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Le blog de Dr André CHOUBEU

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LA TRINITE DE DIEU

3 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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Dans l'éternité passée, avant la création de l'univers, Le Père, le Fils et le Saint-Esprit existaient dans un état de communion ininterrompue. Il y avait interaction basée sur l'amour de Dieu. Ainsi Jésus s'adressait au Père dans sa prière sacerdotale en Jean 17.24: "tu m'as aimé avant la fondation du monde".

Bien que le mot "Trinité" ne soit pas trouvé dans la Bible, son concept est clairement établi par elle. Les Témoins de Jéhovah qui nient la Trinité, en argumentant que ce terme n'est pas trouvé dans la Bible, devraient se rappeler que le terme "Jéhovah" ne paraît pas non plus dans aucun manuscrit hébreu ou grec dans la Bible. Ce terme avait été créé par des scribes superstitieux qui ajoutaient aux consonnes YHWH (mot biblique) les voyelles que le mot ADONAI contenait furent mis entre les consonnes, ce qui donnait "Yahowa" ou "Jéhovah". Ce n'est donc pas un argument valable, ce d'autant plus que les deux textes bibliques enseignent clairement la Trinité: Mat 28.19, 2 Cor 13.14.

– Dieu

Je crois que le seul VRAI Dieu existe éternellement et seulement en TROIS Personnes. Ainsi le Dieu unique existe et se révèle à nous sous les Trois Personnes du Père, du Fils et du Saint‑Esprit. Cette consubstantialité (la même «substance divine» totalement en Chaque Personne) des TROIS) signifie leur co‑égalité et leur co‑éternité de nature et de caractère. Ainsi ce n'est pas une personne jouant trois rôles ni trois dieux existant en groupe.

Je crois que ces TROIS Personnes sont un seul Dieu, Chacune ayant la même nature, les mêmes attributs, les mêmes perfections, mais des rôles différents à exercer par rapport à l'humanité. Ainsi, Chacune est digne de la même adoration, du même honneur, de la même obéissance, le Saint‑Esprit laissant au Père et au Fils les premières places. Tel est le monothéisme biblique et historique auquel je tiens.

a/ Le Père

Je crois au Père Tout-Puissant, Créateur, Auteur et Conservateur de toutes choses, visibles et invisibles et duquel tout provient.

Le terme «Père» désigne la distinction dans la nature divine par laquelle la Première Personne (Créateur et Auteur de toutes choses) de la TRI‑Unité est décrite par rapport à la Deuxième Personne. La Première Personne est désignée Père à cause de Sa relation et de Son rôle par rapport au Fils éternel. Le terme «Père» ne signifie nullement sur le plan biblique ni historique qu'il a créé le Fils, ni qu'Il est «plus âgé», ni plus puissant que le Fils. C'est un terme relationnel et affectif. Le Père céleste aime la 2ème Personne, le Fils, comme un père humain aime son fils.

b/ Le Fils, Jésus‑Christ.

Je crois en un seul Seigneur Jésus‑Christ, Fils unique de Dieu, étant consubstantiel au Père, VRAI Dieu de VRAI Dieu, incréé car aussi éternellement divin que le Père. Etant consubstantiel au Père, le Fils n'est pas une créature angélique.

Je crois en Sa parfaite divinité car de préexistence éternelle.

Le nom «Fils» désigne la distinction existante dans la TRI‑Unité (Trinité) par laquelle la Deuxième Personne est en relation intime avec le Père. Le mot «Fils» ne signifie aucunement infériorité de nature, d'existence, d'éternité. Le Fils décrit non seulement Sa relation spirituelle par rapport au Père, mais aussi le rôle accompli en révélant la Première Personne (Le Père) à l'homme.

Dieu n'est pas un Dieu de confusion (1 Cor 14.33), mais il serait absurde de conclure que la Trinité, difficile à comprendre, est fausse. De nombreux mystères nous entourent et de nombreux textes dans la Bible ne peuvent être compris à cause de leur profondeur et de l'être humain limité. L'Ecriture affirme les richesses incroyables et insondables de la sagesse de Dieu et de ses desseins (Rom 11.33; Es 55.8-9; 1 Cor 13.12).

Les Babyloniens et les Assyriens adoraient de nombreux dieux. Ils étaient polythéistes. La Bible déclare explicitement qu'il y a un seul Dieu (Deut 6.4: "Ecoute Israël, L'Eternel, notre Dieu, l'Eternel est un"). Le Dieu de la Bible est Un seul Dieu en trois Personnes. C'est le monothéisme biblique.

Nous devons éviter deux erreurs:

-          que la divinité soit composée de trois personnes distinctes (telles trois personnes humaines différentes) et séparées chacune en une divinité comme, ce qui nous mènerait vers le Tri-théisme. Ce serait antiscripturaire.

-          que l'Etre de Dieu soit une seule Personne, ayant trois champs d'intérêts, de rôles, d'activités ou de manifestations différentes. Ce serait nier la Trinité. Cette fausse doctrine est appelée Modalisme.  

Il y a un seul Dieu. C'est évident. Les textes suivants l'affirment clairement dans Es 44.6 et 46.9; 1 Cor 8.4; Jacq 2.19; voir encore: Jean 5.44; 17.3; Rom 3.29-30; 16.27; Gal 3.20; Eph 3.6; 1 Tim 2.5).

Il y a trois Personnes qui sont appelées Dieu. C'est aussi évident:

-          le Père est appelé Dieu (1 Pi 1.2)

-          Jésus est appelé Dieu (Jean 20.28)

-          Le Saint-Esprit est appelé Dieu (Act 5.3-4)

Ces trois Personnes possèdent chacune les mêmes attributs de la divinité

-          Omniprésence: Jean 4.19-24 (le Père); Matt 28.20 (le Fils); Ps 139.7 (Le St-Esprit)

-          Omniscience: le Père (Ps 139.1; le Fils (Matt 9.4; le St-Esprit (1 Cor 2.10)

-          Omnipotence: (1 Pi 1.5 (le Père);  Matt 28.18 (le Fils); Rom 15.19 (le St-Esprit)

-          Sainteté: (Apoc 15.4 (le Père); Act 3.14 (le Fils); Jean 16.7-14 (le St-Esprit)

-          Eternité: (Ps 90.2 (le Père); Mich 5.2; Jean 1.2; Apoc 1.8,17) (le Fils); Hébr 9.14 (le St-Esprit)

-          La vérité: (Jean 14,6-7 (le Père); Apoc 3.7 (le Fils); 1 Jean 5.6; (le St-Esprit)

Trois en Un dans la Déité, c'est ce qu'affirme Matt 28.19: "…au nom du Père, du Fils et du St-Esprit". Le mot "nom" est au singulier dans l'original (grec), ce qui indique qu'il n'y a qu'un seul Dieu, mais en trois Personnes distinctes au sein de la Divinité bien unie.

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont donc trois Personnes distinctes dans le sens que chacun possède pleinement  des attributs personnels, soit pensées, émotions et volonté. Chacune des trois personnes est consciente des deux autres et communique avec les deux autres dans une relation d'amour divin. Cependant, il y a un seul Dieu, Tri-Un.  Il est l'UN et LE MULTIPLE, vérité biblique qui se manifeste dans toute la création. Calvin et tous les autres réformateurs furent on ne peut plus clair à ce sujet: La Trinité est un concept entièrement biblique. Enlevez-la et toute la doctrine biblique de Dieu se délabre.

Concernant la Création, un certain nombre de textes se réfèrent à Dieu ou au Seigneur (Gen 1.1; Ps 96.5; Es 37.16; 44.24; 45.12; Jér 10.11-12. D'autres se réfèrent au Père (Apoc. 4.11), au Fils (Col 1.16; Hébr 1.2; Jean 1.3) ou au St-Esprit (Job 33.4; Ps 104.30). Paul dit dans 1 Cor 8.6 que c'est "du seul Dieu, le Père de qui viennent toutes choses…et d'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes". La Trinité apparaît également dans la Création, soit l'Un et le Multiple, interactifs dans la Divinité. Dieu, l'Un en Trois et Trois en Un, Dieu, l'Ultime, le Dieu personnel et infini de la Bible.

LE SYMBOLE D'ATHANASE

Voici encore un extrait du Symbole d’Athanase, du 5e – 6e siècle après J.-C, mais attribué à Athanase et qui expose clairement la foi chrétienne orthodoxe (universellement reconnue par l’Église dès les premiers siècles et acceptés par les réformateurs). Il s’agit de la Trinité de Dieu et de l’Incarnation du Seigneur Jésus-Christ. C’est un avertissement que cette foi est indispensable au salut de celui qui croit, faisant partie de l’essence de la foi chrétienne et qui est non négociable.

"Voici quelle est la foi catholique (universelle (note de nous): vénérer un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'unité, sans confondre les personnes et sans diviser la substance:

La personne du Père est une, celle du Fils est une, celle du Saint-Esprit est une; le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne forment qu'un seul Dieu. Ils ont une gloire égale, et une majesté coéternelle; tel est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit..

Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel: et cependant, il n'y a pas trois éternels, mais un seul éternel; de même, il n'y a pas trois incréés, ni trois immenses,  mais un seul incréé et un seul immense. De même, le Père est tout puissant; tout-.puissant est le Fils, tout-puissant est le Saint-Esprit; et, cependant, il n'y a pas trois tout-puissants, mais un seul  tout-puissant. De même, le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu; et, cependant, il n'y a pas trois Dieux mais un seul Dieu; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chaque Personne séparément est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous défend de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

Le Père ne tient son existence d'aucun être; il n'a été ni créé, ni engendré. Le Fils tient son existence du Père seul; il n'a été ni fait, ni créé, mais engendré. Le Saint-Esprit n'a été ni fait, ni créé, ni engendré par le Père et le Fils, mais il procède du Père et du Fils. Il y a donc un seul Père, non pas trois Pères, un seul Fils, non trois Fils, un seul Saint-Esprit, non trois Esprit-Saints. Et dans cette Trinité il n'y a ni passé, ni futur, ni plus grand, ni moins grand; mais les trois personnes tout entières sont coéternelles et co-égales; de sorte qu'en tout, comme il a été dit déjà, on doit adorer l'unité dans la Trinité et la Trinité dans l'unité.

Celui donc qui veut être sauvé, doit avoir cette croyance de la Trinité.

Mais il est encore  nécessaire pour le salut éternel de croire fidèlement l'Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. La foi exacte consiste donc à croire et à confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, étant engendré de la substance du Père avant tous les temps; il est homme étant né dans le temps de la substance de sa mère, né dans le temps; Dieu parfait et homme parfait, composé d'une âme raisonnable et d'une chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Et bien qu'il soit Dieu et homme, il n'est pas néanmoins deux personnes mais un seul Christ; il est un, non que la divinité ait été changée en humanité, mais parce qu'il a pris l'humanité pour l'unir à la divinité; un enfin, non par confusion de substance, mais par unité de personne; car, comme l'âme raisonnable et le corps sont un seul homme, de même Dieu et l'homme sont un seul Christ qui a souffert pour notre salut, est descendu aux enfers,  est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, est assis à la droite du Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A son avènement, tous les hommes doivent ressusciter avec leur corps et ils rendront compte de leurs propres actions: ceux qui auront fait le bien iront dans la vie éternelle; ceux qui  auront fait le mal, dans le feu éternel.

Telle est la foi catholique (c’est à dire universelle (note de nous): quiconque ne la croit pas fidèlement et fermement, ne pourra être sauvé".

 

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JE N'AI PAS LE TEMPS

27 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

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                                                                                                                              Joël PROHIN

Christiane a 38 ans ; elle est mariée et mère de trois enfants d’âge scolaire et elle travaille à 80 %. Christiane aime le Seigneur et désire s’impliquer dans son église : elle a accepté de faire l’école du dimanche une fois sur deux. Elle aime bien entourer les jeunes et les personnes âgées en les invitant le dimanche. Avec les activités des enfants, les courses, les soins de la maison, le mercredi et le samedi sont une course contre la montre à répétition. Et le dimanche est très rempli. Quant aux quatre autres jours « travaillés », ils passent comme un éclair ; du matin jusqu’au soir, Christiane court, court, court ! Et, latente, toujours cette culpabilité de ne pas consacrer assez de temps à la prière, à la lecture de la Parole, à ses enfants, à son mari, à ses amis, à ses voisins, à faire des visites, etc. Quelle lectrice (ou quel lecteur) ne se reconnaît pas dans ce portrait ? Nos vies sont trop souvent scandées par ce leitmotiv : « Je n’ai pas le temps, je n’ai jamais le temps ! »

Paradoxalement, les chrétiens sont en moyenne plus stressés par le temps que les autres : ils prennent leur travail au sérieux, ils ont à cœur de consacrer du temps à leur famille, ils ne négligent pas leur maison (Tite 2.5), ils donnent du temps à leur vie d’église, ils se soucient des besoins des autres, etc.

Des visions du temps

Le temps de l’homme

La Bible compare la vie de l’homme à une fleur, à une vapeur :

– « L’Éternel sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme,... ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ; car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et son lieu ne la reconnaît plus. » (Ps 103.14-16)

– « Qu’est-ce que votre vie ? Elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît. » (Jacques 4.14)

Ces comparaisons nous ramènent à notre finitude. Un des pré-requis pour bien gérer notre temps est de prendre conscience que nous ne sommes pas comme Dieu : chacun de nous dispose d’environ 35 000 quarts d’heure par an[1], pas plus !

Le temps de Dieu

Dieu, lui, « habite » l’éternité : « Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les œuvres de tes mains ; eux, ils périront, mais toi, tu demeures ; ils vieilliront tous comme un habit, tu les plieras comme un vêtement, et ils seront changés ; mais toi, tu es le Même, et tes années ne cesseront pas. » (Héb 1.10-12) Face à notre finitude, Dieu est le maître du temps :
– du temps en général, car il est celui pour qui « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pi 3.8),    
– de mon temps en particulier : « Mes temps sont dans ta main. » (Ps 31.15, Darby)

Le temps d’une vision

Servir au dessein de Dieu en 2011 : « David, après avoir en sa propre génération, servi les desseins de Dieu, s’est endormi. » (Actes 13.36) Tout comme la nôtre, la vie de David a été une « fleur », une « vapeur », mais elle a été utile pour Dieu dans son temps. Sa vie n’a pas été parfaite, mais il a néanmoins pu « servir » son Dieu.

Avoir un projet de vie : Pour éviter une vie de lutte frénétique contre le temps, il nous faut avoir une vision, un temps orienté, où, quoi que nous fassions, nous faisons « tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor 10.31). Cette vision va nous aider à ne pas subir notre vie, mais à choisir notre gestion du temps en fonction de notre vocation profonde. Prenons le temps de réfléchir à ce que nous voulons faire de notre vie.

Refuser une vie gâchée : Jésus avertit : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. Que profitera-t-il, en effet, à un homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se détruit lui-même ? » (Luc 9.24-25) Dieu nous invite : « Choisis la vie ». Choisis de mettre Dieu en premier dans ta vie, choisis de mettre les autres en deuxième, choisis de te mettre en troisième place. Choisis l’être plutôt que l’avoir ; choisis la relation plutôt que le faire. Si nous manquons de temps, c’est souvent que nous nous trompons dans ces priorités.

TROIS TEMPS SELON LA BIBLE

Nous avons l’habitude de découper le temps en trois parties : le passé, le présent et le futur.

Contrairement à des philosophies antiques qui reprennent vigueur actuellement, le temps selon Dieu n’est pas circulaire, il est orienté : il a un début et une fin. Ses plans pour l’avenir de l’homme et la gloire de son Fils se déroulent dans un temps qui s’écoule. Ce qui est vrai à l’échelle « cosmique » du dessein de Dieu l’est également à la petite mesure de notre vie personnelle.

Le passé

Il peut être :

– Soit le temps des regrets : Jacob, à la fin de sa vie, déclare : « Les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais. » (Gen 47.9). On pense aux jours qui ne reviendront plus, aux occasions ratées, aux chemins de traverse suivis trop longtemps, aux années perdues, « dévorées par la sauterelle » (Joël 2.25).

– Soit le temps du souvenir de la grâce de Dieu : « Tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Éternel ton Dieu t’a fait marcher. » (Deut 8.2)

Le futur

Il peut être :

– Soit le temps de la présomption : « Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera. » (Prov 27.1) Jacques avertit ceux qui préjugent du lendemain (Jac 4.13-15). Nous ne disposons pas du futur ; aussi la vieille expression : « Si Dieu le veut » garde-t-elle sa pertinence.

– Soit le temps de l’espérance : Elle se concentre en une personne, « Jésus-Christ notre espérance » (1 Tim 1.1). Son retour est notre attente ultime pour le futur.

Le présent

Il peut être :

– Soit le temps de l’incrédulité : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (És 22.13), telle est la devise de beaucoup.

– Soit le temps de Dieu : Plus que le passé ou même l’avenir, le présent est le temps privilégié pour l’action de Dieu.

Les mots du présent

Trois mots nous incitent à vivre le temps présent :

– « Aujourd’hui » : C’est le mot du salut : « Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison. » (Luc 19.9 ; voir aussi Luc 23. 43). C’est le mot de l’avertissement dont nous avons tous besoin quand nous écoutons la Parole : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Héb 3.15). C’est aussi le mot de la ressource de Dieu : « Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut. » (Matt 6.11)

– « Premièrement » : C’est le mot des priorités : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par dessus. » (Matt 6.33)

– « Maintenant » : C’est le mot de l’engagement : « Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Gal. 2. 20) et c’est le mot du service : « Voici, c’est maintenant le temps favorable. » (2 Cor. 6. 2). Pour le vivre, il nous faut vivre notre position en Christ : c’est pourquoi ce mot est souvent lié, dans le N.T., non pas tellement à un engagement à prendre qu’à notre position actuelle : au « autrefois », s’oppose le triomphant « maintenant » (voir Rom 3.21 ; 8.1).

Vivre au présent

Le diable cherche à nous renvoyer dans le passé des regrets inutiles ou dans le futur des vaines rêveries, pour nous détourner du présent, où Dieu veut agir, en nous d’abord, et par nous ensuite.

Paul a bien vécu ce présent de Dieu : « Je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » (Phil 3.13b-14) De son passé chargé, il retirait non pas les regrets du blasphémateur et du persécuteur, mais le souvenir de la miséricorde de Dieu (1 Tim 1.13). Sa vie était orientée : il avait un but, fixé par la vision sur le chemin de Damas (1 Cor 9.26) et il vivait au présent (notez le temps des verbes de ces versets). À sa suite, vivons dans le présent, dans l’espérance du futur, en laissant de côté le passé — auquel, d’ailleurs, nous ne pouvons jamais rien changer !

DU TEMPS TYRAN AU TEMPS SERVITEUR

Quatre actions pour gérer notre temps

1. Prioriser

Un principe de base est : « On a toujours du temps pour ce qui est important. » Mais qu’est-ce qui est vraiment important pour nous ? Prenons plutôt la question à l’envers : examinons honnêtement à quoi nous passons réellement notre temps… et nous découvrirons ce qui est vraiment important pour nous !

En gestion du temps, on définit souvent quatre cadrans, selon le degré d’urgence et d’importance :

 

Le secteur clef est le n° 2, colorié en rouge vif : attention à ne pas faire passer les choses importantes mais pas très urgentes après les choses urgentes mais peu importantes ! Le secteur n° 3 comprend typiquement ce qu’on se fait imposer par certaines personnes qui ont une capacité étonnante à faire passer pour important tout ce qui les concerne… Apprenons à dire « non », poliment, affectueusement mais fermement à certaines sollicitations.

Jésus nous est en modèle : pressé par les gens de Capernaüm de rester encore chez eux, il ne se laisse pas détourner de sa mission et s’en va prêcher dans d’autres villes (Luc 4.42-43).

La pression médiatique rentre presque toujours dans ce secteur n° 3 : il faut que je lise le journal du jour car ses informations seront obsolètes demain ; il faut que je me dépêche pour ne pas rater le début du film à 20h35, etc. Mais ces « urgences » sont-elles si importantes que cela ?

2. Renoncer

Le renoncement est directement lié à notre finitude : il m’est impossible de tout voir, de tout savoir, de tout faire, de tout lire… La visite dans une librairie évangélique peut générer un sentiment de frustration et de pression terrible : tous ces livres édifiants, impossible de trouver le temps pour tous les lire !

Pour renoncer, nous devons être forts, matures et tendre vers la maîtrise de soi. Contrairement à ce qu’on entend parfois, le besoin ne crée pas forcément l’appel, car en tant que créature finie, il me sera toujours impossible de répondre à tous les besoins auxquels j’aurais été rendu sensible.

3. Organiser

Identifions les « voleurs de temps » : qui n’a pas regretté d’avoir perdu un temps précieux à chercher un document égaré dans un amoncellement de papiers sur un bureau mal rangé ? Ordonner, planifier, classer, se discipliner, être ponctuel… tout cela nous fait gagner un temps précieux.

… Sans pour autant tomber dans un perfectionnisme excessif : l’organisation doit être un principe général de nos vies, mais nous devons accepter de nous laisser un peu « désorganiser » quand le Seigneur place un imprévu sur notre chemin.

4. Déléguer

Ne nous croyons pas indispensable ! Jéthro porte un regard extérieur lucide et juste sur Moïse, submergé par l’accumulation des tâches, et lui donne le sage conseil de déléguer afin de se consacrer aux affaires importantes (Ex 18.18-23). En Actes 6, les apôtres réalisent qu’ils doivent déléguer le service matériel à d’autres pour se concentrer sur leur vocation première.

D’autres peuvent tout à fait remplir certains services à ma place — même si je dois accepter qu’ils ne seront peut-être pas accomplis exactement comme je le faisais ou comme je voudrais qu’ils soient faits.

Vers le temps serviteur

Compter ses jours

« Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. » (Ps 90.12) Notre temps sera toujours un peu de temps par rapport à Dieu qui travaille dans et pour l’éternité. Et c’est dans la mesure où nous aurons « compté nos jours » — c’est-à-dire réfléchi à l’utilisation de notre temps — que nous aurons de la sagesse, cette capacité à nous conduire dans les détails de vie d’une façon qui honore Dieu. Pour cela, n’attendons pas les 120 ans qu’avait Moïse, l’auteur de ce beau Psaume !

Racheter le temps

« Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » (Éph 5.15-16) 2011 n’est pas ni meilleur ni pire que l’an 62, que Paul qualifiait déjà de « mauvais ». Aujourd’hui comme autrefois, transformons le chronos (le temps qui s’écoule) en kairos (l’occasion qui se présente)[2]

L’œuvre de Christ nous a « rachetés » dans tous les aspects de notre vie, y compris dans notre gestion du temps. Loin d’une vision utilitariste où l’on s’efforcerait vainement d’optimiser chaque seconde pour que le Seigneur soit content de nous, entrons dans la libération que nous apporte la victoire de Christ à la croix et transformons le temps-tyran en temps-serviteur. Dieu est un bon maître : il nous donne tout le temps nécessaire pour « achever » ce qu’il nous donne à faire ! Alors vivons dans la grâce de Dieu, sans nous laisser angoisser par la gestion de notre temps, mais en mettant à profit ce capital fongible[3] qu’il met à notre disposition, selon une quantité que lui seul mesure, dans l’attente du « jour » où le temps ne sera plus.

 

Promesses  No 176 -  2011 / 2 (avril - juin)

 Dossier : Avec Dieu, chaque jour

 

 C’est pourquoi certaines versions rendent « rachetez le temps » par « saisissez l’occasion » ou même « tirez le meilleur parti du moment présent ».

  « fongible » : se dit des choses qui se consomment par l’usage (argent, denrées, etc.).



[1] Le quart d’heure est une unité de temps adaptée à la mise en œuvre d’une petite activité ; elle me semble mesurer, mieux que la seconde ou l’heure, l’écoulement du temps utile dont nous disposons.

[2] C’est pourquoi certaines versions rendent « rachetez le temps » par « saisissez l’occasion » ou même « tirez le meilleur parti du moment présent ».

[3]  « fongible » : se dit des choses qui se consomment par l’usage (argent, denrées, etc.).

 

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LES CARACTERISTIQUES D'UN LEADER PIEUX

23 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LES CARACTERISTIQUES D’UN LEADER PIEUX

Par Nelson Searcy 

Votre conduite est déterminée par un de ces trois facteurs: la foule autour de vous, les circonstances qui vous entourent ou le caractère en vous !
Les leaders sages passent du temps à réfléchir et sonder leur conduite et aussi cultiver le caractère qui produit les caractéristiques comportementales qu'ils désirent. Les leaders sages travaillent pour se conduire bien.

 A/ LA CONDUITE PAR LE VOTE MAJORITAIRE

On laisse souvent la foule autour de soi déterminer notre conduite. Tel individu perd rapidement son identité personnelle et devient un des nombreux individus sans direction qui suivent les plus récentes marottes ou tendances.

 Bien que certaines populations d'animaux survivent en troupeau sans un leader, les groupes des êtres humains ont besoin d'un individu fort qui a la volonté de se détacher du peloton afin de lui donner le pouvoir de diriger le peloton. Un leader est quelqu'un qui ne détermine pas sa conduite par le vote majoritaire.

Au contraire, afin de diriger un groupe, il faut savoir lire un groupe. En lisant ou engageant le groupe, un leader peut prendre une décision informelle quant au prochain pas. Un leader qui lit un groupe est considéré sage; une personne qui est menée par une foule est un lâche.

 B/ LA CONDUITE PAR LES CONDITIONS MOMENTANEES

Les pressions, problèmes et les personnalités contribuent tous aux circonstances qui contrôlent les vies de beaucoup de gens. Avez-vous appris jusqu' ici que la plupart des circonstances de votre vie sont hors de votre contrôle ? Comme un bateau sur l'eau, vous ne pouvez pas contrôler la hauteur du sillage mais vous pouvez contrôler la direction de la voile.

Les leaders sages ont déterminé que les circonstances toujours changeantes ne dicteront pas leur conduite. Comment les leaders peuvent-ils exprimer une attitude positive et un esprit de décision quand les circonstances semblent obscures et sombres? Ils ont déterminé que leur navire de conduite serait gouverné par les étoiles fixées et non par les nuages changeants.

C/ LA CONDUITE PAR L'INTENTION MORALE 

Les leaders sages déterminent que leur caractère dictera leur conduite. Au travers un profond engagement à l'intégrité, les leaders sages déclarent que les foules et les circonstances ne dirigeront pas leur conduite, mais plutôt qu'ils cultiveront les caractéristiques intérieures qui approvisionnent une identité propre durable et un fort sens d'un objectif. Telle intention morale, ou le manque d'intention, est au cœur de la réussite ou l'échec d'un leader.

 Voici un axiome puissant:

Quand la conduite de soi visible contredit le caractère de soi déclaré, cela crée l'insécurité.

Quand la conduite de soi visible s'accorde avec le caractère de soi déclaré, cela cultive l'intégrité.

L'intégrité ou la solidité nous permet de grandir et d'accomplir. L'insécurité, ou la division empêchent le potentiel et mène au retrait et à la décadence. Comme savaient toujours les leaders sages, une vie d'intégrité -en parole et en action- est la clé pour profiter du voyage de succès.

 

 

 C/ LE PROCESSUS DE LA CONDUITE

En commençant à penser à votre conduite, il deviendra évident qu'il y a certaines choses qui poussent et déterminent la conduite. En travaillant afin de cultiver les plus profondes caractéristiques de la conduite dont nous allons discuter en bas- et pour retravailler certaines habitudes ennuyantes et inutiles- c'est utile de comprendre le processus de la conduite.

1- ma conduite détermine mes émotions
2- mes habitudes développent ma conduite
3- ma volonté dicte mes habitudes
4- mon caractère dirige ma volonté

De ce processus, les leaders sages tirent deux leçons:

1. L'énergie émotionnelle est un résultat direct d'une conduite correcte.

Ou, comme un leader sage a dit: vous ne faites pas ce que vous faites parce que vous ressentez ce que vous ressentez ; vous ressentez ce que vous ressentez parce que vous faites ce que vous faites ! Les actions déterminent les émotions.

2. La volonté seule ne suffit pas pour changer la conduite.

Le caractère est une force d'impulsion intérieure qui est plus profonde que la volonté. Très souvent nous avons essayé de faire arriver quelque chose- perdre du poids, étudier plus dur, ou agir autrement-par la volonté seule alors que notre conduite n'a été pas complètement cultivée afin de diriger le changement.

Ce n'est pas à dire que la volonté n'a pas d'influence sur le caractère. Il faut de la volonté afin de commencer le processus de développement du caractère. C'est comme l'haltérophilie. La volonté momentanée de lever les haltères développe les muscles (caractère) qui nous donne le pouvoir de les lever encore et encore avec de plus et plus de l'aise. Ce qui au début est de l'étranger devient naturel

 D/ CULTIVER LES CARACTERISTIQUES

Pendant que la volonté peut être rassemblée par un caprice, le caractère doit être développé au travers du temps.

Voici quatre caractéristiques qui-si cultivées constamment- mèneront à un caractère qui peut surmonter les circonstances et dominer la foule. Ces caractéristiques intérieures fourniront une base large de l'intégrité et de santé qui serviront à n'importe quel leader dans n'importe quelle situation.

1- Développez la caractéristique d'une vie honnête
2- Développez la caractéristique de quelqu'un qui apprend pendant toute sa vie
3- Développez la caractéristique d'une vie saine
4- Développez la caractéristique d'une vie spirituelle

 E/ LA DIRECTION ET LA CONDUITE

Les leaders sages qui pensent à leur conduite et qui cultivent les caractéristiques de l'intégrité trouveront que la course qu'ils dessinent dans leur vie sera celle de l'influence, de l'innovation, et de l'intelligence-et cela est le leadership, selon toute définition. 

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DECOUVRIR SA DESTINEE DANS LA VISION DU TOUT PISSANT

23 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Introduction :

 

De tout temps demeure pour chaque l’homme une problématique préoccupation : ‘‘Marcher avec Dieu’’. Marcher avec Dieu implique, vivre pour Dieu, agir pour glorifier Dieu, faire ce que Dieu veut, penser comme Dieu pense, voir comme Dieu voit, faire comme Dieu aurait fait, etc. Une compréhension profonde du sens exact du mot voir d’impose, car voir est le point de départ sans la clarification de laquelle, la compromission, la corruption, la contrefaçon, la mauvaise compréhension entachera notre marche, nous conduisant à l’égarement ou à la volonté permissive de Dieu.

 

Définition :

Voir :

a) gnorizo (gno-rid’-zo), gnwrizw signifie : faire connaître, déclarer, rappeler, avoir connaissance, manifester, connaître, informer, communiquer. De ceci, une extension permet de comprendre :

1) faire connaître, faire découvrir

.  devenir connu, être reconnu

2) savoir, obtenir la connaissance

    .  dans l’ancien Grec: "gagner un savoir" ou "avoir une complète connaissance de"

 

b) anothen (an’-o-then), anwyen signifie : voir d’en haut, depuis le haut, depuis longtemps, origine, encore ; entendons par ailleurs :

1) depuis le haut, depuis un endroit plus élevé

. ce qui vient des cieux ou de Dieu

2) depuis le début, l’origine, depuis le commencement

 

Vision spirituelle :

Donnée en réponse à la Prière (2Rois 6.17)

Les Afflictions préparent à la vision (Job 42.5 ; Esaïe 29.18)

La Pureté du cœur est essentielle à la vision (Mt 5.8)

Seuls les croyants possèdent la vision (Jean 14.19)

L’Esprit Saint est l’auteur de la vision (Jean 16.14,15).

Utiliser le télescope de la foi (Hébreux 11.27)

Eclaircissement  des yeux  (Acte 26.16-18)  

La vision par l’homme des choses de Dieu ou voir dans la vision du Tout Puissant c’est se placer sur le chemin de la Prédestination divine :

- Actes 4.28 : pour faire tout ce que ta main et tes décisions avaient arrêté d’avance.

- Romains 8.29 : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour qu’il soit le premier–né d’une multitude de frères.

- Romains 9.11 : les enfants, en effet, n’étaient pas encore nés et ils n’avaient encore fait ni bien ni mal, et pourtant –– afin que demeure le projet de Dieu qui est selon son choix,

- Ephésiens 1.4 : En lui, il nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour,

- Ephésiens 2.10 : voir et accomplir les œuvres que Dieu a préparées pour nous d’avance

- Ephésiens 3.11 : selon le projet éternel qu’il a réalisé en Jésus–Christ, notre Seigneur.

- 1 Pierre 1.20 : Il a été désigné d’avance, avant la fondation du monde, et il s’est manifesté à la fin des temps, à cause de vous

 

Dans un sens général, voir vient de l’hébreu ra’ah, nabhat et du Grec blepô, horaô, etc., est employé dans la Bible au sens propre comme au sens figuré.

Au sens propre, il est mentionné par exemple dans Gen 37.18 ; Deut 3.25 ; Josué 7.21 ; Eccl 11.7 ; Esaïe 29.18 ; Mt 8.24 ; 22.11 ; Jean 1.49 ; Actes 9.9.

Au sens figuré : ‘‘voir la lumière’’ : c’est naître (Job 3.16 ; Ps 49.20).

 L’homme peut voir le bonheur (Ps 34.12), le malheur (Ps 90.15), l’épée et la famine (Jer 5.12), voir la mort et la corruption (Ps 89.49; Lu 2.26; Ac 13.3), c’est connaître ces bonnes et mauvaises fortunes.

Dieu voit les pensées des êtres humains (Mt 9.4; Lu 9.47), le péché (Ps 94.9) ou la souffrance (Ex 3.7)

Voir signifie également s’informer : (Gen. 37.14), Israël commande à Joseph d’aller voir si ses frères et le petit bétail vont bien.

Dieu voit, car "celui qui a formé l’oeil ne regarderait-il pas ? " (Ps 94.9). L’homme ne voit que ce qu’il a devant les yeux tandis que Dieu regarde au cœur (1Sam 16.7). Il voit "dans le secret" (Mt 6.4).

Jésus aussi voit les pensées du coeur (Mt 9.4 ; Lu 9.47).

Voir est souvent employé dans le sens de comprendre : dans 1 Sam. 12.17 Samuel reprend le peuple et lui ordonne de voir (reconnaître) le mal qu’il a fait aux yeux de l’Eternel en demandant un souverain pour régner sur lui. Dans Jean 4.19, la Samaritaine voit (réalise) que Jésus est un prophète. (1 R. 20.7 ; Job 34.32) Ceux qui comprennent le salut le voient (Ex 14.13) ou voient la bonté divine (Ps 34.9) ils verront le royaume de Dieu (Lu 9.27) ou la vie (Jean 3.36). En guérissant physiquement un aveugle-né, Jésus a aussi montré que les chrétiens verraient les réalités eschatologiques (Jean 9)

 

A l’inverse, ceux qui ne sont pas sensibles aux réalités divines sont des aveugles : ils ne voient pas l’oeuvre des mains de Dieu (Esaïe 5.12 ; 6.10 ; Mt 15.14 ; 23.16-19 ; 2Pierre 1.9). Les Israélites de l’Exode ont vu l’intervention de Dieu en leur faveur, mais ils sont restés insensibles à ce qui se passait. Moïse a parlé d’eux comme de personnes ayant des yeux pour voir mais ne voyant pas (Deut 29.2-4 ; Esaïe 6.9 ; Marc 4.12. Plus tard, Jérémie et Ezéchiel ont également condamné l’attitude rebelle du peuple d’Israël (Jer 5.21 ; Eze 12.2 ; Marc. 8.18) - Dans 2 Cor. 5.7, Paul fait la différence entre la vue et la foi ; Hébreux 11.1) : nous ne marchons pas par la vue mais par la foi.

Voir s’applique aussi aux visions des prophètes. Certains hommes de Dieu ont eu des visions, qui étaient des révélations de Dieu :

-  Dans le Temple, Esaïe a vu l’Eternel des armées (Esaïe 6.1-5)

-  A deux reprises, Ezéchiel a vu la gloire de Dieu (Eze 1-3 ; 8-11)

-  A Patmos, Jean a eu une vision similaire (Apoc. 4).

- C’est ce qui explique qu’en Israël, le prophète était parfois appelé "le voyant" (1Sam 9.9 ; Esaïe 30.10)

- Tous les croyants désirent voir Dieu (Job 19.26 ; Ps 11.7 ; 17.15 ; Mt 5.8). Mais si les anges ont pu voir Dieu (Mt 18.10) les hommes ne le peuvent pas encore (seul Jésus l’a contemplé) (Jean 1.18 ; 5.37 ; 6.46 ; 1Tim 6.16 ; 1Jean 4.12). Celui qui voit Jésus a vu le Père (Jean 12.45 ; 14.9). Personne ne peut voir Dieu et continuer à vivre (Ex 19.21 ; 33.20 ; Juges 13.22)

-  Dans le tabernacle, les Lévites n’avaient pas le droit de fixer leurs regards sur les objets saints (Nbres 4.20 ; 1Sam 6.19). Seuls ses serviteurs verront sa face (Apoc 22.4). Ceux qui ont le coeur pur le verront tel qu’il est (Mt 5.8 ; 1Jean 3.2). Ils le verront "face à face" (1Cor 13.12).

-  Sans la sanctification personne ne verra le Seigneur (Heb 12.14). Dieu habite dans une lumière inaccessible (1Tim 6.16), mais il a permis à certains hommes de contempler sa face.

-  Moïse, Aaron et les anciens d’Israël ont vu Dieu sur la montagne (Ex 24.10). Moïse a vu une représentation de lui (Nombres 12.8), alors qu’il désirait vivement voir sa gloire (Ex 33.18-23).

-  A Béthel Jacob a vu en rêve le Seigneur (Genèse 28.12-15). Après son combat avec l’ange au Yabboq, il déclare avoir vu Dieu face à face (Genèse 32.21). Cependant, il s’agit plus d’une rencontre intérieure que d’un contact visuel (Job 42.5). Pour faire le parallèle, Jacob a aussi dit à Esaü qu’il a regardé sa face comme on regarde la face de Dieu (Genèse 33.10).

 

Conclusion :

Voir Dieu est une réalité, mais nous devons remplir les conditions requises pour le voir. Le voir dans ses manifestations, le voir dans sa révélation à notre esprit, le voir dans la marche quotidienne avec Lui. Mais tous, avons-nous expérimenté le parcours de départ que sont les béatitudes (Mt 5.1-12) ? Avons-nous accepté si nous avons commencé par les béatitudes à progresser vers lui en nous conformant aux principes du royaume contenus dans Mt de son chapitre 5 jusqu’à 7 ?

Pensons-y car un jour peut paraître tard !

 

Dr André CHOUBEU

 

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LES CARACTERISTIQUES DES CONTREFAÇONS

20 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Mes activités

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Introduction :

De plus en plus, nous réalisons la forte installation du système de Babylone qui est la manifestation de l‘église apostate. Tout ce que révèle Apocalypse 17 et 18 à ce sujet n’est plus étrange pour nous qui sommes arrivés à cette heure de la fin.

Les principales fausses doctrines :

  • Nient la puissance de Dieu (2 Tim. 3.4).
  • Renient Christ Lui-même (2 Pierre 2.1).
  • Nient le retour de Christ (2 Pierre 3.3-5).
  • Abandonnent la foi (1 Tim. 4.1).
  • Nient la nécessité de nous séparer du péché et du mensonge (2 Tim. 4.3-4).
  • Renient la saine doctrine (2 Tim. 3.3-4).
  • Renient notre liberté en Christ (1 Tim. 4.3-5).
  • Renient la morale (Jude 18-19).
  • Nient l'autorité de la Bible (2 Tim. 3.15-17).

Les caractéristiques des apostats, des faux docteurs et des faux apôtres :

  • Ce sont des impies (Jude 4).
  • Ils changent la grâce de Dieu en dissolution (Jude 4).
  • Ils renient Dieu et nient la personne et l'œuvre de Christ (Jude 4 et 15 ; Tite 1.16).
  • Ils sont entraînés par leurs rêveries (Jude 8).
  • Ils souillent leur chair (et celle des autres) (Jude 8).
  • Ils méprisent toute autorité, divine ou humaine (Jude 8).
  • Ils injurient les gloires et ridiculisent les anges (Jude 8).
  • Ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent (Jude 10).
  • Ils se corrompent dans ce qu'ils savent naturellement, comme les brutes (Jude 10).
  • Ils murmurent et se plaignent de leur sort (Jude 16).
  • Ils marchent selon leurs convoitises (Jude 16).
  • Ils ont à la bouche des paroles hautaines et arrogantes (Jude 16).
  • Ils admirent les personnes par motif d'intérêt (Jude 16).
  • Ils provoquent des divisions (Jude 19).
  • Ce sont des hommes sensuels qui aiment le monde (Jude 19).
  • Ils n'ont pas l'Esprit (Jude 19).

 

 

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L’ESPRIT D’ABSALOM

18 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ESPRIT D’ABSALOM

(1Sam 14.23-33)

 

 Introduction :

 

       De plus en plus, des manifestations diaboliques envahissent les croyants à cause des esprits divers. Entre autres, il y a l’esprit du python (Actes 16.16), l’esprit de Léviathan (Esaïe 27.1), l’esprit de Jézabel (Apoc 2), l’esprit du dragon, l’esprit de la reine de la côte ou esprit des eaux, etc.

L’esprit d’Absalom a une grande activité à l’église aujourd’hui. 

     I.  Les origines d’Absalom : « le second, Kileab, d'Abigaïl de Carmel, femme de Nabal; le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueschur; » (2 Sam 3.3). 

      Nom Absalom = Père de la paix. Ce nom fait allusion à un chef, Grand-père heureux de sa prospérité à tous égard. Exigence, autoritarisme

       Familial : Descendance Royale

                      .  Fils de David (2Sam 3.3)

                      .  Petit Fils de Talmai, Roi de Gueschur  (2 Sam 3.3) « un pont »

                      . sa mère : Maaca. Oppression, d’origine Syrie

                      . Sa grand- père maternel : Talmai

     Signification.  Accumuler (jusqu’à devenir  comme un recevoir, un terrain conquis ou un esclave). La notion de dissimulation, hypocrisie, ruse, mensonge

      Roi de Gueschur : Signification= Un pont

      Localisation : Situé au sud de la Philistie dans la direction de l’Egypte. Bien que son nom soit père de la  paix, « le pont » Maaca  établi entre « oppression »Talmaï influence négativement sa vie 

    II. L’esprit d’Absalom                                       

1)   Amène la désolation, l’indignation (V20)

Devant un cœur blessé, on ne doit pas étouffer la plaie saignante, mais l’amener à un pansement effectif. Plusieurs à  église sont comme Tamar q’Absalom a conduit à la désolation. La désolation crée un esprit de rejet et conduit finalement à la solitude, à l’effondrement de la citadelle intérieure créant un choc psychologique qui peut conduire à la folie ou à la Schizophrène Lorsqu’une personne vient à l’église, il devait dans le processus de la relation d’aide, dévoiler son passé, ses déboire, déceptions et maladie intérieure. Quel est le secret de ta vie ou de ton cœur que tu n’as jamais dévoilé à  quelqu’un d’autre ? L’esprit de la désolation et de l’indignation est un méchant esprit qui fait oublier son état misérable ; Ceci fait croire qu’on a raison de s’apitoyer de son soit, murmure, rester enfermé sur soi et au jour de l’éclatement, il y aura désastre et même suicide.

L’esprit d’Absalom introduit : 

2) la haine  (2Sam 13.22)

La haine est la conséquence du manque de pardon et conduit à la mort. Plusieurs n’ont jamais atteint la vie à cause de la haine quoique né de nouveau. Leur régénération est stoppée à cause de l’inaccessibilité de la puissance de Dieu dans leur cœur dont la porte est formée par la haine. La haine est un méchant esprit qui trouvant son droit légal dans un cœur par l’hérédité, par une porte légal de manque du pardon ou par un environnement malsain fait pousser des racines d’amertume qui occasionnent du poison, qui rendra la vie infect et détruira les relations, foyers, divisera une église etc.

La haine introduit à sa victime :

-          Un sentiment de mal aimé

-          Un orgueil de justification

-          Un esprit de suffisance

-          Un esprit de raisonnement très illogique

-          Un esprit de révolte et rébellion

-          Un esprit de fausses revendications

-          Un esprit de rancune et de vengeance

-          Un esprit de colère

-          Un esprit de dispute et d’invective

 Toute personne possédant, la haine est un cancer dans ce milieu où il investi comme agent du diable pour semer la gangrène (Mt 13.24-25).

-          Celui qui a la haine est une semence du malin dans son milieu

-          Il doit croître au milieu des sanctifiés

-          Il est comme une épine sous les pieds (Nom 33.55 ; Josué 23.13)

-          Il est une fausse balance (Prov. 11.1 ;  Amos 8.5)

-          Il est aveugle spirituel (2pierre 1.9)

-          Il marche dans les ténèbres vers ténèbres (1Jean 2.9-11)

-          Il est meurtrier (1Jean 3.15)

-          Il est menteur  (1Jean 1.5-6) il ne connaît Dieu  (1Jean 1.9-10)

Le seul remède de la haine est l’amour, le pardon et la restitution. 

3) l’amertume :

L’amertume aveugle et fait perdre la vision spirituelle en proportion de l’amertume qui se trouve dans le coeur. Plus quelqu’un a de l’amertume, et plus son aveuglement grandit. Laisser croître une racine d’amertume, et elle va devenir une vraie gangrène. Si on laisse le mal s’étendre, l’âme en sera complètement empoisonnée, et on finira comme ces Pharisiens violents, qui étaient tellement si aveuglés qu’ils ont crucifié le Fils de Dieu ! Celui qui continue à garder le fiel amer en lui, finira par s’associer à d’autres âmes remplies d’amertume, et ils répandront des calomnies. Ils  finiront par jeter des pierres contre les saints serviteurs de Dieu, tout en jouant le rôle d’un pauvre martyr incompris. De telles personnes ne fréquentent des réunions que pour partager leur amertume et leur rébellion avec d’autres comme eux ! Si quelqu’un continue à garder le fiel amer, il ouvrira son coeur et son âme à la possession démoniaque et abandonnera complètement sa langue au diable ! Il deviendra comme la lance qui a percé le côté de Christ  et Le crucifiera à nouveau, Le livrera publiquement à l’ignominie, en présence de tous ceux qui le connaissent. Il fermera la bouche des prédicateurs et des prophètes,  mais l’oeuvre de Dieu se poursuivra, avec d’autres vignerons prêts à obéir. Dieu lui dira ce que Pierre a dit à Simon le Magicien : « Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n’est pas droit devant Dieu…car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. »

Un membre de la Maison de Dieu vous a-t-il blessé ? Gardez-vous une racine d’amertume dans votre coeur ? Courez sans hésiter voir Celui qui guérit toutes les blessures, et demandez-Lui de l’arracher avec toutes ses racines dans votre cœur !

4) la machination (2 Sam 13.23-27)

La machination est une manipulation pour aboutir au mal : « Le Seigneur déclare: Quel malheur pour vous, enfants désobéissants ! Vous faites des projets qui ne viennent pas de moi. Vous passez des accords contraires à ce que je veux. Vous ajoutez une faute à l’autre. Vous vous mettez en route pour l’Égypte, mais vous ne m’avez pas demandé mon avis. Vous voulez que le roi d’Égypte vous protège, et vous cherchez un abri à l’ombre de son pays ! Mais la protection de ce roi sera pour vous une déception. L’abri que vous cherchez en Égypte vous fera perdre votre honneur » (Esaïe 30.1-3).

Quand on garde la haine, le mauvais esprit prend forcément place dans le cœur :1 Sam 18.10-11. Dès lors, on commence à ruminer la vengeance et les mauvais esprits prennent la place pour conserver un plan d’action diabolique.

Absalom use de stratégies pour endormir tout soupçons afin de parvenir  ses sombres desseins :

-          il prépare son crime en deux ans

-          il profite d’une circonstance pour mettre son plan diabolique en place (tondre les brebis)

-          il manipule le roi pour obtenir l’invitation d’Amnon et des autres fils du roi.

Que gardes-tu dans ton coeur depuis, préparant secrètement son exécution à un temps marqué ?

Dieu voit tout : Psaumes 139.7-12 

5) le meurtre programmé (2 Sam 13.28-29)

De même que la soif de vengeance aveugle et conduit à l’esprit du meurtrier dans ses pensées iniques oublie la compassion, le pardon, l’amour et la miséricorde de Dieu. Dans l’accomplissement de ses mauvais desseins, le diable cherche toujours les agents supplémentaires du mal. C’est ainsi qu’Absalom enseigne et ordonne de tuer son frère. Il recrute les bourreaux parmi ses ouvriers et tue Amnon, son frère, violeur de sa sœur Tamar. 

6) l’affliction (2 Sam 13.30-36)

Par la mort criminelle d’Amnon, plusieurs effets sont manifestes :

- peine                                  - consternation                                     - douleur

- souffrance                          - amertume                                           - chagrin

- détresse                             - tourments                                           - pleurs

 

7) le refuge à l’ombre de la mort (2Sam 13.37-39)

Généralement, l’Ecriture admet que la vengeance poursuit le sang :

-          Genèse 4.9-14 : le sang d’Abel de la terre crie vengeance contre Caïn le meurtrier

-          Genèse 9.5-6 : Celui qui verse le sang, verra son sang versé

-          Exode 21.12 : celui qui frappe un homme mortellement sera puni de mort

-          Exode 21.14 : celui qui use de la ruse envers son prochain pour le tuer, même s’il est Sacrificateur, on l’arrachera de son autel pour le faire mourir

-          Exode 21.15 : celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort

-          Exode 21.16 : celui qui dérobera un homme pour le vendre ou l’utiliser sera puni de mort

-          Exode 21.17 : celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort

    -      Celui qui tue par l’épée, périra par l’épée (Mt 26.52)

Quiconque vit dans le péché et ne se réfugie pas en Christ (Nbres 34.9-34), se cachant à l’ombre de la mort, quand le fléau débordé passera, il verra son jugement prononcé (Esaïe 28.15).

L’esprit d’Absalom pousse les hommes dans le mal et à fuir loin de la protection de Dieu pour recourir à la faveur des humains qui ne peuvent les aider.

Malheur à celui qui se confie dans l’homme qui prend la chair pour appui et qui se détourne de l’Eternel (Jér 17.5).

Absalom au lieu de fuir vers Dieu, fuit loin de Dieu auprès de sa famille maternelle qui ne connaît pas Dieu. 

8) le mépris de la miséricorde de Dieu (2 Sam 14.1-24)

Quelque soit l’iniquité commise, la colère de Dieu s’apaise toujours et il finit par tendre la perche au coupable pour le conduire à la réconciliation avec lui à cause du sang de Jésus. C’est ainsi, qu’il utilise une circonstance pour parler au cœur du roi en faveur d’Absalom le meurtrier de son frère. Dans ce texte l’allégorisation montre les trois personnes de la sainte Trinité en action dans le processus du salut. :

  1. Joab dont la signification du nom est ‘‘l’Eternel est père’’, illustre le Seigneur Jésus qui déclenche le mécanisme de la réconciliation.
  2. par la femme de Tekoa qui prend la place du Saint-Esprit (et dont le nom tire son origine de âqôa‛ qui dans le sens musical signifie trompette, et de âqa‛ qui a le sens de sonner la trompette).
  3. auprès du roi (Dieu) pour ramener le fils perdu à la maison.  Cette plaidoirie qui dans la traduction hébraïque fait allusion à la grâce accordée au coupable par le vengeur de sang qui logiquement devait éliminer le meurtrier selon la loi, rappelle la miséricorde de Dieu pour nous pécheurs à cause du sang de Jésus. 

Dieu accorde le pardon : le pardon de Dieu pour nous est-il souvent fonction de notre humiliation ou repentance ? Combien sommes-nous dans l’injustice et réclamons tout haut la justice de Dieu contre les injustices des autres ? 

9) Opposition d’Absalom de revenir (2 Sam 14.23-24)

Orgueil : sa beauté exceptionnelle dans tout Israël (2 Sam 14.25-26) l’égarait. Ses cheveux atteignaient 2 ½ kg.

 Manque de repentance : Absalom vécut deux ans à Jérusalem et ne fit aucun effort pour reconnaître sa faute auprès de son père ou de Dieu. La Bible ne fait pas cas de sa présence au temple pour la cause (2 Sam 14.28).

Méthode cynique : Loin de s’humilier pour aboutir au pardon après 7 ans (2 ans de préparation de crime, 3 ans d’exil, 2 ans après son retour à Jérusalem). Alors pour forcer la main de Joab et voir le roi, il ne cherche pas à savoir pourquoi son vœu n’est pas exaucé. Jérémie face à cette situation s’interrogea en ces termes : « Ma souffrance est sans fin. Pourquoi? Ma blessure ne peut pas être guérie, elle ne veut pas se fermer. Pourquoi donc? Vraiment, tu es devenu pour moi comme un ruisseau tantôt plein d’eau, tantôt sec, et sur lequel on ne peut pas compter » (Jér 15.18).

Absalom abandonnant la voie droite de Dieu, use de violence pour ajouter crime sur crime en faisant brûler le champ de Joab, chef d’armée de son père (2 Sam 14.29-32).

Etant parvenu à rencontrer le roi, il ne reconnut point sa faute, mais voulait simplement la bénédiction du roi pour mettre sur pied sa machination de révolte (2Sam 14.33).

 10) La révolte d’Absalom (2Sam 15.1-12)

   -    Ingéniosité dans le mal : Verset 1 : Absalom emploi des moyens humains sans consulter Dieu pour occasionner une grande confusion en Israël. Au lieu de recourir aux méthodes de Dieu, il enfreignit les prescriptions divines de Deut 17.16-17 qui dit : « Votre roi ne devra pas posséder beaucoup de chevaux. Il ne devra pas envoyer des gens en Égypte pour en acheter. En effet, le Seigneur vous a dit: «Non, vous ne retournerez pas dans ce pays ! Il ne devra pas non plus avoir beaucoup de femmes, elles détourneraient son coeur de Dieu. Il ne devra pas posséder trop d’argent ni trop d’or ». En se procurant le char et les chevaux, Absalom s’illustra comme le premier roi auto imposé en Israël et introduisit un esprit qui contaminera Salomon.

A l’époque en effet, les chevaux étaient juste utilisés pour les guerres. Les raisons de l’interdit des chevaux sont les suivantes :

1. Dieu ne veut pas qu’Israël se confie dans ses propres forces, mais compte sur sa protection (Deut 1.30 ; 3.22 ; 20.1,4 ; Esaïe 30.15-16 ; 31.1,3).

2. La plus part des chevaux provenant d’Egypte, leur acquisition obligeait les Israélites à renouer les relations avec les Egyptiens, comprenant tous les risques de contamination idolâtre que cela comporterait.

Salomon viola ce commandement et ceci marque le déclin de la royauté et du schisme, l’établissement du culte Egyptien vit le jour et le royaume fut finalement rejeté (1 Rois 4.26 ; 10.26-28 ; 2 Chron 1.14-16 ; 9.25-28).

Pour aboutir à ses desseins occultes, Absalom utilise des mécanismes diaboliques :

   -    Intrigues, manipulation : Absalom, pour s’acquérir la popularité, se lève de bon matin et va à la porte de la ville escorté comme un roi, les gorilles (garde de corps courant autour de lui comme lors de l’escorte présidentielle). Avec des méthodes mensongères et séductrices, il dénigrait le roi, s’attribuait une compétence qui n’était pas la sienne et ainsi, gagnait le cœur des hommes avec ruse et mensonge au mépris de la vérité (2Sam 15.2-6).

   -    mensonge : « j’ai fait un vœu à l’Eternel ».  Il connaissait l’amour de David pour Dieu et savait qu’en lui parlant dans ce sens, il obtiendrait de suite son accord. Il mentit donc en lui disant qu’il avait fait un voeu à Dieu pour lequel, il devait aller accomplir à Hébron. Sans tarder, son père accepta alors que durant 4 ans il avait malicieusement préparé un putsch contre son père.

-          séduction : il utilise la ruse pour acquérir à sa cause 200 ministres de David parmi lesquels, le puissant conseiller de son père appelé Achitophel, homme sur qui l’Esprit de Dieu reposa puissamment (2 Sam 16.22).

-          Auto proclamation : Autour d’une grande bande de rebelles parmi lesquels, beaucoup d’ignorants (pourtant rebelles faute de connaissance), Absalom se proclame roi à Hébron où son père avait lui aussi été proclamé roi par le peuple. Bien que la cérémonie fût grandiose, Dieu ne fut pas présent.

Tout ce qui n’est pas de Dieu étant voué à l’échec, le règne mensonger d’Absalom ne fut pas long bien que son père s’enfuit de Jérusalem et qu’il y entra en triomphe, ayant couché avec les femmes de son père sous les yeux du peuple et rassemblé autour de lui certaines personnes de main de son père.

Dieu anéantira les bons conseils d’Achitophel pour accorder du crédit à celui d’Huschaï l’Arkien (2Sam 17.1-14), et alors, commença le compte à rebours d’un cours règne du mal qu’incarne Absalom, jusqu’au cours d’une bataille décisive entre les hommes de David et les siens, la mort fut donnée au roi imposteur que l’Eternel avait jugé au préalable, son puissant conseiller Achitophel s’étant pendu (2Sam 17.24) et que lui-même au cours du combat, retenu par les cheveux sur un arbre pendant que son cheval s’était enfui (2Sam 18.9-18).La-Rebellion.jpg 

Conclusion :

L’esprit d’Absalom guette tout serviteur de Dieu. L’humilité, la repentance, la vulnérabilité et le prompt retour à Dieu au jour mauvais est notre seul espoir.

‘‘Plus nous avançons dans le ministère, plus nous comprenons qu’il nous faut la grâce de Dieu pour continuer. Le diable fait tout pour nous accabler et souvent nous pousser à croire que notre choix est mauvais. Le diable passe par les besoins pour faire des victimes parmi les serviteurs de Dieu. Oui, nous avons besoin de sa grâce pour continuer à le servir avec intégrité, mais surtout accepter l’école du brisement’’.

Dr André CHOUBEU

Douala-Cameroun

Tél. +237 22 12 34 72


 

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LES TROIS PROPOSISIONS DE COMPROMIS DE PHARAON

16 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LES TROIS PROPOSISIONS DE COMPROMIS DE PHARAON

 

Dans le comportement de Pharaon sur les trois compromis qu’il propose à Moïse, nous pouvons aisément ressortir la stratégie de Satan dans le combat spirituel auxquels les chrétiens sont encore exposés : 

1) Offrez le sacrifice dans le pays (Ex. 8.21) : Demeurez en Egypte, suggère Pharaon à Moïse ; autrement dit, allez très bien à l’église, mais demeurez dans le monde quant à votre conduite. Soyez libres de vivre votre vie sans vous mettre sous le joug d’esclavage de limitation, de la séparation d’avec le monde. Vous pouvez vivre en chrétien, mais sans restriction dans votre comportement. Continuez à vivre comme avant même sans réelle repentance, mais seulement, soyez présents à tout le programme de votre église locale. Ne tenez guère compte de l’éthique ou de l’esthétique, saisissez toute occasion qui vous semble favorable pour vous lancer dans le plaisir. En effet, tout est bon pourvu que vous y tiriez votre compte ; y sentir bon quoi ! Cette suggestion en fin de compte aboutit à la conformité au siècle présent (Ps 50.9-17 ; 2 Cor 6.14-18 ; Gal 1.4). 

2) Vous ne vous éloignerez pas (Ex. 8.24) : Pharaon fait semblant de modifier sa première proposition en l’atténuant, cependant très subtilement, il dit la même chose, mais voilant le précipice placé juste devant le croyant. Cette stratégie est bien connue de Satan qui ne veut pas la profondeur spirituelle du chrétien. Une superficialité en effet, faciliterait sa récupération dans les arènes du monde des ténèbres (la mondanité) sans réelle difficulté.  Il ne faut pas aller loin ! Comme on pouvait dire : 1) mène ta vie chrétienne sans réel sacrifice ; 2) fais juste comme les autres, vivant le juste milieu ; 3) même si tu ne lis pas ta Bible dans une méditation personnelle, tu écouteras tout de même la prédication du dimanche ; 4) Etude biblique, réunion d’église, programme hebdomadaire, on peut s’en passer pourvu que la présence de dimanche au culte soit traditionnelle ; 5) Vous, les hommes, vous pouvez même être des efféminés, c’est pas un problème car la foi est dans le cœur et non sur l’apparence extérieure ; 6) femmes, soyez bien sexy dans l’église ; etc. Cette belle méthode réussie pourtant fort bien à Satan aujourd’hui ! Pas d’excès de prière, pas de profondeur dans la spiritualité, pas d’étude biblique personnelle, pas de prière personnelle, pas de moment d’intimité avec Dieu, beaucoup d’occupation, toujours BUSY (B=being) U (under) S (satan) Y (yock) soit : Being Under Satan’s Yock. Dans ce siècle de la vitesse comme il se dit, tout est rapide, si rapide qu’il y a le temps pour tout, sauf pour Dieu. Se contenter juste de la forme, mais pas de fond (1 Sam 15.3,9,13-15, 19-23). 

3) Allez, vous les hommes (Exode 10.8-11) : pour offrir des sacrifices et que vos enfants restent en Egypte. C’est ici, la plus subtile des propositions de Pharaon. Ce modèle est aujourd’hui le piège des familles chrétiennes. Parce que beaucoup de parents veulent plaire à leurs enfants, ils cèdent facilement à leur pression et livrent les enfants à la mode et aux mœurs du présent siècle. Que de scandale parmi les enfants chrétiens dans leur conduite dévergondée, dans leurs mœurs corrompues, dans leur habillement sans pudeur, dans la perversion sexuelle et autre. Que d’anarchie parmi les épouses chrétiennes qui loin de la soumission, revêtent le manteau de l’émancipation. Les programmes TV immoraux, les émissions diaboliques, les chaines pornographiques, homosexuels et que sais-je sont les éducateurs des enfants à la honte des parents très occupés à d’autres choses moins importantes. La maison, le milieu éducatif, la rue et la vie sociale n’offre plus l’éthique attendue pour une harmonie avec Dieu et les autres. Scandale et abomination aux yeux de Dieu trois fois Saint. Pour libérer Israël, Dieu devait briser sur leur tête, le joug des traditions, des mœurs païennes de l’Egypte, de l’idolâtrie criminelle, le style de vie incompatible à l’éthique divine. Quitter l’Egypte pour Israël devait impliquer une séparation d’avec le système du monde et du mal dans son entité pour vivre une vie d’appartenance totale au Dieu libérateur de son peuple.

Conclusion :

Nous devons être toujours très vigilants car toutes les propositions de Satan cachent toujours quelques non dit. Avons-nous fait des compromis que recommande fortement la théologie libérale pour éviter le radicalisme en vivant le  juste milieu des choses. Quels compromis avons-nous fait avec le monde pour alléger le poids de notre croix. Le chemin étroit et resserré doit rester notre portion si nous voulons plaire non au monde, mais à notre Dieu.

 

Dr André CHOUBEU220px-RamsesIIEgypt.jpg

 

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LA MENTALITE D’ESCLAVE

14 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA MENTALITE D’ESCLAVE

 

Introduction : Nous étions sous la loi jusqu'à la venue de Christ, et un héritier est sous tutelle tant qu'il n'a pas l'âge de raison. Mais Christ nous a libérés de la loi, ainsi, nous ne sommes plus esclaves mais fils. Par les Saintes Ecritures, Dieu rappelle la bonne volonté du peuple Juif envers lui, et de son amour ainsi que son plan de salut envers eux, et montre que nous sommes fils d'Abraham par la femme libre.

Plusieurs ont cru et même ont mis des années dans l’église tout en demeurant esclaves. Ils n’ont jamais été affranchis de la loi. Ces légalistes sont imbus d’eux-mêmes, près à juger, à se justifier, à s’imposer, mais sont encore esclaves. L’Apôtre Jean dépeint un légaliste nommé Diotrèphe en ces termes : ‘‘J'ai écrit quelques mots à l'Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point. C'est pourquoi, si je vais vous voir, je rappellerai les actes qu'il commet, en tenant contre nous de méchants propos; non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Église’’ (3Jean 1.9-10).

Puisse Dieu nous aider à être : ‘‘Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai’’ (3Jean 1.12).  

Définition et contexte :

Esclavage : Etat, condition d’esclave ; dépendance. Vol ou vente d’un être humain interdit.

-          Païens achetés pour la vie (Lév. 25.44–46)

-          Hébreux vendu pour six ans (Exode 21.2)

-          Vendu par les parents (Exode 21.7)

-          Vendu pour vol (Exode 22.3)

-          Vendu pour dette (Mathieu 18.25)

-          Prisonnier de guerre (Deut. 20.14 ; 2 Rois 5.2 ; 2 Chroniques 28.8,10). 

Esclave : Qui est de condition non libre, qui est sous la puissance absolue de quelqu’un ; qui subit la domination de quelque chose.

-          Joseph vendu comme esclave (Genèse 37.28–36)

-          Les Israélites (Exode 1.13–14)

-          Les gabaonites (Josué 9.23)

-          Les Cananéens (1 Rois 9.21) 

La marque de l’esclave : ‘‘Si l’esclave dit: J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre,  alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service’’ (Ex 21.5-6). 

Divers types d’esclavage :

- Esclave par les paroles : Qu’il en soit donc selon vos paroles! Celui sur qui se trouvera la coupe sera mon esclave; et vous, vous serez innocents (Genèse 44.10).

- Esclave à la place d’un autre :Permets donc, je te prie, à ton serviteur de rester à la place de l’enfant, comme esclave de mon seigneur; et que l’enfant remonte avec ses frères (Genèse 44.33).

- Le manque de l’autorité du croyant rend esclave : Et l’insensé sera l’esclave de l’homme sage (Prov 11.29).  

- Esclave du péché : En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché (Jean 8.34-35).

ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2 Pierre 2.19).

- Esclave par ignorance :Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout ; Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu (Galates 4.1-7).

Israël est-il un esclave acheté, ou né dans la maison? Pourquoi donc devient-il une proie ? (Jérémie 2.14)

-  Deux sorte d’esclaves dans l’église : Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre (Galates 4.22).

Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse (Galates 4.23).

- Manque de compassion : Si ton frère devient pauvre près de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui imposeras point le travail d’un esclave (Lévitique 25.39).

- le refus de pardon : Tu ne livreras point à son maître un esclave qui se réfugiera chez toi, après l’avoir quitté (Deutéronome 23.15).                   

Esclave de Dieu au service de Sa Majesté divine :

Mt 20.27 : et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.

Marc 10.44 : et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours.

1 Corinthiens 7.22 : Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ.

Galates 4:31 : C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre. 

La position d’esclave conduit à l’une ou l’autre des sortes d’obéissance qui est en abomination à Dieu : 

Il y a trois types d’obéissances :

1. L’obéissance de l’esclavage : c’est l’obéissance où on craint les conséquences, c’est l’obéissance de contrainte. Elle n’est pas bonne.

2. L’obéissance du serviteur : C’est une obéissance qui nous met en position de travailler pour être récompenser. (si souvent poussé par le moi). Si quelqu’un a l’obéissance d’un serviteur, le jour où la pression est forte, il agira en boudant, en murmurant, en critiquant, tombant ainsi dans le piège du diable.

3. L’obéissance du fils : C’est l’obéissance par amour. Nous devons cultiver cet aspect d’obéissance dans nos églises. Nous devons dans notre croissance dans la marche de la foi, réaliser la différence entre enfant de Dieu, serviteur de Dieu, fils de Dieu tout en retenant que notre intimité avec Die peut bien nous pousser à la position d’ami de Die comme Abraham. 

Sort final de l’esclave dans l’église :

Galates 4.30 : Mais que dit l’Ecriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 

Conclusion : 1 Cor 7.23 : Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes.

La portée de l’expiation ne se limite pas seulement aux élus, mais l’Ecriture affirme clairement que Christ est mort pour tous les hommes (1 Tim 2.3-6 ; 4.10). L’œuvre de Christ sur la croix revêt trois aspects : la réconciliation qui signifie restaurer ce qui a été brisé (2 Cor 5.16-21 ; Rom 5.11-11 ; Col 1.21-22), la rédemption qui contient l’idée de rachat ou de relâcher parce qu’un paiement a été effectué (Marc 10.45 ; Gal 4.4-5 ; Tite 2.14 ; Gal 3.13-14 ; 1 Pierre 1.18 ; Col 1.13-14 ; Héb 9.15), la propitiation : le péché est une offense à la sainteté de Dieu. La justice de Dieu demande qu’un juste paiement soit effectué pour ce péché ou alors la punition doit être subie. La mort de Christ a rendue la sainteté de Dieu et sa justice propice pour que sa colère soit apaisée (1 Jn 2.2 ; Rom 3.25 ; Héb 2.17).

Les résultats ou bénéfice du salut sont :

1. la justification (Rom 3.21-26 ; 5.21 ; Phil 3.8-9),

2. la régénération (Jn 1.12-13 ; 3.3-8 ; Tite 3.4-7 ; 2 Cor 5.17 ; Rom 6.8-11 ; 1 Jn 5.1 ; 1 Pierre 1.3),

3. la sanctification (2 Pierre 1.9 ; Héb 9.14 ; 1 Cor 1.30 ; Eph 1.4 ; 2 Cor 5.21 ; Rom 1.1 ; 15.16), 4. la liberté de l’esclavage du péché (Rom 6.17-18), de la condamnation du péché (Rom 8.1), de la puissance du péché et la nature pécheresse (Rom 6.6-12),

5. de la punition du péché (Rom 6.23 ; 1 Thess 5.9),  de l’esclavage de la loi (Rom 7.5-6 ; Gal 5.1,18), de la peur de la mort (Héb 2.14-15 ; 1 Cor 15.54-57). Par tout ceci, les croyants sont libres d’être tout ce que Dieu désire qu’ils soient.

6. La vie éternelle en Christ (Jn 17.3 ; 1 Jn 5.10-12),

7. le don du Saint-Esprit

a. baptisé dans le corps de Christ : 1 Cor 12.13 ;

b. identifié avec la mort de Christ : Rom 6.3-5 ;

c. habité de façon permanente : 1 Cor 3.16 ;

d. scellé comme garantie de sa rédemption : Eph 1.13-14 ;

e. doté de dons pour le service et l’édification de l’église : 1 Cor 12.7-11 ; 14.12 ;

f. fortifié pour témoigné pour Christ, travaillé pour Dieu et marcher dans la sainteté : Actes 1.8 ; Col 1.28-29 ; Gal 5.16-18 ,22-25 ;

g. accompli pour la louange, le service, l’adoration et l’action de grâces : Eph 5.18-20 ; Col 3.15-17) ; 

8. Transfert dans le royaume de Dieu (Ph 3.20 ; 1 Pierre 2.11-12 ; Col 1.13 ; Actes 26.18).

9. L’adoption en tant qu’enfant de Dieu (Gal 4.1-7 ; Jn 1.2 ; Rom 8.14-16 ; Héb 4.4-14-16). 10. Etre déclaré cohéritier de Christ (Rom 8.17 ; Col 1.12 ; Apoc 20.4-5).

11. Devenir ami de Dieu (Jn 15.14-15 ; Jacques 2.23 ; 4.4).

12. Etre béni de toute sorte de bénédiction spirituelle (Eph 1.3 ; 2 Pierre 1.2-4).

13. Etre placé ‘‘en Christ’’ et habité par lui (Col 3.3-4 ; Gal 2.20 ; Rom 8.9-11 ; 6.3 ; 12.3-8 ; 1 Cor 12.12-14,17).

14. Sécurité éternelle (Jn 10.25-30 ; Rom 8.31-39 ; 1 Pierre 1.3-5 ; 2 Cor 1.22 ; Eph 4.30).

15. L’assurance du salut (Rom 8.16 ; 1 Jean 5.11-12).

16. Le croyant est destiné à être glorifié et à être rendu conforme à Christ (Phil 3.20-21 ; 1 Cor 15.48-49 ; 2 Cor 3.18 ; Rom 8.28-30 ; 1 Jn 3.2 ; Apoc 22.1-6).Esclave-2.jpg 

Si cette vérité biblique est dans nos vies nous pouvons avec vérité affirmé : ‘‘Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira’’ (Jean 8.31-32).

Dr André CHOUBEU

Tél. +237 79 44 33 33

E-mail : choubeuandre@yahoo.fr

 

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QUE TOUS SOIENT UN

10 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

                                                                                QUE TOUS SOIENT UN

 

Introduction :

 

Dans une intense prière selon Jean 17 qui servait à la fois de son rapport de mission, le Seigneur Jésus pendant plusieurs heures à genoux sans doute, à élevé sa voix vers le Père avec insistance sur trois sujets capitaux à savoir :

-      Jésus prie pour lui-même

-      Jésus prie pour ses disciples

-      Jésus prie pour ceux qui croiront en Lui éventuellement par la prédication de ses disciples

Dans le troisième volet de cette prière donc l’écho devant Dieu à ce jour reste inchangé, il convient de croire que plus que par le passé, le besoin est présent.

L’Eglise de Jésus Christ en effet est passé par des tribulations, persécutions, attaques diversifiées au cours des siècles allant de ses membres aux puissances des ténèbres en passant par les adversaires assis sur le fondement de diverses idéologies tant philosophiques qu’humanistes. Mais nous qui somme parvenus à la fin des temps, divers signes irréfutables à nos yeux manifestés, somme-nous enfin conscient de la nécessité de l’unité dans son sens que voulu par le Seigneur avant son départ ?

 

Que tous soient un :

La Bible du Semeur reprend ces lignes sacrées en ces termes :

 

‘‘Ce n’est pas seulement pour eux que je prie : c’est aussi pour ceux qui croiront en moi grâce à leur témoignage. Je te demande qu’ils soient tous un. Comme toi, Père, tu es en moi et comme moi je suis en toi, qu’ils soient un en nous pour que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme toi et moi nous sommes un, moi en eux et toi en moi. Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse reconnaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aime.

Père, mon désir est que ceux que tu m’as donnés soient avec moi là où je serai et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la création du monde.

Père, toi qui es juste, le monde ne t’a point connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont compris que c’est toi qui m’as envoyé. Je t’ai fait connaître à eux et je continuerai à te faire connaître, pour que l’amour que tu m’as témoigné soit en eux et que moi-même je sois en eux’’ (Jean 17.20-26).

 

Le croyant attentif peut facilement découvrir à travers requête du Seigneur, l’intimité du cœur de Jésus à l’égard du Père céleste et à l’égard des siens. Loin du caractère très personnel de cette prière qui traduit aussi un exemple frappant d’intercession divine du Seigneur Jésus, nous pouvons facilement de Jean 17 ressortir sept requêtes particulières :

  1. Que le Fils soit glorifié parmi les hommes, afin qu’il glorifie le Père à son tour (Jn 17.1 ; Phil 2.9-11)
  2. Que le Père lui rende la gloire éternelle qui est la sienne depuis toujours (Jean 17.5)
  3. Que les croyants soient protégés des attaques du monde et du malin (Jean 17.11,15)
  4. Que les croyants soient sanctifiés par sa Parole (Jean 17.17)
  5. Que l’unité spirituelle des croyants soit une réalité comme celle qui existe entre le Père et le Fils (Jean 17.21-23)
  6. Que le monde croie en voyant le Père et le Fils en nous (Jean 17.21)
  7. Que les croyants soient avec Lui au ciel et partage sa gloire (Jean 17.24) 

La preuve de l’amour de Christ pour ceux que le Père lui a donnés :

  1. Il donne la vie éternelle évidemment en mourant à leur place pour que sa justice leur soit imputée (Jean 17)
  2. Il leur a révélé le Père et les a introduit dans la sainte présence du Dieu Très Haut (Jean 6.26 ; 20.17)
  3. Il leur a donné les paroles du Père (Jean 17.8,14)
  4. Il leur a donné la parfaite joie qui vient du salut (Jean 17.13)
  5. Il leur a donné sa propre gloire (Jean 17.22) 

Il devient donc facile de comprendre une chose très importante :

  1. Nous croyants, lui avons été donné par le Père (Jean 17.2,6a,6b,9,12,24)
  2. Jésus est le don de l’amour de Dieu au monde (Jean 3.16)
  3. Nous croyants sommes le don de l’amour du Père à Jésus Christ
  4. Jésus Christ nous confie au Père afin que nous soyons gardés et protégés
  5. Notre sécurité dépend non de nous ou des circonstances, mais de la fidélité du Père à l’égard du Fils 

Le livre des Actes est une preuve irréfutable que les premiers disciples ayant compris l’importance et l’impact de l’unité ont bénéficié de la présence de Dieu (sa gloire) pour faire la démonstration de la souveraineté de Jésus dans les vies l’humaines (3000 conversions dans Actes 2.41), sur les esprits impurs (guérisons diverses) et les circonstances (délivrance de Pierre).

Le secret de cette réussite résidait dans l’unité des cœurs (Actes 4.32 ; Phil 2.2-7).

Plus que jamais, l’unité s’impose et l’orgueil dans sa large composante est la cause première de la division dans le corps de Christ qui est l’Eglise.

 

La jalousie, péché très proche de l'orgueil est un grand ennemi de l’unité. Le jaloux craint et suspecte ses rivaux. Moïse a lui aussi, été tenté par ce péché (Nbres 11.28-29). La jalousie et l'envie ne trouvant pas de place dans le cœur de quelqu'un qui parle avec Dieu, Moïse qui savait laisser ses préoccupations entre les mains de Dieu a répliqué à Josué : "es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de Dieu être composé de prophètes".

Le serviteur de Dieu dont la seule préoccupation est de glorifier Dieu ne s'inquiète pas pour son propre compte, son prestige ou ses privilèges personnels. Il connaît laisser tout entre les mains de Dieu.

 

L’humilité est le chemin de la libération de l’orgueil :

‘‘Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ’’ (2 Chron 7.14)

 

Cherchons l’unité au-delà de nos conflits :

 

Le grand obstacle de tout temps (résultat de l’orgueil), à l’unité du Corps de Christ est la manière de nous étiqueter les uns les autres, nous jugeant par tous les mots démoniaques. La Bible dit pourtant : ‘‘Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d'un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d'un même pas’’ (Phil 3.15-16).

 

Le conflit de personnalité est à l’origine de tout le problème et symbolise non seulement une immaturité spirituelle, mais caractérise encore la nature charnelle et l’incompréhension des vies du Saint-Esprit dans la marche prophétique de l’église, Corps de Christ. Ce genre de conflit est principalement axé sur quatre raisons qui ne trouvent leur existence qu’en Satan : 

  1. Des droits auxquels on n’a pas renoncé et qu’on estime violés :

Les réactions sont très mitigées à notre époque. Les réactions sont plus caractérisées par l’amertume, la colère, la rancœur, l’attitude critique et souvent destructive qui intoxique et engendre des gangrènes qui finissent par détruire un grand nombre pourtant il est bien écrit : ‘‘Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés; à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes; car son repentir ne put avoir aucun effet ’’ (Hébreux 12. Ce qui intéresse le Seigneur comme nous dit Floyd McClung dans ‘‘Mosaïque’’, ce n’est pas de savoir celui qui a tort ou qui a raison, mais comment nous allons répondre, réagir ? Si face à une attaque, une critique ou autre, nous réagissons par la douceur, la douceur, la patience, la miséricorde, la tendresse conformément au fruit de l’Esprit, nous avons répondu de la meilleure manière.

Ce ne sont pas les problèmes qui font obstacles à la vie chrétienne, mais la manière de gérer ces problèmes. 

  1. 2.   Le manque de pardon

La désunion parmi les frères en Christ vient moins d’un désaccord que d’un manque de pardon. Si nous savons pardonner, si nous savons réagir par l’amour, il n’y aura pas de conflit, mais plutôt une épreuve, une tentation visant à affermir notre foi. A travers ces épreuves, Dieu veut nous apprendre à nous laisser façonner par lui pour être davantage rempli d’amour.

‘‘Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi ’’ (Col 3.12-13) 

  1. 3.   Le manque de loyauté et d’engagement

On manque de loyauté dans les principes sacrés du leadership, faisant opposition à la vison du leader, s’attribuant des titres et ministère que le Saint-Esprit ignore. On manque de la loyauté envers des personnes quand elles ont des problèmes et sont vraiment dans le  besoin. A ce moment où notre présence se veut constructive à côté d’eux, nous devenons pour eux ce que furent les amis de Job pendant son épreuve. Lorsque nous constatons un problème dans la vie d’un autre frère, nous devenons là l’instrument du choix de Dieu pour être la personne ressource et non un agent de destruction du malin.

Accepter loyalement une personne, c’est rester à ses côtés quand elle a des problèmes. Nous pouvons aimer facilement des gens qui nous aiment, mais c’est difficile d’aimer quelqu’un qui n’est pas aimable, et c’est là l’épreuve de notre loyauté envers lui et envers le Seigneur qui a dit : ‘‘Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait ’’ Mt 5.43-48).L-unite.jpg 

  1. Les problèmes doctrinaux

Il y a tant de conflit à propos de la doctrine et de la foi ! Les gens s’intéressent à la perfection doctrinale. Dieu quant à lui s’intéresse à la perfection des cœurs. La doctrine fondamentale de base de la vie chrétienne est plus que jamais controversée. Bien des déclarations de fois disent qui est le Père, qui est le Fils, qui est l’Esprit, ce qu’est la Bible… Je n’ai pas vu des gens argumenter sur l’humanité. L’insistance sur l’humilité dans le Corps de Christ est un impératif. Les arguments théologiques sont souvent concentrés sur de faux domaines. Il convient vraiment de commencer par notre cœur : Si par contre notre cœur se met en ordre devant le Seigneur, l est certain que notre doctrine se réglera d’elle-même. L’Esprit du Seigneur Jésus nous conduira alors dans la vérité toute entière. Plusieurs raisons existent aux conflits doctrinaux mais le principal est l’orgueil. Au fond, nous n’avons pas vraiment cru la vérité qui produit l’humilité. Croire quelque chose avec notre tête, ce n’est pas la foi chrétienne. La chrétienne authentique, c’est-à-dire biblique ne sépare pas la tête du cœur et produit toujours l’obéissance. Ainsi, quand les gens disent : je crois au Père, au Fils et au Saint-Esprit, s’il le croit d’une manière biblique, cela le conduira au pied de la croix, à une marche humble avec le Seigneur.

L’orthodoxie de notre vérité se mesure par l’amour que nous aurons pour les autres chrétiens. Dans quelle mesure devenons-nous humbles ? Voilà l’étalon de mesure de Dieu. On se divise souvent sur des points de doctrine, mais Jésus ne renvoie jamais quelqu’un sur cette base là. Quand la prostituée s’est trouvée devant le Seigneur Jésus, il ne lui a pas demandé : crois-tu que je suis le Messie ? Que j’accomplis toutes les prophéties ? Crois-tu que l’Ancien Testament est la Parole inspirée de Dieu ? Il a simplement répondu à son cœur. Quand le cœur est droit, il conduit l’homme à la vérité. Nous pouvons recevoir un bon enseignement, nous pouvons étudier toute la Bible, mais Dieu veut une réponse du cœur. Et si vraiment nous croyons à la vérité, elle nous conduira à l’humilité.

Saint Augustin a dit : ‘‘dans les choses essentielles, l’unité ; dans les choses secondaires, liberté ; et en toute chose charité’’.

 

-          Ayons un esprit enseignable et ne croyons pas trop vite tout savoir sans avoir besoin des autres dans le Corps de Christ.

-          Sachons souligner ce qui nous est commun au lieu de nous arrêter surtout aux différences.

-          Ne manquons plus terriblement de sagesse : nous découvrons quelque chose, nous emballons facilement, nous recroquevillons sur nous-mêmes, revenons chez nous pour enseigner cela à nos proches. Cela les fait fuir !

-          Considérons le contexte socioculturel :

  1. Ce facteur est capital pour l’unité. Chaque région a sa culture qui ne peut transcender la vérité fondamentale. En Ecosse ou en Malaisie, les hommes s’habillent soit en jupe soit en culotte. Si nous y allions pour que notre message passe, nous serons amenés à agir comme Paul afin de récolter vraiment du fruit pour Christ :

‘‘Quelle est donc ma récompense? C'est d'offrir gratuitement l’Evangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l’Evangile. Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi. J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Je fais tout à cause de l’Evangile, afin d'y avoir part. Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu'un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l'aventure; je frappe, non pas comme battant l'air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres’’ (1 Cor 9.15-27).

Conclusion :

Revenons à l’Eternel de tout notre cœur et reconsidérons nos voies pour nous tenir sur les anciens sentiers, alors Dieu sera avec nous.

Dr André CHOUBEU

Tél. (237) 77 75 71 60 / 99 58 65 05

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L’ETUDE SUR LA SEDUCTION DE LA CHUTE

6 Février 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

L’ETUDE SUR LA SEDUCTION DE LA CHUTE

 

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Introduction : 

L’Epître aux Corinthiens reproduit une parole quelque peu banale, mais profonde en son sens : ‘‘Or, ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemples, afin que nous n'ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu’’ (1Co 10.6). Le diable en effet est un faux frère depuis près de 6000 ans. Il n’ignore rien de la foi, de la persévérance, des principes chrétiens en général. Il a eu usé les mêmes subtilités pour faire écroulé de géants de la foi. Dans une vision, un frère constata que derrière un homme de Dieu très distingué dans sa conduite, sa vie morale, pieuse et spirituelle en général était vraiment pointilleuse et très engagée. Mais derrière lui, il y avait toujours un homme géant avec la poitrine pleine, décorée de nombreuses médailles. Le frère dans une grande joie exclama : merci Seigneur pour ce puissant garde de corps que tu as placé derrière ton serviteur pour assurer sa protection. Le Seigneur répliqua immédiatement : mon fils, ce n’est pas un garde du corps, mais c’est un démon qui le suit partout pour découvrir ses faiblesses afin de savoir comment l’attaquer. Le nombre de médailles sur sa poitrine représente le nombreux de vaillants serviteurs de Dieu qu’il a renversé.

Tout frère ou tout serviteur de Dieu devrait prendre à chaque moment cette mise en garde de l’Apôtre : ‘‘Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!’’ (1Co 10:12). 

Nous étudierons dans les lignes qui suivent, la subtilité du diable dans le processus de la tentation. Nous avons des désirs vils et des appétits impurs qui ne cessent de nous inciter à pécher. Lorsque nous sommes attirés et amorcés par nos propres convoitises, sommes-nous alors des victimes impuissantes ? Non, nous pouvons chasser de notre esprit toutes les pensées coupables et fixer notre attention sur les sujets purs et saints (Phil 4.8). Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu. Le cheminement du péché est comparé à une naissance. Le désir coupable est la conception ; le passage à l’acte, la naissance ; la mort morale et éternelle, l’aboutissement.

 

Celui qui est tenté et qui pèche doit chercher la cause de son péché dans son propre cœur, au lieu de la faire remonter jusqu’à Dieu (Jacques 1.13). Le péché est produit par un développement dont il est utile de connaître les phases successives. La tentation naît de la convoitise, du désir de ce qui est défendu (Rom 7.7), du penchant au mal. Cette convoitise est ici personnifiée : elle attire, elle amorce la volonté. Celle-ci peut résister, et tout sera dit. Mais si elle cède, si elle s’unit à la convoitise, celle-ci conçoit une résolution qui ne tarde pas à devenir action ; c’est ce qui est rendu par cette image : ayant conçu, elle met au monde le péché. Enfin, le péché accompli enfante sa conséquence inévitable, la mort, mort spirituelle, qui sera éternelle, à moins qu’un remède n’intervienne. On peut se demander où commence la responsabilité du pécheur et si la convoitise est déjà coupable. Certes, dans l’état de corruption où se trouve l’homme, ce qui l’amorce et l’attire vers le mal ne saurait être innocent. Toutefois, la responsabilité et la culpabilité ne deviennent complètes, que si la volonté, attirée, acquiesce. Dès ce moment, aux yeux de Dieu, le péché existe, il est consommé soit intérieurement par la résolution, soit extérieurement par l’action. Dans ce développement du péché, le moment important, celui où l’homme a le plus besoin de vigilance et du secours de Dieu, c’est lorsque sa volonté, sollicitée par la convoitise, mais libre encore, est mise en demeure de se prononcer.

Lors des moments de forte tentation, nous n’hésitons pas à invoquer le Seigneur. Rappelons-nous que « le nom de l’Eternel est une tour forte ; le juste s’y réfugie et se trouve en sûreté » (Prov. 18.10).

 

Dans la Bible, les démons apparaissent pour la première fois dans Genèse 3.1-6. Dans sa stratégie de guerre Satan fit son attaque développée sur trois points : (Mt 4.1-11 ; 1 Jean 2.16)

«En effet, tout ce qui fait partie du monde : les mauvais désirs de notre humaine nature, la soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux, ainsi que l’orgueil inspiré par la richesse et la puissance, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. » ((1 Jean 2.16).

 

Les mauvais désirs de notre humaine nature :

 

1er Adam : Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit ?

Cette question insinue un doute et rend perplexe, la femme qui n’avait pas été présente lorsque Dieu donnait instruction à Adam. La femme en répondant au serpent tombe dans le piège de la falsification de  la Parole de Dieu. Dieu en effet avait dit à Adam :

«Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Gen 2.17).  Ceci fut dit à l’homme alors que la femme n’était pas encore créée. Dans la réponse de la femme, il y a des ajouts (alors qu’il est écrit qu’on ne doit rien ajouter à la Parole de Dieu, encore moins, rien retrancher (Deut 4.2 ; 12.32 ; Prov 30.6 ; Apoc 22.18), car elle répond au serpent en ces termes : «Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez» (Gen 3.3)

De la Parole de Dieu et de la déclaration de la femme, on ressort les irrégularités  suivantes :

 

Réponse de la femme au serpent :                                                   Parole de Dieu :

                            

1. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu      1. L’arbre de la connaissance du

   du jardin                                                                       bien et du mal.

2. Vous n’en mangerez point                                       2 Mais tu ne mangeras pas.

3. Et vous n’y toucherez point                                     3.

4. De peur que vous ne mouriez                                  4. Car le jour où tu en mangeras, tu mourras

                                                                                        

L’analyse de ses propos donne beaucoup d’instructions :

La femme est tombée dans le piège du diable, qui à dessein a posé une question subtile pour faire de cette dernière sa proie, parce qu’ayant quitté son mari sans permission, était déjà en position de faute. Saisissant l’occasion de cette brèche ouverte dans la vie de la femme par la curiosité de découvrir le jardin, le diable lui pose la question sur ce qu’elle ne maîtrisait pas. La question suivante lui est posée : Dieu a-t-il réellement dit ? «Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

La femme n’avait pas encore vu un animal parlé car elle était la dernière créature, dont cadette des animaux et des plantes par rapport au plan de la création. Adam lui ayant brossé l’histoire de la création de manière très vague, Eve n’avait aucune connaissance parfaite du jardin.

Au milieu du jardin, il y avait deux arbres «l’arbre de la vie, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal » (Gen 2.9). La déclaration incertaine de la femme la mettait dans une position de gibier privilégié du diable. La femme ne connaissait pas exactement cet arbre situé au milieu du jardin dont il ne fallait pas manger les fruits.

 

Dieu avait parlé à l’homme disant : «Tu ne mangeras pas » et non à la femme. En effet, c’est l’homme qui avait reçu  la  ‘‘vision de Dieu’’, des instructions quant à son alimentation et l’entretien du jardin.

 

Dieu n’avait nulle part interdit de toucher à l’arbre. L’homme avait l’instruction de cultiver tout le jardin et l’entretenir, mais avait l’interdiction de manger les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Eve dans sa précipitation a dit ce qu’elle ignorait.

 

La réponse d’Eve au serpent démontre que par l’interdiction de manger du fruit de l’arbre, Dieu a introduit une loi de terreur, de tyrannie et non d’amour. Selon elle, il faut toucher, manger avant de mourir, ce qui est contraire à ce que Dieu a dit. Elle a donc ajouté quelque chose qui change le sens et donne une mauvaise compréhension de la Parole de Dieu.

 

 CONCLUSION : Le premier Adam a failli dans sa responsabilité en ne veillant pas suffisamment sur sa brebis et épouse en même temps. Cette dernière dans son ignorance, faute d’instruction appropriée a livré le monde au diable.

 

2ème Adam : (JESUS)

 

Une comparaison de la tentation entre Adam et le Seigneur Jésus laisse clairement voir que les méthodes d’approche du monde des ténèbres ont été les mêmes : Au premier point : Les mauvais désirs de la nature humaine.

 

Mt 3.13-17 : Les temps fixés pour débuter sa mission étant venue,  Jésus se rend auprès de Jean Baptiste pour accomplir les Ecritures. Dieu le Père donne sa confirmation en ses termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection : Ecoutez-le » (Mt 17.5). Après son engagement et la confirmation de son Père à son égard,  Jésus entra immédiatement en prière de 40 jours pour préparer cette lourde mission qui le conduira à sa mort expiatoire pour le pardon de  nos péchés.

Pendant ces 40 jours, il est exposé aux plus hautes tentations dans lesquelles Satan l’éprouva : Jésus connaissant la portée de sa mission sur terre, résistera au monde des ténèbres de manière ferme, devenant le deuxième Adam qui sortira vainqueur en opposition au premier Adam qui fut vaincu. Le second Adam qui est Jésus,  venait ainsi selon Genèse 3.15 «pour écraser la tête du serpent alors que le serpent blessera son talon». Connaissant l’ampleur de cette mission déterminante pour Dieu le Père, Jésus demeura dans la Parole :

«Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » :

En posant cette question, le diable voulait faire douter Jésus de ce qu’il est et prendre la confirmation du Père (Mt 17.5) comme incertaine. Cela voulait aussi dire : Aide-toi, toi-même, ne regarde pas toujours à Dieu, et Dieu t’aidera ensuite. Cette tentation très fine, peut faire pousser à un excès de foi,  pour agir comme si on voulait prouver au diable ce qu’il sait déjà,  à savoir Dieu est Tout Puissant. Dans le cas d’espèce, on lui aurait obéi.

Jésus répond au diable par la Parole de Dieu : Il est écrit : «L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu ».  (Mt 4.4)

Par cette réponse, le Seigneur Jésus affirme plutôt que la vie de l’homme ne dépend pas seulement de la satisfaction des besoins physiques, mais avant tout de l’accomplissement des ordres de Dieu (Jean 4.34). Il obéira toujours à son Père, de qui il attend jour après jour, l’entretien de sa vie. Il n’usera pas du pouvoir qu’il a de faire des miracles pour sortir arbitrairement de la position dans laquelle Dieu l’a placée.

 

La soif de voir et posséder ce qui attire nos yeux.

 

      1er Adam :

 

Alors le serpent dit à la femme : «Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vous yeux s’ouvriront » La femme «vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue» :

La réplique du serpent cache trois affirmations dangereusement fausses :

«Vous ne mourez point» : Satan voulait faire passer Dieu pour menteur alors que lui (Satan) est menteur dès le commencement (Jean 8.44). Dieu avait dit : Le jour où tu en mangeras, tu mourras.

«Mais Dieu sait» (continue le serpent à tromper Eve) : Satan voulait ici faire passer son mensonge pour vérité divine. Dieu n’en savait rien. Dieu est vérité et ne peut se contredire. N’est-il pas écrit : «Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni le fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’Il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t-il pas ? » (Nbres 23.19)

«Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Le jour où ils ont mangé, ils ont vu la mort et non la vie. C’est avec tristesse qu’ils ont vécu la mort d’Abel, tué par son frère Caïn.

 

2ème Adam : (JESUS)

 

«Le diable transporta Jésus dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : «Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains de peur que ton pied ne heurte contre une pierre».

 

Le diable voit que Jésus a employé la Parole de Dieu  et a triomphé de la première tentation ;  alors il change de stratégie en utilisant également la Parole de Dieu pour faire succomber Jésus.  Il passe pour le célèbre mauvais interprète de la Parole de Dieu. Il veut ici pousser le Maître à croire et obéir à cette mauvaise interprétation.

Pour mieux comprendre cette illustration, l’expression «il le transporta dans la ville sainte, le plaça sur le haut du temple » laisse voir que Satan se passe aussi pour un homme de Dieu très spirituel, assis même dans la réalité divine. Penses-tu Jésus que j’ignore les choses d’en haut ? N’y étais-je pas très élevé ?

Vite, le Seigneur, découvre sa ruse et répondit : «Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu ».

L’orgueil inspiré par la richesse et la puissance :

 

1er Adam :

 

Dans la dernière cartouche le diable sort cette flèche meurtrière :

«et que  vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».

La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue,

«Et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence».

Le diable ici pousse Eve à la pire étape, pour lui faire croire qu’elle deviendra un autre dieu, alors, elle pourra se passer du tyran (l’Eternel) qui leur a imposé la loi. L’idée d’une autonomie criminelle menant à la mort voit ici le jour. Le rejet de Dieu pour devenir soi-même dieu est la cause de la chute de Lucifer. Il veut à travers ce piège, pousser l’homme à désobéir à Dieu pour devenir comme lui, privé de la vie éternelle et de toutes les promesses et bénédictions divines.

Volontairement, Adam, le chef de la création accepte manger le fruit défendu que lui tend sa femme, allant ainsi contre ce que Dieu lui avait dit. Cet acte introduisit le monde entier dans la catastrophe.

CONCLUSION : L’homme n’est jamais devenu Dieu et ne le sera jamais, mais en demeurant dans le péché, il est assujetti au dieu de ce siècle perdant tous ses privilèges acquis à la création. Il est donc allé :                            

                                     -    de la connaissance, à l’ignorance

                                     -    de la vérité au mensonge

de l’intelligence à  l’aveuglement

de la liberté à l’esclavage

de la vie à la mort

 

2ème Adam : (JESUS)

 

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : «Je te donnerai toutes ces choses si tu te prosterne et m’adores»

Le diable qui a perdu dans les deux premiers matches est à bout de force, lance une dernière tentative pour remporter le dernier rond.

Jésus passe à l’offensive et remporte la victoire finale par une disqualification soutenue par la Parole de Dieu : « Retire-toi de moi,  Satan ! Car il est écrit, tu adoreras le Seigneur ton Dieu et le servira lui seul ».

Le Sauveur savait déjà que tous les royaumes du monde lui étaient promis  (Psaumes 2.8). Mais Satan lui propose de les avoir par voie de la facilité hors du plan de Dieu.  Mais le Seigneur Jésus, démêle le piège de l’adversaire ; il refoule toute ambition, tout désir de grandeur charnelle ; il choisit la voie de l’abaissement, de l’immolation, de la croix. Il y marchera désormais sans faiblir, mais non sans passer par bien de luttes (Jean 12.27 ; Mt 26.38). C’est bien dans cette alternative (choix entre deux opinions) qu’était la visée de la tentation parce qu’en adorant Satan, le monde serait à jamais perdu, Jésus (le 2ème Adam) serait assujetti et vaincu comme le premier. Cette étape est la dernière des trois stratégies que décrit  1 Jean 2.16.

 

CONCLUSION : Satan est ainsi battu au match de poule et il ne sera pas non plus vainqueur au match final de Golgotha. Jésus ressuscité est vainqueur et déclare :

«Je suis le Premier et le Dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Apoc 1.17-18).

«Loué soit Dieu qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Cor 15.57)

«Car puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivent en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartienne à Christ lors de son avènement. »

A l’issu de ceci, le classement définitif s’établi comme suite :

 

                      1er    :   Jésus Christ, vainqueur pour toujours.

                      2ème :   L’homme en Jésus, plus que vainqueur

                      3ème :   Satan, le perdant éternel

Le champagne de victoire sera sablé aux banquets des noces de l’Agneau (Apoc 19.9).

Bien-aimés, prenons courage car nous avons vaincu le malin et ce festin est pour nous (Esaïe 25.6-8).

 

L’homme étant donc devenu vainqueur en Jésus Christ, peut aisément avec l’autorité que lui a donnée Jésus chasser les démons qui lui sont désormais soumis «Car le Dieu de paix ne tardera pas à écraser Satan sous nous pieds » (Rom 16.20).

«Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10.19)

Beaucoup d’exemple existent dans Actes 8.7 ; 5.16 ; 16.18 ; 19.11.

Cette étape démontre que Jésus « SAUVE »

Dr André CHOUBEU

BP 9042 DOUALA / Tél. +237 77 75 71 60

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