JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)

8 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS ÂMES (Fin)
  • L’inconstance :

L’inconstance est la facilité à changer d’opinion, de résolution, de passion, de conduite, de sentiment. Faculté, capacité à changer, en parlant des choses sans en vérifier l’authenticité. C’est l’état de quelqu’un qui ne fait pas d’effort pour persévérer dans le but poursuivi, et relâche en cours de chemin.

« c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses » (Jacques 1.8).

« Approchez-vous de Dieu, et Il S’approchera de vous. Lavez vos mains, pécheurs; et purifiez vos cœurs, vous qui êtes irrésolus » (Jacques 4.8).

« Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit: Jusques à quand serez-vous comme un homme que boite des deux côtés? Si le Seigneur est Dieu, suivez-le; si Baal est Dieu, suivez-le aussi. Et le peuple ne lui répondit pas un seul mot » (1Rois 18.21).

« Et quoiqu’ils adorassent le Seigneur, ils servaient en même temps leurs dieux, selon la coutume des nations du milieu desquelles ils avaient été transférés en Samarie » (2Rois 17.33).

« Et le Seigneur a dit: Parce que ce peuple s’approche de bouche et Me glorifie des lèvres, tandis que son cœur est éloigné de Moi, et que le culte qu’il Me rend vient de préceptes et d’enseignements humains » (Esaïe 29.3).

« Leur cœur est partagé, maintenant ils vont périr; le Seigneur Lui-même brisera leurs idoles, Il renversera leurs autels » (Osée 10.2).

« Nul ne peut servir deux maîtres; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon » (Mt 6.24).

« Ils ont les yeux pleins d’adultère et d’un péché qui ne cesse jamais; ils séduisent les âmes mal affermies; ils ont le cœur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction……C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses; lettres dans lesquelles il y a certains passages difficiles à comprendre, dont les hommes ignorants et mal affermis tordent le sens, pour leur propre » (2Pierre 2.14 ; 3.16).

En Grec, "un homme double d’âme," ayant deux dispositions contraires, dont l’une regarde à Dieu dans la prière, l’autre à la créature au monde, à soi-même « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos cœurs, vous qui êtes doubles de cœur » (Jacques 4.8).

Un tel homme est inconstant, c’est-à-dire sans repos, sans fermeté, non seulement dans la prière, mais dans toutes ses voies, dans toute sa conduite.

Un homme irrésolu est un homme qui ne sait pas ce qu’il veut.

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu.

Nous devons avoir une confiance sans précédent à notre Dieu dans toutes ses voies.

L’angoisse :

L’angoisse est une anxiété extrême, accompagnée d’un serrement douloureux à l’épigastre, d’oppression et de palpitation. Grande affliction d’esprit mêlée d’une vive inquiétude.

« Jacob fut très effrayé, et saisi d’angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis, les bœufs et les chameaux » (Genèse 32.7).

« Ils se dirent alors l’un à l’autre: Oui, nous avons été coupables envers notre frère, car nous avons vu l’angoisse de son âme, quand il nous demandait grâce, et nous ne l’avons point écouté! C’est pour cela que cette affliction nous arrive » (Genèse 42.21).

« Ainsi parla Moïse aux enfants d’Israël. Mais l’angoisse et la dure servitude les empêchèrent d’écouter Moïse » (Exode 6.9).

« Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi » (Deut 2.25).

« Au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que l’Eternel, ton Dieu, t’aura donnés » (Deutéronome 28.53).

« il ne donnera à aucun d’eux de la chair de ses enfants dont il fait sa nourriture, parce qu’il ne lui reste plus rien au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi dans toutes tes portes » (Deut 28.55) ;

Dans le texte d’Ex 6.9-8, on remarque que Dieu a développé devant Moïse tout son plan de salut découlant de ce nouveau nom d’Éternel qu’il a pris pour Israël. Et ce plan de salut est encore une fois absolument garanti par sa signature: Je suis l’Éternel. "C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même" confirmera Dieu plus tard (Esaïe 43.25). Il est bien triste de constater qu’Israël "à cause de leur angoisse d’esprit" manifestée par l’impatience, n’écoute pas. C’est la première manifestation d’incrédulité de ce peuple, hélas suivie, comme nous le verrons, d’une longue liste d’autres semblables (Psaumes 106.7). Mais nous devons le retenir, Dieu porte ses regards sur les siens. Ils sont mêlés à des étrangers mais son œil les distingue et il se plaît à rappeler leurs noms car, "Le Seigneur connaît ceux qui sont siens" (2Tim 2.19). Nous devons donc être encouragés en tout temps parce que "Les yeux du Seigneur regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri" (Psaumes 34.15 ; 1Pierre 3.12).

Une leçon et pas de moindre subsiste dans cette situation de Moïse avec le peuple de Dieu à sa charge. Quand nous constatons, par expérience, que nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes, que nous sommes le mieux amenés à prospérer dans nos tentatives ici-bas, à la gloire de Dieu ; c’est particulièrement vrai quand nous voulons dépendre entièrement de Sa Personne, et que toute notre espérance est placée en Lui. Au début, Moïse s’attendait à voir Dieu réaliser Ses intentions à l’égard du peuple ; maintenant il va vraiment distinguer l’action divine. Dieu voulait désormais être connu sous le nom de Jéhovah, c’est-à-dire un Dieu qui accomplit ce qu’il promet, qui finit ce qu’Il entreprend. Dieu s’attendait à être reçu dans la joie : « Je vous prendrai pour être mon peuple, un peuple mis à part et Je serai votre Dieu ». Rien ne peut nous rendre plus heureux qu’une telle bénédiction ! Dieu annonce Sa gloire : « vous saurez que Je suis L’éternel ». Ces paroles merveilleuses et pleines d’encouragement auraient dû vivifier les enfants d’Israël, tout en leur faisant oublier leur misère ; mais ils étaient si absorbés par leurs épreuves, qu’ils n’ont pas prêté attention aux promesses divines.

Quand nous cédons à la déprime et à l’énervement, nous nous privons du réconfort que nous pourrions avoir, à la fois par la Parole de Dieu et par la Providence, avec tous les désagréments que cela peut engendrer.

  • La crainte :

La crainte est le fait de redouter quelque chose.

« Jacob répondit, et dit à Laban: J’avais de la crainte à la pensée que tu m’enlèverais peut-être tes filles » (Genèse 31.31).

« Jacob n’envoya point avec eux Benjamin, frère de Joseph, dans la crainte qu’il ne lui arrivât quelque malheur » (Genèse 42.4).

Ceux qui s’investissent en Dieu, peuvent témoigner ou parler en faveur d’eux-mêmes, avec crainte et humilité. Au temps de la fin, la crainte, non celle qui est respectueuse de Dieu et des choses du ciel, se verra manifeste dans la vie des hommes qui soient, amenés à jurer, à la fois par le Seigneur et par le roi (Sophonie 1.5) ? De la même manière, de nos jours, les hommes souhaitent servir Dieu et Mammon. Beaucoup professent connaître le vrai Dieu, mais leurs cœurs et leurs maisons sont les demeures de l’idolâtrie. Quand un homme est sujet à la convoitise, comme Laban, le monde est son dieu ; il réside alors parmi des idolâtres et la luxure, afin de devenir comme eux, ou du moins un adepte de leurs abominations.

Déstabilisation de la citadelle intérieure :

« Quant à ceux d’entre vous qui resteront, Je frapperai leurs cœurs d’épouvante au milieu de leurs ennemis; le bruit d’une feuille qui vole les fera trembler, ils fuiront comme s’ils voyaient une épée, et ils tomberont sans que personne les poursuive. Ils tomberont chacun sur leurs frères, comme s’ils fuyaient du combat; nul d’entre vous ne pourra résister à vos ennemis » (Lév. 26.36)

« Parmi ces nations mêmes, tu ne seras pas tranquille, et il n’y aura pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds; là Yahweh te donnera un cœur tremblant, des yeux éteints, et une âme languissante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, et tu ne croiras pas à ta vie. Le matin tu diras: « Que ne suis-je au soir? » et le soir tu diras: « Que ne suis-je au matin? » —à cause de la crainte qui agitera ton cœur et des choses que tes yeux verront » (Deut 28.65-67)

L’expression « bruit d’une feuille » introduit la notion de terreurs continuelles et imaginaires.

Notre attachement par la foi en Christ garantit notre stabilité émotionnelle, financière voire matériel. Ainsi, lorsque nous ne craignons pas le nom terrible de l’Éternel, nous pouvons vraiment nous attendre à subir les épouvantables fléaux réservés à ceux qui n’ont pas le Tout Puissant pour refuge. C’est ainsi qu’à cause de son infidélité, Israël a été retranché de la « terre promise » selon la parole de Dieu dans Deutéronome 28.63. Ceci s’est d’abord réalisé, lors de la captivité des Juifs, à Babylone, mais aussi, quand Jérusalem fut détruite par les Romains, et que ses habitants ne purent, là encore, rester en Palestine. Les Israélites ne devaient plus connaître le repos, même pour « la plante de leurs pieds » (Deutéronome 28.65). ils devaient errer continuellement, devant s’attendre soit à une prospérité éventuelle, soit à la crainte d’être persécutés. Même leur âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Ils devaient être bannis de ville en ville, de pays en pays ; aller çà et là, toujours rejetés. Ces tragédies au sujet du peuple aimé de Dieu ne devraient pas non seulement nous étonner, mais surtout nous convaincre de la véracité de la Parole de Dieu, ce qui devait susciter en nous une sainte crainte de Dieu et de sa parole.

Soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

Jésus Christ est le Prince de paix et l’abandonner n’est pas sans conséquences (2Chron 15.5 ; Esaïe 48.22 ; 59.8 ; Ezéchiel 7.25 ; 13.10 ; Zacharie 8.10 ; Romains 3.17).

Nous devons le retenir, on ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est pour le méchant, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure Grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

Application :

L’ancre plonge dans l’invisible pour y chercher le sol ferme et s’y fixer solidement. Où que nous soyons, en pleine vie ou près de la mort, jetons l’ancre de notre espérance vers ce rocher toujours accessible qui est Jésus !

Le câble de l’ancre n’est rien d’autres que l’ensemble des promesses divines qui descendent à toutes les profondeurs de la pensée divine. Avec ses caractères de sûreté et de fermeté, nous découvrons là une belle image de l’espérance fondée sur Christ. Nous avons une ferme consolation, nous qui sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée, laquelle nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme (Hébreux 6.18-19).

Dans la manifestation effective de ce que disent les Ecritures au sujet de Jésus-Christ qui est l’ancre véritable de nos âmes, notre espérance doit être comme celle d’Israël (Actes 28.20) qui était axée sur la venue du Messie, et la fin de la captivité de Babylone, et le bonheur du ciel. Le Seigneur est l’espérance des justes car leur espérance ne sera point confondue parce qu’au contraire, c’est l’espérance des impies qui périra (Proverbes 10.28 ; Job 8.13), devant être sans effet, puisque même ils vivront et mourront sans espérance.

L’impact de l’espérance pour le croyant est si important que lorsqu’elle est différée, elle afflige l’âme (Prov. 13.12) au lieu de la réconforter et la stabiliser. C’est pourquoi, quand on possède ce qu’on désire, l’âme est consolée. Abraham, notre père dans la foi espéra en Dieu contre toute espérance (Romains 4.18) lorsqu’étant avancé en âge, Dieu lui promit un fils. L’espérance de l’ingrat se fond comme la glace. Les prisonniers plein d’espérance (Zacharie 9.12), sont les Israélites qui étaient en captivité, mais qui espéraient d’en sortir. Dans le Nouveau Testament, l’espérance, se rapporte généralement à l’espérance en Jésus-Christ, l’espérance aux biens éternels, l’espérance de la résurrection future (Romains 5.2). L’épreuve produit l’espérance, et l’espérance n’apporte jamais de confusion (Romains 5.4,5). L’espérance du croyant authentique est fondée sur la patience, et la consolation que nous tirons des Ecritures (Romains 15.4). La foi, l’espérance et la charité comme nous le recommande 1Corinthiens 13.13, sont tout le trésor des Chrétiens. En effet, Jésus-Christ est toute notre espérance (1Tim 1.1). C’est dans ses mérites, dans son sang, dans sa grâce, dans ses promesses, dans son esprit, que consiste toute notre espérance dans cette vie et dans l’autre.

L’espérance touche trois points principaux :

(1) Le fruit de la foi dont elle ne peut être séparée (Hébreux 11.1).

(2) Attente des croyants de l’accomplissement des promesses de Dieu.

(3) Retour du Seigneur, appelée bienheureuse (Tite 2.13.

La comparaison est très significative lorsqu’il nous disons « Cette espérance, … comme une ancre de l’âme. Cela veut bien dire que de même qu’une ancre retient le navire quand la tempête fait rage, de la même manière cette espérance maintient fermement notre âme.

Pénètre au-delà du voile : Le voile se trouvait avant dans le Saint des Saints dans le tabernacle, mais il était un type des cieux. Cela veut dire que l’espérance conduit aux cieux, c’est une espérance céleste.

Cette espérance mentionnée dans ce texte est une recherche certaine des bénédictions promises par Dieu ; cette espérance est animée par l’amour que l’on éprouve pour Dieu, elle conditionne notre attente et la mesure de Ses engagements.

L’espérance comporte divers degrés, tout comme la foi. La promesse que Dieu a faite aux croyants provient du dessein éternel qu’il a établi, elle est immuable et en phase avec le Père éternel, le Fils, et l’Esprit. Les promesses de Dieu sont pour nous une ferme assurance ; nous avons dans ce texte deux éléments immuables : le conseil et le serment de Dieu, au sujet desquels Il ne peut mentir. Si cette vérité n’était pas, elle serait contraire à la nature et à la volonté divine. Comme Dieu ne peut pas mentir, la destruction de l’incrédule et le salut du croyant sont inexorables, l’une comme l’autre.

Tous ceux à qui Dieu a accordé la joie de demeurer en Lui, bénéficient de promesses, par « héritage ». Les consolations de Dieu sont suffisamment solides pour soutenir Son peuple, même dans les épreuves les plus lourdes. Dieu est un véritable « Refuge », pour tous les pécheurs qui recherchent Sa Miséricorde, à travers la Rédemption de Christ, selon Sa Grâce, laissant de côté toute autre considération.

Conclusion :

Nous sommes en ce monde tel un navire sur la mer, ballotté ça et là, courant souvent le risque de partir à la dérive. Nous avons besoin d’une « ancre » pour nous garder fermement. L’espérance que nous accorde l’Évangile est notre « ancre », dans les tempêtes ici-bas. Cette ancre est sûre et solide, sinon elle ne pourrait pas nous garder ainsi, en sécurité ! La Grâce de Dieu, les mérites et la médiation de Christ, comme les influences puissantes de son Esprit, constituent les bases d’une solide espérance spirituelle. Christ est l’objet et le fondement de l’espérance du croyant. Portons donc nos affections sur les « choses d’en haut », et attendons patiemment leur venue, lorsque nous paraîtrons avec Christ, dans Sa gloire !

Enfin ceux qui croient à l’Évangile et qui montrent la sincérité de leur foi par leur patience et par leur charité, doivent considérer, pour leur consolation et pour leur encouragement, ce que l’apôtre dit ici, que Dieu n’est point injuste pour oublier leur travail, que ses promesses sont immuables, puisqu’elles ont été faites avec serment et confirmées, outre cela, par l’exaltation de Jésus-Christ dans la gloire céleste, où il est entré comme notre précurseur. C’est là l’espérance des fidèles qui, comme une ancre sûre et ferme, pénètre jusque dans le ciel et les rend inébranlables au milieu des tentations et des afflictions auxquelles ils sont exposés.

Dr. André CHOUBEU

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