etudes bibliques - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le ciel, qu'est-ce?

31 Mars 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Le ciel, qu'est-ce?

Le ciel, qu'est-ce?

W. Ferrazzini

Il n'est autre que la présence de Jésus-Christ. Eventuellement, il commence déjà sur la terre. Et cela signifie :

AMOUR

sans passion, car nous serons semblables à Lui. I Jean 3 : 2.

SERVICE

sans fatigue, car ses serviteurs le serviront. Apoc. 22 : 3.

SAINTETÉ

sans altération, car son nom sera sur nos fronts. Apoc. 22 : 4.

BENEDICTION

sans interruption, car il n'y aura plus d'anathème. Apoc. 22 : 3.

VIE

sans deuil, car la mort n'existera plus. Apoc. 21 : 4.

JOIE

sans pleurs, car il essuiera toute larme de nos yeux. Apoc. 21 : 4.

LUMIÈRE

sans ténèbres, car il n'y aura plus de nuit. Apoc. 22 : 5.

GLOIRE

sans lutte, car il n'y aura plus de peine. Apoc. 21 : 4.

SATISFACTION

sans lacune, car nous n'aurons plus faim. Apoc. 7: 16.

ORDRE

sans interdiction, car nous régnerons aux siècles des siècles. Apoc. 22 : 5.

BEAUTE

sans laideur, car nous serons sans tache ni ride. Ephés. 5 : 27.

EXISTENCE

sans péché, car nous serons irréprochables. Jude 24.

COMPAGNIE

sans absence, car nous serons toujours avec Lui. I Thes. 4: 17.

Lien : http://www.promesses.org/arts/32p95f.html

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DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

19 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

DEMARCHE POUR LA RESTAURATION PERSONNELLE

Les étapes de la Restauration personnelle :

Réaliser l’état de la malédiction qui pèse sur nous (Agée 1.1-11)

a) Le peuple venait de rentrer de Babylone où il était en captivité.

b) A peine arrivée en Israël, c’était le temps de semailles. Il y avait le choix de se sacrifier, jeûner, diminuer sa ration alimentaire pour semer une partie qui servira de nourriture pour le futur ou tout manger au rythme de Babylone pour mourir de faim après (Psaumes 126.5-6).

c) Le confort personnel s’imposait par la construction et l’embellissement de son chez soi. Du côté de Dieu, la préoccupation première était la construction du Temple, lieu de rencontre avec Dieu qui produit la protection, l’abondance et la prospérité. Mais la priorité du peuple était l’amour pour soi et non pour Dieu (Agée 1.1-2).

Dans le contexte qui est le nôtre, nous avons le souci de nous vêtir, manger, faire ses activités, penser à l’avenir, mais ignorer le Dieu qui est le propriétaire de l’avenir.

d) La malédiction s’est abattu sur le peuple en raison de son alliance abandonnée avec Dieu pour Jérusalem (Temple de Dieu)

‘‘5 Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie ! Que ma langue s’attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie !’’ (Psaumes 137.5-6)

Cette malédiction résumée par Agée ne s’accomplie-t-elle pas en nous aujourd’hui dans comme ici mentionnée :

‘‘C’est pourquoi la parole de l’Eternel leur fut adressée par Aggée, le prophète, en ces mots: Est-ce le temps pour vous d’habiter vos demeures lambrissées, Quand cette maison est détruite ? Ainsi parle maintenant l’Eternel des armées: Considérez attentivement vos voies ! Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, Vous mangez, et vous n’êtes pas rassasiés, Vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, Vous êtes vêtus, et vous n’avez pas chaud ; Le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé. Ainsi parle l’Eternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! Montez sur la montagne, apportez du bois, Et bâtissez la maison : J’en aurai de la joie, et je serai glorifié, Dit l’Eternel. Vous comptiez sur beaucoup, et voici, vous avez eu peu ; Vous l’avez rentré chez vous, mais j’ai soufflé dessus. Pourquoi ? dit l’Eternel des armées. A cause de ma maison, qui est détruite, Tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison. C’est pourquoi les cieux vous ont refusé la rosée, Et la terre a refusé ses produits. J’ai appelé la sécheresse sur le pays, sur les montagnes, Sur le blé, sur le moût, sur l’huile, Sur ce que la terre peut rapporter, Sur les hommes et sur les bêtes, Et sur tout le travail des mains’’ (Agée 1.3-11).

Puisse ‘‘l’Eternel réveilla l’esprit de nos leaders, et l’esprit de nos pasteurs, et l’esprit de tout le reste du peuple’’ (Agée 1.14) pour que tous, retournent aux anciens sentiers, en se mettant à l’œuvre dans la maison de l’Eternel des armées, notre Dieu.

Souvenons-nous toujours que Dieu reste fidèle à l’alliance qu’Il a faite avec nous quand il nous a sorti des ténèbres à son admirable lumière. Souvenons-nous le, il est écrit : ‘‘car ainsi parle l’Eternel des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec ; j’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées. L’argent est à moi, et l’or est à moi, Dit l’Eternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande Que celle de la première, Dit l’Eternel des armées ; Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, Dit l’Eternel des armées’’ (Agée 2.6-9).

  1. Aller devant Dieu en repentance

Action à mener :

- Souviens-toi de ton premier amour, des engagements d’autrefois avec Dieu (Apoc. 2.1-5)

- Voir les conséquences de ta faute autour de toi (Jonas 1.4-16 ; Jude 23)

3. Entendre la voix de Dieu (Agée 1.13)

4. Avoir la crainte de l’Eternel (Agée 1.13)

5. Avoir l’esprit réveillé par Dieu (Agée 1.14)

ORIENTATON POUR LA REPENTANCE

  • esprit d’individualisme, division (Eccl 4.9-10 ; 1Cor 12.14-27)
  • esprit d’hypocrisie, de paresse (1Cor 11.17 ; Rom12.11 ; Prov. 19.15)

- esprit de cupidité et l’esprit de justification (Eccl 5.9 ; Heb 13.5 ; Col 3.5; Nahum 3.4)

  • esprit d’impudicité, de mensonge (Eccl 7.26 ; Rom 13.13 ; 1Cor 6.18 ; Eph 5.3 ; Ps 101.7)
  • croyance des lèvres en la parole de Dieu Héb. 11.1
  • compassion qu’il a pour les perdus (Mt 9.36)
  • dirigeant selon le cœur de Dieu ? (Ps 139.23-24 ; 1Ch 22.19 ; Jérémie 23.24 ; Ps 11.4-5a)
  • amour de la mission comme les premiers Apôtres (Actes 6.8-10)
  • Dr. André CHOUBEU
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LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

15 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

LES BENEDICTIONS PROCUREES PAR LES SOUFFRANCES DE CHRIST

Les souffrances de Jésus nous comblent de toutes sortes de bénédictions pour notre vie spirituelle. Dans la Bible il y a 100 points de souffrance de Jésus pour notre bien donc voici quelques bénédictions en Lui :

En Lui, l’amour de Dieu a été manifester (1 Jean 4.9)

En Lui, la richesse de son amour a été manifestée (Éphésiens 2.4)

En Lui, le juste vivra par la foi (Romains 1.17)

En Lui, nous avons l’héritage des saints dans la lumière (Colossiens 1.12) En Lui, nous sommes héritiers (Éphésiens 1.11)

En Lui, nous avons la parole de Vérité (Éphésiens 1.3)

En Lui, nous avons le Saint Esprit (Éphésiens 1.13)

En Lui, nous avons été élus avant la fondation du monde (Éphésiens 1.4) En Lui, nous sommes assis ensemble dans les lieux célestes (Éphésiens 1.7)

En Lui, nous sommes citoyens des cieux (Philippiens 3.20)

En Lui, nous sommes sanctifiés (Jean 17.17)

En Lui, nous triomphons du monde (1 Jean 4.5)

En Lui, nous sommes affranchis (Romains 6.22)

En Lui, nous sommes crucifiés (Galates 2.20)

En Lui, nous sommes morts au péché (Romains 6.11)

En Lu, il n’y a plus aucune condamnation (Romains 8.1)

En Lui, nous sommes devenus des imitateurs de Dieu (Éphésiens 5.1,2)

En Lui, nous sommes transformés par le renouvellement de l’intelligence (Romains 12.2)

En Lui, nous sommes des enfants de lumière (1 Thessaloniciens 5.5)

En Lui, nous sommes la lumière du monde (Matthieu 5.14)

En Lui, nous sommes une nouvelle création (Galates 6.15; 2 Corinthiens 5.17) En Lui, nous sommes saints comme Lui-même est saint (1 Pierre 15.16)

En Lui, nous avons des trésors dans le ciel (Psaumes 119.14)

En Lui, nous avons l’amour (Galates 5.4 ; Jean 13.34,35)

En Lui, nous avons la foi agissante (Galates 5.16)

En Lui, nous avons l’infinie grandeur de sa puissance (Éphésiens 1.18,19)

En Lui, nous avons la foi en sa puissance (Colossiens 2.2)

En Lui, nous portons dans nos cœurs la puissance de Dieu (2 Corinthiens 4.7)

En Lui, nous avons l’infinie richesse de sa grâce (Éphésiens 2.7)

En Lui, nous avons la puissance qui agit en nous (Éphésiens 3.20)

Conclusion :

Paul dit qu'il a expérimenté la souffrance de Christ dans sa vie. Christ a souffert pour nous faire bénéficier de la faveur divine. Notre souffrance pour Christ en fera autant pour les autres.

Mais aimons-nous ou plutôt accepterons-nous souffrir injustement pour que Christ soit glorifié ?

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LES DIFFERENTES SORTES DE FOI

11 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES DIFFERENTES SORTES DE FOI

LES DIFFÉRENTES SORTES DE FOI

Selon l’expression hébraïque, la foi est une confiance et un repos tranquille en un Dieu Vivant et Vrai. Sans la foi nous dira Hébreux 11.6, il est impossible d’être agréable à Dieu. Il revient donc à nous comprendre que le point de départ de toute intimité avec Dieu ou de toute victoire sur le monde et les choses spirituelle a son fondement sur la notre foi en Christ. On distingue en effet plusieurs sortes de fausse foi :

1. la foi des lèvres (Jacques 2.14 ; Luc 6.46

2. la foi sans œuvres (Jacques 2.14)

3. la foi qui ne peut sauver (Jacques 2.14)

4. la foi manifestée par l’amour en paroles sans actes (Jacq 2.15-16 ; Jn 3.17)

5. la foi morte (Jacques 2.17,26)

6. la foi sans preuve concrète (Jacques 2.18 ; Mt 7.17)

7. la foi semblable à celle des démons (Jacques 2.19)

8. la foi stérile (Jacques 2.20)

9. la foi qui sauve (Hébreux 11)

La foi nous ne devons jamais l’oublier est le moteur qui nonobstant tout obstacle, épreuves et autres barrières, nous propulse vers l’avant parce que nous avons les yeux fixés non sur les circonstances, mais sur la promesse qui nous est faite par Christ, le Chef et le Consommateur de notre foi. La foi voit la finalité, l’accomplissement de la promesse alors que la vue et les émotions voient les circonstances.

Et notre foi, dans quelle catégorie la classe-t-on ?

Dr. André CHOUBEU

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LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

8 Février 2014 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

LA DEFINITION DU MOT MARIAGE

Introduction :

De par sa définition, le mariage est l’union de deux personnes. Cette union à connotation spirituel fusionne les deux êtres qui deviennent un par le lien du mariage, d’où la fameuse équation des mathématiques divines 1 + 1 = 1.

Il existe de nombreuses définitions parfois sous l’angle humoristique, mais pleines de significations lorsque l’on aspire à un mariage heureux. Découvrons ensemble ces choses :

Diverses définitions du mariage :

Définition Religieuse :

Acte religieux qui consiste à créer un crucifié de plus et une vierge de moins.

Définition juridique :

Sentence dont le condamné à perpétuité, est libéré uniquement pour mauvaise conduite.

Définition de la vie courante :

Aucune femme n’a ce qu’elle espérait et aucun homme n’espérait ce qu’il a.

Définition mathématique :

Somme d’emmerdes, soustraction de liberté, multiplication de responsabilité, division des biens.

Définition militaire :

C’est la seule guerre où l’on dort avec l’ennemi.

Définition philosophique :

Sert à résoudre à deux des problèmes que l’on n’aurait jamais eu en restant célibataire.

PUIS VIENT L’HEURE DU BILAN

En tenant compte des diverses définitions ci-dessus énumérées, l’heure du bilan est inévitable, mais pour quel résultat. Découvrons-le dans l’expression ‘‘le mariage avant et après’’ :

► Avant : deux fois par nuit

Après : deux fois par mois

► Avant : Tu m’essouffles

Après : tu m’étouffes

► Avant : Ne t’arrête pas

Après : Ne commence pas

► Avant : Saturday night fever

Après : Saturday night football

► Avant : Etre à côté de toi

Après : Reste de ton côté

► Avant : Je me demande ce que je faisais sans elle (sans lui)

Après : Mais qu’est-ce que je fais avec elle (lui)

► Avant : Erotique

Après : Neurologique

► Avant : On croirait qu’on est ensemble depuis toujours

Après : On est toujours ensemble

► Avant : On l’a fait sur le canapé

Après : J’ai dormi sur le canapé

► Avant : Je découvre que man vie sans toi n’avait pas de sens

Après : Je découvre que tu as détruit ma vie

► Avant : Impossible de vivre sans toi

Après : Te voir encore, c’est mourir deux fois

► Avant : Tu es un ange

Après : Tu es un démon

Il devient évident que lorsque le mariage n’a pas été vécu selon les principes de son initiateur, le bilan est désastreux. Découvrons ensemble et tirons en les leçons qui s’imposent pour refaire notre mariage. C’est en effet possible de tout recommencer pour voir des jours meilleurs.

ET CE FAMEUX MOT M A R I A G E

Pourtant, lorsque nous sondons la pensée divine dans les sept lettres qui constituent le vocable mariage nous aboutissons à définition suivante :

M = Mort en soi-même ; A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ, R = Révélation du caractère, I = Intérêt commun, Intégrité, A = Allégresse, G = Grâce, générosité, E = Esprit de Dieu.

Considérant la profondeur de cette décomposition de chaque mot du vocable mariage, nous pouvons y découvrir les vérités suivantes :

M = Mort en soi-même (Genèse 2.24 ; 1 Cor 7.3). Comme nous l’avons exprimé auparavant, le mariage est le renoncement à ses aises, à ses ambitions, à sa famille, à ses coutumes, à ses principes et autres, pour épouser et vivre par les desseins de Dieu dans le nouveau couple qui est formé par le lien du mariage. Pour parvenir à l’amour selon la vision divine, il faut avoir la charité qui est la mort en soi-même pour le bien-être ou le bonheur de l’autre. Beaucoup d’entre nous sont-ils vraiment morts à eux-mêmes ? Le moi ne domine-t-il pas fortement alors qu’il n’est plus lui-même, parce qu’il ou elle forme une entité spirituelle avec son partenaire dans un nouvel environnement tel que voulu par Dieu ? Quel aspect de notre vie du couple ressurgit du tombeau ou résiste fortement à la crucifixion ? Dans quel domaine brille-ton très négativement de manière à être une gangrène pour notre partenaire dans le couple ?

A = Amour qui est le caractère de Jésus Christ. Les caractéristiques de l’amour dépeignent Christ lui-même en ces termes : ‘‘L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvénient. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère’’ (1 Cor 13.1-7 - Version Parole de Vie). Quel genre d’amour manifestons-nous dans le couple ? Les termes grecs en citent plusieurs qui ne sont malheureusement pas l’amour agapè que recommande le cœur de Dieu.

R = Révélation du caractère. Dans l’amour de Christ qui unit le couple, la découverte des aspects négatifs dans l’autre partenaire est la manifestation de l’amour de Dieu pour apporter la sanctification dans cette autre partie de moi-même qu’est désormais le vis-à-vis en vue d’une transformation, en vue de l’harmonie parmi les deux. N’est-il pas écrit : ‘‘Car il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux, un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié’’ (Eph 2.14-16). Depuis quand refuses-tu de reconnaître la différence de l’autre pour ne vois toujours que le négatif parce que tu refuses le travail que t’impose Dieu pour ton changement individuel et puis de l’autre ensuite ? Qui es-tu ? Pourquoi es-tu avec lui ou elle ? Coïncidence, hasard ? Le but pour lequel tu es son partenaire doit être atteint car c’est pour cela que tu es là. Prends en conscience et ne luttes plus contre la vérité.

En allégorisant ce texte pour le ramener dans le contexte du mariage, nous comprenons clairement que le travail du Saint-Esprit est de ramener la paix dans le couple en réconciliant en Christ les deux êtres pour qu’ils obéissent aux mathématiques divines dans leur manifestation qui est 1+1=1. La découverte du caractère négatif du partenaire n’est pas une joie de constater les faiblesses du conjoint, mais plutôt de la révélation d’un travail à faire sur lui pour le ramener au modèle que Dieu attend de lui.

I = Intérêt commun, Intégrité. Lorsque l’harmonie est établie dans le couple et que les deux êtres sont devenus mystérieusement fusionnés en Christ pour ne plus former qu’un, leurs intérêts ne se trouvent désormais qu’en Dieu. Ainsi, comme Christ et le Père sont un, les deux deviennent réellement un et travaillent pour un objectif commun dans lequel les intérêts ne sont plus partagés, mais commun à cause du caractère d’intégrité de l’un et de l’autre. La communion et la solidarité dans le couple sont appelées à devenir une complicité manifestée par l’attachement indéfectible à la communion mutuelle. Le centre d’intérêt de l’un devient celui de l’autre, en effet le partage des joies, des peines, des ambitions et autres ne visent plus rien d’égoïste ou personnel :

‘‘Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde de Dieu, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée’’ (Phil 2.1-2).

A = Allégresse. L’accomplissement du point ci-dessus conduit le couple à expérimenter une joie surnaturelle dans leur union intime et pratique qui les amène chaque fois à la montagne de la joie éternelle. Lorsque la fusion des deux est devenue possible en Christ, le couple est transporté dans leur intimité conjugale dans les vestibules du ciel.

G = Grâce, générosité. Au jour où l’adversaire, l’adversité tente de briser l’harmonie conquise en Christ, la grâce de Dieu reste leur seule source d’espoir qui sans faille se renouvelle chaque matin pour leur bonheur (Lamentations 3.22-23). La générosité de chacune des parties pardonne facilement les torts de l’autre afin de ne pas briser l'équilibre si chèrement obtenu par la grâce de Dieu. La grâce disait un serviteur de Dieu doit nous conduire à avoir toujours en réserve le pardon préventif au jour où l’autre nous offenserait. Par la grâce et la générosité, chacun dans le couple doit s’efforcer de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix (Eph 4.3).

E = Esprit de Dieu. Chaque couple comme dit plus haut, entre dans les desseins rédemptifs de Dieu pour la famille qu’ils vont fonder, devant exercer une influence positive autour d’eux pour la gloire de Dieu dans leur deux familles respectives, leur tribu, leur quartier, ville, pays et enfin le monde. L’avons-nous vraiment compris ? Toutefois pour atteindre cette dimension, il faut exclusivement se laisser entre les mains du Saint Esprit qui sonde les cœurs et les reins, connaissant les dispensations de Dieu à notre égard. Puissions-nous dès aujourd’hui nous plier aux exigences du Saint-Esprit pour le bonheur de notre foyer à la gloire de Dieu !

Conclusion :

Parfois amusant, parfois sévère, parfois interpelatif, les divers phrases de cette étude ne peuvent nous laisser indifférents. Qu’en pensons-nous honnêtement et concrètement. Ne peut-on pas nous arrêter pour réexaminer et refaire ce qui a été détruit. Un mariage échoué est l’occasion de voir notre entrée au ciel compromise. Alors, prenons-en conscience car il est écrit : Je hais la répudiation dit l’Eternel dans Malachie 2.16.

Faut-il continuer malgré soi car l’amour est plus fort que la mort ? Non, il faut s’arrêter et tout refaire car les plaies du passé peuvent trouver leur pansement dans le sang de la croix au moyen du pardon intégral.

Dr André CHOUBEU

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5 SECRETS POUR DEMEURER AU DESSUS DES PROBLÈMES

12 Décembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

5 SECRETS POUR DEMEURER AU DESSUS DES PROBLÈMES

5 SECRETS POUR DEMEURER AU DESSUS DES PROBLÈMES.
Ephésiens 2 :6

1- Aucun problème n’est au dessus de vous que si vous vous mettez en dessus
Jean 16 :33 trouvez en vous la solution à tout problème que vous faites face

2- Chaque problème auquel vous faites face vous offre une opportunité en or d’une solution qui est enterré en vous. C’est le moyen par excellence d’extérioriser le champion qui sommeille en vous.
Remarquer David face à Goliath, le problème n’était pas Goliath mais le Géant qui désirait se manifeste en David, depuis la brousse ce champion disait à David, va en ville car je
Veux m’exprimer. Donc le géant David affronta le géant Goliath

3- La solution à un problème dépend de combien grand vous voyez Dieu et non combien grand est votre problème
Les champions regarde toujours à Dieu si grand capable d’agir, car ils savent que chaque fois qu’il faut passer à la vitesse supérieur, les problèmes crierons leur nom afin qu’ils les solutionnent. Chaque fois que vous regardez à Dieu si grand au dessus de vos problème, il y’a une retransmission de sa part de la véritable taille de vos problèmes. Pendant 40 jours les Israelites regardaient à Goliath si grand et personne n’avait le courage de l’affronter: À la vue de cet homme, tous ceux d'Israël s'enfuirent devant lui et furent saisis d'une grande crainte. Mais lorsque arriva David, il regarda à Dieu et pu minimiser Goliath au point de lui infliger une sévère humiliation dans ses propos : C'est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l'ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l'un d'eux, car il a insulté l'armée du Dieu vivant. V 36. Les pensées que vous entretenez face aux problèmes est la machine de production de ce qui arrivera. Cessez de magnifier les problèmes, mais Dieu. Plus vous élèverez Dieu, plus vos problème perdrons de poids et de taille.

4- Parlez de Dieu à vos problèmes et non de vos problèmes à Dieu Proverbes 3 :6

David à parlez de Dieu à Goliath : David dit au Philistin: Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot; et moi, je marche contre toi au nom de l'Éternel des armées, du Dieu de l'armée d'Israël, que tu as insultée.
46 Aujourd'hui l'Éternel te livrera entre mes mains, je t'abattrai et je te couperai la tête; aujourd'hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu'Israël a un Dieu.
47 Et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée ni par la lance que l'Éternel sauve. Car la victoire appartient à l'Éternel. Et il vous livre entre nos mains. Parlez à toutes les situations auxquelles vous faites face et elle se soumettre à son autorité. Notez que tout problème à déjà une tête coupé, c’est la raison pour la quelle David coupa la tête de Goliath avec l’épée symbole de la parole.

5- Chaque fois que vous faites face aux problèmes, impliquez Dieu totalement à cela
Vous impliquer Dieu en lui rappelant son alliance pour vous en Christ, ce qu’il dit dans sa parole et les promesses contenues en rapport à la situation. Dans les actes des apôtres lorsqu’ils furent persécuté regarde comment ont-ils impliqué Dieu : En effet, contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d'Israël,
28 pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d'avance.
29 Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance,
30 en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus.
31 Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint -Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance.

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LE JUGEMENT DES DIEUX DE L’EGYPTE

11 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LE JUGEMENT DES DIEUX  DE  L’EGYPTE

LE JUGEMENT DES DIEUX DE L’EGYPTE

(Exode 7-15)

La multitude des divinités égyptienne donnait à Satan un droit légal pour établir son emprise sur tout le domaine territorial. Selon Dan 10.13, le roi de Perse était la principauté territoriale exerçant une domination pour assujettir le peuple d’Israël en captivité et empêcher sa libération. Ainsi donc il pouvait s’opposer à l’action de Dieu et de ses envoyés (Anges, Daniel) en essayant de les empêcher d’accomplir les tâches que Dieu leur avait confiées. Le Diable ne peut dominer, réclamer et contrôler que s’il a déjà assujetti par l’idolâtrie, la rébellion, la violation de la loi divine qui constitue un pont pour établir un lien inique par excellence. Ces liens établis fondent de manière inévitable des lois de malédiction dans les vies de leurs victimes. Ces péchés en effet, mettent l’homme sous le jugement de Dieu selon Rom 1.18-25. L’homme n’est esclave que de ce qui a triomphé de lui ou le domine. Or les Israélites esclaves des Égyptiens qui à leur tour, étaient esclaves des dieux égyptiens ne pouvaient être affranchis que si les multiples divinités qui dominaient, contrôlaient et conduisaient les Égyptiens, étaient renversées, déstabilisées et détruites. Éternelle n’a-t-il pas dit :

«Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays où tu dois entrer, de peur qu'ils ne soient un piège pour toi. Au contraire, vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, et vous abattrez leurs idoles. Tu ne te prosterneras point devant un autre dieu; car l'Éternel porte le nom de jaloux, il est un Dieu jaloux. Garde-toi de faire alliance avec les habitants du pays, de peur que, se prostituant à leurs dieux et leur offrant des sacrifices, ils ne t'invitent, et que tu ne manges de leurs victimes; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n'entraînent tes fils à se prostituer à leurs dieux. Tu ne te feras point de dieu en fonte » (Exode 34.12-17).

Les deux autels de Gédéon (Juges 6.21-27). Dans sa miséricorde, Dieu visita Gédéon qui trouva grâce à ses yeux. Après que ce dernier ait offert un sacrifice que Dieu agréa, il s’empressa de bâtir un autel à Dieu sur des bases purement humaines, sentimentales ou émotionnelles. Le fait de bâtir un autel à l’Eternel à côté de l’autel de Baal établissait l’Eternel un autre dieu comme le premier qui était déjà vénéré dans le village. Mais dans sa jalousie et sa gloire, l’Eternel demanda à Gédéon de détruire le premier autel avant de bâtir le véritable autel à son honneur. Dans nos vies, il existe aussi plusieurs autels. Puissions-nous les détruire, pour rebâtir un autel agréable à l’Eternel.

Illustration : Un Pasteur, d’une famille de trois Pasteurs fut confronté à une situation pour le moins alarmant. A chaque un an, un mort devait survenir et de neuf enfants, il ne restait plus que cinq. Ils ont commencé à accuser Dieu jusqu’au jour où ce Pasteur tomba gravement malade et ce fut par de fortes intercessions que ce Pasteur revint à la vie. Dans le désespoir, il parla à Dieu amèrement et Dieu lui montra que la coépouse de sa mère avait bâti un autel derrière la maison familiale réclamant la mort de tous les enfants de sa coépouse après une vie flottante et instable. A chaque fois qu’une stabilité semblait survenir une main obscure survenait de on ne sait où et tout s’écroulait à nouveau. Ce n’est que lorsque sur la direction du Saint-Esprit, ce qui a été enterré a été détruit et l’autel détruit que la vie revint dans la famille.

Pendant leur séjour en Egypte, les Israélites, forcément étaient assujettis enfreignant les prescriptions divines pour eux. Des alliances avec les Egyptiens par le lien de mariage, la réponse aux invitations des festivités en l’honneur de leurs dieux et autres en constituaient la clé de voûte (la cause principale).

Seul l’Eternel Dieu pouvait combattre et vaincre ces nombreux dieux d’Egypte. Le Dieu d’Israël devait donc confronter et vaincre tous ces dieux, briser les jougs et liens ou chaînes de captivité spirituelle qui ont pesé sur son peuple pendant environ quatre cents ans avant de les libérer de la servitude. Ainsi donc les dix plaies constituaient des jugements de l’Eternel Dieu des Armées sur les divinités dominatrices précises qui, vaincues, laissaient les Egyptiens sans force, sans appui. Ces derniers ne pouvaient plus retenir les Israélites dont le Dieu est supérieur aux leurs. Le pouvoir spirituel de captivité brisé par la défaite des dieux ouvrait la porte à la libération physique du peuple d’Israël en accomplissement de la prophétie de Genèse 15.13 : « Et l'Éternel dit à Abram: Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses ».

Une classification des plaies sur l’Egypte nous permettra de comprendre la tactique de Dieu dans un processus qui dans tous ses jugements, ouvre une porte de miséricorde permettant au coupable de se repentir. C’est dans l’endurcissement que sa colère va en s’aggravant. Nous constatons par là, l’amour de Dieu qui dans sa miséricorde agit envers le pécheur, dans l’espoir de l’amener à changer d’attitude. Nous pouvons donc constater :

  1. les plaies répugnantes : l’eau changée en sang, les grenouilles, les poux
  2. les plaies éprouvantes : les mouches venimeuses, la mortalité de troupeaux, les ulcères
  3. les plaies effrayantes : la grêle, les sauterelles, les ténèbres
  4. la plaie la plus accablante : la mort des premiers-nés. Si terrorisantes qu’aient été les neuf premières plaies, aucune d’elles ne put ébranler le cœur irrégénéré et endurci de Pharaon.

Dans le comportement de Pharaon sur les tris compromis qu’il propose à Moïse, nous pouvons aisément ressortir la stratégie de Satan dans le combat spirituel auxquels les chrétiens sont encore exposés :

1) Offrez le sacrifice dans le pays (Ex. 8.21) : Demeurez en Egypte, suggère Pharaon à Moïse ; autrement dit, allez très bien à l’église, mais demeurez dans le monde quant à votre conduite. Soyez libre de vivre votre vie sans vous mettre sous le joug d’esclavage de limitation, de la séparation d’avec le monde. Vous pouvez vivre en chrétien, mais sans restriction dans votre comportement. Continuez à vivre comme avant même sans réelle repentance, mais seulement, soyez présent à tout le programme de votre église locale. Cette suggestion en fin de compte aboutit à la conformité au siècle présent (Ps 50.9-17 ; 2 Cor 6.14-18 ; Gal 1.4).

2) Vous ne vous éloignerez pas (Ex. 8.24) : Pharaon fait semblant de modifier sa première proposition en l’atténuant. Cette stratégie est bien connue de Satan qui ne veut pas la profondeur spirituelle du chrétien. Une superficialité en effet, faciliterait sa récupération dans les arènes du monde des ténèbres (la mondanité) sans réelle difficulté. Il ne faut pas aller loin ! Quelle méthode qui pourtant réussi fort bien à Satan aujourd’hui ! Pas d’excès de prière, pas de profondeur dans la spiritualité, pas d’étude biblique personnelle, pas de prière personnelle, pas de moment d’intimité avec Dieu. Se contenter juste de la forme, mais pas de fond (1 Sam 15.3,9,13-15,19-23).

3) Allez, vous les hommes (Exode 10.8-11) : pour offrir des sacrifices et que vos enfants restent en Egypte. C’est ici, la plus subtile des propositions de Pharaon. Ce modèle est aujourd’hui le piège des familles chrétiennes. Parce que beaucoup de parents veulent plaire à leurs enfants, ils cèdent facilement à leur pression et livrent les enfants à la mode et aux mœurs du présent siècle. Que de scandale parmi les enfants chrétiens dans leur conduite dévergondée, dans leurs mœurs corrompues, dans leur habillement sans pudeur, dans la perversion sexuelle et autre. Que d’anarchie parmi les épouses chrétiennes qui loin de la soumission, revêtent le manteau de l’émancipation. Scandale et abomination aux yeux de Dieu trois fois Saint.

Pour libérer Israël, Dieu devait briser sur leur tête, le joug des traditions, des liens de malédictions et des esprits humains.

LES NEUF PRINCIPALES DIVINITES DE L’EGYPTE :

1ère plaie : (Exode 7.14-24) Le sang contre le Nil et son dieu Osiris : Le pharaon allait faire ses dévotions au dieu Nil, le dieu hoppi (père des dieux). Toucher au Nil, c’était toucher au cœur de l’Égypte qui, sans lui, n’était plus qu’un désert. Hérodote dit : « l’Égypte est un don du Nil ». Les Egyptiens l’avaient déifié et lui adressaient des hymnes d’adoration. Pharaon et sa famille ainsi que sa cours allait chaque jour pour une adoration aux eaux du Nil (Exode 2.3-5). Ce fléau démontre la supériorité de l’Eternel sur ce prétendu dieu.

Osiris était le principal dieu du Nil et le mois de Juin lui était consacré. Osiris pour les Egyptiens, à cause de son immersion dans les eaux du Nil était à l’origine de la végétation, de la productivité ou fécondité, incarnant la source de vie de la nature dont il exprime les phases. Osiris était aussi considéré comme le dieu des morts puisque selon les croyances de l’Egypte ancienne, Osiris état mort avant d’être ressuscité. Tout mort était supposé être confié au soin du dieu Osiris qui maîtrisait l’au-delà puisque ayant été mort et ressuscité. Il était le garant du renouveau de la végétation et de la vie dans l’au-delà

Jugement divin sur le dieu du Nil : L’Eternel Dieu envoie le sang dans les eaux du Nil. Le sang est le symbole de la vie puisque la vie est dans le sang selon l’expression des Saintes Ecritures (Lév. 17.11). Si la vie divine qui est dans le sang produit la mort des dieux du Nil, c’est une preuve de la supériorité de l’Eternel, et constitue une affirmation irréfutable de son autorité absolue sur la végétation, la fécondité et la vie de l’être autant animal qu’humain. Par la présence du sang dans le Nil, les poissons qui sont la nourriture principale des Egyptiens pourrirent et ainsi, au lieu que le Nil donne la vie, il donne plutôt la mort.

Psaumes 74.13-14 : ‘‘Tu as fendu la mer par ta puissance, Tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux; Tu as écrasé la tête du crocodile, Tu l'as donné pour nourriture au peuple du désert’’.

2ème plaie : (Exode 7.25-8.12) Les grenouilles contre la déesse Hept ou Héra, Héka : elle était la déesse de la lumière nocturne, du mariage et de l’enfantement, assurant la protection des femmes. Cette divinité était impliquée dans le mariage et tout son processus allant jusqu’aux festivités nuptiales. Son symbole en lumière nocturne traduisait la beauté de la femme, la joie de l’harmonie sexuelle (lune de miel sans cesse renouvelée). Elle était la déesse qui donnait la perfection au côté romantique de l’amour entre l’homme et la femme. C’est également elle, cette divinité qui donnait les grossesses et favorisait les accouchements en assistant les femmes quand elles sont à terme et conduites à la maternité pour enfanter. Les activités de cette déesse interviennent au mois de Septembre.

Jugement de Dieu contre Héra : le fleuve du Nil et son dieu Osiris au lieu de la fécondité produit la mort à cause du sang dans ces eaux. Cette mort qui se répand dans les foyers, empêche les fiançailles, la dot, les mariages et les festivités qui s’en suivent, ne donnant pas accès au rapport sexuel dans les couples et par conséquent aucune lune de miel, aucune conception ni accouchement. Alors n’ayant pas de femme qui doit accoucher, cette divinité a échoué de bout en bout. Son omnipotence est alors inexistante.

‘‘Notre secours est dans le nom de l'Éternel, Qui a fait les cieux et la terre.’’ (Psaumes 124.8).

‘‘Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel.’’ (Gend 4.1).

‘‘C'est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m'étaient destinés, Avant qu'aucun d'eux existât ’’ (Psaumes 139.13-16).

3ème plaie : (Ex 8. 12-15) Les moustiques, traduit aussi par poux ou vermine contre Geb dieu de la terre ou du sol : Divinité de la terre, il veillait sur les cultures, les récoltes, la bonne saison et le bon temps. C’est lui qui par son fils Seth engendrait la guerre, le désert et la violence, la mort violente. Il assurait donc la défense. Des sacrifices devaient lui être offerts à la période des semailles et récoltes pour éviter d’exciter sa colère et par-là, implorer sa faveur pour les prochaines activités agricoles. Avant la guerre, après la guerre, à la suite d’une mort violente ou d’une catastrophe naturelle et autres calamités, il fallait apaiser la colère de cette divinité par des sacrifices. Ce dieu était actif au mois d’Octobre.

Jugement de Dieu contre Geb : Les moustiques ou poux en couvrant toute la terre paralysait toutes activités des hommes. Cette plaie exprime la suprématie de l’Eternel sur la nature, les circonstances et les magiciens qui n’y purent rien. La terre et les cieux, la mer et tout ce qui rampe doit louer Dieu, le Créateur de tout :

‘‘Que les cieux et la terre le célèbrent, Les mers et tout ce qui s'y meut!’’.

‘‘Louez l'Éternel du bas de la terre, Monstres marins, et vous tous, abîmes, Feu et grêle, neige et brouillards, Vents impétueux, qui exécutez ses ordres, Montagnes et toutes les collines, Arbres fruitiers et tous les cèdres, Animaux et tout le bétail, Reptiles et oiseaux ailés, Rois de la terre et tous les peuples, Princes et tous les juges de la terre, Jeunes hommes et jeunes filles, Vieillards et enfants! Qu'ils louent le nom de l'Éternel! Car son nom seul est élevé; Sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux. ’’ (Psaumes 148.7-13)

4ème plaie : (8.16-28) Les mouches venimeuses (scarabées) contre Képéa dieu scarabées : Le culte à cette divinité intervenait au mois de Novembre. Le scarabée sacré était une divinité égyptienne de renom. Lorsqu’on enterrait, Pharaon, sa maison ou ses hauts fonctionnaires après leur mort, on meublait leurs tombes de grandes et précieuses richesses pour les mettre à l’abri des besoins une fois dans l’au-delà. Le reste du peuple pourtant était enterré avec des choses viles. A cet effet, les scarabées sacrés veillaient pour la protection de ses biens outre tombe. Toute tentative de pénétration dans les sépulcres pour piller ses précieuses valeurs était punie par les morsures des scarabées. Celles-ci loin de mordre seulement, pénétraient dans la peau du voleur et marchaient jusqu’à arriver au cœur pour lui causer la mort. Leur trajectoire obéissait à celui du venin de serpent. C’est pourquoi, la Bible parle de mouche venimeuse.

Jugement de Dieu contre les scarabées : Dieu lutte contre l’endurcissement des égyptiens qui croient à une vie heureuse du méchant après la mort. Ainsi, la sanction divine est punitive contre le méchant qui qu’il soit et ce, sans distinction de classe sociale. Ce jugement atteint la haute classe et finit surtout le pays, provoquant des piqûres aux animaux et aux hommes. Les animaux étaient sacrés pour quelques-uns et servaient pour les sacrifices aux divinités pour d’autres espèces. Les hommes qui croyaient à ces mensonges sont aussi brisés pour attester que ni les animaux, ni les hommes ne sont pas le Dieu suprême.

A propos du séjour des morts la Bible dit entre autres : 1 Samuel 2.6 ; Ps 30.4 ; Prov. 15.11

‘‘Le séjour des morts et l'abîme sont devant l'Éternel; Combien plus les cœurs des fils de l'homme!’’.

‘‘Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; Si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, Et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, Et ta droite me saisira. Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, La nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière ’’ (Psaumes 139.7-12).

5ème plaie : (Ex 9.3-7) La peste contre Apis dieu du bétail : Le culte à cette divinité intervenait au mois de Décembre. Horus était le dieu protecteur de la monarchie et du trône royal. Il était le dieu de l’horizon autrement dit, incarnait la clairvoyance du roi, sa sagesse pour gouverner sans faille. C’est ainsi que la violation de l’ordre de Pharaon entraînait systématiquement la mort du coupable au gré du roi monarque. Il était le dieu des troupeaux, des messagers, de la route et des voyageurs. Il guidait donc les voyageurs, était le patron des marchands et des voleurs. Il était en même temps le messager des dieux. De nombreux dieux étaient représentés sous une forme d’un bélier, bouc et taureau. Apis était sous forme celle d’un taureau, et Horus avec la tête de faucon. Et ces animaux étaient eux-mêmes l’objet d’un culte.

Jugement de Dieu contre Apis et Horus : Ce fléau manifeste, ici encore, la supériorité du Dieu d’Israël sur les dieux de l’Egypte. Ce fléau mortel frappait les animaux qui occupaient une place importante dans l’ancienne religion égyptienne. Si donc, ces animaux sont des dieux pouvant même protéger le trône, leur mort atteste leur impuissance. S’ils meurent, c’est aussi dire que Pharaon n’est ni plus sage, ni omniscient, mais Dieu seul l’est.

Tout roi doit sa protection à Dieu seul qui élève ou rabaisse les rois :

‘‘Éternel! le roi se réjouit de ta protection puissante. Oh! Comme ton secours le remplit d'allégresse!’’ (Ps 21.2 ; Rom 13).

‘‘Sans l'Éternel qui nous protégea, Quand les hommes s'élevèrent contre nous, Ils nous auraient engloutis tout vivants, Quand leur colère s'enflamma contre nous; ’’ (Psaumes 124.2-3).

‘‘Si l'Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain; Si l'Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain de douleur; Il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil ’’ (Psaumes 127.1-2).

6ème plaie : (Ex 9. 8-11) Les ulcères contre Nout la déesse du ciel : Selon le panthéon égyptien Nout est la divinité du ciel. Créateur qui a modelé le monde et les hommes sous son tour de potier. Il incarnait la beauté et les soins divers pour la beauté tant masculine que féminine. Les modèles de coiffure, de tenue étaient supposés être son inspiration. Il était donc vénéré pour la beauté physique et morale.

Jugement de Dieu contre Nout : Les ulcères ou furoncles sont envoyés par Dieu sur les hommes que Nout le dieu du ciel prétend avoir modelé. Si donc Nout a créé, modelé et ne peut protéger, il y a une preuve certaine d’impuissance de sa part. Hommes et bêtes furent atteints, leur beauté physique et morale a été détériorée et l’Eternel reste le suprême qui créé et attribue la beauté autant physique que morale. Le précédent fléau avait touché seulement le bétail (1-7). Celui-ci s’étend aussi aux hommes.

Dieu seul est le créateur du ciel et de la terre et tout ce qu’elle renferme :

‘‘C'est moi qui ai fait la terre, Et qui sur elle ai créé l'homme; C'est moi, ce sont mes mains qui ont déployé les cieux, Et c'est moi qui ai disposé toute leur armée’’ (Esaïe 45.12).

7ème plaie : (Ex 9.13-34) La grêle contre shou le dieu de l’air : la divinité shou était adorée pleinement au mois de Février. Shou dieu de l’air contrôlait l’atmosphère et toute l’espace aérienne. Le beau temps, la pluie et les saisons étaient sous le contrôle de shou. Il assurait le contrôle des vents, pouvait réglementer les grêles, les averses, la mousson, dévier les insectes migrateurs qui détruisaient les récoltes à un certain moment. Adoré, il devait produire le beau temps voulu et favoriser conjointement aux autres divinités une bonne récolte. Il était le dieu de la végétation et des enfers, reine du monde assurant aussi la protection des morts.

Jugement de Dieu contre shou dieu de l’air : Alors que les fléaux précédents affectaient les objets de culte occulte, celui-ci s’attaque aux magiciens eux-mêmes qui ne paraîtront plus. Les orages de grêles sont très rares en basse Egypte et inconnu en haute - Egypte. Cette grêle survient au mois de Janvier ou de Février, au moment ou le lin est en fleurs. Ce fléau détruit les fleurs du lin et assombrit l’espoir d’une meilleure récolte. La manifestation de la puissance de l’Eternel sur ce dieu est une démonstration d’autorité absolue car comment saurait-il avoir de neige en été comme si on était en hiver ? Alors, c’est l’Eternel qui est Maître des temps et des circonstances.

Il est écrit dans Psaumes 74.17 ‘‘Tu as fixé toutes les limites de la terre, Tu as établi l'été et l'hiver’’. Puisque c’est l’Eternel qui a fixé les temps, les saisons et la limite de la terre, lequel des dieux viendrait s’opposer à lui ? L’Eternel n’a-t-il pas fait arrêter le soleil et la lune au jour de la bataille de Jéricho pour marquer sa suprématie sur les dieux de Canaan ?

8ème plaie : (Ex 10.1-20) Les sauterelles contre les dieux en forme d’insectes : Le mois de mars était dédié à cette divinité. Le moyen orient et la zone du Maghreb au Nord de l’Afrique sont souvent victimes de puissantes et fortes invasions de sauterelles qui dévorent les cultures rendant plantes et arbres sans feuille. Aucune verdure n’a laissée au passage des ses sauterelles migratoires. Pour donc parer à ces attaques, les Egyptiens vénéraient les dieux en forme d’insectes qui devaient lutter contre les sauterelles dévastatrices.

Jugement de l’Eternel contre ces dieux en forme d’insecte : Ce fléau plus rare en Egypte et les autres pays d’Afrique du Nord ou du Moyen Orient où il était et est encore particulièrement redouté en Avril (2 Chron 7. 13 ; Amos 7.1-3) ou les vents d’Est dominants (verset 3) amènent des hordes de criquets en pleine croissance, c’est-à-dire au stade où ils sont les plus voraces (10. 11). Dieu atteste encore ici que c’est Lui seul qui protège la graine mise en terre jusqu’à la récolte ainsi que la verdure.

9ème plaie : (Ex 10.21) Les Ténèbres contre Râ dieu soleil : Le mois d’Avril était consacré à cette divinité. Râ est le seul dieu important donc le culte n’a jamais décliné en Egypte. Il est le dieu soleil, chef des divinités cosmiques dont les premiers rois égyptiens prétendent descendre. Par sa lumière, Râ préfigure ou symbolise la clairvoyance, l’illumination, le sens d’élévation, la célébrité, la gloire dont les Pharaons et leur règne sont couverts. Le culte de Râ acquiert le statut de religion d’Etat. Après l’équinoxe du printemps le vent de l’Ouest qui domine en Égypte pendant près de deux mois apporte souvent du sable, voilent particulièrement le soleil. Ce phénomène ne pourrait pourtant constituer une explication à ces ténèbres. Dieu seul créa la lumière et seul comme Maître de la nature et de la création entière, est capable de reverser l’ordre des choses. Il est en effet facile à la lumière de chasser les ténèbres, mais pas aux ténèbres de dominer sur la lumière. Ce contraste est grand et ne peut s’expliquer humainement. Cette catastrophe représentait une insulte ou dieu-soleil Rê, l’un des principaux dieux d'Egypte.

Jugement de Dieu contre Râ le dieu soleil : A cette période d’Avril ou a lieu de grandes festivités au dieu soleil (parce que c’est la pleine saison sèche), Dieu prouve sa suprématie sur le plus grand dieu de l’Egypte qui est le soleil en apportant contre toute attente pas l’obscurité au sens du mot, mais les ténèbres. En effet, n’est-il pas écrit : ‘‘A toi est le jour, à toi est la nuit; Tu as créé la lumière et le soleil’ (Psaumes 74.16). S’appuyant sur sa Parole, Dieu juge le dieu soleil Râ. (Esaïe 45.7)

10èm plaie : (Ex 11.12) la mort des premiers nés d’Egypte : Sans pitié ; Pharaon faisait vivre et mourir qui il veut. Sa souveraineté était absolue en Egypte et même le roi d’Egypte était l’objet d’une adoration. On jurait même ou prêtait serment en son nom. Dieu prouve alors sa suprématie détenant le pouvoir total sur la nature, sur les animaux, sur les hommes. Ce dernier Jugement est un coup fatal pour la mort du premier né de Pharaon, potentiel héritier sur qui il avait investi toute sa vie. Cette autorité de Dieu s’est étendue sur Pharaon considéré comme une divinité lui aussi, sur les hommes, adorateurs des dieux qui n’ont pu les protéger parce que jugés et vaincus par l’Eternel. Il s’est étendu aussi sur les animaux, qui incarnaient pour la plus part des divinités étant sujettes des vénérations.

La crainte de la mort fut si grande que sur simple demande des hébreux, considérés comme esclaves, chaque Egyptien s’empressait de donner au peuple de Dieu ce qu’il demandait.

Au lieu que le Nil donne la fécondité, il donna la mort. Au lieu que les grenouilles donnent la santé, la joie, ce fut plutôt la maladie ; au lieu que les dieux en forme d’insectes protègent des sauterelles, ils se sont montrés incompétents. Au lieu que Râ donne le soleil, se sont les ténèbres qui ont fait la loi. L’Eternel seul est Dieu.

LA FACE CACHE DU DEMON DANS LES ENSEINGNES, LOGOS

De manière très inconsciente, les enfants de Dieu se frottent au quotidien avec l’occultisme, l’idolâtrie et les pratiques de manière très innocente, mais engendrant des conséquences criminelles et coupables. Les diverses divinités païennes étaient représentées par des animaux, oiseaux et autres formes telles qu’une tête d’animal et le corps humain, une tête d’oiseau avec le corps humain etc. Mine de rien, chaque pays est représenté par quelque chose : le Cameroun par un lion, la République Démocratique du Congo par un Léopard, les USA par un aigle etc. Il en est de même des villages et parfois, tribus voire même famille. Les Bamoun ont le serpent à deux têtes comme le symbole de son peuple alors que les Bangangté ont la panthère, Mamfé et ses environ ont l’éléphant. Si nous poussons notre investigation un peu plus loin, nous découvriront que même les familles ont des totems. Cet aspect n’est pas négligeable dans la vie des descendants de ces familles-là.

Je me souviens encore alors que j’avais environ 12 ans, nous étions partis au champ sans notre père. Vers 15h 30, la pluie tomba avec des vents très violents. Nous sommes réfugiâmes dans la case construite à la plantation distante de la concession familiale de près de 9km. Aux environs de 17h, voyant que la pluie ne cessait pas, notre sœur aînée a décidé que nous devrions rentrer. Ayant pris le chemin, nous empruntions la piste qui mène à la grande route. Alors que nous gravissions une petite colline avant de faire trois cents mètres pour rejoindre la grande route, nous vîmes devant nous, des êtres très courts au nombre de deux ayant des feuilles de bananier sur la tête pour se protéger de la pluie. Nous-mêmes étions protégés de la même manière. Ayant franchis la zone dangereuse, nous avons atteint le sommet de la colline d’où nous étions facilement perceptibles à partir de la route d’où un moindre cri pouvait attirer l’attention des passant sur un éventuel danger. A la maison, j’ai fait part de ces êtres à notre père qui a ri en disant que c’était nos protecteurs. Avec insistance, il fini par m’avouer que c’était un couple de panthère car cet animal est le symbole de notre famille.

Les Sociétés, les églises, les loges, les groupes divers ont des logos, enseignes pour symbole. Dans la réalité, ce n’est pas le nom qui est important, mais bien plus le logo, l’enseigne publicitaire qui est la face cachée, traduisant au mieux ce que ce milieu est. Dans sa stratégie, le diable joue une grande subtilité pour nous éloigner du réel danger de la terrible guerre qu’il ne cesse de livrer contre nous. Quel poisson se laisserait-il jeter dans les filets du pécheur ? Quelle armée se laisserait-elle envahie par une embuscade à peine perceptible ? L’un des astuces de Satan est de faire nier sa présence.

Plus que jamais, des immeubles sont construits avec un œil qui sert d’ornement à un endroit bien perceptible. Y faisons-nous souvent attention ? Des pentagrammes, hexagones, étoiles, triangles ou autres insignes sont parfois sur les portails ou autres endroits des concessions ou maisons que nous fréquentons. Ces singes visibles sont une espèce de confession de la croyance des propriétaires de ces maisons ou objets portant ces insignes. Notre association sans discernement à eux est une preuve de notre acquiescement à leurs actions. Soyons désormais vigilants.

Les habits que nous portons, les objets que nous utilisons au quotidien sont pour la plus part marqué des estampilles de ces logos qui apportent à note insu, malédiction, blocage, prisons et autres dans notre vie, famille, ville, pays, village et église.

Il en était de même de l’Egypte. Combien de personnes mine de rien sont devant ou dans des maisons ayant des insignes irrégulières ! Quelques-uns de ses insignes :

hommes s’incarnent, portant leurs caractéristiques. Des familles entières, des villages, des tribus ou même une nation peut incarner des divinités de part ce qui les caractérise. Dans la contrée de l’Ouest Cameroun autant bien qu’ailleurs, des familles sont reconnues par ces symboles qui peuvent être la panthère (NDE), le Serpent, l’hyène etc. Ce sont des totems protecteurs.

Conclusion :

Aussi longtemps que la loi de malédiction n’est pas brisée sur un pays, sur une race, sur une tribu, sur un village, sur un quartier, une famille, une vie, le joug de la malédiction subsistera et les bénédictions par Dieu promises pour ces derniers seront toujours changées en malédiction : « Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur De donner gloire à mon nom, dit l'Éternel des armées, J'enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions; Oui, je les maudirai, parce que vous ne l'avez pas à cœur. Voici, je détruirai vos semences, Et je vous jetterai des excréments au visage, Les excréments des victimes que vous sacrifiez, Et on vous emportera avec eux » (Mal 2. 1-3).

Dans ses lamentations Jérémie demanda à l’Eternel pourquoi sa blessure ne se guérissait pas et sa plaie douloureuse. Alors, Dieu lui répliqua : ‘‘Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, ta bouche sera comme ma bouche’’.

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ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

6 Novembre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

ETRE UNE PERSONNE DE RESSOURCE POUR LES AUTRES

(Jérémie 1.4-19)

  • Qui es-tu ?

a)Notre grand obstacle aujourd’hui face au Service de Dieu est le fait de voir différemment que Dieu. Dieu a ses objectifs, ses desseins préétablis, et marche selon ses saints conseils d’avance arrêtés pour chacun de nous. Le complexe d’infériorité et l’incrédulité nous freine d’être ce que Dieu a prédestiné pour nous (Ephésiens 2.8-10).

b)le leader doit se poser la question de savoir ce qu’il est devant :

1. devant Dieu

2. devant les hommes

3. devant nous-mêmes

c)pour être efficace dans le ministère, il faut être capable de découvrir son appel ou sa vocation

d)pour servir Dieu efficacement, il y a un facteur important dans Jérémie 1.5 :

la Consécration, la vocation est une mise à part pour Dieu. Dans les principes lévitiques, la séparation en vue d’une mise à part pour Dieu était un impératif incontournable.

1. La séparation dans les Ecritures est présentée sous deux aspects :

a)séparation de tout ce qui est contraire à la pensée divine :

b)séparation pour Dieu Lui-même

Sur le plan moral, c’est là un principe fondamental, car il est impossible à Dieu de bénir pleinement et d’employer ses enfants, s’ils vivent dans le compromis ou dans la complicité avec le mal.

2. La séparation d’avec le mal implique :

i.une séparation d’avec les désirs, les motifs et les actes conformes au monde dont le sens moral est pervertie. L’humanité incrédule est placée et gouvernée par le malin (1 Jean 5.19) qui désigne le système mondial placé sous Satan et exprimé par les principes universels de force, de cupidité, d’égoïsme, d’orgueil et de licence (Apo 13.8 ; Mt 4.8-9 ; Jean 12.31 ; 14.30 ; 18.36 ; Eph 2.2 ; 6.12 ; 1 Jean 2.15-17). Ce système mondial s’impose à tous et manifeste sa grande puissance militaire sous de dehors religieux, culturel et artistique et prônent des rivalités et ambitions nationales et commerciales ; toutefois, pour prétendre la paix, il manifeste la force par la puissance de Satan (Zach 12.1-6).

ii.La séparation d’avec les faux docteurs, que l’Ecriture désigne comme des « vases d’un usage vil » (2 Tim 2.20-21 ; 2 Jean 9.11).

3. La séparation d’avec le mal n’implique pas une absence de contact avec le mal qui règne dans le monde ou s’est infiltré dans l’église, mais le refus de toute complicité ou conformité avec lui (2 Cor 6.14-18 ; Jean 17.15 ; Galates 6.1)

4. La séparation produit la récompense ; elle est la manifestation de notre filiation divine et permet une communion et une adoration sans ombre (Héb 13.13-15), et un service fructueux (2 Tim 2.21. La conformité au monde par contre entraîne la perte des privilèges du salut. Christ doit en toute chose, être notre modèle.

  • Que fais-tu ?

a)pourquoi Dieu a t-il appelé le prophète Jérémie ?

« Regarde, je t'établis aujourd'hui sur les nations et sur les royaumes, pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes » (Jérémie 1.10).

b)Jérémie ne connaissait pas le sens réel de sa vocation. C’est Dieu qui lui a expliqué le contour

exact de son appel. Plusieurs leaders servent mal et parfois en désordre parce qu’ils n’ont pas reçu de Dieu la vision exacte de leur ministère. Certains ont une vision personnelle et la prenne pour une vision corporative. C’est ainsi qu’ils sont comme cet aveugle qui bien que guéri par Jésus, voyait tout de manière floue, comme des arbres disait-il. Certainement, même Jésus qui l’avait guéri était lui aussi flou à ses yeux (Marc 8.24). Ces derniers ont besoin de retourner à Jésus pour une illumination afin de bien voir dans la vision du Tout Puissant pour servir droitement le Seigneur (Marc 8.25-26).

Chacun doit rechercher la face de Dieu pour mieux Connaître le pourquoi de Dieu pour sa vie. Cela est d’autant important que si nous échouons, nous servirons Dieu, mais sans faire de Lui, le Seigneur de notre œuvre.

  • Que vois-tu ?

a)Dieu dit à Jérémie

2.ce qu’il doit voir

3.ce qu’il fallait comprendre de ce qu’il a vu

4.ce qu’il faire

5.la vision est nécessaire pour chaque ministère ou pour chaque homme de Dieu

b)Notre vision doit être conforme à celle de Dieu afin que nous accomplissions exactement les œuvres de Dieu selon les méthodes, les principes de Dieu.

c)Nous devons nous demander si ce que nous voyons (c’est à dire notre vision) est conforme à la vision de Dieu, afin de ne pas poser des actions abominables devant la face de l’Eternel.

d)Dans le livre de Jérémie 1.11, Dieu pose la question à Jérémie pour s’assurer que Jérémie qu’il appelle voit comme Lui Dieu voit afin de lui communiquer la vision. Deux personnes marchent-elles ensemble sans s’en être convenus (Ames 3.3)

e)Nous devons savoir que dans la vision de Dieu, il y a les choses présente pour lesquelles Dieu se révèle à nous, et les choses futures pour lesquelles, il se révèlera à nous dans la suite de la marche avec Lui : « Je demandai : -qui es-tu Seigneur ? Et le Seigneur dit : -Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Mais lève-toi, tiens-toi debout. Voici pourquoi je te suis apparu : C’est pour t’engager à mon service. Tu témoigneras de ce que tu as vu aujourd’hui. A l’avenir, je me manifesterai à toi, et tu annonceras ce que tu verras. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple de païens et je vais te renvoyer vers eux, pour que tu leur ouvre les yeux, que tu les ramène des ténèbres à la lumière, et que tu les délivre du pouvoir de Satan pour les soumettre à celui de Dieu » (Actes 26.15-18.

f)Nous pouvons nous tromper en voyant mal. Aussi, soyons vigilants. Si nous nous étions trompés, sans honte, il vaut la peine de tout détruire afin de rebâtir selon Dieu

Tous les croyants sont appelés à des fonctions spécifiques. L’appel de Dieu a deux faces qui forment un tout parfaitement équilibré. On ne mettra jamais suffisamment l’accent sur la nécessité d’un appel divin au moment où beaucoup d’accent est mis sur les ministères de gouvernement décrits dans Ephésiens 4.11. L’Eglise elle-même a mis trop d’accent sur les cinq ministères-dons, et n’a pas suffisamment enseigné sur chaque ministère individuel.

Il y a une grande différence entre les ministères de gouvernement et les ministères de congrégation. Les ministères gouvernementaux reçoivent l’autorité divine pour diriger le Corps de Christ au travers des fonctions qui leur sont conférées. Pour travailler dans un ministère congrégationnel, la personne doit comprendre sa position de responsabilité et ses limitations ; Bien qu’il y ait des appels différents dans le Corps de Christ, tous les appels sont importants et nécessaires. La différence réside dans la fonction, pas dans l’importance.

Les Ecritures illustrent ce fait :

1.2 Tim 1.9 : il ‘‘ nous a sauvés, et nous a adressé une sainte convocation’’

2.2 Pierre 1.10 : ‘‘appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection’’

3.1 Thess 2.12 : Dieu ‘‘qui vous appelle à son royaume et à sa gloire’’

4.Hébreux 3.1 : vous ‘‘avez part à la vocation céleste’’

5.Romains 1.6-7 : ‘‘vous (qui) avez été appelés par Jésus Christ’’

6.1 Cor 1.26 : ‘‘considérez, frères, (que parmi) vous (qui) avez été appelés’’

La sagesse de Dieu pour appeler différentes personnes à fonctionner dans différentes positions est une compréhension humaine du passé et une législation humaine. Certains chrétiens souffrent de complexe d’infériorité ; ils ne peuvent pas croire que Dieu puisse les appeler à occuper une place dans le ministère (1 Cor 1.26).

La nature de l’appel :

Qu’est-ce que l’appel de Dieu ? L’appel de Dieu sur votre vie contient-il certains éléments que l’on peut examiner et comprendre ? L’appel de Dieu sur vous a-t-il des choses en commun avec son appel sur tous les autres membres du Corps de Christ ? Nous pouvons répondre à ces questions avec une brève étude de plusieurs mots du Nouveau Testament qui nous donnent plus de compréhension dans le domaine de l’appel de Dieu à chaque membre du Corps de Christ. Ces mots sont : Ministère, Talent, Grâce, Don et Charge.

Le mot Ministère se dit en grec ‘‘diakonia’’, ce qui signifie Serviteur.

  1. Col 4.17 : ‘‘Prends garde au ministère que tu as reçu’’
  2. 1 Cor 16.15 : ‘‘dévouée au service des saints’
  3. 2 Cor 5.18 : ‘‘Iil nous a donné le ministère de la réconciliation’’
  4. Rom 12.7 : ‘‘s’attache à son ministère’’

Tous les chrétiens ont le ministère d’être serviteurs dans la maison du Seigneur. Tous les chrétiens reçoivent l’ordre de SERVIR. Alors que les ministères publics n’ont pas de place pour tous les chrétiens, il y a toujours de la place pour les chrétiens consacrés.

Talent : le mot talent veut dire des capacités et des occasions. Chaque membre du Corps du Christ a reçu au moins un talent (Mt 25).

Don : signifie une dotation et une bénédiction de Dieu. Romains 1.11 : ‘‘pour vous communiquer quelque don spirituel’’.

Grâce : signifie influence divine, le dépôt de Dieu dans un chrétien. Luc 2.40.

Charge : Signifie une action de droit officiel de faire ou de pratiquer quelque chose. Une action, une fonction ou un engagement spécifique (Exode 29.1 ; 1 Chron. 9.22 ; 23.28 ; Néh. 13.13 ; Rom 11.13 ; 12.4).

D’abord, naturel et ensuite le spirituel est le principe de l’Ecriture de 1 Cor 15.45-49. L’image naturelle du corps humain au travail est une illustration parfaite de la charge de chaque membre. Tous les membres du corps n’ont pas la même charge.

Quelques points fondamentaux de la vision du leadership

a)le leader doit avoir une vision de l’Eglise en tant qu’assemblée ou église locale (1Pierre 2.4-5)

  1. les chrétiens sont des pierres vivantes appelées à s’assembler les unes posées sur les autres
  2. les chrétiens doivent former une maison spirituelle, un temple spirituel
  3. l’église locale est une maison Spirituelle et un lieu où l’on exerce le saint sacerdoce (Apoc 1.5-6).
  4. l’église est un lieu où l’on offre à Dieu les victimes spirituelles
  5. l’adoration, la prière, la louange, les actions de grâce, sont victimes spirituelles agréables à Dieu

b)quelques aspects de l’église locale : l’église est un lieu d’édification mutuelle

2. l’église locale exécute les jugements de Dieu contre Satan et ses démons

3. l’église doit arracher le plus grand nombre d’âmes qui sont entre les mains du diable

C avec tout ce que nous venons d’étudier et voir, êtes-vous d’accord avec les trois grandes activités de l’église locale

  1. l’évangélisation (Mt 28.19-20 ; Mc 16.15-16 ; Luc 24.46-48 ; Jean 15.16 ; 20.21)
  2. l’implantation des églises locales (Actes 15.36 ; 14.21-23)
  3. la formation des leaders (2 Tim 2.2)

d. Il y a une relation entre Jérémie 1.5 et 1Pierre 2.9 car selon ce texte de Pierre, en notre qualité de leader ou enfants de Dieu, nous sommes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte et un peuple acquis.

f. nous, en tant qu’enfant de Dieu, notre rôle est d’annoncer les vertus de Celui qui nous a appelé des ténèbres à son admirable lumière, parce que nous sommes le peuple de Dieu et nous avons obtenu la miséricorde.

g. dans les Actes des Apôtres 2.42 nous trouvons les quatre piliers de l’église primitive ?

  1. Enseignements
  2. Communion fraternelle
  3. Fraction de pain
  4. Prière

Les deux piliers les plus négligés dans l’église locale sont

  1. L’enseignement
  2. La communion fraternelle

h. Quand nos âmes sont purifiées en obéissant à la Parole de Dieu qui est la Vérité, nous pouvons avoir un amour fraternel sincère, indispensable à la croissance de l’église (1 Pierre 1.22).

la communion fraternelle signifie aussi nos frères de tout notre cœur.

la parole de Dieu est comparable au lait pur, elle est nécessaire à la croissance spirituelle et numérique de l’église. A cause de cela rejetons :

  1. de toute malice
  2. de toute ruse
  3. de toute dissimulation
  4. Toute médisance (1 Pierre 2.1-2).

L’unité spirituelle dans l’église apporte

  1. la paix
  2. la guérison
  3. la joie
  4. la croissance de l’église

i. Dans les textes de 1 Jean 1.7 ; 1 Jean 2.11 ; et 1 Jean 4.20

  1. le sang de Jésus ne peut pas purifier ceux qui ne vivent pas en communion. L’amour fraternel est la condition d’un véritable disciple de Jésus. Ceux qui haïssent sont du diable (1 Jean 2.9,11).
  2. Celui qui hait son frère
    1. Est dans les ténèbres et la vérité n’est point en lui (Jean 8.44).
    2. Marche dans les ténèbres et il ne sait où il va parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

A partir de ce verset comprenons que la nouvelle naissance est intimement liée à notre façon d’aimer les autres.

  1. Dans le texte de 1 Jean 4.20
  2. Qui est menteur ? Celui qui dit qu’il aime Dieu, alors qu’il déteste ses frères
  3. Qui est incapable d’aimer Dieu ? Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit.

Aimer :

=Ne pas avoir de sentiment négatif envers son prochain

=La nécessité de transparence dans nos relations

=La confession réciproque de nos péchés

=L’acceptation de la correction mutuelle

La croissance de l’église dépend de :

a.L’unité spirituelle (1Pierre 1.22)

b.L’amour divin (1Jean 1.7 ; 1Jean 2.11 ; 1Jean 4.20

L’amour détermine

  1. L’état de notre relation avec le Seigneur
  2. L’authenticité de notre nouvelle naissance
  3. La présence de Dieu dans l’église
  4. L’exaucement de nos prières

c.La discipline personnelle (1Corthiens 9.24-27)

  1. comment devons-nous servir ou courir ? Courir de manière à remporter le prix.
  2. la discipline personnelle signifie s’imposer toutes sortes d’abstinences
  3. la discipline personnelle signifie aussi traiter durement son corps
  4. la discipline personnelle est nécessaire pour obtenir la couronne incorruptible
  5. la discipline personnelle est nécessaire pour ne pas être rejeté par le Seigneur. Etre rejeté signifie aussi perdre la faveur et la grâce de Dieu indispensable à la croissance de l’église

d. La prière et l’intercession, et la méditation de la Parole de Dieu.

L’importance de la mise en pratique de la parole de Dieu : Jacques 1.25

Cinq questions que chaque leader doit se poser et auxquelles il doit répondre

  1. Pourquoi est-ce que je fais ceci ?

a.Le but…………………………………………………………………………b.Les objectifs…………………………………………………………………..

c.La motivation…………………………………………………………………

  1. Quand est-ce que je fais ceci ?
    1. Date limite………………………………………………………………………………
    2. Chronométrer les objectifs…………………………………………………………….
  2. Comment est-ce que je fais ceci ?
    1. Planification………………………………………………………………………………
    2. Organisation………………………………………………………………………………
  3. Quoi (qu’est-ce) que j’utilise (ressource, outils) ?
    1. Communication…………………………………………………………………………
    2. Matériel…………………………………………………………………………………
    3. Equipement………………………………………………………………………………
    4. Budget……………………………………………………………………………………
  1. Qui est-ce que j’utilise ?
    1. Personne de même esprit……………………………………………………………….
    2. Personnes éprouvées……………………………………………………………………
    3. Personnes formées………………………………………………………………………
    4. Personnes équipées………………………………………………………………………

Les personnes compétentes font toute chose juste. Les personnes efficaces font la bonne chose. Dieu a besoin des personnes qui font la chose effective efficacement.

Pour être vraiment unique ou très précieux, soyez un leader qui comme Timothée sert l’organisation en aidant ses partisans à réussir.

Dr. CHOUBEU

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L'au-delà

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'au-delà

L'Au-delà

Henri LÜSCHER

A. L'au-delà : un monde à part

Comment se représenter « l'au-delà » ? Le Larousse trois volumes en couleurs 1970 le décrit comme « l'autre monde, la vie future » ; le Quillet 1959 parle également de « l'autre monde » et de « l'après la mort », tandis que le Petit Robert 1996 donne : « Le monde supraterrestre ; la vie, l'activité imaginée après la mort ». Plutôt flou .

L'au-delà serait donc le monde invisible qui nous attend après la mort. Mais quel monde ? Michel Colucci, dit Coluche, a cru pouvoir résoudre le problème en déclarant : « Y a-t-il une vie après la mort ? Seul Jésus pourrait répondre à cette question. Malheureusement il est mort ». Cent ans avant Coluche, Charles Darwin écrivait : « Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit et de la vie future une absurdité »1.

Cependant, la croyance en un au-delà reprend ses droits dans notre société postmoderne. La question a même envahi les médias depuis la parution des fameux ouvrages sur les « expériences de mort imminente » (EMI) du Dr R. Moody : La vie après la vie (R. Laffont, Paris, 1977), de P. Van Eersel : La Source noire - Révélations aux portes de la mort (B. Grasset, Paris, 1986), de B. Martino : Voyage au bout de la vie (Editions Balland, 1987), et de bien d'autres.

Cet engouement n'a rien de surprenant : Dieu ayant mis la pensée de l'éternité dans le cour de l'homme, ce dernier ne peut s'empêcher de penser à la mort et à ce qui la suivra. C'est pourquoi, dans notre étude sur l'au-delà, nous nous concentrerons sur la question de notre survie individuelle. Nous laisserons de côté le monde invisible des anges, ainsi que les divers aspects de l' « environnement » supraterrestre. Et nous donnerons la première place à la Révélation de celui qui est le Dieu éternel, le Créateur de toutes choses.

B. Une mort à deux dimensions

La Bible enseigne dès ses premières pages que la mort est une conséquence tragique de la chute de nos premiers parents. Ainsi, nous apprenons que cet acte historique de désobéissance devait fatalement amener le péché et la mort dans le monde :

« Mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gen 2.17).

Il a ainsi entraîné l'humanité dans la mort, et la création dans « l'asservissement de la corruption » (Rom 8.21-22) :

« Le salaire du péché c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Rom 5.12-14).

Nous reconnaissons ainsi l'universalité du péché, et de la mort qui atteint tous les hommes. Personne n'y échappe. La mort est irréversible et elle scelle définitivement le sort de l'homme. Les meilleurs soins et cures de santé, la science la plus avancée ne pourront jamais éliminer la mort physique.

La mort spirituelle

Depuis la chute, l'homme est mort spirituellement. Cela veut dire que son être tout entier est corrompu. Il est loin de Dieu, et son intelligence est enténébrée quant à la connaissance de Dieu :

« Morts dans vos fautes et dans vos péchés; morts dans nos fautes » (Éph 2.1,5) ;

« Celui qui croit en moi a passé de la mort à la vie » (Jean 5.24) ;

« Ils ont la pensée obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu à cause de l'ignorance qui est en eux et de l'endurcissement de leur cour » (Éph 4.18).

La mort physique

La mortalité est la conséquence de la mort spirituelle de l'homme depuis sa chute au jardin d'Eden :

« Le salaire du péché, c'est la mort » (Rom 6.23) ;

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement » (Héb 9.27).

Le corps se décompose et retourne à la poussière :

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen 3.19).

C'est Dieu qui tient tout en main, même le jour de notre mort :

« Tu leur retires le souffle; ils expirent et retournent dans leur poussière » (Ps 104.29).

Le Ps 90 nous enseigne que la mort a été décrétée sur tous les hommes, dont les plus robustes atteignent 80 ans. Le simple bon sens voudrait donc que nous nous efforcions de « conduire notre cour avec sagesse en comptant nos jours ».

En bref, la mort n'est pas un simple « phénomène naturel ». Elle est anormale et contraire à la théorie évolutionniste qui enseigne que la mort est une phase nécessaire et positive dans l'évolution des espèces vivantes. La Bible enseigne que la mort est un jugement de Dieu, une conséquence de la désobéissance d'Adam et Ève au jardin d'Eden. Nous sommes tous « dignes de mort » (Rom 1.32) et « le jugement, après une seule faute, aboutit à la condamnation » (Rom 5.17). La mort est « le roi des épouvantements », le terme ultime vers lequel nous marchons tous, selon Job 18.14. Elle est le signe de la défaite de notre race, et s'est constituée comme notre suprême ennemie (1 Cor 15.26). C'est pourquoi Jésus-Christ, le Sauveur, l'a attaquée de front, triomphant de ses liens par sa résurrection et par la vie impérissable qu'il réserve aux siens.

C. Quand notre corps s'en va

L'homme est un être tripartite - corps, âme et esprit (1 Thes 5.23). Il va continuer son existence après la mort jusqu'à sa résurrection, soit pour la vie éternelle, soit pour la mort éternelle :
- le corps, dépouille mortelle, est appelé à retourner à la poussière (Gen 3.19 et Ecc 12.7 : « la poussière retourne à la terre »).
- l'âme, séparée du corps, s'en va dans un lieu appelé « séjour des morts » - une sorte de salle d'attente de la résurrection des corps. En Luc 16.19-31, nous voyons que cette sphère (le « hadès » en grec) est caractérisé par une séparation infranchissable entre le lieu de tourments des réprouvés, et « le sein d'Abraham » où se trouve Lazare. Les âmes des justes comme celles des injustes continuent d'exister, conscientes.
- l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné (Ecc 12.7 ; Act 6.59).

A noter que certains passages décrivent l'être humain de manière plutôt dualiste : ils distinguent entre sa partie matérielle et visible, le corps, et sa partie invisible, immatérielle, comportant à la fois l'âme et l'esprit.

D. L'état intermédiaire

Jusqu'à la résurrection « des justes » et des « injustes » (Dan 12.2; Jean 5.25, 28-29 ; Act 24.15; Apoc 20.4-6, 12 -13), l'âme reste séparée du corps, ayant rejoint le lieu intermédiaire, le « séjour des morts ». Nous savons très peu de choses sur l'état intermédiaire jusqu'à la résurrection des corps.

Le lieu

L'A.T. appelle ce lieu « shéol », mot équivalent à peu près au « hadès » du N.T. Toute âme humaine séparée du corps y entre jusqu'à la résurrection. C'est une réalité incontournable : « Le séjour des morts apparaît comme la résidence des croyants aussi bien que des réprouvés » (Précis de doctrine chrétienne, J.M. Nicole, Éd. de l'Institut biblique, Nogent, 1983, p. 320).

Bien que « Dieu seul possède l'immortalité » (1 Tim 6.16), l'âme est également immortelle. Elle ne cesse donc pas d'exister à la mort physique.

Les morts ne reviennent plus sur terre (Job 16.22) et n'ont « plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil » (Ecc 9.6).

Le récit de Lazare et de l'homme riche (Luc 16.19-31) nous révèle les vérités suivantes quant à l'au-delà :
- il y a dans le séjour des morts deux endroits distincts ;
- il y a entre ces deux lieux un gouffre infranchissable ;
- l'âme est consciente et jouit du bonheur dans le sein d'Abraham, mais souffre de tourments dans le séjour des injustes ;
- il n'y a plus de possibilité de repentir après la mort (Héb 9.27).

E. L'âme du défunt incroyant

Dans son état intermédiaire

L'âme entre dans le « séjour des morts » (Éz 32.21). Elle est consciente, à l'exemple des âmes des grands de ce monde décédés lorsqu'ils voient Satan les y rejoindre :

« Le shéol s'émeut jusque dans ses profondeurs pour t'accueillir à ton arrivée. Il réveille pour toi des défunts, tous les guides de la terre. Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations. Tous prennent la parole pour te dire: toi aussi, tu es sans force comme nous. Tu es devenu semblable à nous » (És 14.9-10).

C'est un lieu de tourments qui la fait souffrir constamment, consciemment, irrémédiablement.

Dans son état final

Les réprouvés restent dans le "hadès" jusqu'au jugement dernier. Ils seront jugés « selon leurs ouvres » et jetés dans « l'étang de feu » (Apoc 20.11-15). Il s'agit de la résurrection des injustes :

« Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement » (Jean 5.28-29).

Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Act 24.15).

Les incroyants aussi ressusciteront et seront jugés devant le grand Trône blanc et jetés dans « l'étang de feu...où brûle le soufre » (Apoc 20.15; 19.20). La Bible appelle ce lieu de tourment la « Géhenne » (Mat 5.22), qui signifie « Vallée de Hinnom », au sud de Jérusalem, où du temps des rois on célébrait un culte idolâtre, et qui était devenu l'endroit où l'on brûlait les immondices, si bien que le feu y était continuel" (Précis de doctrine chrétienne, J.-M. Nicole, p. 324).

C'est aussi l'endroit où « le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas » (Es 33.14; Marc 9.48). Il implique une séparation d'avec Dieu: « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel préparé pour le diable » (Matt 25.41; 7.3). Ce sort final des incroyants est éternel, aussi permanent que la félicité des croyants : « Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Mat 25.46).

Cet état définitif est appelé « étang de feu - seconde mort » (Apoc 20.14). La « mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu » (Apoc 20.14). Ce sera la séparation définitive d'avec Dieu, le lieu de tourments sans fin, celui « des pleurs et des grincements de dents" (Mat 8.12; 13.42,50; 22.13; 24.51; 25.30). « Ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 14.10; 20.10). Les réprouvés seront donc conscients dans leur tourment.

F. L'âme du défunt croyant

Dans son état intermédiaire

Pendant les temps pré-chrétiens, il est probable que l'âme du croyant défunt soit allée au séjour des morts, dans un « compartiment » séparé de celui des incroyants. La mort et la résurrection de Jésus ont peut-être changé quelque chose à leur condition. Ceux qui étaient dans « le sein d'Abraham » sont maintenant « auprès du Seigneur ».

Le Seigneur, à la croix, disait au brigand :

« Aujourd'hui, tu seras aujourd'hui avec moi au paradis » (Luc 23.43).

Paul dit:

« Nous savons qu'en demeurant dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue - nous sommes pleins de courage et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Cor 5.6-8) ;

« Christ est ma vie et mourir m'est un gain. Mais, est-ce utile pour mon ouvre que je vive dans la chair ? Que dois-je préférer ? Je ne sais. Je suis pressé des deux côtés; j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui est de beaucoup meilleur » (Phil 1.21-23).

L'auteur de l'épître aux Hébreux parle des « esprits des justes parvenus à la perfection » (12.23), ce qui veut dire qu'après la mort, notre progression dans le chemin de la sanctification, sera terminée. Arrivés auprès du Seigneur, nous jouirons de la présence de Dieu :

« Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre. Après que ma peau aura été détruite, moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C'est lui que moi je contemplerai, que mes yeux verront, et non quelqu'un d'autre » (Job 19.25-27) ;

« Etienne, rempli d'Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu. Il dit: Voici, je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils lapidèrent Etienne qui priait et disait: Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Act 7.55-59) ;

« Je suis persuadé que ni la mort ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l'avenir, ni les puissances, ni les êtres d'en-haut, ni ceux d'en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu en Christ Jésus notre Seigneur » (Rom 8.38-39).

Ces âmes sont conscientes (Luc 9.30-31). Moïse et Élie, en compagnie de Jésus, apparurent à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne de la transfiguration. Abraham, dans « le sein d'Abraham », était également conscient (Luc 16.19-31), et il parlait avec le défunt riche. Ces âmes-là sont dans le bonheur et le repos (Apoc 14.13).

Dans son état final

La Bible parle étonnamment peu de l'état intermédiaire de l'âme du croyant. En revanche, tout est centré sur le retour de Christ qui amène le croyant à la résurrection du corps. Une étude approfondie de 2 Cor 5.1-9 montre qu'il est question d'espérance dans le « revêtement » d'un corps de résurrection immortel, soit par la transformation instantanée des croyants encore sur terre lors du retour de Christ, soit par la résurrection des croyants déjà décédés à ce moment-là.

Lors de la venue de Jésus-Christ qui, « au son de la trompette de Dieu descendra du ciel, [et] les morts en Christ ressusciteront en premier. Ensuite nous, les vivants serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur » (1 Thes 4.13-18). Notre être tout entier, corps, âme et esprit, ayant été « conservé sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus » (1 Thes 5.23) aura été réunifié en un « corps spirituel » (1 Cor 15.44; 35-58).

Les récompenses promises par le Seigneur feront alors pleinement notre joie (Luc 14.14; 2 Tim 4.8). Nous serons réunis définitivement autour du trône de l'Agneau pour chanter éternellement « un cantique nouveau » en rendant gloire à l'Agneau divin qui « a été immolé et est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange ». Nous adorerons pleinement « celui qui est assis sur le trône et l'Agneau à qui sont dus la louange, l'honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles » (Apoc 5.11-14).

G. Notions erronées

Plusieurs enseignements erronés circulent, inconciliables avec la Parole de Dieu.

Le conditionalisme et l'universalisme

Le conditionalisme et l'universalisme, sont des hérésies déjà condamnées au second Concile de Constantinople en 553. L'une enseigne l'annihilation des rebelles et leur destruction par un jugement ponctuel (avec ses diverses variantes), et l'autre le salut universel et final de tous (également avec ses diverses variantes). Les deux théories erronées sous leurs diverses formes sont tout à fait contraires à l'enseignement clair de l'Écriture sur les peines éternelles pour les rebelles (Mat 10.28 ; 25.46 ; Héb 9.27-28 ; Apoc 20.10).

Mentionnons de façon plus détaillée encore la réincarnation et le purgatoire.

La réincarnation

Ce mot est composé de « ré » (de nouveau) et « incarner » (dans la chair). Selon cette fausse doctrine, l'âme, au moment de la mort, quitte la personne et fait une « transmigration » dans un nouveau corps. Origène (185 - 254), influencé par la philosophie grecque, a soutenu cette doctrine. La réincarnation moderne, importée de l'hindouisme, n'est donc pas nouvelle. Elle enseigne que l'âme est purifiée à travers la réincarnation - au cours de nombreuses vies - et arrive finalement à l'état pur du Nirvana. La Bible dit au contraire en Hébr. 9.27 « qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois - après quoi vient le jugement ». Cette doctrine est basée sur une auto-rédemption et nie de ce fait que Jésus seul sauve. Aucun homme ne pourra jamais atteindre un état de perfection par ses propres moyens.

Le purgatoire

Cette fausse doctrine fut officiellement admise au Concile de Florence en 1439 par l'Église romaine. L'Église orthodoxe ne reçoit pas cette doctrine.

Le mot « purgatoire » vient de « purgare » (purger, purifier), mot composé de « purus » (pur) et d' « agere » (faire). C'est un lieu où, après la mort, l'âme peut être purifiée plus complètement. Déjà Augustin (354 - 430) avait une fausse notion sur ce point , pensant que les esprits des morts seraient purifiés par le feu entre leur mort et leur jugement. Le Concile de Trente accepte la notion du purgatoire et affirme qu' « il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont détenues, sont aidées par l'intercession des fidèles, mais la plupart d'entre elles le seront pas le sacrifice acceptable de l'autel » (Dictionary of Christian Theology de Peter A. Angeles, p. 168). Plusieurs passages sont cités pour soutenir cette doctrine (Zach 9.11; Mat 12.32; 1 Cor 3.13-15). Mais le passage clé pour la soutenance de cette doctrine se trouve dans les Apocryphes (2 Maccabées 12.42-45).

Voici quelques dogmes corrélatifs à ce faux enseignement du purgatoire :
- c'est une période de discipline et de châtiment après la mort pour purger les péchés commis dans cette vie ;
- les non baptisés ne peuvent pas y entrer ;
- tous les baptisés n'y entrent pas, car quelques-uns vont directement en enfer ;
- le temps passé au purgatoire correspond à la somme des péchés commis dans cette vie moins le nombre d'indulgences données pour l'absolution des péchés ;
- le purgatoire cessera au moment du Jugement dernier ;
- les fidèles encore en vie peuvent avoir une influence sur la condition et le statut des occupants du purgatoire, et ceci par leurs prières, leurs intercessions, leur ouvres de charité, et les messes (Dictionary of Christian Theology, p.168).

Ces fausses notions sont à rejeter, parce qu'elles sont contraires à ce que l'Écriture enseigne. Le texte d'Héb 9.27 est clair quant à l'illusion d'un tel lieu. Par le récit de l'homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), le Seigneur nous avertit solennellement que le sort de l'homme est scellé à sa mort physique. C'est lors de son vivant que l'homme, responsable devant Dieu, doit se repentir de ses péchés devant Lui et croire en Jésus-Christ. Seule l'ouvre de Jésus-Christ est suffisante pour effacer les péchés (Héb 7.25; 10.14, 19-20; Rom 8.1). En Lui, il n'y a plus de condamnation. Nous avons un exemple touchant dans le brigand repentant qui, du lieu de sa crucifixion, put entrer directement au paradis (Luc 23.43).

H. Bon voyage !

Ce monde moderne nous offre mille moyens trompeurs pour nous rassurer au sujet de l'au-delà. Toutes ces séductions attrayantes ont un instigateur, « Satan, se transformant en ange de lumière » (2 Cor 11.14). Tenons-nous simplement à la Parole de Dieu qui est suffisante pour lever quelque peu le voile sur l'au-delà et nous dire l'essentiel. Elle invite chacun à prendre au sérieux le temps de notre voyage terrestre, qui ne se répètera pas. C'est une question aux conséquences éternelles. Alors, « prépare-toi à la rencontre de ton Dieu » (Amos 4.12).

Cher lecteur, si tu n'as pas encore saisi la main de ton Sauveur Jésus-Christ, fais-le maintenant. Jésus nous dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais » (Jean 11.25-26).

Suivons donc le Seigneur et « revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour » (Rom 13.11-14). « Nous sommes donc toujours pleins de confiance. C'est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que le quittions. Car il nous faut tous [nous les chrétiens] comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps » (2 Cor 5.5-10).

Note :
1 (tiré de www.atheisme.free.fr/Citations/au_dela.htm -- site hors-ligne)

Ouvrages recommandés

Et après ? d'Henry Bryant (80 p.) Éditions Clé, 1993, 2, Impasse Morel, FR-69003 Lyon

L'Au-delà de René Pache (292 p.) éditions Emmaüs, 1977, CH-1806 St-Légier

Le lieu invisible et l'état de l'âme après la mort de H. Rossier (16 p.) et Les peines éternelles d'après les Écritures de J.N. Darby (24 p.) aux éditions EBLC, La Foge C, CH-1816 Chailly-Montreux

Lien : http://www.promesses.org/arts/155p1-7f.html

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L'OCCULTISME

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'OCCULTISME

Occultisme

L'occultisme pourrait être défini comme il suit: « Ensemble de doctrines et de pratiques secrètes visant à faire intervenir des forces cachées, mystérieuses et connues (pour une part tout au moins) de quelques initiés ».

La Bible affirme que toute recherche d'aide, de force ou de secours ailleurs qu'en Dieu seul est de l'occultisme. « Il ne devra se trouver chez toi ni devin, ni astrologue, ni enchanteur, ni magicien, ni personne qui emploie des charmes, qui consulte les évocateurs et les devins, ou qui interroge les morts; car l'Eternel a horreur de quiconque recourt à de telles pratiques » (Deut. 18: 10-12). Par le premier de ses commandements (« Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face »), Dieu ordonne à son peuple de n'adorer que Lui seul, et de ne chercher aucune autre source de vie et de bonheur. Dieu est très sévère pour ce genre de péchés et demande la mort du sorcier en Exode 22: 18. Il en est de même pour ceux qui évoquent les esprits (mauvais) et s'adonnent à la divination (Lév. 20 : 27). Il est à noter que c'est à cause de ces pratiques, abominables aux yeux de l'Eternel, que Celui-ci a chassé les peuples qui habitaient Canaan, pour donner ensuite ce pays à Israël.

Dieu, par la bouche du prophète Esaïe (47.13), s'adresse à ceux qui interrogent les cieux en observant les étoiles: « Qu'ils paraissent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui interrogent les cieux, qui observent les étoiles et qui, aux nouvelles lunes, prédisent ce qui doit arriver! » Dieu se moque d'eux !

Nous savons (Genèse 11) comment ces pratiques ont commencé. La tour de Babel était une construction élevée au-dessus de la plaine de Mésopotamie, une « ziggourat », sur laquelle devait se trouver un zodiaque, représentation figurée des signes du ciel. C'était le précurseur de l'horoscope moderne que l'on trouve dans presque tous les journaux de notre époque dite éclairée! Il est pour nous bien compréhensible que Dieu descendît du Ciel pour considérer et confondre ce premier essai visant à tromper l'homme en prétendant satisfaire sa curiosité: il cherche à sonder l'avenir, qui n'appartient qu'à Dieu, en se liant à des forces mystérieuses et magiques.

La Bible nous enseigne qu'il existe deux sources ce puissance et de doctrine: Dieu et Satan. Le chrétien, homme libéré de la tutelle de Satan, se doit de ne chercher sa voie que par le Saint-Esprit, par la Bible, Parole de Dieu et par la prière. Celle-là doit toujours être présentée à Dieu uniquement au NOM de Jésus-Christ. Le NOM, selon la Bible, reflète TOUT ce qu'est une personne, ce qu'elle fait, ce qu'elle représente; ainsi, tout ce que nous demandons à Dieu doit être en harmonie avec Sa Parole, et avec la personne et le caractère de Jésus (I Jean 5.14).

Si nous passons au Nouveau Testament, nous retrouvons les mêmes enseignements. Dans Galates 5 : 20, l'idolâtrie et la sorcellerie sont mentionnées parmi les œuvres de la « chair ». Dans Apoc. 9 : 21, nous lisons les avertissements adressés aux humains d'un jour à venir: les péchés dont ils ne voudront pas se repentir: ce sont les meurtres, les maléfices, les impuretés et les rapines. Le mot grec pour maléfice (magie) est « pharmakeia », qui veut dire « enchantements par les drogues ». Or, c'est bien l'usage des drogues qui « enchante » la jeunesse de notre civilisation occidentale, qui l'emporte vers des « joies » trompeuses, qui lui permet de se moquer d'un pauvre christianisme qui serait débilitant! Car l'utilisation des produits hallucilogènes procure à ceux qui en usent des sensations qu'ils comparent à des expériences religieuses, les considérant même comme très supérieures! Mais tout cela tourne rapidement à la tragédie et des milliers d'épaves humaines et de vies brisées par les drogues en témoignent éloquemment! Lors d'une rencontre de médecins suisses pour l'étude des stupéfiants et autres drogues, un membre a affirmé « avoir relevé de très nettes aspirations religieuses chez les sujets qui lui avaient été soumis ».

Drogues diverses, jeux à base de formules occultes, rites magiques sont présentés sous la forme d' « expériences religieuses ». L'apparition de ces tendances au cours de ce dernier siècle peut être significative. Ne serait-ce pas peut-être l'accomplissement de la prophétie de I Tim. 4: 1 ? « Or, l'Esprit dit expressément que, dans les temps à venir, quelques-uns se détourneront de la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».

Cependant, le Seigneur nous recommande d'avoir confiance en Lui et de nous préoccuper essentiellement du moment qui passe, de la journée que nous vivons. « Ne vous mettez pas en souci pour le lendemain; car le lendemain aura soin de ce qui le concerne. A chaque jour suffit sa peine » (Matt. 6: 34).

Mais l'ennemi cherche à nous faire pécher et nous pousse à tenter de deviner l'avenir, car il connaît les dispositions du cœur humain et voudrait les satisfaire pour l'égarer. Or, « ce qui est caché appartient à l'Eternel, notre Dieu, mais la révélation (ce que nous enseigne la Bible) est pour nous et nos enfants, à jamais, afin que nous mettions en pratique (aujourd'hui) toutes les paroles de cette loi » (Deut. 29.29). Dans Jacques 4.13-15, nous avons une pensée semblable: « A vous qui dites: Nous irons aujourd'hui ou demain dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent... vous qui ne savez pas ce que sera demain! En effet, qu'est-ce que votre vie ? Vous n'êtes qu'une vapeur qui paraît un instant et qui s'évanouit ensuite. Vous devriez dire, au contraire: Si le Seigneur le veut, nous serons en vie, et nous ferons telle ou telle chose ».

Si nous nous en tenons aux dernières paroles que Jésus a prononcées sur cette terre avant son enlèvement auprès du Père, nous apprenons quelles étaient ses ultimes recommandations: « Vous serez mes témoins ». « Allez par tout le monde et prêchez l'évangile à toute créature ». « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde ».

Mais quant à l'avenir, quant à l'éternité, voici ce qui est dit: « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève quand il en sera temps; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, parce qu'il a soin de vous ! » (I Pierre 5.6,7).

Quelques exemples pratiques montreront comment l'Ennemi s'y prend pour induire en erreur même des chrétiens fidèles et occupés à répandre l'Evangile. Cependant, vous remarquerez qu'il y a souvent, au départ, un faux pas, un oubli, un manque de connaissance ou d'obéissance inconscient qui permet au diable d'opérer et d'entrer en contact avec un chrétien. C'est ici la manière la plus simple qu'utilise Satan pour détourner les chrétiens du droit chemin, de leur travail, pour provoquer une dispute, etc. Il suggère une pensée, une idée, une action et le chrétien l'admet comme venant de Dieu, n'en vérifiant pas la provenance. Il s'agit parfois d'une action qui paraît excellente ou même biblique, et dans ce cas, il est très difficile d'en reconnaître rapidement l'origine. Voyez, dans Matt. 4.5-7, la tentation de Jésus-Christ au dé- sert - le diable lui cite la Parole de Dieu: « car il est écrit: Il ordonnera à ses anges de veiller sur toi, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre ». Mais Jésus, averti, sait que répondre...

C'est ainsi que des chrétiens se sont aperçus avec terreur et épouvante que « quelqu'un » se trouve disposé à révéler des secrets, à faire connaître à l'avance ce qui va se passer. Et ce quelqu'un n'est pas notre Seigneur !

1. Une dame missionnaire demandait à Dieu de lui révéler la suite qui serait donnée à ses prières. Elle reçut plusieurs réponses, une partie d'entre elles se révélant exactes. Elle en conclut avoir reçu un don spécial (charisme) de la part de Dieu. Cependant, elle souffrit, par la suite, durant une certaine période, de difficultés diverses, d'oppression et de ténèbres. Lorsqu'elle parvint à comprendre l'origine maligne (du Malin) de ses révélations, elle se repentit, demanda à Dieu la délivrance, et elle l'obtint. Toutefois, ce ne fut qu'après deux ans de luttes qu'elle fut vraiment délivrée. Ce combat, pour retrouver la communion avec le Seigneur, fut ainsi infiniment plus long que les moments passés dans les mains du Trompeur.

C'est exact, Satan est heureux de rendre des services à ceux qui ont recours à lui. En revanche, il demande le prix fort pour ses faveurs ! Il sait rendre ses suggestions fort attractives, mais il tend son filet. Il domine ainsi l'âme humaine par ses enchantements.

2. Un journal chrétien pour garçons encourageait ses lecteurs à utiliser une baguette ou un pendule pour chercher des choses perdues, des sources d'eau, etc., et donnait des instructions pour confectionner un tel objet! Est-ce sans danger ?

Une missionnaire qui avait trouvé, par ce moyen, de l'eau dans un désert africain, tomba ensuite malade et dut être envoyée mourante à la maison. S'étant placée devant Dieu, elle apprit l'origine occulte de son « succès » ; elle confessa son péché et demanda à Dieu à être purifiée par le sang de Jésus-Christ. La maladie disparut promptement, les forces revinrent, et elle put reprendre son service en pleine santé.

3. Un missionnaire qui voulut un jour, à titre d'information, assister à une séance spirite, souffrit de cauchemars et d'insomnie pendant une douzaine d'années !

Comme nous l'avons dit plus haut, il s'agit là de la manière la plus simple dont se sert l'Adversaire: il suggère...

Les effets qui en résultent sont fort divers. Une constatation seulement parmi beaucoup d'autres: un chrétien peut passer par des périodes difficiles d'opposition et de révolte contre la Parole de Dieu; il peut perdre le contact avec Dieu dans la prière, et s'opposer parfois aux autres croyants.

4. A l'heure actuelle, l'ignorance de trop de croyants à ce sujet est alarmante. Une nombreuse jeunesse chrétienne s'amuse, expérimente, se complaît dans certaines activités occultes, souvent avec le consentement des parents et des enseignants. Au cours des deux dernières années, de nombreux rapports de groupes de jeunesse, rapports concernant des courses et des camps de vacances, font état de participation à des jeux occultes. On prétend que le danger est nul, si celui qui joue ne met pas sa foi en cause. Les effets ne seraient pas différents de ceux qui accompagnent les jeux habituels. Les faits prouvent le contraire.

Il a été constaté que la participation à des pratiques occultes est souvent à l'origine de dépressions, de maladies étranges, d'accidents, de folie, de suicides même. Le chrétien n'est pas immunisé contre les conséquences d'un contact avec des forces spirituelles mauvaises. Le Seigneur Jésus nous a donné une prière modèle, dans laquelle une courte phrase résume la défense que nous devons opposer à l'Ennemi de nos âmes: « Délivre-nous du Malin ». Elle est une nécessité de tous les jours - Seigneur, délivre tes enfants du Malin, ainsi que les enfants de tes enfants! « Nous devons, dit la Parole, nous purifier de toute souillure de la chair et de l'esprit, et achever notre sanctification dans la crainte de Dieu » (II Cor. 7.1).

Adaptation du « Prophetic Witness », janvier 1971, avec autorisation

Nous plaçons cette étude sous le titre général de « Occultisme ». Toutefois, il ne s'agit pas en ce cas de recherche des forces occultes par l'homme. Là, au contraire, ces forces, opposées à Dieu, cherchent à dominer la créa­ture et tout spécialement le chrétien. La tentation dans le désert (Mat. 4) nous dépeint, en particulier, l'effort fait par le Diable en personne pour engager le Fils de Dieu à accepter un chemin raccourci pour atteindre rapidement à la domination de « tous les royaumes du monde ».

Les trois réponses de Jésus nous montrent le chemin à suivre.

L'Esprit de mensonge (I Rois 22)

« Je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous les prophètes »

Dieu règne. Il n'abandonne à personne sa souveraineté. Malgré cette attitude de la part du Créateur, l'être humain peut trafiquer, déployer sa puissance et participer au déroulement de la vie selon son bon plaisir. Il peut imprimer à son siècle, à son temps, son influence per­sonnelle; il ne passe pas sans avoir laissé son empreinte. Plus Dieu lui a confié de forces intellectuelles et de volonté, plus grandes sont sa valeur et son efficacité propre (en bien ou en mal).

Les faits que nous découvre l'Ancien Testament nous renseignent ; les œuvres de Dieu et le travail de l'homme sont présents à nos yeux. Il ne s'agit pas de l'histoire du monde entier, mais des événements qui ont marqué la vie du peuple d'Israël, sa marche et ainsi sa pré­sence dans le monde. Toutefois, ces récits sont valables pour com­prendre et estimer l'histoire d'autres peuples.

C'est ainsi que dans la Bible, la description des hauts et des bas de la vie des tribus ou des peuples présente un développement unifor­me il n'y a pas de déroulement qui, partant de la base, de la terre, monte vers Dieu il n'y a pas de marche qui, du mal, se dirige vers le bien. Au contraire, il s'agit constamment d'une chute en sens inverse, d'un départ ayant pour base la connaissance de Dieu et d'une arrivée sans Dieu, après avoir abandonné Dieu.

Cela explique la manière de faire, les décisions, les actes de Dieu. Partant d'un niveau donné, il est toujours à nouveau obligé de recom­mencer:

expulsion du jardin d'Eden,
déluge, confusion des langues et dispersion des peuples loin de Babel,
choix d'une famille, à l'exclusion des autres (Abram),
destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe.

L'histoire des peuples nous apprend que le cours de leur vie s'est toujours déroulé dans ce sens. Les livres des Rois et des Chroniques nous en donnent une image qui fait peur: guerres, révoltes, dévasta­tions, destructions, maladies, mort. Dans son infidélité toujours renou­velée, Israël n'a-t-il pas épuisé toute la patience de Dieu ? (voir aussi Juges 2.8 et suivants).

Ainsi en était-il du temps d'Achab, roi d'Israël. Il faisait le mal, du mal, plus que tous les rois qui avaient régné avant lui. Toutefois, il ne se­rait pas juste de penser que le mal n'habitait que la maison du roi. D'une manière générale, il était comme son peuple et le peuple com­me le roi. On dit qu'un peuple a le gouvernement qu'il mérite Cepen­dant, le jugement de Dieu n'atteint pas, à chaque occasion, tous les innocents ainsi que tous les méchants. Dans chaque génération, il se trouve des hommes qui voient le mal et savent l'éviter et le juger.

Souvent, les croyants partagent avec leur nation les conséquences des crimes et des débordements de la majorité du peuple. Quant à Achab, la coupe était pleine aux yeux de l'Eternel, et son éloignement avait été décidé en Haut-lieu.

A l'appel d'Achab et de Josaphat, roi de Juda, Michée le prophète s'é­tait présenté. Il fut le moyen, le moyen ultime, pour amener Achab à obéir à 'Eternel ! « Que chacun retourne en paix dans sa maison », avait-il conseillé aux deux rois et au peuple. C'est-à-dire, « Ne fais pas la guerre ». Mais Achab était fermement décidé son cœur était fer­mé il ne pouvait plus s'incliner devant la Parole de l'Eternel. Il or­donna que Michée fût considéré comme prisonnier jusqu'à l'heure du retour d'une guerre victorieuse !

Dieu chercha alors un messager. Il le trouva dans la personne d'un esprit « trompeur », qui s'engagea à séduire le roi Achab et à être un « esprit de mensonge » dans la bouche de tous ses prophètes (v. 21).

Pourquoi Dieu n'a-t-il pas depuis longtemps chassé de son ciel ces esprits mauvais, ces puissances de tromperie, ces princes des ténèbres ? Et non seulement du ciel, mais aussi de notre terre et de notre atmosphère ? Pourquoi Satan peut-il encore prendre place parmi les fils de Dieu, pour­quoi peut-il élever la voix dans la présence du Tout-puissant et présenter ses propositions ? (voir Job 6-2 et 2 1-6). Oui, pourquoi ?

Est-ce que l'Ennemi de Dieu possède des droits dont nous n'avons pas connaissance ? Est-ce que, un jour, ils lui auraient été reconnus en toute légitimité ? L'homme ne se serait-il pas placé sous la domination de ce potentat, sous sa dépendance, le jour où il a écouté ses suggestions ? Où a-t-il cédé à ce diffamateur ?

Lors de la tentation dans le désert, le Fils de Dieu n'a pas contesté une affirmation de Satan, celle que tous les royaumes de la terre lui avaient été confiés, remis. En cette heure sérieuse et décisive, Jésus-Christ, nous semble-t-il, a reconnu les droits de Satan (Luc 4.5, 6).

Pourquoi, même après la mort et la résurrection victorieuse du Christ, les princes de la méchanceté, les puissances du mal, les dominateurs des ténèbres se maintiennent-ils encore dans les réglons célestes ? (Eph. 6 : 12). Et pourquoi Satan doit-il être, à un moment déterminé et encore à venir, chassé du ciel ?

Il peut paraître que Dieu accorde à son adversaire des occasions re­nouvelées de faire montre de sa puissance. Dieu est miséricordieux, il attend, il patiente, il prolonge ses délais avant de passer au jugement. Toutefois, un jour, Dieu prendra la décision finale et agira en consé­quence. L'œuvre du Fils de Dieu a déjà été révélée : Il est mort afin que « soient détruites les œuvres du Diable » (I Jean 3.8). La Bible rend témoignage au fait que la condamnation du « prince de ce mon­de » est considérée comme déjà accomplie (Jean 16: 11) et que Christ, par sa victoire sur la mort, a anéanti celui qui a la « puissance de l'em­pire de la mort » (Hébreux 2.14).

C'est ainsi que nous apprenons certaines règles de la sagesse infinie de Dieu. Certes, Il règne. Mais, dans une mesure donnée, Satan pos­sède encore quelque autorité et quelque puissance. Dieu est le Souve­rain. Il laisse une marge de liberté à Satan qui peut encore élaborer certains plans et engendrer le mal.

En ce qui concerne Job, Dieu a utilisé les services de Satan pour atteindre son but. Il a fait de même pour Achab en acceptant l'offre d'un esprit mauvais. Il n'est pas écrit que cet esprit se soit rendu maî­tre d'Achab, qu'il l'ait séduit. Non, il s'est adressé aux prophètes du roi et s'est chargé d'obscurcir leur vision spirituelle. Ces prophètes se virent obligés, par l'action de l'esprit du mensonge, de donner l'impres­sion au roi que la bénédiction divine était sur lui. Ce qui s'est passé montre bien qu'Achab désirait avoir l'air d'être en ordre avec l'Eternel. C'était un calcul pour s'assurer de l'aide du roi Josaphat. Par la bouche de ses quatre cents prophètes, Achab fit demander à Dieu la bénédic­tion d'En-haut et, de cette façon, faire miroiter aux yeux de tous une piété feinte, enrobant sa perversité d'un manteau de respectabilité.

Mais par quel moyen l'esprit de mensonge s'est-il rendu maître des quatre cents prophètes ? Pouvait-il sans autre dominer ces hommes ? Sûrement pas ! Etaient-ils donc sans force ou sans réaction face à ses suggestions ? La conduite du prophète Sédecias montre l'état spirituel des prophètes. De son propre chef, il avait confectionné des cornes de fer, afin de démontrer à son roi combien il serait facile de détruire l'ar­mée syrienne. Mais surtout, il voulait prouver l'authenticité de son message et des prédictions de l'ensemble de ses compagnons. Quant à lui-même, il désirait exhiber un zèle tout particulier pour son roi...

Toutefois, la suite le prouve, Sédécias n'avait reçu aucune révélation de la part de Dieu. Lorsque, selon l'ordre de l'Eternel, le prophète Mi­chée leva le voile afin de mettre à découvert les machinations de l'es­prit de mensonge, c'est Sédécias qui dans son orgueil plein de préten­tion se moqua de l'envoyé de l'Eternel et le frappa !

Est-il surprenant que Michée ait été l'objet de sévices à la suite de l'in­fluence de l'esprit trompeur?
Orgueil et esprit de domination sont les signes de l'homme qui marche sans se soumettre à Dieu. Ces sentiments l'empêchent de se rendre compte que Dieu parle...

La conduite de Michée était bien différente. Bien qu'assuré d'avoir reçu un message de la part de Dieu, il parla avec beaucoup de modes­tie. Alors qu'Achab le menaçait de pain sec et de prison jusqu'au mo­ment de son retour victorieux, Michée répondit humblement qu'il serait ainsi prouvé, en cas de victoire des armées d'Achab, que l'Eter­nel n'aurait pas parlé par lui.

Et maintenant, l'esprit du mensonge a fait son œuvre. Achab est mort sur le champ de bataille et ne revient pas ! Personne n'a cru au mes­sage apporté par Michée, même pas Josaphat, le pieux roi de Juda ! Comment se fait-il que Josaphat n'ait pas saisi l'avertissement divin ? Josaphat était, on peut le dire, sur un mauvais chemin. Il n'aurait pas dû descendre à Samarie et se lier à Achab dont il connaissait l'impiété. Car, sur les chemins détournés comme au jour de l'orgueil et de la suffisance, nul ne peut entendre la voix de l'Eternel.

Dieu avait condamné Achab. C'était chose décidée. Mais pourquoi Dieu faisait-il connaître une fois de plus sa décision par la bouche de Michée juste avant le départ d'Achab pour son expédition guerrière ?

Dieu savait, par avance, que son avertissement n'aurait aucun effet. Et alors ? Pour nous, il nous semble voir là une preuve ultime de la grâce, de l'amour de Dieu. Jusqu'à la dernière minute, Dieu se fait con­naître, faisant savoir que son salut est gratuit, que sa Parole est vraie, que sa miséricorde voudrait atteindre tous les hommes.

Ainsi, à l'heure de la mort, et plus tard au tribunal de Christ, l'homme qui n'a pas voulu céder devra encore reconnaître que Dieu lui parlait.

Lien : http://www.promesses.org/arts/36p184-188f.html

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