Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (2)

18 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (2)

La conversion a-t-elle vraiment résolu le problème ?

Nous dirons, pas chez tous, car plusieurs facteurs sont encore mis en cause dans la prospérité de l’une ou de plusieurs facteurs de progrès dans leur vie. Les Écritures enseignent que chaque personne n’a pas à être un spectateur qui assiste passivement, mais doit être un participant qui contribue activement pour sa croissance : « Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent » (Phil. 2.12).

En ce qui consiste l’œuvre de la rédemption, tout a été accompli à la croix. Dieu en a été satisfait, la vie a été sauvée, mais elle doit grandir pour arriver à la maturité spirituelle. Cette autre étape ne concerne pas Dieu, mais le croyant. C’est pour répondre à cette exigence que l’Apôtre Pierre dit en substance : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Pierre 1.3-8).

Par ce texte, nous comprenons que les efforts individuels sont requis dans la programmation du temps, notre engagement et disponibilité pour Dieu qui au moyen du Saint-Esprit transformera notre méthode de pensée pour façonner en nous, la façon d’agir de Jésus. Plusieurs autres exemples illustrent cette vérité.

« La libération de la croix doit avoir son effet dans le domaine de l’esprit, du corps et de l’âme, ayant un impact spirituel et physique sur l’homme. Cependant l’ignorance n’a pas permis à certains d’aller jusqu’au bout en s’appropriant la puissance de la Parole de Dieu dans toutes les parties de leur vie. Nous lisons : ‘‘Cela dit, il cria d’une voie forte : Lazare, sors de là ! Et voici que le mort sorti du tombeau : il avait les pieds et les mains entourés de bandes de lin, le visage recouvert d’un linge. Jésus dit à ceux qui étaient là : Déliez-le de ces bandes et laissez le aller !’’ (Jean 11.43-44).

Ce texte illustre parfaitement l’état de l’homme à la nouvelle naissance. Par sa foi en la mort expiatoire de Christ et sa résurrection triomphante, il est sorti de la prison infernale du péché où Satan l’avait tenu en captivité. De la mort spirituelle, il est passé à la vie éternelle par l’Esprit de Dieu en lui. Il est sorti de la tombe de la mort, il vit, mais il doit agir, respirer et marcher. Lazare est sorti de la tombe par le renouvellement du souffle de vie en lui, mais avait encore :

- Les pieds liés : Les bandes qui enlaçaient encore ses pieds l’empêchaient d’expérimenter dans la marche de la foi la résurrection opérée par Christ. Cet obstacle était réel, le contraignant à rester sur place, voir les mêmes choses, vivant les mêmes expériences de la vie nouvelle sans autres témoignages. Cet état conduit finalement à la routine, à la passivité religieuse.

- Les mains liées : Les mains permettent d’agir, d’exercer, de travailler. Mais les liens le contraignent à l’échec, l’incapacité, à l’insuccès, à l’inactivité, à la passivité, à une attitude amorphe conduisant à la sécheresse et la stérilité.

- Le visage enveloppé : Ne pouvant pas voir, Lazare restait dans l’aveuglement bien qu’ayant la vie. Il lui est impossible de percevoir quelque chose. Sa pensée est obscurcie et sa vision limitées aux bandes sur ses yeux. Il ne peut bouger, ni envisager bouger.

- Déliez-le de ces bandes et laissez-le aller : Ce n’est pas le Seigneur qui l’avait lié de même que ce n’est pas Lui qui avait scellé le tombeau. C’est pourquoi il avait dit : « Otez donc la pierre » (Jean 11.41). De même que vous avez placé la pierre pour fermer la tombe, ôtez-la et de même que vous avez bandé les mains, les pieds et le visage, ôtez vos bandes. Aussi longtemps que les bandes ne sont pas ôtées, la stagnation est absolue.

Notre vie du passage de la mort spirituelle à la nouvelle naissance laisse notre nature vulnérable aux anciennes habitudes. Le Saint-Esprit à travers la régénération nous en délivre à la seule condition que nous acceptions l’école de formation du caractère qui consiste à être disciple de la vérité derrière Jésus.

‘‘Que le Dieu de paix vous rende lui-même entièrement saints et qu’il vous garde parfaitement esprit, âme et corps pour que vous soyez irréprochables lors de la venue de notre Seigneur Jésus Christ’’ (1Thés 5.23).

Ce texte biblique pose les exigences divines pour une croissance personnelle en vue de l’enlèvement. Cependant plus que jamais, des situations invivables de tourments divers, traumatisant les croyants, poussant un grand nombre d’entre eux à des interrogations inquiétantes sur Dieu et sa toute puissance. Souvent, ceci est dû à un manque d’encadrement dans le processus de sa croissance dans le discipulat.

La difficulté de la croissance se situe dans le processus de la croissance personnelle intégrale du croyant, processus sans lequel, il piétine sur place, tiré par son passé et sollicité par son futur qu’il s’obstine d’emblée à déclarer sans issu. En effet, le contexte biblique de la prospérité spirituelle laisse entrevoir la notion de l’Evolution avec des effets sur :

  • Développement Spirituel,
  • Croissance Spirituelle (Hébreux 5.11-6.16)
  1. Fructueuse (2Co 9.10)
  2. En Christ (Eph 4.15 ; Col 1.10}
  3. En Amour (1Thess 3.12 ; 4.10)
  4. En Perfection (Hébreux 6.1)}
  5. Par la "Parole" (1Pierre 2.2)
  6. Accroissement (2Pierre 1.5,6)
  7. En Grâce et Connaissance (2Pierre 3.18)

Cette prospérité répond donc à la loi d’adaptation de tout notre être (corps, âme et esprit) à la volonté parfaite de Dieu pour la manifestation de la gloire de Dieu dans notre famille, église et société afin que par nos actes, il soit connu un grand Dieu, et surtout, la différence celui qui le sert et celui qui ne le sert pas. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (1)

16 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PROSPÉRITÉ INTÉGRALE (1)

Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton » (3Jean 1.2)

Introduction :

Peut-on parler d’une prospérité intégrale ? Une possibilité de la prospérité de tout homme est-elle possible ? Si oui, pourquoi tant de misère et de dérapage dans la vie des hommes ? Qu’est-ce que Dieu a-t-il dit dès le commencement ?

Nous analyserons les Ecritures pour en déceler la pensée de Dieu e voir exactement où est-ce que le bas blesse.

Déjà dans le livre de Genèse nous lisons : « Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre » (Genèse 1.26). L’ordre de domination donné à l’homme a été formel et sans limitation de pouvoir dans la sphère de son commandement. Mais pourquoi cette limitation subite ? Plusieurs raisons peuvent s’y trouver :

  • L’ignorance de son identité
  • Le complexe d’infériorité
  • Le milieu environnemental
  • L’absence de croissance intégrale
  • Le complexe du paradigme

Pourtant, l’homme plus que toutes les hommes créatures a eu un statut particulier : « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1.27).

Les choses peuvent-elle changer ? Une possibilité du changement a été donnée par la fenêtre qu’a ouverte notre Créateur sur la nouvelle naissance qui nous introduit dans notre origine pour un départ avec Lui e pour Lui dans un processus de régénération qui aboutit à notre maturité exprimée par : « Savoir le mystère qui avait été caché de tous les âges et de toutes les générations, mais qui est maintenant manifesté à ses saints ; auxquels Dieu a voulu faire connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les Gentils; qui est Christ en vous, l’espérance de gloire » (Col 1.26-27).

En effet, ce retour répond à un but précis : « Selon qu’il nous a choisis en lui avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et sans reproche devant lui en amour, nous ayant prédestinés à être par l’adoption ses enfants par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté; à la louange de la gloire de sa grâce, en laquelle il nous a rendus acceptables dans le bien-aimé » (Eph 1.4-6).

La finalité est notre restauration dans la plan divin de la création afin que nous fassions désormais, non ce que nous voulons, « car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Eph 2.10).

La vraie prospérité intégrale ne peut se trouver que dans l’accomplissement de ce texte sacré qui contient et constitue notre programme d’activité selon Dieu et pour Dieu, surtout par Dieu. D’emblée, le texte introductif de 3 Jean n’est en fait que le résultat d’une continuité d’une action commencé en 1 Jean. Il est facile de constater que 1 Jean fonde notre foi sur l’amour que Celui qui est mort pour nous, restant après sa résurrection, notre unique Avocat auprès du Père si u cours de la marche, une quelconque chute intervenait pour assombrir otre destinée. Cet amour restant le socle de notre relation avec le Créateur, seul gage de notre transition positive vers l’éternité, nous ne devons en aucun cas ni favoriser, ni accepter la compromission avec les faux docteurs décriés dans 2 Jean. Il sera crument dit d’ailleurs que si quelqu’un n’a pas la doctrine de Christ, il n’a ni le Père, ni le Fils ; alors, si quelqu’un venait vers nous, apportant avec lui cette hérésie qui nierait la doctrine de Christ, non seulement, nous ne le recevrons pas, mais nous éviterons même de lui dire saut ; en le faisant, on participerait à ces mauvaises œuvres (2 Jean 10-11).

L’appropriation des recommandations de 1 Jean permettrait de gravir l’escalier de 2 Jean pour entamer le processus de la prospérité intégrale.

Compréhension du thème :

Ce thème par ailleurs désigné par ‘‘Approche holistique ou globale’’ communément appelé ‘‘développement holistique’’.

Compréhension : Lorsqu’on parle de global ou intégral, plusieurs aspects se présentent :

  1. cadre de l'économie : le développement intégral (global) porte sur la santé et l'équilibre humain
  2. L'approche globale de la personne : on en parle lorsqu’il s'agit de l'homme, de sa santé, de sa thérapie.
  3. Les deux aspects précédents se résument dans le développement ou la prospérité de l’homme et tout l’homme

Le mécanisme :

La prospérité intégrale implique donc l’entrainement de l’homme dans un processus de croissance totale par la guérison des facteurs concernés pour leur valorisation. En effet, lorsque la combinaison de toutes les parties de l’homme concernées au progrès, sont soit malades, soit inadaptées ou handicapés juste par ignorance, paradigme, un réveil s’impose pour une mise à jour (update).

Il est nécessaire ici de rappeler que Dieu a créé l’homme dans la perfection totale, ainsi, l’homme dans sa composante possède tout ce qui lui est nécessaire pour remplir le but pour lequel il a été créé. Malheureusement, dès sa naissance, son environnement se dresse comme facteur souvent défavorable et modifie les données divines dans son intelligence. Cet aveuglement de son âme entraine systématiquement le manque de visibilité dans sa conscience et le contact avec le surnaturel (dans ce cas Dieu) devient impossible à cause du noir de sa vision spirituel. Il doit dans l’élan de son âme pour le progrès auquel il est voué, et aspire de tout temps, tâtonner, marchant dans et vers l’inconnu.

C’est pour résoudre le problématique de cette triste réalité que Jésus dans les ‘‘lois du Royaume’’ dit : « L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! » (Mt 6.22-23). (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

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Pour un évangile authentique

4 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Pour un évangile authentique

Pour un évangile authentique

John MacArthur

« Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile, non pas qu'il y ait un autre évangile. » (Gal 1.7)

Qu'est-ce que l'Évangile ? Que diriez-vous à quelqu'un qui désirerait devenir chrétien ? Quelles vérités essentielles faut-il croire pour être sauvé ? Le paradoxe est que ces questions, élémentaires au demeurant, font l'objet de larges débats au sein de l'Église.

Je crains que, dans bien des milieux, un tout autre message ait remplacé la bonne nouvelle du salut. Une organisation traditionnelle a produit un film pour aider les chrétiens à conduire une personne à Christ. Franchement, la vision erronée qu'il présente de l'Évangile est effrayante.

En trente minutes de film, aucune mention de la résurrection. Il est question de pardon sans définir le péché ; il invite à faire confiance à Christ, sans expliquer la foi. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le film conseille aux croyants de ne jamais parler à un non chrétien de la seigneurie de Christ, de la soumission à sa personne, de l'abandon de notre volonté, du renoncement au péché, ou de l'obéissance à Dieu. Ces vérités n'auraient pas leur place dans la prédication de l'Évangile, mais devraient être réservées pour une phase ultérieure, après que la personne se soit convertie au christianisme !

L'intention est louable : préserver l'Évangile de la grâce seule, sans les ouvres humaines. Il faut expliquer cette vérité biblique : le salut ne peut en aucune façon se gagner ou s'obtenir par les efforts de l'homme. Cependant, par crainte d'enseigner la justice personnelle, sont gommés du vocabulaire évangélique les termes bibliques de repentance, d'obéissance et de soumission.

La foi n'est plus que l'adhésion intellectuelle à quelques vérités fondamentales sur Christ. On peut croire sans obéir. La foi est dépouillée de sa connotation morale, la marche chrétienne selon la justice devient une option. Même la manière dont nous invitons les gens à se tourner vers Christ reflète cette déviation : « Prenez une décision pour Christ ! » Quand pour la dernière fois avez-vous entendu une prédication évangélique exhortant les pécheurs à se repentir et à suivre Christ ? Cependant, n'est-ce pas là le langage que Jésus lui-même a tenu (Mat 4.17 ; Marc 8.34) ?

Cette question peut susciter la controverse. Cependant, tout le monde s'accorde sur ce point : la plus importante question à laquelle soit confrontée l'Église, aujourd'hui, est celle d'une redéfinition de l'Évangile. L'Évangile que nous présentons a des conséquences éternelles. S'il est l'Évangile véritable, il peut conduire des hommes et des femmes dans le royaume éternel. Si le message est corrompu, il peut donner de faux espoirs à des personnes non encore sauvées, tout en les maintenant dans un état de condamnation éternelle. Ce n'est pas une subtilité de théologiens. C'est une question que tout croyant doit comprendre et assimiler parfaitement.

Voici quelques-unes des manières dont on peut aborder la question :

1. Reçoit-on Jésus comme Seigneur et Sauveur, ou comme Sauveur seulement ?

Certains disent qu'on peut refuser d'obéir à Christ tout en le recevant comme Sauveur : le don de la vie éternelle est accordé en gage de la foi même à ceux qui rejettent les exigences morales et spirituelles de Christ. Pour eux, la soumission accompagnant la foi salvatrice est une idée nouvelle.

Or, il n'y a encore pas si longtemps, nul n'aurait osé suggérer que l'on puisse être sauvé tout en s'obstinant à refuser de s'incliner devant l'autorité de Christ. Presque tous les passages bibliques majeurs traitant de la foi qui sauve soulignent la seigneurie de Jésus (Act 2.21,36 ; Rom 10.9-10).

2. La repentance est-elle essentielle au salut ?

Certains disent que le fait de se détourner du péché est une ouvre humaine qui, comme telle, ne saurait être associée au salut. Pour faire correspondre l'appel biblique à la repentance avec leur manière de voir, ils redéfinissent la repentance en la réduisant à un simple changement d'opinion quant à l'identité de Jésus.

Cependant, si l'on s'en tient à l'enseignement biblique, la repentance est une volte-face complète par rapport au péché et à soi-même, pour se tourner vers Dieu (1 Thes 1.9). Pas plus que la foi elle-même, la repentance n'est le résultat d'efforts humains. Elle n'est pas davantage un travail de préparation exigé en vue d'amener le pécheur au salut. La vraie repentance est inséparable de la foi, et comme elle, elle est l'ouvre de Dieu qui agit dans le cour de l'homme. Elle est la réaction inévitable que Dieu produit dans le cour de la personne qu'il est en train de racheter.

3. Qu'est-ce que la foi ?

Certains disent que la foi n'est que la croyance en certains faits. Un théologien en vogue affirme que la foi n'est rien de plus que l'assurance en l'offre divine de la vie éternelle.

Or, selon la Bible, l'objet de la foi n'est pas l'offre divine ; c'est la personne de Jésus-Christ. C'est la foi en lui, qui sauve et non le simple fait d'accepter ses promesses ou ce que la Bible dit de lui. La foi qui sauve dépasse la seule acceptation de certains faits. Les démons eux-mêmes ont cette sorte de foi (Jac 2.19).

Croire en Jésus signifie le recevoir entièrement, tel qu'il est (Jean 1.12). Cela implique deux choses : le confesser en tant que Sauveur et se soumettre à lui en tant que Seigneur. En fait, l'Écriture utilise parfois le mot « obéissance » comme synonyme de foi (Héb 5.9).

4. Qu'est-ce qu'un disciple?

Depuis une centaine d'années environ, un disciple est une sorte de chrétien supérieur. Selon cette nouveauté, on devient croyant à la conversion, et plus tard disciple, quand on passe de la foi à l'obéissance.

Cette conception permet d'obéir aux exigences redoutables de Jésus seulement bien après la conversion. Lorsque Jésus exhorte chaque être humain à renoncer à lui-même, à se charger de sa croix et à le suivre (Marc 8.34) ; lorsqu'il exige de tout laisser (Luc 14.33) et de quitter père et mère (Mat 19.29), il demanderait simplement aux croyants d'accéder au niveau supérieur et de devenir des disciples.

Mais les propres paroles de Jésus contredisent cela : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mat 9.13). Tout son ministère repose sur la prédication de l'Évangile, et ces redoutables exigences en sont une composante essentielle. Tout croyant est disciple et vice versa. Dans les Actes, le terme « disciple » signifie « chrétien », dès les premiers jours de l'Église (Act 6.1-2,7 ; 11.26 ; 14.20 ; 15.10).

5. Quelle est la preuve du salut ?

Dans leur zèle à éliminer les ouvres comme condition du salut, certains sont allés jusqu'à prétendre que les ouvres elles-mêmes ne sont pas une confirmation valable de la conversion. Ils enseignent qu'on peut être authentiquement sauvé et cependant ne jamais manifester le fruit du salut, à savoir une vie transformée.

Quelques-uns ont même avancé l'idée absurde qu'une personne née de nouveau pouvait à la longue se détourner de Christ, renier Dieu et sombrer dans l'athéisme, et cependant toujours posséder la vie éternelle. Un auteur a inventé une formule pour désigner de telles personnes : « des croyants incroyants » !

L'Écriture affirme clairement qu'une personne sauvée ne pourra jamais perdre son salut. Il en ressort tout aussi clairement qu'un chrétien authentique ne sombrera jamais dans l'incroyance totale. Ce genre d'apostasie est la preuve que la personne n'est jamais passée par une nouvelle naissance réelle (1 Jean 2.19).

Une personne sauvée voit sa vie transformée en mieux (2 Cor 5.17). Elle est sauvée « pour de bonnes ouvres » (Éph 2.10), et il lui est impossible de ne pas manifester au moinsquelques-uns des fruits qui sont la marque du racheté (Mat 7.17). Ses désirs changent ; elle commence à haïr le péché et à aimer la justice. Elle ne sera pas sans péché, mais la tendance générale de sa vie ira dans le sens d'une diminution du péché et d'une justice accrue.

Il est essentiel que vous repassiez ces questions cruciales dans votre cour. Étudiez l'Évangile que présente l'Écriture. Usez de discernement lorsque vous écouterez un orateur. Passez toutes choses au filtre de la Parole de Dieu. Et par-dessus tout, assurez-vous que le message que vous communiquez aux incroyants est l'Évangile authentique de Christ.

John MacArthur, « Pour un évangile authentique », repris de Promesses, 97, 1991/3, p. 14. Texte original paru dans Evangelicals Now, juin 1990, sous le titre « Getting the Gospel Right », traduit par Dominique Mallol, avec la permission de Word of Grace Europe (Tony Ruston, Dit).

Source : http://www.promesses.org/arts/162p7-9f.html

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La croix, école de la liberté

4 Décembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La croix, école de la liberté

La croix, école de la liberté

Alain-Pierre Sage

Par quoi vivais-tu avant de « rencontrer » ce verset ?

J'étudiais à l'Université de Sherbrooke, Québec. À l'époque, j'ignorais presque tout de la Bible. En proie à une grande souffrance morale, j'avais appelé mon Créateur au secours. et ce Dieu que j'avais invoqué sans le connaître (4.8a) avait répondu en mettant sur ma route des chrétiens au contact simple et chaleureux, du Groupe Biblique Universitaire. Après quelques semaines, je « recevais le Seigneur dans mon cour » (février 1983).

Quelle euphorie ! Après des mois de terribles angoisses, je me réjouissais d'une assurance toute nouvelle : la vie éternelle ! J'étais cependant inconscient de mon immaturité et de mon indiscipline de pensée. La pornographie avait malheureusement imprégné mon entendement depuis l'enfance. Convoitise sexuelle et fantasmes étaient devenus une drogue morale : je vivais dans « l'impureté » de Gal 5.19 (cf. Col 3.5).

Dans quelles circonstances ce verset t'a-t-il touché ?

Amoureux d'une chrétienne, j'en étais venu à lui écrire une demande en mariage. Mais celle-ci était très prématurée, et motivée essentiellement par l'orgueil et la convoitise charnelle. Ne supportant pas la tension intérieure, je lui demandai sincèrement pardon. Intérieurement, je sombrais dans l'amertume et la culpabilisation d'avoir agi ainsi dans l'agitation. Mon zèle envers Dieu devint amer (Jac 3.16) : je témoignais souvent « à l'arraché », sans prévenance ni compassion envers les personnes, mû surtout par la culpabilité.

Que s'est-il passé alors ?

Je me trouvais à un culte, dans la confusion, quand ce verset m'a été comme dicté d'en haut, mot après mot. Je m'étais converti un an avant, et connaissais peu la Bible. Cela a dû se passer au moment où le Seigneur me dissuadait avec bonté d'aller plus loin dans ce projet, m'enseignant que je devais d'abord m'attacher à le connaître, lui le Dieu vivant.

Ce verset s'est comme gravé en moi. mais le cour est tortueux : je n'ai pas obéi à Dieu. Je suis donc allé au bout de mon intention. Ce fut catastrophique pour ma foi, mon équilibre psychique (culpabilisation, pitié de soi, découragement), mes études et mon métier (manque de motivation, chômage, etc.) Il faut dire que j'avais du mal à nourrir mon âme par la lecture biblique et la prière.

Comment ce verset a-t-il changé ta conception de la vie chrétienne ?

Ce n'est que très lentement que j'ai commencé à considérer la « leçon » de ce verset : le renoncement volontaire à ce qui est charnel. J'y vois un double mouvement :
- Christ a entièrement vaincu le péché pour moi par sa mort expiatoire : tout m'est déjà acquis ;
- à moi maintenant de prendre l'initiative et de mettre à profit cette victoire dans ma vie.

C'est comme un potentiel infini que Dieu me laisse la responsabilité d' « activer ». Si je veux coopérer, il m'aide à passer à l'action, à combattre la tentation et le mal, par des mesures personnelles. Il me préserve aussi de situations dangereuses pour mon âme.

Dieu est pratique. Il veut m'apprendre à surmonter mes travers. Dans l'épreuve et même les rechutes, je suis réconforté par l'assurance que Dieu lui-même a remporté la guerre finale. Cet apprentissage quotidien ici-bas ne s'achèvera qu'au jour d'entrer définitivement dans sa présence.

Comment te reconnais-tu dans l'expérience des Galates ? Cet enseignement a-t-il rééquilibré ta vie ?

Leur légalisme naissant redonne de la vigueur à leur ancienne nature charnelle (Gal 5.19-21). Paul rappelle la clé du « renoncement durable » : Jésus-Christ crucifié pour leurs péchés et ressuscité pour leur justification (Rom 4.25) ! En s'identifiant ainsi au Christ par la foi, ils en viennent à se soumettre à l'Esprit pour produire de bons fruits dans leur vie quotidienne (Gal 5.22-23).

De par ma nature terrestre, je suis vendu (en esclave) au péché (Rom 7.14), d'où toutes ces pensées, paroles et « ouvres mortes ». J'étais complètement immergé dans l'impureté sexuelle, l'amertume, la pitié de soi, etc. Après ma conversion à Jésus-Christ, l'Esprit et la chair ont longuement lutté en moi (Gal 5.17). L'Esprit a fi????????2?nalement pris le dessus en m'amenant à renoncer à ces ouvres-là pour m'en libérer (Gal 5.1). J'expérimentais donc non seulement Gal 5.24, mais aussi 5.25 : ayant reçu la vie de l'Esprit à ma conversion, je pouvais commencer à marcher par l'Esprit, i.e. à persévérer et à m'affermir en Christ, par pure grâce.

Comment envisages-tu désormais l'avenir ?

Ce n'est que le début, l'opposition est loin d'être terminée ! D'autres batailles font rage, plus subtiles, menant à d'autres renoncements (1 Pi 2.11) : attachement à l'argent, inquiétudes de la vie, incrédulité, crainte de l'homme ou de l'avenir, insatisfaction, égoïsme, manque d'amour, etc. ! Mais, selon Rom 8.11, j'ai toute confiance en l'ouvre du Saint Esprit dans ma vie. Et grâce à Dieu, mon cri final n'est pas celui de l'impuissance mais de la victoire : « Malheureux (misérable) que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Rom 7.24-25a).

Pour terminer, j'aimerais vous laisser ces deux derniers versets :
« Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous mettez pas en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises. » (Rom 13.14 ; pensez à Gal 3.27 et Eph 4.17-24).
« Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit ! Amen ! » (Gal 6.18).

Propos recueillis par Frédéric Mondin

Source : http://www.promesses.org/arts/162p17-18f.html

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