Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

UNE EGLISE EN MARCHE (3)

27 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE (3)

UNE EGLISE EN MARCHE (3)

Une communauté remplie du Saint-Esprit (2 Rois 6.5-6)

Maurice Decker

Cet article est le dernier d'une série de 5 études sur le thème de l'Eglise. Les lecteurs qui désirent posséder la série complète voudront bien écrire à la rédaction.

Celui qui remue des pierres en sera blessé, celui qui fend du bois court un risque. Si le fer est émoussé et qu'on n'en ait pas aiguisé le tranchant; on devra redoubler de vigueur; mais la sagesse a l'avantage du succès (Ecc 10.9-10).

Devenir «actionnaire de l'amour» dans l'église locale, c'est s'exposer aux assauts de l'ennemi. C'est quitter les gradins des spectateurs pour descendre dans l'arène et devenir acteur dans une vraie guerre spirituelle. Le diable, qui nous inscrits dans son carnet d'adresses dès notre nouvelle naissance, passe lui à l'action. Il importe donc d'être bien équipé pour parer ses coups directs ou sournois et travailler efficacement à l'édification du Corps en glorifiant Dieu.

A. Non à une puissance empruntée

(verset 5): Dans l'épisode de la vie d'Elisée qui nous sert d'illustration, un des fils des prophètes se voit subitement stoppé dans son action. Il n'a plus qu'un manche entre les mains, le fer de sa hache venant de disparaître dans les flots du Jourdain. L'incident le met en émoi nous révélant ainsi son problème: la hache n'était pas sa propriété! L'homme travaillait en quelque sorte avec une «puissance» empruntée à autrui. Sans doute connaissait-il mal l'outil et ses défauts. Un bon ouvrier aime travailler avec ses propres outils car il les connaît bien et ils sont adaptés à sa main. Il entretient sa hache, en aiguise le tranchant, s'assure que le fer tient bien... Car la sagesse a l'avantage du succès !

Dans l'église locale aussi, vouloir être un bon ouvrier c'est se refuser à travailler avec une puissance empruntée. On ne triche pas avec Dieu. La première fausse note qui nous soit rapportée par le livre des Actes concernant l'église primitive touche précisément au domaine que nous évoquons (4.36 à 5.11). Barnabas, le fils de consolation, concrétise la plénitude spirituelle qui l'habite par un don généreux déposé aux pieds des apôtres, sans réserve ni arrière pensée. Ananias et Saphira lui emboîtent le pas dans un acte d'offrande apparemment similaire.

Hélas, leur plénitude n'a ni la même origine ni la même nature... Satan a rempli leur coeur (5.3). Ils ont emprunté à Barnabas son geste extérieur tout en étant habités par un autre esprit, de mensonge et d'hypocrisie. L'extrême sévérité de Dieu n'a d'égal que le péril encouru par l'église locale dans laquelle de telles attitudes se font jour. Plus tard, pendant le ministère de Paul à Ephèse, quelques exorcistes juifs connaîtront douloureusement ce qu'il en coûte d'essayer de chasser les esprits mauvais par «le Jésus de Paul». L'imitation pure et simple sans relation personnelle avec le Christ vivant et sans revêtement de la puissance d'En-Haut ne paye pas autrement qu'en accidents et blessures graves dans le combat contre le monde des ténèbres (19.13-20). Le verset 20 précise d'ailleurs que c'est par la force du Seigneur que la parole se répandait efficacement et la même pensée est reprise dans 1 Pi 4.10-11 qui indique que notre service doit s'effectuer par la force que Dieu nous accorde. Déjà dans l'ancienne alliance le jeune David a tenté d'affronter l'ennemi Goliath en revêtant une puissance empruntée au roi Saül. Mais heureusement, la sagesse et l'humilité l'avaient emporté et c'est dans son habit de berger et équipé de sa fronde qu'il avait vaincu l'envoyé du malin (1 Sam 17.38-48). Le bâton emprunté à Elisée par son serviteur Guéhazi n'avait pas suffit pour ramener à la vie le fils de la Sunamite. Le prophète lui-même avait dû livrer un grand combat dans la prière et jeter dans la bataille toutes les ressources dont Dieu l'avait équipé pour voir enfin le miracle s'accomplir (2 Rois 4.25-37).

Le service du croyant, dans l'église locale, doit jaillir d'un canal purifié, parcouru librement par le Saint-Esprit. Vivre continuellement dans la plénitude du Saint-Esprit n'est pas un luxe réservé à une élite mais une nécessité absolue pour tout disciple de Christ (Eph 5.18-21). Servir le Seigneur sans la plénitude et la puissance d'En-Haut revient à essayer d'abattre un arbre avec une hache privée de son fer!

B. Oui à la grâce qui restaure

(versets 6 et 7): Si la hache avait été la propriété du fils des prophètes, l'incident aurait pu avoir lieu quand même ! Un second enseignement s'impose après lecture attentive de ces quelques versets: la plénitude du Saint-Esprit se perd vite! Le service du Seigneur et de nos frères dans la communauté locale est révélateur des tristes réalités de notre coeur tortueux. Il suffit de se mettre à l'ouvrage pour découvrir parfois même avec effarement les limites de notre patience, l'effritement rapide de notre persévérance, les démangeaisons de notre langue acide et acerbe... Le fer glisse vite comme happé et englouti dans les flots tumultueux des péchés de toutes sortes qui attristent le Saint-Esprit. Qu'il nous suffise de relire le contexte d'Eph 4.30 pour aussitôt découvrir les multiples raisons de la perte de la plénitude intérieure: mensonge et manque de droiture, colère injuste et aveugle, vol, paresse, paroles malsaines, amertume... Que d'églises locales déchirées par des querelles sans fin, minées par des conflits de personnalités, dévorées par la jalousie et la rancune insatiables. Avec une émouvante clarté, l'histoire de cette cognée empruntée nous montre la voie de la restauration et du renouvellement de la plénitude et de la puissance pour le service.
a) Reconnaître et confesser ouvertement et précisément la faute commise: Il était emprunté... Il lui montra l'endroit (5b, 6a).
b) Regarder à nouveau la Croix du Calvaire (6b).
Le geste sauveur d'Elisée annonce la Croix, le lieu des miracles les plus incompréhensibles. Confondue avec le jugement terrible qui frappe à mort le Fils de Dieu, la grâce inouïe du Libérateur se déploie dans toute son énergie, changeant les situations les plus impossibles. Elle est plus puissante que toutes les pesanteurs désespérantes qui nous enfoncent, infiniment plus forte que la loi du péché qui voudrait nous faire disparaître à jamais dans les flots d'un enfer insatiable. Regarder à la Croix, c'est réaliser que le sang de Jésus-Christ n'a rien perdu de sa puissance pour purifier parfaitement notre conscience des oeuvres mortes afin que nous servions le Dieu vivant (Héb 9.14).
c) Saisir le pardon de Dieu et la plénitude retrouvée.
(7 il tendit la main et le prit.)
Tendre la main de la foi pour saisir les promesses de pardon et de restauration et les appliquer à notre vie: Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice (1 Jean 1.9).

Conclusion

Au coeur d'une vie d'église en marche se dresse la Croix de Golgotha. Elle est le pivot, l'axe de la grâce autour duquel tournent la santé et l'efficacité de l'église locale dans son témoignage. Elle signifie esprit de sainteté à cause du prix infiniment élevé payé par le Christ lorsqu'il versait son sang pour effacer notre dette. Elle signifie également esprit d'humiliation et de pardon réciproque, marche dans la transparence et la lumière de Dieu, renoncement constant à satisfaire les convoitises de la vieille nature crucifiée avec Christ. Tout cela est rendu possible par le ministère du Saint-Esprit qui demeure dans le coeur de chaque croyant et qui est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4.4). Une église en marche ne perd de vue ni la Croix, ni le tombeau vide. Le Crucifié est aussi le grand vainqueur de la mort, le restaurateur parfait, le réparateur des brèches, celui qui relève, fortifie et donne le vrai repos. Tout ceci me remet en mémoire une anecdote entendue dans un lointain passé. Au fronton d'une chapelle nouvellement inaugurée avait été reproduit le début de 1 Cor 1.23: Nous, nous prêchons Christ crucifié. Au pied du mur, du lierre avait été planté qui peu à peu s'était mis à grimper. Dans ses débuts, l'église était bien vivante et la chapelle se remplissait de plus en plus car Christ crucifié était proclamé avec fidélité et puissance. Avec le temps, le lierre grimpant toujours plus haut couvrit le mot «crucifié», Dans la chapelle hélas Christ n'était plus présenté que comme exemple, grand sage parmi les sages. Les problèmes se multipliaient et l'église stagnait. Bientôt, le lierre couvrit le mot «Christ». Dans l'église, l'Evangile avait fait place nette à l'humanisme, au social, voire même à la politique: les rangs étaient de plus en plus clairsemés. Finalement, le lierre couvrit l'inscription toute entière: l'église était vide!

Au moment de mettre le point final au dernier chapitre de cette longue réflexion sur l'église locale, une question s'impose à mon esprit. Je vous la livre: Qu'en est-il de ma hache aujourd'hui? Puissance empruntée ? Manche sans fer? Tranchant émoussé?

Seigneur, je te montre l'endroit où j'ai perdu la puissance dans le service, le feu du premier amour, la paix d'une conscience purifiée, la plénitude du Saint-Esprit... Je reviens à la Croix! Tu es mon Elisée, mon sauveur parfait, le réparateur dont j'ai infiniment besoin. Tu veux purifier ma coupe par ton sang afin que le Saint-Esprit la remplisse à nouveau et qu'elle déborde, selon tes promesses.

M.D

Nous, nous prêchons Christ crucifié
1 Cor 1.23

Lien : http://www.promesses.org/arts/108p18-21f.html

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AU COMMENCEMENT DIEU (1)

25 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (1)

AU COMMENCEMENT DIEU (1) Genèse 1.1

Introduction :

Lorsque nous portons un regard soutenu sur le déroulement des actes, activités et événements divers dans le monde, la certitude de leur fondement est toujours incertains à cause des effets catastrophiques de leur issu. Une question peut facilement se poser : d’où vient leur source d’inspiration ? Pour quel but et quelle initiative ces choses ont-elles pris corps ? Qui en réalité se cachait derrière ces faits dont le début parfois très flatteur cachait subtilement une hécatombe ? Pourquoi certaines initiatives sont-elle acclamées dès leur naissance, mais décriées dès que leur véritable but montre le contraire de qu’on était en droit d’attendre selon les initiatives du départ.

A ce qui semble incontestable, il n’y a que Dieu seul qui soit et doit rester le commencement de tout ce qui est juste, appréciable et digne d’approbation dans son caractère sain, pur et droit. Il est évidemment clair que Dieu qui est au commencement de tout, n’a pas lui-même de commencement. A coût sûr, il me sera répliqué : Pourquoi dit-on que Dieu est le commencement et la fin ? Je réitérerai simplement par dire que Dieu est le commencement de tout ce qui existe, mais ayant été l’initiateur avant la mise à l’existence de toute chose par une création ex-nihilo. Parce que la création se situe dans le contexte spatio-temporel, Dieu est dans l’éternité passé et avenir par rapport à tout ce qu’il a créé depuis leur commencement jusqu’à leur fin. En effet, avant Dieu, les choses existaient et après ces choses, Dieu est toujours vivant.

De nos jours, on se poserait avec raison certaines : pourquoi ceci, pourquoi cela ? La raison est simple : Dieu n’est plus et n’a pas été le commencement de ce qui a été fait, même si à des moments, l’homme attribue à Dieu, ce à tort, Dieu le chef d’œuvre de ses œuvres mesquines.

Sachons-le, tout ce qui existe devrait l’être par Dieu, pour Dieu et en Dieu. Retenons-le, nous sommes l’ouvrage de Dieu, ayant été préparé pour des bonnes œuvres prédestinées à n’être accomplies que par nous (Ephésiens 2.10). Le savons-nous vraiment et nous arrimons-nous à cela ? De tout temps, Dieu désire être au commencement de toute chose comme il l’a été à la création. Puissions-nous revenir au point de départ et placer Dieu comme l’initiateur, l’ordonnateur de tout pour voir sa gloire manifeste.

Vérifions certains aspects de commencement :

  1. Au commencent Dieu

Il est celui qui pose le tout premier acte de la création, amenant ex-nihilo, toute chose à l’existence. Nous conviendrons que rien ne pouvait être amené à l’existence sans que cela ait au préalable existé dans le spirituel. Nous comprenons que la conception des choses de la création l’avait été dans la pensée de Dieu et au moment convenable, leur création a été manifeste par la vertu de Dieu dans le contexte physique à son unique gloire.

Si Dieu est le fondement de toute chose, tout ce qui est en dehors de ce fondement est sujet à l’instabilité, d’où d’existence précaire.

La magnifique introduction de l'Evangile de Jean est une proclamation d’une personne ou d’une communauté qui confesse sa foi et rend grâces pour le dessein salvifique de Dieu révélé, réalisé et présent en Jésus-Christ, Parole de Dieu. Dans ces propos combien profond, riche de sens et d’une spiritualité très élevée Jean retrace en trois poèmes bien différents, les particularités du sujet principal dont il se considère privilégié d’être le porte-parole :

  1. Il joint l’éternité au temps, le présent au passé
  2. Il expose le dessein éternel et salvifique de Dieu réalisé et présent dans sa Parole (Jean 1.1-5), décrit l’accomplissement de ce dessein dans l’histoire par la venue de la Parole dans le monde (Jean 1.6-13),
  3. Puis Il fait écho à l’acclamation de foi et d’action de grâces de l’Église devant la manifestation de la Parole de Dieu dans la chair (Jean 1.14-18).

S’agissant du commencement, ecabac_evang*MarcQuébec dans son commentaire sur Jean 1.1 dit : dans la première strophe de l’hymne (Jean 1.1-5) considère premièrement le Verbe en lui-même et dans son rapport avec Dieu (Jean 1.1-2), puis dans son rapport avec le monde créé (Jean 1.3), finalement dans son rapport particulier, salvifique, avec les hommes (Jean 1.4-5).

L’expression « Au commencement » dans l’Evangile de Jean rappelle la première phrase de la Bible : « Au commencement Dieu créa… » Mais « Au commencement » n’indique pas ici le point de départ d’un récit de création. L’expression signifie plutôt, dans le présent passage, que de toute éternité la Parole de Dieu était. Le Verbe était Dieu. Parce que Dieu seul est de toute éternité, parce que sa Parole est de toute éternité auprès de lui, la Parole est Dieu au même titre que ce Dieu vers lequel elle est tournée. En effet, sans la Parole, nul n’aurait connu ni Dieu ni contemplé Dieu dans les œuvres de la création !

Dr. André CHOUBEU

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UNE EGLISE EN MARCHE

20 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE

UNE EGLISE EN MARCHE

Une communauté d'actionnaires (2)

Maurice Decker

2.Aspirer aux dons les meilleurs

(1 Cor 12.31: «meilleurs» ; «kreittona» ou «plus grands»; «meizona» suivant la variante retenue). Il s'agit donc de chercher avec ardeur, d'avoir du zèle pour (aspirer à = zèloô), de désirer de tout son coeur.

Cette recherche s'exprimera d'abord au niveau de ma vie de prière personnelle. Dieu attend de moi une prière pure et intelligente caractérisée par une saine ambition: «Accorde-moi Seigneur les dons que tu considères comme les meilleurs pour ton Corps». Comment se caractérisent-ils?
- Ceux qui permettent le mieux d'exprimer son amour envers les autres.
- Ceux donc qui sont les plus utiles aux autres (I Cor 12.7; 14.6).
- Ceux qui édifient les autres membres (I Cor 13.3-5, 12, 17, 26; Eph 4.12).
- Ceux qui mettent en évidence la seigneurie de Christ (1 Cor 12.3) et qui tournent donc les regards vers Lui!
- Ceux qui produisent un climat saint, fait d'unité, d'ordre, de respect réciproque (1 Cor 12.14-26,14.33- 40).
- Ceux qui sont les plus stratégiques dans la hiérarchie établie par Dieu (1 Cor 12.28; Eph 4.11-12), les fonctions fondamentales pour le perfectionnement des saints. Cette aspiration concerne certainement plus particulièrement ceux qui passent par la nouvelle naissance dans leur enfance et leur adolescence ou dans les premiers temps de l'âge adulte et que Dieu pourra former d'une manière toute particulière pour les donner à l'Eglise comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs.

Ne devons-nous pas reconnaître la pauvreté actuelle de l'Eglise et son besoin urgent de missionnaires-pionniers, de sentinelles au coeur brûlant, d'accrocheurs d'hommes, de bergers dévoués capables d'enseigner les Ecritures et de docteurs de la Parole aux coeurs de berger? Ne doit-on pas voir dans ces «dons-hommes» les jointures et les articulations dont Paul parle dans Eph 4.16 et Co12.19 et qui permettent au Corps tout entier d'être bien ordonné, cohérent, croissant harmonieusement à la gloire de Dieu?

3. Se soumettre à la souveraineté de l'Esprit

(1 Cor 12.11, 18, 24, 28). J'aspire avec un coeur droit et des motifs purs... mais c'est Dieu qui décide en dernier ressort... Heureusement !! Nous nous évitons ainsi la tension de recherche effrénée et malsaine qui engendre tant de dangereuses contre-façons. Dieu s'attend à ce que nous lui fassions confiance dans une recherche paisible, centrée sur la grâce. Dans la parabole des talents (Mat 25.14-30), celui qui n'avait reçu qu'un talent était déjà très riche puisqu'il disposait de six mille deniers, soit le salaire d'un ouvrier pour... six mille jours de travail (près de seize ans et demi de travail sans un jour de congé!).
Dans sa souveraineté, notre Dieu est très généreux. Sa grâce est débordante! Il ne veut voir ses enfants ni frustrés («j'ai si peu» ) ni gonflés d'orgueil ( «regardez-moi» ).

4. Se mettre au travail en commençant par les tâches les plus ordinaires

Lorsque la cathédrale de Milan fut achevée, lors de sa dédicace, on entendit une petite fille s'écrier dans la foule: «J'ai aidé à construire ça!»
«Quoi !» s'écria alors un des gardes revêtu d'un uniforme magnifique, «montre-moi ce que tu as fait!» L'enfant répondit: «J'ai apporté chaque jour le repas de papa quand il travaillait là-bas».

Dès ma nouvelle naissance, une multitude de possibilités de services s'offrent à moi dans le cadre de la communauté locale: nettoyage et entretien des locaux, décoration, préparation du journal de l'église, pliage des traités, gestion de la bibliothèque, cassettothèque, chasse aux échantillons médicaux et confection de colis missionnaires, affichage, aide musicale, diverses formes d'évangélisation en équipe avec un aîné (de même que les visites aux malades, personnes âgées, etc. stand biblique, club d'enfants... où je vais pouvoir apprendre aux côtés d'un aîné doué par Dieu et expérimenté).

Dans les champs de Bethléhem, Ruth a commencé sa nouvelle vie en glanant, s'attachant à suivre docilement les conseils de son aînée Naomi, laquelle était soucieuse de son bonheur.

Il ne faut pas opposer systématiquement talents naturels et dons spirituels. A.Kuen le souligne très justement: «Les listes ne contiennent aucune indication d'une discrimination entre dons naturels et surnaturels, ordinaires et extraordinaires ou miraculeux: dans l'exercice de chaque don, la nature et la grâce collaborent ou, si l'on préfère, le don d'ordre créationnel se fond avec le don d'ordre spirituel, le critère n'étant pas son origine naturelle ou surnaturelle, mais on emploie «pour l'utilité». (Dons pour le service, Série Ekklésia, Cahiers Emmaüs, page 38). Les charismes portent la marque divine par la manière dont ils sont exercés. Un travail de brisement et de purification, de sanctification par l'Esprit est nécessaire pour qu'ils servent à la gloire de Dieu, lequel peut dans Sa souveraineté, ajouter des cadeaux miraculeux sans liens évidents avec notre passé. Une chose est certaine: la découverte et le développement de nos dons nécessitent avant tout une humble disponibilité; je n'attendrai pas les sollicitations suppliantes des anciens de ma communauté pour m'offrir à servir mes frères dans un bon esprit.

5. Exercer ses dons avec application et selon le Seigneur

(Rom 12.3-8; 1 Pi 4.10-11).

On ne travaille pas dans l'église locale comme dans bon nombre d'entreprises de ce monde: rivalités, ambitions malsaines, recherche de la meilleure place au détriment des autres qu'on écrase sans pitié pour mieux avancer, surestimation de soi, jalousie, revendications permanentes jalonnées de grèves, etc. y sont monnaie courante !

Humilité (Rom 12.3, 6a; 1 Cor 12.21; Eph 4.2).

Quelques mots-clés suffiront à montrer dans quel esprit et de quelle manière nous sommes appelés à exercer nos dons.
- Je me souviens constamment que ce sont des cadeaux de Dieu ( 1 Cor 4.7).
- J'accepte les limites qui me tracent les dons reçus de Dieu (voir Rom 12.3 dans Parole Vivante, A. Kuen).
- Personne n'est complet en soi: j'ai donc besoin de mes frères tout comme ils ont besoin de moi. Nos dons sont complémentaires. Chacun doit être à sa place... et comme le disait un prédicateur africain: «Il faut des pelles à côté des Paul» ! (1 Cor 12.14-26).
- Je travaille par la force que Dieu m'accorde et non dans l'énergie de la chair, dans la dépendance du Saint-Esprit et non en comptant sur mes capacités propres (1 Pi 4.11).
- Je suis au service des autres et non de ma propre gloire: je ne pratique pas les dons pour fixer sur ma personne les feux de la rampe (1 Pi 4.10).

Fidélité-application (Rom 12.6-8; 1 Tim 4.13-16; 1 Pi 4.10-11).
- Je me refuse au travail bâclé voulant être un bon intendant des charismes reçus. Bientôt, il me faudra rendre compte de ma gestion: suis-je appelé bon et fidèle serviteur? (Mat 25.21,23; Luc 12.42-48).
- Je veille à me maintenir en forme dans la pratique des dons: on peut laisser ses dons s'éteindre progressivement en négligeant l'exercice régulier(1 Tim 4.14 et 2Tim 1.6) qui nous enseignent par ailleurs que Timothée avait reçu un don par prophétie au moment où il était mis à part pour le service avec imposition des mains des anciens.

6. Aider les autres à découvrir et à exercer leurs dons

- En priant les uns pour les autres.
- En encourageant nos frères et en les conseillant lorsque nous commençons à discerner leurs dons.
- Les anciens accepteront de courir des risques (comme Dieu en prend avec nous!) avec sagesse, utilisant ici le frein, là l'accélérateur, confiant avec mesure, des responsabilités, passant beaucoup de temps avec chaque jeune disciple pour le piloter, le conseiller et prier avec lui.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p21-24f.html

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LE DROIT DU LEVIRAT

17 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE DROIT DU LEVIRAT

LE DROIT DU LEVIRAT

(Le droit du Rachat)

Définition :

Action de racheter, de libérer en payant une rançon.

Libération par le paiement d’une rançon, délivrance de celui qui est en esclavage ou en prison pour dette

L’ancien Testament souligne constamment la pensée qu’Israël appartient à l’Eternel, ayant été racheté de l’esclavage de l’Egypte.

Le droit de rachat dans les principes bibliques s’appliquait dans plusieurs domaines :

LE DROIT DU LEVIRAT

. Premiers-nés (Ex 13.11-13 ; Nbre3.12)

. Des terres (héritage) Lév. 25 ; Néh. 5.8)

1. RACHAT DES PREMIES-ES

Les premiers-nés : ont été délivré par le sang de l’Agneau pascal, et ils devront être rachetés à leur tour par une somme payée au sanctuaire (Ex 13.11-15). Le peuple tout entier libéré de la maison de servitude, appartient désormais au Seigneur (Ex 19.4-6 ; 202 ; Lév. 25.38). Chaque Israélite devra verser un demi-sicle pour le rachat de sa personne (Ex 30.12-13 ; Mt 17.24). Le rachat des premiers-nés ou le versement d’un demi-siècle était pour Israël, le rappel de sa propre Rédemption, par un regard de foi tourné vers le sacrifice du calvaire où Jésus Christ, véritable type du lévirat opéra la Rédemption une fois pour toute.

2. LE RACHAT DE HÉRITAGE :

Lorsqu’un homme du peuple tombait dans la pauvreté, et vendait sa propriété, son plus proche parent avait le droit de rachat. Celui-ci pouvait intervenir et libérer ce qui avait été vendu (Lev. 25.25). Le même droit pouvait jouer en faveur d’une personne qui s’était vendu au service d’un homme plus riche (Lev.25.47-49). Ruth, la Moabite et sa terre furent ainsi rachetées en un même jour par Boas (Ruth 4.1-10)

Dans la loi du lévirat, le rédempteur qui rachète devrait être un proche parent, et avait une profonde responsabilité dans la circonstance :

. La Rédemption par le proche parent concernait à la fois les personnes et les héritages (Lév. 25.25, 48 ; Gal 4.5 ; Eph.1.7,11,14)

. Le rédempteur devait être un proche parent Lev. 25.48-49 ; Ruth 3.12-13 ; Gal 4.5 ; Héb 2.14-15)

. Le rédempteur devait avoir la capacité d’acheter (Ruth 4.4-6 ; J 50.34 ; Jean 10.11,18)

. La rédemption était rendue effective lorsque le goël s’acquittait de la totalité de la somme due pour le rachat (Lév. 25.27 ; Gal 3.13 ; & Pierre 1.18-19)

L'ÉTERNEL EST LE PROPRIETAIRE DE TOUT HERITAGE

Dieu est le propriétaire par excellence de tout domaine céleste, terrestre et des profondeurs des abîmes (Deut. 10.14 ; Psaumes 24.1 ; 1Cor 10.27). « Car le pays est à moi, car vous êtes chez moi comme étrangers et comme habitants » (Lév. 25.23)

JUGEMENT ET CONDAMNATION DIVINE SUR L’HERITAGE

Dieu est saint et tout ce qui est à lui doit être saint. Le péché ôte l’état de sainteté à une personne, un objet ou un héritage.

Par le péché d’Adam, la terre souillée tomba sous le coup de la malédiction (Gen 3.17-18). Par le meurtre d’Abel, Caïn a souillé la terre qui fut maudite en même temps que lui-même, le meurtrier (Gen. 4.10-12).

le péché a une forte influence négative sur les hommes, sur un pays ou sur un héritage (Lév. 25.20 ; Psaumes 107.33-34 ; Jér.2.19 ; Deut 29.22-25 ; Lév.18.25 : le pays vomira ses habitants à cause du péché.

Racheté de la mort et de la malédiction par la Rédemption de la croix, le chrétien est héritier des bénédictions éternelles en Christ. Mais Jérémie 18.7-8 dit : « soudain je parle, sur une nation, sur un royaume d ‘arracher, d’abattre et de détruire ; mais si cette nation sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, je me repens du mal que j’avais pensé lui faire ».

Plusieurs maisons, propriété ou héritages qui nous ont été légué par nos ancêtres, les premiers occupants, ont été le théâtre de pratiques occultes diversifiée L’histoire des deux autels bâtis par Gédéon nous donne une illustration qui nous conduira à mieux saisir la portée de l’importance du droit du rachat. En effet, après sa rencontre avec le message qu’il connut plus tard être l’ange de Dieu, Gédéon s’empressa de bâtir là, un autel en faveur de l’Eternel. Cet autel ne plut point à Dieu. Dans la nuit, Dieu lui demanda de renverser l’autel qu’avait fait son père à Baal avant de lui bâtir un autel (Juges 6.21-27). Dans les maisons que nous habitons, sur les terrains que nous occupons, des autels invisibles avaient été bâtis en l’honneur

de Satan, des sacrifices divers y ont été fait.

Lorsqu’un enfant de Dieu qui garde la communion avec Dieu, loge pour la première nuit dans une maison, un village, une ville ou dans pays, il ressent les premières attaques. S’il reste sans passer le lieu à la délivrance en liant l’homme fort du lieu et dévouant par interdit toutes pratiques qui y ont été faites, il sera progressivement affaiblit jusqu’à être dépouillé complètement de la puissance de Dieu à cause de l’intensité des combats spirituels, réclamations et poursuites fréquentes. Il convient donc de passer ces lieux à la délivrance.

DELIVRANCE :

Lév. 25.24 : « dans tout le pays dont vous aurez la possession, vous aurez le droit de rachat pour les terres ».

Comme nous le constaterons, une telle délivrance n’est pas légère à cause du sérieux à porter

dans sa méthode.

Pour la personne qui procède à la délivrance du lieu, voici l’approche à adopter :

SE DEBARRASE DE L’IDOLATRIE : L’idolâtrie inclut tout ce que l’on peut avoir sur le trône de son cœur, au- dessous, à côté ou près de Dieu, que ce soit une personne, un système ou une philosophie.

RUPTURE AVEC L’HEREDITE : L’homme traîne avec lui, des traits de caractères familiaux. Certains de ces traits sont actifs et d’autres passifs. Ces traits comprennent.

- L a paresse, l’indiscipline, l’agitation, la gloutonnerie, la colère,

Le désordre, la calvitie, les cheveux blancs précocement l’hématie falciforme etc.… reçu

des parents indépendamment de nous.

Le croyant doit mettre fin à ces traits hérité des parents, de l’environnement ou on a été élevé (1 Pierre 1.16-18 ; Ex 20.5).

Ensuite, il doit réclamer la puissance du Seigneur et en être délivré.

REJET DE L’INFLUENCE DES PUISSANCES DE SATAN :

Le croyant peut avoir été élevé dans une atmosphère ou le diable était adoré d’une façon ou d’une autre. Un proche peut avoir servi Satan et y engager passivement le croyant. Il peut avoir été dédié au diable, les siens peuvent avoir consulté Satan pour lui. Alors, il n’est pas libre (dans le contexte Camerounais : Nouveau-né chez les Sawa, les Kribien, Ngumba), le blindage familial, l’alliance par personne interposée.

DELIVRANCE PERSONNELLE DE CELUI QUI DELIVRE

. Confesser à haute voix et d’une façon nominative, les péchés conscients responsables (enseignement sur la confession authentique).

. Reconnaître les péchés dont on n’est pas responsable et en dégager la responsabilité.

. Invoquer le nom du Seigneur Jésus, briser tous les noms et liens forts et faibles qui te lient

au passé (famille, amis travail, loge, etc.…) pour autant que les engagements avec le diable, en soient concernés.

. Réclamer sa position hors des liens du passé (famille, amis etc.…), et s’intégrer dans la

famille de Dieu.

. Dire au diable de cesser à jamais dès ce moment sa puissance et ses activités sur toi.

. Dire par cet acte, à travers lequel tu brises les engagements du passé et par lequel tu te

couvres sous le Sang de Jésus, tu n’as plus de part dans les activités que pourrait faire

quiconque en ton nom dès maintenant et à jamais.

Par cet acte de rupture du passé, tu te tiens totalement libre devant le Seigneur

METHODE DE COMBAT POUR LE RACHAT D’UN HERITAGE

1. Confesser les péchés :- Les crimes, les meurtres, les péchés sexuels, la vengeance, le trafic

d’influence, le faux et usage de faux, le faux dans les affaires, les violences maritales, l’ivrognerie, les fausses alliances, l’occultisme etc. qui ont pu être commis sur ce lieu (Jérémie 5.18-19 ; Lévitique 26.40-42 ; Osée 4.11-13 ; 5.4 ; Nahum 3.1-5)

2. Renverser les Eventuels autels ; Dans les locaux ou terrains, on a dû verser le sang, fait des sacrifices humains ou autres. Dans le cas d’occultisme, des autels invisibles, des pentagrammes, des sanctuaires ou des signes cabalistiques ont été dressés. Il convient de les renverser et les détruire par la foi au nom de Jésus Christ.

3. Rebâtir par la foi un autel saint a Dieu : Elie le prophète après avoir laissé le temps aux prophètes de Baal qui n’ont pu invoquer le feu du ciel pour consumer leur sacrifice, bâtir un autel selon la vision de Dieu, en posant le fondement par les douze pierres représentant toutes les douze tribus d’Israël et la justice divine à leur égard avant d’offrir le sacrifice

4. Prière de combat :

. Lire d’abord 2 Cor 10.3-6 ; Michée 5.10-13 ; Esaïe 47.1-3 qui prononcent le jugement de Dieu

. Prophétisé sur toute la terre ou toute la maison afin que la malédiction quitte la terre et qu’elle reçoive la bénédiction divine. (Ez 37.4-8,12)

. Prophétiser sur toute la communauté (Jér 1.9-10).

. Consacrer chaque membre de la communauté à Dieu (2Chron 29.1-3)

. Prophétiser sur chaque membre de la Communauté appelant le Saint-Esprit à souffler son vent des quatre coins de l’horizon sur chacun d’eux, les remplissant et faisant de chacun d’eux, un instrument puissant, un peuple guerrier de l’Eternel dont un seul poursuit mille ennemis (Ez. 37.9-10).

Véhicule : Un véhicule de seconde main, peut avoir été volé et vous l’avez acheté. Le propriétaire légitime entre temps fait des incantations, lace des malédictions (Habacuc 2.11-12) et sorts. Les sièges du véhicule peuvent avoir servi de cadre à la prostitution, aux incantations, de sanctuaire diabolique, de pratique des actes satanistes, de crime divers ou pouvaient avoir été à usage du gangstérisme et terrorisme.

Vêtements de seconde main : Ils peuvent avoir servi de tenues magiques pour les séances occultes ou avoir été porté par des criminels, des satanistes et autres.

La peinture sur lesdits véhicules ou le lessivage desdits vêtements n’enlèvera pas les esprits qui y sont associés par les liens des actes commis. Y exercer le droit de rachat (lévirat) par la même méthode devient indispensable avant tout usage personnel.

Maisons : En occupant une maison comme nouveau locataire ou propriétaire prendre les dispositions suivantes : - Lire Lév 14.33-57 ; Habacuc 2.10-11 – Confesser les péchés des premiers occupants du terrain, et de la maison avant vous et même des éventuels constructeurs – Libérer le terrain et la maison en détruisant les éventuels autels invisibles, y appliquer l’huile d’onction et y bâtir enfin un autel à l’Eternel

Dr. André CHOUBEU

Tél. 7775 7160 / 9958 6505

BP 9042 DOUALA (Cameroun)

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Le fardeau de la dépression (3 suite et fin)

17 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le fardeau de la dépression (3 suite et fin)

Le fardeau de la dépression
(3 suite et fin)

Dr. Peter Masters

Dans les 2 derniers numéros de Promesses, le pasteur Peter Masters a défini les différentes formes que peut prendre la dépression, décrit quelques facteurs qui la déclenchent, et indiqué des stratégies de redressement.

En introduction de cet article, on formulera quelques conseils importants dans la pratique de la relation d'aide avec un dépressif. Premièrement, il ne paraît pas souhaitable, ni utile, que les croyants touchés par ce mal soient aidés et suivis par la moitié de l'assemblée, car la dépression tombée «dans le domaine public» conduit à coup sûr à une recherche ou une soif exagérée de marques de sympathie, jusqu'à en rendre le malade dépendant. Ensuite il faut insister sur le rôle vital du sommeil, même si la plupart des dépressifs n'en sentent pas la valeur. Nous devons affirmer que le sommeil est une compensation normale lors d'un tel épuisement physique, psychique et moral. En dernier lieu, on évitera tant que possible d'aborder des thèmes conflictuels à une heure avancée de la nuit, de peur que l'angoisse s'installe jusqu'au petit matin.

Voici les prises de conscience et les attitudes correctives qui devraient ponctuer le retour d'un dépressif à la vie normale:

1) Admettre le côté irrationnel de la maladie

Les personnes qui traversent la vallée de la dépression devraient être conduites, peu à peu, à admettre qu'elles ont une forme de pensée moins rationnelle que d'habitude, puisque par définition cet état est caractérisé par les jugements négatifs et les conclusions pessimistes. David en donne la description en l Sam 27.1 : Je périrai un jour par la main de Saül; il n'y a rien de mieux pour moi que de me réfugier au pays des Philistins. Dans son découragement et son anxiété, David développe une vision déformée de la situation. Toute l'évidence de la puissance protectrice de Dieu sur lui s'évanouit de par la surestimation des dangers environnants. Pour la seconde fois il paraît incapable de se souvenir de l'onction et des affirmations de Dieu en relation avec la royauté à laquelle il est destiné. Sa souffrance intérieure affaiblit sa foi au point de le faire succomber à une folle attitude de fuite et d'abandon. La dépression doit être reconnue comme une atteinte de l'être intérieur tendant à déformer les choses et à ébranler les certitudes, oscillant du simple doute à l'incrédulité ouverte. Par conséquent, il est vital de rééquilibrer le fonctionnement et la faculté de penser de celui que nous voulons aider!

2) Refuser les coups de tête

Aussi longtemps qu'une personne n'est pas complètement hors d'affaire, il faudrait l'empêcher de prendre des grandes décisions. Je connais une quantité de gens qui ont commis des actes plus qu'absurdes en pleine phase d'irréalité, tels que quitter leur emploi, déménager ou briser une amitié; ils en arrivent à développer des situations préjudiciables pour tout le monde; j'ai vu des pasteurs s'écarter de l'église et des anciens, des missionnaires se désintéresser de leur service. A chaque fois, ils sont convaincus que leur situation est insoutenable, leur travail une faillite, leurs collègues antipathiques et que toute espérance de bénédiction est vaine. S'il faut dissuader un dépressif de défaire et briser son oeuvre par un coup de tête, il faut en revanche lui souligner l'obéissance à la volonté de Dieu et chercher à la découvrir avec un esprit sain (cf 2 Tim 1.7 v.a.), en le persuadant que les décisions prises sous le coup du découragement sont émotionnelles et déséquilibrées. Pour arriver à ce résultat, je pense qu'il faut protéger la personne des autres croyants, bien intentionnés, mais formant un cercle de pseudo-psychiatres peu qualifiés !

3) Discerner l'activité du diable

Au cours de l'approche pastorale de celui qui souffre d'abattement, on peut lui expliquer la signification du combat spirituel décrit en Ephésiens 6, même s'il connaît ce thème. Il n'est pas inutile de rappeler que le diable est cruel au point d'attaquer durement celui qui est par terre. Il faut dire aussi que les pensées les plus cyniques, incrédules, accusatrices et pessimistes sont suscitées par Satan. S'il ne peut pas ôter le salut d'un enfant de Dieu, il peut, pour un temps, lui enlever toute joie et toute paix dans la foi et le pousser dans les extrêmes limites de l'angoisse.

4) S'appuyer sur la Parole

Une des caractéristiques de la dépression réside dans le fait que la rébellion et la tromperie propres au coeur humain accablent le malade au point qu'il se croit continuellement sous la condamnation de Dieu. Il incombe au pasteur d'être très clair et de revenir fermement sur l'enseignement biblique des deux natures du croyant sans esquiver le conflit entre la nouvelle nature donnée par Dieu et la vieille nature charnelle déchue. Malgré la turpitude de la vieille nature, il faut reconnaître les marques de la nouvelle, car c'est une réalité infiniment précieuse. Lorsqu'on perd de vue cette doctrine, on se met immédiatement au service de la vieille nature. La nouvelle nature doit être considérée comme le «vrai moi», et la vieille comme un «squatter» blessant qui sera finalement expulsé au seuil de l'éternité. Romains 7, après un dur constat, enseigne une totale délivrance grâce à la force de Jésus-Christ.

5) Exercer sa foi

L'exercice de la foi paraît souvent hors de question pour un dépressif. Il n'éprouve aucune assurance et ne tente rien pour s'approcher de Dieu. Il fait penser à un naufragé qui s'agrippe désespérément à une pièce de bois, sans rien voir d'autre à l'horizon qu'une tempête et des requins! Dans le texte du Psaume 42.6 et 50.15 on lit que l'abattement et la détresse ne suppriment pas la foi; au contraire, l'espérance, la louange et la délivrance prennent la place de la tristesse. Le texte d'Esaïe 50.10, bien connu pour les temps d'obscurité, nous donne l'assurance que l'expression de la foi ne dépend pas de ce que l'on sent: Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, qu'il se confie dans le nom de l'Eternel, et qu'il s'appuie sur son Dieu. Il faut oser déclarer qu'il y a des périodes dans la vie, et la dépression en est une, où la faculté de sentir et la force de l'assurance ne sont pas nécessaires à l'exercice de la foi. Assommé par une espèce de torpeur, l'enfant de Dieu connaît l'impasse, mais il lui est demandé de s'appuyer sur son Dieu, de considérer la prière comme un devoir plus qu'un besoin en l'absence de sentiments. C'est la forme la plus élevée de l'adoration, elle est précieuse pour Dieu. Cela s'appelle la foi nue, c'est un noble cri, une loyale adoration que nous trouvons dans le Psaume 130. 1, 5, 6:Du fond de l'abîme je t'invoque, ô Eternel!... J'espère en l'Eternel, mon âme espère, et j'attends sa promesse. Mon âme compte sur le Seigneur, plus que les gardes sur le matin, que les gardes sur le matin.

C'est au plus bas de sa forme que Job prouve son attachement à Dieu; dépourvu de joie et de réconfort, terrassé par les épreuves, il donne toute la gloire à Dieu. Il faut rappeler à celui qui est touché par la grande lassitude que provoque la dépression, que son bien-être spirituel repose entièrement sur l'oeuvre de Christ et non sur ses performances, et lui dire que la période qu'il traverse en ce moment lui permet de fixer son esprit sur les mérites et la justice de Christ, sur son oeuvre parfaite et achevée. Si nos élans de foi ont de la valeur devant Dieu lorsque nous nous sentons heureux et bénis, quel prix ont-ils lorsque nous sommes perdus dans les brumes de la dépression! C'est pourquoi l'impératif de se confier dans le nom de l'Eternel et de s'appuyer sur Dieu (cf Esaïe 50.10) sauvera les dépressifs du pire symptôme de cet état, à savoir l'amour de soi.

6) Persévérer dans la prière

La prière est un exercice pénible quand il y a désintérêt spirituel et difficulté à se sortir de ses propres misères. Lorsque le dépressif prie, c'est un appel au secours continuel; l'engorgement de ses pensées fait penser à un automobiliste qui tente de se maintenir à une distance de 4 ou 5 voitures en pleine circulation alors que l'espace se comble au fur et à mesure. La source intarissable des perceptions négatives se combat Bible en main pour amener à considérer les promesses de Dieu. La lecture de la Parole de Dieu permet de redécouvrir les justes proportions des choses.

De plus, elle pousse à la consécration, à la louange et à la repentance. Il faut limiter la lecture à 10 ou 15 versets dans certains cas, jusqu'à ce que l'influence de l'Ecriture sainte pénètre, noyaute l'obsession personnelle et subordonne l'âme abattue. La persévérance dans la prière est une tâche que le dépressif doit accomplir, non seulement pour sortir de son tunnel, mais pour honorer Dieu. Nous avons le devoir, comme pasteurs, de rappeler le texte d'Ephésiens 6.18... toutes sortes de prières.Le découragement et la blessure intérieure ne dispensent pas des devoirs fondamentaux du chrétien. En dépit du mal-être qui enlise dans l'égoïsme et l'indifférence aux autres, il faut batailler sans faiblir pour amener un croyant démoralisé à sonder l'Ecriture Sainte, à louer Dieu, à le remercier pour son salut, pour la vie nouvelle en Jésus-Christ, l'inviter à persévérer dans la prière et croire, malgré la tristesse de ses sentiments, que Dieu est fidèle, qu'il donne la glorieuse promesse de bonheur éternel, qui surpasse de loin les afflictions présentes.

Dans cet article, je me suis efforcé de fournir une panoplie biblique concrète pour lutter contre la dépression, mais je ne cache pas que souvent tout est par terre le lendemain d'un entretien pastoral et qu'il faut alors recommencer à zéro, rappeler sans cesse que la prière est un ministère que Dieu attend des croyants en dépit de la sensibilité spirituelle engourdie. L'esprit peut être fatigué, diminué, tourmenté et accablé, mais un véritable enfant de Dieu demeure un sacrificateur pour son Père (cf Apocalypse 1.6).

P.M.

Lien : http://www.promesses.org/arts/108p3-6f.html

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Le fardeau de la dépression (2)

15 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Le fardeau de la dépression (2)

Le fardeau de la dépression (2)

Dr. Peter Masters

Dans la 1ère partie de cet article parue dans le numéro 106 de Promesses, Peter Masters, pasteur à Londres, a défini les différentes formes que peut prendre la dépression. Il nous montre maintenant comment dépister la maladie et l'affronter.

Déceler la dépression

La première étape, c'est d'apprendre aux gens à démasquer leur dépression. Les chrétiens touchés doivent absolument la découvrir eux-mêmes, en prendre conscience et c'est parfois au pasteur qu'il incombe de signaler cet état. Il ne s'agit pas, bien évidemment, d'encourager une préoccupation excessive au sujet de la santé, mais de détecter l'inconfort, le mal-être, afin de mieux le soigner. C'est en reconnaissant nos points faibles que nous pouvons le mieux résister, prendre les mesures nécessaires pour maîtriser l'autodépréciation.

Il faut bien sûr de très bonnes raisons pour oser suggérer à quelqu'un qu'il pourrait être atteint de dépression. On évitera en particulier de le confondre avec une personne mal en point à cause de son indiscipline. Le spécialiste en relation d'aide doit en effet distinguer entre un état dépressionnaire et un problème non réglé dû au péché. Nous rappelons ici que des croyants peuvent se sentir très abattus par une vie non sanctifiée et par la désapprobation de leurs amis quant à ce relâchement. Mais il y a des moments où les croyants sont envahis par une étrange angoisse et ils ont besoin de comprendre ce qui leur arrive. ils doivent savoir que ce n'est pas un problème spirituel qui les trouble, mais une faiblesse constitutionnelle. S'ils estiment que la question est spirituelle, ils en déduisent à tort que Dieu les punit pour quelque péché et ils en viennent à mettre leur conversion en doute.

La dépression conduit parfois dans une direction tout à fait inverse: le blâme sur soi est alors remplacé par une haine farouche envers les circonstances et les événements, ou bien par un agacement permanent contre les autres et l'Eglise au point de créer la discorde. Tout y passe: la famille, les chrétiens et même le Seigneur. On ne peut pas tellement aider dans ce type de dépression, sinon en signalant à la personne concernée qu'il s'agit d'une crise intérieure irrationnelle et destructrice où seul le secours des Ecritures saintes est efficace et permet de maîtriser la situation.

Expliquer la dépression

La seconde question à élucider, c'est de comprendre la nature de la dépression, car le fait même de savoir qu'on souffre d'une prédisposition naturelle à ce fléau provoque une réaction néfaste. On peut s'imaginer toutes sortes de choses, en passant d'une profonde angoisse à la peur de devenir à moitié fou. Il est clair que nous ne pouvons pas tout expliquer et que bien des phénomènes nous échappent, comme ils échappent au corps médical... mais il nous faut admettre que la dépression est une affliction que le Seigneur permet, dans sa sagesse, dans la vie de plusieurs de ses enfants. Il connaît tout à notre sujet; bien que tout-puissant et plein d'amour, il ne nous évite pas toutes les épreuves. En outre, la dépression est souvent la contrepartie de certains dons ou d'une sensibilité affûtée. Une bonne proportion de gens doués d'aptitudes exceptionnelles pour la poésie ou la musique, les arts en général, manifestent cette tendance. Il semble qu'une sorte d'étiquette négative soit attachée aux traits les plus positifs de nos dons personnels.

Les gens énergiques et entreprenants paient souvent le prix de cet avantage par une frustration continuelle au vu de leurs performances, alors que les gens studieux, prudents et rangés souffrent d'un manque d'en-train tel qu'ils sont obligés de pédaler deux fois plus vite que les autres pour arriver à faire face aux exigences de la vie! Ces considérations sont des généralités mais elles illustrent le fait qu'à chaque mouvement de force correspond un mouvement de faiblesse et le penchant à l'humeur chagrine, dans beaucoup de cas, est la contre-partie de quelque don. C'est presque comme si nos compétences les plus remarquables étaient trop fragiles pour ce monde de péché.

La disposition à la souffrance morale ne doit par conséquent pas être regardée uniquement comme un handicap et encore moins comme le symptôme d'une infirmité mentale. Il est essentiel d'expliquer tout cela aux personnes atteintes et de leur souligner avec compassion et franchise que leurs souffrances intérieures ne vont pas disparaître d'un jour à l'autre, et que leur prédisposition les accompagnera longtemps encore. La dépression doit suivre son cours. S'il est possible de calmer la crise de découragement par quelque diversion afin d'atténuer le paroxysme, rien ou presque ne peut anesthésier la détresse fondamentale de la dépression. Les remèdes soulagent la souffrance un moment, mais les inconvénients sont bien trop nombreux pour en justifier l'emploi continu, j'en parlerai plus tard.

Les gens qui souffrent d'une plaie morale profonde ne doivent pas s'attendre à un grand soulagement à la suite d'une entrevue avec le pasteur ou le confident. Ces derniers doivent disposer de temps pour chercher à comprendre leur langueur, à la contenir de sorte qu'elle ne dégénère pas, à en limiter la durée, et si possible, à en arriver à bout, de sorte que les composantes les plus nocives et les plus destructrices soient neutralisées. Ainsi nous pouvons communiquer l'espérance et la confiance, chez les plus jeunes surtout, en leur faisant comprendre que leur vulnérabilité va disparaître au bout de quelques années. Si bien des adolescents ont connu ces crises de désarroi entre 15 et 25 ans, ils les ont vues s'espacer puis complètement cesser. Il est très encourageant de savoir que ceux qui ont connu les pires tempêtes naviguent en eaux calmes aujourd'hui. Mais je ne cache pas que plusieurs auront à combattre avec opiniâtreté tout retour de manivelle jusqu'à ce que les passages scabreux s'éloignent. Il y aurait beaucoup à dire sur le contrôle des pensées qui nous rongent. Plus nous localisons le point faible, plus nous sommes en mesure de combler le vide intérieur et de combattre la torpeur.

Relativiser la dépression

Il est utile de signaler aux dépressifs que leur condition n'a rien d'exceptionnel et que leur maladie atteint des chrétiens consacrés aussi bien que des personnes notoires de ce monde. Un grand nombre de serviteurs de Dieu ont connu ce déferlement de souffrances et parmi eux on trouve des hommes éminents comme Luther, Calvin, Richard Baxter, Whitefield et Spurgeon pour ne nommer que ceux-là. Plusieurs compositeurs de cantiques ont aussi leur place parmi les mélancoliques, dont deux hommes sévèrement touchés, William Cowper et James Montgomery. De nombreux poètes chrétiens ont présenté cette même tendance à la tristesse.

Par contre, et c'est très encourageant de le savoir, les Réformateurs et les instruments du réveil qui ont souffert de dépression étaient parfaitement conscients de la puissance de Dieu en dépit de leurs afflictions émotionnelles. Il y a donc moyen de contenir et maîtriser la dépression et d'affirmer que rien n'empêche Dieu de bénir et de faire éclater sa gloire au moment voulu.

C.H. Spurgeon a laissé plusieurs descriptions de moments d'anxiété et d'émotion soudains et violents qui le paralysaient, particulièrement à l'âge de 45 ans. Il eut fréquemment à combattre des crises de découragement, spécialement le dimanche soir. Alors sa femme, Mrs Susannah Spurgeon, lui lisait des poésies, ou quelques pages du livre de Bayter «Le pasteur réformé»; elle percevait la peine de son mari, le fortifiait, l'encourageait et compatissait jusqu'à ce que la paix soit revenue. Quelquefois le grand prédicateur était en proie à un accablement tel qu'il se rendait dans un chalet loué dans les «South Downs» avec son ami et confident William Upton afin de surmonter les pires moments. Pouvons-nous en déduire que l'Esprit de Dieu abandonnait Spurgeon et le privait de capacité spirituelle? Bien sûr que non, car les eaux profondes de la mélancolie n'indiquent pas nécessairement une vie de péché ou un abandon du Seigneur. Les dépressifs sont souvent rassurés lorsqu'ils découvrent que l'abattement a été le lot de plusieurs hommes de Dieu.

Passer à travers la dépression

Dans notre lutte contre la dépression, nous établissons une ligne de conduite au sujet des médicaments que les croyants souffrants vont devoir absorber. Nous les encourageons à venir à bout de leur crise sans le recours systématique à la chimie. Bien entendu, je ne suis pas contre les médicaments lorsqu'il s'agit de cas graves, de souffrances intolérables, de pensées suicidaires ou de chute dans l'irrationnel, mais la grande majorité des déprimés ne vont pas jusque-là et peuvent affronter cette étape difficile sans le support des remèdes. En vérité, il est largement reconnu parmi les pasteurs, et les médecins aussi, que l'usage abusif et précoce des antidépresseurs place les patients sur la pente glissante de la dépendance quasi permanente des drogues. Les médicaments détruisent et affaiblissent inévitablement la capacité individuelle à composer avec la dépression. Dans la plupart des cas, l'esprit et l'émotions ressemblent à un membre sévèrement endolori , rudement meurtri,mais pas complètement brisé, et la médication joue le rôle de plâtre sur ce membre au point de l'insensibiliser; lorsqu'il émerge quelques semaines plus tard, ses muscles sont affaiblis, diminués et plus incapables que jamais de résister, de gagner la bataille. La «béquille» antidépressive utilisée trop vite provoque des résultats spectaculaires au début, c'est vrai, mais le prix en est trop élevé. Non seulement les drogues amoindrissent la capacité de lutte, mais elles changent et dégradent tragiquement la personnalité. Une personne aux idées précises devient vague et terne, une autre intelligente et énergique ne se concentre plus et s'épuise en permanence, enfin quelqu'un de vif et entreprenant se déconsidère sans cesse par des promesses non tenues.

L'auteur souligne que beaucoup de dépressifs sont parvenus à un état d'indécision tel après quelques années de traitement, qu'il ne leur est plus possible de réagir et de combattre leur épuisement moral. Il faut savoir qu'un psychiatre qui déclenche un peu trop vite la spirale abominable des tranquillisants d'abord, puis des puissants antidépresseurs, oblige les pasteurs à remonter des sujets qui ignorent que les remèdes sont parfois pires que le mal! Il y a 30 ans environ, j'ai rencontré un jeune homme hospitalisé depuis des mois, à tel point ébranlé par une série d'électrochocs qu'il en était venu à l'idée du suicide. A la suite de cette expérience, il n'était plus que l'ombre de lui-même, assailli de craintes et complètement dépendant des drogues. Ceux qui l'ont connu avant sont persuadés qu'il a été détruit par les traitements psychiatriques. Heureusement pour la société, beaucoup de psychiatres réagissent contre ces traitements, mais il reste encore, hélas, quelques praticiens ultra-rationalistes. Les pasteurs se doivent de faire barrage à l'assistance chimique facile et abusive.

Affronter sa dépression

Le grand avantage de la victoire non-chimique sur la dépression consiste dans la part active que la personne prend dans sa guérison: elle observe sa remontée. La diminution de la souffrance et l'espacement des crises qui ne se réduisent bientôt plus qu'à des malaises exceptionnels encouragent et motivent sérieusement. Le principe biblique de 1 Cor 10,13: Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter, s'applique particulièrement au croyant qui porte en lui le penchant à l'amour de soi, aux doutes, aux ressentiments et aux assauts de toutes sortes. Il ne faut rien de moins que toutes les promesses de Dieu pour sortir du mal-être qui sape la vie intérieure. Des textes vitaux seront mentionnés et il est primordial d'offrir un solide fondement biblique pour chasser les pensées folles. Grâce à une telle approche, l'emprise émotionnelle va se déserrer et pourra être maîtrisée, ainsi que tout le cortège des pensées négatives. La possibilité de baser ses progrès sur les promesses de la Parole de Dieu encourage vivement les dépressifs, même s'ils ne goûtent pas immédiatement une entière délivrance; une telle démarche est difficilement envisageable chez des sujets abrutis par les médicaments et sans réactions depuis plusieurs années.

Définir le rapport avec la dépression

On épaissit l'angoisse en voulant établir à tout prix la cause d'une dépression. Malgré les respectables exceptions que je nommerai plus loin, les prétextes au désespoir n'ont pas une signification très profonde. Je m'explique: une difficulté rencontrée dans le traitement de la dépression réside dans le fait que chacun semble avoir assimilé une manière freudienne de voir les choses et s'imagine qu'elle aidera à surmonter la maladie. Est-ce un traumatisme de l'enfance? Un choc? Un rejet? Est-ce un péché inavoué, retenu, oublié? Qui ne serait tenté de disséquer son passé pour mettre en lumière «la» cause secrète de son tourment? Il n'est en tout cas pas surprenant que des patients à l'imagination fertile, supposant qu'ils ont enfin découvert l'origine de ce qui les tenaille, avec l'aide d'un guérisseur charismatique vaniteux, ressentent un soulagement immédiat. Malheureusement, l'amélioration ne sera ni profonde ni durable.

En vérité, et nous l'avons déjà observé précédemment, celui qui est affecté par le syndrome de la dépression a accumulé déception, fatigue, ressentiments, désunion avec autrui et dégoût de soi au point de craquer un jour, sans raison clairement apparente. Il nous incombe donc d'instruire celui que nous voulons aider et de le convaincre que la «cause» de sa dépression n'est pas l'élément déterminant d'une solution. Il ne faut jamais perdre de vue que la thérapie biblique a pour objectif d'apprendre à sortir de la dépression et non de perdre du temps à chercher ce qui la provoque. Pour la plupart des gens, la dépression ressemble à un rapace qui plane en rond dans le ciel pour fondre brutalement sur sa proie, qui s'écroule sous un poids jusque là ignoré.

Bien des malades décèlent, à l'origine de leur état un péché ignoble, qui les discrédite et les place sous le jugement de Dieu. Ces pensées sont renforcées par le freudisme latent de la société; il doit y avoir une bonne raison, et s'il y en a une, c'est le jugement de Dieu... Dans de tels cas, une liste interminable de vieux péchés se fait jour. Nous avons pour tâche de répéter inlassablement que Dieu est fidèle et juste pour pardonner tous nos péchés (cf l Jean 1.9) et souligner que la souffrance actuelle n'a rien à voir avec le passé.

Traquer la dépression

Au point où nous sommes parvenus, je veux citer quelques pièges qui peuvent nous entraîner dans l'uni vers de la dépression.
- Le premier de ces pièges est un état de révolte permanent contre le Seigneur, une désobéissance volontaire et persistante à sa loi; Un croyant obstiné dans son opposition va tôt ou tard au-devant de l'abattement ( cf Héb 12.5) et s'il s'entête sur une voie de non-sanctification, s'il refuse de faire mourir ce qui est terrestre (Col 3.5), il est un candidat à l'angoisse et aux tourments. Comment faire la différence entre l'affolement d'une conscience qui perd le nord et un dérèglement délibéré? Voici la réponse: si après un sincère repentir et une consécration entière au Seigneur l'abattement demeure, il faut en déduire que cet état n'est pas d'ordre spirituel.
- Un autre piège est celui de l'énervement et de la colère. Attention, nous n'avons pas ici l'explication complète de la dépression comme plusieurs aimeraient l'entendre; ces sentiments ne sont jamais la seule cause! La colère et l'amertume se donnent la main (cf Eph 4.31) et nombreux sont les jeunes gens déprimés par des ressentiments. Qui n'a jamais été désavantagé? Qui ne connaît pas la déception suscitée par la façon dont les autres estiment notre travail? L'incompréhension et la frustration sont certainement les composantes de la dépression chez les adolescents. L'amertume conduit à la haine de l'autre et à l'amour de soi, elle met les nerfs à vif et conduit à un comportement tel que les meilleurs amis en sont surpris. La forme de dépression engendrée par l'agacement et la contrariété n'aboutit qu'à l'égoïsme et il est vital de savoir que le ferment de haine sape les capacités morales. Le travail pastoral s'exerce alors par la mention et l'application quotidienne de textes bibliques appropriés.
- On peut aussi mentionner le piège du blocage secret causé par la rupture d'une promesse faite à Dieu. Il convient au spécialiste en relation d'aide de découvrir dans quelles circonstances la promesse a été faite et d'amener la personne à comprendre que Dieu ne demandait pas un tel engagement. On aidera ensuite la personne à se dégager du poids de cette promesse, spécialement dans le domaine intime et privé du célibat. Le désengagement d'une promesse à ce sujet conduit un hypersensible à des conflits et il se sent dévalorisé.
- Enfin, il faut encore déjouer le piège de l'autodépréciation, qui menace des gens enclins à manipuler un entourage réceptif. Ce type de dépression commence par la frustration, l'amour de soi poussé à l'extrême. A l'origine, le sujet est contrarié parce que les choses ne se déroulent pas comme il le souhaiterait. Il découvre alors que sa condition de malade psychique lui assure une plus grande attention de la part des autres. La maladie devient un instrument de chantage pour en exiger davantage. Si, en tant que pasteur, ou aide, vous percevez que quelqu'un essaye de vous amener à faire ce qu'il veut en jouant de sa prétendue dépression, il vous appartient d'être très ferme et de lui montrer que ses manoeuvres et ses intrigues sont purement charnelles, et qu'elles caractérisent même une tendance à la convoitise antérieure à la conversion. La cause directe de l'autodépréciation est l'entretien volontaire de griefs, de problèmes personnels liés à l'amour de soi. Lorsque nous sommes sûrs que nous sommes en face de ce type de de dépression, nous devons citer les passages de l'Ecriture qui aident à prendre conscience du problème et conduisent à la guérison.

P.M.

Dans le prochain numéro de Promesses, pour la troisième et dernière partie, le pasteur Peter Masters encouragera les dépressifs à exercer leur foi malgré l'épreuve.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p3-10f.html

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Marcher dans la lumière

11 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Marcher dans la lumière

Marcher dans la lumière

Henri Lüscher

Quelle splendeur de contempler un lever de soleil. La nuit s'estompe, l'aurore se lève et voit poindre le soleil à l'horizon. Quel contraste entre la lumière, source de vie, de joie, et la nuit, les ténèbres qui engendrent l'angoisse et l'insécurité.

Nous vivons dans une société en profonde crise culturelle. Toutes les valeurs de la foi chrétienne, points d'ancrage de notre vieille Europe, ont été rejetées, et le bateau est en train de faire naufrage. Sauve qui peut, chacun essaie de s'accrocher à sa propre bouée de sauvetage qu'il s'est forgée lui-même. Mais cela ne nous étonne pas, car c'est le retour de manivelle pour nos pays qui ont tourné le dos au Créateur .

En ces jours de fête, il est bon de nous arrêter sur le plus grand événement de l'histoire: la venue de Jésus-Christ, Fils de Dieu, sur la terre pour apporter le salut.Lumière du monde (Jean 8.12), il est venu briller dans les ténèbres, mais, elles ne l'ont pas accueilli (Jean 1.4-5). Dieu est lumière, et il n'y a pas en lui de ténèbres (1 Jean 1.5). Cette lumière brille d'une clarté absolue.

Déjà le premier jour de la création Dieu dit que la lumière soit, et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres (Gen 1.3-4). Tout au long de l'histoire de la rédemption la lumière s'est séparée des ténèbres. Hélas, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises (Jean 3.19). Aujourd'hui, la nuit est avancée, mais le jour approche (Rom 13.12). Ne sommes-nous pas arrivés à la fin des temps?

Jésus, lumière du monde est venu pour éclairer tout homme (Jean 1.9). Mais les hommes ont préféré une lumière utopique provenant de Satan déguisé en ange de lumière (2 Cor 11.14). Le dieu de ce monde les a complètement aveuglés de sorte qu'ils ne voient pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu (2 Cor 4.3-6).

Pour ses enfants, Dieu a fait briller Jésus-Christ dans leurs coeurs (2 Cor 4.6). Ainsi, nous sommes appelés à être la lumière du monde. C'est une mission à responsabilité, mais combien passionnante dont l'Eglise a été mandatée. Notre lumière doit briller devant les hommes, afin qu'ils voient nos oeuvres bonnes et qu'ils glorifient Dieu qui est dans les cieux (Mat 5.14). L'esprit ambiant du monde moderne guette l'Eglise: l'égoïsme, le pessimisme, le fatalisme et la permissivité. Si nous ne sommes pas constamment «branchés» à la source de la lumière, nous succombons aux ténèbres. Seule auprès de Dieu en Christ se trouve la source de la vie, et en sa lumière nous voyons la lumière (Ps 36.10). La Bible restera notre seule norme de vie et de foi, car la révélation de ses paroles éclaire, elle donne l'intelligence aux simples (Ps 119.130) et cette parole est un lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier(Ps 119.105).

Le texte dans 1 Jean 1.5-7 nous invite à revoir notre marche avec Dieu et avec nos frères: Dieu est lumière, et il n'y a pas en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.

1. Dieu est lumière. Il est transparence absolue. Le mal et le péché ne peuvent subsister devant la clarté de sa lumière. Il n'y a point de ténèbres en lui, tandis que le monde entier est sous la puissance du malin (1 Jean 5.19).

2. Si nous confessons Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur, nous devons renoncer aux ténèbres comme enfants de la lumière et pratiquer la vérité.

3. Cela se manifeste par une marche dans la lumière, la transparence face à Dieu, aux membres du corps de Christ et à mon prochain. L'Eglise perd la puissance de son témoignage, si elle ne cultive pas l'amour fraternel. L'apôtre Paul parle d'un fléau que l'on rencontre malheureusement si souvent dans nos communautés: l'animosité, la colère, la clameur, la calomnie, et toute espèce de méchanceté (Eph 4.30-32). J'ai rencontré des chrétiens et des églises complètement détruits par ce mal pire que la persécution. Animé d'une attitude charnelle d'insoumission à la Parole en refusant d'aimer son frère, on se fait l'allié du prince des ténèbres, grand ennemi et diviseur de l'Eglise. S'il est vrai qu'elle doit veiller sur la saine doctrine de la pureté morale, il n'en demeure pas moins que le «tourisme religieux» est devenu une mode qui déplaît au Seigneur. Pour tout ou rien on critique son frère, son église en les abandonnant tout simplement sans raison biblique valable. Cette attitude d'insoumissibn à la Parole est celle du vieil homme resurgi; elle témoigne d'un orgueil non brisé.

Le témoignage d'un frère, d'une église se mesure par l'amour fraternel: A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres (Jean 13.35). Une telle attitude manifeste notre marche dans la lumière, ce qui fait la force de l'église. Et dans la mesure où une église vit dans la lumière, elle manifeste l'amour fraternel. Dans une vie moderne sans âme, angoissée, désorientée, l'amour fraternel, la chaleur en Christ, sont déterminants dans notre témoignage face au monde qui veut voir le Christ concrètement à travers nous.

4. Marcher dans la lumière a donc comme conséquence l'amour des frères et nous incite constamment à confesser nos péchés au Seigneur qui nous purifie par son sang précieux. Cette marche nous rend pleins de foi et de hardiesse et nous garde dans l'humilité.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p1-3f.html

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L'OCCULTISME (2)

9 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'OCCULTISME (2)

Occultisme (2)

Nous écrivions dans le numéro précédent de Promesses (page 162) que l'Ennemi de Dieu et de l'homme possède la faculté, comme arme la plus simple et la plus courante, de suggérer une pensée, une idée, une action. Il a la puissance d'atteindre l'incroyant aussi bien que le chrétien. En géné­ral, il exige de ce dernier une obéissance rapide, avant que l'intéressé n'ait réalisé l'origine maléfique de la suggestion.

C'est pourquoi le chrétien doit apporter à Dieu, dans la prière, toutes pen­sées (pensées subites, éclairs de lucidité, révélations, visions de tout genre) et les lui soumettre avant de parler, d'agir, de se lancer en avant, etc.

Nous plaçons cette étude sous le titre général de « Occultisme ». Toutefois, il ne s'agit pas en ce cas de recherche des forces occultes par l'homme. Là, au contraire, ces forces, opposées à Dieu, cherchent a dominer la créa­ture et tout spécialement le chrétien. La tentation dans le désert (Mat. 4) nous dépeint, en particulier, l'effort fait par le Diable en personne pour engager le Fils de Dieu à accepter un chemin raccourci pour atteindre rapidement à la domination de « tous les royaumes du monde ».

Les trois réponses de Jésus nous montrent le chemin à suivre.

L'Esprit de mensonge

I Rois 22

« Je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous les prophètes »

Dieu règne. Il n'abandonne à personne sa souveraineté. Malgré cette attitude de la part du Créateur, l'être humain peut trafiquer, déployer sa puissance et participer au déroulement de la vie selon son bon plaisir. Il peut imprimer à son siècle, à son temps, son influence per­sonnelle; il ne passe pas sans avoir laissé son empreinte. Plus Dieu lui a confié de forces intellectuelles et de volonté, plus grandes sont sa valeur et son efficacité propre (en bien ou en mal).

Les faits que nous découvre l'Ancien Testament nous renseignent ; les oeuvres de Dieu et le travail de l'homme sont présents à nos yeux. Il ne s'agit pas de l'histoire du monde entier, mais des événements qui ont marqué la vie du peuple d'Israël, sa marche et ainsi sa pré­sence dans le monde. Toutefois, ces récits sont valables pour com­prendre et estimer l'histoire d'autres peuples.

C'est ainsi que dans la Bible, la description des hauts et des bas de la vie des tribus ou des peuples présente un développement unifor­me il n'y a pas de déroulement qui, partant de la base, de la terre, monte vers Dieu il n'y a pas de marche qui, du mal, se dirige vers le bien. Au contraire, il s'agit constamment d'une chute en sens inverse, d'un départ ayant pour base la connaissance de Dieu et d'une arrivée sans Dieu, après avoir abandonné Dieu.

Cela explique la manière de faire, les décisions, les actes de Dieu. Partant d'un niveau donné, il est toujours à nouveau obligé de recom­mencer:

expulsion du jardin d'Eden,
déluge,
confusion des langues et dispersion des peuples loin de Babel,
choix d'une famille, à l'exclusion des autres (Abram),
destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe.

L'histoire des peuples nous apprend que le cours de leur vie s'est toujours déroulé dans ce sens. Les livres des Rois et des Chroniques nous en donnent une image qui fait peur: guerres, révoltes, dévasta­tions, destructions, maladies, mort. Dans son infidélité toujours renou­velée, Israël n'a-t-il pas épuisé toute la patience de Dieu ? (voir aussi Juges 2 : 8 et suivants).

Ainsi en était-il du temps d'Achab, roi d'Israël. Il faisait le mal, du mal, plus que tous les rois qui avaient régné avant lui. Toutefois, il ne se­rait pas juste de penser que le mal n'habitait que la maison du roi. D'une manière générale, il était comme son peuple et le peuple com­me le roi. On dit qu'un peuple a le gouvernement qu'il mérite Cepen­dant, le jugement de Dieu n'atteint pas, à chaque occasion, tous les innocents ainsi que tous les méchants. Dans chaque génération, il se trouve des hommes qui voient le mal et savent l'éviter et le juger.

Souvent, les croyants partagent avec leur nation les conséquences des crimes et des débordements de la majorité du peuple. Quant à Achab, la coupe était pleine aux yeux de l'Eternel, et son éloignement avait été décidé en Haut-lieu.

A l'appel d'Achab et de Josaphat, roi de Juda, Michée le prophète s'é­tait présenté. Il fut le moyen, le moyen ultime, pour amener Achab à obéir à 'Eternel ! « Que chacun retourne en paix dans sa maison », avait-il conseillé aux deux rois et au peuple. C'est-à-dire, « Ne fais pas la guerre ». Mais Achab était fermement décidé son coeur était fer­mé il ne pouvait plus s'incliner devant la Parole de l'Eternel. Il or­donna que Michée fût considéré comme prisonnier jusqu'à l'heure du retour d'une guerre victorieuse !

Dieu chercha alors un messager. Il le trouva dans la personne d'un esprit « trompeur », qui s'engagea à séduire le roi Achab et à être un « esprit de mensonge » dans la bouche de tous ses prophètes (v. 21).

Pourquoi Dieu n'a-t-il pas depuis longtemps chassé de son ciel ces esprits mauvais, ces puissances de tromperie, ces princes des ténèbres ? Et non seulement du ciel, mais aussi de notre terre et de notre atmosphère ? Pourquoi Satan peut-il encore prendre place parmi les fils de Dieu, pour­quoi peut-il élever la voix dans la présence du Tout-puissant et présenter ses propositions ? (voir Job 6-2 et 2 1-6). Oui, pourquoi ?

Est-ce que l'Ennemi de Dieu possède des droits dont nous n'avons pas connaissance ? Est-ce que, un jour, ils lui auraient été reconnus en toute légitimité ? L'homme ne se serait-il pas placé sous la domination de ce potentat, sous sa dépendance, le jour où il a écouté ses suggestions ? Où a-t-il cédé à ce diffamateur ?

Lors de la tentation dans le désert, le Fils de Dieu n'a pas contesté une affirmation de Satan, celle que tous les royaumes de la terre lui avaient été confiés, remis. En cette heure sérieuse et décisive, Jésus-Christ, nous semble-t-il, a reconnu les droits de Satan (voir Luc 4 : 5, 6).

Pourquoi, même après la mort et la résurrection victorieuse du Christ, les princes de la méchanceté, les puissances du mal, les dominateurs des ténèbres se maintiennent-ils encore dans les réglons célestes ? (Eph. 6 : 12). Et pourquoi Satan doit-il être, à un moment déterminé et encore à venir, chassé du ciel ?

Il peut paraître que Dieu accorde à son adversaire des occasions re­nouvelées de faire montre de sa puissance. Dieu est miséricordieux, il attend, il patiente, il prolonge ses délais avant de passer au jugement. Toutefois, un jour, Dieu prendra la décision finale et agira en consé­quence. L'oeuvre du Fils de Dieu a déjà été révélée : Il est mort afin que « soient détruites les oeuvres du Diable » (I Jean 3 : 8). La Bible rend témoignage au fait que la condamnation du « prince de ce mon­de » est considérée comme déjà accomplie (Jn 16: 11) et que Christ, par sa victoire sur la mort, a anéanti celui qui a la « puissance de l'em­pire de la mort » (Héb. 2 :14).

C'est ainsi que nous apprenons certaines règles de la sagesse infinie de Dieu. Certes, Il règne. Mais, dans une mesure donnée, Satan pos­sède encore quelque autorité et quelque puissance. Dieu est le Souve­rain. Il laisse une marge de liberté à Satan qui peut encore élaborer certains plans et engendrer le mal.

En ce qui concerne Job, Dieu a utilisé les services de Satan pour atteindre son but. Il a fait de même pour Achab en acceptant l'offre d'un esprit mauvais. Il n'est pas écrit que cet esprit se soit rendu maî­tre d'Achab, qu'il l'ait séduit. Non, il s'est adressé aux prophètes du roi et s'est chargé d'obscurcir leur vision spirituelle. Ces prophètes se virent obligés, par l'action de l'esprit du mensonge, de donner l'impres­sion au roi que la bénédiction divine était sur lui. Ce qui s'est passé montre bien qu'Achab désirait avoir l'air d'être en ordre avec l'Eternel. C'était un calcul pour s'assurer de l'aide du roi Josaphat. Par la bouche de ses quatre cents prophètes, Achab fit demander à Dieu la bénédic­tion d'En-haut et, de cette façon, faire miroiter aux yeux de tous une piété feinte, enrobant sa perversité d'un manteau de respectabilité.

Mais par quel moyen l'esprit de mensonge s'est-il rendu maître des quatre cents prophètes ? Pouvait-il sans autre dominer ces hommes ? Sûrement pas ! Etaient-ils donc sans force ou sans réaction face à ses suggestions ? La conduite du prophète Sédecias montre l'état spirituel des prophètes. De son propre chef, il avait confectionné des cornes de fer, afin de démontrer à son roi combien il serait facile de détruire l'ar­mée syrienne. Mais surtout, il voulait prouver l'authenticité de son message et des prédictions de l'ensemble de ses compagnons. Quant à lui-même, il désirait exhiber un zèle tout particulier pour son roi...

Toutefois, la suite le prouve, Sédécias n'avait reçu aucune révélation de la part de Dieu. Lorsque, selon l'ordre de l'Eternel, le prophète Mi­chée leva le voile afin de mettre à découvert les machinations de l'es­prit de mensonge, c'est Sédécias qui dans son orgueil plein de préten­tion se moqua de l'envoyé de l'Eternel et le frappa !

Est-il surprenant que Michée ait été l'objet de sévices à la suite de l'in­fluence de l'esprit trompeur?
Orgueil et esprit de domination sont les signes de l'homme qui marche sans se soumettre à Dieu. Ces sentiments l'empêchent de se rendre compte que Dieu parle...

La conduite de Michée était bien différente. Bien qu'assuré d'avoir reçu un message de la part de Dieu, il parla avec beaucoup de modes­tie. Alors qu'Achab le menaçait de pain sec et de prison jusqu'au mo­ment de son retour victorieux, Michée répondit humblement qu'il serait ainsi prouvé, en cas de victoire des armées d'Achab, que l'Eter­nel n'aurait pas parlé par lui.

Et maintenant, l'esprit du mensonge a fait son oeuvre. Achab est mort sur le champ de bataille et ne revient pas ! Personne n'a cru au mes­sage apporté par Michée, même pas Josaphat, le pieux roi de Juda ! Comment se fait-il que Josaphat n'ait pas saisi l'avertissement divin ? Josaphat était, on peut le dire, sur un mauvais chemin. Il n'aurait pas dû descendre à Samarie et se lier à Achab dont il connaissait l'impiété. Car, sur les chemins détournés comme au jour de l'orgueil et de la suffisance, nul ne peut entendre la voix de l'Eternel.

Dieu avait condamné Achab. C'était chose décidée. Mais pourquoi Dieu faisait-il connaître une fois de plus sa décision par la bouche de Michée juste avant le départ d'Achab pour son expédition guerrière ?

Dieu savait, par avance, que son avertissement n'aurait aucun effet. Et alors ? Pour nous, il nous semble voir là une preuve ultime de la grâce, de l'amour de Dieu. Jusqu'à la dernière minute, Dieu se fait con­naître, faisant savoir que son salut est gratuit, que sa Parole est vraie, que sa miséricorde voudrait atteindre tous les hommes.

Ainsi, à l'heure de la mort, et plus tard au tribunal de Christ, l'homme qui n'a pas voulu céder devra encore reconnaître que Dieu lui parlait.

Lien : http://www.promesses.org/arts/36p184-188f.html

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L'OCCULTISME

8 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'OCCULTISME

Occultisme

L'occultisme pourrait être défini comme il suit: « Ensemble de doctrines et de pratiques secrètes visant à faire intervenir des forces cachées, mystérieuses et connues (pour une part tout au moins) de quelques initiés ».

La Bible affirme que toute recherche d'aide, de force ou de secours ailleurs qu'en Dieu seul est de l'occultisme. « Il ne devra se trouver chez toi ni devin, ni astrologue, ni enchanteur, ni magicien, ni personne qui emploie des charmes, qui consulte les évocateurs et les devins, ou qui interroge les morts; car l'Eternel a horreur de quiconque recourt à de telles pratiques » (Deut. 18: 10-12). Par le premier de ses commandements (« Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face »), Dieu ordonne à son peuple de n'adorer que Lui seul, et de ne chercher aucune autre source de vie et de bonheur. Dieu est très sévère pour ce genre de péchés et demande la mort du sorcier en Exode 22: 18. Il en est de même pour ceux qui évoquent les esprits (mauvais) et s'adonnent à la divination (Lév. 20 : 27). Il est à noter que c'est à cause de ces pratiques, abominables aux yeux de l'Eternel, que Celui-ci a chassé les peuples qui habitaient Canaan, pour donner ensuite ce pays à Israël.

Dieu, par la bouche du prophète Esaïe (47: 13), s'adresse à ceux qui interrogent les cieux en observant les étoiles: « Qu'ils paraissent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui interrogent les cieux, qui observent les étoiles et qui, aux nouvelles lunes, prédisent ce qui doit arriver! » Dieu se moque d'eux !

Nous savons (Genèse ch. 11) comment ces pratiques ont commencé. La tour de Babel était une construction élevée au-dessus de la plaine de Mésopotamie, une « ziggourat », sur laquelle devait se trouver un zodiaque, représentation figurée des signes du ciel. C'était le précurseur de l'horoscope moderne que l'on trouve dans presque tous les journaux de notre époque dite éclairée! Il est pour nous bien compréhensible que Dieu descendît du Ciel pour considérer et confondre ce premier essai visant à tromper l'homme en prétendant satisfaire sa curiosité: il cherche à sonder l'avenir, qui n'appartient qu'à Dieu, en se liant à des forces mystérieuses et magiques.

La Bible nous enseigne qu'il existe deux sources ce puissance et de doctrine: Dieu et Satan. Le chrétien, homme libéré de la tutelle de Satan, se doit de ne chercher sa voie que par le Saint-Esprit, par la Bible, Parole de Dieu et par la prière. Celle-là doit toujours être présentée à Dieu uniquement au NOM de Jésus-Christ. Le NOM, selon la Bible, reflète TOUT ce qu'est une personne, ce qu'elle fait, ce qu'elle représente; ainsi, tout ce que nous demandons à Dieu doit être en harmonie avec Sa Parole, et avec la personne et le caractère de Jésus (I Jean 5: 14).

Si nous passons au Nouveau Testament, nous retrouvons les mêmes enseignements. Dans Galates 5 : 20, l'idolâtrie et la sorcellerie sont mentionnées parmi les oeuvres de la « chair ». Dans Apoc. 9 : 21, nous lisons les avertissements adressés aux humains d'un jour à venir: les péchés dont ils ne voudront pas se repentir: ce sont les meurtres, les maléfices, les impuretés et les rapines. Le mot grec pour maléfice (magie) est « pharmakeia », qui veut dire « enchantements par les drogues ». Or, c'est bien l'usage des drogues qui « enchante » la jeunesse de notre civilisation occidentale, qui l'emporte vers des « joies » trompeuses, qui lui permet de se moquer d'un pauvre christianisme qui serait débilitant! Car l'utilisation des produits hallucilogènes procure à ceux qui en usent des sensations qu'ils comparent à des expériences religieuses, les considérant même comme très supérieures! Mais tout cela tourne rapidement à la tragédie et des milliers d'épaves humaines et de vies brisées par les drogues en témoignent éloquemment! Lors d'une rencontre de médecins suisses pour l'étude des stupéfiants et autres drogues, un membre a affirmé « avoir relevé de très nettes aspirations religieuses chez les sujets qui lui avaient été soumis ».

Drogues diverses, jeux à base de formules occultes, rites magiques sont présentés sous la forme d' « expériences religieuses ». L'apparition de ces tendances au cours de ce dernier siècle peut être significative. Ne serait-ce pas peut-être l'accomplissement de la prophétie de I Tim. 4: 1 ? « Or, l'Esprit dit expressément que, dans les temps à venir, quelques-uns se détourneront de la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».

Cependant, le Seigneur nous recommande d'avoir confiance en Lui et de nous préoccuper essentiellement du moment qui passe, de la journée que nous vivons. « Ne vous mettez pas en souci pour le lendemain; car le lendemain aura soin de ce qui le concerne. A chaque jour suffit sa peine » (Matt. 6: 34).

Mais l'ennemi cherche à nous faire pécher et nous pousse à tenter de deviner l'avenir, car il connaît les dispositions du coeur humain et voudrait les satisfaire pour l'égarer. Or, « ce qui est caché appartient à l'Eternel, notre Dieu, mais la révélation (ce que nous enseigne la Bible) est pour nous et nos enfants, à jamais, afin que nous mettions en pratique (aujourd'hui) toutes les paroles de cette loi » (Deut. 29 : 29). Dans Jacq. 4: 13-15, nous avons une pensée semblable: « A vous qui dites: Nous irons aujourd'hui ou demain dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent... vous qui ne savez pas ce que sera demain! En effet, qu'est-ce que votre vie ? Vous n'êtes qu'une vapeur qui paraît un instant et qui s'évanouit ensuite. Vous devriez dire, au contraire: Si le Seigneur le veut, nous serons en vie, et nous ferons telle ou telle chose ».

Si nous nous en tenons aux dernières paroles que Jésus a prononcées sur cette terre avant son enlèvement auprès du Père, nous apprenons quelles étaient ses ultimes recommandations: « Vous serez mes témoins ». « Allez par tout le monde et prêchez l'évangile à toute créature ». « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde ».

Mais quant à l'avenir, quant à l'éternité, voici ce qui est dit: « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève quand il en sera temps; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, parce qu'il a soin de vous! » (I Pierre 5 : 6, 7).

Quelques exemples pratiques montreront comment l'Ennemi s'y prend pour induire en erreur même des chrétiens fidèles et occupés à répandre l'Evangile. Cependant, vous remarquerez qu'il y a souvent, au départ, un faux pas, un oubli, un manque de connaissance ou d'obéissance inconscient qui permet au diable d'opérer et d'entrer en contact avec un chrétien. C'est ici la manière la plus simple qu'utilise Satan pour détourner les chrétiens du droit chemin, de leur travail, pour provoquer une dispute, etc. Il suggère une pensée, une idée, une action et le chrétien l'admet comme venant de Dieu, n'en vérifiant pas la provenance. Il s'agit parfois d'une action qui paraît excellente ou même biblique, et dans ce cas, il est très difficile d'en reconnaître rapidement l'origine. Voyez, dans Matt.4 : 5-7, la tentation de Jésus-Christ au dé- sert - le diable lui cite la Parole de Dieu: « car il est écrit: Il ordonnera à ses anges de veiller sur toi, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre ». Mais Jésus, averti, sait que répondre...

C'est ainsi que des chrétiens se sont aperçus avec terreur et épouvante que « quelqu'un » se trouve disposé à révéler des secrets, à faire connaître à l'avance ce qui va se passer. Et ce quelqu'un n'est pas notre Seigneur !

1. Une dame missionnaire demandait à Dieu de lui révéler la suite qui serait donnée à ses prières. Elle reçut plusieurs réponses, une partie d'entre elles se révélant exactes. Elle en conclut avoir reçu un don spécial (charisme) de la part de Dieu. Cependant, elle souffrit, par la suite, durant une certaine période, de difficultés diverses, d'oppression et de ténèbres. Lorsqu'elle parvint à comprendre l'origine maligne (du Malin) de ses révélations, elle se repentit, demanda à Dieu la délivrance, et elle l'obtint. Toutefois, ce ne fut qu'après deux ans de luttes qu'elle fut vraiment délivrée. Ce combat, pour retrouver la communion avec le Seigneur, fut ainsi infiniment plus long que les moments passés dans les mains du Trompeur.

C'est exact, Satan est heureux de rendre des services à ceux qui ont recours à lui. En revanche, il demande le prix fort pour ses faveurs ! Il sait rendre ses suggestions fort attractives, mais il tend son filet. Il domine ainsi l'âme humaine par ses enchantements.

2. Un journal chrétien pour garçons encourageait ses lecteurs à utiliser une baguette ou un pendule pour chercher des choses perdues, des sources d'eau, etc., et donnait des instructions pour confectionner un tel objet! Est-ce sans danger ?

Une missionnaire qui avait trouvé, par ce moyen, de l'eau dans un désert africain, tomba ensuite malade et dut être envoyée mourante à la maison. S'étant placée devant Dieu, elle apprit l'origine occulte de son « succès » ; elle confessa son péché et demanda à Dieu à être purifiée par le sang de Jésus-Christ. La maladie disparut promptement, les forces revinrent, et elle put reprendre son service en pleine santé.

3. Un missionnaire qui voulut un jour, à titre d'information, assister à une séance spirite, souffrit de cauchemars et d'insomnie pendant une douzaine d'années !

Comme nous l'avons dit plus haut, il s'agit là de la manière la plus simple dont se sert l'Adversaire: il suggère...

Les effets qui en résultent sont fort divers. Une constatation seulement parmi beaucoup d'autres: un chrétien peut passer par des périodes difficiles d'opposition et de révolte contre la Parole de Dieu; il peut perdre le contact avec Dieu dans la prière, et s'opposer parfois aux autres croyants.

4. A l'heure actuelle, l'ignorance de trop de croyants à ce sujet est alarmante. Une nombreuse jeunesse chrétienne s'amuse, expérimente, se complaît dans certaines activités occultes, souvent avec le consentement des parents et des enseignants. Au cours des deux dernières années, de nombreux rapports de groupes de jeunesse, rapports concernant des courses et des camps de vacances, font état de participation à des jeux occultes. On prétend que le danger est nul, si celui qui joue ne met pas sa foi en cause. Les effets ne seraient pas différents de ceux qui accompagnent les jeux habituels. Les faits prouvent le contraire.

Il a été constaté que la participation à des pratiques occultes est souvent à l'origine de dépressions, de maladies étranges, d'accidents, de folie, de suicides même. Le chrétien n'est pas immunisé contre les conséquences d'un contact avec des forces spirituelles mauvaises. Le Seigneur Jésus nous a donné une prière modèle, dans laquelle une courte phrase résume la défense que nous devons opposer à l'Ennemi de nos âmes: « Délivre-nous du Malin ». Elle est une nécessité de tous les jours - Seigneur, délivre tes enfants du Malin, ainsi que les enfants de tes enfants! « Nous devons, dit la Parole, nous purifier de toute souillure de la chair et de l'esprit, et achever notre sanctification dans la crainte de Dieu » (II Cor. 7: 1).

Adaptation du « Prophetic Witness », janvier 1971, avec autorisation.

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