enseignements - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles avec #enseignements tag

L’occultisme à la lumière de la Bible

5 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #enseignements

L’occultisme à la lumière de la Bible

John Piper

Qu’est-ce que l’occultisme ?

Le terme « occultisme » désigne selon moi tout ce qui implique une mise en relation avec le monde des esprits ou les forces paranormales, en dehors de ce qui est orienté vers Jésus tel qu’il est révélé dans la Bible. Par cette définition, je présuppose la réalité d’un monde des esprits et l’existence de forces mystérieuses, paranormales. Je pense que l’Église commet une grave erreur quand elle dit que les phénomènes paranormaux appartiennent à une époque révolue ou que seules les personnes pieuses peuvent opérer des miracles. Une telle erreur laisse la porte ouverte à la puissance du mal, précisément parce que l’Église refuse de reconnaître la présence d’une telle puissance.

Cette définition est aussi volontairement très large. J’y inclus tout, depuis les cultes les plus clairement sataniques jusqu’à l’usage si communément admis des horoscopes. Par exemple, mentionnons les séances spirites, la nécromancie, toute forme de communication avec les morts, la parapsychologie et toute forme de phénomène psychique paranormal, la magie véritable (en contraste avec les tours de passe-passe, autrement dit la prestidigitation), les diseuses de bonne aventure, les jetés de sorts, le port d’amulettes, l’utilisation des tablettes de Ouija1, l’astrologie, etc.

Mon propos est de montrer :
1° que l’Écriture défend au peuple de Dieu d’être impliqué dans de telles pratiques ;
2° pourquoi il en est ainsi ;
3° quelle peut être l’alternative positive pour nous.

1. L’Écriture condamne l’occultisme

1.1. Deutéronome 18

Tout d’abord, laissez-moi vous présenter dans la Parole de Dieu ce qui bannit clairement l’occultisme de la vie de son peuple. Deutéronome 18.9-12 est un passage qui rassemble plus de termes concernant l’occultisme que tout autre texte biblique. Moïse s’adresse au peuple juste avant qu’il traverse le Jourdain pour entrer dans le pays promis et en chasser les nations païennes :

« Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. »

Moïse mentionne huit « promoteurs » de la cause occulte : le devin, l’astrologue, l’augure, le magicien, l’enchanteur, l’évocateur d’esprits, le diseur de bonne aventure, le nécromancien. Leurs domaines d’activité ne sont pas clairement distincts : ils se recouvrent et sont parfois interchangeables. Ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils impliquent tous des efforts pour acquérir de la connaissance sur ce qui est ordinairement caché, à travers des relations avec le monde des esprits ou avec de mystérieuses forces paranormales.

Leurs huit activités ont aussi autre chose en commun. La connaissance qui est recherchée n’est pas de la pure curiosité, mais vient d’un désir d’exercer un certain pouvoir sur des gens ou sur des événements. C’est très clair à travers le terme « enchanteur » au v. 11 ; ce mot signifie « celui qui lie un charme » et correspond à l’utilisation de forces psychiques ou spirituelles pour contrôler une autre personne ou le cours des événements. C’est également le but, plus ou moins, de toutes les autres activités.

Par exemple, quand le roi de Moab envoya à Balaam de l’argent pour qu’il use de divination, comme cela est rapporté en Nom 22.7, son objectif n’était pas simplement de savoir si Israël allait conquérir son territoire, mais plutôt que Balaam prononce une malédiction sur Israël par ses enchantements. Mais Balaam doit dire, finalement : « L’enchantement ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. » (Nom 23.23) La divination a pour but de prendre pouvoir sur le destin et d’orienter gens et événements vers votre désir. Mais Dieu déjoue cela quand c’est dirigé contre son peuple.

Que dit Moïse à propos de ces huit pratiques ?

– 1. Il les appelle des « abominations » (v. 9). Cela signifie que Dieu les regarde comme détestables, odieuses, exécrables. C’est un mot très fort. Nous ferions bien de nous demander s’il n’y a pas quelque innocente activité dans laquelle nous pourrions être engagés qui pourrait être une abomination aux yeux de Dieu.

– 2. Selon le v. 12, les personnes qui pratiquent de telles choses sont en abomination au Seigneur. Pas seulement l’activité mais aussi les personnes deviennent abominables aux yeux de Dieu. Mû par un sentiment sans fondement biblique, on dit : « Dieu hait seulement le péché, jamais le pécheur. » Quand une personne s’adonne volontairement, prend son plaisir et suit ces pratiques abominables, elle se rend elle-même abominable aux yeux de Dieu. Bien sûr, cela ne place pas pour autant cette personne hors d’atteinte de l’amour de Dieu. La gloire de l’amour divin est qu’il atteint précisément ceux que Dieu abomine à cause de leur péché, pour les justifier et les sanctifier.

– 3. Selon le v. 10, les activités occultes sont aussi graves que l’infanticide, la crémation de ses enfants. Ce péché particulier est probablement mentionné dans ce contexte parce que nous ressentons tous instinctivement que cet acte est exécrable. La question est alors : considérons-nous l’horoscope, la bonne aventure, la magie, etc. tout aussi exécrables ?

– 4. Selon le v. 12, le Seigneur dépossède et détruit ceux qui pratiquent de telles choses. C’est-à-dire qu’ils tomberont finalement sous son jugement, comme les nations qui furent dépossédées par Israël à cause de ces abominations.

– 5. Selon le v. 9, il s’ensuit que Dieu ordonne : « Tu n’apprendras point à imiter ces abominations. » C’est très fort. Non seulement : « ne le fais pas », mais aussi « n’apprends même pas à le faire ». Ne t’outille pas, ne te prépare d’aucune façon pour y participer, n’en fais pas la moindre expérience. Quand l’action est mauvaise, toute inclination vers cette action est mauvaise.

– 6. Selon le v. 10, aucune personne qui pratique ces activités n’est autorisée à rester parmi le peuple de Dieu. Tant pour le peuple de Dieu dans l’A.T. que pour l’Église dans le N.T., des dispositions sont prévues pour exclure de la communion les personnes qui continuent volontairement dans ces pratiques abominables.

1.2. D’autres textes de l’A.T.

Il est donc clair, d’après Deutéronome 18, qu’il est contraire à la volonté de Dieu que son peuple s’engage dans une quelconque activité occulte. Mais nous pourrons renforcer cette recommandation si nous démontrons que cet enseignement a une base scripturaire qui va au-delà de Deutéronome 18. Le mot « Deutéronome » signifie « deuxième loi ». C’est une réitération et un développement de ce qui a été déjà posé par Dieu au Mont Sinaï. Aussi n’est-il pas surprenant de trouver dans le Lévitique des commandements comme celui-ci : « Vous n’observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics. » (19.26) « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Éternel, votre Dieu. » (19.31) « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. » (20.6)

Plus tard dans l’histoire d’Israël, parmi les péchés qui ont conduit au jugement de Dieu se trouve l’occultisme. Par exemple, 2 Rois 17.16-17 dit que Juda et Israël « abandonnèrent tous les commandements de l’Éternel, leur Dieu. Ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles, ils se livrèrent à la divination et aux enchantements. » Les mauvaises actions de Juda atteignirent probablement leur point culminant sous le roi Manassé. 2 Rois 21.6 rapporte : « Il fit passer son fils par le feu ; il observait les nuages et les serpents pour en tirer des pronostics, et il établit des gens qui invoquaient les esprits et qui prédisaient l’avenir. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l’Éternel, afin de l’irriter. »

Ésaïe fut un des prophètes que Dieu envoya vers Juda pour avertir la nation du jugement qui l’atteindrait s’il ne se détournait pas de son péché. « Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, celui qui t’a formé dès ta naissance : moi, l’Éternel, j’ai fait toutes choses, seul j’ai déployé les cieux, seul j’ai étendu la terre. Je brise les signes des prophètes de mensonge, et je proclame insensés les devins. […] Je confirme la parole de mon serviteur, et j’accomplis ce que prédisent mes envoyés. » (És 44.24-26) Ésaïe use aussi d’une ironie cinglante pour mettre en évidence qu’il est insensé de rechercher de l’aide dans l’occultisme : « Reste donc au milieu de tes enchantements et de la multitude de tes sortilèges, auxquels tu as consacré ton travail dès ta jeunesse ; peut-être pourras-tu en tirer profit, peut-être deviendras-tu redoutable. Tu t’es fatiguée à force de consulter : Qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent, d’après les nouvelles lunes, ce qui doit t’arriver ! » (És 47.12-13) Malheur donc à ceux qui bricolent avec l’astrologie, qui cherchent la direction dans leur horoscope et s’efforcent de savoir ce que demain va amener. Le jugement de Dieu va tomber sur de telles personnes (cf. És 2.6).

1.3. Des textes du N.T.

Si nous nous tournons vers le N.T., nous ne trouvons rien qui modifie ce rejet divin de l’occultisme. Au contraire, ce rejet est confirmé. Par exemple, en Actes 19.18-20, les résultats des efforts d’évangélisation de Paul sont décrits ainsi : « Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu’ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde : on en estima la valeur à cinquante mille pièces d’argent. C’est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. » Quand la parole du Seigneur s’empare de l’esprit et du cœur d’une personne, toute implication dans la magie s’en va. Il y a opposition, et donc incompatibilité, entre Jésus et l’occultisme ; vous ne pouvez avoir les deux.

Au-delà de cette illustration des Actes, Galates 5.20 répertorie la « magie » comme une des œuvres de la chair et Apocalypse 21.8 liste, parmi ceux qui seront condamnés, les « magiciens » au même titre que les meurtriers (tout comme Deut 18.10), les débauchés et les idolâtres.

Ainsi il me semble que l’enseignement de l’Écriture est clair : le peuple de Dieu ne devrait pas être impliqué dans quelque pratique occulte que ce soit.

2. Rabaisser Dieu et exalter l’homme

Pourquoi Dieu est-il si hostile à toute participation dans l’occultisme ? Parce que cela rabaisse Dieu et exalte l’homme. Ou, pour le dire différemment, l’occultisme est simplement la suite de l’antique tromperie satanique de Genèse 3.5 : « Allez au-delà de ce que Dieu a fixé, et vous serez comme Dieu. » Toutes les formes d’occultisme se présentent avec une tentation similaire : agirons-nous comme d’humbles enfants du Père céleste et nous soumettrons-nous à la sagesse de Dieu en limitant notre savoir et notre pouvoir, ou bien, comme Adam et Ève, convoiterons-nous le fruit qui peut nous rendre « sage » et le pouvoir qui appartient à Dieu ? Rabaisserons-nous Dieu et nous exalterons-nous, ou bien nous humilierons-nous et exalterons-nous Dieu en étant satisfaits par sa révélation et l’action de son pouvoir en notre faveur ?

Revenons à notre texte de Deutéronome 18. Dans les versets qui suivent (15 à 19), Dieu promet de susciter un prophète comme Moïse parmi le peuple. Les apôtres ont vu l’accomplissement final et décisif de cette prophétie en Jésus-Christ (Act 3.22-23). Il était le grand prophète ultime annoncé par Moïse. Le point de cette prophétie en Deutéronome 18 est que Dieu a établi un « Révélateur » de sa volonté et aucun autre médium de révélation ne doit être recherché. Au v. 14, Moïse dit : « Ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins. » Puis, au v. 15, il donne l’alternative divine : « L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez ! » Puis il ajoute au v. 19 : « Si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderai compte. » Dieu a établi pour lui-même un « Révélateur » de ce qu’il désire faire connaître et quand nous nous détournons de lui ou allons au-delà de ce « Révélateur » et consultons d’autres médiums, nous rabaissons Dieu et nous nous exaltons. Nous dévalorisons la révélation de Jésus-Christ et nous nous arrogeons les prérogatives de la divinité. Aucune personne qui aime Jésus-Christ et qui oriente toute sa vie en fonction de sa révélation ne peut se tourner vers l’occultisme pour recevoir connaissance ou pouvoir.

Ésaïe nous montre à quel point il est incongru, pour un peuple qui se targue de compter sur Dieu, de rechercher la sagesse dans l’occultisme. « Si l’on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l’avenir, qui poussent des sifflements et des soupirs, répondez : Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? » (És 8.19) Il est impensable pour le prophète Ésaïe que quelqu’un qui connaît Dieu et possède sa loi et son témoignage (v. 20) dans l’Écriture puisse consulter des médiums.

Mais quelqu’un dira : « Dieu n’en a pas dit assez. Dieu est silencieux là où j’ai besoin de savoir. » Ainsi en fut-il du roi Saül en 1 Samuel 28. L’Éternel ne disait plus rien à Saül et ne lui répondait pas à propos de l’attaque des Philistins. Alors, au lieu de s’humilier pour ses désobéissances précédentes et d’attendre patiemment le Seigneur, Saül est allé vers la sorcière d’Endor et lui a demandé ce qu’il savait être illicite — invoquer l’esprit de Samuel d’entre les morts pour lui dire ce qu’il devait faire. Quand la mort de Saül est relatée plus tard en 1 Chroniques 10.13-14, c’est ce péché qui est mentionné : « Saül mourut, parce qu’il se rendit coupable d’infidélité envers l’Éternel, dont il n’observa point la parole, et parce qu’il interrogea et consulta ceux qui évoquent les morts. Il ne consulta point l’Éternel ; alors l’Éternel le fit mourir, et transféra la royauté à David, fils d’Isaï. »

La consultation des médiums, l’observation du marc de café et des gâteaux de la chance, la lecture des horoscopes et des boules de cristal, ou la recherche d’oracles indépendants de la Parole de Dieu sont des œuvres mauvaises parce qu’elles rabaissent Dieu comme un « révélateur » inadéquat de mystères. Cela revient à dire que Dieu soit est incapable, soit ne veut pas me dire ce qui est bon à connaître pour moi. Donc il manque de pouvoir ou de bonté pour m’aider et c’est pourquoi je dois me prendre en mains. En contraste, les gens qui aiment vraiment Dieu, croient en sa bonté et dépendent de son pouvoir souverain évitent toutes les pratiques occultes.

Plus tôt dans sa vie, Saül avait désobéi au commandement de Dieu dans une autre situation. Dieu lui avait commandé de détruire les Amalékites et leur butin. Mais Saül avait pris les meilleurs animaux pour les offrir en sacrifice à l’Éternel. Samuel s’approcha de Saül avec un reproche de la part de Dieu et lui dit : « L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel ? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination. » (1 Sam 15.22-23) La rébellion est comme le péché de divination. Ce n’est pas une comparaison anodine. La divination implique de se mettre en relation avec des esprits paranormaux ou des forces pour recevoir connaissance et puissance. Et Samuel dit que c’est comme se rebeller contre Dieu. L’homme impliqué dans l’occultisme est un homme en rébellion. Qu’il s’en rende compte clairement ou non, il est impliqué dans un effort séditieux pour rejeter l’absolu du joug de la souveraineté de Dieu et pour se placer lui-même à un plus haut degré dans le gouvernement de l’univers.

Tout le domaine de l’occultisme est le berceau satanique de l’orgueil. Chaque activité occulte semble offrir à l’homme la possibilité de rejeter sa finitude et de s’attribuer la sagesse et le pouvoir qui appartiennent à Dieu. « Mange ce fruit et tu deviendras comme Dieu. » Peu importe que les pratiques occultes paraissent innocentes de prime abord ; elles portent toutes la marque de la rébellion originelle qui se perpétue depuis le jardin d’Éden : l’objectif est d’éviter à tout prix d’être soumis aux limites et aux ressources d’un Dieu souverain et d’acquérir à la place une puissance digne d’être appelée « grande » (cf. Act 8.10). L’homme dans l’occultisme est un homme en rébellion.

3. Prostitution spirituelle ou fidélité à Jésus-Christ

Un autre moyen de révéler le mal lié à toute implication dans l’occultisme est de dire que l’homme qui pratique l’occultisme est un homme qui se prostitue. Lévitique 20.6 dit : « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer à eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. » Consulter les médiums est comme commettre un adultère contre Dieu. Jésus-Christ est le mari de l’Église. Il est la pleine révélation de Dieu. Tout ce que nous avons besoin de connaître et toute la puissance qu’il est bon pour nous de posséder vient de lui et de sa Parole. Quand nous allons après d’autres oracles secrets et d’autres puissances psychiques, nous disons en fait que notre mari est insatisfaisant et que nous devons chercher des amants ailleurs. Quand un chrétien jette un coup d’œil à son horoscope, il est en train de traiter Jésus de la même manière qu’un mari traite sa femme quand il surfe sur un site pornographique pour se procurer l’excitation qu’il n’éprouve plus avec elle. S’impliquer dans l’occultisme est mauvais parce que c’est un adultère spirituel, c’est une rébellion contre la souveraineté de Dieu et c’est rabaisser sa révélation en exaltant l’orgueil humain.

En conclusion, quelle est l’alternative chrétienne positive à l’occultisme ? La réponse est toujours la même partout dans le N.T. : « La victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4) Face à toutes les séductions de l’occultisme se tient Jésus-Christ, l’incarnation de la révélation de Dieu. La foi tient ferme en faveur de la pleine suffisance de cette révélation et ne cherche aucune autre connaissance secrète. La foi reste ouverte à la puissance de Dieu à travers Jésus-Christ seul et ne cherche aucune autre puissance psychique ou spirituelle. La foi s’attache à Jésus, aime Jésus, adore Jésus, croit Jésus, exalte la toute-suffisance de Jésus et évite, sous tous ses nombreux atours, la séductrice occulte.

1 NDLR : Supports divinatoires sur lesquels figurent les mots « oui » et « non ».

Source : http://www.promesses.org/arts/187p02.html

Voir les commentaires

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

4 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?

Introduction :

La notion est si banalisée aujourd’hui que même parmi ceux vers qui on espère trouver la vérité, on découvre avec déception que le mal a fortement élu domicile. Curieusement, par souci inavoué de s’identifier u monde, le sens des Ecritures est volontairement tordu en faveur d’une interprétation qui donnera à la conscience une fausse idée de la vérité conforma à la volonté de Dieu. C’est pourtant dommage car un grand nombre a perdu la vision réelle de la crainte de Dieu pour s’accommoder au grand nombre dans un formalisme religieux bruyant, tonitruant, mais creux dans sa spiritualité. Comme le paraître a si gagné l’église que la notion de la poursuite de la sainteté avec crainte et tremblement manque dans nos milieux dit évangéliques. Dans l’église, l’impudicité est une satisfaction normale d’un désir car n’est-il pas écrit que le juste tombe sept fois et se relève ? Quel sacrilège ! Au même moment, dans le presbytère de l’église, la divination, la magie et la sorcellerie réunie imposent un envoutement et une domination à outrance des âmes dévouées à la recherche du vrai Dieu. Dieu est saint et quiconque invoque son nom doit s’éloigner de l’iniquité.

Le péché dont on en parle tant, favorise-t-il la satisfaction de la chair ? Dieu tolère-t-il un péché à cause de la faiblesse de l’homme ? Dieu est-il si bon qu’il ne peut pas rejeter l’homme qui s’obstine à demeurer dans son péché ? Au fait comment Dieu voit-il le péché ?

Le péché qu’est-ce que c’est ?

Le péché en effet qui est une faillite, un manquement, un manque d’objectif, une déviation, ce qui est faux, ce qui n’est pas juste, ce qui est tordu, ce qui n’est pas droit, une erreur ou une faute, une chute, une inutilité ou futilité, une ignorance de Dieu ou des choses de Dieu, une inattention, une insuffisance, une infraction à la loi de Dieu, un refus d’admission et un refus de soumission à la loi de Dieu. Le péché dans sa multi dimension en hébreux peut se classer ainsi :

Transgression : une violation délibérée de la loi ; l’homme est placé à la croisée du bien et du mal et choisi volontairement la voie du mal en franchissant la ligne de démarcation divine entre le bien et le mal (Actes 5.8-9 ; Psaumes 51.3-6 ; Genèse 2.17 ; 3.6-7 ; 1 Jean 3.4).

Exemple : l’homicide, le vol, l’escroquerie, l’adultère, la fornication (2 Sam 13.1-17), le mensonge, la rétention de la dîme, la résistance au Saint-Esprit, la vengeance, la désobéissance etc.)

Iniquité : Un acte mauvais en soi, acte inné, acquis par les habitudes ou l’environnement étant expressément interdit ou non (Esther 1.10-12 ; Rom 1.21-25 ; Prov. 6.12-14).

Exemple : Psaume 51.7 ; Lév. 10.1-2 ; Genèse 5.13 ; Genèse 4.3,5,8-17. Un habillement indécent, une attitude provocante, incitation à la convoitise etc.

Descendance de Caïn :

Lemec devient le père de la polygamie (Genèse 4.19)

Jabal (petit fils de Lemec) est le père des nomades (instabilité) (Genèse 4.20)

Jubal (autre petit fils de Lemec) est le père de la musique mondaine (Genèse 4.21)

Tubal (petit fils de Caïn) inventa les armes de destruction massive (Genèse 4.22)

Lemec tua plus de personnes que son père Caïn (Genèse 4.23-24)

Un milieu, une ville, une famille, une habitude, une tradition peut être un facteur potentiel d’iniquité. Il est dit en leadership : « une pensée créé un acte, un acte créé une habitude et une habitude créé une destinée »

La faute : Un abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; Jacques 4.17 ; Luc 12.47 ; Prov. 18.9).

Exemple : la désobéissance, l’orgueil, la résistance, la cupidité, la corruption, le découragement, la rétrogression, le retard, le bavardage, les plaisanteries, les moqueries, les insultes, les mauvaises manières héritées des autres, etc.

L’égarement : Un échec dans la tentative d’atteindre le but divin (Rom 10.2-4 ; 9.30-33 ; Gal 4.17 ; 5.4 ; Phil 3.6-9 ; Nombres 22).

Exemple : la non-réalisation d’un vœu, le refus de payer ses dîmes pensant pénaliser le Pasteur ou l’église, un service mal rendu devant Dieu (prier sans concentration, prier sans s’être dépouillé au préalable, œuvrer pour Dieu avec murmures, servir avec des buts inavoués etc.)

Les fausses conceptions, le jugement, les critiques, les préjugés, les intoxications, les fausses confessions, l’attitude de Saphira et Ananias, la dissimulation, la duplicité, la ruse, la malice, l’hypocrisie, l’expansion de faux bruits.

L’offense : Une intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Exode 32.1-6 ; Dan 3.1-5 ; 1 Sam 13.8-12 ; Rom 10.2-3 ; Ezéchiel 28.2

Exemple : l’idolâtrie, la fausse adoration, les pratiques occultes dans l’intention de fasciner les gens empruntant les œuvres du diable à la manifestation du Saint-Esprit. Tenter d’aider Dieu dans son action (2Sam 6.1-11)

Auto-attribution des titres et ministères dans l’église pour des buts inavoués. Refus de se soumettre aux autorités spirituels sous prétexte qu’on dépend du Saint-Esprit.

La licence : Une situation d’anarchie d’ordre spirituel (1 Tim 1.9-10 ; 2 Tim 3.1-5 ; Rom 2.17-24 ; Jude 16-19 ; 2 Chron 26.16-21).

Exemple : la polygamie ou vie de débauche dans l’église, la révolte, l’insoumission à Dieu et l’autorité spirituelle, la rébellion, l’intoxication, le blasphème, la vie d’indépendance, la prostitution (vagabondage) spirituelle etc. Vivre hypocritement dans le péché ; monter à la chair étant dans le péché ; le mépris de la piété et le manque de dévotion pour Dieu et les choses saintes.

Incrédulité : Une insulte à la véracité divine ; c’est par fausseté que l’homme refuse de connaître Dieu (Jérémie 9.6), car Dieu s’est révélé à tout homme par : la création (Rom 1.20 ; Ps 19.2-5)

la conscience (Rom 2.14-15 ; 1 Jean 3.20)

le témoignage de l’histoire (Nombre 32.23 ; Ps 7.15-17)

Deux expressions françaises sont employées pour marquer notre foi en Dieu. Il nous faut donc de manière précise reconnaître où nous nous trouvons. En Français parle de ‘‘Croire en Dieu et croire Dieu’’ :

Croire en Dieu : reconnaître l’existence de Dieu. Le diable croit en Dieu et tremble (Jacques 2.19)

Croire Dieu : reconnaître la véracité du témoignage de Dieu (1 Jean 5.9-13). Accepter les déclarations de Dieu et s’y attacher. Esaïe 5.2 ; Mt 27.3-5 ; 2 Cor 10.3-5

Le péché place l’homme devant une triple situation :

un acte : la violation volontaire ou la faillite dans l’accomplissement dans la volonté révélée de Dieu (Genèse 3.6)

un état : l’absence de droiture (Genèse 3.7 ; Psaumes 32.1-5)

une disposition : l’inimitié contre Dieu (Genèse 3.8-13)

Les mots, qui décrivent le péché dans quelques-unes de ses formes. Hébreu:

1. «CHATA», sortir du chemin, manquer le but.

2. «PESHA», transgresser.

3. «AVLAH», tordre, agir d’une manière perverse.

Grec:

1. «HAMARTIA», manquer le but.

2. «PARAPTOMA», s’éloigner de la loi, de la vérité, du droit. Offense. 3. «PARABASIS», aller au-delà de la vérité et du bien, une transgression.

4. «ANOMIA», indiscipliné. Iniquité.

5. «ASEBEIA», irrévérence. Impiété

Définition : « Le péché est le manque de conformité, ou la transgression de la loi de Dieu. »

Les enfants de Dieu dans leur majorité ne sont pas totalement conscients des enjeux et de la dimension exacte du combat spirituel auquel ils font face chaque jour. Toute attaque aussi petite soit-elle fait partie de la stratégie parfois très subtile du malin tendant à nous déstabiliser dans un domaine : Une fatigue sans cause quand nous voulons prier, une occupation brusque pour nous écarter d’une urgence spirituelle, un risque quelconque d’accident et bien d’autres sont des astuces du monde des ténèbres pour nous pousser à la dépression afin d’avoir une porte ouverte qui favorisera l’accès par un droit légal des esprits démoniaques dans notre vie. Très occupé généralement, nous sommes dans le collimateur du mot anglais BUSY dont la décomposition nous conduira à :

B = being U= under S= Satan Y= yoke (Being Under Satan’s Yoke)

La fausse confession :

Depuis la nuit des temps, Caïn reste le père de l’anti-confession authentique (Genèse 4.3). Pour semer encore plus de confusion avec l’intention de faire perdre les traces de la confession telle qu’instituée par Dieu, Lucifer dans le Jardin d’Eden introduisit des formes de confessions inconnues de Dieu dont le caractère et la nature sont est essentiellement la vérité : « la femme que tu as mise à côté de moi » ; le serpent m’a séduit et j’ai mangé ». C’est ainsi que de nos jours, on distingue plusieurs formes de confessions dont le seul but est de faire perdre les traces de la vérité. La visée du diable étant de semer le désordre et la confusion. Quelques formes de la confession :

- la confession auriculaire (tire son origine de Nimrod dans le but de maîtriser le peuple sous sa domination. Plus tard, le Catholicisme romain repris cette méthode antibiblique.

- la confession isolée, secrète et individuelle qui est un subterfuge pour cacher son mal (2 Samuel 11.4 ; Psaume 32.41-5)

- la confession publique et détaillée (Josué 7.19-21)

- la confession hypocrite, (en dissimulant d’autres faits)

- la justification (on avoue son mal en justifiant la raison de son forfait)

- on donne des cadeaux au lieu d’avouer ouvertement son mal et demander pardon.

Le mot confession a plusieurs sens et signifie :

faire une déclaration de ses péchés (Esdras 10.1)

Faire un aveu (Daniel 9.4)

Faire une déclaration publique de sa foi (1Tite 6.13)

Manifestation de sa croyance religieuse (1 Tim 6.12)

Dans les textes hébreux et grecs, la confession des péchés implique le brisement, le regret, le dégoût de soi, l’humiliation, le cœur brisé, le chagrin :

1 Rois 21.27-29 ; Jonas 3.4-10 ; 2 Chron 7.14 ; Esaïe 38.2-3 ; Luc 15.17

Dans l’expression hébraïque, confesser veut dire : ‘‘faire une alliance avec sa bouche et s’y adhérer dans l’accomplissement de sa manifestation’’. En grec, le sens signifie tout simplement faire une alliance avec sa bouche.

Conséquences du péché : La confession rétablie la communion, l’intimité rompue entre Dieu et le coupable, mais n’ôte pas les conséquences :

Prov. 6.24-31 ; Gal 6.7 ; 2 Sam 12.7-14 ; 1 Cor 3.10-15

Le péché sexuel tel que nous l’avons vu dans ses implications spirituelles enchaine l’homme à un esclavagisme sans précédent, ruinant son potentiel spirituel pour faire de lui un vrai cadavre spirituel ambulant. La confession des péchés ne devrait pas souffrir d’entorse, mais devrait respecter les principes scripturaires faute de se voir nulle et désapprouvée par Dieu.

Toutefois, un seul péché est commis à la fois et jamais deux en même temps :

« Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l'incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos fautes, ayant effacé l'obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l'a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d'elles en la croix » (Col 2.13-15).

« Et il arrivera, s'il est coupable en l'un de ces points-là, qu'il confessera ce en quoi il aura péché ; et il amènera à l'Éternel son sacrifice pour le délit, pour son péché qu'il a commis, une femelle du menu bétail, soit brebis, soit chèvre, en sacrifice pour le péché; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour le purifier de son péché » (Lév. 5.5-6)

De ce texte, il ressort que ce n’est pas la personne du coupable qui est concernées, mais les actes posés par cette personne. Dans ce chapitre, nus ressortirons trois différents parmi les nombreux autres renfermés dans les Ecritures :

1. la souillure contactée personnellement par inadvertance, les paroles prononcées à la légère (Lév. 5.1-13).

2. Les infidélités commises envers ce qui est consacré à l’Eternel (Lév. 5.14-19)

3. Les infidélités commises délibérément au préjudice du prochain (implication d’un sacrifice de bélier, de la restitution augmenté du 5ème de sa valeur) (Lév. 5.20-26).

Généralement, le péché entre en relation avec quatre parties différentes :

1. Dieu

2. le diable

3. le pécheur

4. le prochain

La confession est l'aveu, l'affirmation publique de sa foi et de ses péchés. (Josué 7.20 ; Juges 10.10 ; Daniel 9.5). En gardant les péchés, on perd la paix du cœur car il est écrit : "Il n'y a point de paix pour le méchant" (Esaïe 57.21 ; Ps 32.1-5 ; 1 Jean 1.7-9).

La confession des péchés est donc publique et non privée :

«Confessez donc vos fautes l'un à l'autre, et priez l'un pour l'autre, en sorte que vos soyez guéris: la fervente supplication du juste peut beaucoup» (Jacques 5.16). Darby

« Reconnaissez donc vos péchés les uns devant les autres et souhaitez–vous du bien les uns aux autres, pour que vous soyez guéris. La prière du juste, mise en œuvre, a beaucoup de force » (Jacques 5.16). 16

« Prenez l’habitude de vous confesser mutuellement vos péchés et de prier les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente d’un homme juste possède une singulière puissance »(Jacques 5.16 – Parole Vivante).

« Alors reconnaissez vos péchés les uns devant les autres. Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La prière d’un homme juste est très puissante » (Jacques 5.16–Parole de Vie)

-Israël confessa ses péchés, les péchés de leurs pères, les résistances qu'ils ont opposées à l'Eternel.

-Si le peuple sur qui le nom de Dieu est invoqué s'humilie prie, et cherche Dieu, Dieu le guérira : 2 Chron. 7.14 :

-Confession et séparation d'avec le péché (Esdras 10.11)

-La dissimulation de ses iniquités produit l'échec (Prov. 28.13)

-Reconnaître ses fautes sans se justifier (Jérémie 3.13)

-Dieu est fidèle et juste pour pardonner les péchés (1 Jean 1.9)

Exemple de confession des péchés :

-Acan : Josué 7.20 (Il reconnaît implicitement ses péchés et explique comment il a succombé à la tentation, détaille les objets volés ; il procède même à la restitution en indiquant où il les a cachés pour qu'on les reprenne.

-Saül : 1 Samuel 15.24

-David : 2 Samuel 12.13

-Le fils prodigue : Luc 15.17-18

L'abandon du mal : la vraie repentance produit un dégoût du péché, une rupture des mauvaises habitudes, suivies jusque-là. Il s'agit de changement de vie, produire les fruits dignes de la repentance (Luc 3.8 ; Actes 26.20). Cette étape en sept points bien accomplie conduit à la restauration.

Adopter le processus de croissance :

Laissant les éléments : Les rudiments, les principes, le lait qui ne convient qu’aux bébés. Cela s’applique à la doctrine du commencement du Christ, ce qui signifie les premiers éléments de la doctrine chrétienne, en général (Hébreux 5.12).

Tendons à ce qui est parfait : Allons vers les leçons les plus profondes, les plus importantes, qui appartiennent aux hommes adultes. Nous sommes là exhortés à passer des leçons de l’enfance en Christ, à celles de l’âge adulte en Christ. Nous comprenons par cette parole, aspirons à la perfection, à l’état de ceux qui sont appelés (Hébreux 5.14) "hommes parfaits," par opposition aux "enfants" (Hébreux 5.13). Il y a proprement en grec : soyons portés vers la perfection ou bien "élevons-nous à l’enseignement parfait."

Sans poser de nouveau le fondement : Une fois suffit pour poser les fondations, si elles sont correctement posées. Ces premiers rudiments sont les fondations de la vie chrétienne, mais nous devons construire de plus en plus haut sur ces principes.

Du renoncement : Ceci est un élément essentiel dans la construction des fondations. Tous les hommes ont ordre de se repentir, et la repentance est essentiellement un changement de la volonté, où la volonté rebelle devient une volonté de servir le Seigneur.

Aux œuvres mortes : Certains essaient de se sauver eux-mêmes en se confiant à leurs œuvres, mais celles-ci sont aussi inutiles à leur salut que si elles étaient mortes.

De la foi en Dieu : La foi, avec la repentance, compose aussi la fondation. Le pécheur doit croire au Seigneur, et se repentir (Actes 16.31 ; 2.38).

La recommandation ferme du Seigneur dans Hébreux 6.1-20, nous stimule à avancer spirituellement avec détermination vers l’état adulte. Plusieurs se contentent de connaître quelques vérités élémentaires et se croient très avancé dans la spiritualité. Jésus veut faire de nous plus que nous n’envisageons, étant pour notre destinée plus qu’un Sauveur des œuvres mortes, voulant être dans notre vie, un Seigneur, un Modèle, un Ami suprême.

Le diable a souvent employé Hébreux 6.4-6 pour troubler les enfants de Dieu. En réalité ce n’est pas d’eux qu’il est question ici mais de ceux qui ne sont chrétiens que de nom. Tous ceux comme décrit ce texte n’ont rien de la vie divine communiquée à leur âme contrairement à un vrai croyant. Mais il est possible, pourtant, de vivre au milieu des privilèges du christianisme sans avoir été réellement converti. Il est des certains enfants de parents chrétiens qui sont à l’église, chantent, dansent, ont des responsabilités, mais ne sont pas convertis personnellement, la vie famille selon les mœurs chrétiennes étant une vie d’habitude qui change une fois loin des parents. Quant aux croyants véritables, ils ne peuvent pas perdre leur salut. Les difficultés et les vicissitudes de la vie nous mettent chaque en danger nous poussant à relâcher, à abandonner. Mais à côté des œuvres d’amour que Dieu n’oublie pas, la foi et l’espérance ne doivent pas être négligées (Hébreux 6.10-12). La foi et l’espérance se nourrissent des promesses divines. Comme véritable chrétien, connaissons notre port d’attache, qui bien qu’encore invisible à l’œil nue, contient notre ancre qui y est jeté. Alors, si agité que soit la mer de ce monde, notre foi est l’attache qui nous relie (les rachetés) fermement le racheté au lieu céleste et immuable où se trouve l’objet de son espérance.

Conclusion :

L’expression pécher volontairement que relate Hébreux 10[1], signifie en foulant aux pieds d’une façon délibérée la volonté de Christ, en mettant l’apostasie de la foi dans notre vie. Alors, il ne restera plus de sacrifice. Le pécheur volontaire qui chérit et aime son péché aura dans ce cas, rejeté Christ, le seul sacrifice pour le péché.

La poursuite de la sainteté dans une marche dans une marche dans la vérité, repoussant toute tentative de péché dans toutes ces formes, luttant avec la dernière énergie contre l’apostasie et tenir bon dans la persévérance. Quiconque a combattu le bon combat et se laisse entraîner dans un abandon total et ultime aux péché, est semblable au porc qui après s’être lavé, retourne s’empêtrer dans la boue. En effet, celui qui, même s’il avait beaucoup travaillé pour Dieu et, délibérément, est fermement résolu à mépriser et rejeter Christ, le seul Sauveur, méprise l’Esprit Saint et lui résiste. Puisque c’est le Saint-Esprit seul qui peut pousser à la sanctification, cette personne a méprisé l’Évangile du salut, l’unique chemin du pardon et du rachat de son âme, et a ainsi renoncé aux paroles de la vie éternelle. L’enfer deviendra son lieu de résidence éternelle, et dans cet étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort, le tourment, le feu, les cris, les pleurs et les grincements de dents seront sont partage pour toujours.

Mourir en méprisant la Miséricorde céleste et la Grâce est le châtiment plus douloureux de celui qui meurt sans miséricorde. Cette situation est tragique et épouvantable. Dans ce cas, la Justice de Dieu, Sa Grâce et Sa Miséricorde sont abusées et cet état de trahison appelle la vengeance du Seigneur.

Cependant, quiconque a péché et éprouve la peine à cause de son péché, est un signe de la conviction intérieure par la Saint-Esprit. De ce fait, la miséricorde divine, l’avantage du sacrifice de Christ, sont deux éléments qui ne peuvent lui être refusés à cause de sa disposition à accepter ces bénédictions. Celui qui vient sincèrement à Christ ne sera jamais rejeté !

Dr André CHOUBEU

[1] La poursuite de la sainteté est un processus établi selon les principes de Dieu :

  • laisser les éléments de base (Hébreux 5.12-14) issus :
  1. de la parole de Christ (Marc 1.1 ; Jean 1.1-3 ; 1Tim 3.16)
  2. il faut tendre vers ce qui est parfait (Hébreux 7.11 ; 12.13 ; Prov 4.18 ; Mt 5.48 ; 1Cor 13.10 ; 2Cor 7.1 ; Eph 4.12 ; Philip 3.12-15 ; Col 1.28 ; 4.12 ; Jacques 1.4 ; 1Pierre 5.10 ; 1Jean 4.12)
  3. sans poser de nouveau un autre fondement (Mt 7.25 ; Luc 6.48 ; 1Cor 3.10-12 ; 1Tim 6.19 ; 2Tim 2.19)
  4. du renoncement aux œuvres mortes (Esaïe 55.6,7 ; Ezéchiel 18.30-32 ; Zach 12.10 ; Mt 3.2 ; 4.17 ; 21.29,32 ; Marc 6.12 ; Actes 2.38 ; 3.19 ; 11.18 ; 17.30 ; 20.21 ; 26.20 ; 2Cor 7.10 ; 2Tim 2.25,26)
  5. des œuvres mortes (Hébreux 9.14 ; Gal 5.19-21 ; Eph 2.1,5)
  6. de la foi (Hébreux 6.2 ; 11.6 ; Jean 5.24 ; 12.44 ; 14.1 ; 1Pierre 1.21 ; 1Jean 5.10-13)
Voir les commentaires

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

3 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

LE SECRET DU CAP QUARANTE DE L’AIGLE

‘‘C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle’’ (Ps 103.5). ‘‘Rase-toi, coupe ta chevelure, A cause de tes enfants chéris ! Rends-toi chauve comme l’aigle, Car ils s’en vont en captivité loin de toi !’’ (Michée 1.16).

Parmi tous les oiseaux, l’aigle est le seul dont la longévité est la plus importante, au moins soixante-dix ans ! Toutefois, pour vivre jusque-là, il doit passer le cap des quarante ans ! En effet, à quarante ans, l'aigle royal est confronté à une crise existentielle exceptionnelle dans sa nature ! La corne de son bec devient si épaisse et tellement recourbée, qu'il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu'il est incapable d'attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu'il ne peut plus voler avec aisance dans sa performance habituelle. Alors, un choix s'impose : soit il meurt rapidement de faim, soit il s'isole très haut, dans la montagne pour une cure de jouvence (rajeunissement).

Dans Le second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant trois mois et enchainera un exercice délicat, peu orthodoxe et propre à lui :

  1. il frappera d'abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu'au moment où son bec cassera afin qu'un autre puisse repousser !
  2. avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l'une après l'autre et en laissera pousser d'autres,
  3. et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves !
  4. une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser !

Cette opération démontre le verset biblique qui dit : ‘‘c’est Dieu qui te fait rajeunir comme l’aigle !" (Psaumes 103.5).

Rajeunir comme l'aigle prend donc tout son sens, lorsque nous maîtrisons les contours de cette opération douloureuse par son aspect dans la solitude, le jeûne, l’endurance, la patience, la souffrance, la persévérance dans un esprit de détermination, ce, sans se plaindre ni gémir. En sommes-nous vraiment là ? Puisse Dieu nous y aider.

Dieu dans son processus de brisement, nous conduit chacun à son tour, ce tôt ou tard à des circonstances ni aisées, ni souhaitées dans notre vie, dans le seul but de nous permettre de remettre en question certaines choses dans un ou plusieurs domaines. Un isolement provoqué par une épreuve, une difficulté, un soulèvement, un manquement, une maladie, un accident, une affliction très poussée, peut-être la méthode divine choisie pour nous conduire à voir notre bec brisé (nos paroles arrogantes, intrigantes, moqueuses, calomniatrices, injures, invectives), nos serres arrachées (notre confiance en nous-mêmes, l’orgueil de la vie, notre célébrité, notre cupidité d’honneur, notre recherche effrénée de la grandeur), notre plumage (beauté extérieure, apparence religieuse, spirituelle, professionnelle et autres qui produisent notre gloire et non celle de Dieu) et qui ont souvent fait l'admiration de plusieurs.

Accepter le chemin de la remise en question, est et a toujours été salutaire. C'est le chemin du rajeunissement, d'un nouveau départ, d'une nouvelle naissance, d’une nouvelle saison. L’absence de l’arrêt à cette injonction divine produira à coup sûr, une mort spirituel, une vie rétrograde, une marche avec Dieu de manière routinière qui ne produit aucun fruit. Le refus de se laisser entraîner par le cap quarante comme l’aigle conduira au zèle amer. Il faut savoir s’arrêter avant d’être arrêté !

Cet autre aspect de l’aigle nous fournit une leçon qu'il nous appartiendra toujours d'accepter ou de refuser. Dieu veut à un moment précis de notre vie, nous attirer pour nous conduire dans un cap quarante afin que nous puissions mieux le connaître et mieux connaître ses objectifs pour nous et avec vous. Comme l'aigle après ce processus reprend son envol, nous ne resterons jamais le même après le cap quarante car assurément l’envol pour un nouveau départ ne se fera pas attendre.

Imaginons un tant soit peu entre autres, le passage du Prophète Elie pendant les trois ans et demi :

  1. ‘‘Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l’Eternel, et il alla s’établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.!
  2. Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent.
  3. Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays.
  4. Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée en ces mots: Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j’y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir’’ (1 Rois 17.1-10).

Les diverses tribulations de l’Apôtre Paul ont constitué pour lui un moyen d’excellence qui a favorisé son envole : ‘‘Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie’’ (2 Cor 5.4).

‘‘Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses’’ (2 Cor 6.3-10).

‘‘Sont-ils ministres de Christ ? — Je parle en homme qui extravague. — Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point ! … A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j’échappai de leurs mains’’ (2 Cor 11.23-32).

Retenons : Ne disons jamais, je n’en peux plus ou je ne pourrai pas. La force vient de Dieu qui fait grâce à qui il veut. Tout est possible à celui croit.

Lorsque la lassitude sur le parcours, les difficultés diverses, l’adversité et la forte opposition et oppression du monde des ténèbres sont fortement dressés contre nous et notre progrès, la prière par le Saint Esprit devient l’unique possibilité du dernier assaut pour triompher et continuer aisément vers de nouvelles conquêtes par la foi. En effet, la force que nous communique la prière en temps difficile peut nous garder du découragement, parce que fortifiant nos genoux défaillants.

L’Epître aux Hébreux nous représente sous l’image d’un corps (1Cor 12.12, 22,26), les mains languissantes, les genoux fléchissant qui figurent les membres faibles de l’Elise, qu’il faut affermir par une sage et paternelle discipline. Toutefois, ces paroles de de l’auteur de ce livre s’appliquent à chaque chrétien pris individuellement, et même le but indiqué : "Afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas…" peut s’entendre de la vie personnelle de tout croyant. Nous ne l’oublierons jamais, la solidarité qui unit les aigles devrait également unir les chrétiens dans l’œuvre de la sanctification et dans la lutte qu’ils ont à soutenir pour la cause du royaume. Nous pouvons comme l’aigle au temps de grandes difficultés de la vie, de la lourdeur, nous retirer loin du bruit de la ville et des préoccupations futiles de la vie, pour aisément nous débarrasser de toute lassitude, de toute faiblesse et persévérer à nouveau, sans plus baisser pas les bras. La détresse est un fardeau capable de faire baisser les bras de quiconque est engagé sur le chemin du calvaire et peut facilement affaiblir, déstabiliser et décourager. L’unique issue face à cette période de crise est de lutter, afin de bien « courir » dans la course spirituelle.

La foi et la patience permettent aux croyants de rechercher la paix et la sanctification, tel un homme qui suit avec constance, diligence et plaisir, sa vocation. La paix avec tout homme, de toute confession et parti, sera favorable à notre recherche de la sainteté. La paix et la sainteté vont de pair ; il ne peut y avoir de juste paix sans cette sainteté. Là où se trouvent des âmes qui ne possèdent pas la véritable Grâce de Dieu, la corruption prédominera et finira par éclater ; prenons garde au moindre péché qui reste caché en notre cœur, qui semble mort, mais qui rejaillit tôt ou tard, pour porter le trouble et nous déranger.

Ce message du cap quarante de l’aigle nous engage à deux devoirs : le premier est de ne nous laisser jamais aller au découragement et au murmure dans les maux ; mais de les souffrir patiemment et même avec joie, de quelque nature qu’ils soient, puisque c’est Dieu, notre Père, qui nous les envoie, et qu’il ne le fait que pour notre bien. Le second devoir est de répondre aux vues que Dieu se propose en nous dispensant les afflictions d’en faire un bon usage, et de les rapporter à notre correction et à notre avancement dans la sainteté.

Dr. André CHOUBEU

(Extrait de mon livre en correction sur les secrets du mystère de l'aigle)

Voir les commentaires

L'église locale : une maison de prière

2 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'église locale : une maison de prière

L'église locale: une maison de prière

J. R. Couleru

On désigne aussi une telle église sous le nom d'assemblée, de réunion, etc. C'est le rassemblement de deux ou trois chrétiens (ou plus) selon la Parole du Seigneur en Matt. 18: 20 (voir aussi Actes 11: 26; 15: 12; I Cor. 14: 23; Hébr. 10: 25 ; Jacq. 2: 3).

L'église locale étant composée d'individus, nous devons tout d'abord savoir ce qu'est un chrétien, selon la Bible.

Qu'est-ce qu'un chrétien ?

On trouve trois fois ce mot de chrétien dans le Nouveau Testament : a) Actes 11: 26: « Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés «chrétiens ».

b) I Pierre 4: 16: « Si quelqu'un souffre comme « chrétien », qu'il n'en ait point honte et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom ».
c) Actes 26 : 28 : « Agrippa dit à Paul : tu vas me persuader bientôt de devenir « chrétien
».

L'apôtre Jacques nous dit que nous portons un « beau nom », Ce beau nom, c'est celui de Jésus-Christ (lire Luc 2 : 7).

Dans la version allemande de la Bible, le mot « chrétien » a été traduit tout simplement par « christ », Ainsi on y lit : «Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés des « christs ». « Agrippa dit à Paul: .Tu vas bientôt me persuader de devenir un « christ ». « Si quelqu'un souffre comme un « christ », qu'il n'en ait point honte et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom ».

Le chrétien, lui-même, n'est rien du tout, mais il est un « christ » (le mot « christ » veut dire « oint »). On peut dire qu'un chrétien selon la Bible est quelqu'un qui est devenu chrétien quand il a reçu Christ dans son coeur, l'ayant accepté comme son Sauveur personnel, et qui laisse Christ RÉGNER sur lui. Alors il peut dire: « JE NE VIS PLUS, MOI, MAIS CHRIST VIT EN MOI » (Gal. 2: 20).

La Bible est claire: on ne naît pas chrétien. On le DEVIENT par la nouvelle naissance (I Jean 1: 12-13; 3: 1-16), ou par la régénération (I Pi. 1 : 3, 23). Pour devenir chrétien, il faut donc avoir atteint l'âge de responsabilité.

Nous allons maintenant considérer successivement :

a) Ce qu'il était AVANT sa régénération: Il était mort, sans Christ, sans espérance, sans Dieu dans le monde (Eph. 2: 1, 5, 12).

b) Où il était AVANT sa nouvelle naissance : Il faisait partie du monde pécheur et mauvais (Jean 17 : 6). Il était éloigné de Dieu (Eph. 2 : 13).

c) Ce qu'il est MAINTENANT :

1) Par rapport à Dieu :

Réconcilié avec Dieu (Rom. 5: 10) ; né de Dieu (I Jean 5 : 1) ; enfant de Dieu (1 Jean 3 : 2) ; fils ou fille de Dieu (Gal. 3 : 26) ; héritier de Dieu, cohéritier de Christ (Rom. 8: 16. 17).

2) Par rapport au monde :

un témoin (Actes 1 : 8) ; un flambeau (Phil. 2 : 15) ; un ambassadeur pour Christ (2 Cor. 5: 20).

d) Où se trouve-t-il DÉJA maintenant ? Il est ressuscité avec Christ (Col. 3: 1) ; sa vie est cachée en Christ (Col. 3 : 3) ; il est assis dans les lieux célestes en Christ (Eph. 2 : 6).

e) Que possède-t-il à l'heure ACTUELLE ?

Le pardon de ses péchés (Eph. 4 : 32) ; la vie éternelle (Jean 6 : 47) ; toutes choses (1 Cor. 3: 21-23).

f) Que sera-t-il PLUS TARD ?

Semblable à Christ (Phil. 3 : 20-21) ; il régnera avec lui au siècle des siècles (Apoc. 22 : 5).

g) Quelles sont les PROMESSES ?

S'il meurt: absent du corps, présent avec le Seigneur (2 Cor. 5 : 8); s'il est enlevé à la prochaine venue du Christ pour son Eglise : pour toujours avec le Seigneur (I Thess. 4: 17).

Une maison de prière (1)

« Il est écrit: ma maison sera appelée une MAISON DE PRIÈRE » (Matt. 21 : 13). Marc 11: 17 ajoute: « pour toutes les nations ». Lire encore: Luc 19 : 45- 46 ; Jean 2 : 13-17 ; I Pierre 4 : 7 ; Esaïe 56: 6.7.

1. C'est la maison du Seigneur et non la nôtre: MA maison.

2. On y trouve la joie: « Je les réjouirai dans ma maison de prière ».

3. La prière y est exaucée: Relire les promesses de I Rois 8 : 43 et de Matt. 18: 19.

4. On y trouve la présence de Dieu « Dieu est réellement parmi vous . (I Cor. 14: 24-25).

5. Comment y travailler :
a) avec ordre (I Cor. 14: 26).
b) avec bienséance (I Cor. 14 : 40).
c) pour l'édification (I Cor.
14 : 40).

6. C'est un lieu de bénédiction (Ps. 133 1-3) :

« Voici, qu'il est agréable, qu'il est doux pour des frères de demeurer ensemble... c'est là que l'Eternel envoie la bénédiction, la vie pour l'éternité ».

L'église locale doit être. avant tout . une maison de prière (I Tim. 22 1).

La place de la prière dans les Actes : 1:13,14;2:42;4 :23-31;6:4.

« J'exhorte donc, AVANT TOUTES CHOSES, de faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui sont élevés en dignité (présidents, gouverneurs, préfets, etc.)»(ITim.2:1,2).

« Faites en tous temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et priez pour tous les saints (chrétiens) ».(Eph. 6 : 18).

« Priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste (du justifié par Jésus-Christ) est d'une grande efficacité » (Jacques 5: 16).

Source : http://www.promesses.org/arts/28p280-282f.html

Voir les commentaires

LES SEPT ASPECTS GLORIEUX DU CORPS RESSUSCITE

12 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SEPT ASPECTS GLORIEUX DU CORPS RESSUSCITE

LES SEPT ASPECTS GLORIEUX DU CORPS RESSUSCITE

On ne peut décrire le corps nouveau. L’Ecriture y fait seulement quelques allusions figuratives.

  1. Spiritualité :

Le corps d’humiliation est un corps « animal », le corps de gloire sera « spirituel »

(1 Cor 15.44-46) ; ce n’est donc pas l’esprit ni l’âme qui y règnera.

  1. La docilité :

Notre corps actuel est bien souvent un obstacle, limitatif. Le corps de gloire sera entièrement avantageux. Alors que le corps « animal » conserve une certaine indépendance à l’égard de l’esprit, et même s’y oppose souvent ouvertement. (romain 7.5-23 ; 1cor 9.27 ; rom 6.6), le corps de gloire lui, sera complètement régi par l’esprit dans une dépendance sans réserve, instrument parfait et docile à sa disposition.

Supériorité.

Le corps animal en parti indépendant par rapport à l’esprit, est au contraire dépendant des conditions naturelles et par là grandement limité. Le corps de gloire, dépendant quant à l’esprit est, par contre libre à l’égard des conditions naturelles. Avec notre corps actuel, subsiste donc la nécessité de se nourrir et le danger de maladie et de malheur ; Avec le corps glorieux nous sera donné la liberté royale, bien au delà des contingences de la matière, de l’espace et du temps. Ainsi :

- Il peut manger (Luc 24.41-43), mais sans que ce soit une nécessité.

- Supériorité sur la matière

  • Il peut apparaître dans une pièce dont les portes sont fermées (Jean 20.19 ; Luc 24.31-36).

-Liberté à l’égard des lois de l’espace.

-Il est revêtu d’immortalité, dans l’éternité.(1cor 15.54)

-Liberté à l’égard des limitations du temps.

Exaltation.

Le corps actuel est un corps d’humiliation (Phil. 3.21 ; 1cor 15.43). mais le corps à venir est un corps glorieux. Le manque de dignité du présent corps est manifesté par la maladie et la mort, la conception, la naissance et la nutrition (1cor 6.13). Il appartient à la dignité du corps à venir que cessent ces conditions diverses. « à la résurrection, les hommes ne prendront point les femmes, ni les de mari, mais ils seront comme les anges de Dieu, dans le ciel »(Mt 22.30) Cela ne signifie pas qu’ils seront eux même les anges. Mais, sur ce point semblables aux anges. Personne ne devient un ange à sa mort. Mais nous serons en communion avec eux. (Heb. 12.22).

Félicité :

Douleur et peine sont le lot du corps d’humiliation (2cor 5.2-4) ; Les joies célestes sont réservées au corps de gloire : « Ils n’auront plus jamais soif ni faim » (Apoc. 7.16-17) « Il n’aura plus ni murmure ni cri, ni souffrance car les premiers choses auront disparu » (Apoc. 21.4).Semé corruptible, il ressuscite incorruptible, semé méprisable, il ressuscite glorieux, semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force (1Cor 15. 42-43).

Splendeur
Le corps d’humiliation est une pauvre tente ; Le corps glorieux est un palais transparent, lumineux. « Les justes resplendiront dans le royaume du père( Mt 13.43)
- Comme de neige éblouissante (Mc 9.3)
- Comme les étoiles (Dan 12.3) .
- Aux ouvriers désintéressés.= c’est la couronne d’honneur ( 1Thess 2.19 ; Phil 4.1).

Aux modèles du troupeau = c’est la couronne de gloire ( 1Pi 5.3-4).

Le but des jugements, c’est la gloire.

« J’entendis comme une voix d’une foule, comme un bruit de grosses eaux, et un bruit de forts tonnerres disant : Alléluia ! Car le seigneur notre Dieu tout puissant est entré dans son règne. réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donne-lui gloire ; Car les noces de l’agneau sont venues et son épouse y’ est préparée… « Heureux ceux qui sont appelés au festin de l’agneau ! » ( AP 19.6-9) Le grand jour est venu en effet, ou Dieu a jugé l’ armée des en haut et les rois de la terre ( Esaïe 24.21) où il lui a plu de donner le royaume au « petit troupeau »( Luc 12.32 ) « Je vis des trônes et ceux qui s’y assirent fut donner le pouvoir de juger ( Ap20 4) « Les saints du très-haut recevront le royaume » (Dan 7.18-22). Et parc qu’ils forment « un seul corps », l’individu ne sera pas glorifie avant la communauté. C’est ensemble qu’ils recevront leur portion de « l’héritage des saints dans la lumière » ( Col 1.12), ensemble qu’ils sont un royaume de sacrificateurs et des rois ( AP 1.6 ; 5.10).

Sur le plan de l’histoire, l’ensemble est plus que l’individu. C’est pourquoi celui-ci ne peut être rendu parfait que par une vie avec la communauté rendue parfaite. De là, l’attentent de ceux qui dorment (Héb 11. 40 ; Apoc 6.10-11) ; l’âme en «effet, ne se revêt pas du corps de gloire immédiatement après la mort (1 Cor 15.23 ; Apoc 6.9 ; Héb 12.23) c’est ensemble que les morts en Christ et ceux qui vivront seront « changés et revêtus » lors de l’enlèvement

(2 Cor 5.2-4 ; 1 Thess 4.15).

Car le but n’est pas le seul salut de l’individu, mais la glorification de l’organisation tout entier, non les seules bénédictions individuelles, mais le royaume de Dieu (Mt 6.19).

Aujourd’hui, le monde cosmique universel est sous le gouvernement des princes angéliques régionaux (Dan 10.13,20), demain c’est la compagnie des saints glorifiés qui règnera avec Christ comme Chef, sur les soleils et les mondes (Apoc 22.5 ; Héb 2.5).

Voir les commentaires

LE CROYANT AUTHENTIQUE

9 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CROYANT AUTHENTIQUE

LE CROYANT AUTHENTIQUE

« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux incirconcis. Car le circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons pas notre confiance en la chair » (Phil 3.2-3)

L’identification du vrai croyant devient une nécessité impérieuse en ces jours où les puissances de ténèbres sont plus que jamais déterminer à semer la confusion dans l’Eglise. Mais, les portes du séjour des morts ne prévaudront jamais contre l’Eglise du Seigneur Jésus Christ.

Déjà dans Mt 13.24-30, Le Seigneur Jésus parlait de ce qu’un homme avait son champ dans lequel quelqu’un est venu de nuit y semer l’ivraie. La tactique première du malin n’est-elle pas d’introduire ses agents dans l’Eglise ? Lorsqu’une vigilance manque ces derniers comme l’ivraie étouffe les croyants par des fausses doctrines, pratiques, hérésie, implantant fortement l’apostasie pour détourner un grand nombre de la vérité fondamentale, faisant d’eux des routiniers de la foi.

Mat 7.21-23 : «Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de dire Seigneur ! Seigneur ! Il faut accomplir la volonté de mon Père céleste. Au jour du jugement, nombreux seront ceux qui me diront : Seigneur ! Seigneur nous avons annoncé le message de Dieu en ton nom, nous avons chassé les démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom, n’est-ce pas ? Et cependant, il me faudra leur déclarer formellement : Je ne vous ai jamais connu ! Votre activité est mauvaise, elle est contraire à la loi de Dieu ! Allez-vous-en ! »

2 Cor 11.13-15 dit : «Ces hommes là sont des faux apôtres, les ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres se déguisent aussi en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Il paraît donc important de discerner le vrai croyant du faux, de s’examiner soi-même afin de ne pas croire avoir cru alors qu’on est encore cru (charnel).

Le texte de Marc 16.16-18 est le seul qui ressort le mieux la qualification du croyant authentique. La version ‘‘Parole Vivante’’ dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Voici les miracles qui marqueront la vie des croyants : En mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des nouvelles langues, ils saisiront sans dommage des serpents venimeux, s’il leur arrive de boire quelque poison mortel, ils n’en subiront aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ils les guériront. »

A - Baptême :

Le baptême dans la vision des Ecritures est la manifestation visible de la foi. Parlant justement de l’importance du baptême Luc 7.29-30 dit : « En se faisant baptiser par Jean après l’avoir écouter, tous les gens du peuple – y compris les collecteurs d’impôts – ont reconnu que Dieu est juste, et ils ont agi d’après ses ordonnances. Mais les pharisiens et les docteurs de la loi, qui ont refusé de se faire baptiser par lui ont méprisé la volonté de Dieu et ont fait échouer son plan à leur égard ». Version Parole Vivante)

Le baptême revêt donc au sens des Ecritures, une importance capitale pour la foi. Il en ressort une triple signification :

1.Le témoignage public de la foi en Jésus Christ :

-le rapport entre foi et baptême ressort très clairement de : Mt 28.19 ; Mc 16.15-16 ;

Actes 2.41 ; 8.12,13. ; 8 .36-38 ; 9.17-19 ; 10.47-48 ; 16.14-15, 30-34 ; 18.8

-le baptême suit la foi, dont il est l’expression ; seul la foi sauve ;

-confession de la foi en Jésus Christ, le baptême revêt la valeur

d’un «engagement…envers Dieu » et devant les hommes (1 Pierre 3.21)

2.le témoignage public de l’union du croyant avec Christ dans sa mort et sa résurrection :

-le baptême est le signe visible de notre immersion spirituelle en Christ et de

la régénération opérée en nous par le Saint Esprit. (Gal 3.27 ; Rom 6.3-4 ; Col 2.12-13)

3.Le témoignage public de notre appartenance à l’Eglise, c’est-à-dire à la Communauté spirituelle et universelle de ceux qui professent la foi au même Seigneur. (Eph 4.6)

B - Les miracles qui marquent la vie du croyant :

«Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, Ö homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ?

Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par les œuvres.» Jacques 2.19,20,18).

La foi chrétienne superficielle, privée de sa substance authentique se contente de l’extérieur, ayant fait un mariage de compromission avec le monde. Elle vante les œuvres intellectuelles, charnelles, terrestres, mais tel Christ est, telle doit être l’authenticité de la foi en Lui.

Les éléments tirés de Marc 16.17, le confirme de manière précise :

B.1 En mon Nom, ils chasseront les démons :

Dans la Bible, les démons apparaissent pour la première fois dans Genèse 3.1-6. Dans sa stratégie de guerre Satan fit son attaque développée sur trois points : (Mt 4.1-11 ; 1 Jn 2.16)

«En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs de notre humaine nature, la soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux, ainsi que l’orgueil inspiré par la richesse et la puissance, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. » ((1 Jean 2.16).

I.Les mauvais désirs de notre humaine nature :

1er Adam : Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit ?

Cette question insinue un doute et rend perplexe, la femme qui n’avait pas été présente lorsque Dieu donnait instruction à Adam. La femme en répondant au serpent tombe dans le piège de la falsification de la Parole de Dieu. Dieu en effet avait dit à Adam :

«Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Gen 2.17). Ceci fut dit à l’homme alors que la femme n’était pas encore créée. Dans la réponse de la femme, il y a des ajouts (alors qu’il est écrit qu’on ne doit rien ajouter à la Parole de Dieu, encore moins, rien retrancher (Deut 4.2 ; 12.32 ; Prov 30.6 ; Apoc 22.18), car elle répond au serpent en ces termes :

«Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez» (Gen 3.3)

De la Parole de Dieu et de la déclaration de la femme, on ressort les irrégularités suivantes :

Réponse de la femme au serpent : Parole de Dieu :

1.Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu 1. L’arbre de la connaissance du

du jardin bien et du mal.

2.Vous n’en mangerez point 2 Mais tu ne mangeras pas.

3.Et vous n’y toucherez point 3.

4.De peur que vous ne mouriez 4. Car le jour où tu en mangeras,

tu mourras

L’analyse de ses propos donne beaucoup d’instructions :

1.La femme est tombée dans le piège du diable, qui à dessein a posé une question subtile pour faire de cette dernière sa proie, parce qu’ayant quitté son mari sans permission, était déjà en position de faute. Saisissant l’occasion de cette brèche ouverte dans la vie de la femme par la curiosité de découvrir le jardin, le diable lui pose la question sur ce qu’elle ne maîtrisait pas. La question suivante lui est posée : Dieu a-t-il réellement dit ? «Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

La femme n’avait pas encore vu un animal parlé car elle était la dernière créature, dont cadette des animaux et des plantes par rapport au plan de la création. Adam lui ayant brossé l’histoire de la création de manière très vague, Eve n’avait aucune connaissance parfaite du jardin.

Au milieu du jardin, il y avait deux arbres «l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gen 2.9). La déclaration incertaine de la femme la mettait dans une position de gibier privilégié du diable. La femme ne connaissait pas exactement cet arbre situé au milieu du jardin dont il ne fallait pas manger les fruits.

2.Dieu avait parlé à l’homme disant : «Tu ne mangeras pas » et non à la femme. En effet, c’est l’homme qui avait reçu la ‘‘vision de Dieu’’, des instructions quant à son alimentation et l’entretien du jardin.

3.Dieu n’avait nulle part interdit de toucher à l’arbre. L’homme avait l’instruction de cultiver tout le jardin et l’entretenir, mais avait l’interdiction de manger les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Eve dans sa précipitation a dit ce qu’elle ignorait.

4.La réponse de Eve au serpent démontre que par l’interdiction de manger du fruit de l’arbre, Dieu a introduit une loi de terreur, de tyrannie et non d’amour. Selon elle, il faut toucher, manger avant de mourir, ce qui est contraire à ce que Dieu a dit. Elle a donc ajouter quelque chose qui change le sens et donne une mauvaise compréhension de la Parole de Dieu.

5. : Le premier Adam a failli dans sa responsabilité en ne veillant pas suffisamment sur sa brebis et épouse en même temps. Cette dernière dans son ignorance, faute d’instruction appropriée a livré le monde au diable.

2ème Adam : (JESUS)

Une comparaison de la tentation entre Adam et le Seigneur Jésus laisse clairement voir que les méthodes d’approche du monde des ténèbres ont été les mêmes : Au premier point : Les mauvais désirs de la nature humaine.

Mt 3.13-17 : Les temps fixés pour débuter sa mission étant venue, Jésus se rend auprès de Jean Baptiste pour accomplir les Ecritures. Dieu le Père donne sa confirmation en ses termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection : Ecoutez-le » (Mt 17.5). Après son engagement et la confirmation de son Père à son égard, Jésus entra immédiatement en prière de 40 jours pour préparer cette lourde mission qui le conduira à sa mort expiatoire pour le pardon de nos péchés.

Pendant ces 40 jours, il est exposé aux plus hautes tentations dans lesquelles Satan l’éprouva : Jésus connaissant la portée de sa mission sur terre, résistera au monde des ténèbres de manière ferme, devenant le deuxième Adam qui sortira vainqueur en opposition au premier Adam qui fut vaincu. Le second Adam qui est Jésus, venait ainsi selon Gen 3.15 «pour écraser la tête du serpent alors que le serpent blessera son talon». Connaissant l’ampleur de cette mission déterminante pour Dieu le Père, Jésus demeura dans la Parole :

1.«Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » :

En posant cette question, le diable voulait faire douter Jésus de ce qu’il est et prendre la confirmation du Père (Mt 17.5) comme incertaine. Cela voulait aussi dire : Aide-toi, toi-même, ne regarde pas toujours à Dieu, et Dieu t’aidera ensuite. Cette tentation très fine, peut faire pousser à un excès de foi, pour agir comme si on voulait prouver au diable ce qu’il sait déjà, à savoir Dieu est Tout Puissant. Dans le cas d’espèce, on lui aurait obéi.

Jésus répond au diable par la Parole de Dieu : Il est écrit : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ». (Mt 4.4)

Par cette réponse, le Seigneur Jésus affirme plutôt que la vie de l’homme ne dépend pas seulement de la satisfaction des besoins physiques, mais avant tout de l’accomplissement des ordres de Dieu (Jn 4.34). Il obéira toujours à son Père, de qui il attend jour après jour, l’entretien de sa vie. Il n’usera pas du pouvoir qu’il a de faire des miracles pour sortir arbitrairement de la position dans laquelle Dieu l’a placée.

II.La soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux.

1er Adam :

Alors le serpent dit à la femme : «Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vous yeux s’ouvriront » La femme «vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue» :

La réplique du serpent cache trois affirmations dangereusement fausses :

-«Vous ne mourez point» : Satan voulait faire passer Dieu pour menteur alors que lui (Satan) est menteur dès le commencement (Jn 8.44). Dieu avait dit : Le jour où tu en mangeras, tu mourras.

-«Mais Dieu sait» (continue le serpent à tromper Eve) : Satan voulait ici faire passer son mensonge pour vérité divine. Dieu n’en savait rien.. Dieu est vérité et ne peut se contredire. N’est-il pas écrit : «Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni le fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’Il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nbres 23.19)

-«Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Le jour où ils ont mangé, ils ont vu la mort et non la vie. C’est avec tristesse qu’ils ont vécu la mort d’Abel, tué par son frère Caïn.

2ème Adam : (JESUS)

«Le diable transporta Jésus dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : «Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre».

Le diable voit que Jésus a employé la Parole de Dieu et a triomphé de la première tentation ; alors il change de stratégie en utilisant également la Parole de Dieu pour faire succomber Jésus. Il passe pour le célèbre mauvais interprète de la Parole de Dieu. Il veut ici pousser le Maître à croire et obéir à cette mauvaise interprétation.

Pour mieux comprendre cette illustration, l’expression «il le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple » laisse voir que Satan se passe aussi pour un homme de Dieu très spirituel, assis même dans la réalité divine. Penses-tu Jésus que j’ignore les choses d’en haut ? N’y étais-je pas très élevé ?

Vite, le Seigneur, découvre sa ruse et répondit : «Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ».

III-L’orgueil inspiré par la richesse et la puissance :

1er Adam :

Dans la dernière cartouche le diable sort cette flèche meurtrière :

«et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue,

«Et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence».

Le diable ici pousse Eve à la pire étape, pour lui faire croire qu’elle deviendra un autre dieu, alors, elle pourra se passer du tyran (l’Eternel) qui leur a imposé la loi. L’idée d’une autonomie criminelle menant à la mort voit ici le jour. Le rejet de Dieu pour devenir soi-même dieu est la cause de la chute de Lucifer. Il veut à travers ce piège, pousser l’homme à désobéir à Dieu pour devenir comme lui, privé de la vie éternelle et de toutes les promesses et bénédictions divines.

Volontairement, Adam, le chef de la création accepte manger le fruit défendu que lui tend sa femme, allant ainsi contre ce que Dieu lui avait dit. Cet acte introduisit le monde entier dans la catastrophe.

CONCLUSION : L’homme n’est jamais devenu Dieu et ne le sera jamais, mais en demeurant dans le péché, il est assujetti au dieu de ce siècle perdant tous ses privilèges acquis à la création. Il est donc allé :

- de la connaissance, à l’ignorance

- de la vérité au mensonge

-de l’intelligence à l’aveuglement

-de la liberté à l’esclavage

-de la vie à la mort

2ème Adam : (JESUS)

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : «Je te donnerai toutes ces choses si tu te prosterne et m’adores»

Le diable qui a perdu dans les deux premiers matches est à bout de force, lance une dernière tentative pour remporter le dernier rond.

Jésus passe à l’offensive et remporte la victoire finale par une disqualification soutenue par la Parole de Dieu : « Retire-toi de moi, Satan ! Car il est écrit, tu adoreras le Seigneur ton Dieu et le servira lui seul ».

Le Sauveur savait déjà que tous les royaumes du monde lui étaient promis (Psaumes 2.8). Mais Satan lui propose de les avoir par voie de la facilité hors du plan de Dieu. Mais le Seigneur Jésus, démêle le piège de l’adversaire ; il refoule toute ambition, tout désir de grandeur charnelle ; il choisit la voie de l’abaissement, de l’immolation, de la croix. Il y marchera désormais sans faiblir, mais non sans passer par bien de luttes (Jn 12.27 ; Mt 26.38). C’est bien dans cette alternative (choix entre deux opinions) qu’était la visée de la tentation parce qu’en adorant Satan, le monde serait à jamais perdu, Jésus (le 2ème Adam) serait assujetti et vaincu comme le premier. Cette étape est la dernière des trois stratégies que décrit 1 Jean 2.16.

CONCLUSION : Satan est ainsi battu au match de poule et il ne sera pas non plus vainqueur au match final de Golgotha. Jésus ressuscité est vainqueur et déclare :

«Je suis le Premier et le Dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Apoc 1.17-18).

«Loué soit Dieu qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Cor 15.57)

«Car puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivent en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartienne à Christ lors de son avènement. »

A l’issu de ceci, le classement définitif s’établi comme suite :

1er : Jésus Christ, vainqueur pour toujours.

2ème : L’homme en Jésus, plus que vainqueur

3ème : Satan, le perdant éternel

Le champagne d victoire sera sablé aux banquets des noces de l’Agneau (Apoc 19.9).

Bien-aimés, prenons courage car nous avons vaincu le malin et ce festin est pour nous (Esaïe 25.6-8).

L’homme étant donc devenu vainqueur en Jésus Christ, peut aisément avec l’autorité que lui a donnée Jésus chasser les démons qui lui sont désormais soumis «Car le Dieu de paix ne tardera pas à écraser Satan sous nous pieds » (Rom 16.20)

«Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10.19)

Beaucoup d’exemple existent dans Actes 8.7 ; 5.16 ; 16.18 ; 19.11.

Cette étape démontre que Jésus « SAUVE »

B.2 Ils parleront des nouvelles langues

Jusqu’à la tour de Babel, l’histoire biblique parle de toute la race adamique, il n’y avait ni juif, ni païens. Tous étaient en un Adam, le premier homme. Dès ce moment, l’humanité apparaît, dans l’Ecriture comme un vaste courant d’eau dont Dieu détourne un petit filet dont il se propose un jour de purifier le fleuve lui-même. Ce petit ruisseau est l’image d’Abraham que Dieu l’appelle, puis de la nation d’Israël que Dieu créé. Israël a été suscité comme témoin du Dieu unique, face à l’idolâtrie universelle (Deut 6.4 ; Es 43.10-12) ; comme exemple de la bénédiction reçue au service du vrai Dieu (Deut 33.26-29), comme dépositaire de la révélation divine (Deut 4.5-8 ; Rom 3.1-2) enfin comme canal humain pour la venue du Messie ‘Gen 21.12, 28.14 ; 49.10 ; 2 Sam 7.16-17 ; Esaïe 7.13-14 ; Mt 1.1).

L’événement de la tour de Babel illustre la dégradation des mœurs qui a poussé les hommes non plus à atteindre Dieu par les voies divines, mais plutôt par l’intelligence humaine dont l’entendement est devenu corrompue par le péché. Pour qu’ils n’atteignent pas leur objectif inspiré par Satan, Dieu les disperse en confondant leur langage.

Convertis, les croyants deviennent un, unis en Christ selon qu’il est écrit : «Vous tous qui avez été baptisés (du Saint-Esprit) en Christ, vous avez revêtus Christ. Il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs, il n’y a plus ni esclave, ni libre, il n’y a plus ni homme, ni femme, car tous, vous êtes uns en Jésus Christ.» (Gal 3.27-28)

Il n’y a aucune barrière linguistique (de langue) entre les membres d’une même famille. Etant les membres de la famille de Dieu selon Eph 2.19, nous sommes unis en Esprit à Christ pour servir Dieu le Père qui est Esprit. Pour que ce lien soit effectif compte tenu des divers patois répandus dans le monde, Dieu scelle les siens par le baptême dans le Saint-Esprit afin que chinois, juif, grec ou africain, parle selon que leur donne de s’exprimer le Saint-Esprit pour adorer Dieu. Le livre de Actes illustre des exemples pratiques (Actes 2.4 ; 10.46 ; 19.6)

«Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas» (Rom 8.9)

Christ baptise du Saint-Esprit.

Frère, es-tu baptisé du Saint-esprit ? Qu’attends-tu ? Pourquoi resteras-tu encore dans le jugement de la tour de Babel ? Sors et sois baptisé du Saint-Esprit.

B.3 - Ils saisiront sans dommage des serpents venimeux :

Comme nous venons de voir plus haut, le serpent représente Satan le rusé qui a fait tomber Eve au jardin d’Eden par la séduction (1 Tim 2.14). Tous les vainqueurs de Satan en Christ sont éclairés par la Parole de vérité et ne peuvent plus tomber dans les moyens de séduction du malin.

«A l’état adulte, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient de Christ. De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés ça et là par le vent de toute sorte de doctrine, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l’unité de la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu.» (Eph 4.13-14)

L’Apôtre Paul dans son voyage missionnaire, fut mordu par un serpent, mais il n’eut aucun dommage. (Acte 28.4-6).

Christ délivre de l’emprise du diable.

B.4- S’il leur arrive de boire quelque poison mortel, ils n’en subiront aucun mal.

Gen 3.17-18 retrace les tristes conséquences du péché d’Adam. Revenu à Christ qui est la vie, les croyants retrouvent la vie de Dieu. Ainsi, toutes attaques extérieures du malin ne peut plus désormais ni infecter, ni endommager le corps du croyant devenu un avec Christ qui est aussi appelé temple du Saint-Esprit (1 Cor 3.16).

Cette application est valable dans les deux sens : pratique et spirituel. Toute intoxication extérieure ne peut plus infecter le croyant en Christ au point de le perturber. Il est inébranlable dans les combats spirituels et dans les attaques de l’ennemi.

Christ équipe pour le combat spirituel dont les armes d’Ephésiens 6.10-18 ne sont rien d’autre que Christ lui-même dans ses divers attributs.

B- 5 Ils imposeront les mains à des malades et ils les guériront

La souffrance et les douleurs sont entrées dans le monde par le péché (Gen 3.17-19). Le salaire du péché qui la mort, fut payé par Christ à travers sa mort expiatoire. «Christ a pris sur lui la malédiction divine qui nous était destinée» (Gal 3.13)

«Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé, et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, humilié, mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaïe 53.4-5)

Christ guérit.

Après cette étude, qui penses-tu être devant Dieu. De qui portes-tu l’identité ? De Christ ou du diable ?

Dr André CHOUBEU

Voir les commentaires

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

8 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

COMPORTEMENTS ET ATTITUDES A OBSERVER DANS ÉGLISE

« mais si je tardais, sache comment il faut se comporter dans la maison d’Elohîms, qui est la communauté d’Elohîms, le vivant, colonne et rempart de la vérité. Et, sans conteste, il est grand, le mystère de la pitié: lui, manifesté dans la chair, justifié par le souffle, contemplé par les messagers, proclamé par les nations, cru dans l’univers, exalté dans la gloire » (1Timothée 3.15). Version André CHOURQUI

« (c’est), si je tarde, pour que tu saches comment il faut te comporter dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, colonne et base de la vérité. Et sans contredit, grand est le mystère de la piété, (le mystère de) celui qui a été manifesté en chair, a été justifié par l’Esprit, a été vu des anges, a été prêché chez les Gentils, a été cru dans le monde, a été ravi dans la gloire ». Version Crampon)

« mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: celui qui a été manifesté en chair, justifié par l’Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire » (Version Louis Segond).

Eléments saillants du texte :

  • la maison de Dieu : propriété de Dieu, demeure de Dieu,
  • Tabernacle :
  1. Parvis intérieur

Lieu accessible et libre exclusivement pour le service

. Lévites :

Ils étaient les serviteurs naturels du sanctuaire, les aides des prêtres et des sacrificateurs, obligés de les servir ou de les remplacer partout où la sainteté des cérémonies n’exigeait pas la présence exclusive du sacerdoce supérieur, comme l’exigeait le service de l’autel et de ce qui était au-dedans du voile. Dans le désert, ils devaient monter et démonter le tabernacle à chaque station (Nombres 1.51) couvrir et porter l’arche du témoignage et les vases sacrés (Nombres 8.19 ; 3.6 ; 18.6 ; Nombres 4 ; Deut 31.25 ; 1Sam 6.15 ; 1Chron 15.2,27 ; 2Chron 5.4)

  • mis à part et solennellement consacrés au service du sanctuaire (Nombres 3.4)
  • Ils étaient les serviteurs du tabernacle d’une manière générale
  • la garde du temple
  • soin d’en ouvrir et d’en fermer les portes (1Chron 9.27 ; 23.32 ; 26.12)
  • les vases sacrés et de leur entretien (1Chron 9.28 ; 2Chron 29.16)
  • la préparation des pains de proposition et des autres offrandes de farine pétrie (1Chron 9.32 ; 23.29)
  • chant et des instruments de musique pour le service du temple (1Chron 15.19 ; 23.5 ; 25.1 ; 2Chron 5.12 ; 7.6 ; Esdras 3.10 ; Néhémie 12.27}
  • la surveillance des trésors du temple et l’inspection des lépreux (Deut 24.8 ; 1Chron 26.20 ; 2Chron 31.12 ; Néhémie 13.13)
  • assistaient les prêtres dans le sacrifice et le dépouillement des victimes, dont ils recueillaient le sang. (2Chron 29.34 ; 30.17 ; 35.11)
  • faisaient les collectes pour les réparations du temple, et dirigeaient les ouvriers dans les travaux de construction (2Chron 34.9,12)
  • pourvoir au bois du sacrifice, et faire respecter le jour du sabbat (Néhémie 10.34 ; 13.22)
  • plusieurs Lévites furent appelés aussi à remplir des fonctions publiques, judiciaires ou municipales, (1Chron 23.4 ; 2Chron 19.11 ; Deut 17.9 ; 21.5)
  • l’enseignement religieux du peuple dans tout le pays (2Chron 17.9)
  • Ils travaillaient en groupe ayant son chef
  • Ils se relevaient tous les huit jours, entrant en semaine le jour du sabbat
  • Les lévites étaient appelés à servir depuis trente jusqu’à cinquante ans (Nombres 8.23,26)
  • transport des pièces du tabernacle (Nombres 4) comme parlant de ce qui doit se faire dans les besoins actuels du service
  • les lévites musiciens, par leur présence habituelle dans le temple, par la beauté de leur emploi, avaient gagné en considération, et portaient la tunique de lin

À cette époque, ils étaient 38 000, dont:

a) 24 000 servaient dans le temple,

b) 6 000 étaient prévôts et juges,

c) 4 000 portiers,

d) 4 000 musiciens.

  1. Lieu saint

Lieu où les serviteurs de Dieu s’essayent

. embellissement

. y disposer ce qui est nécessaire

. en faire un lieu distingué de la salle

. y placer eau et mouchoir

  1. Lieu Très Saint

autel

. propre

. orné

. embelli

. accessible seulement par le Pasteur ou ceux qui y ont accès

Prov 15.8 : Le sacrifice des méchants est en horreur à l’Eternel, Mais la prière des hommes droits lui est agréable.

Prov 21.27 : Le sacrifice des méchants est quelque chose d’abominable; Combien plus quand ils l’offrent avec des pensées

  • l’Eglise du Dieu vivant
  • la colonne et l’appui de la vérité

L’Eglise est le pilier et le support de la vérité qu’elle prêche au monde, qu’elle préserve et transmet de génération en génération.

Raisons qui motivent le texte :

-L’Eglise est appelée la maison de Dieu (Eph 2.19-22 ; 1Pierre 25) parce que Dieu y fait sa demeure, réalisant en elle ce dont le temple de Jérusalem offrait le symbole (2Cor 6.16)

Le peuple de Dieu est son temple vivant sur la terre (Hébreux 36 ; 1Pierre 417 ; 1Co 316)

-colonne et d’appui de la vérité s’appliquent à l’Eglise du Dieu vivant, pour inspirer tous les serviteurs de l’Eglise le plus profond sentiment de l’importance de leurs fonctions et de la terrible responsabilité qui pèse sur eux.

La Parole de Dieu est seule la source de la vérité ainsi, l’Eglise du Dieu vivant doit la manifester dans son vécu quotidien en étant l’unique dépositaire de ce trésor divin, rendue vivante en son sein par le Saint-Esprit et dont le but est de propager ce témoignage perpétuel, qui correspond à celui de la parole révélée, l’expliquée et le confirmée.

  • L’église est la maison de Dieu ; Dieu y demeure !
  • L’église est le « soutien » de l’Écriture et de la doctrine de Christ, elle en est le véritable pilier.
  • Quand une église cesse d’avoir ce rôle, quand elle n’est plus ce fondement de la Vérité, nous pouvons et même, nous devons, l’abandonner ; toute recherche de la Vérité doit être en effet prioritaire.

L’eunuque, le bâtard, l’Ammonite et le Moabite n’entreront pas dans l’Église du Seigneur : on ne les recevra pas dans le pays, on ne pourra ni se marier avec eux, ni leur permettre de demeurer au milieu du peuple; ou bien (Deut 23.1-3),

on ne les recevra pas comme prosélytes pour professer la religion du Seigneur. Cela marque un souverain éloignement, un extrême mépris pour ces sortes de gens: on les regarde comme des profanes, avec lesquels on ne veut pas que les Hébreux aient aucun commerce, ni pour le sacré, ni pour le civil.

Discipline dans l’Eglise : Celui qui, après avoir touché un mort, ou assisté à des funérailles, ne se sera pas purifié avec l’eau lustrale, où l’on jetait de la cendre d’une vache rousse immolée à cet effet, (Nombres 19.20,21) sera exterminé de l’assemblée du Seigneur, parce qu’il a profané son sanctuaire : - il sera excommunié et exclu de l’assemblée d’Israël;

- il sera regardé comme un profane et un incirconcis. Les rabbins entendent cela de la mort du corps, d’une mort prématurée, ou d’une mort violente; ou de la mort de l’âme, ou de l’un et de l’autre, selon la grièveté du crime, et l’importance de la matière.

L’église est aussi un lieu saint :

  • le tabernacle,
  • le temple,
  • ou la synagogue, où le peuple du Seigneur s’assemblait.

L’église se met pour la société des fidèles :

Caractéristique des hommes qui y vont ou y sont : ils ont conservé le dépôt de la vraie religion, depuis le commencement du monde jusqu’à aujourd’hui, et qui la conserveront jusqu’à la fin des siècles.

Les actes et comportements mauvais dans l’église :

  • bruits des pas
  • bruits des bavardes
  • mauvais habillement
  • jeter les objets, papiers à l’église
  • manger la nourriture, pains dans l’église
  • Faire manger les enfants à églises
  • Laisser les enfants jouer à l’église
  • Les responsables qui arrivent en retard
  • Les responsables qui restent derrière
  • Bavardage à l’intérieur de l’église juste après le culte
  • Eviter de troubler pendant le message
  • Venir avant le culte et prendre sa place selon les instructions du protocole
  • Se concentrer dans la méditation, la prière pour recevoir la grâce pendant le culte
  • Pendant le culte, éviter les déplacements pour sortir, aller aux toilettes
  • Pendant le message, être attentif et prendre soin des enfants
  • Après le culte au lieu du bruit, on peut se recueillir devant Dieu ou répandre son âme devant le Très Haut par rapport au message du jour

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

7 Février 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

LE SECRET DE LA VIE DE COUPLE DE L’AIGLE

L’aigle se mari une seule fois et est monogame. Lui et sa compagne chassent ensemble, siestent ensemble, font presque tous ensemble. Et lorsque la mère n’est pas là, il s’occupe des aiglons. Chez l’aigle royale mâles et femelles forment des couples stables, dont les liens sont resserrés par des parades aériennes au cours desquelles les partenaires, accrochés l'un à l'autre par les serres, se laissent tomber en tournoyant. Chaque œuf a besoin de 43 à 45 jours d'incubation. Pendant cette période, les aigles ne supportent aucun dérangement et n'hésitent pas à abandonner le nid et la ponte s'ils se sentent inquiétés. Après l'éclosion, la femelle couvre ses petits pendant quinze jours. Entre le sixième et le quinzième jour, un duvet fourni se substitue au premier, fin et blanc. Le mâle relaie quelquefois la femelle pour protéger les petits. Lui seul chasse, au début, ensuite sa compagne le seconde. Les deux premiers mois, elle distribue la nourriture à la couvée, en déchiquetant en menus morceaux les chairs des proies qu'elle rapporte au nid. Les aiglons les happent du bec et les ingurgitent en hésitant, tête dodelinant. À mesure qu'ils grandissent, elle leur donne à déglutir des lambeaux de plus en plus volumineux pour qu'ils apprennent à lacérer eux-mêmes les proies.

Il est facile ici de constater le romantisme, les paroles valorisante, le toucher, les activités de qualités dans le couple de l’aigle.

Même jusque dans les foyers, la complicité, l’admiration, l’approbation sont rares et créent un amour apparent, mais pas réel. Le mariage revêt un caractère sérieux à cause de son but ainsi définit : Le mariage revêt un but quadruple selon Dieu :

  1. La collaboration: Sortir l’homme de son isolement en lui procurant une aide semblable à lui, pour lui permettre une collaboration nécessaire à la réussite de la mission qui est sienne.
  2. La reproduction: Permettre à l’homme et à la femme de mettre à contribution une capacité reproductive en s’unissant dans l’ordre et la crainte de Dieu, en vue de multiplier et de remplir la terre, exécutant ainsi la volonté de Dieu (Genèse 1.27-28).
  3. La complétude ou accomplissement de soi : Permettre à l’homme de retrouver sa côte arrachée afin d’être complet dans l’unité[1] ; Car la femme est tirée de l’homme et l’homme existe par la femme l’un et l’autre ayant quitté père et mère pour être une seule chair[2] .
  4. La sanctification : Permettre la sanctification de l’un et l’autre pour la sauvegarde de ce qu’est pour eux le lien conjugal (1Cor 7.2-7). Le Seigneur veut que le mariage soit saint et honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure (Hébreux 13.4). Il doit constituer un point d’honneur pour les deux conjoints. Ceux qui interdisent le mariage vont contre la volonté de Dieu (1Tim 4.1-3).

On ne s’étonne plus des crises dans le mariage car parfois, au lieu de poursuivre les buts susmentionnés le mariage est basé sur :

  • La tradition et l’alliance des familles (d’où le manque de dialogue) ;
  • L’improvisation ou la revanche d’une récente déception ;
  • La cohabitation dans le but de satisfaire juste ses instincts sexuels (viens-on-vit) ;
  • La contrainte des parents ;
  • Le coup de foudre, la pitié ou la compassion ;
  • Des aspects extérieurs (beauté, attitudes, argent etc.)

Le symbolisme biblique du mariage est à prendre avec beaucoup de sérieux :

De Genèse à Apocalypse, la Bible regorge de symbolisme relatif au mariage. Sa juste compréhension permettra d’aborder ou de vivre le mariage avec crainte respectueuse envers son législateur ; ceci permettra d’honorer le mariage et maintenir le lit conjugal exempt de toute souillure tel que le recommande le livre aux Hébreux[3].

Genèse 2.21 : « Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place ».

Symbolisme :

- La mort de Christ sur la croix (Sommeil d’Adam) produit ceci :

- Dieu en sort l’Eglise (de la côte d’Adam, Dieu fit la femme)

- De la côte percée de Jésus, sort l’eau et le sang (l’Eglise qui naît de la croix est purifiée par l’eau de la Parole de Dieu)

- Le sang sorti de la côte de Jésus après le coup de lance atteste que le prix du rachat est payé (la rançon (la dot) est versée pour l’acquisition légale de la fiancée de Christ qui est l’Eglise. Autrement dit, de sa vie, Christ a payé la vie du pécheur qui était sous la servitude du tyran[4].

- La vie de Christ lui est communiquée (os de mes os)

Genèse 3.1-6 : La séduction de la femme par le serpent :

Symbolisme :

- la corruption de l’Eglise au temps d’apostasie

Adam décide volontairement de manger le fruit défendu que lui donne Eve, en connaissance des conséquences qu’il encoure.

  • Christ décide volontairement de prendre sur lui les péchés de l’Eglise et d’en mourir afin d’obtenir son pardon (Rom 6.8).

Genèse 3.17 : Dieu punit Adam au lieu de Eve

Symbolisme : Jésus Christ meurt pour les péchés de l’Eglise

Jean 14.1-3 : Jésus dit qu’il va préparer une place afin que là où il est, que les siens y soient aussi.

Symbolisme : les noces de Christ et de l’Eglise dans les airs[5].

Ephésiens 5.25-32 : L’homme doit aimer sa femme comme Christ a aimé l’Eglise et a donné sa vie pour elle.

Symbolisme : - Soins de l’époux sur l’épouse (Christ aime et veille sur son Eglise)

Genèse 24 : La dot de Rebecca par le serviteur d’Abraham

Symbolisme : La mort de Christ sur la croix pour le rachat de l’Eglise (Jean 19.34 ; Apoc 3.1-7)

L’amour dans le couple (Christ aime son Eglise)

Le mariage (mystère de Christ et l’Eglise)

Apocalypse : Le mariage est comparé (l’union de Christ et de l’Eglise)

Apocalypse 21.9 : La femme est comparée à l’Eglise

Apocalypse 19.9 : le mariage ou l’union du couple (les noces de l’Agneau)

Retenons : De plus en plus, on fait des choix de partenaire à la légère, puis on divorce soit disant avec logique, et on se remarie à guise sans inquiétude aucune et souvent au nom de Jésus. Certains ont à leur actif plus de trois à quatre divorces et se proclament toujours serviteur de Dieu avec un grand S. Puis, on affirme que le mariage, n’est pas le bonheur, l’amour ne saurait résister au temps, on ne peut être fidèle à sa femme… Quel scandale ! Le mariage est comme un couteau. Un mauvais choix fera obligatoirement voir toutes les couleurs.

Retenons : Faisons le choix de notre conjoint comme si le divorce n’est pas permit. Ne faisons donc aucune fantaisie dans le domaine mariage. Ce n’est pas uniquement parce que quelqu’un fait battre votre cœur d’une fille qu’il faille qu’elle l’épouser à tout prix. Il faut plus que cela. Il faut des test comme l’aigle femelle, et un test sans complaisance.

° Que représente votre proposé (e) dans votre projet de vie futur ?

° Quel pourcentage de votre futur correspondrait à votre proposé (e) ?

Imaginez un seul instant son état de futur maman dans quelques mois. La beauté s’en est un peu allé par rapport aux jours de la lune de miel. Elle vous veut à ses côté comme ce jour-là dans le chambre d’hôtel rempli des surprises et joie de la lune de miel. Accepterez-vous de tout sacrifier pour elle comme ce fut ce jour mémorable ? Investirez- vous votre temps, votre argent, votre intellect… pour la séduire au jour le jour puisque en fait, elle n’est un acquis de chaque jour sans nouvelle conquête.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)

28 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (Fin)
  1. Au commencement par Dieu et pour Dieu

Le désir de Dieu en tout temps est de faire participer toute ses créatures à son commencement pour continuer avec lui dans son programme dont l’unique but est la manifestation de sa gloire par l’atteinte de son but pour chaque créature. En fait, Dieu est le propriétaire de tout domaine céleste, terrestre et des profondeurs des abîmes. Aussi, il veut et doit y régner de manière souveraine afin de conduire toute chose selon son bon plaisir pour le but qu’il s’est Lui-même assigné pour tout ce qui est de lui et existe non pour exister, mais doit exister pour Lui. Les asticots semblent répugnants, mais ce sont les asticots qui favorisent la décomposition de tout afin d’engraisser le sol et favoriser sa fertilité. Lorsqu’un homme rend l’âme, nous pleurons, mais les asticots rendent de puissantes actions de grâce à Dieu qui non seulement leur a donné la nourriture, mais les a rendu utiles pour le progrès de l’humanité à travers la fertilité du sol qui produira la nourriture, permettant l’homme de manger pour vivre et œuvrer pour la gloire de Dieu.

Comme c’est complexe, mais vrai !

Moïse travaille pour Dieu et ce n’est qu’à 80 ans qu’il est conduit sur la montagne où il lui sera dit de bâtir selon le modèle qui lui a été montré sur la montagne. Moïse pouvait croire être arrivé, mais voici qu’il doit à présent entrer dans un nouveau processus qui le ramènera au commencement de Dieu et pour Dieu. En fait, selon Genèse 3.15, la postérité de la femme écrasera la tête du serpent qui lui blessera le talon. Ce programme divin existait depuis avant la création. En effet, il avait dans sa prescience arrêter d’avance ce qui arrivera et où, quand et comment. La construction du tabernacle dont l’existence bien que non précisée auparavant doit avoir l’origine très ancienne dans la pensée de Dieu avant même la création de toute chose.

  1. Au commencement des commencements Le commencement des commencements apparaît ici comme le début des œuvres de Dieu. Nous entendrons par-là, la pierre de touche qui est le socle, la base de tout ce qui existe aujourd’hui ou a existé dans l’histoire du temps depuis la création. Mais toujours, nous reviendront à Celui qui est le commencement car aucun commencement n’est possible sans l’acteur de ce commencement. Il ne l’a jamais été depuis le livre de ‘‘Genèse’’ qui est un nom tiré du grec, signifiant « le livre de la création, ou de la réalisation ».

Dès le début de la Bible, nous lisons, au sujet de l’Esprit de Dieu qui plane à la surface des eaux. Une manière en s’inspirant de la révélation donnée à l’Apôtre Paul en ces termes : ‘‘Car Dieu qui commanda, que la lumière brille des ténèbres, a brillé dans nos cœurs, pour donner la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu en la personne de Jésus-Christ. Mais nous avons ce trésor dans des vases terrestres, afin que l’excellence de la puissance puisse être de Dieu, et non pas de nous’’ (2 Cor 4.6-7).

Nous comprenons là que de même Dieu a été au commencement de la création, le sera également de nos vies pour la création des choses merveilleuses qu’il avait bien avant le commencement de toutes choses, prévue que nous les accompliront au temps marqué pour chaque action : ‘‘Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions’’ (Eph 2.10). Oui, Dieu travaille dans le cœur de l’homme. Il faut remarquer qu’au début, il n’y avait rien d’enviable sur la surface terrestre car le monde d’alors était informe et vide ; tout n’était que désolation. De manière imagée, l’œuvre effectuée par la grâce, dans l’âme, est aussi une création nouvelle. Dans une âme désertique, là où il n’y a pas eu de nouvelle naissance, on ne peut trouver que désordre, confusion et tout ce qui concerne le mal ; cette âme est vide de tout ce qui concerne le bien, de tout contexte divin ; on n’y trouve que l’obscurité car il n’y a en elle que ténèbres : c’est ici notre état naturel, avant que la Grâce toute puissante ne produise en nous Son changement.

L’homme doit poursuivre l’œuvre de la création en laissant Dieu œuvrer en lui pour la régénération de sa personnalité, de son caractère déformés par les mœurs et le système du présent siècle.

  1. Au Dieu des commencements

Le mot hébreu Bereschit que le Français traduit par ‘‘au commencement’’ revêt dans le texte sacré une implication très profonde qui sort de l’ordinaire, désignant le début de tout ce qui peut être nommé, parce qu’étant le commencement absolu. Le commencement du temps dont parle Genèse est effectivement celui qui fait connaître les origines du monde et de l’humanité, du péché et de la mort, de la promesse du salut, des arts et de la civilisation, de la diversité des peuples et des langues, de tous les êtres qui se développent dans le temps, et enfin du peuple de Dieu.

On divise naturellement ce commencement en deux parties :

  • La période universaliste qui se rapporte à l’humanité primitive dans son ensemble :

Cette première partie contient les onze premiers chapitres du livre de Genèse dans lesquelles ressortent quatre périodes principales :

1. Celle de la création (Genèse 1.1 à Genèse 2.4)

2. Celle du séjour dans le paradis et de la chute (Genèse 2.5 à Genèse 3.24)

3. Celle de la corruption croissante de l’humanité jusqu’au déluge (Genèse 4-8)

4. Celle du développement de l’humanité entre le déluge et Abraham (Genèse 9-11)

  • La période particulariste qui commence avec l’histoire du peuple de Dieu :

La seconde partie quant à elle retrace tout le reste du livre de Genèse allant du chapitre 12 à 50 qui retrace les trois périodes patriarcales :

5. Celle d’Abraham (Genèse 12 à Genèse 25.18)

6. Celle d’Isaac (Genèse 25.19 à Genèse 36.43)

7. Celle de Jacob et de ses fils jusqu’à leur établissement en Egypte (Genèse 37-50)

Il est important de noter trois principes qui caractérisent le récit des commencements des œuvres de Dieu :

- Dieu a tout créé

- Il a tout créé conformément à sa volonté, bon et susceptible de progrès

- Il a tout créé pour préparer l’arrivée de l’homme qui est considéré comme le terme et le couronnement de toute la création.

Dieu : en hébreu Elohim, est dérivé d’une racine arabe, aliah, qui signifie trembler. Dieu est donc l’être devant lequel on tremble, l’être souverainement redoutable. El qui désigne aussi Dieu vient de la racine oul, qui signifie être fort. Le nom Elohim par contre est le pluriel de Eloah (Job 12.6 ; 35.10 ; Habakuk 1.11 ; Deut 32.15 ; Psaumes 50.22) et dans l’hébreu postérieur (Dan 11.37-39 ; 2Ch 32.15 ; Neh 9.17).

Bien que Elohim traduit le pluriel de Eloa, le verbe au singulier bara utilisé pour créa certifie que le caractère unique de Dieu en trois personnes est ici bien affirmé. Il n’est nullement question ou d’idée d’un pluriel de majesté qui ne trouve pas sa place les Ecritures Saintes.

Créa. Le mot hébreu bara, que nous traduisons ainsi, signifie primitivement tailler et n’implique pas nécessairement, comme notre mot créer, l’absence de toute matière déjà existante: mais il faut observer que les idées abstraites ne peuvent être énoncées dans le langage humain qu’au moyen de termes exprimant des notions sensibles; puis, quand ce verbe désigne une action exercée sur une matière existante, il se met à une autre forme (pihel, béré) et a pour sujet un être humain et pour régime la matière même sur laquelle le travail s’exerce, (Jos 17.15) tandis que dans la forme employée ici (kal) il a toujours pour sujet Dieu et pour régime le mot qui désigne le résultat de l’action accomplie (Esaïe 43.1).

Il reste vrai que l’hébreu à travers les Ecritures Saintes utilise plusieurs termes pour désigner l’action créatrice de Dieu sur une matière existante :

- asa qui signifie faire (Genèse 1.7,16),

- jatsar qui donne l’idée de former (Genèse 2.7)

Il convient de toujours noter que le mot faire ou fabriquer introduit l’idée de commencement car ce que l’on vient de transformer à l’aide de matières existante amène une chose qui n’était pas à être.

Dans le mystère des œuvre de Dieu, on pourrait facilement, en parlant de la période où les ténèbres couvèrent la terre de 12h à 15h pendant que Christ état sur la croix du Calvaire que ‘‘cette nuit silencieuse n’était pas celle de la mort; c’était la nuit féconde d’où devait sortir la vie’’

Notions ici, les principes de Dieu dans ses méthodes et actes. Les actes de la création, les méthodes et les principes utilisés sont une espèce de modèle appliqués sur nous dans notre naissance, la corruption de notre vie par l’environnement et le mauvais héritage des parents, choses qui nous ont conduits à l’état chaotique dans notre comportement et état d’esprit.

Dans sa miséricorde, Dieu descendra de son saint trône en revêtant la nature humaine pour nous racheter en Christ.

  1. Pour que toutes choses recommencent
  • Christ, Parole, Tabernacle

Dieu dans sa prescience a voulu qu’après la déchéance de l’humanité toute entière, le chao ne puisse pas s’installer de manière définitive, mais que par la parole, tout recommence. Pour ce faire, Dieu choisit une procédure qui lui convienne à savoir, bâtir un lieu de rencontre entre l’homme et Lui. Le Tabernacle devient la demeure de Dieu, manifestation de la suprématie sur tous les autres Dieu qui ont un lieu de rencontre avec leur adepte dans des lieux divers, habituellement placés loin des hommes. L’Eternel quant à lui, habite au milieu de son peuple pour que s’accomplisse la signification du nom Emmanuel donné à Jésus-Christ « Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous » (Mt 1.23). Le tabernacle était conçu et subdivisé en trois parties à savoir : le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint. Le lieu très saint était le lieu où siégeait la gloire de Dieu protégé par deux chérubins aux ailes déployées. Dans la préscience de sa miséricorde pour que tout recommence, Christ (Dieu), quittera le lieu très saint s’abaissera en quittant la gloire du lieu très saint pour venir accueillir le pécheur à l’autel de l’holocauste où se fera l’expiation de ses péchés commis. Comment comprendre que le Dieu très saint, fidèle dans ses voies et ses principes, lui qui a été offensé, refuse d’exiger son droit pour plutôt appliquer son devoir de père dont l’une des essences est la miséricorde, l’amour et le bonheur de sa créature. C’est comme si le fort s’abaissait pour demander au faible de reconnaître sa faiblesse afin d’éviter d’être écraser par la foudre de sa colère. Cette main tendue au pécheur qui l’acceptera, se verra orienté vers la cuve d’airain, lieu de purification des souillures intérieures causées par les effets des péchés de la vie. Certes, l’aspect de la culpabilité a été réglé par le mystère du sang versé du sacrifice, mais les effets du péché dans la nature de l’homme ne peuvent voire leurs empreintes effacées que par la régénération de la conscience. Ce n’est que dans cet état d’esprit que l’on peut sans être accusé par sa conscience, entrer librement dans le lieu saint par la grâce de Dieu pour le service. Du choix de Dieu, le Souverain Sacrificateur Jésus, par le mystère de son sang versé au Calvaire (Autel de l’holocauste), introduira le pécheur repenti dans le lieu très saint, le voile (symbole de la fragilité que produit la chair sur l’homme) ayant été déchiré à la croix par la mort expiatoire du Seigneur. Comment comprendre et apprécier la grandeur de la miséricorde de Dieu pour sa créature déchue qu’il ramène au commencement de lui-même, c’est-à-dire de l’action créatrice de sa parole pour que toute chose recommence : « Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent » (Hébreux 12.27).

  • Fondements de départ

Au commencement de la création, c’est la parole qui a amené toute chose à l’existence. Dieu étant dans sa parole, tout ce qui se fait, se conçoit hors de la parole et ses principes est immédiatement décrié comme instable et passager. Dieu dans sa conception de la création n’avait pas prévu les choses temporaires, mais l’apparition de la rébellion de Satan qui a entrainé l’homme dans sa chute a modifié ce qui était définitif en provisoire. C’est ainsi que Dieu ramène toutes choses en Jésus-Christ, Parole éternelle de Dieu, le seul et unique fondement de départ pour que « lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1Cor 15.28).

Toute vie qui n’a pas son fondement au commencement pour être conforme à la prescience de Dieu est vouée au feu : « Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix. Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l’a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée » (2 Pierre 3.9-15).

  • Alliance du départ avec chacun

Nous arrivons au terme de notre étude et comprenons que les premiers mots de la Bible intitulé « Au commencement Dieu » est largement suffisant pour nous situer sur notre sort, nous ramener à la pensée, aux principes et voies de Dieu dans le commencement de ses œuvres afin de bénéficier de la grâce attachée à son appel pour chacune de nos vies.

Au commencement s’illustre comme le fondement, la fondation sur laquelle toute chose devait se poser pour subsister. La fondation garantissant la durabilité, il nous revient dont de s’assurer de la manière dont nous agissons ou envisageons agir sur le fondement de Dieu qui est sa parole : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. Que nul ne s’abuse lui-même: si quelqu’un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage » (1 Cor 3.9-18).

Puissions-nous aux regards de ce texte revenir à notre alliance de départ avec Dieu lors de notre conversion. Notre engagement était ferme, notre foi était sans altération, notre détermination était sans précédent, mais la marche nous a fatigué, les oppositions, le combats, les difficultés, etc. ont ralenti notre élan et nous sommes devenus des rétrogrades qui ne disent pas leur noms. Puissions-nous nous rappeler que Dieu reste le même du commencement tant dans sa juste, son amour que sa miséricorde et retourner vers Lui, source de tout ce qui dure.

  1. Retour au Dieu des recommencements

De l’hébreux re’shiyth (ray-sheeth’), le mot commencement traduit littéralement en tenant compte des préfixe et suffixe signifie ‘‘prémices de l’ancienne prospérité dans le but de devenir le principal, le meilleur du premier état étant plus excellent et plus précieux’’.

Le commencement marque aussi la notion du temps approprié, de période, de circonstance, d’époque choisi, prévu et décrété par Dieu pour surmonter et se placer au sommet des hauteurs comme un chef dans la croissance.

Dieu créa : Créer signifie quelquefois simplement arranger ou organiser, mais créer signifie aussi donner l’existence à ce qui n’existait pas, le sortir du néant. Dieu a créé de ces deux manières. Après avoir appelé les choses à l’existence, il les a organisées.

La lecture attentive de Jean 1.1-14, nous introduit à la découverte suivante :

1° : Il rappelle que dans l’Ancien Testament, la « Parole » est le moyen habituel par lequel Dieu se fait connaître, qu’il s’agisse de création, de rédemption ou de révélation. La « Parole » éternelle faite chair, Dieu, comme dans l’Ancien Testament, se dévoile dans la création, la révélation et la rédemption.

2° Si la « Parole » de Dieu était avec Dieu au commencement, cette Parole était son compagnon, un compagnon distinct de lui. Si la « Parole » de Dieu était Dieu dès le départ, elle s’identifiait à lui, au point d’être lui-même. Dès le commencement, Dieu a toujours été une unité complexe.

3° Le fait que la parole était « avec Dieu » au commencement, la Parole a pu être l’agent divin de la création de toutes choses. Ni Dieu ni la Parole ne font partie de la création ; Dieu et la Parole sont au commencement de toutes choses sans avoir lui-même de commencement ni de fin.

4° La Parole a été faite chair (c’est-à-dire être humain) et elle a littéralement « tabernaclé » parmi nous. Jésus représente un nouveau tabernacle, un nouveau temple (Jean 2.13-25), une nouvelle possibilité divine de recommencement sur les voies anciennes pour être digne d’approbation divine. Les versets Jean 1.14-18 contiennent une allusion à Exode 32.1-34.

Domaine d’action :

La personnalité toute entière doit rentrer en Christ pour expérimenter le commencement à savoir dans la volonté, l’intelligence et les sentiments, autrement dit dans l’âme :

Volonté : Dieu (Christ) y est l’unique ROI

Intelligence : Dieu (Christ) y est l’unique Prophète pour apporter la connaissance du ciel

Sentiment : Dieu (Christ) y est l’unique sacrificateur pour apporter la paix et la sérénité intérieure qui exclut tout conflit interne et établit la confiance en la souveraineté de Dieu.

Dieu est-il au commencement :

  1. De nos pensées ?
  2. De nos projets ?
  3. De nos paroles ?
  4. De notre entendement ?
  5. De nos engagements ?
  6. De nos choix ?
  7. De notre service pour Dieu ?
  8. De la gestion de nos biens matériels ?
  9. De notre foyer ?
  10. De notre poste de travail ?
  11. De notre famille ?
  12. De notre nation ?
  13. De nos relations ?
  14. De nos comportements ?
  15. De nos coutumes ?
  16. De nos attitudes ?
  17. De notre ministère ?

Conclusion :

La compréhension et l’application de cette étude nous donnera de comprendre sans ambiguïté qu’au commencement Dieu, dans la continuité Dieu, à la fin Dieu.

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

26 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

(Genèse 12.1-3)

Introduction :

Cette foi dont on parle tant et tous azimuts a-t-elle un sens aux regards de la pensée de Dieu ? Tout ce qui fait l’objet de nos paroles, conversations et actes, allant jusqu’aux comportements, tire-t-il son origine de notre foi ? Aussi peut-on demander l’essence de notre foi :

- avoir la foi à Dieu – Croire Dieu dont la finalité pratique est d’accepter ce que dit Dieu dans sa parole et de s’y attacher pour manifester son accomplissement envers nous ou envers quelqu’un soit une circonstance.

- avoir la foi en Dieu- Croire en Dieu qui n’est rien d’autre qu’une adhésion de notre intelligence à la conviction de l’existence de Dieu. Cela n’empêche pas de s’attacher soit à d’autres dieux voire pratiquer ce que refuse le vrai Dieu. Nous irons plus loin en disant que le diable croit que Dieu existe et même en tremble sans pourtant se soumettre à Lui (Jacques 2.19).

Quelle nuance entre la vraie et la fausse foi ? Ce qui est vrai est que si le chrétien est le tabernacle de Dieu (Habitat), il aura une compréhension claire de qui est Jésus dans les deux appellations (Jésus et Emmanuel).

- Emmanuel signifie Dieu avec nous. Reconnaître cette vérité fondamentale consiste à savoir que le Dieu Souverain est avec lui, en lui et par conséquent, il est et devra en être le témoignage de la manifestation visible de Dieu et des œuvres de Dieu autour de lui. Ce croyant est une sorte de tabernacle vivant de Dieu, une véritable campagne d’évangélisation ambulante.

- Jésus signifie Salut (Dieu est salut). L’affirmation sans équivoque du salut opéré à la croix et son appropriation fera de l’auteur du salut le centre de notre quotidien. Nous entrerons de fait par-là dans le fonctionnement entièrement christocentrique. Etant sauvé, nous reconnaîtrons de fait « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10).

L’entendement dans ce sens ira si loin que je devrais comprendre que je suis racheté non plus pour faire ce que je veux, mais pour être la propriété exclusive de Jésus-Christ étant une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre 2.9).

Définition et origine de la foi

De l’hébreu ‘’aman’’, la foi, en considérant les préfixes, suffixes et les temps de conjugaison du verbe qui active la foi, le mot exprime une sorte de fondement sur lequel il y a une croissance qui va jusqu’à défier les vicissitudes de la vie, entendons épreuves pour l’exercice de l’autorité et finalement devenir une bénédiction. Ainsi la somme de la complexité du mot ‘’foi’’ traduit le sens de :

‘’Croire ; ayant une confiance véritable qui défie l’épreuve par la fidélité à longue durée et rend finalement stable par la ferme volonté et l’engagement totale pour gouverner, bénir et devenir une bénédiction. C’est pourquoi, loin de la démonstration de la foi, qu’explique hébreux 11, la foi est conçue comme ‘’une confiance totale et tranquille en un Dieu vivant et vrai’’ (Hébreux 10.38).

Processus de a foi en l’homme

La foi vient de Dieu et doit se manifester en lui à travers nos actes et comportements :

  1. La foi vient de la vocation exprimé en grec par kaleo ; verbe signifiant klesis qui veut dire appel, faire venir.
  1. Par la soumission à l’interpellation de la Parole de Dieu dans notre intuition.
  2. L’illumination du Saint Esprit à notre conscience qui est le lieu du dépôt de la vérité et de l’éthique qui n’est rien d’autre que les principes normatifs de Dieu exigés pour notre bien-être.
  3. Cette lumière dans notre conscience laisse voir notre état réel que l’intelligence matérialise par notre quotidien.
  4. Notre besoin devient évident et par la foi, nous tendons la main à Dieu qui seul au vue de notre misère, peut nous sauver d’une situation catastrophique.

Cas d’Abraham

Le patriarche Abraham est originaire d’Ur qui signifie flamme, éclat, feu, situé en Chaldée qui à son tour signifie briseurs des mottes comme des démons.

La foi d’Abraham (Genèse 11.27)

Les tombes découvertes à Ur contenaient d’admirable trésor, des objets en métaux précieux (bijoux, objets de tables, de cultes des parures, décorations ou d’apparat).

La parure de tête de la Reine de Ur reste encore hors compétition. A la mort d’un roi ou d’une reine, de nombreux adeptes ou esclaves se donnaient la mort pour aller les servir dans l’au-delà. Ils s’empoisonnaient. Le dieu d’Ur était lunaire. Le sol était très riche avec des arbres fruitiers qui produisaient abondamment. Abraham choisit de quitter ce beau et riche pays par la foi en Dieu afin de répondre à sa vocation.

La foi avec Abraham

Lorsqu’Abraham arrive à Canaan, il ne possède pas immédiatement le territoire, mais il actionne sa foi pour la possession de son héritage pour lequel il a délaissé sa patrie. Il bâtit plusieurs autels à Dieu, l’unique et le l’incontournable propriétaire terrain de l’univers :

  • Autel d’appropriation (Genèse 12.6-7)
  • Autel d’adoration (Genèse 12.8)
  • Confiance en Dieu qui choisit pour lui (Genèse 13.7-12)
  • Autel de témoignage (Genèse 13.14-18)
  • Elévation (Genèse 22.1-18)

Conclusion

Dieu créé les difficultés pour affermir ou orienter notre foi.

« En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité » (Rom 4.13-18)

« Quand Israël sortit d’Egypte, Quand la maison de Jacob s’éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire, Israël fut son domaine. La mer le vit et s’enfuit, Le Jourdain retourna en arrière; Les montagnes sautèrent comme des béliers, Les collines comme des agneaux. Qu’as-tu, mer, pour t’enfuir, Jourdain, pour retourner en arrière ? Qu’avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, Et vous, collines, comme des agneaux ? Tremble devant le Seigneur, ô terre! Devant le Dieu de Jacob, qui change le rocher en étang, Le roc en source d’eaux » (Psaume 114).

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>