JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

2 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

JÉSUS CHRIST L’ANCRE DE NOS AMES

Hébreux 6.19

Introduction :

La pratique de la foi devient de plus en plus si aléatoire qu’il est difficile de déceler des hommes et femmes dont la fermeté de la confiance a une stabilité prouvée au milieu des flots agités par les vagues des péripéties de la marche. La Bible nous parle de l’ancre de la foi, celle-là qui garantit notre résilience (capacité à absorber une perturbation, à se réorganiser, et à continuer de fonctionner de la même manière qu’avant) qui démontre notre forte conviction de l’action divine qui en nous atteste notre marche vers une maturité spirituelle évidente. Le fonctionnement et l’importance de l’ancre, objet si petit, mais efficace pour stabiliser un gros bateau pendant des heures, jours ou mois devait nous interpeler pour une confiance véritable et tranquille en un Dieu vivant et vrai.

Définition :

L’ancre est un instrument dont on se sert pour arrêter les vaisseaux en rade ou au port.

Symbolisme de l’ancre :

L’ancre est le symbole de solidité, de sécurité, et donc d’espérance. L’ancre évite au bateau d’être poussé par le vent ou le courant sur les rochers. Elle doit reposer sur un fond solide, qui dans Hébreux 6.19 est le lieu saint, le lieu d’accès à Dieu, mais dans le Nouveau Testament, c’est par l’œuvre de Christ à la croix.

Notre espérance est incarnée par Christ lui-même, qui est entré pour nous dans la présence de Dieu, dans le lieu Très Saint. En effet, lorsqu’on jette l’ancre, elle doit aller s’accrocher dans le sable au fond de la mer pour assurer la stabilité du bateau. Pour nous, la foi de Dieu a opéré l’action afin d’accrocher notre foi à la foi de Dieu au travers du sacrifice expiatoire du Calvaire. Nous savons que dans l’Ancien Testament, le Souverain Sacrificateur traversait trois zones dans le parvis (le parvis extérieur, le lieu saint et le lieu très saint) pour effectuer le sacrifice pour les péchés. Jésus a traversé trois zones célestes (le ciel atmosphérique, l’univers stellaire et la demeure de Dieu (2 Cor 12.2-4) après réalisé l’ultime sacrifice. Dans le temple, un voile séparait le lieu saint du lieu très saint. Il empêchait de pénétrer ou de jeter un simple coup d’œil dans le ieu très saint (Hébreux 9.1-8). Une fois par an en effet, le jour des expiations, le Souverain Sacrificateur d’Israël devait entrer dans le lieu très saint pour effectuer le rachat des péchés du peuple (Lévitique 16). Ce tabernacle limité n’était que la copie de la réalité céleste (Hébreux 8.15). Quand Jésus est entré dans le sanctuaire céleste après nous avoir acquis la rédemption, le fac-similé terrestre a été remplacé par la réalité du ciel elle-même. Ainsi, libéré de ce qui es terrestre, la foi chrétienne se caractérise par ce qui est céleste Hébreux 3.1 ; Ephésiens 1.3 ; 2.6 ; Phil 3.20 ; Col 1.5 ; 1 Pierre 1.4).

Christ étant entré une fois pour toute dans le lieu très saint de la réalité céleste, il est constamment devant Dieu, et en tant que grand-prêtre, il intercède sans cesse pour nous pour notre lien indéfectible avec le trône de grâce, étant par là même, l’ancre de notre foi qui maintient nos âme vivante et stable dans la ferme confiance en Dieu.

Mécanisme de fonctionnement :

Dans les grands vaisseaux on tenait trois ou quatre ancres, mais il y en avait toujours une dont on ne se servait qu’à la dernière extrémité: on l’appelait ancre sacrée, et maintenant encore on l’appelle maîtresse-ancre.

Autrefois on jetait les ancres de la poupe ou de l’arrière (Actes 27.17,29), de nos jours on les jette de la proue ou de l’avant. Les ancres modernes sont de fer en forme de crocs, en sorte que, de quelque manière qu’elles tombent, elles entrent dans le sable.

C’est par l’espérance que nous avons la foi et l’espérance du salut est comparée par l’Apôtre (Hébreux 6.19) à une ancre sûre et inébranlable, qui, allant se fixer au-delà du voile dans le ciel vers Jésus et les choses invisibles, nous affermit au milieu des orages et de la tempête des passions, nous empêchant de flotter à tout vent de doctrines (Jacques 1.6 ; Jude 1.13 ; 1Timothée 1.19 ; Ephésiens 4.14).

Une marche chrétienne permanente hors de la zone de turbulences est pratiquement impossible. Les ennemis de la foi sont nombreux :

  • La peur :

La peur est la crainte, la frayeur, l’émotion pénible produite par l’idée ou la vue d’un danger.

« Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur !.... Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi! » (Marc 14.27,30).

La peur manifeste un manque de fermeté ou de confiance devant une circonstance qui présente un danger.

Dans le texte de Marc, le Seigneur montre qu’il voit ce qui ne va pas, dans ce que nous disons ou faisons, ce dont nous sommes parfois incapables de vraiment nous rendre compte. Il connait notre état d’âme. La sagesse de l’homme n’est que folie, lorsqu’elle prétend que les ordonnances divines ont des limites. Dans ce texte, nous voyons que Pierre ne comprit pas exactement la véritable nature du Royaume de Christ à cause de la peur.

  • Le doute :

Le doute est l’incertitude sur l’existence ou la vérité d’une chose, sur la vérité ou la fausseté d’une idée. Etat d’esprit de celui qui doute des vérités d’une promesse divine. Le doute est également le fruit du raisonnement et du manque de confiance en Dieu.

« Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre » (Jacques 1.6).

Quand notre foi s’affermit ou vacille, selon les aléas du moment, nos paroles et nos actes manquent de fermeté. Ceci n’expose pas nécessairement les hommes, au mépris du monde, mais de telles voies ne peuvent plaire à Dieu. Une telle condition de vie n’a pas sa pareille pour entraver toute réjouissance spirituelle en Dieu. Certaines personnes de condition modeste, peuvent se réjouir d’être « riches » dans la foi, convaincues d’hériter du Royaume de Dieu ; le riche peut également se réjouir de traverser des conditions difficiles, elles ne peuvent que le conduire sur le chemin de la piété. La richesse du monde se flétrit inéluctablement : que le riche se réjouisse en la Grâce de Dieu, Celui qui peut le garder dans l’humilité ; cette Grâce lui permettra de traverser les épreuves, et lui apprendra à rechercher la paix en Dieu, au lieu des plaisirs éphémères de ce monde. Cependant, s’accrochant à Christ, Parole et Vérité éternelle de Dieu, notre lien à lui par la foi nous maintiendra stable dans le domaine spirituel comme l’ancre retient stable le bateau qui accoste.

Ce texte de Jacques prescrit comment rester fidèle à Dieu, au temps de l’épreuve et comment tenir une bonne conduite dans la prospérité, comme dans les circonstances défavorables (Jacques 1.11), en considérant tout mal, comme procédant de nous-même, et tout bien comme provenant de Dieu (Jacques 1.12-18). Il recommande le devoir de veiller contre un tempérament irréfléchi, et de recevoir la Parole de Dieu avec humilité et soumission (Jacques 1.19-21), vivant en conformité aux saines exhortations (Jacques 1.22-25), ce qui, parce que Christ est la base, établira la différence entre les vaines hypocrisies et la véritable piété (jacques 1.26,27). Lorsque Christ est l’ancre de notre foi, il est indéniable que dans l’adversité, l’homme soit toujours joyeux, parce que l’amour de Dieu en est l’unique base. Ainsi, les différentes épreuves rencontrées dans l’exercice du devoir, nous apporteront des bénédictions, puis contribueront à l’établissement de notre couronne, dans les cieux.

Christ comme l’ancre de notre foi répond pour le mieux à tout découragement, quand nous allons vers Dieu, convaincus de notre propre faiblesse et de notre folie.

  • La terreur :

La terreur est une émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.

« Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d’Israël » (Nombres 22.3).

« L’Eternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous » (Josué 2.9).

« Les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront » (Luc 21.26).

Une foi inébranlable à ce que Dieu a dit est comme l’ancre que l’on lance de la poupe. La marche du peuple d’Israël vers Canaan créait la terreur dans les royaumes situés sur leur parcours. Rahab avait entendu parler des miracles que l’Éternel avait accomplis en faveur d’Israël. Elle était convaincue que Ses promesses s’accompliraient également et que Ses menaces seraient mises à exécution. Elle savait qu’il n’y avait aucun autre moyen d’échapper à Sa colère, sinon en se soumettant à Lui, tout en se plaçant aux côtés du peuple d’Israël. Elle opta par son identification au peuple en souscrivant aux principes qui conduisaient à la foi divine. En conséquence, les promesses des espions trouvent une adhésion de sa foi sans équivoque. En Christ, l’Éternel se manifeste souvent par Sa bonté et Sa vérité, (Psaumes 117.2) ; par ces deux qualités, Il est déjà digne d’être suivi ! Ainsi, ceux qui gardent les promesses de Dieu dans leur cœur, marchent avec une prudence respectueuse, quand ils les voient s’accomplir. Le cordon mis en place par les espions est un procédé simple et très pratique pour sauver Rahab. Ce cordon écarlate, semblable au sang qui recouvrait le linteau des portes des Israélites, lorsque l’Éternel frappa les premiers-nés d’Égypte, rappelle indubitablement la sécurité dont peuvent bénéficier les pécheurs, au travers du sang expiatoire de Christ. Grâce à cette expiation, nous sommes en mesure de nous réfugier en Jésus, pour fuir la colère légitime de Dieu. Ce cordon, que Rahab utilisa pour sauver les Israélites, est le même que celui qui nous garde en sécurité : le sang de Jésus qui, aspergé sur le propitiatoire produit la paix avec Dieu et nous procure la paix de Dieu.

  • L’incertitude :

L’incertitude est l’état d’une personne irrésolue sur ce qu’elle doit faire, ou incertaine de ce qui doit arriver. Ce qui est susceptible de doute. Ce qui n’est pas d’une nature bien arrêtée. Une susceptibilité qui présage une erreur possible.

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? » (Genèse 3.1).

Nous retiendrons que dans le texte Samaritain, le mot ‘‘serpent’’ au lieu d’être normalement nachash, qui veut dire ‘‘un serpent’’, est écrit cachash, qui signifie un menteur ou imposteur. Ce menteur ou imposteur en question est exposé clairement par le Christ dans Jean 8.44 comme étant le diable. L’incertitude est une inspiration satanique pour induire en erreur lorsque l’illumination est inexistante ou affaiblie.

Lorsque nous examinons la profondeur de la question du diable à la femme, une astuce bien préconçue cache une intention de nuire. Il est pour le serpent, dans une interrogation qui semble innocente, de susciter chez la femme le doute à l’égard de la réalité de la défense de manger les fruits. Il veut ébranler, par la conviction même de la réalité de la défense de la femme, sa confiance en la bonté et en la justice de Dieu qui prétendu bon, oserait introduit une si grande dureté en refusant de manger les fruits de tous ces nombreux arbres.

La stratégie du serpent est bien peaufinée consistant à s’introduit dans le jardin pour capter la confiance de la femme en même temps qu’il insinue dans son cœur la méfiance envers Dieu. Il introduit dans son cœur une idée comme celle-ci : Dieu ne vous aime pas puisqu’il vous prive d’un si grand avantage. Non seulement vous ne mourrez point, mais « vous serez comme Dieu ». Le Menteur excite ainsi l’orgueil et l’envie dans le pauvre cœur humain et le place dans l’incertitude. (à suivre)

Dr André CHOUBEU

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