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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

(2ème partie)

Paul-André DUBOIS

Cet article comprend la deuxième et dernière partie du thème «la résistance à l’esprit du monde». Son auteur, Paul-André Dubois, expose les différentes facettes du culte de l’homme et, dans sa conclusion, nous donne le secret pour résister à l’esprit du monde régi par son prince. Les deux articles ont paru dans la revue trimestrielle «La Bonne Nouvelle», 21, rue de la Patinoire, CH-2504 Bienne (n° 4/2000 et 1/2001). Nous les avons reproduits avec l’aimable autorisation de sa rédaction.

Dans la première partie de cet article - «La résistance à l’esprit du monde» -, nous avons illustré ce combat par l’exemple donné au VIIe siècle avant Jésus-Christ par Daniel et ses trois compagnons, dans leur confrontation avec l’idolâtrie païenne: Daniel ch. 1, 3, 6. Puis nous avons dégagé trois leçons:

– Il incombe au croyant, quelle que soit l’époque, de ne pas reculer d’un pouce dans la lutte contre l’esprit du siècle.
– C’est l’erreur qui doit reculer; les rois païens ont fini par «louer» le Dieu des Hébreux, cf. Dan 6.25-27. L’emprise de l’idolâtrie sur eux s’est relâchée.
– Cette victoire spirituelle n’est possible que par la foi, cf. Héb 11.30-34; 1 Jean 5.3-5, qui est capable de vaincre des royaumes, à savoir la coalition de la puissance politique et religieuse.

III – La résistance au monde aujourd’hui

A chaque époque de l’histoire, les croyants ont été et sont confrontés à l’esprit du siècle, à ce qui émane de la société sans Dieu. La culture du jour, les modes de penser, de sentir, de vivre, voudraient s’imposer à l’enfant de Dieu, le modeler, et pour la simple raison qu’il y a, derrière tout cela, une puissance spirituelle invisible en conflit irréductible avec Dieu et avec le peuple de Dieu. Le diable, appelé par Jésus- Christ le prince de ce monde, Jean 12.31; 14.30, et par Paul le dieu de ce siècle, qui aveugle l’intelligence des incrédules afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de l’Evangile de Christ, cf. 2 Cor 4.3,4, patronne la société sans Dieu. Il est le «chef d’orchestre» invisible derrière le rideau.

Nous aussi, nous sommes exposés, soumis à d’énormes pressions dans notre intelligence, notre âme, notre sensibilité, nos sens. Nous aussi, nous devons affronter unrouleau compresseur culturel qui cherche à «niveler» les conceptions, les émotions, les réactions, les aspirations. Ce rouleau compresseur agit avec d’autant plus d’efficacité qu’il dispose d’un appareil médiatique perfectionné et de la puissance grandissante des images. L’homme moderne ne court-il pas le risque d’être un jour enseveli sous les images et les moyens d’information et de communication toujours plus développés et performants?

Le danger est d’être peu à peu conformés à un modèle culturel unique conçu par le diable, d’être embrigadés à notre insu dans de nouvelles formes d’idolâtrie, dans des cultes adaptés à notre époque, cf. Rom 12.2.

Ce modèle culturel unique se reflète dans le langage, de plus en plus impersonnel, uniforme et d’une pauvreté effrayante! Les cultes dominants sont facilement repérables et ils vont dans le sens d’une nouvelle «paganisation » de notre société. Je vais partir de ce qui est le plus tangible et choquant.

A) Le culte du sexe

Avec ce culte, de plus en plus agressif et envahissant, on est tout près de la pourriture morale de la Grèce et de la Rome antiques. Il suffit pour s’en rendre compte de lire les dénonciations de Paul et de Pierre, cf. Rom 1.18-32; 1 Pi 4.1-6.

Après la seconde guerre mondiale, on a beaucoup parlé de révolution sexuelle et de libération des mœurs. Mais le dernier mot, «libération», est terriblement trompeur. L’apôtre Pierre ne dit-il pas: Ils leur promettent la liberté, quand ils sont euxmêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui, 2 Pi 2.19?

Les idéaux de pureté, chasteté, discipline dans le domaine des sens, ont été mis au rancart. On a prôné et prêché «l’amour libre », hors mariage, avant le mariage (pour ceux qui donnaient encore une valeur à cette institution divine), sans cadres, sans frontières, sans contraintes, sans tabous!

La pression du sexe, de l’érotisme, de la sensualité, de l’hédonisme (recherche du plaisir, cf. 2 Tim 3.4), se fait sentir partout, et les chrétiens n’y échappent pas. Ce «moule » culturel veut s’imposer. L’idolâtrie du sexe pénètre tout: les journaux, les livres, certains festivals, un certain type de musique, le cinéma, la télévision, les bandes dessinées, la publicité et, bien sûr, la mode!

On peut dire de la société moderne «sans dieu», et sur tous les continents: Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre, Phil 3.19.

B) Le culte du corps

Voilà encore un relent de paganisme, et il y a forcément connexion entre ce culte et le précédent.

Plus l’homme moderne se vend au péché, aux plaisirs de la chair, autrement dit plus «il se vide de son âme», plus aussi son corps prend de la place.

Il est légitime de se préoccuper de la santé corporelle, mais l’attention et les soins apportés au corps – enveloppe de l’âme – ne doivent pas tourner à l’obsession. Pour la santé, le bien-être, la forme physique, les exercices, les disciplines et thérapies de tout genre se multiplient. Il suffit de penser à la prolifération des établissements de «fitness »!

Pour la beauté du corps, les produits et les soins cosmétiques sont légion; l’étalage publicitaire donne la nausée…

Le rite sacré du bronzage – malgré tous les risques qu’il comporte – montre que le corps est devenu le centre de tout et jusqu’où certains sont prêts à sacrifier à sa beauté.

C) Le culte de l’exploit ou de la performance

Peut-être pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un, l’homme veut se dépasser, se surpasser. Il se lance des défis. A un présentateur de télévision qui lui demandait le pourquoi de sa tentative, une jeune Bretonne qui a traversé l’Atlantique à la rame a fait cette réponse significative: «Le dépassement de moi». Il semble que l’homme moderne soit hanté par l’image du «surhomme ».

Il y a les défis et les exploits d’ordre scientifique et technologique, comme la conquête de l’espace, le génie génétique… Mais Rabelais nous avertit que: «Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme». Cet écrivain du XVIe siècle a pressenti les dangers qui guettaient ceux qui veulent aller toujours plus loin dans la recherche de la connaissance.

Il y a les défis et les exploits sportifs: on tente aujourd’hui les épreuves les plus extrêmes, les plus risquées, les plus osées, les plus coûteuses aussi: il n’est que de penser au fameux «Paris Dakar», qui se répète chaque année, malgré son caractère scandaleux.

On se pâme devant des records qui se comptent en quelques centièmes de seconde!

De plus, les champions deviennent de vrais dieux: un joueur de basket-ball a même été qualifié de «dieu vivant». C’est du blasphème, de l’idolâtrie et de la pure folie collective.

Cette rage de l’exploit révèle le vide profond de l’homme moderne, orphelin de Dieu. Quel contraste avec le profond rassasiement intérieur de l’homme qui adore Dieu, devenu son Père en Jésus-Christ, cf. Phil 4.11 b, 12; Ps 131!

Que veut dire «se dépasser, repousser ses limites», si, en définitive, l’on passe toujours à côté du but suprême: Dieu Lui-même?

Ne s’agit-il pas de vains records et de vaines tentatives? L’homme se dépasse pour le vide et pour le néant, ce qui est tout à fait irrationnel. N’est-ce pas là ce que Jean appelle l’orgueil – ou la fanfaronnade – de la vie? (1 Jean 2.16)

D) Le culte du délire

Le trafic et l’usage de la drogue dans notre culture sont emblématiques. Ils révèlent que, dans ce domaine aussi, l’homme veut «s’éclater», dépasser ses limites. Mais il y a toutes sortes de drogues et toutes sortes de délires, de transes et d’extases.

A côté de la drogue chimique qui altère les états de conscience, qui «dilate» le psychisme et les perceptions sensorielles (le poète Rimbaud parlait déjà d’un «dérèglement de tous les sens»), il y a aujourd’hui le délire de la musique. Dans certains concerts l’on assiste à un phénomène d’hystérie collective, que le dictionnaire définit comme un «délire nerveux». Or, l’hystérie – la perte de contrôle – est contraire à la volonté de Dieu, cf. Eph 5.18, et l’inverse du résultat de l’action du Saint-Esprit. Dans Gal 5.22, «la tempérance», un des fruits de l’Esprit, signifie l’auto-contrôle.

Il y a aussi le délire mystique ou religieux. A Delphes, la pythie vouée au culte d’Apollon et qui rendait des oracles, entrait en transe en mâchant des feuilles de laurier.

Aujourd’hui, une frange importante de la chrétienté s’est laissé envahir, depuis le milieu du XXe siècle, par une série de vagues mystiques accompagnées de phénomènes bizarres extraordinaires: visions, prophéties, parler en langues, souvent dans une atmosphère survoltée. C’est un signe certain de paganisation, bien que tout cela soit attribué à l’action du Saint-Esprit, malgré le fait que la Bible le caractérise comme un Esprit d’ordre et de paix, cf. 1 Cor 14.33,40. Dans un livre paru en 1981 (Labor & Fides), intitulé «Le Mouvement Charismatique », l’auteur, Françoise Van der Mensbrugghe, enseignante et sociologue, a ajouté au-dessous du titre une double question: «Retour de l’Esprit? Retour de Dionysos?» Nous avons reconnu dans ce nom grec l’équivalent de Bacchus, dieu de l’ivresse et du délire.

E) Le culte de l’argent

La cupidité sans frein, taxée d’idolâtrie par l’Ecriture, cf. Col 3.5, est une des marques ignominieuses de notre société matérialiste, où les «affaires» (détournements, abus des biens publics, profits scandaleux, corruption), pullulent.

La poursuite frénétique du gain, du profit, accompagne l’exploitation du sexe, du sport et même du délire mystique. Ne connaissons- nous pas des «gourous» qui se remplissent les poches?

F) Le culte du nombre

Le nombre, la majorité, l’opinion majoritaire, semblent avoir une auréole. Voyez la course aux records d’audience à la télévision!

Un jour, une religion majoritaire, basée sur une unité de façade, factice, humaine et diabolique parce que fondée sur le compromis et la confusion, exigera la soumission des minoritaires, soit des chrétiens attachés à la pureté et à l’unité authentique de l’Eglise.

Serons-nous impressionnés, ébranlés, écrasés par le prestige du nombre, et allonsnous fléchir les genoux devant l’idéologie religieuse dominante et menaçante? Il en est aujourd’hui, hélas, et même dans le monde évangélique, qui ont déjà succombé et qui ont fait des alliances honteuses avec l’immense machine œcuménique (cf. la Célébration œcuménique du 23 janvier 2000 à la cathédrale de Lausanne, où une fédération d’églises évangéliques (1) a pris publiquement et officiellement des engagements qui déshonorent Dieu et constituent une trahison de l’Evangile).

G) Le culte de la nature

Quand l’adoration du vrai Dieu cède place à une perversion du sentiment religieux - par le rejet de la vérité révélée dans la création, cf. Rom 1.18-32, dans la conscience, Rom 2.14-16, et dans l’Ecriture - le sens du sacré doit se loger ailleurs que dans son objet légitime. «La créature» (les chose créées) se substitue au Créateur: … Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! Rom 1.25.

Aujourd’hui, la déesse «nature» a remplacé le Dieu vivant et vrai. Ne lisons-nous pas souvent, sous la plume de scientifiques, que «la nature a bien fait les choses»? C’est une façon commode d’escamoter Dieu, d’occulter l’action du Dieu personnel infiniment sage et puissant.

Lors des dernières et toutes récentes catastrophes en Europe (tempêtes), les médias se sont référés à la fragilité de l’homme face… à la nature, aux éléments déchaînés. Je n’ai entendu personne faire allusion à Celui à qui la nature obéit, au Maître absolu de toutes choses, au Souverain de l’univers qui tient tout dans Sa main. Qui a élevé son regard au-dessus du monde naturel, vers Dieu qui siège dans les cieux? (Ps 123.1; Dan 4.34)

La majesté de Dieu est anachronique, une notion rétrograde! On en drape la nature, qui est «sacralisée».

Il peut y avoir, chez les écologistes, si épris et jaloux des équilibres naturels, un respect louable et utile des choses créées. Mais, le mal, c’est que la plupart d’entre eux ont complètement oublié le Créateur et qu’ils voient la nature presque comme une entité divine. Leur respect tourne à l’idolâtrie, la divinisation.

H) Le culte de l’homme

Sur un fond d’oubli volontaire de Dieu (dans ses rubriques religieuses, le Figaro a parlé «d’Europe apostate», de «paganisation de la France» et de «panthéisme qui revient au galop»), se développe le culte abominable de la confiance en l’homme, en ses capacités extraordinaires, en son génie «prométhéen », en son pouvoir à changer son destin, à infléchir le cours des événements.

Quelques esprits lucides, ici et là, discernent le côté dramatique de notre situation, voient que l’humanité va tout droit «dans le mur», entrevoient avec terreur la catastrophe finale. Mais ce qui prévaut, en général, c’est une confiance folle, aveugle et obstinée en l’homme, un optimisme buté, suicidaire, et cela malgré les coups de boutoir des deux grandes guerres mondiales, et les preuves accumulées au cours des siècles - «erreurs et horreurs» - de la misère morale de l’homme. Même s’il reste «grand» par certains côtés comme créature faite à l’image de Dieu, l’homme a amplement démontré sa faillite, son impuissance totale à maîtriser les forces du mal et de la destruction, à commencer par le mal qui est en lui et ronge son propre cœur.

En dépit de tout, la confiance, l’assurance, l’arrogance continuent à prévaloir, et l’on s’acharne sans états d’âme à élever «une statue d’or» à la gloire de l’homme. C’est la répétition de l’Histoire.

A l’aube de l’an 2000, j’ai été frappé d’entendre deux discours présidentiels allant exactement dans le même sens, celui de l’optimisme à tous crins nourri aux sources de la foi en l’homme. Cela fait frémir… surtout après des avertissements divins (catastrophes naturelles) comme ceux que nous avons eus récemment!

La forme individualisée de cette foi démente en l’homme, c’est «le culte de soi» que promeut et nourrit la psychologie, si omniprésente dans notre culture: Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes… 2 Tim 3.1,2. Egoïstes signifie littéralement épris d’eux-mêmes.

Un narcissisme effrayant sévit dans notre société, y compris dans une chrétienté décadente.

IV – Le secret pour résister au monde

Vers la fin du livre de Daniel, nous trouvons l’annonce prophétique de la venue d’un roi syrien, Antiochus Epiphane («l’illustre »), dont le règne se situe au début du IIe siècle avant Jésus-Christ (175 - 164). Ce roi impie cherchera à détruire en Palestine le culte du vrai Dieu, défiera la foi juive et les fidèles en Israël en dévalisant le Temple et en érigeant une statue de Jupiter dans le Lieu Très Saint. Il ordonnera aussi d’offrir des porcs en holocaustes et détruira tous les écrits sacrés qu’il trouvera. Ces profanations suscitèrent la révolte des Maccabées, cf. livre apocryphe du même nom.

C’est à propos de cette résistance héroïque à un paganisme provocateur et persécuteur que le livre de Daniel nous révèle le secret spirituel de la victoire: CEUX QUI CONNAITRONT LEUR DIEU agiront avec fermeté, Dan 11.32.

Pas de fermeté sans connaissance personnelle, intime, profonde de Dieu.

Les quatre Hébreux connaissaient intimement et clairement leur Dieu: sa gloire, sa puissance, souveraineté, fidélité, justice, miséricorde, bonté, etc. (cf. Dan 9, la prière du prophète).

C’est pourquoi ils ont pu, par la foi, résister à l’idolâtrie païenne et à ses menaces, et même la vaincre.

Cette connaissance est source de convictions inébranlables, et c’est d’hommes et de femmes convaincus dont l’Eglise a besoin, de chrétiens profondément enracinés dans la connaissance de leur Dieu à travers l’action de la Parole et de l’Esprit.

Notes :
(1) FREOE, «Fédération Romande d’Eglises et Œuvres Evangéliques»

Lien : www.promesses.org

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LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

30 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

La notion du leadership non seulement paraît souvent très vague, mais est très peu comprise et nécessite une étude sérieuse pour une application divine en vue de l’obtention du résultat escompté sur le terrain. Alors que plusieurs considère le leadership comme charnel, humain, il tire pourtant ses principes des Saintes Ecritures. Son application première se réfère à Adam à l’égard d’Eve. C’est Eve qui fut séduite disent les Ecritures. Mais c’est à Adam que Dieu a demandé les comptes de la gestion de la femme qui lui a été confiée.

Dans cette étude, nous exploiterons à fond et dans tous les aspects, l’application du leadership de Jésus sur l’Apôtre Pierre.

Jésus et Pierre :

  1. Contact : Pierre connaît Jésus par André.

(Jean 1.35-42) Dieu créé une situation dans la vie du leader ou de son sujet pour une cause.

i.Nous devons toujours faire attention aux signes de Dieu.

ii.Prendre garde aux paroles du leader. Il y a un grand danger de les comprendre ou les voir négativement. ‘‘Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du mode’’ dit Jean Baptiste.

  1. Choix de Pierre comme disciple :

(Mc 1.16-18) Je vous ferai pécheurs d’hommes :

i La vision divine communiquée au leader n’est pas souvent comprise, parce que lointaine et ne signifiant encore rien pour le sujet qui ne peut encore saisir le sens….

  1. Travail de conviction du leader dans la vie de son sujet :

(Mc 1.29-31) i Guérison de la belle-mère de Pierre

ii Relation d’intimité, amitié

iii Investissement du leader pour gagner la confiance de Pierre

iv Démonstration d’amour

  1. Pierre est convaincu de son appel :

(Luc 5.1-11) - Jésus connaissant les desseins de Dieu pour Pierre travaille avec lui dans son état. D’autres avaient des barques.

- Jésus éprouve l’obéissance de Pierre pour détruire en lui la logique humaine (on ne pèche pas le jour, rien n’est impossible à Dieu).

-Obéir sans hésitation, ni résistance, sans évaluer les possibilités et les risques.

-Pierre expérimente une nouvelle dimension dans la personne du leader.

-Pierre se découvre et se soumet (verset 8 : Seigneur, retire-toi de moi…)

-Le prix de la course ou vocation est plus précieux que les poissons

  1. Dieu révèle la personne du leader à Pierre :

(Mt 16.13-19). Dieu révèle à Pierre qui est Jésus

. Dieu change le statut de Pierre « Tu es Pierre, je te donnerai les clefs du ciel »

. Nécessité de la préparation devant Dieu par Pierre

  1. Combat spirituel contre la vision de Dieu sur Pierre :

. Pierre s’oppose au plan de Dieu

. Jésus chasse les démons sévèrement et délivre son sujet

. (Aujourd’hui, le sujet dirait : il m’appelle démon et se rebelle)

  1. Le diable cherche à ternir la vision divine sur le sujet et mettre le leader en doute, décourageant le sujet :

(Mat 16.22). Sentiment diabolique :

« Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas ».

(Mat 17.1-9). Précipitation : « Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

. Egocentrisme

. Oubli de la vision

  1. Pierre a un problème de pardon

(Mat 18.21-22). On peut pardonner indéfiniment dit Pierre

(Manifestation extérieure des émotions d’impatience et de rancœur)

. Jésus ramène son sujet par l’enseignement

  1. Soupçon sur la personne de Jésus et sa relation avec la Samaritaine

(Jean 4.27,31-33). Etonné de ce que Jésus parle avec une femme

  1. . Qui lui a donc donné à manger ? Question scandaleuse de Pierre

(Mt 19.27). Souci du lendemain

. Incertitude de la vision divine

. Jésus rassure Pierre

. Jésus ramène l’esprit des autres

. Les paroles du leader restaurent la confiance dans la vision

  1. Indignation de Pierre partageant l’idée des autres au sujet de Jean et Jacques

(Mt 20.20-28). Pierre ne discerne pas l’action de Satan dans les propos de Jean et Jacques

. Pierre tombe dans la jalousie

. Par les paroles, Pierre aussi tombe dans la lutte d’influence

12.Pierre conteste les paroles de Jésus

(Luc 22.31-34). Pierre doute des paroles révélées

. Pierre croit en ses capacités

. Pierre croit combattre les esprits par la chair et triompher

Conséquences : - Pierre comprend charnellement

- Pierre utilise l’épée pour le combat spirituel (Luc 22.36,38)

(Mt 26.46) - Pierre dort pendant la prière décisive à Gethsémané

(Mt 26.51) - Pierre coupe l’oreille du serviteur du Souverain Sacrificateur

(Mt 26.52-54) - Jésus corrige son sujet et répare l’erreur en recollant l’oreille coupée

(Luc 22.54-60) - Pierre dort pendant que son leader prie (v.45)

- Pierre résiste pendant que son leader se soumet (v. 49-51 ; Jean 18.10)

- Pierre et les autres fuirent lorsque son leader est arrêté (Mc 14.50)

-Pierre suit de loin son Maître livré entre les mains des soldats pour être crucifié (Luc 22.54)

-Pierre s’assoit parmi les ennemis de son Maître (v.55)

-Pierre renie son Maître (v.57)

-Pierre renie ses frères en la foi (v.58)

-Pierre renie sa foi elle-même (v.60)

-Jésus le leader rappelle par son regard à Pierre la cause de sa chute (v.61)

-Pierre se souvient de sa faute (v.61)

-Pierre se repent et pleure amèrement sa faute (v.62)

  1. Pierre doute de la résurrection de Jésus

(Luc 24.11) - Pierre doute de la résurrection de son leader

(Luc 24.12) - Du retour de la tombe, Pierre croyant tout perdu rentre chez lui

(Mc 16.7) - Jésus ramène Pierre à la réalité de sa résurrection ‘‘Allez dire à Pierre que je suis

Ressuscité’’.

(Jean 21.1-3) - Bien que convaincu de la résurrection de Jésus rentra encore dans sa profession première entraînant avec lui les autres (Je vais pécher dit Pierre…)

(Jean 21.15-17) - Jésus ramène son sujet à comprendre qu’il est pardonné et le restaure dans sa charge confiée dans Mt 16.19)

. Jésus ramène Pierre :

. Apparaît quand Pierre est à la pèche avec les autres (Jean 21.7)

. Jean ouvre les yeux de Pierre et lui montre le Seigneur (Jean 21.7)

. Pierre conscience (s’habille, quitte la barque et va vers Jésus)

. Jésus ramène Pierre à comprendre qu’il l’aime toujours et lui confirme à nouveau la mission à lui confiée de paître le troupeau du Seigneur (Jean 21.15-17)

  1. Dernière tentative du malin contre Pierre

(Jean 21.21-23) - Le diable inspire Pierre de la fausse conception (21.20-21)

- Le Seigneur ramène Pierre (Que t’importe : toi, suis-moi)

Conclusion :

« Connais bien chacune de tes brebis, donne tes soins à tes troupeaux ; car la richesse ne dure pas toujours, ni une couronne éternellement. Le foin s'enlève, la verdure paraît, Et les herbes des montagnes sont recueillies. Les agneaux sont pour te vêtir, et les boucs pour payer le champ ; Le lait des chèvres suffit à ta nourriture, à celle de ta maison, et à l'entretien de tes servantes » (Proverbes 27.23-27).

Aux regards de ces passages et de la réflexion qui en découlent, que sommes-nous derrière Jésus ? Ne sommes-nous pas aussi pires que Pierre ?

Ceux que Jésus nous a confié et qui sont aussi capricieux que Pierre, que faisons-nous d’eux ?

Dr. André CHOUBEU

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L'ASSURANCE DU SALUT

12 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'ASSURANCE DU SALUT

L'assurance du salut

Stuart OLYOTT

Introduction

Les trois termes grecs généralement traduits par "assurance" signifient littéralement
1. plénitude ou pleine assurance, entière confiance (plérophoria).
par exemple 1Thes 1.5 : ...l'Evangile est venu à vous. avec le Saint-Esprit et une pleine assurance (ou certitude).
Col 2.2 :. enrichis d'une pleine certitude (ou assurance) de l'intelligence pour connaître le mystère de Dieu, Christ.
2. réalité, support, garantie, pleine confiance (hypostasis).
par exemple Héb 11.1 :.la foi est une assurance (de la réalité) des choses qu'on espère...
Héb 3. 14: exhortation de retenir fermement l'assurance première.
3. confiance joyeuse, assurance (parresia).
p.ex. Héb 4.16 :...approchons-nous avec assurance du trône de la grâce.
1 Jean 2.28 :.demeurez en lui, afin que... nous ayons de l'assurance, et qu'à son avènement nous n' ayons pas honte devant lui.

>Reticences

1. Etre sûr de son salut, être sûr d'avoir reçu pardon et vie éternelle paraît à certains présomptueux sinon orgueilleux. Cette attitude est due soit à un manque de connaissance des affirmations de la Bible, soit à une interprétation relativiste des textes en question.

Une des affirmations les plus directes se trouve dans 1Jean 5.11-13 : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son fils. Celui qui a le fils a la vie; celui qui n'a pas le fils n'a pas la vie. Cela, je vous l'ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Même assurance de la part de Paul dans Rom 5.1 : Etant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, et dans Gal 2.20 : Je suis crucifié avec Christ, et ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi: ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu... Il en ressort clairement que toute personne qui a cette foi en Christ peut aussi avoir cette assurance d'être sauvée, car elle sait que il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Rom 8.1).

Déduction
Avoir l'assurance de son salut est l'expérience normale de toute personne croyant en Jésus-Christ.

2. Certains ont une idée figée ce la conversion, due souvent aux témoignages qu'ils ont entendus. Leur conversion ne correspondant pas à un certain moule, ils doutent de leur salut. Le récit des conversions rapportées dans la Bible et dans les biographies d'une multitude d'hommes de Dieu montre clairement à quel point chaque conversion diffère des autres. Pour certains, c'est un événement d'une intensité fulgurante, mais pour beaucoup c'est un événement qui, s'il est incisif, n'a rien de spectaculaire. Il y en a qui ne sauraient nommer une date précise. Leur conversion n'en est pas moins réelle.

Déduction
Dieu dans sa souveraineté sauve d'autant de manières qu'il y a d'individus.

3. Certains manquent d'assurance parce qu'il leur arrive de pêcher, parce que leur vie n'est pas assez sanctifiée, parce qu'ils sont moins "pieux" que tel autre; ils en viennent alors à douter de leur justification.
Or, si la justification dépendait du degré de sainteté du croyant, elle ne serait plus une grâce (je renvoie au n0 81, p.29). Le pardon accordé sur la base de l'ouvre propitiatoire de Christ et en réponse à la foi du croyant s'étend sur tous les péchés de celui-ci. Christ serait-il mort seulement pour les péchés commis avant la conversion? Le croyant ne devrait alors plus jamais pécher après sa conversion pour rester juste. Mais si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes... Si nous confessons nos péchés, il est fidèle (à sa promesse) et juste (justice ayant été fait à la croix) pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice (ou iniquité) (1 Jean 1.8-9). Christ étant mort pour tous les péchés de quiconque croit en lui, la confession des péchés dont il est conscient suffit pour qu'il soit purifié aussi de ceux dont il est inconscient. C'est cela, marcher dans la lumière: non pas nier mais confesser devant Dieu et les frères concernés tout péché commis en tant que chrétien, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché (1 Jean 1.7).

>Déduction
Le croyant en Christ est gratuitement justifié par la grâce, par le moyen de la rédemption en Christ (Rom 3.24). Ce statut de justifié (terme légal), il ne peut le perdre; il est aussi éternel que la vie du Christ qu'il a reçue à sa nouvelle naissance.

Fausse assurance

Il est malheureusement possible de se croire sauvé, de se croire enfant de Dieu quand ce n'est pas le cas. Voici quelques-unes des bases illusoires sur lesquelles la fausse assurance peut reposer:
- Avoir été baptisé et inscrit dans le registre d'une église.
- Aller régulièrement à l'église.
- Donner son argent à de bonnes œuvres, aider les démunis, visiter les malades...
- Etre convaincu d'être pécheur.
- Faire confession de foi selon la saine doctrine.
- Lire la Bible.
- Vivre retiré du monde (p.ex. en reclus) parce que désillusionné du monde.

Aucune de ces choses ne prouve, par elle-même, qu'on est chrétien authentique, alors que toutes sauf la dernière caractérisent le chrétien véritable.

Vraie assurance

L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom 8.16). L'enfant de Dieu est conduit par l'Esprit, qui scelle le chrétien une fois qu'il a cru à l'Evangile qu'il a entendu, selon Rom 8.14 et Eph 1.13.

Par les auteurs sacrés qu'il a inspirés, le Saint-Esprit décrit les croyants véritables et dit comment ils peuvent être reconnus. L'Esprit fait voir au chrétien né de Dieu que cette description s'applique à lui. Voici ce que l'Esprit montre au croyant, entre autres :

Les traits distinctifs du croyant :
- Il croit au nom du Fils de Dieu, Jésus-Christ (1 Jean 5.13).
- 11 confesse Jésus-Christ venu en chair (1 Jean 4.2).
- Ces deux traits se trouvent réunis dans Rom 10.9-10 : II confesse le Seigneur Jésus de sa bouche, et il croit dans son cour que Dieu l'a ressuscité des morts.
- 11 garde sa Parole et marche comme le Seigneur (1 Jean 2.5-6).
- Il ne pratique pas le péché, même s'il lui arrive de pécher, mais il pratique la justice (1 Jean 3.6,9; 2.29).
- 11 aime les frères, ce qui est pour lui une preuve qu'il a passé de la mort à la vie (1 Jean 3.14).
- Il persévère dans l'observation des commandements de Dieu et dans la foi en Jésus (Apoc 14.12). Cette persévérance est une des manifestations principales du salut reçu, tellement que Jésus a dit : Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé (Marc 13.13), non pas que le salut serait la récompense pour avoir persévéré, mais que la persévérance est présente en tout chrétien authentique.
Le chrétien qui se reconnaît sous ces traits peut être assuré de son salut éternel.

Déduction >
L'assurance est l'ouvre du Saint-Esprit à travers la Parole.
C'est ainsi aussi que le pécheur est convaincu de péché, converti, justifié, adopté et sanctifié.

Plus nous nous exposons à la Parole par laquelle l'Esprit nous travaille, plus notre assurance est consolidée, alors qu'elle risque d'être ébranlée si nous négligeons la Parole.

Le Dieu de toute grâce qui, en Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, après que vous avez souffert un peu de temps, vous formera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance aux siècles des siècles! Amen
. (1 Pi 5.10-11)

Basé sur des notes de
Stuart OLYOTT
traduites et amplifiées par
Jean-Pierre SCHNEIDER

Lien : http://www.promesses.org/arts/83p8-11f.html

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ADOPTION ET SANCTIFICATION

12 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ADOPTION ET SANCTIFICATION

Adoption et sanctification

Stuart OLYOTT

A. L'adoption

Qui est enfant de Dieu?

Personne ne naît enfant de Dieu, personne n'est fils de Dieu par nature. Dans un sens, toute paternité a son origine en Dieu le Père en tant que créateur (cf Eph 3.15, où le mot "famille" est "patria" en latin, du mot "pater"). Sans Jésus-Christ, l'homme est loin de Dieu, il ne peut devenir proche que par le sang de Christ (Eph 2.131.

Dans l'AT, Dieu n'est le Père que par la descendance d'Abraham (Osée 11.1). Dans le NT, il n'est le Père que de ceux qui, s'étant repentis de leurs péchés, se sont tournés vers Christ, croient qu'il a porté leurs péchés à la croix et le reçoivent comme leur Maître et Seigneur. Ils deviennent ainsi les descendants spirituels d'Abraham. Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ... et vous êtes la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse (Gal 3.26,29). Seuls ceux qui ont reçu la lumière (le Christ) peuvent devenir enfants de Dieu (Jean 1.12); puisqu'il faut le devenir, on ne l'est donc pas naturellement, dès sa naissance physique. Il faut une nouvelle naissance, signifiée par le baptême :Vous êtes le fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus, vous tous qui avez été baptisés en Christ...(Gal 3.26-27). En Christ, nous sommes enfants adoptifs du Père.

La conclusion à laquelle nous arrivons n'est que très rarement entendue du haut de la chaire: chacun est soit enfant de Dieu ou enfant du diable, car chacun est soitdans la vérité (Je suis la vérité, dit Jésus), soit la vérité n'est pas en lui; à ces derniers, Jésus dit: Vous avez pour père le diable (1 Jean 3.10; Jean 8.44). Dans l'explication de la parabole de l'ivraie, Jésus oppose les fils du royaume aux fils du Malin, qui sont la semence du diable (Mat 13.38). On est l'un ou l'autre.

Définition : Le chrétien est quelqu'un dont Dieu est le Père.

Les implications de l'adoption

La manière dont les termes enfants de Dieu et fils de Dieu sont utilisées ne permet pas de faire une distinction entre les deux; ils sont souvent employés dans le même contexte (Rom 8.15-16). Dans Gal 4.5-6, les rachetés qui reçoivent l'adoption sont nommés fils, tandis qu'Eph 1.5 parle de ses enfants d'adoption selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de sa grâce qu'il nous a accordée.

Ce dernier passage fait ressortir que l'adoption est une grâce. Etre fils de Dieu: n'est-ce pas le privilège le plus extraordinaire dont Dieu comble ceux qui reçoivent le Christ selon les termes de l'Evangile ? L'Evangile... par lequel vous êtes sauvés, SI VOUS le retenez dans les termes où je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain (1Cor 15.1-2). Se savoir enfant adopté par Dieu devrait influencer tous les domaines de la vie chrétienne. L'oublier mène à l'échec.

L'adoption: une condition présente
Nous sommes maintenant enfants de Dieu, à qui nous pouvons nous adresser comme Père, et ceci par l'Esprit de Christ qui habite en nos cours (Rom 8.15; Gal 4.6). Le Père exauce nos prières en nous donnant les bonnes choses que nous demandons, et non les autres (Mat 7.11).

Le comportement de l'enfant adopté doit faire honneur à son Père adoptif. Il doit suivre Jésus, qui a enseigné aux disciples d'aimer les autres jusqu'à faire du bien à leurs ennemis et à prier pour leurs persécuteurs: Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux (à savoir: c'est ainsi que vous le prouverez; Mat 5.43-48). L'enseignement de Jésus porte aussi sur la générosité, la prière et le jeûne, ces trois manifestations qui caractérisent la piété (Mat 6.1-18).

L'enfant de Dieu se distingue du monde par son attitude envers les biens matériels, attitude dont le propre est la confiance et l'absence d'anxiété. Car son centre d'intérêt est le royaume de Dieu et sa justice, et il sait que le Père lui-même pourvoit à sa nourriture, son vêtement et son logement (Mat 6.25-34). Ceux qui font confiance au Père pour ces choses peuvent témoigner avec joie et reconnaissance de leurs expériences dans le domaine matériel.

Etre continuellement conscient d'être un enfant adopté par Dieu: voici le secret d'une vie conforme à sa volonté, d'une vie qui l'honore.

L'adoption : un accomplissement futur

Nous soupirons au plus profond de nous-mêmes et nous vivons dans une certaine tension, car nous avons seulement reçu l'Esprit divin comme un acompte. Ce cadeau de bienvenue offert par Dieu nous donne un avant-goût de la gloire future. Aussi attendons-nous avec patience d'être établis (de plein droit) fils adoptifs de Dieu. Cette condition de vrais fils entraînera aussi pour nous la libération totale et la transformation de notre corps. Nous sommes bien sauvés, dès à présent, mais la pleine réalisation de notre salut est encore à venir, elle est l'objet de notre espérance. Mais qui dit espérance dit attente. Espérer s'oppose donc à posséder, à voir. En effet, ce que je vois réalisé, ai-je encore besoin de l'espérer? (Rom 8.23-24, selon "Parole vivante" transcription moderne du NT par Alfred Kuen)

La grâce présente de la possession des prémices du Saint-Esprit, qui a mis son sceau sur nous pour le jour de la rédemption (Eph 4.30), est un gage de la future rédemption de notre corps. C'est à la résurrection que l'étape finale de notre adoption par Dieu sera pleinement réalisée. Vous voyez aussi 2 Cor 5.1-10, texte étroitement parallèle. D'une part, nous savons, par le témoignage de l'Esprit en nous, que nous sommes maintenant enfants de Dieu (Rom 8.16); d'autre part, nous ne savons pas encore ce que nous serons un jour, sinon que nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui (le Seigneur) est pur (1 Jean 3.2-3).

L'adoption définitive est donc l'objet de notre espérance, espérance qui nous pousse à la sanctification, d'autant plus qu'un honneur insigne nous attend: Si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu (Gal 4.7). Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui (Rom 8.17). Car la rédemption du corps liée à l'adoption finale signifie la délivrance du péché, de la souffrance et de la mort, et sa transformation en un corps glorifié (Nouv. dict. bibl., Emmaüs).

Incidences de cette espérance
L'enfant de Dieu est émerveillé devant l'ampleur de la grâce de Dieu. Il se réjouit d'entrer en possession d'un héritage si sublime qu'il ne peut se l'imaginer.

Ayant reçu un esprit d'adoption par lequel nous crions : Abba ! Père! (Rom 8.15), nous n'avons pas à rechercher de "secondes bénédictions", car l'ouvre de l'Esprit consiste principalement à nous sanctifier.

B. La sanctification

Nous sommes appelés à être saints (1 Cor 1.2). Rappelons-nous ici que "saint" signifie "mis à part, consacré, séparé". Il s'agit d'une séparation du péché et du monde en même temps que d'une mise à part pour Dieu.

Si, d'une part, nous ne sommes pas justifiés par nos œuvres, d'autre part, notre vie est transformée et produit de plus en plus d'ouvres bonnes qui honorent Dieu (Mat 5.16). C'est là le processus de la sanctification.

La sanctification : une transformation

Le Saint-Esprit vient habiter dans le nouveau converti et le renouvelle (Rom 8.9; Tite 3.5). Il lui donne un cours nouveau qui désire obéir au Seigneur, non par contrainte, mais de cour (Ez 11.19-20; Rom 6.17).

La personne née d'en haut reçoit une nouvelle nature d'essence divine, créée selon Dieu en vue d'une pleine connaissance (2 Pi 1.4; Eph 4.24; Col 3.10). Le nouveau-né en Christ est une nouvelle créature (ou: création), et c'est cela qui compte (2 Cor 5.17: Gai 6.15). D'enfant du diable, il est devenu enfant de Dieu. Peut-on imaginer changement plus radical?

La sanctification : un processus

Mais devenir enfant de Dieu, une nouvelle créature, ne veut pas dire la perfection immédiate. Paul parle de la sanctification comme d'un fruit (Rom 6.22). Or un fruit n'éclate pas en maturité, il mûrit insensiblement. La vie de Christ en moi doit me dominer de plus en plus, car jusqu'à ma mort physique, le péché continuera à habiter dans ma chair et à contrarier les impulsions de l'Esprit (Rom 7.20; 8.7). C'est une guerre continuelle.

Aucun chrétien n'est sans péché (1 Jean 1.8). Il doit le reconnaître humblement. Il doit s'efforcer à être toujours davantage à part pour Dieu (saint) et à se purifier du péché (2 Cor 7.1). Tous ses efforts tendent à ressembler de plus en plus à Christ puisque c'est à cela qu'il a été prédestiné (Rom 8.29). Ce processus de sanctification s'étend à toutes les parties de sa personnalité (1 Thes 5.23).

La sanctification une synergie
Cela signifie que plusieurs facteurs concourent à une action. Ainsi, la sanctification est produite en nous par l'action du Saint-Esprit conjointement avec nos efforts.

Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification, c'est que vous vous absteniez de l'inconduite; c'est que chacun sache tenir son corps dans la sainteté et l'honnêteté... (1 Thes 4.3-4). Vous ne devez plus marcher comme les païens... (Eph 4.17). Devenez saints dans toute votre conduite (1 Pi 1.16). Ce sont des ordres précis que nous avons à suivre : abstenez-vous ! tenez votre corps pur! soyez honnêtes! marchez saintement! devenez saints!

Cependant, puisque Dieu opère en nous le vouloir et le faire (Phil 2.13), la sanctification est effectivement l'ouvre de Christ, notre souverain sacrificateur qui nous a sanctifiés par l'offrande de son corps (Héb 10.10). Nous ne pouvons pas davantage mériter notre salut que nous sanctifier par nos propres efforts. C'est le Saint-Esprit qui purifie nos cours en réponse à notre foi (Act 15.9). C'est Dieu qui nous sanctifie (1 Thes 5.23-24). Tout comme la purification de nos péchés et la justification au nom de Jésus-Christ et par l'Esprit de Dieu, la sanctification doit, en dernière analyse, être attribuée à l'action de Dieu en nous (1 Cor 6.11).

Vu que nos efforts de sanctification ont la pleine approbation de Dieu il nous y assiste et nous en donne la force et les moyens.

Moyens de sanctification
1. La parole de Dieu

Le Ps 119, ce cantique grandiose qui exalte la parole de Dieu, déclare que le jeune homme qui l'observe rendra pur son sentier (v.9). Jésus demande au Père de sanctifier ses disciples par la parole de vérité (Jean 17.17). Et Paul d'affirmer que toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, con vaincre, redresser, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne (2 Tim 3.16-17). Ce passage est un admirable résumé du sens de la sanctification que produit le Saint-Esprit en nous par la parole qu'il a lui-même inspirée aux auteurs sacrés. Lisez encore Eph 4.11-15.

Rien n'est plus important dans la vie du chrétien que la lecture et l'écoute de la parole de Dieu, la Bible tout entière.

2. La prière
Tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière (1 Tim 4.5). Prier, c'est communier avec Dieu; c'est l'effusion du cour devant le créateur, qui y répond par des bénédictions (1Rois 9.3).

La prière est l'évidence d'une foi chrétienne authentique (1 Tim 2.1,8). La prière étant l'ouvre du Saint-Esprit en nous, elle ne peut que sanctifier (Rom 8.26; Gal 4.6). La prière est le facteur décisif dans la vie de chacun qui s'abandonne à Dieu pour le servir. ce que nous sommes dépend de ce que nous recevons, ce qui dépend à son tour de la prière. Ceci ne s'applique pas seulement à l'ouvre de Dieu en nous, mais aussi à l'ouvre de Dieu par nous (O. Hallesby, "La prière"). Nous retrouvons ici le caractère synergique de la sanctification.

Un passage-clé se trouve dans Phil 4.6-7. où la prière, autant de supplication que de louange, produit la paix de Dieu, qui... gardera vos cours et vos pensées en Jésus-Christ, donc dans une attitude de sanctification.

3. La souffrance
Dieu nous fait souvent passer par des expériences qui, si elles sont douloureuses tant qu'elles durent, nous conduisent pourtant à participer à sa sainteté, donc à être sanctifiés (Héb 12. 10-11).

Conclusion La sanctification est la preuve suprême que notre conversion est authentique, car sans la croissance progressive dans la vie de sainteté, personne ne verra le Seigneur (Héb 12.14).

Basé sur des notes de Stuart OLYOTT
traduites et amplifiées par Jean-Pierre SCHNEIDER

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BABEL AUJOURD’HUI

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABEL AUJOURD’HUI

BABEL AUJOURD’HUI

Bernard Cousyn

Le chapitre 11 du livre de la Genèse retrace l’histoire des descendants de Noé qui rêvèrent d’élever une tour immense pour accéder au ciel. Leur projet échoua, et tourna en crise universelle. Mais l’histoire nous atteste que l’homme n’en a pas moins cherché à s’affranchir de Dieu en lui disputant sa prééminence.

Comme à Babel, le sentiment de supériorité que donne la mutualisation des efforts du plus grand nombre est toujours d’un grand confort pour l’orgueil humain ! C’est un motif, pour les créatures que nous sommes, de reléguer au rang de l’accessoire et du démodé la notion de Dieu.

Ne sourions donc pas de la péripétie de Babel : rien de plus actuel que cette entreprise. Des bâtisseurs semblables s’affairent énergiquement de nos jours1. Aux hommes du xxie siècle comme à ceux de l’Antiquité, la raison et l’indépendance semblent encore supérieures à l’obéissance et à la foi. La technique omniprésente rayonne, la connaissance augmente, et le religieux est appelé à s’y conformer.

Les architectes du pouvoir

Comme à Babel, les hommes, présumant posséder des atouts suffisants pour se diriger et s’épanouir, font facilement crédit aux « constructeurs » politiques, aux technocrates, aux experts, aux philosophes, et l’on en passe. Opportunistes, les inspirateurs et les leaders de nos Babels contemporaines exploitent cette démangeaison d’autosuffisance pour la tourner à leur profit. Gourous dont l’objectif inlassablement poursuivi est de rallier à eux-mêmes le plus grand nombre, ils ne manquent pas de faire valoir leurs mobiles humanistes ou humanitaires.

Ces meneurs cultivent l’art d’assurer leur pouvoir. Ils flattent pour mieux débaucher, font mine d’accueillir favorablement toutes les tendances — mais savent exclure ceux qui les dérangent. Ils excellent à assouplir la morale et à cautériser les derniers scrupules des consciences — mais ils ne manquent pas de culpabiliser les irréductibles. Leur supériorité autoproclamée leur fait négliger, voire mépriser, ceux qui ne s’alignent pas sur leur programme.

Babel dans nos églises ?

L’Écriture nous met aussi en garde contre l’infiltration et l’influence de dangereux bâtisseurs au cœur de nos églises2. Leurs stratégies et attitudes sont variées :

– Ils peuvent se montrer intransigeants. Ceux qui les entravent dans la construction de « leur tour » seront exclus. Leur violente réaction de rejet s’explique : les récalcitrants leur donnent en effet la désagréable impression d’un rappel à l’ordre permanent, et leur conscience en est agacée. Les « perturbateurs » leur tendent involontairement un miroir qu’ils estiment impératif de briser.

– Ils peuvent essayer de soumettre leurs détracteurs en jetant le doute sur le bien-fondé des positions de ces derniers ou sur leurs compétences — n’est-ce pas une manière détournée de se rendre soi-même plus recommandable ?

C’est un travail de longue haleine que celui auxquels s’astreignent ces « faux docteurs ». Au sein de l’Église, ils choisissent de miner la doctrine chrétienne en survalorisant tout ce qui plaît à l’homme charnel, au « vieil homme [qui] se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éph 4.22). Leur aspiration à un pouvoir sans partage est en effet renforcée par les tendances naturelles de leurs disciples trop humains. En particulier, par le besoin d’appartenir à un groupe où « il se passe quelque chose », où l’on favorise une religiosité bon enfant, où l’on éprouve la sensation de n’avoir pas quitté l’Église authentique et de faire bel et bien partie d’une « famille spirituelle ». Ce mimétisme entretenu a un côté rassurant : les nouvelles recrues retrouvent un vocabulaire familier assorti d’une « nouvelle lecture » des textes bibliques pour une « nouvelle compréhension », d’une actualisation de la pensée biblique avec tous les ajouts et faire-valoir de notre société profane.

La pédagogie employée par ces « cadres » n’est pas nouvelle : elle appartient à l’arsenal classique du « père du mensonge ». Comme d’habitude, on voit se développer, sournoisement, une force d’opposition à la vérité. Or, depuis le jardin d’Éden, nombreuses sont les armes de séduction de Satan : la tromperie, la perversion des règles édictées par Dieu, la manipulation de la vérité. Les faux apôtres sont donc en réalité « des hommes qui s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. » (2 Tim 3.9)

Bien souvent, leurs manœuvres commencent par la dispersion d’un poison qui trouble les chrétiens et dont il est difficile de se débarrasser : le relativisme (« Dieu a t-il réellement dit ? » Genèse 3.1). Ce « levain » de doute a pour complices naturels la mentalité et les « paradigmes » du monde !

L’élitisme à l’assaut de l’Église

L’épisode de la tour de Babel est la concrétisation d’une attitude générale qui reste intacte chez tous les hommes au travers des millénaires : la démangeaison de rivaliser avec Dieu et l’illusion de la grandeur de ce combat. D’où tant de prétentions à la possession d’une connaissance supérieure3. Mais cette « sagesse » ne reflète rien de plus que ce qui sort instinctivement du cœur humain non régénéré par l’Esprit de Dieu. Les conducteurs de cette humanité-là manifestent tôt ou tard des comportements répréhensibles : « …entraînés par leurs rêveries, [ils] souillent leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires [et] parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent… » (Jude 8,10) Ainsi naissent de nouvelles hérésies prônées par de faux prophètes adulés par ceux qu’ils ont dupés.

Cette mainmise sur les âmes est non seulement bâtie sur le mensonge, mais elle se perpétue également par le mensonge : flatteries en permanence ; manipulation de la crédulité des fidèles ; ouverture de nouveaux chemins vers le bien-être et l’auto-rédemption promis. C’est au prix de tels stratagèmes que la fausse « science » prend la place de l’autorité divine.

Notre contre-attaque

L’ennemi du genre humain cherche à creuser un gouffre infranchissable entre Dieu et sa créature. Il mettra même tout en œuvre pour faire douter les chrétiens du bien-fondé de leur engagement, et pour leur prouver que l’herbe est plus verte ailleurs !

C’est pourquoi le croyant fidèle ne peut vivre qu’à contre-courant de cette société soumise au diable. Mais rassurons-nous : Satan sera rendu impuissant si la Parole est obéie et suivie. Toute obéissance à Dieu est en effet destructrice des œuvres du diable4. Nous désamorçons efficacement les ruses de Satan en offrant nos vies à Dieu et en refusant « tout discours vain et profane, les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns qui se sont ainsi détournés de la foi » (1 Tim 6.20-21).

Il y a toujours péril à prêter l’oreille à un « autre Évangile » (Gal 1.6-7), car telle nouveauté mine la vérité scripturaire, compromet le témoignage de l’Église et fait perdre de vue notre Seigneur et Sauveur. Nous n’avons pas de part avec « ceux du dehors » : on ne marchande pas avec la perversité ! Face aux nombreuses tours de Babel modernes, édifiées par l’orgueil des hommes et soutenues par les partisans de la « mort de Dieu », il n’existe qu’une seule réponse : glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu5.

La fin de l’épopée de Babel nous montre des ambitieux rendus muets et impuissants. Dieu intervient et démunit leurs chefs de leur influence prestigieuse en les privant de leur « ciment » communautaire : la parole. Quant à nous, il ne nous appartient pas de faire cesser par la force toutes les entreprises diaboliques de notre temps, mais la Bible ne dit-elle pas que par notre témoignage fidèle nous fermerons la bouche des incrédules6 et — qui sait ? — peut-être pourrons-nous en amener quelques-uns aux pieds du Sauveur.

1Voir Ps 2.
2Cf. Mat 15.8,9 ; 24.5,11,24 ; 1 Tim 1.7 ; 4.2 ; 6.3-5 ; 2 Tim 4.3 ; Tite 1.11,16 ; 2 Pi 2.1-22 ; Jude 3-19.
31 Cor 1.17-2.1.
41 Jean 3.8 ; 5.3-5, 18.
51 Cor 6.20.
61 Pi 2.12,15,16 ; 3.15,16.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p06.html

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LE PECHE CONTRE LE SAINT-ESPRIT

17 Avril 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PECHE CONTRE LE SAINT-ESPRIT

Alfred Kuen

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Beaucoup de chrétiens ont été tourmentés à l’idée qu’après une certaine faute, ils aient commis « le péché irrémissible », qui ne pourrait jamais être pardonné. Que dit l’Écriture à ce sujet ?

Le blasphème impardonnable

L’expression provient d’une parole de Jésus : « C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Mat 12.31-32)

En voyant les miracles de Jésus qui l’accréditaient manifestement comme Envoyé de Dieu, les pharisiens ont attribué les guérisons et les exorcismes à Satan. Après leur avoir démontré l’illogisme d’une telle supposition (Mat 12.25,26,29) et le sens de ce signe (v. 28), Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi évidente : si, en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, c’est qu’ils ont sciemment choisi de refuser la vérité. Dans son respect du libre choix de l’homme, Dieu ne peut que leur dire : « Que votre volonté soit faite ! » Ce refus est ici moins un acte ponctuel qu’un état du cœur résultant d’une opposition volontaire et persistante à la reconnaissance de la vérité.

Un refus délibéré d’accepter la grâce

L’évangéliste allemand Ernst Modersohn disait : « Le péché contre le Saint-Esprit consiste donc dans le fait que, contrairement à ce qu’on sait pertinemment, on attribue à Satan une action de l’Esprit de Dieu afin de ne pas être obligé de changer sa vie… Un signe de ce péché est un endurcissement contre l’action du Saint-Esprit en poursuivant sans vergogne son chemin dans le péché.

Celui qui a commis ce péché n’a que mépris et moqueries pour tout ce qui est divin et sacré. Celui qui reste préoccupé de son salut peut être assuré qu’il n’a pas commis ce péché… Chaque péché dont on demande le pardon sera pardonné. Mais s’endurcir contre Dieu et contre son Esprit, c’est précisément refuser d’être pardonné ; c’est ne pas demander à Dieu de pardonner ce péché — qui, par conséquent, ne peut pas être pardonné1. »

Nombres 15.30 faisait déjà une distinction entre des péchés commis par inadvertance et d’autres commis « la main haute » (« délibérément ») pour lesquels il n’existait pas de sacrifice — donc pas de pardon.

Un refus de l’aide du Saint-Esprit

Luc 12.10 situe cette parole dans un autre contexte : entre un enseignement sur le rôle de l’Esprit saint comme conseiller et défenseur de ceux qui confessent le nom du Fils de Dieu (v. 8-9) et une promesse de l’aide qu’il apporte à ceux qui sont traduits devant les tribunaux afin qu’ils disent les bonnes paroles (v. 11-12).

Cela fait penser que Luc suggère l’idée que le blasphème contre le Saint-Esprit implique un refus de son aide puissante lorsqu’elle est disponible pour empêcher les disciples de le renier et, ce faisant, d’apostasier. Si tel est le cas, le blasphème contre l’Esprit est synonyme d’apostasie, d’une répudiation délibérée et décisive de Jésus comme Seigneur. Ce n’est pas le seul passage du N.T. qui avertit contre le mal irrémédiable de l’apostasie : un autre exemple bien connu est Hébreux 6.4-6 où il est dit qu’il est impossible d’amener de nouveau des apostats à la repentance, puisqu’ils ont répudié le seul chemin du salut. Mais Luc joint à cet avertissement contre le péché impardonnable l’affirmation de Jésus qu’il y a pardon « pour tous ceux qui parlent contre le Fils de l’homme, parce que son identité réelle était voilée2 ».

Un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu

Sidlow Baxter consacre tout un chapitre de ses Studies in Problem Texts au « péché impardonnable » (p. 117-130). Il fait remarquer d’abord que ceux qui avaient commis ce péché — ou qui étaient susceptibles de le commettre — étaient des gens moraux, c’étaient même les plus religieux d’Israël. Cela nous avertit que ce péché n’est pas un péché « crapuleux » (débauche, crime, ivrognerie, violence). Ce péché était un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu.

La raison pour laquelle ce péché ne peut pas être pardonné, c’est qu’il procède d’une attitude déterminée de l’esprit qui s’est fermé volontairement à la lumière divine et s’est barricadé contre la vérité. Tout péché dont on se repent peut être pardonné, mais la particularité de ce péché, c’est qu’il refuse la repentance. Et, à force de refuser de se repentir, on en devient incapable. C’est par de nombreuses résistances à l’appel de Dieu que l’on s’endurcit contre ses appels et que l’on développe une attitude qui rend toute repentance impossible.

Un peu comme certains abus engendrent des maladies irréversibles. Si un fumeur invétéré, qui a entendu tous les avertissements au sujet des dangers de sa tabagie, développe un cancer des poumons, peut-il encore revenir en arrière ? Le médecin peut-il « pardonner » son cancer ? Le Saint-Esprit « convainc de péché, de justice et de jugement », mais il n’a aucun pouvoir sur ceux qui ne veulent pas se laisser convaincre. Il arrive un moment où Dieu dit : « Le peuple d’Ephraïm s’est lié aux idoles. Qu’il aille son chemin. » (Osée 4.17, Semeur)

C’est ce qui s’est passé pour le pharaon de l’Exode. Dix-huit fois, nous lisons que son cœur était endurci : neuf fois, c’est lui qui endurcit son cœur contre l’appel de Dieu, et neuf fois, Dieu endurcit son cœur. Malgré toutes les démonstrations de la puissance et de la souveraineté de Dieu, il refusa de céder à l’ordre de laisser partir le peuple d’Israël. C’est un refus qui s’apparentait au péché contre le Saint-Esprit.

Un autre exemple est celui de Saül, le premier roi d’Israël qui, malgré un excellent début, s’engagea de plus en plus sur la voie de la résistance à Dieu, s’arrogeant présomptueusement les prérogatives sacerdotales (1 Sam 13), désobéissant consciemment à Dieu (ch. 14) et mentant à Samuel (ch. 15). Puis il ouvrit son cœur à la jalousie et tenta par trois fois de tuer David qu’il savait consciemment être l’élu de Dieu pour lui succéder.

Lorsqu’il constata : « Dieu s’est retiré de moi » (1 Sam 28.15), au lieu de se repentir et de revenir à lui, il alla consulter la pythonisse d’En-Dor, tout en sachant que Dieu l’avait interdit. Même si nous ne pouvons pas dire qu’il ait commis le péché impardonnable, il a, en tout cas, illustré le chemin qui y mène.

Un autre exemple, dans le N.T., est celui d’Hérode auquel Jésus ne répond plus : il avait eu maintes occasions d’entendre la vérité par Jean-Baptiste, mais il a fermé son cœur à la voix de Dieu, préférant vivre dans le péché.

Lorsque Paul persécutait les chrétiens, il ne péchait pas contre le Saint-Esprit, car, comme il l’a dit plus tard, il agissait par ignorance (1 Tim 1.13). Mais si, sur la route de Damas, en voyant le Seigneur ressuscité et en entendant sa voix, il avait fermé ses yeux et ses oreilles, s’il avait persévéré dans son opposition au Christ, il se serait définitivement fermé à la vérité en commettant le péché contre le Saint-Esprit.

Au-delà du point de non-retour

Un passage qui a souvent été rapproché de ceux des Évangiles qui parlent du péché contre le Saint-Esprit est Hébreux 6.4-6.

Le péché dont il est question ici a un certain nombre d’analogies avec le « péché contre le Saint-Esprit » de Mat 12.32 et Luc 12.10. « Dans ces versets, dit F. F. Bruce, il n’est pas question de la “persévérance des saints” ; nous dirions plutôt qu’ils insistent sur le fait que ceux qui persévèrent sont les vrais saints. Mais, en fait, il énonce une vérité pratique qui s’est vérifiée toujours à nouveau dans l’histoire de l’Église visible. Ceux qui ont partagé les privilèges de l’alliance avec le peuple de Dieu et qui, ensuite, y ont renoncé délibérément sont les personnes les plus difficiles à convertir à la foi. […] Sur le plan spirituel, l’expérience nous suggère qu’il est possible d’être “immunisé” contre le christianisme. […] Certains voient clairement où se trouve la vérité, s’y conforment même pour un temps, mais ensuite, pour une raison ou une autre, y renoncent3. »

Ces personnes s’acheminent inéluctablement vers une séparation définitive d’avec Dieu, vers la perdition éternelle.

Nous avons tous connu de ces personnes qui étaient tout près du salut et qui s’en sont détournées par la suite. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Mais nous savons qu’elles ont été immunisées contre la foi et ne veulent généralement plus rien savoir des chrétiens. C’est en toute connaissance de cause qu’elles ont choisi de ne pas accepter l’offre que Dieu leur faisait en l’appuyant du témoignage du Saint-Esprit ; elles ont méprisé le Fils de Dieu, considéré comme sans valeur le sang de l’alliance par lequel cette alliance a été consacrée, outragé le Saint-Esprit qui nous transmet la grâce divine (Héb 10.29).

Le péché qui mène à la mort

Cependant, l’apôtre Jean parle « d’un péché qui mène à la mort », pour lequel il ne demande même pas aux chrétiens de prier (1 Jean 5.16). Albert Nicole et John Stott, dans leurs commentaires, assimilent ce péché au « péché contre le Saint-Esprit » dont parlait Jésus, c’est-à-dire « un aveuglement volontaire, une rébellion systématique contre les vérités reconnues4 ». « Ils ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3.19) Il a « volontairement péché contre sa conscience5 », c’est pourquoi il mourra dans ses péchés (Jean 8.24), ayant refusé ce qui aurait pu lui en procurer le pardon.

Le péché qui mène à la mort est « un péché sur le chemin de la mort, car il est commis sur le chemin vers un état où l’idée de repentance n’entrera plus dans la tête » (O. Barclay). Ce texte est un avertissement réel contre un danger réel, un danger toujours présent aussi longtemps qu’un cœur mauvais et incrédule peut se détourner du Dieu vivant (Héb 3.12).

Jean n’interdit pas de prier pour ceux qui ont commis ce péché : seulement, il ne le demande pas. Mais pouvons-nous savoir si quelqu’un a commis ce péché-là ? Même dans notre église évangélique, quelqu’un peut n’être qu’un « chrétien de nom », quelqu’un qui n’a jamais accepté la grâce de Christ, le sang de Christ qui purifie de tout péché (1 Jean 1.7). Dieu seul sonde les cœurs.

Dans le doute, nous pouvons toujours prier pour quelqu’un qui semble s’être volontairement détourné de la foi : l’offre de Dieu est encore valable tant qu’on peut encore dire « aujourd’hui » (Héb 3.13). Toute désobéissance à la loi est un péché, certes, mais tous les péchés ne mènent pas à la mort (1 Jean 5.17), Dieu sait ce qui est dans le cœur du frère ou de la sœur et, s’il n’a pas commis le péché qui mène à la mort, Dieu lui donnera la vie, la vie qui triomphe de la mort.

1 Neun und neunzig Widersprüche und dunkle Stellen in der Bibel, Berlin, Evangelische Verlagsanstalt, 1953, p. 53.
2 F.F. Bruce, Hard sayings of Jesus, p. 91-92.
3 F.F. Bruce, The Epistle to the Hebrews, London, Marshall, Morgan & Scott, 1974, p. 118s.
4 A. Nicole, La marche dans l’obéissance et dans l’amour, Vevey, Éditions Groupes missionnaires, 1961, p. 251.
5 John Stott, Les Épîtres de Jean, Paris, Farel/Sator, 1984, p. 185.

Lien : http://www.promesses.org/arts/180p07.html

 

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CORNEILLE : L’ETUDIANT A L’ECOLE DE DIEU

6 Mars 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

soldat-romain.jpg (Actes 10)

 Une étude de la vie de Corneille dans le livre des Actes de Apôtres nous conduit une découverte qui peut bouleverser notre vie, si nous acceptons humblement porter notre faiblesse devant Dieu.  

Définition Historique et Géographique : 

CESAREE : Cette ville qu’il ne faut pas confondre avec Césarée de Philippe située au pied du mont Hermon, près de la principale source du Jourdain, est une ville de la côte palestinienne à environ 37 km au Sud du Mont Carmel. Hérode le Grand la construisit sur les ruines de l’ancienne Tour de Straton pendant 12 ans (de 25 à 13 av.  J.C.). Un quai (digue, cale, embarcadère, débarcadère) fait d’énormes pierres larges de 60 m,  enfermait un grand port maritime. Césarée était située sur la côte de la mer Méditerranée et son entrée du côté septentrional était gardée par une tour. Dans la ville, il y avait un temple, un théâtre, un amphithéâtre et un système complet d’égouts. La ville était donc de haute classe de par sa position politique, militaire et commerciale. Hérode la nomma Césarée en l’honneur de César Auguste.

Césarée était la capitale romaine de la Palestine. Le centre de la garnison militaire  romaine était dans cette ville. Philippe l’évangéliste y apporta la bonne nouvelle et y habita (Actes 8.40 ; 21.8). Paul, nouveau converti, y prit l’embarquement pour sa ville natale lorsque les juifs de Jérusalem voulurent le tuer (Actes 9.30). La 1ère prédication de la foi chrétienne adressée aux païens fut chez  Corneille dans cette ville (Actes 10 ; 11.11). Hérode Agrippa mourut dans cette ville en 44 après J.C. (Actes  12.19,23). Paul s’y rendit plusieurs fois (Actes 18.22 ; 21.8,16). Paul y comparut devant Festus et Agrippa (Actes 25.1-4, 6-13). Ses habitants étaient de diverses races rivales. Le massacre des juifs par les Syriens à Césarée  sous Néron fut le début des troubles qui aboutirent à la destruction de Jérusalem en 70 après J.C. par Titus. En 195 après J.C., un concile se tint à Césarée  où s’établit une Ecole chrétienne. En 548, Samaritains et Juifs attaquèrent les chrétiens de Césarée et les Musulmans s’emparèrent de la citée en  640. Cette ville aujourd’hui s’appelle Kaysariyeh. 

CENTENIER : Le rôle des soldats romains ne se limitait pas seulement à la conquête militaire, mais incluait aussi la surveillance des rues lorsqu’il y avait des émeutes (ceci expliquait le stationnement permanent des forces militaires romaines à Jérusalem, et l’accroissement de leur nombre en période des fêtes juives. Ils gardaient aussi les prisonniers et leur escorte pour d’éventuels déplacements, une participation aux exécutions, à la fois comme bourreaux et comme gardiens de l’ordre.  

Appelé aussi Centurion, le Centenier était un Officier de l’armée romaine (Actes 21.32 ; 22.26), correspondant au grade français de Capitaine commandant 100 soldats.  Il obéissait aux ordres de son chef (Actes 23.23). La Bible retrace une foi frappante des soldats romains :

- Le Centenier stationné à Capharnaüm dont Jésus guérit le serviteur (Mt 8.5-13) était traité en ami par les autorités juives locales ; il avait même bâtit une synagogue pour les juifs à ses frais (Luc 7.4).

- Le Centenier qui commandait aux soldats qui crucifièrent de Jésus : Il fut si impressionné par ce qu’il vit et entendu qu’il conclut à l’innocence et à la divinité du Christ (Mt 27.54 ; Mc 15.39,44 ; Luc 23.47).

- Corneille, Centenier de Césarée : Homme craignant Dieu, converti par la prédication de Pierre (Actes 10).

- Le Geôlier de Philippes, ville principale de Macédoine : La manifestation de la gloire de   Dieu à ses yeux lorsque Paul et Silas ont chanté, l’a tellement bouleversé qu’il a demandé ce qu’il faut faire pour être sauvé (Actes 16.30). Les geôliers qui laissaient échapper un prisonnier étaient condamnés à la peine qu’aurait dû subir le fugitif (Actes 16.27). Il fut baptisé de nuit avec tous les siens et organisa une fête pour cette circonstance.  

- Le Centenier Julius qui accompagna Paul à Rome avec d’autres prisonniers, le traita avec humanité (Actes 27.1,3). 

LES CARACTERISTIQUES REMARQUABLES DE LA VIE DE CORNEILLE : 

  1. Il habitait une ville portuaire : les villes côtières dotées d’un port ont la particularité de briller par le vice sous ses formes diverses (ivrognerie, prostitution, cupidité, violence, faux, corruption, luxe, fraude etc.). Corneille, Officier de l’armée romaine en plus, était un homme de haut rang social et demeurant à l’abri des besoins (Luc 7.4), pouvait se livrer comme les autres à toutes sortes de péchés. Il s’est laissé attirer par la sainteté de Dieu  (Job 11.13-19). Il était saint et pieux.
  2. Il a su communiquer la piété à sa famille et tous craignaient Dieu (Actes 10.2). Corneille avait compris que la première Cellule de l’Eglise est la famille. Si la famille marche bien, l’Eglise est en parfaite communion. Il avait compris que la voie du méchant mène à la ruine (Job 24.13-24 ; Psaumes 73).
  3. Il connaissant la grâce de Dieu dans les libéralités : Il faisait beaucoup d’aumônes au peuple. La générosité est d’un grand prix devant Dieu (2 Cor 8 ; Phil 4.16). La pauvreté et la ruine poursuivent ceux qui ne veulent pas exercer le don du donner (Mal. 3.7-12 ; Agée 1.4-11 : 2.14-19). Il n’avait pas seulement la bienveillance, mais il aussi était pieux.
  4. Il était un homme de compassion : La logique du monde ordonne que le riche s’attache et s’intéresse aux riches ; Corneille s’humiliait et allait vers les démunis pour combler à leur attente par les aumônes dont il les assistait (1 Tim 5.10 ; Dan 4.24).
  5. Il était un homme de prière : La vie de prière doit avoir une place très importante dans la vie du croyant sinon, sa foi ne sera qu'un feu de paille. La prière détermine le sens de la vie et des activités qu’un homme peut exercer. Par sa prière, Daniel ferma la gueule des lions  (Dan 6). Lorsqu’un chrétien prie, il y a une grande bataille qui se déroule dans le ciel et Dieu qui s’appelle l’Eternel le Dieu des Armées, n’a jamais perdu de bataille. Par la prière et sa confession, Daniel occasionna une grande bataille qui valut la présence de Gabriel et de l’archange Micaël (Dan 10).
  6. Il était un homme de vision : Il est écrit : «Quand il n’y a pas de révélation (vision), le peuple est sans frein» (Prov 29.18).

«Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit dans la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent. Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob. Un sceptre sort d’Israël. Il perce les flancs de Moab, et il abat tous les enfants de Seth…. » (Nbres 24.16-17). Corneille avait une vie de prière et de discipline. Dieu attache du prix à la vie des hommes et femmes de prière (Psaumes 34.17-23). C’est par la prière qu’on devient un homme qui épouse la  vision de Dieu. 

  1. Il était connu du ciel  (v.3) : Corneille était connu dans le ciel. Dieu le connaissait,

        s’intéressait à sa vie et à son salut. Dieu connaissait ses besoins et lui, Corneille,  connaissait Dieu. Il travaillait pour le compte de Dieu qui veillait en retour sur lui. Il ne faut         pas seulement travailler pour le Seigneur, mais le connaître, lui obéir et se soumettre à        Lui, acceptant sans réserve sa Souveraineté dans notre vie. Dan 11.32 ; Esaïe 1.3 ; Jn 174.9,6 ; 8.12)

 8.   Il était riche, puissant, mais attentif à la voix de Dieu : Dès que l’ange de Dieu l’appelle, il fixe les regards sur lui, oubli tout et près à obéir. Il n’est pas distrait, mais sait écouter, demander des précisions afin de mieux accomplir sa tâche devant Dieu (v.4).

  1. Il est obéissant : Dès que l’ange a fini de parler, il exécute l’ordre qui lui est donné, savoir, envoyer appeler Pierre  à Jaffa (v.8).
  2. Il connaît faire le partage des expériences spirituelles : Il appelle ses serviteurs et un soldat et leur communique ce qu’il a appris de Dieu. Il partage sa vision comme un bon leader afin que ceux qu’il envoie agisse sans équivoque, en accord parfait avec la vision (v.7). Savons-nous partager aussi ou sommes-nous des hypocrites, renfermés sur nous-mêmes pour la mort ?
  3. Il sait utiliser sa position pour influencer et amener les autres à écouter la Parole de Dieu (v.22). ‘‘Prêche la Parole, insiste, en toute  circonstance favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable’’ (2 Tim 4.1-2). Il craint Dieu et cherche la perfection (Prov 22.1,4 ; Actes 18.21 ;  6.31 ; Eccl 7.1).
  4. Il est un évangéliste : Il n’avait pas honte de l’évangile qui est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (v.27). Prov 11.30 ; Dan 12.3. 

Conclusion : Corneille agissait ainsi sans connaître Christ. Face à sa vie, aux qualités spirituelles en lui, que dirons-nous en rapport avec la Parole de Dieu dans Mt 5.20 ?      

 Dr André CHOUBEU

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OBÉISSANCE TOTALE ET INCONDITIONNELLE ?

14 Février 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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En matière de réponse à l'appel de Dieu, une obéissance totale et inconditionnelle est exigée. Toute résistance entraîne des conséquences qu'on peut regretter toute une vie.

Abraham quitta UR toutefois non pour Canaan, mais pour Charan sous l'autorité et l'initiative de son père. Par sentiment, il perdit la vision et se mit sous l'autorité paternelle pour le servir au lieu d'obéir et servir Dieu. Il gaspilla beaucoup de temps à Charan (sécheresse) dans la sécheresse spirituelle loin de Dieu. Assurément, le commerce de Charan très fructueux par le ravitaillement des caravanes reliant le moyen Orient en Europe par la mer Méditerranée influença fortement, la vie spirituelle et les décisions importantes d’Abraham pour son ministère. La cupidité est une arme très efficace du diable contre les serviteurs de Dieu. Il faudra que Térach le père d'Abraham meure pour qu'il parte enfin à Canaan. Dieu n'acceptera jamais ni demi-mesure, ni compromis. Une obéissance incomplète est en réalité une désobéissance. Dieu avait dit : "Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai" (Actes 7.1-3).

Abraham avait bel et bien quitté Ur, mais son père et sa famille avaient encore l'influence, le contrôle sur lui. Aussi devait-il s'arrêter à Charan, pourtant ce n'était pas encore Canaan que Dieu allait lui montrer. Nous avons besoin d'apprendre l'obéissance sans contestation.

Obéis-tu ? Résistes-tu ? Contestes-tu ? As-tu tout quitté pour Christ ? Lui appartiens-tu vraiment ? Es-tu disponible pour lui à tout moment ? 

En lisant Jacques 5.19-20, un auteur inconnu à écrit : «Si Jésus venait chez toi passer un jour ou deux. S'il arrivait à l'improviste, je me demande ce que tu ferais. Oh ! Je sais que tu donnerais ta plus belle chambre à un hôte si honorable, que tu lui servirais les mets les plus délicats, et que tu lui dirais et redirais ta joie de l'avoir chez toi.

Ton bonheur de le servir dans ton propre foyer serait bon.

Mais en le voyant arriver, courrais-tu à la porte, au devant de lui, les bras ouverts pour accueillir ton visiteur céleste ?

Ou devais-tu changer d'habits avant de le laisser entrer ? Ou cacherais-tu quelques illustrés (brochures) avant de mettre la Bible où elle devait être ?

Ou vite éteindrais-tu la radio ou la télé, arrêterais-tu les tourne-disques, en espérant qu'il n'a pas entendu ?

Regretterais-tu d'avoir lancé un mot trop fort et trop hâtif ? Faudrait-il que tu caches ta musique mondaine et que tu la remplaces par quelques recueils de cantiques ?

Pourrais-tu faire entrer Jésus tout de suite ou t'agiterais-tu ? Si le sauveur devait passer chez toi un jour ou deux, je me demande si tu continuerais à faire les choses comme tu les fais toujours, et à dire les paroles que tu dis d'habitude.

Ta vie se poursuivrait-elle jour après jour, comme maintenant ?

Ta conversation quotidienne garderait-elle son rythme habituel ? Trouverais-tu difficile de rendre grâces à chaque repas ? Chanterais-tu les chants que tu chantes et lirais-tu les livres que tu lis ? Lui ferais-tu part des choses dont ta pensée et ton esprit se nourrissent ?

Lui demanderais-tu de t'accompagner partout où tu as fait le projet d'aller ?

Ou peut-être changerais-tu tes plans justes pour un jour ou deux ? Serais-tu heureux de lui présenter tes amis intimes ?

Ou souhaiterais-tu qu'ils s'abstiennent de venir te voir jusqu'à la fin de sa visite ? Serais-tu heureux qu'il reste chez toi définitivement, pour toujours ?

Ou pousserais-tu un soupir de soulagement s'il s'en allait enfin ?

Il serait peut-être intéressant de savoir exactement ce que tu ferais si Jésus-Christ, en personne, venait passer un jour ou deux chez toi ? " (Réalité de la foi digest) 

Frère, si tes réponses sont négatives à ces questions, alors as-tu vraiment été appelé ? Et Puisque c'est Jésus qui appelle pour son service, qui donc sers-tu ? Si tu ne peux recevoir  celui que tu dis servir chez toi ou si tu lui caches quelque chose, alors il ne serait ni ton Maître, ni le Seigneur de ton service  à coup sûr.

 "Plusieurs me diront en ce jour là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors, je leur dirai ouvertement ; je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité" (Mt .22-23).

 Dr Andre CHOUBEU

 

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LE CONFLIT DES SIECLES

12 Février 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CONFLIT DES SIECLES

E. G. Williamson

LES CONFLITS SPIRITUELS. -UNE ETUDE -Le-conflit-des-siecles.jpg

Le conflit spirituel entre Satan, d'une part, et Dieu et son peuple, d'autre part, nous est dépeint d'une manière bien réaliste dans Eph. 6, 10- 18. Le verset 12 nous dit que «ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les dominations, contre les puissances, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les mauvais esprits qui sont dans les régions célestes». Le mot «combattre» (en langue grecque) est utilisé pour les combats dans l'arène, là où les foules venaient admirer les joutes sportives, et là aussi où d'innombrables chrétiens vécurent des heures de douleur, lors des persécutions des premiers siècles de notre ère. Notre lutte contre les puissances mauvaises connaît des succès et des insuccès. Mais la victoire est cependant assurée, car celui qui est notre Maître est plus puissant que le «prince de ce monde». Quel tableau que ce conflit des siècles! satan, dirigeant les innombrables forces des puissances démoniaques organisées et déployées, guerroie sans cesse contre le peuple de Dieu, s'opposant aux croyants et à leurs travaux. 
Daniel (chap. 10) nous présente une image dramatique de l'opposition satanique. Le prophète, accablé ensuite de la vision divine, s'adonne au jeûne et à la prière. Immédiatement, Dieu envoie un ange avec la réponse. Cet ange, en chemin, rencontre une forte résistance de la part d'une autorité spirituelle nommée le «prince du royaume de Perse», si bien qu'un archange de Dieu est envoyé pour l'assister. L'ange apprend encore à Daniel qu'une autre puissance ennemie l'attend sur le chemin du retour!

LA RAISON DE CE CONFLIT

Il est de toute importance que le peuple de Dieu réalise la cause de l'opposition à l'évangile et aux serviteurs de Dieu, en particulier. Il est significatif que la section du Nouveau Testament où le conflit spirituel est décrit, se trouve dans l'épître aux Ephésiens. Là, l'église, le corps de Christ, est le sujet principal. L'église nous est décrite dans sa situation par excellence: assise avec Christ dans les lieux célestes, situation d'autorité et de puissance. Apprécions-nous notre place dans 1e «corps» de Christ, avec ses privilèges et ses responsabilités? Peu avant son ascension, notre Seigneur donna rendez-vous à ses onze disciples en Galilée et leur déclara: «Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations. ..je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde!» Comme membres de son corps, nous avons tous notre part à jouer. Nul n'est de trop. Le premier chapitre des Nombres nous en donne une illustration. Le Seigneur tient compte de tous; aucun n'est perdu dans la foule: chaque tribu est dénombrée pour la bataille contre les ennemis de Dieu. De même, Jésus-Christ a besoin de tous les siens pour prendre part au combat spirituel. Il nous est enseigné que tout membre peut avoir une fonction différente (1 Cor. 12); chacun doit une loyauté indéfectible à la tête, qui est le Christ. Cela implique que l'on doit combattre pour LUI, même en face du danger.

LE MUR DE DEFENSE

Toute attaque contre un membre est une attaque contre tous les autres. C'est pourquoi nous devons être des intercesseurs les uns pour les autres, et spécialement pour ceux qui occupent des positions de première ligne. Il y a peu de temps, l'auteur de ces lignes rencontrait un cher frère qui avait subi une année de prison dans un pays communiste. J'avais prié plusieurs fois par jour pour sa libération, et comme je le prenais par la main, il me disait que, pendant des mois, il était désespéré, craignant la mort. Mais, ajouta-t-il, tout à coup le fardeau fut levé et la paix de Dieu inonda son coeur: la prière d'intercession est l'arme la plus puissante que nous ayons. Utilisons-la. 
Une illustration dramatique nous est offerte dans les ch. 4 et 5 des Juges. Débora et Barak dirigent les armées d'Israël contre les Cananéens commandés par Sisera. De nombreux Israélites ne voulaient participer à la bataille; les Rubénites s'occupaient de leurs troupeaux; Dan et Asser de leur pêche; le peuple de Galaad ne voulait traverser le Jourdain pour venir en aide à ses frères. Certes, comme aujourd'hui, nombreux étaient ceux qui préféraient leurs aises au champ de bataille. Israël fut victorieux, mais sans ceux-là! En fait, une malédiction fut prononcée contre eux, «car ils ne vinrent pas à l'aide du Seigneur contre les p u i s s a n t s » .Cela est-il un tableau exact de l'état de l'église actuelle? Auquel de ces deux groupes appartenons-nous?

LE CONFLIT FINAL SE DEVELOPPE

Le combat spirituel fait rage aujourd'hui comme jamais auparavant Derrière l'ennemi visible se cache l'ennemi, le diable, manipulant ses armées de puissances démoniaques, mû par une haine implacable contre ie Christ, contre son oeuvre, contre son peuple. Ces forces mauvaises sont actives, sans arrêt, mais rarement détectées. Opérant sous le couvert d'une religion ou d'une secte, les démons ne se font pas connaître. Leurs attaques sont dirigées contre le peuple de Dieu et se manifestent sous des formes diverses dépressions, complexes, mésententes, maladies étranges, déséquilibre mental, De ce fait, l'état de santé de bien des missionnaires est tout à fait compromis. Oppressions, attaques de la part de démons et même possessions deviennent de plus en plus communes et, par manque de connaissances bibliques, par opinion préconçue, par refus de croire à l'activité des démons, leur présence est ignorée ou déniée comme étant la cause réelle de ces diverses conditions. Pourquoi le peuple de Dieu est-il sans force lorsque la victime, une chrétienne, désire être délivrée de sa maladie et du péché? Les Ecritures ne donnent-elles aucune instruction? C'est inconcevable. Cherchons donc, avec un cœur humble et une intelligence ouverte, ce que dit la Parole.

L'ARME DE DEFENSE

Eph. 6,18, avec Eph. 2, 6 et Matt. 28, 18 en sont la clé. Avant son ascension, le Fils de Dieu a délégué son autorité à ses apôtres, comme aussi à leurs successeurs. Cette autorité n'a pas cessé d'être opérative. L'église «assise avec Christ dans les lieux célestes doit exercer cette autorité, sinon l'enseignement à ce sujet n'est qu'une théorie. Or, le Seigneur ne nous a pas donné que des théories! Si ces précieuses vérités n'avaient d'autre valeur pour nous, elles seraient méprisées et nous recevrions la grâce de Dieu en vain, tout au moins en ce qui les concerne. Dans Luc 10, 19, le Seigneur envoya les septante disciples et leur dit: «Voici, je vous ai donné le pouvoir. ..s u r t o u t e l a p u i s s a n c e d e l ' e n n e m i ». Si le Seigneur délégua sa puissance à ses serviteurs pendant son séjour sur la terre, à plus forte raison est-elle à disposition de son peuple, alors qu'il est «assis avec LUI dans les lieux célestes», là où IL est exalté au-dessus de tout! 

Un examen attentif de Matt. 18, 18-20 révèle une déclaration très importante et une double promesse. Or, nous nous réclamons de la promesse et ignorons la déclaration du verset 18! Le Seigneur parlait de son église à venir, et nous devons croire à sa Parole et agir en conséquence. Deux enfants de Dieu (ou plus) agissant de concert et représentant son église ont l'autorité, étant «exercée» en son NOM puissant, de lier les puissances mauvaises qui peuvent tenir en esclavage tel frère chrétien et de délier ce dernier. La même puissance peut être réclamée en faveur d'un non-croyant lié par un démon, si cet individu désire être délivré et renonce à ses péchés. 
En ce qui concerne certains cas spéciaux, même si on ne peut se rendre compte de toutes les incidences, il faut agir d'après les enseignements de la Parole. Là où deux ou trois chrétiens peuvent agir à l'unisson, c'est l'idéal. Mais je crois que la promesse est aussi valable pour le croyant individuel, là où il n'est pas possible ou praticable de prier collectivement. Je crois que le point important est de prier, non comme étant seul devant Dieu, mais comme représentant son corps, l'église. Voici un exemple, et non une formule, mais une illustration de ce qui est proposé: «Seigneur, comme représentant ton église, en TON NOM et basé sur ta toute puissante autorité, nous (je) lions ces puissances qui attaquent (oppressent) tel ou tel, et nous le délions de ces puissances de démons, cela d'après ta Parole et selon tes promesses»

EXERÇANT L'AUTORITE DE CHRIST

On constate assez fréquemment que des serviteurs appelés pour un service sont empêchés de l'accomplir, alors que leur appel semble évident à tous: un gouvernement refuse un visa, impose un long délai, un permis n'est pas délivré pour une oeuvre urgente, etc. De tels cas peuvent être apportés au Seigneur comme il est indiqué ci-dessus. L'église, assemblée pour la prière, représente beaucoup plus que les intercessions d'un nombre correspondant de croyants isolés. L'église, c'est Christ représenté par ses membres dans une attitude spirituelle si puissante qu'elle est capable de montrer sa complète souveraineté dans n'importe quelle situation. Il n'est pas étonnant que l'église soit si faible, alors qu'elle néglige ce moyen formidable de puissance. Pour le dire simplement, p r e n o n s l e S e i g n e u r a u m o t , agissons selon ses instructions, réclamons ses promesses. Il prend plaisir en ceux qui agissent ainsi. 
Dans un livre récent, il est raconté qu'un Chinois avait une fille malade, présentant toutes les caractéristiques d'une possession démoniaque. Dans sa détresse, il se rendit auprès d'un pasteur chinois pour demander de l'aide. Le pasteur était absent, mais son fils, chrétien lui aussi, avait vu souvent son père chasser des démons. Il offrit de remplacer son père. En chemin, il confessa ses péchés au Seigneur et lui demanda sa puissance. Arrivé à la maison, il s'approcha de la jeune fille et au nom du Seigneur, il commanda au démon de s'en aller. Celui-ci obéit immédiatement et la jeune fille fut guérie. Cela est un cas entre beaucoup et illustre ce que peut entreprendre n'importe quel enfant de Dieu qui marche dans la communion du Seigneur et veut obéir selon S E S instructions et rechercher S E S promesses. 

Dans la plupart des pays, l'opposition à l'évangile va en augmentant. Les puissances des ténèbres luttent incessamment, s'opposant au Seigneur et à ses serviteurs. Ne prions pas seulement pour les missionnaires. Ici aussi, les mauvais esprits sont à l'œuvre. «Qui viendra à l'aide du Seigneur contre les p u i s s a n t s ? » .Ce n'est plus un temps pour le peuple de Dieu de jouir de ses aises et du luxe, sans égard à la grande bataille d'Ephésiens 6. 

«Combats le bon combat de la foi». Qui veut, en ce jour, consacrer ses forces pour le Seigneur? 

(Avec autorisation de «The Witness» août 1967) 


UN IMPERATIF POUR LE CHRETIEN

- Fais l'œuvre d'un évangéliste (2 Tim. 4, 5) 
- Malheur à moi, si je n'évangélise pas (1 Cor. 9, 16)  

Lien : http://www.promesses.org/arts/7p146-149f.html

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Tour d'horizon œcuménique (2)

5 Février 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Dr R. Pache

L'œcuménisme faisait au Concile l'objet d'un texte déjà voté par les pères. Le pape y apporta dix-neuf corrections, en particulier la suivante, où le cardinal Béa et ses collaborateurs avaient écrit: «Les protestants trouvent Dieu leur parlant en Christ dans la Sainte Ecriture», Paul VI a fait mettre: les chrétiens séparés «cherchent à trouver Christ dans la Sainte Ecriture» «Messager Social», 10 déc. 1964). 
Avec une grande habileté, les deux derniers papes ont saisi l'initiative dans l'actuelle situation œcuménique. On ne peut oublier cependant que, pendant des dizaines d'années, ce sont les protestants et les orthodoxes qui ont été les promoteurs du mouvement. Le pasteur Lukas Vischer, délégué au Concile par le Conseil Œcuménique des Eglises, a donné son opinion sur l'idée que l'Eglise catholique romaine puisse se considérer désormais comme le centre des efforts pour l'unité. «Les évêques, a-t-il dit, sont trop profondément convaincus de la nécessité d'un renouveau pour parler d'un retour à l'Eglise catholique romaine telle qu'elle est aujourd'hui. Mais ils ne sont pas moins convaincus que l'unité ne pourra finalement se réaliser que dans le sein de l'Eglise catholique romaine. Cependant, pour que s'établisse un dialogue durable entre Eglises séparées, il faut trouver une forme de communion qui ne contraigne pas les Eglises non romaines à accepter, déjà dans la période du dialogue, la conception catholique romaine de l'unité et de l'union. Toute prétention à prendre la direction des opérations ne peut que freiner le développement du mouvement œcuménique» (S.CE.P.I., 23 janvier 1964).

Le grand retour à l'unique bercail: Aux déclarations du cardinal Béa, citées plus haut, joignons celles d'un professeur catholique de Nimègue, L,-J. Rogier: «Quand nous parlons de réunion, nous entendons le retour à une seule Eglise, placée sous l'autorité d'un chef spirituel suprême, une Eglise qui peut subir de profonds changements de structure, mais dont l'enseignement et l'autorité doctrinale restent toujours les mêmes, Il me semble que les exigences de la charité chrétienne et celles d'un oecuménisme authentique nous rendent impossible de laisser nos frères chrétiens d'autres confessions dans le doute sur ce point» (S,OE.P.I" 11 juin 1964). 
De semblables affirmations ont été répétées si souvent qu'elles ne nous surprennent nullement, Ce qui nous étonne, par contre, c'est la candeur et la persistance avec lesquelles les chefs oecuméniques protestants déclarent que leur but est l'union avec Rome. Le Dr Ramsey, archevêque anglican de Canterbury, dit qu'en cherchant l'unité entre les anglicans et les méthodistes, il faut prendre garde de ne pas compromettre «les principes que nous devons observer par souci de l'union finale avec les Eglises orthodoxes d'Orient et avec Rome». Le rapprochement avec Rome doit comporter deux étapes: «La première consiste à établir des relations fraternelles. ..La seconde vise à réaliser l'unité en une seule Eglise» (S.OE.P.I., 15 oct. 1964). Le principal observateur anglican au Concile du Vatican, l'évêque J.-R. Moorman, de Ripon, s'est exprimé comme suit: «Je pense que si l'on parvient finalement à l'unité entre chrétiens, il faudra bien une seule tête à l'Eglise, et, évidemment, cette tête devra. être l'évêque de Rome» «Christian Beacon»,5 mars 1964). 
Dans une conférence sur «le Renouveau de l'Eglise à la lumière du Concile du Vatican», le Dr J.-V. Langmead-Casserly, théologien épiscopal, annonça que d'ici au XXIe siècle, il y aura «une grande Eglise unie sous la direction d'une papauté «réinterprétée». Cette Eglise mondiale «aura une base doctrinale, liturgique et sacramentelle». Bien qu'il y ait eu une «catholicisation» du protestantisme, la grande difficulté pour les protestants est encore la papauté. Les chefs catholiques s'efforcent de réinterpréter le dogme de la papauté, mais la difficulté pour les catholiques est de déterminer jusqu'où les principes de la Réformation peuvent être retenus dans une Eglise unie «Sunday School Times», 8 févr. 1964).

La super-Eglise: On répète sans cesse que le Conseil OEcuménique des Eglises n'est pas, et ne peut pas tendre à devenir lui-même une super-Eglise. Le Dr Visser't Hooft écrit à ce propos: «Le C.O.E., tel qu'il est aujourd'hui, n'est qu'un instrument pour l'unité chrétienne. Il devra disparaître sous sa forme actuelle lorsque l'unité de l'Eglise deviendra une réalité" «Christian Century", 9 sept. 1964). Pour le pasteur L. Vischer, le C.O.E. est une «communauté provisoire sur la route de l'unité,> (S.OE.P.I., 23 janv. 1964). On peut donc dire qu'il est comme l'échafaudage servant à construire le futur sanctuaire. Le Dr J.-I. Mc Cord, président de la Faculté de Théologie de Princeton et de la commission de Foi et Constitution aux Etats-Unis, a affirmé: «II est impossible de concevoir que les Eglises chrétiennes puissent vivre encore isolées les unes des autres. Finalement, nous serons tous ensemble dans une seule Eglise chrétienne." Il s'est déclaré optimiste quant à la réunion finale de la chrétienté, insistant sur le fait que «l'unité est dans l'air". Il a ajouté: «Les mêmes forces qui nous ont entraînés dans la séparation au XVie siècle (la Réformation), nous entraînent ensemble au XXe siècle» («Christian Beacon»), 9 mai 1963).

La fin des deux Réformations? Selon un article du «Sunday School Times» du 14 novembre 1964, Vatican Il occupait une telle place dans la presse parce qu'il marque la fin de la contre-Réformation, rendue possible du côté protestant par la fin de la Réformation. Depuis l'admission des Eglises orthodoxes au C.O.E., on a cessé de rendre un hommage même théorique aux doctrines de la Réformation dans la plupart des anciennes dénominations. A Chicago, le Dr Howard Schomer, président du Chicago Theological Seminary, a proposé que le rappel protestant traditionnel du jour de la Réformation soit remplacé à l'avenir par la célébration commune d'un jour du renouveau protestant, catholique et orthodoxe. «L'heure est finalement venue, a-t-il dit, pour les protestants, de reconnaître publiquement que leur Réformation a été un échec, et pour les catholiques, que leur contre-Réformation a également échoué.» 
A la session de printemps 1964 du Comité Général du Conseil National des Eglises Protestantes des Etats-Unis, il fut déclaré ceci: «La tendance mondiale actuelle à une plus grande collaboration entre les Eglises protestantes et l'Eglise catholique romaine pourrait conduire prochainement à un effort missionnaire commun catholique romain et protestant. On entrevoyait cela comme le résultat du renouvellement tout à fait visible de l'Eglise romaine, et de son changement radical d'attitude à l'égard des protestants»(«Sunday School Times» 4 juillet 1964).

 

Extrait avec autorisation du périodique «Le Chrétien évangélique» 

Lien : www.promesses.org

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