etudes bibliques - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA TRINITE DE DIEU

3 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Dans l'éternité passée, avant la création de l'univers, Le Père, le Fils et le Saint-Esprit existaient dans un état de communion ininterrompue. Il y avait interaction basée sur l'amour de Dieu. Ainsi Jésus s'adressait au Père dans sa prière sacerdotale en Jean 17.24: "tu m'as aimé avant la fondation du monde".

Bien que le mot "Trinité" ne soit pas trouvé dans la Bible, son concept est clairement établi par elle. Les Témoins de Jéhovah qui nient la Trinité, en argumentant que ce terme n'est pas trouvé dans la Bible, devraient se rappeler que le terme "Jéhovah" ne paraît pas non plus dans aucun manuscrit hébreu ou grec dans la Bible. Ce terme avait été créé par des scribes superstitieux qui ajoutaient aux consonnes YHWH (mot biblique) les voyelles que le mot ADONAI contenait furent mis entre les consonnes, ce qui donnait "Yahowa" ou "Jéhovah". Ce n'est donc pas un argument valable, ce d'autant plus que les deux textes bibliques enseignent clairement la Trinité: Mat 28.19, 2 Cor 13.14.

– Dieu

Je crois que le seul VRAI Dieu existe éternellement et seulement en TROIS Personnes. Ainsi le Dieu unique existe et se révèle à nous sous les Trois Personnes du Père, du Fils et du Saint‑Esprit. Cette consubstantialité (la même «substance divine» totalement en Chaque Personne) des TROIS) signifie leur co‑égalité et leur co‑éternité de nature et de caractère. Ainsi ce n'est pas une personne jouant trois rôles ni trois dieux existant en groupe.

Je crois que ces TROIS Personnes sont un seul Dieu, Chacune ayant la même nature, les mêmes attributs, les mêmes perfections, mais des rôles différents à exercer par rapport à l'humanité. Ainsi, Chacune est digne de la même adoration, du même honneur, de la même obéissance, le Saint‑Esprit laissant au Père et au Fils les premières places. Tel est le monothéisme biblique et historique auquel je tiens.

a/ Le Père

Je crois au Père Tout-Puissant, Créateur, Auteur et Conservateur de toutes choses, visibles et invisibles et duquel tout provient.

Le terme «Père» désigne la distinction dans la nature divine par laquelle la Première Personne (Créateur et Auteur de toutes choses) de la TRI‑Unité est décrite par rapport à la Deuxième Personne. La Première Personne est désignée Père à cause de Sa relation et de Son rôle par rapport au Fils éternel. Le terme «Père» ne signifie nullement sur le plan biblique ni historique qu'il a créé le Fils, ni qu'Il est «plus âgé», ni plus puissant que le Fils. C'est un terme relationnel et affectif. Le Père céleste aime la 2ème Personne, le Fils, comme un père humain aime son fils.

b/ Le Fils, Jésus‑Christ.

Je crois en un seul Seigneur Jésus‑Christ, Fils unique de Dieu, étant consubstantiel au Père, VRAI Dieu de VRAI Dieu, incréé car aussi éternellement divin que le Père. Etant consubstantiel au Père, le Fils n'est pas une créature angélique.

Je crois en Sa parfaite divinité car de préexistence éternelle.

Le nom «Fils» désigne la distinction existante dans la TRI‑Unité (Trinité) par laquelle la Deuxième Personne est en relation intime avec le Père. Le mot «Fils» ne signifie aucunement infériorité de nature, d'existence, d'éternité. Le Fils décrit non seulement Sa relation spirituelle par rapport au Père, mais aussi le rôle accompli en révélant la Première Personne (Le Père) à l'homme.

Dieu n'est pas un Dieu de confusion (1 Cor 14.33), mais il serait absurde de conclure que la Trinité, difficile à comprendre, est fausse. De nombreux mystères nous entourent et de nombreux textes dans la Bible ne peuvent être compris à cause de leur profondeur et de l'être humain limité. L'Ecriture affirme les richesses incroyables et insondables de la sagesse de Dieu et de ses desseins (Rom 11.33; Es 55.8-9; 1 Cor 13.12).

Les Babyloniens et les Assyriens adoraient de nombreux dieux. Ils étaient polythéistes. La Bible déclare explicitement qu'il y a un seul Dieu (Deut 6.4: "Ecoute Israël, L'Eternel, notre Dieu, l'Eternel est un"). Le Dieu de la Bible est Un seul Dieu en trois Personnes. C'est le monothéisme biblique.

Nous devons éviter deux erreurs:

-          que la divinité soit composée de trois personnes distinctes (telles trois personnes humaines différentes) et séparées chacune en une divinité comme, ce qui nous mènerait vers le Tri-théisme. Ce serait antiscripturaire.

-          que l'Etre de Dieu soit une seule Personne, ayant trois champs d'intérêts, de rôles, d'activités ou de manifestations différentes. Ce serait nier la Trinité. Cette fausse doctrine est appelée Modalisme.  

Il y a un seul Dieu. C'est évident. Les textes suivants l'affirment clairement dans Es 44.6 et 46.9; 1 Cor 8.4; Jacq 2.19; voir encore: Jean 5.44; 17.3; Rom 3.29-30; 16.27; Gal 3.20; Eph 3.6; 1 Tim 2.5).

Il y a trois Personnes qui sont appelées Dieu. C'est aussi évident:

-          le Père est appelé Dieu (1 Pi 1.2)

-          Jésus est appelé Dieu (Jean 20.28)

-          Le Saint-Esprit est appelé Dieu (Act 5.3-4)

Ces trois Personnes possèdent chacune les mêmes attributs de la divinité

-          Omniprésence: Jean 4.19-24 (le Père); Matt 28.20 (le Fils); Ps 139.7 (Le St-Esprit)

-          Omniscience: le Père (Ps 139.1; le Fils (Matt 9.4; le St-Esprit (1 Cor 2.10)

-          Omnipotence: (1 Pi 1.5 (le Père);  Matt 28.18 (le Fils); Rom 15.19 (le St-Esprit)

-          Sainteté: (Apoc 15.4 (le Père); Act 3.14 (le Fils); Jean 16.7-14 (le St-Esprit)

-          Eternité: (Ps 90.2 (le Père); Mich 5.2; Jean 1.2; Apoc 1.8,17) (le Fils); Hébr 9.14 (le St-Esprit)

-          La vérité: (Jean 14,6-7 (le Père); Apoc 3.7 (le Fils); 1 Jean 5.6; (le St-Esprit)

Trois en Un dans la Déité, c'est ce qu'affirme Matt 28.19: "…au nom du Père, du Fils et du St-Esprit". Le mot "nom" est au singulier dans l'original (grec), ce qui indique qu'il n'y a qu'un seul Dieu, mais en trois Personnes distinctes au sein de la Divinité bien unie.

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont donc trois Personnes distinctes dans le sens que chacun possède pleinement  des attributs personnels, soit pensées, émotions et volonté. Chacune des trois personnes est consciente des deux autres et communique avec les deux autres dans une relation d'amour divin. Cependant, il y a un seul Dieu, Tri-Un.  Il est l'UN et LE MULTIPLE, vérité biblique qui se manifeste dans toute la création. Calvin et tous les autres réformateurs furent on ne peut plus clair à ce sujet: La Trinité est un concept entièrement biblique. Enlevez-la et toute la doctrine biblique de Dieu se délabre.

Concernant la Création, un certain nombre de textes se réfèrent à Dieu ou au Seigneur (Gen 1.1; Ps 96.5; Es 37.16; 44.24; 45.12; Jér 10.11-12. D'autres se réfèrent au Père (Apoc. 4.11), au Fils (Col 1.16; Hébr 1.2; Jean 1.3) ou au St-Esprit (Job 33.4; Ps 104.30). Paul dit dans 1 Cor 8.6 que c'est "du seul Dieu, le Père de qui viennent toutes choses…et d'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes". La Trinité apparaît également dans la Création, soit l'Un et le Multiple, interactifs dans la Divinité. Dieu, l'Un en Trois et Trois en Un, Dieu, l'Ultime, le Dieu personnel et infini de la Bible.

LE SYMBOLE D'ATHANASE

Voici encore un extrait du Symbole d’Athanase, du 5e – 6e siècle après J.-C, mais attribué à Athanase et qui expose clairement la foi chrétienne orthodoxe (universellement reconnue par l’Église dès les premiers siècles et acceptés par les réformateurs). Il s’agit de la Trinité de Dieu et de l’Incarnation du Seigneur Jésus-Christ. C’est un avertissement que cette foi est indispensable au salut de celui qui croit, faisant partie de l’essence de la foi chrétienne et qui est non négociable.

"Voici quelle est la foi catholique (universelle (note de nous): vénérer un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'unité, sans confondre les personnes et sans diviser la substance:

La personne du Père est une, celle du Fils est une, celle du Saint-Esprit est une; le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu'un seul Dieu. Ils ont une gloire égale, et une majesté coéternelle; tel est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit..

Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel: et cependant, il n'y a pas trois éternels, mais un seul éternel; de même, il n'y a pas trois incréés, ni trois immenses,  mais un seul incréé et un seul immense. De même, le Père est tout puissant; tout-.puissant est le Fils, tout-puissant est le Saint-Esprit; et, cependant, il n'y a pas trois tout-puissants, mais un seul  tout-puissant. De même, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et, cependant, il n'y a pas trois Dieux mais un seul Dieu; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chaque Personne séparément est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous défend de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père ne tient son existence d'aucun être; il n'a été ni créé, ni engendré. Le Fils tient son existence du Père seul; il n'a été ni fait, ni créé, mais engendré. Le Saint-Esprit n'a été ni fait, ni créé, ni engendré par le Père et le Fils, mais il procède du Père et du Fils. Il y a donc un seul Père, non pas trois Pères, un seul Fils, non trois Fils, un seul Saint-Esprit, non trois Esprit-Saints. Et dans cette Trinité il n'y a ni passé, ni futur, ni plus grand, ni moins grand; mais les trois personnes tout entières sont coéternelles et co-égales; de sorte qu'en tout, comme il a été dit déjà, on doit adorer l'unité dans la Trinité et la Trinité dans l'unité.

Celui donc qui veut être sauvé, doit avoir cette croyance de la Trinité.

Mais il est encore  nécessaire pour le salut éternel de croire fidèlement l'Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. La foi exacte consiste donc à croire et à confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, étant engendré de la substance du Père avant tous les temps; il est homme étant né dans le temps de la substance de sa mère, né dans le temps; Dieu parfait et homme parfait, composé d'une âme raisonnable et d'une chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Et bien qu'il soit Dieu et homme, il n'est pas néanmoins deux personnes mais un seul Christ; il est un, non que la divinité ait été changée en humanité, mais parce qu'il a pris l'humanité pour l'unir à la divinité; un enfin, non par confusion de substance, mais par unité de personne; car, comme l'âme raisonnable et le corps sont un seul homme, de même Dieu et l'homme sont un seul Christ qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers,  est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A son avènement, tous les hommes doivent ressusciter avec leur corps et ils rendront compte de leurs propres actions: ceux qui auront fait le bien iront dans la vie éternelle; ceux qui  auront fait le mal, dans le feu éternel.

Telle est la foi catholique (c’est à dire universelle (note de nous): quiconque ne la croit pas fidèlement et fermement, ne pourra être sauvé".

 

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JE N'AI PAS LE TEMPS

27 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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                                                                                                                              Joël PROHIN

Christiane a 38 ans ; elle est mariée et mère de trois enfants d’âge scolaire et elle travaille à 80 %. Christiane aime le Seigneur et désire s’impliquer dans son église : elle a accepté de faire l’école du dimanche une fois sur deux. Elle aime bien entourer les jeunes et les personnes âgées en les invitant le dimanche. Avec les activités des enfants, les courses, les soins de la maison, le mercredi et le samedi sont une course contre la montre à répétition. Et le dimanche est très rempli. Quant aux quatre autres jours « travaillés », ils passent comme un éclair ; du matin jusqu’au soir, Christiane court, court, court ! Et, latente, toujours cette culpabilité de ne pas consacrer assez de temps à la prière, à la lecture de la Parole, à ses enfants, à son mari, à ses amis, à ses voisins, à faire des visites, etc. Quelle lectrice (ou quel lecteur) ne se reconnaît pas dans ce portrait ? Nos vies sont trop souvent scandées par ce leitmotiv : « Je n’ai pas le temps, je n’ai jamais le temps ! »

Paradoxalement, les chrétiens sont en moyenne plus stressés par le temps que les autres : ils prennent leur travail au sérieux, ils ont à cœur de consacrer du temps à leur famille, ils ne négligent pas leur maison (Tite 2.5), ils donnent du temps à leur vie d’église, ils se soucient des besoins des autres, etc.

Des visions du temps

Le temps de l’homme

La Bible compare la vie de l’homme à une fleur, à une vapeur :

– « L’Éternel sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme,... ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ; car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et son lieu ne la reconnaît plus. » (Ps 103.14-16)

– « Qu’est-ce que votre vie ? Elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît. » (Jacques 4.14)

Ces comparaisons nous ramènent à notre finitude. Un des pré-requis pour bien gérer notre temps est de prendre conscience que nous ne sommes pas comme Dieu : chacun de nous dispose d’environ 35 000 quarts d’heure par an[1], pas plus !

Le temps de Dieu

Dieu, lui, « habite » l’éternité : « Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les œuvres de tes mains ; eux, ils périront, mais toi, tu demeures ; ils vieilliront tous comme un habit, tu les plieras comme un vêtement, et ils seront changés ; mais toi, tu es le Même, et tes années ne cesseront pas. » (Héb 1.10-12) Face à notre finitude, Dieu est le maître du temps :
– du temps en général, car il est celui pour qui « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pi 3.8),    
– de mon temps en particulier : « Mes temps sont dans ta main. » (Ps 31.15, Darby)

Le temps d’une vision

Servir au dessein de Dieu en 2011 : « David, après avoir en sa propre génération, servi les desseins de Dieu, s’est endormi. » (Actes 13.36) Tout comme la nôtre, la vie de David a été une « fleur », une « vapeur », mais elle a été utile pour Dieu dans son temps. Sa vie n’a pas été parfaite, mais il a néanmoins pu « servir » son Dieu.

Avoir un projet de vie : Pour éviter une vie de lutte frénétique contre le temps, il nous faut avoir une vision, un temps orienté, où, quoi que nous fassions, nous faisons « tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor 10.31). Cette vision va nous aider à ne pas subir notre vie, mais à choisir notre gestion du temps en fonction de notre vocation profonde. Prenons le temps de réfléchir à ce que nous voulons faire de notre vie.

Refuser une vie gâchée : Jésus avertit : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. Que profitera-t-il, en effet, à un homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se détruit lui-même ? » (Luc 9.24-25) Dieu nous invite : « Choisis la vie ». Choisis de mettre Dieu en premier dans ta vie, choisis de mettre les autres en deuxième, choisis de te mettre en troisième place. Choisis l’être plutôt que l’avoir ; choisis la relation plutôt que le faire. Si nous manquons de temps, c’est souvent que nous nous trompons dans ces priorités.

TROIS TEMPS SELON LA BIBLE

Nous avons l’habitude de découper le temps en trois parties : le passé, le présent et le futur.

Contrairement à des philosophies antiques qui reprennent vigueur actuellement, le temps selon Dieu n’est pas circulaire, il est orienté : il a un début et une fin. Ses plans pour l’avenir de l’homme et la gloire de son Fils se déroulent dans un temps qui s’écoule. Ce qui est vrai à l’échelle « cosmique » du dessein de Dieu l’est également à la petite mesure de notre vie personnelle.

Le passé

Il peut être :

– Soit le temps des regrets : Jacob, à la fin de sa vie, déclare : « Les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais. » (Gen 47.9). On pense aux jours qui ne reviendront plus, aux occasions ratées, aux chemins de traverse suivis trop longtemps, aux années perdues, « dévorées par la sauterelle » (Joël 2.25).

– Soit le temps du souvenir de la grâce de Dieu : « Tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Éternel ton Dieu t’a fait marcher. » (Deut 8.2)

Le futur

Il peut être :

– Soit le temps de la présomption : « Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera. » (Prov 27.1) Jacques avertit ceux qui préjugent du lendemain (Jac 4.13-15). Nous ne disposons pas du futur ; aussi la vieille expression : « Si Dieu le veut » garde-t-elle sa pertinence.

– Soit le temps de l’espérance : Elle se concentre en une personne, « Jésus-Christ notre espérance » (1 Tim 1.1). Son retour est notre attente ultime pour le futur.

Le présent

Il peut être :

– Soit le temps de l’incrédulité : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (És 22.13), telle est la devise de beaucoup.

– Soit le temps de Dieu : Plus que le passé ou même l’avenir, le présent est le temps privilégié pour l’action de Dieu.

Les mots du présent

Trois mots nous incitent à vivre le temps présent :

– « Aujourd’hui » : C’est le mot du salut : « Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison. » (Luc 19.9 ; voir aussi Luc 23. 43). C’est le mot de l’avertissement dont nous avons tous besoin quand nous écoutons la Parole : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Héb 3.15). C’est aussi le mot de la ressource de Dieu : « Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut. » (Matt 6.11)

– « Premièrement » : C’est le mot des priorités : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par dessus. » (Matt 6.33)

– « Maintenant » : C’est le mot de l’engagement : « Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Gal. 2. 20) et c’est le mot du service : « Voici, c’est maintenant le temps favorable. » (2 Cor. 6. 2). Pour le vivre, il nous faut vivre notre position en Christ : c’est pourquoi ce mot est souvent lié, dans le N.T., non pas tellement à un engagement à prendre qu’à notre position actuelle : au « autrefois », s’oppose le triomphant « maintenant » (voir Rom 3.21 ; 8.1).

Vivre au présent

Le diable cherche à nous renvoyer dans le passé des regrets inutiles ou dans le futur des vaines rêveries, pour nous détourner du présent, où Dieu veut agir, en nous d’abord, et par nous ensuite.

Paul a bien vécu ce présent de Dieu : « Je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » (Phil 3.13b-14) De son passé chargé, il retirait non pas les regrets du blasphémateur et du persécuteur, mais le souvenir de la miséricorde de Dieu (1 Tim 1.13). Sa vie était orientée : il avait un but, fixé par la vision sur le chemin de Damas (1 Cor 9.26) et il vivait au présent (notez le temps des verbes de ces versets). À sa suite, vivons dans le présent, dans l’espérance du futur, en laissant de côté le passé — auquel, d’ailleurs, nous ne pouvons jamais rien changer !

DU TEMPS TYRAN AU TEMPS SERVITEUR

Quatre actions pour gérer notre temps

1. Prioriser

Un principe de base est : « On a toujours du temps pour ce qui est important. » Mais qu’est-ce qui est vraiment important pour nous ? Prenons plutôt la question à l’envers : examinons honnêtement à quoi nous passons réellement notre temps… et nous découvrirons ce qui est vraiment important pour nous !

En gestion du temps, on définit souvent quatre cadrans, selon le degré d’urgence et d’importance :

 

Le secteur clef est le n° 2, colorié en rouge vif : attention à ne pas faire passer les choses importantes mais pas très urgentes après les choses urgentes mais peu importantes ! Le secteur n° 3 comprend typiquement ce qu’on se fait imposer par certaines personnes qui ont une capacité étonnante à faire passer pour important tout ce qui les concerne… Apprenons à dire « non », poliment, affectueusement mais fermement à certaines sollicitations.

Jésus nous est en modèle : pressé par les gens de Capernaüm de rester encore chez eux, il ne se laisse pas détourner de sa mission et s’en va prêcher dans d’autres villes (Luc 4.42-43).

La pression médiatique rentre presque toujours dans ce secteur n° 3 : il faut que je lise le journal du jour car ses informations seront obsolètes demain ; il faut que je me dépêche pour ne pas rater le début du film à 20h35, etc. Mais ces « urgences » sont-elles si importantes que cela ?

2. Renoncer

Le renoncement est directement lié à notre finitude : il m’est impossible de tout voir, de tout savoir, de tout faire, de tout lire… La visite dans une librairie évangélique peut générer un sentiment de frustration et de pression terrible : tous ces livres édifiants, impossible de trouver le temps pour tous les lire !

Pour renoncer, nous devons être forts, matures et tendre vers la maîtrise de soi. Contrairement à ce qu’on entend parfois, le besoin ne crée pas forcément l’appel, car en tant que créature finie, il me sera toujours impossible de répondre à tous les besoins auxquels j’aurais été rendu sensible.

3. Organiser

Identifions les « voleurs de temps » : qui n’a pas regretté d’avoir perdu un temps précieux à chercher un document égaré dans un amoncellement de papiers sur un bureau mal rangé ? Ordonner, planifier, classer, se discipliner, être ponctuel… tout cela nous fait gagner un temps précieux.

… Sans pour autant tomber dans un perfectionnisme excessif : l’organisation doit être un principe général de nos vies, mais nous devons accepter de nous laisser un peu « désorganiser » quand le Seigneur place un imprévu sur notre chemin.

4. Déléguer

Ne nous croyons pas indispensable ! Jéthro porte un regard extérieur lucide et juste sur Moïse, submergé par l’accumulation des tâches, et lui donne le sage conseil de déléguer afin de se consacrer aux affaires importantes (Ex 18.18-23). En Actes 6, les apôtres réalisent qu’ils doivent déléguer le service matériel à d’autres pour se concentrer sur leur vocation première.

D’autres peuvent tout à fait remplir certains services à ma place — même si je dois accepter qu’ils ne seront peut-être pas accomplis exactement comme je le faisais ou comme je voudrais qu’ils soient faits.

Vers le temps serviteur

Compter ses jours

« Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. » (Ps 90.12) Notre temps sera toujours un peu de temps par rapport à Dieu qui travaille dans et pour l’éternité. Et c’est dans la mesure où nous aurons « compté nos jours » — c’est-à-dire réfléchi à l’utilisation de notre temps — que nous aurons de la sagesse, cette capacité à nous conduire dans les détails de vie d’une façon qui honore Dieu. Pour cela, n’attendons pas les 120 ans qu’avait Moïse, l’auteur de ce beau Psaume !

Racheter le temps

« Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » (Éph 5.15-16) 2011 n’est pas ni meilleur ni pire que l’an 62, que Paul qualifiait déjà de « mauvais ». Aujourd’hui comme autrefois, transformons le chronos (le temps qui s’écoule) en kairos (l’occasion qui se présente)[2]

L’œuvre de Christ nous a « rachetés » dans tous les aspects de notre vie, y compris dans notre gestion du temps. Loin d’une vision utilitariste où l’on s’efforcerait vainement d’optimiser chaque seconde pour que le Seigneur soit content de nous, entrons dans la libération que nous apporte la victoire de Christ à la croix et transformons le temps-tyran en temps-serviteur. Dieu est un bon maître : il nous donne tout le temps nécessaire pour « achever » ce qu’il nous donne à faire ! Alors vivons dans la grâce de Dieu, sans nous laisser angoisser par la gestion de notre temps, mais en mettant à profit ce capital fongible[3] qu’il met à notre disposition, selon une quantité que lui seul mesure, dans l’attente du « jour » où le temps ne sera plus.

 

Promesses  No 176 -  2011 / 2 (avril - juin)

 Dossier : Avec Dieu, chaque jour

 

 C’est pourquoi certaines versions rendent « rachetez le temps » par « saisissez l’occasion » ou même « tirez le meilleur parti du moment présent ».

  « fongible » : se dit des choses qui se consomment par l’usage (argent, denrées, etc.).



[1] Le quart d’heure est une unité de temps adaptée à la mise en œuvre d’une petite activité ; elle me semble mesurer, mieux que la seconde ou l’heure, l’écoulement du temps utile dont nous disposons.

[2] C’est pourquoi certaines versions rendent « rachetez le temps » par « saisissez l’occasion » ou même « tirez le meilleur parti du moment présent ».

[3]  « fongible » : se dit des choses qui se consomment par l’usage (argent, denrées, etc.).

 

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LES TROIS PROPOSISIONS DE COMPROMIS DE PHARAON

16 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES TROIS PROPOSISIONS DE COMPROMIS DE PHARAON

 

Dans le comportement de Pharaon sur les trois compromis qu’il propose à Moïse, nous pouvons aisément ressortir la stratégie de Satan dans le combat spirituel auxquels les chrétiens sont encore exposés : 

1) Offrez le sacrifice dans le pays (Ex. 8.21) : Demeurez en Egypte, suggère Pharaon à Moïse ; autrement dit, allez très bien à l’église, mais demeurez dans le monde quant à votre conduite. Soyez libres de vivre votre vie sans vous mettre sous le joug d’esclavage de limitation, de la séparation d’avec le monde. Vous pouvez vivre en chrétien, mais sans restriction dans votre comportement. Continuez à vivre comme avant même sans réelle repentance, mais seulement, soyez présents à tout le programme de votre église locale. Ne tenez guère compte de l’éthique ou de l’esthétique, saisissez toute occasion qui vous semble favorable pour vous lancer dans le plaisir. En effet, tout est bon pourvu que vous y tiriez votre compte ; y sentir bon quoi ! Cette suggestion en fin de compte aboutit à la conformité au siècle présent (Ps 50.9-17 ; 2 Cor 6.14-18 ; Gal 1.4). 

2) Vous ne vous éloignerez pas (Ex. 8.24) : Pharaon fait semblant de modifier sa première proposition en l’atténuant, cependant très subtilement, il dit la même chose, mais voilant le précipice placé juste devant le croyant. Cette stratégie est bien connue de Satan qui ne veut pas la profondeur spirituelle du chrétien. Une superficialité en effet, faciliterait sa récupération dans les arènes du monde des ténèbres (la mondanité) sans réelle difficulté.  Il ne faut pas aller loin ! Comme on pouvait dire : 1) mène ta vie chrétienne sans réel sacrifice ; 2) fais juste comme les autres, vivant le juste milieu ; 3) même si tu ne lis pas ta Bible dans une méditation personnelle, tu écouteras tout de même la prédication du dimanche ; 4) Etude biblique, réunion d’église, programme hebdomadaire, on peut s’en passer pourvu que la présence de dimanche au culte soit traditionnelle ; 5) Vous, les hommes, vous pouvez même être des efféminés, c’est pas un problème car la foi est dans le cœur et non sur l’apparence extérieure ; 6) femmes, soyez bien sexy dans l’église ; etc. Cette belle méthode réussie pourtant fort bien à Satan aujourd’hui ! Pas d’excès de prière, pas de profondeur dans la spiritualité, pas d’étude biblique personnelle, pas de prière personnelle, pas de moment d’intimité avec Dieu, beaucoup d’occupation, toujours BUSY (B=being) U (under) S (satan) Y (yock) soit : Being Under Satan’s Yock. Dans ce siècle de la vitesse comme il se dit, tout est rapide, si rapide qu’il y a le temps pour tout, sauf pour Dieu. Se contenter juste de la forme, mais pas de fond (1 Sam 15.3,9,13-15, 19-23). 

3) Allez, vous les hommes (Exode 10.8-11) : pour offrir des sacrifices et que vos enfants restent en Egypte. C’est ici, la plus subtile des propositions de Pharaon. Ce modèle est aujourd’hui le piège des familles chrétiennes. Parce que beaucoup de parents veulent plaire à leurs enfants, ils cèdent facilement à leur pression et livrent les enfants à la mode et aux mœurs du présent siècle. Que de scandale parmi les enfants chrétiens dans leur conduite dévergondée, dans leurs mœurs corrompues, dans leur habillement sans pudeur, dans la perversion sexuelle et autre. Que d’anarchie parmi les épouses chrétiennes qui loin de la soumission, revêtent le manteau de l’émancipation. Les programmes TV immoraux, les émissions diaboliques, les chaines pornographiques, homosexuels et que sais-je sont les éducateurs des enfants à la honte des parents très occupés à d’autres choses moins importantes. La maison, le milieu éducatif, la rue et la vie sociale n’offre plus l’éthique attendue pour une harmonie avec Dieu et les autres. Scandale et abomination aux yeux de Dieu trois fois Saint. Pour libérer Israël, Dieu devait briser sur leur tête, le joug des traditions, des mœurs païennes de l’Egypte, de l’idolâtrie criminelle, le style de vie incompatible à l’éthique divine. Quitter l’Egypte pour Israël devait impliquer une séparation d’avec le système du monde et du mal dans son entité pour vivre une vie d’appartenance totale au Dieu libérateur de son peuple.

Conclusion :

Nous devons être toujours très vigilants car toutes les propositions de Satan cachent toujours quelques non dit. Avons-nous fait des compromis que recommande fortement la théologie libérale pour éviter le radicalisme en vivant le  juste milieu des choses. Quels compromis avons-nous fait avec le monde pour alléger le poids de notre croix. Le chemin étroit et resserré doit rester notre portion si nous voulons plaire non au monde, mais à notre Dieu.

 

Dr André CHOUBEU220px-RamsesIIEgypt.jpg

 

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LA SOUVERAINETE DE DIEU SUR SON OEUVRE

22 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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1 Samuel 1.1-4.21

 

Introduction :

Le livre de Samuel est l’un des livres de la bible qui fournit de grandes leçons dans le service du temple. Il illustre pour le mieux la mauvaise qualité du service fait pour Dieu par des hommes sans foi ni loi qui s’attribuent toutes sortes de titres honteux qui n’ont aucun lien avec la pensée divine dans son œuvre. Il illustre au mieux deux type d’hommes qui vont à l’église, les ambiants qui sont émotionnels, portés vers le folklore et l’aspect extérieur du service et enfin ceux qui ont le cœur porté vers Dieu, soupire après la qualité de service dans la maison de Dieu, soucieux du sens de l’éthique, de la sainteté, de la loyauté et de l’intégrité, parce que consacrés pour Dieu. Alors que les émotionnels s’attardent à la superficialité et à la jouissance de l’opportunité présente que leur offrent les circonstances, les consacrés regardent vers l’avenir, souffrant dans leur cœur de l’absence des principes divins dans ce qui se fait car leur yeux sont constamment fixés sur le modèle qu’exige Dieu tant dans l’architecture de la vision qu’à la condition spirituelle, physique, intellectuelle quem orale de celui qui fait le service.

Est-il encore pour un grand nombre besoin aujourd’hui de regarder vers le ciel pour demander comment, quand, pourquoi faire les choses de Dieu ? Des modèles sont taillés ici et là dans des buts égocentriquement inavoués dont la finalité vise la gloire du serviteur que de Dieu. Le ventre devenu une divinité qui est subtilement et silencieusement adoré, beaucoup de privilèges honteux lui sont octroyés au mépris de la sobriété, du jeûne, de l’abstinence, de la consécration ou du simple désir de préservation de l’amour de Dieu pour le prochain qui demande de ne rien faire pour être un objet de scandale ou une occasion de chute pour l’autre. Au diable toutes ces prescriptions qui demandent qu’il ne soit pas fait envers l’autre, ce que nous ne voudrions pas qu’on nos fasse ! Subitement, vive Moi-même et ses désirs qui deviennent des priorités sur l’axe de la parole de Dieu. Quel honte lorsque ignorant volontairement la droiture, les fils d’Eli imposeront leur modèle dans la perception des offrandes, allant même jusqu’à assouvir leur fin sexuelle sur les pauvres femmes fragiles quine demandent rien d’autre que de s’approcher de Dieu. Aveuglés pour la routine des dirigeants spirituels dont la déviance avait depuis longtemps provoqué un naufrage spirituel, les pauvres femmes se sont habitués au mensonge et à la falsification des Ecritures qui a occasionné un égarement plus accentué que celui dans lequel elles vivaient avant leur présence au temple.

Samuel est le type de croyant que demande Dieu car il vit au milieu des enfants corrompu d’Eli sans se distraire, imiter leur mauvaise manière de service, encore mois leur mauvaise façon de vivre. Quelle leçon pour nous !

L’heure est grave et l’interpellation à toute conscience de quiconque s’appelle serviteur ou servante de Dieu est d’actualité. Continuerons-nous jusqu’à la situation dramatique d’Ikabod ? Ne convient-il pas de s’arrêter un instant et reconnaître que le départ de la gloire de Dieu n’est pas immédiate, mais progressive jusqu’à ce qu’habitué au mal, nous soyons séduits faut de l’amour de la vérité ?

Un temps d’arrêt s’impose pour reconsidérer le livre de Samuel et repartir à zéro, mais vers une bonne destination.

Définition des mots : Souveraineté signifie autorité suprême (Deutéronome  4.39 ; 1 Chron 29.12 ; Job 9.12).

Etymologie : de souverain (autorité suprême d'une monarchie), venant du latin superus, supérieur.
La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législativejudiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.

La souveraineté peut être détenue par :

Les principaux acteurs dans l’histoire du ministère de Samuel :

Elkana : Dieu a acquis

Anne (Channah) : Grâce

Penina : Corail (tumeur, cancer)

Eli : Dieu est élevé

Ophni : le nubien (égyptien)

Phinée : la bouche du serpent

Samuel (Shemuel) : Entendu ou exaucé de Dieu

 

Conduite des fils d’Eli :

  1. 1.      Cause de l’inconduite des fils d’Eli :

a)    Eli était âgé (1Sam 2.22)

b)   Eli avait 98 ans (1 Sam 4.15)

c)    Eli avait les yeux éteints ou complètement aveugle)

d)   La réprimande tolérante d’Eli à l’égard de ses fils :

-       1Sam 2.22 : Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l'égard de tout Israël; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.

-       1Sam 2.23 : Il leur dit: Pourquoi faites-vous de telles choses? car j'apprends de tout le peuple vos mauvaises actions.

-       1Sam 2.24 : Non, mes enfants, ce que j'entends dire n'est pas bon; vous faites pécher le peuple de l'Éternel.

-       1Sam 2.25 : Si un homme pèche contre un autre homme, Dieu le jugera; mais s'il pèche contre l'Éternel, qui intercédera pour lui? Et ils n'écoutèrent point la voix de leur père, car l'Éternel voulait les faire mourir.

-       Il honorait ses fils plus que Dieu (1Sam 2.30)

-       1Sam 3.13 : Je lui ai déclaré que je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu'il les ait réprimés.

    L’offense contre l’Eternel méritait la mort (Lévitique 24.11-13).

    Leurs actes blasphématoire méritaient la lapidation (Lévitique 24.15-16)

    Conséquences :

-       1Sam 2.30 : C'est pourquoi voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: J'avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l'Éternel, loin de moi! Car j'honorerai celui qui m'honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

-       1Sam 2.31 : Voici, le temps arrive où je retrancherai ton bras et le bras de la maison de ton père, en sorte qu'il n'y aura plus de vieillard dans ta maison.

-       1Sam 2.32 : Tu verras un adversaire dans ma demeure, tandis qu'Israël sera comblé de biens par l'Éternel; et il n'y aura plus jamais de vieillard dans ta maison.

-       1Sa 2.33 : Je laisserai subsister auprès de mon autel l'un des tiens, afin de consumer tes yeux et d'attrister ton âme; mais tous ceux de ta maison mourront dans la force de l'âge.

-       1Sam 2.34 : Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées; ils mourront tous les deux le même jour.

-       1Sam 2.35 : Je m'établirai un sacrificateur fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme; je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon oint.

-       1Sam 2.36 : Et quiconque restera de ta maison viendra se prosterner devant lui pour avoir une pièce d'argent et un morceau de pain, et dira: Attache-moi, je te prie, à l'une des fonctions du sacerdoce, afin que j'aie un morceau de pain à manger.

  1. 2.      Inconduite des fils d’Eli
  2. 1Sam 2.12 : Les fils d'Éli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l'Éternel.

Ils étaient devenus les fils du diable, parce que s’étant détournés de l’intimité avec Dieu, ils étaient devenus des instruments du diable. Alors, ils étaient improductifs, sas valeur, inutile dans le programme de Dieu, des fils de la rébellion, des enfants de la destruction, remplis de méchanceté, ils avaient de mauvais comportement (inconduite), impies.

  1. 1Sam 2.13 : Et voici quelle était la manière d'agir de ces sacrificateurs à l'égard du peuple. Lorsque quelqu'un offrait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur arrivait au moment où l'on faisait cuire la chair. Tenant à la main une fourchette à trois dents,
    1. Actions charnelles
    2. Dictature, intimidation (Mal 2.1-9)
    3. 1Sam 2.14 : il piquait dans la chaudière, dans le chaudron, dans la marmite, ou dans le pot; et tout ce que la fourchette amenait, le sacrificateur le prenait pour lui. C'est ainsi qu'ils agissaient à l'égard de tous ceux d'Israël qui venaient là à Silo.
      1. Une violation délibérée de la loi (Psaumes 51.3 ; Rom 3.23)
      2. Iniquité : mauvais acte qui va à l’encontre de l’éthique des bonnes mœurs (Rom 1.21-23)
      3. Faute : abandon du droit chemin (Rom 1.18 ; 1 Jean 3.4)
      4. Egarement : échec dans leur intension de servir Dieu (ils ne s’inspiraient pas de la volonté exprimée de Dieu dans le service) Rom 3.23
      5. Offense : intrusion de la volonté propre dans un domaine appartenant à l’autorité divine (Eph 2.1)
      6. Licence : situation d’anarchie d’ordre spirituelle (1 Tim 1.19)
      7. Incrédulité : insulte à la véracité (authenticité, exactitude, droiture) divine (Jean 16.9)
      8. 1Sam 2.15 : Même avant qu'on fît brûler la graisse, le serviteur du sacrificateur arrivait et disait à celui qui offrait le sacrifice: Donne pour le sacrificateur de la chair à rôtir; il ne recevra de toi point de chair cuite, c'est de la chair crue qu'il veut.

La graisse était selon les prescriptions lévitiques, brûlés sur l’autel, revenant à Dieu, mais les fils d’Eli se l’appropriaient (Lév.  7.31). Ils prenaient la place de Dieu, tellement ils se sont élevés eux-mêmes.

  1. 1Sam 2.16 : Et si l'homme lui disait: Quand on aura brûlé la graisse, tu prendras ce qui te plaira, le serviteur répondait: Non ! tu donneras maintenant, sinon je prends de force.

Dictature, intimidation et non soins portés sur les brebis.

  1. 1Sam 2.17 : Ces jeunes gens se rendaient coupables devant l'Éternel d'un très grand péché, parce qu'ils méprisaient les offrandes de l'Éternel.

La violation des instructions de Dieu dans le service occasionnait la mort à l’instar de l’exemple de Uzza qui toucha seulement l’arche et en mourut (2 Sam 6).

  1. 1Sam 2.18 : Samuel faisait le service devant l'Éternel, et cet enfant était revêtu d'un éphod de lin.

Bien que les enfants d’Eli soient toujours au service, l’Ephod, tenue de service, était porté par Samuel marquant une distinction avec les autres qui œuvraient au gré de leurs pensées. Les fils d’Eli étaient rejetés déjà par Dieu bien que encore en service, parce que Samuel était encore petit et pas suffisamment formé.

  1. 1Sam 2.19 : Sa mère lui faisait chaque année une petite robe, et la lui apportait en montant avec son mari pour offrir le sacrifice annuel.

La mère de Samuel reconnaissait déjà en lui le Serviteur de Dieu qui désormais était au soin de Dieu.

  1. 1Sam 2.20-21 : Éli bénit Elkana et sa femme, en disant: Que l'Éternel te fasse avoir des enfants de cette femme, pour remplacer celui qu'elle a prêté à l'Éternel! Et ils s'en retournèrent chez eux.  Lorsque l'Éternel eut visité Anne, elle devint enceinte, et elle enfanta trois fils et deux filles. Et le jeune Samuel grandissait auprès de l'Éternel.

La justice de Dieu s’est manifestée pour redonné à Anne 5 fils pour remplacer Samuel qu’elle avait donné à Dieu.

  1. 1Sam 2.22 : Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l'égard de tout Israël; il apprit aussi qu'ils couchaient avec les femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation.

Enlisant Exode 38.8, nous nous apercevons qu’il y avait des femmes devant la tente d’assignation. Autrement dit, ces dernières étaient au service de Dieu de manière très discrète. Les fils d’Eli se sont inspirés de la méthode païenne de prostitution sacrée selon laquelle, les sacrificateurs de Baal, Astarté et autres couchaient avec les femmes de service. Toute femme dans cet ordre païen devait servir au temple de Baal en sorte que même la mariée devait servir une semaine par an, respectant les principes sacrés de cette prostitution qui n’échappait personne.

  1. 1Sam 2.27-29 : Un homme de Dieu vint auprès d'Éli, et lui dit: Ainsi parle l'Éternel: Ne me suis-je pas révélé à la maison de ton père, lorsqu'ils étaient en Égypte dans la maison de Pharaon? Je l'ai choisie parmi toutes les tribus d'Israël pour être à mon service dans le sacerdoce, pour monter à mon autel, pour brûler le parfum, pour porter l'éphod devant moi, et j'ai donné à la maison de ton père tous les sacrifices consumés par le feu et offerts par les enfants d'Israël. Pourquoi foulez-vous aux pieds mes sacrifices et mes offrandes, que j'ai ordonné de faire dans ma demeure? Et d'où vient que tu honores tes fils plus que moi, afin de vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d'Israël, mon peuple?

La maison d’Eli avait méprisé la grâce de Dieu attachée au salut ou au service que Dieu nous lui avait attribué. Le privilège donné à Eli et ses fils étaient simplifié par ces derniers qui s’imposaient une rémunération taillée à la dimension de leurs ambitions criminelles.

         Conclusion : Quelle est la qualité de notre service devant Dieu ?

        Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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LES CAS DE BAPTEME A PROBLEME

18 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES CAS DE BAPTEME A PROBLEME

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Introduction :

 

Dans le parcours du ministère, j’ai rencontré des cas parfois alarmants. Mon constat à la suite de tout cela est l’absence des éléments du fondement de la fois. Ces situations parfois mettent en difficultés des âmes et les rend errantes. Pour élucider cette pensée, nous verrons quelques cas de baptêmes dont le fondement problématique conduit à une remise en cause de sa forme extérieure :

 

1-      Baptême de Simon le magicien

 

Une lecture attentive » de Actes 8.1-13 permet de découvrir que Simon crut non par conviction de son état de pécheur perdu et destiné à la condamnation éternelle, mais plutôt par admiration des miracles et grands prodiges qui s’opéraient par les Apôtres (Actes 8.13).

La cupidité et la folie des grandeurs restent si attachés à Simon qu’il sollicite financer pour obtenir le pouvoir d’imposer les mains sur les hommes afin que le Saint-Esprit descende sur ceux-ci (Actes 8.18-19). La réplique de l’apôtre Pierre atteste bien que Simon était encore sous les liens de la méchanceté et des mauvaises pensées. C’est pourquoi lui dira-t-il : « Mais Pierre lui dit: Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent! Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton coeur te soit pardonnée, s’il est possible;  car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. » (Actes 8.20-23)

La réponse de Simon : « Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous avez dit. » (Actes 8.24), atteste bel et bien qu’il est totalement ignorant de la doctrine de repentance qui conditionne le baptême d’eau. Le baptême étant une confession extérieure de la foi intérieure, à la mort avec Christ dans la vie du péché et la résurrection avec lui dan la vie de la justice à travers l’œuvre accomplie à la croix, il est évident que Simon ne s’était jamais repenti. Son baptême ne peut donc plus trouver l’expression qu’en une espèce de bain publique.

 

2-      Baptême par émotion

 

Ce cas de figure est fréquent dans nos églises. Nous allons le démontrer par illustration bien réelle. Un jour une fille vit la gigantesque organisation festive à l’occasion du baptême de sa sœur cadette. Elle alla aussitôt vers sa mère et dit : «  Maman, si je me faisais  baptiser, ferait-on aussi pour moi une fête aussi grandiose que celle de ma petite sœur ? » La réponse fut « oui ». A la prochaine occasion de baptême, elle fut sur la liste des baptisés. La fête eut effectivement lieu selon son cœur et elle en fut ravie. L’objectif de celle-ci fut atteint non pour le salut, mais pour la fête.

 

Une femme avait accepté l’évangile deux ans auparavant et son mari incrédule venait d’être convaincu de son état de pécheur perdu par un message poignant d’un Evangéliste. Sans tarder, cet homme dit au Serviteur de Dieu : Mon crime est grand car j’ai persécuté Christ, son Eglise et ses Serviteurs. Ma femme a souffert de torture entre mes mains depuis deux ans et maintenant, je m’en repens vraiment. Que dois-je faire pour que mes péchés soient effacés pour toujours et que Christ dans sa miséricorde m’accepte pour la vie éternelle ? L’Evangéliste sans ambages lui lut Acte 2.37-39 et l’homme inconsciemment dit comme Philippe : Il y a le fleuve qui coule à 200m de ma maison, pourquoi ne pas aller me baptiser maintenant ? Le baptême fut remis le soir à cause des exigences professionnelles de cet homme et au moment du baptême, sa femme qui était à l’Eglise à cause de la soif d’enfanter et d’être guérie de sa stérilité sauta sur l’occasion et dit vivement : Mais je suis à l’église avant mon mari et il vient à être baptisé avant moi, non, je me fais baptiser aussi !

 

3-      Baptême pour un intérêt

 

Un jeune homme sollicita une fille pour le mariage. Cette dernière de répondre à l’homme « Je t’aime, tu réponds à mon goût, mais tu n’es pas dans notre église. Tu es encore un païen et notre pasteur a dit que nous ne pouvons épouser que les frères en Christ ». « Et si je venais et me faire baptiser ? » Lui répliqua le garçon. « Mon oui pour le mariage serait acquis » dit la fille. Aussitôt dit aussitôt fait.

 

Un jour un frère vint nous voir en exigeant de le baptiser à nouveau. Le connaissant depuis plusieurs années, nous nous opposâmes à cette initiative que nous qualifions de malheureux. Mais le frère fut si ferme  qu’il décida de nous quitter pour aller se faire baptiser à nouveau ailleurs. Il ajouta : « Si vous ne m’écoutez pas, il est impossible pour moi de me laisser vaincre par vous ; car vous jugez sur les apparences extérieures (mon zèle ; mon engagement pour Christ et ma détermination à vivre exclusivement selon qu’il est écrit) mais vous ignorez sur quel fondement avait été posé mon ancien baptême. La voie que j’ai choisie conclue-t-il, est la condition sine qua non à mon salut. Baissant le ton,  nous l’avons minutieusement interrogé sur son passé et il nous relata cette triste histoire : « Très endetté et poursuivi j’errais ça et là afin d’échapper à mes créanciers, jusqu’au jour ou en profonde crise dans mes tribulations je rencontrais un frère qui annonçait l’évangile. Dans sa prédication il disait entre autres : venez à Jésus tel que vous êtes. Quand un homme donne sa vie à Jésus son passé est effacé, les dettes envers les créanciers sont annulées, et Dieu frappera d’aveuglement et d’oubli ceux qui le poursuivent ». Ces mots me concernaient personnellement. Je posais alors la question : J’ai les dettes et je suis poursuivi ; que faut-il donc que je fasse ? Repens toi et fais toi baptise et tu seras protégé pour toujours par Christ, fut sans hésitation la réponse. Quand me ferai-je donc baptiser ? ‘‘Même maintenant’’ me répondit l’Evangéliste. C’est ainsi que je me fis baptisé sans hésitation. » Pendant huit ans il persévéra, la grâce de Dieu lui permit de se réconcilier avec ses créanciers et de solder ses dettes. Mais il y a quelques jours, nous dit-il, au cours d’une prière il demanda au Saint-Esprit sa restauration pour servir Dieu en Esprit et en vérité. C’est pendant ces moments que ses yeux s’ouvrirent et il s’aperçut que Christ était pour lui non son Sauveur et Seigneur personnel, mais un bienfaiteur qui l’aida à sortir d’une situation délicate. Convaincu maintenant, conclut-il de regarder Christ comme l’auteur et le consommateur de sa foi, il se doit de conformer sa vie aux exigences scripturaires car  ses paroles de l’Ecriture retentissaient sans cesse à son cœur :

 

 « Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2.37-39).

 

4-      Baptême par tradition

 

Les Saintes Ecritures sont sans équivoques : « Mais à tous ceux qui l’ont reçue (la Parole), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1.12-13).

 

La visitation de Dieu est devenue de plus en plus rare et la religiosité s’est progressivement installée à tel point que même dans les milieux pentecôtistes authentiques, une forme de tradition qui ne dit pas son vrai nom se substitue au service devant Dieu selon les méthodes et les principes de Dieu.  Cette forme s’intensifie à tel point que faire participer les bébés et les enfants à la Table Sainte sans être au préalable baptisés devient normal et toute cette amalgame est soutenue parfois par des prétendues révélations ou expériences reçues de Dieu. Il en va aussi des enfants nés de familles chrétiennes qui une fois parvenus à l’âge de baptême sont systématiquement doigtés et conduits aux eaux de baptême. Leur conversion devient pour ainsi dire, non plus selon la conviction du Saint-Esprit, mais bien par la volonté de l’homme ou selon le sang. Cette pratique n’est ni moins, ni supérieure à celle du Catholicisme Romain où chaque enfant est par essence enfant de l’église à cause de son lien de sang. Cette malheureuse aventure disqualifie d’office le nouveau baptisé de la course vers le paradis, parce que lui donnant un faux départ. Puissions-nous à ces heures de la fin, nous référer seulement à la Bible pour dire et faire ce qu’elle ordonne. Un commentaire d’un auteur inconnu a ressorti cette phrase bien significative : ‘‘La bible est le livre le plus haït par ses ennemis et persécuté par ses amis’’.

 

5-      Baptême par précipitation

 

Toujours au cours d’un ministère rendu, j’ai reçu une sœur qui me dit : ‘‘Pasteur, prière t’occuper sincèrement de ma sœur que voici. En effet, j’ai reçu Christ la première et lui ai parlé de l’Evangile. Au milieu de nombreuses tribulations, elle n’a pas hésité à venir à l’église avant son époux  accablé par une maladie têtue à tout traitement. Comme ce couple était riche, ils ont donné 1.500.000F CFA à l’église le premier dimanche où ils ont fait culte avec nous. Au cours de la semaine, le Pasteur les a fait baptisé et le deuxième dimanche, ils étaient consacrés Anciens d’église et assis devant. Depuis lors, elle dit être parvenue, n’a plus besoin de conseil sinon du Pasteur seul. Son comportement allait de mal en pire et sa sœur après l’avoir réprimandé vertement, l’a amené à voir les choses à la manière de Dieu, tout en l’invitant à l’humilité car elle n’était encore qu’une nouvelle convertie. Si Dieu m’a choisi comme Ancienne, répliqua-t-elle à sa sœur, c’est parce que je suis digne. Toi jalouse, reste tranquille ! Imaginez vous-même la suite de la vie spirituelle de cette soeur et vous comprendrez qu’elle n’ira que de scandale en scandales jusqu’au jour où elle descendra de sa suffisance pour se repentir et repartir avec Christ sur de bonnes bases selon les Saintes Ecritures. On ne brûle pas les étapes quand on veut marcher avec Dieu et lui plaire !

 

 ‘‘Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu’’ (Luc 7.29-30).

 ‘‘Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné’’ (Marc 16.16)

 

      Conclusion :

Aux regards de ces cas non exhaustifs, nous convenons qu’il est plus que jamais à cette période de la nuit très avancée de faire un arrêt pour prendre conscience de qui est Dieu et de ce que veut Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Pour éviter des désagréments dans la marche des frères dans le Seigneur, soyons partenaires du Saint- Esprit dans le champ.

 

      Dr André CHOUBEU

 

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AVOIR LA BONNE VISION DE LA MISSION

16 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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INTRODUCTION :

 

De plus en plus, l’approche missionnaire perd son éthique au profit du confort personnel alors que la mission est la raison d’être de l’Eglise et par conséquent du croyant dans l’une des manifestations de sa foi. Une mission à quelqu’un confiée est une marque d’estime, de confiance, une délégation de pouvoir pour exercer une autorité au nom d’un autre. Échouer à une mission est un sacrilège, un outrage, une horreur ; ne pas l’effectuer est à la fois une rébellion, une insubordination et voire une trahison. Le savons-nous vraiment ?

 

 Définition :

 

       Mission : Mot dérivé du latin « missio », action d’envoyer.  Le mot Mission selon le dictionnaire petit Robert signifie charge donnée à quelqu’un d’aller accomplir quelque chose ou de faire quelque chose

 

      Vision : façon de voir, de concevoir un ensemble de choses complexes ; image mentale, idée.

 

Une profonde compréhension du mot mission marque un tournant décisif dans la vie du missionnaire face à la tâche qui lui est confiée. Le contraire fait de lui un aventurier en quête des motifs injustes, impures et honteux de Dieu dont il prétend être l’envoyé :

 

-    Commission : Attribution d’une charge, d’une fonction par une autorité :

 

"Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde"  (Mt 28.18-20)

 

"Puis il leur dit: Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné"  (Mc 16.15-16).

 

· Charge : Ce qui pèse sur quelqu’un ; fardeau, obligation fonction dont on a tout le soin, la responsabilité morale de quelqu’un face à quelque chose. Fonction que  l’on donne d’accomplir.

"Pour moi, je n'ai usé d'aucun de ces droits, et ce n'est pas afin de les réclamer en ma faveur que j'écris ainsi; car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de gloire. Si j'annonce l'Évangile, ce n'est pas pour moi un sujet de gloire, car la nécessité m'en est imposée, et malheur à moi si je n'annonce pas l'Évangile!"  (1 Cor  9.15-16)

 

-    Délégation : Acte par lequel une autorité donne à quelqu’un, le droit d’agir à sa place

" Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades"  (Luc 9.1-2).

"Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller"  (Luc 10.1)

-    Mandat :   Pouvoir qu’une personne donne à une autre d’agir en son nom

"Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus  " (Jean 20.21-23)

"Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris " (Mc 16.17-18)

 

-    Ambassadeur : mission, fonction d’un ambassadeur qui est un représentant permanent d’un État auprès d’un État étranger

"Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière" (1 Pierre 2.9).

 

"Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

 

-    La vie du missionnaire :

"Vous savez que je n'ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n'ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons, annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ. Et maintenant voici, lié par l'Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m'y arrivera; seulement, de ville en ville, l'Esprit Saint m'avertit que des liens et des tribulations m'attendent. Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu" (Actes 20.20-24)

 

Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu " (2 Cor 5.16-21)

" Priez pour moi, afin qu'il me soit donné, quand j'ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l'Évangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j'en parle avec assurance comme je dois en parler" (Eph 6.19-20)

           Au vu de cette définition, la mission est :

 -       Le cœur de Dieu

"J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi" (Es 6.8)

-    La raison d’être de la venue de JESUS sur la terre

"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3.16)

-    La raison d’être du missionnaire :

 

"Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions "(Eph 2.10)

"Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations"(Jér 1.5)

"Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu fusses sorti de son sein, je t'avais consacré, je t'avais établi prophète des nations"(Jér 1.5)

-    La raison d’être de l’église

 "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre " ( Eph 1.7-10)

  

-    Perte de tous les droits au profit de la mission

 

"Quelle est donc ma récompense? C'est d'offrir gratuitement l'Évangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Évangile. Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l'Évangile, afin d'y avoir part"  (1 Cor 9.18-22)

·    Évangéliser, faire des disciples

·    Implanter des églises locales

·    Encourager et fortifier les églises locales existantes

·    Équiper et former des pasteurs et des responsables d’église pour l’œuvre du ministère

·    Accepter avec joie les souffrances pour la cause de Christ 

"Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j'ai été battu de verges, une fois j'ai été lapidé, trois fois j'ai fait naufrage, j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J'ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d'autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. Qui est faible, que je ne sois faible? Qui vient à tomber, que je ne brûle? S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point!. A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j'échappai de leurs mains" (2 Cor 11.23-33)

·    Être le serviteur des autres à cause de Christ

 

"Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est Jésus Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus" (2 Cor 4.5)

  

·    Souffrir les souffrances de Christ

"Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous" ( 2 Cor 4.8-12)

·    Les présents ne sont rien par apport à la gloire à venir

 

"Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir" (2 Cor 4.7-8)

·    Une ambition : combattre le bon combat et achever la course

"J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée; le Seigneur, le juste juge, me le donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement" (2 Tim 4.7-8) 

RAPPEL TRES IMPORTANT :

 

Le fondement apostolique de l’église (Actes 1.1-11) tire son origine des desseins rédemptifs de Dieu pour nous :

         - Depuis le commencement des dispensations, Dieu veut habiter avec l’homme et communiquer constamment avec lui :

         1.  Communication chaque soir avec Adam au jardin d’Eden (Gend 3.8)

         2.  Alliance avec Abraham et ses descendants (Gend 17.7)

         3.  Construction du Tabernacle (Exode 15.2)

         4. Salomon construit le temple (2 Chron 5.13-14)

         5. Jésus annonce l’établissement de l’église (Mt 16.16-18)

         6.  Dans l’éternité, la Nouvelle Jérusalem (Apoc 21.3)

 

Demeurer dans le temple pour un service permanent en construisant selon le modèle céleste (Héb 8.5), assure la communication non discontinue permettant de recevoir instructions missionnaires pour avancer sur le fondement apostolique de l’Église. Le mot Église se définit en grec "ek kaleo" signifiant  "appelé hors de". De cette définition ressortent trois concepts clés :

 

        A—  Vocation : "Et ceux qu’il a prédestinés, Il les aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés"  (Rom 8.30)

         B— Séparation : "Vous au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière" (1 Pierre 2.9).

         C— Communion : "Appelés à sortir des ténèbres, à se séparer du monde, nous nous unissons dans la communion en son nom pour bâtir notre foi en Christ" (1 Cor 14.26).

 

LES CONSEQUENCES DE LA rébellion à la mission

 

La mission étant une marque de confiance de celui qui envoie en mission (Dieu), il n’en demeure pas moins que s’opposer à la mission devient une rébellion.

L’envoi en mission dans ses termes implique une injonction d’obéir et non une supplication. Résister, refuser, désobéir à l’ordre missionnaire devient de fait une rébellion contre l’autorité et entraîne de graves conséquences car Jésus dit : "Celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé" (Luc 10.16).  N’est-il pas écrit : « Car la rébellion est comme le péché de la sorcellerie (en hébreux : divination) et la résistance, l’entêtement, la persistance est comme l’iniquité et la sorcellerie » (1 Sam 15.23).

Quelques conséquences du manque de la vie de témoignage dans une vie de croyant :

 

1.  Mt 28.18-20 : Perte de la présence de Dieu (Alors, je serai  toujours avec vous).

2.  Mt 24.14 : Ouvrier de l’antichrist (on s’oppose à la venue du Seigneur)

3.  Luc 9.62 : On est rétrograde car on a refroidi dans l’amour

4.  Rom 1.18 : on devient fils de la colère pace qu’on cache la vérité

5.  Mt 25.30 : On est mauvais ouvrier et mérite l’enfer

6.  Jér 48.10 : On est sous la malédiction  car faisant avec négligence l’œuvre de Dieu

7.  Jér 48.10 : on  est sous la malédiction car  s’opposant à la  justice divine

8.  Ez 6 3.16-21 : Meurtrier car coupable mort des méchants

9. Jacques4.17 : On pèche en refusant de faire le bien

10. Apoc. 2.4-5 : On a abandonné le premier amour et mérite d’être  rejeté

11. Apoc 3.15-16 :   -  on est ni  froid, ni bouillant

                               -  on est à vomir

12.  Mt 22.11-12 : On manque de vêtement de justice et sera jeté hors du banquet  des noces de l’Agneau

 

Conclusion :

 

Au delà de cette compréhension peut-on affirmer être tous des missionnaires au réel sens du terme et compréhension selon Dieu dans sa Souveraineté et volonté parfaite ? N’en aimons-nous  pas falsifier le sens au profit de notre léthargie, passivité et laxisme spirituels, Dieu reprenant Job dit :

"Anéantiras-tu jusqu'à ma justice? Me condamneras-tu pour te donner droit? " (Job 40.8)

Au missionnaire indélicat il fut dit : "Celui qui n'avait reçu qu'un talent s'approcha ensuite, et il dit: Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n'as pas semé, et qui amasses où tu n'as pas vanné; j'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit: Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que j'amasse où je n'ai pas vanné; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt. Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents"  (Mat 25.24-30).

Dr André CHOUBEU

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REFLEXIONS SUR LE PSAUME 119

31 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

REFLEXIONS SUR LE PSAUME 119

Philip Nunn

Un Psaume particulier

Le Psaume 119 diffère de la plupart des Psaumes en ce qu’il n’est pas un chant spontané, mais plutôt un écrit soigneusement structuré et composé. C’est un psaume acrostiche, parce que chacune de ses 22 strophes commence par une lettre de l’alphabet hébreu. Les psaumes acrostiches, bien que beaucoup plus difficiles à écrire, étaient ainsi plus artistiques et aussi plus faciles à mémoriser. Le Psaume 119 est probablement le plus élégant des psaumes acrostiches, en ce que chacune de ses 22 strophes contient 8 versets et chacun de ces 8 versets commence par la même lettre de l’alphabet. Cela donne un total de 176 (= 22 x 8) versets artistiquement disposés.

« Tes statuts sont le sujet de mes cantiques. » (v. 54) Dans notre culture, il est difficile d’être ému en pensant au mot « loi ». Nous l’associons habituellement à des règles et des stipulations, comme le faisaient les Romains. Les Grecs, cependant, utilisaient le mot « loi » pour parler de coutumes ou de traditions. Les Juifs, comme l’auteur du Psaume 119, utilisaient le mot « loi » ou torah pour désigner l’ensemble de l’enseignement, de l’instruction ou de la révélation de Dieu — ce qui, bien sûr, inclut les lois ou règles formelles données de Dieu, mais beaucoup plus encore. Afin d’en saisir toute l’étendue, l’auteur de ce psaume fait usage de 8 mots différents : loi (singulier, torah), lois (pluriel), parole, statuts (ou témoignages), commandements, décrets, préceptes et promesse.

Pourquoi se tourmenter ?

Le psalmiste ne fait aucun secret des raisons qui l’attirent vers la Parole de Dieu. Dans son esprit, beaucoup de bienfaits sont réservés à ceux qui choisissent de méditer la Parole de Dieu.

1. La Parole de Dieu est vérité (v. 151) 

Une vraie compréhension de la vérité conduit à la liberté. Il aime la Parole de Dieu parce que Dieu l’a utilisée pour élargir son cœur (v. 32), et son désir est de continuer à « marcher au large » (v. 45). En tant que chrétiens, nous pouvons également vivre sous le lien de pressions sociales ou religieuses visant à nous soumettre à des règles. Nous pouvons également être liés par nos propres attentes. C’est en comprenant correctement la vérité des Écritures que nous serons libérés et pourrons jouir de notre nouvelle vie en Christ.

2. La Parole de Dieu est parfaite (v. 96)

La technologie et les idées humaines ont toujours besoin de révision, de correction ou de mise à jour. Mais la Parole de Dieu est parfaite et ne peut pas être améliorée. « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » (v. 9). Et pour les hommes plus âgés et les femmes, la recette est la même ! Bénis et heureux sont ceux qui choisissent de prendre la parfaite Parole de Dieu pour base de leur vie (v. 1). Ils ne peuvent pas se tromper !

3. La Parole de Dieu est éternelle (v. 160)

Les lois fiscales sont valables un certain temps. Puis elles changent. Les politiciens, comme les pop stars et les gourous économiques, font l’actualité pendant un temps. Et puis cela change. Notre foi repose sur la Parole éternelle et immuable de Dieu, une ancre sûre dans un monde temporaire qui évolue. « Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi. » (v. 165)

4. La parole de Dieu est la Parole de Dieu

Le psalmiste n’est pas d’abord un amoureux des livres et des écrits, mais quelqu’un qui aime passionnément son grand Dieu. Il est attiré non par l’amour des lois et des commandements, mais parce qu’elles sont « tes » lois et « tes » commandements. Il est en relation spéciale avec Dieu, il a appris à écouter sa voix au travers des Écritures, car c’est Dieu qui l’enseigne (v. 102). Les Écritures sont toujours le premier moyen que Dieu utilise pour communiquer avec son peuple. Voulez-vous que Dieu vous parle ? Lisez la Bible !

Tirer profit de la Parole de Dieu

On ne peut pas s’empêcher de remarquer l’enthousiasme de l’auteur au sujet de la révélation écrite de Dieu, et c’est contagieux.

– 1. Il est très positif à son sujet : « Je fais mes délices de tes statuts » (v. 16) ; « tes préceptes sont admirables » (v. 129) ; « je les aime beaucoup » (v. 167). Si seulement nous aimions et apprécions la Parole de Dieu comme le psalmiste !

– 2. Il est humble devant elle : « Je crains tes jugements » (v. 120) ; « mon cœur ne tremble qu’à tes paroles » (v. 161). Apprécions-nous de la même manière l’autorité de la Parole révélée de Dieu ? l’acceptons-nous humblement et avec révérence ? ou bien la discutons-nous et essayons-nous d’adapter sa claire signification à ce qui nous plaît ou ne nous plaît pas ?

– 3. Il s’attend à ce que Dieu lui parle à travers elle : J’aime l’expression physique d’anticipation de l’auteur lorsqu’il se prépare à lire et méditer la Parole de Dieu : « J’ouvre la bouche et je soupire, Car je suis avide de tes commandements » (v. 131) ; « Mon âme est brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois » (v. 20). Notre attitude au moment d’ouvrir la Parole de Dieu est-elle la même ?

– 4. Il est déterminé à lui obéir : « Je garderai ta loi constamment, à toujours et à perpétuité. » (v. 44) La conversion est marquée par la décision de se livrer soi-même à Christ. De la même manière, la croissance dans la vie chrétienne est fondée sur la décision ferme d’obéir à la Parole de Dieu, quoi qu’on y trouve. « Ma part, c'est de garder tes paroles. » (v. 57) Comme les vœux de mariage, « je jure, et je le tiendrai, d’observer les lois de ta justice » (v. 106).

– 5. Il cherche à la comprendre et à lui obéir : « Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (v. 18) ; « Enseigne-moi, Éternel, la voie de tes statuts. […] Donne-moi l’intelligence, pour que je garde ta loi et que je l’observe de tout mon cœur ! » (v. 33-34) Nous subissons tous dans notre vie différentes pressions sociales, et nous avons tous nos goûts et nos dégoûts… Nous avons besoin d’un cœur sincère et de l’aide de Dieu pour éviter de tirer de mauvaises conclusions des Écritures.

– 6. Il passe du temps avec elle : Pour l’auteur, la Parole de Dieu n’est pas juste de la nourriture pour événements spéciaux, ou pour le dimanche. Pendant la journée, son esprit y retourne : « Elle est tout le jour l’objet de ma méditation » (v. 97) ; « Je devance les veilles et j’ouvre les yeux, pour méditer ta parole. » (v. 148)

– 7. Il prend ses décisions à sa lumière : Il s’efforce d’appliquer les principes de la Parole de Dieu à sa vie de tous les jours : « Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » (v. 105). Laissez-vous la Parole de Dieu répandre sa lumière sur votre sentier ? dans quelle mesure influence-t-elle votre processus de décision ? fait-elle la différence dans votre vie de famille et dans votre vie professionnelle ?

– 8. Il admet qu’il en dévie : Nous, les évangéliques, avons du mal à admettre nos écarts personnels. Mais pas le psalmiste. Lorsqu’il regarde autour de lui, ses « yeux répandent des torrents d’eau, parce qu’on n’observe point ta loi » (v. 136). Et pourtant, il finit son chant en admettant avec chagrin : « Je suis errant comme une brebis perdue. » (v. 176) Il implore qu’aucune iniquité ne domine sur lui (v. 133). Ressentez-vous également le chagrin de vos propres écarts particuliers ? Lorsque nous essayons de conserver l’image artificielle du chrétien sans problème, il est difficile d’entendre le Seigneur nous parler. Mais le psalmiste a également trouvé que « tes compassions sont grandes, ô Éternel ! » (v. 156), et en conséquence, il s’abandonne dans ses bras pleins d’amour. Êtes-vous intègre ? Essayez-vous de cacher quelque chose ? Tournez-vous vers le Seigneur et ouvrez-vous à lui. Sa grandeur et ses compassions sont toujours les mêmes aujourd’hui !

S’arrêter et réfléchir

L’un des arts perdus de notre société moderne, affairée et orientée vers les résultats, est celui de la contemplation ou de la méditation. Nous faisons tant, nous voyons tant — et nous nous arrêtons si peu pour peser la signification de ce que nous vivons. Notre culture est celle d’un peuple superficiel. Dans l’Écriture, cet homme de Dieu est appelé à réfléchir et considérer, à peser les choses. Dans ce psaume, son auteur s’arrête pour réfléchir sur au moins quatre sujets :

– 1. La Parole de Dieu : « Moi, je médite sur tes ordonnances. » (v. 78) Méditer veut dire tourner et retourner un verset dans nos pensées, en en soulignant les différents mots, tout en nous demandant : « Qu’est-ce que le Seigneur essaie de me dire ? » Si nous ne méditons pas les Écritures, nous n’aurons jamais de changement dans notre mode de vie, ni ne développerons de convictions.

– 2. Ses propres voies : « Je réfléchis à mes voies, et je dirige mes pieds vers tes préceptes. » (v. 59) Avez-vous réfléchi à la manière dont vous dépensez actuellement votre temps et votre argent ? avez-vous considéré la manière dont vous influencez l’atmosphère de votre foyer et de votre église locale ? À moins que vous n’en décidiez autrement, votre vie, comme une rivière, s’écoulera dans le sens de la résistance la plus faible. « Toutes mes voies sont devant toi » (v. 168), mais ai-je pris le temps de les connaître moi-même ?

– 3. Les œuvres de Dieu : « Je méditerai sur tes merveilles. » (v. 27) Nous sommes encouragés et enseignés lorsque nous relevons les œuvres de Dieu dans l’Écriture et dans l’histoire : la création, les miracles de l’A.T. et du N.T., les grands réveils, les biographies d’hommes de Dieu… Mais nous savons que Dieu agit toujours dans le monde d’aujourd’hui. Prenons-nous la peine de nous arrêter et de réfléchir sur ce que Dieu fait dans nos vies et autour de nous, dans les circonstances « normales » et exceptionnelles de notre quotidien ?

– 4. Les voies de Dieu : « Je médite tes ordonnances ; j’ai tes sentiers sous les yeux. » (v. 15) C’est en réfléchissant sur l’œuvre de Dieu au travers du temps que nous pourrons commencer à appréhender les voies (ou « sentiers ») de Dieu, ses itinéraires habituels. Nous ne pourrons jamais pleinement comprendre les voies de Dieu, mais nous pouvons y relever des principes. Par exemple, le psalmiste relève que l’une des raisons possibles à l’affliction est la désobéissance : « Avant d’avoir été humilié, je m’égarais. » (v. 67) Au lieu de se plaindre, il a prié : « C’est par fidélité que tu m’as humilié » (v. 75), et a alors conclu : « Il m’est bon d’être humilié, afin que j’apprenne tes statuts. » (v. 71) Voyons-nous de cette manière certaines de nos afflictions ? Lorsque je médite sur les voies de Dieu, l’une des choses qui me fascinent est l’amour de notre Seigneur pour la diversité et la surprise (alors que nous nous sentons habituellement plus à l’aise dans l’uniformité et la prédictibilité). Au fil des ans, nous devons inévitablement arriver à la même conclusion que celle du psalmiste : « Tu es bon et bienfaisant. » (v. 68) Alléluia !

La séquence correcte

La plupart des processus naturels se déroulent suivant un ordre ou une suite logique. Avant de moissonner, il faut semer. Avant d’enseigner, il faut apprendre. Nous trouvons aussi des éléments de progression dans ce psaume.

– 1. Apprendre : « Enseigne-moi » (v. 12) est la prière du psalmiste, car son désir est d’« apprendre les lois de ta justice » (v. 7). Avons-nous le désir de croître dans la connaissance des Écritures ? J’ai observé qu’habituellement, le jeune croyant est avide de creuser dans la Parole avec un cœur et un esprit ouverts. Mais au bout d’un ou deux ans, nous pensons en savoir assez au sujet de la Bible, nous croyons que nos arguments théologiques sont maintenant fermement en place, et nous nous arrêtons tout simplement de prier : « Enseigne-moi » !

– 2. Prendre à cœur : La prière du psalmiste est : « Incline mon cœur vers tes préceptes. » (v. 36) C’est une chose de connaître par notre esprit la Parole de Dieu, une autre de l’accepter dans notre cœur. Il a été dit que le voyage de 50 cm le plus lent est celui qui va de notre tête à notre cœur ! Mais jusqu’à ce que nous acceptions la vérité dans notre cœur, elle n’affectera pas notre échelle de valeurs et n’influencera donc pas notre conduite. « Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (v. 11)

– 3. Obéir et se réjouir : La joie dans la vie chrétienne n’est pas la satisfaction mentale découlant de nombreuses assertions exactes dans notre esprit. Ce n’est pas non plus la satisfaction de savoir que vous avez raison et de prouver aux autres qu’ils ont tort. Non, la joie vient quand nous sentons le plaisir du Seigneur à nous voir vivre les vérités qui ont passé de notre tête dans notre cœur. « Je me hâte, je ne diffère point d’observer tes commandements. » (v. 60)

– 4. Enseigner : Ce n’est que lorsque la vérité de Dieu s’est installée avec bonheur dans notre cœur et a été éprouvée par notre obéissance personnelle que nous sommes en mesure de « parler de tes préceptes devant les rois » (v. 46). Ce n’est pas la connaissance qui attire les autres au Seigneur et à sa Parole, mais la connaissance vécue. Oui, les beautés et les grâces de la loi de Dieu ne sont pas réservées à quelques privilégiés. Nous avons la responsabilité de les partager, de les faire connaître autour de nous.

Une relation heureuse

Bien que le thème principal du Psaume 119 soit la Parole de Dieu, il ne serait pas correct de dire qu’il a pour sujet la Parole de Dieu. Nous avons vu que ce psaume est beaucoup plus riche, en montrant comment Dieu utilise sa Parole pour changer la vie et la destinée du croyant, et comment le croyant utilise la Parole de Dieu pour progresser dans sa vie et connaître son Seigneur. Les Écritures sont la clé d’une relation toujours plus étroite avec Dieu. Au sein des épreuves et des difficultés, le psalmiste a appris à ressentir la présence de son Seigneur : « Tu es proche » (v. 151) et à se reposer sur la certitude que « tu es mon asile et mon bouclier » (v. 114). Le Seigneur ne se révèle qu’à ceux qui choisissent de vraiment le rechercher. Aimez-vous être avec le Seigneur ? Croissez-vous dans son intimité ? Cher frère, chère sœur, ne nous installons pas dans une profession chrétienne doctrinalement correcte, mais sans vie. Nous sommes maintenant des enfants de Dieu, apprenons à jouir de la communion avec notre Père. « Heureux ceux qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur cœur. » (v. 2)

Lien : http://www.promesses.org/arts/174p7.html61241_156210634400971_100000361052565_376005_4046495_n.jpg

 

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GUERIR NOS RELATIONS

19 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

GUERIR NOS RELATIONS 

Parmi tous les défis posés à l’Eglise, la gestion des relations est un des plus aigus. Déjà du temps des Apôtres, des difficultés importantes à vivre l’unité menaçaient la cohésion et le témoignage du Corps de Christ. Les églises de Corinthe et de Rome, par exemple, vivaient à la limite de ruptures internes, d’où les lettres écrites par les Apôtre. Du reste, ces derniers connaissaient aussi des problèmes dans leurs relations (voir Actes 15.37-4).

Dans les siècles qui ont suivi, les églises ont aussi connu ces difficultés. Elles ont offert au monde le spectacle de leurs relations brisées : Amertumes, divisions et guerres. Le tout soi-disant justifié par des différends théologiques !

Aujourd’hui, au XXIème Siècle, le défi d’une bonne relation fraternelle reste entier, et le groupe de prière est un lieu privilégié pour l’exercer.

Une étrange question…

La question préliminaire qui se pose lorsqu’on désire aborder ce sujet est la suivante: Pourquoi les personnes que nous rencontrons produisent en nous des réactions si diverses ?

Chacun en a fait l’expérience : Telle personne créée immédiatement en nous un lien affectif, nous la trouvons attachante et sympathique, sa compagnie nous est agréable et nous n’avons aucune difficulté à vivre en relation avec elle.

D’autre, par contre, ont dès le premier contact quelque chose qui déplaît et nous semblent antipathiques, quand ce n’est pas carrément haïssables.

Comme cela n’est pas  très « chrétien », nous justifions rapidement cette attitude en nous mettant en chasse de défauts susceptible de justifier notre attitude Les défauts découverts, nous voici tranquillisés. Cette personne mérite bien notre désapprobation. Ainsi, sauf bouleversement salutaire, la relation avec cette personne, souvent de la même église, est irrémédiablement brisée. Pourtant, comme le montre cet exemple, nous devons reconnaître que les causes que nous invoquons ne sont pas les vraies raisons de cette antipathie.

Car dés le premier contact, c’est un peu comme, si en nous, la haine ou l’amour avait déjà fait un choix. Mais alors, quelles en sont les origines ? 

Le souvenir de notre âme.

La raison de tout cela n’est pas trop difficile à comprendre : Les personnes que nous rencontrons évoquent en nous les relations, bonnes ou mauvaises, de notre vie. C’est un peu comme si à l’intérieur de nous un fantastique ordinateur, gardait en mémoire les expériences vécues avec les personnes qui nous ont côtoyés depuis notre naissance.

Ces « dossiers secrets », soigneusement tenus à jour par nos sentiments, abritent tous les souvenirs de l’amour ou de la haine dont nous avons été l’objet.

Notre âme est particulièrement sensible aux blessures que nous avons subies : Injustices, moquerie, violences, indifférences, etc. Ces souvenirs douloureux écrits au fond de notre âme sont prêts à se réveiller subitement devant une personne ayant des ressemblances avec un responsable de cette souffrance.

Souvent nous n’avons  plus de souvenirs conscients de ces événements alors que ces données enregistrées dans l’âme sont soigneusement conservées.

Dans chaque groupe humain, ces souvenirs inconscients créent de grands problèmes relationnels entre les personnes. Beaucoup de chrétiens se battent contre les sentiments d’amertumes, de vengeance ou de haine qui les envahissent. Malheureusement, ils ne comprennent pas toujours que ces sentiments sont en relation avec des événements ancrés profondément dans leur vie. C’est pourquoi le combat qu’ils mènent est inégal, car même s’ils le désirent, ils n’ont pas la force de faire tarir la source des sentiments qui les habitent

La Puissance de l’Esprit.

Jésus nous dit de nous aimer les uns les autres dans un même Esprit. Nous l’avons vu, cette œuvre ne peut pas se faire d’une manière superficielle, car pour l’exprimer dans les relations communautaires,, l’amour doit d’abord faire un travail dans la partie cachée de notre âme. Pour  permettre à Dieu d’agir dans notre cœur, il est nécessaire de ne pas garder cachés les sentiments réels que nous avons pour ceux qui nous entourent. Même s’il est difficile (pour notre image de marque !) de l’admettre, nous devons avouer à Dieu les sentiments négatifs que nous avons  envers telle ou telle personne. De cette manière, même si nous ne sommes pas encore dans une attitude d’amour, nous avons quand même progressé en étant humble devant Dieu. La vraie humilité consiste à reconnaître ce que nous sommes, et cela particulièrement quand nous sommes hors du plan de Dieu (Psaumes 51.1-16). Malheureusement, beaucoup de personnes restent bloquées sur cette étape, car voulant sauver la face, elles portent un masque souriant, alors que leurs sentiments sont remplis d’amertume. Et pourtant, si seulement elle savaient combien il est libérateur de dire à Dieu : « Seigneur je suis esclave de ma haine…»

La suite du chemin de la restauration de nos relations concerne toutes des « fiches » établies au fond de notre âme. Comment transformer les sentiments laissés par les événements de notre passé ? Bien sûr, cela est impossible à l’homme, seul le travail du Saint-Esprit de Dieu peut l’accomplir. Néanmoins, pour permettre ce miracle, il est important  de comprendre comment ces souvenirs nauséabonds peuvent être transformés.

Parmi tous les sentiments gardés en mémoire, les injustices que nous avons vécues sont les plus tenaces. Un enfant mal aimé, rejeté, violenté ou ignoré par son entourage gardera au fond de lui une blessure profonde qui cherchera à s’exprimer par une légitime révolte contre ceux qui l’ont fait souffrir.

Ce désir de justice est tout à fait compréhensible, c’est la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) qui crie au fond de son cœur et distille des sentiments agressifs de révolte. Mais comme il est facile de le démontrer, la loi du talion, si elle était appliquée, conduirait à la mort de tous, car qu’arriverait-il aux hommes s’ils devaient payés avec leur vie les conséquences de leurs mauvaises actions ?

La croix dans le cœur.

Si, comme chrétien, nous connaissons bien l’œuvre que Christ a accomplie en nous libérant de la  loi de Moïse, nous ignorons souvent que cette œuvre s’applique aussi à la loi intérieure de notre âme .Ainsi, à la loi de notre cœur qui crie de « rendre le mal pour le mal » Christ a répondu en apportant une loi, la grâce et le pardon ( voir Mat 18.21-35).

Au lieu de reporter continuellement nos rancunes sur ceux qui nous ont fait du mal, Jésus nous offre de prendre lui-même la place du fautif. Ainsi, bien qu’il ne soit pas responsable du mal  qui nous a été fait, Jésus accepte de le porter sur lui. Cette œuvre de la croix est fantastique et c’est la source qui rend le pardon possible. Je ne pardonne pas parce que je considère que l’injustice n’est pas si grave que ça, mais je pardonne parce que je réalise que l’injustice que l’on m’a faite est portée par Christ.

 D’une manière pratique, cela veut dire que Christ accepte que je déverse sur lui mes ressentiments et mes amertumes. A la lumière, bien sûr, de son œuvre sur la croix.

Un tel amour est désarment… Et si nous le comprenons, il nous désarme de toutes rancunes ou désirs de vengeance envers les autres.

A vivre  ensemble.

Un groupe de prière est un lieu privilégié pour vivre cette guérison de nos sentiments. Cette démarche doit se vivre dans un climat d’amour ou chacun s’engage à ne pas juger l’autre, mais à l’entourer de la grâce de Christ.

Voici quelques conseils pour aborder ce thème dans votre groupe :

Après avoir relus cet article, et les textes Bibliques mentionnés, partager les difficultés relationnelles que vous vivez ( en particulier les plus tenaces).

Quelles sont les personnes qui vous irritent ? et pourquoi ?

Ces personnes évoquent-elles des situations que vous avez déjà vécues ?

Après ces partages, prenez un bon temps de prière pour chaque problème soulevé. En priant pour une personne du groupe, soyez attentifs à ce qu’elle vit dans son cœur : Blessures, désirs de vengeance, rancune. Demandez à Dieu de discerner les causes de ces sentiments et encouragez-la à déverser ces sentiments  devant Jésus-Christ.

Ce temps de prière devrait aboutir à la décision de pardonner. Même si les sentiments de haines sont encore là, le pardon qui est un acte de foi peut être donné. La prise de position d’accorder un pardon, est comme un feu vert à l’intervention de Dieu, les fruits de cet acte ne sauraient tarder   

 

 

      

 

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PARDONNER, C'EST GUERIR

14 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Pardonner, c’est Guérir

 « Jésus n’est pas venu sur terre pour nous juger, mais pour nous sauver. Si nous confessons nos péchés il est juste et fidèle pour nous pardonner. Devant la grandeur du pardon que Jésus nous a acquis sur la croix, nous prenons conscience de notre indignité. Il nous donne alors l’humilité et l’amour pour pardonner à notre tour et entrer ainsi dans le chemin de la guérison » 

Nous vivons encore aujourd’hui les merveilles qui accompagnent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. A tous ceux qui croient en lui, les Ecritures déclarent que :

-          Jésus peut et veut nous guérir maintenant,

       -     Nous pouvons pardonner à ceux qui nous ont blessés,

-      Dieu écoute nos prières,

-      Dieu change nos cœurs,

-      La Parole de Dieu est pain pour notre route. 

Pardonner c’est aimer 

Aimer, c’est ne jamais avoir besoin de dire : Je regrette. L’amour, c’est dire toujours : Je pardonne.

 Dans la prière que Jésus nous a enseignée, nous disons : « Notre père… Pardonne nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »   (Mat. 6.9-11).

Etre chrétien, c’est être quelqu’un qui prie. Le Seigneur a dit clairement : « Quand vous êtes là, en train de prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que le Père qui est dans les cieux vous remette aussi vos offenses » (Marc 11.25). En fait, si vous ne pardonnez pas, vous être incapable de recevoir le pardon. Vous résistez à la lumière, Jésus est la lumière du monde. Ne pas pardonner, c’est demeurer dans les ténèbres et l’absence de l’amour, ce qui nous ferme au pardon du Seigneur. Dans notre ministère de guérison, nous avons constaté que la prière ne peut délivrer des douleurs tant que le malade n’a pas la volonté de pardonner à ceux qui lui ont fait du mal.

 Nous avons si souvent vécu cette expérience que nous demandons toujours aux gens de dire la           «  prière du pardon » avant de recevoir la prière pour la guérison.

A plusieurs reprises, nous avons vécu ceci : La douleur ne quittait la personne pour laquelle nous faisions la prière de guérison qu’à l’instant où cette personne était en train de pardonner à ceux envers qui elle avait gardé rancune. 

Se pardonner à soi-même 

Certains Chrétiens peuvent pardonner à tous, mais ils ne se pardonnent pas à eux-mêmes. C’est peut-être une des choses les plus difficiles pour de bons Chrétiens. Même s’ils savent que le Seigneur Jésus leur a pardonné, ils ne peuvent pas se pardonner à eux-mêmes  d’avoir péché et fauté. L’expérience  a prouvé  que cela peut être un barrage important  à l’amour de Jésus qui guérit. Un autre barrage à la prière de guérison des blessures et des douleurs est le ressentiment inconscient contre Dieu. Ceci est très courant et nous ne devrions pas nous en sentir coupables. En effet, nous devons nous rappeler qu’objectivement Dieu est Parfait et qu’il ne peut faire le mal. Toutefois, subjectivement, nous percevons les événements de notre vie tels que maladie, mort d’un être très cher, prière pas exaucée, ou autres épreuves, comme autant de souffrances et de douleurs imposées par Dieu.. Intellectuellement, nous savons que nous nous trompons, mais les émotions causées par le ressentiments et l’incapacité de pardonner demeurent et font barrière à la guérison, jusqu’à ce que nous demandions pardon à Dieu, pour ce qui se révèle alors être une rancune contre Dieu.

Dans la prière de pardon qui suit, la plupart des domaines significatifs seront évoqués. Souvent, une telle prière va faire remonter à la conscience d’autres souvenirs qui  nécessitent le pardon. Laissez l’Esprit Saint se mouvoir librement et vous guider en pensée vers les personnes ou les groupes auxquels vous avez quelques chose à pardonner 

Prière du pardon 

Seigneur Jésus, aujourd’hui je désire pardonner à chacun dans ma vie. Je sais que tu vas me donner la force de pardonner et je te remercie de ce que tu m’aime moi-même et que tu veux mon bonheur plus que je ne le désire pour moi-même. 

Seigneur, je me pardonne pour mes péchés, mes fautes et mes échecs, puisque tu me pardonnes à cause de ton Fils. Pour tout ce qui est vraiment mauvais en moi ou tout ce que je trouve mauvais, je pardonne à moi-même : 

-      Pour tout intérêt porté  à l’occultisme : porte-bonheur, horoscopes, astrologie, divination et autre superstition,

-      Pour avoir prononcé vainement Ton Nom, pour ne pas t’avoir Adoré,

-      Pour avoir blessé  mes parents, pour m’être enivré, drogué,

-      Pour mes péchés contre la pureté, pour avoir été adultère, en pensée ou en Acte, pour avoir avorté  ou ne pas  avoir désiré donner  la vie,  pour avoir volé et menti ;

  Je me pardonne puisque  tu me pardonnes.  Merci  Seigneur pour ta Grâce, en ce moment. 

Je pardonne à ma mère : Je lui pardonne pour toutes les fois où elle m’a blessé, pour les fois où elle m’en a voulu.  Je lui pardonne pour toutes les fois  où elle a préféré mes frères et sœurs à moi. Je lui pardonne  pour les fois où elle  m’a dit que j’étais  stupide, vilain, le pire de ses enfants, son pire échec pour les fois  où elle a dit que je coûtais  cher à la famille. Pour les fois où elle m’a dit  que je n’avais pas été désiré, que j’avais été un accident, une erreur  ou que je n’étais pas un enfant qu’elle avait attendu, je lui pardonne. 

Je pardonne à mon père. Je lui pardonne pour tous ses manques de soutien, tous les manques d’amour, d’affection ou d’attention. Je lui pardonne pour le temps qu’il ne m’a pas consacré, pour m’avoir frustré de son amitié, pour les fois où sa conduite m’a inspiré de la peur, du dégoût.  Je lui pardonne pour les disputes et ses bagarres avec ma mère, mes frères et sœurs. Je lui pardonne  pour les fois  où il s’est montré  faussement autoritaire, trop mou, injuste, brutal. Pour ses fuites, pour ses abandons, ses absences de la maison, pour avoir divorcé ou pour toute infidélité, je lui pardonne. 

Seigneur, j’étends mon pardon à mes frères et sœurs. Je  pardonne à ceux qui m’ont rejeté, qui ont menti à propos de moi, qui m’ont détesté, qui ont eu du ressentiment, qui ont essayé d’accaparer l’affection de mes parents, à  ceux qui m’ont blessé, à ceux qui m’ont fait un tort physique et émotionnel, à ceux qui ont été trop sévères avec moi, qui m’ont puni ou rendu la vie difficile d’une manière ou d’une autre, je leur pardonne. 

Seigneur, j’offre mon pardon à mon  époux, (à mon épouse) pour son manque d’amour, d’affection, d’égards, de soutien, d’attention, de  communication, je lui offre mon pardon pour ses fautes, ses échecs, ses faiblesses et tous les actes et paroles qui m’ont blessé (e) ou ébranlé (e).

Aujourd’hui, je lui offre mon pardon pour m’avoir  abandonné (e). 

Seigneur, j’offre mon pardon à mes enfants pour leur manque de respect, de soumission, d’amour, d’attention, de soutien, de chaleur, de compréhension, pour leurs mauvaises  habitudes, pour avoir tourner le dos à l’Eglise, négliger leur formation, je  leur pardonne toutes leurs mauvaises habitudes et actions qui m’ébranlent et me peinent.          

Mon Dieu, je pardonne à mon beau-fils (belle-fille), ainsi qu’à tous les membres de la famille, à ceux qui ont traités mes enfants sans amour, je leur pardonne pour leurs jugements, leurs paroles dures, leurs pensées, actions ou omissions qui m’ont blessé et fait souffrir.

je te prie Seigneur, de m’aider à pardonner à mes grands-parents  qui  se sont mêlés de ma famille, ont été possessifs et critiques Je leur  pardonne d’avoir cherché à accaparer mes parents ou d’avoir  provoqué de la confusion dans notre famille , d’avoir dressé mon père et ma mère l’un contre l’autre. 

Jésus, aide-moi à pardonner à mes collègues de travail qui sont désagréables et me rendent la vie impossible. A ceux qui font retomber sur moi toute la responsabilité et le travail, à ceux qui essayent de prendre ma place 

Mes voisins ont besoin d’être pardonnés, Seigneur. Je leur pardonne leur manque d’égards, le bruit qu’ils font, leurs négligence, leur manque de soin pour les choses communes, leur froideur, leurs commérages. 

Maintenant, je pardonne aux prêtres, aux Pasteurs, à ma communauté, à mon église pour le manque de soutien, les mesquineries, le manque d’amitié, le manque de reconnaissance. Je leur pardonne de ne pas me faire une place, de ne pas me stimuler, de ne pas m’utiliser pour quelque chose d’important et de ne pas faire appel à mes talents. Je pardonne pour toutes les blessures qu’ils m’ont infligées. Aujourd’hui, je leur pardonne. 

Seigneur, je pardonne à tous ceux qui par leur confession : médecins, infirmières, Avocats, Juges, Agents de police, m’ont fait du mal, alors  que j’avais besoin d’aide. Je leur pardonne vraiment. 

Seigneur, je pardonne à mes employeurs qui ne m’ont pas payé correctement, qui n’ont pas su apprécier mon travail, qui n’étaient pas raisonnables avec moi, qui se sont fâchés, qui ont été méchants, malveillants. Je leur pardonne de m’avoir refusé une promotion et de ne pas m’avoir complimenté pour mon travail. 

Seigneur, je pardonne à mes maîtres d’école, à mes professeurs et à tous ceux m’ont été chargés de m’instruire. Je pardonne à ceux qui m’ont puni, qui m’ont humilié, insulté, traité avec injustice, qui se sont moqué de moi, m’ont découragé, m’ont traité d’incapable, de stupide, qui m’ont fait échouer 

Seigneur, je pardonne à mes Amis, à ceux qui m’ont laissé tomber, qui ont rompu le contact avec moi, qui ne m’ont pas soutenu, qui n’étaient pas disponibles quand j’avais besoin d’eux, à ceux qui m’ont emprunté de l’argent et qui ne me l’ont pas rendu, à ceux qui on t dit du mal de moi. 

Seigneur jésus, je te demande tout spécialement la grâce du pardon pour la personne qui m’a le plus blessé dans ma vie. Je demande de pardonner à celle que je considère comme mon ennemi, celle à qui j’ai le plus de peine à pardonner, celle à qui j’ai dit : « je ne te pardonnerai jamais », aujourd’hui je te pardonne. 

Merci Seigneur, de m’avoir libéré (e) du refus de pardonner. Fais que ton Saint-Esprit me remplisse de lumière et que toutes les régions obscures de mon âmes soient illuminées. 

Voici quelques citations de la bible : 

« Alors Pierre, s’avançant, lui dit : Seigneur, combien de fois mon frère pourra-t-il pécher contre moi et devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas sept fois, mais jusqu’à soixante-dix- sept fois sept fois »   (Mat. 18.21-22)

 

«  Montrez-vous au contraire bons et compatissants les uns envers les autres, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. »   (Eph. 4.32)

 

« Veillez à ce que personne ne rende le mal pour le mal, mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, envers tous »     (1Thess.5.16-18)379058_122708984511723_100003178670570_114131_3049650_n.jpg

 

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LA CROISSANCE SPIRITUELLE

6 Décembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Le désir de Dieu est que nous devenions mature et responsable, son but est que nous soyons comme Christ afin de le représenter correctement sur terre. La croissance spirituelle demande un grand sacrifice, nous devons pour cela être prêt à payer le prix. Ephésiens 4:11-16

COMMENT GRANDIR ?

En méditant et en se nourrissant de la Parole de Dieu.

a.       La parole de Dieu pourvoit à tout ce dont tu as besoin pour la croissance spirituelle, elle fortifie, elle traite tous les problèmes de la vie : spirituels et naturels. Deut 8:1

b.       Elle donne à ton esprit la stabilité et l’habilité de discerner.

c.       C’est un antidote contre les mauvais enseignements. La parole de Dieu est pour tout le chrétien, ce n’est pas une option. 2 Tim 2:15 / Col 3:16 / Pro 4:10 / 2 Jean 7-11

d.       La croissance spirituelle est progressive et il faut demander à Dieu de nous donner la soif de sa parole. 
1 Pierre 2:2

e.       Plus tu lis et médite la parole de Dieu, Plus tes pensées charnelles du passé commenceront à s’effacer. Hébreux 6:12 / Col 1:10-11

IL FAUT ETRE EN COMMUNION ET EN RELATION D’AUTRES CHRETIENS

Soyez en communion avec ceux qui sont dans la foi, qui sont prêts à vous supporter, vous  encourager au moment des attaques. Hébreux 10:23-25

La communion aide à fortifier ta foi et à bâtir des relations.

La communion aide aussi à être couvert. Eph5:21

Faits-toi membres d’une église qui a de bonnes doctrines et soumets-toi à l’autorité de cette église, entre dans la commission, ne reste pas seul, engages-toi dans l’église. Psaume 133:1-3

C’est un moyen aussi de se protéger contre les attaques du diable. Héb 10:23-25, Ex 17:8-13.

IL FAUT PRIER

La prière bâtit ta relation, ta communion avec Dieu et augmente ta confiance en Dieu, la prière augmente aussi le discernement spirituel. Matthieu 26:41

IL FAUT TÉMOIGNER

Or notre grand témoignage, c’est notre style de vie, beaucoup viendront à Christ non par rapport à ce que nous disons mais démonstration de Christ dans nos vies, par rapport à la manière dont nous vivons. 
2 Corinthiens 3:2-3

Notre vie est jugée par rapport au fruit que nous produisons. Galates 5:22
Il faut amener les autres en Christ par le message du royaume. Actes 1:8 / Jean 15:8

IL FAUT APPRENDRE A VAINCRE L’ENNEMI

Soumettez-vous à Dieu, résistez à la tentation, ne donnez pas accès à l’ennemi portez toutes les armes de Dieu.Eph 6:10-17 / Jacques 4:7-8

IL FAUT COMBATTRE LA NATURE CHARNELLE

Le chrétien doit savoir comment affronter et combattre les désirs charnels, il ne faut jamais permettre que nos émotions puissent nous contrôler et nous dominer. 1 Jn 2:15-16 / 1 Cor 10:13 / Eph 4:22-27 / Pro 25:28

  

IL FAUT COMBATTRE LORGUEIL

L’orgueil nous empêche de reconnaître que nous sommes fautifs, même quand nous avons besoin d’aide. 
Pro3:34; 22:10 / Michée 7:9
 

Les gens orgueilleux n’ont pas l’esprit enseignable. Matthieu 18:2-4
L’orgueil nous empêche d’aller loin avec le but de Dieu. 1 P 5:5-6 / Rom 12:3-5

AVOIR TOUJOURS LES YEUX TOURNES VERS CHRIST

Dans tout ce que tu fais, laisse que Christ soit le centre de ta vie. Psaume 37:4-5

Il faut qu’il ait la première place dans ta vie et q’il ait le droit de gouverner ta vie de te contrôler. Héb 12:1-3 / Marc 12:28-30

ETRE PATIENT

La patience développe l’endurance, cela fait partie du processus de maturité. Rom 5:1-5
Cette procédure permet à Dieu de bâtir notre foi et d’accomplir ce qu’il a préparé pour nous d’avance.  Hébreux 6:12 / Jacques 5:7-11

APPRENDRE A SE SOUMETTRE A L’AUTORITE

Le royaume de Dieu, c’est le Royaume de l’autorité, Chaque chrétien doit apprendre comment faire partie de la chaîne de commandement. Dieu ne peut jamais nous déléguer  l’autorité si nous même nous n’avons pas encore appris à nous soumettre à l’autorité humaine.

Le leadership est établi pour notre protection. Rom 13:1-4
Notre réaction ou attitude vis à vis des personnes que Dieu a mis devant, déterminera :

-  Notre croissance. Héb 13:17

-  La paix de l’esprit ainsi que notre relation avec les autres. Mat 8:5-13 / Prov 3:1-2

CONCLUSION
Une plante mature ou mûre produit des fruits. Nous en tant que chrétiens devons être reconnus par rapport à la qualité des fruits que nous produisons. Le désir de notre cœur doit être de produire de bons fruits. Gal 5.22

Lien : http://www.portedunordglobale.org

 

 

 

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