JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2) - Le blog de Dr André CHOUBEU
Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Dr André CHOUBEU

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)

7 Janvier 2015 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

JÉSUS L’ANCRE DE NOS ÂMES (2)
  • L’agitation intérieure :

L’agitation est le mouvement continuel et fatiguant du corps, occasionné soit par une cause physique, soit par une inquiétude morale. L’agitation morale est une espèce de déstabilisation de la citadelle intérieure de l’homme, cédant généralement à un panique qui occasion parfois une fatalité.

« Même parmi ces peuples vous ne trouverez aucun repos, et vous ne trouverez pas seulement où appuyer en paix la plante de votre pied. Car le Seigneur vous donnera un cœur toujours agité de crainte, des yeux languissants, et une âme tout abîmée dans la douleur. Votre vie sera comme en suspens devant vous; vous tremblerez nuit et jour, et vous ne croirez pas à votre vie. Vous direz le matin: Qui me donnera de voir le soir? et le soir: Qui me donnera le voir le matin ? tant votre cœur sera saisi d’épouvante, et tant la vue des choses qui se passeront devant vos yeux vous effrayera » (Deutéronome 28.65-67 Version Fillon).

Nous savons que l’agitation intérieure introduit une sorte de surdité spirituelle (Esaïe 6.10 ; Jérémie 6.10 ; Ezéchiel 12.2 ; Zacharie 7.11 ; Mt 13.15 ; Actes 28.26 ; 2Tim 4.4) qui produit une lourdeur d’esprit caractérisée par la dureté du Cœur, qu’occasionne une sorte d’indifférence religieuse, manifestée par l’incrédulité.

L’Eternel est le Dieu de paix et Jésus Christ étant le Prince de Paix, la réconciliation véritable produit occasionne la paix avec Dieu qui introduit dans l’esprit et la conscience du croyant, la paix de Dieu. Par contre, la séparation spirituelle d’avec Dieu a pour conséquence le commencement des douleurs qui seront envoyées à ceux-là qui par leur détour du plan et de la Parole de Dieu, sont de fait maudits. In fine, toute agitation intérieure fait que le sujet ne devait plus connaître le repos, même pour « la plante de ses pieds », devant errer continuellement, devant s’attendre à la crainte d’être persécuté. Même son âme ne sera pas en paix, ce qui est le plus dramatique. Il devait être banni de ville en ville, errant ça et là, toujours rejeté et déçu par ce qu’il vivra de lieu en lieu.

Puisse nous soyons reconnaissants que Christ nous ait sauvé des malédictions de la loi divine, en étant maudit à notre place, à la croix. Il a en effet porté toute la punition que nous méritions éternellement, à cause de nos péchés. Que les pécheurs puissent se tourner vers ce Refuge du salut ; que les croyants se réjouissent en Lui, et servent Dieu d’un cœur joyeux, dans l’abondance de Ses bénédictions spirituelles !

  • La frousse :

La frousse est la manifestation de la peur. Un manque de conviction ou de confiance en soi qui introduit une crise d’identité. Il arrive que celui qui a la frousse doute aussi de lui-même et de ses possibilités, ce qui le réduit considérablement dans ses actions et interventions.

« Or elle envoya appeler Barac, fils d’Abinoham de Kédés de Nephthali, et lui dit : L’Eternel le Dieu d’Israël n’a-t-il pas commandé, et dit ? Va, et fais amas de gens en la montagne de Tabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali, et des enfants de Zabulon. Et j’attirerai à toi au torrent de Kison, Sisera, chef de l’armée de Jabin, avec ses chariots et la multitude de ses gens, et je le livrerai entre tes mains. Et Barac lui dit : Si tu viens avec moi, j’y irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’y irai point » (Juges 4.6-8).

Dans le texte, Barak ne se sentait pas suffisamment appuyé de l’Esprit d’en-haut, pour marcher seul à cette grande lutte. Il réclame l’appui personnel de la prophétesse. Toutefois, nulle part, il n’est dit que Barak était en déphasage avec Dieu à cause d’un péché quelconque. Débora était une prophétesse ; elle connaissait bien la Parole et était inspirée par l’Esprit de Dieu. Elle jugeait Israël, étant la représentante de l’Éternel, ici-bas. Elle reprenait le peuple, lorsqu’il se livrait à des abus, redressant ses fautes. Sous la direction divine, elle ordonna à Barak de lever une armée, afin de combattre Jabin. Barak insista particulièrement, pour que Débora l’accompagne au combat; elle finit par accepter. Elle ne voulait pas en fait, envoyer Barak, sans être à ses côtés. Ceux qui, au nom de l’Éternel, envoient d’autres personnes pour Le servir, doivent être prêts à les assister en toutes choses. Barak était ainsi motivé pour le combat, ce qui le mena à la victoire, sans en tirer un quelconque honneur personnel.

Dans les propos de Barak à la Prophétesse, il se lit la pusillanimité (Lev. 26.36 ; Nombres 14.3 ; Deut 1.28 ; 20.8 ; Esaïe 7.4 ; 30.17) qui est une sorte de lâcheté, de peur et de crainte coupable caractérisait la vie de Barak, et il ne put prendre la tête du peuple pour la bataille contre l’ennemi de son peuple. Ceci est une sorte de démission due au manque de foi au Dieu de son salut.

On ne marchande pas avec Dieu. Une conscience fautive est de tout temps pour nous, la cause d’une terreur continuelle. Pour Dieu, il est juste d’abandonner celui qui méprise le pardon divin et qui se complait dans le péché ; c’est par pure grâce, si nous sommes tirés de notre iniquité dans laquelle nous sommes nés et dans laquelle nous vivons !

  • Le complexe d’infériorité :

Le complexe se définit comme l’ensemble de contenus inconscients susceptibles de venir perturber l’activité psychique du sujet. Il est question de quelqu’un qui capitalise en lui comme acquis, un nombre important d’incompétences qui le limite de manière littéral, parce qu’en lui il s’est incapable. Dans la pensée d’une telle personne, il est inutile d’essayer car la réussite est impossible.

« Puis vint l’ange de l’Eternel, et il s’assit sous le térébinthe d’Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment au pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit: L’Eternel est avec toi, vaillant héros! Gédéon lui dit: Ah! mon Seigneur, si l’Eternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent: L’Eternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Egypte? Maintenant l’Eternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian! » (Juges 6.11-13).

Les valeurs intrinsèques de Gédéon (abatteur d’arbres) montrent qu’il était assez discret, mais actif et brave et lors qu’il est sollicité pour accomplir une grande œuvre, il n’a pas cru au potentiel en lui. Il avait une faible foi, il avait du mal à croire que l’Éternel était toujours présent, avec Son peuple, malgré la détresse qu’éprouvait ce dernier.

Sous la dispensation du Saint-Esprit, nous ne devons pas nous attendre à voir de tels signes, de nos yeux, comme ce fut le cas pour Gédéon. Nous devons, par contre, prier Dieu avec ferveur, qu’Il nous donne une manifestation spirituelle dans le cœur, témoignant ainsi que nous avons trouvé grâce à Ses yeux. L’Ange de l’Éternel transforma la viande, en offrande passée par le feu, montrant ainsi qu’Il n’était pas un simple homme, ayant besoin de se nourrir, mais directement le Fils de Dieu, qui devait à la fois, par Son sacrifice, être honoré et sauver ceux qui acceptent le Salut par Grâce. Un signe a donc été donné à Gédéon, indiquant à ce dernier, qu’il avait trouvé grâce aux yeux de l’Éternel.

  • L’inquiétude :

L’inquiétude est l’état de celui qui est inquiet, qui n’a pas le repos moral. Etat de tourment, inconstance d’humeur, amour du changement qui fait qu’on est toujours mécontent de l’état où l’on se trouve. Manque de tranquillité, de repos physique, état de trouble soit sentimental, soit intellectuel, fréquent dans la pathologie des obsédés.

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6.27-34).

Ce texte très clair de Matthieu peut ainsi se lire aisément : "Quelle est l’utilité de l’anxiété ? Qui par son anxiété, peut ajouter quelque chose au parcours de sa vie?" S’il est correct de parler de "longueur de vie," il est aussi possible de parler d’ajouter une coudée à cette longueur. Aux regards de l’insistance du Seigneur sur les inquiétudes, les soucis et la méfiance envers les aléas de cette vie, nous saisissons sans détour que ce point est celui sur lequel Satan piège sans relâche les ouvriers de Dieu.

Nous ne le dirons jamais assez, l’inquiétude, l’anxiété, la crainte du lendemain relève simplement d’un manque de foi à cause du manque de la réelle place de l’abnégation dans nos vies. Le sens profond de ce mot conduit aux renonciations de toutes choses pour Christ. Pour y parvenir, il faut une démarche qui consiste à :

1) Quitter maison et amis (Marc 10.28 ; Luc 5.11)

2) Quitter les affaires (Luc 5.27,28)

3) Adopter une condition de disciples (Luc 14.33)

4) L’exemple de la renonciation de Paul (Phil 3.8)

5) Récompense Promise (Luc 18.29,30)

Cette condition de vie est caractérisée par la mort au péché, association à la mort de Christ, un service sans questions, une résignation dans l’épreuve, une soumission à la volonté divine, une consécration totale dans un appel personnel, exercice d’une tache particulière dans l’église tout en revêtant la nature de suiveurs ou disciples, en remplissant les conditions (porter sa croix (Mt 16.24), renonciation (Luc 14.26), quitter tout (Luc 14.33), vivre dans la constance, la fermeté (Jean 8.31), étant toujours fructueux (Jean 15.8), afin d’évoluer dans une croissance équilibrée.

Le croyant authentique vit dans un monde dont les défis journaliers interpellent à plus d’un titre sur plusieurs domaines. Alors, même si notre devoir nous incite à observer une certaine défiance vis-à-vis des biens temporels, nous ne devrions pas accorder trop d’importance à ces soucis bien légitimes. Ne soyons pas en tracas pour votre vie, en particulier sur sa durée. Laissons plutôt le soin à Dieu de l’allonger ou de la raccourcir comme Il le désire car, notre temps est dans Sa main, qui est toujours une bonne main !

Ne nous soucions pas non plus de notre devenir ici-bas, mais permettons à Dieu de le rendre amer ou doux, selon Sa Volonté souveraine et parfaite. La nourriture et le vêtement, Dieu nous les a promis, nous pouvons dons les attendre paisiblement. Ne nous soucions pas non plus du lendemain, ni du temps à venir car Dieu doit seul être notre présent et notre avenir (prospérité). Ne soyons pas inquiet pour le futur, quelle sera votre vie l’an prochain, ou quand nous serons âgés, ce que nous laisserons derrière nous. De même que nous ne devons pas nous « vanter » du lendemain, nous ne devons pas non plus nous en occuper outre mesure, quant aux aléas qu’il peut comporter.

Que tout ce qui précède, puisse nous encourager à placer notre confiance en Dieu ! Nous devons nous adapter à notre état de personnes qui « vivent dans le monde », nous ne pouvons pas changer les dispositions de la Providence : nous ne pouvons que nous y soumettre et nous y résigner si elles ne nous conviennent pas ! La prévenance pour notre âme est la meilleure « cure » ici-bas. Cherchons premièrement le royaume de Dieu, et faisons de la piété votre priorité, ne considérant pas que c’est de la résignation. Cette ligne de conduite nous assurera bon nombre de bénédictions en ce monde.

Après une mise au clair sur le désir d’un enrichissement à tout prix et à tous les prix qui peut conduire au fatalisme, Pierre interroge donc le Seigneur pour lui et au nom des autres disciples. Pierre a quitté bien peu de chose, et cependant il dit: "Nous avons tout quitté," car il faut peu de chose pour nous rendre esclaves de la cupidité; aussi on est heureux quand on a su le sacrifier.

Il ne veut pas ici nous engager à abandonner nos parents, sans les assister ; ni à nous séparer de nos épouses ; il nous apprend simplement à préférer l’honneur de Dieu à tous les intérêts du siècle. Chrysostome dans son Homélie 64 sur S. Matthieu dit que notre Seigneur me paraît avoir voulu prédire indirectement les persécutions futures où l’on devait voir un grand nombre de parents entraîner leurs enfants dans l’impiété, et beaucoup de femmes leurs maris.

Cette récompense au centuple doit donc s’entendre de la communication et non de la possession, et le Seigneur a accompli cette promesse d’une manière bien supérieure au sens matériel. Dans une maison, une seule épouse s’occupe de la nourriture et du vêtement de son mari. Mais voyez les Apôtres, un certain nombre de femmes pourvoyaient à leur nourriture et à leurs vêtements, et les servaient (1Cor 9). Ils eurent aussi autant de pères, autant de mères qu’il y avait de fidèles qui les aimaient. Pierre lui-même n’avait quitté qu’une seule maison, et les maisons de tous les fidèles étaient à sa disposition. Et ce qu’il y a de plus remarquable, c’est que les saints jouiront de ce centuple jusqu’au milieu des persécutions qu’ils auront à souffrir. (à suivre)

Dr. André CHOUBEU

Partager cet article

Commenter cet article