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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (2)

25 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (2)
  1. 3. UN CŒUR REMPLI D'AMERTUME

« Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. Ne fais donc pas attention à toutes les paroles qu’on dit, de peur que tu n’entendes ton serviteur te maudire » (Ecclésiaste 7.20-21).

Que toute amertume, ou passion, ou colère, ou clameur, ou parole offensante, soit ôtée de vous, avec toute malice (Ephésiens 4.31). Le Seigneur dans ce texte montre que si le premier péché est consommé, on est sur le chemin d’un processus irréversible. Les péchés nommés sont dans l’ordre de leur développement : L’amertume, source commune de tout le reste, produit, en s’agitant dans l’âme, la passion, qui est une émotion intérieure ; la passion, en se répandant au dehors, manifeste la colère ; la colère, enfin engendre les cris et les paroles offensantes. La malice est la disposition qui pousse à faire du mal aux autres, et pourtant, la Bible nous recommande de faire le bien et toujours le bien.

L’amertume arrive généralement lorsque nous sommes sensibles aux choses extérieures, animés encore par l’élan émotionnel. Elle se définie comme une âpre tristesse, une douleur, une humiliation qu’on aurait subie et qui occasionne en nous un regret de notre personnalité froissée, nous rappelant nostalgiquement notre Moi qui va perdre sa place.

L’un des facteurs d’amertume est que dans le jugement, nous nous laissons emportés par la colère ou les passions, prenant parfois comme prétexte un zèle excessif pour Dieu. Cela est aussi dû à une trop haute opinion que nous nous faisons de nos propres capacités. Ceux qui agissent ainsi sont prompts à trouver des fautes en tout lieu. Ils s’occupent des affaires qui ne les concernent pas. Parfois, ils estiment qu’ils ont victimes d’injustice, même lorsqu’ils ont torts, ils pensent qu’on doit agir comme ils pensent et non comme le veut la vérité. Ceux qui sont sous l’emprise de l’amertume le sont en disant qu’ils ont été injustement victime d’une situation. Dans cet état, ils ne se soucient plus de Dieu, ni de l’enfer et tombent dans certains péchés, qui ruinent leur santé, leur état, ou peuvent les exposer à la justice humaine.

Ceux qui vivent dans l’amertume ne voient pas leurs fautes, se considèrent aussi juste que Dieu, puisque n’ayant aucun péché à confesser.

Ces derniers lancent le feu et invoque la colère de Dieu sur quiconque va à l’encontre de leur point de vue. La recherche de de droiture personnelle est leur préoccupation. La sagesse nous apprend à ne pas être contrariés trop rapidement par des affronts que nous pouvons subir. Tous ceux qui vivent dans l’amertume sont toujours désireux de savoir ce que les gens disent à leur sujet. Ces derniers vivent une position de bicéphalisme. En effet, si on parle en bien d’eux, cela nourrit leur orgueil, et si c’est en mal, cela excitera en eux de mauvaises pensées de vengeance.

Pour garder l’approbation divine, il est important de ne pas porter attention à ce que les hommes disent de nous, il est plus difficile de subir vingt affronts que de se venger d’un seul. Toutefois que nous sommes victime d’un mal quelconque, demandons-nous si nous n’avons pas fait subir la même chose à d’autres.

La chute conduira à la trahison : « Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres » (Mt 24.10 ; Daniel 11.32)

Absalom avait été blessé tellement par l’offense qu’avait faite Amnon en violant sa sœur Tamar. Il a gardé cela en cœur et en récoltât la mort car il jugeait les autres sans jamais pardonner (Lévitique 20.17)

Les Ecritures recommandent que nous devions veiller en sorte que personne ne reste en arrière et ne tombe sur le chemin au point de ne pas atteindre la récompense finale. En fait, l’une des causes de la chute d’un grand nombre dans le parcours est la racine persistante d’amertume. Personne de nous ne peut dire qu’il est saint dans ce domaine parce que chacun à un moment ou un autre a eu des blessures dans son âme pour plusieurs raisons vraie et fausses. Toutefois, aucune réprimande amère, ou élément perturbateur ne devrait nous amener à lâcher sous quelque prétexte que ce soit. Pierre fut rudement repris par le Seigneur avec des termes très durs : « Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes ». Loin de se sentir frustré, Pierre compris que le Seigneur le disait pour son bien afin de le ramener de la voie de la perdition. Malheureusement, plusieurs refusent d’être répréhensibles et s’endurcissent au point d’en mourir pour aller au feu éternel. Aucune souillure retenons-le n’entrera au ciel.

Le Seigneur a réprimandé à plusieurs occasion et souvenons-nous que « celui qui mérite d’être repris, et qui raidit le cou, Sera brisé subitement et sans remède » (Prov 29.1). Jésus a reproché Pierre (Marc 8.33), les douze qui ne croyaient pas en sa Résurrection (Marc 16.14), les disciples Impuissants pour délivrer le démoniaque (Luc 9.41 ; 24.25), ceux qui couraient après lui pour les pains et les poissons (Jean 6.26), à ceux qui critiquèrent Marie (Jean 12.7 ; Apoc 3.19).

Quiconque considère que tout ce qui émane de notre personne est bon et qui est convaincu de trop agir pour Dieu, parle en fait le « langage de Satan ». Ceux qui refusent de souffrir pour Christ, sont plus près des hommes que de Dieu. La nature émotive, l’esprit critique, les mauvaises actions proviennent de mauvaises pensées, les mauvaises paroles étant l’expression de ces mauvaises pensées. Elles indiquent un cœur pécheur, et font un homme pécheur, ou souillé.

De tout temps, la détresse est un fardeau capable de faire baisser les bras de nombreux chrétiens, de les affaiblir, de les déstabiliser et de les décourager. Conscients que nous sommes dans un champ d’intenses combats spirituels, lutter, afin de bien courir dans notre course spirituelle est un défi, un pari à gagner.

La foi et la patience permettent aux croyants de rechercher la paix et la sanctification, tel un homme qui suit avec constance, diligence et plaisir, sa vocation. La paix avec tout homme, de toute confession et parti, sera favorable à notre recherche de la sainteté. La paix et la sainteté vont de pair ; il ne peut y avoir de juste paix sans la sainteté. Là où se trouvent des âmes qui ne possèdent pas la véritable grâce de Dieu, la corruption prédominera et finira par éclater ; prenons garde au moindre péché qui reste caché en notre cœur, qui semble mort, mais qui rejaillit tôt ou tard, pour porter le trouble et nous déranger. Tout homme profane, par sa nature, désire pouvoir bénéficier des bénédictions célestes, tout en méprisant les voies par lesquelles elles peuvent être obtenues. Dieu ne veut pas mêler ces voies, ni ses bénédictions à l’impiété.

Quelques cas d’amertume qui a engendrer la haine :

  • Esaü (Genèse 27.41)
  • Frères de Joseph (Genèse 37.4)
  • Achab (1Rois 22.8)
  • Chaman (Esaïe 3.5-6 ; 9.1)
  • Hérodiade (Marc 6.18-19)
  • Les Juifs (Actes 23.12 ; Tit 3.3)
  • 4. L' INDIFFÉRENCE

Tous ceux qui ont été offensés deviennent passifs et manifestent une indifférence totale, et pour se consoler disent :

« Je ne veux plus de problème dans cette Eglise-là, je préfère rester dans mon coin ». (Jérémie 48.10).

Il convient en de telle période, dire avec Jérémie : « Guéris-moi, Eternel, et je serai guéri; Sauve-moi, et je serai sauvé; Car tu es ma gloire » (Jérémie 17.14)

L’homme plongé dans la passivité agit avec hypocrisie :

Absalom blessé par le viol de sa sœur Tamar reste calme (2Sam 13.22) et orchestre silencieusement un meurtre. Il est silencieux au dehors, mais actif dans ses pensées et tue son frère Amnon, auteur du viol (2Sam 13.28).

« Marie prit alors une livre d’un parfum très précieux, une huile de nard pur; elle oignit les pieds de Jésus et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Alors l’un des disciples de Jésus, Judas l’Iscariote, celui qui allait le trahir, protesta: « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, qu’on aurait donnés aux pauvres? » Il ne parlait pas ainsi parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et qu’il dérobait ce qu’on mettait dans la bourse commune dont il avait la charge » (Jean 12.3-6).

La cupidité était le grave défaut de Juda : cela l’a conduit au péché, à la trahison envers son Maître ; par ce point faible, le diable l’a induit en tentation et l’a vaincu. Nous voyons-là, les tristes machinations qui peuvent naître du péché : ce qui peut apparaître comme un gain au départ, peut se transformer à la fin en malédiction.

Le péché horrible de Judas était masqué par un prétexte plausible, le don de cet argent aux pauvres. Il était passif dans ce qui concernait la volonté de Dieu, mais très sournoisement actif pour ses intérêts. Les principaux sacrificateurs, hypocrites, parce qu’ils s’aperçoivent que le Seigneur est admiré dans ses paroles et onction se consultent pour anéantir le miracle de la résurrection de Lazare. Passifs dans la recherche de la volonté de Dieu, ils veulent tuer Jésus, ce qui témoigne une réelle méchanceté, une redoutable malice et folie. Le succès de ceux qui sont fidèles dérange les hommes passifs, à tel point qu’ils parlent et agissent comme s’ils espéraient obtenir une victoire sur le Tout-puissant Lui-même !

L’exemple de Judas montre que l’avarice endurcit et aveugle les hommes à un tel point, qu’elle les pousse dans toutes sortes de crimes.

5. ensUN ESPRIT DE CRITIQUE

La critique consiste à faire un jugement négatif à propos de quelque chose ou de quelqu’un. Généralement, la critique est plus ou moins vraie en fonction de la connaissance qu’on a de la chose ou de la personne. Malheureusement, notre appréhension des faits dans son exactitude nous échappe à bien d’égard et nous commençons à imaginer et faire des hypothèses et spéculations sur ce que nous ignorons véritablement.

Lorsque la légèreté est de mise dans un milieu où l’esprit de responsabilité et de détermination à imposer l’ordre doit régner, il fait s’attendre à toutes sortes d’anarchie. L’Apôtre dit en substance : « Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie » (Jacques 3.14-17).

David usait d’une certaine faiblesse, face à l’apparat d’Absalom. Les parents ne se rendent pas compte de leur attitude, lorsqu’ils ferment les yeux devant la conduite insolente de leurs enfants. Beaucoup de jeunes, par leur conduite orgueilleuse, courent à leur ruine. Ceux qui généralement, sont les plus avides d’autorité, ont en fait les pires difficultés à discerner quel est leur véritable devoir.

L’attitude qu’avait adopté Absalom de critiquer son père montre un travail machiavélique soigneusement préparé son coup d’état. Jour après jour, il se rendait à la porte de la ville pour y rencontrer ceux qui avaient une affaire à juger. Il leur tendait la main, les embrassait et les interrogeait sur la raison qui les amenait. Ensuite il leur donnait à entendre que son père n’était pas capable de prendre leur cause en main. Lui par contre, ajoutait-il, s’il recevait le pouvoir, ne manquerait pas de leur faire droit.

Hypocrite et flatteur, Absalom réussissait pourtant de cette manière à se faire auprès de tout Israël une réputation de bienveillance, d’amabilité, de justice, aux dépens du roi son père. Il dérobait les cœurs des hommes d’Israël à leur seigneur véritable (2Sam 15.6). N’y a-t-il pas aujourd’hui encore des personnes habiles à dérober nos cœurs au vrai David ? Souvenons-nous que ces cœurs appartiennent au Seigneur Jésus Christ. Il a payé un prix suffisamment grand pour les posséder sans réserve et sans retour.

Comme Satan a l’habitude, Absalom couvrait son action infâme sous un prétexte religieux (2Sam 15.7-12), prétendant organiser la conspiration qui doit, croit-il, le placer sur le trône (Jérémie 9.3-5).

Les adeptes de la critique on tout le temps pour regarder ce qui ne va pas, mais jamais pour voir ce qui marche bien. Et même ce qu’ils croient ne pas marcher l’est sur leur critère de jugement et non celui de la vision de Dieu pour la chose ou le temps convenable. Ces derniers ont de forts préjugés sur tout ce qu’ils perçoivent. Ils se dressent comme des maîtres à penser et à faire. Souvent, ils s’estiment pour certains être des donneurs de leçon et des maîtres d’œuvre pour tout ce qui doit se faire, dire ou penser. Tout ce qui n’est pas sous leur contrôle passe systématiquement sous le crible de la critique souvent destructrice et jamais constructive. Il fallait faire-ci, il fallait faire-ça ! Pourquoi ceci est comme çà ?

Lorsqu’un fait leur échappe pour établir leur rationalité à eux dans le but de donner une cohérence obscure à leurs idées lugubres, les fausses conceptions servent de socle. Alors, bonjour les imaginations, supputations et que sais-je encore !

Les critiqueurs si nous pouvons les appeler ainsi, ont toujours à redire. Curieusement, non seulement leurs critiques sont toujours adressées à d’autres, ce qu’ils prétendent qu’on doit faire ou ajouter ne le sera jamais par eux ni sur le plan physique, ni par leur contribution multiformes. Tous font mal et seuls, ils font bien.

Marie et Aaron entrèrent en contestation et critiques acerbes contre Moïse. Marie est nommée en tête parce que c’est celle qui est l’auteur du conflit qui avait pour motif ou pour prétexte la personne de sa belle-sœur. Aaron se laisse entraîner par elle comme naguères par le peuple (Exode 32). Il y avait tant d’années que Moïse avait Sephora pour femme, et il devient incompréhensible pourquoi Marie s’acharnerai sur ce cas.

Marie et Aaron s’appuyait malencontreusement sur la loi qui n’interdisait que les mariages avec les Cananéennes (Exode 34.16 ; Deut 7.3-4). Marie, la fière Israélite méprisait cette étrangère à la peau noire. Jéthro, sacrificateur de Madian et père de Sephora était Madianite. Les Madianites, étaient descendants d’Abraham et de Kétura (Genèse 25.2). Ils connaissaient le Dieu d’Abraham, quoique quelques-unes de leurs tribus, voisines des Cananéens, fussent devenues idolâtres (Nombres 25.16-18). La raison de cette critique ne se trouverait qu’ailleurs. Le reproche que Marie adressait à Moïse était sans doute un effet de la jalousie qu’elle éprouvait, ainsi qu’Aaron, de la position supérieure de leur frère cadet. Voilà donc Moïse, qui, accablé déjà par les soucis que lui causait le peuple, au lieu de trouver du secours dans sa famille, y rencontre de nouveaux sujets de peine et des critiques. Curieusement, c’est récurrent.

L’Apôtre Jacques montre bien que la langue est un mal désordonné plein d’un venin mortel (Jacques 3.8). Une fois encore nous constatons ses ravages. Non plus sous forme de plaintes et de murmures, mais de critiques et de médisances qui contaminent les membres les plus honorés de la famille des conducteurs du peuple. Aaron le souverain sacrificateur et Marie la prophétesse sont les moteurs de ces actions de destruction. Leurs paroles malveillantes avaient peut-être été chuchotées à l’oreille, dans le plus grand secret (Luc 12.3). Mais, l’Éternel l’entendit (Nombres 12.2 ; 11.1). N’oublions jamais que nos propos les plus confidentiels ont un Auditeur dans le ciel. Moïse se tait. Chaque fois qu’il s’agit d’une atteinte aux droits de l’Éternel, sa colère s’embrase à juste titre, tandis que pour sa propre défense, son extrême douceur se traduit par le silence. C’est là le comportement à adopter par chacun de nous dans de pareilles circonstances. Laissons comme Moïse, Dieu prendre notre défense si nous sommes ses serviteurs.

Dieu réprimande les critiques sur Moïse, faites par Aaron et Marie, tel est l’action de Dieu dans sa justice envers ceux qu’il aime. Marie est frappée de lèpre et n’a pu être guérie, que grâce à la prière faite par Moïse (Nombres 12.10-16)

L’opposition que nous pouvons avoir contre nos proches et contre nos frères dans la foi, est très nocive. Ces sentiments à l’encontre de Moïse, étaient peut-être tolérés par l’Éternel, afin de mettre en valeur la douceur et l’humilité du patriarche. Ce dernier était vraiment compétent pour la tâche à laquelle il était appelé. Dieu ne l’a pas seulement innocenté, face aux accusations reçues, mais Il lui a aussi adressé beaucoup d’éloges. Moïse était doué de Le sacrificateur de Madian. Les Madianites, descendants d’Abraham et de Kétura (Genèse 25.2) connaissaient le Dieu d’Abraham, quoique quelques-unes de leurs tribus, voisines des Cananéens, fussent devenues idolâtres (Nombres 25.16-18).

l’esprit de prophétie, qui surpassait de loin celui des autres prophètes ; cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Au lieu de répondre aux critiques, laissons Dieu témoigner notre douceur, notre tempérance, notre résilience et nous élever au-dessus de nos ennemis. Marie et Aaron auraient dû deviner le danger qu’il y avait à critiquer une personne telle que Moïse. Nous devons craindre de prononcer de mauvais propos contre les serviteurs de Dieu. Ceux qui sont médisants vis-à-vis de ces personnes sont vraiment insensés (2Pierre 2.10).

Quand Dieu nous prive de Sa présence, c’est le triste signe le plus évident de son mécontentement. Malheur à nous s’Il s’éloigne ! Il ne le fera jamais, si, convaincus de la folie de notre péché, nous voulons nous rapprocher de Lui !

  1. LA COMPROMISSION

Toutefois que quelqu’un est mordu par le démon de critique, il devient amer et s’éteint progressivement dans le domaine spirituel. Son cœur se rempli de toute sorte d’idées et de pensées négatives et ses nuits sont d’insomnie. C’est le moment où réflexions, tourments, justifications et controverses s’installent en lui. Il est au milieu de la coexistence pacifique parce qu’il fera semblant d’être alors qu’il ne l’est pas. Il devient un joueur de farce au milieu des enfants de Dieu. Il se montrera très gentil, injectera progressivement son venin dans les vies jusqu’à déstabiliser plusieurs et les dévier vers l’antre de la mort. Il est semblable à Hérode et Ponce Pilate qui ne se sont entendus que pour coopérer dans la crucifixion de Jésus. Il est comme un fumeur aux abois qui tendra la main à un lépreux ou à un tuberculeux pour un mégot de cigarette.

C’est le moment où de telles personnes s’investissent corps, âme et esprit pour adhérer les autres à sa cause. Comme un soubresaut d’une victime, il libère le plus d’énergie et de venin possible pour aveugler par des mensonges, calomnies, médisances, ceux qui veulent être intègres. Ignorant parfois qu’il est agent du diable, il s’investit pleinement croyant rendre un culte agréable à Dieu.

Nous venons de voir le cas d’Absalom qui s’activait à faire des disciples pour assoir sa cause. En ce moment, ce n’est plus Dieu qui élève, mais c’est eux par leur machination.

Jusques à quand reprend quatre fois le Psaumes 13.1. Ce cri, quatre fois répété, représente l’abandon comme définitif. La contradiction est dans l’âme même du suppliant, pas toujours juste, crie à son insu contre lui. Lorsqu’un rebelle appelle à la justice de Dieu, il ignore qu’il demande une sentence contre lui-même qui s’exercera à coup sûr, tôt ou tard. Il est des moments où, comme le dit, Luther à propos de cette parole, l’espérance commence à désespérer, et où pourtant le désespoir espère encore.

Tous ceux qui vivent dans le compromis ne cesse de dire que beaucoup de gens disent ceci, cela, mais jamais, ils ne diront ce que eux-mêmes disent. Ils créent un centre d’intérêt autour d’eux et réunissent tous les dissidents.

Conspiration d’Adonija.

Les pensées iniques sont très dangereuses pour la vie de tout serviteur de Dieu. Adonija, quatrième fils de David (2Sam 3.4), connaissant que ses deux frères aînés, Amnon et Absalom, avaient été tués et Kiléab, probablement mort jeune, il serait le potentiel fils à la succession de son père (1Rois 2.15,22). Adonija se révoltait non seulement contre son père, mais aussi contre Dieu dont la volonté s’était clairement exprimée.

Dr. André CHOUBEU

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LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (1)

24 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DE LA DÉLOYAUTE (1)

LA MANIFESTATION DE LA DÉNOYAUTE

(Timothée 3.1-5)

Introduction :

Plus s’approche l’heure de la fin, plus sont grandes les subtilités du malin dont l’ambition est d’introduire à forte dose, l’œuvre de la séduction dans la pratique du ministère afin d’égarer la multitude. Nous garderons de tout temps à l’esprit que ce n’est pas la quantité de nos œuvres qui intéresse Dieu, mais bien plus la qualité. La qualité à elle seule ne suffira pas puisque la manière dont l’œuvre a été faite influencera fortement sur la qualité. Au Tribunal de Christ, les motivations intérieures seront prises en compte pour évaluer l’œuvre que nous aurions accomplie au nom de Jésus. Plus encore, il sera beaucoup question de l’ouvrier autrement dit de son état d’âme lorsqu’il effectuait l’activité ou l’œuvre qui lui a été attribuée. Un cœur méchant, impie, injuste, ingrat, orgueilleux et autre ne pouvant rien offrir de mieux à Dieu, l’œuvre de plusieurs seront simplement consumée par le feu du jugement de Dieu à cause de l’état d’infidélité de l’ouvrier.

Le mot grec spendo, traduit par loyal exprime le sens de « servir de libation ; verser comme une offrande de boisson, faire une libation. Figurativement, ce mot est utilisé de quelqu’un dont le sang est versé dans une mort violente pour la cause de Dieu. Etre loyal pour Dieu consiste donc, par les compassions de Dieu, à offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Cela ne sera évidemment possible qu’en ne nous conformant pas au siècle présent, étant transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Par contre, le côté négatif de la loyauté est exprimé par aspondos, qui signifie déloyaux. Ce mot abouti à une attitude implacable de quelqu’un qui n’est lié par aucun traité ou un pacte. Ce dernier affiche un état d’esprit à l’égard des choses non mutuellement admises, ce qui forcément écarte une idée d’innocence et d’abstinence d’hostilités. Cette personne qui ne peut être introduit dans un pacte vit en conflit sans trêve dans un état et esprit de rébellion.

Nous constaterons que notre texte de base tiré du livre de 2Timothée dans sa portion du chapitre 3 de ses versets 1 à 5 est du point de vue contexte titré « le mystère de l’iniquité ».

La déloyauté est-elle si grave que cela, l’œuvre de plusieurs années peut-elle s’effondrer à cause de la déloyauté et voir l’ouvrier condamné aux flammes de l’enfer ? Sont quelques questions qui nous guideront dans notre étude.

Aspect de la prophétie :

A cette époque, une défection de la vérité est effective. Les faux docteurs seront à l’œuvre en plein. Les ennemis de la vérité se manifesteront de manière incontestable. Dans ce qui est écrit, la vie de Paul est bien connue de Timothée et son exemple lui sert de repère à suivre pour parvenir à l’heureuse destination des élus. Dans les derniers jours, pendant la dernière période du monde, expression utilisée dans la dispensation de l’Evangile, attire l’attention sur l’époque et le temps afin que vigilance s’impose pour celui qui est voyageur et pèlerin sur la terre et dont le ciel est la patrie à laquelle il aspire et travaille dans les principes de Dieu pour y accéder. Il ne le fera jamais sans traverser des temps difficiles et de douloureuses périodes de détresse qui ébranlera parfois sa foi.

Une grande corruption pénètre actuellement dans l’Eglise avec une grande force par les faux enseignants et prophètes ainsi que par des personnes qui altèrent la saine base de la doctrine et la morale chrétienne. Ces gens-là, desquels une ruine inévitable les guette, il faut se séparer d’eux sans complaisance et vivre dans une conduite et patience dans les afflictions qu’imposent l’ennemi et les moqueurs. Tenir ferme ne serait alors possible que l’attachement à la doctrine qui est contenue dans l’Écriture Sainte.

Contexte historique :

On peut bien se demander pourquoi pouvait-on écrire ce texte à cette époque-là. Ce texte marque que dans les derniers jours les temps seraient fâcheux, et nous le remarquons clairement à ce jour. Pendant la vie des Apôtres déjà et dans les temps qui suivirent, il s’éleva diverses sectes dangereuses qui, avec des erreurs damnables, introduisaient la licence des mœurs avec toutes sortes de dépravation et l’impiété. La dimension prophétique de ce message s’étend jusqu’à notre temps, puisqu’on voit encore un si grand nombre de chrétiens qui n’ont que l’apparence de la piété ; mais qui en ont renoncé la force, étant engagés dans toutes sortes de péchés et de désordres. En suivant les instructions de l’Apôtre, éloignons-nous du mal et de ceux qui se sont égarés en compromettant leur voies.

La vie dans un tel contexte est difficile, voire faisant l’objet d’un choix singulier parce que nous opposés au vice et à l’impiété nous sommes exposés à la contradiction des pécheurs qui ne nous feront aucune concession. Toutefois, retenons que celui qui veut vivre pieusement selon la foi sera persécuté. Moïse, Paul et la plupart des saints l’ont expérimenté, pourquoi pas nous ? Les temps mauvais sont mentionnés dans la Bible à plusieurs reprise : Genèse 6.12 ; 1Rois 19.10 ; Psaume 12.1 ; 14.1 ; Esaïe 57.1 ; 59.14 ; Jérémie 5.1 ; Michée 7.2 ; Ephésiens 5.16 ; 2Ti 3.1,2 ; 4.3).

Le devoir de tout ministre de l’Évangile est d’enseigner et de conserver la pure doctrine, et de résister à ceux qui veulent l’altérer en enseignant des doctrines fausses ou inutiles, et qui ne sont propres qu’à exciter des disputes, des clans et du trouble dans l’Eglise. Le but de la religion selon Dieu ou de Dieu est la charité, qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère, et que ceux qui se détournent de ce but divin s’égarent dans de vains discours. Cette base est l’unique moyen de juger si les doctrines qu’on nous annonce sont véritables et si nous sommes nous-mêmes du nombre des vrais et sincères chrétiens.

La déloyauté est l’un des 18 éléments du mystère de l’iniquité annoncé pour les derniers temps. Tous ceux qui manifestent un symptôme de déloyauté sont :

- insensibles (Mt 10.21 ; Rom 1.31)

- déloyaux (2 Sam 21.1-3 ; Psaume 15.1-5 ; Ezéchiel 17.5)

- calomniateurs (Mt 4.1 ; Jean 6.70 ; 1Tim 3.11 ; Tite 2.3)

- intempérants (1Cor 7.59 ; 2Pierre 4.14.19 ; 3.3 ; Jude 1.16.18

- cruels (Genèse 49 .7 ; Daniel 8.23 ; Apoc 13.15-17)

- ennemis des gens de biens (Psaumes 22.6 ; Esaïe 53.3 ; 60.14 ; Luc 10.16 ; 16.14 ; Jacques 2.6).

Quelques manifestations de la déloyauté :

  1. LA PERTE DE LA BONNE CONSCIENCE

« en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer » (1 Tim 1.19-20).

Dans l’esprit de Balaam qui a vu lui échapper la récompense tant convoitée, a germé une idée diabolique. Il avait lui-même annoncé que Dieu n’apercevait aucune iniquité ni injustice en Israël (Nombres 23.21). Qu’à cela ne tienne, s’est-il dit, induisons ce peuple à pécher ! De cette manière l’Éternel sera bien obligé de le maudire. Puisque Israël est une nation qui doit habiter seule selon les prescriptions divines (Nombres 23.9), il l’inciter à se mélanger avec les autres peuples. Pour y aboutir, Balaam enseigna à Balak à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commettent la fornication (Apoc 2.14). De cette machination ténébreuse résulte la triste et humiliante affaire de Baal-Péor. Nous noterons que les invitations du monde sont plus à craindre que ses malédictions parce qu’elle introduira celui qui les accepte à une perte de la bonne conscience. L’aveuglement spirituel s’en suivra automatiquement, car nous voyons que le peuple tomba dans le piège tendu par Moab et son allié Madian. Il faut le zèle de Phinées pour détourner la colère de l’Éternel et arrêter la plaie. Son attitude reçoit aussitôt sa récompense et nous apprend combien est agréable au Seigneur un jeune homme ou une jeune fille qui, au milieu d’un relâchement moral généralisé, a gardé pure sa voie et a su prendre avec courage position pour l’Eternel, cela dans une conscience bonne et pure.

Bien que la foi et la bonne conscience soient unies comme la cause et l’effet, nous retenons qu’il y a toujours action et réaction de l’une sur l’autre. La foi est le gouvernail du vaisseau, la bonne conscience en est l’ancre ; l’une ou l’autre manquant au jour de la tempête, il y a danger terrible de faire naufrage. Plusieurs chrétiens s’égarent de nos jours parque ayant considéré une doctrine indépendamment de la disposition morale qui l’a produite, ou qu’elle peut engendrer (1Tite 1.5).

Celui qui perd la foi, qui est essentielle à tous les saints, et particulièrement pour un ministère, perd la bonne conscience et fait systématiquement naufrage. C’est la bonne conscience qui nous fait garder l’espérance dans l’ancre de l’âme, sûre et solide (Hébreux 6.19).

Lorsque le soupçon nait dans un cœur, les préjugés, les fausses conceptions se bousculent pour installer des pensées et attitudes négatives à adopter dans le cœur de leur victime. Alors, toute la confiance qui avait été fondée dans notre entourage s’écroule progressivement jusqu’à ce que nous nous trouvions dans une île imaginaire fabriquée sur mesure pour nous garder dans notre position de perdition. Quiconque a perdu la bonne conscience est méfiant à l’égard de tous ceux qui l’approchent. Il devient comme un chien pris au piège qui mordrait quiconque veut l’aider à sortir de ses liens.

Une des préventions et des plus importantes censures dans l’église primitive consistait à prévenir au mieux le péché, et à corriger le pécheur engagé sur une fausse route, malheureusement, une telle initiative de nos jours est vue malheureusement comme une méchanceté. Puissent tous ceux qui sont tentés de s’écarter du chemin de la piété et des préceptes de l’Évangile, se souvenir qu’une telle démarche ne peut conduire qu’au naufrage de la foi, ayant perdu la bonne conscience.

  1. UN ESPRIT LIBERTIN (Libertinage)

Lorsque la bonne conscience est perdue, l’on ne croit plus normal de rendre compte car on se suffit et on est libre de faire ce que l’on veut et pense :

- Dieu est pour tout le monde et c’est à lui que chacun rendra compte disait quelqu’un.

- Pourquoi, poursuivait-il, irai-je rendre compte à un homme pour ensuite aller le faire à Dieu ?

- Persévérer, c’est pour mon bien et si j’en décide autrement, devant venir seulement le dimanche, où est le drame ?

- La foi est indépendante de ma compréhension et conception lançait un autre.

- Laissez les gens vivre leur foi comme ils veulent et c’est Dieu seul qui doit être le juge, concluent plusieurs autres.

- Très facilement, on se sent libre de prétendre obéir à Dieu et non aux Hommes. Pourtant il est écrit que toute autorité est instituée de Dieu (Rom 13).

- Pour un jeûne collectif programmé à l’église, on répondra aisément sans gêne, non j’ai jeuné hier et ne le peux plus l’observer ce jour sur ordre de qui que ce soit.

- Je suis libre de donner mes dîmes ailleurs selon l’orientation du Saint- Esprit

- On se croit libre de ne pas obéir

Quelques cas :

Joab avait par esprit de rancune et vengeance. Désobéissant, il tua Abner :

2 Samuel 3.20-21 : Abner adopte un esprit de pacificateur et va voir David pour la réconciliation en vue de l’accomplissement prophétique pour son installation comme roi sur tout Israël. Après entretien fructueux, David renvoya Abner, qui s’en alla en paix.

2 Samuel 3.22-24 : Joab qui était absent, revient victorieux d’une excursion avec eux un grand butin. Dans son élan d’orgueil, il s’en alla auprès de David, non pour rendre compte, mais pour le reprendre au sujet de la rencontre du roi avec Abner. Il n’a pas demandé au roi la quintessence de leur conversation avec Abner. Plutôt, il s’est permis dans son esprit de suffisance et d’indépendance, de mettre en cause l’action du roi en ces termes : « qu’as-tu fait ? Voici, Abner est venu vers toi; pourquoi l’as-tu renvoyé et laissé partir ? ».

Un subalterne en fait, selon les principes d’étiques, n’a ni qualité, ni droit de reprendre son supérieur. Il peut par contre dans une humilité totale attirer son attention sur un fait. Une autorité étant instituée par Dieu, manquer d’égard à son endroit serait s’attaquer à Dieu et provoquer la colère divine sur soi.

2 Samuel 3.25 : Il ira au point de qualifier le roi d’ignorant et incompétent par ces termes : « Tu connais Abner, fils de Ner ! C’est pour te tromper qu’il est venu, pour épier tes démarches, et pour savoir tout ce que tu fais ».

2Samuel 3.26-28 : Joab, se constitue en réel opposant au projet de paix et use de stratégie mesquine pour ramener Abner à Hébron sans informer le roi. Puis, dans son attitude d’indépendance, pourtant chef de l’armée du roi, il tue Abner de ses propres initiatives, à une période critique de regroupement des du peuple d’Israël.

2Samuel 3.29-30 : Traumatisé, le roi prononcera une malédiction sur Joab, ses descendants et la maison de son père.

2Samuel 3.31-38 : L’action de Joab amène David à une grande humiliation, à une grande affliction et pleurs.

Action de Joab au sujet d’Absalom

2Samuel 18.5 : Le roi donna cet ordre à Joab, à Abischaï et à Ittaï : Pour l’amour de moi, doucement avec le jeune Absalom ! Et tout le peuple entendit l’ordre du roi à tous les chefs au sujet d’Absalom.

  • Le roi est précis dans sa demande ; veiller pour qu’Absalom ne meure
  • Le peuple sous lui est témoin des instructions du roi

L’action de David exprime par contre la loyauté à l’égard des principes de Dieu, en répondant au mal par le bien. Pendant qu’Absalom cherchait à frapper David, ce dernier ne tendait qu’à l’épargner. Nous constatons là une sorte d’image de la méchanceté de l’homme, face à la Miséricorde divine. L’intervention de Joab manquait toutefois de respect et de déférence, face à la souveraineté de David. Une affaire claire et évidente peut être présentée aux supérieurs pour attirer leur attention sur certains faits, mais cela ne doit pas être fait avec grossièreté et insolence. Cependant, malgré le manque de respect de Joab, David sait se comporter avec dignité.

Tous ceux qui ont suivi David ne l’avaient pas fait par la foi. Joab en est un exemple. Pour cet homme il n’y a que son intérêt qui compte. Il est sans scrupules et ne recule pas devant un crime si quelqu’un fait obstacle à ses plans. Les reproches qu’il adresse à David sont d’autant plus déplacés que c’est lui-même, par le meurtre d’Absalom, qui est responsable de la douleur du pauvre roi. Pourtant ils aident celui-ci à se ressaisir pour penser à l’intérêt du peuple plutôt qu’à son propre chagrin. David au milieu de tout ce qui se passait agit avec un esprit de grâce. Et les cœurs s’inclinent vers lui, comme plus tard ils se soumettront au Seigneur Jésus quand, après sa victoire définitive sur ses ennemis, Il apparaîtra pour régner en gloire.

2Samuel 18.9-10 : Un homme voit Absalom retenu par ses cheveux au térébinthe et l’annonce à Joab.

2Samuel 18.9-10 : Joab s’indigne de ce que Absalom a été laissé vivant en ces termes : « Tu l’as vu ! Pourquoi donc ne l’as-tu pas abattu sur place ? Je t’aurais donné dix sicles d’argent et une ceinture ».

  • Joab est irrité contre l’homme qui a vu Absalom, mais l’a protégé selon l’ordre du roi.
  • Joab encourage la rébellion à l’ordre du roi car, il aurait récompensé le tueur d’Absalom,

2Samuel 18.12-13 : Cet homme tente d’amener Joab à l’ordre, lui rappelant les conséquences de tels actes, mais en vain : « quand je pèserais dans ma main mille sicles d’argent, je ne mettrais pas la main sur le fils du roi; car nous avons entendu cet ordre que le roi t’a donné, à toi, à Abischaï et à Ittaï : Prenez garde chacun au jeune Absalom ! »

2Samuel 18.12-14 : Joab enfonça trois javelots dans le cœur d’Absalom encore plein de vie au milieu du térébinthe

2Samuel 18.12-15 : Joab encourage dix jeunes gens, qui portaient les armes à achever Absalom.

2Samuel 18.15-17 : Joab fit jeter Absalom dans une grande fosse au milieu de la forêt, et le couvrit d’un très grand monceau de pierres. Ceci est un mépris à la famille royale.

2Samuel 18.12-33 : Le roi, saisi d’émotion, pleura Absalom.

2Samuel 19.1-5 : Joab se montre méprisant à l’endroit du roi par des propos désobligeant. Et menace de créer la désobéissance en ces termes : « car je jure par l’Eternel que, si tu ne sors pas, il ne restera pas un homme avec toi cette nuit; et ce sera pour toi pire que tous les malheurs qui te sont arrivés depuis ta jeunesse jusqu’à présent ».

2Samuel 19.5-10 : Alors que Joab dit que le peuple va abandonner le roi, le peuple vint devant le roi. Et dans toutes les tribus d’Israël, tout le peuple désirai le retour du roi.

Dr. André CHOUBEU

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LE SECRET DE LA SOLITUDE DE L’AIGLE

11 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DE LA SOLITUDE DE L’AIGLE

LE SECRET DE LA SOLITUDE DE L’AIGLE

‘‘Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude; voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d’arriver. Ne la connaîtrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert, Et des fleuves dans la solitude’’ (Esaïe 35.6 ; 43.19).

‘‘Je ne me suis point assis dans l’assemblée des moqueurs, afin de m’y réjouir; Mais à cause de ta puissance, je me suis assis solitaire, Car tu me remplissais de fureur. Levez-vous, montez contre une nation tranquille, En sécurité dans sa demeure, dit l’Eternel; Elle n’a ni portes, ni barres, Elle habite solitaire’’ (Jérémie 15.17 ; 49.31).

En général l’aigle est un grand solitaire sauf quand il a trouvé une partenaire.

La solitude dans une position spirituelle bien loin de la foule sera la seule possibilité pour nous de nous séparer de : tout royaume, forteresse, système, style de vie, coutumes, raisonnement, habitudes, mentalité, compagnie et les choses semblables qui constituent les vrais ennemis de notre percée vers le surnaturel. Mais pour y parvenir, il faut le savoir et par ailleurs, payer le prix bien élevé.

Beaucoup d’oiseaux volent en groupe, mais l’aigle est la rare espèce qui ne vole pas en groupe, préférant évoluer seul. La compagnie de l’aigle ne l’est qu’avec sa compagne. Tout véritable chrétien qui se réclame de ce nom doit se comporter comme l’aigle. Il doit connaître, aimer et vivre des moments de solitude selon les circonstances dans lesquelles Dieu voudra le lui imposer. Passer plus de temps avec Dieu qu’avec certains hommes est préférable. Cette attitude forme à la discipline du Christ qui aimait se retrouver seul avec son Père Céleste après avoir accompli la tâche journalière qui lui était échue. Toutefois que Dieu voudrait faire quelque chose d´exceptionnel avec nous, il nous mettra dans la position de naziréens en nous séparant des gens qui nous encombrent, ce, afin de nous préparer, nous façonner, nous équiper pour nous permettre d’atteindre notre destinée par l’accomplissement de ce qu’il nous réserve (Nombres 6). Alors que la face du monde était corrompue, les fils de Dieu s’étant prostitués avec les filles des hommes avec qui ils ont produit une race méchante dans le but de dérouter le plan divin de la naissance du fils promis dans Genèse 3.15 (le Messie), Noé, seul fut averti par révélation de la destruction de la terre par le déluge. Pour entrer dans le plan divin, il reçut mission de construire l’arche. Connaissant ce qui arriverait par la suite, il se mit au travail pendant que les autres se moquaient de lui. Abraham seul, se sépara de la maison de son père pour aller où Dieu lui indiqua et par lui, le peuple d’Israël existe aujourd’hui. Pour maîtriser le programme prophétique du monde, Israël reste l’unique boussole du temps de la fin. Elisée dut abandonner la charge de chef d’entreprise, potentiel héritier de la famille pour entrer dans le plan de Dieu, remplaçant plus tard l’éminent Prophète Elie. Pour aller loin, évoluer au-delà de l´ordinaire, entrer dans le surnaturel et atteindre les sommets incontestables de la spiritualité, il faut apprendre souvent à rester seul. Le secret demeure dans la capacité de sortir de la foule, la décision et le courage d´aller à l´encontre d´une pensée populaire et majoritaire. Refuser la célébrité, la popularité, l’adulation, la position de grandeur et les vestibules du prestige et de la gloire humaine, sera déjà un atout sans précédent pour bénéficier du lieu secret où seul avec Dieu, on en sort avec un visage glorieux comme celui de Moïse à sa descente de la montagne.

C’est dans la solitude en présence de Dieu que plusieurs hommes et femmes de Dieu ont bénéficié d’une onction particulière pour l’exercice d’un ministère bien particulier dans son caractère et sa nature.

Dans la marche du ministère, il arrivera toujours que notre épouse, notre famille, nos proches, les nôtres à divers niveaux ne pourront pas comprendre où Dieu veut nous mener, vers quel succès Dieu veut nous propulser, mais dans nos cœurs, soumettons-nous à la conviction du Saint-Esprit et serrons fortement la vision dans notre cœur pour courir avec elle vers son accomplissement. En ce moment-là, nos prises de décision, notre position semblent ridicules, difficilement explicables et totalement inacceptable. L’unique solution à cet instant-là est le secret de la présence de Dieu dans les prières. Alors, des directives précises venant de Dieu nous encourageront à nous séparer de toute futilités, familiarités et opposions, voire les ruses très subtiles de Satan pour ralentir notre destinée. Il ne s’agit pas comme penseront les autres, d’une forme d’excommunication des autres. Il s’agirait simplement de l’adoption d’une position spirituelle pour atteindre un objectif précis bien qu’étant physiquement avec les frères.

Le refus de choisir la solitude à certains moments de la vie, nous conduira forcément à adopter la compagnie de la multitude. Or ne l’oublions jamais, la masse n’a jamais été un endroit ni un climat favorable à celui qui veut exceller et faire des exploits avec Dieu. Les Prophète Elie, Daniel, Jean Baptiste, l’Apôtre Jean et bien d’autres ont su en leur temps, bénéficier de la solitude pour faire des exploits avec Dieu ou recevoir des révélations qui nous servent de lumière aujourd’hui sur le chemin vers le finish de l’Eglise. Sommes-nous de ceux qui sollicitent les appréciations de la masse pour ses compliments, ses bruits au point d’oublier nos failles, faiblesses et médiocrité ?

Retenons : Si nous voulons vivre le projet de Dieu (projet de bonheur et de paix), il nous faut savoir sortir de la foule, de la zone de confort, nous détacher de l’opulence de nos suffisances personnelles et de l'opinion que les autres font de nous, pour avancer sur le chemin qu'il nous trace. Nous devons toujours le retenir, que Dieu sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous.

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LA RATION ALIMENTAIRE DE L’AIGLE

8 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RATION ALIMENTAIRE DE L’AIGLE

LA RATION ALIMENTAIRE DE L’AIGLE

Lorsque nous voyons la grosseur de l’aigle et les animaux qu’il tue et emporte dans la demeure au sommet les plus élevés, une question nous vient à cœur. Avec quelle difficulté ou facilité nous engageons-nous dans la recherche profonde de notre nourriture spirituelle ? Sommes-nous de ceux qui vont pêcher en eau trouble ? Sommes-nous de ceux qui fouillent leur provision journalière dans les poubelles des hérésies bibliques ou allons-nous dans le silence profond pour écouter Dieu nous parler ? Combien d’heures de prière en larmes avons-nous loin du confort pour nous rapprocher de Dieu et l’entendre parler ?

La profondeur spirituelle ne peut s’obtenir sans véritable vie de sacrifice. Le texte d’Ezéchiel 47 montre que l’avancée progressive dans l’eau profonde produisait un effet spirituel qui conduira à une navigation sans peine sur les eaux sans difficulté. Autrement dit, lorsque nous nous laissons entraîner par le Saint-Esprit dans l’exercice spirituel, la providence divine nous conduit vers des merveilleuses expériences auxquelles nous n’aurons jamais eu l’imagination. Dans ce texte, il est évident que le grossissement des eaux que le guide fait constater à Ézéchiel, n’était pas moins merveilleux que leur origine, puisque le torrent n’avait reçu aucun affluent. Il était donc manifeste que ces eaux possédaient la vertu de se multiplier ; magnifique emblème de la vie dont le caractère essentiel est de pouvoir se reproduire elle-même.

Les commentaires sur ce texte disent : ‘‘ [1]Les eaux décrites dans ce texte représentent l’Évangile de Christ ; elles sortaient de Jérusalem, pour se répandre ensuite dans les contrées environnantes ; elles représentent également la puissance et les dons offerts par l’Esprit Saint ; ces eaux « spirituelles » se sont étendues relativement loin, avec toutes les bénédictions qui en découlent.

Christ est le « Temple » ; Il est également « la Porte » ; de Lui jaillissent les eaux de la vie, de Son côté percé.

On peut remarquer dans ce texte que leur flux augmente progressivement. Remarquons la progression de l’Évangile dans le monde, et le processus de l’œuvre de la Grâce dans les cœurs : ils sont « assistés » par l’action bénie de l’Esprit et de la Providence divine.

Si nous recherchons la piété et la présence du Seigneur, nous trouverons alors divers éléments dans Sa Parole, faciles à comprendre, telles ces eaux qui arrivaient aux chevilles, dès leur source ; d’autres éléments de la Bible sont plus difficiles à interpréter, ils exigent une recherche plus approfondie, tel le récit de ces eaux qui montent jusqu’aux genoux, ou à la ceinture ; quant à certains versets, ils sont tout à fait au-delà de notre possibilité de compréhension, nous sommes en fait incapables d’en discerner la profondeur ; nous pouvons alors nous exprimer comme le faisait l’apôtre Paul : ‘‘O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ? Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !’’ (Romains 11.33-36).

Dans l’approche de la Parole de Dieu, il est sage de commencer par lire ce qui est le plus facile, avant de procéder à l’étude de ce qui est plus complexe et difficile à comprendre.

Les promesses de la Bible, et les privilèges des croyants, tels des « étrangers » en ce monde, conduits par l’Esprit, abondent là où l’Évangile est prêché [au carré, de manière pure, sans pollution aucune, ni flatterie]; ils nourrissent et conduisent l’âme ; les promesses divines ne tarissent jamais, ni ne ternissent !

Une remise en question personnelle est bénéfique à l’âme : les avertissements et les blâmes de la parole de Dieu, relativement moins plaisants à entendre que des consolations divines, tendent à guérir les maladies de l’âme. Tous ceux qui croient en Christ, et qui sont unis en Lui, par son Esprit de sanctification partageront les privilèges du peuple d’Israël.

Dr André CHOUBEU

Tiré de mon livre intitulé « Les secrets du mystère de l’aigle » en correction

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LA VIE DE L'AIGLE

6 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA  VIE DE L'AIGLE

La vie de l’aigle

L’aigle royal vit dans les régions montagneuses, où il construit en général son nid sur un rocher inaccessible.

Les aigles bâtissent leur nid (ou aire) dans des arbres, ou sur des rochers inaccessibles. Ils pondent peu d’œufs. La plupart des espèces n’élèvent qu’une nichée par an. En revanche, si cette nichée est détruite, une nouvelle ponte peut la remplacer. Le rôle du mâle se limite en général à chasser et à rapporter la nourriture à la femelle, qui se charge de nourrir les aiglons. Seuls les mâles des aigles royaux couvent leurs oisillons. La femelle reste au nid, ou près du nid, jusqu’à ce que les jeunes, recouverts de duvet, commencent à développer leur plumage. Alors, elle retourne chasser pour les nourrir, assistant le mâle dans cette activité. Après que les oisillons ont terminé leur croissance, ils restent près du nid quelque temps encore et sont toujours nourris par les parents. Chez certaines espèces, les aiglons deviennent indépendants très rapidement, tandis que, chez d’autres, il s’écoule une longue période de transition avant que les parents ne cessent totalement de nourrir leur progéniture.

La vie de l’aigle est une leçon de grande valeur pour la race humaine dont la déchéance va grandissante au jour la jour. La sécurisation de la demeure de l’aigle nous interpelle. Nos demeures sont construites au gré des moyens et des circonstances, parfois avec des moyens très précaires. Ceci met en danger les vies et expose les enfants à beaucoup de maux. Absolument parce qu’on veut rester en ville, il faut construire dans le marécage avec de moyens artisanaux, luttant à chaque saison sans succès contre l’inondation, couramment exposé aux moustiques, serpents et autre, le tout pour une vie courte faute de moyens suffisant pour l’alimentation, les soins médicaux et autres. Pourquoi ne pas aller au village vivre mieux ?

Le processus de nidation est bien équilibré pourtant dans les couples humains, il en est qui fécondent chaque année, abîmant la santé de la femme, privant les enfants et le nouveau d’une bonne alimentation et e soins appropriés pour sa croissance, son éducation et son avenir.

Le couple aigle sait se relayer dans la responsabilité familiale. En est-il de même pour les couples même chrétiens ? Il n’est nulle part fait mention des querelles, des violences conjugales, des divorces dans les foyers de l’aigle. Quelle belle leçons pour l’homme, spécialement celui né de nouveau. Dans les couples humains, quand il y a conflit, nous oublions généralement que les torts sont partagés et chacun qui est frustré se croit forcément lésé par l’autre, oubliant que l’action du conjoint peut être une réponse à un fait de l’autre. Comme des aigles, revenons au bons sens pour honorer Dieu dans nos couples.

Dr. André CHOUBEU

Extrait de mon livre en préparation

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LA PAQUE

2 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                                                           

LA PÂQUE

 

Définition :

Le mot pâque de l’hébreux pésach, de pasach, signifie sauter, passer par-dessus ou épargner. Il désigne proprement le passage de l’Eternel près des maisons israélites en les épargnant : « Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l’Eternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera » (Esaïe 31.5). Le texte cité ici est une autre image très forte : « pareil à l’aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, déploie ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes. L’Eternel seul a conduit son peuple, Et il n’y avait avec lui aucun dieu étranger » (Deut 32.11-12). Le texte fait une nouvelle allusion à la sortie d’Egypte. (Esaïe 30.29). Le mot est celui qu’emploie l’Exode en parlant de l’ange exterminateur qui passa à côté des maisons des israélites et les épargna (pâque signifie passage). La traduction appropriée de la signification de la Pâque peut bien se comprendre sous ce vocable : Ce repas, je vous le prescris en mémoire de la préservation qui vous sera accordée en cette nuit-là. Le terme anglais Passover qui désigne la Pâque se traduit littéralement par Passer au-dessus.

La Pâque à travers les âges

  1. Institution de la Pâque (Exode 12.1-6)

Le calendrier hébraïque commençait son année civile et agricole en automne, à l’époque des semailles comme plusieurs peuples asiatiques (Genèse 7.11) et ils ont conservé cette manière de compter. Le premier mois était donc celui de Tischri, correspondant à la fin de septembre et à la plus grande partie d’octobre. Mais Dieu institue ici une année religieuse différente de l’année civile et qui devra commencer avec la fête de Pâque. Dieu fait ainsi ressortir l’importance capitale de cette fête et de l’événement qu’elle rappelle. Le désormais premier mois religieux s’appelle Abib, c’est-à-dire le mois des épis, marquant le commencement de la moisson, et, après la captivité, mois de Nisan, correspond en grande partie à notre mois d’avril. Les grands temps forts de la Pâque à travers l’histoire sont ainsi récapitulés :

(1) L’institution de la pâque (Exode 12)

(2) La pâque dans le désert (Nombres 9.1-14)

(3) La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain (Josée 5.10-12).

(4) La pâque sous Ezéchias (2Chron 30.1,15-22)

(5) La pâque sous Josias (2Chron 35.1,18-19)

(6) La pâque sous Esdras (Esdras 6.19-22)

(7) La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples (Luc 22.14-18)

(8) La pâque millénaire (Ezéchiel 45.21)

  1. Evènement marquant de la Pâque

Dans le livre de Genèse 3.20,21, Dieu appela l’homme Adam, ce qui signifie « terre rouge » et Adam appela la femme Ève, c’est à dire « la vie ». Selon leur appellation, Adam a porté le nom du corps mortel, Ève celui de l’âme vivante. Mais avant d’y arriver, la sentence divine donnée au serpent en ces termes : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3.15). Dans les paroles de la décision divine, « je mettrai inimitié », la sentence passe du genre de vie du tentateur à sa relation future avec l’homme. L’homme s’était associé avec lui pour faire la guerre à Dieu. Maintenant Dieu ne les sépare pas seulement, il les oppose l’un à l’autre et allume entre eux une guerre à outrance. Le Nouveau Testament appellera le serpent « dragon, le serpent ancien et le diable ». Il est à remarquer que c’est de Dieu que provient cette hostilité (je mettrai), car c’est de lui que part chez l’homme toute réaction contre le mal.

Entre toi et la femme : La femme s’était la première associée avec le serpent ; c’est d’elle que sortira la postérité qui aura la tâche de lutter contre lui. S’il s’agissait de la chasse que les hommes font aux serpents, pourquoi serait-elle attribuée plus spécialement à la femme ?

Entre ta postérité et sa postérité : Ces mots peuvent signifier uniquement « entre les hommes, descendants de la femme, et les serpents envisagés comme descendants de celui qui joue un rôle dans cette histoire. Cette relation hostile n’est qu’un emblème de la guerre spirituelle qu’annonce cette prophétie. Par la postérité du serpent, on pourrait entendre les anges de ténèbres, agents de Satan. Mais il est plus simple d’appliquer ce terme à ceux d’entre les membres de l’humanité elle-même qui, dans la lutte contre le mal, refuseront de se mettre du côté de Dieu et persisteront à demeurer au service de l’esprit de révolte dont le serpent est l’emblème (Jean 8.44). La postérité d’Eve désigne par conséquent l’élite de l’humanité qui, comme elle, s’unira à Dieu pour vaincre le mal. Ces deux postérités sont désormais les deux grands courants qui traverseront toute l’histoire de l’humanité. Après avoir institué la lutte, Dieu en annonce à mots couverts le mode et l’issue. Les images sont empruntées au genre de lutte ordinaire entre l’homme et le serpent; le premier cherche à écraser la tête du second; celui-ci se glisse furtivement par derrière pour blesser l’homme au talon.

Nous ne devons pas nous représenter ces deux actes comme n’ayant lieu qu’une fois, et dans l’ordre où ils sont indiqués ici. Comment, ayant la tête écrasée, le serpent pourrait-il encore blesser l’homme au talon ? C’est ici la description d’une lutte constante et toujours renouvelée. L’homme, associé à Dieu, attaque l’ennemi en face, cherchant ouvertement à vaincre le mal auquel il a déclaré une guerre à mort; tandis que Satan, le malin, se glisse par derrière, cherchant furtivement à séduire l’homme et à le faire périr (Genèse 49.17). En ne considérant que la teneur des expressions, Dieu prédit ici une guerre sans issue, mais comme ces paroles font partie de la malédiction prononcée sur le serpent, elles renferment l’idée de sa défaite. Les deux images employées par le coup porté à la tête impliquent la mort certaine dans tous les cas, tandis que la piqûre venimeuse faite au talon met la vie en danger, mais n’a pas toujours la mort pour effet.

Adam, saisissant la révélation gracieuse dans sa sentence entre eux et le serpent compris une chose très importante. Il est désormais inutile de se rejeter les fautes ou mettre Dieu en cause, mais de s’unir pour que leur libérateur par le résultat de leur intimité sorte des entrailles de sa femme, qui se résume être désormais la clé du mystère. Comprenant donc que le fruit de leurs entrailles vaincra lamentablement leur ennemi, Adam voit par la foi dans le fils qui leur naîtra, la solution divine et définitive à leur problème : leur ennemi le serpent ne sera plus à jamais. Croyant fermement par une conviction inébranlable de l’œuvre qu’accomplira ce fils, qui est probablement Christ, Adam donne à sa femme le nom de Eve, pour dire : « la vie donc nous avons besoin pour retrouver notre nature déchue est en toi ». Cette confession de la foi en Christ, qui est promu dans la sentence divine contre le serpent, permet à Dieu de poser un acte prophétique : le sacrifice des agneaux dont le sang couvrira leur nudité spirituelle (péché), pendant que la peau recouvrira leur nudité physique. C’est donc par cette mort sanglante de Christ ici symbolisée qui a brisée pour toujours la puissance du prince de ce monde (Jean 12.31 ; Col 2.15 ; 1Jean 3.8). Toutes les victoires des fidèles dans l’Ancienne Alliance ont été des préludes (ce qui précède quelque chose et qui lui sert comme d’entrée et de préparation) de celle-ci, et toutes celles des fidèles dans la nouvelle alliance n’en sont que le développement. L’application de cette parole aux victoires partielles des fidèles est exprimée dans Romains 16.20) et pour son accomplissement final dans Apocalypse 20.10).

La Pâque dès la chute de l’humanité est le fondement par Dieu posé pour que l’histoire biblique se distingue de toutes les autres en ce qu’elle rattache immédiatement à la première chute la première promesse, pour ne pas laisser un seul instant l’homme déchu sans secours et de lui apprendre, non pas à reporter sans cesse des regards inutiles vers un passé perdu, mais à regarder en avant et à croire à l’accomplissement d’un salut futur. C’est de cette parole que s’est alimentée l’espérance des peuples jusqu’à la venue de Celui qui devait enfin la réaliser parfaitement.

La Pâque à l’époque juive était la fête qui fut établie en mémoire de la sortie du peuple d’Israël d’Egypte. La nuit qui précéda cette sortie, l’ange exterminateur, qui mit à mort les premiers-nés des Egyptiens, passa les maisons des Hébreux sans y entrer, parce qu’elles étaient toutes marquées du sang de l’agneau qu’on avait immolé la veille, et qui pour cette raison est appelé agneau pascal.

  1. Le déroulement de la Pâque

Les Juifs avaient fait leur Pâque le vendredi, jour de la mort de Jésus. Il était mort au Calvaire à la même heure que les Juifs immolaient dans le temple la victime pascale. De ce fait, la figure et la réalité se rencontrèrent et s’exécutèrent ensemble comme à point nommé pour que s’accomplissent les Ecritures au sujet de l’Agneau Pascal.

Le mot Pâque se confond dans plusieurs occasions :

1° pour le passage de l’ange exterminateur;

2° pour l’agneau pascal;

3° pour le repas où on le mangeait;

4° pour la fête instituée en mémoire de la sortie de l’Egypte et du passage de l’ange exterminateur;

5° pour toutes les victimes particulières qui s’offraient durant la solennité pascale;

6° pour les pains sans levain dont on usait pendant toute la semaine de la Pâque;

7° pour toutes les cérémonies qui précédaient et qui accompagnaient cette cérémonie.

Pendant la cérémonie pascale, des prescriptions bien détaillées devaient être observées. Chacune d’elle est pleine de symbolisme riche dans l’application de notre foi :

  1. Ce mois-ci (Lévitique 2.2) :

Le calendrier civil, initialement en Octobre qui réglementait la société juive, cède sa place prioritaire au calendrier religieux qui non seulement primera, mais régira désormais la vie de la nation. Pendant que le mois d’Octobre restera pour les activités civiles et agricoles, le mois d’Avril sera désormais la base des calculs et organisation de tout ce qui concerne Dieu et son peuple. Israël qui jusque-là était esclave et qui depuis Abraham n’avait été qu’un peuple nomade, devient une nation libre, garantissant un futur prophétique. Le service de Dieu devient complètement à part, signe d’une consécration totale et sans partage. Le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l’emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s’opère, les siens sont au seuil d’une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l’Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes.

Le mois de la sortie de l’Egypte fut regardé depuis ce temps comme le premier mois de l’année sainte ou ecclésiastique.

  1. Agneau sans défaut :

Pour la circonstance, une famille au sens large du mot, comprenant plusieurs ménages. Un agneau, ou un chevreau (2Chron 35.7) mâle en l’occurrence âgé d’un an était égorgé. Retenons ici toutefois que le mot hébreu, qui n’a pas de correspondant en français, se dit de toute pièce de petit bétail, chèvre ou mouton. Comme dans tous les autres sacrifices, sauf les offrandes volontaires, il devait être sans défaut. L’agneau devait être mâle, également comme dans les sacrifices particulièrement solennels, tels que l’holocauste (Lev 22.17-23). Un an est cet âge où la pleine vigueur de l’animal existe (Michée 6.6). La société formée pour manger ce repas sacré ne devait pas être composée d’individus arbitrairement réunis.

Cet aspect de la Pâque nous interpelle à une vie de consécration totale à Dieu et non partielle. Dieu par Christ a tout pourvu pour que nous soyons dans un processus de sanctification continue par une régénération complète. Seulement, lorsque survient une action programmée par le ciel pour nous émonder, une résistance farouche s’impose et retarde le processus parfois pendant de nombreuses années. Laissons-nous mouler et rapidement reformé, nous entrerons facilement dans le maillon de la chaine divine qui nous unira aux autres pour l’accomplissement du dessein éternel de Dieu.

  1. Entre les deux soirs :

La traduction littérale de « entre les deux soirs » (Exode 12.6 ; Lev 23.5 ; Nombres 9.3,5) ou, comme il est dit Deutéronome 16.6 : le soir, vers le coucher du soleil. Le premier soir désigne les heures qui précèdent le coucher du soleil et le second celles qui le suivent. Pour comprendre l’expression entre les deux soirs, il faut se référer aux Juifs qui divisaient le jour en matin et soir. Le premier soir commençait à midi jusqu’au coucher du soleil, le second soir allait du coucher du soleil jusqu’au moment où disparaissaient les étoiles. Entre les deux offices de fin d’après-midi, c’est-à-dire entre le déclin du soleil et son coucher, ou bien, suivant la manière judaïque de compter, entre quinze heures et dix-huit heures.

Les juifs priaient en quart du jour à savoir, à neuf heures, à douze heures, à quinze heure et dix-huit heures. Qu’en est-il de nous ? Comment occupons-nous notre temps ? Nos heures sont-elles remplies de futilités et savons-nous tirer profit du temps qui nous est imparti ?

Le temps, retenons-le est une denrée rare, bien précieuse, mais non stockable.

  1. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et le linteau de la porte des maisons où on le mangera (Exode 12.7) :

L’aspersion du sang était une pratique assez particulière. Le sang de l’agneau pascal devait être aspergé, tout comme les mérites de Christ, pour sauver nos âmes de la mort ; nous devons recevoir l’expiation (Romains 5.11). La foi en la branche d’hysope : similairement, nous pouvons nous appuyer sur les promesses divines, sur le bénéfice du sang de Christ versé pour nous. Le sang de l’agneau devait être aspergé sur le linteau et sur les poteaux de la porte : nous pouvons comparer cela à l’entrée que nous avons, dans le chemin de la foi, par notre Sauveur. Le sang de l’agneau ne devait pas être versé sur le seuil de la porte : soyons vigilants de ne pas « piétiner », par notre péché, le sang de l’alliance. Il s’agit d’un sang précieux, à cette époque celui de l’agneau, comme aujourd’hui, celui de Christ ! Ce sang aspergé, était pour les Israélites, un moyen d’être préservé de la main de l’ange exterminateur : ce dernier n’agissait pas dans les maisons qui avaient leur linteau de porte aspergé de ce sang. Le sang de Christ est la protection du croyant contre la colère et la malédiction divines et la damnation de l’enfer (Romains 8.1).

Le sang sera un signe et il n’y aura pas de plaie dans la maison de celui qui a posé l’acte de foi, ne laissant aucun doute sur la valeur expiatoire du sang de l’agneau (Lev. 14.25).

La vie est dans le sang et ce sang qui a été appliqué sur les linteaux est le sang de Dieu. Si ce sang est celui de Dieu, contenant la vie de Dieu, alors notre sécurité lorsque nous sommes à l’abri du sang de Jésus est parfaite. Si onc, la vie de Jésus est sur nos ouvertures, il serait impossible à la mort d’approcher et d’avoir main mise sur quiconque est à l’intérieur.

Dieu ira plus loin jusqu’à dire que nous qui avons cru en Dieu, nous avons la vie de Dieu, en grec zoe. Nous mettre en tout temps sous la protection du sang de Jésus est un grand privilège.

  1. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères (Exode 12.8)

Des pains sans levain: Le pain sans levain représentait la séparation des rachetés délivrés de l’esclavage de l’Egypte, c’est-à-dire du monde et du péché. Ainsi, le peuple racheté de Dieu est appelé à se séparer du monde pécheur et à se consacrer à Dieu seul (Exode 12.15). Le terme hébreu mattsoth: pains sans levain, azymes, vient probablement d’un terme arabe qui signifie pur ; il désigne donc des gâteaux faits d’une pâte non altérée par la présence et l’action du levain. La fermentation que produit le levain dans la pâte est en même temps un principe de corruption ; c’est pourquoi le levain est exclu des gâteaux d’offrande présentés sur l’autel (Lévitique 2.11), aussi l’Ecriture en fait-elle le symbole de la corruption morale (1Cor 5.7-8).

On devait manger l’agneau la nuit même qui suivait le sacrifice; on le mangeait rôti, avec du pain sans levain et des laitues sauvages; l’Hébreu à la lettre, avec des choses amères, comme serait de la moutarde ou autre chose de cette nature, pour lui relever le goût. Il était défendu d’en manger aucune partie crue ou cuite dans l’eau, et d’en rompre les os (Exode 12.46 ; Nombres 9.12 ; Jean 19.36), mais il fallait le manger entier, même la tête, les pieds et les intestins. S’il en restait quelque chose au lendemain, on le jetait au feu. Ceux qui le mangeaient devaient être en posture de voyageurs, ayant les reins ceints, des souliers aux pieds, le bâton à la main, et mangeant à la hâte.

La fête des pains sans levain était vraiment une fête typique de la vie chrétienne (1Corinthiens 5.7,8). Ayant reçu Jésus Christ, comme Seigneur, nous devons continuellement l’adorer. Durant cette fête, aucun ouvrage ne devait être accompli, et l’on ne devait pas faire ce qui était défendu, de façon à ne pas altérer la joie qui régnait pendant cette période. Les juifs respectaient strictement cette fête de la Pâque, aucun levain ne devait être trouvé dans leurs maisons. Ce festin devait se pratiquer avec amour, sans esprit de malice, en toute sincérité et sans hypocrisie. C’était une ordonnance perpétuelle; tant que nous sommes en vie, nous devons nous nourrir continuellement en Christ, toujours nous réjouir en Sa Personne, Le remerciant pour les merveilles qu’Il a accomplies pour nous.

L’agneau devait être mangé avec des herbes amères, pour rappeler l’amertume de l’esclavage en Égypte. Nous devons nous nourrir de Christ avec un cœur contrit, dans le regret de la repentance, en souvenir de notre péché. Christ sera doux à notre palais, même si notre péché nous parait encore amer. Le repas devait être pris avec les reins ceints, un bâton à la main, comme prêts à partir. Quand nous nous nourrissons de Christ, par la foi, nous devons renoncer à la domination du péché ; nous devons tourner le dos au monde et à toutes ses convoitises ; nous devons tout abandonner pour Christ, et reconnaître le don merveilleux qu’Il nous a fait (Hébreux 13.13,14). Les herbes amères étaient destinées à figurer l’état de souffrance dans lequel Israël avait vécu et dont il allait sortir (Exode 1.14 : Ils leur rendirent, la vie amère).

  1. Vous ne le mangerez point à demi cuit ou bouilli dans l’eau, mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur (Exode 12.9)

D’ordinaire, la viande des sacrifices était mangée bouillie (Exode 29.31 ; Lev 8.31). Mais l’agneau pascal devait être conservé intact et paraître dans son intégrité sur la table du repas, et aucune partie après le repas ne devait se perdre. C’est ce qui n’aurait pu avoir lieu s’il eût été bouilli. Rôtie au feu; proprement mise à la broche. Le mot hébreu tsala paraît appartenir à la même racine que thala, suspendre, empaler, mettre en croix.

Dieu ordonne de ne rien négliger dans la consommation de l’agneau. Depuis la tête jusqu’aux jambes, les entrailles, rien ne devait être laissé. L’agneau doit rester au complet, les entrailles, naturellement nettoyées de leur contenu. Les voyageurs dans le désert préparent toujours leur viande en la rôtissant, cet apprêt étant plus expéditif et n’exigeant pas d’ustensiles. Mais le motif de la prescription donnée ici aux Israélites était évidemment tout autre. Les ustensiles ne leur manquaient point en Egypte.

Nous comprendrons que manger bouilli ou à demi cuit traduit l’action inachevé du feu dans le processus. Dans le sacrifice lévitique, l’animal devait être salé de feu.

Nous avons à nous imposer les plus douloureux renoncements pour entrer dans la vie et échapper au feu de la géhenne (Marc 9.43-48). Reconnaître alors que tout homme doit être purifié par la souffrance et par les sacrifices qu’il consent à faire, comme toute offrande devait être purifiée par le sel est une disposition d’esprit favorable pour nous galvaniser dans la marche (Lev 2.13).

Le sel ne peut être pris comme emblème d’un agent destructeur; car il ne consume pas, mais, il conserve. Il empêche la corruption et donne aux aliments de la saveur (Mt 5.13).

Matthieu dira que nous sommes le sel de la terre. Le sel, nous savons tous, préserve de la corruption. Les disciples de Christ préservent le monde d’une corruption générale. Tout ce qui est entièrement corrompu est voué à être détruit. Tel est, dans le domaine moral, le rôle du renoncement à soi. Seul il permet au chrétien "d’offrir son corps à Dieu en sacrifice vivant et saint (Rom 12.1), il le rend agréable à Dieu, comme l’offrande salée de sel, il fait de lui en réalité ce que le sacrifice n’était que d’une manière figurée.

L’expression feu est utilisé dans l’Ecriture, tout homme sera salé de feu pour dénoter la souffrance, la persécution, l’épreuve, la détresse… Le sel est utilisé pour dénoter la permanence, la conservation vis à vis de la corruption.

  1. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu (Exode 12.10)

Le rite du repas solennel était un type d’obéissance à l’Evangile de Christ. On ne devait pas seulement regarder l’agneau pascal, mais on devait le manger. Nous devons faire de même avec Christ, qui doit être complètement accepté ; nous devons recevoir de Lui toute force et toute nourriture spirituelles (Jean 6.53,55). L’agneau devait être mangé en entier. Ceux, qui par la foi, se nourrissent de Christ, doivent tout prendre du Sauveur, ils doivent accepter Christ et son joug, Christ et sa croix, Christ et sa couronne. Rien ne devait être laissé, lors du repas de l’agneau. Aujourd’hui, Christ s’est offert pour nous : Il doit être accepté pendant qu’il en est encore temps, avant que nous ne passions vers l’au-delà.

Le repas de la Pâque était un signe de communion avec Dieu. C’est le côté positif de la grâce dont l’expiation n’est que le côté négatif. Jésus-Christ, dont le sang a été répandu en rémission des péchés, devient en même temps pour nous une nourriture, un principe de vie que nous avons à nous assimiler. La Pâque est donc de beaucoup le plus important de tous les sacrifices de l’Ancien Testament. Tandis que, dans les autres, une des deux faces de l’idée du sacrifice, soit l’expiation, soit la communion, l’emporte toujours sur l’autre, la Pâque est le sacrifice complet et par excellence. Aussi est-ce toujours à celui-là que les hommes du Nouveau Testament ont comparé celui de Jésus-Christ (Jean 1.36 ; 1Cor 5.7 ; 1Pierre 1.19), et toute l’Apocalypse, dans laquelle Jésus est représenté, comme l’Agneau ou l’Agneau immolé. A la mort de Jésus-Christ, une prescription particulière avait été faite à l’égard de l’agneau pascal « Pas un de ses os ne sera rompu » (Jean 19.36).

Il y a la notion de répartition et d’attribution de tâche qui nous échappe toujours. Un temps nous est imparti dans tout combat spirituel, dans toute activité raisonnable. Nous remettons facilement à demain, mais ici, nous devons consommer sans modération la Parole de Dieu. Puisque nous marchons au rythme de Dieu, ne négligeons aucun verset, ni détail car le défaut d’un équipement peut être la cause de la mort d’un soldat dans le champ de bataille.

  1. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel (Exode 12.11)

Manger la Pâque ayant les reins ceints est une recommandation parce que l’heure du départ allait bientôt sonner. La longue robe orientale est relevée et fixée autour des reins pour la marche (1Rois 18.46 ; 2Rois 4.29 ; Luc 12.35). En rentrant à la maison, on dépose les sandales, qu’on ne remet que pour sortir (Mt 3.11 ; Marc 1.7 ; Actes 12.8). Le peuple devait manger à la hâte puisque le départ d’Egypte n’était pas une surprise pour Israël. Il savait par la foi à la promesse divine que le signal pouvait retentir d’un moment à l’autre et il devait, par conséquent, se tenir prêt à marcher.

L’agneau pascal était vraiment typique. Christ est notre Pâque (1Corinthiens 5.7). Christ est l’Agneau de Dieu (Jean 1.29) ; il est souvent appelé dans l’Apocalypse, l’Agneau. Ce nom est de la première importance. Christ s’est offert Lui-même : il était conscient, en pleine force de l’âge et non pas un bébé, à Bethlehem. L’agneau de la Pâque devait être sans défaut ; le Seigneur Jésus était un Agneau sans taches : le Juge qui l’a condamné a déclaré qu’Il était innocent. L’agneau pascal devait être mis à part, pendant quatre jours ; le Seigneur Jésus, Lui aussi, destiné à devenir notre Sauveur, a été mis à part : c’était à la fois le but et l’objet de la Promesse divine. L’agneau pascal devait être préparé et rôti au feu, image des souffrances que devait endurer le Seigneur Jésus lors de Sa mort, Sa mort sur la croix. La colère divine est un feu ; Christ a été fait malédiction pour nous. Pas un des os de l’agneau ne devait être rompu : il en fut de même pour Christ (Jean 19.33), qui garda sa force intacte, jusqu’à la fin.

N’oublions pas que nous sommes voyageurs et pèlerin sur cette terre. Ne soyons pas de ceux qui remettent certains détails toujours à plus tard. Ce qui devait être fait aujourd’hui, si on le fait demain, il y aura problème.

  1. Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Egypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Egypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre les dieux de l’Egypte. Je suis l’Eternel (Exode 12.12)

Cette nuit-là exprime dans les heures qui suivront l’aspersion du sang de l’agneau sur les montants et le linteau de chaque porte. Ce sera l’expiation opérée par ce sang qui mettra la maison et ses habitants, réunis pour le repas, à l’abri du fléau qui frappera toutes les familles de l’Egypte. Les premiers-nés du peuple qui sont épargnés sont désormais considérés de fait comme mis à part, et appartenant d’emblée à Dieu (Exode 13.2 ; 34.19 ; Lev 27.26 ; Nombres 3.13 ; Deut 21.17 ; Neh 10.36).

Aussi longtemps que nous resterons en Christ et non hors de Christ, nous serons loin de la portée de l’ange exterminateur. Souvenons toujours de cet avertissement de Dieu portant des merveilleuses promesses conditionnelles : « Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que j’ai préparé. Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix; ne lui résiste point, parce qu’il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, et te conduira chez les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Cananéens, les Héviens et les Jébusiens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n’imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. Vous servirez l’Eternel, votre Dieu, et il bénira votre pain et vos eaux, et j’éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours. J’enverrai ma terreur devant toi, je mettrai en déroute tous les peuples chez lesquels tu arriveras, et je ferai tourner le dos devant toi à tous tes ennemis » (Exode 23.20-27).

LES LEÇONS DE LA PÂQUE

En instituant la Pâque au désormais premier mois de l’année, le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l’emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s’opère, les siens sont au seuil d’une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l’Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes. Cet agneau devait être mangé suivant la manière indiquée par Dieu et le sang devait être aspergé sur le linteau de la porte, afin de différencier les maisons des Israélites de celles des Égyptiens.

Un détail très important doit être signalé ici. La responsabilité de Dieu est d’assurer la sécurité à l’extérieur, mais à l’intérieur, nous avons aussi la responsabilité de nous nourrir convenablement avec l’agneau. Si nous ne nous nourrissons pas de la Parole de Dieu qui est la chair rôtie de l’Agneau, nous resterons toujours fragiles et très vulnérables face aux éventuelles attaques. Christ n’a-t-il pas dit que sa chair est vraiment une nourriture. La chair de l’agneau pascal était un type de la Parole de Dieu qui nourrit l’esprit.

Alors qu’ils tuaient les premiers-nés d’Égypte, les anges de l’Éternel devaient passer « au-dessus » des maisons désignées par le sang de l’agneau : d’où le nom de cette fête ou de cette ordonnance*. La Pâque devait être célébrée chaque année, à la fois, à titre commémoratif de la préservation et de la délivrance du peuple d’Israël.

Des points doivent être remarqués au sujet de Christ, notre Pâque qui a été immolé :

Premièrement : Son incarnation, ou Sa venue dans la chair. C’est un grand encouragement pour le pécheur de voir que le Sauveur est la Semence de la femme, Il est os de nos os (Hébreux 2.11,14).

Deuxièmement : Ses souffrances et Sa mort ; la remarque de Satan « qui brise le talon » représente Sa nature humaine meurtrie. Les souffrances de Christ sont prolongées par celles des saints qui souffrent en Son Nom. Le Diable tente le peuple de Dieu, il le persécute et le met à mort ; il en est de même avec les meurtrissures de Christ, affligé par les afflictions des siens. Mais tandis que le talon est brisé ici-bas, la Tête est dans les cieux.

Troisièmement : Sa victoire sur Satan. Christ a réduit à néant la tentation de Satan, en extirpant les âmes de Son pouvoir. Par Sa mort Il a porté un coup fatal au royaume satanique, Il a frappé la tête du serpent d’une blessure inguérissable. Dès que l’Evangile gagne du terrain, l’Ennemi finit par tomber.

Les qualités de l’agneau énumérées, le repas sacré qui suit l’immolation, et surtout l’emploi du sang pour préserver Israël, ne permettent pas de douter que l’immolation de l’agneau ne soit un vrai sacrifice. Seulement ce sacrifice diffère de toutes les espèces de sacrifice réglementées plus tard par la loi. La Pâque parle profondément de plusieurs aspects du sacrifice typique du Sang de Christ dans divers domaines :

a) Protection (Exode 12.13)

b) Expiation (Exode 30.10 ; Lev 17.11)

Sang de l’Expiation (Mt 26.28 ; Jean 6.56 ; 19.34 ; Actes 20.28 ; Romains 5.9 ; Col 1.20 ; Hébreux 9.14 ; 1Pierre 1.18,19 ; 1Jean 1.7 ; Apoc 1.5 ; 5.9 ; 7.14 ; 12.11)

c) Libération (Zacharie 9.11)

d) Assurant le Pardon (Hébreux 9.7)

e) Purifiant (Hébreux 9.22)

f) Rédemption

g) Libération (Zacharie 9.11)

h) Glorification en (Gal 6.14)

i) Réconciliation à travers (Eph 2.16)

j) Ennemis de (Philp 3.18)

k) Paix faite pas (Col 1.20)

Christ notre Sauveur, Se soumet Lui-même comme Sacrifice

Christ notre Sauveur, est devenu le Substitut de l’Homme

Christ notre Sauveur, a Souffert et est Mort pour Le Rachat

Les implications spirituelles de la Pâque

L’obligation de faire la Pâque était telle, que quiconque aurait négligé de la faire était condamné à mort (Nombres 9.13). Mais ceux qui avaient quelque empêchement légitime, comme de voyage, ou de maladie, ou de quelque impureté volontaire ou involontaire : par exemple, ceux qui avaient assisté à des funérailles ou qui s’étaient trouvés souillés par quelque autre accident, devaient remettre la célébration de la Pâque au second mois de l’année ecclésiastique.

C’est ainsi que le Seigneur l’ordonna à Moïse, à l’occasion de la demande que lui firent quelques Israélites qui avaient été obligés de rendre les derniers devoirs à quelques-uns de leurs parents (Nombres 9.10,11) et qui, à cause de leur souillure, n’avaient pu participer à la victime pascale. Nous voyons l’exécution de cette loi sous Ezéchias (2Chron 30.2,3).

La Pâque chrétienne :

Quant à la Pâque chrétienne, elle fut instituée par Jésus-Christ, lorsque, dans le dernier souper qu’il fit avec ses apôtres, il leur donna son corps à manger et son sang à boire, sous les espèces du pain et du vin. Lorsque le lendemain, il abandonna son corps aux Juifs, qui le condamnèrent à la mort, et le firent crucifier par les mains des bourreaux. L’agneau pascal que les Juifs égorgeaient, qu’ils déchiraient, qu’ils mangeaient, et dont le sang les garantissait de l’approche de l’ange exterminateur, n’était qu’une figure de la mort et de la passion du Sauveur, et de son sang répandu pour le salut du monde. Cette pâque se célèbre tous les ans avec grande solennité dans l’Eglise chrétienne le dimanche. Elle doit se célébrer dans la sincérité, dans l’innocence et dans la vérité, figurée par les pains sans levain (1Cor 5.8).

Sacrifice prophétique, typique de Christ :

  1. Sacrifices avant la loi

La première allusion à un sacrifice se situe en Genèse 3.21. Il est évident que les habits de peaux dont Dieu revêtit Adam et Eve provenaient d’animaux. Toutefois, c’est avec le sacrifice d’Abel (Genèse 4.4) qu’apparait la première mention explicite d’un sacrifice. Ce premier sacrifice manifesta la justice d’Abel, justice qui provient de la loi et non du sacrifice seul (Hébreux 11.4)

  1. Les sacrifices sous la loi

Avant la promulgation de la loi, le chef de familles était aussi sacrificateur pour les siens. Puis la loi confia aux seuls sacrificateurs et Lévites la possibilité d’offrir les sacrifices qui démontraient de façons diverses la culpabilité la déchéance du pécheur devant Dieu (Romains 3.20).

Le sacerdoce lévitique était « l’ombre » (Hébreux 10.1), « l’image » (Hébreux 8.5) du sacrifice de Christ qui réalise l’accomplissement de tous les sacrifices de l’Ancien Testament.

  1. Le sacrifice de Christ. Il est à plusieurs reprises, préfiguré dans l’Ancien Testament, puis expliqué dans le Nouveau Testament. Il est présenté sous différents aspects :
  1. La condamnation (2Cor 5.21 ; Gal 3.13)
  2. La substitution (Lév. 1.4 ; Esaïe 53.5-6 ; 2 Cor 5.21 ; 1Pierre 2.24)
  3. La propitiation (Romains 3.25)
  4. La réconciliation (2Cor 5.18-19 ; Col 1.21-22)
  5. L’efficacité (Jean 12.32-33 ; Rom 5.9-10 ; 2Cor 5.21 ; Eph 2.13 ; Hébreux 9.11-12,26 ; 10.17 ; 1Jean 1.5 ; Apoc 1.5)
  6. La révélation (Romains 3.25-26 ; 1Jean 4.9-10 ; Jean 3.16)

Les principales caractéristiques de l’Agneau pascal

  1. L’agneau devait être sans défaut, et pour en être certain, il fallait que la famille le garde pendant quatre jours (Exode 12.5-6). La vie terrestre de notre Seigneur, même aux yeux des observateurs les plus hostiles, fut impeccable (Luc 11.53-54 ; Jean 8.46 ; 18.38)
  2. L’agneau, ainsi éprouvé, devrait être égorgé (Exode 12.6 ; Jean 12.24 ; Hébreux 9.22)
  3. Le sang devrait être appliqué sur l’encadrement des portes (Exode 12.7) : cet acte illustre l’appropriation personnelle du salut par la foi et réfute la doctrine universaliste (Jean 3.36)
  4. Ainsi appliqué, le sang - et le sang seul- constituait l’unique protection contre l’exterminateur (Exode 12.13 ; Hébreux 10.10,14 ; 1Jean 1.7)
  5. Le repas lui-même préfigure Christ, le pain de vie et annonce la Cène (Mt 26.26-28 ; 1Cor 11.23-26). Pour l’Israélite, l’observation de cette fête n’était pas une condition de salut, mais un devoir et un privilège. Quant au croyant en Christ, il est sauvé par le sang de l’Agneau immolé (Apoc 5.9). Et il se fortifie chaque jour en « célébrant la fête » (1Cor 5.8), c’est-à-dire en se nourrissant de la parole : premièrement de Christ, Parole Vivante ; deuxièmement, des Ecritures, Parole Vivante et permanente de Dieu.

Conclusion :

L’homme chute, le diable se réjouit de voir enfin le vœu de son cœur accompli : « Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut » (Esaïe 14.14). Dieu applique sa sentence ; Il commence là où le péché a débuté, par le serpent. Les disciples du Diable doivent partager les punitions qui lui sont réservées. Sous l’apparence du serpent, le Diable a été découvert par Dieu, et Celui-ci l’a abaissé et puni ; le serpent a été détesté par la race humaine : il sera aussi détruit et ruiné aux derniers jours par le Rédempteur, ce dernier lui brisera la tête. La guerre est déclarée entre la Semence de la femme et celle du serpent. Les fruits de cette inimitié sont caractérisés par une guerre perpétuelle entre la grâce et la corruption, dans les cœurs du peuple de Dieu. Satan, par ses corruptions, ébranles ces cœurs, les passe au crible, et cherche à les dévorer. Les cieux et l’enfer ne pourront jamais être réconciliés, tout comme la lumière et l’obscurité ; il en est de même avec Satan et l’âme sanctifiée. Il y a également, en ce monde, une lutte perpétuelle entre le méchant et l’homme de Dieu. Une promesse pleine de grâce est faite dans ce texte, au sujet de Christ : Il est Celui qui délivre l’homme tombé sous la puissance de Satan. On découvre ici toute la perspective de l’Evangile : dès que la blessure a été faite, le remède a été fourni et révélé. C’est une révélation, pleine de grâce, représentée par un Sauveur, venu de Son plein gré, alors que l’on ne le recherchait même pas. Sans cette révélation de la grâce, qui donne l’espérance et le pardon, le pécheur convaincu sombrerait dans le désespoir et l’endurcissement.

En effet, le premier homme a probablement espéré entrevoir les bénédictions que pourrait offrir un rédempteur, la Semence promise, en appelant sa femme Ève, « la vie ». Car Christ a été « la vie » offerte à tous les croyants ; en Lui toutes les familles de la terre reçoivent les bénédictions. Dieu, dans sa miséricorde a pris soin de nos premiers parents, malgré leur péché. Leurs vêtements sont arrivés en même temps que le péché. Ne nous vantons pas de nos vêtements, ils ne sont en effet que le gage de notre honte originelle. Quand Dieu a fabriqué les habits de nos premiers parents, il les fit, d’une part, chauds et solides, mais aussi, simples et ordinaires ; pas de robe de pourpre, mais un manteau de peau. Que ceux qui sont revêtus de triste manière ne se plaignent pas. Ils doivent se contenter de pouvoir disposer de la nourriture et du vêtement ; ils sont au même stade qu’Adam et Ève. Quant à ceux qui sont vêtus avec raffinement, qu’ils apprennent à ne pas en faire une pierre d’achoppement. On suppose que les bêtes dont la peau a servi à faire des vêtements, n’ont pas été tuées pour servir de nourriture mais à titre de sacrifice, en image à Christ, la Victime expiatoire.

Adam et Ève ont fabriqué des sortes de tabliers en feuilles de figuiers, mais ces vêtements se sont avérés trop petits (Esaïe 28.20). Il en est ainsi pour les haillons de notre droiture. Dieu a remplacé les vêtements de nos premiers parents par de nouveaux, en peau, confortables, solides, durables et à leur pointure. Il en est ainsi pour la droiture de Christ. Appuyons-nous donc, en toute confiance, sur notre Seigneur Jésus-Christ !

Dr. André CHOUBEU

 

 

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LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

28 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

Dans la pratique des hommes, le mariage institué par Dieu a revêtis des formes diverses. Les deux principales formes dont il serait opportun d’en parler ici sont la polygamie et monogamie :

  1. La monogamie :

Il y a monogamie quand un homme se marie d’une seule femme. C’est la forme prescrite par Dieu lui-même : Gén 2.18-24 « L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Mat 19.5 ; 1Cor 6.16). En effet, la monogamie seule permet l’unité totale de l’homme et de la femme. Le créateur confirme cela en faisant naître autant de, garçons que de filles à quelques chiffres près. Il veut aussi que le mariage soit une relation permanente que la monogamie seule peut favoriser (Mat 19.6). Pour vivre dans l’amour selon l’ordre du Très-Haut les époux doivent se discipliner et pouvoir élever leurs enfants en leur apprenant à pratiquer la Parole de Dieu. Le mariage est indissoluble (Marc 10.11), sauf en cas de décès (Rom 71-2). Le remariage d’un homme divorcé ou d’une femme divorcée est interdit (Mat 5.32 ; 19.9 ; 1Cor 7.11).

  1. La polygamie :

Elle est le fait pour un homme de se marier à plusieurs femmes. C’est-à-dire de prendre pour épouse plus d’une femme. La polygamie fit son apparition avec Lemec Gén. 4. 19 « Lémec prit deux femmes: le nom de l'une était Ada, et le nom de l'autre Tsilla » et la pureté des mariages fut ternie lorsque les hommes se laissèrent dominer par des motifs charnelles dans le choix de leurs compagne (Gén. 6.12) « Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre ». Abraham prit une deuxième femme pour obtenir l’accomplissement de la promesse (Gén 13.15-16). Il agit en insensé (Gén. 16.4). Isaac n’eut qu’une seule femme ; Mais Jacob fut polygamie, suite à la tromperie de LABAN (Gén. 29.15-30). S’il y eut plusieurs polygames en Israël comme Gédéon, Elkana, Saül, Salomon, David, Roboam et d’autres (Juges 8.30 ; 1 Sam 1.2 ; 2Sam 15.13 ; 12.8 ; 21.8 ; 1Rois 11.3), c’est parce que les Israélites étaient peu avancer en spiritualité et étaient asservis au mœurs du temps qui ne correspondaient nullement à la volonté de Dieu (Mat 19.8-9). Les Saintes Ecritures montrent les maux inhérents à la polygamie : les rivalités misérables des épouses d’Abraham, de Jacob, d’Elkana (Gén. 16.6,30 ; 1Sam 1.6). Par contre les Saintes Ecritures soulignent la beauté des femmes dans les monogamies heureuses (Psaumes 128.3 ; Prov. 3 ; 5.28 ; 31.10-29 ; Eccl 9.9). On peut conclure que la polygamie avait été tolérée dans A.T. à cause de la dureté des cœurs des Juifs dont la spiritualité ne s’avérait qu’extrême et lâche ; mais que la polygamie n’a plus aucune place dans l’Evangile de Jésus-Christ ; tous les textes du N.T. sont formellement opposés à la polygamie.

3. Le concubinage : Dans l’Ancien Testament, le concubinage était une basse forme de polygamie. La concubine était une femme de second rang ; parfois, elle était une esclave, une prisonnière de guerre et dans le cas du roi t Salomon (Gen 16.3 ; 22.24 ; 36.12 ; Deut 21.10-11 ; Juge 5.30 ; 2 Sam 5.13). Les enfants des concubines, quoique pleinement reconnus tel que le cas des enfants d’Abraham, n’avait pas le même droit à l’héritage que les fils de la première femme (Gal 4.30 ; Gen 25.6).

4. Le Lévirat : le mot lévirat tire son origine du latin lege vir, qui signifie « frère du mari » était prescrite par la loi de Moïse à un homme d’épouser la veuve de son frère mort sans enfants. Le premier enfant issu de l’union du nouveau couple devait hériter le nom et les biens du frère défunt (Deut 25.2-6). Toutefois, l’ayant droit immédiat du lévirat pouvait se soustraire à cette charge, il devait recevoir un blâme public (Deut 25.7-10). Dans ce cas, un proche parent pouvait alors assurer le devoir de prendre la veuve (Ruth 4.1-10). Ces principes du lévirat avait juste pour but d’assurer l’intégralité de la famille et le nom d’un membre décédé subitement sans enfant. Certains tributs du Cameroun observent cette pratique à l’instar des Bamilékés, des Bétis et autres.

5. Le remariage : Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ; 1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

De grands débats et une mauvaise interprétation des Ecritures ont longtemps attribué à Mt 5.31-32 et Mt 19.9, un sens que l’auteur même de la Bible ignore. Une approche sans discrimination du texte en question nous conduit dans la profondeur de la pensée juive à comprendre qu’il s’agit là d’un fait plus grave que celui que nos cœurs qualifient légèrement d’infidélité entre guillemet à notre façon juste pour assouvir le désir de divorce qui habitait nos cœurs tortueux, hypocrites et dénués de la vérité substantielle de la pensée divine relative au mariage. Une reconstitution de la société juive de l’époque s’avère indispensable pour comprendre le problème dans sa complexité. Dieu en effet ne peut refuser et autoriser en même temps une chose. Le texte qui fait sujet aux interprétations équivoques tire son origine de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

Le terme hébreu traduisant honteux peut signifier « la nudité, la honte ou quelque chose de honteux ». Cette expression plus vague a dont donner lieu à de nombreuses déductions parmi les rabbins principalement au temps de Jésus : « une offense sexuelle proche de l’indécence ou de l’adultère ; pour certains, pas l’adultère au sens absolu du terme sinon l’auteur aurait été passible de lapidation (Deut 22.22) ; d’autres de manière plus large traduisait ce forfait par toutes sortes de fautes allant des plus sérieuses aux plus futiles, même mineure, comme le fait de brûler un repas dans la marmite au feu selon l’Ecole de Hillel ; exemple : « si elle n’a pas trouvé grâce à tes yeux », autrement dit : si quelqu’un voit une plus belle que la sienne, qu’il répudie sa femme » (E. Staefer, Palestine… page 50). Seule l’Ecole de Schammaï prescrivait l’adultère comme motif de divorce. Le mot « infidélité » utilisé par Jésus pour justifier le divorce tire son origine du grec porneia. De Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, le mot utilisé par Jésus ‘‘« porneia » tire son origine des mots juifs et grecs signifiant « prostitution incluant adultère et inceste » dans l’aspect d’un libertinage dans l’action comme si la notion d’une quelconque idée de mariage du sujet était effacé imputant plutôt à la faute commise le sens de fornication. L’action devenue fréquente ou régulière ne constitue plus une simple faute, mais une vie devenue pratique comme celle de l’idolâtrie en faisant allusion à la prostitution sacrée dans les temples du dieu Baal. Des dérivés du même mot font allusion à un attachement à la prostitution renfermant ses pratiques infâmes devenues un mode de vie ; idée de garce, bordel, putain, catin, gagneuse ; cocotte ; faisant appel à l’idée de la notion de vente de son corps dans la vie de débauche, encourageant les autres à le faire, voire servir d’intermédiaire entre deux personnes pour une fin sexuelle illicite en échange d’argent pour commission ; notion de transport de sa personne l’ayant transformé en objet de séduction pour une fin commerciale afin de se faire des partenaires dans un sens de trafic pour lequel son corps est désormais utilisé comme un objet sans valeur transformé en esclave au profit du gain sexuel’’.

Nous comprenons donc que la faute exprimée par porneia implique les pratiques sexuelles condamnées par la loi de Moïse comme la prostitution, l’homosexualité, la bestialité, le lesbianisme, l’inceste (Lév. 18 et 20) etc. Ainsi, le sens porneia dans la pensée du texte biblique signifierait « la prostitution, l’homosexualité, autres vices sexuels comme le cunnilingus ou fellation et pratiques associées devenues régulières visant le seul but dans la perversion de disposer son corps en le livrant comme une marchandise dans une transaction commerciale. Celle qui se comporte ainsi ne serait plus simplement une femme adultère si oui, le pardon ne serait-il pas là ? Il s’agirait donc bien plus selon le même Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, d’une prostituée (femme de mauvaise vie, fille de joie, fille publique, professionnelle), putain (femme facile, sans moralité, qui cherche à plaire à tout le monde en utilisant des moyens et des méthodes de séduction pour s’attirer la clientèle (Prov. 7.10-23 ; 5.3-6 ; 2 Rois 9.30), courtisane (femme prostituée de rang social élevé), souteneur (personne qui vit du proxénétisme ; proxénète signifie personne qui tire des revenus de la prostitution d’autrui).

La consultation de diverses traductions bibliques nous conduit à découvrir plusieurs sens lourds de signification pour le mot infidélité utilisé dans la version Louis Segond :

1. Version Webster de l’an 1833 emploie le mot « lewdness » qui se traduit par lubricité et signifie : vie de débauche, soûlerie, étalage, surabondance, luxe, dévergondage, excès, dépravation, inconduite, dérèglement, luxure, licence, obscénité, intempérance, abus. Ce même mot a aussi le sens de « obscénité » qui traduit l’indécence, la bêtise, l’impudeur, l’avilissement, l’ordure, l’impureté.

2. Version People’s New Testament emploi l’idée de manque de chasteté qui qualifie une absence de continence, de pudeur, d’abstinence, de caractère.

3. Version Young’s Literal Translation utilise le mot « whoredom» que nous pouvons traduire par vie de débauche.

4. Version Bible in Basic English de l’an 1965 traduit le mot infidélité par « loss of her virtue » qui s’exprime par la perte de sa chasteté.

5. Hebrew Name Version traduit le même mot par « sexual immorality » en Français immoralité sexuelle qui signifie amoralité, licence, perversion, dérèglement, orgie, perversité, cynisme, débauche, dévergondage, scandale.

6. Version Vulgate traduit infidélité par fornication. Ce mot ne revêtira son sens qu’en rentrant dans l’historicité pour comprendre qu’à Rome, les prostituées « fornis » se tenaient dans les chambres voûtées et pratiquaient le vice sexuel dans les murs des maisons. Ici, il y a lieu de considérer l’attitude qu’adoptent plusieurs jeunes filles et femmes dans les endroits communément appelés « marché mondial », « rue de la joie » ; dans ces endroits, les filles à certaines heures tardives de la nuit se revêtent de manière luxueuse, séduisante ou autres et se placent à des endroits précis en quête d’un homme pour le sexe (Prov 7.10-18).

7. Version Weymouth New Testament de 1912 traduit quant à elle le mot par « vie d’infidélité ».

Le tout résume une femme mariée qui se livre au libertinage ou vagabondage et à la perversion sexuelle, menant une vie totalement honteuse de dépravation de mœurs comme si elle était libre, autrement dit jeune fille. Dans la pensée d’une telle femme, la notion de soumission à un époux est totalement absente et elle agit en demoiselle libre de tout engagement.

La Parole Vivante de Alfred KUEN explique cette parole de Jésus comme il suit : ‘‘« excepté le cas de porneia » ; ce terme de porneia était rendu par : 1. Débauche, d’où les traductions : sauf si elle a commis un adultère, excepté pour cause d’infidélité. 2. Prostitution, dévergondage, d’où : sauf s’il s’agit d’une femme qui se livre à la prostitution, qui vit dans l’immoralité. 3. Union illégale, irrégulière, faux ménage. 4. Mariage consanguin ou incestueux (Lév. 18 ; Actes 15.20, 29, 21,25 ; 1 Cor 5.1). Dans les deux premiers cas, le lien avec la suite s’explique ainsi : il ne l’expose plus à devenir adultère puisqu’elle est déjà. Dans le troisième cas, s’il y a union irrégulière, il faut, au contraire, la renvoyer. Dans le quatrième cas, l’union peut être dissolue en cas de remariage, du vivant de son mari, avec un autre homme (Rom 7.3 ; Nbre 30.3, Deut 21.23)’’.

La femme chrétienne qui se conduirait comme nous venons d’expliquer tombe sous le coup de cette parole de l’Ecriture : « En effet, il y a des responsabilités dont nous devons tenir compte. Si des hommes ont été éclairés par la lumière d’en haut, s’il ont goûté aux dons du ciel, s’il ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, et si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance car, au fond, ils sont en train de crucifier le fis de Dieu pour leur propre compte et l’expose à la moquerie publique » (Héb 6.4-6 Version Parole vivante).

Une femme qui parviendrait à une telle position n’est qu’une preuve réelle qu’elle avait été à l’église, mais n’avait jamais cru au sens étymologique du mot. Le mot « Croire, traduit du grec pisteuō et de l’hébreu 'âman’ dérive des préfixes et suffixes exprimant persuasion, crédibilité, conviction morale religieuse au sujet d’une vérité ou de la véracité divine ou encore d’un enseignant, spécialement basé sur le salut en Christ. C’est pratiquement l’attachement à la profession de la déclaration de foi, c’est-à-dire au système relatif à la pratique religieuse saine, à l’évangile qui est la vérité elle-même. Croire contient l’idée de Promesse, conviction, acceptation de la vérité révélée, foi et attachement sacré aux choses divines ou dévouées à Dieu, incluant la loyauté et la fidélité. C’est avoir foi en la parole révélée, l’accepter et l’appliquer dans la conduite ou comportement, avec ferveur, respect et crainte à l’égard de la personne de Dieu et de ses choses ; ceci conduit à l’adoration, impliquant la dépendance de son bien être en Christ. C’est agir en mettant sa confiance en Christ qui devient le fondement et le support de la vie qui ne s’exprime plus qu’en lui (Christ). C’est se comporter, se tenir, vivre fermement et en permanence dans la tranquillité parce qu’on est moralement dans la vérité ou dans la certitude en prenant toujours la bonne direction qui est dans Sa volonté parfaite».

C’est donc pourquoi, une telle personne est retournée à sa vomissure « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux... En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 pierre 2.1-22).

Dans ce cas, l’alliance conclue avec le mari (frère) et la femme (sœur) par leur union réciproque basée sur leur foi à la Parole de Dieu et sur Christ ayant été profanée, la validité de l’alliance est rendue nulle par la violation des clauses et seule les conséquences de la trahison subsistent désormais ; car telles sont les principes des clauses de l’alliance dont nous avons amplement expliqué le processus plus loin.

Nous avons rencontré des cas de certaines femmes qui par suite d’un désaccord, ont quitté leu foyer et aller vivre maritalement avec un autre homme pendant des années. De tels cas constituent l’un des aspects traités par Alfred KUEN. Il nous est facile maintenant de comprendre que l’infidélité dont parle le Seigneur Jésus n’est pas la paresse d’une femme, la légèreté, la rébellion, la résistance, le manque d’intelligence, le manque de zèle pour l’œuvre de Dieu, et autres défauts naturels corrigeables avec le temps, la patience ou une éducation par l’œuvre du Saint-Esprit au moyen de nos prières. Jésus précise que celui qui regarde une femme pour la convoiter a commis adultère. Il veut dire ici que si quelqu’un éprouve le désir d’une relation coupable avec une femme, il a commis un adultère dans son cœur. Le Seigneur associe ainsi le 7ème au 10ème commandement, et affirme que Dieu ne tient pas compte seulement de l’attitude extérieure face à l’adultère physiquement commis, mais de l’état du cœur à l’égard de la femme. A cette époque, les femmes juives mariées devaient se couvrir la tête pour ne pas susciter la convoitise ; certains écrits juifs mettant en garde le grand danger qu’elles (les femmes) représentent dans la société par les moyens de séduction. La femme se trouve ici chosifiée par la personnification du désir mauvais. Le Seigneur inverse la responsabilité du mauvais désir qui est propre à tout cœur, tant de l’homme que de la femme. Lequel des hommes peut affirmer avec justice n’avoir jamais convoité pour prétendre chasser son épouse à cause d’un péché d’adultère ? La Bible précise que le délaissement de l’amour pour Dieu pour s’attacher un temps soit peu à autre chose, même si on doit revenir après, constitue de fait un adultère. Dans l’Ancien Testament, Israël était comparé à un adultère à cause de ses fréquents attachements aux divinités païennes.

« Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un vœu quelconque ; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 18.23). Que d’églises sont sous le coup des malédictions parce qu’elles ne réprimandent pas la prostitution en recevant les offrandes des prostituées !

4. Le mariage par intérêt qui devient un piège pour le couple :

De plus en plus nous assistons à des mariages de courte durée qui s’achèvent toujours en catastrophe et par des scènes dramatiques. Le plus grand taux de divorce provient aussi des mariages dont le fondement n’a pas été sain. A l’heure du matérialisme aveugle, la position sociale de la belle-famille ou de la femme à épouser pèsent plus lourd que la volonté divine sur un couple. Dans son intervention lors d’un séminaire de femmes de notre Communauté, Martine, mon épouse a dit : « une jeune fille qui obéit à la volonté de Dieu pour un mariage béni peut, en obéissant à la direction divine pour sa vie, épouser un pauvre et les deux deviennent très riches. Pourtant, comme dit la Bible, la richesse peut prendre des ailes et s’envoler d’un couple qui avait misé sur l’aisance matérielle pour s’unir par le lien du mariage ».

Le mariage peut aussi devenir un piège. Le cas de David et Mérab, la fille de Saül en est une forte illustration. Saül en effet, n’avait pas réussit à atteindre physiquement David et opta pour lui donner sa fille afin de mieux le piéger et le tuer (1 Sam 18.17-28). De nombreux témoignages font état des Serviteurs de Dieu qui, poussé par le sentiment, ont épousé des fées ou des messagères de la reine de la côte. Certains sont morts, et d’autres n’ont pu s’en tirer que par grâce de Dieu portant néanmoins sur eux et dans leur ministère, les cicatrices indélébiles de leur rébellion contre Dieu.

Comme le Serviteur d’Abraham, il convient de chercher la volonté de Dieu dans le choix d’une fiancée. Ceci fera échapper aux pièges des mariages à haut risque.

5. La polyandrie :

La polyandrie est ce type de mariage où la femme a officiellement ou officieusement plusieurs maris.

Dans cette catégorie, nous n’oublierons pas la bigamie qui explique l’état d’une personne qui, comme un agent du diable sème du trouble en étant engagée dans les liens de mariage, en a contacté un autre avant la dissolution du précédent. Cette personne n’est en rien différente d’un polygame ou un agent du diable que la colère de Dieu poursuit si elle est chrétienne.

Dans certains pays, les couples avant l’officialisation de leur union, s’entendent à vivre sous le même toit, mais libre de tout engagement dans les jours où le dégoût pourrait s’installer dans l’une des parties. Plus tard, lorsque la partie souffrante se reconnaîtra guérie sentimentalement, les relations du couple peuvent reprendre normalement.

6. Le mariage des homosexuels : le mariage homosexuel est l’union de deux personnes de même sexe. Dans le cas des hommes, les rapports se font par la voie anale. Chez les femmes, des pratiques vont des caresses aux méthodes habituelles pour créer le désir dans la partenaire à la pénétration sexuelle par une espèce de pénis fabriqué en matière plastique. Des techniques diaboliques sont en activités pour faire de ces sexes masculins synthétiques qui fonctionnent sous forme de vibrations électriques. Certains hommes par suite de plusieurs grandes déceptions sentimentales, utilisent des espèces de femmes en caoutchouc animé de moteur qui produit une vibration à ce partenaire construit.

Au-delà de toutes ces pratiques ténébreuses, Dieu a institué le mariage de manière unique et non modifiable ni dans son sens, ni dans son fond.

Dieu avait créé une épouse pour Adam. Tout mouvement en faveur d’un mariage de deux êtres du même sexe est contre-nature et légitime l’homosexualité et sape la base de la famille. Il faut un mâle et une femelle pour procréer. Promouvoir une telle iniquité favorise l’éclatement de la cellule familiale. Nous donnons un extrait de l’article paru dans Migros Magazine no 36 du 31.08.2004 « Entretien avec Mme Suzette Sandoz ancienne conseillère libérale et professeur de droit à l’Université de Lausanne : « Le lien familial et le lien conjugal sont des valeurs fondamentales de la société. Ils s’effilochent. La société se focalise sur les questions d’avortement, d’euthanasie, de partenariat enregistré et d’AVS. Une société qui a comme principale préoccupation la mort, la vieillesse et les couples homosexuels est-elle une société d’avenir ? Je constate le développement d’une société « autiste » doté d’un individualisme forcené. Cela est frappant dans la formation scolaire, avec la suppression des notes et, en partie, des examens ».

« On a perdu l’habitude de s’évaluer par rapport à un ensemble »… ». La revendication de rentrer dans la norme des homosexuels est fondée sur le désir que l’on arrête de considérer, par exemple, l’homosexualité comme une maladie. La seule façon de faire, selon certains, c’est le mariage. Or, sans crainte de porter atteinte à l’opinion majoritaire, on peut affirmer que le mariage est une institution hétérosexuelle. Le partenariat enregistré est calqué sur le mariage. Pourquoi dès lors ne pas l’appeler « mariage bis » ? Cela équivaut à avoir gardé le contenu de la bouteille et changé l’étiquette. En fait on a créé maintenant une vraie inégalité. Osé sera facile, une fois la loi voté, de dire : vous avez accepté de donner aux couple de même sexe le contenu du mariage, donnez-leur maintenant le nom d’époux et vous supprimerez l’inégalité créée. Depuis les temps les plus reculés, les société ont essayé de construire quelque chose autour du rapprochement hétérosexuel, avec le clan, la famille, au début de notre ère, du point de vue religieux, le mariage va être cette illustration de l’union du Christ et de l’Eglise, ensuite il consacre l’acceptation de l’autre, le principe de l’hétérogénéité. Et avec le partenariat enregistré, on gomme tout cela d’un coup de baguette… ».

Jean-Marc Berthoud, dans PROMESSES No 144 /2-2003, ajoute : « L’homosexualité est l’aboutissement de ce long processus de déviation intellectuelle, d’impiété et d’immoralité. Le chemin que Paul décrit ici va dans le sens contraire de l'ordre croissant de Genèse 1 et 2. Il s’agit d’une véritable déconstruction par les hommes de l’ordre créé, une "dé-création". L’homo sexualisation d’une société n'est pas un phénomène uniquement individuel et personnel. C’est la texture même de la société qui est transformée. C’est pour cette raison que le phénomène homosexuel est si souvent lié à la destruction de la famille : efféminisation du mari et père, masculinisation de l’épouse et mère »

Interdiction de certains mariages :

En plus de certaines dispositions concernant l’inceste (Lev. 18 et 20), la Parole de Dieu interdisait formellement aux Israélites d’épouser des femmes étrangères (païennes) qui les entraîneraient à l’idolâtrie et l’immoralité (Ex 34.15-16 ; Deut 7.3). C’est effectivement ce qui se produisit chaque fois qu’ils désobéissaient (Juges 3.6 ; 1Rois 11.1-2, Esd 9.1-2 ; 10.2-3). Dans le Nouveau Testament le texte de 2 Cor 6.14 à 7.1 s’applique certainement aussi au mariage. Un enfant de Dieu né de nouveau ne peut épouser une personne inconvertie. Combien de jeunes gens biens disposés faisant même état de véritable conversion, ont été complètement détournés de la foi par un conjoint non croyant et que s’ils sont restés personnellement fidèles, que de souffrances pour eux et que d’exemples et de conséquences déplorables pour leurs enfants. La seule sécurité et le seul bonheur est de se marier dans le Seigneur (1 Cor 7.39). C’est- à- dire se marier avec une personne vraiment croyante et dans la certitude d’accomplir la volonté de Dieu selon les Ecritures Saintes.

Sens spirituel du mariage : Le mariage et les fiançailles, sont souvent comparés aux relations spirituelles de l’Eternel avec son peuple (Es 6.4-5 ; Os 2.16) ; L’apostasie du peuple de Dieu, par l’idolâtrie ou d’autres formes du péché est comparée à l’adultère d’une autre épouse (Es 1.21 ; Jér. 3.1-20 ; Ez 16.24 ; 18.2) qui aboutit au divorce (Psaumes 7.3-27 ; Jér 2.2 ; Os 4.12). Le Nouveau Testament emploie la même comparaison : Christ est l’époux (Mat 9.15 ; Jean 3.29) ; l’Eglise, l’épouse (2 Cor 11.2 ; Apoc 19.7 ; 21.2 ; 9.22 ; 17). Christ, chef de d’Eglise l’aime et veille sur sa sanctification. C’est là, le modèle donné au mariage chrétien (Eph 5.23-32).

Extrait de mon livre non publié intitulé ‘Le secret d’un Foyer heureux’

Dr André CHOUBEU

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LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

27 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

Les Ecritures dans sa considération des fondements insistent sur : « Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain » (Psaumes 127.1). « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? » (Psaumes 11.3)

La réflexion sur ces versets nous conduit à comprendre que le vrai fondement inébranlable d’un foyer est scellé par l’unité dans l’esprit, dans l’âme et dans la chair :

  1. Unité dans l’esprit

Le mariage, nous devons le savoir est autant spirituel que physique. Son auteur est spirituel et l’acte sexuel bien que physique, tire son essence de l’esprit. Si l’esprit n’est pas disponible, ne consent pas à l’acte sexuel, celui-ci devient simplement une hostilité, une bestialité ou la zoophile, la nécrophilie qui est appelée aussi le vampirisme. La frustration avait atteint un niveau élevé dans la vie d’une femme et au moment de l’acte sexuel, elle offrait son corps alors que son esprit était ailleurs dans les critiques, murmures, plaintes et accusations diverses et parfois elle comptait simplement les tôles ou méditait sur d’autres choses. Elle ne pouvait jamais parvenir à l’orgasme. Cette indisposition de son esprit ne donnait pas accès à son cerveau d’apprécier la sensation du plaisir sexuel, et cette paralysie fermait la porte à la fonction hormonale et le glaire ne pouvant pas circuler, la sécheresse de son vagin empêchait la possibilité de transport des spermatozoïdes et la stérilité restait maître du jeu dans le foyer.

Pour maintenir l’unité de l’esprit dans le couple, il faut privilégier l’intérêt et la recherche du bonheur de l’autre au lieu du sien seulement. Il faut beaucoup de sagesse à la femme car devant une décision de l’homme qui compromet la volonté de Dieu, il faut aller en prière. Dieu alors, au travers de la prière de la femme qui est une autre partie de son mari, touchera le cœur de son époux afin qu’il revienne sur sa décision qui peut constituer un danger pour le foyer. L’unité de l’esprit se cultive plus dans la prière commune, la lecture de la Parole de Dieu, les activités communes, les paroles d’encouragement, l’admiration de l’autre, la proximité, les rapports sexuels précédés d’une préparation pour disposer l’un et l’autre en sorte que l’appétit aiguisé, prédispose les organes génitaux pour cet exercice sacré.

  1. Unité dans l’âme

L’âme est la partie de l’être humain qui sert de centre de délibération des actes, faits et pensées, pour ordonner au corps de poser une action qui peut être favorable ou défavorable à l’esprit au profit ou non de la satisfaction de moi. L’âme est constituée de la volonté, de l’intelligence ou raisonnement et des sentiments. Pour que l’âme se soumette à une autre personne ou à Dieu, il faut que Christ ait été introduit comme Roi dans notre volonté, Prophète dans notre intelligence et Sacrificateur dans nos sentiments et émotions. Lorsque Christ est intronisé comme Souverain dans notre vie, l’humilité, la soumission et le désir de l’amour pour le bien être de l’autre prennent place dans le cœur et l’unité de l’âme devient une réalité. Lorsque dans le couple, l’intimité sexuelle est atteinte et l’orgasme (le plus haut point du plaisir sexuel qui est son aboutissement et qui coïncide chez l’homme avec l’éjaculation) est fréquent, l’unité de l’âme des conjoints est une expérience continuelle. Dans cet état, quand bien même les difficultés surviennent, l’amour qui émane du lien d’âme des deux couvre la multitude des fautes du partenaire.

  1. Unité dans la chair

L’unité de la chair dans le couple devient une réalité dès le premier jour des noces où après la bénédiction nuptiale, les mariés font l’expérience sexuelle pour la première fois. Les deux deviendront une seule chair, dit la Bible. Une relation sexuelle sensible, dans le mariage, est l’affirmation muette de l’autre : « tu es la personne la plus précieuse de ma vie ». Cela transmet le silencieux message de gratitude : « merci d’être là » ; d’espoir : « j’espère que tu seras là demain », et d’accomplissement : « je me découvre complètement quand je suis confondu avec toi ». Ce mystère, cette relation en « ‘‘une seule chair’’ dit Joyce Huggett, offre par conséquent beaucoup de condition nécessaire à la maturité émotionnelle. L’acceptation, la confiance, la réussite et l’affirmation de soi produisent des gens complets, et une sexualité enthousiaste produit un autre fruit. C’est le lieu où on trouve la réconciliation après les querelles et les désaccords. L’unité sexuelle transcende les différences. Ce n’est pas à dire que les différences d’opinions soient automatiquement résolues lorsque deux personnes font l’amour. Tout conflit dans le mariage doit tout de même être traité avec patience et pardon. Mais lorsque les couples jouissent de l’intimité sexuelle, leur motivation à préserver l’unité totale du mariage devient très forte. En ce sens, l’unité sexuelle transcende les différence et fournit au couple la détermination à travailler à sa relation ».

L’unité dans la chair est aussi ce sens éveillé qui demande que dans le couple, les deux conjoints prennent minutieusement soin des besoins physique de l’autre, en vêtement, en matière de santé, de propreté et autre, allant jusqu’à l’argent de poche.

(Extrait de mon Lire non publié intitulé ‘‘Le Secret d’un Foyer Heureux’’

Dr André CHOUBEU

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L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

26 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

Période 2: de 100 à 312 après J-C

Scott McCARTY

I. Résumé

Les Actes des Apôtres fournissent l’essentiel des informations pour l’étude du fonctionnement, des méthodes, de la doctrine et de l’extension de l’Eglise au 1er siècle. Si tous les aspects de cette communauté universelle composée de convertis n’ont pas été traités, il est évident que tous les détails de notre présente étude ne le seront pas non plus en si peu de place, car la tâche est immense. N’oublions pas que cette série vise à améliorer la connaissance de notre «famille» spirituelle et historique. Ignorer notre héritage spirituel et ecclésiastique ou ne pas le comprendre nous rend vulnérables face à l’avenir et aux tromperies les plus habiles.

L’histoire de l’Église de l’an 100 à l’an 312 (année de la «conversion» de Constantin) pourrait s’intituler «la période du Christianisme catholique». Le mot «catholique» a été employé pour la première fois par Ignace (mort en 107) dans le sens d’«universel»: là où est Christ, là est l’Eglise. Ô malheur! Car ce n’est que plus tard que les mots «Église» et «catholique» ont été accaparés par Rome pour désigner la seule église reconnue par Dieu et par les successeurs de Pierre!

II. La continuité et la croissance

Les caractéristiques fondamentales du Corps (des églises locales indépendantes, soumises au Seigneur et à sa Parole, fonctionnant ensemble par le lien de l’Esprit, le sacerdoce universel des croyants, l’œuvre missionnaire, la discipline, le baptêmeimmersion, l’enseignement des convertis, la cène, etc.), si évidentes au 1er siècle, le resteront-elles au 2ème siècle? Malheureusement, l’esprit de domination et de confédération s’impose petit à petit après la disparition des apôtres (au sens strict du N.T.). Les chrétiens s’en remettent à des évêquesanciens et des diacres pour la direction de leur église locale. Puis à ces deux groupes s’ajoute l’évêque local. Celui-ci, devenant d’abord le seul chef hiérarchique de l’église locale, le sera ensuite de toute une région. Avant de considérer la dégénérescence de la qualité de vie, de l’orthodoxie doctrinale et de la pratique des principes du N.T. dans l’église locale, un regard précis sur les aspects positifs de la croissance numérique et géographique du Corps universel rafraîchira notre esprit.

Le développement rapide du christianisme au 2ème siècle, même sans les apôtres, trouve sa cause:

1. dans la réalité de la résurrection de Jésus- Christ vécue au quotidien par les vrais convertis. En effet, leur vie rayonne Christ par:
a) leur éthique: finis le vol, la tricherie, le mensonge, l’immoralité
b) leur style de vie: refus de participer à la vie impériale débauchée, de s’engager en règle générale dans la guerre, de vivre dans le luxe sous toutes ses formes, car ils sont citoyens du Ciel et non de la terre,

2. dans l’amour pur et bon pour les autres, même pour leurs ennemis,

3. dans une évangélisation sincère, gratuite et dynamique inspirée par le Saint-Esprit, dépourvue de spectacles charnels, par le témoignage au un à un - en privé, sur le lieu de travail, et par la prédication dans la rue – témoignage rendu avec la conviction que la Vérité réside en Christ (Act 4.20),

4. dans l’assurance de la véracité doctrinale christique et apostolique qui, seule, régénère (1 Pi 1.18,22-23), édifie (Act 20.32), console (1 Thes 4.18), sanctifie (Jean 17.17), protège de l’erreur (Jude 17-18), etc.,

5. dans l’exercice de l’égalité de tous devant le Seigneur (Gal 3.28), vécue sans distinctions raciales, culturelles ou sociales pour que la communion fraternelle existe réellement,

6. dans la pratique de l’autonomie de la communauté locale liée directement à Christ au Ciel, fondée sur la Parole de Dieu et guidée par l’Esprit.

En résumé, le christianisme du 2ème siècle, dans ses aspects positifs, porte l’empreinte de la simplicité. Il se caractérise par la vie communautaire, l’amour, l’attachement à la Vérité, l’évangélisation et l’entraide.

Où nous situons-nous, dans notre vie personnelle et dans notre église, par rapport à ce type de christianisme?

III. Des faiblesses apparaissent

Avec l’expansion rapide du christianisme biblique, Satan a réagi pour essayer de ralentir la progression et de corrompre la vie intérieure des églises:

1. par dix persécutions virulentes orchestrées périodiquement par les Empereurs depuis Néron (en 64) jusqu’à Dioclétien (303-305) ; au Proche Orient, la persécution continuera jusqu’en 313: des multitudes y laissent la vie; des églises sont ravagées; les traîtres sont nombreux; des églises sont divisées sur l’attitude à adopter à leur égard. Mais ces persécutions ont aussi des effets bénéfiques: les églises sont purifiées des faux frères; seuls les sincères osent se convertir; l’Évangile est répandu partout par des exilés; de vrais chefs spirituels se lèvent, capables de combattre les hérésies; Christ accompagne ses fidèles jusqu’à la mort.

La lecture des récits de ces fidèles martyrisés m’humilie. Elle me jette un défi, me galvanise, m’enseigne et me pousse à la prière afin de rester attaché à Christ alors qu’une persécution future est envisageable (et probable?) avant l’enlèvement de l’Eglise (1 Thes 4.13-18), donc avant les sept années de la Tribulation (Apoc 6 - 19).

2. par le déclin d’une direction collégiale guidée par l’Esprit:
Ignace (mort en 117) écrit que l’église locale a été dominée par l’évêque assisté des anciens et de quelques diacres. Ce mauvais exemple devient universel avant même le 4ème siècle par l’application de Mt 16.18-19 à Rome, sous l’impulsion de Cyprien (mort en 258)!

3. par l’infiltration du gnosticisme (11 types différents!) qui a été un éclectisme philosophique cherchant à réconcilier toutes les religions par l’ésotérisme, l’emploi d’une tradition secrète humaine acquise par l’initiation.

4. par l’attirance mondaine de la culture, de la philosophie et des mœurs païennes, et par le matérialisme (1 Jean 2.14-15).

5. par des sectes comme:
a) les Ebionites.
Ils affirment: Jésus n’a été qu’un homme parvenu à la justice; il faut rejeter les épîtres de Paul; il faut obéir à la Loi mosaïque; Jésus est un docteur et non un sauveur, etc,
b) les Marcionites.
Ils rejettent l’A.T. et mettent en opposition la justice de Dieu et l’amour de Jésus. Pour eux le N.T. ne devrait se constituer que des épîtres de Paul et de l’Évangile de Luc. Ils affirment que Jésus n’est pas né, mais qu’il est apparu à Capharnaüm en l’an 29!
c) les Manichéens.
Ils professent le dualisme gnostique, un panthéisme réel, une hiérarchie «d’élus parfaits» seuls habilités à être baptisés, à participer à l’Eucharistie et à servir d’intermédiaires entre Dieu et «des auditeurs». Il rejettent l’A.T. Il en découle: un esprit d’ascétismemonasticisme (4ème siècle), un esprit de «cérémonialisme» pompeux, le sacerdotalisme (le chef spirituel «négocie » avec Dieu pour qu’Il bénisse les fidèles), la théorie des indulgences.
d) le Montanisme, un mouvement apocalyptique dont les mauvaises caractéristiques masquent les bonnes. Les bonnes sont le désir d’avoir un rapport sincère avec Dieu, l’appel au retour à la simplicité du N.T., la condamnation de la mondanité. Les mauvaises sont des fausses prophéties. La prophétie à cette époque est plus importante pour les Montanistes que la Parole de Dieu. Le mariage est condamné. Ils font la distinction entre péchés mortels et péchés véniels!

6. par des hérésies dont celle des anti-trinitaires, qui se répartissent entre
a) ceux qui nient la divinité innée de Christ, la personnalité du Saint-Esprit, l’essence divine de la Trinité (en postulant que Dieu prend un masque pour jouer tour à tour le rôle du Père, puis du Fils et de l’Esprit); et qui croient que Christ est devenu divin par ses propres efforts
b) ceux qui identifient tellement le Fils avec le Père que le Fils occupe la 1ère place, et qui enseignent que le Fils a été le Père incarné et que le Père est mort à la Croix!

7. par des chrétiens bien intentionnés ayant une bonne base doctrinale, mais qui érigent des règles basées sur des points de vue personnels. Par exemple:
* tout converti s’identifiant avec leur église devrait repasser par le baptême
* la foi en la régénération baptismale
* l’assurance d’être les seuls «purs» (ceux qui sont en dehors de leur église sont des «pollués»)
* l’impossibilité de se repentir d’un péché «grave» après avoir reçu le baptême
* le refus de restaurer ceux qui ont renié Christ pendant les persécutions
* l’obligation de baptiser les enfants pour les sauver
* l’affirmation que leur église était la seule vraie église pure.

Ces frères avaient un authentique esprit de réforme, mais les méthodes employées n’étaient pas celles du N.T. Ils sont restés influents en Afrique du Nord jusqu’à leur annihilation par l’islam aux 7ème et 8ème siècles.

8. par l’invention de l’ascétisme monastique dès la fin du 3ème siècle, puis par le monachisme communautaire à partir de 320. Ceci pour accéder à une vie spirituelle supérieure à la vie «ordinaire» en ville.

Que le Corps de Christ universel ait survécu à toutes ces vicissitudes - extérieures et intérieures, causées par l’éloignement des principes du N.T. - est un témoignage de la grâce et de la souveraineté de Dieu! Il en est de même aujourd’hui!

IV. Le Canon et la littérature chrétienne

Il est important de mettre en évidence au moins deux événements capitaux qui ont influencé les trois premiers siècles, et même tous les siècles depuis:

1. La Bible

La partie néo-testamentaire n’a pas toujours existé dans sa forme actuelle!

Sa rédaction par les Apôtres, Luc, Jude, Jacques et par l’auteur de l’épître aux Hébreux a été assez rapide (1er siècle). Mais sa compilation et son acceptation par les convertis a duré jusqu’au 4ème siècle!

L’Ancien Testament avait été accepté par les Juifs au plus tard en 200 av. J-C, après que chaque livre a passé des tests quant son authenticité, la reconnaissance de son origine divine, sa doctrine (sans contradictions ni erreurs), son caractère (capable d’édifier, de consoler, de corriger, de révéler la présence et la puissance de Dieu lorsqu’on le lisait), et finalement ait été accepté par le peuple de Dieu.

Ces mêmes critères ont, en général, été appliqués pour déterminer quels étaient les livres à retenir et à considérer comme la parole de Dieu de la Nouvelle Alliance, le Nouveau Testament.

Il y avait des raisons pratiques à cette compilation:
a) le désir tenace de préserver ce qui est apostolique (2 Pi 3.15-16; Col 4.16), de répondre aux demandes doctrinales et éthiques (1 Thes 5.27; 1 Tim 4.13; 2 Tim 3.16-17), de définir la norme, l’autorité en matière de foi et de pratique,
b) la menace hérétique par laquelle tel ou tel mouvement rejetait un livre ou un autre qui ne lui convenait pas,
c) la poussée missionnaire voyait beaucoup de conversions et de création d’églises locales; il fallait que ces convertis soient nourris de la parole de Dieu, donc il était nécessaire de savoir quels livres traduire pour eux,
d) la persécution par la Rome impériale avait, entre 303 et 313, comme but essentiel de détruire «les livres des chrétiens »; les chrétiens étaient prêts à mourir seulement pour les «bons livres»; lesquels?

Ce tri des livres en circulation a pris du temps. Plus de 50 livres ont été éliminés petit à petit, soit parce qu’ils n’étaient pas apostoliques, soit qu’ils contenaient des hérésies ou des légendes ridicules qui contredisaient la vérité acceptée par tous, etc.

À travers ces siècles, le Saint-Esprit a surveillé bien discrètement, mais souverainement, cette compilation des livres divinement inspirés. En 367, le théologien Athanase rédige, à Alexandrie en Égypte, une lettre pascale aux chrétiens. Il y affirme que seuls 27 livres sont inspirés et acceptés par tous les Chrétiens et composent ce que nous appelons «Le Nouveau Testament ». Après cette date des synodes à Hippone (393) et à Carthage (397) en Afrique du Nord confirment l’information d’Athanase. Nos actuels 27 livres du N.T. sont les seuls reconnus comme «canoniques», c.- à-d. qu’eux seuls font autorité et sont inspirés du Saint-Esprit.

2. La littérature chrétienne.

L’importance de cette littérature est inestimable:
a) Son contenu confirme par contraste la valeur, la supériorité et l’inspiration du N.T!
b) Cette littérature est la seule source d’informations sur l’évolution du christianisme. Elle nous révèle que le christianisme apostolique s’est dégradé progressivement (doctrine, vie, pratique, culte et institution) jusqu’au moment où il a été reconnu par l’État au 4ème siècle.
c) Elle trace le cheminement qui a conduit à l’acceptation des 27 livres du N.T. comme seuls inspirés de Dieu.
d) Sa diversité décrit toutes les formes de la chrétienté et leurs développements. Cette littérature rend compte de quatre périodes successives:
• celle de l’édification qui s’est faite d’une manière informelle; elle ne mentionne aucune philosophie païenne, mais révèle le christianisme à l’œuvre et un respect pour l’A.T.,
• celle des apologistes qui ont surtout écrit aux Empereurs pour réfuter les accusations d’athéisme (!), d’immoralité et de cannibalisme,
• celle des polémistes qui écrivent pour combattre des hérésies de toutes natures et pour essayer d’établir l’orthodoxie,
• celle de l’approche «scientifique» par des théologiens en Égypte; ils composent une théologie systématique basée sur la Bible, en employant malheureusement la méthode platonicienne et allégoriste; Alexandrie reste le principal centre de la pensée chrétienne jusqu’au 7ème siècle.

V. Conclusion

À la fin du 3ème siècle, le christianisme pénètre tout l’Empire romain, et s’est propagé même en dehors. Il est accepté jusque dans les échelons les plus élevés de la société et du gouvernement. Toutefois, il a encore des ennemis mortels: philosophes, prêtres païens, magiciens, fausses religions et les empereurs. Les chrétiens ont accumulé leur part de richesses, et bien des églises ont de beaux bâtiments.

Hélas, le christianisme a été progressivement déformé dans la chrétienté, car les différences entre l’an 100 et l’an 312 sont grandes à cause:

1. des œuvres méritoires qui ont enfanté l’ascétisme, la perversion de l’amour, la transformation des ordonnances en mystères magiques
2. du fétichisme (culte des reliques)
3. du sacerdotalisme
4. du ritualisme
5. de l’interprétation allégorique
6. du pardon des péchés effectué par l’évêque
7. d’une hiérarchie écrasante
8. du début des synodes/conciles dont les décisions sont devenues des lois, car approuvées par l’Empereur
9. des églises somptueusement décorées
10. de la mondanité du «clergé»
11. de la débauche qui se généralise parmi des chrétiens de toutes conditions
12. de l’entrée des païens dans l’église, sans passer par la conversion
13. de l’instauration de toutes sortes de fêtes religieuses
14. de la vénération des martyrs («saints» plus tard).

Heureusement tout n’est pas sombre (voir le § IV. ci-dessus), car le Seigneur a toujours connu ceux qui lui sont fidèles.

Ce résumé est important: toute la suite du christianisme et de la chrétienté découle, en bien et en mal, des trois premiers siècles.

Lien : http://www.promesses.org/arts/141p25-29f.html

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UNE EGLISE EN MARCHE

24 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE

Lien : http://www.promesses.org/arts/108p3-6f.html

UNE EGLISE EN MARCHE

Une communauté d'actionnaires (2)

Maurice Decker

2.Aspirer aux dons les meilleurs

(1 Cor 12.31: «meilleurs» ; «kreittona» ou «plus grands»; «meizona» suivant la variante retenue). Il s'agit donc de chercher avec ardeur, d'avoir du zèle pour (aspirer à = zèloô), de désirer de tout son coeur.

Cette recherche s'exprimera d'abord au niveau de ma vie de prière personnelle. Dieu attend de moi une prière pure et intelligente caractérisée par une saine ambition: «Accorde-moi Seigneur les dons que tu considères comme les meilleurs pour ton Corps». Comment se caractérisent-ils?
- Ceux qui permettent le mieux d'exprimer son amour envers les autres.
- Ceux donc qui sont les plus utiles aux autres (I Cor 12.7; 14.6).
- Ceux qui édifient les autres membres (I Cor 13.3-5, 12, 17, 26; Eph 4.12).
- Ceux qui mettent en évidence la seigneurie de Christ (1 Cor 12.3) et qui tournent donc les regards vers Lui!
- Ceux qui produisent un climat saint, fait d'unité, d'ordre, de respect réciproque (1 Cor 12.14-26,14.33- 40).
- Ceux qui sont les plus stratégiques dans la hiérarchie établie par Dieu (1 Cor 12.28; Eph 4.11-12), les fonctions fondamentales pour le perfectionnement des saints. Cette aspiration concerne certainement plus particulièrement ceux qui passent par la nouvelle naissance dans leur enfance et leur adolescence ou dans les premiers temps de l'âge adulte et que Dieu pourra former d'une manière toute particulière pour les donner à l'Eglise comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs.

Ne devons-nous pas reconnaître la pauvreté actuelle de l'Eglise et son besoin urgent de missionnaires-pionniers, de sentinelles au coeur brûlant, d'accrocheurs d'hommes, de bergers dévoués capables d'enseigner les Ecritures et de docteurs de la Parole aux coeurs de berger? Ne doit-on pas voir dans ces «dons-hommes» les jointures et les articulations dont Paul parle dans Eph 4.16 et Co12.19 et qui permettent au Corps tout entier d'être bien ordonné, cohérent, croissant harmonieusement à la gloire de Dieu?

3. Se soumettre à la souveraineté de l'Esprit

(1 Cor 12.11, 18, 24, 28). J'aspire avec un coeur droit et des motifs purs... mais c'est Dieu qui décide en dernier ressort... Heureusement !! Nous nous évitons ainsi la tension de recherche effrénée et malsaine qui engendre tant de dangereuses contre-façons. Dieu s'attend à ce que nous lui fassions confiance dans une recherche paisible, centrée sur la grâce. Dans la parabole des talents (Mat 25.14-30), celui qui n'avait reçu qu'un talent était déjà très riche puisqu'il disposait de six mille deniers, soit le salaire d'un ouvrier pour... six mille jours de travail (près de seize ans et demi de travail sans un jour de congé!).
Dans sa souveraineté, notre Dieu est très généreux. Sa grâce est débordante! Il ne veut voir ses enfants ni frustrés («j'ai si peu» ) ni gonflés d'orgueil ( «regardez-moi» ).

4. Se mettre au travail en commençant par les tâches les plus ordinaires

Lorsque la cathédrale de Milan fut achevée, lors de sa dédicace, on entendit une petite fille s'écrier dans la foule: «J'ai aidé à construire ça!»
«Quoi !» s'écria alors un des gardes revêtu d'un uniforme magnifique, «montre-moi ce que tu as fait!» L'enfant répondit: «J'ai apporté chaque jour le repas de papa quand il travaillait là-bas».

Dès ma nouvelle naissance, une multitude de possibilités de services s'offrent à moi dans le cadre de la communauté locale: nettoyage et entretien des locaux, décoration, préparation du journal de l'église, pliage des traités, gestion de la bibliothèque, cassettothèque, chasse aux échantillons médicaux et confection de colis missionnaires, affichage, aide musicale, diverses formes d'évangélisation en équipe avec un aîné (de même que les visites aux malades, personnes âgées, etc. stand biblique, club d'enfants... où je vais pouvoir apprendre aux côtés d'un aîné doué par Dieu et expérimenté).

Dans les champs de Bethléhem, Ruth a commencé sa nouvelle vie en glanant, s'attachant à suivre docilement les conseils de son aînée Naomi, laquelle était soucieuse de son bonheur.

Il ne faut pas opposer systématiquement talents naturels et dons spirituels. A.Kuen le souligne très justement: «Les listes ne contiennent aucune indication d'une discrimination entre dons naturels et surnaturels, ordinaires et extraordinaires ou miraculeux: dans l'exercice de chaque don, la nature et la grâce collaborent ou, si l'on préfère, le don d'ordre créationnel se fond avec le don d'ordre spirituel, le critère n'étant pas son origine naturelle ou surnaturelle, mais on emploie «pour l'utilité». (Dons pour le service, Série Ekklésia, Cahiers Emmaüs, page 38). Les charismes portent la marque divine par la manière dont ils sont exercés. Un travail de brisement et de purification, de sanctification par l'Esprit est nécessaire pour qu'ils servent à la gloire de Dieu, lequel peut dans Sa souveraineté, ajouter des cadeaux miraculeux sans liens évidents avec notre passé. Une chose est certaine: la découverte et le développement de nos dons nécessitent avant tout une humble disponibilité; je n'attendrai pas les sollicitations suppliantes des anciens de ma communauté pour m'offrir à servir mes frères dans un bon esprit.

5. Exercer ses dons avec application et selon le Seigneur

(Rom 12.3-8; 1 Pi 4.10-11).

On ne travaille pas dans l'église locale comme dans bon nombre d'entreprises de ce monde: rivalités, ambitions malsaines, recherche de la meilleure place au détriment des autres qu'on écrase sans pitié pour mieux avancer, surestimation de soi, jalousie, revendications permanentes jalonnées de grèves, etc. y sont monnaie courante !

Humilité (Rom 12.3, 6a; 1 Cor 12.21; Eph 4.2).

Quelques mots-clés suffiront à montrer dans quel esprit et de quelle manière nous sommes appelés à exercer nos dons.
- Je me souviens constamment que ce sont des cadeaux de Dieu ( 1 Cor 4.7).
- J'accepte les limites qui me tracent les dons reçus de Dieu (voir Rom 12.3 dans Parole Vivante, A. Kuen).
- Personne n'est complet en soi: j'ai donc besoin de mes frères tout comme ils ont besoin de moi. Nos dons sont complémentaires. Chacun doit être à sa place... et comme le disait un prédicateur africain: «Il faut des pelles à côté des Paul» ! (1 Cor 12.14-26).
- Je travaille par la force que Dieu m'accorde et non dans l'énergie de la chair, dans la dépendance du Saint-Esprit et non en comptant sur mes capacités propres (1 Pi 4.11).
- Je suis au service des autres et non de ma propre gloire: je ne pratique pas les dons pour fixer sur ma personne les feux de la rampe (1 Pi 4.10).

Fidélité-application (Rom 12.6-8; 1 Tim 4.13-16; 1 Pi 4.10-11).
- Je me refuse au travail bâclé voulant être un bon intendant des charismes reçus. Bientôt, il me faudra rendre compte de ma gestion: suis-je appelé bon et fidèle serviteur? (Mat 25.21,23; Luc 12.42-48).
- Je veille à me maintenir en forme dans la pratique des dons: on peut laisser ses dons s'éteindre progressivement en négligeant l'exercice régulier(1 Tim 4.14 et 2Tim 1.6) qui nous enseignent par ailleurs que Timothée avait reçu un don par prophétie au moment où il était mis à part pour le service avec imposition des mains des anciens.

6. Aider les autres à découvrir et à exercer leurs dons

- En priant les uns pour les autres.
- En encourageant nos frères et en les conseillant lorsque nous commençons à discerner leurs dons.
- Les anciens accepteront de courir des risques (comme Dieu en prend avec nous!) avec sagesse, utilisant ici le frein, là l'accélérateur, confiant avec mesure, des responsabilités, passant beaucoup de temps avec chaque jeune disciple pour le piloter, le conseiller et prier avec lui.

Lien : http://www.promesses.org/arts/107p21-24f.html

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