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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

5 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

Introduction :

De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mais la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence. Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous. Malheureusement, cet objectif n’est pas souvent atteint par tous à cause de l’inefficacité de la communion des cinq ministères établis : « Et il a donné les uns comme Apôtres, les autres comme Prophètes, les autres comme Evangélistes, les autres comme Pasteurs et docteurs » (Ephésiens 4.11).

La priorité, le rôle de chaque ministère :

Les ministères dans la pensée de Dieu sont complémentaires et non jamais ni suffisants en eux-mêmes, encore moins isolés. La force de l'Eglise Primitive demeurait dans la compréhension de cette pensée divine. C'est ainsi que qu'il est simple de savoir :

  1. le pouce désigne l'Apôtre. Dans les fonctions du perfectionnement du Corps de Christ qui est l’Eglise, il peut facilement exercer les quatre autres ministères en l’absence de ceux-ci. Il est facile au pouce de toucher les quatre autres doigts sans difficulté. Il détient le plan de l’œuvre qui lui a été confié. Il porte la vision reçu de Dieu (Hébreux 8.5). Dans l’œuvre qu’il dirige, il peut facilement coordonner sans difficulté à cause de ce que Dieu lui a donné le plan de construction. Il sait qui convient où et a l’habileté de corriger afin de maintenir le standard divin selon la vision reçue d’en haut. Il est comparé au chef chantier, le Saint-Esprit étant l’Architecte divin qui veille pour que tout soit conforme au modèle céleste. L’Apôtre en sa qualité de Chef Chantier de la construction de l’édifice qui est la maison de Dieu, distribue les tâches et veille pour s’assurer que chacun accomplit sa tâche en conformité avec le plan qu’il détient du Saint-Esprit. Il lui revient de blâmer, imposer la discipline, l’ordre pour que les objectifs divins soient atteint selon le standard céleste. De même le pouce bien que faisant partie des cinq doigts, le pouce est légèrement indépendant par rapport aux auprès quatre doigts qui sont collés directement les uns sur les autres. Avec l’index et l’auriculaire, le pouce constituent les points d’appui d’un objet que l’on tient en main. L’Apôtre est parfois intransigeant et incompris parce qu’il voit seul le modèle qui lui est demandé. C’est de là que vient la chute de plusieurs qui loin de reconnaître et se soumettre à la souveraineté de Dieu dans son choix, s’égarent pour être rejeté à la fin. Il ya l’éthique dans le ministère.
  2. l’index désigne le Prophète. Ce doigt a la particularité d’indexer, de menacer, d’apostropher, de d’indiquer une direction. Le Prophète est comme le géomètre qui plante les jalons, mesure le tracée de la route pour permettre au bulldozer de créer la route ou le passage. Le Prophète en effet devait voir dans la vision du Très Haut pour indiquer au peuple de Dieu la vraie voie.
  3. le majeur représente l’Evangéliste. Il est semblable au bulldozer qui écrase tout sur son passage, renversant les baobabs (gros arbres) qui en tombant écrasent les petits arbres. Tout pour lui, c’est de tout faire tomber, même avec force, exerçant la puissance nécessaire pour que le chemin soit créé. Si opéré quelqu’un pour mettre Jésus dans le cœur du pécheur était possible, l’Evangéliste le ferait sans hésitation et avec la plus grande satisfaction. Pour l’Evangéliste, le péché est partout ; tout péché doit être sévèrement sanctionné parce que le ciel est pur et tout homme doit être pur maintenant. Le processus de croissance normale dans la vie chrétienne lui est inconnu. Si un vrai Evangéliste fait longtemps dans une église locale qu’il a créé, il dispersera les âmes par sa violence. Pour l’Evangéliste, tout doit être pureté absolue ou rien.

4 l’annulaire représente le Pasteur. Le doigt qui symbolise le Pasteur est celui sur lequel on met l’alliance lors de la bénédiction nuptial. Il est l’artisan qui œuvre avec Dieu pour établir une alliance entre le croyant et Dieu par le moyen de l’enseignement des Ecritures. Il est appelé berger parce que son aptitude par la grâce qui est attaché à son ministère lui permet de supporter, d’être patient, doux pour conduite le troupeau. Le mot Pasteur tire son origine de pâtre. Le pâtre estun homme qui garde et prend soin de son troupeau. De ce mot est né paître qui signifie entre autre conduire, guider, prendre soin, nourrir, éduquer, soigner, équiper, garder, protéger, etc. Voilà le Pasteur qui au quotidien veille étroitement sur son troupeau avec l’attitude que décrit l’Apôtre Paul en ces termes : « souvent dans les veilles, dans la faim et la soif ; souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne, l’inquiétude au sujet de (l’église) toutes les Eglises ! Qui est faible sans que je sois faible ? De qui cause–t–on la chute, sans que moi–même je brûle ? S’il faut faire le fier, c’est de ma faiblesse que je ferai ma fierté » (2 Cor 11.27-30).

Le Pasteur est comme la niveleuse qui vient dégager les troncs, les branches et tout ce que le bulldozer en passant a broyé pour faciliter le passage de la route. Après avoir donc dégagé la voie telle que tracée, il nivelle et trace les rigoles pour permettre à l’eau de couler aisément sans laisser la route boueuse. Toutefois, la garantie d’une route non boueuse n’est effective. C’est pourquoi le Docteur interviendra.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Il est le dernier des cinq doigts de la main non parce ce que son ministère est le plus petit. Loin de-là, au contraire, voici ce qui est écrit à propos de l’importance des ministères dans l’église locale : « Or Dieu a placé dans l’Eglise premièrement des Apôtres, deuxièmement des Prophètes, troisièmement des maîtres ; ensuite il y a des miracles, ensuite des dons de guérison, des aptitudes à secourir, à gouverner, diverses langues » (1 Cor 12.28). Le Docteur est comparé à un compacteur qui dame la route, compacte la terre pour qu’après, le bitume y soit versée afin d’assurer une circulation sur une voie assurée et précise qui conduit à une destination certaine.

L’auriculaire a la particularité de nettoyer l’oreille pour facilite une bonne compréhension. Une expérience a permis de comprendre que l’usage de l’auriculaire dans la saisie d’objets est incontournable. Si on veut s’abstenir de son service, l’objet que l’on tient ne pourra pas être employé efficacement et par conséquent, on échouera dans ce qu’on voulait faire ou on le fera mal.

Cette précision permet de comprendre que la complémentarité dans les cinq ministères. Selon le plan divin, les cinq Ministère existent« pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » (Eph 4.11-15).

L’une des particularités de la force de l’Eglise Primitive demeurait dans la compréhension des cinq ministères entre eux. La fragilité de nos églises locales de nos jours demeure dans le manque de collaboration des cinq ministères. Il suffit aujourd’hui qu’un Evangéliste commence une œuvre pour Dieu et devient tout à la fois. Son église sera forte dans l’évangélisation et faible dans tous les autres domaines qui sont qualifiés par les quatre autres ministères. On entendra d’ailleurs dire et c’est très fréquent : « Mon leader est Révérend Apôtre, Prophète, Evangéliste, Pasteur, Docteur ». Quelle utopie !

Mes frères, revenons sur la base des Saintes Ecritures pour bâtir sur le modèle divin qui est Jésus Christ et selon les principes du Saint-Esprit. Si nous n’agissons pas ainsi, nous travaillerons pour le feu selon qu’il est écrit :

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu»(Cor 3.1-15).

COMPRENDRE LA CLASSIFICATION DE CHAQUE MINISTERE

Une approche ignorante fera croire que les cinq ministères sont classés par simple hasard. Notons très bien que les choses de Dieu sont toujours faites de très haute précision en tenant compte du lieu, de la nation, du contexte, de l’époque, des chiffre et que sais-je encore ? C’est ainsi que nous comprendrons par les lignes qui suivent, le message que Dieu véhicule par le positionnement de chaque ministère par rapport aux cinq doigts de la main dans le sens ascendant et descendant :

  1. Sens descendant :

Pour bien saisir le but et le fonctionnement des ministères, nous devons retenir que toute tentative pour atteindre ou servir Dieu avait de tout temps été un échec cuisant pour l’homme. Le livre de Romains retrace avec précision le mécanisme ou le processus qui a conduit à la juste selon Dieu, clôturant de son chapitre 12 à 16 par l’application de la justice au sens de la prescription et perception divine. Ainsi, dans le sens descendant, Dieu vient vers nous exerçant ministère pour nous donner un exemple du modèle céleste. Il deviendra aisé par-là de saisir le sens du nom de Jésus, Emmanuel qui signifie ‘‘Dieu avec nous’’ ou simplement, ‘‘Dieu parmi nous’’. Ainsi, chaque ministère dans son positionnement divin signifie :

  1. Le pouce ou Apôtre désigne Christ, l’Envoyé de Dieu vers nous selon qu’il est écrit : ‘‘ Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, de ce qu’il a visité et racheté son peuple, et nous a suscité un puissant Sauveur dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens, un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent ! C’est ainsi qu’il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.68-75).
  2. l’index qui désigne le Prophète, est Christ, le Messager de Dieu pour nous afin que s’accomplisse ce qui est écrit : ‘‘afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force’’ (Ephésiens 1.17-19).
  3. le majeur représente l’Evangéliste, Christ venu dans le monde pour ce message de l’Ecriture : ‘‘L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s’assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : Aujourd’hui cette parole de l’Ecriture, que vous venez d’entendre, est accomplie. Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : N’est-ce pas le fils de Joseph ?’’ (Luc 4.18-22).

4. l’annulaire représente le Pasteur qui n’est autre que Christ car il est écrit de lui : ‘‘Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger’’ (Jean 10.11,14-16).

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Au cours de son ministère terrestre, son ministère d’Enseignant spécialement oint a fait ses preuves et obtenu de grands témoignages, même de ses ennemis : ‘‘Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat. On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Jésus le menaça, disant: Tais-toi, et sors de cet homme. Et le démon le jeta au milieu de l’assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d’alentour’’ (Luc 4.31-37).

Tout ceci nous atteste fort bien que Jésus est l’auteur des cinq ministères qu’il a lui-même exercé selon la prescience du Père. Pour assurer la continuité de ce qu’il a commencé et ainsi pérenniser son œuvre, il continue bien qu’étant au ciel à exercer au travers de chaque ministère don, le perfectionnement des saints en vue d’une Eglise irréprochable, sans tâche ni ride qu’il viendra bientôt chercher.

Cette première approche retrace le chemin du Tabernacle duquel Dieu quitte le lieu Très Saint pour se manifester aux hommes, montrant son amour, accomplissant tout ce qui était requis par la loi en vue du salut. Ainsi en chair, il ira au parvis extérieur prendre le pécheur pour ensuite le ramener vers lui, dans le lieu Très Saint, en sa Sainte présence selon le processus ci-après, en utilisant les hommes qu’il a souverainement choisis :

  1. Sens ascendant :
  1. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant).Lorsque le pécheur se convertit, le Docteur lui enseigne avec précision la voie du salut et les principes de Dieu qui régissent la nouvelle vie en Christ. Lorsque ce fondement est posé selon les Écritures, le nouveau converti qui sort de l’Ecole de fondement est remis au soin du Pasteur.
  2. l’annulaire représente le Pasteur qui avec ses vertus de berger, encadrera ce nouveau venu dans le royaume. Il veillera sur lui, lui montrant comment vivre dans cette nouvelle famille en harmonie avec Dieu, avec les autres membres de famille qu’il a trouvé aussi bien que ceux qui viendront après. Le Pasteur pour ce faire, soigne ses plaies, panse ses blessures et le façonne pour passer du stade de l’enfant à fils. Il est formé dans la prière, la communion fraternelle, la vie communautaire et les principes de la vie dans le royaume dont il est devenu fils, faisant partie intégrante des membres de la famille de Dieu. Devenu fils, il sent la nécessité d’accomplir la volonté de Dieu pour l’accroissement de la famille. Il passe alors entre les mains de l’Evangéliste.
  3. le majeur représente l’Evangéliste qui passe dans l’église locale et forme ce fils dans la conquête des âmes perdues, le combat spirituel, la guerre défensive et offensive contre le royaume des ténèbres. Par ce ministère, le fils ressent la douleur du cœur de Dieu pour les perdus et s’y investi sans réserve, sachant qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir et que le salut d’un seul pécheur réjouit tout le ciel. La passion pour les choses du royaume devenant sa raison d’être, il est peut maintenant recevoir du Prochaine pour sa croissance vers la maturité spirituelle.
  4. l’index désigne le Prophète qui de messager de Dieu qu’il est peut transmettre la connaissance de la révélation divine au nouveau fils du royaume. Cette connexion lui apprendra non plus à rester dépendant des rudiments, mais à être éveillé dans son homme intérieur et voir dans la vision de Dieu pour accomplir les œuvres agréables, comprenant que la dispensation de Dieu pour un homme, une famille, une tribu, un peuple, une nation ou un continent fait l’objet de la prescience divine et il faut s’y atteler pour rester dans l’intimité avec Dieu. On peut aisément pour cette circonstance lire Nombres 24.4 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Nombres 24.16 : Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très-Haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.

Lorsqu’on a la révélation des choses de Dieu et s’y attache avec fermeté, on n’a plus raison de ne pas être envoyé.

  1. Le pouce désigne l'Apôtre. La réformation apostolique est l’étape du retour à la case départ pour attendre le retour du Christ.

Ce processus montre fort bien que le nouveau converti peut et doit être formé par les cinq ministères dons qui lui passeront le relai pour l’œuvre de Dieu dans l’aspect spécifique de la multiplication comme l’a si bien dit l’Apôtre Paul à son fils Timothée par ces mots profonds dans leur implication et responsabilité : ‘‘Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres’’ (2 Tim 2.1-2).Il faut cela pour transmettre la connaissance aux hommes car ‘‘Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice’’ (2 Tim 3.16).

Extrait du livre en correction ‘‘Les cinq Ministères bibliques’’

Dr. André CHOUBEU

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Dangers de la face cachée du leader

29 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Dangers de la face cachée du leader

Dangers de la face cachée du leader

(d'après le livre : « OVERCOMING THE DARK SIDE OF LEADERSHIP »)

Les dangers de notre côté sombre :

Les tendances compulsives peuvent engendrer :

§ Une rigidité personnelle et dans l'organisation qui étouffe la créativité et sape les relations avec les autres

§ Un environnement de propre justice et de légalisme qui aliène ceux que nous voulons conduire.

§ Un dirigeant qui va être « drogué de travail », ou qui va exploser douloureusement sur la plan émotionnel (dépression), qui peut le conduire à un burn-out complet.

§ Une rébellion ou une aliénation de la part de ceux qui ne supportent plus d'être contrôlés et qui réagissent (le foyer comme l'église peuvent se fracturer dans ces conditions)

Les tendances narcissiques peuvent engendrer :

§ Le fait d'exploiter ceux que nous sommes appelés à conduire.

§ Au lieu de répondre aux besoins des autres, ce type de dirigeant voit les autres comme des « instruments » qui servent à satisfaire son appétit insatiable de réalisations grandioses et meilleures.

§ Des églises qui s'effondrent sous le poids financier de projets de constructions dont elles n'avaient pas besoin ou qu'elles n'étaient pas en mesure de payer, simplement dans le but de permettre à un dirigeant insécurisé de se sentir bien pour un moment.

§ Parfois, des pratiques illégales ou contraires à la morale, alors que le dirigeant veut absolument réussir, sans tenir compte du prix qu'il faut payer.

Les tendances paranoïdes peuvent engendrer :

§ Un état permanent de déni cher le dirigeant.

§ Une méfiance terrible au sein de l'équipe de direction, un combat de type « guérilla » au sein de l'église.

§ Une incapacité à apprécier une véritable communion entre chrétiens.

Les tendances à la co-dépendance peuvent engendrer :

§ Une auto-destruction du ministère du dirigeant, qui essaie de rendre tout le monde heureux dans l'église et de répondre aux besoins de tous, en mettant de côté les siens et ceux de sa famille.

§ Burn-out, divorce, adultère, maladie physique.

Les tendances du tempérament passif-agressif engendrent :

§ Un dirigeant qui vit constamment avec la honte et les conséquences de ses explosions incontrôlées.

§ Un dirigeant qui doit parfois déménager malgré lui d'église en église à cause de ses comportements changeants et bizarres, et qui n'arrive pas à comprendre pourquoi « ces gens » ne l'aiment pas ou ne le veulent pas.

Nous devons prendre la responsabilité de triompher de notre côté sombre. Il vaut la peine de faire un effort pour nous éviter certaines de ces conséquences négatives, et prévenir un éventuel échec dans notre rôle de dirigeant.

Comment racheter notre côté sombre ?

Notre côté sombre n'est pas intrinsèquement mauvais : c'est une partie de l'être humain. Dieu fait son œuvre au travers de notre côté sombre pour accomplir ses buts et pour nous élever à certains postes de responsabilités.

Cependant, il est essentiel que notre côté sombre soit racheté à un certain degré, si nous voulons mieux servir les buts du Seigneur et être moins occupés à satisfaire nos propres besoins.

→ Nous devons examiner en profondeur nos motivations, ainsi que les peurs et anxiétés qui accompagnent le leadership.

→ Nous apprendrons alors à remettre à Dieu nos motivations injustes et nos craintes.

→ Nous devons réaliser qu'aucun niveau de succès ou d'épanouissement de soi ne pourra combler les trous créés par nos besoins non satisfaits.

§ Celui qui a des tendances compulsives : doit réaliser que Dieu est Souverain, et qu'il contrôle totalement sa vie personnelle, ainsi que les circonstances qui entourent sa vie. Il doit apprendre à faire confiance au Seigneur pour tous les détails de sa vie.

§ Celui qui a des tendances narcissiques : doit apprendre qu'aucune dose de réussite ou de reconnaissance de la part des autres ne pourra étancher sa soif intérieure permanente de savoir qu'il est à la hauteur et son besoin d'être estimé - à moins de trouver une complète satisfaction en Christ.

§ Celui qui a des tendances paranoïdes : doit apprendre à faire confiance à Dieu pour être son protecteur, et qu'Il sera sa forteresse contre toutes les attaques sui se lèveront contre son leadership (réelles ou imaginaires). Ce type de dirigeant devra apprendre que lorsqu'il encourage le développement des autres, Dieu veillera à lui rendre justice.

§ Celui qui a des tendances co-dépendantes : doit apprendre qu'il n'est pas responsable des attitudes et des réactions des autres, et que faire plaisir à Dieu est plus important que recevoir l'approbation des gens qu'il sert. En tant que dirigeant, nous n'avons pas la responsabilité de répondre aux attentes de tout le monde, nous ne pouvons pas toujours sauvegarder la paix. A certains moments nous sommes utilisés par Dieu pour que les gens se sentent mal à l'aise avec certains comportements inacceptables.

§ Celui qui a des tendances passives-agressives : doit apprendre qu'une motivation issue d'une vision inspirée par Dieu associée avec une stratégie bien au point sont plus efficaces que la manipulation des autres, au moyen d'explosions émotionnelles en public.

C'est en suivant ce processus d'apprendre à mieux nous connaître et à progressivement mieux gérer notre côté sombre que nous pourrons éviter son paradoxe destructeur, et que nous permettrons à Dieu de mieux exercer son contrôle sur notre leadership. Avec le temps, nous pourrons exercer notre leadership avec plus de repos, alors que nous dirigerons calmement et avec foi pour la gloire de Dieu plutôt que pour nous satisfaire nous-mêmes.

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LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

27 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT

LA CONFESSION ET LE DEDOMMAGEMENT
Par Watchman N
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I. UNE CONSCIENCE DÉPOURVUE D'OFFENSE

Une fois que nous croyons au Seigneur, nous devons prendre l'habitude de demander pardon et de restituer. Si nous avons offensé quelqu'un, ou si nous avons failli dans notre relation avec un autre, nous devons apprendre à demander pardon et à dédommager. Si un homme ne confesse pas ses péchés devant Dieu et ne demande pas pardon aux hommes en proposant de restituer, sa conscience pourra facilement s'endurcir. Une fois que la conscience s'endurcit, un problème sérieux et fondamental se manifeste : il devient difficile pour la lumière de Dieu d'éclairer l'homme. Nous devons prendre l'habitude de confesser nos péchés et de dédommager pour garder une conscience sensible et vive devant le Seigneur.

Une personne qui travaillait pour le Seigneur a demandé un jour : « Depuis combien de temps n'avez-vous pas demandé pardon à quelqu'un ? » Si cela fait longtemps qu'une personne ne s'est pas confessée à quelqu'un d'autre, il y a sans doute un problème avec la conscience de cette personne. Nous offensons régulièrement les autres. Si une personne a offensé quelqu'un et ne le ressent pas dans sa conscience, celle-ci doit être malade ou anormale. Le temps qui vous sépare de votre dernière confession peut vous permettre de savoir s'il existe ou non un problème entre vous et Dieu. Si le temps est long, cela prouve qu'il y a un manque de lumière dans votre cœur. Si le temps est court, autrement dit, si vous vous êtes récemment confessé à quelqu'un, cela prouve que votre conscience est encore sensible. Pour pouvoir vivre dans la lumière de Dieu, nous avons besoin d'une conscience sensible, et pour que notre conscience demeure sensible, nous avons besoin de continuellement reconnaître le péché comme tel. Nous devons nous confesser à Dieu, et nous devons aussi demander pardon aux hommes et les dédommager.

Si nous avons offensé Dieu et que l'offense n'a aucun rapport avec l'homme, nous n'avons pas besoin de nous confesser à l'homme. Nous ne devons pas tomber dans l'extrême. Si les péchés d'un frère ou d'une sœur n'ont aucun rapport avec les hommes, et qu'ils n'ont offensé que Dieu, ils n'ont besoin que de se confesser à Dieu ; il n'y a absolument aucun besoin de se confesser à l'homme. J'espère que nous ferons attention à ce principe.

Quelles sortes de péchés offensent les hommes ? Comment une personne doit elle s'excuser auprès d'une autre, ou dédommager une autre quand elle l'offense ou qu'elle pèche dans sa relation avec elle ? Pour être clair sur ce point, il est nécessaire d'étudier attentivement deux parties des Écritures.

II. LE SACRIFICE D'EXPIATION DE LÉVITIQUE 5

Le sacrifice d'expiation revêt deux aspects spécifiques, qui sont tous deux présentés dans le chapitre cinq. Le début de ce chapitre nous dit que nous devons confesser à Dieu et offrir un sacrifice d'expiation pour nos divers péchés. La fin du chapitre nous dit qu'il n'est pas suffisant d'offrir un sacrifice à Dieu si nous avons offensé une personne dans le domaine matériel ; nous devons aussi dédommager la personne que nous avons offensée. Ce passage nous dit que si nous avons offensé quelqu'un dans le domaine matériel, nous devons régler ce problème avec l'homme. Bien sûr, cela ne nous dispense pas de nous confesser à Dieu et de Lui demander pardon. Mais dans ce cas, traiter uniquement avec Dieu n'est pas suffisant. Nous ne pouvons pas demander à Dieu de nous pardonner pour le compte de ceux que nous avons offensés.

Comment devons-nous traiter ce problème du côté de l'homme ? Regardons de plus près le sacrifice d'expiation de la fin de Lévitique 5.

A. Certains péchés constituent des offenses envers l'homme

Lévitique 5:21-26
“Lorsque quelqu'un péchera et commettra une infidélité envers l'Éternel, en mentant à son prochain au sujet d'un dépôt, d'un objet confié à sa garde, d'une chose volée ou soustraite par fraude, en niant d'avoir trouvé une chose perdue, ou en faisant un faux serment sur une chose quelconque de nature à constituer un péché; lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ou la chose quelconque sur laquelle il a fait un faux serment. Il la restituera en son entier, y ajoutera un cinquième, et la remettra à son propriétaire, le jour même où il offrira son sacrifice de culpabilité. Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. [...] ” » suite

Une personne qui a offensé quelqu'un dans le domaine matériel doit régler le problème avec les hommes avant de pouvoir être pardonnée. Si elle ne règle pas le problème avec les hommes, elle ne pourra pas recevoir le pardon.

Ces versets décrivent six types de péchés :

(1) Mentir à son prochain au sujet d'une chose confiée : Cela signifie que quelqu'un nous a confié quelque chose, et que nous en avons intentionnellement retenue la meilleure partie en restituant la chose. Ceci est un mensonge, et c'est un péché devant Dieu. Nous ne devons pas mentir aux autres par rapport à ce qu'ils nous ont confié, mais nous devons plutôt garder la chose fidèlement. Les enfants de Dieu devraient toujours garder fidèlement les choses que les autres leur confient. Si nous ne pouvons pas le garder, nous ne devons pas accepter un tel dépôt. Une fois que nous l'avons accepté, nous devons faire de notre mieux pour le garder. Si quelque chose se produit suite à notre infidélité, nous avons péché envers l'homme.

(2) Mentir à son prochain au sujet d'une chose déposée entre ses mains : Cela signifie traiter injustement ou mentir dans les relations professionnelles, ou tirer profit par des moyens abusifs, ou usurper quelque chose injustement par le commerce. C'est là un péché devant l'Éternel duquel nous devrions nous occuper sérieusement.

(3) Voler : Même si cela n'arrive certainement pas parmi les saints, nous devons pourtant en parler. Personne ne doit acquérir quoi que ce soit par le vol. Celui qui profite de sa position ou de son pouvoir pour usurper les biens d'autrui a commis un péché.

(4) Extorquer à son prochain : Profiter de quelqu'un en usant de sa position ou de son pouvoir est un péché. Aux yeux de Dieu, Ses enfants ne devraient jamais faire une telle chose. Nous devons nous traiter un tel problème.

(5) Mentir au sujet d'une chose perdue : Les nouveaux croyants doivent prendre garde à ce sujet. Beaucoup de personnes ont menti concernant des choses que les autres ont perdues. Dire que quelque chose n'est rien, dire que beaucoup est peu, ou échanger ce qui est mauvais contre ce qui est bon, c'est mentir. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Il y a beaucoup, mais vous dites qu'il y a peu. Une chose peut être bonne, mais vous dites qu'elle est mauvaise - tout cela constitue un péché. Une personne a perdu quelque chose et vous en profitez, en extorquant d'elle un gain ou un bénéfice : c'est un péché. Un chrétien ne doit pas prendre possession des biens d'autrui. Si vous avez pris quelque chose par erreur, vous devez le garder précieusement afin de pouvoir le rendre à son propriétaire. Ne vous appropriez jamais une chose perdue. Il n'est pas juste de conserver les objets perdus ; c'est encore pire d'usurper les biens d'autrui par la fraude. Obtenir les biens d'autrui par tout moyen injuste est un péché. Un croyant ne devrait jamais faire quelque chose qui lui profite au détriment d'un autre.

(6) Jurer en mentant : C'est un péché que de jurer injustement concernant une chose matérielle. Vous savez quelque chose, et pourtant, vous dites que vous ne savez rien. Vous avez vu quelque chose, mais vous dites n'avoir rien vu. Il y a quelque chose, mais vous dites qu'il n'y a rien. Quelqu'un qui jure injustement a péché.

« Toutes les choses qu'un homme fait de manière à pécher en les faisant. » Cela nous parle de tous les péchés que nous commettons dans le domaine matériel. Les enfants de Dieu doivent apprendre cette leçon, et ne jamais s'en éloigner : ils ne doivent pas s'approprier le bien d'autrui. Les biens des autres appartiennent aux autres. Ne vous les appropriez pas. Celui qui jure faussement concernant l'une des choses mentionnées ci-dessus a péché.

Frères et sœurs, s'il a de la malhonnêteté dans quelque chose que vous avez fait, si vous avez acquis quelque chose au détriment d'un autre, ou si vous avez acquis une chose dans l'une des six circonstances mentionnées, vous avez péché. Vous devez traiter ce problème avec sérieux.

B. Comment dédommager

Notre manière de vivre doit être juste et notre conscience dépourvue d'offense devant Dieu. La Parole de Dieu nous dit : « Alors, s'il a péché et qu'il soit coupable, il arrivera qu'il rendra l'objet qu'il a volé » (v. 23). Le mot « rendra » est très important. Le sacrifice d'expiation a deux aspects. Il y a d'un côté le besoin de propitiation devant Dieu et de l'autre, le besoin de « rendre » à l'homme ce qui a été enlevé. Ne pensez pas que la propitiation devant Dieu soit suffisante. Vous devez également rendre à l'homme ce qui lui a été enlevé. Si vous ne le rendez pas, il manque quelque chose. Le sacrifice d'expiation du début de Lévitique 5 nous parle des choses qui ne constituent pas des offenses matérielles envers les hommes. Bien sûr, dans ce cas il n'y a aucun besoin de rendre la chose. Mais les péchés dont il est question à la fin de Lévitique 5 impliquent une perte matérielle, auquel cas il est nécessaire de faire restitution. La propitiation par le sacrifice n'était pas suffisante. Il fallait en plus « rendre » ce qui avait été enlevé. C'est pourquoi le verset 23 nous dit :

Lévitique 5:23
“lorsqu'il péchera ainsi et se rendra coupable, il restituera la chose qu'il a volée ou soustraite par fraude, la chose qui lui avait été confiée en dépôt, la chose perdue qu'il a trouvée, ”

Tout ce qui s'acquiert par des moyens injustes doit être restitué. Nous devons rendre ce qui a été volé, ce qui a été extorqué, ce qui a été confié, ce qui a été retrouvé, et ce au sujet duquel on a juré faussement. Toutes ces choses doivent être restituées.

Comment devons-nous restituer ces choses ?

Lévitique 5:5
“Celui donc qui se rendra coupable de l'une de ces choses, fera l'aveu de son péché. ”

Il y a trois choses qui sont intéressantes à noter.

Premièrement, nous devons restituer complètement. Nous sommes dans l'erreur si nous ne restituons rien. Mais nous sommes tout autant dans l'erreur si nous ne restituons pas complètement. Il ne suffit pas de demander pardon. Si l'objet demeure dans votre maison, cela prouve que vous êtes encore dans l'erreur. Nous devons tout restituer.

Deuxièmement, Dieu ne veut pas seulement que nous restituions complètement, mais Il veut aussi que nous ajoutions un cinquième lorsque nous restituons. Pourquoi devons-nous ajouter un cinquième ? Selon ce principe, nous devons restituer abondamment. Si nous avons volé de l'argent ou d'autres choses, Dieu veut que nous ajoutions un cinquième à la valeur totale lorsque nous faisons restitution. Dieu ne veut pas que Ses enfants rendent le strict minimum. En imprimant des livres, l'imprimeur laisse toujours une marge en haut, en bas, à gauche et à droite. De la même façon, nous ne devons pas être mesquins lorsque nous demandons pardon aux gens et que nous leur rendons ce qui leur appartient. Nous devons être généreux.

Certains n'ajoutent pas un cinquième à leur restitution. En fait, ils rendent bien moins d'un cinquième de ce qu'ils devaient. Ils demandent pardon en disant : « C'est vrai que je t'ai offensé sur ce point, mais j'avais raison sur d'autres points. Sur d'autres points je ne t'ai pas offensé, au contraire, c'est toi qui m'as offensé. » Ce n'est pas une confession, c'est un règlement de comptes. Si vous voulez vous confesser, ne soyez pas si mesquin. Ce n'est pas grave de demander pardon pour plus qu'il ne faut, ce qui est grave, c'est de demander pour moins. Pourquoi avez vous péché initialement ? Puisque vous devez maintenant restituer, soyez généreux. Ne prenez pas quelque chose à quelqu'un pour ensuite lui rendre uniquement ce que vous avez pris. Vous devez restituer généreusement.

Les enfants de Dieu devraient se comporter d'une manière digne de leur Père. C'est particulièrement vrai dans le domaine de la confession. Demander pardon dans l'esprit d'un règlement de comptes n'est pas le type de confession que les enfants de Dieu devraient pratiquer. Les enfants de Dieu devraient confesser leurs fautes complètement et ajouter un cinquième lors d'un dédommagement. Personne ne devrait hésiter à faire le moindre sacrifice lorsqu'il s'agit de la confession. Si vous vous occupez de calculer combien chacun doit à l'autre lorsque vous demandez pardon, alors vous ne vous comportez pas en chrétien. Certaines personnes disent : « Je n'étais pas en colère au départ, mais ce que tu as dit m'as mis en colère. J'ai confessé ma faute, maintenant c'est à toi de confesser la tienne. » Il s'agit ici tout simplement d'un règlement de comptes ; ce n'est pas une confession. Si vous faites une confession, vous devriez faire un mille de plus:

Matthieu 5:41
“Si quelqu'un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. ”

Soyez plus généreux dans le domaine de la confession. Ne retenez rien dans votre confession ; soyez plutôt généreux.

Ajouter un cinquième à notre confession ou notre dédommagement nous rappelle que nous y perdons lorsque nous offensons les autres, et que par conséquent, nous devons faire attention de ne pas recommencer. Lorsqu'un nouveau croyant offense quelqu'un, il doit réaliser qu'il en souffrira en fin de compte, même s'il pense avoir gagné quelque chose sur le moment. Il a pris cinq cinquièmes, mais il doit en rendre six. Il est facile de prendre quelque chose à quelqu'un. Mais lorsqu'on doit le rendre, il faut y ajouter un cinquième de sa valeur.

Troisièmement, nous devons effectuer notre confession et notre dédommagement dès que possible. Le verset 24 nous dit : « Il le donnera à celui à qui cela appartient, le jour de son sacrifice pour le délit. » Si nous avons la possibilité de restituer l'objet en question, ou si l'objet est encore en notre possession, nous devrions le restituer le jour même où nous apprenons notre faute. Il est trop facile de repousser cette chose. Plus les enfants de Dieu repoussent la confession et le dédommagement, plus la sensation du péché s'estompera. Dès que nous recevons la lumière, nous devons agir en conséquence. Nous devons restituer le jour même. J'espère que nos frères et sœurs prendront ce chemin étroit dès le moment de leur conversion. Nous ne devrions jamais profiter des autres et agir injustement. Le principe de base de la vie chrétienne sur cette terre est de ne pas profiter des autres. Profiter des autres, c'est mal. Nous ne devons pas profiter des autres, mais plutôt prendre l'habitude dès le départ de traiter les autres avec justice.

Nous devons rendre aux autres ce qui leur appartient. Mais ce n'est pas tout. Nous ne devons pas penser que l'affaire est réglée dès que nous avons demandé pardon et que nous avons dédommagé la personne. L'affaire n'est pas encore réglée.

Lévitique 5:25
“Il présentera au sacrificateur en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché un bélier sans défaut, pris du troupeau d'après ton estimation. ”

Après avoir confessé notre faute et avoir fait restitution, nous devons encore aller à Dieu pour obtenir le pardon. Le sacrifice d'expiation dont il est question au début du chapitre cinq ne concerne que le cas où il n'y a pas de dommage matériel. Mais dans le cas présenté à la fin du chapitre cinq, il s'agit d'une faute envers l'homme. Dans ce cas, nous devons d'abord aller régler le problème auprès de l'homme avant de venir à Dieu pour obtenir le pardon. Tant qu'une affaire n'est pas réglée avec l'homme, nous ne pouvons pas nous adresser à Dieu pour obtenir le pardon. Que se passe-t-il une fois que l'affaire est réglée avec l'homme et nous nous sommes confessés devant Dieu ?

Lévitique 5:26
“Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation devant l'Éternel, et il lui sera pardonné, quelle que soit la faute dont il se sera rendu coupable. ”

Voilà ce que le Seigneur demande. Celui qui a commis une faute envers l'homme dans le domaine matériel devrait faire de son mieux pour dédommager. Ensuite, il peut venir devant Dieu et Lui demander le pardon de son péché par le sang du Seigneur.

Nous ne devons pas considérer cela comme une chose insignifiante. Si nous sommes négligents, nous profitons des autres et nous péchons contre eux. Les enfants de Dieu devraient se souvenir de cela et y prêter attention durant toute leur vie. Quel que soit le domaine dans lequel ils ont offensé les autres, ils devraient toujours les dédommager et confesser leurs péchés à Dieu.

III. L'ENSEIGNEMENT DE MATTHIEU 5

Tournons-nous maintenant vers une autre portion des Écritures : Matthieu 5. Ce chapitre diffère de Lévitique 5, qui nous parle des transgressions envers l'homme uniquement dans le domaine matériel. Matthieu 5 aborde beaucoup plus que les transgressions dans le domaine matériel.

Matthieu 5.23-26 nous dit :

Matthieu 5:23-26
“Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. [...]” » suite

Les quadrants dont il est question ici ne signifient pas simplement des quadrants physiques. Ils nous parlent du principe de perte dans un certain domaine.

Le Seigneur nous dit : « Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. » Cela se réfère particulièrement aux disputes qui se produisent parmi les frères, parmi les enfants de Dieu. Si vous offrez un sacrifice sur l'autel, c'est-à-dire que vous offrez quelque chose à Dieu et que soudain vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, le fait de vous souvenir vient de Dieu. Le Saint-Esprit vous donne souvent une pensée appropriée. Lorsque vous vous souvenez de quelque chose, ne rejetez pas la pensée en vous disant que ce n'est qu'une pensée. Dès que vous vous souvenez de quelque chose, il faut vous en occuper avec soin.

Si vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, c'est que vous avez péché contre lui. Votre transgression peut être ou non dans le domaine matériel. Peut-être l'avez-vous offensé en agissant injustement envers lui. L'accent n'est pas sur les choses matérielles, mais plutôt sur ce que les autres ont contre vous. Un nouveau croyant devrait réaliser que s'il offense quelqu'un et qu'il ne demande pas pardon, c'en est fini de lui, dès lors que la personne offensée mentionne son nom et soupire devant l'Éternel. Rien de ce qu'il offrira au Seigneur ne sera accepté. Tout ce qu'il demandera dans la prière sera refusé. Nous ne devrions pas donner l'occasion à qui que ce soit de soupirer devant Dieu à notre sujet. Une fois que cette personne soupire, c'en est fini de nous devant Dieu. Si nous avons fait le mal, ou si nous avons offensé ou blessé quelqu'un, la personne en question n'a pas besoin de nous accuser devant Dieu. Il suffit qu'elle dise : « Oh ! Untel... », il suffit même qu'elle dise : « Oh ! » et tout ce que nous offrons à Dieu sera rejeté. Tout ce que l'autre a besoin de faire, c'est soupirer devant Dieu à cause de nous. Nous ne devrions jamais donner l'occasion à un frère ou une sœur de soupirer devant Dieu à notre sujet. Si nous leur donnons une raison de soupirer, nous perdons alors toutes nos perspectives spirituelles, et toutes nos offrandes àDieu seront refusées.

Si vous offrez un sacrifice sur l'autel et que vous vous souveniez que votre frère a quelque chose contre vous, ou a une quelconque raison de soupirer à cause de vous, n'offrez pas votre offrande. Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, « va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Dieu veut l'offrande, mais vous devez d'abord être réconcilié avec votre frère. Ceux qui ne sont pas réconciliés avec les hommes ne sont pas capables d'offrir des offrandes à Dieu. Vous devez laisser là votre offrande, et aller d'abord vous réconcilier avec votre frère, puis venir présenter votre offrande. Voyez-vous comment il faut agir ? Vous devez d'abord aller vous réconcilier avec votre frère. Que signifie être réconcilié avec son frère ? Cela signifie ôter la colère de son frère. Vous aurez besoin de demander pardon et peut-être aussi de le dédommager. Cependant, il s'agit de satisfaire votre frère. Il ne s'agit pas d'ajouter un cinquième, ou un dixième ; il s'agit d'être réconcilié. Se réconcilier signifie satisfaire la demande de l'autre.

Quand vous avez offensé votre frère et commis une faute envers lui, quand il est dérangé et qu'il pense que vous n'avez pas agi justement et quand vous lui avez donné l'occasion de soupirer à votre égard devant Dieu, votre communion spirituelle avec Dieu est interrompue ; toutes vos perspectives spirituelles ont disparu. Vous n'avez peut-être aucun sentiment d'être dans les ténèbres et vous avez peut-être l'impression d'avoir raison, mais l'offrande que vous offrez sur l'autel a perdu sa valeur. Vous ne pouvez rien demander à Dieu. Vous ne pouvez rien donner à Dieu. Vous ne pouvez ni Lui donner quelque chose, ni recevoir des réponses de Sa part. Vous avez peut-être tout remis sur l'autel, mais Dieu n'en est pas satisfait. Il faut donc, lorsque vous venez à l'autel de Dieu, être réconcilié avec votre frère. Quelles que soient ses demandes, vous devez faire de votre mieux pour les honorer. Apprenez à satisfaire les justes demandes de Dieu, ainsi que les justes demandes de votre frère. Vous ne pouvez offrir votre sacrifice à Dieu qu'après avoir fait cela. C'est un sujet très sérieux.

Nous ne devons pas offenser les autres à la légère. En particulier, nous ne devons pas offenser les frères et les sœurs à la légère. Si nous offensons un frère ou une sœur, nous tombons immédiatement sous le jugement de Dieu, et il n'est pas facile d'en sortir. Dans le verset 25, le Seigneur souligne :

Matthieu 5:25
“Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. ”

Voilà un frère qui a souffert l'injustice à cause de vous ; il n'est pas en paix devant Dieu. Les mots du Seigneur nous sont adressés en termes humains. Notre frère est comme un plaignant au tribunal. L'expression « pendant que tu es en chemin avec lui » est merveilleuse. Aujourd'hui nous sommes encore « en chemin ». Notre frère n'est pas encore mort, et nous non plus. Nous voici, et le voici. Il est en chemin, et nous aussi. Nous devons nous accorder promptement avec lui. Il est très facile pour nous de ne plus être là un jour ; il est très facile pour nous de ne plus être « en chemin ». Il est également très facile pour notre frère de ne plus être là, et de ne plus être « en chemin ». À ce moment-là il sera trop tard. Personne ne sait qui sera le premier à partir. À ce moment-là il sera trop tard pour faire quoi que ce soit. Pendant qu'il est encore là et que nous sommes encore là, il y a la possibilité de se parler et de se demander pardon. Nous devrions être réconciliés les uns envers les autres rapidement. La porte du salut ne restera pas toujours ouverte. Il en est de même pour la porte de la confession mutuelle entre frères. Les frères ont souvent regretté de ne pas avoir eu l'occasion de se demander pardon ; la personne offensée n'est plus en chemin. Si nous avons offensé quelqu'un, nous devrions profiter de la première occasion pour nous réconcilier avec lui pendant que nous sommes encore tous les deux en chemin. Nous ne savons pas si les autres seront là demain. Nous devons donc être bien disposés envers les frères pendant que nous sommes en chemin. Une fois qu'une personne n'est plus en chemin, il n'est plus possible de régler le problème.

Nous devons réaliser combien ce sujet est important ! Vous ne pouvez pas être nonchalant ou négligent dans ce domaine. Pendant qu'il vous reste encore du temps, soyez bien disposés envers votre frère ! Si vous savez qu'un frère a quelque chose contre vous, vous devez vous en occuper. Vous devez faire le maximum pour lui demander pardon, de peur de ne plus avoir la possibilité de vous réconcilier par la suite.

Ensuite, le Seigneur nous parle de nouveau en termes humains : « De peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. » Nous ne nous attarderons pas sur l'interprétation biblique concernant le paiement des derniers quadrants. Nous relèverons simplement la nécessité de payer les derniers quadrants. Nous voyons que cette affaire doit être réglée correctement. Si nous ne la réglons pas bien, l'affaire ne sera pas résolue. Le Seigneur ne nous parle pas d'un jugement futur ni d'être jeté et libéré d'une véritable prison. Le Seigneur ne met pas l'accent sur ces choses. Son souci est que nous soyons réconciliés aujourd'hui, et que nous payions tous les quadrants nécessaires aujourd'hui, sans remettre au lendemain. Nous devons faire cela pendant que nous sommes encore en chemin. Nous ne devons pas remettre l'affaire en espérant qu'elle se réglera plus tard. Ce n'est pas sage, et il n'est pas bon de remettre les choses à plus tard. Les enfants de Dieu doivent bien apprendre cette leçon. Nous devons restituer lorsque c'est nécessaire, et demander pardon lorsque c'est nécessaire. Nous devons constamment restituer et constamment demander pardon. Nous ne devons laisser aucune occasion à un frère ou à une sœur de nourrir une plainte contre nous. Si notre conscience est pure, et que le mal n'est de toute évidence pas de notre côté, nous pouvons être en paix. Autrement, si nous avons mal agi, nous devons demander pardon. Nous devons être irréprochables dans notre conduite. Nous ne devons pas toujours considérer que les autres ont tort et que nous avons raison. Il n'est assurément pas bon d'ignorer les plaintes des autres et d'insister sur le fait que nous avons raison.

IV. QUELQUES CONSIDERATIONS PRATIQUES

Premièrement, la portée de votre confession devrait être à la mesure de votre offense. Vous devriez tout faire selon la Parole de Dieu et ne pas emprunter la voie extrême. N'exagérez rien. Une fois que vous commencez à exagérer les choses, vous tomberez sous l'attaque de Satan. Si vous offensez beaucoup de personnes, vous devez demander pardon à beaucoup de personnes. Si vous offensez un seul individu, vous ne devez demander pardon qu'à cet individu. Confesser votre faute à une seule personne si vous avez offensé beaucoup de personnes, c'est insuffisant. Confesser votre faute à beaucoup de personnes, alors que vous n'en avez offensé qu'une, c'est en faire trop. La portée de notre confession dépend de la portée de notre offense. La portée de notre témoignage est autre chose. Parfois vous avez offensé un seul individu, mais parce que vous voulez témoigner aux frères et sœurs, vous leur en parlez. C'est là tout à fait autre chose. En ce qui concerne la confession, nous devons nous limiter à la portée de notre offense. Nous ne devons pas dépasser cette limite. Faisons attention à ce point.

Deuxièmement, notre confession doit être complète. Nous ne devons rien cacher dans le but de « sauver la face » ou de préserver notre intérêt. Il existe bien entendu des cas où nous devons user de beaucoup de discernement dans notre façon de nous confesser ; nous devons faire attention aux intérêts des autres. Dans de tels cas, il vaudrait peut-être mieux de parler de l'offense sans entrer dans les détails. Si nous avons du mal à prendre des décisions dans des cas délicats, demandons conseil à des frères et sœurs plus expérimentés qui pourront nous aider à faire le bon choix.

Troisièmement, il y aura parfois des cas où vous ne serez pas en mesure d'effectuer le dédommagement adéquat. Cependant, la possibilité de dédommager et le désir de dédommager sont deux choses bien distinctes. Certaines personnes sont peut-être incapables de dédommager, mais elles ont au moins le désir de le faire. Si quelqu'un est incapable de dédommager immédiatement, il devrait dire à la personne offensée : « Je veux te dédommager, mais je ne suis pas en mesure de le faire aujourd'hui. Sois patient avec moi ; je le ferai dès que possible. »

Quatrièmement, la loi de l'Ancien Testament nous indique que si le bénéficiaire légitime de notre dédommagement est décédé et qu'il n'a laissé aucun parent qui puisse recevoir le dédommagement, cela devrait être remis aux sacrificateurs qui servent l'Éternel :

Nombres 5:8
“S'il n'y a personne qui ait droit à la restitution de l'objet mal acquis, cet objet revient à l'Éternel, au sacrificateur, outre le bélier expiatoire avec lequel on fera l'expiation pour le coupable. ”

Selon ce principe, si le bénéficiaire de votre dédommagement n'est plus disponible, vous devez dédommager ses proches parents. S'il n'a aucun parent, vous devez dédommager l'Église. Si vous pouvez dédommager, vous devez dédommager la personne offensée ou l'un de ses proches parents. Vous ne devez pas dédommager l'Église pour des raisons de commodité. Cependant, si la personne offensée est décédée et qu'il semble n'y avoir aucune possibilité de confession, vous pouvez traiter l'affaire avec l'Église selon ce principe.

Cinquièmement, après avoir confessé, vous devez vous assurer que vous n'êtes pas condamné dans votre conscience. Il est possible que la conscience continue à subir la condamnation même une fois que vous avez confessé le péché. Nous devons être au clair sur le fait que le sang du Seigneur a purifié notre conscience. Grâce à Sa mort nous avons une conscience dépourvue d'offense devant Dieu et nous pouvons nous approcher de Dieu. Ce sont là des faits. Toutefois, nous devons voir que, pour être purs devant les hommes, nous devons nous occuper sérieusement des péchés. Nous devons nous occuper de toutes nos offenses dans le domaine matériel aussi bien que dans les autres domaines de notre vie. Mais nous ne devons pas permettre à Satan de nous condamner injustement.

Sixièmement, la confession est en rapport avec la guérison physique.

Jacques 5:16
“Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. ”

Le résultat de la confession est souvent la guérison divine. La maladie intervient souvent lorsqu'il y a des obstacles parmi les enfants de Dieu. Si nous confessons nos péchés les uns aux autres, nous serons guéris de nos maladies.

J'espère que les frères et sœurs seront vigilants dans ce domaine de la confession et du dédommagement. C'est ainsi que nous pouvons maintenir notre pureté. Si quelqu'un a transgressé envers l'homme, il doit confesser son péché envers Dieu d'une part, et il doit s'occuper sérieusement de sa relation avec l'homme d'autre part. Ce n'est qu'alors que sa conscience demeurera forte. Quand sa conscience est forte, une personne peut faire de bons progrès dans le domaine spirituel.

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LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

LA RÉSISTANCE À L’ESPRIT DU MONDE

(2ème partie)

Paul-André DUBOIS

Cet article comprend la deuxième et dernière partie du thème «la résistance à l’esprit du monde». Son auteur, Paul-André Dubois, expose les différentes facettes du culte de l’homme et, dans sa conclusion, nous donne le secret pour résister à l’esprit du monde régi par son prince. Les deux articles ont paru dans la revue trimestrielle «La Bonne Nouvelle», 21, rue de la Patinoire, CH-2504 Bienne (n° 4/2000 et 1/2001). Nous les avons reproduits avec l’aimable autorisation de sa rédaction.

Dans la première partie de cet article - «La résistance à l’esprit du monde» -, nous avons illustré ce combat par l’exemple donné au VIIe siècle avant Jésus-Christ par Daniel et ses trois compagnons, dans leur confrontation avec l’idolâtrie païenne: Daniel ch. 1, 3, 6. Puis nous avons dégagé trois leçons:

– Il incombe au croyant, quelle que soit l’époque, de ne pas reculer d’un pouce dans la lutte contre l’esprit du siècle.
– C’est l’erreur qui doit reculer; les rois païens ont fini par «louer» le Dieu des Hébreux, cf. Dan 6.25-27. L’emprise de l’idolâtrie sur eux s’est relâchée.
– Cette victoire spirituelle n’est possible que par la foi, cf. Héb 11.30-34; 1 Jean 5.3-5, qui est capable de vaincre des royaumes, à savoir la coalition de la puissance politique et religieuse.

III – La résistance au monde aujourd’hui

A chaque époque de l’histoire, les croyants ont été et sont confrontés à l’esprit du siècle, à ce qui émane de la société sans Dieu. La culture du jour, les modes de penser, de sentir, de vivre, voudraient s’imposer à l’enfant de Dieu, le modeler, et pour la simple raison qu’il y a, derrière tout cela, une puissance spirituelle invisible en conflit irréductible avec Dieu et avec le peuple de Dieu. Le diable, appelé par Jésus- Christ le prince de ce monde, Jean 12.31; 14.30, et par Paul le dieu de ce siècle, qui aveugle l’intelligence des incrédules afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de l’Evangile de Christ, cf. 2 Cor 4.3,4, patronne la société sans Dieu. Il est le «chef d’orchestre» invisible derrière le rideau.

Nous aussi, nous sommes exposés, soumis à d’énormes pressions dans notre intelligence, notre âme, notre sensibilité, nos sens. Nous aussi, nous devons affronter unrouleau compresseur culturel qui cherche à «niveler» les conceptions, les émotions, les réactions, les aspirations. Ce rouleau compresseur agit avec d’autant plus d’efficacité qu’il dispose d’un appareil médiatique perfectionné et de la puissance grandissante des images. L’homme moderne ne court-il pas le risque d’être un jour enseveli sous les images et les moyens d’information et de communication toujours plus développés et performants?

Le danger est d’être peu à peu conformés à un modèle culturel unique conçu par le diable, d’être embrigadés à notre insu dans de nouvelles formes d’idolâtrie, dans des cultes adaptés à notre époque, cf. Rom 12.2.

Ce modèle culturel unique se reflète dans le langage, de plus en plus impersonnel, uniforme et d’une pauvreté effrayante! Les cultes dominants sont facilement repérables et ils vont dans le sens d’une nouvelle «paganisation » de notre société. Je vais partir de ce qui est le plus tangible et choquant.

A) Le culte du sexe

Avec ce culte, de plus en plus agressif et envahissant, on est tout près de la pourriture morale de la Grèce et de la Rome antiques. Il suffit pour s’en rendre compte de lire les dénonciations de Paul et de Pierre, cf. Rom 1.18-32; 1 Pi 4.1-6.

Après la seconde guerre mondiale, on a beaucoup parlé de révolution sexuelle et de libération des mœurs. Mais le dernier mot, «libération», est terriblement trompeur. L’apôtre Pierre ne dit-il pas: Ils leur promettent la liberté, quand ils sont euxmêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui, 2 Pi 2.19?

Les idéaux de pureté, chasteté, discipline dans le domaine des sens, ont été mis au rancart. On a prôné et prêché «l’amour libre », hors mariage, avant le mariage (pour ceux qui donnaient encore une valeur à cette institution divine), sans cadres, sans frontières, sans contraintes, sans tabous!

La pression du sexe, de l’érotisme, de la sensualité, de l’hédonisme (recherche du plaisir, cf. 2 Tim 3.4), se fait sentir partout, et les chrétiens n’y échappent pas. Ce «moule » culturel veut s’imposer. L’idolâtrie du sexe pénètre tout: les journaux, les livres, certains festivals, un certain type de musique, le cinéma, la télévision, les bandes dessinées, la publicité et, bien sûr, la mode!

On peut dire de la société moderne «sans dieu», et sur tous les continents: Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre, Phil 3.19.

B) Le culte du corps

Voilà encore un relent de paganisme, et il y a forcément connexion entre ce culte et le précédent.

Plus l’homme moderne se vend au péché, aux plaisirs de la chair, autrement dit plus «il se vide de son âme», plus aussi son corps prend de la place.

Il est légitime de se préoccuper de la santé corporelle, mais l’attention et les soins apportés au corps – enveloppe de l’âme – ne doivent pas tourner à l’obsession. Pour la santé, le bien-être, la forme physique, les exercices, les disciplines et thérapies de tout genre se multiplient. Il suffit de penser à la prolifération des établissements de «fitness »!

Pour la beauté du corps, les produits et les soins cosmétiques sont légion; l’étalage publicitaire donne la nausée…

Le rite sacré du bronzage – malgré tous les risques qu’il comporte – montre que le corps est devenu le centre de tout et jusqu’où certains sont prêts à sacrifier à sa beauté.

C) Le culte de l’exploit ou de la performance

Peut-être pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un, l’homme veut se dépasser, se surpasser. Il se lance des défis. A un présentateur de télévision qui lui demandait le pourquoi de sa tentative, une jeune Bretonne qui a traversé l’Atlantique à la rame a fait cette réponse significative: «Le dépassement de moi». Il semble que l’homme moderne soit hanté par l’image du «surhomme ».

Il y a les défis et les exploits d’ordre scientifique et technologique, comme la conquête de l’espace, le génie génétique… Mais Rabelais nous avertit que: «Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme». Cet écrivain du XVIe siècle a pressenti les dangers qui guettaient ceux qui veulent aller toujours plus loin dans la recherche de la connaissance.

Il y a les défis et les exploits sportifs: on tente aujourd’hui les épreuves les plus extrêmes, les plus risquées, les plus osées, les plus coûteuses aussi: il n’est que de penser au fameux «Paris Dakar», qui se répète chaque année, malgré son caractère scandaleux.

On se pâme devant des records qui se comptent en quelques centièmes de seconde!

De plus, les champions deviennent de vrais dieux: un joueur de basket-ball a même été qualifié de «dieu vivant». C’est du blasphème, de l’idolâtrie et de la pure folie collective.

Cette rage de l’exploit révèle le vide profond de l’homme moderne, orphelin de Dieu. Quel contraste avec le profond rassasiement intérieur de l’homme qui adore Dieu, devenu son Père en Jésus-Christ, cf. Phil 4.11 b, 12; Ps 131!

Que veut dire «se dépasser, repousser ses limites», si, en définitive, l’on passe toujours à côté du but suprême: Dieu Lui-même?

Ne s’agit-il pas de vains records et de vaines tentatives? L’homme se dépasse pour le vide et pour le néant, ce qui est tout à fait irrationnel. N’est-ce pas là ce que Jean appelle l’orgueil – ou la fanfaronnade – de la vie? (1 Jean 2.16)

D) Le culte du délire

Le trafic et l’usage de la drogue dans notre culture sont emblématiques. Ils révèlent que, dans ce domaine aussi, l’homme veut «s’éclater», dépasser ses limites. Mais il y a toutes sortes de drogues et toutes sortes de délires, de transes et d’extases.

A côté de la drogue chimique qui altère les états de conscience, qui «dilate» le psychisme et les perceptions sensorielles (le poète Rimbaud parlait déjà d’un «dérèglement de tous les sens»), il y a aujourd’hui le délire de la musique. Dans certains concerts l’on assiste à un phénomène d’hystérie collective, que le dictionnaire définit comme un «délire nerveux». Or, l’hystérie – la perte de contrôle – est contraire à la volonté de Dieu, cf. Eph 5.18, et l’inverse du résultat de l’action du Saint-Esprit. Dans Gal 5.22, «la tempérance», un des fruits de l’Esprit, signifie l’auto-contrôle.

Il y a aussi le délire mystique ou religieux. A Delphes, la pythie vouée au culte d’Apollon et qui rendait des oracles, entrait en transe en mâchant des feuilles de laurier.

Aujourd’hui, une frange importante de la chrétienté s’est laissé envahir, depuis le milieu du XXe siècle, par une série de vagues mystiques accompagnées de phénomènes bizarres extraordinaires: visions, prophéties, parler en langues, souvent dans une atmosphère survoltée. C’est un signe certain de paganisation, bien que tout cela soit attribué à l’action du Saint-Esprit, malgré le fait que la Bible le caractérise comme un Esprit d’ordre et de paix, cf. 1 Cor 14.33,40. Dans un livre paru en 1981 (Labor & Fides), intitulé «Le Mouvement Charismatique », l’auteur, Françoise Van der Mensbrugghe, enseignante et sociologue, a ajouté au-dessous du titre une double question: «Retour de l’Esprit? Retour de Dionysos?» Nous avons reconnu dans ce nom grec l’équivalent de Bacchus, dieu de l’ivresse et du délire.

E) Le culte de l’argent

La cupidité sans frein, taxée d’idolâtrie par l’Ecriture, cf. Col 3.5, est une des marques ignominieuses de notre société matérialiste, où les «affaires» (détournements, abus des biens publics, profits scandaleux, corruption), pullulent.

La poursuite frénétique du gain, du profit, accompagne l’exploitation du sexe, du sport et même du délire mystique. Ne connaissons- nous pas des «gourous» qui se remplissent les poches?

F) Le culte du nombre

Le nombre, la majorité, l’opinion majoritaire, semblent avoir une auréole. Voyez la course aux records d’audience à la télévision!

Un jour, une religion majoritaire, basée sur une unité de façade, factice, humaine et diabolique parce que fondée sur le compromis et la confusion, exigera la soumission des minoritaires, soit des chrétiens attachés à la pureté et à l’unité authentique de l’Eglise.

Serons-nous impressionnés, ébranlés, écrasés par le prestige du nombre, et allonsnous fléchir les genoux devant l’idéologie religieuse dominante et menaçante? Il en est aujourd’hui, hélas, et même dans le monde évangélique, qui ont déjà succombé et qui ont fait des alliances honteuses avec l’immense machine œcuménique (cf. la Célébration œcuménique du 23 janvier 2000 à la cathédrale de Lausanne, où une fédération d’églises évangéliques (1) a pris publiquement et officiellement des engagements qui déshonorent Dieu et constituent une trahison de l’Evangile).

G) Le culte de la nature

Quand l’adoration du vrai Dieu cède place à une perversion du sentiment religieux - par le rejet de la vérité révélée dans la création, cf. Rom 1.18-32, dans la conscience, Rom 2.14-16, et dans l’Ecriture - le sens du sacré doit se loger ailleurs que dans son objet légitime. «La créature» (les chose créées) se substitue au Créateur: … Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! Rom 1.25.

Aujourd’hui, la déesse «nature» a remplacé le Dieu vivant et vrai. Ne lisons-nous pas souvent, sous la plume de scientifiques, que «la nature a bien fait les choses»? C’est une façon commode d’escamoter Dieu, d’occulter l’action du Dieu personnel infiniment sage et puissant.

Lors des dernières et toutes récentes catastrophes en Europe (tempêtes), les médias se sont référés à la fragilité de l’homme face… à la nature, aux éléments déchaînés. Je n’ai entendu personne faire allusion à Celui à qui la nature obéit, au Maître absolu de toutes choses, au Souverain de l’univers qui tient tout dans Sa main. Qui a élevé son regard au-dessus du monde naturel, vers Dieu qui siège dans les cieux? (Ps 123.1; Dan 4.34)

La majesté de Dieu est anachronique, une notion rétrograde! On en drape la nature, qui est «sacralisée».

Il peut y avoir, chez les écologistes, si épris et jaloux des équilibres naturels, un respect louable et utile des choses créées. Mais, le mal, c’est que la plupart d’entre eux ont complètement oublié le Créateur et qu’ils voient la nature presque comme une entité divine. Leur respect tourne à l’idolâtrie, la divinisation.

H) Le culte de l’homme

Sur un fond d’oubli volontaire de Dieu (dans ses rubriques religieuses, le Figaro a parlé «d’Europe apostate», de «paganisation de la France» et de «panthéisme qui revient au galop»), se développe le culte abominable de la confiance en l’homme, en ses capacités extraordinaires, en son génie «prométhéen », en son pouvoir à changer son destin, à infléchir le cours des événements.

Quelques esprits lucides, ici et là, discernent le côté dramatique de notre situation, voient que l’humanité va tout droit «dans le mur», entrevoient avec terreur la catastrophe finale. Mais ce qui prévaut, en général, c’est une confiance folle, aveugle et obstinée en l’homme, un optimisme buté, suicidaire, et cela malgré les coups de boutoir des deux grandes guerres mondiales, et les preuves accumulées au cours des siècles - «erreurs et horreurs» - de la misère morale de l’homme. Même s’il reste «grand» par certains côtés comme créature faite à l’image de Dieu, l’homme a amplement démontré sa faillite, son impuissance totale à maîtriser les forces du mal et de la destruction, à commencer par le mal qui est en lui et ronge son propre cœur.

En dépit de tout, la confiance, l’assurance, l’arrogance continuent à prévaloir, et l’on s’acharne sans états d’âme à élever «une statue d’or» à la gloire de l’homme. C’est la répétition de l’Histoire.

A l’aube de l’an 2000, j’ai été frappé d’entendre deux discours présidentiels allant exactement dans le même sens, celui de l’optimisme à tous crins nourri aux sources de la foi en l’homme. Cela fait frémir… surtout après des avertissements divins (catastrophes naturelles) comme ceux que nous avons eus récemment!

La forme individualisée de cette foi démente en l’homme, c’est «le culte de soi» que promeut et nourrit la psychologie, si omniprésente dans notre culture: Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes… 2 Tim 3.1,2. Egoïstes signifie littéralement épris d’eux-mêmes.

Un narcissisme effrayant sévit dans notre société, y compris dans une chrétienté décadente.

IV – Le secret pour résister au monde

Vers la fin du livre de Daniel, nous trouvons l’annonce prophétique de la venue d’un roi syrien, Antiochus Epiphane («l’illustre »), dont le règne se situe au début du IIe siècle avant Jésus-Christ (175 - 164). Ce roi impie cherchera à détruire en Palestine le culte du vrai Dieu, défiera la foi juive et les fidèles en Israël en dévalisant le Temple et en érigeant une statue de Jupiter dans le Lieu Très Saint. Il ordonnera aussi d’offrir des porcs en holocaustes et détruira tous les écrits sacrés qu’il trouvera. Ces profanations suscitèrent la révolte des Maccabées, cf. livre apocryphe du même nom.

C’est à propos de cette résistance héroïque à un paganisme provocateur et persécuteur que le livre de Daniel nous révèle le secret spirituel de la victoire: CEUX QUI CONNAITRONT LEUR DIEU agiront avec fermeté, Dan 11.32.

Pas de fermeté sans connaissance personnelle, intime, profonde de Dieu.

Les quatre Hébreux connaissaient intimement et clairement leur Dieu: sa gloire, sa puissance, souveraineté, fidélité, justice, miséricorde, bonté, etc. (cf. Dan 9, la prière du prophète).

C’est pourquoi ils ont pu, par la foi, résister à l’idolâtrie païenne et à ses menaces, et même la vaincre.

Cette connaissance est source de convictions inébranlables, et c’est d’hommes et de femmes convaincus dont l’Eglise a besoin, de chrétiens profondément enracinés dans la connaissance de leur Dieu à travers l’action de la Parole et de l’Esprit.

Notes :
(1) FREOE, «Fédération Romande d’Eglises et Œuvres Evangéliques»

Lien : www.promesses.org

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LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

30 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

LES ACTIONS DE L’APOTRE PIERRE DERRIERE JESUS

La notion du leadership non seulement paraît souvent très vague, mais est très peu comprise et nécessite une étude sérieuse pour une application divine en vue de l’obtention du résultat escompté sur le terrain. Alors que plusieurs considère le leadership comme charnel, humain, il tire pourtant ses principes des Saintes Ecritures. Son application première se réfère à Adam à l’égard d’Eve. C’est Eve qui fut séduite disent les Ecritures. Mais c’est à Adam que Dieu a demandé les comptes de la gestion de la femme qui lui a été confiée.

Dans cette étude, nous exploiterons à fond et dans tous les aspects, l’application du leadership de Jésus sur l’Apôtre Pierre.

Jésus et Pierre :

  1. Contact : Pierre connaît Jésus par André.

(Jean 1.35-42) Dieu créé une situation dans la vie du leader ou de son sujet pour une cause.

i.Nous devons toujours faire attention aux signes de Dieu.

ii.Prendre garde aux paroles du leader. Il y a un grand danger de les comprendre ou les voir négativement. ‘‘Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du mode’’ dit Jean Baptiste.

  1. Choix de Pierre comme disciple :

(Mc 1.16-18) Je vous ferai pécheurs d’hommes :

i La vision divine communiquée au leader n’est pas souvent comprise, parce que lointaine et ne signifiant encore rien pour le sujet qui ne peut encore saisir le sens….

  1. Travail de conviction du leader dans la vie de son sujet :

(Mc 1.29-31) i Guérison de la belle-mère de Pierre

ii Relation d’intimité, amitié

iii Investissement du leader pour gagner la confiance de Pierre

iv Démonstration d’amour

  1. Pierre est convaincu de son appel :

(Luc 5.1-11) - Jésus connaissant les desseins de Dieu pour Pierre travaille avec lui dans son état. D’autres avaient des barques.

- Jésus éprouve l’obéissance de Pierre pour détruire en lui la logique humaine (on ne pèche pas le jour, rien n’est impossible à Dieu).

-Obéir sans hésitation, ni résistance, sans évaluer les possibilités et les risques.

-Pierre expérimente une nouvelle dimension dans la personne du leader.

-Pierre se découvre et se soumet (verset 8 : Seigneur, retire-toi de moi…)

-Le prix de la course ou vocation est plus précieux que les poissons

  1. Dieu révèle la personne du leader à Pierre :

(Mt 16.13-19). Dieu révèle à Pierre qui est Jésus

. Dieu change le statut de Pierre « Tu es Pierre, je te donnerai les clefs du ciel »

. Nécessité de la préparation devant Dieu par Pierre

  1. Combat spirituel contre la vision de Dieu sur Pierre :

. Pierre s’oppose au plan de Dieu

. Jésus chasse les démons sévèrement et délivre son sujet

. (Aujourd’hui, le sujet dirait : il m’appelle démon et se rebelle)

  1. Le diable cherche à ternir la vision divine sur le sujet et mettre le leader en doute, décourageant le sujet :

(Mat 16.22). Sentiment diabolique :

« Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas ».

(Mat 17.1-9). Précipitation : « Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

. Egocentrisme

. Oubli de la vision

  1. Pierre a un problème de pardon

(Mat 18.21-22). On peut pardonner indéfiniment dit Pierre

(Manifestation extérieure des émotions d’impatience et de rancœur)

. Jésus ramène son sujet par l’enseignement

  1. Soupçon sur la personne de Jésus et sa relation avec la Samaritaine

(Jean 4.27,31-33). Etonné de ce que Jésus parle avec une femme

  1. . Qui lui a donc donné à manger ? Question scandaleuse de Pierre

(Mt 19.27). Souci du lendemain

. Incertitude de la vision divine

. Jésus rassure Pierre

. Jésus ramène l’esprit des autres

. Les paroles du leader restaurent la confiance dans la vision

  1. Indignation de Pierre partageant l’idée des autres au sujet de Jean et Jacques

(Mt 20.20-28). Pierre ne discerne pas l’action de Satan dans les propos de Jean et Jacques

. Pierre tombe dans la jalousie

. Par les paroles, Pierre aussi tombe dans la lutte d’influence

12.Pierre conteste les paroles de Jésus

(Luc 22.31-34). Pierre doute des paroles révélées

. Pierre croit en ses capacités

. Pierre croit combattre les esprits par la chair et triompher

Conséquences : - Pierre comprend charnellement

- Pierre utilise l’épée pour le combat spirituel (Luc 22.36,38)

(Mt 26.46) - Pierre dort pendant la prière décisive à Gethsémané

(Mt 26.51) - Pierre coupe l’oreille du serviteur du Souverain Sacrificateur

(Mt 26.52-54) - Jésus corrige son sujet et répare l’erreur en recollant l’oreille coupée

(Luc 22.54-60) - Pierre dort pendant que son leader prie (v.45)

- Pierre résiste pendant que son leader se soumet (v. 49-51 ; Jean 18.10)

- Pierre et les autres fuirent lorsque son leader est arrêté (Mc 14.50)

-Pierre suit de loin son Maître livré entre les mains des soldats pour être crucifié (Luc 22.54)

-Pierre s’assoit parmi les ennemis de son Maître (v.55)

-Pierre renie son Maître (v.57)

-Pierre renie ses frères en la foi (v.58)

-Pierre renie sa foi elle-même (v.60)

-Jésus le leader rappelle par son regard à Pierre la cause de sa chute (v.61)

-Pierre se souvient de sa faute (v.61)

-Pierre se repent et pleure amèrement sa faute (v.62)

  1. Pierre doute de la résurrection de Jésus

(Luc 24.11) - Pierre doute de la résurrection de son leader

(Luc 24.12) - Du retour de la tombe, Pierre croyant tout perdu rentre chez lui

(Mc 16.7) - Jésus ramène Pierre à la réalité de sa résurrection ‘‘Allez dire à Pierre que je suis

Ressuscité’’.

(Jean 21.1-3) - Bien que convaincu de la résurrection de Jésus rentra encore dans sa profession première entraînant avec lui les autres (Je vais pécher dit Pierre…)

(Jean 21.15-17) - Jésus ramène son sujet à comprendre qu’il est pardonné et le restaure dans sa charge confiée dans Mt 16.19)

. Jésus ramène Pierre :

. Apparaît quand Pierre est à la pèche avec les autres (Jean 21.7)

. Jean ouvre les yeux de Pierre et lui montre le Seigneur (Jean 21.7)

. Pierre conscience (s’habille, quitte la barque et va vers Jésus)

. Jésus ramène Pierre à comprendre qu’il l’aime toujours et lui confirme à nouveau la mission à lui confiée de paître le troupeau du Seigneur (Jean 21.15-17)

  1. Dernière tentative du malin contre Pierre

(Jean 21.21-23) - Le diable inspire Pierre de la fausse conception (21.20-21)

- Le Seigneur ramène Pierre (Que t’importe : toi, suis-moi)

Conclusion :

« Connais bien chacune de tes brebis, donne tes soins à tes troupeaux ; car la richesse ne dure pas toujours, ni une couronne éternellement. Le foin s'enlève, la verdure paraît, Et les herbes des montagnes sont recueillies. Les agneaux sont pour te vêtir, et les boucs pour payer le champ ; Le lait des chèvres suffit à ta nourriture, à celle de ta maison, et à l'entretien de tes servantes » (Proverbes 27.23-27).

Aux regards de ces passages et de la réflexion qui en découlent, que sommes-nous derrière Jésus ? Ne sommes-nous pas aussi pires que Pierre ?

Ceux que Jésus nous a confié et qui sont aussi capricieux que Pierre, que faisons-nous d’eux ?

Dr. André CHOUBEU

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L'ASSURANCE DU SALUT

12 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L'ASSURANCE DU SALUT

L'assurance du salut

Stuart OLYOTT

Introduction

Les trois termes grecs généralement traduits par "assurance" signifient littéralement
1. plénitude ou pleine assurance, entière confiance (plérophoria).
par exemple 1Thes 1.5 : ...l'Evangile est venu à vous. avec le Saint-Esprit et une pleine assurance (ou certitude).
Col 2.2 :. enrichis d'une pleine certitude (ou assurance) de l'intelligence pour connaître le mystère de Dieu, Christ.
2. réalité, support, garantie, pleine confiance (hypostasis).
par exemple Héb 11.1 :.la foi est une assurance (de la réalité) des choses qu'on espère...
Héb 3. 14: exhortation de retenir fermement l'assurance première.
3. confiance joyeuse, assurance (parresia).
p.ex. Héb 4.16 :...approchons-nous avec assurance du trône de la grâce.
1 Jean 2.28 :.demeurez en lui, afin que... nous ayons de l'assurance, et qu'à son avènement nous n' ayons pas honte devant lui.

>Reticences

1. Etre sûr de son salut, être sûr d'avoir reçu pardon et vie éternelle paraît à certains présomptueux sinon orgueilleux. Cette attitude est due soit à un manque de connaissance des affirmations de la Bible, soit à une interprétation relativiste des textes en question.

Une des affirmations les plus directes se trouve dans 1Jean 5.11-13 : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son fils. Celui qui a le fils a la vie; celui qui n'a pas le fils n'a pas la vie. Cela, je vous l'ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. Même assurance de la part de Paul dans Rom 5.1 : Etant justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, et dans Gal 2.20 : Je suis crucifié avec Christ, et ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi: ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu... Il en ressort clairement que toute personne qui a cette foi en Christ peut aussi avoir cette assurance d'être sauvée, car elle sait que il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Rom 8.1).

Déduction
Avoir l'assurance de son salut est l'expérience normale de toute personne croyant en Jésus-Christ.

2. Certains ont une idée figée ce la conversion, due souvent aux témoignages qu'ils ont entendus. Leur conversion ne correspondant pas à un certain moule, ils doutent de leur salut. Le récit des conversions rapportées dans la Bible et dans les biographies d'une multitude d'hommes de Dieu montre clairement à quel point chaque conversion diffère des autres. Pour certains, c'est un événement d'une intensité fulgurante, mais pour beaucoup c'est un événement qui, s'il est incisif, n'a rien de spectaculaire. Il y en a qui ne sauraient nommer une date précise. Leur conversion n'en est pas moins réelle.

Déduction
Dieu dans sa souveraineté sauve d'autant de manières qu'il y a d'individus.

3. Certains manquent d'assurance parce qu'il leur arrive de pêcher, parce que leur vie n'est pas assez sanctifiée, parce qu'ils sont moins "pieux" que tel autre; ils en viennent alors à douter de leur justification.
Or, si la justification dépendait du degré de sainteté du croyant, elle ne serait plus une grâce (je renvoie au n0 81, p.29). Le pardon accordé sur la base de l'ouvre propitiatoire de Christ et en réponse à la foi du croyant s'étend sur tous les péchés de celui-ci. Christ serait-il mort seulement pour les péchés commis avant la conversion? Le croyant ne devrait alors plus jamais pécher après sa conversion pour rester juste. Mais si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes... Si nous confessons nos péchés, il est fidèle (à sa promesse) et juste (justice ayant été fait à la croix) pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice (ou iniquité) (1 Jean 1.8-9). Christ étant mort pour tous les péchés de quiconque croit en lui, la confession des péchés dont il est conscient suffit pour qu'il soit purifié aussi de ceux dont il est inconscient. C'est cela, marcher dans la lumière: non pas nier mais confesser devant Dieu et les frères concernés tout péché commis en tant que chrétien, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché (1 Jean 1.7).

>Déduction
Le croyant en Christ est gratuitement justifié par la grâce, par le moyen de la rédemption en Christ (Rom 3.24). Ce statut de justifié (terme légal), il ne peut le perdre; il est aussi éternel que la vie du Christ qu'il a reçue à sa nouvelle naissance.

Fausse assurance

Il est malheureusement possible de se croire sauvé, de se croire enfant de Dieu quand ce n'est pas le cas. Voici quelques-unes des bases illusoires sur lesquelles la fausse assurance peut reposer:
- Avoir été baptisé et inscrit dans le registre d'une église.
- Aller régulièrement à l'église.
- Donner son argent à de bonnes œuvres, aider les démunis, visiter les malades...
- Etre convaincu d'être pécheur.
- Faire confession de foi selon la saine doctrine.
- Lire la Bible.
- Vivre retiré du monde (p.ex. en reclus) parce que désillusionné du monde.

Aucune de ces choses ne prouve, par elle-même, qu'on est chrétien authentique, alors que toutes sauf la dernière caractérisent le chrétien véritable.

Vraie assurance

L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom 8.16). L'enfant de Dieu est conduit par l'Esprit, qui scelle le chrétien une fois qu'il a cru à l'Evangile qu'il a entendu, selon Rom 8.14 et Eph 1.13.

Par les auteurs sacrés qu'il a inspirés, le Saint-Esprit décrit les croyants véritables et dit comment ils peuvent être reconnus. L'Esprit fait voir au chrétien né de Dieu que cette description s'applique à lui. Voici ce que l'Esprit montre au croyant, entre autres :

Les traits distinctifs du croyant :
- Il croit au nom du Fils de Dieu, Jésus-Christ (1 Jean 5.13).
- 11 confesse Jésus-Christ venu en chair (1 Jean 4.2).
- Ces deux traits se trouvent réunis dans Rom 10.9-10 : II confesse le Seigneur Jésus de sa bouche, et il croit dans son cour que Dieu l'a ressuscité des morts.
- 11 garde sa Parole et marche comme le Seigneur (1 Jean 2.5-6).
- Il ne pratique pas le péché, même s'il lui arrive de pécher, mais il pratique la justice (1 Jean 3.6,9; 2.29).
- 11 aime les frères, ce qui est pour lui une preuve qu'il a passé de la mort à la vie (1 Jean 3.14).
- Il persévère dans l'observation des commandements de Dieu et dans la foi en Jésus (Apoc 14.12). Cette persévérance est une des manifestations principales du salut reçu, tellement que Jésus a dit : Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé (Marc 13.13), non pas que le salut serait la récompense pour avoir persévéré, mais que la persévérance est présente en tout chrétien authentique.
Le chrétien qui se reconnaît sous ces traits peut être assuré de son salut éternel.

Déduction >
L'assurance est l'ouvre du Saint-Esprit à travers la Parole.
C'est ainsi aussi que le pécheur est convaincu de péché, converti, justifié, adopté et sanctifié.

Plus nous nous exposons à la Parole par laquelle l'Esprit nous travaille, plus notre assurance est consolidée, alors qu'elle risque d'être ébranlée si nous négligeons la Parole.

Le Dieu de toute grâce qui, en Christ, vous a appelés à sa gloire éternelle, après que vous avez souffert un peu de temps, vous formera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance aux siècles des siècles! Amen
. (1 Pi 5.10-11)

Basé sur des notes de
Stuart OLYOTT
traduites et amplifiées par
Jean-Pierre SCHNEIDER

Lien : http://www.promesses.org/arts/83p8-11f.html

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ADOPTION ET SANCTIFICATION

12 Septembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

ADOPTION ET SANCTIFICATION

Adoption et sanctification

Stuart OLYOTT

A. L'adoption

Qui est enfant de Dieu?

Personne ne naît enfant de Dieu, personne n'est fils de Dieu par nature. Dans un sens, toute paternité a son origine en Dieu le Père en tant que créateur (cf Eph 3.15, où le mot "famille" est "patria" en latin, du mot "pater"). Sans Jésus-Christ, l'homme est loin de Dieu, il ne peut devenir proche que par le sang de Christ (Eph 2.131.

Dans l'AT, Dieu n'est le Père que par la descendance d'Abraham (Osée 11.1). Dans le NT, il n'est le Père que de ceux qui, s'étant repentis de leurs péchés, se sont tournés vers Christ, croient qu'il a porté leurs péchés à la croix et le reçoivent comme leur Maître et Seigneur. Ils deviennent ainsi les descendants spirituels d'Abraham. Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ... et vous êtes la descendance d'Abraham, héritiers selon la promesse (Gal 3.26,29). Seuls ceux qui ont reçu la lumière (le Christ) peuvent devenir enfants de Dieu (Jean 1.12); puisqu'il faut le devenir, on ne l'est donc pas naturellement, dès sa naissance physique. Il faut une nouvelle naissance, signifiée par le baptême :Vous êtes le fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus, vous tous qui avez été baptisés en Christ...(Gal 3.26-27). En Christ, nous sommes enfants adoptifs du Père.

La conclusion à laquelle nous arrivons n'est que très rarement entendue du haut de la chaire: chacun est soit enfant de Dieu ou enfant du diable, car chacun est soitdans la vérité (Je suis la vérité, dit Jésus), soit la vérité n'est pas en lui; à ces derniers, Jésus dit: Vous avez pour père le diable (1 Jean 3.10; Jean 8.44). Dans l'explication de la parabole de l'ivraie, Jésus oppose les fils du royaume aux fils du Malin, qui sont la semence du diable (Mat 13.38). On est l'un ou l'autre.

Définition : Le chrétien est quelqu'un dont Dieu est le Père.

Les implications de l'adoption

La manière dont les termes enfants de Dieu et fils de Dieu sont utilisées ne permet pas de faire une distinction entre les deux; ils sont souvent employés dans le même contexte (Rom 8.15-16). Dans Gal 4.5-6, les rachetés qui reçoivent l'adoption sont nommés fils, tandis qu'Eph 1.5 parle de ses enfants d'adoption selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de sa grâce qu'il nous a accordée.

Ce dernier passage fait ressortir que l'adoption est une grâce. Etre fils de Dieu: n'est-ce pas le privilège le plus extraordinaire dont Dieu comble ceux qui reçoivent le Christ selon les termes de l'Evangile ? L'Evangile... par lequel vous êtes sauvés, SI VOUS le retenez dans les termes où je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain (1Cor 15.1-2). Se savoir enfant adopté par Dieu devrait influencer tous les domaines de la vie chrétienne. L'oublier mène à l'échec.

L'adoption: une condition présente
Nous sommes maintenant enfants de Dieu, à qui nous pouvons nous adresser comme Père, et ceci par l'Esprit de Christ qui habite en nos cours (Rom 8.15; Gal 4.6). Le Père exauce nos prières en nous donnant les bonnes choses que nous demandons, et non les autres (Mat 7.11).

Le comportement de l'enfant adopté doit faire honneur à son Père adoptif. Il doit suivre Jésus, qui a enseigné aux disciples d'aimer les autres jusqu'à faire du bien à leurs ennemis et à prier pour leurs persécuteurs: Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux (à savoir: c'est ainsi que vous le prouverez; Mat 5.43-48). L'enseignement de Jésus porte aussi sur la générosité, la prière et le jeûne, ces trois manifestations qui caractérisent la piété (Mat 6.1-18).

L'enfant de Dieu se distingue du monde par son attitude envers les biens matériels, attitude dont le propre est la confiance et l'absence d'anxiété. Car son centre d'intérêt est le royaume de Dieu et sa justice, et il sait que le Père lui-même pourvoit à sa nourriture, son vêtement et son logement (Mat 6.25-34). Ceux qui font confiance au Père pour ces choses peuvent témoigner avec joie et reconnaissance de leurs expériences dans le domaine matériel.

Etre continuellement conscient d'être un enfant adopté par Dieu: voici le secret d'une vie conforme à sa volonté, d'une vie qui l'honore.

L'adoption : un accomplissement futur

Nous soupirons au plus profond de nous-mêmes et nous vivons dans une certaine tension, car nous avons seulement reçu l'Esprit divin comme un acompte. Ce cadeau de bienvenue offert par Dieu nous donne un avant-goût de la gloire future. Aussi attendons-nous avec patience d'être établis (de plein droit) fils adoptifs de Dieu. Cette condition de vrais fils entraînera aussi pour nous la libération totale et la transformation de notre corps. Nous sommes bien sauvés, dès à présent, mais la pleine réalisation de notre salut est encore à venir, elle est l'objet de notre espérance. Mais qui dit espérance dit attente. Espérer s'oppose donc à posséder, à voir. En effet, ce que je vois réalisé, ai-je encore besoin de l'espérer? (Rom 8.23-24, selon "Parole vivante" transcription moderne du NT par Alfred Kuen)

La grâce présente de la possession des prémices du Saint-Esprit, qui a mis son sceau sur nous pour le jour de la rédemption (Eph 4.30), est un gage de la future rédemption de notre corps. C'est à la résurrection que l'étape finale de notre adoption par Dieu sera pleinement réalisée. Vous voyez aussi 2 Cor 5.1-10, texte étroitement parallèle. D'une part, nous savons, par le témoignage de l'Esprit en nous, que nous sommes maintenant enfants de Dieu (Rom 8.16); d'autre part, nous ne savons pas encore ce que nous serons un jour, sinon que nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui (le Seigneur) est pur (1 Jean 3.2-3).

L'adoption définitive est donc l'objet de notre espérance, espérance qui nous pousse à la sanctification, d'autant plus qu'un honneur insigne nous attend: Si tu es fils, tu es aussi héritier, grâce à Dieu (Gal 4.7). Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers; héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être aussi glorifiés avec lui (Rom 8.17). Car la rédemption du corps liée à l'adoption finale signifie la délivrance du péché, de la souffrance et de la mort, et sa transformation en un corps glorifié (Nouv. dict. bibl., Emmaüs).

Incidences de cette espérance
L'enfant de Dieu est émerveillé devant l'ampleur de la grâce de Dieu. Il se réjouit d'entrer en possession d'un héritage si sublime qu'il ne peut se l'imaginer.

Ayant reçu un esprit d'adoption par lequel nous crions : Abba ! Père! (Rom 8.15), nous n'avons pas à rechercher de "secondes bénédictions", car l'ouvre de l'Esprit consiste principalement à nous sanctifier.

B. La sanctification

Nous sommes appelés à être saints (1 Cor 1.2). Rappelons-nous ici que "saint" signifie "mis à part, consacré, séparé". Il s'agit d'une séparation du péché et du monde en même temps que d'une mise à part pour Dieu.

Si, d'une part, nous ne sommes pas justifiés par nos œuvres, d'autre part, notre vie est transformée et produit de plus en plus d'ouvres bonnes qui honorent Dieu (Mat 5.16). C'est là le processus de la sanctification.

La sanctification : une transformation

Le Saint-Esprit vient habiter dans le nouveau converti et le renouvelle (Rom 8.9; Tite 3.5). Il lui donne un cours nouveau qui désire obéir au Seigneur, non par contrainte, mais de cour (Ez 11.19-20; Rom 6.17).

La personne née d'en haut reçoit une nouvelle nature d'essence divine, créée selon Dieu en vue d'une pleine connaissance (2 Pi 1.4; Eph 4.24; Col 3.10). Le nouveau-né en Christ est une nouvelle créature (ou: création), et c'est cela qui compte (2 Cor 5.17: Gai 6.15). D'enfant du diable, il est devenu enfant de Dieu. Peut-on imaginer changement plus radical?

La sanctification : un processus

Mais devenir enfant de Dieu, une nouvelle créature, ne veut pas dire la perfection immédiate. Paul parle de la sanctification comme d'un fruit (Rom 6.22). Or un fruit n'éclate pas en maturité, il mûrit insensiblement. La vie de Christ en moi doit me dominer de plus en plus, car jusqu'à ma mort physique, le péché continuera à habiter dans ma chair et à contrarier les impulsions de l'Esprit (Rom 7.20; 8.7). C'est une guerre continuelle.

Aucun chrétien n'est sans péché (1 Jean 1.8). Il doit le reconnaître humblement. Il doit s'efforcer à être toujours davantage à part pour Dieu (saint) et à se purifier du péché (2 Cor 7.1). Tous ses efforts tendent à ressembler de plus en plus à Christ puisque c'est à cela qu'il a été prédestiné (Rom 8.29). Ce processus de sanctification s'étend à toutes les parties de sa personnalité (1 Thes 5.23).

La sanctification une synergie
Cela signifie que plusieurs facteurs concourent à une action. Ainsi, la sanctification est produite en nous par l'action du Saint-Esprit conjointement avec nos efforts.

Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification, c'est que vous vous absteniez de l'inconduite; c'est que chacun sache tenir son corps dans la sainteté et l'honnêteté... (1 Thes 4.3-4). Vous ne devez plus marcher comme les païens... (Eph 4.17). Devenez saints dans toute votre conduite (1 Pi 1.16). Ce sont des ordres précis que nous avons à suivre : abstenez-vous ! tenez votre corps pur! soyez honnêtes! marchez saintement! devenez saints!

Cependant, puisque Dieu opère en nous le vouloir et le faire (Phil 2.13), la sanctification est effectivement l'ouvre de Christ, notre souverain sacrificateur qui nous a sanctifiés par l'offrande de son corps (Héb 10.10). Nous ne pouvons pas davantage mériter notre salut que nous sanctifier par nos propres efforts. C'est le Saint-Esprit qui purifie nos cours en réponse à notre foi (Act 15.9). C'est Dieu qui nous sanctifie (1 Thes 5.23-24). Tout comme la purification de nos péchés et la justification au nom de Jésus-Christ et par l'Esprit de Dieu, la sanctification doit, en dernière analyse, être attribuée à l'action de Dieu en nous (1 Cor 6.11).

Vu que nos efforts de sanctification ont la pleine approbation de Dieu il nous y assiste et nous en donne la force et les moyens.

Moyens de sanctification
1. La parole de Dieu

Le Ps 119, ce cantique grandiose qui exalte la parole de Dieu, déclare que le jeune homme qui l'observe rendra pur son sentier (v.9). Jésus demande au Père de sanctifier ses disciples par la parole de vérité (Jean 17.17). Et Paul d'affirmer que toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, con vaincre, redresser, éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit adapté et préparé à toute oeuvre bonne (2 Tim 3.16-17). Ce passage est un admirable résumé du sens de la sanctification que produit le Saint-Esprit en nous par la parole qu'il a lui-même inspirée aux auteurs sacrés. Lisez encore Eph 4.11-15.

Rien n'est plus important dans la vie du chrétien que la lecture et l'écoute de la parole de Dieu, la Bible tout entière.

2. La prière
Tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière (1 Tim 4.5). Prier, c'est communier avec Dieu; c'est l'effusion du cour devant le créateur, qui y répond par des bénédictions (1Rois 9.3).

La prière est l'évidence d'une foi chrétienne authentique (1 Tim 2.1,8). La prière étant l'ouvre du Saint-Esprit en nous, elle ne peut que sanctifier (Rom 8.26; Gal 4.6). La prière est le facteur décisif dans la vie de chacun qui s'abandonne à Dieu pour le servir. ce que nous sommes dépend de ce que nous recevons, ce qui dépend à son tour de la prière. Ceci ne s'applique pas seulement à l'ouvre de Dieu en nous, mais aussi à l'ouvre de Dieu par nous (O. Hallesby, "La prière"). Nous retrouvons ici le caractère synergique de la sanctification.

Un passage-clé se trouve dans Phil 4.6-7. où la prière, autant de supplication que de louange, produit la paix de Dieu, qui... gardera vos cours et vos pensées en Jésus-Christ, donc dans une attitude de sanctification.

3. La souffrance
Dieu nous fait souvent passer par des expériences qui, si elles sont douloureuses tant qu'elles durent, nous conduisent pourtant à participer à sa sainteté, donc à être sanctifiés (Héb 12. 10-11).

Conclusion La sanctification est la preuve suprême que notre conversion est authentique, car sans la croissance progressive dans la vie de sainteté, personne ne verra le Seigneur (Héb 12.14).

Basé sur des notes de Stuart OLYOTT
traduites et amplifiées par Jean-Pierre SCHNEIDER

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BABEL AUJOURD’HUI

21 Août 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABEL AUJOURD’HUI

BABEL AUJOURD’HUI

Bernard Cousyn

Le chapitre 11 du livre de la Genèse retrace l’histoire des descendants de Noé qui rêvèrent d’élever une tour immense pour accéder au ciel. Leur projet échoua, et tourna en crise universelle. Mais l’histoire nous atteste que l’homme n’en a pas moins cherché à s’affranchir de Dieu en lui disputant sa prééminence.

Comme à Babel, le sentiment de supériorité que donne la mutualisation des efforts du plus grand nombre est toujours d’un grand confort pour l’orgueil humain ! C’est un motif, pour les créatures que nous sommes, de reléguer au rang de l’accessoire et du démodé la notion de Dieu.

Ne sourions donc pas de la péripétie de Babel : rien de plus actuel que cette entreprise. Des bâtisseurs semblables s’affairent énergiquement de nos jours1. Aux hommes du xxie siècle comme à ceux de l’Antiquité, la raison et l’indépendance semblent encore supérieures à l’obéissance et à la foi. La technique omniprésente rayonne, la connaissance augmente, et le religieux est appelé à s’y conformer.

Les architectes du pouvoir

Comme à Babel, les hommes, présumant posséder des atouts suffisants pour se diriger et s’épanouir, font facilement crédit aux « constructeurs » politiques, aux technocrates, aux experts, aux philosophes, et l’on en passe. Opportunistes, les inspirateurs et les leaders de nos Babels contemporaines exploitent cette démangeaison d’autosuffisance pour la tourner à leur profit. Gourous dont l’objectif inlassablement poursuivi est de rallier à eux-mêmes le plus grand nombre, ils ne manquent pas de faire valoir leurs mobiles humanistes ou humanitaires.

Ces meneurs cultivent l’art d’assurer leur pouvoir. Ils flattent pour mieux débaucher, font mine d’accueillir favorablement toutes les tendances — mais savent exclure ceux qui les dérangent. Ils excellent à assouplir la morale et à cautériser les derniers scrupules des consciences — mais ils ne manquent pas de culpabiliser les irréductibles. Leur supériorité autoproclamée leur fait négliger, voire mépriser, ceux qui ne s’alignent pas sur leur programme.

Babel dans nos églises ?

L’Écriture nous met aussi en garde contre l’infiltration et l’influence de dangereux bâtisseurs au cœur de nos églises2. Leurs stratégies et attitudes sont variées :

– Ils peuvent se montrer intransigeants. Ceux qui les entravent dans la construction de « leur tour » seront exclus. Leur violente réaction de rejet s’explique : les récalcitrants leur donnent en effet la désagréable impression d’un rappel à l’ordre permanent, et leur conscience en est agacée. Les « perturbateurs » leur tendent involontairement un miroir qu’ils estiment impératif de briser.

– Ils peuvent essayer de soumettre leurs détracteurs en jetant le doute sur le bien-fondé des positions de ces derniers ou sur leurs compétences — n’est-ce pas une manière détournée de se rendre soi-même plus recommandable ?

C’est un travail de longue haleine que celui auxquels s’astreignent ces « faux docteurs ». Au sein de l’Église, ils choisissent de miner la doctrine chrétienne en survalorisant tout ce qui plaît à l’homme charnel, au « vieil homme [qui] se corrompt par les convoitises trompeuses » (Éph 4.22). Leur aspiration à un pouvoir sans partage est en effet renforcée par les tendances naturelles de leurs disciples trop humains. En particulier, par le besoin d’appartenir à un groupe où « il se passe quelque chose », où l’on favorise une religiosité bon enfant, où l’on éprouve la sensation de n’avoir pas quitté l’Église authentique et de faire bel et bien partie d’une « famille spirituelle ». Ce mimétisme entretenu a un côté rassurant : les nouvelles recrues retrouvent un vocabulaire familier assorti d’une « nouvelle lecture » des textes bibliques pour une « nouvelle compréhension », d’une actualisation de la pensée biblique avec tous les ajouts et faire-valoir de notre société profane.

La pédagogie employée par ces « cadres » n’est pas nouvelle : elle appartient à l’arsenal classique du « père du mensonge ». Comme d’habitude, on voit se développer, sournoisement, une force d’opposition à la vérité. Or, depuis le jardin d’Éden, nombreuses sont les armes de séduction de Satan : la tromperie, la perversion des règles édictées par Dieu, la manipulation de la vérité. Les faux apôtres sont donc en réalité « des hommes qui s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. » (2 Tim 3.9)

Bien souvent, leurs manœuvres commencent par la dispersion d’un poison qui trouble les chrétiens et dont il est difficile de se débarrasser : le relativisme (« Dieu a t-il réellement dit ? » Genèse 3.1). Ce « levain » de doute a pour complices naturels la mentalité et les « paradigmes » du monde !

L’élitisme à l’assaut de l’Église

L’épisode de la tour de Babel est la concrétisation d’une attitude générale qui reste intacte chez tous les hommes au travers des millénaires : la démangeaison de rivaliser avec Dieu et l’illusion de la grandeur de ce combat. D’où tant de prétentions à la possession d’une connaissance supérieure3. Mais cette « sagesse » ne reflète rien de plus que ce qui sort instinctivement du cœur humain non régénéré par l’Esprit de Dieu. Les conducteurs de cette humanité-là manifestent tôt ou tard des comportements répréhensibles : « …entraînés par leurs rêveries, [ils] souillent leur chair, méprisent l’autorité et injurient les gloires [et] parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent… » (Jude 8,10) Ainsi naissent de nouvelles hérésies prônées par de faux prophètes adulés par ceux qu’ils ont dupés.

Cette mainmise sur les âmes est non seulement bâtie sur le mensonge, mais elle se perpétue également par le mensonge : flatteries en permanence ; manipulation de la crédulité des fidèles ; ouverture de nouveaux chemins vers le bien-être et l’auto-rédemption promis. C’est au prix de tels stratagèmes que la fausse « science » prend la place de l’autorité divine.

Notre contre-attaque

L’ennemi du genre humain cherche à creuser un gouffre infranchissable entre Dieu et sa créature. Il mettra même tout en œuvre pour faire douter les chrétiens du bien-fondé de leur engagement, et pour leur prouver que l’herbe est plus verte ailleurs !

C’est pourquoi le croyant fidèle ne peut vivre qu’à contre-courant de cette société soumise au diable. Mais rassurons-nous : Satan sera rendu impuissant si la Parole est obéie et suivie. Toute obéissance à Dieu est en effet destructrice des œuvres du diable4. Nous désamorçons efficacement les ruses de Satan en offrant nos vies à Dieu et en refusant « tout discours vain et profane, les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns qui se sont ainsi détournés de la foi » (1 Tim 6.20-21).

Il y a toujours péril à prêter l’oreille à un « autre Évangile » (Gal 1.6-7), car telle nouveauté mine la vérité scripturaire, compromet le témoignage de l’Église et fait perdre de vue notre Seigneur et Sauveur. Nous n’avons pas de part avec « ceux du dehors » : on ne marchande pas avec la perversité ! Face aux nombreuses tours de Babel modernes, édifiées par l’orgueil des hommes et soutenues par les partisans de la « mort de Dieu », il n’existe qu’une seule réponse : glorifier Dieu dans notre corps et notre esprit qui appartiennent à Dieu5.

La fin de l’épopée de Babel nous montre des ambitieux rendus muets et impuissants. Dieu intervient et démunit leurs chefs de leur influence prestigieuse en les privant de leur « ciment » communautaire : la parole. Quant à nous, il ne nous appartient pas de faire cesser par la force toutes les entreprises diaboliques de notre temps, mais la Bible ne dit-elle pas que par notre témoignage fidèle nous fermerons la bouche des incrédules6 et — qui sait ? — peut-être pourrons-nous en amener quelques-uns aux pieds du Sauveur.

1Voir Ps 2.
2Cf. Mat 15.8,9 ; 24.5,11,24 ; 1 Tim 1.7 ; 4.2 ; 6.3-5 ; 2 Tim 4.3 ; Tite 1.11,16 ; 2 Pi 2.1-22 ; Jude 3-19.
31 Cor 1.17-2.1.
41 Jean 3.8 ; 5.3-5, 18.
51 Cor 6.20.
61 Pi 2.12,15,16 ; 3.15,16.

Lien : http://www.promesses.org/arts/181p06.html

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LE PECHE CONTRE LE SAINT-ESPRIT

17 Avril 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE PECHE CONTRE LE SAINT-ESPRIT

Alfred Kuen

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Beaucoup de chrétiens ont été tourmentés à l’idée qu’après une certaine faute, ils aient commis « le péché irrémissible », qui ne pourrait jamais être pardonné. Que dit l’Écriture à ce sujet ?

Le blasphème impardonnable

L’expression provient d’une parole de Jésus : « C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. » (Mat 12.31-32)

En voyant les miracles de Jésus qui l’accréditaient manifestement comme Envoyé de Dieu, les pharisiens ont attribué les guérisons et les exorcismes à Satan. Après leur avoir démontré l’illogisme d’une telle supposition (Mat 12.25,26,29) et le sens de ce signe (v. 28), Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi évidente : si, en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, c’est qu’ils ont sciemment choisi de refuser la vérité. Dans son respect du libre choix de l’homme, Dieu ne peut que leur dire : « Que votre volonté soit faite ! » Ce refus est ici moins un acte ponctuel qu’un état du cœur résultant d’une opposition volontaire et persistante à la reconnaissance de la vérité.

Un refus délibéré d’accepter la grâce

L’évangéliste allemand Ernst Modersohn disait : « Le péché contre le Saint-Esprit consiste donc dans le fait que, contrairement à ce qu’on sait pertinemment, on attribue à Satan une action de l’Esprit de Dieu afin de ne pas être obligé de changer sa vie… Un signe de ce péché est un endurcissement contre l’action du Saint-Esprit en poursuivant sans vergogne son chemin dans le péché.

Celui qui a commis ce péché n’a que mépris et moqueries pour tout ce qui est divin et sacré. Celui qui reste préoccupé de son salut peut être assuré qu’il n’a pas commis ce péché… Chaque péché dont on demande le pardon sera pardonné. Mais s’endurcir contre Dieu et contre son Esprit, c’est précisément refuser d’être pardonné ; c’est ne pas demander à Dieu de pardonner ce péché — qui, par conséquent, ne peut pas être pardonné1. »

Nombres 15.30 faisait déjà une distinction entre des péchés commis par inadvertance et d’autres commis « la main haute » (« délibérément ») pour lesquels il n’existait pas de sacrifice — donc pas de pardon.

Un refus de l’aide du Saint-Esprit

Luc 12.10 situe cette parole dans un autre contexte : entre un enseignement sur le rôle de l’Esprit saint comme conseiller et défenseur de ceux qui confessent le nom du Fils de Dieu (v. 8-9) et une promesse de l’aide qu’il apporte à ceux qui sont traduits devant les tribunaux afin qu’ils disent les bonnes paroles (v. 11-12).

Cela fait penser que Luc suggère l’idée que le blasphème contre le Saint-Esprit implique un refus de son aide puissante lorsqu’elle est disponible pour empêcher les disciples de le renier et, ce faisant, d’apostasier. Si tel est le cas, le blasphème contre l’Esprit est synonyme d’apostasie, d’une répudiation délibérée et décisive de Jésus comme Seigneur. Ce n’est pas le seul passage du N.T. qui avertit contre le mal irrémédiable de l’apostasie : un autre exemple bien connu est Hébreux 6.4-6 où il est dit qu’il est impossible d’amener de nouveau des apostats à la repentance, puisqu’ils ont répudié le seul chemin du salut. Mais Luc joint à cet avertissement contre le péché impardonnable l’affirmation de Jésus qu’il y a pardon « pour tous ceux qui parlent contre le Fils de l’homme, parce que son identité réelle était voilée2 ».

Un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu

Sidlow Baxter consacre tout un chapitre de ses Studies in Problem Texts au « péché impardonnable » (p. 117-130). Il fait remarquer d’abord que ceux qui avaient commis ce péché — ou qui étaient susceptibles de le commettre — étaient des gens moraux, c’étaient même les plus religieux d’Israël. Cela nous avertit que ce péché n’est pas un péché « crapuleux » (débauche, crime, ivrognerie, violence). Ce péché était un blasphème, c’est-à-dire une insulte contre Dieu.

La raison pour laquelle ce péché ne peut pas être pardonné, c’est qu’il procède d’une attitude déterminée de l’esprit qui s’est fermé volontairement à la lumière divine et s’est barricadé contre la vérité. Tout péché dont on se repent peut être pardonné, mais la particularité de ce péché, c’est qu’il refuse la repentance. Et, à force de refuser de se repentir, on en devient incapable. C’est par de nombreuses résistances à l’appel de Dieu que l’on s’endurcit contre ses appels et que l’on développe une attitude qui rend toute repentance impossible.

Un peu comme certains abus engendrent des maladies irréversibles. Si un fumeur invétéré, qui a entendu tous les avertissements au sujet des dangers de sa tabagie, développe un cancer des poumons, peut-il encore revenir en arrière ? Le médecin peut-il « pardonner » son cancer ? Le Saint-Esprit « convainc de péché, de justice et de jugement », mais il n’a aucun pouvoir sur ceux qui ne veulent pas se laisser convaincre. Il arrive un moment où Dieu dit : « Le peuple d’Ephraïm s’est lié aux idoles. Qu’il aille son chemin. » (Osée 4.17, Semeur)

C’est ce qui s’est passé pour le pharaon de l’Exode. Dix-huit fois, nous lisons que son cœur était endurci : neuf fois, c’est lui qui endurcit son cœur contre l’appel de Dieu, et neuf fois, Dieu endurcit son cœur. Malgré toutes les démonstrations de la puissance et de la souveraineté de Dieu, il refusa de céder à l’ordre de laisser partir le peuple d’Israël. C’est un refus qui s’apparentait au péché contre le Saint-Esprit.

Un autre exemple est celui de Saül, le premier roi d’Israël qui, malgré un excellent début, s’engagea de plus en plus sur la voie de la résistance à Dieu, s’arrogeant présomptueusement les prérogatives sacerdotales (1 Sam 13), désobéissant consciemment à Dieu (ch. 14) et mentant à Samuel (ch. 15). Puis il ouvrit son cœur à la jalousie et tenta par trois fois de tuer David qu’il savait consciemment être l’élu de Dieu pour lui succéder.

Lorsqu’il constata : « Dieu s’est retiré de moi » (1 Sam 28.15), au lieu de se repentir et de revenir à lui, il alla consulter la pythonisse d’En-Dor, tout en sachant que Dieu l’avait interdit. Même si nous ne pouvons pas dire qu’il ait commis le péché impardonnable, il a, en tout cas, illustré le chemin qui y mène.

Un autre exemple, dans le N.T., est celui d’Hérode auquel Jésus ne répond plus : il avait eu maintes occasions d’entendre la vérité par Jean-Baptiste, mais il a fermé son cœur à la voix de Dieu, préférant vivre dans le péché.

Lorsque Paul persécutait les chrétiens, il ne péchait pas contre le Saint-Esprit, car, comme il l’a dit plus tard, il agissait par ignorance (1 Tim 1.13). Mais si, sur la route de Damas, en voyant le Seigneur ressuscité et en entendant sa voix, il avait fermé ses yeux et ses oreilles, s’il avait persévéré dans son opposition au Christ, il se serait définitivement fermé à la vérité en commettant le péché contre le Saint-Esprit.

Au-delà du point de non-retour

Un passage qui a souvent été rapproché de ceux des Évangiles qui parlent du péché contre le Saint-Esprit est Hébreux 6.4-6.

Le péché dont il est question ici a un certain nombre d’analogies avec le « péché contre le Saint-Esprit » de Mat 12.32 et Luc 12.10. « Dans ces versets, dit F. F. Bruce, il n’est pas question de la “persévérance des saints” ; nous dirions plutôt qu’ils insistent sur le fait que ceux qui persévèrent sont les vrais saints. Mais, en fait, il énonce une vérité pratique qui s’est vérifiée toujours à nouveau dans l’histoire de l’Église visible. Ceux qui ont partagé les privilèges de l’alliance avec le peuple de Dieu et qui, ensuite, y ont renoncé délibérément sont les personnes les plus difficiles à convertir à la foi. […] Sur le plan spirituel, l’expérience nous suggère qu’il est possible d’être “immunisé” contre le christianisme. […] Certains voient clairement où se trouve la vérité, s’y conforment même pour un temps, mais ensuite, pour une raison ou une autre, y renoncent3. »

Ces personnes s’acheminent inéluctablement vers une séparation définitive d’avec Dieu, vers la perdition éternelle.

Nous avons tous connu de ces personnes qui étaient tout près du salut et qui s’en sont détournées par la suite. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Mais nous savons qu’elles ont été immunisées contre la foi et ne veulent généralement plus rien savoir des chrétiens. C’est en toute connaissance de cause qu’elles ont choisi de ne pas accepter l’offre que Dieu leur faisait en l’appuyant du témoignage du Saint-Esprit ; elles ont méprisé le Fils de Dieu, considéré comme sans valeur le sang de l’alliance par lequel cette alliance a été consacrée, outragé le Saint-Esprit qui nous transmet la grâce divine (Héb 10.29).

Le péché qui mène à la mort

Cependant, l’apôtre Jean parle « d’un péché qui mène à la mort », pour lequel il ne demande même pas aux chrétiens de prier (1 Jean 5.16). Albert Nicole et John Stott, dans leurs commentaires, assimilent ce péché au « péché contre le Saint-Esprit » dont parlait Jésus, c’est-à-dire « un aveuglement volontaire, une rébellion systématique contre les vérités reconnues4 ». « Ils ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. » (Jean 3.19) Il a « volontairement péché contre sa conscience5 », c’est pourquoi il mourra dans ses péchés (Jean 8.24), ayant refusé ce qui aurait pu lui en procurer le pardon.

Le péché qui mène à la mort est « un péché sur le chemin de la mort, car il est commis sur le chemin vers un état où l’idée de repentance n’entrera plus dans la tête » (O. Barclay). Ce texte est un avertissement réel contre un danger réel, un danger toujours présent aussi longtemps qu’un cœur mauvais et incrédule peut se détourner du Dieu vivant (Héb 3.12).

Jean n’interdit pas de prier pour ceux qui ont commis ce péché : seulement, il ne le demande pas. Mais pouvons-nous savoir si quelqu’un a commis ce péché-là ? Même dans notre église évangélique, quelqu’un peut n’être qu’un « chrétien de nom », quelqu’un qui n’a jamais accepté la grâce de Christ, le sang de Christ qui purifie de tout péché (1 Jean 1.7). Dieu seul sonde les cœurs.

Dans le doute, nous pouvons toujours prier pour quelqu’un qui semble s’être volontairement détourné de la foi : l’offre de Dieu est encore valable tant qu’on peut encore dire « aujourd’hui » (Héb 3.13). Toute désobéissance à la loi est un péché, certes, mais tous les péchés ne mènent pas à la mort (1 Jean 5.17), Dieu sait ce qui est dans le cœur du frère ou de la sœur et, s’il n’a pas commis le péché qui mène à la mort, Dieu lui donnera la vie, la vie qui triomphe de la mort.

1 Neun und neunzig Widersprüche und dunkle Stellen in der Bibel, Berlin, Evangelische Verlagsanstalt, 1953, p. 53.
2 F.F. Bruce, Hard sayings of Jesus, p. 91-92.
3 F.F. Bruce, The Epistle to the Hebrews, London, Marshall, Morgan & Scott, 1974, p. 118s.
4 A. Nicole, La marche dans l’obéissance et dans l’amour, Vevey, Éditions Groupes missionnaires, 1961, p. 251.
5 John Stott, Les Épîtres de Jean, Paris, Farel/Sator, 1984, p. 185.

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CORNEILLE : L’ETUDIANT A L’ECOLE DE DIEU

6 Mars 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

soldat-romain.jpg (Actes 10)

 Une étude de la vie de Corneille dans le livre des Actes de Apôtres nous conduit une découverte qui peut bouleverser notre vie, si nous acceptons humblement porter notre faiblesse devant Dieu.  

Définition Historique et Géographique : 

CESAREE : Cette ville qu’il ne faut pas confondre avec Césarée de Philippe située au pied du mont Hermon, près de la principale source du Jourdain, est une ville de la côte palestinienne à environ 37 km au Sud du Mont Carmel. Hérode le Grand la construisit sur les ruines de l’ancienne Tour de Straton pendant 12 ans (de 25 à 13 av.  J.C.). Un quai (digue, cale, embarcadère, débarcadère) fait d’énormes pierres larges de 60 m,  enfermait un grand port maritime. Césarée était située sur la côte de la mer Méditerranée et son entrée du côté septentrional était gardée par une tour. Dans la ville, il y avait un temple, un théâtre, un amphithéâtre et un système complet d’égouts. La ville était donc de haute classe de par sa position politique, militaire et commerciale. Hérode la nomma Césarée en l’honneur de César Auguste.

Césarée était la capitale romaine de la Palestine. Le centre de la garnison militaire  romaine était dans cette ville. Philippe l’évangéliste y apporta la bonne nouvelle et y habita (Actes 8.40 ; 21.8). Paul, nouveau converti, y prit l’embarquement pour sa ville natale lorsque les juifs de Jérusalem voulurent le tuer (Actes 9.30). La 1ère prédication de la foi chrétienne adressée aux païens fut chez  Corneille dans cette ville (Actes 10 ; 11.11). Hérode Agrippa mourut dans cette ville en 44 après J.C. (Actes  12.19,23). Paul s’y rendit plusieurs fois (Actes 18.22 ; 21.8,16). Paul y comparut devant Festus et Agrippa (Actes 25.1-4, 6-13). Ses habitants étaient de diverses races rivales. Le massacre des juifs par les Syriens à Césarée  sous Néron fut le début des troubles qui aboutirent à la destruction de Jérusalem en 70 après J.C. par Titus. En 195 après J.C., un concile se tint à Césarée  où s’établit une Ecole chrétienne. En 548, Samaritains et Juifs attaquèrent les chrétiens de Césarée et les Musulmans s’emparèrent de la citée en  640. Cette ville aujourd’hui s’appelle Kaysariyeh. 

CENTENIER : Le rôle des soldats romains ne se limitait pas seulement à la conquête militaire, mais incluait aussi la surveillance des rues lorsqu’il y avait des émeutes (ceci expliquait le stationnement permanent des forces militaires romaines à Jérusalem, et l’accroissement de leur nombre en période des fêtes juives. Ils gardaient aussi les prisonniers et leur escorte pour d’éventuels déplacements, une participation aux exécutions, à la fois comme bourreaux et comme gardiens de l’ordre.  

Appelé aussi Centurion, le Centenier était un Officier de l’armée romaine (Actes 21.32 ; 22.26), correspondant au grade français de Capitaine commandant 100 soldats.  Il obéissait aux ordres de son chef (Actes 23.23). La Bible retrace une foi frappante des soldats romains :

- Le Centenier stationné à Capharnaüm dont Jésus guérit le serviteur (Mt 8.5-13) était traité en ami par les autorités juives locales ; il avait même bâtit une synagogue pour les juifs à ses frais (Luc 7.4).

- Le Centenier qui commandait aux soldats qui crucifièrent de Jésus : Il fut si impressionné par ce qu’il vit et entendu qu’il conclut à l’innocence et à la divinité du Christ (Mt 27.54 ; Mc 15.39,44 ; Luc 23.47).

- Corneille, Centenier de Césarée : Homme craignant Dieu, converti par la prédication de Pierre (Actes 10).

- Le Geôlier de Philippes, ville principale de Macédoine : La manifestation de la gloire de   Dieu à ses yeux lorsque Paul et Silas ont chanté, l’a tellement bouleversé qu’il a demandé ce qu’il faut faire pour être sauvé (Actes 16.30). Les geôliers qui laissaient échapper un prisonnier étaient condamnés à la peine qu’aurait dû subir le fugitif (Actes 16.27). Il fut baptisé de nuit avec tous les siens et organisa une fête pour cette circonstance.  

- Le Centenier Julius qui accompagna Paul à Rome avec d’autres prisonniers, le traita avec humanité (Actes 27.1,3). 

LES CARACTERISTIQUES REMARQUABLES DE LA VIE DE CORNEILLE : 

  1. Il habitait une ville portuaire : les villes côtières dotées d’un port ont la particularité de briller par le vice sous ses formes diverses (ivrognerie, prostitution, cupidité, violence, faux, corruption, luxe, fraude etc.). Corneille, Officier de l’armée romaine en plus, était un homme de haut rang social et demeurant à l’abri des besoins (Luc 7.4), pouvait se livrer comme les autres à toutes sortes de péchés. Il s’est laissé attirer par la sainteté de Dieu  (Job 11.13-19). Il était saint et pieux.
  2. Il a su communiquer la piété à sa famille et tous craignaient Dieu (Actes 10.2). Corneille avait compris que la première Cellule de l’Eglise est la famille. Si la famille marche bien, l’Eglise est en parfaite communion. Il avait compris que la voie du méchant mène à la ruine (Job 24.13-24 ; Psaumes 73).
  3. Il connaissant la grâce de Dieu dans les libéralités : Il faisait beaucoup d’aumônes au peuple. La générosité est d’un grand prix devant Dieu (2 Cor 8 ; Phil 4.16). La pauvreté et la ruine poursuivent ceux qui ne veulent pas exercer le don du donner (Mal. 3.7-12 ; Agée 1.4-11 : 2.14-19). Il n’avait pas seulement la bienveillance, mais il aussi était pieux.
  4. Il était un homme de compassion : La logique du monde ordonne que le riche s’attache et s’intéresse aux riches ; Corneille s’humiliait et allait vers les démunis pour combler à leur attente par les aumônes dont il les assistait (1 Tim 5.10 ; Dan 4.24).
  5. Il était un homme de prière : La vie de prière doit avoir une place très importante dans la vie du croyant sinon, sa foi ne sera qu'un feu de paille. La prière détermine le sens de la vie et des activités qu’un homme peut exercer. Par sa prière, Daniel ferma la gueule des lions  (Dan 6). Lorsqu’un chrétien prie, il y a une grande bataille qui se déroule dans le ciel et Dieu qui s’appelle l’Eternel le Dieu des Armées, n’a jamais perdu de bataille. Par la prière et sa confession, Daniel occasionna une grande bataille qui valut la présence de Gabriel et de l’archange Micaël (Dan 10).
  6. Il était un homme de vision : Il est écrit : «Quand il n’y a pas de révélation (vision), le peuple est sans frein» (Prov 29.18).

«Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit dans la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent. Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob. Un sceptre sort d’Israël. Il perce les flancs de Moab, et il abat tous les enfants de Seth…. » (Nbres 24.16-17). Corneille avait une vie de prière et de discipline. Dieu attache du prix à la vie des hommes et femmes de prière (Psaumes 34.17-23). C’est par la prière qu’on devient un homme qui épouse la  vision de Dieu. 

  1. Il était connu du ciel  (v.3) : Corneille était connu dans le ciel. Dieu le connaissait,

        s’intéressait à sa vie et à son salut. Dieu connaissait ses besoins et lui, Corneille,  connaissait Dieu. Il travaillait pour le compte de Dieu qui veillait en retour sur lui. Il ne faut         pas seulement travailler pour le Seigneur, mais le connaître, lui obéir et se soumettre à        Lui, acceptant sans réserve sa Souveraineté dans notre vie. Dan 11.32 ; Esaïe 1.3 ; Jn 174.9,6 ; 8.12)

 8.   Il était riche, puissant, mais attentif à la voix de Dieu : Dès que l’ange de Dieu l’appelle, il fixe les regards sur lui, oubli tout et près à obéir. Il n’est pas distrait, mais sait écouter, demander des précisions afin de mieux accomplir sa tâche devant Dieu (v.4).

  1. Il est obéissant : Dès que l’ange a fini de parler, il exécute l’ordre qui lui est donné, savoir, envoyer appeler Pierre  à Jaffa (v.8).
  2. Il connaît faire le partage des expériences spirituelles : Il appelle ses serviteurs et un soldat et leur communique ce qu’il a appris de Dieu. Il partage sa vision comme un bon leader afin que ceux qu’il envoie agisse sans équivoque, en accord parfait avec la vision (v.7). Savons-nous partager aussi ou sommes-nous des hypocrites, renfermés sur nous-mêmes pour la mort ?
  3. Il sait utiliser sa position pour influencer et amener les autres à écouter la Parole de Dieu (v.22). ‘‘Prêche la Parole, insiste, en toute  circonstance favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable’’ (2 Tim 4.1-2). Il craint Dieu et cherche la perfection (Prov 22.1,4 ; Actes 18.21 ;  6.31 ; Eccl 7.1).
  4. Il est un évangéliste : Il n’avait pas honte de l’évangile qui est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (v.27). Prov 11.30 ; Dan 12.3. 

Conclusion : Corneille agissait ainsi sans connaître Christ. Face à sa vie, aux qualités spirituelles en lui, que dirons-nous en rapport avec la Parole de Dieu dans Mt 5.20 ?      

 Dr André CHOUBEU

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