BÂTIR SUR LE FONDEMENT (1) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

BÂTIR SUR LE FONDEMENT (1)

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

Fondations.jpgBÂTIR SUR LE FONDEMENT

(1 Corinthiens 3.9-15) 

Introduction : 

L’Apôtre Paul dans ce passage clé du chapitre 3 du livre de 1 Corinthiens en ces verset 9-15 parle de fondement qui se révèle être la base de l’œuvre que l’on est appelée à faire pour Dieu. Il va plus loin en démontrant que de tous ceux qui sont appelés à bâtir, tous n’utilise pas les même matériaux pour bâtir. La conséquence poursuit-il sagement des matériaux utilisés pour poser ce fondement déterminera sa résistance au jour du feu tant de l’épreuve du temps du ministère que du jugement de Dieu. Il revient donc simplement à comprendre que nous ne bâtissons pas pour nous, mais sur l’ordre de Dieu. Et s’il arrivait que nous n’ayons pas reçu de Dieu l’ordre de bâtir, avec quel matériel, pour le compte de qui avons-nous bâtit, qui appréciera finalement notre travail ? Il est en fait impossible de comprendre ces versets ou plutôt son contexte sans découvrir le contenu de tout le livre de 1 Corinthiens qui dénote une déroute toute totale des corinthiens par rapport aux normes et principes de Die pour le fonctionnement et la vie de son Eglise. Déjà, qu’est ce que l’Eglise ?

Dans mon article sur l’Eglise, une réalité spirituelle, l'Eglise de Christ pouvait être comparée à diverses images différentes qui projettent de multiples significations et d'application pratiques dans la vie des croyants qui la composent à savoir :

Un édifice

Elle est comparée à une construction d'un édifice (1 Cor 3.9) dont Christ est la "pierre angulaire" (1 Pierre 2.4,7). Chaque membre représente "une pierre vivante" (1 Pi 2.5) de ce bâtiment en construction. Nous devons "nous édifier pour former une maison spirituelle" jusqu'à l'achèvement de la construction divine.

Une maison

Ici l'Eglise est comparée à une maison ou un "ménage" ou une "famille". Christ est le maître de la maison (1 Tim 3.15). Dans une maison il faut de l'ordre. Cela nous rappelle que le Dieu de paix est un Dieu de l'ordre (1 Cor 14.33), et il ne désire pas que dans sa famille règne de la confusion. Tout doit se faire avec "bienséance et avec ordre (1 Cor 14.39). Les propos doivent être des moyens de communication pour un partage harmonieux dans une saine communion (Phil 4.8).

Un temple

Quand l'Eglise du Seigneur est comparée à un temple, cela nous rappelle toute la sacrificature sous l'Ancienne Alliance. Seul le sacrificateur avait le droit d'entrer dans le lieu saint. Christ le souverain sacrificateur d’Hébreux 7 et 8 est notre médiateur ayant acquis notre rédemption par son sang précieux, par sa mort expiatoire. La sainteté et la justice de Dieu ont été satisfaites, et désormais l'Eglise est devenue "un temple saint dans le Seigneur… une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.21-22).

Au vue de ce vient d’être dit, si la fondation de l’édifice, de la maison ou du temple n’est pas posé, à coup sûr, l’effondrement ne tardera pas. Il fait demeure ; ce pas de moindre importance, c’est le matériel qui a servi à poser le fondement. Dans l’architecture, il est clairement établi que l’édifice ou le bâtiment travaille. Pour donc éviter toute fissuration, il faut une fondation qui doit faire face au mouvement de la terre, à l’humidité, au soleil, au vent, tous des éléments qui influencent fortement toute construction. Toute ce qui est important doit avoir un fondement : notre foi, notre vie, notre comportement, notre habitation, notre profession, notre éducation, notre vie spirituelle, etc. Un bon fondement doit de toute façon garantir la durabilité. C’est justement pour cela que notre Seigneur Jésus pouvait mettre en garde en ces termes :

‘‘ C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande’’ (Mt 7.24-27). 

Au vue de la signification symbolique de l’Eglise de Christ par les expressions « édifice », « maison » et « temple », une préoccupation reste majeure à savoir, la vie des corinthiens affirmait telle ou infirmait ses choses ? La structure du livre de 1 Cor nous le démontrera : 

Structure de l’Epitre aux Corinthiens : 

  • Adresses et salutations : 1. 1-3
  • Actions de grâce 1. 4-9

A – Les corinthiens et leur maître à penser (1. 10-3.23)

  • Les tensions entre corinthiens au sujet des maîtres à penser (1.10-17)
  • La sagesse des hommes et la folie de Dieu (1.1-2.5)
  • Une sagesse pour ceux qui sont parfaits (2. 6-16)
  • Le rôle des prédicateurs de l’évangile (3. 1-23)

B - Paul et les corinthiens (4. 1-21)

  • Des intendants des mystères divins : Ne pas juger avant le temps (4. 1-7)
  • L’orgueil des corinthiens (4. 8-17)
  • L’attitude de Paul (4. 18-21)

C - 5.1-6.20

  • Un cas d’inceste (5.1-13)
  • Le procès entre les frères (6.1-11)
  • La fréquentation des prostitués (6.1-12à20

D – Mariage, divorce et célibat

  • L’occupation des corinthiens est la pensée de Dieu (7. 1-2)
  • Les rapports conjugaux (7.1-6)
  • Les veufs et les veuves (7.7-9)
  • Les couples et le divorce (7.10-24)
  • Le célibat et les fiançailles (7. 25-38)
  • Le remariage (7. 39-40)

E – Les viandes sacrifiées aux idoles (8. 10)

  • L’amour dans l’application de la connaissance (8)
  • Le renoncement à ses droits par amour pour autrui (9)
  • L’idolâtrie, ses dangers et ses conséquences (10. 1-22)
  • Faire tout pour la gloire de Dieu (10.23-11.1)

F – La vie dans la communauté (11.2-14)

L’homme et la femme dans l’église (11.2-16)

Le repas du Seigneur (11.17-11.34)

  • Les dons de l’esprit et leurs exercices (12.1-27)
  • Les ministères établis dans l’église (12. 28-31)
  • L’amour fraternel pratique (13)
  • Le don de prophétie et le parler en langue (14.1-25)
  • Le modèle de culte apostolique (14.26-40)

G – La doctrine de la résurrection (15)

  • La foi qui sauve (15.1-11)
  • Les morts ressuscitent (15. 12-34)
  • Le corps des ressuscités (15. 35-58)
  • Application finale (16)
  • Modalités pratiques de la collecte (16.1-4)
  • Les projets missionnaires de Paul (16.5-12)
  • Recommandations finales (16.13-18)
  • Salutations (16.19-24)  

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DES PAROLES DE L’APOTRE SUR LE FONDEMENT : 

  1. Contexte géographique et historique de Corinthe : 

Corinthe est une ville  située au sud de la Grèce dans la province d’Achaïe environ à 80km d’Athènes dans un Isthme de plus de 6km de large bordé à l’Est comme à l’ouest d’un Golfe situé au centre de ces Isthmes.  Corinthe occupe une position dominante sur un plateau des siècles avant la naissance de la ville, tout trafic Nord-Sud de cette région passée par là et plusieurs capitaines faisaient transiter leurs bateaux au dessous de cet Isthme. C’est ainsi que la région de la Méditerranée y compris l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Asie Mineur et la Grèce profitaient de l’important trafic commercial de cette zone.

Les jeux Isthmiques et les compétitions d’Athlétisme de l’antiquité (les jeux olympiques se déroulaient à Corinthe à l’occasion devant une grande affluence).

  Tous ces facteurs étaient la cause de la dépravation morale très poussée caractérisé par une vie de débauche, d’immoralité et d’ivrognerie qui donna lieu à l’expression ‘‘corinthiser’’ ou ‘‘vivre à la corinthienne’’.  

Ce climat spirituel très pollué avait caractérisé bon nombre des membres de l’église en sorte que certains nombre des péchés étaient toujours présents dans la vie des croyants qui les considéraient comme normal. C’est ainsi que l’un deux ira jusqu’à y coucher avec la femme de son père (1Corinthiens 5.2). Comme la plupart de villes grecques que de l’Antiquité, Corinthe avec son acropole (ville haute) dressée à 600 m de hauteur servant à la fois des citadelles militaires et de lieu de culte abritant le temple principal d’Aphrodite, déesse d’amour. Près de 1000 prêtresses (prostituées « religieuses ») qui vivaient et travaillaient sur le site, descendaient en ville chaque soir pour rendre un culte au dieu  d’amour en se livrant à la prostitution sacrée avec les citoyens et les visiteurs étrangers. On les reconnaissait par leur tenue vestimentaire et leurs attitudes et leur comportement frisant la légèreté notoire, plein de séduction et d’actes grossiers trempés d’immoralité publique. Elles avaient la tête rasée, les tenues indécentes, effrontées de caractère. C’est donc cette attitude qui amené l’Apôtre Paul à prescrire le foulard aux sœurs pour les démarquer des autres d’une part d’autre part selon 1 Corinthiens 11.1-16 :  

1.  De l’autorité de l’homme (chef) dont elle dépend (verset 5) 

2.  Pour attester que l’homme est l’image et la Gloire de Dieu. (verset 7)

3.  Pour confirmer que la femme est la Gloire de l’homme (verset 7).

4.  Que la femme à été tiré de l’homme (verset 8).

5.  A cause des Anges, symbole de leur soumission à l’autorité pour ne pas offenser les Anges qui étaient présents lorsque Dieu établit les ordres pour l’autorité de l’homme et de la femme (verset 10).

6. A couse de la nature : l’hormone masculin, la testostérone contribue à accélérer la perte de cheveux chez l’homme. L’œstrogène, au contraire fait pousser chez la femme des cheveux plus longs et pendants plus longtemps. Les femmes sont rarement chauves, même à un âge avancé. Ce phénomène  physiologique se reflète dans la plupart des cultures par la coutume qui consiste à laisser pousser les cheveux plus longs chez les femmes. Dieu leur a donné les cheveux comme couvre-chef afin de montrer leur tendresse leur douceur et leur beauté (verset 14-15). Les femmes doivent veiller à préserver leur coiffure féminine particulière et doivent aussi porter un viole car ni le Seigneur, ni les Apôtres, ni les Eglises ne toléraient de rébellion féminine, conclut l’Apôtre (verset 16). 

  1. L’hérésie de Corinthe :

Le spiritualisme parmi les corinthiens 

Il est claire que les chrétiens corinthiens ont de la peine à rompe avec leur ancien mode de vie. La ville de Corinthe, en effet, avait la réputation de plaisir et de corruption .Le verbe « corinthianiser » ou                              « corinthiser » voulait dire « vivre dans la débauche » ! Mais cela n’explique pas tout .Car comme Paul le relève avec indignation, l’immoralité des chrétiens d’accepter en son sien –le cas d’inceste – est « telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens » (1 Cor 5.1)       

La lecture attentive conduit à déceler la façon déroutante dont certains problèmes des chrétiens de Corinthe se présentent si contradictoirement. Pendant que certains chrétiens fréquentent les prostituées (6.12-20), d’autres affirment que « c’est une excellente chose qu’un homme se passe de femme » (7.1). D’un côté, il y a des chrétiens qui, par motif de conscience n’ont pas la liberté de manger les viandes sacrifiées à des idoles, qui se vendent au marché (8.4-8), tandis que  d’autres n’hésitent pas à participer à des cérémonies corporatives ou familiales dans une salle annexe d’un temple païens (8.10). Ces excès si opposés qui simultanément font bon ménage au sein d’une même communauté créent de véritable controverses. La compréhension de 1 Corinthiens 15 laisse entrevoir des erreurs théologiques issues des couches du gnosticisme. Il est vraisemblable que le grand désordre spirituel des corinthiens dû à leur état spirituel ne pouvait manquer d’engendrer l’hérésie. La multiplicité de leur couche raciale (les enfants issus du fruit de la prostitution sacrée avec les autochtones et les passants ou touristes) ne pouvait que donner un back ground spirituel et culturel assez complexe. Dans une telle confusion, l’imbroglio est chaotique. La résurrection des morts (1 Cor.15) posant un sérieux problème de compréhension, probablement certains corinthiens  ne voient pas l’importance du corps dans la rédemption de Dieu (1Cor 15.12). Les croyants étaient beaucoup influencés  par la pensée grecque qui prévalait l’âme au dépriment de la matière, excluant un possible salut à l’aspect corporel de l’existence humaine. Cette hypothèse leur faisait croire  quant à l’expérience chrétienne qu’ils étaient déjà arrivés. Cette fausse conception très apparemment   innocente pouvait insinuer plusieurs choses horribles :                  

  1. On ait sauvé dans l’esprit et il faut tout  faire pour préserver la sainteté  de l’esprit.
  2. La chair est destinée à la corruption (pourriture), pourquoi s’en occuper ou lui donner une attention aussi bien que ce qui revient à l’esprit ?
  3. De ce pas, les plaisirs et ses actions terrestres pour autant qu’ils n’affectent pas l’esprit,  ne gênent aucunement la vie spirituelle.
  4. En d’autres termes, dans un péché qui concerne la chaire (adultère, manger et boire, etc.) c’est la chaire qui agit mais, l’esprit n’est pas affecté, car non concerné. 

Apôtre Paul diras en outre :   

‘‘Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous! Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés! Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant’’ (1Cor. 4,8-13).

Par ce texte nous comprenons que les Corinthiens estimaient déjà avoir possédé l’essentielle de la réalité spirituelle à venir. Ainsi donc, leur espoir était non de se revêtir le cops de la résurrection, mais de se dévêtir pour devenir totalement spirituel : « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (2Cor. 5.4-5). Ceci justifie la neutralité du corps dans son usage et la perditance éthique de sa conception. Fort de cette insinuation, les un se sentent libres de fréquenter les prostituées tandis que  les autres nient les élans du corps et de la sexualité. A côté des deux camps que nous venons de citer, certains ont des problèmes de conscience face aux viandes sacrifiées aux idoles, lesquels sont traités sans amour ; viennent à leur tour, les questions sociales que l’on traite avec grande légèreté et qui pourtant concerne un domaine très délicat (procès entre frères 1 Cor 6.1). Comme si l’unité d’esprit ne voulait demeurer parmi les frères de Corinthe, la distinction de sexe tendait à disparaître (1 Cor 11.2-16) pendant que la tension entre riches et pauvres qui étaient banalisés perdurait.         

L’église de Corinthe était dans une grande effervescence spirituelle, mais dans un grand désordre,  possédant divers dons spirituels, mais ne les utilisant pas convenablement ; toutes ces choses ne pouvait que produire en retour un culte incongru parce que chacun pouvait prétendre faire comme il voulait sans tenir compte de la hiérarchie spirituelle de l’église (1 Cor 12 ; 13 ; 14).

Qui finalement étaient alors les corinthiens devant Dieu ? 

  1. La crise d’identité des Corinthiens 

La lecture attentive de l’Epître de Paul aux Corinthiens ressort tellement de choses parfois si négatives et controversées que des interrogations inquiétantes ne peuvent manquer d’êtes suscités dans l’esprit du lecteur passionné. Parfois, on se demandera comment Dieu réussi-t-il à gérer les choses ? Parfois, on est confus face à la réalité vécu. C’est dans ce contexte que l’on peut relever à travers ces lignes, les éléments d’une grave crise d’identité de l’église de Corinthe :

- Difficultés de rompre avec les habitudes immorale du passé, scrupules, dérive spiritualiste, tendances syncrétiste, attitudes ascétique, problèmes de pourvoir.

- toutes ces réalités suggèrent une profonde crise d’identité.

Celle-ci révèle au grand jour dans les quatre premiers chapitres de la lettre dans lesquels l’Apôtre cherche à répondre aux dissensions qui divisent les corinthiens (chapitre 1.10-4.21). Le fait que les uns se déclarent « pour Paul », d’autre «pour Apollos », d’autres « pour Pierre » et d’autres encore « pour Christ » (chapitre 1.12). Le volet historique laisse entrevoir qu’à cette époque, il existait des groupuscules d’homme qui s’accordaient autour des but différents selon les points suivants : - coutume grecque des thiases, petits groupes culturel constitué autour d’une divinité par une association libre d’individu, des groupes influencés par le mouvement sophiste ou de l’une ou de plusieurs écoles de sagesse qui regroupait à cette époque, les disciples d’un maître bien renommé.

Leur division en faction apparente par le biais de leur discorde (1.11) et les dissensions (schismata 1.10) au sujet des serviteurs de Dieu, tout ceci, sans l’assentiment desdits serviteurs de Dieu. Nous constatons par cette mentalité que les corinthiens sont en crise d’identité par identification, à la recherche de modèle, de gourous intériorisés. Cette crise d’identité exprime le rejet de Paul comme source de bénédiction divine pour leur salut et croissance. C’est pour cela que Paul leur écrira comme à des enfants bien-aimés, leur rappelant que s’ils avaient même dix mille maîtres (gardiens) dans la foi en  Christ, ils ne pourront avoir qu’un seul père, et c’est bien sûr lui Paul. Fort donc de ce que c’est lui qui les a fait naître dans la foi en Christ par la bonne nouvelle de l’Evangile, les corinthiens ses enfants se devront de suivre son exemple (1 Cor 4.14-16). Au vue de ces choses, l’Apôtre rappellera en insistant à ses enfants que celui qui veut se glorifier, devra le faire non par rapport à lui-même, aux hommes ou aux œuvres, comme ils le font, mais bien plus se glorifier  dans le Seigneur qui nous rachetés, nous a purifiés et libérés de tous péchés (1 Cor 1.29-31). Il conviendrait donc pour ses fils dans le Seigneur de retenir que l’identité d’un homme se construit autour de ce qu’il valorise alors que la gloire du chrétien ne vient pas des serviteurs de Dieu, mais se trouve en Christ (1 Cor 3.20-21). 

Nécessité du fondement : 

     Les effets manifestes de l’incohérence et contraste dans l’Eglise de Corinthe, de la composante sociologique de l’Eglise et la tension entre Corinthiens et Paul nous conduisent à découvrir les caractéristiques certaines de l’église de Corinthe :

Incapacité de rompre complètement avec la culture religieuse.

Extrême division dans les églises.

Immaturité spirituelle et caractère charnel.

Groupe des fans (division) par groupuscules attachés aux serviteurs de Dieu : 

. Apollos :   Homme éloquent. Cet aspect attire certains fidèles qui s’attachent à Apollos non pour plaire à Dieu, mais pour être ses fans.

. Pierre :     Homme disciple et témoin des actions de Jésus. Ces propos du témoin authentique attirent certains qui croient que du fait de l’authenticité de ce que Pierre a vécu, il est mieux rapproché de Dieu, alors devenir ses fans favoriserait un rapprochement de Dieu.

. Paul :       Homme qui a été l’instrument de Dieu pour la création de l’Eglise de Corinthe, était plein de révélation. Certains voyant en cela une connexion directe au Saint-Esprit, trouve en Paul, la personne indiquée et deviennent ses fans.

. Christ :     Pour une ambition plus spirituelle que les autres, certaines brebis se sont attachées directement à Christ, car pour eux, Apollos, Pierre et Paul sont des hommes, mais Jésus est Dieu.

Nous devons toutefois comprendre que cette époque était très rapprochée du judaïsme qui avait encore une très forte influence sur les hommes. Sous la loi en effet, les choses sont beaucoup plu visibles que spirituelles. De tout temps avec les hommes, le changement de paradigme a toujours été un grand problème pour l’adaptation à tout changement. 

Manque de renoncement de l’ancienne matière de vivre

Vie immorale

Egoïsme

Pratiques païennes

Péchés d’ordre sexuel et divorce (1 Cor 7.1-40)

Incapacité, nécessité de comprendre la sainteté de Dieu (3.17)

Identité spirituelle de l’église (12.27)

Nécessité d’une sainte cène dans la pureté (11.17-24)

Pour adoration appropriée

Nécessité de la compréhension et exercice des dons spirituels pour une édification fidèle et efficace (1 Cor 12.1–14-40)

Nécessité de comprendre la résurrection du monde

Nécessité d’une vie spirituelle pieuse (1 Cor  3.13-15)

Conception correcte des idoles et des faux dieux face aux chrétiens immatures (1 Cor 8.1 – 11.1)

Nécessité de la compréhension et l’expression d’un amour authentique pour l’exercice des dons spirituels et adéquats dans la connaissance des choses de Dieu (1 Cor 13.1-13)

Composante sociologique : la ville de Corinthe était composée de plusieurs classes sociales (riches, pauvres…) mais, on y retrouvait une discorde entre les classes sociales :

. Le manque de solidarité entre les riches et les pauvres

. Les riches s’attablent avant l’arrivée des plus pauvres esclaves et affranchis, retenus par le travail (11. 33)

. Le manque de  respect d’autrui

.Le souci et la volonté de dépouiller leur frères

. Le mépris des démunis s’accompagne d’animosité (11.22)

. L’orgueil des riches et des puissants

. Tout ceci est causé par la question du pouvoir dans l’église

Les tensions entre les Corinthiens et Paul : Nous avons entre autre :

. Accusé d’être un faible (4.18 - 21 ; 9.22)

. Manque d’éloquence de Paul contrairement à Apollos (2.1)

. Dénigrement de son autorité (1 4.37)

. Contestation de son enseignement (11.16) exemple :

Nier l’enseignement sur la résurrection, mauvaise interprétation sur l’enseignement « tout est permis » car mettant en service la débauche et l’idolâtrie (5. 9 ; 6.12) 

Il est indéniable qu’une église comme celle-ci au-delà de l’apparence extérieure que peuvent apprécier ceux qui aiment le folklore et non la spiritualité conviendront qu’un fondement sûr est le besoin urgent des Corinthiens. Paul donnera dont les points précis sur les éléments qui devraient constituer ce fondement : 

Les divers points du fondement posé par l’Apôtre : 

Caractéristique de l’ouvrier du fondement : 

L’Apôtre Paul insiste sur le fait réel que sont égaux tous les instruments humain que Dieu emploie pour amener d’autres personnes au salut bénéficient de la même considération et sont également récompensés pour leur disponibilité à se laisser utiliser par le Seigneur. Porter donc une appréciation ou un choix particulier sur un ouvrier de Dieu au détriment de l’autre est une façon de désapprouver Celui (Dieu) qui a fait son choix. Ce serait aussi une grande ignorance de la manière donc Dieu travaille car, tous en effet sont et seront toujours complémentaires. Cependant, c’est à Dieu que revient toute gloire, car lui seul est l’auteur du salut. C’est la raison pour laquelle l’esprit de parti ridicule manifesté par les corinthiens et dénoncé au verset  4 est condamné au  verset 12.  (1 Cor 3.8).                                                 L’Apôtre Paul graduellement passe à l’étape suivante qui facilite l’entendement de la nature et de la qualité de travail que l’ouvrier dans son essence contribuera par rapport à l’intimité avec le propriétaire du champ qu’est Dieu. C’est ainsi que dans la compréhension courante, dire que nous sommes  ouvriers avec Dieu désigne « ceux qui collaborent ensemble au service de Dieu » ; le sens original grec exprime l’idée de « travailler avec Dieu » (Marc 16.20). Dans la langue original grec, les mots « avec Dieu » ou de Dieu marquent une forte insistance, et sont répétés à trois reprises comme au début de trois membres de phrases. L’apôtre change maintenant d’image : après celle du travail dans un champ, celle du travail sur un édifice. (1 Cor 3.9).

(à suivre)

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Virus Removal 01/08/2014 13:42

Hmm I find those building techniques very amazing. That’s a “H” column I suppose. It has proven to be a very strong and stable structure used in buildings. It has helped several buildings to reach a very substantial height.