AU COMMENCEMENT DIEU (1) - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

AU COMMENCEMENT DIEU (1)

25 Septembre 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

AU COMMENCEMENT DIEU (1)

AU COMMENCEMENT DIEU (1) Genèse 1.1

Introduction :

Lorsque nous portons un regard soutenu sur le déroulement des actes, activités et événements divers dans le monde, la certitude de leur fondement est toujours incertains à cause des effets catastrophiques de leur issu. Une question peut facilement se poser : d’où vient leur source d’inspiration ? Pour quel but et quelle initiative ces choses ont-elles pris corps ? Qui en réalité se cachait derrière ces faits dont le début parfois très flatteur cachait subtilement une hécatombe ? Pourquoi certaines initiatives sont-elle acclamées dès leur naissance, mais décriées dès que leur véritable but montre le contraire de qu’on était en droit d’attendre selon les initiatives du départ.

A ce qui semble incontestable, il n’y a que Dieu seul qui soit et doit rester le commencement de tout ce qui est juste, appréciable et digne d’approbation dans son caractère sain, pur et droit. Il est évidemment clair que Dieu qui est au commencement de tout, n’a pas lui-même de commencement. A coût sûr, il me sera répliqué : Pourquoi dit-on que Dieu est le commencement et la fin ? Je réitérerai simplement par dire que Dieu est le commencement de tout ce qui existe, mais ayant été l’initiateur avant la mise à l’existence de toute chose par une création ex-nihilo. Parce que la création se situe dans le contexte spatio-temporel, Dieu est dans l’éternité passé et avenir par rapport à tout ce qu’il a créé depuis leur commencement jusqu’à leur fin. En effet, avant Dieu, les choses existaient et après ces choses, Dieu est toujours vivant.

De nos jours, on se poserait avec raison certaines : pourquoi ceci, pourquoi cela ? La raison est simple : Dieu n’est plus et n’a pas été le commencement de ce qui a été fait, même si à des moments, l’homme attribue à Dieu, ce à tort, Dieu le chef d’œuvre de ses œuvres mesquines.

Sachons-le, tout ce qui existe devrait l’être par Dieu, pour Dieu et en Dieu. Retenons-le, nous sommes l’ouvrage de Dieu, ayant été préparé pour des bonnes œuvres prédestinées à n’être accomplies que par nous (Ephésiens 2.10). Le savons-nous vraiment et nous arrimons-nous à cela ? De tout temps, Dieu désire être au commencement de toute chose comme il l’a été à la création. Puissions-nous revenir au point de départ et placer Dieu comme l’initiateur, l’ordonnateur de tout pour voir sa gloire manifeste.

Vérifions certains aspects de commencement :

  1. Au commencent Dieu

Il est celui qui pose le tout premier acte de la création, amenant ex-nihilo, toute chose à l’existence. Nous conviendrons que rien ne pouvait être amené à l’existence sans que cela ait au préalable existé dans le spirituel. Nous comprenons que la conception des choses de la création l’avait été dans la pensée de Dieu et au moment convenable, leur création a été manifeste par la vertu de Dieu dans le contexte physique à son unique gloire.

Si Dieu est le fondement de toute chose, tout ce qui est en dehors de ce fondement est sujet à l’instabilité, d’où d’existence précaire.

La magnifique introduction de l'Evangile de Jean est une proclamation d’une personne ou d’une communauté qui confesse sa foi et rend grâces pour le dessein salvifique de Dieu révélé, réalisé et présent en Jésus-Christ, Parole de Dieu. Dans ces propos combien profond, riche de sens et d’une spiritualité très élevée Jean retrace en trois poèmes bien différents, les particularités du sujet principal dont il se considère privilégié d’être le porte-parole :

  1. Il joint l’éternité au temps, le présent au passé
  2. Il expose le dessein éternel et salvifique de Dieu réalisé et présent dans sa Parole (Jean 1.1-5), décrit l’accomplissement de ce dessein dans l’histoire par la venue de la Parole dans le monde (Jean 1.6-13),
  3. Puis Il fait écho à l’acclamation de foi et d’action de grâces de l’Église devant la manifestation de la Parole de Dieu dans la chair (Jean 1.14-18).

S’agissant du commencement, ecabac_evang*MarcQuébec dans son commentaire sur Jean 1.1 dit : dans la première strophe de l’hymne (Jean 1.1-5) considère premièrement le Verbe en lui-même et dans son rapport avec Dieu (Jean 1.1-2), puis dans son rapport avec le monde créé (Jean 1.3), finalement dans son rapport particulier, salvifique, avec les hommes (Jean 1.4-5).

L’expression « Au commencement » dans l’Evangile de Jean rappelle la première phrase de la Bible : « Au commencement Dieu créa… » Mais « Au commencement » n’indique pas ici le point de départ d’un récit de création. L’expression signifie plutôt, dans le présent passage, que de toute éternité la Parole de Dieu était. Le Verbe était Dieu. Parce que Dieu seul est de toute éternité, parce que sa Parole est de toute éternité auprès de lui, la Parole est Dieu au même titre que ce Dieu vers lequel elle est tournée. En effet, sans la Parole, nul n’aurait connu ni Dieu ni contemplé Dieu dans les œuvres de la création !

Dr. André CHOUBEU

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