BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

Introduction

Dans ce chapitre, la vision de Jean concerne des événements qui se passent après la tribulation de sept ans. Il nous décrit le jugement de la «grande prostituée,» appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques.» Il ne s’agit pas de la Babylone politique, qui fut le premier empire païen, mais de la Babylone religieuse, l’Eglise apostate.

La grande prostituée

«Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1).

Toutes les Eglises apostates du monde, qui n’ont d’Eglises que le nom, se réuniront sous l’autorité d’un seul homme, le faux prophète, pendant la tribulation, après l’enlèvement de la véritable Eglise, l’Eglise sanctifiée (Apoc. 19:20). La fusion de ces Eglises est déjà en train de se faire, au travers des conciles oecuméniques, du Conseil Mondial des Eglises, etc... Beaucoup d’Eglises orthodoxes se sont déjà rangées sous une seule bannière, celle du Pape, qui est le chef de l’Eglise Catholique Romaine. En raison de sa corruption et de sa mondanité, cette Eglise est devenue une prostituée.

Les trois sièges de la prostituée

La prostituée a placé son siège en trois endroits. En premier lieu, la prostituée, ou l’Eglise apostate, a fondé son siège «sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1). Les «eaux» représentent les nations du monde.

«Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc.  17:15).

En second lieu, elle a placé son siège «sur une bête écarlate.» Jean dit: «Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).  Il s’agit de la même bête que celle qui est décrite au chapitre 13:1-10, c’est-à-dire de l’Antichrist en personne. Il reçoit sa puissance du dragon, qui est Satan, le dieu de ce monde. «Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête; et ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle?» (Apoc. 13:4).

En troisième lieu, Jean a vu la prostituée assise sur les «sept têtes» de la bête (Apoc. 17:9). Les «sept têtes» représentent les sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome, qui est le lieu de naissance de l’Eglise Catholique Romaine. La ville de Rome était bâtie sur les sept collines ou montagnes suivantes: le Capitole, le Quirinal, le Viminal, l’Esquilin, le Caelien, l’Aventin, et le Palatin.

Le fait que la prostituée soit assise en ces trois endroits révèle que l’Eglise apostate exercera un pouvoir politique sur toutes les nations du monde dans les derniers temps, par le moyen de son autorité religieuse. Elle agira en association étroite avec la bête écarlate, l’Antichrist, qui sera le dictateur mondial, et qui exercera son pouvoir par le moyen des dix «rois» d’Europe, c’est-à-dire des dix leaders de la Communauté Economique Européenne (C.E.E.).  Ces dix rois sont symbolisés par les dix cornes de la bête. «Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (Apoc. 17:12,13).

L’impudicité, le péché de la prostituée

«C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité, et c’est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés» (Apoc. 17:2).

Dieu désire que Ses enfants l’adorent de tout leur coeur, de toute leur âme, de toutes leurs forces, et de toutes leurs pensées (Luc 10:27). Lorsqu’un culte est rendu de tout coeur à des faux dieux, dans des sectes d’origine démoniaque, il s’agit, aux yeux de Dieu, d’une prostitution spirituelle, d’une fornication, ou d’une «impudicité.  » Lorsque les enfants d’Israël abandonnèrent leur Dieu pour se tourner vers l’idolâtrie, Dieu a dit: «Mon peuple consulte son bois, et c’est son bâton qui lui parle, car l’esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu» (Osée 4:12).  C’est dans ce sens spirituel que le mot «impudicité» est employé dans ce verset. La «prostituée» a fait partager ses voies impures et idolâtres aux rois et aux habitants de la terre. Si l’on considère les faits donnés ci-dessus concernant les sept collines de Rome, on est naturellement conduit à la conclusion que la «prostituée» représente véritablement l’Eglise Romaine, avec sa longue histoire de culte idolâtre, de culte des saints, avec ses rites religieux mystérieux, et son syncrétisme avec des pratiques païennes et magiques.  Il est écrit que les habitants de la terre ont été enivrés du vin de son impudicité. Les ivrognes sont poussés par un irrésistible besoin intérieur d’absorber des liqueurs mortelles, pour noyer leurs soucis dans un plaisir éphémère. De même, le monde entier, que ce soient les princes ou leurs sujets, ont été attirés depuis des siècles dans l’idolâtrie païenne de l’Eglise Romaine. Une fausse religion de ce type attire l’homme naturel, car il s’efforce constamment de soulager sa conscience troublée. Cependant, il est impossible, et il le sera toujours, de purifier réellement sa conscience en pratiquant de bonnes oeuvres religieuses.

Le désert, demeure de la prostituée

«Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).

Jean fut «transporté dans le désert.» Il s’agit apparemment du même désert que celui de la femme enveloppée du soleil (le reste de l’Eglise), du chapitre 12. «Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours (3 ans et demi)» (Apoc.  12:6). Elle doit y être gardée «loin de la face du serpent» (Apoc.  12:14). A la fin des trois ans et demi, les «restes de sa postérité,» un groupe de saints restés après l’enlèvement, mais demeurés fidèles à Dieu, devront mourir comme martyrs (Apoc. 12:17). Par la suite, la femme enveloppée du soleil ne trouvera ni la «nourriture» de la grâce, ni la protection contre la face du serpent. Il est donc évident que les autres membres du reste de l’Eglise, ceux qui n’auront pas été mis à mort, rejoindront la «grande prostituée,» l’Eglise apostate.  Rappelons-nous que ce «désert» ne désigne pas un endroit particulier de la terre. Après l’enlèvement de l’Eglise sanctifiée, toute la terre deviendra un désert spirituel pour le reste de l’Eglise, qui était pourtant auparavant «assise dans les lieux célestes en Christ» (Ephésiens 2:6).

L’apparence de la prostituée

«Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplies d’abominations et des impuretés de sa prostitution» (Apoc. 17:4).

La «pourpre» représente le caractère royal de sa position, et aussi son pouvoir politique, qui s’ajoute au pouvoir religieux qu’elle exerce sur sa propre Eglise et sur toutes les Eglises apostates qui la rejoindront, sous les auspices du Conseil Mondial des Eglises.  «L’écarlate» est l’emblème de l’Eglise Romaine, et reflète les mystérieux pouvoirs que le Pontife de Rome exerce sur son Eglise. Les cardinaux, qui sont aussi puissants que le prince de leur peuple, se revêtent de pourpre et d’écarlate. L’écarlate est aussi la couleur de la bête, et représente aussi la couleur du communisme. (Voir «la bête écarlate» au verset 3).

Le Pape est toujours revêtu d’or, de pierres précieuses et de perles (Apoc. 17:4). Il est couronné d’une mitre couverte de pierres précieuses, lors de son intronisation.

La «coupe d’or» représente son apparence mystérieuse mais cependant glorieuse, qui lui permet de séduire des âmes qui ne se doutent de rien, et de les entraîner dans un culte soi-disant «sacré» et «divin.» . Elle fait surtout appel aux sentiments religieux de ses adorateurs, qui s’adonnent entièrement à la vénération d’images, au signe de la croix, au chapelet, à l’emploi de cierges et d’encens, etc..., c’est-à-dire à des pratiques d’origine païenne.

«Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre» (Apoc. 17:5).

En général, dans les Ecritures, le mot «mystère» décrit une vérité divine secrète, cachée dans la pensée de Dieu, mais révélée à Ses saints par le Saint-Esprit, au temps fixé. Mais ici, «mystère» fait référence à la manière subtile qu’a employée Satan pour introduire dans l’Eglise Romaine les cultes païens de Babylone.

Comme nous l’avons déjà vu, la vénération des images, le signe de la croix, le chapelet, les prières adressées aux saints morts, le fait d’attribuer des miracles à des saints morts, la croyance en une transformation littérale du pain et du vin en corps et sang véritables de Jésus, l’emploi de l’eau bénite, ainsi que la pratique de bien d’autres rites et cérémonies, constituent des prostitutions spirituelles,  qui sont pratiquées par l’Eglise de Rome. Tous ces cultes païens remontent à Babylone. La prostituée, ou l’Eglise apostate, est donc appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.»

 

«Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement» (Apoc. 17:6).

Au cours des trois premiers siècles de l’ère chrétienne, l’Eglise a été haïe et persécutée à la fois par les autres religions et par les maîtres de l’Empire Romain. La première persécution eut lieu en l’an 67, sous le règne de l’empereur Néron. La seconde persécution suivit en 81, sous le règne de l’empereur Domitien. Neuf autres persécutions suivirent, au cours desquelles les chrétiens subirent d’inimaginables tortures et durent passer par des morts affreuses. Certains ont été brûlés vifs, d’autres furent crucifiés ou enterrés vivants.  D’autres encore furent jetés dans des fosses aux lions, ou offerts comme proies aux animaux féroces. Beaucoup furent simplement passés au fil de l’épée. 

Au quatrième siècle, l’empereur romain Constantin devint un chrétien de nom. Au lieu de s’humilier lui-même et de suivre Christ, il fit du christianisme la religion d’Etat, et éleva la fonction d’évêque à celle de prince ou de dignitaire du régime, ouvrant ainsi la voie à l’établissement d’une hiérarchie quasi-politique au sein de l’Eglise de Rome. Peu à peu, l’Evêque de Rome acquit une suprématie absolue, et il étendit sa domination sur toutes les autres Eglises chrétiennes. Mais les saints humbles et sincères, qui étaient décidés à suivre Christ et Sa vie pure et humble, ne purent pas tolérer l’ambiance et les pratiques orgueilleuses par lesquelles l’Eglise de Christ avait été profanée. Naturellement, ils commencèrent à se séparer de l’Eglise apostate de Rome. En conséquence, les véritables chrétiens commencèrent à subir une nouvelle persécution, mais qui venait cette fois de leurs frères déchus de la grâce. Les chefs de l’Eglise, qui auparavant avaient patiemment supporté la persécution et la torture, ont utilisé leur pouvoir religieux pour persécuter et détruire les véritables chrétiens, qui refusaient fermement d’accepter l’autorité de leurs enseignements erronés. Par la suite, siècle après siècle, des millions de personnes furent massacrées pour leur foi. Certains estiment leur nombre à 50 millions de personnes au moins. C’est pour cette raison qu’il est dit de la prostituée qu’elle était «ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.»

«Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes» (Apoc. 17:7).

 

Il est écrit que la bête, ou l’Antichrist, «porte» la «femme», ou la prostituée. Ceci montre que le royaume de la bête, avec ses dix rois confédérés, ne se contentera pas de soutenir la femme, c’est-à-dire l’Eglise prostituée, mais partagera aussi certains pouvoirs avec elle, de telle sorte que cette Eglise régnera avec l’Antichrist. Les raisons en sont évidentes. Tout d’abord, elle exerce une puissante influence sur les nations et les dirigeants de ce monde (Apoc. 17:15-18). Ensuite, elle est extrêmement riche (Apoc. 17:4).  Au cours du règne de l’Antichrist, la «prostituée,» c’est-à-dire l’Eglise apostate, sera l’Eglise d’Etat. Il n’y aura qu’une seule Eglise officielle, dont le siège sera à Rome. Toutes les autres Eglises se soumettront à son autorité ecclésiastique.

La bête écarlate

«Une bête écarlate, pleine de noms de blasphème» (Apoc. 17:3).

«L’écarlate,» c’est-à-dire la couleur rouge, suggère que le royaume de la bête adoptera une idéologie semblable à celle du communisme, dont l’emblème est le rouge. La bête était «pleine de noms de blasphème.» Comme nous l’avons vu, il s’agit de la même bête que celle qui est mentionnée au chapitre 13:5,6: «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...  Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.» L’Antichrist fera tout ce qui est en son pouvoir pour dénoncer Dieu et détruire ceux qui croient en Lui.  Paul dit qu’il est «l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu» (2 Thessaloniciens 2:4).

L’origine de la bête

«La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra » (Apoc. 17:8).

L’Antichrist sera un être humain, mais l’esprit qui l’animera «doit monter de l’abîme.» L’abîme est une prison où se trouvent enfermés certains esprits déchus, tels que ceux qui sont mentionnés au chapitre 9:1-11. Il est probable que l’esprit qui doit «monter de l’abîme» soit le même esprit qui anima les rois des précédents empires mondiaux, c’est-à-dire l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, la Grèce, et Rome. Avec la chute de l’empire romain, cet esprit fut jugé, et précipité «dans les profondeurs de la fosse» (Esaïe 14:15), parce qu’il «a réduit le monde en désert, et ravagé les villes» (Esaïe 14:17). Dans les temps de la fin, il devra «monter de l’abîme» et animer l’Antichrist. Après le règne de l’Antichrist, qui durera pendant les sept années de la tribulation, l’Antichrist et cet esprit méchant seront tous les deux jugés et «jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre» (Apoc. 19:20). Ils iront ainsi à la perdition (Voir les notes concernant le chapitre 17:3).

Les sept têtes de la bête

«C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. Et la bête qui était, et qui n’est plus, est elle même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition» (Apoc. 17:9-11).

La bête a «sept têtes»: Nous avons déjà vu que les «sept têtes» font référence aux sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome.

Mais Jean reçoit une autre interprétation de ces «sept têtes.» «Ce sont aussi sept rois»: Les «sept têtes» symbolisent les «sept rois» qui ont été à la tête de sept empires mondiaux.  «Cinq sont tombés»: Les empires qui étaient déjà tombés sont: l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, et la Grèce.  «Un existe»: Ceci fait référence au sixième empire, l’empire Romain, qui existait au temps de l’apôtre Jean.

«L’autre n’est pas encore venu»: Il s’agit du nouvel empire Romain, qui doit dominer brièvement le monde, sous l’influence religieuse de l’Eglise de Rome et du Conseil Mondial des Eglises.  Ce septième empire, qui n’est pas encore venu, se cherchera soigneusement un leader politique ou un dictateur. Ce dictateur est appelé «la bête.» C’est la bête qui est le «huitième roi.» C’est l’Antichrist.

Le fait qu’il soit «du nombre des sept» démontre qu’il surgira de l’empire Romain qui doit se manifester dans la fin des temps.

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«Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête» (Apoc. 17:12).

Les «dix cornes» de la bête font référence aux dix pays européens qui ont signé le Traité de Rome, et qui sont devenus membres du Marché Commun, c’est-à-dire de la Communauté Economique Européenne. Ces dix pays sont la France, la Belgique, le Luxembourg, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne Fédérale, le Danemark, l’Angleterre, l’Irlande et la Grèce.

(N.D.T.: A ces dix pays initiaux se sont depuis ajoutés l’Espagne et le Portugal. Mais seuls dix pays ont pleinement adopté, sans réserve, le récent Traité d’intégration européenne de Maastricht. L’Angleterre et le Danemark ont émis des réserves et obtenu un statut particulier, ce qui les place en marge des dix autres pays.) Les dix chefs ou rois de ces pays européens se soumettront unanimement à la domination de l’Antichrist qui, à son tour, leur donnera «autorité comme rois,» pour régner avec lui pendant «une heure.» Cette durée montre que leur royaume ne durera que pendant une courte période.

«Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. Ils combattront contre l’agneau et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui, les vaincront aussi» (Apoc. 17:13,14).

Cet événement se produira à la fin des sept années de la tribulation, lorsque Jésus-Christ reviendra sur la terre avec Ses «armées qui sont dans le ciel» (Apoc. 19:14), pour juger les nations. Jean vit «la bête (l’Antichrist), et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval (Jésus-Christ) et à son armée» (Apoc. 19:19). Mais les forces de l’Antichrist seront détruites «par l’éclat de son avènement» (2 Thessaloniciens 1:8). Jean vit à l’avance ce jugement, au moment où le sixième sceau fut ouvert: «Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang... Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau, car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?» (Apoc. 6:12, 15-17). Ce jour est aussi connu sous le nom de «bataille d’Harmaguédon » (Apoc. 16:16-21).

«Et il me dit: Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc. 17:15).

(Voir les notes concernant «les trois sièges de la prostituée» (Apoc.

17:1).

«Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. Car Dieu a mis dans leur coeur d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies» (Apoc. 17:16,17).

Au verset 1 de ce chapitre, l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes dit à Jean: «Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée.» Aux versets 16 et 17, nous voyons le jugement prononcé par Dieu s’abattre sur la grande prostituée, l’Eglise apostate.  Elle sera jugée parce qu’elle a abandonné Christ et Ses saines doctrines, pour adopter l’idolâtrie et des cultes païens, et pour se souiller par les péchés du monde. Elle a ensuite persécuté les saints, et s’est élevée elle-même au niveau des rois de la terre. Finalement, son ambition dévorante l’a poussée à conclure un traité avec l’Antichrist et ses Etats confédérés.

Puis elle a saisi l’opportunité de persécuter et de détruire les derniers chrétiens fidèles qui étaient restés sur la terre, ceux qui constituent les martyrs de la tribulation, et qui ont refusé «d’adorer l’image de la bête» ou de porter “sa marque, ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom» (Apoc 13:15-17). Mais quelle est à présent sa juste rétribution? L’Antichrist et son armée se retournent contre elle, la «prostituée,» l’Eglise apostate, et la consument «par le feu.» Cet événement se produit très peu de temps avant que l’Antichrist et son royaume ne soient eux-mêmes détruits à la bataille d’Harmaguédon.

«Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre» (Apoc. 17:18).

 

 

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