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Le blog de Dr André CHOUBEU

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L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

26 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

Période 2: de 100 à 312 après J-C

Scott McCARTY

I. Résumé

Les Actes des Apôtres fournissent l’essentiel des informations pour l’étude du fonctionnement, des méthodes, de la doctrine et de l’extension de l’Eglise au 1er siècle. Si tous les aspects de cette communauté universelle composée de convertis n’ont pas été traités, il est évident que tous les détails de notre présente étude ne le seront pas non plus en si peu de place, car la tâche est immense. N’oublions pas que cette série vise à améliorer la connaissance de notre «famille» spirituelle et historique. Ignorer notre héritage spirituel et ecclésiastique ou ne pas le comprendre nous rend vulnérables face à l’avenir et aux tromperies les plus habiles.

L’histoire de l’Église de l’an 100 à l’an 312 (année de la «conversion» de Constantin) pourrait s’intituler «la période du Christianisme catholique». Le mot «catholique» a été employé pour la première fois par Ignace (mort en 107) dans le sens d’«universel»: là où est Christ, là est l’Eglise. Ô malheur! Car ce n’est que plus tard que les mots «Église» et «catholique» ont été accaparés par Rome pour désigner la seule église reconnue par Dieu et par les successeurs de Pierre!

II. La continuité et la croissance

Les caractéristiques fondamentales du Corps (des églises locales indépendantes, soumises au Seigneur et à sa Parole, fonctionnant ensemble par le lien de l’Esprit, le sacerdoce universel des croyants, l’œuvre missionnaire, la discipline, le baptêmeimmersion, l’enseignement des convertis, la cène, etc.), si évidentes au 1er siècle, le resteront-elles au 2ème siècle? Malheureusement, l’esprit de domination et de confédération s’impose petit à petit après la disparition des apôtres (au sens strict du N.T.). Les chrétiens s’en remettent à des évêquesanciens et des diacres pour la direction de leur église locale. Puis à ces deux groupes s’ajoute l’évêque local. Celui-ci, devenant d’abord le seul chef hiérarchique de l’église locale, le sera ensuite de toute une région. Avant de considérer la dégénérescence de la qualité de vie, de l’orthodoxie doctrinale et de la pratique des principes du N.T. dans l’église locale, un regard précis sur les aspects positifs de la croissance numérique et géographique du Corps universel rafraîchira notre esprit.

Le développement rapide du christianisme au 2ème siècle, même sans les apôtres, trouve sa cause:

1. dans la réalité de la résurrection de Jésus- Christ vécue au quotidien par les vrais convertis. En effet, leur vie rayonne Christ par:
a) leur éthique: finis le vol, la tricherie, le mensonge, l’immoralité
b) leur style de vie: refus de participer à la vie impériale débauchée, de s’engager en règle générale dans la guerre, de vivre dans le luxe sous toutes ses formes, car ils sont citoyens du Ciel et non de la terre,

2. dans l’amour pur et bon pour les autres, même pour leurs ennemis,

3. dans une évangélisation sincère, gratuite et dynamique inspirée par le Saint-Esprit, dépourvue de spectacles charnels, par le témoignage au un à un - en privé, sur le lieu de travail, et par la prédication dans la rue – témoignage rendu avec la conviction que la Vérité réside en Christ (Act 4.20),

4. dans l’assurance de la véracité doctrinale christique et apostolique qui, seule, régénère (1 Pi 1.18,22-23), édifie (Act 20.32), console (1 Thes 4.18), sanctifie (Jean 17.17), protège de l’erreur (Jude 17-18), etc.,

5. dans l’exercice de l’égalité de tous devant le Seigneur (Gal 3.28), vécue sans distinctions raciales, culturelles ou sociales pour que la communion fraternelle existe réellement,

6. dans la pratique de l’autonomie de la communauté locale liée directement à Christ au Ciel, fondée sur la Parole de Dieu et guidée par l’Esprit.

En résumé, le christianisme du 2ème siècle, dans ses aspects positifs, porte l’empreinte de la simplicité. Il se caractérise par la vie communautaire, l’amour, l’attachement à la Vérité, l’évangélisation et l’entraide.

Où nous situons-nous, dans notre vie personnelle et dans notre église, par rapport à ce type de christianisme?

III. Des faiblesses apparaissent

Avec l’expansion rapide du christianisme biblique, Satan a réagi pour essayer de ralentir la progression et de corrompre la vie intérieure des églises:

1. par dix persécutions virulentes orchestrées périodiquement par les Empereurs depuis Néron (en 64) jusqu’à Dioclétien (303-305) ; au Proche Orient, la persécution continuera jusqu’en 313: des multitudes y laissent la vie; des églises sont ravagées; les traîtres sont nombreux; des églises sont divisées sur l’attitude à adopter à leur égard. Mais ces persécutions ont aussi des effets bénéfiques: les églises sont purifiées des faux frères; seuls les sincères osent se convertir; l’Évangile est répandu partout par des exilés; de vrais chefs spirituels se lèvent, capables de combattre les hérésies; Christ accompagne ses fidèles jusqu’à la mort.

La lecture des récits de ces fidèles martyrisés m’humilie. Elle me jette un défi, me galvanise, m’enseigne et me pousse à la prière afin de rester attaché à Christ alors qu’une persécution future est envisageable (et probable?) avant l’enlèvement de l’Eglise (1 Thes 4.13-18), donc avant les sept années de la Tribulation (Apoc 6 - 19).

2. par le déclin d’une direction collégiale guidée par l’Esprit:
Ignace (mort en 117) écrit que l’église locale a été dominée par l’évêque assisté des anciens et de quelques diacres. Ce mauvais exemple devient universel avant même le 4ème siècle par l’application de Mt 16.18-19 à Rome, sous l’impulsion de Cyprien (mort en 258)!

3. par l’infiltration du gnosticisme (11 types différents!) qui a été un éclectisme philosophique cherchant à réconcilier toutes les religions par l’ésotérisme, l’emploi d’une tradition secrète humaine acquise par l’initiation.

4. par l’attirance mondaine de la culture, de la philosophie et des mœurs païennes, et par le matérialisme (1 Jean 2.14-15).

5. par des sectes comme:
a) les Ebionites.
Ils affirment: Jésus n’a été qu’un homme parvenu à la justice; il faut rejeter les épîtres de Paul; il faut obéir à la Loi mosaïque; Jésus est un docteur et non un sauveur, etc,
b) les Marcionites.
Ils rejettent l’A.T. et mettent en opposition la justice de Dieu et l’amour de Jésus. Pour eux le N.T. ne devrait se constituer que des épîtres de Paul et de l’Évangile de Luc. Ils affirment que Jésus n’est pas né, mais qu’il est apparu à Capharnaüm en l’an 29!
c) les Manichéens.
Ils professent le dualisme gnostique, un panthéisme réel, une hiérarchie «d’élus parfaits» seuls habilités à être baptisés, à participer à l’Eucharistie et à servir d’intermédiaires entre Dieu et «des auditeurs». Il rejettent l’A.T. Il en découle: un esprit d’ascétismemonasticisme (4ème siècle), un esprit de «cérémonialisme» pompeux, le sacerdotalisme (le chef spirituel «négocie » avec Dieu pour qu’Il bénisse les fidèles), la théorie des indulgences.
d) le Montanisme, un mouvement apocalyptique dont les mauvaises caractéristiques masquent les bonnes. Les bonnes sont le désir d’avoir un rapport sincère avec Dieu, l’appel au retour à la simplicité du N.T., la condamnation de la mondanité. Les mauvaises sont des fausses prophéties. La prophétie à cette époque est plus importante pour les Montanistes que la Parole de Dieu. Le mariage est condamné. Ils font la distinction entre péchés mortels et péchés véniels!

6. par des hérésies dont celle des anti-trinitaires, qui se répartissent entre
a) ceux qui nient la divinité innée de Christ, la personnalité du Saint-Esprit, l’essence divine de la Trinité (en postulant que Dieu prend un masque pour jouer tour à tour le rôle du Père, puis du Fils et de l’Esprit); et qui croient que Christ est devenu divin par ses propres efforts
b) ceux qui identifient tellement le Fils avec le Père que le Fils occupe la 1ère place, et qui enseignent que le Fils a été le Père incarné et que le Père est mort à la Croix!

7. par des chrétiens bien intentionnés ayant une bonne base doctrinale, mais qui érigent des règles basées sur des points de vue personnels. Par exemple:
* tout converti s’identifiant avec leur église devrait repasser par le baptême
* la foi en la régénération baptismale
* l’assurance d’être les seuls «purs» (ceux qui sont en dehors de leur église sont des «pollués»)
* l’impossibilité de se repentir d’un péché «grave» après avoir reçu le baptême
* le refus de restaurer ceux qui ont renié Christ pendant les persécutions
* l’obligation de baptiser les enfants pour les sauver
* l’affirmation que leur église était la seule vraie église pure.

Ces frères avaient un authentique esprit de réforme, mais les méthodes employées n’étaient pas celles du N.T. Ils sont restés influents en Afrique du Nord jusqu’à leur annihilation par l’islam aux 7ème et 8ème siècles.

8. par l’invention de l’ascétisme monastique dès la fin du 3ème siècle, puis par le monachisme communautaire à partir de 320. Ceci pour accéder à une vie spirituelle supérieure à la vie «ordinaire» en ville.

Que le Corps de Christ universel ait survécu à toutes ces vicissitudes - extérieures et intérieures, causées par l’éloignement des principes du N.T. - est un témoignage de la grâce et de la souveraineté de Dieu! Il en est de même aujourd’hui!

IV. Le Canon et la littérature chrétienne

Il est important de mettre en évidence au moins deux événements capitaux qui ont influencé les trois premiers siècles, et même tous les siècles depuis:

1. La Bible

La partie néo-testamentaire n’a pas toujours existé dans sa forme actuelle!

Sa rédaction par les Apôtres, Luc, Jude, Jacques et par l’auteur de l’épître aux Hébreux a été assez rapide (1er siècle). Mais sa compilation et son acceptation par les convertis a duré jusqu’au 4ème siècle!

L’Ancien Testament avait été accepté par les Juifs au plus tard en 200 av. J-C, après que chaque livre a passé des tests quant son authenticité, la reconnaissance de son origine divine, sa doctrine (sans contradictions ni erreurs), son caractère (capable d’édifier, de consoler, de corriger, de révéler la présence et la puissance de Dieu lorsqu’on le lisait), et finalement ait été accepté par le peuple de Dieu.

Ces mêmes critères ont, en général, été appliqués pour déterminer quels étaient les livres à retenir et à considérer comme la parole de Dieu de la Nouvelle Alliance, le Nouveau Testament.

Il y avait des raisons pratiques à cette compilation:
a) le désir tenace de préserver ce qui est apostolique (2 Pi 3.15-16; Col 4.16), de répondre aux demandes doctrinales et éthiques (1 Thes 5.27; 1 Tim 4.13; 2 Tim 3.16-17), de définir la norme, l’autorité en matière de foi et de pratique,
b) la menace hérétique par laquelle tel ou tel mouvement rejetait un livre ou un autre qui ne lui convenait pas,
c) la poussée missionnaire voyait beaucoup de conversions et de création d’églises locales; il fallait que ces convertis soient nourris de la parole de Dieu, donc il était nécessaire de savoir quels livres traduire pour eux,
d) la persécution par la Rome impériale avait, entre 303 et 313, comme but essentiel de détruire «les livres des chrétiens »; les chrétiens étaient prêts à mourir seulement pour les «bons livres»; lesquels?

Ce tri des livres en circulation a pris du temps. Plus de 50 livres ont été éliminés petit à petit, soit parce qu’ils n’étaient pas apostoliques, soit qu’ils contenaient des hérésies ou des légendes ridicules qui contredisaient la vérité acceptée par tous, etc.

À travers ces siècles, le Saint-Esprit a surveillé bien discrètement, mais souverainement, cette compilation des livres divinement inspirés. En 367, le théologien Athanase rédige, à Alexandrie en Égypte, une lettre pascale aux chrétiens. Il y affirme que seuls 27 livres sont inspirés et acceptés par tous les Chrétiens et composent ce que nous appelons «Le Nouveau Testament ». Après cette date des synodes à Hippone (393) et à Carthage (397) en Afrique du Nord confirment l’information d’Athanase. Nos actuels 27 livres du N.T. sont les seuls reconnus comme «canoniques», c.- à-d. qu’eux seuls font autorité et sont inspirés du Saint-Esprit.

2. La littérature chrétienne.

L’importance de cette littérature est inestimable:
a) Son contenu confirme par contraste la valeur, la supériorité et l’inspiration du N.T!
b) Cette littérature est la seule source d’informations sur l’évolution du christianisme. Elle nous révèle que le christianisme apostolique s’est dégradé progressivement (doctrine, vie, pratique, culte et institution) jusqu’au moment où il a été reconnu par l’État au 4ème siècle.
c) Elle trace le cheminement qui a conduit à l’acceptation des 27 livres du N.T. comme seuls inspirés de Dieu.
d) Sa diversité décrit toutes les formes de la chrétienté et leurs développements. Cette littérature rend compte de quatre périodes successives:
• celle de l’édification qui s’est faite d’une manière informelle; elle ne mentionne aucune philosophie païenne, mais révèle le christianisme à l’œuvre et un respect pour l’A.T.,
• celle des apologistes qui ont surtout écrit aux Empereurs pour réfuter les accusations d’athéisme (!), d’immoralité et de cannibalisme,
• celle des polémistes qui écrivent pour combattre des hérésies de toutes natures et pour essayer d’établir l’orthodoxie,
• celle de l’approche «scientifique» par des théologiens en Égypte; ils composent une théologie systématique basée sur la Bible, en employant malheureusement la méthode platonicienne et allégoriste; Alexandrie reste le principal centre de la pensée chrétienne jusqu’au 7ème siècle.

V. Conclusion

À la fin du 3ème siècle, le christianisme pénètre tout l’Empire romain, et s’est propagé même en dehors. Il est accepté jusque dans les échelons les plus élevés de la société et du gouvernement. Toutefois, il a encore des ennemis mortels: philosophes, prêtres païens, magiciens, fausses religions et les empereurs. Les chrétiens ont accumulé leur part de richesses, et bien des églises ont de beaux bâtiments.

Hélas, le christianisme a été progressivement déformé dans la chrétienté, car les différences entre l’an 100 et l’an 312 sont grandes à cause:

1. des œuvres méritoires qui ont enfanté l’ascétisme, la perversion de l’amour, la transformation des ordonnances en mystères magiques
2. du fétichisme (culte des reliques)
3. du sacerdotalisme
4. du ritualisme
5. de l’interprétation allégorique
6. du pardon des péchés effectué par l’évêque
7. d’une hiérarchie écrasante
8. du début des synodes/conciles dont les décisions sont devenues des lois, car approuvées par l’Empereur
9. des églises somptueusement décorées
10. de la mondanité du «clergé»
11. de la débauche qui se généralise parmi des chrétiens de toutes conditions
12. de l’entrée des païens dans l’église, sans passer par la conversion
13. de l’instauration de toutes sortes de fêtes religieuses
14. de la vénération des martyrs («saints» plus tard).

Heureusement tout n’est pas sombre (voir le § IV. ci-dessus), car le Seigneur a toujours connu ceux qui lui sont fidèles.

Ce résumé est important: toute la suite du christianisme et de la chrétienté découle, en bien et en mal, des trois premiers siècles.

Lien : http://www.promesses.org/arts/141p25-29f.html

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UNE EGLISE EN MARCHE

24 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE

Lien : http://www.promesses.org/arts/108p3-6f.html

UNE EGLISE EN MARCHE

Une communauté d'actionnaires (2)

Maurice Decker

2.Aspirer aux dons les meilleurs

(1 Cor 12.31: «meilleurs» ; «kreittona» ou «plus grands»; «meizona» suivant la variante retenue). Il s'agit donc de chercher avec ardeur, d'avoir du zèle pour (aspirer à = zèloô), de désirer de tout son coeur.

Cette recherche s'exprimera d'abord au niveau de ma vie de prière personnelle. Dieu attend de moi une prière pure et intelligente caractérisée par une saine ambition: «Accorde-moi Seigneur les dons que tu considères comme les meilleurs pour ton Corps». Comment se caractérisent-ils?
- Ceux qui permettent le mieux d'exprimer son amour envers les autres.
- Ceux donc qui sont les plus utiles aux autres (I Cor 12.7; 14.6).
- Ceux qui édifient les autres membres (I Cor 13.3-5, 12, 17, 26; Eph 4.12).
- Ceux qui mettent en évidence la seigneurie de Christ (1 Cor 12.3) et qui tournent donc les regards vers Lui!
- Ceux qui produisent un climat saint, fait d'unité, d'ordre, de respect réciproque (1 Cor 12.14-26,14.33- 40).
- Ceux qui sont les plus stratégiques dans la hiérarchie établie par Dieu (1 Cor 12.28; Eph 4.11-12), les fonctions fondamentales pour le perfectionnement des saints. Cette aspiration concerne certainement plus particulièrement ceux qui passent par la nouvelle naissance dans leur enfance et leur adolescence ou dans les premiers temps de l'âge adulte et que Dieu pourra former d'une manière toute particulière pour les donner à l'Eglise comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs.

Ne devons-nous pas reconnaître la pauvreté actuelle de l'Eglise et son besoin urgent de missionnaires-pionniers, de sentinelles au coeur brûlant, d'accrocheurs d'hommes, de bergers dévoués capables d'enseigner les Ecritures et de docteurs de la Parole aux coeurs de berger? Ne doit-on pas voir dans ces «dons-hommes» les jointures et les articulations dont Paul parle dans Eph 4.16 et Co12.19 et qui permettent au Corps tout entier d'être bien ordonné, cohérent, croissant harmonieusement à la gloire de Dieu?

3. Se soumettre à la souveraineté de l'Esprit

(1 Cor 12.11, 18, 24, 28). J'aspire avec un coeur droit et des motifs purs... mais c'est Dieu qui décide en dernier ressort... Heureusement !! Nous nous évitons ainsi la tension de recherche effrénée et malsaine qui engendre tant de dangereuses contre-façons. Dieu s'attend à ce que nous lui fassions confiance dans une recherche paisible, centrée sur la grâce. Dans la parabole des talents (Mat 25.14-30), celui qui n'avait reçu qu'un talent était déjà très riche puisqu'il disposait de six mille deniers, soit le salaire d'un ouvrier pour... six mille jours de travail (près de seize ans et demi de travail sans un jour de congé!).
Dans sa souveraineté, notre Dieu est très généreux. Sa grâce est débordante! Il ne veut voir ses enfants ni frustrés («j'ai si peu» ) ni gonflés d'orgueil ( «regardez-moi» ).

4. Se mettre au travail en commençant par les tâches les plus ordinaires

Lorsque la cathédrale de Milan fut achevée, lors de sa dédicace, on entendit une petite fille s'écrier dans la foule: «J'ai aidé à construire ça!»
«Quoi !» s'écria alors un des gardes revêtu d'un uniforme magnifique, «montre-moi ce que tu as fait!» L'enfant répondit: «J'ai apporté chaque jour le repas de papa quand il travaillait là-bas».

Dès ma nouvelle naissance, une multitude de possibilités de services s'offrent à moi dans le cadre de la communauté locale: nettoyage et entretien des locaux, décoration, préparation du journal de l'église, pliage des traités, gestion de la bibliothèque, cassettothèque, chasse aux échantillons médicaux et confection de colis missionnaires, affichage, aide musicale, diverses formes d'évangélisation en équipe avec un aîné (de même que les visites aux malades, personnes âgées, etc. stand biblique, club d'enfants... où je vais pouvoir apprendre aux côtés d'un aîné doué par Dieu et expérimenté).

Dans les champs de Bethléhem, Ruth a commencé sa nouvelle vie en glanant, s'attachant à suivre docilement les conseils de son aînée Naomi, laquelle était soucieuse de son bonheur.

Il ne faut pas opposer systématiquement talents naturels et dons spirituels. A.Kuen le souligne très justement: «Les listes ne contiennent aucune indication d'une discrimination entre dons naturels et surnaturels, ordinaires et extraordinaires ou miraculeux: dans l'exercice de chaque don, la nature et la grâce collaborent ou, si l'on préfère, le don d'ordre créationnel se fond avec le don d'ordre spirituel, le critère n'étant pas son origine naturelle ou surnaturelle, mais on emploie «pour l'utilité». (Dons pour le service, Série Ekklésia, Cahiers Emmaüs, page 38). Les charismes portent la marque divine par la manière dont ils sont exercés. Un travail de brisement et de purification, de sanctification par l'Esprit est nécessaire pour qu'ils servent à la gloire de Dieu, lequel peut dans Sa souveraineté, ajouter des cadeaux miraculeux sans liens évidents avec notre passé. Une chose est certaine: la découverte et le développement de nos dons nécessitent avant tout une humble disponibilité; je n'attendrai pas les sollicitations suppliantes des anciens de ma communauté pour m'offrir à servir mes frères dans un bon esprit.

5. Exercer ses dons avec application et selon le Seigneur

(Rom 12.3-8; 1 Pi 4.10-11).

On ne travaille pas dans l'église locale comme dans bon nombre d'entreprises de ce monde: rivalités, ambitions malsaines, recherche de la meilleure place au détriment des autres qu'on écrase sans pitié pour mieux avancer, surestimation de soi, jalousie, revendications permanentes jalonnées de grèves, etc. y sont monnaie courante !

Humilité (Rom 12.3, 6a; 1 Cor 12.21; Eph 4.2).

Quelques mots-clés suffiront à montrer dans quel esprit et de quelle manière nous sommes appelés à exercer nos dons.
- Je me souviens constamment que ce sont des cadeaux de Dieu ( 1 Cor 4.7).
- J'accepte les limites qui me tracent les dons reçus de Dieu (voir Rom 12.3 dans Parole Vivante, A. Kuen).
- Personne n'est complet en soi: j'ai donc besoin de mes frères tout comme ils ont besoin de moi. Nos dons sont complémentaires. Chacun doit être à sa place... et comme le disait un prédicateur africain: «Il faut des pelles à côté des Paul» ! (1 Cor 12.14-26).
- Je travaille par la force que Dieu m'accorde et non dans l'énergie de la chair, dans la dépendance du Saint-Esprit et non en comptant sur mes capacités propres (1 Pi 4.11).
- Je suis au service des autres et non de ma propre gloire: je ne pratique pas les dons pour fixer sur ma personne les feux de la rampe (1 Pi 4.10).

Fidélité-application (Rom 12.6-8; 1 Tim 4.13-16; 1 Pi 4.10-11).
- Je me refuse au travail bâclé voulant être un bon intendant des charismes reçus. Bientôt, il me faudra rendre compte de ma gestion: suis-je appelé bon et fidèle serviteur? (Mat 25.21,23; Luc 12.42-48).
- Je veille à me maintenir en forme dans la pratique des dons: on peut laisser ses dons s'éteindre progressivement en négligeant l'exercice régulier(1 Tim 4.14 et 2Tim 1.6) qui nous enseignent par ailleurs que Timothée avait reçu un don par prophétie au moment où il était mis à part pour le service avec imposition des mains des anciens.

6. Aider les autres à découvrir et à exercer leurs dons

- En priant les uns pour les autres.
- En encourageant nos frères et en les conseillant lorsque nous commençons à discerner leurs dons.
- Les anciens accepteront de courir des risques (comme Dieu en prend avec nous!) avec sagesse, utilisant ici le frein, là l'accélérateur, confiant avec mesure, des responsabilités, passant beaucoup de temps avec chaque jeune disciple pour le piloter, le conseiller et prier avec lui.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p21-24f.html

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BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

21 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

 

Introduction :

 

Pour justifier leur égarement, ces adeptes de l’hérésie citent des textes hors contexte et créent des frustrations qui occasionnent des doutent et comme le serpent ancien dans le Jardin d’Eden, ils font avaler la mort faisant des victimes sur leur chemin. L’un des textes favoris pour tromper la vigilance des non avertis est celui-ci : « quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16.13). Par ce verset fétiche pour eux, le Saint-Esprit contredirai Jésus en ordonnant une autre prescription de baptême que celle de Matthieu 28.19-20. Ils vont au point de nier l’entité de Jésus comme bien qu’étant un avec le Père et le Saint-Esprit a sa personnalité. Pour eux, Jésus est à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Un regard profond nous conduira à mettre hors d’état de nuire, les aberrations des imposteurs qui tordent les Ecritures au profit de leur cupidité d’honneur, parfois parce que n’ayant pas d’appel, ils sont des fonctionnaires au service de leur poches dans l’église.

Le baptême "au nom de Jésus Christ" : "Que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ" (Actes 2.38). "Il ordonna qu'ils soient baptisés au nom du Seigneur" (Actes 10.48).

L'expression "au nom de Jésus Christ" n'est pas une formule rituelle à prononcer obligatoirement pour que le baptême soit valable. Jésus avait ordonné: "Faites de toutes les nations des disciples et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" (Mat. 28.19). L'expression "au nom de Jésus" signifie "en relation avec la personne de Jésus", "dans la foi en Jésus". Ce ne sont pas les paroles prononcées qui donnent sa valeur au baptême, mais la foi sincère du disciple en la personne de Jésus comme son sauveur. En l'absence d'une foi personnelle réelle, ni le geste du baptême, ni la formule prononcée ne pourront sauver la personne baptisée.

L’implication du nom de Jésus dans le baptême est comme une estampille de son autorité souverainement reconnue par le baptisé, indiquant sans ambiguïté l’union ou l’appartenance totale du baptisé au Christ. Pour renforcer ce fait, certaines versions de la Bible noteront dans Romains 6.3 que c’est un baptême pour le Christ. Cette expression baptême pour le Christ que l’on peut aisément et à juste titre appeler aussi ‘‘En Jésus-Christ’’, s’appuie sur le parallèle avec le baptême pour Moïse en 1Corinthiens 10.12. Moïse étant une figure de Christ, on peut comprendre que le baptême pour Christ est un engagement à suivre le Christ 1Pierre 3.21) et à être pour Lui, une confession de la foi du chrétien et sa détermination à obéir sans partage ni équivoque à son Seigneur. Notons que lors de ce baptême pour Moïse, la nuée et l’eau étaient deux figures très significatives qui renvoyaient aux deux dimensions du baptême à savoir la réalité qui est l’Esprit de Dieu et le symbole qui est l’eau. En faisant allusion à l’engagement d’une bonne pour le baptême, l’Apôtre Pierre rejette toute interprétation ritualiste, selon lequel le baptême comme le prétendent certains adeptes de Jésus seul serait la purification des souillures du corps.

Fortes implications des expressions de Jésus

(1) Allez, implique un combat agressif avec la stratégie offensive et défensive contre Satan et son système diabolique qui retient les êtres humains en captivité (Esaïe 14.17). Pour atteindre l’objectif visé ici, il faut détruire en même temps tout l’arsenal du monde des ténèbres pour une libération effective des prisonniers de ce système. C’est pourquoi, l’armée de l’Evangile doit se déplacer vers ceux qui toute leur vie sont dans les geôles de Lucifer, ce dans toutes les nations. Satan ayant réussi à faire tomber Adam, le représentant de Dieu dans l’ancienne création, avait remis de ce fait le gouvernement du monde entier à l’ennemi, se faisant lui-même désormais un chef assujetti. Depuis la mort et la résurrection du Seigneur, le pouvoir a changé de main car Christ, le second Adam a écrasé la tête du serpent (Genèse 3.15). Cette reprise de pouvoir par Christ nous convie à l’accomplissement de la prophétie selon laquelle, une pierre détachée sans le secours d’aucune main, avait renversé la statue, s’agrandissant progressivement jusqu’à gagner le monde entier : « Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre » (Daniel 2.34-35). L’explication donnée avait été celle-ci : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main, et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine » (Daniel 2.44-45).

Le royaume éternel que le Seigneur Jésus est venu bâtir sur la terre a commencé sa manifestation physique le jour de la Pentecôte lorsque le Saint-Esprit en descendant sur les hommes réunis dans la chambre haute (Acte 2) a fait d’eux les prémices de la nouvelle création que comportera le nouvel empire universel dont Jésus-Christ est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Pour l’effectivité croissante de cet empire universel, Jésus envoie ses armées sous l’action du Saint-Esprit pour conquérir le monde. Chaque église locale, et chaque disciple doit comprendre qu’il doit obéir aux ordres et le contraire ne serait que la rébellion, le dissident étant rangé dans le camp ennemi.

(2) L’ordre de mission est clairement défini et non seulement chaque saint doit aller, ou faire en sorte que l’évangile avance, mais l’objectif fixé est que chacun doit faire des disciples, ou élèves de Christ. Il n’est pas question ici des grands philosophes, mais "des enfants en Christ," qui doivent entrer à l’école de Christ, pour y être ensuite enseignés (1Cor 3.1). Ce processus n’est malheureusement pas souvent respecté car il y a de plus en plus des rangs autres que celui de frère, sœur, disciple parmi le peuple de Dieu. Pourtant, chacun n’est rien d’autre que ce qu’il avait été prédestiné à être. Curieusement, plusieurs sont non ce qu’ils avaient été prédestinés à être, mais ce que les hommes et leur cœur ont décidé qu’ils doivent être, ce pour leur perdition malencontreusement.

(3) L’ordre de mission bien spécifique indique que toutes les nations doivent être faites des disciples. La grande commission n’est pas limitative à un village, une tribu ou une ville, voire pays ou continent, mais les Juifs, les païens dans toutes les nations. Christ est venu pour être le Sauveur du monde. L’épreuve de presque vingt siècles montre que le christianisme n’est pas local ou national, mais qu’il est adapté aux besoins de toute l’humanité. Cependant, la doctrine de la prospérité faisant son entrée à forte connotation et coloration dans l’Eglise, a introduit les distinctions de personnes non plus par rapport à leur spiritualité qui peut aider plusieurs, mais plutôt par rapport à leurs poches bien garnies et leur rang social. Dès lors, on évangélise non plus tout homme en tout lieu, mais les riches, les directeurs de société dans les grandes villes, la finalité étant les grosses dîmes. Ceux des campagnes et zones enclavées sont livrés à eux-mêmes.

(4) Le procédé et processus d’intégration de ces disciples dans le royaume a été bien prédéfini. Ils doivent être fait disciples en les baptisant. Le baptême est le rite par lequel ceux qui croient en Christ doivent être formellement inscrits et reconnus dans l’école de Christ. Le baptême d’eau et du Saint-Esprit sont indispensables pour la croissance sans compromission du nouveau disciple. Les apôtres et disciples étaient baptisés dans l’eau, et c’est à ce baptême qu’il se réfère. C’est de ce baptême que des polémiques sans fin sont engagées depuis la nuit des temps.

APOLOGÉTIQUE

-Baptiser au nom (gr. pour le nom, ou dans le nom, ou en vue de ce nom, selon une particule qui marque la direction, le but où l’on tend (Rom 6.3 ; 1Cor 10.2), ne signifie pas seulement baptiser par l’ordre, sur l’autorité de l’Etre dont il s’agit; mais comme son nom exprime son essence même, toutes ses perfections, et que baptiser signifie plonger, c’est introduire le néophyte dans une communion vivante avec Dieu.

Ainsi baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie. Dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps. Dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

-Nous trouvons dans la formule de baptême prescrite par Jésus, une révélation complète de Dieu, tel que l’Eglise le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. Dans les Ecritures, les rapports entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, tous de l’essence divine ne sont pas objets de spéculation. Par contre, ce rapport entre les trois êtres de la Trinité est la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ainsi, ôter à la foi d’une personne l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, conditionnerait sans autre forme de procès, une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance.

Les trois noms, celui du Père, du Fils, et du Saint-Esprit sont rappelés dans le baptême pour exprimer que les trois personnes de la trinité rencontrent le croyant ; le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de l’Esprit par lequel il peut dire "Abba, Père." "Au nom de" peut aussi être équivalent à "dans la présence de," ou "dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit."

Les écrits très anciens d’Irénée, un disciple du martyr Polycarpe qui avait été formé par l’Apôtre Jean, a écrit beaucoup contre les hérésies de l’époque. Témoin oculaire de la vie et des enseignements de Jean, le dernier Apôtre vivant à l’époque, il lui fallait défendre le fondement de la foi chrétienne telle qu’il a vu et entendu. Il est vrai que les écrits catholiques le citent à bien d’égard, mais, il a écrit plus de 200 ans avant le catholicisme. Irénée affirmait que les Apôtres enseignaient clairement que Dieu est un, existant en trois personnes : Père, Fils et Saint-Esprit. Il a écrit également que les Apôtres baptisaient en disant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Bien que la Trinité ne soit pas explicitement écrite dans la Bible, en bien d’endroits, la notion de la trinité est clairement établie :

‘‘Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père ET le Fils’’ (1 Jean 2.22).

‘‘Mais j’aurai pitié de la maison de Juda; je les sauverai par l’Eternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l’arc, ni par l’épée, ni par les combats, ni par les chevaux, ni par les cavaliers’’ (Osée 1.7). Dieu parle, et dit qu'Il sauvera Son peuple par l'Eternel, leur Dieu. Dieu le Fils, envoyé par Dieu le Père, est effectivement venu sauver Son peuple.

‘‘Je publierai le décret ; l'Eternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui’’ (Psaume 2.7). Dieu le Père et Son Fils.

‘‘Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ?’’ (Proverbes 30 .4). Dieu le Père et Son Fils.

‘‘Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection’’ (Matthieu 3.16-17). Dans ce verset, les trois Personnes de la Trinité Se manifestent en même temps : Dieu le Père, qui parle du Ciel, Dieu le Fils, Jésus, et Dieu le Saint-Esprit, sous la forme d'une colombe. La même histoire est relatée dans Marc 1.9-11 et dans Luc 3.21-22.

‘‘Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec vous tous !’’ (2 Cor. 13.14) : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
‘‘Pierre, Apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie, et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !’’ (1 Pierre 1 : 1-2) : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

‘‘Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né’’ (Zacharie 12.10). Ici, c’est Jésus qui parle.

‘‘Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint- Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle’’ (Jude 1.20-21). Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

"Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu" (Jean 1.1) : Dieu le Père, et Dieu le Fils, qui est la Parole.

‘‘Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau’’ (Apoc. 5.6-8). Dieu le Fils, l'Agneau de Dieu, prend le livre de la main de Dieu le Père, et Il est adoré comme Dieu.

‘‘Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit’’ (Daniel 7.13-14) : Dieu le Père, ou l'Ancien des Jours, et Dieu le Fils, semblable à un fils de l'homme, dont la domination est éternelle.


"Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14.26) : Dieu le Père, Dieu le Fils (Jésus), et le Saint-Esprit.

‘‘Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un’’ (1 Jean 5.7) : Le Père, la Parole qui est le Fils et le Saint-Esprit, Trois en Un. Ce verset très clair a été retranché de nombreuses versions modernes. Pourtant, il figure dans la grande majorité des manuscrits anciens.

Irénée confirme l’application de Matthieu 28.19 dans un extrait de son écrit intitulé : “la Démonstration de la prédication apostolique” : « Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au nom de Dieu père et au nom de Jésus Christ le fils de Dieu incarné et mort et ressuscité, et dans l'Esprit saint de Dieu ».

Conclusion :

Jésus Christ est le chemin, la vérité et la vie. Il ne saurait dire une chose que viendra contredire le Saint-Esprit. La formule de baptême de Mt 28.19 est prononcée par le Seigneur lui-même. Il n’est point besoin ici de dire qu’il s’agissait de l’ombre des choses à venir. Christ qui est l’accomplissement de toute chose ; Il ne saurait dire oui à la place de non, car il est la vérité. Pour les adeptes de la nouvelle révélation du baptême au nom de Jésus, il est clairement établi que si Jésus a caché une vérité en déformant sa nature, il ne saurait plus être Sauveur encore moins Seigneur. Pourquoi ne pouvait-il pas de manière claire comme il l’a toujours fait dire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant en mon nom » ? Non, il a plutôt dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28.19).

Dr. André CHOUBEU

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LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

16 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

‘‘L’Eternel est lent à la colère il est grand par sa force : il ne laisse pas impuni. L’Eternel marche dans la tempête, dans le tourbillon ; les nuées sont la poussière de ses pieds’’ (Nahum 1.3)

Généralement, lorsque le ciel s’assombrit et qu’une bourrasque s’annonce à l’horizon, les oiseaux sont dans la précipitation et un grand bruit d’ailes se fait entendre. Il suffit juste de lever les yeux, et c’est une débandade sans précédent ; chaque oiseau vole à qui mieux mieux et à ailes déployées pour trouver un refuge. L’aigle quant à lui, s’il ne va pas aller au-dessus de nuée, affrontera de face la tempête. Lorsqu’il est dans le sillage du vent très fort, il se laissera entrainer librement sans effort de battement d’ailes et se verra entraîner tout naturellement au gré de la direction du vent.

Parfois, il cherchera le centre du tourbillon si c’est le cas, et y pénètrera pour ensuite déployer ses ailes afin de pouvoir s'élever encore plus haut. Une merveilleuse leçon de la nature qui nous interpelle à des expériences spirituelles, favorables à notre intimité avec Dieu. L’aigle est le seul oiseau qui ne s’abrite pas ailleurs que dans son nid. Ainsi, s’il est surpris par la tempête, le vent, la tornade ou autre, il foncera à toute vitesse, bravera le mauvais temps qu’il surplombera jusqu’à atteindre son domicile. Quelle leçon pour nous ! L’aigle nous apprend là à connaître transformer les obstacles en opportunités, les défis en avantages et les obstacles en possibilités par la puissance divine agissant en nous au-delà de ce que nous pouvons penser ou imaginer. Plusieurs potentialités en nous se développent ou s’acquiert exclusivement grâce aux épreuves, la disette, la maladie, les attaques spirituelles, les trahisons, la sècheresse passagère... Comme disait quelqu’un : ‘‘ces circonstances défavorables nous sont bénéfiques parce qu'elles sont pour nous comme un catalyseur qui nous permet de nous élever encore plus haut. Pour peu qu'on prend la peine d’analyser toutes ces circonstances et essayer d'en tirer des leçons, elles peuvent nous permettre d'aller de gloire en gloire dans l'exploitation du potentiel que Dieu dans sa grâce, son amour et sa préscience a mis en chacun de nous’’.

Le vent souffle, mais on ne sait d’où il vient, ni où il va. S’abandonner à la direction du vent et se laisser conduire comme le peuple de Dieu dans le désert suivait la direction de la colonne de feu ou de la colonne de nuée est un vrai privilège. De même que la colonne de feu ou de nuée conditionnait la marche du peuple, l’amenant à s’arrêter comme à marcher, de même, le chrétien qui s’abandonne à la direction du Saint-Esprit expérimentera les merveilleuses grâces attachées à la soumission, la consécration et l’abandon total à Dieu. Combien d’enfants de Dieu et serviteurs de Dieu se sont-ils égarés simplement parce qu’ils n’ont pas suivi la direction du Saint Esprit !

Lorsque vient une tribulation et les tempêtes, s’ouvre pour plusieurs, la porte du découragement, des murmures, des plaintes, des accusations, de la haine, de la vengeance, de l’amertume, de la colère et ses corollaires. Pourtant, c’était le moment non de fuir comme le Prophète Elie, en abandonnant le peuple fraîchement délivré du joug de l’idolâtrie et nécessitant un encadrement bien sérieux, mais de s’arrêter et aller au conseil de Dieu pour tirer profit de la situation car il est écrit : ‘‘Quand on viole la justice humaine à la face du Très-Haut, quand on fait tort à autrui dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui dira qu’une chose arrive, sans que le Seigneur l’ait ordonnée ? N’est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. Recherchons nos voies et sondons, et retournons à l’Eternel’’ (Lamentations 3.35-40).

Retenons : « Les difficultés doivent pousser à l’action et non décourager. L’esprit de l’homme se renforcera dans le conflit. » WILLIAM ELLERY CHANNING.

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » J. F. KENNEDY.

L’épreuve de notre foi, lorsque nous avons Jésus Christ comme l’ancre de notre foi, nous propulsera vers la fermeté, la stabilité et le témoignage de l’œuvre tant de la croix que de la puissance de Christ agissant en notre faveur, et manifestant la gloire de Dieu autour de nous.

Lorsque l’ennemi de nos âmes soulève la tempête à l’intérieure de nos pensées, autour de nous, à l’intérieur de la famille, dans l’église en passant par plusieurs circonstances, ce jusqu’aux frères en Christ, nous devons nous rassurer que garder nos cœurs et pensées captives en Christ est l’ultime voie de recours. Evitons d’êtres des femmes et hommes tumultueux qui ne savent pas fuir la tempête pour se réfugier en Christ.

Dr. André CHOUBEU

Extrait de mon livre en correction intitulé "Les Secrets du Mystère de l'Aigle"

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Il faut que vous naissiez de nouveau

14 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Il faut que vous naissiez de nouveau

Il faut que vous naissiez de nouveau

Alfred Kuen

Le royaume des cieux est ouvert à ceux qui se repentent. Ceux qui refusent de se repentir commettent un péché qui ne saurait jamais leur être pardonné. En effet, qu'est-ce que le péché contre le Saint-Esprit sinon la fuite obstinée et persévérante devant la repentance, l'opposition à l'esprit de la « métanoïa », le refus de la reconnaissance des droits de Dieu ?

L'exemple de l'apôtre Paul.

L'apôtre Paul a passé par une véritable « métanoïa » sur le chemin de Damas. Auparavant Dieu était pour lui le dieu des pharisiens que l'homme peut rencontrer sur le terrain du contrat légal. Celui qui accomplissait strictement la loi devait être sauvé. Mais lorsque Paul fut placé face à face avec le Dieu vivant, il dut reconnaître que « nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi » (Rom.3 : 20).

L'esprit du « nous » s'appuie sur sa propre justice, sur son appartenance au peuple élu (Phil. 3 : 8). L'esprit de la « métanoïa » n'a d'autre recours que de se réfugier dans la justice que nous a acquise Christ sur la croix. Derrière le scandale de la croix, l'apôtre découvre le plan du salut de Dieu, dans le Crucifié il reconnaît son Seigneur.

Une illustration biblique de la repentance

La meilleure illustration de la repentance est certainement l'histoire du fils prodigue (Luc 15 : 11-32). Cette parabole nous décrit, d'un côté, le comportement de celui qui n'a pas connu la repentance, de l'autre, elle nous montre quelle réalité placer derrière ce mot.

Il est évident que ces différents aspects de la repentance, exposés successivement ici pour des raisons de clarté, ne se présentent pas de façon aussi schématique dans la réalité.

a) Quel est le comportement de l'homme qui ne connaît pas la repentance?

« Mon père, donne-moi... le fils ayant tout ramassé partit... il dissipa son bien en vivant dans la débauche ».

Le jeune fils veut vivre sa vie, il veut être indépendant du père, partir au loin... Il ne pense qu'à lui: « Donne-moi ». II ramasse tout pour pouvoir le dissiper à sa guise, pour satisfaire ses désirs et ses convoitises.

Ni le père, ni le frère ne comptent dans sa pensée: le « moi » occupe seul toute la place. Notons d'ailleurs que le frère aîné illustre d'une autre manière la même attitude: « Voici tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné... pour m'amuser ». C'est encore typiquement l'attitude opposée à la « métanoïa », c'est le propre juste qui s'appuie sur ses mérites en face de Dieu et revendique ses droits. Dieu est le partenaire d'un contrat « Je t'ai servi, je n'ai jamais failli à mes obligations, mais tu ne m'as pas donné ». C'était, en fin de compte, Dieu l'associé déloyal.

b) En quoi consiste la repentance ?

Le changement d'attitude du fils cadet après son expérience décevante illustre les différents aspects de la repentance. Cet exemple nous montre qu'elle affecte l'homme tout entier: la pensée, le sentiment et la volonté conjuguent leurs efforts et conduisent à un acte concret et précis.

Chez celui qui se repent :

1° la pensée entre d'abord en action :

« Etant rentré en lui-même » (Luc 15 : 17).

Jusqu'à présent, il vivait comme en dehors de soi, ses pensées se dispersaient sur mille choses extérieures. Maintenant, il oriente sa réflexion en sens inverse, vers l'intérieur, pour examiner sa vie. A la suite de cet examen, une nouvelle appréciation des valeurs se fait jour: « Ce qu'il avait fui (la maison paternelle), il le désire; ce qu'il avait recherché (la terre étrangère), il l'a en horreur » (F. Godet). La « métanoïa » est en premier lieu un renversement de l'échelle des valeurs.

2° Il est touché par des sentiments d'affliction.

« Combien de mercenaires... et moi ici ». Les regrets, les pleurs mêmes peuvent faire partie de la repentance (voir Luc 7 : 38 ; Mat. 5: 4; 26: 75; Luc 18: 13; Jacq. 4: 9; 2 Cor. 7: 10; Es. 6: 6-7). « Etre pécheur et être désespéré est une seule et même chose, parce que le pécheur c'est celui qui vit dans la contradiction avec lui-même et avec Dieu ».

3° Sa volonté entre en action.

« Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai... ».

La repentance comporte la décision de renoncer aux anciennes voies, de se détourner du péché (2 Chr. 6 26 Jean 5: 14), de la méchanceté (Actes 8 : 22), des oeuvres mortes (Héb. 6 : 1), de la tiédeur, de la suffisance, de l'aveuglement (Apoc. 3: 15, comme de tous les autres péchés (Apoc. 2: 21; 9: 21; Jacq. 4: 8).

4° Son esprit est convaincu de péché.

La pensée, le sentiment et la volonté ne peuvent conduire à un résultat spirituel que si l'esprit est touché par l'Esprit de Dieu. Or, le Saint-Esprit convainc de péché, de justice et de jugement celui qui vit loin de Dieu (Jean 16: 8) : « Je dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ». Pour la première fois, il pense au père. Ce père est bon et grand, mais lui, il est indigne et vil: « Je ne suis pas digne ». La prise de conscience de sa propre indignité en face de Dieu est certainement un élément essentiel de la repentance.

5° Il retourne à Dieu.

« Il se leva et alla vers son Père... » : la décision n'est efficace que lorsqu'elle est suivie d'actes.

6° Il lui confesse son péché.

« Mon père, j'ai péché ». La confession du péché à Dieu est un signe de vraie repentance (voir Ps. 32: 5; 2 Sam. 12: 13; Es. 6: 5; Mat. 3: 6; Luc 23: 40; I Jean 1: 9; Lév. 26: 40; Job. 33: 27).

7° La conséquence normale de la repentance, c'est une vie nouvelle: des fruits dignes de la repentance.

Le fils prodigue restera certainement dans la maison du père, en communion avec lui, le servant volontairement et joyeusement (voir Matth. 3 : 8 ; Luc 3 : ' 11 ; Es. 1 : 16-17 ; Dan. 4 : 27 ; Actes 26 : 20).

La repentance est donc un acte qui engage l'homme tout entier : esprit (par la conviction du péché, la prière, le retour à Dieu), âme par la participation de sa pensée, de ses sentiments et de sa volonté) et corps (par les actes, les fruits de la repentance).

Tourné d'abord vers le passé, l'esprit constate un état anormal: le péché; il reconnaît qu'il a fait fausse route; puis, tourné vers l'avenir, il s'engage dans le chemin qui mène à une vie nouvelle.

Une repentance selon Dieu débouche toujours sur le salut (2 Cor. 7 : 10). Comme la métamorphose est le changement total de la forme, la « métanoïa » est le changement radical du « nous », de l'esprit, de la pensée, des sentiments, de toute l'attitude intérieure.

« La repentance n'est pas seulement une étape de la conversion... Elle est la réalité même, intérieure et profonde, de la conversion ; la conversion vécue et gardée; l'attitude profonde et stable d'un homme dont la vie est tournée vers Dieu » (J. Serr).

Une vraie repentance est à la fois don de Dieu (Actes 5 : 31 ; 11 : 18; 2 Ti. 2: 25; Rom. 2: 4; 2 Pi. 3: 9; Héb. 6: 6; 12: 17; 2 Cor. 7: 10) , et oeuvre de l'homme (Luc 16: 31 ; Apoc. 9: 21 ; Mat th. 11 : 21 ; 21 32), sans qu'il soit possible de déterminer exactement la part de l'un et de l'autre.

Extrait du livre «Il faut que vous naissiez de nouveau »
Edition Ligue pour la lecture de la Bible. CH 1010 Lausanne (Suisse)

Source : http://www.promesses.org/arts/28p276-279f.html

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Affranchis en Jésus-Christ

13 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Affranchis en Jésus-Christ

Affranchis en Jésus-Christ

Romains 8 : 2.

R. H. Guignard

Nous avons bien lu: « AFFRANCHIS de la loi du péché et de la mort ». Affranchi ou libéré, le chrétien possède une vie, et cette vie n'est plus soumise à une loi qui annonce un dénouement « inéluctable » (que l'on ne peut éviter) : la loi de la mort.

C'est en cela que réside la grande PROMESSE du christianisme, soit une vie éternelle, heureuse dans la présence de Dieu. Et nous savons que, au fond de son cœur, le chrétien est tranquille, fortifié, car: « le Saint-Esprit dit à son esprit qu'il EST enfant de Dieu » (v. 16). Mais comment cette nouvelle naissance s'est-elle passée ? Comment est-ce possible ? C'est ce que nous enseigne l'épître aux Romains ch. 8: 1-4.

Trois lois

Dans ce passage, il est fait mention de trois lois

la loi du péché et de la mort,
la Loi, dite de Moïse,
la loi de l'esprit de vie.

Chaque Etat a ses lois: civiles, pénales, militaires et autres règlements ou ordonnances. Le chrétien est invité à s'y soumettre. De tout temps, Dieu n'a pas confié les lois religieuses à l'approbation d'un gouvernement humain. Pour la plupart, les dirigeants de l'homme l'ont compris. Ils ont accordé la liberté de conscience, et cette liberté, l'homme l'apprécie hautement. Il existe aussi nombre de lois dites naturelles. Celle de la pesanteur est la plus connue. Les hommes ont vaincu celle de la terre en passant à celle de la lune. Ce n'était encore que pour un moment! Ils ont dû vaincre celle de la lune pour revenir ! La loi de la gravitation des astres, notre globe compris, a une grande signification pour notre existence. Le cosmos, l'univers n'est pas inerte; au contraire, il est ordré, il obéit à certaines lois, lesquelles ne sont certes pas dues au hasard...

Une loi peut être positive, créatrice, active pour le bien. D'autres sont négatives, répressives, restrictives. Aucune loi n'est neutre; au contraire, elles tendent à un résultat, à un but.

Le sens d'un terme biblique

Avant de pousser plus loin, nous devons donner une explication concernant le mot « chair » (v. 3). « La chair rend (une loi) impuissante ». Ce terme représente, au sens usuel, notre corps, soit nos muscles, nos os, etc. Dans le Nouveau Testament, il comporte un sens plus étendu. Il s'agit bien premièrement de notre corps, mais plus encore de toute notre nature humaine. Quand l'apôtre, parlant de lui-même, dit: « je suis charnel », il nous donne la signification de ce terme. La « chair », c'est notre être tout entier, corps et âme, dominé par la loi du péché, entraîné par une force qui conduit au mal, à la destruction. Notre humanité est dominée par des appétits sensuels qui, lentement mais sûrement, amoindrissent les facultés supérieures de l'amour, de l'intelligence, du raisonnement, de la volonté.

Loi du péché et de la mort

En ajoutant que cette « chair » est « vendue et asservie au péché », l'apôtre donne la valeur, la force et l'étendue de cette loi. Il y a de par l'action de cette dernière une tendance que l'on ne peut éviter, qui entraîne, pas à pas, à la mort. L'apôtre décrit cette tendance, cette action au premier chapitre de l'épître aux Romains. C'est, dans le domaine de l'âme, une chute continue, une lente désagrégation des plus nobles facultés de l'homme, jusqu'à la déraison.

Cette loi a été communiquée à Adam, après la chute. « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu'à ce que tu retournes à la terre, d'où tu as été tiré; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3 : 19). Les effets de de cette loi sont visibles. Nul ne peut la contredire !

La LOI, dite de Moïse

Elle est souvent désignée à notre attention par une majuscule, car elle a été donnée par Dieu au peuple juif, par l'intermédiaire de Moïse. Dans notre texte, nous la trouvons mentionnée deux fois, v. 3 et 4. Dans le premier cas, elle est taxée d'impuissante et dans le second cas, il est spécifié qu'elle comporte une valeur morale, soit une « justice prescrite» par Dieu.

Pourquoi la Loi était-elle impuissante ? La réponse est que la « chair » la rendait impuissante. Nous avons vu plus haut ce qu'est la « chair » et par quoi elle est dominée. Notre humanité, notre être entier ont été souillés par le péché dès la première génération. Or, la Loi a été proclamée par Dieu (pour Israël, comme aussi pour toutes les nations) pour mettre en évidence les péchés, la résistance à l'ordre de Dieu: en un mot démontrer le MAL. Il s'agissait de faire voir et saisir combien les hommes se sont éloignés de leur Créateur. La Loi doit être ce témoin, ce thermomètre face auquel l'homme doit se mesurer et être amené à tourner à nouveau ses regards vers Celui à qui Il doit la vie. La loi est un maître d'école pour nous conduire à Christ.

Impuissante, mais sainte

La Loi est « sainte et le commandement est saint, juste et bon ». « Je vous le dis en vérité avant que le ciel et la terre aient passé, il ne disparaîtra de la Loi ni un seul iota, ni un seul trait de lettre », disait Jésus. Mais il demeure encore et toujours que

la justice prescrite par la Loi

existe et que cette justice doit avoir son accomplissement, sa réalisation, son épanouissement, toute la bénédiction de sa valeur, en nous chrétiens. Nous y reviendrons, mais pour l'instant, nous constatons qu'elle a deux faces: elle condamne ou elle libère.

A. « Maudit soit celui qui ne confirmera point les paroles de cette Loi en les mettant en pratique » (Deut. 27 : 26).

B. « Nous serons tous tenus pour justes, si nous prenons soin de mettre en pratique tous ces commandements devant l'Eternel, notre Dieu, comme il l'a ordonné » (Deut. 6: 25). « L'homme qui les pratiquera vivra par eux » ( Lév .18 : 5).

Une loi de l'Esprit

Après avoir examiné la valeur de cette justice prescrite par la Loi de Moïse, nous revenons à notre thème. La loi de l'Esprit de la vie (littéralement), ou qui donne la vie, nous a affranchis, à cause de l'œuvre du Fils de Dieu.

C'est une loi divine, comme celle de la pesanteur ou de la gravitation. Ce n'est pas une simple vision de notre intelligence.

Notre manière de réaliser le terme « loi » nous le dit: « avoir force de loi, l'autorité de la loi, faire la loi ou faire loi ». Les lois d'une nation ne sont pas neutres; elles sont une force. Nous pourrions ainsi dire: la force de la loi, ou l'action de la loi, ou l'oeuvre de la loi de « l'Esprit de la vie en Jésus-Christ nous a affranchis ».

Nous comprenons qu'il y a eu là, par suite de l'œuvre de Jésus-Christ, une transmission actuelle de vie par le St-Esprit, en un mot: « Dieu l'a fait » (v. 3).

C'est ce que nous constatons: un des attributs de la Loi de Moïse une « justice prescrite » par ladite Loi, a atteint un jour le Fils de Dieu... « En envoyant à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à notre chair pécheresse. Dieu a condamné le péché dans la chair », soit dans la personne de son Fils.

Là, nous pouvons nous arrêter

A. Dieu a condamné le péché (la masse du péché, l'ensemble du péché) dans la chair de son Fils, l'Homme parfait, sans tache, sans péché, sans souillure, et cela à notre place !

B. Et « la justice prescrite par la Loi » a trouvé son aboutissement EN NOUS! Merveille d'amour !

« DIEU L'A FAIT »

Christ l'a accompli,
Christ a porté nos péchés,
Christ a expié nos péchés,
Christ est mort, lui le juste, pour les injustes,
Christ, Agneau de Dieu, s'est substitué à nous.
De la part de Dieu, la condamnation frappant son Fils, le Christ, a été comptée comme valable pour chaque homme.

En JESUS-CHRIST, la loi de l'Esprit de vie nous a affranchis... pour la VIE et la PAIX. C'est une LOI divine.

Source : http://www.promesses.org/arts/28p283-287f.html

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LA PERSÉCUTION DANS LA VIE DE PAUL

10 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA PERSÉCUTION DANS LA VIE DE PAUL

LA PERSÉCUTION DANS LA VIE DE PAUL

Jacqueline Muston

Première partie

I. INTRODUCTION

Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage. j'ai vaincu le monde. (Jean 16: 33)

Ces paroles du Seigneur, sorte de testament que Jésus laisse à ses disciples peu avant son arrestation, attestent la réalité de la persécution pour celui qui veut Lui obéir. En effet, à plusieurs reprises, Jésus a enseigné à ses disciples qu'ils seraient haïs de tous à cause de son nom. Et même, Il les exhorte à considérer ce fait non seulement comme normal pour leur vie, mais à l'accepter comme un privilège et un sujet de joie, sachant que Lui-même a subi le même sort.

La persécution occupe une place non seulement dans l'enseignement de Jésus, mais aussi dans sa vie. Plusieurs fois au long de son ministère, Il a échappé à la mort, pour finalement être abandonné de tous et achever sa vie sur une croix. Au travers de son enseignement et de sa vie, Jésus nous montre que la persécutionfait partie des conditions de vie du chrétien, appelé à suivre le même chemin que son Seigneur.

Les disciples ne peuvent prétendre à un autre traitement que leur Maître: à sa suite, comme Lui et à cause de Lui, ils sont persécutés (Jean 15: 20; 16: 1 ss) ; ils ont à boire sa coupe et à être baptisés de son baptême (Marc 10: 39) ; en eux, Jésus revit sa persécution (Act. 9: 4 ss, cf. Col. 1 : 24) ; c'est pour eux une grâce (Phil. 1 : 29) et donc une source de joie (1 Pi. 4: 12 ss) ... Dans l'Eglise, les persécutions sont le signe et la condition de la victoire définitive du Christ et des siens. 1)

C'est ce que nous pourrons précisément découvrir dans la suite de cette étude. En effet, la vie de Paul illustre concrètement les enseignements de Christ à ce sujet et prouve que les promesses du Seigneur se réalisent. Tout au long de son existence avec Christ, Paul a répondu concrètement à l'appel du Seigneur :

Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même. qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive (Mat. 16: 24).

II BIOGRAPHIE DE PAUL

Pourquoi cet attroupement aux abords de Jérusalem ? Que se passe-t-il ? Etienne, un chrétien, vient d'être lapidé à cause de son témoignage, de sa foi au Fils de Dieu. Ses bourreaux ont déposé ses vêtements au pied d'un jeune homme nommé Saul. Qui est-il, ce Saul qui vient d'approuver le meurtre d'un innocent ? Né à Tarse, Israélite de la tribu de Benjamin, Saul, connu plus tard sous le nom de Paul, est un homme pieux, un pharisien, animé d'un zèle excessif pour la tradition de ses pères. C'est un homme violent, plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de son âge et de sa nation. Son zèle pour la religion juive fera de lui un meurtrier. En effet, Saul est bien connu comme persécuteur; il a une grande influence sur les gens de sa nation (Actes 9: 1-2, 21 : 13). Il a même reçu des principaux sacrificateurs le pouvoir de mettre en prison les chrétiens. Ecoutons-le relater ce qu'il a fait :

Pour moi, j'avais cru devoir agir vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth. C'est ce que j'ai fait à Jérusalem. J'ai jeté en prison plusieurs des saints, ayant reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs et, quand on les mettait à mort, je joignais mon suffrage à celui des autres. Je les ai souvent châtiés dans toutes les synagogues, et je les forçais à blasphémer. Dans mes excès de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères (Actes 26 : 9-11).

Mais un événement unique, décisif pour son avenir, sa rencontre avec Jésus-Christ ressuscité, l'obligera soudain à changer de rôle. De persécuteur acharné de l'Eglise, il deviendra le persécuté pour Christ. Son engagement pour Christ sera tellement étonnant et visible que beaucoup donneront ce témoignage en parlant de lui :

« Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait de détruire » (Gal. 1 : 23).

Dès le début de sa conversion, Paul, qui s'est déchaîné avec tant de violence contre les chrétiens, apprendra à souffrir pour le nom de Jésus. Le Seigneur le révèle déjà à Ananias lorsqu'il l'envoie auprès de Paul. Peu après sa conversion, Paul se met à proclamer que Celui qu'il persécutait en s'attaquant aux chrétiens est vraiment le Fils de Dieu. Les réactions de ses auditeurs ne tardent pas à se manifester. Ses compatriotes complotent de le tuer, mais Dieu, le Tout-Puissant, veille sur cet instrument qu'il s'est choisi pour porter son nom devant les nations, les rois et les fils d'Israël. Cette protection du Seigneur, Paul l'expérimentera tout au long de sa vie, alors qu'il est sans cesse question d'opposition. de persécution contre lui.

A Damas (9 : 23-25), des Juifs complotent de le tuer. Paul leur échappe en descendant dans une corbeille le long de la muraille qui entoure la ville.

A Jérusalem (9 : 26-30), Paul rencontre tout d'abord une certaine méfiance parmi les chrétiens qui, au début, ont de la peine à le reconnaître comme l'un des leurs. Débordant de zèle pour le Seigneur, Paul parle même aux Hellénistes qui chercheront à le faire mourir.

A Antioche de Pisidie (13: 45, 50), les Juifs jaloux de l'influence de Paul et Barnabas sur la population s'opposent à leur prédication par toutes sortes de contradictions et d'injures. Ils provoquent une persécution en excitant des femmes dévotes et les principaux sacrificateurs contre Paul et Barnabas, qui sont finalement chassés de la ville.

A Icone (14 : 1-6), les Juifs qui refusent de croire à la prédication de l'Evangile poussent les païens à s'opposer aux chrétiens. La ville se divise en deux clans. Les païens et les Juifs qui refusent la Parole de Dieu, encouragés par leurs chefs, projettent de lapider Paul et Barnabas.

A Lystre (14: 19-22), un jour, Paul se met à annoncer l'Evangile à la suite de la guérison d'un boiteux de naissance. Tout à coup arrivent d'Icone et d'Antioche des Juifs qui s'emparent de Paul, le lapident et le traînent hors de la ville, pensant qu'il est mort. Mais Paul se relève aussitôt, retourne dans la ville et le lendemain repart pour Derbe dans le but d'évangéliser. Ensuite, en dépit de tous les dangers qu'il court, il retourne à Icone et à Antioche pour « fortifier l'esprit des disciples, les exhorter à persévérer dans la foi et leur dire que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14: 22).

A Philippes (16: 19-40), Paul guérit une femme en chassant le démon qui l'habitait. Les maîtres de cette dernière, dans leur colère, se saisissent de Paul et Silas, puis les traînent devant les magistrats et après avoir été battus de verge, ils sont jetés en prison. Paul et Silas profitent de la situation pour témoigner. Ils se mettent à prier et louer le Seigneur en chantant de telle manière que tous les prisonniers peuvent les entendre. Répondant à leur confiance, Dieu intervient par le moyen d'un tremblement de terre qui ébranle les fondations de la prison. Les portes s'ouvrent, les liens des prisonniers tombent. C'est l'occasion inattendue pour Paul et Silas d'organiser une réunion d'évangélisation qui permettra au geôlier et à ceux de sa maison de trouver le Seigneur. Après cet encouragement du Seigneur, Paul et Silas retrouvent leur liberté, mais ils doivent quitter la ville.

A Thessalonique ( 17 : 5-9), les Juifs jaloux provoquent des attroupements et répandent l'agitation dans toute la ville. N'ayant pas trouvé Paul et Silas, ils maltraitent d'autres chrétiens. De nuit, Paul et Silas sont obligés de quitter la ville.

A Bérée (17: 13-14), les Juifs de Thessalonique les rejoignent pour exciter la foule contre eux.

A Corinthe (18: 6, 12-15, les Juifs ne laissent pas Paul tranquille. Ils lui font opposition, l'injurient et le mènent devant le~tribunal.

A Ephèse (19: 23-40) , Paul découvre bien vite que toute la ville est jetée dans le trouble et la confusion à cause de la prédication de l'Evangile en Asie. La foule remplie de colère crie à plein gosier : « Grande est la Diane des Ephésiens ». Les disciples. empêchent Paul de se présenter devant la foule.

En route pour la Syrie (20 : 3), les Juifs dressent des embûches à Paul et l'obligent ainsi à changer de direction.

A Césarée (21 : 10-14), Paul rencontre Agabus qui confirme par une prophétie que des liens et des tribulations l'attendent (20: 22-24). Mais Paul est prêt à mourir pour le nom du Seigneur (21 : 13).

A Jérusalem (21: 17 au 23: 30), les Juifs d'Asie provoquent une émeute. La foule se saisit de Paul et lui donne des coups. C'est alors que le service d'ordre des Romains intervient pour empêcher la foule de le tuer. Paul est aussitôt enchaîné et conduit à la forteresse. Avant d'y entrer; il demande l'autorisation de parler, et il rend témoignage à la foule. Détenu à la forteresse, il est battu de verges. Puis après avoir été informés d'un complot organisé par les Juifs pour tuer Paul, les Romains le conduisent avec une escorte à Césarée.

A Césarée (23 : 31-26 : 32), il est détenu pendant deux ans, période durant laquelle il comparait à plusieurs reprises devant les autorités.

A Rome (28: 16-31), Paul est mis sous liberté surveillée. Nous n'avons que peu de détails sur la fin de sa vie. D'après les commentaires 2), il semble que ce régime de liberté surveillée n'a pas duré au-delà des deux ans mentionnés dans Rom. 28 : 30 ; après cette période, Paul est relâché et il continue ses voyages. Puis il revient à Rome où l'atmosphère est tendue. L'incendie de Rome est un incident au sujet duquel on profite d'accuser les chrétiens. Une persécution se déclenche alors sous l'impulsion de Néron. Paul est de nouveau emprisonné, puis condamné à mort, sans que nous ne connaissions les motifs de cette arrestation. La tradition rapporte que Paul aurait été décapité. 3 )

Toute l'opposition que Paul a rencontrée, toutes les persécutions qu'il a vécues ne sont pas relatées dans les Actes. Paul a connu bien d'autres tribulations. Il nous en donne un résumé dans Il Cor. 11 : 23-33 :

...par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé une nuit dans l'abîme. Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux-frères. J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises.

Il est intéressant de constater que toutes les persécutions que Paul a connues ont eu des conséquences pratiques pour l'évangélisation du monde. En effet, chaque fois que Paul a dû quitter une ville parce qu'il était en danger, ce départ l'a poussé à porter l'Evangile dans un endroit où il n'avait pas encore été annoncé.

D'autre part, il est important de souligner que Paul n'était pas un sur-homme, insensible aux souffrances, aux mauvais traitements. Lui-même nous rapporte à plusieurs reprises qu'il a souffert (II Cor 11 : 23-28) et même qu'il a été accablé au-delà de ses forces. à tel point qu'il n'avait même plus l'espoir de demeurer en vie (II Cor. 1 : 8-9). Il est donc important de réfléchir à l'attitude de Paul au sein de ses souffrances et à se demander ce qui lui a permis de tenir ferme en pareilles circonstances.

1) Raymond OEVILLE, « Persécution », dans Vocabulaire de théologie biblique (Xavier Léon. Dufour, éd.), 1966, p. 812-813.
2) James STALKER, La vie de Paul, apôtre de Jésus-Christ, p. 134.
3) Félfx 8UNGENER, Saint Paul, sa vie, son oeuvre et ses Epltres, 1867, p.
507.

Source : http://www.promesses.org/arts/28p271-275f.html

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L’occultisme à la lumière de la Bible

5 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #enseignements

L’occultisme à la lumière de la Bible

John Piper

Qu’est-ce que l’occultisme ?

Le terme « occultisme » désigne selon moi tout ce qui implique une mise en relation avec le monde des esprits ou les forces paranormales, en dehors de ce qui est orienté vers Jésus tel qu’il est révélé dans la Bible. Par cette définition, je présuppose la réalité d’un monde des esprits et l’existence de forces mystérieuses, paranormales. Je pense que l’Église commet une grave erreur quand elle dit que les phénomènes paranormaux appartiennent à une époque révolue ou que seules les personnes pieuses peuvent opérer des miracles. Une telle erreur laisse la porte ouverte à la puissance du mal, précisément parce que l’Église refuse de reconnaître la présence d’une telle puissance.

Cette définition est aussi volontairement très large. J’y inclus tout, depuis les cultes les plus clairement sataniques jusqu’à l’usage si communément admis des horoscopes. Par exemple, mentionnons les séances spirites, la nécromancie, toute forme de communication avec les morts, la parapsychologie et toute forme de phénomène psychique paranormal, la magie véritable (en contraste avec les tours de passe-passe, autrement dit la prestidigitation), les diseuses de bonne aventure, les jetés de sorts, le port d’amulettes, l’utilisation des tablettes de Ouija1, l’astrologie, etc.

Mon propos est de montrer :
1° que l’Écriture défend au peuple de Dieu d’être impliqué dans de telles pratiques ;
2° pourquoi il en est ainsi ;
3° quelle peut être l’alternative positive pour nous.

1. L’Écriture condamne l’occultisme

1.1. Deutéronome 18

Tout d’abord, laissez-moi vous présenter dans la Parole de Dieu ce qui bannit clairement l’occultisme de la vie de son peuple. Deutéronome 18.9-12 est un passage qui rassemble plus de termes concernant l’occultisme que tout autre texte biblique. Moïse s’adresse au peuple juste avant qu’il traverse le Jourdain pour entrer dans le pays promis et en chasser les nations païennes :

« Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. »

Moïse mentionne huit « promoteurs » de la cause occulte : le devin, l’astrologue, l’augure, le magicien, l’enchanteur, l’évocateur d’esprits, le diseur de bonne aventure, le nécromancien. Leurs domaines d’activité ne sont pas clairement distincts : ils se recouvrent et sont parfois interchangeables. Ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils impliquent tous des efforts pour acquérir de la connaissance sur ce qui est ordinairement caché, à travers des relations avec le monde des esprits ou avec de mystérieuses forces paranormales.

Leurs huit activités ont aussi autre chose en commun. La connaissance qui est recherchée n’est pas de la pure curiosité, mais vient d’un désir d’exercer un certain pouvoir sur des gens ou sur des événements. C’est très clair à travers le terme « enchanteur » au v. 11 ; ce mot signifie « celui qui lie un charme » et correspond à l’utilisation de forces psychiques ou spirituelles pour contrôler une autre personne ou le cours des événements. C’est également le but, plus ou moins, de toutes les autres activités.

Par exemple, quand le roi de Moab envoya à Balaam de l’argent pour qu’il use de divination, comme cela est rapporté en Nom 22.7, son objectif n’était pas simplement de savoir si Israël allait conquérir son territoire, mais plutôt que Balaam prononce une malédiction sur Israël par ses enchantements. Mais Balaam doit dire, finalement : « L’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. » (Nom 23.23) La divination a pour but de prendre pouvoir sur le destin et d’orienter gens et événements vers votre désir. Mais Dieu déjoue cela quand c’est dirigé contre son peuple.

Que dit Moïse à propos de ces huit pratiques ?

– 1. Il les appelle des « abominations » (v. 9). Cela signifie que Dieu les regarde comme détestables, odieuses, exécrables. C’est un mot très fort. Nous ferions bien de nous demander s’il n’y a pas quelque innocente activité dans laquelle nous pourrions être engagés qui pourrait être une abomination aux yeux de Dieu.

– 2. Selon le v. 12, les personnes qui pratiquent de telles choses sont en abomination au Seigneur. Pas seulement l’activité mais aussi les personnes deviennent abominables aux yeux de Dieu. Mû par un sentiment sans fondement biblique, on dit : « Dieu hait seulement le péché, jamais le pécheur. » Quand une personne s’adonne volontairement, prend son plaisir et suit ces pratiques abominables, elle se rend elle-même abominable aux yeux de Dieu. Bien sûr, cela ne place pas pour autant cette personne hors d’atteinte de l’amour de Dieu. La gloire de l’amour divin est qu’il atteint précisément ceux que Dieu abomine à cause de leur péché, pour les justifier et les sanctifier.

– 3. Selon le v. 10, les activités occultes sont aussi graves que l’infanticide, la crémation de ses enfants. Ce péché particulier est probablement mentionné dans ce contexte parce que nous ressentons tous instinctivement que cet acte est exécrable. La question est alors : considérons-nous l’horoscope, la bonne aventure, la magie, etc. tout aussi exécrables ?

– 4. Selon le v. 12, le Seigneur dépossède et détruit ceux qui pratiquent de telles choses. C’est-à-dire qu’ils tomberont finalement sous son jugement, comme les nations qui furent dépossédées par Israël à cause de ces abominations.

– 5. Selon le v. 9, il s’ensuit que Dieu ordonne : « Tu n’apprendras point à imiter ces abominations. » C’est très fort. Non seulement : « ne le fais pas », mais aussi « n’apprends même pas à le faire ». Ne t’outille pas, ne te prépare d’aucune façon pour y participer, n’en fais pas la moindre expérience. Quand l’action est mauvaise, toute inclination vers cette action est mauvaise.

– 6. Selon le v. 10, aucune personne qui pratique ces activités n’est autorisée à rester parmi le peuple de Dieu. Tant pour le peuple de Dieu dans l’A.T. que pour l’Église dans le N.T., des dispositions sont prévues pour exclure de la communion les personnes qui continuent volontairement dans ces pratiques abominables.

1.2. D’autres textes de l’A.T.

Il est donc clair, d’après Deutéronome 18, qu’il est contraire à la volonté de Dieu que son peuple s’engage dans une quelconque activité occulte. Mais nous pourrons renforcer cette recommandation si nous démontrons que cet enseignement a une base scripturaire qui va au-delà de Deutéronome 18. Le mot « Deutéronome » signifie « deuxième loi ». C’est une réitération et un développement de ce qui a été déjà posé par Dieu au Mont Sinaï. Aussi n’est-il pas surprenant de trouver dans le Lévitique des commandements comme celui-ci : « Vous n’observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. » (19.26) « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Éternel, votre Dieu. » (19.31) « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. » (20.6)

Plus tard dans l’histoire d’Israël, parmi les péchés qui ont conduit au jugement de Dieu se trouve l’occultisme. Par exemple, 2 Rois 17.16-17 dit que Juda et Israël « abandonnèrent tous les commandements de l’Éternel, leur Dieu. Ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles, ils se livrèrent à la divination et aux enchantements. » Les mauvaises actions de Juda atteignirent probablement leur point culminant sous le roi Manassé. 2 Rois 21.6 rapporte : « Il fit passer son fils par le feu ; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, et il établit des gens qui invoquaient les esprits et qui prédisaient l’avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter. »

Ésaïe fut un des prophètes que Dieu envoya vers Juda pour avertir la nation du jugement qui l’atteindrait s’il ne se détournait pas de son péché. « Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, celui qui t’a formé dès ta naissance : moi, l’Éternel, j’ai fait toutes choses, seul j’ai déployé les cieux, seul j’ai étendu la terre. Je brise les signes des prophètes de mensonge, et je proclame insensés les devins. […] Je confirme la parole de mon serviteur, et j’accomplis ce que prédisent mes envoyés. » (És 44.24-26) Ésaïe use aussi d’une ironie cinglante pour mettre en évidence qu’il est insensé de rechercher de l’aide dans l’occultisme : « Reste donc au milieu de tes enchantements et de la multitude de tes sortilèges, auxquels tu as consacré ton travail dès ta jeunesse ; peut-être pourras-tu en tirer profit, peut-être deviendras-tu redoutable. Tu t’es fatiguée à force de consulter : Qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d’après les nouvelles lunes, ce qui doit t’arriver ! » (És 47.12-13) Malheur donc à ceux qui bricolent avec l’astrologie, qui cherchent la direction dans leur horoscope et s’efforcent de savoir ce que demain va amener. Le jugement de Dieu va tomber sur de telles personnes (cf. És 2.6).

1.3. Des textes du N.T.

Si nous nous tournons vers le N.T., nous ne trouvons rien qui modifie ce rejet divin de l’occultisme. Au contraire, ce rejet est confirmé. Par exemple, en Actes 19.18-20, les résultats des efforts d’évangélisation de Paul sont décrits ainsi : « Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent. C’est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. » Quand la parole du Seigneur s’empare de l’esprit et du cœur d’une personne, toute implication dans la magie s’en va. Il y a opposition, et donc incompatibilité, entre Jésus et l’occultisme ; vous ne pouvez avoir les deux.

Au-delà de cette illustration des Actes, Galates 5.20 répertorie la « magie » comme une des œuvres de la chair et Apocalypse 21.8 liste, parmi ceux qui seront condamnés, les « magiciens » au même titre que les meurtriers (tout comme Deut 18.10), les débauchés et les idolâtres.

Ainsi il me semble que l’enseignement de l’Écriture est clair : le peuple de Dieu ne devrait pas être impliqué dans quelque pratique occulte que ce soit.

2. Rabaisser Dieu et exalter l’homme

Pourquoi Dieu est-il si hostile à toute participation dans l’occultisme ? Parce que cela rabaisse Dieu et exalte l’homme. Ou, pour le dire différemment, l’occultisme est simplement la suite de l’antique tromperie satanique de Genèse 3.5 : « Allez au-delà de ce que Dieu a fixé, et vous serez comme Dieu. » Toutes les formes d’occultisme se présentent avec une tentation similaire : agirons-nous comme d’humbles enfants du Père céleste et nous soumettrons-nous à la sagesse de Dieu en limitant notre savoir et notre pouvoir, ou bien, comme Adam et Ève, convoiterons-nous le fruit qui peut nous rendre « sage » et le pouvoir qui appartient à Dieu ? Rabaisserons-nous Dieu et nous exalterons-nous, ou bien nous humilierons-nous et exalterons-nous Dieu en étant satisfaits par sa révélation et l’action de son pouvoir en notre faveur ?

Revenons à notre texte de Deutéronome 18. Dans les versets qui suivent (15 à 19), Dieu promet de susciter un prophète comme Moïse parmi le peuple. Les apôtres ont vu l’accomplissement final et décisif de cette prophétie en Jésus-Christ (Act 3.22-23). Il était le grand prophète ultime annoncé par Moïse. Le point de cette prophétie en Deutéronome 18 est que Dieu a établi un « Révélateur » de sa volonté et aucun autre médium de révélation ne doit être recherché. Au v. 14, Moïse dit : « Ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins. » Puis, au v. 15, il donne l’alternative divine : « L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez ! » Puis il ajoute au v. 19 : « Si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. » Dieu a établi pour lui-même un « Révélateur » de ce qu’il désire faire connaître et quand nous nous détournons de lui ou allons au-delà de ce « Révélateur » et consultons d’autres médiums, nous rabaissons Dieu et nous nous exaltons. Nous dévalorisons la révélation de Jésus-Christ et nous nous arrogeons les prérogatives de la divinité. Aucune personne qui aime Jésus-Christ et qui oriente toute sa vie en fonction de sa révélation ne peut se tourner vers l’occultisme pour recevoir connaissance ou pouvoir.

Ésaïe nous montre à quel point il est incongru, pour un peuple qui se targue de compter sur Dieu, de rechercher la sagesse dans l’occultisme. « Si l’on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs, répondez : Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? » (És 8.19) Il est impensable pour le prophète Ésaïe que quelqu’un qui connaît Dieu et possède sa loi et son témoignage (v. 20) dans l’Écriture puisse consulter des médiums.

Mais quelqu’un dira : « Dieu n’en a pas dit assez. Dieu est silencieux là où j’ai besoin de savoir. » Ainsi en fut-il du roi Saül en 1 Samuel 28. L’Éternel ne disait plus rien à Saül et ne lui répondait pas à propos de l’attaque des Philistins. Alors, au lieu de s’humilier pour ses désobéissances précédentes et d’attendre patiemment le Seigneur, Saül est allé vers la sorcière d’Endor et lui a demandé ce qu’il savait être illicite — invoquer l’esprit de Samuel d’entre les morts pour lui dire ce qu’il devait faire. Quand la mort de Saül est relatée plus tard en 1 Chroniques 10.13-14, c’est ce péché qui est mentionné : « Saül mourut, parce qu’il se rendit coupable d’infidélité envers l’Éternel, dont il n’observa point la parole, et parce qu’il interrogea et consulta ceux qui évoquent les morts. Il ne consulta point l’Éternel ; alors l’Éternel le fit mourir, et transféra la royauté à David, fils d’Isaï. »

La consultation des médiums, l’observation du marc de café et des gâteaux de la chance, la lecture des horoscopes et des boules de cristal, ou la recherche d’oracles indépendants de la Parole de Dieu sont des œuvres mauvaises parce qu’elles rabaissent Dieu comme un « révélateur » inadéquat de mystères. Cela revient à dire que Dieu soit est incapable, soit ne veut pas me dire ce qui est bon à connaître pour moi. Donc il manque de pouvoir ou de bonté pour m’aider et c’est pourquoi je dois me prendre en mains. En contraste, les gens qui aiment vraiment Dieu, croient en sa bonté et dépendent de son pouvoir souverain évitent toutes les pratiques occultes.

Plus tôt dans sa vie, Saül avait désobéi au commandement de Dieu dans une autre situation. Dieu lui avait commandé de détruire les Amalékites et leur butin. Mais Saül avait pris les meilleurs animaux pour les offrir en sacrifice à l’Éternel. Samuel s’approcha de Saül avec un reproche de la part de Dieu et lui dit : « L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination. » (1 Sam 15.22-23) La rébellion est comme le péché de divination. Ce n’est pas une comparaison anodine. La divination implique de se mettre en relation avec des esprits paranormaux ou des forces pour recevoir connaissance et puissance. Et Samuel dit que c’est comme se rebeller contre Dieu. L’homme impliqué dans l’occultisme est un homme en rébellion. Qu’il s’en rende compte clairement ou non, il est impliqué dans un effort séditieux pour rejeter l’absolu du joug de la souveraineté de Dieu et pour se placer lui-même à un plus haut degré dans le gouvernement de l’univers.

Tout le domaine de l’occultisme est le berceau satanique de l’orgueil. Chaque activité occulte semble offrir à l’homme la possibilité de rejeter sa finitude et de s’attribuer la sagesse et le pouvoir qui appartiennent à Dieu. « Mange ce fruit et tu deviendras comme Dieu. » Peu importe que les pratiques occultes paraissent innocentes de prime abord ; elles portent toutes la marque de la rébellion originelle qui se perpétue depuis le jardin d’Éden : l’objectif est d’éviter à tout prix d’être soumis aux limites et aux ressources d’un Dieu souverain et d’acquérir à la place une puissance digne d’être appelée « grande » (cf. Act 8.10). L’homme dans l’occultisme est un homme en rébellion.

3. Prostitution spirituelle ou fidélité à Jésus-Christ

Un autre moyen de révéler le mal lié à toute implication dans l’occultisme est de dire que l’homme qui pratique l’occultisme est un homme qui se prostitue. Lévitique 20.6 dit : « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. » Consulter les médiums est comme commettre un adultère contre Dieu. Jésus-Christ est le mari de l’Église. Il est la pleine révélation de Dieu. Tout ce que nous avons besoin de connaître et toute la puissance qu’il est bon pour nous de posséder vient de lui et de sa Parole. Quand nous allons après d’autres oracles secrets et d’autres puissances psychiques, nous disons en fait que notre mari est insatisfaisant et que nous devons chercher des amants ailleurs. Quand un chrétien jette un coup d’œil à son horoscope, il est en train de traiter Jésus de la même manière qu’un mari traite sa femme quand il surfe sur un site pornographique pour se procurer l’excitation qu’il n’éprouve plus avec elle. S’impliquer dans l’occultisme est mauvais parce que c’est un adultère spirituel, c’est une rébellion contre la souveraineté de Dieu et c’est rabaisser sa révélation en exaltant l’orgueil humain.

En conclusion, quelle est l’alternative chrétienne positive à l’occultisme ? La réponse est toujours la même partout dans le N.T. : « La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4) Face à toutes les séductions de l’occultisme se tient Jésus-Christ, l’incarnation de la révélation de Dieu. La foi tient ferme en faveur de la pleine suffisance de cette révélation et ne cherche aucune autre connaissance secrète. La foi reste ouverte à la puissance de Dieu à travers Jésus-Christ seul et ne cherche aucune autre puissance psychique ou spirituelle. La foi s’attache à Jésus, aime Jésus, adore Jésus, croit Jésus, exalte la toute-suffisance de Jésus et évite, sous tous ses nombreux atours, la séductrice occulte.

1 NDLR : Supports divinatoires sur lesquels figurent les mots « oui » et « non ».

Source : http://www.promesses.org/arts/187p02.html

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QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

4 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

Introduction :

La notion est si banalisée aujourd’hui que même parmi ceux vers qui on espère trouver la vérité, on découvre avec déception que le mal a fortement élu domicile. Curieusement, par souci inavoué de s’identifier u monde, le sens des Ecritures est volontairement tordu en faveur d’une interprétation qui donnera à la conscience une fausse idée de la vérité conforma à la volonté de Dieu. C’est pourtant dommage car un grand nombre a perdu la vision réelle de la crainte de Dieu pour s’accommoder au grand nombre dans un formalisme religieux bruyant, tonitruant, mais creux dans sa spiritualité. Comme le paraître a si gagné l’église que la notion de la poursuite de la sainteté avec crainte et tremblement manque dans nos milieux dit évangéliques. Dans l’église, l’impudicité est une satisfaction normale d’un désir car n’est-il pas écrit que le juste tombe sept fois et se relève ? Quel sacrilège ! Au même moment, dans le presbytère de l’église, la divination, la magie et la sorcellerie réunie imposent un envoutement et une domination à outrance des âmes dévouées à la recherche du vrai Dieu. Dieu est saint et quiconque invoque son nom doit s’éloigner de l’iniquité.

Le péché dont on en parle tant, favorise-t-il la satisfaction de la chair ? Dieu tolère-t-il un péché à cause de la faiblesse de l’homme ? Dieu est-il si bon qu’il ne peut pas rejeter l’homme qui s’obstine à demeurer dans son péché ? Au fait comment Dieu voit-il le péché ?

Le péché qu’est-ce que c’est ?

Le péché en effet qui est une faillite, un manquement, un manque d’objectif, une déviation, ce qui est faux, ce qui n’est pas juste, ce qui est tordu, ce qui n’est pas droit, une erreur ou une faute, une chute, une inutilité ou futilité, une ignorance de Dieu ou des choses de Dieu, une inattention, une insuffisance, une infraction à la loi de Dieu, un refus d’admission et un refus de soumission à la loi de Dieu. Le péché dans sa multi dimension en hébreux peut se classer ainsi :

Transgression : une violation délibérée de la loi ; l’homme est placé à la croisée du bien et du mal et choisi volontairement la voie du mal en franchissant la ligne de démarcation divine entre le bien et le mal (Actes 5.8-9 ; Psaumes 51.3-6 ; Genèse 2.17 ; 3.6-7 ; 1 Jean 3.4).

Exemple : l’homicide, le vol, l’escroquerie, l’adultère, la fornication (2 Sam 13.1-17), le mensonge, la rétention de la dîme, la résistance au Saint-Esprit, la vengeance, la désobéissance etc.)

Iniquité : Un acte mauvais en soi, acte inné, acquis par les habitudes ou l’environnement étant expressément interdit ou non (Esther 1.10-12 ; Rom 1.21-25 ; Prov. 6.12-14).

Exemple : Psaume 51.7 ; Lév. 10.1-2 ; Genèse 5.13 ; Genèse 4.3,5,8-17. Un habillement indécent, une attitude provocante, incitation à la convoitise etc.

Descendance de Caïn :

Lemec devient le père de la polygamie (Genèse 4.19)

Jabal (petit fils de Lemec) est le père des nomades (instabilité) (Genèse 4.20)

Jubal (autre petit fils de Lemec) est le père de la musique mondaine (Genèse 4.21)

Tubal (petit fils de Caïn) inventa les armes de destruction massive (Genèse 4.22)

Lemec tua plus de personnes que son père Caïn (Genèse 4.23-24)

Un milieu, une ville, une famille, une habitude, une tradition peut être un facteur potentiel d’iniquité. Il est dit en leadership : « une pensée créé un acte, un acte créé une habitude et une habitude créé une destinée »

La faute : Un abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; Jacques 4.17 ; Luc 12.47 ; Prov. 18.9).

Exemple : la désobéissance, l’orgueil, la résistance, la cupidité, la corruption, le découragement, la rétrogression, le retard, le bavardage, les plaisanteries, les moqueries, les insultes, les mauvaises manières héritées des autres, etc.

L’égarement : Un échec dans la tentative d’atteindre le but divin (Rom 10.2-4 ; 9.30-33 ; Gal 4.17 ; 5.4 ; Phil 3.6-9 ; Nombres 22).

Exemple : la non-réalisation d’un vœu, le refus de payer ses dîmes pensant pénaliser le Pasteur ou l’église, un service mal rendu devant Dieu (prier sans concentration, prier sans s’être dépouillé au préalable, œuvrer pour Dieu avec murmures, servir avec des buts inavoués etc.)

Les fausses conceptions, le jugement, les critiques, les préjugés, les intoxications, les fausses confessions, l’attitude de Saphira et Ananias, la dissimulation, la duplicité, la ruse, la malice, l’hypocrisie, l’expansion de faux bruits.

L’offense : Une intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Exode 32.1-6 ; Dan 3.1-5 ; 1 Sam 13.8-12 ; Rom 10.2-3 ; Ezéchiel 28.2

Exemple : l’idolâtrie, la fausse adoration, les pratiques occultes dans l’intention de fasciner les gens empruntant les œuvres du diable à la manifestation du Saint-Esprit. Tenter d’aider Dieu dans son action (2Sam 6.1-11)

Auto-attribution des titres et ministères dans l’église pour des buts inavoués. Refus de se soumettre aux autorités spirituels sous prétexte qu’on dépend du Saint-Esprit.

La licence : Une situation d’anarchie d’ordre spirituel (1 Tim 1.9-10 ; 2 Tim 3.1-5 ; Rom 2.17-24 ; Jude 16-19 ; 2 Chron 26.16-21).

Exemple : la polygamie ou vie de débauche dans l’église, la révolte, l’insoumission à Dieu et l’autorité spirituelle, la rébellion, l’intoxication, le blasphème, la vie d’indépendance, la prostitution (vagabondage) spirituelle etc. Vivre hypocritement dans le péché ; monter à la chair étant dans le péché ; le mépris de la piété et le manque de dévotion pour Dieu et les choses saintes.

Incrédulité : Une insulte à la véracité divine ; c’est par fausseté que l’homme refuse de connaître Dieu (Jérémie 9.6), car Dieu s’est révélé à tout homme par : la création (Rom 1.20 ; Ps 19.2-5)

la conscience (Rom 2.14-15 ; 1 Jean 3.20)

le témoignage de l’histoire (Nombre 32.23 ; Ps 7.15-17)

Deux expressions françaises sont employées pour marquer notre foi en Dieu. Il nous faut donc de manière précise reconnaître où nous nous trouvons. En Français parle de ‘‘Croire en Dieu et croire Dieu’’ :

Croire en Dieu : reconnaître l’existence de Dieu. Le diable croit en Dieu et tremble (Jacques 2.19)

Croire Dieu : reconnaître la véracité du témoignage de Dieu (1 Jean 5.9-13). Accepter les déclarations de Dieu et s’y attacher. Esaïe 5.2 ; Mt 27.3-5 ; 2 Cor 10.3-5

Le péché place l’homme devant une triple situation :

un acte : la violation volontaire ou la faillite dans l’accomplissement dans la volonté révélée de Dieu (Genèse 3.6)

un état : l’absence de droiture (Genèse 3.7 ; Psaumes 32.1-5)

une disposition : l’inimitié contre Dieu (Genèse 3.8-13)

Les mots, qui décrivent le péché dans quelques-unes de ses formes. Hébreu:

1. «CHATA», sortir du chemin, manquer le but.

2. «PESHA», transgresser.

3. «AVLAH», tordre, agir d’une manière perverse.

Grec:

1. «HAMARTIA», manquer le but.

2. «PARAPTOMA», s’éloigner de la loi, de la vérité, du droit. Offense. 3. «PARABASIS», aller au-delà de la vérité et du bien, une transgression.

4. «ANOMIA», indiscipliné. Iniquité.

5. «ASEBEIA», irrévérence. Impiété

Définition : « Le péché est le manque de conformité, ou la transgression de la loi de Dieu. »

Les enfants de Dieu dans leur majorité ne sont pas totalement conscients des enjeux et de la dimension exacte du combat spirituel auquel ils font face chaque jour. Toute attaque aussi petite soit-elle fait partie de la stratégie parfois très subtile du malin tendant à nous déstabiliser dans un domaine : Une fatigue sans cause quand nous voulons prier, une occupation brusque pour nous écarter d’une urgence spirituelle, un risque quelconque d’accident et bien d’autres sont des astuces du monde des ténèbres pour nous pousser à la dépression afin d’avoir une porte ouverte qui favorisera l’accès par un droit légal des esprits démoniaques dans notre vie. Très occupé généralement, nous sommes dans le collimateur du mot anglais BUSY dont la décomposition nous conduira à :

B = being U= under S= Satan Y= yoke (Being Under Satan’s Yoke)

La fausse confession :

Depuis la nuit des temps, Caïn reste le père de l’anti-confession authentique (Genèse 4.3). Pour semer encore plus de confusion avec l’intention de faire perdre les traces de la confession telle qu’instituée par Dieu, Lucifer dans le Jardin d’Eden introduisit des formes de confessions inconnues de Dieu dont le caractère et la nature sont est essentiellement la vérité : « la femme que tu as mise à côté de moi » ; le serpent m’a séduit et j’ai mangé ». C’est ainsi que de nos jours, on distingue plusieurs formes de confessions dont le seul but est de faire perdre les traces de la vérité. La visée du diable étant de semer le désordre et la confusion. Quelques formes de la confession :

- la confession auriculaire (tire son origine de Nimrod dans le but de maîtriser le peuple sous sa domination. Plus tard, le Catholicisme romain repris cette méthode antibiblique.

- la confession isolée, secrète et individuelle qui est un subterfuge pour cacher son mal (2 Samuel 11.4 ; Psaume 32.41-5)

- la confession publique et détaillée (Josué 7.19-21)

- la confession hypocrite, (en dissimulant d’autres faits)

- la justification (on avoue son mal en justifiant la raison de son forfait)

- on donne des cadeaux au lieu d’avouer ouvertement son mal et demander pardon.

Le mot confession a plusieurs sens et signifie :

faire une déclaration de ses péchés (Esdras 10.1)

Faire un aveu (Daniel 9.4)

Faire une déclaration publique de sa foi (1Tite 6.13)

Manifestation de sa croyance religieuse (1 Tim 6.12)

Dans les textes hébreux et grecs, la confession des péchés implique le brisement, le regret, le dégoût de soi, l’humiliation, le cœur brisé, le chagrin :

1 Rois 21.27-29 ; Jonas 3.4-10 ; 2 Chron 7.14 ; Esaïe 38.2-3 ; Luc 15.17

Dans l’expression hébraïque, confesser veut dire : ‘‘faire une alliance avec sa bouche et s’y adhérer dans l’accomplissement de sa manifestation’’. En grec, le sens signifie tout simplement faire une alliance avec sa bouche.

Conséquences du péché : La confession rétablie la communion, l’intimité rompue entre Dieu et le coupable, mais n’ôte pas les conséquences :

Prov. 6.24-31 ; Gal 6.7 ; 2 Sam 12.7-14 ; 1 Cor 3.10-15

Le péché sexuel tel que nous l’avons vu dans ses implications spirituelles enchaine l’homme à un esclavagisme sans précédent, ruinant son potentiel spirituel pour faire de lui un vrai cadavre spirituel ambulant. La confession des péchés ne devrait pas souffrir d’entorse, mais devrait respecter les principes scripturaires faute de se voir nulle et désapprouvée par Dieu.

Toutefois, un seul péché est commis à la fois et jamais deux en même temps :

« Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l'incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos fautes, ayant effacé l'obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l'a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d'elles en la croix » (Col 2.13-15).

« Et il arrivera, s'il est coupable en l'un de ces points-là, qu'il confessera ce en quoi il aura péché ; et il amènera à l'Éternel son sacrifice pour le délit, pour son péché qu'il a commis, une femelle du menu bétail, soit brebis, soit chèvre, en sacrifice pour le péché; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour le purifier de son péché » (Lév. 5.5-6)

De ce texte, il ressort que ce n’est pas la personne du coupable qui est concernées, mais les actes posés par cette personne. Dans ce chapitre, nus ressortirons trois différents parmi les nombreux autres renfermés dans les Ecritures :

1. la souillure contactée personnellement par inadvertance, les paroles prononcées à la légère (Lév. 5.1-13).

2. Les infidélités commises envers ce qui est consacré à l’Eternel (Lév. 5.14-19)

3. Les infidélités commises délibérément au préjudice du prochain (implication d’un sacrifice de bélier, de la restitution augmenté du 5ème de sa valeur) (Lév. 5.20-26).

Généralement, le péché entre en relation avec quatre parties différentes :

1. Dieu

2. le diable

3. le pécheur

4. le prochain

La confession est l'aveu, l'affirmation publique de sa foi et de ses péchés. (Josué 7.20 ; Juges 10.10 ; Daniel 9.5). En gardant les péchés, on perd la paix du cœur car il est écrit : "Il n'y a point de paix pour le méchant" (Esaïe 57.21 ; Ps 32.1-5 ; 1 Jean 1.7-9).

La confession des péchés est donc publique et non privée :

«Confessez donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, en sorte que vos soyez guéris: la fervente supplication du juste peut beaucoup» (Jacques 5.16). Darby

« Reconnaissez donc vos péchés les uns devant les autres et souhaitez–vous du bien les uns aux autres, pour que vous soyez guéris. La prière du juste, mise en œuvre, a beaucoup de force » (Jacques 5.16). 16

« Prenez l’habitude de vous confesser mutuellement vos péchés et de prier les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente d’un homme juste possède une singulière puissance »(Jacques 5.16 – Parole Vivante).

« Alors reconnaissez vos péchés les uns devant les autres. Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La prière d’un homme juste est très puissante » (Jacques 5.16–Parole de Vie)

-Israël confessa ses péchés, les péchés de leurs pères, les résistances qu'ils ont opposées à l'Eternel.

-Si le peuple sur qui le nom de Dieu est invoqué s'humilie prie, et cherche Dieu, Dieu le guérira : 2 Chron. 7.14 :

-Confession et séparation d'avec le péché (Esdras 10.11)

-La dissimulation de ses iniquités produit l'échec (Prov. 28.13)

-Reconnaître ses fautes sans se justifier (Jérémie 3.13)

-Dieu est fidèle et juste pour pardonner les péchés (1 Jean 1.9)

Exemple de confession des péchés :

-Acan : Josué 7.20 (Il reconnaît implicitement ses péchés et explique comment il a succombé à la tentation, détaille les objets volés ; il procède même à la restitution en indiquant où il les a cachés pour qu'on les reprenne.

-Saül : 1 Samuel 15.24

-David : 2 Samuel 12.13

-Le fils prodigue : Luc 15.17-18

L'abandon du mal : la vraie repentance produit un dégoût du péché, une rupture des mauvaises habitudes, suivies jusque-là. Il s'agit de changement de vie, produire les fruits dignes de la repentance (Luc 3.8 ; Actes 26.20). Cette étape en sept points bien accomplie conduit à la restauration.

Adopter le processus de croissance :

Laissant les éléments : Les rudiments, les principes, le lait qui ne convient qu’aux bébés. Cela s’applique à la doctrine du commencement du Christ, ce qui signifie les premiers éléments de la doctrine chrétienne, en général (Hébreux 5.12).

Tendons à ce qui est parfait : Allons vers les leçons les plus profondes, les plus importantes, qui appartiennent aux hommes adultes. Nous sommes là exhortés à passer des leçons de l’enfance en Christ, à celles de l’âge adulte en Christ. Nous comprenons par cette parole, aspirons à la perfection, à l’état de ceux qui sont appelés (Hébreux 5.14) "hommes parfaits," par opposition aux "enfants" (Hébreux 5.13). Il y a proprement en grec : soyons portés vers la perfection ou bien "élevons-nous à l’enseignement parfait."

Sans poser de nouveau le fondement : Une fois suffit pour poser les fondations, si elles sont correctement posées. Ces premiers rudiments sont les fondations de la vie chrétienne, mais nous devons construire de plus en plus haut sur ces principes.

Du renoncement : Ceci est un élément essentiel dans la construction des fondations. Tous les hommes ont ordre de se repentir, et la repentance est essentiellement un changement de la volonté, où la volonté rebelle devient une volonté de servir le Seigneur.

Aux œuvres mortes : Certains essaient de se sauver eux-mêmes en se confiant à leurs œuvres, mais celles-ci sont aussi inutiles à leur salut que si elles étaient mortes.

De la foi en Dieu : La foi, avec la repentance, compose aussi la fondation. Le pécheur doit croire au Seigneur, et se repentir (Actes 16.31 ; 2.38).

La recommandation ferme du Seigneur dans Hébreux 6.1-20, nous stimule à avancer spirituellement avec détermination vers l’état adulte. Plusieurs se contentent de connaître quelques vérités élémentaires et se croient très avancé dans la spiritualité. Jésus veut faire de nous plus que nous n’envisageons, étant pour notre destinée plus qu’un Sauveur des œuvres mortes, voulant être dans notre vie, un Seigneur, un Modèle, un Ami suprême.

Le diable a souvent employé Hébreux 6.4-6 pour troubler les enfants de Dieu. En réalité ce n’est pas d’eux qu’il est question ici mais de ceux qui ne sont chrétiens que de nom. Tous ceux comme décrit ce texte n’ont rien de la vie divine communiquée à leur âme contrairement à un vrai croyant. Mais il est possible, pourtant, de vivre au milieu des privilèges du christianisme sans avoir été réellement converti. Il est des certains enfants de parents chrétiens qui sont à l’église, chantent, dansent, ont des responsabilités, mais ne sont pas convertis personnellement, la vie famille selon les mœurs chrétiennes étant une vie d’habitude qui change une fois loin des parents. Quant aux croyants véritables, ils ne peuvent pas perdre leur salut. Les difficultés et les vicissitudes de la vie nous mettent chaque en danger nous poussant à relâcher, à abandonner. Mais à côté des œuvres d’amour que Dieu n’oublie pas, la foi et l’espérance ne doivent pas être négligées (Hébreux 6.10-12). La foi et l’espérance se nourrissent des promesses divines. Comme véritable chrétien, connaissons notre port d’attache, qui bien qu’encore invisible à l’œil nue, contient notre ancre qui y est jeté. Alors, si agité que soit la mer de ce monde, notre foi est l’attache qui nous relie (les rachetés) fermement le racheté au lieu céleste et immuable où se trouve l’objet de son espérance.

Conclusion :

L’expression pécher volontairement que relate Hébreux 10[1], signifie en foulant aux pieds d’une façon délibérée la volonté de Christ, en mettant l’apostasie de la foi dans notre vie. Alors, il ne restera plus de sacrifice. Le pécheur volontaire qui chérit et aime son péché aura dans ce cas, rejeté Christ, le seul sacrifice pour le péché.

La poursuite de la sainteté dans une marche dans une marche dans la vérité, repoussant toute tentative de péché dans toutes ces formes, luttant avec la dernière énergie contre l’apostasie et tenir bon dans la persévérance. Quiconque a combattu le bon combat et se laisse entraîner dans un abandon total et ultime aux péché, est semblable au porc qui après s’être lavé, retourne s’empêtrer dans la boue. En effet, celui qui, même s’il avait beaucoup travaillé pour Dieu et, délibérément, est fermement résolu à mépriser et rejeter Christ, le seul Sauveur, méprise l’Esprit Saint et lui résiste. Puisque c’est le Saint-Esprit seul qui peut pousser à la sanctification, cette personne a méprisé l’Évangile du salut, l’unique chemin du pardon et du rachat de son âme, et a ainsi renoncé aux paroles de la vie éternelle. L’enfer deviendra son lieu de résidence éternelle, et dans cet étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort, le tourment, le feu, les cris, les pleurs et les grincements de dents seront sont partage pour toujours.

Mourir en méprisant la Miséricorde céleste et la Grâce est le châtiment plus douloureux de celui qui meurt sans miséricorde. Cette situation est tragique et épouvantable. Dans ce cas, la Justice de Dieu, Sa Grâce et Sa Miséricorde sont abusées et cet état de trahison appelle la vengeance du Seigneur.

Cependant, quiconque a péché et éprouve la peine à cause de son péché, est un signe de la conviction intérieure par la Saint-Esprit. De ce fait, la miséricorde divine, l’avantage du sacrifice de Christ, sont deux éléments qui ne peuvent lui être refusés à cause de sa disposition à accepter ces bénédictions. Celui qui vient sincèrement à Christ ne sera jamais rejeté !

Dr André CHOUBEU

[1] La poursuite de la sainteté est un processus établi selon les principes de Dieu :

  • laisser les éléments de base (Hébreux 5.12-14) issus :
  1. de la parole de Christ (Marc 1.1 ; Jean 1.1-3 ; 1Tim 3.16)
  2. il faut tendre vers ce qui est parfait (Hébreux 7.11 ; 12.13 ; Prov 4.18 ; Mt 5.48 ; 1Cor 13.10 ; 2Cor 7.1 ; Eph 4.12 ; Philip 3.12-15 ; Col 1.28 ; 4.12 ; Jacques 1.4 ; 1Pierre 5.10 ; 1Jean 4.12)
  3. sans poser de nouveau un autre fondement (Mt 7.25 ; Luc 6.48 ; 1Cor 3.10-12 ; 1Tim 6.19 ; 2Tim 2.19)
  4. du renoncement aux œuvres mortes (Esaïe 55.6,7 ; Ezéchiel 18.30-32 ; Zach 12.10 ; Mt 3.2 ; 4.17 ; 21.29,32 ; Marc 6.12 ; Actes 2.38 ; 3.19 ; 11.18 ; 17.30 ; 20.21 ; 26.20 ; 2Cor 7.10 ; 2Tim 2.25,26)
  5. des œuvres mortes (Hébreux 9.14 ; Gal 5.19-21 ; Eph 2.1,5)
  6. de la foi (Hébreux 6.2 ; 11.6 ; Jean 5.24 ; 12.44 ; 14.1 ; 1Pierre 1.21 ; 1Jean 5.10-13)
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LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

3 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

‘‘C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle’’ (Ps 103.5). ‘‘Rase-toi, coupe ta chevelure, A cause de tes enfants chéris ! Rends-toi chauve comme l’aigle, Car ils s’en vont en captivité loin de toi !’’ (Michée 1.16).

Parmi tous les oiseaux, l’aigle est le seul dont la longévité est la plus importante, au moins soixante-dix ans ! Toutefois, pour vivre jusque-là, il doit passer le cap des quarante ans ! En effet, à quarante ans, l'aigle royal est confronté à une crise existentielle exceptionnelle dans sa nature ! La corne de son bec devient si épaisse et tellement recourbée, qu'il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu'il est incapable d'attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu'il ne peut plus voler avec aisance dans sa performance habituelle. Alors, un choix s'impose : soit il meurt rapidement de faim, soit il s'isole très haut, dans la montagne pour une cure de jouvence (rajeunissement).

Dans Le second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant trois mois et enchainera un exercice délicat, peu orthodoxe et propre à lui :

  1. il frappera d'abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu'au moment où son bec cassera afin qu'un autre puisse repousser !
  2. avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l'une après l'autre et en laissera pousser d'autres,
  3. et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves !
  4. une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser !

Cette opération démontre le verset biblique qui dit : ‘‘c’est Dieu qui te fait rajeunir comme l’aigle !" (Psaumes 103.5).

Rajeunir comme l'aigle prend donc tout son sens, lorsque nous maîtrisons les contours de cette opération douloureuse par son aspect dans la solitude, le jeûne, l’endurance, la patience, la souffrance, la persévérance dans un esprit de détermination, ce, sans se plaindre ni gémir. En sommes-nous vraiment là ? Puisse Dieu nous y aider.

Dieu dans son processus de brisement, nous conduit chacun à son tour, ce tôt ou tard à des circonstances ni aisées, ni souhaitées dans notre vie, dans le seul but de nous permettre de remettre en question certaines choses dans un ou plusieurs domaines. Un isolement provoqué par une épreuve, une difficulté, un soulèvement, un manquement, une maladie, un accident, une affliction très poussée, peut-être la méthode divine choisie pour nous conduire à voir notre bec brisé (nos paroles arrogantes, intrigantes, moqueuses, calomniatrices, injures, invectives), nos serres arrachées (notre confiance en nous-mêmes, l’orgueil de la vie, notre célébrité, notre cupidité d’honneur, notre recherche effrénée de la grandeur), notre plumage (beauté extérieure, apparence religieuse, spirituelle, professionnelle et autres qui produisent notre gloire et non celle de Dieu) et qui ont souvent fait l'admiration de plusieurs.

Accepter le chemin de la remise en question, est et a toujours été salutaire. C'est le chemin du rajeunissement, d'un nouveau départ, d'une nouvelle naissance, d’une nouvelle saison. L’absence de l’arrêt à cette injonction divine produira à coup sûr, une mort spirituel, une vie rétrograde, une marche avec Dieu de manière routinière qui ne produit aucun fruit. Le refus de se laisser entraîner par le cap quarante comme l’aigle conduira au zèle amer. Il faut savoir s’arrêter avant d’être arrêté !

Cet autre aspect de l’aigle nous fournit une leçon qu'il nous appartiendra toujours d'accepter ou de refuser. Dieu veut à un moment précis de notre vie, nous attirer pour nous conduire dans un cap quarante afin que nous puissions mieux le connaître et mieux connaître ses objectifs pour nous et avec vous. Comme l'aigle après ce processus reprend son envol, nous ne resterons jamais le même après le cap quarante car assurément l’envol pour un nouveau départ ne se fera pas attendre.

Imaginons un tant soit peu entre autres, le passage du Prophète Elie pendant les trois ans et demi :

  1. ‘‘Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l’Eternel, et il alla s’établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.!
  2. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent.
  3. Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays.
  4. Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots: Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir’’ (1 Rois 17.1-10).

Les diverses tribulations de l’Apôtre Paul ont constitué pour lui un moyen d’excellence qui a favorisé son envole : ‘‘Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie’’ (2 Cor 5.4).

‘‘Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses’’ (2 Cor 6.3-10).

‘‘Sont-ils ministres de Christ ? — Je parle en homme qui extravague. — Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point ! … A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains’’ (2 Cor 11.23-32).

Retenons : Ne disons jamais, je n’en peux plus ou je ne pourrai pas. La force vient de Dieu qui fait grâce à qui il veut. Tout est possible à celui croit.

Lorsque la lassitude sur le parcours, les difficultés diverses, l’adversité et la forte opposition et oppression du monde des ténèbres sont fortement dressés contre nous et notre progrès, la prière par le Saint Esprit devient l’unique possibilité du dernier assaut pour triompher et continuer aisément vers de nouvelles conquêtes par la foi. En effet, la force que nous communique la prière en temps difficile peut nous garder du découragement, parce que fortifiant nos genoux défaillants.

L’Epître aux Hébreux nous représente sous l’image d’un corps (1Cor 12.12, 22,26), les mains languissantes, les genoux fléchissant qui figurent les membres faibles de l’Elise, qu’il faut affermir par une sage et paternelle discipline. Toutefois, ces paroles de de l’auteur de ce livre s’appliquent à chaque chrétien pris individuellement, et même le but indiqué : "Afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas…" peut s’entendre de la vie personnelle de tout croyant. Nous ne l’oublierons jamais, la solidarité qui unit les aigles devrait également unir les chrétiens dans l’œuvre de la sanctification et dans la lutte qu’ils ont à soutenir pour la cause du royaume. Nous pouvons comme l’aigle au temps de grandes difficultés de la vie, de la lourdeur, nous retirer loin du bruit de la ville et des préoccupations futiles de la vie, pour aisément nous débarrasser de toute lassitude, de toute faiblesse et persévérer à nouveau, sans plus baisser pas les bras. La détresse est un fardeau capable de faire baisser les bras de quiconque est engagé sur le chemin du calvaire et peut facilement affaiblir, déstabiliser et décourager. L’unique issue face à cette période de crise est de lutter, afin de bien « courir » dans la course spirituelle.

La foi et la patience permettent aux croyants de rechercher la paix et la sanctification, tel un homme qui suit avec constance, diligence et plaisir, sa vocation. La paix avec tout homme, de toute confession et parti, sera favorable à notre recherche de la sainteté. La paix et la sainteté vont de pair ; il ne peut y avoir de juste paix sans cette sainteté. Là où se trouvent des âmes qui ne possèdent pas la véritable Grâce de Dieu, la corruption prédominera et finira par éclater ; prenons garde au moindre péché qui reste caché en notre cœur, qui semble mort, mais qui rejaillit tôt ou tard, pour porter le trouble et nous déranger.

Ce message du cap quarante de l’aigle nous engage à deux devoirs : le premier est de ne nous laisser jamais aller au découragement et au murmure dans les maux ; mais de les souffrir patiemment et même avec joie, de quelque nature qu’ils soient, puisque c’est Dieu, notre Père, qui nous les envoie, et qu’il ne le fait que pour notre bien. Le second devoir est de répondre aux vues que Dieu se propose en nous dispensant les afflictions d’en faire un bon usage, et de les rapporter à notre correction et à notre avancement dans la sainteté.

Dr. André CHOUBEU

(Extrait de mon livre en correction sur les secrets du mystère de l'aigle)

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