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Le blog de Dr André CHOUBEU

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HEBREUX 9.1-10 - LE CULTE DE L'ANCIENNE ALLIANCE

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Jean Chopard

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L'entrée en vigueur d'une nouvelle alliance, annoncée au chapitre 8, entraîne aussi un changement de culte. Un rappel du culte lévitique (Héb 9.1-10) précède l'explication du nouveau, inauguré par le Christ et dont il est le souverain sacrificateur.

1. Hébreux 9.1-5: les éléments du culte ancien

Dieu n'avait laissé ni à son peuple ni au hasard les modalités du culte a lui rendre. Les ordonnances sur le sujet occupent i 3 chapitres de 'Exo­de et presque tout le Lévitique. La principale est sans doute celle consa­crée au grand jour des expiations (Lév 1 6).

Aux destinataires de l'épître aux Hébreux, on comprend que l'auteur n'ait pas jugé utile d'expliquer les détails d'un culte qu'ils connais­saient bien, pour l'avoir pratiqué. On peut le déplorer cependant, pour les croyants de nos jours, qui auraient trouvé un commentaire inspiré combien riche en réflexions. Il se dégage, en effet, des éléments du culte ancien, maintes notions fondamentales encore valables pour le culte que Dieu attend de son Eglise.

1.1. Le tabernacle (Ex 26.1-30) 
Appelé tente de la rencontre, il était le lieu du rendez-vous de Dieu avec les fidèles. Au désert, 3 tribus campaient sur chacun des 4 côtés du tabernacle. Il était ainsi un lieu de rencontre de chaque tribu, non seulement avec Dieu, mais aussi avec les autres.

En Christ aussi, l'Eglise a un centre de ralliement unique pour rencon­trer Dieu. Le culte qu'elle lui offre, en Esprit et en vérité, manifeste son unité dans le Seigneur et devient le moyen par excellence de dévelop­per la communion fraternelle, à l'image de l'Eglise primitive (Act 2.42-47).

1.2. Le chandelier (Ex 25.31-40) 
Il répandait une lumière permanente, rappelant que Dieu est lumière (1 Jean 1.5) et que son approche n'est possible que pour celui qui marche dans la lumière constamment.

1.3. La table des pains (Ex 25.23-30) 
Les 12 pains de la présence constante (sur 2 rangs de 6), renouvelés chaque sabbat, représentaient les 12 tribus d'Israël (Lév 24.7-8), c'est-à-dire tout le peuple de Dieu, en perpétuel renouvellement, avec la succession des générations, mais vu comme uneoffrande à Dieu, constante et toujours sous son regard.

1.4. Le lieu très saint (Ex 26.31-33) 
Appelée aussi saint des saints, cette deuxième partie du tabernacle constituait l'habitation par excellence de Dieu. Elle n'était accessible que par le souverain sacrificateur, une seule fois l'an.

Depuis la déchirure du voile du temple, à la mort de Christ (Mat 27.51), un libre accès est offert par Lui vers Dieu à tout croyant (Héb 10.19).

1.5. L'autel des parfums (Ex 30.1-6) 
Il servait à offrir les parfums prescrits, signes des prières des rachetés (cf. Apoc 5.8), qui forment une part importante du culte. La composi­tion des parfums, elle aussi soigneusement réglementée (Ex 30.22-38), en excluait tout élément impur!

1.6. L'arche (Ex 25.10-16) 
Principal objet du tabernacle, elle figurait la présence de Dieu, avec ses exigences saintes.

1.7. La cruche d'or avec la manne (Ex 16.32-34) 
Souvenir impérissable de la nourriture périssable au désert, cet élé­ment du culte devait susciter la reconnaissance. Tout culte digne de ce nom rendu à Dieu, l'auteur de tout don parfait pour notre vie (2 Pi 1.3 Jac 1.17), pourrait-il manquer d'une authentique reconnaissance (Col 3.15) ?

1.8. La verge d'Aaron (Nom 17.16-26) 
Un bois sec, symbole de mort, qui bourgeonne, attestait d'avance la résurrection de Christ. De même que la fleur annonce le fruit, la résur­rection du Christ fait penser à la résurrection des croyants. Rassem­blés au culte, ils sont déjà ici-bas le fruit qui satisfait le Seigneur (Es 53.11), en attendant la vue d'ensemble de l'immense récolte accumu­lée au cours des siècles.

1.9. Les tables de l'alliance (Ex 25,16 ; 40.20 ; Deut 10.3-5) 
Sommaire de la loi, les 10 commandements demeurent l'expression de la volonté de Dieu, révélée en vue du jugement.

Christ a apporté un autre aspect de cette même volonté (voir Jean 1.17), qui est de faire grâce au pécheur, tout en restant juste (Rom 3.26).

1.10. Les chérubins sur le propitiatoire (Ex 25.17-22) 
Apparus en Gen 3.24 comme gardiens de la sainteté de Dieu, ils re­gardent constamment le couvercle de l'arche, où le sang du sacrifice d'expiation couvrait le péché.

De même, les anges admirent dans 'Eglise les conséquences de l'oeuvre du salut en Christ (1 Pi 1.12).

2. Hébreux 9.6-10: Les limites du culte ancien


Malgré son origine divine et l'abondance harmonieuse de ses rites, le culte de l'ancienne alliance restait limité et imparfait, sur plusieurs plans.

2.1. Ses adeptes 
Il était réservé au seul peuple d'Israël, au temple de Jérusalem. Au­jourd'hui l'Eglise entière adore, sur toute la terre.

2.2. Son lieu 
La Samaritaine paraissait souffrir de la primauté et de l'exclusivité de Jérusalem. Jésus lui annonça plus et mieux même que son attente (Jean 4.20-24).

2.3. Ses participants 
Seuls les sacrificateurs, tous de la tribu de Lévi, exerçaient les fonc­tions relatives au tabernacle. En Christ maintenant, chaque croyant est sacrificateur (1 Pi 2.9-10), déjà par son témoignage oral quotidien, en tout lieu (Héb 13.15)

2.4. Les "distances" subsistent (Héb 9.8) 
Dans le culte ancien, Dieu restait lointain pour l'Israélite (cf. Héb 7.19)

De même, tant que subsiste en lui un obstacle du vieil homme, le cro­yant ne jouit pas de la pleine communion voulue par Dieu pour les siens.

2.5. La conscience reste chargée (Héb 9.9) 
La répétition des sacrifices rappelle les péchés (Héb 10.1-3). En l'ab­sence de siège dans le tabernacle, le sacrificateur servait toujours de­bout. Il ne pouvait ni goûter ni offrir le repos! En Christ, au contraire, nous qui avons cru, nous entrons dans le repos(Héb 4.3) étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu (Rom 5.1).

3. Conclusion

En Eden, L'Eternel Dieu se promenait dans le jardin au frais du jour (Gen 3.8). Il avait une libre et constante communication avec sa créa­ture. La rupture fut la conséquence du péché (Gen 3.24).

Mais Dieu n'a pas cessé de chercher à rejoindre et gagner l'homme per­du loin de lui. La Parole devint chair et tabernacla avec les hommes (Jean 1.14); par Christ, Dieu a été manifesté en chair (1 Tim 3.16).

Au terme du plan d'amour de Dieu, retentit le "tout accompli" de l'his­toire: Voici, le tabernacle de Dieu est avec les hommes, et il taberna­clera avec eux (Apoc 21 .3).

Que ces souvenirs, d'une part, et ces perspectives, d'autre part, ani­ment et orientent notre vie entière, afin d'offrir à Dieu le culte raisonna­ble lui revenant, en retour de ses compassions envers nous (Rom 12.1).

Jean Chopard

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p24-27f.html

 

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LA MALADIE DU POUVOIR - DEVIANCES DU LEADERSHIP

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

La maladie du pouvoir

Bernard COUSYN

DEVIATIONS DU LEADERSHIP :

Quelques types bibliques

Suite à l'article du numéro précédent, il convient de reprendre les quatre types de déviations énoncés "Bible en main", pour nous rendre compte, entre autres, des caractéristiques et des symptômes ayant trait à la perversion de certains leaderships.

Ce faisant, il faut se garder d'enfermer la totalité d'un personnage dans une des déviations décrites, pour en conclure p. ex. qu'un tel est uniquement autoritariste. Soyons bien conscients que, même si les personnages décrits dans la Bible avaient tissé des relations familiales et sociales teintées de leur propre personne, et même s'il est vrai que nous leur ressemblons beaucoup, il ne faut pas en conclure autre chose que ceci: le problème de l'autorité dans un groupe a été vécu d'une certaine manière par un tel, et il n'est pas question de lui jeter la pierre! Evidemment, dans le cadre de notre étude, certains aspects ne peuvent pas être relevés.

 

Le vedettariat: Saül

(voir 1 Sam 1 5, chapitre auquel se réfèrent les versets cités entre parenthèses)
Saül, le premier roi d'Israël, devait mettre son honneur à être un exemple pour son peuple et un bon conducteur spirituel. Au lieu d'exercer son autorité à orienter les regards d'Israël vers l'Eternel pour veiller à ce que nul ne se prive des bénédictions de Dieu, Saül se soustrait à la théocratie en désobéissant à la parole de Dieu (11). Au lieu d'anéantir les Amalécites (selon l'ordre de Dieu, 3), il choisit d'épargner ce qui lui semble bon - alors que Dieu l'avait jugé mauvais (8-9)! Par cette indépendance à l'égard de la volonté de Dieu, il signe son propre rejet (22-23). Seulement, Saül a goûté à la royauté et s'accroche à l'autorité qu'elle lui confère. Le rejet prononcé par Samuel ne semble pas trop le toucher, pourvu qu'il puisse rester à son poste de leader, auquel il s'accroche désespérément.

Son seul souci, c'est que cette déclaration de rejet reste entre Samuel et lui: une vedette ne doit pas avoir de défauts! Saül veut donc paraître en public comme si rien ne s'était passé: Honore-moi en présence des anciens et de mon peuple, dit-il (30). Il désire être confirmé dans sa position de vedette.

La Bible nous rapporte un détail symptomatique sur ce Saul-vedette. Il justifie devant Samuel son manque de respect pour la parole de Dieu en ces mots: Je craignais le peuple (24). N'est-ce pas là un argument tricherie? En tant que vedette, l'honnêteté ne l'aurait-elle pas obligé à dire: "Je craignais de déplaire au peuple" ?

Posons-nous cette question: qu'est-ce qui nous importe davantage, ce que les gens pensent de nous ou ce que le Seigneur pense de nous ? Craignons-nous davantage le jugement des gens... ou le jugement de Dieu ?

 

Le laisser-faire: Ruben

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 37-45 de la Genèse.)
Etre le premier d'une grande famille en Israël donnait plus de devoirs que de droits. Le droit d'aînesse comprenait la gérance de la maison paternelle en l'absence temporaire ou définitive du père. Se préparer à cette tâche avec sérieux et respect incombait donc à Ruben, l'aîné de la famille de Jacob.
La préférence de Jacob pour son onzième fils Joseph et les songes de ce dernier, dont le contenu était humiliant pour ses dix frères, leur fit concevoir le projet de se débarrasser de ce cadet aux ambitions envahissantes.

La première réaction de Ruben, le chef de ce groupe remuant et hostile, est de canaliser l'énergie meurtrière de ses frères vers une "solution de secours" pour éviter le pire (37.20-22). Déjà là, il aurait fallu une action énergique, digne d'un chef. Ruben devait s'interposer avec autorité entre Joseph et ses frères.

Il est vrai qu'il intervient, mais on a le sentiment d'une capitulation de la part de cet aîné, suivie d'une longue série de regrets: le type même du laisser-faire.

Juda profite d'une absence de Ruben pour vendre son frère Joseph à des nomades, et Ruben ne peut plus rien contre ce fait accompli. Son laisser-aller a perdu Joseph. Ruben ne proteste même pas contre la supercherie que ses frères manigancent pour tromper leur père (37.29-35).

Les années passent, mais Ruben ne peut oublier. "L'événement Joseph" ressurgit lors de la famine qui mène les fils de Jacob en Egypte. Ruben ne proteste même pas quand ses frères mentent en disant qu'ils sont d'honnêtes gens (42.11). Malgré tout, dans le groupe Ruben garde sa place à cause de son rang d'aîné (43.33). Cependant il n'a plus d'autorité sur ses frères. Son incapacité de gérer le groupe le bloque. Cela doit se remarquer, puisque Joseph a discerné le manque d'autorité de l'aîné, vu qu'il recommande à ses frères de ne pas se quereller en route (45.24)!

 

L'autoritarisme: Diotrèphe  (3 Jean 9-11)

La Bible est moins explicite sur ce cas, mais on soupçonne un homme d'église au caractère de dictateur. Comment est-il arrivé à être le leader? Nous n'en savons rien, sinon qu'il est celui qui commande et qu'il y tient (9). Pour Diotrèphe, l'autoritarisme est la seule solution, puisque les reltelechargement.jpgations avec tous sont coupées. Il est le "tyran du presbytère" que le groupe subit, dont les actes et les paroles nuisent à l'église (10). Les paroissiens ne sont plus considérés comme des frères à part entière, mais comme des pions que l'on déplace, admet ou refuse selon son bon vouloir! C'est ainsi que dans l'église, parfois, des ministères deviennent progressivement des magistères...

 

Le paternalisme: Rébecca

(Les références bibliques se rapportent aux chapitres 25-27 de la Genèse.)
Peut-être aurait-il fallu dire: "Rébecca, la mère poule". En tout cas, il y a dans 'Ecriture des femmes qui présentent certains types de déviation, en particulier dans les relations familiales.

Dans le cas présent, le problème remonte à la naissance des jumeaux Esaü et Jacob (25.24-28). Le texte biblique nous apprend que l'amour de Rébecca pour son fils Jacob est exclusif et oppressant, au point où elle lui dicte sa conduite sans lui laisser le choix (27.8,15-17).
Le chantage affectif est manif este. Sous couvert de vouloir son bien, Rébecca exerce une véritable dictature sur le jeune homme, au mépris de la morale, bousculant l'autre fils Esaü, trichant avec son mari Isaac... L'une des caractéristiques de cette prise en charge autoritaire est l'acceptation par Rébecca des conséquences que ses décisions peuvent avoir pour elle (27.13). Cette attitude a un nom: la direction de conscience.

Quand son fils Jacob est en danger de subir la vengeance d'Esaü, qui est furieux d'avoir perdu la bénédiction paternelle (alors qu'il l'avait méprisée en la vendant à Jacob contre son plat favori: 25.33-34), c'est encore Rébecca qui fait front. Elle trompe de nouveau Isaac pour éloigner Jacob, en alléguant un prétexte de mauvaise compagnie féminine pour son fils (27.46). Remarquons que l'argument ne sonne pas faux, car les mésalliances ont déjà fait souffrir la famille (26.34), de sorte qu'Isaac est tout à fait convaincu que Jacob doit partir.

Le témoignage prêchant l'exemple, quoi d'étonnant Jacob devienne tricheur à tour?

 

Conclusion

Il serait intéressant de rechercher dans la Bible les problèmes relationnels entre les divers personnages afin d'étudier la manière dont Dieu intervient.

Ayant examiné les écueils qu'un leader doit éviter, on peut maintenant se poser la question: quelle est la mission du leader?

Le prochain article se proposera d'établir un projet général valable pour tout leader-pédagogue en action au sein d'un groupe, pour autant que son objectif avoué soit de faire connaître le Seigneur. 

Lien : http://www.promesses.org/arts/74p21-23f.html

 

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HEBREUX 10.1-18 - LES SACRIFICES ET L'OFFRANDE

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

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Fin de la partie "doctrinale" de l'épître, cette portion conclut admira­blement le remarquable exposé, qui a présenté Christ comme supé­rieur aux hommes et aux institutions de l'Ancien Testament, qu'il ac­complit et remplace.

Le souverain sacrificateur apparaît déjà en Héb 2.17 et 4.14, mais sur­tout en Héb 5 (Aaron) et 7 (Melchisédek). C'est le point capital du livre (Héb 8.1): Christ a remplacé définitivement tous les sacrificateurs an­térieurs. De même, il fallait établir que son sacrifice unique a remplacé tous les autres. C'est ici une magistrale démonstration de la double vérité: Christ, seul sacrificateur etseul sacrifice pour l'éternité.

1. Hébreux 10.1-4: Limites et rôle de la loi

a) N'ayant que l'ombre et non l'image même, la loi s'avère incomplète et insuffisante. Les biens à venir (déjà en Héb 9.11) correspond aux bénédictions que Christ devait apporter.

b) La loi ne pouvait rendre parfaits, accomplis, les croyants venant à Dieu par elle. Elle n'installait pas un ordre définitif au niveau élevé vou­lu par Dieu.

c) La répétition des mêmes sacrifices confirmait leur insuffisance.

d) Ainsi, les péchés étaient plutôt rappelés à la conscience que vrai­ment expiés. L'exclamation de Jean-Baptiste (Jean 1.29) prend une valeur et une force exceptionnelles face au verset 4!

Ailleurs, l'Ecriture révèle (Rom 3.20) que Dieu n'a pas voulu faire de la loi le moyen du salut, du fait que c'est elle qui révèle le péché (Rom 7.7)

2. Hébreux 10.5-10: Christ venu pour faire la volonté de Dieu

La citation du Ps 40 est vue ici comme une déclaration de Christ lui-même. Son entrée dans le monde correspond à sa naissance dans un corps. Christ s'est d'abord anéanti (Phil 2.7) en prenant une position d'esclave, puis encore abaissé en devenant semblable aux hommes, dans la matière et dans le temps, alors que Dieu est esprit (Jean 4.24) et éternel!

Christ fut à la fois:
l'holocauste (Lév 1), offert à Dieu tout entier (Héb 9.14)
l'offrande de gâteau (Lév 2), dans la perfection de sa personne humaine sans péché (Jean 14.30) ;
le sacrifice pour le péché (Lév 4), comme principe actif du mal résidant dans la nature humaine (Rom 8.3: le péché dans la chair) ;
le sacrifice pour le débit, lorsque la culpabilité est dans l'acte commis (Lév 5.14 et ss).

En rapport avec ces deux derniers sacrifices - les seuls concernant les pécheurs - remarquons les exhortations à mourir au péché(Rom 6.11) et aux péchés (1 Pi 2.24).

Soulignons enfin l'insistance du texte sur ce sacrifice accompli une fois pour toutes: Héb 7.27 9.12 (14 aussi), 25, 26 (2 fois), 28; 10.10, 12, 14.

Comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois (Héb 9.27), la mort du Christ à la croix est unique... et suffisante. Il n'est pas ques­tion de la renouveler, mais de l'annoncer (1 Cor 11.26), jusqu'à ce qu'il vienne, dans la fraction du pain.

3. Hébreux 10.11-14: Perfection du sacrifice de Christ

Elle éclate, dans la comparaison suivante, sur 7 plans:

 

            


Christ, élevé à la perfection (Héb 5.9 ; 7.28), y invite les siens (6.1).

4. Hébreux 10.15-18: Témoignage de l'Esprit Saint

Soucieux de s'en référer, pour conclure, à l'autorité du Saint Esprit, comme déjà 2 fois (Héb 3.7 et 9.7), l'auteur cite encore Jér 31.33-34. L'alliance offerte est un engagement de Dieu envers le croyant et réci­proquement, touchant le coeur (origine de la vie) et la pensée (origine de l'action), réformée selon Rom 12.2.

Le pardon sans retour de Dieu est souligné par le fait non qu'il oublie, mais qu'il ne veut plus se souvenir d'une affaire réglée à la croix (quel contraste avec Héb 10.3).

Tout est accompli (Jean 19.30), en Christ pleinement (Col 2.10). Vrai­ment, Christ est la fin de la loi en vue de la justice pour tout croyant (Rom 10.4).

Désormais donc, toute nouvelle offrande pour le péché est superflue. En revanche, c'est chaque jour que nous avons à en demander l'appli­cation dans chacune de nos vies de chrétiens, encore accessibles aux péchés.

Jean CHOPARD

Lien : http://www.promesses.org/arts/76p24-26f.html

 

 

Sacrificateurs

Christ

 

position

debout

assis

dans le temps

chaque jour

une fois

nombre

répétition, souvent

une seule offrande

qualité sacrifices

insuffisants

un seul suffit

durée

pour un temps

pour l'éternité

attente

leur remplacement

victoire consommée

 

par d'autres

(cf. Rom 16.20)

effet

rappeler les péchés

conduire à la

 

 

perfection

 

 

les "mis à part"

 

 

 

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Jéricho - La lvioire

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

Jéricho - La victoire

Jean-Pierre SCHNEIDER

Rencontrer un ange

Le peuple d'Israël a pris pied dans le pays à conquérir. Il y est entré par un miracle en traversant le Jourdain à pied sec, tout comme il était sorti d'Egypte par un miracle en traversant la mer des Joncs. Le décalage de 40 ans entre les deux événements était dû à l'incrédulité du peuple. Quelle est l'instruction qui en découle pour nous chrétiens aujourd'hui? Car tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l'espérance (Rom 15.4).

La sortie d'Egypte (notre conversion) devrait être suivie de près par l'entrée en Canaan (jouissance de la vie de résurrection de Jésus-Christ). Saisir le salut par la foi et vivre la vie de sanctification et de victoire par la même foi, par le Saint-Esprit reçu à la conversion : ces deux aspects de la vie chrétienne ne devraient pas être marqués par un décalage de 40 ans ! Ne pas entrer dans la vie victorieuse n'est pas égal à perdre son salut, mais à perdre les bénéfices spirituels et pratiques promis à tout chrétien authentique.

Chrétiens découragés, relevez la tête ! Paul parle de patience, de consolation et d'espérance. Dieu veut vous faire découvrir que vous pouvez entrer en possession du pays des promesses. La prise de Jéricho peut vous y instruire. Que le Saint-Esprit dont vous portez le sceau (Eph 1.13) vous donne cette patience et vous console: il y a de l'espoir! Le cheminement d'Israël sous la conduite de Josué peut être le vôtre sous la conduite de Jésus (les deux noms veulent dire "Sauveur").

Le premier point à découvrir (ou à redécouvrir), c'est que "Dieu est vivant". Les Israélites ont vécu pendant 40 ans comme si Dieu était mort; Josué leur rappelle: Dieu est vivant parmi vous (Jos 3.10). Avez-vous vécu comme si Dieu était mort? Avez-vous vécu sans compter sur l'intervention de Dieu ? Vos activités chrétiennes peuvent-elles s'expliquer par vos capacités naturelles? Peut-être continueriez-vous à fonctionner bien chrétiennement même si Dieu mourait ? Quelle différence cela ferait-il ? As-tu le renom d'être vivant, mais tu es mort (Apoc 3.1)? Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre: tu le sais, mais y crois-tu ? Tout pouvoir ! Pas de limite à ce que le Seigneur peut accomplir dans ta vie ! Mais ce sera pas à pas qu'il te mènera sur le terrain de la vie victorieuse, et il te fera passer par où tu n'as pas encore passé (Jos 1.3 ; 3.4).

Dieu avait donné à Moïse un ange pour chasser l'ennemi devant le peuple. Il en envoie un à Josué qui lève les yeux vers la formidable forteresse de Jéricho - et il voit un ange ! Cet ange se présente comme un guerrier, l'épée tirée à la main. (A lire : Jos 5.13-15.) Josué, tout naturellement, veut savoir de quel côté ce guerrier se range. La réponse est catégorique: "D'aucun ! Je ne suis pas venu pour prendre parti. Je suis venu pour prendre la situation en charge." Josué est en face du chef de l'armée de l'Eternel. C'est lui le général. Ce n'est pas à nous de faire les plans, espérant que Dieu sera bien de notre côté. Jéricho n'est pas notre problème: Dieu s'en charge.

Josué l'a immédiatement compris: Parle, je t'écoute. Oui, bien sûr, nous écoutons Dieu. Cela ne suffit pourtant pas. Josué se prosterne en signe de soumission. Il connaît le récit du buisson ardent, mais il a oublié d'ôter ses sandales. Il pense marcher dans ses propres souliers. Josué doit redécouvrir ce que Moïse avait oublié : Dieu est présent, c'est lui qui me dit où aller, mes pieds suivront le chemin qu'il m'indiquera.

Dieu n'a pas changé. Le principe est resté le même : le buisson ardent, le chef de l'armée de l'Eternel, le Saint-Esprit en moi... Le Seigneur est présent, il veut prendre en charge. Ote tes souliers; mets-toi sur le terrain de l'entière dépendance de Dieu; marche dans la victoire que le Seigneur a déjà préparée et prends possession du pays qu'il a déjà conquis.

Jéricho représente la forteresse de Satan dans le pays à posséder, dans la vie du chrétien. Comment vaincre cet obstacle ? Héb 11.30 nous le dit: C'est par la foi que les murs de Jéricho tombèrent.
Avant de continuer, lisez Josué 6.

Faire tomber la forteresse

Josué s'attendait vraiment à ce que les murs tombent: Poussez des clameurs, car l'Eternel vous a donné la ville ! A la regarder, elle paraissait toujours aussi imprenable que jamais. Quel est l'obstacle qui empêche la vie de Christ de s'épanouir en vous ? Vous attendez-vous à le voir tomber ? Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours(Héb 11.30). Ils ne tombèrent pas le premier jour...

Le chiffre sept semble jouer un rôle important: 7 sacrificateurs, 7 trompettes, 7 jours, 7 tours. C'est le chiffre de la perfection divine. Dieu est une trinité, et il est le créateur. Or la terre est caractérisée par les 4 points cardinaux, et la création est représentée par les 4 êtres vivants dans l'Apocalypse (4.5-7). Le chiffre 7 représente donc le Dieu trinitaire créateur (3 + 4). Le symbolisme du chiffre 7 quatre fois répété indique clairement que la victoire est donnée par Dieu. Mais si certains expliquent la chute des murailles par un tremblement de terre (pourquoi pas?) ou par les vibrations créées par les cris du peuple (peu probable), il y a manifestement une intervention directe de Dieu, donc un miracle.

Pourquoi le peuple devait-il faire le tour de la ville le septième jour, pourtant le jour de repos, le sabbat? Ce jour devait être sanctifié (= mis à part) pour glorifier Dieu, et il était défendu de faire son propre travail ce jour-là. Or, si les murs de Jéricho sont tombés, c'était l'oeuvre de Dieu (comme les guérisons de Jésus faites le sabbat), et non celle des Israélites. Leur "oeuvre" était une cérémonie religieuse...

Quant aux "trompettes", il s'agissait du "chophar yobelim", du cor des jubilés, qui symbolise la proclamation de l'Evangile, qui est à la fois une déclaration de guerre à Satan et la proclamation de la victoire (dont le jubilé est l'expression). - Prophétiquement, la septième et dernière trompette sonnera aussi le septième jour (à la fin de la semaine prophétique) pour annoncer la victoire finale de Jésus-Christ sur Satan (1 Cor 15.52 ; Apoc 11.15).(1)

L'interdit

La ville sera vouée à l'Eternel par interdit, elle et tout ce qui s'y trouve. Hommes, femmes, enfants, bébés, les animaux, tous doivent mourir.

Choquant, n'est-ce pas ? Mais c'est un ordre de Dieu. Deut 13.16 montre que c'est le sort des communautés adonnées à l'idolâtrie. Israël ne devait pas en être contaminé. En devenant l'instrument d'un châtiment si terrible, Israël devait comprendre, d'une part, quel serait son propre sort s'il tombait dans le même péché, d'autre part, que Dieu est saint et ne peut tolérer l'idolâtrie et la conduite immorale qui l'accompagne.

Rien de ce qui servait Satan ne devait subsister. Rahab, elle, avait servi l'Eternel en hébergeant les deux Israélites envoyés en reconnaissance par Josué. Le cordon de fil écarlate (Jos 2.18) qui signifie le salut pour Rahab et les siens est un symbole du sang de Christ qui sera répandu pour le pardon du péché du monde entier (1Jean 2.2).

Jéricho est un type des prémices. La première récolte appartient à Dieu, de même que le premier-né (que les païens offraient souvent en sacrifice). Jéricho représentait les prémices du pays de Canaan c'est pourquoi la ville entière était vouée à Dieu.

C'est un autre fil qui traverse toute la Bible : ce que nous avons appartient en propre à Dieu, car qu'avons-nous que nous n'ayons reçu ? Si Dieu demande les prémices, c'est pour nous rappeler qu'il doit être honoré le premier, qu'il en a l'emploi prioritaire. Dans l'AT, la loi avait fixé 10 % les dons dus à Dieu. C'était le minimum. En plus, il y avait les offrandes qui étaient proportionnelles à l'affluence individuelle. Le principe est resté le même. Aucun chrétien qui a pratiqué la dîme et l'offrande (le maximum de ce qu'il pouvait donner sans précipiter sa famille dans les dettes) n'a jamais manqué du nécessaire. Je puis en témoigner. Deux textes seraient ici à relire: Mal 3.8-10 et 2 Cor 8.13-15.

Le peuple d'Israël exécuta exactement l'ordre de Josué. Jéricho devait dès lors rester ouverte à tout venant, en témoignage de l'ennemi vaincu. Aussi une malédiction est-elle prononcée contre quiconque rebâtirait Jéricho (6.26), malédiction qui se réalisa 500 ans plus tard contre Hiel (1 Rois 16.34).

Jéricho est vaincue, le bastion le plus formidable de l'ennemi est anéanti, le pays peut être conquis. Tout est bien! Et pourtant...

Jean-Pierre SCHNEIDER

 

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LA SOUVERAINETE DE DIEU

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

LA SOUVERAINETE DE DIEU (Job 22 et 23)

Christian BENOIT

Bibliographie

La Bible annotée, AT (PERLE. Saint-Légier)

Francis I. Anderson: Job - Tyndale Old Testament commentaries. (lnter-Varsity Press, London)
René Girard La route antique des hommes pervers (Grasset, Paris)
Frédéric Godet: Notes sur le livre de Job et le cantique des cantiques (Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne).



      Calvin a consacré 159 sermons à l'étude du livre de Job. La richesse ainsi que la profondeur des thèmes traités par Job méritaient sans doute une telle somme. Nous n'étudierons que deux chapitres du livre de Job: Job 22, qui est le troisième discours d'Eliphaz, et Job 23, qui est la première partie de la réponse de Job. Mais commençons par rappeler brièvement l'histoire de Job.

Histoire de Job


      Le livre de Job nous raconte l'histoire d'un homme accablé par les ennuis et les souffrances. Dépouillé de ses richesses et de sa famille, il ne comprend pas pourquoi Dieu lui fait cela. Seul le lecteur sait qu'en fait Dieu est en train de prouver à Satan la sincérité de la foi de Job. Trois de ses amis viennent à son côté pour le consoler. Avec Job, ils s'engagent dans une longue discussion où ses trois amis, Eliphaz, Bildad et Tsophar prendront chacun, à tour de rôle, trois fois la parole. Ces discours sont entrecoupés des réponses que Job leur adresse.

      Les amis de Job essaient d'expliquer ce qui s'est passé en mettant en rapport les souffrances de Job avec ses péchés. Job refuse cette théorie. Au lieu de suivre leurs conseils de se repentir et de faire la paix avec Dieu, Job insiste sur son innocence et s'interroge sur la justice du traitement que Dieu lui fait subir.

      A ce moment intervient un nouveau personnage: Elihu. En quatre discours, il espère trouver la solution aux problèmes de Job. Elihu, lui, pense que Dieu peut nous faire passer par le creuset de la souffrance, lors même que nous n'avons pas péché, afin de nous purifier et de fortifier notre foi. Job ne répond pas aux discours d'Elihu. Enfin Dieu lui-même s'adresse à Job. Son discours change l'attitude de Job, qui se soumet entièrement à Dieu. A la fin, Dieu déclare Job juste et lui redonne richesse, prospérité et bonheur.

      Après avoir étudié les chapitres 22 et 23, nous étudierons une perversité du cour humain que le livre de Job met en lumière.

1. Troisième discours d'Eliphaz (Job 22)
      Dans le discours d'Eliphaz, nous relevons des erreurs sur Dieu, sur Job et sur la solution proposée, erreurs qui sont corollaires des trois thèses principales autour desquelles s'articulent les discours des amis de Job.

1. Dieu est juste, ce n'est donc pas arbitrairement qu'il distribue bonheur et malheur.
2. Les malheurs de Job sont les preuves certaines de péchés que ce dernier aurait commis.
3. Si Job se repent, Dieu lui pardonnera et le rétablira.
      Avouons que ces thèses n'ont apparemment rien de choquant et qu'elles pourraient, à la limite, être les nôtres, si nous ne connaissions pas la discussion entre Dieu et Satan, dans le prologue, qui a présidé aux malheurs de Job. Pourtant, si ces thèses étaient les nôtres, nous serions dans l'erreur. En effet, à la fin du livre, Dieu donne tort aux amis de Job : Après que l'Eternel eut adressé ces paroles à Job, il dit à Eliphaz de Théman: Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n' avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job (42.7). Il faut souligner que Dieu leur donne tort, sans pour autant leur révéler la scène qui s'est déroulée dans les lieux célestes au début du livre.

      Premièrement donc, Eliphaz commet des erreurs sur Dieu. Veuillez lire Job 22.2-4. Tout d'abord, affirmer que le juste ne sert en rien l'Eternel, c'est méconnaître le plaisir que procurait à Dieu la droiture de Job et le fait que la piété d'un homme contribue à la gloire de Dieu. Ensuite, Eliphaz prétend qu'il est impossible que ce soit à cause de la piété de Job que celui-ci ait été châtié. Or nous savons que c'est précisément pour cette raison que Job est accablé de malheurs.

      Deuxièmement, Eliphaz se trompait sur Job. Lisez Job 22.5-9. Ce sont là de graves accusations qu'Eliphaz porte contre Job, sans pourtant en apporter la moindre preuve. Chacune de ses accusations fait de Job un transgresseur de la loi. Le droit de la veuve et de l'orphelin, par exemple, est constamment répété dans la Bible : Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve (Deut. 27.19)! Dieu aurait-il fait remarquer à Satan la conduite exemplaire de Job, si ce dernier avait réellement commis tous ces péchés? Non, ce ne sont là que de fausses accusations auxquelles Job lui-même répond: Si j'ai mangé seul mon pain, sans que l'orphelin en ait eu sa part, moi qui l'ai dès ma jeunesse élevé comme un père, moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve... (Job 31.17-18).

      Il est donc clair qu'il n'y a aucun fondement à prétendre que, pour avoir subi un tel malheur, Job doit avoir grandement péché. Car la droiture de Job était connu de ses contemporains, et ses amis devaient savoir aussi bien que quiconque, qu'il accueillait la veuve et l'orphelin. Premièrement, une idée fausse de Dieu; deuxièmement, une idée fausse sur Job; troisièmement, une idée fausse des solutions. Lisez Job 22.21-30. Bien entendu, ces solutions ne sont pas fausses en elles-mêmes. Au contraire, les exhortations d'Eliphaz à la repentance sont, selon le mot de Calvin, "de belles et saintes paroles". Leur seul mais incontournable défaut est d'être totalement inapplicables au cas de Job.

      Prenons une illustration que nous propose Frédéric Godet, théolo­gien neuchâtelois du siècle dernier. Imaginons un père qui aurait un fils exemplaire et dévoué, fils qu'il se plairait à combler des marques de son affection. Tout à coup, un hôte soupçonneux lui insinuerait que l'excellente conduite de son enfant n'est que le résultat d'un calcul très intéressé et qu'en réalité ce jeune homme se sert de lui bien plutôt qu'il ne le sert. Mis en doute dans sa capacité d'être aimé pour lui-même, le père accepte le défi que renferme le soupçon émis par l'étranger. Il ôte à son fils tout ce qui faisait sa joie et son plaisir; il lui inflige sans raison apparente le traitement le plus sévère, les mortifications les plus douloureuses. Ses frères, voyant la rigueur soudaine avec laquelle leur père le traite, lui demandent ce qu'il a fait et l'invitent à confesser la faute par laquelle il s'est attiré la colère d'un être aussi juste que leur père. Le pauvre jeune homme ne peut répondre qu'une seule chose: "Je n'en sais rien. Notre père est juste, je ne comprends plus sa conduite. J'en appelle à lui." Cela nous fait mieux comprendre à quel point l'appel à la repentance, envisagée comme solution par les amis de Job, est déplacé et douloureux pour celui-ci.

      Tirons les leçons de ces erreurs qui, d'une façon ou d'une autre, nous guettent tous. Tout commence par une connaissance incomplète de la personne de Dieu. Partant de là, nous méjugeons nos prochains et nous en arrivons à des solutions totalement inapplicables. Nous trouvons un écho dans le NT de cette conception lacunaire de Dieu : Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle ? Jésus répondit: Ce n' est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui (Jean 9.1-3). Là encore, les disciples ignoraient la totale souveraineté de Dieu et que tout, même la souffrance, peut contribuer à sa gloire.

2. Réponse de Job (Job 23)
      A l'argumentation de ses amis, Job n'a rien à opposer d'autre que le bon témoignage de sa conscience. Frédéric Godet dit à ce propos: "Sa bonne conscience, voilà le rocher contre lequel viennent se briser toutes les inculpations dont il est l'objet et même le principe sur lequel elles reposent, celui de la stricte rétribution. Que l'on ne cherche donc pas dans ses discours une rigoureuse conséquence logique, comme celle qui règne dans les discours de ses amis." Dans le chapitre qui nous occupe, nous distinguons tout de même trois points.

      Premièrement, Job exprime son désir de voir Dieu, de discuter directement avec lui: Lisez Job 23.3-7.

      Deuxièmement, Dieu paraît inaccessible à Job: Mais, si je vais à l'occident, il n'y est pas; si je vais à l'orient, je ne le trouve pas. Est-il occupé au nord, je ne puis le voir; se cache-t-il au midi, je ne puis le découvrir(Job 23.8-9). Je voudrais ici ouvrir une parenthèse. Dans ce chapitre, Job constate simplement que Dieu lui est inaccessible; par contre, dans d'autres chapitres, Job ne s'arrête pas à cette constatation mais en appelle déjà, d'une façon extraordinaire, au Christ : Il n'y a pas entre nous d'arbitre, qui pose sa main sur nous deux (9.33). Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, mon témoin est dans les lieux élevés (16-19). Mais je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'il se lèvera le dernier sur la terre (19.25). C'est merveilleux de voir qu'en ces temps reculés, on avait déjà à la fois l'intuition et le besoin du Seigneur Jésus-Christ.

      Troisièmement enfin, Job non seulement continue à affirmer son innocence, mais en même temps aussi la toute-puissance de Dieu. Son innocence: Mon pied s'est attaché à ses pas; j'ai gardé sa voie, et je ne m'en suis point détourné. Je n'ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; j'ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche (23.11-12). La toute-puissance ainsi que la souveraineté de Dieu: Mais sa résolution est arrêtée; qui s'y opposera ? Ce que son âme désire, il l'exécute. il accomplira donc ses desseins à mon égard, et il en concevra bien d'autres encore (23.13-14).

3. Une perversité du cour humain
      Nous avons entrevu, au travers du chapitre 22, ce que les amis de Job avaient à nous dire, à savoir: la stricte répartition des souffrances humaines selon la quantité des péchés de chacun. Nous avons vu la réponse de Job qui, faute d'explication logique à ses malheurs, admet la souveraineté de Dieu et en appelle à Dieu lui-même.

      Ce troisième et dernier point nous permet, à la suite des sévères accusations qu'Eliphaz porte contre Job, de mettre l'accent sur une perversité du cour humain que le livre de Job éclaire. C'est notre tendance à accuser des justes de péchés qu'ils n'ont pas commis. Job, tout en n'étant évidemment pas sans péché, était un homme droit dont la conduite était remarquée même dans les cieux. Pourtant cette droiture, assurément visible pour ses contemporains, ne l'a pas empêché d'être chargé des pires péchés par ses amis. Et non seulement eux, mais tous ceux qui l'avaient jusque-là respecté comme un homme sage et droit, se mettent soudainement à le mépriser et à l'accabler de péché. Lisez Job 17.2-6.

      Job, jadis si respecté, est devenu un objet de mépris. Nous retrouvons ce mouvement du cour humain aussi ailleurs dans la Bible. De nombreux prophètes ont été les victimes de cette perversité du cour humain. Jésus-Christ lui-même, acclamé lors de son entrée à Jérusalem le jour des Rameaux, se fait accuser et condamner par cette même foule qui crie à Pilate: Fais mourir celui-ci (Luc 23.18)!

Conclusion
 Je termine par quelques considérations

      D'abord il y a deux erreurs à éviter:


1. Celle de réduire Dieu et ses actions à nos propres déductions logiques.
2. Celle d'accuser de péché des hommes ou des femmes qui en sont innocents.
      Ensuite il y a un exemple à suivre : reconnaître à Dieu la souveraineté totale dans tous les domaines, quoi qu'il trouve bon de faire.

Christian BENOIT

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DANIEL, HOMME DE COEUR

5 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

Daniel, homme de cour

Jean Chopard

Introduction

Par le livre qui porte son nom, Daniel s'est fait connaître comme prophète. C'est à ce titre que Jésus le mentionne (Mat 24.15). Ailleurs l'Ecriture relève deux autres qualités personnelles de Daniel. qui faisaient de lui un exemple pour les croyants, déjà bien avant notre ère la justice (Ez 14.14) et la sagesse (Ez 28.3). C'est sous l'éclairage de son expérience de déporté juif à Babylone. plus de 600 ans avant Jésus-Christ, que nous parlerons de lui comme « homme de cour ».

Homme vivant à la cour, il n'était pourtant d'aucune manière un « courtisan s, habile, flatteur et ambitieux, prêt à tous les compromis pour asseoir ses intérêts, comme le fut Haman, premier ministre du roi Assuérus à Suse. au temps de la reine Esther. Bien avant Daniel, Joseph fut aussi déporté contre son gré, dans l'Egypte des Pharaons. Tous deux surent vivre dans un milieu hostile à Dieu sans se laisser corrompre ou effrayer par les risques encourus. Qui craint Dieu sort de tout (Ecc 7.18). Daniel l'a vécu, même dans la position éminente qu'il sut occuper loyalement, envers Dieu et envers plusieurs rois successifs. Il est en exemple à tous ceux qui veulent rester fidèles au Seigneur. quel que soit le degré de la hiérarchie du monde auquel ils accèdent.

1. La préparation au service à la cour

Les moyens mis en oeuvre par le roi (Dan 1) illustrent bien les exigences, le programme et les moyens du monde pour s'assujettir les enfants de Dieu et stériliser leur témoignage.

Les qualités préalables requises opéraient déjà une impitoyable sélection parmi les jeunes candidats astreints au service du roi race royale, noblesse, absence d'infirmité, apparence agréable, sagesse, instruction et maintien (Dan 1.4).

C'est aussi souvent une élite de la jeunesse chrétienne que le monde cherche à s'approprier.

Dans un terrain soigneusement sélectionné, les lettres et la langue des Chaldéens (Dan 1.4) devaient implanter une nouvelle culture conforme aux exigences d'une cour dominant un immense empire.

L'environnement des idées et manières en honneur dans le présent siècle mauvais (Gal 1.4) parvient à imprimer à certains croyants une telle ressemblance avec les incrédules qu'ils en épousent le comportement et le langage et ne sont plus le sel de la terre.

Les moyens mis en oeuvre (Dan 1.5-7) nourriture royale, délai de 3 ans et nom changé, devaient achever la métamorphose des jeunes Hébreux en produits authentiques du royaume de Babylone L'empire de l'antichrist sur l'humanité future ne s'exercera pas autrement. La civilisation matérialiste de notre temps agit déjà dans le même sers. Souvent malgré eux, et parfois à leur insu, les gens sont nourris de toutes sortes de propagandes idéologiques et commerciales, qui parviennent à transformer les individus en éléments uniformes d'une vaste chaîne de production ivre de profit.

Cette formidable entreprise de démolition connut pourtant l'échec, face à la ferme détermination de Daniel de ne pas renier ses origines et d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, même au dictateur du monde antique (Dan 1.8 Act 4.19). Heureux et sage le jeune croyant qui sait choisir résolument dans la vie !

Aussi Dieu n'est-il pas resté indifférent à ce courage dans la difficulté :
- Il fit trouver grâce (Dan 1.9). Quand les voies d'un homme plaisent à l'Eternel, il met ses ennemis mêmes en paix avec lui (Pro 16.7).
- Il donna la vraie sagesse (Dan 1.17). Voir Jac 1.5.
- Le roi dut reconnaître l'évidente supériorité de Daniel (Dan 1.20).

2. L'entrée en service à la cour

Elle intervient en plein drame. Au-delà de toute exigence raisonnable et, semble-t-il, contrairement aux précédents, un songe mystérieux tourmente le roi qui ne peut ou ne veut le raconter aux devins chargés de le lui expliquer (Dan 2.6). Nébucadnetsar est-il déjà marqué par la folie qui l'éloignera 7 ans de son trône (Dan 4.25,34) ?

Les Chaldéens restent incapables de satisfaire à l'exigence du roi. Satan connaît-il les pensées non exprimées des hommes ? Dieu, lui, les connaît, avant même qu'elles soient formulées (Ps 139.4). Seul il sonde les pensées et les intentions c'est lui qui peut révéler les secrets (Dan 2.28). Dans cette scène tragique sous menace de mort, la formation chaldéenne se trouve ridiculisée en présence de son promoteur lui-même Dieu a choisi les faibles et les méprisés pour couvrir de honte les sages (1 Cor 1.27). Daniel, homme de cour, se démarque ici d'Aryok, le courtisan, qui se fait valoir (Dan 2.25). Le vrai croyant rend hommage à Dieu.

3. Les leçons du service à la cour

Durant sa longue carrière de premier ministre à la cour de Babylone, puis dans le royaume médo-perse, Daniel fut en quelque sorte le délégué permanent de Dieu auprès des gouvernements provisoires des rois des nations. Loin de sa patrie, le jeune déporté juif a su incarner par anticipation les vertus chrétiennes que les enfants de Dieu sont appelés à manifester dans un monde hostile, où ils sont étrangers et voyageurs, en route vers la patrie céleste.
Sa disponibilité

A l'origine de sa promotion se trouve la différence remarquée par le roi (Dan 1.20 4.18). Daniel ignorait tout du sort qu'allait lui réserver Babylone mais il était prêt à y être un fidèle témoin de son Dieu.

Le chrétien doit être une lumière qui brille dans un monde enténébré mais il y faut la manière ! Certaines façons extravagantes de se distinguer des autres confinent au ridicule et déshonorent Dieu. Appuyé sur son Dieu, Daniel accepta de hautes fonctions à la tête d'un royaume païen ! L'enfant de Dieu doit avoir l'humilité d'être un chef, si le Seigneur l'y appelle.

Sa fidélité

Il pouvait en coûter à Daniel de s'adresser au roi, comme il eut le courage de le faire (Dan 4.27). Mais il fallait que le message de l'amour de Dieu pour tous les hommes fût entendu jusqu'en très haut lieu...

Son abnégation

Daniel accepta d'être oublié de ses supérieurs (Dan 2 5.11 ss). Il sut attendre que les circonstances le remettent en mémoire (Dan 5.10-12). Quand il se confie chaque jour en Dieu, son serviteur sait être tour à tour abaissé et élevé (Phil 4.12)

Son désintéressement

C'est le moyen d'être incorruptible et sans reproche (Dan 5. 17), comme Paul le sera plus tard (Act 20.33-34). Aujourd'hui encore, l'amour de l'argent est à l'origine de beaucoup de maux (1 Tim 6.10).

Son esprit extraordinaire

A plusieurs reprises, ses adversaires mêmes durent reconnaître chez Daniel un souffle de vie inconnu dans le monde (Dan 4.18 6.3). Si l'Esprit de vérité habite vraiment le croyant (Jean 14.17), il l'impose à son entourage comme un sujet constant d'étonnement et, parfois, d'envie.

Son travail impeccable

C'est par son attitude exempte de fraude et de faute que Daniel s'imposa à ses adversaires, comme au roi (Dan 6.4-5, 22).

L'Evangile élève tout travail honorable au rang de vocation. Le chrétien devrait exceller dans tout ce qu'il fait, tout en sachant demeurer dans la fonction pour laquelle il a été préparé (Eph 6.5-8; Col 3.22-24; 1 Tim 6. 1-2; 1 Pi 2.18-19).

Sa conscience professionnelle

Agé, honoré, ayant donné toutes ses preuves, Daniel n'usa pourtant d'aucune complaisance envers lui-même pour faire prolonger son congé de maladie (Dan 8.27).

4. Homme bien-aimé (Dan 10.11,19)

Quel éloge dans ce titre Fortifié par l'étude des Ecritures (Dan 9.2), au milieu des circonstances adverses de l'exil chez le peuple ennemi du peuple de Dieu, Daniel offre un exemple vivant de ce que peut et doit être aujourd'hui. dans le monde, le croyant fidèle qui s'appuie, chaque jour, sur un Sauveur vivant, tout-puissant et fidèle.

Jean Chopard

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QUEL DIEU SERT-TU ?

3 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

QUEL DIEU SERS-TU ? 1 Timothée 6.11-16 Henri LÜSCHER Pour servir Dieu avec passion, consécration et constance, il faut d'abord Le connaître. Le connaître mieux, c'est Le servir encore mieux. Savons-nous quel Dieu merveilleux et grandiose nous avons ? Il est le Dieu de la Bible, Sa Parole (2 Tim 3.16-17). Il est le Dieu PERSONNEL et INFINI, le Dieu PROCHE et LOINTAIN en même temps. Pour le connaître mieux, nous devons lire la Bible, car à travers elle, il se révèle à nous et nous fait connaître sa Personne bénie. Il est le Dieu tri-un, trois Personnes en un seul Dieu, et le seul Dieu en trois Personnes. La Trinité de Dieu est une vérité capitale pour les fondements de notre foi, de la doctrine de Dieu. Dieu est aussi communicatif entre Lui-même (Père, Fils et Saint-Esprit), et c'est pour cela qu'il désire communiquer aussi avec l'homme: avoir une relation personnelle avec lui (1 Jean 1.3-4). Ce court texte biblique nous donne 6 divers attributs de Dieu (il y en a plus encore dans la Bible) qui, une fois développés, ont comme objectif de nous motiver puissamment pour Le servir. En lisant cette épître à Timothée, on constate que ce jeune serviteur était confronté aux mêmes problèmes que nous aujourd'hui : • Des faux docteurs propageant de fausses doctrines (1 Tim 1.3-7 ; 4.1-5 ; 6.3-10) • Un certain mépris trop facile de la jeunesse. Encourageons-la et instruisons-la plutôt (1 Tim. 4.12). • Les passions de la jeunesse (2 Tim 2.22), sexe, fougue mal canalisée, orgueil ; recherche de puissance, de se mesurer aux autres, égoïsme, manque de discipline, etc.) • Les divers péchés du peuple de Dieu et le désordre dans l'église (les ministères divers, la soumission à divers niveaux, etc. (lire toute l'épître et trouver les divers problèmes mentionnés). La motivation par excellence dans le service de Dieu est de Le connaître d'abord "LUI", et "la puissance de sa résurrection" et "la communion de ses souffrances" (Phil 3.9-11). Ces trois éléments sont vitaux pour un service fructueux : La connaissance de Dieu, la puissance en Lui, même dans la faiblesse, et nos souffrances pour LUI. A. Dieu - quelques-uns de ses attributs Voici les 6 attributs de Dieu mentionnés dans le texte de 1 Tim 6.11-16 : 1. La puissance de Dieu "Il donne la vie à tous les êtres" (v.13). Quelqu'un écrivait dernièrement dans un grand quotidien : "Dieu (je préfère Présence divine) n'est pas un personnage, mais une force invisible, qui "gère" l'Univers tout entier" (Le Matin du 23.06.02). Quelle folie humaine que d'écrire de telles choses ! Dieu n'est pas "une force invisible", mais un Dieu personnel dont un des attributs (caractères) est son Omnipotence qui se manifeste dans les trois domaines suivants : a) Sa puissance créatrice : Il est le Créateur de l'univers "Il donne à tous la vie, le souffle et toutes choses" (Act 17.25). C'est Lui, le Créateur de "toutes choses" (Eccl 12.1 ; Es 27.11 ; 40.28 ; 43.1,15 ; Rom 1.25 ; 1 Pi 4.19). Tout le premier chapitre de la Genèse nous rapporte littéralement le récit de la création du monde. La doctrine de la CREATION est fondamentale pour la foi chrétienne. L'idéologie humaniste de l'Evolutionnisme est scientifiquement non prouvée, et il faut autant de foi pour être évolutionniste que d'être chrétien qui croit en la Création telle que Gen 1 nous la rapporte. Gloire à Dieu pour cette vérité. b) Sa puissance qui soutient toute vie : Il soutient toutes choses par sa Parole "En Lui nous avons la vie, le mouvement et l'être" (Act 17.28) "Tu sauves homme et bêtes" (Ps 36.7) "Il soutient toutes choses par sa parole puissante (Héb 1.3). "L'Eternel soutient tous ceux qui tombent et redresse tous ceux qui sont courbés. Tous, avec espoir tournent les yeux vers toi. C'est toi qui donnes leur nourriture en son temps. Tu ouvres ta main, et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie. L'Eternel est juste dans toutes ses voies et bienveillant dans toutes ses œuvres" (Ps 145.14-17). Dans le Ps 147, Dieu soutient tout ce qui a vie en donnant la nourriture à chacun, les animaux compris. Il a créé des lois de la nature pour soutenir la création. c) Sa puissance protectrice, Dieu protège les siens "l'Eternel aime le droit, il n'abandonne pas ses fidèles, ils sont toujours sous sa garde" (Ps 37.28. La pauvreté, la souffrance, la misère sont des alliés de tous les humains. Aucun n'y échappe, car cela fait partie des "soupirs de la création qui souffre les douleurs de l'enfantement" (Rom 8.18-27) à cause de la CHUTE de nos premiers parents et du péché qui est alors entré dans le monde (Rom 5.12-21) ; Ps 56.5 ; 91.9-14 ; 118.6 ; 140.7 ; Matth 10.29-31 d) Sa puissance de vie, Dieu ressuscite les morts • Il nous ressuscite spirituellement, car nous étions morts avant notre conversion "par nos fautes et par nos péchés". Et "Dieu nous a rendu la vie avec Christ" (Eph 2.1-4). Nous étions aveuglés par le prince de ce monde, sans lumière et sans vie. Dieu nous a ressuscités en Christ. C'est le chapitre 6 aux Romains qui expose ce miracle de notre mort et de notre résurrection avec et en Christ. Désormais, notre vie est changée, et nous avons reçu la pensée de Dieu renouvelée instant après instant par la puissance du Saint-Esprit (Rom 12.1-2 ; Eph 4.21-24). Quel Dieu fabuleux et grandiose que le SEIGNEUR TOUT-PUISSANT, L'ETERNEL DES ARMEES. • Par sa puissance, il nous a donné la vie éternelle (Jean 3.36) • Par sa puissance, nous serons avec Christ, lorsque nous mourrons (2 Cor 5.8 ; Phil 1.21-23) • Par sa puissance nous ressusciterons pour recevoir des corps glorifiés. C'est là notre espérance la plus glorieuse : nous serons à jamais avec le Seigneur avec nos corps ressuscités (1 Cor 15) Ce fut aussi l'espérance de tous les croyants de l'A.T., notamment d'Abraham (Héb 11.17-19 ; Job (19.26) ; David (Ps 16.10) les fils de Coré (Ps 49.15) ; Esaïe (26.19) ; Daniel (12.2) et Osée (13.14). Dieu a la vie en lui-même, et le Seigneur Jésus a donné sa vie librement pour la reprendre (Jean 10.18). Dans le service de Dieu, il se produit l'inverse que chez l'homme naturel, sans Dieu, qui veut prendre sa vie en mains propres et la diriger lui-même : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive. Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Luc 9.23-25) Quel Dieu que nous servons ! Il vaut la peine de le servir coûte que coûte jusqu'au bout. 2. L'Invincibilité de Dieu. "L'apparition de notre Seigneur Jésus-Christ, que manifestera en son temps, le bienheureux et seul Souverain, le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs" (v 13-15 L'apogée des desseins éternels de Dieu se concentre dans le retour glorieux de Jésus-Christ • Pour son Eglise qu'il enlèvera à sa venue (Jean 14.2-3 ; Phil 3.20 ; 1 Thes 4.13-18) • Avec son Eglise lors de son apparition en gloire pour juger le monde, pour sauver Israël et pour établir son règne de justice et de paix de 1000 ans (Act 1.11, Matth 24.27, 29-30 ; 25.31 ; Apoc 19.11-6 • La "première résurrection" (Apoc 20.5) "pour la vie" (Jean 5.29) lors de son retour englobera tous les morts en Christ, y compris tous les croyants de l'A.T. Christ, par sa mort à la croix, a "réduit à l'impuissance la mort et mis en lumière la vie et l'incorruptibilité" (2 Tim 1.10) • Pour rétablir la création toute entière qui souffre et "attend la révélation des fils de Dieu (Rom 8.18 ; 1 Jean 3.2). Malédiction, maladie, souffrances et tribulations serons définitivement vaincus et bannies de la terre restaurée. • "Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire" (Col 3.3-4). Même si notre vie ici-bas est "comme une vapeur qui apparaît pour un petit moment puis disparaît" (Jacques 4.14), nous devons servir le Seigneur avec passion et loyauté. • Quand cette glorieuse victoire, finalisée par le retour de Christ, aura-t-elle lieu ? "Pour ce qui est du jour ou de l'heure (de son retour), personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père seul" (Marc 13.34 ; Act 1.7). Prenons garde à rester constamment dans l'attente de son retour. Son imminence est certaine, et nous devons être prêts à aller à sa rencontre glorieuse: "C'est pour cela aussi que nous mettons notre point d'honneur à lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car, il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin qu'il soit rendu à chacun selon ce qu'il aura fait dans son corps, soit en bien, soit en mal. "Sachant combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes" (2 Cor 5.9-11 ; 1 Cor 4.1-5). 3. Le bonheur de Dieu "Le bienheureux et seul Souverain" (v 15). Quel attribut étonnant ! Dieu qui n'est jamais troublé par quoi que ce soit. Il y a absence complète de toute frustration, anxiété chez lui. Il n'a jamais été malheureux et ne le sera jamais. Il est parfaitement imperturbable et serein. L'adjectif "heureux" veut dire "content" ou "accompli". Jamais aucun événement, aucune circonstance, ne pourra priver Dieu de son attribut du "bonheur". Il est lui-même le BONHEUR. Le croyant est aussi appelé "bienheureux" quand il se confie en Dieu et le craint : "Bienheureux ceux qui se confient en lui" (Ps 2.12 ; 4.6 ; 34.9 ; 84.13 ; 112.1 ; 128.1). Ce bonheur du croyant n'est en aucune façon dépendant des circonstances, ni des épreuves, mais de sa confiance en l'Eternel. Ni pauvreté ni bien-être matériels ne constitue de critère pour le bonheur. Voici quelques aspects du bonheur de Dieu. Qu'il est éloigné de celui des pauvres hommes et de leurs critères éphémères. - Bienheureux ceux que Dieu a choisis (Ps 65.4) - Bienheureux celui qui connaît le Christ (Matth 16.16-17) - Bienheureux celui qui croit (Gal 3.9) - Bienheureux celui dont les péchés sont pardonnés (Rom 4.7) - Bienheureux celui qui est justifié (Rom 4.6-9) - Bienheureux celui qui obéit à sa Parole (Jacques 1.25) Dieu reste toujours le Dieu bienheureux dans toutes nos épreuves, nos difficultés, nos recherches de travail, notre formation. Le seul vrai bonheur durable se trouve donc EN CHRIST. 4. La souveraineté de Dieu "Le seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (v. 15). Dieu est au-dessus de toutes choses. Il existe de par Lui-même. Tout lui est soumis, et il contrôle tout l'univers, le monde sidéral, la faune, la flore, les humains, le monde visible et le monde invisible. Il fait l'Histoire et la contrôle. Il est sans rivaux, et Satan, créature déchue a été vaincu à la croix et sera chassé du ciel et condamné en enfer, l'étang de feu. Dieu n'est dépendant de personne. Le terme "Souverain" (dynastès) est de la même famille que "puissance" (dynamis). Le plan de rédemption est également du ressort de sa grâce souveraine. Rien ne se passe sans sa volonté, soit en bien, soit en mal. Sa souveraineté s'exerce toujours dans le cadre de ses autres divins attributs. Et tout a un seul objectif: LA GLOIRE DE DIEU. Voici quelques textes qui nous parlent de sa souveraineté et décrivent sa grandeur: Deut 4.3,5,39; 6.4; 32.39; 1 Sam 2.2; 7.22; 22.32; 1 Rois 8.23,60; 2 Rois 19.15,19; 2 Chron 6.14; Néh 9.6; Ps 18.31; 86.10; Es 37.16.20; 43.10; 44.6; 45.5-6,21-22; 46.9; Joël 2.27; 1 Cor 8.4,6. Des textes comme Job 12.8-25; Es 40.12-31; Jér 18.6-11; Dan 2.20-21; 4.17,25,34-35 relèvent combien l’Eternel contrôle l'histoire des peuples et de chaque individu. Rien ne lui échappe, et il agit selon son bon plaisir. La doctrine de la souveraineté de Dieu et de sa providence est des plus encourageantes pour le chrétien. Saisie par notre esprit et assimilée dans notre cœur, elle nous décharge de tant d'anxiétés, de soucis et d'angoisses, et nous donne du courage dans les jours d'adversité comme en cas de danger de mort, de pauvreté, de maladie et d'autres épreuves. Elle nous libère aussi du poids de la performance dans l'œuvre de Dieu. C'est Dieu qui ajoute des âmes à l'Eglise, celles destinées et élues "avant la fondation du monde" (Eph 1.3-5; Rom 8.28-30). Même "les cheveux de notre tête sont comptés (Matth 10.28-31). L'œuvre de Dieu ne dépend pas en premier lieu de notre équipement, de nos méthodes, de notre préparation de nos performances: Mais il se plaît à bénir nos labeurs et notre préparation si nous le faisons dans le but de le glorifier. Personne ne parvient à la foi sans l'élection souveraine de la grâce de Dieu (Jean 6.44). Cependant, cela n'enlève en aucune façon nos responsabilités devant Lui pour nous repentir et croire en Jésus-Christ, et pour ensuite accomplir fidèlement nos tâches assignées par lui. "Oui, je l'ai dit, et je ferai que cela arrivera; je me le suis préparé, et je l'effectuerai" (Es 46.11). N'est- il pas le "Fidèle, le Véritable", "le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs" (Deut 10.17; Ps 136.2-3; Dan 2.47; Apoc 17.14; 19.16). Ce qu'il a promis dans sa souveraine grâce, il l'accomplira aussi. 5. L'éternité de Dieu "Qui seul possède l'immortalité" (v. 16). Le mot veut dire "sans mourir" ou "immortel". "Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies donné un commencement à la terre et au monde, d'éternité en éternité tu es Dieu (Ps 90.2) "Ne l'as - tu pas reconnu? Ne l'as - tu pas entendu? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel" (Es 40.28). "N'es-tu pas depuis toujours, Eternel, mon Dieu, mon Saint?" (Hab. 1.12). Comme Dieu a la vie en lui-même, cette vie ne peut être qu'éternelle. "Par-devers toi sont les sources de la vie" (Ps 36.9) " Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d'avoir la vie en lui-même" (Jean 5.26) Dieu est au-dessus du temps et de l'Histoire. Le temps - le passé, le présent et le futur - est pour lui un éternel présent. Il n'est jamais embarrassé du temps, et "devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour" (2 Pi 3.8-10 cf. Ps 90.4). Nous mesurons toutes choses par ce qui est limité en temps, tandis que Dieu voit les choses dans la perspectives de l'éternité et agit aussi en conséquence. Dans cette optique, "toutes choses concourent pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein" (Rom 8.28). 6. La sainteté de Dieu "Qui habite une lumière inaccessible que nul homme n'a vu, ni ne peut voir" (v. 16). Dieu est totalement au-delà de nous. Il est transcendant, donc lointain, inaccessible à l'homme, à cause de sa grandeur et de sa sainteté. "Tu es revêtu d'éclat et de magnificence! Il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau" (Ps 104.1-2; voir aussi Ex 33.19-20). "Notre Dieu est "un feu consumant" (Héb 12.29). Il est comme la lumière embrasante, donc absolument inaccessible, parce qu'il est totalement séparé du péché. "Le mal ne séjourne pas chez toi" (Ps 5.4). "Nul n'est saint comme l'Eternel" (1 Sam 2.2). Quand Esaïe a vu la gloire du Seigneur dans le temple et entendu les séraphins s'écrier "saint, saint, saint est l'Eternel des armées, il a vu toute l'horreur du péché dont il était rempli. Il ne pouvait faire autrement que de s'écrier. "malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impurs, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées" (Es 6.1-7). C'est aussi ce que Paul déclare dans l'épître aux Romains (3.9-18; 7.14-24). Nous sommes tous pécheurs et ne pouvons jamais atteindre la gloire de Dieu. Malheur à nous tous! Mais Dieu, dans sa grâce souveraine a pourvu à notre salut en son Fils Jésus-Christ qui a porté nos péchés à notre place et nous a acquit le salut, la rédemption (Rom 3.21-26; 8.1-2; Eph 2.1-10). Par et en Jésus-Christ nous avons été "justifiés" et "sanctifiés" (mis à part pour Dieu) (1 Cor 6.11). Par lui seul nous sommes devenus proches de Dieu par le sang de Christ (Eph 2.13). N'est-ce pas splendide de participer aux œuvres que Dieu a préparées pour tous ses rachetés, afin qu'ils "marchent en elles" en LE SERVANT HUMBLEMENT. Comme Dieu agit toujours avec justice, droiture et vérité, procédant de sa sainteté. Il ne peut agir autrement, et jamais il ne se trompe de jugement. En vertu de l'œuvre de Jésus-Christ à la croix, nous sommes exhortés de "rechercher la paix avec tous et la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur" (Héb 12.14), car "bienheureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu" (Matth 5.8). Conclusion Nous ne pouvons rester insensibles face à la présentation de ces six attributs de Dieu, sa puissance, son invincibilité, son bonheur, son éternité, sa souveraineté et sa sainteté, et de se courber devant Lui, face à terre en l'adorant avec révérence et crainte, mais aussi avec passion (1 Pi 4.11; 5.11; Jude 24-25). C'est avec un nouveau courage que nous nous remettons à l'ouvrage, sachant que jamais Dieu ne nous abandonnera ni ne nous délaissera (Héb 13.5-6; Josué 1.5). "Le Seigneur est mon aide, et je ne craindrai point; que me fera l'homme" (Ps 118.6). B. Servir Dieu - quelques impératifs L'expression "'homme de Dieu" (1 Tim 6.11) est encourageante pour chacun d'entre nous qui désirons servir le Seigneur selon nos dons et capacités accordés par lui. Ce privilège d'être appelé "homme de Dieu" (dans l'original "humain de Dieu") implique aussi une responsabilité. L'Ecriture "inspirée de Dieu est utile pour instruire, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu ("l'humain de Dieu") soit équipé et préparé pour toute bonne œuvre" (2 Tim 3.16-17). Ce passage met l'accent sur l'application de la Parole dans nos vies. L'objectif de l'Ecriture est éducatif après l'exposé du salut éternel en Christ , la repentance devant Dieu et la foi en Jésus-Christ. Le même texte, celui de 1 Tim 6.11-16 donne six impératifs dans le service de Dieu: "fuis ces choses", "combats le bon combat de la foi", "poursuis la justice, la pitié, la foi, l'amour, la patience, la douceur", "saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé", "garde le commandement sans taches, sans reproche"! Motivés par le caractère de Dieu, nous pouvons appliquer avec plus de courage ces impératifs dans notre marche avec le Seigneur. 1. Fuis ces choses! Au verset 11 se trouve ce premier impératif. Il est des choses qu'il nous faut fuir: "Fuyez l'inconduite" (1 Cor 6.18). Cela touche le problème du sexe. Contrairement à la nouvelle morale qui cautionne propage la permissivité dans le domaine sexuel, la Bible déclare clairement depuis la première à la dernière page que la pureté avant le mariage et dans le mariage est voulue et ordonnée du Créateur (Matth 19.1-9; 1 Cor 7; Eph 5.25-31; Gal 5.19-24; Héb 13.4; 1 Pi 1.15-16; 1 Pi 3.1-7). Le mariage est le seul lieu où Dieu a ordonné les relations sexuelles, auxquelles Il a aussi ajouté un réel et profond plaisir qui contribue puissamment à lier corps et l'âme des conjoints en une belle harmonie. L'abstention sexuelle avant et en dehors du mariage est selon la volonté de Dieu. Nous attachons une importance particulière à cela (1 Cor 6.1-20). Le désastre causé par le Sida est en très grande partie une conséquence des péchés sexuels (prostitution, relation sexuelles illégitimes, adultère, homosexualité, etc.). Ce ne sont pas les victimes que nous jugeons, mais tout le système subtilement mis en place par le diable, propageant pornographie, films malpropres, irrespect envers la femme, la considérant comme un simple objet sexuel, encouragement à faire des expériences sexuelles, etc. Dieu est trois fois saint, et il ne tolérera pas indéfiniment qu'on bafoue ses lois sans cesse. Il livre la société déjà à son autodestruction (Rom 1.28). D'autres jugements frapperont le monde. Nous pensons surtout au retour glorieux de Christ, où "au milieu d'une flamme de feu, il punira ceux qui ne le connaissent pas et qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus. Il auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force" (2 Thes 1.9). Si l'apôtre parle aussi des "passions de la jeunesse" qu'il faut fuir (2 Tim 2.22), nous ne pensons pas seulement au sexe, mais également à l'orgueil humain, la soif du pouvoir et celle d'être toujours et partout le premier, l'amour de l'argent, l'esprit des disputes, l'intransigeance, l'étalage de ses propres connaissances, la fougue de la jeunesse mal canalisée, etc.). Toute cela peut guetter le serviteur de Dieu. "Fuyez l'idolâtrie" (1 Cor 10.14, enjoint l'apôtre Paul aux Corinthiens. Le paganisme sous ses multiples formes de dieux a été dénoncé par l'auteur sacré. Aujourd'hui, l'animisme perpétue l'idolâtrie, et nous devons nous séparer de toute forme de paganisme. Qu'est-ce l'idolâtrie pour la société moderne, sinon tout ce qui est vénéré en dehors de Dieu et qui prend sa place dans nos cœurs. Le dieu moderne du stade de football et d'autres sports, ou celui de la TV, faisant des ravages dans les rangs des chrétiens, n'est-ce pas une nouvelle forme d'idolâtrie que nous devons fuir résolument! Fuyons donc "ces choses", l'insatiabilité de la "chair", de notre "vielle nature" du "vieil homme". 2. Poursuis la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience, la douceur Le verset 11 nous invite à "rechercher" les six vertus indiquées ici. Le verbe indique une recherche, une poursuite intense, sans se lasser. La justice est l'aspect extérieur de notre marche avec Dieu. Il faut de la droiture vis à vis de Dieu et de notre prochain. Dans ce monde corrompu, nous devons résister aux avances malhonnêtes et refuser la corruption dans le travail, car Dieu nous demande d'aimer et de respecter notre prochain comme nous-mêmes. L'honnêteté est une qualité que le chrétien doit manifester dans sa vie. La piété, qualité composée de la crainte de Dieu et de la confiance en Lui, est l'aspect intérieur de notre vie en Christ. "Semblable à Dieu" pourrait-on traduire la piété. Comportons-nous "avec piété et crainte" à l'égard du Seigneur (Héb 10.28). Ces deux vertus, la justice et la piété, doivent nous occuper constamment, en ce que nous "veillions sur nous-mêmes" (Act 20.28; 1 Tim 4.16), car nous ne connaissons que trop bien notre "vieille nature", "le péché" (Rom 7.14-25; 1 Tim 1.12-15). "Au contraire, je traite durement mon corps, et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d'être moi-même disqualifié", (1 Cor 9.27) nous confie Paul. La foi est cette confiance inébranlable en Dieu dans toutes les circonstances (Ps 37.5). L'amour, joint à la foi, est une vertu qui pénètre jusqu'au fond des cœurs. Il est basé sur notre attachement profond à Dieu (Matth 22.37-39) et fait jaillir l'amour du prochain. Quand "l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint" (Rom 5.5), nous pouvons accomplir de belles œuvres par la manifestation de l'amour pour les autres (1 Jean 4.7-21; 2 Cor 6.11-13; Phil 2.5; Col 1.27-28). Dans une église, où l'amour de Dieu est réelle, l'amour du prochain est aussi manifeste. Disciple authentique du Seigneur est celui qui "a de l'amour pour les autres" (Jean 13.35). La persévérance est nécessaire à l'avancement dans le service. Tant de circonstances défavorables dans la vie risquent de nous décourager et de nous faire ralentir dans notre marche chrétienne. N'oublions pas la persévérance qui peut être traduite par "endurance", "patience", et "constance". La douceur, dernier maillon de cette chaîne bénie des vertus chrétiennes est couplée à la persévérance. Quelle extraordinaire manifestation du caractère de Dieu dans une vie chrétienne, quand elle est imprégnées de cette douceur qui rend nos relations humaines plus agréables (Phil 4.5). 3. Combats le bon combat de la foi Le verset 12 nous exhorte au combat. La vie chrétienne n'est pas une promenade de plaisir, mais un combat continuel, car nous sommes en état de guerre: le royaume des ténèbres contre le royaume de Dieu. Paul fait ici un appel à la guerre contre ce royaume des ténèbres. Le chrétien a trois ennemis à affronter: • La chair (Gal 5.17. C'est "le péché" (Rom 7), la "vieille nature" ou le "vieil homme" (Rom 6) qui nous harcèlent constamment • Le diable, notre adversaire implacable (1 Pi 5.17) • Le monde avec sa mentalité (Jean 15.19; 1 Jean 2. 15-17; 5.4-5) C'est un combat rude et difficile contre le royaume des ténèbres, tel que nous le décrit Paul en Eph 6.10-20. Nous sommes appelés à résister aux ruses du diable en nous revêtant de toutes les armes de Dieu. Il ne s'agit pas de triomphalisme, mais de résistance et de fermeté dans la marche de la foi. Cela va à l'encontre d'un faux évangile, celui de "la prospérité", prêché par de faux docteurs. Ni prospérité, ni guérisons, ni miracles extérieurs sont promis par Dieu en permanence et ne constituent en aucune façon un critère de la foi. Au contraire, Paul dit: "Souffre avec moi comme un bon soldat" (2 Tim 2.3); "il faut entrer par beaucoup de tribulations dans le royaume de Dieu" (Act 14.22). Et le Seigneur disait à ses disciples: "celui qui ne se charge pas de sa croix, et me suit, n'est pas digne de moi" (Matth 10.38). Ne nous laissons pas troubler par les "miracles" mirobolants, car l'ennemi aussi peut en produire (2 Thes 2.9-12). Dieu nous demande simplement de tenir ferme dans notre guerre spirituelle, car l'ennemi a été vaincu à la croix par Jésus-Christ. Le mot "combat" (agonizomai), traduit par "agonie" est significatif. La guerre sainte est une agonie pour l'Eglise et représente beaucoup de souffrance. Mais Dieu appelle ce combat "bon" ou "noble". Nos armes sont puissantes, car grâce à elles, "nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, en amenant captive toute pensée à l'obéissance de Christ " (2 Cor 10.4-5). Nos pensées, notre mentalité sont imprégnées de Dieu pour annoncer et défendre la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ et pour nous conduire en accord avec les Ecritures. Ce combat est celui de "la foi", le contenu de toute la Bible (Jude 3). Paul s'est servi du terme "combat" bien courant dans les milieux militaire et athlétique pour nous encourager à servir Dieu comme le soldat dans son armée et l'athlète dans le stade, en vue de remporter une trophée: concentration, discipline de fer, efforts, labeur dur et endurance sont des qualités requises. Il en est de même pour le serviteur de Dieu (1 Cor 9.25-27; Phil 3.14). 4. Saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé Ce verset 12 nous exhorte à "travailler à notre salut avec crainte et tremblement" (Phil 2.12-18), non pas que nous devions acquérir nous-mêmes notre salut ou la vie éternelle, car l'œuvre rédemptrice de Jésus-Christ à la croix du Calvaire est complète et il n'y a rien a ajouter. C'est Christ qui nous a acquit le salut. La vie éternelle donnée par Jésus est absolue et complète (Jean 10.28-30). Personne ne pourra jamais ravir l'enfant de Dieu des mains de son Sauveur (Eph 1.3-13; Rom 8.1, 18-37; Phil 1.6). Paul donne cet impératif de "saisir la vie éternelle" dans la perspective de l'éternité: il s'agit simplement de "saisir Christ comme nous avons été saisis par lui" (Phil 3.12-14). Nous devons Le servir dans cette perspective-là, en honorant Dieu par nos attitudes et notre comportement, une vie reflétant Christ (2 Cor 3.18). 5. Garde le commandement sans tache sans reproche Ce texte (v. 14) nous parle de "l'ordonnance" de Dieu, de sa "loi". Toute la Parole de Dieu est "commandement" et doit être annoncée et gardée. Jésus, dans sa prière sacerdotale, demandait au Père de "nous sanctifier par la vérité, car la Parole est la vérité" (Jean 17.17). Timothée devait garder la parole de la vérité, trésor confié à chaque disciple du Seigneur (1 Tim 1.18-19; 4.6,16; 6.20; 2 Tim 1.13-14; 2.15-18). C'est ce que faisait l'apôtre Paul tout au long de sa vie: "je vous ai enseigné publiquement et dans les maisons tout ce qui vous était utile". Il avait enseigné "tout le conseil de Dieu" (Act 20.19-21,27; 2 Tim 4.2). Cet impératif est donné "devant Dieu" et "devant le Seigneur Jésus-Christ" (v 13) en prenant à témoin le Tout-puissant. C'est une affaire sérieuse, et cette Parole doit être gardée "sans tache et sans reproche". Nous devons être irréprochables dans ce que nous proclamons et vivons. Gardons donc la vérité et marchons en elle jusqu'au jour du retour de notre Seigneur Jésus-Christ (Apoc 22.12). Veillons, prions et travaillons, car le Seigneur vient, "sachant que notre travail n'est pas en vain dans le Seigneur" (1 Cor 15.58). Servons Dieu en le glorifiant en croissant dans la connaissance de sa Personne infiniment bénie et glorieuse! Note Cet exposé a été inspiré très largement par l'excellent commentaire sur 1 Timothée de John McArthur
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UNE VIE DE VICTOIRE

1 Mai 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Exhortation

                                                      377041 201721079905500 159928490751426 446654 806050360 n UNE VIE DE VICTOIRE

 

J’aimerais aujourd’hui vous raconter une parabole

Jean habitait une maison de deux étages, avec cinq pièces au rez-de-chaussée et cinq pièces en haut.

Un jour, il entendit quelqu’un frapper doucement à la porte. Lorsque Jean ouvrit, le Seigneur Jésus se tenait en face de lui. « Viens, entre », dit Jean, excité par cette visite inattendue. « Je vais te donner la meilleure chambre de la maison – elle est en haut ». Comme Jésus est un gentleman, il remercia Jean et accepta avec joie l’invitation.

Le lendemain, quelqu’un martela la porte d’entrée avec fracas. Lorsque Jean ouvrit, qui était là ? Le Diable. « Non », cria Jean, « Je ne te veux pas ici ». Mais le diable ricana et dit : « Je suis déjà à l’intérieur » – et il poussa Jean de côté. Une grande lutte commença alors. Satan déversa sur Jean des tentations, des souillures, des pensées négatives, pleines de péchés ; c’était horrible. Vers le soir, Jean reprit le dessus ; il jeta le diable hors de la maison et ferma la porte. Essayant de retrouver ses esprits et son souffle, il se dit soudain : « Mais, j’ai donné à Jésus la meilleure chambre de la maison. Pourquoi n’est-Il pas descendu pour m’aider ? »

Jean posa la question à Jésus qui lui répondit : « Tu m’as donné seulement une de tes dix pièces ». Jean reconnut le problème, tomba sur ses genoux et dit : « Seigneur Jésus, je vois mon erreur. Pardonne-moi, s’il te plaît. Je te donne à partir de maintenant la moitié de la maison ». Jésus accepta poliment son offre.

Le jour suivant ressembla au précédent. Le Diable réussit à entrer dans la maison et il y eut à nouveau une lutte. Vers le soir, Jean était totalement exténué et se demanda à nouveau : « Pourquoi Jésus n’est-Il pas venu m’aider aujourd’hui ? Je vais aller le Lui demander ».

Le Seigneur dit : « Mon enfant, pourquoi ne me donnes-tu pas la maison dans son intégralité ? Alors je ne serai plus un invité ici. Pourquoi ne me donnes-tu pas libre champ ? ». Jean éclata en sanglots. Il sortit de sa poche la clé de la porte d’entrée et la tendit à Jésus. « S’il te plaît, sois le Seigneur de ma vie entière », dit-il. Il avait maintenant tout remis à Jésus.

Le lendemain, alors qu’il faisait encore nuit, quelqu’un frappa si durement à la porte d’entrée que toute la maison trembla. Jean sauta de son lit, tremblant de peur. « Oh, non, c’est à nouveau le Diable », gémit-il. Mais soudain, il entendit des pas dans la maison. C’était Jésus qui se dirigeait avec majesté et puissance vers la porte d’entrée. Il détenait la clé de la maison. C’était maintenant à Lui d’aller ouvrir. Jean se demanda ce qui allait se passer et courut se tenir derrière Jésus, lorsque le Seigneur ouvrit grand la porte. Qui était-ce ? Le Diable bien sûr. Pourtant, lorsque le Diable vit Jésus à la porte, il s’inclina très bas par terre et dit : « Pardonnez-moi, monsieur. J’ai dû frapper à la mauvaise porte ! » Et il prit ses jambes à son cou.

Est-ce que Jésus est Seigneur de chaque partie de votre vie ?

Ou est-Il Seigneur de seulement quelques pièces de votre maison ? Certaines personnes ont donné à Jésus neuf pièces de la maison de leur vie et à la porte de la chambre numéro 10, il y a un écriteau : « Privé – interdiction d’entrer ». Dans cette pièce se cache des péchés, des mensonges, des déceptions, des impuretés, des choses qu’ils savent que Jésus n’aime pas. Dans cette chambre, ils mènent une double vie. Ce sont les choses qui donnent à Satan le droit de frapper à la porte d’entrée de leur maison et d’entrer de force à l’intérieur.

Jésus ne peut pas être trompé. Il connaît chaque détail de notre vie et l’état de chaque pièce de notre vie – même des endroits que nous essayons avec minutie de Lui cacher.

Donnez-Lui la maison entière de votre vie : Tout, chaque endroit ! Il aimerait enlever toute la saleté, nettoyer et ranger chaque endroit, mettre en ordre cette maison et ouvrir toutes les fenêtres pour laisser entrer de l’air frais et de la lumière.

Il aimerait que chaque partie de votre vie soit un endroit où Il aime passer du temps et où Il se sent à l’aise.

Invitez-Le de tout votre cœur à être le Seigneur de chaque partie de votre vie. Avec vos propres mots, dites quelque chose comme ce qui figure ci-dessous :

« Cher Seigneur Jésus Christ,
Je te donne chaque pièce, chaque coin et recoin de la maison de ma vie. 
Je te donne volontairement TOUT, car Tu es mon Seigneur et mon Sauveur ! 
Tu connais tous mes péchés, ma situation et mes dépendances. 
Je mets toute ma confiance en toi, le Fils du Dieu vivant. Purifie-moi et fais de ma vie un endroit où tu te sens à l’aise et qui t’honore. 
Je m’ouvre à Ton Saint-Esprit et j’aimerais Te suivre tous les jours de ma vie. 
Je mets ma confiance en Toi.
Sois, s’il te plaît le Seigneur de toute ma vie ! »

Voilà ce que je recommande si vous voulez vivre une vie de victoire !

REINHARD BONNKE

 Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !
1 Corinthiens 15 : 57

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Ephésiens 2.19

 

Lien : http://www.bonnke.net/cfan/fr/victorious

 

Je mets toute ma confiance en toi, le Fils du Dieu vivant. Purifie-moi et fais de ma vie un endroit où tu te sens à l’aise et qui t’honore. 
Je m’ouvre à Ton Saint-Esprit et j’aimerais Te suivre tous les jours de ma vie. 
Je mets ma confiance en Toi.
Sois, s’il te plaît le Seigneur de toute ma vie ! »

Voilà ce que je recommande si vous voulez vivre une vie de victoire !

REINHARD BONNKE

 Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !
1 Corinthiens 15 : 57

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Ephésiens 2.19

 

Lien : http://www.bonnke.net/cfan/fr/victorious

 

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LE COURS DU TEMPS DE L’ÉTERNITÉ EN ÉTERNITÉ

28 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

LE COURS DES TEMPS

DE l’ETERNITE A L’ETERNITE

 E. BILLE

 

Préface :

 

 

Cette petite brochure n’est qu’une explication, bien incomplète du reste, qui accompagne le tableau.

 

Nous n’apportons rien de nouveau, et nous reconnaissons l’imperfection de tout ce que nous pouvons présenter pour aider à saisir la pensée de Dieu, révélée dans la parole.

 

Mais nous sommes convaincus que le tableau aidera plusieurs et qu’ainsi la parole nous deviendra précieuse et plus facile à comprendre.

 

Notre désir est qu’il résulte un plus grand attachement au Seigneur et que nous puissions l’attendre chaque jour.

                                                                                        E. Bille

 

 L’éternité de ce tableau commence par l’éternité passée et se termine par l’éternité future, relativement à la terre. 

Ce qui est éternel : 

Au commencement Dieu (Gen. 1,1),

Dieu d’éternité (Deut. 33,27 ; Esaïe 40, 28 ; 21 ; 33),

Dieu le père (1 Cor. 8, 6),

Le Fils éternel (jean 1, 1-4 ; Col. 1, 15-19, Heb. 1, 2-8 ; 7, 16 et 28),

L’esprit éternel (Héb. 9 ; 14)

Le propos éternel de Dieu (Eph. 1, 4, 5, 9 ; 3, 4-11).

La création

 Le premier globe jaune montre la terre sortie parfaite des mains du Créateur. Au commencement Dieu créa les cieux et la terre (Gen. 1,1). Cette terre n’était sûrement pas sans forme et vide (Esaïe 45,18), mais parfaite comme toute la création de Dieu. Il est probable qu’elle était la plus belle planète de l’univers. Les passages d’Esaïe 14, 12 et d’Ezéchiel 28, 12-18, nous disent que Satan étai comme un astre brillant, un chérubin puissant, établi en Eden, le jardin de Dieu, avant sa chute sans doute. (Voyez encore Luc 4, 6 et jean 14, 30 ; 12, 31.) Sa chute amena probablement le bouleversement de cette première terre. Puis le verset 2 dit : et la terre était désolation et vide, ce qui est représenté par le globe gris. Combien de milliers d’années y a-t-il entre le premier et le second verset ? Cela n’est pas dit, mais c’est là qu’il y a de la place pour expliquer comment se sont formées et développées toutes les couches superposées de la terre et tout ce qu’on en tire, ce que les savants ont cherché et cherchent encore. La vraie science ne se trouve jamais en contradiction avec la parole de Dieu ; car Dieu qui créa l’une – la terre- a écrit l’autre – La Bible. La terre est le livre de la création pour tous ceux qui veulent l’étudier. Sa parole est sa révélation.

Puis vient la terre ; troisième globe, comme Dieu la fit en 6 jours, des jours qui eurent matin et soir comme aujourd’hui. le septième jour Dieu se reposa.

Le plan de Dieu dans la création de l’homme

Dieu en créant l’homme mâle et femelle à son image et à sa ressemblance, en leur enjoignant de «fructifier et multiplier», de remplir la terre et de dominer sur tous les êtres vivants qu’il avait crées, commença  l’exécution d’un plan qu’il avait conçu dès l’éternité. Ce plan avait en vue Christ, le Fils, qui est à la fois la Parole (Jean 1,1) et la Sagesse de Dieu (Prov. 8, 22-31). Il n’est pas seulement l’architecte de la création ; il en est aussi la cause. Par lui et pour lui sont toutes choses… (Col. 1,16). C’est pourquoi le Seigneur disait aux juifs : « Sondez les Ecritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi. » Mais l’œuvre de Satan, qui amena dès le commencement la chute de l’homme, était aussi prévue dans ce plan. En sorte que, aussitôt après la chute ; Dieu en révéla le remède en annonçant la venue du Rédempteur de l’humanité, qui vaincrait l’adversaire et ramènerait toute chose à la perfection et au repos primitif. Il revendiquerait en même temps la gloire de Dieu et le Sauveur du monde. C’est là le but de la prophétie de l’Ancien Testament ; la gloire de Christ en rapport avec les voies de Dieu envers la terre. C’est le sujet inspiré du Psaume 8.

On ne saurait guère ne pas voir en figure dans les six jours dans lesquels Dieu a travaillé à forme la terre et à la préparer si merveilleusement pour recevoir l’homme, les six mille ans qui se sont écoulés depuis, et au terme desquels nous touchons. A la lumière des écrits prophétiques, nous voyons distinctement que les mille ans qui suivront correspondront au septième jour ; où Dieu se reposa de ses œuvres créatrices. Cette période de mille ans est appelée  «le jour de Christ ». En ce jour-là, dit Esaïe, «la terre sera pleine de la connaissance de l’Eternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer ». Il y aura une racine d’Isaï (Christ) dressée comme une bannière des peuples ; les nations la rechercheront, et son repos sera gloire (Esaïe 11, 9, 10).

 

Lignes principales et division de la chronologie biblique

 

Pour faciliter l’intelligence des voies de Dieu envers ce monde, le tableau  prophétique que nous présentons offre aussi sept divisions ou périodes, dont les six premières correspondent aux six milles ans qui vont se terminer, tandis que la septième est le Millenium, dans lequel s ‘accompliront toutes les  prophéties et les promesses de Dieu à l’égard de la terre.

D’Adam en Eden jusqu’au Déluge ;

Du Déluge à l’appel d’Abraham ;

De l’appel d’Abraham au passage de la mer Rouge ;

Du passage de la mer Rouge à la construction du temple de Salomon ;

De la construction du temple de Salomon à sa destruction et à la déportation par Nébucadnetsar des deux tribus restantes de Juda et de Benjamin.

Depuis cette déportation au jugement des nations et à la restauration du royaume d’Israël par Christ.

Première période (environ 1657 ans)

Origine de l’humanité en Eden. La tentation et la chute d’Adam et  d’Eve. Par cette désobéissance, le péché est entré dans le monde ; et par le péché la mort (Rot 5 ; 12). Voyez la grosse ligne noire. Ils furent chassés d’Eden. Leur premier-né, Caïn, met au jour le péché dans lequel il fut engendré, il hait et tue Abel son frère. Le sacrifice d’Abel  le juste, montre qu’il avait conscience du péché ; il comprit que Dieu exigeait le sang d’une victime préfigurant ainsi l’expiation opérée par Christ le Sauveur. C’est pourquoi le Seigneur l’appelle juste et le met au rang des prophètes. (Comparez Matt. 23, 35 et Luc 11, 50, 51).

Seth remplaça Abel dans la généalogie des croyants et prit place dans la génération qui invoque le nom de l’Eternel, et que Dieu préserva de la destruction en suivant Noé ; le huitième, et sa famille, par le moyen de l’Arche. Celle-ci est un type du salut en Christ et aussi la figure du baptême, qui montre la mort du croyant avec Christ (1 pierre 3, 21). La flèche bleue ascendante désigne Hénoc, enlevé au ciel sans avoir passé » par la mort (Gen. 5,24).

Deuxième période (427 ans)

Noé sort de l’arche e offre en adorateur un holocauste, sacrifice de bonne odeur à l’Eternel, qui lui fait la promesse de ne plus envoyer de déluge sur la terre ; et lui en donne un signe, l’arc-en-ciel. Dieu lui confie en même temps le gouvernement par l’épée ; afin de réprimer le mal et la violence.

Par les trois fils de Noé, les hommes se multiplient et commencent à manifester un esprit d’indépendance à l’égard de Dieu. La tour de Babel, manifestation d’orgueil et de présomption (Gen. 11,4) ; attire sur eux le jugement, la confusion par la multiplicité des langues, qui les disperse et forme les nationalités diverses. Dieu avait pourvu par la longévité des hommes à ce que les premiers oracles fussent transmis oralement de génération en génération. Par ce moyen la connaissance du vrai Dieu existait encore par-ci par-là au temps d’Abraham, car Arpacshad ; fils de Sem, vécut encore 90 ans après la naissance d’Abraham. Job en est un exemple. Mais l’idolâtrie avait déjà envahi une grande partie des nations lorsque Dieu appela Abraham à quitter la Chaldée, sa patrie. L’idole représente le dieu des Chaldéens.

Troisième période (645 ans)

En Abraham Dieu se forma un peuple à part (c’est l’élection) ; en vue de lui confier ses oracles par écrit et de maintenir sur la terre la connaissance et le culte du vrai Dieu. Ligne rouge. En contraste la ligne verte représente les nations. Il fit alliance avec Abraham en lui faisant des promesses qu’il confirma par serment. Dieu trouva en Abraham la foi qui répondait à cette alliance et qui lui valut le titre de père de tous les croyants. Ces promesses concernaient les bénédictions futures, qui assuraient la primauté de la nation juive sur toutes les autres nations, ce qui aura son plein accomplissement pendant le règne millénaire de Christ. Dieu confirma à Jacob ses promesses. Jacob en mourant prédit que le Messie surgirait de la tribu de Juda, son fis.

Les fils de Jacob descendent avec lui en Egypte et s’y établissent, et leur postérité y devient  un peuple nombreux, que le pharaon opprime par un dur esclavage (voir les pyramides). Après 430 ans ; Dieu suscite du milieu d’eux Moïse, qu’il envoie pour délivrer le peuple. Cette délivrance s’opère par le passage miraculeux de la mer Rouge, petite ligne rouge verticale ; puis par la destruction de l’armée de Pharaon. 1492 ans A. C.

Quatrième période (480 ans)

Le peuple d’Israël sous la conduite de Moïse est amené à la montagne de Sinaï, où il reçoit la loi et l’ordonnance de construire le tabernacle, l’institution de la sacrificature. Dieu fait avec Moïse et avec Israël une alliance selon les dix paroles, que Moïse écrivait sur les tables de pierre (ex 34,27).

Une année plus tard, Israël arrive à Kadès-Barnéa, d’où douze  espions sont envoyés pour explorer le pays de Canaan. Le peuple refuse de monter en Canaan par crainte des géants que les espions y ont vus. Dieu les punits en les faisant séjourner et errer pendant 40 ans dans le désert ; où toute la génération sortie d’Egypte dès 20 ans et au-dessus périt ; à l’exception de deux hommes de foi, Josué et Caleb. A la fin des quarante ans, Moïse meurt. Josué introduit le peuple en canaan et partages le pays entre les douze tribus.

Le tabernacle est dressé  à  Silo. C’est la période des juges et de la corruption de la sacrificature. Israël demande d’avoir un roi comme les nations. Saül devient roi d’Israël. Il est réprouvé de Dieu et David est oint roi à sa place. David règne 40 ans, d’abord à Hébron sur deux tribus ; puis à Jérusalem sur tout Israël.

Cinquième période (407ans)

Salomon succède à David sur le trône d’Israël. Il construit le temple, que Dieu consacre solennellement en le remplissant de sa gloire.

Après un règne de 40 ans, Salomon meurt, et Roboam, son fils, lui succède ? . Le royaume est divisé. Jéroboam, fils de Nébath, règne sur dix tribus à Samarie et emmène les dix tribus en captivité en Assyrie (2 Rois 17 et 18). Ligne oblique pointillée rouge descendant vers la ligne des nations.

En l’an 606 A.C., Nebucadnetsar assiège Jérusalem et emmène une partie du peuple en esclavage en Babylonie, y compris Daniel (2 Rois 24). Deuxième ligne oblique pointillée rouge descendante. L’année suivante Daniel reçoit l’explication du songe de Nebucadnetsar, qui de la part du Dieu des cieux reçoit le titre de roi des rois et de dominateur sur tous les royaumes. Ici commence le temps des Gentils (Luc 21,24). Pour cette raison le ligne verte grossie remplace le ligne rouge qui a presque entièrement disparu. Ici ont aussi commencé les 70 ans d’esclavage que Jérémie annonça à Juda  (Jér. 25, 11). Jérémie lui-même reste encore à Jérusalem. En  587, Nebucdnetsar détruit Jérusalem, brûle le temple et emmène le reste de Juda à Babylone (2 Rois 25). En 538, après la chute de Belsatsar, Daniel reçoit la vision des quatres bêtes représentant les quatres monarchies qui devaient se succéder pendant le «temps des Gentils », et l’annonce du cycle prophétique de 70 semaines d’année pour Israël à partir de l’ordre de Cyrus, qui instaura la domination médo-perse et donna l’ordre de reconstruire le temple. En 536, Esdras qui Babylone avec une partie de Juda et vient à Jérusalem.

Sixième période

(Le cycle des  70 semaines d’années, soit 490 ans)

 

cette période comprend la succession des trois dernières monarchies, et complète le «temps des Gentils» ; mais elle renferme en parenthèse entre la 69e et la 70e semaine prophétique, toute l’économie de la grâce, temps qui n’est Paz compté, pendant lequel Dieu forme l’Eglise,  le Corps de Christ, le mystère caché dès l’éternité et révélé seulement à la fin des temps. Ce temps de la grâce est indépendant de l’ordre prophétique des événements concernant Israël et de ses rapports avec les quatre monarchies.

Entre le denier prophète, Malachie, et Christ, les Macchab » »s prirent place parmi les hommes de foi, marqués sur le tableau par une ligne horizontale pointillée rouge, à côté des ancêtres de Jésus Christ formant sa généalogie ; de zorobabel à Joseph et à Marie. Mais il eut 4 siècles silencieux ; où Dieu n’envoya plus de  prophètes.

La croix

A la croix ; la 69e semaine de Daniel fut accomplie. Christ vint en grâce pour bénir. Mais il attendait du fruit de son peuple (d’Israël) dont il avait pris tan de soins, lui prodiguant sa sollicitude (Luc 13, 6-9). Il vint manifester la vérité de Dieu, pour accomplir les promesses faites aux pères (Rom. 15,8 ; Michée 7,20), selon sa justice (2 Pierre 1, 1). Mais il fut rejeté, les juifs crucifièrent le fils de DIEU, leur Messie. Dès lors un endurcissement s’empara d’eux comme jugement, et Dieu fait annoncer l’Evangile aux nations. A partir de la croix la ligne verte est encore plus marquée ? L’œuvre que Dieu fait sur la terre maintenant dure un temps indéterminé, conformément aux paroles de Pierre ; «Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom» (Actes 15 ; 14).

Devant la croix tout est sombre. Le Seigneur a dit ; « C‘est ici votre heure et le pouvoir des ténèbres. » C’est la nuit du péché, le plus  grand crime que l’homme ait jamais commis. Après la croix c’est la lumière ; figurée sur le tableau. C’est le terrain de la résurrection, c’est la vie.

La ligne noire descendante montre Christ entrant dans le shéol (Ps. 16, 10) ; séjour des âmes séparées du corps. La ligne remontante présente la résurrection de christ, comme prémices de ceux qui sont morts dans la foi, ou "endormis".

La croix est le pivot de l’histoire de la terre. Dieu la vit dès le commencement, ce fondement solide ; cette œuvre parfaite accomplie, par laquelle devaient être sauvés des milliers de milliers ; une foule innombrable comme le sable des mers, qui habiteront éternellement les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Durant l’éternité ils se souviendront de la croix, cause première de toutes leurs joies. Dieu eut toujours devant les yeux la croix, sans laquelle il n’aurait pas pu bénir l’homme déchu. C’est là que sa sainteté  fut proclamée, sa justice satisfaite, car expiation fut  faite glorifier, et maintenant il est juste et justifiant celui qui croit en Jésus (Rom 3 ; 26). Dès lors cette bénédiction coule comme un fleuve pour quiconque la veut, et elle sera pour toujours le partage des rachetés qui seront dans les demeures que le Seigneur a préparées, où ils jouiront alors de tous les fruits de cette œuvre parfaite accomplie par leur bien aimé Sauveur.

Le Seigneur ressuscita le troisième jour ; et 40 jours plus tard il fut élevé au ciel. L’ascension est figurée par la ligne or ascendante ; la ligne bleue descendante avec une colombe représente la descente du Saint Esprit à la Pentecôte, par lequel Dieu opère dans le cœur des hommes. Aujourd’hui encore l’Evangile de la grâce est prêché ; Christ est présenté comme Sauveur. Quiconque le reçoit est sauvé et devient un enfant de Dieu (Jean 1, 12). Les flèches rouges et vertes montrent que l’Eglise de  Christ, soleil de justice, Chef de l’Eglise, à qui elle est étroitement unie, étant son corps (Epître aux Ephésiens), lui étant la tête son corps (Epître aux Colossiens). C ‘est à la Pentecôte, quand l’Esprit Saint descendit sur les apôtres et les disciples réunis ; que commença la formation de l'église ; ou l’Assemblée. A la suite de la prédication de pierres 3000 âmes furent ajoutées. Quand le dernier membre de ce corps aura été ajouté ; le Seigneur viendra chercher les siens et les introduire dans la gloire. 

L’Eglise est présentée dans Apocalypse 1 ; 20 sous le symbole de 7 lampes d’or, ce que montre le tableau. Ce sont 7 assemblées locales (Ch 2 ; 3 ), existant alors en Asie  mineure ; elles sont en  même temps une image prophétique de ce que devait devenir l’Eglise ou l’Assemblé au cours des âges. Elles marquent les différentes étapes de son développement, ainsi que les responsabilités respectives de chacune d’elle ; et dans ce sens figuré, elles sont plus ou moins successives. C’est un résumé de l’histoire de l’Eglise sur la terre et de son attitude à l’égard de son Seigneur. Les 7 étoiles au-dessus figurent les anges des 7 assemblées, que Christ tient dans sa main, ainsi que les clefs de la mort et du hadès (Apoc. 1, 18-20).

 

Ces assemblées sont :

 

EPHESE : Première &poque ; qui commence à la descente du Saint Esprit. Le Seigneur lui reproche d’avoir perdu son premier amour,

 

SMYRNE : Temps des dix grandes persécutions de Néron à Constantin, de l’an 54 à l’an 312,

 

PERGAME : L’Eglise se lie avec le monde aux jours de Constantin. La ligne bleue montre les vrais chrétiens, en qui habite le Saint Esprit, dans les différents stades de l’Eglise professante. A Pergame une ligne brune se mélange à la ligne bleue, c’est le monde entrant dans l’Eglise, le joug mal assorti.

 

THYATIRE : la Papauté, qui est issue de Pergamz, et qui va se développant. Le caractère de Balaam, c’est-à-dire la religion de l’homme, et des Nicolaïtes, l’’usurpation ecclésiastique. Comme la femme Jésabel introduisit le culte des images, dans le culte chrétien. Mais il y a des fidèles, voyez la ligne bleue.

 

SARDES : L’Eglise protestante, qui eut un si beau commencement à la Réformation ; dégénéra jusqu’à n’avoir plus que la forme de la piété. Elle aussi est jugée dans son ensemble par le Seigneur. Mais il y a aussi au milieu d’elle un certain nombre de croyants qui n’ont pas souillé » leurs robes.

 

PHILADELPHIE : Représente les croyants qui n’ont pas de part à ce que le Seigneur réprouve dans les deux Eglises précédentes ni dans la suivante. Ils gardent sa parole et ne renient pas son nom. Ceux qui ne sont pas au Seigneur n’en font pas partie. C’est à cette assemblée que le Seigneur dit «Tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée toute entière… J e viens bientôt. » Ce passage, comme bien d’autres, montre clairement que l’Eglise ne traversera pas la grande tribulation décrite dans les chapitres 6 et suivants de l’Apocalypse. Elle n’attend rien que la venue du Seigneur.

 

LAODICEE : Montre la dernière étape de l’Eglise professante sur la terre. Triste état de tiédeur et l’orgueil spirituel, que le Seigneur abhorre. Lui-même se trouve dehors. La ligne brune est très forte, l’Eglise devient apostate. Toutefois il s’y trouve encore un petit résidu que le Seigneur reconnaît, ceux qui l’aiment, qui lui ouvrent leur cœur et avec lesquels il peut avoir communion.

L’Etoile

Le Seigneur est l’Etoile brillante du matin (Apoc. 22, 16). Sa venue est l’attente de l’Eglise, c’est l’espérance qu’il a laissée aux siens. Il vient les chercher. Voyez combien les apôtres en parlent dans les épîtres. Paul nous donne le détail de sa venue. 1 Thessaloniciens  4 et 1 Corinthiens 15 nous disent quels sont ceux qui s’en iront à sa rencontre. Ceux qui sont morts dans la foi (endormis) seront ressuscités et les croyants vivants sur la terre seront changés et nous ravis ensemble dans les nuées à sa rencontre pour être pour toujours avec lui. La ligne bleue ascendante marque l’Eglise quittant la terre et rencontrant la ligne or, qui montre le Seigneur venant la chercher, et les deux s ‘en vont en haut. Les croyants paraîtront alors devant le tribunal de Christ ; afin de recevoir selon ce qu’ils auront fait dans le corps, soit bien soit mal. Ici il n’est pas question de vie ou de mort, ce n’est pas le grand trône blanc d’Apocalypse 20. Ce n’est pas le jugement des personnes, mais des œuvres ; c’est-à-dire la rétribution selon la conduite (2 Cor. 5, 10) et le travail de chacun (1 Cor. 3,13). Puis auront lieu les noces de l’Agneau.

Fin de la sixième période

Quand Christ sera venu chercher son Eglise ; et avec elle tous ses rachetés des temps antérieurs (Héb. 11,40), alors commencera la 70e semaine de la prophétie de Daniel, avec tous les importants événements annoncés par ce prophète et d’autres, et par le Seigneur Lui-même (Matt. 24) et l’Apocalypse. La carte présente donc, dans cette 6e période, avant la croix, d’abord la succession des quatre empires des gentils, dont le dernier s’est rendu complice avec les juifs de la mort de Christ. C’est là que la prophétie a été interrompue, puis elle reprend son cours, soit la 70e semaine de Daniel, après l »enlèvement de l’Eglise. A cette époque, un bon nombre de juifs seront rentrés en Palestine, et d’autres les suivront en grand nombre, attirés par les séductions politiques et religieux de l’Antichrist, et la plupart d’entre eux dans leur incrédulité ; c’est-à-dire sans posséder la foi dans les promesses de Dieu. Dieu rassemblera tout son peuple, y compris les dix tribus dispersées parmi les nations (Esaïe 49, 18-22 ; Jér. 31, 6-9 ; Ezéch. 20, 32-37). Voyez la ligne pointillée rouge remontant vers la ligne supérieure. Ils se reconstituent comme nation et rabattissent un temple. Pendant 3 ans et demi, ou la première moitié de Dieu, prêchent le royaume de Dieu et annoncent la venue de Christ.

 

Leur ministère a pour but de mettre en garde le peuple contre la séduction de l’Antichrist, et de former un résidu fidèle par l’intelligence des Ecritures et la foi dans le vrai Christ. A la moitié de la semaine ;Satan est précipité avec ses anges sur la terre (Apoc. 12 ? 7-12). L’Antichrist jette bas le masque et se fait adorer comme Dieu dans le temple. Il met à mort les deux témoins et commence une terrible persécution contre le résidu fidèle, dont une partie se sauve en fuyant vers Ammon et Edom, peuples épargnés du jugement (voyez Daniel 11, 41), e qui pourront servir de lieux de refuge aux fuyards (comparez Esaïe 16, 3-5 ; 21,15). Ce sera l’abomination de la désolation (Matt. 24, 15-23). Voyez l’ombre particulièrement marquée sur cette dernière demi-semaine. Les deux témoins ressuscitent et sont enlevés au ciel, ligne marquée sur le tableau (Apoc. 11,12).

 

En même temps, l’Empire romain, la Bête (Apoc. 13), sera reconstitué sous forma de dix royaumes, qui d’un commun accord donneront le pouvoir à la Bête, création satanique, qui remplira le monde d’étonnement. Les hommes seront conduits à l’adorer aussi. A la fin de la semaine, les armées de la Bête se rencontreront en bataille à Armageddon contre les armées des puissances de l'Est, à propos de la Palestine. Là  le Seigneur descendant du ciel les frappera toutes par l’épée qui sortira de sa bouche (Apoc. 19). Leur jugement sera ainsi exécuté à la fin des temps et de l’Empire des Gentils. Christ délivrant le résidu fidèle d’Israël établira son royaume de justice et de paix à Jérusalem et sur la terre entière.

Quant au rouleau avec ses sept sceaux ; les sept trompettes et les sept coupes, qui figurent dans cette section, leur explication est donnée dans les chapitres 6 à 16 de l’Apocalypse. Toutes ces choses parlent des jugements des préliminaires seront suivis par le jugement des vivants (Apoc. 20, 4), temps de la moisson et de la vendange, dont il est parlé dans l’Evangile de Matthieu et ailleurs (Apoc. 14, 14-20), qui sont des figures sous deux points de vue différents. Alors la Bête et le Faux Prophète seront pris et jetés vifs dans l ‘étang de feu et de soufre (Apoc.19, 19-21), et Satan sera lié dans l’abîme pour mille ans (Apoc. 20, 1-3).

La petite montagne d’où le Seigneur est monté au ciel (Actes 1, 12) est la même dont parle le prophète Zacharie (14, 4), sur laquelle il viendra poser ses pieds lors de son retour en gloire,  pour délivrer Jérusalem et pour établir le règne de mille ans. C ‘est le Mont des Oliviers entre Jérusalem et Béthanie (Luc 24,50).

Septième période

Le Royaume de Christ

Toutes les prophéties concernant le règne glorieux de Christ sur la terre auront alors leur accomplissement. Christ s’assiéra sur le trône de David. Les promesses faites à Abraham et à David se réaliseront. Quant à Israël, c’est l’œuvre de Christ et son intercession pour lui sur la croix qui aura rendu possible son entrée en possession des bénédictions millénaires, malgré toute l’infidélité dont il s’est rendu coupable. Quant aux nations, elles entreront dans ce royaume seulement aussi en vertu de l’œuvre de Christ, du sang de la croix, qui est la propitiation pour le monde entier (1njean 2, 2). Pendant ces mille ans, le jugement individuel aura lieu en gouvernement chaque jour, et judiciairement à la fin devant le grand trône blanc. Pendant ce temps un grand nombre d’entre les nations se convertiront et auront leur par éternelle dans la nouvelle création. (Voir une partie de ligne rouge et de la ligne verte montant au-dessus du trône.) 

Le Millenium correspond au 7e jour de la création, dont le repos a été interrompu par la chute d’Adam. L’œuvre de la Rédemption permet la restauration de toute chose et les temps de rafraîchissement dont toute terre pourra jouir, moyennant l’incarcération de Satan. Al la fin de ce temps béni, Satan sortira de sa prison (Apoc. 20 ; 7-10) pour égarer les nations encore une fois, afin qu’elles fassent la guerre aux saints ; mais le feu du ciel descend et les consume, et Satan est jeté dans l’étang de feu et de soufre. Mais Satan n’est pas seul ennemi que le Seigneur détruira. Il est écrit : Il faut que Christ règne, jusqu’à ce que tous ses ennemis soient mis sous ses pieds (1 Cor. 15). Les morts, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie, comparaissent devant le grand trône blanc pour être jugés selon leurs œuvres et sont jetés dans l’étang de feu (Apoc. 20, 12-15). Et la mort elle-même et les hadès (personnifiés) seront jetés dans l’étang de feu.

 Alors Christ remettra le royaume à son père. Et il y aura des nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habite. Dieu habitera avec les hommes. Il se reposera dans son amour (Soph. 3, 17).

 

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CELUI QUE DIEU UTILISE

28 Avril 2012 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Enseignements

CELUI QUE DIEU UTILISE

 

Dans le cœur de tous les chrétiens sincères, il y a un désir fervent d’être utilisé par Dieu. Le chrétien engagé passe de longs moments à étudier la Parole de Dieu ; il prie quotidiennement, dans le but de connaître la volonté de Dieu quant au service que le Seigneur attend de lui. A chaque occasion qui se présente, il veut connaître la meilleure façon de servir Dieu. Une bonne méthode pour découvrir qui sont ceux que Dieu utilise est d’étudier la vie d’un homme dont le ministère a été un succès. Le prophète Elie est un de ces hommes.

 

Dieu utilise ceux qui ne tolèrent pas le péché

 

                   Dans le royaume de Dieu, soit vous êtes pleinement utile, soit vous ne servez à rien ; il n’y a pas de milieu. Dieu ne peut utiliser ceux qui tolèrent le péché. Elie était un homme qui s’est inquiété de la corruption et de la dégradation morale de son peuple bien-aimé. Il était en colère. Il était déterminé à agir. Son cœur battait à l’unisson avec celui de Dieu (1 Rois 17.1). Tous les chrétiens devraient eux aussi être interpellés par la dégradation morale, le mal et l’iniquité.

 

                   Elie n’était pas indifférent au fait qu’Achab ait épousé Jézabel, et qu’ainsi le peuple soit conduit à adorer Baal au milieu d’orgies, dans la sorcellerie, et dans des observances religieuses qui déplaisaient au Seigneur (1 Rois 16.29-33). 

 

PRINCE PHOTOS 408-copie-1Dieu utilise ceux qui sont décidés à prier 

                   Dans Jacques 5.17-18, nous avons la confirmation qu’Elie était un homme de prière : « Elie était un homme de la même nature que nous : il pria avec insistance pour qu’il ne pleuve pas, et il ne tomba point de pluie… Puis, il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie… ». Est-ce que vous priez ? Faites-vous d’ardentes prières ? Quand Elie priait, c’était réellement un homme de prière ! Si vous avez donné votre vie à Dieu, et si vous vous préparez à le servir, la prière est une clé.

                   La prière n’est pas toujours quelque chose de spontané ; je suis dans le ministère depuis 30 ans, et elle n’est jamais venue facilement. Mais la prière militante a été la clé de tous les succès. Elie savait bien que Dieu avait mis l’ennemi sous ses pieds, mais il a persévéré dans la prière. Il allait et venait dans la chambre, probablement comme s’il avait été en train de  marcher sur les serpents, sur les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi ! (Luc 10.19). Parmi les différentes réunions d’église, la réunion de prière est souvent la moins fréquentée ; elle est un peu le parent pauvre de l’église. Dieu utilise des hommes et des femmes de prière, et ceux qui ne prient pas ne pourront pas être utilisés puissamment par Dieu. Ainsi, que les leaders exhortent les gens à prier, enseignent à le faire, et les inspirent à ce sujet ; qu’ils soient des exemples !

 

Dieu utilise ceux qui sont prêts à aller de l’avant malgré la peur

 

                   Elie dit à Achab : « L’Eternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole » (1 Rois 17.1). Elie ne s’est pas présenté avec impertinence devant le roi. Quand il y est allé, il était rempli d’effroi. Dieu ne vous a-t-il jamais demandé de faire quelque chose en dépit de la peur que vous pouvez éprouver ? Avoir la foi, cela signifie surpasser votre peur en allant droit au but et dans l’obéissance à Dieu, même en tremblant. Les gens que Dieu utilise sont ceux qui avancent même quand ils ont peur.

 

                   Il y a quelques années, notre famille s’est sentie poussée par Dieu à se rendre dans un petit village nommé Ranchos de Santiago, pour y annoncer l’Evangile. Arrivés sur place, nous avons été voir le maire pour lui demander la permission de faire une projection sur le mur d’un immeuble de la ville. Il répondit : « C’est entendu, vous pouvez le faire ». Nous avons donc annoncé notre réunion depuis notre camion, donnant rendez-vous aux gens pour le soir même.

 

                   Quelques personnes sont venues, et nous avons annoncé la Parole de Dieu. J’étais debout sur le capot du camion. Le projecteur était sur le toit, et mon fils Christ était à mes côtés.

 

                   Tout à coup, il s’est mis à pleuvoir mais non du ciel ! Des pierres tombaient sur nous ! Quelques hommes en colère ont brisé le pare-brise et la fenêtre latérale de notre camion. J’ai continué à prêcher ; j’avais peur de m’arrêter ! Si nous avions fui, ils nous auraient massacrés. Finalement, l’un d’eux est venu nous dire que le maire désirait nous voir partir. Alors sont sortis de ma bouche des mots non prémédités : « Oui, nous allons partir ; mais nous reviendrons ; et vous payerez les dégâts ! ».

                   Le lendemain, le capitaine de la police rurale et un lieutenant de l’armée nous ont accompagnés au village. Ils ont trouvé les individus qui avaient lancé les pierres et ceux-ci ont dû payer un nouveau pare-brise et une nouvelle vitre. Si Dieu nous appelle dans un endroit dangereux, nous pouvons y aller sans crainte, sachant que, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons, Dieu est tout-puissant pour nous garder et nous protéger. 

 

Dieu utilise ceux qui sont prêts à marcher seuls 

                   Lorsqu’il n’y a plus de pluie, les gens se sont fâchés contre Elie. Mais Dieu a dit : « Et la parole de l’Eternel fut adressée à Elie, en ces mots : pars d’ici, dirige-toi vers l’orient, et cache-toi près du torrent de Kerich, qui en en face du Jourdain. Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. Il partit et fit selon la parole de l4eternel…(1 Rois 17.2-5).

                   Lorsque vous êtes différent des autres, il peut arriver que vous vous retrouviez vraiment seul. Mais si vous voulez que Dieu vous utilise soyez prêts, si cela est nécessaire, à marcher dans la solitude. Etes-vous prêt à marcher seul avec Dieu ? Etes-vous disposé à attendre l’épouse ou l’époux que Dieu a prévu pour vous ? Etre seul n’a rien de drôle ; j’en sais quelque chose.

                   J’ai passé trois ans dans l’armée américaine. Je me suis souvent retrouvé seul, et j’ai beaucoup prié tout seul. C’était vraiment la solitude. A cette époque, Gloria et moi nous nous fréquentions. Nous apprenions à nous connaître par courrier, mais Dieu mène à bien toute chose : Gloria était exactement celle qu’il me fallait. Un peu de patience et de restrictions ont engendré une vie pleine de joie et de satisfaction.

 

Dieu utilise ceux qui acceptent l’intervention surnaturelle de Dieu

 

                   Mon origine religieuse excluait le surnaturel. Quand j’ai eu terminé mon service militaire, avec ma femme Gloria, je me suis rendu dans l’Indiana. Un évangéliste qui venait tout juste d’ouvrir une librairie allait partir pour un long voyage. Il nous a demandés de nous occuper de sa librairie pendant son absence. Ainsi, nous avons eu l’occasion de lire des livres dont nous ignorions l’existence, à cause d’une vie religieuse étriquée : sur Hudson Taylor, George Muller, et d’autres. La lecture de ces livres nous a transformés.

 

                   Plus tard, nous avons été appelés à un ministère pastoral dans une petite église bilingue interurbaine au Texas. Elle pouvait nous payer un salire de 24 dollars par mois ; notre loyer était de 56 dollars. Nous n’avions jamais connu quelqu’un qui avait vécu parla foi, mais ces livres nous ont appris à faire confiance à Dieu pour subvenir à nos besoins.

 

                   Dieu a répondu à notre foi en intervenant de manière miraculeusement. Si nous sommes disposés à vivre une telle aventure, Dieu pourra se servir de nous. Les choses matérielles ne sont pas ce qu’il y a de plus important, car Dieu est plus grand ! Soyons donc prêts à laisser Dieu pourvoir à nos besoins à sa façon. Nous pouvons lui faire confiance. L’Apôtre Paul écrit : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et pour tout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil 4.12-13).

Dieu utilise ceux qui sont décidés à obéir à sa Parole

 

                   Si nous voulons aller de l’avant, nous serons testés dans le feu de l’action. C’est ce qui arriva à Elie. « Mais au bout d’un certain temps le torrent fut à sec, car il n’était point tombé de pluie dans le pays » (1Rois 17.7). Le torrent naturel s’est asséché, mais le torrent surnaturel a continué à couler ! le surnaturel, c’était les corbeaux apportant de la nourriture ; le naturel, c’était les eaux sortant de sources souterraines. Il n’avait pas plu depuis si longtemps que la source naturelle a fini par partir. Les choses commençaient à devenir très aride pour Elie ; il se trouvait dans cette situation inconfortable par souci pour les autres. Quand Dieu vous met des personnes à cœur, il se peut que votre engagement vous coûte quelque chose. Mais rappelez-vous : ce sont les sources naturelles qui tarissent. Le surnaturel ne s’épuisera jamais, aussi longtemps que nous marcherons par la foi et dans le plan de Dieu.

 

Dieu utilise ceux qui l’aiment plus que leur confort personnel

 

Elie était un homme dont Dieu a pu se servir, parce qu’il aimait Dieu et ses voies plus qu’il n’aimait son propre bien-être. Il n’était pas comme Jonas, qui était plus concentré par lui-même que le sort des milliers de gens de Ninive. Elie, lui, aimait Israël. 

 Dieu utilise celui qui est disposé à faire sa volonté

 

                   Elie a attendu patiemment, jusqu’à ce que la Parole de l’Eternel lui fût adressée (1Rois 17.8). Alors seulement, il s’est déplacé. Il est resté sans bouger jusqu’à ce que la Parole de l’Eternel lui soit à nouveau adressée. Si nous cherchons à être conduit par le Seigneur, aussi longtemps qu’il ne dit rien de nouveau, restons au statu quo. Continuons à le chercher pour qu’il puisse nous éclairer en vue du pas suivant qu’il désire nous voir faire. Il le fera en son temps. Si nous marchons dans la prière et dans sa présence, il nous conduira.

 

                   Elie était guidé chaque fois que cela était nécessaire. Il n’avait pas besoin de leur savoir six mois à l’avance : « Dans six mois, je viendrai te dire ce que tu dois faire ». La direction à prendre est donnée au moment opportun. Dieu nous parlera à son heure. Quand Dieu s’adresse à Elie, celui-ci demeure dans a lumière reçue jusqu’à ce que de nouvelles directives lui parviennent.

 

                   Dieu utilise ceux qui ne tolèrent pas le péché. Ceux qui sont décidés à aller de l’avant, malgré le danger. Si c’est nécessaire, ils endureront aussi la solitude ; ceux que Dieu utilise sont disposés à croire et à recevoir ce que Dieu donne d’une manière surnaturelle. Ils obéissent à la Parole de Dieu, renonçant à leur d »sirs et à leur bien-être personnel ; ils sont prêts à aller partout où le Seigneur les conduira.

 

Ceux que Dieu utilise doivent s’attendre au mépris et l’ingratitude du peuple

 

                   Après la brillante manifestation de la puissance de Dieu avec Elie lors de l’exaucement de sa prière au mont Carmel, Jézabel en récompense à la pluie qui est revenue après trois ans et six mois, a préféré regarder vers ses desseins égoïstes au détriment de la gloire de Dieu. Elie comme récompense reçoit mépris, menace de mort et autres. Aucun homme de tout le peuple qui a crié unanimement c’est l’Eternel qui est Dieu n’a osé défendre sa cause. Il en fut de même pour l’Apôtre Paul. Après qu’il ait invoqué le nom du Seigneur Jésus qui guérit un paralytique, on le lapida ensuite (Actes 14). David après avoir tué Goliath et délivré le peuple d’Israël d’entre les mains des Philistins ne fut-il pas poursuivit et menacé de mort ? (1 Sam 18.6-15). Elie pour sauver sa vie, dut s’enfuir.

 

Serviteur de Dieu : t’attends-tu à quelques félicitations, approbations des hommes ? Notre récompense n’est pas ici bas !

 

Tout serviteur qui cherche la gloire, la facilité sera vite par l’ennemi. L’Apôtre Paul n’a-t-il pas dit :

« Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. »

(Gal 1.10)

                    Certains éléments sont tirés de la Réalité de la foi Digest  N°76 –3/1999 Auteur Victor Richard

Dr André CHOUBEU

 

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