enseignements - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles avec #enseignements tag

ATTEINDRE SA DESTINEE

8 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                   ATTEINDRE SA DESTINEE 

 

Introduction :

 

Plusieurs circonstances et situations nous rendent stagnants, nous contraignant à une position de mendicité, de médiocrité, de misérable en contradiction à la pensée  et au plan de Dieu pour nous. Ces choses nous assignent à des soupirs et gémissements réguliers qui ne trouveront jamais leur  fin, ce, à cause de notre ignorance. Aussi longtemps que nous n’aurons rencontré Dieu dans sa profondeur recevant de lui une révélation de notre situation et de notre état, sachant ce à quoi il nous a appelés, nous n’atteindrons jamais notre destinée. Qu’est-ce en fait la destinée ?

 

Définition :

Les dictionnaires donnent  plusieurs sens au verbe destiner tel que : donner une destination, assigner un but à ; attribuer, réserver etc..

 

Destinée s’explique par : Effet du destin. Sort, condition. Existence, conditions de vie, avenir, futur,  enchaînement.

 

Certaines citations à propos de  la destinée disent :

‘‘L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous’’ (Sartre)

‘‘Ne désir  rien de plus que ce que Dieu désire’’ (Epictète)

‘‘Dans les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers la catastrophe, soit vers le succès’’ (La Rochefoucauld - Liancourt)

‘‘Toutes nos qualités sont incertaines et douteuses en bien comme en mal, elles sont presque toutes à la merci des occasions’’ (Duc La Rochefoucauld)

Compréhension :

De ce constat et définition, il apparaît de manière on ne peut plus claire que des situations que nous vivons nous conduisent parfois vers un destin et nous faisant vivre dans un état que la dispensation divine n’avait point prévu pour nous.

Le cas de Jacob nous servira de cadre de leçon. Voici les paroles de bénédictions  que prononça Isaac, son père à son endroit : « Jacob s'approcha, et le baisa. Isaac sentit l'odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que l'Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira» (Gen 27.27-29).

Cette destinée de Jacob rencontra énormément de difficultés pour lesquelles des précieuses leçons doivent être tirées si nous voulons réellement atteindre notre destinée selon Dieu.

Sitôt Esaü arrivé, il s’aperçut que son frère cadet Jacob avait volé sa bénédiction : « Ésaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l'avait béni; et Ésaü disait en son cœur: Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère. On rapporta à Rébecca les paroles d'Ésaü, son fils aîné. Elle fit alors appeler Jacob, son fils cadet, et elle lui dit: Voici, Ésaü, ton frère, veut tirer vengeance de toi, en te tuant. Maintenant, mon fils, écoute ma voix! Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu'à ce que la fureur de ton frère s'apaise, jusqu'à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu'il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un même jour ? » Gen 27.41-45) :

Un constat s’impose :

  1. Ésaü conçut de la haine contre Jacob : Plusieurs personnes conçoivent encore et d’autres ont déjà conçu depuis et nourrissent de la haine amère contre nous. Ceci introduit l’esprit de médisance, de mauvais sort  contre nous.
  2. Le mot sort exprime l’idée d’une imputation fatale de la destinée future d’une personne par le biais des paroles de malédiction, de conjuration et autres méthodes occultes.

 

Le mot médisance se définit par : malveillance, dénigrement, détraction, diffamation, commérage, persiflage, débinage (critique, dénigrement), cancan (bavardage), potin (bruit, tapage), racontar, ragot (méchanceté, diffamation), accusation, calomnie, attaque.

Il nous revient donc de constater et de noter que l’effet de malveillance ou médisance et sort introduit dans la sphère spirituelle, le déclenchement d’un combat éminent entre celui qui est haï et celui que l’on hait. La Bible ne dit-elle pas : « Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3.14-15). Satan est appelé meurtrier « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge »( Jean 8.44). Celui qui a des projets de médisance contre nous est un instrument de Satan pour mettre à exécution les desseins iniques du malin. N’est il pas écrit : « Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1Jean 2. 11).

De telles choses consciemment ou inconsciemment lorsqu’elles ne sont pas prises au sérieux, stoppent notre destinée selon Dieu et introduisent l’ange de la mort à nos trousses pour notre anéantissement spirituel et physique.

Pour la délivrance, il convient de pardonner les intéressés, révoquer les malédictions attachées à notre vie par lesdits sorts et médisances.

  1. Ésaü disait en son cœur

Les mauvaises pensées du cœur, lorsqu’elles sont conçues ne restent pas sans conséquences dans nos vies. Si tel n’était pas le cas, plusieurs écrivains bibliques n’en auraient pas parlé au point de demander à Dieu son intervention. Voici quelques versets :

« Tu as vu toutes leurs vengeances, Tous leurs complots contre moi. Éternel, tu as entendu leurs outrages, Tous leurs complots contre moi, Les discours de mes adversaires, et les projets Qu'ils formaient chaque jour contre moi. Regarde quand ils sont assis et quand ils se lèvent: Je suis l'objet de leurs chansons. Tu leur donneras un salaire, ô Éternel, Selon l’œuvre de leurs mains » (Lam. 3. 60-64).

« Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui » (Psaumes 37. 12)

« Car voici, tes ennemis s'agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, Et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël! Ils se concertent tous d'un même cœur, Ils font une alliance contre toi » (Psaumes 83. 2 – 5).

Parmi plusieurs complaintes de Jérémie à propos des mauvaises paroles et projets de mort à son endroit on peut lire :

« Et ils ont dit: Venez, complotons contre Jérémie! Car la loi ne périra pas faute de sacrificateurs, Ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes. Venez, tuons-le avec la langue; Ne prenons pas garde à tous ses discours! Écoute-moi, Éternel! Et entends la voix de mes adversaires! Le mal sera-t-il rendu pour le bien? Car ils ont creusé une fosse pour m'ôter la vie. Souviens-t'en, je me suis tenu devant toi, Afin de parler en leur faveur, Et de détourner d'eux ta colère » (Jér 18.18-20).

Des personnes de loin comme de près, forment des projets iniques contre nos vies, nos plans, nos familles, nos activités. Nous appuyant sur la Parole de Dieu et faisant confiance au Seigneur, révoquons ces méchants projets contre nous car la Parole de Dieu déclare : « Formez des projets, et ils seront anéantis; Donnez des ordres, et ils seront sans effet : Car Dieu est avec nous » (Esaïe 8.10).

Que l’Eternel notre Dieu désarme les méchants propos des membres de nos familles, amis, relations et voisinages qui forment des propos méchants contre nous pour que nous n’atteignions notre destinée.

  1. Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère  

Combien de personnes prononcent des paroles de mort, établissent un calendrier de destruction et de mort contre nous ? 

Combien de personnes à notre insu décrètent notre échec, forment des complots pour stopper nos activités, nos ministères, nos familles, nos relations ou pour briser notre carrière ?

Un tribunal invisible existe probablement contre nous. Il y a un parquet devant lequel nous sommes traînés tous les jours par des inconnus avec des griefs très sévères à notre encontre pour qu’un arrêt de mort soit prononcé à notre endroit. L’exemple du Souverain Sacrificateur Josué qui était traîné au tribunal sous l’accusation de Satan est  révélateur à ce sujet (Zacharie 3.1-5 ; Job 1.6-11 ; Apo. 12.10).

Esaü n’avait-il pas établi un calendrier de mort contre son frère dès le décès de leur père ? Nous sommes nous aussi dans la même situation (que nous le sachions ou pas,  que nous le voulions ou pas), par des ennemis (parfois avec ou sans raison) qui ont établi un calendrier de destruction, prononçant un arrêt de mort contre nous.

A cause de notre fidélité à Dieu dans notre marche et dans son service, des complots peuvent être  ourdis contre nous, des arrêts de mort peuvent être décrétés, des dénigrements et autres peuvent être tissés et des manipulations dans l’intention absolue de nous détourner de notre destinée peuvent s’opérer dans l’ombre. Daniel en fut une victime :

« Daniel surpassait les chefs et les satrapes, parce qu'il y avait en lui un esprit supérieur; et le roi pensait à l'établir sur tout le royaume. Alors les chefs et les satrapes cherchèrent une occasion d'accuser Daniel en ce qui concernait les affaires du royaume. Mais ils ne purent trouver aucune occasion, ni aucune chose à reprendre, parce qu'il était fidèle, et qu'on apercevait chez lui ni faute, ni rien de mauvais. Et ces hommes dirent: Nous ne trouverons aucune occasion contre ce Daniel, à moins que nous n'en trouvions une dans la loi de son Dieu » (Dan 6.3-5).

Alors que Jésus travaillait tranquillement dans l’exercice de sa mission, des complots ont été tissé contre sa personne, son ministère et sa vie. En sommes-nous du reste ? « Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples: Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe; et ils délibérèrent sur les moyens d'arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. Mais ils dirent: Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas de tumulte parmi le peuple » (Mt 26.1-6).

Si les paroles n’avaient pas d’effet, Dieu n’aurait jamais dit à Laban de ne pas parler à Jacob soit en bien soit en mal : « Le troisième jour, on annonça à Laban que Jacob s'était enfui. Il prit avec lui ses frères, le poursuivit sept journées de marche, et l'atteignit à la montagne de Galaad. Mais Dieu apparut la nuit en songe à Laban, l'Araméen, et lui dit: Garde-toi de parler à Jacob ni en bien ni en mal! » Gen 31.22-24).

Effectivement, les paroles ont une puissance soit de bénédiction soit de malédiction, mais nous le savons pas souvent (Mt 12.36). N’a-t-on pas dit de Jérémie : Venez, tuons-le avec la langue; Ne prenons pas garde à tous ses discours! (Jér.18.18).

L’histoire de Luc 7.11-15 raconte : « Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit: Ne pleure pas! Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: Jeune homme, je te le dis, lève-toi! Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère ».

Cette  histoire raconte la scène d’une mort certaine, le cercueil et la tombe étaient déjà apprêtés et le cortège funèbre en route pour l’enterrement. Alors que notre cercueil dans l’invisible est déjà fabriqué, notre tombe creusée par des hommes méchants qui nous passent au Parquet, nous accusent et nous condamnent, croyons que le Seigneur Jésus en ce moment convenable est envoyé par le Père céleste est présent pour nous arracher in extremis de l’enterrement prévu à la suite de notre mort programmée par le monde invisible.

Tenons-nous sur nos pieds et revendiquons notre vie en révoquant tous les décrets de mort prononcés ou programmés contre nous car il est écrit : « Toute arme forgée contre toi sera sans effet; Et toute langue qui s'élèvera en justice contre toi, Tu la condamneras. Tel est l'héritage des serviteurs de l'Éternel, Tel est le salut qui leur viendra de moi, Dit l'Éternel » (Esaïe 54.17).  « Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir » (Job 5.12).

  1. Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu'à ce que la fureur de ton frère s'apaise, jusqu'à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu'il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir.
Jacob passa 20 ans chez Laban son oncle, loin de la présence de Dieu et loin de sa destinée. Nous devons de la présence de Jacob chez Laban tirer des leçons :

A – Les bénédictions apparentes

Jacob passa20 années à vide chez Laban. Beau-fils de ce dernier ayant épousé ses deux filles, berger principal de tout le troupeau de Laban, les gens pouvaient le croire heureux, riche, mais au fond, il n’avait rien.

Ne déclare-t-il pas : « Jacob fit appeler Rachel et Léa, qui étaient aux champs vers son troupeau. Il leur dit: Je vois, au visage de votre père, qu'il n'est plus envers moi comme auparavant; mais le Dieu de mon père a été avec moi. Vous savez vous-mêmes que j'ai servi votre père de tout mon pouvoir. Et votre père s'est joué de moi, et a changé dix fois mon salaire; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal» (Gen 31.4-7).

Que souvent, nous croyons être bien, alors que nous sommes misérables. Les femmes de Jacob déclarent en substance : « Rachel et Léa répondirent, et lui dirent: Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père?  Ne sommes-nous pas regardées par lui comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues, et qu'il a mangé notre argent? Toute la richesse que Dieu a ôtée à notre père appartient à nous et à nos enfants. Fais maintenant tout ce que Dieu t'a dit». (Gen 31.14-16).

Cependant, Laban lui-même dit : « Laban répondit, et dit à Jacob: Ces filles sont mes filles, ces enfants sont mes enfants, ce troupeau est mon troupeau, et tout ce que tu vois est à moi. Et que puis-je faire aujourd'hui pour mes filles, ou pour leurs enfants qu'elles ont mis au monde » (Gen 31.43).

Les déclarations de Laban montrent bel et bien que celui-ci prétend avoir un droit de propriété sur Jacob, ce qui le rend esclave. Ne l’a-t-il pas poursuivi comme un vulgaire voleur, un fuyard, un voyou, un irresponsable, un ouvrier qui se serait enfui, un esclave qui s’est détourné de son maître ? Il devient dès lors assez facile de déceler des esprits derrière nous dans ces circonstances :

-          esprit de servitude (du chef de famille, des parents, du patron, du chef du village qui veulent gérer notre vie et ce qui est à nous.

-          esprit de contrôle de nos activités, ministères, biens, famille et autres domaines de notre vie 

-          esprit d’intimidation, de manipulation et de domination qui nous chosifie

-          esprit de mépris de ce que nous sommes. Laban se savait inférieur à Jacob, potentiel héritier d’Isaac, fils d’Abraham, l’élu de Dieu, mais il le poursuit avec une armée.

« Voilà vingt ans que j'ai passés dans ta maison; je t'ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton troupeau, et tu as changé dix fois mon salaire. Si je n'eusse pas eu pour moi le Dieu de mon père, le Dieu d'Abraham, celui que craint Isaac, tu m'aurais maintenant renvoyé à vide » (Gen 31.41-42).

Nous travaillons et avons les mains toujours vides :

-          esprit de dépouillement

-          esprit d’avilissement

-          esprit de pauvreté

-          esprit d’insuffisance financière et matériel continu

Jacob face à tout cela dit : « Dieu a vu ma souffrance et le travail de mes mains, et hier il a prononcé son jugement » (Gen 31.42).

Nous appuyant sur les promesses de Dieu, comme Jacob, levons-nous et revendiquons notre propriété volée par le malin, reprenons nos droits usurpés par les autres, récupérons nos biens détenus injustement.

B-      Les bénédictions réelles

Les bénédictions réelles sont celles destinées depuis avant la fondation du monde pour être nôtres pour que nous en jouissions sans compromission, difficultés ou empêchements. Job, Abraham, David, Salomon  et autres grandes figures de la Bible ont joui librement et paisiblement de leur bien.

 

Nous avons longtemps souffert l’esclavage, mais comme à Jacob, l’Eternel Dieu nous dit :

« Jacob entendit les propos des fils de Laban, qui disaient: Jacob a pris tout ce qui était à notre père, et c'est avec le bien de notre père qu'il s'est acquis toute cette richesse. Jacob remarqua aussi le visage de Laban; et voici, il n'était plus envers lui comme auparavant. Alors l'Éternel dit à Jacob: Retourne au pays de tes pères et dans ton lieu de naissance, et je serai avec toi » (Gen 31.1-4)

Recherchons l’intervention de Dieu pour notre libération effective de l’esclavage caché, qui nous éloigne de plus en plus de notre destinée en Christ.

Les conséquences de  l’ignorance de la destinée   (Luc  19.41-44)

Les Ecritures Saintes disent avec vérité : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants » (Osée 4.6).

Satan a tellement aveuglé les yeux de plusieurs croyants que  leur activité dans l’église est devenue un formalisme religieux pur et simple puisque dénué de toute spiritualité à cause de leur intelligence non régénérée.

A cause leur ignorance, le peuple s’est écarté de sa destinée n’ayant pas connu le jour où ils étaient visité et Jésus pleura sur Jérusalem : «Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr; mais ils ne savaient comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait avec admiration » (Luc 19.41-48)

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! Voici, votre maison vous sera laissée; mais, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (Luc 13.34-35)

Cette prophétie s’est accomplie étrangement et ses effets sont encore présents dans le peuple d’Israël.

Plusieurs  passages bibliques annonçaient les pleurs du Seigneur :

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants Qui abandonnent ta loi. (Ps. 119.53).

Mes yeux répandent des torrents d'eaux, Parce qu'on n'observe point ta loi (Ps. 119.136).

Je vois avec dégoût des traîtres Qui n'observent pas ta parole (Ps. 119.158).

Oh! Si ma tête était remplie d'eau, Si mes yeux étaient une source de larmes, Je pleurerais jour et nuit Les morts de la fille de mon peuple! (Jérémie  9.1)

Si vous n'écoutez pas, Je pleurerai en secret, à cause de votre orgueil; Mes yeux fondront en larmes, Parce que le troupeau de l'Éternel sera emmené captif (Jérémie 13.17)

Jean 11.35 : Jésus pleura.

Quelques pensées au sujet de la destinée :

« Oui, aujourd’hui je comprends pourquoi le Seigneur avait pleuré sur Jérusalem. Jésus connaissait la vision de Dieu et le temps de visitation de Jérusalem, mais malheureusement Jérusalem était aveugle. L’une de mes souffrances comme leader est de voir les gens passer à côté de leur destinée. Le diable essaie de nous maintenir dans l’ignorance et loin de notre destinée. C’est pourquoi il faut nous arrêter devant le Seigneur pour voir si notre bonheur est fonction de la révélation que nous avons du plan de Dieu pour nos vies » 

« Voici une nouvelle journée que l’Eternel a faite ; qu’elle enfante tout ce dont nous avons réellement besoin pour la réalisation de notre destinée. Que les projets humains et sataniques qui veulent falsifier notre destinée puissent s’arrêter. Qu’aucune malédiction ne puisse pas avoir des interférences sur notre futur »

 « Dans la vie chrétienne nous avons besoin des signes de la bonté et de la générosité de Dieu pour nos vies. Mais cela semble difficile ou impossible pour certains chrétiens à cause de l’ignorance du mot conversation et du changement radical de notre façon de penser que notre vieil homme nourrit par notre orgueil »

 

 Conclusion :

Avons-nous vraiment atteint notre destinée ? Sommes-nous vraiment sur le chemin de notre destinée ? Puisque Dieu nous a béni de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes en Christ, le sommes-nous réellement dans cette vie et nos activités et ministères tel que prévu par Dieu ? Nos manquements ne  sont-ils pas kilométriques ?                                                                                         

Dr André CHOUBEU  (05 Août 2004)

 

Voir les commentaires

LES ACCUSATIONS DU DIABLE

8 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

377780 198889396863794 100002282055534 453641 2138725623 n

                                                                 LES ACCUSATIONS DU DIABLE

(Apoc. 12.10)

 

I-                    Introduction :

 

  Dès que nous sommes sauvés, nous ne nous appartenons plus mais nous appartenons à Jésus que nous avons fait Seigneur de notre vie, par le fait de notre repentance et de notre conversion. Parce que Jésus nous a sauvés, nous nous sommes livrés volontairement à lui, lui offrant tout notre être afin qu’il règne en nous et sur nous. L’introduisant comme Roi et Souverain de notre vie, nous ne nous appartenons plus, car deux maîtres ne règnent jamais ensemble. Le simple fait de faire de lui notre Seigneur, réduit chacun de nous à la simple position d’un esclave au service du Maître.

  Quel est en effet le mérite qu’a un esclave sinon de faire la volonté de son maître ? Qu’a un esclave pour lui-même ? Tout ce qu’il a n’appartient-il pas à son maître. Paul ira un peu plus loin en disant : « Qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » Sommes-nous vraiment conscients de notre dépendance totale et absolue au Seigneur Jésus ?

  L’ignorance de cette réalité nous introduit certainement dans une situation de compromis et nous place dans une constante position de culpabilité, et fait de nous des sujets d’accusation par Satan.

« Car il a été précipité, laccusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc 12.11) 

II-                  Définition : 

   Le mot accusation se définit comme une imputation, reproche d’une action blâmable.                  

  Seulement, le but de notre étude ne sera pas uniquement de nommer les diverses accusations du diable ; bien plus, il s’agit de rechercher le but poursuivi par le diable dans l’accusation (1), de relever la cible principale de ces accusations (2) et surtout de voir en quoi nous contribuons au plein succès de ces accusations dans nos vies et celles des bien-aimés ainsi que celles de nos proches (3). 

III-    L’objectif du diable dans l’accusation : 

1. Faire de nous des enfants du diable : Le diable est conscient que Dieu hait le péché : « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a parut afin de détruire les œuvres du diable »  (1Jn 3.8).

  Il devient on ne peut plus clair que le diable par le péché pousse le croyant à remettre en cause le but, le nature et même l’œuvre de la croix, qualifiant la mort de Jésus d’inutile et sans fondement aucun. Ceci le ramène à l’état de perpétuel esclave et d’appartenance au royaume des ténèbres (Celui qui pèche est du diable). 

2. Faire de nous des esclaves du péché : « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché ». Assurément, celui qui a perdu la notion de la sanctification ne peut aller au ciel, car aucune souillure n’entrera dans le royaume des cieux (Apoc 21.27). 

3. Ramener le croyant à l’état de rétrograde : Les textes bibliques sont très clairs sur la condition de ceux qui, tombés dans le péché, ont perdus leur zèle : « Souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratiques tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentantes » (Apoc 2.5). « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apoc 3.16) « Celui qui met la main à la charrue et qui regarde derrière n’est plus propre pour le royaume des cieux » (Luc 9.62) « Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification des ses anciens péchés » (2 Pierre 1.9).

   Pendant cette période, le diable suscite dans le cœur des interrogations multiples, passant des inquiétudes aux jugements divers, somme toute constituant l’incrédulité. L’apôtre Paul souligne un aspect très important qui conduit à la vie rétrograde par ces propos : « Combattre le bon combat en gardant la foi et une bonne conscience. Cette bonne conscience, quelques-uns lont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que jai livrés à Satan, afin quils apprennent à ne pas blasphémer. » (1 Tim 1.18-20) Dieu en effet nous a crée, a pris toutes les dispositions pour nous rendre heureux, veillant sur nous de manière paternelle et programmant tout pour sa gloire en vu de notre bien-être aussi. 

  1. Rébellion contre Dieu : Le péché place le croyant dans une position d’inimitié. «Le péché de la rébellion et la résistance est comme la sorcellerie» (Version King James). La rébellion détache de fait l’homme de Dieu et l’établit de fait comme un adversaire ; et qui est adversaire de Dieu si ce n’est Satan ? La rébellion est révolte contre Dieu, contre sa Parole. Mépriser une autorité qui soit spirituelle, administrative,  naturelle, parentale ou professionnelle est une rébellion contre Dieu. Souvenons-nous que Dieu dit : « Je Suis lEternel, cest là mon nom ;  je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles » (Esaïe 42.8). 
  1. Délier le croyant de Dieu pour l’établir comme suppôt du diable. Par le péché le croyant s’oppose à la volonté de Dieu pour s’attacher à celle du diable. Il soumet ainsi ses membres au service du diable pour accomplir le mal. Caïn en refusant d’écouter la voix de Dieu, a livré ses membres pour tuer son frère Abel (Genèse  4).

Selon Mt 13, Satan utilise, les persécutions, la pauvreté, les obstacles diversifiés pour poser des embûches devant le chrétiens et le détacher de Dieu. 

IV-    La cible des accusations du diable : 

Notre être tout entier est mis au service de Dieu selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Mt 22.37). Toutefois lorsqu’on a failli à cette recommandation, le diable accuse immédiatement. Ce verset de l’écriture n’exprime-t-elle pas un acte de consécration ? Sommes-nous vraiment consacrés ?

Voici quelques cibles des accusations du diable devant Dieu contre nous :

-    La gestion de notre temps

-          La gestion de notre argent

-          Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

-          L’évangélisation

-          Notre vie de prière

-          Notre amour pour le prochain

-          Notre relation avec autrui

-          Notre famille, nos paroles

-    L’encadrement des brebis (Ez 34)

-          Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...) 

Le diable parvient tant bien que mal (mais assez bien, il faut se l’avouer) à toucher bien de points cruciaux par ses accusations. Cette étude n’est pas du tout faite pour louer la ruse de l’ennemi car ce succès est très souvent soutenu et impulsé par nous. 

V-   NOTRE CONTRIBUTION AU SUCCES DES ACCUSATIONS DU DIABLE 

Cette contribution est à plusieurs niveaux selon que l’ennemi veut accuser nos frères, notre entourage ou nous-mêmes. Ainsi les principaux éléments que le diable exploite  en nous pour atteindre les uns et les autres sont :

Notre incrédulité 

- Notre langueur quant à veiller et prier 

- Nos propres accusations, nos critiques et le manque de pardon véritable 

- Le manque de vigilance, d’obéissance au Saint-Esprit 

- Le manque de connaissance de Dieu (Sa personne, Sa parole, Ses principes et Sa puissance)  

- Le problème de l’identification à Christ : l’amour

- La résistance au Saint-Esprit 

Vi -   Quelques cas d’accusations dans la Bible 

-          Le souverain sacrificateur Josué :

«Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser (Zacharie 3.1-5)  

      Le diable accuse le serviteur de Dieu devant Dieu, assurément pour le service

      qu’il fait pour son Dieu.

Le souverain sacrificateur devait garder la communion avec Dieu et intercéder pour les autres. Il était la sentinelle auprès de Dieu pour le peuple. Il avait sous lui d’autres sacrificateurs. Veillait-il réellement sur eux ? Etait-il cette sentinelle selon le cœur de Dieu ? Ni notre rang, ni notre âge ou connaissance n’effraie le diable, car toute faiblesse de notre part est une grande opportunité pour lui de nous accuser.

-          Job : « LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. Et Satan répondit à lEternel : Est-ce de manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne las-tu pas protégé, lui sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni lœuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr quil te maudit en face » (Job 1.6-11) L’intégrité de Job ne plaisait pas à Satan aussi, trouva-t-il d’accuser Job de servir Dieu par motif d’intérêt. Il en est de même de tout serviteur de Dieu, frère et sœur qui craint le Seigneur.

Puisse chacun de nous suivre l’exemple de Job dans les jours d’épreuve ! 

-          Achab : « Et Michée dit : Ecoute donc la parole de lEternel ! Jai vu lEternel assis sur son trône, et toute larmée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche. Et lEternel dit : Qui séduira Achab, pour quil monte à Ramoth en Galaad et quil y périsse ? Ils répondirent lun  dune manière, lautre dune autre. Et un esprit vint se présenter devant lEternel et dit : Moi, je le séduirai. LEternel lui dit : Comment ? Je sortirai, répondit-t-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. LEternel dit : Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi ! » (1 Rois 22.19-22)  Achab avait péché en tuant Nabot et en commettant toutes sortes d’abominations en Israël. Alors, Satan l’accusa devant Dieu et sollicita sa mort. Nos actions une fois commises sont souvent très vite oublié, alors que le monde des ténèbres les a enregistrés, pour nous accuser devant le trône de grâce. Pouvons-nous veiller sur toute notre vie entière de manière à garder la communion avec Dieu en tout moment. 

-          Pierre : « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais jai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22.31-34) Pierre et les autres disciples étaient accusés devant Dieu par le diable qui voulait les cribler comme le froment, mais le Seigneur avait prié pour eux. 

Jésus fut accusé par le diable : Chez le souverain sacrificateur, Jésus est accusé par le diable pour avoir dit qu’il est le Fils de Dieu : « Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et  il leur répondit : Vous le dites, je le suis. Alors, ils dirent : Quavons-nous encore besoin de témoignage ? Nous lavons entendu nous-mêmes de sa bouche… » (Luc 22.63-71)

-          Etc. 

VII-  Comment échapper aux accusations du diable ? 

Il ne nous est possible d’échapper aux accusations du diable qu’en demeurant dans la Parole de Dieu. Pour se faire, quelques qualités principales devront caractériser nos vies : 

A-   L’INTEGRITE 

« LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. » (Job 1.8) 

 Définition : 

L’intégrité se définit comme un état d’une chose sainte et sans altération. C’est aussi l’honnêteté, incorruptibilité, probité.

L’honnêteté est la qualité de ce qui est conforme à la probité, à la vertu.  Alors que la probité est  la vertu qui consiste à observer scrupuleusement les règles de la morale sociale, les devoirs imposés par l’honnêteté et la justice, la vertu est  la force d’âme, une disposition constante à accomplir une sorte d’actes moraux par un effort de volonté, une qualité portée à haut degré. 

1-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE FACE AUX AUTORITES 

A-      Autorités religieuses : (Exode 18.13-27) 

Face aux autorités religieuses que nous avons chacun au-dessus de nous, (nos Pasteurs) nous devons à tout moment donner notre programme et rendre compte de notre journée et de toutes les difficultés rencontrées, ceci vraiment pour permettre à notre responsable de prier, savoir ce qui a été fait, comment cela a été fait. Ceci lui permettra à son tour  d’être aussi intègre et fidèle devant Dieu dans la mission qui lui a été confiée par Dieu, car il saura quel appréciation donner à la suite du travail effectué en rapport à la vision de Dieu sur le Ministère qu’il dirige. Lorsque nous vivons de la sorte, notre dirigeant est responsable de tout ce qui peut nous arriver dans le cas contraire, nous sommes responsables de notre propre faute, devenant de fait un partenaire infidèle dans la communion.

L’administration de l’église faite au modèle de Moïse, permet à chaque responsable d’un département du Ministère d’assumer son rôle en accord à la vision de Dieu pour le Ministère. Cette forme d’organisation facilite la remontée les informations du chef de dix au chef  de cinquante ; le chef de cinquante remontera au chef de cent et le chef de cent remontera au chef de cinq cents ; le chef de cinq cent remontera au chef de mille et le chef de mille les transmettra à Moïse. A la fin de chaque journée, Moïse est au courant de tout ce qui s’est passé parmi le peuple. De la, il saura dans la nuit quoi dire à Dieu pour la marche du peuple (les besoins, les difficultés, les demandes, les projets etc.).

Le responsable de chaque  département se doit dans un détail absolu, mettre l’autorité spirituelle au sujet de toute situation, même celle supposée inoffensive (sans danger apparent). En fait, plusieurs situations supposées bonne ne l’a pas toujours été dans le futur.

Même jusqu’à un entretien avec une brebis dans quelque domaine que ce soit, doit être sujet d’information au dirigeant principal. 

B-      Autorités civiles  (Rom 13 : 1-3) 

Nous devons marcher selon les lois établies par les autorités civiles, en respectant notre prochain, en évitant de porter atteinte à notre  prochain sous peine de poursuite judiciaire.

L’autorité civile est établie par Dieu et doit être considérée comme telle. Nous devons par conséquent, honoré les desseins de Dieu pour elle en priant pour chacune d’elle à tout niveau. Payer ses impôts et rester fidèles dans ses droits et devoirs envers l’autorité civile est de grand prix aux yeux de Dieu puisque toute autorité a été  instituée par Dieu. La fraude dans les impôts et autres redevances dues à l’état, est un vol devant Dieu. La clandestinité dans tous les aspects de notre vie, le refus libéré de se soumettre  une quelconque loi de notre pays qui n’enfreint pas les principes scripturaires est une grave atteinte à la souveraineté divine. 

B-     L’OBEISSANCE 

L’ordre se définit comme une prompte exécution d’un ordre. C’est un commandement donné par un supérieur à un inférieur ordonnant l’exécution d’une tâche. C’est une injonction à faire quelque chose de précis. 

C’est toujours le supérieur qui donne un ordre à un inférieur. Le commandement est donné à quelqu’un de précis qui maîtrise parfaitement les contours de la tâche à effectuer. Il est donné à une personne de confiance. Un ordre vise toujours à rétablir une situation,  à effectuer un travail dont l’intérêt a une issue avantageuse. Pour celui qui donne l’ordre, il veut tester la soumission, la fidélité de celui à qui il donne l’ordre en vue de lui confier des tâches les plus grandes. Pour celui à qui l’ordre est donné, sa fidélité et sa loyauté est marque de son attachement à son supérieur, et c’est une preuve ou une marque attestant qu’on peut lui faire confiance au vue des témoignages de sa loyauté. De ce fait, la désobéissance à l’ordre entraînera systématiquement un danger ou laissera des conséquences amères. Le facteur temps joue un rôle capital dans l’action qui concrétise l’obéissance. La parole de Dieu dans  1 Sam 15.22-23 tire une sonnette d’alarme sur les méfaits de l’obéissance : 

  1. Rébellion : La désobéissance ou refus d’exécuter un commandement est un état de rébellion, d’hostilité et d’inimitié à l’endroit de Dieu. Jésus dit : « celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10.16).

Puisque toute autorité vient de Dieu (Rom 13), le refus d’obéissance met en cause l’autorité qui a donné l’ordre et par conséquence, il rejette Dieu qui a donné cette autorité pour agir en son nom.

La désobéissance est donc la manifestation d’un esprit d’opposition caractérisé par une disposition contraire à l’engagement, à la consécration. Se consacrer pour Dieu, implique un renoncement à soi, à ses aises, à ses ambitions et tout projet pour se constituer esclave perpétuel au pied de Jésus pour son service. L’esclave n’a plus rien pour lui, et même sa volonté doit être celle de son maître. Ne sommes-nous pas morts à nous mêmes pour vivre pour le Seigneur ? (Gal 2.20).

Nous n’attendons plus un jubilé pour être affranchi de notre état et position d’esclave en Christ. Par notre nouvelle naissance, nous avons été affranchis de l’esclavage du péché au service de Satan.

Le refus d’obéir à un commandement de Dieu, à un ordre reçu d’une autorité selon les desseins de Dieu est la manifestation d’un état d’esprit contraire à l’ordre reçu. La Bible qualifie cet état d’esprit de « divination ». La divination, aspect « connaissance est l’une des trois branches de l’occultisme, les deux autres étant sorcellerie et magie.

Le rebelle, soit celui qui désobéit est semblable au sorcier (vampire) et au magicien. « Vous serez comme des dieux », a dit Satan à Eve au jardin d’Eden. La disposition contraire à l’esprit de soumission et d’exécution à l’ordre donné n’est qu’un état d’orgueil, de quelqu’un imbu de lui-même qui croit être plus éclairé qu’il trouve une imperfection, une erreur dans ce qui lui est donné de faire. Cela le met dans le quand du diable dont la signification du nom veut dire « être ennemi ». Le désobéissant ou rebelle est donc un être ennemi à l’ordre ou commandement donné. Le rebelle est un révolté, un putschiste qui veut renverser une institution divine pour instaurer la sienne. Il devient par cet état, un danger, un ouvrier d’iniquité, un semeur d’ivraie et une ivresse (produit provenant de l’ivraie et ressemblant étrangement au blé) parmi le peuple de Dieu Mt 13.24-26). Par leurs actions et propos toxiques et nocifs, les racines d’amertume poussent des rejetons et produisent des troubles qui infectent le peuple de Dieu (Héb 12.15). 

  1. La résistance ou idolâtrie : le manque de promptitude dans l’acte d’obéissance est qualifié résistance. Si nous considérons que nous somme morts avec Christ à la croix, nous sommes morts avec lui dans l’iniquité ; et si nous sommes ressuscités avec lui, nous le sommes dans l’esprit de connaissance de Dieu, de la crainte de sa Parole et d’obéissance sans condition à la nouvelle vie qui s’impose désormais devant nous. Si donc notre volonté est au service de Dieu, tout désir de Dieu devient un ordre. L’ordre est un impératif. L’impératif implique ce qui passe en premier, c’est-à-dire avant toute chose. N’est-il pas écrit : « souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie civile s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé » ?

La résistance est une contestation à un ordre. C’est le manque de promptitude dans l’exécution d’un commandement. La lenteur, l’hésitation, les murmures, les plaintes, les fausses conceptions (les idées préconçues) devant une injonction à obéir est une manifestation de désobéissance. « J’aurai souhaité plutôt que ; je pensais quant à moi que », « je trouve que »… sont des propos de résistance. Obéir après résistance ou dans l’esprit de résistance est l’offrande d’un feu étranger à Dieu. En effet, plusieurs ne sont pas d’accord, mais agissent malgré eux. Ceci les introduit dans l’hypocrisie et dans cet état d’esprit impur, leur action d’obéissance n’est pas agréée devant Dieu. « Je maudirai vos bénédiction », leur sera-t-il dit ; « oui je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur » (Mal 2.2). La résistance implique le doute, l’idolâtrie, les pensées. 

La Bible illustre de nombreux cas d’obéissance :

a)       Joseph, époux de Marie (Mt 2.13-23)

-          Il reçoit un songe de nuit et va aussitôt.

-          Historicité : Joseph et Marie habitaient Nazareth (Luc 1.26 ; 2.4). Ils allèrent à Bethlehem, ville paternelle pour un recensement. Il ne nous est rien dit pour le moyen de transport, mais ce n’était que par le moyen des ânes ou des chameaux. Ils ne pouvaient que prendre que de strict minimum de choses. Ils pouvaient ne pas avoir de place pour eux dans l’hôtel à cause de leur condition de vie très limitée.

Dès que l’ange ordonne le départ pour l’Egypte, exécute sans se poser des questions sur : comment irai-je ? Pourrai-je avoir des compagnons de route à cette heure très avancée de la nuit ? Combien de temps pourrai-je vivre là-bas ? 

b)      Les Apôtres : Lorsque ceux-ci reçurent leur appel, ils ne se posèrent pas de question et ne tardèrent pas à abandonner tout pour suivre le Seigneur Jésus.

Ils ne se sont pas inquiété de leur lendemain car ils eurent confiance ne Dieu. 

c)       Abraham : abandonne sa patrie et va vers une destination inconnue. Plus tard, il accepte de se séparer de Lot, de chasser Ismaël et enfin de sacrifier Isaac.

d)       La veuve de Sarepta : Elle n’a rien qu’une poignée de farine pour son fils et elle pendant la grande sécheresse en Israël, mais elle obéit à la voie de Dieu et accepte faire des gâteaux pour Elie. 

La désobéissance entre dans la divination : La divination est la branche connaissance de l’occultisme. Par le fait « de supposer que cet ordre m’est donnée parce que », « il voudrait que »… La conception contraire des idées face à un ordre est très dangereuse. En désobéissant, on croit connaître plus que celui qui missionne. 

La désobéissance entre dans la sorcellerie : La sorcellerie est la branche de la puissance dans le domaine occulte. Désobéir devient un bras de fer que l’on fait avec celui qui donne des ordres. C’est tenter de manipuler le supérieur qui arracher de lui une vision contraire à l’ordre qu’il donne. En s’opposant, il y a une tentative de l’intimider pour lui faire croire qu’il est en erreur et que vous avez raison de refuser. C’est le pousser à douter de lui-même et de son commandement. Lorsque l’on parviendrait à lui faire croire qu’il a mal vu dans son ordre, il serait sous la domination, perdant son titre de supérieur au profit de celui qui est dans la désobéissance.  Dans cette pratique, il y a la dissimulation, la ruse et la duplicité. 

Saül perdit la royauté à cause de la désobéissance (1 Samuel 15) 

2-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE DEVANT DIEU 

a)        Dîme     (Malachie 3 : 10) 

La dîme est la 10è partie de notre revenu qui est la part de Dieu. Ce que Dieu donne et que nous devons lui remettre par le canal d’un de ses  serviteurs. Le refus de remettre à Dieu ce qui lui est de droit entraîne les malédictions sur nos activités  matérielles, spirituelles et entraîne de conséquences physiques (maladies et autre calamités). Lire Agée 1.5-11).

La dîme est comme les impôts que l’on verse à l’état. Lorsque nous ne payons pas nos impôts, les autorités administratives scellent la boutique ; les activités deviennent bloquées et la misère s’installe. Satan connaît imposer et recueillir la dîme chez ses sujets dans ce monde. L’ivrogne connaît faire le versement de sa dîme et va même au delà dans l’ivrognerie, l’adultère, la cigarette, la mode et autres activités que lui impose Satan. Des carnets de crédit existent dans les  Ventes à Emporter, boutique etc. Avant la fin du mois, le montant du crédit dépasse le salaire. 

     b)   La lecture de la Parole de Dieu   (Josué 1.8) 

Nous avons dit au  début que le manque d’intégrité et de fidélité est une gangrène qui mine l’homme. Mais nous rendons grâce à Dieu parce que le remède préventif et curatif se trouve en Jésus-Christ et à la mise en pratique de la Parole de Dieu. L’une des stratégies avancées de l’adversaire de notre foi est de nous éloigner de la Parole de Dieu au profit de la distraction, causeries futiles, travail de la chair et les choses semblables.

Combien de temps disposons-nous pour notre rencontre personnelle journalière devant Dieu ? Avons-nous un programme de méditation de la Parole de Dieu ? Dans notre famille un programme de prière et de méditation est-il en application ? 

     c)   La prière    (1 Thess  5 : 17) 

        A propos de la prière, comment prions-nous les uns pour les  autres ?

Prions-nous réellement pour nos dirigeants, nos collègues, nos sujets si nous sommes des leaders ? Quelle place avons-nous donné  à la prière personnelle ?

Le jeûne est-il devenu un fardeau trop lourd ?

Dans nos communautés, la prière a-t-elle cet élan agressif de l’église  Primitive ?

Notre pays, nos familles, nos activités, nos vies, nos  ministères ont besoin de prière plus que par le passé. Nous sommes vers la fin des temps et le diable est courroucé, pensons-y. Respectons-nous le programme de prière, d’étude biblique, nos engagements ou activités de nos assemblées locales ? 

3-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT A LA VIE PROFESSIONNELLE

                                                (1Tim 6.1-2 ; Luc 16.10) 

En tant que Chrétien, nous devons être des modèles, assidus à notre poste de travail et faire bien le travail qui nous a été confié. L’employeur comme l’employé doivent se respecter réciproquement. Notre employeur même très dur est-il à nos yeux comme Dieu le voit selon Colossiens 3.22-25 ? Faisons-nous une journée au travail ou une journée de travail ? Le salaire que nous recevons, est-il juste devant Dieu ? 

4-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT AUX FAMILLES

(Héb 13.4)

-          Entre  couple  

Ils doivent tout faire ensemble, le mari doit toujours introduire sa femme dans ses programmes de prières, et doit toujours lui dire ses problèmes afin que celle-ci les porte dans la prière. Il ne doit pas avoir de secret dans le couple chrétien. Il en va jusqu’au salaire du mari que doit connaître  la femme et Vis versa. La communication ne doit souffrir d’aucune entorse. L’intimité doit caractériser la vie du couple dans tout leur rapport. Les faiblesses de l’un doit être partagée avec l’autre.

      -    Les enfants   (1 Tim 6.1-3)

       Les parents doivent non seulement éduquer leurs enfants, mais les responsabiliser aussi. L’intégrité doit conduire les parents à être juste dans leur conduite envers les enfants. 

     -    Les engagements    (Eccl  4.17-5.6)

       Ne jamais prendre un engagement qu’on ne peut pas tenir. Plusieurs enfants de Dieu sont plongés dans les malédictions à cause des engagements non tenus.

« Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. Ne permet pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l’envoyé que c’est une inadvertance. Pourquoi Dieu s’irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l’ouvrage de tes mains ? Car s’il y a des  vanité dans le songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, crains Dieu ». Ecclésiaste 

« Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je vois un rouleau qui vole ; il y a vingt coudées de longueur, et dix coudées de largeur.

Et il me dit : c’est la malédiction que je répands dans sur tout le pays ; car selon elle tout voleur sera chassé d’ici, et selon elle tout parjure sera chassé d’ici.

Je la répands, dit l’Eternel des Armées, afin qu’elle entre dans la maison de voleur et de celui qui jure faussement en mon nom, afin qu’elle la consume avec le bois et les pierres. » (Zach 5.2-4) 

Conclusion :

En somme, ne trouvons-nous pas que nous avons à prendre des engagements pour marcher dans l’Intégrité et la Fidélité par rapport à Dieu d’abord, puis aux autorités spirituelles qui détiennent la vision du ministère, en enfin à toutes les autres couches d’autorité ?

Questions :

 

  1. Y a-t-il dans notre vie des couches de malédictions quelconques ?
  2. Ne sens-tu pas des blocages dans ta vie, tes activités ?
  3. Les accusations du diable ne sont-elles pas dans ta vie sur les aspects suivants :  

     -    La gestion de notre temps

     -    La gestion de notre argent

     -    Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

     -    L’évangélisation

     -    Notre vie de prière

     -    Notre amour pour le prochain

     -    Notre relation avec autrui

     -    Notre famille, nos paroles

     -    L’encadrement des brebis (Ez 34)

     -    Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...)

  1. A propos de l’intégrité :

a)       Sommes-nous vraiment intègres ?

b)       Savons rendre compte fidèlement ?

c)       Sommes-nous fidèles aux autorités spirituelles placées par Dieu sur nous ?

d)       Sommes-nous fidèles devant Dieu par rapport à la tâche qui nous est confiée ?

e)       Comment Dieu nous considère-t-il en rapport à nos engagements ? Juste, voleur ?

f)         Es-tu vraiment fidèle en toute chose devant Dieu ?

 

    Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

HEBREUX 9.1-10 - LE CULTE DE L'ANCIENNE ALLIANCE

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Jean Chopard

Tabernacle-with-bronze-laver--tb-n030301_t.jpg


L'entrée en vigueur d'une nouvelle alliance, annoncée au chapitre 8, entraîne aussi un changement de culte. Un rappel du culte lévitique (Héb 9.1-10) précède l'explication du nouveau, inauguré par le Christ et dont il est le souverain sacrificateur.

1. Hébreux 9.1-5: les éléments du culte ancien

Dieu n'avait laissé ni à son peuple ni au hasard les modalités du culte a lui rendre. Les ordonnances sur le sujet occupent i 3 chapitres de 'Exo­de et presque tout le Lévitique. La principale est sans doute celle consa­crée au grand jour des expiations (Lév 1 6).

Aux destinataires de l'épître aux Hébreux, on comprend que l'auteur n'ait pas jugé utile d'expliquer les détails d'un culte qu'ils connais­saient bien, pour l'avoir pratiqué. On peut le déplorer cependant, pour les croyants de nos jours, qui auraient trouvé un commentaire inspiré combien riche en réflexions. Il se dégage, en effet, des éléments du culte ancien, maintes notions fondamentales encore valables pour le culte que Dieu attend de son Eglise.

1.1. Le tabernacle (Ex 26.1-30) 
Appelé tente de la rencontre, il était le lieu du rendez-vous de Dieu avec les fidèles. Au désert, 3 tribus campaient sur chacun des 4 côtés du tabernacle. Il était ainsi un lieu de rencontre de chaque tribu, non seulement avec Dieu, mais aussi avec les autres.

En Christ aussi, l'Eglise a un centre de ralliement unique pour rencon­trer Dieu. Le culte qu'elle lui offre, en Esprit et en vérité, manifeste son unité dans le Seigneur et devient le moyen par excellence de dévelop­per la communion fraternelle, à l'image de l'Eglise primitive (Act 2.42-47).

1.2. Le chandelier (Ex 25.31-40) 
Il répandait une lumière permanente, rappelant que Dieu est lumière (1 Jean 1.5) et que son approche n'est possible que pour celui qui marche dans la lumière constamment.

1.3. La table des pains (Ex 25.23-30) 
Les 12 pains de la présence constante (sur 2 rangs de 6), renouvelés chaque sabbat, représentaient les 12 tribus d'Israël (Lév 24.7-8), c'est-à-dire tout le peuple de Dieu, en perpétuel renouvellement, avec la succession des générations, mais vu comme uneoffrande à Dieu, constante et toujours sous son regard.

1.4. Le lieu très saint (Ex 26.31-33) 
Appelée aussi saint des saints, cette deuxième partie du tabernacle constituait l'habitation par excellence de Dieu. Elle n'était accessible que par le souverain sacrificateur, une seule fois l'an.

Depuis la déchirure du voile du temple, à la mort de Christ (Mat 27.51), un libre accès est offert par Lui vers Dieu à tout croyant (Héb 10.19).

1.5. L'autel des parfums (Ex 30.1-6) 
Il servait à offrir les parfums prescrits, signes des prières des rachetés (cf. Apoc 5.8), qui forment une part importante du culte. La composi­tion des parfums, elle aussi soigneusement réglementée (Ex 30.22-38), en excluait tout élément impur!

1.6. L'arche (Ex 25.10-16) 
Principal objet du tabernacle, elle figurait la présence de Dieu, avec ses exigences saintes.

1.7. La cruche d'or avec la manne (Ex 16.32-34) 
Souvenir impérissable de la nourriture périssable au désert, cet élé­ment du culte devait susciter la reconnaissance. Tout culte digne de ce nom rendu à Dieu, l'auteur de tout don parfait pour notre vie (2 Pi 1.3 Jac 1.17), pourrait-il manquer d'une authentique reconnaissance (Col 3.15) ?

1.8. La verge d'Aaron (Nom 17.16-26) 
Un bois sec, symbole de mort, qui bourgeonne, attestait d'avance la résurrection de Christ. De même que la fleur annonce le fruit, la résur­rection du Christ fait penser à la résurrection des croyants. Rassem­blés au culte, ils sont déjà ici-bas le fruit qui satisfait le Seigneur (Es 53.11), en attendant la vue d'ensemble de l'immense récolte accumu­lée au cours des siècles.

1.9. Les tables de l'alliance (Ex 25,16 ; 40.20 ; Deut 10.3-5) 
Sommaire de la loi, les 10 commandements demeurent l'expression de la volonté de Dieu, révélée en vue du jugement.

Christ a apporté un autre aspect de cette même volonté (voir Jean 1.17), qui est de faire grâce au pécheur, tout en restant juste (Rom 3.26).

1.10. Les chérubins sur le propitiatoire (Ex 25.17-22) 
Apparus en Gen 3.24 comme gardiens de la sainteté de Dieu, ils re­gardent constamment le couvercle de l'arche, où le sang du sacrifice d'expiation couvrait le péché.

De même, les anges admirent dans 'Eglise les conséquences de l'oeuvre du salut en Christ (1 Pi 1.12).

2. Hébreux 9.6-10: Les limites du culte ancien


Malgré son origine divine et l'abondance harmonieuse de ses rites, le culte de l'ancienne alliance restait limité et imparfait, sur plusieurs plans.

2.1. Ses adeptes 
Il était réservé au seul peuple d'Israël, au temple de Jérusalem. Au­jourd'hui l'Eglise entière adore, sur toute la terre.

2.2. Son lieu 
La Samaritaine paraissait souffrir de la primauté et de l'exclusivité de Jérusalem. Jésus lui annonça plus et mieux même que son attente (Jean 4.20-24).

2.3. Ses participants 
Seuls les sacrificateurs, tous de la tribu de Lévi, exerçaient les fonc­tions relatives au tabernacle. En Christ maintenant, chaque croyant est sacrificateur (1 Pi 2.9-10), déjà par son témoignage oral quotidien, en tout lieu (Héb 13.15)

2.4. Les "distances" subsistent (Héb 9.8) 
Dans le culte ancien, Dieu restait lointain pour l'Israélite (cf. Héb 7.19)

De même, tant que subsiste en lui un obstacle du vieil homme, le cro­yant ne jouit pas de la pleine communion voulue par Dieu pour les siens.

2.5. La conscience reste chargée (Héb 9.9) 
La répétition des sacrifices rappelle les péchés (Héb 10.1-3). En l'ab­sence de siège dans le tabernacle, le sacrificateur servait toujours de­bout. Il ne pouvait ni goûter ni offrir le repos! En Christ, au contraire, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos(Héb 4.3) étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu (Rom 5.1).

3. Conclusion

En Eden, L'Eternel Dieu se promenait dans le jardin au frais du jour (Gen 3.8). Il avait une libre et constante communication avec sa créa­ture. La rupture fut la conséquence du péché (Gen 3.24).

Mais Dieu n'a pas cessé de chercher à rejoindre et gagner l'homme per­du loin de lui. La Parole devint chair et tabernacla avec les hommes (Jean 1.14); par Christ, Dieu a été manifesté en chair (1 Tim 3.16).

Au terme du plan d'amour de Dieu, retentit le "tout accompli" de l'his­toire: Voici, le tabernacle de Dieu est avec les hommes, et il taberna­clera avec eux (Apoc 21 .3).

Que ces souvenirs, d'une part, et ces perspectives, d'autre part, ani­ment et orientent notre vie entière, afin d'offrir à Dieu le culte raisonna­ble lui revenant, en retour de ses compassions envers nous (Rom 12.1).

Jean Chopard

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p24-27f.html

 

Voir les commentaires

LA MALADIE DU POUVOIR - DEVIANCES DU LEADERSHIP

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La maladie du pouvoir

Bernard COUSYN

DEVIATIONS DU LEADERSHIP :

Quelques types bibliques

Suite à l'article du numéro précédent, il convient de reprendre les quatre types de déviations énoncés "Bible en main", pour nous rendre compte, entre autres, des caractéristiques et des symptômes ayant trait à la perversion de certains leaderships.

Ce faisant, il faut se garder d'enfermer la totalité d'un personnage dans une des déviations décrites, pour en conclure p. ex. qu'un tel est uniquement autoritariste. Soyons bien conscients que, même si les personnages décrits dans la Bible avaient tissé des relations familiales et sociales teintées de leur propre personne, et même s'il est vrai que nous leur ressemblons beaucoup, il ne faut pas en conclure autre chose que ceci: le problème de l'autorité dans un groupe a été vécu d'une certaine manière par un tel, et il n'est pas question de lui jeter la pierre! Evidemment, dans le cadre de notre étude, certains aspects ne peuvent pas être relevés.

 

Le vedettariat: Saül

(voir 1 Sam 1 5, chapitre auquel se réfèrent les versets cités entre parenthèses)
Saül, le premier roi d'Israël, devait mettre son honneur à être un exemple pour son peuple et un bon conducteur spirituel. Au lieu d'exercer son autorité à orienter les regards d'Israël vers l'Eternel pour veiller à ce que nul ne se prive des bénédictions de Dieu, Saül se soustrait à la théocratie en désobéissant à la parole de Dieu (11). Au lieu d'anéantir les Amalécites (selon l'ordre de Dieu, 3), il choisit d'épargner ce qui lui semble bon - alors que Dieu l'avait jugé mauvais (8-9)! Par cette indépendance à l'égard de la volonté de Dieu, il signe son propre rejet (22-23). Seulement, Saül a goûté à la royauté et s'accroche à l'autorité qu'elle lui confère. Le rejet prononcé par Samuel ne semble pas trop le toucher, pourvu qu'il puisse rester à son poste de leader, auquel il s'accroche désespérément.

Son seul souci, c'est que cette déclaration de rejet reste entre Samuel et lui: une vedette ne doit pas avoir de défauts! Saül veut donc paraître en public comme si rien ne s'était passé: Honore-moi en présence des anciens et de mon peuple, dit-il (30). Il désire être confirmé dans sa position de vedette.

La Bible nous rapporte un détail symptomatique sur ce Saul-vedette. Il justifie devant Samuel son manque de respect pour la parole de Dieu en ces mots: Je craignais le peuple (24). N'est-ce pas là un argument tricherie? En tant que vedette, l'honnêteté ne l'aurait-elle pas obligé à dire: "Je craignais de déplaire au peuple" ?

Posons-nous cette question: qu'est-ce qui nous importe davantage, ce que les gens pensent de nous ou ce que le Seigneur pense de nous ? Craignons-nous davantage le jugement des gens... ou le jugement de Dieu ?

 

Le laisser-faire: Ruben

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 37-45 de la Genèse.)
Etre le premier d'une grande famille en Israël donnait plus de devoirs que de droits. Le droit d'aînesse comprenait la gérance de la maison paternelle en l'absence temporaire ou définitive du père. Se préparer à cette tâche avec sérieux et respect incombait donc à Ruben, l'aîné de la famille de Jacob.
La préférence de Jacob pour son onzième fils Joseph et les songes de ce dernier, dont le contenu était humiliant pour ses dix frères, leur fit concevoir le projet de se débarrasser de ce cadet aux ambitions envahissantes.

La première réaction de Ruben, le chef de ce groupe remuant et hostile, est de canaliser l'énergie meurtrière de ses frères vers une "solution de secours" pour éviter le pire (37.20-22). Déjà là, il aurait fallu une action énergique, digne d'un chef. Ruben devait s'interposer avec autorité entre Joseph et ses frères.

Il est vrai qu'il intervient, mais on a le sentiment d'une capitulation de la part de cet aîné, suivie d'une longue série de regrets: le type même du laisser-faire.

Juda profite d'une absence de Ruben pour vendre son frère Joseph à des nomades, et Ruben ne peut plus rien contre ce fait accompli. Son laisser-aller a perdu Joseph. Ruben ne proteste même pas contre la supercherie que ses frères manigancent pour tromper leur père (37.29-35).

Les années passent, mais Ruben ne peut oublier. "L'événement Joseph" ressurgit lors de la famine qui mène les fils de Jacob en Egypte. Ruben ne proteste même pas quand ses frères mentent en disant qu'ils sont d'honnêtes gens (42.11). Malgré tout, dans le groupe Ruben garde sa place à cause de son rang d'aîné (43.33). Cependant il n'a plus d'autorité sur ses frères. Son incapacité de gérer le groupe le bloque. Cela doit se remarquer, puisque Joseph a discerné le manque d'autorité de l'aîné, vu qu'il recommande à ses frères de ne pas se quereller en route (45.24)!

 

L'autoritarisme: Diotrèphe  (3 Jean 9-11)

La Bible est moins explicite sur ce cas, mais on soupçonne un homme d'église au caractère de dictateur. Comment est-il arrivé à être le leader? Nous n'en savons rien, sinon qu'il est celui qui commande et qu'il y tient (9). Pour Diotrèphe, l'autoritarisme est la seule solution, puisque les reltelechargement.jpgations avec tous sont coupées. Il est le "tyran du presbytère" que le groupe subit, dont les actes et les paroles nuisent à l'église (10). Les paroissiens ne sont plus considérés comme des frères à part entière, mais comme des pions que l'on déplace, admet ou refuse selon son bon vouloir! C'est ainsi que dans l'église, parfois, des ministères deviennent progressivement des magistères...

 

Le paternalisme: Rébecca

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 25-27 de la Genèse.)
Peut-être aurait-il fallu dire: "Rébecca, la mère poule". En tout cas, il y a dans 'Ecriture des femmes qui présentent certains types de déviation, en particulier dans les relations familiales.

Dans le cas présent, le problème remonte à la naissance des jumeaux Esaü et Jacob (25.24-28). Le texte biblique nous apprend que l'amour de Rébecca pour son fils Jacob est exclusif et oppressant, au point où elle lui dicte sa conduite sans lui laisser le choix (27.8,15-17).
Le chantage affectif est manif este. Sous couvert de vouloir son bien, Rébecca exerce une véritable dictature sur le jeune homme, au mépris de la morale, bousculant l'autre fils Esaü, trichant avec son mari Isaac... L'une des caractéristiques de cette prise en charge autoritaire est l'acceptation par Rébecca des conséquences que ses décisions peuvent avoir pour elle (27.13). Cette attitude a un nom: la direction de conscience.

Quand son fils Jacob est en danger de subir la vengeance d'Esaü, qui est furieux d'avoir perdu la bénédiction paternelle (alors qu'il l'avait méprisée en la vendant à Jacob contre son plat favori: 25.33-34), c'est encore Rébecca qui fait front. Elle trompe de nouveau Isaac pour éloigner Jacob, en alléguant un prétexte de mauvaise compagnie féminine pour son fils (27.46). Remarquons que l'argument ne sonne pas faux, car les mésalliances ont déjà fait souffrir la famille (26.34), de sorte qu'Isaac est tout à fait convaincu que Jacob doit partir.

Le témoignage prêchant l'exemple, quoi d'étonnant Jacob devienne tricheur à tour?

 

Conclusion

Il serait intéressant de rechercher dans la Bible les problèmes relationnels entre les divers personnages afin d'étudier la manière dont Dieu intervient.

Ayant examiné les écueils qu'un leader doit éviter, on peut maintenant se poser la question: quelle est la mission du leader?

Le prochain article se proposera d'établir un projet général valable pour tout leader-pédagogue en action au sein d'un groupe, pour autant que son objectif avoué soit de faire connaître le Seigneur. 

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p21-23f.html

 

Voir les commentaires

HEBREUX 10.1-18 - LES SACRIFICES ET L'OFFRANDE

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

gok5a123.jpg

Fin de la partie "doctrinale" de l'épître, cette portion conclut admira­blement le remarquable exposé, qui a présenté Christ comme supé­rieur aux hommes et aux institutions de l'Ancien Testament, qu'il ac­complit et remplace.

Le souverain sacrificateur apparaît déjà en Héb 2.17 et 4.14, mais sur­tout en Héb 5 (Aaron) et 7 (Melchisédek). C'est le point capital du livre (Héb 8.1): Christ a remplacé définitivement tous les sacrificateurs an­térieurs. De même, il fallait établir que son sacrifice unique a remplacé tous les autres. C'est ici une magistrale démonstration de la double vérité: Christ, seul sacrificateur etseul sacrifice pour l'éternité.

1. Hébreux 10.1-4: Limites et rôle de la loi

a) N'ayant que l'ombre et non l'image même, la loi s'avère incomplète et insuffisante. Les biens à venir (déjà en Héb 9.11) correspond aux bénédictions que Christ devait apporter.

b) La loi ne pouvait rendre parfaits, accomplis, les croyants venant à Dieu par elle. Elle n'installait pas un ordre définitif au niveau élevé vou­lu par Dieu.

c) La répétition des mêmes sacrifices confirmait leur insuffisance.

d) Ainsi, les péchés étaient plutôt rappelés à la conscience que vrai­ment expiés. L'exclamation de Jean-Baptiste (Jean 1.29) prend une valeur et une force exceptionnelles face au verset 4!

Ailleurs, l'Ecriture révèle (Rom 3.20) que Dieu n'a pas voulu faire de la loi le moyen du salut, du fait que c'est elle qui révèle le péché (Rom 7.7)

2. Hébreux 10.5-10: Christ venu pour faire la volonté de Dieu

La citation du Ps 40 est vue ici comme une déclaration de Christ lui-même. Son entrée dans le monde correspond à sa naissance dans un corps. Christ s'est d'abord anéanti (Phil 2.7) en prenant une position d'esclave, puis encore abaissé en devenant semblable aux hommes, dans la matière et dans le temps, alors que Dieu est esprit (Jean 4.24) et éternel!

Christ fut à la fois:
l'holocauste (Lév 1), offert à Dieu tout entier (Héb 9.14)
l'offrande de gâteau (Lév 2), dans la perfection de sa personne humaine sans péché (Jean 14.30) ;
le sacrifice pour le péché (Lév 4), comme principe actif du mal résidant dans la nature humaine (Rom 8.3: le péché dans la chair) ;
le sacrifice pour le débit, lorsque la culpabilité est dans l'acte commis (Lév 5.14 et ss).

En rapport avec ces deux derniers sacrifices - les seuls concernant les pécheurs - remarquons les exhortations à mourir au péché(Rom 6.11) et aux péchés (1 Pi 2.24).

Soulignons enfin l'insistance du texte sur ce sacrifice accompli une fois pour toutes: Héb 7.27 9.12 (14 aussi), 25, 26 (2 fois), 28; 10.10, 12, 14.

Comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois (Héb 9.27), la mort du Christ à la croix est unique... et suffisante. Il n'est pas ques­tion de la renouveler, mais de l'annoncer (1 Cor 11.26), jusqu'à ce qu'il vienne, dans la fraction du pain.

3. Hébreux 10.11-14: Perfection du sacrifice de Christ

Elle éclate, dans la comparaison suivante, sur 7 plans:

 

            


Christ, élevé à la perfection (Héb 5.9 ; 7.28), y invite les siens (6.1).

4. Hébreux 10.15-18: Témoignage de l'Esprit Saint

Soucieux de s'en référer, pour conclure, à l'autorité du Saint Esprit, comme déjà 2 fois (Héb 3.7 et 9.7), l'auteur cite encore Jér 31.33-34. L'alliance offerte est un engagement de Dieu envers le croyant et réci­proquement, touchant le coeur (origine de la vie) et la pensée (origine de l'action), réformée selon Rom 12.2.

Le pardon sans retour de Dieu est souligné par le fait non qu'il oublie, mais qu'il ne veut plus se souvenir d'une affaire réglée à la croix (quel contraste avec Héb 10.3).

Tout est accompli (Jean 19.30), en Christ pleinement (Col 2.10). Vrai­ment, Christ est la fin de la loi en vue de la justice pour tout croyant (Rom 10.4).

Désormais donc, toute nouvelle offrande pour le péché est superflue. En revanche, c'est chaque jour que nous avons à en demander l'appli­cation dans chacune de nos vies de chrétiens, encore accessibles aux péchés.

Jean CHOPARD

Lien : http://www.promesses.org/arts/76p24-26f.html

 

 

Sacrificateurs

Christ

 

position

debout

assis

dans le temps

chaque jour

une fois

nombre

répétition, souvent

une seule offrande

qualité sacrifices

insuffisants

un seul suffit

durée

pour un temps

pour l'éternité

attente

leur remplacement

victoire consommée

 

par d'autres

(cf. Rom 16.20)

effet

rappeler les péchés

conduire à la

 

 

perfection

 

 

les "mis à part"

 

 

 

Voir les commentaires

LA SOUVERAINETE DE DIEU

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA SOUVERAINETE DE DIEU (Job 22 et 23)

Christian BENOIT

Bibliographie

La Bible annotée, AT (PERLE. Saint-Légier)

Francis I. Anderson: Job - Tyndale Old Testament commentaries. (lnter-Varsity Press, London)
René Girard La route antique des hommes pervers (Grasset, Paris)
Frédéric Godet: Notes sur le livre de Job et le cantique des cantiques (Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne).



      Calvin a consacré 159 sermons à l'étude du livre de Job. La richesse ainsi que la profondeur des thèmes traités par Job méritaient sans doute une telle somme. Nous n'étudierons que deux chapitres du livre de Job: Job 22, qui est le troisième discours d'Eliphaz, et Job 23, qui est la première partie de la réponse de Job. Mais commençons par rappeler brièvement l'histoire de Job.

Histoire de Job


      Le livre de Job nous raconte l'histoire d'un homme accablé par les ennuis et les souffrances. Dépouillé de ses richesses et de sa famille, il ne comprend pas pourquoi Dieu lui fait cela. Seul le lecteur sait qu'en fait Dieu est en train de prouver à Satan la sincérité de la foi de Job. Trois de ses amis viennent à son côté pour le consoler. Avec Job, ils s'engagent dans une longue discussion où ses trois amis, Eliphaz, Bildad et Tsophar prendront chacun, à tour de rôle, trois fois la parole. Ces discours sont entrecoupés des réponses que Job leur adresse.

      Les amis de Job essaient d'expliquer ce qui s'est passé en mettant en rapport les souffrances de Job avec ses péchés. Job refuse cette théorie. Au lieu de suivre leurs conseils de se repentir et de faire la paix avec Dieu, Job insiste sur son innocence et s'interroge sur la justice du traitement que Dieu lui fait subir.

      A ce moment intervient un nouveau personnage: Elihu. En quatre discours, il espère trouver la solution aux problèmes de Job. Elihu, lui, pense que Dieu peut nous faire passer par le creuset de la souffrance, lors même que nous n'avons pas péché, afin de nous purifier et de fortifier notre foi. Job ne répond pas aux discours d'Elihu. Enfin Dieu lui-même s'adresse à Job. Son discours change l'attitude de Job, qui se soumet entièrement à Dieu. A la fin, Dieu déclare Job juste et lui redonne richesse, prospérité et bonheur.

      Après avoir étudié les chapitres 22 et 23, nous étudierons une perversité du cour humain que le livre de Job met en lumière.

1. Troisième discours d'Eliphaz (Job 22)
      Dans le discours d'Eliphaz, nous relevons des erreurs sur Dieu, sur Job et sur la solution proposée, erreurs qui sont corollaires des trois thèses principales autour desquelles s'articulent les discours des amis de Job.

1. Dieu est juste, ce n'est donc pas arbitrairement qu'il distribue bonheur et malheur.
2. Les malheurs de Job sont les preuves certaines de péchés que ce dernier aurait commis.
3. Si Job se repent, Dieu lui pardonnera et le rétablira.
      Avouons que ces thèses n'ont apparemment rien de choquant et qu'elles pourraient, à la limite, être les nôtres, si nous ne connaissions pas la discussion entre Dieu et Satan, dans le prologue, qui a présidé aux malheurs de Job. Pourtant, si ces thèses étaient les nôtres, nous serions dans l'erreur. En effet, à la fin du livre, Dieu donne tort aux amis de Job : Après que l'Eternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Eliphaz de Théman: Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n' avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job (42.7). Il faut souligner que Dieu leur donne tort, sans pour autant leur révéler la scène qui s'est déroulée dans les lieux célestes au début du livre.

      Premièrement donc, Eliphaz commet des erreurs sur Dieu. Veuillez lire Job 22.2-4. Tout d'abord, affirmer que le juste ne sert en rien l'Eternel, c'est méconnaître le plaisir que procurait à Dieu la droiture de Job et le fait que la piété d'un homme contribue à la gloire de Dieu. Ensuite, Eliphaz prétend qu'il est impossible que ce soit à cause de la piété de Job que celui-ci ait été châtié. Or nous savons que c'est précisément pour cette raison que Job est accablé de malheurs.

      Deuxièmement, Eliphaz se trompait sur Job. Lisez Job 22.5-9. Ce sont là de graves accusations qu'Eliphaz porte contre Job, sans pourtant en apporter la moindre preuve. Chacune de ses accusations fait de Job un transgresseur de la loi. Le droit de la veuve et de l'orphelin, par exemple, est constamment répété dans la Bible : Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve (Deut. 27.19)! Dieu aurait-il fait remarquer à Satan la conduite exemplaire de Job, si ce dernier avait réellement commis tous ces péchés? Non, ce ne sont là que de fausses accusations auxquelles Job lui-même répond: Si j'ai mangé seul mon pain, sans que l'orphelin en ait eu sa part, moi qui l'ai dès ma jeunesse élevé comme un père, moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve... (Job 31.17-18).

      Il est donc clair qu'il n'y a aucun fondement à prétendre que, pour avoir subi un tel malheur, Job doit avoir grandement péché. Car la droiture de Job était connu de ses contemporains, et ses amis devaient savoir aussi bien que quiconque, qu'il accueillait la veuve et l'orphelin. Premièrement, une idée fausse de Dieu; deuxièmement, une idée fausse sur Job; troisièmement, une idée fausse des solutions. Lisez Job 22.21-30. Bien entendu, ces solutions ne sont pas fausses en elles-mêmes. Au contraire, les exhortations d'Eliphaz à la repentance sont, selon le mot de Calvin, "de belles et saintes paroles". Leur seul mais incontournable défaut est d'être totalement inapplicables au cas de Job.

      Prenons une illustration que nous propose Frédéric Godet, théolo­gien neuchâtelois du siècle dernier. Imaginons un père qui aurait un fils exemplaire et dévoué, fils qu'il se plairait à combler des marques de son affection. Tout à coup, un hôte soupçonneux lui insinuerait que l'excellente conduite de son enfant n'est que le résultat d'un calcul très intéressé et qu'en réalité ce jeune homme se sert de lui bien plutôt qu'il ne le sert. Mis en doute dans sa capacité d'être aimé pour lui-même, le père accepte le défi que renferme le soupçon émis par l'étranger. Il ôte à son fils tout ce qui faisait sa joie et son plaisir; il lui inflige sans raison apparente le traitement le plus sévère, les mortifications les plus douloureuses. Ses frères, voyant la rigueur soudaine avec laquelle leur père le traite, lui demandent ce qu'il a fait et l'invitent à confesser la faute par laquelle il s'est attiré la colère d'un être aussi juste que leur père. Le pauvre jeune homme ne peut répondre qu'une seule chose: "Je n'en sais rien. Notre père est juste, je ne comprends plus sa conduite. J'en appelle à lui." Cela nous fait mieux comprendre à quel point l'appel à la repentance, envisagée comme solution par les amis de Job, est déplacé et douloureux pour celui-ci.

      Tirons les leçons de ces erreurs qui, d'une façon ou d'une autre, nous guettent tous. Tout commence par une connaissance incomplète de la personne de Dieu. Partant de là, nous méjugeons nos prochains et nous en arrivons à des solutions totalement inapplicables. Nous trouvons un écho dans le NT de cette conception lacunaire de Dieu : Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? Jésus répondit: Ce n' est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui (Jean 9.1-3). Là encore, les disciples ignoraient la totale souveraineté de Dieu et que tout, même la souffrance, peut contribuer à sa gloire.

2. Réponse de Job (Job 23)
      A l'argumentation de ses amis, Job n'a rien à opposer d'autre que le bon témoignage de sa conscience. Frédéric Godet dit à ce propos: "Sa bonne conscience, voilà le rocher contre lequel viennent se briser toutes les inculpations dont il est l'objet et même le principe sur lequel elles reposent, celui de la stricte rétribution. Que l'on ne cherche donc pas dans ses discours une rigoureuse conséquence logique, comme celle qui règne dans les discours de ses amis." Dans le chapitre qui nous occupe, nous distinguons tout de même trois points.

      Premièrement, Job exprime son désir de voir Dieu, de discuter directement avec lui: Lisez Job 23.3-7.

      Deuxièmement, Dieu paraît inaccessible à Job: Mais, si je vais à l'occident, il n'y est pas; si je vais à l'orient, je ne le trouve pas. Est-il occupé au nord, je ne puis le voir; se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir(Job 23.8-9). Je voudrais ici ouvrir une parenthèse. Dans ce chapitre, Job constate simplement que Dieu lui est inaccessible; par contre, dans d'autres chapitres, Job ne s'arrête pas à cette constatation mais en appelle déjà, d'une façon extraordinaire, au Christ : Il n'y a pas entre nous d'arbitre, qui pose sa main sur nous deux (9.33). Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, mon témoin est dans les lieux élevés (16-19). Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre (19.25). C'est merveilleux de voir qu'en ces temps reculés, on avait déjà à la fois l'intuition et le besoin du Seigneur Jésus-Christ.

      Troisièmement enfin, Job non seulement continue à affirmer son innocence, mais en même temps aussi la toute-puissance de Dieu. Son innocence: Mon pied s'est attaché à ses pas; j'ai gardé sa voie, et je ne m'en suis point détourné. Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; j'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche (23.11-12). La toute-puissance ainsi que la souveraineté de Dieu: Mais sa résolution est arrêtée; qui s'y opposera ? Ce que son âme désire, il l'exécute. il accomplira donc ses desseins à mon égard, et il en concevra bien d'autres encore (23.13-14).

3. Une perversité du cour humain
      Nous avons entrevu, au travers du chapitre 22, ce que les amis de Job avaient à nous dire, à savoir: la stricte répartition des souffrances humaines selon la quantité des péchés de chacun. Nous avons vu la réponse de Job qui, faute d'explication logique à ses malheurs, admet la souveraineté de Dieu et en appelle à Dieu lui-même.

      Ce troisième et dernier point nous permet, à la suite des sévères accusations qu'Eliphaz porte contre Job, de mettre l'accent sur une perversité du cour humain que le livre de Job éclaire. C'est notre tendance à accuser des justes de péchés qu'ils n'ont pas commis. Job, tout en n'étant évidemment pas sans péché, était un homme droit dont la conduite était remarquée même dans les cieux. Pourtant cette droiture, assurément visible pour ses contemporains, ne l'a pas empêché d'être chargé des pires péchés par ses amis. Et non seulement eux, mais tous ceux qui l'avaient jusque-là respecté comme un homme sage et droit, se mettent soudainement à le mépriser et à l'accabler de péché. Lisez Job 17.2-6.

      Job, jadis si respecté, est devenu un objet de mépris. Nous retrouvons ce mouvement du cour humain aussi ailleurs dans la Bible. De nombreux prophètes ont été les victimes de cette perversité du cour humain. Jésus-Christ lui-même, acclamé lors de son entrée à Jérusalem le jour des Rameaux, se fait accuser et condamner par cette même foule qui crie à Pilate: Fais mourir celui-ci (Luc 23.18)!

Conclusion
 Je termine par quelques considérations

      D'abord il y a deux erreurs à éviter:


1. Celle de réduire Dieu et ses actions à nos propres déductions logiques.
2. Celle d'accuser de péché des hommes ou des femmes qui en sont innocents.
      Ensuite il y a un exemple à suivre : reconnaître à Dieu la souveraineté totale dans tous les domaines, quoi qu'il trouve bon de faire.

Christian BENOIT

Lien : http://www.promesses.org/arts/81p7-11f.htmlimages (1)

 

Voir les commentaires

DANIEL, HOMME DE COEUR

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Daniel, homme de cour

Jean Chopard

Introduction

Par le livre qui porte son nom, Daniel s'est fait connaître comme prophète. C'est à ce titre que Jésus le mentionne (Mat 24.15). Ailleurs l'Ecriture relève deux autres qualités personnelles de Daniel. qui faisaient de lui un exemple pour les croyants, déjà bien avant notre ère la justice (Ez 14.14) et la sagesse (Ez 28.3). C'est sous l'éclairage de son expérience de déporté juif à Babylone. plus de 600 ans avant Jésus-Christ, que nous parlerons de lui comme « homme de cour ».

Homme vivant à la cour, il n'était pourtant d'aucune manière un « courtisan s, habile, flatteur et ambitieux, prêt à tous les compromis pour asseoir ses intérêts, comme le fut Haman, premier ministre du roi Assuérus à Suse. au temps de la reine Esther. Bien avant Daniel, Joseph fut aussi déporté contre son gré, dans l'Egypte des Pharaons. Tous deux surent vivre dans un milieu hostile à Dieu sans se laisser corrompre ou effrayer par les risques encourus. Qui craint Dieu sort de tout (Ecc 7.18). Daniel l'a vécu, même dans la position éminente qu'il sut occuper loyalement, envers Dieu et envers plusieurs rois successifs. Il est en exemple à tous ceux qui veulent rester fidèles au Seigneur. quel que soit le degré de la hiérarchie du monde auquel ils accèdent.

1. La préparation au service à la cour

Les moyens mis en oeuvre par le roi (Dan 1) illustrent bien les exigences, le programme et les moyens du monde pour s'assujettir les enfants de Dieu et stériliser leur témoignage.

Les qualités préalables requises opéraient déjà une impitoyable sélection parmi les jeunes candidats astreints au service du roi race royale, noblesse, absence d'infirmité, apparence agréable, sagesse, instruction et maintien (Dan 1.4).

C'est aussi souvent une élite de la jeunesse chrétienne que le monde cherche à s'approprier.

Dans un terrain soigneusement sélectionné, les lettres et la langue des Chaldéens (Dan 1.4) devaient implanter une nouvelle culture conforme aux exigences d'une cour dominant un immense empire.

L'environnement des idées et manières en honneur dans le présent siècle mauvais (Gal 1.4) parvient à imprimer à certains croyants une telle ressemblance avec les incrédules qu'ils en épousent le comportement et le langage et ne sont plus le sel de la terre.

Les moyens mis en oeuvre (Dan 1.5-7) nourriture royale, délai de 3 ans et nom changé, devaient achever la métamorphose des jeunes Hébreux en produits authentiques du royaume de Babylone L'empire de l'antichrist sur l'humanité future ne s'exercera pas autrement. La civilisation matérialiste de notre temps agit déjà dans le même sers. Souvent malgré eux, et parfois à leur insu, les gens sont nourris de toutes sortes de propagandes idéologiques et commerciales, qui parviennent à transformer les individus en éléments uniformes d'une vaste chaîne de production ivre de profit.

Cette formidable entreprise de démolition connut pourtant l'échec, face à la ferme détermination de Daniel de ne pas renier ses origines et d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, même au dictateur du monde antique (Dan 1.8 Act 4.19). Heureux et sage le jeune croyant qui sait choisir résolument dans la vie !

Aussi Dieu n'est-il pas resté indifférent à ce courage dans la difficulté :
- Il fit trouver grâce (Dan 1.9). Quand les voies d'un homme plaisent à l'Eternel, il met ses ennemis mêmes en paix avec lui (Pro 16.7).
- Il donna la vraie sagesse (Dan 1.17). Voir Jac 1.5.
- Le roi dut reconnaître l'évidente supériorité de Daniel (Dan 1.20).

2. L'entrée en service à la cour

Elle intervient en plein drame. Au-delà de toute exigence raisonnable et, semble-t-il, contrairement aux précédents, un songe mystérieux tourmente le roi qui ne peut ou ne veut le raconter aux devins chargés de le lui expliquer (Dan 2.6). Nébucadnetsar est-il déjà marqué par la folie qui l'éloignera 7 ans de son trône (Dan 4.25,34) ?

Les Chaldéens restent incapables de satisfaire à l'exigence du roi. Satan connaît-il les pensées non exprimées des hommes ? Dieu, lui, les connaît, avant même qu'elles soient formulées (Ps 139.4). Seul il sonde les pensées et les intentions c'est lui qui peut révéler les secrets (Dan 2.28). Dans cette scène tragique sous menace de mort, la formation chaldéenne se trouve ridiculisée en présence de son promoteur lui-même Dieu a choisi les faibles et les méprisés pour couvrir de honte les sages (1 Cor 1.27). Daniel, homme de cour, se démarque ici d'Aryok, le courtisan, qui se fait valoir (Dan 2.25). Le vrai croyant rend hommage à Dieu.

3. Les leçons du service à la cour

Durant sa longue carrière de premier ministre à la cour de Babylone, puis dans le royaume médo-perse, Daniel fut en quelque sorte le délégué permanent de Dieu auprès des gouvernements provisoires des rois des nations. Loin de sa patrie, le jeune déporté juif a su incarner par anticipation les vertus chrétiennes que les enfants de Dieu sont appelés à manifester dans un monde hostile, où ils sont étrangers et voyageurs, en route vers la patrie céleste.
Sa disponibilité

A l'origine de sa promotion se trouve la différence remarquée par le roi (Dan 1.20 4.18). Daniel ignorait tout du sort qu'allait lui réserver Babylone mais il était prêt à y être un fidèle témoin de son Dieu.

Le chrétien doit être une lumière qui brille dans un monde enténébré mais il y faut la manière ! Certaines façons extravagantes de se distinguer des autres confinent au ridicule et déshonorent Dieu. Appuyé sur son Dieu, Daniel accepta de hautes fonctions à la tête d'un royaume païen ! L'enfant de Dieu doit avoir l'humilité d'être un chef, si le Seigneur l'y appelle.

Sa fidélité

Il pouvait en coûter à Daniel de s'adresser au roi, comme il eut le courage de le faire (Dan 4.27). Mais il fallait que le message de l'amour de Dieu pour tous les hommes fût entendu jusqu'en très haut lieu...

Son abnégation

Daniel accepta d'être oublié de ses supérieurs (Dan 2 5.11 ss). Il sut attendre que les circonstances le remettent en mémoire (Dan 5.10-12). Quand il se confie chaque jour en Dieu, son serviteur sait être tour à tour abaissé et élevé (Phil 4.12)

Son désintéressement

C'est le moyen d'être incorruptible et sans reproche (Dan 5. 17), comme Paul le sera plus tard (Act 20.33-34). Aujourd'hui encore, l'amour de l'argent est à l'origine de beaucoup de maux (1 Tim 6.10).

Son esprit extraordinaire

A plusieurs reprises, ses adversaires mêmes durent reconnaître chez Daniel un souffle de vie inconnu dans le monde (Dan 4.18 6.3). Si l'Esprit de vérité habite vraiment le croyant (Jean 14.17), il l'impose à son entourage comme un sujet constant d'étonnement et, parfois, d'envie.

Son travail impeccable

C'est par son attitude exempte de fraude et de faute que Daniel s'imposa à ses adversaires, comme au roi (Dan 6.4-5, 22).

L'Evangile élève tout travail honorable au rang de vocation. Le chrétien devrait exceller dans tout ce qu'il fait, tout en sachant demeurer dans la fonction pour laquelle il a été préparé (Eph 6.5-8; Col 3.22-24; 1 Tim 6. 1-2; 1 Pi 2.18-19).

Sa conscience professionnelle

Agé, honoré, ayant donné toutes ses preuves, Daniel n'usa pourtant d'aucune complaisance envers lui-même pour faire prolonger son congé de maladie (Dan 8.27).

4. Homme bien-aimé (Dan 10.11,19)

Quel éloge dans ce titre Fortifié par l'étude des Ecritures (Dan 9.2), au milieu des circonstances adverses de l'exil chez le peuple ennemi du peuple de Dieu, Daniel offre un exemple vivant de ce que peut et doit être aujourd'hui. dans le monde, le croyant fidèle qui s'appuie, chaque jour, sur un Sauveur vivant, tout-puissant et fidèle.

Jean Chopard

Lien : http://www.promesses.org/arts/85p13-15f.html250px-Daniel_in_the_Lions-_Den_1613-1615_Peter_Paul_Rubens.jpg

 

Voir les commentaires

CELUI QUE DIEU UTILISE

28 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CELUI QUE DIEU UTILISE

 

Dans le cœur de tous les chrétiens sincères, il y a un désir fervent d’être utilisé par Dieu. Le chrétien engagé passe de longs moments à étudier la Parole de Dieu ; il prie quotidiennement, dans le but de connaître la volonté de Dieu quant au service que le Seigneur attend de lui. A chaque occasion qui se présente, il veut connaître la meilleure façon de servir Dieu. Une bonne méthode pour découvrir qui sont ceux que Dieu utilise est d’étudier la vie d’un homme dont le ministère a été un succès. Le prophète Elie est un de ces hommes.

 

Dieu utilise ceux qui ne tolèrent pas le péché

 

                   Dans le royaume de Dieu, soit vous êtes pleinement utile, soit vous ne servez à rien ; il n’y a pas de milieu. Dieu ne peut utiliser ceux qui tolèrent le péché. Elie était un homme qui s’est inquiété de la corruption et de la dégradation morale de son peuple bien-aimé. Il était en colère. Il était déterminé à agir. Son cœur battait à l’unisson avec celui de Dieu (1 Rois 17.1). Tous les chrétiens devraient eux aussi être interpellés par la dégradation morale, le mal et l’iniquité.

 

                   Elie n’était pas indifférent au fait qu’Achab ait épousé Jézabel, et qu’ainsi le peuple soit conduit à adorer Baal au milieu d’orgies, dans la sorcellerie, et dans des observances religieuses qui déplaisaient au Seigneur (1 Rois 16.29-33). 

 

PRINCE PHOTOS 408-copie-1Dieu utilise ceux qui sont décidés à prier 

                   Dans Jacques 5.17-18, nous avons la confirmation qu’Elie était un homme de prière : « Elie était un homme de la même nature que nous : il pria avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, et il ne tomba point de pluie… Puis, il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie… ». Est-ce que vous priez ? Faites-vous d’ardentes prières ? Quand Elie priait, c’était réellement un homme de prière ! Si vous avez donné votre vie à Dieu, et si vous vous préparez à le servir, la prière est une clé.

                   La prière n’est pas toujours quelque chose de spontané ; je suis dans le ministère depuis 30 ans, et elle n’est jamais venue facilement. Mais la prière militante a été la clé de tous les succès. Elie savait bien que Dieu avait mis l’ennemi sous ses pieds, mais il a persévéré dans la prière. Il allait et venait dans la chambre, probablement comme s’il avait été en train de  marcher sur les serpents, sur les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi ! (Luc 10.19). Parmi les différentes réunions d’église, la réunion de prière est souvent la moins fréquentée ; elle est un peu le parent pauvre de l’église. Dieu utilise des hommes et des femmes de prière, et ceux qui ne prient pas ne pourront pas être utilisés puissamment par Dieu. Ainsi, que les leaders exhortent les gens à prier, enseignent à le faire, et les inspirent à ce sujet ; qu’ils soient des exemples !

 

Dieu utilise ceux qui sont prêts à aller de l’avant malgré la peur

 

                   Elie dit à Achab : « L’Eternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole » (1 Rois 17.1). Elie ne s’est pas présenté avec impertinence devant le roi. Quand il y est allé, il était rempli d’effroi. Dieu ne vous a-t-il jamais demandé de faire quelque chose en dépit de la peur que vous pouvez éprouver ? Avoir la foi, cela signifie surpasser votre peur en allant droit au but et dans l’obéissance à Dieu, même en tremblant. Les gens que Dieu utilise sont ceux qui avancent même quand ils ont peur.

 

                   Il y a quelques années, notre famille s’est sentie poussée par Dieu à se rendre dans un petit village nommé Ranchos de Santiago, pour y annoncer l’Evangile. Arrivés sur place, nous avons été voir le maire pour lui demander la permission de faire une projection sur le mur d’un immeuble de la ville. Il répondit : « C’est entendu, vous pouvez le faire ». Nous avons donc annoncé notre réunion depuis notre camion, donnant rendez-vous aux gens pour le soir même.

 

                   Quelques personnes sont venues, et nous avons annoncé la Parole de Dieu. J’étais debout sur le capot du camion. Le projecteur était sur le toit, et mon fils Christ était à mes côtés.

 

                   Tout à coup, il s’est mis à pleuvoir mais non du ciel ! Des pierres tombaient sur nous ! Quelques hommes en colère ont brisé le pare-brise et la fenêtre latérale de notre camion. J’ai continué à prêcher ; j’avais peur de m’arrêter ! Si nous avions fui, ils nous auraient massacrés. Finalement, l’un d’eux est venu nous dire que le maire désirait nous voir partir. Alors sont sortis de ma bouche des mots non prémédités : « Oui, nous allons partir ; mais nous reviendrons ; et vous payerez les dégâts ! ».

                   Le lendemain, le capitaine de la police rurale et un lieutenant de l’armée nous ont accompagnés au village. Ils ont trouvé les individus qui avaient lancé les pierres et ceux-ci ont dû payer un nouveau pare-brise et une nouvelle vitre. Si Dieu nous appelle dans un endroit dangereux, nous pouvons y aller sans crainte, sachant que, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons, Dieu est tout-puissant pour nous garder et nous protéger. 

 

Dieu utilise ceux qui sont prêts à marcher seuls 

                   Lorsqu’il n’y a plus de pluie, les gens se sont fâchés contre Elie. Mais Dieu a dit : « Et la parole de l’Eternel fut adressée à Elie, en ces mots : pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerich, qui en en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l4eternel…(1 Rois 17.2-5).

                   Lorsque vous êtes différent des autres, il peut arriver que vous vous retrouviez vraiment seul. Mais si vous voulez que Dieu vous utilise soyez prêts, si cela est nécessaire, à marcher dans la solitude. Etes-vous prêt à marcher seul avec Dieu ? Etes-vous disposé à attendre l’épouse ou l’époux que Dieu a prévu pour vous ? Etre seul n’a rien de drôle ; j’en sais quelque chose.

                   J’ai passé trois ans dans l’armée américaine. Je me suis souvent retrouvé seul, et j’ai beaucoup prié tout seul. C’était vraiment la solitude. A cette époque, Gloria et moi nous nous fréquentions. Nous apprenions à nous connaître par courrier, mais Dieu mène à bien toute chose : Gloria était exactement celle qu’il me fallait. Un peu de patience et de restrictions ont engendré une vie pleine de joie et de satisfaction.

 

Dieu utilise ceux qui acceptent l’intervention surnaturelle de Dieu

 

                   Mon origine religieuse excluait le surnaturel. Quand j’ai eu terminé mon service militaire, avec ma femme Gloria, je me suis rendu dans l’Indiana. Un évangéliste qui venait tout juste d’ouvrir une librairie allait partir pour un long voyage. Il nous a demandés de nous occuper de sa librairie pendant son absence. Ainsi, nous avons eu l’occasion de lire des livres dont nous ignorions l’existence, à cause d’une vie religieuse étriquée : sur Hudson Taylor, George Muller, et d’autres. La lecture de ces livres nous a transformés.

 

                   Plus tard, nous avons été appelés à un ministère pastoral dans une petite église bilingue interurbaine au Texas. Elle pouvait nous payer un salire de 24 dollars par mois ; notre loyer était de 56 dollars. Nous n’avions jamais connu quelqu’un qui avait vécu parla foi, mais ces livres nous ont appris à faire confiance à Dieu pour subvenir à nos besoins.

 

                   Dieu a répondu à notre foi en intervenant de manière miraculeusement. Si nous sommes disposés à vivre une telle aventure, Dieu pourra se servir de nous. Les choses matérielles ne sont pas ce qu’il y a de plus important, car Dieu est plus grand ! Soyons donc prêts à laisser Dieu pourvoir à nos besoins à sa façon. Nous pouvons lui faire confiance. L’Apôtre Paul écrit : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et pour tout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil 4.12-13).

Dieu utilise ceux qui sont décidés à obéir à sa Parole

 

                   Si nous voulons aller de l’avant, nous serons testés dans le feu de l’action. C’est ce qui arriva à Elie. « Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays » (1Rois 17.7). Le torrent naturel s’est asséché, mais le torrent surnaturel a continué à couler ! le surnaturel, c’était les corbeaux apportant de la nourriture ; le naturel, c’était les eaux sortant de sources souterraines. Il n’avait pas plu depuis si longtemps que la source naturelle a fini par partir. Les choses commençaient à devenir très aride pour Elie ; il se trouvait dans cette situation inconfortable par souci pour les autres. Quand Dieu vous met des personnes à cœur, il se peut que votre engagement vous coûte quelque chose. Mais rappelez-vous : ce sont les sources naturelles qui tarissent. Le surnaturel ne s’épuisera jamais, aussi longtemps que nous marcherons par la foi et dans le plan de Dieu.

 

Dieu utilise ceux qui l’aiment plus que leur confort personnel

 

Elie était un homme dont Dieu a pu se servir, parce qu’il aimait Dieu et ses voies plus qu’il n’aimait son propre bien-être. Il n’était pas comme Jonas, qui était plus concentré par lui-même que le sort des milliers de gens de Ninive. Elie, lui, aimait Israël. 

 Dieu utilise celui qui est disposé à faire sa volonté

 

                   Elie a attendu patiemment, jusqu’à ce que la Parole de l’Eternel lui fût adressée (1Rois 17.8). Alors seulement, il s’est déplacé. Il est resté sans bouger jusqu’à ce que la Parole de l’Eternel lui soit à nouveau adressée. Si nous cherchons à être conduit par le Seigneur, aussi longtemps qu’il ne dit rien de nouveau, restons au statu quo. Continuons à le chercher pour qu’il puisse nous éclairer en vue du pas suivant qu’il désire nous voir faire. Il le fera en son temps. Si nous marchons dans la prière et dans sa présence, il nous conduira.

 

                   Elie était guidé chaque fois que cela était nécessaire. Il n’avait pas besoin de leur savoir six mois à l’avance : « Dans six mois, je viendrai te dire ce que tu dois faire ». La direction à prendre est donnée au moment opportun. Dieu nous parlera à son heure. Quand Dieu s’adresse à Elie, celui-ci demeure dans a lumière reçue jusqu’à ce que de nouvelles directives lui parviennent.

 

                   Dieu utilise ceux qui ne tolèrent pas le péché. Ceux qui sont décidés à aller de l’avant, malgré le danger. Si c’est nécessaire, ils endureront aussi la solitude ; ceux que Dieu utilise sont disposés à croire et à recevoir ce que Dieu donne d’une manière surnaturelle. Ils obéissent à la Parole de Dieu, renonçant à leur d »sirs et à leur bien-être personnel ; ils sont prêts à aller partout où le Seigneur les conduira.

 

Ceux que Dieu utilise doivent s’attendre au mépris et l’ingratitude du peuple

 

                   Après la brillante manifestation de la puissance de Dieu avec Elie lors de l’exaucement de sa prière au mont Carmel, Jézabel en récompense à la pluie qui est revenue après trois ans et six mois, a préféré regarder vers ses desseins égoïstes au détriment de la gloire de Dieu. Elie comme récompense reçoit mépris, menace de mort et autres. Aucun homme de tout le peuple qui a crié unanimement c’est l’Eternel qui est Dieu n’a osé défendre sa cause. Il en fut de même pour l’Apôtre Paul. Après qu’il ait invoqué le nom du Seigneur Jésus qui guérit un paralytique, on le lapida ensuite (Actes 14). David après avoir tué Goliath et délivré le peuple d’Israël d’entre les mains des Philistins ne fut-il pas poursuivit et menacé de mort ? (1 Sam 18.6-15). Elie pour sauver sa vie, dut s’enfuir.

 

Serviteur de Dieu : t’attends-tu à quelques félicitations, approbations des hommes ? Notre récompense n’est pas ici bas !

 

Tout serviteur qui cherche la gloire, la facilité sera vite par l’ennemi. L’Apôtre Paul n’a-t-il pas dit :

« Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. »

(Gal 1.10)

                    Certains éléments sont tirés de la Réalité de la foi Digest  N°76 –3/1999 Auteur Victor Richard

Dr André CHOUBEU

 

Voir les commentaires

LE MYSTICISME / ÉSOTÉRISME OU SPIRITUALISME CHRÉTIEN

28 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Le mysticisme ou ésotérisme Chrétien (Colossiens 2.8)

Introduction :

Plus l’Eglise s’avance vers le final, plus de loups ravisseurs qu’a si bien prophétisé l’Apôtre dans Actes 20.2-30 en ces termes : ‘‘Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux’’.

Ces choses sont aujourd’hui si manifestes que même les païens en parlent. Ces nombreux loups s’insurgent de tous les noms et titres usant des subterfuges pour troubler la bergerie, pillant jusqu’aux pauvres brebis, les entraînant dans les rêveries mensongères pour leur ruine.  Il devient urgent voir impératif non seulement de préserver l’intégrité des Ecritures pour vivre dans la saine doctrine, mais de les combattre avec véhémence.

Un homme bien connu a dit : ‘‘Ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, est d’hommes, non des hommes dont on achète la conscience, mais des hommes qui intègres, craignant Dieu ; des hommes qui appellent le péché par son nom, des hommes qui combattraient pour la justice, même si leur vie en dépendant ; des hommes qui sont aussi fidèle à la Parole de Dieu et aux principes de Dieu que la boussole l’est au pôle’’.

Mes recherches sur le Catharisme ressort ce qui suit :

« SELON NOTRE FOI ». C’est de ce même Pain qu’il est écrit, selon notre foi, dans l’Évangile selon saint Matthieu :
« Pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain (c’est-à-dire : les préceptes spirituels de la loi et des prophètes) ;
II le bénit (c’est-à-dire : loua ces préceptes et les confirma) ;
Le rompit (c’est-à-dire : les expliqua spirituellement) ;
Le donna à ses disciples (c’est-à-dire : les leur enseigna pour qu’ils les observent spirituellement) ;
Et il leur dit : Prenez (c’est-à-dire : enseignez-les) ;
Mangez (c’est-à-dire : prêchez-les à tous) ».

Et lorsque le Christ dit : « Prenez et mangez ceci est mon corps qui va être donné pour vous », cela veut dire : « ces préceptes spirituels des anciennes écritures sont mon corps : c’est pour vous qu’ils seront livrés (c’est-à-dire : transmis) au peuple. Et lorsqu’il dit : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance (le Nouveau Testament) scellée par mon sang, faites ceci en mémoire de moi toutes tes fois que vous boirez ce sang », c’est du Pain supersubstantiel qu’il s’agit ici (c’est-à-dire la Loi du Christ qui a été donnée à tous les peuples).

« LE VERBE EST LA « CHAIR DU CHRIST » : « ET LE VERBE SE FIT CHAIR »… Il est intéressant de lire ces confirmations dans l’Évangile de Philippe : «Qu’est-ce que la Chair du Christ ? C’est la Parole, c’est le Verbe (Logos), c’est l’Évangile ! Qu’est-ce que le Sang du Christ ? C’est l’Esprit-Saint (Paraklétos). Celui qui accueille le Verbe et l’Esprit, celui-là a vraiment reçu une nourriture, une boisson, un vêtement (spirituels), l’Esprit (Pneuma) anime la chair. Dans la chair il y a aussi cette Lumière qu’est le Verbe. » (Philippe, 59,105).

Cet extrait d’interprétation orthodoxe des Ecritures Saintes nous conduit à comprendre que l’inertie contre l’hérésie aura pour conséquence de nombreux cas de perdition pour lesquels nous auront à rendre compte au tribunal de Dieu. Des contrefaçons, des interprétations hors contexte qui fournissent des prétextes, des  onctions sans sanctification qui produisent des frustrations sont le propres de plusieurs. Puisse Dieu nous aider à reconsidérer nos voies et à les reformer pour ôter l’interdit dans le lieu très saint pour vivre une réformation profonde de nos pensées, actes, caractères et comportements.

Plusieurs aspects lorsqu’on les considère, sont à l’origine de ce mysticisme :

  1. 1.   L’expérience personnelle

Chaque croyant en raison de sa destinée en Christ, vit ou traverse des situations expérimentales propres à lui seul pour l’atteinte des objectifs de Dieu qui justifient le but de sa création (Eph 2.10).

-         Le ministère de Bishop par Benson Idahousa

Il se dit que cet homme de Dieu qui a marqué l’histoire de l’Eglise en Afrique et laisse son empreinte dans le cheminement prophétique de l’Eglise vers le final s’était implantée à Benin City au Nigeria. L’œuvre ne progressait pas à cause du Catholicisme Romain qui avait une très forte emprise sur la population. Pendant ces nombreuses prières, le Seigneur lui demanda de s’identifier aux dirigeants catholiques par son habillement et le titre dont ils portent. L’obéissance à la voix de Die porta du fruit et le témoignage est aujourd’hui indéniable tant dans cette localité que dans le Nigeria, voire ne Afrique.

Malheureusement, plusieurs portent ce titre par exhibitionnisme, soif de pouvoir et célébrité.

-         Les jeûnes de 40, 21, 3 jours, etc… comme les autre l’ont fait. L’histoire de chaque jeûne biblique répond à une volonté parfaite du Seigneur. Ne dit-on p as aujour’hui qu’il faut jeûner trois jours à sec pour chasser les démons ? Qu’est-ce qui est demandé par les Ecritures Saintes : la foi dans une vie sanctifiée ou le jeûne ?

2.  Le sang de Jésus

Bibliquement, le sang de Jésus intervient exclusivement pour le salut de l’homme, ce depuis Genèse 3.21 (L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit) jusqu’à Jean 19.34 (mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau) en passant par Exode 12.7 (On prendra de son sang, et on en mettra sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons où on le mangera).

Nous comprenons clairement ici que toute autre forme d’usage de sans de Jésus en dehors de la rédemption est une forme de magie qui ne dit pas son nom. Dans Exode 12.7, le sang de l’Agneau (Jésus) était appliqué sur les linteaux des portes des maisons pour protéger non la maison, mais pour sauver la vie ses habitants qui ont la foi en la puissance qui est dans le sang de Jésus, en les protégeant contre l’ange de la mort.

La maison quant à elle peut être protégée par la grâce de Dieu qui est dans la vie de ses habitants qui croient au bénéfice du salut qui vient du sang de l’Agneau.

Lorsque nos plongeons nous-mêmes, les porcheries, les roues de voitures, les nourritures que nous allons manger et autres objets dans le sang de Jésus traduit simplement une confusion qui témoigne nos actions hors des principes de Dieu.

3.  Les offrandes dangereuses

Les offrandes dangereuses sont qualifiées de celles qui nous ont coûtés chères à l’exemple de celles de la veuve, diront les auteurs de cette doctrine que ne reconnaît pas la Bible. Même si l’on a péché, diront les acteurs de cette hérésie, l’offrande dangereuse relâche le pardon de Dieu. Nous retrouvons là, la doctrine des indulgences. De ce pas, même si l’on vole, Dieu agréera pourtant il est dit :

‘‘Tu n'apporteras point dans la maison de l'Éternel, ton Dieu, le salaire d'une prostituée ni le prix d'un chien, pour l'accomplissement d'un vœu quelconque; car l'un et l'autre sont en abomination à l'Éternel, ton Dieu’’ (Deut 23.18). 

  1. La confession :

-         La confession des péchés : l’exemple d’Acan dans la confession ressort la volonté de Dieu dans le système de dépouillement (Josué 7.20).

Jacques 5.6 : ‘‘ Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace’’.

Des confessions non détaillées, confuses et dans la masse laissent

-         La confession de foi :

5.  Le sacerdoce dans le péché :

Les pasteurs vivent dans la sainte l’immoralité pour disent-ils ne pas permettre aux sœurs de se prostituer avec les païens

Le brigandage au détriment des fidèles sous la prétention d’octroie de bénédiction de prospérité

La violence contre les épouses est légitimée par des textes hors contextes

  1. L’immoralité vestimentaire parce que la foi est intérieure, oubliant que l’extérieur reflète l’intérieur de même que le baptême doit être le témoignage extérieur de la foi intérieure

7.  Les prières de délivrance aux pratiques obscures :

-         Boire le sang de Jésus

-         Ordonner la mort de Satan et des démons

-         Lancer des bombes spirituelles (boum)

-         Saisir Satan par la queue et le fouetter ou l’égorger

-         Proférer des insultes à Satan (Jude 9)

-         Verser de liquide par terre sur lequel on se tient qualifiant cela de sang de Jésus. Sorcellerie ou acte de foi ?

-         Faire des cercles dans lesquels on place la personne à délivrer (pratique occulte)

-         Ordonner la mort des parents ou voisins sorciers alors que Dieu ne veut pas la mort u méchant, mais sa repentance384839 302253683142252 100000728670125 1005070 831586471 n 

  1. Oindre d’huile devient une idolâtrie
  2. LE camp de concentration spirituel (le fait de s’infliger des tortures pour être avec Dieu ou pour maîtriser la chair). L'auto-flagellation psychologique autrefois pratiqué par les trappiste refait surface.
    1.  Attitude des Prophètes de Baal

-         Des imitations honteuses loin du naturel de chacun que le Saint-Esprit doit utiliser

-         Des gesticulations et l’excès de bruits oubliant que c’est dans le calme que l’on trouvera l’Eternel (1 Rois 19)

 

Conclusion :

La déviation est plus profonde que jamais imaginé.

Il est temps de revenir sur des bases de la saine parole de Dieu telle qu’elle est reconnue et exprimée au ciel pour le Royaume de Dieu.

Puissions-nous, être les premiers d’une génération de vrais serviteurs de Dieu consacrés, non pour grossir le nombre des mécréants ou des impies au col blanc, mais de vrais ministres de l’Evangile qui sont prêts s’il le faut, à inaugurer le sentier de la réforme par leur sang !

L’heure est à la qualitativité et non de la quantitativité m’a dit mon père dans la foi il y a quatre ans. Puisse Dieu nous aider !

Dr André CHOUBEU

 

Voir les commentaires

BATIR SELON LA DOCTRINE BIBLIQUE

15 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BATIR SELON LA DOCTRINE BIBLIQUE La Bible dit : « car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s'amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises, et ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, endure les souffrances, fais l’œuvre d'un évangéliste, accomplis pleinement ton service » (2 Tim 4.3-5) Selon ce message certes prophétique, nous nous apercevons que l’église a perdu la simplicité de l’évangile au profit d’un autre évangile (Gal 1.5-9). Alors une nécessité impérieuse s’impose pour retourner aux sources de l’enseignement de l’Eglise Primitive sur les doctrines principales de l’Eglise. Entre autres, nous parlerons de la doctrine sur les points suivants : 1-DIEU • Sources possibles de connaissance de Dieu Il y a 3 sources potentielles de connaissance de Dieu 1) La raison humaine et intuition qui se réfère à ce que l’homme peut penser, rêver ou supposer concernant Dieu. 2) La tradition et l’expérience Qui se réfère à ce que d’autre ont dit, expérimenté ou conclu au sujet de Dieu dans le passé ce qui inclus les confessions de foi et les traditions. 3) La révélation Qui se réfère à Dieu se faisant connaître lui-même à l’homme de façon compréhensible - Par sa création - Aux individus - En son Fils - A travers sa parole * Ce que tenons pour sûr à propos de Dieu, nous l’avons appris parce qu’il a choisi de se révéler à nous à travers la révélation naturelle (l’homme, l’histoire, la création) et la révélation spéciale (Jésus-Christ et la bible). Nous reparlerons de révélation spéciale et de révélation générale lorsque nous aborderons la Bibliologie.* Mais est il possible à l’homme fini de connaître le Dieu infini ? Oui, parce que : -Dieu a choisi de se révéler lui-même à l’homme. « Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian; et il mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. L'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point. Moïse dit: Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision, et pourquoi le buisson ne se consume point. L'Éternel vit qu'il se détournait pour voir; et Dieu l'appela du milieu du buisson, et dit: Moïse! Moïse! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. Et il ajouta: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu. » ( Exode 3.1-6) « Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle 'je suis m’a envoyé vers vous. » (Exode 3.13-14) « Les choses cachées sont à l'Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » (Deut 29.29) - Dieu a fait à son image spirituelle avec la capacité de communiquer avec lui à travers l’intelligence, la volonté, les émotions et la personnalité. « Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. » (GEN 1.26-27) - Dieu a communiqué avec l’homme dans un langage compréhensible « L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (GEN 2.15-17) « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, » (HE 1.1-2) - Dieu désire que l’homme le cherche et le trouve. « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » (Jérémie 29.13) « Le peuple se réjouit de leurs offrandes volontaires, car c'était avec un cœur bien disposé qu'ils les faisaient à l'Éternel; et le roi David en eut aussi une grande joie.» (1Chron 28.9) - Dieu nous a donné son Saint-Esprit pour que nous puissions le connaître et le comprendre plus pleinement. « Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. Or nous, nous n'avons pas reçu l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. » (1Cor2.10-13) Notre étude de dieu sera centrée principalement sur ce que Dieu a révélé de lui-même à travers la révélation spéciale de sa parole • Arguments naturalistes employés par les théistes en faveur de l’existence de Dieu A travers des siècles, l’homme a cherché à expliquer et à prouver l’existence de Dieu en utilisant quatre arguments classiques. Après chaque argument nous verrons ce que la Bible dit. 1. Argument Cosmologique - L’univers est le résultat (c’est à dire que son existence est indéniable) qui demande une cause première (Tout résultat doit avoir une cause suffisante) A- Quelque chose existe (le monde) B- Le néant ne peut pas produire quelque chose C- Quelque chose (quelqu’un) doit l’avoir causé L’univers est soit : (1) Causé par lui-même- impossible (il faudrait qu’il existe avant d’exister pour se produire lui-même) (2) Sans cause- Ce n’est pas possible à moins qu’il ne soit éternel et infini, ou (3) Causé par un autre Et puisqu’on ne peut avoir une série de cause sans causes qui s’enchaîne, il y a bien du y avoir une cause première sans cause qui aurait tout commencé ( La Bible montre que la Bible est infini et éternel) « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » ( GEN 1.1) « Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. » (Exode 20.11) « C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. » (Héb 11.3) 2. L’argument téléologique - La finalité, l’ordre et la complexité de l’univers indique un créateur rationnel, intelligent ayant un but qui est la première cause de tout. (Argument de l’horloge qui suppose un horloge). A. L’organisation et l’ordre demandent un architecte B. Nous constatons de l’ordre C. Il doit y avoir un architecte (La Bible parle d’un Dieu intelligent et qui a un but) « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour. Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour. Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. 13 Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour. Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années; et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour. Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel. Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour. Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. » ( 1.1-27) « Au chef des chantres. Psaume de David. » (Ps 19.1) « Car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables» (Rom 1.19-20) 3. L’argument anthropologie - La personnalité de l’homme (intelligence, volonté, émotions) et sa nature morale doit refléter un Dieu créateur qui est lui-même personnel et moral (la création reflète le Créateur) (La Bible parle d’un Dieu personnel et moral) « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » (Gén 1.27) « Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. » (Rom 2.12-15) « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. » (Rom 1.18, 21-23) « Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l'ennemi et au vindicatif. Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l'as couronné de gloire et de magnificence. » (Psaume 8.3-6) 4. L’Argument ontologique - Presque tout homme a dans son esprit l’idée d’un être parfait, laquelle idée doit venir de l’extérieure de l’homme, de l’être parfait qui est la cause première parfaite (la nature du concept que l’homme a de Dieu demande son existence) (La Bible parle d’un Dieu parfait) « Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu » (GEN 3.5) « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, Et vos voies ne sont pas mes voies, Dit l'Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Es 55.8-9) « Au chef des chantres. De David. L'insensé dit en son cœur: Il n'y a point de Dieu! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables; Il n'en est aucun qui fasse le bien. » (Psaumes 14.1) « Il est le rocher; ses oeuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes; C'est un Dieu fidèle et sans iniquité, Il est juste et droit. » (Deut 32.4) « Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin. » (Eccl 3.11) « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme; » (Actes 17.24) * La Bible ne cherche pas à brandir des arguments pour prouver l’existence de Dieu mais elle assume simplement que Dieu existe et démontre ainsi son existence de façon concluante* Accepter l’existence de Dieu est une question de foi (Hébreux 11.6) « Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. » Lorsque nous commençons à essayer de saisir qui est Dieu et à chercher à savoir comment il est, il faut commencer par une question simple : Qu’est-ce qu’il y a en Dieu qui fasse qu’il soit Dieu ? ou autrement dit-quelle est l’essence de Dieu ? Même si cette question est très difficile et reste peut-être sans réponse, il faut la poser et voici un bon point de départ : Dieu est tout ce que l’homme n’est pas ! • définition théologique de Dieu Vous trouverez ci-dessous des définitions de Dieu élaborées par des groupes religieux et des théologiens célèbres. Quelques définitions de Dieu théologiques religieuses : Pour les mormons- ‘‘Dieu est parfait, c’est un homme exalté avec un corps littéralement fait de chair et d’os’’ Pour la science Chrétienne- ‘‘Dieu est éternel, principe impersonnel, Loi, Vérité, Esprit et idée’’ Confession de Westminster - « Il n’est qu’un seul, vivant et vrai Dieu, infini en son être et en sa perfection, très pur d’esprit, invisible, incorporel, indivisible, impassible immuable, immense, éternel, incompréhensible, tout-puissant, très sage, très saint, très libre, absolu. Il fait concourir toutes choses au conseil de sa propre volonté immuable et juste, pour sa propre gloire. Il est amour, grâce, miséricorde pardonne l’iniquité, la transgression et le péché. Il récompense ceux qui le cherchent assidûment. Il est aussi très juste et terrible en ses Jugement. Il hait le péché, et n’innocente d’aucune manière le coupable. Foi et message Baptiste –Il n’est qu’un et un seul Dieu vivant et Vrai. Il est un être personnel, spirituel et intelligent, le Créateur, Rédempteur, Conservateur, et Maître de l’univers. Dieu est infini en Sainteté et en en toute autres perfections. Nous lui devons amour au plus haut point, révérence, et obéissance. Le petit Catéchisme de Westminster- Question quatre : Qu’est ce que Dieu ? Dieu est infini, éternel et immuable dans son être. Il est sagesse, Puissance, Justice, bonté et Vérité. Quelques Théologiens célèbres : ENSELME- « ce dont on ne peut concevoir rien de plus grand » HOEKEEMA- « Dieu est un être personnel purement spirituel, simple, absolu aux perfections infinies, totalement immanent dans le monde entier, pourtant essentiellement transcendant vis à vis de toute choses » BERKHF-« dieu est un, absolu, immuable et infini dans sa connaissance et sa sagesse, sa bonté et son amour, sa Grâce et sa miséricorde, sa Justice et sa sainteté. STRONG- « Dieu est esprit infini et parfait en qui toutes choses trouvent leur source, leur existence et leur finalité » LIGHTNER- « Dieu est Esprit. Il est une personne Divine active et vivant qui est infini et immuable dans son être sa puissance, sa Sainteté, sa Justice, sa bonté, sa Vérité et son Amour. Il peut jouir de la communion avec des personnes qu’il a créées à son image et qu’il a rachetées par sa Grâce, et il agit toujours en harmonie avec sa nature parfaite » La plupart d’entre nous concluront probablement que même si nous ne pouvons pas définir pleinement Dieu nous pouvons le décrire sur la base de ce que la Bible dit de lui ! Car Dieu est à la fois celui qu’on peut connaître et celui qu’on ne peut pas connaître. « L'Éternel est grand et très digne de louange, Et sa grandeur est insondable. Que chaque génération célèbre tes oeuvres, Et publie tes hauts faits! Je dirai la splendeur glorieuse de ta majesté; Je chanterai tes merveilles. On parlera de ta puissance redoutable, Et je raconterai ta grandeur. Qu'on proclame le souvenir de ton immense bonté, Et qu'on célèbre ta justice! L'Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et plein de bonté. L'Éternel est bon envers tous, Et ses compassions s'étendent sur toutes ses oeuvres. Toutes tes oeuvres te loueront, ô Éternel! Et tes fidèles te béniront. Ils diront la gloire de ton règne, Et ils proclameront ta puissance, Pour faire connaître aux fils de l'homme ta puissance Et la splendeur glorieuse de ton règne. Ton règne est un règne de tous les siècles, Et ta domination subsiste dans tous les âges. L'Éternel soutient tous ceux qui tombent, Et il redresse tous ceux qui sont courbés. Les yeux de tous espèrent en toi, Et tu leur donnes la nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, Et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. L'Éternel est juste dans toutes ses voies, Et miséricordieux dans toutes ses oeuvres. L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, De tous ceux qui l'invoquent avec sincérité; » (Psaumes 145.3-18) « Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3.17) « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! Car Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller? » ( (Romain 11.33-34) « Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte; Car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » (Esaie 11.9) « Interroge les bêtes, elles t'instruiront, Les oiseaux du ciel, ils te l'apprendront; Parle à la terre, elle t'instruira; Et les poissons de la mer te le raconteront. » (Job 11.7-8) * L’essence de Dieu 1. Dieu est Esprit 2. Dieu est Vie 3. dieu est parfait 4. Dieu est unique 5. Dieu est Eternel Les choses qui sont vraies au sujet de Dieu sont souvent appelées « attributs » de Dieu. A.W. TOZER dit qu’un attribut de Dieu est ce que Dieu a révélé comme étant vraie lui-même. Ces cinq premiers attributs décrivent la nature essentielle de Dieu 1. Dieu est Esprit : Jean.4.23-24 « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent en esprit et en vérité. » Signification : Dieu est Esprit dans sa nature essentielle. Explication : • Dieu dans son essence n’est pas physique ou matériel bien qu’en Christ il ait choisi de prendre les limitations d’un corps humain. • Dieu est invisible, même s’il a choisi de se révéler en Christ. «Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître. » (Jean 1.18) « Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. » (Col 1.15) « Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles! Amen! » (1Timothée 1.17) « et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu'à l'apparition de notre Seigneur Jésus Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen! » (1Timothée 6.14-16) «Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, - car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, » (1 Jean 1.1-2) • Dieu ne peut pas être représenté de façon exacte par une quelconque image faite de main d’homme. ( il faut honorer l’interdiction relative à l’idolâtrie) « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » (Exode 20.3-4) • Dieu dans son essence est simple (c’est à dire pas divisé) et un « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. » (Deut 6.4) 2. Dieu est Vie Versets clés : «Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. » (Jean.5.26) « S'il ne pensait qu'à lui-même, S'il retirait à lui son esprit et son souffle, Toute chair périrait soudain, Et l'homme rentrerait dans la poussière. » (Job 34.14-15) signification : La vie est une qualité inhérente à lui-même. * Toute vie prend source en Dieu et provient de Dieu «L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. » (GENESE 2.7) « Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. » (Jean 1.3-4) * Dieu est celui qui soutient toute vie « Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. » (Col 1.17) « Ainsi parle Dieu, l'Éternel, Qui a créé les cieux et qui les a déployés, Qui a étendu la terre et ses productions, Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent, Et le souffle à ceux qui y marchent. » (Esaïe 42.5) * Dieu est celui qui donne et reprend la vie « Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies. » (Daniel 5.23) La ‘‘Vie Eternel’’ est la vie de Jésus-Christ. « Et voici ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » (1Jean 5.11-13) 3. Dieu est parfait. Verset clé : Mathieu 5.48 « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Signification : Dieu est complet à tous égards et ne manque de rien. Dieu n’a absolument aucune imperfection. Dieu existe dans un état d’excellence absolue. Dieu a totalement raison. Explication : • Les œuvres de Dieu sont parfaites. Deut.32.4 • Les voies de Dieu sont parfaites. 2 Sam 22.31 • La parole de Dieu est parfaite. Psaume 18.30 • Les lois de Dieu sont parfaites psaume 19.7 4. Dieu est unique Verset clé : Esaïe 40.25 « A qui me comparerez-vous, pour que je lui ressemble? Dit le Saint. » Signification : Dieu est unique. Il n’y a personne comme lui- Il est incomparable, exalté au-dessus de sa création. Explication : * Le Seigneur seul est Dieu. « Que tu es donc grand, Éternel Dieu! car nul n'est semblable à toi, et il n'y a point d'autre Dieu que toi, d'après tout ce que nous avons entendu de nos oreilles. » (2Samuel 7.22) * Le Seigneur est grand et puissant « Nul n'est semblable à toi, ô Éternel! Tu es grand, et ton nom est grand par ta puissance. » ( Jérémie 10.6) « Voici, le Seigneur, l'Éternel vient avec puissance, Et de son bras il commande; Voici, le salaire est avec lui, Et les rétributions le précèdent. » (Esaïe 40.10) * Le Seigneur seule est juste « Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché. » (Psaumes 51.4) « Je te répondrai qu'en cela tu n'as pas raison, Car Dieu est plus grand que l'homme. » (Job 33.12) « Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n'exercera-t-il pas la justice? » (Genèse 18.25) « Je n'ai point parlé en cachette, Dans un lieu ténébreux de la terre; Je n'ai point dit à la postérité de Jacob: Cherchez-moi vainement! Moi, l'Éternel, je dis ce qui est vrai, Je proclame ce qui est droit. » (Esaïe 45.19) * Le Seigneur seule est sage « Daniel prit la parole et dit: Béni soit le nom de Dieu, d'éternité en éternité! A lui appartiennent la sagesse et la force. » (Daniel 2.20) * Le Seigneur seule est bon « Car l'Éternel est bon; sa bonté dure toujours, Et sa fidélité de génération en génération. » (Ps 100.5) « Il lui répondit: Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il. » (Mathieu 19.17) * Le Seigneur seul est souverain. « Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J'ai béni le Très Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération. Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: il agit comme il lui plaît avec l'armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n'y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu? » ( Daniel 4.34-35) Le Seigneur seul est Saint « Nul n'est saint comme l'Éternel; Il n'y a point d'autre Dieu que toi; Il n'y a point de rocher comme notre Dieu. » (1Sam 2.2) Le Seigneur seul est fidèle « si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » (2Tim 2.13) Le Seigneur seul peut Sauver « Il voit qu'il n'y a pas un homme, Il s'étonne de ce que personne n'intercède; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d'appui. » (Es 59.16) « Ceux qui l'écoutaient dirent: Et qui peut être sauvé? Jésus répondit: Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » ( Luc 18.26-27) 5. Dieu est éternel Verset clé : « Avant que les montagnes fussent nées, Et que tu eussent créé la terre et le monde, D'éternité en éternité tu es Dieu » (Psaumes 90.2) Signification : Dieu existe maintenant, il a toujours existé et existera toujours. Il n’a ni commencement ni fin. Explication : * Dieu est la cause première de toute choses. Personne n’a créé Dieu « qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen! » (1Tim 6.16) « Qui a fait et exécuté ces choses? C'est celui qui a appelé les générations dès le commencement, Moi, l'Éternel, le premier Et le même jusqu'aux derniers âges. » ( Esaïe 41.4) « C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. » (Heb 11.3) *Dieu existe en lui-même « Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle ‘‘je suis’’ m’a envoyé vers vous » (Exode 3.14) « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu » (jean 1.1-2) * Dieu n’a besoin de rien ni de personne « Qui a sondé l'esprit de l'Éternel, Et qui l'a éclairé de ses conseils? Avec qui a-t-il délibéré pour en recevoir de l'instruction? Qui lui a appris le sentier de la justice? Qui lui a enseigné la sagesse, Et fait connaître le chemin de l'intelligence? » (Es 40.13-14) « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme; il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure; il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être. C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes: De lui nous sommes la race... » (Actes 17.24-28) * Dieu n’est pas Limité par le temps. (Psaumes 90.1-4) « Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération. Avant que les montagnes fussent nées, Et que tu eussent créé la terre et le monde, D'éternité en éternité tu es Dieu. Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, Et tu dis: Fils de l'homme, retournez! Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d'hier, quand il n'est plus, Et comme une veille de la nuit. » * On peut compter sur Dieu. Psaumes 145.4,13 « Que chaque génération célèbre tes oeuvres, Et publie tes hauts faits! Ton règne est un règne de tous les siècles, Et ta domination subsiste dans tous les âges. » Les caractéristiques suivantes de Dieu ne sont pas plus ou moins importantes que les cinq caractéristiques essentielles déjà décrites. Mais ces autres attributs de Dieu semblent découler des cinq attributs essentiels. Une fois de plus, les attributs semblent sont simplement les choses que le bible révèle vraies au sujet de Dieu. Il est également utile de garder clairement à l’esprit quelques faits au sujet des attributs de Dieu : - Aucun attribut ne décrit Dieu pleinement. - Tous les attributs de Dieu existent de manière égale et en même temps dans sa nature. - Lorsque Dieu révèle un de ces attributs il ne cesse pas de posséder les autres - Dieu est plus grand que la somme de tous ses attributs. - Ce que nous savons des attributs de Dieu nous l’apprenons uniquement de lui-même. Tous les attributs de Dieu sont indépendants en parfaite harmonie et en parfait équilibre les uns les autres (voir Psaumes 62.11-12) « Ne vous confiez pas dans la violence, Et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine; Quand les richesses s'accroissent, N'y attachez pas votre cœur. Dieu a parlé une fois; Deux fois j'ai entendu ceci: C'est que la force est à Dieu. » - Les attributs de dieu ne font que décrire qui il est et à quoi il ressemble. Ils n’ajoutent rien à Dieu 6* Sainteté 1 Samuel 2.2 « Nul n'est saint comme l'Éternel; Il n'y a point d'autre Dieu que toi; Il n'y a point de rocher comme notre Dieu. » Lévitique 19.2 « Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu. » Psaumes 99.9 « Exaltez l'Éternel, notre Dieu, Et prosternez-vous sur sa montagne sainte! Car il est saint, l'Éternel, notre Dieu! » Esaie 6.1-8 « L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un à l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Éternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées. Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit: Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié. J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. » Signification : Dieu est moralement excellent, parfaitement pur et absolument séparé et du mal. La sainteté est ce qui rend Dieu divinement et distinctement différent de tout être. Explication : • Dieu ne peut regarder le péché avec approbation. Habacuc 1.13 « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, Et tu ne peux pas regarder l'iniquité. Pourquoi regarderais-tu les perfides, et te tairais-tu, Quand le méchant dévore celui qui est plus juste que lui? » Psaumes 5.4 « Éternel! le matin tu entends ma voix; Le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » • Le péché sépare l’homme de Dieu Esaie 59.2 «Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l'empêchent de vous écouter. » Romains 3.10, 23 « selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, Pas même un seul; Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; » • tout ce qui entre en relation de manière correcte avec Dieu doit être Saint 1Pierre 1.15-16 « Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint » 2Corinthiens 7.1 « Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » 7 * Transcendance Versets clés : Job 11.7-8 « Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant? Elle est aussi haute que les cieux: que feras-tu? Plus profonde que le séjour des morts: que sauras-tu? » Job 37.22-23 « Le septentrion le rend éclatant comme l'or. Oh! que la majesté de Dieu est redoutable! Nous ne saurions parvenir jusqu'au Tout Puissant, Grand par la force, Par la justice, par le droit souverain: Il ne répond pas! » Esaïe 66.1-2 « Ainsi parle l'Éternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure? Toutes ces choses, ma main les a faites, Et toutes ont reçu l'existence, dit l'Éternel. Voici sur qui je porterai mes regards: Sur celui qui souffre et qui a l'esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole. » Esaïe 33.5 « L'Éternel est élevé, Car il habite en haut; Il remplit Sion De droiture et de justice. » Psaume 113.4-5 « L'Éternel est élevé au-dessus de toutes les nations, Sa gloire est au-dessus des cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu? Il a sa demeure en haut; » Signification : Dieu est au dessus de toute sa création. Explication : • A moins que Dieu ne choisisse de se révéler lui-même il est incompréhensible et inapprochable. Deut. 29.29 : « Les choses cachées sont à l'Éternel, notre Dieu; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » Rom 11.33 : « O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! Car » Job 26.14 : « Ce sont là les bords de ses voies, C'est le bruit léger qui nous en parvient; Mais qui entendra le tonnerre de sa puissance? » 1Timothée 6.16 : « qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen! » * Les voies et les pensées de Dieu sont autres et plus élevées que celles de l’homme Es 55.8-9 * Dieu demande aux croyants de marcher selon ses voies différentes et élevées. Lévitique 18.1-5 : « L'Éternel parla à Moïse, et dit: Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Je suis l'Éternel, votre Dieu. Vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays d'Égypte où vous avez habité, et vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous mène: vous ne suivrez point leurs usages. Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois: vous les suivrez. Je suis l'Éternel, votre Dieu. Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Éternel. » 2Corinthiens 10.2 « je vous prie, lorsque je serai présent, de ne pas me forcer à recourir avec assurance à cette hardiesse, dont je me propose d'user contre quelques-uns qui nous regardent comme marchant selon la chair. » Romains 12.2 « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » 8. autosuffisance. Versets clés : Actes 17.24-25 « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme; il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. » Deutéronome 32.39 « Sachez donc que c'est moi qui suis Dieu, Et qu'il n'y a point de dieu près de moi; Je fais vivre et je fais mourir, Je blesse et je guéris, Et personne ne délivre de ma main. » Exode 3.13-14 « Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui suis. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle 'je suis m’a envoyé vers vous. » Esaïe 40.13-14 « Qui a sondé l'esprit de l'Éternel, Et qui l'a éclairé de ses conseils? Avec qui a-t-il délibéré pour en recevoir de l'instruction? Qui lui a appris le sentier de la justice? Qui lui a enseigné la sagesse, Et fait connaître le chemin de l'intelligence? » Esaïe 45.11-12 « Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, Pris les dimensions des cieux avec la paume, Et ramassé la poussière de la terre dans un tiers de mesure? Qui a pesé les montagnes au crochet, Et les collines à la balance? » Psaumes 50.9-12 « Je ne prendrai pas de taureau dans ta maison, Ni de bouc dans tes bergeries. Car tous les animaux des forêts sont à moi, Toutes les bêtes des montagnes par milliers; Je connais tous les oiseaux des montagnes, Et tout ce qui se meut dans les champs m'appartient. Si j'avais faim, je ne te le dirais pas, Car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme. » Signification : Dieu existe perpétuellement en lui-même et par lui-même, il donc indépendant, autosuffisant et n’a besoin de rien ni de personne. Explication : • Dieu est absolument indépendant de tout besoin. • Dieu n’a d’obligation envers personne. Il ne doit rien à personne. Romains 11.35-36 « Qui lui a donné le premier, pour qu'il ait à recevoir en retour? C'est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles! Amen! » Job 41.11 « Une fumée sort de ses narines, Comme d'un vase qui bout, d'une chaudière ardente » • Lorsque Dieu nous appelle à lui ou nous utilise à son service c’est parce qu’il choisit de le faire Jean 6.65 « Et il ajouta: C'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. » Jean 15.16 « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. »
Voir les commentaires
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 > >>