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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA REALITE DE L'ENFER

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LA REALITE DE L’ENFER

 

 

Introduction :

 

De plus en plus, les valeurs morales s’effondre, la Bible est prise juste comme un livre de bon sens plus ou moins vrai. Dans certains milieux, on doit adapter la Bible au contexte mondial et non le contraire. Nombreuses sont les religions où la notions de l’enfer est un mythe. Dans ces milieux il est dit que le Dieu si bon ne pourra pas conduire ses créatures en enfer. Certaines doctrines affirment même qu’à la fin, tous les péchés seront imputés au bouc émissaire qui est le diable et tous les hommes seront sauvés. Les textes bibliques sont  pourtant clairs :

« Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 2.10)

« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort » (Apoc 21.8)

En fait, qu’est-ce que l’enfer, l’enfer existe-t-il vraiment, qu’est ce qui arrivera à ceux qui iront en enfer ? Pendant combien de temps durera l’enfer ? Quelle sera la condition de vie en enfer ? Les textes bibliques ci-après nous éclaireront :

 

La réalité de l’enfer :

 

Le mot enfer tire son origine de l’expression latine qui signifie ‘‘région inférieure’’ (Eph 4.9). Faisant allusion à l’enfer, le Seigneur Jésus utilise l’expression ‘‘géhenne’’. Ce mot désigne la vallée de l’Hinnom où les juifs faisaient passer leurs enfants par le feu continu en sacrifice à Moloch (2 Rois 2.10). Ce lieu appelé en hébreux ‘‘Topheth’’ qui signifie ‘‘lieu d’horreur était fort bien l’expression de l’atrocité, de la souffrance vécu en enfer.

L’enfer dépeint dans la Bible : Un nombre impressionnant de passages bibliques et d’expression dépeignent ce lieu affreux :

Bûcher enflammé par le souffle de l’Eternel (Esaïe 30.33 ; Deut 32.22

Les flammes éternelles (Es 33.14 ; Luc 16.24 ; 2 Thess 1.7-8)

Le ver qui ne meurt point (Es 66.24 ; Marc 9.48)

L’opprobre, la honte éternelle (Dan 12.2)

Le feu quine s’éteint point (le feu éternel) : Mt 3.12 ; 18.8 ; 25.41 ; Marc 9.43,45,48 ; Héb 10.26-27)

La géhenne ou le feu de la géhenne (Mt 5.29 ; 22.30 ; 10.28 ; 18.9).

La perdition (Mt 7.13 ; Rom 9.22 ; Phil 3.19)

La fournaise ardente (Mt 13.41-42,50)

Le lieu de pleurs et de grincements de dents (Mt 13.42 ,50 ; 22.13)

Le châtiment éternel (Mt 25.46)

Le ténèbres (Mt 22.13 ; 8.12 ; 2 Pierre 2.4,17 ; Jude 6.13)

La colère à venir (Luc 3.7 ; Rom 2.5,8-9 ; 5.9 , 1Thess 1.10)

Dehors (Luc 13.25,28 ; Apoc 22.15).

Les tourments (Luc 16.23-28 , Apoc 14.11 , 20.10)

La ruine éternelle (2Thess 1.9 ; 2 Pierre 3.7)

Le jugement éternel (Héb 5.11-6.1-2)

La  condamnation (2 Pierre 2.3 ; Jude 4)

La peine (Jude 7)

La destruction (Apoc 11.18 ; 2 Thess 2.8)

Le reniement (Mt 10.33 ; 7.23 ; Marc 8.38 , 2 Tim 2.12)

L’anathème, la malédiction (1Cor 16.22 , Gal 1.9 , 3.10 ; Mt 25.41 ;

              2Pierre 2.14)

La rétribution (2 Cor 11.15 ; Col 3.25 ; 2 Thess 1.6-7 ; 2 Tim 4.14 ; Apoc

             18.6 ; 22.12)

Malheur (Mt 26.24 ; 11.21 ; 23.13 ; Luc 17.1-2)

L’écrasement (Mt 21.44)

La privation (Mt 25.29 ; Luc 18.18)

Le feu et le souffre (Apoc 14.10)

L’étang de feu, le feu ardent (Apoc 19.20 ; 20.15 etc.)

La seconde mort (Apoc 20.14 ; 21.8 ; 14.10-11 ; 2.11).

 

 La réalité de l’enfer : Les jugements de l’Ancien Testament, frappent sur la terre les hommes de déluge, de Sodome et Gomorrhe, de Canaan, d’Israël même, ne trouvent leur existence dans le Nouveau Testament. Les hommes ne trouvent pas l’amour dans l‘Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Certains s’abusent et ignorent les pires châtiments du jugement sévère et sans miséricorde de Dieu qui les attendent. Dans l’Ancien Testament, les châtiments étaient physiques, corporels et terrestres donnant aux coupables, l’accès ou la possibilité de se repentir avant de mourir ou en mourant. Par là, le salut de l’âme du repentant était assuré. Il est évident que les incrédules de tout temps n’a jamais manqué. Les châtiments du Nouveau Testament sont plus sévères, essentiellement spirituels et éternels (Héb 10.28-31).

La souffrance de l’enfer sont exprimés par plusieurs termes bibliques parmi lesquels : honte éternelle (Dan 12.2), vers qui ne s’éteint point (Mc 9.48), pleurs et grincements de dents (Mt 13.42), ténèbres de dehors (Mt 22.13), en proie aux tourments (Luc 16.23-24).

La souffrance de l’enfer est effective et manifestée par :

Séparation du lieu de félicité

Abîme infranchissable entre enfer et lieu de félicité

Le perdu possède encore toute ses facultés mentales et il est bien conscient

La souffrance dans son âme

La souffrance physique sans espoir de délivrance

Prière non exaucée

Aucune aide possible, ni du ciel, ni de la terre

Solitude

Condition de vie inaméliorable

 

Quelques leçons de l’université de l’enfer (Luc 16.19-31) :

 

L’enfer est vrai ; un lieu de tourment. La douleur dans ce lieu n’était pas physique seulement, mais aussi morale. Une grave séparation de tous, des amis, de la famille, de ses activités, de son argent, de Dieu surtout.

L’homme riche se souvient qu’il avait déjà entendu parler de cet endroit par Moïse et les Prophètes (les Serviteurs de Dieu), en refusant des les écouter, il avait sans le vouloir, choisi l’enfer. Il regrette aujourd’hui son choix, mais c’est trop tard. Sur terre, il savait que Dieu est très bon, miséricordieux, alors, l’enfer, non, Dieu ne peut pas créer un tel endroit. Il avait oublié que Dieu est juste aussi dans ses jugements et sa justice bien que miséricordieux. Il se disait souvent en lui-même, même si l’enfer existe, d’où viendra le bois ou le gaz pour conserver en permanence ce feu ? Il avait oublié que Dieu est omnipotent. Pour cet homme peut-être, il comprenait que si l’enfer existe, ce serait comme la prison, l’école de reforme où les policiers et autres moyens feraient respecter la loi. Il croyait peut-être aussi que son argent pourrait peser lourd compte tenu par ailleurs de son rang social sur terre. Maintenant, il comprend tout différemment, mais c’est trop tard.

A l’université de l’enfer, il a aussi appris à prier. Il a fait tout de même un progrès : «Je te prie donc, père Abraham… (Luc 16.27) ». Il utilisa pour la première fois le verbe prier et le mis en action. Il pria de manière fervente, mais sa vie de prière était basée sur la théorie qui affirmait que Dieu est une aide au temps de difficultés. En effet quand il y a une urgence ne dit-on pas «prions ? ». Sur la terre, il avait tout, était autosuffisant et n’avait besoin de rien. Son argent lui ouvrait toutes les portes. Maintenant, les choses sont différentes. Sa prière est rejetée, car bien qu’elle soit sincère, elle est venue trop tard.

Il apprit aussi la compassion. Sur terre, il n’en connaissait pas. Le pauvre Lazare était hors de sa clôture, mais il lui faisait jeter les miettes de pain par son cuisinier, mais jamais le laisser entrer. Tant pis s’il crève sous le froid. Lazare avec ses plaies aurait souillé son somptueux palais d’odeur nauséabonde. Alors, il fallait laisser un si sale type dehors pour des raisons de commodité et de noblesse. Jacques à son chapitre 2 et 5 le condamnait et il ne le savait pas.

Il appris encore avec tristesse que ce que l’homme considère n’est pas ce que Dieu considère. En effet, là–bas, les rôles étaient renversés. Le pauvre Lazare qu’il méprisait avait l’air extraordinairement beau dans l’université du Paradis. Plus de plaies qui puent, plus de cicatrices ; bien nourries, très belles, alors que lui, qui avait ce privilège sur terre, vivait l’atrocité des pires tourments à l’université de l’enfer, université où on ne valide pas les matières dans lesquelles il y a eu sous moyenne.

Il appris aussi à témoigner Christ. Il ne l’avait jamais fait sur terre, mais maintenant, il comprend l’urgente nécessité. Il allait à l’église,  donnait de sommes colossales, mais témoigner était pour lui, le rôle du pasteur. Comme il aurait vraiment souhaité témoigner aujourd’hui ! Sortir tous les lundi, jeudi et samedi ou un autre jour pour aller évangéliser ! Il demanda donc à Abraham dans un autre sujet de prière d’envoyer Lazare auprès de ses frères sur terre pour parler de Christ afin qu’eux non plus, ne soient aveuglés par toute la richesse qu’il a laissé. C’est étrange comme l’enfer transforme l’indifférence en zèle inutile parce que l’œuvre de la foi n’avait pas été positive. Comme c’est tard de pratiquer une fausse faux sur des bases purement sentimentale dans un but d’exploitation !

Il apprit aussi et surtout une excellente leçon : la repentance. Il regrettait amèrement aujourd’hui tout ce qu’il avait fait hier. Il est vrai qu’un dicton dit : «Mieux vaut tard que jamais». Mais dans le cas d’espèce, c’est très faux ! Il aurait souhaité que le passé revienne, qu’il se réconcilie avec tous, qu’il envoie son chauffeur s’occuper de Lazare etc., mais c’est trop tard ! Le souvenir est douloureux, il regrette son passé, mais c’est trop tard.

Il crut aussi au miracle, car il a pensé qu’il était possible que Lazare revienne à la vie pour aller prêcher à ses frères. Son avis sur les choses a changé, mais il est trop tard encore !

Il apprit aussi qu’il est impossible que les morts parlent aux vivants et que ceux qui sont  au Paradis puissent aider ceux qui sont en enfer. Un abîme infranchissable en effet sépare les deux lieux.

 

Aucune possibilité du salut n’existe après la condamnation de l’enfer (1 Cor 6.10 ; Gal 5.19-21 ; 2Tim 3.1-5 ; Apoc 22.15).

 

Qui ira en enfer ?

1 Cor 6.10

Gal 5.19-21

2 Tim 3.1-5

Apoc 22.15

 

Est-il possible d’échapper à l’enfer ?

 

Puisque aucune possibilité du salut n’existe après la mort, aujourd’hui est le moment favorable pour échapper à l’enfer car un report peut s’avérer dangereux :

Luc 12.16-31

Hébreux 3.7,8,13

Hébreux 4.1,7

Hébreux 2.3

Esaïe 55.6

Josué 24.15

 

Conclusion :

 

En 1992, alors que j’étais déjà au service de Dieu depuis dix ans et Pasteur depuis quatre ans, j’avais une notion subjective de l’enfer. Parfois, je me demandais si vraiment, ce Dieu si bon et vrai pourrait envoyer les gens en enfer. Bien que je l’affirmais tout haut comme étant vrai, tout bas, je croyais que la miséricorde de Dieu prévaudra sur l’enfer et son cœur paternel n’acceptera pas que ceux qui ont confessé Christ, quelque soit ce qu’ils ont fait après, puisse les conduire dans ce lac de feu et de souffre. Je vivais une vraie vie chrétienne, mais les plaintes et murmures, la suffisance et le désir de la célébrité étaient mon lot quotidien. Pour me consoler je disais parfois, ce sont seulement ceux qui ont commis de graves péchés comme l’immoralité sexuelle, l’idolâtrie, le meurtre qui pourront aller en enfer.

Mais ma fausse conception de l’enfer changea lorsqu’un soir, couché sur mon lit de camping devant ma véranda derrière de très belles fleurs que mon épouse et nos deux fils Eric et Pierre avaient plantées, une chose étrange arriva. Un vent doux soufflait et une bonne odeur sortait de ses fleurs. Alors, je me suis mis à dire : Je ne suis tout de même pas n’importe qui, j’ai des enfants, j’ai une femme ; ils m’ont planté ces fleurs. Je suis bien. Mes pensées furent dirigées aussitôt vers le grand camp que je dirigeais. Dans ce camp de près de deux hectares, il y avait des étudiants venus des pays de l’Afrique Centrale pour la formation biblique. Il y avait aussi des fidèles démunis et persécutés, des enseignants à l’Institut Biblique. J’étais alors Directeur de l’Institut Biblique, Pasteur de plusieurs églises locales crées par mes étudiants. Je me ventais de l’exploit que je fais dans la formation de ces étudiants, élèves Pasteurs de l’Afrique Centrale ; comme Nebudcanetsar, je me glorifiais de mes œuvres. Face donc à ces exploits dont je me constituais l’auteur indéniable, je disais en  mon cœur, voici j’ai fait toutes ces choses, mais on parle mal de moi et mon responsable spirituel l’accepte. Il connait mes efforts et accepte, voire cautionne l’injustice contre moi. Alors, je ne ferai plus rien pour quiconque viendra me voir pour la prière, les conseils et autres. Je me contenterai désormais de la formation des élèves Pasteurs, des églises locales que je dirige et c’est tout. Soudain, j’ai senti une main me soulever. Je réalisai que plus la main m’amenait vers le haut, plus la vie me quittait. Etait-ce dans l’inconscience ou dans le conscient, je ne saurais définir, mais à ce que je sache, je sentis à une certaine hauteur un sentiment de culpabilité me saisir et en larme, je pleurais amèrement pour mon orgueil, ma rébellion, la résignation à persister dans ma suffisance et le refus d’aider quiconque viendra solliciter un conseil spirituel ou une prière. C’est alors que la main qui m’avait saisi me lâcha et pendant que je redescendais de la hauteur où cette main invisible m’avait amené, j’entendis une voix claire disant : « le ciel est une réalité et l’enfer en est une autre. Tu dis que tes frères ont parlé mal de toi, mais moi, qu’est-ce que je t’ai fait ».

A peine revenu à moi-même, je couru dans mon bureau juste à côté et pleuré pendant trois heures. Depuis ce jour, j’eu une autre vision de la notion du péché et de l’enfer.

L’enfer est une réalité, vivons une vie intègre car le ciel est vrai.

Dr André CHOUBEUdownload

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lesprit et la puissance d'elie

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

André Choubeu 8 septembre, à 13:08

L’ESPRIT ET LA PUISSANCE D’ELIE (Luc 1.17)

INTODUCTION :
Le nom Elie qui signifie « mon Dieu est l’Eternel » devrait ramener le croyant à la pensée d’une manifestation de puissance pour un réel retour à Dieu.

La première manifestation de l’esprit d’Elie :
- 918 avant Jésus-Christ (1 Rois 17)
But : ramener le cœur du peuple au vrai Dieu

Deuxième mention de l’esprit d’Elie :
- 455 avant Jésus-Christ (Mal 4.5)
Ici après 463 ans, le peuple avait de nouveau sombré dans l’apostasie et l’hérésie ; Dieu promet envoyer Jean Baptiste pour agir comme Elie afin de ramener le cœur du peuple à son Dieu. Cela devait avoir lieu 400 ans après Malachie.

Troisième mention de l’esprit d’Elie :
Naissance de Jean Baptiste (Luc 1.17)
En ce temps là, le formalisme religieux était de principe, la multiplicité des mouvements religieux, était établie, semant une confusion inédite. Il fallait un homme à la carrure, à la vie à la spiritualité et à la puissance d’Elie pour :
1) Ramener le peuple d’israél à leurs Dieu (Mt 17.10 ; Mal 5.6 ; 1-4 ; 5-6 : Mt 11.14 ; Mc 9.1-3)
2) Marcher dans la puissance et l’esprit d’Elie devant Dieu
3) Faire retourner les cœurs des pères vers les enfants
4) Faire retourner les cœurs des enfants vers leurs pères
5) Faire retourner les rebelles à la sagesse des justes
6) Préparer au seigneur un peuple bien disposé

Quatrième mention de l’esprit d’Elie : (Apoc11.312)
La compréhension profonde nous interpelle à un réel défi pour le retour de l’église sur le fondement biblique .
A. CONTEXTE HISTORIQUE (1 Rois 16.28-34)
Le mariage d’Achat avec la femme étrangère syro-phénnicienne nommée Jézabel introduit au roi à l’adoration de Baal et Astarté ceci eut pour malheureuse conséquence l’institution de Baal comme divinité principale en israél. Cette corruption spirituelle introduisit l’apostasie dans le pays. Cette perversion et prostitution entraîne la déchéance à telle enseigne que l’influence négative de la rupture d’alliance avec Dieu poussa HIEL de Béthel à reconstruire Jéricho en sacrifiant aux divinités ses deux fils respectivement en posant la fondation et par la suite les portes.

Caractéristiques du dieu baal :
Baal est un dieu adoré par les plus anciens habitants de Canaan .Ce nom signifiait « le maître ou le propriétaire ». Il était donc considéré comme le maître de la nature ayant le pourvoir de rendre les champs fertiles, les troupeaux féconds. La prostitution sacrée était le principe de pratique de la religion de Baal .Les mariées devaient au moins une fois par an, s’installer dans le temple de Baal pour se livrer à la prostitution avec les prêtres de Baal et autres adorateurs

B. MANIFESTATION DE L’ESPRIT D’ELIE
a. L’ORIGINE D’ELIE
Eliyahou soit Elie en français est originaire de Tischbé, petit village situé en Galaad. Aujourd’hui appelé Al – ISTIB, en Transjordanie est localise à 12 km au nord de Yabbok, affluent du fleuve jourdain.

PERSONNALITE D’ELIE
Ce personnage d’Elie mystérieux surgit dans la scène à un moment critique de l’histoire d’israél. Nous tirons ici des leçons dans la façon dont Dieu agit :
I Sam 16.7
Jean 1.44-47
Luc 17.20
Le style de la vie d’Elie inspiré de nombreuses leçons :
2 Rois 1.7-8 : 1 habillement : vêtement de poil
Ceinture de cuir autour du rein
Le vêtement de peau d'animal nous amène tout droit au jardin d'Eden où Dieu après la confession de foi d'Adam en Christ (la postérité qui naîtra de Eve) leur fit des vêtement de peau d'animaux. Ceci symbolise le sacrifice expiatoire d'animal pour le pardon de leur péché (Héb 9.22). Elie avait dont la mission de ramener le peuple égaré à la réconciliation avec son Dieu par la rédemption à venir.
Elie était donc revêtu de la puissance de la justice qui vient de la rédemption en Christ (vêtement) pour annoncer la vérité du salut (ceinture au rein voir Ephésiens 6.10-18).

MISSION DE L’ESPRIT D’ELIE :
• Relever le défi
• Restaurer le sanctuaire
• Redonner au peuple sa dignité
• Ramener le cœur des fils au père
• Affronter le danger en face (aller devant Achab )
Lutter contre :
La déviation
L’idolâtrie
La prostitution

CRITERES POUR REVETIR L’ESPRIT D’ELIE :
• Déclarer la vérité
• Homme de foi et de la parole
• Obéissance prompte
• Eau du torrent
• Tchisbée (pas de la célébrité )
• Esprit de prière
• Esprit de jeune
• Esprit d’intercession

Dr André CHOUBEU

 

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LA LOGIQUE THEOCRATIQUE DU GOUVERNEMENT DIVIN

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

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Introduction :

Depuis la falsification des principes divins par l’altération des bases de la justice de Dieu au profit de l’adaptation de notre esprit aux enseignements corrompus des démons et de ses agents, les valeurs sont inversées.

Chaque jour, des efforts sont fournis pour éviter de dire ce qui devait être dit ou donner à ce qui est dit un sens qui n’est pas propre à la pensée de Dieu. Au lieu de dire que quelqu’un est voleur, on parlera facilement qu’il est détenteur d’u bien appartenant à autrui, il a abusé la confiance, il a détourné la chose d’autrui ou les fonds. On divorcera en qualifiant la femme d’infidèle. Mais qu’a été cette infidélité que l’on ne peut pardonner ? Juste parce qu’on a convoité une autre ailleurs et que l’on veut croire faire taire sa conscience, on emprunte un langage étranger à Dieu. La liste est longue.

Nous préférons l’indépendance au lieu de la surveillance étroite de Dieu sur nous. Puissions-nous rejeter  dès ce jour toute autre forme de gouvernement étranger aux principes de Dieu que nous avons introduit dans notre vie, foyer, ministère, etc. afin qu’il soit dit en vérité : Que ton règne vienne et que ta volonté soit faire dans nos vie comme au ciel. Il est avantageux pour nous  de laisser la domination de Dieu exercer son œuvre en nous pour que les buts divins dans nos vies soient atteints afin que sont travail en nous se poursuivre pour la raison exacte de notre création, alors, nous passerons de la passivité à l’accomplissement de la volonté de notre Père céleste.

 

Textes clés :

 

« L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l’objet de son allégresse » (Nbres 23.21).

« Tu mettras sur toi un roi que choisira l’Eternel, ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère »(Deut 17.15). 

« Ils lui dirent: Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations » (1 Sam 8.5). 

« Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul » (Jean 6.15). 

« Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César »(Jean 19.15). 

« De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc 19.15-16).

 

La Domination absolue de Dieu :

 

La Bibleest un tout, le dessein de Dieu est un. Créé à l’image de Dieu (Gen.1.26-27), l’homme reçu la souveraineté sur la terre (Gen.1.28-30), fut couronné de gloire et d’honneur (Ps.8.6-9). Toutefois, l’homme dépendait de Dieu, son Créateur (Gen.2.15-17). La pensée divine était et demeure que l’homme ait une communion permanente avec Lui par l’obéissance. Les caractéristiques de la logique théocratique sont fondées sur l’amour de Dieu et sa créature. Nous décelons les aspects les plus frappant dans le livre de Genèse :

II.2.1 :  - Dieu créé l’homme pour sa gloire (Gen.1.26)

II.2.2 :  - Dieu par amour associe l’homme à la gestion du monde (Gen.1.27-31)

II.2.3 :  - Dieu crée un environnement favorable à la vie de l’homme (Gen.1.18)

II.2.4 :  - Dieu installe l’homme comme commandeur sur la terre (Gen.2.19-20)   

II.2.5 :  - Dieu responsabilise l’homme (Gen.2.15)

II.2.6 :  - Dieu se souci du bien-être de l’homme (Gen.2.18)

II.2.7 :  - Dieu fait pour l’homme le choix d’une épouse (Gen.2.21-22)

II.2.8 :  - Dieu visite l’homme chaque soir pour s’assurer qu’il va bien (Gen.3.8)

II.2.9 :  - Dieu donne des instructions pour une vie heureuse (Gen.2.15-17)

II.2.10 :- Dieu établit une loi d’ordre social (Gen.2.24)

 

Le but divin pour nous :

 

Le péché dont le principe même est la rébellion contre la volonté de Dieu, étant apparu, l’homme se trouva séparé de Dieu et perdit sa souveraineté sur la terre (Gen.217-19).

Bien que tout ceci soit intervenu pour ternir la bonne relation entre l’homme et son Créateur, l’instigateur de cette révolte contre Dieu à savoir le diable, essuya un affront sans précédant car il croyait pour sa part, qu’en poussant l’homme à se rebeller contre Dieu, il resterait à jamais ‘‘Dieu’’ sur terre parce le Créateur vomirait sa créature à tout jamais. Grande fut sa surprise et déception lorsque la peine qu’il attendait ne fut pas infligée à l’homme, mais plutôt, il fut donné à la postérité de l’homme (Le fils de l’homme qui naîtra d’Adam à savoir Jésus) de lui écraser la tête.  Par ces mots en effet, Dieu disait à Lucifer que son plan pour l’homme n’a pas changé et que son gouvernement théocratique sur l’homme bien que pour un instant troublé, sera restauré et retrouvera sa place initiale. Par cette sentence très forte et ferme dans sa signification, Dieu disait à Satan, ‘‘écoute, l’homme que tu viens de faire tomber devant moi, se relèvera et c’est encore lui qui te jugera et te condamnera’’. Ne jugerons-nous as les anges déchus ?

 

Malgré la chute de l’homme, Dieu ne changea pas d’avis, mais réaffirma sa position quant à son but initial, savoir : que l’homme retrouve l’image et la ressemblance qu’il perdit par le péché, et conserve l’autorité qu’il avait préalablement reçue depuis la création (Rom. 8.29 ; Apoc.21.3 ; 2.6 ; 22.5). Les bases par le Père Céleste posées après la chute de l’homme pour un retour de l’homme  et de sa soumission à son gouvernement, sont contenues dans la promesse de la Rédemption exprimée dans Genèse 3.15 : ‘‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.’’

 

Le travail de Dieu pour atteindre son objectif :

 

Pour parvenir à la complète réalisation de ce merveilleux plan du salut qui est un mystère caché, Dieu planifia tout dans la période que couvre les 7 dispensations. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas dit : ‘‘Mon Père travaille jusqu’à présent : moi aussi je travaille’’ ?

 

Comme croyants, nous serons plus conséquents si nous posions quelques questions à nous-mêmes dans ce sens :

1. Depuis quand le Père travaille-t-il ?

 2. A quoi le Père travaille-t-il ?

3. Pourquoi cette longue patience et persévérance dans ce travail ?

4. Si le Seigneur Jésus travaille aussi avec le Père, sommes-nous associés à Lui dans ce travaille ?

5. N’est-il pas écrit : celui qui n’assemble pas avec moi disperse ?

6. Et si nous dispersons au lieu d’assembler avec Jésus, de qui sommes-nous en réalité 

7. Sommes-nous unis aux autres croyants pour former un édifice saint et agréable à Dieu notre Père ?

 

Passivité ou activisme de notre part :

 

Puisque le Créateur notre Père travaille chaque jour pour que s’exprime sur la terre comme avant la chute de l’homme la réalité de son gouvernement théocratique, nous pouvons attendre patiemment, avec assurance, la complète victoire de Dieu sur la terre en vue de son plein règne sur l’humanité entière (Rom. 8.19-25 ; 1 Cor. 15.24-28 ; Apoc. 11.15-18).

Si donc Dieu, Souverain et Tout Puissant,  aime toujours sa créature, persévère pour atteindre son objectif alors que de son plein gré il pouvait en une seconde agir délibérément, que disons-nous consciencieusement de nos haines, manque de pardon, découragement, abandon et autres ? Puisse chacun prendre quelques minutes pour réfléchir sur ce point crucial, ce caractère de la fidélité de Dieu ! Sommes-nous réellement fidèles pour affirmer quelque chose  et y tenir jusqu’au bout ?

 

Conclusion :

 

Au lieu de la théocratie, nous avons choisi même jusque dans l’Eglise d’autres formes de gouvernement ignorées de l’ordonnateur de toutes choses. On constatera entre autres :

la démocratie :

la pornocratie :

le légalisme

le matérialisme

le capitalisme

le communisme

la colonisation

l’intimidation

l’extermination des valeurs spirituelles montante

la médiocratie

le despotisme

la dictature

etc.

Qu’en pensons-nous et quel est notre apport pour ôter le discrédit dans le corps de Christ à l’exemple de ces braves femme qui risquèrent leur vie pour fabriquer le samedi les aromates afin d’aller très tôt le matin de dimanche embaumer le corps de Christ ?

 

Puissions-nous rentrer en nous-mêmes pour savoir quel est l’esprit qui nous anime : le Saint-Esprit, l’esprit malin ou notre esprit corrompu ?

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. +237 77 75 71 60

 

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LES METHODES APOSTOLIQUES

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

     LES METHODES APOSTOLIQUES

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Introduction : 

La vision du retour à la vie et principes de l’Eglise primitive telle qu’exprimée dans le livre des Actes des Apôtres et réitérée par Ephésiens 2.19-20 en ces termes : ‘‘Voilà pourquoi vous n’êtes plus étrangers ou résidants temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple de Dieu, vous faites partie de la famille de Dieu. Dieu vous a intégré à l’édifice qu’Il construit sur le fondement que sont les Apôtres, ses Prophètes et dont Jésus Christ lui-même est la pierre principale’’, devait rester notre préoccupation de chaque jour. Ne faut-il pas considérer que toute plante qui n’aurait pas été plantée par le Père céleste sera coupé et jeté au feu ? Tout ce que nous apportons aujourd’hui dans l’Eglise de Dieu entre-t-il ou plutôt est-il conforme aux éléments du modèle céleste ?

Il est temps aux regards des actions plus que jamais visible de la bête décrite par Daniel 7.5-7, comment ne devons-nous pas prendre le recul et réévaluer la marche pour un retour réel et effectif aux principes et vie de l’Eglise Primitive ! En effet, le respect des piliers de l’église tels que posés par les Apôtres devait demeurer un principe acquit selon le processus bien établi.  

LE COMMENCEMENT ET LE DEMARRAGE.

  1. La repentance, la conversion et la communion ou l’intimité avec le Saint-Esprit, cette personnalité divine était la condition sine qua non pour être qualifié de vrai frère (2.1-13) ; cela reste encore valable pour aujourd’hui et depuis la période des Actes.  Le baptême par l’Esprit immerge le converti dans le Corps de Christ pour qu’il soit « connecté »  spirituellement avec tous les autres enfants de Dieu éparpillés sur toute la terre.
  2. Ils étaient assidus aux enseignements, se soumettant au programme du Saint-Esprit. Les enseignements étaient mis en pratique dans leurs vies.
  3. La communion fraternelle était une réalité parmi tous, la doctrine sociale était un principe non verbal, mais pratique en sorte que les problèmes des uns étaient le fardeau de tous. Il n’y avait point de secret parmi eux, car la transparence était un modèle de la vie communautaire.
  4. L’unité spirituelle était le caractère de la vie de chaque jour.
  5. La prière, les nuits de prière et les veillées de prières étaient fréquentes et bien harmonisés, aimés de tous. Qu’en est-il aujourd’hui ? (2 Cor 11.27)
  6. Les jeûnes étaient multipliés et chacun s’y donnait avec amour, et tous voyaient les résultats par des guérisons, des délivrances et des miracles. Qu’en est-il maintenant ?
  7. La proclamation quotidienne de l’Evangile dans la puissance du Saint-Esprit s’accomplissait par les croyants  qui :     Etaient engagés à fond (2.1)                                                                                                                          Etaient unis (2.1)

                                             Etaient dans le bon endroit au bon moment (2.1). 

Souvent, les croyants sont attachés à un local, parce que c’est là où ils se sont convertis ou parce qu’ils y ont investi beaucoup d’argent ou parce que c’est plus au moins central pour un grand nombre (mais personne de l’assemblée n’y habite, de plus, personne, presque, du quartier n’y vient jamais).  Avait-on demandé à Dieu : « Où veux-Tu, Seigneur, que nous travaillions ? »  Aurons-nous le courage de changer de local si le Saint-Esprit l’ordonne ?

     Les responsables locaux agissaient avec responsabilité et sans réserve pour le Seigneur (2.14)

     On prêchait ou témoignait la Bible concernant Jésus-Christ (2.14-36).  Souvent, nous donnons notre témoignage aux gens plutôt que de leur présenter le Seigneur. Les non convertis rejettent-ils Jésus ou notre témoignage ?

     On donnait une invitation qui est biblique (2.38 ; 3.19) aux perdus.  Généralement, l’invitation est si peu biblique et si vague que les perdus se convertissent malgré nous ! Parfois, ils passent par « une fausse couche », cela veut dire, qu’ils se croient convertis alors qu’il ne s’est rien passé.

Le travail de suite était fait avec soin (2.42 ; 5.21,25,42).  Que faisons-nous pour suivre de près un nouveau converti ?

La vie communautaire était merveilleusement exemplaire (2.43-47), parce qu’elle se baignait dans : 

     La crainte de Dieu

     L’unité

     Le partage matériel

     La joie et la simplicité jointes à l’adoration. 

LE MODELE APOSTOLIQUE

 La prédication de l’Evangile (3.12-26 ; 4.33 ; 5.30-32, 42 ; 6.13-14 ; 7.1-53 ; 8.4-5,25,40 ; 9.20,28 ; 10.34-43 ; 11.20 ; 13.16-49 ; 14.3,7 ; 15.35 ; 20.20 ; 26.1-29 ; 28.31a.  Sommes-nous encore fidèles à l’exemple apostolique ?

  1. La fidélité pendant et en face de la persécution (4.8-12,19-20 ; 5.29,41 ; 7.59-60 ; 13.50 ; 14.2 ; 16.22-24 ; 19.30-31 ; 20.22-24 ; 21.11-13).  Peu d’entre nous avons réellement souffert pour Christ.  Pouvons-nous Lui rester fidèles si une grande persécution arrivait ? Pourquoi ? 
  2. Les remerciements au Seigneur dans les moments difficiles (4.23-30 ; 16.25).
  3. Les problèmes intérieurs graves réglés vite et efficacement (5.1-11 ; 6.1-6 ; 8.18-24 ; 15.1-29,40).  Ô combien l’œuvre est retenue et son énergie dissipée par des problèmes qui traînent en longueur et en largeur, parce que les responsables ne veulent pas « offenser » le frère untel ou le fils de Monsieur X ou la femme de quelqu’un d’autre.  Dans les Actes l’œuvre est toujours plus importante que l’individu, c’est-à-dire, il ne faut jamais sacrifier l’œuvre pour ménager les sentiments d’une seule personne ou d’une seule famille. Avons-nous toujours gardé ces principes ?
  4. Les responsables étaient bibliquement qualifiés (6.5-6 ; 13.1-2 ; 14.23).
  5. Le partage matériel (4.32b,34-35 ; 11.27-30 ; 20.35).  Aujourd’hui, nous avons oublié les soins à porter aux pauvres, démunis, orphelins et veuves. Des raisons sont données quelquefois pour ne pas aider matériellement et légitimement un autre.
  6. La flexibilité dans l’évangélisation (8.26-27 ; 10.9-23,28 ; 13.51).  Sommes-nous prêts à changer notre style, notre endroit,  notre méthode, notre jour pour un autre, ou suivons-nous l’ornière (notre système) ?
  7. Le témoignage personnel de ce que Christ est et a fait pour nous ou en nous (8.29-40 ; 16.31-32 ; 17.17 ; 23.11 ;  24.10-21).  Une vraie assemblée, une vraie œuvre d’évangélisation, c’est chacun témoignant où il travaille et où il vit, etc.  Pour que ces choses redémarrent dans notre assemblée, n’attendons pas la grande campagne avec des grands prédicateurs. L’amour et la prière pour les perdus autour de nous seront utilisés par l’Esprit pour nous mettre en contact avec ceux à qui nous devrons témoigner.  Si nous apprécions vraiment que le Sauveur soit mort et ressuscité pour nous donner la vie éternelle, nous devons vouloir que d’autres soient aussi sauvés.  Comment vont-ils être sauvés si nous ne sommes pas des ambassadeurs leur apportant la Bonne Nouvelle ?
  8. Le travail pastoral (9.32,38-41 ; 6.1-6 ; 9.26-28 ; 14.21-22 ; 15.41 ; 16.40 ; 20.1-2,7).  Lui donnons-nous encore son sens dans la crainte de Dieu ? N’y a-t-il pas des responsables dans l’assemblée locale qui croient que leur seule obligation est de fixer les heures des réunions, de s’asseoir au premier rang, prêcher et recevoir des honneurs ?  Occupons-nous sincèrement et avec dévouement du troupeau ?  Cela prend du temps et demande des sacrifices.  Ce sacrifice, l’avons-nous encore ? Si ce « régime-là », est oublié, nous sommes certainement sous la malédiction et ne sommes pas aux yeux de Dieu un Responsable ou un Ancien.
  9. La vision internationale (8.5 ; 11.27-30 ; 13.1-13 ; 16.1-3).  Notre assemblée, prie-t-elle, le Seigneur Jésus pour que le Saint-Esprit suscite des missionnaires parmi nous ?  Intéressons-nous à un ou à plusieurs missionnaires ? Prions-nous concrètement pour des perdus dans un pays étranger ou dans une autre région ? Prions-nous pour une église autre que le notre assemblée locale ?
  10. Les frères couraient aux besoins des autres afin que le manquement ne les éloignant pas de Dieu. Si le Saint-Esprit nous ordonnait de donner une somme déterminée, notre offrande de tel jour ou un soutien régulier et programmé d’un missionnaire ou serviteur de Dieu dans une contrée X, le ferons-nous librement ? (1 Cor 16.1-3)
  11. L’humilité des responsables était connu de tous (14.15a ; 13.4,13 ; 3.6 ; 11.25-26 ; 10.28,34 ; 8.5-5, 26-27).  Sommes-nous connus pour votre humilité ou est-ce que c’est nous qui avons toujours raison ?
  12. La structure gouvernementale locale biblique (14.23 ; 20.17,28).  Nos jeunes, savent-ils explicitement (chapitre et verset) pourquoi notre assemblée est organisée et gouvernée comme ceci et pas comme cela ?
  13. Un enseignement renforcé, équilibré et continu (19.9-10 ; 20.20,26,31 ; 28.31b ; 6.2,4).  C’est le point faible dans les églises, toute confession confondue.  Qu’allons-nous faire pour améliorer la situation ? La croissance en dépend car, sans lecture biblique personnelle et méditation, aucun progrès spirituel ne peut être possible !
  14. La séparation nette d’avec le péché par les croyants (19.19-20) comme preuve de la réalité de leur conversion.
  15. Les principes de la vie communautaire étaient de rigueur.  La marche par l’Esprit Saint réglementait la vie au quotidien et tous s’attardaient à la direction prophétique de l’église qui est ainsi caractérisée :

Caractéristique d’une église prophétique :

 

 « Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique : 

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voix de Dieu, saisit la vision de Dieu, et entre dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination ni limite. Il est arrivé à des frères et sœurs d’écouter la voix leur demander de prier pour tel ou tel autre, parfois avec précision de nom et de domaine de la prière. Une église prophétique s’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves ; veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’Evangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les méthodistes, la crainte de Dieu et la marche dans la sainteté, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.  Le pentecôtiste selon mon constat personnel qui n’engage que moi, s’est beaucoup attardé et s’est arrêté sur l’expérience du Saint-Esprit au point dans certains pays, de déclarer les autres expériences de la marche prophétique de l’Eglise comme dépassées alors ce sont des étapes dont les leçons ont conduit le processus. Cette bavure les fait tourner en rond et se dessècher progressivement.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous Moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.  Les frères comprenaient le plan de Dieu et se soumettaient à l’Esprit Saint sans recours à l’intellect. Nous sommes passés de cet état à l’état d’homme mathématique. Au lieu d’être disciple de Christ, nous sommes devenus disciples de Pythagore, la vie de la foi ayant remplacé les calculs. Une mission donnée à un frère était exécutée sans retard, mais aujourd’hui, la résistance, la rébellion caractérise tous. La voix du Saint-Esprit est décriée au profit de nos méthodes et habitudes.  

Conclusion : Revenons au ministère du Saint-Esprit (20.33-35 ; 24.26). Frères, sommes-nous paresseux, avares, hautains, difficiles, critiques, mondains et aimant la première place ?  Nous sommes interpellés en ces termes :

Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième    jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».

Dr André CH0UBEU

 

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une eglise locale ou equilibree

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

Une Eglise locale Modèle ou équilibrée

Actes 13.1-5

 

Introduction :

De plus en plus, se créent des églises locales non selon les principes du Saint-Esprit pour l’Eglise de Jésus-Christ, mais au gré des mœurs parfois sur des motivations impurs ou injustes. Des nombreuses communautés chrétiennes qui existent aujourd’hui, très peu sont celles dont le fondement est vraiment Jésus-Christ. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas dit : ‘‘Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être, -que celui qui lit fasse attention, -alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes’’ (Marc 13.14). Ce mot abomination a-t-il pour nous un sens aujourd’hui ? Et même, que signifie abomination ? C’est une chose ou une action qui offense gravement le sens moral, le sentiment religieux ou les goûts naturels, qui suscite le dégoût. Les expressions hébreux sont traduites aussi dans nos Bibles par avoir en horreur, abhorrer, infâme, abominable, odieux. - Tout ce qui a trait au culte des idoles est une abomination aux yeux de Dieu et l’est aussi pour son peuple (Deut 18.9-12 ; 20.18 ; 32.16 ; 1Rois 11.5,7). Les idoles elles-mêmes sont appelées abominations (Deut 29.16 ; 2Rois 23.13,24). Une application des Ecritures à nos jours des textes de Esaïe 65.4 ; Jean 18.28 ; Actes 10.28 ; 11.3 équivaudrait à l’Association des croyants avec les païens dans un attelage disparate (2 Cor 6.14-18). C’est aussi là, une abomination, car comment nous temple du Saint-Esprit nous introduirons encore dans l’impiété avec les impies ? Des fautes morales sont aussi des abominations aux yeux de Dieu: la fausseté, la haine (Psaumes 5.7), l’orgueil (Psaumes 14.1 ;  Prov. 16.5 ; Luc 16.15), les jugements injustes (Prov 17.15), les prières hypocrites (Prov. 15.8 ; 28.9 ; Esaïe 1.13), les balances fausses (Prov. 11.1 ; 20.10, 23). Ainsi le juste abhorre aussi le mensonge (Psaumes 119.163), l’injustice (Prov. 29.27), l’infidélité (Prov. 3.32) et tout ce qui est contraire aux commandements de Dieu (Lev. 18.2-23; Prov 29.27).

L’Abomination de la désolation quant à elle est selon le dictionnaire biblique, l’horreur abominable ; l’odieux dévastateur, Idolâtrie qui corrompt l’homme, avilit sa conception de Dieu et l’entraîne à s’opposer, ouvertement ou en secret, au plan divin, au royaume de Dieu. Le livre de Daniel 9.27 parle des troupes qui se présenteront sur l’ordre de l’Antichrist (dévastateur) et profaneront le sanctuaire, la forteresse, feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur (Dan 11.31). Mt 24.15 parle de cette triste situation. Bien que le contexte prophétique soit encore à venir, un constat réel nous amène sans équivoque possible à affirmer que l’esprit de ce dévastateur agit déjà (2 Jean 7). Combien de serviteurs de Dieu se font passer pour Souverain, Souverain Sacrificateur, et même se réclament être Jésus Christ venus en ce temps de la fin ? Combien ne se disent pas être des Elie ? L’heure est grave et les cultes n’obéissent plus aux normes des Ecritures Saintes. La doctrine de la séparation est bafouée et l’on se divise pour créer sa part. Je prépare un enseignement sur ce dernier point car il est écrit : « quand les fondements sont renversés, le juste que fera-t-il » (Psaumes 11.3) ?

Plongeons nos regards dans l’Eglise d’Antioche et tirons-y quelques leçons pour réformer nos voies et nos églises locales pourquoi pas. Ne vaut-il pas mieux assumer la honte aux regards des hommes pour détruire ce qui a été mal bâti afin de rebâtir sur les principes normatifs de Dieu en vue de la récompense éternelle que de s’endurcir pour perdre tout à la fin ?

 

L’Eglise locale d’Antioche (Actes 13). L’étude de l’église d’Antioche nous permet de tirer des leçons pratiques pour l’établissement sur des fondements certains de l’église de Jésus Christ. Elle s’illustre de manière concrète comme l’église locale modèle de tout le Nouveau Testament de laquelle nous avons le plus d’information.

 

Historique : Antioche  appartenant à Antiochus est une Métropole de la Syrie sous la dynastie macédonienne (1 Macc. 3.37), fondée vers 300 av. J.-C. Sa population comprenait passablement de Juifs (Ant. 12.3.1; Guerre 7.3.3). Des chrétiens, fuyant Jérusalem pour échapper à la persécution qui suivit le martyre d’Etienne y prêchèrent l’Evangile. Ils ne s’adressèrent d’abord qu’aux Juifs parlant l’araméen mais ensuite aux Grecs. De Jérusalem, Barnabas fut envoyé à leur aide. Après avoir travaillé quelque temps à Antioche, Barnabas alla chercher Paul à Tarse. Ces deux grands Evangélistes firent de la ville, pendant une année entière, le centre de leur activité ; ils instruisirent beaucoup de gens. C’est à Antioche que, pour la 1re fois, on donna aux disciples le nom de chrétiens (Actes 11.19-26). De plus, des Prophètes vinrent s’y fixer (v. 27). L’Eglise ne cessa de croître dans cette grande cité, tant que dura l’Empire romain. Au temps des Apôtres, Antioche avait plus de 500 000 habitants ; on l’appelait "Antioche l’admirable", la "Reine de l’Orient", la "Troisième capitale de l’Empire romain", après Rome et Alexandrie.

Une lecture profonde de Actes 13.1-5 nous permet de tirer les enseignements suivants :

 

  1. Antioche, église tirant son origine de celle de Jérusalem :

 

       -  Création : A la suite de la persécution d’Etienne, les disciples dispersés y ont prêché l’évangile (Actes 11.19-20)

      -  Communication et contact avec l’église-mère : Leurs activités pour le Seigneur sont connues à Jérusalem par des témoignages (Actes 11.22)

      -  L’église-mère envoie une mission spontanée : Barnabas envoyé par Jérusalem pour vérifier le travail fait à Antioche (Actes 11.23-24)

      -  Le missionnaire Barnabas s’établit : Le missionnaire envoyé par Jérusalem s’installe à Antioche et y amène Saul (Paul) pour une communion de travail plus efficace (Actes 11.11.25-26)

      -  Réception des visites de l’église-mère : Des Prophètes descendant de Jérusalem y annoncent el message de Dieu (Actes 11.27-28)

      -  Obéissance à la prophétie divine : Antioche croit au message prophétique d’Agabus (Actes 11.28)

      -  Envoie des dons à l’église-mère : A la suite de la prophétie, il y a un envoie spontané de dons à l’église-mère (Actes 11.29)

      -  Instruction sur les principes d’administration : Les dons sont envoyés au Anciens de l’église-mère (Actes 11.30).     

      - Attachée à l’église-mère : Lorsqu’il y aura controverse doctrinale, des délégués seront envoyés à Jérusalem, source spirituelle pour rétablissement du fondement doctrinal (Actes 15). Combien de Serviteurs rebelles se sont-ils détachés de leurs racines spirituelles ? Nous en parlerons dans l’enseignement en préparation sur la doctrine ou la loi de la séparation.

 

  1. Eglise multiraciale :

Siméon appelé Niger, ce qui signifie en latin « le Noir » d’où un Africain. Il est par certains identifié à Simon de Cyrène (Marc 15:21 ; Luc 23:26). Dans ce cas, sa femme serait la mère de Rufus que Paul cite en Romains 16.13.

Lucius de Cyrène. Cyrène est une contrée de l’Afrique (Ethiopie) 

Manaën qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque (Européen)

Barnabas (fils de consolation) : Juif

Saul de Tarse : Juif

  1. Multiplicité des ministères :

            -  Prophètes :   L’étymologie du mot prophète en grec est celui qui parle à la place d’un autre :

             interprète ; héraut. Celui qui déclare des événements à venir. Cette double acception dérive de la préposition "pro" signifiant. "à la place de" et "avant". Le mot hébreu nabhi’, rendu par prophète, veut dire "celui qui annonce". Celui que Dieu revêt de son autorité pour qu'il communique sa volonté aux hommes et les instruise.

Le Ministère prophétique permet de connaître et vivre selon la marche prophétique de l’Eglise.  En lisant les sept églises d’Asie contenues dans l’Apocalypse permet de comprendre ce qui vient d’être dit. Le prophète dit avec force une parole de Dieu pour aujourd’hui.

Docteurs :

Docteur  Ce mot s’applique aux Docteurs d’Israël  (Luc 2.46 ; 7.30 ; Jean 3.2,10 ; Rom 2.20) et aux chrétiens ayant le don d’enseignement. Paul demande à Tite de "pourvoir au voyage de Zénas, Docteur de la Loi" (Tite 3.13) devenu chrétien et qui a mis son don et ses connaissances au service de l’Eglise. Dans l’Eglise, Dieu a établi "troisièmement (après les Apôtres et les Prophètes) des Docteurs" (1Cor 12.28). Ces trois fonctions constituent "une sorte de résumé des fonctions essentielles à la vie de l’Eglise" (F. J. Leenhardt).

 L’enseignement se distingue de la prophétie par son caractère systématique et intemporel. L’enseignant expose systématiquement toutes les vérités de la Parole en donnant à chacune d’elles la place qui convient. - Le mot enseignement peut s’appliquer aussi bien à l’évangélisation qu’à l’instruction des chrétiens. Jésus et les apôtres enseignaient déjà les non-convertis, c.-à-d. qu’ils leur présentaient la vérité sous forme systématique.

 

 

Anciens :

      Paul a demandé que l’ancien soit "propre à l’enseignement" (1Tite 3.2). C’est la qualification qui le distingue du diacre, d’où l’on peut conclure que, normalement, l’ancien participe à une certaine forme du ministère de la parole.

 

Le fondement de l’église : Ces éléments aussi appelés les piliers de l’Eglise sont aujourd’hui en déphasage totale par l’ordre de leur priorité est inversé malheureusement (Actes 2.42-44)

enseignements

communion fraternelle

fraction de pain

prière

  1. Service de Dieu : Chacun qui avait un ministère travaillait non seulement pour asseoir son ministère, mais aussi pour agir, parler dans l’humilité, la crainte de Dieu non de l’orgueil, la rébellion ou l’aveuglement spirituel. Il s’agit de veiller sur le don reçu en conformité avec la pensée de Dieu pour le moment et le lieu.

Dans une église locale, il doit avoir divers axes de service :

a) le group d’intercession : leur responsabilité est de prier pour le responsable de la vision, les Pasteurs, l’église locale et ses besoins, chaque membre de l’église, la nation, Israël, etc. Ce groupe doit avoir un programme précis d’intercession.

b) le groupe de louange : chargé de la chorale, de l’adoration et de l’animation de l’église lors des réunions et culte.

c) le groupe diaconal : leur fonction est de veiller sur les biens matériels de l’assemblée locale. Ce groupe s’exerce aussi dans la prière et assure le protocole, peut veiller sur le suivi des âmes. L’accueil dans l’église locale leur est échu. Il s’assure de la gestion financière de l’église sur la supervision de l’Ancien d’église.

d) le groupe d’homme : il veille aussi sur le bien être de l’église en faisant un apport positif

e) le groupe de femme : constitué des sœurs qui agissent comme les femmes qui ont tout mis en œuvre pour aller à la tombe embaume le corps du Seigneur (Marc 16.1-10)

f) la jeunesse : ils sont chargés d’animer l’église locale et la rendre vivante en prenant part à toute sorte d’activité utile sous la supervision d’un responsable.

g) le Conseil de l’église local : il est constitué des hommes et femmes de bonne volonté, chargé de mettre en œuvre, un plan pour améliorer les conditions de vie de l’église locale. Il dépend d’un Président et rend compte au Pasteur.

h) les séances de travail : le Pasteur local et son ancien réunissent en conseil, les personnes qualifiées pour l’examen de certains points en vu de la bonne marche de l’église. L’assemblée locale ne dépend pas de ce conseil, mais bien du Pasteur et de l’Ancien qui en sont responsable devant la hiérarchie et de Dieu.

Toutefois, ces structures peuvent variées en fonction de la vision divine pour l’église locale.

  1. La prière et le jeûne : conformément à Esaïe 58, des périodes d’abstinence dans un état de sanctification permettent dans un programme fréquent, rester devant Dieu pour des causes précises. Pour permettre un réel retour aux sources des Ecritures, deux réunions hebdomadaires et un jour de prière doivent avoir lieu.
  2. Le ministère du Saint-Esprit :

L’activité du Saint-Esprit dans le croyant sur ses trois aspects :

. Avec vous : indique l’approche de Dieu vers l’âme du croyant pour le convaincre du péché, de la justice et du jugement (Jean 16.9), lui présentant Christ  comme l’objet de la foi (Jean 16.14 ; 1 Tim 3.16 ; Héb 12.2), lui communiquant cette foi (Eph 2.8) et lui accordant la régénération (Tite 3.5 ; 1 Pierre 1.3).

Ici, le croyant est baptisé dans le corps du Christ

. En vous : Evoque la présence du Saint-Esprit dans le corps du croyant (1Cor 6.19), lui donne la victoire sur la chair (Rom 8.2-4 ; Gal 5.16-17), forme en lui le caractère chrétien (Gal 5.22-23), l’aide dans sa faiblesse (Rom 8.26), inspire ses prières (Eph 6.18), lui donne libr accès auprès de Dieu (Eph 2.18), autres activités (Gal 4.6 ; Eph 5.26 ; 2Thess 2.13 ; 1Pierre 1.2 ; Actes 9.31 ; Jean 16.14).

Sur vous : Montre la relation du Saint-Esprit avec le Seigneur Jésus Christ (Mt 3.16 ; Mc 1.10 ; Luc 4.18 ; Jean 1.32-33). Cette expression évoque l’entrée du Saint-Esprit dans le croyant pour l’équiper en vue de l’œuvre spéciale à effectuer pour Christ.

  1. Ecoute de la voix du Saint-Esprit : Le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à  part
  2. Obéissance à la voix du Saint-Esprit : Jeûne et prière pour Barnabas et Paul mis à part
  3. Soumission à Dieu pour de nouveaux ministères :
  4. Envoie des missionnaires : Antioche envoie en mission Paul et Barnabas.

     

Conclusion : Que dire au vue de cette étude. Où avons-nous failli ? Y a-t-il des choses à revoir, à rendre performant ? Notre rôle dans notre église locale est-il assumé en sorte que par le membre que nous sommes, l’harmonie s’instaure ? Que devrions-nous faire et que nous n’avons pas fait par quelque motif que ce soit ? Celui qui connait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas commet un péché. Sommes-nous dans cet engrenage ? Nous pouvons encore qu’il est temps nous repentir et rentre dans la restauration divine. Rendons-nous vraiment compte que ce soit à dieu ou aux hommes ?

       Dr André CHOUBEU

       Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

 

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LES DANGERS QUI GUETTENT TOUT SERVITEUR DE DIEU

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES DANGERS QUI GUETTENT TOUT SERVITEUR DE DIEU

 

Le parcours de chaque ministère est fortement influencé par son attitude face aux leçons scripturaires testées pratiquement dans la vie de l'ouvrier de Dieu. Des ministères se sont éteints, sont devenus stagnants, rétrogrades ou même ont dévié parce que les serviteurs de Dieu portant ces ministères, ne se sont pas laissés façonnés par les doigts du divin architecte et artisan, afin que la chair expérimente la mort de la croix, et que l'Esprit de la vie dans la résurrection du Christ, anime leur membre  pour la gloire du Père.

En effet, l'épanouissement de tout ministère ne dépendra d'ailleurs que de ses réactions face aux différents périls qui menacent son parcours et dont voici quelques-uns :

 

II-I   L'ORGUEIL

 

L'orgueil est une trop haute opinion de soi et consiste à se passer pour ce qu'on n'est pas en réalité. Une opinion très avantageuse et souvent exagérée, qu'on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui.

Une position de commandement chez un homme aura forcément tendance à engendrer secrètement en lui un élan d’orgueil qui, non maîtrisé, le rendra inapte à progresser dans son ministère. "Tout cœur hautain est en abomination  à l'Eternel" (Prov. 16.5). Rien ne déplaît plus à Dieu qu'une personne imbue d'amour-propre. Ce péché, qui est la racine même de tous les autres péchés, a pour but principal de détrôner Dieu pour y placer notre "moi". Rappelons-nous que c'est, ce péché qui a fait du plus grand chérubin, gardien du trône de Dieu, un démon de l'enfer, et qui a provoqué son expulsion du ciel.

On note généralement  cinq formes du péché d'orgueil :

 

II.I.I  Orgueil de l'apparence

 

Nous avons une meilleure façon, une meilleure mine que les autres. Nous nous estimons plus galant, plus beau, plus habillé, ayant une bonne démarche que les autres ; on marche, se compare, aux autres, les sous-estime et même les minaude.

 

II.I.II  Orgueil d'origine

 

Nous sortons de telle famille, tribu, pays, et surtout, savez-vous qui nous sommes ?  Nous sommes riches, bien cultivés, instruits et bien placés ; par conséquent, nous devons conserver notre honneur. Savez-vous à qui vous avez affaire ! Pardon ! Mon père, oncle, frère... est ou sont x y z.

 

II.I.III Orgueil de rang

 

Se voir supérieur aux autres à cause de tel avantage ou privilège. Ne me jugez pas de cette façon-là ; après tout m'avez - vous bien vu ? Je peux vous faire arrêter.

 

II.I.IV Orgueil de l'efficacité

 

Nous montrons que nous sommes les seuls capables et que nul ne peut nous remplacer. D'ailleurs, sans nous tout doit échouer. Nous sommes les seuls plus valeureux ; les autres se débrouillent, mais ne peuvent jamais avoir notre compétence. Il n'y  a personne d’autre que nous. Après nous, c’est le déluge. Jér. 17.13 ; 1 Cor 4.7

 

II.I.V Orgueil spirituel

 

Cette dernière forme est la plus abominable. Nous sommes orgueilleux de nos mérites spirituels, orgueilleux de notre connaissance, de la longueur de nos jeûnes, de nos visions, songes, révélations et dons spirituels. Nous avons le sentiment d'être les favoris de Dieu et en venons même à nous vanter de notre humilité. On compte trop sur soi, sur les capacités intrinsèques qu'on croit posséder et non sur Christ en qui on peut tout. Nous avons pourtant tout par la grâce.

L'orgueil spirituel est si subtil que celui qui en est concerné n'est bien souvent pas conscient.

Comment savoir si nous avons succombé à ce péché ?

 

Test de la préférence

 

Comment réagissons-nous quand quelqu'un d'autre est choisi à notre place pour occuper un poste que nous convoitions ou quand un autre est élevé alors que nous, nous semblons être oubliés ; ou encore quand d'autres nous éclipsent par leurs dons et leur succès ?

Test de la sincérité

 

Dans nos moments d'honnêtes autocritiques, nous découvrons en nous, beaucoup de défauts que nous acceptons sincèrement. Mais que ressentons-nous quand d'autres, et spécialement nos adversaires disent exactement les mêmes choses de nous ?

Test de la critique

 

La critique provoque-t-elle dans notre cœur de l'hostilité et du ressentiment au point de nous pousser immédiatement à nous justifier ? N'avons nous pas hâte de critiquer à notre tour celui qui  vient de nous critiquer ? N'est-ce pas rendre le mal pour le mal ? Quelle est notre réaction lorsque nous sommes victimes des critiques ?

Test de la haine

 

Lorsque poussé, utilisé par un démon, quelqu'un nous calomnie. Comment réagissons-nous en retour ? Pouvons-nous alors sincèrement pardonner, prier pour lui et l'aimer ? Ne promettons-nous pas en retour dans un esprit de jalousie, de rancune, de nous venger ? Pourtant, nous devons aimer nos ennemis, ne pas attrister le Saint-Esprit (Mt 5.38-45 ; 2 Tim 2.24-26).

Plusieurs vies sont ruinées et éteintes par l'amertume, l'animosité, la colère, la clameur, la calomnie, la méchanceté (Eph 4.30,31).

Honnêtement, lorsque nous nous comparons à notre Seigneur qui s'est abaissé lui-même jusqu'à la mort sur la croix, nous ne devons que nous humilier pour la mesquinerie et la bassesse de notre propre cœur (Phil 2.1-8).

 

III- La jalousie

 

La jalousie est un péché très proche de l'orgueil. Le jaloux craint et suspecte ses rivaux. Moïse a lui aussi, été tenté par ce péché (Nbres 11.28-29). La jalousie et l'envie ne trouvant pas de place dans le cœur de quelqu'un qui parle avec Dieu, Moïse qui savait laisser ses préoccupations entre les mains de Dieu a répliqué à Josué : "es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes".

Le serviteur de Dieu dont la seule préoccupation est de glorifier Dieu ne s'inquiète pas pour son propre compte, son prestige ou ses privilèges personnels. Il connaît laisser tout entre les mains de Dieu.

                                                                                     220px-Stower_Titanic.jpgIV- La popularité ou célébrité

 

Le démon qui planait à Corniche agit encore aujourd'hui. On y entendait dire : "moi, je suis de Paul et un autre : moi d'Apollos ou de Céphas". (1Cor 3.4-9).

L'exercice des dons spirituels est devenu un piège pour plusieurs. Leur éloquence, leur zèle, amour pour Christ fait qu'ils soient  fortement utilisés par le Saint-Esprit au service des autres. Et, au lieu de s'abaisser de plus en plus pour être utilisé par Dieu, ils deviennent orgueilleux de la grâce. Leur position privilégiée suscite de la part des frères charnels une admiration exagérée ; et c'est ainsi que sont élevés les serviteurs ou conducteurs au-dessus des autres, parfois en leur donnant  ou attribuant des titres ou noms qui les plongent dans l'orgueil et pensant être déjà quelque chose alors qu'ils ne sont rien, ils s'égarent. Tout serviteur de Dieu qui accepte une admiration exagérée, admettra la louange envers sa personne et sera idolâtré.

La célébrité est l'un des plus grands dangers qui guette la vie chrétienne. Elle est recherchée avec zèle amer et quand on y est parvenu avec la chair, la chute n'est plus loin, car la célébrité s'obtient par compromis avec le monde. L'orgueil précède la chute.

En effet, le succès expose un homme à subir une certaine pression que les gens exercent sur lui, ce qui peut l'amener à utiliser des moyens charnels et mondains pour conserver sa popularité. Il peut même devenir esclave des exigences incessantes de son ministère qui s'étend. Le succès peut lui monter à la tête, et il ne manquera pas de le faire, à moins que ce serviteur ne se souvienne que ce soit Dieu qui accomplit lui-même son travail, et qu'il peut très bien se passer de l'homme, rien ne lui étant impossible. Osias devenu célèbre méprisa Dieu (2 Chron 26)

 

V- L'infaillibilité

 

L'autorité spirituelle comme le ministère n'implique pas l'infaillibilité. Même puissamment utilisé par le Saint-Esprit, le serviteur ne demeure pas infaillible, car devant certaines situations, le sentiment influencera la décision. L'apôtre n'en a pas été exempt.

L'ancienneté dans le ministère, les longues expériences ont fait tomber plusieurs dans le piège de l'infaillibilité par manque d'assez d'humilité devant leurs frères.

L'humilité consiste à accepter que chaque jour dans le service de Dieu est une nouvelle expérience, une nouvelle leçon à l'école de Dieu, ce qui fera éviter ce danger parce qu’il n'y a aucune classe dans laquelle les leçons sont connues d'avance.

  

VI- Le découragement

           La blessure spirituelle

 

Tout vrai serviteur de Dieu passera par des temps de succès et même de très grands, mais, aussi par des périodes de dépression, oppression, découragement  amertume. Paul fut élevé au rang des dieux, et fut lapidé  quelques instants après, (Acte 14.8-20).

 

Après sa  confrontation avec les faux prophètes sur le mont Carmel, Elie fut tellement déprimé qu'il souhaita mourir. Dieu lui donna deux bonnes nuits de sommeil, deux bons repas et ne s'occupa de son réel problème spirituel qu'après. Il voulait  ainsi montrer à Elie que son découragement n'avait aucun fondement.  Bien qu'Elie crut être le seul juste, Dieu en avait pourtant caché 7000 autres. Elie en fuyant abandonnait ses fonctions, laissant Israël à la merci de l'ennemi. Alors qu’Israël venait d'exprimer et manifester son retour à Dieu, Elie commettait une abomination en abandonnant ce peuple qui nécessitait un encadrement spirituel sérieux. Elie venait d'amener les âmes à la conversion et les abandonna aussitôt, alors qu'ils avaient grand besoin de restauration.

Après son onction comme Roi, David tua Goliath et pendant que le pays entier le sollicitait, Saül en voulu à sa vie. Aussi, il fut si découragé qu'il mentit (1Sam 21.1-6) et Achimelec qui crut à ce mensonge  paya au prix de sa vie (1Sam 22.11-19) ; il chercha à s'associer aux philistins pour combattre contre son peuple (1Sam 21.10-15 ; 27.1-12) ; il alla même chez ses arrière-grands-parents moabites chercher refuge (1Sam 22.3-4). Dieu par le prophète Gad dit à David : "sort de la forteresse du Roi de Moab et rentre en classe pour ta formation au désert" (1 Sam 22.5). David crut que son amitié avec Jonathan fils de Saül et sa position du gendre du Roi serait pour lui une forteresse, mais il n'en a rien été (1Sam 18. -20). David fuya auprès de Samuel espérant que lui au moins qui l'avait oint roi ferait quelque chose mais, il y quitta plus confus qu'à son arrivée parce que Dieu le lui imposa (1Sam 20.1-3). Bien que pendant ce moment de découragement il délivra une ville d'entre les mains ennemies, il n'eut pour compensation que la haine plus poussée de Saül.

Rien ne peut changer une situation sans le décret de l'Eternel.  (Mt 6.27,33-34 ; Ps  127.1-2).

Guérissons nos blessures et avançons vers notre destinée.

 

VII        Le leadership

 

Un serviteur de Dieu pourra à un moment de son ministère atteindre une position élevée dans son Eglise ou son organisation, qui l'obligera à choisir entre la popularité du leader ou l'impopularité du prophète.

Tout serviteur de Dieu devrait premièrement être un prophète de Dieu qui prêche ce que Dieu lui dit de prêcher, sans en considérer les conséquences. Tout serviteur de Dieu qui a pris conscience de sa position de leader dans son Assemblée, Eglise ou dénomination, a atteint un point crucial dans son ministère. Il lui faut alors choisir un de ses deux rôles : celui de prophète de DIEU ou celui de leader d'hommes. Les deux rôles étant inconciliables, il échouerait à coup sûr en voulant jouer les deux rôles. S'il a décidé d'être prophète, mais sans vouloir perdre son rôle de leader, il deviendra très vite un diplomate et cessera d'être vrai prophète. S'il tient par contre son rôle de leader, il deviendra facilement un politicien qui manipule les événements et les personnes pour maintenir sa position.

L'autorité spirituelle ne s'acquiert pas par une promotion, mais par beaucoup de prières et de larmes. Nous l'obtenons par un cœur brisé et sincère qui reconnaît et confesse ses péchés, aussi par l'humilité et la soumission totale au Seigneur et à ceux qui nous dirigent en Christ. Nous l'obtenons aussi en sacrifiant courageusement chacune de nos idoles, et en portant notre croix d'une manière volontaire, sans compromis et sans plainte. Elle ne  nous sera jamais donnée si nous cherchons de grandes choses pour nous-mêmes, mais plutôt si nous regardons ce qui nous était un gain, comme une perte à cause de Christ (Phil 3.7). Le prix à payer étant très grand, le leader qui veut être un véritable serviteur de Dieu spirituel ne pourra échapper à cette importante réalité.

 

Le zèle amer

 

Le zèle amer tel que l'exprime les Saintes Ecritures est l'empressement que l'on a de mettre au service de Dieu les œuvres non de l'Esprit, mais de la chair, du "moi".

Jacques 3.14-16 nous précise que les actions émanant du zèle  amer sont terrestres, charnelles et diaboliques.

 Les exemples des fils d’Aaron et de Uzza illustrent mieux que le zèle  amer  conduit à offrir un feu  étranger à Dieu. Lors du combat contre les Philistins, Saül  voyant qu'il était gravement atteint, se donna la mort (1 Sam 31.2-5). A la recherche de la gloire parce que voulant gagner la confiance de David, l'Amalécite par zèle amer, mentit avoir achevé Saül. Il paya ce mensonge de sa vie sur ordre de David (2 Sam 1.1-16).

 

VIII.I- Les fils d'Aaron Nadab et Abihu (Lév 10)

 

Nouvellement promu sacrificateur, ces deux serviteurs de Dieu font leur premier service libre devant Dieu. Rien ne nous montre que ces derniers ont pris un temps de prière pour leur service devant Dieu ni mieux se renseigner suffisamment de leur mission. Tout jeune serviteur de Dieu a dans le cœur un ardent désir d'étaler son savoir, de se faire prévaloir, d'affirmer qu'il n'est  pas n'importe qui ; bref, une étincelle d'orgueil du fond de son cœur cherche toujours à allumer une flamme qui épatera les hommes. Dès lors, ce n'est plus l'Esprit Saint qui le pousse à agir pour la gloire de Christ, mais c'est la chair qui dirige ses voies dans l'ultime but d'atteindre la glorification du "moi". Dès lors, le désordre s'installe et le diable prend les commandes. Tout travail fait sans humilité, même prétendu être pour Dieu, aussi longtemps qu'il soit, ne sera jamais approuvé d'en haut.

N'y a-t-il pas dans ton cœur quelque trace de zèle  amer ? Frère, ôte-le.

 

VIII.II- UZZA (2 Sam  6.3-7)

 

Toute activité pour Dieu qui ne prend pas son fondement sur les principes de Dieu, n'est pas agréée devant le trône de grâce. Les bonnes intentions et une volonté engagées au service de Dieu ne peuvent jamais satisfaire Dieu, ni être une porte de bénédiction à moins que le service ne soit accompli selon la vision divine. Selon les instructions divines, l'arche devait être transportée sur les épaules des sacrificateurs (Nbres 4. 12-15 ; 7.9) ; Ici, David avait adopté la méthode des philistins (1Sam 6.7-8).

Aucune approche hasardeuse n'est ni admise, ni permise dans le domaine du sacré. N'étant ni formé, ni qualifié, Uzza a cru avec la chair soutenir l'œuvre de Dieu. Les principes et les méthodes humaines ne peuvent servir Dieu.

Evitons par le zèle amer d'offrir le feu étranger à Dieu de peur de provoquer sa colère

 

IV- LE SEXE

 

Depuis le jardin d'Eden, le diable a ciblé la femme pour renverser les serviteurs de Dieu par divers moyens :

L'impudicité : Toutes les sœurs que le serviteur de Dieu encadrent avec soin n’ont pas toujours les pensées pures et envisage dépasser les limites pour posséder le Serviteur de Dieu pour elle seule. Aussi, certaines mettront en ouvre des stratégies mesquines pour renverser l’ouvrier de Dieu. C’est pourquoi les gestes, paroles, regards de ces dernières doivent être perçus avec discernement pour qui veut aller jusqu’au bout. Une sœur alla un jour jusqu’à demander pardon à mon épouse pour avoir prié longtemps et même jeûner pour que celle-ci meurt afin que cette dernière m’épouse en toute liberté.

Influence négative : L’histoire de Jézabel qui usa de son influence pour peser lourd dans la mort de Nabot de Jizreel afin d’entrer en possession de la vigne de celui-ci doit rester toujours fraîche dans le cœur du Serviteur de Dieu, afin qu’aucune mesure ne soit prise tant dans l’Eglise  que sur la vie des frères par pression étrangère à l’ordonnance du Saint-Esprit. Nous lisons : « Jéhu  entra dans Jizreel. Jézabel l’ayant appris, mis le fard à ses yeux, se para la tête, et regarda par la fenêtre.» (2 Rois 9.30). Mais ce charme ne séduisit point Jéhu. Nous n’oublions pas non plus le cas de Delila qui avait réussi à briser la carrière de Samson (Juges 16).

L’orgueil : l’amour de la femme pour son mari va parfois plus loin que l’on ne peut l’imaginer. C’est pourquoi, toutefois qu’elle verra son époux méprisé, elle tentera comme Jézabel, de lancer l’offensive dans l’intention dira- t – elle de défendre son mari. Tu ne dois pas t’humilier jusqu’à ce niveau-là, dira-t-elle souvent.

La gloire, l’argent : Pour plusieurs épouses de Serviteur de Dieu, les moments difficiles financièrement sont souvent durs à supporter. Servons-nous Dieu pour être pauvre comme ça dira-t-elle souvent ! Si tu ne fais rien, dira-t-elle, je ne marcherai plus, c’est pourquoi, emprunte même de l’argent à tel ou tel chrétien. Tu ne dois pas manger avec n’importe qui etc. Toutes ces choses, font tomber le faible dans la cupidité et l’orgueil.

Les hommes peu sérieux : L’expérience a monté que la façon d’aimer de l’homme est très différence de l’appréhension de l’amour par la femme. L’homme aime dès l’apparence, un coup de foudre et il fera toutes les promesses du monde qu’il ne tiendra d’ailleurs pas et qui sans qu’il s’en inquiète, détruira progressivement la femme. La forme de la femme, sa beauté, sa spiritualité, son zèle ou style d’habillement bouleversera rapidement le cœur de l’homme. La femme quant à elle dans la notion de l’amour cherche quelqu’un qui puisse la comprendre, lui donner l’affection, l’assurance, l’encadrement, la présence constante à ses côtés dont elle a besoin, etc. <il arrivera qu’un frère disent à une sœur, je t’aime, je me marierai avec toi. La sœur, si son cœur répond, s’accrochera mordicus sur cette promesse alors que le frère parfois est un don juan. Demain, la sœur le verra ailleurs ou il dira c’est fini avec un air très innocent sans se rendre compte qu’il venait là de détruire une vie qui pourra ou non se remettre de sa blessure.  De nombreux hommes brisent le ministère de leur épouses et constituant de vraies occasions de chute pour l’épanouissement spirituel de ces dernières. Tôt ou tard, leur vie spirituelle s’assombrira et le zèle de leur femme brisé. Dans certains couples, c’est la femme qui est plus spirituelle que l’époux et dans d’autres c’est le contraire. Chacun devait savoir ce que son épouse représente pour son ministère et en prendre garde.

Conclusion :

 

Ce texte tiré «Sa parole aujourd’hui» (1er juin - 31 juillet 2002), cet extrait du commentaire  biblique du  26 juin, ressort les lignes suivantes que je porte à l’attention de chaque conscience :

 ‘‘Les moindres détails de votre vie, vos paroles, vos actions, quoi que ce soit, faites – les dans le nom de votre maître, Jésus’’ (Col 3.17)

 

«Quand on demanda à l’Evêque Abel Muzorere de diriger le Congrès National Africain, il pria comme jamais auparavant ! La plus part de ses prédécesseurs avaient été tués ou emprisonnés, aussi hésitait – t - i l avant de prendre sa décision, jusqu’à ce qu’un ami lui transmette ces lignes bouleversantes :

          ‘‘Les humains sont déraisonnables, illogiques et égoïstes, mais aime-les quand même ! Si tu fais le bien, ils t’accuseront d’égoïsme ou de motivation personnelles, mais fais le bien quand même ! Quand tu réussiras, tes amis seront hypocrites mais tes ennemis seront réels, pourtant essaye de réussir quand même ! Le bien que tu fais aujourd’hui peut être oublié demain, mais fais le bien quand même !

L’honnêteté et la franchise te rendront vulnérable (à cause de cela, on trouvera des motifs et des griefs divers contre toi), mais sois honnête et franc quand même !

Les hommes aux grands cœurs pleins de grandes idées peuvent être renversés par les plus petites gens aux esprits minuscules, mais rêve les plus grandes choses quand même !

Les humains s’apitoient sur le sort des opprimés mais lèchent les bottent des puissants, pourtant lutte quand même pour les défavorisés ! Offre au monde le meilleur de toi-même et tu seras probablement méprisé, mais donne malgré tout le meilleur de toi-même !’’

Vous me direz : «Comment un tel style de vie est-il possible ? » Ecoutez : « les moindres détails de votre vie, paroles, actions, quoi que ce soit, faites-les dans le nom de votre maître, Jésus, en remerciant Dieu à chaque pas. » (Col 3.17)

 

Dr André CHOUBEU

BP. 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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les 9 signe dune eglise en bonne sante

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES 9 SIGNES D’UNE EGLISE EN BONNE SANTE.

 

Ecrit par Fred PETIT :

Le pasteur Mark Devers nous dit qu’il existe des dizaines de modèles pour gérer une église mais il pense que nous avons besoin de retourner à un ancien modèle aujourd’hui négligé. Il nous explique que l’Eglise doit devenir ou redevenir distincte du monde si elle veut accomplir sa mission:

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. (Jean 13 :34-35).

Mark Devers dirige le ministère 9marks. Ce ministère aide les églises locales à promouvoir, développer et conserver 9 des signes les plus importants qui permettent d’identifier une église en bonne santé spirituelle. Il nous propose ici un court résumé de ce que sont ces 9 signes:

1.     Le message biblique exposé :

 

C’est une façon de prêcher qui expose ce que les écritures ont à dire sur un passage particulier, en expliquant clairement sa signification et la manière de l’appliquer au sein de la congrégation. C’est un engagement à écouter la parole de Dieu et à la mettre au centre de notre propre louange.

2.     La théologie biblique :

 

Paul donne la charge à Tite d’enseigner une doctrine saine. Nous devrions être concernés non seulement par la façon dont nous sommes enseignés mais aussi par ce qui nous est enseigné. La théologie biblique doit nous amener (c’est un engagement) à connaître précisément le Dieu de la Bible comme Il s’est révélé dans les écritures.

3.     Une compréhension biblique de la bonne nouvelle :

 

L’évangile est le cœur du christianisme. La bonne nouvelle n’est pas que Dieu veuille assouvir les besoins ou les désirs de chacun ou de les aider à avoir une meilleure image d’eux-mêmes. Nous avons péché et nous nous sommes rebellés contre notre créateur et notre juge. Il a cependant gratuitement, par grâce, envoyé son fils mourir à notre place pour nos péchés et subir le châtiment que nous méritons. Il nous crédite de la droiture de son fils et nous acquitte de notre dette lorsque nous nous repentons de nos péchés et acceptons la mort de Christ et sa résurrection. C’est cela la bonne nouvelle.

4.     Une compréhension biblique de la conversion :

 

Le changement spirituel dont nous avons besoin est si grand que Dieu seul peut le faire. Nous avons besoin que Dieu nous transforme «convertisse». La conversion n’a pas besoin d’être une expérience émotionnelle et mystique, mais elle doit se voir par les fruits qu’elle produit si cela doit être ce que la Bible appelle une vraie conversion et elle doit se concrétiser par un changement de comportement.

5.     Une compréhension biblique de l’évangélisation :

 

La façon dont une personne annonce l’évangile est clairement liée à la compréhension que cette personne a de l’évangile. Présenter l’évangile à quelqu’un en lui faisant croire que c’est quelque chose que cette personne a naturellement envie, tel que la joie ou la paix intérieur, c’est lui présenter une demi vérité : ce qui peut engendrer une fausse conversion. L’entière vérité est que notre plus important et profond besoin, c’est d’être spirituellement en vie et la vie spirituelle ne s’obtient que par la repentance pour nos péchés et l’acceptation de Jésus Christ comme notre Seigneur et sauveur: dans cette condition, la vraie joie et la vraie paix nous sont alors données. Notre rôle doit être de présenter l’évangile ouvertement et laisser Dieu agir.

6.     Une compréhension biblique de ce qu’est un membre de l’église :

 

Etre membre d’une église locale devrait refléter un engagement envers cette église locale. Notre engagement doit se traduire (être montré) par notre présence et notre participation, par nos dons financiers, par la prière et par le service dans un des ministères de l’église ; sinon, être membre ne veux rien dire; c’est un terme sans valeur et même dangereux. Il ne devrait pas être permis à certains membres de rester membres pour des raisons sentimentales ou par négligence (manque d’attention). Etre membre d’une église locale, c’est reconnaître que nous voyageons sur cette terre en tant qu’étranger dans ce monde, que nous sommes mis à part et en route vers notre demeure céleste.

7.     Une compréhension biblique de la discipline dans l’église :

 

La discipline dans l’église régit notre vie de membre.  Le mot discipline peut sembler négatif de nos jours pour certaines personnes mais il est important et même vital «spirituellement» pour un chrétien de connaître les règles de conduite personnelles et communes à la lumière de l’évangile. Si nous ne pouvons pas dire comment un chrétien ne devrait pas vivre, comment pouvons-nous lui dire comment il devrait vivre. Chaque église locale a la responsabilité de juger de la vie de chaque membre qui la compose ainsi que de l’enseignement qui y est apporté afin que rien ne vienne compromettre l’image de l’église comme témoin de Christ.

8.     Promouvoir la vie et la progression de l’Eglise et de ses membres :

 

L’Eglise doit être en mesure de gérer et d’évaluer la progression non seulement numérique de ses membres mais aussi la progression de leurs vies spirituelles. Bien que les Chrétiens s’attachent à d’autres choses, le seul signe certain de la progression d’une église doit s’observer par l’augmentation en sainteté de la vie de l’église et de celle de ses membres. Ce concept est presque éteint dans l’église moderne. Il faut retrouver la vraie signification de ce qu’être un disciple veut dire. Cela permettra à l’église d’être un meilleur témoin pour et dans le monde.

9.     La compréhension biblique de l’encadrement :

 

Il devrait y avoir une pluralité d’anciens ou de leaders dans chaque église locale. Cette pluralité n’est pas seulement biblique mais pratique. Les anciens et leaders aident et secondent le(s) pasteur(s) dans les tâches pratiques, ce qui permet de libérer le(s) pasteur(s) pour qu’il(s) puisse(nt) s’occuper pleinement de l’église de Dieu.

Cette liste de 9 signes ne prétend pas être une liste exhaustive des signes qui serait uniquement nécessaire à la bonne santé spirituelle d’une église. Il y a d’autres signes importants nécessaires à la bonne santé spirituelle d’une église comme la prière ainsi que les rapports humains entre membres de l’église comme par exemple l’amitié et le partage entre chrétiens. Nous recherchons et voulons voir aussi ces autres signes dans l’église mais cette liste spécifique de 9 signes nous semble correspondre à ceux qui sont le plus négligés dans l’Eglise de nos jours. Nous voulons voir des églises qui reflètent le Caractère de Dieu.                      

 

Mark Devers dirige le ministère 9marks, il est aussi le pasteur sénior de l’église «Capitol Hill Baptist Church, à Washington DC». Pour plus d’information, visiter le site : http://www.9marks.org. Il y a de nombreuses ressources pour pasteurs et leaders sur le site. Le site est en Anglais. Un livre (en anglais) qui détaille tous ces points importants est maintenant disponible.

 

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les cinq ministères bibliques

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES CINQ MINISTERES BIBLIQUES

 

Introduction :

Un ministère, dans le sens Biblique du terme, est un service que l’on exerce à l’égard du « Corps de Christ » c’est-à-dire des personnes qui le composent. C'est une « place précise » que Dieu nous demande d'occuper, pour faire des « choses précises » au sein de Son Corps, l’Eglise. Ce mot peut avoir un sens plus ou moins restreint, selon ce dont on fait allusion en le prononçant. Il peut concerner, dans son sens restreint, les cinq ministères particuliers que Dieu a donnés à l'Eglise pour l'aider à s'édifier. Il peut aussi signifier : Spécialisation. Dans ce dernier sens tous les enfants de Dieu sont appelés par le Seigneur à exercer un ministère ou une tâche précise (spécialisation au sein du corps de Christ.


Le texte servant de base à cette étude sur les Ministères de l’Eglise de Dieu est : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils» (Ephésiens 4.11-13). Dès le commencement, les églises étaient constituées des cinq ministères établis par Dieu. De nos jours, les églises doivent aussi refléter ces ministères, à l'image de la volonté de Dieu : « Et Dieu a établi dans l`Église premièrement des Apôtres, secondement des Prophètes, troisièmement des Docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » (1 Corinthiens 12.28).

 

Une confusion si criarde règne à nos jours dans l’Eglise, interpellant de manière urgente à un retour aux anciens sentiers que le Prophète Jérémie souhaite de tout son cœur (Jérémie 6.16). Improvisation, auto-proclamation de titre, attribution des titres ecclésiastiques inconnus de Dieu, etc., sont le quotidien de l’Eglise. Mais au fait, qui doit faire quoi, quand et comment ? Nous approcherons cet aspect dans les lignes suivantes afin que nul n’en ignore.

  

I. La présentation des cinq ministères de l’Eglise

La Bible indique dans l’Epître aux Ephésiens que Dieu a donné à l’Eglise des Apôtres, des Prophètes, des Evangélistes, des Pasteurs et des Docteurs. Mais que doit exactement faire chacun ?

1.  Apôtre

Selon le terme employé, l’Apôtre est un envoyé, un chargé de mission. Il est motivé par la prédication du Messie ressuscité et de l’établissement de son royaume. Ses capacités, qui évidemment lui viennent de Dieu, englobent les quatre autres ministères que nous développerons ensuite. 
Un Apôtre est un bâtisseur voir un pionnier. Bien que le mot apôtre veuille dire « envoyé », tous ceux qui sont envoyés n’ont pas le ministère d’Apôtre. Raison pour laquelle, certains sont appelés « missionnaires ». L’Apôtre est celui qui a la capacité d’aller dans des endroits difficiles et lointains pour apporter l’Evangile. Il fonde des églises locales. Sa prédication est accompagnée de miracles et de prodiges. Il a la vision de l’œuvre et donne des instructions pour la bonne marche de l’Eglise. Il enseigne, corrige et reprend les faux pasteurs et les fausses doctrines. Il exerce l’autorité sur les Pasteurs, les Prophètes, les Evangélistes, les Docteurs ainsi que les Anciens et les Diacres. Il détermine les qualifications pour être appelé au ministère. Il veille sur la bonne marche des églises qu’il a fondées et les organise afin de garder un contact permanent avec elles. Celles-ci à leur tour doivent lui rendre compte.
Les Actes et les Épîtres citent les noms de plusieurs Apôtres, outre les "douze" nommés par le Seigneur Jésus-Christ. Le ministère d'Apôtre est caractérisé par un sens spécial de la responsabilité envers un groupe d'églises (2 Corinthiens 11.28). L'Apôtre n'est pas lié définitivement à une communauté locale particulière. Il veille de façon générale à la santé spirituelle et à l'action de l'Église.  Il a la responsabilité de donner certaines directives.

 Il a le charisme de prier pour que les croyants reçoivent le Saint-Esprit ou l'un ou l'autre des dons spirituels.

 Il forme les cadres et les consacre dans leurs ministères particuliers, par exemple les Anciens et les Diacres.
 Il est responsable de l'orthodoxie de l'enseignement donné.
 Il exerce la discipline dans les cas graves.
En fait, l’Apôtre peut partir d’un champ encore vierge et fondé une communauté, en former les membres afin qu’ils deviennent autonomes. L’Apôtre quoique autonome ne reste pas isolé, il œuvre activement afin que les autres ministères se manifestent et le supplée ou le remplace.
Nous pouvons illustrer ce rapport de l’Apôtre aux autres ministères avec les cinq doigts de la main. L’apôtre étant le pouce, le doigt fort, qui fait face aux quatre autres pour travailler. Une main amputée du pouce pourra continuer à saisir (avec difficulté certes) des objets. Nous prendrons cette illustration des doigts de la main en fin de notre étude pour faciliter au mieux la complémentarité des cinq ministères.  
Aux regards de la marche de l’histoire de l’Eglise, nous trouverons plusieurs types ou classe d’Apôtres afin d’éviter toute prétention, nous les définirons comme suite :

a) Jésus-Christ envoyé de Dieu (Esaïe 61.1-3)

b) Apôtre de l’Agneau : les douze que Jésus choisit après une nuit de prière  de Luc 6.12-14

c) Apôtres fondamentaux : ceux qui ont aidé à poser le fondement de la doctrine chrétienne à l’instar de Paul, Barnabas, Jacques, Jude, etc.

d) Apôtres des nations : ce sont ceux qui ont de la part de Dieu, une mission spécifique. Ils peuvent avoir à effectuer particulière dans un contexte voulu par Dieu pour l’avancement du royaume de Dieu.

2. Prophète
Un prophète est un Homme de Dieu qui prédit l’avenir ou qui annonce un événement plusieurs jours ou mois d’avance avant que celui-ci ne se réalise exactement. Il est celui qui a la capacité d’exercer les cinq dons de « Révélation » qui sont : 
 - la parole de connaissance
 - le discernement des esprits

 - la parole de sagesse
 - l’interprétation des langues
 - la prophétie
Le Prophète apporte la parole de Dieu d'une manière spontanée, sous une onction spéciale du Saint-Esprit ; ce ministère a un champ d'action assez vaste :
- dans la révélation (Ephésiens 3:5)
- dans l'exhortation (Actes 15:32)

- dans la direction (Actes 13:2)-
- dans la prédiction (Actes 11:28 ; 21:11)-
En plus de cela, ses prophéties doivent s’accomplir et le Prophète doit porter les fruits dignes d’un Serviteur de Dieu. Celui qui ne remplit pas ces conditions n’est pas un Prophète de Dieu. Au demeurant, le Prophète a le rôle très spécifique d’être le porte-parole de Dieu, inspiré par le Saint-Esprit. Dans le Nouveau Testament, c’est Jean-Baptiste qui décrit le mieux ce Ministère. Lorsqu’il parle de Jésus, il dit : « Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point. » C’est le Ministère d’autorité qui prêche la repentance, la purification et la séparation, dans la crainte de Dieu. 
Porte-parole de la volonté divine, le Prophète se retrouve abondamment indexé dans l’Ancien Testament et ceci dès la Genèse. Le premier que nous découvrons et cité comme tel par Dieu lui-même est : Abraham. Nous avons bien sûr tous les écrits de l’Ancien Testament nous décrivant la dure tâche de porte-parole divin, montrant le chemin à suivre ou condamnant quand le peuple s’est écarté de celui-ci. De grandes figures se détachent de tous les autres Prophètes dont nous lisons l’histoire dans la Bible : Abraham, Moïse, Élie… En dehors des prédictions le Prophète de Dieu a la vision divine des desseins rédemptifs de Dieu pour les nations, le peuple où il est envoyé ou parmi lesquels il vit. Le Prophète est donc : ‘‘l'homme qui a l'œil ouvert, celui qui entend les paroles de Dieu, celui qui voit la vision du Tout Puissant, celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent’’ (Nombres 24.3-4).

De grandes figures se détachent de ses prophètes dont nous lisons l’histoire :


1 – ABRAHAM : Il fût reconnu par Dieu lui-même comme prophète dans l’affaire de l’enlèvement de Sarah par Abimelek. Pourtant de toute la bible, nous n’avons aucune trace d’une prédiction d’Abraham de la part de Dieu. Abraham est pourtant par sa vie même l’accomplissement de la promesse de Dieu tant pour Israël que pour les nations. Le message de la promesse du Messie à venir, la création d’un peuple qui gardera la promesse et d’où sortira le Messie. L’Exode d’Israël.

Il est aussi un puissant symbole : Celui du Père qui sacrifie son Fils afin que soit béni les nations.
2 – MOÏSE : Plus jamais en Israël ne s’est levé un prophète comme Moïse (Deut 34.10). En effet, il n’était pas possible que la fondation effective tant physique, législative que territoriale du peuple élu, celui de la promesse, le peuple du Messie à venir se passe dans l’indifférence mondial. Alors, Moïse en fut l’instrument d’expansion de l’Egypte d’abord, ensuite des nations qu’il a conquis sur le chemin vers Canaan. Moïse est aussi un symbole du Christ Jésus par sa naissance et sa vie (Mt 10.2 ; Mc 6.30 ; Lu 6.13; 9.10; 11.49; Ac 1.2,26; .37,42,43; Rom 1.1,5; 11.13; 16.7 ; 1 Co 1.1; 4.9; 2 Co 1.1; 11.5,13; Gal 1.1,17,19 ; Ep 1.1;  Col 1.1 ; 1 Th 2.7 ; 1 Ti 1.1; 2.7 ; 2 Ti 1.1,11 ; Tt 1.1 ; Heb 3.1 ; 1 Pi 1.1 ; 2 Pi 1.1; 3.2 ; Jude 17 ; Ap 2.2; 18.20 ; 21.14 ; Genèse 20.7 ; Ex 7.1 ; Nb 11.14-30; 12.6 ; Dt 13.2-6; 18.15-22; 34.10 ; 2 Pi 1.19-21 ; 1 Jean 4.4 ; Apoc 11.10).
Un jeûne de 40 jours dans l’exercice de son ministère a abouti à l’obtention de la loi.
3 – ÉLIE : Elie ne fonde pas une nation nouvelle comme Moïse, mais il amène à la repentance un peuple qui s’est égaré dans une idolâtrie totale, poussé par son roi Achab sous l’instigation de son épouse Jézabel. Elie ne fit que sept miracles comparativement à Élisée son remplacement désigné qui en fit quatorze. Mais son ministère a été accompli dans le programme parfait de Dieu pour lui, la repentance du peuple n’étant pas de valeur négligeable.
4 - JEAN LE BAPTISTE : Précurseur du Messie, il accomplira la prophétie de Malachie 3.23-24 : Celle qui prédit le retour d’Elie, “la voix qui crie dans le désert” afin d’appeler la nation d’Israël à la repentance avant la venue du Messie en personne.   

En effet, c’est par le message de la repentance, de sa vie et de son accoutrement ainsi que de son statut qu’il s’identifie à Elie.

3. Evangéliste

Un évangéliste est un prédicateur de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Il est doué dans l’art de bon prédicateur et de gagneur d’âmes. Son ministère est accompagné de puissance et de guérison. Il est donc, consumé par le désir de proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ pour le salut des âmes, et il est prêt à donner sa vie pour ce but. Son message est simple mais puissant et souvent accompagné de miracles.

La présence de l’Evangéliste dans les églises locales est importante parce que son onction inspire les chrétiens et les encourage à partager la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. L'Evangéliste est interpellé par l'évangélisation, il a le contact facile, il possède un fort désir d'annoncer l'Évangile et amène les personnes à se convertir. À cet aspect de son ministère tourné vers l'extérieur s'ajoute une fonction envers l'Église, qu'il stimule dans l'évangélisation et le réveil pour un retour à Dieu au moment du sommeil spirituel de ses membres. 
Le premier Evangéliste reconnu dans la Bible est Philippe. Il fût des sept premiers diacres nommés par l’Eglise (Actes 6:1-6). Son ministère commença vraisemblablement à la persécution qui suivit la mort d’Etienne. La principale fonction d’un Evangéliste est d’amener les gens à la foi, à s’engager pour Christ. Et ceci, que ce soit pour les incroyants où les membres de l’Eglise. En effet, s’il faut aller chercher de nouvelles âmes perdues dans le monde, celles qui ont déjà fait l’engagement ont souvent besoin de voir ranimer leur flamme.
Le don sur lequel se base l’Evangéliste est l’exhortation; Il peut aussi manifester le don de prophétie afin d’appuyer sa prédication de révélation. Il fonde ou maintient le feu d’une église, mais il n’est pas totalement équipé pour la croissance spirituelle des membres de l’église locale. Lorsqu’il arrive à l’Evangéliste de faire longtemps dans l’église locale, il finit pat disperser les âmes pour sa dureté et son incapacité à encadrer et donner des soins.


4. Pasteur
A tort, ce titre est porté par bien des serviteurs de Dieu. Surtout que ce n’est pas un titre, mais une fonction. Celle de consoler les membres du corps, les encourager à persévérer malgré les épreuves rencontrées. Le Pasteur est celui qui passe de l’huile sur les plaies ouvertes. Qu’aucune critique ne sorte de sa bouche et que l'histoire qui lui est raconté ne soit connue de tous. Trop souvent dès qu’un appel se manifeste sur un jeune, il est orienté malheureusement à tort vers le pastorat. Un pasteur est pourtant un berger. Il a la capacité d’instruire et de garder le troupeau. Il console, affermit et soigne les brebis lorsqu’elles sont en difficultés.

Il avertit les brebis lorsqu’elles sont en face d’un danger. Le Pasteur est un dirigeant rempli d’amour, de douceur, de compassion et de sagesse. Il donne l'enseignement correspondant aux besoins de la communauté et prend soin de chaque croyant dont il connaît parfaitement la vie (Prov. 27.23. Par ce ministère se communique en outre à l'assemblée le sens de l'aide fraternelle envers celui qui est dans la difficulté. Son travail s'effectue à long terme et de manière plus particulière contrairement à l'Apôtre dont l'action est plus générale.
Comme un bon berger, le Pasteur veille sur le peuple de Dieu, le nourrit et le protège, le conduit, le guide. Son onction lui donne de l’autorité sur l’église locale, mais il ne l’utilise pas pour dominer les autres anciens et les chrétiens qui lui sont confiés. Le Pasteur reconnaît les sortes de brebis de son troupeau comme décrit Ezéchiel et veille sur elles : Faible, malade, blessée, égarée, perdue et en bonne santé (Ezéchiel 34.4). 

 Lire pour la compréhension :  Ac 8:5; 21:8 / Ep 4:11 / 2 Ti 4:5 Gn 48:15 / Es 44:28 / Je 3:15; 10:21 / Ez 34 / Jn 10:1-16, 26-29; 21:16+ / Ac 20:28 / 1 Pi 2:25
5. Docteur
Un docteur est un Homme de Dieu qui a la capacité de communiquer la connaissance. Il forme, nourrit, éduque, discipline, instruit et enseigne les fidèles mais surtout les appelés au ministère. Il a une capacité et une facilité d’enseigner que d’autres n’ont pas. 
L’enseignant est oint pour construire sur la fondation posée par les Apôtres et les Prophètes, en communiquant la doctrine biblique de Christ d’une manière claire et précise.

 

 

Il aime tout particulièrement « creuser » profondément la Parole et son onction lui permet de communiquer la vérité à l’Eglise. Il s'attache à l'étude systématique et à l'enseignement clair de la Bible, de façon à présenter simplement les choses profondes de Dieu. Il doit inspirer aux chrétiens la connaissance de la Parole de Dieu. Son savoir théologique et éthique est nécessaire au succès de son ministère. Le Docteur a la tâche de rendre limpide les Ecritures. Celles-ci ayant été écrites sur plusieurs siècles et par plusieurs auteurs, il est là pour fouiller et ramener à jour les trésors anciens et nouveaux en tenant compte du sens des mots, du contexte, de l’historique, de la tradition de l’époque et autres facteurs importants.

Dieu a voulu que les Ecritures soient un puzzle afin que comme pour les paraboles, seuls ceux vraiment désireux de le connaître pourraient le déchiffrer.
Il examine ou établit les doctrines en se basant sur des recherches approfondies. Mais plus que tout en se basant sur cette citation de Jésus lui-même : ”Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui” Jean 8:55-56. Sa plus importante mission (et de tous les ministères) est de rendre autonome le peuple de Dieu, que chacun apprenne à se nourrir spirituellement et à rechercher pour soi la volonté divine.

Quelques textes bibliques d’appui :
Maître - Mt 8.9; 23.8  ; Jn 13.13  ; 2 Ti 4.2-4 ; Heb 5.12 - Docteur - Mt 23.10 ; 1 Ti 1.7 ; 2.7 -Enseignement - Mal 2.6 ; Prov 13.14 ; 2 Ch 17:.7 ; Mt 7.28 ; 16.12 ; Mc 4.2 ; Jean 6.45 ; 7.16 ; Rom 6.17 ; 1 Co 12.28 ; Gal 6.6 ; 1 Ti 5.17 ; Tt 1.9 ; Heb 6.1-2 ; 2 Pierre 1.15
Enseigner - Ex 4.12,15 ; 35.34 ; Es 28.9-13 ; Ez 44.23 ; Mi 3.11 ; Hab 2.19 ; Ps 119 ; Mat 5.19 ; 7.29 ; Luc 12.12 ; Jean 8.28 ; 14.26 ; Rom 2.21 ; 1 Co 2.6-7,13 ; 1 Ti 2.12 ; 3.2 ; 2 Ti 2.2 ; 3.16 ; Tt 1.11 ; 2.3 ; Heb 5.12 ; Jacques 3.1 ; 1 Jean 2.27 ; Apoc 2.20 -
Instruction -Es 2.3 ; 5.24 ; 8.20 ; Mi 4.2 ; Mal 2.5-7 ; Mat 10.5 ; Rom 15.4—Instruire - Es 29.24; 30.20 ; Je 31.33-34 ; Prv 9.9 / Dan 1.17 ; 2 Ch 17.7-9 ; Mt 13.52 ; Jean 6.45 ; 1 Co 10.11; 14.31 ; Gal 6.6.

  

Nous aurions théoriquement fini l’étude sur les 5 ministères mais elle serait incomplète si nous négligions de situer le rôle des Anciens et des Diacres car ils sont nommés aux services des membres pour permettre aux cinq ministères d’exercer leurs appels dans les meilleures conditions.
L’ANCIEN
Ex 24.1 ; Nb 11.16 ; Deut 19.12; 21.3+; Actes 14.23; 15.1-6 ; 1 Ti 3.1-7; 5.17,19 ; Tt 1.5-9 ; Jacq 5.14 ; 1 Pi 5.1-4 ; Apoc 4.4; 5.8; 7.13;

Les livres de 1 Samuel à 2 Rois parlent de l’intervention des anciens dans la vie politique et de leur représentation de la pensée du peuple.
La première référence aux anciens dans la Bible remonte à l’Exode, au Sinaï. Dieu va se révéler à son peuple et demande à Moïse de sélectionner 70 anciens du peuple. Puis face à l’endurcissement du peuple, Moïse se plaint auprès de Dieu de la difficulté de seul s’occuper d’eux. Alors Dieu répartit la tâche sur les 70 anciens en répandant sur eux de cette onction donnée à Moïse; Ils deviennent alors une aide dans la direction de l’assemblée.
Nous verrons alors, en parcourant les livres de l’Ancien Testament que les anciens participent à l’application de la justice, à la politique et deviennent parfois messager des besoins du peuple. Les anciens font partis du paysage de la communauté.
Dans l’Eglise qui n’est autre que l’assemblée chrétienne, les anciens sont établis lors des voyages`missionnaires de Paul et Barnabas Actes 14.23. Les douze Apôtres sont aussi considérés comme des anciens (1Pierre 5.1).

Que devient alors leur rôle ? Quels sont leurs caractéristiques ?
Le livre de 1 Timothée 3.1-7 recèle les conseils de Paul pour la sélection de ceux-ci. Mais que font-ils ?

Le fonctionnement réel en assemblée : Rom 12.3-8 ; 1 Cor 14.26-40.

 
Il est important de comprendre que l’Ancien doit mettre de côté son titre lorsqu’il exerce afin de ne pas étouffer l’œuvre de l’Esprit dans le corps. Comme les autres, il doit savoir qu’il est serviteur et non fonctionnaire. Il doit en être de tout autre ministère.

LE DIACRE
De même que pour les épiscopes (anciens ou évêques), c’est dans 1 Timothée 3.8-13 que Paul donne des indications sur les critères de sélection des diacres.

Mais cherchant plutôt à comprendre leur fonction. C’est aux Actes des apôtres, lors de l’établissement de l’église originelle que la nécessité de nommer des diacres se révéla. (Actes 6:1-6) et ceci afin de faire face à des besoins d’organisation matérielle, le partage des ressources.
Le mot diacre même veut dire: assistant, servant, ministre Un peu comme les lévites assistaient les prêtres dans leur fonction, ainsi les diacres assistent les anciens et les 5 ministères.
Cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas être appelés à un ministère, à l’exemple de Philippe l’évangéliste.

OBJECTIF ET COHÉSION DES MINISTÈRES


La plupart des communautés adoptent une forme de culte qui ne correspond à celle citée en 1 Corinthiens 14:26-33. Ces formes de cultes (ou liturgies) ne permettent pas, pour la plupart, l’expression de tous les ministères ou d’en vérifier l’authenticité.
Ephésiens 4:11-16 exprime clairement que ces 5 ministères ont pour but final la formation spirituelle des croyants, afin que ceux-ci sachent présenter un culte sanctifié au Seigneur Jésus. Nous voyons plutôt des serviteurs qui ne cessent de mettre en avant leurs dons et étouffer l’assemblée la rendant dépendante et amorphe.

 
Le texte de 1 Corinthiens 14:26-32 nous présente un partage où chacun peut participer. C’est là qu’intervient l’Ancien (Evêque, épiscope, surveillant), s’équipant du don de “présider”, il va permettre à chacun de s’exprimer pour l’édification commune et selon le Saint-Esprit (1 Cor 12:1-11) il est assisté en sa tâche par les diacres.
Et en amont se trouve les 5 ministères qui forme le peuple à rendre un culte personnel et en communauté (Eph 4:12). Ceux-ci travail en harmonie, guidés par le St-Esprit.

 

Conclusion : Au regard de ce qui précède, l’Apôtre accomplit l’œuvre missionnaire. Le Prophète livre au peuple les paroles que l’Eternel Dieu met dans sa bouche. L’Evangéliste, apporte la bonne nouvelle du salut au monde, baptise ceux qui croient et les confie au Pasteur qui veille sur leur marche de tous les jours. Le Docteur, enseigne au peuple les profondeurs de la parole de Dieu pour fortifier sa foi. 
Il est à remarquer que l’ordre indiqué, n’est pas un ordre hiérarchique. C’est l’ordre logique d’intervention des ministères dans l’établissement d’une église locale. Matthieu 28 :19 et 20. « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint–Esprit, et enseignez leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.» 
Les cinq (5) ministères ne sont pas des ministères indépendants. Ils travaillent tous ensemble dans l’unité, afin que les saints puissent bénéficier des différentes onctions et être équipés pour l’œuvre du ministère. 
Dans cette perspective, les anciens et les diacres sont nommés aux services des membres pour permettre aux cinq (5) ministères d’exercer leurs appels dans les meilleures conditions.
Ces ministères sont des Dons que Dieu, Lui-même, octroie à ceux qu’il a mis à part pour le servir. Personne ne peut les attribuer à qui que ce soit. Celui qui s’en autoproclame est un faussaire.

Il convient de noter que le titre de Révérend n’est pas un ministère mais une appellation honorifique. On appelle Révérend, l’homme de Dieu qui a fait ses preuves et dont le ministère a porté des fruits visibles.

Celui dont le ministère est connu en paroles et en œuvres. Le Révérend est aussi celui qui forme et qui a à ses pieds des serviteurs de Dieu. Ceux-ci par respect l’appelle Révérend pour lui témoigner leur respect. On peut alors dire par exemple : 
 Révérend- Apôtre Jean
 Révérend-Prophète Paul
 Révérend-Evangéliste Philippe
 Révérend-Pasteur Pierre
 Révérend-Docteur Barnabas
Retenons que personne n’a le droit de s’autoproclamer Révérend s’il ne remplit pas les conditions que nous avons citées. 
En outre, il existe une différence entre les cinq (5) ministères et les Dons du Saint-Esprit énoncé dans 1Coreinthiens 12 : 4 à 12, même s’ils sont étroitement liés d’un certain point de vue. Un chrétien peut prophétiser de la part de Dieu, mais il n’est pas pour autant un prophète. 
II. Le but /rôle des cinq ministères dans l’église de Dieu
1. Le perfectionnement des saints (Chrétiens)
2. L’avancement de l’œuvre de Dieu et l’édification du corps de Christ
3. Les résultats attendus par Dieu en donnant les ministères
a. Parvenir à l’unité de la foi. 
b. Parvenir à l’unité de la connaissance de Christ, Fils de Dieu. 

 

LA COMPLEMENTARITE DES CINQ MINISTERES

 

De plus en plus, nous assistons à une tragédie des siècles par l’effondrement des valeurs morales. Ce fait indéniable est dû à la falsification des Saintes Ecritures au profit d’une interprétation plus libérale de la Parole de Dieu. Cette Théologie libérale comme on l’appelle s’efforce tant bien que mal à concilier le monde avec l’Eglise sur un terrain subtilement neutre diront les géants de ce principe afin de trouver un terrain d’entente entre les extrémiste entendons intégriste et les modérés. Cela permettra diront-ils de voir tout le monde s’allier à la foi. Mai la foi de foi, de qui et en qui. De toute façon, le mot croire dans ses fondements originaux diffère les expressions « croire en Dieu et croire Dieu ». Croire en Dieu veut simplement traduire l’implémentation de son adhésion intellectuelle en Dieu par la reconnaissance de son existence.

 

Jacques 2.19 ne dira-t-il pas que nous croyons qu’il existe un seul Dieu, nous faisons bien, mais que le diable croyait aussi et il tremblait ? Croire Dieu signifie au contraire reconnaître sa Parole pour vraie et s’unir à elle non pour accepter sa véracité, mais pour se soumettre désormais à elle. Il est dit que la Parole de Dieu a été faite chair et elle a habité parmi nous. Se soumettre à la Parole de Dieu et la laisser se manifester dans notre vie, fera que le vieil homme soit crucifié et Cette Parole manifestera la nature de Christ en nous. Malheureusement, cet objectif n’est pas souvent atteint par tous à cause de l’inefficacité de la communion des cinq ministères établis : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs » (Ephésiens 4.11).

Les ministères dans la pensée de Dieu sont complémentaires et non jamais ni suffisantes en eux-mêmes, encore moins isolés. La force de l'Eglise Primitive demeurait dans la compréhension de cette pensée divine. C'est ainsi que qu'il est simple de savoir :

le pouce désigne l'Apôtre. Dans les fonctions du perfectionnement du Corps de Christ qui est l’Eglise, il peut facilement exercer les quatre autres ministères en l’absence de ceux-ci. Il est facile au pouce de toucher les quatre autres doigts sans difficulté. Il détient le plan de l’œuvre qui lui a été confié. Il porte la vision reçu de Dieu (Hébreux 8.5). Dans l’œuvre qu’il dirige, il peut facilement coordonner sans difficulté à cause de ce que Dieu lui a donné le plan de construction. Il sait qui convient où et a l’habileté de corriger afin de maintenir le standard divin selon la vision reçue d’en haut. Il est comparé au chef chantier, le Saint-Esprit étant l’Architecte divin qui veille pour que tout soit conforme au modèle céleste. L’Apôtre en sa qualité de Chef Chantier de la construction de l’édifice qui est la maison de Dieu, distribue les tâches et veille pour s’assurer que chacun accomplit sa tâche en conformité avec le plan qu’il détient du Saint-Esprit. Il lui revient de blâmer, imposer la discipline, l’ordre pour que les objectifs divins soient atteint selon le standard céleste. De même le pouce bien que faisant partie des cinq doigts, le pouce est légèrement indépendant par rapport aux auprès quatre doigts qui sont collés directement les uns sur les autres. Avec l’index et l’auriculaire, le pouce constituent les point d’appui d’un objet que l’on tient en main. L’Apôtre est parfois intransigeant et incompris parce qu’il voit seul le modèle qui lui est demandé. C’est de là que vient la chute de plusieurs qui loin de reconnaître et se soumettre à la souveraineté de Dieu dans on choix, s’égarent pour être rejeté à la fin. Il ya l’étique dans le ministère.

l’index désigne le Prophète. Ce doigt a la particularité d’indexer, de menacer, d’apostropher, de d’indiquer une direction. Le Prophète est comme le géomètre qui plante les jalons, mesure le tracée de la route pour permettre au bulldozer de créer la route ou le passage. Le Prophète en effet devait voir dans la vision du Très Haut pour indiquer au peuple de Dieu la vraie voie.

le majeur représente l’Evangéliste. Il est semblable au bulldozer qui écrase tout sur son passage, renversant les baobabs (gros arbres) qui en tombant écrasent les petits arbres. Tout pour lui, c’est de tout faire tomber, même avec force, exerçant la puissance nécessaire pour que le chemin soit crée. Si opéré quelqu’un pour mettre Jésus dans le cœur du pécheur était possible, l’Evangéliste le ferait sans hésitation et avec la plus grande satisfaction. Pour l’Evangéliste, le péché est partout ; tout péché doit être sévèrement sanctionné parce que le ciel est pur et tout homme doit être pur maintenant. Le processus de croissance normale dans la vie chrétienne lui est inconnu. Si un vrai Evangéliste fait longtemps dans une église locale qu’il a créé, il dispersera les âmes par sa violence. Pour l’Evangéliste, tout doit être pureté absolue ou rien.

4  l’annulaire représente le Pasteur. Le doigt qui symbolise le Pasteur est celui sur lequel on met l’alliance lors de la bénédiction nuptial. Il est l’artisan qui œuvre avec Dieu pour établir une alliance entre le croyant et Dieu par le moyen de l’enseignement des Ecritures. Il est appelé berger parce que son aptitude par la grâce qui est attaché à son ministère lui permet de supporter, d’être patient, doux pour conduite le troupeau. Le mot Pasteur tire son origine de pâtre. Le pâtre est un homme qui garde et prend soin de son troupeau. De ce mot est né paître qui signifie entre autre conduire, guider, prendre soin, nourrir, éduquer, soigner, équiper, garder, protéger, etc. Voilà le Pasteur qui au quotidien veille étroitement sur son troupeau avec l’attitude que décrit l’Apôtre Paul en ces termes : « souvent dans les veilles, dans la faim et la soif ; souvent dans les jeûnes, dans le froid et le dénuement. Sans parler du reste, ma préoccupation quotidienne, l’inquiétude au sujet de (l’église) toutes les Eglises ! Qui est faible sans que je sois faible ? De qui cause–t–on la chute, sans que moi–même je brûle ? S’il faut faire le fier, c’est de ma faiblesse que je ferai ma fierté » (2 Cor 11.27-30).

     Le Pasteur est comme la niveleuse qui vient dégager les troncs, les branches et tout autre choses que le bulldozer en passant a broyer pour permettre à la route de passer. Après avoir donc dégagé la voie telle que tracée, il nivelle et trace les rigoles pour permettre à l’eau de couler aisément sans laisser la route boueuse. Toutefois, la garantie d’une route non boueuse n’est effective. C’est pourquoi le Docteur interviendra.

5. l’auriculaire représente le Docteur (Enseignant). Il est le dernier des cinq doigts de la main non parce ce que son ministère est le plus petit. Loin delà, au contraire, voici ce qui est écrit à propos de l’importance des ministères dans l’église locale : « Or Dieu a placé dans l’Eglise premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des maîtres ; ensuite il y a des miracles, ensuite des dons de guérison, des aptitudes à secourir, à gouverner, diverses langues » (1 Cor 12.28).

 

Le Docteur est comparé à un compacteur qui dame la route, compacte la terre pour qu’après, le bitume y soit versée afin d’assurer une circulation sur une voie assurée et précise qui conduit à une destination certaine.L’auriculaire a la particularité de nettoyer l’oreille pour facilite une bonne compréhension. Une expérience a permis de comprendre que l’usage de l’auriculaire dans la saisie d’objets est incontournable. Si on veut s’abstenir de son service, l’objet que l’on tient ne pourra pas être employé efficacement et par conséquent, on échouera dans ce qu’on voulait faire ou on le fera mal.

 

Conclusion : Cette précision permet de comprendre que la complémentarité dans les cinq ministères. Selon le plan divin, les cinq Ministère existe « pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ »  (Eph 4.11-15).

L’une des particularités de la force de l’Eglise Primitive demeurait dans la compréhension des cinq ministères entre eux. La fragilité de nos églises locales de nos jours demeure dans le manque de collaboration des cinq ministères. Il suffit aujourd’hui qu’un Evangéliste commence une œuvre pour Dieu et devient tout à la fois. Son église sera forte dans l’évangélisation et faible dans tous les autres domaines qui sont qualifiés par les quatre autres ministères. On entendra d’ailleurs dire et c’est très fréquent : « Mon leader est Révérend Apôtre, Prophète, Evangéliste, Pasteur, Docteur ». Quelle utopie !

Mes frères, revenons sur la base des Saintes Ecritures pour bâtir sur le modèle divin qui est Jésus Christ et selon les principes du Saint-Esprit. Si nous n’agissons pas ainsi, nous travaillerons pour le feu selon qu’il est écrit :

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu» (Cor 3.1-15).

                                                                           Contact :

                                                                           Tél. (237) 22 12 34 72

 

 

 

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L'AMERTUME

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

L’AMERTUME

Ephésiens 4.30-32

 Sans titre

Introduction :

Le parcours de tous de toute personne rencontre inévitablement des chocs, obstacle sur sa pérégrination terrestre. De nombreux facteurs du passé ont créé des blessures énormes dans nos vies. Aussi longtemps que ces maladies de l’âme l’ont pas subi un traitement efficace, les blessures s’étoufferont aux moindres écorchures et tout retournera à la case départ. Plusieurs vie chrétiennes ne sont pas épanouies faute de pardon qui guéri et restaure. En fait, qu’est-ce que l’amertume et quelles en sont les manifestations ? 

Définition :

Ressentiment mêlé de tristesse et de déception.

Sentiment durable de tristesse mêlé de rancoeur lié à une humiliation, une déception, une injustice de sort.

Découragement, mélancolie, dégoût, peine, rancœur, écoeurement, chagrin, fiel, tristesse, humiliation, affection. 

Manifestation de l’amertume :

 

 Lorsque l’amertume  a pris, racine dans la vie, il est assez aisé de reconnaître ses méfaits dont voici quelques unis :

  1. La personne aigrie affiche une très mauvaise mine
  2. Il aime la solitude et l’isolement
  3. Il se replie sur lui-même
  4. Il met en oubli Ps 34.6 et regarde son malheureux état
  5. Il regarde aux circonstances et non  plus à Dieu
  6. Il est très sensible et susceptible. Quand il voit des personnes parler doucement à son l’écart ou pendant son arrivée, il se dit : certainement, c’est de moi qu’on parle.
  7. Il a une grande méfiance de tous  
  8. Il croit être au dessus de toute spiritualité
  9. Il considère comme combat tout ce qui est contre sa pensée

Il est plein de raisonnements négatifs et perçoit tout à l’envers, il est spirituellement  aveugle.

Il est violent et perd la douceur et la maîtrise de soi

Il est obstiné dans sa pensée et ses voies.

Il est sous l’influence d’une grande instabilité sentimentale. Quiconque ne voit pas comme lui est un ennemi

Il est très zélé pour propager ses plaintes et semer le plus d’intoxication possible. 

CAUSE DE L’AMERTUME : 

L’amertume est un instrument de mort

Héb. 12.14-17 ; Lev 19.16-18 ; Deut29.18 ; 1Théss 2.14

Une  attitude peut détruite un autre par l’amertume (Gen 26.34-35 ; 4.47-46 ; 1Sam 1.6-7,8

L’amertume dans l’âme produit de mauvaises paroles  (Job 10.1). La tête devient un ordinateur ayant conçu des fichiers revus, analysés et commentés

Le comportement d’un fils (Prov. 17.25 ; 4-10.1)

Une attitude peut déterminer l’amertume (Acte 8.23 ) 

SORTIR DE L’AMERTUME : 

Lire Mt 6.9-12

Dresser liste de ce qu’on t’a fait

Ecrire les noms de chaque personne concernée avec ses faits

Mon père m’a menti

Mon grand frère m’ a frappé

Un inconnu m’a menacé

Dresser une liste des choses par lesquelles tu as blessé les autres, envers les parents : paresse, ingratitude, mépris, insulte (Eccl 7.21-22) 

Regarder la dimension du pardon de Dieu pour nous (Gen 6.6)

Demander pardon :

A Dieu pour les fautes  commises envers Dieu et les autres

A tous ceux qu’on a blessés

Détruire le classeur ou coffre fort dans lequel on a gardé les gens

 

 

Conclusion :

J’avais un ami qui ne recevait que des paroles agressives de son père. Son père n’avait que deux enfants dont lui et sa grande sœur. Le père aimait la grande sœur et la mère aimait son fils. Le garçon était en classe de 4ème et à cause du complexe d’infériorité ancré en lui par l’amertume, il savait qu’il n’est rien et ne sera jamais rien. Un jour, il était en classe, absent présent parmi ses camarades pou remplir sa journée de classe. Le Professeur posa une question que nul ne pu répondre malheureusement. Le Professeur de le doigter et de lui dire : toi, tu n’as jamais parlé depuis le premier trimestre et nous sommes au deuxième trimestre. Je sais pourtant que tu es un garçon très intelligent. D’ailleurs, tu as la réponse. Ses camarades se moquèrent de lui parce qu’on le connaissait de passif sans savoir qu’il avait une maladie intérieure qui est l’amertume. Ceci le rendait toujours solitaire et très réservé. Il se leva donc et répondit avec brio à la question du Professeur qui demanda qu’on applaudisse pour lui. Il fut très surpris et se demanda en lui-même si son Professeur n’est pas aveugle, comment peut-il osé lui dire qu’il est intelligent alors que son père qui l’a accouché dit qu’il ne vaut rien et ne sera rien. Le second jour, le même scénario se reproduisit et le Professeur voyant qu’aucun élève ne répondait à sa question dit : « Où est mon ami d’hier » ? Ses camarades crièrent son nom à haute voie et dire : « l’ami du Professeur ». Le Professeur de dire : J’ai confiance en lui, je lui fais fortement confiance et je crois fermement non seulement qu’il ne me décevra pas par une mauvaise réponse, mais qu’il vous démontrera que je n’ai pas tort. D’ailleurs, il sera un grand homme dans ce pays ». L’enfant répondit heureusement et toute la salle applaudit à nouveau comme la veille cette fois-ci sur l’euphorie d’élèves. Cet acte devint comme le déclenchement d’un réveil chez mon ami qui se retrouva comme sortant d’un sommeil. Il comprit qu’il n’est pas ce que son père disait de lui et prenant conscience de ses capacités intrinsèques, il devint très brillant, pardonna son père et fut curieusement à la honte de son père le premier de la classe avec 16/20 de moyenne alors qu’au premier trimestre, il eu 8 ,60/20.

La guérison de l’amertume produit de précieux fruits pour une grande percée spirituelle qui engendra des répercussions dans le physique.

Dr André CHOUBEU

Tel. +237 77 75 71 60

 

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L'AMERTUME

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

L’AMERTUME

Ephésiens 4.30-32

 Introduction :

Le parcours de tous de toute personne rencontre inévitablement des chocs, obstacle sur sa pérégrination terrestre. De nombreux facteurs du passé ont créé des blessures énormes dans nos vies. Aussi longtemps que ces maladies de l’âme l’ont pas subi un traitement efficace, les blessures s’étoufferont aux moindres écorchures et tout retournera à la case départ. Plusieurs vie chrétiennes ne sont pas épanouies faute de pardon qui guéri et restaure. En fait, qu’est-ce que l’amertume et quelles en sont les manifestations ?

Définition :

Ressentiment mêlé de tristesse et de déception.

Sentiment durable de tristesse mêlé de rancoeur lié à une humiliation, une déception, une injustice de sort.

Découragement, mélancolie, dégoût, peine, rancœur, écoeurement, chagrin, fiel, tristesse, humiliation, affection.

Manifestation de l’amertume :

 

 Lorsque l’amertume  a pris, racine dans la vie, il est assez aisé de reconnaître ses méfaits dont voici quelques unis :

  1. La personne aigrie affiche une très mauvaise mine
  2. Il aime la solitude et l’isolement
  3. Il se replie sur lui-même
  4. Il met en oubli Ps 34.6 et regarde son malheureux état
  5. Il regarde aux circonstances et non  plus à Dieu
  6. Il est très sensible et susceptible. Quand il voit des personnes parler doucement à son l’écart ou pendant son arrivée, il se dit : certainement, c’est de moi qu’on parle.
  7. Il a une grande méfiance de tous  
  8. Il croit être au dessus de toute spiritualité
  9. Il considère comme combat tout ce qui est contre sa pensée

Il est plein de raisonnements négatifs et perçoit tout à l’envers, il est spirituellement  aveugle.

Il est violent et perd la douceur et la maîtrise de soi

Il est obstiné dans sa pensée et ses voies.

Il est sous l’influence d’une grande instabilité sentimentale. Quiconque ne voit pas comme lui est un ennemi

Il est très zélé pour propager ses plaintes et semer le plus d’intoxication possible.

CAUSE DE L’AMERTUME :

L’amertume est un instrument de mort

Héb. 12.14-17 ; Lev 19.16-18 ; Deut29.18 ; 1Théss 2.14

Une  attitude peut détruite un autre par l’amertume (Gen 26.34-35 ; 4.47-46 ; 1Sam 1.6-7,8

L’amertume dans l’âme produit de mauvaises paroles  (Job 10.1). La tête devient un ordinateur ayant conçu des fichiers revus, analysés et commentés

Le comportement d’un fils (Prov. 17.25 ; 4-10.1)

Une attitude peut déterminer l’amertume (Acte 8.23 ) 

SORTIR DE L’AMERTUME :

            384839_302253683142252_100000728670125_1005070_831586471_n.jpgLire Mt 6.9-12

Dresser liste de ce qu’on t’a fait

Ecrire les noms de chaque personne concernée avec ses faits

Mon père m’a menti

Mon grand frère m’ a frappé

Un inconnu m’a menacé

Dresser une liste des choses par lesquelles tu as blessé les autres, envers les parents : paresse, ingratitude, mépris, insulte (Eccl 7.21-22) 

Regarder la dimension du pardon de Dieu pour nous (Gen 6.6)

Demander pardon :

A Dieu pour les fautes  commises envers Dieu et les autres

A tous ceux qu’on a blessés

Détruire le classeur ou coffre fort dans lequel on a gardé les gens 

 

Conclusion :

J’avais un ami qui ne recevait que des paroles agressives de son père. Son père n’avait que deux enfants dont lui et sa grande sœur. Le père aimait la grande sœur et la mère aimait son fils. Le garçon était en classe de 4ème et à cause du complexe d’infériorité ancré en lui par l’amertume, il savait qu’il n’est rien et ne sera jamais rien. Un jour, il était en classe, absent présent parmi ses camarades pou remplir sa journée de classe. Le Professeur posa une question que nul ne pu répondre malheureusement. Le Professeur de le doigter et de lui dire : toi, tu n’as jamais parlé depuis le premier trimestre et nous sommes au deuxième trimestre. Je sais pourtant que tu es un garçon très intelligent. D’ailleurs, tu as la réponse. Ses camarades se moquèrent de lui parce qu’on le connaissait de passif sans savoir qu’il avait une maladie intérieure qui est l’amertume. Ceci le rendait toujours solitaire et très réservé. Il se leva donc et répondit avec brio à la question du Professeur qui demanda qu’on applaudisse pour lui. Il fut très surpris et se demanda en lui-même si son Professeur n’est pas aveugle, comment peut-il osé lui dire qu’il est intelligent alors que son père qui l’a accouché dit qu’il ne vaut rien et ne sera rien. Le second jour, le même scénario se reproduisit et le Professeur voyant qu’aucun élève ne répondait à sa question dit : « Où est mon ami d’hier » ? Ses camarades crièrent son nom à haute voie et dire : « l’ami du Professeur ». Le Professeur de dire : J’ai confiance en lui, je lui fais fortement confiance et je crois fermement non seulement qu’il ne me décevra pas par une mauvaise réponse, mais qu’il vous démontrera que je n’ai pas tort. D’ailleurs, il sera un grand homme dans ce pays ». L’enfant répondit heureusement et toute la salle applaudit à nouveau comme la veille cette fois-ci sur l’euphorie d’élèves. Cet acte devint comme le déclenchement d’un réveil chez mon ami qui se retrouva comme sortant d’un sommeil. Il comprit qu’il n’est pas ce que son père disait de lui et prenant conscience de ses capacités intrinsèques, il devint très brillant, pardonna son père et fut curieusement à la honte de son père le premier de la classe avec 16/20 de moyenne alors qu’au premier trimestre, il eu 8 ,60/20.

La guérison de l’amertume produit de précieux fruits pour une grande percée spirituelle qui engendra des répercussions dans le physique.

Dr André CHOUBEU

Tel. +237 77 75 71 60

 

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