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LA MENTALITE D’ESCLAVE

14 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MENTALITE D’ESCLAVE

 

Introduction : Nous étions sous la loi jusqu'à la venue de Christ, et un héritier est sous tutelle tant qu'il n'a pas l'âge de raison. Mais Christ nous a libérés de la loi, ainsi, nous ne sommes plus esclaves mais fils. Par les Saintes Ecritures, Dieu rappelle la bonne volonté du peuple Juif envers lui, et de son amour ainsi que son plan de salut envers eux, et montre que nous sommes fils d'Abraham par la femme libre.

Plusieurs ont cru et même ont mis des années dans l’église tout en demeurant esclaves. Ils n’ont jamais été affranchis de la loi. Ces légalistes sont imbus d’eux-mêmes, près à juger, à se justifier, à s’imposer, mais sont encore esclaves. L’Apôtre Jean dépeint un légaliste nommé Diotrèphe en ces termes : ‘‘J'ai écrit quelques mots à l'Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Église’’ (3Jean 1.9-10).

Puisse Dieu nous aider à être : ‘‘Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai’’ (3Jean 1.12).  

Définition et contexte :

Esclavage : Etat, condition d’esclave ; dépendance. Vol ou vente d’un être humain interdit.

-          Païens achetés pour la vie (Lév. 25.44–46)

-          Hébreux vendu pour six ans (Exode 21.2)

-          Vendu par les parents (Exode 21.7)

-          Vendu pour vol (Exode 22.3)

-          Vendu pour dette (Mathieu 18.25)

-          Prisonnier de guerre (Deut. 20.14 ; 2 Rois 5.2 ; 2 Chroniques 28.8,10). 

Esclave : Qui est de condition non libre, qui est sous la puissance absolue de quelqu’un ; qui subit la domination de quelque chose.

-          Joseph vendu comme esclave (Genèse 37.28–36)

-          Les Israélites (Exode 1.13–14)

-          Les gabaonites (Josué 9.23)

-          Les Cananéens (1 Rois 9.21) 

La marque de l’esclave : ‘‘Si l’esclave dit: J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre,  alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service’’ (Ex 21.5-6). 

Divers types d’esclavage :

- Esclave par les paroles : Qu’il en soit donc selon vos paroles! Celui sur qui se trouvera la coupe sera mon esclave; et vous, vous serez innocents (Genèse 44.10).

- Esclave à la place d’un autre :Permets donc, je te prie, à ton serviteur de rester à la place de l’enfant, comme esclave de mon seigneur; et que l’enfant remonte avec ses frères (Genèse 44.33).

- Le manque de l’autorité du croyant rend esclave : Et l’insensé sera l’esclave de l’homme sage (Prov 11.29).  

- Esclave du péché : En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché (Jean 8.34-35).

ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2 Pierre 2.19).

- Esclave par ignorance :Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu (Galates 4.1-7).

Israël est-il un esclave acheté, ou né dans la maison? Pourquoi donc devient-il une proie ? (Jérémie 2.14)

-  Deux sorte d’esclaves dans l’église : Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre (Galates 4.22).

Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse (Galates 4.23).

- Manque de compassion : Si ton frère devient pauvre près de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui imposeras point le travail d’un esclave (Lévitique 25.39).

- le refus de pardon : Tu ne livreras point à son maître un esclave qui se réfugiera chez toi, après l’avoir quitté (Deutéronome 23.15).                   

Esclave de Dieu au service de Sa Majesté divine :

Mt 20.27 : et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.

Marc 10.44 : et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours.

1 Corinthiens 7.22 : Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ.

Galates 4:31 : C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre. 

La position d’esclave conduit à l’une ou l’autre des sortes d’obéissance qui est en abomination à Dieu : 

Il y a trois types d’obéissances :

1. L’obéissance de l’esclavage : c’est l’obéissance où on craint les conséquences, c’est l’obéissance de contrainte. Elle n’est pas bonne.

2. L’obéissance du serviteur : C’est une obéissance qui nous met en position de travailler pour être récompenser. (si souvent poussé par le moi). Si quelqu’un a l’obéissance d’un serviteur, le jour où la pression est forte, il agira en boudant, en murmurant, en critiquant, tombant ainsi dans le piège du diable.

3. L’obéissance du fils : C’est l’obéissance par amour. Nous devons cultiver cet aspect d’obéissance dans nos églises. Nous devons dans notre croissance dans la marche de la foi, réaliser la différence entre enfant de Dieu, serviteur de Dieu, fils de Dieu tout en retenant que notre intimité avec Die peut bien nous pousser à la position d’ami de Die comme Abraham. 

Sort final de l’esclave dans l’église :

Galates 4.30 : Mais que dit l’Ecriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 

Conclusion : 1 Cor 7.23 : Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes.

La portée de l’expiation ne se limite pas seulement aux élus, mais l’Ecriture affirme clairement que Christ est mort pour tous les hommes (1 Tim 2.3-6 ; 4.10). L’œuvre de Christ sur la croix revêt trois aspects : la réconciliation qui signifie restaurer ce qui a été brisé (2 Cor 5.16-21 ; Rom 5.11-11 ; Col 1.21-22), la rédemption qui contient l’idée de rachat ou de relâcher parce qu’un paiement a été effectué (Marc 10.45 ; Gal 4.4-5 ; Tite 2.14 ; Gal 3.13-14 ; 1 Pierre 1.18 ; Col 1.13-14 ; Héb 9.15), la propitiation : le péché est une offense à la sainteté de Dieu. La justice de Dieu demande qu’un juste paiement soit effectué pour ce péché ou alors la punition doit être subie. La mort de Christ a rendue la sainteté de Dieu et sa justice propice pour que sa colère soit apaisée (1 Jn 2.2 ; Rom 3.25 ; Héb 2.17).

Les résultats ou bénéfice du salut sont :

1. la justification (Rom 3.21-26 ; 5.21 ; Phil 3.8-9),

2. la régénération (Jn 1.12-13 ; 3.3-8 ; Tite 3.4-7 ; 2 Cor 5.17 ; Rom 6.8-11 ; 1 Jn 5.1 ; 1 Pierre 1.3),

3. la sanctification (2 Pierre 1.9 ; Héb 9.14 ; 1 Cor 1.30 ; Eph 1.4 ; 2 Cor 5.21 ; Rom 1.1 ; 15.16), 4. la liberté de l’esclavage du péché (Rom 6.17-18), de la condamnation du péché (Rom 8.1), de la puissance du péché et la nature pécheresse (Rom 6.6-12),

5. de la punition du péché (Rom 6.23 ; 1 Thess 5.9),  de l’esclavage de la loi (Rom 7.5-6 ; Gal 5.1,18), de la peur de la mort (Héb 2.14-15 ; 1 Cor 15.54-57). Par tout ceci, les croyants sont libres d’être tout ce que Dieu désire qu’ils soient.

6. La vie éternelle en Christ (Jn 17.3 ; 1 Jn 5.10-12),

7. le don du Saint-Esprit

a. baptisé dans le corps de Christ : 1 Cor 12.13 ;

b. identifié avec la mort de Christ : Rom 6.3-5 ;

c. habité de façon permanente : 1 Cor 3.16 ;

d. scellé comme garantie de sa rédemption : Eph 1.13-14 ;

e. doté de dons pour le service et l’édification de l’église : 1 Cor 12.7-11 ; 14.12 ;

f. fortifié pour témoigné pour Christ, travaillé pour Dieu et marcher dans la sainteté : Actes 1.8 ; Col 1.28-29 ; Gal 5.16-18 ,22-25 ;

g. accompli pour la louange, le service, l’adoration et l’action de grâces : Eph 5.18-20 ; Col 3.15-17) ; 

8. Transfert dans le royaume de Dieu (Ph 3.20 ; 1 Pierre 2.11-12 ; Col 1.13 ; Actes 26.18).

9. L’adoption en tant qu’enfant de Dieu (Gal 4.1-7 ; Jn 1.2 ; Rom 8.14-16 ; Héb 4.4-14-16). 10. Etre déclaré cohéritier de Christ (Rom 8.17 ; Col 1.12 ; Apoc 20.4-5).

11. Devenir ami de Dieu (Jn 15.14-15 ; Jacques 2.23 ; 4.4).

12. Etre béni de toute sorte de bénédiction spirituelle (Eph 1.3 ; 2 Pierre 1.2-4).

13. Etre placé ‘‘en Christ’’ et habité par lui (Col 3.3-4 ; Gal 2.20 ; Rom 8.9-11 ; 6.3 ; 12.3-8 ; 1 Cor 12.12-14,17).

14. Sécurité éternelle (Jn 10.25-30 ; Rom 8.31-39 ; 1 Pierre 1.3-5 ; 2 Cor 1.22 ; Eph 4.30).

15. L’assurance du salut (Rom 8.16 ; 1 Jean 5.11-12).

16. Le croyant est destiné à être glorifié et à être rendu conforme à Christ (Phil 3.20-21 ; 1 Cor 15.48-49 ; 2 Cor 3.18 ; Rom 8.28-30 ; 1 Jn 3.2 ; Apoc 22.1-6).Esclave-2.jpg 

Si cette vérité biblique est dans nos vies nous pouvons avec vérité affirmé : ‘‘Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira’’ (Jean 8.31-32).

Dr André CHOUBEU

Tél. +237 79 44 33 33

E-mail : choubeuandre@yahoo.fr

 

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QUE TOUS SOIENT UN

10 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                                                                QUE TOUS SOIENT UN

 

Introduction :

 

Dans une intense prière selon Jean 17 qui servait à la fois de son rapport de mission, le Seigneur Jésus pendant plusieurs heures à genoux sans doute, à élevé sa voix vers le Père avec insistance sur trois sujets capitaux à savoir :

-      Jésus prie pour lui-même

-      Jésus prie pour ses disciples

-      Jésus prie pour ceux qui croiront en Lui éventuellement par la prédication de ses disciples

Dans le troisième volet de cette prière donc l’écho devant Dieu à ce jour reste inchangé, il convient de croire que plus que par le passé, le besoin est présent.

L’Eglise de Jésus Christ en effet est passé par des tribulations, persécutions, attaques diversifiées au cours des siècles allant de ses membres aux puissances des ténèbres en passant par les adversaires assis sur le fondement de diverses idéologies tant philosophiques qu’humanistes. Mais nous qui somme parvenus à la fin des temps, divers signes irréfutables à nos yeux manifestés, somme-nous enfin conscient de la nécessité de l’unité dans son sens que voulu par le Seigneur avant son départ ?

 

Que tous soient un :

La Bible du Semeur reprend ces lignes sacrées en ces termes :

 

‘‘Ce n’est pas seulement pour eux que je prie : c’est aussi pour ceux qui croiront en moi grâce à leur témoignage. Je te demande qu’ils soient tous un. Comme toi, Père, tu es en moi et comme moi je suis en toi, qu’ils soient un en nous pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme toi et moi nous sommes un, moi en eux et toi en moi. Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse reconnaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aime.

Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je serai et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde.

Père, toi qui es juste, le monde ne t’a point connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont compris que c’est toi qui m’as envoyé. Je t’ai fait connaître à eux et je continuerai à te faire connaître, pour que l’amour que tu m’as témoigné soit en eux et que moi-même je sois en eux’’ (Jean 17.20-26).

 

Le croyant attentif peut facilement découvrir à travers requête du Seigneur, l’intimité du cœur de Jésus à l’égard du Père céleste et à l’égard des siens. Loin du caractère très personnel de cette prière qui traduit aussi un exemple frappant d’intercession divine du Seigneur Jésus, nous pouvons facilement de Jean 17 ressortir sept requêtes particulières :

  1. Que le Fils soit glorifié parmi les hommes, afin qu’il glorifie le Père à son tour (Jn 17.1 ; Phil 2.9-11)
  2. Que le Père lui rende la gloire éternelle qui est la sienne depuis toujours (Jean 17.5)
  3. Que les croyants soient protégés des attaques du monde et du malin (Jean 17.11,15)
  4. Que les croyants soient sanctifiés par sa Parole (Jean 17.17)
  5. Que l’unité spirituelle des croyants soit une réalité comme celle qui existe entre le Père et le Fils (Jean 17.21-23)
  6. Que le monde croie en voyant le Père et le Fils en nous (Jean 17.21)
  7. Que les croyants soient avec Lui au ciel et partage sa gloire (Jean 17.24) 

La preuve de l’amour de Christ pour ceux que le Père lui a donnés :

  1. Il donne la vie éternelle évidemment en mourant à leur place pour que sa justice leur soit imputée (Jean 17)
  2. Il leur a révélé le Père et les a introduit dans la sainte présence du Dieu Très Haut (Jean 6.26 ; 20.17)
  3. Il leur a donné les paroles du Père (Jean 17.8,14)
  4. Il leur a donné la parfaite joie qui vient du salut (Jean 17.13)
  5. Il leur a donné sa propre gloire (Jean 17.22) 

Il devient donc facile de comprendre une chose très importante :

  1. Nous croyants, lui avons été donné par le Père (Jean 17.2,6a,6b,9,12,24)
  2. Jésus est le don de l’amour de Dieu au monde (Jean 3.16)
  3. Nous croyants sommes le don de l’amour du Père à Jésus Christ
  4. Jésus Christ nous confie au Père afin que nous soyons gardés et protégés
  5. Notre sécurité dépend non de nous ou des circonstances, mais de la fidélité du Père à l’égard du Fils 

Le livre des Actes est une preuve irréfutable que les premiers disciples ayant compris l’importance et l’impact de l’unité ont bénéficié de la présence de Dieu (sa gloire) pour faire la démonstration de la souveraineté de Jésus dans les vies l’humaines (3000 conversions dans Actes 2.41), sur les esprits impurs (guérisons diverses) et les circonstances (délivrance de Pierre).

Le secret de cette réussite résidait dans l’unité des cœurs (Actes 4.32 ; Phil 2.2-7).

Plus que jamais, l’unité s’impose et l’orgueil dans sa large composante est la cause première de la division dans le corps de Christ qui est l’Eglise.

 

La jalousie, péché très proche de l'orgueil est un grand ennemi de l’unité. Le jaloux craint et suspecte ses rivaux. Moïse a lui aussi, été tenté par ce péché (Nbres 11.28-29). La jalousie et l'envie ne trouvant pas de place dans le cœur de quelqu'un qui parle avec Dieu, Moïse qui savait laisser ses préoccupations entre les mains de Dieu a répliqué à Josué : "es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes".

Le serviteur de Dieu dont la seule préoccupation est de glorifier Dieu ne s'inquiète pas pour son propre compte, son prestige ou ses privilèges personnels. Il connaît laisser tout entre les mains de Dieu.

 

L’humilité est le chemin de la libération de l’orgueil :

‘‘Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ’’ (2 Chron 7.14)

 

Cherchons l’unité au-delà de nos conflits :

 

Le grand obstacle de tout temps (résultat de l’orgueil), à l’unité du Corps de Christ est la manière de nous étiqueter les uns les autres, nous jugeant par tous les mots démoniaques. La Bible dit pourtant : ‘‘Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas’’ (Phil 3.15-16).

 

Le conflit de personnalité est à l’origine de tout le problème et symbolise non seulement une immaturité spirituelle, mais caractérise encore la nature charnelle et l’incompréhension des vies du Saint-Esprit dans la marche prophétique de l’église, Corps de Christ. Ce genre de conflit est principalement axé sur quatre raisons qui ne trouvent leur existence qu’en Satan : 

  1. Des droits auxquels on n’a pas renoncé et qu’on estime violés :

Les réactions sont très mitigées à notre époque. Les réactions sont plus caractérisées par l’amertume, la colère, la rancœur, l’attitude critique et souvent destructive qui intoxique et engendre des gangrènes qui finissent par détruire un grand nombre pourtant il est bien écrit : ‘‘Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés; à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet ’’ (Hébreux 12. Ce qui intéresse le Seigneur comme nous dit Floyd McClung dans ‘‘Mosaïque’’, ce n’est pas de savoir celui qui a tort ou qui a raison, mais comment nous allons répondre, réagir ? Si face à une attaque, une critique ou autre, nous réagissons par la douceur, la douceur, la patience, la miséricorde, la tendresse conformément au fruit de l’Esprit, nous avons répondu de la meilleure manière.

Ce ne sont pas les problèmes qui font obstacles à la vie chrétienne, mais la manière de gérer ces problèmes. 

  1. 2.   Le manque de pardon

La désunion parmi les frères en Christ vient moins d’un désaccord que d’un manque de pardon. Si nous savons pardonner, si nous savons réagir par l’amour, il n’y aura pas de conflit, mais plutôt une épreuve, une tentation visant à affermir notre foi. A travers ces épreuves, Dieu veut nous apprendre à nous laisser façonner par lui pour être davantage rempli d’amour.

‘‘Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ’’ (Col 3.12-13) 

  1. 3.   Le manque de loyauté et d’engagement

On manque de loyauté dans les principes sacrés du leadership, faisant opposition à la vison du leader, s’attribuant des titres et ministère que le Saint-Esprit ignore. On manque de la loyauté envers des personnes quand elles ont des problèmes et sont vraiment dans le  besoin. A ce moment où notre présence se veut constructive à côté d’eux, nous devenons pour eux ce que furent les amis de Job pendant son épreuve. Lorsque nous constatons un problème dans la vie d’un autre frère, nous devenons là l’instrument du choix de Dieu pour être la personne ressource et non un agent de destruction du malin.

Accepter loyalement une personne, c’est rester à ses côtés quand elle a des problèmes. Nous pouvons aimer facilement des gens qui nous aiment, mais c’est difficile d’aimer quelqu’un qui n’est pas aimable, et c’est là l’épreuve de notre loyauté envers lui et envers le Seigneur qui a dit : ‘‘Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait ’’ Mt 5.43-48).L-unite.jpg 

  1. Les problèmes doctrinaux

Il y a tant de conflit à propos de la doctrine et de la foi ! Les gens s’intéressent à la perfection doctrinale. Dieu quant à lui s’intéresse à la perfection des cœurs. La doctrine fondamentale de base de la vie chrétienne est plus que jamais controversée. Bien des déclarations de fois disent qui est le Père, qui est le Fils, qui est l’Esprit, ce qu’est la Bible… Je n’ai pas vu des gens argumenter sur l’humanité. L’insistance sur l’humilité dans le Corps de Christ est un impératif. Les arguments théologiques sont souvent concentrés sur de faux domaines. Il convient vraiment de commencer par notre cœur : Si par contre notre cœur se met en ordre devant le Seigneur, l est certain que notre doctrine se réglera d’elle-même. L’Esprit du Seigneur Jésus nous conduira alors dans la vérité toute entière. Plusieurs raisons existent aux conflits doctrinaux mais le principal est l’orgueil. Au fond, nous n’avons pas vraiment cru la vérité qui produit l’humilité. Croire quelque chose avec notre tête, ce n’est pas la foi chrétienne. La chrétienne authentique, c’est-à-dire biblique ne sépare pas la tête du cœur et produit toujours l’obéissance. Ainsi, quand les gens disent : je crois au Père, au Fils et au Saint-Esprit, s’il le croit d’une manière biblique, cela le conduira au pied de la croix, à une marche humble avec le Seigneur.

L’orthodoxie de notre vérité se mesure par l’amour que nous aurons pour les autres chrétiens. Dans quelle mesure devenons-nous humbles ? Voilà l’étalon de mesure de Dieu. On se divise souvent sur des points de doctrine, mais Jésus ne renvoie jamais quelqu’un sur cette base là. Quand la prostituée s’est trouvée devant le Seigneur Jésus, il ne lui a pas demandé : crois-tu que je suis le Messie ? Que j’accomplis toutes les prophéties ? Crois-tu que l’Ancien Testament est la Parole inspirée de Dieu ? Il a simplement répondu à son cœur. Quand le cœur est droit, il conduit l’homme à la vérité. Nous pouvons recevoir un bon enseignement, nous pouvons étudier toute la Bible, mais Dieu veut une réponse du cœur. Et si vraiment nous croyons à la vérité, elle nous conduira à l’humilité.

Saint Augustin a dit : ‘‘dans les choses essentielles, l’unité ; dans les choses secondaires, liberté ; et en toute chose charité’’.

 

-          Ayons un esprit enseignable et ne croyons pas trop vite tout savoir sans avoir besoin des autres dans le Corps de Christ.

-          Sachons souligner ce qui nous est commun au lieu de nous arrêter surtout aux différences.

-          Ne manquons plus terriblement de sagesse : nous découvrons quelque chose, nous emballons facilement, nous recroquevillons sur nous-mêmes, revenons chez nous pour enseigner cela à nos proches. Cela les fait fuir !

-          Considérons le contexte socioculturel :

  1. Ce facteur est capital pour l’unité. Chaque région a sa culture qui ne peut transcender la vérité fondamentale. En Ecosse ou en Malaisie, les hommes s’habillent soit en jupe soit en culotte. Si nous y allions pour que notre message passe, nous serons amenés à agir comme Paul afin de récolter vraiment du fruit pour Christ :

‘‘Quelle est donc ma récompense? C'est d'offrir gratuitement l’Evangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Evangile. Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d'y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l'aventure; je frappe, non pas comme battant l'air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres’’ (1 Cor 9.15-27).

Conclusion :

Revenons à l’Eternel de tout notre cœur et reconsidérons nos voies pour nous tenir sur les anciens sentiers, alors Dieu sera avec nous.

Dr André CHOUBEU

Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

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L’ETUDE SUR LA SEDUCTION DE LA CHUTE

6 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ETUDE SUR LA SEDUCTION DE LA CHUTE

 

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Introduction : 

L’Epître aux Corinthiens reproduit une parole quelque peu banale, mais profonde en son sens : ‘‘Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu’’ (1Co 10.6). Le diable en effet est un faux frère depuis près de 6000 ans. Il n’ignore rien de la foi, de la persévérance, des principes chrétiens en général. Il a eu usé les mêmes subtilités pour faire écroulé de géants de la foi. Dans une vision, un frère constata que derrière un homme de Dieu très distingué dans sa conduite, sa vie morale, pieuse et spirituelle en général était vraiment pointilleuse et très engagée. Mais derrière lui, il y avait toujours un homme géant avec la poitrine pleine, décorée de nombreuses médailles. Le frère dans une grande joie exclama : merci Seigneur pour ce puissant garde de corps que tu as placé derrière ton serviteur pour assurer sa protection. Le Seigneur répliqua immédiatement : mon fils, ce n’est pas un garde du corps, mais c’est un démon qui le suit partout pour découvrir ses faiblesses afin de savoir comment l’attaquer. Le nombre de médailles sur sa poitrine représente le nombreux de vaillants serviteurs de Dieu qu’il a renversé.

Tout frère ou tout serviteur de Dieu devrait prendre à chaque moment cette mise en garde de l’Apôtre : ‘‘Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!’’ (1Co 10:12). 

Nous étudierons dans les lignes qui suivent, la subtilité du diable dans le processus de la tentation. Nous avons des désirs vils et des appétits impurs qui ne cessent de nous inciter à pécher. Lorsque nous sommes attirés et amorcés par nos propres convoitises, sommes-nous alors des victimes impuissantes ? Non, nous pouvons chasser de notre esprit toutes les pensées coupables et fixer notre attention sur les sujets purs et saints (Phil 4.8). Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu. Le cheminement du péché est comparé à une naissance. Le désir coupable est la conception ; le passage à l’acte, la naissance ; la mort morale et éternelle, l’aboutissement.

 

Celui qui est tenté et qui pèche doit chercher la cause de son péché dans son propre cœur, au lieu de la faire remonter jusqu’à Dieu (Jacques 1.13). Le péché est produit par un développement dont il est utile de connaître les phases successives. La tentation naît de la convoitise, du désir de ce qui est défendu (Rom 7.7), du penchant au mal. Cette convoitise est ici personnifiée : elle attire, elle amorce la volonté. Celle-ci peut résister, et tout sera dit. Mais si elle cède, si elle s’unit à la convoitise, celle-ci conçoit une résolution qui ne tarde pas à devenir action ; c’est ce qui est rendu par cette image : ayant conçu, elle met au monde le péché. Enfin, le péché accompli enfante sa conséquence inévitable, la mort, mort spirituelle, qui sera éternelle, à moins qu’un remède n’intervienne. On peut se demander où commence la responsabilité du pécheur et si la convoitise est déjà coupable. Certes, dans l’état de corruption où se trouve l’homme, ce qui l’amorce et l’attire vers le mal ne saurait être innocent. Toutefois, la responsabilité et la culpabilité ne deviennent complètes, que si la volonté, attirée, acquiesce. Dès ce moment, aux yeux de Dieu, le péché existe, il est consommé soit intérieurement par la résolution, soit extérieurement par l’action. Dans ce développement du péché, le moment important, celui où l’homme a le plus besoin de vigilance et du secours de Dieu, c’est lorsque sa volonté, sollicitée par la convoitise, mais libre encore, est mise en demeure de se prononcer.

Lors des moments de forte tentation, nous n’hésitons pas à invoquer le Seigneur. Rappelons-nous que « le nom de l’Eternel est une tour forte ; le juste s’y réfugie et se trouve en sûreté » (Prov. 18.10).

 

Dans la Bible, les démons apparaissent pour la première fois dans Genèse 3.1-6. Dans sa stratégie de guerre Satan fit son attaque développée sur trois points : (Mt 4.1-11 ; 1 Jean 2.16)

«En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs de notre humaine nature, la soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux, ainsi que l’orgueil inspiré par la richesse et la puissance, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. » ((1 Jean 2.16).

 

Les mauvais désirs de notre humaine nature :

 

1er Adam : Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit ?

Cette question insinue un doute et rend perplexe, la femme qui n’avait pas été présente lorsque Dieu donnait instruction à Adam. La femme en répondant au serpent tombe dans le piège de la falsification de  la Parole de Dieu. Dieu en effet avait dit à Adam :

«Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Gen 2.17).  Ceci fut dit à l’homme alors que la femme n’était pas encore créée. Dans la réponse de la femme, il y a des ajouts (alors qu’il est écrit qu’on ne doit rien ajouter à la Parole de Dieu, encore moins, rien retrancher (Deut 4.2 ; 12.32 ; Prov 30.6 ; Apoc 22.18), car elle répond au serpent en ces termes : «Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez» (Gen 3.3)

De la Parole de Dieu et de la déclaration de la femme, on ressort les irrégularités  suivantes :

 

Réponse de la femme au serpent :                                                   Parole de Dieu :

                            

1. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu      1. L’arbre de la connaissance du

   du jardin                                                                       bien et du mal.

2. Vous n’en mangerez point                                       2 Mais tu ne mangeras pas.

3. Et vous n’y toucherez point                                     3.

4. De peur que vous ne mouriez                                  4. Car le jour où tu en mangeras, tu mourras

                                                                                        

L’analyse de ses propos donne beaucoup d’instructions :

La femme est tombée dans le piège du diable, qui à dessein a posé une question subtile pour faire de cette dernière sa proie, parce qu’ayant quitté son mari sans permission, était déjà en position de faute. Saisissant l’occasion de cette brèche ouverte dans la vie de la femme par la curiosité de découvrir le jardin, le diable lui pose la question sur ce qu’elle ne maîtrisait pas. La question suivante lui est posée : Dieu a-t-il réellement dit ? «Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

La femme n’avait pas encore vu un animal parlé car elle était la dernière créature, dont cadette des animaux et des plantes par rapport au plan de la création. Adam lui ayant brossé l’histoire de la création de manière très vague, Eve n’avait aucune connaissance parfaite du jardin.

Au milieu du jardin, il y avait deux arbres «l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gen 2.9). La déclaration incertaine de la femme la mettait dans une position de gibier privilégié du diable. La femme ne connaissait pas exactement cet arbre situé au milieu du jardin dont il ne fallait pas manger les fruits.

 

Dieu avait parlé à l’homme disant : «Tu ne mangeras pas » et non à la femme. En effet, c’est l’homme qui avait reçu  la  ‘‘vision de Dieu’’, des instructions quant à son alimentation et l’entretien du jardin.

 

Dieu n’avait nulle part interdit de toucher à l’arbre. L’homme avait l’instruction de cultiver tout le jardin et l’entretenir, mais avait l’interdiction de manger les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Eve dans sa précipitation a dit ce qu’elle ignorait.

 

La réponse d’Eve au serpent démontre que par l’interdiction de manger du fruit de l’arbre, Dieu a introduit une loi de terreur, de tyrannie et non d’amour. Selon elle, il faut toucher, manger avant de mourir, ce qui est contraire à ce que Dieu a dit. Elle a donc ajouté quelque chose qui change le sens et donne une mauvaise compréhension de la Parole de Dieu.

 

 CONCLUSION : Le premier Adam a failli dans sa responsabilité en ne veillant pas suffisamment sur sa brebis et épouse en même temps. Cette dernière dans son ignorance, faute d’instruction appropriée a livré le monde au diable.

 

2ème Adam : (JESUS)

 

Une comparaison de la tentation entre Adam et le Seigneur Jésus laisse clairement voir que les méthodes d’approche du monde des ténèbres ont été les mêmes : Au premier point : Les mauvais désirs de la nature humaine.

 

Mt 3.13-17 : Les temps fixés pour débuter sa mission étant venue,  Jésus se rend auprès de Jean Baptiste pour accomplir les Ecritures. Dieu le Père donne sa confirmation en ses termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection : Ecoutez-le » (Mt 17.5). Après son engagement et la confirmation de son Père à son égard,  Jésus entra immédiatement en prière de 40 jours pour préparer cette lourde mission qui le conduira à sa mort expiatoire pour le pardon de  nos péchés.

Pendant ces 40 jours, il est exposé aux plus hautes tentations dans lesquelles Satan l’éprouva : Jésus connaissant la portée de sa mission sur terre, résistera au monde des ténèbres de manière ferme, devenant le deuxième Adam qui sortira vainqueur en opposition au premier Adam qui fut vaincu. Le second Adam qui est Jésus,  venait ainsi selon Genèse 3.15 «pour écraser la tête du serpent alors que le serpent blessera son talon». Connaissant l’ampleur de cette mission déterminante pour Dieu le Père, Jésus demeura dans la Parole :

«Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » :

En posant cette question, le diable voulait faire douter Jésus de ce qu’il est et prendre la confirmation du Père (Mt 17.5) comme incertaine. Cela voulait aussi dire : Aide-toi, toi-même, ne regarde pas toujours à Dieu, et Dieu t’aidera ensuite. Cette tentation très fine, peut faire pousser à un excès de foi,  pour agir comme si on voulait prouver au diable ce qu’il sait déjà,  à savoir Dieu est Tout Puissant. Dans le cas d’espèce, on lui aurait obéi.

Jésus répond au diable par la Parole de Dieu : Il est écrit : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ».  (Mt 4.4)

Par cette réponse, le Seigneur Jésus affirme plutôt que la vie de l’homme ne dépend pas seulement de la satisfaction des besoins physiques, mais avant tout de l’accomplissement des ordres de Dieu (Jean 4.34). Il obéira toujours à son Père, de qui il attend jour après jour, l’entretien de sa vie. Il n’usera pas du pouvoir qu’il a de faire des miracles pour sortir arbitrairement de la position dans laquelle Dieu l’a placée.

 

La soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux.

 

      1er Adam :

 

Alors le serpent dit à la femme : «Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vous yeux s’ouvriront » La femme «vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue» :

La réplique du serpent cache trois affirmations dangereusement fausses :

«Vous ne mourez point» : Satan voulait faire passer Dieu pour menteur alors que lui (Satan) est menteur dès le commencement (Jean 8.44). Dieu avait dit : Le jour où tu en mangeras, tu mourras.

«Mais Dieu sait» (continue le serpent à tromper Eve) : Satan voulait ici faire passer son mensonge pour vérité divine. Dieu n’en savait rien. Dieu est vérité et ne peut se contredire. N’est-il pas écrit : «Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni le fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’Il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nbres 23.19)

«Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Le jour où ils ont mangé, ils ont vu la mort et non la vie. C’est avec tristesse qu’ils ont vécu la mort d’Abel, tué par son frère Caïn.

 

2ème Adam : (JESUS)

 

«Le diable transporta Jésus dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : «Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre».

 

Le diable voit que Jésus a employé la Parole de Dieu  et a triomphé de la première tentation ;  alors il change de stratégie en utilisant également la Parole de Dieu pour faire succomber Jésus.  Il passe pour le célèbre mauvais interprète de la Parole de Dieu. Il veut ici pousser le Maître à croire et obéir à cette mauvaise interprétation.

Pour mieux comprendre cette illustration, l’expression «il le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple » laisse voir que Satan se passe aussi pour un homme de Dieu très spirituel, assis même dans la réalité divine. Penses-tu Jésus que j’ignore les choses d’en haut ? N’y étais-je pas très élevé ?

Vite, le Seigneur, découvre sa ruse et répondit : «Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ».

L’orgueil inspiré par la richesse et la puissance :

 

1er Adam :

 

Dans la dernière cartouche le diable sort cette flèche meurtrière :

«et que  vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue,

«Et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence».

Le diable ici pousse Eve à la pire étape, pour lui faire croire qu’elle deviendra un autre dieu, alors, elle pourra se passer du tyran (l’Eternel) qui leur a imposé la loi. L’idée d’une autonomie criminelle menant à la mort voit ici le jour. Le rejet de Dieu pour devenir soi-même dieu est la cause de la chute de Lucifer. Il veut à travers ce piège, pousser l’homme à désobéir à Dieu pour devenir comme lui, privé de la vie éternelle et de toutes les promesses et bénédictions divines.

Volontairement, Adam, le chef de la création accepte manger le fruit défendu que lui tend sa femme, allant ainsi contre ce que Dieu lui avait dit. Cet acte introduisit le monde entier dans la catastrophe.

CONCLUSION : L’homme n’est jamais devenu Dieu et ne le sera jamais, mais en demeurant dans le péché, il est assujetti au dieu de ce siècle perdant tous ses privilèges acquis à la création. Il est donc allé :                            

                                     -    de la connaissance, à l’ignorance

                                     -    de la vérité au mensonge

de l’intelligence à  l’aveuglement

de la liberté à l’esclavage

de la vie à la mort

 

2ème Adam : (JESUS)

 

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : «Je te donnerai toutes ces choses si tu te prosterne et m’adores»

Le diable qui a perdu dans les deux premiers matches est à bout de force, lance une dernière tentative pour remporter le dernier rond.

Jésus passe à l’offensive et remporte la victoire finale par une disqualification soutenue par la Parole de Dieu : « Retire-toi de moi,  Satan ! Car il est écrit, tu adoreras le Seigneur ton Dieu et le servira lui seul ».

Le Sauveur savait déjà que tous les royaumes du monde lui étaient promis  (Psaumes 2.8). Mais Satan lui propose de les avoir par voie de la facilité hors du plan de Dieu.  Mais le Seigneur Jésus, démêle le piège de l’adversaire ; il refoule toute ambition, tout désir de grandeur charnelle ; il choisit la voie de l’abaissement, de l’immolation, de la croix. Il y marchera désormais sans faiblir, mais non sans passer par bien de luttes (Jean 12.27 ; Mt 26.38). C’est bien dans cette alternative (choix entre deux opinions) qu’était la visée de la tentation parce qu’en adorant Satan, le monde serait à jamais perdu, Jésus (le 2ème Adam) serait assujetti et vaincu comme le premier. Cette étape est la dernière des trois stratégies que décrit  1 Jean 2.16.

 

CONCLUSION : Satan est ainsi battu au match de poule et il ne sera pas non plus vainqueur au match final de Golgotha. Jésus ressuscité est vainqueur et déclare :

«Je suis le Premier et le Dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Apoc 1.17-18).

«Loué soit Dieu qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Cor 15.57)

«Car puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivent en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartienne à Christ lors de son avènement. »

A l’issu de ceci, le classement définitif s’établi comme suite :

 

                      1er    :   Jésus Christ, vainqueur pour toujours.

                      2ème :   L’homme en Jésus, plus que vainqueur

                      3ème :   Satan, le perdant éternel

Le champagne de victoire sera sablé aux banquets des noces de l’Agneau (Apoc 19.9).

Bien-aimés, prenons courage car nous avons vaincu le malin et ce festin est pour nous (Esaïe 25.6-8).

 

L’homme étant donc devenu vainqueur en Jésus Christ, peut aisément avec l’autorité que lui a donnée Jésus chasser les démons qui lui sont désormais soumis «Car le Dieu de paix ne tardera pas à écraser Satan sous nous pieds » (Rom 16.20).

«Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10.19)

Beaucoup d’exemple existent dans Actes 8.7 ; 5.16 ; 16.18 ; 19.11.

Cette étape démontre que Jésus « SAUVE »

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA / Tél. +237 77 75 71 60

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LA MORT ET LES MORTS

4 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Introduction : 

Pourquoi la mort est-elle apparue ? 

Etre créé à l'image de Dieu impliquait pour l'homme le fait d'être doué de volonté et de liberté. Le Dieu d'amour veut être aimé joyeusement et servi volontairement par ses créatures. Il ne les oblige pas à devenir ses esclaves et leur laisse choisir, si elles le veulent, une autre voie. Les anges, Adam et Eve, Jésus lui-même, ont été tentés. Dieu n'a pas voulu faire d'Eden une prison dorée, dont on aurait pu s'échapper. Il a entr'ouvert, mais dans l'espoir que l'homme, dûment averti et gagné par tant de bienfaits, choisirait librement de rester dans l'obéissance et la communion de son Seigneur. Adam et Eve, ayant délibérément péché, virent s'accomplir sur eux la terrible menace : "Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras "  (Gen 2.17)

 

Définition :

La mort est la cessation complète et définitive de la vie. La disparition d'un être humain. Diverses appellations : trépas, décès, repos éternel, grand voyage, grand sommeil, deuil, perte, disparition.

Le terme mort désigne soit le défunt soit les différentes sortes de mort :

                  -Mort physique      (Héb. 9.27)

                  -Seconde mort       (Apoc 20.14)

                  -Mort spirituelle     (Eph 2.5)

                  -Mort avec Christ   (2 Cor 5.14)

                  -Mort en Christ      (Apoc 14.13) 

Les différentes sortes de morts : 

1.           La mort physique :

Le jour même de la chute, Dieu dit à l'homme : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. " (Gen 3.19). Paul confirme ce langage en écrivant : "Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, ... ainsi,  la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché" (Rom 5.12). La loi de la mort est désormais inéluctable : Tous les humains étant pécheurs, marchent obligatoirement vers le tombeau. Le sépulcre devient le roi des épouvantements, et le dernier mot des plus belles carrières terrestres sonnent comme un glas : "Puis il mourut ... " (Gen 5.5,8,11) etc. La mort nous atteindra forcément un jour, et notre grande préoccupation devrait être de nous préparer à mourir, puisque "Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement" (Héb 9.27).

Chaque homme comme le Psalmiste devait dire sans cesse : "Eternel ! Dis-moi quel est le terme de ma vie ? Quelle est la mesure de mes jours ? Que je sache combien je suis fragile ..., ma vie est comme un rien devant toi. " (Ps 39.5-6)

"Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu!" lancera sans équivoque Amos 4.12. Toutefois la mort physique n'est pas définitive puisqu'il y aura pour les croyants, la glorieuse résurrection à l'image de Jésus Christ, et pour les impies la résurrection en vue du jugement.

La mort physique est donc :

* -La conséquence du péché (Gen 3.19) et son caractère universel est bien la preuve de l'universalité du péché (Rom 5.12-14).

* -La mort physique frappe le corps seulement ; elle ne met fin ni à l'existence de l'âme, ni à celle de la conscience (Hab 2.5 ; Luc 16.23 ; Apoc 6.9-10).

* -La mort physique sera immanquablement suivie de la résurrection corporelle (2 Rois 4.35 ; 1 Cor 15.52, Job 19.25).

* -La mort physique étant une conséquence du péché, même le racheté y est soumis ; toutefois, les croyants qui seront vivants lors du retour du Seigneur ne passeront pas par la mort puisqu'ils seront enlevés (Gen 5.24 ; 1 Cor 15.51-52 ; 1 Thes 4.15-17).

* -La mort physique du chrétien est désignée par le thème particulier, parce que le corps du chrétien peut être réveillé et transformé à tout instant (Jean 11.11-13 ; Phil 3.20-21 ; 1 Thes 4.13-18)

* -La mort physique n'affecte pas l'âme et l'esprit pour qui le corps est comme une "tente", une demeure provisoire. Il continue à vivre malgré la mort du corps (2 Cor 5.1-8 ; 1 Cor 15.42-44 ; 2 Pierre 1.13-15).

* -La mort physique introduit immédiatement le chrétien "auprès du Seigneur", tandis que son corps attend la résurrection au retour de Christ (2 Cor 5.1-8 ; Phil 1.23 ; 1 Thes 4.13-17).

 

2.         Seconde mort :

 

La ''seconde mort'' et ''l'étang de feu'' mentionnés dans Apoc 20.14, sont deux expressions semblables qui désignent l'état éternel des méchants. On l'appelle la seconde mort, parce qu'elle a été précédée de la mort physique. Ce passage évoque le sort éternel des impies qui sont perdues en raison de leur incrédulité et de leur refus de Dieu ; leur condition dernière est celle d'une "mort" éternelle, c'est-à-dire d'une séparation éternelle d'avec Dieu "(Jean 8.21,24). Cette seconde mort n'est pas un anéantissement ; ce fait ressort de la comparaison d'Apoc 19.20 et Apoc 20.10 ; mille ans passés dans l'étang de feu n'auront pas annihilé la Bête et le faux prophète qui y seront tourmentés pour toujours.

Les mots "aux siècles des siècles" sont employés tour à tour en relation avec Dieu (Apoc 1.18 ; 4.9-10 ; 10.6 ; 15.7), sa gloire (Gal 1.5 etc.), son pouvoir et son règne (1 Pierre 4.11 ; Apoc 1.6 ; 5.13 ; 7.12 ; 11.15), et les tourments éternels (Apoc 20.10) ; ils prennent le sens éternel dans toute l'acception du thème : qui n'aura pas de fin.

 

3.         La mort spirituelle :

 

Adam (pas plus que nous évidemment) n'a été atteint par la mort physique le jour de son premier péché. Mais, le jour même, il a été frappé de mort spirituelle, c'est-à-dire qu'il a été chassé de la présence de Dieu, hors du jardin d'Eden (Gen 3.22-24). Car la mort spirituelle, celle qui atteint l'âme, n'est pas l'anéantissement, mais le fait d'être privé de la communion avec Dieu. De même que la "vie éternelle, dit Jésus : c'est, qu'ils te connaissent, Toi le seul vrai Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus Christ" (Jean 17.3).

Ainsi, depuis la chute, nous voyons les pécheurs exister, s'agiter, jouir de la vie, avoir même une religion, tout en étant plongés de Dieu par la mort spirituelle. Paul dit aux Ephésiens : "vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, Souvenez-vous que vous étiez, en ce temps là, sans Christ..., sans espérance et sans Dieu dans le monde" (Eph 2.1,12).

Parlant à Timothée de veuves dont la conduite est répréhensive, le même Apôtre écrit : "celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante" (1 Tim 5.6). Tel est le terrible état de tous les hommes non régénérés : Ils sont morts, quoique vivants. Morts dans leur esprit, et, quant à leur corps, candidats à la tombe ! Serait-ce encore notre état ? C'était en tout cas celui du fils prodigue, alors qu'il dépensait joyeusement son argent dans la débauche. Le père, après son retour, s'écrie : "Mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ! " (Luc 15.24). "Être mort" signifiait pour lui : exister, mais être plongé dans le mal loin du foyer paternel.

La mort spirituelle est donc la condition de l'homme naturel ou irrégénéré, vivant encore dans le péché (Eph 2.1 ; Tite 5.6), étranger à la vie de Dieu (Eph 4.18-19) et dépourvu de l'Esprit (Rom 8.9). C'est aussi, après la mort physique, un état de séparation éternelle d'avec Dieu, dans une souffrance consciente, ce que l'Ecriture appelle "la seconde mort" (Apoc 2.11 ; 20.6 ; 21.8 ; 20.14). Tout croyant qui garde un seul péché dans son cœur et refuse de l'avouer est spirituellement mort.

 

4. Mort avec Christ :

 

Dieu regarde tous les rachetés comme ayant été mis à mort avec Christ (Rom 6.6). Il nous faut donc croire qu'il en est ainsi, et vivre en conséquence (Rom 6.11).

 

La version de la Parole Vivante retrace Romains 6.1-14 en ces termes :

"Quelle conclusion tirerons-nous de tout cela ? Dirons-nous comme certains : continuons donc à pécher afin que la grâce de Dieu puisse s'exercer pleinement et qu'elle en apparaisse encore plus glorieuse ? [Nous faut-il demeurer dans le péché ? Certes non ! Nous sommes morts au péché, nous n'existons plus pour lui ; comment alors vouloir vivre sous son empire ? Auriez-vous oublié que tous les baptisés ont fait acte de mort au péché ? Ou bien ne savez-vous pas que nous tous qui avons été immergés en Jésus Christ, nous avons été plongés en sa mort ? Par le baptême ; nous avons donc été ensevelis avec lui afin de partager sa mort. Tout ce que nous étions autrefois est à présent mort et enterré. Et pourquoi cela ? Vous savez que Christ a été ressuscité par la puissance glorieuse du Père : Nous aussi, nous avons reçu une nouvelle vie et nous sommes appelés à mener notre existence sur un plan nouveau.

Car nous sommes devenus un seul et même être avec lui. Nous lui avons été incorporés comme le greffon à son porte greffe. Si donc nous avons été implantés en sa mort pour mourir avec lui, nous le serons aussi en sa résurrection pour revivre comme lui. Comprenons donc que notre vieux moi a été cloué à la croix avec Christ afin que notre vieille nature pécheresse fut réduite à l'impuissance et que le corps, instrument docile du péché, fut neutralisé. Nous avons été crucifiés avec Christ, pour que le mal n'ait plus de prise sur nous et que nous n'ayons plus besoin d'obéir comme des esclaves à ses sollicitations. Un mort est quitte envers le péché, il est dégagé de sa responsabilité ; le mal a beau l'appeler, il ne répond plus. Donc, puisque notre vieille nature est morte avec Christ, nous croyons fermement que nous sommes ressuscités avec Christ et que nous vivons maintenant une vie saine et juste parce que Dieu a ôté notre condamnation à la croix. Ainsi, il en est de notre transgression que Die a ôté en faisant porté à son Fils Jésus la peine qui lui était due afin qu'en acceptant l'œuvre accomplie à la croix, il sanctifie tout pécheur repentant en éloignant de lui ses iniquités comme l’orient est éloigné de l’occident : ‘‘Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité’’ (1Jean 1.9).

 

        Exemple de confession des péchés :

Nul ne saurait affirmer qu’il est mort avec Christ qui le péché qui le retenait subtilement dans les liens de la mort spirituel n’est pas confessé et ôté de sa vie. Une confession selon les normes divines répond à des critères bien précis :

‘‘Acan répondit à Josué, et dit: Il est vrai que j'ai péché contre l'Éternel, le Dieu d'Israël, et voici ce que j'ai fait. J'ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d'argent, et un lingot d'or du poids de cinquante sicles; je les ai convoités, et je les ai pris; ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente, et l'argent est dessous’’ (Josué 7.20-21).

 

Bien que Acan ait subi la peine de ses péchés par la suite, il a néanmoins fait une confession clair et honnête : 1) il reconnaît la vérité de la justice divine ; 2) il reconnaît que le péché est entré dans sa vie par la convoitise d’un beau manteau de marque irakienne, une somme d’argent et une quantité précise d’un lingot d’or ; il reconnaît qu’il a été amorcé par cette convoitise qui a fini par avoir raison de lui. Il n’oublie pas de préciser où est-ce qu’il a gardé toutes ces choses, sujet à l’interdit qu’il a introduit dans  le camp et qui a été la conséquences de perte en vie humaine et de grande défaite devant un petit ennemi. Il était même allé jusqu’à préciser l’ordre de conservation de ses objets interdits. Quelle précision dans une confession. Est-il facile à nos jours d’en rencontrer ainsi ?

 

Celui donc qui reconnaît qu’il mort avec Christ, reconnaît implicitement qu’il est mort à l'égard des incessants appels de la chair au péché. Par la mort avec Christ, notre relation avec le péché est rompue. Dans ce cas, nous devons nous regarder, comme déconnecté du monde et de son système d’une part, et d'autre part, comme vivants pour Dieu dans une communion ininterrompue avec lui, puisque nous sommes en Jésus Christ notre Seigneur. Il devient évident que nous ne pouvons plus permettre au péché d'exercer sa domination sur notre corps mortel, ni de se servir de nos membres pour nous asservir à ses convoitises. Son règne sur nous est fini : refusons donc de lui obéir et de céder au désir de nos passions. Nous n'avons plus le droit de mettre vos membres à la disposition du péché, ni de placer nos facultés à son service ; il s'en servirait comme arme contre Dieu. Présentons-nous plutôt  nous-mêmes à  Dieu et plaçons-nous, une fois pour toute, à Sa disposition. Offrons-nous entièrement à Lui. N'avons-vous pas été arrachés à une mort certaine et ressuscités à une vie nouvelle ? Consacrons donc nos facultés au service de Dieu et faisons de nos membres des instruments de sa volonté. Remettons-les entre les mains de Dieu afin qu'il s'en serve comme d'une arme pour accomplir ses desseins. Car notre maître n'est plus le péché ; il ne conserve plus aucun droit sur nous et ne pourra, par conséquent, ni nous dominer ni nous vaincre.

 

5.   Mort en Christ :

 

La mort de l'impie et celle du juste est très différente l'une de l'autre. Ecoutons Dieu, laissons parler les Saintes Ecritures et tirons personnellement conclusion :

 

Ce qui attend le juste                                               Ce qui attend l'injuste

 

Ses nombreux péchés confessés devant Dieu                           Votre péché vous atteindra (Nbres 32.23

ont été lavés par le sang de Christ (1 Jn 1.7-9)

 

Il  ne vient pas en jugement (Jn 5.24)                                             Sache que pour tout cela, Dieu t'appellera

                                                                                                                en jugement (Eccl 12.1)

 

Il entrera dans la paix, il se reposera (Es 57.2)                            Tribulations et angoisse sur toute âme

                                                                                                                 d'homme qui fait le mal (Rom 2.9)

 

Porté par les anges dans le sein d'Abraham,                                 En proie aux tourments le riche s'écrit :

Lazare est consolé (Luc 16.22, 25)                                                    Je souffre cruellement dans cette flamme

                                                                                                                   (Luc 16.23-29)

 

Venez, bénis de mon Père ! (Mt 25.34)                                              Retirez-vous de moi maudits (Mt 25.41)

 

Vous obtiendrez la couronne incorruptible                                        Ils se réveilleront pour l'opprobre,

de la gloire, (1 Pierre 5.4)                                                                      pour la honte éternelle (Dan 12.2)

 

Entre dans la joie de ton maître (Mat 25.21)                                       Dehors, les chiens... (Apoc 22.15)

 Ps 73.24 ; 2 Tim 4.18 ;  Mat 25.34                                                          Mat 13.40-42

 

Conclusion :

 

Quand nous déclarons que Satan est capable de nous entraver et de nous empêcher de réussir, tout en étant chrétien, nous permettons au diable de nous dominer. Il est le dieu de ce monde et il n'hésitera pas à prendre la rêne de notre vie ; nous l'avons autorisé à le faire. Même s'il s'agit d'un consentement inconscient ou son prochain que l'on a offensé ou d'ignorance, nous l'avons permis. Quand Satan règne sur nous, nous sommes remplis de faiblesse et de crainte.

 

      CONFESSION DE LA PAROLE DE DIEU

 

Par la grâce de Dieu le Tout Puissant,  JE SUIS un enfant de Dieu (Rom 8.16) :

-  Racheté de la main de l'adversaire (Ps 107.2)

-  Pardonné (Eph 1.7 ; 1 Jn 1.9)

-  Sauvé par grâce, par le moyen de la foi (Rom 5.1)

-  Lavé, sanctifié, justifié au nom du Seigneur Jésus (1Cor 6.11)

-  Une nouvelle créature, les choses anciennes sont passées (2 Cor 5.17)

-  Participant de la nature divine (2 Pierre 1.4)

-  Racheté de la malédiction de la loi (Gal 3.13)

-  Délivré du pouvoir des ténèbres (Col 1.13-14)

- Oui ! Confirme l'Esprit, heureux sont-ils, car ils se reposent de leurs peines, mais leurs œuvres les accompagnent. " (Apoc 14.13) Version Parole Vivante.

                                                                                              Douala, le 30 Août 2001

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA

Tél. +237 77 75 71 60

 

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LA CHUTE ET SES CONSEQUENCES

2 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Genèse 3.16 - 24 (4)

  H. Lüscher

 

I. Introduction

Bref rappel des dernières études du chapitre 3 :

Genèse 2 et 3 reposent sur deux grands thèmes : le Paradis reçu ou l’homme placé dans le Paradis, le jardin d’Éden (2.8-17 et le Paradis perdu ou l’homme expulsé du Paradis, le jardin d’Eden (3.1-24).

Nous avons vu que le chapitre 3 rapporte avec grande simplicité la tentation, la chute et les sentences de jugement prononcées contre le serpent, la femme, l’homme et la création. Voici encore une fois le plan abrégé du chapitre :

  1. 1.      La tentation et la chute (3.1-6).
  2. 2.      Confrontation du Créateur avec l’homme et la femme (3.7-13.

3. Sentences de Dieu contre le serpent, la femme, l’homme et la création (3.14-19.

a) Sentence divine contre le serpent ( 14-15) comprenant la triple Malédiction sur le serpent (14), l’inimitié entre le serpent et la femme (15a) et L’nimitié entre la descendance du serpent et celle de la femme (15b) et la victoire de la descendance de la femme sur celle du serpent (15c)

b) Sentence divine contre la femme (16) comprenant la grossesse pénible (16a), les désirs forts vers son mari (16b) et la domination du mari sur sa femme (16c)

c) Sentence divine contre l’homme et la terre (17-18) comprenant le sol maudit à cause de sa désobéissance (17-18), le labeur dans le travail (19a) et le retour à la poussière, donc mort (19b)

4. Provision divine, revêtement des premiers parents, expulsion du paradis (3.20-23)

a) Ève, mère de tous les vivants (20)

b) Dieu pourvoit au revêtement de l’homme et de la femme (21)

c) Expulsion d’Adam et Ève du paradis (22-24)

Nous avons traité l’entrée du péché dans le monde à cause de la rebellion de l’homme :

 « …Dans Adam tous meurent » (1 Cor 25.21-22).

« Par la faute d’un seul, la mort a régné par un seul » (Rom 5.17)

Le péché et la culpabilité du péché passent ainsi sur toute la race de sorte que tous ne peuvent pas ne pas pécher (non possa non peccare (Augustin).  

Rappelons courtement la définition du péché :

l’incrédulité, le rejet de la vérité et de la volonté bonne de Dieu, de sa fidélité et de sa bonté ; l’autonomie par rapport à Dieu (autos, (soi-même), nomos (loi), donc autonomos (faisant sa propre loi) ; la « transgression » (pesha), « manquer de but » (chata) ; « s’égarer du bon chemin » (shagag) ; » faute », « péché », « erreur » (hamartia).

Chez les Grecs, l’essence du mal était vu dans la matière reçue à travers le sens, d’où le dualisme. Mais la Bible nous enseigne que Dieu a créé l’univers parfait et la matière fait aussi partie de ce qui est appelé « bon ». C’est le péché qui a tout gâté, précipitant la création « dans la vanité et la servitude de la corruption (Rom 8.19-22).

Liens de dégradation, de délabrement, et de décrépitude (14-19)

Genèse 3.14-19 contient la malédiction prononcée contre le serpent, la femme, l’homme et la terre. Dès lors, toutes les choses changent et cela aux conséquences dramatiques, comme nous allons le voir.

En fait, cette malédiction touche les domaines suivants :

  • le règne animal en est affecté
  • le serpent est sous la malédiction
  • la femme en est affectée
  • l’homme et ses descendants en sont affectés
  •  le sol en est affecté.

L’homme devait exercer la domination sur la terre, la gérer avec intelligence :

 « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et l’assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux, et sur tout animal qui se meut sur la terre » (Gen 1.28-31).

Mais au lieu de cela, il a désobéi et les sentences de malédiction se sont avérés hélas comme une réalité.

Nous avons déjà vu la sentence prononcée contre le serpent et sa semence avec ses implications, donc la triple malédiction sur le serpent, l’inimitié entre lui et la femme, entre sa descendance et celle de la femme et la victoire de la descendance de la femme – le Christ – sur le serpent.

La sentence divine contre la femme

Trois domaines sont touchés : elle aura une grossesse pénible. Ses désirs sont tournés vers son mari et il dominera sur elle.

1. Multiplication des souffrances dans la grossesse et douleurs de l’enfantement

Déjà en Jean 16.21, le Seigneur parlait des douleurs d’enfantement et de la joie qui serait plus grande dans le domaine spirituel en faisant la comparaison avec un enfantement physique, ses souffrances et ses douleurs, mais qui se transforment finalement en joie lors d’une naissance.

Concernant cette envie de la femme de produire une descendance qui glorifie Dieu, Paul en parle dans 1 Tim 2.15. La femme sera délivrée à travers l’enfantement de son enfant et en persévérant dans la foi. Une perpétuation de la race humaine, particulièrement de la femme croyante pour enfanter une progéniture élévée dans la crainte de Dieu et qui, par la grâce de Dieu, suivra aussi les traces des parents dans la foi en Jésus-Christ. « Crois au Seigneur Jésus, et tu sera sauvé, toi et ta maison » (Act 16.31).

D’une manière générale, la réalité de « l’enfantement avec douleur » restera toujours présente pour la mère. L’enfant restera en permanence un sujet de douleur et de joie ; de douleur, parce que la maman considère chaque phase difficile de la vie de son enfant comme un enfantement pénible ; et de joie quand elle voit que son enfant, ancré dans la foi en Christ, suit les traces de ses parents,.

L’application est de rigueur ici pour les parents : « Pères, ne provoquez («n’irritez pas » pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline (« en les corrigeant » et sous les avertissements du (« selon le ») Seigneur » (Éph 6.4). Il faut prendre soin de sa propre maison d’abord ; le contraire serait préjudiciable à l’honneur du Seigneur et on serait « pire qu’un incrédule » (1 Tim 5.8).

2. Désirs vers le mari et domination sur l’épouse

« Ton désir se portera vers ton mari, et lui dominera sur toi » (v.16).

Nous avons trouvé 3 interprétations concernant ce verset :

-          le désir de l’épouse (psychique et sexuel aussi bien que d’avoir une progéniture) pour son mari est si forte qu’elle accepte le résultat des relations intimes, donc conception, grossesse et naissance. Aujourd’hui, notre société accepte et propage le contraire, à savoir l’autonomie entière sur son enfant qu’elle porte et la liberté totale de faire avorter son enfant.

-          La femme a une telle dépendance psychologique de l’homme qu’elle accepte de se soumettre même à une domination parfois pleine d’insensibilité et de dureté de son mari, frôlant la tyrannie

-          Les désirs de la femme deviennent entièrement subordonnés à ceux de son mari, et cela comme conséquence de cette sentence divine contre elle.

Dans chacune des trois explications il y a une part de vérité.

Rappelons-nous que la subordination de la femme à l’homme est déjà un ordre créationnel précédant la chute. La chute l’a rendue difficile, pénible, conflictuelle. En fait, l’obéissance d’Adam et Eve à la parole de Dieu de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal a été renversée. Eve, séduite par le mensonge du serpent, a choisi son autonomie plutôt que sa soumission (1 Tim 2.13-14)

Elle qui avait agi indépendamment de son mari, l’ayant entraînée avec elle dans la pire catastrophe, dans le péché, aura désormais à résoudre le problème de la domination de son mari.

À l’origine, chacun, homme et femme, avait été créé pour des tâches différentes. Dès le commencement, elle était considérée comme « vase plus faible» (1 Pi 3.7) et devait être traitée avec « honneur ». Il y avait une magnifique harmonie entre mari et femme avant la chute.. L’homme « s’attacha à sa femme ». Mais le péché a amené désquilibre, déstabilisation, discorde et domination parfois brutale, ce qui, dans les temps modernes, a suscité des mouvements de libération féministes partiellement justifiés, en tous cas compréhensibles.

La conversion authentique, la nouvelle naissance, la foi en Jésus-Christ marque le tournant dans la vie d’un homme, d’une femme. Son cœur est transformé et la personne marche en nouveauté de vie en Christ et dans une soumission volontaire à Dieu.

Ainsi, l’amour du mari pour sa femme, son respect pour elle, son attitude démontre que comme chef du couple, du foyer, il est devenu un dirigeant aimant, prenant toujours comme modèle le Christ, chef de l’Église.

La femme de même, se soumet volontairement à son mari, parce qu’elle sait qu’ensemble ils ont abandonné leur autonomie. Elle se soumet ainsi en premier lieu à Dieu et à sa Parole.

La direction confiée au mari, chef du foyer, n’est donc pas une conséquence du péché, mais un principe divin d’ordre créationnel. Lors de la création, la femme était destinée à être « une aide » qui corresponde à l’homme (Gen 2.18,22). Sa défaillance était plutôt dans le fait de ne pas avoir dirigé sa femme hors de cette tentation, et d’avoir été séduit par elle. Dès lors l’équilibre harmonieux est cassé et la domination de force, conséquence du péché, est devenue la principale source de conflits et de souffrances.

Voici encore un commentaire intéressant par Susan T. FOH (« What is the Woman’s Desire ? » in Westminster Theological Journal, Vol 37, Spring 1975, p 376-83 (citation p 381-82) relevé dans « Genesis » de J.M. Montgomery Boice. P. 179) :

« la femme a la même sorte de  désir pour son mari que le péché avait pour Caïn – un désir de posséder et de contrôler son mari. Ce désir se dispute la tête (la direction) du mari. Comme le Seigneur dit à Caïn ce qu’il devait faire, c.à.d. maîtriser le péché ou le dominer, le Seigneur déclare aussi ce que le mari devrait faire, dominer sur sa propre femme. Les paroles du Seigneur en Gen 3.16b, tout comme dans le cas de la bataille entre le péché et Caïn, ne détermine pas le vainqueur du conflit entre mari et femme. Le paroles marquent le début de la bataille des sexes. Comme résultat de la chute, l’homme ne domine plus aisément, il doit se battre pour la direction (rester le chef n.d.trad.). Le péché a corrompu et la soumission volontaire de la femme et l’amour du chef de mari. Le désir de la femme est de contrôler son mari (d’usurper sa place de chef divinement ordonné) et lui doit la maîtriser s’il le peut. Ainsi, la règle de l’amour fondé dans le paradis est remplacée par des batailles, de la tyrannie et de la domination ».

Ephésiens 5.22-25 présente le tableau d’une harmonie authentique entre l’amour du chef de mari pour sa femme et la soumission de l’épouse à son mari, attitudes opérées par la transformation de l’Esprit de Dieu dans le cœur de chacun.

Voici encore queqlues textes qui parlent du foyer chrétien harmonieux où chacun est exhorté de prendre sa vraie place devant le Seigneur par son rôle, son attitude, à la gloire de Dieu :

Eph 5.22-25 ; Col 3.18-21 ; 1 Pi 3.1-7 ; 1 Cor 7.1-40 ; 1 Tim 2.8-15 ; 3.11-12 ; 5.14 ; Tite 2.4-5 ; Héb 13.4 ; Mat 19.3-12 ; Prov 31.

La sentence divine contre l’homme et la création

a) le sol maudit

Toute la force de la malédiction s’est concentrée sur Adam en tant que tête et représentant de l’humanité. Ève fut tirée de lui. Elle fut séduite la première et séduisit à son tour son mari. Mais c’est Adam qui est responsable de cette chute. Dans Rom 5.12-21 nous lisons que « le péché est entré par un seul homme, et par par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé à tous les hommes, parce que tous ont péché ».

Comme nous l’avons déjà dit, avant la chute, tout se passsait dans une harmonie parfaite, et la terre était aussi coopérante, quand Adam la travaillait. Maintenant, elle se régimbe, lutte contre l’homme et produit des carences, des épines et des ronces.

« Dieu ne créa pas la mort dans le sens direct, mais retirait plutôt cette extension de sa puissance qui avait maintenu un « état constant » de vie et d’ordre, permettant ainsi que toutes choses se désintègrent graduellement vers le désordre et la mort » (H. Morris Genesis p. 125).

« On peut supposer que la détérioration était d’abord rapide, puis changea en un processus graduel. En terme de connaissance génétique moderne, de tels changements s’opéraient probablement en forme de mutations, de même que les bactéries et autres microorganismes, prévus à l’origine de servir à des fonctions essentielles dans le maintien du sol. Les processus de purification, etc. subirent des changements de mutation qui, dans beaucoup de cas s’avéraient comme nocifs, même mortels envers toutes organismes dans lesquels ils furent introduits. Il est possible qu’ainsi parasites et systèmes viraux se soient développés de la même façon » (idem p. 125-126)

Précisons que la Bible dit que le sol fut maudit « à cause d’Adam ».

L’introduction ici de la souffrance et de la mort était préférable à un état non-mortel de l’homme en rebellion.

Imaginons un instant notre état de rebellion sans la mort ! Combien le mal n’aurait-il pas augmenté sans limite aucune en finalité. Tout cela doit nous amener constamment à la confession de nos péchés, à la repentance et à nous attacher de plus en plus au Seigneur et à sa Parole.

Dans le royaume des plantes et des animaux, il y a également prolifération sans limites mais contrées constamment par des problèmes sans cesse nouveaux, des maladies, de la cruauté, des parasites, et autres désordres.

« La création a été assujettie à la vanité » (Rom 8.20, « à la servitude de la corruption » (Rom 8.21).

« Seigneur, tu as fondé la terre et les cieux sont les œuvres de tes mains : eux, ils périront, mais toi, du demeures, et ils vieilliront tous comme un habit et tu les plieras comme un vêtement ; et ils seront changés, mais toi tu es le même et tes ans ne cesseront point » (Héb 1.10-12)

« L’herbe a séché et sa fleur est tombée » (1 Pi 1.24)

Cette condition de « vieillissement », de détérioration a été formalisé à la fin du 19e par des savants comme Carnot, Kelvin ou Clausius, entre autres, établissant une loi scientifique fondamentale : la seconde loi de la thermodynamique, soit le principe de l’entropie, la première étant celle de la conservation.

Les systèmes laissés à eux-mêmes ont donc tendance à se dégrader ou tomber dans le désordre. Cette loi de la « morpholysis » (du grec « perte de structure »). Cela veut dire que les systèmes physiques, horloges ou soleils par exemple, s’épuisent finalement, par un vieillissement des organismes et findalement par la mort.

Ainsi, des changement héréditaires dans les espècesx sont causés par des mutations de gênes (des ruptures brusques au hasard dans leur systèmes génétiques hautement ordrés et structurés) et qui ont eu comme résultat une détérioration voir même extinction d’espèces. Parfois c’est aussi l’environnement détérioré qui contribue à l’extinction d’une espèce.

En lieu et place des choses faites, donc organisées en systèmes complexes, comme lors de la première semaine de la création, les systèmes sont maintenant défaits, se désorganisant se délabrant, et devenant simples. Au lieu de la vie et de la croissance, ils deviennent décadents et meurent. C’est le contraire de l’évolution tant vantée : c’est la dégénération.

C’est ici à la chute qu’il faut trouver l’origine de cette seconde loi thémodynamique, celle qui mène vers le désordre et la dégénération. C’est ici le secret de cette mystérieuse corruption de toutes choses : l’homme pécheur a apporté la malédiction de Dieu sur la terre.

Résumons : l’ensemble de la création a été assujettie à cette malédiction :

«Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré – mais à cause de celui qui qui l’y a soumise… Nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas seulement elle, mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nouve-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre coprs » (Rom 8.20-23).

Les 3 aspects principaux de la malédiction prononcée dans ce passage correspondent aussi aux 3 entités rapportées en Gen 1 :

  • les éléments physiques de l’univers créé d’abord (Gen 1.1)
  • l’entité de la vie consciente des animaux (Gen 1.21)
  • la nature spirituelle de Dieu dans l’homme (Gen 1.27)

De même, les 3 domaines sont touchés par la malédiction:

  • les éléments physiques de l’univers (3.18)
  • le règne animal (3.14)
  • l’homme (3.16,19)

Dieu prononça la sentence de malédiction dans le même ordre chronologique des événements de Genèse 3.1-6 : le serpent séduisit la femme qui, à son tour, séduisit l’homme. Dieu prononce la malédiction sur le serpent, la femme, l’homme et le sol.

b) l’homme sous la malédiction

Cette malédiction est quadruple :

- Douleurs et afflictions, sa part, résultant des déceptions et des futilités constantes.

- Douleurs et souffrances signifiées par les « épines et ronces ». empêchant altérnativement l’homme dans ses efforts de subvenir aux besoins de la famille.

- Sueur et larmes, les cris d’un combat constant et intense contre un environnement hostile.

- Mort physique, triomphant sur les efforts humains se soldant par le retour du corps à la poussière.

Résumons :

1. Le sol est maudit à cause de lui. Épines et ronces sont constamment sur son chemin et doivent être éradiquées. Une vie sans peine est un mensonge suggéré par Satan. Un paradis sur terre, une vie facile et aisée avec peu de travail relève du domaine de l’utopie. Lisez l’Ecclésiaste et vous comprendrez que finalement « tout est vanité » en dehors du Créateur. En revanche, une vie vécue dans la foi et la confiance en Lui  aura eu une valeur éternelle. 

2. Tout travail se fera désormais avec beaucoup de labeur et de gros efforts. Le travail en soi est une excellente chose. Les Proverbes en parlent et nous exhortent à nous appliquer au travail, mais il est toujours accompagné de labeur, de peines et d’efforts énormes.

«L’homme n’a-t-il pas une vie de labeur sur la terre ? Et ses jours, ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? » (Job 7.11)

3. Le decret divin de fin de vie est prononcé. La mort suit cette sentence. Au lieu de la libération de l’homme, c’est le désastre, la mort, la dissolution et la désintégration qui sont là :

« tu retourneras au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retournera à la poussière » (v. 19).

« Puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection. Dans Adam tous meurent » (1 Cor 25.21-22).

Notre modèle – l’homme de douleurs (És 53.3)

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous » (Gal 3.13)

Les soldants l’emmenèrent… assemblèrent la cohorte ; et il le revêtaient de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mettent autour de la tête » (Marc 15.17)

« étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, découlant sur la terre » (Luc 22.44)

« Qui, durant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec des larmes, des prières et des supllications à celui qui pouvait le sauver de la mort…. a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb 5.7)

« Tu m’as mis dans la poussière de la mort » (Ps 22.15)

Il nous a acquis comme résultat l’éternité en sa présence où il n’y aura plus ni larmes, ni deuil ni malédiction (Apoc 21.4 ; 22.3).

Le Seigneur a payé le prix de la rédemption de la Création (1 Pi 1.18-20), non pas par « des choses corruptibles » incapables de nous délivrer de « la servitude de la corruption » , mais par « le précieux sang de Jésus et par « la Parole incorruptible » (1 Pi 1.23).

Tout en étant encore soumis à cette « servitude de la corruption », nous jouissons des « prémices », des effets de sa Rédemption en Christ par la régénération et la justification.

Nous oscillons entre le présent corruptible - la faiblesse - et le futur incorruptible – la gloire – amenée par le retour de Christ.

Le retour de Christ amènera aussi le nettoyage et la restauration la terre (És 11.1-10). À la fin de son règne terrestre, nous entrerons dans l’état éternel où il y aura une nouvelle terre et de noveaux cieux (2 Pi 3.10 ; Apoc 20.11 ; 21.1)

L’état actuel des choses

Mais maintenant, nous sommes encore dans l’affliction, « attristés mais toujours joyeux … » (2. Cor 6.10) ;

endurant l’épine dans notre chair à l’instar de Paul (2 Cor 12.7-10) ;

labourant et exhortant nuit et jour avec des larmes (Act 20.31)

venant à Jésus, quand nous sommes fatigués et chargés, car il nous donnera du repos, et portant son joug qui est aisé et son fardeau léger (Mat 11.28-29) ;

connaissant Christ et la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, étant rendu conforme à sa mort (Phil 3.10)

D’autre part, la terre est malgré tout cela sous la grâce constante de Dieu. Dans sa bienveillance il fait briller le soleil et il fait pleuvoir sur les bons et sur les méchants (Mat 5.45).

« En faisant du bien en vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, remplissant vos cœurs de nourriture et de joie » (Act 14.17).

Jamais il ne trahira son alliance fait avec Noë :

« Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point » (Ge 8.22).

 « Et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux me deviendront plus un déluge pour détruire la chair » (Gen 9.15).

Ève, mère de tous les vivants (3.20)

Avant la chute, Dieu appela Ève « femelle » par rapport à « mâle » (1.27), « une aide qui lui corresponde » (2.18), « femme » (« isha ») « sa femme » (2.25 ;3.8). Ce sont tous des termes descriptifs.

Mais c’est Adam qui a donné le nom d’Ève » (« vie »,  mère de tous les vivants. Dieu amènerait la semence de la femme pour apporter le salut. Par ce passage, nous comprenons qu’Adam avait saisi les paroles de Dieu et lui faisait confiance en se repentant de son péché. Probablement Ève aussi. Il y probablement eu un changement profond dans leur cœur et ils désiraient désormais marcher dans la dépendance de Dieu en procréant une lignée vivante déésirant s’attacher à Dieu. 

Il est aussi possible que cette déclaration « mère de tous les vivants » fut ajoutée par Moïse, étant donné qu’ils n’avait pas encore eu d’enfant né avant la chute si non il n’y aurait pas eu la phrase « en Adam tous meurent » ce qui veut dire qu’il n’y a pas eu d’hommes pré-adamiques comme le prétendent certains scientifiques.

Dieu revêt Adam et Ève d’habits de peau (3.21)

« Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau et les revêtit » (v. 21). L’homme désormais dans l’incapacité de s’approcher de Dieu dans cet état de misère et de péché, provoqué par sa rebellion. Dieu prend l’initiative de lui tendre la main. Le point initial est donc l’élection du croyant :

« Nés non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1.13).

« De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité pour être une sorte de prémices de ses créatures » (Jean 1.18).

Pourtant, notre responsabilité y est engagée. Nous devons nous saisir des vêtements offerts par Dieu.

4 aspects ressortent de ce court texte :

1. la nécessité d’être vêtu. La profession de confectionner des vêtements est certainement la plus ancienne du monde. Le péché a produit la honte, la gêne de la nudité sont donc à l’origine de l’industrie des vêtements. Des pauvres feuilles de figues destinées à couvrir la nudité d’Adam et de sa femme (3.7) ont bien vite désséchées à la chaleur du jour.

La nudité était physique, psychologique et morale, nécessitant un revêtement.

2. Notre incapacité de nous vêtir décemment devant Dieu. Nous avons beau tout essayer pour cacher notre nudité. Inutile, elle ressort toujours.

Nos efforts religieux, nos bonnes œuvres, nos mérites pour nous tenir devant Dieu ressemblent à des feuilles de figues déssechées et sont totalement inacceptables devant Dieu.

« Nous sommes tous devenus comme une chose impure, et toute nos justices comme un vêtement souillé, et nous somems tous fanés comme uen feuille, et nos iniquité comme le vent, nous emportent » (És 61.10)

«  C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et  cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas nos œuvres afin que personne ne soit glorifié. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Éph 2.8-10).

Notre religiosité est incapable de nous vêtir devant Dieu. Nous avons beau dire : j’ai gardé la loi, j’ai été baptisé, j’ai été à l’école du dimanche, j’ai fréquenté les cultes. Tout cela est insuffisant à notre salut (Rom 2.17-29) si nous ne sommes pas nés de Dieu d’abord.

Prenons l’illustration des fameux carnavals où l’on se promène avec des masques et où il y a un autre personnage qui est caché derrière lui. Ce masque de nos efforts personnels pour mériter le salut tombe devant Dieu, parce que c’est l’homme qui se l’est fabiqué.

3. Le revêtement par Dieu. C’est Dieu qui habille l’homme de « vêtement de justice ».

« Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

Il fallait un animal sacrifié pour vêtir nos premiers parents. Plus tard, les patriarches offraient des sacrifices d’animaux. Dans le livre du Lévitique nous avons la description des divers sacrifices offerts à Dieu, notamment ceux des animaux, illustrations poignantes du sacrifice de Jésus pour nos péchés. 

4. La mort pour la vie. « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (héb 9.22). Il fallait un animal pour Adam et un pour Ève, pour les revêtir individuellement. Le salut est individuel. On ne rentre pas au ciel en groupe. Chacun est personnellement responsable de lui-même devant Dieu. Mais nous avons la promesse pour la famille : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Actes 16.31). On peut être sauvé en famille, mais chacun doit s’y engager individuellement par la foi en Jésus-Christ. Ce sera même le cas pour le résidu juif (promesse pour la nation) lors du retour de Christ pour établir son royaume terrestre. En vertu de son œuvre de rédemption il s’est substitué à Dieu comme victime à leur place. «Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront leurs les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercés» (Zach 12.10).

Que ce soit individuellement, sur le plan collectif - familial ou national - il faut passer  chacun pour soi devant la Croix et accepter le message de l’Évangile, la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ seul.

Il y a deux religions, celle des feuilles de figues, donc de nos propres efforts par nos œuvres et celle d’un vêtement à travers le sacrifice, la mort du Fils de Dieu, donc de la grâce de Dieu en Christ qui nous sauve entièrement. Choisissons aujourd’hui la vie ou la mort. 

Chassés du paradis ( 3.22-24)

Ce texte est saisissant. Tout se suit logiquement. C’est littéral. C’est de l’Histoire, donc authentique et non pas une imagé, ni symbolique, ni allégorique. Il est vrai que la Bible utilise aussi des images, illustrations, symboles. Qu’est-ce qui est littéral et qu’est-ce qui est symbolique ? Nous pensons à l’Apocalypse avec ses multiples symboles. Le danger est là de spiritualiser un texte lorsqu’on ne  le comprend pas. Parfois c’est aussi pour justifier un système théologique. C’est surtout la théologie libérale qui a spiritualisé des passages bibliques pour évacuer la réalité de la création, du péché, de la mort expiatoire de Christ, de sa résurrection et de son retour.

Pour nous la création, le jardin d’Eden, les deux arbres, celui de la connaissance du bien et du mal et celui de vie au milieu du jardin, la séduction de la femme par le serpent, et celle de son mari par sa femme sont à prendre dans le sens littéral, la rencontre de Dieu avec Adam et Ève dans ce jardin, la chute, la rencontre de Dieu avec le serpent et avec nos premiers parents après la chute, Job assis dans le sac et les cendres, Pierre qui sombre dans le lac de Galilée en voulant aller vers Jésus, etc., tout est à prendre dans le sens littéral.

Maintenant imaginons-nous un instant cette scène dramatique de la chute. Voyons-les devenus conscients d’avoir tout détruit par leur rebellion contre Dieu. Et si à l’état de pécheurs, ils avaient mangé de l’arbre de vie, pouvons-nous mesurer les conséquences encore pires que la mort ! Alors Dieu dans sa bonté immense les empêcha d’en manger en les chassant du paradis et en gardant l’arbre de vie par les chérubins en épée.

Les chérubins sont des êtres angéliques qui  protégent la face de Dieu, sa saintété. Il est parlé d’eux environ 65 fois dans la Bible.

Éz 10.1-5 ; És 6.1-3 (Séraphins) ; Apoc 4.6-10 « êtres vivants ») Ex 25.10-22 (2 chérubin qui couvraient le couvercle de l’arche, un de chaque côté) ; 1 Sam 4.4 ; 2 Sam 6.2 ; 2 Rois 19.15 ; 1 Chron 13.6 ; 28.18 ; Ps 80.1 ; 99.1 ; És 37.16 ; Nomb 7.89.

Désormais l’homme labourera le sol d’où il a été pris. Mais la grâce de Dieu couvre la honte et triomphera par Jésus-Christ.

Notons encore la mise en évidence de la trinité de Dieu exprimée par le pronom personnel à la 1ère personne au pluriel ; « l’homme est devenu comme l’un de nous ».

Conclusion

Avant la chute, l’homme ne connaissait que la bonté de Dieu. Mais à présent, il connaît le mal par l’expérience, tout comme la souffrance, la douleur, le travail dur, les récoltes difficiles, les éléments de la nature déchaînés, et finalement la mort avec la désintégrations des éléments physiques qui constituent son corps par le retour à la poussière. Il réalise aussi que le bonheur parfait est inatteignable, que tout est vanité. Pécheur perdu, il réalise combien la promesse d’un libérateur de l’esclavage du péché et de Satan, ainsi que de la mort spirituelle.

Dieu dans sa grâce infinie, avait déjà préparé dès l’éternité son plan de salut en son Fils, le Sauveur des hommes. Et ce Jésus, ce Sauveur merveilleux, a bien fait irruption dans l’histoire en s’incarnant et en portant le péchés et les fardeaux du monde.

Aujourd’hui, tu as le choix entre le bien et le mal. Choisis le bien et tourne-toi vers ton Sauveur et dis-lui : Seigneur oui, j’en ai assez de ma vie médiocre de pécheur, oui je crois en ton sacrifice à la Croix et je crois en toi, mon Sauveur personnel. Lave-moi de mes péchés et accepte-moi tel que je suis. Oui, je viens à toi, et te remercie de ton salut éternel. Amen !   

 

 

 

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LE MINISTERE DE LA GRANDE BABYLONE

2 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

220px-Brueghel-tower-of-babel.jpg (APOC. 17) 

 

De tout temps, Satan, le Dieu de se siècle n’a cessé de profiter de l’incrédulité des hommes pour les plonger toujours plus dans les ténèbres de l’iniquité afin de les empêcher de voir la gloire de Dieu dans l’évangile de Christ pour la pour le salut de leurs âmes. 2 Cor 4.4 « pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. ». Pour atteindre cet objectif :

 

-          Satan se déguise en ange de lumière 2 Cor 11.14

-          Il fait des faux Apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en serviteurs de Dieu qu’il introduit dans l’église 2 Cor 11.13  

-          Ces ouvriers deviennent ministre du gouvernement diabolique pour semer et entretenir la semence du malin dans l’église ; ils passent pour des croyants zélés, pieux, juste (2 Cor 11.5) ; mais ces apparences de piété ne sont qu’extérieures car l’intérieur reflète autre chose. L’Apôtre Paul par le Saint-Esprit dit : « Ils ont l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là. Il en est parmi eux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. De même que (les magiciens égyptiens) Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes. » 2Tim 3.5-9 

I-                   LA BABYLONE MYSTIQUE 

Babel du quel Babylone tire son nom signifie en acadien Bab-ilu qui veut dire porte de dieu. Babylone signifie « confusion ».

Au sortir du déluge, Noé et sa descendance avaient une mission sacrée : former une nouvelle race d’hommes dont les principes de vie seraient calqués sur le témoignage de Dieu : « Noé était un homme juste et intègre devant Dieu ; il marchait avec Dieu, se tenant éloigné de la corruption du genre humain de son époque. » Gen 6.9.

Au lieu donc de suivre les recommandations divines, les hommes sous le règne de l’africain Nimrod, premier monarque sur terre, bâtirent une tour ; cette tour était une espèce de religion dont les bases n’étaient point posées sur Dieu, mais sur l’intellect et la force (les briques cuites au feu serviront de pierre ; le bitume servira de ciment) Christ la pierre angulaire (Esaïe 28.16) est rejetée au profit de la terre cuite qui à coup sûre a une période déterminée de résistance. Une grande sécheresse produirait la fonte du bitume et les briques se détacheront les unes des autres. Toute alliance non scellée dans la justice par le Saint-Esprit est charnelle et temporelle. 

Dans l’histoire de l’Ancien Testament, Jérusalem, la cité de Dieu a toujours été opposée à Babylone ville corrompue et persécutrice dont le vrai roi dans le monde est Satan.  "Sortez de Babylone, fuyez du milieu des Chaldéens! Avec une voix d’allégresse annoncez-le, publiez-le, Faites-le savoir jusqu’à l’extrémité de la terre, Dites: L’Eternel a racheté son serviteur Jacob! » Esaïe 48.20

Babylone est devenue le symbole de la confusion d’un monde éloigné de la bénédiction et du gouvernement divin. 

Dans Apocalypse, le Saint-Esprit présente Babylone comme un grand centre et un système qui au temps de la fin, sera un foyer de corruption et d’idolâtrie. Cette église apostate, cette fausse religion, la grande prostituée dont l’infidélité, l’esprit du gain, du profit, de l’avarice et de la soif de domination fera de grands ravages dans les assemblées des saints au travers de ses agents disséminés (éparpillés) comme l’ivraie dans le champ, au milieu de la bonne semence (Mth 13.24-29). 

 

II-                LE MYSTERE DE LA GRANDE BABYLONE (APOC 17)

 

La miséricorde de Dieu au travers de Jésus nous révèle le mystère :

v.1-2 : Ce mystère est dans son système, dirigé par une princesse des démons. Celle-ci étend sa domination sur les mers.  C’est elle qu’on appelle communément la ‘‘Reine de la Côte’’. Son rôle est d’enivrer les habitants de la terre, rendre les rois de la terre infidèles à Dieu : « Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplie d’abominations et des impuretés de sa prostitution. Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement » (Apoc 17.3-6). 

  1. 1.                  Ses activités sur les habitants de la terre : 

v. 3 : la Reine de la côte n’est visible que spirituellement. Ses activités sont nombreuses sur divers aspects dont l’ultime objectif est d’amener les hommes à la séduction et faire d’eux des traîtres de l’alliance (Dan 11.31-32). Ses activités sont pleines de subtilité ; son intense travail est d’endormir spirituellement les croyants par tout moyen afin que sombrés dans le sommeil spirituel, ils soient sans difficultés gagnés par le monde des ténèbres. Elle est à l’origine de la luxure, des belles coiffures, mode, bijoux, pierres précieuses essentiellement fabriqués dans son laboratoire.

v. 3-4 : Par ces objets dont elle porte l’insigne honneur de signer de fabrication, elle établit un point de contact avec les éventuels acquéreurs. Ayant dorénavant la possibilité et la liberté d’entrer dans ceux qui portent les objets de leur marque, elle met dès lors sur pied une stratégie pour endormir spirituellement les intéressés et enfin les utiliser à son compte dans la prostitution spirituelle, sexuelle et morale. Elle apprend les astuces et l’art des honteuses pratiques sexuelles, de la déviation spirituelle et de l’hérésie.

v. 5 : La Reine de la côte qui a avec elle des légions des esprits démoniaques, les distribue et envoie des missionnaires dans les églises pour occasionner des oppressions de toutes sortes dans les églises (Apocalypse 18.2). La sexualité est aujourd’hui l’ardent désir même des chrétiens. A gauche comme à droite, des manœuvres de séduction sont mises en jeu pour renverser les serviteurs de Dieu de toutes les couches.

J’ai eu dans mon bureau de nombreuses visites des messagers de la Reine de la côte pour me cribler, gloire à Dieu, le Saint-Esprit les a souvent dévoilés. Pasteurs, prenons garde car au sein même de l’église, ces messagères de la Reine de la côte existent et sont actives pour œuvrer à la semence de l’esprit d’immoralité dans les jeunes sœurs et frères. Que de jeunes sœurs parce que les époux tardent, se découragent dans leur marche spirituelle. Le vrai mobile est l’amour du sexe au détriment de l’amour du ciel. Des jeunes frères convoitent des jeunes soeurs et font des projets dans leur cœur dans l’intention disent-ils du mariage alors qu’ils ne sont pas prêts pour le mariage. Des fausses visions de mariage, des ruses, des paquets qui ne disent pas leurs vrais noms circulent dans le but de séduire ; lorsque ces appâts arrivent dans les mains des fragiles, ils deviennent bouleversés et leur foi est détruite. Que de fiançailles à durée indéterminée parce que la base a été sur la convoitise et finissent parfois par l’immoralité !

Des témoignages d’un frère converti qui fut dans le satanisme, il ressort que des objets de luxes qui sont sur le marché (parfum, huile, savon, vernis, rouge à lèvres, fards, faux cheveux etc.), beaucoup sont issus des cadavres pour les cheveux et d’autres des méthodes occultes.

« L’Eternel dit: Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses, Et qu’elles marchent le cou tendu Et les regards effrontés, Parce qu’elles vont à petits pas, Et qu’elles font résonner les boucles de leurs pieds » (Apoc 3.16).

« Descends, et assieds-toi dans la poussière, Vierge, fille de Babylone! Assieds-toi à terre, sans trône, Fille des Chaldéens! On ne t’appellera plus délicate et voluptueuse. Prends les meules, et mouds de la farine; Ote ton voile, relève les pans de ta robe, Découvre tes jambes, traverse les fleuves ! Ta nudité sera découverte, Et ta honte sera vue. J’exercerai ma vengeance, Je n’épargnerai personne » (Esaïe 47.1-3).

« La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens. Mon peuple consulte son bois, Et c’est son bâton qui lui parle; Car l’esprit de prostitution égare, Et ils se prostituent loin de leur Dieu » (Osée 4.11-12).

«Leurs oeuvres ne leur permettent pas de revenir à leur Dieu, Parce que l’esprit de prostitution est au milieu d’eux, Et parce qu’ils ne connaissent pas l’Eternel » (Osée 5.4). 

  1. 2.                  Ses activités sur les rois de la terre 

17.2 : Les chefs d’Etat, Ministres et autres pour affermir leurs trônes sont des franc-maçon, rosicruciens etc… (Apoc 18.9). Les richesses des nations ont pillées pour appauvrir les pays aux projets égoïstes des rois qui à tout niveau sont infidèles à dieu et sont soumis à la magie, sorcellerie et autres. Lorsque ces autorités à tout niveau visitent d’autres Etats, Provinces, Département, Arrondissement etc., les protocoles leur préparent toujours des belles filles. Ils ont ce qu’on appelle communément de nombreux bureaux, entretenant très mal leur foyer légitime. Ils pillent le trésor public pour disposer ces fonds au service du mal et ce, à l’initiative de la Reine de la côte. 

  1. 3.                  Ses activités sur les faux hommes d’affaire 

De plus en plus, le secteur des affaires est très flou. Les richesses iniques sont nombreuses ; le sang conditionne plusieurs de ces richesses. La Reine de la côte a obtenu de Satan un pouvoir vraiment étonnant : « Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes » (Apoc 17.7). Ce pouvoir lui donne d’exercer une forte influence dans tout domaine de la vie des hommes : « Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d’elle, parce que personne n’achète plus leur cargaison,  cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d’objets d’ivoire, de toute espèce d’objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, de cinnamome, d’aromates, de parfums, de myrrhe, d’encens, de vin, d’huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d’âmes d’hommes » (Apoc 18.11-13).

Que dira-t-on de ces jeunes filles de vingt ans qui roulent dans de gros cylindrés ? D’où viennent les grossesses chez les folles ? D’où vient-il que l’on découvre des jeunes femmes qui couchent avec les fous en public et vice versa ? Pourquoi les hommes ou femmes sont-ils tués et les parties (sexe, cœur, tête, mamelles, oreilles, doigts) de leur corps disparaissent-elles ? Pourquoi les grands de ce monde font-ils tués des bébés ou jeunes enfants pour se nourrir de leur sang ou tout simplement remplacer leur vieux sang par ce sang neuf ? Pourquoi se nourrissent-ils de la chair des autres ?

Les grands de ce monde sont capables de tout faire pour se maintenir au pouvoir !

 

L’occultisme est un domaine puissamment contrôlé par la Reine de la côte : « de cinnamome, d’aromates, de parfums, de myrrhe, d’encens, de vin, d’huile, de fine farine, de blé, de boeufs, de brebis, de chevaux, de chars, de corps et d’âmes d’hommes. Et ils jetaient de la poussière sur leurs têtes, ils pleuraient et ils étaient dans le deuil, ils criaient et disaient: Malheur! Malheur! La grande ville, où se sont enrichis par son opulence tous ceux qui ont des navires sur la mer, en une seule heure elle a été détruite! » (Apoc 18.13,19). Les activités de la Reine de la côte consistent en outre à livrer de guerres très  violentes contres les églises qui marchent dans l’intégrité.

 

Soyons éveillés et prenons conscience de cette nouvelle stratégie de Satan contre nous. Avec les armes spirituelles, livrons le combat de la foi pour rehausser l’étendard de Christ !

Dr André CHOUBEU

Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

E-mail : chandre403@gmail.com

 

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COMMENT RECONNAITRE UN DIRIGEANT DE SECTE ?

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

COMMENT RECONNAITRE UN DIRIGEANT DE SECTE ? 

 

Introduction :

A cette heure avancée de la nuit où Satan se déguise ne ange de lumière, tout vrai serviteur de Dieu, au-delà des remous de surface manifestés par des actes d’intimidation de l’ennemi, devrait dénoncer avec fermeté et rigueur toute déviation ou falsification de la saine Parole de Dieu. Nous savons que de plus en plus, les ouvriers des ténèbres au nom de l’Evangile de Dieu, prêchent un autre évangile. Mais l’apôtre Paul par le Saint-Esprit est très clair :

‘‘Mais si quelqu’un, même nous ou un ange du ciel, vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !’’ (Galates 1.8).

 ‘‘Nous l’avons déjà dit, et je le redis maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !’’ (Galates 1.9).

La confusion devient si évidente que plusieurs frères sincères non enracinés dans la vérité des Saintes Ecritures sont rapidement détournés par ces faux prophètes qui, au nom de Jésus qui n’est pas le Christ, notre Sauveur et Seigneur, détournent annoncent aux hommes qu’ils ont reçu de nouvelle révélation. Jésus Christ est la révélation complète et parfaite de Dieu, l’accomplissement de la loi et des Prophètes. Il n’y a plus d’autres révélations qui ne soient écrites dans la Bible. Si oui, la Bible ne serait pas complète. Pourtant elle l’est et pas seulement complète, mais inerrante aussi, fiable et complètement digne de confiance.

S’il manquait quelque chose qu’il faut aujourd’hui ajouter, il serait évident que l’œuvre de la croix n’aurait pas été achevée pourtant Christ a dit en rendant le souffle sur la croix : ‘‘Tout est accompli’’.

Plusieurs personnes m’ont contacté à la suite de mon article sur les sectes et il me semble normal de rédiger celui-ci pour rendre clair leur entendement. Je peux mieux parler de ces choses sans intentionnellement indexer quiconque pour deux raisons : les études apologétiques et secondement l’expérience ; je suis passé par un tel milieu d’où le Seigneur m’a enlevé par grâce. Tous ceux qui sont dans une secte sont comme envoûtés, assujettis, enveloppés dans une peur inexplicable qui ôte leur dignité et les soumet à une position d’esclave au service de leur Maître à qui il n’est jamais permis de contester, de s’opposer ou même d’émettre une réflexion ou un point de vue contraire à la leur. Tous les adeptes de sectes sont appelés à être exclusivement des ‘‘bénis oui, oui’’ dont le seul rôle est d’avaler et exécuter comme des robots ce qu’on leur commande de faire. Certains prétendent être le seul canal du salut pourtant la Bible affirme qu’il n’y a point d’autres noms qui aient été donné aux hommes par lequel on peut être sauvé (Actes 4.12).

 

Caractéristiques générales des dirigeants de sectes :Images-Sectes--2-.jpg 

Ils sont sous la puissance d’égarement parce qu’ayant rejeté l’amour de la vérité (2 Thess 2.9-11)

Selon 1Sam 15.22-23, celui qui rejette ou désobéit à la Parole de Dieu est un rebelle. Et le rebelle est un révolté, un putschiste qui veut renverser une institution divine pour instaurer la sienne. Il devient par cet état, un danger, un ouvrier d’iniquité, un semeur d’ivraie et une ivresse (produit provenant de l’ivraie et ressemblant étrangement au blé) parmi le peuple de Dieu selon Mt 13.24-26). Par leurs actions et propos toxiques et nocifs, les racines d’amertume poussent des rejetons et produisent des troubles qui infectent le peuple de Dieu (Héb. 12.15). Dans leur état de désobéissance, ils deviennent implicitement enrôlés dans l’occultisme qui se manifeste dans un triple aspect à savoir : la divination, la sorcellerie et la magie.

              . La divination est la branche connaissance de l’occultisme. Tout dirigeant de secte connaît tout. Ses adeptes lui attribuent toujours une extra supériorité comparable à celle de Dieu lui-même. Ils sont adulés et pour maîtriser leurs sujets, ils exigent le droit de tout connaître dans la vie privée et public de ses adeptes. Les adeptes n’ont aucun droit d’agir librement sur une quelque inspiration soit-elle du Saint-Esprit sans accord préalable du Maître. On agit par peur du dirigeant qui doit ou qui connaît out et non par conviction personnelle. Ces fameux dirigeants de sectes ont des révélations touts azimuts sur tous les domaines. Ces fameuses révélations d’escroqueries tintées de faux. A Douala (Cameroun), dans une Conférence, un de ces lugubres personnages a demandé à un homme d’aller même emprunter 500.000F CFA pour qu’il prie sur lui et dans une semaine, il sera Directeur dans une grande entreprise. Le pauvre qui trimait dans la misère depuis deux ans à la suite de la perte de son emploi s’endetta pour la cause. Il n’est pas utile de préciser que un an plus tard, il dût se suicider parce que pressé pour le remboursement, le poste de Directeur n’étant jamais venu. Combien de ces révélations ont créé des divisions parmi des mais, des familles, etc. La révélation de Die produit la paix et non la division.

              . La sorcellerie est la branche de la puissance dans le domaine occulte. Elle est manifeste dans l’art de manipulation, d’intimidation et domination. Dans cette pratique, la dissimulation, la ruse, la duplicité, le mensonge sont les règles de jeu. Qui donc a l’art de ces choses si non le diable. De ce fait, il n’est plus à démontrer que les sectes et ses dirigeants sont sous l’emprise de Lucifer.

            . La magie est la branche  de l’occultisme qui traite avec les objets vecteur de puissance. L’eau bénie, l’huile d’onction, les bics onctionnés, les mouchoirs de puissance, les objets bénis et autres sont leur propre. Ils sont toujours enclins à faire des tours de prestidigitation pour se faire ovationner. Il faut toujours ajouter à la foi quelque chose de physique pour produire des miracles. Vas prendre la terre de ton village natal, là où tu es né pour qu’une bonne délivrance soit faite sur ta vie. Le Dieu des cieux n’est-il pas par tout ?

MANIPULATION, INTIMIDATION, DOMINATION, DOMINATION, DOMINATION ! Tous les dirigeants de groupes sectaires soumettent leurs membres à leur autorité absolue. Cette domination est en général complète et peut concerner presque tous les aspects de la vie des adeptes. Ils ne permettent pas la vie privée de leurs membres   : leur habillement, leurs activités professionnelles, leurs finances, leur temps, leurs biens et leurs relations sociales. Le dirigeant peut dicter aux membres de son groupe tout ce qu'ils doivent faire, qui ils doivent fréquenter, ce qu'ils doivent dire, et de quelle manière ils doivent le dire. Il peut exister divers degrés de domination, depuis la manipulation subtile jusqu'au despotisme le plus absolu. Le dirigeant attend que les membres de son groupe consacrent à ce dernier tout leur temps et toutes leurs activités. Ils sont engagés dans toutes sortes de programmes et d'activités qui les épuisent physiquement et émotionnellement. Il ne leur reste que très peu de temps pour leur vie privée et une réflexion personnelle, et ils n'ont guère l'occasion de remettre en cause l'autorité dont ils dépendent. Chacun est attendu là où tout le monde doit se rendre, et tout se fait en général en groupe.

Ils sont généralement considérés comme des Prophète de Dieu : Ils sont souvent des Messagers exclusifs de Dieu. Comparable pour la plupart à Moïse, quiconque s’oppose à eux subiront e sort de Koré, Dthan et Abiram car le feu de Dieu descendra pour les consumer sinon, quel a terre s’ouvrira pour les engloutir.

Ils sont considérés comme des prophètes de Dieu ou des apôtres ayant reçu une onction particulière : Ce sont en fait des personnalités très fortes, dominatrices et manipulatrices, qui exigent la soumission des membres du groupe, même lorsqu'ils changent d'avis, ou en cas de conflits de doctrines ou de comportements. Ils ont tendance à être mis sur le même plan que Dieu Lui-même ! Car obéir au dirigeant et à ses enseignements revient pratiquement à obéir à Dieu.

Ils inspirent la peur au lieu d’être un prototype d’amour comme Christ : Les méthodes de domination sont en général toutes inspirées par la peur de déplaire à Dieu, au dirigeant, ou aux deux. Tout est fondé sur la peur. Peur d'être rejeté, d'être puni, de perdre son salut, de manquer l'enlèvement, ou d'aller en Enfer. La culpabilité, la crainte et l'intimidation sont les armes principales employées pour maintenir la loyauté et la dévotion au groupe. L'intimidation et l'accusation sont le plus souvent utilisées. Par exemple, le fait de mettre en question l'autorité établie est considéré comme de la rébellion et un manque de confiance envers le ou les dirigeants. On évite donc de poser des questions et l'on se conforme au comportement général du groupe. Les dirigeants déconseillent fortement de se livrer à la critique ou même à la réflexion critique. Si on leur pose des questions, ils ont en général les réponses suivantes : "C'est Satan qui t’inspire ou te fait douter. C'est lui qui veut t'écarter de la Vérité". Ils prétendent qu'il faut du temps pour comprendre les choses profondes de Dieu. Toute pensée critique est fortement découragée. Elle est assimilée à de l'orgueil, au péché ou à la rébellion. On n'encourage aucune réflexion indépendante.

Ils vivent pour la plus dans l‘immoralité sexuelle parfois au nom de l’Eternel : L'impureté sexuelle est fréquente dans les sectes, surtout chez les responsables. Elle peut même être encouragée. La séduction doctrinale se traduit très souvent par une séduction morale. Le divorce est souvent encouragé car lorsque l’on a rejoint le groupe et que l’épouse n’y est pas encore, elle est païenne et on peut la répudier pour épouser une sœur dans la foi. Les "épouses spirituelles" (entendons des sœurs de la secte avec qui on vit de façon officiellement officieuse pour ne pas brûler), l'adultère, la fornication et toutes sortes de péchés sexuels sont pratiqués. En effet, il suffit de faire après on confesse car la chair est très faible, mais c’est l‘esprit qui vivifie. En commettant d’ailleurs les péchés semblables, c’est la chair qui pèche, mais l’esprit est saint. Plusieurs de ces dirigeants pensent qu'ils sont au-dessus du lot, ou qu'ils peuvent se permettre de ne pas obéir aux lois de Dieu. On considère comme acceptable la polygamie, le fait d'avoir des "épouses spirituelles", l'adultère, la fornication et toutes sortes de péchés sexuels. Les dirigeants pensent qu'ils sont au-dessus du lot, ou qu'ils peuvent se permettre de ne pas obéir aux lois de Dieu. Il est donc fréquent qu'ils ne respectent pas les règles qu'ils imposent aux autres. Il est donc fréquent qu'ils ne respectent pas les règles qu'ils imposent aux autres. Un autre pour justifier son divorce dit, je suis Serviteur de Dieu et la Bible dit : ‘‘quiconque craint l’Eternel, qu’il écoute la voix de son serviteur’’. Alors, tout ce que je fais ou dit est approuvé par l’Eternel dont je suis le Serviteur. Les règles sont très strictes dans certains domaines, et complètement relâchées dans d'autres. Le groupe sectaire n'est pas équilibré, et tend à favoriser les extrêmes.

Ils imposent la loyauté au groupe et à leur personne : On a recours à des confessions publiques pour "forger" les relations entre les membres. Tous les péchés secrets, pensées, tentations, et désirs ressentis doivent être confessés à tous ceux que vous connaissez, et même à ceux que vous ne connaissez pas. L'objectif est de ne rien cacher de votre vie privée, pour développer des "relations de confiance mutuelle" ! Ces pratiques peuvent devenir des moyens très puissants pour lier émotionnellement les membres du groupe à leurs dirigeants ou à tout leur groupe. On peut aussi utiliser plus tard ces confessions pour manipuler ou même pour faire chanter ceux qui voudraient quitter le groupe. Tout intérêt individuel est sacrifié aux intérêts du groupe. La conformité aux objectifs du groupe est de règle. Toute action et tout comportement sont dès lors justifiables, à partir du moment où ils vont dans le sens des objectifs du groupe. Même si on vole pour donner au groupe, on honore Dieu et ce n’est pas mauvais en soi. On peut même mentir à ceux qui ne font pas partie du groupe, puisqu'ils servent Satan.

Ils ont deux poids et deux mesures : Il y a des règles qui s'appliquent aux membres du groupe, et d'autres qui s'appliquent aux dirigeants. Ces derniers ont tendance à se mettre constamment en valeur. Ils exigent d'être servis. Ils imposent à tous le programme de leur église ou de leur mouvement. Jésus a pourtant dit : "Le plus grand parmi vous sera votre serviteur" (Matthieu 23 :11). Il a dit de Lui-même : "C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs" (Matthieu 20 :28). Le dirigeant et ses plus proches n’ont pas de péché ou de faute, ils sont infaillibles.

Ils falsifient la Parole de Dieu : La Parole de Dieu n’est pas droitement enseignée. Ils ajoutent à la Bible des révélations reçues par divers individus, ou des interprétations particulières. Parfois ils substituent ces révélations à la Parole. Ils tordent les passages de la Bible qui sont contraires à certaines doctrines de la secte, ou ils les sortent complètement de leur contexte. Ils placent un accent exagéré sur certains passages qui vont dans le sens souhaité par leurs intérêts. Ils ignorent complètement d'autres passages essentiels qui dérangent. Ils ridiculisent les vrais enseignants de la Bible qui osent donner des interprétations différentes de celles de la secte. Ils sont des maîtres chanteurs, décriant d’autres milieux qui ne sont pas les leurs.

Ils enseignent que l’avenir des membres du groupe dépend de leur appartenance au milieu : Ils enseignent aux membres que s'ils veulent être fidèles à Dieu, ils doivent se soumettre à l'autorité de la secte et à son dirigeant. Il m’a été rapporté qu’un tel milieu a enseigné que la destinée de ses membres dépend de leur secte. Quiconque quitte le milieu a perdu d’emblée la vie éternelle.

Ils imposent ou forgent l’isolement des membres : Le contrôle de toutes les informations a pour résultat que les membres du groupe ne sont pas autorisés à avoir des contacts avec les membres de leur famille qui ne sont pas "convertis", ou avec d'autres Chrétiens ou responsables chrétiens qui pourraient les influencer. On veille à ce que toute information qui pourrait dévoiler ce qui se passe réellement dans la secte n'y pénètre pas. En général, on dénigre ou l'on rejette toute source d'information extérieure au groupe, surtout si elle est critique. Personne n'est autorisé à prendre connaissance de ces informations, ni à parler à ceux qui les diffusent, ni à avoir des relations avec d'anciens membres du groupe qui l'ont quitté, quelle que soit la raison de leur départ. Ils iront même jusqu’à refuser de communier avec les membres de famille qui ont quitté le groupe. Dans mon ancien milieu, si un membre de famille quittait le mouvement, il était qualifié d’office de rétrograde et on n’avait plus le droit de manger ensemble avec lui, de prier avec lui, de parler des choses spirituelles avec lui.  Quiconque allait à l’encontre était d’office excommunié. Cette fameuse excommunication est l’outil d’intimidation au plus haut degré. Par peur d’excommunication qui est l’isolement absolue du groupe les adeptes se soumettent à tout prix et avalent même les tomates pourries avec une espèce d’enthousiasme mensonger. Par ces faits, les liens avec les anciens amis et les membres de la famille sont coupés, le cercle des relations devient de plus en plus étroit, car les seules personnes fréquentables sont les membres du groupe. Les seuls livres qui doivent être lus sont ceux qui ont été écrits par des membres de la secte. On décourage ou l'on interdit la lecture de tout autre ouvrage, surtout ceux qui défendent des positions opposées. Si quelques dépistent  qu’il y a eu par exemple des fausses prophéties ou quelques subterfuges pour faire de l'argent ou poser une action non valide selon la Bible, il sera demandé aux membres du groupe d'examiner les motivations ou le caractère de la personne qui a dévoilé les faits, en ignorant l'évidence. On préfère mettre l'accent sur le caractère des personnes qui veulent établir la vérité et non sur les preuves qu'elles avancent. On les appellera des "émissaires de Satan", auxquels on ne peut absolument plus faire con fiance.

Ils inculquent le mensonge aux membres du mouvement : Il est enseigné aux nouveaux membres que Satan poussera leurs amis ou leur famille à critiquer leur groupe, et qu'ils ne doivent faire confiance qu'à leur nouvelle famille spirituelle. On leur dit qu'ils doivent s'attendre à être persécutés, à cause de la vérité qu'ils détiennent. On développe la mentalité qui consiste à dire : "Eux c'est eux, et nous c'est nous !" On leur dit par exemple : "Qu'est-ce qui est plus important, Dieu, ou le système scolaire ?" Ou encore : "N'aimes-tu pas Dieu de tout ton cœur ?" "Ne nous fais-tu pas confiance ?" "Connais-tu quelqu'un qui s'intéresse à toi plus que nous ?" "Nous sommes les seuls à connaître la vérité !" "Ne veux-tu pas être trouvé fidèle ?"

Ile mettent en avant les révélations concernant la fin des temps : Ils mettent un accent particulier sur la fin du monde ou le retour de Jésus-Christ, en prétendant que le groupe a reçu des révélations exclusives. On utilise beaucoup le Livre de l'Apocalypse, ainsi que certaines prophéties bibliques. Branham, Koresh et d’autres prétendaient ainsi avoir reçu une compréhension exclusive des "sept sceaux" de l'Apocalypse, et affirmaient être ceux qui avaient eu le privilège de pouvoir les ouvrir. La fausse prophétesse Elizabeth C. Prophet, de l'Eglise Universelle, a aussi reçu des prophéties des "Maîtres parvenus à la perfection", dont le thème était la fin des temps, etc.

Leur enseignement est plus destiné à motiver les membres qu’à les édifier : Ils emploient diverses techniques destinées à motiver les émotions, comme le fait de parler ou de prêcher d'une voix très forte. Ils utilisent la dynamique de groupe pour influencer les comportements. Ils emploient diverses méthodes séductrices pour influencer les gens : sourires, poignées de mains et embrassades qui dénotent selon eux, un amour inconditionnel. Ils vont toujours demander aux invités ou aux gens de passage ce qu'ils ont ressenti. L'ambiance est très bonne ici diront-ils souvent, en insistant sur tous les avantages que ces nouveaux ou invités auraient à devenir membres de ce groupe. Comme un appât ils usent d’un comportement très flatteur juste pour se faire leurs meilleurs amis. Tout le but est de savoir qu’ils reviendront absolument.

Leurs expériences priment sur la Parole de Dieu : Les émotions, les intuitions, les révélations et les expériences mystiques priment sur la Parole de Dieu. Ces choses ambiantes deviennent plus importantes que les conclusions objectives qui nous ont déjà été révélées dans l'Ecriture. Les groupes sectaires découragent toute pensée critique et toute réflexion indépendante, considérées comme un signe d'égoïsme, et diabolisent l'usage rationnel de l'intellect.

Ils sont exclusivement spirituels : Dans certaines sectes les dirigeant enseignent que toute activité "terrestre" est considérée comme étant mauvaise, charnelle voire diabolique. Seules les activités de l'esprit sont bonnes. Ce principe est le principe de base de la gnose. On accepte les expériences subjectives beaucoup plus facilement qu'un enseignement constructif. D'autres sectes d'inspiration Nouvel Age emploient la répétition de paroles positives, ou des techniques de relaxation, des incantations, l'hypnose, la méditation, des états de transe mystique, la visualisation, des exercices de respiration profonde… Toutes ces techniques ont pour résultat de plonger les adeptes dans des états de conscience altérés ou seconds, dans lesquels on peut facilement les influencer par la puissance de la suggestion. Ces techniques peuvent provoquer un déséquilibre psychologique. En fait, les techniques de relaxation ont l'effet contraire, et développent l'anxiété. Beaucoup de gens n'arrivent pas à faire le vide dans leurs pensées ni à visualiser correctement. Les effets négatifs de toutes ces techniques ne se remarquent pas immédiatement et se développent à long terme. Certains exigent pour être vu ou consulté, qu’une somme bien consistante leur soit versée.

Ils sont souvent très orgueilleux et ne se laissent pas enseigner : L'une de leurs phrases préférées est : "Personne n'a le droit de me juger ni de me dire ce que je dois faire !" Une telle attitude est inspirée par l'orgueil. En effet, ces dirigeants des groupes sectaires sont eux-mêmes séduits et entraînent dans la séduction les membres de leur groupe. Personne ne peut les toucher. Ils n'ont de comptes à rendre qu'à Dieu seul. Tout le monde doit obéir à leurs paroles comme si c'étaient les paroles de Dieu. Ces dirigeants sont persuadés qu'ils ont toujours raison. J’ai la révélation de Dieu et le Saint-Esprit m’enseigne toute choses diront souvent certains. Pour Hobart Freeman de l'Assemblée de la Foi, il avait dès le début annoncé que tout le monde devait lui être loyal et accepter ses enseignements sans regimber. Hobart Freeman quant à lui se considérait comme un prophète de Dieu. Aussi, quiconque  oserait le contester, risquait d'être considéré comme un blasphémateur. Beaucoup de gens sont morts, y compris lui-même, en prenant à la lettre ses enseignements sur la guérison. Il en est de même aujourd'hui dans plusieurs  Mouvements de la Parole de Foi. Toute fausse doctrine est catalysée par l'orgueil, et se manifeste par de l'arrogance. Ils disent à qui veut l’entendre ces propos : "Ne touchez pas aux oints de l'Eternel !"  John Avanzini et Paul Crouch, iront jusqu’à affirmer que le Dr Walter Martin est mort parce qu'il avait critiqué les dirigeants du Mouvement de la Parole de Foi ainsi que leurs enseignements.

Ils pratiquent le lavage de cerveau : Les nouvelles recrues subissent un lavage de cerveau régulier, jusqu'à ce qu'ils s'identifient étroitement à l'église ou au groupe et à ses dirigeants, en coupant les ponts avec leurs relations antérieures. Toutes leur intension vise à faire le lavage de cerveau de ses adeptes pour mieux exercer  un contrôle mental. Pour aboutir à leurs fins,  ils mettent en place un enseignement systématique ayant pour but d'endoctriner ses membres pour leur faire accepter les croyances du groupe. C'est un processus méthodique de séduction et de tromperie. Ils répètent sans cesse les mêmes mensonges, jusqu'à ce qu'ils soient complètement acceptés. Ils exercent ainsi une véritable reprogrammation des consciences, opérée par les membres anciens du groupe et par des enseignements systématiques. Dans certains milieux, ils s’inspirent de certaines techniques baptisées "renouvellement des pensées" ou "conditionnement mental". On maintient les membres du groupe sous une pression physique, mentale et émotionnelle constante. La fatigue qui en résulte les empêche de résister à ce processus et de réfléchir d'une manière indépendante. Une autre méthode consiste à les occuper par d'incessantes activités auxquelles ils doivent participer. Lundi, il y a intercession ; Mardi, il y a l’école de fondement ; Mercredi, il y a étude biblique ; Jeudi il y a la chorale de toute l’église ; Vendredi, il y a prière de délivrance pour toute l’église ; Samedi, il y a révision des enseignements de la semaine ; Dimanche matin, il y a culte et à 18h adoration pour toute l’église. Le temps pour les activités personnelles est déjà occupé et on est contraint d’être réduit à l’esclavage.

Ils exigent des tributs aux membres : A cause des programmes très nombreux qui sont imposé au mouvement, l’atteinte des objectifs impose des méthodes fortes : le contrôle très serré à la fidélité des dons. Certains font même signer des engagements écrits à leurs membres, pour les obliger à tenir leurs engagements financiers. Dans certains groupes, il faut même payer de plus en plus cher pour atteindre des niveaux plus élevés de spiritualité, comme dans le Mouvement de la Parole de Foi ou les Eglises Internationales de Christ. Une entière soumission à Dieu exige que vous donniez tout pour la cause du groupe ou de son dirigeant dira-ton souvent. Si vous donnez au groupe, Dieu vous le rendra. Plus vous donnez, et plus Dieu vous bénira en retour. L'engagement des membres exige parfois que tous les biens et tout l'argent des membres soient remis entre les mains des dirigeants. Tout doit être à la disposition de l'église ou de ses dirigeants, dont on affirme que la mission est divine. J’ai vu un homme qui avait perdu son emploi et qui vivait du transport clandestin des passagers parce que n’étant pas habileté pour nourrir sa famille. Son dirigeant lui a demandé au nom du Saint-Esprit de donner cette unique source de revenu familial pour être béni. Ceci fut fait et cette famille  avait fini par se dispersée, la femme ayant divorcé et les enfants transformés en prostitués et brigands, devenus très hostiles à la foi.

Le recours aux menaces et aux malédictions :

Ceux qui quittent un groupe sectaire et qui s'opposent ensuite à lui sont souvent menacés de malédictions. On leur affirme qu'il leur est impossible d'aller ailleurs. Les menaces peuvent être subtiles ou grossières. Toute personne extérieure au mouvement qui oserait dénoncer le groupe subit les mêmes pressions, menaces, intimidations, etc. Certains voyant leur source de gain en danger, engageront même des gangs pour tuer les adversaires de leur opinions. Quand on est membre d'une secte, il n'est pas facile d'en sortir !

Conclusion : Dieu nous demande d'éprouver les esprits (1 Jean 4 :1). Nous devons aussi nous méfier des faux prophètes qui viennent à nous déguisés en brebis (Matthieu 7 :15). La clef du discernement est la connaissance : "Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance" (Osée 4 :6). Pour être sur nos gardes, nous devons avoir la connaissance. Nous devons en premier lieu nous familiariser avec la vérité. Mais nous devons aussi savoir comment l'ennemi déforme la vérité pour nous attirer et nous tromper. Le but du diable (voleur) nous ne devons pas l’ignorer est de dérober, égorger et détruire. Le plus dur, c'est quand des membres de votre famille restent engagés dans la secte. On doit souvent perdre leur affection, tout en combattant pour leur liberté. Etes-vous frustré, parce que vous avez compris que vous appartenez à une secte, et que vous ne savez pas comment la quitter ? Ne vous laissez pas influencer ! Il existe des moyens d'en sortir. Vous n'êtes pas la propriété de cette secte ! Vous pouvez être libéré !

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA – Cameroun

Tél. (+237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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LES SECTES

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                Images-des-sectes.jpgLES SECTES 

Introduction : 

Nous sommes de plus en plus face à la montée vertigineuse des sectes pernicieuse tant dans le monde que dans les églises. Il vaut vraiment la peine d’en parler. Qu’est-ce qu’une secte, comment la reconnaitre, comment se manifeste-t-elle ? Que Dieu donne le discernement à son Eglise pour ne pas tomber dans l’apostasie (1 Jean 4.1-3). Nous parlerons plus tard de l’apostasie en détail dans la série d’étude sur le retour de Jésus-Christ. 

Définition : « La secte, dite religieuse, est un mouvement qui, d’une manière ou d’une autre, ne donne pas à Jésus-Christ la place centrale  qui lui revient » (« Parlons sectes » de Gérard Dagon, édit. Barnabas ; page 13)

Le Dictionnaire Encarta 2009 définit la secte comme étant « Groupement fermé d'adeptes d'une doctrine religieuse qui se caractérise par la soumission absolue à un chef charismatique, par un endoctrinement et un prosélytisme intensifs.

‘‘Alors, on appellera le dirigeant Gourou’’. 

Toute nouvelle doctrine comparativement à la base des principes initiaux de la Parole de Dieu conduira forcément ses adeptes à s’adhérer peut-être inconsciemment, mais véritablement à une secte. 

Mise en garde de Dieu contre les sectes : 

Nombreux sont les avertissements bibliques pour protéger l’Eglise contre les sectes :

Matthieu 7.22-23 : miracles et signes

Matthieu 15.3-6 : l’autorité absolue de l’Ecriture même face aux traditions

   Rom 16.17 : mise en garde

 2 Cor 11.13-15 : Satan à l’origine de cela, se déguise en ange de lumière

Gal 1.8-9 : un autre évangile annoncé par les sectes

Gal 2.4 : rendent les gens esclaves de leur système

Gal 4.17 : faux zèle

Eph 4.14 : ne pas être entraîné à tout vent de doctrine. Edification.

Phil 3.2 : attention aux mauvais ouvriers et faux docteurs

 1 Tim 4.1-3 : temps difficiles, multiplication de sectes

1 Tim 6.20-21 : rester attaché à la foi chrétienne historique : l’Ecriture

2 Tim 3.5-9 : les faux docteurs sous une apparence de piété

Tite 1.10-11 : les vains discoureurs séducteurs

1 Jean 2.22-23 :  Quiconque nie le Père et le Fils est déjà de l’antichrist

Jude :  l’abandon de la foi enseignée une fois pour toute 

Quelques caractéristiques des sectes : 

Jésus-Christ n’est pas le seul Sauveur : En dehors de la foi, il faut ajouter autre chose pour avoir le salut

L’Ecriture plus une autre autorité : Les livres du leader de la secte ont plus d’autorité que la Bible. Au lieu de dire il est écrit, on entendra dire : Frère Branham ou tel autre a dit :

Se considèrent comme seule véritable église : En dehors de notre milieu, diront les adeptes ou le leader, Dieu n’est nul par ailleurs. On prêche non Christ qui sauve, mais le milieu : ‘‘viens dans notre église et tu serviras le vrai Dieu’’ a-t-on souvent entendu les adeptes de ces sectes dire aux frères. Certaines sectes vont jusqu’à rebaptiser tous les frères qui quittent une communauté chrétienne pour les rejoindre.

Exclusivisme : Certaines attitudes dogmatiques du milieu passent pour être des marques d’approbation divine et quiconque ne fait pas comme eux, n’a pas Dieu.

Ont un gourou ou un chef : L’obéissance au chef dépasse celle due à Dieu.

Dans certains milieux, lorsque le leader entre, des éloges comparables à une sorte d’adulation (adoration, culte, vénération) est faite au préalable à son endroit avec toutes les appréciations de ses qualités, mérites parfois même mensongers. Et lorsqu’il entre dans l’église, soit on déroule un tapis rouge devant lui, soit on l’ovationne. Il est même arrivé que lors d’une convention dans une église, on ait arrêté l’adoration pour que le leader entouré des gardes de corps entre dans l’église sous des acclamations supérieures à celle que l’on donne à Christ.

Dictature, autoritaire : Il n’est pas permis de leur parler, de les approcher ; ils ne saluent pas leurs adeptes avec les mains. Ils sont infaillibles et aucune observation sous quelque forme que ce soit ne doit jamais leur être faite.

Légaliste : Les Gourous décrètent des lois à tout moment et ce, même allant à l’encontre des Saintes Ecritures. Ils ont non le ministère de la réconciliation, mais de la loi et du jugement pour ne pas dire de la mort. Lorsqu’un frère ou une sœur découvrira la fausseté de leur pratiques, principes et doctrines et les dénonce ou les quitte, des prières sous forme d’incantations sont faite pour réclamer sa mort. « Seigneur, tue-le, que sa route soit glissante, qu’il échoue en tout, etc. » lanceront-ils à l’endroit du frère parti, désormais à leur yeux dissident, rétrograde, et que sais-je encore ! 

 La Bible est l'objet d'une tentative de récupération de la part d'un certain nombre de sectes. Ce qui sème le trouble et la confusion chez bon nombre de gens. L'Évangile de Jean est un chef-d'œuvre de spiritualité chrétienne. Cependant, c'est aussi le livre le plus prisé des sectes ! Comment expliquer ce paradoxe ? Se réclamer de la Bible n'est pas suffisant car, ce n'est pas la preuve absolue de l'authenticité d'une croyance ou d'une doctrine. Certaines sectes insistent fortement sur le fait que les Écritures sont au centre de leurs pratiques spirituelles. Mais tout dépend de l'interprétation qu'elles en donnent et de la position qu'occupe la Bible dans leur doctrine. C'est le cas des mormons. Pour eux, la Bible est un livre excellent. Mais dans la vie religieuse des adeptes, elle (la Bible) n'occupe qu'une place secondaire. Les mormons affirment que Jésus est né à Jérusalem. Or la Bible atteste que Christ a vu le jour à Bethlehem. Cette fausse interprétation découle de ce que la Bible n'a pas pour eux la valeur ni la place qu'elle devrait avoir. On peut faire dire n'importe quoi à la Bible. Sans tomber dans la facilité, les sectes ont cette fâcheuse tendance à manipuler les textes bibliques. Ainsi, certaines sectes ésotériques comme la Rose-croix, Amorc ou le Martinisme, enseignent que Jésus aurait été un initié et qu'il aurait été au Tibet pour parfaire sa connaissance initiatique ! D'autres mouvements, comme la Théosophie et certaines associations du Nouvel Âge, considèrent que le Christ aurait été un "être cosmique" doué de pouvoirs surnaturels. Certains pensent, comme les témoins de Jéhovah ou la Science Chrétienne, que Jésus n'est qu'un "homme divin" ou bien un "guérisseur". Pire, une secte "athée", les disciples de Raël en l'occurrence, croit que Jésus serait l'envoyé d'extra-terrestres, etc. 

 N'importe quel texte, biblique ou non, peut être l'objet de théories contestables, voire douteuses. L'interprétation polémique résulte des présupposés philosophiques de ceux qui le manipulent. Des à priori, des présupposés faux, font qu'un même récit peut être interprété de façon contradictoire. Ces divergences sont courantes aujourd'hui, tant la pluralité des opinions est à la mode dans notre société. Ainsi, la divinité de Christ serait réduite à néant et tout le plan de Dieu pour le salut des hommes anéanti par certaines fausses doctrines. Les sectes ajoutent toujours quelque chose à la Bible. La plus grande tentation de l'homme est de se placer au-dessus de Dieu et de sa Parole. Dans l'esprit des fondateurs de sectes, qui ne sont que des faux prophètes, seules leurs idées, souvent bizarres, sont dignes de foi. Pour de nombreuses sectes, la Bible et les écrits des sectaires sont mis sur le même pied. La Bible est rabaissée tandis que des écrits humains sont revalorisés. Ainsi, les maîtres à penser "spirituels" n'hésitent pas à ajouter leurs écrits à la Bible. Quelqu’un dira : ‘‘La Bible dit, mais moi, je dis ceci’’. Plusieurs fondateurs de sectes n'ont pas le moindre scrupule à considérer leurs écrits comme égaux ou supérieurs à la Bible. Ajouter quelque chose à la Bible est une infidélité à Dieu. Ce "plus" n'est qu'une parole humaine ajoutée à la Parole de Dieu. De ce fait, le texte biblique perd ainsi sa saveur et son authenticité au profit d'une tradition humaine.  Si nous considérons attentivement les églises, nous verrons que tellement des paroles contraires à la Parole de Dieu ont été ajoutées dans nos doctrines et pratiques quotidiennes alors que la vie juive était réglée par les Ecritures saintes. Dieu met pourtant en garde son peuple par trois avertissements solennels au début, au milieu et à la fin de Bible contre toute falsification, entendons ajouts, mauvaise interprétation ou retranchement de quelque chose à la Parole de Dieu qui est complète en elle-même :

1)   Mise en garde au début de la Bible : « Vous n’ajouterez rien à la parole que j’institue pour vous, et vous n’en retrancherez rien ; vous observerez les commandements du Seigneur, votre Dieu, tels que je les institue pour vous » (Deut. 4.2)

2)   Mise en garde au milieu de la Bible : « Tout ce que je vous ordonne, vous veillerez à le mettre en pratique. Tu n’y ajouteras rien et tu n’en retrancheras rien » (Deutéronome 12.32) 

« N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (Proverbes 30.6)

3)   Mise en garde à la fin de la Bible : « Moi, je l’atteste à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera les fléaux décrits dans ce livre » (Apocalypse 22.18) 

 Certaines sectes déforment l'enseignement de la Bible. Elles déforment ou retranchent des textes, même des livres entiers de la Bible ! Des gourous décident de leur propre chef quels textes sont dignes et ceux qui ne le sont pas. Cette façon de procéder est malheureusement courante. Il est évident que le respect dû à Dieu et à sa Parole n'existe plus. La Bible, par la bouche de l'apôtre Pierre, avertit solennellement ceux qui ou tordent le sens de la Parole de Dieu et dont l'avenir sera une ruine spirituelle. Pour apporter une légitimation de la véracité de la Bible, il est important de prendre du recul et de tourner notre attention vers le Dieu Créateur, Sauveur et Seigneur. Car notre destinée, comme celle du monde, dépend du vrai Dieu, révélé en Jésus-Christ. Le Christ lui-même a déclaré à Dieu, son Père : "Ta Parole est la vérité ". Cette Parole libère l'homme de l'esclavage du péché et de la mort spirituelle tandis que l'enseignement des sectes asservit ses adeptes au seul profit du gourou. Oh ! que des esclaves encore qu’ils ne l’étaient dans le monde sont dans l’église placés sous de puissants geôliers territoriaux qu’on appelle Révérend, Bishop, etc. 

 Le conditionnement psychique et spirituel des sectes atténue, jusqu'à l'abolir, la liberté de l'adepte. La Bible, Parole vivante de Dieu, affranchit l'homme et le rend responsable dans le quotidien de sa vie. Seule la vérité de Jésus-Christ, Parole incarnée et de la Bible, Parole inspirée, peut donner à toute créature le plus grand trésor qui soit : une vie totalement nouvelle à l'image de notre Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ. 

Classification des sectes : 

On peut classer les sectes en 4 catégories (selon Gérard Dagon, livre déjà cité plus haut, pp 20 –21) : 

  1. 1.   Sectes bibliques fermées

- refus de collaboration avec toute autre église 

- particularités, excentricités ou extrémismes parfois 

  1. 2.   Sectes semi bibliques

Au lieu de « la foi seule, Christ seul, l’Ecriture seule » elles ajoutent : la Bible et les énoncés du fondateur ; la foi et les pratiques particulières. « Fondamentalement, il n’y a aucune différence entre l’attitude religieuse d’un Catholique romain,  d’un Témoin de Jéhovah ou d’un Mormon : ni les uns ni les autres ne voient dans les écrits canoniques de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament la seule infaillible règle de foi et de vie chrétienne » (G. Dagon page 21). 

  1. 3.   Sectes non-bibliques

Doctrine exclusive des idées d’un fondateur ou prophète contemporain. Bible dépassée (Mouvement du Graal, Alliance Universelle de Georges Roux, Culte Antoiniste, etc) 

  1. 4.   Sectes non doctrinales

Essentiel de leur message : amour malgré différences de doctrines (Moonistes ; éventuellement le Nouvel Age qui serait plutôt à classer sous le syncrétisme, le pluralisme religieux).

 

              Dans ces églises, on prêche l’amour, même si cela n’est pas dans le sens divin.                   On ne prêche jamais sur la croix, le  péché, le retour de Jésus Christ, l’enfer.             

Que faire pour éviter de tomber dans les sectes ?

 

              Pour rester dans la pensée exacte des Ecritures et reconnaître les sectes, les points fondamentaux suivants serviront de repère :

  1. L’Ecriture seule (inerrance et autorité absolue des Ecritures Saintes (39 livres de l'Ancien Testament et 29 du Nouveau Testament).
  2. Le Dieu de la Bible seul (Dieu Père, Fils et Saint-Esprit).
  3. Christ seul (Jésus-Christ, Fils de Dieu, vrai homme et vrai Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification)
  4. La foi seule
  5. La grâce seule 

Quelques textes à propos des sectes : Matthieu 15.6-9,13 ; Luc 11.52 ; Apocalypse. 14.10,11 ; 15.1 ; 16.1 ; 19.20 ; 20.10,15 ; 21.27 ; Lév. 26.18,24,25,28,37 ; Psaumes 69:28  

Conclusion : 

Puisque le vainqueur sera habillé de vêtements blancs et que Dieu n’effacera jamais son nom du livre de la vie (Apocalypse 3.5), craignons de tomber dans l’endurcissement par refus de la vérité car il est écrit : ‘‘…ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.  Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » (2 Thess 2.10-12). Notre milieu est-il une secte ? Côtoyons-nous une secte ? Pratiquons-nous les enseignements d’une secte ? Il est temps de décider de notre avenir avec Christ.

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA (Cameroun) Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

 

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BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

1 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

BABYLONE, LA MERE DES IMPUDIQUES

Introduction

Dans ce chapitre, la vision de Jean concerne des événements qui se passent après la tribulation de sept ans. Il nous décrit le jugement de la «grande prostituée,» appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques.» Il ne s’agit pas de la Babylone politique, qui fut le premier empire païen, mais de la Babylone religieuse, l’Eglise apostate.

La grande prostituée

«Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1).

Toutes les Eglises apostates du monde, qui n’ont d’Eglises que le nom, se réuniront sous l’autorité d’un seul homme, le faux prophète, pendant la tribulation, après l’enlèvement de la véritable Eglise, l’Eglise sanctifiée (Apoc. 19:20). La fusion de ces Eglises est déjà en train de se faire, au travers des conciles oecuméniques, du Conseil Mondial des Eglises, etc... Beaucoup d’Eglises orthodoxes se sont déjà rangées sous une seule bannière, celle du Pape, qui est le chef de l’Eglise Catholique Romaine. En raison de sa corruption et de sa mondanité, cette Eglise est devenue une prostituée.

Les trois sièges de la prostituée

La prostituée a placé son siège en trois endroits. En premier lieu, la prostituée, ou l’Eglise apostate, a fondé son siège «sur les grandes eaux» (Apoc. 17:1). Les «eaux» représentent les nations du monde.

«Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc.  17:15).

En second lieu, elle a placé son siège «sur une bête écarlate.» Jean dit: «Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).  Il s’agit de la même bête que celle qui est décrite au chapitre 13:1-10, c’est-à-dire de l’Antichrist en personne. Il reçoit sa puissance du dragon, qui est Satan, le dieu de ce monde. «Et ils adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné l’autorité à la bête; et ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle?» (Apoc. 13:4).

En troisième lieu, Jean a vu la prostituée assise sur les «sept têtes» de la bête (Apoc. 17:9). Les «sept têtes» représentent les sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome, qui est le lieu de naissance de l’Eglise Catholique Romaine. La ville de Rome était bâtie sur les sept collines ou montagnes suivantes: le Capitole, le Quirinal, le Viminal, l’Esquilin, le Caelien, l’Aventin, et le Palatin.

Le fait que la prostituée soit assise en ces trois endroits révèle que l’Eglise apostate exercera un pouvoir politique sur toutes les nations du monde dans les derniers temps, par le moyen de son autorité religieuse. Elle agira en association étroite avec la bête écarlate, l’Antichrist, qui sera le dictateur mondial, et qui exercera son pouvoir par le moyen des dix «rois» d’Europe, c’est-à-dire des dix leaders de la Communauté Economique Européenne (C.E.E.).  Ces dix rois sont symbolisés par les dix cornes de la bête. «Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (Apoc. 17:12,13).

L’impudicité, le péché de la prostituée

«C’est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l’impudicité, et c’est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés» (Apoc. 17:2).

Dieu désire que Ses enfants l’adorent de tout leur coeur, de toute leur âme, de toutes leurs forces, et de toutes leurs pensées (Luc 10:27). Lorsqu’un culte est rendu de tout coeur à des faux dieux, dans des sectes d’origine démoniaque, il s’agit, aux yeux de Dieu, d’une prostitution spirituelle, d’une fornication, ou d’une «impudicité.  » Lorsque les enfants d’Israël abandonnèrent leur Dieu pour se tourner vers l’idolâtrie, Dieu a dit: «Mon peuple consulte son bois, et c’est son bâton qui lui parle, car l’esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu» (Osée 4:12).  C’est dans ce sens spirituel que le mot «impudicité» est employé dans ce verset. La «prostituée» a fait partager ses voies impures et idolâtres aux rois et aux habitants de la terre. Si l’on considère les faits donnés ci-dessus concernant les sept collines de Rome, on est naturellement conduit à la conclusion que la «prostituée» représente véritablement l’Eglise Romaine, avec sa longue histoire de culte idolâtre, de culte des saints, avec ses rites religieux mystérieux, et son syncrétisme avec des pratiques païennes et magiques.  Il est écrit que les habitants de la terre ont été enivrés du vin de son impudicité. Les ivrognes sont poussés par un irrésistible besoin intérieur d’absorber des liqueurs mortelles, pour noyer leurs soucis dans un plaisir éphémère. De même, le monde entier, que ce soient les princes ou leurs sujets, ont été attirés depuis des siècles dans l’idolâtrie païenne de l’Eglise Romaine. Une fausse religion de ce type attire l’homme naturel, car il s’efforce constamment de soulager sa conscience troublée. Cependant, il est impossible, et il le sera toujours, de purifier réellement sa conscience en pratiquant de bonnes oeuvres religieuses.

Le désert, demeure de la prostituée

«Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (Apoc. 17:3).

Jean fut «transporté dans le désert.» Il s’agit apparemment du même désert que celui de la femme enveloppée du soleil (le reste de l’Eglise), du chapitre 12. «Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours (3 ans et demi)» (Apoc.  12:6). Elle doit y être gardée «loin de la face du serpent» (Apoc.  12:14). A la fin des trois ans et demi, les «restes de sa postérité,» un groupe de saints restés après l’enlèvement, mais demeurés fidèles à Dieu, devront mourir comme martyrs (Apoc. 12:17). Par la suite, la femme enveloppée du soleil ne trouvera ni la «nourriture» de la grâce, ni la protection contre la face du serpent. Il est donc évident que les autres membres du reste de l’Eglise, ceux qui n’auront pas été mis à mort, rejoindront la «grande prostituée,» l’Eglise apostate.  Rappelons-nous que ce «désert» ne désigne pas un endroit particulier de la terre. Après l’enlèvement de l’Eglise sanctifiée, toute la terre deviendra un désert spirituel pour le reste de l’Eglise, qui était pourtant auparavant «assise dans les lieux célestes en Christ» (Ephésiens 2:6).

L’apparence de la prostituée

«Cette femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d’or, remplies d’abominations et des impuretés de sa prostitution» (Apoc. 17:4).

La «pourpre» représente le caractère royal de sa position, et aussi son pouvoir politique, qui s’ajoute au pouvoir religieux qu’elle exerce sur sa propre Eglise et sur toutes les Eglises apostates qui la rejoindront, sous les auspices du Conseil Mondial des Eglises.  «L’écarlate» est l’emblème de l’Eglise Romaine, et reflète les mystérieux pouvoirs que le Pontife de Rome exerce sur son Eglise. Les cardinaux, qui sont aussi puissants que le prince de leur peuple, se revêtent de pourpre et d’écarlate. L’écarlate est aussi la couleur de la bête, et représente aussi la couleur du communisme. (Voir «la bête écarlate» au verset 3).

Le Pape est toujours revêtu d’or, de pierres précieuses et de perles (Apoc. 17:4). Il est couronné d’une mitre couverte de pierres précieuses, lors de son intronisation.

La «coupe d’or» représente son apparence mystérieuse mais cependant glorieuse, qui lui permet de séduire des âmes qui ne se doutent de rien, et de les entraîner dans un culte soi-disant «sacré» et «divin.» . Elle fait surtout appel aux sentiments religieux de ses adorateurs, qui s’adonnent entièrement à la vénération d’images, au signe de la croix, au chapelet, à l’emploi de cierges et d’encens, etc..., c’est-à-dire à des pratiques d’origine païenne.

«Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre» (Apoc. 17:5).

En général, dans les Ecritures, le mot «mystère» décrit une vérité divine secrète, cachée dans la pensée de Dieu, mais révélée à Ses saints par le Saint-Esprit, au temps fixé. Mais ici, «mystère» fait référence à la manière subtile qu’a employée Satan pour introduire dans l’Eglise Romaine les cultes païens de Babylone.

Comme nous l’avons déjà vu, la vénération des images, le signe de la croix, le chapelet, les prières adressées aux saints morts, le fait d’attribuer des miracles à des saints morts, la croyance en une transformation littérale du pain et du vin en corps et sang véritables de Jésus, l’emploi de l’eau bénite, ainsi que la pratique de bien d’autres rites et cérémonies, constituent des prostitutions spirituelles,  qui sont pratiquées par l’Eglise de Rome. Tous ces cultes païens remontent à Babylone. La prostituée, ou l’Eglise apostate, est donc appelée «Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.»

 

«Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement» (Apoc. 17:6).

Au cours des trois premiers siècles de l’ère chrétienne, l’Eglise a été haïe et persécutée à la fois par les autres religions et par les maîtres de l’Empire Romain. La première persécution eut lieu en l’an 67, sous le règne de l’empereur Néron. La seconde persécution suivit en 81, sous le règne de l’empereur Domitien. Neuf autres persécutions suivirent, au cours desquelles les chrétiens subirent d’inimaginables tortures et durent passer par des morts affreuses. Certains ont été brûlés vifs, d’autres furent crucifiés ou enterrés vivants.  D’autres encore furent jetés dans des fosses aux lions, ou offerts comme proies aux animaux féroces. Beaucoup furent simplement passés au fil de l’épée. 

Au quatrième siècle, l’empereur romain Constantin devint un chrétien de nom. Au lieu de s’humilier lui-même et de suivre Christ, il fit du christianisme la religion d’Etat, et éleva la fonction d’évêque à celle de prince ou de dignitaire du régime, ouvrant ainsi la voie à l’établissement d’une hiérarchie quasi-politique au sein de l’Eglise de Rome. Peu à peu, l’Evêque de Rome acquit une suprématie absolue, et il étendit sa domination sur toutes les autres Eglises chrétiennes. Mais les saints humbles et sincères, qui étaient décidés à suivre Christ et Sa vie pure et humble, ne purent pas tolérer l’ambiance et les pratiques orgueilleuses par lesquelles l’Eglise de Christ avait été profanée. Naturellement, ils commencèrent à se séparer de l’Eglise apostate de Rome. En conséquence, les véritables chrétiens commencèrent à subir une nouvelle persécution, mais qui venait cette fois de leurs frères déchus de la grâce. Les chefs de l’Eglise, qui auparavant avaient patiemment supporté la persécution et la torture, ont utilisé leur pouvoir religieux pour persécuter et détruire les véritables chrétiens, qui refusaient fermement d’accepter l’autorité de leurs enseignements erronés. Par la suite, siècle après siècle, des millions de personnes furent massacrées pour leur foi. Certains estiment leur nombre à 50 millions de personnes au moins. C’est pour cette raison qu’il est dit de la prostituée qu’elle était «ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.»

«Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes» (Apoc. 17:7).

 

Il est écrit que la bête, ou l’Antichrist, «porte» la «femme», ou la prostituée. Ceci montre que le royaume de la bête, avec ses dix rois confédérés, ne se contentera pas de soutenir la femme, c’est-à-dire l’Eglise prostituée, mais partagera aussi certains pouvoirs avec elle, de telle sorte que cette Eglise régnera avec l’Antichrist. Les raisons en sont évidentes. Tout d’abord, elle exerce une puissante influence sur les nations et les dirigeants de ce monde (Apoc. 17:15-18). Ensuite, elle est extrêmement riche (Apoc. 17:4).  Au cours du règne de l’Antichrist, la «prostituée,» c’est-à-dire l’Eglise apostate, sera l’Eglise d’Etat. Il n’y aura qu’une seule Eglise officielle, dont le siège sera à Rome. Toutes les autres Eglises se soumettront à son autorité ecclésiastique.

La bête écarlate

«Une bête écarlate, pleine de noms de blasphème» (Apoc. 17:3).

«L’écarlate,» c’est-à-dire la couleur rouge, suggère que le royaume de la bête adoptera une idéologie semblable à celle du communisme, dont l’emblème est le rouge. La bête était «pleine de noms de blasphème.» Comme nous l’avons vu, il s’agit de la même bête que celle qui est mentionnée au chapitre 13:5,6: «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...  Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.» L’Antichrist fera tout ce qui est en son pouvoir pour dénoncer Dieu et détruire ceux qui croient en Lui.  Paul dit qu’il est «l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu» (2 Thessaloniciens 2:4).

L’origine de la bête

«La bête que tu as vue était, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaîtra » (Apoc. 17:8).

L’Antichrist sera un être humain, mais l’esprit qui l’animera «doit monter de l’abîme.» L’abîme est une prison où se trouvent enfermés certains esprits déchus, tels que ceux qui sont mentionnés au chapitre 9:1-11. Il est probable que l’esprit qui doit «monter de l’abîme» soit le même esprit qui anima les rois des précédents empires mondiaux, c’est-à-dire l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, la Grèce, et Rome. Avec la chute de l’empire romain, cet esprit fut jugé, et précipité «dans les profondeurs de la fosse» (Esaïe 14:15), parce qu’il «a réduit le monde en désert, et ravagé les villes» (Esaïe 14:17). Dans les temps de la fin, il devra «monter de l’abîme» et animer l’Antichrist. Après le règne de l’Antichrist, qui durera pendant les sept années de la tribulation, l’Antichrist et cet esprit méchant seront tous les deux jugés et «jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre» (Apoc. 19:20). Ils iront ainsi à la perdition (Voir les notes concernant le chapitre 17:3).

Les sept têtes de la bête

«C’est ici l’intelligence qui a de la sagesse. Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise. Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l’autre n’est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. Et la bête qui était, et qui n’est plus, est elle même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition» (Apoc. 17:9-11).

La bête a «sept têtes»: Nous avons déjà vu que les «sept têtes» font référence aux sept collines sur lesquelles était bâtie l’antique ville de Rome.

Mais Jean reçoit une autre interprétation de ces «sept têtes.» «Ce sont aussi sept rois»: Les «sept têtes» symbolisent les «sept rois» qui ont été à la tête de sept empires mondiaux.  «Cinq sont tombés»: Les empires qui étaient déjà tombés sont: l’Egypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire Médo-Perse, et la Grèce.  «Un existe»: Ceci fait référence au sixième empire, l’empire Romain, qui existait au temps de l’apôtre Jean.

«L’autre n’est pas encore venu»: Il s’agit du nouvel empire Romain, qui doit dominer brièvement le monde, sous l’influence religieuse de l’Eglise de Rome et du Conseil Mondial des Eglises.  Ce septième empire, qui n’est pas encore venu, se cherchera soigneusement un leader politique ou un dictateur. Ce dictateur est appelé «la bête.» C’est la bête qui est le «huitième roi.» C’est l’Antichrist.

Le fait qu’il soit «du nombre des sept» démontre qu’il surgira de l’empire Romain qui doit se manifester dans la fin des temps.

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«Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête» (Apoc. 17:12).

Les «dix cornes» de la bête font référence aux dix pays européens qui ont signé le Traité de Rome, et qui sont devenus membres du Marché Commun, c’est-à-dire de la Communauté Economique Européenne. Ces dix pays sont la France, la Belgique, le Luxembourg, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne Fédérale, le Danemark, l’Angleterre, l’Irlande et la Grèce.

(N.D.T.: A ces dix pays initiaux se sont depuis ajoutés l’Espagne et le Portugal. Mais seuls dix pays ont pleinement adopté, sans réserve, le récent Traité d’intégration européenne de Maastricht. L’Angleterre et le Danemark ont émis des réserves et obtenu un statut particulier, ce qui les place en marge des dix autres pays.) Les dix chefs ou rois de ces pays européens se soumettront unanimement à la domination de l’Antichrist qui, à son tour, leur donnera «autorité comme rois,» pour régner avec lui pendant «une heure.» Cette durée montre que leur royaume ne durera que pendant une courte période.

«Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. Ils combattront contre l’agneau et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui, les vaincront aussi» (Apoc. 17:13,14).

Cet événement se produira à la fin des sept années de la tribulation, lorsque Jésus-Christ reviendra sur la terre avec Ses «armées qui sont dans le ciel» (Apoc. 19:14), pour juger les nations. Jean vit «la bête (l’Antichrist), et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval (Jésus-Christ) et à son armée» (Apoc. 19:19). Mais les forces de l’Antichrist seront détruites «par l’éclat de son avènement» (2 Thessaloniciens 1:8). Jean vit à l’avance ce jugement, au moment où le sixième sceau fut ouvert: «Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang... Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau, car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?» (Apoc. 6:12, 15-17). Ce jour est aussi connu sous le nom de «bataille d’Harmaguédon » (Apoc. 16:16-21).

«Et il me dit: Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (Apoc. 17:15).

(Voir les notes concernant «les trois sièges de la prostituée» (Apoc.

17:1).

«Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. Car Dieu a mis dans leur coeur d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies» (Apoc. 17:16,17).

Au verset 1 de ce chapitre, l’un des sept anges qui tenaient les sept coupes dit à Jean: «Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée.» Aux versets 16 et 17, nous voyons le jugement prononcé par Dieu s’abattre sur la grande prostituée, l’Eglise apostate.  Elle sera jugée parce qu’elle a abandonné Christ et Ses saines doctrines, pour adopter l’idolâtrie et des cultes païens, et pour se souiller par les péchés du monde. Elle a ensuite persécuté les saints, et s’est élevée elle-même au niveau des rois de la terre. Finalement, son ambition dévorante l’a poussée à conclure un traité avec l’Antichrist et ses Etats confédérés.

Puis elle a saisi l’opportunité de persécuter et de détruire les derniers chrétiens fidèles qui étaient restés sur la terre, ceux qui constituent les martyrs de la tribulation, et qui ont refusé «d’adorer l’image de la bête» ou de porter “sa marque, ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom» (Apoc 13:15-17). Mais quelle est à présent sa juste rétribution? L’Antichrist et son armée se retournent contre elle, la «prostituée,» l’Eglise apostate, et la consument «par le feu.» Cet événement se produit très peu de temps avant que l’Antichrist et son royaume ne soient eux-mêmes détruits à la bataille d’Harmaguédon.

«Et la femme que tu as vue, c’est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre» (Apoc. 17:18).

 

 

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MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

28 Janvier 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

MAIS POURQUOI UN TEL TRAITEMENT A SON ENDROIT ?

 

Depuis son impression après l’invention de l’imprimerie, la popularité de la Bible va croissante. Il y a  deux siècles, la Bible est le livre qui a reçu le plus d’attaques bien que sa popularité soit incontestablement établie. Chaque nouvelle découverte scientifique vient conforter la position de la Bible dans ses affirmations très anciennes remettant chaque fois en cause, les vérités des scientifiques d’hier qui deviennent forcément des mensonges d’aujourd’hui. Si Voltaire, un des grands ennemis de la Bible qui prétendait qu’en moins d’un siècle après sa mort la Bible tomberait dans l’oubli, il s’évanouirait à coup sûr en s’apercevant lui-même qu’il s’était horriblement trompé, sa maison étant devenue une imprimerie des Bibles. La Bible est le livre le plus persécuté par ses ennemis et le plus torturé par ses amis, pourtant c’est elle seule qui véhicule la vérité concernant Dieu, la création, restant l’unique code de vie par excellence. La Bible est encore le livre le plus diffusé dans le monde entier, et de loin, car elle est éditée à plusieurs millions de copies chaque année et on en retrouve des portions traduites dans plus de 1500 langues et dialectes. Les ennemis se succèdent, mais la Parole de Dieu demeure. Mais pourquoi donc l’homme s’acharne-t-il tant à rejeter la plus belle des nouvelles jamais révélée à l’homme ?

Il apparaît de plus ne plus clairement que le dieu que rejette l’homme moderne n’est pas sûrement celui qui nous est présenté dans la Bible. Au jour de sa mission terrestre Jésus fut hâtivement jugé et condamné sur la base des montages honteux de faux témoins pour croire faire taire la conscience accusatrice de ses meurtriers tous coupables devant Dieu. Aujourd’hui encore, Jésus-Christ est chaque jour devant la barre d’accusation poussé par ses mauvais disciples qui au lieu de faire la volonté du Père céleste, veulent voir leur volonté faite. Face à la forte conviction de péché dans leur conscience, certains croient échapper en allant d’église en église pour s’abriter à l’ombre de faux enseignements. Lorsqu’ils ne trouvent pas de repos selon qu’il est écrit il n’y a point de paix pour les méchants, ils optent pour noyer leurs soucis dans l’alcool, troubler leur intelligence par la drogue ou simplement chercher à tuer leur conscience. Inconsciemment,  ils agissent comme ceux il y a deux mille ans, voulant le faire taire, le crucifièrent. La méthode moderne de nos jours consiste à toujours  vouloir le faire taire par d’autres moyens : on nie son existence en tant que personnage historique ; on décrie et déclare inexistant le péché et la venue imminente du Fils Unique de Dieu.

Comme il est dérangeant Jésus ! Si seulement il restait juste le petit enfant de la crèche, un petit bébé sans influence ! Mais non, c’est la croix du sacrifice qui est devenue l’emblème de son message. Comment échapper à cette autre réalité ? Sur les églises, dans les cimetières et même comme bijoux sur le cou ou les oreilles des femmes, ces fameuses croix sont présentes.

Lorsque malgré tout rien ne va, ils changent de religion et deviennent musulmans, bouddhistes, etc. Derrière tout cela, la Bible crie : Mais sache que ton péché t’atteindra.

Aujourd’hui, Dieu est entre tes mains, fais de lui ce que ce que tu veux ! Un jour, toi, tu seras entre ses mains, lui le souverain.

Petite mise en garde : Si tu dis : je refuse d’obéir à Dieu malgré tout, il te dira ce jour là, que ta volonté soit faite et tu iras en enfer. Mais si tu dis : Seigneur, que ta volonté soit faite dans ma vie, il te dira en ce jour là : bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître.

A tous, serviteurs de Dieu, retenons que :

Parce que l’Eglise est essentiellement un organisme spirituel, (Colossiens 1.24),  l’Eglise a aussi : Un Ministère spirituel (Colossiens 1.27),  avec un Message spirituel (Colossiens 1.25), véhiculé Par des Hommes spirituels   (Colossiens 1.9-14), Pour des Fins spirituelles   (Colossiens 1.28), en comptant sur une puissance spirituelle   (Colossiens 1.29).

Dr André CHOUBEU

 

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