LA VIE COMMUNAUTAIRE - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA VIE COMMUNAUTAIRE

2 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA VIE COMMUNAUTAIRE

LA VIE COMMUNAUTAIRE

« Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés » (Actes 2.41-47).

Introduction :

De plus en plus, la notion de la communion fraternelle fait si cruellement défaut au milieu des enfants de Dieu que l’identification des véritables sauvés cause un sérieux problème. Et même, ceux qui sont parvenus au stade de la communion fraternelle s’y stagnent, freinant leur progression vers la consécration : « à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité » (1Pierre 1.5-7).

Loin donc d’être un simple acte, la vie communautaire est un fait qui régit les principes de la création, l’acte créateur lui-même s’en étant été inspiré. Ainsi, il convient de redéfinir depuis son essence le sens exact de la communion et de la vie communautaire pour rentrer dans la pensée et la prescience divine à cet égard. Lorsque nous y seront parvenus, nous saisirons la compréhension exacte du Créateur dans le but de la création et dès lors notre fonctionnement s’adaptera à ses principes éthiques, nous rentrerons au commencement de toute chose. Il nous sera alors simplement possible de tout résumer par « au commencement Dieu ». Si nous y parvenions, Dieu serait alors au centre de tout ce que nous sommes, nous faisons, pensons et projetons. Ce n’est qu’ainsi et qu’ainsi seulement que Dieu sera glorifié dans la vérité non seulement de notre bouche, mais de notre être tout entier.

Notre démarche consistera donc à redéfinir le concept et le contour pour ensuite mesurer la portée réelle du mot dans son sens et mesurer sa portée dans son symbolisme, sa signification pour aboutir aux effets escompté par Dieu dans son vouloir de vivre en commun et en communauté.

Définition des mots :

Une vie communautaire est celle vécu dans le cadre d’une communauté.

La communauté est dans le sens courant, un ensemble de personne vivant ensemble pour le bien commun et le bien de chacun. Dans les actions communautaires, tous partagent un environnement commun et intéragissent pour le bien de tous. Exemple du Kibboutz en Israël.

La communauté peut aussi se définir comme un état de ce qui est commun à plusieurs personnes : similitudes, groupe, des jeunes, des femmes, des hommes, chorale, mise en commun des biens entre époux, les biens de cette communauté.

Au sens étymologique originel : cum munus. La communauté est donc un groupe de personnes (« cum ») qui partagent quelque chose (« munus ») — un bien, une ressource, ou bien au contraire une obligation, une dette.

« La communauté n'est pas une propriété, un plein, un territoire à défendre et à isoler de ceux qui n'en font pas partie. Elle est un vide, une dette, un don (tous sens de munus) à l'égard des autres et nous rappelle aussi, en même temps, à notre altérité constitutive d'avec nous-mêmes. »

Nous pouvons facilement de ce mot déduire de ce mot que communautaire veut exprimer l’action de plusieurs personnes calquée sur le modèle d’une seule d’entre elle. Soit : Commun veut dire tous comme un. D’où communautaire : tout autant que un réuni.

Le concept de la communion

  • Son origine

. Au commencement Dieu qui interagit dans la création (Genèse 1.1)

. faisons l’homme à notre image (Genèse 1.26)

. descendons et confondons leur langage (Genèse 11)

. qui enverrons-nous et qui marchera pour nous (Esaïe 6.8)

  • Son symbolisme

. Cours d’eau

. les bananiers

. Les planches du tabernacle (Exode 36.20-34)

  • Son application à travers les âges

. Noé et sa famille dans l’arche

. La construction de la tour de Babel

. La vie d’Abraham, d’Isaac et de Jacob

. Les villes juives

. les divers groupes sociaux ou politico-religieux (pharisiens, esseniens, scribes, les zélotes, les publicains, etc.)

La communion dans l’église primitive

  1. accepter la parole de Dieu
  2. être baptisé pour former un seul corps en Christ
  3. l’enseignement des apôtres pour expérimenter l’unité selon Dieu
  4. dans la communion fraternelle pour s’identifier l’un à l’autre
  • agapè (Jude)

Le mot « agapè » signifie en grec, l’amour fraternel, s’expliquant par le fait que l’agape était un repas pris en commun par les premiers chrétiens pour manifester l’esprit de familiale concorde qui caractérisait l’Eglise dont ils sont chacun pour sa part un membre vivant constituant le corps de Christ (1Cor 11.17-22 ; Jude 1.12 ; 2Pierre 2.13).

  1. dans la fraction du pain

Dans un autre passage évoquant le pain et le vin, Paul insiste encore sur cette notion de l'Église, corps de Christ :"La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain." (1Co 10.16)

  • Communion

« Ils persévéraient dans l’enseignement des Apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2.42).

« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils,Jésus-Christ notre Seigneur » (1Cor 1.9).

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communionau sang de Christ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? » (1Cor 10.16)

« Voyez les Israélites selon la chair: ceux qui mangent les victimes nesont-ils pas en communion avec l’autel ? » (1Cor 10.18)

« Je dis que ce qu’on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu;or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons » (1Cor 10.20).

« Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et lacommunion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort » (Philippiens 3.10)

« ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi,afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1Jean 1.3)

« Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité » (1Jean 1.6).

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans lalumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1Jean 1.7)

  • Sainte Cène

Le mot "cène" vient du latin "cena" qui signifie "repas du soir". Ce mot "cena" se retrouve d'ailleurs en espagnol et en italien, et, dans ces deux langues, signifie couramment "souper". Voici la définition qu'en donne le Dictionnaire Larousse :

  • "Les seuls textes des évangiles qui nous parlent de ce que les théologiens ont appelé "la sainte cène", font tous effectivement référence à un repas :
  • « repas du Seigneur » (1Cor 11.20)

.Ce dernier passage nous apprend que l’agape était alors destinée à commémorer le dernier repas de Jésus avec ses disciples et que le pain et le vin, symboles du sacrifice du Maître, y étaient distribués aux fidèles. En d’autres termes, il s’agissait de reproduire l’événement de la Chambre Haute tout entier et l’on ne songeait pas encore que la Sainte Cène pût être distincte de l’agape.

. On n’y doit pas venir, comme à une table quelconque, parce qu’on a faim ou soif, (1Cor 11.22,34), mais pour « annoncer la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1Cor 11.26)

. Il est certain que cette union de l’agape et de la Sainte Cène datait de la première heure, mais alors ce repas avait lieu tous les jours.

  • Table du Seigneur

« Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vousne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons » (1Co 10.21).

  1. et dans les prières

Les effets de la vie communautaire

  • La crainte s’emparait de chacun,
  • il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.
  • Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu

Il leur communiqua le don de parler toutes sortes de langues, pour leur montrer qu’ils devaient annoncer l’Évangile à tous les peuples du monde, et pour les mettre en état de le faire. Et cette merveille arriva, dans un jour solennel, et en présence d’une grande multitude de personnes qui étaient venues à Jérusalem de divers pays étrangers, afin que le bruit de cet événement miraculeux se répandit de tous côtés, et que cela servît à faire recevoir la prédication des apôtres.

  • ils avaient tout en commun

Ils avaient tout en commun. La plupart, si ce n’est tous, étaient des voyageurs, et n’étaient pas citoyens de Jérusalem. Il était nécessaire qu’ils restent ensemble pendant leur séjour, et ils créent donc un fonds commun. Cette "communauté" ne se trouve que dans l’Eglise de Jérusalem, et le Nouveau Testament n’en parle nulle part ailleurs.

  • Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens,
  • ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.
  • ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple,
  • ils rompaient le pain dans les maisons,
  • prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur
  • louant Dieu,
  • trouvant grâce auprès de tout le peuple.
  • Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés »

Les attentes divines pour chacun de nous :

Le développement intégral

Les ennemis de a vie communautaire

  • Egoïsme
  • Individualisme
  • Médisance
  • Calomnies
  • Division
  • Soupçons
  • Préjugés

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