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LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

26 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

LA FOI DANS LE CHRÉTIEN ET AVEC LE CHRÉTIEN

(Genèse 12.1-3)

Introduction :

Cette foi dont on parle tant et tous azimuts a-t-elle un sens aux regards de la pensée de Dieu ? Tout ce qui fait l’objet de nos paroles, conversations et actes, allant jusqu’aux comportements, tire-t-il son origine de notre foi ? Aussi peut-on demander l’essence de notre foi :

- avoir la foi à Dieu – Croire Dieu dont la finalité pratique est d’accepter ce que dit Dieu dans sa parole et de s’y attacher pour manifester son accomplissement envers nous ou envers quelqu’un soit une circonstance.

- avoir la foi en Dieu- Croire en Dieu qui n’est rien d’autre qu’une adhésion de notre intelligence à la conviction de l’existence de Dieu. Cela n’empêche pas de s’attacher soit à d’autres dieux voire pratiquer ce que refuse le vrai Dieu. Nous irons plus loin en disant que le diable croit que Dieu existe et même en tremble sans pourtant se soumettre à Lui (Jacques 2.19).

Quelle nuance entre la vraie et la fausse foi ? Ce qui est vrai est que si le chrétien est le tabernacle de Dieu (Habitat), il aura une compréhension claire de qui est Jésus dans les deux appellations (Jésus et Emmanuel).

- Emmanuel signifie Dieu avec nous. Reconnaître cette vérité fondamentale consiste à savoir que le Dieu Souverain est avec lui, en lui et par conséquent, il est et devra en être le témoignage de la manifestation visible de Dieu et des œuvres de Dieu autour de lui. Ce croyant est une sorte de tabernacle vivant de Dieu, une véritable campagne d’évangélisation ambulante.

- Jésus signifie Salut (Dieu est salut). L’affirmation sans équivoque du salut opéré à la croix et son appropriation fera de l’auteur du salut le centre de notre quotidien. Nous entrerons de fait par-là dans le fonctionnement entièrement christocentrique. Etant sauvé, nous reconnaîtrons de fait « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour faire de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Eph 2.10).

L’entendement dans ce sens ira si loin que je devrais comprendre que je suis racheté non plus pour faire ce que je veux, mais pour être la propriété exclusive de Jésus-Christ étant une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière (1 Pierre 2.9).

Définition et origine de la foi

De l’hébreu ‘’aman’’, la foi, en considérant les préfixes, suffixes et les temps de conjugaison du verbe qui active la foi, le mot exprime une sorte de fondement sur lequel il y a une croissance qui va jusqu’à défier les vicissitudes de la vie, entendons épreuves pour l’exercice de l’autorité et finalement devenir une bénédiction. Ainsi la somme de la complexité du mot ‘’foi’’ traduit le sens de :

‘’Croire ; ayant une confiance véritable qui défie l’épreuve par la fidélité à longue durée et rend finalement stable par la ferme volonté et l’engagement totale pour gouverner, bénir et devenir une bénédiction. C’est pourquoi, loin de la démonstration de la foi, qu’explique hébreux 11, la foi est conçue comme ‘’une confiance totale et tranquille en un Dieu vivant et vrai’’ (Hébreux 10.38).

Processus de a foi en l’homme

La foi vient de Dieu et doit se manifester en lui à travers nos actes et comportements :

  1. La foi vient de la vocation exprimé en grec par kaleo ; verbe signifiant klesis qui veut dire appel, faire venir.
  1. Par la soumission à l’interpellation de la Parole de Dieu dans notre intuition.
  2. L’illumination du Saint Esprit à notre conscience qui est le lieu du dépôt de la vérité et de l’éthique qui n’est rien d’autre que les principes normatifs de Dieu exigés pour notre bien-être.
  3. Cette lumière dans notre conscience laisse voir notre état réel que l’intelligence matérialise par notre quotidien.
  4. Notre besoin devient évident et par la foi, nous tendons la main à Dieu qui seul au vue de notre misère, peut nous sauver d’une situation catastrophique.

Cas d’Abraham

Le patriarche Abraham est originaire d’Ur qui signifie flamme, éclat, feu, situé en Chaldée qui à son tour signifie briseurs des mottes comme des démons.

La foi d’Abraham (Genèse 11.27)

Les tombes découvertes à Ur contenaient d’admirable trésor, des objets en métaux précieux (bijoux, objets de tables, de cultes des parures, décorations ou d’apparat).

La parure de tête de la Reine de Ur reste encore hors compétition. A la mort d’un roi ou d’une reine, de nombreux adeptes ou esclaves se donnaient la mort pour aller les servir dans l’au-delà. Ils s’empoisonnaient. Le dieu d’Ur était lunaire. Le sol était très riche avec des arbres fruitiers qui produisaient abondamment. Abraham choisit de quitter ce beau et riche pays par la foi en Dieu afin de répondre à sa vocation.

La foi avec Abraham

Lorsqu’Abraham arrive à Canaan, il ne possède pas immédiatement le territoire, mais il actionne sa foi pour la possession de son héritage pour lequel il a délaissé sa patrie. Il bâtit plusieurs autels à Dieu, l’unique et le l’incontournable propriétaire terrain de l’univers :

  • Autel d’appropriation (Genèse 12.6-7)
  • Autel d’adoration (Genèse 12.8)
  • Confiance en Dieu qui choisit pour lui (Genèse 13.7-12)
  • Autel de témoignage (Genèse 13.14-18)
  • Elévation (Genèse 22.1-18)

Conclusion

Dieu créé les difficultés pour affermir ou orienter notre foi.

« En effet, ce n’est pas par la loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham ou à sa postérité, c’est par la justice de la foi. Car, si les héritiers le sont par la loi, la foi est vaine, et la promesse est anéantie, parce que la loi produit la colère, et que là où il n’y a point de loi il n’y a point non plus de transgression. C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu, qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit: Telle sera ta postérité » (Rom 4.13-18)

« Quand Israël sortit d’Egypte, Quand la maison de Jacob s’éloigna d’un peuple barbare, Juda devint son sanctuaire, Israël fut son domaine. La mer le vit et s’enfuit, Le Jourdain retourna en arrière; Les montagnes sautèrent comme des béliers, Les collines comme des agneaux. Qu’as-tu, mer, pour t’enfuir, Jourdain, pour retourner en arrière ? Qu’avez-vous, montagnes, pour sauter comme des béliers, Et vous, collines, comme des agneaux ? Tremble devant le Seigneur, ô terre! Devant le Dieu de Jacob, qui change le rocher en étang, Le roc en source d’eaux » (Psaume 114).

Dr. André CHOUBEU

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LOUIMAT Emmanuel 28/01/2015 00:51

existe t-il un croyant sans foi? Dr Andre CHOUBEU vous etes trouve en quel pays? vous avez une ecole theologique? si oui comment un etranger peut adherer acette institution theologique? Ev. LOUIMAT Emmanuel President et fondateur ASSETMI.

Dr. CHOUBEU 28/01/2015 23:48

Cher Emmanuel,
constatez vous-même les différentes sortes de foi et vous comprendrez qu'on peut prétendre avoir la foi, mais au fond, ne l'ayant pas vraiment :
Selon l’expression hébraïque, la foi est une confiance et un repos tranquille en un Dieu Vivant et Vrai. Sans la foi nous dira Hébreux 11.6, il est impossible d’être agréable à Dieu. Il revient donc à nous comprendre que le point de départ de toute intimité avec Dieu ou de toute victoire sur le monde et les choses spirituelle a son fondement sur la notre foi en Christ. On distingue en effet plusieurs sortes de fausse foi :
1. la foi des lèvres (Jacques 2.14 ; Luc 6.46
2. la foi sans œuvres (Jacques 2.14)
3. la foi qui ne peut sauver (Jacques 2.14)
4. la foi manifestée par l’amour en paroles sans actes (Jacq 2.15-16 ; Jn 3.17)
5. la foi morte (Jacques 2.17,26)
6. la foi sans preuve concrète (Jacques 2.18 ; Mt 7.17)
7. la foi semblable à celle des démons (Jacques 2.19)
8. la foi stérile (Jacques 2.20)
9. la foi qui sauve (Hébreux 11)
La foi nous ne devons jamais l’oublier est le moteur qui nonobstant tout obstacle, épreuves et autres barrières, nous propulse vers l’avant parce que nous avons les yeux fixés non sur les circonstances, mais sur la promesse qui nous est faite par Christ, le Chef et le Consommateur de notre foi. La foi voit la finalité, l’accomplissement de la promesse alors que la vue et les émotions voient les circonstances.
Et notre foi, dans quelle catégorie la classe-t-on ?
Je suis au Cameroun, dans la ville de Douala et effectivement, nous avons une école de théologie.