etudes bibliques - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

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CELA NE SUFFIT PAS

6 Septembre 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

CELA NE SUFFIT PAS ! 

Un jour, était-ce un rêve ? Je vis un groupe d’hommes et de femmes qui se dirigeaient vers une porte magnifique, faite d’une seule perle. Elle était entr’ouverte et laissait voir une rue pavée d’or pur .Devant cette porte se tenant un ange, vêtu d’habits resplendissants. Quand il vit le groupe s’avancer son regard se voila de tristesse.

En effet, ces voyageurs étaient tous revêtus de longues robes qui, un jour, devaient avoir été blanches, mais dont la couleur avait disparu sous la boue et les taches .Cependant ils marchaient satisfaits, comme des gens sûrs d’atteindre le but. Le dernier du groupe était le seul qui regardait sa robe avec désespoir .Il pleurait amèrement.

Le premier qui arriva à la porte était un homme à l’air hautain. Chargé de quatre sacs pleins d’écus d’or. Il  les déposa aux pieds de l’ange et allait déjà  franchir la porte, quand celui-ci l’arrêta.

« Un moment », lui dit-il, «  qu’est-ce que cet argent ? » 

«  Voila quatre millions, largement de quoi payer mon entrée. Du reste, personne ne m’a jamais résisté sur la terre, tous se sont inclinés devant moi. Laisse-moi passer. »

Mais l’ange, regardant  les sacs à ses pieds, répondit : «  cela ne suffit pas » puis, après un silence, il reprit : «  Pourquoi ta robe est-elle si sale ? »

«  Tu comprends », répondit l’homme aux millions

«  On doit souvent ramasser l’argent dans la boue, et je n’ai pas toujours passé par des endroits si propres .Mais tout de même  je ne la croyais pas si sale ! »

Mais un homme interrompu cette conversation .Il avait le dos voûté, les cheveux gris, il avait l’air usé avant l’âge. Il  montra à l’ange un lourd marteau.

«  Voici je t’apporte pour prix de mon entrée  mon labeur incessant.»

L’ange le regarda avec pitié. Cependant il lui dit :

« Cela ne suffit pas. Comment se fait-il que ta robe soit si pleine de taches ? »

«  Si tu croyais que j’ai eu le temps de m’occuper de cela ! Du reste, les autres sont encore pires que moi, regarde ! »ad657f08.jpg

Une femme se dégagea du groupe, et présenta à l’ange un gros paquet de lettres, «  parcours-les », lui dit-elle,

«  Il y en a de toutes sortes de gens, à qui j’ai fait du bien ou rendu service. Tous me remercient chaleureusement .Puisque j’ai été si bonne, le ciel est pour moi ! »   

L’ange ne prit même pas la peine d’en ouvrir une.

«  Cela ne suffit pas », lui dit-il. «  Pourrais-tu m’expliquer pourquoi ta robe est souillée ? »

«  La belle question ! », dit-elle indignée, en reprenant ses lettres, «  ne vaut-il pas mieux faire le bien selon sa conscience, que de s’occuper d’une bêtise pareille ! »

Puis un homme arriva. Il portait une grosse bible.

«  Voilà le livre que j’ai étudié toute ma vie », dit-il fièrement à l’ange. «  Interroge-moi, je répondrai à toutes tes questions, si difficiles qu’elles soient »

Mais l’ange n’en posa aucune. « Cela ne suffit pas », dit-il sévèrement. «  Ce qui importe  c’est la saleté de ta robe. »

L’homme la regarde. «  C’est vrai », dit-il « jamais je n’avais remarqué sa couleur. C’est sans doute la lumière qui jaillit de cette porte qui la fait paraître si sale. » Et, honteux, il se retira à l’écart.

Après lui vint une femme dont la robe était imprégnée d’encens. «  L’odeur de mon vêtement est » dit-elle, «  la preuve de mon assiduité à l’église. J’y suis allée presque tous les jours. »

Le parfum ne plut point à l’ange. «  Cela ne suffit pas », dit-il. «  Ta robe est parfumée, mais elle est dégoûtante. Tu ne peux entrer dans cet état ! »

«  Je n’y  comprends rien, car toutes les semaines, j’ai donné cette robe à la blanchisserie de l’église. On me l’a rendue dans cet état là ! , m’affirmant qu’elle était propre. »

Une autre femme arriva, égrenant un énorme chapelet.         

« Je t’apporte 3.612.257 Avé et 2.357.281Pater », dit-elle avec

Satisfaction. L’ange secoua la tête. «  Cela ne suffit pas », dit-il « pourquoi ta robe est-elle si sale ? »

« Pardon »  dit-elle, «  on m’avait affirmé qu’à force de réciter le chapelet toutes ces taches disparaîtraient .Hélas ! Il n’en est rien », ajoute-t-elle, les yeux pleins de larmes.

A la lumière éclatante de la porte, l’homme qui suivit montra un pauvre visage ravagé par les larmes. «  J’ai souffert, beaucoup souffert » dit-il.

L’ange le regarda avec compassion. «  Cela ne suffit pas. Ta robe n’est pas assez propre pour que tu entres ici. »

«  J’ai pensé que mes larmes finiraient par la laver parfaitement », dit-il.

Enfin, le dernier du groupe s’avança. Il pleurait aussi, et, pour prouver à l’ange son repentir, il lui montra une discipline. «  J’ai taché d’expier mes péchés », dit-il.

«  Cependant je m’aperçois  que ma robe est toujours souillée, mais j’ai fait pénitence. »

Une dernière fois, l’ange dit : «  cela ne suffit pas. »

Alors s’approcha un homme à la figure rayonnante, revêtu d’une robe blanche que la neige. L’ange lui sourit et le laissa passer sans lui poser de question.

«  Pourquoi celui-là, qui n’apporte rien, peut-il entrer plutôt que nous ? », s’écrièrent les premiers arrivés.

«  N’avez-vous pas remarqué la blancheur de sa robe ? Il l’a lavée dans le sang du fils de Dieu, de l’agneau immolé (Apoc 7.13-17). Cela suffit pour entrer, mais c’est obligatoire .Ne vous a-t-on jamais dit que le sang de jésus purifie de tout péché ? »

« Si, si, mais nous avons cru qu’il y avait d’autres moyens, tout aussi efficaces. Nous nous sommes trompés. Mais, maintenant, nous

  Voulons faire ce que tu dis et laver nos robes dans ce sang  précieux. »

« C’est trop tard, dit l’ange. Il fallait le faire avant de vous présenter ici. »

Je vis le groupe disparaître sans les ténèbres en poussant de cris de désespoir.

Puis, je revins à la réalité .Au fond, je n’en étais jamais sortie. La parole de Dieu ne nous dit-elle pas : «  c’est par grâce que vous êtes sauvés, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; NON PAR LES ŒUVRES afin que personne ne se glorifie. » (Eph 2.8-9). «  Le sang de jésus- Christ nous purifie de tout péché. » (1Jean 1.7)

Votre robe, cher lecteur, est-elle lavée dans le sang de l’agneau ?

J.H Ekering

 

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L’APPROPRIATION DES BENEDICTIONS PERDUES

30 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L’APPROPRIATION DES BENEDICTIONS PERDUES  

Introduction :0617.jpg

De plus en plus la marche aussi bien que les actions de la foi authentique manquent parmi le peuple de Dieu. L’intelligence a totalement pris la place de l’intuition en sorte que la direction divine n’est plus le propre de plusieurs. Les yeux, les sentiments, les émotions, la convoitise des yeux, de la chair et de la vue sont les principes directeurs de la vie de plusieurs. L’exemple des actes de foi d’Abraham pour la conquête de Canaan des les premiers jours de son arrivée  dans ce territoire étranger nous inspire et nous interpellent.

Lorsqu’Abraham arriva au pays de Canaan, il reçut la visitation de Dieu qui lui rappela l’accomplissement de sa promesse par le don de la terre à lui et à sa descendance. Il dut d’abord détruire en lui l’autel de la désobéissance sur lequel il avait sacrifié depuis des années demeurant loin de la bénédiction de Dieu. Il s’était dès soumis à son père dès la réception de la révélation divine pour le départ sur Canaan. Ainsi, il perdit bien des années en route jusqu’au jour, où la mort de son père le détacha enfin de ce lien d’insoumission à la volonté parfaite de Dieu. 

Arrivé, à Canaan, il traversa le pays jusqu’à Sichem (épaule), jusqu’au chêne de Moré (qui enseigne, fertile). Après la confession pour ôter le fardeau qui pesait sur ses épaules, Abraham a certainement détruit l’autel idolâtre des Cananéens pour bâtir un autel saint à l’Eternel.

L’histoire des deux autels bâtis par Gédéon, nous donne une illustration qui nous conduira à mieux saisir la portée et l’importance de sacrifier de manière sainte sur un autel saint. En effet, après sa rencontre avec Dieu, Gédéon avec précipitation et dans un zèle charnel, bâtit, un autel à l’Eternel. Cet autel ne plus point à Dieu. Dans la nuit, Dieu lui demanda de renverser l’autel qu’avait érigé son père en faveur de Baal, et après quoi, il lui bâtirait un autel sur lequel le sacrifice sera agréé. Dans les maisons que nous habitons, sur les terrains que nous occupons, des autels invisibles avaient été bâti en l’honneur de Satan, des sacrifices divers y ont été faits. Le premier autel de Gédéon plaçait l’Eternel au même rang que Baal Juges 6.24-25). Or l’Eternel ne peut donner sa gloire à un autre, ni son honneur aux idoles. 

Ces autels invisibles, ces sanctuaires, ces signes cabalistiques, ces pentagrammes, ces divinités territoriales doivent être par la foi au nom de Jésus Christ renversés, détrônés et chassés. 

1.   Bâtir un autel saint à l’Eternel : Rebâtir par la foi un autel saint à Dieu en invoquant le nom de Jésus Christ. Elie le prophète bâtit un autel à Dieu en plaçant douze pierres qui représentent les douze tributs d’Israël avant d’offrir le sacrifice (1 Rois 18). 

1er autel d’Abraham (Genèse 12.6-7) : Autel d’appropriation : 

Abraham est arrivé là où devait avoir lieu sa bénédiction. Il confesse la possession du lieu. Il s’acquiert par la foi de la promesse de Dieu et dès lors, le pays est devenu le sien et celui de sa descendance à perpétuité. Gédéon le fit aussi (Juges 6.25-26).

Dans nos vies, nous avons encore des mauvaises plantes qui n’ont pas été plantés par Dieu  et les déraciner : « Tout arbre que mon Père céleste n’a pas Lui-même planté sera arraché (déraciné) » (Mt 15.13). Le zèle amer, la mauvaise onction, la puissance qui n’est pas de Dieu, la rébellion, la paresse, les luttes d’influences, la manipulation, la domination, l’intimidation, les faux enseignements, les fausses prophéties, les fausses doctrines et pratiques, l’évangile de la prospérité … Si une personne a épousé une femme qui était consacrée au diable, aux esprits, il faut détruire les autels où elle avait été consacrée, prophétiser sur ces méchants esprits, l’arracher et la consacrer à Dieu. Ceux qui sont nés dans les foyers polygames sont voués à l’esprit de ruse, d’hypocrisie, de violence, de la malice, de la dissimulation. Les notables ont l’esprit d’orgueil, de trahison, du trafic d’influence, la suffisance. 

Ceux qui dans leur passé s’étaient attachés pratiques occultes dans les sectes ont dressé des autels secret, observé des rites initiatiques et autres qui s’ils ne sont pas brisé, constituent des handicaps qui sans cesse perturberont leur vie spirituelle.

Ici, nous considérons attentivement dans nos vies, tout ce qui y existe en opposition à la pensée de Dieu. 

Les déraciner : dans le ministère, de nos vies, de nos ministères, de l’église, de nos maisons, de la vie des Serviteurs de Dieu, de la vie des frères et sœurs, de nos enfants, de nos maris, de nos épouses, dans notre quartier, de notre pays. 

2ème autel d’autel d’Abraham: Autel de consécration : 

« Puis il leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse à l’Est de Béthel ; il établit son campement entre Béthel, à l’Ouest et Aï, à l’Est. Il y construisit un autre autel à l’Eternel et le pria. Ensuite, Abraham repartit vers le Sud, d’étape en étapes, il régna le Néguev ». (Gen 12.8-9)

Abraham s’étant approprié par la foi du territoire qui lui appartenant de par la promesse de Dieu, en devint par propriétaire. Il est entré en présence de Dieu à Béthel (maison de Dieu) et a prié. N’est-il pas écrit : « Ma maison s’appellera maison de prière » ? 

Abraham pria pour adresser tous ses besoins à Dieu qui l’exauça. Il alla jusqu’au désert du Néguev en régnant comme propriétaire des lieux. La bénédiction l’accompagna et le désert devint une bénédiction. Ici, nous prophétisons sur notre possession, ordonnant ce que nous désirons et cela s’accomplira : « Alors, l’Eternel me dit prophétise à l’adresse de l’Esprit : Prophétise et dis à l’Esprit : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : l’Esprit, vient des quatre coins du ciel et souffle sur tous ces morts pour qu’ils revivent ». 

Prophétie sur : nos bénédictions volées, le Ministère, nos ministères, nos vies, nos enfants, les mauvais caractères dans la vie des nôtres. 

3ème Autel d’Abraham : l’Autel d’Adoration 

« Lève-toi, parcours le pays en long et en large, car je te le donnerai. Alors Abraham déplaça son campement et vint se fixer près des chênes de Mamré aux environ d’Hébron et il bâtit là un autel à l’Eternel » (Genese 13.17-18).

Après le retour béni du pays d’Egypte, Abraham devient uni, en communion avec Dieu en s’installant à Hébron (Union, liaison, communion). Ainsi, il est fixé dans la vigueur, la prospérité ce que signifie Mamré (village). 

Que faire maintenant pour se repositionner par rapport à Dieu ? 

Identification du mal : Retourner aux origines et relever tous les aspects où nous avons été par nos parents impliqués dans la malédiction. Recenser les fausses alliances, les fausses fondations, les dettes, le pardon non accordé ou refusé

Faire la restitution au possible des objets ou choses que l’on détient injustement

Dénoncer et renoncer ces pratiques : Après les avoirs recensés, on considère leur négativité dans les vies, et on les refuse.

Confesser : Puisque nous sommes nés dans le péché, confessés un à un ces péchés. Révoquer et se délier de ses péchés et leurs conséquences : Prière autocrate pour détruire l’impact de ses péchés dans nos vies et dans la vie des générations à venir.

Destruction des autels étrangers : « Une terre ne devra jamais être vendue à titre définitif car le pays m’appartient et vous êtes chez moi des étrangers et des émigrés. Dans tout le pays que vous aurez en possession, vous garantirez le droit de rachat des terres » Lévitique 25.23-24). « La terre et ses richesses appartiennent à l’Eternel. L’univers est à Lui avec ceux qui l’habitent (Psaumes 24.1). Voici, à l’Eternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme » (Deutéronome 10.14).

Les premiers habitants ont toujours souillé la terre ou le lieu sur lequel ils ont vécu. Plusieurs maisons, propriétés ou héritages qui nous ont été légués par nos ancêtres, les premiers occupants, ont souvent été le théâtre des pratiques occultes diversifiées, des meurtres, des scandales sexuels, rites, rituels, orgies à caractères mystiques et bien d’autres.

 Chaque village a un nom, une histoire, une signification qui constituent sa fondation

Dr. André CHOUBEU

 

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OUVERTURE SUR L'AU-DELA

23 Août 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

images--10-.jpgOuverture sur l'au-delà

Prof. A. Lamorte, Dr en théologie, Dr ès lettres

I. LE LENDEMAIN DE LA MORT

La mort (du grec Thanatos) est la dislocation de la personne humaine, dislocation provisoire (jusqu'à la résurrection). Cette séparation entre l'âme et le corps constitue une terrible épreuve au sens physique et par sa seule perspective, au cours de la vie. Cette brisure de la personne est une mystérieuse absurdité, tel est le salaire du péché (Rom. 6-23).

Que sera le lendemain de la mort? Non pas l'anéantissement, mais une survie: survie pour la vie éternelle de félicité ou pour le châtiment (Math. 25-46).

Le «comment» de cette survie 

a) Faut-il accepter la doctrine romaine du purgatoire (lieu de souffrances où les âmes des justes achèvent d'expier leurs péchés avant d'entrer dans le Ciel)? Cette doctrine est contraire à la doctrine de rédemption parfaite par Christ, car elle suppose une expiation méritoire de notre part. 
Le Nouveau Testament est muet sur le purgatoire. 
b) Faut-il croire au sommeil des âmes après la mort, dans l'attente de la résurrection? 
Cette doctrine trouve son point d'appui dans: 1) Dans les passages de l'Ancien Testament relatifs au séjour des morts (Scheol.); et 2) Dans les passages du Nouveau Testament où les morts sont évoqués comme des êtres qui dorment (Actes 7-60; I Thess. 4, 13-14; Jean 11, 11). 
Mais 1) Jésus a magnifiquement redressé la doctrine du Scheol en proclamant: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort» (Jean 11, 25). 2) Quant aux allusions au sommeil, elles ne peuvent être que des images s'appliquant au corps qui attend dans la poussière le jour du réveil de la résurrection. Car Jésus affirme que l'âme croyante ne connaîtra jamais la mort (Jean 11, 26). Or l'âme non rachetée ne connaîtra pas davantage l'anéantissement.

Après la mort, c'est le paradis pour le racheté. le paradis (séjour des âmes) n'est pas encore le Ciel (séjour des ressuscités). C'est au paradis que, aussitôt après sa mort, devait être le brigand repentant (Luc 23-43). Le paradis est fait de la présence bénie du Christ «aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis»).

Après la mort, c'est l'enfer, le châtiment pour les rebelles (Matt. 25, 46). Sous les figures de la flamme (Luc 16, 24), du feu qui ne s'éteint point (Matt. 3, 12; 25, 41) de la géhenne (Matt. 18, 9; 5, 22), des ténèbres du dehors (Matt. 25, 30), de la seconde mort ou de l'étang de feu (Apoc. 21, 8), l'enfer se révèle d'un réalisme tragique, effroyable et sans limite. Car, «après la mort suit le jugement» (Hébr. 9, 27). Le récit de Lazare et du mauvais riche est particulièrement suggestif à cet égard (Luc 16,22-23). Le châtiment est éternel (Matt. 25, 46). 
C'est donc ici-bas que se décide notre sort éternel. Quel appel à la décision sans délai! Demain, peut-être, il sera trop tard (Hébr. 3, 13-15).

Lien : www.promesses.org

 

 

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LES CARACTÉRISTIQUES D'UNE FOI AUTHENTIQUE

6 Juillet 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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2 Cor 13.5

 

De plus en plus, le formalisme religieux gagne les hommes. les pratiques de certains actes spirituels de faible portée donne à certains au regard de la considération apparente, une fierté et un complexe de supériorité. La Bible dit à juste titre que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais Dieu lui regarde au cœur.

 

Ces choses qui frappent les yeux sont extérieures au caractère et le commun des hommes le peut sans pourtant s’inquiéter parce que la chair peut être à la base de ses choses là. Nous énumérons ici quelques aspects :

 

Les signes qui ne prouvent pas la foi effective de quelqu’un :

 

La moralité visible : Mt 19.16-21 ; 21.23-27

Les connaissances intellectuelles : Rom 1.21 ; 2.17

L’engagement religieux : Mt 25.1-10

Le ministère actif : Mt 7.21-24

La conviction de péché : Actes 24.25

L’assurance : Mt 23

La décision passée : Luc 8.13-14

L’ancienneté : Jean 21.1

Les miracles : 1 Cor 10.1-13

Les confessions de péchés : Mt 27.1-5

Le baptême d’eau : Actes 8.5-24

Les dons spirituels : Luc 19.12-27

 

2.      Le fruit de l’Esprit (preuve d’une vie véritablement consacrée)

 

L’amour envers Dieu : Psaumes 42.2 ; 73.25 ; Luc 10.27 ;  Rom 8.7

La repentance envers le péché : Ps 32.5 ; Prov 28.13 ; Rom 7.14 ;

2 Cor 7.10 ; 1Jean 1.8-10

Une humilité sincère : Ps 51.19 ; Mt 5.1-12 ; Jacques 4.6,9

Le souci de la gloire de Dieu : Ps 105.3 ; 115.1 ; Es 43.7 ; 1 Cor 10.39 ; Esaïe 48.10 ; Jér 9.23,24

La constance dans la prière : 1 Tim 2.1-4 ; Jacques 5.16-18 ; Luc 18.1 ; Eph 6.18 ; Phil 4.6

Un amour désintéressé : 1Jean 2.9 ; 3.14 ; 4.7

La séparation d’avec le monde : 1Cor 2.12 ; Jacques 4.4 ; 17

 

1Jean 2.15-17 ; 1Jean 5.5

La croissance spirituelle : Luc 8.15 ; Jean 15.1-6 ; Eph 4.12-16

Une obéissance active : 1Jean 2.3-5 ; Mt 7.21 ; Jean 15.14 ; Rom 16.26 ; 1Pierre 1.2,22

La faim de la Parole de Dieu : 1Pierre 2.1-5 ;

Une vie transformée : 2 Cor 5.17

Le témoignage du Saint-Esprit : Marc 16.17-18

La libéralité : Hébreux 13.1 ; 2 Cor 8.9

Le renoncement à soi : Gen 13.5-13

 

Conclusion :

 

En lisant attentivement ces lignes, il est facile de s’apercevoir que les choses du point un sont non le résultat des œuvres de l’Esprit de Dieu, mais de foi ou d’initiatives personnelles.

Comment nous sentons-nous dans ces éléments ?

Dr André CHOUBEU

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VA-T-EN DE TA PATRIE

26 Juin 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

 

VA-T-EN DE TA PATRIE

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

 

Introduction :

 

Souvent, nous entendons ici et là que Dieu m’a appelé et généralement, on est choqué de la conduite desdits appelés. Entre autres raisons multiples, nous aborderons dans ces lignes la séparation d’avec sa terre natale. Cet aspect n’est pas négligeable lorsque l’on peut considérer l’impact que la famille, son lieu de naissance peut jouer sur quelqu’un. Qu’en a-t-il été d’Abraham ? Etait-il parti de sa patrie pour fuir la famine comme Elimelek (Ruth 1.1-3 ?  Avons-nous refusé la mission à cause du confort de notre nation, famille. Pouvons-nous comme Elisée, refuser la grande responsabilité de l’héritage familial à cause de l’appel à l’œuvre de Dieu ? Revenant à Abraham, qu’est-ce qui pouvait très bien le lier à Ur, sa patrie ?

 

Signification du nom Ur : forteresse

 

Situation géographique : Ur est situé à 19 km du site traditionnel du Jardin d’Eden. Fara, patrie traditionnelle de Noé est éloigné de Ur de 100 km, en amont du fleuve et Kis enfin à 500 km plus loin en amont.

 

Ur appelé Mougheïr ou Mougayyar, était à l’origine un port maritime du golfe Persique, à l’embouchure de l’Euphrate, à 19 Km d’Eridu, lieu présumé du Jardin d’Eden par le Manuel Biblique de Halley. Cette vile existait avant le déluge et bien que détruite par celui-ci, elle fut reconstruite plus tard. Ur était la ville la plus belle du monde, centre industriel, d’agriculture et de navigation, le tout dans un pays d’une fertilité et d’une richesse fabuleuses. Des caravanes en partaient de toutes direction vers des pays lointains, des bateaux quittaient les quais d’Ur et naviguaient dans le golfe Persique avec des cargaisons à cuivre et de pierres de tailles. La cité de Ur était grande et prospère. Les fameuses tombes royales de Ur contenaient d’admirables trésors d’orfèvreries et de bijoux. La parure qui ornait la tête de la reine de Ur était  particulièrement célèbre jusqu’à nos jours.      

Jusqu’à la période des Perses, Ur demeurait une ville importante.

Les fouilles archéologiques de Ur ont permis de trouver des maisons importantes en étages, des boutiques, des écoles et des chapelles ainsi que des milliers de tablettes, des documents commerciaux, des contrats, de quittances, d’hymnes, de liturgies. Les maisons à deux étages étaient construite en briques de plein pied avec la rue et possédaient une cour intérieure.

La ziggourat, ou temple-tour, copiée sur la tour de Babel, avait à son sommet un sanctuaire dédié au dieu de la lune.

Il fallait une foi très grande pour obéir à Dieu et abandonné un tel pays bien de richesses, des arbres fruitiers, dont la renommée n’était plus à dénombrée pour aller vers une destination inconnue et incertaine à vue d’homme.

Conclusion /

Sommes-nous de la même dimension de foi qu’Abraham ? Pourquoi ne pas nous jeter dans bras du Seigneur comme Abraham et bénéficier du fruit de la foi.

 

Dr André CHOUBEU  

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LA SPIRITUALITÉ DANS LA VILLE DE DOUALA

31 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA SPIRITUALITE DANSLA VILLE DE DOUALA

 

Introduction :

 

On ne saurait parler de la spiritualité dans la ville de Douala sans situer le contexte socio-économique, politique de cette cité très complexe dans sa composante. Les éléments ci-après peuvent en conséquents être pris en compte :

 

  1. Contexte géographique et historique : 

Douala est une ville  située dans la Région du Littoral séparée par le fleuve Wouri. Douala occupe une position dominante tant par la densité de sa population estimée à près de quatre millions que de son prestige de leadership dans le domaine économique tant national que de la sous-région de l‘Afrique Centrale. La population autochtone communément appelée Sawa a un accent particulier sur le culte des divinités des eaux, faisant partie intégrante de la vie au quotidien.

Tour à tour sous l’influence allemande, anglaise que française, la ville de Douala est au centre de nombreuses cultures issues d’une  population cosmopolite constituée entre autres pour les plus influents des camerounais, des Tchadiens, des Gabonais, des Congolais, des Nigérians,  des Nigériens, des Maliens, des Béninois, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Libanais, des Chinois, des Congolais des deux rives du fleuve Congo et des centrafricains. 

Tous ces facteurs sont la cause de la dépravation morale très poussée caractérisée par une vie de débauche, d’immoralité et d’ivrognerie qui donne lieu à un débordement de tout genre. C’est ainsi que nous relèverons entre autres :

-         La forte influence du Ngondo dont la est divinité célébrée en Décembre immobilise tous les autochtones tant de l’intérieur que de l’extérieur pour près d’une semaine de festivités et cérémonies. Pendant cette période, les diverses incantations et une espèce de prostitution sacrée qu’incarne la robe Kaba Ngondo très vulgarisée étend ses tentacules sur la couche spirituelle vulnérable. Il se dit que pendant la période de Ngondo, les femmes attachées à la tradition ne portaient pas de sous vêtement, une façon de faciliter à tout moment des rapports sexuels. Il n’est plus besoin de chercher ailleurs pour comprendre que les esprits des eaux ont une forte implication dans les péchés d’immoralité. L’aspect festif traditionnellement bien établi donne libre cours à tous les adeptes de Ngondo une espèce de libertinage notoire. Les jeunes, les femmes, les enfants et les parents sont libres en cette période et les sorties comme les rentrées sont incontrôlées.

-         La signification du nom Douala est douleur et cette douleur se vit au quotidien par la forte pression des plaisirs de la chair sur sa population en générale :

. les foyers brisés : Les esprits des eaux faisant autorité dans la cité,

. l’ivrognerie : les débits de boissons sont aussi nombreux que les cuisines des femmes, donnant à Bacchus, prince de l’alcoolisme, une forte autorité dans les vies.

. le grand banditisme

. les viols, assassinats, querelles, luttes

. le grand malaise des villes côtières

-         Le domaine économique

. le vol

. la fraude

. la corruption

. le faux dans les affaires

. l’utilisation des fausses balances

. la rétention du salaire des mercenaires

. les pratiques diversifiées

-         Le domaine spirituel

. multiplicités de croyances

a)     Christianisme pure

b)     Christianisme syncrétique

c)      Islam

d)     Le christianisme céleste

e)     La franc-maçonnerie

. Lions Club

. Rotary Club

f)        La rose croix

g)     Le vaudou

h)      Les scientistes

i)        Les sectes chrétiennes

j)        Les religions traditionnelles

. Pratiques anti scripturaire dans les églises chrétiennes

1)     Le manque de fondement (1 Cor 3)

2)     L’ignorance des Ecritures

3)     Le pharisianisme

4)     Le mysticisme religieux

5)     La doctrine de la prospérité

6)     Le culte de personnalité des leaders chrétiens

7)     La papauté dans les églises indépendantes

8)     L’immaturité spirituelle due au refus de la formation biblique

9)     Les divisions

10)       Les autoproclamassions de titres

11)       Les conflits de noms dans les titres (Anciens, Pasteur, Bishop)

12)       La vague des déportés spirituels en quêtes d’herbes toujours vertes

13)       La prostitution officialisée des leaders qui en dehors de leurs épouse ont des servantes de ministère

14)       L’emprunt des doctrines étrangères

-         Les pratiques idolâtres institutionnalisées dans les églises

. le leader a plus de réputation et dignité que Jésus Christ

. l’usage des diverses huiles dans pour des fins de spectacles et non d’édification

. le mysticisme spirituel qui fait qu’on attribue aux chose divine un pouvoir que Dieu ignore (exemple : le sang de Jésus est versé dans la nourriture, sur les routes, les roues de véhicules, etc.)

 

Lorsqu’on fait un rapprochement, on s’aperçoit très vite qu’à Douala, comme à Corinthe, ce climat spirituel très pollué avait caractérisé bon nombre des membres de l’église en sorte que certains nombre des péchés étaient toujours présents dans la vie des croyants qui les considéraient comme normal. C’est ainsi que l’un deux à Corinthe ira jusqu’à coucher avec la femme de son père (1Corinthiens 5.2), alors qu’à Douala les mêmes vices se vivent par les Pasteurs qui sont adultères officiellement, prenant au vue et au su de tous, des Diaconesses ou des sœurs de l’église comme épouse de ministère, etc.

  1. L’hérésie de Corinthe comparable à celle de Douala :

Le spiritualisme parmi les corinthiens

 

Il est claire que les chrétiens corinthiens ont de la peine à rompe avec leur ancien mode de vie. La ville de Corinthe, en effet, avait la réputation de plaisir et de corruption .Le verbe « corinthianiser » ou « corinthiser » voulait dire « vivre dans la débauche » ! Mais cela n’explique pas tout .Car comme Paul le relève avec indignation, l’immoralité des chrétiens d’accepter en son sien –le cas d’inceste – est « telle qu’il ne s’en rencontre même pas chez les païens » (1 Cor 5.1)    

 

La lecture attentive conduit à déceler la façon déroutante dont certains problèmes des chrétiens de Corinthe se présentent si contradictoirement. Pendant que certains chrétiens fréquentent les prostituées (6.12-20), d’autres affirment que « c’est une excellente chose qu’un homme se passe de femme » (7.1). D’un côté, il y a des chrétiens qui, par motif de conscience n’ont pas la liberté de manger les viandes sacrifiées à des idoles, qui se vendent au marché (8.4-8), tandis que  d’autres n’hésitent pas à participer à des cérémonies corporatives ou familiales dans une salle annexe d’un temple païens (8.10). Ces excès si opposés qui simultanément font bon ménage au sein d’une même communauté créent de véritable controverses. La compréhension de 1 Corinthiens 15 laisse entrevoir des erreurs théologiques issues des couches du gnosticisme. Il est vraisemblable que le grand désordre spirituel des corinthiens dû à leur état spirituel ne pouvait manquer d’engendrer l’hérésie. La multiplicité de leur couche raciale (les enfants issus du fruit de la prostitution sacrée avec les autochtones et les passants ou touristes) ne pouvait que donner un back ground spirituel et culturel assez complexe. Dans une telle confusion, l’imbroglio est chaotique. La résurrection des morts (1 Cor.15) posant un sérieux problème de compréhension, probablement certains corinthiens  ne voient pas l’importance du corps dans la rédemption de Dieu (1Cor 15.12). Les croyants étaient beaucoup influencés  par la pensée grecque qui prévalait l’âme au dépriment de la matière, excluant un possible salut à l’aspect corporel de l’existence humaine. Cette hypothèse leur faisait croire  quant à l’expérience chrétienne qu’ils étaient déjà arrivés. Cette fausse conception très apparemment   innocente pouvait insinuer plusieurs choses horribles :                  

  1. On est sauvé dans l’esprit et il faut tout  faire pour préserver la sainteté  de l’esprit.
  2. La chair est destinée à la corruption (pourriture), pourquoi s’en occuper ou lui donner une attention aussi bien que ce qui revient à l’esprit ?
  3. De ce pas, les plaisirs et ses actions terrestres pour autant qu’ils n’affectent pas l’esprit,  ne gênent aucunement la vie spirituelle.
  4. En d’autres termes, dans un péché qui concerne la chaire (adultère, manger et boire, etc.) c’est la chaire qui agit mais, l’esprit n’est pas affecté, car non concerné. 

Apôtre Paul diras en outre :   

‘‘Déjà vous êtes rassasiés, déjà vous êtes riches, sans nous vous avez commencé à régner. Et puissiez-vous régner en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous! Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. Nous sommes fous à cause de Christ; mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous êtes forts. Vous êtes honorés, et nous sommes méprisés! Jusqu’à cette heure, nous souffrons la faim, la soif, la nudité; nous sommes maltraités, errants çà et là; nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous parlons avec bonté; nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant’’ (1Cor. 4,8-13).

Par ce texte nous comprenons que les Corinthiens estimaient déjà avoir possédé l’essentielle de la réalité spirituelle à venir. Ainsi donc, leur espoir était non de se revêtir le cops de la résurrection, mais de se dévêtir pour devenir totalement spirituel : « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (2Cor. 5.4-5). Ceci justifie la neutralité du corps dans son usage et la perditance éthique de sa conception. Fort de cette insinuation, les un se sentent libres de fréquenter les prostituées tandis que  les autres nient les élans du corps et de la sexualité. A côté des deux camps que nous venons de citer, certains ont des problèmes de conscience face aux viandes sacrifiées aux idoles, lesquels sont traités sans amour ; viennent à leur tour, les questions sociales que l’on traite avec grande légèreté et qui pourtant concerne un domaine très délicat (procès entre frères 1 Cor 6.1). Comme si l’unité d’esprit ne voulait demeurer parmi les frères de Corinthe, la distinction de sexe tendait à disparaître (1 Cor 11.2-16) pendant que la tension entre riches et pauvres qui étaient banalisés perdurait.         

L’église de Corinthe était dans une grande effervescence spirituelle, mais dans un grand désordre,  possédant divers dons spirituels, mais ne les utilisant pas convenablement ; toutes ces choses ne pouvait que produire en retour un culte incongru parce que chacun pouvait prétendre faire comme il voulait sans tenir compte de la hiérarchie spirituelle de l’église (1 Cor 12 ; 13 ; 14).

Qui finalement étaient alors les corinthiens devant Dieu ?

 

  1. La crise d’identité des Corinthiens est al même que celle de Douala : 

La lecture attentive de l’Epître de Paul aux Corinthiens ressort tellement de choses parfois si négatives et controversées que des interrogations inquiétantes ne peuvent manquer d’êtes suscités dans l’esprit du lecteur passionné. Parfois, on se demandera comment Dieu réussi-t-il à gérer les choses ? Parfois, on est confus face à la réalité vécu. C’est dans ce contexte que l’on peut relever à travers ces lignes, les éléments d’une grave crise d’identité de l’église de Corinthe :

- Difficultés de rompre avec les habitudes immorale du passé, scrupules, dérive spiritualiste, tendances syncrétiste, attitudes ascétique, problèmes de pourvoir.

- toutes ces réalités suggèrent une profonde crise d’identité.

Celle-ci révèle au grand jour dans les quatre premiers chapitres de la lettre dans lesquels l’Apôtre cherche à répondre aux dissensions qui divisent les corinthiens (chapitre 1.10-4.21). Le fait que les uns se déclarent « pour Paul », d’autre «pour Apollos », d’autres « pour Pierre » et d’autres encore « pour Christ » (chapitre 1.12). Le volet historique laisse entrevoir qu’à cette époque, il existait des groupuscules d’homme qui s’accordaient autour des but différents selon les points suivants : - coutume grecque des thiases, petits groupes culturel constitué autour d’une divinité par une association libre d’individu, des groupes influencés par le mouvement sophiste ou de l’une ou de plusieurs écoles de sagesse qui regroupait à cette époque, les disciples d’un maître bien renommé.

Leur division en faction apparente par le biais de leur discorde (1.11) et les dissensions (schismata 1.10) au sujet des serviteurs de Dieu, tout ceci, sans l’assentiment desdits serviteurs de Dieu. Nous constatons par cette mentalité que les corinthiens sont en crise d’identité par identification, à la recherche de modèle, de gourous intériorisés. Cette crise d’identité exprime le rejet de Paul comme source de bénédiction divine pour leur salut et croissance. C’est pour cela que Paul leur écrira comme à des enfants bien-aimés, leur rappelant que s’ils avaient même dix mille maîtres (gardiens) dans la foi en  Christ, ils ne pourront avoir qu’un seul père, et c’est bien sûr lui Paul. Fort donc de ce que c’est lui qui les a fait naître dans la foi en Christ par la bonne nouvelle de l’Evangile, les corinthiens ses enfants se devront de suivre son exemple (1 Cor 4.14-16). Au vue de ces choses, l’Apôtre rappellera en insistant à ses enfants que celui qui veut se glorifier, devra le faire non par rapport à lui-même, aux hommes ou aux œuvres, comme ils le font, mais bien plus se glorifier  dans le Seigneur qui nous rachetés, nous a purifiés et libérés de tous péchés (1 Cor 1.29-31). Il conviendrait donc pour ses fils dans le Seigneur de retenir que l’identité d’un homme se construit autour de ce qu’il valorise alors que la gloire du chrétien ne vient pas des serviteurs de Dieu, mais se trouve en Christ (1 Cor 3.20-21).

 

Nécessité du fondement :

 

     Les effets manifestes de l’incohérence et contraste dans l’Eglise de Corinthe, de la composante sociologique de l’Eglise et la tension entre Corinthiens et Paul nous conduisent à découvrir les caractéristiques certaines de l’église de Corinthe :  

-       Incapacité de rompre complètement avec la culture religieuse.

-       Extrême division dans les églises.

-       Immaturité spirituelle et caractère charnel.

-       Groupe des fans (division) par groupuscules attachés aux serviteurs de Dieu : 

. Apollos : Homme éloquent. Cet aspect attire certains fidèles qui s’attachent à Apollos non pour plaire à Dieu, mais pour être ses fans.

. Pierre :   Homme disciple et témoin des actions de Jésus. Ces propos du témoin authentique attirent certains qui croient que du fait de l’authenticité de ce que Pierre a vécu, il est mieux rapproché de Dieu, alors devenir ses fans favoriserait un rapprochement de Dieu.

. Paul :     Homme qui a été l’instrument de Dieu pour la création de l’Eglise de Corinthe, était plein de révélation. Certains voyant en cela une connexion directe au Saint-Esprit, trouve en Paul, la personne indiquée et deviennent ses fans.

. Christ :    Pour une ambition plus spirituelle que les autres, certaines brebis se sont attachées directement à Christ, car pour eux, Apollos, Pierre et Paul sont des hommes, mais Jésus est Dieu.

Nous devons toutefois comprendre que cette époque était très rapprochée du judaïsme qui avait encore une très forte influence sur les hommes. Sous la loi en effet, les choses sont beaucoup plu visibles que spirituelles. De tout temps avec les hommes, le changement de paradigme a toujours été un grand problème pour l’adaptation à tout changement.

A Douala par contre aujourd’hui, les Pasteurs, Apôtres, Prophètes, Docteurs et Evangélistes se tirent à boulets rouge les uns sur les autres par des dénigrements, des médisances, insultes, le détournement des fidèles. Le conflit de compétence est bien présent et ces choses divisent l’église car pour maintenir les brebis dans le faux, on déclare être l’unique église ou serviteur de Dieu que Dieu connaît.

Le conflit de nom de titres fait également rage car Bishop, Berger, Ancien sont une et même chose, mais on estime que être celui-ci ou celui-là est supérieur à l’autre. De ce pas, des compétitions et des autoproclamassions de titre surgissent chaque jour. C’est ainsi qu’en outre, on verra à Corinthe ou à Douala :

-       Manque de renoncement de l’ancienne matière de vivre

-       Vie immorale

-       Egoïsme

-       Pratiques païennes

-       Péchés d’ordre sexuel et divorce (1 Cor 7.1-40)

-       Incapacité, nécessité de comprendre la sainteté de Dieu (3.17)

-       Identité spirituelle de l’église (12.27)

-       Nécessité d’une sainte cène dans la pureté (11.17-24)

-       Pour adoration appropriée

-       Nécessité de la compréhension et exercice des dons spirituels pour une édification fidèle et efficace (1 Cor 12.1–14-40)

-       Nécessité de comprendre la résurrection du monde

-       Nécessité d’une vie spirituelle pieuse (1 Cor  3.13-15)

-     Conception correcte des idoles et des faux dieux face aux chrétiens immatures (1 Cor 8.1 – 11.1)

-     Nécessité de la compréhension et l’expression d’un amour authentique pour l’exercice des dons spirituels et adéquats dans la connaissance des choses de Dieu (1 Cor 13.1-13)

-     Composante sociologique : la ville de Corinthe était composée de plusieurs classes sociales (riches, pauvres…) mais, on y retrouvait une discorde entre les classes sociales :

. Le manque de solidarité entre les riches et les pauvres

. Les riches s’attablent avant l’arrivée des plus pauvres esclaves et affranchis, retenus par le travail (11. 33)

. Le manque de  respect d’autrui

.Le souci et la volonté de dépouiller leur frères

. Le mépris des démunis s’accompagne d’animosité (11.22)

. L’orgueil des riches et des puissants

. Tout ceci est causé par la question du pouvoir dans l’église

-          Les tensions entre les Corinthiens et Paul : Nous avons entre autre :

. Accusé d’être un faible (4.18 - 21 ; 9.22)

. Manque d’éloquence de Paul contrairement à Apollos (2.1)

. Dénigrement de son autorité (1 4.37)

. Contestation de son enseignement (11.16) exemple :

Nier l’enseignement sur la résurrection, mauvaise interprétation sur l’enseignement « tout est permis » car mettant en service la débauche et l’idolâtrie (5. 9 ; 6.12)

 Il est indéniable qu’une église comme celle-ci au-delà de l’apparence extérieure que peuvent apprécier ceux qui aiment le folklore et non la spiritualité conviendront qu’un fondement sûr est le besoin urgent des Corinthiens. Paul donnera dont les points précis sur les éléments qui devraient constituer ce fondement :

 

Conclusion :

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se pose avec acuité aussi bien à Douala, est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de Dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ?

 

Dr André CHOUBEU u17341427-copie-1

 

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DEFINITION DU MOT MARIAGE

14 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

 

Introduction :

De part sa définition, le mariage est l’union de deux personnes. Cette union à connotation spirituel fusionne les deux êtres qui deviennent un par le lien du mariage, d’où la fameuse équation des mathématiques divines 1 + 1 = 1.

Il existe de nombreuses définitions parfois sous l’angle humoristique, mais pleines de significations lorsque l’on aspire à un mariage heureux. Découvrons ensemble ces choses :

 

Diverses définitions du mariage :

Définition Religieuse :

Acte religieux qui consiste à créer un crucifié de plus et une vierge de moins.

 

Définition juridique :

Sentence dont le condamné à perpétuité, est libéré uniquement pour mauvaise conduite.

 

Définition de la vie courante :

Aucune femme n’a ce qu’elle espérait et aucun homme n’espérait ce qu’il a.

 

Définition mathématique :

Somme d’emmerdes, soustraction de liberté, multiplication de responsabilité, division des biens.

 

Définition militaire :

C’est la seule guerre où l’on dort avec l’ennemi.

 

Définition philosophique :

Sert à résoudre à deux des problèmes que l’on n’aurait jamais eu en restant célibataire.

 

PUIS VIENT L’HEURE DU BILAN 

 

En tenant compte des diverses définitions ci-dessus énumérées, l’heure du bilan est inévitable, mais pour quel résultat. Découvrons-le dans l’expression ‘‘le mariage avant et après’’ :

 

► Avant : deux fois par nuit

    Après : deux fois par mois

 

► Avant : Tu m’essouffles

    Après : tu m’étouffes

 

► Avant : Ne t’arrête pas

    Après : Ne commence pas

 

► Avant : Saturday night fever

    Après : Saturday night football

 

► Avant : Etre à côté de toi

    Après : Reste de ton côté

 

► Avant : Je me demande ce que je faisais sans elle (sans lui)

    Après : Mais qu’est-ce que je fais avec elle (lui)

 

► Avant : Erotique

    Après : Neurologique

 

► Avant : On croirait qu’on est ensemble depuis toujours

    Après : On est toujours ensemble

 

► Avant : On l’a fait sur le canapé

    Après : J’ai dormi sur le canapé

 

► Avant : Je découvre que man vie sans toi n’avait pas de sens

    Après : Je découvre que tu as détruit ma vie

 

► Avant : Impossible de vivre sans toi

    Après : Te voir encore, c’est mourir deux fois

 

► Avant : Tu es un ange

    Après : Tu es un démon320598 252193488172484 213620955363071 705778 159086441 n 

 

Il devient évident que lorsque le mariage n’a pas été vécu selon les principes de son initiateur, le bilan est désastreux. Découvrons ensemble et tirons en les leçons qui s’imposent pour refaire notre mariage. C’est en effet possible de tout recommencer pour voir des jours meilleurs.

 

ET CE FAMEUX MOT  M A R I A G E 

 

Pourtant, lorsque nous sondons la pensée divine dans les sept lettres qui constituent le vocable mariage nous aboutissons à définition suivante :

 

M = Mort en soi-même ; A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ, R = Révélation du caractère, I = Intérêt commun, Intégrité, A = Allégresse, G = Grâce, générosité, E = Esprit de Dieu.

 

Considérant la profondeur de cette décomposition de chaque mot du vocable mariage, nous pouvons y découvrir les vérités suivantes :

 

M = Mort en soi-même (Genèse 2.24 ; 1 Cor 7.3). Comme nous l’avons exprimé auparavant, le mariage est le renoncement à ses aises, à ses ambitions, à sa famille, à ses coutumes, à ses principes et autres, pour épouser et vivre par les desseins de Dieu dans le nouveau couple qui est formé par le lien du mariage. Pour parvenir à l’amour selon la vision divine, il faut avoir la charité qui est la mort en soi-même pour le bien-être ou le bonheur de l’autre. Beaucoup d’entre nous sont-ils vraiment morts à eux-mêmes ? Le moi ne domine-t-il pas fortement alors qu’il n’est plus lui-même, parce qu’il ou elle forme une entité spirituelle avec son partenaire dans un nouvel environnement tel que voulu par Dieu ? Quel aspect de notre vie du couple ressurgit du tombeau ou résiste fortement à la crucifixion ? Dans quel domaine brille-ton très négativement de manière à être une gangrène pour notre partenaire dans le couple ?

A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ. Les caractéristiques de l’amour dépeignent Christ lui-même en ces termes : ‘‘L’amour est patient, il est plein de bonté,  l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvénient. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère’’ (1 Cor 13.1-7 - Version Parole de Vie). Quel genre d’amour manifestons-nous dans le couple ? Les termes grecs en citent plusieurs qui ne sont malheureusement pas l’amour agapè que recommande le cœur de Dieu.

R =  Révélation du caractère. Dans l’amour de Christ qui unit le couple, la découverte des aspects négatifs dans l’autre partenaire est la manifestation de l’amour de Dieu pour apporter la sanctification dans cette autre partie de moi-même qu’est désormais le vis-à-vis en vue d’une transformation, en vue de l’harmonie parmi les deux. N’est-il pas écrit : ‘‘Car il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux, un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié’’ (Eph 2.14-16). Depuis quand refuses-tu de reconnaître la différence de l’autre pour ne vois toujours que le négatif parce que tu refuses le travail que t’impose Dieu pour ton changement individuel et puis de l’autre ensuite ? Qui es-tu ? Pourquoi es-tu avec lui ou elle ? Coïncidence, hasard ? Le but pour lequel tu es son partenaire doit être atteint car c’est pour cela que tu es là. Prends en conscience et ne luttes plus contre la vérité.

      

En allégorisant ce texte pour le ramener dans le contexte du mariage, nous comprenons clairement que le travail du Saint-Esprit est de ramener la paix dans le couple en réconciliant en Christ les deux êtres pour qu’ils obéissent aux mathématiques divines dans leur manifestation qui est 1+1=1. La découverte du caractère négatif du partenaire n’est pas une joie de constater les faiblesses du conjoint, mais plutôt de la révélation d’un travail à faire sur lui pour le ramener au modèle que Dieu attend de lui.

 

I =   Intérêt commun, Intégrité. Lorsque l’harmonie est établie dans le couple et que les deux êtres sont devenus mystérieusement fusionnés en Christ pour ne plus former qu’un, leurs intérêts ne se trouvent désormais qu’en Dieu. Ainsi, comme Christ et le Père sont un, les deux deviennent réellement un et travaillent pour un objectif commun dans lequel les intérêts ne sont plus partagés, mais commun à cause du caractère d’intégrité de l’un et de l’autre. La communion et la solidarité dans le couple sont appelées à devenir une complicité manifestée par l’attachement indéfectible à la communion mutuelle. Le centre d’intérêt de l’un devient celui de l’autre, en effet le partage des joies, des peines, des ambitions et autres ne visent plus rien d’égoïste ou personnel :

‘‘Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde de Dieu, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée’’ (Phil 2.1-2).

A = Allégresse. L’accomplissement du point ci-dessus conduit le couple à expérimenter une joie surnaturelle dans leur union intime et pratique qui les amène chaque fois à la montagne de la joie éternelle. Lorsque la fusion des deux est devenue possible en Christ, le couple est transporté dans leur intimité conjugale dans les vestibules du ciel.

G = Grâce, générosité. Au jour où l’adversaire, l’adversité tente de briser l’harmonie conquise en Christ, la grâce de Dieu reste leur seule source d’espoir qui sans faille se renouvelle chaque matin pour leur bonheur (Lamentations 3.22-23). La générosité de chacune des parties pardonne facilement les torts de l’autre afin de ne pas briser l'équilibre si chèrement obtenu par la grâce de Dieu. La grâce disait un serviteur de Dieu doit nous conduire à avoir toujours en réserve le pardon préventif au jour où l’autre nous offenserait. Par la grâce et la générosité, chacun dans le couple doit s’efforcer de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix (Eph 4.3).

E = Esprit de Dieu. Chaque couple comme dit plus haut, entre dans les desseins rédemptifs de Dieu pour la famille qu’ils vont fonder, devant exercer une influence positive autour d’eux pour la gloire de Dieu dans leur deux familles respectives, leur tribu, leur quartier, ville, pays et enfin le monde. L’avons-nous vraiment compris ? Toutefois pour atteindre cette dimension, il faut exclusivement se laisser entre les mains du Saint Esprit qui sonde les cœurs et les reins, connaissant les dispensations de Dieu à notre égard. Puissions-nous dès aujourd’hui nous plier aux exigences du Saint-Esprit pour le bonheur de notre foyer à la gloire de Dieu !

 

Conclusion :

Parfois amusant, parfois sévère, parfois interpelatif, les divers phrases de cette étude ne peuvent nous laisser indifférents. Qu’en pensons-nous honnêtement et concrètement. Ne peut-on pas nous arrêter pour réexaminer et refaire ce qui a été détruit. Un mariage échoué est l’occasion de voir notre entrée au ciel compromise. Alors, prenons-en conscience car il est écrit : Je hais la répudiation dit l’Eternel dans Malachie 2.16.

Faut-il continuer malgré soi car l’amour est plus fort que la mort ? Non, il faut s’arrêter et tout refaire car les plaies du passé peuvent trouver leur pansement dans le sang de la croix au moyen du pardon intégral.

 

Dr André CHOUBEU

 

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Jean-Pierre SCHNEIDER

Rencontrer un ange

Le peuple d'Israël a pris pied dans le pays à conquérir. Il y est entré par un miracle en traversant le Jourdain à pied sec, tout comme il était sorti d'Egypte par un miracle en traversant la mer des Joncs. Le décalage de 40 ans entre les deux événements était dû à l'incrédulité du peuple. Quelle est l'instruction qui en découle pour nous chrétiens aujourd'hui? Car tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l'espérance (Rom 15.4).

La sortie d'Egypte (notre conversion) devrait être suivie de près par l'entrée en Canaan (jouissance de la vie de résurrection de Jésus-Christ). Saisir le salut par la foi et vivre la vie de sanctification et de victoire par la même foi, par le Saint-Esprit reçu à la conversion : ces deux aspects de la vie chrétienne ne devraient pas être marqués par un décalage de 40 ans ! Ne pas entrer dans la vie victorieuse n'est pas égal à perdre son salut, mais à perdre les bénéfices spirituels et pratiques promis à tout chrétien authentique.

Chrétiens découragés, relevez la tête ! Paul parle de patience, de consolation et d'espérance. Dieu veut vous faire découvrir que vous pouvez entrer en possession du pays des promesses. La prise de Jéricho peut vous y instruire. Que le Saint-Esprit dont vous portez le sceau (Eph 1.13) vous donne cette patience et vous console: il y a de l'espoir! Le cheminement d'Israël sous la conduite de Josué peut être le vôtre sous la conduite de Jésus (les deux noms veulent dire "Sauveur").

Le premier point à découvrir (ou à redécouvrir), c'est que "Dieu est vivant". Les Israélites ont vécu pendant 40 ans comme si Dieu était mort; Josué leur rappelle: Dieu est vivant parmi vous (Jos 3.10). Avez-vous vécu comme si Dieu était mort? Avez-vous vécu sans compter sur l'intervention de Dieu ? Vos activités chrétiennes peuvent-elles s'expliquer par vos capacités naturelles? Peut-être continueriez-vous à fonctionner bien chrétiennement même si Dieu mourait ? Quelle différence cela ferait-il ? As-tu le renom d'être vivant, mais tu es mort (Apoc 3.1)? Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre: tu le sais, mais y crois-tu ? Tout pouvoir ! Pas de limite à ce que le Seigneur peut accomplir dans ta vie ! Mais ce sera pas à pas qu'il te mènera sur le terrain de la vie victorieuse, et il te fera passer par où tu n'as pas encore passé (Jos 1.3 ; 3.4).

Dieu avait donné à Moïse un ange pour chasser l'ennemi devant le peuple. Il en envoie un à Josué qui lève les yeux vers la formidable forteresse de Jéricho - et il voit un ange ! Cet ange se présente comme un guerrier, l'épée tirée à la main. (A lire : Jos 5.13-15.) Josué, tout naturellement, veut savoir de quel côté ce guerrier se range. La réponse est catégorique: "D'aucun ! Je ne suis pas venu pour prendre parti. Je suis venu pour prendre la situation en charge." Josué est en face du chef de l'armée de l'Eternel. C'est lui le général. Ce n'est pas à nous de faire les plans, espérant que Dieu sera bien de notre côté. Jéricho n'est pas notre problème: Dieu s'en charge.

Josué l'a immédiatement compris: Parle, je t'écoute. Oui, bien sûr, nous écoutons Dieu. Cela ne suffit pourtant pas. Josué se prosterne en signe de soumission. Il connaît le récit du buisson ardent, mais il a oublié d'ôter ses sandales. Il pense marcher dans ses propres souliers. Josué doit redécouvrir ce que Moïse avait oublié : Dieu est présent, c'est lui qui me dit où aller, mes pieds suivront le chemin qu'il m'indiquera.

Dieu n'a pas changé. Le principe est resté le même : le buisson ardent, le chef de l'armée de l'Eternel, le Saint-Esprit en moi... Le Seigneur est présent, il veut prendre en charge. Ote tes souliers; mets-toi sur le terrain de l'entière dépendance de Dieu; marche dans la victoire que le Seigneur a déjà préparée et prends possession du pays qu'il a déjà conquis.

Jéricho représente la forteresse de Satan dans le pays à posséder, dans la vie du chrétien. Comment vaincre cet obstacle ? Héb 11.30 nous le dit: C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent.
Avant de continuer, lisez Josué 6.

Faire tomber la forteresse

Josué s'attendait vraiment à ce que les murs tombent: Poussez des clameurs, car l'Eternel vous a donné la ville ! A la regarder, elle paraissait toujours aussi imprenable que jamais. Quel est l'obstacle qui empêche la vie de Christ de s'épanouir en vous ? Vous attendez-vous à le voir tomber ? Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours(Héb 11.30). Ils ne tombèrent pas le premier jour...

Le chiffre sept semble jouer un rôle important: 7 sacrificateurs, 7 trompettes, 7 jours, 7 tours. C'est le chiffre de la perfection divine. Dieu est une trinité, et il est le créateur. Or la terre est caractérisée par les 4 points cardinaux, et la création est représentée par les 4 êtres vivants dans l'Apocalypse (4.5-7). Le chiffre 7 représente donc le Dieu trinitaire créateur (3 + 4). Le symbolisme du chiffre 7 quatre fois répété indique clairement que la victoire est donnée par Dieu. Mais si certains expliquent la chute des murailles par un tremblement de terre (pourquoi pas?) ou par les vibrations créées par les cris du peuple (peu probable), il y a manifestement une intervention directe de Dieu, donc un miracle.

Pourquoi le peuple devait-il faire le tour de la ville le septième jour, pourtant le jour de repos, le sabbat? Ce jour devait être sanctifié (= mis à part) pour glorifier Dieu, et il était défendu de faire son propre travail ce jour-là. Or, si les murs de Jéricho sont tombés, c'était l'oeuvre de Dieu (comme les guérisons de Jésus faites le sabbat), et non celle des Israélites. Leur "oeuvre" était une cérémonie religieuse...

Quant aux "trompettes", il s'agissait du "chophar yobelim", du cor des jubilés, qui symbolise la proclamation de l'Evangile, qui est à la fois une déclaration de guerre à Satan et la proclamation de la victoire (dont le jubilé est l'expression). - Prophétiquement, la septième et dernière trompette sonnera aussi le septième jour (à la fin de la semaine prophétique) pour annoncer la victoire finale de Jésus-Christ sur Satan (1 Cor 15.52 ; Apoc 11.15).(1)

L'interdit

La ville sera vouée à l'Eternel par interdit, elle et tout ce qui s'y trouve. Hommes, femmes, enfants, bébés, les animaux, tous doivent mourir.

Choquant, n'est-ce pas ? Mais c'est un ordre de Dieu. Deut 13.16 montre que c'est le sort des communautés adonnées à l'idolâtrie. Israël ne devait pas en être contaminé. En devenant l'instrument d'un châtiment si terrible, Israël devait comprendre, d'une part, quel serait son propre sort s'il tombait dans le même péché, d'autre part, que Dieu est saint et ne peut tolérer l'idolâtrie et la conduite immorale qui l'accompagne.

Rien de ce qui servait Satan ne devait subsister. Rahab, elle, avait servi l'Eternel en hébergeant les deux Israélites envoyés en reconnaissance par Josué. Le cordon de fil écarlate (Jos 2.18) qui signifie le salut pour Rahab et les siens est un symbole du sang de Christ qui sera répandu pour le pardon du péché du monde entier (1Jean 2.2).

Jéricho est un type des prémices. La première récolte appartient à Dieu, de même que le premier-né (que les païens offraient souvent en sacrifice). Jéricho représentait les prémices du pays de Canaan c'est pourquoi la ville entière était vouée à Dieu.

C'est un autre fil qui traverse toute la Bible : ce que nous avons appartient en propre à Dieu, car qu'avons-nous que nous n'ayons reçu ? Si Dieu demande les prémices, c'est pour nous rappeler qu'il doit être honoré le premier, qu'il en a l'emploi prioritaire. Dans l'AT, la loi avait fixé 10 % les dons dus à Dieu. C'était le minimum. En plus, il y avait les offrandes qui étaient proportionnelles à l'affluence individuelle. Le principe est resté le même. Aucun chrétien qui a pratiqué la dîme et l'offrande (le maximum de ce qu'il pouvait donner sans précipiter sa famille dans les dettes) n'a jamais manqué du nécessaire. Je puis en témoigner. Deux textes seraient ici à relire: Mal 3.8-10 et 2 Cor 8.13-15.

Le peuple d'Israël exécuta exactement l'ordre de Josué. Jéricho devait dès lors rester ouverte à tout venant, en témoignage de l'ennemi vaincu. Aussi une malédiction est-elle prononcée contre quiconque rebâtirait Jéricho (6.26), malédiction qui se réalisa 500 ans plus tard contre Hiel (1 Rois 16.34).

Jéricho est vaincue, le bastion le plus formidable de l'ennemi est anéanti, le pays peut être conquis. Tout est bien! Et pourtant...

Jean-Pierre SCHNEIDER

 

Lien : http://www.promesses.org/arts/77p15-18f.html165637 1647475360392 1642183768 1489243 6785852 s[1]

 

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QUEL DIEU SERT-TU ?

3 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

QUEL DIEU SERS-TU ? 1 Timothée 6.11-16 Henri LÜSCHER Pour servir Dieu avec passion, consécration et constance, il faut d'abord Le connaître. Le connaître mieux, c'est Le servir encore mieux. Savons-nous quel Dieu merveilleux et grandiose nous avons ? Il est le Dieu de la Bible, Sa Parole (2 Tim 3.16-17). Il est le Dieu PERSONNEL et INFINI, le Dieu PROCHE et LOINTAIN en même temps. Pour le connaître mieux, nous devons lire la Bible, car à travers elle, il se révèle à nous et nous fait connaître sa Personne bénie. Il est le Dieu tri-un, trois Personnes en un seul Dieu, et le seul Dieu en trois Personnes. La Trinité de Dieu est une vérité capitale pour les fondements de notre foi, de la doctrine de Dieu. Dieu est aussi communicatif entre Lui-même (Père, Fils et Saint-Esprit), et c'est pour cela qu'il désire communiquer aussi avec l'homme: avoir une relation personnelle avec lui (1 Jean 1.3-4). Ce court texte biblique nous donne 6 divers attributs de Dieu (il y en a plus encore dans la Bible) qui, une fois développés, ont comme objectif de nous motiver puissamment pour Le servir. En lisant cette épître à Timothée, on constate que ce jeune serviteur était confronté aux mêmes problèmes que nous aujourd'hui : • Des faux docteurs propageant de fausses doctrines (1 Tim 1.3-7 ; 4.1-5 ; 6.3-10) • Un certain mépris trop facile de la jeunesse. Encourageons-la et instruisons-la plutôt (1 Tim. 4.12). • Les passions de la jeunesse (2 Tim 2.22), sexe, fougue mal canalisée, orgueil ; recherche de puissance, de se mesurer aux autres, égoïsme, manque de discipline, etc.) • Les divers péchés du peuple de Dieu et le désordre dans l'église (les ministères divers, la soumission à divers niveaux, etc. (lire toute l'épître et trouver les divers problèmes mentionnés). La motivation par excellence dans le service de Dieu est de Le connaître d'abord "LUI", et "la puissance de sa résurrection" et "la communion de ses souffrances" (Phil 3.9-11). Ces trois éléments sont vitaux pour un service fructueux : La connaissance de Dieu, la puissance en Lui, même dans la faiblesse, et nos souffrances pour LUI. A. Dieu - quelques-uns de ses attributs Voici les 6 attributs de Dieu mentionnés dans le texte de 1 Tim 6.11-16 : 1. La puissance de Dieu "Il donne la vie à tous les êtres" (v.13). Quelqu'un écrivait dernièrement dans un grand quotidien : "Dieu (je préfère Présence divine) n'est pas un personnage, mais une force invisible, qui "gère" l'Univers tout entier" (Le Matin du 23.06.02). Quelle folie humaine que d'écrire de telles choses ! Dieu n'est pas "une force invisible", mais un Dieu personnel dont un des attributs (caractères) est son Omnipotence qui se manifeste dans les trois domaines suivants : a) Sa puissance créatrice : Il est le Créateur de l'univers "Il donne à tous la vie, le souffle et toutes choses" (Act 17.25). C'est Lui, le Créateur de "toutes choses" (Eccl 12.1 ; Es 27.11 ; 40.28 ; 43.1,15 ; Rom 1.25 ; 1 Pi 4.19). Tout le premier chapitre de la Genèse nous rapporte littéralement le récit de la création du monde. La doctrine de la CREATION est fondamentale pour la foi chrétienne. L'idéologie humaniste de l'Evolutionnisme est scientifiquement non prouvée, et il faut autant de foi pour être évolutionniste que d'être chrétien qui croit en la Création telle que Gen 1 nous la rapporte. Gloire à Dieu pour cette vérité. b) Sa puissance qui soutient toute vie : Il soutient toutes choses par sa Parole "En Lui nous avons la vie, le mouvement et l'être" (Act 17.28) "Tu sauves homme et bêtes" (Ps 36.7) "Il soutient toutes choses par sa parole puissante (Héb 1.3). "L'Eternel soutient tous ceux qui tombent et redresse tous ceux qui sont courbés. Tous, avec espoir tournent les yeux vers toi. C'est toi qui donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. L'Eternel est juste dans toutes ses voies et bienveillant dans toutes ses œuvres" (Ps 145.14-17). Dans le Ps 147, Dieu soutient tout ce qui a vie en donnant la nourriture à chacun, les animaux compris. Il a créé des lois de la nature pour soutenir la création. c) Sa puissance protectrice, Dieu protège les siens "l'Eternel aime le droit, il n'abandonne pas ses fidèles, ils sont toujours sous sa garde" (Ps 37.28. La pauvreté, la souffrance, la misère sont des alliés de tous les humains. Aucun n'y échappe, car cela fait partie des "soupirs de la création qui souffre les douleurs de l'enfantement" (Rom 8.18-27) à cause de la CHUTE de nos premiers parents et du péché qui est alors entré dans le monde (Rom 5.12-21) ; Ps 56.5 ; 91.9-14 ; 118.6 ; 140.7 ; Matth 10.29-31 d) Sa puissance de vie, Dieu ressuscite les morts • Il nous ressuscite spirituellement, car nous étions morts avant notre conversion "par nos fautes et par nos péchés". Et "Dieu nous a rendu la vie avec Christ" (Eph 2.1-4). Nous étions aveuglés par le prince de ce monde, sans lumière et sans vie. Dieu nous a ressuscités en Christ. C'est le chapitre 6 aux Romains qui expose ce miracle de notre mort et de notre résurrection avec et en Christ. Désormais, notre vie est changée, et nous avons reçu la pensée de Dieu renouvelée instant après instant par la puissance du Saint-Esprit (Rom 12.1-2 ; Eph 4.21-24). Quel Dieu fabuleux et grandiose que le SEIGNEUR TOUT-PUISSANT, L'ETERNEL DES ARMEES. • Par sa puissance, il nous a donné la vie éternelle (Jean 3.36) • Par sa puissance, nous serons avec Christ, lorsque nous mourrons (2 Cor 5.8 ; Phil 1.21-23) • Par sa puissance nous ressusciterons pour recevoir des corps glorifiés. C'est là notre espérance la plus glorieuse : nous serons à jamais avec le Seigneur avec nos corps ressuscités (1 Cor 15) Ce fut aussi l'espérance de tous les croyants de l'A.T., notamment d'Abraham (Héb 11.17-19 ; Job (19.26) ; David (Ps 16.10) les fils de Coré (Ps 49.15) ; Esaïe (26.19) ; Daniel (12.2) et Osée (13.14). Dieu a la vie en lui-même, et le Seigneur Jésus a donné sa vie librement pour la reprendre (Jean 10.18). Dans le service de Dieu, il se produit l'inverse que chez l'homme naturel, sans Dieu, qui veut prendre sa vie en mains propres et la diriger lui-même : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive. Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Luc 9.23-25) Quel Dieu que nous servons ! Il vaut la peine de le servir coûte que coûte jusqu'au bout. 2. L'Invincibilité de Dieu. "L'apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que manifestera en son temps, le bienheureux et seul Souverain, le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs" (v 13-15 L'apogée des desseins éternels de Dieu se concentre dans le retour glorieux de Jésus-Christ • Pour son Eglise qu'il enlèvera à sa venue (Jean 14.2-3 ; Phil 3.20 ; 1 Thes 4.13-18) • Avec son Eglise lors de son apparition en gloire pour juger le monde, pour sauver Israël et pour établir son règne de justice et de paix de 1000 ans (Act 1.11, Matth 24.27, 29-30 ; 25.31 ; Apoc 19.11-6 • La "première résurrection" (Apoc 20.5) "pour la vie" (Jean 5.29) lors de son retour englobera tous les morts en Christ, y compris tous les croyants de l'A.T. Christ, par sa mort à la croix, a "réduit à l'impuissance la mort et mis en lumière la vie et l'incorruptibilité" (2 Tim 1.10) • Pour rétablir la création toute entière qui souffre et "attend la révélation des fils de Dieu (Rom 8.18 ; 1 Jean 3.2). Malédiction, maladie, souffrances et tribulations serons définitivement vaincus et bannies de la terre restaurée. • "Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire" (Col 3.3-4). Même si notre vie ici-bas est "comme une vapeur qui apparaît pour un petit moment puis disparaît" (Jacques 4.14), nous devons servir le Seigneur avec passion et loyauté. • Quand cette glorieuse victoire, finalisée par le retour de Christ, aura-t-elle lieu ? "Pour ce qui est du jour ou de l'heure (de son retour), personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul" (Marc 13.34 ; Act 1.7). Prenons garde à rester constamment dans l'attente de son retour. Son imminence est certaine, et nous devons être prêts à aller à sa rencontre glorieuse: "C'est pour cela aussi que nous mettons notre point d'honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car, il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin qu'il soit rendu à chacun selon ce qu'il aura fait dans son corps, soit en bien, soit en mal. "Sachant combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes" (2 Cor 5.9-11 ; 1 Cor 4.1-5). 3. Le bonheur de Dieu "Le bienheureux et seul Souverain" (v 15). Quel attribut étonnant ! Dieu qui n'est jamais troublé par quoi que ce soit. Il y a absence complète de toute frustration, anxiété chez lui. Il n'a jamais été malheureux et ne le sera jamais. Il est parfaitement imperturbable et serein. L'adjectif "heureux" veut dire "content" ou "accompli". Jamais aucun événement, aucune circonstance, ne pourra priver Dieu de son attribut du "bonheur". Il est lui-même le BONHEUR. Le croyant est aussi appelé "bienheureux" quand il se confie en Dieu et le craint : "Bienheureux ceux qui se confient en lui" (Ps 2.12 ; 4.6 ; 34.9 ; 84.13 ; 112.1 ; 128.1). Ce bonheur du croyant n'est en aucune façon dépendant des circonstances, ni des épreuves, mais de sa confiance en l'Eternel. Ni pauvreté ni bien-être matériels ne constitue de critère pour le bonheur. Voici quelques aspects du bonheur de Dieu. Qu'il est éloigné de celui des pauvres hommes et de leurs critères éphémères. - Bienheureux ceux que Dieu a choisis (Ps 65.4) - Bienheureux celui qui connaît le Christ (Matth 16.16-17) - Bienheureux celui qui croit (Gal 3.9) - Bienheureux celui dont les péchés sont pardonnés (Rom 4.7) - Bienheureux celui qui est justifié (Rom 4.6-9) - Bienheureux celui qui obéit à sa Parole (Jacques 1.25) Dieu reste toujours le Dieu bienheureux dans toutes nos épreuves, nos difficultés, nos recherches de travail, notre formation. Le seul vrai bonheur durable se trouve donc EN CHRIST. 4. La souveraineté de Dieu "Le seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (v. 15). Dieu est au-dessus de toutes choses. Il existe de par Lui-même. Tout lui est soumis, et il contrôle tout l'univers, le monde sidéral, la faune, la flore, les humains, le monde visible et le monde invisible. Il fait l'Histoire et la contrôle. Il est sans rivaux, et Satan, créature déchue a été vaincu à la croix et sera chassé du ciel et condamné en enfer, l'étang de feu. Dieu n'est dépendant de personne. Le terme "Souverain" (dynastès) est de la même famille que "puissance" (dynamis). Le plan de rédemption est également du ressort de sa grâce souveraine. Rien ne se passe sans sa volonté, soit en bien, soit en mal. Sa souveraineté s'exerce toujours dans le cadre de ses autres divins attributs. Et tout a un seul objectif: LA GLOIRE DE DIEU. Voici quelques textes qui nous parlent de sa souveraineté et décrivent sa grandeur: Deut 4.3,5,39; 6.4; 32.39; 1 Sam 2.2; 7.22; 22.32; 1 Rois 8.23,60; 2 Rois 19.15,19; 2 Chron 6.14; Néh 9.6; Ps 18.31; 86.10; Es 37.16.20; 43.10; 44.6; 45.5-6,21-22; 46.9; Joël 2.27; 1 Cor 8.4,6. Des textes comme Job 12.8-25; Es 40.12-31; Jér 18.6-11; Dan 2.20-21; 4.17,25,34-35 relèvent combien l’Eternel contrôle l'histoire des peuples et de chaque individu. Rien ne lui échappe, et il agit selon son bon plaisir. La doctrine de la souveraineté de Dieu et de sa providence est des plus encourageantes pour le chrétien. Saisie par notre esprit et assimilée dans notre cœur, elle nous décharge de tant d'anxiétés, de soucis et d'angoisses, et nous donne du courage dans les jours d'adversité comme en cas de danger de mort, de pauvreté, de maladie et d'autres épreuves. Elle nous libère aussi du poids de la performance dans l'œuvre de Dieu. C'est Dieu qui ajoute des âmes à l'Eglise, celles destinées et élues "avant la fondation du monde" (Eph 1.3-5; Rom 8.28-30). Même "les cheveux de notre tête sont comptés (Matth 10.28-31). L'œuvre de Dieu ne dépend pas en premier lieu de notre équipement, de nos méthodes, de notre préparation de nos performances: Mais il se plaît à bénir nos labeurs et notre préparation si nous le faisons dans le but de le glorifier. Personne ne parvient à la foi sans l'élection souveraine de la grâce de Dieu (Jean 6.44). Cependant, cela n'enlève en aucune façon nos responsabilités devant Lui pour nous repentir et croire en Jésus-Christ, et pour ensuite accomplir fidèlement nos tâches assignées par lui. "Oui, je l'ai dit, et je ferai que cela arrivera; je me le suis préparé, et je l'effectuerai" (Es 46.11). N'est- il pas le "Fidèle, le Véritable", "le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (Deut 10.17; Ps 136.2-3; Dan 2.47; Apoc 17.14; 19.16). Ce qu'il a promis dans sa souveraine grâce, il l'accomplira aussi. 5. L'éternité de Dieu "Qui seul possède l'immortalité" (v. 16). Le mot veut dire "sans mourir" ou "immortel". "Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d'éternité en éternité tu es Dieu (Ps 90.2) "Ne l'as - tu pas reconnu? Ne l'as - tu pas entendu? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel" (Es 40.28). "N'es-tu pas depuis toujours, Eternel, mon Dieu, mon Saint?" (Hab. 1.12). Comme Dieu a la vie en lui-même, cette vie ne peut être qu'éternelle. "Par-devers toi sont les sources de la vie" (Ps 36.9) " Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d'avoir la vie en lui-même" (Jean 5.26) Dieu est au-dessus du temps et de l'Histoire. Le temps - le passé, le présent et le futur - est pour lui un éternel présent. Il n'est jamais embarrassé du temps, et "devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour" (2 Pi 3.8-10 cf. Ps 90.4). Nous mesurons toutes choses par ce qui est limité en temps, tandis que Dieu voit les choses dans la perspectives de l'éternité et agit aussi en conséquence. Dans cette optique, "toutes choses concourent pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein" (Rom 8.28). 6. La sainteté de Dieu "Qui habite une lumière inaccessible que nul homme n'a vu, ni ne peut voir" (v. 16). Dieu est totalement au-delà de nous. Il est transcendant, donc lointain, inaccessible à l'homme, à cause de sa grandeur et de sa sainteté. "Tu es revêtu d'éclat et de magnificence! Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau" (Ps 104.1-2; voir aussi Ex 33.19-20). "Notre Dieu est "un feu consumant" (Héb 12.29). Il est comme la lumière embrasante, donc absolument inaccessible, parce qu'il est totalement séparé du péché. "Le mal ne séjourne pas chez toi" (Ps 5.4). "Nul n'est saint comme l'Eternel" (1 Sam 2.2). Quand Esaïe a vu la gloire du Seigneur dans le temple et entendu les séraphins s'écrier "saint, saint, saint est l'Eternel des armées, il a vu toute l'horreur du péché dont il était rempli. Il ne pouvait faire autrement que de s'écrier. "malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impurs, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées" (Es 6.1-7). C'est aussi ce que Paul déclare dans l'épître aux Romains (3.9-18; 7.14-24). Nous sommes tous pécheurs et ne pouvons jamais atteindre la gloire de Dieu. Malheur à nous tous! Mais Dieu, dans sa grâce souveraine a pourvu à notre salut en son Fils Jésus-Christ qui a porté nos péchés à notre place et nous a acquit le salut, la rédemption (Rom 3.21-26; 8.1-2; Eph 2.1-10). Par et en Jésus-Christ nous avons été "justifiés" et "sanctifiés" (mis à part pour Dieu) (1 Cor 6.11). Par lui seul nous sommes devenus proches de Dieu par le sang de Christ (Eph 2.13). N'est-ce pas splendide de participer aux œuvres que Dieu a préparées pour tous ses rachetés, afin qu'ils "marchent en elles" en LE SERVANT HUMBLEMENT. Comme Dieu agit toujours avec justice, droiture et vérité, procédant de sa sainteté. Il ne peut agir autrement, et jamais il ne se trompe de jugement. En vertu de l'œuvre de Jésus-Christ à la croix, nous sommes exhortés de "rechercher la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur" (Héb 12.14), car "bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu" (Matth 5.8). Conclusion Nous ne pouvons rester insensibles face à la présentation de ces six attributs de Dieu, sa puissance, son invincibilité, son bonheur, son éternité, sa souveraineté et sa sainteté, et de se courber devant Lui, face à terre en l'adorant avec révérence et crainte, mais aussi avec passion (1 Pi 4.11; 5.11; Jude 24-25). C'est avec un nouveau courage que nous nous remettons à l'ouvrage, sachant que jamais Dieu ne nous abandonnera ni ne nous délaissera (Héb 13.5-6; Josué 1.5). "Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point; que me fera l'homme" (Ps 118.6). B. Servir Dieu - quelques impératifs L'expression "'homme de Dieu" (1 Tim 6.11) est encourageante pour chacun d'entre nous qui désirons servir le Seigneur selon nos dons et capacités accordés par lui. Ce privilège d'être appelé "homme de Dieu" (dans l'original "humain de Dieu") implique aussi une responsabilité. L'Ecriture "inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu ("l'humain de Dieu") soit équipé et préparé pour toute bonne œuvre" (2 Tim 3.16-17). Ce passage met l'accent sur l'application de la Parole dans nos vies. L'objectif de l'Ecriture est éducatif après l'exposé du salut éternel en Christ , la repentance devant Dieu et la foi en Jésus-Christ. Le même texte, celui de 1 Tim 6.11-16 donne six impératifs dans le service de Dieu: "fuis ces choses", "combats le bon combat de la foi", "poursuis la justice, la pitié, la foi, l'amour, la patience, la douceur", "saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé", "garde le commandement sans taches, sans reproche"! Motivés par le caractère de Dieu, nous pouvons appliquer avec plus de courage ces impératifs dans notre marche avec le Seigneur. 1. Fuis ces choses! Au verset 11 se trouve ce premier impératif. Il est des choses qu'il nous faut fuir: "Fuyez l'inconduite" (1 Cor 6.18). Cela touche le problème du sexe. Contrairement à la nouvelle morale qui cautionne propage la permissivité dans le domaine sexuel, la Bible déclare clairement depuis la première à la dernière page que la pureté avant le mariage et dans le mariage est voulue et ordonnée du Créateur (Matth 19.1-9; 1 Cor 7; Eph 5.25-31; Gal 5.19-24; Héb 13.4; 1 Pi 1.15-16; 1 Pi 3.1-7). Le mariage est le seul lieu où Dieu a ordonné les relations sexuelles, auxquelles Il a aussi ajouté un réel et profond plaisir qui contribue puissamment à lier corps et l'âme des conjoints en une belle harmonie. L'abstention sexuelle avant et en dehors du mariage est selon la volonté de Dieu. Nous attachons une importance particulière à cela (1 Cor 6.1-20). Le désastre causé par le Sida est en très grande partie une conséquence des péchés sexuels (prostitution, relation sexuelles illégitimes, adultère, homosexualité, etc.). Ce ne sont pas les victimes que nous jugeons, mais tout le système subtilement mis en place par le diable, propageant pornographie, films malpropres, irrespect envers la femme, la considérant comme un simple objet sexuel, encouragement à faire des expériences sexuelles, etc. Dieu est trois fois saint, et il ne tolérera pas indéfiniment qu'on bafoue ses lois sans cesse. Il livre la société déjà à son autodestruction (Rom 1.28). D'autres jugements frapperont le monde. Nous pensons surtout au retour glorieux de Christ, où "au milieu d'une flamme de feu, il punira ceux qui ne le connaissent pas et qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus. Il auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force" (2 Thes 1.9). Si l'apôtre parle aussi des "passions de la jeunesse" qu'il faut fuir (2 Tim 2.22), nous ne pensons pas seulement au sexe, mais également à l'orgueil humain, la soif du pouvoir et celle d'être toujours et partout le premier, l'amour de l'argent, l'esprit des disputes, l'intransigeance, l'étalage de ses propres connaissances, la fougue de la jeunesse mal canalisée, etc.). Toute cela peut guetter le serviteur de Dieu. "Fuyez l'idolâtrie" (1 Cor 10.14, enjoint l'apôtre Paul aux Corinthiens. Le paganisme sous ses multiples formes de dieux a été dénoncé par l'auteur sacré. Aujourd'hui, l'animisme perpétue l'idolâtrie, et nous devons nous séparer de toute forme de paganisme. Qu'est-ce l'idolâtrie pour la société moderne, sinon tout ce qui est vénéré en dehors de Dieu et qui prend sa place dans nos cœurs. Le dieu moderne du stade de football et d'autres sports, ou celui de la TV, faisant des ravages dans les rangs des chrétiens, n'est-ce pas une nouvelle forme d'idolâtrie que nous devons fuir résolument! Fuyons donc "ces choses", l'insatiabilité de la "chair", de notre "vielle nature" du "vieil homme". 2. Poursuis la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience, la douceur Le verset 11 nous invite à "rechercher" les six vertus indiquées ici. Le verbe indique une recherche, une poursuite intense, sans se lasser. La justice est l'aspect extérieur de notre marche avec Dieu. Il faut de la droiture vis à vis de Dieu et de notre prochain. Dans ce monde corrompu, nous devons résister aux avances malhonnêtes et refuser la corruption dans le travail, car Dieu nous demande d'aimer et de respecter notre prochain comme nous-mêmes. L'honnêteté est une qualité que le chrétien doit manifester dans sa vie. La piété, qualité composée de la crainte de Dieu et de la confiance en Lui, est l'aspect intérieur de notre vie en Christ. "Semblable à Dieu" pourrait-on traduire la piété. Comportons-nous "avec piété et crainte" à l'égard du Seigneur (Héb 10.28). Ces deux vertus, la justice et la piété, doivent nous occuper constamment, en ce que nous "veillions sur nous-mêmes" (Act 20.28; 1 Tim 4.16), car nous ne connaissons que trop bien notre "vieille nature", "le péché" (Rom 7.14-25; 1 Tim 1.12-15). "Au contraire, je traite durement mon corps, et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d'être moi-même disqualifié", (1 Cor 9.27) nous confie Paul. La foi est cette confiance inébranlable en Dieu dans toutes les circonstances (Ps 37.5). L'amour, joint à la foi, est une vertu qui pénètre jusqu'au fond des cœurs. Il est basé sur notre attachement profond à Dieu (Matth 22.37-39) et fait jaillir l'amour du prochain. Quand "l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint" (Rom 5.5), nous pouvons accomplir de belles œuvres par la manifestation de l'amour pour les autres (1 Jean 4.7-21; 2 Cor 6.11-13; Phil 2.5; Col 1.27-28). Dans une église, où l'amour de Dieu est réelle, l'amour du prochain est aussi manifeste. Disciple authentique du Seigneur est celui qui "a de l'amour pour les autres" (Jean 13.35). La persévérance est nécessaire à l'avancement dans le service. Tant de circonstances défavorables dans la vie risquent de nous décourager et de nous faire ralentir dans notre marche chrétienne. N'oublions pas la persévérance qui peut être traduite par "endurance", "patience", et "constance". La douceur, dernier maillon de cette chaîne bénie des vertus chrétiennes est couplée à la persévérance. Quelle extraordinaire manifestation du caractère de Dieu dans une vie chrétienne, quand elle est imprégnées de cette douceur qui rend nos relations humaines plus agréables (Phil 4.5). 3. Combats le bon combat de la foi Le verset 12 nous exhorte au combat. La vie chrétienne n'est pas une promenade de plaisir, mais un combat continuel, car nous sommes en état de guerre: le royaume des ténèbres contre le royaume de Dieu. Paul fait ici un appel à la guerre contre ce royaume des ténèbres. Le chrétien a trois ennemis à affronter: • La chair (Gal 5.17. C'est "le péché" (Rom 7), la "vieille nature" ou le "vieil homme" (Rom 6) qui nous harcèlent constamment • Le diable, notre adversaire implacable (1 Pi 5.17) • Le monde avec sa mentalité (Jean 15.19; 1 Jean 2. 15-17; 5.4-5) C'est un combat rude et difficile contre le royaume des ténèbres, tel que nous le décrit Paul en Eph 6.10-20. Nous sommes appelés à résister aux ruses du diable en nous revêtant de toutes les armes de Dieu. Il ne s'agit pas de triomphalisme, mais de résistance et de fermeté dans la marche de la foi. Cela va à l'encontre d'un faux évangile, celui de "la prospérité", prêché par de faux docteurs. Ni prospérité, ni guérisons, ni miracles extérieurs sont promis par Dieu en permanence et ne constituent en aucune façon un critère de la foi. Au contraire, Paul dit: "Souffre avec moi comme un bon soldat" (2 Tim 2.3); "il faut entrer par beaucoup de tribulations dans le royaume de Dieu" (Act 14.22). Et le Seigneur disait à ses disciples: "celui qui ne se charge pas de sa croix, et me suit, n'est pas digne de moi" (Matth 10.38). Ne nous laissons pas troubler par les "miracles" mirobolants, car l'ennemi aussi peut en produire (2 Thes 2.9-12). Dieu nous demande simplement de tenir ferme dans notre guerre spirituelle, car l'ennemi a été vaincu à la croix par Jésus-Christ. Le mot "combat" (agonizomai), traduit par "agonie" est significatif. La guerre sainte est une agonie pour l'Eglise et représente beaucoup de souffrance. Mais Dieu appelle ce combat "bon" ou "noble". Nos armes sont puissantes, car grâce à elles, "nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, en amenant captive toute pensée à l'obéissance de Christ " (2 Cor 10.4-5). Nos pensées, notre mentalité sont imprégnées de Dieu pour annoncer et défendre la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ et pour nous conduire en accord avec les Ecritures. Ce combat est celui de "la foi", le contenu de toute la Bible (Jude 3). Paul s'est servi du terme "combat" bien courant dans les milieux militaire et athlétique pour nous encourager à servir Dieu comme le soldat dans son armée et l'athlète dans le stade, en vue de remporter une trophée: concentration, discipline de fer, efforts, labeur dur et endurance sont des qualités requises. Il en est de même pour le serviteur de Dieu (1 Cor 9.25-27; Phil 3.14). 4. Saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé Ce verset 12 nous exhorte à "travailler à notre salut avec crainte et tremblement" (Phil 2.12-18), non pas que nous devions acquérir nous-mêmes notre salut ou la vie éternelle, car l'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire est complète et il n'y a rien a ajouter. C'est Christ qui nous a acquit le salut. La vie éternelle donnée par Jésus est absolue et complète (Jean 10.28-30). Personne ne pourra jamais ravir l'enfant de Dieu des mains de son Sauveur (Eph 1.3-13; Rom 8.1, 18-37; Phil 1.6). Paul donne cet impératif de "saisir la vie éternelle" dans la perspective de l'éternité: il s'agit simplement de "saisir Christ comme nous avons été saisis par lui" (Phil 3.12-14). Nous devons Le servir dans cette perspective-là, en honorant Dieu par nos attitudes et notre comportement, une vie reflétant Christ (2 Cor 3.18). 5. Garde le commandement sans tache sans reproche Ce texte (v. 14) nous parle de "l'ordonnance" de Dieu, de sa "loi". Toute la Parole de Dieu est "commandement" et doit être annoncée et gardée. Jésus, dans sa prière sacerdotale, demandait au Père de "nous sanctifier par la vérité, car la Parole est la vérité" (Jean 17.17). Timothée devait garder la parole de la vérité, trésor confié à chaque disciple du Seigneur (1 Tim 1.18-19; 4.6,16; 6.20; 2 Tim 1.13-14; 2.15-18). C'est ce que faisait l'apôtre Paul tout au long de sa vie: "je vous ai enseigné publiquement et dans les maisons tout ce qui vous était utile". Il avait enseigné "tout le conseil de Dieu" (Act 20.19-21,27; 2 Tim 4.2). Cet impératif est donné "devant Dieu" et "devant le Seigneur Jésus-Christ" (v 13) en prenant à témoin le Tout-puissant. C'est une affaire sérieuse, et cette Parole doit être gardée "sans tache et sans reproche". Nous devons être irréprochables dans ce que nous proclamons et vivons. Gardons donc la vérité et marchons en elle jusqu'au jour du retour de notre Seigneur Jésus-Christ (Apoc 22.12). Veillons, prions et travaillons, car le Seigneur vient, "sachant que notre travail n'est pas en vain dans le Seigneur" (1 Cor 15.58). Servons Dieu en le glorifiant en croissant dans la connaissance de sa Personne infiniment bénie et glorieuse! Note Cet exposé a été inspiré très largement par l'excellent commentaire sur 1 Timothée de John McArthur
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LE COURS DU TEMPS DE L’ÉTERNITÉ EN ÉTERNITÉ

28 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LE COURS DES TEMPS

DE l’ETERNITE A L’ETERNITE

 E. BILLE

 

Préface :

 

 

Cette petite brochure n’est qu’une explication, bien incomplète du reste, qui accompagne le tableau.

 

Nous n’apportons rien de nouveau, et nous reconnaissons l’imperfection de tout ce que nous pouvons présenter pour aider à saisir la pensée de Dieu, révélée dans la parole.

 

Mais nous sommes convaincus que le tableau aidera plusieurs et qu’ainsi la parole nous deviendra précieuse et plus facile à comprendre.

 

Notre désir est qu’il résulte un plus grand attachement au Seigneur et que nous puissions l’attendre chaque jour.

                                                                                        E. Bille

 

 L’éternité de ce tableau commence par l’éternité passée et se termine par l’éternité future, relativement à la terre. 

Ce qui est éternel : 

Au commencement Dieu (Gen. 1,1),

Dieu d’éternité (Deut. 33,27 ; Esaïe 40, 28 ; 21 ; 33),

Dieu le père (1 Cor. 8, 6),

Le Fils éternel (jean 1, 1-4 ; Col. 1, 15-19, Heb. 1, 2-8 ; 7, 16 et 28),

L’esprit éternel (Héb. 9 ; 14)

Le propos éternel de Dieu (Eph. 1, 4, 5, 9 ; 3, 4-11).

La création

 Le premier globe jaune montre la terre sortie parfaite des mains du Créateur. Au commencement Dieu créa les cieux et la terre (Gen. 1,1). Cette terre n’était sûrement pas sans forme et vide (Esaïe 45,18), mais parfaite comme toute la création de Dieu. Il est probable qu’elle était la plus belle planète de l’univers. Les passages d’Esaïe 14, 12 et d’Ezéchiel 28, 12-18, nous disent que Satan étai comme un astre brillant, un chérubin puissant, établi en Eden, le jardin de Dieu, avant sa chute sans doute. (Voyez encore Luc 4, 6 et jean 14, 30 ; 12, 31.) Sa chute amena probablement le bouleversement de cette première terre. Puis le verset 2 dit : et la terre était désolation et vide, ce qui est représenté par le globe gris. Combien de milliers d’années y a-t-il entre le premier et le second verset ? Cela n’est pas dit, mais c’est là qu’il y a de la place pour expliquer comment se sont formées et développées toutes les couches superposées de la terre et tout ce qu’on en tire, ce que les savants ont cherché et cherchent encore. La vraie science ne se trouve jamais en contradiction avec la parole de Dieu ; car Dieu qui créa l’une – la terre- a écrit l’autre – La Bible. La terre est le livre de la création pour tous ceux qui veulent l’étudier. Sa parole est sa révélation.

Puis vient la terre ; troisième globe, comme Dieu la fit en 6 jours, des jours qui eurent matin et soir comme aujourd’hui. le septième jour Dieu se reposa.

Le plan de Dieu dans la création de l’homme

Dieu en créant l’homme mâle et femelle à son image et à sa ressemblance, en leur enjoignant de «fructifier et multiplier», de remplir la terre et de dominer sur tous les êtres vivants qu’il avait crées, commença  l’exécution d’un plan qu’il avait conçu dès l’éternité. Ce plan avait en vue Christ, le Fils, qui est à la fois la Parole (Jean 1,1) et la Sagesse de Dieu (Prov. 8, 22-31). Il n’est pas seulement l’architecte de la création ; il en est aussi la cause. Par lui et pour lui sont toutes choses… (Col. 1,16). C’est pourquoi le Seigneur disait aux juifs : « Sondez les Ecritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Mais l’œuvre de Satan, qui amena dès le commencement la chute de l’homme, était aussi prévue dans ce plan. En sorte que, aussitôt après la chute ; Dieu en révéla le remède en annonçant la venue du Rédempteur de l’humanité, qui vaincrait l’adversaire et ramènerait toute chose à la perfection et au repos primitif. Il revendiquerait en même temps la gloire de Dieu et le Sauveur du monde. C’est là le but de la prophétie de l’Ancien Testament ; la gloire de Christ en rapport avec les voies de Dieu envers la terre. C’est le sujet inspiré du Psaume 8.

On ne saurait guère ne pas voir en figure dans les six jours dans lesquels Dieu a travaillé à forme la terre et à la préparer si merveilleusement pour recevoir l’homme, les six mille ans qui se sont écoulés depuis, et au terme desquels nous touchons. A la lumière des écrits prophétiques, nous voyons distinctement que les mille ans qui suivront correspondront au septième jour ; où Dieu se reposa de ses œuvres créatrices. Cette période de mille ans est appelée  «le jour de Christ ». En ce jour-là, dit Esaïe, «la terre sera pleine de la connaissance de l’Eternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer ». Il y aura une racine d’Isaï (Christ) dressée comme une bannière des peuples ; les nations la rechercheront, et son repos sera gloire (Esaïe 11, 9, 10).

 

Lignes principales et division de la chronologie biblique

 

Pour faciliter l’intelligence des voies de Dieu envers ce monde, le tableau  prophétique que nous présentons offre aussi sept divisions ou périodes, dont les six premières correspondent aux six milles ans qui vont se terminer, tandis que la septième est le Millenium, dans lequel s ‘accompliront toutes les  prophéties et les promesses de Dieu à l’égard de la terre.

D’Adam en Eden jusqu’au Déluge ;

Du Déluge à l’appel d’Abraham ;

De l’appel d’Abraham au passage de la mer Rouge ;

Du passage de la mer Rouge à la construction du temple de Salomon ;

De la construction du temple de Salomon à sa destruction et à la déportation par Nébucadnetsar des deux tribus restantes de Juda et de Benjamin.

Depuis cette déportation au jugement des nations et à la restauration du royaume d’Israël par Christ.

Première période (environ 1657 ans)

Origine de l’humanité en Eden. La tentation et la chute d’Adam et  d’Eve. Par cette désobéissance, le péché est entré dans le monde ; et par le péché la mort (Rot 5 ; 12). Voyez la grosse ligne noire. Ils furent chassés d’Eden. Leur premier-né, Caïn, met au jour le péché dans lequel il fut engendré, il hait et tue Abel son frère. Le sacrifice d’Abel  le juste, montre qu’il avait conscience du péché ; il comprit que Dieu exigeait le sang d’une victime préfigurant ainsi l’expiation opérée par Christ le Sauveur. C’est pourquoi le Seigneur l’appelle juste et le met au rang des prophètes. (Comparez Matt. 23, 35 et Luc 11, 50, 51).

Seth remplaça Abel dans la généalogie des croyants et prit place dans la génération qui invoque le nom de l’Eternel, et que Dieu préserva de la destruction en suivant Noé ; le huitième, et sa famille, par le moyen de l’Arche. Celle-ci est un type du salut en Christ et aussi la figure du baptême, qui montre la mort du croyant avec Christ (1 pierre 3, 21). La flèche bleue ascendante désigne Hénoc, enlevé au ciel sans avoir passé » par la mort (Gen. 5,24).

Deuxième période (427 ans)

Noé sort de l’arche e offre en adorateur un holocauste, sacrifice de bonne odeur à l’Eternel, qui lui fait la promesse de ne plus envoyer de déluge sur la terre ; et lui en donne un signe, l’arc-en-ciel. Dieu lui confie en même temps le gouvernement par l’épée ; afin de réprimer le mal et la violence.

Par les trois fils de Noé, les hommes se multiplient et commencent à manifester un esprit d’indépendance à l’égard de Dieu. La tour de Babel, manifestation d’orgueil et de présomption (Gen. 11,4) ; attire sur eux le jugement, la confusion par la multiplicité des langues, qui les disperse et forme les nationalités diverses. Dieu avait pourvu par la longévité des hommes à ce que les premiers oracles fussent transmis oralement de génération en génération. Par ce moyen la connaissance du vrai Dieu existait encore par-ci par-là au temps d’Abraham, car Arpacshad ; fils de Sem, vécut encore 90 ans après la naissance d’Abraham. Job en est un exemple. Mais l’idolâtrie avait déjà envahi une grande partie des nations lorsque Dieu appela Abraham à quitter la Chaldée, sa patrie. L’idole représente le dieu des Chaldéens.

Troisième période (645 ans)

En Abraham Dieu se forma un peuple à part (c’est l’élection) ; en vue de lui confier ses oracles par écrit et de maintenir sur la terre la connaissance et le culte du vrai Dieu. Ligne rouge. En contraste la ligne verte représente les nations. Il fit alliance avec Abraham en lui faisant des promesses qu’il confirma par serment. Dieu trouva en Abraham la foi qui répondait à cette alliance et qui lui valut le titre de père de tous les croyants. Ces promesses concernaient les bénédictions futures, qui assuraient la primauté de la nation juive sur toutes les autres nations, ce qui aura son plein accomplissement pendant le règne millénaire de Christ. Dieu confirma à Jacob ses promesses. Jacob en mourant prédit que le Messie surgirait de la tribu de Juda, son fis.

Les fils de Jacob descendent avec lui en Egypte et s’y établissent, et leur postérité y devient  un peuple nombreux, que le pharaon opprime par un dur esclavage (voir les pyramides). Après 430 ans ; Dieu suscite du milieu d’eux Moïse, qu’il envoie pour délivrer le peuple. Cette délivrance s’opère par le passage miraculeux de la mer Rouge, petite ligne rouge verticale ; puis par la destruction de l’armée de Pharaon. 1492 ans A. C.

Quatrième période (480 ans)

Le peuple d’Israël sous la conduite de Moïse est amené à la montagne de Sinaï, où il reçoit la loi et l’ordonnance de construire le tabernacle, l’institution de la sacrificature. Dieu fait avec Moïse et avec Israël une alliance selon les dix paroles, que Moïse écrivait sur les tables de pierre (ex 34,27).

Une année plus tard, Israël arrive à Kadès-Barnéa, d’où douze  espions sont envoyés pour explorer le pays de Canaan. Le peuple refuse de monter en Canaan par crainte des géants que les espions y ont vus. Dieu les punits en les faisant séjourner et errer pendant 40 ans dans le désert ; où toute la génération sortie d’Egypte dès 20 ans et au-dessus périt ; à l’exception de deux hommes de foi, Josué et Caleb. A la fin des quarante ans, Moïse meurt. Josué introduit le peuple en canaan et partages le pays entre les douze tribus.

Le tabernacle est dressé  à  Silo. C’est la période des juges et de la corruption de la sacrificature. Israël demande d’avoir un roi comme les nations. Saül devient roi d’Israël. Il est réprouvé de Dieu et David est oint roi à sa place. David règne 40 ans, d’abord à Hébron sur deux tribus ; puis à Jérusalem sur tout Israël.

Cinquième période (407ans)

Salomon succède à David sur le trône d’Israël. Il construit le temple, que Dieu consacre solennellement en le remplissant de sa gloire.

Après un règne de 40 ans, Salomon meurt, et Roboam, son fils, lui succède ? . Le royaume est divisé. Jéroboam, fils de Nébath, règne sur dix tribus à Samarie et emmène les dix tribus en captivité en Assyrie (2 Rois 17 et 18). Ligne oblique pointillée rouge descendant vers la ligne des nations.

En l’an 606 A.C., Nebucadnetsar assiège Jérusalem et emmène une partie du peuple en esclavage en Babylonie, y compris Daniel (2 Rois 24). Deuxième ligne oblique pointillée rouge descendante. L’année suivante Daniel reçoit l’explication du songe de Nebucadnetsar, qui de la part du Dieu des cieux reçoit le titre de roi des rois et de dominateur sur tous les royaumes. Ici commence le temps des Gentils (Luc 21,24). Pour cette raison le ligne verte grossie remplace le ligne rouge qui a presque entièrement disparu. Ici ont aussi commencé les 70 ans d’esclavage que Jérémie annonça à Juda  (Jér. 25, 11). Jérémie lui-même reste encore à Jérusalem. En  587, Nebucdnetsar détruit Jérusalem, brûle le temple et emmène le reste de Juda à Babylone (2 Rois 25). En 538, après la chute de Belsatsar, Daniel reçoit la vision des quatres bêtes représentant les quatres monarchies qui devaient se succéder pendant le «temps des Gentils », et l’annonce du cycle prophétique de 70 semaines d’année pour Israël à partir de l’ordre de Cyrus, qui instaura la domination médo-perse et donna l’ordre de reconstruire le temple. En 536, Esdras qui Babylone avec une partie de Juda et vient à Jérusalem.

Sixième période

(Le cycle des  70 semaines d’années, soit 490 ans)

 

cette période comprend la succession des trois dernières monarchies, et complète le «temps des Gentils» ; mais elle renferme en parenthèse entre la 69e et la 70e semaine prophétique, toute l’économie de la grâce, temps qui n’est Paz compté, pendant lequel Dieu forme l’Eglise,  le Corps de Christ, le mystère caché dès l’éternité et révélé seulement à la fin des temps. Ce temps de la grâce est indépendant de l’ordre prophétique des événements concernant Israël et de ses rapports avec les quatre monarchies.

Entre le denier prophète, Malachie, et Christ, les Macchab » »s prirent place parmi les hommes de foi, marqués sur le tableau par une ligne horizontale pointillée rouge, à côté des ancêtres de Jésus Christ formant sa généalogie ; de zorobabel à Joseph et à Marie. Mais il eut 4 siècles silencieux ; où Dieu n’envoya plus de  prophètes.

La croix

A la croix ; la 69e semaine de Daniel fut accomplie. Christ vint en grâce pour bénir. Mais il attendait du fruit de son peuple (d’Israël) dont il avait pris tan de soins, lui prodiguant sa sollicitude (Luc 13, 6-9). Il vint manifester la vérité de Dieu, pour accomplir les promesses faites aux pères (Rom. 15,8 ; Michée 7,20), selon sa justice (2 Pierre 1, 1). Mais il fut rejeté, les juifs crucifièrent le fils de DIEU, leur Messie. Dès lors un endurcissement s’empara d’eux comme jugement, et Dieu fait annoncer l’Evangile aux nations. A partir de la croix la ligne verte est encore plus marquée ? L’œuvre que Dieu fait sur la terre maintenant dure un temps indéterminé, conformément aux paroles de Pierre ; «Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom» (Actes 15 ; 14).

Devant la croix tout est sombre. Le Seigneur a dit ; « C‘est ici votre heure et le pouvoir des ténèbres. » C’est la nuit du péché, le plus  grand crime que l’homme ait jamais commis. Après la croix c’est la lumière ; figurée sur le tableau. C’est le terrain de la résurrection, c’est la vie.

La ligne noire descendante montre Christ entrant dans le shéol (Ps. 16, 10) ; séjour des âmes séparées du corps. La ligne remontante présente la résurrection de christ, comme prémices de ceux qui sont morts dans la foi, ou "endormis".

La croix est le pivot de l’histoire de la terre. Dieu la vit dès le commencement, ce fondement solide ; cette œuvre parfaite accomplie, par laquelle devaient être sauvés des milliers de milliers ; une foule innombrable comme le sable des mers, qui habiteront éternellement les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Durant l’éternité ils se souviendront de la croix, cause première de toutes leurs joies. Dieu eut toujours devant les yeux la croix, sans laquelle il n’aurait pas pu bénir l’homme déchu. C’est là que sa sainteté  fut proclamée, sa justice satisfaite, car expiation fut  faite glorifier, et maintenant il est juste et justifiant celui qui croit en Jésus (Rom 3 ; 26). Dès lors cette bénédiction coule comme un fleuve pour quiconque la veut, et elle sera pour toujours le partage des rachetés qui seront dans les demeures que le Seigneur a préparées, où ils jouiront alors de tous les fruits de cette œuvre parfaite accomplie par leur bien aimé Sauveur.

Le Seigneur ressuscita le troisième jour ; et 40 jours plus tard il fut élevé au ciel. L’ascension est figurée par la ligne or ascendante ; la ligne bleue descendante avec une colombe représente la descente du Saint Esprit à la Pentecôte, par lequel Dieu opère dans le cœur des hommes. Aujourd’hui encore l’Evangile de la grâce est prêché ; Christ est présenté comme Sauveur. Quiconque le reçoit est sauvé et devient un enfant de Dieu (Jean 1, 12). Les flèches rouges et vertes montrent que l’Eglise de  Christ, soleil de justice, Chef de l’Eglise, à qui elle est étroitement unie, étant son corps (Epître aux Ephésiens), lui étant la tête son corps (Epître aux Colossiens). C ‘est à la Pentecôte, quand l’Esprit Saint descendit sur les apôtres et les disciples réunis ; que commença la formation de l'église ; ou l’Assemblée. A la suite de la prédication de pierres 3000 âmes furent ajoutées. Quand le dernier membre de ce corps aura été ajouté ; le Seigneur viendra chercher les siens et les introduire dans la gloire. 

L’Eglise est présentée dans Apocalypse 1 ; 20 sous le symbole de 7 lampes d’or, ce que montre le tableau. Ce sont 7 assemblées locales (Ch 2 ; 3 ), existant alors en Asie  mineure ; elles sont en  même temps une image prophétique de ce que devait devenir l’Eglise ou l’Assemblé au cours des âges. Elles marquent les différentes étapes de son développement, ainsi que les responsabilités respectives de chacune d’elle ; et dans ce sens figuré, elles sont plus ou moins successives. C’est un résumé de l’histoire de l’Eglise sur la terre et de son attitude à l’égard de son Seigneur. Les 7 étoiles au-dessus figurent les anges des 7 assemblées, que Christ tient dans sa main, ainsi que les clefs de la mort et du hadès (Apoc. 1, 18-20).

 

Ces assemblées sont :

 

EPHESE : Première &poque ; qui commence à la descente du Saint Esprit. Le Seigneur lui reproche d’avoir perdu son premier amour,

 

SMYRNE : Temps des dix grandes persécutions de Néron à Constantin, de l’an 54 à l’an 312,

 

PERGAME : L’Eglise se lie avec le monde aux jours de Constantin. La ligne bleue montre les vrais chrétiens, en qui habite le Saint Esprit, dans les différents stades de l’Eglise professante. A Pergame une ligne brune se mélange à la ligne bleue, c’est le monde entrant dans l’Eglise, le joug mal assorti.

 

THYATIRE : la Papauté, qui est issue de Pergamz, et qui va se développant. Le caractère de Balaam, c’est-à-dire la religion de l’homme, et des Nicolaïtes, l’’usurpation ecclésiastique. Comme la femme Jésabel introduisit le culte des images, dans le culte chrétien. Mais il y a des fidèles, voyez la ligne bleue.

 

SARDES : L’Eglise protestante, qui eut un si beau commencement à la Réformation ; dégénéra jusqu’à n’avoir plus que la forme de la piété. Elle aussi est jugée dans son ensemble par le Seigneur. Mais il y a aussi au milieu d’elle un certain nombre de croyants qui n’ont pas souillé » leurs robes.

 

PHILADELPHIE : Représente les croyants qui n’ont pas de part à ce que le Seigneur réprouve dans les deux Eglises précédentes ni dans la suivante. Ils gardent sa parole et ne renient pas son nom. Ceux qui ne sont pas au Seigneur n’en font pas partie. C’est à cette assemblée que le Seigneur dit «Tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée toute entière… J e viens bientôt. » Ce passage, comme bien d’autres, montre clairement que l’Eglise ne traversera pas la grande tribulation décrite dans les chapitres 6 et suivants de l’Apocalypse. Elle n’attend rien que la venue du Seigneur.

 

LAODICEE : Montre la dernière étape de l’Eglise professante sur la terre. Triste état de tiédeur et l’orgueil spirituel, que le Seigneur abhorre. Lui-même se trouve dehors. La ligne brune est très forte, l’Eglise devient apostate. Toutefois il s’y trouve encore un petit résidu que le Seigneur reconnaît, ceux qui l’aiment, qui lui ouvrent leur cœur et avec lesquels il peut avoir communion.

L’Etoile

Le Seigneur est l’Etoile brillante du matin (Apoc. 22, 16). Sa venue est l’attente de l’Eglise, c’est l’espérance qu’il a laissée aux siens. Il vient les chercher. Voyez combien les apôtres en parlent dans les épîtres. Paul nous donne le détail de sa venue. 1 Thessaloniciens  4 et 1 Corinthiens 15 nous disent quels sont ceux qui s’en iront à sa rencontre. Ceux qui sont morts dans la foi (endormis) seront ressuscités et les croyants vivants sur la terre seront changés et nous ravis ensemble dans les nuées à sa rencontre pour être pour toujours avec lui. La ligne bleue ascendante marque l’Eglise quittant la terre et rencontrant la ligne or, qui montre le Seigneur venant la chercher, et les deux s ‘en vont en haut. Les croyants paraîtront alors devant le tribunal de Christ ; afin de recevoir selon ce qu’ils auront fait dans le corps, soit bien soit mal. Ici il n’est pas question de vie ou de mort, ce n’est pas le grand trône blanc d’Apocalypse 20. Ce n’est pas le jugement des personnes, mais des œuvres ; c’est-à-dire la rétribution selon la conduite (2 Cor. 5, 10) et le travail de chacun (1 Cor. 3,13). Puis auront lieu les noces de l’Agneau.

Fin de la sixième période

Quand Christ sera venu chercher son Eglise ; et avec elle tous ses rachetés des temps antérieurs (Héb. 11,40), alors commencera la 70e semaine de la prophétie de Daniel, avec tous les importants événements annoncés par ce prophète et d’autres, et par le Seigneur Lui-même (Matt. 24) et l’Apocalypse. La carte présente donc, dans cette 6e période, avant la croix, d’abord la succession des quatre empires des gentils, dont le dernier s’est rendu complice avec les juifs de la mort de Christ. C’est là que la prophétie a été interrompue, puis elle reprend son cours, soit la 70e semaine de Daniel, après l »enlèvement de l’Eglise. A cette époque, un bon nombre de juifs seront rentrés en Palestine, et d’autres les suivront en grand nombre, attirés par les séductions politiques et religieux de l’Antichrist, et la plupart d’entre eux dans leur incrédulité ; c’est-à-dire sans posséder la foi dans les promesses de Dieu. Dieu rassemblera tout son peuple, y compris les dix tribus dispersées parmi les nations (Esaïe 49, 18-22 ; Jér. 31, 6-9 ; Ezéch. 20, 32-37). Voyez la ligne pointillée rouge remontant vers la ligne supérieure. Ils se reconstituent comme nation et rabattissent un temple. Pendant 3 ans et demi, ou la première moitié de Dieu, prêchent le royaume de Dieu et annoncent la venue de Christ.

 

Leur ministère a pour but de mettre en garde le peuple contre la séduction de l’Antichrist, et de former un résidu fidèle par l’intelligence des Ecritures et la foi dans le vrai Christ. A la moitié de la semaine ;Satan est précipité avec ses anges sur la terre (Apoc. 12 ? 7-12). L’Antichrist jette bas le masque et se fait adorer comme Dieu dans le temple. Il met à mort les deux témoins et commence une terrible persécution contre le résidu fidèle, dont une partie se sauve en fuyant vers Ammon et Edom, peuples épargnés du jugement (voyez Daniel 11, 41), e qui pourront servir de lieux de refuge aux fuyards (comparez Esaïe 16, 3-5 ; 21,15). Ce sera l’abomination de la désolation (Matt. 24, 15-23). Voyez l’ombre particulièrement marquée sur cette dernière demi-semaine. Les deux témoins ressuscitent et sont enlevés au ciel, ligne marquée sur le tableau (Apoc. 11,12).

 

En même temps, l’Empire romain, la Bête (Apoc. 13), sera reconstitué sous forma de dix royaumes, qui d’un commun accord donneront le pouvoir à la Bête, création satanique, qui remplira le monde d’étonnement. Les hommes seront conduits à l’adorer aussi. A la fin de la semaine, les armées de la Bête se rencontreront en bataille à Armageddon contre les armées des puissances de l'Est, à propos de la Palestine. Là  le Seigneur descendant du ciel les frappera toutes par l’épée qui sortira de sa bouche (Apoc. 19). Leur jugement sera ainsi exécuté à la fin des temps et de l’Empire des Gentils. Christ délivrant le résidu fidèle d’Israël établira son royaume de justice et de paix à Jérusalem et sur la terre entière.

Quant au rouleau avec ses sept sceaux ; les sept trompettes et les sept coupes, qui figurent dans cette section, leur explication est donnée dans les chapitres 6 à 16 de l’Apocalypse. Toutes ces choses parlent des jugements des préliminaires seront suivis par le jugement des vivants (Apoc. 20, 4), temps de la moisson et de la vendange, dont il est parlé dans l’Evangile de Matthieu et ailleurs (Apoc. 14, 14-20), qui sont des figures sous deux points de vue différents. Alors la Bête et le Faux Prophète seront pris et jetés vifs dans l ‘étang de feu et de soufre (Apoc.19, 19-21), et Satan sera lié dans l’abîme pour mille ans (Apoc. 20, 1-3).

La petite montagne d’où le Seigneur est monté au ciel (Actes 1, 12) est la même dont parle le prophète Zacharie (14, 4), sur laquelle il viendra poser ses pieds lors de son retour en gloire,  pour délivrer Jérusalem et pour établir le règne de mille ans. C ‘est le Mont des Oliviers entre Jérusalem et Béthanie (Luc 24,50).

Septième période

Le Royaume de Christ

Toutes les prophéties concernant le règne glorieux de Christ sur la terre auront alors leur accomplissement. Christ s’assiéra sur le trône de David. Les promesses faites à Abraham et à David se réaliseront. Quant à Israël, c’est l’œuvre de Christ et son intercession pour lui sur la croix qui aura rendu possible son entrée en possession des bénédictions millénaires, malgré toute l’infidélité dont il s’est rendu coupable. Quant aux nations, elles entreront dans ce royaume seulement aussi en vertu de l’œuvre de Christ, du sang de la croix, qui est la propitiation pour le monde entier (1njean 2, 2). Pendant ces mille ans, le jugement individuel aura lieu en gouvernement chaque jour, et judiciairement à la fin devant le grand trône blanc. Pendant ce temps un grand nombre d’entre les nations se convertiront et auront leur par éternelle dans la nouvelle création. (Voir une partie de ligne rouge et de la ligne verte montant au-dessus du trône.) 

Le Millenium correspond au 7e jour de la création, dont le repos a été interrompu par la chute d’Adam. L’œuvre de la Rédemption permet la restauration de toute chose et les temps de rafraîchissement dont toute terre pourra jouir, moyennant l’incarcération de Satan. Al la fin de ce temps béni, Satan sortira de sa prison (Apoc. 20 ; 7-10) pour égarer les nations encore une fois, afin qu’elles fassent la guerre aux saints ; mais le feu du ciel descend et les consume, et Satan est jeté dans l’étang de feu et de soufre. Mais Satan n’est pas seul ennemi que le Seigneur détruira. Il est écrit : Il faut que Christ règne, jusqu’à ce que tous ses ennemis soient mis sous ses pieds (1 Cor. 15). Les morts, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie, comparaissent devant le grand trône blanc pour être jugés selon leurs œuvres et sont jetés dans l’étang de feu (Apoc. 20, 12-15). Et la mort elle-même et les hadès (personnifiés) seront jetés dans l’étang de feu.

 Alors Christ remettra le royaume à son père. Et il y aura des nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habite. Dieu habitera avec les hommes. Il se reposera dans son amour (Soph. 3, 17).

 

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