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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA CHUTE ET SES CONSEQUENCES

2 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Genèse 3.16 - 24 (4)

  H. Lüscher

 

I. Introduction

Bref rappel des dernières études du chapitre 3 :

Genèse 2 et 3 reposent sur deux grands thèmes : le Paradis reçu ou l’homme placé dans le Paradis, le jardin d’Éden (2.8-17 et le Paradis perdu ou l’homme expulsé du Paradis, le jardin d’Eden (3.1-24).

Nous avons vu que le chapitre 3 rapporte avec grande simplicité la tentation, la chute et les sentences de jugement prononcées contre le serpent, la femme, l’homme et la création. Voici encore une fois le plan abrégé du chapitre :

  1. 1.      La tentation et la chute (3.1-6).
  2. 2.      Confrontation du Créateur avec l’homme et la femme (3.7-13.

3. Sentences de Dieu contre le serpent, la femme, l’homme et la création (3.14-19.

a) Sentence divine contre le serpent ( 14-15) comprenant la triple Malédiction sur le serpent (14), l’inimitié entre le serpent et la femme (15a) et L’nimitié entre la descendance du serpent et celle de la femme (15b) et la victoire de la descendance de la femme sur celle du serpent (15c)

b) Sentence divine contre la femme (16) comprenant la grossesse pénible (16a), les désirs forts vers son mari (16b) et la domination du mari sur sa femme (16c)

c) Sentence divine contre l’homme et la terre (17-18) comprenant le sol maudit à cause de sa désobéissance (17-18), le labeur dans le travail (19a) et le retour à la poussière, donc mort (19b)

4. Provision divine, revêtement des premiers parents, expulsion du paradis (3.20-23)

a) Ève, mère de tous les vivants (20)

b) Dieu pourvoit au revêtement de l’homme et de la femme (21)

c) Expulsion d’Adam et Ève du paradis (22-24)

Nous avons traité l’entrée du péché dans le monde à cause de la rebellion de l’homme :

 « …Dans Adam tous meurent » (1 Cor 25.21-22).

« Par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul » (Rom 5.17)

Le péché et la culpabilité du péché passent ainsi sur toute la race de sorte que tous ne peuvent pas ne pas pécher (non possa non peccare (Augustin).  

Rappelons courtement la définition du péché :

l’incrédulité, le rejet de la vérité et de la volonté bonne de Dieu, de sa fidélité et de sa bonté ; l’autonomie par rapport à Dieu (autos, (soi-même), nomos (loi), donc autonomos (faisant sa propre loi) ; la « transgression » (pesha), « manquer de but » (chata) ; « s’égarer du bon chemin » (shagag) ; » faute », « péché », « erreur » (hamartia).

Chez les Grecs, l’essence du mal était vu dans la matière reçue à travers le sens, d’où le dualisme. Mais la Bible nous enseigne que Dieu a créé l’univers parfait et la matière fait aussi partie de ce qui est appelé « bon ». C’est le péché qui a tout gâté, précipitant la création « dans la vanité et la servitude de la corruption (Rom 8.19-22).

Liens de dégradation, de délabrement, et de décrépitude (14-19)

Genèse 3.14-19 contient la malédiction prononcée contre le serpent, la femme, l’homme et la terre. Dès lors, toutes les choses changent et cela aux conséquences dramatiques, comme nous allons le voir.

En fait, cette malédiction touche les domaines suivants :

  • le règne animal en est affecté
  • le serpent est sous la malédiction
  • la femme en est affectée
  • l’homme et ses descendants en sont affectés
  •  le sol en est affecté.

L’homme devait exercer la domination sur la terre, la gérer avec intelligence :

 « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux, et sur tout animal qui se meut sur la terre » (Gen 1.28-31).

Mais au lieu de cela, il a désobéi et les sentences de malédiction se sont avérés hélas comme une réalité.

Nous avons déjà vu la sentence prononcée contre le serpent et sa semence avec ses implications, donc la triple malédiction sur le serpent, l’inimitié entre lui et la femme, entre sa descendance et celle de la femme et la victoire de la descendance de la femme – le Christ – sur le serpent.

La sentence divine contre la femme

Trois domaines sont touchés : elle aura une grossesse pénible. Ses désirs sont tournés vers son mari et il dominera sur elle.

1. Multiplication des souffrances dans la grossesse et douleurs de l’enfantement

Déjà en Jean 16.21, le Seigneur parlait des douleurs d’enfantement et de la joie qui serait plus grande dans le domaine spirituel en faisant la comparaison avec un enfantement physique, ses souffrances et ses douleurs, mais qui se transforment finalement en joie lors d’une naissance.

Concernant cette envie de la femme de produire une descendance qui glorifie Dieu, Paul en parle dans 1 Tim 2.15. La femme sera délivrée à travers l’enfantement de son enfant et en persévérant dans la foi. Une perpétuation de la race humaine, particulièrement de la femme croyante pour enfanter une progéniture élévée dans la crainte de Dieu et qui, par la grâce de Dieu, suivra aussi les traces des parents dans la foi en Jésus-Christ. « Crois au Seigneur Jésus, et tu sera sauvé, toi et ta maison » (Act 16.31).

D’une manière générale, la réalité de « l’enfantement avec douleur » restera toujours présente pour la mère. L’enfant restera en permanence un sujet de douleur et de joie ; de douleur, parce que la maman considère chaque phase difficile de la vie de son enfant comme un enfantement pénible ; et de joie quand elle voit que son enfant, ancré dans la foi en Christ, suit les traces de ses parents,.

L’application est de rigueur ici pour les parents : « Pères, ne provoquez («n’irritez pas » pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline (« en les corrigeant » et sous les avertissements du (« selon le ») Seigneur » (Éph 6.4). Il faut prendre soin de sa propre maison d’abord ; le contraire serait préjudiciable à l’honneur du Seigneur et on serait « pire qu’un incrédule » (1 Tim 5.8).

2. Désirs vers le mari et domination sur l’épouse

« Ton désir se portera vers ton mari, et lui dominera sur toi » (v.16).

Nous avons trouvé 3 interprétations concernant ce verset :

-          le désir de l’épouse (psychique et sexuel aussi bien que d’avoir une progéniture) pour son mari est si forte qu’elle accepte le résultat des relations intimes, donc conception, grossesse et naissance. Aujourd’hui, notre société accepte et propage le contraire, à savoir l’autonomie entière sur son enfant qu’elle porte et la liberté totale de faire avorter son enfant.

-          La femme a une telle dépendance psychologique de l’homme qu’elle accepte de se soumettre même à une domination parfois pleine d’insensibilité et de dureté de son mari, frôlant la tyrannie

-          Les désirs de la femme deviennent entièrement subordonnés à ceux de son mari, et cela comme conséquence de cette sentence divine contre elle.

Dans chacune des trois explications il y a une part de vérité.

Rappelons-nous que la subordination de la femme à l’homme est déjà un ordre créationnel précédant la chute. La chute l’a rendue difficile, pénible, conflictuelle. En fait, l’obéissance d’Adam et Eve à la parole de Dieu de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal a été renversée. Eve, séduite par le mensonge du serpent, a choisi son autonomie plutôt que sa soumission (1 Tim 2.13-14)

Elle qui avait agi indépendamment de son mari, l’ayant entraînée avec elle dans la pire catastrophe, dans le péché, aura désormais à résoudre le problème de la domination de son mari.

À l’origine, chacun, homme et femme, avait été créé pour des tâches différentes. Dès le commencement, elle était considérée comme « vase plus faible» (1 Pi 3.7) et devait être traitée avec « honneur ». Il y avait une magnifique harmonie entre mari et femme avant la chute.. L’homme « s’attacha à sa femme ». Mais le péché a amené désquilibre, déstabilisation, discorde et domination parfois brutale, ce qui, dans les temps modernes, a suscité des mouvements de libération féministes partiellement justifiés, en tous cas compréhensibles.

La conversion authentique, la nouvelle naissance, la foi en Jésus-Christ marque le tournant dans la vie d’un homme, d’une femme. Son cœur est transformé et la personne marche en nouveauté de vie en Christ et dans une soumission volontaire à Dieu.

Ainsi, l’amour du mari pour sa femme, son respect pour elle, son attitude démontre que comme chef du couple, du foyer, il est devenu un dirigeant aimant, prenant toujours comme modèle le Christ, chef de l’Église.

La femme de même, se soumet volontairement à son mari, parce qu’elle sait qu’ensemble ils ont abandonné leur autonomie. Elle se soumet ainsi en premier lieu à Dieu et à sa Parole.

La direction confiée au mari, chef du foyer, n’est donc pas une conséquence du péché, mais un principe divin d’ordre créationnel. Lors de la création, la femme était destinée à être « une aide » qui corresponde à l’homme (Gen 2.18,22). Sa défaillance était plutôt dans le fait de ne pas avoir dirigé sa femme hors de cette tentation, et d’avoir été séduit par elle. Dès lors l’équilibre harmonieux est cassé et la domination de force, conséquence du péché, est devenue la principale source de conflits et de souffrances.

Voici encore un commentaire intéressant par Susan T. FOH (« What is the Woman’s Desire ? » in Westminster Theological Journal, Vol 37, Spring 1975, p 376-83 (citation p 381-82) relevé dans « Genesis » de J.M. Montgomery Boice. P. 179) :

« la femme a la même sorte de  désir pour son mari que le péché avait pour Caïn – un désir de posséder et de contrôler son mari. Ce désir se dispute la tête (la direction) du mari. Comme le Seigneur dit à Caïn ce qu’il devait faire, c.à.d. maîtriser le péché ou le dominer, le Seigneur déclare aussi ce que le mari devrait faire, dominer sur sa propre femme. Les paroles du Seigneur en Gen 3.16b, tout comme dans le cas de la bataille entre le péché et Caïn, ne détermine pas le vainqueur du conflit entre mari et femme. Le paroles marquent le début de la bataille des sexes. Comme résultat de la chute, l’homme ne domine plus aisément, il doit se battre pour la direction (rester le chef n.d.trad.). Le péché a corrompu et la soumission volontaire de la femme et l’amour du chef de mari. Le désir de la femme est de contrôler son mari (d’usurper sa place de chef divinement ordonné) et lui doit la maîtriser s’il le peut. Ainsi, la règle de l’amour fondé dans le paradis est remplacée par des batailles, de la tyrannie et de la domination ».

Ephésiens 5.22-25 présente le tableau d’une harmonie authentique entre l’amour du chef de mari pour sa femme et la soumission de l’épouse à son mari, attitudes opérées par la transformation de l’Esprit de Dieu dans le cœur de chacun.

Voici encore queqlues textes qui parlent du foyer chrétien harmonieux où chacun est exhorté de prendre sa vraie place devant le Seigneur par son rôle, son attitude, à la gloire de Dieu :

Eph 5.22-25 ; Col 3.18-21 ; 1 Pi 3.1-7 ; 1 Cor 7.1-40 ; 1 Tim 2.8-15 ; 3.11-12 ; 5.14 ; Tite 2.4-5 ; Héb 13.4 ; Mat 19.3-12 ; Prov 31.

La sentence divine contre l’homme et la création

a) le sol maudit

Toute la force de la malédiction s’est concentrée sur Adam en tant que tête et représentant de l’humanité. Ève fut tirée de lui. Elle fut séduite la première et séduisit à son tour son mari. Mais c’est Adam qui est responsable de cette chute. Dans Rom 5.12-21 nous lisons que « le péché est entré par un seul homme, et par par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, parce que tous ont péché ».

Comme nous l’avons déjà dit, avant la chute, tout se passsait dans une harmonie parfaite, et la terre était aussi coopérante, quand Adam la travaillait. Maintenant, elle se régimbe, lutte contre l’homme et produit des carences, des épines et des ronces.

« Dieu ne créa pas la mort dans le sens direct, mais retirait plutôt cette extension de sa puissance qui avait maintenu un « état constant » de vie et d’ordre, permettant ainsi que toutes choses se désintègrent graduellement vers le désordre et la mort » (H. Morris Genesis p. 125).

« On peut supposer que la détérioration était d’abord rapide, puis changea en un processus graduel. En terme de connaissance génétique moderne, de tels changements s’opéraient probablement en forme de mutations, de même que les bactéries et autres microorganismes, prévus à l’origine de servir à des fonctions essentielles dans le maintien du sol. Les processus de purification, etc. subirent des changements de mutation qui, dans beaucoup de cas s’avéraient comme nocifs, même mortels envers toutes organismes dans lesquels ils furent introduits. Il est possible qu’ainsi parasites et systèmes viraux se soient développés de la même façon » (idem p. 125-126)

Précisons que la Bible dit que le sol fut maudit « à cause d’Adam ».

L’introduction ici de la souffrance et de la mort était préférable à un état non-mortel de l’homme en rebellion.

Imaginons un instant notre état de rebellion sans la mort ! Combien le mal n’aurait-il pas augmenté sans limite aucune en finalité. Tout cela doit nous amener constamment à la confession de nos péchés, à la repentance et à nous attacher de plus en plus au Seigneur et à sa Parole.

Dans le royaume des plantes et des animaux, il y a également prolifération sans limites mais contrées constamment par des problèmes sans cesse nouveaux, des maladies, de la cruauté, des parasites, et autres désordres.

« La création a été assujettie à la vanité » (Rom 8.20, « à la servitude de la corruption » (Rom 8.21).

« Seigneur, tu as fondé la terre et les cieux sont les œuvres de tes mains : eux, ils périront, mais toi, du demeures, et ils vieilliront tous comme un habit et tu les plieras comme un vêtement ; et ils seront changés, mais toi tu es le même et tes ans ne cesseront point » (Héb 1.10-12)

« L’herbe a séché et sa fleur est tombée » (1 Pi 1.24)

Cette condition de « vieillissement », de détérioration a été formalisé à la fin du 19e par des savants comme Carnot, Kelvin ou Clausius, entre autres, établissant une loi scientifique fondamentale : la seconde loi de la thermodynamique, soit le principe de l’entropie, la première étant celle de la conservation.

Les systèmes laissés à eux-mêmes ont donc tendance à se dégrader ou tomber dans le désordre. Cette loi de la « morpholysis » (du grec « perte de structure »). Cela veut dire que les systèmes physiques, horloges ou soleils par exemple, s’épuisent finalement, par un vieillissement des organismes et findalement par la mort.

Ainsi, des changement héréditaires dans les espècesx sont causés par des mutations de gênes (des ruptures brusques au hasard dans leur systèmes génétiques hautement ordrés et structurés) et qui ont eu comme résultat une détérioration voir même extinction d’espèces. Parfois c’est aussi l’environnement détérioré qui contribue à l’extinction d’une espèce.

En lieu et place des choses faites, donc organisées en systèmes complexes, comme lors de la première semaine de la création, les systèmes sont maintenant défaits, se désorganisant se délabrant, et devenant simples. Au lieu de la vie et de la croissance, ils deviennent décadents et meurent. C’est le contraire de l’évolution tant vantée : c’est la dégénération.

C’est ici à la chute qu’il faut trouver l’origine de cette seconde loi thémodynamique, celle qui mène vers le désordre et la dégénération. C’est ici le secret de cette mystérieuse corruption de toutes choses : l’homme pécheur a apporté la malédiction de Dieu sur la terre.

Résumons : l’ensemble de la création a été assujettie à cette malédiction :

«Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré – mais à cause de celui qui qui l’y a soumise… Nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas seulement elle, mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nouve-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre coprs » (Rom 8.20-23).

Les 3 aspects principaux de la malédiction prononcée dans ce passage correspondent aussi aux 3 entités rapportées en Gen 1 :

  • les éléments physiques de l’univers créé d’abord (Gen 1.1)
  • l’entité de la vie consciente des animaux (Gen 1.21)
  • la nature spirituelle de Dieu dans l’homme (Gen 1.27)

De même, les 3 domaines sont touchés par la malédiction:

  • les éléments physiques de l’univers (3.18)
  • le règne animal (3.14)
  • l’homme (3.16,19)

Dieu prononça la sentence de malédiction dans le même ordre chronologique des événements de Genèse 3.1-6 : le serpent séduisit la femme qui, à son tour, séduisit l’homme. Dieu prononce la malédiction sur le serpent, la femme, l’homme et le sol.

b) l’homme sous la malédiction

Cette malédiction est quadruple :

- Douleurs et afflictions, sa part, résultant des déceptions et des futilités constantes.

- Douleurs et souffrances signifiées par les « épines et ronces ». empêchant altérnativement l’homme dans ses efforts de subvenir aux besoins de la famille.

- Sueur et larmes, les cris d’un combat constant et intense contre un environnement hostile.

- Mort physique, triomphant sur les efforts humains se soldant par le retour du corps à la poussière.

Résumons :

1. Le sol est maudit à cause de lui. Épines et ronces sont constamment sur son chemin et doivent être éradiquées. Une vie sans peine est un mensonge suggéré par Satan. Un paradis sur terre, une vie facile et aisée avec peu de travail relève du domaine de l’utopie. Lisez l’Ecclésiaste et vous comprendrez que finalement « tout est vanité » en dehors du Créateur. En revanche, une vie vécue dans la foi et la confiance en Lui  aura eu une valeur éternelle. 

2. Tout travail se fera désormais avec beaucoup de labeur et de gros efforts. Le travail en soi est une excellente chose. Les Proverbes en parlent et nous exhortent à nous appliquer au travail, mais il est toujours accompagné de labeur, de peines et d’efforts énormes.

«L’homme n’a-t-il pas une vie de labeur sur la terre ? Et ses jours, ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? » (Job 7.11)

3. Le decret divin de fin de vie est prononcé. La mort suit cette sentence. Au lieu de la libération de l’homme, c’est le désastre, la mort, la dissolution et la désintégration qui sont là :

« tu retourneras au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retournera à la poussière » (v. 19).

« Puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection. Dans Adam tous meurent » (1 Cor 25.21-22).

Notre modèle – l’homme de douleurs (És 53.3)

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Gal 3.13)

Les soldants l’emmenèrent… assemblèrent la cohorte ; et il le revêtaient de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mettent autour de la tête » (Marc 15.17)

« étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, découlant sur la terre » (Luc 22.44)

« Qui, durant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec des larmes, des prières et des supllications à celui qui pouvait le sauver de la mort…. a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb 5.7)

« Tu m’as mis dans la poussière de la mort » (Ps 22.15)

Il nous a acquis comme résultat l’éternité en sa présence où il n’y aura plus ni larmes, ni deuil ni malédiction (Apoc 21.4 ; 22.3).

Le Seigneur a payé le prix de la rédemption de la Création (1 Pi 1.18-20), non pas par « des choses corruptibles » incapables de nous délivrer de « la servitude de la corruption » , mais par « le précieux sang de Jésus et par « la Parole incorruptible » (1 Pi 1.23).

Tout en étant encore soumis à cette « servitude de la corruption », nous jouissons des « prémices », des effets de sa Rédemption en Christ par la régénération et la justification.

Nous oscillons entre le présent corruptible - la faiblesse - et le futur incorruptible – la gloire – amenée par le retour de Christ.

Le retour de Christ amènera aussi le nettoyage et la restauration la terre (És 11.1-10). À la fin de son règne terrestre, nous entrerons dans l’état éternel où il y aura une nouvelle terre et de noveaux cieux (2 Pi 3.10 ; Apoc 20.11 ; 21.1)

L’état actuel des choses

Mais maintenant, nous sommes encore dans l’affliction, « attristés mais toujours joyeux … » (2. Cor 6.10) ;

endurant l’épine dans notre chair à l’instar de Paul (2 Cor 12.7-10) ;

labourant et exhortant nuit et jour avec des larmes (Act 20.31)

venant à Jésus, quand nous sommes fatigués et chargés, car il nous donnera du repos, et portant son joug qui est aisé et son fardeau léger (Mat 11.28-29) ;

connaissant Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort (Phil 3.10)

D’autre part, la terre est malgré tout cela sous la grâce constante de Dieu. Dans sa bienveillance il fait briller le soleil et il fait pleuvoir sur les bons et sur les méchants (Mat 5.45).

« En faisant du bien en vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, remplissant vos cœurs de nourriture et de joie » (Act 14.17).

Jamais il ne trahira son alliance fait avec Noë :

« Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point » (Ge 8.22).

 « Et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux me deviendront plus un déluge pour détruire la chair » (Gen 9.15).

Ève, mère de tous les vivants (3.20)

Avant la chute, Dieu appela Ève « femelle » par rapport à « mâle » (1.27), « une aide qui lui corresponde » (2.18), « femme » (« isha ») « sa femme » (2.25 ;3.8). Ce sont tous des termes descriptifs.

Mais c’est Adam qui a donné le nom d’Ève » (« vie »,  mère de tous les vivants. Dieu amènerait la semence de la femme pour apporter le salut. Par ce passage, nous comprenons qu’Adam avait saisi les paroles de Dieu et lui faisait confiance en se repentant de son péché. Probablement Ève aussi. Il y probablement eu un changement profond dans leur cœur et ils désiraient désormais marcher dans la dépendance de Dieu en procréant une lignée vivante déésirant s’attacher à Dieu. 

Il est aussi possible que cette déclaration « mère de tous les vivants » fut ajoutée par Moïse, étant donné qu’ils n’avait pas encore eu d’enfant né avant la chute si non il n’y aurait pas eu la phrase « en Adam tous meurent » ce qui veut dire qu’il n’y a pas eu d’hommes pré-adamiques comme le prétendent certains scientifiques.

Dieu revêt Adam et Ève d’habits de peau (3.21)

« Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau et les revêtit » (v. 21). L’homme désormais dans l’incapacité de s’approcher de Dieu dans cet état de misère et de péché, provoqué par sa rebellion. Dieu prend l’initiative de lui tendre la main. Le point initial est donc l’élection du croyant :

« Nés non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1.13).

« De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité pour être une sorte de prémices de ses créatures » (Jean 1.18).

Pourtant, notre responsabilité y est engagée. Nous devons nous saisir des vêtements offerts par Dieu.

4 aspects ressortent de ce court texte :

1. la nécessité d’être vêtu. La profession de confectionner des vêtements est certainement la plus ancienne du monde. Le péché a produit la honte, la gêne de la nudité sont donc à l’origine de l’industrie des vêtements. Des pauvres feuilles de figues destinées à couvrir la nudité d’Adam et de sa femme (3.7) ont bien vite désséchées à la chaleur du jour.

La nudité était physique, psychologique et morale, nécessitant un revêtement.

2. Notre incapacité de nous vêtir décemment devant Dieu. Nous avons beau tout essayer pour cacher notre nudité. Inutile, elle ressort toujours.

Nos efforts religieux, nos bonnes œuvres, nos mérites pour nous tenir devant Dieu ressemblent à des feuilles de figues déssechées et sont totalement inacceptables devant Dieu.

« Nous sommes tous devenus comme une chose impure, et toute nos justices comme un vêtement souillé, et nous somems tous fanés comme uen feuille, et nos iniquité comme le vent, nous emportent » (És 61.10)

«  C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et  cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas nos œuvres afin que personne ne soit glorifié. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Éph 2.8-10).

Notre religiosité est incapable de nous vêtir devant Dieu. Nous avons beau dire : j’ai gardé la loi, j’ai été baptisé, j’ai été à l’école du dimanche, j’ai fréquenté les cultes. Tout cela est insuffisant à notre salut (Rom 2.17-29) si nous ne sommes pas nés de Dieu d’abord.

Prenons l’illustration des fameux carnavals où l’on se promène avec des masques et où il y a un autre personnage qui est caché derrière lui. Ce masque de nos efforts personnels pour mériter le salut tombe devant Dieu, parce que c’est l’homme qui se l’est fabiqué.

3. Le revêtement par Dieu. C’est Dieu qui habille l’homme de « vêtement de justice ».

« Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

Il fallait un animal sacrifié pour vêtir nos premiers parents. Plus tard, les patriarches offraient des sacrifices d’animaux. Dans le livre du Lévitique nous avons la description des divers sacrifices offerts à Dieu, notamment ceux des animaux, illustrations poignantes du sacrifice de Jésus pour nos péchés. 

4. La mort pour la vie. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (héb 9.22). Il fallait un animal pour Adam et un pour Ève, pour les revêtir individuellement. Le salut est individuel. On ne rentre pas au ciel en groupe. Chacun est personnellement responsable de lui-même devant Dieu. Mais nous avons la promesse pour la famille : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Actes 16.31). On peut être sauvé en famille, mais chacun doit s’y engager individuellement par la foi en Jésus-Christ. Ce sera même le cas pour le résidu juif (promesse pour la nation) lors du retour de Christ pour établir son royaume terrestre. En vertu de son œuvre de rédemption il s’est substitué à Dieu comme victime à leur place. «Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront leurs les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercés» (Zach 12.10).

Que ce soit individuellement, sur le plan collectif - familial ou national - il faut passer  chacun pour soi devant la Croix et accepter le message de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ seul.

Il y a deux religions, celle des feuilles de figues, donc de nos propres efforts par nos œuvres et celle d’un vêtement à travers le sacrifice, la mort du Fils de Dieu, donc de la grâce de Dieu en Christ qui nous sauve entièrement. Choisissons aujourd’hui la vie ou la mort. 

Chassés du paradis ( 3.22-24)

Ce texte est saisissant. Tout se suit logiquement. C’est littéral. C’est de l’Histoire, donc authentique et non pas une imagé, ni symbolique, ni allégorique. Il est vrai que la Bible utilise aussi des images, illustrations, symboles. Qu’est-ce qui est littéral et qu’est-ce qui est symbolique ? Nous pensons à l’Apocalypse avec ses multiples symboles. Le danger est là de spiritualiser un texte lorsqu’on ne  le comprend pas. Parfois c’est aussi pour justifier un système théologique. C’est surtout la théologie libérale qui a spiritualisé des passages bibliques pour évacuer la réalité de la création, du péché, de la mort expiatoire de Christ, de sa résurrection et de son retour.

Pour nous la création, le jardin d’Eden, les deux arbres, celui de la connaissance du bien et du mal et celui de vie au milieu du jardin, la séduction de la femme par le serpent, et celle de son mari par sa femme sont à prendre dans le sens littéral, la rencontre de Dieu avec Adam et Ève dans ce jardin, la chute, la rencontre de Dieu avec le serpent et avec nos premiers parents après la chute, Job assis dans le sac et les cendres, Pierre qui sombre dans le lac de Galilée en voulant aller vers Jésus, etc., tout est à prendre dans le sens littéral.

Maintenant imaginons-nous un instant cette scène dramatique de la chute. Voyons-les devenus conscients d’avoir tout détruit par leur rebellion contre Dieu. Et si à l’état de pécheurs, ils avaient mangé de l’arbre de vie, pouvons-nous mesurer les conséquences encore pires que la mort ! Alors Dieu dans sa bonté immense les empêcha d’en manger en les chassant du paradis et en gardant l’arbre de vie par les chérubins en épée.

Les chérubins sont des êtres angéliques qui  protégent la face de Dieu, sa saintété. Il est parlé d’eux environ 65 fois dans la Bible.

Éz 10.1-5 ; És 6.1-3 (Séraphins) ; Apoc 4.6-10 « êtres vivants ») Ex 25.10-22 (2 chérubin qui couvraient le couvercle de l’arche, un de chaque côté) ; 1 Sam 4.4 ; 2 Sam 6.2 ; 2 Rois 19.15 ; 1 Chron 13.6 ; 28.18 ; Ps 80.1 ; 99.1 ; És 37.16 ; Nomb 7.89.

Désormais l’homme labourera le sol d’où il a été pris. Mais la grâce de Dieu couvre la honte et triomphera par Jésus-Christ.

Notons encore la mise en évidence de la trinité de Dieu exprimée par le pronom personnel à la 1ère personne au pluriel ; « l’homme est devenu comme l’un de nous ».

Conclusion

Avant la chute, l’homme ne connaissait que la bonté de Dieu. Mais à présent, il connaît le mal par l’expérience, tout comme la souffrance, la douleur, le travail dur, les récoltes difficiles, les éléments de la nature déchaînés, et finalement la mort avec la désintégrations des éléments physiques qui constituent son corps par le retour à la poussière. Il réalise aussi que le bonheur parfait est inatteignable, que tout est vanité. Pécheur perdu, il réalise combien la promesse d’un libérateur de l’esclavage du péché et de Satan, ainsi que de la mort spirituelle.

Dieu dans sa grâce infinie, avait déjà préparé dès l’éternité son plan de salut en son Fils, le Sauveur des hommes. Et ce Jésus, ce Sauveur merveilleux, a bien fait irruption dans l’histoire en s’incarnant et en portant le péchés et les fardeaux du monde.

Aujourd’hui, tu as le choix entre le bien et le mal. Choisis le bien et tourne-toi vers ton Sauveur et dis-lui : Seigneur oui, j’en ai assez de ma vie médiocre de pécheur, oui je crois en ton sacrifice à la Croix et je crois en toi, mon Sauveur personnel. Lave-moi de mes péchés et accepte-moi tel que je suis. Oui, je viens à toi, et te remercie de ton salut éternel. Amen !   

 

 

 

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LE MINISTERE DE LA GRANDE BABYLONE

2 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

220px-Brueghel-tower-of-babel.jpg (APOC. 17) 

 

De tout temps, Satan, le Dieu de se siècle n’a cessé de profiter de l’incrédulité des hommes pour les plonger toujours plus dans les ténèbres de l’iniquité afin de les empêcher de voir la gloire de Dieu dans l’évangile de Christ pour la pour le salut de leurs âmes. 2 Cor 4.4 « pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. ». Pour atteindre cet objectif :

 

-          Satan se déguise en ange de lumière 2 Cor 11.14

-          Il fait des faux Apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en serviteurs de Dieu qu’il introduit dans l’église 2 Cor 11.13  

-          Ces ouvriers deviennent ministre du gouvernement diabolique pour semer et entretenir la semence du malin dans l’église ; ils passent pour des croyants zélés, pieux, juste (2 Cor 11.5) ; mais ces apparences de piété ne sont qu’extérieures car l’intérieur reflète autre chose. L’Apôtre Paul par le Saint-Esprit dit : « Ils ont l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. Il en est parmi eux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. De même que (les magiciens égyptiens) Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes. » 2Tim 3.5-9 

I-                   LA BABYLONE MYSTIQUE 

Babel du quel Babylone tire son nom signifie en acadien Bab-ilu qui veut dire porte de dieu. Babylone signifie « confusion ».

Au sortir du déluge, Noé et sa descendance avaient une mission sacrée : former une nouvelle race d’hommes dont les principes de vie seraient calqués sur le témoignage de Dieu : « Noé était un homme juste et intègre devant Dieu ; il marchait avec Dieu, se tenant éloigné de la corruption du genre humain de son époque. » Gen 6.9.

Au lieu donc de suivre les recommandations divines, les hommes sous le règne de l’africain Nimrod, premier monarque sur terre, bâtirent une tour ; cette tour était une espèce de religion dont les bases n’étaient point posées sur Dieu, mais sur l’intellect et la force (les briques cuites au feu serviront de pierre ; le bitume servira de ciment) Christ la pierre angulaire (Esaïe 28.16) est rejetée au profit de la terre cuite qui à coup sûre a une période déterminée de résistance. Une grande sécheresse produirait la fonte du bitume et les briques se détacheront les unes des autres. Toute alliance non scellée dans la justice par le Saint-Esprit est charnelle et temporelle. 

Dans l’histoire de l’Ancien Testament, Jérusalem, la cité de Dieu a toujours été opposée à Babylone ville corrompue et persécutrice dont le vrai roi dans le monde est Satan.  "Sortez de Babylone, fuyez du milieu des Chaldéens! Avec une voix d’allégresse annoncez-le, publiez-le, Faites-le savoir jusqu’à l’extrémité de la terre, Dites: L’Eternel a racheté son serviteur Jacob! » Esaïe 48.20

Babylone est devenue le symbole de la confusion d’un monde éloigné de la bénédiction et du gouvernement divin. 

Dans Apocalypse, le Saint-Esprit présente Babylone comme un grand centre et un système qui au temps de la fin, sera un foyer de corruption et d’idolâtrie. Cette église apostate, cette fausse religion, la grande prostituée dont l’infidélité, l’esprit du gain, du profit, de l’avarice et de la soif de domination fera de grands ravages dans les assemblées des saints au travers de ses agents disséminés (éparpillés) comme l’ivraie dans le champ, au milieu de la bonne semence (Mth 13.24-29). 

 

II-                LE MYSTERE DE LA GRANDE BABYLONE (APOC 17)

 

La miséricorde de Dieu au travers de Jésus nous révèle le mystère :

v.1-2 : Ce mystère est dans son système, dirigé par une princesse des démons. Celle-ci étend sa domination sur les mers.  C’est elle qu’on appelle communément la ‘‘Reine de la Côte’’. Son rôle est d’enivrer les habitants de la terre, rendre les rois de la terre infidèles à Dieu : « Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution. Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement » (Apoc 17.3-6). 

  1. 1.                  Ses activités sur les habitants de la terre : 

v. 3 : la Reine de la côte n’est visible que spirituellement. Ses activités sont nombreuses sur divers aspects dont l’ultime objectif est d’amener les hommes à la séduction et faire d’eux des traîtres de l’alliance (Dan 11.31-32). Ses activités sont pleines de subtilité ; son intense travail est d’endormir spirituellement les croyants par tout moyen afin que sombrés dans le sommeil spirituel, ils soient sans difficultés gagnés par le monde des ténèbres. Elle est à l’origine de la luxure, des belles coiffures, mode, bijoux, pierres précieuses essentiellement fabriqués dans son laboratoire.

v. 3-4 : Par ces objets dont elle porte l’insigne honneur de signer de fabrication, elle établit un point de contact avec les éventuels acquéreurs. Ayant dorénavant la possibilité et la liberté d’entrer dans ceux qui portent les objets de leur marque, elle met dès lors sur pied une stratégie pour endormir spirituellement les intéressés et enfin les utiliser à son compte dans la prostitution spirituelle, sexuelle et morale. Elle apprend les astuces et l’art des honteuses pratiques sexuelles, de la déviation spirituelle et de l’hérésie.

v. 5 : La Reine de la côte qui a avec elle des légions des esprits démoniaques, les distribue et envoie des missionnaires dans les églises pour occasionner des oppressions de toutes sortes dans les églises (Apocalypse 18.2). La sexualité est aujourd’hui l’ardent désir même des chrétiens. A gauche comme à droite, des manœuvres de séduction sont mises en jeu pour renverser les serviteurs de Dieu de toutes les couches.

J’ai eu dans mon bureau de nombreuses visites des messagers de la Reine de la côte pour me cribler, gloire à Dieu, le Saint-Esprit les a souvent dévoilés. Pasteurs, prenons garde car au sein même de l’église, ces messagères de la Reine de la côte existent et sont actives pour œuvrer à la semence de l’esprit d’immoralité dans les jeunes sœurs et frères. Que de jeunes sœurs parce que les époux tardent, se découragent dans leur marche spirituelle. Le vrai mobile est l’amour du sexe au détriment de l’amour du ciel. Des jeunes frères convoitent des jeunes soeurs et font des projets dans leur cœur dans l’intention disent-ils du mariage alors qu’ils ne sont pas prêts pour le mariage. Des fausses visions de mariage, des ruses, des paquets qui ne disent pas leurs vrais noms circulent dans le but de séduire ; lorsque ces appâts arrivent dans les mains des fragiles, ils deviennent bouleversés et leur foi est détruite. Que de fiançailles à durée indéterminée parce que la base a été sur la convoitise et finissent parfois par l’immoralité !

Des témoignages d’un frère converti qui fut dans le satanisme, il ressort que des objets de luxes qui sont sur le marché (parfum, huile, savon, vernis, rouge à lèvres, fards, faux cheveux etc.), beaucoup sont issus des cadavres pour les cheveux et d’autres des méthodes occultes.

« L’Eternel dit: Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses, Et qu’elles marchent le cou tendu Et les regards effrontés, Parce qu’elles vont à petits pas, Et qu’elles font résonner les boucles de leurs pieds » (Apoc 3.16).

« Descends, et assieds-toi dans la poussière, Vierge, fille de Babylone! Assieds-toi à terre, sans trône, Fille des Chaldéens! On ne t’appellera plus délicate et voluptueuse. Prends les meules, et mouds de la farine; Ote ton voile, relève les pans de ta robe, Découvre tes jambes, traverse les fleuves ! Ta nudité sera découverte, Et ta honte sera vue. J’exercerai ma vengeance, Je n’épargnerai personne » (Esaïe 47.1-3).

« La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens. Mon peuple consulte son bois, Et c’est son bâton qui lui parle; Car l’esprit de prostitution égare, Et ils se prostituent loin de leur Dieu » (Osée 4.11-12).

«Leurs oeuvres ne leur permettent pas de revenir à leur Dieu, Parce que l’esprit de prostitution est au milieu d’eux, Et parce qu’ils ne connaissent pas l’Eternel » (Osée 5.4). 

  1. 2.                  Ses activités sur les rois de la terre 

17.2 : Les chefs d’Etat, Ministres et autres pour affermir leurs trônes sont des franc-maçon, rosicruciens etc… (Apoc 18.9). Les richesses des nations ont pillées pour appauvrir les pays aux projets égoïstes des rois qui à tout niveau sont infidèles à dieu et sont soumis à la magie, sorcellerie et autres. Lorsque ces autorités à tout niveau visitent d’autres Etats, Provinces, Département, Arrondissement etc., les protocoles leur préparent toujours des belles filles. Ils ont ce qu’on appelle communément de nombreux bureaux, entretenant très mal leur foyer légitime. Ils pillent le trésor public pour disposer ces fonds au service du mal et ce, à l’initiative de la Reine de la côte. 

  1. 3.                  Ses activités sur les faux hommes d’affaire 

De plus en plus, le secteur des affaires est très flou. Les richesses iniques sont nombreuses ; le sang conditionne plusieurs de ces richesses. La Reine de la côte a obtenu de Satan un pouvoir vraiment étonnant : « Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes » (Apoc 17.7). Ce pouvoir lui donne d’exercer une forte influence dans tout domaine de la vie des hommes : « Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d’elle, parce que personne n’achète plus leur cargaison,  cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d’objets d’ivoire, de toute espèce d’objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, de cinnamome, d’aromates, de parfums, de myrrhe, d’encens, de vin, d’huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d’âmes d’hommes » (Apoc 18.11-13).

Que dira-t-on de ces jeunes filles de vingt ans qui roulent dans de gros cylindrés ? D’où viennent les grossesses chez les folles ? D’où vient-il que l’on découvre des jeunes femmes qui couchent avec les fous en public et vice versa ? Pourquoi les hommes ou femmes sont-ils tués et les parties (sexe, cœur, tête, mamelles, oreilles, doigts) de leur corps disparaissent-elles ? Pourquoi les grands de ce monde font-ils tués des bébés ou jeunes enfants pour se nourrir de leur sang ou tout simplement remplacer leur vieux sang par ce sang neuf ? Pourquoi se nourrissent-ils de la chair des autres ?

Les grands de ce monde sont capables de tout faire pour se maintenir au pouvoir !

 

L’occultisme est un domaine puissamment contrôlé par la Reine de la côte : « de cinnamome, d’aromates, de parfums, de myrrhe, d’encens, de vin, d’huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d’âmes d’hommes. Et ils jetaient de la poussière sur leurs têtes, ils pleuraient et ils étaient dans le deuil, ils criaient et disaient: Malheur! Malheur! La grande ville, où se sont enrichis par son opulence tous ceux qui ont des navires sur la mer, en une seule heure elle a été détruite! » (Apoc 18.13,19). Les activités de la Reine de la côte consistent en outre à livrer de guerres très  violentes contres les églises qui marchent dans l’intégrité.

 

Soyons éveillés et prenons conscience de cette nouvelle stratégie de Satan contre nous. Avec les armes spirituelles, livrons le combat de la foi pour rehausser l’étendard de Christ !

Dr André CHOUBEU

Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

E-mail : chandre403@gmail.com

 

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COMMENT RECONNAITRE UN DIRIGEANT DE SECTE ?

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

COMMENT RECONNAITRE UN DIRIGEANT DE SECTE ? 

 

Introduction :

A cette heure avancée de la nuit où Satan se déguise ne ange de lumière, tout vrai serviteur de Dieu, au-delà des remous de surface manifestés par des actes d’intimidation de l’ennemi, devrait dénoncer avec fermeté et rigueur toute déviation ou falsification de la saine Parole de Dieu. Nous savons que de plus en plus, les ouvriers des ténèbres au nom de l’Evangile de Dieu, prêchent un autre évangile. Mais l’apôtre Paul par le Saint-Esprit est très clair :

‘‘Mais si quelqu’un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !’’ (Galates 1.8).

 ‘‘Nous l’avons déjà dit, et je le redis maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !’’ (Galates 1.9).

La confusion devient si évidente que plusieurs frères sincères non enracinés dans la vérité des Saintes Ecritures sont rapidement détournés par ces faux prophètes qui, au nom de Jésus qui n’est pas le Christ, notre Sauveur et Seigneur, détournent annoncent aux hommes qu’ils ont reçu de nouvelle révélation. Jésus Christ est la révélation complète et parfaite de Dieu, l’accomplissement de la loi et des Prophètes. Il n’y a plus d’autres révélations qui ne soient écrites dans la Bible. Si oui, la Bible ne serait pas complète. Pourtant elle l’est et pas seulement complète, mais inerrante aussi, fiable et complètement digne de confiance.

S’il manquait quelque chose qu’il faut aujourd’hui ajouter, il serait évident que l’œuvre de la croix n’aurait pas été achevée pourtant Christ a dit en rendant le souffle sur la croix : ‘‘Tout est accompli’’.

Plusieurs personnes m’ont contacté à la suite de mon article sur les sectes et il me semble normal de rédiger celui-ci pour rendre clair leur entendement. Je peux mieux parler de ces choses sans intentionnellement indexer quiconque pour deux raisons : les études apologétiques et secondement l’expérience ; je suis passé par un tel milieu d’où le Seigneur m’a enlevé par grâce. Tous ceux qui sont dans une secte sont comme envoûtés, assujettis, enveloppés dans une peur inexplicable qui ôte leur dignité et les soumet à une position d’esclave au service de leur Maître à qui il n’est jamais permis de contester, de s’opposer ou même d’émettre une réflexion ou un point de vue contraire à la leur. Tous les adeptes de sectes sont appelés à être exclusivement des ‘‘bénis oui, oui’’ dont le seul rôle est d’avaler et exécuter comme des robots ce qu’on leur commande de faire. Certains prétendent être le seul canal du salut pourtant la Bible affirme qu’il n’y a point d’autres noms qui aient été donné aux hommes par lequel on peut être sauvé (Actes 4.12).

 

Caractéristiques générales des dirigeants de sectes :Images-Sectes--2-.jpg 

Ils sont sous la puissance d’égarement parce qu’ayant rejeté l’amour de la vérité (2 Thess 2.9-11)

Selon 1Sam 15.22-23, celui qui rejette ou désobéit à la Parole de Dieu est un rebelle. Et le rebelle est un révolté, un putschiste qui veut renverser une institution divine pour instaurer la sienne. Il devient par cet état, un danger, un ouvrier d’iniquité, un semeur d’ivraie et une ivresse (produit provenant de l’ivraie et ressemblant étrangement au blé) parmi le peuple de Dieu selon Mt 13.24-26). Par leurs actions et propos toxiques et nocifs, les racines d’amertume poussent des rejetons et produisent des troubles qui infectent le peuple de Dieu (Héb. 12.15). Dans leur état de désobéissance, ils deviennent implicitement enrôlés dans l’occultisme qui se manifeste dans un triple aspect à savoir : la divination, la sorcellerie et la magie.

              . La divination est la branche connaissance de l’occultisme. Tout dirigeant de secte connaît tout. Ses adeptes lui attribuent toujours une extra supériorité comparable à celle de Dieu lui-même. Ils sont adulés et pour maîtriser leurs sujets, ils exigent le droit de tout connaître dans la vie privée et public de ses adeptes. Les adeptes n’ont aucun droit d’agir librement sur une quelque inspiration soit-elle du Saint-Esprit sans accord préalable du Maître. On agit par peur du dirigeant qui doit ou qui connaît out et non par conviction personnelle. Ces fameux dirigeants de sectes ont des révélations touts azimuts sur tous les domaines. Ces fameuses révélations d’escroqueries tintées de faux. A Douala (Cameroun), dans une Conférence, un de ces lugubres personnages a demandé à un homme d’aller même emprunter 500.000F CFA pour qu’il prie sur lui et dans une semaine, il sera Directeur dans une grande entreprise. Le pauvre qui trimait dans la misère depuis deux ans à la suite de la perte de son emploi s’endetta pour la cause. Il n’est pas utile de préciser que un an plus tard, il dût se suicider parce que pressé pour le remboursement, le poste de Directeur n’étant jamais venu. Combien de ces révélations ont créé des divisions parmi des mais, des familles, etc. La révélation de Die produit la paix et non la division.

              . La sorcellerie est la branche de la puissance dans le domaine occulte. Elle est manifeste dans l’art de manipulation, d’intimidation et domination. Dans cette pratique, la dissimulation, la ruse, la duplicité, le mensonge sont les règles de jeu. Qui donc a l’art de ces choses si non le diable. De ce fait, il n’est plus à démontrer que les sectes et ses dirigeants sont sous l’emprise de Lucifer.

            . La magie est la branche  de l’occultisme qui traite avec les objets vecteur de puissance. L’eau bénie, l’huile d’onction, les bics onctionnés, les mouchoirs de puissance, les objets bénis et autres sont leur propre. Ils sont toujours enclins à faire des tours de prestidigitation pour se faire ovationner. Il faut toujours ajouter à la foi quelque chose de physique pour produire des miracles. Vas prendre la terre de ton village natal, là où tu es né pour qu’une bonne délivrance soit faite sur ta vie. Le Dieu des cieux n’est-il pas par tout ?

MANIPULATION, INTIMIDATION, DOMINATION, DOMINATION, DOMINATION ! Tous les dirigeants de groupes sectaires soumettent leurs membres à leur autorité absolue. Cette domination est en général complète et peut concerner presque tous les aspects de la vie des adeptes. Ils ne permettent pas la vie privée de leurs membres   : leur habillement, leurs activités professionnelles, leurs finances, leur temps, leurs biens et leurs relations sociales. Le dirigeant peut dicter aux membres de son groupe tout ce qu'ils doivent faire, qui ils doivent fréquenter, ce qu'ils doivent dire, et de quelle manière ils doivent le dire. Il peut exister divers degrés de domination, depuis la manipulation subtile jusqu'au despotisme le plus absolu. Le dirigeant attend que les membres de son groupe consacrent à ce dernier tout leur temps et toutes leurs activités. Ils sont engagés dans toutes sortes de programmes et d'activités qui les épuisent physiquement et émotionnellement. Il ne leur reste que très peu de temps pour leur vie privée et une réflexion personnelle, et ils n'ont guère l'occasion de remettre en cause l'autorité dont ils dépendent. Chacun est attendu là où tout le monde doit se rendre, et tout se fait en général en groupe.

Ils sont généralement considérés comme des Prophète de Dieu : Ils sont souvent des Messagers exclusifs de Dieu. Comparable pour la plupart à Moïse, quiconque s’oppose à eux subiront e sort de Koré, Dthan et Abiram car le feu de Dieu descendra pour les consumer sinon, quel a terre s’ouvrira pour les engloutir.

Ils sont considérés comme des prophètes de Dieu ou des apôtres ayant reçu une onction particulière : Ce sont en fait des personnalités très fortes, dominatrices et manipulatrices, qui exigent la soumission des membres du groupe, même lorsqu'ils changent d'avis, ou en cas de conflits de doctrines ou de comportements. Ils ont tendance à être mis sur le même plan que Dieu Lui-même ! Car obéir au dirigeant et à ses enseignements revient pratiquement à obéir à Dieu.

Ils inspirent la peur au lieu d’être un prototype d’amour comme Christ : Les méthodes de domination sont en général toutes inspirées par la peur de déplaire à Dieu, au dirigeant, ou aux deux. Tout est fondé sur la peur. Peur d'être rejeté, d'être puni, de perdre son salut, de manquer l'enlèvement, ou d'aller en Enfer. La culpabilité, la crainte et l'intimidation sont les armes principales employées pour maintenir la loyauté et la dévotion au groupe. L'intimidation et l'accusation sont le plus souvent utilisées. Par exemple, le fait de mettre en question l'autorité établie est considéré comme de la rébellion et un manque de confiance envers le ou les dirigeants. On évite donc de poser des questions et l'on se conforme au comportement général du groupe. Les dirigeants déconseillent fortement de se livrer à la critique ou même à la réflexion critique. Si on leur pose des questions, ils ont en général les réponses suivantes : "C'est Satan qui t’inspire ou te fait douter. C'est lui qui veut t'écarter de la Vérité". Ils prétendent qu'il faut du temps pour comprendre les choses profondes de Dieu. Toute pensée critique est fortement découragée. Elle est assimilée à de l'orgueil, au péché ou à la rébellion. On n'encourage aucune réflexion indépendante.

Ils vivent pour la plus dans l‘immoralité sexuelle parfois au nom de l’Eternel : L'impureté sexuelle est fréquente dans les sectes, surtout chez les responsables. Elle peut même être encouragée. La séduction doctrinale se traduit très souvent par une séduction morale. Le divorce est souvent encouragé car lorsque l’on a rejoint le groupe et que l’épouse n’y est pas encore, elle est païenne et on peut la répudier pour épouser une sœur dans la foi. Les "épouses spirituelles" (entendons des sœurs de la secte avec qui on vit de façon officiellement officieuse pour ne pas brûler), l'adultère, la fornication et toutes sortes de péchés sexuels sont pratiqués. En effet, il suffit de faire après on confesse car la chair est très faible, mais c’est l‘esprit qui vivifie. En commettant d’ailleurs les péchés semblables, c’est la chair qui pèche, mais l’esprit est saint. Plusieurs de ces dirigeants pensent qu'ils sont au-dessus du lot, ou qu'ils peuvent se permettre de ne pas obéir aux lois de Dieu. On considère comme acceptable la polygamie, le fait d'avoir des "épouses spirituelles", l'adultère, la fornication et toutes sortes de péchés sexuels. Les dirigeants pensent qu'ils sont au-dessus du lot, ou qu'ils peuvent se permettre de ne pas obéir aux lois de Dieu. Il est donc fréquent qu'ils ne respectent pas les règles qu'ils imposent aux autres. Il est donc fréquent qu'ils ne respectent pas les règles qu'ils imposent aux autres. Un autre pour justifier son divorce dit, je suis Serviteur de Dieu et la Bible dit : ‘‘quiconque craint l’Eternel, qu’il écoute la voix de son serviteur’’. Alors, tout ce que je fais ou dit est approuvé par l’Eternel dont je suis le Serviteur. Les règles sont très strictes dans certains domaines, et complètement relâchées dans d'autres. Le groupe sectaire n'est pas équilibré, et tend à favoriser les extrêmes.

Ils imposent la loyauté au groupe et à leur personne : On a recours à des confessions publiques pour "forger" les relations entre les membres. Tous les péchés secrets, pensées, tentations, et désirs ressentis doivent être confessés à tous ceux que vous connaissez, et même à ceux que vous ne connaissez pas. L'objectif est de ne rien cacher de votre vie privée, pour développer des "relations de confiance mutuelle" ! Ces pratiques peuvent devenir des moyens très puissants pour lier émotionnellement les membres du groupe à leurs dirigeants ou à tout leur groupe. On peut aussi utiliser plus tard ces confessions pour manipuler ou même pour faire chanter ceux qui voudraient quitter le groupe. Tout intérêt individuel est sacrifié aux intérêts du groupe. La conformité aux objectifs du groupe est de règle. Toute action et tout comportement sont dès lors justifiables, à partir du moment où ils vont dans le sens des objectifs du groupe. Même si on vole pour donner au groupe, on honore Dieu et ce n’est pas mauvais en soi. On peut même mentir à ceux qui ne font pas partie du groupe, puisqu'ils servent Satan.

Ils ont deux poids et deux mesures : Il y a des règles qui s'appliquent aux membres du groupe, et d'autres qui s'appliquent aux dirigeants. Ces derniers ont tendance à se mettre constamment en valeur. Ils exigent d'être servis. Ils imposent à tous le programme de leur église ou de leur mouvement. Jésus a pourtant dit : "Le plus grand parmi vous sera votre serviteur" (Matthieu 23 :11). Il a dit de Lui-même : "C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :28). Le dirigeant et ses plus proches n’ont pas de péché ou de faute, ils sont infaillibles.

Ils falsifient la Parole de Dieu : La Parole de Dieu n’est pas droitement enseignée. Ils ajoutent à la Bible des révélations reçues par divers individus, ou des interprétations particulières. Parfois ils substituent ces révélations à la Parole. Ils tordent les passages de la Bible qui sont contraires à certaines doctrines de la secte, ou ils les sortent complètement de leur contexte. Ils placent un accent exagéré sur certains passages qui vont dans le sens souhaité par leurs intérêts. Ils ignorent complètement d'autres passages essentiels qui dérangent. Ils ridiculisent les vrais enseignants de la Bible qui osent donner des interprétations différentes de celles de la secte. Ils sont des maîtres chanteurs, décriant d’autres milieux qui ne sont pas les leurs.

Ils enseignent que l’avenir des membres du groupe dépend de leur appartenance au milieu : Ils enseignent aux membres que s'ils veulent être fidèles à Dieu, ils doivent se soumettre à l'autorité de la secte et à son dirigeant. Il m’a été rapporté qu’un tel milieu a enseigné que la destinée de ses membres dépend de leur secte. Quiconque quitte le milieu a perdu d’emblée la vie éternelle.

Ils imposent ou forgent l’isolement des membres : Le contrôle de toutes les informations a pour résultat que les membres du groupe ne sont pas autorisés à avoir des contacts avec les membres de leur famille qui ne sont pas "convertis", ou avec d'autres Chrétiens ou responsables chrétiens qui pourraient les influencer. On veille à ce que toute information qui pourrait dévoiler ce qui se passe réellement dans la secte n'y pénètre pas. En général, on dénigre ou l'on rejette toute source d'information extérieure au groupe, surtout si elle est critique. Personne n'est autorisé à prendre connaissance de ces informations, ni à parler à ceux qui les diffusent, ni à avoir des relations avec d'anciens membres du groupe qui l'ont quitté, quelle que soit la raison de leur départ. Ils iront même jusqu’à refuser de communier avec les membres de famille qui ont quitté le groupe. Dans mon ancien milieu, si un membre de famille quittait le mouvement, il était qualifié d’office de rétrograde et on n’avait plus le droit de manger ensemble avec lui, de prier avec lui, de parler des choses spirituelles avec lui.  Quiconque allait à l’encontre était d’office excommunié. Cette fameuse excommunication est l’outil d’intimidation au plus haut degré. Par peur d’excommunication qui est l’isolement absolue du groupe les adeptes se soumettent à tout prix et avalent même les tomates pourries avec une espèce d’enthousiasme mensonger. Par ces faits, les liens avec les anciens amis et les membres de la famille sont coupés, le cercle des relations devient de plus en plus étroit, car les seules personnes fréquentables sont les membres du groupe. Les seuls livres qui doivent être lus sont ceux qui ont été écrits par des membres de la secte. On décourage ou l'on interdit la lecture de tout autre ouvrage, surtout ceux qui défendent des positions opposées. Si quelques dépistent  qu’il y a eu par exemple des fausses prophéties ou quelques subterfuges pour faire de l'argent ou poser une action non valide selon la Bible, il sera demandé aux membres du groupe d'examiner les motivations ou le caractère de la personne qui a dévoilé les faits, en ignorant l'évidence. On préfère mettre l'accent sur le caractère des personnes qui veulent établir la vérité et non sur les preuves qu'elles avancent. On les appellera des "émissaires de Satan", auxquels on ne peut absolument plus faire con fiance.

Ils inculquent le mensonge aux membres du mouvement : Il est enseigné aux nouveaux membres que Satan poussera leurs amis ou leur famille à critiquer leur groupe, et qu'ils ne doivent faire confiance qu'à leur nouvelle famille spirituelle. On leur dit qu'ils doivent s'attendre à être persécutés, à cause de la vérité qu'ils détiennent. On développe la mentalité qui consiste à dire : "Eux c'est eux, et nous c'est nous !" On leur dit par exemple : "Qu'est-ce qui est plus important, Dieu, ou le système scolaire ?" Ou encore : "N'aimes-tu pas Dieu de tout ton cœur ?" "Ne nous fais-tu pas confiance ?" "Connais-tu quelqu'un qui s'intéresse à toi plus que nous ?" "Nous sommes les seuls à connaître la vérité !" "Ne veux-tu pas être trouvé fidèle ?"

Ile mettent en avant les révélations concernant la fin des temps : Ils mettent un accent particulier sur la fin du monde ou le retour de Jésus-Christ, en prétendant que le groupe a reçu des révélations exclusives. On utilise beaucoup le Livre de l'Apocalypse, ainsi que certaines prophéties bibliques. Branham, Koresh et d’autres prétendaient ainsi avoir reçu une compréhension exclusive des "sept sceaux" de l'Apocalypse, et affirmaient être ceux qui avaient eu le privilège de pouvoir les ouvrir. La fausse prophétesse Elizabeth C. Prophet, de l'Eglise Universelle, a aussi reçu des prophéties des "Maîtres parvenus à la perfection", dont le thème était la fin des temps, etc.

Leur enseignement est plus destiné à motiver les membres qu’à les édifier : Ils emploient diverses techniques destinées à motiver les émotions, comme le fait de parler ou de prêcher d'une voix très forte. Ils utilisent la dynamique de groupe pour influencer les comportements. Ils emploient diverses méthodes séductrices pour influencer les gens : sourires, poignées de mains et embrassades qui dénotent selon eux, un amour inconditionnel. Ils vont toujours demander aux invités ou aux gens de passage ce qu'ils ont ressenti. L'ambiance est très bonne ici diront-ils souvent, en insistant sur tous les avantages que ces nouveaux ou invités auraient à devenir membres de ce groupe. Comme un appât ils usent d’un comportement très flatteur juste pour se faire leurs meilleurs amis. Tout le but est de savoir qu’ils reviendront absolument.

Leurs expériences priment sur la Parole de Dieu : Les émotions, les intuitions, les révélations et les expériences mystiques priment sur la Parole de Dieu. Ces choses ambiantes deviennent plus importantes que les conclusions objectives qui nous ont déjà été révélées dans l'Ecriture. Les groupes sectaires découragent toute pensée critique et toute réflexion indépendante, considérées comme un signe d'égoïsme, et diabolisent l'usage rationnel de l'intellect.

Ils sont exclusivement spirituels : Dans certaines sectes les dirigeant enseignent que toute activité "terrestre" est considérée comme étant mauvaise, charnelle voire diabolique. Seules les activités de l'esprit sont bonnes. Ce principe est le principe de base de la gnose. On accepte les expériences subjectives beaucoup plus facilement qu'un enseignement constructif. D'autres sectes d'inspiration Nouvel Age emploient la répétition de paroles positives, ou des techniques de relaxation, des incantations, l'hypnose, la méditation, des états de transe mystique, la visualisation, des exercices de respiration profonde… Toutes ces techniques ont pour résultat de plonger les adeptes dans des états de conscience altérés ou seconds, dans lesquels on peut facilement les influencer par la puissance de la suggestion. Ces techniques peuvent provoquer un déséquilibre psychologique. En fait, les techniques de relaxation ont l'effet contraire, et développent l'anxiété. Beaucoup de gens n'arrivent pas à faire le vide dans leurs pensées ni à visualiser correctement. Les effets négatifs de toutes ces techniques ne se remarquent pas immédiatement et se développent à long terme. Certains exigent pour être vu ou consulté, qu’une somme bien consistante leur soit versée.

Ils sont souvent très orgueilleux et ne se laissent pas enseigner : L'une de leurs phrases préférées est : "Personne n'a le droit de me juger ni de me dire ce que je dois faire !" Une telle attitude est inspirée par l'orgueil. En effet, ces dirigeants des groupes sectaires sont eux-mêmes séduits et entraînent dans la séduction les membres de leur groupe. Personne ne peut les toucher. Ils n'ont de comptes à rendre qu'à Dieu seul. Tout le monde doit obéir à leurs paroles comme si c'étaient les paroles de Dieu. Ces dirigeants sont persuadés qu'ils ont toujours raison. J’ai la révélation de Dieu et le Saint-Esprit m’enseigne toute choses diront souvent certains. Pour Hobart Freeman de l'Assemblée de la Foi, il avait dès le début annoncé que tout le monde devait lui être loyal et accepter ses enseignements sans regimber. Hobart Freeman quant à lui se considérait comme un prophète de Dieu. Aussi, quiconque  oserait le contester, risquait d'être considéré comme un blasphémateur. Beaucoup de gens sont morts, y compris lui-même, en prenant à la lettre ses enseignements sur la guérison. Il en est de même aujourd'hui dans plusieurs  Mouvements de la Parole de Foi. Toute fausse doctrine est catalysée par l'orgueil, et se manifeste par de l'arrogance. Ils disent à qui veut l’entendre ces propos : "Ne touchez pas aux oints de l'Eternel !"  John Avanzini et Paul Crouch, iront jusqu’à affirmer que le Dr Walter Martin est mort parce qu'il avait critiqué les dirigeants du Mouvement de la Parole de Foi ainsi que leurs enseignements.

Ils pratiquent le lavage de cerveau : Les nouvelles recrues subissent un lavage de cerveau régulier, jusqu'à ce qu'ils s'identifient étroitement à l'église ou au groupe et à ses dirigeants, en coupant les ponts avec leurs relations antérieures. Toutes leur intension vise à faire le lavage de cerveau de ses adeptes pour mieux exercer  un contrôle mental. Pour aboutir à leurs fins,  ils mettent en place un enseignement systématique ayant pour but d'endoctriner ses membres pour leur faire accepter les croyances du groupe. C'est un processus méthodique de séduction et de tromperie. Ils répètent sans cesse les mêmes mensonges, jusqu'à ce qu'ils soient complètement acceptés. Ils exercent ainsi une véritable reprogrammation des consciences, opérée par les membres anciens du groupe et par des enseignements systématiques. Dans certains milieux, ils s’inspirent de certaines techniques baptisées "renouvellement des pensées" ou "conditionnement mental". On maintient les membres du groupe sous une pression physique, mentale et émotionnelle constante. La fatigue qui en résulte les empêche de résister à ce processus et de réfléchir d'une manière indépendante. Une autre méthode consiste à les occuper par d'incessantes activités auxquelles ils doivent participer. Lundi, il y a intercession ; Mardi, il y a l’école de fondement ; Mercredi, il y a étude biblique ; Jeudi il y a la chorale de toute l’église ; Vendredi, il y a prière de délivrance pour toute l’église ; Samedi, il y a révision des enseignements de la semaine ; Dimanche matin, il y a culte et à 18h adoration pour toute l’église. Le temps pour les activités personnelles est déjà occupé et on est contraint d’être réduit à l’esclavage.

Ils exigent des tributs aux membres : A cause des programmes très nombreux qui sont imposé au mouvement, l’atteinte des objectifs impose des méthodes fortes : le contrôle très serré à la fidélité des dons. Certains font même signer des engagements écrits à leurs membres, pour les obliger à tenir leurs engagements financiers. Dans certains groupes, il faut même payer de plus en plus cher pour atteindre des niveaux plus élevés de spiritualité, comme dans le Mouvement de la Parole de Foi ou les Eglises Internationales de Christ. Une entière soumission à Dieu exige que vous donniez tout pour la cause du groupe ou de son dirigeant dira-ton souvent. Si vous donnez au groupe, Dieu vous le rendra. Plus vous donnez, et plus Dieu vous bénira en retour. L'engagement des membres exige parfois que tous les biens et tout l'argent des membres soient remis entre les mains des dirigeants. Tout doit être à la disposition de l'église ou de ses dirigeants, dont on affirme que la mission est divine. J’ai vu un homme qui avait perdu son emploi et qui vivait du transport clandestin des passagers parce que n’étant pas habileté pour nourrir sa famille. Son dirigeant lui a demandé au nom du Saint-Esprit de donner cette unique source de revenu familial pour être béni. Ceci fut fait et cette famille  avait fini par se dispersée, la femme ayant divorcé et les enfants transformés en prostitués et brigands, devenus très hostiles à la foi.

Le recours aux menaces et aux malédictions :

Ceux qui quittent un groupe sectaire et qui s'opposent ensuite à lui sont souvent menacés de malédictions. On leur affirme qu'il leur est impossible d'aller ailleurs. Les menaces peuvent être subtiles ou grossières. Toute personne extérieure au mouvement qui oserait dénoncer le groupe subit les mêmes pressions, menaces, intimidations, etc. Certains voyant leur source de gain en danger, engageront même des gangs pour tuer les adversaires de leur opinions. Quand on est membre d'une secte, il n'est pas facile d'en sortir !

Conclusion : Dieu nous demande d'éprouver les esprits (1 Jean 4 :1). Nous devons aussi nous méfier des faux prophètes qui viennent à nous déguisés en brebis (Matthieu 7 :15). La clef du discernement est la connaissance : "Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance" (Osée 4 :6). Pour être sur nos gardes, nous devons avoir la connaissance. Nous devons en premier lieu nous familiariser avec la vérité. Mais nous devons aussi savoir comment l'ennemi déforme la vérité pour nous attirer et nous tromper. Le but du diable (voleur) nous ne devons pas l’ignorer est de dérober, égorger et détruire. Le plus dur, c'est quand des membres de votre famille restent engagés dans la secte. On doit souvent perdre leur affection, tout en combattant pour leur liberté. Etes-vous frustré, parce que vous avez compris que vous appartenez à une secte, et que vous ne savez pas comment la quitter ? Ne vous laissez pas influencer ! Il existe des moyens d'en sortir. Vous n'êtes pas la propriété de cette secte ! Vous pouvez être libéré !

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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LES SECTES

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                Images-des-sectes.jpgLES SECTES 

Introduction : 

Nous sommes de plus en plus face à la montée vertigineuse des sectes pernicieuse tant dans le monde que dans les églises. Il vaut vraiment la peine d’en parler. Qu’est-ce qu’une secte, comment la reconnaitre, comment se manifeste-t-elle ? Que Dieu donne le discernement à son Eglise pour ne pas tomber dans l’apostasie (1 Jean 4.1-3). Nous parlerons plus tard de l’apostasie en détail dans la série d’étude sur le retour de Jésus-Christ. 

Définition : « La secte, dite religieuse, est un mouvement qui, d’une manière ou d’une autre, ne donne pas à Jésus-Christ la place centrale  qui lui revient » (« Parlons sectes » de Gérard Dagon, édit. Barnabas ; page 13)

Le Dictionnaire Encarta 2009 définit la secte comme étant « Groupement fermé d'adeptes d'une doctrine religieuse qui se caractérise par la soumission absolue à un chef charismatique, par un endoctrinement et un prosélytisme intensifs.

‘‘Alors, on appellera le dirigeant Gourou’’. 

Toute nouvelle doctrine comparativement à la base des principes initiaux de la Parole de Dieu conduira forcément ses adeptes à s’adhérer peut-être inconsciemment, mais véritablement à une secte. 

Mise en garde de Dieu contre les sectes : 

Nombreux sont les avertissements bibliques pour protéger l’Eglise contre les sectes :

Matthieu 7.22-23 : miracles et signes

Matthieu 15.3-6 : l’autorité absolue de l’Ecriture même face aux traditions

   Rom 16.17 : mise en garde

 2 Cor 11.13-15 : Satan à l’origine de cela, se déguise en ange de lumière

Gal 1.8-9 : un autre évangile annoncé par les sectes

Gal 2.4 : rendent les gens esclaves de leur système

Gal 4.17 : faux zèle

Eph 4.14 : ne pas être entraîné à tout vent de doctrine. Edification.

Phil 3.2 : attention aux mauvais ouvriers et faux docteurs

 1 Tim 4.1-3 : temps difficiles, multiplication de sectes

1 Tim 6.20-21 : rester attaché à la foi chrétienne historique : l’Ecriture

2 Tim 3.5-9 : les faux docteurs sous une apparence de piété

Tite 1.10-11 : les vains discoureurs séducteurs

1 Jean 2.22-23 :  Quiconque nie le Père et le Fils est déjà de l’antichrist

Jude :  l’abandon de la foi enseignée une fois pour toute 

Quelques caractéristiques des sectes : 

Jésus-Christ n’est pas le seul Sauveur : En dehors de la foi, il faut ajouter autre chose pour avoir le salut

L’Ecriture plus une autre autorité : Les livres du leader de la secte ont plus d’autorité que la Bible. Au lieu de dire il est écrit, on entendra dire : Frère Branham ou tel autre a dit :

Se considèrent comme seule véritable église : En dehors de notre milieu, diront les adeptes ou le leader, Dieu n’est nul par ailleurs. On prêche non Christ qui sauve, mais le milieu : ‘‘viens dans notre église et tu serviras le vrai Dieu’’ a-t-on souvent entendu les adeptes de ces sectes dire aux frères. Certaines sectes vont jusqu’à rebaptiser tous les frères qui quittent une communauté chrétienne pour les rejoindre.

Exclusivisme : Certaines attitudes dogmatiques du milieu passent pour être des marques d’approbation divine et quiconque ne fait pas comme eux, n’a pas Dieu.

Ont un gourou ou un chef : L’obéissance au chef dépasse celle due à Dieu.

Dans certains milieux, lorsque le leader entre, des éloges comparables à une sorte d’adulation (adoration, culte, vénération) est faite au préalable à son endroit avec toutes les appréciations de ses qualités, mérites parfois même mensongers. Et lorsqu’il entre dans l’église, soit on déroule un tapis rouge devant lui, soit on l’ovationne. Il est même arrivé que lors d’une convention dans une église, on ait arrêté l’adoration pour que le leader entouré des gardes de corps entre dans l’église sous des acclamations supérieures à celle que l’on donne à Christ.

Dictature, autoritaire : Il n’est pas permis de leur parler, de les approcher ; ils ne saluent pas leurs adeptes avec les mains. Ils sont infaillibles et aucune observation sous quelque forme que ce soit ne doit jamais leur être faite.

Légaliste : Les Gourous décrètent des lois à tout moment et ce, même allant à l’encontre des Saintes Ecritures. Ils ont non le ministère de la réconciliation, mais de la loi et du jugement pour ne pas dire de la mort. Lorsqu’un frère ou une sœur découvrira la fausseté de leur pratiques, principes et doctrines et les dénonce ou les quitte, des prières sous forme d’incantations sont faite pour réclamer sa mort. « Seigneur, tue-le, que sa route soit glissante, qu’il échoue en tout, etc. » lanceront-ils à l’endroit du frère parti, désormais à leur yeux dissident, rétrograde, et que sais-je encore ! 

 La Bible est l'objet d'une tentative de récupération de la part d'un certain nombre de sectes. Ce qui sème le trouble et la confusion chez bon nombre de gens. L'Évangile de Jean est un chef-d'œuvre de spiritualité chrétienne. Cependant, c'est aussi le livre le plus prisé des sectes ! Comment expliquer ce paradoxe ? Se réclamer de la Bible n'est pas suffisant car, ce n'est pas la preuve absolue de l'authenticité d'une croyance ou d'une doctrine. Certaines sectes insistent fortement sur le fait que les Écritures sont au centre de leurs pratiques spirituelles. Mais tout dépend de l'interprétation qu'elles en donnent et de la position qu'occupe la Bible dans leur doctrine. C'est le cas des mormons. Pour eux, la Bible est un livre excellent. Mais dans la vie religieuse des adeptes, elle (la Bible) n'occupe qu'une place secondaire. Les mormons affirment que Jésus est né à Jérusalem. Or la Bible atteste que Christ a vu le jour à Bethlehem. Cette fausse interprétation découle de ce que la Bible n'a pas pour eux la valeur ni la place qu'elle devrait avoir. On peut faire dire n'importe quoi à la Bible. Sans tomber dans la facilité, les sectes ont cette fâcheuse tendance à manipuler les textes bibliques. Ainsi, certaines sectes ésotériques comme la Rose-croix, Amorc ou le Martinisme, enseignent que Jésus aurait été un initié et qu'il aurait été au Tibet pour parfaire sa connaissance initiatique ! D'autres mouvements, comme la Théosophie et certaines associations du Nouvel Âge, considèrent que le Christ aurait été un "être cosmique" doué de pouvoirs surnaturels. Certains pensent, comme les témoins de Jéhovah ou la Science Chrétienne, que Jésus n'est qu'un "homme divin" ou bien un "guérisseur". Pire, une secte "athée", les disciples de Raël en l'occurrence, croit que Jésus serait l'envoyé d'extra-terrestres, etc. 

 N'importe quel texte, biblique ou non, peut être l'objet de théories contestables, voire douteuses. L'interprétation polémique résulte des présupposés philosophiques de ceux qui le manipulent. Des à priori, des présupposés faux, font qu'un même récit peut être interprété de façon contradictoire. Ces divergences sont courantes aujourd'hui, tant la pluralité des opinions est à la mode dans notre société. Ainsi, la divinité de Christ serait réduite à néant et tout le plan de Dieu pour le salut des hommes anéanti par certaines fausses doctrines. Les sectes ajoutent toujours quelque chose à la Bible. La plus grande tentation de l'homme est de se placer au-dessus de Dieu et de sa Parole. Dans l'esprit des fondateurs de sectes, qui ne sont que des faux prophètes, seules leurs idées, souvent bizarres, sont dignes de foi. Pour de nombreuses sectes, la Bible et les écrits des sectaires sont mis sur le même pied. La Bible est rabaissée tandis que des écrits humains sont revalorisés. Ainsi, les maîtres à penser "spirituels" n'hésitent pas à ajouter leurs écrits à la Bible. Quelqu’un dira : ‘‘La Bible dit, mais moi, je dis ceci’’. Plusieurs fondateurs de sectes n'ont pas le moindre scrupule à considérer leurs écrits comme égaux ou supérieurs à la Bible. Ajouter quelque chose à la Bible est une infidélité à Dieu. Ce "plus" n'est qu'une parole humaine ajoutée à la Parole de Dieu. De ce fait, le texte biblique perd ainsi sa saveur et son authenticité au profit d'une tradition humaine.  Si nous considérons attentivement les églises, nous verrons que tellement des paroles contraires à la Parole de Dieu ont été ajoutées dans nos doctrines et pratiques quotidiennes alors que la vie juive était réglée par les Ecritures saintes. Dieu met pourtant en garde son peuple par trois avertissements solennels au début, au milieu et à la fin de Bible contre toute falsification, entendons ajouts, mauvaise interprétation ou retranchement de quelque chose à la Parole de Dieu qui est complète en elle-même :

1)   Mise en garde au début de la Bible : « Vous n’ajouterez rien à la parole que j’institue pour vous, et vous n’en retrancherez rien ; vous observerez les commandements du Seigneur, votre Dieu, tels que je les institue pour vous » (Deut. 4.2)

2)   Mise en garde au milieu de la Bible : « Tout ce que je vous ordonne, vous veillerez à le mettre en pratique. Tu n’y ajouteras rien et tu n’en retrancheras rien » (Deutéronome 12.32) 

« N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (Proverbes 30.6)

3)   Mise en garde à la fin de la Bible : « Moi, je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre » (Apocalypse 22.18) 

 Certaines sectes déforment l'enseignement de la Bible. Elles déforment ou retranchent des textes, même des livres entiers de la Bible ! Des gourous décident de leur propre chef quels textes sont dignes et ceux qui ne le sont pas. Cette façon de procéder est malheureusement courante. Il est évident que le respect dû à Dieu et à sa Parole n'existe plus. La Bible, par la bouche de l'apôtre Pierre, avertit solennellement ceux qui ou tordent le sens de la Parole de Dieu et dont l'avenir sera une ruine spirituelle. Pour apporter une légitimation de la véracité de la Bible, il est important de prendre du recul et de tourner notre attention vers le Dieu Créateur, Sauveur et Seigneur. Car notre destinée, comme celle du monde, dépend du vrai Dieu, révélé en Jésus-Christ. Le Christ lui-même a déclaré à Dieu, son Père : "Ta Parole est la vérité ". Cette Parole libère l'homme de l'esclavage du péché et de la mort spirituelle tandis que l'enseignement des sectes asservit ses adeptes au seul profit du gourou. Oh ! que des esclaves encore qu’ils ne l’étaient dans le monde sont dans l’église placés sous de puissants geôliers territoriaux qu’on appelle Révérend, Bishop, etc. 

 Le conditionnement psychique et spirituel des sectes atténue, jusqu'à l'abolir, la liberté de l'adepte. La Bible, Parole vivante de Dieu, affranchit l'homme et le rend responsable dans le quotidien de sa vie. Seule la vérité de Jésus-Christ, Parole incarnée et de la Bible, Parole inspirée, peut donner à toute créature le plus grand trésor qui soit : une vie totalement nouvelle à l'image de notre Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ. 

Classification des sectes : 

On peut classer les sectes en 4 catégories (selon Gérard Dagon, livre déjà cité plus haut, pp 20 –21) : 

  1. 1.   Sectes bibliques fermées

- refus de collaboration avec toute autre église 

- particularités, excentricités ou extrémismes parfois 

  1. 2.   Sectes semi bibliques

Au lieu de « la foi seule, Christ seul, l’Ecriture seule » elles ajoutent : la Bible et les énoncés du fondateur ; la foi et les pratiques particulières. « Fondamentalement, il n’y a aucune différence entre l’attitude religieuse d’un Catholique romain,  d’un Témoin de Jéhovah ou d’un Mormon : ni les uns ni les autres ne voient dans les écrits canoniques de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament la seule infaillible règle de foi et de vie chrétienne » (G. Dagon page 21). 

  1. 3.   Sectes non-bibliques

Doctrine exclusive des idées d’un fondateur ou prophète contemporain. Bible dépassée (Mouvement du Graal, Alliance Universelle de Georges Roux, Culte Antoiniste, etc) 

  1. 4.   Sectes non doctrinales

Essentiel de leur message : amour malgré différences de doctrines (Moonistes ; éventuellement le Nouvel Age qui serait plutôt à classer sous le syncrétisme, le pluralisme religieux).

 

              Dans ces églises, on prêche l’amour, même si cela n’est pas dans le sens divin.                   On ne prêche jamais sur la croix, le  péché, le retour de Jésus Christ, l’enfer.             

Que faire pour éviter de tomber dans les sectes ?

 

              Pour rester dans la pensée exacte des Ecritures et reconnaître les sectes, les points fondamentaux suivants serviront de repère :

  1. L’Ecriture seule (inerrance et autorité absolue des Ecritures Saintes (39 livres de l'Ancien Testament et 29 du Nouveau Testament).
  2. Le Dieu de la Bible seul (Dieu Père, Fils et Saint-Esprit).
  3. Christ seul (Jésus-Christ, Fils de Dieu, vrai homme et vrai Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification)
  4. La foi seule
  5. La grâce seule 

Quelques textes à propos des sectes : Matthieu 15.6-9,13 ; Luc 11.52 ; Apocalypse. 14.10,11 ; 15.1 ; 16.1 ; 19.20 ; 20.10,15 ; 21.27 ; Lév. 26.18,24,25,28,37 ; Psaumes 69:28  

Conclusion : 

Puisque le vainqueur sera habillé de vêtements blancs et que Dieu n’effacera jamais son nom du livre de la vie (Apocalypse 3.5), craignons de tomber dans l’endurcissement par refus de la vérité car il est écrit : ‘‘…ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.  Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » (2 Thess 2.10-12). Notre milieu est-il une secte ? Côtoyons-nous une secte ? Pratiquons-nous les enseignements d’une secte ? Il est temps de décider de notre avenir avec Christ.

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA (Cameroun) Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

Introduction

Dans ce chapitre, la vision de Jean concerne des événements qui se passent après la tribulation de sept ans. Il nous décrit le jugement de la «grande prostituée,» appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques.» Il ne s’agit pas de la Babylone politique, qui fut le premier empire païen, mais de la Babylone religieuse, l’Eglise apostate.

La grande prostituée

«Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1).

Toutes les Eglises apostates du monde, qui n’ont d’Eglises que le nom, se réuniront sous l’autorité d’un seul homme, le faux prophète, pendant la tribulation, après l’enlèvement de la véritable Eglise, l’Eglise sanctifiée (Apoc. 19:20). La fusion de ces Eglises est déjà en train de se faire, au travers des conciles oecuméniques, du Conseil Mondial des Eglises, etc... Beaucoup d’Eglises orthodoxes se sont déjà rangées sous une seule bannière, celle du Pape, qui est le chef de l’Eglise Catholique Romaine. En raison de sa corruption et de sa mondanité, cette Eglise est devenue une prostituée.

Les trois sièges de la prostituée

La prostituée a placé son siège en trois endroits. En premier lieu, la prostituée, ou l’Eglise apostate, a fondé son siège «sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1). Les «eaux» représentent les nations du monde.

«Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc.  17:15).

En second lieu, elle a placé son siège «sur une bête écarlate.» Jean dit: «Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).  Il s’agit de la même bête que celle qui est décrite au chapitre 13:1-10, c’est-à-dire de l’Antichrist en personne. Il reçoit sa puissance du dragon, qui est Satan, le dieu de ce monde. «Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête; et ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle?» (Apoc. 13:4).

En troisième lieu, Jean a vu la prostituée assise sur les «sept têtes» de la bête (Apoc. 17:9). Les «sept têtes» représentent les sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome, qui est le lieu de naissance de l’Eglise Catholique Romaine. La ville de Rome était bâtie sur les sept collines ou montagnes suivantes: le Capitole, le Quirinal, le Viminal, l’Esquilin, le Caelien, l’Aventin, et le Palatin.

Le fait que la prostituée soit assise en ces trois endroits révèle que l’Eglise apostate exercera un pouvoir politique sur toutes les nations du monde dans les derniers temps, par le moyen de son autorité religieuse. Elle agira en association étroite avec la bête écarlate, l’Antichrist, qui sera le dictateur mondial, et qui exercera son pouvoir par le moyen des dix «rois» d’Europe, c’est-à-dire des dix leaders de la Communauté Economique Européenne (C.E.E.).  Ces dix rois sont symbolisés par les dix cornes de la bête. «Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (Apoc. 17:12,13).

L’impudicité, le péché de la prostituée

«C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité, et c’est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés» (Apoc. 17:2).

Dieu désire que Ses enfants l’adorent de tout leur coeur, de toute leur âme, de toutes leurs forces, et de toutes leurs pensées (Luc 10:27). Lorsqu’un culte est rendu de tout coeur à des faux dieux, dans des sectes d’origine démoniaque, il s’agit, aux yeux de Dieu, d’une prostitution spirituelle, d’une fornication, ou d’une «impudicité.  » Lorsque les enfants d’Israël abandonnèrent leur Dieu pour se tourner vers l’idolâtrie, Dieu a dit: «Mon peuple consulte son bois, et c’est son bâton qui lui parle, car l’esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu» (Osée 4:12).  C’est dans ce sens spirituel que le mot «impudicité» est employé dans ce verset. La «prostituée» a fait partager ses voies impures et idolâtres aux rois et aux habitants de la terre. Si l’on considère les faits donnés ci-dessus concernant les sept collines de Rome, on est naturellement conduit à la conclusion que la «prostituée» représente véritablement l’Eglise Romaine, avec sa longue histoire de culte idolâtre, de culte des saints, avec ses rites religieux mystérieux, et son syncrétisme avec des pratiques païennes et magiques.  Il est écrit que les habitants de la terre ont été enivrés du vin de son impudicité. Les ivrognes sont poussés par un irrésistible besoin intérieur d’absorber des liqueurs mortelles, pour noyer leurs soucis dans un plaisir éphémère. De même, le monde entier, que ce soient les princes ou leurs sujets, ont été attirés depuis des siècles dans l’idolâtrie païenne de l’Eglise Romaine. Une fausse religion de ce type attire l’homme naturel, car il s’efforce constamment de soulager sa conscience troublée. Cependant, il est impossible, et il le sera toujours, de purifier réellement sa conscience en pratiquant de bonnes oeuvres religieuses.

Le désert, demeure de la prostituée

«Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).

Jean fut «transporté dans le désert.» Il s’agit apparemment du même désert que celui de la femme enveloppée du soleil (le reste de l’Eglise), du chapitre 12. «Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours (3 ans et demi)» (Apoc.  12:6). Elle doit y être gardée «loin de la face du serpent» (Apoc.  12:14). A la fin des trois ans et demi, les «restes de sa postérité,» un groupe de saints restés après l’enlèvement, mais demeurés fidèles à Dieu, devront mourir comme martyrs (Apoc. 12:17). Par la suite, la femme enveloppée du soleil ne trouvera ni la «nourriture» de la grâce, ni la protection contre la face du serpent. Il est donc évident que les autres membres du reste de l’Eglise, ceux qui n’auront pas été mis à mort, rejoindront la «grande prostituée,» l’Eglise apostate.  Rappelons-nous que ce «désert» ne désigne pas un endroit particulier de la terre. Après l’enlèvement de l’Eglise sanctifiée, toute la terre deviendra un désert spirituel pour le reste de l’Eglise, qui était pourtant auparavant «assise dans les lieux célestes en Christ» (Ephésiens 2:6).

L’apparence de la prostituée

«Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplies d’abominations et des impuretés de sa prostitution» (Apoc. 17:4).

La «pourpre» représente le caractère royal de sa position, et aussi son pouvoir politique, qui s’ajoute au pouvoir religieux qu’elle exerce sur sa propre Eglise et sur toutes les Eglises apostates qui la rejoindront, sous les auspices du Conseil Mondial des Eglises.  «L’écarlate» est l’emblème de l’Eglise Romaine, et reflète les mystérieux pouvoirs que le Pontife de Rome exerce sur son Eglise. Les cardinaux, qui sont aussi puissants que le prince de leur peuple, se revêtent de pourpre et d’écarlate. L’écarlate est aussi la couleur de la bête, et représente aussi la couleur du communisme. (Voir «la bête écarlate» au verset 3).

Le Pape est toujours revêtu d’or, de pierres précieuses et de perles (Apoc. 17:4). Il est couronné d’une mitre couverte de pierres précieuses, lors de son intronisation.

La «coupe d’or» représente son apparence mystérieuse mais cependant glorieuse, qui lui permet de séduire des âmes qui ne se doutent de rien, et de les entraîner dans un culte soi-disant «sacré» et «divin.» . Elle fait surtout appel aux sentiments religieux de ses adorateurs, qui s’adonnent entièrement à la vénération d’images, au signe de la croix, au chapelet, à l’emploi de cierges et d’encens, etc..., c’est-à-dire à des pratiques d’origine païenne.

«Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre» (Apoc. 17:5).

En général, dans les Ecritures, le mot «mystère» décrit une vérité divine secrète, cachée dans la pensée de Dieu, mais révélée à Ses saints par le Saint-Esprit, au temps fixé. Mais ici, «mystère» fait référence à la manière subtile qu’a employée Satan pour introduire dans l’Eglise Romaine les cultes païens de Babylone.

Comme nous l’avons déjà vu, la vénération des images, le signe de la croix, le chapelet, les prières adressées aux saints morts, le fait d’attribuer des miracles à des saints morts, la croyance en une transformation littérale du pain et du vin en corps et sang véritables de Jésus, l’emploi de l’eau bénite, ainsi que la pratique de bien d’autres rites et cérémonies, constituent des prostitutions spirituelles,  qui sont pratiquées par l’Eglise de Rome. Tous ces cultes païens remontent à Babylone. La prostituée, ou l’Eglise apostate, est donc appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.»

 

«Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement» (Apoc. 17:6).

Au cours des trois premiers siècles de l’ère chrétienne, l’Eglise a été haïe et persécutée à la fois par les autres religions et par les maîtres de l’Empire Romain. La première persécution eut lieu en l’an 67, sous le règne de l’empereur Néron. La seconde persécution suivit en 81, sous le règne de l’empereur Domitien. Neuf autres persécutions suivirent, au cours desquelles les chrétiens subirent d’inimaginables tortures et durent passer par des morts affreuses. Certains ont été brûlés vifs, d’autres furent crucifiés ou enterrés vivants.  D’autres encore furent jetés dans des fosses aux lions, ou offerts comme proies aux animaux féroces. Beaucoup furent simplement passés au fil de l’épée. 

Au quatrième siècle, l’empereur romain Constantin devint un chrétien de nom. Au lieu de s’humilier lui-même et de suivre Christ, il fit du christianisme la religion d’Etat, et éleva la fonction d’évêque à celle de prince ou de dignitaire du régime, ouvrant ainsi la voie à l’établissement d’une hiérarchie quasi-politique au sein de l’Eglise de Rome. Peu à peu, l’Evêque de Rome acquit une suprématie absolue, et il étendit sa domination sur toutes les autres Eglises chrétiennes. Mais les saints humbles et sincères, qui étaient décidés à suivre Christ et Sa vie pure et humble, ne purent pas tolérer l’ambiance et les pratiques orgueilleuses par lesquelles l’Eglise de Christ avait été profanée. Naturellement, ils commencèrent à se séparer de l’Eglise apostate de Rome. En conséquence, les véritables chrétiens commencèrent à subir une nouvelle persécution, mais qui venait cette fois de leurs frères déchus de la grâce. Les chefs de l’Eglise, qui auparavant avaient patiemment supporté la persécution et la torture, ont utilisé leur pouvoir religieux pour persécuter et détruire les véritables chrétiens, qui refusaient fermement d’accepter l’autorité de leurs enseignements erronés. Par la suite, siècle après siècle, des millions de personnes furent massacrées pour leur foi. Certains estiment leur nombre à 50 millions de personnes au moins. C’est pour cette raison qu’il est dit de la prostituée qu’elle était «ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.»

«Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes» (Apoc. 17:7).

 

Il est écrit que la bête, ou l’Antichrist, «porte» la «femme», ou la prostituée. Ceci montre que le royaume de la bête, avec ses dix rois confédérés, ne se contentera pas de soutenir la femme, c’est-à-dire l’Eglise prostituée, mais partagera aussi certains pouvoirs avec elle, de telle sorte que cette Eglise régnera avec l’Antichrist. Les raisons en sont évidentes. Tout d’abord, elle exerce une puissante influence sur les nations et les dirigeants de ce monde (Apoc. 17:15-18). Ensuite, elle est extrêmement riche (Apoc. 17:4).  Au cours du règne de l’Antichrist, la «prostituée,» c’est-à-dire l’Eglise apostate, sera l’Eglise d’Etat. Il n’y aura qu’une seule Eglise officielle, dont le siège sera à Rome. Toutes les autres Eglises se soumettront à son autorité ecclésiastique.

La bête écarlate

«Une bête écarlate, pleine de noms de blasphème» (Apoc. 17:3).

«L’écarlate,» c’est-à-dire la couleur rouge, suggère que le royaume de la bête adoptera une idéologie semblable à celle du communisme, dont l’emblème est le rouge. La bête était «pleine de noms de blasphème.» Comme nous l’avons vu, il s’agit de la même bête que celle qui est mentionnée au chapitre 13:5,6: «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...  Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.» L’Antichrist fera tout ce qui est en son pouvoir pour dénoncer Dieu et détruire ceux qui croient en Lui.  Paul dit qu’il est «l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu» (2 Thessaloniciens 2:4).

L’origine de la bête

«La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra » (Apoc. 17:8).

L’Antichrist sera un être humain, mais l’esprit qui l’animera «doit monter de l’abîme.» L’abîme est une prison où se trouvent enfermés certains esprits déchus, tels que ceux qui sont mentionnés au chapitre 9:1-11. Il est probable que l’esprit qui doit «monter de l’abîme» soit le même esprit qui anima les rois des précédents empires mondiaux, c’est-à-dire l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, la Grèce, et Rome. Avec la chute de l’empire romain, cet esprit fut jugé, et précipité «dans les profondeurs de la fosse» (Esaïe 14:15), parce qu’il «a réduit le monde en désert, et ravagé les villes» (Esaïe 14:17). Dans les temps de la fin, il devra «monter de l’abîme» et animer l’Antichrist. Après le règne de l’Antichrist, qui durera pendant les sept années de la tribulation, l’Antichrist et cet esprit méchant seront tous les deux jugés et «jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre» (Apoc. 19:20). Ils iront ainsi à la perdition (Voir les notes concernant le chapitre 17:3).

Les sept têtes de la bête

«C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. Et la bête qui était, et qui n’est plus, est elle même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition» (Apoc. 17:9-11).

La bête a «sept têtes»: Nous avons déjà vu que les «sept têtes» font référence aux sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome.

Mais Jean reçoit une autre interprétation de ces «sept têtes.» «Ce sont aussi sept rois»: Les «sept têtes» symbolisent les «sept rois» qui ont été à la tête de sept empires mondiaux.  «Cinq sont tombés»: Les empires qui étaient déjà tombés sont: l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, et la Grèce.  «Un existe»: Ceci fait référence au sixième empire, l’empire Romain, qui existait au temps de l’apôtre Jean.

«L’autre n’est pas encore venu»: Il s’agit du nouvel empire Romain, qui doit dominer brièvement le monde, sous l’influence religieuse de l’Eglise de Rome et du Conseil Mondial des Eglises.  Ce septième empire, qui n’est pas encore venu, se cherchera soigneusement un leader politique ou un dictateur. Ce dictateur est appelé «la bête.» C’est la bête qui est le «huitième roi.» C’est l’Antichrist.

Le fait qu’il soit «du nombre des sept» démontre qu’il surgira de l’empire Romain qui doit se manifester dans la fin des temps.

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«Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête» (Apoc. 17:12).

Les «dix cornes» de la bête font référence aux dix pays européens qui ont signé le Traité de Rome, et qui sont devenus membres du Marché Commun, c’est-à-dire de la Communauté Economique Européenne. Ces dix pays sont la France, la Belgique, le Luxembourg, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne Fédérale, le Danemark, l’Angleterre, l’Irlande et la Grèce.

(N.D.T.: A ces dix pays initiaux se sont depuis ajoutés l’Espagne et le Portugal. Mais seuls dix pays ont pleinement adopté, sans réserve, le récent Traité d’intégration européenne de Maastricht. L’Angleterre et le Danemark ont émis des réserves et obtenu un statut particulier, ce qui les place en marge des dix autres pays.) Les dix chefs ou rois de ces pays européens se soumettront unanimement à la domination de l’Antichrist qui, à son tour, leur donnera «autorité comme rois,» pour régner avec lui pendant «une heure.» Cette durée montre que leur royaume ne durera que pendant une courte période.

«Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. Ils combattront contre l’agneau et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui, les vaincront aussi» (Apoc. 17:13,14).

Cet événement se produira à la fin des sept années de la tribulation, lorsque Jésus-Christ reviendra sur la terre avec Ses «armées qui sont dans le ciel» (Apoc. 19:14), pour juger les nations. Jean vit «la bête (l’Antichrist), et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval (Jésus-Christ) et à son armée» (Apoc. 19:19). Mais les forces de l’Antichrist seront détruites «par l’éclat de son avènement» (2 Thessaloniciens 1:8). Jean vit à l’avance ce jugement, au moment où le sixième sceau fut ouvert: «Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang... Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau, car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?» (Apoc. 6:12, 15-17). Ce jour est aussi connu sous le nom de «bataille d’Harmaguédon » (Apoc. 16:16-21).

«Et il me dit: Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc. 17:15).

(Voir les notes concernant «les trois sièges de la prostituée» (Apoc.

17:1).

«Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. Car Dieu a mis dans leur coeur d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies» (Apoc. 17:16,17).

Au verset 1 de ce chapitre, l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes dit à Jean: «Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée.» Aux versets 16 et 17, nous voyons le jugement prononcé par Dieu s’abattre sur la grande prostituée, l’Eglise apostate.  Elle sera jugée parce qu’elle a abandonné Christ et Ses saines doctrines, pour adopter l’idolâtrie et des cultes païens, et pour se souiller par les péchés du monde. Elle a ensuite persécuté les saints, et s’est élevée elle-même au niveau des rois de la terre. Finalement, son ambition dévorante l’a poussée à conclure un traité avec l’Antichrist et ses Etats confédérés.

Puis elle a saisi l’opportunité de persécuter et de détruire les derniers chrétiens fidèles qui étaient restés sur la terre, ceux qui constituent les martyrs de la tribulation, et qui ont refusé «d’adorer l’image de la bête» ou de porter “sa marque, ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom» (Apoc 13:15-17). Mais quelle est à présent sa juste rétribution? L’Antichrist et son armée se retournent contre elle, la «prostituée,» l’Eglise apostate, et la consument «par le feu.» Cet événement se produit très peu de temps avant que l’Antichrist et son royaume ne soient eux-mêmes détruits à la bataille d’Harmaguédon.

«Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre» (Apoc. 17:18).

 

 

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MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

 

Depuis son impression après l’invention de l’imprimerie, la popularité de la Bible va croissante. Il y a  deux siècles, la Bible est le livre qui a reçu le plus d’attaques bien que sa popularité soit incontestablement établie. Chaque nouvelle découverte scientifique vient conforter la position de la Bible dans ses affirmations très anciennes remettant chaque fois en cause, les vérités des scientifiques d’hier qui deviennent forcément des mensonges d’aujourd’hui. Si Voltaire, un des grands ennemis de la Bible qui prétendait qu’en moins d’un siècle après sa mort la Bible tomberait dans l’oubli, il s’évanouirait à coup sûr en s’apercevant lui-même qu’il s’était horriblement trompé, sa maison étant devenue une imprimerie des Bibles. La Bible est le livre le plus persécuté par ses ennemis et le plus torturé par ses amis, pourtant c’est elle seule qui véhicule la vérité concernant Dieu, la création, restant l’unique code de vie par excellence. La Bible est encore le livre le plus diffusé dans le monde entier, et de loin, car elle est éditée à plusieurs millions de copies chaque année et on en retrouve des portions traduites dans plus de 1500 langues et dialectes. Les ennemis se succèdent, mais la Parole de Dieu demeure. Mais pourquoi donc l’homme s’acharne-t-il tant à rejeter la plus belle des nouvelles jamais révélée à l’homme ?

Il apparaît de plus ne plus clairement que le dieu que rejette l’homme moderne n’est pas sûrement celui qui nous est présenté dans la Bible. Au jour de sa mission terrestre Jésus fut hâtivement jugé et condamné sur la base des montages honteux de faux témoins pour croire faire taire la conscience accusatrice de ses meurtriers tous coupables devant Dieu. Aujourd’hui encore, Jésus-Christ est chaque jour devant la barre d’accusation poussé par ses mauvais disciples qui au lieu de faire la volonté du Père céleste, veulent voir leur volonté faite. Face à la forte conviction de péché dans leur conscience, certains croient échapper en allant d’église en église pour s’abriter à l’ombre de faux enseignements. Lorsqu’ils ne trouvent pas de repos selon qu’il est écrit il n’y a point de paix pour les méchants, ils optent pour noyer leurs soucis dans l’alcool, troubler leur intelligence par la drogue ou simplement chercher à tuer leur conscience. Inconsciemment,  ils agissent comme ceux il y a deux mille ans, voulant le faire taire, le crucifièrent. La méthode moderne de nos jours consiste à toujours  vouloir le faire taire par d’autres moyens : on nie son existence en tant que personnage historique ; on décrie et déclare inexistant le péché et la venue imminente du Fils Unique de Dieu.

Comme il est dérangeant Jésus ! Si seulement il restait juste le petit enfant de la crèche, un petit bébé sans influence ! Mais non, c’est la croix du sacrifice qui est devenue l’emblème de son message. Comment échapper à cette autre réalité ? Sur les églises, dans les cimetières et même comme bijoux sur le cou ou les oreilles des femmes, ces fameuses croix sont présentes.

Lorsque malgré tout rien ne va, ils changent de religion et deviennent musulmans, bouddhistes, etc. Derrière tout cela, la Bible crie : Mais sache que ton péché t’atteindra.

Aujourd’hui, Dieu est entre tes mains, fais de lui ce que ce que tu veux ! Un jour, toi, tu seras entre ses mains, lui le souverain.

Petite mise en garde : Si tu dis : je refuse d’obéir à Dieu malgré tout, il te dira ce jour là, que ta volonté soit faite et tu iras en enfer. Mais si tu dis : Seigneur, que ta volonté soit faite dans ma vie, il te dira en ce jour là : bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître.

A tous, serviteurs de Dieu, retenons que :

Parce que l’Eglise est essentiellement un organisme spirituel, (Colossiens 1.24),  l’Eglise a aussi : Un Ministère spirituel (Colossiens 1.27),  avec un Message spirituel (Colossiens 1.25), véhiculé Par des Hommes spirituels   (Colossiens 1.9-14), Pour des Fins spirituelles   (Colossiens 1.28), en comptant sur une puissance spirituelle   (Colossiens 1.29).

Dr André CHOUBEU

 

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LES DIVERS ASPECTS DE L’EVANGILE

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Définition : 

Le mot grec ‘‘Euangellion’’  traduit en français Evangile signifie ‘‘bonne nouvelle’’. Ce mot se rapporte à différents aspects de la révélation divine de la voie du salut. L’Evangile dans son but premier appelé Evangile de la grâce de Dieu est le plan de Dieu, indispensable pour le salut de l’homme (Rom 2.16). Il annonce la bonne nouvelle de Jésus Christ mort à la croix du Calvaire pour les péchés du monde entier, ressuscité des morts et justifiant parfaitement quiconque croit en Lui (Rom 4.25-5.1).

Il revêt plusieurs aspects qui doivent trouver leur application dans la vie du croyant sinon, il n’aura pas son effet tel que voulu par Dieu. Bien que l’Evangile désigne plusieurs aspects de la bonne nouvelle de la révélation divine, Dieu en proclamant la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce, celle de l’Evangile du Royaume à venir, et celle de l’Evangile éternel du jugement divin des méchants et de la délivrance des croyants, ne signifie pas qu’il y ait plusieurs évangiles.

Durant toutes les dispensations, la grâce a toujours été le fondement du salut. Elle demeure en toutes circonstances, le seul moyen pour être sauvé du péché. Les Saintes Ecritures mettent donc un accent sur  les aspects suivants de l’Evangile : 

  1. 1.      L’Evangile de Dieu :

‘‘Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l'Évangile de Dieu’’ (Rom 1.1). 

L’évangile de Dieu est la bonne nouvelle concernant Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que Paul va expliquer aux Romains tout au long de la lettre. Cet évangile tire son origine de l’amour de Dieu.

L’utilisation de ce mot environ 60 fois dans l’Epître aux Romains comme verbe et nom a une importance sans équivoque. Particulièrement le mot Evangile de Dieu aux romains établit une différence entre le culte de l’Empereur pour interpeller les hommes non à la bonne nouvelle qui caractérisait les heureux évènements survenus dans la famille de ce dernier, mais de celle que Dieu a réservé à quiconque acceptera celui qu’il a envoyé pour remplacer leur amertume par la joie, la tristesse par l’allégresse, la perdition par le salut et ce, par simple grâce. En effet, le héraut de la ville introduisait une importance annonce sur l’Empereur telle que la naissance d’un fils par le mot ‘‘bonne nouvelle’’. Paul au contraire y souligne le fondement vétérotestamentaire de la Bonne Nouvelle (Romains 1.2-4) et son universalité, les Juifs et les non Juifs étant appelés par Dieu au moyen de l’Evangile à ne former qu’un seul peuple (Romains 1.5). Ce projet divin était déjà inscrit dans l’Ancien Testament (Romains 16.25-26). Pour placer la Bonne Nouvelle dont Paul annonçait au-delà de toute tension, appelant tous à la même confession de foi, il rappelle à cet effet que l’Evangile de Dieu parle de l’Eternel Dieu (Adonaï de l’Ancien Testament), du Messie Roi, pleinement humain et pleinement divin, divinité qui a été manifestée par sa résurrection (Phil 2.9 ; 1 Pierre 1.21 ; Eph 1.20-23), sur l’Esprit Saint comme agent de la résurrection (Romains 8.11 ; 1 Cor 15.44-45), la grâce de Dieu source de tout salut excluant tout mérite et toutes bonnes œuvres (Eph 2.8). Ainsi, la Bonne Nouvelle que pêchait Paul ne venant pas de l’Empereur, tire son origine de Dieu et dont le contenue : Dieu pardonnera vos péchés, il vous délivrera du pouvoir du péché et vous donnera une espérance éternelle (1 Cor 1.16 ; 1 Cor 15.1-4), n’étant pas seulement une offre pleine de grâce, mais aussi un ordre auquel il faut obéir (Rom 10.16). Comme Paul, nous devons tous brûler de l’annoncer (1 Cor 9.23) : 

 

-   «Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour les impies.

-   A peine mourrait-on pour un juste ; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

-   Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque  nous étions encore des pécheurs, Christ est  mort pour nous.» (Rom 5.6-8)

-   « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui.

-    Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. » (1 Jean 4.9-10).

Jésus-Christ a dit : Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie (Jean 20.21).

a)      Nous connaissons-nous envoyés pour annoncer l’Evangile ?

b)      Obéissons-nous à cet ordre ?

c)      Prions-nous sincèrement pour les perdus et allons-nous vers eux pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume des cieux ?

d)      Souffrons-nous pour ceux qui sont sur la voie de la perdition ?

e)      Sommes-nous reconnaissant à Dieu pour notre salut ? La joie du salut habite-t-elle vraiment en nous ?

L’Evangile de Dieu nous ramène à la Seigneurie de Celui qui est à l’origine de toute chose et qui ne veut pas que le pécheur soit perdu, mais qu’il soit sauvé et parvienne à la connaissance de la vérité. 

  1. 2.      Evangile de Christ :

‘‘Par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l'Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu'en Illyrie, j'ai abondamment répandu l'Évangile de Christ’’ (Rom 15.19).

La bonne nouvelle du salut procède du sacrifice expiatoire dont Christ est la seule source de la foi (Rom 1.16 ; 15.19 ; 1 Cor. 9.12 ; 2 Cor 10.14). Cet Evangile consiste à annoncer la Bonne Nouvelle comme pionnier là où Christ n’a pas encore été annoncé. Le salut qui est l’œuvre du Serviteur exprimée dans Esaïe 53 doit être explicitée et proclamée en sorte que ceux qui ont le cœur brisé, les prisonniers et les captifs soient visités d’en haut pour leur libération parce que celui qui ne relâchait jamais ses prisonniers a été vaincu à la croix et alors les ténèbres ne règneront pas à toujours (Esaïe 14.17 ; 61.1-5 ; Esaïe 8.20). Proclamer donc l’Evangile de Christ c’est annoncer le salut à ceux qui étaient dan la geôle de la mort ou dans l’emprise des puissances démoniaques par les liens du péché car il est dit : ‘‘et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance’’ (1Co 2.4).

Nous constatons qu’au fil des jours, Satan investit lourdement pour renverser les valeurs de l’Evangile de Christ en inventant subtilement toutes sortes de stratégies.  Ainsi, l’évangile bon marché au moyen de la falsification des Ecritures est prêché, octroyant un faut salut au moyen des principes inconnus de Dieu : celui qui croit en Christ ne souffrira jamais, ne sera jamais pauvre, etc., pourtant nous pouvons dire :  

-            « Non pas qu’il y ait u autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ » (Gal 1.7)

-            «Commencement de l’Evangile de Jésus Christ, Fils de Dieu» Marc 1.1)

-            « Nous aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

-            Ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône.

-            Considérez, en effet, Celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point l’âme découragée. » (Hébreux 12.1-3)

 

Christ a souffert pour notre salut :

a)         et l’Apôtre Paul de dire : ce qui manque aux souffrances de Christ, je les achève dans ma chair pour son Corps qui est l’Eglise. Souffrez-nous pour Christ en annonçant l’Evangile ?

b)        Subissez-nous les persécutions sans complainte pour la cause de Christ ? Investissez-nous pour le progrès de l’Evangile (Luc 22.36-37) ?

L’Evangile de Christ nous conduit à celui que le ciel dans sa souveraineté avait avant les temps ancien désigné pour notre salut afin que la prophétie ‘‘Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon’’ de Genèse 3.15 s’accomplisse. 

  1. 3.      Evangile de la grâce de Dieu :

‘‘Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu’’ (Actes 20.24).

      L’Evangile de la grâce est la bonne nouvelle qui sauve ceux qui sont sous la malédiction de la loi. Dans le passé, les hommes ont expérimenté plusieurs moyens pour parvenir au salut, mais en vain. Ainsi, ce ne sont ni nos œuvres, ni nos efforts, nos possibilités physiques, morales ou nos valeurs intrinsèques qui peuvent nous sauver (Actes 20.24). L’une des réelles difficultés dans la transformation morale de plusieurs chrétiens est la base absente de cet aspect de l’Evangile qui relâche la puissance de Dieu qui opère en notre esprit. La doctrine du salut est moins enseignée ou expliquée dans les Assemblées locales, privilégiant la loi que plusieurs en vain s’efforcent de pratiquer. L’Apôtre dit : ‘‘Il vous affermira aussi jusqu'à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus Christ notre Seigneur’’ (1Co 1.8-9).

     ‘‘Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus Christ’’ (Phi 1.6).

       Nous comprenons ici que cet aspect de l’Evangile place la grâce au centre de tout bien que nous ayons à faire des efforts pour joindre à notre foi à la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité (2Pierre 1.5-7). Ne nous souvenons-nous pas que le Seigneur Jésus lui-même nous a dit : ‘‘Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire’’ (Jean 5.5). L’Apôtre ira plus loin en disant : ‘‘Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ?’’ (1Co 4.7). 

       Il devient évident que oublier l’Evangile de la grâce dans l’application de la Bonne Nouvelle reviendrai à conduire les hommes vers le légalisme et non vers la grâce de Dieu qui peut tout faire en nous et pour nous lorsque nous demeurons obéissants et attachés à la vraie Parole de Dieu non diluée, non polluée. Quelques textes bibliques donnent matière de réflexion à ce sujet :

-       « Avec quoi me présenterai-je devant l’Eternel, pour m’humilier devant le Dieu Très – Haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an ?

-       L’Eternel agréera-t-il des milliers de béliers, des myriades de torrents d’huile ?  Donnerai-je pour mes transgressions mon premier-né, pour le péché de mon âme le fruit de mes entrailles ? » (Michée 6.6-7).

-       «Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé...» (Esaïe 64.5)

-       « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que  personne ne se glorifie. (Eph 2.8-9).

 

     Quelques questions devraient alors nous interpeller dans notre motivation au service pour Dieu :

            a)    Sommes-nous toujours sous la loi ou sommes-nous passés de la loi à la grâce ?

b)        Sommes-nous ces fanatiques qui nous appuyons sur ses œuvres extérieures pour nous croire quelque chose ?

c)         Reconnaissons-nous la grâce de Dieu dans tout ce que nous sommes, avons et faisons ?

d)        Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu, et si nous avons reçu, pourquoi nous enorgueillir ?

e)         Investissons-nous pour que d’autres reçoivent la grâce de Dieu ?

f)         Par notre comportement, privons-nous d’autres de la grâce de Dieu (Héb 12.15-17) ?

 

L’Evangile de la grâce nous permet de compter sur Dieu d’heure en heure pour toute chose, tout en demeurant dans son intimité car il est souverain et connaît seul le chemin par lequel il nous conduit en d’atteindre ses objectifs dans nos vie. 

  1. 4.      Evangile de la gloire du Christ :

‘‘Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu’’ (2Co 4.4).

L’Evangile de gloire est la Bonne Nouvelle qui concerne Celui qui est dans la gloire et qui veut conduire à la gloire beaucoup de fils. Par la chute, Satan entraîna la race humaine sous le coup de la perdition, de la misère, de l’ignominie. Mais Jésus venu de Dieu, sauve le pécheur par l’Evangile de la gloire, afin de l’amener à la gloire de Dieu. En effet, Satan le Dieu de siècle aveugle l’esprit humain afin d’empêcher la lumière du Christ d’y pénétrer. Le monde présent dominé par le péché (Gal 1.4) est distingué du monde à venir. En tant que Dieu incarné, le Christ est l’image parfaite de Dieu, mais en tant qu’homme, il est aussi parfaitement à l’image de Dieu (de même qu’Adam et Eve avaient été créée à l’image de Dieu) : En étant transformé à l’image du Christ (2 Cor 3.18) le croyant devient ce qu’il était sensé être depuis le commencement, c’est-à-dire parfaitement humain, ceci par l’Evangile de la gloire : ‘‘nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit’’ (2Co 3.18).

Nous comprenons ici que l’adhésion de notre esprit à l’Esprit de Dieu par une soumission totale à la Parole de Dieu bénéficie d’une régénération qui transforme notre méthode de pensée et notre capacité de compréhension qui produira en nous la nature de Christ dans la manifestation de nos actes. Cette gloire dont tout vrai croyant est tributaire par la grâce de Dieu est exprimée dans les Ecritures :

-          « Rendez grâces au Père, qui vous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

-          qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

-          en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés» (Col 1.12-14)

-          « Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrit la mort pour tous.

-          Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

-          Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères» (Héb 2.9-11).

 

      Parce que le but de l’Evangile dans l’une de ses implications conduit à la gloire de Dieu perdu par le péché, et parce que ‘‘tous ont péché et sont privé de la gloire de Dieu (Rom 3.23) interrogeons-nous :

                        a)    Recherchons-nous  toujours la gloire de Dieu en toute chose ?

b)      Travaillons-nous pour que les autres entre dans la gloire de Dieu ?

c)      Espérons-nous à la gloire de la vie éternelle ?

d)      Nous laissons-nous transformer par l’Evangile pour refléter la gloire de Dieu ?

L’Evangile de la gloire nous amène à comprendre que Dieu veut restaurer en nous, sa gloire qui fut ôtée par le péché et recréer à nouveau une intimité avec lui comme qui fut entre Adam et Eve dans le jardin d’Eden avant la chute. 

  1. 5.      Evangile de votre salut :

‘‘En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis’’ (Eph 1.13).

L’Evangile de votre salut est cette bonne nouvelle à travers laquelle le Seigneur manifeste sa miséricorde à notre endroit en agissant lui-même, mais de manière définitive pour apporter une fois pour toute la solution au problème de péché. Au Jardin d’Eden, il en avait fait une illustration en tuant deux animaux dont la peau servit à couvrir la nudité des premiers parents Adam et Eve. Cet acte plein de signification est la solitude divine envers l’homme et la femme malgré leur désobéissance. Nous constatons que malgré la mise ne garde de Genèse 2.17, la première créature à mourir n’était pas un homme, mais bien un animal. C’est une ombre de la réalité divine car Dieu tua au Calvaire un substitut pour racheter les pécheurs. Nous réalisons que les animaux tués, type de l’animal qu’égorgeait le sacrificateur pour le pardon du pécheur et plus tard l’Agneau de Dieu (Christ) livré pour la rédemption de l’humanité n’intervint qu’après la confession de foi d’Adam qui eu confiance à la promesse divine de Genèse 3.15 en donnant à sa femme le nom de Eve (Genèse 3.20). Nous retiendrons ici que le nom Eve en hébreu Chavvah signifiant vie ou qui donne la vie veut bien dire que Adam connut qu’il est mort spirituellement, mais un jour, l’enfant qu’accouchera son épouse vaincra définitivement leur ennemi. L’Evangile de notre salut atteste une bonne fois pour toute que notre rachat a été bien acquis par Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Par le rachat en effet, l’objet de la transaction change complètement de main, donc de propriétaire. C’est pour cela qu’il est affirmé : ‘‘Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu’’ (Eph 2.14-19). Ainsi, nous pouvons affirmer :

-       « En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,

-       lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire» (Eph 1.13-14)

-       « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en Lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.16)

 

     Face à cet amour de Dieu, une forte interpellation s’impose :

                      a)   L’Evangile nous a-t-il vraiment affranchi ?

b)      Sommes-nous encore sous le joug d’un esclavage quelconque ?

c)      Aimons-nous vraiment le salut des autres ?

d)      Savons-nous que l’Evangile peut sauver tous ceux qui sont autour de nous ?

e)      Quel programme de témoignage avons-nous pour le salut des autres ?

 

L’Evangile de notre salut exprime à l’intention de tout pécheur que toutes les dispositions favorables ont été prises par Dieu pour garantir notre salut et veiller sur notre croissance aussi longtemps que nous y sommes attachés car Dieu a tout accompli sur la croix les exigences requises par la loi à cet effet. 

  1. 6.      Evangile de paix :

       ‘‘Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix’’ (Eph 6.14-15).

 

L’Evangile de la paix proclame que Christ a établi la paix entre Dieu et le pécheur devenu croyant, lui accordant la  possibilité d’acquérir la paix intérieure (Col 1.20). Nous devons savoir que le monde entier est sous l’emprise du malin (1 Jean 5.19), mais, Jésus – Christ le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable (1 Jean 3.8). Nous savons qu’il est écrit ‘‘qu’il n’y a point de paix pour les méchants’’ (Esaïe 57.21). La gamme de propositions que fait Satan aux hommes pour les maintenir dans l’esclavagisme a essentiellement pour but de leur faire croire que par là, ils vont acquérir la paix. Une fois engagé dans cette voie subtile du diable, l’homme s’enlise chaque jour dans une étreinte interminable qui le conduit toujours vers l’aliénation jusqu’à ce que mort s’en suive. Dans l’Ancienne Alliance, il fallait à chaque fois qu’on a péché, recourir aux sacrifices pour l’expiation ; mais par la mort de Jésus Christ sur la croix, le mur de l’iniquité a été définitivement renversé et la paix octroyée à la conversion est renouvelée par une simple confession lorsque nous nous sommes éloignés de Dieu par un péché quelconque (1 Jean 1.9).

Nul ne pourrait prétendre avoir reçu l’Evangile de paix s’il n’est enrôlé dans l’armée du Seigneur pour le combat spirituel défensif et offensif :

La paix étant une chose précieuse dans la marche chrétienne, nous devons veiller sur notre comportement, sur nos paroles, nos pensées et nos actes afin que vivant dans l’intimité du Saint-Esprit, nos relations à tous égards soient saines et empreintes de paix. La paix que donne l’Evangile est si indispensable pour une approbation divine qu’il est écrit de ne pas se mettre inutilement en soucis, mais d’exposer nos besoins en toute chose à Dieu, lui adressant nos prières et requêtes, lui disant notre reconnaissance et alors, la paix de Dieu qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir gardera notre cœur et notre pensée sous la protection de Jésus Christ (Phil 4.5-7). L’Evangile de paix est la source qui nous préservera dans la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (Héb 12.14). La paix intérieur et extérieur étant l’objet de fréquentes attaques du monde des ténèbres, nous devons pour préserver cet acquis si cher à notre vie dans tous ses aspects, retenir ce qui suit :

-       « Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu » (Eph 6.14-17)

-       « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! (Mt 5.9)

-       « Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

-       Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par Lui nous avons les uns les autres accès auprès du Père dans un même Esprit » (Eph 2.14-17).

 

     Comme interpellation dans la prescription divine de l’Evangile de paix, nous devons nous interroger sur les points suivants : 

              a)    Sommes-nous en paix avec Dieu ?

b)        Sommes-nous en paix avec toi-même ?

c)        Sommes-nous en paix avec les autres ?

d)        Travaillons-nous pour le ministère de la réconciliation, de la destruction ou la division ?

e)        Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent l'Evangile de la paix disent les Ecritures ; Qu’en est-il des nôtres ?

 

L’Evangile de paix est la manifestation de la miséricorde divine qui à travers le sang de l’alliance, efface de nos consciences la notion de culpabilité qui est la cause des troubles, des inquiétude, des mauvaises pensées et paroles déplacées ou mensongère, etc. La paix étant comme une sentinelle autour du croyant et le protégeant des assauts de l’ennemi, nous affirmons qu’elle est l’assurance de la présence et de l’intimité divine avec celui qui a Christ comme bouclier. La paix que donne la bonne nouvelle est un contentement intérieur donné par Dieu. 

  1. 7.      L’Evangile du Royaume :

‘‘Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus Christ, hommes et femmes se firent baptiser’’ (Actes 8.12). 

Dans cette Bonne Nouvelle, Dieu se propose d’établir sur terre le Royaume de Christ, afin d’accomplir l’alliance faite à David (2 Sam 7.16). Cette bonne nouvelle du royaume fut annoncée par les Prophètes de l’Ancien Testament (Esaïe 9.5-6), ainsi que par Christ Lui-même lors de sa première venue (Mt 9.35). Elle sera proclamée pendant la Grande Tribulation (Mt 24.14). 

L’Evangile de Matthieu est celui dans lequel la notion de royaume est la plus marquée. Il convient de préciser que le peuple Juif ayant trop souffert des dominations étrangères soupiraient ardemment à un royaume messianique dans lequel, le Messie envoyé du ciel combattra leurs ennemis par le Roi Messie. Dieu par Matthieu introduit Jésus comme ce Roi longtemps attendu qui apportera enfin la paix tant attendue. C’est ainsi que Matthieu présentera Jésus dans sa généalogie dans la dynastie royale de David. Toutefois, le règne messianique du Roi Jésus devra selon les saints desseins de Dieu commencer par l’intérieur du croyant qui par la manifestation de la nature de Christ qui habite en lui étalera par sa conduite, ses paroles, ses actes et ses œuvres le règne absolu de Dieu tel qu’il est vu et appliqué au ciel.

 

Dans Ses paraboles au sujet des divers aspects du Royaume de Dieu, Jésus a enseigné beaucoup de leçons importantes qui donnent à l’Evangile du Royaume un sens précis. L’étude de ces nombreuses paraboles du Christ permet de comprendre plus profondément ce que sera ce Royaume dans le programme de Dieu, dans sa manifestation et notre implication à partir de notre subordination au Roi éternel pour l’entrée dans son Royaume. Bien que la signification réelle les paraboles du Christ sur le Royaume soit souvent obscure pour le monde qui nous entoure, elles révèlent les mystères du Royaume à ceux qui sont appelés par Dieu.

C’est ainsi que selon Matthieu 13, la parabole du grain de sénevé qui  est la plus petite semence du jardin enseigne aux disciples que le Royaume de Dieu, quoique paraissant petit au commencement, connaîtra une grande croissance (versets 31-32). Avec la parabole du levain, Jésus souligne selon certains commentateurs, le jugement divin à venir, ainsi que les devoirs de ceux qui sont invités à participer au Royaume. Parce que le règne de Dieu est un règne d’amour, de miséricorde, cet Evangile apprend au sujet de la joie que Dieu éprouve à l’égard de notre repentance. Ainsi, Le Christ rendait très clair que l’entrée dans le Royaume de Dieu impliquait des obligations et un jugement. Mais, le Royaume de Dieu n’est pas uniquement un message d’obligations et de jugement, c’est également une description de la joie intense du Père, qui retrouve ceux qui étaient égarés. La parabole du Luc 19 montre que Christ, l’unique Roi du Royaume revendra, et récompensera Ses disciples en fonction de leur fidélité et de leur diligence manifestées lors Son absence. Luc 14 quant à lui, montre que dans les gouvernements du monde, les gens qui semblent réussir sont ceux qui utilisent des moyens politiques, et qui sont motivés par leurs ambitions. Mais dans le gouvernement de Dieu, ce ne sera pas le cas : pour avancer, il ne faut pas rechercher les hautes fonctions, mais servir humblement. L’Evangile du Royaume mentionné 33 fois dans le livre de Matthieu retrace trois aspects marquants et déterminants sur Jésus comme le Roi incontestable de ce Royaume : 

- L'entrée triomphale à Jérusalem (Mt 21.2-11 ; Luc 19.28-38 ; Jean 12.12-16).

En entrant à Jérusalem monté sur un ânon, Jésus réalise la prophétie de Zacharie (9.9) et se présente comme un roi. Les foules et ses disciples ont pu penser qu'il restaurerait la royauté politique en Israël. Mais conscient de sa mort prochaine, Jésus annonçait plutôt le Royaume de Dieu.

-  L'action contre le Temple (Mt 21.12-17 ; Marc 11.15-19 ; Luc 19.45-46 ; Jean 2.14-16)

En chassant les vendeurs du Temple, Jésus s'attaque au "centre visible de Jérusalem et du judaïsme (Brown, cité par Poirier, 1998). Plusieurs interprétations de son geste sont possibles. Retenons celle-ci: son geste pouvait annoncer la fin d'un ordre et le commencement d'un ordre nouveau, l'ordre du Royaume.

- Le dernier repas avec les disciples (Mt 26. 20-35 ; Marc 14.17-31 ; Luc 22.14-38 ; Jean 13.1-17,26)

En rassemblant les données des quatre évangiles, on saisit mieux la forte densité du sens contenu dans ce repas d'adieu. Le symbolisme du repas rappelle bien sûr le festin du Royaume. Bien plus, il vient expliquer l'ordre nouveau du Royaume. Dans son geste de se donner lui-même à manger (institution de la cène), dans son geste de laver les pieds de ses disciples, Jésus montre que dans l'ordre du Royaume, l'amour va jusqu'au don de soi-même, jusqu'au don de sa vie pour les autres.

Et comme il est écrit : 

« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera su ses épaules ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

Donnez à l’empire de l’accroissement et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours » (Esaïe 9.5-6)

«Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin» (Mt 24.14). 

Nous devons en toute âme et conscience, nous interroger sincèrement :

   a)     De quel royaume sommes-nous : du monde, de Satan ou de Dieu ?

b)        Dans le royaume de Dieu, seul Christ est l’unique roi. Lui sommes-nous soumis ?

c)         Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis ? (Luc 6.46) 

d)        Christ est-il vraiment notre Souverain ? Pourquoi donc les plaintes et inquiétudes ?

e)         Christ est-il Seigneur sur nos lèvres seulement ou dans notre vie aussi ?

f)         Travaillons-nous pour l’avancement du royaume de Dieu ?

g)         Obéissons-nous au commandement de Mt 28.19-20 ? 

L’Evangile du Royaume présente le Royaume de Dieu comme la réalisation parfaite de l'éthique, du mode de vie, de la vision et des valeurs portés par l'Évangile. Il s'agit de la description d'un monde idéal auquel l'espérance chrétienne soumet l’individu à l’obéissance inconditionnelle du mode de vie manifesté par la nature de Christ en lui, modèle parfait de celle que vivait le Seigneur sur terre, expression véritable des principes du gouvernement de Dieu dans tout ce que l’homme est, pense, vie, fait et sera pour l’éternité. 

  1. 8.      L’Evangile éternel :

‘‘Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribut, à toute langue et à tout peuple’’ (Apoc 14.6).

L’ange prêche cette Bonne Nouvelle de la vie éternelle et de l’entrée dans le Royaume de Dieu en accomplissement des prédictions de Mt 24.14 et 1 Cor 15.1-10. Le monde est en plein dans la grande tribulation et cet évangile invite tous les habitants du monde entier à mettre fin sans tarder à  allégeance faite à la Bête pour se tourner vers l’Agneau. L’Evangile éternel n’est rien d’autre que la l’Evangile de la gloire de Dieu, Bonne nouvelle de la grâce de Dieu, de Jésus Christ ou du Royaume. C’est la bonne nouvelle qui affirme que Dieu sauve en pardonnant les péchés et ouvre son royaume à tous ceux qui se repentent et croient. Dans sa justice, sa miséricorde, son amour, Dieu a établi que le monde entier entendra ce message grâce aux anges, lorsque Dieu appellera les hommes à saisir ce salut gratuit. Il devra être ainsi avant la fin en sorte que Dieu soit juste en jugeant et en condamnant ceux qui volontairement ont manifesté l’endurcissement et l(incrédulité face à la miséricorde de Dieu, préférant la perdition que de se soumettre à Christ le Roi choisi par Dieu pour régner pendant les mille ans.

L'évangile de la grâce est la bonne nouvelle que Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle. Cet Evangile de grâce est prêché entre les deux périodes de l'Evangile du Royaume. L'évangile éternel consiste dans la crainte et l'adoration du Dieu glorieux, Créateur de toutes choses, béni éternellement. Cet Evangile est proclamé aux habitants de la terre à l'extrême fin de la Grande Tribulation, juste avant le Jugement des nations (Mat. 25.31). C'est une bonne nouvelle pour Israël et pour ceux qui ont été sauvés à travers la Grande Tribulation ; car elle annonce leur délivrance prochaine de leurs persécuteurs et les exhorte à ne pas craindre ceux qui peuvent tuer leur corps, mais ne peuvent tuer leur âme. C'est aussi un dernier appel jeté à ce monde apostasié. 

Cet Evangile sera une bonne nouvelle pour les croyants dans leurs souffrances, puisqu’il leur annoncera la délivrance très prochaine et la récompense. Devant les terribles jugements divins, les habitants de la terre sont exhortés à craindre Dieu et à Lui donner gloire : 

-       « Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez Lui gloire, car l’heure de son jugement est venue et adorez Celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer et les sources d’eaux....C’est ici, la persévérance des saints qui gardent les commandements de Dieu, la foi de Jésus. » (Apoc 14.7,12).

 

     Ces choses ne peuvent rester sans réaction de notre part. Alors :

          a)    Comment voyons-nous l’amour de Dieu pour les incrédules de la Grande Tribulation ?

b)        Savons-nous que les effets de l’Evangile sont éternels et que notre péché nous atteindra ?

c)        Le riche apprit de grandes leçons en enfer, mais pour sa condamnation.

d)        Notre comportement présent vis-à-vis de l’Evangile nous garantit-il le bonheur du ciel ?

 

L’Evangile Eternel est une marche de la voie sortie de l’éternité et qui traverse la création en direction du lieu de sa provenance, savoir l’éternité. Marquant ses empruntes, il se repose dans le cri du témoignage des envoyés venus de l’Eternel, Dieu de toute éternité qui confie sa pensée au Saint Esprit dans le seul but de « manifester » sa miséricorde avant que sa gloire ne soit donné à aucun autre. 

  1. 9.      Selon mon Evangile :

‘‘A Celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles’’ (Romains 16.25).

Lorsque dit selon son Evangile, il ne parle de son message personnel, mais le message de Jésus Christ qui lui a été divinement révélé, qui est une bonne nouvelle à la lumière des mauvaises nouvelles du jugement. Paul avait été choisi, mis à part pour annoncer le message de la bonne nouvelle du salut aux païens. C’est la nouvelle de la grâce de lui qui lui a été faire, lui persécuteur non seulement d’être pardonné, mais d’être appelé à l’apostolat et d’avoir sans avoir été parmi les douze Apôtres, trouvé grâce aux de Dieu qui lui a révélé plusieurs mystères concernant le peuple juif et les non juifs qui deviennent égaux en Christ dans le salut qui est un don du ciel. Plusieurs autres mystères lui sont révélés et il a fait de cet évangile une application pour sa vie, lui permettant de régler tous les axes et aspects de sa vie. Cet Evangile ordonnait non de s’attacher aux autres pour s’attirer la faveur de Dieu, mais de considérer uniquement l’œuvre parfaite accomplie à la croix une fois pour toute pour le salut de quiconque croit. Paul, juif d’origine prêchait et observait ce qu’il prêchait. Les autres (Pharisiens et Scribes) par contre disent et ne font pas (Mt 23.2-7). Effectivement, la Bonne Nouvelle a un grand impact pour ceux qui la reçoive :     

-       « Mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d’après l’ordre du Dieu éternel et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu’elles obéissent à la foi » (Rom 16.26)

-         «Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Evangile, et cela sans sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine.» (1 Cor 1.17).  

       Pour nous qui servons Dieu :

                          a)      Quel est notre évangile ?

b)            Observons-nous ce que nous prêchons ?

c)             Notre évangile est-il de Dieu ou des hommes ?

d)            Osons-nous appeler l’Evangile de Dieu notre évangile ?

L’Evangile de Dieu est notre Evangile lorsque nous l’avons accepté et la visons au complet.

 

10.  Un autre Evangile :

‘‘Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passé à un autre évangile’’ (Gal 1.6).

Cet évangile est une perversion de la bonne nouvelle de l’Evangile de la grâce de Dieu. Cette forme d’évangile pollué enseigne que l’on peut se passer de la sainteté une fois qu’on est sauvé car Dieu a pardonné tous nos péchés passés, présent et avenir. Par conséquent, tout acte mauvais que nous pouvons poser est d’avance pardonné, même si une confession n’est pas faite. Il enseigne aussi qu’on peut être sauvé par d’autres moyens que la grâce de Dieu, par exemple par ses propres efforts. Il enseigne par ailleurs que tous ceux qui sont sauvés ne doivent plus souffrir de la maladie, de la pauvreté et d’autres maux. Cet évangile est communément appelé « l’évangile pollué, dilué, corrompu, de prospérité et souillé ». Un autre évangile est aussi ces pratiques honteuses que nous rencontrons aujourd’hui partout mélangeant syncrétisme et mysticisme religieux. Les nouveaux ministères de délivrance qui donne priorité aux démons n’ont rien à voir avec l’Evangile du salut. Nous devons retenir que :

 

« Non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l’Evangile de Christ. Nous l’avons dis précédemment et je le répète à cette heure : Si quelqu’un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal 1.7,9).

 

CONCLUSION : Quel amour ! Quelle merveille ! De la part de notre Dieu qui envoya Son fils unique Jésus-Christ mourir sur la croix pour nos péchés. Cet exemple de l’amour résume le bien fondé de notre existence sur terre. Alors qu’as-tu, fais de Jésus sur la croix ? Là où il y a la discorde, peux-tu  apporter la  paix ? Là où  il y a la tristesse peux-tu apporter la joie ?  Peux–tu sacrifier ton argent, ton temps, ton enfant, bref, tout ce que  tu as comme bien pour le Seigneur ? Mais saches que le Seigneur a besoin de toi pour la croissance de son Eglise selon qu’il est écrit : « Tu aimeras le Seigneur,  ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » (Marc 12.30). A cause de l’amour de Dieu que véhicule l’Evangile dans ses multiples aspects, les sauvés entrent dans une nouvelle dimension selon qu’il est écrit : « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9). Toutefois dans notre service pour la cause de l’Evangile, sachons que Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

 

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. 99 58 65 05 / 22 12 34 72

 

 

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LES ANCIENS ET LES DIACRES DE L’EGLISE LOCALE

26 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

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Dans le Nouveau Testament les Conducteurs de l’Eglise locale étaient plusieurs dans chaque ville.

C’étaient des Anciens qui, sans être « Pasteurs » dans le sens du Ministère générale dans l’Eglise Corps  de Christ, jouaient localement les rôles de :

Anciens : qui n’est pas nouveau converti, mais  d’une longue et profonde expérience chrétienne et spirituelle.

 

Presbytre : Administrateur ou mieux coordinateur

Evêque  : Surveillant pour bonne marche et ordre.

Berger ou Episcope : Exerçant la cure d’âme

 

Choisis par l’Eglise entière, ils servent sous le contrôle et la surveillance des Ministres ordonnés de l’Oeuvre générale.

Mais les sacrificateurs étaient en petit nombre, et ils ne purent dépouiller tous les holocaustes ; leurs frères les Lévites les aidèrent jusqu’à ce que l’ouvrage fut fini  (2Chron 29.33-35).‘‘Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, intègres, ennemis de la cupidité ; établis-les sur eux’’ (Exode 18.21)

 

Une œuvre excellente : 

« Pour le service de la maison de l’Eternel» (1Chro.23 :24-32 ; 2 Chro.29 :31-36 ; Exo.18 :13-27 ).

 « Maintenant écoute ma voix je vais te donner un conseil , et que Dieu soit avec toi ! »

 

Ministère don de Christ : 

Sois l’interprète du peuple auprès de Dieu, et porte les affaires devant Dieu. Enseigne-leur les ordonnances et les lois ; et fais leur connaître le chemin qu’ils doivent suivre, et ce qu’ils doivent faire.

 

Nominations des Anciens bien choisis : 

Choisis parmi le peuple les hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité, établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix.

 

Leur Service : 

Qu’ils jugent le peuple en tout temps ; qu’ils portent devant toi les affaires importantes ; et qu’ils prononcent eux-mêmes sur les petites causes.

 

Leur rôle d’aide :

Allège ta charge et qu’ils la portent avec toi.

 

Liaison avec le Seigneur, seul Directeur : 

Si tu fais cela, et que Dieu te donne des ordres.

 

But : Tu pourras y suffire, et tout le peuple parviendra heureusement à sa destination.

Service organise bien coordonné : 

Le service s’organisa et les sacrificateurs (Ministères ordonnés) et les Lévites Anciens ou aides) occupèrent leurs place, selon leurs divisions, d’après l’ordre du roi (2 Chron. 35.10).

Sur ta Parole : (Psaumes 139.139-140)

 

C’est vraiment une œuvre excellente que la participation efficace de tout le peuple de Dieu bien disposé à l’œuvre du Seigneur (2 Chron. 29.36), pourvu que ce soit d’après leurs divisions, chacun selon ses fonctions (2 Chron. 31.2), chacun pour sa part (1Cor. 12.27), personne n’ayant pas de lui-même une très haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi (ou du don de Christ que Dieu a départis en chacun :

-          Tous les membres  n’ont pas la même fonction.

-          Nous formons un seul corps en Christ…que celui qui a … qui est …. s’attache à son …

-          mais que, professant la vérité  dans la charité, nous croisions à tous égards, en celui qui est chef,

Christ. C’est de Lui, et grâce à tous les liens de son assistance que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement, selon la force qui convient à chacun de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité (Eph. 4.1-16)

 

D’après l’ordre du roi : (2 Chron. 35.10) 

Jésus a dit : Je bâtirai mon Eglise, (sur terre) et même… La cité (céleste ) qui a de solide fondements, celle dont  Dieu est l’architecte et le constructeur  (Héb.11.10,14-16). Ainsi nul homme ne peut se donner la fantaisie d’organiser le service de la maison de Dieu  autrement, et s’attendre à réussir,  à moins de faire ce qui est bien, droit et vrai, devant l’Eternel Dieu (2 Chron. 31.20-21).Notre fidélité à Dieu est aussi prouvée dans le fait d’organiser soit l’Eglise locale, soit l’œuvre de Dieu à tout niveau, d’après le modèle  révélé par Lui-même une fois pour toutes sur la montagne de la connaissance et de la sagesse de l’Eternel (Tout le conseil de Dieu dans sa Parole) d’où nous pouvons être enseigné sur ses voies (Michée 4.1-2).

Dieu n’a rien laissé pour être fait selon (notre volonté). « Tu as prescris tes ordonnances pour qu’on les observe avec soin »(Psaumes 119.4).

Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie ? Ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ? Si quelqu’un croit être Prophète ou inspiré, qu’il reconnaisse que ce que je vous écris est un commandement du Seigneur et si quelqu’un l’ignore, qu’il l’ignore. L’Apôtre Paul, comme un sage architecte dans 1 Cor. 14.36-38.

 

Ils firent ainsi Exode 39.42-43 : 

Moïse choisit des hommes capables des Anciens du peuple d’Israël (Exode 18.21-22). Les chefs des vaillants hommes qui étaient au service de David et … l’aidèrent avec tout Israël …les prêtèrent leur secours (1Chron. 11.10 et 12.1).

Les Sacrificateurs étaient en petit nombre … leurs frères les Lévites, les aidèrent jusqu’à ce que l’ouvrage  fut fini  (2 Chron. 29.34). Barnabas et Saul, envoyés par le Saint–Esprit, arrivaient Jean pour aide (Act. 13.4-5). Le Seigneur a donné au corps de l’Eglise des ministères pour le perfectionnement des saints et l’Edification du Corps de Christ (Ephe. 4.:11-12). Ces ministères « choisis et établis » par Lui ont une mission itinérante dans toute l’étendue de l’Oeuvre. Ils doivent aller (Jean 15.16) et ne pas être des paresseux à se mettre en marche pour aller (Juges 18.89). De ce fait, surtout dans l’œuvre locale, il est indispensable d’avoir dans chaque ville des Anciens (aides, homme vaillants, lévites) pour maintenir le « troupeau » qu’on remettra à leur garde et dont ils auront soin (Nombres 8.20-26). De ce fait les Anciens n’ont point de ministère itinérant, mais des fonctions dans la tente d’assignation pour le service uniquement local (Nombres 4.3,4,15,23,30,33,37,39,41,43,47). En outre ils doivent être bien choisis par les ministres. Ils exercent aussi leurs fonctions sous la surveillance des « ministres ordonnés » (Nombres 4.15-16,19,27 ; 28.33). 

Qui est Anciens ?

 Un Anciens en général est un vieillard par rapport à l’âge, avec un grand nombre des années (Job 32.6-9 ; 1 Pierre 5.5 ; 1 Tim. 5.1-2). On reconnaît ainsi les Anciens dans toutes les classes sociales  (Es.37.1-2).

Selon Dieu, c’est aussi une personne avec une profonde expérience  spirituelle dans les choses de Dieu (Psaumes 119.98-104). Mais dans la Parole de Dieu, il y a différentes catégories d’Anciens :                                  

A-  Dans l’Eglise : 

1)   Ancien disciple, qui soit de longue date dans la foi par rapport aux autres disciples, ou qui soit aussi plus expérimenté que les autres (Act.21.15-16 ; Mat 10.11-13 ; Luc 10.5-7. C’est l’opposé d’un nouveau converti (1 Tim. 3.6).

2)   Les Anciens de l’Eglise, qui sont des Anciens disciples (et non nouveaux convertis) à qui on donne la charge de surveiller l’Eglise ou une partie, et cela pour parer à l’absence ou l’insuffisance des ministères réguliers chargé de l’Eglise (Act 20.17,28,29-31).

3)   Anciens, Ministres de Dieu : Dans 1Pierre 5.1, l’Apôtre se présente aussi comme Ancien comme les autres Anciens qui sont parmi vous. Et l’Apôtre Jean se présente comme Ancien en écrivant à Kyria et Gaius.

       B - Dans La Cité Céleste : 

 L’auteur de l’Epître aux Hébreux dit au Chapitre 12.22-24 que l’Eglise sur la terre est liée à tout ce qui est au ciel comme un tout coordonné. Entre autre, affirme t-il, nous nous sommes reprochés… de la cité de Dieu vivant, la Jérusalem céleste,… de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux… des esprit des justes parvenus à la perfection, de Jésus… médiateur de la nouvelle alliance …Ainsi notre ministère terrestre est lié au ministère céleste, avec, dans le cas du concept d’Ancien, nous avons :

1)   L’Ancien des jours : dont parle le texte Dan 9.7-10,13-14,21-22

et qui est l’Eternel qui existe de toute éternité (Ps.93.1-2), et que mille milliers servent et dont dix mille millions se tiennent devant sa présence : tous les peuples, toutes les nations et les hommes de toutes langues à son service éternel. Ici, toute tentative de recherche d’homme, de révérence, de généalogie s’avère présomption mesquine et vaine gloire.

2)   Les 24 Anciens :  assis autour du trône de gloire, dans le ciel et qui font allusion aux chefs des douze tributs d’Israël (semence du peuple de Dieu) et douze Apôtres de l’agneau (prémisse des ministres de L’agneau)

 

Attention a la confusion :

Voilà pourquoi dans Jér.19.1 il y a cette distinction qu’il faut comprendre pour ne pas confondre

a)   les Anciens du peuple (dans le sens 1) d’où on choisissait des hommes « Anciens » devant « aider » les sacrificateurs (Nombres 11.16, 21,24 (dans le sens 2)

b)   les Anciens des sacrificateurs (dans le sens 3)

voilà pourquoi selon Ex.18.25 ceux que Moïse choisit, il les appelle « Chefs c’est-à--dire Anciens » du peuple. Si on ne prend pas la peine d’examiner les Ecritures, on se trouve facilement dans une telle confusion comme le dit Prov. 18.13. Voilà pourquoi quelques fois on enseigne se qu’il ne faut pas enseigner pour faire plaisir aux hommes et pour un gain honteux, trafiquant la Parole de Dieu pour le service de son propre ventre  et cela sans tenir compte de l’enseignement reçu (Tit 1.10-11 ; Rom 16.17-20). Comme on ne doit pas confondre, selon Eph 4.11, par exemple :

 

-          les ministères de Prophètes à un disciple exerçant le don de prophétie

     (1 Cor.12.10 ; Rom.12.6).

-          le ministère d’Evangéliste à l’activité des disciples qui annoncent avec succès l’Evangile (Actes 8.1-4 ; 11.19-21) Psaumes 68.12 Luc 2.36-38

-          le Ministère de Docteur à l’enseignement transmis aux autres chrétiens par les plus fidèles et capables parmi eux sous les directives des Ministres de la Parole (2 Tim 2.2).

-          le ministère de Pasteur (Ministre don de Christ Col .1 :17) que l’Ancien Testament appelle « sacrificateurs » au service de « garde » des Anciens « nommés » dans l’Eglise (1Pierre 5.2 ; Act.14.23) et que l’Ancien Testament appelle « Lévites ».

 

Il ne faut jamais dire que les Anciens sont des Pasteurs ou que les Pasteurs sont des Anciens. On ne pouvait pas faire cette confusion entre Sacrificateurs et Lévites. Cette arrogance coûta la vie à Koré avec 250 des Lévites qui voulait « le sacerdoce » à tout prix (Nombres 16.1-11,12-50).

 Anciens et Lévites : 

 L’Ancien de l’Eglise du Nouveau Testament a beaucoup d’équivalence aux Lévites de l’Ancienne Alliance (lire Nombres 3) :

 

1)   Les Lévites n’étaient pas de la famille d’Aaron (Sacrificateurs v.2-4)

     v.5. Ils étaient leurs aides.

2)   Les Lévites étaient pris du milieu des enfants d’Israël à la place des premiers née (v.12).

3)   Les Lévites étaient sous la responsabilité du Sacrificateur (v.5,9 et 8.22).

4)   Les Lévites avaient soin de ce qui était remis à leurs garde (v.7-8 et 8.19).

5)   Les Lévites étaient limités au service de la tente d’assignation et ne s’approchaient pas du sacerdoce du sanctuaire ni de l’autel (v.18.3-4).

6)   Ils étaient surveillants, gardiens des seuils, portiers et chantres (1Chron. 9.14-30).

 

Les Anciens de l’Eglise d’aujourd’hui ont la même origine et jouent le même rôle que le Lévite de l’Ancienne Alliance. Ce sont des aides pour les ministères établis chargés de toutes « les petites causes » des Eglises locales (Actes 13.5 ; Ex. 18.21-22).

 Anciens et premier nés : 

 En Israël, les Lévites étaient pris du milieu des enfants d’Israël, de tous les premiers-nés » équivalent (similaire) des « Anciens disciples » aujourd’hui (Nombres 3.11-13 ; Act. 21.16). Le premier né était distingué comme « prémices de la vigueur » de son père (Gen 49.3). Il recevait une double portion de l’héritage de son père (Deut. 21.15-17). Alors il pouvait après la mort de ce dernier le remplacer comme sacrificateur dans le sanctuaire de la famille (Job 1.5). Voilà ce que doivent être en réalité tous les Anciens disciples du peuple de Dieu  aujourd’hui :

a)    être les prémices de la vigueur spirituelle dans l’Eglise

b)   jouer le rôle de « sacrificateur local » dans le sanctuaire de famille, l’Eglise locale.

 Hommes parmi les Anciens du peuple :

 

Moïse devait choisir 70 aides « hommes des Anciens d’Israël » absolument. Voilà pourquoi nous devons aujourd’hui ne choisir des Anciens que parmi les Anciens disciples, premiers-nés, prémices (Ex 24.1,9 ; Nombres 11.16,21,24).

 

Afin que tu mettes en ordre :

 L’une des chose que Tite devait mettre en ordre en Crête et Timothée à Ephèse c’est la charge des Anciens comme conducteurs spirituels, Evêque ou Surveillant des Eglises locales « dans chaque ville » (1Tim. 3.1-7 ; Tite 1.5-9). Epaphras était Pasteur  (et non Ancien) à Colosse. A ce titre l’Apôtre Paul l’appelle « fidèle ministre de Christ, Serviteur de Jésus Christ », titre qu’il ne donne pas aux Anciens de l’Eglise » d’Ephèse (Act. 20.17, Col 1.7 ; 4.12). De même  Archippe était Pasteur « et non Ancien » à Laodicée (Col. 4.16-17). Et l’Apôtre les appelle tous deux ses compagnons de service, de combat comme il appelait souvent d’autres ministres de Christ (Col 1.7 ; Philémon 1-2 ,23-24) (comparer 1Cor 1.1 ; Phil 1.1 ; 1Thess. 1.1).

 

COMPARAISON DES DEUX SERVICE

 

LE Pasteur

L’Ancien

a)    Ministre par vocation reçue dans le Seigneur (Héb.3.1-6 ; Col 4.16  Act. 26.19-20 ; Jér.15.15-16

b)   Captif « don » à l’Eglise Corps de Christ  (Eph 4.7-11)

c)    Ministère itinérant (Act.18.24-28 (Esd 7.1-6, 1 Cor 16.12, Act 11.29-30)

d)    Enseignant dans toutes les Eglises 1 Cor. 4.17

e)    Chargé d’enseigner 1Tim 2.7

f)     Sous le contrôle majeur du Seigneur 1 Cor 4.1-5

a)    Charge reçu par nomination Act.14.23

b)   Etablit dans l’Eglise locale dans chaque ville (Tite 1.5)

c)    Service localement fixe « pour vous » (Col 1.7) « parmis vous » (1ier 1.5)  « dans chaque ville » (Tite 1.5)

d)   Se sont des portiers à chaque porte pour la garde, pour le service du temple  (Jn 10.3, 1Chron.26.12-13 2Chron 35.15. Le troupeau sous leur garde (1Pier 2.5, Prov. 27.23)

e)    Travaille (à la prédication et à l’enseignement comme attaché à la vrai Parole telle qu’elle a été enseignée (1Timt 5.17 , Tite 1.9).

f)     servent selon les directives des Ministres de la Parole (1Timt.1.3-4, 5.17-25, Tite 1.5, 1 Cor. 4.8).

 

 Paître  le troupeau de Dieu :

 

Ainsi donc un Ancien de l’Eglise (entendez servant dans l’Eglise locale) est un Ancien disciple nommé avec d’autres comme ‘‘EVEQUE’’  qui signifie ‘‘SURVEILLANT’’.

Veillez au maintient au maintien en équilibre spirituel la vie et l’action du troupeau, ainsi que l’indique les différents textes : Actes 20.28-31 ‘‘prendre garde aux loups, à l’hérésie, à l’apostasie’’ (Tite 1.9), Exhorter, réfuter les contradicteurs (Héb 13.17, 7), veiller sur les âmes :

 

-          Comme berger pour :

1.   Conduire sur la bonne voie (Esaïe 30.20-21 ; 35.8-10 ; Hébreux 13.7 ; 1 Thess 5.12)

2.   Diriger selon la Parole de Dieu (Ps 11.1-7 ; 1 Tim 3.1-7).

3.   Prendre soin (Ps 23.3-6 ; 1 Chron. 23.26-32).

-          Comme Econome pour :

1.   Donner la nourriture  (Tite 1.7 ; Luc 12.42-43)

2.   Selon le trésor de la saine doctrine (Mt 13.52 ; Tite 2.1)

-          Comme conducteur pour :

1.   imiter leur foi agissante avec les œuvres (Héb 13.7)

2.   rendre parfaite (Jacques 2.14-26)

 

Diversité d’opération d’Anciens :

 

Que les Anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un grand honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement (1 Tim 5.17). D’après le texte, il est certain que tous les Anciens n’avaient pas le même rôle dans l’Eglise primitive. On peut alors comprendre par cela les textes tels que : Rom 12.3-8. Tous les membres n’ont pas la même vocation. Nous avons des dons différents :‘‘que celui qui est appelé au ministère (service) s’attache à son ministère (service). 1 Pierre 4.10-11 ‘‘que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu’’.

 

LES LEVITES DE L’ANCIEN TESTAMENT :

 

Dans l’Ancienne alliance, les Lévites étaient ‘‘propre à exercer quelque fonction et servir de porteurs dans la tente d’assignation’’(Nombres 4.46-47). 

Et quand, le temple était construit, il n’avait plus à ‘‘ porter’’ le tabernacle… Ils avaient à prendre soins des parvis et des chambres ». Et à travailler à la purification de toutes les choses saintes, des ouvrages concernant le service de la maison de Dieu ».

Ainsi, ils étaient employés au service de la maison de l’Eternel ( 1Chro 23.24-32) entre autres :

-          Le service dans le  lieu Saint (arrangement, ordre, nettoyage, couverture) sans toucher aux choses saintes « de peur qu’ils ne meurent » (Nom 4.4-15)

-          Le service du parvis tout autour de l’Autel et du tabernacle (Nom 4.26)

-          Le service dans l’enceinte du temple (Nom 4.32) lire aussi le condensé dans 1Chron 23.28-3.

 

LES ANCIENS DU NOUVEAU TESTAMENT

 Dans L’Ancien Testament, les sacrificateurs étaient seuls au service de l’Eternel, aidés par les Lévites au service de la maison de l’Eternel. Tout le reste du peuple étaient les bénéficiaires, sauf qu’ils étaient souvent sollicités à « donner volontairement » ce qui était utile pour les sacrifices et les fêtes.

Dans le Nouveau Testament, les ministres-don (sacrificateurs) sont chargés du perfectionnement des saints « en vue de l’œuvre du ministère (service) Eph 4.11-12.

Ils sont assistés par les Anciens qui « dirigent » les fidèles dans différents domaines

(1 Thess 5.12-13)…. Ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent… (1Tim 5.17). Que les Anciens qui dirigent…. Leurs travail est, entre autres :

     -Diriger les assemblées locales en conduisant et prononçant sur toutes « les petites causes »  (Ex 18.22 ; 2 Chron 19.11)

-   Diriger les groupes et équipes de service chrétien de tout genre en vue d’une bonne coordination et pour le bon ordre  (Col 2.5).

A noter que le service chrétien d’une Eglise locale s’étend dans les domaines suivantes en général :

a)    Responsabilité administrative d’organisation.

b)   Adoration, Culte et Réunions

c)    Education chrétienne biblique

d)   Evangélisation

e)    Chant et Musique

f)     Service social

g)    Participation à l’œuvre missionnaire

h)   Charge financière

 

Pour tout ceci il faut des « Conducteurs » (Héb 13.7), pour que tout soit bien fait et en ordre, chacun pour sa part. C’est aussi pour cela que les Anciens (comme avant les Lévites) jouent le rôle de : 

 

    -    Surveillant (Evêque) (1 Chro 34.12)

-          Gardiens de service de l’Eglise (1 Chron  9.26 et 26.12)

-          Autres : secrétaires, commissaires (de contrôle), portiers (1Chron 23.4-5 ;

     2 Chron 34.13) 

 

SOUS LES ORDRES DES SACRIFICATEURS

Le travail des Lévites de l’Ancien Testament était supervisé non par un grand sacrificateur, mais sous la direction des sacrificateurs : (Nomb 4.28 et 33 ; 1Chron 23.28 et surtout Nomb 7.4-8, lire surtout Nom 3.5-10).

Ils étaient aussi chargés « d’indiquer à chaque lévite le service qu’il devait faire » (Nomb 4.49). Et tout devait être fait selon « l’ordre de l’Eternel par Moïse (Nom 4.49).

 

Le service des Anciens du Nouveau Testament était établi « selon les instructions des Apôtres » (Tite 1.5) et supervisé par les ministères-don exerçant leur ministère dans toutes les Eglises locales (Actes  13.1 ; 21.17-18 ; II Cor 12.18) Comparez Phil 1.1 et 4. 2-3. Dans cette lettre, les Evêques (Anciens) et Diacres ne sont pas « le fidèle collègue » ni les « compagnons d’œuvre » de l’Apôtre, qui sont aussi mentionnés dans cette lettre.

 

         FORMATION, EQUIPEMENT DES ANCIENS

 

Lire Actes 20.17-35 (Nom 4)

Seulement les lévites de l’Ancien Testament étaient chacun à son service et à sa charge qui lui étaient imposés (Nom 4.15,19). Ils devaient aussi recevoir de Moïse et Aaron les instructions relatives à leurs fonctions et leurs limites, pour éviter toutes erreur (Nomb 4.16-20 ; 1Sam 6.13-19 ; 1 Chron 13.9-10) lire spécialement II Chron. 35.3-6. Dans Actes 20 nous avons l’essentiel des instructions qui doivent être données aux Anciens pour formation adéquate pour leur service :

 

1)   Enseignement de tout ce qui est utile pour ne pas enseigner ce qu’il ne faut pas enseigner et réfuter les contradicteurs (v.18-21  Tite 1.9-11)

2)   La marche par l’Esprit (v.22-23)

3)   La consécration au service (v. 24=

4)   Tout le conseil de Dieu : doctrine et pratique (v. 25-27)

5)   Vigilance et soins du troupeau (v. 28-31)

6)   Maintenance dans la Parole et la grâce de Dieu  (v.32)

7)   Travail pratique, manuel au service de Dieu (v.33-35)

8)   Vie de prière (v. 36)

9)   Compassion de l’ouvrier avec Dieu (v.37-38)

 

RECOMMADATION DES ANCIENS 

Lire Nombres  8.5-26

Avant la consécration, les Lévites de L’Ancien Testament étaient préparés pour être propres et dignes de leur service.

- Ils étaient purifiés…….. (v.5-19)

- Ils étaient une classe séparée du peuple…(v.14 seul)

- Ils étaient présentés devant l’Eternel par Aaron (et non par Moïse) qui les fit tourner de côté et d’autre comme une offrande devant l’Eternel (v.21)

 

Ainsi donc pour leur consécration :

 Moïse donnait les instructions reçues de l’Eternel (v.3,5,20-22)

1. Moïse et Aaron les choisissaient (Nombres 4.34-37)

2. D’après ces instructions toute l’Assemblée des enfants d’Israël poseront leur mains sur les Lévites (en signe d’accord et de respect à leur titres) (v.9-10)

3.  Aaron et ses fils seuls les consacraient au service qu’ils allaient accomplir sous leur direction (v.11-13) 

Tout ceci est rassemblé dans la seule indication concernant les Anciens (Actes 14.23) :

 

a)    les Apôtres ‘‘firent’’ nommer des Anciens, c’est-à-dire ‘‘donnèrent des instructions à suivre’’

b)   l’Eglise des fidèles les nommèrent

c)    la prière et le jeûne étaient pour leur préparation

d)   la recommandation était leur consécration.

 

IL FAUT DONC QUE L’EVEQUE SOIT :

 

-          N’impose les mains à personne avec précipitation (1 Tim 5.17-25)

-          L’appartenance à la famille des enfants de Lévi et les qualifications des lévites résumées dans le problème d’âge pour tous ceux qui sont propres à exercer quelque fonction dans Nombres 4.1-3 et 8.23-26 étaient les qualités suffisantes pour être consacré. Ceci, en plus des autres défauts qui devaient disqualifier tout enfant d’Israël  pour être renvoyé hors du camp d’Israël (Nombres 5).

-          Le Naziréat était la formule comme à l’image d’une vie consacrée à l’Eternel (Nombres 6).

 

Pour les Anciens du Nouveau Testament, les qualités et les qualifications sont résumés dans plusieurs textes et entre autres : 1 Tim 3.1-7 ; Tite 1.5-16 ; 1 Tim 5.17-25 ; 1 Pierre 5.1-11.

 

‘‘Je t’en conjure devant Dieu, devant Jésus Christ, et devant les anges élus, d’observer ces choses sans prévention et de ne rien faire par faveur’’ (1 Tim 5.21).

 

 

 LES DIACRES :

 

Ce sont aussi des Anciens spécialement chargés de l’Administration des biens matériels de l’Eglise locale :

 

-          Ils sont chargés de la collecte des biens réguliers de l’Eglise, des Dîmes et Offrandes, mais aussi de tous les dons volontaires de tout genre.

-          Il sont chargés de la distribution pour l’œuvre de Dieu, les Serviteurs de Dieu, l’Eglise locale.

-          L’œuvre sociale sur la base de l’encadrement des veuves et des pauvres est faite par l’Eglise et surtout sous leur direction.

-          Les Diacres étant aussi d’abord des Anciens, peuvent aussi jouer ce rôle dans l’Eglise locale selon le besoin et la nécessité

 

Qu’est-ce que le Diaconat ?

 

Dans Actes 4.34-37 il y avait dans l’Eglise de Jérusalem un service spécial ‘‘de distribution’’ des biens rassemblés par le peuple. Dans Actes 6.1-3, ce service a nécessité des responsables spéciaux en dehors des Ministres de la Parole. Dans Romains 16.1-2, l’Apôtre Pal parle de ‘‘donner à plusieurs fidèles et aux Serviteurs de Dieu’’.

Ajoutons à ceci le rôle que jouaient les Lévites et ceux spécialement de ‘‘gardiens du seuil’’ ou portier. La collecte d’argent pour divers usages dans la maison de Dieu (2 Chron 34.8-12)

 

Les Diacres qui ont don de secours :

 

Les Diacres sont des Anciens spécialement chargés de l’emploi des ‘‘fonds’’ matériel de l’Eglise locale. Dans l’Ancien Testament, c’étaient certains Lévites qui étaient chargés de l’intendance des offrandes de la dîme et les choses saintes, ainsi que de l’intendance des dons volontaires faits à Dieu (2 Chron 31.11-14).

Ils étaient aussi chargés de la distribution à tous ceux que cela concernait (2 Chron 31.15-18). Il y avait de tels Lévites dans chaque ville pour ce rôle (2 Chron 31.19).

 

DIACRE ET ANCIEN

 

Les Diacres sont choisis au même niveau spirituel que les Anciens de l’Eglise

                                       Actes 6.3-5

                                       1 Tim 3.1-7 ……l’Evêque…

                                       1 Tim 3.8-13……les Diacres aussi

 

Ainsi les Diacres conservateurs de la foi peuvent aussi quand c’est nécessaire :

-          parler du Seigneur comme Etienne (Actes 6.8-14)

-          prêcher Christ comme Philippe (Actes 8.5-8)

 

Exercice du ministère de Diaconat :

 

1. Intendance (comme Econome de Dieu)

-          Rassemblement ou collecte de dîmes, offrandes

-          dons divers faits au Seigneur

2. Surveillance des biens de l’Eglise

-          Les Diacres font partie du Comité de Surveillance de tout le matériel de l’Eglise (Néh 13.12-13)

-          Ils ont de Dieu le don de secourir (1 Cor 12.28)

3.  Distribution

-   aux nécessiteux (selon les besoins)

-          Dans l’Eglise (service et entretien)

-          Dans les ministères donnés à l’Eglise

-          Dans l’Oeuvre de Dieu

-          Soins des nécessiteux (pauvres, veuves, orphelins, etc.)

4. Ministère d’Eglise locale

-          Les Diacres exercent ‘‘leur ministère’’(service) dans l’Eglise locale ‘‘dans chaque

     ville’’ (2 Chr 31.19).

    Les Diacres exercent dont leur ministère dans une localité seulement. On peut

    être Diacre dans une Eglise locale, cependant, dans une autre ville où on va, on

    ne peut prétendre user des même privilège.

    Les Diacres gardent le respect qui leur est dû s’ils restent fidèles comme le

    présente la recommandation de l’Apôtre Paul à la Diaconesse Phoebé (Rom 16.1-2).

5. Les femmes aussi

-  Les femmes aussi peuvent exercer le ministère de diaconesse (1Tim 3.11 ; Rom 16.1-2)

6. Recommandation des Diacres

-          Leur consécration se fait au même niveau que les Anciens (Actes 6.3,6 ; 14.23) Néh. 12.44-45

 

Nous ne devons pas ignorer au point de négliger les dons que le Seigneur place dans certains des membres fidèles de l’Eglise et que souvent, on ne considère pas comme cela se devrait. Certains membres de l’Eglise peuvent exercer certains dons spirituels sans qu’ils soient pour cela des Ministres de Dieu comme tels (1 Cor 12.28b ;  Rom 12.8) :

-          Le dons de miracles se manifestent souvent chez des hommes et des femmes de prière.

-          Le don de gouverner qu’on souvent ceux qui savent mener des groupes et les organiser

-          Le don de guérir

-          Les donateurs qui exercent la libéralité avec miséricorde

-          Les enfants de paix qui exercent la miséricorde

 

On est souvent tenté de penser que toutes ces choses ne peuvent être accomplies que par des Serviteurs de Dieu. Il faut avoir de la préférence pour de tels hommes, dit l’Apôtre Paul, ainsi que pour tous ceux qui travaillent de cette sorte, en particulier ceux qui le font au nom de l’Eglise pour suppléer à l’absence de responsables nommés dans de tel ou tel domaine (1 Cor 16.13-18).

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (237) 77 75 71 60

 

 

 

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LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE

25 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LE SECRET DELA DOUBLE ONCTION D’ELISEE 

(2 Rois 2. 1-25) 

Lorsque nous lisons l’histoire de l’enlèvement d’Elie et de la double portion que reçut Elisée, nous nous contentons souvent de voir l’apparence sans regarder le fond pour en tirer de véritables leçons spirituelles. Combien prient souvent pour demander que Dieu déverse sur eux la double portion d’Elie ? La course à l’onction est l’ultime désir des Serviteurs de Dieu de cette dernière heure. Il faut l’onction à tout prix disait quelqu’un, même s’il faut passer par la fenêtre ! Le retour aux sources des Ecritures s’impose. Le secret des étapes parcourues par Elisée  pour recevoir la double portion d’Elie mérite notre attention. A travers ces linges, nous ferons chemin ensemble avec Elisée pour bénéficier aussi de l’onction du service pour le service.  

L’appel d’Elisée : 

Après le victorieux et brillant défi du mont Carmel, Elie poursuivi par Jézabel qui en voulait à tout prix à sa vie, demanda la mort à Dieu. Sous le genêt de la mort, la providence divine le conduisit dans une prière de quarante jours devant la face du Très Haut. La miséricorde divine lui octroya de oindre les rois Hazaël et Jéhu, choisir Elisée à sa place pour annoncer le jugement de Dieu sur le peuple.

Les instructions données à Elie relatives au choix d’Elisée furent : « Tu donneras  l’onction à Elisée, fils de Schaphath, d’Abel-Mehola, comme prophète à ta place » (1 Rois 19.16)  

Réponse d’Elisée à l’appel divin 

Elie s’empressa d’exécuter l’ordre de l’Eternel en se dirigeant vers Hazaël, Jéhu et Elisée pour accomplir la mission qui lui avait été confiée. Qu’en est- il de nous aujourd’hui face à l’obéissance ? Cette obéissance est aussi frappante dans la manière dont Elisée répondit à l’appel de Dieu «  Elie passa prés de lui et jeta son manteau sur lui. Elisée abandonna ses bœufs, couru derrière Elie et dit : Je vais embrasser mon père et ma mère et je te suivrai »

De ce départ, dépend la suite de la marche jusqu’à l’octroi de la double porion de l’onction d’Elie. 

  1. La consécration d’Elisée  

« Après s’être éloigné d’Elie, il revint prendre une paire de bœufs, qu’il offrit en sacrifice ; avec l’attelage des bœufs, il fit cuire leur chair et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Elie et fut à son service » (1 Rois 19.21). Elisée d’après le texte était le chef de l’entreprise familiale. Douze paires de bœufs expriment l’ampleur de la ferme familiale et de l’importance de l’activité d’Elisée sur le plan structurel, organisationnel et de la gestion des personnes. Ceci témoigne qu’Elisée était un homme  robuste fort. L’empressement à abandonner la charrue de bœufs qu’il utilisait pour labourer, pour aller obtenir l’accord en vue d’un éventuel retard montre sa promptitude à répondre à l’appel et caractérise sa disponibilité au service de Dieu.

Frère, comment avait été ton appel ? En as-tu vraiment eu ? En avais-tu réagi positivement, ou avais-tu posé de la résistance ? Ta chute ne vient-elle pas d’un mauvais départ pour le ministère ?

Sitôt l’accord obtenu, Elisée revint vers sa paire de bœufs, non pour continuer le travail, mais pour signifier à ses ouvriers sa cessation d’activité agricole au profit de son appel à l’œuvre de Dieu. Elisée prit soin de ne pas laisser un désordre derrière lui qui souillerait son passé.

Frère, avais-tu tout mis en ordre avant de t’engager au service de Dieu ? Les réclamations et poursuites ne sont-elles pas à tes trousses comme une punaise sur ton vêtement ?

Pour manifester sa consécration, Elisée sacrifia sa paire de bœufs qu’il fit cuire pour donner en festin au peuple. Puis, il se leva suivit Elie et fut à son service. Au service de son nouveau maître, il ne regarda plus au passé glorieux, mais comme Paul, considérera tout le privilège de son passé comme de la boue à cause de l’excellence de sa vocation. Toute consécration véritable est suivie d’une période de formation. Elisée fut un disciple très assidu derrière Elie son maître. Timothée, fut fidèle disciple derrière Paul. Josué le fut également derrière Moïse.

Qu’en est-il de nous ? 

  1. La période de formation d’Elisée :  

Elisée au service d’Elie ne perdait aucun écart avec son maître. Ceci lui permettait de vivre tout ce qu’Elie faisait. Les conseils qu’il donnait aux rois, les messages qu’il recevait pour le peuple imprégnaient une vie précieuse aux yeux d’Elisée.

Quelques traits de la vie d’Elisée démontrent les aspects saillants d’une vie de disciple modèle :

. Reste ici, lui dit Elie. L’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point, répliqua Elisée. Et ceci à plus de trois fois.

. Taisez-vous, dit Elisée aux fils des prophètes, je sais aussi que l’Eternel enlèvera aujourd’hui mon maître au-dessus de ma tête.

. Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit, dit Elisée à Elie.

. Elisée regardait son maître enlevé et criait : Mon père, char d’Israël et sa cavalerie, saisit alors ses vêtements et les déchira en deux morceaux.

.Il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber. Retournant pour Jéricho, il s’arrêta au bord du Jourdain, prit le manteau qu’Elie avait laissé tomber, le frappa sur eaux et dit : Où est l’Eternel, le Dieu d’Elie ? Encore, il frappa les eaux qui se partagèrent ça et là et Elisée passa. Elisée appliqua ici la leçon qu’il a apprise de son maître.

  1. Caractéristique de la vie d’Elisée :
    1. Il était un homme très énergique (1Rois 19.19)

Son énergie est caractérisée par la manière dont il labourait, dont il quitta ses bœufs en courant pour rejoindre Elie. On peut conclure qu’il n’était pas un homme paresseux. Le service de Dieu ne veut pas les oisifs, les bavards, les hypocrites etc. ; Mais les hommes qui travaillent. Paul n’a-t-il pas dit : «  Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. Nous invitons ces gens- là et nous les exhortons par le Seigneur Jésus Christ à manger leur propre pain en travaillant paisiblement » (2Thess 3.10-12).Cette énergie le préparait pour de lourdes responsabilités, de longues marches, la fermeté dans les décisions et l’accomplissement des vœux.

   b) lorsqu’il a été appelé, a tout abandonner (1Rois 20.21) :  

                  Cette fermeté lui permit d’abandonner le service agricole, convaincu que Dieu pourvoira à ses besoins. Sous orientation d’un homme qui est la recherche des armes spirituelles.

   c) Il a recherché les armes spirituelles (2 Rois 2.9) :

                    Et il dit à Elisée : « Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi ». Qu’il est sur moi, je te prie une double portion de ton esprit lui répondu Elisée. Chose difficile, mais si tu me vois pendant que je serai enlevé cela t’arrivera ainsi, sinon, cela n’arrivera pas lui dit Elie ». L’attachement d’un disciple envers son maître est toujours un signe avant coureur de grande bénédiction.

Jean qui restait couché sur le sein du Seigneur Jésus n’était-il pas le disciple qui a véritablement eu le secret de l’amour et la révélation des choses avenir ? (Jean 13.23)

 Recherchons-nous véritablement les armes spirituelles par une communion authentiquement horizontale et verticale ?

d) Il a parlé avec autorité comme un oracle de Dieu (2Rois 3.16-17) :                  

e) Il a mis toute sa personnalité au service de son œuvre (2 Rois 4.34-35) :

  f) Il a été d’une intégrité sans faille (2Rois 5.16)

  g) Il a vaincu dans l’esprit de la victoire   (2 Rois 6.15-16)

   h) Il fut un homme de vision spirituelle  ( 2 Rois 6.17)

  i)  il était mort en vainqueur          2 Rois 13.14-19)

  j)  Il avait eu une merveilleuse influence posthume  (2 rois 13.20-21) 

  1. Les étapes pour obtenir la double portion de l’esprit Elie

Les différentes étapes parcourues par Elisée pour recevoir la double onction d’Elie sont significatives à plus  d’un titre. Chaque escale en effet explique un stade que le croyant devait atteindre impérativement s’il veut voir sa marche chrétienne stable. 

a.  Guilgal : Signification du nom «  rouler par-dessus, ôter ». L’explication du nom Guilgal rappelle la disparition, grâce à la circoncision de l’opprobre de l’Egypte (Josué (.7-9). Selon l’histoire  Guilgal  est le premier campement des Israélites après la traversée du Jourdain, et leur quartier général durant la conquête de Canaan. Douze pierres commémoratives enlevées au lit du Jourdain furent dressées à Guilgal (Josué 4.19-24).

Nous savons que l’application chrétienne de la circoncision est le baptême ou symbole de la conversion. Sans cette étape très importante qui est la première de la marche en Christ, il est impossible d’avoir une base dans la foi.

Nous voulons vivre la plénitude de la présence de Dieu, mais notre commencement est-il sur Christ le fondement ? Nous pouvons être allés très loin, mais si notre base n’est pas Christ, il est impératif de tout détruire pour rebâtir à nouveau.

Par la circoncision et la traversée du Jourdain, l’Egypte, l’esprit de l’Egypte, les habitudes, les mœurs de l’Egypte ont été séparés de chaque individu par son engagement à une nouvelle vie, celle de Canaan.

Guilgal implique de manière irrévocable, la séparation qui est une doctrine incontournable pour une union réelle avec Christ. 

Qu’est-ce qui nous unis encore à la tradition, aux coutumes, au monde ?

Quels liens héréditaires ont encore un impact sur nous ? 

b.    Béthel : signification de nom « maison de Dieu ».

Dans l’historique, Jacob fut visité à Béthel lorsqu’il fuyait son frère Esaü pour aller à Paddam Aram. Jacob y fit un vœu à Dieu et plus tard il vit l’exaucement. Lorsque Lévi et Siméon occasionnèrent le trouble en coupant les jarrets des habitants de Sichem à cause de leur sœur Dina qui avait été violée, Dieu demanda à Jacob de monter à Béthel.  

« Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui: Otez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous, et changez de vêtements. Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel; là, je dresserai un autel au Dieu qui m'a exaucé dans le jour de ma détresse, et qui a été avec moi pendant le voyage que j'ai fait. Ils donnèrent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient entre leurs mains, et les anneaux qui étaient à leurs oreilles. Jacob les enfouit sous le térébinthe qui est près de Sichem. Ensuite ils partirent. La terreur de Dieu se répandit sur les villes qui les entouraient, et l'on ne poursuivit point les fils de Jacob » (Gen 35.2-5).

Nous réalisons ici qu’après cette action, Jacob et sa troupe montèrent à Béthel, la terreur de Dieu se répandit sur les alentours, produisant la sécurité à Jacob et tous les siens (Gen 35.6).   

Jacob bâtit alors un autel très significatif à Dieu :

« Il bâtit là un autel, et il appela ce lieu El Béthel; car c'est là que Dieu s'était révélé à lui lorsqu'il fuyait son frère » (Gen 35.7).  

Une compréhension profonde nous interpelle à saisir la pensée de Jacob dans cette action posée et l’imiter en conséquence. En effet, Jacob fut très impressionné par le lieu où il avait eu la vision de l’échelle.

Habituellement, nous sommes plus impressionnés par les miracles de Dieu que du Dieu des miracles. Jacob pour ne pas tomber dans ce piège, fait une élévation spirituelle non plus vers le lieu, mais le Dieu du lieu qui prit de l’importance capitale par un tournant décisif dans sa vie et son ministère.  

La Construction des autels inutiles   

Il fut dit à Moïse lors de la construction de l’arche : ‘‘Moïse en fut divinement averti lorsqu'il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne’’ (Héb 8.5).

Tout service que nous faisons pour Dieu doit obéir aux principes, normes et méthodes de Dieu. En un mot, Dieu ne doit pas seulement être celui à qui nous adressons notre œuvre, mais il doit en même temps être le Seigneur et l’auteur de l’œuvre que nous faisons. Tout en effet doit répondre à sa Volonté non permissive, mais souveraine. Ainsi, qu’avons-nous souvent fait pour Dieu à notre manière, en notre temps et principes sans respecter les bases scripturaires ?

Mal faire ce qui devait être bien fait est une malédiction. Celui qui se détourne de ses œuvres est l’ami du destructeur. Celui qui change ses voies et enseigne le mal est maudit (Gal 1.6-10).

« Si quelqu'un détourne l'oreille pour ne pas écouter la loi, Sa prière même est une abomination » (Prov. 28.9). 

« Le sacrifice des méchants est une horreur, surtout qu’ils l’offrent avec des arrières pensées criminelles »(Prov. 21.27).

Les deux autels de Gédéon  (Juges 6.21-27). Dans sa miséricorde, Dieu visita Gédéon qui trouva grâce à ses yeux. Après que ce dernier ait offert un sacrifice que Dieu agréa, il s’empressa de bâtir un autel à Dieu sur des bases purement humaines, sentimentales ou émotionnelles. Le fait de bâtir un autel à l’Eternel à côté de l’autel de Baal établissait l’Eternel un autre dieu comme le premier qui était déjà vénéré dans le village. Mais dans sa jalousie et sa gloire, l’Eternel demanda à Gédéon de détruire le premier autel avant de bâtir le véritable autel à son honneur. Dans nos vies, il existe aussi plusieurs autels. Puissions-nous les détruire, pour rebâtir un autel agréable à l’Eternel. 

Nous devons revenir sur la base divine en ayant le courage de détruire tout ce que nous avons faussement fait au nom de Dieu ou pour Dieu en rejetant les bases normatives de Dieu dans ses principes. 

N’oublions pas Béthel était le lieu où il y avait une école de Prophètes (2 Rois 2.2).  

c.   Jéricho : Signification du nom « lieu parfumé ». Jéricho était une ville fortifiée.  Les recherches archéologiques donnent cette description de la muraille de Jéricho : 

« Deux murs parallèles de 10 m de hauteur fait de briques chauffées au soleil d’une épaisseur de 10cm, leur longueur variant de 30 à 60cm. Le mur intérieur a une épaisseur variant de 3,70m à 4m et est édifié sur un mur antérieur. Le mur extérieur suivant a une épaisseur de 2m. L’espace qui sépare les deux murs varie de 4 à 9m et en différents endroits les deux murs sont liés entre eux par des murs de briques ».  

Nous comprenons ici l’inaccessibilité de Jéricho. Après l’intimité avec le Dieu de la maison de Dieu, on peut se réjouir de sa protection. En outre, dans tous les aspects de la vie spirituelle, on répand l’odeur de Christ partout où on va.  

Dans l’exercice du ministère, les dons du Saint-Esprit nous accompagnent attestant que Dieu marche avec nous et confirme sa Parole. Le livre de Marc 16.17-18 résume cet aspect de chose comme suit :  

Une foi publiquement témoignée et manifeste a des effets conquérants comme nous l’atteste le texte de Mc 16. 15-18. Le verset 15 est de même signification que Matthieu 28.19 : «Allez, faites des disciples ». 

Un disciple est un élève, un apprenti. Le disciple ou élève a des obligations : 

  •  
    • Mise à part pour les études
    • Connaître le but de ses études
    • Aimer le cours
    • Régularité chaque jour
    • Persévérance devant les obstacles
    • Espérance.

 V. 16 : La foi est incluse dans le baptême et le baptême est inclus dans la foi. Il n’y a pas l’un sans l’autre. « Je me baptise parce que j’ai la foi (à la mort et la résurrection de Jésus, base du salut), et ma foi est manifestée par mon baptême, par lequel je m’identifie à sa mort et à sa résurrection ». 

V. 17 : « Voici les miracles (signes) qui marqueront la vie des croyants » (Version Parole Vivante). 

Ce n’est pas le croyant qui au fond produit des miracles, mais étant mort en Christ, c’est Christ en lui qui fait des miracles.

En mon Nom, ils chasseront les démons  

La chute de l’homme occasionna la rupture de la communion spirituelle avec son Dieu. Sous l’empire de son nouveau maître, Satan, il ne vécut que misère, souffrance et maladie (Gén. 3. 1-19). Par sa foi en  Christ, la vie  du croyant devient miraculeuse par sa résurrection spirituelle. Par Christ, le nouvel Adam, il est ramené au jardin d’Eden où il est désormais comblé et béni de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes (Eph 1.3)

Satan, le tombeur de l’homme a subi une défaite cuisante lors de la grande bataille historique de Golgotha. La mort et la résurrection de Christ ont rendu la vie au croyant ; grâce lui a été faite pour toutes ses offenses : l’acte de condamnation qui subsistait contre lui étant effacé et détruit à la croix. Satan et son  armée sont livrés publiquement en spectacle par le triomphe de Christ, à la croix (Col. 2. 13-15).

Dès lors, Jésus est au-dessus de tout nom qui se peut nommer dans le siècle présent comme dans le siècle avenir, afin qu’au nom de Jésus, tout genoux fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre (Phil. 2. 9-11). 

C’est ainsi que par la foi qui l’engage au baptême, le croyant est fondé en Christ, élevé et assis en Lui à la droite de Dieu dans les lieux célestes, au-dessus de toutes dominations, autorités, puissance, dignité (Eph. 1. 20-23) 

Cette foi étant en Christ supérieure aux puissances  des ténèbres, triomphe du monde, ayant le pouvoir de chasser Satan et ses anges (Luc 9, 1 : Mt 18.18). Un ferme non est dit à Satan et à ses nombreuses prédications silencieuses. 

Comme démonstration de sa foi, le croyant investi de l’autorité, étale en public la suprématie de Christ sur les démons. Christ est éternel vainqueur, au ciel, sur la terre et sous la terre. Il est Dieu.

Ils parleront de nouvelles langues  

La multiplicité  des langues est une suite logique de la rébellion des hommes, qui, dans une entente unique, construisaient leur propre foi en opposition au dessein divin (Gén. 11). Comme salaire à leur péché, Dieu les dispersa sur la face de la terre en confondant leurs langues. Mais par le baptême dans le Saint-Esprit, le mur d’inimitié avec Dieu est brisé, la communion avec le péché rompu, l’homme régénéré    devient la moisson de Dieu (1 Cor 3.9), formant un peuple, une nation sainte, un sacerdoce royal (1 Pierre 2.9) Il n’y a donc plus de barrière linguistique, car en Christ, il n’y a ni juif, ni grec, ni païen, ni esclave, ni homme libre (Gal. 3. 26-28). Ainsi, par la foi, le sauvé parle en d’autres langues selon que le Saint-Esprit qui unit dans le corps de Christ (Eglise Universelle) donne de s’exprimer.

Ils saisiront des serpents   

Le diable se déguisa en serpent pour séduire Eve (Gén. 3.1). Aujourd’hui  encore, il se déguise en ange de lumière (2 Cor. 11.14) ; ses ouvriers en faux apôtres, des ouvriers trompeurs déguisés en Apôtres de Christ (2 Cor. 11.13)   ; ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Cor. 11.15). 

La foi en Christ étant illuminée par le Saint-Esprit, éclairée par la gloire de la parole de Christ, parole de vérité, de justice et de sainteté, discerne spirituellement les ruses du diable, met à nu la duplicité, l’hypocrisie, la malice et dénonce toute incongruité, tout mensonge. Celui qui a cru n’a plus en lui des liens avec le péché, ni les œuvres mortes. Celui-là condamne le mal sous toutes ses formes. Il utilise l’autorité spirituelle pour éteindre les traits enflammés du malin (Luc 10.19 ; Actes 28.3-5 ; Eph. 6.16) 

Il n’est point sous un joug étranger (2 Cor 6.14-16). Il n’a plus de secret avec Satan, mais a un cœur pur. La haine, jalousie, rancune, vengeance, conséquence de Gén. 3.16 sont surmontés par la foi en Christ (1Jn 5.4-5 ; 4.4)

S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal 

Enracinés dans la vérité, il est parvenu à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ; ainsi, il n’est plus enfant, flottant et emporté  à tout vent de doctrine, par la  tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais en professant la vérité dans l’amour, il croît à tout égard en celui qui est le chef, Christ (Eph. 4. 13-15)

Les fausses doctrines, les intoxications, les séductions du péché, les philosophies (Col. 2.18), l’imitation du mal ne l’infecte pas. Il dit  non aux œuvres des ténèbres et les condamne (1Pierre 5, 9 ; Eph. 4.27 ; Jacques 4.7).  IL connaît et maîtrise l’usage des armes offensives et défensives  de la justice (2 Cor. 6.7) 

Boire un breuvage mortel consiste aussi à supporter la souffrance introduite dans le monde par le péché (Gén. 3.17-19) sans se décourager, ni murmurer, se plaindre, accuser, révolter et pécher contre Dieu. 

En effet, ce n’est plus le croyant qui vit, mais c’est le Christ qui vit en lui (Gal. 2.20) ; « Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col. 1.27) 

Il examine toute chose et retient ce qui est bon (1 Thess. 5.21). Appartenant désormais à la race royale, il a la vie éternelle en lui (1 Jean 5.13), et ne peut plus venir à la mort. Christ en effet est sa vie (Gal 2.20). 

Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris

Les maladies sont entrées dans le monde par le péché (Gen 3.16). Par sa mort, Christ a porté nos péchés et leurs conséquences comme substitut (Esaïe 53.5). Christ est vainqueur du diable qui est le père de la maladie, le péché en étant la cause ; le croyant a donc le pouvoir de chasser le diable et ses œuvres dans la vie de l’homme que le diable tient captif (Mt. 10.1). Par les guérisons, Christ manifeste sa présence avec le croyant (Mt 28.20 ; Jean 20.21 ; Mt 18,18). 

L’incompréhension de la signification spirituelle du baptême qui est le point de départ de toute vie chrétienne (Marc 16.16) conduit non à un engagement à servir Dieu en esprit et en vérité (Jean 4. 23-24),par le renoncement aux œuvres mortes et le dépouillement du vieil homme (confession détaillée et abandon du péché), mais à un rite, une formalité religieuse qui ne justifie pas Dieu, ce qui rend nul les desseins de Dieu pour une personne (Luc 7. 29-30).  

d.   Jourdain : Signification du nom « Celui qui descend ». Selon les Ecritures, nous comprenons que personne n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu.  

La marche du croyant ne doit pas être en conformité avec la masse, mais spécifiquement conforme aux desseins rédemptifs de Dieu pour chacun. Une séparation de la masse, de l’onction ou de l’environnement dans son sens large du terme, doit nous conduire à la source céleste qui est Christ.  

 

CONCLUSION : 

Pour franchir les quatre étapes prescrites (Guilgal, Béthel, Jourdain, Jéricho) il faut entrer en contact avec le ciel et sa bénédiction.

  1. Il faut s’attacher à la vision céleste (l’Eternel est vivant et ton âme est vivante, je ne te quitterai point II Rois 2. 4)
  2. Savoir ce que Dieu révèle et y rester attaché (je le sais aussi taisez-vous II Rois 2.5)
  3. Rester accrocher à son mentor et partager avec lui ses expériences spirituelles (Elie frappa le manteau sur les eaux du Jourdain qui se partagèrent et il y passa avec Elisée II Rois 2.8)
  4. Désirer ardemment les grandes choses (qu’il y ait sur moi, je te prie une double portion de ton Esprit II Rois 2.9)
  5. Etre fixé sans distraction aucune sur l’objet de son cœur (Elisée regardait et criait : char d’Israël et sa cavalerie II Rois 2. 12)
  6. Saisir par la foi et s’approprier ce qu’on attendait de Dieu (et il vit, saisissant alors ses vêtements, il les déchira en deux morceaux et il releva le manteau qu’Elie avait laissé tomber II Rois 2. 12)
  7. Agir en fonction de ce qu’on est désormais (il en frappa et dit : où le Dieu d’Elie et les eaux se partagèrent ça et là II Rois 2.14)
  8. Garder la vérité et non la réalité (II rois 2 :15-16) 

         52.Elie.Char.de.feu.jpgDr André CHOUBEU 

BP 9042 DOUALA -Cameroun

Tél. (237) 77 75 71 60

E- Mail : chandre403@gmail.com

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APOSTLES OR BISHOPS ?

24 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

 

 

 

 

 

APOSTLES OR BISHOPS?

By John Eckhardt

 

 

Introduction

 

With the current restoration of apostles to the Church there is a corresponding restoration of New Testament terminology. As I travel around the world emphasizing this current restoration, I am often asked the difference between apostles and bishops. There is some confusion concerning these two terms that needs to be resolved. Many leaders are opting to use the term “bishop” in describing their ministry. Some have even gone as far as using the term “archbishop”. Some are opting for the term “apostle”.

 

Some will contend that any term is irrelevant. However words and terms are very important in helping us understand truth. Wrong terminology can actually hinder people from understanding important truths that the Holy Spirit is restoring to today’s church.

 

This is true with the historical use of the word missionary. Peter Lyne states “The church for generations has used the term “missionary” to identify those sent out to foreign lands to plant and establish new churches. The Antioch model shows us the importance in releasing apostles for the planting and establishing of new churches. The events of Acts 13:1-4 have profound implications for the church today. So often we have sent the wrong people. At the heart of the church in Antioch was a team of prophets and teachers, but out of this group of five men the Holy Spirit singled out Barnabas and Saul for the wider work of evangelism and church planting. That these men were foundational to the establishing of the church in Antioch is without question. Their intensive program of teaching was a vital key to the development of the church. The contrast with contemporary church life is this. Had they been involved in any one of our churches today, they would have quickly become indispensable! New titles would have to be discovered, like ‘senior pastor’, to identify the importance of their role, and before long, their giftedness would become the cork in the bottle, preventing other gifts and ministries from developing. To cope with this dilemma, a name change has been inevitable. Apostles are now missionaries, the latter word coming from a Latin derivative, but essentially meaning the same thing. Some will feel that what I am saying here is simply semantics and of no particular importance. HOWEVER, WORDS ARE SYMBOLS OF IDEAS, AND A CHANGE OF NAME HAS SO OFTEN BROUGHT WITH IT A CHANGE IN UNDERSTANDING AND FUNCTION. A RETURN TO NEW TESTAMENT TERMINOLOGY COULD LEAD TO A REDISCOVERY OF APOSTOLIC PRIORITIES AND EFFECTIVENESS.

 

I agree wholeheartedly. Think of the difference between what comes to your mind when you hear the word APOSTLE to hearing the word MISSIONARY. There is a marked difference. Although both words mean essentially the same thing (a sent one), the word apostle carries a higher degree of authority. We expect more from apostles than we do from missionaries. The church is built upon the foundation of apostles, not missionaries (Eph.2:20). Although many missionaries were and are apostolic, many were and are not. Since many in the church have historically taught that there were nor more apostles after the apostolic age , we needed to replace their ministry with missionaries.

 

The word apostle is mentioned over seventy times in the New Testament. It is used more than any of the other ministry gifts. It is obvious that the Holy Spirit uses this word so often to emphasize the priority of the apostle’s ministry. It is the most important and primary gift in the church. This does not mean that we don’t need the other gifts. They are also important. The apostle however is set in the church FIRST by God (1 Cor.12:28).

 

The word PASTOR is mentioned only once in the King James New Testament (Eph.4:11). How is it that a ministry that is listed once gets more priority in most churches than a ministry listed over seventy times? Our tradition has kept us from emphasizing the ministry that the Holy Spirit has emphasized in the Word of God. Some believers and churches are afraid to use the term APOSTLE. But it is a New Testament word that describes the most important and up-front ministry in the church. We cannot be afraid to use New Testament terminology.

 

Which things we also speak, not in the words which man’s wisdom teacheth, but which the Holy Ghost teacheth; comparing spiritual things with spiritual (1 Cor.2:13)

 

The ASV says “combining things with spiritual words.” In other words the Holy Spirit gives us spiritual words to help us understand spiritual things. The word APOSTLE is a spiritual word that helps us understand a SPIRTUAL ministry. No other word can adequately describe this ministry.

 

In order to understand what the Holy Spirit is doing today we need to understand this word. We cannot be afraid of it. We cannot be blinded by tradition that limits this ministry to twelve. Unfortunately there are many leaders today who don’t understand this word. They are afraid to use it, or will substitute other words to replace it. But the fact remains that Jesus gave APOSTLES (Eph.4:11). If leaders don’t understand and have a revelation of the term APOSTLE, how can the Body of Christ as whole understand this ministry? If the church does not understand this word and gift, how can believers place a demand on this anointing and receive fully from this gift?

 

The word BISHOP is found four times in the King James New Testament. Again the word apostle is found over seventy times. You do the math. Which ministry is emphasized more by the Holy Spirit? In addition to these numbers the term ‘bishop’ has had a history of misuse. It has presently come to mean something that it never meant in the early church. Because of this the church has suffered in it’s understanding of apostolic ministry. This is unfortunate because the apostle’s ministry is much needed today.

 

The Holman Bible dictionary gives an excellent definition of the term BISHOP:

 

The English word “bishop” is the normal translation of the Greek noun episcopas , which occurs five times in the New Testament (Acts 20:28; Philem. 1:1; 1 Tim 3:2; Titus 1:7; 1 pet.2:25)… Paul, addressing the Ephesian “elders,” reminded them that the Holy Spirit made them “overseers” (episcopous) “to feed (verb which is cognate to the noun “pastor”) the church of the Lord.” From this many conclude that in Paul’s time “elder,” “bishop,” and “pastor” were terms used to describe three different functions of the same Christian leader, not three distinct ministerial offices. Moreover, according to Phillipians 1:1 the church at Phillipi had more than one bishop. During the second century A.D. churches came to have a single bishop, and then that bishop came to exercise oversight over nearby rural churches as well as the city church so that his ecclesiastical territory became known as a “diocese” or “see” (“eparchy” in the East). Bishops of churches that have been founded by apostles were said to be in succession to the apostles, and hence their teachings were held to be authentic and their authority collegial. By 400 A.D. in the West, the bishop of Rome began to assume extraordinary authority over other bishops. Today the Roman Catholic Church, the Eastern Orthodox churches, the Old Catholic Church, the Anglican Communion, and the (Lutheran) Church of Sweden teach the doctrine of apostolic (or Episcopal) succession.

 

Vines Dictionary defines bishop as follows : EPISCOPAS, lit., an overseer (epi, over, skopeo, to look or watch), whence Eng. “bishop,” which has precisely the same meaning, is found in Acts 20:28; Phil.1:1; 1 Tim.3:2; Tit.1:7; 1 Pet.2:25. Note: Presbuteros, an elder, is another term for the same person as bishop or overseer. See Acts 20:17 with verse 28. The term “elder” indicates the mature spiritual experience and understanding of those so described; the term “bishop,” or “overseer,” indicates the character of his work undertaken. According to the Divine will and appointment, as in the N.T., there were to be bishops in every local church, Acts 14:23; 20:17; Phil.1:1; Tit.1:5; Jas.5:14.

 

Roger Sapp states in his book The last Apostles on earth “As Martin Luther, John Calvin, and others were raised up by God in the dark Ages of Europe to be forces in the Reformation, they and others were the first to acknowledge the misuse of the term bishop. The Reformers correctly explained the relationship between these two terms. The terms presbyter (or elder) and bishop (or overseer) in the New Testament denote the same office – with this difference only, that the first term originated from the synagogue and the second from the Greek communities; and that one signifies the dignity of the office, while the other the actual practice of ministry… The equality and interchange of the terms elder and bishop continued until the close of the first century, as evidenced by the epistle of Clement of Rome written about A.D. 95. The Didache reveals that the equivalent meaning remained evident even near the end of the second century. However, with the beginning of the second century from Ignatius onward, the two terms began to be distinguished from each other. In other words, during the second century, the term episcopas began to lose its scriptural meaning and to be transformed into something else. During this time the term episcopas began to mean “a head of a congregation surrounded by a group of presbyters.” Decades later it came to mean a “head of a diocese and successor to the apostles.” The episcopas grew out of the “presidency” of the presbytery. The Reformation churches, i.e. the Lutherans, the Presbyterians, and the pre-Reformation Anabaptists, rejected the erroneous idea of bishops leading the Church; however, they did not reestablish the correct order of apostolic ministry.”

 

It is a common fact that words can change in meaning over a period of time. It is unfortunate that the scriptural meaning of the word bishop has changed because it has often given men holding unscriptural authority and positions in the Church. It is not surprising that the King James translators did not translate the word episcopas as overseer. They kept the term bishop in place because the Church of England still had in place the Episcopal form of church government, and this is true even until this day. 

 

John Tetsola states “the term episcopas (overseer), for example, developed a meaning that was quite different from the New Testament usage. It became one of the most significant ecclesiastical titles of the hierarchical church. We know that the term in English is “bishop,” meaning a church official who presides over many churches and the lower clergy. Thus, the original sense of the term episcopas, which was synonymous with elder, indicated a local

church official…In the end, every local church is responsible to teach its people the meaning of the terms it uses to describe its spiritual leaders, whether it be elders, overseers, ministers, preachers or pastors. Biblically sensitive church leaders will insist that the terminology they use represents as accurately as possible the original biblical terms and concepts of a New Testament eldership. The vocabulary Christians use to describe their church officials has great problems. Much of our church vocabulary is unscriptural and terribly misleading. Words such as clergyman, layman, reverend, priest, and bishop convey ideas contrary to what Jesus Christ and His apostles taught.”

 

The New International Version translates the word episcopas as overseer. Roger Sapp concludes in his book “ Perhaps it would be better to altogether dispense with the term bishop. It has been so strongly tied to traditional and historical misuse that its use will continue to perpetuate confusion and make the apostle’s role more difficult. Perhaps we simply need to use elder or overseer to describe this local church ministry to avoid confusion.”

 

The historical decline of apostolic ministry can be traced to the rise of bishops in the church. The doctrine of Apostolic Succession that teaches the bishops replaced apostles is a heresy. The Roman Catholic Church has taught that the bishop of Rome (pope) has inherited the authority of the apostle Peter. This is the teaching of Apostolic Succession at it’s worst. This teaching excludes any apostle who is not in direct line of the bishops from the time of Peter. The apostle Paul was raised up by God without any direct connection to Peter. Many other apostles have been raised up by God over the centuries without being in the line of bishops. This is a gift given by grace and has nothing to do with apostolic succession. No church has a monopoly on the gifts of God. They are given by the Holy Spirit irrespective of a denomination or certain group of churches.

 

The unfortunate truth is that many present day Pentecostals and Charismatics are embracing terms and concepts that were challenged by the Reformers hundreds of years ago. Although the Reformers were limited in their understanding of spiritual gifts, we have no excuse today. We have more knowledge of spiritual gifts than ever before. The Reformers did not reestablish the order of apostolic ministry. Their biggest fight was to restore the doctrine of  Justification by faith. Present day churches should reestablish the order of apostolic ministry. We should not return to concepts and religious systems that the Reformed changed hundreds of years ago. We should be progressing instead of regressing.

 

With the decline of apostolic ministry and the rise of unscriptural bishops the church entered into a long period of decline. The leadership of the church became corrupt as men often used ungodly means to rise to positions of power in the church. Because the bishoprick became an appointed position, favoritism and other things besides the anointing became the means of being appointed into these offices. Some bishops were corrupt and ungodly. Many were simply religious politicians who maneuvered their way into the coveted positions.

 

With the decline of apostolic ministry came the decline of apostolic power. One of the major characteristics of an apostle’s ministry is power. This includes signs, wonders and miracles (2 Cor.12:12). With the restoration of the apostle’s ministry will come a corresponding restoration of apostolic power. There is also a restoration of apostolic terminology. Terminology that is religious and outdated will be replaced by terminology that is current and scriptural.

 

We are presently in a period of great restoration. Truth and ministries that have been neglected for generations are being rediscovered by the church. This includes, but is not limited to, the apostle’s ministry. God is breaking the spirit of ignorance. We are in a time of reformation. Things that have been imposed on the church are now being removed. The unscriptural role of bishops was imposed on the church for hundreds of years. This is being removed and replaced by the proper order of apostolic ministry.

 

BISHOPS DO NOT REPLACE APOSTLES

 

This false concept is based on the doctrine of Cessationism. This is the teaching that the apostle’s ministry ceased after the death of the twelve. The bishops therefore replaced the twelve as the leaders of the church.

 

First of all there is no substitute for the apostle’s ministry. We need apostles in each generation just like we need evangelists, pastors, and teachers. When emerging apostles do not replace founding apostles, the church is in trouble. This cycle of deterioration has occurred in almost every movement and denomination. This is because of a lack of understanding concerning apostolic ministry.

 

After the death of the early apostles the church began to teach that the bishops (those ordained and set by the apostles) replaced the apostles as the governmental leaders of the church. The doctrine of apostolic succession was espoused by Clement of Rome. He intervened on the behalf of the presbyters of Corinth who were dismissed from the church. He ordered their reinstatement by insisting that an orderly succession of bishops was established by the apostles. This is found in the letter of the Roman Church to the Corinthians (c.a.96).

 

During the second century the church came under threat from false teachings, primarily the teachings of Gnosticism. These heresies posed such a threat to the church that Irenaeus proposed the concept that the true churches must be able to trace their leaders back to the apostles. He taught that an unbroken succession of bishops of dioceses founded by the apostles guarantees the truth that a church possesses. In this way one could differentiate true churches from the false ones lead by heretics. This is found in his writing Against the Heresies (c.a.185). Churches were therefore considered apostolic if they could trace their leadership back to the apostles.

 

The African orator Tertullian , in his treatise The Prescription of Heretics (c.a.200) proposed that a church need only have the teaching of the apostles in order to be apostolic. In other words there was no need to have apostolic succession in order to be a legitimate church. Clement of Alexandria (c.a 150- c.a.215) similarly proposed that a succession of doctrine rather than a succession of bishops is the most important characteristic of a true apostolic church.

 

Cyprian , the bishop of Carthage (c.a. 205- c.a.258), is perhaps one of the strongest proponents of apostolic succession. He maintains that the apostolate (the apostles) and the episcopate (the bishops) are one. In his view the bishops were the successors to the apostles and the apostles were the bishops of old. By the mid third century, the difference between the apostles and bishops disappears with Cyprian.

 

The development of the doctrine of apostolic succession ( an unbroken line of bishops from the apostles to the present bishop of Rome) was a response to the rampant heresies being taught in the early church. This doctrine was developed to test the whether a church was legitimate or not. If teachers (heretics) could not trace their leadership to the apostles, they were considered false. Only the apostles and the bishops that replaced them were considered valid teachers and carriers of apostolic tradition.

 

This teaching further states that only ordinations conducted by the bishops were valid. This teaching rests on the false doctrine of Cessationism. It rests on the false concept that bishops replaced apostles. Any teaching based on a lie is false because it rests on a false foundation. There have always been apostles in the church. Tradition has often hid them from our eyes, but this gift was never withdrawn from the church. Each generation needs apostles, prophets, evangelists, pastors and teachers. I agree with Tertullian in stating that the doctrine of the apostles is currently available through the New Testament. Any teaching outside of it is blatantly un-apostolic.

 

Paul was sent as an apostle without the laying on of the hands of the twelve. He was an apostle by the will of God, not by the will of man. Jesus sends apostles. Although they are usually released in the local church and confirmed by prophetic ministry, their origin is from God, not man. No man has to trace his ministry directly to one of the original apostles through the laying on of hands. This would be a fruitless endeavor for the multitudes of apostles the Lord is

sending today.

 

The apostle is a pioneer. They are set in the church first (Greek word Proton meaning first in time, order, or rank, 1 Cor.12:28). This pioneering anointing causes great breakthroughs and advancement. New Movements grow rapidly and have great momentum. This usually continues while the founding leader is alive. Movements usually try to maintain the leaders legacy by replacing the leadership with bishops, superintendents, and administrators. The movement begins to lose momentum as it becomes more administrative than apostolic. This process is called institutionalization.

 

Ernest B. Gentile defines institutionalization as the process whereby the church of Jesus Christ becomes an established, recognized organization, a structured and highly formalized institution, often at the expense of certain spiritual factors originally thought to be important. Derek Tidball defines it as the process by which the activities, values, experiences and relationships of the (religious) group become formalized and stabilized so that relatively predictable behaviour and more rigid organizational structures emerge. It is the name for the way in which free spontaneous and living (Church) movements become structured and inflexible.

 

Inflexibility is the characteristic of an old wineskin. New wine must be poured into new wineskins. New wineskins can become old wineskins quickly after the death of the founding leaders. This has happened to almost every movement in the past. It will continue to happen unless a group can identify and raise up emerging apostles to replace the founding apostles. When the founding leaders are replaced by bishops and administrators (governments in 1

Cor.12:28) the emphasis is on maintaining instead of advancing. The movement becomes less open to new ideas and revelation. It ceases to be a movement and becomes a monument.

 

And in the church God has appointed first of all apostles, second prophets, third teachers, then workers of miracles, and those having gifts of healing, those able to help others, those with gifts of administration, and those speaking in different kinds of tongues. (1 Cor. 12:28 , NIV).

 

The NIV translates the Greek word kubernesis as “those with the gift of administration.” The Kings James version uses the term governments. The gift of administration is a very important gift to the success of any church. It is not however set in the church first by God. In other words it is not intended to be the dominant anointing of the church. When the administrative gifts becomes the dominant gift  the priorities of the organization become

administrative instead of pioneering and advancing. The administrative gift cannot replace the apostolic gifts at the helm of the church. David Cartledge states “Where apostolic ministries are not in the church, or accessed by it, those without a ministry Gift will attempt to lead or govern the Church. The end result of this is a man-made bureaucracy. It becomes merely a democratic administration instead of a theocracy. The usual effect is the utilization of control mechanisms rather than modeled leadership…The attitudes of most denominations towards apostolic

 

leadership have tended to squeeze such gifted ministries out of their local churches. The resisted or rejected apostolic ministries have either formed independent churches, or movements that functioned without democratic or denominational restraint.”

 

There are many bishops who are apostles. There are also many apostles who have administrative abilities. This book is not intended to oppose leaders with genuine gifts and callings. I personally have many friends who identify themselves as bishops and yet they know they are apostles. My only desire is to remove any confusion or tradition that would hinder the many apostles that are emerging around the world. Many of these emerging apostles are in denominations that are more administrative than apostolic. The lack of movement in many organizations  has frustrated many emerging apostles. Many apostles end up leaving groups that they love in order to fulfill their ministries.

 

I believe that God always provides the gifts that we need in order to fulfill our destinies. It is not the will of god that movements start out with great power and momentum only to shrivel up and die after one generation. The apostolic gift is the key to continuous advancement and momentum. There is always another generation of apostles that should be in position to replace the founding apostles. When an organization or church becomes administrative at the expense of being apostolic, apostolic gifts are often choked out. This is because apostolic gifts tend to be to progressive, pioneering, and advancing for many organizations. Some would identify this as rebellion, but usually it is a desire to keep the group moving forward and walking in present truth.

 

This is unfortunate because the very gifts that churches need to advance are usually lost due to the organizational constraints placed upon them. This happened in the early church when bishops replaced apostles. The church became more ceremonial and traditional. The apostolic power and grace of the church in the book of Acts was lost. The Reformation of the Sixteenth Century began to change this. The Reformers however failed to restore the proper role of the apostle. Many Reformation churches kept the Episcopal (bishops) form of government. We are now seeing the restoration of apostles to their proper role in the church.

 

APOSTLES ORDAIN BISHOPS

 

The third chapter of First Timothy gives the qualifications of bishops (overseers, elders). Paul is giving apostolic instruction to Timothy concerning the government of the local church. Timothy is functioning as an apostle

(1 Thess.1:1 & 2:6). Apostles are responsible for the oversight and setting of leaders in local churches. The traditional concept of bishops being over groups of churches is really an apostolic function. The teaching that bishops replaced apostles removes the role of current apostles from the church.

 

Some have taught that the bishop is the highest office in the church. This is not true. God has set apostles first in the church. No amount of scriptural wrangling can remove them from this position in the church. Apostles ordain and set bishops (overseers, elders) in the church. Titus was sent by Paul to ordain elders (bishops, overseers) in the church at Crete (Titus 1:5). Paul and Barnabas appointed elders (bishops, overseers) in the churches they established (Acts

14:23). Roger Sapp states “We must recover the scriptural understanding of the apostle and the overseer, and for the sake of the Church put away the unscriptural ministry and the title of bishop. It is evident from a simple look at these passages that all or at least the vast majority of those Christian leaders who have accepted the title of bishop did not receive it from apostolic ministry and have accepted a role that usurps the role of the apostle. For present-day bishops to acknowledge this error to the churches that respect them will be difficult, but necessary, to make room for apostolic ministry to come forth. Otherwise, the “old wineskin” will not be suitable to hold the “new wine” of the Spirit that will be poured out in the days preceding the coming of the Lord. In some cases, it will not be difficult for the man of God to dispense with this title and to instruct those who look to him for leadership about the apostolic ministry over a short time. It will be for him a question of humility and love for the truth. In other cases, due to long tradition it may not be possible to do so without serious difficulties. In any case, the Lord will grant His servant grace to embrace the truth.

 

FIRST APOSTLES / LAST APOSTLES

 

God has set in the church first apostles, secondarily prophets, thirdly teachers…(1 Cor.12:28)

 

For I think that God hath set forth us the apostles last, as it were appointed to death; for we are made a spectacle unto the world, and to angels, and to men. (1 Cor.4:9)

 

The apostle’s ministry is the highest ranking ministry in the church. This does not mean that an apostle has jurisdiction over every church. There are different apostles who have different spheres of  influence.  Apostles have different geographical regions to which they are set and sent.

 

Although apostles are set in the church “first”, they are often treated as “last”. The rise of bishops to positions of prominence in the church coincided with the state’s recognition of the church. Bishops often became more powerful than natural rulers. This began when the Roman Emperor Constantine recognized Christianity as the religion of the Roman Empire. The bishop’s office eventually became a position of power and prominence.

 

Some leaders like the use of the term bishop because it is recognized by the world. Apostles have always been persecuted and hated by the world’s system. They know what it means to suffer and be treated as “last”. Many leaders are afraid to walk in true apostolic ministry because they fear rejection and persecution. Many desire honor from men rather than honor from God. Some religious leaders even receive titles such as “His Eminence”, or “His Holiness”. How disgusting this must be to God because it is a manifestation of pride and arrogance. We should not think of men above that which is written (1 Cor.4:6).

 

Many leaders don’t like the idea of being treated “last”. Many desire to be treated “first”. Being treated “last” is hard on the flesh. The flesh hates suffering, rejection, and persecution. The flesh loves flattering titles. Leaders must be aware of the subtle trap of religious pride. True believers and ministries cannot avoid suffering and persecution, especially apostolic ministries who minister in power and authority.

 

There are many leaders today who refer to themselves as bishops that are apostles. Many are aware of it, some are not aware. The word bishop means an overseer. The word apostle has a much broader definition and broader function. Apostles provide oversight to churches. They are also elders. The word apostle is a transliteration of the Greek word apostolos meaning “one sent forth”. A sent one has a variety of functions and duties including overseeing, planting, watering, encouraging, correcting, judging, activating, imparting, demonstrating, establishing, pioneering, mobilizing, teaching, preaching, and ordaining. Leaders who are apostles cannot limit themselves to managerial duties, but must fully express the grace that is upon the apostolic office. The same thing is true of many pastors. Pastors who are apostles need to recognize this gift and walk in it fully. Pastors cannot allow fear and tradition to hold them back. God has not

 

set in the church first pastors , but first apostles. This is an order of ministry for the local church.

Paul wrote to a local church when revealing God’s order of ministry.

 

Some will maintain that terms are not important. Terms and words are very important. Words have definitions. Words shape our way of thinking. Apostles cannot think like pastors. Apostles must think and act like apostles. Out lack of understanding of gifts and ministries can hinder us from walking in the fullness of God’s grace. We are not to be ignorant of spiritual gifts (1Cor.12:1).

 

THE STATEGY OF JESUS AND EMERGING APOSTLES

 

Jesus ordained twelve that they might be with him. Many have looked at the strategy of Jesus as a one time historical event. Jesus is however our perfect example. He is the apostle of our profession. He is the perfect sent one. His methods and strategies reflect the wisdom of an apostle.

 

Jesus did not raise up twelve pastors, evangelists or bishops. He raised up twelve apostles.

Is this a one time event or a model that modern apostles need to have? One of the failures of many apostles has been the failure to raise up emerging apostles. Many apostles raise up pastors to shepherd the churches that are birthed through their movements. This is not the wisdom of God for several reasons. The first reason is that the next generation of leaders also will need an apostolic anointing to continue in the momentum of the founding apostle. Jesus raised up leaders that would carry his message and penetrate to the uttermost parts of the world. Apostles have the ability to breakthrough and expand the movement begun by the founder.

 

God will place emerging apostles around a founding apostle. It is up to the founding apostle to discern who they are and mentor them. The failure to do so often causes the next generation to replace the apostle’s leadership with managers and administrators.  Some fellowships resort to voting in order to replace leaders. Without emerging apostles the fellowship is not in a position to advance and progress. The apostolic gifts in a church need to be recognized, encouraged, and released. This is the strategy of Jesus and it should be our strategy today.

 

Joshua is a type of an emerging apostle. The Lord told Moses to encourage him. Emerging apostles need to be encouraged. They need spiritual fathers who will mentor and train them. There are many emerging apostles in the church today. They cannot be locked into managerial positions that limit their anointings. They need to be released fully.

 

Timothy and Titus were emerging apostles who were trained by Paul. Emerging apostles will often be a part of the apostolic team. They will travel with an apostle and learn firsthand apostolic ministry. They will be a part of planting and establishing churches as well as ordaining ministers. Their gifts will take time to fully come forth, but through patience and maturity these gifts will be able to fully manifest.

 

When leaders step fully into apostolic callings, many emerging apostles will have a model to follow. Ministers will follow the models set before them. If all ministers see are bishops and pastors, this is all many will aspire to become. If they see apostles and prophets honored and received in the church, they will have a New Testament model before them. We are responsible for what we model before emerging ministries. Paul encouraged the church to follow him as he followed Christ. Paul presented a true apostolic model before the churches. He exposed false apostles and modeled the true.

 

We cannot afford to present old religious models before the church. Traditional models will not suffice. The church is built upon the foundation of apostles and prophets (Eph.2:20). It is not built upon the foundation of bishops and pastors. This is not to say we don’t need bishops (elders , overseers) and pastors. It simply means these are not foundational ministries. They are not the primary ministries of the church. When we replace foundational ministries with ministries that are not foundational, the church is in trouble.

 

Paul, an apostle, (not of men, neither by man, but by Jesus Christ, and God the Father, who raised him from the dead;) Gal:1:1

 

Paul always identified himself as an apostle. He never referred to himself as a bishop. Apostles are called and sent by Jesus. Bishops are appointed and set by apostles. Paul knew his calling and setting was not by man. He understood the authority of his calling was given directly by the Lord. When he corrected churches he did it based on his apostolic authority. His authority came form God and not from the church. Bishops that are set in their positions by the church are accountable to the churches that elect or appoint them. How can leaders walk in the necessary authority without the authority coming from God?

 

This is one of the reasons many organizations have a problem with apostles. Apostles operate in a level of power and authority that make many uncomfortable. Bishops who are apostles also walk in authority, but this authority comes from their apostolic grace. Apostles have the authority of a “sent one”. They have ambassadorial authority. Authority is a distinct mark of the apostle’s ministry. This authority is recognized in the spirit realm. Angels and demons recognize this authority. This authority registers in the spirits o people. Apostles are first in time, order, and rank.

 

Many organizations and denominations will have a hard time embracing the order of apostolic ministry because it is a threat to a pyramid type of leadership structure. When emerging apostles are raised up and released they will in turn raise up and release emerging ministries. This is a threat to control mechanisms that are set in place in many structures. Mature spiritual sons will raise up sons and daughters. There is a greater release of gifts and ministries when apostles are in place. Many emerging apostles will develop their own networks and spheres of influence.

 

THE DEPARTURE OF APOSTOLIC MINISTRY

 

For I know this, that after my departing shall grievous wolves enter in among you, not sparing the flock. Also of your own selves shall men arise, speaking perverse things, to draw away disciples after them (Acts 20:29-30)

 

Paul warned the church what would happen after his departure. Evidently the enemy could not do these things while he was present. The apostolic anointing provides a restraining influence to division and false ministry. The church is always susceptible to these attacks when the apostolic mantle departs. This happened historically with the death of the early apostles. The church drifted into tradition, ceremonialism, and heresy. This is the reason why the apostle’s ministry is so needed in the church.

 

And when the people saw that Moses delayed to come down out of the mount, the people gathered themselves together unto Aaron, and said unto him, Up, make us gods, which shall go before us; for as for this Moses, the man that brought us up out of the land of Egypt, we wot not what is become of him. (Exod.32:1)

 

Moses is a type of an apostle. The people began to rebel when he departed from the camp. His presence provided a restraining influence. This is what happens when strong leadership departs. People need strong leaders. The church needs the apostolic anointing to be present. The devil will do anything in his power to remove this ministry from the church. If there are no emerging apostles to replace the founding apostle, the church tends to choose leaders after the flesh. Every Moses needs a Joshua. Every Elijah needs an Elisha. Every Paul needs a Timothy. The church cannot afford to have a void in apostolic leadership.

 

Now after the death of Jehoiada came the princes of Judah, and made obeisance to the king. Then the king hearkened unto them.

And they left the house of the LORD God of their fathers, and served groves and idols: and wrath came upon Judah and Jerusalem for this their trespass. (2 Chron.24:17-18)

 

Jehoiada the priest mentored and trained the young king. He was a father to the king. He is a type of an apostolic ministry. His death marked the beginning of a spiritual decline for the nation. The princes of Judah came to the king and enticed him to disobey after Jehoiada’s departure. Jehoiada’s presence was a restraining influence to the powers of darkness. The apostolic ministry has the power to bind. This is another reason why the devil hates this ministry. He

wants it to die in the church. He has influenced the church to believe that the apostle’s ministry ceased after the death of the twelve.

 

The devil has always hated and feared the apostle’s ministry. It is the most misunderstood and persecuted ministry in the church. The enemy has successfully removed this ministry in it’s fullness from the church through tradition and false teaching. The major lie the enemy influenced the church to accept was that bishops replaced apostles. The enemy effectively stole the role of the apostle from the church. Thank God we are presently seeing a restoration.

 

This is why it has been necessary to view what happened in church history after the death of the early apostles. There is always a danger when apostolic ministry departs from the church. Paul warned of wolves entering the flock. The Corinthian church became divided and sectarian after Paul’s departure. The schisms in the Corinthian church were probably due to the fact that there were no strong apostolic leaders present in the church. Churches are more unified when the apostolic anointing is present. Without apostles the church is susceptible to the influence of spirit of division and carnality.

 

Also he made a molten sea of ten cubits from brim to brim, round in compass, and five cubits the height thereof; and a line of thirty cubits did compass it round about.

And under it was the similitude of oxen, three looking toward the north, and three looking toward the west, and three looking toward the south, and three looking toward the east: and the sea was set above upon them, and all their hinder parts were inward. (2 Chron.4:2-4),

 

The molten (brazen) sea was a type of the cleansing power of the word. It was the basin of water that the priests washed in before they ministered in the tabernacle. It is also a type of the apostle’s ministry. It rested upon a foundation of twelve oxen. Twelve is the number of government and the apostolic ministry. Oxen represent the laboring aspect of the apostolic ministry. The oxen faced every direction representing the apostles going into all the world. The church is built upon the foundation of the apostles and prophets. The enemy desires to remove this foundation from the church.

 

And king Ahaz cut off the borders of the bases, and removed the laver from off them; and took down the sea from off the brazen oxen that were under it, and put it upon a pavement of stones. (2 Kings 16:17)

 

King Ahaz removed the molten sea from its proper foundation. It placed it upon a pavement of stones. This is what the enemy did to the church. Church tradition has removed the church from its apostolic foundation. When apostles and prophets are not operating in the church, the church is not standing on its proper foundation. One of the ways the enemy did this is by influencing the church to believe that bishops replaced apostles. The church is not built upon the foundation of bishops, but apostles.

 

John Tetsola makes the important point that the church should be a non-clerical family. The separation of clergy and laity has brought much damage to the church. Bishops are sometimes referred to as “high clergy”, while those ministers under them as “low clergy”. Tetsola states “the local church is a non-clerical family. The early church was a people’s movement. The distinguishing mark of Christianity was not found in a clerical hierarchy, but in the fact that God’s Spirit came to dwell within ordinary, common people and that through them the Spirit manifested Jesus’ life to the believing community and to the world”.

 

With the institution of the clergy came a distinction in dress. Robes, collars, colors, staffs, and rings become the dress of bishops. Clerical dress became mandatory for those ordained as bishops. We are seeing a revival of this kind of wear among Pentecostal and Charismatic leaders who identify themselves as bishops. This is totally foreign to the early apostolic church. When the church becomes clerical it loses the simplicity that the early apostles desired. The result is a religious caste system that elevates men to positions of power and prominence that is dangerous and carnal.

 

Apostles are given for the perfecting of the saints. They are one of the five ministries given for this purpose. Apostles are called to activate believers to do the works of Jesus Christ. They are anointed to impart and stir up the gifts inside of the believers. There position is not one of fleshly prominence. They are usually treated “last”. They are driven and motivated by a commission, not by worldly fame and power. They are not clerical. In other words they do not represent some priestly order inside the church. They know that all believers are priests.

 

The church must be careful not to revert back to clericalism. The reformers challenged this concept and brought reformation by exposing it as a false system. Clerical terminology can hinder the church from being a non-clerical family. The division of the church into clergy and laity causes the saints to invest the majority of ministry into the hands of a few. The five-fold ministry is given to “perfect the saints for the work of the ministry”.

 

RESTORATION

 

We are presently living in a time of restoration. The Lord is restoring the order of apostolic ministry to the church. With restoration comes reformation. Adjustments and alignment to the truth is necessary in order to receive the new wine that is being released. Religious tradition is being challenged. The church is returning to New Testament terminology and truth.

 

Many leaders are beginning to embrace their true callings and ministries. They are being loosed from fear and tradition that has hindered them from walking in the higher callings. It is important that true apostles understand their function in order to release their gifts fully to the church. Apostles are more than bishops (overseers). They have a unique anointing to advance the church. Apostles must be free to minister in the church. They cannot be limited by false teachings and governmental structures that are not biblical. The truth will set us free.

 

God is also restoring prophets to their governmental positions in the church. This will not fully happen until apostles take their place. Religion and tradition has always been a hindrance to the release of the gifts of the Spirit. Apostles have the ability to activate the gifts through imparta-tion and the prophetic word. With the restoration of apostles and prophets will come the greatest release of the power of God. We must study to shew ourselves approved unto God. Ignorance will no longer be an excuse. God is opening his word and causing us to know his secrets. We are stewards of the mysteries of God.

 

The new leaders the Lord is releasing must shed the old religious garments of the past. We can- not sew a new piece of cloth on an old garment. The new anointing that God is releasing will not work with an old mentality. Remember words represent concepts and ideas. The way we thing is governed by our vocabulary. We must renew our minds according to the word of God in order to receive what God is releasing from heaven. Holding on to the old while trying to receive the new will not work. We cannot put new wine into old bottles.Un-Eveque.jpg

 

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