LA MALEDICTION DE JOTHAM - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LA MALEDICTION DE JOTHAM

8 Janvier 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MALEDICTION DE JOTHAM

LA MALEDICTION DE JOTHAM

Juges 9.1-57

INTRODUCTION :

Le quotidien de tout croyant authentique est caractérisé par un parcours jonché d’embûches, de contradictions, de vaines accusations et d’attaques perpétuelles à son intégrité physique. Le cas de Jotham est un cadre bien illustratif pour démontrer que le danger ne vient pas toujours du dehors, mais parfois bien plus près. Le personnage de Néhémie est une leçon frappante pour décrire le cadre des afflictions que peut rencontrer un serviteur de Dieu. Cet homme avait la charge d’échanson auprès roi de Babylone nommé Artaxercès-Longuemain. Employé de la cour royale, ayant la charge de composer le vin pour servir au roi à toute réquisition posa un acte hors de commun, risquant sa vie pour la cause du royaume. En effet, ayant appris par Hanani et quelques Juifs revenus de Juda, le triste état dans lequel se trouvait sa patrie, et la misère de ses compatriotes, son cœur fut navré de leur récit, ses larmes coulèrent, il mena deuil, jeûna, et recourut par la prière à celui qui devait bander les plaies de son peuple. Il s’humilia, mais rappela aussi à l’Éternel les promesses qu’il avait faites aux Juifs de les ramener après les avoir dispersés. Il pria Dieu de vouloir toucher le cœur de son roi, et sa prière fut exaucée.

Le roi Artaxercès ayant remarqué la tristesse inaccoutumée de son serviteur, la lui reprocha d’abord, et peut-être assez sévèrement, comme une mauvaise disposition d’esprit inconciliable avec le devoir d’un homme de cour. Néhémie craignit d’avoir déplu à son maître, mais il lui répondit avec douceur et simplicité : « Comment mon visage ne serait-il pas défait, puisque la ville qui est le lieu des sépulcres de mes pères demeure désolée, et que ses portes ont été consumées par le feu ». Et comme le roi lui demandait ce qu’il pouvait désirer de faire, Néhémie, après avoir invoqué encore le secours et l’assistance de son Dieu, demanda au roi de le renvoyer en Judée pour y rebâtir Jérusalem. C’était une demande hardie, mais le roi dont Dieu avait disposé le cœur, l’accorda à son échanson. Il lui donna en outre une escorte militaire, des lettres pour les gouverneurs des provinces qu’il devait traverser, le droit de prendre du bois dans les forêts royales, et sa protection pour tout ce qu’il entreprendrait. Cette très frappante intervention divine ne portera aucun effet dans le cœur de ses ennemis qui poseront tous les actes possibles pour l’empêcher d’accomplir la volonté de Dieu.

Bravant tous obstacles, il s’appuyait sans cesse sur Dieu, remettant sa cause à Dieu, refusant de se venger en utilisant quelque méthode que ce soit, quoi qu’ayant ét nommé gouverneur : « Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple: Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi » (Néhémie 8.9). Tandis que les adversaires se moquent, Néhémie prie et il continue le travail. Comprenant les griefs et les intentions de l’ennemi, il met en place une garde. Il arme les travailleurs ; et leur donne des consignes militaires (Néhémie 4.1,7,13,19).

Lire attentivement tout le chapitre 9 de Juges et y relever :

  • La conspiration d’Abimélek contre ses frères. Le massacre de 70 hommes pour des intérêts exclusivement égoïste est une abomination.
  • Dieu fait grâce de la survie de Jotham
  • Jotham prend conscience du danger qui menace la maison de son père dont il reste l’unique survivant

Signification de Jotham :

JOTHAM : L’Eternel est parfait ou droit ; perfection du Seigneur, du mot תם tham, ou תמם, parfait, ou perfection, et du mot יה Jah, le Seigneur.

Le personnage de Jotham tel que vu par Dieu : Prophétiquement, il est une figure du résidu persécuté par l’antichrist, mais qui porte le témoignage de Dieu au milieu des souffrances.

APOLOGUE DE JOTHAM :

La position de Jotham pendant son prologue : Cette montagne de Garizim s’élève au sud de la vallée de Sichem, formant une abrupte paroi de rochers de 240 mètres de hauteur. Sur le chemin qui de Sichem mène au sommet de la montagne, se trouve un rocher de quelques mètres de largeur qui s’avance et surplombe la ville. Il est donc possible que c’est de là que parla Jotham. La résonnance dans cet endroit facilite une transmission rapide et claire de la voix, en sorte qu’il put se faire entendre sans grand effort du peuple de la ville (Josée 8.34). Les pécheurs comparés aux mauvais arbres (Psaume 37.35 ; Mt 7.18 ; Luc 3.9 ; Jude 12). Dans notre ministère, nous nous devons d’être transparents, clairs, précis, utilisant, langage, actes, gestuels et apparences appropriés sinon nous ne serons toujours que de véritables prestidigitateurs pour amuser la galerie au lieu de leur communiquer les oracles de Dieu.

Le choix du lieu de l’allégorie : Guérizim était près de Sichem et Joatham, fils de Gédéon, parla du haut de la montagne aux Sichémites assemblés dans la vallée (Juges 9.7).

En effet, les deux montagnes Garizim et Hébal avaient été choisies par Moïse mourant pour y célébrer la fête sérieuse et solennelle de l’alliance de l’Ancien Testament (Deut 11.29 ; 27.12).

Garizim signifie ‘‘des coupeurs ou des trancheurs, ou bien terre stériles et coupées par des rochers, de la même racine’’.

Montagne de Garizim près de Sichem, dans la tribu d’Ephraïm, et dans la province de Samarie. La ville de Sichem était au pied des montagnes d’Hébal et de Garizim. Garizim était très-fertile, et Hébal entièrement stérile. Dieu avait ordonné qu’après le passage du Jourdain les Hébreux iraient aux monts Hébal et Garizim (Deut 11.29 ; 17.12) et que l’on partagerait les douze tribus, en sorte que six seraient sur le mont Garizim. et six sur le mont Hébal. Les premières devaient prononcer des bénédictions en faveur de ceux qui observeraient la loi du Seigneur, et les autres des malédictions contre ceux qui la violeraient.

L’acte de Garizim étant lié à celui d’Hébal, il convient de s’interroger que signifierait bien le mot Hébal ? Le mot Ebal viendrait d’une racine du sens d’être chauve. Le terme va plus loin pour exprimer une pierre ou montagne nue, caractérisant un tas et amas de vieillesse, ou simplement un amas qui s’écoule, et qui se dissipe. Après l’alliance faite par Moïse entre le peuple et Dieu, Hébal est devenue la montagne de la malédiction, à Sichem, face au Mont Garizim.

Jotham n’a pas peur de dire la vérité et rend témoignage aux oreilles de toute une ville, un peu comme son père Gédéon l’avait fait autrefois en construisant son autel et en renversant celui de Baal. La parabole du roi des arbres que reporte Jotham est instructive pour nous. Dans ce texte qu’il n’y avait aucune raison valable pour qu’un arbre soit déclaré roi, pour dominer sur tous les autres : tous étaient plantés par l’Éternel. Il était de même impossible de trouver un roi pour Israël, car Dieu était en fait son seul et unique Roi.

Ceux qui font don de leur personne, pour le bien public, et qui obtiennent des résultats positifs, doivent être respectés et honorés par tous, plus que ceux qui ne sont que de simples figurants ! De même que ces arbres fruitiers refusent d’être promus au-dessus des autres, en fait, pour régner, un homme doit à la fois, se donner, tout en exerçant une grande prudence. Ceux qui ont été élus pour leur intégrité et leurs capacités, doivent renoncer à leurs intérêts personnels et à tout avantage, pour le bien des autres. Ceux qui s’avancent pour recevoir l’honneur et la dignité, courent en fait le risque de perdre leur efficacité dans leur travail. Il apparaît cependant que ceux qui désirent pratiquer le bien, sont souvent effrayés par l’envergure de la tâche, reconnaissant ainsi que sans la grâce de Dieu, ils ne peuvent parvenir. Qui en fait peut gouverner convenablement si ce don ne lui a été donné du ciel ?

C’est ainsi qu’Abimélec, bien que placé par les siens et non par Dieu sur le peule n’était rien d’autre qu’un roncier ou à un chardon, l’un comme l’autre, complètement inutile et destinés à être brûlés.

Elle souligne trois choses à ne pas laisser, à garder avec soin :

  • 1° l’huile ou la graisse de l’olivier, figure du Saint Esprit, seule puissance du chrétien;
  • la douceur et le bon fruit (du figuier) expriment les œuvres de la foi;
  • le moût réjouissant Dieu et les hommes, est l’image des joies de la communion avec Dieu et les uns avec les autres.

Accepter de régner ici-bas, c’est-à-dire y occuper une place éminente, et de nous agiter pour le monde, ce serait nécessairement abandonner ces trois précieux privilèges. Que le Seigneur nous en garde tous!

La profondeur spirituelle du prologue de Jotham :

« Renoncerais-je à mon huile, qui m’assure les hommages de Dieu et des hommes » (Juges 9.9) : l’olivier reconnait son utilité, sa personnalité, ses dons, la dimension de sa consécration par la grâce qui lui a été faite d’être utilisé par Dieu que par les hommes. En fait, par l’usage qu’on fait de l’huile de l’olivier dans les sacrifices (Lev. 2.1,4 ; 6.15) et dans les cérémonies, pour oindre les souverains, est si important qu’abandonner le but de son existence pour un honneur autres, aussi supposé grand soit-il serait très insensé. Jotham rappelle ici de manière implicite une leçon que son père avait appliquée à sa vie. Il évoque que tous les citoyens vraiment vertueux préféreront rester dans leur position modeste, mais bienfaisante, et refuseront la royauté, celui qui l’accepterait, comme l’avait fait Abimélec, n’est qu’un homme sans valeur, un buisson d’épines

Me balancer au-dessus des arbres: jouir des vains honneurs de la royauté.

Le fondement du choix du lieu du prologue

De tout temps, l’ardent désir du Très Haut est que ceux qui veulent servir le, le fassent avec un esprit résolu. Le côté charnel humain est inimitié contre Dieu, et de ce fait, nous rend incapable d’une véritable adoration spirituelle. C’est ainsi que sur la même montagne plusieurs années avant, Josué plaça le peuple de Dieu face à leur responsabilité à savoir : rester indifférent, ou servir l’Éternel, acte renchéri par les termes : « choisissez qui vous voulez servir, c’est à vous de décider ». Au moment crucial, le patriarche avait comme Jotham, désiré sous le térébinthe, faire cette déclaration au peuple, quel que soit le choix de ce dernier (Josué 24.25).

Ceux qui sont assurés d’aller au ciel, doivent s’attendre à cheminer contre tous les courants contraires. Ils ne doivent pas suivre la majorité, mais au contraire, ceux qui pratiquent le bien. Personne ne peut prétendre avoir une conduite parfaite, en toutes circonstances, à moins qu’il ne se soumette devant Dieu, avant d’entreprendre toute action. Les Israélites furent d’accord avec Josué, étant influencés par l’exemple du patriarche, si richement béni. Pour mieux servir le Seigneur, nous devons bien observer la conduite des hommes pieux : quelle est leur influence vis-à-vis des autres, quel zèle ils manifestent pour accomplir leur tâche.

Comme au temps de Josué, la consécration pour Dieu est le résultat d’un choix délibéré, c’est pourquoi, il scella ce vœu par une cérémonie solennelle, en érigeant un monument. Par cette alliance, si les parties prenantes sombraient à nouveau dans le péché, leur sang retomberait sur leur tête. Que ce soit dans la maison de Dieu, à la table du Seigneur, ou même dans divers lieux où nous avons promis solennellement de le servir devant des témoins, nous pouvons être assurés que si nous défaillons, étant tentés de l’abandonner, Il saura placer la crainte dans notre cœur pour nous remettre dans le droit chemin. Dieu seul peut nous accorder la Grâce de bénir nos tentatives d’engagement à Son service !

Le déroulement de toute bonne œuvre s’opère convenablement quand les personnes qui la gèrent lui consacrent toute leur attention. Les reproches que nos ennemis peuvent nous adresser, devraient nous motiver dans l’accomplissement de notre devoir, au lieu de nous décourager !

Comme Jotham qui avait toute la population de Sichem contre lui, Néhémie a en face des adversaires de taille à savoir : Sanballat, le Horonite, en colère et très irrité qui se moquait des Judéens (Néhémie 2.19 ; 4.1) ; les samaritains, frères de Sanballat et les soldats de Samarie (Néhémie 4.2) ; Tobija, le serviteur ammonite (Néh 2.19 ; 4.3) ; Guéschem, l’Arabe (Néhémie 2.19) ; Mais Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens (Néh 4.7) ; Juda, membre de famille, qui disait que les forces manquaient à ceux qui portaient les fardeaux, et les décombres étant considérables, il serait impossible de rebâtir, par conséquent, il fut tout arrêter immédiatement (Néh 4.10). L’attaque interne est toujours plus redoutable et l’ennemi aime bien cette stratégie.

Abner fut une épine aux pieds de David, et c’est bien Judas, homme de confiance, trésorier de l’équipe apostolique qui vendit son Maître.

Conclusion :

A chaque moment d’attaque ou de moquerie des ennemis, Néhémie recourait à l’Eternel ; priant et établissant une garde jour et nuit pour se défendre contre leurs attaques : «Ecoute, ô notre Dieu, comme nous sommes méprisés! Fais retomber leurs insultes sur leur tête, et livre-les au pillage sur une terre où ils soient captifs. Ne pardonne pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi; car ils ont offensé ceux qui bâtissent » (Néhémie 4.4-5,9).

De la même manière, retournons à Dieu et à ces méthodes lorsque nous sommes attaqués. Cessons les attitudes charnelle et fermons la bouche pour ne pas pécher lorsqu’il y a situation car à notre Dieu la vengeance et la rétribution.

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