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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA VIE COMMUNAUTAIRE

28 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

ARE0062.jpgLA VIE COMMUNAUTAIRE

 

Définition :

Le mot communauté vient du latin "communis",

Communauté est issue du préfixe "cum", qui signifie avec, ensemble et du suffixe "munus", qui comporte l’idée de charge, dette : charges partagées, obligations mutuelles.
La communauté est en fait le caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes ou choses.
Au sens général, une communauté désigne un groupe social constitué de personnes partageant les mêmes caractéristiques, le même mode de vie, la même culture, la même langue, les mêmes intérêts.... Elles interagissent entre elles et ont en outre un sentiment commun d'appartenance à ce groupe. Exemples : la communauté chinoise dans une grande ville, la communauté des artistes, les communautés virtuelles sur Internet…

 

Modèle de vie :

Apprendre à vivre - non pas des attitudes, des disciplines qui nous viennent de l’extérieur, imposées par la société ou par une autorité quelconque, même s’il y a cet aspect aussi - mais plus profondément apprendre à vivre des attitudes comme des modalités d’être et d’existence en relation profonde, fraternelle avec Dieu, avec les autres, avec soi-même. Apprendre à vivre ensemble, à vivre avec les autres pour grandir et faire grandir, pour donner et recevoir la vie.

 

 

Pour l’apprentissage de la vie en groupe : La vie en communauté

 

C’est un apprentissage, un exercice, un processus qui durera toute la vie à cause de ce qu’il y a de problème et de mystère dans la personne humaine. Une attitude permanente d’apprendre à apprendre. Apprendre à vivre - non pas des attitudes, des disciplines qui nous viennent de l’extérieur, imposées par la société ou par une autorité quelconque, même s’il y a cet aspect aussi - mais plus profondément apprendre à vivre des attitudes comme des modalités d’être et d’existence en relation profonde, fraternelle avec Dieu, avec les autres, avec soi-même. Apprendre à vivre ensemble, à vivre avec les autres pour grandir et faire grandir, pour donner et recevoir la vie.

Ce sont des attitudes, des valeurs, des modes d’être à expérimenter, toucher, écouter de l’intérieur. Et à intégrer dans une spiritualité authentiquement chrétienne. Spiritualité chrétienne dans le sens de vivre la totalité de sa vie, toute sa vie à la manière de Jésus Christ, selon l’esprit du Christ. Vivre devant Dieu, avec le Christ et dans l’Esprit. Vivre en relation avec des frères, des sœurs dans un groupe pour faire communauté, dans le déroulement du Mystère Pascal Mort-Vie; Croix-Résurrection; donner-recevoir; gratuité-efficacité. Dans une amitié personnelle, profonde avec le Christ, avec son Dieu, en accord avec le Projet du Règne. Si la communauté que nous voulons construire est bâtie sur les valeurs évangéliques, la pierre angulaire du groupe, de la communauté, sera Jésus, son projet et sa mission. La famille trinitaire Père, Fils, Esprit où Dieu Trinité d’amour sera notre modèle et référence.

 

Comprendre et essayer de vivre ainsi la vie communautaire, c’est prendre au sérieux le mystère trinitaire comme fondement de notre foi et réalité de notre vie quotidienne. Il faut alors un amour qui discerne et qui aide à vivre en groupe, en communauté, selon les attitudes et les modes d’existence suivantes:

1.- Apprendre à dire Merci et à vivre dans la gratitude. Merci à Dieu qui est présent, agissant dans la communauté et dans ses membres. Reconnaissance des un(e)s envers les autres frères/sœurs de la communauté.  

2.- Apprendre à se recevoir gratuitement de Dieu et à se donner gratuitement aux autres; la gratuité est source d’efficacité. Sans elle, pauvre communauté! 

3.- Apprendre à aimer, accepter, accueillir l’autre dans sa différence, son originalité, sa richesse. Construire l’unité dans la différence et la complémentarité, non dans l’uniformité. Il faut toujours nous référer à la réalité concrète de Dieu: le Père n’est pas le Fils, n’est pas l’Esprit Saint, mais ils sont le même Amour qui fait l’Unité dans la Différence. 

4.- Apprendre à s’aimer soi-même, s’accepter dans ses forces et ses faiblesses, ses limites, ses blessures, pour apprendre à aimer l’autre dans ses forces et ses faiblesses. La communauté est composée de pécheurs, pécheresses qui demandent pardon à Dieu et les un(e)s aux autres, et aussi de malades qui ont besoin de guérison. Elle est tout de même lieu de Dieu. 

5.- Apprendre à partager dans une atmosphère de prière, d’écoute et de respect, non seulement les « problèmes » rencontrés dans les personnes et dans le groupe, mais aussi le « mystère » de la présence de Dieu et de la grâce dans la communauté. 

6.- Apprendre à être une personne de pardon, de compassion et de miséricorde. Apprendre à se reconnaître non seulement dans  « l’enfant prodigue » qui se met en route vers son père, mais également dans le « fils aîné qui ne soupçonne pas que lui aussi a besoin de pardon ». Mais surtout apprendre, avec la grâce et la force de l’Esprit, le Dieu-Père et Mère qui accueille et qui pardonne (cf. Lc 15, 11-32).

7.- Apprendre à accueillir l’autre à travers de petits gestes, à deviner ses moments difficiles, à célébrer le jour de sa fête comme un moment important du vivre-ensemble. Le moment d’intimité et de communion fraternelle lors du pain et le vin de la Sainte Cène deviennent le symbole du corps et du sang du Christ. La belle alliance de l’agapè fraternelle ! Les repas communs.

8.- Apprendre à développer une conscience collective, conscience communautaire, appartenance communautaire. Traiter les biens de la communauté comme intérieurs à mon propre bien. Mettre ensemble ce que nous sommes et ce que nous avons pour la vie de tous - chacun(e) donne et se donne à l’autre selon ses possibilités et son charisme. Dans cette manière d’exister je fais la communauté, et la communauté me fait.   

9.- Apprendre à se recréer ensemble, travailler ensemble, prier ensemble, célébrer ensemble, évaluer ensemble, se solidariser les uns avec les autres.  

10.- Apprendre à développer une méthode d’évaluation du cheminement du groupe qui ne blesse personne. Dans la vérité, la justice et l’amour. La ´ révision de vie ª, personnelle et communautaire, sera essentiellement un regard ensemble sur la manière discrète et respectueuse dont l’Esprit du Seigneur accompagne le groupe. 

11.- Apprendre à passer de l’égoïsme à la communion, de la rivalité à la complémentarité, de l’individualisme (vivre sa vie pour soi-même) à l’altruisme (donner sa vie aux autres).  

12.- Apprendre à gérer les conflits et les mécanismes - conscients ou inconscients - de groupe. Se comparer aux autres, être jaloux des autres, la soif de la première place, le complexe de supériorité ou d’infériorité face aux autres, tout cela est source de conflits.

13.- Apprendre à bien gérer, administrer le bien commun et le bien personnel. Et ce, dans la vérité et la transparence. Apprendre à économiser. Gaspiller le bien de la communauté, vivre comme des riches et bourgeoisement contredit notre engagement face à l’Évangile, à une vie modeste et à une option préférentielle pour les pauvres. 

14.- Apprendre à vivre la pauvreté, l’obéissance, la chasteté évangéliques dans la vie communautaire comme style de vie, suite du Christ, dons gratuits de Dieu qui sont très efficaces pour notre projet commun et notre mission. Les vivre comme relation à Dieu, aux autres et à soi-même. Les vivre comme source de joie et de liberté. Elles nous rendent libres et joyeux pour aimer et servir.  

15.- Apprendre à faire communauté à partir des pauvres, des faibles, des petits... Cela aidera chacun du groupe à toucher et accepter sa propre pauvreté ainsi que celle de l’autre. C’est alors la solidarité dans notre pauvreté comme dans notre richesse. Humilité et Vérité sont des aspects essentiels et nécessaires de la vie en communauté. 

16.- Apprendre à gagner et à perdre, à bien gérer l’échec, l’erreur, les épreuves personnelles et celles du groupe. L’expérience spirituelle nous apprend que si l’échec, l’erreur, l’épreuve ne sont pas la volonté de Dieu, ils peuvent devenir ´ providentiel ª car tout est grâce.  

17.- Apprendre à exercer l’autorité comme service et non comme source de prestige. Le groupe apprendra à être compréhensif vis-à-vis de celui, de celle qui gouverne... Développer le sens du leadership. Celui, celle qui gouverne ne devra jamais oublier que le modèle d’autorité est Jésus, le Maître qui lave les pieds à ses disciples. Et puis, tous les membres de la communauté doivent apprendre à être de bons disciples pour être de bons Maîtres à leur tour.  

18.- Apprendre ensemble à ne pas dramatiser et à développer le sens de l’humour pour la santé psychologique et spirituelle du groupe. Il ne s’agit pas de fermer les yeux sur les problèmes mais apprendre à les résoudre avec vigueur, sans raideur, avec Dieu et devant Dieu. 

19.- Apprendre à s’approprier la prière de saint François d’Assise: «Seigneur, donne-moi le courage de changer ce que je peux changer, la patience d’accepter ce que je ne peux pas changer, et la sagesse d’y voir la différence ». Prière d’or pour la vie en groupe.  

20.- Apprendre à expérimenter l’autodiscipline comme manière efficace d’exister, dans l’écoute et le respect de l’autre, l’écoute et le respect de soi, l’écoute et le respect de Dieu.  

21.- Apprendre à être à l’aise avec les tâches humbles dans la maison comme lieu de service, de rencontre avec soi-même, avec l’autre, avec Dieu. Classer les tâches et les services à rendre à la communauté en « plus importants, plus élevés » et en moins importants, moins élevés, c’est remplacer l’Évangile de Jésus par les idéologies de la société.  

22.- Apprendre à vivre d’égal à égal avec les petites gens, les gens simples qui travaillent dans la maison. Ils n’ont pas en général reçu notre « équipement intellectuel ». Mais attention! car ils peuvent être nos maîtres. Voir quel petit service concret le groupe peut leur rendre, quel mode de relation fraternelle avec eux, sans complexe de supériorité. Que la petite sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ait été nommée « docteur de l’Église » doit nous faire réfléchir. 

23.- Apprendre à s’ouvrir à l’universel, au monde plus vaste dont fait partie notre communauté. Il existe un seul et même projet commun pour tous et pour toutes. C’est le projet: « en tout aimer et servir ». Aucun problème du monde ne doit nous être étranger. Tous les peuples, toutes les races, toutes les couleurs sont à Dieu. Nous appartenons à une seule grande famille humaine. 

24.- Apprendre à combattre en soi tout germe de supériorité ou d’infériorité dans les relations homme - femme; clergé - laïc; blancs - nègres; riches - pauvres. Le modèle, c’est toujours la Ste-Trinité: l’Amour unit dans la différence.  

25.- Apprendre à s’accepter, s’aimer soi-même de la même manière que Dieu nous aime. Chacun(e) de nous est unique et est une histoire sacrée. Nous apprendrons ainsi à valoriser nos compagnons/compagnes de groupe; prêts aussi à aimer et à valoriser tous ceux et celles que nous rencontrerons ici et là dans la construction de l’histoire. 

26.- Apprendre à vivre en communauté non pas pour paraître et donner bonne image face aux autres, mais pour être - avec les autres et pour les autres. Nous avons été créés à l’Image de Dieu et du Christ; c’est cette image, la seule, que nous avons à communiquer aux autres. Leur donner notre « être » et non notre « paraître ». 

27.- Apprendre à communiquer avec les autres, avec soi, avec Dieu dans le faire ensemble de la communauté. Apprendre à être vrai, transparent. Éviter les mots à double sens, le langage sarcastique, indirect qui blesse l’autre. Communiquer en paroles, gestes, attitudes, c’est entrer en communion avec l’autre de la communauté. Il y a des « paroles et des silences » qui font souffrir; il y a des « paroles et des silences » qui construisent. 

28.- Apprendre à faire de la vie en groupe un lieu d’apprentissage de « la formation humaine » c’est-à-dire où l’on apprend à grandir, mûrir ensemble dans les relations avec l’autre, avec soi, avec Dieu. La formation humaine est un processus d’incarnation jamais achevé pour devenir chaque jour plus humain.

 

 29.- Apprendre à écouter. Écouter Dieu, les autres, écouter l’Esprit qui habite en nous et qui veut nous parler, c’est tout un art. Pour cela, apprendre à articuler silence et parole, « l’être seul avec soi-même », « l’être ensemble avec les autres », « l’être seul avec Dieu ». Solitude et Communion. Font aussi partie de la formation humaine l’hygiène humaine et mentale, la propreté de soi et du bien commun. Cette façon d’exister aide à créer un environnement agréable pour le vivre ensemble. Au fond, la formation humaine consiste à faire de soi « un lieu humain » où le Fils de Dieu puisse s’incarner pour se révéler et se donner. Nous avons à nous humaniser pour que le Christ nous divinise. 

30.- Apprendre à vivre dans la justice les uns vis-à-vis des autres. Justice envers soi-même et justice envers les autres, c’est en même temps justice envers Dieu et condition pour faire communauté. Fondamentalement, la justice est le respect profond de Dieu, des autres et de soi-même.  

31.- Apprendre à ne pas choisir consciemment ou inconsciemment l’un du groupe pour en faire son bouc émissaire, son souffre-douleur. Apprendre aussi à ne pas s’offrir soi-même comme souffre-douleur. Parfois pour des raisons inconscientes, subtiles, on « aime » jouer ce rôle comme façon paradoxale de se faire reconnaître et d’attirer l’attention sur soi. 

32.- Apprendre à trouver la pédagogie de corriger celui/celle qui pèche contre le groupe, dans l’intention de grandir ensemble, vivre ensemble, et se donner la vie les uns aux autres. Tant qu’une personne n’aura pas découvert par elle-même, du dedans, qu’il y a en elle quelque chose à réformer, les remarques que nous lui ferons n’aboutiront pas. Son premier pédagogue, c’est l’Esprit Saint.  

33.- Apprendre à vivre avec les autres, avec soi-même, avec Dieu pour construire la vie en groupe et en communauté est un don de dieu à réaliser dans l’histoire. Ne pas se tromper: vivre avec d’autres en communauté exige que nous marchions sur les pas du Christ et de l’Esprit. Ce n’est pas tout à fait la même chose que de vivre dans nos familles de sang avec nos frères et sœurs. 

34.- Apprendre à avoir « un amour préférentiel » pour celui/celle du groupe qui, pour une raison ou pour une autre, serait « le plus faible », dans la même logique évangélique de notre amour préférentiel pour le pauvre. Une expérience de présence et de travail avec des « pauvres en dehors de la communauté » aidera à articuler l’amour du « faible au dedans » et l’amour du « faible au dehors ». La communauté chrétienne se construit dans l’amitié avec Jésus le Christ et ses préférés les pauvres. De cette façon se jette une base solide pour la vie en groupe.  

35.- Apprendre à vivre avec et à gérer sa propre solitude si l’on veut apprendre à vivre et à gérer la solitude qui se trouve aussi dans la vie communautaire. Inversement, apprendre à découvrir et à assumer que vivre avec les autres a aussi ses moments de solitude. La découverte de la solitude communautaire aide à comprendre ce qu’est la solitude personnelle dans sa vie. 

36.- Apprendre à se conformer de façon réaliste dans la vie avec les autres, en groupe ou en communauté: je n’arriverai pas à changer l’autre pour qu’il s’adapte à moi, c’est à moi de me changer pour m’adapter à l’autre. Autrement dit je ne peux pas changer, réformer les autres. Je ne peux réformer que moi-même. Indirectement ma capacité d’auto-réforme, d’auto-conversion peut indirectement porter l’autre de la communauté à opérer son propre changement. Chacun, chacune a la clef de son propre mystère.

  

La communauté chrétienne participe à la vision renouvelée et approfondie de l'Eglise elle-même. D'où quelques conséquences:

a) De l'Eglise-Mystère à la dimension mystérique de la communauté fraternelle

La communauté chrétienne n'est pas un simple rassemblement de chrétiens à la recherche de leur perfection personnelle. Elle est, beaucoup plus profondément, participation et témoignage qualifié de l'Eglise-Mystère, en tant que vivante expression et réalisation privilégiée de sa "communion", de la grande "koinonia" (rassemblement) trinitaire à laquelle le Père a voulu faire participer les hommes en son Fils et dans l'Esprit Saint.

b) De l'Eglise-Communion à la dimension de communion fraternelle de la communauté chrétienne

La communauté chrétienne, dans sa structure, ses motivations, ses valeurs caractéristiques, rend publiquement visible et continuellement perceptible le don de fraternité fait par le Christ à toute l'Eglise. Elle a donc comme devoir indispensable et comme mission d'être et d'apparaître comme une cellule d'intense communion fraternelle, signe et stimulant pour tous les baptisés.

c) De l'Eglise animée par les charismes à la dimension charismatique de la communauté chrétienne

La communauté chrétienne est cellule de communion fraternelle, appelée à vivre animée dans la lancée du charisme de fondation; elle fait partie de la communion organique de toute l'Eglise, enrichie sans cesse par l'Esprit d'une variété de ministères et de charismes ou dons.

Pour être admis à faire partie d'une telle communauté, la grâce spéciale d'une vocation est nécessaire. Concrètement, les membres d'une communauté chrétienne se trouvent réunis ensemble par un commun appel de Dieu dans la ligne du charisme; ils vivent une consécration ecclésiale commune originale et une réponse commune, participant à "l'expérience de l'Esprit Saint" vécue et transmise par le fondateur, ainsi qu'à sa mission dans l'Eglise.

La communauté chrétienne veut aussi recevoir avec reconnaissance les dons "plus simples et plus répandus", que Dieu distribue à ses membres pour le bien de tout le Corps. Elle existe pour l'Eglise, pour la manifester et l'enrichir, pour la rendre plus apte à remplir sa mission.

 

d) De l'Eglise-mystère ou don d'unité à la dimension apostolique de la communauté chrétienne.

Le sens de l'apostolat est de ramener l'humanité à l'union avec Dieu et à son unité, par le moyen de la charité divine. La vie fraternelle en commun, expression de l'union opérée par l'amour de Dieu, outre qu'elle constitue un témoignage évangélique essentiel, revêt une grande importance pour l'activité apostolique et pour sa finalité ultime. La communauté chrétienne est signe et instrument de la communion fraternelle, est elle-même à l'origine et au terme de l'apostolat.

La compréhension précise approfondie et enrichi de nouveaux apports la vision renouvelée de la communauté chrétienne.

 

 

CONCLUSION

 

La vie communautaire c’est le Dieu trinitaire (Père, Fils, Esprit), les autres (mes frères, mes sœurs) et moi-même. L’Unité trinitaire est le ciment de la fraternité des hommes et des femmes. C’est une illusion de vouloir créer une communauté chrétienne, religieuse si l’on ne respecte pas l’autre comme différent. L’uniformité ne fait pas l’unité. C’est une illusion si l’on espère bâtir la vie chrétienne en groupe si l’on n’est pas prêt à mourir à soi, à son individualisme car on ne devient soi-même qu’en se donnant aux autres. C’est construire la communauté sur le sable que de ne pas réaliser qu’avec la grâce, la beauté qui existe dans les personnes, il existe également la réalité pécheresse. Sans oublier dans certains cas la présence de grandes pauvretés et blessures psychologiques. C’est ce qui nous fait dire que la communauté est à la fois un problème à résoudre et un mystère à vivre. Mais, bonne nouvelle s’il en fut, c’est cette communauté de pécheurs, de pécheresses, pardonnés - sans cesse appelée à la conversion - que l’Esprit nous donne l’audace de nommer: « Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple de l’Esprit Saint ».

 

Et une fois que nous aurons développé le réflexe spirituel de demander à Dieu pardon pour nos péchés personnels et communautaires, et guérison pour nos blessures et misères psychologiques, nous verrons que somme toute la vie en communauté n’est pas une malédiction mais plutôt une bénédiction et une grâce. Nous pouvons alors chacun, chacune, dans la vérité et dans l’action de grâce apprendre à se dire merci les un(e)s aux autres; et merci à Dieu qui est communauté et qui fait communauté avec nous.

 

Jaillira naturellement de notre cœur cette prière pour la communauté:

  

Père, aujourd’hui, je veux te prier pour mes frères, pour mes sœurs de communauté. Tu les connais personnellement. Tu connais leur nom, leurs qualités et leurs défauts, leur joie et leurs peines, leur force et leur faiblesse. Tu connais toute leur histoire. Tu les acceptes comme ils sont, et les vivifies par ton Esprit. Tu les aimes, Seigneur, non pas parce qu’ils sont bons mais parce qu’ils sont tes fils, tes filles. Apprends-moi à les aimer en vérité à la manière de Jésus: non pas pour leurs paroles et leurs œuvres, mais pour eux-mêmes, en découvrant en chacun(e), surtout dans les plus faibles, le mystère de ton amour infini.

Je te rends grâce, Père, parce que tu m’as donné des frères, des sœurs. Ils sont tous un cadeau pour moi, un véritable don, signe sensible et efficace de la présence de ton Fils. Donne-moi le regard de Jésus pour les contempler; donne-moi le cœur de Jésus pour les aimer jusqu’au bout, parce que je veux être moi aussi, pour chacun(e) d’eux, un don vivant de la présence de Jésus. Amen.

 

 

 

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LE MINISTERE PASTORAL ET SES DEFIS

28 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LE MINISTERE PASTORAL ET SES DEFIS

Introduction :

Le ministère, selon Grégoire de Naziance, est une tempête de l'esprit. Chrysostome renchérit n ces termes : ‘‘Un évêque est plus agité de soins et d'orages que la mer par les vents et les tempêtes’’. A la simples lecture de ces deux pensées, leur points de vue semblent être des mots parmi tant d’autres, cependant, ils savent du ministère ce que plusieurs, même en l’exerçant ne savent pas. Autrement dit, il est difficile de comprendre du coup l’affirmation de ces deux hommes qui ont exercé et goûté les âpres contours du ministère dans l’église. L’étude et l’analyse des convictions de leurs propos nous conduiront à une profondeur à la fois surprenante et inquiétante pour les aventuriers de la route du ministère. Toutefois, les engagés du vrai service devant Dieu en sortiront nourris et équipés pour mieux affronter désormais certains axes du ministère. Curieusement pourtant, à voir les luttes de positionnement dans le ministère, les rivalités, les querelles, les guerres de compétence et autres nombreux facteurs, il est honnêtement facile de s’interroger sur ce que plusieurs entendent par servir Dieu. Nous analyserons quinze idées que nous avons tirées et développées de l’étude sur la Théologie du Ministère Pastoral. Nous recommandons une attention particulière du lecteur et surtout de tout Serviteur de Dieu sur les lignes qui suivent. Une véritable cure d’âme, une remise en question, un appel à la retraite, à une prise de conscience pour ceux qui débute le ministère et un appel au retour sur les anciens sentiers pour ceux qui ont déjà fait un b on bout avec le Seigneur, enfin un encouragement à eux qui ont su garder la fidélité sur le parcours.

LES DIFFERENTES CIRCONSTANCES EN QUESTION

1.  Difficulté de gouverner par des moyens purement moraux une multitude d'âmes et d'esprits très divers.

Il y a dans cette multitude de personnes que compte une église locale, beaucoup d'éléments composés qui ne s'accordent pas entre eux. Il s'agit de gouverner cet état, et d'obtenir une obéissance non seulement extérieure, mais intérieure de ceux qu’on conduit dans le Seigneur. Plusieurs méthodes sont proposées soit par l’expérience, soit par les études ou encore par d’autres hommes furent-ils de Dieu ou non. Les conseils de Jéthro ne furent-ils pas salutaires pour le ministère de Moïse ? Il faut parfois pour atteindre les objectifs escomptés, dompter non seulement les actes, mais les pensées, et les réduire à l'unité ; et tout cela par la persuasion, au prix de la prière, des jeûnes, des larmes, des cris et souffrances face au lourd fardeau de l’âme que l’on porte pour le troupeau dont on a le soin de conduire vers le doux pâturage que prescrit la Parole de Dieu. En effet, les armes de notre guerre ne sont point charnelles. (2Corinthiens 10.4)

L'Evangile est humain, de la vraie humanité car son auteur, bien que divin, a laissé que soit manifesté dans sa vie entière, tout les aspects et contours de la spiritualité de la Parole en sorte qu’il soit juste de dire : ‘‘la Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du fils unique venu du Père’’ (Jean 1.14). Sans doute, cet Evangile de sa puissance spirituelle, correspond à l'homme intérieur détérioré, à la conscience flétrie par l’iniquité, à laquelle il faut arriver à travers l'homme superficiel travesti qui intercepte la lumière dont il a tant besoin pour se reconnaître, se découvrir afin de pouvoir enfin s’affirmer tel qu’il devait être. En effet, l'homme intérieur tend la main à l'Evangile dans son obscurité ; il y a à discerner en l’homme, une intelligence secrète qui, à l’approche ou au contact de lumière est appelée à se réveiller pour manifester ses vertus endormies par les effets néfastes du péché. Mais que d'obstacles à franchir et à fléchir pour arriver à ce stade ! Comme il est difficile de renouer les deux bouts après une longue vie de désordre !

Saint Grégoire dans son développement de l'idée de la diversité des sentiments et des caractères parmi les hommes, remarque que la vérité est une, mais qu'elle est tantôt conçue d’une manière ou d’une autre, selon les individualités : or, pour parvenir à un point de vue commun, il faut par l’Evangile ou la Parole de Dieu, donner à chacun la nourriture qui lui convient, ce au temps convenable. Et ce temps convenable qui nous échappe tant à cause de nos propres sentiments et émotions sous divers pressions tant personnelles, sociales que du ministère ! Certaines vérités en effet, repoussent les uns tandis qu’elles attirent les autres, étouffent les uns et sauvent les autres : il faut donc donner la même vérité sous des formes diverses aux divers individus en des temps, circonstances, lieux ou période parfois très différents. Il semble souvent bien facile de le dire, mais très difficile de l’appliquer. Le gouvernement pastoral est bien celui des individualités dans la complexité de toute leur composante ; la loi civile pourtant, ne s'embarrasse pas des différences de caractères, parce que mettant toute personne devant la responsabilité de ses faits. Mais saurons-nous en faire autant de la  responsabilité spirituelle dont le processus de la délivrance de la captivité dans ses méandres nous conduira de l’emprise du péché à la libération totale en passant par la guérison intérieure due aux effets des blessures de l’âme, tenant compte de la restitution, du pardon véritable par les effets de la réconciliation verticale et horizontale ?

Nous arrivons donc au point où il faut accepter qu’ainsi, le premier caractère d'excellence du ministère en est aussi la première difficulté qui peut être son point de chute sur un chemin de non retour. Avant de continuer notre étude, pensons-y franchement et ne nous bornons pas seulement sur l’aspect d’apparat, festif ou d’honneur du prestigieux ministère pastoral, mais réfléchissons sur les raisons divines de son existence selon les critères d’excellence céleste de son fonctionnement pour les objectifs de sa raison d’être. Ces critères d’excellence se manifesteront dans notre travail pour Dieu.

2.  Travail considérable dans la dimension du ministère pastoral

Missions, pauvres, malades, écoles, bons offices de charité, interventions pacifiques, correspondance administrative, sermon, études bibliques, visites, prières, etc.,  telle est la tâche du Ministre de Dieu. Bien que la dimension de cette responsabilité soit large, il n’y a aucune excuse à mal donner, faire ou parfaire. Toutefois, le sermon (prédication) offre la seule possibilité  d'atteindre tous les membres ou fidèles présents dans l’église locale. Cependant, le sermon ne peut pas résoudre tous les problèmes du groupe ou de l’église locale comme par un coup de baguette magique. Il y a importance et nécessité d’élargir l’action parce que là même où elle ne se réaliserait pas complètement, il faudrait que le ministère du serviteur de Dieu gagne en profondeur ce qu'il a de moins en largeur. Mais cette notion de profondeur a-t-elle un vrai sens dans le quotidien du Ministre de l’Evangile aujourd’hui ? Une lecture par ci, l’audition d’une cassette par là, le message d’un autre et hop, nous avons notre prédication du dimanche, de la semaine ou de telle rencontre. Alors, où allons-nous finalement ? Cherchons-nous à soulever les émotions des hommes pour affirmer que la prédication d’aujourd’hui était très bonne ou voulons-nous toucher leu homme intérieur pour que le Rhema de la Parole de Dieu révèle leur face cachée afin que prenant conscience de leur nudité, ils cherchent chacun pour sa part, la couverture que donne le fin lin qui est la parole de Dieu ? Mon mentor me disait il y a trois ans : ‘‘mon fils André, ne cherche pas la quantitavité, mais la qualitativité que l’on ne peut trouver que dans la profondeur’’. Oui, il faut marcher quarante jours et quarante nuits comme Elie le Prophète pour sortir de la dépression par la rencontre, le repos à la présence de Dieu et la révélation de la nature réelle de ce vrai Dieu.  Mais comme nous sommes si pressés d’arriver ! Cette impatience qui nous introduit aussi vite dans les raccourcis, les improvisations, les inventions et créations très soutenues des thèmes, doctrines et dogmes qui ne trouvent aucun fondement divins, mais que nous imposons comme les Pharisiens aux hommes sous peine d’excommunication, de blâme, de malédiction comme si c’est pour ces choses, entendons châtiment que l’Evangile était venu. Arrêtons-nous chacun pour sa part un instant et reprenons conscience pour continuer, c’est très important.

Tout cela signifie qu’il faudrait pour arriver à bonne fin ou au standard que Dieu attend de nous, chercher les occasions plus loin, lorsque plus près elles manqueraient. Pour celui que le zèle de la maison de Dieu dévore, une idée de l'étendue du travail pastoral exigerait dans une autre profession, l'enthousiasme le plus exalté à l'homme qui l'exerce ; ceci ne traduirait en fait que l'exacte mesure de son engagement et l’encouragement de Dieu dans le travail effectué dans un cœur pur et une conscience honnête. La satisfaction ne peut arriver ou être ressenti voire manifeste que lorsque l’on peut se réjouir d’une église où l’unité spirituelle est caractérisée extérieurement par l’uniformité acquise par un travail harassant du Pasteur.

 

3.  Travail uniforme pour ramener tous à l’unité en Christ

Le travail du Pasteur consiste à rassembler la matière disparate (traits de vie, comportements, attitudes, sentiments, etc.) pour établir une uniformité dans la pensée, les consciences et actes des membres de l’église. Les effets négatifs de l'uniformité sont surtout sensibles, visibles et manifestes dans les choses délicates comme les prises de positions, les points de vue et les sentiments. Pourtant, ils sont bien moins graves dans d'autres professions où il y a moins à perdre car les avis et les points de vue des sujets ne sont pas importants. Tout ce qu’on demande c’est l’exécution des tâches données à la suite desquelles on peut être approuvé ou désapprouvé. La dimension spirituelle est tout autre car le Serviteur de Dieu doit amener la brebis à la conviction, à la persuasion afin que ce dernier engage sa responsabilité de manière à pouvoir rendre compte sans ambigüité devant Dieu. Cette tâche n’est pourtant pas la moindre car ramener tous à un même point de vue est très difficile. Faire en sorte que tous marchent au même rythme et au même moment est très difficile, voire impossible. Un Pasteur disait un jour qu’il est plus facile aux commerçants de s’entendre qu’aux hommes et femmes de Dieu d’avoir un même point de vue. Les commerçants disait-il, visent un même point qui est le gain alors que les Pasteurs diront qu’ils ont chacun le Saint-Esprit et n’ont pas forcément besoin de soumission.

Un grand danger et pas le moindre que l’on rencontre dans les fonctions pastorales est celui de reposer les pensées, faits et gestes sur le sentiment et ceci finit par devenir insupportables aux yeux de Dieu en moins que l'Esprit de Dieu ne le ravive incessamment. Il arrivera parfois que la conscience de peu souillée, ternisse la dimension de la perception des faits dans leur profondeur, rendant superficielle l’appréhension exacte des choses. Le jugement dès lors s’avèrera faux et les émotions afficheront une négativité inattendue  produisant des effets nauséabonds ou infects. De ce pas, on déduira facilement que si l'uniformité est redoutable, c'est certainement dans l'exercice du ministère. Comment ne pas être effrayé lorsqu'une fonction si solennelle, si sublime, se présente, et qu'au dedans de nous nous ressentons un certain complexe ; ou quand autour de nous, tout semble aussi grand que nous ne l’imaginions et que dans votre âme nous nous voyions tout petit ? Devant une scène de mort, d’accident, d’attaques farouches du monde des ténèbres, l'habitude et notre attitude peuvent laisser votre cœur froid, notre esprit abattu ou notre âme découragé, le tout emporté par un esprit de peur. Dans des circonstances comme celles-là, il y a de fortes tendances d’un immense danger ; celui de tout abandonner ; et s'il n'y avait pas de remède, on envisagerait à renoncer au ministère. Heureusement que le Saint-Esprit est notre Consolateur et que la grâce divine est présente pour nous renouveler à chaque fois que le danger fait surface. Par ailleurs, un assentiment par la contrainte à la doctrine, ou une conformité aux manifestations extérieures sans être convaincu, serait hypocrite et sans aucun avantage. Nous conviendrons aisément que des tentatives humaines pour produire une unité d’esprit absolue parmi les chrétiens seraient inutiles. La fraternité chrétienne ne doit pas remise en question par des luttes de mots, mais doit s’exprimer par des actes concrets d’amour réciproque, point de départ dune uniformité selon Dieu.

Dans ce délicat travail qui consiste à ramener l’uniformité dans la vie entière des croyants, il n’y a aucune perspective, ni des occasions qui sont offertes à d’autres professions ; Est-ce pour autant qu’il faut ramener les méthodes et principes profanes dans le domaine sacré du ministère pastoral ? Loin de là. D’ailleurs, nul ne peut monter dans la hiérarchie spirituelle comme on le fait dans les autres professions sociales quand bien même il excellerait aux yeux de tous. Seul le choix et la décision souveraine de Dieu intervient dans ce cas là. Dans ce travail de l’uniformité, on a dont tendance à se dire : Je ferai toute ma vie la même chose sans jamais en sortir, sans que mon horizon mondain s'étende ? Alors, du haut des cieux, Dieu dans un calme et silence absolus ne dira rien et il nous faut seulement la foi pour continuer. Le danger d’un travail mal apprécié fait rapidement surface.

4.   Travail incompris et mal apprécié

Ne peut vraiment comprendre le travail du ministère que celui qui a reçu une vocation. Pour le profane, il n’y a pas autre profession qui donne des honneurs, des prestiges, des avantages voire une position d’autorité quine devait souffrir d’aucune contestation comme celui de Ministre de Dieu. Ces choses parce que celui qui aspire à la charge d’Evêque désire une œuvre excellente ressort une somme de vérité, mais est-ce le quotidien du Serviteur de Dieu ? Loin delà. Par contre, ce travail est mal apprécié par la plupart des gens, au moins pour ce qui regarde son intensité et son poids. Les personnes qui vivent dans les zones rurales, en particulier, regardent comme un oisif, un paresseux, un mendiant, celui qui ne travaille point de ses mains ; ils ne sentent pas jusqu'à quel point le travail de l'esprit est un travail aussi pénible et avec toutes les dangers comme tout travail. Il m’est souvent dit, tu restes toute la journée devant ton ordinateur ou devant tes livres et Bibles, alors, c’est moins fatigant. Quelle mauvaise appréciation du travail des autres ? Le travail de l'intelligence trouve quelques appréciateurs ; mais le travail du cœur, la prière, le souci spirituel pour son troupeau, qui y verra un travail ? Il faut se soumettre à être peu compris. Trouvera-t-on facilement des cultivateurs qui apporteraient quelques fruits de leurs champs à leur berger pour l’encourager ? Et  même, est-ce facile qu’une brebis aille vers on Pasteur le remercier sincèrement, lui montrer combien elle est sensible aux soins de tout temps qu’administre son berger sur elle ?

 

La perception de cet aspect est aussi confuse que Dieu semble avoir gardé pour Lui-même, l’appréciation exacte de la dimension et de l’ampleur du travail de son Ministre. Aussi, Paul s’écriera : ‘‘Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes’’ (1Co 4:9  ). Comment Christ fut-il traité ? Fut-il compris ? Nous aussi ce sera non.

5.     Beaucoup de fonctions tristes et douloureuses

Dans mon livre à la correction intitulé ‘‘L’Ecole de Dieu’’ j’ai écrit les lignes suivantes :

‘‘Paul étant parvenu à la dernière classe de l’école de Dieu pouvait dire :

" Pour moi, Christ est ma vie et la mort m'est un gain " (Phil 1.21). " Pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé ma course, J'ai gardé la foi  (2 Tim 4. 4-8).

Effectivement, tous ceux qui sont arrivés à cette dernière classe n'ont plus peur ni de leur vie, ni de la mort, car ils ont tout offert à Dieu. C'est ainsi qu'ils ont pour la plupart, comme leur Maître posé le fondement de notre foi par leur sang : 

 

- Esaïe fut scié dans une bille de bois,

- Jérémie fut mis à mort,

- Jean Baptiste fut décapité,

- Jésus le chef de l'église fut crucifié

- Jacques frère de Jean fut décapité

- Etienne fut lapidé,

- Matthieu fut mis à mort en Ethiopie,

- Marc fut traîné dans la rue jusqu'à la mort,

- Luc fut pendu

- Pierre fut crucifié la tête en bas,

- Simon le Cananite fut crucifié,

- André fut attaché à une croix en X jusqu’à ce que mort s’en suive,

- Jacques fut jeté à terre du haut du temple et frappé à mort,

- Philippe fut crucifié et lapidé,

- Barthélemy (Nathanaël) fut écorché vif,

- Thomas fut transpercé de lances

- Paul fut décapité

 

De ces lignes, nous constaterons que l'occasion principale pour la marche chrétienne dans le ministère, c'est la souffrance : que de tristes découvertes dans ce labyrinthe de la misère humaine qu’est le parcours de toute vie ! L'Evangile est une pharmacopée pourtant morale. Il y a un Evangile parce qu'il y a des maux à guérir. Le ministre va vers les malades spirituels, mais aussi vers les malades du corps et ceux qui souffrent de quelque autre tristesse parfois due aux chocs, abus, déception et traumatisme du passé. Souvent face à l’ampleur de la souffrance parfois à l’issue d’un soulagement incertain, la maladie ou le deuil semblent être les seuls portiers qui puissent nous introduire dans une maison de repos. Quelle lugubre entrée dans une inquiétante conception ! Il devient donc impossible pour le Ministre de Dieu à ce moment là d’assumer ses responsabilités, voler au secours des affligés et leur prodiguer des soins appropriés parce que plus vite, il a pris son parti des misères du corps ; de médecin recruté par Dieu il s’est offert non de la portion qui revient à tout agent de la fonction céleste, mais des misères de l'âme. De toute façon, la vue du mal moral flétrit et corrompt, et surtout son analyse, si l'on a reçu le don redoutable de connaître l'homme sans connaître Dieu. Le vrai ministre, sans doute, connaît Dieu ; mais les aiguillons enflammés, du malin trouvent quelquefois le défaut de la cuirasse chez ce dernier. Alors, on peut en devenir misanthrope (personne qui a de l'aversion pour le genre humain), et voir s'éteindre en soi le feu de la charité.    

                                                                        

Enfin, il y a pour le ministre des peines de cœur, aussi peu comprises de la plupart des gens que le travail du Pasteur est peu apprécié. Si par contre, le Ministre a trouvé un cœur dur et hypocrite, qu’il ait utilisé toutes les tentatives et attitudes de sa charité et qu'aucune âme n'ait pu être sauvée à cause de circonstances qu’il n’aurait peut-être dû prévoir, personne ne comprendra qu'il en souffre cruellement. Et pourtant, la plus grande compensation de nos chagrins, c'est d'être compris. C’est donc pour cette cause que le Ministre de l’Evangile doit parfois sacrifier tout, jusqu’aux extrêmes.

 

6. Sacrifice de plusieurs goûts, même les plus innocents

L’église locale  est constituée de personnes de degré de maturité différente. Certains sont faibles et d’autres sont forts, cependant tous, nous devons consentir à ne pas vivre pour nous-mêmes. Quiconque a abandonné sa vie à Christ ne peut plus prétendre être un égoïste car, c’est contraire aux principes de la vie communautaire en Christ. Il n’est désormais plus besoin de chercher ou vouloir plaire à nous-mêmes, mais de plaire à Dieu. C’est là où la communion fraternelle a son sens, faisant Christ tout en tout. Certes, les chrétiens sont différents en force, en capacités et en pratiques dans les moindres choses, cependant ils appartiennent tous au Seigneur ; ils regardent et servent Christ, et veulent chacun être approuvé par le Seigneur. De ce fait, nous comprenons aisément que Jésus est le Seigneur de ceux qui vivent, sur qui il doit gouverner ; et de ceux qui sont morts, pour les ranimer et les relever par le pouvoir de sa résurrection. Chaque croyant doit alors sonder son propre cœur et sa vie ; celui qui est strict doit se juger et s’humilier et de ce fait, ne se sentira pas apte à juger et mépriser son frère. Pour donc préserver la communion dont le caractère est saint aux yeux de Dieu, nous devons faire attention de ne pas dire ou faire des choses qui peuvent être pour d’autres des occasions de trébucher ou de chuter. Que ce soit avec un degré d’offense plus ou moins grand, cela peut être une occasion de chagrin ou de culpabilité pour notre frère.

 

Aucun croyant aussi spirituellement prétendu élevé n’a l’autorité d’utiliser sa liberté pour mépriser son frère plus faible et le traiter d’ignorant et superstitieux. Nous usurpons la place de Dieu, quand nous prenons sur nous d’ainsi juger les pensées et les intentions des autres, qui ne voient pas comme nous. Faisons attention à une action qui s’opposerait au doute de la conscience. Nous sommes prompts à faire de nos propres vues le standard de la vérité, et à juger comme certaines des choses qui paraissent douteuses aux autres. Ainsi souvent les frère en Christ méprisent ou condamnent les autres sur des matières douteuses qui ne sont pas d’actualité. Un regard reconnaissant sur Dieu, l’Auteur et le Donateur de toutes nos miséricordes, les sanctifie et les adoucit.

Pour maintenir l’unité de l’Esprit, nous nous devons, ce constamment renoncer à toutes choses innocentes en elles-mêmes, mais qui scandaliseraient les faibles. La mesure de cette interdiction varie, mais elle existe cependant et son concept doit être suffisamment pris en compte en sorte que celui pour qui Christ est mort ne souffre point de complexe, car il est écrit : ‘‘Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés; à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Esaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.  Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet’’(Hébreux 12.15-17).

 

7. Revalorisation des dons, talent perdu, rouillé dans l'obscurité, souveraineté de Dieu


Il devient fréquent de constater que des Pasteurs s’attribuent eux-mêmes leur prétendue supériorité, se basant sur leur capacité à produire des miracles, à enseigner, et clameront plusieurs, une onction particulière repose sur leur vie. Or, tout est dû à la grâce de Dieu, et ainsi la vantardise est hors de place. Nous n’avons aucune raison de nous prétendre supérieurs aux autres, tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, tout ce que nous faisons, tout ce qui est bien, nous le devons à la grâce gratuite et riche de Dieu. Il serait vraiment absurde et inapproprié pour un pécheur sorti de la destruction par la seule grâce souveraine divine de se glorifier des dons gratuits de Dieu.

 

Le fait que beaucoup de regards sont fixés sur les croyants et non sur Dieu, créé toujours des effets négatifs ; lorsqu’ils vivent péniblement avec des difficultés ou des tentations, certains sont freinés dans leur élan pour Christ, découragés, ils manquent de constance et de patience comme si Dieu n’était plus Dieu pour contrôler toutes les situations et faire taire la tempête lorsque la barque semblait à jamais emportée par les vagues furieuses.

 

"Nous sommes faibles, mais vous êtes forts dira l’Apôtre". Tous les croyants ne sont pas exposés de la même façon aux mêmes difficultés. Quelques-uns subissent de plus grandes épreuves que d’autres. L’apôtre Paul ouvre un pan sur les détails de leurs souffrances. Nous y découvrirons combien glorieux sont l’amour et le dévouement qui les ont portés au travers de toutes ces épreuves! Ils ont souffert dans leurs personnes et leurs caractères comme les pires et les plus vils des hommes; comme la saleté du monde, ils ont été balayés au loin : comme les rebuts de toutes choses, les scories de toutes choses. Et chacun de ceux qui veulent être fidèle en Christ Jésus, doit être préparé pour l’insuffisance et le mépris. Quel que soit ce que les disciples de Christ souffrent de la part des hommes, ils doivent suivre l’exemple et accomplir la volonté et les préceptes de leur Seigneur. Ils doivent être contents, avec lui et pour lui, d’être méprisé et abusés. Il est bien mieux d’être repoussé, méprisé, et mal utilisé, comme ce fut le cas de Paul, que d’avoir la bonne opinion et la faveur du monde. Bien que rejeté par le monde comme un vil personnage, nous pouvons cependant être précieux pour Dieu, ramassé par sa propre main, et placé sur son trône.

 

Il ne se peut pas que tout homme de talent soit placé dans un lieu où on l'appréciera. Il ne s'agit pas d'une jouissance d'amour-propre, mais de l'exercice d'une activité. C'est un sacrifice, mais qu'il faut accomplir. Le sacrifice étant le plus haut degré de l’amour, il va s’en dire qu’au bout du compte, il pénètrera les profondeurs de la pensée de Dieu pour réveiller par la puissance du Saint-Esprit, les talents endormis enfouis dans l’obscurité de l’ignorance de plusieurs. Ce qui est le fait de Dieu, nous n'en sommes pas responsables, et nous devons l'accepter sans murmure. C’est ce qui explique parfois notre solitude qui loin d’être un rejet est un isolement de la foule pour une formation spécifique comme fut le cas d’Elie ou de Jean Baptiste.

8. Isolement pénible à celui qui a connu les charmes de la vie sociale

Dans la marche du Ministre pour sa perfection dans le service, il sera amené à expérimenter des choses qui ne sont pas le lot de la multitude. Cette situation qui le conduira parfois dans des situations inconfortables convaincra parfois à tort certains qu’il est rejeté de Dieu et pourtant, il est pour un temps, soustrait du regard des hommes pour que la main puissante de Dieu le façonne. Pour une mission bien remplie, le Prophète Elie dû sur recommandation divine se séparer de la foule pour aller aux bords d’un torrent auprès duquel il sera de manière exceptionnelle nourri et par les corbeaux (oiseaux pourtant impurs en Israël). Lorsque le torrent sèchera, il sera encore conduit ailleurs jusqu’au temps marqué par Dieu. Paul après sa conversion ne se retira pas en Arabie ? Jean Baptiste ne fut-il pas dans le désert jusqu’au temps maqué où il devait publiquement exercer son ministère ?

 

Il peut à tout moment selon le saint conseil de Dieu, que nous soyons isolés des autres pour un but. Dans un article paru dans Promesses, l’auteur disait qu’il faut arrêter avant d’être arrêté. Des moments d’isolement nous sont parfois imposés par les maladies, les évènements malheureux, les périodes d’incompréhension, de discipline, etc. Mais souvent, nous arrive-t-il de comprendre la voix De Dieu à cette époque là ? Laissons à Dieu la souveraineté à Dieu pour nous conduire dans l’isolement de Patmos afin de nous révéler de grandes choses pour son royaume sans avoir à être inspiré par la peur. Défions les obstacles et fonçons avec Dieu vers de nouveaux horizons de la nouvelle dimension de sa puissance qui doit se manifester en nous.

 

9. Le Pasteur inspire une espèce de défiance et de peur

En Afrique, il arrive bien souvent d’entendre dire : ‘‘il est pauvre comme la souris de l’église’’ ou bien, ‘‘celui là a un salaire de catéchiste’’.  Nous comprenons par là que l’ouvrier de l’église en l’occurrence le Pasteur est un homme d’office frappé de la malédiction de la pauvreté. On ne devrait donc rien attendre de meilleur dans le domaine financier le concernant. Peut-être est-ce le laxisme et la mauvaise interprétation des Ecritures qui en sont la cause ? Dans mon ancienne église, il nous avait été prêché aux premières heures de mon service pour Dieu que le travail spirituel est utile à tout et largement suffisant car la grâce de Dieu nous suffit. Aussi, il fallait prier, lire la Bible et jeûner comme si cela fournirai de la nourriture à la famille. Cette situation a poussé nos enfants à ne pas pousser les études au loin. A cause de cette situation pour le moins rocambolesque, plusieurs on été inspiré de la peur quant à la fonction pastorale. Pour bien des gens, il est le représentant du côté triste de l'existence humaine car leur vie n’est pas épanouie. Parce que le Pasteur doit se retirer de la mondanité pour plaie à son Seigneur, le Pasteur est qualifié de tout ce qu’il y a de négatif et de lugubre, etc. C’est ainsi que le Pasteur sera considéré de sorcier à cause de la puissance divine qui en lui produira la guérison, la délivrance des âmes envoûtées, Le ministre semble porter le deuil de la vie pour plusieurs raisons : ceux qui pensent que se confier en Dieu est une utopie parce qu’il faut se débrouiller à côté pour la protection voit dans la personne du Pasteur, un instrument de destruction, voire de perdition ; d’un autre côté, parce qu’il ne partage pas forcément les point de vue de tous parce que devant ramener toute pensée à Christ, il devient un homme redoutable qui inspire méfiance. Plusieurs défis du Ministère poussent le Pasteur à porter devant Dieu et non devant les brebis les situations de sa vie tant que la situation du Ministère et du domaine social. Ce silence par respect de la déontologie ou de l’éthique pastorale, place le Ministre de Dieu dans les rangs des suspects. Les hommes traversent des situations, mais la sienne est grave, et la gravité toujours confine à la tristesse. Cela le relègue dans une espèce de solitude, qui augmente encore celle qu'il doit se faire à lui-même par les convenances de son état. Là subsiste le double danger de plaire ou de déplaire.

 

10.      Double danger de plaire et de déplaire au monde.

Le Dictionnaire Encarta 2009 définit la mondanité en ces termes : ‘‘goût pour la pratique des habitudes et des distractions propres aux personnes des milieux aisés et en vue’’. Le monde ici n’est ni la planète sur laquelle nous vivons, ni la création qui nous entoure. Il s’agit plutôt de l’ensemble du système érigé par l’homme dans le but d’être heureux sans Christ. Il peut inclure le monde de la culture, de l’opéra, de l’art, de l’éducation, en un mot, tout domaine d’où l’amour du Seigneur Jésus est exclu. On l’a défini en ces termes: « La société humaine organisée sur de faux principes, et caractérisée par de vils désirs, de fausses valeurs et par l’égoïsme. » La mondanité consiste donc à aimer les choses qui passent.

Plus on avance dans le ministère pastoral, plus la tentation devient de plus en plus grande. Généralement, le début dans le service pastoral est un moment empreint de beaucoup d’humilité, de crainte de Dieu, du désir de mieux faire, de la recherche de la volonté parfaite de Dieu et l’ardente passion pour une vie de sanctification, mais plus on avance, plus la simplicité gagne du terrain. Lorsque l’église grandit, la tentation de s’affirmer, d’être apprécier, de ce faire accepter comme le meilleur devient réelle et incontournable. Il faut une profonde humilité, une vie effacée et la grâce de Dieu pour ne pas tomber dans le piège de l’orgueil. Il est certes vrai, les choses du monde peuvent être désirées et possédées pour les emplois et les buts que Dieu a prévus, mais, elles doivent être utilisées par sa grâce, et à sa gloire seulement. Le danger fréquent est que les croyants ne doivent pas les rechercher ou leur donner une valeur qui donne prise au péché. Le monde met un obstacle entre le cœur et Dieu ; et plus l’amour du monde prédomine, le plus l’amour envers Dieu va faiblir.

Les choses du monde sont classées d’après les trois inclinations souveraines suivantes d’une nature dépravée :

1. Le désir de la chair, du corps : les mauvais désirs du cœur, l’appétit de rechercher toutes choses qui excitent et enflamment les plaisirs sensuels.

2. Le désir des yeux : les yeux prennent plaisir aux richesses et aux riches possessions; ceci est le désir de cupidité.

3. La fierté, l’orgueil de la vie: un homme vain désire ardemment la grandeur et le faste d’une vie dont la gloire est vaine; ceci inclut la soif des honneurs et des applaudissements.

Ces vanités sont si attrayantes à la corruption dans nos cœurs, que sans une prière constante nous ne pouvons pas échapper au monde, ou obtenir la victoire sur son dieu, son prince, son système et son emprise.

Si on plaît par contre au monde, on s'attache à ce succès, et on veut se l'assurer pour la suite. Et puisqu’il est dur de se voir déserté après s'être vu fêté, une subtile invention de toute pièce sera à chaque fois orchestrée pour maintenir apparemment la barre toujours haute. Une stratégie mondaine fortement inspirée par Satan sera alors utilisé pour favoriser l’effervescence émotionnelle des chrétiens de la communauté au détriment de l’action du Saint-Esprit. Nous ne devons jamais l’oublier, tout amour-propre à part, il est pénible de renoncer à la bienveillance de ses semblables, et de n'avoir pas la paix avec tous les hommes. Il n’en peut autrement, si l'on déplaît, on s'en attriste, ou l'on s'en irrite, et l'on fait tout pour déplaire davantage. On peut abuser de cette pensée que la vérité offense ; on peut vouloir ajouter à cette impopularité de la vérité avant d'avoir soumis les cœurs. Le ministre doit se concilier l'affection des membres de son troupeau ; et s'il est impopulaire, il doit examiner sa conduite, pour voir si cette impopularité ne vient pas de lui. Quoi qu'il en soit, les deux dangers existent, nous côtoyons deux abîmes et le danger de l’amour propre reste présent à chaque étape, tendant subrepticement ses tentacules pour enlacer ce Pasteur non éveillé.

11.      L'amour-propre est fort en jeu dans une profession qui expose, aux regards, qui est intellectuelle, et qui touche à l'art et à la littérature

L’amour propre est le sentiment de dignité et de valeur (qu'éprouve une personne à l'égard d'elle-même). Toute personne élevée à une certaine position de dignité ou d’autorité se sentira obligatoirement attirée vers l’estime de soi. Les diverses pressions du ministère poussent souvent le Pasteur à défendre de temps en temps son amour propre parfois menacé de dénigrement, de calomnie, d’incompétence et autre facteurs blessants. Lorsqu’il est débordé, la chair devient le lieu de prédilection pour débiter des mots hors contextes visant juste à défendre son amour que menace ruine.

Face à cet amour propre, Paul peut déclarer en toute honnêteté qu’il s’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non son avantage, mais celui du plus grand nombre. Peu d’hommes ont vécu comme l’apôtre une telle vie de renoncement au service des autres. L’amour ne fait rien de malhonnête. Si une personne agit par amour, elle sera forcément courtoise et pleine d’égards. L’amour ne cherche point égoïstement son intérêt, il s’intéresse plutôt à ce qui profite aux autres. L’amour ne s’irrite point, il supporte patiemment les affronts et les insultes. L’amour ne soupçonne point le mal, c.-à-d. qu’il n’attribue pas de mauvaises intentions aux autres. Il ne suspecte pas leurs actions. L’amour est une preuve tangible de la régénération, et c’est une pierre de touche de notre foi qui est professée en Christ. La charité est un ennemi total à l’égoïsme; elle ne désire ni ne cherche sa propre louange, ou son honneur, son profit, ou son plaisir. Ce n’est pas que cette charité détruit toute estime envers nous-mêmes, ou que l’homme charitable doive négliger lui-même et tous ses intérêts. Mais la charité ne cherche jamais sa satisfaction en blessant les autres, ou en les négligeant. Elle préfère toujours le bien-être des autres à son avantage privé. Combien est accommodante et aimable la charité chrétienne! Combien le christianisme apparaîtrait comme excellent au monde si ceux qui le professent vivaient plus sous ce principe divin, et considéraient avec l’estime qui lui est due le commandement sur lequel son Auteur béni a mis principalement l’accent! Demandons-nous si cet amour divin demeure dans nos cœurs. Est-ce que ce principe nous a guidés dans notre comportement envers tous les hommes? Est-ce que nous sommes disposés à mettre de côté des objets et des buts égoïstes? Il y a ici un appel à la vigilance, l’assiduité, et la prière.  

Le ministre peut rassembler la multitude pour lui parler de ce qu'il veut. Il ne serait pas étonnant de constater que plusieurs eussent embrassé cette profession dans cette espérance. Le troupeau devient alors un public, l'auditoire un tribunal. La position du ministre et ministère dans ses principes deviennent faussés de fait ; la généreuse indépendance du Pasteur, son autorité sont compromises ; il s'est imposé un joug. Il ne prêche plus Dieu, il se prêche lui-même, et par un sacrilège dont il est difficile de mesurer l'étendue, la chaire devient un théâtre, des podiums pour sa vanité dans ses jugements, condamnation et sentence parfois allant jusqu’à la peine capitale. Ce mot semble dur ; et cependant, en rentrant en soi-même, on trouve qu'il n'est souvent que trop juste. A la suite des triomphes oratoires, le Pasteur pourra recueillir des éloges : à chaque éloge un reproche retentira dans son cœur. Ah ! Qu’il préfère aux louanges le respect silencieux d'une âme fidèle qui l'a écouté dans le recueillement et dont il a touché le cœur, victoire bien plus grande que d'avoir excité une stérile admiration. L'amour-propre est notre plus terrible ennemi, parce qu'il est le plus proche. Tout le monde est avide de louanges ; seulement il y a un amour-propre robuste et sans retenue (c'est la vanité), comme il y a un amour-propre maladif et qui se modère. On a baptisé ce dernier du nom de modestie. Ce n'est pas une vertu, c'est une qualité humaine, une simple marque de bon sens : Il y a loin de la modestie à l'humilité ; la vraie humilité est un miracle, il faut une grâce surnaturelle pour la donner au ministre. Il n'y a que l'amour qui puisse, dans son cœur, détrôner l'amour-propre. L'amour est une préoccupation ardente, passionnée, qui distrait de tout ce qui n'est pas lui, du blâme comme de l'éloge. C'est dans l'amour que la conversion s'organise. Il faut aimer son troupeau pour bien le prêcher.

‘‘Il est une forme de l'amour-propre qui se manifeste dans le ministère plus que dans toute autre profession : c'est l'amour du commandement. Le Pasteur est dans sa paroisse le seul de son espèce ; il est appelé à commander. En public, du moins on ne peut discuter avec lui ; il a le monopole de la parole. Souvent il a affaire à des pauvres qui lui témoignent un grand respect, parce qu'ils sont plus ou moins dépendants de lui. Cette habitude du commandement, si facile à contracter, rend étroit, fausse la vue, éloigne ceux qui ne peuvent pas sacrifier leurs goûts à celui du Pasteur’’. Chrysostôme a développé avec une force admirable les dangers de l'amour-propre dans le ministère.

Le danger de l'amour-propre est plus grand chez le protestant que chez le catholique, qui parle beaucoup moins. Il est difficile que le ministre protestant ne se laisse pas un peu aller à cette idée d'être bon orateur. Au bout du compte, le bon prédicateur est bon orateur. Et en cherchant la perfection pour elle-même, il est bien difficile de ne pas la chercher pour plaire, ne fût-ce qu'à soi-même. Cela conduit à ne voir dans les idées de la prédication qu'un substratum neutre qui n'a de valeur que par la forme qu'on lui donne. Et lorsque la popularité est fortement implantée et fait bonne impression parmi le troupeau qui en a prit goût, le changement est sujet à un grand combat intérieur entre la foi de la victoire et le doute des frères du refroidissement émotionnel des membres de l’église.

 

12.      Combats intérieurs entre la foi et le doute 

Les devoirs d’un Pasteur et de son troupeau sont tels que le troupeau doit révéler les problèmes de la fonction pastorale, avec respect et obéissance. Le Pasteur quant à lui, il doit en retour avoir soin du troupeau et le chérir par des témoignages de satisfaction, de joie, et de tendresse. Il doit en outre donner à ses brebis des enseignements appropriés, leur administrer des soins appropriés, s’assurant qu’elles sont aimés de lui et qu’à leur tour, ces brebis manifestent une reconnaissance à son endroit. L’attitude de Tite durant son séjour à Corinthe  nous laisse une belle illustration.  Il était venu à aimer encore plus les Corinthiens, mais au-dedans de lui, il éprouvait une sorte de crainte et tremblement. Cette attitude d’anxiété pleine de sollicitude s’expliquait dans l’appréhension que l’amour ne parvienne pas à faire tout ce qui est nécessaire (explique C. Hodge dans The Second Epistle to the Corinthians, 1959). En fait, Tite, de toute évidence, ignorait quel accueil lui serait réservé en débarquant sur la côte méridionale de la Grèce. Peut-être s’attendait-il au pire. Mais lorsqu’il arriva, non seulement les Corinthiens le reçurent à bras ouverts, mais ils se firent aussitôt aimer de lui en se soumettant d’emblée aux instructions qu’il leur donnait de la part de Paul (2Cor 7.12-16).

Peut-être ces combats plus fréquents et plus profonds chez le Pasteur que chez le simple fidèle, et au milieu desquels desquels il faut poursuivre l'œuvre du ministère. Le doute, comme fait psychologique, a été peu étudié ; il y a un doute philosophique et un doute d'ignorance : nous les laissons de côté. Mais n'y a-t-il que ceux-là ? N'y a-t-il pas un état où les meilleures preuves laissent dans le doute ? Les preuves intellectuelles sont là, et l'âme est incertaine. La certitude chrétienne est autre chose que la certitude de l'intelligence. Le doute est un état de néant, un état de tentation où tous ont passé. Quand la vie faiblit, la foi faiblit. La foi crée la vie, mais la vie entretient la foi. La foi est une vue ; quand elle ne l'est pas, elle descend au rang de croyance. La foi est une, mais elle a ses degrés. Et si, au milieu d'une situation pareille, on pouvait se retirer, se recueillir, interrompre des travaux qui tous supposent la foi, on ne serait pas si malheureux ; mais on ne le peut : il faut toujours prêcher. Chacun peut se trouver dans l'état où tomba Richard Baxter, se sentir tout à coup dans un vide absolu, où tout échappe, même les croyances fondamentales. Cet état est affreux. Il faut en sortir, pour s'efforcer de tendre de nouveau toutes les forces de l'esprit dans une prière fervente.

Dans la marche du ministère, il y avait toujours des combats, de l’opposition ou des luttes continuelles entre la vérité et l’esprit du mal. Le Pasteur, bien que confiant en Dieu à l’intérieur ne sait pas toujours ce qui peut survenir d’un moment à l’autre. Alors, il y a toujours des craintes et une grande inquiétude pour ceux qui ont embrassé la foi chrétienne. Le parcours de la foi marque toujours des surprises, le Saint-Esprit ne nous avertissant pas constamment de tout ce qui se trame contre nous ou qui doit arriver. Le célèbre Prophète Elie ne dit-il pas à notre grand étonnement : ‘‘cette femme souffrait en son cœur, mais l’Eternel me l’a caché’’ ?

Dans son deuxième Epître au Corinthiens, Paul avait quitté Ephèse pour Troas à la recherche de Tite. Mais ne l’ayant pas trouvé là, il s’était rendu en Macédoine. Son arrivée dans cette province ne lui avait pas procuré le repos qu’il cherchait. L’inquiétude le rongeait encore, il était affligé de toute manière. Au dehors, l’ennemi continuait de le harceler impitoyablement, au-dedans il était assailli par les craintes et l’angoisse, sans doute liées au fait qu’il n’avait pas encore revu Tite. En effet, à Troas, où il attendait le retour de Tite qui lui rendrait compte de la situation à Corinthe, il a traversé la mer Égée pour atteindre la Macédoine, afin d’y rencontrer Tite. Là, Paul, anxieux, dut affronter de nouveaux déboires dont les Actes  20.1-3 n’en disent rien qui semble-t-il, n’avaient aucun rapport avec Corinthe.  L’expression luttes au dehors, craintes au-dedans’’ (2 Cor 7.5) est bien une réalité dans le quotidien du Pasteur car il est exposé à tout moment devoir l’écart entre l’homme qu’il est et les exigences qu’imposent son statut, sa nature, sa disposition de Pasteur ou Prédicateur de la bonne nouvelle.

En nous référant à 2Corinthiens  6.3-8,  comment faire pour ne donner aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme en nous rendant à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu devant beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ? Comment en ces temps horribles, manifester la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ? Comment enfin vivre ces choses au milieu de la gloire et de l'ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ? Une réponse aisée n’est pas possible. Nous ne pouvons regarder que vers la grâce de Dieu pour notre changement parfois en passant par le feu de l’épreuve de brisement pour que nous répondions aux critères qu’il avait d’avance préétabli. Mais comme nous sommes hostiles au changement ! Que Dieu nous aide à être des vases que le Seigneur tient entre ses mains, pouvant le briser et le pétrir à nouveau pour lui donner enfin la forme de son choix !

13.      Humiliation intérieure de se sentir si distant du prédicateur qu’il est supposé être

Un Serviteur de Dieu déclara tout haut un jour qu’il est plus facile à la famille d’un Pasteur de déterminer plus que quiconque s’il était un bon serviteur de Dieu ou pas. Ceux qui côtoient le quotidien du Pasteur ont-ils toujours un bon témoignage de ce que l’on s’attendait être à l’issu de ses prédications ? Il expose peut-être et de temps en temps les péchés, mais, malgré sa profession de foi et ses vaines prétentions, est-il le modèle que dieu attendait ? Il ne faut pas ce faire une idée selon laquelle, croire, être humble, glorifier Dieu avec reconnaissance est la racine et la plénitude de la foi authentique. Mais l’orgueil, la vantardise et la vaine gloire en Dieu manifestés par la confession extérieure de son nom, ne sont en fait que la preuve, la racine et la plénitude de toute hypocrisie. La fierté spirituelle est la plus dangereuse de tous les genres de fierté. L’un des grands maux des péchés des Professeurs de Théologie et des Pasteurs est le déshonneur qu’ils font à Dieu et à la foi chrétienne est de ne pas vivre selon ce qu’ils professent. Beaucoup méprisent leurs prochains plus ignorants qui restent dans une forme morte de piété ; et cependant eux-mêmes font confiance dans une forme de connaissance, également vide de vie et de puissance, tout en prenant quelque gloire dans l’évangile, et leur vie profane déshonore Dieu dont le nom est ainsi blasphémé au dehors.

Quel est l'homme le plus fidèle qui n'ait faibli ? On se sent repris par ces paroles : ‘‘Quoi donc! tu énumères mes lois, et tu as mon alliance à la bouche, toi qui hais les avis, Et qui jettes mes paroles derrière toi! (Psaumes 50.16-17). Cette parole de Dieu embarrasse tout vrai Pasteur dont la actes peuvent facilement produire la vie et la mort.

 

14.      Pensée angoissante de savoir qu'on porte dans ses mains les destinées de beaucoup d'âmes, et qu'on exerce un ministère qui, s'il ne fait pas vivre, tue

Pour ceux qui sont sauvés, les chrétiens sont une odeur de vie, donnant la vie, mais pour ceux qui périssent, ils sont une odeur de mort, donnant la mort. Un événement de l’A.T. illustre admirablement ce double aspect. Lorsque l’arche de l’alliance fut prise par les Philistins, elle provoqua mort et destruction aussi longtemps qu’elle se trouva parmi eux (1Sam 5). Mais lorsqu’elle fut introduite dans la maison d’Obed-Edom, elle procura bénédiction et prospérité pour lui et pour toute sa maisonnée (2Sam 6.11). Phillips commente cet aspect en ces termes : nous sommes « le parfum suave de la vie elle-même » apportant la vie à ceux qui croient, mais « une odeur mortelle de malédiction » pour ceux qui refusent de croire. En mesurant l’écrasante responsabilité de transmettre un message qui a des répercussions si importantes, il s’écrie : Et qui est suffisant pour ces choses ?

Le Pasteur peut tuer, en aggravant la condamnation des membres de son église, ainsi, ceux qui, pouvant en profiter, n'en profitent pas. Voilà quant au ministère fidèle. Quant à celui qui est exercé sans fidélité, et dans lequel la vie ne répond pas aux paroles, il tue d'une autre manière. Et cette pensée, que les scandales que nous donnons sont les plus grands de tous, et que la moindre de nos infidélités a des conséquences graves, est bien propre à nous épouvanter, et à nous faire dire : Seigneur ! Envoie quelque autre !                                                                                          

‘‘L'Evangile de la plupart des gens du monde est la vie des prêtres dont ils sont témoins. Et cela sera toujours, même au sein du protestantisme. Ils regardent le ministère public comme une scène destinée à débiter de grandes maximes qui ne sont plus à la portée de la faiblesse humaine, mais ils regardent notre vie comme la réalité et le véritable rabais auquel il faut se tenir. Et plus loin : Nous sommes les colonnes du sanctuaire, mais qui, renversées et dispersées dans les places publiques, deviennent des pierres d'achoppement aux passants’’ (Massillon). Lorsque cette vie scandale du Ministre de l’Evangile devient récurrente, l’habitude dont elle est caractérisée devient un facteur de destruction de tout ce qui a pu être semé pendant la bonne saison du Ministère, il ne restera qu’à s’exclamer : Quel désastre !

15.      L’habitude  qui peut produire une destinée

Il ya près de dix de cela, le Seigneur me persuada d’aller demander pardon à une fille avec qui j’avais avant ma conversion, entretenu des relations coupables. En effet, elle me pressa tellement de l’épouser en dépit de mes fermes propos : ‘‘je ne serai jamais polygame car ma mère en a souffert au point d’en trouver la mort ‘’.  Chaque donc, elle utilisait la stratégie de Délila envers Samson, et un jour, pour me débarrasser d’elle bien qu’au dedans de moi, mon nom restait ferme, je lui avouais verbalement, mais par mensonge : ‘‘oui, j’ai compris, on se mariera’’. Quelques mois après, je rencontrais Christ, mais elle garda la promesse en son cœur comme un trésor. Un incident l’amena néanmoins à se marier. Lorsque convaincu que ma parole me liais, je suis aller chez elle lui demander pardon et fut frapper de ce qu’elle m’apporta un tableau accroché au chevet de son lit sur lequel il était écrit : ‘‘A force de vivre ce qu’on n’aime pas, on finit par accepter ce qu’on vit’’.  Elle voulait dire qu’elle n’a pas aimé son foyer, mais l’habitude l’a amené à s’y accommoder bien que son cœur éprouve une autre chose. Les blessures de mon mensonge avaient causé une grande plaie dans son cœur.

Pour le Pasteur par contre, le plus déplorable est vécu lorsque ces blessures, que les consolations de Dieu devaient seules fermer, viennent à être fermées par l'habitude et par une mauvaise résignation ; ce qui malheureusement, n'est que trop souvent le cas. Nous ne devons jamais l’oublier, le repentir répété use l'âme et la met de fait, dans de mauvaises humeurs contre elle-même.

Conclusion :

Toutes ces peines sont fort sensibles, mais parmi elles, il faut avouer qu'il est plus funeste d'éviter que douloureux de subir. Toutes en effet, ont besoin d'être prévues, et comme savourées d'avance afin que toujours préparé, nul n’attrape aucune crise par ces évènements imprévisibles dont le Pasteur qui qu’il soit doit affronter un jour où l’autre. A cette énumération peut-être incomplète, et dont peut-être aucun trait n'est accusé assez fortement, on peut opposer sans doute, comme compensation, les avantages suivants : La foi en Christ, qui est la chose la plus excellente et le tout de l'homme, est, pour le ministre, l'office et le devoir de tous les jours, de toutes les heures, de toutes les circonstances. En effet, le ministère il faut l’avouer sans équivoque, fait partie de la vie intégrante du Pasteur de part sa vocation et se mêlant de fait à la vie des autres hommes qu’il dirige et il faut l’avouer, devant d’une  manière ou d’une autre composer la sienne.

Il vit au milieu des idées les plus hautes, les plus basses, les plus profondes et les plus vastes, et des occupations de l'utilité la plus absolue.

Il n'est appelé à faire que du bien ; rien ne l'oblige ou ne le tente à faire du mal qui n’était plus supposé l’habité.

Il n'occupe aucun rang dans la hiérarchie sociale, n'appartient à aucune classe, mais sert de lien à toutes ; représente en soi, mieux que personne, l'unité idéale de la société.

La vie du Pasteur lorsqu’elle aborde de petites circonstances défavorables, est manifestement la plus propre à réaliser l'idéal d'une vie heureuse. Il y a une grande régularité, une sorte de calme uniforme, qui est peut-être la vraie latitude du bonheur terrestre. La prédilection des poètes et des romanciers pour le personnage du Pasteur de campagne n'est pas sans fondement. Tout cela n'est vrai qu'à supposer que le Pasteur soit fidèle et plein de l'Esprit de Dieu pour prendre conscience de son état. Et lorsqu’il l'est, tout est contrebalancé, corrigé, transformé, et il lui suffit, sans peser minutieusement les inconvénients et les avantages, de faire une réflexion : Jésus-Christ assigne à ses ministres de pénibles épreuves intérieures et extérieures, afin qu'ils puissent sympathiser avec leur troupeau, et connaître, par leur propre cœur, la séduction du péché, les infirmités de la chair, et la manière dont le Seigneur soutient et supporte tous ceux qui se confient en lui. En sorte qu'en un certain degré on peut transporter au ministre ce qui a été dit de Jésus-Christ : ‘‘Nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, puisqu'il a été tenté de même que nous en toutes choses’’ (Hébreux 4.15)

Enfin la Parole de Dieu, d'une manière directe ou indirecte, bénit particulièrement les travaux et l’état du Pasteur. Elle déclare que ‘‘ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur de l'étendue ; et que ceux qui en auront amené plusieurs à la justice luiront comme des étoiles à toujours et à perpétuité’’ (Daniel 12.3)

En promettant aux ministres immédiats de Jésus-Christ que, dans le renouvellement de toutes choses, ils seront assis sur des trônes, pour juger les douze tribus d'Israël, elle fait pressentir, pour leurs successeurs, une gloire et des récompenses proportionnées (Matthieu 19.28)

Elle honore et bénit tellement le ministère, que les secours mêmes qui lui sont prêtés sont l'objet de promesses spéciales : Celui qui reçoit un Prophète en qualité de Prophète, recevra une récompense de Prophète (Matthieu 10.41).

L’ignominie la plus grande que nous pourrions endurer sur terre pour Christ nous paraîtra comme une futilité lorsqu’Il nous appellera à nous présenter devant les multitudes célestes. Même les supplices atroces des martyrs leur paraîtront comme des piqûres d’épingle à l’instant où le Sauveur posera sur leur tête la couronne de vie. Ailleurs, nos souffrances présentes sont comme des afflictions légères et éphémères, tandis qu’elles produisent pour nous un poids éternel de gloire (2Cor 4.17). Le Pasteur, Ministre de Dieu sur terre se doit face aux tribulations diverses dont il est fréquemment victime comme insignifiantes face à la gloire qui sera la sienne !

 

Les Pasteurs d’aujourd’hui n’ont qu’une faible idée des souffrances des anciens saints, considérés comme des parias, méprisés, persécutés, tués (Rom 8.36 ; 2Cor 11.23-28), ainsi, le Ministre de l’Evangile a besoin de patience, notre chemin est rugueux et long, mais Celui qui doit venir viendra, même s’il semble tarder. Surtout, il ne faudra jamais oublier pendant que nous franchissons les pentes sinueuses et désertiques des périodes sombres de notre ministère qu’il est dit : ‘‘Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui’’ (Hébreux 10.38).

Dr André CHOUBEU

 

 

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Les types de personnalité que peut avoir un couple

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES TYPES DE PERSONNALITES QUE PEUT AVOIR UN COUPLE

 

 La connaissance du type de la personne avec qui nous cohabitons est d’une importance vitale. Cela nous permettra d’éviter des querelles fréquentes si nous savons gérer la complexité qui réside dans la diversité les caractères. En général, il existe deux types d’hommes :

le silencieux : ce type de personnes parfois très passives, peuvent faire des semaines avec l’autre sans lui adresser un mot et sans se gêner. Il se plaît dans cette attitude renfermée, solitaire et silencieuse parfois au moment où sa communication était avantageuse. Un époux de ce genre verra son foyer s’ébranler ou parfois s’écrouler parce que la femme aime les petits détails. Il est vrai que parfois, cette attitude est due aux frustrations, abus, blessures de l’âme ou chocs psychologiques du passé qui n’ont jamais été guéris. L’étude de son conjoint est donc très importante.

le bavard : lorsque vous êtes avec ce genre de personnes, elles aiment non seulement parler, mais ne pas contrôler si vous en êtes intéressés ou pas. Son langage très aisé et facile débite des choses nombreuses parmi lesquelles parfois existent des illusions.

 

  Les sous-types de ces deux principaux types d’hommes sont diversifiés :

  Le justificateur, le justicier, le raisonneur, le franc parleur, l’intolérant, le légaliste, le coléreux, le vengeur, le pacifiste, le sournois, l’hypocrite, le sournois, etc. Le comportement de chacun des cas ici cités est différent et il faut une connaissance réciproque pour faciliter une vie commune dans l’harmonie.

 

  Deux amis de longue date étaient l’un de type bavard et l’autre silencieux. Nous les appellerons Tumulte et Mer morte. Lorsque les deux se retrouvaient, Tumultueux enclenchait aussitôt des interminables discours. De temps en temps, Mer morte hochait  simplement la tête. A la fin de leurs retrouvailles, chacun regagne son domicile avec une satisfaction totale. La chose dura longtemps mais un jour, Mer morte était débordée. Le refoulement s’imposait et il avait besoin d’une aide. La présence subite de Tumultueux fut par lui perçu comme salutaire car il croyait enfin se libérer en obtenant de son ami quelques conseils salutaires. Comme d’habitude, Tumultueux se mit à débiter de tout et de rien et croyait que les choses seront comme toujours. C’est alors que ne pouvant plus supporter, Mer morte craqua et se mis à pleurer amèrement. Tumultueux cru d’abord à une plaisanterie avant de réaliser quelques instants plus tard que la chose avait pris un autre sens. Il apprit enfin à écouter à cause de l’amour qu’il avait pour Mer morte et leur amitié dès ce jour changea d’attitude car chacun appris une nouvelle leçon.

 

  Dans le foyer, il est important non de réagir émotionnellement de manière immature, mais de s’étudier afin de savoir être le partenaire qu’il faut pour son conjoint.

Dr André CHOUBEU

(extrait de son livre ‘‘Le Secret d’un Mariage heureux’’.

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LA REALITE DE L'ENFER

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LA REALITE DE L’ENFER

 

 

Introduction :

 

De plus en plus, les valeurs morales s’effondre, la Bible est prise juste comme un livre de bon sens plus ou moins vrai. Dans certains milieux, on doit adapter la Bible au contexte mondial et non le contraire. Nombreuses sont les religions où la notions de l’enfer est un mythe. Dans ces milieux il est dit que le Dieu si bon ne pourra pas conduire ses créatures en enfer. Certaines doctrines affirment même qu’à la fin, tous les péchés seront imputés au bouc émissaire qui est le diable et tous les hommes seront sauvés. Les textes bibliques sont  pourtant clairs :

« Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles » (Apoc 2.10)

« Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort » (Apoc 21.8)

En fait, qu’est-ce que l’enfer, l’enfer existe-t-il vraiment, qu’est ce qui arrivera à ceux qui iront en enfer ? Pendant combien de temps durera l’enfer ? Quelle sera la condition de vie en enfer ? Les textes bibliques ci-après nous éclaireront :

 

La réalité de l’enfer :

 

Le mot enfer tire son origine de l’expression latine qui signifie ‘‘région inférieure’’ (Eph 4.9). Faisant allusion à l’enfer, le Seigneur Jésus utilise l’expression ‘‘géhenne’’. Ce mot désigne la vallée de l’Hinnom où les juifs faisaient passer leurs enfants par le feu continu en sacrifice à Moloch (2 Rois 2.10). Ce lieu appelé en hébreux ‘‘Topheth’’ qui signifie ‘‘lieu d’horreur était fort bien l’expression de l’atrocité, de la souffrance vécu en enfer.

L’enfer dépeint dans la Bible : Un nombre impressionnant de passages bibliques et d’expression dépeignent ce lieu affreux :

Bûcher enflammé par le souffle de l’Eternel (Esaïe 30.33 ; Deut 32.22

Les flammes éternelles (Es 33.14 ; Luc 16.24 ; 2 Thess 1.7-8)

Le ver qui ne meurt point (Es 66.24 ; Marc 9.48)

L’opprobre, la honte éternelle (Dan 12.2)

Le feu quine s’éteint point (le feu éternel) : Mt 3.12 ; 18.8 ; 25.41 ; Marc 9.43,45,48 ; Héb 10.26-27)

La géhenne ou le feu de la géhenne (Mt 5.29 ; 22.30 ; 10.28 ; 18.9).

La perdition (Mt 7.13 ; Rom 9.22 ; Phil 3.19)

La fournaise ardente (Mt 13.41-42,50)

Le lieu de pleurs et de grincements de dents (Mt 13.42 ,50 ; 22.13)

Le châtiment éternel (Mt 25.46)

Le ténèbres (Mt 22.13 ; 8.12 ; 2 Pierre 2.4,17 ; Jude 6.13)

La colère à venir (Luc 3.7 ; Rom 2.5,8-9 ; 5.9 , 1Thess 1.10)

Dehors (Luc 13.25,28 ; Apoc 22.15).

Les tourments (Luc 16.23-28 , Apoc 14.11 , 20.10)

La ruine éternelle (2Thess 1.9 ; 2 Pierre 3.7)

Le jugement éternel (Héb 5.11-6.1-2)

La  condamnation (2 Pierre 2.3 ; Jude 4)

La peine (Jude 7)

La destruction (Apoc 11.18 ; 2 Thess 2.8)

Le reniement (Mt 10.33 ; 7.23 ; Marc 8.38 , 2 Tim 2.12)

L’anathème, la malédiction (1Cor 16.22 , Gal 1.9 , 3.10 ; Mt 25.41 ;

              2Pierre 2.14)

La rétribution (2 Cor 11.15 ; Col 3.25 ; 2 Thess 1.6-7 ; 2 Tim 4.14 ; Apoc

             18.6 ; 22.12)

Malheur (Mt 26.24 ; 11.21 ; 23.13 ; Luc 17.1-2)

L’écrasement (Mt 21.44)

La privation (Mt 25.29 ; Luc 18.18)

Le feu et le souffre (Apoc 14.10)

L’étang de feu, le feu ardent (Apoc 19.20 ; 20.15 etc.)

La seconde mort (Apoc 20.14 ; 21.8 ; 14.10-11 ; 2.11).

 

 La réalité de l’enfer : Les jugements de l’Ancien Testament, frappent sur la terre les hommes de déluge, de Sodome et Gomorrhe, de Canaan, d’Israël même, ne trouvent leur existence dans le Nouveau Testament. Les hommes ne trouvent pas l’amour dans l‘Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament. Certains s’abusent et ignorent les pires châtiments du jugement sévère et sans miséricorde de Dieu qui les attendent. Dans l’Ancien Testament, les châtiments étaient physiques, corporels et terrestres donnant aux coupables, l’accès ou la possibilité de se repentir avant de mourir ou en mourant. Par là, le salut de l’âme du repentant était assuré. Il est évident que les incrédules de tout temps n’a jamais manqué. Les châtiments du Nouveau Testament sont plus sévères, essentiellement spirituels et éternels (Héb 10.28-31).

La souffrance de l’enfer sont exprimés par plusieurs termes bibliques parmi lesquels : honte éternelle (Dan 12.2), vers qui ne s’éteint point (Mc 9.48), pleurs et grincements de dents (Mt 13.42), ténèbres de dehors (Mt 22.13), en proie aux tourments (Luc 16.23-24).

La souffrance de l’enfer est effective et manifestée par :

Séparation du lieu de félicité

Abîme infranchissable entre enfer et lieu de félicité

Le perdu possède encore toute ses facultés mentales et il est bien conscient

La souffrance dans son âme

La souffrance physique sans espoir de délivrance

Prière non exaucée

Aucune aide possible, ni du ciel, ni de la terre

Solitude

Condition de vie inaméliorable

 

Quelques leçons de l’université de l’enfer (Luc 16.19-31) :

 

L’enfer est vrai ; un lieu de tourment. La douleur dans ce lieu n’était pas physique seulement, mais aussi morale. Une grave séparation de tous, des amis, de la famille, de ses activités, de son argent, de Dieu surtout.

L’homme riche se souvient qu’il avait déjà entendu parler de cet endroit par Moïse et les Prophètes (les Serviteurs de Dieu), en refusant des les écouter, il avait sans le vouloir, choisi l’enfer. Il regrette aujourd’hui son choix, mais c’est trop tard. Sur terre, il savait que Dieu est très bon, miséricordieux, alors, l’enfer, non, Dieu ne peut pas créer un tel endroit. Il avait oublié que Dieu est juste aussi dans ses jugements et sa justice bien que miséricordieux. Il se disait souvent en lui-même, même si l’enfer existe, d’où viendra le bois ou le gaz pour conserver en permanence ce feu ? Il avait oublié que Dieu est omnipotent. Pour cet homme peut-être, il comprenait que si l’enfer existe, ce serait comme la prison, l’école de reforme où les policiers et autres moyens feraient respecter la loi. Il croyait peut-être aussi que son argent pourrait peser lourd compte tenu par ailleurs de son rang social sur terre. Maintenant, il comprend tout différemment, mais c’est trop tard.

A l’université de l’enfer, il a aussi appris à prier. Il a fait tout de même un progrès : «Je te prie donc, père Abraham… (Luc 16.27) ». Il utilisa pour la première fois le verbe prier et le mis en action. Il pria de manière fervente, mais sa vie de prière était basée sur la théorie qui affirmait que Dieu est une aide au temps de difficultés. En effet quand il y a une urgence ne dit-on pas «prions ? ». Sur la terre, il avait tout, était autosuffisant et n’avait besoin de rien. Son argent lui ouvrait toutes les portes. Maintenant, les choses sont différentes. Sa prière est rejetée, car bien qu’elle soit sincère, elle est venue trop tard.

Il apprit aussi la compassion. Sur terre, il n’en connaissait pas. Le pauvre Lazare était hors de sa clôture, mais il lui faisait jeter les miettes de pain par son cuisinier, mais jamais le laisser entrer. Tant pis s’il crève sous le froid. Lazare avec ses plaies aurait souillé son somptueux palais d’odeur nauséabonde. Alors, il fallait laisser un si sale type dehors pour des raisons de commodité et de noblesse. Jacques à son chapitre 2 et 5 le condamnait et il ne le savait pas.

Il appris encore avec tristesse que ce que l’homme considère n’est pas ce que Dieu considère. En effet, là–bas, les rôles étaient renversés. Le pauvre Lazare qu’il méprisait avait l’air extraordinairement beau dans l’université du Paradis. Plus de plaies qui puent, plus de cicatrices ; bien nourries, très belles, alors que lui, qui avait ce privilège sur terre, vivait l’atrocité des pires tourments à l’université de l’enfer, université où on ne valide pas les matières dans lesquelles il y a eu sous moyenne.

Il appris aussi à témoigner Christ. Il ne l’avait jamais fait sur terre, mais maintenant, il comprend l’urgente nécessité. Il allait à l’église,  donnait de sommes colossales, mais témoigner était pour lui, le rôle du pasteur. Comme il aurait vraiment souhaité témoigner aujourd’hui ! Sortir tous les lundi, jeudi et samedi ou un autre jour pour aller évangéliser ! Il demanda donc à Abraham dans un autre sujet de prière d’envoyer Lazare auprès de ses frères sur terre pour parler de Christ afin qu’eux non plus, ne soient aveuglés par toute la richesse qu’il a laissé. C’est étrange comme l’enfer transforme l’indifférence en zèle inutile parce que l’œuvre de la foi n’avait pas été positive. Comme c’est tard de pratiquer une fausse faux sur des bases purement sentimentale dans un but d’exploitation !

Il apprit aussi et surtout une excellente leçon : la repentance. Il regrettait amèrement aujourd’hui tout ce qu’il avait fait hier. Il est vrai qu’un dicton dit : «Mieux vaut tard que jamais». Mais dans le cas d’espèce, c’est très faux ! Il aurait souhaité que le passé revienne, qu’il se réconcilie avec tous, qu’il envoie son chauffeur s’occuper de Lazare etc., mais c’est trop tard ! Le souvenir est douloureux, il regrette son passé, mais c’est trop tard.

Il crut aussi au miracle, car il a pensé qu’il était possible que Lazare revienne à la vie pour aller prêcher à ses frères. Son avis sur les choses a changé, mais il est trop tard encore !

Il apprit aussi qu’il est impossible que les morts parlent aux vivants et que ceux qui sont  au Paradis puissent aider ceux qui sont en enfer. Un abîme infranchissable en effet sépare les deux lieux.

 

Aucune possibilité du salut n’existe après la condamnation de l’enfer (1 Cor 6.10 ; Gal 5.19-21 ; 2Tim 3.1-5 ; Apoc 22.15).

 

Qui ira en enfer ?

1 Cor 6.10

Gal 5.19-21

2 Tim 3.1-5

Apoc 22.15

 

Est-il possible d’échapper à l’enfer ?

 

Puisque aucune possibilité du salut n’existe après la mort, aujourd’hui est le moment favorable pour échapper à l’enfer car un report peut s’avérer dangereux :

Luc 12.16-31

Hébreux 3.7,8,13

Hébreux 4.1,7

Hébreux 2.3

Esaïe 55.6

Josué 24.15

 

Conclusion :

 

En 1992, alors que j’étais déjà au service de Dieu depuis dix ans et Pasteur depuis quatre ans, j’avais une notion subjective de l’enfer. Parfois, je me demandais si vraiment, ce Dieu si bon et vrai pourrait envoyer les gens en enfer. Bien que je l’affirmais tout haut comme étant vrai, tout bas, je croyais que la miséricorde de Dieu prévaudra sur l’enfer et son cœur paternel n’acceptera pas que ceux qui ont confessé Christ, quelque soit ce qu’ils ont fait après, puisse les conduire dans ce lac de feu et de souffre. Je vivais une vraie vie chrétienne, mais les plaintes et murmures, la suffisance et le désir de la célébrité étaient mon lot quotidien. Pour me consoler je disais parfois, ce sont seulement ceux qui ont commis de graves péchés comme l’immoralité sexuelle, l’idolâtrie, le meurtre qui pourront aller en enfer.

Mais ma fausse conception de l’enfer changea lorsqu’un soir, couché sur mon lit de camping devant ma véranda derrière de très belles fleurs que mon épouse et nos deux fils Eric et Pierre avaient plantées, une chose étrange arriva. Un vent doux soufflait et une bonne odeur sortait de ses fleurs. Alors, je me suis mis à dire : Je ne suis tout de même pas n’importe qui, j’ai des enfants, j’ai une femme ; ils m’ont planté ces fleurs. Je suis bien. Mes pensées furent dirigées aussitôt vers le grand camp que je dirigeais. Dans ce camp de près de deux hectares, il y avait des étudiants venus des pays de l’Afrique Centrale pour la formation biblique. Il y avait aussi des fidèles démunis et persécutés, des enseignants à l’Institut Biblique. J’étais alors Directeur de l’Institut Biblique, Pasteur de plusieurs églises locales crées par mes étudiants. Je me ventais de l’exploit que je fais dans la formation de ces étudiants, élèves Pasteurs de l’Afrique Centrale ; comme Nebudcanetsar, je me glorifiais de mes œuvres. Face donc à ces exploits dont je me constituais l’auteur indéniable, je disais en  mon cœur, voici j’ai fait toutes ces choses, mais on parle mal de moi et mon responsable spirituel l’accepte. Il connait mes efforts et accepte, voire cautionne l’injustice contre moi. Alors, je ne ferai plus rien pour quiconque viendra me voir pour la prière, les conseils et autres. Je me contenterai désormais de la formation des élèves Pasteurs, des églises locales que je dirige et c’est tout. Soudain, j’ai senti une main me soulever. Je réalisai que plus la main m’amenait vers le haut, plus la vie me quittait. Etait-ce dans l’inconscience ou dans le conscient, je ne saurais définir, mais à ce que je sache, je sentis à une certaine hauteur un sentiment de culpabilité me saisir et en larme, je pleurais amèrement pour mon orgueil, ma rébellion, la résignation à persister dans ma suffisance et le refus d’aider quiconque viendra solliciter un conseil spirituel ou une prière. C’est alors que la main qui m’avait saisi me lâcha et pendant que je redescendais de la hauteur où cette main invisible m’avait amené, j’entendis une voix claire disant : « le ciel est une réalité et l’enfer en est une autre. Tu dis que tes frères ont parlé mal de toi, mais moi, qu’est-ce que je t’ai fait ».

A peine revenu à moi-même, je couru dans mon bureau juste à côté et pleuré pendant trois heures. Depuis ce jour, j’eu une autre vision de la notion du péché et de l’enfer.

L’enfer est une réalité, vivons une vie intègre car le ciel est vrai.

Dr André CHOUBEUdownload

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lesprit et la puissance d'elie

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

André Choubeu 8 septembre, à 13:08

L’ESPRIT ET LA PUISSANCE D’ELIE (Luc 1.17)

INTODUCTION :
Le nom Elie qui signifie « mon Dieu est l’Eternel » devrait ramener le croyant à la pensée d’une manifestation de puissance pour un réel retour à Dieu.

La première manifestation de l’esprit d’Elie :
- 918 avant Jésus-Christ (1 Rois 17)
But : ramener le cœur du peuple au vrai Dieu

Deuxième mention de l’esprit d’Elie :
- 455 avant Jésus-Christ (Mal 4.5)
Ici après 463 ans, le peuple avait de nouveau sombré dans l’apostasie et l’hérésie ; Dieu promet envoyer Jean Baptiste pour agir comme Elie afin de ramener le cœur du peuple à son Dieu. Cela devait avoir lieu 400 ans après Malachie.

Troisième mention de l’esprit d’Elie :
Naissance de Jean Baptiste (Luc 1.17)
En ce temps là, le formalisme religieux était de principe, la multiplicité des mouvements religieux, était établie, semant une confusion inédite. Il fallait un homme à la carrure, à la vie à la spiritualité et à la puissance d’Elie pour :
1) Ramener le peuple d’israél à leurs Dieu (Mt 17.10 ; Mal 5.6 ; 1-4 ; 5-6 : Mt 11.14 ; Mc 9.1-3)
2) Marcher dans la puissance et l’esprit d’Elie devant Dieu
3) Faire retourner les cœurs des pères vers les enfants
4) Faire retourner les cœurs des enfants vers leurs pères
5) Faire retourner les rebelles à la sagesse des justes
6) Préparer au seigneur un peuple bien disposé

Quatrième mention de l’esprit d’Elie : (Apoc11.312)
La compréhension profonde nous interpelle à un réel défi pour le retour de l’église sur le fondement biblique .
A. CONTEXTE HISTORIQUE (1 Rois 16.28-34)
Le mariage d’Achat avec la femme étrangère syro-phénnicienne nommée Jézabel introduit au roi à l’adoration de Baal et Astarté ceci eut pour malheureuse conséquence l’institution de Baal comme divinité principale en israél. Cette corruption spirituelle introduisit l’apostasie dans le pays. Cette perversion et prostitution entraîne la déchéance à telle enseigne que l’influence négative de la rupture d’alliance avec Dieu poussa HIEL de Béthel à reconstruire Jéricho en sacrifiant aux divinités ses deux fils respectivement en posant la fondation et par la suite les portes.

Caractéristiques du dieu baal :
Baal est un dieu adoré par les plus anciens habitants de Canaan .Ce nom signifiait « le maître ou le propriétaire ». Il était donc considéré comme le maître de la nature ayant le pourvoir de rendre les champs fertiles, les troupeaux féconds. La prostitution sacrée était le principe de pratique de la religion de Baal .Les mariées devaient au moins une fois par an, s’installer dans le temple de Baal pour se livrer à la prostitution avec les prêtres de Baal et autres adorateurs

B. MANIFESTATION DE L’ESPRIT D’ELIE
a. L’ORIGINE D’ELIE
Eliyahou soit Elie en français est originaire de Tischbé, petit village situé en Galaad. Aujourd’hui appelé Al – ISTIB, en Transjordanie est localise à 12 km au nord de Yabbok, affluent du fleuve jourdain.

PERSONNALITE D’ELIE
Ce personnage d’Elie mystérieux surgit dans la scène à un moment critique de l’histoire d’israél. Nous tirons ici des leçons dans la façon dont Dieu agit :
I Sam 16.7
Jean 1.44-47
Luc 17.20
Le style de la vie d’Elie inspiré de nombreuses leçons :
2 Rois 1.7-8 : 1 habillement : vêtement de poil
Ceinture de cuir autour du rein
Le vêtement de peau d'animal nous amène tout droit au jardin d'Eden où Dieu après la confession de foi d'Adam en Christ (la postérité qui naîtra de Eve) leur fit des vêtement de peau d'animaux. Ceci symbolise le sacrifice expiatoire d'animal pour le pardon de leur péché (Héb 9.22). Elie avait dont la mission de ramener le peuple égaré à la réconciliation avec son Dieu par la rédemption à venir.
Elie était donc revêtu de la puissance de la justice qui vient de la rédemption en Christ (vêtement) pour annoncer la vérité du salut (ceinture au rein voir Ephésiens 6.10-18).

MISSION DE L’ESPRIT D’ELIE :
• Relever le défi
• Restaurer le sanctuaire
• Redonner au peuple sa dignité
• Ramener le cœur des fils au père
• Affronter le danger en face (aller devant Achab )
Lutter contre :
La déviation
L’idolâtrie
La prostitution

CRITERES POUR REVETIR L’ESPRIT D’ELIE :
• Déclarer la vérité
• Homme de foi et de la parole
• Obéissance prompte
• Eau du torrent
• Tchisbée (pas de la célébrité )
• Esprit de prière
• Esprit de jeune
• Esprit d’intercession

Dr André CHOUBEU

 

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LA LOGIQUE THEOCRATIQUE DU GOUVERNEMENT DIVIN

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

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Introduction :

Depuis la falsification des principes divins par l’altération des bases de la justice de Dieu au profit de l’adaptation de notre esprit aux enseignements corrompus des démons et de ses agents, les valeurs sont inversées.

Chaque jour, des efforts sont fournis pour éviter de dire ce qui devait être dit ou donner à ce qui est dit un sens qui n’est pas propre à la pensée de Dieu. Au lieu de dire que quelqu’un est voleur, on parlera facilement qu’il est détenteur d’u bien appartenant à autrui, il a abusé la confiance, il a détourné la chose d’autrui ou les fonds. On divorcera en qualifiant la femme d’infidèle. Mais qu’a été cette infidélité que l’on ne peut pardonner ? Juste parce qu’on a convoité une autre ailleurs et que l’on veut croire faire taire sa conscience, on emprunte un langage étranger à Dieu. La liste est longue.

Nous préférons l’indépendance au lieu de la surveillance étroite de Dieu sur nous. Puissions-nous rejeter  dès ce jour toute autre forme de gouvernement étranger aux principes de Dieu que nous avons introduit dans notre vie, foyer, ministère, etc. afin qu’il soit dit en vérité : Que ton règne vienne et que ta volonté soit faire dans nos vie comme au ciel. Il est avantageux pour nous  de laisser la domination de Dieu exercer son œuvre en nous pour que les buts divins dans nos vies soient atteints afin que sont travail en nous se poursuivre pour la raison exacte de notre création, alors, nous passerons de la passivité à l’accomplissement de la volonté de notre Père céleste.

 

Textes clés :

 

« L’Eternel, son Dieu, est avec lui, Il est son roi, l’objet de son allégresse » (Nbres 23.21).

« Tu mettras sur toi un roi que choisira l’Eternel, ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère »(Deut 17.15). 

« Ils lui dirent: Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations » (1 Sam 8.5). 

« Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul » (Jean 6.15). 

« Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César »(Jean 19.15). 

« De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc 19.15-16).

 

La Domination absolue de Dieu :

 

La Bibleest un tout, le dessein de Dieu est un. Créé à l’image de Dieu (Gen.1.26-27), l’homme reçu la souveraineté sur la terre (Gen.1.28-30), fut couronné de gloire et d’honneur (Ps.8.6-9). Toutefois, l’homme dépendait de Dieu, son Créateur (Gen.2.15-17). La pensée divine était et demeure que l’homme ait une communion permanente avec Lui par l’obéissance. Les caractéristiques de la logique théocratique sont fondées sur l’amour de Dieu et sa créature. Nous décelons les aspects les plus frappant dans le livre de Genèse :

II.2.1 :  - Dieu créé l’homme pour sa gloire (Gen.1.26)

II.2.2 :  - Dieu par amour associe l’homme à la gestion du monde (Gen.1.27-31)

II.2.3 :  - Dieu crée un environnement favorable à la vie de l’homme (Gen.1.18)

II.2.4 :  - Dieu installe l’homme comme commandeur sur la terre (Gen.2.19-20)   

II.2.5 :  - Dieu responsabilise l’homme (Gen.2.15)

II.2.6 :  - Dieu se souci du bien-être de l’homme (Gen.2.18)

II.2.7 :  - Dieu fait pour l’homme le choix d’une épouse (Gen.2.21-22)

II.2.8 :  - Dieu visite l’homme chaque soir pour s’assurer qu’il va bien (Gen.3.8)

II.2.9 :  - Dieu donne des instructions pour une vie heureuse (Gen.2.15-17)

II.2.10 :- Dieu établit une loi d’ordre social (Gen.2.24)

 

Le but divin pour nous :

 

Le péché dont le principe même est la rébellion contre la volonté de Dieu, étant apparu, l’homme se trouva séparé de Dieu et perdit sa souveraineté sur la terre (Gen.217-19).

Bien que tout ceci soit intervenu pour ternir la bonne relation entre l’homme et son Créateur, l’instigateur de cette révolte contre Dieu à savoir le diable, essuya un affront sans précédant car il croyait pour sa part, qu’en poussant l’homme à se rebeller contre Dieu, il resterait à jamais ‘‘Dieu’’ sur terre parce le Créateur vomirait sa créature à tout jamais. Grande fut sa surprise et déception lorsque la peine qu’il attendait ne fut pas infligée à l’homme, mais plutôt, il fut donné à la postérité de l’homme (Le fils de l’homme qui naîtra d’Adam à savoir Jésus) de lui écraser la tête.  Par ces mots en effet, Dieu disait à Lucifer que son plan pour l’homme n’a pas changé et que son gouvernement théocratique sur l’homme bien que pour un instant troublé, sera restauré et retrouvera sa place initiale. Par cette sentence très forte et ferme dans sa signification, Dieu disait à Satan, ‘‘écoute, l’homme que tu viens de faire tomber devant moi, se relèvera et c’est encore lui qui te jugera et te condamnera’’. Ne jugerons-nous as les anges déchus ?

 

Malgré la chute de l’homme, Dieu ne changea pas d’avis, mais réaffirma sa position quant à son but initial, savoir : que l’homme retrouve l’image et la ressemblance qu’il perdit par le péché, et conserve l’autorité qu’il avait préalablement reçue depuis la création (Rom. 8.29 ; Apoc.21.3 ; 2.6 ; 22.5). Les bases par le Père Céleste posées après la chute de l’homme pour un retour de l’homme  et de sa soumission à son gouvernement, sont contenues dans la promesse de la Rédemption exprimée dans Genèse 3.15 : ‘‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.’’

 

Le travail de Dieu pour atteindre son objectif :

 

Pour parvenir à la complète réalisation de ce merveilleux plan du salut qui est un mystère caché, Dieu planifia tout dans la période que couvre les 7 dispensations. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas dit : ‘‘Mon Père travaille jusqu’à présent : moi aussi je travaille’’ ?

 

Comme croyants, nous serons plus conséquents si nous posions quelques questions à nous-mêmes dans ce sens :

1. Depuis quand le Père travaille-t-il ?

 2. A quoi le Père travaille-t-il ?

3. Pourquoi cette longue patience et persévérance dans ce travail ?

4. Si le Seigneur Jésus travaille aussi avec le Père, sommes-nous associés à Lui dans ce travaille ?

5. N’est-il pas écrit : celui qui n’assemble pas avec moi disperse ?

6. Et si nous dispersons au lieu d’assembler avec Jésus, de qui sommes-nous en réalité 

7. Sommes-nous unis aux autres croyants pour former un édifice saint et agréable à Dieu notre Père ?

 

Passivité ou activisme de notre part :

 

Puisque le Créateur notre Père travaille chaque jour pour que s’exprime sur la terre comme avant la chute de l’homme la réalité de son gouvernement théocratique, nous pouvons attendre patiemment, avec assurance, la complète victoire de Dieu sur la terre en vue de son plein règne sur l’humanité entière (Rom. 8.19-25 ; 1 Cor. 15.24-28 ; Apoc. 11.15-18).

Si donc Dieu, Souverain et Tout Puissant,  aime toujours sa créature, persévère pour atteindre son objectif alors que de son plein gré il pouvait en une seconde agir délibérément, que disons-nous consciencieusement de nos haines, manque de pardon, découragement, abandon et autres ? Puisse chacun prendre quelques minutes pour réfléchir sur ce point crucial, ce caractère de la fidélité de Dieu ! Sommes-nous réellement fidèles pour affirmer quelque chose  et y tenir jusqu’au bout ?

 

Conclusion :

 

Au lieu de la théocratie, nous avons choisi même jusque dans l’Eglise d’autres formes de gouvernement ignorées de l’ordonnateur de toutes choses. On constatera entre autres :

la démocratie :

la pornocratie :

le légalisme

le matérialisme

le capitalisme

le communisme

la colonisation

l’intimidation

l’extermination des valeurs spirituelles montante

la médiocratie

le despotisme

la dictature

etc.

Qu’en pensons-nous et quel est notre apport pour ôter le discrédit dans le corps de Christ à l’exemple de ces braves femme qui risquèrent leur vie pour fabriquer le samedi les aromates afin d’aller très tôt le matin de dimanche embaumer le corps de Christ ?

 

Puissions-nous rentrer en nous-mêmes pour savoir quel est l’esprit qui nous anime : le Saint-Esprit, l’esprit malin ou notre esprit corrompu ?

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. +237 77 75 71 60

 

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LES METHODES APOSTOLIQUES

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

     LES METHODES APOSTOLIQUES

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Introduction : 

La vision du retour à la vie et principes de l’Eglise primitive telle qu’exprimée dans le livre des Actes des Apôtres et réitérée par Ephésiens 2.19-20 en ces termes : ‘‘Voilà pourquoi vous n’êtes plus étrangers ou résidants temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple de Dieu, vous faites partie de la famille de Dieu. Dieu vous a intégré à l’édifice qu’Il construit sur le fondement que sont les Apôtres, ses Prophètes et dont Jésus Christ lui-même est la pierre principale’’, devait rester notre préoccupation de chaque jour. Ne faut-il pas considérer que toute plante qui n’aurait pas été plantée par le Père céleste sera coupé et jeté au feu ? Tout ce que nous apportons aujourd’hui dans l’Eglise de Dieu entre-t-il ou plutôt est-il conforme aux éléments du modèle céleste ?

Il est temps aux regards des actions plus que jamais visible de la bête décrite par Daniel 7.5-7, comment ne devons-nous pas prendre le recul et réévaluer la marche pour un retour réel et effectif aux principes et vie de l’Eglise Primitive ! En effet, le respect des piliers de l’église tels que posés par les Apôtres devait demeurer un principe acquit selon le processus bien établi.  

LE COMMENCEMENT ET LE DEMARRAGE.

  1. La repentance, la conversion et la communion ou l’intimité avec le Saint-Esprit, cette personnalité divine était la condition sine qua non pour être qualifié de vrai frère (2.1-13) ; cela reste encore valable pour aujourd’hui et depuis la période des Actes.  Le baptême par l’Esprit immerge le converti dans le Corps de Christ pour qu’il soit « connecté »  spirituellement avec tous les autres enfants de Dieu éparpillés sur toute la terre.
  2. Ils étaient assidus aux enseignements, se soumettant au programme du Saint-Esprit. Les enseignements étaient mis en pratique dans leurs vies.
  3. La communion fraternelle était une réalité parmi tous, la doctrine sociale était un principe non verbal, mais pratique en sorte que les problèmes des uns étaient le fardeau de tous. Il n’y avait point de secret parmi eux, car la transparence était un modèle de la vie communautaire.
  4. L’unité spirituelle était le caractère de la vie de chaque jour.
  5. La prière, les nuits de prière et les veillées de prières étaient fréquentes et bien harmonisés, aimés de tous. Qu’en est-il aujourd’hui ? (2 Cor 11.27)
  6. Les jeûnes étaient multipliés et chacun s’y donnait avec amour, et tous voyaient les résultats par des guérisons, des délivrances et des miracles. Qu’en est-il maintenant ?
  7. La proclamation quotidienne de l’Evangile dans la puissance du Saint-Esprit s’accomplissait par les croyants  qui :     Etaient engagés à fond (2.1)                                                                                                                          Etaient unis (2.1)

                                             Etaient dans le bon endroit au bon moment (2.1). 

Souvent, les croyants sont attachés à un local, parce que c’est là où ils se sont convertis ou parce qu’ils y ont investi beaucoup d’argent ou parce que c’est plus au moins central pour un grand nombre (mais personne de l’assemblée n’y habite, de plus, personne, presque, du quartier n’y vient jamais).  Avait-on demandé à Dieu : « Où veux-Tu, Seigneur, que nous travaillions ? »  Aurons-nous le courage de changer de local si le Saint-Esprit l’ordonne ?

     Les responsables locaux agissaient avec responsabilité et sans réserve pour le Seigneur (2.14)

     On prêchait ou témoignait la Bible concernant Jésus-Christ (2.14-36).  Souvent, nous donnons notre témoignage aux gens plutôt que de leur présenter le Seigneur. Les non convertis rejettent-ils Jésus ou notre témoignage ?

     On donnait une invitation qui est biblique (2.38 ; 3.19) aux perdus.  Généralement, l’invitation est si peu biblique et si vague que les perdus se convertissent malgré nous ! Parfois, ils passent par « une fausse couche », cela veut dire, qu’ils se croient convertis alors qu’il ne s’est rien passé.

Le travail de suite était fait avec soin (2.42 ; 5.21,25,42).  Que faisons-nous pour suivre de près un nouveau converti ?

La vie communautaire était merveilleusement exemplaire (2.43-47), parce qu’elle se baignait dans : 

     La crainte de Dieu

     L’unité

     Le partage matériel

     La joie et la simplicité jointes à l’adoration. 

LE MODELE APOSTOLIQUE

 La prédication de l’Evangile (3.12-26 ; 4.33 ; 5.30-32, 42 ; 6.13-14 ; 7.1-53 ; 8.4-5,25,40 ; 9.20,28 ; 10.34-43 ; 11.20 ; 13.16-49 ; 14.3,7 ; 15.35 ; 20.20 ; 26.1-29 ; 28.31a.  Sommes-nous encore fidèles à l’exemple apostolique ?

  1. La fidélité pendant et en face de la persécution (4.8-12,19-20 ; 5.29,41 ; 7.59-60 ; 13.50 ; 14.2 ; 16.22-24 ; 19.30-31 ; 20.22-24 ; 21.11-13).  Peu d’entre nous avons réellement souffert pour Christ.  Pouvons-nous Lui rester fidèles si une grande persécution arrivait ? Pourquoi ? 
  2. Les remerciements au Seigneur dans les moments difficiles (4.23-30 ; 16.25).
  3. Les problèmes intérieurs graves réglés vite et efficacement (5.1-11 ; 6.1-6 ; 8.18-24 ; 15.1-29,40).  Ô combien l’œuvre est retenue et son énergie dissipée par des problèmes qui traînent en longueur et en largeur, parce que les responsables ne veulent pas « offenser » le frère untel ou le fils de Monsieur X ou la femme de quelqu’un d’autre.  Dans les Actes l’œuvre est toujours plus importante que l’individu, c’est-à-dire, il ne faut jamais sacrifier l’œuvre pour ménager les sentiments d’une seule personne ou d’une seule famille. Avons-nous toujours gardé ces principes ?
  4. Les responsables étaient bibliquement qualifiés (6.5-6 ; 13.1-2 ; 14.23).
  5. Le partage matériel (4.32b,34-35 ; 11.27-30 ; 20.35).  Aujourd’hui, nous avons oublié les soins à porter aux pauvres, démunis, orphelins et veuves. Des raisons sont données quelquefois pour ne pas aider matériellement et légitimement un autre.
  6. La flexibilité dans l’évangélisation (8.26-27 ; 10.9-23,28 ; 13.51).  Sommes-nous prêts à changer notre style, notre endroit,  notre méthode, notre jour pour un autre, ou suivons-nous l’ornière (notre système) ?
  7. Le témoignage personnel de ce que Christ est et a fait pour nous ou en nous (8.29-40 ; 16.31-32 ; 17.17 ; 23.11 ;  24.10-21).  Une vraie assemblée, une vraie œuvre d’évangélisation, c’est chacun témoignant où il travaille et où il vit, etc.  Pour que ces choses redémarrent dans notre assemblée, n’attendons pas la grande campagne avec des grands prédicateurs. L’amour et la prière pour les perdus autour de nous seront utilisés par l’Esprit pour nous mettre en contact avec ceux à qui nous devrons témoigner.  Si nous apprécions vraiment que le Sauveur soit mort et ressuscité pour nous donner la vie éternelle, nous devons vouloir que d’autres soient aussi sauvés.  Comment vont-ils être sauvés si nous ne sommes pas des ambassadeurs leur apportant la Bonne Nouvelle ?
  8. Le travail pastoral (9.32,38-41 ; 6.1-6 ; 9.26-28 ; 14.21-22 ; 15.41 ; 16.40 ; 20.1-2,7).  Lui donnons-nous encore son sens dans la crainte de Dieu ? N’y a-t-il pas des responsables dans l’assemblée locale qui croient que leur seule obligation est de fixer les heures des réunions, de s’asseoir au premier rang, prêcher et recevoir des honneurs ?  Occupons-nous sincèrement et avec dévouement du troupeau ?  Cela prend du temps et demande des sacrifices.  Ce sacrifice, l’avons-nous encore ? Si ce « régime-là », est oublié, nous sommes certainement sous la malédiction et ne sommes pas aux yeux de Dieu un Responsable ou un Ancien.
  9. La vision internationale (8.5 ; 11.27-30 ; 13.1-13 ; 16.1-3).  Notre assemblée, prie-t-elle, le Seigneur Jésus pour que le Saint-Esprit suscite des missionnaires parmi nous ?  Intéressons-nous à un ou à plusieurs missionnaires ? Prions-nous concrètement pour des perdus dans un pays étranger ou dans une autre région ? Prions-nous pour une église autre que le notre assemblée locale ?
  10. Les frères couraient aux besoins des autres afin que le manquement ne les éloignant pas de Dieu. Si le Saint-Esprit nous ordonnait de donner une somme déterminée, notre offrande de tel jour ou un soutien régulier et programmé d’un missionnaire ou serviteur de Dieu dans une contrée X, le ferons-nous librement ? (1 Cor 16.1-3)
  11. L’humilité des responsables était connu de tous (14.15a ; 13.4,13 ; 3.6 ; 11.25-26 ; 10.28,34 ; 8.5-5, 26-27).  Sommes-nous connus pour votre humilité ou est-ce que c’est nous qui avons toujours raison ?
  12. La structure gouvernementale locale biblique (14.23 ; 20.17,28).  Nos jeunes, savent-ils explicitement (chapitre et verset) pourquoi notre assemblée est organisée et gouvernée comme ceci et pas comme cela ?
  13. Un enseignement renforcé, équilibré et continu (19.9-10 ; 20.20,26,31 ; 28.31b ; 6.2,4).  C’est le point faible dans les églises, toute confession confondue.  Qu’allons-nous faire pour améliorer la situation ? La croissance en dépend car, sans lecture biblique personnelle et méditation, aucun progrès spirituel ne peut être possible !
  14. La séparation nette d’avec le péché par les croyants (19.19-20) comme preuve de la réalité de leur conversion.
  15. Les principes de la vie communautaire étaient de rigueur.  La marche par l’Esprit Saint réglementait la vie au quotidien et tous s’attardaient à la direction prophétique de l’église qui est ainsi caractérisée :

Caractéristique d’une église prophétique :

 

 « Parole de l’homme qui a l’œil ouvert. Parole de celui qui entend les parole de Dieu, de celui qui connaît les desseins du Très Haut, de celui qui voit la vision du Tout Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent » (Nombres 24.15-16). De ce texte, nous tirons les marques d’une église prophétique : 

  1. Elle saisit la pensée de Dieu : Elle entend la voix de Dieu, saisit la vision de Dieu, et entre dans le programme de Dieu.
  2. Travaille pour l’accomplissement des desseins de Dieu : Evangélisation, prière pour les serviteurs de Dieu sans discrimination ni limite. Il est arrivé à des frères et sœurs d’écouter la voix leur demander de prier pour tel ou tel autre, parfois avec précision de nom et de domaine de la prière. Une église prophétique s’occupe des pauvres, des orphelins et des veuves ; veille sur les œuvres sociales qui accompagnent l’Evangile. Soutien de l’œuvre de Dieu sans borne. Le Saint-Esprit peut dire : donnez à telle ministère toutes vos dîmes ou offrandes. L’œuvre est l’œuvre de Dieu quelque soit la position géographique qu’occupe cette unité de l’église locale dans le monde.
  3. Quand elle se prépare au retour du Seigneur Jésus : L’église s’adapte à la marche selon le plan prophétique de Dieu. Luther a apporté le salut par la foi, les baptistes le baptême authentique, les méthodistes, la crainte de Dieu et la marche dans la sainteté, les pentecôtistes l’expérience de l’effusion de la pentecôte. Les années 1950-1960 ont vu l’onction charismatique dans l’église manifestée par des grands miracles de guérison et autres. Nous sommes à l’heure de la connaissance de la Parole de Dieu et du retour authentique à Dieu en nous joignant à Israël pour une compréhension profonde des Saintes Ecritures.  Le pentecôtiste selon mon constat personnel qui n’engage que moi, s’est beaucoup attardé et s’est arrêté sur l’expérience du Saint-Esprit au point dans certains pays, de déclarer les autres expériences de la marche prophétique de l’Eglise comme dépassées alors ce sont des étapes dont les leçons ont conduit le processus. Cette bavure les fait tourner en rond et se dessècher progressivement.
  4. Elle est dirigée par la nuée : L’église sous Moïse était dirigée par la nuée qui devenait colonne de feu la nuit et colonne de nuée le jour, symbole du Saint-Esprit qui conduit selon la vison de Dieu. Le peuple sous Moïse s’arrêtait, marchait selon les injonctions du Saint-Esprit. L’intelligence, les possibilités humaines étaient complètement exclues dans la marche du peuple d’Israël à travers les quarante années dans le désert.  Les frères comprenaient le plan de Dieu et se soumettaient à l’Esprit Saint sans recours à l’intellect. Nous sommes passés de cet état à l’état d’homme mathématique. Au lieu d’être disciple de Christ, nous sommes devenus disciples de Pythagore, la vie de la foi ayant remplacé les calculs. Une mission donnée à un frère était exécutée sans retard, mais aujourd’hui, la résistance, la rébellion caractérise tous. La voix du Saint-Esprit est décriée au profit de nos méthodes et habitudes.  

Conclusion : Revenons au ministère du Saint-Esprit (20.33-35 ; 24.26). Frères, sommes-nous paresseux, avares, hautains, difficiles, critiques, mondains et aimant la première place ?  Nous sommes interpellés en ces termes :

Osée 6.1-3 : « Venez, retournons à l’Eternel ! Car il a déchiré, mais il nous guérira ; Il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; Le troisième    jour il nous relèvera, et nous vivrons devant lui. Connaissons, cherchons à connaître l’Eternel ; Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore. Il viendra pour nous comme la pluie, comme la pluie du printemps qui arrose la terre ».

Dr André CH0UBEU

 

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une eglise locale ou equilibree

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

Une Eglise locale Modèle ou équilibrée

Actes 13.1-5

 

Introduction :

De plus en plus, se créent des églises locales non selon les principes du Saint-Esprit pour l’Eglise de Jésus-Christ, mais au gré des mœurs parfois sur des motivations impurs ou injustes. Des nombreuses communautés chrétiennes qui existent aujourd’hui, très peu sont celles dont le fondement est vraiment Jésus-Christ. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas dit : ‘‘Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être, -que celui qui lit fasse attention, -alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes’’ (Marc 13.14). Ce mot abomination a-t-il pour nous un sens aujourd’hui ? Et même, que signifie abomination ? C’est une chose ou une action qui offense gravement le sens moral, le sentiment religieux ou les goûts naturels, qui suscite le dégoût. Les expressions hébreux sont traduites aussi dans nos Bibles par avoir en horreur, abhorrer, infâme, abominable, odieux. - Tout ce qui a trait au culte des idoles est une abomination aux yeux de Dieu et l’est aussi pour son peuple (Deut 18.9-12 ; 20.18 ; 32.16 ; 1Rois 11.5,7). Les idoles elles-mêmes sont appelées abominations (Deut 29.16 ; 2Rois 23.13,24). Une application des Ecritures à nos jours des textes de Esaïe 65.4 ; Jean 18.28 ; Actes 10.28 ; 11.3 équivaudrait à l’Association des croyants avec les païens dans un attelage disparate (2 Cor 6.14-18). C’est aussi là, une abomination, car comment nous temple du Saint-Esprit nous introduirons encore dans l’impiété avec les impies ? Des fautes morales sont aussi des abominations aux yeux de Dieu: la fausseté, la haine (Psaumes 5.7), l’orgueil (Psaumes 14.1 ;  Prov. 16.5 ; Luc 16.15), les jugements injustes (Prov 17.15), les prières hypocrites (Prov. 15.8 ; 28.9 ; Esaïe 1.13), les balances fausses (Prov. 11.1 ; 20.10, 23). Ainsi le juste abhorre aussi le mensonge (Psaumes 119.163), l’injustice (Prov. 29.27), l’infidélité (Prov. 3.32) et tout ce qui est contraire aux commandements de Dieu (Lev. 18.2-23; Prov 29.27).

L’Abomination de la désolation quant à elle est selon le dictionnaire biblique, l’horreur abominable ; l’odieux dévastateur, Idolâtrie qui corrompt l’homme, avilit sa conception de Dieu et l’entraîne à s’opposer, ouvertement ou en secret, au plan divin, au royaume de Dieu. Le livre de Daniel 9.27 parle des troupes qui se présenteront sur l’ordre de l’Antichrist (dévastateur) et profaneront le sanctuaire, la forteresse, feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l’abomination du dévastateur (Dan 11.31). Mt 24.15 parle de cette triste situation. Bien que le contexte prophétique soit encore à venir, un constat réel nous amène sans équivoque possible à affirmer que l’esprit de ce dévastateur agit déjà (2 Jean 7). Combien de serviteurs de Dieu se font passer pour Souverain, Souverain Sacrificateur, et même se réclament être Jésus Christ venus en ce temps de la fin ? Combien ne se disent pas être des Elie ? L’heure est grave et les cultes n’obéissent plus aux normes des Ecritures Saintes. La doctrine de la séparation est bafouée et l’on se divise pour créer sa part. Je prépare un enseignement sur ce dernier point car il est écrit : « quand les fondements sont renversés, le juste que fera-t-il » (Psaumes 11.3) ?

Plongeons nos regards dans l’Eglise d’Antioche et tirons-y quelques leçons pour réformer nos voies et nos églises locales pourquoi pas. Ne vaut-il pas mieux assumer la honte aux regards des hommes pour détruire ce qui a été mal bâti afin de rebâtir sur les principes normatifs de Dieu en vue de la récompense éternelle que de s’endurcir pour perdre tout à la fin ?

 

L’Eglise locale d’Antioche (Actes 13). L’étude de l’église d’Antioche nous permet de tirer des leçons pratiques pour l’établissement sur des fondements certains de l’église de Jésus Christ. Elle s’illustre de manière concrète comme l’église locale modèle de tout le Nouveau Testament de laquelle nous avons le plus d’information.

 

Historique : Antioche  appartenant à Antiochus est une Métropole de la Syrie sous la dynastie macédonienne (1 Macc. 3.37), fondée vers 300 av. J.-C. Sa population comprenait passablement de Juifs (Ant. 12.3.1; Guerre 7.3.3). Des chrétiens, fuyant Jérusalem pour échapper à la persécution qui suivit le martyre d’Etienne y prêchèrent l’Evangile. Ils ne s’adressèrent d’abord qu’aux Juifs parlant l’araméen mais ensuite aux Grecs. De Jérusalem, Barnabas fut envoyé à leur aide. Après avoir travaillé quelque temps à Antioche, Barnabas alla chercher Paul à Tarse. Ces deux grands Evangélistes firent de la ville, pendant une année entière, le centre de leur activité ; ils instruisirent beaucoup de gens. C’est à Antioche que, pour la 1re fois, on donna aux disciples le nom de chrétiens (Actes 11.19-26). De plus, des Prophètes vinrent s’y fixer (v. 27). L’Eglise ne cessa de croître dans cette grande cité, tant que dura l’Empire romain. Au temps des Apôtres, Antioche avait plus de 500 000 habitants ; on l’appelait "Antioche l’admirable", la "Reine de l’Orient", la "Troisième capitale de l’Empire romain", après Rome et Alexandrie.

Une lecture profonde de Actes 13.1-5 nous permet de tirer les enseignements suivants :

 

  1. Antioche, église tirant son origine de celle de Jérusalem :

 

       -  Création : A la suite de la persécution d’Etienne, les disciples dispersés y ont prêché l’évangile (Actes 11.19-20)

      -  Communication et contact avec l’église-mère : Leurs activités pour le Seigneur sont connues à Jérusalem par des témoignages (Actes 11.22)

      -  L’église-mère envoie une mission spontanée : Barnabas envoyé par Jérusalem pour vérifier le travail fait à Antioche (Actes 11.23-24)

      -  Le missionnaire Barnabas s’établit : Le missionnaire envoyé par Jérusalem s’installe à Antioche et y amène Saul (Paul) pour une communion de travail plus efficace (Actes 11.11.25-26)

      -  Réception des visites de l’église-mère : Des Prophètes descendant de Jérusalem y annoncent el message de Dieu (Actes 11.27-28)

      -  Obéissance à la prophétie divine : Antioche croit au message prophétique d’Agabus (Actes 11.28)

      -  Envoie des dons à l’église-mère : A la suite de la prophétie, il y a un envoie spontané de dons à l’église-mère (Actes 11.29)

      -  Instruction sur les principes d’administration : Les dons sont envoyés au Anciens de l’église-mère (Actes 11.30).     

      - Attachée à l’église-mère : Lorsqu’il y aura controverse doctrinale, des délégués seront envoyés à Jérusalem, source spirituelle pour rétablissement du fondement doctrinal (Actes 15). Combien de Serviteurs rebelles se sont-ils détachés de leurs racines spirituelles ? Nous en parlerons dans l’enseignement en préparation sur la doctrine ou la loi de la séparation.

 

  1. Eglise multiraciale :

Siméon appelé Niger, ce qui signifie en latin « le Noir » d’où un Africain. Il est par certains identifié à Simon de Cyrène (Marc 15:21 ; Luc 23:26). Dans ce cas, sa femme serait la mère de Rufus que Paul cite en Romains 16.13.

Lucius de Cyrène. Cyrène est une contrée de l’Afrique (Ethiopie) 

Manaën qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque (Européen)

Barnabas (fils de consolation) : Juif

Saul de Tarse : Juif

  1. Multiplicité des ministères :

            -  Prophètes :   L’étymologie du mot prophète en grec est celui qui parle à la place d’un autre :

             interprète ; héraut. Celui qui déclare des événements à venir. Cette double acception dérive de la préposition "pro" signifiant. "à la place de" et "avant". Le mot hébreu nabhi’, rendu par prophète, veut dire "celui qui annonce". Celui que Dieu revêt de son autorité pour qu'il communique sa volonté aux hommes et les instruise.

Le Ministère prophétique permet de connaître et vivre selon la marche prophétique de l’Eglise.  En lisant les sept églises d’Asie contenues dans l’Apocalypse permet de comprendre ce qui vient d’être dit. Le prophète dit avec force une parole de Dieu pour aujourd’hui.

Docteurs :

Docteur  Ce mot s’applique aux Docteurs d’Israël  (Luc 2.46 ; 7.30 ; Jean 3.2,10 ; Rom 2.20) et aux chrétiens ayant le don d’enseignement. Paul demande à Tite de "pourvoir au voyage de Zénas, Docteur de la Loi" (Tite 3.13) devenu chrétien et qui a mis son don et ses connaissances au service de l’Eglise. Dans l’Eglise, Dieu a établi "troisièmement (après les Apôtres et les Prophètes) des Docteurs" (1Cor 12.28). Ces trois fonctions constituent "une sorte de résumé des fonctions essentielles à la vie de l’Eglise" (F. J. Leenhardt).

 L’enseignement se distingue de la prophétie par son caractère systématique et intemporel. L’enseignant expose systématiquement toutes les vérités de la Parole en donnant à chacune d’elles la place qui convient. - Le mot enseignement peut s’appliquer aussi bien à l’évangélisation qu’à l’instruction des chrétiens. Jésus et les apôtres enseignaient déjà les non-convertis, c.-à-d. qu’ils leur présentaient la vérité sous forme systématique.

 

 

Anciens :

      Paul a demandé que l’ancien soit "propre à l’enseignement" (1Tite 3.2). C’est la qualification qui le distingue du diacre, d’où l’on peut conclure que, normalement, l’ancien participe à une certaine forme du ministère de la parole.

 

Le fondement de l’église : Ces éléments aussi appelés les piliers de l’Eglise sont aujourd’hui en déphasage totale par l’ordre de leur priorité est inversé malheureusement (Actes 2.42-44)

enseignements

communion fraternelle

fraction de pain

prière

  1. Service de Dieu : Chacun qui avait un ministère travaillait non seulement pour asseoir son ministère, mais aussi pour agir, parler dans l’humilité, la crainte de Dieu non de l’orgueil, la rébellion ou l’aveuglement spirituel. Il s’agit de veiller sur le don reçu en conformité avec la pensée de Dieu pour le moment et le lieu.

Dans une église locale, il doit avoir divers axes de service :

a) le group d’intercession : leur responsabilité est de prier pour le responsable de la vision, les Pasteurs, l’église locale et ses besoins, chaque membre de l’église, la nation, Israël, etc. Ce groupe doit avoir un programme précis d’intercession.

b) le groupe de louange : chargé de la chorale, de l’adoration et de l’animation de l’église lors des réunions et culte.

c) le groupe diaconal : leur fonction est de veiller sur les biens matériels de l’assemblée locale. Ce groupe s’exerce aussi dans la prière et assure le protocole, peut veiller sur le suivi des âmes. L’accueil dans l’église locale leur est échu. Il s’assure de la gestion financière de l’église sur la supervision de l’Ancien d’église.

d) le groupe d’homme : il veille aussi sur le bien être de l’église en faisant un apport positif

e) le groupe de femme : constitué des sœurs qui agissent comme les femmes qui ont tout mis en œuvre pour aller à la tombe embaume le corps du Seigneur (Marc 16.1-10)

f) la jeunesse : ils sont chargés d’animer l’église locale et la rendre vivante en prenant part à toute sorte d’activité utile sous la supervision d’un responsable.

g) le Conseil de l’église local : il est constitué des hommes et femmes de bonne volonté, chargé de mettre en œuvre, un plan pour améliorer les conditions de vie de l’église locale. Il dépend d’un Président et rend compte au Pasteur.

h) les séances de travail : le Pasteur local et son ancien réunissent en conseil, les personnes qualifiées pour l’examen de certains points en vu de la bonne marche de l’église. L’assemblée locale ne dépend pas de ce conseil, mais bien du Pasteur et de l’Ancien qui en sont responsable devant la hiérarchie et de Dieu.

Toutefois, ces structures peuvent variées en fonction de la vision divine pour l’église locale.

  1. La prière et le jeûne : conformément à Esaïe 58, des périodes d’abstinence dans un état de sanctification permettent dans un programme fréquent, rester devant Dieu pour des causes précises. Pour permettre un réel retour aux sources des Ecritures, deux réunions hebdomadaires et un jour de prière doivent avoir lieu.
  2. Le ministère du Saint-Esprit :

L’activité du Saint-Esprit dans le croyant sur ses trois aspects :

. Avec vous : indique l’approche de Dieu vers l’âme du croyant pour le convaincre du péché, de la justice et du jugement (Jean 16.9), lui présentant Christ  comme l’objet de la foi (Jean 16.14 ; 1 Tim 3.16 ; Héb 12.2), lui communiquant cette foi (Eph 2.8) et lui accordant la régénération (Tite 3.5 ; 1 Pierre 1.3).

Ici, le croyant est baptisé dans le corps du Christ

. En vous : Evoque la présence du Saint-Esprit dans le corps du croyant (1Cor 6.19), lui donne la victoire sur la chair (Rom 8.2-4 ; Gal 5.16-17), forme en lui le caractère chrétien (Gal 5.22-23), l’aide dans sa faiblesse (Rom 8.26), inspire ses prières (Eph 6.18), lui donne libr accès auprès de Dieu (Eph 2.18), autres activités (Gal 4.6 ; Eph 5.26 ; 2Thess 2.13 ; 1Pierre 1.2 ; Actes 9.31 ; Jean 16.14).

Sur vous : Montre la relation du Saint-Esprit avec le Seigneur Jésus Christ (Mt 3.16 ; Mc 1.10 ; Luc 4.18 ; Jean 1.32-33). Cette expression évoque l’entrée du Saint-Esprit dans le croyant pour l’équiper en vue de l’œuvre spéciale à effectuer pour Christ.

  1. Ecoute de la voix du Saint-Esprit : Le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à  part
  2. Obéissance à la voix du Saint-Esprit : Jeûne et prière pour Barnabas et Paul mis à part
  3. Soumission à Dieu pour de nouveaux ministères :
  4. Envoie des missionnaires : Antioche envoie en mission Paul et Barnabas.

     

Conclusion : Que dire au vue de cette étude. Où avons-nous failli ? Y a-t-il des choses à revoir, à rendre performant ? Notre rôle dans notre église locale est-il assumé en sorte que par le membre que nous sommes, l’harmonie s’instaure ? Que devrions-nous faire et que nous n’avons pas fait par quelque motif que ce soit ? Celui qui connait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas commet un péché. Sommes-nous dans cet engrenage ? Nous pouvons encore qu’il est temps nous repentir et rentre dans la restauration divine. Rendons-nous vraiment compte que ce soit à dieu ou aux hommes ?

       Dr André CHOUBEU

       Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

 

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LES DANGERS QUI GUETTENT TOUT SERVITEUR DE DIEU

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES DANGERS QUI GUETTENT TOUT SERVITEUR DE DIEU

 

Le parcours de chaque ministère est fortement influencé par son attitude face aux leçons scripturaires testées pratiquement dans la vie de l'ouvrier de Dieu. Des ministères se sont éteints, sont devenus stagnants, rétrogrades ou même ont dévié parce que les serviteurs de Dieu portant ces ministères, ne se sont pas laissés façonnés par les doigts du divin architecte et artisan, afin que la chair expérimente la mort de la croix, et que l'Esprit de la vie dans la résurrection du Christ, anime leur membre  pour la gloire du Père.

En effet, l'épanouissement de tout ministère ne dépendra d'ailleurs que de ses réactions face aux différents périls qui menacent son parcours et dont voici quelques-uns :

 

II-I   L'ORGUEIL

 

L'orgueil est une trop haute opinion de soi et consiste à se passer pour ce qu'on n'est pas en réalité. Une opinion très avantageuse et souvent exagérée, qu'on a de sa valeur personnelle aux dépens de la considération due à autrui.

Une position de commandement chez un homme aura forcément tendance à engendrer secrètement en lui un élan d’orgueil qui, non maîtrisé, le rendra inapte à progresser dans son ministère. "Tout cœur hautain est en abomination  à l'Eternel" (Prov. 16.5). Rien ne déplaît plus à Dieu qu'une personne imbue d'amour-propre. Ce péché, qui est la racine même de tous les autres péchés, a pour but principal de détrôner Dieu pour y placer notre "moi". Rappelons-nous que c'est, ce péché qui a fait du plus grand chérubin, gardien du trône de Dieu, un démon de l'enfer, et qui a provoqué son expulsion du ciel.

On note généralement  cinq formes du péché d'orgueil :

 

II.I.I  Orgueil de l'apparence

 

Nous avons une meilleure façon, une meilleure mine que les autres. Nous nous estimons plus galant, plus beau, plus habillé, ayant une bonne démarche que les autres ; on marche, se compare, aux autres, les sous-estime et même les minaude.

 

II.I.II  Orgueil d'origine

 

Nous sortons de telle famille, tribu, pays, et surtout, savez-vous qui nous sommes ?  Nous sommes riches, bien cultivés, instruits et bien placés ; par conséquent, nous devons conserver notre honneur. Savez-vous à qui vous avez affaire ! Pardon ! Mon père, oncle, frère... est ou sont x y z.

 

II.I.III Orgueil de rang

 

Se voir supérieur aux autres à cause de tel avantage ou privilège. Ne me jugez pas de cette façon-là ; après tout m'avez - vous bien vu ? Je peux vous faire arrêter.

 

II.I.IV Orgueil de l'efficacité

 

Nous montrons que nous sommes les seuls capables et que nul ne peut nous remplacer. D'ailleurs, sans nous tout doit échouer. Nous sommes les seuls plus valeureux ; les autres se débrouillent, mais ne peuvent jamais avoir notre compétence. Il n'y  a personne d’autre que nous. Après nous, c’est le déluge. Jér. 17.13 ; 1 Cor 4.7

 

II.I.V Orgueil spirituel

 

Cette dernière forme est la plus abominable. Nous sommes orgueilleux de nos mérites spirituels, orgueilleux de notre connaissance, de la longueur de nos jeûnes, de nos visions, songes, révélations et dons spirituels. Nous avons le sentiment d'être les favoris de Dieu et en venons même à nous vanter de notre humilité. On compte trop sur soi, sur les capacités intrinsèques qu'on croit posséder et non sur Christ en qui on peut tout. Nous avons pourtant tout par la grâce.

L'orgueil spirituel est si subtil que celui qui en est concerné n'est bien souvent pas conscient.

Comment savoir si nous avons succombé à ce péché ?

 

Test de la préférence

 

Comment réagissons-nous quand quelqu'un d'autre est choisi à notre place pour occuper un poste que nous convoitions ou quand un autre est élevé alors que nous, nous semblons être oubliés ; ou encore quand d'autres nous éclipsent par leurs dons et leur succès ?

Test de la sincérité

 

Dans nos moments d'honnêtes autocritiques, nous découvrons en nous, beaucoup de défauts que nous acceptons sincèrement. Mais que ressentons-nous quand d'autres, et spécialement nos adversaires disent exactement les mêmes choses de nous ?

Test de la critique

 

La critique provoque-t-elle dans notre cœur de l'hostilité et du ressentiment au point de nous pousser immédiatement à nous justifier ? N'avons nous pas hâte de critiquer à notre tour celui qui  vient de nous critiquer ? N'est-ce pas rendre le mal pour le mal ? Quelle est notre réaction lorsque nous sommes victimes des critiques ?

Test de la haine

 

Lorsque poussé, utilisé par un démon, quelqu'un nous calomnie. Comment réagissons-nous en retour ? Pouvons-nous alors sincèrement pardonner, prier pour lui et l'aimer ? Ne promettons-nous pas en retour dans un esprit de jalousie, de rancune, de nous venger ? Pourtant, nous devons aimer nos ennemis, ne pas attrister le Saint-Esprit (Mt 5.38-45 ; 2 Tim 2.24-26).

Plusieurs vies sont ruinées et éteintes par l'amertume, l'animosité, la colère, la clameur, la calomnie, la méchanceté (Eph 4.30,31).

Honnêtement, lorsque nous nous comparons à notre Seigneur qui s'est abaissé lui-même jusqu'à la mort sur la croix, nous ne devons que nous humilier pour la mesquinerie et la bassesse de notre propre cœur (Phil 2.1-8).

 

III- La jalousie

 

La jalousie est un péché très proche de l'orgueil. Le jaloux craint et suspecte ses rivaux. Moïse a lui aussi, été tenté par ce péché (Nbres 11.28-29). La jalousie et l'envie ne trouvant pas de place dans le cœur de quelqu'un qui parle avec Dieu, Moïse qui savait laisser ses préoccupations entre les mains de Dieu a répliqué à Josué : "es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes".

Le serviteur de Dieu dont la seule préoccupation est de glorifier Dieu ne s'inquiète pas pour son propre compte, son prestige ou ses privilèges personnels. Il connaît laisser tout entre les mains de Dieu.

                                                                                     220px-Stower_Titanic.jpgIV- La popularité ou célébrité

 

Le démon qui planait à Corniche agit encore aujourd'hui. On y entendait dire : "moi, je suis de Paul et un autre : moi d'Apollos ou de Céphas". (1Cor 3.4-9).

L'exercice des dons spirituels est devenu un piège pour plusieurs. Leur éloquence, leur zèle, amour pour Christ fait qu'ils soient  fortement utilisés par le Saint-Esprit au service des autres. Et, au lieu de s'abaisser de plus en plus pour être utilisé par Dieu, ils deviennent orgueilleux de la grâce. Leur position privilégiée suscite de la part des frères charnels une admiration exagérée ; et c'est ainsi que sont élevés les serviteurs ou conducteurs au-dessus des autres, parfois en leur donnant  ou attribuant des titres ou noms qui les plongent dans l'orgueil et pensant être déjà quelque chose alors qu'ils ne sont rien, ils s'égarent. Tout serviteur de Dieu qui accepte une admiration exagérée, admettra la louange envers sa personne et sera idolâtré.

La célébrité est l'un des plus grands dangers qui guette la vie chrétienne. Elle est recherchée avec zèle amer et quand on y est parvenu avec la chair, la chute n'est plus loin, car la célébrité s'obtient par compromis avec le monde. L'orgueil précède la chute.

En effet, le succès expose un homme à subir une certaine pression que les gens exercent sur lui, ce qui peut l'amener à utiliser des moyens charnels et mondains pour conserver sa popularité. Il peut même devenir esclave des exigences incessantes de son ministère qui s'étend. Le succès peut lui monter à la tête, et il ne manquera pas de le faire, à moins que ce serviteur ne se souvienne que ce soit Dieu qui accomplit lui-même son travail, et qu'il peut très bien se passer de l'homme, rien ne lui étant impossible. Osias devenu célèbre méprisa Dieu (2 Chron 26)

 

V- L'infaillibilité

 

L'autorité spirituelle comme le ministère n'implique pas l'infaillibilité. Même puissamment utilisé par le Saint-Esprit, le serviteur ne demeure pas infaillible, car devant certaines situations, le sentiment influencera la décision. L'apôtre n'en a pas été exempt.

L'ancienneté dans le ministère, les longues expériences ont fait tomber plusieurs dans le piège de l'infaillibilité par manque d'assez d'humilité devant leurs frères.

L'humilité consiste à accepter que chaque jour dans le service de Dieu est une nouvelle expérience, une nouvelle leçon à l'école de Dieu, ce qui fera éviter ce danger parce qu’il n'y a aucune classe dans laquelle les leçons sont connues d'avance.

  

VI- Le découragement

           La blessure spirituelle

 

Tout vrai serviteur de Dieu passera par des temps de succès et même de très grands, mais, aussi par des périodes de dépression, oppression, découragement  amertume. Paul fut élevé au rang des dieux, et fut lapidé  quelques instants après, (Acte 14.8-20).

 

Après sa  confrontation avec les faux prophètes sur le mont Carmel, Elie fut tellement déprimé qu'il souhaita mourir. Dieu lui donna deux bonnes nuits de sommeil, deux bons repas et ne s'occupa de son réel problème spirituel qu'après. Il voulait  ainsi montrer à Elie que son découragement n'avait aucun fondement.  Bien qu'Elie crut être le seul juste, Dieu en avait pourtant caché 7000 autres. Elie en fuyant abandonnait ses fonctions, laissant Israël à la merci de l'ennemi. Alors qu’Israël venait d'exprimer et manifester son retour à Dieu, Elie commettait une abomination en abandonnant ce peuple qui nécessitait un encadrement spirituel sérieux. Elie venait d'amener les âmes à la conversion et les abandonna aussitôt, alors qu'ils avaient grand besoin de restauration.

Après son onction comme Roi, David tua Goliath et pendant que le pays entier le sollicitait, Saül en voulu à sa vie. Aussi, il fut si découragé qu'il mentit (1Sam 21.1-6) et Achimelec qui crut à ce mensonge  paya au prix de sa vie (1Sam 22.11-19) ; il chercha à s'associer aux philistins pour combattre contre son peuple (1Sam 21.10-15 ; 27.1-12) ; il alla même chez ses arrière-grands-parents moabites chercher refuge (1Sam 22.3-4). Dieu par le prophète Gad dit à David : "sort de la forteresse du Roi de Moab et rentre en classe pour ta formation au désert" (1 Sam 22.5). David crut que son amitié avec Jonathan fils de Saül et sa position du gendre du Roi serait pour lui une forteresse, mais il n'en a rien été (1Sam 18. -20). David fuya auprès de Samuel espérant que lui au moins qui l'avait oint roi ferait quelque chose mais, il y quitta plus confus qu'à son arrivée parce que Dieu le lui imposa (1Sam 20.1-3). Bien que pendant ce moment de découragement il délivra une ville d'entre les mains ennemies, il n'eut pour compensation que la haine plus poussée de Saül.

Rien ne peut changer une situation sans le décret de l'Eternel.  (Mt 6.27,33-34 ; Ps  127.1-2).

Guérissons nos blessures et avançons vers notre destinée.

 

VII        Le leadership

 

Un serviteur de Dieu pourra à un moment de son ministère atteindre une position élevée dans son Eglise ou son organisation, qui l'obligera à choisir entre la popularité du leader ou l'impopularité du prophète.

Tout serviteur de Dieu devrait premièrement être un prophète de Dieu qui prêche ce que Dieu lui dit de prêcher, sans en considérer les conséquences. Tout serviteur de Dieu qui a pris conscience de sa position de leader dans son Assemblée, Eglise ou dénomination, a atteint un point crucial dans son ministère. Il lui faut alors choisir un de ses deux rôles : celui de prophète de DIEU ou celui de leader d'hommes. Les deux rôles étant inconciliables, il échouerait à coup sûr en voulant jouer les deux rôles. S'il a décidé d'être prophète, mais sans vouloir perdre son rôle de leader, il deviendra très vite un diplomate et cessera d'être vrai prophète. S'il tient par contre son rôle de leader, il deviendra facilement un politicien qui manipule les événements et les personnes pour maintenir sa position.

L'autorité spirituelle ne s'acquiert pas par une promotion, mais par beaucoup de prières et de larmes. Nous l'obtenons par un cœur brisé et sincère qui reconnaît et confesse ses péchés, aussi par l'humilité et la soumission totale au Seigneur et à ceux qui nous dirigent en Christ. Nous l'obtenons aussi en sacrifiant courageusement chacune de nos idoles, et en portant notre croix d'une manière volontaire, sans compromis et sans plainte. Elle ne  nous sera jamais donnée si nous cherchons de grandes choses pour nous-mêmes, mais plutôt si nous regardons ce qui nous était un gain, comme une perte à cause de Christ (Phil 3.7). Le prix à payer étant très grand, le leader qui veut être un véritable serviteur de Dieu spirituel ne pourra échapper à cette importante réalité.

 

Le zèle amer

 

Le zèle amer tel que l'exprime les Saintes Ecritures est l'empressement que l'on a de mettre au service de Dieu les œuvres non de l'Esprit, mais de la chair, du "moi".

Jacques 3.14-16 nous précise que les actions émanant du zèle  amer sont terrestres, charnelles et diaboliques.

 Les exemples des fils d’Aaron et de Uzza illustrent mieux que le zèle  amer  conduit à offrir un feu  étranger à Dieu. Lors du combat contre les Philistins, Saül  voyant qu'il était gravement atteint, se donna la mort (1 Sam 31.2-5). A la recherche de la gloire parce que voulant gagner la confiance de David, l'Amalécite par zèle amer, mentit avoir achevé Saül. Il paya ce mensonge de sa vie sur ordre de David (2 Sam 1.1-16).

 

VIII.I- Les fils d'Aaron Nadab et Abihu (Lév 10)

 

Nouvellement promu sacrificateur, ces deux serviteurs de Dieu font leur premier service libre devant Dieu. Rien ne nous montre que ces derniers ont pris un temps de prière pour leur service devant Dieu ni mieux se renseigner suffisamment de leur mission. Tout jeune serviteur de Dieu a dans le cœur un ardent désir d'étaler son savoir, de se faire prévaloir, d'affirmer qu'il n'est  pas n'importe qui ; bref, une étincelle d'orgueil du fond de son cœur cherche toujours à allumer une flamme qui épatera les hommes. Dès lors, ce n'est plus l'Esprit Saint qui le pousse à agir pour la gloire de Christ, mais c'est la chair qui dirige ses voies dans l'ultime but d'atteindre la glorification du "moi". Dès lors, le désordre s'installe et le diable prend les commandes. Tout travail fait sans humilité, même prétendu être pour Dieu, aussi longtemps qu'il soit, ne sera jamais approuvé d'en haut.

N'y a-t-il pas dans ton cœur quelque trace de zèle  amer ? Frère, ôte-le.

 

VIII.II- UZZA (2 Sam  6.3-7)

 

Toute activité pour Dieu qui ne prend pas son fondement sur les principes de Dieu, n'est pas agréée devant le trône de grâce. Les bonnes intentions et une volonté engagées au service de Dieu ne peuvent jamais satisfaire Dieu, ni être une porte de bénédiction à moins que le service ne soit accompli selon la vision divine. Selon les instructions divines, l'arche devait être transportée sur les épaules des sacrificateurs (Nbres 4. 12-15 ; 7.9) ; Ici, David avait adopté la méthode des philistins (1Sam 6.7-8).

Aucune approche hasardeuse n'est ni admise, ni permise dans le domaine du sacré. N'étant ni formé, ni qualifié, Uzza a cru avec la chair soutenir l'œuvre de Dieu. Les principes et les méthodes humaines ne peuvent servir Dieu.

Evitons par le zèle amer d'offrir le feu étranger à Dieu de peur de provoquer sa colère

 

IV- LE SEXE

 

Depuis le jardin d'Eden, le diable a ciblé la femme pour renverser les serviteurs de Dieu par divers moyens :

L'impudicité : Toutes les sœurs que le serviteur de Dieu encadrent avec soin n’ont pas toujours les pensées pures et envisage dépasser les limites pour posséder le Serviteur de Dieu pour elle seule. Aussi, certaines mettront en ouvre des stratégies mesquines pour renverser l’ouvrier de Dieu. C’est pourquoi les gestes, paroles, regards de ces dernières doivent être perçus avec discernement pour qui veut aller jusqu’au bout. Une sœur alla un jour jusqu’à demander pardon à mon épouse pour avoir prié longtemps et même jeûner pour que celle-ci meurt afin que cette dernière m’épouse en toute liberté.

Influence négative : L’histoire de Jézabel qui usa de son influence pour peser lourd dans la mort de Nabot de Jizreel afin d’entrer en possession de la vigne de celui-ci doit rester toujours fraîche dans le cœur du Serviteur de Dieu, afin qu’aucune mesure ne soit prise tant dans l’Eglise  que sur la vie des frères par pression étrangère à l’ordonnance du Saint-Esprit. Nous lisons : « Jéhu  entra dans Jizreel. Jézabel l’ayant appris, mis le fard à ses yeux, se para la tête, et regarda par la fenêtre.» (2 Rois 9.30). Mais ce charme ne séduisit point Jéhu. Nous n’oublions pas non plus le cas de Delila qui avait réussi à briser la carrière de Samson (Juges 16).

L’orgueil : l’amour de la femme pour son mari va parfois plus loin que l’on ne peut l’imaginer. C’est pourquoi, toutefois qu’elle verra son époux méprisé, elle tentera comme Jézabel, de lancer l’offensive dans l’intention dira- t – elle de défendre son mari. Tu ne dois pas t’humilier jusqu’à ce niveau-là, dira-t-elle souvent.

La gloire, l’argent : Pour plusieurs épouses de Serviteur de Dieu, les moments difficiles financièrement sont souvent durs à supporter. Servons-nous Dieu pour être pauvre comme ça dira-t-elle souvent ! Si tu ne fais rien, dira-t-elle, je ne marcherai plus, c’est pourquoi, emprunte même de l’argent à tel ou tel chrétien. Tu ne dois pas manger avec n’importe qui etc. Toutes ces choses, font tomber le faible dans la cupidité et l’orgueil.

Les hommes peu sérieux : L’expérience a monté que la façon d’aimer de l’homme est très différence de l’appréhension de l’amour par la femme. L’homme aime dès l’apparence, un coup de foudre et il fera toutes les promesses du monde qu’il ne tiendra d’ailleurs pas et qui sans qu’il s’en inquiète, détruira progressivement la femme. La forme de la femme, sa beauté, sa spiritualité, son zèle ou style d’habillement bouleversera rapidement le cœur de l’homme. La femme quant à elle dans la notion de l’amour cherche quelqu’un qui puisse la comprendre, lui donner l’affection, l’assurance, l’encadrement, la présence constante à ses côtés dont elle a besoin, etc. <il arrivera qu’un frère disent à une sœur, je t’aime, je me marierai avec toi. La sœur, si son cœur répond, s’accrochera mordicus sur cette promesse alors que le frère parfois est un don juan. Demain, la sœur le verra ailleurs ou il dira c’est fini avec un air très innocent sans se rendre compte qu’il venait là de détruire une vie qui pourra ou non se remettre de sa blessure.  De nombreux hommes brisent le ministère de leur épouses et constituant de vraies occasions de chute pour l’épanouissement spirituel de ces dernières. Tôt ou tard, leur vie spirituelle s’assombrira et le zèle de leur femme brisé. Dans certains couples, c’est la femme qui est plus spirituelle que l’époux et dans d’autres c’est le contraire. Chacun devait savoir ce que son épouse représente pour son ministère et en prendre garde.

Conclusion :

 

Ce texte tiré «Sa parole aujourd’hui» (1er juin - 31 juillet 2002), cet extrait du commentaire  biblique du  26 juin, ressort les lignes suivantes que je porte à l’attention de chaque conscience :

 ‘‘Les moindres détails de votre vie, vos paroles, vos actions, quoi que ce soit, faites – les dans le nom de votre maître, Jésus’’ (Col 3.17)

 

«Quand on demanda à l’Evêque Abel Muzorere de diriger le Congrès National Africain, il pria comme jamais auparavant ! La plus part de ses prédécesseurs avaient été tués ou emprisonnés, aussi hésitait – t - i l avant de prendre sa décision, jusqu’à ce qu’un ami lui transmette ces lignes bouleversantes :

          ‘‘Les humains sont déraisonnables, illogiques et égoïstes, mais aime-les quand même ! Si tu fais le bien, ils t’accuseront d’égoïsme ou de motivation personnelles, mais fais le bien quand même ! Quand tu réussiras, tes amis seront hypocrites mais tes ennemis seront réels, pourtant essaye de réussir quand même ! Le bien que tu fais aujourd’hui peut être oublié demain, mais fais le bien quand même !

L’honnêteté et la franchise te rendront vulnérable (à cause de cela, on trouvera des motifs et des griefs divers contre toi), mais sois honnête et franc quand même !

Les hommes aux grands cœurs pleins de grandes idées peuvent être renversés par les plus petites gens aux esprits minuscules, mais rêve les plus grandes choses quand même !

Les humains s’apitoient sur le sort des opprimés mais lèchent les bottent des puissants, pourtant lutte quand même pour les défavorisés ! Offre au monde le meilleur de toi-même et tu seras probablement méprisé, mais donne malgré tout le meilleur de toi-même !’’

Vous me direz : «Comment un tel style de vie est-il possible ? » Ecoutez : « les moindres détails de votre vie, paroles, actions, quoi que ce soit, faites-les dans le nom de votre maître, Jésus, en remerciant Dieu à chaque pas. » (Col 3.17)

 

Dr André CHOUBEU

BP. 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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les 9 signe dune eglise en bonne sante

17 Juin 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

LES 9 SIGNES D’UNE EGLISE EN BONNE SANTE.

 

Ecrit par Fred PETIT :

Le pasteur Mark Devers nous dit qu’il existe des dizaines de modèles pour gérer une église mais il pense que nous avons besoin de retourner à un ancien modèle aujourd’hui négligé. Il nous explique que l’Eglise doit devenir ou redevenir distincte du monde si elle veut accomplir sa mission:

Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. (Jean 13 :34-35).

Mark Devers dirige le ministère 9marks. Ce ministère aide les églises locales à promouvoir, développer et conserver 9 des signes les plus importants qui permettent d’identifier une église en bonne santé spirituelle. Il nous propose ici un court résumé de ce que sont ces 9 signes:

1.     Le message biblique exposé :

 

C’est une façon de prêcher qui expose ce que les écritures ont à dire sur un passage particulier, en expliquant clairement sa signification et la manière de l’appliquer au sein de la congrégation. C’est un engagement à écouter la parole de Dieu et à la mettre au centre de notre propre louange.

2.     La théologie biblique :

 

Paul donne la charge à Tite d’enseigner une doctrine saine. Nous devrions être concernés non seulement par la façon dont nous sommes enseignés mais aussi par ce qui nous est enseigné. La théologie biblique doit nous amener (c’est un engagement) à connaître précisément le Dieu de la Bible comme Il s’est révélé dans les écritures.

3.     Une compréhension biblique de la bonne nouvelle :

 

L’évangile est le cœur du christianisme. La bonne nouvelle n’est pas que Dieu veuille assouvir les besoins ou les désirs de chacun ou de les aider à avoir une meilleure image d’eux-mêmes. Nous avons péché et nous nous sommes rebellés contre notre créateur et notre juge. Il a cependant gratuitement, par grâce, envoyé son fils mourir à notre place pour nos péchés et subir le châtiment que nous méritons. Il nous crédite de la droiture de son fils et nous acquitte de notre dette lorsque nous nous repentons de nos péchés et acceptons la mort de Christ et sa résurrection. C’est cela la bonne nouvelle.

4.     Une compréhension biblique de la conversion :

 

Le changement spirituel dont nous avons besoin est si grand que Dieu seul peut le faire. Nous avons besoin que Dieu nous transforme «convertisse». La conversion n’a pas besoin d’être une expérience émotionnelle et mystique, mais elle doit se voir par les fruits qu’elle produit si cela doit être ce que la Bible appelle une vraie conversion et elle doit se concrétiser par un changement de comportement.

5.     Une compréhension biblique de l’évangélisation :

 

La façon dont une personne annonce l’évangile est clairement liée à la compréhension que cette personne a de l’évangile. Présenter l’évangile à quelqu’un en lui faisant croire que c’est quelque chose que cette personne a naturellement envie, tel que la joie ou la paix intérieur, c’est lui présenter une demi vérité : ce qui peut engendrer une fausse conversion. L’entière vérité est que notre plus important et profond besoin, c’est d’être spirituellement en vie et la vie spirituelle ne s’obtient que par la repentance pour nos péchés et l’acceptation de Jésus Christ comme notre Seigneur et sauveur: dans cette condition, la vraie joie et la vraie paix nous sont alors données. Notre rôle doit être de présenter l’évangile ouvertement et laisser Dieu agir.

6.     Une compréhension biblique de ce qu’est un membre de l’église :

 

Etre membre d’une église locale devrait refléter un engagement envers cette église locale. Notre engagement doit se traduire (être montré) par notre présence et notre participation, par nos dons financiers, par la prière et par le service dans un des ministères de l’église ; sinon, être membre ne veux rien dire; c’est un terme sans valeur et même dangereux. Il ne devrait pas être permis à certains membres de rester membres pour des raisons sentimentales ou par négligence (manque d’attention). Etre membre d’une église locale, c’est reconnaître que nous voyageons sur cette terre en tant qu’étranger dans ce monde, que nous sommes mis à part et en route vers notre demeure céleste.

7.     Une compréhension biblique de la discipline dans l’église :

 

La discipline dans l’église régit notre vie de membre.  Le mot discipline peut sembler négatif de nos jours pour certaines personnes mais il est important et même vital «spirituellement» pour un chrétien de connaître les règles de conduite personnelles et communes à la lumière de l’évangile. Si nous ne pouvons pas dire comment un chrétien ne devrait pas vivre, comment pouvons-nous lui dire comment il devrait vivre. Chaque église locale a la responsabilité de juger de la vie de chaque membre qui la compose ainsi que de l’enseignement qui y est apporté afin que rien ne vienne compromettre l’image de l’église comme témoin de Christ.

8.     Promouvoir la vie et la progression de l’Eglise et de ses membres :

 

L’Eglise doit être en mesure de gérer et d’évaluer la progression non seulement numérique de ses membres mais aussi la progression de leurs vies spirituelles. Bien que les Chrétiens s’attachent à d’autres choses, le seul signe certain de la progression d’une église doit s’observer par l’augmentation en sainteté de la vie de l’église et de celle de ses membres. Ce concept est presque éteint dans l’église moderne. Il faut retrouver la vraie signification de ce qu’être un disciple veut dire. Cela permettra à l’église d’être un meilleur témoin pour et dans le monde.

9.     La compréhension biblique de l’encadrement :

 

Il devrait y avoir une pluralité d’anciens ou de leaders dans chaque église locale. Cette pluralité n’est pas seulement biblique mais pratique. Les anciens et leaders aident et secondent le(s) pasteur(s) dans les tâches pratiques, ce qui permet de libérer le(s) pasteur(s) pour qu’il(s) puisse(nt) s’occuper pleinement de l’église de Dieu.

Cette liste de 9 signes ne prétend pas être une liste exhaustive des signes qui serait uniquement nécessaire à la bonne santé spirituelle d’une église. Il y a d’autres signes importants nécessaires à la bonne santé spirituelle d’une église comme la prière ainsi que les rapports humains entre membres de l’église comme par exemple l’amitié et le partage entre chrétiens. Nous recherchons et voulons voir aussi ces autres signes dans l’église mais cette liste spécifique de 9 signes nous semble correspondre à ceux qui sont le plus négligés dans l’Eglise de nos jours. Nous voulons voir des églises qui reflètent le Caractère de Dieu.                      

 

Mark Devers dirige le ministère 9marks, il est aussi le pasteur sénior de l’église «Capitol Hill Baptist Church, à Washington DC». Pour plus d’information, visiter le site : http://www.9marks.org. Il y a de nombreuses ressources pour pasteurs et leaders sur le site. Le site est en Anglais. Un livre (en anglais) qui détaille tous ces points importants est maintenant disponible.

 

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