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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LE MINISTÈRE DU PASTEUR, OU BERGER

1 Janvier 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MINISTÈRE DU PASTEUR, OU BERGER

LE MINISTÈRE DU PASTEUR, OU BERGER

‘‘C’est lui qui a donné les uns comme Apôtres, les autres comme Prophètes, les autres comme Évangélistes, les autres comme Pasteurs et Docteurs’’ (Eph 4.11).

Introduction :

Le Pasteur est le plus visible des dons du ministère dans l’église aujourd’hui. Cependant, ce n’était pas le cas dans la première église du Nouveau Testament. Le mot ‘’Pasteur’’ est utilisé seulement une fois dans la Version de la Bible Anglaise New King James. (Ephésiens 4.11)

Du point de vue traditionnel, un fardeau impossible semble avoir été placé sur les Pasteurs à cause de notre manque de compréhension de ce don du ministère. Dans plusieurs congrégations locales, le Pasteur est responsable pour tout incluant gagner des âmes, prendre soin du troupeau, être responsable des finances, être l’enseignant et évangéliste.

Quand un homme se tient seul dans cette position, il devient très vulnérable, et des milliers de Pasteurs sont tombés dans une dépression, soit morale, spirituelle, physique, émotionnelle ou mentale. Plusieurs ont été la proie de l'orgueil par la flatterie. D'autres ont cédé à la fausseté des richesses et de la mauvaise administration financière parce qu'ils n'étaient pas sous le contrôle de Dieu.

Pourtant, du point de vue biblique, les cinq dons du ministère doivent fonctionner et opérer en équipe dans l’église locale, chacun opérant dans sa propre fonction ministérielle. Dans l’église du Nouveau Testament, nous voyons chacun des cinq dons du ministère en opération au lieu de laisser tous les ministères au Pasteur, comme cela s’est fait dans la tradition. La fonction des cinq dons du ministère dans l’église locale a été donnée par Jésus:

  • Pour préparer le peuple de Dieu au travail du ministère
  • Pour bâtir le corps de Christ
  • Pour apporter une unité dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu
  • Pour apporter les saints à la maturité et à la plénitude de Christ

Le don du ministère de Pasteur ou berger est en fonction normalement seulement dans une église. Les autres dons du ministère seront en fonction dans l’église locale mais seront aussi envoyés, de temps en temps, pour bâtir d’autres croyants dans la foi ou pour établir d’autres églises.

Le Pasteur est défini comme :

Berger : Le mot Grec traduit par Pasteur dans Ephésiens 4.11 est ‘’poimen’’ qui veut dire berger, celui qui garde, surveille ou assemble, dirige et aussi nourrit le troupeau, en somme un surveillant.

‘’Poimen’’ est utilisé dix-huit fois dans le Nouveau Testament. Seulement une fois il est traduit par Pasteur. Les dix-sept autres fois il est traduit par berger.

Souvent nous utilisons le mot Pasteur parce que c’est le mot utilisé dans Ephésiens quatre où la liste complète des cinq dons du ministère sont donnés. Cependant, à cause de l’usage commun de l’Ecriture et la signification actuelle du mot ‘’poimen,’’ il serait biblique d’utiliser le mot ‘’berger.’’

Certains n’ont pas trouvé facile d’utiliser le terme ‘’berger’’ parce qu’ils ont fait autrefois l’expérience du manque d’équilibre.

Nous devons agir et non réagir. Nous devons agir sur la révélation de la Parole de Dieu alors qu’Il restaure la vérité du Nouveau Testament à Son corps aujourd’hui. Dans notre étude nous avons choisi d’utiliser les termes, Pasteur et berger, indifféremment parce qu’ils sont tous les deux bibliques.

Point à controverse ‘‘Pasteur– Docteur’’ :

Plusieurs pensent que Pasteur et docteur sont inséparables et qu’il y a seulement quatre dons du ministère. La raison pour cela est que Ephésiens quatre dit, ‘’ C’est lui qui a donné les uns comme Apôtres, les autres comme Prophètes, les autres comme Evangélistes.’’ Et ensuite le Pasteur et le Docteur sont mentionnés ensemble alors que le verset continue, ‘’les autres comme Pasteurs et docteurs.’’

Il y a assez dans cette interprétation pour établir que le ministère du Pasteur est certainement à un degré plus large qu’un ministère d’Enseignant.

Ils y a des personnes qui sont très efficaces comme Pasteurs et ont un cœur de Pasteur, mais ce sont des Enseignants médiocres. Il y a aussi des Enseignants qui sont bien doués dans la Parole mais qui n’ont pas un cœur de Pasteur et qui semblent avoir une pauvre relation avec les personnes qu’ils enseignent.

Sans se soucier des différences de pensées dans ce verset, nous avons choisi de les étudier, pour bien les comprendre, comme cinq dons du ministère différents.

Ceux qui sont appelés et qui fonctionnent dans les cinq dons du ministère ont chacun leurs forces et leurs limites. C’est une des raisons pourquoi les cinq dons du ministère devraient fonctionner dans chaque église locale. Chacun des dons du ministère doit circuler et opérer ensemble pour préparer, bâtir et affirmer tous les croyants dans cette église pour qu’ils puissent parvenir ‘’ à la mesure de la stature parfaite du Christ.’’

Quand Jésus place différents ministères dans l’église, Il le fait avec un dessein et avec un grand soin. Il réalise la variété des besoins qui existent dans Son peuple et Il était concerné à ce que chacun de ces besoins soit remplis par l’opération balancée de ces dons du ministère en opération dans chaque église locale. Si chacun des dons du ministère n’est pas en opération sur une base régulière dans l’église locale, il sera impossible pour ce corps de croyants de parvenir à une maturité complète et équilibrée dans leur service et leur vie chrétienne.

Les Pasteurs sont surveillants

Actes 20.28 : Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établi Evêques, pour faire paître l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang.

Nourrir les Brebis : Le mot Grec pour surveillant est ‘’ episckopos.‘’ Il est aussi traduit par ‘’ Evêque.’’ Le mot veut dire celui qui nourrit la brebis. C’est une référence à un Pasteur ou un berger.

L’Evêque dans la signification de l’Ecriture, est une fonction dans l’église locale et l’Evêque n’est pas quelqu’un qui a une autorité sur un groupe d’églises locales comme le fait l’Apôtre.

Du point de vue traditionnel, l’Evêque, qui fait partie d’une hiérarchie ecclésiastique, ne prend pas forme par une révélation ou modèle du Nouveau

Testament, mais par une tentative de l’homme pour améliorer le plan et dessein de Dieu pour l’église locale indépendante. Un Evêque ne peut pas prendre la place de ceux que Dieu a établi Apôtres et Prophètes.

Les bergers sont les surveillants du troupeau. L’image visuelle est celle d’un berger assis près de la montagne surveillant les brebis qui sont sous sa garde.

Tous les anciens, ou surveillants d’une église locale doivent fonctionner comme bergers même s’ils ont un don du ministère autre que celui de Pasteur. Paul dit que ceux qui désirent ce don du ministère désirent une belle activité (1 Timothée 3.1).

Une fonction, pas un titre :

Notons que le ‘’Pasteur’’ ou ‘’berger’’ est une fonction, pas un titre. C’est la même chose pour chacun des cinq dons du ministère. L’apôtre, le Prophète, l’Evangéliste et l’Enseignant sont des fonctions pas des titres.

Les Pasteurs ou bergers devront toujours garder à l’esprit que les croyants sont par le Seigneur considérés comme des brebis. Les termes ‘’ brebis’’ et ‘’troupeau’’ ne sont pas les termes les plus flatteurs que l’on peut utiliser pour décrire le peuple de Dieu. Bien au contraire, ces termes s’appliquent bien pour décrire notre dépendance totale à la direction, la provision et le soin de Dieu pour notre vie de tous les jours.

Besoin de soins spéciaux :Les brebis ont besoin de soins spéciaux. Elles sont les plus dépendantes de toutes les créatures de Dieu. Elles ne peuvent tout simplement pas y parvenir par elles-mêmes. Même au temps de la première famille, les brebis devaient être gardées. (Genèse 4.2).

Besoin d’être nourri : Les brebis doivent être nourries : ‘‘David s’en allait de chez Saül et revenait pour faire paître le troupeau de son père à Bethléhem.

David se leva de bon matin. Il remit le troupeau à un gardien, prit sa charge et partit, comme Isaï le lui avait ordonné. Lorsqu’il arriva au camp, l’armée sortait pour se ranger en bataille et lançait la clameur de guerre’’ (1 Samuel 17.15,20).

David ne laisserait jamais le troupeau sans surveillance. Contrairement à la plupart des animaux, les brebis n’ont aucune habileté à trouver le manger et l’eau par elles-mêmes. Elles ont aussi un très mauvais sens de la direction.

Se perdre facilement :

Les brebis se perdent facilement et ont tendance à errer à l’abandon : ‘‘Mon peuple était un troupeau de brebis perdues; leurs bergers les égaraient, les détournaient par les montagnes; elles allaient de montagne en colline, en oubliant leur gîte’’ (Jérémie 50.6).

Ezéchiel 34.12 : Comme un berger fait la revue de son troupeau quand il est au milieu de ses éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis et je les arracherai de tous les lieux où elles ont été disséminées, un jour de nuée et de brouillard.

Esaïe 53.6 : Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.

Besoin de protection: Les brebis sont sans défense. Elles sont susceptibles à toutes sortes d’attaques. Elles n’ont aucune défense naturelle comme les griffes, les mâchoires puissantes ou l’habileté de courir vite.

Par elles-mêmes, ce sont des proies faciles pour toutes sortes d’animaux sauvages.

Matthieu 10.16 : Voici: Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Les brebis sont en sécurité seulement quand elles sont serrées les unes contre les autres. Elles doivent avoir un gardien ou berger pour les protéger la nuit.

De la valeur : Même avec tous leurs défauts, les brebis étaient une possession de grande valeur. Les brebis produisent de la viande pour la nourriture et la laine pour les vêtements. Elles ont l’habileté à se déplacer ensemble et répondent à la voix de leur berger (Jean 10.3).

Besoin du berger pour survivre : ‘‘Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix’’ (Jean 10.4).

Elles savent que sans le berger pour les nourrir, les diriger, les surveiller et prendre soin d’elles, elles ne survivront pas comme Son peuple.

JESUS, NOTRE BERGER

L’utilisation du mot, berger, était vraiment descriptif au temps du ministère de Jésus et l’établissement de la première église. Bergers et brebis étaient une grande partie de la vie économique. Les bergers étaient envoyés partout.

Cependant, le travail du berger n’était pas un travail d’honneur et de prestige.

Jésus fait une description complète du berger dans Jean 10.1-16.

La bergerie était un mur entourant un endroit ouvert d’où les brebis allaient et venaient. Souvent, plusieurs troupeaux venaient dans une bergerie alors il y avait plusieurs bergers pour la protection la nuit, alors les bergers pouvaient se reposer.

Jésus est la Porte : Dans quelques bergeries il n’y avait pas de porte. Le berger guidait les brebis dans un endroit sécuritaire et ensuite dormait dans l’ouverture de la bergerie pour protéger les brebis pendant la nuit.

Jésus disait qu’Il était la porte et seulement l’homme qui entrait par la porte, ou était appelé par Dieu, pouvait être le vrai berger des brebis.

Connaître sa voix : ‘‘Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers’’ (Jean 10.4,5).

Dans les grands troupeaux au temps de Jésus il y avait un chef berger qui sortait ses brebis le matin. Les brebis connaissaient la voix de leur berger et elles attendaient jusqu’à ce qu’il vienne et les appelle.

Jésus utilisa cette façon de parler, mais ils ne comprirent pas ce qu’Il leur disait (Jean 10.6-10).

Le Bon Berger : ‘‘Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas berger et à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit. Et le loup s’en empare et les disperse. C’est qu’il est mercenaire et qu’il ne se met pas en peine des brebis. Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent’’ (Jean 10.11-14).

Jésus montre la différence entre une personne qui prend soin des brebis pour l’argent " employé " et le vrai berger qui donnera sa vie pour protéger ses brebis (Jean 10.15,16).

Jésus est le Grand Berger : ‘‘Que le Dieu de paix – qui a ramené d’entre les morts le grand berger des brebis …’’ (Hébreux 13.20).

Berger des Âmes : Jésus est notre Berger et le gardien de nos âmes (1 Pierre 2.25).

Berger en Chef :

Jésus est le berger en chef. : ‘‘Lorsque le souverain Pasteur paraîtra, vous remporterez la couronne incorruptible de la gloire’’ (1 Pierre 5.4).

Berger Compatissant :

Jésus avait de la compassion pour les personnes, se référant à elles comme étant ‘’ lassées et abattues, comme des brebis qui n’ont pas de berger.’’ Le Pasteur doit avoir de la compassion et être leur berger (Matthieu 9.36).

Le ministère de Jésus comme Berger est le modèle du ministère de chaque personne qui est appelée comme berger ou Pasteur dans l’église locale.

QUALIFICATIONS SPÉCIFIQUES DU BERGER (PASTEUR)

En plus des qualifications générales des anciens, les bergers (Pasteurs) doivent aussi avoir quelques qualités et ont développé des habiletés spécifiques qui les équiperont pour fonctionner dans ce don du ministère en particulier :

Guider les Brebis :

Le berger (Pasteur) doit être capable de guider les brebis (Jean 10.4). Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix.

Si les bergers doivent guider les croyants dans l’église locale, ils doivent déjà marcher dans les voies de Dieu. Ils doivent avoir une connaissance de la vérité de la Parole de Dieu et avoir fait l’expérience de ces vérités à l’œuvre dans leurs vies.

Comme conducteurs, si les bergers veulent que les croyants dans l’église prient, ils doivent être des personnes de prière eux-mêmes. S’ils veulent que les croyants soient fidèles dans leurs dîmes et offrandes, ils doivent être des donateurs fidèles eux-mêmes. S’ils veulent que les personnes soient gagneurs d’âmes, alors ils doivent être aussi gagneurs d’âmes. Les bergers doivent être des exemples pour les croyants : ‘‘Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu; considérez l’issue de leur vie et imitez leur foi’’ (Hébreux 13.7).

1 Timothée 4.12 : Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté.

1 Pierre 5.2,3 : Faites paître le troupeau de Dieu qui est avec vous, non par contrainte, mais volontairement selon Dieu; ni pour un gain sordide, mais de bon cœur; non en tyrannisant ceux qui vous ont été confiés, mais en devenant les modèles du troupeau

1 Cor 11.1 : Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Nourrir le Troupeau : Le berger doit être capable de nourrir le troupeau (Jérémie 23.4 ; Jérémie 3.15 ; Actes 20.28).

Si les brebis doivent être nourries pour grandir, elles doivent être nourries avec la bonne nourriture et l'eau spirituelle de la Parole de Dieu.

Se nourrir eux-mêmes : Les bergers doivent s’adonner eux-mêmes à l’étude de la Parole de Dieu et à la prière. Si les bergers doivent nourrir les brebis, ils doivent premièrement eux-mêmes avoir un festin dans la Parole de Dieu (Actes 6.4 ; Jérémie 10.21).

Régime équilibré : Les bergers doivent veiller à ce que les croyants soient nourris avec un régime approprié et qu’ils soient constamment exposés au ministère des autres Anciens qui sont Apôtres, Prophètes, Evangélistes et enseignants. Ils découvriront par-là que la nourriture qu’ils reçoivent est la manne fraîche de ce que Dieu dit et accomplit encore aujourd’hui (Jérémie 15.16 ; Ephésiens 4.13).

Communique Habilement : Les bergers doivent être habiles en nourrissant par la Parole. Ils doivent être capables de communiquer à tout âge spirituel, du plus jeune au plus mature car le troupeau aura des brebis de tout âge (Jean 16.12 ; Esaïe 40.11,29).

Avoir une relation personnelle : Le Pasteur doit avoir une relation personnelle avec la brebis (Jean 10.27 ; Jean 10.3).

L’église locale doit avoir un nombre suffisant de bergers faisant partie des Anciens, en sorte que chaque brebis est connue par son nom et que chacune ait une relation personnelle avec un berger. Plutôt que les bergers seraient àl’écart des croyants, les bergers doivent être accessibles, prenant le temps de les connaître et de communiquer personnellement avec elles. Les bergers doivent prendre le temps pour être avec les personnes. Même si Ezéchiel n’était pas un Pasteur, il est un excellent exemple d’un directeur qui prend le temps nécessaire pour être avec les personnes qu’il dirige (Ezéchiel 3.15).

Source de force : Les Pasteurs deviennent une source de force et d’encouragement pour les personnes avec qui ils sont liés (Phil 1.27,28 ; Hébreux 13.7. Ceci est le genre de relation intime nécessaire pour le berger afin d’être capable d’avoir un cœur de compassion pour les brebis (Luc 15.4).

Donner sa vie : Le berger doit être prêt à donner sa vie pour la brebis : ‘‘Comme le Père me connaît, et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis’’ (Jean 10.15). Lire aussi 1 Jean 3.16 ; Apocalypse 12.11).

Les bergers doivent avoir un sens profond de l’engagement et de loyauté pour les brebis. Quand le peuple sait que leur berger est complètement engagé envers lui, il deviendra complètement engagé envers ce berger. Cet engagement implique un investissement de temps, d’intérêt et d’effort pour les brebis (Jean 10.11).

Réprimandés pour leur indifférence : Dans la bible, il est bien fait mention des bergers qui furent réprimandés pour leur indifférence au soin des brebis (Ezéchiel 34.4 ; Jean 10.12 ; Jérémie 23.2).

Amour profond : Venant d’un amour profond, les bergers continueront à surveiller les brebis sachant qu’ils devront rendre compte à Dieu pour chacune d’elles (Hébreux 13.17). Le berger placera le bien-être de la brebis au-dessus de sa vie et de son ministère. Le ministère du berger c’est de rechercher celles qui sont égarées. Le berger cherchera toujours à atteindre ceux qui sont froids dans leur relation avec Dieu. Il sera vigilant envers ceux qui s’égarent. Il ira à eux. Il les appellera et leur rendra visite, les encourageant à revenir au bercail.

Garder le Troupeau : Le berger gardera le troupeau du danger : ‘‘Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau’’ (Actes 20.29). Le berger sera toujours vigilant au danger extérieur ou intérieur pour le troupeau. Il connaît celles qui sont blessées et celles qui s’égarent ou tombent. Il est vigilant si quelqu’un tente d’apporter une fausse doctrine ou qui tente d’apporter la division ou des conflits.

Prend soin des indigents :

Le berger prendra soin de ceux dans le besoin : ‘‘Voici le jeune que je préconise: détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens du joug, renvoie les libres ceux qu’on écrase, et que l’on rompe toute espèce de joug; partage ton pain avec celui qui a faim et ramène à la maison les pauvres sans abri; si tu vois un homme nu, couvre le, et ne te détourne pas de celui qui est ta propre chair’’ (Esaïe 58.6,7). Le berger aidera toujours le blessé, le pauvre, la veuve et l’orphelin. Il visitera et priera pour les malades. Il apportera du réconfort à ceux qui ont perdu une personne dans la mort.

Corriger et discipliner : Le Pasteur corrigera et disciplinera ceux qui ont péché. Le berger possède la houlette et le bâton. Le bâton est utilisé pour atteindre et secourir, mais la houlette est utilisée pour la correction et la protection : ‘‘Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort’’ (Psaume 23.4).

Si nous voulons être matures il doit y avoir de la discipline. Le berger qui aime vraiment les brebis les disciplinera.

Conducteur des conducteurs : Les bergers seront conducteurs des conducteurs. Les bergers auront un équilibre dans l’utilisation de leur temps. Ils ne s’occuperont pas seulement de ceux qui sont blessés, mais ils passeront plus de temps au développement de ceux qui ont le désir de grandir en maturité dans leur vie chrétienne.

A lieu de prendre tout leur temps à ‘’éteindre les feux’’ ils prendront la majorité de leur temps à ‘’allumer les feux’’ dans la vie de ceux qui sont complètement engagés. Ils reconnaîtront les dirigeants et ceux que Dieu appellera dans les cinq dons du ministère et prendront le temps de les instruire pour le travail auquel Dieu les aura appelés.

Nourrir les Brebis : Le berger nourrira les brebis de la Parole de Dieu avec amour et habileté : ‘‘Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Prends soin de mes agneaux!’’ (Jean 21.15).

Le plus grand geste d’amour que le berger peut donner à Jésus c’est d’être assidu à nourrir Ses brebis dans les vérités de la Parole de Dieu. Selon les instructions sur lesquelles Jésus insiste en les répétant trois fois, la fonction la plus importante du berger est de nourrir les brebis. Tous ces secteurs du ministère du berger (Pasteur) doivent être gardés en équilibre avec l’utilité la plus efficace. Lorsque les bergers sont fidèles dans tous ces secteurs la brebis répondra aussi en étant fidèle et engagée dans le travail du Seigneur de l’église locale. Les brebis saines se reproduiront elles-mêmes. En le faisant, l’église locale grandira et étendra son ministère. Alors que le berger est fidèle avec les brebis qu’il a, le Seigneur lui donnera plus (Matthieu 25.21).

Opère dans les dons : ‘‘Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence’’ (1 Cor 12.31). Les bergers doivent opérer librement dans tous les dons du Saint-Esprit. Cependant, les dons de révélations sont spécialement importants pour le ministère du berger.

A travers l’opération de la parole de connaissance et de la parole de sagesse, le berger saura quand il y a un besoin dans la vie d'un certain croyant. Dans le temps parfait et opportun de Dieu, il appellera ce croyant ou ira à sa maison juste au moment où il aura besoin du ministère personnel. Dieu avertira le berger d’un danger par l’opération du don du discernement des esprits. Il y a une grande protection pour l’église et une grande efficacité dans le ministère du berger qui est guidé, moment par moment, par l’opération des dons de révélation du Saint-Esprit.

Conclusion :

C’est le ministère le moins décrit dans le Nouveau Testament, mais qui est l’expression de la vie de Jésus, le bon berger, retrace les principes et le fonctionnement étant le modèle céleste requis. C’est lui qui donne l’enseignement correspondant aux besoins de la communauté et qui prend soin de chaque croyant. Par ce ministère se communique en outre à l’église locale le sens de l’aide fraternelle envers celui qui est dans la difficulté.

Dr. André CHOUBEU

Tél. : (+237) 99 58 65 05 / 77 75 71 60

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SIGNIFICATION ET SYMBOLIQUE DES BAGUES EN FONCTION DES DOIGTS OU ELLES SONT PORTÉES

24 Décembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

SIGNIFICATION ET SYMBOLIQUE DES BAGUES EN FONCTION DES DOIGTS OU ELLES SONT  PORTEES 

 

Introduction :

De plus en plus,  une infiltration silencieuse mais dangereuse de port de bague suspect allant même sur tous les doigts devient une mode, un principe dans les églises.  Il convient de reconnaître et d’accepter que la bague est un bijou assez particulier qui doit être destiné à un doigt en particulier et ne peut être enfilée sur tous les autres doigts. En effet, aucun objet, aucun vêtement, aucun mot n’est le fruit du hasard. Les bagues ont été mises à un certain endroit pour traduire la personnalité de la personne qui les porte d’une part et pour transmettre un message, un code, exprimer une alliance, un pacte, un signe d’appartenance à un groupe, une implication de fait dans un système. Femmes dans l’église et Pasteurs sont devenus adeptes des bagues. Innocence, alliance où pacte secret que l’on nous cache ? Faisons un tour dans les lignes suivantes et découvrons ce qui ne se dit pas à haute voix, bien qu’exprimé par le symbolisme de la bague porté à un doigt précis.

Au-delà de l’annulaire gauche (4° et avant dernier doigt, signe d’alliance de mariage), nombreux sommes-nous jeunes à ignorer le sens véritable des bagues aux doigts. Les exemples sont légions.
Plusieurs filles ne pourront expliquer le « pourquoi » de la multitude des bagues qu’elle portait. Il en est de même chez les hommes. 

Devons-nous porter uniquement nos bagues pour l’esthétique ou pour paraitre ?

Ne nous nous étonnons donc pas de certaines conséquences. Notamment le célibat. Comment peut-on porter des bagues, réservées aux doigts pour les alliances de mariage ou de fiançailles et espérer avoir une âme sœur ? Car tous, diront que vous êtes déjà « occupé » comme on le dit dans notre jargon.

Avez-vous une fois songée à cette maladresse caractérisée? « L’ignorance tue » a-t-on coutume de le dire.

Il convient alors de découvrir le sens véritable relatif au port des bagues à nos doigts. 

  1. Quand les doigts représentent des personnes :

La famille revêt un caractère extrêmement sacré ; aussi Dieu dans sa prescience avait placé des indics que sont les doigts de la main dans chaque être humain ; de manière active ses actes, faits, gestes témoignent et représentent de manière perpétuelle et en tout lieu, l’alliance qui l’unit aux siens à savoir son père, sa mère, ses frères et lui-même. Le décryptage donne la compréhension ci-après :

Le pouce : vos parents.   

L’index : vos frères et sœurs. 
Le majeur : vous-même. 
L'annulaire : votre partenaire. 
L'auriculaire : vos enfants.

Outre cet aspect, nous devons comprendre que les doigts représentent ou expriment quelque chose. Il devient donc évident que le port d’une bague sur un doigt traduit de manière précise un état qui devra désormais caractériser le porteur de la bague. Nous passons au premier aspect pour expliquer la symbolique des doigts :                            

  1. Symbolique des doigts :  

Pouce : Le doigt de la régénération. Méridien du poumon. Protection du territoire. L'enfant suce son pouce pour se rassurer. Il est aussi le pouce de la positivité, le pouce qui fait pause dans un jeu. Elle serait plutôt portée par les personnes homosexuelles. Au 19ème siècle, le port d’une bague portée au pouce par une femme signifiait qu’elle soutenait le mouvement féministe. Le port de la bague au pouce serait un signe de distinction/exclusion de la masse.

Index : Le doigt de la direction et de l'autorité. Méridien du gros intestin. Où résident les points du lâcher prise. On montre avec l'index, on ordonne aussi avec. On lève le doigt avec ce doigt. On se gratte avec.  L’index est le doigt du commandement. Y porter une bague désignerait la volonté consciente ou non de freiner son impétuosité ou au contraire de s’affirmer comme leader.

Majeur : Le doigt de la sexualité et de la puissance. C'est avec le majeur que l'on fait un doigt d'honneur. Les femmes se masturbent avec ce doigt avec l'index. C’est le plus grand des doigts et il est situé exactement au milieu des autres. Une bague au majeur révèle un caractère calme, parfois indécis. Cela peut également être le choix de personnes émotionnellement vulnérables.

Annulaire : Le doigt de l'alliance. Méridien du triple foyer. Il gère le rapport des 3 énergies de l'être humain (ancestrale (propre à l'individu), terre (matière), ciel (espace/spiritualité)). Capacité à faire la part des choses : s'appuyer sur la matière, mais avoir laissé un peu de spiritualité, et être capable de se nourrir de son passé.

Auriculaire : Le doigt de la pensée et de l'émotion. Méridien du cœur et de l'intestin grêle. Représente le quotient émotionnel et la capacité à assimiler ce que la vie nous propose. On dit que notre "petit doigt nous dit quelque chose". Mercure : le petit doigt conseiller. Il est passé (gauche) ou futur (droit). Porter une bague à ce doigt serait le signe (nostalgique ?) d’un côté enfantin ! Que dire des francs-maçons ou des nobles anglais qui y portent leurs chevalières… Malgré toutes ces symboliques, le choix esthétique de chacun et des futurs époux reste peut-être le plus important.

Les bagues sur les doigts n’est pas un phénomène nouveau. La Bible dit d’interroger les temps anciens et nous tirerons instruction.

Les bagues des dieux grecques :

Dans l'antiquité, les Grecs associaient une divinité aux petites bosses qu'on a sur la paume de la main. Ils portaient leurs bagues en fonction du dieu qu'ils voulaient honorer. Il devient donc évident que le port d’une bague sur l’un ou l’autre doigt n’était pas un fait banal, mais exprimait quelques et plaçait celui qui avait la bague à ce doigt-là dans un état, une position ou prédisposition précise évidemment pour une cause précise :

 Pouce : Représente Poséidon, dieu de la mer (individualité, indépendance, iconoclasme). Dieu très indépendant : le seul à ne pas vivre sur l'Olympe. On remarque que le pouce est à l'écart des autres doigts. Donc, les gens qui portent une bague au pouce sont, en général, des libres penseurs, imperméables aux modes.

Index : Est associé à Zeus, le roi des dieux (pouvoir, domination énergie). Les gens qui portent une bague à ce doigt ont tendance à aimer diriger et prendre des responsabilités. 

Majeur : C'est Dionysos, dieu du vin et de la fête (irrévérence, esprit rebelle, décadence). Irrévérencieux au possible, il aimait libérer les gens de leurs blocages. Donc, ceux qui portent une bague à ce doigt ont tendance à faire ce qu'ils veulent sans trop se soucier de ce que pensent les autres. 

Annulaire : Est lié à Aphrodite, déesse de l'amour (Amour, sentiments, relation). On estime que c'est pour ça que l'alliance se porte à l'annulaire. Le seul doigt qui soit relié au cœur par une veine directe. 
Auriculaire : Représente Arès, dieu de la guerre (conflit, affirmation de soi, compétitivité). La plupart des mafieux, des feymens portent une bague à ce doigt. Un symbole de conflit. A l'époque, les gens mettaient une bague à l'auriculaire pour indiquer qu'ils vivaient un conflit intérieur. Si quelqu'un venait à vous offrir une bague à ce doigt, cela signifie qu'il y a un élément conflictuel.

Aucune bague : Hermès (tempérament amical, serviable et aventureux). Ce dieu ne portait aucune bague à ses doigts. Cela montre que vous êtes quelqu'un de libre et d'ouvert. Vous vivez sans dépendance particulière et grave; et appréciez cet état de paix que vous échangeriez pour rien au monde.

La psychologie de Joseph Messinger :

" Les bijoux sont des poteaux indicateurs tellement visibles qu’ils en deviennent parfaitement invisibles à l’œil nu’’.

L’annulaire gauche : Il est le doigt de l’implication affective, de l’engagement amoureux, celui qui porte une alliance de mariage dans notre culture. C’est aussi selon certain le doigt d’Aphrodite, déesse de l’amour.

Une femme célibataire qui mets sa bague à l’annulaire envoie le micro-message : ‘‘ mon cœur est à prendre”.

Méfiez-vous du doublon à ce doigt (deux bagues sur le même doigt) signifie que la personne est étouffoir et recherche la symbiose amoureuse.
L’annulaire droit : Il est le doigt de la ténacité, de la détermination et de la persévérance.

Annulaires droit et gauche bagués : Si la place est occupée, la porte demeure cependant entrouverte tant que le sujet portera les deux anneaux. ‘‘Ces gestes qui vous séduisent”. Quelques traits de caractéristiques pour ces deux bagues : Sincère, affectueuse, introvertie mais sociable.

Auriculaire gauche : L’auriculaire gauche représente symboliquement l’enfance, le passé, le souvenir et aussi l’immaturité. Un bague a ce doigt particulier trahit un personnage nostalgique d’un passé révolu, un personnage régressif tiraillés par ses souvenirs d’enfance.
Auriculaire droit : Doigt de la vanité, de la curiosité, des ambitions et de l’arrivisme sous tous les angles. C’est aussi le doigt de l’avenir, des rêves et des projets. La curiosité, les projets concrets, l’avenir sont représentés par l’auriculaire droit(le dernier doigt). Enfin, celui de gauche signifie enfance, souvenirs et nostalgie.

Une bague à ce doigt là révèle un personnage ambitieux et parfois plus vaniteux ou prétentieux. L’annulaire droit connote la persévérance, la ténacité. Pendant que celui de gauche, le plus connu, représente les sentiments, l’alliance de mariage.

Majeur gauche : Doigt de l’image de soi, du rang social, du clan ou de la famille. Les bagues qui ornent ce doigt sont un indicateur d’une perturbation de l’image de soi. Le sujet est avide de reconnaissance et recherche l’approbation. C’est aussi les doigts des séductrices passives, celles qui cherchent à plaire plutôt qu’à séduire.

Majeur droit : Doigt de l’organisation mentale et des talents cachés. Le majeur droit bagué en solitaire affiche une perturbation de l’organisation mentale. Le majeur droit a pour signification la confiance en soi et l’organisation mentale. L’estime de soi, la sympathie, la séduction sont perceptibles à travers le majeur gauche.

Index gauche : Doigt de la soumission, il trahit la possessivité, la jalousie.

Index droit : Doigt de Zeus, doigt qui accuse, de l’image paternelle, de la domination, de l’orgueil et de l’autorité. Chargé d’une bague, il trahi le masculin apprenti dictateur ou tyran domestique.

Chez une femme, cette bague à l’index droit trahit une jeune femme qui recherche un substitut à l’image du père. La bague à l’index droit, c’est l’image paternelle qui exprime l’autorité et la maitrise de soi. Par contre, l’index gauche représente la philosophie maternelle : jalousie, exigence dans le choix des amis. 

 Pouce gauche : Pouce de la créativité, de l’imaginaire, de la sensibilité et de la sensualité. Doigt du plaisir. Une bague enfilée sur ce doigt n’est pas aussi rare qu’on l’imagine. Il signifie un besoin insatiable de câlins et autres marques d’affection mais pas forcement sexuel.
Pouce droit : Doigt du désir, de la motivation ou du désir sexuel au sens propre du terme. Une bague enfilée sur ce doigt est une enseigne de néon qui clame l’insatisfaction sexuelle de son propriétaire. Le message : ‘‘je réclame le droit de jouir’’. Ainsi, la bague au pouce droit signifie motivation, meneur de groupe ou désir sexuel. Celui de gauche rime avec la créativité et le mystique.

Autre apport à la psychologie des bagues et des doigts :


Porter des bagues : - à gauche : attachement au passé.
                               - à droite : se sent concerné par son futur.  
Retirer la bague d'un doigt : si c'est l'annulaire, il y a désir inconscient de changer de partenaire. Pour les autres doigts, vous retrouvez une certaine indépendance.

Faire des va et vient avec la bague : vous jaugez votre interlocuteur, et vous attendez quelque chose de lui. Peut exprimer une certaine anxiété.

Porter une bague en collier : le trou de la bague montre une ouverture vers les autres, un désir de s'allier solidement. Peut être sera-t-elle une bague à offrir. 

Porter une chevalière : vous êtes quelqu'un qui est porté par beaucoup de foi. Le nom de la bague illustre bien votre caractère courageux (chevalier).

Porter une bague : 

- en diamant, vous êtes en quête de pureté.
- en or, vous êtes conformiste, classique.
- en argent, vous êtes quelqu'un qui hésitait.
- autre matière, vous avez une personnalité mystique/originale. 
Bague avec grosse pierre : volonté d'affirmation, domination de l'autre, narcissisme.

Bague avec petite pierre : personnalité réservée, à l'écoute des besoins.

Bague fleur : désir de retrouver la joie de la nature, féminité démontrée. 

Mycose sur des orteils : il y a quelque chose qui nous pompe notre énergie. Perte de confiance. Les champignons doivent rester à la cave !
Rêver de mettre une bague à un doigt : désir de se mettre avec quelqu'un ou rêve exprimant une impossibilité de liaison dans la vie réelle, une frustration amoureuse. 

L'impression de porter une bague au doigt : c'est un ancrage qui permet de sentir en sécurité. Une bague imaginaire qui peut vous aider lorsque vous n'en avez pas.

La bague qui recouvre la phalange de l’annulaire

Une bague imposante qui prend toute la phalange de l’annulaire est souvent portée par des femmes qui seraient séparées et qui manifesteraient ainsi leur désir de rester sans conjoint pour l’instant.

QUELQUES GESTES QUI TRAHISSENT !

Lorsqu'on fait tourner sa bague, c'est le signe de réflexion, et en même temps d'inquiétude, réfléchir sans se précipiter. Pour les personnes occultes, c’est une manière de se concentrer, appeler les esprits au secours pour hypnotiser, dominer ou prendre le dessus dans une situation. Une façon de maintenir sa domination et s’imposer ou imposer.

Enlever sa bague puis la remettre est un signe d'agacement ou d'énervement, d’être prêt à bondir ou à monter dans les tours, tout en essayant de réfléchir, avant d'agir.

Le port de plusieurs bagues à l'annulaire gauche, une bague qui vient cacher  l'alliance révèle une femme qui assume sa féminité, et qui n’a pas peur d'être séduisante. Une femme qui porte une bague qui recouvre une partie de l'annulaire signifie que cette femme ne veut plus d'hommes, et qu'elle est divorcée ou bien séparé et qu'elle ne veut plus d'hommes dans sa vie.

Conclusion :

Le constat s’est très vite imposé de la multitude des pratiques quant à savoir sur quel doigt et sur quelle main on doit mettre la bague de fiançailles et celle de mariage. Dépendamment de la culture des gens et de la symbolique associée, toutes les combinaisons demeurent possibles.

Mais arrêtons-nous le temps de ce billet sur la signification des bagues et des doigts.

Vous avez surement remarqué qu’autour de vous beaucoup de gens-amis, proches, collègues- portent des bagues. Pas nécessairement la classique alliance de mariage mais des bagues de toutes sortes, larges, longues, avec motifs, etc., juste pour la notion de la beauté. Hormis le côté esthétique, on ne choisit pas au hasard une bague qu’on met à un doigt particulier. Selon leur forme ou le(s) doigt(s) qui vont les recevoir, elles révèlent – trahissent – un certain caractère ou état d’esprit. Le savions-nous vraiment ! Ne pouvons-nous pas là subir, être victime, etc. juste à cause d’une bague ? Surtout, quelle en seront les conséquences parfois si néfastes qu’on ne l’aurait jamais imaginées. Dans un taxi, une dame bien bâtie et coquette de figure aussi se vit rapidement apostrophée avec un langage un peu hors du commun. Juste le temps de vouloir s’enquérir de quoi il était question, qu’elle attrapa la main la main de son interlocutrice en train de manipuler ses seins pendant que la voisine de l’autre côté chatouillait sans vergogne les jambes très velues de notre chère dame. Alors qu’elle estimait être agressée que l’une des trois femmes entrées dans le taxi en même temps avança : ‘‘coquine, ne joue pas la maligne, penses-tu que c’est de la sorte que tu nous échapperas ? La chainette sur ton pied gauche atteste bel et bien que tu es lesbienne (goïne), et nous sommes du même camp car ces hommes-là, sont des machin qu’il faut traiter durement ! Allons, reviens !’’. Il fallut l’intervention du chauffeur pour libérer cette pauvre femme naïve qui n’avait mis la chainette au pied que pour la simple fantaisie, souci de plaire, de paraître, d’être à la mode.

A vous donc, d’en juger !

Dr André CHOUBEU

 

sources principale :

http://www.psychologie-et-spiritualite.com/2012/09/psychologie-des-bagues-et-des-doigts.html

 

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L'importance du développement personnel

27 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'importance du développement personnel

L'importance du développement personnel

"Je te montrerai la voie de la sagesse." Proverbes.4.11

Voici trois conseils supplémentaires :

1- Ne faites pas du "sur-place" !

Planter ses racines dans un jardin confortable, gagner un salaire décent, établir de solides relations avec un entourage choisi, tout ça est très tentant. Se lancer à l'aventure, loin des situations familières du passé, peut paraître intimidant au départ. Comme les alpinistes qui gravissent une montagne, il nous faut parfois effectuer une pause, assimiler ce que nous avons appris, avant de recommencer l'ascension. Mais une fois les leçons assimilées, nous devons grimper plus haut. Triste est la situation de celui qui a achevé sa dernière ascension ! Qu'il ait 9 ou 99 ans importe peu : son âme est devenue celle d'un vieillard, sans espoir et sans idéal.

2- Acceptez de payer le prix !

Vous devrez toujours sacrifier quelque chose afin d'acquérir ce que vous voulez, comme prendre du temps sur vos heures de détente et de loisirs. Rien de valable ne s'acquiert sans risque et sans coût. Parfois votre développement personnel vous imposera la solitude. Beaucoup décident alors d'arrêter de grandir, car le coût s'avère soudain trop élevé. Salomon a dit : "Même au prix de tout ce que tu possèdes, acquiers l'intelligence" (Proverbes.4.7).

Teddy Roosevelt a dit : "Je vous défie de citer le nom d'une seule personne qui ait vécu une vie tranquille et paresseuse et dont l'Histoire se souvienne du nom !" Pourriez-vous lui donner tort ?

3- Trouvez un moyen de mettre en pratique ce que vous avez appris.

L'instruction doit vous mener à l'action, pas susciter seulement de la connaissance stérile. Si aucun changement ne s'opère en vous, c'est que vous ne vous êtes pas soucié de votre développement personnel avec sérieux. Ou peut-être que vous vous êtes concentré sur vos difficultés plutôt que sur les possibilités qui s'offraient à vous. Ou encore que vous ne mettez pas en pratique ce que vous apprenez.

Vous avez oublié le principe essentiel : "Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l'écouter, vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements" (Jacques.1.22).

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LA MANIFESTATION DU ROI

25 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MANIFESTATION DU ROI

LA MANIFESTATION DU ROI

Mt 8.18-27

Dr. André CHOUBEU

Introduction :

Nous nous souvenons qu’après son intronisation comme Roi Suprême selon les diverses prophéties bibliques, Jésus donnera son programme d’action royal communément appelé Charte du Royaume. Aussitôt ceci fait, il devenait impératif de passer à l’acte pour l’exécution de ce pourquoi il était venu au monde. C’est ainsi que du chapitre 8 à 9.8, Matthieu étale la démonstration de l’autorité du Roi dans divers aspects :

Matthieu 8.1 - 11.1

c. La manifestation du Roi (8.1-11:1)

A. DÉMONSTRATION DE SON AUTORITÉ (8.1-9:8)

1. Sur la maladie (8.1-17)

a. le lépreux (8.1-4)

b. le serviteur du centenier (8.5-13)

c. la belle-mère de Pierre (8.14,15)

d. l’accomplissement prophétique (8.16,17)

2. Sur ses disciples (8.18-22)

3. Sur la nature (8.23-27)

4. Sur le monde des démons - le Gadarénien (8.28-34)

5. Sur le péché (9.1-8)

B. DÉMONSTRATION DE SA COMPASSION ET DE SA SAGESSE (9.9-38)

1. Pour les pécheurs - l’appel de Matthieu (9.9-13)

2. Dans les questions religieuses - le jeûne (9.14-17)

3. Dans la restitution …

a. de la santé (9.18-22)

b. de la vie (9.23-26)

c. de la vue (9.27-31)

d. de la voix (9.32-35)

4. Dans sa vision (9.36-38)

C. LÉGATION DE SON AUTORITÉ - L’ENVOI DE SES DISCIPLES (10.1-11.1)

1. La consécration des douze (10.1-4)

2. Leurs responsabilités (10.5-8)

3. Leurs provisions (10.9-15)

4. Les dangers (10.16-23)

5. Leurs attitudes (10.24-39)

a. un esprit de courage (10.24-31)

b. un esprit de consécration (10.32,33)

6. Les récompenses de l’hospitalité (10.40-42)

Sur la maladie (8.1-17) (2) le lépreux (8.1-4) (3) le serviteur du centenier (8.5-13) (4) la belle-mère de Pierre (8.14, 15) (5) l’accomplissement prophétique (8.16,17) (6) Sur ses disciples (8.18-22) (7) Sur la nature (8.23-27) (8) Sur le monde des démons - le Gadarénien (8.28-34) (9) Sur le péché (9.1-8).

Lorsque nous suivons attentivement l’enchainement logique de ce texte, nous montre que lorsque nous laissons l’autorité de Jésus s’exercer sur nous, il nous conduira ensuite à expérimenter sa compassion. Ce n’est que de là que l’envoi en mission par nous peut être rendu possible. Ne brûlons-nous pas souvent les étapes ? Il devient très important de nous arrêter pour remettre les choses en ordre.

PASSER A L’AUTRE BORD :

Le mot vient d’un dérivé qui veut dire « percer » ; il est donc question de percer les difficultés, les obstacles pour atteindre : l’au-delà, l’autre bord, l’autre côté, l’autre rive. Un engagement personnel s’impose donc après prise de conscience tant des efforts à fournir que de la stratégie à adopter pour atteindre l’objectif précité.

POINT DE DEPART : CAPERNAÜM :

Le mot vient d’une racine hébraïque signifiant : expiation, expier, victime expiatoire, enduire, apaiser, rachat racheter, pardonner, imputer, détruire, conjurer ; en d’autre terme, 1) faire une expiation, réconciliation, recouvrir de poix, pacifier, rendre propice, couvrir le péché, pardonner, écarter la colère, apaiser, être pardonné.

Le mot ira plus loin en exprimant : consoler, se repentir, tirer vengeance, consolateur, avoir pitié, consolation, soulager, rassurer, tirer satisfaction, être insensible, avoir compassion, miséricorde ; être désolé, se consoler, se repentir, consoler, être consolé, être rempli de pitié, avoir compassion, regretter, souffrir de chagrin, se repentir, changer de sentiment, se laisser fléchir, être réconforté, avoir de la compassion, avoir pitié, s’aider soi-même.

Divers passages exprimant l’idée de passage à l’autre bord :

Matthieu 8.18 : Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l’ordre de passer à l’autre bord.

Matthieu 8.28 : Lorsqu’il fut à l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là.

Matthieu 16.5 : Les disciples, en passant à l’autre bord, avaient oublié de prendre des pains.

Marc 4.35 : Ce même jour, sur le soir, Jésus leur dit : Passons à l’autre bord.

Marc 5.1 : Ils arrivèrent à l’autre bord de la mer, dans le pays des Gadaréniens.

Marc 5.21 : Jésus dans la barque regagna l’autre rive, où une grande foule s’assembla près de lui. Il était au bord de la mer.

Marc 8.13 : Puis il les quitta, et remonta dans la barque, pour passer sur l’autre bord.

Avant de passer à l’autre bord, il faut que l’autorité de Jésus soit vraiment absolue sur les disciples. En suivant le déroulement des faits, nous réalisons que ce passage à l’autre bord avait pour unique but d’équiper pratiquement les disciples de l’esprit de compassion très nécessaire pour la grande commission. Or la mission ne peut être confiée qu’à celui envers qui on a véritablement confiance. Qu’est-ce qu’est une mission en fait si ce n’est ce dupliquer en quelqu’un pour faire une chose précise. En d’autre termes, c’est envoyer quelqu’un effectuer une mission à notre place. Le Seigneur ressortira de ce passage trois types de personnes courantes dans l’église que nous dirigeons et dont l’attitude nécessite un changement important d’attitude préalable avant la traversée sinon, traverser pour ceux-là sera inutile. En faisons-nous partie ?

DEMONSTRATION DE SON AUTORITE SUR LES DISCIPLES : 8.18-22

Par ses guérisons miraculeuses à Capernaüm, Jésus avait attiré une grande foule autour de lui, étonnée de ce qu’elle avait vu dans le Seigneur.

  1. Un scribe (chef religieux)

Les scribes étaient parmi les plus instruits en Israël, et faisaient partie de l’élite du pays. Un tel homme, gagné à la cause de Christ aurait pu exercer une grande influence, favorable à Jésus. Qui n’est pas content en effet de voir venir dans son église un homme d’une haute culture ? Mais les voies de Jésus sont bien différentes de celles-ci. Il recherche des disciples ayant des qualités plutôt que des qualifications. Celui qui voudrait suivre le Seigneur doit être prêt à renoncer à son confort et même parfois à ses droits. Notre Seigneur ne refusa pas la demande de ce religieux ; il l’invita à en considérer le prix. Celui qui prêche la bonne nouvelle de Christ et entraîne les gens dans la vie chrétienne sans leur faire savoir les difficultés à venir n’est pas honnête à leur égard (Luc 14.25-33). C’est l’évangile entre guillemet qui est prêché à longueur de journée en Afrique. On proclame, vend même les bénédictions qui n’arrivent jamais parce que les conditions requises ne seront jamais remplies. Donner de l’argent, faire le folklore, voilà l’ambiance qui prévaut au détriment de l’intimité exigée comme véritable signe de consécration envers Dieu.

Il ressort en effet de cette première catégorie des hommes qui à cause des divers exploits de Jésus, voudraient s’attacher à Lui non pour être ni brisé, ni régénérés, mais pour maintenir une position de supériorité et se faire prévaloir.

Jésus de tout temps, recherche la grandeur d’âme avant l’instruction de tous ceux qui veulent le suivre. Tout vrai serviteur de Dieu dans l’exercice du ministère itinérant doit compter sur la providence divine et l’hospitalité des habitants des contrées qu’Il doit visiter. Alors, pouvons-nous compter sur la foi pour aller faire l’œuvre de Dieu sans réservation à l’auberge du coin, sans savoir si et quand on va manger ? Serons-nous prêts à assumer une vie sans aucun confort et à renoncer à tous nos privilèges ? Le scribe ne donna aucune réponse, mais qu’en est-il de nous ?

Il y a le coût, le prix à payer pour suivre Jésus (8.18-22 ; Luc 9.57-62). Nombreuses sont les personnes qui affirment leur intention de suivre Jésus, mais elles ne mesurent pas que cela implique marcher sur le « chemin étroit » (Mt 7.14). Celui qui suit Jésus doit être prêt à renoncer à lui-même (Marc 8.34). Il doit savoir ce qu’il en coûte de devenir un disciple de Jésus (Luc 14.26-32), c’est parfois renoncer à tout ce qu’il possède (Luc 14.33). Il arrive même que le disciple n’ait pas d’emplacement pour reposer sa tête, et encore moins de maison à habiter. Le coût pour suivre Jésus est élevé. Une attention portée sur les serviteurs de Dieu et leur service devant Dieu laisse voir clairement que de nombreuses résolutions d’engagements dans le ministère émanent d’une conviction hâtive, elles sont prises sans une réelle réflexion, qui cependant est nécessaire : cela ne mène souvent à rien.

  1. Un autre, d’entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

Selon la tradition de l’époque, le mot ou plutôt l’expression ‘‘aller d’abord enterrer son père’’ signifie entrer dans son héritage éventuellement après la mort du père. Ce disciple prétend donc aimer Jésus, mais comme condition, il demande à Jésus, avant de le suivre, l’autorisation de rester auprès de son père jusqu’à la mort de ce dernier.

Nous voyons en cet homme, qui, notons-le, est déjà un disciple de Jésus, un conflit de priorités. Par sa réponse, qui peut paraître sévère au premier abord, Jésus lui demande une obéissance totale, au-dessus de tout lien sentimental ou familial. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10.37). Le souci de la vie, le désir de s’enrichir à tout prix, la cupidité sont des armes fréquemment utilisées par l’ennemi pour détacher plusieurs disciples du Seigneur. Seule une position de dépendance totale au Seigneur est nécessaire pour servir Dieu selon les principes célestes.

  1. Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.

En d’autres occasions, Jésus montra une grande compassion devant le deuil des proches parents (Jean 11.32-35). Il ne permettait pas pour autant que ses disciples en soient si préoccupés qu’ils se détournent de lui. Le culte des morts appartient à ceux qui sont morts spirituellement ; il n’a pas de place en celui qui connaît la Source de vie. Ce disciple ne pouvait rien faire pour son père, si celui-ci était mort. Il devait à présent regarder à son Maître et le servir.

ATTITUDE A ADOPTER :

Nous sommes à quelques jours de la fin d’année. Un changement de mentalité s’impose pour affronter positivement la nouvelle année. Pour bénéficier du dessein de Dieu à notre égard, il faut se débarrasser à tout prix des :

  • murmures
  • plaintes
  • jugements
  • attitudes hypocrites
  • choses qui nous privent de la grâce de Dieu (Zacharie 5.1-7)
  • séparation d’avec tout ennemi de Dieu
  • protections contre l’apostasie (Jude 20-25)

Nous devons nous édifier :

« Mais vous, bien-aimés, édifiez-vous vous-mêmes sur votre très sainte foi ». Cette œuvre s’accomplit par la parole de Dieu (2Pierre 1.5-7; Actes 20.32 ; Rom 10.17 ; 1Pierre 2.2; 1Jean 2.5).

Nous devons prier :

« Priez par le Saint-Esprit » (Eph 6.18).

Nous devons nous maintenir dans l’amour de Dieu :

Le verset 1 soulignait que nous étions gardés pour Jésus-Christ ; ici, l’auteur nous rappelle que nous devons être gardés dans l’amour de Dieu. Comment faire ? Si le chrétien ne peut sortir des limites de l’amour de Dieu (Psaumes 139.7-12), il peut malheureusement se priver des bienfaits de cet amour (Jean 15.9). Par cet impératif est établi la responsabilité de chacun de nous qui avons cru ; obéir et se montrer fidèle en vivant conformément à notre statut de sauvé tandis que Dieu met sa volonté en œuvre. Cela signifie donc, demeurer dans l’obéissance afin que l’amour de Dieu se déverse sur nous. La désobéissance, nous devons toujours le savoir n’entraine que tôt ou tard au châtiment. Il y a donc lieu de persévérer à tout prix contre vents et marées. Il est donc ici question de la persévérance des saints, contrepartie de l’acte souverain par lequel Dieu préserve les croyants fondés en Christ. Elle se réalise par le fait qu’on :

  1. se fonde sur la parole de Dieu
  2. pris dans le Saint-Esprit
  3. recherche la vie éternelle

Nous devons anticiper l’enlèvement :

« En attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle » (Luc 12.37 ; Tite 2.13).

Nous devons partir à la recherche des perdus :

« Ayez pitié des uns, de ceux qui doutent : sauvez-les en les arrachant au feu. Ayez pour les autres une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. »

Ce texte ressort trois catégories de personnes :

1. Celles qui ont besoin d’amour compatissant, parce qu’elles sont habitées par des doutes sincères. Ceux-ci doutent, mais ayant un cœur sincère et qui nécessitent notre compassion parce qu’éclairer, ils peuvent facilement revenir au bon sens.

Dans ce 1er groupe peut se trouver les personnes adonnées à l’alcool ou à la drogue.

2. Celles qui ont besoin d’être secouées avec témérité, pour les sortir de leur léthargie et du danger du feu éternel. Ceux-ci se sont endurcis dans leur incrédulité et ont un besoin urgent d’être sortis du feu de la condamnation.

Dans ce 2ème groupe, celles qui sont fortement tentées d’adhérer à des sectes comme les Mormons, les Témoins de Jéhovah, etc.

3. Celles qui doivent être abordées avec d’infinies précautions car les chrétiens qui les entourent pourraient être contaminés par leurs péchés ». Ceux-ci se sont d’office déclarés ennemis de la vérité, ayant résolument pris un chemin d’égarement, mais envers qui, une miséricorde mérite d’être accordée, mais dans une très grande prudence, de peur d’être entrainé comme eux dans l’égarement.

Dans ce 3ème groupe, une jolie femme troublée par son immoralité.

Toujours retenir que tout appartient « à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et autorité dès avant tous les temps, maintenant et dans tous les siècles ! Amen ! »

Conclusion :

Puisse chacun de nous désirer vivement se débarrasser de tout inutilité pour entrer dans la dimension divine de l’autre bord qui est 2014.

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JE VEUX ETRE PRÊT POUR SON RETOUR

21 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JE VEUX ETRE PRÊT POUR SON RETOUR

JE VEUX ETRE PRET POUR SON RETOUR

Pasteur Edouard Kowalski

Matthieu 24/44: "Vous aussi, tenez-vous prêts !"

Jésus ne dit pas «préparez-vous» mais il dit clairement: soyez déjà prêts.

Les préparatifs demandent du temps, du travail. Si Jésus revient durant nos préparatifs… nous resterons sur la terre ! Etre prêt, c'est un état !

Et si Jésus revenait aujourd'hui ?

A ce moment même, je dois être « fin prêt » pour Son Retour.

C'est un devoir et une possibilité à la portée de chacun.

Jésus a illustré cette vérité avec la parabole des dix vierges Matthieu 25/1-13
Il est question de dix jeunes filles qui ont l'honneur et le privilège d'être invitées à un célèbre mariage.

Le marié leur a envoyé une invitation spéciale, il les connaissait, il les aimait et il souhaitait partager son bonheur avec elles. Le marié représente Jésus et les invités sont les chrétiens.

Tous les enfants de Dieu, nés de nouveau, sont invités aux Noces de l'Agneau.

Mais, nous ne savons ni l'heure, ni le jour. Voilà pourquoi Jésus attire notre attention afin que personne ne manque ce glorieux rendez-vous, lorsque Jésus viendra sur les nuées prendre ceux qui l'attendent.

Comme vous le voyez, certains sont vraiment imprudents et vont manquer ce rendez-vous. Que faire pour ne pas le manquer ?

Qui sont les vierges sages et les vierges folles ?

Les dix vierges représentent les chrétiens car elles ont toutes connaissance du retour de Jésus et elles ont en main, la lampe qui est la Parole de Dieu.

Le mot vierge est aussi traduit par « jeunes filles ». Folles est traduit pas « insensées », des chrétiens manquant de bon sens. Sages est traduit par « avisées » des personnes prudentes, averties, vigilantes. Selon la Parole de Dieu, nul n'est intelligent, parce que nul ne cherche Dieu.

Certains pensent que la folie, c'est faire de grosses bêtises, mais la folie selon la Bible, c'est de ne pas chercher Dieu, sa volonté, sa pensée.

La folie, c'est de ne pas nourrir son âme par la Parole, c'est de ne pas prendre le temps chaque jour pour rencontrer le Seigneur dans la prière.

Bonne question à se poser chaque jour : que pense Dieu de moi, de ma vie, de ma conduite ?

Est-ce que je prends du temps pour prier, pour méditer la Parole de Dieu

La lampe et la réserve d'huile

La lampe, c'est bien la Parole de Dieu. Avoir la connaissance de son Retour, connaître la Parole de Dieu est insuffisant.

Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier. Psaume 119 /105

Comme le dit le psalmiste, la parole de Dieu est une lampe, et surtout une lumière.

Une lampe éteinte ne sert à rien.

La Parole a été écrite par des hommes inspirés par l'Esprit Saint. Si nous voulons que la Parole éclaire notre vie, il nous faut l'aide du Saint Esprit.

Les vierges sages l'ont bien compris. Elles prirent en plus de la lampe, une réserve d'huile. Elles étaient plus chargées, les deux mains étaient occupées, la lampe dans une main et la réserve d'huile dans l'autre main.

Dieu attend des chrétiens engagés à 100%, non à 50% !

Un fait gravissime pour un chrétien : tu as abandonné ton premier amour…souviens-toi…repens-toi… sinon j‘ôterai le chandelier (la lampe) Apocalypse 2/4,5

Si la flamme de notre amour n'est pas alimentée par l'Esprit Saint qui va nous pousser à prier, à faire des œuvres, à marcher dans la fidélité à Dieu, alors cette flamme va s'éteindre.

Comment se procurer une réserve d'huile

La grossière erreur des vierges folles : Donnez-nous de votre huile… Ce n'est pas un homme, ni même une église, ni une dénomination qui peut vous donner l'huile nécessaire.

Il y a eu des hommes remplis de Dieu dans des temps difficiles et stériles (Elie, Daniel et ses amis), ils savaient comme Daniel se tenir devant Dieu en priant trois fois par jour.

Ce qu'il faut apprendre, c'est qu'il y a un prix à payer pour suivre Jésus : qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive. Marc 8/34

Il y a des choses du monde, vaines et inutiles auxquelles il faut renoncer à cause du royaume de Dieu. Suivre Jésus, cela prend notre temps, nos forces, notre argent…

Achetez-en pour vous ! Il faut un prix pour entretenir sa vie spirituelle, du temps pour lire sa Bible, pour prier, du temps pour servir Dieu, évangéliser, visiter les malades…

Faire des œuvres humanitaires est-ce la solution ?

Il est bien dit achetez-en pour vous ! Nous avons besoin, non seulement d'être baptisés du Saint Esprit, mais il faut être rempli du Saint Esprit.

Comment ? Jésus dit: A combien plus forte raison le Père Céleste donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! Luc 11/13

Le Saint Esprit est indispensable, non pour les œuvres humanitaires, mais pour amener des âmes à la conversion, pour les délivrer des mains du Diable.

Il faut donc prendre du temps pour demander chaque jour de quoi remplir notre réserve d'huile pour être prêts.

Un solennel avertissement à tous: VEILLEZ ET PRIEZ !

Prenez garde, veillez et priez … Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez ! Marc 13 /33 & 37

Jésus insiste sur le fait de veiller, mais sur quoi ? Sur les signes des temps ? Sur l'apostasie ? Sur l'accomplissement de Sa Parole ?

Bien sûr, mais surtout et avant tout, sur nous-mêmes, sur notre lampe, sur notre réserve d'huile, sur notre amour pour Lui, sur notre consécration, sur notre propre marche avec Dieu. Les vierges folles n'ont pas veillé sur leurs lampes et sur la réserve d'huile.

Lorsque nous nous convertissons, il y a deux buts prévus par le Seigneur dans notre conversion: convertis en abandonnant les idoles pour SERVIR le Dieu vivant et pour ATTENDRE des cieux Son Fils. 1 Thessaloniciens 1/9-10

Les deux buts de notre vie nouvelle avec Dieu : le servir et attendre Son retour. Si vous ne servez pas Dieu, vous aurez tendance à vous endormir.

L'activité nous empêche de sommeiller.

Et notre vrai service, c'est amener les âmes à la conversion, à attendre la venue du Fils.

Le plus grand drame à venir

Le plus grand drame que puisse vivre une créature humaine est à venir: entendre Jésus lui dire au moment de Son Retour : Je ne vous connais pas ! Et hélas, il n'y a pas de rattrapage, ou de seconde chance ! Nous vivons le temps de la Grâce de Dieu.

Donc, toute notre énergie, nos forces doivent être employées pour nous tenir prêts pour Sa venue ! Sinon, c'est l'enfer qui nous attend !

Notre passé n'est pas suffisant: la lampe des vierges folles brillait d'une flamme éclatante, mais à présent, au moment de la venue du Fils, la flamme est en train de s'éteindre, hélas !

Le Seigneur a tout prévu pour nous aider à être prêts pour Son Retour.

Joël, le prophète annonce : Le jour de l'Eternel vient, il est proche ! … Je répandrai mon esprit sur toute chair… Joël 2/1 & 28
Le Seigneur répand Son Esprit sur toute chair pour trouver un peuple qui veille et qui attend ardemment le Retour du Seigneur. Ce qui nous rassure, c'est que le Seigneur a toujours de quoi remplir notre réserve d'huile.

Alors, chaque jour, marchons en communion avec Lui et comme l'a demandé Jésus :

Matthieu 6/33: "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu.

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Le Retour aux Anciens Sentiers

16 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le Retour aux Anciens Sentiers

Le Retour aux Anciens Sentiers

(Message d’ouverture de la Convention 2009)

1er Texte de base : Jérémie 6.16-17

« Voici ce que déclare le Seigneur : Arrêtez–vous un instant sur la route où vous marchez ; regardez et informez–vous des expériences du passé. Cherchez le bon chemin, suivez–le et vous vivrez tranquilles. Mais ils ont répondu : Nous n’en ferons rien. J’ai placé des sentinelles pour les avertir : Attention, le cor sonne l’alerte ! Mais ils ont répondu : Ça nous est égal » (Bible en Français Courant).

« Thus saith the LORD: "Stand ye in the highways and see, and ask for the old paths, where is the good way; and walk therein, and ye shall find rest for your souls. But they said, ‘We will not walk therein.’ Also I set watchmen over you, saying, ‘Hearken to the sound of the trumpet!’ But they said, ‘We will not hearken.’ » (King James 21 Bible)

2eme Texte de base : Zacharie 7.1-14

La quatrième année du roi Darius, (la parole de Yahvé fut adressée à Zacharie), le quatrième jour du neuvième mois, le mois de Kisleu, Béthel–Sar–Eçèr, grand officier du roi, et ses gens envoyèrent une délégation pour apaiser la face de Yahvé, et dire aux prêtres attachés au Temple, et aux prophètes : « Dois– je pleurer au cinquième mois en faisant des abstinences comme j’ai fait déjà tant d’années ? »

Alors la parole de Yahvé Sabaot me fut adressée en ces termes : Dis à tout le peuple du pays et aux prêtres : « Quand vous avez jeûné et gémi aux cinquième et septième mois, depuis déjà soixante–dix ans, est–ce pour l’amour de moi que vous avez multiplié vos jeûnes ? Et quand vous mangiez et buviez, n’étaient–ce pas vous les mangeurs et les buveurs ?

Ne connaissez–vous pas les paroles que Yahvé proclamait par le ministère des prophètes du passé, quand Jérusalem était habitée et tranquille, avec ses villes alentour, et que le Négeb et le Bas–Pays étaient peuplés ? (La parole de Yahvé fut adressée à Zacharie en ces termes :

Ainsi parle Yahvé Sabaot.) Il disait : Rendez une justice vraie et pratiquez bonté et compassion chacun envers son frère. N’opprimez point la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, et ne méditez pas en votre coeur du mal l’un envers l’autre. Mais ils ne voulurent pas être attentifs : ils me présentèrent une épaule rebelle ; ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre ; ils firent de leur coeur un diamant, de peur d’écouter l’instruction et les paroles que Yahvé Sabaot avait envoyées–par son esprit–par le ministère des prophètes du passé. Alors il y eut une grande colère de la part de Yahvé Sabaot.

Et il se passa ceci : puisqu’il lançait des appels, et qu’eux n’entendaient pas, de même ils lanceront des appels et je n’entendrai pas, dit Yahvé Sabaot, je les ai dispersés chez toutes les nations qu’ils ne connaissaient pas ; de la sorte, le pays fut dévasté derrière eux ; plus personne n’allait et venait. D’une terre de délices, ils firent un désert ! »

Autres versions de Jérémie 6.16 :

« Ainsi parle Yahvé : Arrêtez–vous sur les routes et voyez, renseignez–vous sur les chemins de jadis : quelle était la voie du bien ? Suivez–la et vous trouverez le repos pour vos âmes. Mais ils ont dit : « Nous ne la suivrons pas ! »

Je vous ai installé des guetteurs : « Attention au signal du cor ! » Mais ils ont dit : « Nous n’y prêterons pas attention ! » (Bible de Jérusalem)

« Ainsi parle le Seigneur : Placez–vous sur les chemins et regardez ! Informez–vous des sentiers d’autrefois : Où donc est le bon chemin ? Suivez–le, et vous trouverez la tranquillité ! Mais ils répondent : Nous ne le suivrons pas !

J’ai suscité pour vous des guetteurs : prêtez attention au son de la trompe ! Mais ils répondent : Nous ne prêterons pas attention » (Nouvelle Bible Second 2002).

« Ainsi a dit l’Éternel : Tenez–vous sur les chemins, et regardez, et enquérez–vous des sentiers d’autrefois, quel est le bon chemin ; et marchez–y, et vous trouverez le repos de vos âmes ! Et ils répondent : Nous n’y marcherons point.

Et j’ai établi sur vous des sentinelles : Soyez attentifs au son de la trompette ! Et ils répondent : Nous n’y serons point attentifs » (Bible Ostervald).

« Ainsi parle l’Éternel : Placez–vous sur les chemins, regardez, Informez–vous des antiques sentiers : Où donc est le bon chemin ? Marchez–y, Et trouvez le repos de vos âmes ! Mais ils répondent : Nous n’y marcherons pas. J’ai suscité pour vous des sentinelles : Soyez attentifs au son du cor ! Mais ils répondent : Nous n’y serons pas attentifs » (Bible Révisée Segond Colombe).

« Voici ce que dit l’Eternel : Tenez–vous sur les routes, regardez ! Informez–vous des sentiers d’autrefois : “Quel est le bon chemin ?” Et puis, suivez–le donc et vous y trouverez du repos pour vous–mêmes. Mais ils ont répondu : “Nous n’y marcherons pas !” Alors j’ai établi des sentinelles parmi vous qui vous ont dit : “Prêtez donc attention au son du cor !” Mais ils ont répondu : “Nous n’écouterons pas”! » (Bible Semeur)

“Ainsi dit l’Eternel, Tenez–vous sur les chemins, et regardez, et enquérez–vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez–y, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Mais ils ont dit, Nous n’y marcherons pas.

J’ai aussi établi sur vous des sentinelles, soyez attentifs à la voix de la trompette. Mais ils ont dit, Nous n’y serons pas attentifs » (La Bible Darby).

« Ainsi parle le SEIGNEUR : Arrêtez–vous sur les routes pour faire le point, renseignez–vous sur les sentiers traditionnels. Où est la route du bonheur ? Alors suivez–la et vous trouverez où vous refaire. Mais ils disent : « Nous ne la suivrons pas ! » J’ai posté des sentinelles pour veiller sur vous. Attention à l’alerte du cor ! Mais ils disent : « Nous ne voulons pas faire attention. » (Bible TOB)

« Voici ce que le SEIGNEUR dit : Arrêtez–vous sur la route que vous avez prise et réfléchissez. Renseignez–vous sur les chemins d’autrefois. Cherchez le bon chemin et suivez–le. Alors vous trouverez le repos pour vous–mêmes. Mais ils ont répondu : “Nous ne le suivrons pas.” J’ai placé des veilleurs pour les prévenir : Faites attention quand vous entendrez la corne de bélier ! Mais ils ont répondu : “On s’en moque.” » (Bible Parole de Vie)

Commentaire sur le texte de Zacharie :

De tout temps sur le chemin du ciel, les obstacles qui jonchent le parcours ne donne pas libre accès au mouvement de l’avancée. Jésus ne disait-il pas que le chemin du ciel est pour les violents ? Ainsi, lorsque la pression est devenue très forte, les forces du pèlerin faiblissent. Il arrive parfois qu’il regrette le jour où il décida de s’engager. Sur ce chemin, le Prophète de feu Elie ne regretta-t-il pas au point que sous le genêt de découragement, il demanda la mort ?

« Élie, voyant cela, se leva et s'en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer Schéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur. Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s'assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant: C'est assez! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1Rois 19.3-4).

Les captifs revenus de Babylone envoyèrent poser la question posée aux Serviteurs de Dieu concernant le jeûne. En effet, ils voyaient le Temple en reconstruction sur le point de finir. Par apitoiement de leur sort, le jeûne étant un fardeau lourd a porter à chaque au cinquième mois en dehors de deux jeunes hebdomadaire (Luc 18.12). Dans la tourmente, l’aveuglement spirituel, il nous arrive d’accuse Dieu d’être la cause de nos problèmes. Notre conscience ne nous le démontre-t-elle pas ? La réponse de Dieu à la question des captifs fut sans équivoque : Le péché avait été la cause de leur captivité.

Si nous désirons vraiment connaître la volonté de Dieu dans des situations incertaines, nous ne devons pas seulement consulter Sa Paroles et Ses pasteurs mais rechercher également Sa direction par des prières ferventes. Ceux qui veulent connaître les pensées de Dieu doivent consulter Ses serviteurs et en cas de doute demander conseils à ceux qui se sont spécialisés dans l’étude des Ecritures. Les Juifs semblent se demander s’ils doivent poursuivre leur jeûne étant donné que la cité et le temple allaient être vraisemblablement terminés.

La première réponse à leur question est une réprobation cinglante de leur hypocrisie. Ces jeûnes n’étaient pas acceptables pour Dieu à moins d’avoir été conduits d’une façon meilleure et pour des intentions meilleures. Il y avait, dans ces jeûnes un sens du devoir mais pas de vie ou d’âme ou de pouvoir. Les pratiques religieuses de sainteté sont à apporter à Dieu, en nous remettant à Sa parole comme notre autorité et à Sa gloire comme notre but, recherchant à Lui plaire et obtenir Ses faveurs. Mais l’égocentrisme était au centre de leurs actions. Ce n’était pas suffisant de pleurer les jours de jeûne, ils auraient du rechercher les Ecritures des prophètes afin de comprendre quel était le fondement de la controverse entre Dieu et leurs pères. Que les hommes soient prospères ou dans l’adversité, ils doivent abandonner leurs péchés et faire leur devoir.

Autrement dit, le Prophète apporta une réponse très précise à leur préoccupation sur quatre oracles :

  1. Zacharie 7.4-7 : Les dispositions du cœur comptent bien davantage aux yeux de L’Eternel que les jeûnes rituels. Nous entendons par jeûnes rituels, des jeûnes habituels, coutumiers, machinaux, traditionnels, accoutumés, cérémonials ou routinier et formalistes. Le peuple se contente de se lamenter sur les malheurs qu’il a connus. Dieu voit dans les cœurs, un apitoiement sur soi et non un désir de connaître le pourquoi des difficultés.

Toute personne sage devant une situation d’impasse due a de terribles difficultés qui peuvent l’empêcher de progresser s’arrêter et se demander comme Jérémie :

« Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n'est pas sûr? » (Jer 15.18)

Dieu qui veut ceux qui veulent revenir a Lui ne tardant pas, a répondu à Jérémie en ces termes :

C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel: Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C'est à eux de revenir à toi, Mais ce n'est pas à toi de retourner vers eux. Je te rendrai pour ce peuple comme une forte muraille d'airain; Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas; Car je serai avec toi pour te sauver et te délivrer, Dit l'Éternel » (Jer 15:19-20).

2. Zacharie 7.8-14 : Dieu rappelle au peuple par la bouche du Prophète, les causes du malheur commémoré par les jeûnes. Ce malheur que les captifs commémoraient est retracé dans le livre de 2 Rois 25.7-9, en ces termes : « Et on égorgea les fils de Sédécias devant ses yeux; et on creva les yeux de Sédécias, et on le lia avec des chaînes d'airain, et on l'amena à Babylone. Au cinquième mois, le septième jour du mois (c'était la dix-neuvième année du roi Nebucadnetsar, roi de Babylone,) Nebuzaradan, chef des gardes, serviteur du roi de Babylone, vint à Jérusalem. Et il brûla la maison de l'Éternel, et la maison du roi, et toutes les maisons de Jérusalem; et il brûla par le feu toutes les grandes maisons ».

Plutôt que de pleurer sur ces malheurs, dit l’Eternel, mieux vaut en tirer les leçons et se détourner des fautes qui les ont provoqués. Ce retour que l’Eternel attendait était sur la base suivante :

  • Prononcer des jugements de vérité,
  • Usez de bonté et de miséricorde l'un envers l'autre,
  • Ne pas opprimer la veuve et l'orphelin, l'étranger et l'affligé ;
  • Ne pas méditez le mal dans le coeur, l'un contre l'autre.
  1. Zacharie 8.1-17 : L’Eternel donne sept promesses de restauration aux captifs a la suite de leur retour aux sentiers :

(1). Ainsi dit l'Éternel des armées: Je suis jaloux pour Sion d'une grande jalousie, et je suis jaloux pour elle d'une grande fureur.

(2). Ainsi dit l'Éternel: Je suis revenu à Sion, et j'habiterai au milieu de Jérusalem; et Jérusalem sera appelée la ville de vérité, et la montagne de l'Éternel des armées, la montagne sainte.

(3). Ainsi dit l'Éternel des armées: Il y aura encore des vieillards et des femmes âgées, assis dans les rues de Jérusalem, chacun son bâton à sa main, à cause du nombre de leurs jours.

(4). Ainsi dit l'Éternel des armées: Si c'est une chose difficile aux yeux du reste de ce peuple, en ces jours-là, serait-ce difficile aussi à mes yeux? dit l'Éternel des armées.

(5). Ainsi dit l'Éternel des armées: Voici, je sauve mon peuple du pays du levant, et du pays du coucher du soleil,

(6). Ainsi dit l'Éternel des armées: Que vos mains soient fortes, ô vous qui entendez en ces jours-ci ces paroles de la bouche des prophètes, au jour où le fondement de la maison de l'Éternel des armées a été posé pour bâtir le temple.

(7). Car ainsi dit l'Éternel des armées: Comme j'ai pensé à vous faire du mal, quand vos pères m'ont provoqué à la colère, dit l'Éternel des armées et je ne m'en suis pas repenti,

Dans l’ensemble de ces promesses de bénédictions, le Seigneur annonce le renversement futur de toutes les conditions qui résultaient des malheurs commémorés par les jeûnes. Toutefois, ces promesses débouchent sur une exhortation :

« Ainsi j'ai pensé de nouveau, en ces jours-ci, à faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez point! Ce sont ici les choses que vous ferez :

  • Parlez la vérité chacun à son prochain,
  • jugez selon la vérité,
  • prononcez un jugement de paix » (Zach 8.15-16)

C’est en mettant confiance dans le futur que le vrai pèlerin peut nourrir son présent et avancer avec confiance ver l’avant nonobstant les conditions de vie présente parfois contraire à une éventuelle possibilité de restauration. Le meilleur en fait est à venir.

  1. Zacharie 8.18-23 : Dieu donne enfin une réponse au problème de jeûnes. Ces multiples jeunes du cinquième, du septième mois et deux fois la semaine deviendront inutiles en tenant compte des promesses qui viennent d’être faites. En effet, non seulement, Israël va faire l’expérience de bénédictions glorieuse, mais par lui, les gens de toutes les nations bénéficieront des mêmes circonstances favorables.

Commentaire sur le texte de Jérémie :

Le texte de Jérémie 6.16 prescrit une démarche incontournable pour un retour a Dieu.

« Voici ce que déclare le Seigneur : Arrêtez–vous un instant sur la route où vous marchez ; regardez et informez–vous des expériences du passé. Cherchez le bon chemin, suivez–le et vous vivrez tranquilles. Mais ils ont répondu : Nous n’en ferons rien. J’ai placé des sentinelles pour les avertir : Attention, le cor sonne l’alerte ! Mais ils ont répondu : Ça nous est égal » (Bible en Français Courant).

« Thus saith the LORD: "Stand ye in the highways and see, and ask for the old paths, where is the good way; and walk therein, and ye shall find rest for your souls. But they said, ‘We will not walk therein.’ Also I set watchmen over you, saying, ‘Hearken to the sound of the trumpet!’ But they said, ‘We will not hearken.’ » (King James 21 Bible)

a) Arrêtez–vous un instant sur la route où vous marchez : Ne peut en fait s’arrêter que celui qui marchait. Etions-nous assis au milieu des ennemis de Dieu comme Pierre pendant sa rétrogression ? Nous sommes-nous à un moment quelconque de l’histoire de notre marche spirituelle arrêtée gémissant ou murmurant dans nos cœurs ces propos : « Le Seigneur dit : « Vous dites contre moi des paroles dures.

Et vous demandez : “Qu’est–ce que nous avons dit entre nous contre toi ?” Eh bien, voici ce que vous avez dit : “Servir Dieu, cela ne sert à rien. Nous avons gardé ses commandements. Nous avons fait devant lui des cérémonies de deuil, mais pour rien ! Nous le voyons maintenant : les gens heureux, ce sont les orgueilleux. Et tout réussit à ceux qui font le mal. Même s’ils provoquent Dieu, ils s’en tirent toujours !” » (Mal. 3.13-15).

Ou avons-nous regardé derrière comme la femme de Lot, convoitant les richesses impures de Sodome et Gomorrhe ?

L’engagement pris au départ est-il resté le même ? Le post-modernisme a-t-il empiété et endommagé un tant soi peu ta foi ou les préceptes de tes début ?

T’arrêtes-tu a juger le autres pointant le doigt sur la paille qui est dans les yeux des autres oubliant la poutre dans le tien ?

Prends conscience de toi-même, laisse le Saint-Esprit te parler. Qu’es-tu devenu par rapport à tes débuts avec Christ ? A qui ressembles-tu en réalité ?

b) regardez et informez–vous des expériences du passé.

Si ton arrêt a été authentique, qu’est-ce qui doit être changé ? Qu’est-ce que tu dois restituer ? A qui le dois-tu et pourquoi ?

c) Cherchez le bon chemin, suivez–le et vous vivrez tranquilles.

Maintenant, qu’avais-tu abandonné et qu’il faudrait absolument reprendre ?

- la persévérance ?

- le jeûne ?

- la bienfaisance ?

- le paiement de tes dîmes ?

- la vie de sacrifice ?

- le pardon ?

- l’abandon de la haine, rancune, vengeance, plainte, murmures, jugement.

-Justification ?

Méditation :

« Voici les paroles que le SEIGNEUR a adressées à Jérémie : Mets–toi à l’entrée du temple de Jérusalem. Là, tu annonceras le message suivant : « Écoutez la parole du SEIGNEUR, gens de Juda, vous qui passez par cette porte pour venir m’adorer. Voici ce que le SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël, vous fait dire : Améliorez votre façon de vivre et d’agir. Alors je vous laisserai habiter dans ce pays.

Vous dites : “C’est ici le temple du SEIGNEUR, le temple du SEIGNEUR, le temple du SEIGNEUR.” Ne mettez pas votre confiance dans ces paroles trompeuses. Améliorez plutôt votre façon de vivre et d’agir. Dans vos rapports les uns avec les autres, respectez le droit. N’écrasez pas par l’injustice les étrangers, les orphelins ou les veuves. Arrêtez de tuer ici même des innocents. Ne suivez plus d’autres dieux, qui font votre malheur. Alors je vous laisserai habiter ici, dans le pays que j’ai donné à vos ancêtres depuis toujours et pour toujours. « Mais vous mettez votre confiance dans des paroles trompeuses qui ne valent rien.

Quoi ! Vous volez, vous tuez, vous commettez des adultères, vous faites des serments faux, vous offrez des sacrifices à Baal, vous suivez des dieux étrangers que vous ne connaissez pas. Ensuite, vous venez vous présenter devant moi, dans ce temple qui m’est consacré, et vous dites : “Nous sommes sauvés !” Et cela, pour continuer à faire des choses horribles ! Ce temple qui m’est consacré, est–ce que vous le prenez pour un abri de voleurs ? En tout cas, c’est ce que je vois. Moi, le SEIGNEUR, je le déclare.

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LE MYSTERE DU TEMPLE

10 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE MYSTERE DU TEMPLE

LE MYSTERE DU TEMPLE

‘‘Car, ainsi dit l’Eternel des armées, encore une fois, ce sera dans peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, et la mer et la terre sèche ; et j’ébranlerai toutes les nations. Et l’objet du désir de toutes les nations viendra, et je remplirai cette maison de gloire, dit l’Eternel des armées. L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Eternel des armées, la dernière gloire de cette maison sera plus grande que la première, dit l’Eternel des armées, et dans ce lieu, je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées’’ (Agée 2.6-9).

Introduction :

Par les temps qui courent, tous ceux qui sont attentifs au mouvement de l’Esprit sont conscients plus que jamais de la nécessité d’un réel retour au fondement apostolique et prophétique de l’Eglise Primitive. Ce retour consiste non à porter comme plusieurs dénominations un nom qui fait allusion l’apostolique, mais à détruire tout ce qui a été conçu ou hérité de contraire aux principes scripturaires et à rebâtir sur la révélation de l’Eglise primitive.

Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle en ces termes : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne (Hébreux 8.5). Avons-nous à ce jour compris avec précision le mystère de Dieu caché dans le temple ? Trois textes illustrent l’ébranlement des portes, des fondements et des choses autrefois faites pour un temps afin que les choses inébranlables subsistent, effectivement pour l’éternité :

‘‘Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée’’ (Esaïe 6.4).

‘‘lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel’’ (Hébreux 12.26).

‘‘Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent’’ (Hébreux 12.27).

Ainsi, une question peut très bien se poser. Que cache le temple dans son aspect physique à sa construction dans l’appellation de Tabernacle sous Moïse à Temple sous Salomon, Hérode et qu’en sera-t-il du dernier Temple ?

Lorsque nous lisons certains versions bibliques qui ont une meilleure traduction, nous retenons le mot ‘‘une fois encore’’. S’il est dit une fois encore, cela veut dire qu’il y avait une première fois. Ainsi, qu’elle fut cette première fois où Dieu ébranla les cieux et la nation à cause de son temple ?

Souvenir des actes divins dans le processus d’un temple pour Lui :

  • Construction du Tabernacle :

‘‘Je ferai même trouver grâce à ce peuple aux yeux des Egyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez point à vide. Chaque femme demandera à sa voisine et à celle qui demeure dans sa maison des vases d’argent, des vases d’or, et des vêtements, que vous mettrez sur vos fils et vos filles. Et vous dépouillerez les Egyptiens’’ Exode 3.21-22).

  1. Dieu secoue toute l’Egypte qui se dépouille pour enrichir Israël à sa sortie pour Canaan (ce qui permettra que les offrandes pour la construction du temple soit une réalité (Exode 25.1-9)
  2. Le tabernacle est construit par des personnes choisies par Dieu lui-même.
  3. Symbolisme du Tabernacle :

Le plan du sanctuaire qu’est le Tabernacle trace de façon graphique deux choses importantes à savoir :

a) le déroulement du ministère du sacrificateur, médiateur chargé d’établir le contact entre le peuple et Dieu ;

b) le chemin de l’homme pécheur qui, profitant de la voie ouverte par Christ le grand sacrificateur, s’avance jusque dans la présence même du Seigneur. Les étapes sont les suivantes :

  1. Le parvis : La barrière de fin lin immaculé, haute de 2,5m traduisait la sainteté de Dieu qui tient les pécheurs à distance. La clôture dont les tentures d’entrée dans le parvis étaient entièrement blanches de fin lin représentait la justice que Dieu exigeait sous la loi. Devant cette justice, tout homme devait être conscient de son indignité (Rom 3.19-20 ; 10.3-5). Le fin lin préfigure aussi la justice personnelle. Dressées devant l’homme, ces tentures montraient le niveau de la justice que Dieu demandait à quiconque veut s’approcher de lui par ses mérites propres. Haut de 2,5 m (Ex 27.18), elles montraient la vanité des efforts humains du propre juste comme du pécheur.
  2. . La porte : c’est le seul moyen d’accès qui est un rideau à la fois facile à soulever et suffisant pour marquer une nette séparation entre le dedans et le dehors (Exode 27.16). Il porte les 4 couleurs symboliques qui se retrouveront jusque dans le voile (Exode 26.31). La porte typifie Jésus, le seul chemin d’accès devient inévitablement au Père céleste de qui nous sommes séparés par nos péchés. Christ est en fait la seule porte qui permet à l’incroyant de faire les premiers pas vers la nouvelle naissance. Par la porte, le croyant est introduit dans le parvis intérieur. La porte mesure 10 m sur 2,5 et exprime que tout homme peut facilement soulever le rideau et aller à Christ sans obstacle. Le parvis mesurant 50 m sur 25 voulait dire que le salut est pour tous sans exception. La porte en rideau, facile à soulever marque une nette séparation entre le dehors et le dedans. Ses 4 couleurs sont symboliques :

- Bleu : Christ, la porte exprime la beauté du ciel de Dieu d’où Il est venu.

- Pourpre : Christ, le Roi des rois est l’envoyé de Dieu sur terre pour établir un règne de paix et de justice. Le pourpre exprime la royauté de Christ.

- Cramoisi ou l’écarlate : exprime le sacrifice expiatoire de Christ.

- Fin lin : exprime la justice (Apoc 19.8), la vie sans péché de Christ qui accepte volontairement porter les péchés du pécheur afin qu’en croyant en Lui, il hérite gratuitement par la foi de la justice divine.

Les tentures qui forment les murs du Tabernacle le prouvent, puisque fait de matériaux très provisoires, rappelant sa nature. Notre corps est appelé par l’Apôtre Paul, tente (2 Cor 4.16-5.1-4). Dès son entrée dans le Tabernacle, le croyant a devant lui, la réalité de son parcours allant de sa naissance spirituelle (Autel d’airain) à l’intime communion avec Dieu (Lieu très saint). Jésus Christ dit : « Je suis la porte ».

L’autel d’airain :

Il sert de type et de prophétie au seul sacrifice efficace, celui du Fils de Dieu sur la croix (Heb 10.1-4,11-14).

Placée entre l’autel des holocaustes et la tente, la cuve d’airain sert à l’indispensable purification des sacrificateurs appelés au service du sanctuaire (Ex 30.17-21). Dans la Nouvelle Alliance, le croyant, sauvé par le sacrifice de la croix, entre aussitôt dans le sacerdoce royal auquel appartiennent tous les membres de l’Eglise (1Pierre 2.5,9 ; Apoc 1.5-6). Pour servir Dieu désormais, il a besoin d’être purifié chaque jour s’il veut être en communion avec lui (Jean 13.5, 8,10) ; c’est la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (Heb 12.14). La cuve avait été faite avec les miroirs des femmes (Ex 38.8).

L'airain, ce métal très dur, nous parle de la justice inflexible de Dieu contre le péché. Lorsque son Fils bien-aimé a pris sur lui nos iniquités, plus nombreuses que les cheveux de sa tête, il fut abandonné. Il a connu les ardeurs de la colère divine; son cœur était alors comme de la cire, fondu au-dedans de ses entrailles. C'est ce que nous rappelle la grille. Du sein des souffrances indicibles, de l'abîme, des lieux ténébreux où toutes les vagues et les flots du courroux divin le submergeaient, il a crié : "Mon Dieu? Mon Dieu! Pourquoi m'as-tu abandonné, te tenant loin de mon salut, -- des paroles de mon rugissement?" (Ps. 22.1). Le ciel fut d'airain. Le Dieu saint l'a traité, Lui qui n'avait fait que le bien, comme le mérite un criminel; et c'est nous qui devions subir ce jugement. Devant cet insondable amour, notre âme se prosterne et adore.

L'autel était carré et avait quatre cornes à ses coins, lesquelles étaient tirées de lui. La corne est le symbole de la puissance. S'il peut paraître à l'œil profane de l'homme, que Christ a été crucifié en faiblesse, c'est bien dans la puissance de son amour qu'il s'est laissé clouer à la croix.

L’autel était fait de planches. Le bois d’acacia dont il était fait, pousse au désert, symbole de Christ dans son humanité «rejeton qui sort d’une terre desséchée» (Es 53.2). L’or qui recouvre le bois entièrement traduit la gloire divine dont Il est revêtu. Chaque planche représente le croyant (Jean 17.21-23 ; Eph 1.4-6 ; 1 Jean 4.13). Le symbolisme représente l’enfant de Dieu en Christ. Bien qu’étant encore dans le monde, il est séparé de lui par le socle d’argent de sa rédemption (Gal 1.4 ; Ex. 30.11-16 ; 38.25-27). Il est lié à ses frères dans une foi par la barre cachée (Ex 26.28), symbole d’une seule vie (Gal 2.20) et d’un seul Esprit (Eph 4.3). Tous les croyants forment ensemble «un édifice bien coordonné qui s’élève pour être temple saint dans le Seigneur» (Eph 2.21).

Toute approche de notre personne devant Dieu, doit passer d’abord par une réconciliation avec le Tout-Puissant par notre confession. Comme croyant, notre relation de chaque jour doit être sanctionnée par notre identification dans sa mort expiatoire afin que notre communion avec le trône de grâce reste maintenue.

Si nous avons péché, nous savons que le sang de Christ est toujours efficace pour l’expiation. Cette étape est pour le nouveau converti.

LA CUVE D’AIRAIN :

La Parole est assimilée à un miroir : Jacques 1.23. Et dans Proverbes 27.19 il est écrit : "Comme dans l'eau le visage répond au visage, ainsi le coeur de l'homme répond à l'homme." Elle manifeste donc ce que nous sommes par nature, et les défauts de notre conduite. La cuve d'airain était faite avec les miroirs des femmes qui s'attroupaient à l'entrée de la tente d'assignation (Ex. 38.8). Ces miroirs étaient d'airain poli, objets d'ornement incitant à la vanité et à la coquetterie. Après l'affaire du veau d'or, l'Éternel avait dit "Vous êtes un peuple de cou roide;... ôte tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que je te ferai. Et les fils d'Israël se dépouillèrent de leurs ornements à la montagne de Horeb" (Ex. 33.5,6).

Dédicace du Tabernacle :

‘‘Aaron leva ses mains vers le peuple, et il le bénit. Puis il descendit, après avoir offert le sacrifice d’expiation, l’holocauste et le sacrifice d’actions de grâces. Moïse et Aaron entrèrent dans la tente d’assignation. Lorsqu’ils en sortirent, ils bénirent le peuple. Et la gloire de l’Eternel apparut à tout le peuple. Le feu sortit de devant l’Eternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit ; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face’’ (Lév. 9.22-24)

L’impact du Temple devant les forces des ténèbres :

‘‘Les Philistins prirent l’arche de Dieu, et ils la transportèrent d’Eben-Ezer à Asdod. Après s’être emparés de l’arche de Dieu, les Philistins la firent entrer dans la maison de Dagon et la placèrent à côté de Dagon. Le lendemain, les Asdodiens, qui s’étaient levés de bon matin, trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l’arche de l’Eternel. Ils prirent Dagon, et le remirent à sa place. Le lendemain encore, s’étant levés de bon matin, ils trouvèrent Dagon étendu la face contre terre, devant l’arche de l’Eternel ; la tête de Dagon et ses deux mains étaient abattues sur le seuil, et il ne lui restait que le tronc’’ (1Sam 5.1-4).

La colère de Dieu pendant sept mois, frappa le pays des Philistins et ils renvoyèrent l’arche en Israël selon qu’il est écrit : ‘‘Voici les tumeurs d’or que les Philistins donnèrent à l’Eternel en offrande pour le péché: une pour Asdod, une pour Gaza, une pour Askalon, une pour Gath, une pour Ekron’’ (1 Samuel 6.17).

La sainteté que doit revêtir ceux qui entrent dans la maison de Dieu doit semer la frayeur aux alentour comme ce fut le cas de David lorsqu’après s’être dépouillé avec sa famille, ils montèrent à Bethel pendant que Dieu les environnait de sa présence semant la crainte dans le cœur de ses ennemis.

Construction du Temple :

Après l’incident d’Uzza qui mourut pour avoir touché l’arche de l’Eternel, David plus que jamais après avoir consulté Dieu pour connaître la cause et comment se comporter avec droiture envers le Très Haut, reçu la leçon appropriée (Psaumes 15 et 24), décida de faire monter l’arche chez lui à Jérusalem.

Nourrissant la pensée de construire un temple à Dieu, David qui venait de faire alliance avec tout Israël bénéficiant de la triple onction (1 Samuel 16.12-13 ; 2 Sam 2.3-7 ; 2 Samuel 5.3-4) pose des actes significatifs après avoir battu les Jébusiens et s’établi dans le palais de ce dernier. Réalisant que Dieu l’avait affermi et lui avait donné une maison gratuitement, il résolu d’aller chercher l’arche de l’alliance abandonné depuis le temps de Eli.

Une estimation du sacrifice de bœufs et vache jusqu’à Jérusalem peut se chiffrer à près de 48.000.000FCFA aujourd’hui, ce pour l’amour di temple si cette ville pas encore identifiée peut se situer à 12 km de Jérusalem (2 Sam 6.13).

Il eut dont la pensée sacrée de bâtir une maison à l’Eternel 2 Sam 7.2-5).

Dieu refuse en lui annonçant qu’il bâtira sa maison en affermissant sa postérité à toujours et donne la charge de la construction à Salomon (2 Sam 7.12-13).

Mais par l’entremise du prophète Nathan, Dieu inverse les rôles. David souhaite bâtir une « maison » pour Dieu, mais celui-ci répond que c’est lui qui bâtira une « maison » pour David. Le mot maison peut désigner un édifice, une demeure ou une maisonnée, voire une dynastie (comme la « maison » des Bourbons). David envisage de bâtir une maison en pierre pour Dieu ; Dieu lui répond qu’il envisage de lui bâtir une dynastie. Salomon, son fils, élèvera une maison pour Dieu, mais en dernière analyse, c’est Dieu qui est le donateur suprême et la « maison » qu’il propose de construire se révélera plus durable.

David compris la dimension du décret de Dieu a son endroit et investit suffisamment pour la construction du temple :

‘‘De plus, dans mon attachement pour la maison de mon Dieu, je donne à la maison de mon Dieu l’or et l’argent que je possède en propre, outre tout ce que j’ai préparé pour la maison du sanctuaire ‘’ :

  • 4000 talents d’or d’Ophir ……………………………………….. 189 000 000 000
  • 7000 talents d’argent épuré …………………………………….. 22 050 000 000

Total (roi David) ……………………………………………………. 211 050 000 000

Divers chefs firent volontairement des offrandes :

  • 5000 talents d’or ………………………………………………….. 236 250 000 000
  • 10000 dariques ……………………………………………………. 92 000 000
  • 10000 talents d’argent …………………………………………… 31 500 000 000
  • 18000 talents d’airain ……………………………………………. 567 000 000 000
  • 100000 talents de fer …………………………………………….. 315 000 000 000

Total différents chefs ……………………………………………. 1149 842 000 000

Cette somme est évaluée en Francs CFA, parité actuelle.

Dieu bénit lui-même son temple :

« Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, — car tous les sacrificateurs présents s’étaient sanctifiés sans observer l’ordre des classes, et tous les Lévites qui étaient chantres, Asaph, Héman, Jeduthun, leurs fils et leurs frères, revêtus de byssus, se tenaient à l’orient de l’autel avec des cymbales, des luths et des harpes, et avaient auprès d’eux cent vingt sacrificateurs sonnant des trompettes, et lorsque ceux qui sonnaient des trompettes et ceux qui chantaient, s’unissant d’un même accord pour célébrer et pour louer l’Eternel, firent retentir les trompettes, les cymbales et les autres instruments, et célébrèrent l’Eternel par ces paroles : Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! en ce moment, la maison, la maison de l’Eternel fut remplie d’une nuée. Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée ; car la gloire de l’Eternel remplissait la maison de Dieu » (2 Chron 5.11-14).

Dieu devance encore Salomon :

«Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Eternel remplit la maison. Les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Eternel, car la gloire de l’Eternel remplissait la maison de l’Eternel. Tous les enfants d’Israël virent descendre le feu et la gloire de l’Eternel sur la maison ; ils s’inclinèrent le visage contre terre sur le pavé, se prosternèrent et louèrent l’Eternel, en disant : Car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! Le roi et tout le peuple offrirent des sacrifices devant l’Eternel. Le roi Salomon immola vingt-deux mille bœufs et cent vingt mille brebis. Ainsi le roi et tout le peuple firent la dédicace de la maison de Dieu. Les sacrificateurs se tenaient à leur poste, et les Lévites aussi avec les instruments faits en l’honneur de l’Eternel par le roi David pour le chant des louanges de l’Eternel, lorsque David les chargea de célébrer l’Eternel en disant : Car sa miséricorde dure à toujours ! Les sacrificateurs sonnaient des trompettes vis-à-vis d’eux. Et tout Israël était là » (2 Chron. 7.1-6)

Conclusion :

Si Dieu a ainsi agit depuis pour son temple, ton corps qui est le temple du Saint-Esprit a-t-elle la même visitation ?

Qu’en est-il du service dans le temple qui appartient à Dieu ?

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LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

5 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

Introduction :

De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mais la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence. Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous. Malheureusement, cet objectif n’est pas souvent atteint par tous à cause de l’inefficacité de la communion des cinq ministères établis : « Et il a donné les uns comme Apôtres, les autres comme Prophètes, les autres comme Evangélistes, les autres comme Pasteurs et docteurs » (Ephésiens 4.11).

La priorité, le rôle de chaque ministère :

Les ministères dans la pensée de Dieu sont complémentaires et non jamais ni suffisants en eux-mêmes, encore moins isolés. La force de l'Eglise Primitive demeurait dans la compréhension de cette pensée divine. C'est ainsi que qu'il est simple de savoir :

  1. le pouce désigne l'Apôtre. Dans les fonctions du perfectionnement du Corps de Christ qui est l’Eglise, il peut facilement exercer les quatre autres ministères en l’absence de ceux-ci. Il est facile au pouce de toucher les quatre autres doigts sans difficulté. Il détient le plan de l’œuvre qui lui a été confié. Il porte la vision reçu de Dieu (Hébreux 8.5). Dans l’œuvre qu’il dirige, il peut facilement coordonner sans difficulté à cause de ce que Dieu lui a donné le plan de construction. Il sait qui convient où et a l’habileté de corriger afin de maintenir le standard divin selon la vision reçue d’en haut. Il est comparé au chef chantier, le Saint-Esprit étant l’Architecte divin qui veille pour que tout soit conforme au modèle céleste. L’Apôtre en sa qualité de Chef Chantier de la construction de l’édifice qui est la maison de Dieu, distribue les tâches et veille pour s’assurer que chacun accomplit sa tâche en conformité avec le plan qu’il détient du Saint-Esprit. Il lui revient de blâmer, imposer la discipline, l’ordre pour que les objectifs divins soient atteint selon le standard céleste. De même le pouce bien que faisant partie des cinq doigts, le pouce est légèrement indépendant par rapport aux auprès quatre doigts qui sont collés directement les uns sur les autres. Avec l’index et l’auriculaire, le pouce constituent les points d’appui d’un objet que l’on tient en main. L’Apôtre est parfois intransigeant et incompris parce qu’il voit seul le modèle qui lui est demandé. C’est de là que vient la chute de plusieurs qui loin de reconnaître et se soumettre à la souveraineté de Dieu dans son choix, s’égarent pour être rejeté à la fin. Il ya l’éthique dans le ministère.
  2. l’index désigne le Prophète. Ce doigt a la particularité d’indexer, de menacer, d’apostropher, de d’indiquer une direction. Le Prophète est comme le géomètre qui plante les jalons, mesure le tracée de la route pour permettre au bulldozer de créer la route ou le passage. Le Prophète en effet devait voir dans la vision du Très Haut pour indiquer au peuple de Dieu la vraie voie.
  3. le majeur représente l’Evangéliste. Il est semblable au bulldozer qui écrase tout sur son passage, renversant les baobabs (gros arbres) qui en tombant écrasent les petits arbres. Tout pour lui, c’est de tout faire tomber, même avec force, exerçant la puissance nécessaire pour que le chemin soit créé. Si opéré quelqu’un pour mettre Jésus dans le cœur du pécheur était possible, l’Evangéliste le ferait sans hésitation et avec la plus grande satisfaction. Pour l’Evangéliste, le péché est partout ; tout péché doit être sévèrement sanctionné parce que le ciel est pur et tout homme doit être pur maintenant. Le processus de croissance normale dans la vie chrétienne lui est inconnu. Si un vrai Evangéliste fait longtemps dans une église locale qu’il a créé, il dispersera les âmes par sa violence. Pour l’Evangéliste, tout doit être pureté absolue ou rien.

4 l’annulaire représente le Pasteur. Le doigt qui symbolise le Pasteur est celui sur lequel on met l’alliance lors de la bénédiction nuptial. Il est l’artisan qui œuvre avec Dieu pour établir une alliance entre le croyant et Dieu par le moyen de l’enseignement des Ecritures. Il est appelé berger parce que son aptitude par la grâce qui est attaché à son ministère lui permet de supporter, d’être patient, doux pour conduite le troupeau. Le mot Pasteur tire son origine de pâtre. Le pâtre estun homme qui garde et prend soin de son troupeau. De ce mot est né paître qui signifie entre autre conduire, guider, prendre soin, nourrir, éduquer, soigner, équiper, garder, protéger, etc. Voilà le Pasteur qui au quotidien veille étroitement sur son troupeau avec l’attitude que décrit l’Apôtre Paul en ces termes : « souvent dans les veilles, dans la faim et la soif ; souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne, l’inquiétude au sujet de (l’église) toutes les Eglises ! Qui est faible sans que je sois faible ? De qui cause–t–on la chute, sans que moi–même je brûle ? S’il faut faire le fier, c’est de ma faiblesse que je ferai ma fierté » (2 Cor 11.27-30).

Le Pasteur est comme la niveleuse qui vient dégager les troncs, les branches et tout ce que le bulldozer en passant a broyé pour faciliter le passage de la route. Après avoir donc dégagé la voie telle que tracée, il nivelle et trace les rigoles pour permettre à l’eau de couler aisément sans laisser la route boueuse. Toutefois, la garantie d’une route non boueuse n’est effective. C’est pourquoi le Docteur interviendra.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Il est le dernier des cinq doigts de la main non parce ce que son ministère est le plus petit. Loin de-là, au contraire, voici ce qui est écrit à propos de l’importance des ministères dans l’église locale : « Or Dieu a placé dans l’Eglise premièrement des Apôtres, deuxièmement des Prophètes, troisièmement des maîtres ; ensuite il y a des miracles, ensuite des dons de guérison, des aptitudes à secourir, à gouverner, diverses langues » (1 Cor 12.28). Le Docteur est comparé à un compacteur qui dame la route, compacte la terre pour qu’après, le bitume y soit versée afin d’assurer une circulation sur une voie assurée et précise qui conduit à une destination certaine.

L’auriculaire a la particularité de nettoyer l’oreille pour facilite une bonne compréhension. Une expérience a permis de comprendre que l’usage de l’auriculaire dans la saisie d’objets est incontournable. Si on veut s’abstenir de son service, l’objet que l’on tient ne pourra pas être employé efficacement et par conséquent, on échouera dans ce qu’on voulait faire ou on le fera mal.

Cette précision permet de comprendre que la complémentarité dans les cinq ministères. Selon le plan divin, les cinq Ministère existent« pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Eph 4.11-15).

L’une des particularités de la force de l’Eglise Primitive demeurait dans la compréhension des cinq ministères entre eux. La fragilité de nos églises locales de nos jours demeure dans le manque de collaboration des cinq ministères. Il suffit aujourd’hui qu’un Evangéliste commence une œuvre pour Dieu et devient tout à la fois. Son église sera forte dans l’évangélisation et faible dans tous les autres domaines qui sont qualifiés par les quatre autres ministères. On entendra d’ailleurs dire et c’est très fréquent : « Mon leader est Révérend Apôtre, Prophète, Evangéliste, Pasteur, Docteur ». Quelle utopie !

Mes frères, revenons sur la base des Saintes Ecritures pour bâtir sur le modèle divin qui est Jésus Christ et selon les principes du Saint-Esprit. Si nous n’agissons pas ainsi, nous travaillerons pour le feu selon qu’il est écrit :

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu»(Cor 3.1-15).

COMPRENDRE LA CLASSIFICATION DE CHAQUE MINISTERE

Une approche ignorante fera croire que les cinq ministères sont classés par simple hasard. Notons très bien que les choses de Dieu sont toujours faites de très haute précision en tenant compte du lieu, de la nation, du contexte, de l’époque, des chiffre et que sais-je encore ? C’est ainsi que nous comprendrons par les lignes qui suivent, le message que Dieu véhicule par le positionnement de chaque ministère par rapport aux cinq doigts de la main dans le sens ascendant et descendant :

  1. Sens descendant :

Pour bien saisir le but et le fonctionnement des ministères, nous devons retenir que toute tentative pour atteindre ou servir Dieu avait de tout temps été un échec cuisant pour l’homme. Le livre de Romains retrace avec précision le mécanisme ou le processus qui a conduit à la juste selon Dieu, clôturant de son chapitre 12 à 16 par l’application de la justice au sens de la prescription et perception divine. Ainsi, dans le sens descendant, Dieu vient vers nous exerçant ministère pour nous donner un exemple du modèle céleste. Il deviendra aisé par-là de saisir le sens du nom de Jésus, Emmanuel qui signifie ‘‘Dieu avec nous’’ ou simplement, ‘‘Dieu parmi nous’’. Ainsi, chaque ministère dans son positionnement divin signifie :

  1. Le pouce ou Apôtre désigne Christ, l’Envoyé de Dieu vers nous selon qu’il est écrit : ‘‘ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.68-75).
  2. l’index qui désigne le Prophète, est Christ, le Messager de Dieu pour nous afin que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force’’ (Ephésiens 1.17-19).
  3. le majeur représente l’Evangéliste, Christ venu dans le monde pour ce message de l’Ecriture : ‘‘L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ?’’ (Luc 4.18-22).

4. l’annulaire représente le Pasteur qui n’est autre que Christ car il est écrit de lui : ‘‘Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger’’ (Jean 10.11,14-16).

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Au cours de son ministère terrestre, son ministère d’Enseignant spécialement oint a fait ses preuves et obtenu de grands témoignages, même de ses ennemis : ‘‘Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant: Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour’’ (Luc 4.31-37).

Tout ceci nous atteste fort bien que Jésus est l’auteur des cinq ministères qu’il a lui-même exercé selon la prescience du Père. Pour assurer la continuité de ce qu’il a commencé et ainsi pérenniser son œuvre, il continue bien qu’étant au ciel à exercer au travers de chaque ministère don, le perfectionnement des saints en vue d’une Eglise irréprochable, sans tâche ni ride qu’il viendra bientôt chercher.

Cette première approche retrace le chemin du Tabernacle duquel Dieu quitte le lieu Très Saint pour se manifester aux hommes, montrant son amour, accomplissant tout ce qui était requis par la loi en vue du salut. Ainsi en chair, il ira au parvis extérieur prendre le pécheur pour ensuite le ramener vers lui, dans le lieu Très Saint, en sa Sainte présence selon le processus ci-après, en utilisant les hommes qu’il a souverainement choisis :

  1. Sens ascendant :
  1. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant).Lorsque le pécheur se convertit, le Docteur lui enseigne avec précision la voie du salut et les principes de Dieu qui régissent la nouvelle vie en Christ. Lorsque ce fondement est posé selon les Écritures, le nouveau converti qui sort de l’Ecole de fondement est remis au soin du Pasteur.
  2. l’annulaire représente le Pasteur qui avec ses vertus de berger, encadrera ce nouveau venu dans le royaume. Il veillera sur lui, lui montrant comment vivre dans cette nouvelle famille en harmonie avec Dieu, avec les autres membres de famille qu’il a trouvé aussi bien que ceux qui viendront après. Le Pasteur pour ce faire, soigne ses plaies, panse ses blessures et le façonne pour passer du stade de l’enfant à fils. Il est formé dans la prière, la communion fraternelle, la vie communautaire et les principes de la vie dans le royaume dont il est devenu fils, faisant partie intégrante des membres de la famille de Dieu. Devenu fils, il sent la nécessité d’accomplir la volonté de Dieu pour l’accroissement de la famille. Il passe alors entre les mains de l’Evangéliste.
  3. le majeur représente l’Evangéliste qui passe dans l’église locale et forme ce fils dans la conquête des âmes perdues, le combat spirituel, la guerre défensive et offensive contre le royaume des ténèbres. Par ce ministère, le fils ressent la douleur du cœur de Dieu pour les perdus et s’y investi sans réserve, sachant qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir et que le salut d’un seul pécheur réjouit tout le ciel. La passion pour les choses du royaume devenant sa raison d’être, il est peut maintenant recevoir du Prochaine pour sa croissance vers la maturité spirituelle.
  4. l’index désigne le Prophète qui de messager de Dieu qu’il est peut transmettre la connaissance de la révélation divine au nouveau fils du royaume. Cette connexion lui apprendra non plus à rester dépendant des rudiments, mais à être éveillé dans son homme intérieur et voir dans la vision de Dieu pour accomplir les œuvres agréables, comprenant que la dispensation de Dieu pour un homme, une famille, une tribu, un peuple, une nation ou un continent fait l’objet de la prescience divine et il faut s’y atteler pour rester dans l’intimité avec Dieu. On peut aisément pour cette circonstance lire Nombres 24.4 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Nombres 24.16 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Lorsqu’on a la révélation des choses de Dieu et s’y attache avec fermeté, on n’a plus raison de ne pas être envoyé.

  1. Le pouce désigne l'Apôtre. La réformation apostolique est l’étape du retour à la case départ pour attendre le retour du Christ.

Ce processus montre fort bien que le nouveau converti peut et doit être formé par les cinq ministères dons qui lui passeront le relai pour l’œuvre de Dieu dans l’aspect spécifique de la multiplication comme l’a si bien dit l’Apôtre Paul à son fils Timothée par ces mots profonds dans leur implication et responsabilité : ‘‘Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres’’ (2 Tim 2.1-2).Il faut cela pour transmettre la connaissance aux hommes car ‘‘Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice’’ (2 Tim 3.16).

Extrait du livre en correction ‘‘Les cinq Ministères bibliques’’

Dr. André CHOUBEU

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Dangers de la face cachée du leader

29 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Dangers de la face cachée du leader

Dangers de la face cachée du leader

(d'après le livre : « OVERCOMING THE DARK SIDE OF LEADERSHIP »)

Les dangers de notre côté sombre :

Les tendances compulsives peuvent engendrer :

§ Une rigidité personnelle et dans l'organisation qui étouffe la créativité et sape les relations avec les autres

§ Un environnement de propre justice et de légalisme qui aliène ceux que nous voulons conduire.

§ Un dirigeant qui va être « drogué de travail », ou qui va exploser douloureusement sur la plan émotionnel (dépression), qui peut le conduire à un burn-out complet.

§ Une rébellion ou une aliénation de la part de ceux qui ne supportent plus d'être contrôlés et qui réagissent (le foyer comme l'église peuvent se fracturer dans ces conditions)

Les tendances narcissiques peuvent engendrer :

§ Le fait d'exploiter ceux que nous sommes appelés à conduire.

§ Au lieu de répondre aux besoins des autres, ce type de dirigeant voit les autres comme des « instruments » qui servent à satisfaire son appétit insatiable de réalisations grandioses et meilleures.

§ Des églises qui s'effondrent sous le poids financier de projets de constructions dont elles n'avaient pas besoin ou qu'elles n'étaient pas en mesure de payer, simplement dans le but de permettre à un dirigeant insécurisé de se sentir bien pour un moment.

§ Parfois, des pratiques illégales ou contraires à la morale, alors que le dirigeant veut absolument réussir, sans tenir compte du prix qu'il faut payer.

Les tendances paranoïdes peuvent engendrer :

§ Un état permanent de déni cher le dirigeant.

§ Une méfiance terrible au sein de l'équipe de direction, un combat de type « guérilla » au sein de l'église.

§ Une incapacité à apprécier une véritable communion entre chrétiens.

Les tendances à la co-dépendance peuvent engendrer :

§ Une auto-destruction du ministère du dirigeant, qui essaie de rendre tout le monde heureux dans l'église et de répondre aux besoins de tous, en mettant de côté les siens et ceux de sa famille.

§ Burn-out, divorce, adultère, maladie physique.

Les tendances du tempérament passif-agressif engendrent :

§ Un dirigeant qui vit constamment avec la honte et les conséquences de ses explosions incontrôlées.

§ Un dirigeant qui doit parfois déménager malgré lui d'église en église à cause de ses comportements changeants et bizarres, et qui n'arrive pas à comprendre pourquoi « ces gens » ne l'aiment pas ou ne le veulent pas.

Nous devons prendre la responsabilité de triompher de notre côté sombre. Il vaut la peine de faire un effort pour nous éviter certaines de ces conséquences négatives, et prévenir un éventuel échec dans notre rôle de dirigeant.

Comment racheter notre côté sombre ?

Notre côté sombre n'est pas intrinsèquement mauvais : c'est une partie de l'être humain. Dieu fait son œuvre au travers de notre côté sombre pour accomplir ses buts et pour nous élever à certains postes de responsabilités.

Cependant, il est essentiel que notre côté sombre soit racheté à un certain degré, si nous voulons mieux servir les buts du Seigneur et être moins occupés à satisfaire nos propres besoins.

→ Nous devons examiner en profondeur nos motivations, ainsi que les peurs et anxiétés qui accompagnent le leadership.

→ Nous apprendrons alors à remettre à Dieu nos motivations injustes et nos craintes.

→ Nous devons réaliser qu'aucun niveau de succès ou d'épanouissement de soi ne pourra combler les trous créés par nos besoins non satisfaits.

§ Celui qui a des tendances compulsives : doit réaliser que Dieu est Souverain, et qu'il contrôle totalement sa vie personnelle, ainsi que les circonstances qui entourent sa vie. Il doit apprendre à faire confiance au Seigneur pour tous les détails de sa vie.

§ Celui qui a des tendances narcissiques : doit apprendre qu'aucune dose de réussite ou de reconnaissance de la part des autres ne pourra étancher sa soif intérieure permanente de savoir qu'il est à la hauteur et son besoin d'être estimé - à moins de trouver une complète satisfaction en Christ.

§ Celui qui a des tendances paranoïdes : doit apprendre à faire confiance à Dieu pour être son protecteur, et qu'Il sera sa forteresse contre toutes les attaques sui se lèveront contre son leadership (réelles ou imaginaires). Ce type de dirigeant devra apprendre que lorsqu'il encourage le développement des autres, Dieu veillera à lui rendre justice.

§ Celui qui a des tendances co-dépendantes : doit apprendre qu'il n'est pas responsable des attitudes et des réactions des autres, et que faire plaisir à Dieu est plus important que recevoir l'approbation des gens qu'il sert. En tant que dirigeant, nous n'avons pas la responsabilité de répondre aux attentes de tout le monde, nous ne pouvons pas toujours sauvegarder la paix. A certains moments nous sommes utilisés par Dieu pour que les gens se sentent mal à l'aise avec certains comportements inacceptables.

§ Celui qui a des tendances passives-agressives : doit apprendre qu'une motivation issue d'une vision inspirée par Dieu associée avec une stratégie bien au point sont plus efficaces que la manipulation des autres, au moyen d'explosions émotionnelles en public.

C'est en suivant ce processus d'apprendre à mieux nous connaître et à progressivement mieux gérer notre côté sombre que nous pourrons éviter son paradoxe destructeur, et que nous permettrons à Dieu de mieux exercer son contrôle sur notre leadership. Avec le temps, nous pourrons exercer notre leadership avec plus de repos, alors que nous dirigerons calmement et avec foi pour la gloire de Dieu plutôt que pour nous satisfaire nous-mêmes.

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LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

27 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT
Par Watchman N
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I. UNE CONSCIENCE DÉPOURVUE D'OFFENSE

Une fois que nous croyons au Seigneur, nous devons prendre l'habitude de demander pardon et de restituer. Si nous avons offensé quelqu'un, ou si nous avons failli dans notre relation avec un autre, nous devons apprendre à demander pardon et à dédommager. Si un homme ne confesse pas ses péchés devant Dieu et ne demande pas pardon aux hommes en proposant de restituer, sa conscience pourra facilement s'endurcir. Une fois que la conscience s'endurcit, un problème sérieux et fondamental se manifeste : il devient difficile pour la lumière de Dieu d'éclairer l'homme. Nous devons prendre l'habitude de confesser nos péchés et de dédommager pour garder une conscience sensible et vive devant le Seigneur.

Une personne qui travaillait pour le Seigneur a demandé un jour : « Depuis combien de temps n'avez-vous pas demandé pardon à quelqu'un ? » Si cela fait longtemps qu'une personne ne s'est pas confessée à quelqu'un d'autre, il y a sans doute un problème avec la conscience de cette personne. Nous offensons régulièrement les autres. Si une personne a offensé quelqu'un et ne le ressent pas dans sa conscience, celle-ci doit être malade ou anormale. Le temps qui vous sépare de votre dernière confession peut vous permettre de savoir s'il existe ou non un problème entre vous et Dieu. Si le temps est long, cela prouve qu'il y a un manque de lumière dans votre cœur. Si le temps est court, autrement dit, si vous vous êtes récemment confessé à quelqu'un, cela prouve que votre conscience est encore sensible. Pour pouvoir vivre dans la lumière de Dieu, nous avons besoin d'une conscience sensible, et pour que notre conscience demeure sensible, nous avons besoin de continuellement reconnaître le péché comme tel. Nous devons nous confesser à Dieu, et nous devons aussi demander pardon aux hommes et les dédommager.

Si nous avons offensé Dieu et que l'offense n'a aucun rapport avec l'homme, nous n'avons pas besoin de nous confesser à l'homme. Nous ne devons pas tomber dans l'extrême. Si les péchés d'un frère ou d'une sœur n'ont aucun rapport avec les hommes, et qu'ils n'ont offensé que Dieu, ils n'ont besoin que de se confesser à Dieu ; il n'y a absolument aucun besoin de se confesser à l'homme. J'espère que nous ferons attention à ce principe.

Quelles sortes de péchés offensent les hommes ? Comment une personne doit elle s'excuser auprès d'une autre, ou dédommager une autre quand elle l'offense ou qu'elle pèche dans sa relation avec elle ? Pour être clair sur ce point, il est nécessaire d'étudier attentivement deux parties des Écritures.

II. LE SACRIFICE D'EXPIATION DE LÉVITIQUE 5

Le sacrifice d'expiation revêt deux aspects spécifiques, qui sont tous deux présentés dans le chapitre cinq. Le début de ce chapitre nous dit que nous devons confesser à Dieu et offrir un sacrifice d'expiation pour nos divers péchés. La fin du chapitre nous dit qu'il n'est pas suffisant d'offrir un sacrifice à Dieu si nous avons offensé une personne dans le domaine matériel ; nous devons aussi dédommager la personne que nous avons offensée. Ce passage nous dit que si nous avons offensé quelqu'un dans le domaine matériel, nous devons régler ce problème avec l'homme. Bien sûr, cela ne nous dispense pas de nous confesser à Dieu et de Lui demander pardon. Mais dans ce cas, traiter uniquement avec Dieu n'est pas suffisant. Nous ne pouvons pas demander à Dieu de nous pardonner pour le compte de ceux que nous avons offensés.

Comment devons-nous traiter ce problème du côté de l'homme ? Regardons de plus près le sacrifice d'expiation de la fin de Lévitique 5.

A. Certains péchés constituent des offenses envers l'homme

Lévitique 5:21-26
“Lorsque quelqu'un péchera et commettra une infidélité envers l'Éternel, en mentant à son prochain au sujet d'un dépôt, d'un objet confié à sa garde, d'une chose volée ou soustraite par fraude, en niant d'avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché; lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ou la chose quelconque sur laquelle il a fait un faux serment. Il la restituera en son entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire, le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité. Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. [...] ” » suite

Une personne qui a offensé quelqu'un dans le domaine matériel doit régler le problème avec les hommes avant de pouvoir être pardonnée. Si elle ne règle pas le problème avec les hommes, elle ne pourra pas recevoir le pardon.

Ces versets décrivent six types de péchés :

(1) Mentir à son prochain au sujet d'une chose confiée : Cela signifie que quelqu'un nous a confié quelque chose, et que nous en avons intentionnellement retenue la meilleure partie en restituant la chose. Ceci est un mensonge, et c'est un péché devant Dieu. Nous ne devons pas mentir aux autres par rapport à ce qu'ils nous ont confié, mais nous devons plutôt garder la chose fidèlement. Les enfants de Dieu devraient toujours garder fidèlement les choses que les autres leur confient. Si nous ne pouvons pas le garder, nous ne devons pas accepter un tel dépôt. Une fois que nous l'avons accepté, nous devons faire de notre mieux pour le garder. Si quelque chose se produit suite à notre infidélité, nous avons péché envers l'homme.

(2) Mentir à son prochain au sujet d'une chose déposée entre ses mains : Cela signifie traiter injustement ou mentir dans les relations professionnelles, ou tirer profit par des moyens abusifs, ou usurper quelque chose injustement par le commerce. C'est là un péché devant l'Éternel duquel nous devrions nous occuper sérieusement.

(3) Voler : Même si cela n'arrive certainement pas parmi les saints, nous devons pourtant en parler. Personne ne doit acquérir quoi que ce soit par le vol. Celui qui profite de sa position ou de son pouvoir pour usurper les biens d'autrui a commis un péché.

(4) Extorquer à son prochain : Profiter de quelqu'un en usant de sa position ou de son pouvoir est un péché. Aux yeux de Dieu, Ses enfants ne devraient jamais faire une telle chose. Nous devons nous traiter un tel problème.

(5) Mentir au sujet d'une chose perdue : Les nouveaux croyants doivent prendre garde à ce sujet. Beaucoup de personnes ont menti concernant des choses que les autres ont perdues. Dire que quelque chose n'est rien, dire que beaucoup est peu, ou échanger ce qui est mauvais contre ce qui est bon, c'est mentir. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Il y a beaucoup, mais vous dites qu'il y a peu. Une chose peut être bonne, mais vous dites qu'elle est mauvaise - tout cela constitue un péché. Une personne a perdu quelque chose et vous en profitez, en extorquant d'elle un gain ou un bénéfice : c'est un péché. Un chrétien ne doit pas prendre possession des biens d'autrui. Si vous avez pris quelque chose par erreur, vous devez le garder précieusement afin de pouvoir le rendre à son propriétaire. Ne vous appropriez jamais une chose perdue. Il n'est pas juste de conserver les objets perdus ; c'est encore pire d'usurper les biens d'autrui par la fraude. Obtenir les biens d'autrui par tout moyen injuste est un péché. Un croyant ne devrait jamais faire quelque chose qui lui profite au détriment d'un autre.

(6) Jurer en mentant : C'est un péché que de jurer injustement concernant une chose matérielle. Vous savez quelque chose, et pourtant, vous dites que vous ne savez rien. Vous avez vu quelque chose, mais vous dites n'avoir rien vu. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Quelqu'un qui jure injustement a péché.

« Toutes les choses qu'un homme fait de manière à pécher en les faisant. » Cela nous parle de tous les péchés que nous commettons dans le domaine matériel. Les enfants de Dieu doivent apprendre cette leçon, et ne jamais s'en éloigner : ils ne doivent pas s'approprier le bien d'autrui. Les biens des autres appartiennent aux autres. Ne vous les appropriez pas. Celui qui jure faussement concernant l'une des choses mentionnées ci-dessus a péché.

Frères et sœurs, s'il a de la malhonnêteté dans quelque chose que vous avez fait, si vous avez acquis quelque chose au détriment d'un autre, ou si vous avez acquis une chose dans l'une des six circonstances mentionnées, vous avez péché. Vous devez traiter ce problème avec sérieux.

B. Comment dédommager

Notre manière de vivre doit être juste et notre conscience dépourvue d'offense devant Dieu. La Parole de Dieu nous dit : « Alors, s'il a péché et qu'il soit coupable, il arrivera qu'il rendra l'objet qu'il a volé » (v. 23). Le mot « rendra » est très important. Le sacrifice d'expiation a deux aspects. Il y a d'un côté le besoin de propitiation devant Dieu et de l'autre, le besoin de « rendre » à l'homme ce qui a été enlevé. Ne pensez pas que la propitiation devant Dieu soit suffisante. Vous devez également rendre à l'homme ce qui lui a été enlevé. Si vous ne le rendez pas, il manque quelque chose. Le sacrifice d'expiation du début de Lévitique 5 nous parle des choses qui ne constituent pas des offenses matérielles envers les hommes. Bien sûr, dans ce cas il n'y a aucun besoin de rendre la chose. Mais les péchés dont il est question à la fin de Lévitique 5 impliquent une perte matérielle, auquel cas il est nécessaire de faire restitution. La propitiation par le sacrifice n'était pas suffisante. Il fallait en plus « rendre » ce qui avait été enlevé. C'est pourquoi le verset 23 nous dit :

Lévitique 5:23
“lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ”

Tout ce qui s'acquiert par des moyens injustes doit être restitué. Nous devons rendre ce qui a été volé, ce qui a été extorqué, ce qui a été confié, ce qui a été retrouvé, et ce au sujet duquel on a juré faussement. Toutes ces choses doivent être restituées.

Comment devons-nous restituer ces choses ?

Lévitique 5:5
“Celui donc qui se rendra coupable de l'une de ces choses, fera l'aveu de son péché. ”

Il y a trois choses qui sont intéressantes à noter.

Premièrement, nous devons restituer complètement. Nous sommes dans l'erreur si nous ne restituons rien. Mais nous sommes tout autant dans l'erreur si nous ne restituons pas complètement. Il ne suffit pas de demander pardon. Si l'objet demeure dans votre maison, cela prouve que vous êtes encore dans l'erreur. Nous devons tout restituer.

Deuxièmement, Dieu ne veut pas seulement que nous restituions complètement, mais Il veut aussi que nous ajoutions un cinquième lorsque nous restituons. Pourquoi devons-nous ajouter un cinquième ? Selon ce principe, nous devons restituer abondamment. Si nous avons volé de l'argent ou d'autres choses, Dieu veut que nous ajoutions un cinquième à la valeur totale lorsque nous faisons restitution. Dieu ne veut pas que Ses enfants rendent le strict minimum. En imprimant des livres, l'imprimeur laisse toujours une marge en haut, en bas, à gauche et à droite. De la même façon, nous ne devons pas être mesquins lorsque nous demandons pardon aux gens et que nous leur rendons ce qui leur appartient. Nous devons être généreux.

Certains n'ajoutent pas un cinquième à leur restitution. En fait, ils rendent bien moins d'un cinquième de ce qu'ils devaient. Ils demandent pardon en disant : « C'est vrai que je t'ai offensé sur ce point, mais j'avais raison sur d'autres points. Sur d'autres points je ne t'ai pas offensé, au contraire, c'est toi qui m'as offensé. » Ce n'est pas une confession, c'est un règlement de comptes. Si vous voulez vous confesser, ne soyez pas si mesquin. Ce n'est pas grave de demander pardon pour plus qu'il ne faut, ce qui est grave, c'est de demander pour moins. Pourquoi avez vous péché initialement ? Puisque vous devez maintenant restituer, soyez généreux. Ne prenez pas quelque chose à quelqu'un pour ensuite lui rendre uniquement ce que vous avez pris. Vous devez restituer généreusement.

Les enfants de Dieu devraient se comporter d'une manière digne de leur Père. C'est particulièrement vrai dans le domaine de la confession. Demander pardon dans l'esprit d'un règlement de comptes n'est pas le type de confession que les enfants de Dieu devraient pratiquer. Les enfants de Dieu devraient confesser leurs fautes complètement et ajouter un cinquième lors d'un dédommagement. Personne ne devrait hésiter à faire le moindre sacrifice lorsqu'il s'agit de la confession. Si vous vous occupez de calculer combien chacun doit à l'autre lorsque vous demandez pardon, alors vous ne vous comportez pas en chrétien. Certaines personnes disent : « Je n'étais pas en colère au départ, mais ce que tu as dit m'as mis en colère. J'ai confessé ma faute, maintenant c'est à toi de confesser la tienne. » Il s'agit ici tout simplement d'un règlement de comptes ; ce n'est pas une confession. Si vous faites une confession, vous devriez faire un mille de plus:

Matthieu 5:41
“Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. ”

Soyez plus généreux dans le domaine de la confession. Ne retenez rien dans votre confession ; soyez plutôt généreux.

Ajouter un cinquième à notre confession ou notre dédommagement nous rappelle que nous y perdons lorsque nous offensons les autres, et que par conséquent, nous devons faire attention de ne pas recommencer. Lorsqu'un nouveau croyant offense quelqu'un, il doit réaliser qu'il en souffrira en fin de compte, même s'il pense avoir gagné quelque chose sur le moment. Il a pris cinq cinquièmes, mais il doit en rendre six. Il est facile de prendre quelque chose à quelqu'un. Mais lorsqu'on doit le rendre, il faut y ajouter un cinquième de sa valeur.

Troisièmement, nous devons effectuer notre confession et notre dédommagement dès que possible. Le verset 24 nous dit : « Il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit. » Si nous avons la possibilité de restituer l'objet en question, ou si l'objet est encore en notre possession, nous devrions le restituer le jour même où nous apprenons notre faute. Il est trop facile de repousser cette chose. Plus les enfants de Dieu repoussent la confession et le dédommagement, plus la sensation du péché s'estompera. Dès que nous recevons la lumière, nous devons agir en conséquence. Nous devons restituer le jour même. J'espère que nos frères et sœurs prendront ce chemin étroit dès le moment de leur conversion. Nous ne devrions jamais profiter des autres et agir injustement. Le principe de base de la vie chrétienne sur cette terre est de ne pas profiter des autres. Profiter des autres, c'est mal. Nous ne devons pas profiter des autres, mais plutôt prendre l'habitude dès le départ de traiter les autres avec justice.

Nous devons rendre aux autres ce qui leur appartient. Mais ce n'est pas tout. Nous ne devons pas penser que l'affaire est réglée dès que nous avons demandé pardon et que nous avons dédommagé la personne. L'affaire n'est pas encore réglée.

Lévitique 5:25
“Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. ”

Après avoir confessé notre faute et avoir fait restitution, nous devons encore aller à Dieu pour obtenir le pardon. Le sacrifice d'expiation dont il est question au début du chapitre cinq ne concerne que le cas où il n'y a pas de dommage matériel. Mais dans le cas présenté à la fin du chapitre cinq, il s'agit d'une faute envers l'homme. Dans ce cas, nous devons d'abord aller régler le problème auprès de l'homme avant de venir à Dieu pour obtenir le pardon. Tant qu'une affaire n'est pas réglée avec l'homme, nous ne pouvons pas nous adresser à Dieu pour obtenir le pardon. Que se passe-t-il une fois que l'affaire est réglée avec l'homme et nous nous sommes confessés devant Dieu ?

Lévitique 5:26
“Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. ”

Voilà ce que le Seigneur demande. Celui qui a commis une faute envers l'homme dans le domaine matériel devrait faire de son mieux pour dédommager. Ensuite, il peut venir devant Dieu et Lui demander le pardon de son péché par le sang du Seigneur.

Nous ne devons pas considérer cela comme une chose insignifiante. Si nous sommes négligents, nous profitons des autres et nous péchons contre eux. Les enfants de Dieu devraient se souvenir de cela et y prêter attention durant toute leur vie. Quel que soit le domaine dans lequel ils ont offensé les autres, ils devraient toujours les dédommager et confesser leurs péchés à Dieu.

III. L'ENSEIGNEMENT DE MATTHIEU 5

Tournons-nous maintenant vers une autre portion des Écritures : Matthieu 5. Ce chapitre diffère de Lévitique 5, qui nous parle des transgressions envers l'homme uniquement dans le domaine matériel. Matthieu 5 aborde beaucoup plus que les transgressions dans le domaine matériel.

Matthieu 5.23-26 nous dit :

Matthieu 5:23-26
“Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. [...]” » suite

Les quadrants dont il est question ici ne signifient pas simplement des quadrants physiques. Ils nous parlent du principe de perte dans un certain domaine.

Le Seigneur nous dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. » Cela se réfère particulièrement aux disputes qui se produisent parmi les frères, parmi les enfants de Dieu. Si vous offrez un sacrifice sur l'autel, c'est-à-dire que vous offrez quelque chose à Dieu et que soudain vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, le fait de vous souvenir vient de Dieu. Le Saint-Esprit vous donne souvent une pensée appropriée. Lorsque vous vous souvenez de quelque chose, ne rejetez pas la pensée en vous disant que ce n'est qu'une pensée. Dès que vous vous souvenez de quelque chose, il faut vous en occuper avec soin.

Si vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, c'est que vous avez péché contre lui. Votre transgression peut être ou non dans le domaine matériel. Peut-être l'avez-vous offensé en agissant injustement envers lui. L'accent n'est pas sur les choses matérielles, mais plutôt sur ce que les autres ont contre vous. Un nouveau croyant devrait réaliser que s'il offense quelqu'un et qu'il ne demande pas pardon, c'en est fini de lui, dès lors que la personne offensée mentionne son nom et soupire devant l'Éternel. Rien de ce qu'il offrira au Seigneur ne sera accepté. Tout ce qu'il demandera dans la prière sera refusé. Nous ne devrions pas donner l'occasion à qui que ce soit de soupirer devant Dieu à notre sujet. Une fois que cette personne soupire, c'en est fini de nous devant Dieu. Si nous avons fait le mal, ou si nous avons offensé ou blessé quelqu'un, la personne en question n'a pas besoin de nous accuser devant Dieu. Il suffit qu'elle dise : « Oh ! Untel... », il suffit même qu'elle dise : « Oh ! » et tout ce que nous offrons à Dieu sera rejeté. Tout ce que l'autre a besoin de faire, c'est soupirer devant Dieu à cause de nous. Nous ne devrions jamais donner l'occasion à un frère ou une sœur de soupirer devant Dieu à notre sujet. Si nous leur donnons une raison de soupirer, nous perdons alors toutes nos perspectives spirituelles, et toutes nos offrandes àDieu seront refusées.

Si vous offrez un sacrifice sur l'autel et que vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, ou a une quelconque raison de soupirer à cause de vous, n'offrez pas votre offrande. Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, « va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Dieu veut l'offrande, mais vous devez d'abord être réconcilié avec votre frère. Ceux qui ne sont pas réconciliés avec les hommes ne sont pas capables d'offrir des offrandes à Dieu. Vous devez laisser là votre offrande, et aller d'abord vous réconcilier avec votre frère, puis venir présenter votre offrande. Voyez-vous comment il faut agir ? Vous devez d'abord aller vous réconcilier avec votre frère. Que signifie être réconcilié avec son frère ? Cela signifie ôter la colère de son frère. Vous aurez besoin de demander pardon et peut-être aussi de le dédommager. Cependant, il s'agit de satisfaire votre frère. Il ne s'agit pas d'ajouter un cinquième, ou un dixième ; il s'agit d'être réconcilié. Se réconcilier signifie satisfaire la demande de l'autre.

Quand vous avez offensé votre frère et commis une faute envers lui, quand il est dérangé et qu'il pense que vous n'avez pas agi justement et quand vous lui avez donné l'occasion de soupirer à votre égard devant Dieu, votre communion spirituelle avec Dieu est interrompue ; toutes vos perspectives spirituelles ont disparu. Vous n'avez peut-être aucun sentiment d'être dans les ténèbres et vous avez peut-être l'impression d'avoir raison, mais l'offrande que vous offrez sur l'autel a perdu sa valeur. Vous ne pouvez rien demander à Dieu. Vous ne pouvez rien donner à Dieu. Vous ne pouvez ni Lui donner quelque chose, ni recevoir des réponses de Sa part. Vous avez peut-être tout remis sur l'autel, mais Dieu n'en est pas satisfait. Il faut donc, lorsque vous venez à l'autel de Dieu, être réconcilié avec votre frère. Quelles que soient ses demandes, vous devez faire de votre mieux pour les honorer. Apprenez à satisfaire les justes demandes de Dieu, ainsi que les justes demandes de votre frère. Vous ne pouvez offrir votre sacrifice à Dieu qu'après avoir fait cela. C'est un sujet très sérieux.

Nous ne devons pas offenser les autres à la légère. En particulier, nous ne devons pas offenser les frères et les sœurs à la légère. Si nous offensons un frère ou une sœur, nous tombons immédiatement sous le jugement de Dieu, et il n'est pas facile d'en sortir. Dans le verset 25, le Seigneur souligne :

Matthieu 5:25
“Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. ”

Voilà un frère qui a souffert l'injustice à cause de vous ; il n'est pas en paix devant Dieu. Les mots du Seigneur nous sont adressés en termes humains. Notre frère est comme un plaignant au tribunal. L'expression « pendant que tu es en chemin avec lui » est merveilleuse. Aujourd'hui nous sommes encore « en chemin ». Notre frère n'est pas encore mort, et nous non plus. Nous voici, et le voici. Il est en chemin, et nous aussi. Nous devons nous accorder promptement avec lui. Il est très facile pour nous de ne plus être là un jour ; il est très facile pour nous de ne plus être « en chemin ». Il est également très facile pour notre frère de ne plus être là, et de ne plus être « en chemin ». À ce moment-là il sera trop tard. Personne ne sait qui sera le premier à partir. À ce moment-là il sera trop tard pour faire quoi que ce soit. Pendant qu'il est encore là et que nous sommes encore là, il y a la possibilité de se parler et de se demander pardon. Nous devrions être réconciliés les uns envers les autres rapidement. La porte du salut ne restera pas toujours ouverte. Il en est de même pour la porte de la confession mutuelle entre frères. Les frères ont souvent regretté de ne pas avoir eu l'occasion de se demander pardon ; la personne offensée n'est plus en chemin. Si nous avons offensé quelqu'un, nous devrions profiter de la première occasion pour nous réconcilier avec lui pendant que nous sommes encore tous les deux en chemin. Nous ne savons pas si les autres seront là demain. Nous devons donc être bien disposés envers les frères pendant que nous sommes en chemin. Une fois qu'une personne n'est plus en chemin, il n'est plus possible de régler le problème.

Nous devons réaliser combien ce sujet est important ! Vous ne pouvez pas être nonchalant ou négligent dans ce domaine. Pendant qu'il vous reste encore du temps, soyez bien disposés envers votre frère ! Si vous savez qu'un frère a quelque chose contre vous, vous devez vous en occuper. Vous devez faire le maximum pour lui demander pardon, de peur de ne plus avoir la possibilité de vous réconcilier par la suite.

Ensuite, le Seigneur nous parle de nouveau en termes humains : « De peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. » Nous ne nous attarderons pas sur l'interprétation biblique concernant le paiement des derniers quadrants. Nous relèverons simplement la nécessité de payer les derniers quadrants. Nous voyons que cette affaire doit être réglée correctement. Si nous ne la réglons pas bien, l'affaire ne sera pas résolue. Le Seigneur ne nous parle pas d'un jugement futur ni d'être jeté et libéré d'une véritable prison. Le Seigneur ne met pas l'accent sur ces choses. Son souci est que nous soyons réconciliés aujourd'hui, et que nous payions tous les quadrants nécessaires aujourd'hui, sans remettre au lendemain. Nous devons faire cela pendant que nous sommes encore en chemin. Nous ne devons pas remettre l'affaire en espérant qu'elle se réglera plus tard. Ce n'est pas sage, et il n'est pas bon de remettre les choses à plus tard. Les enfants de Dieu doivent bien apprendre cette leçon. Nous devons restituer lorsque c'est nécessaire, et demander pardon lorsque c'est nécessaire. Nous devons constamment restituer et constamment demander pardon. Nous ne devons laisser aucune occasion à un frère ou à une sœur de nourrir une plainte contre nous. Si notre conscience est pure, et que le mal n'est de toute évidence pas de notre côté, nous pouvons être en paix. Autrement, si nous avons mal agi, nous devons demander pardon. Nous devons être irréprochables dans notre conduite. Nous ne devons pas toujours considérer que les autres ont tort et que nous avons raison. Il n'est assurément pas bon d'ignorer les plaintes des autres et d'insister sur le fait que nous avons raison.

IV. QUELQUES CONSIDERATIONS PRATIQUES

Premièrement, la portée de votre confession devrait être à la mesure de votre offense. Vous devriez tout faire selon la Parole de Dieu et ne pas emprunter la voie extrême. N'exagérez rien. Une fois que vous commencez à exagérer les choses, vous tomberez sous l'attaque de Satan. Si vous offensez beaucoup de personnes, vous devez demander pardon à beaucoup de personnes. Si vous offensez un seul individu, vous ne devez demander pardon qu'à cet individu. Confesser votre faute à une seule personne si vous avez offensé beaucoup de personnes, c'est insuffisant. Confesser votre faute à beaucoup de personnes, alors que vous n'en avez offensé qu'une, c'est en faire trop. La portée de notre confession dépend de la portée de notre offense. La portée de notre témoignage est autre chose. Parfois vous avez offensé un seul individu, mais parce que vous voulez témoigner aux frères et sœurs, vous leur en parlez. C'est là tout à fait autre chose. En ce qui concerne la confession, nous devons nous limiter à la portée de notre offense. Nous ne devons pas dépasser cette limite. Faisons attention à ce point.

Deuxièmement, notre confession doit être complète. Nous ne devons rien cacher dans le but de « sauver la face » ou de préserver notre intérêt. Il existe bien entendu des cas où nous devons user de beaucoup de discernement dans notre façon de nous confesser ; nous devons faire attention aux intérêts des autres. Dans de tels cas, il vaudrait peut-être mieux de parler de l'offense sans entrer dans les détails. Si nous avons du mal à prendre des décisions dans des cas délicats, demandons conseil à des frères et sœurs plus expérimentés qui pourront nous aider à faire le bon choix.

Troisièmement, il y aura parfois des cas où vous ne serez pas en mesure d'effectuer le dédommagement adéquat. Cependant, la possibilité de dédommager et le désir de dédommager sont deux choses bien distinctes. Certaines personnes sont peut-être incapables de dédommager, mais elles ont au moins le désir de le faire. Si quelqu'un est incapable de dédommager immédiatement, il devrait dire à la personne offensée : « Je veux te dédommager, mais je ne suis pas en mesure de le faire aujourd'hui. Sois patient avec moi ; je le ferai dès que possible. »

Quatrièmement, la loi de l'Ancien Testament nous indique que si le bénéficiaire légitime de notre dédommagement est décédé et qu'il n'a laissé aucun parent qui puisse recevoir le dédommagement, cela devrait être remis aux sacrificateurs qui servent l'Éternel :

Nombres 5:8
“S'il n'y a personne qui ait droit à la restitution de l'objet mal acquis, cet objet revient à l'Éternel, au sacrificateur, outre le bélier expiatoire avec lequel on fera l'expiation pour le coupable. ”

Selon ce principe, si le bénéficiaire de votre dédommagement n'est plus disponible, vous devez dédommager ses proches parents. S'il n'a aucun parent, vous devez dédommager l'Église. Si vous pouvez dédommager, vous devez dédommager la personne offensée ou l'un de ses proches parents. Vous ne devez pas dédommager l'Église pour des raisons de commodité. Cependant, si la personne offensée est décédée et qu'il semble n'y avoir aucune possibilité de confession, vous pouvez traiter l'affaire avec l'Église selon ce principe.

Cinquièmement, après avoir confessé, vous devez vous assurer que vous n'êtes pas condamné dans votre conscience. Il est possible que la conscience continue à subir la condamnation même une fois que vous avez confessé le péché. Nous devons être au clair sur le fait que le sang du Seigneur a purifié notre conscience. Grâce à Sa mort nous avons une conscience dépourvue d'offense devant Dieu et nous pouvons nous approcher de Dieu. Ce sont là des faits. Toutefois, nous devons voir que, pour être purs devant les hommes, nous devons nous occuper sérieusement des péchés. Nous devons nous occuper de toutes nos offenses dans le domaine matériel aussi bien que dans les autres domaines de notre vie. Mais nous ne devons pas permettre à Satan de nous condamner injustement.

Sixièmement, la confession est en rapport avec la guérison physique.

Jacques 5:16
“Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. ”

Le résultat de la confession est souvent la guérison divine. La maladie intervient souvent lorsqu'il y a des obstacles parmi les enfants de Dieu. Si nous confessons nos péchés les uns aux autres, nous serons guéris de nos maladies.

J'espère que les frères et sœurs seront vigilants dans ce domaine de la confession et du dédommagement. C'est ainsi que nous pouvons maintenir notre pureté. Si quelqu'un a transgressé envers l'homme, il doit confesser son péché envers Dieu d'une part, et il doit s'occuper sérieusement de sa relation avec l'homme d'autre part. Ce n'est qu'alors que sa conscience demeurera forte. Quand sa conscience est forte, une personne peut faire de bons progrès dans le domaine spirituel.

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