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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LES EXCUSES

12 Septembre 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES EXCUSES (1)

Luc 14.15-24 ; Mt 22.1-14

 

Les excuses : - Les excuses sont des raisons invoquées pour se soustraire de ses obligations.

- Raison avancée pour se défendre d’une accusation, d’un reproche, pour expliquer ou atténuer une faute.

Dans le sens du pardon, l’excuse est un regret qu’on présente à quelqu’un pour l’avoir offensé. 

 

Loin d’être une simple déclaration, l’excuse est plus qu’une offense, une injure à l’autorité, une trahison à la vérité, un étalage de sa propre justice au détriment de la loyauté. C’est la manifestation d’un esprit corrompu. L’excuse est une preuve de l’immaturité spirituelle, émotionnelle et morale. C’est l’expression d’un esprit enfantin qui prétexte ne pas reconnaître son état, sa faiblesse. En déduction, l’excuse est une stratégie du diable pour nier la vérité, pour mentir. 

 

Ce texte dépeint l’esprit du peuple de Dieu qui manifeste l’ingratitude, l’insolente confiance dans leur aveuglement et hypocrisie spirituelle, la révolte et le refus d’obéissance. Dans la pensée divine de Jésus, il présentait un peuple indifférent au bonheur éternel qui lui est offerte  gratuitement au profit d’une joie éphémère. Tous les motifs présentés pour s’excuser sont honnêtes, légitimes, plausible aux yeux des hommes, mais il n’y a aucune compatibilité entre ces choses et la communion,la volonté de Dieu. Dans la tradition orientale, on offrait toujours une première invitation et la deuxième est remise le jour de la cérémonie. Dès que l’invité arrivait, on lui remettait un manteau appelé « kaftan » avec lequel il pouvait se présenter convenablement devant le Prince. Dans le fond, ce manteau est la justice intérieure, la sanctification qui s’obtient par la repentance et la foi en Christ. Les excuses montrent la culpabilité de ceux qui, préférait les haillons de leur propre justice au détriment de la justice parfaite qui leur est offerte, refusant de soumettre leur cœur irrégénéré à la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur. Dans nos églises, notre position, notre ministère, nos charismes, nos talents, notre éloquence, notre zèle et bien d’autres privilèges extérieurs nous conduisent à une auto glorification du moi ; Dieu ne recherche pas les œuvres extérieures, mais la pureté intérieure qui établie une intimité avec lui. Comment est notre caractère face à plusieurs situations ? N’est-ce pas de nos caractères venant du cœur méchant que sont issues nos mauvaises actions pour lesquelles nous trouvons des excuses ? Toutes les excuses en leur fond, ne sont que des vains prétextes, parce quel e vrai obstacle à l’obéissance est dans le cœur qui refuse la soumission en privilégiant les intérêts propres, personnels et égocentrique : les possessions, les affaires, les affections de famille :

 

1. « J’ai acheté un champ, et il me faut nécessairement sortir pour voir » (Luc 14.18) : Cet homme se croit sous la nécessité absolue de refuser d’aller à l’invitation. Combien trouve nécessaire de se soustraire de sa tâche, de répondre à l’invitation pressante du Saint-Esprit de faire la volonté de Dieu ? Ceci traduit la notion de manque de consécration réelle à Dieu. Pour lui, il y a des priorités au-dessus de Dieu. Combien ont cru avoir raison devant leur responsable spirituelle pour souffrir après ? Combien ont repoussé les instructions reçues pour revenir après confessé en pleurant, mais devant boire l’amère coupe de leur rébellion ?

Dans Mt 22.5, la notion d’excuse est porté sur le son propre champ. La jouissance de sa propriété lui suffit et il méprise l’invitation. Il a mis de côté la réalité selon laquelle, il est esclave de la justice et de l’obéissance au Seigneur parce qu’en se consacrant à Dieu, il l’a fait avec tout ce qui lui appartient. Réalises-tu que l’esclave que tu es n’a plus rien qui lui appartienne et que toi et toute ta richesse est la propriété de Dieu ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Même ce que tu offre à Dieu ne vient-il pas toujours de lui ?

 

2. « J’ai acheté cinq couple de boeufs, je m’en vais les essayer » (Luc 14.19) : Ce second homme informe tout simplement Dieu de l’importance de voir s’il n’a pas fait une mauvaise affaire. Certainement, il l’a fait sans Dieu et veut s’assurer de son ingéniosité. Peut-être a-t-il agit frauduleusement alors qu’il est écrit : « Mauvais! Mauvais! dit l’acheteur; Et en s’en allant, il se félicite » (Proverbes 20.14). Maudit soit celui qui fait ses projets sans moi afin d’accumuler péché sur péché (Es 30.1-5). Plusieurs font leurs choses sans Dieu et après vont l’informer juste pour s’excuser afin d’endosser l’éventuelle responsabilité de l’échec sur Dieu. Les brebis adoptent la même attitude est souvent adopté envers les serviteurs de Dieu.  Le temps de Dieu est le meilleur car il peut prendre soin des choses secondaires, le royaume des cieux étant sa priorité ; « cherchez premièrement le royaume des cieux  et sa justice ».

Selon Mt 22.5, la notion du trafic pour tirer bénéfice en vue de garantir sa suffisance le presse. Demain, dit Jacques, j’irai faire un trafic et tirer un bénéfice ; Sais-tu si tu atteindras demain ? L’homme riche de Luc 12 montre comment le riche insensé avait dit « mon âme, mange et bois, repose-toi, car tu as amassé beaucoup pour plusieurs années. La même nuit, Dieu lui dit : insensé, ce que tu as amassé pour plusieurs années ne sera plus à toi car je retire ton âme ». Arrêtons nous un instant et réfléchissons sur le souci du lendemain au mépris des affaires du ciel !

 

3. « J’ai épousé une femme et c’est pourquoi, je ne puis venir » (Luc 14.20) : ce troisième ne trouve même pas juste de présenter une excuse tellement il est dans ses droits selon la loi Mosaïque, mais loin des exigences du Saint-Esprit. Que de priorité nous avons donné à nos coutumes, traditions, habitude, méthodes et expériences qui devaient être constamment renouvelées non dans le sens de la routine, mais de la révélation divine.

 

Dr André CHOUBEU

 

 

 

 

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PROGRAMME DES COURS DE THEOLOGIE DE DEVELOPPEMENT

5 Septembre 2011 , Rédigé par INSTITUT PROFESSIONNEL DES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT

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CONDITIONS D’ADMISSION

5 Septembre 2011 , Rédigé par INSTITUT PROFESSIONNEL DES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT

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INFORMATION SUR LA RENTREE ACADÉMIQUE 2011

4 Septembre 2011 , Rédigé par INSTITUT PROFESSIONNEL DES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT

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INSTITUT PROFESSIONNEL DES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT

4 Septembre 2011 , Rédigé par INSTITUT PROFESSIONNEL DES TECHNIQUES ET DE DEVELOPPEMENT

Rentrée Académique : Douala : 26 Septembre 2011 - Yaoundé : 03 Octobre 2011

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LA PUISSANCE DE LA GRACE DE DIEU

12 Août 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Définition :

Tiré du mot hébreu chên (khane), le mot grâce exprime une action gracieusement faite, ce qui conduit au sens de compassion, faveur imméritée accordées à quelqu’un afin de le sortir de l’affliction à la joie, du désespoir à l’espoir.

Il est évident que ce mot khane est dérivé de khaw-nan' et khaw-naw' décrivant l’attitude ou la manifestation de la grâce par le mot incliner ou l’abaissement de soi même par un geste ou acte de compassion afin de secourir un inférieur qui ne méritait pas cette occasion. Dans ce mot, il est exclu une donation à la suite d’une supplication. D’où l’intention d’accorder une miséricorde à quelqu’un parce qu’ayant eu pitié de lui. L’intention réelle de la grâce est caractérisée selon le mot hébreu khaw-naw' comme un refus volontaire, un renoncement à ses droits en se dépouiller de son honneur pour s’abaisser et tendre la main favorable à un ennemi en lui accordant la paix et sa restauration dans ce qu’il avait perdu et ne méritait plus de l’obtenir. L’effet particulier de cet aspect est de veiller sur ce dernier afin qu’il reste dans la constante faveur qui lui a été accordée.

Le grec quant à lui, traduit grâce par charis, mot dérivéde chairō, qui explique un bienfait, une chose, une disposition nouvelle reçue sans cause fondée comme gratification par une action abstraite ou concrète, littéralement, figurativement ou spirituellement par l’effet d’une influence divine sur un cœur, caractérisé par la manifestation dans la vie. Cette attitude conduit à l’acceptation, au bénéfice, à la faveur, au don de Dieu qui produit la joie libératrice, la reconnaissance et l’adoration pour les bienfaits reçus. La nouvelle attitude est une nouvelle vie  remplie de joie, parce qu’on expérimente une paix dans la tranquillité et une pleine satisfaction.

Selon le dictionnaire, la grâce est une faveur divine faite aux pécheurs qui ne la méritaient pas.

La grâce est une manifestation de l'Amour de Dieu pour l'homme pécheur. Tout comme sa bonté, sa miséricorde, sa patience....

Ephésiens 2:8-9" Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

I) La manifestation de la grâce de Dieu dans nos vies

La grâce trouve sa source en Dieu et en Jésus Christ (que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ). (Galates 1.3)

L'Évangile de Christ est l'Évangile de la grâce : il ne tient pas compte de l'œuvre ni d'aucun mérite de l'homme. Selon Actes 20.24, l'apôtre Paul dit : «Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu."

La grâce de Dieu se manifeste donc dans nos vies de diverses manières auxquelles il faut faire attention et ne pas l’ériger en points doctrinaux pour les autres :

a) Dieu nous a appelés au salut par la grâce de Christ :                                                                      Le salut nous est accordé par la mort et la résurrection de Jésus (Galates 1.6,15)

Lorsqu'une personne vient à Dieu, cela est un effet de sa grâce et de sa souveraineté. Par sa grâce, Dieu amène à lui celui qu'il avait souverainement choisi (Romains 8.30) : "Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés". Et selon, 2 Thessaloniciens 2.13-14, il est dit : "Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ."

b) Dieu nous a sauvés par sa grâce : la grâce est un moyen d'obtenir le salut

En Ephésiens 2.8-10, il dit que c'est par grâce que vous êtes sauvés......Ce n'est point pas les œuvres, afin que personne ne se glorifie....

c) Le chrétien vit et demeure dans la grâce dès le moment de sa conversion jusqu'à sa glorification et selon Romains 5.1-2 : Grâce à Jésus nous avons accès à Dieu ((1 Cor 1.8-9 ; Rom 8.31-34 ; Jean 6.37 ; Jude 24)

Le texte de 2 Corinthiens 12.9, montre que Dieu accorde continuellement sa grâce (Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.)

Il nous a ressuscités ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l'infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus Christ (Eph 2.6,7).

Nous pouvons donc dire : Que ceux qui ont placé leur confiance en Jésus-Christ bénéficient sans limite de l'infinie richesse de sa grâce et ce jusque dans l'éternité.

II) Les résultats de l'effet de la grâce de Dieu :

a) La grâce conduit à la paix (Galates 1.3)

Si la grâce est la source de toutes bénédictions, la paix en est le résultat dans la vie de celui qui accepte la grâce de Dieu.

Nous avons trouvé la paix avec Dieu, alors que nous étions ses ennemis. En Colossiens 1.21-22, il est dit: «Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. " De plus le chrétien est réconcilié avec Dieu :

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation (Romains 5.2,10,11).

Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! (2 Cor 5.18-20)

L'homme ne peut trouver la paix du cœur que s'il se met au bénéfice de la grâce de DIEU :

b) La grâce donne l'efficacité et la force dans le service :

"et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis" (Galates 2.9)

Par sa grâce Dieu se sert de nous pour faire avancer son œuvre. Et c'est aussi sa grâce qui nous donne la puissance pour accomplir son service.

Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Et 1Corinthiens 3:10 , il ajoute: "Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus" ( 1 Corinthiens 15.10)

Parlant à son enfant dans la foi l’Apôtre Paul recommande :" Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ" (2Timothée 2.1)

c) La grâce nous aide à vivre une vie qui honore Dieu :

‘‘Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu’’ (2 Corinthiens1:12).

d) La grâce nous rends capable de souffrir sans nous plaindre :

‘‘Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi’’ (2 Corinthiens 12.7-9).

III) Conséquences d'un retour à la loi (ou au salut par les œuvres) :

 ‘‘Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ’’ (Galates 1.6-7).

Altérer, ou se détourner de l'Évangile de Christ, c'est abandonner la grâce de Dieu, et abandonner le Dieu qui fait grâce. C'est aussi délaisser la puissance de Dieu pour se tourner vers nos propres efforts.

En passant à un autre évangile, on se prive de la grâce de Dieu, pour compter que sur ses propres forces. Malheureusement cela conduit l'homme à l'échec et à la déception. Car il cesse de dépendre de la ressource divine pour dépendre des siens. C’est ainsi que l’Apôtre Paul pourra renchérir en ces termes : Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce" (Gal 5.4).

Par conséquent, ceux qui cherchent la justification (le fait d'être déclaré juste) dans la loi sont séparés de Christ, et sont déchus (déchoir c'est se détacher) de la grâce.

Nous devons garder en esprit qu’agir comme dit ci-haut :

Il n'est pas question de la perte du salut, mais en agissant ainsi, on met un obstacle entre Christ et nous. Nous nous privons de sa puissance et de la communion avec lui.

Pour ceux qui ne sont pas sauvés cela prouve que leur foi n'est pas authentique (1 Jean 2.19)

Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain (Galates 2.2).

Un retour à la loi, c'est rejeter la grâce de Dieu et dire que Christ est mort inutilement

IV) Comment pouvons-nous manifester la grâce de Dieu dans ce monde ?

En renonçant à nous-mêmes à l'exemple de Christ :

Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis (2 Cor 8.9)

En travaillant davantage:

Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi (1 Cor 15.10)

En supportant nos épreuves ...pour Christ:

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Cor 12.10)

En parlant aux autres avec grâce à l'exemple de Christ:

Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun (Col 4.6).

Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s’il y a lieu, quelque bonne parole, qui serve à l’édification et communique une grâce à ceux qui l’entendent (Eph 4.29).

Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient: N’est-ce pas le fils de Joseph ? (Luc 4.22)

Conclusion :

L'apôtre Paul dit :" Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ" (1 Corinthiens 1.4).

Nous avons l'obligation de rendre grâces à Dieu, en lui montrant notre reconnaissance et notre joie : "Rendez continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ...." (Ephésiens 5.20 ; 1 Tim 1.12-14)

Nous ne devons pas nous attendre à recevoir la grâce de Dieu en vain, mais il nous faut travailler avec Dieu, car c'est le temps favorable, la porte de la grâce est encore ouverte (2 Cor 6.1-2). Gardons toujours à l’esprit cette portion très importante des Ecritures de l’Apôtre Paul aux Corinthiens : ‘‘C'est à cause de vous, frères, que j'ai fait de ces choses une application à ma personne et à celle d'Apollos, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au delà de ce qui est écrit, et que nul de vous ne conçoive de l'orgueil en faveur de l'un contre l'autre. Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?’’ (1 Cor 4.6-7)

Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec notre esprit

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PEUT-IL SORTIR QUELQUE CHOSE DE BON DE NAZARETH ?

6 Août 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

 

PEUT-IL SORTIR QUELQUE CHOSE DE BON DE NAZARETH ?

(Jean 1.16)

 

Introduction :

 

Jusqu’à ce jour, bien que Dieu ait tout accompli en Christ, plusieurs, même de ceux qui confessent Christ de leur bouche comme Sauveur et Seigneur personnel, restent incrédules dan leur cœur quant à l’entendement spirituel des Ecritures pour vivre les bénédictions divines qui y sont attachées car tout a été accomplit sur la croix du Calvaire.

Le paradigme demeure dans le refus parfois inconscient de la persistance à vivre le passé et non le futur dès le présent. Les diverses malédictions du passé étaient attachées à nous à cause de la loi, or, la loi a montré ses limites à la croix. En effet, il est écrit : ‘ Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ’’ (Jean 1.16-17).

Notre tendance en effet a toujours cette perspicacité de nous suivre de manière très têtue afin de nous faire croire ce que nous ne somme pas vraiment et nous pousser à nous conduire comme tels.

Quelques textes bibliques devraient nous amener à changer notre façon de penser et de concevoir :

1Cor 1.27 : ‘‘Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes’’

1Sam 16.7 : ‘‘Et l'Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l'ai rejeté. L'Éternel ne considère pas ce que l'homme considère; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur’’.

1Sam 2.8 : ‘‘De la poussière il retire le pauvre, du fumier il relève l'indigent, pour les faire asseoir avec les grands. Et il leur donne en partage un trône de gloire; car à l'Éternel sont les colonnes de la terre, et c'est sur elles qu'il a posé le monde’’.

 

La préscience de Dieu dans notre choix :

 

Dieu n’a pas choisi des philosophes, ni des orateurs, ni des hommes politiques, ni des hommes de la richesse, du pouvoir, et ayant de l’intérêt dans le monde pour publier l’évangile de grâce et de paix. Il juge le mieux quels sont les hommes et les moyens qui servent le mieux les buts de sa gloire.

Souvent, un humble chrétien, bien que pauvre quant à ce monde, a une connaissance plus vraie de l’évangile, que ceux qui ont fait de la lettre de l’Écriture l’étude de leurs vies, mais qui l’ont étudiée plutôt comme un témoignage d’hommes, que comme la parole de Dieu. Les pauvres qui sont sauvés, se mettent bien souvent sous le complexe de l’infériorité, oubliant que leur choix venait du dessein éternel et souverain de la grâce régénératrice de Dieu, car ils étaient en Jésus-Christ par la foi bien avant même l’existence du monde. C’est de Dieu que nous viennent sagesse, justice, sanctification, et rédemption ; tout ce dont nous avons besoin, ou que nous pouvons désirer. Et il est fait sagesse pour nous, par sa parole, son Esprit, et depuis sa plénitude et ses trésors de sagesse et de connaissance, nous pouvons recevoir tout ce qui nous rendra sages à salut, et aptes à tout service auquel nous sommes appelés. Nous sommes coupables et exposés à un juste châtiment ; et il est fait justice, notre grande expiation et sacrifice. Nous sommes dépravés et corrompus et il est fait sanctification, la source de notre vie spirituelle : de lui, comme la Tête, ceci est donné à son corps par son Saint-Esprit.

Il est écrit :

Matthieu 11.25 : ‘‘En ce temps là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants’’.

Matthieu 11.26 : ‘‘Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein’’.

Luc 10.21 : ‘‘En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint–Esprit et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, parce que tel a été ton bienveillant dessein’’.

Psaumes 139.16 : ‘‘Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât’’.

Psaumes 56.9 : ‘‘Tu as compté mes allées et venues ; mets mes larmes dans tes vaisseaux ; ne sont elles pas écrites dans ton registre ?’’

LA QUESTION CONSTANTE : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ?

 

Contexte justificatif de la question de Natanaël :

 

Tant que les êtres humains existent, il y aura toujours des préjugés entre eux sur tel ou tel autre sujet ! Nazareth, était une petite et obscure localité  en Galilée ; cette ville aurait été de mauvaise réputation sous le rapport de la moralité ? Sur ce point, M. Godet quant à lui, pense que le doute de Nathanaël venait de ce qu’aucune prophétie n’assignait à Nazareth un rôle si important. La question de Nathanaël, du fait de son origine plutôt de Cana (Jean 21.2), à une lieue seulement de Nazareth, pouvait paraître plutôt comme une mesquine jalousie qui existe souvent de village à village et qui ne lui permettait pas de croire que cette localité, aussi obscure que la sienne, avait part à une gloire si éclatante. Quoi qu’il en soit, la parole de Dieu dans Esaïe 8.23-9.1 dit expressément : ‘‘Mais les ténèbres ne régneront pas toujours Sur la terre où il y a maintenant des angoisses: Si les temps passés ont couvert d'opprobre Le pays de Zabulon et le pays de Nephthali, Les temps à venir couvriront de gloire La contrée voisine de la mer, au delà du Jourdain, Le territoire des Gentils. Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière; Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort Une lumière resplendit’’.

Souvent, certaines situations de nos vies nous poussent à une interrogation fréquemment inquiétante car comme Jaébets ; nous sommes conscients comme lui, qu’une malédiction pesait sur lui à travers le lien de son nom ; Fort de ces choses, il se reconnaissait limité dans sur plusieurs plans.

La défaite du passé :

 

Notre nouvelle vie en Christ, démontrera aux yeux de tous, les effets du royaume de Dieu parmi les hommes par ceux qui ont cru et ceci établira le témoignage de la puissance de Dieu et le pouvoir créateur du Tout Puissant. Les leçons suivantes qui établissent une rupture systématique avec notre passé peuvent être tirées :

 

Dieu : L’homme a péché contre Dieu et tombe par sa chute dans un état de mort spirituelle par son inimitié avec Dieu et sa séparation de l’essence de la vie qui est Dieu.

Satan qui avait tenu tête à Dieu depuis sa révolte au ciel et avait fait de grand ravage contre la créature et la création de Dieu fut de façon humiliante battu à Golgotha. Dès lors, il reconnaît que ces jours sont désormais comptés. Il sait que sa demeure éternelle est désormais l’enfer.

Homme qui à cause de son malheureux choix du jardin d’Eden était à jamais perdant trouve grâce aux yeux de Dieu et entre dans le processus de la restauration totale. Il ne sera plus par sa réconciliation destiné à la mort ni à la vie sur terre, mais désormais, il est habitant éternel du ciel où il ira après le dernier jugement qui enverra Lucifer et ses anges en enfer.

Loi qui servait de guide, de garde-fou est désormais à cause de son inefficacité, remplacée par Christ, Justice de Dieu, Chemin pour conduire toute chose selon le principe de Dieu, Vérité pour conduire toue chose dans la vérité divine, Vie pour communiquer la vie de Dieu à quiconque croit en Lui.

Péché du fait de fait de l’inculpation injuste de Jésus a accompli son œuvre de la colère divine sur Jésus, le juste. Parce que le Christ porte sur lui les péchés et leurs conséquences sur la croix, le péché dans son pouvoir meurt avec Lui.

Sacrifice pour le péché devait avoir lieu à chaque péché commis (Lév. 5.5), mais le Christ étant devenu selon la prescience divine le sacrifice pour le péché de l’humanité, les animaux et autres qu’on offrait pour l’expiation est aboli, le Christ ayant été le sacrifice parfait une fois pour toute.

Grâce qui était impossible car quiconque péchait devait mourir a vu sa manifestation à cause de la miséricorde de Dieu.

‘‘Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent! C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères, et se souvient de sa sainte alliance, Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père, de nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis, De le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie’’ (Luc 1.71-5).

Rédemption, substitution, justification sont devenu effective car elle Christ nous les avons totalement l’une comme l’autre :

 De perdu que nous étions, nous sommes rachetés et sauvés

Christ ayant pris notre place, nous n’avons plus à souffrir pour nos péchés

D’injustes chroniques, nous avons hérité la justice de Christ

Mort de la mort est devenue une réalité car nous sommes passé de la mort à la vie

Jésus est notre Sauveur et Seigneur, notre désormais nouveau Maître pour toujours

 

Conséquence : Nous vivons désormais par amour Lui, en raison de tout ce qu’il a fait pour nous et qu’il nous est impossible de rembourser. Nous sommes donc, esclaves de jésus, non par contrainte, mais par amour pour tout ce qu’il a fait et est pour nous.

 

Conclusion :

Si nous sommes dans les liens, il a été fait rédemption pour nous, notre Sauveur et notre Libérateur. Là où Christ est fait justice pour une âme, il est fait également sanctification. Il ne supprime jamais la culpabilité du péché sans délivrer du pouvoir de ce péché ; et il est fait justice et sanctification afin qu’il puisse à la fin être fait totalement rédemption ; qu’il puisse libérer l’âme de l’existence du péché, et détacher le corps des liens de la tombe. Et ceci pour que toute chair, d’après la prophétie de Jérémie, (Jérémie 9.23-24) puisse se glorifier dans la faveur spéciale, la grâce toute suffisante, et le salut précieux de l’Éternel.

Tous ceux qui désirent tirer profit de la parole de Dieu, doivent se méfier des préjugés contre les lieux, ou les dénominations des hommes. Ils doivent examiner par eux-mêmes, et ils trouveront quelquefois le bien là où ils ne pensaient pas le trouver. De nombreuses personnes sont tenues à l’écart de la religion par les préjugés déraisonnables qu’ils conçoivent. Le meilleur moyen pour se débarrasser des fausses notions de la religion, est de les éprouver. En Nathanaël il n’y avait pas de fraude. Sa confession n’était pas hypocrite. Il n’était ni cachottier, ni malhonnête ; il avait un caractère sain, était un homme vraiment droit et pieux. Christ connaît ce que sont réellement les hommes. Nous connaît-il ? Que notre désir soit de le connaître, lui. Cherchons à être vraiment des Israélites dans lesquels il n’y a point de fraude, prions pour cela ; de vrais chrétiens, approuvés par le Christ lui-même. Certaines choses faibles, imparfaites, et coupables, se trouvent en tous, mais l’hypocrisie n’appartient pas au caractère d’un croyant.  Jésus a été témoin de ce qui se passait lorsque Nathanaël était sous le figuier. Il était probablement dans une prière fervente, recherchant une direction pour l’espérance et la consolation d’Israël, là où aucun œil humain ne l’observait. Ceci lui a montré que notre Seigneur connaissait les secrets de son cœur. Au travers de Christ nous communions avec les saints anges, et nous sommes à leur bénéfice ; les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre sont réconciliées et unies dans un ensemble.

De tout temps, nous devons pour manifester notre destinée, dire par notre vie sans compromis à l’exemple de Jésus : ‘‘Viens et vois !’’. De cette manière, nous serons des instruments de Dieu pour le changement d’un grand nombre.

Dr André CHOUBEU

 

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LE FONDEMENT D'UN MINISTÈRE SPIRITUEL

16 Juillet 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

Le fondement d’un ministère spirituel

  

La religion chrétienne authentique consiste à s’en remettre entièrement et en toute chose au Seigneur Jésus Christ. Le Sauveur n’est pas à la recherche d’homme et femmes qui soit disposés à lui consacrer quelques unes de leurs préoccupations. Ce qu’Il veut plutôt, ce sont des gens qui soient prêts à lui donne la première place dans leur vie. Ceci dit que l’intention de l’action de Dieu pour l’Eglise contient l’ordre de quitter toute personne afin qu’elle puisse devenir des membres ouvriers selon Ephésiens 4.11-12, les dons de la position dominante (leadership) d’Apôtre, de Prophète, d’Evangéliste, de Pasteur et Docteur sont donnés pour se munir du nécessaire, afin d’accomplir le travail du ministère. Cet accomplissement du ministère se veut des éléments essentiels pleins de vie de l’Esprit de Dieu. 

Le fondement est l’élément essentiel servant de base à quelque chose.

Le ministère est une fonction ou une charge exercée

Le spirituel est ce qui appartient à l’Esprit 

Les éléments essentiels sont le point capital servant de base à la charge exercée par le Serviteur de Dieu avec vivacité d’esprit. Ces éléments sont concédés par Dieu quand on est prêts à soumettre son esprit à l’Esprit de Dieu, la deuxième étape par l’expérience des hommes ; et la troisième étape par soi-même.

Eh bien ! Nous devons nous mettre en règle avec le Seigneur dès le début du ministère. 

Notre ministère dans le Corps de Christ est choisi par Dieu et non pas par nous-même ou par d’autres personnes (Eph 4.11-12), il y a six étapes que nous avons énumérées pour l’observance du fondement efficace du ministère spirituel : 

. L’appel

. La réponse à l’appel

. La séparation

. La formation

. L’approbation

. La consécration 

Chaque enfant de Dieu a un appel défini pour sa vie. Dieu a mis de l’ordre dans son œuvre de manière que chacun ait la place pour un service précis (Néh 3.1-32).

Dieu n’appelle pas et n’accorde pas son onction à une personne pour ses intérêts égoïstes, mais pour sa gloire. L’appel est effectué non à cause de nos œuvres, mais selon le merveilleux dessein de Dieu, celui de sauver l’humanité toute entière. Nous pouvons distinguer trois sortes d’appel : l’appel général, spécial et l’appel particulier. 

Parlant de l’appel particulier qui est l’étape nécessaire dans le fondement du ministère spirituel. Il convient d’abord de se mettre complètement sous l’autorité de Christ si on veut avoir un appel particulier de Dieu pour son œuvre. Au sein de chaque appel spécial c’est-à-dire du service spécifique dans le Corps de Christ, il y a un appel particulier. La Bible  nous apprend que Pierre et Paul étaient tous deux Apôtres, mais l’un était pour les Juifs et l’autre pour les païens.  Tous sont passés de l’appel général (Héb 4.7) à l’appel particulier (1 Cor 1.1) pour finir avec l’appel particulier (Acte 9.15). 

Dieu porte son choix et il fait appel (Mt 12.18) je mettrai mon Esprit sur lui. Cela nous amène au jour de la Pentecôte ! C’est qu’après la Pentecôte que les Apôtres se déchargèrent de leur mission avec autorité que le Christ ressuscité leur avait communiqué (aborder le service). L’homme appelé de Dieu est celui qui agit par la foi (1 Rois 17.8-14 ; 18.1). Et la Parole de l’Eternel fut adressée à Elie : Dieu connaît ta foi et selon son merveilleux dessein, t’appelle. 

L’appel précède la réponse (1 Sam 3.4-10)

Il est important de préciser que le croyant doit éviter de se méprendre au sujet de l’appel de Dieu pour lui.

Beaucoup n’ayant ni les qualification ni l’équipement nécessaire se lancent dans le service (1 Rois 19.16,19). Elisée avait un équipement, une qualification. 

La réponse à son appel 1 Rois 19.20.21 : se débarrasser des occupations éphémères. On reçoit le fondement d’un ministère spirituel quand on devient esclave par amour, c’est-à-dire lorsqu’on se met complètement sous l’autorité de Christ (Actes 9.3-6,8-9). La Bible dit dans 2 Corinthiens 6.15 : quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial (iniquité) ? Mot employé pour personnifier le mal. Quel rapport y a-t-il entre l’œuvre de Dieu et celle des hommes ? (Mt 4.18-22 ; 8.21-22) après s’être séparé ou dépouillé des allusions du monde et la vie, Dieu te confie à une discipline : « on te dira ce que tu dois faire » (Actes 9.3-6). Si Paul ne se séparait pas du Souverain Sacrificateur de la ville de Jérusalem, il n’aurait jamais de fondement, c’est-à-dire les éléments de la connaissance de Dieu (formation). Pendant sa formation ou après, Dieu voit son appelé  (Deut 31.7-8). Dieu utilise l’homme pour former l’homme : « je vous ferai pécheurs d’hommes » dit Jésus (Mt 4.19 ; Acte 19.8-10). L’appel de Dieu à un service spécifique, il donne les moyens de la qualification pour accomplir ce  service. C’est dans une formation que l’on acquiert les connaissances allant des qualifications spirituelles, morales aux qualités sociales et propres au ministère (1 Tim 3 ; Tite 1 ; 1 Pierre 5 ; 2 Tim 2.3,24-25 ; 1 Pierre 5.2). La formation est l’approfondissement des équipements nécessaires pour le service. Le Saint Esprit n’exclut pas la formation. En nous appuyant sur la Parole de Dieu seule norme ou référence ne la matière, nous pouvons remarquer que l’appel spécial de Dieu est adressé à tous exemple qui place leur vie sur l’autel du sacrifice. Le péché ne doit plus dominer sur de telles personnes. 

Lorsqu’on se lance dans une demande de foi, l’une des plus formidables bénédictions qui en découle est de voir qu’il commence à se passer de nouvelles choses dans sa vie. C’est lorsque nous voyons Dieu donner gloire à son Serviteur en pourvoyant à tout le nécessaire pour son service que nous sommes certains de son appel pour lui (Ex 7.10 ; 31.18 ; 1 Sam 17.40).

Pour être approuvé par Dieu il faut :

rechercher le bien d’autrui, avoir du temps pour rendre ministère à un autre qui a besoin d’aide (2 Rois 5.8)

passer aux examens de Dieu (Juges 7.18), beaucoup n’étaient pas qualifiés

éviter d’être distrait par le monde (Jonas 1.3) sous l’autel du sacrifice, le monde n’aura plus de pouvoir sur nous.

Se concentrer sur les choses éternelles (Col 3.2). Aussi, nous sommes constamment plongés dans l’attente active de la venue du Seigneur. Nous ne pouvons plus nous encombrer des affaires de cette vie. 

Nous tenons à préciser que les miracles, les signes et les prodiges ne sont pas en soi un caractère du choix ou de l’approbation de Dieu pour un homme : « je ne vous ai jamais connu dit Jésus » (Mt 7.21-23) nous interpelle à plus d’un titre. 

L’appel au service de Dieu a toujours été sujet à de grands combats. La première rencontre avec le Seigneur est souvent émotionnelle que réellement dans certains cas. Mais le bon service est le résultat d’une consécration réelle à Dieu. 

Servir, c’est avoir une responsabilité, une coordination du travail, une discipline. La discipline est de la même famille que disciple. Un disciple suit son maître, son éducation selon les règles qu’il lui impose. Le mot disciple dans sa signification littérale veut dire « apprenti ».

Quand une personne se donne à servir Christ, le monde des ténèbres organise les stratégies de guerre pour la ramener dans son camp « Dieu a-t-il réellement dit ». (Gen 3.1). 

Aussitôt l’appel reçu, les soucis et les diverses questions sur ce que sera demain se posent ; l’entourage parfois exerce une forte pression : « pourquoi es-tu descendu ici «  (1 Sam 17.28).

Avec du sérieux, Serviteurs, méditons dans les Ecritures, la vie de Pierre pour découvrir de plus en plus ce service de Christ dans la marche de la vie spirituelle de Pierre. 

De même dans Ezéchiel 13.19, « puissions-nous en tirer des leçons pour ne plus tuer les âmes qui ne doivent pas mourir et faire vivre les âmes qui ne doivent pas vivre ! ». « Ne fabriquons plus les coussinets en faisant des voiles pour des têtes des gens de toute taille afin de surprendre les âmes qui ont été sauvées par le Seigneur (Ez 13.18). Amen !

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BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2)

16 Juillet 2011 , Rédigé par Dr André CHOUBEU

b)  La grâce de Dieu au secours de l’ouvrier du fondement :

 

Ce fondement, expliquera Paul, n’est pas le résultat d’une conception ou de la réflexion humaine, mais bien plus de la grâce de Dieu qui nous fais saisir la pensée et la portée des principes et techniques méthodiques de Dieu dans ce qu’il avait prévu d’avance pour exécuter l’ouvrage selon la vision du modèle spirituelle. Ceci justifie pourquoi il est écrit : «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne» (Hébreux 8.5).  Moïse construisait le Tabernacle physique en s’inspirant de sa réalité spirituelle. La vie spirituelle en effet n’est rien d’autre que l’application de la volonté de Dieu sur la terre telle qu’elle est faite au ciel. L’ouvrier de Dieu a donc besoin d’une connexion préalable avec le ciel avant toute activité. Il ne fera pas son œuvre, mais l’œuvre de celui qui l’a envoyé. L’Apôtre Paul en d’autres termes veut dire aux Corinthiens qui se discutent les serviteurs de Dieu, se les appropriant que nul ne peut faire quelque chose pour Dieu en moins qu’il n’ait reçu un mandat céleste tant sur le type d’ouvrage à faire que le lieu et les méthodes de travail.

Du fait que Jésus Christ lui aussi, dans son ministère terrestre, appartenait à l’ordre céleste et non à celui de la terre ; le sacrifice de sa personne (bien qu’il soit mort sur terre comme un homme) ne peut s’apprécier correctement que dans la perspective du tabernacle céleste ; il joui d’une domination au trône de Dieu, ainsi la façon dont les chrétiens, quoique vivant encore sur la terre, doivent se considérer comme citoyens du ciel étant exhortés, s’ils suivent Jésus, à traverser les cieux et à venir hardiment jusqu’au trône de la grâce pour rendre un culte en Esprit, conforme à ce qui se fait au ciel. La qualification de tout ouvrier fera savoir Paul ne peut aller outre ce principe qui sert de base pour tout service que Dieu exige pour son Eglise.

Alors, nous, Paul, Apollos, Pierre et tous les autres serviteurs sont des ouvriers d’égale valeur dans le champ de Dieu. Mais la vie spirituelle qui grandit dans ce champ provient de la seule grâce et de la seule puissance de Dieu.

Il revient donc une compréhension facile de ce que la grâce peu faire avec nous. Paul donc, se glorifie du privilège immérité dont il jouit par un don gratuit de la part de Dieu (Rom 12.3 ; Eph 3.8), qui l’a rendu Sage  et architecte  pour poser le fondement de la vie spirituelle de l’église de Corinthe. Paul dira que sur ce sage fondement qu’il a posé par l’inspiration du Saint-Esprit, un autre a battit dessus.  (1 Cor 3.10).

Les matériaux utilisés pour le fondement et leur valeur :

 

Comme Paul le démontre, son ministère est authentique, n’ayant pas été conçu ou exercé dans la ruse, la duplicité, le mensonge, aucun motif d’enrichissement illicite ou gloriole, mais vise exclusivement à annoncer Jésus Christ. Il dira en substance : « Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs » (1 Cor 1.23). 

« Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus–Christ, Jésus–Christ crucifié » (1 Cor 2.2). Dieu ayant fait levé la lumière de sa connaissance dans le cœur de l’Apôtre, il aura pour mission de fondement la description ci-après qu’il donne lui-même à Agrippa en ces termes : « Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26.15-20).

Il est clairement établi que par ce témoignage, Paul explique le fait qu’il a été fait chrétien par la puissance divine à traves une révélation de Christ à la fois à lui et en lui, alors qu’il était au maximum de sa carrière de son péché. Il a été fait ministre par l’autorité divine: le même Jésus qui lui est apparu dans cette lumière glorieuse lui a ordonné de prêcher l’évangile aux Païens. Un monde qui est assis dans les ténèbres doit être éclairé; on doit amener à connaître les choses qui appartiennent à leur paix éternelle à ceux qui en sont encore ignorants. Un monde qui repose sur la méchanceté doit être sanctifié et réformé; il n’est pas suffisant pour eux d’avoir leurs yeux qui soient ouverts, ils doivent avoir leurs cœurs renouvelés; il n’est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits du pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu. Tous ceux qui sont détournés du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés d’un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à cela. Nul ne peut être heureux s’il n’est pas saint; et pour être saints dans le ciel nous devons d’abord être des saints sur terre, c'est-à-dire, nous devons nous dépouiller au prix même de la honte s’in le faut, des péchés de toute nature, ce publiquement s’il le faut. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ; par cette foi nous nous appuyons sur Christ comme le Seigneur de notre Justice, et nous abandonnons à lui comme le Seigneur et Souverain de notre vie ; dans ce cas, il doit exercer sans frontière dans nos vies à tout moment qui Lui convient, car nous devenons par cet acte, sa propriété par notre consécration sans retour à Son saint service ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. La croix de Christ étant encore à ce jour une pierre d’achoppement pour les païens, et ils seront toujours en rage à notre prédication sur l’éventuelle sentence divine présente et futur du péché avec la conséquence éternelle de la punition en enfer pour les rebelles. C’est ainsi que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement par rapport à sa vie passée qui se manifeste en lui. Cette régénération du vrai chrétien converti sera un grand facteur d’évangélisation, avec ou sans parole pour appeler les hommes à se repentir et à se convertir, mais souvent, on y aboutira pas sans blâmes et persécution de la part des ennemis de la bonne nouvelle.

 

Les hommes n’ont donc pas de choix en ce qui concerne le fondement, qui doit être la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (1 Cor. 2.2 ; 1Pierre 2.5). Tout autre fondement ne produirait pas une Église, mais un club, une secte, un groupe d’intérêt économique ou d’initiative commune œuvrant non sur les principes spirituels, mais humains, charnels, diaboliques produisant  (Ga 1.7).  Paul n’a donc pas posé un autre fondement. Paul n’a pas créé ces fondations de toutes pièces, il ne les a posées qu’en prêchant Christ, et Christ crucifié (1Pierre 2.6-8). Il poursuivra en mettant en garde tout ceux qui aspirent ou veulent faire l’œuvre de Dieu, ce aussi, d’une manière plus large, que ce principe s’applique à tous les croyants qui sont appelés l’Eglise par un service fidèle de l’or, de l’argent des pierres précieuses. Ces matériaux de qualité représentent un service spirituel et caractérisé par la consécration visant à l’édification de l’Eglise, corps de Christ. Lorsqu’il emploie les mots « bois », « foin », « chaume », faisant allusion aux matériaux de moindre valeur, il projette ou renvoie l’image à une activité superficielle, sans impact éternel que l’on peut faire pour Dieu, même si elle n’est pas mauvaise. C’est pour cela que le verset suivant établie l’image du tribunal de Christ où les œuvres du croyants passeront au peine fin afin qu’il reçoive une récompense en fonction de la valeur et qualité de service rendu. Comme pour dire que l’ouvrier et l’œuvre seront évalué à ce moment crucial qui déterminera le résultat médiocre, bon ou excellent de ce que nous aurions fait pour Dieu.

 

Ce qui est bâti sur le fondement peut être durable ou non en fonction des matériaux employés :

 

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). Le raffinement de l’or au creuset sert d’image à la purification du peuple de Dieu dans la fournaise de l’épreuve (Zach 13.9; Mal 3.3; 1Pierre 1.7). Dans la typologie du tabernacle (Hébreux 8.5), si l’argent représente le rachat de chaque Israélite (Ex 38.25-28), l’or semble symboliser ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire. Par exemple l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17).

Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or.

L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée.

 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur le cortines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) d »montre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relie la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2).

 

La construction du tabernacle et du peuple est le résultat des dons de chaque Israélite. De même, notre rachat est un don de Dieu pour nous. Par conséquent notre disponibilité et notre zèle tels qu’ils animaient les personnes qui construisaient l’arche, la qualité de leur travail accompli, leur fidélité à l’ouvrage et leur recherche d’une bonne coordination de l’ensemble des tâches, tout cela devrait nous servir d’exemple. En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. Où se trouve la représentation de l’amour de Dieu parmi nous, celle qui devrait nous faire demeurer en Lui et Lui en nous, comme l’indique le Nom de Celui qui nous a sauvés, Emmanuel, (Matthieu 1.23). En Christ, nous avons tout le ministère de la réconciliation, (2 Corinthiens 5.18,19). Dans le "témoignage du tabernacle", toutes ces choses étaient déjà annoncées, elles étaient un témoignage visible de l’amour de Dieu pour l’humanité et cela, malgré la chute originelle d’Adam et Ève. Cet amour a été manifesté en Christ, lorsqu’Il est descendu sur terre. Quand la Parole a été faite "chair", comme il nous est dit dans (Jean 1.14), Christ représentait le "tabernacle" parmi nous!

L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce.

 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). On utilisait les pierres précieuses pour confectionner des ornements sacerdotaux et royaux (2Sam 12.30), etc. Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17). Sur le pectoral du grand prêtre, l’agate était la pierre centrale de la 3e rangée de pierres précieuses (Ex 28.19; 39.12), alors que l’Améthyste (le nom hébreux suggère l’idée d’une pierre précieuse dont on rêve) quant à elle, était de grande valeur occupait la dernière du 3e rang sur le pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.19 ; 39.12). Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur. Le Béryl : (en hébreu tarchich) est la première pierre de la 4e rangée du pectoral (Ex 28.20; 39.13; Soph 5.14 ; Eze 1.16 ; 10.9 ; 28.13 ; Dan 10.6). Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude. Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc. Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).  Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20). Corail, de hébreux ra’mot : Cette substance était classée parmi les plus précieuses (Job 28.18). Les marchands araméens portaient le corail aux marchés de Tyr (Eze 27.16). Le corail prend souvent l’aspect d’un bel arbre branchu ou d’un arbrisseau, d’où son nom de zoophyte (animal ayant l’aspect d’une plante). Quelques espèces forment de grands récifs. Cornaline, Sardoine, Diamant, sont des minéraux de dureté et d’éclat incomparables, transparents et peuvent acquérir un poli merveilleux. D’autres nombreuses pierres précieuses en hébreux yahalom (Eze 28.13), la 3e du 2e rang du pectoral du souverain sacrificateur ; chamir, pierre dure, taillée en pointe, pour graver (Jér 17.1). Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). L’émeraude est une variété de béryl ; Escarboucle, hébreux nophekh (Eze 28.13) est la première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). L’hébreux ‘eqdaH, flamboiement, étincelle (Esaïe 54.12) est une pierre lumineuse ayant l’aspect d’un charbon ardent. Escarboucles distinguent 3 pierres différentes : le grenat, le rubis spinelle et le saphir, sa transparence, sa couleur sont magnifiques. Le rubis spinelle est rouge clair ou légèrement teinté de rouge, transparent ou seulement translucide. Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral. Jaspe, de l’hébreu yachpheh, et du grec iaspis (Ex 28.20 ; Eze 28.13 ; Apoc 4.3). Onyx, du grec onux, ongle, traduction de l’hébreu choham, désignant une pierre précieuse (Job 28.16 ; Eze 28.13) portant chacune les noms de 6 tribus d’Israël, étaient fixées aux épaulettes de l’éphod du souverain sacrificateur (Ex 28.9,12). La 2e pierre de la 4e rangée du pectoral était aussi une pierre d’onyx (28.20). Opale, en hébreu lechem est la pierre de la 3e rangée du pectoral (Ex 28.19). Rubis, en hébreu kadkod (Es. 54.12 ; Ez. 27.16), est première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant. Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17). Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ?

 

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute.

Nous déduirons ici que poser le fondement d’une œuvre avec le bois consisterait à le faire avec la sagesse humaine. Or de cette sagesse humaine, il est dit : « « Mais si vous avez au cœur une passion jalouse et amère ou une ambition personnelle, n’en soyez pas fiers et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse–là n’est pas celle qui descend d’en haut : elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, là où il y a passion jalouse et ambition personnelle, il y a du désordre et toutes sortes de pratiques mauvaises » (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois.

 

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. On mélangeait aussi la paille (ou chaume) à de l’argile pour faire des briques qui servirait à la construction. Il est vrai au la construction en paille simple est de très courte durée car exposée aux intempéries. Un incendie et la construction n’est plus. Quand même la construction serait de paille mélangée à l’argile, les briques qui en sortiront sont toute naturelle avec des matériaux qui n’ont pas coûté cher. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18).

(1 Cor 3.11-12)

 

Le test de la résistance :

 

L’apôtre était un sage architecte; mais c’est la grâce de Dieu qui l’a fait ainsi. La fierté spirituelle est abominable; elle utilise les plus grandes faveurs de Dieu pour nourrir notre propre vanité, et nous devenons des idoles à nous-mêmes. Mais que chaque homme fasse attention; il peut y avoir une mauvaise construction sur un bon fondement. Rien ne doit être posé sur cette fondation que ce qu’elle ne peut porter et qui en est un élément qui fait l’approbation divine. Prenons soin de ne pas joindre une vie simplement humaine ou charnelle avec une foi divine, ni la corruption du péché avec la profession du Christianisme. Christ est un roc ferme, durable, et fixe des âges, toujours capable de supporter tout le poids que Dieu lui-même ou le pécheur peut mettre sur lui; il n’y a de salut en aucun autre. Excluons la doctrine de son expiation, et il n’y a pas de fondement pour nos espérances. Mais il y a deux sortes de gens qui s’appuient sur ce fondement. Ceux qui ne soutiennent rien d’autre que la vérité telle qu’elle est en Jésus, et qui ne prêchent rien d’autre. D’autres construisent sur le bon fondement mais ne supporteront pas le contrôle lorsque le jour de l’épreuve viendra. Nous pouvons être trompés en nous-mêmes et dans les autres; mais le jour vient qui montrera nos actions dans la vraie lumière, sans voile ni déguisement. Ceux qui répandent la véritable et pure religion sous toutes ses formes, et dont l’œuvre persistera lors du grand jour, ceux-là recevront une récompense. Et combien importante! Combien plus que ce à quoi ils pensent! Et il y a les autres, dont les opinions et les doctrines corrompues, ou les vaines inventions ou les usages dans l’adoration de Dieu seront dévoilés, et ceux-là seront rejetés lors du grand jour. Il est clair qu’il s’agit ici d’un feu au sens figuré, non d’un feu réel, car quel feu réel pourrait consumer des doctrines ou des rites religieux ? Et ce feu doit éprouver les œuvres de chaque homme, celles de Paul et Apollos aussi bien que des autres. Considérons la tendance de nos entreprises, de ce que nous faisons, comparons-les avec la parole de Dieu, et jugeons nous nous-mêmes, afin que nous ne soyons pas jugés du Seigneur.

 

Appréciation du fondement :

 

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu que son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive.

En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13)

 

9. Le salaire de l’ouvrier du fondement :

 

La récompense (1 Cor. 3.8) n’est pas définie, mais ne peut être le salut lui-même. La parabole des mines (Luc 19.11-27) suggère qu’il existe des occasions d’un service supérieur subsiste. Tout ce qui a été accompli par la puissance de Dieu et pour sa gloire résistera à l’épreuve du feu (Mt 25.21,23 ; 2Cor 5.9 ; Ph 3.13-14 ; 1Th 2.2,19 -20 ; 2Ti 4.7-8 ;  Jacq 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; Apoc 22.12). Ce jugement comme le démontre Apoc 22.12, montre qu’il ne s’agit pas du jugement du péché, car Christ l’a pris sur lui (Rom 8.1). Aucun croyant ne sera donc jamais jugé pour le péché. Ce jugement ne sert qu’à déterminer la récompense éternelle (1 Cor 4.5), « la louage qui lui sera due ».

 

La perte, de sa récompense (1 Cor. 9.27). « Il sera personnellement sauvé, mais comme un homme arraché au feu » (Phillips). Au travers signifie « du milieu de » et non « par le moyen de » (« à travers l’eau », 1Pi 3.20). Il n’est pas question ici d’un feu purificateur ou « purgatoire ». Le feu révèle la qualité du travail accompli sur terre ; il n’est pas un moyen d’améliorer le caractère de celui qui a fait ce travail. Mais, il est révèle un caractère d’appréciation du travail effectué. Il faut noter ici que l’enjeu est porté sur la vie des corinthiens dont l’instabilité était notoire et manifeste à bien d’égard. D’où, la considération de l’ouvrier et de l’œuvre interviendra. Autrement dit, qui a posé le fondement ? Comment le fondement a-t-il été posé ? Les normes techniques adéquates ont-elles été respectées ? Le modèle tel que révélé par le plan de l’architecte a-t-il été respecté ? Le sol sur lequel la fondation ou fondement a été fait convient-il ayant été l’objet d’une étude pour éviter une fissuration ou un éboulement futur ? Si tel a été le cas, bien que le travail soit effectué, les normes techniques appropriées n’ayant pas été respectées, tout le travail sera complètement rejeté et l’ouvrier blâmé voire disqualifié. En effet, tous ses efforts s’ils sont pris en compte par sentiment, produiront la mort de plusieurs. L’expression sauvé comme au travers du feu veut dont signifié que parce qu’il est demeuré tout de même dans le chantier, n’ayant commis qu’une faute professionnelle, il ne sera pas méconnu, mais la clémence de Dieu ne lui attribuera aucun salaire pour tout son travail, car il est comme un élève quia été hors sujet dans son devoir. Il est donc comme Lot, qui bien qu’ayant échappé la mort à Sodome et Gomorrhe que le feu du jugement de Dieu avait consumé s’est échappé sans rien emporté de tout le fruit de son travail dans cette ville où il était pourtant parmi les anciens.

 

Conclusion :

 

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se posent avec acuité est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ?

 

Dr André CHOUBEU

(grec : sophos, employé pour les ouvriers qui élevèrent et ornèrent le Tabernacle : Ex 35.10)

(grec : architecton) dirige les opérations de construction contribuant par sa science plus que par son travail)

lors de la première visite de Paul à Corinthe Un autre bâtit dessus. Dans la fondation de l’Église de Corinthe, différents ouvriers ont coopéré (verset 6 a). Chacun doit répondre devant Dieu de sa participation à l’œuvre.

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BÂTIR SUR LE FONDEMENT (2)

4 Juillet 2011 , Rédigé par dr-choubeu Publié dans #Enseignements

angel-gallery-22BÂTIR SUR LE FONDEMENT

 

b)  La grâce de Dieu au secours de l’ouvrier du fondement : 

Ce fondement, expliquera Paul, n’est pas le résultat d’une conception ou de la réflexion humaine, mais bien plus de la grâce de Dieu qui nous fais saisir la pensée et la portée des principes et techniques méthodiques de Dieu dans ce qu’il avait prévu d’avance pour exécuter l’ouvrage selon la vision du modèle spirituelle. Ceci justifie pourquoi il est écrit : «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne» (Hébreux 8.5).  Moïse construisait le Tabernacle physique en s’inspirant de sa réalité spirituelle. La vie spirituelle en effet n’est rien d’autre que l’application de la volonté de Dieu sur la terre telle qu’elle est faite au ciel. L’ouvrier de Dieu a donc besoin d’une connexion préalable avec le ciel avant toute activité. Il ne fera pas son œuvre, mais l’œuvre de celui qui l’a envoyé. L’Apôtre Paul en d’autres termes veut dire aux Corinthiens qui se discutent les serviteurs de Dieu, se les appropriant que nul ne peut faire quelque chose pour Dieu en moins qu’il n’ait reçu un mandat céleste tant sur le type d’ouvrage à faire que le lieu et les méthodes de travail.

Du fait que Jésus Christ lui aussi, dans son ministère terrestre, appartenait à l’ordre céleste et non à celui de la terre ; le sacrifice de sa personne (bien qu’il soit mort sur terre comme un homme) ne peut s’apprécier correctement que dans la perspective du tabernacle céleste ; il joui d’une domination au trône de Dieu, ainsi la façon dont les chrétiens, quoique vivant encore sur la terre, doivent se considérer comme citoyens du ciel étant exhortés, s’ils suivent Jésus, à traverser les cieux et à venir hardiment jusqu’au trône de la grâce pour rendre un culte en Esprit, conforme à ce qui se fait au ciel. La qualification de tout ouvrier fera savoir Paul ne peut aller outre ce principe qui sert de base pour tout service que Dieu exige pour son Eglise.

Alors, nous, Paul, Apollos, Pierre et tous les autres serviteurs sont des ouvriers d’égale valeur dans le champ de Dieu. Mais la vie spirituelle qui grandit dans ce champ provient de la seule grâce et de la seule puissance de Dieu.

Il revient donc une compréhension facile de ce que la grâce peu faire avec nous. Paul donc, se glorifie du privilège immérité dont il jouit par un don gratuit de la part de Dieu (Rom 12.3 ; Eph 3.8), qui l’a rendu Sage  et architecte  pour poser le fondement de la vie spirituelle de l’église de Corinthe. Paul dira que sur ce sage fondement qu’il a posé par l’inspiration du Saint-Esprit, un autre a battit dessus.  (1 Cor 3.10).

Les matériaux utilisés pour le fondement et leur valeur : 

Comme Paul le démontre, son ministère est authentique, n’ayant pas été conçu ou exercé dans la ruse, la duplicité, le mensonge, aucun motif d’enrichissement illicite ou gloriole, mais vise exclusivement à annoncer Jésus Christ. Il dira en substance : « Or nous, nous proclamons un Christ crucifié, cause de chute pour les Juifs et folie pour les non–Juifs » (1 Cor 1.23). 

« Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus–Christ, Jésus–Christ crucifié » (1 Cor 2.2). Dieu ayant fait levé la lumière de sa connaissance dans le cœur de l’Apôtre, il aura pour mission de fondement la description ci-après qu’il donne lui-même à Agrippa en ces termes : « Et le Seigneur dit: Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds; car je te suis apparu pour t’établir ministre et témoin des choses que tu as vues et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai. Je t’ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l’héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n’ai point résisté à la vision céleste: à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » (Actes 26.15-20).

Il est clairement établi que par ce témoignage, Paul explique le fait qu’il a été fait chrétien par la puissance divine à traves une révélation de Christ à la fois à lui et en lui, alors qu’il était au maximum de sa carrière de son péché. Il a été fait ministre par l’autorité divine: le même Jésus qui lui est apparu dans cette lumière glorieuse lui a ordonné de prêcher l’évangile aux Païens. Un monde qui est assis dans les ténèbres doit être éclairé; on doit amener à connaître les choses qui appartiennent à leur paix éternelle à ceux qui en sont encore ignorants. Un monde qui repose sur la méchanceté doit être sanctifié et réformé; il n’est pas suffisant pour eux d’avoir leurs yeux qui soient ouverts, ils doivent avoir leurs cœurs renouvelés; il n’est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits du pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu. Tous ceux qui sont détournés du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés d’un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à cela. Nul ne peut être heureux s’il n’est pas saint; et pour être saints dans le ciel nous devons d’abord être des saints sur terre, c'est-à-dire, nous devons nous dépouiller au prix même de la honte s’in le faut, des péchés de toute nature, ce publiquement s’il le faut. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ; par cette foi nous nous appuyons sur Christ comme le Seigneur de notre Justice, et nous abandonnons à lui comme le Seigneur et Souverain de notre vie ; dans ce cas, il doit exercer sans frontière dans nos vies à tout moment qui Lui convient, car nous devenons par cet acte, sa propriété par notre consécration sans retour à Son saint service ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. La croix de Christ étant encore à ce jour une pierre d’achoppement pour les païens, et ils seront toujours en rage à notre prédication sur l’éventuelle sentence divine présente et futur du péché avec la conséquence éternelle de la punition en enfer pour les rebelles. C’est ainsi que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement par rapport à sa vie passée qui se manifeste en lui. Cette régénération du vrai chrétien converti sera un grand facteur d’évangélisation, avec ou sans parole pour appeler les hommes à se repentir et à se convertir, mais souvent, on y aboutira pas sans blâmes et persécution de la part des ennemis de la bonne nouvelle. 

Les hommes n’ont donc pas de choix en ce qui concerne le fondement, qui doit être la personne et l’œuvre de Jésus-Christ (1 Cor. 2.2 ; 1Pierre 2.5). Tout autre fondement ne produirait pas une Église, mais un club, une secte, un groupe d’intérêt économique ou d’initiative commune œuvrant non sur les principes spirituels, mais humains, charnels, diaboliques produisant  (Ga 1.7).  Paul n’a donc pas posé un autre fondement. Paul n’a pas créé ces fondations de toutes pièces, il ne les a posées qu’en prêchant Christ, et Christ crucifié (1Pierre 2.6-8). Il poursuivra en mettant en garde tout ceux qui aspirent ou veulent faire l’œuvre de Dieu, ce aussi, d’une manière plus large, que ce principe s’applique à tous les croyants qui sont appelés l’Eglise par un service fidèle de l’or, de l’argent des pierres précieuses. Ces matériaux de qualité représentent un service spirituel et caractérisé par la consécration visant à l’édification de l’Eglise, corps de Christ. Lorsqu’il emploie les mots « bois », « foin », « chaume », faisant allusion aux matériaux de moindre valeur, il projette ou renvoie l’image à une activité superficielle, sans impact éternel que l’on peut faire pour Dieu, même si elle n’est pas mauvaise. C’est pour cela que le verset suivant établie l’image du tribunal de Christ où les œuvres du croyants passeront au peine fin afin qu’il reçoive une récompense en fonction de la valeur et qualité de service rendu. Comme pour dire que l’ouvrier et l’œuvre seront évalué à ce moment crucial qui déterminera le résultat médiocre, bon ou excellent de ce que nous aurions fait pour Dieu. 

Ce qui est bâti sur le fondement peut être durable ou non en fonction des matériaux employés : 

Or : L’or est un emblème d’intégrité (Lamentations 4.2) et de grande valeur (Apoc 3.18). Le raffinement de l’or au creuset sert d’image à la purification du peuple de Dieu dans la fournaise de l’épreuve (Zach 13.9; Mal 3.3; 1Pierre 1.7). Dans la typologie du tabernacle (Hébreux 8.5), si l’argent représente le rachat de chaque Israélite (Ex 38.25-28), l’or semble symboliser ce qui est divin et inaltérable dans le sanctuaire. Par exemple l’arche, type le plus complet du Christ, est faite de bois d’acacia recouvert d’or, comme la table des pains de proposition et l’autel des parfums; quant au chandelier à 7 branches, il est d’or pur (Ex 37.1-2, 10-11, 25-26,17).

Nous comprenons immédiatement par cette illustration du bois d’acacia (nature humaine de Christ) enduit d’or (intégrité, justice, droiture, pureté, sainteté dans sa vie et conduite sur la terre en tant qu’homme et serviteur de Dieu), que le croyant né humainement (acacia) est revêtu de Christ (or) pour agir dans sa nouvelle nature gracieusement offerte à la croix du calvaire.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or.

L’Or étant le métal le plus précieux mentionné dans la Bible est aussi le symbolisme de ce qui est divin, la nature divine («or pur») ; la justice intrinsèque de Dieu («or»). C’est ce fondement qui devait dans cet aspect être posé pour un ministère que Dieu agrée. 

Argent : Dans la construction du tabernacle et le Temple l’argent avait été utilisé pour les socles (Ex 26.19) les clous, le revêtement des chapiteaux, les tringles (27.10; 38.19), les plats, les calices (Nbres 7.13 ; 1Ch 28.17) les bassins (Ez 1.9, 10) les couteaux (2 Rois 12) les chandeliers courants, les tables (1Chron 28.15,16).

L’utilisation de l’argent sur le cortines et les tentures qui étaient suspendus à des tringles par les crochets d’argent (Ex 26.19) d »montre que nous sommes accueillis à Christ non en vertu de la perfection de sa vie (fin lin retors), mais en raison du prix payé pour notre rachat (argent). Les colonnes du parvis ne reposaient pas sur les socles d’argent, mais d’airain, symbole de la manifestation de Dieu en jugement (Nbres 21.9). La rédemption ne met pas seulement en relie la miséricorde de Dieu, mais elle satisfait la justice de Dieu en manifestant sa grâce (Rom 3.21-26).  C’est ainsi que dans le tabernacle, les ais debout, fixés à leurs bases d’argent et unis par des traverses étaient recouverts d’or symbolisent les rachetés du Seigneur, nés de nouveau, devenus «participants de la nature divine» (2 Pierre 1.4) et lorsqu’ils sont considérés dans le sanctuaire, comme les ais, on ne voit plus que l’or qui les recouvre. C’est ainsi qu’ils forment, telles les «pierres vivantes» aujourd’hui, la maison de Dieu (1 Pierre 2). 

La construction du tabernacle et du peuple est le résultat des dons de chaque Israélite. De même, notre rachat est un don de Dieu pour nous. Par conséquent notre disponibilité et notre zèle tels qu’ils animaient les personnes qui construisaient l’arche, la qualité de leur travail accompli, leur fidélité à l’ouvrage et leur recherche d’une bonne coordination de l’ensemble des tâches, tout cela devrait nous servir d’exemple. En ce qui nous concerne, nous et les responsables de l’assemblée, le service pour Dieu, dans son ensemble, devrait avoir les mêmes qualités que le travail accompli à cette époque de la construction du tabernacle. Il devrait en être ainsi dans tout ce qui touche le domaine public et légal, où tant de corruptions, de tentations et de convoitises sévissent. Où se trouve la représentation de l’amour de Dieu parmi nous, celle qui devrait nous faire demeurer en Lui et Lui en nous, comme l’indique le Nom de Celui qui nous a sauvés, Emmanuel, (Matthieu 1.23). En Christ, nous avons tout le ministère de la réconciliation, (2 Corinthiens 5.18,19). Dans le "témoignage du tabernacle", toutes ces choses étaient déjà annoncées, elles étaient un témoignage visible de l’amour de Dieu pour l’humanité et cela, malgré la chute originelle d’Adam et Ève. Cet amour a été manifesté en Christ, lorsqu’Il est descendu sur terre. Quand la Parole a été faite "chair", comme il nous est dit dans (Jean 1.14), Christ représentait le "tabernacle" parmi nous!

L’argent étant un métal précieux brillant, est le symbole de la richesse et de la rédemption ou rachat (Lév 30.16). Le ministère doit dans cet aspect, être exclusivement basé sur Dieu qui a intervenu pour notre rachat, non par le nombre important de nos œuvres ou de quelques efforts personnels, mais par sa grâce. 

Pierres précieuses : La Bible mentionne particulièrement 3 listes des pierres précieuse : les 12 pierres gravées du pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.17-21; 39.10-14), les 9 pierres de la parure du roi de Tyr, les 12 pierres des fondements de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19-20). On utilisait les pierres précieuses pour confectionner des ornements sacerdotaux et royaux (2Sam 12.30), etc. Souvent les pierres précieuses sont citées comme un symbole de splendeur céleste (Ex 24.10; Isa 54.11-12; Eze 1.26; 10.1; Apoc 4.3), de beauté éclatante (Lam 4.7 ; Soph 5.14), de grande valeur (Prov 17.8 ; Job 28.16-19), d’extrême dureté ou solidité (Eze 3.9 ; Zach 7.12 ; Jér 17.1), de durée inaltérable (1Co 3.12) ou revêtant un éclat particulier (Apoc 9.17). Sur le pectoral du grand prêtre, l’agate était la pierre centrale de la 3e rangée de pierres précieuses (Ex 28.19; 39.12), alors que l’Améthyste (le nom hébreux suggère l’idée d’une pierre précieuse dont on rêve) quant à elle, était de grande valeur occupait la dernière du 3e rang sur le pectoral du souverain sacrificateur (Ex 28.19 ; 39.12). Le 12e fondement de la muraille de la nouvelle Jérusalem est d’améthyste (Apoc 21.20). C’est une variété transparente de quartz qui est limpide, pourpre, ou d’un violet tirant sur le bleu; le manganèse est, pense-t-on, à l’origine de sa couleur. Le Béryl : (en hébreu tarchich) est la première pierre de la 4e rangée du pectoral (Ex 28.20; 39.13; Soph 5.14 ; Eze 1.16 ; 10.9 ; 28.13 ; Dan 10.6). Le grec bêrullos d’Apoc. 21.20 est traduit par béryl, pour désigner le 8e fondement de la nouvelle Jérusalem. Le béryl est un minéral de roche, formé surtout de silice et d’alumine ; il est d’ordinaire vert ou vert bleuâtre; il en existe des variétés bleues, roses, jaunes, ou couleur d’aigue-marine ; il est apparenté à l’émeraude. Le Calcédoine, pierre précieuse sert de 3e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). La calcédoine est dure, parce que formée surtout de silice ; de couleur laiteuse, donc beaucoup plus terne que le quartz typique, elle peut être gris pâle, brun bleu, etc. Chrysolithe en grec : pierre d’or. Minéral fait surtout de silice et de magnésie; il y a 2 variétés de chrysolithes, l’une noble, l’autre commune. La pierre précieuse transparente est d’un vert jaunâtre et clair; La chrysolithe est le 7e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).  Chrysoprase. : en grec est pierre d’un vert doré. La chrysoprase forme le 10e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc. 21.20). Corail, de hébreux ra’mot : Cette substance était classée parmi les plus précieuses (Job 28.18). Les marchands araméens portaient le corail aux marchés de Tyr (Eze 27.16). Le corail prend souvent l’aspect d’un bel arbre branchu ou d’un arbrisseau, d’où son nom de zoophyte (animal ayant l’aspect d’une plante). Quelques espèces forment de grands récifs. Cornaline, Sardoine, Diamant, sont des minéraux de dureté et d’éclat incomparables, transparents et peuvent acquérir un poli merveilleux. D’autres nombreuses pierres précieuses en hébreux yahalom (Eze 28.13), la 3e du 2e rang du pectoral du souverain sacrificateur ; chamir, pierre dure, taillée en pointe, pour graver (Jér 17.1). Emeraude, en grec smaragdos ; bareget et baregat (brillant comme l’éclair), était la 3e pierre de la 1re rangée du pectoral (Ex 28.15,18 ; 39.11). Le grec, smaragdos, pierre précieuse d’un beau vert, l’arc-en-ciel lui est comparé (Apoc 4.3), cette pierre est le 4e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). L’émeraude est une variété de béryl ; Escarboucle, hébreux nophekh (Eze 28.13) est la première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). L’hébreux ‘eqdaH, flamboiement, étincelle (Esaïe 54.12) est une pierre lumineuse ayant l’aspect d’un charbon ardent. Escarboucles distinguent 3 pierres différentes : le grenat, le rubis spinelle et le saphir, sa transparence, sa couleur sont magnifiques. Le rubis spinelle est rouge clair ou légèrement teinté de rouge, transparent ou seulement translucide. Hyacinthe : Pierre précieuse formant le 11e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot hébreu rendu quelquefois par hyacinthe, figure aussi dans Exode 28.19 où il désigne la première pierre du 3e rang du pectoral. Jaspe, de l’hébreu yachpheh, et du grec iaspis (Ex 28.20 ; Eze 28.13 ; Apoc 4.3). Onyx, du grec onux, ongle, traduction de l’hébreu choham, désignant une pierre précieuse (Job 28.16 ; Eze 28.13) portant chacune les noms de 6 tribus d’Israël, étaient fixées aux épaulettes de l’éphod du souverain sacrificateur (Ex 28.9,12). La 2e pierre de la 4e rangée du pectoral était aussi une pierre d’onyx (28.20). Opale, en hébreu lechem est la pierre de la 3e rangée du pectoral (Ex 28.19). Rubis, en hébreu kadkod (Es. 54.12 ; Ez. 27.16), est première pierre du 2e rang du pectoral (Ex 28.18). Saphir, en hébreu sappir et grec sapphiros sur le pectoral du souverain sacrificateur, était la pierre centrale de la 2e rangée (Ex 28.18). Le saphir orne le 2e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.19). Les princes d’Israël sont comparés à des saphirs polis (Lam 4.7) qui avait une grande valeur (Job 28.16 ; Cant. 5.14; Es. 54.11). Le saphir est l’une des 3 variétés de corindons, les autres étant le corindon proprement dit, et l’émeri. Elle était de couleur bleue, transparente (Ex. 24.10); sa dureté n’est surpassée que par celle du diamant. Sardoine, Cornaline, Sardius (Apoc 4.3) constitue le 6e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Le mot sardoine rend l’hébreu ‘odem, pierre rougeâtre, figurait comme première pierre au premier rang du pectoral (Ex 28.17). Le Sardoine sorte de calcédoine différente de la précédente, de son nom grec sardonux occupait le 5e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20). Topaze, en grec topazion, probablement de l’hébreu pitdah ’était la 2e pierre de la première rangée du pectoral (Ex 28.17). Elle orne le 9e fondement de la nouvelle Jérusalem (Apoc 21.20).

Toute ces précisions voudrai faire voir le sérieux que doit être selon la description de Paul, le fondement de toute œuvre ou Assemblée (église locale) que l’on est appelé à bâtir pour le compte de Christ, ayant au préalable été appelé, formé et équipé. Les pierres précieuses ne sont pas à la portée de la main ou ne se trouvent pas si facilement ; il faut creuser, chercher, parfois même au risque de sa vie pour trouver une pierre précieuse, et jamais en grande quantité. Il faut donc creuser sérieusement dans le fondement de Dieu pour trouver des pierres précieuses, la parole certaine de Dieu qui servira au fondement de l’édifice qu’est le croyant. La parole que nous donnons est-elle celle qu’il faut au moment qu’il faut pour bâtir dans un croyant l’élément fondamental au moment convenable ? 

Bois : le bois vient d’une plante qui a été semé ou bien qui a poussé de manière naturelle sur la terre.  Pendant sa vie, la plante est alimentée par la sève qui vient de la terre. Le bois est essentiellement terrestre et de vie très courte. Une fois la plante coupé des racines, elle commence par se dessèche et chaque supplémentaire conduit à sa dégradation finale. Le bois est un élément précaire de moindre valeur. Nous conclurons que bien que le bois soit plus résistant que la paille, il révèle son caractère, charnel, naturelle, brute.

Nous déduirons ici que poser le fondement d’une œuvre avec le bois consisterait à le faire avec la sagesse humaine. Or de cette sagesse humaine, il est dit : « « Mais si vous avez au cœur une passion jalouse et amère ou une ambition personnelle, n’en soyez pas fiers et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse–là n’est pas celle qui descend d’en haut : elle est terrestre, animale, démoniaque. En effet, là où il y a passion jalouse et ambition personnelle, il y a du désordre et toutes sortes de pratiques mauvaises » (Jacques 3.14-16).

Poser le fondement d’un ministère à la suite des querelles, mésentente d’avec ses frères d’hier, de la jalousie parce qu’on n’a pas fait ceci ou cela, par division, par ambition personnelle, etc, sans que cela soit par appel de Dieu confirmé par d’autres personnes et d’une séparation paisible, relève d’un fondement avec du bois. 

Paille : La balle de froment et d’orge, broyée, était souvent mélangée à des fèves ou à de l’orge. Les Hébreux donnaient ce fourrage au bétail, aux chameaux, aux ânes, aux chevaux (Gen 24.25, 32 ; Jude 19.19 ; 1Rois 5.8 ; Esaïe 11.7). Les Egyptiens mêlaient de l’argile à de la paille dont ils faisaient des briques, afin de les rendre plus compactes et d’en prévenir le fendillement. On mélangeait aussi la paille (ou chaume) à de l’argile pour faire des briques qui servirait à la construction. Il est vrai au la construction en paille simple est de très courte durée car exposée aux intempéries. Un incendie et la construction n’est plus. Quand même la construction serait de paille mélangée à l’argile, les briques qui en sortiront sont toute naturelle avec des matériaux qui n’ont pas coûté cher. La considération d’un tel édifice en matière de jugement de valeur ou d’appréciation est minable. Comparativement à de l’or ou à de l’argent ou de pierres précieuses.

Celui qui rend ministère avec ruse, compromission, brutalité, négligence, superficialité, n’a pas bâti avec l’or car il est écrit : « La sagesse d’en haut, elle, est d’abord pure, ensuite pacifique, conciliante, raisonnable, pleine de compassion et de bons fruits, sans parti pris, sans hypocrisie. Or le fruit de la justice est semé dans la paix par les artisans de paix » (Jacques 3.17-18). (1 Cor 3.11-12) Le test de la résistance :

L’apôtre était un sage architecte; mais c’est la grâce de Dieu qui l’a fait ainsi. La fierté spirituelle est abominable; elle utilise les plus grandes faveurs de Dieu pour nourrir notre propre vanité, et nous devenons des idoles à nous-mêmes. Mais que chaque homme fasse attention; il peut y avoir une mauvaise construction sur un bon fondement. Rien ne doit être posé sur cette fondation que ce qu’elle ne peut porter et qui en est un élément qui fait l’approbation divine. Prenons soin de ne pas joindre une vie simplement humaine ou charnelle avec une foi divine, ni la corruption du péché avec la profession du Christianisme. Christ est un roc ferme, durable, et fixe des âges, toujours capable de supporter tout le poids que Dieu lui-même ou le pécheur peut mettre sur lui; il n’y a de salut en aucun autre. Excluons la doctrine de son expiation, et il n’y a pas de fondement pour nos espérances. Mais il y a deux sortes de gens qui s’appuient sur ce fondement. Ceux qui ne soutiennent rien d’autre que la vérité telle qu’elle est en Jésus, et qui ne prêchent rien d’autre. D’autres construisent sur le bon fondement mais ne supporteront pas le contrôle lorsque le jour de l’épreuve viendra. Nous pouvons être trompés en nous-mêmes et dans les autres; mais le jour vient qui montrera nos actions dans la vraie lumière, sans voile ni déguisement. Ceux qui répandent la véritable et pure religion sous toutes ses formes, et dont l’œuvre persistera lors du grand jour, ceux-là recevront une récompense. Et combien importante! Combien plus que ce à quoi ils pensent! Et il y a les autres, dont les opinions et les doctrines corrompues, ou les vaines inventions ou les usages dans l’adoration de Dieu seront dévoilés, et ceux-là seront rejetés lors du grand jour. Il est clair qu’il s’agit ici d’un feu au sens figuré, non d’un feu réel, car quel feu réel pourrait consumer des doctrines ou des rites religieux ? Et ce feu doit éprouver les œuvres de chaque homme, celles de Paul et Apollos aussi bien que des autres. Considérons la tendance de nos entreprises, de ce que nous faisons, comparons-les avec la parole de Dieu, et jugeons nous nous-mêmes, afin que nous ne soyons pas jugés du Seigneur. 

Appréciation du fondement : 

Le jour du jugement, lors du retour de Christ (1 Cor 4.5) sera l’occasion de manifester la véritable qualité de l’œuvre de chacun. Le sujet est le Jour et non pas l’œuvre de l’homme (Mal 4.1). Le feu illumine aussi bien qu’il brûle (2Th 1.7, 8). Il est fréquemment le symbole de l’activité de Dieu (Ex 3.2 ; 13.21; 19.18 ; Actes 2.3). L’œuvre bâtie, selon l’expression de Paul doit être faite sur le fondement exclusif qu’est Jésus-Christ. Ceux qui ont un ministère dans l’Église sont envisagés ici.  Le travail que nous faisons pour le Seigneur est une charge qui nous a été attribuée par confiance. Aussi devrons-nous rendre compte en fonction de la dimension de la confiance qui nous a été faite (Mt 25.14-30 ; Luc 19.12-27). En effet, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a et l’esclave inutile sera chassé dans les ténèbres du dehors ; c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents.

De même, les ennemis du Seigneur qui n’ont pas voulu que son règne sur eux, seront égorgez devant lui. Vouloir le règne de Jésus, c’est coopérer avec lui dans sa volonté parfaite et non permissive.

En effet, le temps du tribunal de Christ (2 Co 5.10), l’œuvre de chacun se révélera dans le feu. Le feu du jugement divin servira de test (Job 23.10 ; Zach 13.9 ; 1Pierre 1.1,17-18 ; Apoc 3.18). D’après 2 Cor 5.10, le bois, le foin et le chaume représente des choses sans valeur qui ne résisteront pas au jugement par le feu (Col  2.18). (1 Cor 3.13) 

9. Le salaire de l’ouvrier du fondement : 

La récompense (1 Cor. 3.8) n’est pas définie, mais ne peut être le salut lui-même. La parabole des mines (Luc 19.11-27) suggère qu’il existe des occasions d’un service supérieur subsiste. Tout ce qui a été accompli par la puissance de Dieu et pour sa gloire résistera à l’épreuve du feu (Mt 25.21,23 ; 2Cor 5.9 ; Ph 3.13-14 ; 1Th 2.2,19 -20 ; 2Ti 4.7-8 ;  Jacq 1.12 ; 1Pierre 5.4 ; Apoc 22.12). Ce jugement comme le démontre Apoc 22.12, montre qu’il ne s’agit pas du jugement du péché, car Christ l’a pris sur lui (Rom 8.1). Aucun croyant ne sera donc jamais jugé pour le péché. Ce jugement ne sert qu’à déterminer la récompense éternelle (1 Cor 4.5), « la louage qui lui sera due ». 

La perte, de sa récompense (1 Cor. 9.27). « Il sera personnellement sauvé, mais comme un homme arraché au feu » (Phillips). Au travers signifie « du milieu de » et non « par le moyen de » (« à travers l’eau », 1Pi 3.20). Il n’est pas question ici d’un feu purificateur ou « purgatoire ». Le feu révèle la qualité du travail accompli sur terre ; il n’est pas un moyen d’améliorer le caractère de celui qui a fait ce travail. Mais, il est révèle un caractère d’appréciation du travail effectué. Il faut noter ici que l’enjeu est porté sur la vie des corinthiens dont l’instabilité était notoire et manifeste à bien d’égard. D’où, la considération de l’ouvrier et de l’œuvre interviendra. Autrement dit, qui a posé le fondement ? Comment le fondement a-t-il été posé ? Les normes techniques adéquates ont-elles été respectées ? Le modèle tel que révélé par le plan de l’architecte a-t-il été respecté ? Le sol sur lequel la fondation ou fondement a été fait convient-il ayant été l’objet d’une étude pour éviter une fissuration ou un éboulement futur ? Si tel a été le cas, bien que le travail soit effectué, les normes techniques appropriées n’ayant pas été respectées, tout le travail sera complètement rejeté et l’ouvrier blâmé voire disqualifié. En effet, tous ses efforts s’ils sont pris en compte par sentiment, produiront la mort de plusieurs. L’expression sauvé comme au travers du feu veut dont signifié que parce qu’il est demeuré tout de même dans le chantier, n’ayant commis qu’une faute professionnelle, il ne sera pas méconnu, mais la clémence de Dieu ne lui attribuera aucun salaire pour tout son travail, car il est comme un élève quia été hors sujet dans son devoir. Il est donc comme Lot, qui bien qu’ayant échappé la mort à Sodome et Gomorrhe que le feu du jugement de Dieu avait consumé s’est échappé sans rien emporté de tout le fruit de son travail dans cette ville où il était pourtant parmi les anciens. 

Conclusion : 

Au terme de ce long cheminement à traves l’Epître de 1 Corinthiens, le problème qui se posent avec acuité est le fondement. Si le fondement avait été bien posé chez les Corinthiens, il n’y aurait jamais eu division, attachement par sentiment aux serviteurs de dieu et non à Christ, le fondement de leur foi ; la vie mondaine n’aurait pas eu emprise aussi profonde en eux en sorte les dons spirituels soient mal exercé, les divorces, la vie d’immoralité, l’idolâtrie et autres faits charnels.

Revenant à nous-mêmes, comment est notre fondement personnel de la foi, du ministère, de la relation avec les autres ? 

Dr André CHOUBEU

(grec : sophos, employé pour les ouvriers qui élevèrent et ornèrent le Tabernacle : Ex 35.10)

(grec : architecton) dirige les opérations de construction contribuant par sa science plus que par son travail)

lors de la première visite de Paul à Corinthe Un autre bâtit dessus. Dans la fondation de l’Église de Corinthe, différents ouvriers ont coopéré (verset 6 a). Chacun doit répondre devant Dieu de sa participation à l’œuvre.

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