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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LE FIGUIER MAUDIT

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE FIGUIER MAUDIT

   (Mt 21.18-21)

 

La scène se passe au mois de mars alors que les figuiers produisent normalement en juin. Jésus après son entrée à Jérusalem précédée de son accueil triomphal purifie le temple et retourne à Béthanie. Le lendemain, alors qu’il sortait de Béthanie, il rencontre ce fameux figuier sans fruit.

Ce texte retrace des faits très importants : 

  1. La purification du temple

L’être humain, temple du Saint-Esprit a été souillé par le commerce avec Satan. L’entrée de Jésus à Jérusalem, résidence du temple terrestre, symbolise sa venue en qualité de Messie dans une vie pour y destabilisé la tyrannie de Lucifer et la purifier en y ôtant les souillures tout en détruisant le comptoir de la corruption ou simplement les œuvres démoniques. Ceci ne pouvait être possible que par l’œuvre expiatoire de la croix. Les serviteurs de Dieu de l’époque (Souverains Sacrificateurs, scribes et Pharisiens) avaient transformé la maison de Dieu en comptoir commercial. A l’époque, l’expiation se faisait avec les animaux et leur acquisition se faisait avec la monaie juive. Le Souverain sacrificateur avait fait du temple son Centre commercial. Ainsi, pour offrir un agneau, un pigeon, un bœuf ou un bouc, en sacrifice d’expiation ou d’action de grâce puisqu’il en fallait toujours deux pour un seul péché commis, le coupable devait, même s’il les avait chez lui, n’acheter que ceux seuls qui étaient en vente au temple sinon il resterait avec ses péchés. Les enchères étaient de principe puisqu’il y avait monopole. En plus, le changement de monaie dont le monopole était également détenu par les vendeurs, ouvriers des Sacrificateurs (entendons ici Pasteurs) se faisait à des taux très fantaisistes et variables en fonction de la qualité, c’est-à-dire du rang social des acheteurs.

Jésus comme Souverain Sacrificateur selon l’ordrede Melchisédek, Roi de Salem que décrit Hébreux 7, entre dans le temple pour que le lieu devienne Jérusalem (c’est-à-dire Cite de Paix).

Après ce travail de purification de nos p échés par le sang expiatoire de la croix, Jésus retourne à Béthanie (Maison de l’affligé : ciel demeure de l’homme de douleur EsaPie 53) situé sur le Mont des oliviers à 3 km environ de Jérusalem. C’est de là que Jésus fut enlevé au ciel.

C’est donc ici du retour de Béthanie (ciel) pour chercher ses élus que Jésus rencontre ce fameux figuier maudit, type de chrétien à la foi sans oeuvre. La fête de Pentecôte est ce jour où naquit l’église de Jésus Christ. Cette fête juive est la fête de la récolte. Ceci explique que c’est la descente du Saint-Esprit dans le Corps de l’homme, temple de Saint-Esprit que Dieu récolte sur la terre les premiers fruits de ceux qui adorent en Esprit et en Vérité selon Jean 4.24. Dès la descente du Saint-Esprit dans la vie des hommes, les fruits de Galates 5.22 sont produits dans leur vie par le Saint-Esprit. Ces fruits du Saint-Esprit qui caractérisent le vrai croyant, résultant de son obéissance à la Parole de Dieu est la manifestation de la nature de Christ en celui sur qui, l’approbation divine est exprimée.

  1.  Le figuier maudit : 

Le figuier est le symbole du peuple d’Israël. Le chrétien est appelé par Paul Israël de Dieu (Gal 6.16).

Jésus revient donc chercher ceux qui par leur consécration totale ont laissé leur vie au soin du Saint-Esprit pour un modelage au goût de Dieu exprimé dans la vie de Jésus Christ. Jérémie nous en donne une illustration dans son livre au chapitre 18.1-10. Cette transformation n’est possible que par la soumission de la chair à la loi de la mort avec Christ dans les œuvres de la chair par le feu de l’aversité Esaïe 48.10 [entendons la croix.]

  1. La malédiction du figuier : 

Selon Marc 11.12-14, ce n’était pas la saison des figues. Naturellement, les figuiers portent du fruit et ensuite viennent les feuilles. Le contraste que soulève Mt 21.18-22 est que ce fameux figuier avait beaucoup de feuilles. Les feuilles sont l’expression d’une bonne santé spirituelle pour un chrétien. Que celui qui se croit debout, dit l’Apôtre Paul prenne garde de tomber. Combien de chrétiens aujourd’hui ne savent pas qu’ils sont malades spirituellement ? Combien savent juger, critiquer, voir la paille dans l’œil des autres alors qu’ils ont une poutre dans le leur ? 

  1. Les causes de la malédiction : 

Le figuier était stérile, mais cachait sa vraie nature. Elle avait une apparence trompeuse. Il paraissait vivant alors qu’en réalité, il était mort (Apoc 3.1).  Le Saint-Esprit par la bouche de Paul dit qu’il recherche les fruits qui abondent pour notre compte et non un simple zèle extérieur manifesté par la solidarité que l’on trouve même chez les inconvertis. La stérilité est un facteur de contradiction à la loi divine donné à la création et au départ de Jésus :

-A la création : «Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujetissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre» (Gen 1.28)

-Au départ du Seigneur Jésus : «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jjours, jusqu’à la fin du monde» (Mt 28.19-20)

Aux regards de ces deux textes situés l’un au départ de la création déchue par le péché d’Adam et l’autre au départ de la nouvelle création, restaurée par la rédemption opérée à la croix. La loi de croissance devient un facteur essentiel de vie. Si l’on vit, on doit croitre, et si l’on croit, on doit porter du fruit. Pour porter du fruit, il faut rester attaché au cep qui est le Seigneur Jésus Christ (Jean 15.1-14).

Tout chrétien stéril au retour du Seigneur Jésus est retranché et jeté dans les ténèbres de dehors (Mt 25.30).

Bien-Aimé, comment est ta croissance ? Te nourris-tu du lait spirituel pour ta croissance (1 Pierre 2.1-3) ? Ta croissance est-elle rationnelle selon 2 Pierre 1.3-11 pour que ton entrée dans le royaume de notre Seigneur Jésus Christ te soit largement accordée ?

Selon Luc 13.6-9, le figuier était planté au milieu de la vigne. Tout frère qui vit sa foi isolée, ne partageant pas ses expériences, ses difficultés et peines  avec les autres pour que les fardeaux soient portés les uns les autres, finit par manquer la sève parce que succée par les mauvaises compagnies (1 Cor 15.33 ; Ps 1.1-2). Tout frère en Christ qui reçoit la Parole de Dieu en vain sans la laisser travailler sa vie finit par ne pas porter de fruits.

La loi de la fécondité en Christ intime le port de fruit :

-Il est un arbre planté par Dieu dans le jardin de la grâce (Psaumes 1.3 ; 52.10 ; 92.13-16)

-Celui qui est en Christ, la source de bénédictions divines il n’expérimente pas la sécheresse (Jér 17.7-8 ; Osée 14.7)

-Il est une plantation de l’Eternel qui porte les fruits qui glorifient Dieu (Es 61.3 ; Ez 47.7)

-Il boit du fleuve spirituel constamment (Ps 36.9 ; 46.5 ; Es 48.18 ; Ez 47.5 ; Apoc 22.1)

-Conditions pour porter des fruits (Ps 1.3 ; Mt 13.23 ;  Jn 12.24 ; 15.2,5) 

  Conséquences 46637 149113835110651 100000361052565 340513 7367087 n

-Couper pour qu’il n’occupe pas inutilement le sol (Luc 13.7)

-Privation  de la présence de Dieu (Mt 28.20 ; Nbres 14.22-2334)

- Tout abandon de Christ fait du renégat un sujet d’étonnement négatif

-Rejet par Christ de tout mauvais serviteur (Mt 7.21-23)

Dr André CHOUBEU

 

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LE CIEL OUVERT

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE CIEL OUVERT

Genèse 28.11-22

 

Définition des termes :

 

Ciel de l’hébreu « shamayim » et du grec « ouranos » définie trois domaines très différents l’un de l’autre à savoir :

  1. 162950 169056983136980 100000980376143 356747 8335652 s[1]L’espace qui s’étend au-dessus de nos têtes et forme une sorte de voûte circonscrite par l’horizon ; l’atmosphère (Gen 27.23 ; Deut 2.2 ; Dan 4.24 : Luc 17.24 ; 2 Pierre 3.10-12)
  2. Le firmament ou l’espace infini dans lequel se meuvent les astres (Gen 1.14-15,17)
  3. Le séjour de Dieu et des bienheureux ; la félicité et la joie éternelle (Ps 2.4 ; Mt 5.34)

Diverses significations du mot ciel dans la Bible :

Gen 1:8  Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.

Signification : espace visible du ciel ou atmosphère là où les nuages se déplacent.

 

Situation du ciel par rapport à la terre :

Gen 1:14-15 : et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi.

Signification : Par rapport à la terre, le ciel est en haut.

Expression de la source de vie :

Lev 26:19  Je briserai l'orgueil de votre force, je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l'airain.

Signification : Je fermerai les portes de vos bénédictions

Comparaison de ce qui est d’une taille très élevée :

Deu 1:28  Où monterions-nous? Nos frères nous ont fait perdre courage, en disant: C'est un peuple plus grand et de plus haute taille que nous; ce sont des villes grandes et fortifiées jusqu'au ciel ; nous y avons même vu des enfants d'Anak.

Signification : Les murailles de la ville sont très hautes

Témoin contre l’injustice de l’homme à l’égard de Dieu :

Deut 4:26  j'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre, -vous disparaîtrez par une mort rapide du pays dont vous allez prendre possession au delà du Jourdain, vous n'y prolongerez pas vos jours, car vous serez entièrement détruits. Voir aussi Esaïe 1

Signification : Le péché de l’homme impossible pour lui les bénédictions du ciel et le sol à  ses pieds est maudit pour le priver d’une bonne récolte.

Résidence de Dieu :

Deut 4:36  Du ciel, il t'a fait entendre sa voix pour t'instruire; et, sur la terre, il t'a fait voir son grand feu, et tu as entendu ses paroles du milieu du feu.

Isa 66:1  Ainsi parle l'Éternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure?

Signification : Bien qu’Il soit par tout par son omniprésence, Dieu habite dans les cieux (Mt 9-12)

 Source de bénédiction :

Deut 28.12  L'Éternel t'ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains; tu prêteras à beaucoup de nations, et tu n'emprunteras point.

Deut 33.13  Sur Joseph il dit: Son pays recevra de l'Éternel, en signe de bénédiction, Le meilleur don du ciel, la rosée, Les meilleures eaux qui sont en bas,

Signification : Les bénédictions viennent du ciel. Si donc, notre vie est agréable au ciel, les portes d’en haut s’ouvriront à notre faveur.

Jésus, la porte du ciel :

‘‘Je suis le porte’’ (Jena 10).

 

Lieu où les prières et supplication à Dieu montent:

2Ch 32:20  Le roi Ezéchias et le prophète Esaïe, fils d'Amots, se mirent à prier à ce sujet, et ils crièrent au ciel.

 

Les cieux :

 

Deut 10:14  Voici, à l'Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu'elle renferme.

Signification: le mot hashshamayim signifiant les cieux des cieux décrit l’atmosphère visible.                     Le second ciel exprime le système planétaire et le troisième ciel exprime la région où siège Dieu.

L’Apôtre dans son ascension spirituelle arriva jusqu’au troisième ciel (2 Cor 12.2).

 

Introduction :

 

D’après le terme ciel, il peut être considéré comme un grenier qui possède une entrée et une seule sortie ou comme une maison avec des portes d’entrée et de sortie dont une seule personne possède la clé. Cette personne ne peut être que notre Seigneur Jésus-Christ (Mal 3.10 ; 2 Chron 7.13-14 ; Apoc 4.1-2 ; 5).

 

Pourquoi Dieu seul possède les clés ?

Nous constatons que le ciel possède les ressources utilisées pour la vie de l’homme dans tous les domaines à savoir :

 

-         Santé                                                    

-         Paix

-         Joie

-         Protection

-         Succès

-         Mariage

-         L’autorité

-         L’éducation,

-         Intelligence

-         sagesse

 

Dieu étant le propriétaire exclusif de ces ressources et habitant dans les cieux, Il les donne de-là à qui Il veut, quand il veut, selon la méthode qu’Il se fixe d’agir. Comme tout bon père de famille, Il réserve toutes ces ressources pour ses enfants qui font la joie de son cœur.

 

Les portes du ciel se ferment-elles ?

Le péché obstrue les portes du ciel, privant le pécheur des bénédictions :

Quand le ciel sera fermé et qu'il n'y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi; s'ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s'ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés; exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d'Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée pour héritage à ton peuple! Quand la famine, la peste, la rouille et la nielle, les sauterelles d'une espèce ou d'une autre, seront dans le pays, quand l'ennemi assiégera ton peuple dans son pays, dans ses portes, quand il y aura des fléaux ou des maladies quelconques (2 Chron 6.2-28) ;

 

Quand Dieu ouvre-t-il les portes du ciel ?

Dieu ouvre les porte du ciel dans :

L’obéissance (1 Sam 15.22)           l’intégrité (Gen 6.8)    La soumission à sa Parole

 

‘‘si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays’’ (2Ch 7.14). 

 

Application des cas sur ceux qui ont ouvert le ciel :

 Pour ouvrir les portes du ciel, il faut au préalable comme Elie, identifier sa relation personnelle avec Dieu, les causes de la fermeture des cieux (1 Rois 17.1-18) :

-         le nom d’Elie (Mon Dieu est l’Eternel) exprime bien son intimité avec Dieu

-         Il recherche les causes exactes du mal

. Jézabel en est l’origine

   L’antécédent de Jézabel :

   -Cette abominable épouse d’Achab devient un symbole de la corruption, entraînée par de fausses religions (Apoc 2.20). Ethbaal signifiant Baal est vivant était le nom du père de Jézabel, roi de la Phénicie (territoire englobant Tyr et Sidon). Il avait assassiné son prédécesseur. Selon Phavius Josèphe, ce roi officiait comme prêtre de Melkart (Melkart et Astarté).

Baal signifie ‘‘maître, propriétaire. C’est la divinité suprême des cananéens. Il était le dieu de l’orage, supposé envoyé la pluie nécessaire à la fertilité du sol. Son culte était populaire en Canaan. Cette divinité avait différentes manifestations et noms : Ball-Melkart par les Tyrien et ce culte était en Israël bien avant l’époque d’Achab (Juges 2.11-13 ; 3.7 ; 10.6 ; 12.10 ; 15.12). C’est donc Achab qui introduisit officiellement le culte de Baal en Samarie en édifiant un temple en son honneur (2 Rois 3.2). Pour montrer le degré de la perversité de l’époque d’Achab, Hiel de Béthel rebâtit Jéricho en sacrifiant ses deux fils aux divinités pour en poser le fondement selon la prophétie de Josué (Josué 6.26).

-         Voyant donc comme Dieu, Elie de donner la gloire de l’Eternel à Baal et décréta la sécheresse pour mettre Baal au défi de produire la pluie. C’est ainsi, que les portes du ciel se fermèrent sur Israël pendant 3 ans ½.

-         Pour l’ouverture de la porte du ciel à nouveau, Elie a procédé de la manière suivante :

1 Rois 18.30-36 :

Elie fut choisi pour trois raisons :

  1. Reprendre Achab pour sa vie de péché d’idolâtrie,
  2. Exercer le jugement sur les prophètes de Baal
  3. Ramener Israël à Dieu                          

L’intervention d’Elie introduit par le biais du rapprochement du peuple à côté de lui, deux situations importantes :

  1. La restauration des bénédictions matérielles
  2. La restauration de la vie spirituelle

v.31 : La restauration des douze pierres constitue le rétablissement de l’unité entre le peuple.

v.34 : La réconciliation (Elie verse l’eau trois fois). L’eau était très rare à cette époque qui connut trois ans et demi de sécheresse :

  1. eau de repentance (prise de conscience de son état)
  2. eau de restauration
  3. eau de séparation (mise à part pour Dieu). Israël ne devait plus aller après d’autres dieux.

v. 35 : eau de la puissance de Dieu utilisée pour que le feu descende car toute chose bénéficiait de la restauration. Les iniquités dans leur diversification : (Lévitique. 18 et 20).

  1. Une église qui veut voir le ciel ouvert :

Elle doit avoir les caractéristiques d’une église prophétique :

 « Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique :

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voie de Dieu, saisit la vision de Dieu, est dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination, limite. S’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves. Veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’évangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures. 
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.

Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième    jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».

Dieu par le prophète a dépeint ici la marche de son peuple à travers les siècles :

  1. Retour à la foi après les sombres périodes de sa marche sous l’emprise papale
  2. Retour au vrai baptême par les baptistes
  3. Retour à l’expérience du baptême du Saint-Esprit
  4. La présence du charisme (miracles).
  5. La connaissance du vrai Dieu 

Conclusion : Le thème de cette célébration nous invite essentiellement à reconnaître et réaliser que bien que nous soyons terrestres de par notre chair, nous devons savoir que nous sommes célestes de par le souffle de vie de Dieu qui a fait de nous des âmes vivantes.

Les portes du ciel peuvent s’ouvrir sur une personne, une famille, une tribu ou une nation. Toutefois, il faut reconsidérer les alliances de la nation, de la tribu, de la famille et de l’individu enfin et s’en délier.

 

Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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DIX REGLES DE VIE ET D'HARMONIE DANS L'EGLISE

21 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

DIX REGLES DE VIE ET D’HARMONIE DANS L’ÉGLISE par Stanley Jones Plusieurs de nos problèmes spirituels n’émanent pas simplement de notre for intérieur, mais de nos relations avec autrui. Ce n’est jamais facile de nous ajuster avec d’autres personnes. Le christianisme pourtant nous enseigne l’art de vivre avec les autres. Nous avons tous à vivre en relation avec d’autres. Beaucoup de gens essaient de le faire, au mépris de certains principes essentiels et cela aboutit à des désastres, suivis d’amertume et de haine. Si nous dépendons trop de nos sentiments et pas assez d’une conception intelligente de la vie, le résultat en sera déplorable. Il s’agit de mettre Christ au centre de nos relations sociales. Quels sont donc les principes à assimiler pour vivre en bons termes les uns avec les autres dans l’Église? 1. Reconnaissons que la vie d’église est une vie collective. Beaucoup de chrétiens ne le réalisent pas. Ils considèrent encore la vie d’église sous un angle individuel. Conséquence: ils sont en conflit constant avec les autres. Ils considèrent tout en fonction d’eux-mêmes, au lieu de s’incorporer dans le tout. Ils deviennent des cellules cancéreuses au lieu d’être des cellules génératrices. Une cellule cancéreuse est celle qui demande toujours à être servie au lieu de servir le reste du corps. Il y a beaucoup de personnes qui sont semblables à des cellules cancéreuses dans l’église. Elles cherchent plutôt à recevoir qu’à donner. 2. Manifestons de la loyauté envers nos frères et sœurs et refusons de les critiquer derrière leur dos. L’amour fraternel est fondé sur la confiance; les critiques clandestines minent la confiance; donc bannissons toute critique clandestine. Aucune amitié n’est réelle si vous suspectez des critiques clandestines. Mais, à partir du moment où il n’y a plus de critiques secrètes, la confiance et la liberté règnent. Avant de critiquer autrui, demande-toi: est-ce vrai? est-ce nécessaire? est-ce par amour? Si la critique peut passer par ces trois cribles successifs, alors énonce-la franchement et ouvertement. Certaines personnes pieuses, dans leur intention d’être droites, sont tentées de dénoncer les fautes des autres, pour paraître elles-mêmes meilleures. C’est une attitude détestable. 3. Ne nous montrons pas "tatillons" en cherchant perpétuellement à corriger les autres. Veillons aussi à être plus prompts à complimenter et à encourager qu’à blâmer. Ne craignons pas par nos encouragements, de cultiver l’orgueil d’autrui; car les personnes sincères acceptent aussi facilement les compliments que les critiques. Si nous nous efforçons de tout vouloir corriger, nous risquons de devenir des "chercheurs de petites bêtes". Deux Indiens distingués avaient fait un séjour en Angleterre. L’un enthousiaste de ce qu’il avait vu, voulut mettre en pratique ses nouvelles idées: il devint un remarquable conducteur spirituel. L’autre pouvait à peine parler d’autre chose que des écriteaux remarqués dans les ascenseurs ou le métro: "Attention aux pickpockets!" Comment était-ce possible dans un pays chrétien! Nourrissant ainsi son âme de "petits riens", il se dessécha par une attitude négative. J’ai connu un homme d’affaires dont l’impression primordiale et définitive d’un voyage se réduisait au désagrément causé par une fenêtre fermant mal dans son hôtel. Il n’avait rien vu d’autre. La fenêtre de son hôtel avait plus d’importance que la beauté des cathédrales et le génie d’un peuple. Son message se résumant en fenêtres défectueuses, le dessécha à cause de son attitude négative. Nous devrions nous efforcer de découvrir les bonnes choses et seulement de temps en temps, quand c’est vraiment nécessaire, signaler les points faibles. Mais l’accent devrait plutôt être mis sur le bien! Car les gens s’améliorent davantage par des compliments que par des corrections. 4. Soyons prêts à céder sur des petites choses. Nous faisons souvent des montagnes d’une taupinière. Il vaut beaucoup mieux céder sur de petites choses, et rester inébranlables sur celles qui sont importantes. Apprenez – c’est une des grandes leçons de la vie – à considérer petit ce qui est petit et grand ce qui est grand. Souvent nous renversons l’ordre de ces valeurs dans nos rapports fraternels. 5. Refusons d’être froissés. Une personne susceptible est toujours de compagnie difficile. Elle voit partout des allusions personnelles; elle est blessée par les remarques les plus inoffensives. Si nous cherchons des allusions, nous en trouverons toujours. L’attitude défensive montre l’existence d’un complexe d’infériorité ou d’une crainte. 6. Attachons-nous à nos devoirs plutôt qu’à nos droits. Si nous insistons toujours sur nos droits, nous penchons du mauvais côté. Pensons plutôt à nos privilèges de rendre service, et nous aurons alors plus de droits que nous n’en pourrons utiliser. 7. Battons le fer pendant qu’il est chaud. Si nous nourrissons un ressentiment quelconque dans notre cœur, il nous empoisonnera. Éliminons-le tout de suite. Ne remettons pas une explication nécessaire à plus tard. Ce serait une lâcheté. Jésus a dit: "Mets-toi d’accord avec ton adversaire promptement, pendant que tu es encore en chemin." Ne perdons aucune occasion. Cultivons l’esprit de décision. J’ai toujours trouvé bon, par exemple en dépouillant mon courrier, d’ouvrir en premier lieu la lettre qui me paraît la plus désagréable. 8. Sachons garder le pouvoir de rire de nous-mêmes. Mettons-nous devant une glace et éclatons de rire. Cela nous évitera de nous prendre trop au sérieux. La capacité qu’a un homme de rire de lui-même est le thermomètre de son caractère. Il y a plusieurs degrés. Tout en bas, l’homme ne sait pas rire; plus haut, il rit de ses plaisanteries; plus haut encore, il rit des plaisanteries de ses semblables; tout en haut, il rit de lui-même. Le pouvoir de rire de soi-même révèle la capacité de se voir objectivement. 9. Corrigeons immédiatement toute injustice dans nos relations avec nos frères et sœurs. Si nous remarquons une injustice fondamentale au cœur de nos relations avec un membre de l’église, ne conseillons pas de patienter, à moins de faire en même temps tout notre possible pour rétablir la situation. Si nous n’agissons pas ainsi, toute notre vie d’église risque d’en être continuellement empoisonnée. Aucune sympathie superficielle ne peut compenser cette négligence. Construisons nos relations fraternelles sur la justice et tout deviendra plus facile. 10. Réalisons que nous nous complétons les uns les autres. Un passage de la Bible proclame que "nous sommes tous membres les uns des autres." (Éphésiens 4: 25). Cette pensée doit nous préserver de toute jalousie. Si un membre de votre église vous surpasse daIl ns le chant, par exemple, c’est comme si vous possédiez vous-même ce talent. Vous devriez alors vous réjouir de posséder un si remarquable talent. Un autre membre de votre groupe excelle-t-il dans ses facultés d’administrateur? Réjouissez-vous donc de ce que ce talent d’administrateur soit si perfectionné. Pourquoi? Parce que vous travaillez en commun. Alors, la force de l’un fait la force de tous. Vous contribuez vous-même, pour une certaine part, au bien-être du groupe. Vous êtes vous-même fort sur un point où votre frère, lui, est plus faible. Aucun de nous n’a tous les dons. Mais chacun possède un don particulier. Voyez comment la force de l’un de vos frères peut suppléer à votre propre faiblesse. "Seigneur, Toi seul peut transformer les relations fraternelles difficiles et les rendre harmonieuses dans l’Église, afin que ta paix demeure au milieu de ton peuple." Source : Le Lien des Cellules de Prière
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DU JUGEMENT A LA COMPASSION

21 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

DU JUGEMENT A LA COMPASSION par Paul Hemes "Soyez pleins de compassion, comme votre Père est plein de compassion. (Luc 6 36) Le coeur de Dieu brûle du désir de répandre dans nos coeurs la compassion du Fils. Le Père aimerait que nous Lui ressemblions, car nous sommes créés à Son image. Il est un Père de tendresse et de compassion. Son souhait est que nous soyons comme Lui; quand Il nous unit à Son Fils, nous recevons de Christ la compassion viscérale qui est la sienne. Savez-vous ce qui tue la compassion, ce qui l’empêche de vivre dans notre vie? Ce n’est pas moi qui le dis; c’est Jésus. Ecoutons-le: "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés! Pardonnez et vous serez pardonnés. Donnez et l’on vous donnera! On versera dans votre sein une bonne mesure bien tassée, secouée, débordante, car c’est avec la mesure dont vous aurez mesuré, qu’en retour, vous serez mesurés! (Luc 6, 37-38) Écoutons encore ce que dit l’Homme de Nazareth : "Quoi, tu vois la paille qui est dans l’oeil de ton frère et tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Comment peux-tu dire à ton frère: frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite! Retire d’abord la poutre qui est dans ton oeil, et tu verras alors comment retirer la paille qui est dans l’oeil de ton frère! (Mat 7 3-5) Jésus parle ainsi : "Pourquoi m’appelles-tu Seigneur, Seigneur, et ne fais-tu pas ce que je te dis? (Luc 6 46) "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. (Mat. 6 : 37) Ce qui tue la compassion, c’est le jugement Mais, direz-vous, qu’est-ce que le jugement? Je crois que le Seigneur m’en a montré un aspect dont j’aimerais vous parler, car cela m’a beaucoup aidé. Cela se passait au cours d’une rencontre de pasteurs. Vous savez peut-être que les pasteurs discutent facilement de doctrine. Quand on partage les mêmes idées, une même position, tout va bien et l’on a aucun mal à s’aimer. Mais dès qu’apparaissent quelques désaccords doctrinaux, ou une façon un peu différente de lire la Bible, les choses changent et l’on tombe vite dans le jugement. Ce jour-là, la conversation partait dans tous les sens, sauf dans celui de la compassion! Il y avait beaucoup de jugements, et j’entrais moi-même dans ces pensées. Tout à coup, le Seigneur mit cette parole dans ma bouche: "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés! Le jugement c’est comme un casier judiciaire que tu entretiens contre ton frère. J’ai dit cela tout haut et j’ai expliqué aussitôt ce que j’avais sur le coeur. Effectivement, par le jugement on entretient contre tel et tel frère un casier judiciaire, on crée une fiche, une disquette intérieure: ce ne sont que des pensées, mais elles sont inscrites et elles reviennent. Ce sont des choses que l’on a contre son frère, un mépris à son égard. C’est une non acceptation de sa personne, c’est un jugement sur la manière dont il prie, dont il comprend Dieu. Et nous entretenons très facilement de nombreux casiers judiciaires, vis-à-vis des uns ou des autres. Très souvent nous abordons les autres avec ces fiches personnelles dans le coeur. Et cela tue la compassion. Le jugement est comparable au fait de tenir l’autre en respect avec un pistolet! Lorsqu’il s’approche de nous, il sent très bien le jugement intérieur tourné contre lui et il a peur. Il a peur que le pistolet sorte de sa bouche et qu’il commence à parler, parce qu’il sait que la parole peut faire mal, peut frapper. Nos langues sont des instruments, nous dit Jacques, et nous nous en servons soit pour tirer sur les autres, soit pour punir les autres, à notre guise (Jacques 3). Quand on entretient un casier judiciaire dans son coeur contre quelqu’un, même si l’on ne dit rien, même si on lui fait un beau sourire, il sent le pistolet. Evidemment, on connaît très bien cela dans le couple! Quand on garde une mauvaise pensée en soi, sans la donner à Dieu, l’autre sent qu’il n’est pas accepté, pas accueilli tel qu’il est. Il sait que s’il ouvre la grille, il laisse entrer un chien méchant. Le mépris aussi est une forme de jugement. Qui es-tu, toi, pour juger ton frère? En jugeant son frère ou sa soeur, son époux ou son épouse, c’est Dieu que nous jugeons. En méprisant son frère ou sa soeur, nous méprisons Dieu, car nous méprisons sa créature. Et cela tue la compassion et empêche l’intimité. Bien souvent, quand je parle de jugement les gens me disent: "c’est vrai, mais pourtant dans l’église, avec toutes ces doctrines variées, il faut quand même discerner. Certes, mais il y a de drôles de manières de discerner. Je rencontre fréquemment des gens qui voient des choses fausses dans une église ou dans une dénomination, et qui commencent à en parler: cela devient leur cheval de bataille préféré. Quand je leur demande: "Es-tu responsable dans cette église, Dieu t’a-t-il donné un ministère pour cela? Si la réponse est non, j’ai alors parfois l’impression que ces gens sont comme emmenés par le démon au sommet du Temple, comme ce fut le cas pour Jésus. Ils se placent tout en haut et expriment leur avis comme s’ils étaient au-dessus de l’église, du pasteur, de la vérité, etc. Qui les a appelés à faire cela? Est-ce leur ministère? Si souvent ce genre d’attitude ne révèle, hélas, rien d’autre que la hauteur de l’orgueil, dans un coeur qui cache le jugement sous le manteau du discernement. Oui, il faut discerner. Plus la responsabilité confiée par Dieu à quelqu’un est importante, plus le discernement est important. Il y a une vérification très simple, à la portée de chacun, qui l’aidera à reconnaître s’il discerne ou s’il juge; la voici : Tout discernement qui ne se transforme pas en intercession, est un jugement. En tant que pasteur, je suis appelé à discerner et à exercer l’autorité. Que Dieu me pardonne de l’avoir fait parfois, surtout dans le passé, avec dureté! Mais, à présent le Seigneur me demande de prier pour celui à qui je vais dire quelque chose, et je m’approche de lui en tremblant, demandant que mes paroles ne le blessent pas, ne l’écrasent pas. Je passe plus de temps à prier pour lui, qu’à lui parler! Et Dieu ne me donne pas non plus le droit de parler d’une personne à une autre. Le Seigneur m’a confié quelque autorité sur les brebis qui sont les siennes, mais de quel droit irais-je parler de telle ou telle personne à quelqu’un d’autre? Le jugement tue la compassion. Sous prétexte d’aimer quelqu’un et d’enlever les erreurs chez lui, on tue la compassion, et l’on empêche la personne de recevoir la vérité qui libère. On lui dit: "tu dois comprendre les choses comme moi je les comprends et recevoir la grâce comme moi je la reçois. En faisant cela, nous jugeons et nous fermons, dans notre propre coeur, le canal par lequel la grâce de Dieu aurait pu, par nous, bénir l’autre. L’Ecriture donne un critère assez simple au sujet des prophéties. Elle le dit dans 1 Thessaloniciens 5.19-20: "N’éteignez pas l’Esprit, examinez tout. Voilà ce qui est bon, voilà notre liberté! Ensuite, est-il dit: "Ramasse tout cela, fais-en des ragots, mets-les bien en évidence, écris des livres...? Non, bien sûr! Il est dit: "Retiens, nourris ton coeur et ton âme de ce qui est bon. Mais pourquoi, si tu vois quelque chose qui n’est pas bon, dois-tu en faire un casier judiciaire? Il y a parfois des gens qui quittent leur église et vont dans une autre. Si vraiment le Seigneur leur demande de changer d’église, ils n’ont pas besoin de le faire en critiquant l’église qu’ils quittent. Ils peuvent y aller en expliquant au pasteur la raison de cette démarche. Ce n’est pas quelque chose que j’encourage, mais c’est quelque chose qui arrive. Les choses se passent mal quand, pour justifier son départ on attaque. Si tu estimes avoir raison sur un point, très bien, mais cela ne justifie pas le fait de démolir la foi de l’autre. Alors, vous me direz: "Si je ne peux plus juger, à quoi vais-je passer mon temps? Cela vous fait rire, mais soyons honnêtes avec nous-mêmes: dans les messes, les cultes, dans les réunions, quand la bénédiction n’est pas complètement pour nous, qu’on est un peu mal, quand on a l’impression que le message ne nous parle pas, alors qu’on a pourtant soif de message mais que celui-ci va dans un sens opposé... à quoi passe-t-on son temps? Pour ma part je sais que très facilement j’en viens à entretenir des pensées sur l’un ou l’autre, sur telle église ou tel mouvement, sur telle ou telle doctrine. Mais quels fruits cela produit-il? Chez moi, cela produit de l’amertume, de la tristesse et cela tue la compassion. Rester dans une attitude ouverte est parfois un long combat qui peut durer une heure, deux heures, trois heures même, et on a l’impression "que la présence de Dieu ne perce pas, Alors, la seule chose qu’on ne doit pas faire, c’est juger. Mais à quoi occuper nos pensées? Le Seigneur nous a dit très clairement ce que nous pouvons faire: il n’a pas dit seulement: "ne jugez pas, mais : "Au lieu de maudire, bénissez ! Et l’on parle de bénédiction du Père. Dieu dit: "Bénissez, ne maudissez pas. La malédiction, étymologiquement, veut dire: "mal dire. C’est donc proche du jugement. La bénédiction par contre, c’est "dire du bien, parler bien de quelqu’un. Donc, ce n’est pas seulement dire "Seigneur, bénis-le, mais c’est dire aussi "Moi, je te bénis, je fais le choix de te bénir. Pourtant, "tu me fais pousser des boutons, et tu m’énerves; spontanément, je construirais sur toi un casier judiciaire, puisque tu m’énerves. Mais je renonce à le faire. "je choisis de te bénir. C’est dur de vivre cela, mais j’insiste: choisissons de dire: "je te bénis et nommons la personne! Il faut être honnêtes dans nos coeurs: dans les cultes, je regarde la personne que j’ai spontanément la plus grande difficulté à aimer, celle qui fait resurgir des pensées à propos de telle ou telle critique qu’elle a dite à mon sujet. Donc, c’est cette personne que, dans mon coeur, je fixe, et pour qui je prie et je dis: "Seigneur, je te remercie parce qu’elle est là, cette personne! Ce n’est pas ma brebis, c’est la tienne, Seigneur! Aime-la au travers de moi, et maintenant en ton nom, je la bénis et je te prie qu’elle puisse recevoir le bien que toi, tu veux lui faire. Je te prie qu’aucune de mes paroles ne la blesse, ne la vise. Je te prie que mon coeur soit libre de tout jugement et de tout casier judiciaire à son égard, et qu’elle ne sente aucun pistolet pointé sur elle quand je parle. Et ça marche! Dieu est bon et la compassion vient. Et si je peux bénir la plus difficile à aimer, alors, je peux bénir tout le monde. Le Seigneur exauce ce genre de prière, parfois de manière surprenante! Par exemple le cas d’une dame, régulière au culte, à laquelle j’avais appliqué mon renoncement au jugement et ma prière de bénédiction: cette dame avait dit beaucoup de mal de moi, et voici qu’un jour, lors d’un mariage, la voilà tout coup devant moi; alors spontanément je lui dis: "Mais vous êtes belle aujourd’hui, vous avez une magnifique robe, c’est génial! Et je lui ai donné une grosse bise. J’en ai moi-même été étonné. Merci, Jésus, je ne pensais pas que je pouvais ressentir une telle compassion pour cette dame-là ! Après la mise à mort du jugement, le pardon Quand le jugement est surmonté, il est nécessaire de parler du pardon. Il n’y a pas d’autre chemin que le pardon pour enlever de nos coeurs les casiers judiciaires. "Seigneur, pardonne au travers de moi celui qui m’a blessé. Seigneur, donne-moi le courage d’accepter. Car il est vrai qu’on est toujours prêt à récupérer la disquette du casier judiciaire! Sur un ordinateur, après que l’on ait cliqué sur la touche "effacer sur le fichier "casier judiciaire, l’ordinateur nous pose la question: "voulez-vous vraiment effacer ce fichier?. C’est à ce moment-là que l’on a besoin de Jésus pour cliquer "oui. "Seigneur, pardonne au travers de moi. Moi je ne peux plus lui pardonner, c’est trop dur, je suis trop blessé... Ce n’est pas la peine de nier les blessures. Pardonner ne veut pas dire nier le mal qui a été fait. Si cela te soulage, écris sur ton ordinateur toute la liste du mal objectif et réel que l’autre t’a fait. Ecris-le! (Si ça te fait mal, c’est que ce n’est pas rien), mais c’est cela que tu as à pardonner. Et c’est là que tu as besoin de la présence et de la guérison de Jésus, c’est là que la compassion de Dieu s’engouffre: "soyez pleins de compassion, comme mon Père est plein de compassion. Je vais encore vous raconter une histoire qui m’a beaucoup frappé, une histoire vraie. Elle se passe en Russie: une femme est arrêtée pour être emmenée au goulag1 Elle subit d’abord des humiliations, des crachats, des coups. Enfin tout ce qui est négation de la dignité humaine. Quand elle arrive au goulag, elle est tout de suite entourée d’un groupe de chrétiennes qui lui disent en la suppliant: "pardonne-leur, pardonne dans ton coeur, sinon tu vas devenir comme eux! Comprenez-vous que si nous sommes jugeant, non-pardonnant, nous devenons comme ceux que nous jugeons? Ne plus paver la route de l’Accusateur J’aimerais terminer par l’aspect le plus grave, le plus important là où nous pouvons, par la grâce de Jésus-Christ remporter les plus grandes victoires, parce que c’est là que le sang de la croix a coulé pour déloger l’accusateur de nos âmes et pour le chasser loin de l’église. Comment chasse-t-on le diable loin de l’église? Mais d’abord, par où est-il entré? Savez-vous que chaque fois que l’on critique, que l’on juge une personne, un frère ou une soeur, que l’on entretient quelque chose contre elle et que l’on ne laisse pas le pardon de Dieu aller vers elle, on donne accès au diable ? Dans Ephésiens 4.17, il est dit: "Ne donnez pas de prise au diable. Le diable est appelé l’accusateur de nos frères. On peut participer à un culte, chanter des cantiques, écouter une prédication, mais, si en même temps, on entretient des pensées d’accusation et de jugement contre un autre, on est en train d’invoquer la présence de l’accusateur! "Accuse l’autre, nous dit-il. Si je nourris des pensées d’accusation, je donne donc de la place au diable, même au coeur de l’église, même durant un culte. Mon jugement lui offre un terrain d’atterrissage. Ce n’est pas un petit enjeu, car c’est par là que le diable entre, c’est par là que se créent les divisions, c’est par là que tout commence. Il n’y a que deux attitudes dans l’Eglise: soit l’intercession, soit l’accusation. Devant le trône de Dieu, soit on est du côté du Christ, on intercède et on exerce la compassion, on prie pour ceux qui nous font du mal et on le fait même quand on pense qu’ils ne sont pas dans la vérité (s’ils sont dans l’erreur, que ce soit le Seigneur qui le leur montre), soit on est du côté de l’accusateur des frères: il est aussi devant le trône de Dieu et jour et nuit il les accuse. Il faut donc choisir son camp. Et dans l’église aujourd’hui, c’est très important. Il n’est pas possible que le réveil vienne si le jugement reste. Il n’est pas possible que la compassion de Jésus se répande dans le monde si le jugement est dans l’église. Lorsqu’un pécheur entre dans l’église, il sent tout de suite s’il y a du jugement. On n’a pas même besoin de le lui dire; il suffit qu’il y ait dix personnes qui jugent dans leur coeur, et il le perçoit: se sentant condamné dans son péché, il quitte l’église. Ce n’est pas l’affaire d’un pasteur, d’une église, mais de chacun de nous. Ce n’est pas l’affaire seulement de catholiques, de protestants, de pentecôtistes, c’est l’histoire de toutes les églises: quand nous jugeons, nous donnons du champ au diable et nous empêchons les coeurs de trouver la compassion de Jésus. Nous les empêchons de trouver le coeur du Père. Mais si, dans une église, on se repent du jugement, si, dans une église, chaque membre se dit: ce n’est pas la volonté du Père, je vais lutter contre le jugement, je vais bénir celui qui m’énerve le plus, je vais bénir toute personne qui entrera dans cette église, je vais bénir tout curé ou pasteur qui me sera donné, cela ne veut pas dire que j’accepterai tout ce que le pasteur me dira, ni me plier à tout. Non, j’examinerai tout et je retiendrai ce qui est bon et le reste, je le laisserai au Seigneur. Et si je pardonne à celui qui m’a fait mal, l’espace de jugement est couvert par le sang du Christ et le diable n’a plus cet espace pour se tenir. Le pardon déloge l’accusateur. Il ne sait plus où se mettre. Si nous faisons cela, alors à ce moment-là, Dieu pourra venir dans Sa gloire et envoyer des pécheurs dans l’Eglise, parce qu’il sait qu’ils ne vont pas être un peu plus meurtris, mais qu’ils vont être aimés. Et le réveil ne sera plus très loin. Tiré de "Echos de Gagnières", n° 57 1 Nom qu’on a donné aux camps pour prisonniers d’opinion sous le régime soviétique. CANEVAS D’ETUDE POUR GROUPES EN RAPPORT AVEC LE THEME DE L’ARTICLE Après avoir demandé l’aide du Saint Esprit, lire attentivement: Jean 8 : 1-11. La scène se passe dans le Temple (v.1). Que deviendra ce lieu de prière: un lieu de mort ou un lieu de délivrance pour un nouveau départ? Question 1. Du point de vue de la loi (Lév. 20 : 10; Deut. 22 : 22-24) que pensez-vous de l’intervention des pharisiens et des spécialistes de la loi (v.4-5) ? Exercent-ils leur responsabilité? Qu’attendent-ils de Jésus (fin du v.5)? Question 2. Au v.6, quelle est leur intention non avouée, cachée dans leur coeur? Question 3. Pourquoi, pensez-vous, Jésus écrivait-il par deux fois avec le doigt sur le sol? (Faites un rapprochement avec le deuxième paragraphe de l’article qui précède). Question 4. Par sa suggestion du v. 7 : " que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre?" qu’est-ce que Jésus est en train de provoquer chez les gardiens de la loi, au vu du v.9? Question 5. Comment Jésus qualifie-t-il ceux qui lui avaient amené la femme pécheresse (v. 10)? Question 6. Comment Jésus peut-il ne pas condamner, tout en respectant la loi qui condamne l’adultère? Cela signifie-t-il que Jésus approuve le péché (v.11)? Question 7. Finalement, quelle est l’attitude nouvelle que Jésus a développée ici? Qui a "gagné"? Source : Le Lien des Cellules de Prière
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LES PRINCIPES ESSENTIELS POUR LES LEADERS CHRETIENS

14 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Les principes essentiels pour les leaders chrétiens 

 

Quand nous parlons des « leaders chrétiens » et du « leadership », quelques questions nous viennent à l’esprit. C’est quoi un leader? Pourquoi avons-nous besoin d’un leader?  Comment une personne devient-elle un leader? Où trouver un leader? Pourquoi est-ce qu’une personne voudrait devenir un leader? Pourquoi est-ce que les gens suivent un leader? Si chaque chrétien veut et doit être un dirigeant, comment doit- il/elle répondre à ces questions?  Il y a plusieurs années, ma femme et notre famille ont assisté au premier service d’une nouvelle congrégation d’environ 50 membres. L’enseigne extérieur annonçait l’horaire de tous les services, mais il n’y avait aucun nom d’un pasteur ou d’un ministre. Avant que le service débute, j’ai posé la question à un des placeurs, « Qui est le leader ici? » Et il a pointé du doigt à la personne se situant sur l’estrade. Notre fils, Jamie qui avait 7 ans a demandé, « pourquoi c’est lui le leader? » En souriant, le placeur a répondu, « Lui, c’est notre planteur d’église. » Le groupe et l’entourage du planteur d’église s’attendent à ce qu’il soit un bon dirigeant.  Ceci est vrai peu importe si le planteur est un leader laïque, à deux vocations ou bien un ministre à temps plein avec une formation théologique formelle. Chaque planteur(e) d’église devrait être capable de répondre aux questions ci-dessus qui peuvent lui assurer de sa décision, détermination et son appel d’être un(e) leader efficace pour son groupe.

De nos propres expériences, nos observations, notre travail et nos livres, nous avons appris beaucoup sur les leaders et sur le leadership. Il y a quatre éléments qui garantissent le succès du groupe: l’organisation, le programme, la morale et le leadership. L’élément le plus important de ces quatre est…OUI, C’EST LE LEADERSHIP!! C’est très simple: l’organisation, la morale et les programmes suivront la direction du leader.  Nous avons étudié plusieurs modèles de leaders dans la Bible et dans l’histoire séculière.  Notre Seigneur Jésus Christ est le Leader Modèle dans tout service chrétien. Il y a plusieurs êtres humains que Dieu a utilisés comme leaders dans Son travail, d’après les récits dans la Bible. Mes préférés sont Noé, Abraham, Joseph, Néhémie, Daniel et Paul. Lorsque Dieu m’a poussé à considérer une carrière dans le ministère chrétien, lorsque j’étais au secondaire, j’ai cherché un modèle divin. Je me suis posé la question, « Qu’est-ce que Dieu veut de moi en tant que son leader chrétien? » Et encore, « Ça prend quoi pour être un leader efficace? » En cherchant les qualités d’un bon dirigeant chrétien, et surtout les caractéristiques d’un planteur d’église, j’ai trouvé Joseph en Genèse 41.33-41 et 45.8-11 comme exemple. Il est même devenu un type de Jésus Christ. Son caractère et ses oeuvres se sont mélangés afin qu’il soit un bon dirigeant efficace. Les principes de leadership de base qui suivent sont des qualités nécessaires pour les planteurs d’église. Les partenaires dans le domaine de l’implantation d’église cherchent ces caractéristiques dans celui qui veut fonder une église.

Une personne désirant être un leader chrétien doit avoir un témoignage d’une relation personnelle avec Dieu.

 « Et l’Éternel fut avec Joseph… » (Genèse 39.2) Et Joseph était avec Dieu. Ceci était la caractéristique de la vie de Joseph. Il a conservé sa tradition familiale en tant qu’hébreu. Il avait une relation personnelle, un partenariat et une intimité avec Dieu. Le Seigneur Dieu lui a donné de la prospérité. Tout cela a été vu par les Égyptiens- le capitaine des soldats (Potiphar), la garde de la prison, le pharaon, et encore d’autres.

Lorsqu’une personne désire un ministère de leadership dans le service de Dieu, la première chose à discuter est sa conversion à Christ. Est-ce que cette expérience personnelle peut être partagée en publique afin que d’autres deviennent chrétiens comme lui/elle? Est-ce que ce témoignage est soutenu par une vie pieuse, de prière, et d’une fidélité à son église et à Dieu? Chaque chrétien, et encore davantage, chaque leader chrétien devrait être un homme ou une femme dévoué à la parole de Dieu et à la prière. Un leader chrétien démontre son intimité avec Dieu par ses prières dans sa vie privée et publique. Les personnes que servent un leader peuvent observer sa vulnérabilité avec un témoignage clairement chrétien. Un leader chrétien rend témoignage à Christ par ses paroles, sa vie et ses oeuvres. (Matthieu 5.6)

Un chrétien doit avoir une certitude inébranlable en tant que leader.

« …Dieu m’a envoyé devant vous…Il m’a établi père du pharaon…Dieu m’a établi seigneur de toute l’Égypte… » (Genèse 45.5, 8,10) Au cours de mes études sur le leadership, j’ai vu qu’il y a certains qui sont nés dans une position de dirigeant (les héritiers d’une famille royale), certains atteignent cette position (par leurs qualifications et promotions) et d’autres encore sont appelés à être dirigeants. Joseph savait qu’il a reçu l’appel de Dieu et celui du pharaon d’être un leader (Genèse 42.37-43). Dieu a préparé, préservé et appelé Joseph à être un leader. Ce fut un appel personnel et divin pour servir Dieu et son Plan avant tout. Ensuite il y avait l’appel d’un humain pour servir les besoins d’un groupe de personnes. Un chrétien doit avoir le sens d’appel de Dieu afin d’être un leader au service de Dieu. Ceci lui donnera un désir personnel, une conviction et une certitude pour ce domaine de ministère. Cette conviction chez le leader appelé lui donnerait la foi et le courage pour servir dans son ministère peu importent le sacrifice et les défis de la tâche donnée. Il est déterminé à accomplir sa tâche avec dignité tout en bénissant l ‘Éternel ainsi que les personnes qu’il est appelé à diriger et à servir. Le ministère chrétien exige des planteurs d’église qui sont certains de leur s appels d’être des leaders engagés dans l’oeuvre de Dieu. « Paul, esclave de Jésus Christ, apôtre appelé, mis à part pour l’évangile de Dieu… » (Romains 1.1)

Un leader chrétien doit avoir une intégrité incontestable

« Trouverons-nous un homme semblable à celui-ci…? Le pharaon…le fit monter sur un char… » (Genèse 41.38, 43) Joseph avait une réputation impressionnante en Égypte, dans la prison et dans le palais. Il a préservé sa conduite sans taches même sous des fausses accusations et dans des situations et circonstances indésirables. Il n’avait qu’une femme. Son caractère moral et honorable restait au-delà de la réputation humaine. Il savait que l’intégrité est la fondation pour une bonne éthique devant Dieu et devant l’homme. L’apôtre Paul a nommé l’intégrité comme une qualité nécessaire d’un leader chrétien. « Il faut donc que le surveillant soit irrépréhensible… » (1Timothée 3.2 et Tite 1.6) Un planteur d’église représente Dieu à l’intérieur 3 et à l’extérieur de la communauté chrétienne. L’intégrité est la base sur laquelle un groupe se fie non seulement pour respecter son leader mais aussi pour lui faire confiance et le suivre. Une nouvelle congrégation peut être en bonne santé lorsque les planteurs ont une vie pieuse en publique et en privée. Un planteur d’église ne devrait pas seulement savoir les principes bibliques qui qualifient un leader, comme Paul a enseigné à Timothée, mais il doit les vivre et les démontrer aux autres. Nous avons besoin de plus de Josephs avec des réputations honorables dans la communauté et dans les ministères d’implantation d’églises et de leadership! Un leader chrétien est quelqu’un qui connaît la différence entre le bien et le mal. Il choisit et fait le bien.

Un leader doit avoir une capacité remarquable

« Et le pharaon dit à tous les Égyptiens : «allez à Joseph, faites ce qu’il vous dit » (Genès 41.55) Joseph n’est pas devenu un excellent dirigeant dans un espace de quelques jours. Il a grandit avec ses frères comme berger. Il a servit comme esclave dans la maison de Potiphar (un capitaine militaire), comme assistant au gardien de la prison et ensuite comme souverain d’Égypte à côté du pharaon. Il a été injustement mis en prison, et le gardien a fait de lui son bras droit. Il a appris la gérance et le leadership dans la maison de Potiphar qui l’a chargé de surveiller toute la maison. Le roi d’Égypte a donné à Joseph la gestion de tout le pays, excepté son trône. Dieu était avec lui et Il a fait de lui un bon leader. Joseph était réceptif à l’enseignement, docile et il est devenu un leader qui était capable d’accomplir son rôle et ses tâches dans chaque lieu de service. Il est devenu un leader capable après ses 80 ans de service.  Les planteurs d’églises peuvent apprendre à devenir des leaders capables s’ils ont des bons mentors. Ils continuent à raffiner leurs habiletés en les utilisant et en évaluant les résultats. On dit souvent que la plus grande habilité d’un planteur d’église est sa dépendance sur Dieu. Les habilités et capacités humaines liées à l’implantation d’églises sont le produit d’une combinaison des habilités apprises et le courage de les utiliser avec les dons de Dieu. Un leader chrétien dépend sur Dieu pour transformer les obstacles en opportunités. (Genèse 45.4-9).

 

 

Un leader doit utiliser son autorité de la propre manière

« …Et Joseph était âgé de trente ans lorsqu’il se tint devant le pharaon… » (Genèse 41.46)

Joseph savait qui était la source de son autorité en tant que dirigeant. Il était rendu puissant parce qu’il a reconnu le leader Chef. Chaque leader a un leader. Un leader est chargé avec une autorité qui lui est donnée par ceux qui le suivent. Un individu n’est pas un dirigeant s’il n’y a personne qui le suit. Joseph savait avant tout que son autorité de leadership venait de Dieu. Les planteurs ont un verset préféré, celui d’Actes 1.8 : « …vous recevrez de la puissance, le Saint-Esprit venant sur vous serez mes témoins. » Les planteurs comprennent que leur puissance spirituelle vient de Dieu et que l’autorité qu’ils ont leur a été donnée par leurs groupes. Ces bénédictions de leaders doivent être utilisées pour établir leurs groupes et pour accomplir leurs buts. Les leaders qui ont usé mal de leur pouvoir ont aussi souffert les conséquences de cet abus.  Un leader chrétien n’oublie pas que son leadership est fondé sur une autorité qui correspond à une responsabilité.

Un leader chrétien doit être responsable devant Dieu et à son groupe

«Et Potiphar l’établit sur sa maison, et il mit entre ses mains tout ce qui était à lui. » (Genèse 39.5, 6) « Et le pharaon dit à Joseph : Vois, je t’ai établit sur tout le pays d’Égypte. » (Genèse 41.41-43) Le gardien, Potiphar et le roi d’Égypte ont fait confiance à Joseph. Sa femme égyptienne et ses enfants avec double citoyenneté (hébreu et égyptien) n’ont pas douté de ses plans. Personne ne questionnait ceux qui lui ont donné leur soutien. Son résumé avait un statut incroyable! Il a dû aimer faire des rapports, critiques et évaluations! Ses livres de compte étaient ouverts, même pour ces ennemis. Il croyait que l’honnêteté est une bonne politique et il était un bon policier. Il a bien vécu, selon les quatre surveillants à qui il était responsable- Dieu, lui-même, le pharaon, et l’Égypte. Il a servit l’Égypte pendant 80 ans et il avait un statut respecté.  Ce sont des caractéristiques que Dieu et les gens demandent de ceux qui sont dans des ministères de leadership. Les planteurs d’églises sont responsables envers les leaders d’églises. Ils doivent accepter les critiques et l’évaluation de leurs actions. Comme leaders, ils changent de mieux en mieux. Ils prennent des décisions avec beaucoup de prière et ils sont responsables des résultats de leurs décisions. Leurs vies, familles et même leurs portefeuilles sont ouverts à leurs coéquipiers.  Un leader chrétien sait comment faire des décisions et vivre avec les conséquences. Il accepte la responsabilité et les conséquences de sa décision.

Un leader doit avoir une stratégie claire

« Que le pharaon fasse cela et qu’il propose des commissaires sur le pays et qu’il lève le cinquième du pays d’Égypte pendant les sept années d’abondances; Et qu’ils rassemblent tous les vivres de ces bonnes années qui viennent, et qu’ils amassent le blé sous la main du Pharaon pour nourriture dans les villes, et qu’ils le gardent. Et les vivres seront une réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui seront dans le pays d’Égypte, et le pays ne sera pas détruit par la famine. Et la chose fut bonne aux yeux du Pharaon et aux yeux de tous ses serviteurs. » (Genèse 41.34-37)

Joseph savait quoi faire, la raison de ce qu’il avait à faire, quand le faire et comment, qui le fera et comment finir la tâche qui allait non seulement sauver l’Égypte de la famine mais qui allait faire de l’Égypte une grande nation. Le succès de sa stratégie l’a rendu aussi capable de sauver ses bien-aimés de la famine et de les amener près de lui. Israël est devenu prospère pendant le règne de Joseph en Égypte. Sa stratégie était simple et clairement comprise par ceux qui travaillaient avec lui. Il a formé des équipes et il a délégué les responsabilités avec une autorité correspondante. Il a établit des règlements acceptables pour les autres leaders et pour le peuple. Il a communiqué quels étaient les besoins, les plans et le travail d’équipe nécessaire.  Même ses ennemis se sont joints à lui afin de mettre la stratégie en place et de l’accomplir. Dieu veut des visionnaires qui peuvent partager leur vision avec les membres de leur équipe. Les planteurs d’église qui savent comment mettre en application une stratégie de Dieu sont ceux qui peuvent influencer les membres de leur équipe afin d’accomplir leurs buts. Ils sont des leaders modèles, qui ne manquent pas de motivation ainsi que des serviteurs qui savent accomplir leurs buts. Les leaders chrétiens reconnaissent humblement l’aide de Dieu dans l’accomplissement et le développement d’une stratégie pratique. Ces leaders ne construisent pas un monument pour 5 eux-mêmes mais un mouvement qui servira au bien-être de leur peuple et qui aura des résultats éternels. (Galates 6.7-9)

Un leader chrétien doit démontrer une fidélité immuable

« Et Joseph habita en Égypte- lui et la maison de son père. Il a vécu cent dix ans… » (Genèse 50.22) Joseph a été fidèle au pharaon qui lui a fait confiance et qui l’a chargé d’une position d’autorité. Il n’a pas critiqué ses leaders. Il ne s’est pas plaint de la quantité de travail. Il était très respecté comme hébreu qui travaillait et vivait comme Premier Ministre des Égyptiens pendant 80 ans. Il était engagé à l’appel et au dessein de Dieu pour sa vie. Il était fidèle à sa famille, frères, soeurs, parenté, parents et ses bien-aimés. Il est allé en Égypte en tant qu’hébreu et il a béni l’Égypte avec sa fidélité. Il est resté toujours fidèle à son peuple Israël et à son Dieu.  Une fidélité à l’équipe centrale est une qualité de leader nécessaire pour bâtir et grandir un groupe sain. La fidélité et la longévité des planteurs leaders engagés sont les raisons pour lesquelles une église croit en bonne santé et se reproduit. Leur engagement à Jésus Christ comme sauveur est contagieux. Des leaders fidèles produisent des membres fidèles! Ils commencent et terminent bien leur travail avec leur équipe. Des leaders efficaces démontrent un engagement à travailler avec leur groupe dans une harmonie et unité intentionnelles.  Tout chrétien est un leader. Les planteurs d’églises sont les leaders de Dieu pour les gens qui les suivent et forment un groupe qui devient par la suite une église locale.  Tout comme Joseph, les planteurs d’églises doivent démontrer des qualités de leaders pour attirer les gens et les motiver à se conduire comme Christ.  Un planteur d’église est celui qui a répondu à Dieu pour devenir un leader dans son travail, qui a un rôle et une autorité qui lui est donnée et affirmée par son groupe et qui bâtit et étend le corps du Christ, l’église.

Dr Henrich TENKOU

 

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CONNAITRE NOTRE IDENTITE D'ENFANT DE DIEU

14 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CONNAITRE NOTRE IDENTITE D’ENFANT DE DIEU

                                                                                 Josué 1.8

 

Nous avons été recréés à la nouvelle naissance, et avons reçu la possibilité de changer, de sortir de cette malédiction du péché d’Adam en recevant en nous l’Esprit du Christ, en naissant de nouveau, en recevant un cœur nouveau. En recevant le Christ, je reçois la vie car « Celui qui a le Fils de Dieu a la vie ». Notre véritable identité nous vient par la nouvelle naissance : nous sommes fils et filles de Dieu parce que nous avons été régénérés par la Parole et par l’Esprit de Dieu. Nous sommes de la race de Dieu. C’est cela notre véritable identité :

 

1ère conséquence sur le plan matériel :

 Nos biens dépendent de notre foi, de ce que Christ nous a acquis à la croix. Dans nos prières, nous essayons souvent d’arracher à Dieu nos bénédictions. C’est faux. La Bible ne nous dit pas qu’il faut persuader Dieu de nous donner les choses. Dieu nous a tout donné en Jésus-Christ. Notre héritage physique, spirituel, matériel, financier nous a été acquis à la croix. Dieu veut que son peuple soit dans l’abondance. Paul dira aux Philippiens : « Mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa richesse avec gloire en Jésus-Christ ». Il est clair que nous avons des luttes, des combats, des tests de notre foi sur les terrains de la finance, économique, spirituel, matériel, physique, parce que nous vivons dans un monde d’opposition. Paul nous rappelle que « Dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a tant aimés ».

 Notre foi en Jésus nous fait participer à sa victoire. Ce n’est pas seulement Jésus qui a vaincu Satan et les puissances qui tiennent le monde dans la malédiction, la pauvreté et l’oppression, mais par notre foi et notre union à Christ mort et ressuscité, nous l’avons vaincu nous aussi, parce que Celui qui est en nous est bien plus grand que celui qui est dans le monde. Par le Christ vivant en nous, nous avons vaincu Satan et les démons.

Parce que c’est fait, on n’a pas à pleurer pour que cela vienne, mais nous avons à libérer ce qui a déjà été fait. Le sens du véritable combat spirituel est celui-ci : je sais en qui j’ai cru. J’ai l’hérédité d’Abraham en Jésus-Christ. Les promesses sont à moi. J’exerce ma foi : Seigneur, tu me l’as donné, c’est à moi, l’argent nécessaire pour payer mes factures, l’argent dont j’ai besoin pour aider à la mission, l’argent dont j’ai besoin pour être fidèle à toi dans les dîmes, les offrandes, comme Tu me le montreras, c’est Toi ma raison de vivre, alors toi, Satan, maintenant tu lâches, tu enlèves tes mains de ce blocage financier au nom de Jésus parce que tu as été vaincu et que moi aussi, je t’ai vaincu en Jésus. C’est cela la prière de la foi. Dieu m’a tout donné, c’est à moi maintenant d’exercer mon autorité.

Pour que cela arrive, il faut dire les choses. Jésus a dit cela « Si tu dis à cette montagne… ». Il y a donc la parole, pas la parole intellectuelle, je dis … je dis… je parle beaucoup sans résultat. Mais si tu as compris, si tu sais, si ta vie cherche la gloire de Dieu et si tu connais les promesses des Ecritures qui ont pu par la méditation s’inscrire en toi, devenir Esprit et Vie, ton langage devient alors le bras de ton esprit. Ta parole devient cette épée de l’Esprit qu’est la parole de Dieu au travers de toi. Tu crées quand tu prononces les mots. Il y en a qui n’ouvrent jamais la bouche. Il ne réalise pas pourquoi ils ne s’en sortent pas. Ce que tu as dans ton cœur, tu dois le dire. Dieu parle et agit par sa parole. Tu enfantes par la parole. Jésus a dit « Si quelqu’un dit à cette montagne… » Il n’a pas dit : si quelqu’un pense à cette montagne…

Il faut qu’on revienne à l’Evangile, à la puissance de la vie abondante. La parole est efficace, puissante à la condition qu’elle ait été ensemencée dans ton cœur. Tu as cru, c’est pourquoi tu parles.

Avoir une occupation, un travail au travers du quel Dieu va vous bénir. Dieu ne vous donne pas la richesse, il vous donne la capacité de la produire. Dieu a donné la capacité de générer la richesse Deut.8:18 affirme que c’est Dieu qui donne la capacité de générer la richesse.

Entreprenez des choses à votre portée.

Nous sommes tous différents et le Seigneur nous a donné des talents différents.
Connaissons nos possibilités et nos limites: Je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de vous revêtir de sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Romains 12 /3 . Reconnaissons humblement que nos capacités nous viennent de Dieu et c'est lui qui connaît nos limites mieux que nous-mêmes. Dans la parabole des talents, il est dit que le maître distribua les talents à chacun selon sa capacité. Ainsi quand nous réussissons, nous savons que toute la gloire en revient à Dieu qui nous a rendus capables de réussir.  Parfois certains se chargent de fardeaux trop lourds à porter et ils perdent leur joie et leur paix et malgré leur bonne volonté et leurs efforts, ils connaissent des échecs cuisants. Sachons travailler dans nos limites. Même Moïse avait commis cette erreur, de travailler hors de ses limites. Son beau père Jéthro lui a donné ce conseil: Ce que tu fais n'est pas bien ! Tu t'épuiseras toi-même et tu épuiseras ce peuple ; car la chose est au-dessus de tes forces. Exode 18.18. Et sur ces bonnes paroles inspirées, Moïse partagea sa charge avec soixante dix anciens.  Le Seigneur tient à ce que nous fassions du bon travail dans de bonnes conditions.  Comme le dit si bien Jéthro, quand nous nous fatiguons, nous fatiguons aussi notre entourage

 

1ère conséquence est qu’il faut Travaillez avec Dieu.

Que Dieu nous garde d'entreprendre ou de travailler en comptant sur nos seules capacités.  Jésus a dit bien clairement: Sans moi, vous ne pouvez rien faire.  Par ailleurs, l'apôtre Paul affirme pour lui, et pour nous: Car nous sommes ouvriers avec Dieu. 1 Cor 3 /9 ; Dieu veut devenir notre collaborateur. Nous voulons commencer toute activité en soumettant tous nos projets à Dieu afin que Dieu soit partant avec nous. Bien des échecs viennent du fait que nous n'avons pas soumis nos projets à Dieu, et nous avons voulu travailler par nos seuls moyens. Notre Père céleste nous a laissé nous débrouiller seuls et nous avons connus des revers et des problèmes.  Osons-nous placer devant Dieu pour lui demander s'il est d'accord avec nos activités.  Une des missions du Saint Esprit qui est en nous, c'est de nous aider: De même aussi, l'Esprit nous aide dans notre faiblesse. Romains 8/26. Vous avez bien noté dans notre faiblesse. Si quelqu'un se croit fort, suffisant, capable, alors le Saint Esprit va le laisser se débrouiller. C'est une raison de bien des échecs: ne pas reconnaître nos faiblesses. Dieu s'intéresse au nombre de nos cheveux, Il s'intéresse donc même aux détails de notre vie. Sachons reconnaître l'intervention et l'aide de Dieu: Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. Proverbes 3/6 : La collaboration de Dieu a pour but d'aplanir nos difficultés et de nous assister dans nos impossibilités.

 

2ème  conséquence : il faut travailler pour Dieu : L’amour de Dieu et du prochain doit être notre motivation.

Dieu a tout mis en œuvre pour nous sauver, il nous a envoyé Son Fils qui nous a donné le Saint Esprit. Il a préparé ce merveilleux plan du salut éternel parce qu'Il nous aimait. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés… nous a rendus à la vie par Christ. Ephésiens 2/4-5 :Le merveilleux plan du salut préparé par Dieu de toute éternité a été motivé par ce grand amour dont il nous a aimés. N'oublions pas que Dieu est amour et que nous sommes ses enfants. Dans nos activités, nous devons chercher à faire du bien à notre prochain, et non pas travailler pour une vaine gloire ou une satisfaction personnelle passagère et surtout pas par amour de l'argent.  Au travers de notre prochain, c'est Jésus que nous voulons servir.  Jésus nous dit: J'ai eu faim, j'ai eu soif, j'étais étranger, j'étais nu, j'étais malade, j'étais en prison… Matthieu 25 /42-45 et Jésus précise à ses interlocuteurs; Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous les avez faites !  Si nous travaillons avec cette vision, notre motivation sera plus forte et c'est avec plus de joie que nous rendrons des services. Nous ne travaillerons pas pour des remerciements ou pour avoir de la reconnaissance, nous savons que c'est le Seigneur qui nous donnera une récompense lorsque nous nous présenterons devant lui. C'est une manière concrète de prouver que nous aimons Dieu.

3ème conséquence : ne pas se décourager ; Ne baissons jamais les bras.

Même avec Dieu, le chemin de la réussite n'est pas un tapis roulant, bordé de roses.
Avant de quitter ses disciples, Jésus les a prévenu: Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. Jean 16/33 ; Dès que vous vous engagerez dans une activité à la gloire de Dieu, attendez-vous à des tribulations, des incompréhensions, des critiques. Que celles-ci ne soient pas des freins pour vous arrêter, mais au contraire, des stimulants. Ecoutez ce que dit Dieu: Celui qui se relâche dans son travail, est frère de celui qui détruit. Proverbes 18/9 ; Pour Dieu, baisser les bras, ralentir à cause des problèmes, c'est détruire !  Le malin cherche à arrêter ceux qui construisent, car il sait bien que par leur travail, ils font avancer l'œuvre de Dieu. Ne baissons pas les bras, Jésus celui travaille avec nous, a vaincu le monde.

Apprenons à louer Dieu pour toutes choses. 

Jésus nous rappelle que si le grain de blé ne meurt, il ne peut porter du fruit (Jean 12/24) ; Le semeur entreprend son travail en vue d'une bonne récolte. La première chose que fait la graine dans le sol, elle pourrit, elle se décompose et elle meurt. Catastrophe ! C'est ce qu'on pourrait penser ! Mais en fait, c'est la première étape vers une bonne récolte. Même avec l'approbation de Dieu, nous sommes parfois amener à passer par de tels chemins qui semblent négatifs, mais qui conduisent à une vraie bénédiction. C'est pourquoi, David déclare: Je louerai l'Eternel en tout temps, sa louange sera toujours dans ma bouche. Psaumes 34/2 : David s'exprime ainsi dans un temps de détresse: il a été menacé de mort par le roi Saül, il a du fuir à l'étranger et faire le fou pour échapper à un meurtre. Tout semble aller mal pour lui, mais il veut louer Dieu en tout temps. Et nous savons qu'après plusieurs autres péripéties douloureuses, on viendra le chercher pour le faire roi d'Israël. Il aurait pu se plaindre d'ingratitude, lui qui avait libéré Israël des Philistins en tuant Goliath. Mais il a choisi une autre attitude: sa bouche a loué Dieu en tout temps. Il a évité toute critique, il a évité tout jugement contre ceux qui lui voulaient du mal, il a chassé de sa bouche toute parole d'amertume ou d'incrédulité; sa bouche n'a proféré aucune plainte. Tout ce qu'il proclame est positif. Voila le chemin que David nous montre et qui mène vers la réussite.

Remarquez-le autour de vous, les gens qui critiquent, qui gémissent, qui se plaignent, ne réussissent pas. Mais ceux qui savent louer Dieu en tout temps et pour tout évènement, ceux là réussissent, car ils montrent leur confiance dans un Dieu Tout Puissant.

Conclusion : Le véritable sens de la prospérité n’est pas de gagner des millions, mais que Dieu s’engage, si tu le cherches, si tu l’honores, si ta raison de vivre est Lui, à pourvoir à tous tes besoins. Il s’engage à te donner les provisions qui te seront nécessaires pour tous les jours de ta vie. Cela ne vient pas tout seul. Ne croyez pas qu’en 24 heures, vous allez avoir la « super bénédiction » : votre compte en banque rempli, la dernière voiture sortie. Non ! Cela prend du temps. C’est une marche. La marche de la prospérité prend du temps, un temps pendant lequel tu apprends à mettre le Seigneur en premier, à honorer Dieu par ton comportement, par tes offrandes, par ce que tu es, ce que tu fais. Ta raison de vivre, tes objectifs, ton système de vie sont les plus importants. Il faut du temps pour que cette vie que tu sèmes ainsi pour Dieu, puisse lever. Mais si tu sèmes, tôt ou tard, la bénédiction va venir.

Beaucoup de chrétiens pensent que la grâce est d’obtenir des bénédictions : je crois alors je suis béni…Dieu est riche alors Il va me donner… je donne ma petite obole, offrande, alors Dieu va me bénir. Mais ce n’est pas vrai. Il y a des milliers de chrétiens dans le monde qui font cela et qui ne sont pas bénis. C’est parce que Dieu nous demande un style de vie, notre cœur, nos priorités. Il ne demande pas de jouer à une technique : de donner de l’argent pour recevoir, en un mot : tu te sers toi. Mais quand tu sers Dieu, Il va te servir. C’est important. Beaucoup ont perdu le premier amour pour Dieu et la bénédiction ne suit plus. Il faut se ressaisir. Dieu nous dit que nous pouvons prospérer, être riches pour Dieu et aider les autres. Cela ne veut pas dire pour autant que nous serons milliardaires. Dieu veut que nous prospérions non pas pour nous, mais pour l’avancement de son règne. Là, nous avons beaucoup de joie car Dieu honore toujours ceux qui l’honorent.

Il y a des méthodes pratiques. On entend souvent « Donnez et il vous sera donné ». Ce sont les paroles de Jésus dans LUC 6 :38. C’est juste. Ce n’est pas parce que cela a été dévié, parce que les motivations ne sont pas toujours celles de Dieu que ce n’est pas vrai. C’est quand même une réalité. La Bible compare l’offrande à une semence. Jésus a dit « On versera dans votre sein une mesure serrée, secouée et qui déborde car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servi ». Si vous ne suivez pas les optiques de Dieu vous en subirez les conséquences un jour ou l’autre. Ce sont des lois spirituelles.

Mon frère, ma sœur, si tu attends que cela vienne du ciel, tu fais de Dieu un faussaire parce qu’il n’y a pas de CFA au ciel. L’argent est sur la terre. Dieu dit dans sa Parole « L’or et l’argent m’appartiennent ». La création toute entière appartient à Dieu. Il est le propriétaire de tout et nous sommes ses enfants si nous marchons avec Lui. Je vis dans ce système de donner, non pas pour faire pression sur les gens pour recevoir mais pour faire une pression sur la puissance de la Parole. Alors si je donne pour faire avancer le royaume de Dieu, si je sème dans les choses de Dieu, la Bible dit que si je sème beaucoup, je récolterai beaucoup. Si tu sèmes pour toi, Dieu ne marchera pas. Il y a une façon de donner qui nous dépasse largement. Bien souvent, on pense à la libéralité, à l’offrande ici ou là, mais nous pouvons être appelés à donner de notre nécessaire. Jésus a dit d’une femme qui apportait son offrande au temple « Vous, vous donnez de votre superflu, cette femme a donné de son nécessaire ». Le nécessaire que tu donnes a des conséquences spirituelles puissantes qu’une simple offrande n’a pas. Mais je le rappelle, je ne donne pas pour recevoir, mais parce que je donne, je sais que je peux faire confiance à Dieu et je recevrai toujours ce qui contribue à ma vie et à ma piété. On ne marchande pas avec Dieu. Tout est grâce.

Pour y arriver vous devez combattre cinq esprits dans vos vies.

L’esprit d’Hérode

L’esprit du paralytique

L’esprit de pleureur

L’esprit de manque

L’esprit des prophètes du Jourdain

Dr Henrich TENKOU61241 156210634400971 100000361052565 376005 4046495 n

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ATTEINDRE SA DESTINEE

8 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                   ATTEINDRE SA DESTINEE 

 

Introduction :

 

Plusieurs circonstances et situations nous rendent stagnants, nous contraignant à une position de mendicité, de médiocrité, de misérable en contradiction à la pensée  et au plan de Dieu pour nous. Ces choses nous assignent à des soupirs et gémissements réguliers qui ne trouveront jamais leur  fin, ce, à cause de notre ignorance. Aussi longtemps que nous n’aurons rencontré Dieu dans sa profondeur recevant de lui une révélation de notre situation et de notre état, sachant ce à quoi il nous a appelés, nous n’atteindrons jamais notre destinée. Qu’est-ce en fait la destinée ?

 

Définition :

Les dictionnaires donnent  plusieurs sens au verbe destiner tel que : donner une destination, assigner un but à ; attribuer, réserver etc..

 

Destinée s’explique par : Effet du destin. Sort, condition. Existence, conditions de vie, avenir, futur,  enchaînement.

 

Certaines citations à propos de  la destinée disent :

‘‘L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous’’ (Sartre)

‘‘Ne désir  rien de plus que ce que Dieu désire’’ (Epictète)

‘‘Dans les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers la catastrophe, soit vers le succès’’ (La Rochefoucauld - Liancourt)

‘‘Toutes nos qualités sont incertaines et douteuses en bien comme en mal, elles sont presque toutes à la merci des occasions’’ (Duc La Rochefoucauld)

Compréhension :

De ce constat et définition, il apparaît de manière on ne peut plus claire que des situations que nous vivons nous conduisent parfois vers un destin et nous faisant vivre dans un état que la dispensation divine n’avait point prévu pour nous.

Le cas de Jacob nous servira de cadre de leçon. Voici les paroles de bénédictions  que prononça Isaac, son père à son endroit : « Jacob s'approcha, et le baisa. Isaac sentit l'odeur de ses vêtements; puis il le bénit, et dit: Voici, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que l'Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira» (Gen 27.27-29).

Cette destinée de Jacob rencontra énormément de difficultés pour lesquelles des précieuses leçons doivent être tirées si nous voulons réellement atteindre notre destinée selon Dieu.

Sitôt Esaü arrivé, il s’aperçut que son frère cadet Jacob avait volé sa bénédiction : « Ésaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l'avait béni; et Ésaü disait en son cœur: Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère. On rapporta à Rébecca les paroles d'Ésaü, son fils aîné. Elle fit alors appeler Jacob, son fils cadet, et elle lui dit: Voici, Ésaü, ton frère, veut tirer vengeance de toi, en te tuant. Maintenant, mon fils, écoute ma voix! Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu'à ce que la fureur de ton frère s'apaise, jusqu'à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu'il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un même jour ? » Gen 27.41-45) :

Un constat s’impose :

  1. Ésaü conçut de la haine contre Jacob : Plusieurs personnes conçoivent encore et d’autres ont déjà conçu depuis et nourrissent de la haine amère contre nous. Ceci introduit l’esprit de médisance, de mauvais sort  contre nous.
  2. Le mot sort exprime l’idée d’une imputation fatale de la destinée future d’une personne par le biais des paroles de malédiction, de conjuration et autres méthodes occultes.

 

Le mot médisance se définit par : malveillance, dénigrement, détraction, diffamation, commérage, persiflage, débinage (critique, dénigrement), cancan (bavardage), potin (bruit, tapage), racontar, ragot (méchanceté, diffamation), accusation, calomnie, attaque.

Il nous revient donc de constater et de noter que l’effet de malveillance ou médisance et sort introduit dans la sphère spirituelle, le déclenchement d’un combat éminent entre celui qui est haï et celui que l’on hait. La Bible ne dit-elle pas : « Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3.14-15). Satan est appelé meurtrier « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge »( Jean 8.44). Celui qui a des projets de médisance contre nous est un instrument de Satan pour mettre à exécution les desseins iniques du malin. N’est il pas écrit : « Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (1Jean 2. 11).

De telles choses consciemment ou inconsciemment lorsqu’elles ne sont pas prises au sérieux, stoppent notre destinée selon Dieu et introduisent l’ange de la mort à nos trousses pour notre anéantissement spirituel et physique.

Pour la délivrance, il convient de pardonner les intéressés, révoquer les malédictions attachées à notre vie par lesdits sorts et médisances.

  1. Ésaü disait en son cœur

Les mauvaises pensées du cœur, lorsqu’elles sont conçues ne restent pas sans conséquences dans nos vies. Si tel n’était pas le cas, plusieurs écrivains bibliques n’en auraient pas parlé au point de demander à Dieu son intervention. Voici quelques versets :

« Tu as vu toutes leurs vengeances, Tous leurs complots contre moi. Éternel, tu as entendu leurs outrages, Tous leurs complots contre moi, Les discours de mes adversaires, et les projets Qu'ils formaient chaque jour contre moi. Regarde quand ils sont assis et quand ils se lèvent: Je suis l'objet de leurs chansons. Tu leur donneras un salaire, ô Éternel, Selon l’œuvre de leurs mains » (Lam. 3. 60-64).

« Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui » (Psaumes 37. 12)

« Car voici, tes ennemis s'agitent, Ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, Et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, Et qu'on ne se souvienne plus du nom d'Israël! Ils se concertent tous d'un même cœur, Ils font une alliance contre toi » (Psaumes 83. 2 – 5).

Parmi plusieurs complaintes de Jérémie à propos des mauvaises paroles et projets de mort à son endroit on peut lire :

« Et ils ont dit: Venez, complotons contre Jérémie! Car la loi ne périra pas faute de sacrificateurs, Ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes. Venez, tuons-le avec la langue; Ne prenons pas garde à tous ses discours! Écoute-moi, Éternel! Et entends la voix de mes adversaires! Le mal sera-t-il rendu pour le bien? Car ils ont creusé une fosse pour m'ôter la vie. Souviens-t'en, je me suis tenu devant toi, Afin de parler en leur faveur, Et de détourner d'eux ta colère » (Jér 18.18-20).

Des personnes de loin comme de près, forment des projets iniques contre nos vies, nos plans, nos familles, nos activités. Nous appuyant sur la Parole de Dieu et faisant confiance au Seigneur, révoquons ces méchants projets contre nous car la Parole de Dieu déclare : « Formez des projets, et ils seront anéantis; Donnez des ordres, et ils seront sans effet : Car Dieu est avec nous » (Esaïe 8.10).

Que l’Eternel notre Dieu désarme les méchants propos des membres de nos familles, amis, relations et voisinages qui forment des propos méchants contre nous pour que nous n’atteignions notre destinée.

  1. Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère  

Combien de personnes prononcent des paroles de mort, établissent un calendrier de destruction et de mort contre nous ? 

Combien de personnes à notre insu décrètent notre échec, forment des complots pour stopper nos activités, nos ministères, nos familles, nos relations ou pour briser notre carrière ?

Un tribunal invisible existe probablement contre nous. Il y a un parquet devant lequel nous sommes traînés tous les jours par des inconnus avec des griefs très sévères à notre encontre pour qu’un arrêt de mort soit prononcé à notre endroit. L’exemple du Souverain Sacrificateur Josué qui était traîné au tribunal sous l’accusation de Satan est  révélateur à ce sujet (Zacharie 3.1-5 ; Job 1.6-11 ; Apo. 12.10).

Esaü n’avait-il pas établi un calendrier de mort contre son frère dès le décès de leur père ? Nous sommes nous aussi dans la même situation (que nous le sachions ou pas,  que nous le voulions ou pas), par des ennemis (parfois avec ou sans raison) qui ont établi un calendrier de destruction, prononçant un arrêt de mort contre nous.

A cause de notre fidélité à Dieu dans notre marche et dans son service, des complots peuvent être  ourdis contre nous, des arrêts de mort peuvent être décrétés, des dénigrements et autres peuvent être tissés et des manipulations dans l’intention absolue de nous détourner de notre destinée peuvent s’opérer dans l’ombre. Daniel en fut une victime :

« Daniel surpassait les chefs et les satrapes, parce qu'il y avait en lui un esprit supérieur; et le roi pensait à l'établir sur tout le royaume. Alors les chefs et les satrapes cherchèrent une occasion d'accuser Daniel en ce qui concernait les affaires du royaume. Mais ils ne purent trouver aucune occasion, ni aucune chose à reprendre, parce qu'il était fidèle, et qu'on apercevait chez lui ni faute, ni rien de mauvais. Et ces hommes dirent: Nous ne trouverons aucune occasion contre ce Daniel, à moins que nous n'en trouvions une dans la loi de son Dieu » (Dan 6.3-5).

Alors que Jésus travaillait tranquillement dans l’exercice de sa mission, des complots ont été tissé contre sa personne, son ministère et sa vie. En sommes-nous du reste ? « Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples: Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l'homme sera livré pour être crucifié. Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe; et ils délibérèrent sur les moyens d'arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. Mais ils dirent: Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas de tumulte parmi le peuple » (Mt 26.1-6).

Si les paroles n’avaient pas d’effet, Dieu n’aurait jamais dit à Laban de ne pas parler à Jacob soit en bien soit en mal : « Le troisième jour, on annonça à Laban que Jacob s'était enfui. Il prit avec lui ses frères, le poursuivit sept journées de marche, et l'atteignit à la montagne de Galaad. Mais Dieu apparut la nuit en songe à Laban, l'Araméen, et lui dit: Garde-toi de parler à Jacob ni en bien ni en mal! » Gen 31.22-24).

Effectivement, les paroles ont une puissance soit de bénédiction soit de malédiction, mais nous le savons pas souvent (Mt 12.36). N’a-t-on pas dit de Jérémie : Venez, tuons-le avec la langue; Ne prenons pas garde à tous ses discours! (Jér.18.18).

L’histoire de Luc 7.11-15 raconte : « Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit: Ne pleure pas! Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: Jeune homme, je te le dis, lève-toi! Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère ».

Cette  histoire raconte la scène d’une mort certaine, le cercueil et la tombe étaient déjà apprêtés et le cortège funèbre en route pour l’enterrement. Alors que notre cercueil dans l’invisible est déjà fabriqué, notre tombe creusée par des hommes méchants qui nous passent au Parquet, nous accusent et nous condamnent, croyons que le Seigneur Jésus en ce moment convenable est envoyé par le Père céleste est présent pour nous arracher in extremis de l’enterrement prévu à la suite de notre mort programmée par le monde invisible.

Tenons-nous sur nos pieds et revendiquons notre vie en révoquant tous les décrets de mort prononcés ou programmés contre nous car il est écrit : « Toute arme forgée contre toi sera sans effet; Et toute langue qui s'élèvera en justice contre toi, Tu la condamneras. Tel est l'héritage des serviteurs de l'Éternel, Tel est le salut qui leur viendra de moi, Dit l'Éternel » (Esaïe 54.17).  « Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir » (Job 5.12).

  1. Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu'à ce que la fureur de ton frère s'apaise, jusqu'à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu'il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir.
Jacob passa 20 ans chez Laban son oncle, loin de la présence de Dieu et loin de sa destinée. Nous devons de la présence de Jacob chez Laban tirer des leçons :

A – Les bénédictions apparentes

Jacob passa20 années à vide chez Laban. Beau-fils de ce dernier ayant épousé ses deux filles, berger principal de tout le troupeau de Laban, les gens pouvaient le croire heureux, riche, mais au fond, il n’avait rien.

Ne déclare-t-il pas : « Jacob fit appeler Rachel et Léa, qui étaient aux champs vers son troupeau. Il leur dit: Je vois, au visage de votre père, qu'il n'est plus envers moi comme auparavant; mais le Dieu de mon père a été avec moi. Vous savez vous-mêmes que j'ai servi votre père de tout mon pouvoir. Et votre père s'est joué de moi, et a changé dix fois mon salaire; mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal» (Gen 31.4-7).

Que souvent, nous croyons être bien, alors que nous sommes misérables. Les femmes de Jacob déclarent en substance : « Rachel et Léa répondirent, et lui dirent: Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père?  Ne sommes-nous pas regardées par lui comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues, et qu'il a mangé notre argent? Toute la richesse que Dieu a ôtée à notre père appartient à nous et à nos enfants. Fais maintenant tout ce que Dieu t'a dit». (Gen 31.14-16).

Cependant, Laban lui-même dit : « Laban répondit, et dit à Jacob: Ces filles sont mes filles, ces enfants sont mes enfants, ce troupeau est mon troupeau, et tout ce que tu vois est à moi. Et que puis-je faire aujourd'hui pour mes filles, ou pour leurs enfants qu'elles ont mis au monde » (Gen 31.43).

Les déclarations de Laban montrent bel et bien que celui-ci prétend avoir un droit de propriété sur Jacob, ce qui le rend esclave. Ne l’a-t-il pas poursuivi comme un vulgaire voleur, un fuyard, un voyou, un irresponsable, un ouvrier qui se serait enfui, un esclave qui s’est détourné de son maître ? Il devient dès lors assez facile de déceler des esprits derrière nous dans ces circonstances :

-          esprit de servitude (du chef de famille, des parents, du patron, du chef du village qui veulent gérer notre vie et ce qui est à nous.

-          esprit de contrôle de nos activités, ministères, biens, famille et autres domaines de notre vie 

-          esprit d’intimidation, de manipulation et de domination qui nous chosifie

-          esprit de mépris de ce que nous sommes. Laban se savait inférieur à Jacob, potentiel héritier d’Isaac, fils d’Abraham, l’élu de Dieu, mais il le poursuit avec une armée.

« Voilà vingt ans que j'ai passés dans ta maison; je t'ai servi quatorze ans pour tes deux filles, et six ans pour ton troupeau, et tu as changé dix fois mon salaire. Si je n'eusse pas eu pour moi le Dieu de mon père, le Dieu d'Abraham, celui que craint Isaac, tu m'aurais maintenant renvoyé à vide » (Gen 31.41-42).

Nous travaillons et avons les mains toujours vides :

-          esprit de dépouillement

-          esprit d’avilissement

-          esprit de pauvreté

-          esprit d’insuffisance financière et matériel continu

Jacob face à tout cela dit : « Dieu a vu ma souffrance et le travail de mes mains, et hier il a prononcé son jugement » (Gen 31.42).

Nous appuyant sur les promesses de Dieu, comme Jacob, levons-nous et revendiquons notre propriété volée par le malin, reprenons nos droits usurpés par les autres, récupérons nos biens détenus injustement.

B-      Les bénédictions réelles

Les bénédictions réelles sont celles destinées depuis avant la fondation du monde pour être nôtres pour que nous en jouissions sans compromission, difficultés ou empêchements. Job, Abraham, David, Salomon  et autres grandes figures de la Bible ont joui librement et paisiblement de leur bien.

 

Nous avons longtemps souffert l’esclavage, mais comme à Jacob, l’Eternel Dieu nous dit :

« Jacob entendit les propos des fils de Laban, qui disaient: Jacob a pris tout ce qui était à notre père, et c'est avec le bien de notre père qu'il s'est acquis toute cette richesse. Jacob remarqua aussi le visage de Laban; et voici, il n'était plus envers lui comme auparavant. Alors l'Éternel dit à Jacob: Retourne au pays de tes pères et dans ton lieu de naissance, et je serai avec toi » (Gen 31.1-4)

Recherchons l’intervention de Dieu pour notre libération effective de l’esclavage caché, qui nous éloigne de plus en plus de notre destinée en Christ.

Les conséquences de  l’ignorance de la destinée   (Luc  19.41-44)

Les Ecritures Saintes disent avec vérité : « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants » (Osée 4.6).

Satan a tellement aveuglé les yeux de plusieurs croyants que  leur activité dans l’église est devenue un formalisme religieux pur et simple puisque dénué de toute spiritualité à cause de leur intelligence non régénérée.

A cause leur ignorance, le peuple s’est écarté de sa destinée n’ayant pas connu le jour où ils étaient visité et Jésus pleura sur Jérusalem : «Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle, et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'enfermeront, et te serreront de toutes parts; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr; mais ils ne savaient comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait avec admiration » (Luc 19.41-48)

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! Voici, votre maison vous sera laissée; mais, je vous le dis, vous ne me verrez plus, jusqu'à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (Luc 13.34-35)

Cette prophétie s’est accomplie étrangement et ses effets sont encore présents dans le peuple d’Israël.

Plusieurs  passages bibliques annonçaient les pleurs du Seigneur :

Une colère ardente me saisit à la vue des méchants Qui abandonnent ta loi. (Ps. 119.53).

Mes yeux répandent des torrents d'eaux, Parce qu'on n'observe point ta loi (Ps. 119.136).

Je vois avec dégoût des traîtres Qui n'observent pas ta parole (Ps. 119.158).

Oh! Si ma tête était remplie d'eau, Si mes yeux étaient une source de larmes, Je pleurerais jour et nuit Les morts de la fille de mon peuple! (Jérémie  9.1)

Si vous n'écoutez pas, Je pleurerai en secret, à cause de votre orgueil; Mes yeux fondront en larmes, Parce que le troupeau de l'Éternel sera emmené captif (Jérémie 13.17)

Jean 11.35 : Jésus pleura.

Quelques pensées au sujet de la destinée :

« Oui, aujourd’hui je comprends pourquoi le Seigneur avait pleuré sur Jérusalem. Jésus connaissait la vision de Dieu et le temps de visitation de Jérusalem, mais malheureusement Jérusalem était aveugle. L’une de mes souffrances comme leader est de voir les gens passer à côté de leur destinée. Le diable essaie de nous maintenir dans l’ignorance et loin de notre destinée. C’est pourquoi il faut nous arrêter devant le Seigneur pour voir si notre bonheur est fonction de la révélation que nous avons du plan de Dieu pour nos vies » 

« Voici une nouvelle journée que l’Eternel a faite ; qu’elle enfante tout ce dont nous avons réellement besoin pour la réalisation de notre destinée. Que les projets humains et sataniques qui veulent falsifier notre destinée puissent s’arrêter. Qu’aucune malédiction ne puisse pas avoir des interférences sur notre futur »

 « Dans la vie chrétienne nous avons besoin des signes de la bonté et de la générosité de Dieu pour nos vies. Mais cela semble difficile ou impossible pour certains chrétiens à cause de l’ignorance du mot conversation et du changement radical de notre façon de penser que notre vieil homme nourrit par notre orgueil »

 

 Conclusion :

Avons-nous vraiment atteint notre destinée ? Sommes-nous vraiment sur le chemin de notre destinée ? Puisque Dieu nous a béni de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes en Christ, le sommes-nous réellement dans cette vie et nos activités et ministères tel que prévu par Dieu ? Nos manquements ne  sont-ils pas kilométriques ?                                                                                         

Dr André CHOUBEU  (05 Août 2004)

 

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LES ACCUSATIONS DU DIABLE

8 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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                                                                 LES ACCUSATIONS DU DIABLE

(Apoc. 12.10)

 

I-                    Introduction :

 

  Dès que nous sommes sauvés, nous ne nous appartenons plus mais nous appartenons à Jésus que nous avons fait Seigneur de notre vie, par le fait de notre repentance et de notre conversion. Parce que Jésus nous a sauvés, nous nous sommes livrés volontairement à lui, lui offrant tout notre être afin qu’il règne en nous et sur nous. L’introduisant comme Roi et Souverain de notre vie, nous ne nous appartenons plus, car deux maîtres ne règnent jamais ensemble. Le simple fait de faire de lui notre Seigneur, réduit chacun de nous à la simple position d’un esclave au service du Maître.

  Quel est en effet le mérite qu’a un esclave sinon de faire la volonté de son maître ? Qu’a un esclave pour lui-même ? Tout ce qu’il a n’appartient-il pas à son maître. Paul ira un peu plus loin en disant : « Qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » Sommes-nous vraiment conscients de notre dépendance totale et absolue au Seigneur Jésus ?

  L’ignorance de cette réalité nous introduit certainement dans une situation de compromis et nous place dans une constante position de culpabilité, et fait de nous des sujets d’accusation par Satan.

« Car il a été précipité, laccusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc 12.11) 

II-                  Définition : 

   Le mot accusation se définit comme une imputation, reproche d’une action blâmable.                  

  Seulement, le but de notre étude ne sera pas uniquement de nommer les diverses accusations du diable ; bien plus, il s’agit de rechercher le but poursuivi par le diable dans l’accusation (1), de relever la cible principale de ces accusations (2) et surtout de voir en quoi nous contribuons au plein succès de ces accusations dans nos vies et celles des bien-aimés ainsi que celles de nos proches (3). 

III-    L’objectif du diable dans l’accusation : 

1. Faire de nous des enfants du diable : Le diable est conscient que Dieu hait le péché : « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a parut afin de détruire les œuvres du diable »  (1Jn 3.8).

  Il devient on ne peut plus clair que le diable par le péché pousse le croyant à remettre en cause le but, le nature et même l’œuvre de la croix, qualifiant la mort de Jésus d’inutile et sans fondement aucun. Ceci le ramène à l’état de perpétuel esclave et d’appartenance au royaume des ténèbres (Celui qui pèche est du diable). 

2. Faire de nous des esclaves du péché : « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché ». Assurément, celui qui a perdu la notion de la sanctification ne peut aller au ciel, car aucune souillure n’entrera dans le royaume des cieux (Apoc 21.27). 

3. Ramener le croyant à l’état de rétrograde : Les textes bibliques sont très clairs sur la condition de ceux qui, tombés dans le péché, ont perdus leur zèle : « Souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratiques tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentantes » (Apoc 2.5). « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apoc 3.16) « Celui qui met la main à la charrue et qui regarde derrière n’est plus propre pour le royaume des cieux » (Luc 9.62) « Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification des ses anciens péchés » (2 Pierre 1.9).

   Pendant cette période, le diable suscite dans le cœur des interrogations multiples, passant des inquiétudes aux jugements divers, somme toute constituant l’incrédulité. L’apôtre Paul souligne un aspect très important qui conduit à la vie rétrograde par ces propos : « Combattre le bon combat en gardant la foi et une bonne conscience. Cette bonne conscience, quelques-uns lont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que jai livrés à Satan, afin quils apprennent à ne pas blasphémer. » (1 Tim 1.18-20) Dieu en effet nous a crée, a pris toutes les dispositions pour nous rendre heureux, veillant sur nous de manière paternelle et programmant tout pour sa gloire en vu de notre bien-être aussi. 

  1. Rébellion contre Dieu : Le péché place le croyant dans une position d’inimitié. «Le péché de la rébellion et la résistance est comme la sorcellerie» (Version King James). La rébellion détache de fait l’homme de Dieu et l’établit de fait comme un adversaire ; et qui est adversaire de Dieu si ce n’est Satan ? La rébellion est révolte contre Dieu, contre sa Parole. Mépriser une autorité qui soit spirituelle, administrative,  naturelle, parentale ou professionnelle est une rébellion contre Dieu. Souvenons-nous que Dieu dit : « Je Suis lEternel, cest là mon nom ;  je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles » (Esaïe 42.8). 
  1. Délier le croyant de Dieu pour l’établir comme suppôt du diable. Par le péché le croyant s’oppose à la volonté de Dieu pour s’attacher à celle du diable. Il soumet ainsi ses membres au service du diable pour accomplir le mal. Caïn en refusant d’écouter la voix de Dieu, a livré ses membres pour tuer son frère Abel (Genèse  4).

Selon Mt 13, Satan utilise, les persécutions, la pauvreté, les obstacles diversifiés pour poser des embûches devant le chrétiens et le détacher de Dieu. 

IV-    La cible des accusations du diable : 

Notre être tout entier est mis au service de Dieu selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Mt 22.37). Toutefois lorsqu’on a failli à cette recommandation, le diable accuse immédiatement. Ce verset de l’écriture n’exprime-t-elle pas un acte de consécration ? Sommes-nous vraiment consacrés ?

Voici quelques cibles des accusations du diable devant Dieu contre nous :

-    La gestion de notre temps

-          La gestion de notre argent

-          Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

-          L’évangélisation

-          Notre vie de prière

-          Notre amour pour le prochain

-          Notre relation avec autrui

-          Notre famille, nos paroles

-    L’encadrement des brebis (Ez 34)

-          Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...) 

Le diable parvient tant bien que mal (mais assez bien, il faut se l’avouer) à toucher bien de points cruciaux par ses accusations. Cette étude n’est pas du tout faite pour louer la ruse de l’ennemi car ce succès est très souvent soutenu et impulsé par nous. 

V-   NOTRE CONTRIBUTION AU SUCCES DES ACCUSATIONS DU DIABLE 

Cette contribution est à plusieurs niveaux selon que l’ennemi veut accuser nos frères, notre entourage ou nous-mêmes. Ainsi les principaux éléments que le diable exploite  en nous pour atteindre les uns et les autres sont :

Notre incrédulité 

- Notre langueur quant à veiller et prier 

- Nos propres accusations, nos critiques et le manque de pardon véritable 

- Le manque de vigilance, d’obéissance au Saint-Esprit 

- Le manque de connaissance de Dieu (Sa personne, Sa parole, Ses principes et Sa puissance)  

- Le problème de l’identification à Christ : l’amour

- La résistance au Saint-Esprit 

Vi -   Quelques cas d’accusations dans la Bible 

-          Le souverain sacrificateur Josué :

«Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser (Zacharie 3.1-5)  

      Le diable accuse le serviteur de Dieu devant Dieu, assurément pour le service

      qu’il fait pour son Dieu.

Le souverain sacrificateur devait garder la communion avec Dieu et intercéder pour les autres. Il était la sentinelle auprès de Dieu pour le peuple. Il avait sous lui d’autres sacrificateurs. Veillait-il réellement sur eux ? Etait-il cette sentinelle selon le cœur de Dieu ? Ni notre rang, ni notre âge ou connaissance n’effraie le diable, car toute faiblesse de notre part est une grande opportunité pour lui de nous accuser.

-          Job : « LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. Et Satan répondit à lEternel : Est-ce de manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne las-tu pas protégé, lui sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni lœuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr quil te maudit en face » (Job 1.6-11) L’intégrité de Job ne plaisait pas à Satan aussi, trouva-t-il d’accuser Job de servir Dieu par motif d’intérêt. Il en est de même de tout serviteur de Dieu, frère et sœur qui craint le Seigneur.

Puisse chacun de nous suivre l’exemple de Job dans les jours d’épreuve ! 

-          Achab : « Et Michée dit : Ecoute donc la parole de lEternel ! Jai vu lEternel assis sur son trône, et toute larmée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche. Et lEternel dit : Qui séduira Achab, pour quil monte à Ramoth en Galaad et quil y périsse ? Ils répondirent lun  dune manière, lautre dune autre. Et un esprit vint se présenter devant lEternel et dit : Moi, je le séduirai. LEternel lui dit : Comment ? Je sortirai, répondit-t-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. LEternel dit : Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi ! » (1 Rois 22.19-22)  Achab avait péché en tuant Nabot et en commettant toutes sortes d’abominations en Israël. Alors, Satan l’accusa devant Dieu et sollicita sa mort. Nos actions une fois commises sont souvent très vite oublié, alors que le monde des ténèbres les a enregistrés, pour nous accuser devant le trône de grâce. Pouvons-nous veiller sur toute notre vie entière de manière à garder la communion avec Dieu en tout moment. 

-          Pierre : « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais jai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22.31-34) Pierre et les autres disciples étaient accusés devant Dieu par le diable qui voulait les cribler comme le froment, mais le Seigneur avait prié pour eux. 

Jésus fut accusé par le diable : Chez le souverain sacrificateur, Jésus est accusé par le diable pour avoir dit qu’il est le Fils de Dieu : « Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et  il leur répondit : Vous le dites, je le suis. Alors, ils dirent : Quavons-nous encore besoin de témoignage ? Nous lavons entendu nous-mêmes de sa bouche… » (Luc 22.63-71)

-          Etc. 

VII-  Comment échapper aux accusations du diable ? 

Il ne nous est possible d’échapper aux accusations du diable qu’en demeurant dans la Parole de Dieu. Pour se faire, quelques qualités principales devront caractériser nos vies : 

A-   L’INTEGRITE 

« LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. » (Job 1.8) 

 Définition : 

L’intégrité se définit comme un état d’une chose sainte et sans altération. C’est aussi l’honnêteté, incorruptibilité, probité.

L’honnêteté est la qualité de ce qui est conforme à la probité, à la vertu.  Alors que la probité est  la vertu qui consiste à observer scrupuleusement les règles de la morale sociale, les devoirs imposés par l’honnêteté et la justice, la vertu est  la force d’âme, une disposition constante à accomplir une sorte d’actes moraux par un effort de volonté, une qualité portée à haut degré. 

1-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE FACE AUX AUTORITES 

A-      Autorités religieuses : (Exode 18.13-27) 

Face aux autorités religieuses que nous avons chacun au-dessus de nous, (nos Pasteurs) nous devons à tout moment donner notre programme et rendre compte de notre journée et de toutes les difficultés rencontrées, ceci vraiment pour permettre à notre responsable de prier, savoir ce qui a été fait, comment cela a été fait. Ceci lui permettra à son tour  d’être aussi intègre et fidèle devant Dieu dans la mission qui lui a été confiée par Dieu, car il saura quel appréciation donner à la suite du travail effectué en rapport à la vision de Dieu sur le Ministère qu’il dirige. Lorsque nous vivons de la sorte, notre dirigeant est responsable de tout ce qui peut nous arriver dans le cas contraire, nous sommes responsables de notre propre faute, devenant de fait un partenaire infidèle dans la communion.

L’administration de l’église faite au modèle de Moïse, permet à chaque responsable d’un département du Ministère d’assumer son rôle en accord à la vision de Dieu pour le Ministère. Cette forme d’organisation facilite la remontée les informations du chef de dix au chef  de cinquante ; le chef de cinquante remontera au chef de cent et le chef de cent remontera au chef de cinq cents ; le chef de cinq cent remontera au chef de mille et le chef de mille les transmettra à Moïse. A la fin de chaque journée, Moïse est au courant de tout ce qui s’est passé parmi le peuple. De la, il saura dans la nuit quoi dire à Dieu pour la marche du peuple (les besoins, les difficultés, les demandes, les projets etc.).

Le responsable de chaque  département se doit dans un détail absolu, mettre l’autorité spirituelle au sujet de toute situation, même celle supposée inoffensive (sans danger apparent). En fait, plusieurs situations supposées bonne ne l’a pas toujours été dans le futur.

Même jusqu’à un entretien avec une brebis dans quelque domaine que ce soit, doit être sujet d’information au dirigeant principal. 

B-      Autorités civiles  (Rom 13 : 1-3) 

Nous devons marcher selon les lois établies par les autorités civiles, en respectant notre prochain, en évitant de porter atteinte à notre  prochain sous peine de poursuite judiciaire.

L’autorité civile est établie par Dieu et doit être considérée comme telle. Nous devons par conséquent, honoré les desseins de Dieu pour elle en priant pour chacune d’elle à tout niveau. Payer ses impôts et rester fidèles dans ses droits et devoirs envers l’autorité civile est de grand prix aux yeux de Dieu puisque toute autorité a été  instituée par Dieu. La fraude dans les impôts et autres redevances dues à l’état, est un vol devant Dieu. La clandestinité dans tous les aspects de notre vie, le refus libéré de se soumettre  une quelconque loi de notre pays qui n’enfreint pas les principes scripturaires est une grave atteinte à la souveraineté divine. 

B-     L’OBEISSANCE 

L’ordre se définit comme une prompte exécution d’un ordre. C’est un commandement donné par un supérieur à un inférieur ordonnant l’exécution d’une tâche. C’est une injonction à faire quelque chose de précis. 

C’est toujours le supérieur qui donne un ordre à un inférieur. Le commandement est donné à quelqu’un de précis qui maîtrise parfaitement les contours de la tâche à effectuer. Il est donné à une personne de confiance. Un ordre vise toujours à rétablir une situation,  à effectuer un travail dont l’intérêt a une issue avantageuse. Pour celui qui donne l’ordre, il veut tester la soumission, la fidélité de celui à qui il donne l’ordre en vue de lui confier des tâches les plus grandes. Pour celui à qui l’ordre est donné, sa fidélité et sa loyauté est marque de son attachement à son supérieur, et c’est une preuve ou une marque attestant qu’on peut lui faire confiance au vue des témoignages de sa loyauté. De ce fait, la désobéissance à l’ordre entraînera systématiquement un danger ou laissera des conséquences amères. Le facteur temps joue un rôle capital dans l’action qui concrétise l’obéissance. La parole de Dieu dans  1 Sam 15.22-23 tire une sonnette d’alarme sur les méfaits de l’obéissance : 

  1. Rébellion : La désobéissance ou refus d’exécuter un commandement est un état de rébellion, d’hostilité et d’inimitié à l’endroit de Dieu. Jésus dit : « celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10.16).

Puisque toute autorité vient de Dieu (Rom 13), le refus d’obéissance met en cause l’autorité qui a donné l’ordre et par conséquence, il rejette Dieu qui a donné cette autorité pour agir en son nom.

La désobéissance est donc la manifestation d’un esprit d’opposition caractérisé par une disposition contraire à l’engagement, à la consécration. Se consacrer pour Dieu, implique un renoncement à soi, à ses aises, à ses ambitions et tout projet pour se constituer esclave perpétuel au pied de Jésus pour son service. L’esclave n’a plus rien pour lui, et même sa volonté doit être celle de son maître. Ne sommes-nous pas morts à nous mêmes pour vivre pour le Seigneur ? (Gal 2.20).

Nous n’attendons plus un jubilé pour être affranchi de notre état et position d’esclave en Christ. Par notre nouvelle naissance, nous avons été affranchis de l’esclavage du péché au service de Satan.

Le refus d’obéir à un commandement de Dieu, à un ordre reçu d’une autorité selon les desseins de Dieu est la manifestation d’un état d’esprit contraire à l’ordre reçu. La Bible qualifie cet état d’esprit de « divination ». La divination, aspect « connaissance est l’une des trois branches de l’occultisme, les deux autres étant sorcellerie et magie.

Le rebelle, soit celui qui désobéit est semblable au sorcier (vampire) et au magicien. « Vous serez comme des dieux », a dit Satan à Eve au jardin d’Eden. La disposition contraire à l’esprit de soumission et d’exécution à l’ordre donné n’est qu’un état d’orgueil, de quelqu’un imbu de lui-même qui croit être plus éclairé qu’il trouve une imperfection, une erreur dans ce qui lui est donné de faire. Cela le met dans le quand du diable dont la signification du nom veut dire « être ennemi ». Le désobéissant ou rebelle est donc un être ennemi à l’ordre ou commandement donné. Le rebelle est un révolté, un putschiste qui veut renverser une institution divine pour instaurer la sienne. Il devient par cet état, un danger, un ouvrier d’iniquité, un semeur d’ivraie et une ivresse (produit provenant de l’ivraie et ressemblant étrangement au blé) parmi le peuple de Dieu Mt 13.24-26). Par leurs actions et propos toxiques et nocifs, les racines d’amertume poussent des rejetons et produisent des troubles qui infectent le peuple de Dieu (Héb 12.15). 

  1. La résistance ou idolâtrie : le manque de promptitude dans l’acte d’obéissance est qualifié résistance. Si nous considérons que nous somme morts avec Christ à la croix, nous sommes morts avec lui dans l’iniquité ; et si nous sommes ressuscités avec lui, nous le sommes dans l’esprit de connaissance de Dieu, de la crainte de sa Parole et d’obéissance sans condition à la nouvelle vie qui s’impose désormais devant nous. Si donc notre volonté est au service de Dieu, tout désir de Dieu devient un ordre. L’ordre est un impératif. L’impératif implique ce qui passe en premier, c’est-à-dire avant toute chose. N’est-il pas écrit : « souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie civile s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé » ?

La résistance est une contestation à un ordre. C’est le manque de promptitude dans l’exécution d’un commandement. La lenteur, l’hésitation, les murmures, les plaintes, les fausses conceptions (les idées préconçues) devant une injonction à obéir est une manifestation de désobéissance. « J’aurai souhaité plutôt que ; je pensais quant à moi que », « je trouve que »… sont des propos de résistance. Obéir après résistance ou dans l’esprit de résistance est l’offrande d’un feu étranger à Dieu. En effet, plusieurs ne sont pas d’accord, mais agissent malgré eux. Ceci les introduit dans l’hypocrisie et dans cet état d’esprit impur, leur action d’obéissance n’est pas agréée devant Dieu. « Je maudirai vos bénédiction », leur sera-t-il dit ; « oui je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur » (Mal 2.2). La résistance implique le doute, l’idolâtrie, les pensées. 

La Bible illustre de nombreux cas d’obéissance :

a)       Joseph, époux de Marie (Mt 2.13-23)

-          Il reçoit un songe de nuit et va aussitôt.

-          Historicité : Joseph et Marie habitaient Nazareth (Luc 1.26 ; 2.4). Ils allèrent à Bethlehem, ville paternelle pour un recensement. Il ne nous est rien dit pour le moyen de transport, mais ce n’était que par le moyen des ânes ou des chameaux. Ils ne pouvaient que prendre que de strict minimum de choses. Ils pouvaient ne pas avoir de place pour eux dans l’hôtel à cause de leur condition de vie très limitée.

Dès que l’ange ordonne le départ pour l’Egypte, exécute sans se poser des questions sur : comment irai-je ? Pourrai-je avoir des compagnons de route à cette heure très avancée de la nuit ? Combien de temps pourrai-je vivre là-bas ? 

b)      Les Apôtres : Lorsque ceux-ci reçurent leur appel, ils ne se posèrent pas de question et ne tardèrent pas à abandonner tout pour suivre le Seigneur Jésus.

Ils ne se sont pas inquiété de leur lendemain car ils eurent confiance ne Dieu. 

c)       Abraham : abandonne sa patrie et va vers une destination inconnue. Plus tard, il accepte de se séparer de Lot, de chasser Ismaël et enfin de sacrifier Isaac.

d)       La veuve de Sarepta : Elle n’a rien qu’une poignée de farine pour son fils et elle pendant la grande sécheresse en Israël, mais elle obéit à la voie de Dieu et accepte faire des gâteaux pour Elie. 

La désobéissance entre dans la divination : La divination est la branche connaissance de l’occultisme. Par le fait « de supposer que cet ordre m’est donnée parce que », « il voudrait que »… La conception contraire des idées face à un ordre est très dangereuse. En désobéissant, on croit connaître plus que celui qui missionne. 

La désobéissance entre dans la sorcellerie : La sorcellerie est la branche de la puissance dans le domaine occulte. Désobéir devient un bras de fer que l’on fait avec celui qui donne des ordres. C’est tenter de manipuler le supérieur qui arracher de lui une vision contraire à l’ordre qu’il donne. En s’opposant, il y a une tentative de l’intimider pour lui faire croire qu’il est en erreur et que vous avez raison de refuser. C’est le pousser à douter de lui-même et de son commandement. Lorsque l’on parviendrait à lui faire croire qu’il a mal vu dans son ordre, il serait sous la domination, perdant son titre de supérieur au profit de celui qui est dans la désobéissance.  Dans cette pratique, il y a la dissimulation, la ruse et la duplicité. 

Saül perdit la royauté à cause de la désobéissance (1 Samuel 15) 

2-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE DEVANT DIEU 

a)        Dîme     (Malachie 3 : 10) 

La dîme est la 10è partie de notre revenu qui est la part de Dieu. Ce que Dieu donne et que nous devons lui remettre par le canal d’un de ses  serviteurs. Le refus de remettre à Dieu ce qui lui est de droit entraîne les malédictions sur nos activités  matérielles, spirituelles et entraîne de conséquences physiques (maladies et autre calamités). Lire Agée 1.5-11).

La dîme est comme les impôts que l’on verse à l’état. Lorsque nous ne payons pas nos impôts, les autorités administratives scellent la boutique ; les activités deviennent bloquées et la misère s’installe. Satan connaît imposer et recueillir la dîme chez ses sujets dans ce monde. L’ivrogne connaît faire le versement de sa dîme et va même au delà dans l’ivrognerie, l’adultère, la cigarette, la mode et autres activités que lui impose Satan. Des carnets de crédit existent dans les  Ventes à Emporter, boutique etc. Avant la fin du mois, le montant du crédit dépasse le salaire. 

     b)   La lecture de la Parole de Dieu   (Josué 1.8) 

Nous avons dit au  début que le manque d’intégrité et de fidélité est une gangrène qui mine l’homme. Mais nous rendons grâce à Dieu parce que le remède préventif et curatif se trouve en Jésus-Christ et à la mise en pratique de la Parole de Dieu. L’une des stratégies avancées de l’adversaire de notre foi est de nous éloigner de la Parole de Dieu au profit de la distraction, causeries futiles, travail de la chair et les choses semblables.

Combien de temps disposons-nous pour notre rencontre personnelle journalière devant Dieu ? Avons-nous un programme de méditation de la Parole de Dieu ? Dans notre famille un programme de prière et de méditation est-il en application ? 

     c)   La prière    (1 Thess  5 : 17) 

        A propos de la prière, comment prions-nous les uns pour les  autres ?

Prions-nous réellement pour nos dirigeants, nos collègues, nos sujets si nous sommes des leaders ? Quelle place avons-nous donné  à la prière personnelle ?

Le jeûne est-il devenu un fardeau trop lourd ?

Dans nos communautés, la prière a-t-elle cet élan agressif de l’église  Primitive ?

Notre pays, nos familles, nos activités, nos vies, nos  ministères ont besoin de prière plus que par le passé. Nous sommes vers la fin des temps et le diable est courroucé, pensons-y. Respectons-nous le programme de prière, d’étude biblique, nos engagements ou activités de nos assemblées locales ? 

3-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT A LA VIE PROFESSIONNELLE

                                                (1Tim 6.1-2 ; Luc 16.10) 

En tant que Chrétien, nous devons être des modèles, assidus à notre poste de travail et faire bien le travail qui nous a été confié. L’employeur comme l’employé doivent se respecter réciproquement. Notre employeur même très dur est-il à nos yeux comme Dieu le voit selon Colossiens 3.22-25 ? Faisons-nous une journée au travail ou une journée de travail ? Le salaire que nous recevons, est-il juste devant Dieu ? 

4-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT AUX FAMILLES

(Héb 13.4)

-          Entre  couple  

Ils doivent tout faire ensemble, le mari doit toujours introduire sa femme dans ses programmes de prières, et doit toujours lui dire ses problèmes afin que celle-ci les porte dans la prière. Il ne doit pas avoir de secret dans le couple chrétien. Il en va jusqu’au salaire du mari que doit connaître  la femme et Vis versa. La communication ne doit souffrir d’aucune entorse. L’intimité doit caractériser la vie du couple dans tout leur rapport. Les faiblesses de l’un doit être partagée avec l’autre.

      -    Les enfants   (1 Tim 6.1-3)

       Les parents doivent non seulement éduquer leurs enfants, mais les responsabiliser aussi. L’intégrité doit conduire les parents à être juste dans leur conduite envers les enfants. 

     -    Les engagements    (Eccl  4.17-5.6)

       Ne jamais prendre un engagement qu’on ne peut pas tenir. Plusieurs enfants de Dieu sont plongés dans les malédictions à cause des engagements non tenus.

« Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. Ne permet pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l’envoyé que c’est une inadvertance. Pourquoi Dieu s’irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l’ouvrage de tes mains ? Car s’il y a des  vanité dans le songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, crains Dieu ». Ecclésiaste 

« Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je vois un rouleau qui vole ; il y a vingt coudées de longueur, et dix coudées de largeur.

Et il me dit : c’est la malédiction que je répands dans sur tout le pays ; car selon elle tout voleur sera chassé d’ici, et selon elle tout parjure sera chassé d’ici.

Je la répands, dit l’Eternel des Armées, afin qu’elle entre dans la maison de voleur et de celui qui jure faussement en mon nom, afin qu’elle la consume avec le bois et les pierres. » (Zach 5.2-4) 

Conclusion :

En somme, ne trouvons-nous pas que nous avons à prendre des engagements pour marcher dans l’Intégrité et la Fidélité par rapport à Dieu d’abord, puis aux autorités spirituelles qui détiennent la vision du ministère, en enfin à toutes les autres couches d’autorité ?

Questions :

 

  1. Y a-t-il dans notre vie des couches de malédictions quelconques ?
  2. Ne sens-tu pas des blocages dans ta vie, tes activités ?
  3. Les accusations du diable ne sont-elles pas dans ta vie sur les aspects suivants :  

     -    La gestion de notre temps

     -    La gestion de notre argent

     -    Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

     -    L’évangélisation

     -    Notre vie de prière

     -    Notre amour pour le prochain

     -    Notre relation avec autrui

     -    Notre famille, nos paroles

     -    L’encadrement des brebis (Ez 34)

     -    Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...)

  1. A propos de l’intégrité :

a)       Sommes-nous vraiment intègres ?

b)       Savons rendre compte fidèlement ?

c)       Sommes-nous fidèles aux autorités spirituelles placées par Dieu sur nous ?

d)       Sommes-nous fidèles devant Dieu par rapport à la tâche qui nous est confiée ?

e)       Comment Dieu nous considère-t-il en rapport à nos engagements ? Juste, voleur ?

f)         Es-tu vraiment fidèle en toute chose devant Dieu ?

 

    Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

 

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HEBREUX 9.1-10 - LE CULTE DE L'ANCIENNE ALLIANCE

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Jean Chopard

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L'entrée en vigueur d'une nouvelle alliance, annoncée au chapitre 8, entraîne aussi un changement de culte. Un rappel du culte lévitique (Héb 9.1-10) précède l'explication du nouveau, inauguré par le Christ et dont il est le souverain sacrificateur.

1. Hébreux 9.1-5: les éléments du culte ancien

Dieu n'avait laissé ni à son peuple ni au hasard les modalités du culte a lui rendre. Les ordonnances sur le sujet occupent i 3 chapitres de 'Exo­de et presque tout le Lévitique. La principale est sans doute celle consa­crée au grand jour des expiations (Lév 1 6).

Aux destinataires de l'épître aux Hébreux, on comprend que l'auteur n'ait pas jugé utile d'expliquer les détails d'un culte qu'ils connais­saient bien, pour l'avoir pratiqué. On peut le déplorer cependant, pour les croyants de nos jours, qui auraient trouvé un commentaire inspiré combien riche en réflexions. Il se dégage, en effet, des éléments du culte ancien, maintes notions fondamentales encore valables pour le culte que Dieu attend de son Eglise.

1.1. Le tabernacle (Ex 26.1-30) 
Appelé tente de la rencontre, il était le lieu du rendez-vous de Dieu avec les fidèles. Au désert, 3 tribus campaient sur chacun des 4 côtés du tabernacle. Il était ainsi un lieu de rencontre de chaque tribu, non seulement avec Dieu, mais aussi avec les autres.

En Christ aussi, l'Eglise a un centre de ralliement unique pour rencon­trer Dieu. Le culte qu'elle lui offre, en Esprit et en vérité, manifeste son unité dans le Seigneur et devient le moyen par excellence de dévelop­per la communion fraternelle, à l'image de l'Eglise primitive (Act 2.42-47).

1.2. Le chandelier (Ex 25.31-40) 
Il répandait une lumière permanente, rappelant que Dieu est lumière (1 Jean 1.5) et que son approche n'est possible que pour celui qui marche dans la lumière constamment.

1.3. La table des pains (Ex 25.23-30) 
Les 12 pains de la présence constante (sur 2 rangs de 6), renouvelés chaque sabbat, représentaient les 12 tribus d'Israël (Lév 24.7-8), c'est-à-dire tout le peuple de Dieu, en perpétuel renouvellement, avec la succession des générations, mais vu comme uneoffrande à Dieu, constante et toujours sous son regard.

1.4. Le lieu très saint (Ex 26.31-33) 
Appelée aussi saint des saints, cette deuxième partie du tabernacle constituait l'habitation par excellence de Dieu. Elle n'était accessible que par le souverain sacrificateur, une seule fois l'an.

Depuis la déchirure du voile du temple, à la mort de Christ (Mat 27.51), un libre accès est offert par Lui vers Dieu à tout croyant (Héb 10.19).

1.5. L'autel des parfums (Ex 30.1-6) 
Il servait à offrir les parfums prescrits, signes des prières des rachetés (cf. Apoc 5.8), qui forment une part importante du culte. La composi­tion des parfums, elle aussi soigneusement réglementée (Ex 30.22-38), en excluait tout élément impur!

1.6. L'arche (Ex 25.10-16) 
Principal objet du tabernacle, elle figurait la présence de Dieu, avec ses exigences saintes.

1.7. La cruche d'or avec la manne (Ex 16.32-34) 
Souvenir impérissable de la nourriture périssable au désert, cet élé­ment du culte devait susciter la reconnaissance. Tout culte digne de ce nom rendu à Dieu, l'auteur de tout don parfait pour notre vie (2 Pi 1.3 Jac 1.17), pourrait-il manquer d'une authentique reconnaissance (Col 3.15) ?

1.8. La verge d'Aaron (Nom 17.16-26) 
Un bois sec, symbole de mort, qui bourgeonne, attestait d'avance la résurrection de Christ. De même que la fleur annonce le fruit, la résur­rection du Christ fait penser à la résurrection des croyants. Rassem­blés au culte, ils sont déjà ici-bas le fruit qui satisfait le Seigneur (Es 53.11), en attendant la vue d'ensemble de l'immense récolte accumu­lée au cours des siècles.

1.9. Les tables de l'alliance (Ex 25,16 ; 40.20 ; Deut 10.3-5) 
Sommaire de la loi, les 10 commandements demeurent l'expression de la volonté de Dieu, révélée en vue du jugement.

Christ a apporté un autre aspect de cette même volonté (voir Jean 1.17), qui est de faire grâce au pécheur, tout en restant juste (Rom 3.26).

1.10. Les chérubins sur le propitiatoire (Ex 25.17-22) 
Apparus en Gen 3.24 comme gardiens de la sainteté de Dieu, ils re­gardent constamment le couvercle de l'arche, où le sang du sacrifice d'expiation couvrait le péché.

De même, les anges admirent dans 'Eglise les conséquences de l'oeuvre du salut en Christ (1 Pi 1.12).

2. Hébreux 9.6-10: Les limites du culte ancien


Malgré son origine divine et l'abondance harmonieuse de ses rites, le culte de l'ancienne alliance restait limité et imparfait, sur plusieurs plans.

2.1. Ses adeptes 
Il était réservé au seul peuple d'Israël, au temple de Jérusalem. Au­jourd'hui l'Eglise entière adore, sur toute la terre.

2.2. Son lieu 
La Samaritaine paraissait souffrir de la primauté et de l'exclusivité de Jérusalem. Jésus lui annonça plus et mieux même que son attente (Jean 4.20-24).

2.3. Ses participants 
Seuls les sacrificateurs, tous de la tribu de Lévi, exerçaient les fonc­tions relatives au tabernacle. En Christ maintenant, chaque croyant est sacrificateur (1 Pi 2.9-10), déjà par son témoignage oral quotidien, en tout lieu (Héb 13.15)

2.4. Les "distances" subsistent (Héb 9.8) 
Dans le culte ancien, Dieu restait lointain pour l'Israélite (cf. Héb 7.19)

De même, tant que subsiste en lui un obstacle du vieil homme, le cro­yant ne jouit pas de la pleine communion voulue par Dieu pour les siens.

2.5. La conscience reste chargée (Héb 9.9) 
La répétition des sacrifices rappelle les péchés (Héb 10.1-3). En l'ab­sence de siège dans le tabernacle, le sacrificateur servait toujours de­bout. Il ne pouvait ni goûter ni offrir le repos! En Christ, au contraire, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos(Héb 4.3) étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu (Rom 5.1).

3. Conclusion

En Eden, L'Eternel Dieu se promenait dans le jardin au frais du jour (Gen 3.8). Il avait une libre et constante communication avec sa créa­ture. La rupture fut la conséquence du péché (Gen 3.24).

Mais Dieu n'a pas cessé de chercher à rejoindre et gagner l'homme per­du loin de lui. La Parole devint chair et tabernacla avec les hommes (Jean 1.14); par Christ, Dieu a été manifesté en chair (1 Tim 3.16).

Au terme du plan d'amour de Dieu, retentit le "tout accompli" de l'his­toire: Voici, le tabernacle de Dieu est avec les hommes, et il taberna­clera avec eux (Apoc 21 .3).

Que ces souvenirs, d'une part, et ces perspectives, d'autre part, ani­ment et orientent notre vie entière, afin d'offrir à Dieu le culte raisonna­ble lui revenant, en retour de ses compassions envers nous (Rom 12.1).

Jean Chopard

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p24-27f.html

 

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LA MALADIE DU POUVOIR - DEVIANCES DU LEADERSHIP

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La maladie du pouvoir

Bernard COUSYN

DEVIATIONS DU LEADERSHIP :

Quelques types bibliques

Suite à l'article du numéro précédent, il convient de reprendre les quatre types de déviations énoncés "Bible en main", pour nous rendre compte, entre autres, des caractéristiques et des symptômes ayant trait à la perversion de certains leaderships.

Ce faisant, il faut se garder d'enfermer la totalité d'un personnage dans une des déviations décrites, pour en conclure p. ex. qu'un tel est uniquement autoritariste. Soyons bien conscients que, même si les personnages décrits dans la Bible avaient tissé des relations familiales et sociales teintées de leur propre personne, et même s'il est vrai que nous leur ressemblons beaucoup, il ne faut pas en conclure autre chose que ceci: le problème de l'autorité dans un groupe a été vécu d'une certaine manière par un tel, et il n'est pas question de lui jeter la pierre! Evidemment, dans le cadre de notre étude, certains aspects ne peuvent pas être relevés.

 

Le vedettariat: Saül

(voir 1 Sam 1 5, chapitre auquel se réfèrent les versets cités entre parenthèses)
Saül, le premier roi d'Israël, devait mettre son honneur à être un exemple pour son peuple et un bon conducteur spirituel. Au lieu d'exercer son autorité à orienter les regards d'Israël vers l'Eternel pour veiller à ce que nul ne se prive des bénédictions de Dieu, Saül se soustrait à la théocratie en désobéissant à la parole de Dieu (11). Au lieu d'anéantir les Amalécites (selon l'ordre de Dieu, 3), il choisit d'épargner ce qui lui semble bon - alors que Dieu l'avait jugé mauvais (8-9)! Par cette indépendance à l'égard de la volonté de Dieu, il signe son propre rejet (22-23). Seulement, Saül a goûté à la royauté et s'accroche à l'autorité qu'elle lui confère. Le rejet prononcé par Samuel ne semble pas trop le toucher, pourvu qu'il puisse rester à son poste de leader, auquel il s'accroche désespérément.

Son seul souci, c'est que cette déclaration de rejet reste entre Samuel et lui: une vedette ne doit pas avoir de défauts! Saül veut donc paraître en public comme si rien ne s'était passé: Honore-moi en présence des anciens et de mon peuple, dit-il (30). Il désire être confirmé dans sa position de vedette.

La Bible nous rapporte un détail symptomatique sur ce Saul-vedette. Il justifie devant Samuel son manque de respect pour la parole de Dieu en ces mots: Je craignais le peuple (24). N'est-ce pas là un argument tricherie? En tant que vedette, l'honnêteté ne l'aurait-elle pas obligé à dire: "Je craignais de déplaire au peuple" ?

Posons-nous cette question: qu'est-ce qui nous importe davantage, ce que les gens pensent de nous ou ce que le Seigneur pense de nous ? Craignons-nous davantage le jugement des gens... ou le jugement de Dieu ?

 

Le laisser-faire: Ruben

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 37-45 de la Genèse.)
Etre le premier d'une grande famille en Israël donnait plus de devoirs que de droits. Le droit d'aînesse comprenait la gérance de la maison paternelle en l'absence temporaire ou définitive du père. Se préparer à cette tâche avec sérieux et respect incombait donc à Ruben, l'aîné de la famille de Jacob.
La préférence de Jacob pour son onzième fils Joseph et les songes de ce dernier, dont le contenu était humiliant pour ses dix frères, leur fit concevoir le projet de se débarrasser de ce cadet aux ambitions envahissantes.

La première réaction de Ruben, le chef de ce groupe remuant et hostile, est de canaliser l'énergie meurtrière de ses frères vers une "solution de secours" pour éviter le pire (37.20-22). Déjà là, il aurait fallu une action énergique, digne d'un chef. Ruben devait s'interposer avec autorité entre Joseph et ses frères.

Il est vrai qu'il intervient, mais on a le sentiment d'une capitulation de la part de cet aîné, suivie d'une longue série de regrets: le type même du laisser-faire.

Juda profite d'une absence de Ruben pour vendre son frère Joseph à des nomades, et Ruben ne peut plus rien contre ce fait accompli. Son laisser-aller a perdu Joseph. Ruben ne proteste même pas contre la supercherie que ses frères manigancent pour tromper leur père (37.29-35).

Les années passent, mais Ruben ne peut oublier. "L'événement Joseph" ressurgit lors de la famine qui mène les fils de Jacob en Egypte. Ruben ne proteste même pas quand ses frères mentent en disant qu'ils sont d'honnêtes gens (42.11). Malgré tout, dans le groupe Ruben garde sa place à cause de son rang d'aîné (43.33). Cependant il n'a plus d'autorité sur ses frères. Son incapacité de gérer le groupe le bloque. Cela doit se remarquer, puisque Joseph a discerné le manque d'autorité de l'aîné, vu qu'il recommande à ses frères de ne pas se quereller en route (45.24)!

 

L'autoritarisme: Diotrèphe  (3 Jean 9-11)

La Bible est moins explicite sur ce cas, mais on soupçonne un homme d'église au caractère de dictateur. Comment est-il arrivé à être le leader? Nous n'en savons rien, sinon qu'il est celui qui commande et qu'il y tient (9). Pour Diotrèphe, l'autoritarisme est la seule solution, puisque les reltelechargement.jpgations avec tous sont coupées. Il est le "tyran du presbytère" que le groupe subit, dont les actes et les paroles nuisent à l'église (10). Les paroissiens ne sont plus considérés comme des frères à part entière, mais comme des pions que l'on déplace, admet ou refuse selon son bon vouloir! C'est ainsi que dans l'église, parfois, des ministères deviennent progressivement des magistères...

 

Le paternalisme: Rébecca

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 25-27 de la Genèse.)
Peut-être aurait-il fallu dire: "Rébecca, la mère poule". En tout cas, il y a dans 'Ecriture des femmes qui présentent certains types de déviation, en particulier dans les relations familiales.

Dans le cas présent, le problème remonte à la naissance des jumeaux Esaü et Jacob (25.24-28). Le texte biblique nous apprend que l'amour de Rébecca pour son fils Jacob est exclusif et oppressant, au point où elle lui dicte sa conduite sans lui laisser le choix (27.8,15-17).
Le chantage affectif est manif este. Sous couvert de vouloir son bien, Rébecca exerce une véritable dictature sur le jeune homme, au mépris de la morale, bousculant l'autre fils Esaü, trichant avec son mari Isaac... L'une des caractéristiques de cette prise en charge autoritaire est l'acceptation par Rébecca des conséquences que ses décisions peuvent avoir pour elle (27.13). Cette attitude a un nom: la direction de conscience.

Quand son fils Jacob est en danger de subir la vengeance d'Esaü, qui est furieux d'avoir perdu la bénédiction paternelle (alors qu'il l'avait méprisée en la vendant à Jacob contre son plat favori: 25.33-34), c'est encore Rébecca qui fait front. Elle trompe de nouveau Isaac pour éloigner Jacob, en alléguant un prétexte de mauvaise compagnie féminine pour son fils (27.46). Remarquons que l'argument ne sonne pas faux, car les mésalliances ont déjà fait souffrir la famille (26.34), de sorte qu'Isaac est tout à fait convaincu que Jacob doit partir.

Le témoignage prêchant l'exemple, quoi d'étonnant Jacob devienne tricheur à tour?

 

Conclusion

Il serait intéressant de rechercher dans la Bible les problèmes relationnels entre les divers personnages afin d'étudier la manière dont Dieu intervient.

Ayant examiné les écueils qu'un leader doit éviter, on peut maintenant se poser la question: quelle est la mission du leader?

Le prochain article se proposera d'établir un projet général valable pour tout leader-pédagogue en action au sein d'un groupe, pour autant que son objectif avoué soit de faire connaître le Seigneur. 

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p21-23f.html

 

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