BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2)

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

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b)  La grâce de Dieu au secours de l’ouvrier du fondement : 

Ce fondement, expliquera Paul, n’est pas le résultat d’une conception ou de la réflexion humaine, mais bien plus de la grâce de Dieu qui nous fais saisir la pensée et la portée des principes et techniques méthodiques de Dieu dans ce qu’il avait prévu d’avance pour exécuter l’ouvrage selon la vision du modèle spirituelle. Ceci justifie pourquoi il est écrit : «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne» (Hébreux 8.5).  Moïse construisait le Tabernacle physique en s’inspirant de sa réalité spirituelle. La vie spirituelle en effet n’est rien d’autre que l’application de la volonté de Dieu sur la terre telle qu’elle est faite au ciel. L’ouvrier de Dieu a donc besoin d’une connexion préalable avec le ciel avant toute activité. Il ne fera pas son œuvre, mais l’œuvre de celui qui l’a envoyé. L’Apôtre Paul en d’autres termes veut dire aux Corinthiens qui se discutent les serviteurs de Dieu, se les appropriant que nul ne peut faire quelque chose pour Dieu en moins qu’il n’ait reçu un mandat céleste tant sur le type d’ouvrage à faire que le lieu et les méthodes de travail.

Du fait que Jésus Christ lui aussi, dans son ministère terrestre, appartenait à l’ordre céleste et non à celui de la terre ; le sacrifice de sa personne (bien qu’il soit mort sur terre comme un homme) ne peut s’apprécier correctement que dans la perspective du tabernacle céleste ; il joui d’une domination au trône de Dieu, ainsi la façon dont les chrétiens, quoique vivant encore sur la terre, doivent se considérer comme citoyens du ciel étant exhortés, s’ils suivent Jésus, à traverser les cieux et à venir hardiment jusqu’au trône de la grâce pour rendre un culte en Esprit, conforme à ce qui se fait au ciel. La qualification de tout ouvrier fera savoir Paul ne peut aller outre ce principe qui sert de base pour tout service que Dieu exige pour son Eglise.

Alors, nous, Paul, Apollos, Pierre et tous les autres serviteurs sont des ouvriers d’égale valeur dans le champ de Dieu. Mais la vie spirituelle qui grandit dans ce champ provient de la seule grâce et de la seule puissance de Dieu.

Il revient donc une compréhension facile de ce que la grâce peu faire avec nous. Paul donc, se glorifie du privilège immérité dont il jouit par un don gratuit de la part de Dieu (Rom 12.3 ; Eph 3.8), qui l’a rendu Sage  et architecte  pour poser le fondement de la vie spirituelle de l’église de Corinthe. Paul dira que sur ce sage fondement qu’il a posé par l’inspiration du Saint-Esprit, un autre a battit dessus.  (1 Cor 3.10).

Les matériaux utilisés pour le fondement et leur valeur : 

Comme Paul le démontre, son ministère est authentique, n’ayant pas été conçu ou exercé dans la ruse, la duplicité, le mensonge, aucun motif d’enrichissement illicite ou gloriole, mais vise exclusivement à annoncer Jésus Christ. Il dira en substance : « Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs » (1 Cor 1.23). 

« Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus–Christ, Jésus–Christ crucifié » (1 Cor 2.2). Dieu ayant fait levé la lumière de sa connaissance dans le cœur de l’Apôtre, il aura pour mission de fondement la description ci-après qu’il donne lui-même à Agrippa en ces termes : « Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26.15-20).

Il est clairement établi que par ce témoignage, Paul explique le fait qu’il a été fait chrétien par la puissance divine à traves une révélation de Christ à la fois à lui et en lui, alors qu’il était au maximum de sa carrière de son péché. Il a été fait ministre par l’autorité divine: le même Jésus qui lui est apparu dans cette lumière glorieuse lui a ordonné de prêcher l’évangile aux Païens. Un monde qui est assis dans les ténèbres doit être éclairé; on doit amener à connaître les choses qui appartiennent à leur paix éternelle à ceux qui en sont encore ignorants. Un monde qui repose sur la méchanceté doit être sanctifié et réformé; il n’est pas suffisant pour eux d’avoir leurs yeux qui soient ouverts, ils doivent avoir leurs cœurs renouvelés; il n’est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits du pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu. Tous ceux qui sont détournés du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés d’un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à cela. Nul ne peut être heureux s’il n’est pas saint; et pour être saints dans le ciel nous devons d’abord être des saints sur terre, c'est-à-dire, nous devons nous dépouiller au prix même de la honte s’in le faut, des péchés de toute nature, ce publiquement s’il le faut. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ; par cette foi nous nous appuyons sur Christ comme le Seigneur de notre Justice, et nous abandonnons à lui comme le Seigneur et Souverain de notre vie ; dans ce cas, il doit exercer sans frontière dans nos vies à tout moment qui Lui convient, car nous devenons par cet acte, sa propriété par notre consécration sans retour à Son saint service ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. La croix de Christ étant encore à ce jour une pierre d’achoppement pour les païens, et ils seront toujours en rage à notre prédication sur l’éventuelle sentence divine présente et futur du péché avec la conséquence éternelle de la punition en enfer pour les rebelles. C’est ainsi que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement par rapport à sa vie passée qui se manifeste en lui. Cette régénération du vrai chrétien converti sera un grand facteur d’évangélisation, avec ou sans parole pour appeler les hommes à se repentir et à se convertir, mais souvent, on y aboutira pas sans blâmes et persécution de la part des ennemis de la bonne nouvelle. 

Les hommes n’ont donc pas de choix en ce qui concerne le fondement, qui doit être la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (1 Cor. 2.2 ; 1Pierre 2.5). Tout autre fondement ne produirait pas une Église, mais un club, une secte, un groupe d’intérêt économique ou d’initiative commune œuvrant non sur les principes spirituels, mais humains, charnels, diaboliques produisant  (Ga 1.7).  Paul n’a donc pas posé un autre fondement. Paul n’a pas créé ces fondations de toutes pièces, il ne les a posées qu’en prêchant Christ, et Christ crucifié (1Pierre 2.6-8). Il poursuivra en mettant en garde tout ceux qui aspirent ou veulent faire l’œuvre de Dieu, ce aussi, d’une manière plus large, que ce principe s’applique à tous les croyants qui sont appelés l’Eglise par un service fidèle de l’or, de l’argent des pierres précieuses. Ces matériaux de qualité représentent un service spirituel et caractérisé par la consécration visant à l’édification de l’Eglise, corps de Christ. Lorsqu’il emploie les mots « bois », « foin », « chaume », faisant allusion aux matériaux de moindre valeur, il projette ou renvoie l’image à une activité superficielle, sans impact éternel que l’on peut faire pour Dieu, même si elle n’est pas mauvaise. C’est pour cela que le verset suivant établie l’image du tribunal de Christ où les œuvres du croyants passeront au peine fin afin qu’il reçoive une récompense en fonction de la valeur et qualité de service rendu. Comme pour dire que l’ouvrier et l’œuvre seront évalué à ce moment crucial qui déterminera le résultat médiocre, bon ou excellent de ce que nous aurions fait pour Dieu. 

Ce qui est bâti sur le fondement peut être durable ou non en fonction des matériaux employés : 

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). Le raffinement de l’or au creuset sert d’image à la purification du peuple de Dieu dans la fournaise de l’épreuve (Zach 13.9; Mal 3.3; 1Pierre 1.7). Dans la typologie du tabernacle (Hébreux 8.5), si l’argent représente le rachat de chaque Israélite (Ex 38.25-28), l’or semble symboliser ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire. Par exemple l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17).

Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or.

L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée. 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur le cortines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) d »montre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relie la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2). 

La construction du tabernacle et du peuple est le résultat des dons de chaque Israélite. De même, notre rachat est un don de Dieu pour nous. Par conséquent notre disponibilité et notre zèle tels qu’ils animaient les personnes qui construisaient l’arche, la qualité de leur travail accompli, leur fidélité à l’ouvrage et leur recherche d’une bonne coordination de l’ensemble des tâches, tout cela devrait nous servir d’exemple. En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. Où se trouve la représentation de l’amour de Dieu parmi nous, celle qui devrait nous faire demeurer en Lui et Lui en nous, comme l’indique le Nom de Celui qui nous a sauvés, Emmanuel, (Matthieu 1.23). En Christ, nous avons tout le ministère de la réconciliation, (2 Corinthiens 5.18,19). Dans le "témoignage du tabernacle", toutes ces choses étaient déjà annoncées, elles étaient un témoignage visible de l’amour de Dieu pour l’humanité et cela, malgré la chute originelle d’Adam et Ève. Cet amour a été manifesté en Christ, lorsqu’Il est descendu sur terre. Quand la Parole a été faite "chair", comme il nous est dit dans (Jean 1.14), Christ représentait le "tabernacle" parmi nous!

L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce. 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). On utilisait les pierres précieuses pour confectionner des ornements sacerdotaux et royaux (2Sam 12.30), etc. Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17). Sur le pectoral du grand prêtre, l’agate était la pierre centrale de la 3e rangée de pierres précieuses (Ex 28.19; 39.12), alors que l’Améthyste (le nom hébreux suggère l’idée d’une pierre précieuse dont on rêve) quant à elle, était de grande valeur occupait la dernière du 3e rang sur le pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.19 ; 39.12). Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur. Le Béryl : (en hébreu tarchich) est la première pierre de la 4e rangée du pectoral (Ex 28.20; 39.13; Soph 5.14 ; Eze 1.16 ; 10.9 ; 28.13 ; Dan 10.6). Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude. Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc. Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).  Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20). Corail, de hébreux ra’mot : Cette substance était classée parmi les plus précieuses (Job 28.18). Les marchands araméens portaient le corail aux marchés de Tyr (Eze 27.16). Le corail prend souvent l’aspect d’un bel arbre branchu ou d’un arbrisseau, d’où son nom de zoophyte (animal ayant l’aspect d’une plante). Quelques espèces forment de grands récifs. Cornaline, Sardoine, Diamant, sont des minéraux de dureté et d’éclat incomparables, transparents et peuvent acquérir un poli merveilleux. D’autres nombreuses pierres précieuses en hébreux yahalom (Eze 28.13), la 3e du 2e rang du pectoral du souverain sacrificateur ; chamir, pierre dure, taillée en pointe, pour graver (Jér 17.1). Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). L’émeraude est une variété de béryl ; Escarboucle, hébreux nophekh (Eze 28.13) est la première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). L’hébreux ‘eqdaH, flamboiement, étincelle (Esaïe 54.12) est une pierre lumineuse ayant l’aspect d’un charbon ardent. Escarboucles distinguent 3 pierres différentes : le grenat, le rubis spinelle et le saphir, sa transparence, sa couleur sont magnifiques. Le rubis spinelle est rouge clair ou légèrement teinté de rouge, transparent ou seulement translucide. Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral. Jaspe, de l’hébreu yachpheh, et du grec iaspis (Ex 28.20 ; Eze 28.13 ; Apoc 4.3). Onyx, du grec onux, ongle, traduction de l’hébreu choham, désignant une pierre précieuse (Job 28.16 ; Eze 28.13) portant chacune les noms de 6 tribus d’Israël, étaient fixées aux épaulettes de l’éphod du souverain sacrificateur (Ex 28.9,12). La 2e pierre de la 4e rangée du pectoral était aussi une pierre d’onyx (28.20). Opale, en hébreu lechem est la pierre de la 3e rangée du pectoral (Ex 28.19). Rubis, en hébreu kadkod (Es. 54.12 ; Ez. 27.16), est première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant. Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17). Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ? 

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute.

Nous déduirons ici que poser le fondement d’une œuvre avec le bois consisterait à le faire avec la sagesse humaine. Or de cette sagesse humaine, il est dit : « « Mais si vous avez au cœur une passion jalouse et amère ou une ambition personnelle, n’en soyez pas fiers et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse–là n’est pas celle qui descend d’en haut : elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, là où il y a passion jalouse et ambition personnelle, il y a du désordre et toutes sortes de pratiques mauvaises » (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois. 

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. On mélangeait aussi la paille (ou chaume) à de l’argile pour faire des briques qui servirait à la construction. Il est vrai au la construction en paille simple est de très courte durée car exposée aux intempéries. Un incendie et la construction n’est plus. Quand même la construction serait de paille mélangée à l’argile, les briques qui en sortiront sont toute naturelle avec des matériaux qui n’ont pas coûté cher. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18). (1 Cor 3.11-12) Le test de la résistance :

L’apôtre était un sage architecte; mais c’est la grâce de Dieu qui l’a fait ainsi. La fierté spirituelle est abominable; elle utilise les plus grandes faveurs de Dieu pour nourrir notre propre vanité, et nous devenons des idoles à nous-mêmes. Mais que chaque homme fasse attention; il peut y avoir une mauvaise construction sur un bon fondement. Rien ne doit être posé sur cette fondation que ce qu’elle ne peut porter et qui en est un élément qui fait l’approbation divine. Prenons soin de ne pas joindre une vie simplement humaine ou charnelle avec une foi divine, ni la corruption du péché avec la profession du Christianisme. Christ est un roc ferme, durable, et fixe des âges, toujours capable de supporter tout le poids que Dieu lui-même ou le pécheur peut mettre sur lui; il n’y a de salut en aucun autre. Excluons la doctrine de son expiation, et il n’y a pas de fondement pour nos espérances. Mais il y a deux sortes de gens qui s’appuient sur ce fondement. Ceux qui ne soutiennent rien d’autre que la vérité telle qu’elle est en Jésus, et qui ne prêchent rien d’autre. D’autres construisent sur le bon fondement mais ne supporteront pas le contrôle lorsque le jour de l’épreuve viendra. Nous pouvons être trompés en nous-mêmes et dans les autres; mais le jour vient qui montrera nos actions dans la vraie lumière, sans voile ni déguisement. Ceux qui répandent la véritable et pure religion sous toutes ses formes, et dont l’œuvre persistera lors du grand jour, ceux-là recevront une récompense. Et combien importante! Combien plus que ce à quoi ils pensent! Et il y a les autres, dont les opinions et les doctrines corrompues, ou les vaines inventions ou les usages dans l’adoration de Dieu seront dévoilés, et ceux-là seront rejetés lors du grand jour. Il est clair qu’il s’agit ici d’un feu au sens figuré, non d’un feu réel, car quel feu réel pourrait consumer des doctrines ou des rites religieux ? Et ce feu doit éprouver les œuvres de chaque homme, celles de Paul et Apollos aussi bien que des autres. Considérons la tendance de nos entreprises, de ce que nous faisons, comparons-les avec la parole de Dieu, et jugeons nous nous-mêmes, afin que nous ne soyons pas jugés du Seigneur. 

Appréciation du fondement : 

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu que son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive.

En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13) 

9. Le salaire de l’ouvrier du fondement : 

La récompense (1 Cor. 3.8) n’est pas définie, mais ne peut être le salut lui-même. La parabole des mines (Luc 19.11-27) suggère qu’il existe des occasions d’un service supérieur subsiste. Tout ce qui a été accompli par la puissance de Dieu et pour sa gloire résistera à l’épreuve du feu (Mt 25.21,23 ; 2Cor 5.9 ; Ph 3.13-14 ; 1Th 2.2,19 -20 ; 2Ti 4.7-8 ;  Jacq 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; Apoc 22.12). Ce jugement comme le démontre Apoc 22.12, montre qu’il ne s’agit pas du jugement du péché, car Christ l’a pris sur lui (Rom 8.1). Aucun croyant ne sera donc jamais jugé pour le péché. Ce jugement ne sert qu’à déterminer la récompense éternelle (1 Cor 4.5), « la louage qui lui sera due ». 

La perte, de sa récompense (1 Cor. 9.27). « Il sera personnellement sauvé, mais comme un homme arraché au feu » (Phillips). Au travers signifie « du milieu de » et non « par le moyen de » (« à travers l’eau », 1Pi 3.20). Il n’est pas question ici d’un feu purificateur ou « purgatoire ». Le feu révèle la qualité du travail accompli sur terre ; il n’est pas un moyen d’améliorer le caractère de celui qui a fait ce travail. Mais, il est révèle un caractère d’appréciation du travail effectué. Il faut noter ici que l’enjeu est porté sur la vie des corinthiens dont l’instabilité était notoire et manifeste à bien d’égard. D’où, la considération de l’ouvrier et de l’œuvre interviendra. Autrement dit, qui a posé le fondement ? Comment le fondement a-t-il été posé ? Les normes techniques adéquates ont-elles été respectées ? Le modèle tel que révélé par le plan de l’architecte a-t-il été respecté ? Le sol sur lequel la fondation ou fondement a été fait convient-il ayant été l’objet d’une étude pour éviter une fissuration ou un éboulement futur ? Si tel a été le cas, bien que le travail soit effectué, les normes techniques appropriées n’ayant pas été respectées, tout le travail sera complètement rejeté et l’ouvrier blâmé voire disqualifié. En effet, tous ses efforts s’ils sont pris en compte par sentiment, produiront la mort de plusieurs. L’expression sauvé comme au travers du feu veut dont signifié que parce qu’il est demeuré tout de même dans le chantier, n’ayant commis qu’une faute professionnelle, il ne sera pas méconnu, mais la clémence de Dieu ne lui attribuera aucun salaire pour tout son travail, car il est comme un élève quia été hors sujet dans son devoir. Il est donc comme Lot, qui bien qu’ayant échappé la mort à Sodome et Gomorrhe que le feu du jugement de Dieu avait consumé s’est échappé sans rien emporté de tout le fruit de son travail dans cette ville où il était pourtant parmi les anciens. 

Conclusion : 

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se posent avec acuité est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ? 

Dr André CHOUBEU

(grec : sophos, employé pour les ouvriers qui élevèrent et ornèrent le Tabernacle : Ex 35.10)

(grec : architecton) dirige les opérations de construction contribuant par sa science plus que par son travail)

lors de la première visite de Paul à Corinthe Un autre bâtit dessus. Dans la fondation de l’Église de Corinthe, différents ouvriers ont coopéré (verset 6 a). Chacun doit répondre devant Dieu de sa participation à l’œuvre.

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