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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA VIE DE L'AIGLE

6 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA  VIE DE L'AIGLE

La vie de l’aigle

L’aigle royal vit dans les régions montagneuses, où il construit en général son nid sur un rocher inaccessible.

Les aigles bâtissent leur nid (ou aire) dans des arbres, ou sur des rochers inaccessibles. Ils pondent peu d’œufs. La plupart des espèces n’élèvent qu’une nichée par an. En revanche, si cette nichée est détruite, une nouvelle ponte peut la remplacer. Le rôle du mâle se limite en général à chasser et à rapporter la nourriture à la femelle, qui se charge de nourrir les aiglons. Seuls les mâles des aigles royaux couvent leurs oisillons. La femelle reste au nid, ou près du nid, jusqu’à ce que les jeunes, recouverts de duvet, commencent à développer leur plumage. Alors, elle retourne chasser pour les nourrir, assistant le mâle dans cette activité. Après que les oisillons ont terminé leur croissance, ils restent près du nid quelque temps encore et sont toujours nourris par les parents. Chez certaines espèces, les aiglons deviennent indépendants très rapidement, tandis que, chez d’autres, il s’écoule une longue période de transition avant que les parents ne cessent totalement de nourrir leur progéniture.

La vie de l’aigle est une leçon de grande valeur pour la race humaine dont la déchéance va grandissante au jour la jour. La sécurisation de la demeure de l’aigle nous interpelle. Nos demeures sont construites au gré des moyens et des circonstances, parfois avec des moyens très précaires. Ceci met en danger les vies et expose les enfants à beaucoup de maux. Absolument parce qu’on veut rester en ville, il faut construire dans le marécage avec de moyens artisanaux, luttant à chaque saison sans succès contre l’inondation, couramment exposé aux moustiques, serpents et autre, le tout pour une vie courte faute de moyens suffisant pour l’alimentation, les soins médicaux et autres. Pourquoi ne pas aller au village vivre mieux ?

Le processus de nidation est bien équilibré pourtant dans les couples humains, il en est qui fécondent chaque année, abîmant la santé de la femme, privant les enfants et le nouveau d’une bonne alimentation et e soins appropriés pour sa croissance, son éducation et son avenir.

Le couple aigle sait se relayer dans la responsabilité familiale. En est-il de même pour les couples même chrétiens ? Il n’est nulle part fait mention des querelles, des violences conjugales, des divorces dans les foyers de l’aigle. Quelle belle leçons pour l’homme, spécialement celui né de nouveau. Dans les couples humains, quand il y a conflit, nous oublions généralement que les torts sont partagés et chacun qui est frustré se croit forcément lésé par l’autre, oubliant que l’action du conjoint peut être une réponse à un fait de l’autre. Comme des aigles, revenons au bons sens pour honorer Dieu dans nos couples.

Dr. André CHOUBEU

Extrait de mon livre en préparation

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LA PAQUE

2 Avril 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                                                           

LA PÂQUE

 

Définition :

Le mot pâque de l’hébreux pésach, de pasach, signifie sauter, passer par-dessus ou épargner. Il désigne proprement le passage de l’Eternel près des maisons israélites en les épargnant : « Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l’Eternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera » (Esaïe 31.5). Le texte cité ici est une autre image très forte : « pareil à l’aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, déploie ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes. L’Eternel seul a conduit son peuple, Et il n’y avait avec lui aucun dieu étranger » (Deut 32.11-12). Le texte fait une nouvelle allusion à la sortie d’Egypte. (Esaïe 30.29). Le mot est celui qu’emploie l’Exode en parlant de l’ange exterminateur qui passa à côté des maisons des israélites et les épargna (pâque signifie passage). La traduction appropriée de la signification de la Pâque peut bien se comprendre sous ce vocable : Ce repas, je vous le prescris en mémoire de la préservation qui vous sera accordée en cette nuit-là. Le terme anglais Passover qui désigne la Pâque se traduit littéralement par Passer au-dessus.

La Pâque à travers les âges

  1. Institution de la Pâque (Exode 12.1-6)

Le calendrier hébraïque commençait son année civile et agricole en automne, à l’époque des semailles comme plusieurs peuples asiatiques (Genèse 7.11) et ils ont conservé cette manière de compter. Le premier mois était donc celui de Tischri, correspondant à la fin de septembre et à la plus grande partie d’octobre. Mais Dieu institue ici une année religieuse différente de l’année civile et qui devra commencer avec la fête de Pâque. Dieu fait ainsi ressortir l’importance capitale de cette fête et de l’événement qu’elle rappelle. Le désormais premier mois religieux s’appelle Abib, c’est-à-dire le mois des épis, marquant le commencement de la moisson, et, après la captivité, mois de Nisan, correspond en grande partie à notre mois d’avril. Les grands temps forts de la Pâque à travers l’histoire sont ainsi récapitulés :

(1) L’institution de la pâque (Exode 12)

(2) La pâque dans le désert (Nombres 9.1-14)

(3) La pâque à Guilgal après la traversée du Jourdain (Josée 5.10-12).

(4) La pâque sous Ezéchias (2Chron 30.1,15-22)

(5) La pâque sous Josias (2Chron 35.1,18-19)

(6) La pâque sous Esdras (Esdras 6.19-22)

(7) La dernière pâque du Seigneur avec ses disciples (Luc 22.14-18)

(8) La pâque millénaire (Ezéchiel 45.21)

  1. Evènement marquant de la Pâque

Dans le livre de Genèse 3.20,21, Dieu appela l’homme Adam, ce qui signifie « terre rouge » et Adam appela la femme Ève, c’est à dire « la vie ». Selon leur appellation, Adam a porté le nom du corps mortel, Ève celui de l’âme vivante. Mais avant d’y arriver, la sentence divine donnée au serpent en ces termes : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3.15). Dans les paroles de la décision divine, « je mettrai inimitié », la sentence passe du genre de vie du tentateur à sa relation future avec l’homme. L’homme s’était associé avec lui pour faire la guerre à Dieu. Maintenant Dieu ne les sépare pas seulement, il les oppose l’un à l’autre et allume entre eux une guerre à outrance. Le Nouveau Testament appellera le serpent « dragon, le serpent ancien et le diable ». Il est à remarquer que c’est de Dieu que provient cette hostilité (je mettrai), car c’est de lui que part chez l’homme toute réaction contre le mal.

Entre toi et la femme : La femme s’était la première associée avec le serpent ; c’est d’elle que sortira la postérité qui aura la tâche de lutter contre lui. S’il s’agissait de la chasse que les hommes font aux serpents, pourquoi serait-elle attribuée plus spécialement à la femme ?

Entre ta postérité et sa postérité : Ces mots peuvent signifier uniquement « entre les hommes, descendants de la femme, et les serpents envisagés comme descendants de celui qui joue un rôle dans cette histoire. Cette relation hostile n’est qu’un emblème de la guerre spirituelle qu’annonce cette prophétie. Par la postérité du serpent, on pourrait entendre les anges de ténèbres, agents de Satan. Mais il est plus simple d’appliquer ce terme à ceux d’entre les membres de l’humanité elle-même qui, dans la lutte contre le mal, refuseront de se mettre du côté de Dieu et persisteront à demeurer au service de l’esprit de révolte dont le serpent est l’emblème (Jean 8.44). La postérité d’Eve désigne par conséquent l’élite de l’humanité qui, comme elle, s’unira à Dieu pour vaincre le mal. Ces deux postérités sont désormais les deux grands courants qui traverseront toute l’histoire de l’humanité. Après avoir institué la lutte, Dieu en annonce à mots couverts le mode et l’issue. Les images sont empruntées au genre de lutte ordinaire entre l’homme et le serpent; le premier cherche à écraser la tête du second; celui-ci se glisse furtivement par derrière pour blesser l’homme au talon.

Nous ne devons pas nous représenter ces deux actes comme n’ayant lieu qu’une fois, et dans l’ordre où ils sont indiqués ici. Comment, ayant la tête écrasée, le serpent pourrait-il encore blesser l’homme au talon ? C’est ici la description d’une lutte constante et toujours renouvelée. L’homme, associé à Dieu, attaque l’ennemi en face, cherchant ouvertement à vaincre le mal auquel il a déclaré une guerre à mort; tandis que Satan, le malin, se glisse par derrière, cherchant furtivement à séduire l’homme et à le faire périr (Genèse 49.17). En ne considérant que la teneur des expressions, Dieu prédit ici une guerre sans issue, mais comme ces paroles font partie de la malédiction prononcée sur le serpent, elles renferment l’idée de sa défaite. Les deux images employées par le coup porté à la tête impliquent la mort certaine dans tous les cas, tandis que la piqûre venimeuse faite au talon met la vie en danger, mais n’a pas toujours la mort pour effet.

Adam, saisissant la révélation gracieuse dans sa sentence entre eux et le serpent compris une chose très importante. Il est désormais inutile de se rejeter les fautes ou mettre Dieu en cause, mais de s’unir pour que leur libérateur par le résultat de leur intimité sorte des entrailles de sa femme, qui se résume être désormais la clé du mystère. Comprenant donc que le fruit de leurs entrailles vaincra lamentablement leur ennemi, Adam voit par la foi dans le fils qui leur naîtra, la solution divine et définitive à leur problème : leur ennemi le serpent ne sera plus à jamais. Croyant fermement par une conviction inébranlable de l’œuvre qu’accomplira ce fils, qui est probablement Christ, Adam donne à sa femme le nom de Eve, pour dire : « la vie donc nous avons besoin pour retrouver notre nature déchue est en toi ». Cette confession de la foi en Christ, qui est promu dans la sentence divine contre le serpent, permet à Dieu de poser un acte prophétique : le sacrifice des agneaux dont le sang couvrira leur nudité spirituelle (péché), pendant que la peau recouvrira leur nudité physique. C’est donc par cette mort sanglante de Christ ici symbolisée qui a brisée pour toujours la puissance du prince de ce monde (Jean 12.31 ; Col 2.15 ; 1Jean 3.8). Toutes les victoires des fidèles dans l’Ancienne Alliance ont été des préludes (ce qui précède quelque chose et qui lui sert comme d’entrée et de préparation) de celle-ci, et toutes celles des fidèles dans la nouvelle alliance n’en sont que le développement. L’application de cette parole aux victoires partielles des fidèles est exprimée dans Romains 16.20) et pour son accomplissement final dans Apocalypse 20.10).

La Pâque dès la chute de l’humanité est le fondement par Dieu posé pour que l’histoire biblique se distingue de toutes les autres en ce qu’elle rattache immédiatement à la première chute la première promesse, pour ne pas laisser un seul instant l’homme déchu sans secours et de lui apprendre, non pas à reporter sans cesse des regards inutiles vers un passé perdu, mais à regarder en avant et à croire à l’accomplissement d’un salut futur. C’est de cette parole que s’est alimentée l’espérance des peuples jusqu’à la venue de Celui qui devait enfin la réaliser parfaitement.

La Pâque à l’époque juive était la fête qui fut établie en mémoire de la sortie du peuple d’Israël d’Egypte. La nuit qui précéda cette sortie, l’ange exterminateur, qui mit à mort les premiers-nés des Egyptiens, passa les maisons des Hébreux sans y entrer, parce qu’elles étaient toutes marquées du sang de l’agneau qu’on avait immolé la veille, et qui pour cette raison est appelé agneau pascal.

  1. Le déroulement de la Pâque

Les Juifs avaient fait leur Pâque le vendredi, jour de la mort de Jésus. Il était mort au Calvaire à la même heure que les Juifs immolaient dans le temple la victime pascale. De ce fait, la figure et la réalité se rencontrèrent et s’exécutèrent ensemble comme à point nommé pour que s’accomplissent les Ecritures au sujet de l’Agneau Pascal.

Le mot Pâque se confond dans plusieurs occasions :

1° pour le passage de l’ange exterminateur;

2° pour l’agneau pascal;

3° pour le repas où on le mangeait;

4° pour la fête instituée en mémoire de la sortie de l’Egypte et du passage de l’ange exterminateur;

5° pour toutes les victimes particulières qui s’offraient durant la solennité pascale;

6° pour les pains sans levain dont on usait pendant toute la semaine de la Pâque;

7° pour toutes les cérémonies qui précédaient et qui accompagnaient cette cérémonie.

Pendant la cérémonie pascale, des prescriptions bien détaillées devaient être observées. Chacune d’elle est pleine de symbolisme riche dans l’application de notre foi :

  1. Ce mois-ci (Lévitique 2.2) :

Le calendrier civil, initialement en Octobre qui réglementait la société juive, cède sa place prioritaire au calendrier religieux qui non seulement primera, mais régira désormais la vie de la nation. Pendant que le mois d’Octobre restera pour les activités civiles et agricoles, le mois d’Avril sera désormais la base des calculs et organisation de tout ce qui concerne Dieu et son peuple. Israël qui jusque-là était esclave et qui depuis Abraham n’avait été qu’un peuple nomade, devient une nation libre, garantissant un futur prophétique. Le service de Dieu devient complètement à part, signe d’une consécration totale et sans partage. Le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l’emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s’opère, les siens sont au seuil d’une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l’Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes.

Le mois de la sortie de l’Egypte fut regardé depuis ce temps comme le premier mois de l’année sainte ou ecclésiastique.

  1. Agneau sans défaut :

Pour la circonstance, une famille au sens large du mot, comprenant plusieurs ménages. Un agneau, ou un chevreau (2Chron 35.7) mâle en l’occurrence âgé d’un an était égorgé. Retenons ici toutefois que le mot hébreu, qui n’a pas de correspondant en français, se dit de toute pièce de petit bétail, chèvre ou mouton. Comme dans tous les autres sacrifices, sauf les offrandes volontaires, il devait être sans défaut. L’agneau devait être mâle, également comme dans les sacrifices particulièrement solennels, tels que l’holocauste (Lev 22.17-23). Un an est cet âge où la pleine vigueur de l’animal existe (Michée 6.6). La société formée pour manger ce repas sacré ne devait pas être composée d’individus arbitrairement réunis.

Cet aspect de la Pâque nous interpelle à une vie de consécration totale à Dieu et non partielle. Dieu par Christ a tout pourvu pour que nous soyons dans un processus de sanctification continue par une régénération complète. Seulement, lorsque survient une action programmée par le ciel pour nous émonder, une résistance farouche s’impose et retarde le processus parfois pendant de nombreuses années. Laissons-nous mouler et rapidement reformé, nous entrerons facilement dans le maillon de la chaine divine qui nous unira aux autres pour l’accomplissement du dessein éternel de Dieu.

  1. Entre les deux soirs :

La traduction littérale de « entre les deux soirs » (Exode 12.6 ; Lev 23.5 ; Nombres 9.3,5) ou, comme il est dit Deutéronome 16.6 : le soir, vers le coucher du soleil. Le premier soir désigne les heures qui précèdent le coucher du soleil et le second celles qui le suivent. Pour comprendre l’expression entre les deux soirs, il faut se référer aux Juifs qui divisaient le jour en matin et soir. Le premier soir commençait à midi jusqu’au coucher du soleil, le second soir allait du coucher du soleil jusqu’au moment où disparaissaient les étoiles. Entre les deux offices de fin d’après-midi, c’est-à-dire entre le déclin du soleil et son coucher, ou bien, suivant la manière judaïque de compter, entre quinze heures et dix-huit heures.

Les juifs priaient en quart du jour à savoir, à neuf heures, à douze heures, à quinze heure et dix-huit heures. Qu’en est-il de nous ? Comment occupons-nous notre temps ? Nos heures sont-elles remplies de futilités et savons-nous tirer profit du temps qui nous est imparti ?

Le temps, retenons-le est une denrée rare, bien précieuse, mais non stockable.

  1. On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et le linteau de la porte des maisons où on le mangera (Exode 12.7) :

L’aspersion du sang était une pratique assez particulière. Le sang de l’agneau pascal devait être aspergé, tout comme les mérites de Christ, pour sauver nos âmes de la mort ; nous devons recevoir l’expiation (Romains 5.11). La foi en la branche d’hysope : similairement, nous pouvons nous appuyer sur les promesses divines, sur le bénéfice du sang de Christ versé pour nous. Le sang de l’agneau devait être aspergé sur le linteau et sur les poteaux de la porte : nous pouvons comparer cela à l’entrée que nous avons, dans le chemin de la foi, par notre Sauveur. Le sang de l’agneau ne devait pas être versé sur le seuil de la porte : soyons vigilants de ne pas « piétiner », par notre péché, le sang de l’alliance. Il s’agit d’un sang précieux, à cette époque celui de l’agneau, comme aujourd’hui, celui de Christ ! Ce sang aspergé, était pour les Israélites, un moyen d’être préservé de la main de l’ange exterminateur : ce dernier n’agissait pas dans les maisons qui avaient leur linteau de porte aspergé de ce sang. Le sang de Christ est la protection du croyant contre la colère et la malédiction divines et la damnation de l’enfer (Romains 8.1).

Le sang sera un signe et il n’y aura pas de plaie dans la maison de celui qui a posé l’acte de foi, ne laissant aucun doute sur la valeur expiatoire du sang de l’agneau (Lev. 14.25).

La vie est dans le sang et ce sang qui a été appliqué sur les linteaux est le sang de Dieu. Si ce sang est celui de Dieu, contenant la vie de Dieu, alors notre sécurité lorsque nous sommes à l’abri du sang de Jésus est parfaite. Si onc, la vie de Jésus est sur nos ouvertures, il serait impossible à la mort d’approcher et d’avoir main mise sur quiconque est à l’intérieur.

Dieu ira plus loin jusqu’à dire que nous qui avons cru en Dieu, nous avons la vie de Dieu, en grec zoe. Nous mettre en tout temps sous la protection du sang de Jésus est un grand privilège.

  1. Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères (Exode 12.8)

Des pains sans levain: Le pain sans levain représentait la séparation des rachetés délivrés de l’esclavage de l’Egypte, c’est-à-dire du monde et du péché. Ainsi, le peuple racheté de Dieu est appelé à se séparer du monde pécheur et à se consacrer à Dieu seul (Exode 12.15). Le terme hébreu mattsoth: pains sans levain, azymes, vient probablement d’un terme arabe qui signifie pur ; il désigne donc des gâteaux faits d’une pâte non altérée par la présence et l’action du levain. La fermentation que produit le levain dans la pâte est en même temps un principe de corruption ; c’est pourquoi le levain est exclu des gâteaux d’offrande présentés sur l’autel (Lévitique 2.11), aussi l’Ecriture en fait-elle le symbole de la corruption morale (1Cor 5.7-8).

On devait manger l’agneau la nuit même qui suivait le sacrifice; on le mangeait rôti, avec du pain sans levain et des laitues sauvages; l’Hébreu à la lettre, avec des choses amères, comme serait de la moutarde ou autre chose de cette nature, pour lui relever le goût. Il était défendu d’en manger aucune partie crue ou cuite dans l’eau, et d’en rompre les os (Exode 12.46 ; Nombres 9.12 ; Jean 19.36), mais il fallait le manger entier, même la tête, les pieds et les intestins. S’il en restait quelque chose au lendemain, on le jetait au feu. Ceux qui le mangeaient devaient être en posture de voyageurs, ayant les reins ceints, des souliers aux pieds, le bâton à la main, et mangeant à la hâte.

La fête des pains sans levain était vraiment une fête typique de la vie chrétienne (1Corinthiens 5.7,8). Ayant reçu Jésus Christ, comme Seigneur, nous devons continuellement l’adorer. Durant cette fête, aucun ouvrage ne devait être accompli, et l’on ne devait pas faire ce qui était défendu, de façon à ne pas altérer la joie qui régnait pendant cette période. Les juifs respectaient strictement cette fête de la Pâque, aucun levain ne devait être trouvé dans leurs maisons. Ce festin devait se pratiquer avec amour, sans esprit de malice, en toute sincérité et sans hypocrisie. C’était une ordonnance perpétuelle; tant que nous sommes en vie, nous devons nous nourrir continuellement en Christ, toujours nous réjouir en Sa Personne, Le remerciant pour les merveilles qu’Il a accomplies pour nous.

L’agneau devait être mangé avec des herbes amères, pour rappeler l’amertume de l’esclavage en Égypte. Nous devons nous nourrir de Christ avec un cœur contrit, dans le regret de la repentance, en souvenir de notre péché. Christ sera doux à notre palais, même si notre péché nous parait encore amer. Le repas devait être pris avec les reins ceints, un bâton à la main, comme prêts à partir. Quand nous nous nourrissons de Christ, par la foi, nous devons renoncer à la domination du péché ; nous devons tourner le dos au monde et à toutes ses convoitises ; nous devons tout abandonner pour Christ, et reconnaître le don merveilleux qu’Il nous a fait (Hébreux 13.13,14). Les herbes amères étaient destinées à figurer l’état de souffrance dans lequel Israël avait vécu et dont il allait sortir (Exode 1.14 : Ils leur rendirent, la vie amère).

  1. Vous ne le mangerez point à demi cuit ou bouilli dans l’eau, mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur (Exode 12.9)

D’ordinaire, la viande des sacrifices était mangée bouillie (Exode 29.31 ; Lev 8.31). Mais l’agneau pascal devait être conservé intact et paraître dans son intégrité sur la table du repas, et aucune partie après le repas ne devait se perdre. C’est ce qui n’aurait pu avoir lieu s’il eût été bouilli. Rôtie au feu; proprement mise à la broche. Le mot hébreu tsala paraît appartenir à la même racine que thala, suspendre, empaler, mettre en croix.

Dieu ordonne de ne rien négliger dans la consommation de l’agneau. Depuis la tête jusqu’aux jambes, les entrailles, rien ne devait être laissé. L’agneau doit rester au complet, les entrailles, naturellement nettoyées de leur contenu. Les voyageurs dans le désert préparent toujours leur viande en la rôtissant, cet apprêt étant plus expéditif et n’exigeant pas d’ustensiles. Mais le motif de la prescription donnée ici aux Israélites était évidemment tout autre. Les ustensiles ne leur manquaient point en Egypte.

Nous comprendrons que manger bouilli ou à demi cuit traduit l’action inachevé du feu dans le processus. Dans le sacrifice lévitique, l’animal devait être salé de feu.

Nous avons à nous imposer les plus douloureux renoncements pour entrer dans la vie et échapper au feu de la géhenne (Marc 9.43-48). Reconnaître alors que tout homme doit être purifié par la souffrance et par les sacrifices qu’il consent à faire, comme toute offrande devait être purifiée par le sel est une disposition d’esprit favorable pour nous galvaniser dans la marche (Lev 2.13).

Le sel ne peut être pris comme emblème d’un agent destructeur; car il ne consume pas, mais, il conserve. Il empêche la corruption et donne aux aliments de la saveur (Mt 5.13).

Matthieu dira que nous sommes le sel de la terre. Le sel, nous savons tous, préserve de la corruption. Les disciples de Christ préservent le monde d’une corruption générale. Tout ce qui est entièrement corrompu est voué à être détruit. Tel est, dans le domaine moral, le rôle du renoncement à soi. Seul il permet au chrétien "d’offrir son corps à Dieu en sacrifice vivant et saint (Rom 12.1), il le rend agréable à Dieu, comme l’offrande salée de sel, il fait de lui en réalité ce que le sacrifice n’était que d’une manière figurée.

L’expression feu est utilisé dans l’Ecriture, tout homme sera salé de feu pour dénoter la souffrance, la persécution, l’épreuve, la détresse… Le sel est utilisé pour dénoter la permanence, la conservation vis à vis de la corruption.

  1. Vous n’en laisserez rien jusqu’au matin ; et, s’il en reste quelque chose le matin, vous le brûlerez au feu (Exode 12.10)

Le rite du repas solennel était un type d’obéissance à l’Evangile de Christ. On ne devait pas seulement regarder l’agneau pascal, mais on devait le manger. Nous devons faire de même avec Christ, qui doit être complètement accepté ; nous devons recevoir de Lui toute force et toute nourriture spirituelles (Jean 6.53,55). L’agneau devait être mangé en entier. Ceux, qui par la foi, se nourrissent de Christ, doivent tout prendre du Sauveur, ils doivent accepter Christ et son joug, Christ et sa croix, Christ et sa couronne. Rien ne devait être laissé, lors du repas de l’agneau. Aujourd’hui, Christ s’est offert pour nous : Il doit être accepté pendant qu’il en est encore temps, avant que nous ne passions vers l’au-delà.

Le repas de la Pâque était un signe de communion avec Dieu. C’est le côté positif de la grâce dont l’expiation n’est que le côté négatif. Jésus-Christ, dont le sang a été répandu en rémission des péchés, devient en même temps pour nous une nourriture, un principe de vie que nous avons à nous assimiler. La Pâque est donc de beaucoup le plus important de tous les sacrifices de l’Ancien Testament. Tandis que, dans les autres, une des deux faces de l’idée du sacrifice, soit l’expiation, soit la communion, l’emporte toujours sur l’autre, la Pâque est le sacrifice complet et par excellence. Aussi est-ce toujours à celui-là que les hommes du Nouveau Testament ont comparé celui de Jésus-Christ (Jean 1.36 ; 1Cor 5.7 ; 1Pierre 1.19), et toute l’Apocalypse, dans laquelle Jésus est représenté, comme l’Agneau ou l’Agneau immolé. A la mort de Jésus-Christ, une prescription particulière avait été faite à l’égard de l’agneau pascal « Pas un de ses os ne sera rompu » (Jean 19.36).

Il y a la notion de répartition et d’attribution de tâche qui nous échappe toujours. Un temps nous est imparti dans tout combat spirituel, dans toute activité raisonnable. Nous remettons facilement à demain, mais ici, nous devons consommer sans modération la Parole de Dieu. Puisque nous marchons au rythme de Dieu, ne négligeons aucun verset, ni détail car le défaut d’un équipement peut être la cause de la mort d’un soldat dans le champ de bataille.

  1. Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel (Exode 12.11)

Manger la Pâque ayant les reins ceints est une recommandation parce que l’heure du départ allait bientôt sonner. La longue robe orientale est relevée et fixée autour des reins pour la marche (1Rois 18.46 ; 2Rois 4.29 ; Luc 12.35). En rentrant à la maison, on dépose les sandales, qu’on ne remet que pour sortir (Mt 3.11 ; Marc 1.7 ; Actes 12.8). Le peuple devait manger à la hâte puisque le départ d’Egypte n’était pas une surprise pour Israël. Il savait par la foi à la promesse divine que le signal pouvait retentir d’un moment à l’autre et il devait, par conséquent, se tenir prêt à marcher.

L’agneau pascal était vraiment typique. Christ est notre Pâque (1Corinthiens 5.7). Christ est l’Agneau de Dieu (Jean 1.29) ; il est souvent appelé dans l’Apocalypse, l’Agneau. Ce nom est de la première importance. Christ s’est offert Lui-même : il était conscient, en pleine force de l’âge et non pas un bébé, à Bethlehem. L’agneau de la Pâque devait être sans défaut ; le Seigneur Jésus était un Agneau sans taches : le Juge qui l’a condamné a déclaré qu’Il était innocent. L’agneau pascal devait être mis à part, pendant quatre jours ; le Seigneur Jésus, Lui aussi, destiné à devenir notre Sauveur, a été mis à part : c’était à la fois le but et l’objet de la Promesse divine. L’agneau pascal devait être préparé et rôti au feu, image des souffrances que devait endurer le Seigneur Jésus lors de Sa mort, Sa mort sur la croix. La colère divine est un feu ; Christ a été fait malédiction pour nous. Pas un des os de l’agneau ne devait être rompu : il en fut de même pour Christ (Jean 19.33), qui garda sa force intacte, jusqu’à la fin.

N’oublions pas que nous sommes voyageurs et pèlerin sur cette terre. Ne soyons pas de ceux qui remettent certains détails toujours à plus tard. Ce qui devait être fait aujourd’hui, si on le fait demain, il y aura problème.

  1. Cette nuit-là, je passerai dans le pays d’Egypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Egypte, depuis les hommes jusqu’aux animaux, et j’exercerai des jugements contre les dieux de l’Egypte. Je suis l’Eternel (Exode 12.12)

Cette nuit-là exprime dans les heures qui suivront l’aspersion du sang de l’agneau sur les montants et le linteau de chaque porte. Ce sera l’expiation opérée par ce sang qui mettra la maison et ses habitants, réunis pour le repas, à l’abri du fléau qui frappera toutes les familles de l’Egypte. Les premiers-nés du peuple qui sont épargnés sont désormais considérés de fait comme mis à part, et appartenant d’emblée à Dieu (Exode 13.2 ; 34.19 ; Lev 27.26 ; Nombres 3.13 ; Deut 21.17 ; Neh 10.36).

Aussi longtemps que nous resterons en Christ et non hors de Christ, nous serons loin de la portée de l’ange exterminateur. Souvenons toujours de cet avertissement de Dieu portant des merveilleuses promesses conditionnelles : « Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin, et pour te faire arriver au lieu que j’ai préparé. Tiens-toi sur tes gardes en sa présence, et écoute sa voix; ne lui résiste point, parce qu’il ne pardonnera pas vos péchés, car mon nom est en lui. Mais si tu écoutes sa voix, et si tu fais tout ce que je te dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi, et te conduira chez les Amoréens, les Héthiens, les Phéréziens, les Cananéens, les Héviens et les Jébusiens, et je les exterminerai. Tu ne te prosterneras point devant leurs dieux, et tu ne les serviras point; tu n’imiteras point ces peuples dans leur conduite, mais tu les détruiras, et tu briseras leurs statues. Vous servirez l’Eternel, votre Dieu, et il bénira votre pain et vos eaux, et j’éloignerai la maladie du milieu de toi. Il n’y aura dans ton pays ni femme qui avorte, ni femme stérile. Je remplirai le nombre de tes jours. J’enverrai ma terreur devant toi, je mettrai en déroute tous les peuples chez lesquels tu arriveras, et je ferai tourner le dos devant toi à tous tes ennemis » (Exode 23.20-27).

LES LEÇONS DE LA PÂQUE

En instituant la Pâque au désormais premier mois de l’année, le Seigneur rend toutes choses nouvelles, envers ceux qui sont délivrés de l’emprise de Satan : désormais, Son peuple Lui appartient. Au moment où ce changement s’opère, les siens sont au seuil d’une nouvelle vie. Dieu a marqué ce point de départ : la nuit où les Hébreux quittèrent l’Égypte, chaque famille devait tuer un agneau, ou à la rigueur, un agneau pouvait servir pour deux ou trois familles modestes. Cet agneau devait être mangé suivant la manière indiquée par Dieu et le sang devait être aspergé sur le linteau de la porte, afin de différencier les maisons des Israélites de celles des Égyptiens.

Un détail très important doit être signalé ici. La responsabilité de Dieu est d’assurer la sécurité à l’extérieur, mais à l’intérieur, nous avons aussi la responsabilité de nous nourrir convenablement avec l’agneau. Si nous ne nous nourrissons pas de la Parole de Dieu qui est la chair rôtie de l’Agneau, nous resterons toujours fragiles et très vulnérables face aux éventuelles attaques. Christ n’a-t-il pas dit que sa chair est vraiment une nourriture. La chair de l’agneau pascal était un type de la Parole de Dieu qui nourrit l’esprit.

Alors qu’ils tuaient les premiers-nés d’Égypte, les anges de l’Éternel devaient passer « au-dessus » des maisons désignées par le sang de l’agneau : d’où le nom de cette fête ou de cette ordonnance*. La Pâque devait être célébrée chaque année, à la fois, à titre commémoratif de la préservation et de la délivrance du peuple d’Israël.

Des points doivent être remarqués au sujet de Christ, notre Pâque qui a été immolé :

Premièrement : Son incarnation, ou Sa venue dans la chair. C’est un grand encouragement pour le pécheur de voir que le Sauveur est la Semence de la femme, Il est os de nos os (Hébreux 2.11,14).

Deuxièmement : Ses souffrances et Sa mort ; la remarque de Satan « qui brise le talon » représente Sa nature humaine meurtrie. Les souffrances de Christ sont prolongées par celles des saints qui souffrent en Son Nom. Le Diable tente le peuple de Dieu, il le persécute et le met à mort ; il en est de même avec les meurtrissures de Christ, affligé par les afflictions des siens. Mais tandis que le talon est brisé ici-bas, la Tête est dans les cieux.

Troisièmement : Sa victoire sur Satan. Christ a réduit à néant la tentation de Satan, en extirpant les âmes de Son pouvoir. Par Sa mort Il a porté un coup fatal au royaume satanique, Il a frappé la tête du serpent d’une blessure inguérissable. Dès que l’Evangile gagne du terrain, l’Ennemi finit par tomber.

Les qualités de l’agneau énumérées, le repas sacré qui suit l’immolation, et surtout l’emploi du sang pour préserver Israël, ne permettent pas de douter que l’immolation de l’agneau ne soit un vrai sacrifice. Seulement ce sacrifice diffère de toutes les espèces de sacrifice réglementées plus tard par la loi. La Pâque parle profondément de plusieurs aspects du sacrifice typique du Sang de Christ dans divers domaines :

a) Protection (Exode 12.13)

b) Expiation (Exode 30.10 ; Lev 17.11)

Sang de l’Expiation (Mt 26.28 ; Jean 6.56 ; 19.34 ; Actes 20.28 ; Romains 5.9 ; Col 1.20 ; Hébreux 9.14 ; 1Pierre 1.18,19 ; 1Jean 1.7 ; Apoc 1.5 ; 5.9 ; 7.14 ; 12.11)

c) Libération (Zacharie 9.11)

d) Assurant le Pardon (Hébreux 9.7)

e) Purifiant (Hébreux 9.22)

f) Rédemption

g) Libération (Zacharie 9.11)

h) Glorification en (Gal 6.14)

i) Réconciliation à travers (Eph 2.16)

j) Ennemis de (Philp 3.18)

k) Paix faite pas (Col 1.20)

Christ notre Sauveur, Se soumet Lui-même comme Sacrifice

Christ notre Sauveur, est devenu le Substitut de l’Homme

Christ notre Sauveur, a Souffert et est Mort pour Le Rachat

Les implications spirituelles de la Pâque

L’obligation de faire la Pâque était telle, que quiconque aurait négligé de la faire était condamné à mort (Nombres 9.13). Mais ceux qui avaient quelque empêchement légitime, comme de voyage, ou de maladie, ou de quelque impureté volontaire ou involontaire : par exemple, ceux qui avaient assisté à des funérailles ou qui s’étaient trouvés souillés par quelque autre accident, devaient remettre la célébration de la Pâque au second mois de l’année ecclésiastique.

C’est ainsi que le Seigneur l’ordonna à Moïse, à l’occasion de la demande que lui firent quelques Israélites qui avaient été obligés de rendre les derniers devoirs à quelques-uns de leurs parents (Nombres 9.10,11) et qui, à cause de leur souillure, n’avaient pu participer à la victime pascale. Nous voyons l’exécution de cette loi sous Ezéchias (2Chron 30.2,3).

La Pâque chrétienne :

Quant à la Pâque chrétienne, elle fut instituée par Jésus-Christ, lorsque, dans le dernier souper qu’il fit avec ses apôtres, il leur donna son corps à manger et son sang à boire, sous les espèces du pain et du vin. Lorsque le lendemain, il abandonna son corps aux Juifs, qui le condamnèrent à la mort, et le firent crucifier par les mains des bourreaux. L’agneau pascal que les Juifs égorgeaient, qu’ils déchiraient, qu’ils mangeaient, et dont le sang les garantissait de l’approche de l’ange exterminateur, n’était qu’une figure de la mort et de la passion du Sauveur, et de son sang répandu pour le salut du monde. Cette pâque se célèbre tous les ans avec grande solennité dans l’Eglise chrétienne le dimanche. Elle doit se célébrer dans la sincérité, dans l’innocence et dans la vérité, figurée par les pains sans levain (1Cor 5.8).

Sacrifice prophétique, typique de Christ :

  1. Sacrifices avant la loi

La première allusion à un sacrifice se situe en Genèse 3.21. Il est évident que les habits de peaux dont Dieu revêtit Adam et Eve provenaient d’animaux. Toutefois, c’est avec le sacrifice d’Abel (Genèse 4.4) qu’apparait la première mention explicite d’un sacrifice. Ce premier sacrifice manifesta la justice d’Abel, justice qui provient de la loi et non du sacrifice seul (Hébreux 11.4)

  1. Les sacrifices sous la loi

Avant la promulgation de la loi, le chef de familles était aussi sacrificateur pour les siens. Puis la loi confia aux seuls sacrificateurs et Lévites la possibilité d’offrir les sacrifices qui démontraient de façons diverses la culpabilité la déchéance du pécheur devant Dieu (Romains 3.20).

Le sacerdoce lévitique était « l’ombre » (Hébreux 10.1), « l’image » (Hébreux 8.5) du sacrifice de Christ qui réalise l’accomplissement de tous les sacrifices de l’Ancien Testament.

  1. Le sacrifice de Christ. Il est à plusieurs reprises, préfiguré dans l’Ancien Testament, puis expliqué dans le Nouveau Testament. Il est présenté sous différents aspects :
  1. La condamnation (2Cor 5.21 ; Gal 3.13)
  2. La substitution (Lév. 1.4 ; Esaïe 53.5-6 ; 2 Cor 5.21 ; 1Pierre 2.24)
  3. La propitiation (Romains 3.25)
  4. La réconciliation (2Cor 5.18-19 ; Col 1.21-22)
  5. L’efficacité (Jean 12.32-33 ; Rom 5.9-10 ; 2Cor 5.21 ; Eph 2.13 ; Hébreux 9.11-12,26 ; 10.17 ; 1Jean 1.5 ; Apoc 1.5)
  6. La révélation (Romains 3.25-26 ; 1Jean 4.9-10 ; Jean 3.16)

Les principales caractéristiques de l’Agneau pascal

  1. L’agneau devait être sans défaut, et pour en être certain, il fallait que la famille le garde pendant quatre jours (Exode 12.5-6). La vie terrestre de notre Seigneur, même aux yeux des observateurs les plus hostiles, fut impeccable (Luc 11.53-54 ; Jean 8.46 ; 18.38)
  2. L’agneau, ainsi éprouvé, devrait être égorgé (Exode 12.6 ; Jean 12.24 ; Hébreux 9.22)
  3. Le sang devrait être appliqué sur l’encadrement des portes (Exode 12.7) : cet acte illustre l’appropriation personnelle du salut par la foi et réfute la doctrine universaliste (Jean 3.36)
  4. Ainsi appliqué, le sang - et le sang seul- constituait l’unique protection contre l’exterminateur (Exode 12.13 ; Hébreux 10.10,14 ; 1Jean 1.7)
  5. Le repas lui-même préfigure Christ, le pain de vie et annonce la Cène (Mt 26.26-28 ; 1Cor 11.23-26). Pour l’Israélite, l’observation de cette fête n’était pas une condition de salut, mais un devoir et un privilège. Quant au croyant en Christ, il est sauvé par le sang de l’Agneau immolé (Apoc 5.9). Et il se fortifie chaque jour en « célébrant la fête » (1Cor 5.8), c’est-à-dire en se nourrissant de la parole : premièrement de Christ, Parole Vivante ; deuxièmement, des Ecritures, Parole Vivante et permanente de Dieu.

Conclusion :

L’homme chute, le diable se réjouit de voir enfin le vœu de son cœur accompli : « Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut » (Esaïe 14.14). Dieu applique sa sentence ; Il commence là où le péché a débuté, par le serpent. Les disciples du Diable doivent partager les punitions qui lui sont réservées. Sous l’apparence du serpent, le Diable a été découvert par Dieu, et Celui-ci l’a abaissé et puni ; le serpent a été détesté par la race humaine : il sera aussi détruit et ruiné aux derniers jours par le Rédempteur, ce dernier lui brisera la tête. La guerre est déclarée entre la Semence de la femme et celle du serpent. Les fruits de cette inimitié sont caractérisés par une guerre perpétuelle entre la grâce et la corruption, dans les cœurs du peuple de Dieu. Satan, par ses corruptions, ébranles ces cœurs, les passe au crible, et cherche à les dévorer. Les cieux et l’enfer ne pourront jamais être réconciliés, tout comme la lumière et l’obscurité ; il en est de même avec Satan et l’âme sanctifiée. Il y a également, en ce monde, une lutte perpétuelle entre le méchant et l’homme de Dieu. Une promesse pleine de grâce est faite dans ce texte, au sujet de Christ : Il est Celui qui délivre l’homme tombé sous la puissance de Satan. On découvre ici toute la perspective de l’Evangile : dès que la blessure a été faite, le remède a été fourni et révélé. C’est une révélation, pleine de grâce, représentée par un Sauveur, venu de Son plein gré, alors que l’on ne le recherchait même pas. Sans cette révélation de la grâce, qui donne l’espérance et le pardon, le pécheur convaincu sombrerait dans le désespoir et l’endurcissement.

En effet, le premier homme a probablement espéré entrevoir les bénédictions que pourrait offrir un rédempteur, la Semence promise, en appelant sa femme Ève, « la vie ». Car Christ a été « la vie » offerte à tous les croyants ; en Lui toutes les familles de la terre reçoivent les bénédictions. Dieu, dans sa miséricorde a pris soin de nos premiers parents, malgré leur péché. Leurs vêtements sont arrivés en même temps que le péché. Ne nous vantons pas de nos vêtements, ils ne sont en effet que le gage de notre honte originelle. Quand Dieu a fabriqué les habits de nos premiers parents, il les fit, d’une part, chauds et solides, mais aussi, simples et ordinaires ; pas de robe de pourpre, mais un manteau de peau. Que ceux qui sont revêtus de triste manière ne se plaignent pas. Ils doivent se contenter de pouvoir disposer de la nourriture et du vêtement ; ils sont au même stade qu’Adam et Ève. Quant à ceux qui sont vêtus avec raffinement, qu’ils apprennent à ne pas en faire une pierre d’achoppement. On suppose que les bêtes dont la peau a servi à faire des vêtements, n’ont pas été tuées pour servir de nourriture mais à titre de sacrifice, en image à Christ, la Victime expiatoire.

Adam et Ève ont fabriqué des sortes de tabliers en feuilles de figuiers, mais ces vêtements se sont avérés trop petits (Esaïe 28.20). Il en est ainsi pour les haillons de notre droiture. Dieu a remplacé les vêtements de nos premiers parents par de nouveaux, en peau, confortables, solides, durables et à leur pointure. Il en est ainsi pour la droiture de Christ. Appuyons-nous donc, en toute confiance, sur notre Seigneur Jésus-Christ !

Dr. André CHOUBEU

 

 

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LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

28 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MARIAGE

Dans la pratique des hommes, le mariage institué par Dieu a revêtis des formes diverses. Les deux principales formes dont il serait opportun d’en parler ici sont la polygamie et monogamie :

  1. La monogamie :

Il y a monogamie quand un homme se marie d’une seule femme. C’est la forme prescrite par Dieu lui-même : Gén 2.18-24 « L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Mat 19.5 ; 1Cor 6.16). En effet, la monogamie seule permet l’unité totale de l’homme et de la femme. Le créateur confirme cela en faisant naître autant de, garçons que de filles à quelques chiffres près. Il veut aussi que le mariage soit une relation permanente que la monogamie seule peut favoriser (Mat 19.6). Pour vivre dans l’amour selon l’ordre du Très-Haut les époux doivent se discipliner et pouvoir élever leurs enfants en leur apprenant à pratiquer la Parole de Dieu. Le mariage est indissoluble (Marc 10.11), sauf en cas de décès (Rom 71-2). Le remariage d’un homme divorcé ou d’une femme divorcée est interdit (Mat 5.32 ; 19.9 ; 1Cor 7.11).

  1. La polygamie :

Elle est le fait pour un homme de se marier à plusieurs femmes. C’est-à-dire de prendre pour épouse plus d’une femme. La polygamie fit son apparition avec Lemec Gén. 4. 19 « Lémec prit deux femmes: le nom de l'une était Ada, et le nom de l'autre Tsilla » et la pureté des mariages fut ternie lorsque les hommes se laissèrent dominer par des motifs charnelles dans le choix de leurs compagne (Gén. 6.12) « Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre ». Abraham prit une deuxième femme pour obtenir l’accomplissement de la promesse (Gén 13.15-16). Il agit en insensé (Gén. 16.4). Isaac n’eut qu’une seule femme ; Mais Jacob fut polygamie, suite à la tromperie de LABAN (Gén. 29.15-30). S’il y eut plusieurs polygames en Israël comme Gédéon, Elkana, Saül, Salomon, David, Roboam et d’autres (Juges 8.30 ; 1 Sam 1.2 ; 2Sam 15.13 ; 12.8 ; 21.8 ; 1Rois 11.3), c’est parce que les Israélites étaient peu avancer en spiritualité et étaient asservis au mœurs du temps qui ne correspondaient nullement à la volonté de Dieu (Mat 19.8-9). Les Saintes Ecritures montrent les maux inhérents à la polygamie : les rivalités misérables des épouses d’Abraham, de Jacob, d’Elkana (Gén. 16.6,30 ; 1Sam 1.6). Par contre les Saintes Ecritures soulignent la beauté des femmes dans les monogamies heureuses (Psaumes 128.3 ; Prov. 3 ; 5.28 ; 31.10-29 ; Eccl 9.9). On peut conclure que la polygamie avait été tolérée dans A.T. à cause de la dureté des cœurs des Juifs dont la spiritualité ne s’avérait qu’extrême et lâche ; mais que la polygamie n’a plus aucune place dans l’Evangile de Jésus-Christ ; tous les textes du N.T. sont formellement opposés à la polygamie.

3. Le concubinage : Dans l’Ancien Testament, le concubinage était une basse forme de polygamie. La concubine était une femme de second rang ; parfois, elle était une esclave, une prisonnière de guerre et dans le cas du roi t Salomon (Gen 16.3 ; 22.24 ; 36.12 ; Deut 21.10-11 ; Juge 5.30 ; 2 Sam 5.13). Les enfants des concubines, quoique pleinement reconnus tel que le cas des enfants d’Abraham, n’avait pas le même droit à l’héritage que les fils de la première femme (Gal 4.30 ; Gen 25.6).

4. Le Lévirat : le mot lévirat tire son origine du latin lege vir, qui signifie « frère du mari » était prescrite par la loi de Moïse à un homme d’épouser la veuve de son frère mort sans enfants. Le premier enfant issu de l’union du nouveau couple devait hériter le nom et les biens du frère défunt (Deut 25.2-6). Toutefois, l’ayant droit immédiat du lévirat pouvait se soustraire à cette charge, il devait recevoir un blâme public (Deut 25.7-10). Dans ce cas, un proche parent pouvait alors assurer le devoir de prendre la veuve (Ruth 4.1-10). Ces principes du lévirat avait juste pour but d’assurer l’intégralité de la famille et le nom d’un membre décédé subitement sans enfant. Certains tributs du Cameroun observent cette pratique à l’instar des Bamilékés, des Bétis et autres.

5. Le remariage : Lorsque le lien conjugal est rompu par la mort, le conjoint survivant est libre de se remarier pourvu que ce soit dans le Seigneur (Rom 7.1-2 ; 1 Cor 7.39). Les Ecritures précisent par ailleurs que si un conjoint incroyant se décide de divorcer, le frère ou la sœur n’est pas lié(e) et pourra en toute quiétude se remarier (1 Cor 7.15).

De grands débats et une mauvaise interprétation des Ecritures ont longtemps attribué à Mt 5.31-32 et Mt 19.9, un sens que l’auteur même de la Bible ignore. Une approche sans discrimination du texte en question nous conduit dans la profondeur de la pensée juive à comprendre qu’il s’agit là d’un fait plus grave que celui que nos cœurs qualifient légèrement d’infidélité entre guillemet à notre façon juste pour assouvir le désir de divorce qui habitait nos cœurs tortueux, hypocrites et dénués de la vérité substantielle de la pensée divine relative au mariage. Une reconstitution de la société juive de l’époque s’avère indispensable pour comprendre le problème dans sa complexité. Dieu en effet ne peut refuser et autoriser en même temps une chose. Le texte qui fait sujet aux interprétations équivoques tire son origine de Deutéronome 24.1-4 : « Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison ».

Le terme hébreu traduisant honteux peut signifier « la nudité, la honte ou quelque chose de honteux ». Cette expression plus vague a dont donner lieu à de nombreuses déductions parmi les rabbins principalement au temps de Jésus : « une offense sexuelle proche de l’indécence ou de l’adultère ; pour certains, pas l’adultère au sens absolu du terme sinon l’auteur aurait été passible de lapidation (Deut 22.22) ; d’autres de manière plus large traduisait ce forfait par toutes sortes de fautes allant des plus sérieuses aux plus futiles, même mineure, comme le fait de brûler un repas dans la marmite au feu selon l’Ecole de Hillel ; exemple : « si elle n’a pas trouvé grâce à tes yeux », autrement dit : si quelqu’un voit une plus belle que la sienne, qu’il répudie sa femme » (E. Staefer, Palestine… page 50). Seule l’Ecole de Schammaï prescrivait l’adultère comme motif de divorce. Le mot « infidélité » utilisé par Jésus pour justifier le divorce tire son origine du grec porneia. De Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, le mot utilisé par Jésus ‘‘« porneia » tire son origine des mots juifs et grecs signifiant « prostitution incluant adultère et inceste » dans l’aspect d’un libertinage dans l’action comme si la notion d’une quelconque idée de mariage du sujet était effacé imputant plutôt à la faute commise le sens de fornication. L’action devenue fréquente ou régulière ne constitue plus une simple faute, mais une vie devenue pratique comme celle de l’idolâtrie en faisant allusion à la prostitution sacrée dans les temples du dieu Baal. Des dérivés du même mot font allusion à un attachement à la prostitution renfermant ses pratiques infâmes devenues un mode de vie ; idée de garce, bordel, putain, catin, gagneuse ; cocotte ; faisant appel à l’idée de la notion de vente de son corps dans la vie de débauche, encourageant les autres à le faire, voire servir d’intermédiaire entre deux personnes pour une fin sexuelle illicite en échange d’argent pour commission ; notion de transport de sa personne l’ayant transformé en objet de séduction pour une fin commerciale afin de se faire des partenaires dans un sens de trafic pour lequel son corps est désormais utilisé comme un objet sans valeur transformé en esclave au profit du gain sexuel’’.

Nous comprenons donc que la faute exprimée par porneia implique les pratiques sexuelles condamnées par la loi de Moïse comme la prostitution, l’homosexualité, la bestialité, le lesbianisme, l’inceste (Lév. 18 et 20) etc. Ainsi, le sens porneia dans la pensée du texte biblique signifierait « la prostitution, l’homosexualité, autres vices sexuels comme le cunnilingus ou fellation et pratiques associées devenues régulières visant le seul but dans la perversion de disposer son corps en le livrant comme une marchandise dans une transaction commerciale. Celle qui se comporte ainsi ne serait plus simplement une femme adultère si oui, le pardon ne serait-il pas là ? Il s’agirait donc bien plus selon le même Strongs’ Hebrew and Greek Dictionaries, d’une prostituée (femme de mauvaise vie, fille de joie, fille publique, professionnelle), putain (femme facile, sans moralité, qui cherche à plaire à tout le monde en utilisant des moyens et des méthodes de séduction pour s’attirer la clientèle (Prov. 7.10-23 ; 5.3-6 ; 2 Rois 9.30), courtisane (femme prostituée de rang social élevé), souteneur (personne qui vit du proxénétisme ; proxénète signifie personne qui tire des revenus de la prostitution d’autrui).

La consultation de diverses traductions bibliques nous conduit à découvrir plusieurs sens lourds de signification pour le mot infidélité utilisé dans la version Louis Segond :

1. Version Webster de l’an 1833 emploie le mot « lewdness » qui se traduit par lubricité et signifie : vie de débauche, soûlerie, étalage, surabondance, luxe, dévergondage, excès, dépravation, inconduite, dérèglement, luxure, licence, obscénité, intempérance, abus. Ce même mot a aussi le sens de « obscénité » qui traduit l’indécence, la bêtise, l’impudeur, l’avilissement, l’ordure, l’impureté.

2. Version People’s New Testament emploi l’idée de manque de chasteté qui qualifie une absence de continence, de pudeur, d’abstinence, de caractère.

3. Version Young’s Literal Translation utilise le mot « whoredom» que nous pouvons traduire par vie de débauche.

4. Version Bible in Basic English de l’an 1965 traduit le mot infidélité par « loss of her virtue » qui s’exprime par la perte de sa chasteté.

5. Hebrew Name Version traduit le même mot par « sexual immorality » en Français immoralité sexuelle qui signifie amoralité, licence, perversion, dérèglement, orgie, perversité, cynisme, débauche, dévergondage, scandale.

6. Version Vulgate traduit infidélité par fornication. Ce mot ne revêtira son sens qu’en rentrant dans l’historicité pour comprendre qu’à Rome, les prostituées « fornis » se tenaient dans les chambres voûtées et pratiquaient le vice sexuel dans les murs des maisons. Ici, il y a lieu de considérer l’attitude qu’adoptent plusieurs jeunes filles et femmes dans les endroits communément appelés « marché mondial », « rue de la joie » ; dans ces endroits, les filles à certaines heures tardives de la nuit se revêtent de manière luxueuse, séduisante ou autres et se placent à des endroits précis en quête d’un homme pour le sexe (Prov 7.10-18).

7. Version Weymouth New Testament de 1912 traduit quant à elle le mot par « vie d’infidélité ».

Le tout résume une femme mariée qui se livre au libertinage ou vagabondage et à la perversion sexuelle, menant une vie totalement honteuse de dépravation de mœurs comme si elle était libre, autrement dit jeune fille. Dans la pensée d’une telle femme, la notion de soumission à un époux est totalement absente et elle agit en demoiselle libre de tout engagement.

La Parole Vivante de Alfred KUEN explique cette parole de Jésus comme il suit : ‘‘« excepté le cas de porneia » ; ce terme de porneia était rendu par : 1. Débauche, d’où les traductions : sauf si elle a commis un adultère, excepté pour cause d’infidélité. 2. Prostitution, dévergondage, d’où : sauf s’il s’agit d’une femme qui se livre à la prostitution, qui vit dans l’immoralité. 3. Union illégale, irrégulière, faux ménage. 4. Mariage consanguin ou incestueux (Lév. 18 ; Actes 15.20, 29, 21,25 ; 1 Cor 5.1). Dans les deux premiers cas, le lien avec la suite s’explique ainsi : il ne l’expose plus à devenir adultère puisqu’elle est déjà. Dans le troisième cas, s’il y a union irrégulière, il faut, au contraire, la renvoyer. Dans le quatrième cas, l’union peut être dissolue en cas de remariage, du vivant de son mari, avec un autre homme (Rom 7.3 ; Nbre 30.3, Deut 21.23)’’.

La femme chrétienne qui se conduirait comme nous venons d’expliquer tombe sous le coup de cette parole de l’Ecriture : « En effet, il y a des responsabilités dont nous devons tenir compte. Si des hommes ont été éclairés par la lumière d’en haut, s’il ont goûté aux dons du ciel, s’il ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, et si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener à une nouvelle repentance car, au fond, ils sont en train de crucifier le fis de Dieu pour leur propre compte et l’expose à la moquerie publique » (Héb 6.4-6 Version Parole vivante).

Une femme qui parviendrait à une telle position n’est qu’une preuve réelle qu’elle avait été à l’église, mais n’avait jamais cru au sens étymologique du mot. Le mot « Croire, traduit du grec pisteuō et de l’hébreu 'âman’ dérive des préfixes et suffixes exprimant persuasion, crédibilité, conviction morale religieuse au sujet d’une vérité ou de la véracité divine ou encore d’un enseignant, spécialement basé sur le salut en Christ. C’est pratiquement l’attachement à la profession de la déclaration de foi, c’est-à-dire au système relatif à la pratique religieuse saine, à l’évangile qui est la vérité elle-même. Croire contient l’idée de Promesse, conviction, acceptation de la vérité révélée, foi et attachement sacré aux choses divines ou dévouées à Dieu, incluant la loyauté et la fidélité. C’est avoir foi en la parole révélée, l’accepter et l’appliquer dans la conduite ou comportement, avec ferveur, respect et crainte à l’égard de la personne de Dieu et de ses choses ; ceci conduit à l’adoration, impliquant la dépendance de son bien être en Christ. C’est agir en mettant sa confiance en Christ qui devient le fondement et le support de la vie qui ne s’exprime plus qu’en lui (Christ). C’est se comporter, se tenir, vivre fermement et en permanence dans la tranquillité parce qu’on est moralement dans la vérité ou dans la certitude en prenant toujours la bonne direction qui est dans Sa volonté parfaite».

C’est donc pourquoi, une telle personne est retournée à sa vomissure « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux... En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 pierre 2.1-22).

Dans ce cas, l’alliance conclue avec le mari (frère) et la femme (sœur) par leur union réciproque basée sur leur foi à la Parole de Dieu et sur Christ ayant été profanée, la validité de l’alliance est rendue nulle par la violation des clauses et seule les conséquences de la trahison subsistent désormais ; car telles sont les principes des clauses de l’alliance dont nous avons amplement expliqué le processus plus loin.

Nous avons rencontré des cas de certaines femmes qui par suite d’un désaccord, ont quitté leu foyer et aller vivre maritalement avec un autre homme pendant des années. De tels cas constituent l’un des aspects traités par Alfred KUEN. Il nous est facile maintenant de comprendre que l’infidélité dont parle le Seigneur Jésus n’est pas la paresse d’une femme, la légèreté, la rébellion, la résistance, le manque d’intelligence, le manque de zèle pour l’œuvre de Dieu, et autres défauts naturels corrigeables avec le temps, la patience ou une éducation par l’œuvre du Saint-Esprit au moyen de nos prières. Jésus précise que celui qui regarde une femme pour la convoiter a commis adultère. Il veut dire ici que si quelqu’un éprouve le désir d’une relation coupable avec une femme, il a commis un adultère dans son cœur. Le Seigneur associe ainsi le 7ème au 10ème commandement, et affirme que Dieu ne tient pas compte seulement de l’attitude extérieure face à l’adultère physiquement commis, mais de l’état du cœur à l’égard de la femme. A cette époque, les femmes juives mariées devaient se couvrir la tête pour ne pas susciter la convoitise ; certains écrits juifs mettant en garde le grand danger qu’elles (les femmes) représentent dans la société par les moyens de séduction. La femme se trouve ici chosifiée par la personnification du désir mauvais. Le Seigneur inverse la responsabilité du mauvais désir qui est propre à tout cœur, tant de l’homme que de la femme. Lequel des hommes peut affirmer avec justice n’avoir jamais convoité pour prétendre chasser son épouse à cause d’un péché d’adultère ? La Bible précise que le délaissement de l’amour pour Dieu pour s’attacher un temps soit peu à autre chose, même si on doit revenir après, constitue de fait un adultère. Dans l’Ancien Testament, Israël était comparé à un adultère à cause de ses fréquents attachements aux divinités païennes.

« Tu n’apporteras point dans la maison de l’Eternel, ton Dieu, le salaire d’une prostituée ni le prix d’un chien, pour l’accomplissement d’un vœu quelconque ; car l’un et l’autre sont en abomination à l’Eternel, ton Dieu » (Deut. 18.23). Que d’églises sont sous le coup des malédictions parce qu’elles ne réprimandent pas la prostitution en recevant les offrandes des prostituées !

4. Le mariage par intérêt qui devient un piège pour le couple :

De plus en plus nous assistons à des mariages de courte durée qui s’achèvent toujours en catastrophe et par des scènes dramatiques. Le plus grand taux de divorce provient aussi des mariages dont le fondement n’a pas été sain. A l’heure du matérialisme aveugle, la position sociale de la belle-famille ou de la femme à épouser pèsent plus lourd que la volonté divine sur un couple. Dans son intervention lors d’un séminaire de femmes de notre Communauté, Martine, mon épouse a dit : « une jeune fille qui obéit à la volonté de Dieu pour un mariage béni peut, en obéissant à la direction divine pour sa vie, épouser un pauvre et les deux deviennent très riches. Pourtant, comme dit la Bible, la richesse peut prendre des ailes et s’envoler d’un couple qui avait misé sur l’aisance matérielle pour s’unir par le lien du mariage ».

Le mariage peut aussi devenir un piège. Le cas de David et Mérab, la fille de Saül en est une forte illustration. Saül en effet, n’avait pas réussit à atteindre physiquement David et opta pour lui donner sa fille afin de mieux le piéger et le tuer (1 Sam 18.17-28). De nombreux témoignages font état des Serviteurs de Dieu qui, poussé par le sentiment, ont épousé des fées ou des messagères de la reine de la côte. Certains sont morts, et d’autres n’ont pu s’en tirer que par grâce de Dieu portant néanmoins sur eux et dans leur ministère, les cicatrices indélébiles de leur rébellion contre Dieu.

Comme le Serviteur d’Abraham, il convient de chercher la volonté de Dieu dans le choix d’une fiancée. Ceci fera échapper aux pièges des mariages à haut risque.

5. La polyandrie :

La polyandrie est ce type de mariage où la femme a officiellement ou officieusement plusieurs maris.

Dans cette catégorie, nous n’oublierons pas la bigamie qui explique l’état d’une personne qui, comme un agent du diable sème du trouble en étant engagée dans les liens de mariage, en a contacté un autre avant la dissolution du précédent. Cette personne n’est en rien différente d’un polygame ou un agent du diable que la colère de Dieu poursuit si elle est chrétienne.

Dans certains pays, les couples avant l’officialisation de leur union, s’entendent à vivre sous le même toit, mais libre de tout engagement dans les jours où le dégoût pourrait s’installer dans l’une des parties. Plus tard, lorsque la partie souffrante se reconnaîtra guérie sentimentalement, les relations du couple peuvent reprendre normalement.

6. Le mariage des homosexuels : le mariage homosexuel est l’union de deux personnes de même sexe. Dans le cas des hommes, les rapports se font par la voie anale. Chez les femmes, des pratiques vont des caresses aux méthodes habituelles pour créer le désir dans la partenaire à la pénétration sexuelle par une espèce de pénis fabriqué en matière plastique. Des techniques diaboliques sont en activités pour faire de ces sexes masculins synthétiques qui fonctionnent sous forme de vibrations électriques. Certains hommes par suite de plusieurs grandes déceptions sentimentales, utilisent des espèces de femmes en caoutchouc animé de moteur qui produit une vibration à ce partenaire construit.

Au-delà de toutes ces pratiques ténébreuses, Dieu a institué le mariage de manière unique et non modifiable ni dans son sens, ni dans son fond.

Dieu avait créé une épouse pour Adam. Tout mouvement en faveur d’un mariage de deux êtres du même sexe est contre-nature et légitime l’homosexualité et sape la base de la famille. Il faut un mâle et une femelle pour procréer. Promouvoir une telle iniquité favorise l’éclatement de la cellule familiale. Nous donnons un extrait de l’article paru dans Migros Magazine no 36 du 31.08.2004 « Entretien avec Mme Suzette Sandoz ancienne conseillère libérale et professeur de droit à l’Université de Lausanne : « Le lien familial et le lien conjugal sont des valeurs fondamentales de la société. Ils s’effilochent. La société se focalise sur les questions d’avortement, d’euthanasie, de partenariat enregistré et d’AVS. Une société qui a comme principale préoccupation la mort, la vieillesse et les couples homosexuels est-elle une société d’avenir ? Je constate le développement d’une société « autiste » doté d’un individualisme forcené. Cela est frappant dans la formation scolaire, avec la suppression des notes et, en partie, des examens ».

« On a perdu l’habitude de s’évaluer par rapport à un ensemble »… ». La revendication de rentrer dans la norme des homosexuels est fondée sur le désir que l’on arrête de considérer, par exemple, l’homosexualité comme une maladie. La seule façon de faire, selon certains, c’est le mariage. Or, sans crainte de porter atteinte à l’opinion majoritaire, on peut affirmer que le mariage est une institution hétérosexuelle. Le partenariat enregistré est calqué sur le mariage. Pourquoi dès lors ne pas l’appeler « mariage bis » ? Cela équivaut à avoir gardé le contenu de la bouteille et changé l’étiquette. En fait on a créé maintenant une vraie inégalité. Osé sera facile, une fois la loi voté, de dire : vous avez accepté de donner aux couple de même sexe le contenu du mariage, donnez-leur maintenant le nom d’époux et vous supprimerez l’inégalité créée. Depuis les temps les plus reculés, les société ont essayé de construire quelque chose autour du rapprochement hétérosexuel, avec le clan, la famille, au début de notre ère, du point de vue religieux, le mariage va être cette illustration de l’union du Christ et de l’Eglise, ensuite il consacre l’acceptation de l’autre, le principe de l’hétérogénéité. Et avec le partenariat enregistré, on gomme tout cela d’un coup de baguette… ».

Jean-Marc Berthoud, dans PROMESSES No 144 /2-2003, ajoute : « L’homosexualité est l’aboutissement de ce long processus de déviation intellectuelle, d’impiété et d’immoralité. Le chemin que Paul décrit ici va dans le sens contraire de l'ordre croissant de Genèse 1 et 2. Il s’agit d’une véritable déconstruction par les hommes de l’ordre créé, une "dé-création". L’homo sexualisation d’une société n'est pas un phénomène uniquement individuel et personnel. C’est la texture même de la société qui est transformée. C’est pour cette raison que le phénomène homosexuel est si souvent lié à la destruction de la famille : efféminisation du mari et père, masculinisation de l’épouse et mère »

Interdiction de certains mariages :

En plus de certaines dispositions concernant l’inceste (Lev. 18 et 20), la Parole de Dieu interdisait formellement aux Israélites d’épouser des femmes étrangères (païennes) qui les entraîneraient à l’idolâtrie et l’immoralité (Ex 34.15-16 ; Deut 7.3). C’est effectivement ce qui se produisit chaque fois qu’ils désobéissaient (Juges 3.6 ; 1Rois 11.1-2, Esd 9.1-2 ; 10.2-3). Dans le Nouveau Testament le texte de 2 Cor 6.14 à 7.1 s’applique certainement aussi au mariage. Un enfant de Dieu né de nouveau ne peut épouser une personne inconvertie. Combien de jeunes gens biens disposés faisant même état de véritable conversion, ont été complètement détournés de la foi par un conjoint non croyant et que s’ils sont restés personnellement fidèles, que de souffrances pour eux et que d’exemples et de conséquences déplorables pour leurs enfants. La seule sécurité et le seul bonheur est de se marier dans le Seigneur (1 Cor 7.39). C’est- à- dire se marier avec une personne vraiment croyante et dans la certitude d’accomplir la volonté de Dieu selon les Ecritures Saintes.

Sens spirituel du mariage : Le mariage et les fiançailles, sont souvent comparés aux relations spirituelles de l’Eternel avec son peuple (Es 6.4-5 ; Os 2.16) ; L’apostasie du peuple de Dieu, par l’idolâtrie ou d’autres formes du péché est comparée à l’adultère d’une autre épouse (Es 1.21 ; Jér. 3.1-20 ; Ez 16.24 ; 18.2) qui aboutit au divorce (Psaumes 7.3-27 ; Jér 2.2 ; Os 4.12). Le Nouveau Testament emploie la même comparaison : Christ est l’époux (Mat 9.15 ; Jean 3.29) ; l’Eglise, l’épouse (2 Cor 11.2 ; Apoc 19.7 ; 21.2 ; 9.22 ; 17). Christ, chef de d’Eglise l’aime et veille sur sa sanctification. C’est là, le modèle donné au mariage chrétien (Eph 5.23-32).

Extrait de mon livre non publié intitulé ‘Le secret d’un Foyer heureux’

Dr André CHOUBEU

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LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

27 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

LES SOLIDES FONDEMENTS D’UN BON MARIAGE

Les Ecritures dans sa considération des fondements insistent sur : « Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain » (Psaumes 127.1). « Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il ? » (Psaumes 11.3)

La réflexion sur ces versets nous conduit à comprendre que le vrai fondement inébranlable d’un foyer est scellé par l’unité dans l’esprit, dans l’âme et dans la chair :

  1. Unité dans l’esprit

Le mariage, nous devons le savoir est autant spirituel que physique. Son auteur est spirituel et l’acte sexuel bien que physique, tire son essence de l’esprit. Si l’esprit n’est pas disponible, ne consent pas à l’acte sexuel, celui-ci devient simplement une hostilité, une bestialité ou la zoophile, la nécrophilie qui est appelée aussi le vampirisme. La frustration avait atteint un niveau élevé dans la vie d’une femme et au moment de l’acte sexuel, elle offrait son corps alors que son esprit était ailleurs dans les critiques, murmures, plaintes et accusations diverses et parfois elle comptait simplement les tôles ou méditait sur d’autres choses. Elle ne pouvait jamais parvenir à l’orgasme. Cette indisposition de son esprit ne donnait pas accès à son cerveau d’apprécier la sensation du plaisir sexuel, et cette paralysie fermait la porte à la fonction hormonale et le glaire ne pouvant pas circuler, la sécheresse de son vagin empêchait la possibilité de transport des spermatozoïdes et la stérilité restait maître du jeu dans le foyer.

Pour maintenir l’unité de l’esprit dans le couple, il faut privilégier l’intérêt et la recherche du bonheur de l’autre au lieu du sien seulement. Il faut beaucoup de sagesse à la femme car devant une décision de l’homme qui compromet la volonté de Dieu, il faut aller en prière. Dieu alors, au travers de la prière de la femme qui est une autre partie de son mari, touchera le cœur de son époux afin qu’il revienne sur sa décision qui peut constituer un danger pour le foyer. L’unité de l’esprit se cultive plus dans la prière commune, la lecture de la Parole de Dieu, les activités communes, les paroles d’encouragement, l’admiration de l’autre, la proximité, les rapports sexuels précédés d’une préparation pour disposer l’un et l’autre en sorte que l’appétit aiguisé, prédispose les organes génitaux pour cet exercice sacré.

  1. Unité dans l’âme

L’âme est la partie de l’être humain qui sert de centre de délibération des actes, faits et pensées, pour ordonner au corps de poser une action qui peut être favorable ou défavorable à l’esprit au profit ou non de la satisfaction de moi. L’âme est constituée de la volonté, de l’intelligence ou raisonnement et des sentiments. Pour que l’âme se soumette à une autre personne ou à Dieu, il faut que Christ ait été introduit comme Roi dans notre volonté, Prophète dans notre intelligence et Sacrificateur dans nos sentiments et émotions. Lorsque Christ est intronisé comme Souverain dans notre vie, l’humilité, la soumission et le désir de l’amour pour le bien être de l’autre prennent place dans le cœur et l’unité de l’âme devient une réalité. Lorsque dans le couple, l’intimité sexuelle est atteinte et l’orgasme (le plus haut point du plaisir sexuel qui est son aboutissement et qui coïncide chez l’homme avec l’éjaculation) est fréquent, l’unité de l’âme des conjoints est une expérience continuelle. Dans cet état, quand bien même les difficultés surviennent, l’amour qui émane du lien d’âme des deux couvre la multitude des fautes du partenaire.

  1. Unité dans la chair

L’unité de la chair dans le couple devient une réalité dès le premier jour des noces où après la bénédiction nuptiale, les mariés font l’expérience sexuelle pour la première fois. Les deux deviendront une seule chair, dit la Bible. Une relation sexuelle sensible, dans le mariage, est l’affirmation muette de l’autre : « tu es la personne la plus précieuse de ma vie ». Cela transmet le silencieux message de gratitude : « merci d’être là » ; d’espoir : « j’espère que tu seras là demain », et d’accomplissement : « je me découvre complètement quand je suis confondu avec toi ». Ce mystère, cette relation en « ‘‘une seule chair’’ dit Joyce Huggett, offre par conséquent beaucoup de condition nécessaire à la maturité émotionnelle. L’acceptation, la confiance, la réussite et l’affirmation de soi produisent des gens complets, et une sexualité enthousiaste produit un autre fruit. C’est le lieu où on trouve la réconciliation après les querelles et les désaccords. L’unité sexuelle transcende les différences. Ce n’est pas à dire que les différences d’opinions soient automatiquement résolues lorsque deux personnes font l’amour. Tout conflit dans le mariage doit tout de même être traité avec patience et pardon. Mais lorsque les couples jouissent de l’intimité sexuelle, leur motivation à préserver l’unité totale du mariage devient très forte. En ce sens, l’unité sexuelle transcende les différence et fournit au couple la détermination à travailler à sa relation ».

L’unité dans la chair est aussi ce sens éveillé qui demande que dans le couple, les deux conjoints prennent minutieusement soin des besoins physique de l’autre, en vêtement, en matière de santé, de propreté et autre, allant jusqu’à l’argent de poche.

(Extrait de mon Lire non publié intitulé ‘‘Le Secret d’un Foyer Heureux’’

Dr André CHOUBEU

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L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

26 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

L’ÉGLISE POST-APOSTOLIQUE

Période 2: de 100 à 312 après J-C

Scott McCARTY

I. Résumé

Les Actes des Apôtres fournissent l’essentiel des informations pour l’étude du fonctionnement, des méthodes, de la doctrine et de l’extension de l’Eglise au 1er siècle. Si tous les aspects de cette communauté universelle composée de convertis n’ont pas été traités, il est évident que tous les détails de notre présente étude ne le seront pas non plus en si peu de place, car la tâche est immense. N’oublions pas que cette série vise à améliorer la connaissance de notre «famille» spirituelle et historique. Ignorer notre héritage spirituel et ecclésiastique ou ne pas le comprendre nous rend vulnérables face à l’avenir et aux tromperies les plus habiles.

L’histoire de l’Église de l’an 100 à l’an 312 (année de la «conversion» de Constantin) pourrait s’intituler «la période du Christianisme catholique». Le mot «catholique» a été employé pour la première fois par Ignace (mort en 107) dans le sens d’«universel»: là où est Christ, là est l’Eglise. Ô malheur! Car ce n’est que plus tard que les mots «Église» et «catholique» ont été accaparés par Rome pour désigner la seule église reconnue par Dieu et par les successeurs de Pierre!

II. La continuité et la croissance

Les caractéristiques fondamentales du Corps (des églises locales indépendantes, soumises au Seigneur et à sa Parole, fonctionnant ensemble par le lien de l’Esprit, le sacerdoce universel des croyants, l’œuvre missionnaire, la discipline, le baptêmeimmersion, l’enseignement des convertis, la cène, etc.), si évidentes au 1er siècle, le resteront-elles au 2ème siècle? Malheureusement, l’esprit de domination et de confédération s’impose petit à petit après la disparition des apôtres (au sens strict du N.T.). Les chrétiens s’en remettent à des évêquesanciens et des diacres pour la direction de leur église locale. Puis à ces deux groupes s’ajoute l’évêque local. Celui-ci, devenant d’abord le seul chef hiérarchique de l’église locale, le sera ensuite de toute une région. Avant de considérer la dégénérescence de la qualité de vie, de l’orthodoxie doctrinale et de la pratique des principes du N.T. dans l’église locale, un regard précis sur les aspects positifs de la croissance numérique et géographique du Corps universel rafraîchira notre esprit.

Le développement rapide du christianisme au 2ème siècle, même sans les apôtres, trouve sa cause:

1. dans la réalité de la résurrection de Jésus- Christ vécue au quotidien par les vrais convertis. En effet, leur vie rayonne Christ par:
a) leur éthique: finis le vol, la tricherie, le mensonge, l’immoralité
b) leur style de vie: refus de participer à la vie impériale débauchée, de s’engager en règle générale dans la guerre, de vivre dans le luxe sous toutes ses formes, car ils sont citoyens du Ciel et non de la terre,

2. dans l’amour pur et bon pour les autres, même pour leurs ennemis,

3. dans une évangélisation sincère, gratuite et dynamique inspirée par le Saint-Esprit, dépourvue de spectacles charnels, par le témoignage au un à un - en privé, sur le lieu de travail, et par la prédication dans la rue – témoignage rendu avec la conviction que la Vérité réside en Christ (Act 4.20),

4. dans l’assurance de la véracité doctrinale christique et apostolique qui, seule, régénère (1 Pi 1.18,22-23), édifie (Act 20.32), console (1 Thes 4.18), sanctifie (Jean 17.17), protège de l’erreur (Jude 17-18), etc.,

5. dans l’exercice de l’égalité de tous devant le Seigneur (Gal 3.28), vécue sans distinctions raciales, culturelles ou sociales pour que la communion fraternelle existe réellement,

6. dans la pratique de l’autonomie de la communauté locale liée directement à Christ au Ciel, fondée sur la Parole de Dieu et guidée par l’Esprit.

En résumé, le christianisme du 2ème siècle, dans ses aspects positifs, porte l’empreinte de la simplicité. Il se caractérise par la vie communautaire, l’amour, l’attachement à la Vérité, l’évangélisation et l’entraide.

Où nous situons-nous, dans notre vie personnelle et dans notre église, par rapport à ce type de christianisme?

III. Des faiblesses apparaissent

Avec l’expansion rapide du christianisme biblique, Satan a réagi pour essayer de ralentir la progression et de corrompre la vie intérieure des églises:

1. par dix persécutions virulentes orchestrées périodiquement par les Empereurs depuis Néron (en 64) jusqu’à Dioclétien (303-305) ; au Proche Orient, la persécution continuera jusqu’en 313: des multitudes y laissent la vie; des églises sont ravagées; les traîtres sont nombreux; des églises sont divisées sur l’attitude à adopter à leur égard. Mais ces persécutions ont aussi des effets bénéfiques: les églises sont purifiées des faux frères; seuls les sincères osent se convertir; l’Évangile est répandu partout par des exilés; de vrais chefs spirituels se lèvent, capables de combattre les hérésies; Christ accompagne ses fidèles jusqu’à la mort.

La lecture des récits de ces fidèles martyrisés m’humilie. Elle me jette un défi, me galvanise, m’enseigne et me pousse à la prière afin de rester attaché à Christ alors qu’une persécution future est envisageable (et probable?) avant l’enlèvement de l’Eglise (1 Thes 4.13-18), donc avant les sept années de la Tribulation (Apoc 6 - 19).

2. par le déclin d’une direction collégiale guidée par l’Esprit:
Ignace (mort en 117) écrit que l’église locale a été dominée par l’évêque assisté des anciens et de quelques diacres. Ce mauvais exemple devient universel avant même le 4ème siècle par l’application de Mt 16.18-19 à Rome, sous l’impulsion de Cyprien (mort en 258)!

3. par l’infiltration du gnosticisme (11 types différents!) qui a été un éclectisme philosophique cherchant à réconcilier toutes les religions par l’ésotérisme, l’emploi d’une tradition secrète humaine acquise par l’initiation.

4. par l’attirance mondaine de la culture, de la philosophie et des mœurs païennes, et par le matérialisme (1 Jean 2.14-15).

5. par des sectes comme:
a) les Ebionites.
Ils affirment: Jésus n’a été qu’un homme parvenu à la justice; il faut rejeter les épîtres de Paul; il faut obéir à la Loi mosaïque; Jésus est un docteur et non un sauveur, etc,
b) les Marcionites.
Ils rejettent l’A.T. et mettent en opposition la justice de Dieu et l’amour de Jésus. Pour eux le N.T. ne devrait se constituer que des épîtres de Paul et de l’Évangile de Luc. Ils affirment que Jésus n’est pas né, mais qu’il est apparu à Capharnaüm en l’an 29!
c) les Manichéens.
Ils professent le dualisme gnostique, un panthéisme réel, une hiérarchie «d’élus parfaits» seuls habilités à être baptisés, à participer à l’Eucharistie et à servir d’intermédiaires entre Dieu et «des auditeurs». Il rejettent l’A.T. Il en découle: un esprit d’ascétismemonasticisme (4ème siècle), un esprit de «cérémonialisme» pompeux, le sacerdotalisme (le chef spirituel «négocie » avec Dieu pour qu’Il bénisse les fidèles), la théorie des indulgences.
d) le Montanisme, un mouvement apocalyptique dont les mauvaises caractéristiques masquent les bonnes. Les bonnes sont le désir d’avoir un rapport sincère avec Dieu, l’appel au retour à la simplicité du N.T., la condamnation de la mondanité. Les mauvaises sont des fausses prophéties. La prophétie à cette époque est plus importante pour les Montanistes que la Parole de Dieu. Le mariage est condamné. Ils font la distinction entre péchés mortels et péchés véniels!

6. par des hérésies dont celle des anti-trinitaires, qui se répartissent entre
a) ceux qui nient la divinité innée de Christ, la personnalité du Saint-Esprit, l’essence divine de la Trinité (en postulant que Dieu prend un masque pour jouer tour à tour le rôle du Père, puis du Fils et de l’Esprit); et qui croient que Christ est devenu divin par ses propres efforts
b) ceux qui identifient tellement le Fils avec le Père que le Fils occupe la 1ère place, et qui enseignent que le Fils a été le Père incarné et que le Père est mort à la Croix!

7. par des chrétiens bien intentionnés ayant une bonne base doctrinale, mais qui érigent des règles basées sur des points de vue personnels. Par exemple:
* tout converti s’identifiant avec leur église devrait repasser par le baptême
* la foi en la régénération baptismale
* l’assurance d’être les seuls «purs» (ceux qui sont en dehors de leur église sont des «pollués»)
* l’impossibilité de se repentir d’un péché «grave» après avoir reçu le baptême
* le refus de restaurer ceux qui ont renié Christ pendant les persécutions
* l’obligation de baptiser les enfants pour les sauver
* l’affirmation que leur église était la seule vraie église pure.

Ces frères avaient un authentique esprit de réforme, mais les méthodes employées n’étaient pas celles du N.T. Ils sont restés influents en Afrique du Nord jusqu’à leur annihilation par l’islam aux 7ème et 8ème siècles.

8. par l’invention de l’ascétisme monastique dès la fin du 3ème siècle, puis par le monachisme communautaire à partir de 320. Ceci pour accéder à une vie spirituelle supérieure à la vie «ordinaire» en ville.

Que le Corps de Christ universel ait survécu à toutes ces vicissitudes - extérieures et intérieures, causées par l’éloignement des principes du N.T. - est un témoignage de la grâce et de la souveraineté de Dieu! Il en est de même aujourd’hui!

IV. Le Canon et la littérature chrétienne

Il est important de mettre en évidence au moins deux événements capitaux qui ont influencé les trois premiers siècles, et même tous les siècles depuis:

1. La Bible

La partie néo-testamentaire n’a pas toujours existé dans sa forme actuelle!

Sa rédaction par les Apôtres, Luc, Jude, Jacques et par l’auteur de l’épître aux Hébreux a été assez rapide (1er siècle). Mais sa compilation et son acceptation par les convertis a duré jusqu’au 4ème siècle!

L’Ancien Testament avait été accepté par les Juifs au plus tard en 200 av. J-C, après que chaque livre a passé des tests quant son authenticité, la reconnaissance de son origine divine, sa doctrine (sans contradictions ni erreurs), son caractère (capable d’édifier, de consoler, de corriger, de révéler la présence et la puissance de Dieu lorsqu’on le lisait), et finalement ait été accepté par le peuple de Dieu.

Ces mêmes critères ont, en général, été appliqués pour déterminer quels étaient les livres à retenir et à considérer comme la parole de Dieu de la Nouvelle Alliance, le Nouveau Testament.

Il y avait des raisons pratiques à cette compilation:
a) le désir tenace de préserver ce qui est apostolique (2 Pi 3.15-16; Col 4.16), de répondre aux demandes doctrinales et éthiques (1 Thes 5.27; 1 Tim 4.13; 2 Tim 3.16-17), de définir la norme, l’autorité en matière de foi et de pratique,
b) la menace hérétique par laquelle tel ou tel mouvement rejetait un livre ou un autre qui ne lui convenait pas,
c) la poussée missionnaire voyait beaucoup de conversions et de création d’églises locales; il fallait que ces convertis soient nourris de la parole de Dieu, donc il était nécessaire de savoir quels livres traduire pour eux,
d) la persécution par la Rome impériale avait, entre 303 et 313, comme but essentiel de détruire «les livres des chrétiens »; les chrétiens étaient prêts à mourir seulement pour les «bons livres»; lesquels?

Ce tri des livres en circulation a pris du temps. Plus de 50 livres ont été éliminés petit à petit, soit parce qu’ils n’étaient pas apostoliques, soit qu’ils contenaient des hérésies ou des légendes ridicules qui contredisaient la vérité acceptée par tous, etc.

À travers ces siècles, le Saint-Esprit a surveillé bien discrètement, mais souverainement, cette compilation des livres divinement inspirés. En 367, le théologien Athanase rédige, à Alexandrie en Égypte, une lettre pascale aux chrétiens. Il y affirme que seuls 27 livres sont inspirés et acceptés par tous les Chrétiens et composent ce que nous appelons «Le Nouveau Testament ». Après cette date des synodes à Hippone (393) et à Carthage (397) en Afrique du Nord confirment l’information d’Athanase. Nos actuels 27 livres du N.T. sont les seuls reconnus comme «canoniques», c.- à-d. qu’eux seuls font autorité et sont inspirés du Saint-Esprit.

2. La littérature chrétienne.

L’importance de cette littérature est inestimable:
a) Son contenu confirme par contraste la valeur, la supériorité et l’inspiration du N.T!
b) Cette littérature est la seule source d’informations sur l’évolution du christianisme. Elle nous révèle que le christianisme apostolique s’est dégradé progressivement (doctrine, vie, pratique, culte et institution) jusqu’au moment où il a été reconnu par l’État au 4ème siècle.
c) Elle trace le cheminement qui a conduit à l’acceptation des 27 livres du N.T. comme seuls inspirés de Dieu.
d) Sa diversité décrit toutes les formes de la chrétienté et leurs développements. Cette littérature rend compte de quatre périodes successives:
• celle de l’édification qui s’est faite d’une manière informelle; elle ne mentionne aucune philosophie païenne, mais révèle le christianisme à l’œuvre et un respect pour l’A.T.,
• celle des apologistes qui ont surtout écrit aux Empereurs pour réfuter les accusations d’athéisme (!), d’immoralité et de cannibalisme,
• celle des polémistes qui écrivent pour combattre des hérésies de toutes natures et pour essayer d’établir l’orthodoxie,
• celle de l’approche «scientifique» par des théologiens en Égypte; ils composent une théologie systématique basée sur la Bible, en employant malheureusement la méthode platonicienne et allégoriste; Alexandrie reste le principal centre de la pensée chrétienne jusqu’au 7ème siècle.

V. Conclusion

À la fin du 3ème siècle, le christianisme pénètre tout l’Empire romain, et s’est propagé même en dehors. Il est accepté jusque dans les échelons les plus élevés de la société et du gouvernement. Toutefois, il a encore des ennemis mortels: philosophes, prêtres païens, magiciens, fausses religions et les empereurs. Les chrétiens ont accumulé leur part de richesses, et bien des églises ont de beaux bâtiments.

Hélas, le christianisme a été progressivement déformé dans la chrétienté, car les différences entre l’an 100 et l’an 312 sont grandes à cause:

1. des œuvres méritoires qui ont enfanté l’ascétisme, la perversion de l’amour, la transformation des ordonnances en mystères magiques
2. du fétichisme (culte des reliques)
3. du sacerdotalisme
4. du ritualisme
5. de l’interprétation allégorique
6. du pardon des péchés effectué par l’évêque
7. d’une hiérarchie écrasante
8. du début des synodes/conciles dont les décisions sont devenues des lois, car approuvées par l’Empereur
9. des églises somptueusement décorées
10. de la mondanité du «clergé»
11. de la débauche qui se généralise parmi des chrétiens de toutes conditions
12. de l’entrée des païens dans l’église, sans passer par la conversion
13. de l’instauration de toutes sortes de fêtes religieuses
14. de la vénération des martyrs («saints» plus tard).

Heureusement tout n’est pas sombre (voir le § IV. ci-dessus), car le Seigneur a toujours connu ceux qui lui sont fidèles.

Ce résumé est important: toute la suite du christianisme et de la chrétienté découle, en bien et en mal, des trois premiers siècles.

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UNE EGLISE EN MARCHE

24 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

UNE EGLISE EN MARCHE

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UNE EGLISE EN MARCHE

Une communauté d'actionnaires (2)

Maurice Decker

2.Aspirer aux dons les meilleurs

(1 Cor 12.31: «meilleurs» ; «kreittona» ou «plus grands»; «meizona» suivant la variante retenue). Il s'agit donc de chercher avec ardeur, d'avoir du zèle pour (aspirer à = zèloô), de désirer de tout son coeur.

Cette recherche s'exprimera d'abord au niveau de ma vie de prière personnelle. Dieu attend de moi une prière pure et intelligente caractérisée par une saine ambition: «Accorde-moi Seigneur les dons que tu considères comme les meilleurs pour ton Corps». Comment se caractérisent-ils?
- Ceux qui permettent le mieux d'exprimer son amour envers les autres.
- Ceux donc qui sont les plus utiles aux autres (I Cor 12.7; 14.6).
- Ceux qui édifient les autres membres (I Cor 13.3-5, 12, 17, 26; Eph 4.12).
- Ceux qui mettent en évidence la seigneurie de Christ (1 Cor 12.3) et qui tournent donc les regards vers Lui!
- Ceux qui produisent un climat saint, fait d'unité, d'ordre, de respect réciproque (1 Cor 12.14-26,14.33- 40).
- Ceux qui sont les plus stratégiques dans la hiérarchie établie par Dieu (1 Cor 12.28; Eph 4.11-12), les fonctions fondamentales pour le perfectionnement des saints. Cette aspiration concerne certainement plus particulièrement ceux qui passent par la nouvelle naissance dans leur enfance et leur adolescence ou dans les premiers temps de l'âge adulte et que Dieu pourra former d'une manière toute particulière pour les donner à l'Eglise comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs.

Ne devons-nous pas reconnaître la pauvreté actuelle de l'Eglise et son besoin urgent de missionnaires-pionniers, de sentinelles au coeur brûlant, d'accrocheurs d'hommes, de bergers dévoués capables d'enseigner les Ecritures et de docteurs de la Parole aux coeurs de berger? Ne doit-on pas voir dans ces «dons-hommes» les jointures et les articulations dont Paul parle dans Eph 4.16 et Co12.19 et qui permettent au Corps tout entier d'être bien ordonné, cohérent, croissant harmonieusement à la gloire de Dieu?

3. Se soumettre à la souveraineté de l'Esprit

(1 Cor 12.11, 18, 24, 28). J'aspire avec un coeur droit et des motifs purs... mais c'est Dieu qui décide en dernier ressort... Heureusement !! Nous nous évitons ainsi la tension de recherche effrénée et malsaine qui engendre tant de dangereuses contre-façons. Dieu s'attend à ce que nous lui fassions confiance dans une recherche paisible, centrée sur la grâce. Dans la parabole des talents (Mat 25.14-30), celui qui n'avait reçu qu'un talent était déjà très riche puisqu'il disposait de six mille deniers, soit le salaire d'un ouvrier pour... six mille jours de travail (près de seize ans et demi de travail sans un jour de congé!).
Dans sa souveraineté, notre Dieu est très généreux. Sa grâce est débordante! Il ne veut voir ses enfants ni frustrés («j'ai si peu» ) ni gonflés d'orgueil ( «regardez-moi» ).

4. Se mettre au travail en commençant par les tâches les plus ordinaires

Lorsque la cathédrale de Milan fut achevée, lors de sa dédicace, on entendit une petite fille s'écrier dans la foule: «J'ai aidé à construire ça!»
«Quoi !» s'écria alors un des gardes revêtu d'un uniforme magnifique, «montre-moi ce que tu as fait!» L'enfant répondit: «J'ai apporté chaque jour le repas de papa quand il travaillait là-bas».

Dès ma nouvelle naissance, une multitude de possibilités de services s'offrent à moi dans le cadre de la communauté locale: nettoyage et entretien des locaux, décoration, préparation du journal de l'église, pliage des traités, gestion de la bibliothèque, cassettothèque, chasse aux échantillons médicaux et confection de colis missionnaires, affichage, aide musicale, diverses formes d'évangélisation en équipe avec un aîné (de même que les visites aux malades, personnes âgées, etc. stand biblique, club d'enfants... où je vais pouvoir apprendre aux côtés d'un aîné doué par Dieu et expérimenté).

Dans les champs de Bethléhem, Ruth a commencé sa nouvelle vie en glanant, s'attachant à suivre docilement les conseils de son aînée Naomi, laquelle était soucieuse de son bonheur.

Il ne faut pas opposer systématiquement talents naturels et dons spirituels. A.Kuen le souligne très justement: «Les listes ne contiennent aucune indication d'une discrimination entre dons naturels et surnaturels, ordinaires et extraordinaires ou miraculeux: dans l'exercice de chaque don, la nature et la grâce collaborent ou, si l'on préfère, le don d'ordre créationnel se fond avec le don d'ordre spirituel, le critère n'étant pas son origine naturelle ou surnaturelle, mais on emploie «pour l'utilité». (Dons pour le service, Série Ekklésia, Cahiers Emmaüs, page 38). Les charismes portent la marque divine par la manière dont ils sont exercés. Un travail de brisement et de purification, de sanctification par l'Esprit est nécessaire pour qu'ils servent à la gloire de Dieu, lequel peut dans Sa souveraineté, ajouter des cadeaux miraculeux sans liens évidents avec notre passé. Une chose est certaine: la découverte et le développement de nos dons nécessitent avant tout une humble disponibilité; je n'attendrai pas les sollicitations suppliantes des anciens de ma communauté pour m'offrir à servir mes frères dans un bon esprit.

5. Exercer ses dons avec application et selon le Seigneur

(Rom 12.3-8; 1 Pi 4.10-11).

On ne travaille pas dans l'église locale comme dans bon nombre d'entreprises de ce monde: rivalités, ambitions malsaines, recherche de la meilleure place au détriment des autres qu'on écrase sans pitié pour mieux avancer, surestimation de soi, jalousie, revendications permanentes jalonnées de grèves, etc. y sont monnaie courante !

Humilité (Rom 12.3, 6a; 1 Cor 12.21; Eph 4.2).

Quelques mots-clés suffiront à montrer dans quel esprit et de quelle manière nous sommes appelés à exercer nos dons.
- Je me souviens constamment que ce sont des cadeaux de Dieu ( 1 Cor 4.7).
- J'accepte les limites qui me tracent les dons reçus de Dieu (voir Rom 12.3 dans Parole Vivante, A. Kuen).
- Personne n'est complet en soi: j'ai donc besoin de mes frères tout comme ils ont besoin de moi. Nos dons sont complémentaires. Chacun doit être à sa place... et comme le disait un prédicateur africain: «Il faut des pelles à côté des Paul» ! (1 Cor 12.14-26).
- Je travaille par la force que Dieu m'accorde et non dans l'énergie de la chair, dans la dépendance du Saint-Esprit et non en comptant sur mes capacités propres (1 Pi 4.11).
- Je suis au service des autres et non de ma propre gloire: je ne pratique pas les dons pour fixer sur ma personne les feux de la rampe (1 Pi 4.10).

Fidélité-application (Rom 12.6-8; 1 Tim 4.13-16; 1 Pi 4.10-11).
- Je me refuse au travail bâclé voulant être un bon intendant des charismes reçus. Bientôt, il me faudra rendre compte de ma gestion: suis-je appelé bon et fidèle serviteur? (Mat 25.21,23; Luc 12.42-48).
- Je veille à me maintenir en forme dans la pratique des dons: on peut laisser ses dons s'éteindre progressivement en négligeant l'exercice régulier(1 Tim 4.14 et 2Tim 1.6) qui nous enseignent par ailleurs que Timothée avait reçu un don par prophétie au moment où il était mis à part pour le service avec imposition des mains des anciens.

6. Aider les autres à découvrir et à exercer leurs dons

- En priant les uns pour les autres.
- En encourageant nos frères et en les conseillant lorsque nous commençons à discerner leurs dons.
- Les anciens accepteront de courir des risques (comme Dieu en prend avec nous!) avec sagesse, utilisant ici le frein, là l'accélérateur, confiant avec mesure, des responsabilités, passant beaucoup de temps avec chaque jeune disciple pour le piloter, le conseiller et prier avec lui.

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BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

21 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT

 

Introduction :

 

Pour justifier leur égarement, ces adeptes de l’hérésie citent des textes hors contexte et créent des frustrations qui occasionnent des doutent et comme le serpent ancien dans le Jardin d’Eden, ils font avaler la mort faisant des victimes sur leur chemin. L’un des textes favoris pour tromper la vigilance des non avertis est celui-ci : « quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16.13). Par ce verset fétiche pour eux, le Saint-Esprit contredirai Jésus en ordonnant une autre prescription de baptême que celle de Matthieu 28.19-20. Ils vont au point de nier l’entité de Jésus comme bien qu’étant un avec le Père et le Saint-Esprit a sa personnalité. Pour eux, Jésus est à la fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Un regard profond nous conduira à mettre hors d’état de nuire, les aberrations des imposteurs qui tordent les Ecritures au profit de leur cupidité d’honneur, parfois parce que n’ayant pas d’appel, ils sont des fonctionnaires au service de leur poches dans l’église.

Le baptême "au nom de Jésus Christ" : "Que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ" (Actes 2.38). "Il ordonna qu'ils soient baptisés au nom du Seigneur" (Actes 10.48).

L'expression "au nom de Jésus Christ" n'est pas une formule rituelle à prononcer obligatoirement pour que le baptême soit valable. Jésus avait ordonné: "Faites de toutes les nations des disciples et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" (Mat. 28.19). L'expression "au nom de Jésus" signifie "en relation avec la personne de Jésus", "dans la foi en Jésus". Ce ne sont pas les paroles prononcées qui donnent sa valeur au baptême, mais la foi sincère du disciple en la personne de Jésus comme son sauveur. En l'absence d'une foi personnelle réelle, ni le geste du baptême, ni la formule prononcée ne pourront sauver la personne baptisée.

L’implication du nom de Jésus dans le baptême est comme une estampille de son autorité souverainement reconnue par le baptisé, indiquant sans ambiguïté l’union ou l’appartenance totale du baptisé au Christ. Pour renforcer ce fait, certaines versions de la Bible noteront dans Romains 6.3 que c’est un baptême pour le Christ. Cette expression baptême pour le Christ que l’on peut aisément et à juste titre appeler aussi ‘‘En Jésus-Christ’’, s’appuie sur le parallèle avec le baptême pour Moïse en 1Corinthiens 10.12. Moïse étant une figure de Christ, on peut comprendre que le baptême pour Christ est un engagement à suivre le Christ 1Pierre 3.21) et à être pour Lui, une confession de la foi du chrétien et sa détermination à obéir sans partage ni équivoque à son Seigneur. Notons que lors de ce baptême pour Moïse, la nuée et l’eau étaient deux figures très significatives qui renvoyaient aux deux dimensions du baptême à savoir la réalité qui est l’Esprit de Dieu et le symbole qui est l’eau. En faisant allusion à l’engagement d’une bonne pour le baptême, l’Apôtre Pierre rejette toute interprétation ritualiste, selon lequel le baptême comme le prétendent certains adeptes de Jésus seul serait la purification des souillures du corps.

Fortes implications des expressions de Jésus

(1) Allez, implique un combat agressif avec la stratégie offensive et défensive contre Satan et son système diabolique qui retient les êtres humains en captivité (Esaïe 14.17). Pour atteindre l’objectif visé ici, il faut détruire en même temps tout l’arsenal du monde des ténèbres pour une libération effective des prisonniers de ce système. C’est pourquoi, l’armée de l’Evangile doit se déplacer vers ceux qui toute leur vie sont dans les geôles de Lucifer, ce dans toutes les nations. Satan ayant réussi à faire tomber Adam, le représentant de Dieu dans l’ancienne création, avait remis de ce fait le gouvernement du monde entier à l’ennemi, se faisant lui-même désormais un chef assujetti. Depuis la mort et la résurrection du Seigneur, le pouvoir a changé de main car Christ, le second Adam a écrasé la tête du serpent (Genèse 3.15). Cette reprise de pouvoir par Christ nous convie à l’accomplissement de la prophétie selon laquelle, une pierre détachée sans le secours d’aucune main, avait renversé la statue, s’agrandissant progressivement jusqu’à gagner le monde entier : « Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre » (Daniel 2.34-35). L’explication donnée avait été celle-ci : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main, et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine » (Daniel 2.44-45).

Le royaume éternel que le Seigneur Jésus est venu bâtir sur la terre a commencé sa manifestation physique le jour de la Pentecôte lorsque le Saint-Esprit en descendant sur les hommes réunis dans la chambre haute (Acte 2) a fait d’eux les prémices de la nouvelle création que comportera le nouvel empire universel dont Jésus-Christ est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Pour l’effectivité croissante de cet empire universel, Jésus envoie ses armées sous l’action du Saint-Esprit pour conquérir le monde. Chaque église locale, et chaque disciple doit comprendre qu’il doit obéir aux ordres et le contraire ne serait que la rébellion, le dissident étant rangé dans le camp ennemi.

(2) L’ordre de mission est clairement défini et non seulement chaque saint doit aller, ou faire en sorte que l’évangile avance, mais l’objectif fixé est que chacun doit faire des disciples, ou élèves de Christ. Il n’est pas question ici des grands philosophes, mais "des enfants en Christ," qui doivent entrer à l’école de Christ, pour y être ensuite enseignés (1Cor 3.1). Ce processus n’est malheureusement pas souvent respecté car il y a de plus en plus des rangs autres que celui de frère, sœur, disciple parmi le peuple de Dieu. Pourtant, chacun n’est rien d’autre que ce qu’il avait été prédestiné à être. Curieusement, plusieurs sont non ce qu’ils avaient été prédestinés à être, mais ce que les hommes et leur cœur ont décidé qu’ils doivent être, ce pour leur perdition malencontreusement.

(3) L’ordre de mission bien spécifique indique que toutes les nations doivent être faites des disciples. La grande commission n’est pas limitative à un village, une tribu ou une ville, voire pays ou continent, mais les Juifs, les païens dans toutes les nations. Christ est venu pour être le Sauveur du monde. L’épreuve de presque vingt siècles montre que le christianisme n’est pas local ou national, mais qu’il est adapté aux besoins de toute l’humanité. Cependant, la doctrine de la prospérité faisant son entrée à forte connotation et coloration dans l’Eglise, a introduit les distinctions de personnes non plus par rapport à leur spiritualité qui peut aider plusieurs, mais plutôt par rapport à leurs poches bien garnies et leur rang social. Dès lors, on évangélise non plus tout homme en tout lieu, mais les riches, les directeurs de société dans les grandes villes, la finalité étant les grosses dîmes. Ceux des campagnes et zones enclavées sont livrés à eux-mêmes.

(4) Le procédé et processus d’intégration de ces disciples dans le royaume a été bien prédéfini. Ils doivent être fait disciples en les baptisant. Le baptême est le rite par lequel ceux qui croient en Christ doivent être formellement inscrits et reconnus dans l’école de Christ. Le baptême d’eau et du Saint-Esprit sont indispensables pour la croissance sans compromission du nouveau disciple. Les apôtres et disciples étaient baptisés dans l’eau, et c’est à ce baptême qu’il se réfère. C’est de ce baptême que des polémiques sans fin sont engagées depuis la nuit des temps.

APOLOGÉTIQUE

-Baptiser au nom (gr. pour le nom, ou dans le nom, ou en vue de ce nom, selon une particule qui marque la direction, le but où l’on tend (Rom 6.3 ; 1Cor 10.2), ne signifie pas seulement baptiser par l’ordre, sur l’autorité de l’Etre dont il s’agit; mais comme son nom exprime son essence même, toutes ses perfections, et que baptiser signifie plonger, c’est introduire le néophyte dans une communion vivante avec Dieu.

Ainsi baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, c’est baptiser avec l’assurance que toutes les grâces dont le Dieu trois fois saint est la source seront communiquées au croyant, qu’il est reçu par le baptême dans la communion du Père, source éternelle de tout amour, de toute vie. Dans la communion du Fils, qui l’a racheté et qui fait de lui un membre vivant de son propre corps. Dans la communion du Saint-Esprit, qui l’éclaire et le sanctifie. Telle est la riche et profonde signification du baptême chrétien, qui a pour fruit la purification et la régénération par le Saint Esprit (Jean 3.5 ; Tite 3.5).

-Nous trouvons dans la formule de baptême prescrite par Jésus, une révélation complète de Dieu, tel que l’Eglise le connaît et l’adore et tel qu’il répond seul aux profonds besoins de notre âme. Dans les Ecritures, les rapports entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, tous de l’essence divine ne sont pas objets de spéculation. Par contre, ce rapport entre les trois êtres de la Trinité est la source de toutes les grâces qui sont indispensables à la vie spirituelle (2Cor 13.13). Ainsi, ôter à la foi d’une personne l’un de ces noms divins, avec les dons qu’il nous garantit, conditionnerait sans autre forme de procès, une diminution dans sa foi, dans sa vie ou dans son espérance.

Les trois noms, celui du Père, du Fils, et du Saint-Esprit sont rappelés dans le baptême pour exprimer que les trois personnes de la trinité rencontrent le croyant ; le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de l’Esprit par lequel il peut dire "Abba, Père." "Au nom de" peut aussi être équivalent à "dans la présence de," ou "dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit."

Les écrits très anciens d’Irénée, un disciple du martyr Polycarpe qui avait été formé par l’Apôtre Jean, a écrit beaucoup contre les hérésies de l’époque. Témoin oculaire de la vie et des enseignements de Jean, le dernier Apôtre vivant à l’époque, il lui fallait défendre le fondement de la foi chrétienne telle qu’il a vu et entendu. Il est vrai que les écrits catholiques le citent à bien d’égard, mais, il a écrit plus de 200 ans avant le catholicisme. Irénée affirmait que les Apôtres enseignaient clairement que Dieu est un, existant en trois personnes : Père, Fils et Saint-Esprit. Il a écrit également que les Apôtres baptisaient en disant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Bien que la Trinité ne soit pas explicitement écrite dans la Bible, en bien d’endroits, la notion de la trinité est clairement établie :

‘‘Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père ET le Fils’’ (1 Jean 2.22).

‘‘Mais j’aurai pitié de la maison de Juda; je les sauverai par l’Eternel, leur Dieu, et je ne les sauverai ni par l’arc, ni par l’épée, ni par les combats, ni par les chevaux, ni par les cavaliers’’ (Osée 1.7). Dieu parle, et dit qu'Il sauvera Son peuple par l'Eternel, leur Dieu. Dieu le Fils, envoyé par Dieu le Père, est effectivement venu sauver Son peuple.

‘‘Je publierai le décret ; l'Eternel m'a dit : Tu es mon fils ! Je t'ai engendré aujourd'hui’’ (Psaume 2.7). Dieu le Père et Son Fils.

‘‘Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ?’’ (Proverbes 30 .4). Dieu le Père et Son Fils.

‘‘Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection’’ (Matthieu 3.16-17). Dans ce verset, les trois Personnes de la Trinité Se manifestent en même temps : Dieu le Père, qui parle du Ciel, Dieu le Fils, Jésus, et Dieu le Saint-Esprit, sous la forme d'une colombe. La même histoire est relatée dans Marc 1.9-11 et dans Luc 3.21-22.

‘‘Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec vous tous !’’ (2 Cor. 13.14) : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
‘‘Pierre, Apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie, et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !’’ (1 Pierre 1 : 1-2) : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

‘‘Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né’’ (Zacharie 12.10). Ici, c’est Jésus qui parle.

‘‘Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint- Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle’’ (Jude 1.20-21). Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

"Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu" (Jean 1.1) : Dieu le Père, et Dieu le Fils, qui est la Parole.

‘‘Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau’’ (Apoc. 5.6-8). Dieu le Fils, l'Agneau de Dieu, prend le livre de la main de Dieu le Père, et Il est adoré comme Dieu.

‘‘Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme ; il s'avança vers l'ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit’’ (Daniel 7.13-14) : Dieu le Père, ou l'Ancien des Jours, et Dieu le Fils, semblable à un fils de l'homme, dont la domination est éternelle.


"Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jean 14.26) : Dieu le Père, Dieu le Fils (Jésus), et le Saint-Esprit.

‘‘Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un’’ (1 Jean 5.7) : Le Père, la Parole qui est le Fils et le Saint-Esprit, Trois en Un. Ce verset très clair a été retranché de nombreuses versions modernes. Pourtant, il figure dans la grande majorité des manuscrits anciens.

Irénée confirme l’application de Matthieu 28.19 dans un extrait de son écrit intitulé : “la Démonstration de la prédication apostolique” : « Nous avons reçu le baptême pour la rémission des péchés au nom de Dieu père et au nom de Jésus Christ le fils de Dieu incarné et mort et ressuscité, et dans l'Esprit saint de Dieu ».

Conclusion :

Jésus Christ est le chemin, la vérité et la vie. Il ne saurait dire une chose que viendra contredire le Saint-Esprit. La formule de baptême de Mt 28.19 est prononcée par le Seigneur lui-même. Il n’est point besoin ici de dire qu’il s’agissait de l’ombre des choses à venir. Christ qui est l’accomplissement de toute chose ; Il ne saurait dire oui à la place de non, car il est la vérité. Pour les adeptes de la nouvelle révélation du baptême au nom de Jésus, il est clairement établi que si Jésus a caché une vérité en déformant sa nature, il ne saurait plus être Sauveur encore moins Seigneur. Pourquoi ne pouvait-il pas de manière claire comme il l’a toujours fait dire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant en mon nom » ? Non, il a plutôt dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28.19).

Dr. André CHOUBEU

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LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

16 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

LE SECRET DE L’AIGLE DANS LA TEMPÊTE

‘‘L’Eternel est lent à la colère il est grand par sa force : il ne laisse pas impuni. L’Eternel marche dans la tempête, dans le tourbillon ; les nuées sont la poussière de ses pieds’’ (Nahum 1.3)

Généralement, lorsque le ciel s’assombrit et qu’une bourrasque s’annonce à l’horizon, les oiseaux sont dans la précipitation et un grand bruit d’ailes se fait entendre. Il suffit juste de lever les yeux, et c’est une débandade sans précédent ; chaque oiseau vole à qui mieux mieux et à ailes déployées pour trouver un refuge. L’aigle quant à lui, s’il ne va pas aller au-dessus de nuée, affrontera de face la tempête. Lorsqu’il est dans le sillage du vent très fort, il se laissera entrainer librement sans effort de battement d’ailes et se verra entraîner tout naturellement au gré de la direction du vent.

Parfois, il cherchera le centre du tourbillon si c’est le cas, et y pénètrera pour ensuite déployer ses ailes afin de pouvoir s'élever encore plus haut. Une merveilleuse leçon de la nature qui nous interpelle à des expériences spirituelles, favorables à notre intimité avec Dieu. L’aigle est le seul oiseau qui ne s’abrite pas ailleurs que dans son nid. Ainsi, s’il est surpris par la tempête, le vent, la tornade ou autre, il foncera à toute vitesse, bravera le mauvais temps qu’il surplombera jusqu’à atteindre son domicile. Quelle leçon pour nous ! L’aigle nous apprend là à connaître transformer les obstacles en opportunités, les défis en avantages et les obstacles en possibilités par la puissance divine agissant en nous au-delà de ce que nous pouvons penser ou imaginer. Plusieurs potentialités en nous se développent ou s’acquiert exclusivement grâce aux épreuves, la disette, la maladie, les attaques spirituelles, les trahisons, la sècheresse passagère... Comme disait quelqu’un : ‘‘ces circonstances défavorables nous sont bénéfiques parce qu'elles sont pour nous comme un catalyseur qui nous permet de nous élever encore plus haut. Pour peu qu'on prend la peine d’analyser toutes ces circonstances et essayer d'en tirer des leçons, elles peuvent nous permettre d'aller de gloire en gloire dans l'exploitation du potentiel que Dieu dans sa grâce, son amour et sa préscience a mis en chacun de nous’’.

Le vent souffle, mais on ne sait d’où il vient, ni où il va. S’abandonner à la direction du vent et se laisser conduire comme le peuple de Dieu dans le désert suivait la direction de la colonne de feu ou de la colonne de nuée est un vrai privilège. De même que la colonne de feu ou de nuée conditionnait la marche du peuple, l’amenant à s’arrêter comme à marcher, de même, le chrétien qui s’abandonne à la direction du Saint-Esprit expérimentera les merveilleuses grâces attachées à la soumission, la consécration et l’abandon total à Dieu. Combien d’enfants de Dieu et serviteurs de Dieu se sont-ils égarés simplement parce qu’ils n’ont pas suivi la direction du Saint Esprit !

Lorsque vient une tribulation et les tempêtes, s’ouvre pour plusieurs, la porte du découragement, des murmures, des plaintes, des accusations, de la haine, de la vengeance, de l’amertume, de la colère et ses corollaires. Pourtant, c’était le moment non de fuir comme le Prophète Elie, en abandonnant le peuple fraîchement délivré du joug de l’idolâtrie et nécessitant un encadrement bien sérieux, mais de s’arrêter et aller au conseil de Dieu pour tirer profit de la situation car il est écrit : ‘‘Quand on viole la justice humaine à la face du Très-Haut, quand on fait tort à autrui dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui dira qu’une chose arrive, sans que le Seigneur l’ait ordonnée ? N’est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. Recherchons nos voies et sondons, et retournons à l’Eternel’’ (Lamentations 3.35-40).

Retenons : « Les difficultés doivent pousser à l’action et non décourager. L’esprit de l’homme se renforcera dans le conflit. » WILLIAM ELLERY CHANNING.

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » J. F. KENNEDY.

L’épreuve de notre foi, lorsque nous avons Jésus Christ comme l’ancre de notre foi, nous propulsera vers la fermeté, la stabilité et le témoignage de l’œuvre tant de la croix que de la puissance de Christ agissant en notre faveur, et manifestant la gloire de Dieu autour de nous.

Lorsque l’ennemi de nos âmes soulève la tempête à l’intérieure de nos pensées, autour de nous, à l’intérieur de la famille, dans l’église en passant par plusieurs circonstances, ce jusqu’aux frères en Christ, nous devons nous rassurer que garder nos cœurs et pensées captives en Christ est l’ultime voie de recours. Evitons d’êtres des femmes et hommes tumultueux qui ne savent pas fuir la tempête pour se réfugier en Christ.

Dr. André CHOUBEU

Extrait de mon livre en correction intitulé "Les Secrets du Mystère de l'Aigle"

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Il faut que vous naissiez de nouveau

14 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Il faut que vous naissiez de nouveau

Il faut que vous naissiez de nouveau

Alfred Kuen

Le royaume des cieux est ouvert à ceux qui se repentent. Ceux qui refusent de se repentir commettent un péché qui ne saurait jamais leur être pardonné. En effet, qu'est-ce que le péché contre le Saint-Esprit sinon la fuite obstinée et persévérante devant la repentance, l'opposition à l'esprit de la « métanoïa », le refus de la reconnaissance des droits de Dieu ?

L'exemple de l'apôtre Paul.

L'apôtre Paul a passé par une véritable « métanoïa » sur le chemin de Damas. Auparavant Dieu était pour lui le dieu des pharisiens que l'homme peut rencontrer sur le terrain du contrat légal. Celui qui accomplissait strictement la loi devait être sauvé. Mais lorsque Paul fut placé face à face avec le Dieu vivant, il dut reconnaître que « nul ne sera justifié devant lui par les oeuvres de la loi » (Rom.3 : 20).

L'esprit du « nous » s'appuie sur sa propre justice, sur son appartenance au peuple élu (Phil. 3 : 8). L'esprit de la « métanoïa » n'a d'autre recours que de se réfugier dans la justice que nous a acquise Christ sur la croix. Derrière le scandale de la croix, l'apôtre découvre le plan du salut de Dieu, dans le Crucifié il reconnaît son Seigneur.

Une illustration biblique de la repentance

La meilleure illustration de la repentance est certainement l'histoire du fils prodigue (Luc 15 : 11-32). Cette parabole nous décrit, d'un côté, le comportement de celui qui n'a pas connu la repentance, de l'autre, elle nous montre quelle réalité placer derrière ce mot.

Il est évident que ces différents aspects de la repentance, exposés successivement ici pour des raisons de clarté, ne se présentent pas de façon aussi schématique dans la réalité.

a) Quel est le comportement de l'homme qui ne connaît pas la repentance?

« Mon père, donne-moi... le fils ayant tout ramassé partit... il dissipa son bien en vivant dans la débauche ».

Le jeune fils veut vivre sa vie, il veut être indépendant du père, partir au loin... Il ne pense qu'à lui: « Donne-moi ». II ramasse tout pour pouvoir le dissiper à sa guise, pour satisfaire ses désirs et ses convoitises.

Ni le père, ni le frère ne comptent dans sa pensée: le « moi » occupe seul toute la place. Notons d'ailleurs que le frère aîné illustre d'une autre manière la même attitude: « Voici tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné... pour m'amuser ». C'est encore typiquement l'attitude opposée à la « métanoïa », c'est le propre juste qui s'appuie sur ses mérites en face de Dieu et revendique ses droits. Dieu est le partenaire d'un contrat « Je t'ai servi, je n'ai jamais failli à mes obligations, mais tu ne m'as pas donné ». C'était, en fin de compte, Dieu l'associé déloyal.

b) En quoi consiste la repentance ?

Le changement d'attitude du fils cadet après son expérience décevante illustre les différents aspects de la repentance. Cet exemple nous montre qu'elle affecte l'homme tout entier: la pensée, le sentiment et la volonté conjuguent leurs efforts et conduisent à un acte concret et précis.

Chez celui qui se repent :

1° la pensée entre d'abord en action :

« Etant rentré en lui-même » (Luc 15 : 17).

Jusqu'à présent, il vivait comme en dehors de soi, ses pensées se dispersaient sur mille choses extérieures. Maintenant, il oriente sa réflexion en sens inverse, vers l'intérieur, pour examiner sa vie. A la suite de cet examen, une nouvelle appréciation des valeurs se fait jour: « Ce qu'il avait fui (la maison paternelle), il le désire; ce qu'il avait recherché (la terre étrangère), il l'a en horreur » (F. Godet). La « métanoïa » est en premier lieu un renversement de l'échelle des valeurs.

2° Il est touché par des sentiments d'affliction.

« Combien de mercenaires... et moi ici ». Les regrets, les pleurs mêmes peuvent faire partie de la repentance (voir Luc 7 : 38 ; Mat. 5: 4; 26: 75; Luc 18: 13; Jacq. 4: 9; 2 Cor. 7: 10; Es. 6: 6-7). « Etre pécheur et être désespéré est une seule et même chose, parce que le pécheur c'est celui qui vit dans la contradiction avec lui-même et avec Dieu ».

3° Sa volonté entre en action.

« Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai... ».

La repentance comporte la décision de renoncer aux anciennes voies, de se détourner du péché (2 Chr. 6 26 Jean 5: 14), de la méchanceté (Actes 8 : 22), des oeuvres mortes (Héb. 6 : 1), de la tiédeur, de la suffisance, de l'aveuglement (Apoc. 3: 15, comme de tous les autres péchés (Apoc. 2: 21; 9: 21; Jacq. 4: 8).

4° Son esprit est convaincu de péché.

La pensée, le sentiment et la volonté ne peuvent conduire à un résultat spirituel que si l'esprit est touché par l'Esprit de Dieu. Or, le Saint-Esprit convainc de péché, de justice et de jugement celui qui vit loin de Dieu (Jean 16: 8) : « Je dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ». Pour la première fois, il pense au père. Ce père est bon et grand, mais lui, il est indigne et vil: « Je ne suis pas digne ». La prise de conscience de sa propre indignité en face de Dieu est certainement un élément essentiel de la repentance.

5° Il retourne à Dieu.

« Il se leva et alla vers son Père... » : la décision n'est efficace que lorsqu'elle est suivie d'actes.

6° Il lui confesse son péché.

« Mon père, j'ai péché ». La confession du péché à Dieu est un signe de vraie repentance (voir Ps. 32: 5; 2 Sam. 12: 13; Es. 6: 5; Mat. 3: 6; Luc 23: 40; I Jean 1: 9; Lév. 26: 40; Job. 33: 27).

7° La conséquence normale de la repentance, c'est une vie nouvelle: des fruits dignes de la repentance.

Le fils prodigue restera certainement dans la maison du père, en communion avec lui, le servant volontairement et joyeusement (voir Matth. 3 : 8 ; Luc 3 : ' 11 ; Es. 1 : 16-17 ; Dan. 4 : 27 ; Actes 26 : 20).

La repentance est donc un acte qui engage l'homme tout entier : esprit (par la conviction du péché, la prière, le retour à Dieu), âme par la participation de sa pensée, de ses sentiments et de sa volonté) et corps (par les actes, les fruits de la repentance).

Tourné d'abord vers le passé, l'esprit constate un état anormal: le péché; il reconnaît qu'il a fait fausse route; puis, tourné vers l'avenir, il s'engage dans le chemin qui mène à une vie nouvelle.

Une repentance selon Dieu débouche toujours sur le salut (2 Cor. 7 : 10). Comme la métamorphose est le changement total de la forme, la « métanoïa » est le changement radical du « nous », de l'esprit, de la pensée, des sentiments, de toute l'attitude intérieure.

« La repentance n'est pas seulement une étape de la conversion... Elle est la réalité même, intérieure et profonde, de la conversion ; la conversion vécue et gardée; l'attitude profonde et stable d'un homme dont la vie est tournée vers Dieu » (J. Serr).

Une vraie repentance est à la fois don de Dieu (Actes 5 : 31 ; 11 : 18; 2 Ti. 2: 25; Rom. 2: 4; 2 Pi. 3: 9; Héb. 6: 6; 12: 17; 2 Cor. 7: 10) , et oeuvre de l'homme (Luc 16: 31 ; Apoc. 9: 21 ; Mat th. 11 : 21 ; 21 32), sans qu'il soit possible de déterminer exactement la part de l'un et de l'autre.

Extrait du livre «Il faut que vous naissiez de nouveau »
Edition Ligue pour la lecture de la Bible. CH 1010 Lausanne (Suisse)

Source : http://www.promesses.org/arts/28p276-279f.html

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Affranchis en Jésus-Christ

13 Mars 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Affranchis en Jésus-Christ

Affranchis en Jésus-Christ

Romains 8 : 2.

R. H. Guignard

Nous avons bien lu: « AFFRANCHIS de la loi du péché et de la mort ». Affranchi ou libéré, le chrétien possède une vie, et cette vie n'est plus soumise à une loi qui annonce un dénouement « inéluctable » (que l'on ne peut éviter) : la loi de la mort.

C'est en cela que réside la grande PROMESSE du christianisme, soit une vie éternelle, heureuse dans la présence de Dieu. Et nous savons que, au fond de son cœur, le chrétien est tranquille, fortifié, car: « le Saint-Esprit dit à son esprit qu'il EST enfant de Dieu » (v. 16). Mais comment cette nouvelle naissance s'est-elle passée ? Comment est-ce possible ? C'est ce que nous enseigne l'épître aux Romains ch. 8: 1-4.

Trois lois

Dans ce passage, il est fait mention de trois lois

la loi du péché et de la mort,
la Loi, dite de Moïse,
la loi de l'esprit de vie.

Chaque Etat a ses lois: civiles, pénales, militaires et autres règlements ou ordonnances. Le chrétien est invité à s'y soumettre. De tout temps, Dieu n'a pas confié les lois religieuses à l'approbation d'un gouvernement humain. Pour la plupart, les dirigeants de l'homme l'ont compris. Ils ont accordé la liberté de conscience, et cette liberté, l'homme l'apprécie hautement. Il existe aussi nombre de lois dites naturelles. Celle de la pesanteur est la plus connue. Les hommes ont vaincu celle de la terre en passant à celle de la lune. Ce n'était encore que pour un moment! Ils ont dû vaincre celle de la lune pour revenir ! La loi de la gravitation des astres, notre globe compris, a une grande signification pour notre existence. Le cosmos, l'univers n'est pas inerte; au contraire, il est ordré, il obéit à certaines lois, lesquelles ne sont certes pas dues au hasard...

Une loi peut être positive, créatrice, active pour le bien. D'autres sont négatives, répressives, restrictives. Aucune loi n'est neutre; au contraire, elles tendent à un résultat, à un but.

Le sens d'un terme biblique

Avant de pousser plus loin, nous devons donner une explication concernant le mot « chair » (v. 3). « La chair rend (une loi) impuissante ». Ce terme représente, au sens usuel, notre corps, soit nos muscles, nos os, etc. Dans le Nouveau Testament, il comporte un sens plus étendu. Il s'agit bien premièrement de notre corps, mais plus encore de toute notre nature humaine. Quand l'apôtre, parlant de lui-même, dit: « je suis charnel », il nous donne la signification de ce terme. La « chair », c'est notre être tout entier, corps et âme, dominé par la loi du péché, entraîné par une force qui conduit au mal, à la destruction. Notre humanité est dominée par des appétits sensuels qui, lentement mais sûrement, amoindrissent les facultés supérieures de l'amour, de l'intelligence, du raisonnement, de la volonté.

Loi du péché et de la mort

En ajoutant que cette « chair » est « vendue et asservie au péché », l'apôtre donne la valeur, la force et l'étendue de cette loi. Il y a de par l'action de cette dernière une tendance que l'on ne peut éviter, qui entraîne, pas à pas, à la mort. L'apôtre décrit cette tendance, cette action au premier chapitre de l'épître aux Romains. C'est, dans le domaine de l'âme, une chute continue, une lente désagrégation des plus nobles facultés de l'homme, jusqu'à la déraison.

Cette loi a été communiquée à Adam, après la chute. « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage, jusqu'à ce que tu retournes à la terre, d'où tu as été tiré; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3 : 19). Les effets de de cette loi sont visibles. Nul ne peut la contredire !

La LOI, dite de Moïse

Elle est souvent désignée à notre attention par une majuscule, car elle a été donnée par Dieu au peuple juif, par l'intermédiaire de Moïse. Dans notre texte, nous la trouvons mentionnée deux fois, v. 3 et 4. Dans le premier cas, elle est taxée d'impuissante et dans le second cas, il est spécifié qu'elle comporte une valeur morale, soit une « justice prescrite» par Dieu.

Pourquoi la Loi était-elle impuissante ? La réponse est que la « chair » la rendait impuissante. Nous avons vu plus haut ce qu'est la « chair » et par quoi elle est dominée. Notre humanité, notre être entier ont été souillés par le péché dès la première génération. Or, la Loi a été proclamée par Dieu (pour Israël, comme aussi pour toutes les nations) pour mettre en évidence les péchés, la résistance à l'ordre de Dieu: en un mot démontrer le MAL. Il s'agissait de faire voir et saisir combien les hommes se sont éloignés de leur Créateur. La Loi doit être ce témoin, ce thermomètre face auquel l'homme doit se mesurer et être amené à tourner à nouveau ses regards vers Celui à qui Il doit la vie. La loi est un maître d'école pour nous conduire à Christ.

Impuissante, mais sainte

La Loi est « sainte et le commandement est saint, juste et bon ». « Je vous le dis en vérité avant que le ciel et la terre aient passé, il ne disparaîtra de la Loi ni un seul iota, ni un seul trait de lettre », disait Jésus. Mais il demeure encore et toujours que

la justice prescrite par la Loi

existe et que cette justice doit avoir son accomplissement, sa réalisation, son épanouissement, toute la bénédiction de sa valeur, en nous chrétiens. Nous y reviendrons, mais pour l'instant, nous constatons qu'elle a deux faces: elle condamne ou elle libère.

A. « Maudit soit celui qui ne confirmera point les paroles de cette Loi en les mettant en pratique » (Deut. 27 : 26).

B. « Nous serons tous tenus pour justes, si nous prenons soin de mettre en pratique tous ces commandements devant l'Eternel, notre Dieu, comme il l'a ordonné » (Deut. 6: 25). « L'homme qui les pratiquera vivra par eux » ( Lév .18 : 5).

Une loi de l'Esprit

Après avoir examiné la valeur de cette justice prescrite par la Loi de Moïse, nous revenons à notre thème. La loi de l'Esprit de la vie (littéralement), ou qui donne la vie, nous a affranchis, à cause de l'œuvre du Fils de Dieu.

C'est une loi divine, comme celle de la pesanteur ou de la gravitation. Ce n'est pas une simple vision de notre intelligence.

Notre manière de réaliser le terme « loi » nous le dit: « avoir force de loi, l'autorité de la loi, faire la loi ou faire loi ». Les lois d'une nation ne sont pas neutres; elles sont une force. Nous pourrions ainsi dire: la force de la loi, ou l'action de la loi, ou l'oeuvre de la loi de « l'Esprit de la vie en Jésus-Christ nous a affranchis ».

Nous comprenons qu'il y a eu là, par suite de l'œuvre de Jésus-Christ, une transmission actuelle de vie par le St-Esprit, en un mot: « Dieu l'a fait » (v. 3).

C'est ce que nous constatons: un des attributs de la Loi de Moïse une « justice prescrite » par ladite Loi, a atteint un jour le Fils de Dieu... « En envoyant à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à notre chair pécheresse. Dieu a condamné le péché dans la chair », soit dans la personne de son Fils.

Là, nous pouvons nous arrêter

A. Dieu a condamné le péché (la masse du péché, l'ensemble du péché) dans la chair de son Fils, l'Homme parfait, sans tache, sans péché, sans souillure, et cela à notre place !

B. Et « la justice prescrite par la Loi » a trouvé son aboutissement EN NOUS! Merveille d'amour !

« DIEU L'A FAIT »

Christ l'a accompli,
Christ a porté nos péchés,
Christ a expié nos péchés,
Christ est mort, lui le juste, pour les injustes,
Christ, Agneau de Dieu, s'est substitué à nous.
De la part de Dieu, la condamnation frappant son Fils, le Christ, a été comptée comme valable pour chaque homme.

En JESUS-CHRIST, la loi de l'Esprit de vie nous a affranchis... pour la VIE et la PAIX. C'est une LOI divine.

Source : http://www.promesses.org/arts/28p283-287f.html

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