enseignements - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

Articles avec #enseignements tag

Que la volonté de Dieu soit faite

22 Novembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Que la volonté de Dieu soit faite

“Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.”

Matthieu 6. 10

Jésus n’a jamais promis aux Siens que leur vie terrestre serait aisée et tranquille. Au contraire Il affirme “Vous aurez des tribulations dans le monde” (Jean 16.33). Que veut dire précisément ce mot “tribulations” ? Le mot grec thlipsis signifie : pression, oppression, stress, angoisse, affliction, désespoir. C’est le même mot qui est utilisé pour l’action de presser les raisins dans un pressoir pour en extraire le jus ou des olives pour en extraire l’huile. Ne vous leurrez pas : connaître des “tribulations” en ce monde est tout à fait normal ! Ne vous laissez pas entraîner par cet enseignement erroné dans certaines églises qui veut vous faire croire qu’avec davantage de foi vous connaîtrez le succès, l’accomplissement de vos rêves et une certaine perfection ici-bas ! Fuyez ce genre de mensonges. Si vous leur donnez crédit vous risquez de vous sentir désespéré, confus et coupable lorsque vous vous rendrez compte que vos espoirs ne se sont pas réalisés. Jésus a déclaré : “Mon royaume n’est pas de ce monde” (Jean 18. 36) et nous a demandé de prier pour l’avènement de Son royaume (Matthieu 6. 10).

Certes la Bible nous parle beaucoup de l’importance de la foi et il est tout à fait légitime de vouloir “élargir” notre foi, mais elle nous parle aussi de la “volonté parfaite” de Dieu et du choix qu’Il est le seul à faire quant au moment où elle s’accomplit. Dans la fameuse prière dite du Notre Père Jésus nous enseigne très vite à demander “que Ta volonté soit faite...” Nous lisons également : “Nous pouvons regarder à Dieu avec assurance, car Il nous écoute si nous demandons quelque chose de conforme à Sa volonté” (1 Jean 5. 14). Toutes les promesses divines sont certaines et quand Dieu décide d’intervenir, rien dans tout l’univers ne peut Lui faire obstacle. Il nous demande seulement de marcher humblement dans le chemin qu’Il nous a tracé, de persévérer dans la prière et, malgré les circonstances adverses d’accepter en nous la paix que Jésus nous offre à tous sans exception.

Qui ne connaît ce verset qui fait partie de la prière suggérée par Jésus à Ses disciples ? Prière qui ne constitue pas une formule ou une méthode infaillible destinée à obtenir ce que notre coeur désire. Méfiez-vous de tout enseignement qui tendrait à vous faire croire que certaines “techniques” de prière donneront de meilleurs résultats que d’autres. Cela équivaut à rejeter la souveraineté de Dieu. Au lieu de se soumettre humblement à la volonté divine, l’homme cède à la tentation de commander à Dieu ce qu’il veut obtenir. Cette forme d’orgueil transforme la prière en une “arme” capable d’obliger Dieu à réaliser Ses promesses dans notre vie selon notre bon vouloir. Des centaines de livres ont été écrits par des soit-disant chrétiens prônant des techniques de prières censées obtenir des résultats positifs. Par exemple : proclamer avec force et conviction que Dieu va répondre, ou même apprendre à visualiser les réponses divines à nos prières avant même que Dieu ne Se soit manifesté. Même si ces “méthodes” semblent prometteuses, ne vous leurrez pas : cette force ne vient pas de Dieu.

Certes Dieu veut que nous placions notre confiance en Sa parole et que notre bouche affirme Ses promesses, et la Bible nous encourage dans ce sens, nous enseignant que nos paroles, nos actions et nos pensées, si elles s’appuient sur Sa parole, ne manqueront pas de Lui plaire (Lisez Philippiens 4.8 ; Psaume 19. 14 ; Proverbes 16. 23, 14 : Matthieu 15. 16-19). Cependant lorsque nous avons recours à des “techniques” douteuses pour “garantir” des réponses positives de la part de Dieu nous entrons sur le dangereux terrain de l’occultisme et de la sorcellerie, choses que Dieu réprouve au plus haut point ! Cela équivaut à prendre la place de Dieu, usurpant Sa gloire et Sa puissance, comme ce fut le cas au Jardin d’Eden (Genèse 3. 4-7). Chaque fois que nous refusons de nous soumettre à Dieu et de rechercher Sa volonté, nous ouvrons la porte à Satan, même si nous ne nous en rendons pas compte immédiatement. Souvenez-vous qu’il est maître dans l’art de la dissimulation et de la contrefaçon ! L’humilité devant Dieu et une bonne connaissance de la Parole de Dieu sont les garanties que nous ne tomberons pas dans les pièges de l’ennemi.

Erica, une mère non-croyante, était hospitalisée dans le service des soins intensifs. Ses deux enfants, Todd et Susan, tous les deux croyants priaient pour elle avec toute la ferveur de leur foi. Todd déclara à Susan qu’il priait pour que leur maman guérisse miraculeusement. Susan répondit qu’elle avait l’intime conviction que Dieu la poussait à prier plutôt pour le salut de leur maman. Au fil des jours la condition d’Erica empira. Les deux enfants continuèrent à supplier Dieu d’intervenir dans la vie de leur maman. Après une semaine passée en soins intensifs, Erica entra dans le coma et s’éteignit trois jours plus tard. En fin de compte, on pourrait se poser la question : “Qui, des deux enfants, a prié selon la volonté de Dieu ?” Dans le sac à main d’Erica, à l’hôpital, se trouvait une petite Bible. Mais rien ne prouve qu’Erica ait ouvert cette Bible, ni qu’elle ait accepté le salut en Jésus-Christ avant de sombrer dans le coma. Elle ne fut pas guérie miraculeusement non plus. Les prières de Todd ont-elle été ignorées ? Susan avait-elle raison de prier pour le salut de sa maman ?

Tous les deux faisaient-ils fausse route ? Le fait est que les deux prières étaient correctes car le salut et la guérison font tous deux partie du plan divin pour l’humanité. Néanmoins il est clair que Dieu est toujours souverain. Lui seul connaît le nombre exact des jours de notre vie sur cette terre. Un pasteur a dit : “Notre responsabilité est de prier pour la guérison de tous, tout en acceptant que la souveraineté de Dieu est l’ultime autorité sur le choix de qui sera guéri et qui ne le sera pas !” Dans toute situation humaine la sagesse implique que nous recherchions la volonté de Dieu, en espérant que nos prières s’aligneront sur Sa volonté parfaite. Parfois Dieu nous permet d’entrevoir la grandeur de Son plan, nous permettant de prier de manière précise sur un sujet spécifique. Sinon nous devons nous contenter de Lui faire confiance et de continuer à prier que Sa volonté parfaite s’accomplisse même si la tournure des événements ne semble pas l’indiquer aujourd’hui !

Source : http://us6.campaign-archive2.com/?u=5bc79ce092&id=2cc17c9b93&e=838a47046d


Voir les commentaires

Sur le bord du Kérith

5 Novembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

(1)

“Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande matin et soir, et il buvait l'eau du torrent.”

1 Rois 17. 6

L’épisode du séjour d’Elie sur le bord du torrent du Kérith nous dévoile un peu comment Dieu agit dans notre vie aujourd’hui. C’est au cours du règne d’Ahab, le pire des rois d’Israël, que Dieu choisit de susciter l’un des plus connus et des plus puissants prophètes de l’Ancien Testament : Elie, dont le premier “exploit” fut de prédire qu’une sècheresse catastrophique allait s’abattre sur toute l’étendue du territoire d’Israël. Dieu entendait ainsi juger Son peuple pour s’être fourvoyé dans le culte de faux dieux introduits par Jézabel, la femme d’Ahab. Elie annonça également que Dieu lui avait accordé le pouvoir de faire cesser la sècheresse, et donc la famine qui en résulterait, lorsque Celui-ci le déciderait (v.1). Cette proclamation dramatique mit immédiatement Elie en danger. Si nous obéissons à l’appel de Dieu et sortons du rang pour Le suivre, nous risquons nous aussi de courir certains dangers, de subir des menaces et de souffrir de brimades ou même de persécutions. Mais courage ! Non seulement Dieu fournit à Elie un lieu de refuge où il put échapper aux représailles du roi Ahab, mais Il organisa également un service de repas à domicile afin qu’Elie ait de quoi manger et boire et puisse survivre à la famine annoncée.

Le torrent du Kérith lui offrait une eau fraîche et pure et, chaque matin et chaque soir, des corbeaux mandatés par Dieu lui apportaient du pain et de la viande (v. 2-6). Nul doute qu’Elie aurait choisi d’autres oiseaux moins “charognards” comme porteurs de repas ! Pourquoi Dieu a-t-Il choisi des corbeaux ? 1- probablement pour enseigner à Elie à accepter l’aide divine quelle que soit la méthode employée 2- qui aurait imaginé que ces corbeaux, avec du pain et de la viande dans le bec, allaient en fait nourrir le prophète dans sa cachette ? Dans ces circonstances difficiles Dieu a merveilleusement pourvu aux besoins du prophète. Quand nous marchons avec courage sur le chemin tracé par Dieu pour nous, soyons confiants qu’Il nous protègera et pourvoira à nos besoins car Il n’est jamais indifférent à notre situation. Faisons-Lui confiance, sachant qu’Il prendra soin de nous de manière naturelle ou surnaturelle, à Son gré !

Source : http://us6.campaign-archive1.com/?u=5bc79ce092&id=8945bed064&e=838a47046d

Sur le bord du Kérith (2)

“Mais au bout d'un certain temps, le torrent fut à sec, parce qu'il n'avait pas plu dans le pays.”

1 Rois 17. 7

D’autres détails encourageants émaillent cet épisode de la vie d’Elie. Examinons comment ils peuvent nous encourager aussi dans notre vie. Grâce à l’intervention divine Elie avait de quoi manger et boire sur le bord du Kérith, et de plus se sentait en parfaite sécurité dans ce lieu discret. Il ne semblait pas non plus se plaindre de la solitude. Tout allait bien dans son petit paradis secret. Mais alors nous lisons : “Au bout d’un certain temps le torrent fut à sec parce qu’il n’avait pas plu dans le pays.” Sans doute Elie avait-il observé la lente diminution du débit du torrent. Imaginez ce qu’il a dû penser : “Comment Dieu peut-il ainsi laisser le torrent tarir ?” “Ne peut-Il pas maintenir le débit de l’eau de manière surnaturelle ?” “Va-t-Il m’abandonner maintenant ?” “En a-t-Il assez de moi ?” Homme de prière s’il en fut, Elie a dû entrer en conversation intense avec son Dieu. Malgré tout nous pouvons imaginer qu’en attendant la réponse divine il a souffert d’une certaine dose de frustration et de peur assortie de quelques doutes ! Après tout Elie était un être humain comme nous tous (Jacques 5.17). Ne ressentez-vous pas la même chose parfois en traversant des circonstances difficiles ?

Dieu nous place dans une situation où nous sommes obligés de Lui faire confiance, sachant qu’Il orchestre tout de manière à la fois naturelle et surnaturelle afin de nous “porter” entièrement sur Ses épaules. Nous savons que nous sommes au bon endroit, et nous nous sentons heureux et en sécurité entre Ses mains. Puis soudain quelque événement nous fait glisser de notre refuge et nous nous sentons alors poussés hors de notre nid tranquille. Nous prions sincèrement, implorons Dieu, mais aucune réponse ne semble nous parvenir. Notre foi est mise à rude épreuve. Mais Dieu n’avait pas abandonné Elie et Il ne vous abandonnera pas non plus. Au moment opportun Il a révélé à Elie la prochaine étape de Son plan (v. 8-9). Prenez courage : Dieu orchestrera parfois des circonstances apparemment défavorables pour nous faire avancer dans le plan qu’Il a dessiné pour nous, un plan que la Bible définit comme certain et digne de confiance (Psaumes 133.11).

Sur le bord du Kérith (3)

“Ne vous inquiétez donc pas du lendemain... A chaque jour suffit sa peine.”

Matthieu 6.34

Elie fut l’un des prophètes les plus puissants de l’Ancien Testament. A travers lui Dieu accomplit des exploits incroyables (Lisez 1 Rois 17-19 et 2 Rois 2). Les prophéties d’Elie se réalisèrent toutes sans la moindre marge d’erreur. Comme tout vrai prophète de Dieu il n’avait pas le droit de se tromper, ce qui est la preuve qu’un prophète parle au nom de Dieu. C’était aussi un grand homme de prière. Notez cependant qu’en dépit de ses talents indéniables, Elie était un homme semblable à chacun d’entre nous. C’est l’apôtre Jacques qui l’affirme avec ces mots : “Elie était un être humain, de la même nature que nous” (Jacques 5.17). Autrement dit le prophète ne connaissait pas de formule magique lui permettant d’obtenir de Dieu une révélation instantanée. Il ne possédait aucun pouvoir secret et ne pouvait conjurer aucun “génie” capable de le sortir de situations difficiles. Comme vous et moi, il dépendait de Dieu et pouvait seulement de temps en temps être investi de la puissance surnaturelle de Dieu ou recevoir une révélation spécifique de Sa part. Au cours des trois ans et demi durant lesquels sévit la sècheresse, Celui-ci ne lui dévoila Ses plans qu’étape par étape.

Il l’envoya d’abord au torrent du Kérith où les corbeaux le nourrirent, puis lui donna l’ordre de se déplacer vers Sarepta et de s’installer chez une veuve. Dieu ne lui révéla pas, alors qu’il demeurait caché sur le bord du torrent, où son périple le mènerait. Il en est souvent de même pour nous aujourd’hui : même si, à de rares occasions, Dieu nous révèle davantage que le strict nécessaire afin de nous donner du temps pour nous préparer à affronter tel ou tel événement futur, la plupart du temps Il agit avec nous comme avec Elie, et nous révèle seulement ce que nous avons besoin de savoir aujourd’hui. Soyons-en satisfaits et contentons-nous de ressentir Sa paix. Ne succombons pas à la tentation de courir trop vite et de Le devancer, motivés par nos propres forces souvent minées par la peur et le manque d’assurance. Sa parole pour vous aujourd’hui sont les mots de Jésus : “Ne vous inquiétez donc pas du lendemain... A chaque jour suffit sa peine” (Matthieu 6. 34).

 

Voir les commentaires

Jusqu’à quand Seigneur ?

2 Novembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

(1)

“N'abandonnez donc pas votre assurance... Oui, vous avez besoin de persévérance pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir ainsi ce qui vous est promis”

Hébreux 10. 35-36

Anne, l’épouse d’Elkanna avait de bonnes raisons de se sentir découragée : “Sa rivale, Pennina, la provoquait pour la pousser à s'irriter de ce que l’Eternel l'avait rendue stérile. Et toutes les années il en allait de même : chaque fois qu'Anne montait à la maison de l'Eternel, Pennina la provoquait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait pas” (1 Samuel 1. 5-7). Elle ne pouvait pas avoir d’enfants, sa rivale, l’autre femme d’Elkanna, se moquait d’elle sans cesse et son mari ne comprenait pas sa souffrance ! (v. 8). Elle ne pouvait rien faire d’autre que crier à Dieu. Peut-être vous trouvez-vous dans une situation similaire ? Etes-vous prêt à jeter l’éponge ? Anne était accablée de douleur, elle pleurait au point de ne pas vouloir manger. Elle était mal comprise, persécutée, déçue et frustrée… Mais notez bien qu’elle continuait à prier et à espérer en Dieu: “Pleine d’amertume, elle adressa une prière au Seigneur en pleurant à chaudes larmes” (v. 10). Avant même d’avoir reçu la réponse à ses prières, elle ose envisager l’avenir en promettant de consacrer à Dieu le garçon dont elle implore la naissance !

“Eternel, maître de l’univers, si Tu consens à regarder la détresse de Ta servante, si Tu Te souviens de moi, si Tu n'oublies pas Ta servante et lui donnes un fils, je le consacrerai à l'Eternel pour toute la durée de sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête” (1 Samuel 1. 11). Si vous vous sentez “stérile” aujourd’hui, frustré de vos échecs, en mal d’espoir, ne laissez pas vos états d’âme et vos émotions vous enfermer dans votre prison. La Bible dit : “N’abandonnez donc pas votre assurance, qui est porteuse d’une grande récompense.” (Hébreux 10.35). La récompense que Dieu accorda à Anne dépassa largement son humble prière: elle donna naissance non pas à un seul garçon, Samuel, mais à 7 enfants au total ! Cette femme qui se décrivait ainsi : “Je suis une femme à l’esprit abattu” dans 1 Samuel 2 nous chante un cantique de louange dans lequel transparaissent une joie et une force étonnants. “Mon coeur se réjouit en l'Eternel, ma force a été relevée par l'Eternel” (1 Samuel 2. 1). Sa Parole pour vous aujourd’hui : persévérez !

Jusqu’à quand Seigneur ? (2)

“Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon.”

Luc 2 : 25

Le trouble dépressif (nous ne parlons pas ici de dépression clinique) est une maladie psychique qui malheureusement peut toucher aussi bien des chrétiens que des non-chrétiens. Dr. Michael Youssef s’est penché là-dessus et l’une de ses conclusions est la suivante : trop de croyants nourrissent des espoirs irréalistes, et se sentent frustrés quand leurs attentes ne se matérialisent pas. Ils attendent trop de leurs églises, de leurs pasteurs, de leurs enfants, de leurs conjoints, et même de leur gouvernement, de l’enseignement dispensé dans les écoles, de leur emploi... etc. Sans sombrer dans le fatalisme, que Dieu condamne car il est l’opposé de la foi, nous devons entretenir des attentes réalistes fondées sur les promesses divines contenues dans Sa Parole. L’exemple de Siméon devrait être une source d’encouragement et d’inspiration. Son attente était simple : avant de mourir il devait voir le Messie. “Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui” (Luc 2. 26). Etait-il différent de vous et de moi ? Non, c’était un homme ordinaire qui vivait à Jérusalem, comme un monsieur Dupont vivant à Paris ou ailleurs. Nous ne savons à peu près rien d’autre de lui !

L’important est ailleurs : il attendait “la consolation d’Israël”, une attente réaliste fondée sur les promesses prophétiques de Dieu. Notez : “il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur” (Luc 2. 27). Autrement dit, il se montrait attentif à la voix du Saint-Esprit . Quand nous recherchons “le plan de paix” et “l’avenir et l’espérance” (Jérémie 29. 11) que le Seigneur veut nous donner, nous devons attendre le coeur serein l’accomplissement de Sa Parole à notre égard. Siméon “le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon Ta parole” (Luc 2. 28-29). Nous ne savons pas depuis combien de temps Siméon attendait l’accomplissement de la parole que Dieu lui avait transmise. Néanmoins si, comme Siméon, vous basez vos espoirs sur les promesses que Dieu vous a faites à travers Sa Parole, vos attentes seront satisfaites et vous souffrirez moins de troubles dépressifs.

(Tiré de Sa Parole Pour Aujourd’hui)

Source : http://us6.campaign-archive1.com/?u=5bc79ce092&id=c481e449f0&e=838a47046d

 

Voir les commentaires

A propos d’expérience

1 Novembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

(1)

“L’expérience qu’Il a vécue l’a rendu parfaitement apte à apporter le salut...”

Hébreux 5.9 TP

N’avez-vous jamais postulé pour des emplois avant de découvrir que, dans chaque cas, la condition essentielle était d’avoir de l’expérience dans ce domaine ? N’est-ce pas très frustrant ? Comment acquérir de l’expérience sans emploi ? Un jeune directeur de banque demanda à son prédécesseur sur le point de prendre sa retraite quel était le secret de sa réussite. Celui-ci répondit : “Il faut savoir prendre de bonnes décisions.” “Mais comment peut-on apprendre à le faire ?” continua le jeune homme. “C’est l’expérience qui fait la différence !” répliqua le vieux directeur. “Et comment vais-je acquérir de l’expérience ?” poursuivit le plus jeune, quelque peu étonné. “Tout simplement en prenant de mauvaises décisions !” L’expérience est un professeur difficile à comprendre : vous passez le test d’abord, et vous apprenez la leçon ensuite ! Et Dieu cherche des assistants pleins d’expérience pour L’aider dans Ses tâches. Lorsque vous commencez à travailler pour Lui, Il se sert de toutes vos expériences, même les plus douloureuses. Il a déjà payé “les cours particuliers” nécessaires pour vous enseigner l’essentiel ! Ecoutez : “Jésus apprit l’obéissance à travers les souffrances qu’Il dut traverser. L’expérience qu’Il a vécue L’a rendu parfaitement apte à apporter le salut...” (Hébreux 5.8-9).

Tout est affaire de perspective, surtout si vous apprenez à voir les expériences de votre vie sous un jour nouveau. Par exemple, souffrir dans un domaine particulier de votre vie, peur, sentiment de culpabilité, colère, dépendance ou sentiment d’insécurité... peut vous rendre apte à comprendre et à aider ceux qui, comme vous, souffrent de la même blessure. Acquérir de l’expérience n’est pas tant la somme des événements et des difficultés que vous avez dû affronter, que votre attitude, votre comportement face à ces événements ou épreuves. Gardant cela à l’esprit posez-vous la question : “Ma souffrance actuelle peut-elle devenir source de bénédiction pour quelqu’un d’autre ?” Face à l’épreuve, vous pouvez choisir entre baisser les bras ou acquérir de l’expérience. Pierre trembla jusqu’au plus profond de son être lorsqu’il entendit la question: “Et toi, n’es-tu aussi l’un de Ses disciples ?” Il s’empressa de le nier, affirmant : “Jamais de la vie !” (Jean 18.25). Après s’être repenti et avoir retrouvé Jésus ressuscité, il fut rempli de l’Esprit de Dieu et se retrouva à la tête de l’Eglise. Rien ne remplace l’expérience !

A propos d’expérience (2)

“C'est le Seigneur qui donne la sagesse.”

Proverbes 2.6

L’expérience seule ne suffit pas ! Il faut apprendre à l’évaluer, à en tirer la substance. Tout le monde vit des expériences diverses au cours de sa vie, mais le plus important, c’est ce que vous apprenez de ces expériences. A l’aube de notre vie nous ressemblons à un cahier aux pages toutes blanches. Chaque jour de notre existence constitue une occasion d’y consigner de nouvelles expériences. Chaque page nous offre une chance d’acquérir de la sagesse. L’idéal, c’est de pouvoir remplir ces pages d’observations et d’enseignements divers. Mais chacun d’entre nous n’acquiert pas le même degré de sagesse. Certains évitent de se servir de leur cahier, préférant garder la plupart des pages blanches. D’autres noircissent page après page, mais ne prennent jamais le temps de les relire, d’y réfléchir afin d’acquérir davantage de sagesse. Un petit nombre d’entre nous s’applique à remplir les pages, mais aussi à les relire et à y réfléchir afin d’en extraire le meilleur. La réflexion mène à la perspicacité, c’est ainsi que l’expérience vécue peut être transformée en enseignement de valeur.

Nous  avons tous rencontré des gens doués de beaucoup de savoir, mais de peu de sagesse. Ils ont accumulé une somme de connaissances, sans en extraire le moindre enseignement profond. Les expériences qu’ils ont vécues ne leur ont rien apporté parce qu’ils n’ont pas su réfléchir et évaluer l’expérience acquise au cours des années. Pour réussir dans la vie, pour vous épanouir, vous devez transformer votre expérience en sagesse. Prenez votre temps : la sagesse ne s’acquiert pas en une nuit. Faites des efforts pour la trouver. Le trésor est là, il suffit de creuser pour le trouver, vous devez en faire l’effort. Et vous devez aussi vous mettre à genoux, oui, tomber à genoux en prière devant Dieu, car c’est le Seigneur qui donne la sagesse...” (Proverbes 2.6)

A propos d’expérience (3)

“Acquiers l'intelligence. Exalte-la : elle t'élèvera. Elle fera ta gloire...”

Proverbes 4.7-8

Nous vivons tous tant d’expériences dans notre vie que nous ne pouvons pas toutes les comprendre. Earl Wilson a dit un jour : “L’expérience, c’est ce qui nous permet de reconnaître une erreur quand nous la commettons pour la seconde fois !” Admettons-le, nous vivons tant d’événements dans notre vie qu’il nous est impossible de tout assimiler. Même si nous sommes doués de beaucoup d’intelligence, notre compréhension ne rattrapera jamais notre expérience. Aussi devons-nous extraire l’essentiel de ce que nous comprenons. Au soir de chaque journée, nous devrions nous demander : “Qu’ai-je appris aujourd’hui ?” Notre attitude face aux événements imprévisibles et parfois déplaisants que nous devons affronter détermine notre aptitude à progresser. Steve Penny a écrit : “La vie est faite de détours imprévisibles. Nos plans semblent parfois réduits à néant par des conséquences d’événements qui nous échappent totalement. Apprenez à voir dans ces détours de véritables trésors. Considérez-les comme des voyages d’enseignement, des excursions privilégiées. Ne fermez pas les yeux pour ne pas les voir en face, sinon vous n’apprendrez pas grand-chose.

Appréciez ces moments particuliers et bientôt vous vous retrouverez sur le chemin habituel, probablement un peu plus sage et un peu plus fort qu’avant votre petit détour !” Le manque d’expérience peut s’avérer lourd de conséquences. Notre ignorance la plus grave ne concerne pas ce que nous n’avons pas encore appris, mais le peu de connaissances que nous avons déjà accumulées. Harry Golden a remarqué : “L’arrogance des jeunes vient de ce qu’ils n’ont pas accumulé assez d’expérience sur les conséquences possibles des événements de la vie. Le chapon qui, chaque jour, se précipite vers le fermier qui vient lui apporter des grains de maïs, ne commet aucune erreur, puisque personne ne lui a expliqué ce qui va se passer aux alentours de Noël !” Vous ne pouvez pas espérer ne jamais commettre d’erreur, mais vous pouvez en limiter la fréquence, tirer les leçons de chacune et essayer d’éviter de les refaire.

 

 

A propos d’expérience (4)

“Heureux celui qui a trouvé la sagesse, celui qui obtient l'intelligence !”

Proverbes 3.13

Acquérir de l’expérience vous en coûtera. Il faut savoir en payer le prix, en espérant que la sagesse que vous en retirerez excèdera le prix que vous avez accepté de payer. Parfois vous ne saurez quel prix vous devrez payer avant d’avoir acquis l’expérience. Mais ne rien apprendre des expériences que vous aurez vécues sera encore plus coûteux. Pourtant, cela arrive souvent. Quand une expérience s’avère négative, nous essayons de nous enfuir loin d’elle et nous affirmons : “On ne m’y reprendra plus !” Pourtant, vous ne devriez jamais fuir les expériences qui se présenteront sur votre chemin. Au contraire, vous devez les évaluer et en tirer les leçons qui s’imposent. Savoir évaluer nos expériences est une qualité rare. Peu de gens sont capables d’analyser avec lucidité les expériences qu’ils ont vécues et d’en tirer des leçons valables. On raconte l’histoire d’un ours, d’un loup et d’un renard qui partirent chasser ensemble. Chacun réussit à tuer un daim.

L’ours demanda alors au loup comment ils devaient se partager le butin. Le loup répondit : “chacun d’entre nous doit prendre un daim.” Sur ce, l’ours attrapa le loup et le dévora. Puis il se tourna vers le renard et lui demanda ce qu’il en pensait. Le renard offrit le daim qu’il avait tué et suggéra à l’ours de prendre aussi celui du loup. L’ours, étonné, s’écria : “Mais d’où te vient autant de sagesse ?” Le renard répondit : “C’est le loup qui me l’a apprise !” L’école de la vie offre beaucoup de cours très difficiles à suivre. Nous nous portons volontaires pour certains d’entre eux. D’autres nous sont imposés presque par hasard. Mais tous nous enseignent des leçons de très haute valeur à condition que nous ayons le désir d’apprendre et de réfléchir attentivement sur ces leçons

Source : http://us6.campaign-archive2.com/?u=5bc79ce092&id=9c33561a23&e=838a47046d

Voir les commentaires

LES 30 CARACTERISTIQUES DU MANIPULATEUR (3)

12 Octobre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES 30 CARACTERISTIQUES DU MANIPULATEUR (3)

QUELQUES OUTILS DE CONTRE-MANIPULATION

C’est une (votre opinion)

Vous (On) pouvez (peut) le penser

Vous (On) pouvez (peut) le croire

C’est une (votre) interprétation

Vous (On) pouvez (peut) le voir sous cet angle

Vous le voyez (prenez) comme vous voulez

Vous avez le droit de le penser

Je peux vous dire « oui » si c’est ce que vous voulez entendre

Si vous le dites !

Si vous le pensez !

C’est une façon de voir

Oh on parle souvent de choses que l’on ne connaît pas

Quand on ne sait pas, on peut toujours se l’imaginer

Vous pouvez vous l’imaginer

J’ai une opinion différente

C’est possible

C’est possible… pour vous !

C’est vrai

C’est exact

N’est-ce pas ?!

Cela peut m’arriver

Cela arrive

Je n’ai pas de don de voyant

Il faut savoir l’être parfois

Et encore, vous ne savez pas tout !

J’ai dû prendre modèle sur quelqu’un

Cela m’amuse de faire comme tout le monde justement

Tout le monde le sait

Cela dépend

Ce n’est pas moi qui en parle apparemment

C’est trop facile !

Me dire cela à moi ?

Cela ne prend pas à tous les coups !

Chacun ses goûts

Il en faut pour tous les goûts

Moi, j’aime ; c’est le principal non ?

L’habit ne fait pas le moine

Mais je suis bien dans ma peau

Tout dépend qui le porte

C’est vrai que cela ne vous irait pas

J’aime l’originalité

Eh oui ! Je ne fais rien comme tout le monde !

Cela fait mon charme

Mes amis (mon conjoint) m’aiment ainsi

Nul n’est parfait, n’est-ce pas !

A chacun son style

Oh c’est aimable comme réflexion !

Ne vous inquiétez pas pour moi

Les conseils sont toujours utiles

L’avenir nous le dira

Qui vivra verra ? Cela sert parfois

A chacun ses expériences

Qui ne tente rien n’a rien

Oui, je n’y avais pas songé !

Je n’y manquerai pas

J’ai ma conscience tranquille

Merci !

Merci de le dire

Merci de me laisser le choix

Ai-je vraiment le choix ?

Comme d’habitude

C’est gentil de vous occuper de moi

C’est gentil de m’y autoriser

En apparence

Cela n’a pas d’importance

Rien n’est grave. Beaucoup de choses sont cependant importantes !

J’ai une éthique différente

Question de morale

Je n’en doute pas

Certes

Je vois

Ah bon !

Mm, mm…

Tout à fait

Souvent, effectivement

Certainement

J’espère bien

Nous nous sommes bien compris

Vous le savez bien

C’est dommage

Tant pis !

Je suis désolé pour vous

Pour cette fois oui

On ne peut pas toujours avoir tort

Je ne pensais pas que vous l’aviez remarqué

Heureux de vous l’entendre dire

Il y a sûrement des raisons

« On », c’est vous ?

Nous ne connaissons pas les mêmes « on »

Croyez-vous ?

Je ne connais pas « on »

J’ai l’impression que vous jetez de l’huile sur le feu

Nous ne sommes pas là pour jeter de l’huile sur le feu

Pourquoi dites-vous ce genre de choses ?

Chacun évolue à sa manière

Oui, mais on évolue dans le métier

On ne peut pas tout décider par raison

Et l’amour (l’amitié) qu’en faites-vous ?

Quand on aime on ne compte pas ?

Cela vous pose un problème ? (Au lieu de « Cela ne vous regarde pas »)

Cela vous ennuie tant que cela ?

Pourquoi ?

Pourquoi pas ?

Et vous ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Pourquoi me posez-vous cette question ?

Je sais ce que je fais, vous savez

Cela me fait plaisir

Qui a dit cela ?

D’où avez-vous appris cela ?

Vous tombez dans les ragots maintenant ?

A votre avis ?

Que voulez-vous dire par-là ?

Qu’aurais-je du faire d’autre ?

Pourquoi dites-vous cela ?

Voulez-vous préciser votre pensée ?…

A présent, fermez les yeux et retrouvez par mémoire dix de ces expressions.

Maintenant je vous propose de souligner quelques réponses de contre-manipulation très pratiques dans bien des cas :

C’est votre opinion

On peut le croire

Vous avez le droit de le penser

C’est possible

Cela peut arriver

Chacun ses goûts

Ne vous inquiétez pas pour moi

J’ai la conscience tranquille

Je n’en doute pas

Que voulez-vous dire par-là ?

Apprenez ces dix expressions par cœur.

Les 118 expressions répertoriées ci-dessus sont des réponses de protection contre les situations ou remarques manipulatrices. Il en existe des centaines d’autres puisqu’elles doivent s’adapter à chaque remarque.

Texte tiré du livre : "Les manipulateurs sont parmi nous" Les Editions de l'Homme, Auteure Isabelle Nazarre-Aga".

Source : http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=460&cat=34

Voir les commentaires

Comment voyez-vous les épreuves que vous traversez ?

10 Octobre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Comment voyez-vous les épreuves que vous traversez ?

Comment voyez-vous les épreuves que vous traversez ?

“Heureux l’homme qui persévère malgré les épreuves...” (Jacques 1.12)

Beaucoup d’entre nous voient leurs épreuves de la même manière qu’ils regardent la télévision. Certaines télévisions vous permettent de visionner une autre chaîne dans un coin supérieur de l’écran. Vous pouvez ainsi suivre deux programmes en même temps. De même, nous essayons souvent de superposer notre manière humaine de voir les choses sur l’écran de la volonté divine pour notre vie. Dieu nous offre une perspective divine, et tout ce que nous trouvons à faire c’est d’allumer un deuxième écran, humain cette fois, pour essayer de tout comprendre des circonstances dans lesquelles nous évoluons. Ne gâchez pas les leçons à tirer de vos épreuves en essayant de les considérer sous un angle humain. Vous finirez par vous sentir terriblement frustré. Mieux vaut faire confiance à Dieu, vous appuyer sur Sa sagesse et Ses plans et accepter Ses promesses. Une perspective divine sur les épreuves que vous traversez vous permettra de tenir le coup malgré les pires difficultés. Votre esprit se renouvellera et vous découvrirez la force d’aller de l’avant et de recevoir de Ses mains ce qu’Il a prévu pour vous.

Jacques écrit : “Heureux l’homme qui persévère malgré les épreuves, car après avoir fait ses preuves, il recevra la couronne de Vie.” La couronne de vie n’est pas seulement une récompense que vous recevrez au Paradis, vous pouvez en bénéficier dès ici-bas. Et qui en bénéficiera ? Ceux qui ont fait preuve de persévérance. Lorsque Dieu vous accorde une telle récompense, Il vous affirme : “Vous venez de passer un nouveau test, maintenant vous êtes prêt à recevoir de nouvelles bénédictions.” Vous souvenez-vous des sentiments qui étaient les vôtres après avoir réussi des examens scolaires particulièrement difficiles ? Ne vous découragez donc pas ! Dieu est en train de préparer quelque chose de formidable pour votre vie. Persévérez, allez de l’avant et courez la course jusqu’au moment où vous recevrez de Ses mains la couronne de Vie !

Sa Parole pour Aujourd'hui

BP3

St Cyprien 24220

France

Voir les commentaires

LES 30 CARACTERISTIQUES DU MANIPULATEUR (2)

8 Octobre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES 30 CARACTERISTIQUES DU MANIPULATEUR (2)

APPRENEZ A CONTRE-MANIPULER

Quand on parle de contre-manipulation, il s’agit le plus souvent de se servir de la technique dite « du brouillard ». Cette technique utilise des modes de communication floue et superficielle, et consiste à ne pas s’engager. Elle est largement utilisée par le manipulateur lui-même. Elle l’est aussi par les personnes « indifférentes » à la manipulation. Sans vraiment s’en rendre compte, les « indifférents » utilisent cette technique intuitivement.

La contre-manipulation, cependant, nous permet d’élargir le champ de nos possibilités au-delà de la technique du brouillard. Contre-manipuler consiste à s’adapter à chaque instant au manipulateur pour s’en protéger. Certains moments sont propices à une réponse humoristique, d’autres à une réponse ironique ou encore à une réponse ferme de refus et non plus à une réponse vague ou brumeuse. Il nous faut alors être vigilant, car cette démarche n’est pas naturelle pour la plupart d’entre nous et demande de gros efforts au système nerveux. Vous l’aurez compris, la contre-manipulation est le plus souvent verbale.

La pratique de la contre-manipulation n’est pas extraite d’une théorie créée par mon imagination fertile. Elle est basée sur l’observation de ceux qui s’en sortent le mieux avec les manipulateurs. Je veux parler des indifférents aux manipulations et provocations. Outre le fait que ces gens soient insensibles sur le plan émotionnel aux attaques, aux critiques, aux menaces ou autres moyens malsains de déstabilisation, ils y répondent sous une forme qui leur est commune. Ils ne l’ont jamais apprise dans les livres, ils l’ont acquise spontanément très jeunes ou par expérience au cours des années (à cause de la présence de manipulateurs dans leur entourage). Dans les deux cas, leur attitude et forme de réponses sont identiques.

Les spécialistes en relations humaines se sont intéressés de plus près à cette forme de communication (bien négative en d’autres circonstances) pour une raison : les manipulateurs se détachent rapidement des gens insensibles à leur pouvoir. Pouvoir de créer des émotions déstabilisantes, tout au moins. En effet, le manipulateur ne peut pas se sentir bien important ou supérieur aux yeux d’un indifférent puisque celui-ci ne réagit pas à ses provocations, aussi subtiles soient-elles. Rappelez-vous l’image de la personne en train de se noyer qui ne peut que prendre appui sur la tête des autres pour refaire surface. Le manipulateur glisse complètement sur un indifférent. D’ailleurs, ne dit-on pas parfois « cela me passe au-dessus de la tête », « je laisse glisser » ou « je laisse couler » ? Si les attitudes verbales et non verbales de l’indifférence nous permettent de ne pas subir comme les autres les assauts du manipulateur, alors la technique est efficace. Nous l’avons observée, testée, reproduite, évaluée et nommée : la contre-manipulation.

Les résultats bénéfiques de la contre-manipulation sont évalués différemment selon que vous connaissez déjà un manipulateur ou pas. Si vous vous exercez dès à présent, le premier manipulateur que vous rencontrerez sentira immédiatement qu’il risque de voir revenir sur lui le boomerang qu’il a lancé. Il vous craindra secrètement, vous respectera malgré les apparences et vous évitera tant qu’il pourra. Affaire conclue pour vous. Restez attentif aux dégâts relationnels et psychologiques qu’il provoque sur les membres de votre entourage. Si vous étés hors de son champ de tir, les autres sont néanmoins testés comme vous l’avez été. Il lui faut entre 5 et 15 minutes pour savoir qui est en face de lui. Parfois, c’est immédiat, quelques secondes suffisent.

Les manipulateurs au masque séducteur utilisent souvent cette clairvoyance pour vous parler de votre personnalité (en termes positifs d’abord) dès les premiers instants de votre rencontre. Vous êtes ébahi et tombez sous le charme de ce ton si prometteur ! En revanche, si vous vivez ou travaillez avec un manipulateur ou si vous le côtoyez, celui-ci connaît déjà vos réactions. Si elles ne sont pas celles d’un indifférent, si elles sont défensives ou bien introverties, il remarquera tout changement d’attitude de votre part. Il ne comprendra pas pourquoi soudain vous lui répondez comme si vous étiez sur de vous. Il ne supportera pas et vous provoquera pour vous faire réagir comme il l’espère.

Il vous faut tenir le cap chaque fois que le manipulateur tentera de créer le malaise. Aussi longtemps que nécessaire. Cela demande de la concentration et de la persévérance ; mais cela implique aussi un travail personnel sur la culpabilité que vous risquez de ressentir à vous montrer soudain si indifférent, donc sans cœur, inhumain, méchant… Toutes ces qualifications sont erronées mais vous en doutez peut-être encore au fond de vous. Il saura vous en accuser pour que vous repreniez votre attitude de défense. C’est la raison pour laquelle à tout attaque personnelle et culpabilisante du style « tu as une pierre à la place du cœur », « tu es égoïste », « tu ne m’as jamais aimé », vous pouvez lui répondre bien distinctement « si c’est ce que tu as envie de croire, tant pis ! » Ou une autre réponse aussi significative. Les mots choisis pour répondre sont importants. Ils véhiculent votre état d’âme.

L’état émotionnel dans lequel vous vous trouvez face aux provocations, aux stratégies manipulatrices ou simplement en présence du manipulateur lui-même n’est pas neutre. Ne sont cependant pas concernés par ce constat les indifférents dont j’ai déjà parlé. Vous ressentez intérieurement le malaise ou le piège dans lequel l’autre vous met et vous n’aspirez qu’à l’en informer agressivement pour qu’il se rende compte que ses comportements ou ses discours sont incohérents, malsains ou destructeurs. Peine perdue. Il vous répondra du tac au tac en utilisant des arguments incohérents et fondés sur de fausses bases mais qui semblent logiques au contraire ! Vous êtes piqué au vif et cherchez à vous justifier ou à remettre la vérité en place. La rage vous prend et elle s’accroît d’autant plus qu’il retourne vos arguments comme une crêpe. Résultat des courses : nul ou presque. Vous finissez certes par dire ce que vous souhaitez, mais votre état de nervosité, lorsque vous voulez vous défendre à tout prix, lui prouve votre manque d’assurance.

Contre-manipuler est une technique. Votre but sera de répondre comme si vous étiez indifférent. Faites en sorte qu’il le perçoive ainsi. Le manipulateur joue avec les mots et l’ambiguïté de leur sens. Il a confiance en leur pouvoir. Utilisez les mots et vous serez sur le même terrain. Au début, et ce pendant plusieurs mois, votre état émotionnel sera toujours intense : votre cœur battra plus fort et plus vite, la chaleur montera, la respiration se bloquera. Mais au moins, vous aurez commencé à lui répondre d’une façon plus assurée, plus adaptée et surtout moins émotionnelle. Pendant que vous cherchez la meilleure réplique en contre-manipulation, raccrochez-vous à des références externes et préoccupez-vous plus de ce qu’il vaut mieux dire dans un pareil cas que de vous laisser engloutir par vos propres émotions.

Les mots justes ne venant pas spontanément dans le contexte d’une communication aussi détournée, il est bon de reconnaître d’avance ceux que vous pouvez exploiter. Si vous apprenez une dizaine de ces phrases par cœur, elles viendront avec de moins en moins d’hésitations. Il est important de laisser penser au manipulateur que vous n’êtes pas touché par ses attaques sournoises. Ne lui laissez pas croire que vous devez digérer la remarque avant de répondre. Il est judicieux de répondre du tac au tac sans animosité ni agressivité (l’ironie en est la limite acceptable), mais cela prend quelques mois. Ne vous découragez pas même si vos reparties ne sont pas parfaites. Nous avons constaté que la contre-manipulation atteint son but, même si elle n’est point parfaite.

L’évaluation de vos efforts en contre-manipulation ne se fait pas au coup par coup. Ce n’est pas parce qu’il a eu le dernier mot ou qu’il semble persuadé qu’il a raison, malgré vos réponses logiques et détachées, que cela ne marche pas ! Les résultats de vos nouvelles attitudes seront visibles au bout de quelques mois seulement. Il est donc primordial de ne pas baisser les bras au bout de deux semaines sous prétexte que le manipulateur continue de tenter auprès de vous ce qu’il a toujours réussi à faire. C’est l’accumulation de situations où il perçoit votre résistance passive qui l’amène inconsciemment à se détacher de vous. Il peut même devenir soudain indifférent à votre personne et vous ne bénéficierez plus des avantages qu’il pouvait vous fournir sur certains plans. Soyez-en conscient. Si vous doutez de votre démarche, rappelez-vous tout ce que vous pouvez y gagner et oubliez ce que vous pensez perdre.

LES PRINCIPES DE CONTRE-MANIPULATION

Les principes que l’on peut soutenir pour contre-manipuler sont très précis. De cette précision dépendent les résultats.

Faites des phrases courtes

Restez dans le flou

Utilisez les phrases toutes faites, les proverbes et les principes

Utilisez aussi le « on » (généralités)

Faites de l’humour dès que le contexte le permet

Souriez, surtout en fin de phrase, si le contexte le permet

Faites de l’autodérision (soyez humoristique à propos de vous-même)

Restez poli

N’entrez pas dans la discussion si elle ne mène à rien ou à la dévalorisation

Evitez l’agressivité

Utilisez l’ironie seulement si vous renvoyez un message et si vous êtes sûr de vous

Ne vous justifiez plus

En bref, faites en sorte que votre comportement soit celui d’un indifférent.

Le contrôle de soi est nécessaire et ces consignes représentent des balises à tout débordement d’émotions négatives pour vous.

Source : http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=460&cat=34

Voir les commentaires

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

24 Septembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

LA MOISSON EST GRANDE, MAIS IL Y A PEU D’OUVRIERS

« Il leur disait: La moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

Introduction :

Plus que jamais, cette parole du Seigneur Jésus prononcée il y a exactement 2020 ans et 6 mois non seulement reste d’actualité, mais est plus présente que jamais. A ce moment-là, il s’adressait à une classe qui prétendait connaître Dieu, mais avait rejeté le Dieu de la Parole pour s’attacher à leurs traditions et raisonnements nettement en contradiction de leur destinée.

Malgré l’aile radicale de ceux qui prétendait détenir la vérité de manière unique et absolue, la race des élus croissait grâce au message du Seigneur qui loin d’être une simple parole écrite est la Parole elle-même, celle-là révélée en chair pour ramener l’homme et son milieu à Dieu.

Bien du temps s’est écroulé et ce que disait le Prophète Esaïe il y a 2770 ans est si évidente que petits et grands en sont conscients. Il disait en substance « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! » (Esaïe 5.20). Nos rues, nos vêtements, nos maisons, nos attitudes les uns envers les autres, nos églises, nos administrations, nos comportements, nos nations et autres sont en net déphasage avec la volonté, les principes tant de l’éthique, de l’esthétique que de l’intégrité, décriant les saines manières et la déontologie.

Est-il encore besoin de crier haut et fort qu’un changement s’impose ?

Le constat alarmant ou l’état de lieux désolant :

Comme c’est si vrai ces paroles :

« Ils ont tiré mon peuple au sort; Ils ont donné le jeune garçon pour une prostituée, Ils ont vendu la jeune fille pour du vin, et ils ont bu » (Joël 3.3).

  • Beaucoup de familles ont sacrifié leurs filles sur l’autel de la prostitution pour détruire les foyers, déstabiliser les familles, provoquer des divorces et gagner le cœur des hommes même par envoûtement afin d’obtenir de manière criminelle des sommes d’argent pour mettre les leurs à l’abri des besoins. Toutefois, on oublie qu’on introduit ainsi la colère de Dieu dans la famille à cause des plaintes, des pleurs, des déchirures et blessures causés par ces actes abominables. Ce que l’on sème, on en récoltera les fruits avant la mort, à défaut les descendants paieront le prix.
  • Quel héritage souhaiterez-vous donner à vos enfants ?

«Ils aspirent à voir la poussière de la terre sur la tête des misérables, et ils violent le droit des malheureux. Le fils et le père vont vers la même fille, Afin de profaner mon saint nom » (Amos 2.7).

  • Le mal est si criard que les mères envoient leur filles et fils pour annoncer des nouvelles, donner la nourriture ou prendre cadeaux et argent à leurs amants. Qu’attendrons-nous en retour du comportement moral de nos enfants ?
  • Une telle attitude favorise l’inceste familiale avec le mélange de sang qui créé introduisent des crimes et malédiction dans nos familles.

Dans le livre de Jérémie 6, un fort constat et une forte leçon se dégage :

  • L’adultère, la fornication, les viols, les avortements, les divorces, le lesbianisme et autres crimes sexuels sont à la mode et loin de la punition, il y a un encouragement et une légalisation
  • La trahison, la corruption, la déloyauté, la cupidité et la course au gain sont érigés en principes de vie.
  • Le mensonge est un style de vie communément adopté.
  • Les calomnies, les commérages, la duplicité, l’hypocrisie e les invectives dans un caractère de mensonge chronique est la règle l’institution qui régit la société
  • Les puissants de la société ne le sont aucunement par la vérité.
  • Toute la société dans son ensemble va de méchanceté en méchanceté, et refuse de connaitre la vérité pour s’éloigner du mal.
  • Même l’ami devient un potentiel piège et source de trahison lorsqu’un intérêt se présente.
  • La confiance même envers un frère devient un risque. Tout frère cherche à tromper, tout ami répand des calomnies. Combien de frères s’entredéchirèrent et s’entretuent pour l’héritage qui ne leur ait pas pourtant destiné, le testament ayant désigné un autre qu’on refuse d’accepter ?
  • on se joue les uns des autres, et ne dit point la vérité, exerçant la langue à mentir, et s’étudiant à faire le mal.
  • On vit dans le faux, agit par le faux et refuse par fausseté de connaître, le Dieu de la vérité.

Dans le milieu des croyants :

  • L’ignorance fait de grand ravage et chacun joue l’individualisme, faisant mourir ceux qui pouvaient encore vivre et hériter les grâces de Dieu
  • Le péché devient un modèle de vie et nul ne dénonce. Les Pasteur vivent dans l’immoralité sexuelle, détruisant les vies de jeunes sœurs, introduisant des malédictions dans sa progéniture et les fidèles couvrent ces crimes.
  • Ceux qui vivent dans le péché et qui méritent d’être repris refusent la vérité
  • Des doctrines inventées pour justifier les crimes sont facilement acceptables et quiconque s’oppose est ahuri, méprisé et isolé s’il n’est pas calomnié
  • La vision du ciel est oubliée et tout le plaisir est concentré sur les choses périssables
  • Le monde et l’église font bon ménage à la honte du peuple de Dieu
  • L’évangile de sainteté est décrié au profit de l’évangile de mensonge
  • Le retour de Jésus-Christ n’est plus une préoccupation

Dans la société :

  • Les crimes s’associent aux solennités sous les yeux coupables des croyants
  • Le cortège des victimes destinées à l’enfer s’allonge chaque jour sans un seul geste des croyants qui courent vers leurs préoccupations au lieu de faire du royaume des cieux leur priorité
  • Lorsqu’on cherche le monde, on le voit à l’église et lorsqu’on cherche l’église, on la voit dans le monde
  • Sur 1000 morts, un seul est destiné au ciel et le reste destiné à l’enfer

Un exemple à suivre

Jésus-Christ guérit un paralytique.

Il appelle saint Matthieu à la charge d’apôtre, et il répond à ceux qui se scandalisaient de ce qu’il mangeait avec les pécheurs.

Il répond aussi à ceux qui lui demandaient pourquoi ses disciples ne jeûnaient pas comme ceux de Jean-Baptiste.

il guérit une femme qui avait une perte de sang

il ressuscite une jeune fille,

il rend la vue à deux aveugles,

et il délivre un homme possédé du démon et muet.

Enfin, il exhorte ses disciples à prier Dieu d’envoyer des personnes qui travaillassent à la conversion des peuples.

Les hommes sont dans le désert spirituel, lieu sans communion avec Dieu, ni avec Jésus-Christ, sans les influences de l’Esprit Saint, est un endroit où résident le mal et la tentation ; avec tout ce que le Seigneur nous accorde pour rester en Lui, nous pouvons vraiment vivre dans la sainteté, même dans les villes surpeuplées, où règne l’impiété.

Le peuple qui pourtant se réclame de Dieu, a l’habitude de proférer de nombreux mensonges, à tel point, qu’il est impossible de faire confiance à un frère. Dans leurs transactions diverses et leur négoce, ils s’expriment sous forme de paroles malhonnêtes, afin de posséder toujours davantage. Mais Dieu condamné leur péché.

Là où il n’y a aucune connaissance de Dieu, quel bien peut-on escompter ? Il y a beaucoup de manières de transformer une terre fructueuse en lieu stérile, par la méchanceté de ceux qui y séjournent !

Dieu s’intéresse à la moisson :

« Saisissez la faucille, car la moisson est mûre! Venez, foulez, car le pressoir est plein, Les cuves regorgent ! Car grande est leur méchanceté » (Joël 3.13).

« Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers » (Mt 9.37).

« Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

« Allez! De toutes les nations faites des disciples, en les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28.19)

« La terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi ; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là » (Marc 428-.29).

« Et il leur dit: ’Allez dans le monde entier; proclamez l’Évangile à toutes les créatures » (Marc 16.15).

« Il leur disait: « La moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Luc 10.2).

« et qu’on prêcherait en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem » (Luc 24.47).

« Ne dites-vous pas, vous: ‘Encore quatre mois, et ce sera la moisson ? Eh bien! Je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs; ils sont déjà blancs pour la moisson » (Jean 4.35).

« Le moissonneur reçoit déjà son salaire: il ramasse du grain pour la vie éternelle, si bien que le semeur et le moissonneur se réjouissent ensemble » (Jean 4.36).

D’autres nombreux textes témoignent la pertinence du besoin de Dieu dans l’œuvre de la moisson : Galates 6.9 ; Actes 16.9 ; Actes 18.10 ; Psaume 68.11 ; 1Cor 3.9 ; 2Cor 6.1 ; Philippiens 2.19,20,21 ; Col 4.11 ; 1Th 5.12 ; 1Th 5.13 ; 1Tim 5.17.

Dans la stratégie de Jésus, il parcourt en vrai missionnaire les divers lieux du pays, n’attendant pas que les hommes viennent à lui, mais plutôt, il va à eux. Qu’en est-il de nos jours ? Les grandes villes sont remplies d’églises et les zones enclavées rien ! Enseigner, prêcher la bonne nouvelle du royaume et guérir le corps et l’âme, telle est l’exemple qu’a laissé le Seigneur Jésus pour le royaume qu’il fondait (Mt 3.2).

Jésus ne visitait seulement pas les grandes villes prospères ; Il est aussi passé dans des villages tristes et insignifiants : mais partout où Il prêchait, Il guérissait ! L’âme la plus médiocre ici-bas est précieuse pour Christ : elle doit donc l’être aussi pour nous, autant que celle des personnes importantes. Il y avait des sacrificateurs, des Lévites, et des scribes, partout en Israël ; mais ils n’étaient en fait, que des « pasteurs de néant » (Zacharie 11.17) : c’est pourquoi Christ avait compassion du peuple, qui n’était composé que de « brebis errantes », des individus périssant, par manque de connaissance religieuse. À ce jour encore, de vastes multitudes sont des brebis sans berger, dont nous devons avoir compassion, et faire tout ce que nous pouvons pour les aider. Les multitudes qui ont besoin d’instruction spirituelle représentent une moisson abondante, qui nécessite beaucoup d’ouvriers actifs : mais peu de personnes se sont hélas levées pour cette tâche.

Christ est le Seigneur de la moisson. Prions pour que beaucoup puissent se lever et être envoyés pour travailler et amener des âmes à Christ. Quelle bénédiction de voir Dieu sur le point d’accorder Sa miséricorde envers un peuple, et d’inciter ce dernier à prier pour cette cause ! Les missions confiées aux « moissonneurs », qui partent, en réponse à cette prière, ont toutes les chances de rencontrer du succès !

Les moissonneurs que Dieu recherche :

Plusieurs aspects du service de Dieu sont aujourd’hui vides parce que l’intérêt des hommes est porté ailleurs dans le matérialisme à outrance. Pourtant, l’ouvrier de Dieu doit :

  • Imiter le zèle de Christ (Esaïe 59.17 ; Mt 21.12)
  • Imiter Christ, l’Enseignant divin (Deut 29.29 ; Mt 11.1)
  • Poser des actes et vivre une spiritualité qui calque son modèle sur les princes de Dieu (1Sam 9.27 ; 2Rois 17.28 ; 2Chron 17.7 ; Esdras 7.10 ; Neh 8.7 ; Mt 5.2 ; Luc 24.27 ; Actes 8.35 ; 18.26 ; 28.23).
  • Fuir les faux Bergers dont les principales caractéristiques sont :

a) l’insensibilité, aimant le plaisir plus que Dieu (Esaïe 56.10-12)

b) Dispersent le troupeau (Jérémie 23.2)

c) Egarent les brebis (Jérémie 50.6)

d) Font leur proie du troupeau au lieu de le nourrir (Eze 34.2,3 ; Zach 11.17)

e) Mercenaires qui abandonnent les brebis (Jean 10.12)

Conclusion :

  • combien d’âmes meurent chaque jour sans connaître Christ parce que le croyant a oublié sa mission première qui consiste à être dispensateur de la grâce de Dieu.
  • Combien de foyers détruits à cause d’un croyant qui leur cache le mystère de la réconciliation ?
  • Quelle quantité de sang versé alors que nous aurions agir pour l’en éviter ?
  • Combien de collègues ignorent notre foi parce que nous nous plongeon dans le même débordement de débauche que eux sans réaction ?
  • Etc.

« Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas; mais je n’en trouve point » (Ézéchiel 22.30)

« Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d’appui. Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, Et il met sur sa tête le casque du salut; Il prend la vengeance pour vêtement, Et il se couvre de la jalousie comme d’un manteau. Il rendra à chacun selon ses œuvres, La fureur à ses adversaires, La pareille à ses ennemis; Il rendra la pareille aux îles » (Esaïe 59.16-18).

Dr. André CHOUBEU

Voir les commentaires

Comment entrer et vivre dans le royaume ?

23 Septembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Comment entrer et vivre dans le royaume ?

Comment entrer et vivre dans le royaume ?

Frederic Walraven

Jésus indique clairement qui entre dans le royaume de Dieu et comment cette entrée se fait. Cet article vise simplement à rassembler divers textes qui donnent les conditions pour faire partie de ce royaume et les obstacles qui empêchent d’y parvenir.

1. Les conditions pour entrer et vivre dans le royaume

a. La repentance et la foi

Dès le début de son ministère, Jésus prêche le royaume de Dieu : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. » (Marc 1.15) Le message de la grâce est proclamé : reconnaître son péché et croire à l’évangile (cette bonne nouvelle du salut de Dieu par pure grâce) est la porte d’entrée dans le royaume de Dieu.

b. La nouvelle naissance

Jésus annonce à Nicodème comment « entrer » et comment « voir » le royaume : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. » (Jean 3.3-7) Contrairement à ce que pouvait penser Nicodème, pour qui tout bon juif avait sa place dans le royaume, on n’y entre pas automatiquement. Pour être sauvé, avoir la vie éternelle et ainsi entrer dans ce royaume, il faut une opération surnaturelle de l’Esprit de Dieu qui convainc qu’on est perdu et que Dieu a donné son Fils.

Pour cela, le statut terrestre, qu’il soit social ou religieux, n’a pas d’importance. Jésus dit aux sacrificateurs et aux anciens qui avaient rejeté l’appel de Jean-Baptiste à se repentir : « Les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui ; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui. » (Mat 21.31-32) C’est pourquoi le royaume de Dieu a été enlevé aux Juifs pour être donné à d’autres qui se repentent, d’où qu’ils viennent (Mat 21.43)1.

c. L’humilité et la simplicité d’un enfant

L’homme doit mettre de côté ses prétentions et reconnaître ses besoins, sa pauvreté spirituelle pour entrer dans le royaume : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! » (Mat 5.3). Plus tard, quand les disciples se demandaient qui était le plus grand dans le royaume des cieux, Jésus prend l’exemple d’un enfant : « Ayant appelé un petit enfant, il le plaça au milieu d’eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. » (Mat 18.1-3)

Un peu plus tard, à ses disciples qui écartaient de lui des enfants, « Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. » (Marc 10.14-15) La caractéristique d’un petit enfant, c’est de croire ce qu’on lui dit. Entrer dans le royaume implique d’abandonner ses raisonnements et de se confier humblement en Jésus.

d. L’obéissance à la volonté de Dieu

Jésus avertit : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mat 7.21) Écouter seulement la parole de Dieu sans la mettre en pratique, c’est s’exclure du royaume.

Cette volonté s’exprime par les commandements de Dieu et en particulier par les deux principaux selon Jésus : aimer Dieu et son prochain. C’est pourquoi Jésus dit au scribe qui lui avait demandé quel est le plus grand commandement et qui avait répondu avec intelligence : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » (Marc 12.28-34)

Jacques parle de la « loi royale » (la « loi du royaume ») : « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. » (Jac 2.8)

Dans une parabole du royaume des cieux, tous sont invités aux noces que le roi a préparées pour son fils, à condition d’avoir revêtu le bon vêtement, comme le Roi l’a prescrit (Mat 22.2-14) ; sinon on est jeté dans les ténèbres, hors du royaume.

Il faut une justice meilleure qu’une simple obéissance religieuse extérieure : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. » (Mat 5.20) La seule justice qui permette d’y entrer n’a rien à voir avec des œuvres religieuses ; elle est celle que Dieu nous donne par l’œuvre de Jésus à la croix (2 Cor 5.21). Ensuite, une fois entré, le fils du royaume se garde de pécher, non parce que la loi lui dit de ne pas le faire, mais parce qu’il a le désir de plaire à Dieu par amour pour lui.

e. L’amour pour Dieu

Jacques reprend les mêmes thèmes que Jésus et affirme : « Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? » (Jac 2.5) L’amour pour Dieu dans un monde où les fidèles peuvent être pauvres aura sa contrepartie dans le royaume futur où Dieu récompensera leur foi.

f. La sanctification

Le thème du royaume est lié de près aux récompenses que Dieu donnera dans le futur à ceux qui auront été fidèles et auront recherché la sanctification. Si on s’y applique, « l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ [nous] sera largement accordée » (2 Pi 1.11). Paul exhortait, consolait, conjurait « de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire » (1 Thes 2.12).

Si la place dans le royaume sous sa forme glorieuse future dépend de la fidélité ici-bas (cf. les paraboles des talents et des mines, Mat 25.14-30 ; Luc 19.11-27), n’oublions pas que l’entrée dans le royaume n’est que le résultat de la grâce de Dieu. C’est ce qu’indique la parabole du royaume dite « des ouvriers de la 11e heure », où, par la bonté du maître, même les derniers reçoivent une récompense identique aux premiers (Mat 20.1-16).

g. La souffrance aujourd’hui

Pour entrer dans le royaume, il faut être prêt à souffrir ensuite pour Jésus. Ce thème revient dans les 4 grandes parties du N.T. :

– dans les Évangiles : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! » (Mat 5.10)

– dans les Actes : Paul et Barnabas fortifiaient « l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Act 14.22)

– dans les Épîtres : « Toutes vos persécutions [… sont] une preuve du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez jugés dignes du royaume de Dieu, pour lequel vous souffrez. » (2 Thes 1.5)

– dans l’Apocalypse : « Moi Jean, votre frère, qui ai part avec vous à la tribulation, au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. » (Apoc 1.9)

Tant que le Roi est rejeté, les disciples du royaume doivent accepter de partager son rejet. Une fois que le Roi aura établi son royaume visible, ceux qui souffrent aujourd’hui avec lui règneront avec lui (2 Tim 2.12).

h. L’effort

Jésus ne sous-estime pas les obstacles qui se posent devant celui qui veut entrer dans le royaume : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. » (Luc 13.24) Lorsque le royaume glorieux sera établi, certains s’apercevront trop tard qu’ils n’y entreront pas parce qu’ils ont refusé la voie plus difficile qui mène à la vie éternelle. D’où des regrets éternels : « C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Il en viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi ; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu. Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers. » (Luc 13.28-30)

Actuellement, il faut se faire violence pour entrer, pour lutter contre la pente naturelle de la facilité, de l’amour des richesses terrestres ou de la propre justice. « La loi et les prophètes ont subsisté jusqu’à Jean ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer. » (Luc 16.16)

2. Les obstacles pour entrer dans le royaume

Jésus n’a pas caché qu’il y avait des obstacles qui peuvent empêcher quelqu’un d’entrer dans le royaume de Dieu.

a. Les richesses

« Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! […] Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Marc 10.23,25)

Les disciples sont très étonnés par ces affirmations de Jésus : pour eux, la richesse était au contraire un signe de la faveur de Dieu. Mais entrer dans le royaume coûte quelque chose. Pierre avait tout abandonné pour suivre son Maître.

Ailleurs, Jésus indique que le royaume est pour les pauvres : « Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit : Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! » (Luc 6.20)

b. L’immoralité

Paul aussi met en avant l’amour des richesses (la « cupidité ») comme un obstacle pour obtenir l’héritage dans le royaume : « Sachez-le bien, aucun débauché, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. » (Éph 5.5) Il y ajoute l’immoralité : la débauche ou l’impureté.

C’était le cas autrefois des Corinthiens, mais l’Esprit de Dieu avait agi pour les détourner de leur conduite immorale précédente : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Cor 6.9-11)

c. Le péché

Jésus avertit : « Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne. » (Marc 9.47)

Paul confirme, à la fin de la liste des œuvres de la chair : « Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. » (Gal 5.21)

Persévérer volontairement dans le péché sans prendre les mesures pour le combattre montre qu’on n’a pas compris l’enjeu du royaume et, à la fin, empêchera d’y entrer.

d. L’hypocrisie

Les scribes et les pharisiens se contentaient de l’apparence et leur hypocrisie était contagieuse, comme Jésus le leur reproche très sévèrement : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. » (Mat 23.13)

e. Les mauvaises priorités

Jésus ne cache pas l’exigence du royaume et le prix à payer, même par rapport à des devoirs qu’on peut considérer comme légitimes : « Pendant qu’ils étaient en chemin, Jésus dit à un autre : Suis-moi. Et il répondit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. Jésus lui répondit : Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. » (Luc 9.57-62)

f. Le manque de pardon

Jésus y consacre une des paraboles du royaume des cieux (Mat 18.23-35) : l’esclave n’a pas été sensible à l’immensité du pardon que le roi lui avait accordé. « Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur. » (Mat 18.33-35) Refuser de pardonner éloigne inexorablement du royaume du Dieu qui pardonne.

Conclusion

Dans le N.T., l’entrée dans le royaume est à la fois présente et future. Comme à Nicodème autrefois, Jésus offre encore aujourd’hui la nouvelle naissance à toute personne qui croit en lui. Ce salut est reçu par pure grâce, sans aucun effort ; il marque l’entrée dans la sphère actuelle du royaume. Cette sphère, c’est les cœurs de ceux qui ont cru dans l’amour du Sauveur à la croix.

Mais le chrétien, purifié de ses anciens péchés, doit s’appliquer d’autant plus « à affermir [sa] vocation et [son] élection » (2 Pi 1.10). Il montre qu’il est vraiment entré dans le royaume en recherchant ce qui lui donnera une large entrée dans le royaume futur, éternel, du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (2 Pi 1.11). Il se soumet à la royauté du Seigneur dans sa vie en faisant « tous [ses] efforts » pour croître dans la foi (2 Pi 1.5), dans la grâce et dans la connaissance de Jésus (2 Pi 3.18). Sa place future sera alors à la hauteur de sa fidélité présente.

1 Cette référence, confirmée par le verdict de l’apôtre Paul à la fin du livre des Actes (28.25-28), ne signifie pas un écartement définitif du peuple juif en tant que peuple élu. Comme Paul l’affirme clairement en Rom 9-11, il s’agit d’un rejet provisoire (11.1-2a) dont le terme coïncide avec l’achèvement du plan de Dieu envers les nations païennes. Lorsque le nombre des rachetés d’entre celles-ci sera complet (11.25), alors Israël sera conduit vers son relèvement (11.12), vers sa réinté-gration (11.15) par sa conversion au Messie, son libérateur (11.26). (NDLR)

Source : http://www.promesses.org/arts/193p03.html

Voir les commentaires

L’ÉTHIQUE DU ROYAUME

21 Septembre 2016 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ÉTHIQUE DU ROYAUME

L’ÉTHIQUE DU ROYAUME

Thierry Huser

Le « royaume/règne de Dieu » annoncé par Jésus est une réalité nouvelle, inaugurée en sa personne, par sa venue, dans l’histoire des hommes. Elle est déjà à l’œuvre partout où se manifeste l’action de Dieu et où s’accomplit sa volonté. Elle débouchera sur le règne universel et pleinement visible de Dieu sur toute chose, dans une création renouvelée. Mais ce règne de Dieu doit se manifester, aussi, par des vies transformées, vécues selon la volonté de Dieu. Prier « Que ton règne vienne » implique aussi, pour chacun, de se soumettre à la volonté de Dieu dans sa manière de vivre.

L’éthique, c’est l’ensemble des règles et des principes moraux qui déterminent la conduite. C’est ce qui donne les orientations d’une vie. C’est aussi le critère qui les juge, qui les évalue. Nous sommes appelés à faire nôtres ces normes éthiques, mais nous n’en disposons pas à notre guise. D’une certaine façon, elles s’imposent à nous : imaginons ce que serait la vie si chacun déterminait lui-même, à son envie, ce qui est bien et ce qui est mal !

Dans la perspective biblique, le fondement de l’éthique, c’est que Dieu est le Créateur, le Seigneur et la source de tout bien. Nous sommes appelés à vivre selon sa volonté, à respecter ses commandements. L’éthique chrétienne est donc, d’abord, une éthique de la volonté de Dieu.

D’autres conceptions de l’éthique ont d’autres priorités : il existe des éthiques du Bien vers lequel on tend et auquel on veut s’assimiler ; du Bonheur à atteindre ; de la Vie à promouvoir ; de l’Utilité à rechercher. L’éthique chrétienne intègre ces éléments, mais de façon dérivée. Son premier souci, c’est de faire ce que Dieu veut, et de lui exprimer ainsi notre amour, notre respect, notre reconnaissance. Nous savons, aussi, que la volonté de Dieu est orientée vers notre bien, qu’elle est l’expression de son amour, de sa sagesse, qu’elle vise ce qui est le mieux pour nous, qu’elle veut nous conduire sur les chemins du bonheur véritable. On retrouve donc les thèmes évoqués. Mais le souci premier, la norme fondamentale, c’est le respect de la volonté de Dieu, et le désir de s’y conformer.

On voit, ici, un lien avec le thème du « royaume de Dieu » : l’éthique est une manière de manifester que nous voulons, concrètement, que le Seigneur « règne » sur notre vie. C’est une façon de nous insérer dans l’œuvre que Dieu fait, dans les plans qu’il met en œuvre pour l’humanité, dans ce qu’il a inauguré et qu’il achèvera.

1. Les formes et les lieux

Les Évangiles ne sont pas construits comme des manuels d’éthique. Ils nous rapportent la vie et l’enseignement de Jésus, au sens le plus large. Les textes sur l’éthique se trouvent donc en plusieurs endroits.

Le texte fondateur de l’enseignement éthique de Jésus est, incontestablement, le « Sermon sur la Montagne » qui, en trois chapitres (Mt 5-7), en condense les principes.

La nouvelle « loi » du royaume de Dieu est enseignée par Jésus à ceux qui sont ses « disciples » (5.2). Il ne s’agit pas d’une éthique universelle, pour tous les hommes, mais d’une éthique pour ceux qui veulent suivre Jésus, et vivre selon la charte du royaume inauguré par Jésus.

Si le Sermon sur la Montagne est le « cœur » de l’enseignement éthique de Jésus, plusieurs enseignements éthiques sont donnés en d’autres circonstances en réponse à des questions, ou à des situations : « Quel est le plus grand commandement de la loi ? » ; « Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? » Jésus développe alors un enseignement en réponse à la question précise qui lui est adressée.

Certains enseignements éthiques sont aussi donnés dans le cadre de controverses. Jésus y trouve occasion à fustiger la « tradition des anciens » ajoutée à l’Écriture (Mat 15) ou l’hypocrisie religieuse (Mat 23).

Quant à la forme, Jésus développe son enseignement éthique en des formules ramassées, souvent bien travaillées. Il ne se limite pas à enseigner des principes : il veille à donner des exemples, des illustrations, des cas-types, des applications. Il n’hésite pas à inventer des formules frappantes, qu’on retient. Il manie avec art l’hyperbole, cet art de l’exagération calculée pour produire un effet sur l’auditeur (comme « arracher son œil » s’il est occasion de chute, 5.30). Il emploie aussi parfois un langage symbolique, une façon de s’exprimer appréciée en Orient.

2. L’éthique de Jésus et le royaume de Dieu

Quel lien établir entre l’éthique de Jésus et le reste de son enseignement, en particulier de son enseignement sur le royaume de Dieu ?

Admirations sélectives

Plusieurs admirent sans borne l’éthique de Jésus, mais rejettent le reste de sa théologie comme un certain nombre d’auteurs juifs, ou des théologiens libéraux. Chanter la beauté de l’éthique de Jésus peut avoir un côté ambigu. Si l’on valorise un côté pour en dévaloriser un autre, on traite Jésus et son enseignement comme si l’on pouvait disposer d’eux à sa guise. On risque fort, en agissant ainsi, de faire de l’enseignement de Jésus autre chose que ce que lui-même entendait. Il faut considérer l’enseignement éthique de Jésus à l’intérieur du cadre qu’il a lui-même donné.

Éthique et royaume

Il est assez clair, quand on lit le Sermon sur la Montagne, que l’éthique de Jésus est bel et bien liée au royaume de Dieu, comme en témoignent les nombreuses références au royaume tout au cours du Sermon (Mat 5.3,19,20 ; 6.33 ; 7.21)

Ce lien a été compris de plusieurs façons différentes, qui chacune a une incidence sur la façon dont on s’approprie l’éthique de Jésus.

Une éthique de l’intérim

Certains ont pensé que, pour Jésus, le royaume de Dieu allait venir très vite. Il faut revenir à Dieu, et manifester une attitude de renouvellement moral radical. L’éthique de Jésus serait donc une éthique de l’urgence, qui expliquerait le regard assez négatif sur l’attachement à la famille, à la richesse ou le peu d’intérêt pour les questions sociales : on est dans l’intérim. C’est aussi ce qui expliquerait son caractère « impossible » à réaliser : son but est de faire revenir sur soi-même et d’inviter à une position radicale en face de l’imminence. Cette position a été défendue par Albert Schweitzer.

Mais, à aucun moment, dans le Sermon sur la montagne, il n’est question de l’imminence du royaume. Il est donc artificiel de lier les deux thèmes.

Si, par ailleurs, on examine la raison des exigences élevées de l’éthique de Jésus, c’est à Dieu et à ses perfections qu’il faut les rattacher, et non à l’imminence du royaume : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mat 5.48) De même, ce n’est pas parce que le temps est proche qu’il faut aimer même nos ennemis ; c’est « afin d’être fils de notre Père » qui est dans les cieux (Mat 5.43).

Une perspective future

D’autres adoptent une position inverse, et disent que l’enseignement éthique concerne le royaume futur. Nous n’y sommes pas encore : l’éthique de Jésus n’est donc pas pour nous. C’est la loi qui prévaudra dans le royaume à venir. Pour certains, le Sermon sur la Montagne est la règle de ce royaume, qui concerne Israël, et qui est reporté après le retour de Jésus. Mais une vision purement future du royaume peut conduire à nous priver aujourd’hui de cet enseignement éthique de Jésus.

Pour répondre à cette vision des choses, on rappellera que Jésus s’adressait prioritairement à ses disciples (Mat 5.1-2) : cela concerne donc la vie d’aujourd’hui. Et bien des situations évoquées dans le Sermon sur la montagne renvoient à une situation où le mal (adultère, vengeance, etc.) est encore bien présent, et non pas à un royaume solidement établi.

La conception dynamique du royaume

Cette conception dit que Jésus a inauguré le royaume de Dieu, mais qu’il n’est pas encore pleinement abouti. Nous sommes dans une situation d’entre-deux.

Avec la personne de Jésus, sa venue et son œuvre, une nouvelle réalité est inaugurée. Elle manifeste déjà sa nouveauté : c’est pourquoi Jésus pousse plus loin que la loi de Moïse. Il vient « accomplir » cette loi, en approfondissant ses exigences (Mat 5.17-48).

Mais nous ne sommes pas encore dans le royaume achevé : le royaume de Dieu se fraie un chemin dans le monde mauvais où nous vivons, et l’une des manières dont il doit se manifester, c’est par notre conduite éthique : nous sommes appelés à être, par notre conduite et nos paroles, « lumière du monde » (Mat 5.14-16).

Comment ? En appliquant le Sermon sur la montagne ! Il nous faut vivre, dans le monde présent, selon les normes de Dieu. Il y aura parfois des tensions, des choix, des priorités : mais nous avons à exprimer, par notre conduite, que nous attendons la pleine manifestation du royaume de Dieu, et que c’est cette perspective qui aimante et détermine notre vie.[1]1

3. L’exigence de justice

Par son annonce du royaume de Dieu, Jésus inaugure une nouvelle phase de l’histoire. Mais il implique aussi une exigence nouvelle en ce qui concerne l’éthique. Il le dit très clairement : « Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. » (Mat 5.20) Pour comprendre cette parole de Jésus, il faut l’écouter dans son contexte.

Jésus et le temps de l’accomplissement

Jésus se situe par rapport à tout ce qui l’a précédé, « la Loi et les Prophètes » (Mat 5.17). Une nouvelle ère intervient, qui est celle de l’« accomplissement ». En Jésus, par sa présence et dans sa mission, tout l’A.T. a atteint son but. Ce qui était annoncé s’accomplit. Ce que Dieu avait préparé, préfiguré, trouve son aboutissement et sa lumière. Tout (non seulement l’éthique, mais aussi le salut, la relation de Dieu avec l’homme, l’inauguration d’une nouvelle alliance) arrive à son accomplissement. Jésus, en disant cela, anticipe la suite de son œuvre, car c’est avec sa mort et sa résurrection que se manifestera l’accomplissement décisif.

• Du point de vue de la loi, ce qui était de l’ordre de la préfiguration (lois rituelles : cérémonies, sacrifices, etc.) s’efface devant l’accomplissement, tout comme l’ombre qui annonce quelqu’un n’a plus de raison d’être lorsque la personne réelle est là, en pleine lumière.

• Pour ce qui concerne la justice, ceux qui ont « faim et soif de justice » peuvent être déclarés « heureux », car ils seront « rassasiés »… Rassasiés de pardon, de grâce, comme ce pauvre péager de Luc 18.9-14. Cela, Jésus l’a illustré dans tout son ministère, en accueillant celles et ceux qui venaient à lui en reconnaissant leur besoin de Dieu.

• Pour ce qui concerne les moyens de vie, une nouvelle alliance est inaugurée, selon laquelle Dieu promet de nouvelles ressources pour accomplir sa volonté : la loi est « gravée dans le cœur », renouvelé pour pouvoir pratiquer ses lois (Jér 31 ; Éz 36.27).

Cet accomplissement de la loi et des prophètes en Jésus est un grand privilège. Sur la base de ce privilège, Jésus affirme une exigence éthique encore plus grande. Rien de ce que Dieu a demandé ne doit être supprimé, ni édulcoré : la volonté de Dieu exprimée dans ses commandements subsiste, et doit être respectée. Plus encore, il faut aller jusqu’au bout de la justice, avec une exigence encore plus pointue.

Quelle est-elle, cette justice qui « surpasse celle des scribes et des pharisiens » ?

• C’est une justice qui a des ressources que n’ont pas les scribes et les pharisiens, qui sont simplement face à la Loi de Moïse. Les disciples de Jésus, eux, peuvent être mis au bénéfice des ressources qu’apporte le royaume de Dieu, grâce à l’œuvre de Jésus qui « accomplit la loi et les prophètes ».

• Mais c’est aussi une justice qui donne toute sa radicalité au commandement et à la volonté de Dieu, sans essayer de le contourner.

Autrement dit : un privilège et une responsabilité. Il me semble que l’on a là une sorte de clé du Sermon sur la montagne. Jésus va très loin dans les exigences de justice parce qu’il sait que les temps de l’accomplissement sont inaugurés, avec toutes les ressources de grâce, de pardon et de vie nouvelle qu’ils impliquent. La « justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens » est à la fois une justice reçue par le pardon pleinement disponible, et une justice à accomplir grâce aux ressources de vie nouvelle.

Des dépassements demandés

Du coup, Jésus pousse très loin son appel à une vie selon Dieu. À six reprises, il donne une application plus radicale de certains commandements contenus dans la loi de Moïse, et (mal) interprétés par la tradition (Mat 5.21-47). Jésus invite à aller jusqu’au bout du commandement. Cela, on peut le faire, parce que de bonnes bases sont données dans la nouvelle alliance que Jésus est venu inaugurer.

1. Jésus invite à une éthique de la reconnaissance : pourquoi imiter Dieu ? Parce que l’on reconnaît qu’on lui doit tout, qu’il nous a tout donné. En lui nous recevons la vie, le salut. Nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier (1 Jean 4.19).

2. Jésus nous invite à une éthique relationnelle et motivée : ce que nous faisons, dans les grandes ou dans les petites choses, est appelé à devenir une expression de l’amour pour Dieu (Mat 22.37-39). L’éthique est une forme de la relation entre Dieu et nous : on n’obéit pas à un code, on cherche à plaire à Dieu. Il y a là une source d’élan, de motivation, de joie, de sens. Bien des actes simples peuvent être « transfigurés » par cette motivation.

3. Parce que le vis-à-vis est le Seigneur, Jésus invite à une éthique de la transparence et de la transformation intérieure. Jésus est très sévère avec les pharisiens qui pratiquaient une éthique qui cherchait surtout à préserver les apparences (Mat 23.25-26). Jésus dit ici : il faut aller au fond des choses, ne pas se contenter de la superficialité. Et cela, c’est le fruit d’une éthique relationnelle, où l’on se place constamment devant Dieu et sous son regard. Cela demande aussi un travail sur nos motivations, une purification, une transformation. Mais le but est de conduire à une cohérence plus grande : c’est de l’intérieur que tout doit se construire, pour aller ensuite vers l’extérieur.

4. Parce qu’elle se situe dans la relation avec Dieu, l’éthique est soutenue par l’exemple même de Dieu (Mat 5.45). Jésus développe la même perspective dans d’autres domaines. « Combien de fois pardonnerai-je ? », demande Pierre. La réponse de Jésus est, en substance : « Autant de fois que Dieu te pardonne » (Mat 18.21-35). Jésus veut que la relation avec Dieu nous transforme et nous pousse à agir à son image. C’est ce qu’il dit, dans une formule indépassable : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mat 5.48)

Pour certains, c’est le commandement impossible, l’objectif irréalisable, la parole toujours culpabilisante. C’est se méprendre sur cette parole que d’en faire juste un commandement, juste une exigence. Jésus ne dit pas : « comme Dieu est parfait. » Il parle de « votre Père céleste », décrivant ainsi une relation. Dans cette relation, nous sommes invités à une transformation, constante. Nous recevons du Père force, soutien, encouragement, en même temps que les objectifs. C’est un travail constant, progressif. Jésus dit, en substance : il faut que la relation avec votre Père céleste vous change, vous pousse sans cesse plus loin, et voyez jusqu’où cela va.

L’éthique de Jésus va loin, parce qu’elle combine le modèle et la relation. Jésus nous propose ce qu’il a lui-même vécu (voir Jean 5.19).

4. À la suite du Christ

La grandeur et la particularité de l’éthique de Jésus ne proviennent pas simplement d’une éthique théorique, requise ; celle-ci est aussi pleinement vécue, pleinement incarnée. Quand on regarde la vie de Jésus, quand on médite sur ses attitudes, ses choix, ses priorités, ses réactions, on a un modèle vivant. On peut, constamment, mettre en relation l’enseignement de Jésus et la façon dont il l’a incarné.

Du coup, Jésus lui-même devient source d’inspiration. Il le déclare, lui-même, à la fin de son ministère, juste avant la Croix : « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » (Jean 13.34)

La nouveauté du commandement, c’est le « comme je vous ai aimés ». L’éthique chrétienne est une éthique « à la suite du Christ ». Il nous offre :

– un exemple concret,

– une motivation : on suit le Christ par amour, pour lui faire plaisir, en reconnaissance pour ce qu’il a fait pour nous ; c’est un bonheur de pouvoir le faire, y compris dans des situations exigeantes ;

– un encouragement : on voit, dans la vie de Jésus, le fruit et la fécondité de certaines attitudes, qui sont parfois difficiles à adopter (cf. la valeur du service, de l’amour qui se donne, la confiance accordée, le pardon renouvelé…)

On ne peut pas penser l’éthique de Jésus sans méditer, en même temps, sur la vie de Jésus. Ce sont les deux parties d’un même livre, à lire ensemble. Si le Sermon sur la montagne vous semble irréaliste, méditez, en face, la vie de Jésus (Jean 13.15 ; 1 Pi 2:21).

5. Priorités et récompenses

Une éthique des priorités

L’éthique de Jésus se présente souvent comme une éthique des priorités (Mat 6.33). Il y a des choix clairs à faire, en fonction du royaume de Dieu et de sa justice. Il faut savoir donner priorité au royaume de Dieu, de manière claire, nette. Et cela se manifeste par des choix, concrets. Choix du bien par rapport au mal. Choix de nos attitudes, à l’exemple de Jésus. Mais parfois, aussi, savoir donner priorité au royaume de Dieu par rapport à des choses légitimes.

Jésus en parle par rapport à la famille : Jésus valorise le souci et l’amour des siens (Mat 15.4), mais en même temps, il demande à ce que l’on sache donner priorité au royaume de Dieu, même par rapport aux siens, si cela est nécessaire (Mat 19.29 ; cf. 19.12 ; 16.24-25).

Une éthique de la récompense

Enfin il est frappant que jamais Jésus ne tienne ce langage à sens unique. À chaque fois qu’il parle de priorité à donner, de renoncement à effectuer, ou d’engagement à consentir, il a soin d’ajouter que cela ne sera jamais sans récompense, sans compensation (« toutes choses par dessus », 6.33 ; « le centuple », Mat 19.29).

Pourquoi cet accent ? Est-ce la « carotte » pour nous faire avancer ? Est-ce la négation de la gratuité, du don entier ? En aucune manière ! L’idée de « récompense », voire de « compensation », s’inscrit dans la perspective relationnelle de l’éthique de Jésus. Quelle est la récompense du serviteur qui a bien accompli sa tâche ? C’est d’avoir fait la joie de son maître (Mat 25.21). Dieu nous aime : nous pouvons avoir confiance en cet amour ; s’il nous demande, il nous donnera aussi en retour. Nous ne sommes pas dans un calcul d’intérêt. Nous sommes dans une relation réciproque d’attention et d’amour.

1Le témoignage de l’Église ne parviendra toutefois pas à lui seul à instaurer le Royaume de Dieu « sur la terre comme au ciel ». C’est malheureusement ce qu’enseignent les partisans de la théologie dite « dominationniste » comme C. Peter Wagner ou le « restaurationnisme » (postmillénariste). Ces théories ont un fort retentissement dans certains milieux charismatiques. Nous croyons que le monde actuel est en phase de désagrégation spirituelle et morale (apostasie) et que la pleine manifestation du Royaume de Dieu coïncidera avec le retour visible de Jésus-Christ. (NDLR)

Source : http://www.promesses.org/arts/193p08.html

Voir les commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>