel », cf., Héb 1.3) une chair (sans péché), animée d’une âme raisonnable, par laquelle Il est appelé Fils de l’homme. Les deux natures différentes ont fait une unité véritable, un seul Christ et un seul Fils. La différence des natures n’a pas été supprimée par l’union. On croit en un seul Christ, le Seigneur, donc nous n’adorons pas un homme avec le Verbe ; nous adorons un seul et même Christ. Refuser l’union selon l’hypostase serait dire qu’il existait deux fils, deux personnes. L’Ecriture ne dit pas que le Logos S’est uni à l’apparence (prosopon) d’un homme, mais qu’Il S’est fait chair. Une seule personne donc (Jésus-Christ, Dieu-homme) est morte et ressuscitée.

Le Christ est Dieu et homme, une seule personne en deux natures, divine et humaine (sans péché). Malheureusement, le terme « Marie, Mère de Dieu » y est reproduit ; le faux terme signifie que Marie a créé Dieu ! Marie est seulement « la mère du Seigneur » (cf. Jean 2.1 ; Act 1.14).

Nestorius est exilé par l’Empereur en 431 et meurt en 439. Le Nestorianisme est éradiqué assez rapidement dans l’Empire, mais il se perpétue parmi les chrétiens en Iran, se répandant jusqu’aux Indes et en Chine au 7ème siècle ! Cette conception de Christ existe aujourd’hui en Arménie, en Iraq (sous le nom de « chaldéen » ; le Premier Ministre actuel (Tariq Aziz) du dictateur Saddam Hussein est un « chaldéen » !).

Malheureusement Mahomet a reçu sa connaissance, très imparfaite, au sujet de Christ d’un moine nestorien ! D’ailleurs, l’Islam a protégé et a permis la propagation de nestorianisme pendant des siècles !

D. Le Concile de Chalcédoine (451)

L’enseignement d’Éphèse n’a pas tout réglé : Après la mort de Cyrille en 444, certains théologiens d’Alexandrie propagent l’hérésie du « monophysisme » (= une seule nature, la Divine, en Christ ) afin de contrer la vérité des deux natures élaborée 20 années plus tôt à Ephèse. En Christ, selon eux, il n’y a qu’une nature, l’humaine absorbée par la divine. Ainsi, le Logos, Christ, possède les attributs humains sans avoir eu la nature humaine, car la nature humaine de Jésus est assimilée et divinisée par la Parole (Jean 1.1). Ainsi, le corps de Christ est rendu divin et incorruptible !

La réaction ne tarde pas à venir pour combattre l’hérésie qui supprime la vraie humanité de Jésus-Christ. Si Christ n’est pas réellement humain mais sans péché, Ses souffrances, Sa Mort et Sa résurrection n’ont plus de valeur réelle. Le Concile de Chalcédoine définit théologiquement en peu de mots la relation entre l’humain et le divin en Jésus-Christ :

" Suivant donc les saints Pères, nous enseignons tous unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité, un seul même Christ, Fils du Seigneur, l'unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des deux natures n'étant nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de l'une et l'autre nature étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seul hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais en un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ".

Jésus-Christ est parfaitement Dieu et homme, étant de la même substance que le Père et de la même substance que l’homme, sans péché. Ces deux natures, divine et humaine, sont unies sans être mélangées ni transformées ni divisées ni séparées. L’erreur, « Marie, Mère de Dieu » est encore incluse !

Le Symbole de Chalcédoine crée immédiatement une énorme division dans la chrétienté qui dure jusqu’au 21ème siècle ! Les « chrétiens » d’Égypte (coptes), d’Éthiopie, ceux de Syrie (2 groupes), et d’Arménie n’ont pas accepté « Chalcédoine », car ils voulaient rester monophysites (une seule nature). Sont-ils sauvés selon le N.T. ? Dieu est seul juge, mais il me paraît logique de croire qu’il faudrait le « bon » Sauveur biblique pour être sauvé.

III. Un Résumé.

Les grandes branches du protestantisme évangélique apprécient ces 4 Conciles pour leurs formulations de la vérité biblique touchant à toute la personne de Jésus-Christ :

1) Le Credo de Nicée (325) a été rédigé afin de réfuter la prétention arienne que le Fils de Dieu aurait seulement été le sommet de la création de Dieu, et donc, différent en tout aspect du Père. Le Credo affirme l’unité de Dieu en insistant que Christ est de la même « substance » que le Père et éternel comme lui. Le Saint Esprit, lui aussi, est Dieu au même titre.
2) Le Credo de Constantinople (381) est calé sur celui de Nicée, mais avec des additions très importantes ; les historiens les regroupent jusqu’à appeler celui de Constantinople (plus complet) « le Credo de Nicée » (le premier et le plus connu) !
3) Le Credo d’Éphèse (431) déclare que les deux natures, divine et humaine, sont distinctes, chacune ayant ses propres caractéristiques, quoique unies en une seule personne, Jésus-Christ.
4) Le Credo de Chalcédoine (451) atteste que Christ, quant à sa divinité, est consubstantiel avec le Père et consubstantiel avec l’humanité dans son humanité parfaite ; de plus la divinité et l’humanité de Christ existent ensemble sans mélange, ni changement, ni division, ni séparation.

IV. La Conclusion

Des credos bibliques, et parfois d’autres, ont toujours eu des fonctions multiples :

- L’emploi dans le contexte baptismal (Matt 28.19 ; Act 8.37 ).
- Un rôle de bases pour l’instruction dans les essentiels de la FOI biblique et chrétienne. Leur concision aide les convertis à les mémoriser (Rom 1.4 ; 10.9-11 ; 1 Cor 15.3-4 ; Phil 2.6-11 ; 2 Cor 13.13 ; 1 Tim 3.16 ; etc.).
- Un rôle pour encadrer la bonne doctrine afin de contrer les hérésies.
- Leur place dans le culte, des siècles suivants, à la fin de la lecture des Ecritures où tous pouvaient confirmer leur attachement à la FOI biblique (toutes les doctrines qui font du christianisme ce qu’il est). Le seul danger ici serait la répétition mécanique pour les convertis et de la possibilité de tromper des perdus assistant au culte de se croire convertis si facilement en ne répétant que des mots!
- Le danger de composer un credo se révèle parfois dans sa rigidité formelle, complexe, et abstraite, car il peut devenir extensible à l’infini. Pire, les bien intentionnés, mais ignorants, les utilisent pour « filtrer » même la vérité des Écritures, portant, ainsi, des lunettes bien colorées pour voir seulement ce que l’on veut voir !

Apprécier le rôle joué dans le passé et l’utilité actuelle dans le domaine théologique des credos encourage la foi personnelle, nous protège des erreurs, et nous pousse vers l’étude plus approfondie de la Bible afin de connaître ses vérités pour nous-mêmes.

La prochaine grande étude de l’histoire de l’Église va couvrir la période de 590 à 1517, coupée en plusieurs mini-périodes à cause de sa richesse, de son enseignement, et de ses avertissements.

Lien : www.promesses.org

 

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LES DIX REGLES D'OR DU DIALOGUE

8 Décembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

LES DIX REGLES D'OR DU DIALOGUE

Samuel et Dorothée HATZAKORTZIAN1

1. Sachez écouter avec attention et ne répondre que lorsque votre conjoint a fini de parler.

" Celui qui répond avant d'avoir écouté, fait un acte de folie et s'attire laDialogue confusion" (Pr 18.13).
" Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère" (Jac 1.19).

2. Soyez lent à parler. Réfléchissez d'abord. Parlez de telle façon que votre conjoint comprenne bien ce que vous voulez dire.

" Le cœur du juste médite pour répondre, mais la bouche des méchants répand de la méchanceté (Pr 15.28)."Si tu vois un homme irréfléchi dans ses paroles, il y a plus à espérer d'un insensé que de lui (Pr 29.20).

3. Dites toujours la vérité, mais dans l'amour. N'exagérerez en rien.

" C'est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres (Eph 4.25). "Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres" (Col 3.9).

4. N'utilisez pas le silence pour frustrer votre conjoint. Expliquez-lui la raison de votre hésitation momentanée.

" Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Examinez ce qui est agréable au Seigneur" (Eph 5.5-8).

5. Ne vous querellez point; n'oubliez pas qu'il est possible d'avoir un avis différent sans pour autant devoir se disputer.

" Commencer une querelle, c'est ouvrir une digue; avant que la dispute s'anime, retire-toi" (Pr 17.14).
" C'est une gloire pour l'homme de s'abstenir des querelles, mais tout insensé se livre à l'emportement" (Pr 20.3).

6. Soyez aimable dans vos réponses. Ne répliquez pas avec colère.

" Celui qui est lent à la colère a une grande intelligence, mais celui qui est prompt à s'emporter proclame sa folie" (Pr 14.29). "Une réponse douce calme la fureur. Mais une parole dure excite la colère" (Pr 15.1).

7. Sachez reconnaître vos torts et demander pardon.

" Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris" (Jac 5.16). "Supportez- vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autres, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez vous aussi" (Col 3.13).

8. Cessez de harceler votre conjoint de doléances. Evitez de l'agacer continuellement.

" Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui retient ses lèvres est un hommes prudent" (Pr 10.19). "Celui qui couvre une faute cherche l'amour, et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis" (Pr 17.9).

9. Ne critiquez pas votre conjoint et ne le blâmez pas, mais cherchez plutôt à l'encourager et à l'édifier.

" Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes" (Rom 12.17). "Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction" (1 Pi 3.9).

10. Cherchez à comprendre, avant d'être compris. Soyez tolérant et prenez sincèrement à cœur les intérêts de votre conjoint.

" Ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ" (Phil 2.2-5).
" Marchez d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix" (Eph 4.1-3).

1 Extrait avec autorisation du livre MARIES ET HEUREUX de Samuel et Dorothée HATZAKORTZIAN, pages 98 - 101, Editions Compassion FR-73190 Saint-Baldoph, e-mail: ass.compassion@wanadoo.fr ; site web: www.compassion-France.com . Nous recommandons ce livre.

Lien : http://www.promesses.org/arts/144p23f.html

 

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