LES ACCUSATIONS DU DIABLE - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

LES ACCUSATIONS DU DIABLE

8 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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                                                                 LES ACCUSATIONS DU DIABLE

(Apoc. 12.10)

 

I-                    Introduction :

 

  Dès que nous sommes sauvés, nous ne nous appartenons plus mais nous appartenons à Jésus que nous avons fait Seigneur de notre vie, par le fait de notre repentance et de notre conversion. Parce que Jésus nous a sauvés, nous nous sommes livrés volontairement à lui, lui offrant tout notre être afin qu’il règne en nous et sur nous. L’introduisant comme Roi et Souverain de notre vie, nous ne nous appartenons plus, car deux maîtres ne règnent jamais ensemble. Le simple fait de faire de lui notre Seigneur, réduit chacun de nous à la simple position d’un esclave au service du Maître.

  Quel est en effet le mérite qu’a un esclave sinon de faire la volonté de son maître ? Qu’a un esclave pour lui-même ? Tout ce qu’il a n’appartient-il pas à son maître. Paul ira un peu plus loin en disant : « Qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » Sommes-nous vraiment conscients de notre dépendance totale et absolue au Seigneur Jésus ?

  L’ignorance de cette réalité nous introduit certainement dans une situation de compromis et nous place dans une constante position de culpabilité, et fait de nous des sujets d’accusation par Satan.

« Car il a été précipité, laccusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc 12.11) 

II-                  Définition : 

   Le mot accusation se définit comme une imputation, reproche d’une action blâmable.                  

  Seulement, le but de notre étude ne sera pas uniquement de nommer les diverses accusations du diable ; bien plus, il s’agit de rechercher le but poursuivi par le diable dans l’accusation (1), de relever la cible principale de ces accusations (2) et surtout de voir en quoi nous contribuons au plein succès de ces accusations dans nos vies et celles des bien-aimés ainsi que celles de nos proches (3). 

III-    L’objectif du diable dans l’accusation : 

1. Faire de nous des enfants du diable : Le diable est conscient que Dieu hait le péché : « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a parut afin de détruire les œuvres du diable »  (1Jn 3.8).

  Il devient on ne peut plus clair que le diable par le péché pousse le croyant à remettre en cause le but, le nature et même l’œuvre de la croix, qualifiant la mort de Jésus d’inutile et sans fondement aucun. Ceci le ramène à l’état de perpétuel esclave et d’appartenance au royaume des ténèbres (Celui qui pèche est du diable). 

2. Faire de nous des esclaves du péché : « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché ». Assurément, celui qui a perdu la notion de la sanctification ne peut aller au ciel, car aucune souillure n’entrera dans le royaume des cieux (Apoc 21.27). 

3. Ramener le croyant à l’état de rétrograde : Les textes bibliques sont très clairs sur la condition de ceux qui, tombés dans le péché, ont perdus leur zèle : « Souviens-toi d’où tu es tombé, repens-toi, et pratiques tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentantes » (Apoc 2.5). « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apoc 3.16) « Celui qui met la main à la charrue et qui regarde derrière n’est plus propre pour le royaume des cieux » (Luc 9.62) « Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification des ses anciens péchés » (2 Pierre 1.9).

   Pendant cette période, le diable suscite dans le cœur des interrogations multiples, passant des inquiétudes aux jugements divers, somme toute constituant l’incrédulité. L’apôtre Paul souligne un aspect très important qui conduit à la vie rétrograde par ces propos : « Combattre le bon combat en gardant la foi et une bonne conscience. Cette bonne conscience, quelques-uns lont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que jai livrés à Satan, afin quils apprennent à ne pas blasphémer. » (1 Tim 1.18-20) Dieu en effet nous a crée, a pris toutes les dispositions pour nous rendre heureux, veillant sur nous de manière paternelle et programmant tout pour sa gloire en vu de notre bien-être aussi. 

  1. Rébellion contre Dieu : Le péché place le croyant dans une position d’inimitié. «Le péché de la rébellion et la résistance est comme la sorcellerie» (Version King James). La rébellion détache de fait l’homme de Dieu et l’établit de fait comme un adversaire ; et qui est adversaire de Dieu si ce n’est Satan ? La rébellion est révolte contre Dieu, contre sa Parole. Mépriser une autorité qui soit spirituelle, administrative,  naturelle, parentale ou professionnelle est une rébellion contre Dieu. Souvenons-nous que Dieu dit : « Je Suis lEternel, cest là mon nom ;  je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles » (Esaïe 42.8). 
  1. Délier le croyant de Dieu pour l’établir comme suppôt du diable. Par le péché le croyant s’oppose à la volonté de Dieu pour s’attacher à celle du diable. Il soumet ainsi ses membres au service du diable pour accomplir le mal. Caïn en refusant d’écouter la voix de Dieu, a livré ses membres pour tuer son frère Abel (Genèse  4).

Selon Mt 13, Satan utilise, les persécutions, la pauvreté, les obstacles diversifiés pour poser des embûches devant le chrétiens et le détacher de Dieu. 

IV-    La cible des accusations du diable : 

Notre être tout entier est mis au service de Dieu selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Mt 22.37). Toutefois lorsqu’on a failli à cette recommandation, le diable accuse immédiatement. Ce verset de l’écriture n’exprime-t-elle pas un acte de consécration ? Sommes-nous vraiment consacrés ?

Voici quelques cibles des accusations du diable devant Dieu contre nous :

-    La gestion de notre temps

-          La gestion de notre argent

-          Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

-          L’évangélisation

-          Notre vie de prière

-          Notre amour pour le prochain

-          Notre relation avec autrui

-          Notre famille, nos paroles

-    L’encadrement des brebis (Ez 34)

-          Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...) 

Le diable parvient tant bien que mal (mais assez bien, il faut se l’avouer) à toucher bien de points cruciaux par ses accusations. Cette étude n’est pas du tout faite pour louer la ruse de l’ennemi car ce succès est très souvent soutenu et impulsé par nous. 

V-   NOTRE CONTRIBUTION AU SUCCES DES ACCUSATIONS DU DIABLE 

Cette contribution est à plusieurs niveaux selon que l’ennemi veut accuser nos frères, notre entourage ou nous-mêmes. Ainsi les principaux éléments que le diable exploite  en nous pour atteindre les uns et les autres sont :

Notre incrédulité 

- Notre langueur quant à veiller et prier 

- Nos propres accusations, nos critiques et le manque de pardon véritable 

- Le manque de vigilance, d’obéissance au Saint-Esprit 

- Le manque de connaissance de Dieu (Sa personne, Sa parole, Ses principes et Sa puissance)  

- Le problème de l’identification à Christ : l’amour

- La résistance au Saint-Esprit 

Vi -   Quelques cas d’accusations dans la Bible 

-          Le souverain sacrificateur Josué :

«Il me fit voir Josué le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser (Zacharie 3.1-5)  

      Le diable accuse le serviteur de Dieu devant Dieu, assurément pour le service

      qu’il fait pour son Dieu.

Le souverain sacrificateur devait garder la communion avec Dieu et intercéder pour les autres. Il était la sentinelle auprès de Dieu pour le peuple. Il avait sous lui d’autres sacrificateurs. Veillait-il réellement sur eux ? Etait-il cette sentinelle selon le cœur de Dieu ? Ni notre rang, ni notre âge ou connaissance n’effraie le diable, car toute faiblesse de notre part est une grande opportunité pour lui de nous accuser.

-          Job : « LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. Et Satan répondit à lEternel : Est-ce de manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne las-tu pas protégé, lui sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni lœuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr quil te maudit en face » (Job 1.6-11) L’intégrité de Job ne plaisait pas à Satan aussi, trouva-t-il d’accuser Job de servir Dieu par motif d’intérêt. Il en est de même de tout serviteur de Dieu, frère et sœur qui craint le Seigneur.

Puisse chacun de nous suivre l’exemple de Job dans les jours d’épreuve ! 

-          Achab : « Et Michée dit : Ecoute donc la parole de lEternel ! Jai vu lEternel assis sur son trône, et toute larmée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche. Et lEternel dit : Qui séduira Achab, pour quil monte à Ramoth en Galaad et quil y périsse ? Ils répondirent lun  dune manière, lautre dune autre. Et un esprit vint se présenter devant lEternel et dit : Moi, je le séduirai. LEternel lui dit : Comment ? Je sortirai, répondit-t-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. LEternel dit : Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi ! » (1 Rois 22.19-22)  Achab avait péché en tuant Nabot et en commettant toutes sortes d’abominations en Israël. Alors, Satan l’accusa devant Dieu et sollicita sa mort. Nos actions une fois commises sont souvent très vite oublié, alors que le monde des ténèbres les a enregistrés, pour nous accuser devant le trône de grâce. Pouvons-nous veiller sur toute notre vie entière de manière à garder la communion avec Dieu en tout moment. 

-          Pierre : « Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais jai prié pour toi afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères. » (Luc 22.31-34) Pierre et les autres disciples étaient accusés devant Dieu par le diable qui voulait les cribler comme le froment, mais le Seigneur avait prié pour eux. 

Jésus fut accusé par le diable : Chez le souverain sacrificateur, Jésus est accusé par le diable pour avoir dit qu’il est le Fils de Dieu : « Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et  il leur répondit : Vous le dites, je le suis. Alors, ils dirent : Quavons-nous encore besoin de témoignage ? Nous lavons entendu nous-mêmes de sa bouche… » (Luc 22.63-71)

-          Etc. 

VII-  Comment échapper aux accusations du diable ? 

Il ne nous est possible d’échapper aux accusations du diable qu’en demeurant dans la Parole de Dieu. Pour se faire, quelques qualités principales devront caractériser nos vies : 

A-   L’INTEGRITE 

« LEternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il ny a personne comme lui sur la terre ; cest un homme intègre et droit, craignant Dieu et se détournant du mal. » (Job 1.8) 

 Définition : 

L’intégrité se définit comme un état d’une chose sainte et sans altération. C’est aussi l’honnêteté, incorruptibilité, probité.

L’honnêteté est la qualité de ce qui est conforme à la probité, à la vertu.  Alors que la probité est  la vertu qui consiste à observer scrupuleusement les règles de la morale sociale, les devoirs imposés par l’honnêteté et la justice, la vertu est  la force d’âme, une disposition constante à accomplir une sorte d’actes moraux par un effort de volonté, une qualité portée à haut degré. 

1-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE FACE AUX AUTORITES 

A-      Autorités religieuses : (Exode 18.13-27) 

Face aux autorités religieuses que nous avons chacun au-dessus de nous, (nos Pasteurs) nous devons à tout moment donner notre programme et rendre compte de notre journée et de toutes les difficultés rencontrées, ceci vraiment pour permettre à notre responsable de prier, savoir ce qui a été fait, comment cela a été fait. Ceci lui permettra à son tour  d’être aussi intègre et fidèle devant Dieu dans la mission qui lui a été confiée par Dieu, car il saura quel appréciation donner à la suite du travail effectué en rapport à la vision de Dieu sur le Ministère qu’il dirige. Lorsque nous vivons de la sorte, notre dirigeant est responsable de tout ce qui peut nous arriver dans le cas contraire, nous sommes responsables de notre propre faute, devenant de fait un partenaire infidèle dans la communion.

L’administration de l’église faite au modèle de Moïse, permet à chaque responsable d’un département du Ministère d’assumer son rôle en accord à la vision de Dieu pour le Ministère. Cette forme d’organisation facilite la remontée les informations du chef de dix au chef  de cinquante ; le chef de cinquante remontera au chef de cent et le chef de cent remontera au chef de cinq cents ; le chef de cinq cent remontera au chef de mille et le chef de mille les transmettra à Moïse. A la fin de chaque journée, Moïse est au courant de tout ce qui s’est passé parmi le peuple. De la, il saura dans la nuit quoi dire à Dieu pour la marche du peuple (les besoins, les difficultés, les demandes, les projets etc.).

Le responsable de chaque  département se doit dans un détail absolu, mettre l’autorité spirituelle au sujet de toute situation, même celle supposée inoffensive (sans danger apparent). En fait, plusieurs situations supposées bonne ne l’a pas toujours été dans le futur.

Même jusqu’à un entretien avec une brebis dans quelque domaine que ce soit, doit être sujet d’information au dirigeant principal. 

B-      Autorités civiles  (Rom 13 : 1-3) 

Nous devons marcher selon les lois établies par les autorités civiles, en respectant notre prochain, en évitant de porter atteinte à notre  prochain sous peine de poursuite judiciaire.

L’autorité civile est établie par Dieu et doit être considérée comme telle. Nous devons par conséquent, honoré les desseins de Dieu pour elle en priant pour chacune d’elle à tout niveau. Payer ses impôts et rester fidèles dans ses droits et devoirs envers l’autorité civile est de grand prix aux yeux de Dieu puisque toute autorité a été  instituée par Dieu. La fraude dans les impôts et autres redevances dues à l’état, est un vol devant Dieu. La clandestinité dans tous les aspects de notre vie, le refus libéré de se soumettre  une quelconque loi de notre pays qui n’enfreint pas les principes scripturaires est une grave atteinte à la souveraineté divine. 

B-     L’OBEISSANCE 

L’ordre se définit comme une prompte exécution d’un ordre. C’est un commandement donné par un supérieur à un inférieur ordonnant l’exécution d’une tâche. C’est une injonction à faire quelque chose de précis. 

C’est toujours le supérieur qui donne un ordre à un inférieur. Le commandement est donné à quelqu’un de précis qui maîtrise parfaitement les contours de la tâche à effectuer. Il est donné à une personne de confiance. Un ordre vise toujours à rétablir une situation,  à effectuer un travail dont l’intérêt a une issue avantageuse. Pour celui qui donne l’ordre, il veut tester la soumission, la fidélité de celui à qui il donne l’ordre en vue de lui confier des tâches les plus grandes. Pour celui à qui l’ordre est donné, sa fidélité et sa loyauté est marque de son attachement à son supérieur, et c’est une preuve ou une marque attestant qu’on peut lui faire confiance au vue des témoignages de sa loyauté. De ce fait, la désobéissance à l’ordre entraînera systématiquement un danger ou laissera des conséquences amères. Le facteur temps joue un rôle capital dans l’action qui concrétise l’obéissance. La parole de Dieu dans  1 Sam 15.22-23 tire une sonnette d’alarme sur les méfaits de l’obéissance : 

  1. Rébellion : La désobéissance ou refus d’exécuter un commandement est un état de rébellion, d’hostilité et d’inimitié à l’endroit de Dieu. Jésus dit : « celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » (Luc 10.16).

Puisque toute autorité vient de Dieu (Rom 13), le refus d’obéissance met en cause l’autorité qui a donné l’ordre et par conséquence, il rejette Dieu qui a donné cette autorité pour agir en son nom.

La désobéissance est donc la manifestation d’un esprit d’opposition caractérisé par une disposition contraire à l’engagement, à la consécration. Se consacrer pour Dieu, implique un renoncement à soi, à ses aises, à ses ambitions et tout projet pour se constituer esclave perpétuel au pied de Jésus pour son service. L’esclave n’a plus rien pour lui, et même sa volonté doit être celle de son maître. Ne sommes-nous pas morts à nous mêmes pour vivre pour le Seigneur ? (Gal 2.20).

Nous n’attendons plus un jubilé pour être affranchi de notre état et position d’esclave en Christ. Par notre nouvelle naissance, nous avons été affranchis de l’esclavage du péché au service de Satan.

Le refus d’obéir à un commandement de Dieu, à un ordre reçu d’une autorité selon les desseins de Dieu est la manifestation d’un état d’esprit contraire à l’ordre reçu. La Bible qualifie cet état d’esprit de « divination ». La divination, aspect « connaissance est l’une des trois branches de l’occultisme, les deux autres étant sorcellerie et magie.

Le rebelle, soit celui qui désobéit est semblable au sorcier (vampire) et au magicien. « Vous serez comme des dieux », a dit Satan à Eve au jardin d’Eden. La disposition contraire à l’esprit de soumission et d’exécution à l’ordre donné n’est qu’un état d’orgueil, de quelqu’un imbu de lui-même qui croit être plus éclairé qu’il trouve une imperfection, une erreur dans ce qui lui est donné de faire. Cela le met dans le quand du diable dont la signification du nom veut dire « être ennemi ». Le désobéissant ou rebelle est donc un être ennemi à l’ordre ou commandement donné. Le rebelle est un révolté, un putschiste qui veut renverser une institution divine pour instaurer la sienne. Il devient par cet état, un danger, un ouvrier d’iniquité, un semeur d’ivraie et une ivresse (produit provenant de l’ivraie et ressemblant étrangement au blé) parmi le peuple de Dieu Mt 13.24-26). Par leurs actions et propos toxiques et nocifs, les racines d’amertume poussent des rejetons et produisent des troubles qui infectent le peuple de Dieu (Héb 12.15). 

  1. La résistance ou idolâtrie : le manque de promptitude dans l’acte d’obéissance est qualifié résistance. Si nous considérons que nous somme morts avec Christ à la croix, nous sommes morts avec lui dans l’iniquité ; et si nous sommes ressuscités avec lui, nous le sommes dans l’esprit de connaissance de Dieu, de la crainte de sa Parole et d’obéissance sans condition à la nouvelle vie qui s’impose désormais devant nous. Si donc notre volonté est au service de Dieu, tout désir de Dieu devient un ordre. L’ordre est un impératif. L’impératif implique ce qui passe en premier, c’est-à-dire avant toute chose. N’est-il pas écrit : « souffre avec moi comme un bon soldat de Jésus Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie civile s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé » ?

La résistance est une contestation à un ordre. C’est le manque de promptitude dans l’exécution d’un commandement. La lenteur, l’hésitation, les murmures, les plaintes, les fausses conceptions (les idées préconçues) devant une injonction à obéir est une manifestation de désobéissance. « J’aurai souhaité plutôt que ; je pensais quant à moi que », « je trouve que »… sont des propos de résistance. Obéir après résistance ou dans l’esprit de résistance est l’offrande d’un feu étranger à Dieu. En effet, plusieurs ne sont pas d’accord, mais agissent malgré eux. Ceci les introduit dans l’hypocrisie et dans cet état d’esprit impur, leur action d’obéissance n’est pas agréée devant Dieu. « Je maudirai vos bénédiction », leur sera-t-il dit ; « oui je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur » (Mal 2.2). La résistance implique le doute, l’idolâtrie, les pensées. 

La Bible illustre de nombreux cas d’obéissance :

a)       Joseph, époux de Marie (Mt 2.13-23)

-          Il reçoit un songe de nuit et va aussitôt.

-          Historicité : Joseph et Marie habitaient Nazareth (Luc 1.26 ; 2.4). Ils allèrent à Bethlehem, ville paternelle pour un recensement. Il ne nous est rien dit pour le moyen de transport, mais ce n’était que par le moyen des ânes ou des chameaux. Ils ne pouvaient que prendre que de strict minimum de choses. Ils pouvaient ne pas avoir de place pour eux dans l’hôtel à cause de leur condition de vie très limitée.

Dès que l’ange ordonne le départ pour l’Egypte, exécute sans se poser des questions sur : comment irai-je ? Pourrai-je avoir des compagnons de route à cette heure très avancée de la nuit ? Combien de temps pourrai-je vivre là-bas ? 

b)      Les Apôtres : Lorsque ceux-ci reçurent leur appel, ils ne se posèrent pas de question et ne tardèrent pas à abandonner tout pour suivre le Seigneur Jésus.

Ils ne se sont pas inquiété de leur lendemain car ils eurent confiance ne Dieu. 

c)       Abraham : abandonne sa patrie et va vers une destination inconnue. Plus tard, il accepte de se séparer de Lot, de chasser Ismaël et enfin de sacrifier Isaac.

d)       La veuve de Sarepta : Elle n’a rien qu’une poignée de farine pour son fils et elle pendant la grande sécheresse en Israël, mais elle obéit à la voie de Dieu et accepte faire des gâteaux pour Elie. 

La désobéissance entre dans la divination : La divination est la branche connaissance de l’occultisme. Par le fait « de supposer que cet ordre m’est donnée parce que », « il voudrait que »… La conception contraire des idées face à un ordre est très dangereuse. En désobéissant, on croit connaître plus que celui qui missionne. 

La désobéissance entre dans la sorcellerie : La sorcellerie est la branche de la puissance dans le domaine occulte. Désobéir devient un bras de fer que l’on fait avec celui qui donne des ordres. C’est tenter de manipuler le supérieur qui arracher de lui une vision contraire à l’ordre qu’il donne. En s’opposant, il y a une tentative de l’intimider pour lui faire croire qu’il est en erreur et que vous avez raison de refuser. C’est le pousser à douter de lui-même et de son commandement. Lorsque l’on parviendrait à lui faire croire qu’il a mal vu dans son ordre, il serait sous la domination, perdant son titre de supérieur au profit de celui qui est dans la désobéissance.  Dans cette pratique, il y a la dissimulation, la ruse et la duplicité. 

Saül perdit la royauté à cause de la désobéissance (1 Samuel 15) 

2-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE DEVANT DIEU 

a)        Dîme     (Malachie 3 : 10) 

La dîme est la 10è partie de notre revenu qui est la part de Dieu. Ce que Dieu donne et que nous devons lui remettre par le canal d’un de ses  serviteurs. Le refus de remettre à Dieu ce qui lui est de droit entraîne les malédictions sur nos activités  matérielles, spirituelles et entraîne de conséquences physiques (maladies et autre calamités). Lire Agée 1.5-11).

La dîme est comme les impôts que l’on verse à l’état. Lorsque nous ne payons pas nos impôts, les autorités administratives scellent la boutique ; les activités deviennent bloquées et la misère s’installe. Satan connaît imposer et recueillir la dîme chez ses sujets dans ce monde. L’ivrogne connaît faire le versement de sa dîme et va même au delà dans l’ivrognerie, l’adultère, la cigarette, la mode et autres activités que lui impose Satan. Des carnets de crédit existent dans les  Ventes à Emporter, boutique etc. Avant la fin du mois, le montant du crédit dépasse le salaire. 

     b)   La lecture de la Parole de Dieu   (Josué 1.8) 

Nous avons dit au  début que le manque d’intégrité et de fidélité est une gangrène qui mine l’homme. Mais nous rendons grâce à Dieu parce que le remède préventif et curatif se trouve en Jésus-Christ et à la mise en pratique de la Parole de Dieu. L’une des stratégies avancées de l’adversaire de notre foi est de nous éloigner de la Parole de Dieu au profit de la distraction, causeries futiles, travail de la chair et les choses semblables.

Combien de temps disposons-nous pour notre rencontre personnelle journalière devant Dieu ? Avons-nous un programme de méditation de la Parole de Dieu ? Dans notre famille un programme de prière et de méditation est-il en application ? 

     c)   La prière    (1 Thess  5 : 17) 

        A propos de la prière, comment prions-nous les uns pour les  autres ?

Prions-nous réellement pour nos dirigeants, nos collègues, nos sujets si nous sommes des leaders ? Quelle place avons-nous donné  à la prière personnelle ?

Le jeûne est-il devenu un fardeau trop lourd ?

Dans nos communautés, la prière a-t-elle cet élan agressif de l’église  Primitive ?

Notre pays, nos familles, nos activités, nos vies, nos  ministères ont besoin de prière plus que par le passé. Nous sommes vers la fin des temps et le diable est courroucé, pensons-y. Respectons-nous le programme de prière, d’étude biblique, nos engagements ou activités de nos assemblées locales ? 

3-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT A LA VIE PROFESSIONNELLE

                                                (1Tim 6.1-2 ; Luc 16.10) 

En tant que Chrétien, nous devons être des modèles, assidus à notre poste de travail et faire bien le travail qui nous a été confié. L’employeur comme l’employé doivent se respecter réciproquement. Notre employeur même très dur est-il à nos yeux comme Dieu le voit selon Colossiens 3.22-25 ? Faisons-nous une journée au travail ou une journée de travail ? Le salaire que nous recevons, est-il juste devant Dieu ? 

4-       L’INTEGRITE ET LA FIDELITE PAR RAPPORT AUX FAMILLES

(Héb 13.4)

-          Entre  couple  

Ils doivent tout faire ensemble, le mari doit toujours introduire sa femme dans ses programmes de prières, et doit toujours lui dire ses problèmes afin que celle-ci les porte dans la prière. Il ne doit pas avoir de secret dans le couple chrétien. Il en va jusqu’au salaire du mari que doit connaître  la femme et Vis versa. La communication ne doit souffrir d’aucune entorse. L’intimité doit caractériser la vie du couple dans tout leur rapport. Les faiblesses de l’un doit être partagée avec l’autre.

      -    Les enfants   (1 Tim 6.1-3)

       Les parents doivent non seulement éduquer leurs enfants, mais les responsabiliser aussi. L’intégrité doit conduire les parents à être juste dans leur conduite envers les enfants. 

     -    Les engagements    (Eccl  4.17-5.6)

       Ne jamais prendre un engagement qu’on ne peut pas tenir. Plusieurs enfants de Dieu sont plongés dans les malédictions à cause des engagements non tenus.

« Mieux vaut pour toi ne point faire de vœu, que d’en faire un et de ne pas l’accomplir. Ne permet pas à ta bouche de faire pécher ta chair, et ne dis pas en présence de l’envoyé que c’est une inadvertance. Pourquoi Dieu s’irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l’ouvrage de tes mains ? Car s’il y a des  vanité dans le songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles ; c’est pourquoi, crains Dieu ». Ecclésiaste 

« Il me dit : Que vois-tu ? Je répondis : Je vois un rouleau qui vole ; il y a vingt coudées de longueur, et dix coudées de largeur.

Et il me dit : c’est la malédiction que je répands dans sur tout le pays ; car selon elle tout voleur sera chassé d’ici, et selon elle tout parjure sera chassé d’ici.

Je la répands, dit l’Eternel des Armées, afin qu’elle entre dans la maison de voleur et de celui qui jure faussement en mon nom, afin qu’elle la consume avec le bois et les pierres. » (Zach 5.2-4) 

Conclusion :

En somme, ne trouvons-nous pas que nous avons à prendre des engagements pour marcher dans l’Intégrité et la Fidélité par rapport à Dieu d’abord, puis aux autorités spirituelles qui détiennent la vision du ministère, en enfin à toutes les autres couches d’autorité ?

Questions :

 

  1. Y a-t-il dans notre vie des couches de malédictions quelconques ?
  2. Ne sens-tu pas des blocages dans ta vie, tes activités ?
  3. Les accusations du diable ne sont-elles pas dans ta vie sur les aspects suivants :  

     -    La gestion de notre temps

     -    La gestion de notre argent

     -    Nos dîmes, nos vœux, nos engagements

     -    L’évangélisation

     -    Notre vie de prière

     -    Notre amour pour le prochain

     -    Notre relation avec autrui

     -    Notre famille, nos paroles

     -    L’encadrement des brebis (Ez 34)

     -    Notre service devant Dieu (la façon, la disponibilité, nos motivations, notre état...)

  1. A propos de l’intégrité :

a)       Sommes-nous vraiment intègres ?

b)       Savons rendre compte fidèlement ?

c)       Sommes-nous fidèles aux autorités spirituelles placées par Dieu sur nous ?

d)       Sommes-nous fidèles devant Dieu par rapport à la tâche qui nous est confiée ?

e)       Comment Dieu nous considère-t-il en rapport à nos engagements ? Juste, voleur ?

f)         Es-tu vraiment fidèle en toute chose devant Dieu ?

 

    Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

 

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