etudes bibliques - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

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RETOUR AUX FONDEMENTS

1 Novembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

162950_169056983136980_100000980376143_356747_8335652_s-1-.jpgRetour aux fondements

Henri LÜSCHER

La fin du vingtième siècle avec ses grands chambardements approche à grands pas. Elle est caractérisée par le renversement des fondements sur lesquels reposait la société occidentale. Profondément marquée par des siècles de culture chrétienne qui plongeait ses racines dans les Ecritures, elle a subi une érosion lente pour aboutir à un changement de paradigme dans son concept du monde. Le psalmiste pose une question pertinente: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?(11.3) Quelle sera notre réponse?

Il est bon de revenir un peu en arrière dans le temps. La Réforme nous a légué quelque chose d'inestimable. Par elle, Dieu a opéré un retour aux Ecritures, seule norme de notre foi dans tous les domaines de la vie. Cette foi n'était pas floue. L'ensemble des vérités bibliques constituait le fondement de la foi des Réformateurs. Il engendrait une confiance; et une obéissance totales en la Bible, Parole de Dieu qui avait autorité sur leur intelligence, leur cour, leur vie. Il n'y avait pas de concept relativiste ou pluraliste quant aux fondements de la foi. En revanche, le dualisme entre le spirituel et le matériel, l'invisible et le visible, la nature et la grâce, le temporel et l'éternel a contribué à une sécularisation progressive de la société occidentale. Les lumières et le rationalisme ont encore diminué l'impact de l'Evangile produit par la Réforme. Avec Hegel, au début du 19e siècle, le monde a été bouleversé dans sa manière de penser par le principe dialectique: thèse, antithèse, synthèse. Plus rien n'était absolu, vrai, sans cette démarche philosophique préalable. Ici, on trouve l'origine du relativisme qui a marqué également la théologie.

Au milieu du siècle passé, Darwin, sans doute influencé par la philosophie de Hegel, a publié son fameux ouvrage "De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle", ce qui marqua le début de la diffusion de la théorie de l'évolutionnisme. Roger Liebi écrit avec pertinence: "On exagère à peine en disant que Darwin a posé l'un des fondements essentiels de la cosmologie dominante du 20e siècle. Il est l'auteur d'un tournant décisif dans la manière de penser des pays occidentaux hautement civilisés. Innombrables furent ceux qui commencèrent à se détacher du christianisme. La perspective biblique, selon laquelle Dieu créa le monde et la vie, et fit l'homme à son image, devint pour eux toujours plus inacceptable. L'enseignement de Darwin conduisit aussi à de toutes nouvelles conceptions en philosophie, en psychologie, en pédagogie, en sociologie, en théologie, en histoire, en astronomie, ainsi qu'en beaucoup d'autres domaines" (Le Nouvel Age, p. 11, éd. Bibles et Traités Chrétiens, CH-1800 Vevey). Le marxisme, l'existentialisme et le pragmatisme ne sont que le prolongement de ces philosophies.

En résumé, toute la crise actuelle à tous les niveaux est la conséquence de l'humanisme séculier qui a déshumanisé l'homme, aussi paradoxal que cela paraisse. Dans tous les domaines, il est en faillite. Alors les hommes cherchent leur bonheur ailleurs, dans l'irrationnel, puisque le matérialisme rationnel ne leur a apporté que le goût amer d'une illusion chimérique. Le Nouvel Age se substitue au rationalisme. On parle d'être en harmonie avec soi-même, avec la nature, l'environnement, le cosmos, etc. Pour se déstresser, on a recours à la spiritualité orientale, au mysticisme, à l'astrologie, à la médecine parallèle, à la psychologie moderne, etc. Des termes comme amour, unité, paix, n'ont plus la connotation que la Bible leur donne.

Face à ce déferlement de séductions sataniques et à la désorientation de l'Eglise dans un monde où elle devrait être le sel de la terre, n'y a-t-il pas un retour aux Ecritures Saintes à opérer en laissant libre cours à l'Esprit de Dieu qui veut parler à nos cours? Lui seul peut produire la repentance, l'obéissance à la Parole de Dieu et la mise en pratique des directives divines. L'objectif des articles publiés dans ce numéro est d'avertir nos lecteurs des temps que nous vivons en nous encourageant à revenir aux vérités centrales de la Réforme: Sola Scriptura, Solus Christus, Sola gratia, Sola fide, Soli Deo gloria. Ces vérités claires et fondamentales révélées dans les Ecritures ne se négocient pas. Il n'y a pas de compromission possible. Jésus n'affirme-t-il pas: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ? L'apôtre Pierre n'est pas moins explicite: Il n'y a de salut en aucun autre; car il n y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Jean 14.6; Act 4.12). Paul, dans sa 2e lettre aux Corinthiens, retrace la vie chrétienne au milieu des difficultés. Toutes nos ressources sont en Christ, qui nous fait toujours triompher (2.14). Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance au Christ (10.4-5). C'est Jésus seul, l'Esprit seul et l'Evangile seul par contraste à un autre Jésus..., un autre esprit... et un autre évangile provenant de Satan lui-même qui se déguise en ange de lumière (11.4, 13-15).

Que Dieu nous fasse la grâce de persévérer dans la foi telle que les Ecritures nous l'enseignent. C'est pourquoi, affermissez votre pensée, soyez sobres et ayez une parfaite espérance en la grâce qui vous sera apportée, lors de la révélation de Jésus-Christ. (1 Pi 1.13).

H.L



Lien :http://www.promesses.org/arts/120p1-2f.html

 

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LA FOI CHRETIENNE ET LE RETOUR AU PAGANISME (4)

14 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

La foi chrétienne et le retour au paganisme (4)

Jean-Marc Berthoud

V. Les effets concrets de ce nouveau paganisme

Avec un phénomène aussi vaste il est impossible de tenter un inventaire général de ses effets sur la société. L'on peut cependant en examiner quelques fruits.

1. Dans les Eglises

Cette spiritualité occulte s'infiltre partout. Cela est particulièrement évident dans les églises. Dans les milieux chrétiens, nous voyons la guérison intérieure, la fascination pour le miraculeux, le mépris de la raison et de la doctrine, l'accent mis sur l'expérience religieuse, l'utilisation de méthodes psychologiques d'inspiration ésotérique, l'obsession croissante pour l'écologie, le remplacement de la proclamation de l'Evangile par une action purement sociale et technique, la recherche à tout prix de l'unité, etc. Ce sont autant de signes de la graduelle paganisation des milieux chrétiens. Sur le plan proprement spirituel, nous devons constater que des hommes dit hommes de Dieu, semblent utiliser des méthodes et des puissances qui ressemblent de façon inquiétante à ce que l'on peut trouver dans la spiritualité du Nouvel Age. Ainsi s'éloigne-t-on, graduellement mais sûrement, de la simplicité de l'Evangile: la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme, et l'obéissance quotidienne à ces commandements.

Il n’est curieux de voir plonger les véhicules, les freins, les moteurs et que sais-je dans le sang de Jésus. Le sang de Jésus a été répandu pour la rédemption de l’homme pécheur. Ne boit-on pas le sang de Jésus dans les verres spirituels pendant des séances de délivrances ? Les séances de tombe tombe deviennent nombreuses sans lesquelles, on n’a pas d’onction.

Où allons-nous et à quelle heure sommes-nous ?

La foi chrétienne et le retour au paganisme (2)

2. Le monde de la santé

Nous pouvons constater dans le monde de la santé un intérêt croissant pour tout ce qui concerne les médecines dites parallèles (acuponcture, sophrologie, hypnose, iridiologie, messages psychiques, yoga, etc.). Ces méthodes sont évidemment liées au nouveau paganisme.

Mais il y a plus. Sans la miséricorde de Dieu agissant de manière concrète au-travers de chrétiens vivant leur foi dans leurs circonstances professionnelles, les institutions de la société ne peuvent que se dégrader. La pratique de la médecine n'échappe pas à cette règle. Si l'homme n'est pas créé à l'image du Dieu transcendant et personnel, s'il n'est qu'un élément d'un processus totalement impersonnel, pourquoi faudrait-il alors tant s'inquiéter de la vie de chaque individu? Bien que à l'image de Dieu, il devient moyen, instrument à dépenser en vue du bien être des autres plus dignes de vivre que lui: cobaye scientifique, banque à organes, fœtus à avorter pour ne pas gêner ses parents égoïstes, fœtus à fabriquer en laboratoire pour satisfaire les couples stériles, vieux à éliminer lorsqu'ils deviennent décidément trop incommodes pour leur progéniture sans cœur, etc. On assiste en fait aujourd'hui à une progressive déshumanisation des soins donnés aux éléments les plus fragiles de notre société. Le bien-être de certains privilégiés a remplacé le bien commun défini par la loi transcendante de Dieu.

(a) Avortement

Cela a commencé avec les enfants non encore nés. Comme les juifs et les tziganes sous les nazis, des êtres humains sont aujourd'hui systématiquement considérés comme des non-personnes et traités comme tels, dès qu'ils entrent dans la catégorie des non-désirés. Au CHUV à Lausanne, par exemple, la première question posée à une mère qui téléphone à la maternité pour annoncer qu'elle attend un bébé et souhaite obtenir un rendez-vous est: Désirez-vous garder l'enfant? comme si l'instinct maternel se résumait au fait de vouloir éliminer sa propre progéniture gênante. Aux Etats-Unis, des dirigeants noirs sont horrifiés de découvrir, dans la proportion démesurée d'enfants noirs avortés, le retour en force, sous une forme sinistre, du racisme. La volonté systématique d'imposer la contraception, l'avortement et la stérilisation au tiers monde est elle aussi perçue comme une nouvelle forme de racisme eugénique.

(b) Enfants mal formés et banques d'organes humains

La deuxième catégorie à tomber sous le couteau de nos médecins eugénistes est celle des enfants conçus avec une malformation. L'on tente systématiquement de culpabiliser les parents qui souhaitent garder leur enfant, qui comprennent que l'amour ne s'adresse pas exclusivement aux seuls bien portants. On commence, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, à éliminer des enfants nés avec des déformations graves et à les utiliser pour alimenter des banques d'organes. On n'arrête pas, en effet, les progrès de la médecine, qui ont créé une demande de plus en plus forte d'organes frais. Un marché a ainsi été créé pour les organes humains, et qui oserait aller à l'encontre des lois sacro-saintes du marché, surtout quand il s'agit de faire du bien? La question se pose: où trouver les organes utilisables en assez grand nombre? Les personnes gravement accidentées, dans le coma par exemple, et qui portent sur eux ce qu'on appelle un testament vivant (qui demande qu'on ne les garde pas inutilement en vie) commencent, surtout aux Etats-Unis, à alimenter ce marché d'organes. L'homme devient ainsi une source d'organes apte à alimenter un marché en pleine expansion. Quelle importance si pour ce faire il faut tuer quelques non-personnes pour améliorer la qualité de vie d'un être humain plus prospère ou mieux capable de défendre sa place au soleil?

(c) Elimination des vieux

Une troisième catégorie de personnes subissent aujourd'hui les effets de ce culte du Moi propre à la spiritualité du nouveau paganisme: ce sont les vieux sans défense légale et sans moyens juridiques, qui ont le tort impardonnable de déranger leur progéniture. C'est ici que nous voyons que la concentration sur son Moi - le cœur même de la nouvelle morale - ne conduit guère à une plus grande ouverture à l'égard des autres. Ainsi, aux Etats-Unis par exemple, on commence à laisser des personnes âgées littéralement mourir de faim et de soif. Cela s'appelle dans le jargon médical, de l'euthanasie passive (laisser mourir quelqu'un en lui enlevant les soins qu'on lui donnait, ici l'eau et la nourriture), que l'on considère moins grave que l'euthanasie active (faire mourir quelqu'un en lui administrant un médicament mortel ou en débranchant les appareils qui lui permettent de vivre). Des pays comme le Canada, l'Australie, les Etats-Unis, la Hollande, l'Autriche connaissent un développement effrayant de l'euthanasie, tant active que passive.

(d) Nouveau cannibalisme

Voici ce qui nous paraît une résurgence de plus en plus brutale des rites les plus sanguinaires d'un paganisme d'autant plus dangereux qu'il se présente sous le dehors innocent des blouses blanches du corps médical. L'avortement paraît de plus en plus comme le sacrifice vivant d'un enfant offert par le médecin-sacrificateur à la requête de parents désireux d'apaiser le dieu d'une sexualité - EROS - totalement coupée de sa finalité procréatrice. L'euthanasie dont les personnes âgées font l'objet n'est manifestement rien d'autre que le sacrifice d'êtres humains au dieu CONFORT. Ainsi, à l'amour chrétien de son prochain, de ses enfants, de ses parents, viennent se substituer la pire cruauté, l'indifférence et l'égoïsme sacré du bouddhisme, attitudes imperméables à toute souffrance. La civilisation hindoue n'est pas connue pour ses œuvres de charité.

Mais il y a pire encore. Ces sacrifices humains sont accompagnés d'un retour au plus pur cannibalisme. Qu'est-ce au juste que le cannibalisme? Ce n'est pas simplement une forme un peu spéciale de gastronomie. En mangeant les organes vitaux de son ennemi ou de la personne sacrifiée rituellement, on croit assimiler sa force vitale, soit personnellement soit pour le bien de la société. Qu'en est-il aujourd'hui? On élimine des êtres humains pour pouvoir en prélever des organes et les implanter à d'autres. On utilise des fœtus pour fabriquer des cosmétiques aptes à rajeunir une peau fanée. On emploie des embryons frais (pardon! des bébés frais) pour produire des substances rajeunissantes. On maintient en laboratoire des embryons en vie à des fins scientifiques. On cherche à coupler génétiquement embryons humains et embryons animaux, des rats et des hommes par exemple. Voici où nous conduit la déshumanisation propre au nouveau paganisme.

3. Face à la mort

Nous en venons tout naturellement à un autre domaine où le nouveau paganisme exerce une influence particulièrement néfaste sur notre société, celui de l'attitude face à la mort. Dans notre civilisation néo-païenne, la mort est de plus en plus considérée comme étant une bonne chose. L'utilisation courante d'expressions telles «la mort douce» ou «mourir avec dignité» témoignent de ce changement psychologique et spirituel. Les récits de plus en plus nombreux d'expériences spirites de personnes prétendant avoir passé par la mort clinique et être revenues à la vie, qui ont été popularisés par les livres de Mme Kubler Ross et du Dr Moody, accréditent l'idée que la mort est sans risque, qu'elle ne contient aucun aiguillon, que le monde à venir accueille tout le monde à bras ouverts, sans discrimination aucune, en bref que l'idée d'un enfer dans l'au-delà n'est qu'un conte de nourrice, un dragon en papier inventé par les chrétiens pour donner un crédit trompeur à leur religion exclusive.

Réponse chrétienne

Mais nous savons que si Jésus-Christ a effectivement vaincu la mort et que, si pour les chrétiens, elle ne détient plus ses anciennes terreurs (malgré l'épreuve qu'elle demeure toujours), pour ceux qui n'ont pas la foi, elle s'ouvre sur cette réalité effrayante de l'enfer et des peines éternelles. Car nous savons que l'homme ne vit qu'une fois sur cette terre et qu'après la mort vient le jugement. Toutes ces soi-disantes expériences post-mortem accréditent le mythe d'une vie ultérieure lumineuse pour tous, vie où tous sont acceptés, quels que puissent avoir été leur foi ou leurs comportements ici-bas. Nous retrouvons ici l'universalisme religieux d'un Karl Barth, dont nous avons déjà parlé. Les soi-disantes expériences de vies antérieures obtenues sous hypnose ou dans un état de transe accréditent également la légende si courante dans le néo-paganîsme de la réincarnation, de la métempsychose. Aux Etats-Unis, on en est même venu à introduire dans les écoles (après l'éducation sexuelle et les cliniques sexuelles) des cours et des psycho-drames scolaires sur la mort. Tout cela a tendance à banaliser la mort, à la rendre attrayante, désirable. Un tel encouragement à l'instinct de mort qui sommeille dans le coeur de tous les hommes, explique sans aucun doute la croissance prodigieuse de la vague de suicides qui sévit dans tous les pays de l'occident, surtout parmi la jeunesse.

4. L'invasion générale de toutes les disciplines par l'esprit du nouveau paganisme

L'immoralité et la criminalité croissantes de nos sociétés sont étroitement liées au relativisme moral et au subjectivisme. Ce relativisme s'est introduit dans la psychologie et dans la pédagogie, faisant disparaître les absolus moraux. Il est intéressant d'apprendre que les débuts de la psychanalyse étaient étroitement liés à l'occultisme. En effet, Freud reconnaît que les origines de ces méthodes d'analyse avaient comme source des pratiques explicites d'occultisme cabalistique. De même la psychologie de Jung, qui se sépara assez rapidement de Freud, baignait dans l'ésotérisme et les mystiques orientales. Cette nouvelle spiritualité se retrouve dans le monde des affaires. Non seulement les pratiques occultes de concentration et d'influence du comportement d'autrui sont monnaie courante dans les nouvelles techniques de vente, mais on cherche de plus en plus à introduire différentes formes de méditation ou de dynamique de groupe à base ésotérique dans les séminaires de formation pour hommes d'affaires. Ce néo-paganisme a envahi des domaines tels que l'économie, la musique (populaire et sophistiquée), l'art, les sciences, la littérature, etc. Les bases de toute notre culture sont en train de basculer vers ce néo-paganisme. Nous nous trouvons de plus en plus entourés d'un monde spirituellement souillé et, comme Daniel à la cour du roi de Babylone, nous devons prendre la précaution élémentaire de nous conformer sérieusement aux commandements de Dieu.

5. La nouvelle religion

Pour finir ce tour d'horizon, regardons un instant un autre domaine où la nouvelle spiritualité joue un rôle capital: celui de la religion ésotérique qui prend partout la place du christianisme. L'astrologie a certainement plus d'influence sur le comportement des masses aujourd'hui dans nos divers pays que la Bible. Les réunions publiques pour la défense de la foi dans nos villes sont quasiment inexistantes. Partout, cependant, on voit afficher des rencontres ésotériques et occultes de tous genres. Voici quelques extraits du programme genevois pour l'hiver 1989 proposé par la revue «Synthésis»:

- L'art de la guérison spirituelle.
- Les sons: une force de guérison.
- La santé par les couleurs.
- Energie et guérison.
- Rééducation du contrôle cérébral.
- Les cristaux pour notre développement personnel.
- Introduction à la thérapie des vies antérieures.
- La guérison des attitudes.
- A la découverte de soi.
- L'amour qui guérit.
- Les harmonisants du Dr Bach.
- Les bijoux métaphysiques.
- Le yoga des yeux.

«Time Life» diffuse en masse en Suisse, et sans doute dans d'autres pays, un procédé dont le but serait d'évaluer les dons médiumniques personnels des lecteurs. Un autre envoi de masse passant récemment par la poste propose un anneau à fixer à l'oreille qui ferait immanquablement perdre tous les kilos qu'on aurait en trop. Ou bien, il est question dans le journal publicitaire «Trente jours» des morts qui se manifesteraient à leurs proches au téléphone ou, encore mieux, visuellement par le poste de télévision. Sans parler de l'ultra-célèbre Lynn Palmer, «la meilleure astrologue et numérologue du monde», nous dit-on, capable de prédire sans faute votre avenir, contre pièces sonnantes bien sûr.

Quelle bigoterie, quelle crédulité superstitieuse, à une époque où tout est de plus en plus rationalisé! Mais derrière tant d'âneries, de faux semblants et de duperies se trouve cependant une réalité des plus inquiétantes. A ce sujet la Bible est claire:

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu... Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous; et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l'homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. C'est pourquoi Dieu les a livrés à l'impureté, selon les convoitises de leurs coeurs. Rom 1.18-23

L'invasion de pratiques ésotériques à laquelle nous assistons est manifestement un jugement de Dieu sur des nations qui l'ont connu autrefois et qui s'en sont volontairement détournées. De telles pratiques ne peuvent, à leur tour, qu'entraîner de nouveaux jugements, plus redoutables encore. La Parole de Dieu nous en donne un terrible avertissement:

Lorsque tu seras entré dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne, tu n 'apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sons, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l'avenir personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l'Eternel, et c'est à cause de ces horreurs que l'Eternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. Tu seras entièrement consacré à l'Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins; mais à toi, l'Eternel ne le permet pas. Deut 18.9-14

Si un homme ou une femme ont en eux le pouvoir d'invoquer les morts ou de prédire l'avenir, ils seront punis de mort; on les lapidera: leur sang retombera sur eux. Lév 20.27

Conclusion

Que devons-nous faire?

Nous nous trouvons à un carrefour. Face à cette iniquité spirituelle sans nom que faut-il donc faire? Que faut-il entreprendre contre cette marée d'iniquité apparemment irrésistible? Ma réponse est simple: nous devons faire ce que l'Eglise fidèle de Dieu a toujours fait. Le Nouveau Testament exhorte l'Eglise de tous les temps en ces termes:

C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. Apoc 14.12

La religion pure et sans tache, devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde.Jac 1.27

Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et n 'ayez rien de commun avec les oeuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les. Eph. 5.10-11

Dans un temps comme le nôtre, en dépit de toutes les pressions d'un nouveau monde païen, l'Eglise de Dieu doit d'abord persévérer dans l'essentiel, dans la foi véritable au Fils de Dieu, notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, et dans l'obéissance à la loi de Dieu. Voilà notre programme. Il faut absolument et de toute urgence restaurer la prédication de tout le conseil de Dieu dans nos Eglises. Il nous faut aussi veiller les uns sur les autres, nous exhortant mutuellement chaque jour à obéir en toutes choses à la Parole de Dieu. L'Eglise locale deviendra alors à nouveau cette ville située sur une colline visible loin àla ronde, cette lampe sur un chandelier éclairant toute la maison, ce sel qui purifie une terre corrompue. C'est par notre amour pour les malheureux, et parmi eux les veuves et les orphelins, les vieux et les enfants non encore nés, que nous manifesterons concrètement notre réponse reconnaissante et obéissante à la miséricorde de Dieu pour nous. Une telle Eglise n'aura pas seulement l'apparence de la piété; elle en possédera véritablement la force. Elle saura proclamer la loi de Dieu à un monde mauvais, dénonçant leurs iniquités aux hommes, mettant le doigt sur les perversions propres au temps et au lieu où Dieu l'a placée. Ainsi seront enfoncées les portes de l'enfer et renversées les citadelles du diable. L'Eglise manifestera à tous qu'aujourd'hui encore la prédication de la croix est véritablement la puissance de Dieu pour tous ceux qui mettent leur confiance en Jésus-Christ. Que le Dieu de toute miséricorde nous vienne en aide.

Notes

(60)Sur toutes ces questions voyez le livre fort bien documenté et hallucinant de: Paul de Parrie & Mary Pride: Unholy Sacrifices of the New Age. Crossway Books, Westchester, 1988
(61) Sur l'aspect psychologique du Nouvel Age voyez: Nat Morris: A Man Possessed. The Case History of Sigmund Freud. Regent House, Los Angeles, 1974
Pierre Debray-Ritzen: La scolastique freudienne. Fayard, Paris, 1972
Jacques Van Rillaer: Les Illusions de la Psychanalyse. Pierre Mardaga Bruxelles, 1988
(62) Pour terminer, l'arrière-plan philosophique de ce renouveau religieux est remarquablement éclairé par les ouvrages suivants: Jean Brun: Philosophie et christianisme. Beffroi/Age d'Homme, Quebec/ Lausanne, 1988

 

Lien :   http://www.promesses.org/arts/98p25-30f.html

 

 

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L'ARGENT ET NOUS

14 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

                                       L'ARGENT ET NOUS

                                                                                                                                   D. WAROUX

      Depuis Adam, nous avons tous à gagner notre pain à la sueur de notre front. Mais les temps nous ont apporté une denrée particulière : l'argent. Nous y avons tous affaire sous une forme ou une autre. Personne de nous ne peut éviter la question de l'épargne et du crédit, ni les problèmes causés par l'économie moderne.

      Je voudrais examiner les deux aspects suivants:

      1. La prospérité est-elle un bien ou un mal?
      2. Quelle est notre responsabilité financière dans l'ouvre de Dieu?
      Avant de poursuivre la lecture, je vous invite à lire les textes que voici Mat 12.14-30 et Mal 3.7-12.

1. LA PROSPERITE

      Nos finances
      Frictions familiales, tensions individuelles, et frustrations diverses sont souvent dues à l'argent et à la manière de l'acquérir.

      Dieu a établi des principes de base selon lesquels le chrétien cherchant la volonté de Dieu doit gérer ses biens. Ils impliquent que le chrétien remette le contrôle total de ce qu'il possède à Dieu, de sorte qu'il n'en est que le gérant. Le chrétien n'est pas le propriétaire de ses biens; le propriétaire, c'est Dieu.

      A la mort de Rockefeller, quelqu'un demanda à son comptable: "Qu'a-t-il laissé ?"- "Tout", répondit le comptable. Toutes les richesses d'un homme se montent à zéro à sa mort. C'est pourquoi Jésus nous dit: Ne vous amassez pas de trésors sur la terre,... mais amassez des trésors dans le ciel... (Mat 6.19-20).

      Dans les temps anciens, on mesurait la richesse d'un homme au nombre de son bétail et à l'étendue de ses terres. Aujourd'hui, la richesse se mesure à l'argent qu'on possède et à la position sociale qu'on occupe. On prêtera plus volontiers à un médecin qu'à un ouvrier.

      Notre richesse peut être utilisée d'une manière créative : diffusion de l'Evangile, construction d'une église, nourriture aux affamés... Mais elle peut aussi servir à des activités frivoles, à des achats de luxe superflu, à la corruption, et j'en passe.

      La foi du chrétien doit s'étendre à tous les domaines. Si nous croyons que Dieu dans son amour nous donnera seulement l'argent que nous saurons gérer, nous serons dans la paix côté finances.

      Erreurs à rectifier
1.
 "La pauvreté est signe de spiritualité."
      Non, la pauvreté n'est pas une vertu. Il y a des pauvres malhonnêtes et des riches honnêtes. Quand Dieu enlève les richesses à l'un de ses serviteurs, ce n'est pas pour l'appauvrir. Le cas de Job est clair Dieu éprouvait son serviteur, et après l'épreuve il lui donna deux fois plus qu'avant.

      Ce qui compte, c'est l'emploi que nous faisons de notre argent. Dans la liste des dons énumérés dans Rom 12.6-8, on trouve la générosité. Or, on ne peut donner que lorsqu'on a de quoi donner. Dieu promet de bénir en biens celui qui donne de ses biens (Mal 3.10).

2. "L'argent est source du bonheur."
      Il n'y a pas plus de relation entre argent et bonheur qu'il n'y en a entre pauvreté et spiritualité. Tous les gens riches sont-ils heureux? Lisez les recommandations de Paul aux riches dans 1Tim 6.17-19!

3. "C'est un péché que d'être riche."
      Quand Dieu donna des richesses à Abraham et à Salomon (qui n'avait demandé que la sagesse), ce n'était certes pas pour les corrompre.

4. "L'argent est la racine de tout les maux."
      On croit que cela se trouve dans la Bible. Ce qu'elle dit est pourtant très différent:
 L'amour de l'argent est la racine de tous les maux (1 Tim 6.10). Paul vise l'avarice. Le jeune homme riche aimait l'argent (Luc 18.18-22); mais la vie d'un homme ne dépend pas de ce qu'il possède (Luc 12.15).

      Faisons le point
      L'argent en soi n'est ni bon ni mauvais. Comme la langue, il peut-être la meilleure et la pire des choses. Tout dépend de la manière dont on l'acquiert et de l'usage qu'on en fait. Il n'est que le symbole de tous les biens matériels que Dieu confie aux hommes.

      Dire que la religion n'a rien à voir avec le porte-monnaie est une piètre excuse pour ceux qui veulent être pieux sans bourse délié.

      Tout comme Jésus observait les gens qui mettaient leur offrande dans le tronc (Marc 12.41-44), il nous observe aujourd'hui. Que voit-il?

2. NOTRE RESPONSABILITE

      Comme tout appartient à Dieu, il est le propriétaire de nos biens. Voici ce qui me semble en découler:

1. Sire Dieu premier servi
      Sous l'ancienne alliance, les prémices revenaient à Dieu. Pourquoi attendre la fin du mois pour voir ce qu'on peut donner à Dieu? Les fins de mois sont difficiles... Ce n'est pas par hasard que Paul recommande aux Corinthiens, qui étaient payés à la semaine, de mettre de côté l'argent destiné au Seigneur le premier jour de la semaine (1 Cor 16.2).

      Mais à qui donner? Où donner? Je pense qu'il y a lieu de confier l'essentiel de l'argent voué au Seigneur à l'église locale, qui est l'instrument de Dieu. Veillons néanmoins que notre église reste dans la vérité.

2. Nos besoins ensuite 
      Dieu nous donne du travail pour que nous ne soyons à la charge de personne (2 Thes 3.8). Nous avons à pourvoir aux besoins de notre famille au risque de renier notre foi et d'être pires que les infidèles (1 Tim 5.8). Cependant,
 prendre soin des siens n'est pas une invitation à satisfaire aussi les besoins superflus. Si donc nous avons la nourriture et les vêtements, cela suffira (1 Tim 6.8). Cela doit nous faire réfléchir.

3. Les besoins du prochain
      Le prochain est d'abord mon frère dans la foi (1 Jean 3.17). L'aider dans son besoin, c'est servir le Seigneur; ne pas le faire entraîne la malédiction (Mat 25.40-45). Il y a des frères autour de nous qui sont privés d'emploi, qui ont des dettes causées par une longue maladie... Il y a aussi ceux au loin, en Ethiopie, au Soudan, au Sahel et ailleurs. Sachons discerner les besoins les plus pressants.

4. Les églises-soeur
      Les églises se doivent soutien et assistance mutuels. C'est une responsabilité réciproque, les églises dans l'abondance aidant les moins privilégiées. Une église nouvellement fondée doit atteindre son autonomie financière avant d'aider d'autres églises.

5. Le monde
      Bien que trésorier d'une société missionnaire, je ne pense pas que l'évangélisation du monde se situe d'abord dans les pays en voie de développement ou dans les pays islamiques. Le monde commence à notre porte. Chaque chrétien a une charge missionnaire correspondant à ses dons. L'un annonce l'Evangile, d'autres lui prodiguent leur support. Les uns ont besoin des autres. Et n'oublions pas que dans une église le pasteur est le missionnaire.

3. La générosité doit être...

générale.
      L'histoire de la veuve dans Marc 12 illustre un état de fait que j'ai constaté lors de collectes faites pour enfants handicapés: elles étaient plus abondantes dans le quartier pauvre que dans le quartier riche ! Ce phénomène se rencontre aussi bien dans le monde que dans l'église. Les pauvres se savent souvent plus concernés que les riches.

      Dieu considère davantage ce que nous gardons que ce que nous donnons. C'est à lui que nous devrons rendre compte de ce que nous avons fait de nos biens.

régulière.
      Dans la vie courante, nous devons périodiquement faire face à des échéances: impôts, loyer, facture d'électricité, etc. L'église locale n'est pas gérée au petit bonheur. Il y a le salaire du pasteur et les charges accessoires (AVS, deuxième pilier), la location des locaux, les dons que l'église a décidé de verser à une église sœur, à telle œuvre chrétienne...

proportionnelle.
      L'israélite était tenu de rendre à Dieu le dixième de ses revenus plus l'offrande volontaire. Pour le chrétien, c'est une base de départ. En fait, la loi demandait le minimum: ne pas tuer, ne pas commettre adultère, donner la dîme. Jésus demande le maximum: aimer l'ennemi, rejeter toute pensée impure dès sa naissance dans le cœur, donner tout ce qu'on peut. Au fur et à mesure que nos revenus augmentent, nous pouvons augmenter nos dons. Les 10 % peuvent croître jusqu'à 90 %, voire 95 %, si 5 % des gains suffisent aux besoins de la famille, comme certains hommes d'affaires en ont témoigné. Le chrétien doit suivre la "règle d'égalité" dont Paul parle dans 2 Cor 8.13-15 (à lire !).

abondante.
      Offririons-nous à Dieu ce qui ne nous coûte rien ?
 Je n'offrirai pas à l'Eternel, mon Dieu, des holocaustes gratuits !s'écriait David (2 Sam 24.24). Si notre générosité s'arrête là où s'arrêtent les besoins immédiats de notre église, la générosité s'arrête tout court! Ces calculs mesquins ne sont pas dignes de nous qui avons, ne l'oublions jamais, reçu pardon, salut et vie éternelle par la pure grâce, ô combien généreuse, de notre Seigneur!

intelligente et prudente

      Ne donnons pas n'importe où, sollicités que nous sommes de toutes parts. Ne soyons pas des aventuriers de la générosité. Demandons compte à ceux à qui nous donnons.

libre et joyeuse

      Aucune autorité ecclésiastique n'a le droit de forcer ou de limiter notre libéralité. Nous sommes entièrement libres de fixer les montants que nous voulons donner ici et là, nous souvenant toutefois de la règle d'égalité mentionnée plus haut. Le principal, c'est de donner joyeusement, d'un coeur débordant de reconnaissance envers Dieu, qui nous a tout donné gratuitement!

      A retenir

Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir, dit Jésus (Actes 20.35). Qui sème en abondance moissonnera en abondance. Que chacun donne comme il l'a résolu en son cour... Car Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Cor 9.6-7).

      Donner avec joie: la clé du bonheur !

D. WAROUX
(Adaptation: Jean-Pierre SCHNEIDER)

Lien :  http://www.promesses.org/arts/80p23-27f.html

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DEUX VIES CONTRASTEES

14 Octobre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

DEUX VIES CONTRASTEES

Sebastien THERET

 

À la même époque, deux citoyens romains naissent au sein de l’Empire. Saul, issu d’une famille juive, voit le jour dans la ville de Tarse, au sud de la Turquie actuelle, tandis que Sénèque naît à Cordoue, en Espagne. Tous deux vont grandir et connaître les avantages d’une éducation intellectuelle privilégiée afin de les destiner à de hautes fonctions dans leur culture respective.

Jeune, Sénèque se rend à Rome pour y devenir l’élève de plusieurs maîtres dont Attale, qui enseigne la philosophie stoïcienne1 . Quant à Saul, il étudie à Jérusalem auprès du rabbin Gamaliel (Actes 22.3).

Voilà deux personnes assoiffées d’idéal qui souhaitent vivre ce qu’elles emmagasinent et ne pas considérer qu’elles ont agi alors qu’elles ont seulement parlé. Saul et Sénèque s’engagent donc avec ardeur et enthousiasme, chacun dans la voie qui s’ouvre à lui ; l’un comme rabbin, docteur de la loi mosaïque, l’autre comme orateur éloquent, précepteur, conseiller à la cour impériale. Les deux chemins pris par ces deux contemporains illustrent les grandes différences entre la sagesse qui vient d’en haut, de Dieu, et celle qui provient de l’homme et de ses travaux.

Convaincus de ce qu’ils ont reçu comme enseignements, ces deux hommes ne se ménagent pas pour en être de dignes représentants. Saul va jusqu’à pourchasser les chrétiens, dans l’église naissante, les faisant mettre en prison ou même à mort (Act 8.3 ; 9.1). Rien ne semble l’arrêter dans son zèle, dans son désir d’être fidèle à ce qu’il tient pour la vérité — non pas que les principes, ordonnances et préceptes de la Torah, des prophètes et des psaumes, soient erronés mais il n’en saisit pas l’essence même. Sénèque, dont la renommée grandit à Rome, doit faire face aux jalousies qui prévalent à la cour impériale. Il n’est pas facile de vivre en tant que philosophe conséquent avec le message que l’on porte aux alentours du trône du pouvoir temporel.

Mais voilà que ces deux routes, semble-t-il toutes tracées, bifurquent et amorcent un virage inattendu. Saul est arrêté par Dieu à l’approche de la ville de Damas (Act 9). Par cette révélation divine, les écailles qui l’aveuglent tombent et il s’engage dès lors comme serviteur de Christ en laissant complètement tomber les honneurs et la reconnaissance qui auraient pu être siens. Quelques années plus tard, dans la cité romaine, à la suite de l’assassinat de l’empereur Caligula en 41, son successeur Claude exile Sénèque, le brillant orateur, en Corse, dans une retraite forcée loin des fastes du palais ; son éloignement durera huit années, bien longues pour cet homme de cour à la personnalité complexe, et conscient de ses contradictions.

Sénèque n’est pas le fondateur du stoïcisme, mais l’un de ces plus illustres porte-drapeaux, du moins quant à l’une de ses facettes. Ainsi, il ne cherche pas la souffrance pour l’endurer avec courage. Non, il fait tout pour l’éviter et si elle s’invite de force, alors il cherche dans la sagesse humaine les ressources pour pouvoir lui faire face, la surmonter et atteindre le repos de l’âme par un apprentissage du contrôle de lui-même. Sénèque croit en l’homme. Il parle comme si la source du mal n’est pas vraiment dans la nature humaine (au contraire de Saul, devenu l’apôtre Paul de Romains 7). Sénèque écrit sur le bonheur, l’idéal d’une vie qui vaut la peine d’être vécue, sur les attitudes à avoir devant la mort, face aux épreuves de l’existence. Cependant, ses conseils qui paraissent parfois bons, ne sont souvent que des maximes, des belles pensées dont les hommes aiment à se souvenir mais qui ne donnent aucune force en elles-mêmes pour traverser l’épreuve.

En 49, Sénèque est gracié et revient à Rome pour prendre la charge de précepteur auprès du fils de la nouvelle impératrice, Néron qui, sous son instigation, deviendra en 54, à l’âge de dix-sept ans, le nouvel empereur. Le philosophe est alors à l’apogée de sa carrière. Il est célèbre, riche, influent et ce jusqu’au sommet de l’empire.

Pendant ce temps, Paul, l’ancien pharisien aux intéressantes perspectives d’avenir, parcourt les routes de l’empire, et ce dans des conditions difficiles (2 Cor 11.23-28), sans notoriété officielle (2 Cor 6.9), sans biens terrestres tout en enrichissant les autres de la vraie grâce de Dieu (2 Cor 6.10). Cette vie peu enviable de l’extérieur est pourtant riche et extraordinaire quant à sa relation avec Dieu et aux fruits qui en découlent. S’il rencontre l’adversité, il ne regrette en rien son appel à servir Christ quand bien même cela le conduit devant les tribunaux, et notamment dans la ville de Corinthe, lorsqu’il comparaît à la demande des Juifs, devant le frère aîné de Sénèque qui répond au nom de Gallion, alors sénateur et proconsul d’Achaïe (Act 18.12-17).

En 60, comme prisonnier pour l’amour de Christ, Paul est incarcéré à Rome pour comparaître devant l’empereur en personne. Nous ne savons pas si Paul et Sénèque se sont rencontrés lors de ce séjour (voir encart), mais il est évident que Néron est complètement sorti du cadre de l’enseignement que son précepteur s’est efforcé de lui inculquer. En effet, Sénèque n’a pu, au fil des années, que constater la dérive de son ancien élève et son incapacité à contrôler ses excès grandissants et plus qu’inquiétants. À tel point qu’il a voulu se retirer de la cour, prendre de la distance, mais la permission de cette retraite lui fut refusée. Sénèque n’est pas un homme libre. Peut-être se déplace-t-il dans le palais et la ville sans être entravés par des liens au contraire de Paul (Phil 1.13), mais le seul homme libre des deux, affranchi du péché et des vanités de cette terre, c’est bien l’apôtre dont une des consolations est de savoir son disciple Timothée, son enfant quant à la foi, fidèle à l’enseignement qu’il lui a transmis.

Après la libération de Paul, Néron, orgueilleux et vaniteux, s’enfonce dans la mégalomanie. En 64, il fait arrêter et mettre à mort les chrétiens de la ville en les accusant de l’incendie qui a ravagé la cité. L’année suivante, un complot se fomente pour éliminer cet empereur cruel. La tentative échoue et Néron en profite pour se débarrasser de Sénèque en lui donnant l’ordre de mettre fin à ses jours, ce que ce dernier fait en s’ouvrant les veines. Triste fin que celle de cet homme ayant couru après les honneurs et les richesses temporelles tout en se faisant le porte-parole d’une certaine forme de sagesse humaine. Quelle doit être son amertume en quittant ainsi la scène poussé par la folie meurtrière de celui qu’il a instruit en vain dans les voies de la raison humaine ?

L’apôtre Paul, n’a pas été un orateur brillant et estimé (2 Cor 10.10), un homme de pouvoir. Il a plutôt choisi l’opprobre du Christ, l’estimant comme un plus grand trésor que tout ce qui est ici-bas (Phil 3.7-8). Il a combattu le bon combat et achève sa course terrestre avec l’approbation de Dieu (2 Tim 4.6-8) et l’assurance d’une vie éternelle en Christ.

« Cette parole est certaine et digne de toute acceptation ; car c'est pour cela que nous travaillons et que nous sommes dans l'opprobre, parce que nous espérons dans le Dieu vivant qui est le conservateur de tous les hommes, spécialement des fidèles. » (1 Tim 4.9-10)

Aujourd’hui les effets bénis de la vie et des travaux de l’apôtre sont manifestes, si bien qu’il est aisé de se dire qu’il a choisi la bonne voie. Mais à l’époque, à part lui et les chrétiens, combien auraient associé à son nom la mention d’une vie réussie ? Pourtant elle l’a bien été au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, et pas seulement dans ses résultats posthumes. Pour qui suit fidèlement le Seigneur Jésus, il est une abondance de vie que le monde ne peut percevoir ni même soupçonner.

Voulez-vous réussir votre vie, plutôt que de réussir dans la vie ? Suivez donc l’exemple de l’apôtre Paul qui nous invite dans son sillage :

« Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ. » (1 Cor 11.1)

 

 

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ize:13�r; ��J��Jly:"Times New Roman","serif";mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; color:black;mso-fareast-language:FR'>Un soir, le roi avait passablement bu et a décidé d’utiliser les ustensiles venant du Temple de Jérusalem pour continuer la beuverie, une manière peu subtile d’humilier ce dieu de Jérusalem et de proclamer la supériorité des siens. La bonne humeur de tous s’efface très vite lorsqu’apparaît une main qui écrit des mots incompréhensibles sur le mur. Le roi est terrifié, ce qui semble être la réaction la plus intelligente en pareille situation.

« Quand la reine-mère fut informée de ce qui troublait le roi et ses hauts dignitaires, elle pénétra dans la salle du festin. Elle prit la parole et dit : Que le roi vive éternellement ! Ne te laisse pas terrifier par tes pensées et que ton visage ne pâlisse pas ainsi ! Il y a, dans ton royaume, un homme en qui réside l'esprit des dieux saints ; du temps de ton père, on trouva en lui une clairvoyance, une intelligence et une sagesse pareilles à la sagesse des dieux, aussi le roi Nabuchodonosor, ton père, l'a-t-il établi chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devins.

» La reine-mère a une théologie lamentable ! Elle parle de quelque chose qu'elle ne comprend pas. Elle doit avoir vaguement entendu dire que les Hébreux emploient un nom au pluriel pour appeler Dieu et que ces dieux sont appelés aussi saints; elle suppose donc que Daniel est un païen comme tous les autres, elle comprise. Mais derrière la confusion théologique, il y a quelque chose de stupéfiant. La reine voit la puissance de Dieu sur Daniel ; qu'elle n'ait pas les bons mots pour la décrire ne signifie pas qu'elle est aveugle. Dieu habite en Daniel de telle manière que, pour ceux qui l’entourent, il ne fait aucun doute que Dieu est derrière son serviteur. Si Dieu lui-même n'est pas présent en nous, le succès va nous échapper. Et c'est une chose à laquelle nous ne pouvons rien faire : il est impossible d'inciter Dieu à demeurer en nous. Soit nous acceptons le salut qu'il nous propose à ses conditions, soit nous n'aurons jamais Dieu en nous.

Toutes les autres clefs sont inutiles sans action de Dieu lui-même. Si Dieu ne lui avait pas révélé le rêve du roi, Daniel serait mort, point final. Si Dieu n'avait pas bien disposé l'intendant, Daniel aurait risqué sa tête aussi. Si Dieu n'est pas présent, garder notre intégrité signifiera devenir des fanatiques coincés, prier signifiera se créer l'impression que Dieu nous écoute et lire la Bible se transformera en activité culturelle avec des pensées positives. Il ne peut y avoir aucun succès sans intervention directe de l'Esprit du Dieu saint.

Comment définir le succès ?

Le succès de Daniel était un succès impressionnant à nos yeux. Et ces clés d'intégrité, de prière, de l'Écriture et de la présence de Dieu ont été essentielles pour le réaliser. Elles sont faciles à expliquer, et demandent surtout à être mises en œuvre. Mais s'arrêter à Daniel nous donnerait une fausse image du succès : la réussite professionnelle, ou familiale, ou artistique n'est pas le succès auquel les êtres humains sont appelés. La meilleure définition de ce dernier se trouve dans une autre partie de la Bible, la lettre aux Hébreux.

« Que dirai-je encore ? Le temps me manquerait si je voulais parler en détail de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes. Grâce à la foi, ils ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu la réalisation de promesses, fermé la gueule des lions. Ils ont éteint des feux violents, échappé au tranchant de l'épée. Ils ont été remplis de force alors qu'ils étaient faibles. Ils se sont montrés vaillants dans les batailles, ils ont mis en fuite des armées ennemies ; des femmes ont vu leurs morts ressusciter pour leur être rendus. D'autres, en revanche, ont été torturés ; ils ont refusé d'être délivrés, afin d'obtenir ce qui est meilleur: la résurrection. D'autres encore ont enduré les moqueries, le fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Certains ont été tués à coups de pierres, d'autres ont été torturés, sciés en deux ou mis à mort par l'épée. D'autres ont mené une vie errante, vêtus de peaux de moutons ou de chèvres, dénués de tout, persécutés et maltraités, eux dont le monde n'était pas digne. Ils ont erré dans les déserts et sur les montagnes, vivant dans les cavernes et les antres de la terre. Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d'eux n'a reçu ce qu'il leur avait promis. C'est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection. » (Héb 11,32-40)

Remarquons que le succès est défini comme la victoire et la force, mais aussi comme la mort et la torture. Le succès, c'est quand Dieu peut dire de vous « le monde n'est pas digne de toi ». Et Dieu nous a fait à ce sujet de plus grandes promesses qu'aux grands héros de la foi. Les clés que nous avons découvertes dans le livre de Daniel vous garantissent ce succès-là ; elles ne garantissent pas l'autre, ni même une vie bien tranquille. Pour cela, il n'y a ni clé, ni garantie…

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Qui est Sénèque ?

Sénèque est né à Cordoue (environ 4 apr. J.-C. jusqu’à 65). Précepteur de Néron dont il encourut la disgrâce, celui-ci lui ordonnant de s’ouvrir les veines. On a de lui des traités de philosophie morale inspirés de la doctrine stoïcienne et des tragédies (Médée, les Troyennes, Agamemnon, Phèdre). D’après le Larousse.

Paul et Sénèque se sont-ils rencontrés ?

Jérôme, Augustin, les Actes des Martyrs de Linus, parlent d’une correspondance qui aurait été échangée entre Paul et le philosophe, lors du séjour de l’apôtre à Rome. Ces lettres, qui ont été conservées, mais avec des recensions différentes, n’ont pas une grande portée. Sénèque loue Paul et sa doctrine, mais il lui recommande d’améliorer son style et il lui envoie un traité sur la valeur des mots. Paul lui recommande d’être attentif à son enseignement. C’est au quinzième siècle seulement que l’on a nié l’authenticité de ces lettres, et contesté que Sénèque fût devenu chrétien ; le séjour de Paul à Rome, ses rapports avec Gallion, frère de Sénèque, et les vagues analogies que l’on a cru trouver entre les maximes du philosophe et la doctrine de l’apôtre, ne constituent en effet pas une preuve suffisante (Jean-Augustin Bost, Dictionnaire d’Histoire Ecclésiastique, Librairie Fischbacher, Paris, 1884) – Nous pouvons ajouter que Paul, s’il a terminé sa course en martyr, n’aurait pas mis fin lui-même à ses jours, étant, comme ses épîtres nous l’enseignent, complètement entre les mains de Dieu tant pour sa vie que pour sa mort. De plus, pourquoi aurait-il donné un quelconque argument à la doctrine stoïcienne en échangeant par écrit à propos de celle-ci ? Au contraire, sous la direction du Saint Esprit, il nous met en garde contre la vacuité de la sagesse humaine (1 Cor 1.20 ; 2.5 ; 3.20).

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LES EXCUSES

12 Septembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES EXCUSES (1)

Luc 14.15-24 ; Mt 22.1-14

 

Les excuses : - Les excuses sont des raisons invoquées pour se soustraire de ses obligations.

- Raison avancée pour se défendre d’une accusation, d’un reproche, pour expliquer ou atténuer une faute.

Dans le sens du pardon, l’excuse est un regret qu’on présente à quelqu’un pour l’avoir offensé. 

 

Loin d’être une simple déclaration, l’excuse est plus qu’une offense, une injure à l’autorité, une trahison à la vérité, un étalage de sa propre justice au détriment de la loyauté. C’est la manifestation d’un esprit corrompu. L’excuse est une preuve de l’immaturité spirituelle, émotionnelle et morale. C’est l’expression d’un esprit enfantin qui prétexte ne pas reconnaître son état, sa faiblesse. En déduction, l’excuse est une stratégie du diable pour nier la vérité, pour mentir. 

 

Ce texte dépeint l’esprit du peuple de Dieu qui manifeste l’ingratitude, l’insolente confiance dans leur aveuglement et hypocrisie spirituelle, la révolte et le refus d’obéissance. Dans la pensée divine de Jésus, il présentait un peuple indifférent au bonheur éternel qui lui est offerte  gratuitement au profit d’une joie éphémère. Tous les motifs présentés pour s’excuser sont honnêtes, légitimes, plausible aux yeux des hommes, mais il n’y a aucune compatibilité entre ces choses et la communion,la volonté de Dieu. Dans la tradition orientale, on offrait toujours une première invitation et la deuxième est remise le jour de la cérémonie. Dès que l’invité arrivait, on lui remettait un manteau appelé « kaftan » avec lequel il pouvait se présenter convenablement devant le Prince. Dans le fond, ce manteau est la justice intérieure, la sanctification qui s’obtient par la repentance et la foi en Christ. Les excuses montrent la culpabilité de ceux qui, préférait les haillons de leur propre justice au détriment de la justice parfaite qui leur est offerte, refusant de soumettre leur cœur irrégénéré à la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur. Dans nos églises, notre position, notre ministère, nos charismes, nos talents, notre éloquence, notre zèle et bien d’autres privilèges extérieurs nous conduisent à une auto glorification du moi ; Dieu ne recherche pas les œuvres extérieures, mais la pureté intérieure qui établie une intimité avec lui. Comment est notre caractère face à plusieurs situations ? N’est-ce pas de nos caractères venant du cœur méchant que sont issues nos mauvaises actions pour lesquelles nous trouvons des excuses ? Toutes les excuses en leur fond, ne sont que des vains prétextes, parce quel e vrai obstacle à l’obéissance est dans le cœur qui refuse la soumission en privilégiant les intérêts propres, personnels et égocentrique : les possessions, les affaires, les affections de famille :

 

1. « J’ai acheté un champ, et il me faut nécessairement sortir pour voir » (Luc 14.18) : Cet homme se croit sous la nécessité absolue de refuser d’aller à l’invitation. Combien trouve nécessaire de se soustraire de sa tâche, de répondre à l’invitation pressante du Saint-Esprit de faire la volonté de Dieu ? Ceci traduit la notion de manque de consécration réelle à Dieu. Pour lui, il y a des priorités au-dessus de Dieu. Combien ont cru avoir raison devant leur responsable spirituelle pour souffrir après ? Combien ont repoussé les instructions reçues pour revenir après confessé en pleurant, mais devant boire l’amère coupe de leur rébellion ?

Dans Mt 22.5, la notion d’excuse est porté sur le son propre champ. La jouissance de sa propriété lui suffit et il méprise l’invitation. Il a mis de côté la réalité selon laquelle, il est esclave de la justice et de l’obéissance au Seigneur parce qu’en se consacrant à Dieu, il l’a fait avec tout ce qui lui appartient. Réalises-tu que l’esclave que tu es n’a plus rien qui lui appartienne et que toi et toute ta richesse est la propriété de Dieu ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Même ce que tu offre à Dieu ne vient-il pas toujours de lui ?

 

2. « J’ai acheté cinq couple de boeufs, je m’en vais les essayer » (Luc 14.19) : Ce second homme informe tout simplement Dieu de l’importance de voir s’il n’a pas fait une mauvaise affaire. Certainement, il l’a fait sans Dieu et veut s’assurer de son ingéniosité. Peut-être a-t-il agit frauduleusement alors qu’il est écrit : « Mauvais! Mauvais! dit l’acheteur; Et en s’en allant, il se félicite » (Proverbes 20.14). Maudit soit celui qui fait ses projets sans moi afin d’accumuler péché sur péché (Es 30.1-5). Plusieurs font leurs choses sans Dieu et après vont l’informer juste pour s’excuser afin d’endosser l’éventuelle responsabilité de l’échec sur Dieu. Les brebis adoptent la même attitude est souvent adopté envers les serviteurs de Dieu.  Le temps de Dieu est le meilleur car il peut prendre soin des choses secondaires, le royaume des cieux étant sa priorité ; « cherchez premièrement le royaume des cieux  et sa justice ».

Selon Mt 22.5, la notion du trafic pour tirer bénéfice en vue de garantir sa suffisance le presse. Demain, dit Jacques, j’irai faire un trafic et tirer un bénéfice ; Sais-tu si tu atteindras demain ? L’homme riche de Luc 12 montre comment le riche insensé avait dit « mon âme, mange et bois, repose-toi, car tu as amassé beaucoup pour plusieurs années. La même nuit, Dieu lui dit : insensé, ce que tu as amassé pour plusieurs années ne sera plus à toi car je retire ton âme ». Arrêtons nous un instant et réfléchissons sur le souci du lendemain au mépris des affaires du ciel !

 

3. « J’ai épousé une femme et c’est pourquoi, je ne puis venir » (Luc 14.20) : ce troisième ne trouve même pas juste de présenter une excuse tellement il est dans ses droits selon la loi Mosaïque, mais loin des exigences du Saint-Esprit. Que de priorité nous avons donné à nos coutumes, traditions, habitude, méthodes et expériences qui devaient être constamment renouvelées non dans le sens de la routine, mais de la révélation divine.

 

Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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LA PUISSANCE DE LA GRACE DE DIEU

12 Août 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Définition :

Tiré du mot hébreu chên (khane), le mot grâce exprime une action gracieusement faite, ce qui conduit au sens de compassion, faveur imméritée accordées à quelqu’un afin de le sortir de l’affliction à la joie, du désespoir à l’espoir.

Il est évident que ce mot khane est dérivé de khaw-nan' et khaw-naw' décrivant l’attitude ou la manifestation de la grâce par le mot incliner ou l’abaissement de soi même par un geste ou acte de compassion afin de secourir un inférieur qui ne méritait pas cette occasion. Dans ce mot, il est exclu une donation à la suite d’une supplication. D’où l’intention d’accorder une miséricorde à quelqu’un parce qu’ayant eu pitié de lui. L’intention réelle de la grâce est caractérisée selon le mot hébreu khaw-naw' comme un refus volontaire, un renoncement à ses droits en se dépouiller de son honneur pour s’abaisser et tendre la main favorable à un ennemi en lui accordant la paix et sa restauration dans ce qu’il avait perdu et ne méritait plus de l’obtenir. L’effet particulier de cet aspect est de veiller sur ce dernier afin qu’il reste dans la constante faveur qui lui a été accordée.

Le grec quant à lui, traduit grâce par charis, mot dérivéde chairō, qui explique un bienfait, une chose, une disposition nouvelle reçue sans cause fondée comme gratification par une action abstraite ou concrète, littéralement, figurativement ou spirituellement par l’effet d’une influence divine sur un cœur, caractérisé par la manifestation dans la vie. Cette attitude conduit à l’acceptation, au bénéfice, à la faveur, au don de Dieu qui produit la joie libératrice, la reconnaissance et l’adoration pour les bienfaits reçus. La nouvelle attitude est une nouvelle vie  remplie de joie, parce qu’on expérimente une paix dans la tranquillité et une pleine satisfaction.

Selon le dictionnaire, la grâce est une faveur divine faite aux pécheurs qui ne la méritaient pas.

La grâce est une manifestation de l'Amour de Dieu pour l'homme pécheur. Tout comme sa bonté, sa miséricorde, sa patience....

Ephésiens 2:8-9" Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

I) La manifestation de la grâce de Dieu dans nos vies

La grâce trouve sa source en Dieu et en Jésus Christ (que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ). (Galates 1.3)

L'Évangile de Christ est l'Évangile de la grâce : il ne tient pas compte de l'œuvre ni d'aucun mérite de l'homme. Selon Actes 20.24, l'apôtre Paul dit : «Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu."

La grâce de Dieu se manifeste donc dans nos vies de diverses manières auxquelles il faut faire attention et ne pas l’ériger en points doctrinaux pour les autres :

a) Dieu nous a appelés au salut par la grâce de Christ :                                                                      Le salut nous est accordé par la mort et la résurrection de Jésus (Galates 1.6,15)

Lorsqu'une personne vient à Dieu, cela est un effet de sa grâce et de sa souveraineté. Par sa grâce, Dieu amène à lui celui qu'il avait souverainement choisi (Romains 8.30) : "Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés". Et selon, 2 Thessaloniciens 2.13-14, il est dit : "Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ."

b) Dieu nous a sauvés par sa grâce : la grâce est un moyen d'obtenir le salut

En Ephésiens 2.8-10, il dit que c'est par grâce que vous êtes sauvés......Ce n'est point pas les œuvres, afin que personne ne se glorifie....

c) Le chrétien vit et demeure dans la grâce dès le moment de sa conversion jusqu'à sa glorification et selon Romains 5.1-2 : Grâce à Jésus nous avons accès à Dieu ((1 Cor 1.8-9 ; Rom 8.31-34 ; Jean 6.37 ; Jude 24)

Le texte de 2 Corinthiens 12.9, montre que Dieu accorde continuellement sa grâce (Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.)

Il nous a ressuscités ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ (Eph 2.6,7).

Nous pouvons donc dire : Que ceux qui ont placé leur confiance en Jésus-Christ bénéficient sans limite de l'infinie richesse de sa grâce et ce jusque dans l'éternité.

II) Les résultats de l'effet de la grâce de Dieu :

a) La grâce conduit à la paix (Galates 1.3)

Si la grâce est la source de toutes bénédictions, la paix en est le résultat dans la vie de celui qui accepte la grâce de Dieu.

Nous avons trouvé la paix avec Dieu, alors que nous étions ses ennemis. En Colossiens 1.21-22, il est dit: «Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. " De plus le chrétien est réconcilié avec Dieu :

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation (Romains 5.2,10,11).

Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! (2 Cor 5.18-20)

L'homme ne peut trouver la paix du cœur que s'il se met au bénéfice de la grâce de DIEU :

b) La grâce donne l'efficacité et la force dans le service :

"et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis" (Galates 2.9)

Par sa grâce Dieu se sert de nous pour faire avancer son œuvre. Et c'est aussi sa grâce qui nous donne la puissance pour accomplir son service.

Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Et 1Corinthiens 3:10 , il ajoute: "Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus" ( 1 Corinthiens 15.10)

Parlant à son enfant dans la foi l’Apôtre Paul recommande :" Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ" (2Timothée 2.1)

c) La grâce nous aide à vivre une vie qui honore Dieu :

‘‘Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu’’ (2 Corinthiens1:12).

d) La grâce nous rends capable de souffrir sans nous plaindre :

‘‘Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi’’ (2 Corinthiens 12.7-9).

III) Conséquences d'un retour à la loi (ou au salut par les œuvres) :

 ‘‘Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ’’ (Galates 1.6-7).

Altérer, ou se détourner de l'Évangile de Christ, c'est abandonner la grâce de Dieu, et abandonner le Dieu qui fait grâce. C'est aussi délaisser la puissance de Dieu pour se tourner vers nos propres efforts.

En passant à un autre évangile, on se prive de la grâce de Dieu, pour compter que sur ses propres forces. Malheureusement cela conduit l'homme à l'échec et à la déception. Car il cesse de dépendre de la ressource divine pour dépendre des siens. C’est ainsi que l’Apôtre Paul pourra renchérir en ces termes : Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce" (Gal 5.4).

Par conséquent, ceux qui cherchent la justification (le fait d'être déclaré juste) dans la loi sont séparés de Christ, et sont déchus (déchoir c'est se détacher) de la grâce.

Nous devons garder en esprit qu’agir comme dit ci-haut :

Il n'est pas question de la perte du salut, mais en agissant ainsi, on met un obstacle entre Christ et nous. Nous nous privons de sa puissance et de la communion avec lui.

Pour ceux qui ne sont pas sauvés cela prouve que leur foi n'est pas authentique (1 Jean 2.19)

Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain (Galates 2.2).

Un retour à la loi, c'est rejeter la grâce de Dieu et dire que Christ est mort inutilement

IV) Comment pouvons-nous manifester la grâce de Dieu dans ce monde ?

En renonçant à nous-mêmes à l'exemple de Christ :

Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis (2 Cor 8.9)

En travaillant davantage:

Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi (1 Cor 15.10)

En supportant nos épreuves ...pour Christ:

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Cor 12.10)

En parlant aux autres avec grâce à l'exemple de Christ:

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun (Col 4.6).

Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent (Eph 4.29).

Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph ? (Luc 4.22)

Conclusion :

L'apôtre Paul dit :" Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ" (1 Corinthiens 1.4).

Nous avons l'obligation de rendre grâces à Dieu, en lui montrant notre reconnaissance et notre joie : "Rendez continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ...." (Ephésiens 5.20 ; 1 Tim 1.12-14)

Nous ne devons pas nous attendre à recevoir la grâce de Dieu en vain, mais il nous faut travailler avec Dieu, car c'est le temps favorable, la porte de la grâce est encore ouverte (2 Cor 6.1-2). Gardons toujours à l’esprit cette portion très importante des Ecritures de l’Apôtre Paul aux Corinthiens : ‘‘C'est à cause de vous, frères, que j'ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d'Apollos, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au delà de ce qui est écrit, et que nul de vous ne conçoive de l'orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?’’ (1 Cor 4.6-7)

Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec notre esprit

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LA VIE CONJUGALE DU PASTEUR

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Etudes Bibliques

 

La vie conjugale du pasteur, et des autres...

(Etude présentée par Jacques DUBOIS au Groupe de Réflexion Biblique de Villeneuve et rédigée d'après ses notes)

Semblables mais distincts

Le récit biblique de la création nous montre clairement (Gen 2.18,20) que la femme, créée après l'homme, l'a été pour être une aide semblable à lui, le vis-à-vis de l'homme. Emerveillé, l'homme déclare qu'elle est os de ses os et chair de sa chair. Dans le mariage, ces deux êtres distincts deviennent une seule chair.

La femme donc, tout en se distinguant de l'homme, est pour l'homme, d'une certaine manière, un autre lui-même. Il n'y a donc pas supériorité d'un côté et infériorité de l'autre, mais au contraire complémentarité dans cette identité d'être humain.

Pour l'apôtre Paul aussi (Eph 5.28- 33), l'épouse est un autre soi-même, et aimer sa femme c'est s'aimer soi-même : les maris doivent aimer comme leur propre corps.

Comme le fait remarquer Henri Blocher (Révélation des origines, p. 89 à 105), le récit de la création ne comporte qu'une seule appréciation négative de Dieu sur son ouvre: Il n'est pas bon que l'homme soit seul. La vie humaine atteint sa plénitude communautairement. Le mariage est l'expression sublimée de cette réalisation, mais heureusement pour les célibataires, ce n'est pas la seule.

La femme (comme épouse) est le prochain le plus proche de l'homme (son mari). En tant que prochain, elle est distincte et indépendante de l'homme. Et pourtant, la femme dépend de l'homme, et l'homme dépend de la femme. D'ailleurs, suivant un curieux mais merveilleux paradoxe, l'homme, qui a été créé le premier, était un être solitaire, et c'est la femme, qui est venue après, qui engendre et crée la vie communautaire.

Les remarques de Saint-Augustin à ce sujet sont toujours pertinentes: si l'homme est la force de la femme (solidité de la côte), la femme est la douceur de l'homme (chair refermée, cicatrisée). Et Saint-Augustin n'a pas peur de pousser plus loin l'allégorie et dit aussi: La blessure du côté de l'homme a fait naître la femme. Par le Christ percé au flanc est née l'Epouse.

Privilèges et responsabilités

L'apôtre Paul n'aurait certainement pas contredit l'idée que l'on peut être un excellent pasteur célibataire, mais il ressort de ses épîtres que la plupart des pasteurs étaient mariés (1 Tim 3.2,12).

Le célibat a ses avantages, par exemple dans un ministère itinérant. Le pasteur est plutôt un résident. Et pour lui, le mariage est un cadre privilégié créé par le Seigneur. Ainsi, le pasteur n'est pas à la charge de ses paroissien(ne)s, mais surtout, son foyer devient un lieu d'accueil pour beaucoup. Le couple peut exercer l'hospitalité recommandée dans l'Ecriture (I Tim 3.2).

Le foyer constitue aussi un test valable et redoutable (I Tim 3.4-5). Si l'église est une famille élargie, la famille nucléaire est, d'une certaine manière, une église en miniature (Eph 5.22). Qui veut le plus, doit le moins!

Avoir une vocation à part entière

La femme qui accepte d'épouser un serviteur de Dieu doit savoir à quoi elle s'engage: elle s'engage à servir Dieu avec son mari. Ainsi, elle ne sera pas seulement l'épouse de son mari, mais la femme du pasteur. Ce fait aura de nombreuses incidences dans sa vie et dans son foyer.

Elle doit donc avoir aussi la vocation de servir Dieu, afin d'être prête à collaborer selon ses charismes, mais attention à ne pas lui en demander plus!

Cette collaboration revêtira diverses formes qui vont de l'accueil et de l'hospitalité, qui sont des constantes du ministère pastoral, à une foule d'activités spécifiques: travail de bureau, secrétariat, visites, école du dimanche, accompagnement des jeunes, musique, soins aux malades, chauffeur de taxi, fleuriste, cuisinière, jardinière, couturière, animatrice, etc.

Note à propos de l'hospitalité: Bien entendu, ce ministère déborde du cadre du seul foyer pastoral et concerne tous les chrétiens qui en ont la possibilité. Lire à ce sujet Rom 12.13; 1 Tim 3.2; 5.10; Tite 1.8; Hbr 13.2; 1 Pi 4.9; 3 Jean 5, textes à mettre en parallèle avec Mat 25.34-40.

Pour réussir son mariage: amour et confiance

Qu'est-ce qu'un mariage réussi?

C'est celui d'un couple dont les conjoints s'intéressent l'un à l'autre dans tous les domaines les concernant... s'aidant mutuellement dans toute la mesure du possible. 

Faut-il tout dire à l’autre?

Cela dépend du couple, de l'intérêt, de la capacité nerveuse, morale, spirituelle du conjoint à apprendre certaines choses. Cela est vrai dans les deux sens: une femme n'a pas plus que son mari l'obligation de tout lui dire. Quelquefois, la promesse du secret est la condition qui permet un partage authentique. N'oublions pas que l'amour véritable ne force jamais les confidences et accepte sans crainte la partie cachée des confidences reçues par l'autre.

Aimer vraiment, c'est être prêt à donner à l'autre ce que l'autre est prêt à recevoir.

Qu'est-ce qu'un mariage réussi?

C'est une union dans laquelle les conjoints se réservent des moments, des journées pour se retrouver seuls. Pour vivre heureux, vivons cachés, dit une certaine forme de sagesse populaire. Une seule solution pour cela: partir à l'aventure, quitter l'environnement habituel, avec son téléphone, la sonnette de la porte d'entrée, et même parfois les enfants exigeants et un peu tyranniques.

C'est difficile à faire, en particulier quand on a des enfants en bas âge, mais il faut néanmoins prendre son jour de congé.

Le pasteur, pour sa femme, est d'abord un mari. Elle a droit à un traitement de faveur. Elle est sa Jérusalem, il n'a pas le droit d'être toujours à Samarie, et encore moins aux extrémités du monde (Act 1.8), sauf momentanément; et d'un commun accord (1 Cor 7.5).

Quelques difficultés

-Le pasteur a l'habitude de donner des conseils, plus que d'en recevoir! Acceptera-t-il les conseils de sa femme? C'est un baromètre de vraie spiritualité! Mais attention cependant: il ne faut pas que la femme se mette à "porter les pantalons", et que son mari devienne totalement dépendant d'elle.

-Le pasteur rentre souvent chez lui épuisé. Il n'a pas envie d'écouter, ni même de parler. Or sa femme, débordée par les enfants en bas âge et le travail domestique ingrat et routinier, voit en lui quand il rentre le premier adulte intelligent de la journée. L'épouse doit laisser à son mari le temps de décompresser. Ensuite le mari, comprenant son épouse, l'écoutera et partagera.

-Dehors, le pasteur soigne son image de marque. Il y va de sa "réputation"! A la maison... il redevient lui- même: il est peut-être impatient, voire indifférent. Triste situation, et contre-témoignage pour les siens. La femme en souffrira très vite, et les enfants se révolteront contre cette caricature hypocrite.

-Le pasteur conseille d'autres femmes. Certaines d'entre elles sont fragiles affectivement et peuvent effectuer un transfert sur lui (cela s'est déjà vu). Si ce qui précède n'est pas réglé, le danger est d'autant plus grand.

-Le mari est le pasteur. Il est au centre de la vie de la communauté. Sa femme n'est que sa femme. Elle court le danger de se déprécier elle-même, de ne vivre que par rapport à son mari, d'être à son ombre. Elle peut finir par ne plus être elle-même, ne plus avoir ses propres réactions, son propre jugement sur les êtres et sur les choses. Et c'est pire encore lorsque le mari encourage cette situation en infantilisant sa femme.

-Souvent les pasteurs épousent des femmes de valeur, cultivées, instruites, à la personnalité riche et attachante. Vont-elles s'épanouir et donner leur pleine mesure, ou s'étioler en végétant? La réponse dépend du mari, chef de sa femme!

Quelques bons conseils

Réfléchissons à la communion avec notre femme: 
-en réservant du temps pour elle dans la programmation de notre temps;
 
-en priant l'un pour l'autre, l'un avec l'autre;
 
-en comprenant les besoins spécifiques de l'autre, et en l'acceptant, le respectant, l'aidant, l'aimant;
 
-en échangeant et en discutant aussi sur des domaines qui ne sont pas spécifiquement chrétiens (livres, spectacles, concerts, sports, etc.);
 
-en nous laissant critiquer dans notre caractère, notre comportement, au dehors comme au dedans, et pour ceux d'entre nous qui prêchent, dans nos sermons (prions pour ne pas avoir une femme trop admirative, elle ferait notre malheur homilétique!) .

Demandons-nous à quand remonte la dernière fois où nous avons dit: "je t'aime, je t'apprécie".

Nous avons choisi notre femme. Personne d'autre ne peut la remplacer. Nous ne pouvons pas avoir de meilleure collaboratrice. Nous lui devons beaucoup plus que nous ne l'imaginons. Si nous voulons une preuve de cela, regardons ailleurs, dans les foyers où la femme refuse d'être l'aide de son mari: quel drame! Quelle amputation pour le mari!

Alors, ne nous contentons pas de dire notre appréciation et notre amour, mais prouvons-les: par un petit cadeau ("disons-le avec des fleurs", même si ce sont des fleurs des champs!). Et si nous sommes éloignés pour un temps... un coup de fil, c'est si facile!

Nous devons travailler activement au succès de notre mariage. Notre effort doit être quotidien. Faisons attention à ne point négliger l'autre, mais aussi à ne point nous négliger, à cause de l'autre.

Sachons que, dans le domaine du mariage, tout est possible, même que notre conjoint nous quitte, parce que l'esprit du siècle le veut ainsi et y travaille constamment.

Notre vie de couple doit être un modèle

pour Dieu -- qui nous aime en Christ
pour nous -- qui y trouvons notre réalisation
pour nos enfants -- qui y ont droit
pour l'église -- qui se sent bien dirigée
pour le prochain -- qui s'arrêtera chez nous le temps d'une visite
pour le monde -- qui recevra le témoignage de l'amour divin.
 

Lien : http://www.promesses.org/arts/124p25-28f.html
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La Compréhension mutuelle dans le couple

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Etudes Bibliques

 

LA COMPREHENSION MUTUELLE DANS LE COUPLE

 

Jusqu’à nos jours, la différence entre l’homme et la femme quant à leur goût, leur sens d’appréciation et vision de chose reste un problème majeur, source de nombreux conflits conjugaux.

Il faut surtout retenir que l’incompréhension de la nature si controversée de l’homme et de la femme pourtant appelée à cohabiter dans un seul aspect pour produire les résultats escomptés par Dieu est le grand facteur de désordre dans les ménages aussi païens que chrétiens.

Comprendre les différences qui existent entre les deux sexes est un impératif pour assimiler et vivre le mariage selon Dieu sans heurt et déceptions. C’est ainsi que l’incompréhension de la nature masculine différente de la féminine peut créer de sérieux dommages dans le couple. Nous tenterons de retracer ici quelques  aspects de ces  différences qui loin d’être une occasion de chute parce que mal comprise et exploitée devaient plutôt être une bénédiction car dans la complexité et la diversité existe une grande richesse de la complémentarité :

Chez l’homme, la priorité est donnée au corps, aux sensations, à l’attrait charnel. Si l’homme a un peu de cœur, il découvrira derrière ce corps séduisant de la femme qui l’attire, la richesse du cœur féminin – dont il a besoin. Pour l’homme : Amour =  sensualité --- Tendresse. L’homme étant d’abord charnel il est souvent pressé en amour, il veut brûler les étapes pour faire l’amour. Ainsi, il confond vite amour et plaisir.

L’homme a tendance à penser émotionnellement. La femme pense avec son cœur.

L’homme a besoin de la réussite par contre la femme a besoin de la sécurité.

c. L’homme est centré sur son travail et le monde extérieur

                  d. La femme est préoccupée par son mariage et par ses sentiments.

Chez la femme, la priorité est donnée du cœur, des sentiments, de l’émotion. Pour la femme : Amour = Tendresse et sensualité. La femme est surtout sentimentale. Elle aime les paroles, les compliments, la douceur. Alors, elle se laisse facilement apprivoisé lentement mais sûrement. Ainsi, si son cœur est épris, sa sensibilité s’éveillera. La femme pourra alors donner tout son corps. La femme aime sentir l’intimité émotionnelle. Et l’homme est incapable de comprendre les sentiments. Elle veut le romantisme dans l’amour et l’homme trouve cela insignifiant. Elle aime sentir son époux à ses côtés, mais l’homme dira, ce n’est pas cela l’important, blessant la femme et creusant un vide émotionnel entre eux.

Une fois, un homme conduisit son épouse à la maternité pour un accouchement. Anxieusement assis sur le blanc, il attendait ce qu’il en adviendra. Soudain, il entendit la porte de la maternité s’ouvrir et une infirmière lui annonça la bonne nouvelle. Sans attendre sa femme, il courut aussitôt annoncer à ses amis que sa femme venait de donner naissance à une très belle fille. Je ne suis plus votre égale, les célibataires ; je suis désormais père, responsable d’une famille. Tous prirent un toast en l’honneur du nouveau père de famille, de la nouvelle née et de l’épouse. Il en était très fier et rassuré du bon sens de son action. Lorsque celle-ci sortit de la maternité, elle ne vit point son mari qu’elle languissait rencontrer pour savourer la victoire divine dans leur foyer. Très déçue, elle alla sur son lit de maternité dans une nouvelle salle. Deux heures après, ce dernier entra avec des cantiques et des louanges à la bouche, mais fut fortement repoussé par sa femme qui désapprouva son absence pendant le moment où elle avait le plus besoin de lui. L’homme trouva ce geste inhumain juste parce qu’il ne sait rien des sentiments.

Dr André 6759201791_3aae1802fb_z.jpgCHOUBEU

L’homme cherche à combler la soif de son cœur auprès de la femme qui incarne l’amour par sa beauté, sa douceur, son affection. Lorsque l’homme regarde une femme, il pense immédiatement au sexe, mais la femme se dit en son cœur : cet homme peut-il vraiment m’aimer, combler le vide de mon cœur. Est-il celui qu’il me faut vraiment ? Remplira-t-il les conditions d’amour adéquat pour gagner mon cœur ? Saura-t-il vraiment y parler de manière à me gagner complètement à lui, dira-t-elle sans cesse ?

La femme cherche auprès de l’homme ce qui lui manque :

-  Etre tendrement aimée ; Etre tendrement chouchoutée ; Etre tendrement préférée ; Etre tendrement admirée ; Etre tendrement choyée et appréciée ; Etre l’objet d’une attention particulière ;

Elle cherche la force et la confiance auprès de l’homme. Ce besoin de complémentarité est un appel à la communion, au partage dans l’amour. Ceci explique le fondement divin de la sexualité, c’est-à-dire ces différences entre l’homme et la femme dans leur cœur (âme), leur esprit et leur corps. Alors, si on ignore ou si on déforme cette vocation à l’amour, si on néglige la nécessaire complémentarité de l’homme et de la femme, leurs différences seront plutôt une source d’incompréhensions, de querelles, d’égoïsme, d’intrigues, de divorce, de rancœur et vengeance pouvant conduire au crime.

Le manque de connaissance des chemins, processus et preuves du vrai amour, occasionne une union fragile, illusoire et engendrera des surprises, des déceptions et alors s’installera l’infidélité et les déchirements.

Dr André CHOUBEU

(extrait de son livre ‘‘Le Secret d’un Mariage heureux’’.

 

 

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